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02/10/2010

Ouiquinde érotique avec Alfred Jarry

amazone cheval.jpg

Alfred Jarry

A la découverte de la femme


Une forme nue et qui tend les bras,
Qui désire et qui dit : Est-ce possible ?
Yeux illuminés de joie indicible,
— Qui peut, diamants, nombrer vos carats !

Bras si las quand les étreintes les rompent.
Chair d'un autre corps pliée à mon gré,
Et grands yeux si francs, surtout quand ils trompent,
— Salez moins vos pleurs, car je les boirai.

Au frisson debout elle est, endormie,
Un cher oreiller en qui bat un coeur ;
Mais rien n'est plus doux que sa bouche amie,
Que sa bouche amie, et c'est le meilleur.

Nos bouches, formez une seule alcôve,
Comme on unit deux cages par leurs bouts
Pour célébrer un mariage fauve
Où nos langues sont l'épouse et l'époux.

Tel Adam qu'animé une double haleine
A son réveil trouve Ève à son côté,
Mes sommeils enfuis, je découvre Hélène,
Vieux mais éternel nom de la beauté.
Au fond des temps par un cor chevroté :

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'Éros.
Vers Troie
La proie,
S'éploie
La joie
D'Argos.

L'agile
Achille
Mutile
La ville
Où pâme
Priam.
Le sillon de son char qui traîne
Hector à l'entour des remparts
Encadre un miroir où la reine
Toute nue et cheveux épars,
La reine
Hélène
Se pare.

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Le vieux Priam implore sur la tour :

— Achille, Achille, ton coeur est plus dur
Que l'or, l'airain, le fer des armures,
Achille, Achille, plus dur que nos murs,
Que les rochers bruts de nos remparts !

A son miroir Hélène se pare :

— Mais non, Priam, il n'est rien si dur
Que le bouclier d'ivoire de mes seins ;
Leur pointe s'avive au sang des blessures,
De corail comme l'oeil de blancs oiseaux marins :

Dans la prunelle froide on voit l'âme écarlate.
Il n'est rien si dur, non, non, non, Priam.

Paris archer
Comme Cupidon
S'en vient flécher
Achille au talon ;

Pâris Éros
Si blond et si rosé,
Le beau Paris, juge des déesses,
Qui choisit d'être amant d'une femme ;
Le ravisseur d'Hélène de Grèce,
Fils de Priam,
Paris l'archer est découvert :
Sur sa trace éperdue exulte un char de guerre,
Son sexe et ses yeux morts nourrissent les vautours :

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Destin, Destin, trop cruel Destin !
Le buveur du sang des mortels festoie :
Les corps hellènes jonchent la plaine de Troie,
Destin et vautours font même festin.
Trop cruel Destin, dur aïeul des dieux !

— Destin n'est qu'un mot, et les cieux sont vides.
S'il était des cieux autres que mes yeux.
Mortels, osez en scruter sans pâlir
L'abîme de bleu, l’arrêt s'y peut lire :
L'époux et l'amant, Ménélas, Pâris,
Sont morts et de morts la plaine est couverte
Pour faire à mes pieds un plus doux tapis,
Un tapis d'amour qui palpite et bouge ;
Et puis j'ai souvent une robe verte

Et... je ne sais pas... ces jours là, j'aime le rouge.

Alfred Jarry dans Le Surmâle

Grecs couple.jpg

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

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UNE JUSTICE INDEPENDANTE

26/09/2010

Ouiquinde érotico gastronomique avec Lucifer ! Brrr...

 

Image du Blog missdeesse.centerblog.net

Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu'elle s'échappait de sa triste pension

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu

Et, comblé de bonheur, j'ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : " Laisse-moi ces deux-là.

Un amour aussi beau, c'est un apostolat "

 

Depuis ce jour l'encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l'un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l'amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

diablesse sexy 1.jpg

- Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons “ comme chez Lucifer ”.

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Met un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, met tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds forts embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Moi

 

Pour l'illustration animée Merci à Blingee 

 

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25/09/2010

Ouiquinde érotique

 

lolita sexy.jpg

Bernard de la Monnoye

 

Chou pour Chou


Lise en un bal, s'étant démis la hanche,
Macé le jeune, aussitôt fut mandé.
Bon r'habilleur. Lise était drue et blanche,
Macé dispos, gaillard et peu vidé.
Il vit l'endroit, l'objet meut en puissance,
D'où l'on peut bien juger en conséquence,
Que travaillant sur un si beau sujet,
Pas ne manqua d'être ému par l'objet.
Or, quand la hanche en état de remise,
Le gars voulut prendre congé de Lise.
" Que vous faut-il, lui dit-elle, Macé?
- Rien, chou pour chou, répond le bon apôtre.
Je vous ai, Lise, un membre redressé
Vous avez su m'en redresser un autre.

 

 

Natasha_Podkuyko504wp2_1024.jpg

 

HELIETTE DE VIVONNE (1618)

Le luth

Pour le plus doux ebast que je puisse choisir,
Souvent, après disner, craignant qu'il ne m'ennuye,
Je prends le manche en main, je le taste et manie,
Tant qu'il soit en estat de me donner plaisir.

Sur mon lict je me jette, et, sans m'en dessaisir,
Je l'estrains de mes bras et sur moy je l'apuye,
Et, remuant bien fort, d'aise toute ravie,
Entre mille douceurs j'accomplis mon désir.

S'il avient, par malheur quelquefois qu'il se lasche,
De la main je le dresse, et, derechef, je tasche
Au jouir du plaisir d'un si doux maniment :

Ainsi, mon bien aymé, tant que le nerf luy tire,
Me contemple et me plaist, puis de luy, doucement,
Lasse et non assouvie en fin je me retire.

 

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19/09/2010

Ouiquinde callipygo-gastronomique à l'occasion de la Féria de Nîmes

Fanny4.jpg

Fanny

 

La Fanny est serveuse au café des Platanes

Elle a de ces rondeurs que les dévots condamnent

Mais que les jouisseurs lorgnent avec désir

Tant elles sont promesses de joies et de plaisir.

 

Elle ondule parmi les joueurs de pétanque,

Ces acteurs naturels, ces presque saltimbanques,

Perturbe les tireurs, énerve les pointeurs,

Prive de leurs moyens ces superbes menteurs.

