Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

12/04/2014

Ouiquinde érotique autocoïtal

bitenpierre.jpg

 

Le Godemiché

 

Un libertin de qualité, 
Ministre à Versailles, cité 
Pour sa passion protectrice 
Des talents et de la beauté, 
Protégeait une jeune actrice
Chez elle, du matin au soir
(La nuit n'était pas son office),
Il avait pu surprendre et voir
Les mille secrets, l'artifice
De la toilette et du boudoir,
Du théâtre et de la coulisse :
Faux cheveux, faux teint, faux joyaux,
Beaux masques pour tous les défauts,
Postiches de tout nature,
De cet arsenal si complet,
Il avait fait, dans maint couplet,
La piquante nomenclature,
Quand il s'aperçut, à la fin,
Qu'il y manquait certain engin
Dont le solitaire exercice
Peut soulager mainte novice.
Donc il s'en vient un beau matin
Présenter à sa demoiselle
Un parapilla grand modèle,
Par Vaucanson même inventé
En lui disant : - Ma toute belle,
A l'image de la beauté
J'offre, pour orner sa chapelle,
L'image de la volupté.
Il croyait, par cet épigramme,
Interloquer la jeune femme,
Qui le prenant au sérieux,
Sur le charmant joujou s'élance,
En fait l'essai délicieux,
S'agite et se pâme à ses yeux...
Puis, enfin, rompant le silence,
S'écrie avec naïveté :
- Je rends grâce à votre Excellence ;
En effet, cette ressemblance
Vaut mieux que la réalité.
Qui fut penaud ? Mon gentilhomme.
S'en facha-t-il ? Oh ! que non pas.
Au contraire, et c'était le cas,
Il mit l'histoire en couplets, comme
Sait les faire Maurepas.

 

 

Barthélémy Imbert

 

Tridi 23 germinal 222

 

Photo X - Droits réservés

 

29/03/2014

Ouiquinde érotique parfumé àl'aïl

carmen de Pichard.jpg

 

Une fois par semaine, au pays du mistral

On mange l’aïoli, ce repas magistral.

Dans ma prime jeunesse, branloteur émérite,

J’ai vécu, envoûté, un bonheur insolite.

Carmencita Sanchez était la fille aînée

D’une famille ayant franchi les Pyrénées

Pour fuir les catastrophes d’une guerre civile.

Tous travaillaient aux champs du mas de la famille.

Carmencita, ce jour, préparait l’aïoli

Un « foudaoù » sur le ventre, un caraco joli

Laissant à nu sa gorge, ses bras et ses épaules.

Je m’étais proposé, moi, jeune branquignole

Pour l’aider à peler patates et carottes

En matant, de la belle, les chairs blanches et rondes.

Je sors pour emporter les épluches aux cochons

En rêvant à ses yeux, ses fesses et ses nichons.

Je reviens, tête en feu et la gaule en folie

Derrière la Carmen qui monte l’aïoli.

Assise, le mortier coincé entre ses cuisses,

Elle tourne l’aïoli d’un geste ample et lisse.

J’arrive doucement, par derrière la belle

Et glisse prestement mon dard sous son aisselle,

La chair tiède en sueur, les poils, le mouvement

Rythmé, les parfums d’ail font un coquetel dément,

Carmen crie en français, m’insulte en espagnol

Voudrait bien me pousser, me donner des torgnioles

Mais l’aïoli est sacré, s’arrêter, c’est tabou

Car sinon elle cague, le déshonneur au bout !

Ses cris deviennent rauques, feulement de féline

Son bras se fait complice, sa tête dodeline,

Je voudrais tant l’avoir, toute nue, dans un lit !

Puis mon plaisir jaillit, parfumant…l’aïoli !

 

VictorAyoli

 

Nonidi 9 germinal 222

 

Illustration: merci au grand Pichard

 

 
 

22/03/2014

Au cul la vieille ! C’est le printemps !

reiser soleil.jpg

 

Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Duodi 2 germinal 222

 

 

Merci au grand Reiser

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Quelle est la différence entre un train électrique et des seins ? 
- Y'en a pas, ils sont tous les deux faits pour les enfants et c'est papa qui joue avec. 

15/03/2014

Ouiquinde érotique avec Descamino, le Villon d'aujourd'hui.

poésie érotique,Descamino

 

TA COROLLE


Puisque tu me l'as demandé,
Je vais faire une poésie,
Sur ton chat un peu trop guindé,
Par les lois de la bourgeoisie !


Ce chaton est très caressant,
Plein de fougue et de courtoisie,
A me recevoir il consent,
Mais refuse la fantaisie...


Il évince un baiser pressant,
Semblant craindre la frénésie !
Il n'est pourtant pas indécent,
Que ma bouche aussi s'extasie !


Qu'elle goûte un peu ce nectar,
Témoin d'un plaisir sans mélange ;
Se pourrait-il que le fêtard,
Aime seul ce parfum étrange.


Faudrait-il jouer les vantards,
Pour faire un chant à la louange,
De ce chat, et sans racontars,
Oublier le sexe des Anges,


Ce doux minet innocemment,
Somnolant au creux d'une belle,
Se réveille instantanément,
Quelquefois même s'il se rebelle.


Quand une main vient caresser,
Son dos rond au si doux pelage.
Quand le geste veut s'empresser,
Négligeant le batifolage.


Il palpite tout oppressé,
Comme si feu son pucelage,
Etait à nouveau menacé,
Et demande qu'on le soulage...

 

Descamino

 

***********

 

 

poésie érotique,Descamino

 

LES TAFANARDS


Petits culs ronds, je vous adore !
Vous êtes durs et insolents...
J'aime ceux qui sont opulents,
Mais vraiment c'est vous que j'adore,


Larges fessiers, je vous admire,
Mieux que le plus beau monument !
Si ce n'est pas ingénument,
Néanmoins c'est vous que j'admire.


Culs rebondis, je vous devine,
Sous la jupe ou le pantalon.
Et dans le fauteuil du salon,
Toujours c'est vous que je devine !


Fesses trop plates, je vous lorgne...
L'air attristé. C'est ennuyeux,
Rien pour les mains, rien pour les yeux...
Sans désir c'est vous que je lorgne.

 

Descamino

 

 

Quartidi 24 ventôse 222

 

Illustrations X – Droits réservés

 

09/03/2014

Ouiquinde érotico-gastronomique comme à Rôme: Les vulves de truie farcies !

aphrodite statue.jpg

 

 

Bérénice

 

Titus désirait tant la belle Bérénice 

 Que, des  Romains,  il la rêvait impératrice.

