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05/03/2011

ouiquine érotique avec Giorgio Zorzi Baffo: l'entrée du paradis

 

bouche-chatte.jpg

  

 

 

Et voici le troisième volet érotique de l'ami Buffo:

 

 

Éloge de la Moniche



Chère Moniche qui, entre deux colonnes,
Est mise là, ainsi qu'un chapiteau, 
Pour coupole tu as deux grosses fesses 
Et le trou du cul, au-dessus, est ton ciel. 

Parce que t'adorent toutes les personnes, 
Tu te tiens couverte d'un voile blanc, 
Et si quelqu'un te le soulève, et te montre, 
Victime sur ton autel tombe tout oiseau. 

Tu me sembles le bois sacré de Diane ; 
À l'entrée est une paire de grosses moustaches, 
Qui conduisent à l'arche de la manne. 

Nuit et jour tu opères de grands miracles, 
Car l'eau que fait jaillir ta fontaine 
Donne la vie aux morts et l'esprit aux couillons.

 

Giorgio Zorzi Baffo

 

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Quintidi  15 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

04/03/2011

Scène de ménage chez Chouchou et Carlita

 carla sarko grimace.jpg

- Chouchou, viens ici !!!

 

 - Ouh là ! Ma Carlita ! Que t'es la plus belle, que t'es la mienne, que t'as les yeux de colère, qu'est-ce qui t'arrive ?

 

- Tu te fous de moi ou quoi ? Tu crois que je t'ai pas vu ? Tu m'as ridiculisée devant la France et le monde...

 

- Moi ? Mais ma Carlita que t'es la plus grande, que t'es la plus intelligente, c'est quoi que j't'ai fait ?

 

- Et en plus il fait l'innocent ! Stronzo ! Piccolo stronzo ! Tu crois que je t'ai pas vu te vautrer sur cette femme au pied de ton église du Puy ? Et que je te l'embrasse ! Et que je te la serre dans mes bras ! Tu lui a roulé une pelle ou quoi ? Puis alors, fallait voir le tableau ! Tu fais dans l'antiquité maintenant ? Je passe pour quoi moi ? Una cornuta ? C'est pas mon genre tu sais... Attenzione Nicolaccio ! Attentione ! Non sono una cornuta !

 

- Mais enfin chouchou, c'est une vieille qui s'est jetée sur moi pour m'embrasser ! Devant la cathédrale du Puy. Je pouvais pas la repousser Carlita chérie que t'es la plus forte, que t'es la plus sexy, que t'es la mienne...

 

- La tienne ? Ah ! Ah ! Ah ! Peut-être pas pour longtemps si t'es pas réélu... Je vais pas me gaspiller avec un louzeur...

 

- Mais Carlita jolie, ces vieux et ces vieilles, ce sont mes électeurs ! Faut bien que je paie de ma personne ! Et puis si je vais dans les églises, c'est pour m'assurer les voix des cathos et des cul-bénis...

 

- M'en fous ! Je t'ai vu quasiment rouler une galoche à une vieille. C'est trop pour moi.

 

- Mais... Mais...

 

- T'approche pas ! Ne me touche pas ! Lève tes pattes sales de là ! Per la chiavatta, niente ! Niente, t'entends, va al casino se ti piagge. O chiavare la tua vecchia !

 

- Mais ma Carlita belle, tiens, pour me faire pardonner, je t'ai ramené un cadeau : c'est une chemise de nuit avec de la dentelle du Puy...

 

- Quoi ? Fais voir ! Longue jusqu'en bas, en mauvais coton rêche. Tu me vois là dedans ? Et ça c'est quoi là, au milieu, à hauteur de la fica pelosa ? Mais... Mais...

 

- Ben oui quoi, c'est la chemise à trou. Un trou devant, au bon endroit, pour faire l'œuvre de chair dans les règles de notre sainte mère l'église dans la seule intention que tu me fasses un héritier...

 

- Stronzo ! Porca de la madona ! Stronzaccio di merda...

 

carlita,sarko

 

Merci à Laurent et à

Mouton

  

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Quatridi  14 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

 

 

 

 

26/02/2011

Ouiquinde érotique avec Giorgio Zorzi Baffo: cul.

 

quel-cul.jpg 

Vous avez aimé « les seins » de Baffo, je vous continue la série priapique de ce formidable Vénitien, ami de Casanova, dont l'œuvre essentiellement érotique fut célébrée tant par Apollinaire que par Desnos. Une référence pour ce gourmet de l'amour qui dédie ses poèmes « aux hommes et aux femmes aimant à rire et sachant regarder les choses du bon côté »

 

Éloge du Cul



Ô trou du cul, qui entre deux petites collines
En cercle te présentes, rond et parfait,
Tu me sembles un vaste plein de civette,
Mis en conserve entre tes petits plis.


Tu me sembles un melon coupé de deux tranches.
Eh ! vienne même l'architecte le plus célèbre,
Par Dieu ! il ne pourrait faire plus beau petit groupe ;
Qu'avec la Nature l'Art n'entre en parallèle.


Oh ! cher Cul ! Oh ! stupéfiante machine !
Que de choses en toi se voient en un clin d'œil,
Aussitôt qu'on lève le rideau !


On voit des montagnes, des vallées, un bois au fond,
J'ai grande sympathie pour la gent révérende,
Si en ce lieu elle fait son séjour.


Giorgio Zorzi Baffo





in: Œuvres Erotiques - Baffo (La Musardine, 1997)

 

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Octidi  8 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

 

Illustration X - Droits réservés

19/02/2011

Ouiquinde érotique avec Giorgio Zorzi Baffo

 

seins.jpg

Éloge des Tétons



Chers Tetons, vous êtes l'unique et seule
Partie qui le mieux ressemble au fessier ;
Vous êtes ces collines délicates
Où au mitan, s'ils peuvent, volent les Oiseaux.