 

Sous l’effet ravageur de ses hanches qui roulent

Tous restent bouche bée et en perdent la boule

Parmi les équipiers, voilà la zizanie :

 

On s’insulte, on se crie, pour un point on s’encagne

On joue contre son camp, on joue à Qui-perd-gagne

Tous rêvent du Zéro… et de baiser Fanny !

 

Fanny3.gif

— Victor ! Tes pétanqueurs qui rêvent d’embrassades

En matant les rondeurs de la belle Fanny,

Ils devraient s’entraîner à faire la brandade,

Ça calmerait un peu leur érotomanie !

Voici comment la font, pour leur table éponyme

Serge et Wladimir, restaurateurs à Nîmes.

Pour réussir ton plat, éloigne les intrus,

Une nuit, à l’eau fraîche, dessale ta morue,

En six coups de hachoir frappés sur une planche,

Sans enlever la peau, en portions tu la tranches.

Tu la mets, à l’eau froide, dans un large faitout

Que tu lèves du feu quand le liquide bout,

Et tu laisses tremper dix minutes environ,

Le temps de te verser quelques petits canons.

Puis égoutte, essore, et lève les arêtes,

Dans une casserole, mets ta morue défaite,

Dès lors, tu vas chauffer l’ensemble au bain-marie.

A la cuillère en bois, à tour de bras, manie,

Ecrase la morue d’une main combative

En ajoutant du lait et de l’huile d’olive,

L’un et l’autre, tiédis, de façon mesurée

Pour obtenir enfin une lisse purée.

Cette crème doit être onctueuse et épaisse

Pour cela, il te faut branler fort, sans faiblesse.

Lorsque tu en es là, prends le temps de souffler,

Décontracte ton bras, laisse-le dégonfler,

Verse-toi volontiers un vin blanc des Costières

Et va faire un câlin avec la cuisinière.

Reprends ton appareil, oublie la rigolade

Si tu veux, comme un chef, réussir ta brandade.

Il faut la parfumer, la monter en saveur.

Elle doit embaumer pour chavirer les cœurs.

Ecrase, au mortier, une gousse d’ail blanc,

Râpe un peu de muscade — excellent stimulant ! —

Un zeste de citron que finement tu haches,

Un peu de poivre blanc, un soupçon de pistache,

Du sel si nécessaire, mais reste circonspect,

Enfin, lorsque tu sers, une truffe râpée.

Ce plat emblématique de Nîmes-la-Romaine

Incitera Fanny, à la dernière mène,

À laisser les vainqueurs autant que les vaincus,

Selon la tradition, lui embrasser le cul !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

Fanny2.jpg

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 1 grosse morue sèche, - 1 demi litre de lait tiède, - 1 demi litre d'huile d'olive tiède, - 3 gousses d'ail de belle taille, - 1 zeste de citron, - 1 cuillerée à dessert de poivre blanc, - 1 peu de muscade râpée, - 2 graines de pistache, - 1 truffe (accessoire), - beaucoup de vigueur dans le bras (indispensable !)

 

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat gardois pour apprécier les vins rouges des Costières-de-Nîmes mais aussi les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Péray, vins tranquilles du Diois, Saint-Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ar­dèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon.

En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul-de-Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons-source-d'Argens, Brue-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins primeurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les-Vignes, Sabran, Codolet, Rochefort, Lirac, Laudun.

 

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Et puis bien sûr Tonton Georges!

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18/09/2010

Ouiquinde callipyge pour les Sans-culotides

lune.JPG

SONNET SUR LE CUL D'UNE DEMOISELLE

Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remportes la victoire,
Cul qui passes en blancheur et la Rose et les Lis,
Cul de qui le mérite obliges mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire!

ROBERT ANGOT DE L'ÉPERONNIÈRE (1640)

 

coeur cul.JPG

 

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Et puis, le grand TONTON GEORGES !

 

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12/09/2010

Ouiquinde érotique

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Contacts

Ton visage blotti au creux de mon épaule,
J'aime sentir ton corps qui sur mon corps se colle,
Souple et dur à la fois. Ondoyante liane
Qui épouse le tronc de l'arbre qu'elle gagne.

Tu presses en ondulant ton ventre sur la bosse
Qui gonfle à ce contact comme l'épée d'Athos.
Ma main serrant ton dos, amorce une caresse
Qui la conduit bientôt vers tes aimables fesses

A travers le tissu, mes doigts suivent la raie
Douce et mystérieuse qui conduit à l'entrée
Brûlante du bonheur blottie entre tes cuisses.

Ta bouche prend la mienne, délicieuses prémices,
Mélange de saveurs, délicate morsure,
Merveilleuse promesse pour d'autres ouvertures.

Moi

 

sexy 2 allemande.jpg

 

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11/09/2010

Ouiquinde sous le signe de CUPIDON ! Alexis Piron

au bain.gif

Tu viens ma puce!


La puce

Au dortoir
Sur le soir
La sœur Luce
En chemise et sans mouchoir,
Cherchait du blanc au noir
A surprendre une puce.

A tâton
Du téton
A la cuisse
L'animal ne fait qu'un saut
Ensuite un peu plus haut,
Se glisse
Dans la petite ouverture,
Croyant sa retraite sûre.

De pincer
Sans danger
Il se flatte.
Luce, pour se soulager,
Y porte un doigt léger
Et gratte.

En ce lieu
Par ce jeu
Tout s'humecte.
A force de chatouiller,
Venant à se mouiller,
Elle noya l'insecte.

Mais enfin,
Ce lutin,
Qui rend l'âme,
Veut faire un dernier effort.
Luce grattant plus fort
Se pâme !

Alexis Piron

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29/08/2010

Gastronomie érotique au temps des Romains

 

aphrodite statue.jpg

Bérénice

 

Titus désirait tant la belle Bérénice 

Que, des  Romains,  il la rêvait impératrice.

L’empereur, pour ses yeux de geai, se consumait,

Elle était étrangère et pourtant il l’aimait.

 

La rondeur de ses seins, la courbe de ses hanches

Sa crinière d’ébène, sa carnation si blanche

Enflammaient, du monarque,  et les jours et les nuits.

