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13/05/2015

AU SECOURS ! Voilà le festival de Cannes...

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Ras les aliboffis de ces konneries ! Depuis hier, et pour deux inter minables semaines, les merdias vont nous les gonfler jusqu'à nous les exploser avec les stupidités à paillettes de ce gouffre des vanités, cet abyme des nullités qu'est ce « festival » de l'illusion, du mensonge, du m'as-tu-vu, de la niaisitude triomphante. La seule utilité de cette manif c'est de, comme Rantanplan, fuir les "oeuvres" qui y sont primées...

 

Rinçons-nous les boyaux de la tête avec un peu de poésie :

 

 

Aux frustrées et aux mal baisées

Aux frustrées et aux mal baisées,
Qui du haut de leur morale,
Me jugent et me mènent à mal
Écoutez ces quelques mots
Rougissez, outrez-vous et appelez-moi nympho
Êtes-vous plus heureuse le soir quand seules dans votre lit

 

Les traces de l'âge sur votre corps décati
Vous vous endormez en maudissant ces belles salopes
Qui sans vergogne vous volent vos potes
Quand moi je m'endors dans les bras d'un inconnu
Les cheveux en bataille et le corps repu ?

Votre vie est-elle mieux remplie
Quand vous sommeillez auprès de votre ami
L'étouffant dans votre morosité
Et vos habitudes de femmes bien rangées
Quand je rigole, partant à mille lieux
Emportant avec moi mon amant ressuscité sous mes feux ?

Vous épanouissez-vous davantage
Quand votre esprit se torture d'être sage
Pour vous consoler me salir
Quand à vos amis vous tentez de médire ?
En eux vous n'éveillez que l'envie
D'un jour encore connaître ces folies

Baiser, sauter, sucer vous choque
Habituez-vous encore à mes électrochocs
Courrez prévenir votre cours
Que la marquise se lance dans les grands discours
Amenez-les, je n'attends que ça
Je saurai les convaincre de mon combat

Pas un ne doutera entre mes mains
Que si j'ai choisi ce chemin
Ce n'est pas par dépit ou vengeance
Juste pour fuir ces frustrées de la bienséance
Qui par mesquinerie et jalousie
Oublient simplement qu'on n'a qu'une vie

De l'amour je ne connais que les prémices
Je suis bien décidée à en goûter tous les délices
Aimer une heure ou toute une éternité
Quelle est la différence puisque tous m'auront passionnée
Chacun est unique, ils comblent mes rêves à outrance
A deux nous aurons partagé un morceau de vie intense

Si la légèreté est synonyme de bêtise
Mes paroles ne sont que sottises
Quelques-uns auront souri
Se souvenant de ce temps où rien n'était si pourri
D'autres n'auront rien compris
Et retourneront à leur mépris

Sur ces quelques vers qui vous blessent
Je m'en retourne à ce que vous appelez des faiblesses
Profiter de ces messieurs
Leur proposer mes jeux
Eux décèleront entre mes lignes
Que de leur amour je suis digne

2005 ©
La Marquise de Sade

 

 

Copyright © Cyr

Sources : http://www.poesie-erotique.net/Amfmarquisade02.html

Illustration X - Droits réservés

 

09/05/2015

Ouiquinde érotique pour préparer mon enfer !

cul béni.JPG 

 

Sonnet pour une belle nonnain

Qui se disoit espouse du christ et repoussoit un cavalier

 

Tousjours : Jesus par-cy; tous jours : Jesus par-là,

Jesus veut la vertu, la pudeur il réclame;

Sans combler, ce pendant, le désir qu'il affame,

Jesus deffend cecy, Jesus deffend cela.

 

Sambregoy ! Je vous plains si vous estes sa femme

Car dans ceste famille aucun ne bricola :

Fust-ce pas un pigeon que l'Esprit racola

Pour foutre en lieu de Luy dans le Trou Nostre -Dame?

 

Il faut, ce Jesus-là, le faire un peu cocu:

Quoy ! souffrir qu'un tyran régisse vostre Cu ?

Qu'il le laisse béant, sans gloire et sans usage?

 

Tenez, je le renie, ouy, je change de Foy,

J'honnore Cupidon propice au culletage,

Et vivent les faux-dieux qui bandent comme moy!

 

Fernand Fleuret/Annibal Louvigné du Dézert

 

Photo X - Droits réservés

02/05/2015

Ouiquinde érotique animalier avec Pierre Louïs

bonobos missionnaire.jpg

 

Je n’aime pas à voir la princesse autrichienne
Qui fait raidir le vit de son grand lévrier,
Puis se courbe sous lui pour lui servir de chienne
Avant que l’empereur songe à la marier.