Vous êtes ce bel aspect qui console,
Car vous paraissez proprement la Voie lactée :
Heureux qui sur vous met les pattes,
Car il fond comme cire au feu !


Oh ! chers beaux attraits de la Femme !
Vous êtes ces charmes bénis
Qui font que la Moniche en plaît davantage.


Vous êtes ce bel étalage qui promet
Que dessous il y a bonne marchandise,
Car le plus souvent, à bons tétons, bon cul.

 

Giorgio Zorzi Baffo

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 Photo X Droits réservés

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Primidi  1er Ventose 219 de l'ère de la Liberté

14/02/2011

Pour ma chérie

peynet colombe.jpg

 

Le temps marche sur moi, quant à toi, il t'effleure

Ma taille s'épaissit, mes cheveux ? Je les pleure...

Le temps est un voyou, un voleur de jeunesse,

Mais il transmute aussi la passion en tendresse.

 

Si le torrent fougueux de notre amour total

S'est calmé dans le lac du bonheur conjugal

Après plus de vingt ans, il n'a pas une ride,

Et s'il est moins ardent, il n'est que plus solide.

 

Pour mon cœur, pour mon corps, tu restes la plus belle,

Fière, douce et sexy, ma lionne d'amour,

Plus attirante encor que bien des jouvencelles.

 

Pour tes yeux de velours je me fais troubadour

Et, pour Saint-Valentin, te dédie ce poème

Je t'aime.

 

 

Merci au grand Peynet

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Sextidi  26 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté

05/02/2011

Ouiquinde érotique avec Beaumarchais

 

 

porte-jaretelles.jpg

L'épouse à la mode


La jeune Elvire, à quatorze ans, 
Livrée à des goûts innocents,
Voit, sans en deviner l'usage,
Eclore ses appas naissants ;
Mais l'amour, effleurant ses sens,
Lui dérobe un premier hommage :
Un soupir
Vient d'ouvrir
Au plaisir
Le passage ;
Un songe a percé le nuage.


Lindor, épris de sa beauté,
Se déclare ; il est écouté :
D'un songe, d'une vaine image,
Lindor est la réalité ;
Le sein d'Elvire est agité,
Le trouble a couvert son visage.
Quel moment
Si l'amant,
Plus ardent
Ou moins sage
Pouvait hasarder davantage !


Mais quel transport vient la saisir ! 
Cet objet d'un premier désir,
Qu'avec rougeur elle envisage,
Est l'époux qu'on doit lui choisir ; 
On les unit :
Dieux ! Quel plaisir ! 
Elvire en fournit plus d'un gage.
Les ardeurs,
Les langueurs,
Les fureurs,
Tout présage
Qu'on veut un époux sans partage.


Dans le monde, un essaim flatteur 
Vivement agite son cœur ;
Lindor est devenu volage,
Lindor méconnaît son bonheur.
Elvire a fait choix d'un vengeur ;
Il la prévient, il l'encourage : 
Vengez-vous ;
Il est doux,
Quand l'époux
Se dégage,
Qu'un amant répare l'outrage.


Voilà l'outrage réparé ;
Son cœur n'est que plus altéré
Des plaisirs le fréquent usage
Rend son désir immodéré ;
Son regard fixe et déclaré
A tout amant tient ce langage
Dès ce soir,
Si l'espoir
De m'avoir
Vous engage,
Venez, je reçois votre hommage.


Elle épuise tous les excès ;
Mais, au milieu de ses succès,
L'époux meurt, et, pour héritage, 
Laisse des dettes, des procès.
Un vieux traitant demande accès :
L'or accompagne son message...
Ce coup d'œil
Est l'écueil
Ou l'orgueil
Fait naufrage :
Un écrin consomme l'ouvrage.


Dans ce fatal abus du temps
Elle a consumé son printemps ;
La coquette d'un certain âge
N'a plus d'amis, n'a plus d'amants : 
En vain, de quelques jeunes gens
Elle ébauche l'apprentissage ;
Tout est dit,
L'amour fuit,
On en rit :
Quel dommage !...
Elvire, il fallait être sage.

 Illustration: http://www.madmoizelle.com/lingerie-st-valentin-ton-cote-tentatrice_2006-02-11-4080

 

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Octidi 17 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté

22/01/2011

Ouiquinde érotique à Lesbos

Femmes lesbiennes - bronze.jpg

Amours de femme


Oui, ce sont des regards de femme
Que cherche son regard brûlant,
Elle a soif de l'ardeur infâme
Qu'une autre sait mettre en son flanc.

Les yeux hagards, le trouble à l'âme,
La langue aux lèvres se collant,
Chacune tour à tour se pâme,
Se tord et retombe en râlant.

Bientôt leur tendresse lascive,
Comme une chaîne qui les rive,
Dresse dans l'ombre leurs tombeaux ;

Et sur la pierre, quand arrive
Le soir à la marche craintive,
Pleurent les filles de Lesbos.



Albert Sémiane (1884)

 

 
 
 
 
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pétition contre gaz de schiste.jpg

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Tridi 3 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté

15/01/2011

Ouiquinde érotique avec Albert de La Fizelière

dessin Milo Manara femme.jpg

Les souvenirs


Combien j'ai douce souvenance
De nos amours, ô ma Clémence,
Ces jours à jamais effacés,

J'y pense,

Où sont nos coïts insensés

Passés !


Te souvient-il lorsque ma pine,
Luxurieuse et libertine,
Entre tes lèvres se glissant,

Coquine

Tu me suçais en rougissant

Souvent ?


Dis-moi, te souvient-il encore
De ces caresses que j'adore :
Ma langue avide en frémissant

Dévore

Ton clitoris rose et dardant

Son gland.


Te souvient-il du tour agile
De notre tête-bêche habile,
Quand ma langue, du cul au con,

Docile,

Répondait à ton postillon

Mignon ?