Cette princesse juive, il la voulait à lui.

 

Mais c’était faire fi du racisme borné

Qui se dressa dans Rome contre cette hyménée.

Elle fut rejetée par le peuple et la cour,

 

Et Titus dût choisir : son trône ou son amour.

Tout empereur qu’il fut, il dût rendre les armes,

Noyant sa vie gâchée dans un torrent de larmes.

 

 

 

LE BAISER DE RODIN MARBRE MUSEE PARIS.jpg

 

- Tout empereur qu’il fût, ton Titus est un âne !

Lui sait comment séduire une aguichante ânesse,

Comment en obtenir les plus tendres caresses

En l’emmenant brouter les meilleures avoines !

- Tu as raison, petit ! Pour avoir Bérénice,

Pour avoir le bonheur de goûter sa peau lisse,

Pour entrer dans son lit et croquer ses appâts

Il eût dû mitonner, pour elle, un bon repas !

Sur un grand triclinia mollement allongés

L’empereur et sa belle auraient alors mangé

Pour se faire la bouche un grand plateau d’oursins,

Des huîtres de Lucrin et de légers gressins.

Grillées dans l’ail pillé, des darnes de murènes,

Les meilleures étant nourries de chair humaine.

Puis un mulet farci de prunes, d’abricots,

Poché dans du garum et du lait de coco.

Pour réchauffer les sens et délier les langues.

Viendrait un foie gras d’oie à la crème de mangue,

Des foies de rossignols, des cervelles de paon,

Des escargots au lait. Des trompes d’éléphants

Que l’on servait braisées dans un bouquet de menthe

Dont chacun reconnaît les vertus excitantes.

Puis on aurait servi des talons de chameaux

Que l’on confit longtemps dans un jus de pruneaux.

Des becfigues farcis d’une rabasse noire

Sur des fonds d’artichauts venus des bords de Loire.

Tout ceci n’est qu’hors-d’œuvre, simplement des gustus

Accompagnés de vins au miel et au lotus.

Titus aurait troublé l’esprit de sa convive

En commandant un corps de danseuses lascives,

Des gladiateurs nus luttant avec ardeur

Dont les muscles huilés dégageant une odeur

De mâles étalons à têtes d’Adonis

Auraient fort excité la belle Bérénice.

Serait alors venu le temps de la cena

Qui est chez les Romains le temps fort du repas.

Mais parmi tous les mets que les Romains révèrent

C’est la vulve de truie farcie que tous préfèrent.

- Eh ! Oh ! Dis donc, Victor, il sont fous tes Romains !

Car pour cuisiner ça, faut en avoir un grain !

- Ne croit pas ça petit, ce plat était célèbre

Dans cet immense empire, du Tigre jusqu’à l’Ebre.

- Pour te farcir ces vulves, Victor, comment tu fais ?

- Sers-moi d’abord à boire, je suis trop assoiffé.

Tu haches, de la truie,  un morceau de ventrèche

Ou bien d’échine grasse, mais pas de viande sèche,

Deux têtes de poireaux épluchées jusqu’au blanc,

Tu piles au mortier cumin et poivre blanc

Ajoute du garum et des feuilles de rue

Mais attention le nez car l’un et l’autre puent !

Tu mélanges le tout pour en faire une farce

Qui te sers à garnir la vulve de la garce

Tout en y ajoutant du poivre noir en grains,

Un soupçon de cumin et des pignons de pin.

Par du fil à brider, tu couds les orifices.

Pendant tout ce travail, tu prépares à l’office

Un court bouillon léger parfumé au garum,

Ce nuoc-mam des Romains au si puissant arôme,

Un peu d’huile d’olive et un bouquet garni,

Quelques graines d’aneth et de l’oignon bruni.

Tu y poches tes vulves vingt à trente minutes.

C’est le plat préféré des patriciens en rut !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

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28/08/2010

Ouiquinde épicurien avec ce grand pendard de Jules Verne

 

 

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Lamentation d’un poil de cul de femme

Il est dur lorsque sur la terre
Dans le bonheur on a vécu
De mourir triste et solitaire
Sur les ruines d’un vieux cul.
Jadis dans un forêt vierge,
Je fus planté, sur le versant
Qu’un pur filet d’urine asperge,
Et parfois un filet de sang.

Alors dans ce taillis sauvage,
Les poils poussaient par mes sillons,
Et sous leur virginal ombrage,
Paissaient de jolis morpions.
Destin fatal un doigt nubile
Un soir par là vint s’égarer,
Et de sa phalange mobile
Frotter, racler et labourer.

Bientôt au doigt le vit succède,
Et, dans ses appétits ardents,
Appelant la langue à son aide ;
Il nous déchire à belle dents.
J’ai vu s’en aller nos dépouilles
Sur le fleuve des passions,
Qui prend sa source - dans les couilles,
Et va se perdre dans les cons.

Hélas ! l’épine est sous la rose,
Et la pine sous le plaisir
Bientôt au bord des exostoses,
Des chancres vinrent à fleurir.
Les coqs de leur crête inhumaine
Se parent dans tous les chemins :
Dans le département de l’Aine
Gambadent les jeunes poulains.

Mais, quand le passé fut propice,
Pourquoi songer à l’avenir ?
Et qu’importe la chaudepisse
Quand il reste le souvenir ?
N’ai-je pas vu tous les prépuces,
Avoir chez nous un libre accès,
Alors même qu’ils étaient russes,
Surtout quand ils étaient français.


J’ai couvert de mon ombre amie
La grenette de l’écolier,
Le membre de l’Académie,
Et le vit du carabinier.
J’ai vu le vieillard phosphorique,
Dans un effort trop passager,
Charger avec son dard étique,
Sans parvenir à décharger.

J’ai vu – mais la motte déserte
N’a plus de flux ni de reflux,
Et la matrice trop ouverte,
Attend vainement le phallus.
J’ai perdu, depuis une année,
Mes compagnons déjà trop vieux,
Et mes beaux poils du périnée
Sont engloutis dans divers lieux.