Je n’aime pas qu’Alice en rut lève son linge
Montre son clitoris dardé, rouge et durci,
Long comme un vit de chien, droit comme un vit de singe,
Et soupire : « Ah ! Ma gousse ! Un coup de langue ici ! »

 


Je n’aime pas à voir qu’une fille de ferme
Fourre un vit de cheval au con d’une jument
Et racle avec la main tout le surplus du sperme
Pour se lécher la patte au soleil, goulûment.


Je n’aime pas à voir derrière une roulotte
La gitane en levrette et qui baise trop bien,
Ruisselle par la croupe, inonde la culotte,
Puis se torche le cul dans l’herbe comme un chien.


Je n’aime pas, Judith, celles pour qui tu mouilles ;
Ces vaches de Lesbos qui n’ont pas de taureaux,
Prennent tous les tétons pour des paires de couilles
Et les godemichés pour des godelureaux.


Je n’aime pas à voir la jeune chevrière
Qui présente au bouc noir son petit cul tout nu
Mais se fourre le vit du bouc dans le derrière
De peur d’avoir un fils ruminant et cornu.


Je n’aime pas à voir le cocher de remise
Qui, sur le quai désert, enfile sa jument
Puis essuie à l’écart son vit dans sa chemise
Et regarde le con qui bâille encor fumant.

 

Photo X - Droits réservés

 

 

28/04/2015

Au bistro de la toile. En deuil de Katmandou...

 

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Je suis en deuil, Loulle

 

- Oh ! De qui Victor ? Dis-nous ?

 

- En deuil de Katmandou. En deuil d'un pays, d'une ville, d'un peuple fascinant. Un autre monde. Les maisons de bois sculptées en dentelles. Les palais. Les temples aux toits en pagode, ornés de motifs dingues, avec toutes sortes d’histoires de cul merveilleuses gravées dans le bois...

Le bruit des cloches aux pieds de chaque temple. Pleins de cloches que tu fais sonner, comme les Népalais, en guise de prières. Les Népalais, petits, avec leur futal serré sur les mollets et bouffant aux couilles, leur petit calot posé sur le côté. Leur sourire... Leur gentillesse.

Le marché. Des amoncellements de fruits, de tissus de défonce, d’étranges objets, de tresses rouges, noires, de gros légumes, de plants de ganga séchés, de blocs d’encens. Nanda, le taureau sacré, gigantesque, noir, avec une bosse énorme et une paire de couilles à te rendre modeste. Il avance paisible à travers la foule. Bouffe une banane à l’étal d’un marchand et continu.

Les sherpas qui descendent de la montagne. Jambes nues, en trimbalant tout leur bordel dans des couffins de jute qu’ils portent dans le dos, accroché à une sangle qui leur passe sur le front. Claudicants, sautillants...

Le masque effrayant de Beyrab. En or. Énorme. Avec des prunelles de feu et des dents acérées... Représentation de Kali la noire...

Et la fantastique fête de la Déesse Vivante à Katmandou... Des milliers et des milliers de mecs, de femmes agglutinés sur les marches en pyramide des temples de la ville. Ces temples maintenant écroulés... Les chars colossaux. En bois massif. Plusieurs fois centenaires. Ils parcourent la ville, tirés par des centaines de népalais. Grinçants, cahotants sur leurs grosses roues pleines, en bois. Á l’intérieur, dans une bonbonnière de soieries éclatantes et de pierreries étincelantes, la Déesse vivante. Petite merveille de grâce, de beauté juvénile, de pureté. Somptueusement habillée d’or, d’azur et de pourpre. Les Népalais qui psalmodient, qui se pressent pour voir la Déesse de près. Qui s’emplissent les yeux, puis se voilent la face, comme éblouis par tant de beauté... Tous les temples, toutes les statues ornées de fleurs, enduites de beurre, peintes avec des poudres sacrées. Le combat de Ganesh, le dieu éléphant, avec les esprits néfastes devant la statue de Shiva... Nanda, notre pote Nanda le taureau qui déambule dans la foule qui s’écarte sur son passage. Seul. Énorme...

Et le temple des singes ! Faut d’abord traverser la rivière, là où ils font cramer les calanchés. En ce moment, les bûchers brûlent, brûlent... Puis tu crapahutes un peu, tranquille, sur un chemin étroit qui te mène à un petit village habité par des tibétains. Et le petit marchand de gnôle de fruits ! Parfumée qu’elle en peut plus. Puis tu attaques la montée vers le temple, à travers les arbres. Il y a plein de singes qui te montrent leur cul rouge ! Tu vois le stupa qui te regarde d’en haut. Et ça grimpe, merde...

 

- Tu ne nous avais jamais raconté ça Victor !