Te souvient-il de ta soeur Luce
Qui me branlottait le prépuce,
Tandis que toi, tu lui mettais

En puce

Ta langue au con et lui faisais

Minet ?


Oh ! qui nous rendra nos foutries,
Nos jouissances, nos orgies ?
Oh ! qui nous rendra ces amours

Jolies

Qui doraient nos nuits et nos jours

Toujours !

 

 Albert de La Fizelière

 Merci à Milo Manara pour l'illustration

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Quintidi 25 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

08/01/2011

Ouiquinde érotique avec le marquis de Boufflers

amazone cheval.jpg

La fille et le cheval


Dans un sentier passe un cheval
Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.

 

Marquis de Boufflers

 
cul de cheval.jpg

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Octidi 18 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

26/12/2010

Dernier cadeau du Père Noël…

Mère Noël sexy.jpg

 

Kevin-Jérôme avait supporté avec un courage méritoire le repas du réveillon de Noël. En famille le repas. A quinze ans ! La honte. Avec tonton Georges et tante Jennifer en invités vedettes. Pas mal la tante ! Et les morveux ! Y en avait eu que pour eux. Parait que les enfants, c’est les rois des fêtes de Noël. Y en a toujours un qui pleure, qui pisse, qui gueule.

 

Les scintillants, les bougies, et rien que des conneries dans l’assiette : huitres, langoustes en sauce armoricaine – beurk !, foie gras – rebeurk !, dinde, fromages qui puent – rerebeurk !… Même pas de nuggets, même pas de frites, même pas de ketchup. Et dans les verres, des saloperies genre Saint-Emilion et Chateauneuf-du-Pape. Même pas de coca. La honte. Et il avait fallu supporter ça…

 

Et les cadeaux… Des livres, même pas de BD, des livres pour lui ! Ah ! Y avait tout de même eu l’intermède de son père qui pour faire de l’humour, avait offert à tante Jennifer un petit slip blanc bordé de dentelles rouges avec, écrit devant « Entrée du public » et derrière « Entrée des artistes » avec de petites flèches descendantes. D’une délicatesse… Elle n’avait que modérément apprécié tante Jennifer. Un peu relou le dabe !

 

Il avait fallu attendre trois plombes avant de pouvoir aller se pieuter. Enfin seul dans sa chambre, Kevin-Jérôme, devant la glace, se fait éclater deux ou trois boutons d’acné puis tire quelques puffs d’un joint de beu. De la hollandaise. Il se libère de ses fringues et s’allonge sous sa couette, se laissant voluptueusement glisser sur la pente de ses rêves dans les bras de Morphée.

 

Soudain, l’ado distingue une forme lumineuse dans la chambre. Une étrange silhouette pourpre bordée d’une aura d’un blanc bleuté électrique qui se déplace lentement et s’approche du lit. Kevin-Jérôme, encore aux confins de l’enfance, croit reconnaître l’apparence du Père Noël…

 

Le Père Noël approche sans bruit du lit et, d’un geste large, se débarrasse de sa houppelande. Mais, mais… bégaie Kevin-Jérôme dans sa tête « ce n’est pas le Père Noël, c’est la Mère Noël ! ».

 

Une Mère Noël nue sous la houppelande dont elle vient de se débarrasser. Kevin-Jérôme jette de côté la couette qui lui masquait en partie la somptueuse vision. La Mère Noël met les mains à sa taille et, en deux coups de hanche rapide, fait glisser son slip dont elle se libère d’un coup de pied léger. Puis, mains dans son opulente chevelure dorée, un sourire énigmatique illuminant son beau visage, cambrée, elle avance en glissant souplement, comme un torero devant le fauve, ondulant d’une hanche sur l’autre.

 

Kevin-Jérôme est tétanisé. Ses yeux ne peuvent se détacher de ce triangle sombre, de cette crinière de geai qui fleurit entre le ventre et les cuisses de la Mère Noël, au confluent de tous les désirs.

 

 Celle-ci, d’un bond, se place solidement à califourchon sur la poitrine osseuse du jeune homme. Ondulant d’une épaule sur l’autre, ses longs cheveux lui masquant à demi le visage, elle présente à la bouche du jeune homme un sein puis l’autre. Deux beaux obus prolongés par une large aréole brune, que Kevin-Jérôme perçoit comme d’une lumineuse blancheur malgré la pénombre. Les bras coincés le long de son corps par les genoux et les cuisses de Mère Noël, le jeune homme ne peut saisir ces somptueuses rotondités qui le rendent fou de désir. Sa bouche s’efforce d’aspirer, de téter les pointes érigées. Puis Mère Noël change de position, se mettant toujours à califourchon, mais présentant son dos à la vue de Kevin-Jérôme. Elle recule, enjambant les épaules du jeune homme qui se retrouve la tête entre les cuisses de Mère Noël.  Kevin-Jérôme, dans la nuit calendale, pour la première fois de sa vie, se trouve face à l’entrée du paradis. En face d’ELLE qu’il découvre. Une corolle ouverte, toute lisse dans son écrin de fourrure noire. Et l’œil de bronze. Devant son nez. Il respire à pleins poumons tous ces effluves fantastiques. Un parfum somptueux : nez marin, crevette rose, jasmin, avec de légères nuances de poivre et de sueur.

 

N'en pouvant plus, Kevin-Jérôme enfouit son visage dans cette conque rose et nacrée. Le goût ! Ouarf ! le goût ! Une attaque en bouche franchement océane, goût de violet, avec des nuances d'anchois fraîches et de dorade grillée au fenouil. Puis viennent de délicates saveurs animales, de vieux cuir, de fauve en rut. Suivent des fragrances de charcuterie fine, rosette, jésus, avec des touches poivrées de copa, de figatelli. Enfin une somptueuse fin de bouche longue, ample, de sous bois, de truffes et de violettes.