 L’empereur, pour ses yeux de geai, se consumait,

 Elle était étrangère et pourtant il l’aimait.

 

 

La rondeur de ses seins, la courbe de ses hanches

Sa crinière d’ébène, sa carnation si blanche

 Enflammaient, du monarque,  et les jours et les nuits.

 Cette princesse juive, il la voulait à lui.

 

 

 Mais c’était faire fi du racisme borné

 Qui se dressa dans Rome contre cette hyménée.

 Elle fut rejetée par le peuple et la cour,

 

 

Et Titus dût choisir : son trône ou son amour.

Tout empereur qu’il fut, il dût rendre les armes,

Noyant sa vie gâchée dans des torrents de larmes.

 

 

 

Les vulves de truie farcies

 

 

- Tout empereur qu’il fût, ton Titus est un âne !

 Lui sait comment séduire une aguichante ânesse,

 Comment en obtenir les plus tendres caresses

 En l’emmenant brouter les meilleures avoines !

 - Tu as raison, petit ! Pour avoir Bérénice,

 Pour avoir le bonheur de goûter sa peau lisse,

 Pour entrer dans son lit et croquer ses appâts

 Il eût dû mitonner, pour elle, un bon repas !

 Sur un grand triclinia mollement allongés

 L’empereur et sa belle auraient alors mangé

 Pour se faire la bouche un grand plateau d’oursins,

 Des huîtres de Lucrin et de légers gressins.

 Grillées dans l’ail pillé, des darnes de murènes,

 Les meilleures étant nourries de chair humaine.

 Puis un mulet farci de prunes, d’abricots,

 Poché dans du garum et du lait de coco.

 Pour réchauffer les sens et délier les langues.

 Viendrait un foie gras d’oie à la crème de mangue,

 Des foies de rossignols, des cervelles de paon,

 Des escargots au lait. Des trompes d’éléphants

 Que l’on servait braisées dans un bouquet de menthe

 Dont chacun reconnaît les vertus excitantes.

 Puis on aurait servi des talons de chameaux

 Que l’on confit longtemps dans un jus de pruneaux.

 Des becfigues farcis d’une rabasse noire

 Sur des fonds d’artichauts venus des bords de Loire.

 Tout ceci n’est qu’hors-d’œuvre, simplement des gustus

 Accompagnés de vins au miel et au lotus.

 Titus aurait troublé l’esprit de sa convive

 En commandant un corps de danseuses lascives,

 Des gladiateurs nus luttant avec ardeur

 Dont les muscles huilés dégageant une odeur

 De mâles étalons à têtes d’Adonis

 Auraient fort excité la belle Bérénice.

 Serait alors venu le temps de la cena

 Qui est chez les Romains le temps fort du repas.

 Mais parmi tous les mets que les Romains révèrent

 C’est la vulve de truie farcie que tous préfèrent.

 - Eh ! Oh ! Dis donc, Victor, il sont fous tes Romains !

 Car pour cuisiner ça, faut en avoir un grain !

 - Ne croit pas ça petit, ce plat était célèbre

 Dans cet immense empire, du Tigre jusqu’à l’Ebre.

 - Pour te farcir ces vulves, Victor, comment tu fais ?

 - Sers-moi d’abord à boire, je suis trop assoiffé.

 Tu haches, de la truie,  un morceau de ventrèche

 Ou bien d’échine grasse, mais pas de viande sèche,

 Deux têtes de poireaux épluchées jusqu’au blanc,

 Tu piles au mortier cumin et poivre blanc

 Ajoute du garum et des feuilles de rue

 Mais attention le nez car l’un et l’autre puent !

 Tu mélanges le tout pour en faire une farce

 Qui te sers à garnir la vulve de la garce

 Tout en y ajoutant du poivre noir en grains,

 Un soupçon de cumin et des pignons de pin.

 Par du fil à brider, tu couds les orifices.

 Pendant tout ce travail, tu prépares à l’office

 Un court bouillon léger parfumé au garum,

 Ce nuoc-mam des Romains au si puissant arôme,

 Un peu d’huile d’olive et un bouquet garni,

 Quelques graines d’aneth et de l’oignon bruni.

 Tu y poches tes vulves vingt à trente minutes.

 C’est le plat préféré des patriciens en rut !

 A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

 Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

 Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

 A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 - 2 vulves de truie d'ampleur convenable, - 9 hectos d'échine grasse de cochon, - 6 têtes de poireau, - 3 oignons, - 3 cuille­rées à dessert rase de cumin, - autant de poivre blanc, - autant de graines d'aneth, - 3 cuillerées à dessert bombées de poivre noir en grains, - 3 poignées de pignons de pin, - 12 feuilles de rue (on trouve facilement cette plante dans nos garrigues, on la reconnaît à son odeur forte plutôt fétide), - 6 cuillers à soupe de nuoc mam, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, sarriette, persil plat), - 3 cuillers à soupe d'huile d'olive, - sel, - eau, - fil à brider.

 

Les vins conseillés:

Tous les vins rosés. En vallée du Rhône: Tavel, Lirac, Jonquiè­res-St-Vincent, Chusclan, Ventoux, Luberon, Valréas, Roaix, Gaujac, Domazan, St-Victor-la-Coste, Remoulins.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Saint-Drézery, Saint-­Christol.

En vins de Provence: Côtes-de-Provence, Coteaux-varois.

Et pourquoi ne pas essayer les vins élaborés comme les Romains du Mas des Tourelles à Beaucaire, dans le Gard : le Mulsum, le Turriculae , le Carenum  ou encore le Defrutum.