 

- C'est un de mes jardins secrets.

 

- Continue.

 

- Tu arrives enfin en haut, sur l’esplanade du temple. Au milieu, le stupa. C'est une sorte de tour. Énorme. Avec quatre yeux sur quatre faces, qui regardent les horizons. Il est tombé celui-là. Écroulé sur lui-même. Tout autour, plein de moulins à prières. Des espèces de cylindres verticaux qui tournent en grinçant autour d’un axe. Tu fais le tour par la gauche, en laissant traîner ta pogne qui fait tourner tous les cylindres. Á chaque coup, c’est une prière ! Pas à te casser le trognon. La mécanique au service de la bondieuserie 

Au nord, en direction des grandes chaînes de l’Himalaya, il y a la pagode qui abrite un énorme Bouddha. En or. Á ses pieds, pleins de lamas tibétains avec la boule à zéro, mais avec la robe grenat foncé, pas safran comme les autres bonzes. Faut dire que ceux-là, c’est les kakous de la profession ! Des pros. Les mecs du Grand Véhicule comme ils disent. Pas ceux du Petit Véhicule. Faut pas confondre. Directement en prise avec le Nirvana les mecs. Suppression des intermédiaires. Toute la journée ils chantent des psaumes, des espèces de litanies monocordes, en tibétain.

Á une certaine phrase, il y en a un – un gros balaise - qui balance un grand coup sur un gong de deux mètres de haut. Le bruit que ça fait ! Bas, sombre, vibrant longuement. Ça te pénètre la viande, t’aiguise les nerfs. Il redouble, il tape encore, en augmentant le rythme. Puis il s’arrête et il y a trois autres lamas qui embouchent de longues trompettes noires, longues, fines, droites. Le bout, avec un petit pavillon recourbé vers le haut, est posé par terre. Et ils soufflent les mecs ! Longtemps, longtemps… Ça résonne dans la pagode, ça résonne jusque dans la vallée que tu vois en bas... Le pied !  T’oses pas les déranger ces mecs-là. Ils planent trop haut pour nous. D’ailleurs ils ne nous voient même pas. On peut s’asseoir à côté, tomber le chiloum, ils s’en foutent... Et au loin, l’œil du stupa tourné vers le nord-ouest regarde la grande chaîne des Annapurnas. Écrasante de blancheur verticale taquinant des abîmes de ciel. Fantastique. Mais faut qu’il fasse beau. Émergeant de la brume, on dirait une escadre de grandes frégates blanches, toutes voiles déployées, cinglant vers l’éternité.

 

- ...teng ! Le pied Victor.

 

- Maintenant tout est en partie détruit. Ce peuple souffre. Ces gens pleurent. Mais ce pays est éternel. Il en a vu d'autres. Il se relèvera. Comme il relèvera ses temples, ses stupas. Allez, Loulle ! Mets-nous une tournée. Pour oublier...

 

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

 

25/04/2015

Ouiquinde érotique champêtre avec Jean de La Fontaine

arbres qui baisent.jpg

 

Éloge de la Volupté 

Ô douce Volupté, sans qui, dès notre enfance,
Le vivre et le mourir nous deviendraient égaux ;
Aimant universel de tous les animaux,
Que tu sais attirer avecque violence !
Par toi tout se meut ici-bas.
C'est pour toi, c'est pour tes appâts,
Que nous courons après la peine :
Il n'est soldat, ni capitaine,
Ni ministre d'État, ni prince, ni sujet,
Qui ne t'ait pour unique objet.
Nous autres nourrissons, si pour fruit de nos veilles
Un bruit délicieux ne charmait nos oreilles,
Si nous ne nous sentions chatouillés de ce son,
Ferions-nous un mot de chanson ?
Ce qu'on appelle gloire en termes magnifiques,
Ce qui servait de prix dans les jeux olympiques,
N'est que toi proprement, divine Volupté.
Et le plaisir des sens n'est-il de rien compté ?
Pour quoi sont faits les dons de Flore,
Le Soleil couchant et l'Aurore,
Pomone et ses mets délicats,
Bacchus, l'âme des bons repas,
Les forêts, les eaux, les prairies,
Mères des douces rêveries ?
Pour quoi tant de beaux arts, qui tous sont tes enfants ?
Mais pour quoi les Chloris aux appâts triomphants,
Que pour maintenir ton commerce ?
J'entends innocemment : sur son propre désir
Quelque rigueur que l'on exerce,
Encore y prend-on du plaisir.
Volupté, Volupté, qui fus jadis maîtresse
Du plus bel esprit de la Grèce,
Ne me dédaigne pas, viens-t'en loger chez moi ;
Tu n'y seras pas sans emploi.
J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,
La ville et la campagne, enfin tout ; il n'est rien
Qui ne me soit souverain bien,
Jusqu'au sombre plaisir d'un cœur mélancolique.
Viens donc ; et de ce bien, ô douce Volupté,
Veux-tu savoir au vrai la mesure certaine ?
Il m'en faut tout au moins un siècle bien compté ;
Car trente ans, ce n'est pas la peine.