Aux lèvres des jeunes pucelles,
Croissez en paix, poils ingénus.
Adieu, mes cousins des aisselles,
Adieu, mes frères de l’anus !
J’espérais à l’heure dernière,
Me noyer dans l’eau des bidets,
Mais j’habite sur un derrière
Qu’hélas on ne lave jamais.

- Il eut parlé longtemps encore,
Lorsqu’un vent vif précipité,
Broyant, mais non pas inodore,
Le lança dans l’éternité.
Ainsi tout retourne dans la tombe,
Tout ce qui vit, tout ce qui fut,
Ainsi tout changent ainsi tout tombe,
Illusions…et poils de cul.

JULES VERNE (1855)

 

Jules Verne par Nadar.jpg

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21/08/2010

Ouiquinde érotique avec Albert Glatigny

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Vers d'album d'Albert Glatiny *


Je veux vous adorer ainsi qu'une déesse,
Et, quand le ciel mettra son manteau brun du soir,
J'élèverai vers vous, Ô blonde enchanteresse !

Ma pine, comme un encensoir !


Et je ferai sortir en blanchissante écume,
Le foutre parfumé de ce rude flacon,
Et je transvaserai cette liqueur qui fume,

Dans le vase de votre con !


Votre con, si barbu qu'un sapeur de la Garde,
En voyant sa toison, est devenu jaloux,
Ô madame ! j'en veux faire le corps de garde

Où campe mon vit en courroux !


J'y veux fourrer mon nez, j'y veux plonger ma langue,
Et noyé dans cette ombre, alors, j'irai cherchant
Tous les mots inconnus de la molle harangue

Que l'on fait en gamahuchant !


*Albert Glatiny (1839-1873) Poète satirique et comédien fut l'un des principaux animateurs du Théâtre érotique de la rue de la Santé. On lui doit entre autres œuvres le fameux receuil érotique « Joyeusetés galantes et autres du vidame Bonaventure de la Braguette. »

 

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15/08/2010

Ero-dévotions mariales

 

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Madona.

 

— Mon dieu, qu'il est devenu brave votre petit, Madame Chouli. Vé, on le reconnait plus. Lui qui d'habitude est un droulas, un vrai chiapacan, un desmontecristian! A la messe de neuf heures, le jeudi matin, il se met au deuxième ou au troisième rang, juste en face de la statue de la vierge. Et il est sage! Il fixe la Madone avec un regard extatique, des yeux qui brillent. Il est en adoration! Vous savez, Madame Chouli, je fonde de grands espoirs sur lui: peut-être qu'il a été touché par la foi et que c'est une jeune vocation qui s'éveille !

 

C'est ainsi que, vers ma quarantième saison, j'étonnais le brave curé Tressy, capelan de notre village. Faut dire qu'à l'époque, les radis noirs tenaient encore le dessus du plat et que, chaque jeudi, il fallait se farcir la messe et le catéchisme...

 

Quarante saisons, c'est l'âge où, dans nos culottes courtes, le goupillon commençait à s'exprimer par un état de roideur quasi permanente. Des plus grands nous avaient expliqués que ça ne servait pas qu'à pisser et nous avaient initiés à l'autocoït-palmaire.

 

Si nous étions si extatiques, mon pote Davide et moi, devant la vierge de la chapelle, c'est parce que nous l'aimions. D'un amour physique, charnel en quelque sorte. Nous trompions Saint Joseph avec sa bourgeoise, la belle Marie, rejoignant en cela le Saint Esprit qui devenait ainsi en quelque sorte notre beau-frère. La chapelle en question était occupée pour moitié par le tombeau de ce brave Innocent 5 ou 6 - j'ai retenu la marque mais pas le millésime - qui, en son temps, fut pape à Avignon.

 

C'était un monument de pierres et de stuc, haut, avec un ciel de lit ajouré par des dentelles de pierres et, allongée, mains jointes sur la poitrine, la représentation du client qui était à l'intérieur du tombeau. Il avait une bonne gueule, avec sa tiare comme un saint-honoré à la crème posée sur la tronche et qui lui donnait un petit air mystérieux devenant franchement égrillard selon la lumière. Nous lui mettions parfois une fleur à la bouche, ce qui égaillait sa posture éternelle. Allongé comme il était, Innocent semblait mater sous les jupes de Marie. Une vierge superbe, polychrome, dégageant délicatement un téton pour donner la gamelle à son minot. Le mouvement qu'elle faisait pour assurer le repas au fils putatif de Joseph l'obligeait à un déhanchement bien suggéré par les plis du drapé de son long voile. Merde, on la trouvait bandante la Marie!

 

Davide et moi, nous nous mettions contre le tombeau d'Innocent, planqué ainsi des regards directs du curé Tressy, au boulot devant l'autel. Et nous imaginions ce qu'il y avait sous la longue robe bleue. Les nichons, le cul, le ventre, les poils, la myntch de la Marie... Autant d'images sacrilèges qui hantaient nos esprits enfiévrés. Et lorsque Brespin, l'enfant de cœur de service, secouait son machin à encens, l'odeur envoûtante nous en suggérait une autre que nous supposions bien plus capiteuse: celle qui devait régner sous les voiles de la Marie!

 

Immanquablement, nos habitudes reprenaient le dessus : par les poches trouées de nos pantalons courts, nous nous astiquions l'asperge en tendant nos narines frémissantes vers la belle jeune mère de famille que nous couvions de regards enamourées.

 

C'est là, planqué par un vieux pape complice que nous a été donné la révélation - non pas de l'existence de dieu, on s'en foutait complètement, Davide et moi - mais du plaisir, en retirant, après un spasme délicieux, libérateur et tellement nouveau, une main poisseuse de nos premiers jus d'hommes!

 

La pratique religieuse a parfois du bon à qui a l'esprit libre!

 

 

 

Tu as su, ô Marie, toi si belle, si femme,

Illuminer mon cœur, et mon corps, et mon âme.

Ta sensualité a enflammé mon sang,

Je t'ai aimé d'amour, à l'ombre d'Innocent.

 

La douceur de ton sein, la courbe de tes hanches

L'éclat malicieux de tes grands yeux pervenche

Le parfum de ta chair, ta douce carnation

Ont allumés en moi le feu de la passion.