 

 

Octidi 18 ventôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

08/03/2014

C’est la journée des femmes, Femmes, FEMMES

portraits81femmes_m.jpg

 

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

VictorAyoli

 

Mais…n’oublions pas :

 

Miss Maggie, du Renaud de sa grande époque…

 

Femme du monde ou bien putain
Qui bien souvent êtes les mêmes
Femme normale, star ou boudin,
Femelles en tout genre je vous aime
Même à la dernière des connes,
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N’ s’ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière, ni plus malhonnête
A part peut-être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y a pas de gonzesse ou si peu
Dans les hordes de supporters
Ces fanatiques, fous-furieux
Abreuvés de haines et de bières
Déifiant les crétins en bleu,
Insultant les salauds en vert
Y a pas de gonzesse hooligan,
Imbécile et meurtrière
Y’en a pas même en grande Bretagne
A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n’ deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y’en a qui vont jusqu’à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d’honneur de ces cons-là
Aucune femme n’est assez vulgaire
Pour l’employer à tour de bras
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc’ que la vue d’une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc’ que dans les rangs des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les Beurs,
J’ai jamais vu une femelle
Pas une femme n’est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part bien sûr Madame Thatcher

C’est pas d’un cerveau féminin
Qu’est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n’a sur les mains
Le sang des indiens d’Amérique
Palestiniens et arméniens
Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu’un génocide c’est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d’humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime surtout enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l’homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l’heure dernière,
L’enfer s’ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre,
A celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien

Si je peux rester sur la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m’offrirai Madame Thatcher

 

 

…ni, bien sûr la ci-devant LE PEN Marine

 

Septidi 17 ventôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

01/03/2014

Ouiquinde érotique amoureusement callypige

lune.JPG

 

Sonnet sur le cul d'une demoiselle.

Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remportes la victoire,
Cul qui passes en blancheur et la Rose et les Lis,
Cul de qui le mérite obliges mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire!

Robert Angot de l'Éperonnière (1640)

 

coeur cul.JPG

 

gros culs.JPG

***********************

 

Et puis, le grand TONTON GEORGES !

 

 

Primidi 11 ventôse 222

 

Photos X - Droits réservés

 

 

22/02/2014

Ouiquinde érotique aux parfums de rizière

asiatique nue 2.jpg

 

 

Au Jiho, j'ai entendu parler d'une épreuve de « half pipe » qui veut dire, si je ne m'abuse, en langue civilisée : « demi pipe ». Sans être mauvaise langue, je trouve que ça fait petit bras ce « demi ». J'ai connu au Vietnam une fleur de rizière qui, elle, ne faisait pas les choses à moitié !

 

Pipothé

 

J'ai connu, quelque part près de la baie d'Ha Long

 Une fleur des rizières qui s'appelait Huong.

 Visage de poupée sur un corps de princesse

 Elle savait jouer de la bouche et des fesses.

 

J'ai vécu auprès d'elle, heureux et envoûté

Par sa spécialité: la fellation au thé.

Huong me préparait, avec mille manières,

Du thé vert au gingembre, une pleine théière.

 

Tandis que je buvais la boisson parfumée,

Ses petits doigts agiles sur ma verge allumée

Préparaient mon phallus avec mille caresses,

Mettaient mon corps en feu et mon cœur en liesse.

 

 Huong prenait alors une gorgée de thé

 Qu'elle tournait en bouche pour en faire chuter

 Doucement la chaleur au degré idéal

 Pour les tendres muqueuses de mon engin de mâle.

 

Huong mettait mon gland dans sa petite bouche.

 Quel bonheur délicieux ! Je geignais sur ma couche.

 Une chaleur torride, proche de la brûlure,

 Envahissait mon sexe d'un volcan de luxure.

 

 Le liquide brûlant tourne autour de mon gland

 La languette de Huong lui donne mouvement,

 Elle aspire, elle pompe, elle masse, elle suce,

 Tandis qu'un de ses doigts vient me forcer l'anus,

 

Par des spasmes de joie, ma queue jouit longtemps,

Dans la bouche de Huong, douce fleur de printemps.

Elle m'embrasse alors, partageant les saveurs,

Du foutre et du thé chaud, du plaisir, du bonheur.

 

 

VictorAyoli

 


Quartidi 4 ventôse 222

Photo X – Droits réservés

 

 

16/02/2014

Ouiquinde érotico-gastronomique hellénique

sirnehh sirène.gif

Perrine

Perrine dansait nue sur la grève luisante,
Pieds légers, ondulante, bras tendus vers Phébus,
Dans les fraîches senteurs de l’aurore naissante,
Elle sacrifiait au culte de Vénus.

Sa taille se ployait jusqu’à frôler l’arène
Puis elle s’élançait pour caresser les cieux,
Ventre offert, seins dressés, plus fière qu’une reine.
Perrine avait vingt ans et tutoyait les dieux.

Un grand faune barbu, velu et chevelu
A la flûte de Pan rythmait la sarabande.
Il dévorait des yeux le corps de son élue

Et savait que bientôt il aurait sa prébende.
Il sauta sur la nymphe, l’entraîna dans la mer
Où il la posséda d’une étreinte primaire.


La salade crétoise

— En ce temps là, petit, la Grèce était à terre,
Écrasée sous le joug de troufions sanguinaires :
Des colonels bornés alliés à des popes
Martyrisaient sans fin le berceau de l’Europe.
Pourtant à Matala, au fin fond de la Crête
Existait une baie retirée et discrète
Où quelques chevelus à la barbe fleurie
Vivaient en troglodytes dans de curieux abris,
Grottes aménagées dans le roc des falaises
Qui regardent la mer jusqu’au Dodécanèse.
Ils vivaient là heureux, simplement différents,
Tolérés des Crétois, oubliés des tyrans.
Sur la plage, la nuit, au son des bouzoukis
Ils dansaient jusqu’aux transes d’aériens sirtakis
Buvant force hanaps de vin à la résine
Tout en mangeant tomates, oignons et aubergines.
— Alors dis-moi, Victor, ce régime crétois
Dont on nous parle tant. Qu’est-ce que c’est d’après toi ?
— Avant tout des légumes de façon exhaustive,
Du poisson, du fromage et de l’huile d’olive.
Le plat de tous les jours : la salade crétoise
Qui rappelle parfois la salade niçoise.
Tu coupes des tomates assez mures en tranches,
Des morceaux de fêta, fromage à pâte blanche,
Tu épluches un concombre et le coupes en rondelles,
Un poivron vert coupé, sans pépins ni carpelles,
Tu éminces un oignon, cisèle des pourpiers
Et tu ranges le tout dans un grand saladier.
Ajoute une poignée de belles olives noires,
Ça apporte du goût et en plus, ça fait boire.
Tu assaisonnes avec beaucoup d’huile d’olive,
Poivre, jus de citron, fleur de sel, quelques cives.
C’est un plat délicieux, remontant, simple à faire
Et qui — c’est reconnu — fait de verts centenaires !
Voilà ce que mangeait le faune de Perrine
Avant de l’entraîner dans des amours marines.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !



botticelli venus.jpg

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :
- 12 tomates, - 3 concombres, - 3 poivrons verts, - 3 oignons doux, - la valeur de 3 bols de pourpiers (c'est une plante très commune, avec de petites feuilles épaisses et arrondies, presque grasses, sur des tiges un peu rosées. Les jardiniers les arrachent comme des mauvaises herbes et c'est pourtant l'une des bases du fameux régime crétois! Ne garder que les feuilles, pas les tiges.) - quelques cives si vous en avez, - 3 hectos de feta coupée en petits dés, - 3 poignées d'olives noires dénoyautées, - 1 quart de litre d'huile d'olive, - sel, - poivre, - le jus de deux citrons.