 

Jean de La Fontaine

 

* * * * *

 

Epigramme

 

Aimons, foutons, ce sont plaisirs
Qu'il ne faut pas que l'on sépare ;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l’âme a de plus rare.
D'un Vit, d'un Con, et de deux cœurs,
Naît un accord plein de douceurs,
Que les dévots blâment sans cause.
Amarillis, pensez y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose,
Foutre sans aimer ce n'est rien.

 

Jean de La Fontaine

 

poésie érotique,la fontaine

 

 

Photos X - Droits réservés

 

19/04/2015

Gastronomie dominicale : La truite de Joubert !

la truite de joubert.jpg

 

 

Dans les profondeurs des eaux claires

Aux saveurs de schistes, de granit, de calcaire,

Elles nagent sans trop d'efforts

Dans ce beau lac de Villefort,

Eaux descendues du Gard, de Lozère et d'Ardèche

Elles hantent les rêves des amateurs de pêche :

Les truites !

 

Éclairs de vif argent, longues, fines, puissantes,

Vives, futées, lutteuses et toujours élégantes,

Elles font le bonheur des princes de la gaule

Autant que des clients...de la ferme aquacole !

Ces superbes ondines, subtiles à pêcher

Sont, aussi, délicieuses à manger,

Bien cuites !

 

Je vais vous donner une recette super :

La truite de Joubert.

Pêchez – ou achetez – quelques truites portions

Que vous allez vider mais là, faites attention

L'idéal c'est de les vider par les ouïes

Avec un fil de fer recourbé en saillie

C’est assez délicat mais c’est indispensable,

Avec un peu de soin, vous en serez capable.

Rincez les intérieurs, séchez et réservez

Car il vous reste alors la farce à préparer.

Hachez trois échalotes et un demi poivron

Les dorer à la poêle avec quelques lardons

Hachez un pélardon avec un joli cèpe,

Du piment d'Espelette pour lui donner du pep,

Des liches de saumons ou de truites fumées,

Du beurre ramolli et du fenouil haché

Sel, poivre, mie trempée et un peu de curri

Maniez l'appareil avec galanterie.

Viens alors le moment de farcir vos poissons

Par les ouïes, bien sûr, embuquez sans façon.

Le principal est fait. Vous pouvez boire un coup !

Mais pas beaucoup !

 

Rangez vos truites, sur dos, dans un plat

Tapissé de rondelles d'oignon et persil plat,

Mouillez d'un ou deux grands verres de bon vin blanc,

Du Picpoul de Pinet, Muscadet ou Gros plan.

Saupoudrez de fenouil, de thym et d'aromates

Puis couvrez par de fines tranches de tomates.

Mettez alors au four, cent-quatre-vingt degré,

Pour quarante minutes, ou plus, à votre gré.

Avec quelques amis, et des flacons ouverts

Appréciez alors, la truite de Joubert !

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire.

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ces nectars divins de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Eh puis, tiens

ECOUTEZ

 

 

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18/04/2015

Ouiquinde érotique printanier avec André Breton

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L'Union libre

 

Ma femme à la chevelure de feu de bois

Aux pensées d'éclairs de chaleur

A la taille de sablier

Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre

Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet d'étoiles de dernière grandeur