 

Mère Noël, pendant ce temps, honore savamment la flamberge qui se dresse devant sa bouche goulue. Des lèvres, de la langue, des dents, elle prend la mesure  de la virilité naissante, puis, se redressant, elle s’assoit sur le visage de Kevin-Jérôme, lui emprisonnant totalement bouche et narines. Celui-ci, au bord de l’asphyxie, hume, grume, lèche, avale le miel du bonheur. Pleins de lumières dans sa tête, plein de musiques, plein de cloches, plein de guirlandes de fleurs. Quelle fête!

 

La créature céleste libère enfin les bronches en feu de sa victime, se tourne et s’empale brutalement sur le membre tendu, gonflé de désir du jeune homme. Cavalière de tous les délices, Mère Noël, en quelques coups de reins, conduit le jeune homme aux confins de l’extase, aspirant aux tréfonds d’elle-même cette semence toute neuve. Elle module son cri de jouissance en un feulement de lionne comblée.

 

Tandis que Kevin-Jérôme, abruti de bonheur, sombre pour la première fois de sa vie dans cette somptueuse petite mort de l’amour, la créature ramasse sa houppelande et disparait comme elle est venue.

 

Au matin, Kevin-Jérôme, réveillé par le premier rayon de soleil de sa vie d’homme, les mains, le ventre et le sexe poisseux, essaie de retrouver, de retenir les bribes de rêves de la plus belle de ses nuits. Il se lève enfin et se dirige vers la salle de bain.

 

Entre le lit et la porte, il trouve le petit slip blanc bordé de dentelles rouge offert la veille…à tante Jennifer !

 

 
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Sextidi  6 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

24/12/2010

JESUS EST NOIR !

jesus noir.jpg
 

Le baobab aux lucioles sacrées

 

Dans une ville d’Afrique, ce pourrait être Abidjan, Conakry, Dakar ou Yaoundé. Il fait nuit. Un grand noir tire une petite remorque dans laquelle est assise une très jeune femme enceinte jusqu’aux yeux.

 

- Oh ! Boubakar-Joseph, j’ai mal. J’ai mal. Mon ventre, c’est comme une calebasse trop pleine qui va éclater. C’est encore loin l’hôpital ?

 

- Non. Courage Chérie-Marie. On va bientôt arriver. Tu vas avoir un bon lit dans la grande salle. Paraît même qu’y a des ventilateurs. Les docteurs habillés en blancs vont bien s’occuper de toi. Courage ma petite Chérie-Marie, mon orchidée d’amour, ma petite gazelle, ma jolie mangue douce, étoile de mon ciel, soleil de mon cœur.

 

- Boubakar-Joseph, j’ai mal, j’ai mal…

 

 - On arrive, Chérie-Marie. Voilà l’hôpital.

 

(le couple s’arrête devant l’entrée de l’hôpital. Boubakar-Joseph s’adresse à un planton en blouse blanche)

 

- Bonjour Monsieur le Docteur. Ma femme, Chérie-Marie, est en train de travailler l’enfant. Elle a beaucoup mal au ventre. Beaucoup mal au ventre Monsieur le Docteur. Il faut  l’aider à faire l’enfant. C’est notre premier Monsieur le Docteur !

 

(le planton-docteur, très administratif)

 

- Nous avons donc et par conséquent que la dénommée Chérie-Marie demande à être admise à l’hôpital. Pourquoi ? Vous avez un certificat médical ?

 

- Mais non, Monsieur le Docteur. Mais vous voyez bien qu’elle travaille l’enfant !

 

- Je vois surtout que vous n’avez pas de certificat médical. Donc, présentement, le règlement ne me permet pas de vous admettre. Passez votre chemin !

 

- Mais…

 

(le planton brandit un bâton au-dessus de la tête du pauvre Boubakar-Joseph)

 

- Foutez-moi le camp ! Revenez demain si vous avez un certificat médical !

 

(Boubakar-Joseph console sa femme avec des gestes pleins de douceur et ils repartent)

 

- Oh ! Boubakar-Joseph, j’ai mal, j’ai mal…

 

- Courage ma jolie colombe d’amour. Regarde. Tout près il y a le grand hôtel des Français. Ils nous aideront.

 

(ils stoppent devant une grande bâtisse en béton à l’enseigne : « Grand hôtel de France et du commerce réunis ». Boubakar-Joseph s’adresse au portier noir qui rentre prévenir le patron français. Celui-ci – veste saharienne, chapeau de brousse ou casque colonial – sort. On entend les musiques de la fête dans l’hôtel)

 

- Bwana Patron, ma femme Chérie-Marie travaille l’enfant. Ils ne l’ont pas voulu à l’hôpital. Pourriez-vous nous autoriser à nous installer dans un petit coin d’une petite pièce de votre grand hôtel ? Il y a sûrement un docteur parmi vos clients…

 

(Le Français le regarde comme il regarderait une merde : on n’a pas d’états d’âme vis-à-vis d’une merde, on l’évite, c’est tout…Puis il éclate de rire en se tapant sur les cuisses)

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ben dis donc ! Il est gonflé celui-là. Il voudrait que sa grosse mette bas donc mon hôtel ! Puis quoi encore ! Fout le camp salopard ! Tu dégueulasses mon entrée ! Dégage vite ou je te fais bastonner !

 

(il s’approche, la main haute, de Boubakar-Joseph. Le portier noir accourt lui aussi, armé d’un bâton, prêt à frapper. Le malheureux couple s’en va)

 

- Oh ! Boubakar-Joseph, j’ai mal, j’ai mal. Comme si une hyène me mordait dans le ventre. J’en peux plus Boubakar-Joseph. J’en peux plus…

 

- Courage mon océan de rêve, ma petite panthère d’amour. Je vois le poste de police tout près. Je vais demander de l’aide. Ce sont des gardiens de la paix. Ils sont là pour nous protéger, pour nous porter assistance…

 

(ils s’arrêtent devant un immeuble surmonté de la pancarte « Police – Au service du Peuple ». Boubakar-Joseph s’approche. On entend des bruits de voix sortant du bureau :

« …et dix de der ! Vous êtes dedans mon adjudant ! Vous êtes dedans ! » Sort en bougonnant un sous-off noir en short et chemise kakis, képi de travers sur le front, une canette de Kronenbourg dans chaque main. Il aperçoit Boubakar )

 

- Qu’est-ce-qu’y veut çui-là ? Qu’est-ce-qu’y veut ? …Dedans, dedans. En voilà un que je vais foutre dedans, moi !