Les vins conseillés:
Les crétois boivent beaucoup de vin blanc à la résine, mais à défaut, essayez avec des vins blancs secs des Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.
En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.
En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.

 

Septidi 27 pluviôse 222

 

Illustrations X - Droits réservés

 

15/02/2014

Ouiquinde érotique avec Federico Garcia Lorca

amours champêtres.jpg

 

 

 

La femme adultère


Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu'elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s'éteignirent les lumières
Et s'allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis
Sa poitrine pour moi s'ouvrit
Comme des branches de jacinthes
Et dans mes oreilles l'empois
De ses jupes amidonnées
Crissait comme soie arrachée
Par douze couteaux à la fois
Les cimes d'arbres sans lumière
Grandissaient au bord du chemin
Et tout un horizon de chiens
Aboyait loin de la rivière


Quand nous avons franchi les ronces
Les épines et les ajoncs
Sous elle son chignon s'enfonce
Et fait un trou dans le limon
Quand ma cravate fût ôtée
Elle retira son jupon
Puis quand j'ôtai mon ceinturon
Quatre corsages d'affilée
Ni le nard ni les escargots
N'eurent jamais la peau si fine
Ni sous la lune les cristaux
N'ont de lueur plus cristalline
Ses cuisses s'enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L'une moitié toute embrasée
L'autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers


Je suis homme et ne peux redire
Les choses qu'elle me disait
Le clair entendement m'inspire
De me montrer fort circonspect
Sale de baisers et de sable
Du bord de l'eau je la sortis
Les iris balançaient leur sabre
Contre les brises de la nuit
Pour agir en pleine droiture
Comme fait un loyal gitan
Je lui fis don en la quittant
D'un beau grand panier à couture
Mais sans vouloir en être épris
Parce qu'elle était adultère
Et se prétendait sans mari
Quand nous allions vers la rivière

Federico Garcia Lorca

 

 

Sextidi 26 pluviôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

14/02/2014

Saint-Valentin: Plaisirs d’amour…

peynet colombe.jpg

 

 

 

 

Le temps marche sur moi, quant à toi, il t’effleure

 

Ma taille s’épaissit, mes cheveux ? Je les pleure…

 

Le temps est un voyou, un voleur de jeunesse,

 

Mais il transmute aussi la passion en tendresse.

 

 

 

Si le torrent fougueux de notre amour total

 

S’est calmé dans le lac du bonheur conjugal

 

Après trente ans pourtant, il n’a pas une ride,

 

Et s’il est moins ardent, il n’est que plus solide.

 

 

 

Pour mon cœur, pour ma queue, tu restes la plus belle,

 

Fière, douce et sexy, ma lionne d’amour,

 

Plus attirante encor que bien des jouvencelles.

 

 

 

Pour tes yeux de velours je me fais troubadour

 

Et, pour Saint-Valentin, te dédie ce poème

 

Je t’aime.

 

 

 

 

 

Sextidi 26 Pluviose 222

 

 

 

Merci à l’irremplacé Peynet

 

 

 

 

08/02/2014

Ouiquinde érotique avec Beaumarchais

femmes fleurs.jpg

 

 

L'épouse à la mode


La jeune Elvire, à quatorze ans, 
Livrée à des goûts innocents,
Voit, sans en deviner l'usage,
Éclore ses appâts naissants ;
Mais l'amour, effleurant ses sens,
Lui dérobe un premier hommage :
Un soupir
Vient d'ouvrir
Au plaisir
Le passage ;
Un songe a percé le nuage.


Lindor, épris de sa beauté,
Se déclare ; il est écouté :
D'un songe, d'une vaine image,
Lindor est la réalité ;
Le sein d'Elvire est agité,
Le trouble a couvert son visage.
Quel moment
Si l'amant,
Plus ardent
Ou moins sage
Pouvait hasarder davantage !


Mais quel transport vient la saisir ! 
Cet objet d'un premier désir,
Qu'avec rougeur elle envisage,
Est l'époux qu'on doit lui choisir ; 
On les unit :
Dieux ! quel plaisir ! 
Elvire en fournit plus d'un gage.
Les ardeurs,
Les langueurs,
Les fureurs,
Tout présage
Qu'on veut un époux sans partage.


Dans le monde, un essaim flatteur 
Vivement agite son cœur ;
Lindor est devenu volage,
Lindor méconnaît son bonheur.
Elvire a fait choix d'un vengeur ;
Il la prévient, il l'encourage : 
Vengez-vous ;
Il est doux,
Quand l'époux
Se dégage,
Qu'un amant répare l'outrage.


Voilà l'outrage réparé ;
Son cœur n'est que plus altéré
Des plaisirs le fréquent usage
Rend son désir immodéré ;
Son regard fixe et déclaré
A tout amant tient ce langage
Dès ce soir,
Si l'espoir
De m'avoir
Vous engage,
Venez, je reçois votre hommage.


Elle épuise tous les excès ;
Mais, au milieu de ses succès,
L'époux meurt, et, pour héritage, 
Laisse des dettes, des procès.
Un vieux traitant demande accès :
L'or accompagne son message...
Ce coup d'œil
Est l'écueil
Ou l'orgueil
Fait naufrage :
Un écrin consomme l'ouvrage.


Dans ce fatal abus du temps
Elle a consumé son printemps ;
La coquette d'un certain âge
N'a plus d'amis, n'a plus d'amants : 
En vain, de quelques jeunes gens
Elle ébauche l'apprentissage ;
Tout est dit,
L'amour fuit,
On en rit :
Quel dommage !...
Elvire, il fallait être sage.