 

Oui, j'ai joui de toi, de tes parfums intimes

Et quand viendrons pour moi les angoisses ultimes

Un sourire de toi calmera mes tourments,

 

Moi qui t'aimais d'amour, moi qui fut ton amant.

Une telle passion vaut quelques privilèges,

Car quand le cœur est pur, où est le sacrilège?

 

 

 

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

 

Pour tenter de la SAUVER :

https://secure.avaaz.org/fr/save_sakinehs_life/?cl=694109314&v=6920

 

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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

14/08/2010

Ouiquinde érotique avec Théophile Gautier

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Le signe de la croix

 

Adorez la croix de l'amour

Qui se forme de quatre roses,

Deux en bouton, et deux écloses,

Trois fleurs de nuit, une de jour.

 

Voici pour ce Dieu que j'honore

Le symbole qui dit: Je crois!

Quatre baisers donnés en croix

Sur les quatre fleurs qu'il colore :

 

Sur les lèvres, dont le carmin

Fait honte aux roses purpurines,

Où deux beaux rangs de perles fines

Brillent, comme dans un écrin;

 

Puis, en descendant de la bouche

A gauche, à droite tour à tour,

Sur deux seins dont le pur contour

Frémit du baiser qui les touche;

 

Et plus bas, sur celle des fleurs

Qui ne reçoit, tendre et craintive,

L'ardent baiser d'une foi vive

Qu'en y répondant par des pleurs.

 

De ce culte tel est l'emblème,

Quand finit, quand renaît le jour,

Signez-vous de la croix d'amour

Devant la beauté qui vous aime.

 

Théophile Gautier

 

 

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08/08/2010

Gastronomie érotique: la lotte au safran pour Charlotte

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Charlotte

 

Lorsque l'air surchauffé tremble au soleil lion

Qui calcine la plaine au feu de ses rayons,

En émergeant de l'ombre, Charlotte vient au puit

Et plonge son amphore dans l'eau fraîche qui luit.

 

Cambrée, les bras au ciel, elle ôte sa chemise

D'un geste coutumier mais d'une grâce exquise.

Voluptueusement elle fait couler l'eau

Qui caresse ses seins, et ses reins, et son dos.

 

Pâmée, les yeux mi-clos, secouant sa crinière

Elle crée une aura de perles de lumières.

Arquée comme une harpe elle s'offre à Phoebus.

 

Tapi dans un fourré, mon cœur, mes sens s'enflamment,

Fascinés de désir pour la fleur de lotus

Qui orne la vallée qui fait d'elle une femme.

 

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- Au lieu de te planquer pour mater la Charlotte

Pourquoi pas l'inviter, Victor ? C'était plus franc !

Ce qu'il te fallait faire, c'est une queue de lotte

Que tu lui cuisinais à l'ail et au safran.

Pour séduire Charlotte en un repas intime

Il faut, évidemment, lui faire un peu de frime.

Sur le bord de son puit, pose un bouquet de fleurs !

Chante-lui une aubade ! Montre-toi enjôleur !

Met-toi à ses genoux ! Mieux encor, fais la rire,

C'est souvent le moyen le plus sûr pour séduire.

- Oh ! Lâche-moi la grappe, car pour le baratin

J'en remontrerais même à un Napolitain !

Dis-moi plutôt comment je fais cette baudroie,

C'est le nom de la lotte, ici, dans nos endroits.

- Prend une queue de lotte d'une livre et demi

Faut être généreux, fais pas d'économies.

Demande au poissonnier d'enlever l'os central,

Il n'y a pas d'arêtes dans ce drôle d'animal.

Au mortier tu écrases un ail et du persil

Quelques grains de cumin, du safran en pistil

Allonge l'appareil d'un peu d'huile d'olives

C'est la plus parfumée et la plus digestive.

Tu en met à chauffer aussi dans ta cocotte.

Sur ton plan de travail, étend tes demi lottes

Tu garnis l'intérieur de ta préparation

Sale légèrement, reforme le poisson

Enfin, avec du fil, tu le brides serré

Tu le mets en cocotte et tu le fais dorer.

Puis tu baisses le feu et fais cuire à feu doux

Tu le tournes et surveilles, vingt-cinq minutes en tout.

Puis tu réserves au chaud sur le plat de service.

Déglace ta cocotte au Beaumes-de-Venise

Rajoute du safran en pistil ou en poudre

Puis un jet de Cognac, mais pas un dé à coudre,

Un peu de crème fraîche pour donner du liant

Tu nappes ton poisson et sert ce plat friand.

Tu verras pétiller dans les yeux de ta belle

Des promesses de joie, d'amour et de dentelles.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

 

 

 

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Beaucoup moins sexy:

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01/08/2010

Ouiquinde épicurien: les rougets de Régina

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Regina

 

C'est à Porto Polo, près de Pila Canale

Que vivait Regina sur sa Corse natale

Les pouristes n'avaient pas encore envahis

Les criques parfumées de ce si beau pays

 

Je plongeais au corail et chassais la girelle

Dans la mer cristalline ou bien sous les tonnelles

De la guinguette bleue où, aux parfums du soir,

La jeunesse dansait quand chantaient les guitares.

 

Moi j'avais dix-huit ans, elle tout juste seize

Je sentais contre moi frémir son corps de braise

Elle m'a serré fort quand je l'ai caressée,

 

J'ai plongé dans ses yeux et je l'ai embrassé.

Le lendemain matin, c'était une autre affaire

Quand ses frères m'ont dit : " Qu'est-ce que tu comptes faire ? ! "

 

 

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- Bon. Et alors, Victor ! Franchement, qu'as-tu fait ?

- Ils n'étaient pas méchants, ils voulaient m'esbrouffer,

Ca m'a coûté plusieurs tournées de Casanis

Si bien qu'en rien de temps, nous étions des amis.

Je suis allé chez eux et nous avons mangé

Ce que j'avais pêché : de superbes rougets.

Le père était pêcheur et s'appelait Toussaint,

Il a fait les rougets à la crème d'oursins.

Tu comptes deux poissons moyens par invité,

Alors, par les ouïes, il te faut les vider,

C'est assez délicat mais c'est indispensable,

Avec un peu de soin, tu en seras capable.