 

(Boubakar-Joseph, intimidé, s’approche. Devant l’adjudant, il claque des talons et salue militairement)

 

- Excusez-moi de vous demander pardon, Chef ! Ma femme que voici est en travail d’enfant. Personne veut nous aider, Chef ! Personne…

 

(Le chien de quartier s’envoie un long gorgeon de bière, s’essuie sur le revers de sa manche, rote un grand coup et gueule !)

 

- Tu veux que je te foute dedans ? Est-ce-que j’ai une gueule de sage-femme ? Fout le camp ou c’est moi qui te fout au trou !

 

(Boubakar part en courant, retrouve sa femme qui geint sur la petite remorque. Les larmes aux yeux, il s’efforce de la consoler)

 

- Du courage jolie fleur de mon cœur, rosée de mes jours, musique de ma vie.

 

(Ils repartent. En passant sous un arbre, un petit singe saute sur la remorque de Chérie-Marie, lui donne une banane,  puis saute sur l’épaule du grand noir. Il lui parle)

 

- Boubakar-Joseph, Chérie-Marie, enfin je vous ai trouvé ! Venez vite. Suivez cette traînée de lumière devant vous, dans le ciel. Ce sont les lucioles sacrées.

 

(Chérie-Marie mange la banane du petit singe. Immédiatement son terrible mal de ventre se dissipe)

 

- Oh ! Boubakar-Joseph, je n’ai presque plus mal ! Je n’ai presque plus mal ! Regarde ! regarde toutes ces poussières d’étoiles ! Elles bougent comme un nuage de feu. Elles semblent nous montrer un chemin. Suivons-les…

 

(Suivant le nuage de lucioles et le petit singe qui gambade et cabriole joyeusement devant eux, le couple atteint les faubourgs de la ville et gagne la jungle.)

 

- Regarde Chérie-Marie, les grands arbres se penchent sur ton passage comme pour te saluer. Regarde ! Plein de singes nous suivent. Et des gazelles maintenant, tout un troupeau. Et les zèbres. Vois. Même les grands serpents. Même la girafe. Là, regarde, le rhinocéros.

 

- Je n’ai plus mal Boubakar-Joseph ! Je n’ai plus mal du tout ! Et toutes ces fleurs, tous ces arbres, tous ces animaux qui nous veulent du bien ! Regarde Boubakar-Joseph, là le grand baobab. Les lucioles sacrées lui font comme une couronne scintillante. C’est là qu’il nous faut aller Boubakar-Joseph ! C’est là. Je le sens. Je le sais.

 

- Chérie-Marie, c’est merveilleux. Qu’est-ce-qu’y nous arrive ! Qu’est-ce-qu’y nous arrive ! Là, regarde, au pied de l’arbre. Une grande lionne. N’ai pas peur Chérie-Marie, regarde comme elle est amicale. Elle t’invite à t’étendre près d’elle sur la fourrure si douce de son ventre. Et voilà un éléphant. Il m’aide Chérie-Marie ! Il m’aide avec sa trompe à te déposer délicatement contre le ventre de la lionne. Il te fait de l’air avec ses grandes oreilles pour te rafraîchir !

 

- Oh ! Boubakar-Joseph. Là, entre mes jambes. Ça coule. Pourtant je n’ai pas mal. C’est chaud. Boubakar ! Boubakar, tiens-moi la main !

 

Il est là ! Il est là ! C’est un garçon ! C’est notre fils Boubakar-Joseph ! C’est notre fils !

 

Oh ! Boubakar-Joseph, quel bonheur. Comment allons-nous l’appeler.

 

- Appelons-le Jésus !

 

© J.V.J.

 

 
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Quatridi 4 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

20/12/2010

Pour une réveillon d’enfer, dois-je laisser Lucie faire ? Satan l’habite…

femme oeil rouge.jpg

 

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension.

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice.

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : « Laisse-moi ces deux-là,

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ! »

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

missfrance2.jpg

 

Les pieds de cochon comme chez Lucifer

 

— Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

— D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

— Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons « comme chez Lucifer ».

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel, poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Mets un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, mets tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds fort embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.

Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.

La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San­gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.

Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

 

 

In : Le bonheur grâce à la cuisine de l'amour  - http://www.ayoli.fr

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Décadi 30 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté

15/12/2010

Hédonisme: Ode à Christian, prince de l’Huître

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Gloire à toi, Ô Christian Bouvier

Maitre incontesté des huitriers

Etals où se prélassent langoureusement les huîtres

Qui te valent Ô frère Marseillais ce titre

De Champion du beau pays de France.

Qu’elles soient de Bouzigues, qu’elles soient de la Rance,

Qu’elles soient de Marennes, qu’elles soient d’Arcachon

Toi, tu les ouvres toutes à l’heure du mâchon.

Aucune ne résiste à la caresse experte

De tes doigts de velours, des doigts de sage-femme

Prolongés par l’éclat priapal de la lame

Qui nous les livrera ouvertes et offertes,

Au soir où elles règneront

Sur tous les réveillons.

Gloire à toi, Ô Christian,

Ton regard étincelle tout comme le diamant

De l’éclat souverain des Maîtres et des Sages

Tu transcendes pour nous l’esprit des Coquillages.