 

 

 

Pierre Augustin Caron dit BEAUMARCHAIS

 

Décadi 20 pluviôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 



 

05/02/2014

Pour sortir de la grisaille : de l’Amour et du Vin

Triomphe de Bacchus par Cornelis de Vos.jpg

 

 

 

 

Tiens, je viens de déboucher une bouteille de Côtes-du-Rhône primeur de chez David, que j’avais oubliée. Elle reste très bonne, avec un peu moins de fraîcheur, mais plus de rondeur. Révérence envers les seuls dieux que je révère : Dionysos-Bacchus et Aphrodite-Vénus. Chantons la gloire du Vigneron, ce paysan sacré dont la sueur féconde les entrailles de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux, tire le sang de dieu.

 

 

 

Que fit dieu pour guérir nos maux

 Le vieux vin et les jeunes femmes !

 Il créa pour notre bonheur

 Le sexe et le jus de la treille

 Aussi je veux en son honneur

 Chanter le con et la bouteille

 Dans l'Olympe, séjour des dieux

 On boit, on patine les fesses

 Et le nectar délicieux

N'est que le foutre des déesses !

Si j'y vais, jamais Apollon

Ne charmera plus mon oreille

De Vénus je saisis le con

De Bacchus arrach'la bouteille!

Dans les bassinets féminins

Quand on a brûlé des amorces

Quelques bouteilles de vieux vin

Au vit rendent toute sa force

Amis, plus on boit plus on jouit

Un buveur décharge à merveille,

Aussi le vin pour dire tout

C'est du foutre mis en bouteille

On ne peut pas toujours bander

Du vit le temps borne l'usage

On se fatigue à décharger

Mes amis on boit à tout âge !

Quant au vieillard aux froids couillons

Qu'ils utilisent mieux leurs vieilles !

Quand on n'peut plus boucher de cons

On débouche au moins des bouteilles !

Mais hélas depuis longtemps

Pour punir nos fautes maudites

Le Bon Dieu fit les cons trop grands

Et les bouteilles trop petites !

Grand Dieu fais, nous t'en supplions

Par quelque nouvelle merveille

Toujours trouver le fond du con

 Jamais celui de la bouteille !

 

 

Écrit par le grand poète catalan Alonzo Bobinar

 

 

 

Septidi 17 pluviôse 222

 

Illustration Cornelis de Vos

 

03/02/2014

M’ame Michu et M’ame Chazotte : l’apéhèma et l’agépéa.

vamps.jpg

 

 

- Dites-moi, M’ame Chazotte, vous avez vu tout ce monde à Paris et à Lyon, avec de belles pancartes roses. Bien propre sur eux, avec souvent des ribambelles de petits. Sur leurs pancartes, ils gueulaient contre PMA et GPA. Mais c’est quoi ces PMA et GPA dont on nous rebat les oreilles ? PMA, c’est Petite Maison Accueillante, je suppose ? Une maison de retraite où les vieux ne sont pas que de la marchandise. Et GPA, c’est quoi ? Généreux Plan d’Assistance aux vieux ? Ben ils font des progrès moi je trouve les politiques. Quand même, la gauche, c’est autre chose…

 

- Ben, je vois que vous planez toujours, M’ame Michu. « Heureux les simples d’esprit… » qu’il a parait-il dit l’Autre. Faut dire que c’est lui qui a inventé ces conneries : le mec, il serait né d’une mère porteuse supposée vierge inséminée artificiellement par le célèbre docteur Saint-Esprit ! Non, M’ame Michu, PMA, ça veut dire Procréation Médicalement Assisté.

 

- Ah ! Donc, quand j’étais jeune et que le docteur Langougnole me mettait sa…, enfin, son…, pour me soigner qu’il disait, il faisait de la PMA ?

 

- En quelque sorte M’ame Michu. Mais c’est moins romantique que les traitements pittoresques du bon docteur Langougnole. La PMA, c’est engrosser artificiellement une femme que la nature n’a pas équipé pour.

 

- Comment ça ?

 

- Comment ? Ben, au lieu d’écarter les cuisses sous un rude gaillard, comme tout le monde, elle les écarte devant un toubib qui lui refile dans la boite à bonheur un embryon congelé.

 

- Comme chez Elie alors, mon cousin paysan d’Ariège. L’inséminateur vient avec sa blouse verte, soulève la queue de la vache qui a ses chaleurs et lui enfonce une grosse seringue et même tout le bras. Et ben, je vais vous dire M’ame Chazotte, la vache n’a pas l’air très heureuse… Elle regrette l’époque de Topino. C’était le taureau d’Elie…

 

- Voilà. Vous avez tout compris M’ame Michu. C’est tout pareil. Bonjour le romantisme, bonjour l’amour…

 

- Et la GPA, c’est quoi ?

 

- La GPA, ça veut dire Gestation Pour Autrui.

 

- Compris. C’est pareil, mais pour les truies.

 

- Ah ! Ah ! Ah ! C’est beau l’humour naïf, M’ame Michu. On pourrait dire aussi GPA = Grosses Putes Avides. Ce sont des femmes avides de pognon qui louent leur ventre. Les putes, elles, ne louent que leur chatte, et pour quelques minutes seulement. Mais les « Gestationneuses Pour Oh ! Truies » louent carrément leur ventre entier pendant neuf mois, pour faire un chiard qu’elles refileront à leurs clients, contre pas mal de thunes. Au Zétazunis, on peut choisir sur catalogue !

 

- Mais c’est dégueulasse M’ame Chazotte ! C’est une sordide affaire commerciale ! Et comment qu’ils font ?

 

- Ben, ils refilent dans l’utérus de la porteuse un ovocyte de la cliente – ou d’une autre donneuse qui se fait sortir du bide ses ovules pour les vendre. Ovocyte fécondé dans des petits tubes en verres avec le foutre du mari, ou d’un vendeur de foutre si le mec a les œufs clairs !

 

- Ben ça alors ! Ben ça alors ! De mon temps, M’ame Chazotte, quand une femme ne pouvait pas se faire engrosser par son homme, elle s’arrangeait autrement, discrètement. Les facteurs, les employés de l’EDF ou du gaz portaient haut la réputation du Service public, et les plombiers celui du privé !

 

- Et ça ne coûtait rien à la Sécu…

 

- Oui mais, ces femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants, comme ça elles peuvent profiter des joies de la maternité… Pareil pour les couples d’homos puisqu’ils se marient maintenant.

 

- Egoïstement M’ame Michu. Egoïstement. Parce qu’elles/ils veulent pour elles ou pour eux les – comme vous dites – « joies de la maternité ». Sans penser au devenir du gosse à venir. Elles/ils revendiquent le droit Á l’enfant, et pas les droits DE l’enfant. Et puis, vous croyez qu’il n’y a pas assez de gosses sur Terre ? On est déjà entre sept et huit milliards par « les voies naturelles ». Faut encore en faire d’autres artificiellement ?