Aux dents d'empreintes de souris blanche sur la terre blanche

A la langue d'ambre et de verre frottés

Ma femme à la langue d'hostie poignardée

A la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux

A la langue de pierre incroyable

Ma femme aux cils de bâtons d'écriture d'enfant

Aux sourcils de bord de nid d'hirondelle

Ma femme aux tempes d'ardoise de toit de serre Et de buée aux vitres

Ma femme aux épaules de champagne

Et de fontaine à têtes de dauphins sous la glace

Ma femme aux poignets d'allumettes

Ma femme aux doigts de hasard et d'as de cœur

Aux doigts de foin coupé

Ma femme aux aisselles de martre et de fênes

De nuit de la Saint-Jean

De troène et de nid de scalares

Aux bras d'écume de mer et d'écluse

Et de mélange du blé et du moulin

Ma femme aux jambes de fusée

Aux mouvements d'horlogerie et de désespoir

Ma femme aux mollets de moelle de sureau

Ma femme aux pieds d'initiales

Aux pieds de trousseaux de clés aux pieds de calfats qui boivent

Ma femme au cou d'orge imperlé

Ma femme à la gorge de Val d'or

De rendez-vous dans le lit même du torrent

Aux seins de nuit

Ma femme aux seins de taupinière marine

Ma femme aux seins de creuset du rubis

Aux seins de spectre de la rose sous la rosée

Ma femme au ventre de dépliement d'éventail des jours

Au ventre de griffe géante

Ma femme au dos d'oiseau qui fuit vertical

Au dos de vif-argent

Au dos de lumière

A la nuque de pierre roulée et de craie mouillée

Et de chute d'un verre dans lequel on vient de boire

Ma femme aux hanches de nacelle

Aux hanches de lustre et de pennes de flèche

Et de tiges de plumes de paon blanc

De balance insensible

Ma femme aux fesses de grès et d'amiante

Ma femme aux fesses de dos de cygne

Ma femme aux fesses de printemps

Au sexe de glaïeul

Ma femme au sexe de placer et d'ornithorynque

Ma femme au sexe d'algue et de bonbons anciens

Ma femme au sexe de miroir

Ma femme aux yeux pleins de larmes

Aux yeux de panoplie violette et d'aiguille aimantée

Ma femme aux yeux de savane

Ma femme aux yeux d'eau pour boire en prison

Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache

Aux yeux de niveau d'eau de niveau d'air de terre et de feu.

 

André Breton

 

 

Illustration Picasso

11/04/2015

Ouiquinde érotique: Malherbe, chantre de l'autocoïtpalmaire !

 

bonobos Ginette.jpg

 

 

 

Sonnet

Sy tost que le sommeil au matin m’a quitté,
Le premier souvenir est du Con de Nerée,
De qui la motte ferme et la motte dorée
Egale ma fortune à l’immortalité.

Mon Vit, de qui le foutre est la félicité,
S’alonge incontinent à si douce curée,
Et d’une eschine roide au combat préparée,
Monstre que sa cholere est à l’extrémité.

La douleur que j’en ay m’oste la patience,
Car de me le branler, c’est cas de conscience ;
Ne me le branler point, ce sont mille trespas.

Je le pense flatter afin qu’il me contienne ;
Mais en l’entretenant, je ne m’appercoy pas
Qu’il me crache en la main sa fureur et la mienne !


 

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 François de Malherbe

 

 

 

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07/04/2015

C'est le printemps ! Ah ! Que reviennent les petites robes légères et les jupes !

 

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Les beaux jours qui arrivent vont-ils battre enfin en brèche la dictature du pantalon et voir le retour de la jupe et des petites robes d'été ?!

 

Les femmes – LA FEMME – sont devenues des hommes comme les autres, nous présentant de la fesse uniformisée, sanglée dans ces affreux bleu-de-chauffe que les Nîmois inventèrent naguère et vendirent aux massacreurs d’Indiens étazuniens.

 

Je ne nierais pas l’intérêt que présente un beau joufflu ondulant dans un de ces « jeans » présentoirs…

 

Je ne cracherais pas sur la valeur hautement suggestive d’un falzar taille basse laissant dépasser la dentelle élastique d’un string affriolant…

 

Mais la petite robe vaporeuse, et la jupe !

 

Où danse le valseur.

 

D’où s’échappent des jambes dorées.

 

Où s’enfoncent des cuisses finement gaînées de soie ou de nylon.

 

La robe légère qui se soulève sous le souffle complice d’un mistral grivois, dévoilant l’espace d’un instant béni des rondeurs fugitives.

 

La jupe qui se relève sur des jambes que la belle croise et décroise, révélant parfois l’éclair blanc d’une petite culotte. Où le sombre mystère de tous les désirs.

 

Et la mini-jupe, ce sommet de l’érotisme lorsqu’elle est associée au seigneur porte-jarretelle !

 

Rêves, rêves, rêves…

 

Eh! Comme disait l'autre : « C'est encore la maman qui va en profiter ! »

 

 

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04/04/2015

Ouiquinde érotique : Myriam

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C’était au temps de la parenthèse enchantée

Du Voyage au long cours, des chants de Liberté

Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient,

Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

 

C’était près de Collias, où des gorges sauvages

Creusées par le Gardon depuis le fond des âges

Accueillaient les ébats, les amours, les désirs

D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

 

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière

Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière

En éblouissement de perles de soleil

Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

 

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace

J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.

S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes

Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

 

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.

Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.