  

 
 

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Quintidi 25 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté


 

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Et pour savoir comment le système bancaire nous enfile

et comment nous pouvons le baiser:

L'argent dette

http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

 

20/11/2010

Ouiquinde érotique avec le marquis de Boufflers

fille nue à cheval lady-godiva-john-collier.jpg

Lady Godiva

 

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La fille et le cheval (conte)


Dans un sentier passe un cheval
Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.

 

MARQUIS DE BOUFFLERS

 

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14/11/2010

Ouiquinde épicurien: l'AÏOLI !

Aïoli pour web.jpg

 

Je vous ai mis l'eau (pardon! le vin!) à la bouche hier avec l'aïoli de la Carmencita... Alors en voilà la recette:

L'Aïoli des Académiciens

"Aïoli !" Mot sonnant comme un salut gaillard !

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, 1 'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand fou trissoun ten dré (1),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien

Il est le "Grand Aillé" des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Eloignes les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blanc du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra A.O.C.. Vallée des Baux.

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem­pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera­ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes-de-terre cui­tes à la vapeur.

Les vins conseillés

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite a pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s’accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s’accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.

Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusc1an, Valréas, Vaison­le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

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13/11/2010

Ouiquinde érotico gastronomique : l'aioli de Carmen

carmen pichard.jpg

Rien n’est plus émouvant,

Rien n’est plus excitant

Rien n’est plus envoûtant

Qu’une bell’ femme à poil

Sachez mesdemoiselles

Que pour le sensuel

Que pour le sexuel

Il faut avoir du poil !

Touffe noire

Ciboire

Touffe blonde

Profonde

Touffe rousse

Qui mousse

Ecrin doux et soyeux

Du temple du désir

Toboggan broussailleux

Vers la grotte à plaisir

Le poil, le poil, le poil, le poiiiil

 

 

Courbet lorigine du monde.jpg

- Oh ! Victor, tu en parles avec tant d’émotion !

D’où te viens, pour le poil une telle passion ?

- De ma prime jeunesse où, branleur émérite,

J’ai vécu, envoûté, un bonheur insolite.

Carmencita Sanchez était la fille aînée

D’une famille ayant franchi les Pyrénées

Pour fuir les catastrophes d’une guerre civile.

Tous travaillaient aux champs du mas de la famille.

Carmencita, ce jour, préparait l’aïoli

Un « foudaoù » sur le ventre, un caraco joli

Laissant nu sa gorge, ses bras et ses épaules.

Je m’étais proposé, moi, jeune branquignole,

Pour l’aider à peler patates et carottes

En matant, de la belle les chairs blanches et rondes.

Je sors pour emporter les épluches aux cochons

En rêvant à ses yeux, son cul et ses nichons.

Je reviens, tête en feu et la gaule en folie

Derrière la Carmen qui montait l’aïoli.

Assise, le mortier coincé entre ses cuisses,

Elle tournait l’aïoli d’un geste ample et lisse.

J’arrive doucement, par derrière la belle

Et glisse prestement ma queue sous son aisselle,

La chair tiède en sueur, les poils, le mouvement

Rythmé, les parfums d’ail font un coquetèle dément,

Carmen crie en français, m’insulte en espagnol

Voudrait bien me pousser, me donner des torgnioles

Mais l’aïoli est sacré, s’arrêter, c’est tabou

Car sinon elle cague, le déshonneur au bout !

Ses cris deviennent rauques, feulement de féline

Son bras se fait complice, sa tête dodeline,

Je voudrais tant l’avoir, toute nue, dans un lit !

Puis mon plaisir jaillit, parfumant…l’aïoli !

JVJ

aioli.jpg

Eh! Lou trissoun ten dré !

 

Au fait, il n'y a pas que moi qui aime la fourrure d'amour...

Lire cet article au poil !

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23/10/2010

Ouiquinde érotique avec Clovis Hugues

bouche-chatte.jpg

 

Ode au vagin (extraits)

Quand une femme est en chemise
Les épaules de marbre blanc,
Le cul, forme encore indécise
Dans les plis du voile tremblant,
Le parfum épars dans la chambre,
L'orteil, le mollet qui se cambre,
Les nichons rosés d'un émoi,
Les bras, la taille forte ou frêle,
Tout t'annonce, tout te révèle,
Rien n'est attirant que pour toi.

Le voile glisse. Extase ! Aurore !
Exquis prélude des bons coups !
Les cuisses te cachent encore,
Mais voici ton poil souple et doux,
Ton poil, touffe d'or ou d'ébène
Que l'on croirait posée à peine
Au bas du ventre point plissé,
Et qui, lentement caressée,
Allonge sa pointe frisée
Comme un triangle renversé.

Mais les cuisses s'ouvrent. Victoire !
Voici le con dans sa beauté,
Sous sa frisure blonde ou noire
Adorablement abrité,
Humide comme une prunelle,
Frissonnant déjà comme une aile
Dans le fouillis des rameaux verts,
Détendu sur sa fente rose,
Et l'air tout de même un peu chose,
Avec son sourire en travers !

La main de l'amant t'entrebâille
Vivante rose de cypris,
Et de tout de suite elle travaille,
D'un doigt léger, le clitoris.
Fin chef-d'œuvre de la nature,
Vit d'oiseau, pine en miniature,
Bouton subitement durci,
Qui, dans l'écartement des lèvres,
Tout baigné d'amoureuses fièvres,
Dresse la tête et bande aussi.


Ô paradis ! joie étoilée !
Explosion du désir fou !
La langue, la langue effilée,
Toute la langue dans le trou !
Pendant que, de ses mains savantes,
Il étreint les fesses mouvantes
Ou chatouille le bout des seins,
Et que, la chevelure éparse,
L'impétueuse et belle garce
Halète en mordant les coussins !