Tu vas les écailler, les rincer, les sécher,

Dans un plat les saler, poivrer et asperger

D'huile d'olive corse et puis les oublier

Pendant trente minutes, au frais, dans le cellier.

Pendant ce temps, petit, tu prépares ta farce

Tout en buvant un coup avec quelques comparses.

Un peu de mie de pain humectée dans du lait,

Des feuilles de myrte fraîche finement ciselées,

Sel, poivre, jaune d'œuf, du beurre ramolli,

Gousses d'ail écrasées comme pour l'aïoli,

Tu pistes bien le tout dans le creux d'un mortier

Met de l'huile d'olive et tourne pour lier.

Avec cet appareil, tu farcis tes poissons,

Toujours par les ouïes, c'est la seule façon.

Place chaque rouget sur un papier d'alu,

Saupoudre avec du sel et du poivre moulu,

Ferme tes papillotes, glisses-les sous la cendre

Chaude mais pas brûlante. Dessus tu vas répandre

Des braises rougeoyantes avec la pince en fer.

Laisse-les comme ça, un quart d'heure, sans t'en faire.

Pendant ce temps, occupe-toi de tes oursins.

Tu les ouvres au ciseau, pas comme un assassin,

Bien délicatement tu en sors le corail,

Tu récupères l'eau ainsi que la mouscaille

Qu'il te faudra filtrer finement au chinois,

Un peu d'huile d'olive et du beurre une noix,

Tu mélanges le tout et fouettes vivement

Afin d'émulsionner ces quatre ingrédients.

Tu sers tes papillotes ouvertes sur l'assiette,

Et nappes avec ta crème d'oursins à peine tiède.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

 

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31/07/2010

Ouiquinde érotique avec le formidable Pierre Louÿs

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Pierre Louÿs

LA FEMME

 

Ex libris, nequam scriptoris

His libellus, o clitoris,

Ad limen te mittat oris.

Madame, vois l'ex-libris

D'un auteur français, qui peut-être

A mouillé votre clitoris

Plus d'une fois sans vous connaître.

L'ORCHIDÉE

Une fleur a mangé ton ventre jusqu'au fond

Sa tige se prolonge en dard sous les entrailles

Fouille la chair de sa racine et tu tressailles

Quand aux sursauts du cœur tu l'entends qui répond

C'est une fleur étrange et rare, une orchidée

Mystérieuse, à peine encore en floraison

Ma bouche l'a connue et j'ai conçu l'idée

D'asservir sous ses lois l'orgueil de ma raison.

C'est pourquoi, de ta fleur de chair endolorie,

Je veux faire un lys pur pour la Vierge Marie

Damasquiné d'or rouge et d'ivoire éclatant,

Corolle de rubis comme une fleur d'étoile

Chair de vierge fouettée avec des flots de sang

Ta Vulve rouge et blanche et toute liliale.

LA VULVE

I. LES POILS

Un rayon du soleil levant caresse et dore

Sa chair marmoréenne et les poils flavescents

Ô que vous énervez mes doigts adolescents

Grands poils blonds qui vibrez dans un frisson d'aurore.

Quand son corps fatigué fait fléchir les coussins

La touffe délicate éclaire sa peau blanche

Et je crois voir briller d'une clarté moins franche

Sous des cheveux moins blonds la chasteté des seins,

Et sous des cils moins longs les yeux dans leur cernure.

Car ses poils ont grandi dans leur odeur impure

La mousse en est légère et faite d'or vivant

Et j'y vois les reflets du crépuscule jaune ;

Aussi je veux prier en silence devant

Comme une Byzantine aux pieds d'un saint icône.

II. LES POILS

Quand j'énerve mes doigts dans vos épaisseurs claires

Grands poils blonds, agités d'un frisson lumineux,

Je crois vivre géante, aux âges fabuleux

Et broyer sous mes mains les forêts quaternaires.

Quand ma langue vous noue à l'entour de mes dents

Une autre nostalgie obsède mes narines :

Je crois boire l'odeur qu'ont les algues marines

Et mâcher des varechs sous les rochers ardents.

Mais mes yeux grands ouverts ont mieux vu qui j'adore :

C'est un peu d'océan dans un frisson d'aurore,

La mousse d'une lame, un embrun d'or vivant,

Flocon vague oublié par la main vénérée

Qui façonna d'écume et de soleil levant

Ta peau blanche et ton corps splendide, Cythérée !

III. LE MONT DE VÉNUS

Sous la fauve toison dressée en auréole

À la base du ventre obscène et triomphant,

Le Mont de Vénus, pur ainsi qu'un front d'enfant,

Brille paisiblement dans sa blancheur créole.

J'ose à peine le voir et l'effleurer du doigt ;

Sa pulpe a la douceur des paupières baissées

Sa pieuse clarté sublime les pensées

Et sanctifie au cœur ce que la chair y voit.

Ne t'étonne pas si ma pudeur m'empêche

De ternir l'épiderme exquis de cette pêche,

Si j'ai peur, si je veux l'adorer simplement

Et, penché peu à peu dans les cuisses ouvertes,

Baiser ton Vénusberg comme un saint sacrement

Tel que Tannhäuser baisant les branches vertes.

IV. LES NYMPHES

Oui, des lèvres aussi, des lèvres savoureuses

Mais d'une chair plus tendre et plus fragile encor

Des rêves de chair rose à l'ombre des poils d'or

Qui palpitent légers sous les mains amoureuses.

Des fleurs aussi, des fleurs molles, des fleurs de nuit,

Pétales délicats alourdis de rosée

Qui fléchissent, pliés sur la fleur épuisée,

Et pleurent le désir, goutte à goutte, sans bruit.

Ô lèvres, versez-moi les divines salives

La volupté du sang, la chaleur des gencives

Et les frémissements enflammés du baiser

Ô fleurs troublantes, fleurs mystiques, fleurs divines,

Balancez vers mon cœur sans jamais l'apaiser,

L'encens mystérieux des senteurs féminines.

V. LE CLITORIS

Blotti sous la tiédeur des nymphes repliées

Comme un pistil de chair dans un lys douloureux

Le Clitoris, corail vivant, cœur ténébreux,

Frémit au souvenir des bouches oubliées.