 

- C’est ben vrai ça…

 

- Je vais vous dire M’ame Michu. La sexualité a deux fonctions : procurer du plaisir ET procréer. Les deux étant liés : sans le plaisir croyez-vous que les femmes et les hommes se livreraient à cette gymnastique cocasse et passablement ridicule qu’on appelle « faire l’amour » ? La grande majorité de l’humanité accepte cette dualité : plaisir ET procréation. Une petite minorité ne prend de ce diptyque qu’un seul volet - le plaisir – en s’affranchissant volontairement des contraintes du second – la procréation. Or cette minorité, au fort pouvoir d'influence, veut maintenant aussi accéder à ces joies indéniables que sont la présence d’un petit être dans la famille. Mais sans en payer le prix : croyez-vous que nous, les femmes, sans le hochet du plaisir on supporterait de se déformer, de dégueuler pendant 9 mois, de souffrir le martyre pour expulser un lardon ? Puis de se décarcasser pour l’élever ? Il faut être maso pour ça... Il faut être cohérent, non ?

 

- Ben c’est vrai ça. Ils ou elles veulent le beurre et l’argent du beurre…

 

- Et le cul de la fermière ou du fermier par-dessus le marché !

 

 

Quintidi 15 pluviôse 222

 

Photo X – Droits réservés

 

******************************************************

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est une femme qui monte dans un autobus bondé. Elle s'approche d'un monsieur assis et lui dit : 
- Pourriez-vous me laisser votre place, s'il vous plaît, je suis enceinte ? 
L'homme répond : 
- Oui, bien sûr. 
Il se lève et lui laisse sa place, puis demande : 
- Mais ça ne se voit pas du tout. Ça fait combien de temps ? 
Et elle répond : 
- Dix minutes. Mais ça m'a coupé les jambes !

 

02/02/2014

Ouiquinde gastronomique aphrodisiaque: le colombo d'agneau

colombo agneau et riz.jpg

 

« X. »

 

 

Précipite tes vagues, Boléro de Ravel,

Tes rythmes envoûtants, obsédants, sensuels

Entraînent les amants dans une chevauchée

Qui marie le désir au plaisir du péché.

 

« X » avait sur la peau la marque des sorcières,

Et prenait dans les rets de son charme incendiaire

Les hommes kimboisés qu’elle broyait d’amour

Puis qu’elle rejetait au temps du désamour.

 

« X » était avant tout une femme de proie

Jouissant de croquer ses victimes avec joie.

J’ai pris bien du plaisir en tenant dans mes bras

 

Cette fleur dangereuse au venin de cobra.

Napoléon disait, et là on peut le croire :

La fuite est très souvent une grande victoire !

 

 

Le Colombo d’agneau

 

 

- Cette fleur carnivore arrivait des Antilles,

Iles où voient le jour les plus belles des filles.

Elle parlait créole et j’en étais troublé,

Disant : “ En cas coqué dbou, jamb a ou tremblé ? ”

Pour donner de l’ardeur, à ses nombreux amants,

« X » leur préparait un repas détonnant,

Propre à faire surgir les zombis des tombeaux,

Plat national des îles : l’agneau au Colombo.

- C’est vrai Victor, ces îles sont paradisiaques,

Mais comment tu la fais ta bombe aphrodisiaque ?

- Tranche en tronçons épais courgette et aubergine,

Égrène, pèle et coupe en dés la cristophine,

Fais de même avec deux belles pommes de terre,

Prépare deux oignons de façon coutumière,

Pèle deux gousses d’ail et coupe ton agneau,

Épaule si possible, en assez gros morceaux.

Tu fais chauffer de l’huile au fond d’une cocotte,

Fais sauter cinq minutes viande, oignons en compote,

Met trois cuillères pleines de poudre de Colombo,

Tu remues et tu mouilles avec trois verres d’eau.

Rajoutes, si tu veux, un peu de tamarin,

Un gros bouquet garni, poivre, et sel marin.

Monte à ébullition, rajoutes tes légumes,

Du piment de Cayenne, ici c’est la coutume,

C’est du feu ! Tu en mets la pointe d’un couteau.

Tu laisses cuire une heure, à couvert, et bientôt

Des parfums capiteux taquinant tes narines

Vont réveiller en toi des puissances taurines.

Tu sers ce plat bien chaud avec du riz créole.

Pour le faire tu mets dans une casserole

Pour cinq ou six personnes, trois verres de riz blanc,

Et tu fais attention qu’il ne soit pas collant.

Abondamment à l’eau  tu vas donc le rincer

Et tu cuis à grand feu dans beaucoup d’eau salée.

Les Antilles sont un grand carrefour de races,

Caraïbes, Indiens, Noirs et Blancs ont leur place.

Du Sri Lanka provient le nom de Colombo

Car c’est la capitale de ce pays si beau

D’où sont venus nombreux pour vivre et travailler

Tamouls et Cinghalais aux deux siècles derniers.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 1 aubergine, - 1 courgette, - 1 cristophine (encore appelée chayotte), - 2 pommes de terre de bonne taille, - 2 gousses d'ail, - 2 oignons pelés et hachés, - 1 épaule d'agneau désossée et coupée en morceaux assez gros, - 3 cuillères à soupe d'huile d'olive, - 3 cuillères à soupe bombées de poudre de colombo, - 1 peu de tamarin (on trouve ces ingrédients spécifiques chez les épiciers asiatiques ou antillais), - 1 bouquet garni, - sel, - poivre, - 1 cuillère à café de piment de Cayenne (ou moins pour les non habitués).

 

Les vins conseillés:

Les Antillais boivent force rhum avec ce plat particulièrement relevé. Mais il s'accompagne aussi très bien de vins doux naturels qui vont en atténuer le feu: Frontignan, Lunel, Rivesaltes, Maury, Rasteau et évidemment Beaumes-de-Venise.

 

 

Quartidi 14 pluviôse 222

 

Photo X - Droits réservés

 

01/02/2014

Ouiquinde érotique avec Pierre Louys

cuisses britney.jpeg

 

 

 

Le croisement des jambes


Ah ! dans mes jambes… ah ! dans mes jambes qui bandent
Comme l’étau d’un double phallus sous mon ventre
Dans mes jambes ta cuisse, ta cuisse en rut, entre
Mes jambes, entre mes jambes qui se bandent.
 