Clovis Hugues

 

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Pour avoir des nouvelles du front des grèves et des manifs

http://www.raffineriegrandpuits.fr/

http://www.udcgt13.fr/spip.php?article1552

http://nantes.indymedia.org/article/21955

http://rebellyon.info/Suivi-quotidien-du-mouvement-sur,7707.html

http://www.letudiant.fr/

http://engreve.wordpress.com/
http://grenoble.indymedia.org/
http://www.hns-info.net/spip.php?mot14
http://juralibertaire.over-blog.com/
http://nantes.indymedia.org/
https://paris.indymedia.org/
http://rebellyon.info/
http://rennes-info.org/
http://www.solidaires.org/rubrique3...
http://www.7septembre2010.fr/

http://www.guidedumanifestant.org/

16/10/2010

Ouiquinde érotique avec Guillaume Apollinaire : Le verger des amours

fille cheval voiture.jpg

A Paris dans la nuit tombante
La reine des belles du quai
O crinière écluse indolante
Quand son amant vient forniquer
Se change en cavale écumante


Ainsi par le désir trompé
L'amour subit quelques mécomptes
Pour s'être un jour émancipé
Fougeret de Montbron raconte
Qu'il fut changé en canapé


Mais au Canapé des Pucelles
C'est encor d'amour qu'il s'agit
J'y ai vu deux pêches jumelles
Sous la soie le cul de Sylvie
Et deux oranges ses mamelles


Le soir en la mettant à l'aise
Ses clunes s'ouvrent sous mon dard
Et duvetée comme les fraises
Elle ressemble à un miroir
Dans une estampe japonaise


Barbe ou Brigitte soeurs jumelles
Voilà celles qu'il me faudrait
La rainure est dit-on chez elles
Plus grasse que du cassoulet
Et plus poivrée que les aisselles


Je les ai trouvées en chemin
Fredonnant une chanson grise
Mais dans leur bouche le refrain
S'est défait comme par surprise
Sous un baiser déjà lointain


Paris dort pris dans la couronne
Que lui font les filles perdues
Qui ne sont baisées par personne
Et que l'on trouve morfondues
Dans un cabinet de cretonne


Vénus breneuse en pâmoison
A coups de cul tette une pine
Dont le parfum de venaison
Mêlé de marolle et d'urine
Ferait bander buffle et bison


Mais chez Trostolle où la pénombre
Est propice à la volupté
J'ai vu Désiderio Descombes
Danser sur un fil argenté
Tout en piant la rose immonde

in Le verger des amours 

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Plus faux-cul qu’un député, tu meurs !

 

Vous les avez vu nos dignes représentants, ceux auxquels nous déléguons pendant cinq ans le pouvoir exorbitant de décider pour nous, se draper dans la toge du bien public pour nous imposez des efforts, des sacrifices concernant nos retraites, qu’elles soient actuelles ou futures. Ils nous demandent, la main sur le cœur, « d’être raisonnables », d’accepter une « réforme » qui se veut « juste » et efficace.

 

Ah ! Les cons ! Les sales jocrisses !


Par un vote du 3 septembre 2010, les députés ont rejeté à la quasi-unanimité l'amendement n°249 Rect. proposant d'aligner leur régime spécifique de retraite dont bénéficient également les membres du gouvernement) sur le régime général des salariés.

Alors qu'ils n'ont de cesse d'expliquer l'importance de réformer rapidement un régime de
retraite en déficit, les parlementaires refusent donc d'être soumis au régime de retraite
de la majorité des Français. C'est ce qu'ils appellent une réforme "juste" paraît-il !


Sources : www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp
<http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp>

 

 

Petit rappel : la retraite parlementaire est particulièrement favorable. Ici pas de départ à 65 ou 67 ans. Non. Jusqu'à récemment, le parlementaire pouvait toucher sa retraite dès 55 ans, à 60 ans désormais. Surtout, le député ou le sénateur a l'immense avantage de pouvoir bénéficier du « taux plein » (plus de 5 000 euros) après seulement 22 ans de (double) cotisation.

Mais ce n'est pas tout. L'élu sexagénaire a en effet le droit de toucher sa retraite tout en travaillant à temps plein. On l'a vu récemment avec les ministres les plus âgés du gouvernement Fillon qui cumulaient, jusqu'à ce que le scandale les pousse à y renoncer, leur salaire ministériel (14 000 euros) et leur retraite de député.

 

03/10/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique: Danielle et le "King fish tandori"

Hotesse de l'air.jpg

Danielle

 

J'ai rencontré Danielle à vingt-cinq mille pieds

Dans le ventre inquiétant d'un Boeing long-courrier.

Sous l'uniforme chic des hôtesses d'Air France

Ses hanches balancées mettaient mon cœur en transes.

 

Elle se penche vers moi pour me servir du vin,

Exposant à ma vue quelques appâts divins,

Quand un brusque trou d'air fait tanguer la cabine

La plaquant contre moi, mon nez sur sa poitrine.

 

Tant que l'avion plonge, elle se colle à moi

Durcissant ma nature d'un délicieux émoi.

Hélas, trois fois hélas, les turbulences cessent

 

Arrachant à mes bras la ravissante hôtesse.

Elle vrille mes yeux d'une flèche azurée...

Serait-ce, pour ce soir, le bonheur espéré ?

 

 

hot-girl.jpg

Le king fish tandoori

 

- Bon. Et alors, Victor, ton hôtesse de l'air,

Est-ce que tu l'as revue ? Qu'as-tu fait pour lui plaire ?

- J'ai retrouvé Danielle le soir au « Sun and Sand »,

Palace de Bombay où Air France descend.

Elle se relaxait sur une balancine,

En bikini mini au bord de la piscine.

J'ai abordé la belle avec quelque émotion

Mais elle a acquiescé à mon invitation !

Ce fut au Taj Mahal, derrière l'Indian Gate

Un hôtel fastueux pour touriste en goguette,

Face au soleil plongeant dans la mer d'Arabie

Que nous avons mangé le " King fish Tandoori ".