En un bond de félin je fus bientôt sur elle,

Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

 

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit

Sous les feux de Phœbus, à l’abri d’un taillis

Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme

Par les voies de Sodome

 

VictorAyoli

 

Photo X - Droits réservés

 

 

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28/03/2015

Ouiquinde érotique à la source, avec Léo Ferré

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Ta source

Elle naît tout en bas d'un lieu géométrique
A la sentir couler je me crois à la mer
Parmi les poissons fous c'est comme une musique
C'est le printemps et c'est l'automne et c'est l'hiver
L'été ses fleurs mouillées au rythme de l'extase
Dans des bras de folie accrochent les amants
On dirait que l'amour n'a plus besoin de phrases
On dirait que les lèvres n'ont plus besoin d'enfants
Elles coulent les sources en robe ou en guenilles
Celles qui sont fermées celles qu'on n'ouvre plus
Sous des linges qu'on dit marqués du sceau des filles
Et ces marques ça me fait croire qu'il a plu
Qui que tu sois toi que je vois de ma voix triste
Microsillonne-toi et je n'en saurai rien
Coule dans ton phono ma voix de l'improviste
Ma musique te prend les reins alors tu viens
Ta dune je la vois je la sens qui m'ensable
Avec ce va-et-vient de ta mer qui s'en va
Qui s'en va et revient mieux que l'imaginable
Ta source tu le sais ne s'imagine pas
Et tu fais de ma bouche un complice estuaire
Et tes baisers mouillés dérivant de ton cygne
Ne se retourneront jamais pour voir la terre
Ta source s'est perdue au fond de ma poitrine

 

Léo Ferré  

 

Illustration X - droits réservés

 

http://www.dailymotion.com/video/x8iwx9_leo-ferre-ta-source_music

 

24/03/2015

Al culo la vecchia ! E la primavera !

reiser fou d amour.jpg

 

Au cul la vieille ! C’est le printemps !

 

Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Merci au grand Reiser

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre un train électrique et des seins ? 
- Y'en a pas, ils sont tous les deux faits pour les enfants et c'est papa qui joue avec. 

 

 

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21/03/2015

Ouiquinde érotique : éclipses de lune et de l'autre.

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La serveuse

Verger de la Christine aux relents de cloaque, 
Buisson mouillé portant quelques morpions pour baies, 
Une motte à feux roux comme la haie 
En août d'une femme sans époques. 

Mais quelles fesses, voyez-vous ! 
Fesses magistrales, comtales, princières, 
Bonnes à condamner à la dossière 
La verge ponceau des récureurs d’égouts. 

Mais la langue vive et la bouche 
Baveuse et buveuse d'orgeats ! 
Langue fourrée, langue pineuse d'entrechats 
Ou d'entre-fesses ! Et les chibres qu'elle débouche ! 

Goulot d'amour, sa poitrine fleurie, ô ses seins ! 
Mammes roussottes ! Son anus rond : mon ergastule. 
- Gare, Christine ! si jamais je pars et te décule 
Et te brise les colonnades du bassin. 

 

Arthur Rimbaud

 

* * * * * *

 

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Cul. Oh !

 

Femme, à ton cul ce soir, je voudrais rendre hommage,

Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.

Tes divines rondeurs de Vénus callipyge

Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma tige.

Je t’imagine donc en accorte soubrette,

Petit tablier blanc et très courte jupette,

Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,

Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.

Tu te penches en avant pour allumer ton four,

Ta croupe qui se tend soulève tes atours,

Me révélant ainsi l’affriolant spectacle

De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.

Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions

A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.

Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,

Mouvement lancinant appelant la caresse...

 

 

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07/03/2015

Ouiquinde érotique avec Caroline Legault

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Le chant des vulves



Je suis le virtuose
du corps des femmes
je sais les faire vibrer
au point où…
elles n’appartiennent plus 
qu’à ces instants de grand frisson

vulvologue doué 
je suis diplômé de mes doigts
passé maître dans l’art de…
faire chanter la vulve des femmes
par mon fin doigté
et mon amour des fleurs pelviennes
d’elles émane la plus pure des essences

dans un lit
un train 
le jour, de nuit
agenouillé, couché

tel le violoniste l’archet dans sa main
le violon sous son menton
je suis l’artiste du chant vulvaire 
délicatement une jambe je lui soulève
et sur mon épaule je l’appuie
pour qu’à l’orée de mon oreille  
je la tende au diapason
mes doigts comme mille instruments de délice 
se mettent à danser sur les lèvres de ma déesse

j’entame dès lors ma symphonie    
que j’achève à l’apparition des vibrations 
ondoyantes
orgasmiques
tout au long du corps 
et dans l’antre de ma muse

je suis le musicien de ma miss
méticuleux, à l’écoute
le prodige du sexe féminin
qui transcende le temps
et transporte par délicatesses
la beauté du monde au pays de la jouissance

de la vulve je m’enivre
je suis le chantre de l’amour
en sa rose-raie.