Toute la Femme vibre et se concentre en lui

C'est la source du rut sous les doigts de la vierge

C'est le pôle éternel où le désir converge

Le paradis du spasme et le Cœur de la Nuit.

Ce qu'il murmure aux flancs, toutes les chairs l'entendent

À ses moindres frissons les mamelles se tendent

Et ses battements sourds mettent le corps en feu.

Ô Clitoris, rubis mystérieux qui bouge

Luisant comme un bijou sur le torse d'un dieu

Dresse-toi, noir de sang, devant les bouches rouges !

VI. L'HYMEN

Vierge, c'est le témoin de ta virginité

C'est le rempart du temple intérieur, ô Sainte !

C'est le pur chevalier défenseur de l'enceinte

Où le culte du Cœur se donne à la Beauté

Nul phallus n'a froissé la voussure velue

Du portail triomphal par où l'on entre en Dieu

Nul homme n'a connu ton étreinte de feu

Et le rut a laissé ta pudeur impollue.

Mais ton hymen se meurt, ses bords se sont usés

À force, nuit et jour, d'y boire des baisers

Avec l'acharnement de la langue farouche.

Et quelque jour, heurtant le voile exténué,

Le membre furieux dardé hors de ma bouche

Le déchiquettera comme un mouchoir troué.

Pierre Louÿs

 

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UNE JUSTICE INDEPENDANTE

25/07/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique: requin...

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Gunilla

Ma jolie suédoise s'appelait Gunilla

Ses cheveux étaient d'or et ses grands yeux lilas

Nous vivions en sauvages sur une plage indienne

J'étais son Robinson, elle, ma Bohémienne

Sa bouche était de miel, sa peau était dorée

Elle croquait la vie et moi je l'adorais.

Elle est allé nager, nue, dans les déferlantes,

Jeune, belle à croquer, forte et appétissante.

Elle s'est éloignée d'un crawl souple et puissant

Dans les reflets d'argent de l'astre éblouissant.

Un trait noir fendant l'eau s'en arrive du large.

Gunilla ne voit pas le monstre qui la charge.

Un cri dans une gerbe d'écume et de rubis...

Les requins sont cruels dans la mer d'Arabie.

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- Voilà, Victor, une bien funeste aventure...

Qui pourtant porte en elle une philosophie :

On est tous prédateur, on est tous nourriture,

Telle est la dure loi qui régule la vie.

- Non, mais, écoutez-le ce Socrate à la manque !

J'y parle d'une meuf bouffée par les requins,

Et lui, il me dégoise une philo de branque...

Que c'est presque normal et tout le saint-frusquin...

Depuis ce jour, petit, j'ai la haine des squales,

Je ne peux les aimer que bien cuits, dans la poêle.

Ce mangeur de bonheur, les pêcheurs l'ont chopé,

Grand capoun de boun dieù, ce fut une épopée !

Mes amis malabars à gueules de pirates

L'ont pris dans leurs filets sur la côte marathe,

Le bestiau dépassait trois mètres de longueur,

Ses mâchoires claquaient de toute sa fureur,

Des grands coups de bâtons, de couteaux et de masses

Ont enfin eu raison  du monstre coriace.

On lui creva les yeux pour mieux l'humilier

Puis, dans son estomac, on trouva un collier :

Un pendentif d'argent serti d'une turquoise,

Celui offert par moi - oui ! - à ma Suédoise...

Les cinq pêcheurs et moi, nous étions sous le choc,

L'alcool, le sang, le bang nous rendaient tous amok.

Les clameurs du combat réveillant le village,

Femmes, vieillards, enfants s'en vinrent sur la plage.

Un grand feu lumineux se mit à crépiter

Pour griller le requin en darnes débité.

C'est une viande ferme, moins rouge que le thon

Qu'on pose sur la braise, à même les brandons,

Quand la chair est saisi, qu'elle grésille et fume,

D'un bâton on la tourne et puis on la parfume

D'une pincée de sel, de carry mêlé d'ail

Tandis que l'on prépare, à côté, le rougail.

De l'océan indien, c'est un produit typique,

C'est frais, c'est parfumé, mais ça brûle et ça pique !

Tu haches deux oignons et tu les fais blondir,

Rajoutes trois tomates, coupées, ça va sans dire,

Deux, trois piments z'oiseau, attention, c'est sévère ,

De l'ail, du sel, du sucre, du jus de citrons verts,

Puis deux cuillers à soupe de bon carry hindou,

Dix minutes, à la poêle, tu fais cuire à feu doux.

On mange chaud ou froid cet accompagnement,

Mais il ne faut vraiment pas craindre le piment !

Sous les rais de Chandra, assis sur la terrasse,

Ensemble nous avons dévoré le vorace.

Comme assiette une simple feuille de bananier,

Comme couverts, nos doigts, comme les boucaniers

En mangeant son mangeur, j'aimais ma Gunilla

Tandis que sous la lune résonnaient les tablas.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

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11/07/2010

Ouiquinde épicurien: les escargots et l'aligot

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Vanessa

 

La brune Vanessa chemine sur l'Aubrac.

Pressée par la nature, elle pose son sac

Et, discrète, s'épanche derrière une murette.

Soudain elle bondit en hurlant, la pauvrette...

Une vipère avait planté ses crocs pointus

Dans la partie charnue de son individu !

Foin de toute pudeur ! La malheureuse appelle,

Et je me précipite au secours de la belle.

Agenouillé près de ses trésors féminins,

Je mord, suce, aspire et crache le venin.

Pour sauver Vanessa, sans ménager ma peine,

Je presse à pleines mains la jolie lune pleine.

Pour me remercier de ce vaillant combat,

La belle offre à ma bouche son sourire d'en bas...

- Afin de rassurer ta charmante marcheuse

Qui, d'après tes écrits ne semblaient pas bêcheuse,

Tu aurais pu l'amener dans un buron d'Aubrac,

C'est ainsi qu'on appelle les sortes de barraques

En pierres de granit qui servent aux bouviers

De solides refuges ainsi que d'ateliers

Où ils mettent au point les somptueux fromages

Dont la réputation à traversé les âges :

Tommes de lait de vaches d'Aveyron et Lozère

De Laguiole, d'Aubrac et de la Fau de Peyre.