- Si tu me parles indien, Victor, je peux pas suivre

Et ce n'est même pas la peine de poursuivre !

- T'encagne pas, petit, ça te rendrait malade.

En guise de " king fish ", tu prends une dorade,

Royale si possible, pêchée au Grau-du-Roi

Lorsque la mer s'ébroue sous un vent de norois.

Pour deux, compte un poisson d'une livre et demi,

Tu en prendras plusieurs si tu as des amis.

Pour plus de sûreté, demande au poissonnier

De te les préparer vidés et écaillés.

Attention : ce plat pour sa préparation

A besoin de douze heures de macération.

Pour ce faire, il te faut apprêter la mixture

Qui lui apportera son parfum d'aventure.

Si tu étais aux Indes, tu pourrais préparer,

Ecraser au mortier, mélanger, mesurer

Les graines et les baies, les poudres, les épices

Qui font s'épanouir les saveurs en délices :

Du cumin et du sel, de l'ail et du gingembre,

Cannelle, fenugrec, oignon, curry et poivre,

Des graines de moutarde, du laurier, du piment,

Produits faits pour fouetter la vigueur des amants.

Mais sur tous les marchés fleurissant en Provence

On trouve ce mélange tout préparé d'avance :

C'est une poudre rouge au joli colori

Et au parfum subtil appelée « Tandoori ».

Dans une jatte creuse, fais un égal mélange

De deux cuillères à soupe de cette poudre étrange,

De citron, de vinaigre, de yaourt naturel,

Et d'huile d'arachide. Ajoute un peu de sel.

Cet appareil, fouetté, sera la marinade

Où va évoluer, pour la nuit, ta dorade.

Juste avant le repas, tu la mets à four chaud

Quinze minutes au plus, le temps d'un gaspacho.

C'est un met délicat qui fait tourner les têtes,

Appelle la boisson et met le cœur en fête.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

 

Moi 

Ingrédients et proportions pour six personnes: - 3 dorades royales d'une livre et demi.

Pour la marinade: - 6 cuillerées à soupe rase de poudre de Tandoori, - 3 yaourts goût nature, - 3 cuillerées à soupe de vi­naigre de vin, -le jus de 3 citrons, - 2 cuillerées à soupe d'huile d'arachide, - 3 cuillerées à dessert de sel de Camargue.

 

Les vins conseillés:

Le « king fish tandoori » est un plat très parfumé. Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gouleyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.

En Côtes-du-Rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousset, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirat, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint-Pantaléon-les-Vignes.

En Coteaux-du-Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbières.

En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

 

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

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Appel du 14 juillet pour

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02/10/2010

Ouiquinde érotique avec Alfred Jarry

amazone cheval.jpg

Alfred Jarry

A la découverte de la femme


Une forme nue et qui tend les bras,
Qui désire et qui dit : Est-ce possible ?
Yeux illuminés de joie indicible,
— Qui peut, diamants, nombrer vos carats !

Bras si las quand les étreintes les rompent.
Chair d'un autre corps pliée à mon gré,
Et grands yeux si francs, surtout quand ils trompent,
— Salez moins vos pleurs, car je les boirai.

Au frisson debout elle est, endormie,
Un cher oreiller en qui bat un coeur ;
Mais rien n'est plus doux que sa bouche amie,
Que sa bouche amie, et c'est le meilleur.

Nos bouches, formez une seule alcôve,
Comme on unit deux cages par leurs bouts
Pour célébrer un mariage fauve
Où nos langues sont l'épouse et l'époux.

Tel Adam qu'animé une double haleine
A son réveil trouve Ève à son côté,
Mes sommeils enfuis, je découvre Hélène,
Vieux mais éternel nom de la beauté.
Au fond des temps par un cor chevroté :

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'Éros.
Vers Troie
La proie,
S'éploie
La joie
D'Argos.

L'agile
Achille
Mutile
La ville
Où pâme
Priam.
Le sillon de son char qui traîne
Hector à l'entour des remparts
Encadre un miroir où la reine
Toute nue et cheveux épars,
La reine
Hélène
Se pare.

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Le vieux Priam implore sur la tour :

— Achille, Achille, ton coeur est plus dur
Que l'or, l'airain, le fer des armures,
Achille, Achille, plus dur que nos murs,
Que les rochers bruts de nos remparts !

A son miroir Hélène se pare :

— Mais non, Priam, il n'est rien si dur
Que le bouclier d'ivoire de mes seins ;
Leur pointe s'avive au sang des blessures,
De corail comme l'oeil de blancs oiseaux marins :

Dans la prunelle froide on voit l'âme écarlate.
Il n'est rien si dur, non, non, non, Priam.

Paris archer
Comme Cupidon
S'en vient flécher
Achille au talon ;

Pâris Éros
Si blond et si rosé,
Le beau Paris, juge des déesses,
Qui choisit d'être amant d'une femme ;
Le ravisseur d'Hélène de Grèce,
Fils de Priam,
Paris l'archer est découvert :
Sur sa trace éperdue exulte un char de guerre,
Son sexe et ses yeux morts nourrissent les vautours :

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Destin, Destin, trop cruel Destin !
Le buveur du sang des mortels festoie :
Les corps hellènes jonchent la plaine de Troie,
Destin et vautours font même festin.
Trop cruel Destin, dur aïeul des dieux !

— Destin n'est qu'un mot, et les cieux sont vides.
S'il était des cieux autres que mes yeux.
Mortels, osez en scruter sans pâlir
L'abîme de bleu, l’arrêt s'y peut lire :
L'époux et l'amant, Ménélas, Pâris,
Sont morts et de morts la plaine est couverte
Pour faire à mes pieds un plus doux tapis,
Un tapis d'amour qui palpite et bouge ;
Et puis j'ai souvent une robe verte

Et... je ne sais pas... ces jours là, j'aime le rouge.

Alfred Jarry dans Le Surmâle

Grecs couple.jpg

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

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