 

Caroline Legault

Photo X - Droits réservés

01/03/2015

Ouiquinde gastronomique :la tartiflette

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Odile

 

Sur une piste noire, par un écart vexant

J’ai eu avec Odile un contact renversant.

Skis et corps emmêlés dans la neige profonde

J’ai goûté dans le froid sa chaude peau de blonde,

 

 

Et ses seins écrasés contre mes pectoraux

Ont fait monter en moi une ardeur de taureau.

Percevant mon émoi elle ondule et s’étire

Et - heureuse jeunesse ! - nous éclatons de rire.

 

 

La serrant plus encor je lui vole un baiser,

Je savoure ses lèvres et sa langue épicée.

J’ai retrouvé Odile le soir à la station

 

 

Où nous avons vécu une ardente passion.

Depuis ce jour heureux et ces moments exquis

J’espère en Cupidon lorsque je fais du ski…

 

 

Pour Odile : La tartiflette de Roger

 

- Raconte-moi, Victor, Odile, ta victime

N’a pas dû t’accorder tous ses trésors intimes

Par dévotion pour tes talents contondants,

Ta façon de lui faire du rentre-dedans !

Tu as dû tout de même lui faire un peu de gringue,

L’emmener au ciné, lui acheter des fringues…

- Bien sûr allons, petit ! Faut être gentleman

Si l’on veut que ces dames nous prennent pour amant !

Je l'ai menée manger un bon menu de fête

Chez mon ami Roger, roi de la Tartiflette

- Ques aco ?

- C’est un plat que l’on mange en Savoie

Qui te remplit la panse et qui te met en joie.

Le mot vient de « tartifle » ce qui, en provençal

Comme en latin d’ailleurs aussi bien qu’en rital

Signifie pomme-de-terre ou encore patate

Qu’elles soient fontenoy, noirmoutier ou bien rates.

La Tartiflette est donc un délicieux mélange

De patates, d’oignons, de lard et de fromage.

Tu cuis à la vapeur tes patates épluchées,

Les coupes en rondelles, puis tu vas les coucher

Dans une poêle chaude où tu vas les saisir

À l’huile et les brunir sans les faire roussir.

Coupe en dés tes lardons, émince ail et oignons,

Vivement, à la poêle, travaille leur union.

Puis dans un large plat pouvant aller au four

Mets tes deux appareils en couches, tour à tour.

Les patates d’abord, lard, oignon, ail ensuite

Sel, poivre du moulin, en nappes, ainsi de suite.

Coupe tes Reblochons en deux dans l’épaisseur

Pose-les croûte en haut comme frères et sœurs.

Voilà. C’est presque prêt. Sors le tire-bouchon

Et dépucelle vite un flacon d’Apremont.

Tu vas mouiller ton plat avec un ou deux verres,

Et finir la bouteille avec quelques compères.

Tu fais dorer ton plat au four à deux cents vingt

Le temps qu’il te faudra pour achever le vin.

Le fromage, en fondant, va pénétrer le reste,

L’Apremont va le rendre moelleux et digeste,

Lorsque le Reblochon commence à gratiner,

Tu dois servir bien chaud : il est temps de dîner.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

1 kilo et demi de pommes de terre (plus si les convives sont de gros mangeurs), - 1 demi kilo de lard blanc ou de petit salé (selon le goût des convives), - 6 oignons, - 6 gousses d'ail, - 1 bouteille d'Apremont, - 3 Reblochons coupés en deux, - sel, - poivre.

 

 

Vins pour accompagner ce plat :

Évidemment les vins blancs secs de Savoie : Apremont bien sûr, mais aussi Abîmes, Chignin. Á défaut, tous les bons blancs secs.

 

Photo X - Droits réservés

 

28/02/2015

Ouiquinde érotique avec Gabriel Seinac de Meilhan

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Même les arbres ne sont pas de bois !

 

La Foutromanie

 

(…/...)

 J'aime en amour le train de la canaille
Et point les tons des gens de qualité.
Lorsque je fous, il faut qu'un Con travaille,
Qu'il me féconde, et avec volupté,
Pompant les sucs de ma couille fertile,
Dans son allure : il fait leste et facile.
Car de passer ses jarrets et ses reins
Á dérouiller le Con d'une Robine*,
Qui ne demande à Dieu tous les matins,
Que le bonheur de presser des engins,
Et cependant contrefait l'enfantine,
Quand on la fout à triple carillon,
C'est se plonger dans l'abîme d'un Con.
Vous la verriez défendre son téton,
Comme à quinze ans une jeune Pucelle,
Vous rebuter pour une bagatelle,
Pour un baiser, pour un mot polisson,
En minaudant, trancher de la cruelle.
Mais offrez-lui quelque gros saucisson,
Un Vit de bronze, elle aime ce lardon ;
Elle vous va livrer sa citadelle.
Les deux battants pour vous seront ouverts,
Et vous pourrez sur la froide Aridelle,
Faire expirer vos caprices divers :
Á vrai dire, vous aurez à combattre
Tous les valets, qui la foutent par quatre,
Et qui depuis environ dix-neuf ans,
Tous les neuf mois lui flanquent des enfants.