Elle aurait pu manger, avec toi, l'aligot,

Compagnon idéal d'un bon plat d'escargots.

Tu ramasses, en marchant, quelques gastéropodes

Si nombreux sur l'Aubrac après une pluie chaude.

Comptes-en deux douzaines pour chacun des mangeurs.

Surtout si tes convives ont l'appétit majeur.

au vinaigre et au sel tu les fait dégorger,

Pendant deux heures au moins puis rince les rejets

Et met-les à bouillir dedans un court-bouillon

Avec laurier, fenouil, sel, poivre, thym, oignons.

Deux heures après tu vas, à l'aide d'une aiguille,

Sortir tes escargots, chacun, de leur coquille,

Puis tu vas supprimer carrément les entrailles

C'est, au bout de la chair, une noire tripaille.

Pendant cette cuisson, tu prépares ta sauce :

Des oignons rissolés avec du lard des Causses,

De la chair à saucisses, quelques anchois pilées,

Epinard, vert de blettes, oseille acidulée.

Jette les escargots dedans ta cassolette,

Poivre, sel, noix muscade et piment d'Espelette,

Mouille si nécessaire d'un peu de court-bouillon

Mijoter vingt minutes mais sans ébullition.

Tu sers ta gargoulade avec de l'aligot,

En buvant du vin rouge de derrière les fagots.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

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10/07/2010

Ouiquinde érotique: saveurs d'Asie

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Pipothé

 

J'ai connu, quelque part près de la baie d'Ha Long

Une fleur des rizières qui s'appelait Huong.

Visage de poupée sur un corps de princesse

Elle savait jouer de la bouche et des fesses.

 

J'ai vécu auprès d'elle, heureux et envoûté

Par sa spécialité: la fellation au thé.

Huong me préparait, avec mille manière,

Du thé vert au gingembre, une pleine théière.

 

Tandis que je buvais la boisson parfumée,

Ses petits doigts agiles sur ma queue allumée

Préparaient mon phallus avec mille caresses,

Mettaient mon corps en feu et mon cœur en liesse.

 

Huong prenait alors une gorgée de thé

Qu'elle tournait en bouche pour en faire chuter

Doucement la chaleur au degré idéal

Pour les tendres muqueuses de mon engin de mâle.

 

Huong mettait mon gland dans sa petite bouche.

Quel bonheur délicieux ! Je geignais sur ma couche.

Une chaleur torride, proche de la brûlure,

Envahissait ma queue d'un volcan de luxure.

 

Le liquide brûlant tourne autour de mon gland

La languette de Huong lui donne mouvement,

Elle aspire, elle pompe, elle masse, elle suce,

Tandis qu'un de ses doigts vient me forcer l'anus,

 

Par des spasmes de joie, ma queue jouit longtemps,

Dans la bouche de Huong, douce fleur de printemps.

Elle m'embrasse alors, partageant les saveurs,

Du foutre et du thé chaud, du plaisir, du bonheur.

 

03/07/2010

Ouiquinde érotique : saveurs de mer

 

 

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L'étreinte marine

Une voix sous-marine enfle l'inflexion
De ta bouche et la mer est glauque tout entière
De rouler ta chair pâle en son remous profond.

Et la queue enroulée à ta stature altière
Fait rouer sa splendeur au ciel plein de couchant,
Et, parmi les varechs où tu fais ta litière,

Moi qui passe le long des eaux, j'ouïs ton chant
Toujours, et, sans te voir jamais, je te suppose
Dans ton hybride grâce et ton geste alléchant.

Je sais l'eau qui ruisselle à ta nudité rose,
Visqueuse et te salant journellement ta chair
Où une flore étrange et vivante est éclose ;

Tes dix doigts dont chacun pèse du chaton clair
Que vint y incruster l'algue ou le coquillage
Et ta tête coiffée au hasard de la mer ;

La blanche bave dont bouillonne ton sillage,
L'astérie à ton front et tes flancs gras d'oursins
Et la perle que prit ton oreille au passage ;

Et comment est plaquée en rond entre tes seins
La méduse ou le poulpe aux grêles tentacules,
Et tes colliers d'écume humides et succincts.

Je te sais, ô sirène occulte qui circule
Dans le flux et le reflux que hante mon loisir
Triste et grave, les soirs, parmi les crépuscules,

Jumelle de mon âme austère et sans plaisir,
Sirène de ma mer natale et quotidienne,
O sirène de mon perpétuel désir !

O chevelure ! Ô hanche enflée avec la mienne,
Seins arrondis avec mes seins au va-et-vient
De la mer, ô fards clairs, ô toi, chair neustrienne !

Quand pourrais-je sentir ton cœur contre le mien
Battre sous ta poitrine humide de marée
Et fermer mon manteau lourd sur ton corps païen,

Pour t'avoir nue ainsi qu'une aiguille effarée
A moi, dans le frisson mouillé des goémons,
Et posséder enfin ta bouche désirée ?

Ou quel soir, descendue en silence des monts
Et des forêts vers toi, dans tes bras maritimes
Viendras-tu m'emporter pour, d'avals en amonts,

Balancer notre étreinte au remous des abîmes ?...

 

Lucie Delarue-Mardrus

 

 

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27/06/2010

Ouiquinde érotique: des ballons, mais des bons!


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Vive les Gros Nichons


On n'aime pas les œufs au plat

Ni les planches à repasser

Nous on veux du Wonderbra

De beaux obus à baiser

Y sont souvent raplaplas

Les nénés de nos nanas

On rêve de roberts d'enfer

Qui pointe sous leurs pull-overs !



Refrain :

Et vive, vive, vive les gros nichons

Les paires de seins comme des ballons

En pomme, en poire, ovales ou ronds

Faut du volume sous le téton

Et vive, vive, vive les gros nichons

Les paires de seins comme des ballons

Tant qu'y aura du monde au balcon

Ça boug'ra dans les pantalons



Plus de bonnets A, de bonnets B

Oh, libérez les décol'tés

Naturels ou siliconés

On est dingues des gros tétés


Refrain


Roploplos, jolies mamelles

Oh, débordez donc des dentelles

Méga-nibards à la pelle

Vous nous rendez la vie belle


Refrain