Ta cuisse a chaud… Tu me brûles. Ta cuisse tremble
Et jouit, je sens qu’elle jouit, ta… ta cuisse,
Qu’elle bande, je voudrais que, qu’elle jouisse
Et les miennes, et qu’elles déchargent ensemble.
 
Mes mains, sous ton genou par-derrière… oh ! serrantes
En levier ta cuisse dans mes fesses errantes
Comme des lèvres qui baisent, et qui masturbent
 
Ta rotule, et qui masturbent toute ta jambe
Et s’affolent, et se désespèrent de stupre
Sans pouvoir téter du sperme hors de ta jambe.

 

Tridi 13 pluviôse 222

 

Photo X - Droits réservés

 

 

 

 

30/01/2014

Cavanna: "Peu importe"

cavanna ciel.jpg

 

Peu importe

 

Peu importe que la vie soit un accident, une chimie de hasard,

 

Peu importe que ce qui n'était même pas un point ait soudain explosé, que l'espace et le temps aient alors commencé, que champs et particules déchaînés aient poussé devant eux cet espace-temps au fur et à mesure qu'ils le créaient en se créant eux-mêmes,

 

Peu importe que se soient condensés galaxies et soleils, planètes et satellites,

 

Peu importe que quelques molécules se soient accolées en une première gelée vivante,

 

Peu importe que la vie ait empli les océans, et puis en soit sortie, et puis soit devenue crapaud, lézard, singe et enfin homme,

 

Peu importe.

 

Tu es là.

 

Au bout de tout cela, Tu es là.

 

Tout cela s'est fait pour toi.

Ces milliards d'années, ces univers, ces hécatombes,

Tout cela pour aboutir à toi.

Et voilà: tu es là.

 

Tu n'es pas un « maillon de la chaîne ».

Tu es toi.

Toi tout seul.

 

Tu es un point infime de l'espace, un instant fugitif du temps,

Mais tu es toi.

Toi tout seul.

 

Tu n'es pas la continuation de ton père, ni du père de ton père, ni des pères des pères de tes pères.

Tu n'as pas demandé à être là,

Mais tu y es.

Tu es là,

Tu es toi,

Toi tout seul.

 

Tu ne dois rien à personne ni à rien.

Tu ne peux savoir pourquoi tu es là, ni si quelqu'un t’y a mis, pas même s'il y a un « pourquoi» ni s'il y a « quelqu'un »,

Et qu'importe?

Tu es là.

 

N'écoute pas les menteurs.

N'écoute pas les peureux.

N'écoute pas la peur au fond de toi,

 

N'écoute pas la tentation de la peur au fond de toi,

N'écoute pas les profiteurs de la peur.

 

Surtout,

Surtout,

Ne crois pas.

Ne crois en rien, jamais,

Ni par peur,

Ni par amour,

Ni par pitié,

Ni par faiblesse,

Ni par convenance.

Ne crois pas!

 

François Cavanna

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

25/01/2014

Ouiquinde érotico-grivois

 

 

asiatique nue 2.jpg

 

Ta source

Elle naît tout en bas d'un lieu géométrique
A la sentir couler je me crois à la mer
Parmi les poissons fous c'est comme une musique
C'est le printemps et c'est l'automne et c'est l'hiver
L'été ses fleurs mouillées au rythme de l'extase
Dans des bras de folie accrochent les amants
On dirait que l'amour n'a plus besoin de phrases
On dirait que les lèvres n'ont plus besoin d'enfants
Elles coulent les sources en robe ou en guenilles
Celles qui sont fermées celles qu'on n'ouvre plus
Sous des linges qu'on dit marqués du sceau des filles
Et ces marques ça me fait croire qu'il a plu
Qui que tu sois toi que je vois de ma voix triste
Microsillonne-toi et je n'en saurai rien
Coule dans ton phono ma voix de l'improviste
Ma musique te prend les reins alors tu viens
Ta dune je la vois je la sens qui m'ensable
Avec ce va-et-vient de ta mer qui s'en va
Qui s'en va et revient mieux que l'imaginable
Ta source tu le sais ne s'imagine pas
Et tu fais de ma bouche un complice estuaire
Et tes baisers mouillés dérivant de ton cygne
Ne se retourneront jamais pour voir la terre
Ta source s'est perdue au fond de ma poitrine

Léo Ferré

 

 

dessin Milo Manara femme.jpg

 

 

 

696666…69

 

Les inverses 6 et 9

Se sont dessinés comme un chiffre étrange

Comme un chibre d’ange

69

Deux serpents fatidiques

Deux vermisseaux

Nombre impudique et cabalistique

6 : 3 et 3

9 : 3 3 et 3

La trinité

La trinité partout

Qui se retrouve

Avec la dualité

Car 6 deux fois 3

69 dualité trinité

Et ces arcanes seraient plus sombres

Mais j’ai crainte de les sonder

Julia Josepha Marguerite

Les 3 jolies suceuses de bites

Rue Grégoire-de-Tours

 

Guillaume Apollinaire

 

 

chatte belle.gif

 

SEXtidi 6 pluviôse 22

 

Photos X - Droits réservés

 

 

 

 

 

19/01/2014

Ouiquinde gastronomique aérien

Hotesse de l'air.jpg

 

Danielle

 

J'ai rencontré Danielle à vingt-cinq mille pieds

Dans le ventre inquiétant d’un Boeing long-courrier.

Sous l’uniforme chic des hôtesses d’Air France

Ses hanches balancées mettaient mon cœur en transes.

 

Elle se penche vers moi pour me servir du vin,

Exposant à ma vue quelques appâts divins,

Quand un brusque trou d’air fait tanguer la cabine

La plaquant contre moi, mon nez sur sa poitrine.

 

Tant que l’avion plonge, elle se colle à moi

Durcissant ma nature d’un délicieux émoi.

Hélas, trois fois hélas, les turbulences cessent

 

Arrachant à mes bras la ravissante hôtesse.

Elle vrille mes yeux d’une flèche azurée…

Serait-ce, pour ce soir, le bonheur espéré ?

 

 

Le king fish tandoori

 

— Bon. Et alors, Victor, ton hôtesse de l’air,

Est-ce que tu l’as revue ? Qu’as-tu fait pour lui plaire ?

— J’ai retrouvé Danielle le soir au « Sun and Sand »,

Palace de Bombay où Air France descend.

Elle se relaxait sur une balancine,

En bikini mini au bord de la piscine.

J’ai abordé la belle avec quelque émotion

Mais elle a acquiescé à mon invitation !

Ce fut au Taj Mahal, derrière l’Indian Gate

Un hôtel fastueux pour touriste en goguette,

Face au soleil plongeant dans la mer d’Arabie

Que nous avons mangé le “ King fish Tandoori ”.

— Si tu me parles indien, Victor, je peux pas suivre

Et ce n’est même pas la peine de poursuivre !

— T’encagne pas, petit, ça te rendrait malade.

En guise de “ king fish ”, tu prends une dorade,

Royale si possible, pêchée au Grau-du-Roi

Lorsque la mer s’ébroue sous un vent de norois.

Pour deux, compte un poisson d’une livre et demi,

Tu en prendras plusieurs si tu as des amis.

Pour plus de sûreté, demande au poissonnier

De te les préparer vidés et écaillés.

Attention : ce plat pour sa préparation

A besoin de douze heures de macération.

Pour ce faire, il te faut apprêter la mixture

Qui lui apportera son parfum d’aventure.

Si tu étais aux Indes, tu pourrais préparer,

Ecraser au mortier, mélanger, mesurer

Les graines et les baies, les poudres, les épices

Qui font s’épanouir les saveurs en délices :

Du cumin et du sel, de l’ail et du gingembre,

Cannelle, fenugrec, oignon, curry et poivre,

Des graines de moutarde, du laurier, du piment,

Produits faits pour fouetter la vigueur des amants.

Mais sur tous les marchés fleurissant en Provence

On trouve ce mélange tout préparé d’avance :

C’est une poudre rouge au joli colori

Et au parfum subtil appelée « Tandoori ».

Dans une jatte creuse, fais un égal mélange

De deux cuillères à soupe de cette poudre étrange,

De citron, de vinaigre, de yaourt naturel,

Et d’huile d’arachide. Ajoute un peu de sel.

Cet appareil, fouetté, sera la marinade

Où va évoluer, pour la nuit, ta dorade.

Juste avant le repas, tu la mets à four chaud

Quinze minutes au plus, le temps d’un gaspacho.

C’est un met délicat qui fait tourner les têtes,

Appelle la boisson et met le cœur en fête.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 dorades royales d'une livre et demi.

Pour la marinade: - 6 cuillerées à soupe rase de poudre de Tandoori, - 3 yaourts goût nature, - 3 cuillerées à soupe de vi­naigre de vin, -le jus de 3 citrons, - 2 cuillerées à soupe d'huile d'arachide, - 3 cuillerées à dessert de sel de Camargue.

 

Les vins conseillés:

Le « king fish tandoori » est un plat très parfumé. Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gouleyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.

En Côtes-du-Rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousset, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirat, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint-Pantaléon-les-Vignes.

En Coteaux-du-Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbières.

En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

 

Décadi 30 nivôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

13/01/2014

Au bistro de la toile : les feux de l’amour à l’Elysée.

chimulus cocus élysée.jpg

 

 

- Sacré François ! Avec son air de ravi de la crèche, c’est une fine gâchette ! Et, rien que des belles femmes ! La Ségo : première série A, la Valérie, première série A, quant à la nouvelle, j’ai pas encore la fiche, mais elle a l’air canon !

 

- Le pouvoir Loulle. Le pouvoir. Dans la nature, les femelles n’accordent leurs faveurs qu’aux plus forts, qu’à ceux qui sont capables d’écarter leurs rivaux. Et chez les humains, c’est pareil. Le pouvoir donne beaucoup de séduction aux mâles. Et particulièrement en politique. Giscard avait la séduction de l’intelligence ; Mitterrand avait la fascination du cobra ; Chirac, lui était le séducteur né : taille, physique, prestance ; Sarko a la tchatche, François a l’humour mais les deux ne sont pas des Adonis. Pourtant tous se la serait mise sous le bras s’ils n’avaient pas l’incommensurable charme que donne le POUVOIR.

 

- Hier, à la télé, Ségo était invitée. Elle a évidemment botté en touche à LA question que ne pouvait manquer de lui poser le journaleux de service. Mais on a vu dans ses beaux yeux étinceler  un bref éclair de jouissance vengeresse. L’air de dire « Bienvenue dans la grande famille des cocus ! »

 

- Seuls les hommes sont cocus Loulle. Et leur situation prête à rire. Les femmes sont trompées et c’est un déchirement dramatique.

 

- C’est vrai. Tè, moi, lorsque je présente celle qui partage ma vie de mastroquet, je ne dis pas « ma femme », mais « notre femme ». Ça fait moins prétentieux, d’autant plus qu’on ne sait pas à qui l’on parle ! C’est peut-être celui qui vous rend « cornuto »…

 

- Bof… Tu sais, Loulle, maintenant, il existe des cornes montées sur rotules et ressorts : elles se baissent toutes seules au passage des portes et se redressent ensuite ! Et puis, Loulle, mieux vaut avoir une participation sur un volcan que l’exclusivité d’une banquise !

 

- Bien parlé, Victor. On voit que tu dois connaître la question !

 

- Comme tout le monde Loulle ! Comme tout le monde. Il n’empêche que cette jeune femme, Valérie, se trouve dans une situation épouvantable. Elle est la risée du monde entier. On comprend qu’elle craque, d’où son hospitalisation… Probablement pas pour une gastro ou une migraine…

 

- En France, Victor, les frasques présidentielles sont dans la nature des choses. Ça donne même quelques bons points à ceux qui en sont les héros. On n’est pas aux Zétazunis où on a cloué au pilori ce pauvre Bill Clinton pour s’être fait souffler dans la canule tout en bonifiant ses cigares dans un endroit chaud et humide !

 

- C’est vrai, et c’est très bien ainsi. Mais tout de même Loulle. Ça donne à réfléchir ce président planqué sous son casque intégral, rejoignant sa chérie la nuit, sur son scooter trois roues, avec la petite valise contenant le bouton de TCHBOUUMMM ! tenue par un sandow sur le porte-bagage de son pétaro… Avec un garde-du-corps forcément complice qui l’escorte. Tu vois les menaces de pressions de tous bords qui planent sur le mec !

 

- Bah ! Celà-ne-nous-regarde-pas ! On verra bien comment François-la-gâchette s’en tirera demain soir lors de sa conférence de presse. Allez, c’est ma tournée ! Buvons à la grande famille universelle des cocus !

 

Quartidi 24 frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 Merci à Chimulus...


...et à tonton Georges!