 (…/...)

 

 Gabriel Seinac de Meilhan

 

Photo X - Droits réservés

 

21/02/2015

Ouiquinde érotique avec Marie Krysinska

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Bacchanale


Sous les lampadaires verts des chênes,
La farouche et rythmique extase se déchaîne.

Les torses, aussi beaux que des ciels d'été,
Souplement ondoient. Et les seins lactés -
Ainsi que d'ivres nébuleuses -
Voguent au gué des danses amoureuses.

Et le flot du vin odorant se mêle
Aux flots des chevelures qui follement ruissellent.

Sous les lampadaires verts des chênes,
La farouche et rythmique extase se déchaîne.

Les susurrants tambourins échappent aux mains lassées.
Et de plus âpres étreintes font les formes enlacées.

Ainsi que des lianes caressantes
De frêles bras s'éprennent des épaules puissantes ;
Et le saont Délire, en tournoyantes rondes,
Constelle l'horizon rose de chairs blondes.

Le rire divin sonne de somptueux tocsins,
Les lèvres rient, aussi les yeux, aussi les seins...
Et, tandis que la fin du jour déploie ses pompes,
Les Satyres, enflant leurs joues, soufflent dans les trompes.

Marie Krysinska

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

14/02/2015

Á tire d'Elle

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Le temps marche sur moi, quant à toi, il t'effleure

Ma taille s'épaissit, mes cheveux ? Je les pleure...

Le temps est un voyou, un voleur de jeunesse,

Mais il transmute aussi la passion en tendresse.

 

Si le torrent fougueux de notre amour total

S’est calmé dans le lac du bonheur conjugal

Après plus de trente ans, il n’a pas une ride,

Et s’il est moins ardent, il n’est que plus solide.

 

Pour mon cœur, pour mon corps, tu restes la plus belle,

Ta mémoire s’estompe, ma Lionne d’amour

Et si tes souvenirs s’enfuient à tire-d’aile,

 

Pour tes yeux de velours je me fais troubadour

Et, pour Saint-Valentin, te dédie ce poème

Je t’aime.

 

 

Merci à l’irremplacé Peynet

 

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07/02/2015

Ouiquinde érotique avec Louis-Charles Machault

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Sophie Langelot au curé de Saint-Paul

Quoi ! lâche suppôt de l'autel !
Tu fis de l'église un bordel ;
Ainsi donc métamorphosée,
Tu vainquis mon âme abusée :
Changeant les ordres du destin,
De moi, tu fis une putain.

Te souviens-tu, monstre infernal,
De ce moment triste et fatal,
Où, succombant à tes caresses,
Je me laissai prendre les fesses,
Et que cédant trop à ta loi,
Mon con tout neuf s'ouvrit pour toi ?

Hélas ! pour prix de tant d'amour,
Ah ! quel affreux triste séjour !
Ainsi donc tu payes l'hommage
Que je te fis d'un pucelage !
Moi, de l'art de foutre entichée,
Je n'ai plus qu'un godemiché !

Ton vit cruel, affreux, ingrat,
A-t-il oublié ce combat ?
Quoi ! moi, d'une religieuse,
Je vais être la manieuse ?
Quels affreux supplices divers !
Ah ! c'est le tourment des enfers.

Mais je vais renaître au bonheur ;
J'ai le vit de mon directeur.
C'est un brave fouteur de nonne,
Qui n'a jamais raté personne :
Me branlant, je dis à part moi,
Maudit soit tout curé et toi.

 

 Photo X - Droits réservés

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01/02/2015

Ouiquinde gastronomique grec

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Hélène

 

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,

Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.

Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène

Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

 

 

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux

Envoya son armée châtier le filou.

Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…

Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

 

 

Des Grecs contre des Grecs, en une lutte à mort

Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.

Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

 

 

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,

Des guerriers, des héros, des princes et des rois

Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

 

 

Les poulpes au vin rouge

 

- Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire,

Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !

Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf

Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,

En guise de cerveau avaient dans le cigare

Quelques pots de yaourt brassés au goût bulgare !

Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,

Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre…

Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :

C’est qu’au plus on les bat, au plus elles sont tendres !

- J’adhère à tes propos, petit, sans réticence

Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.

Tes réflexions hardies sont dignes de Silène,

Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.

Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit

S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,

Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge

En cuisinant pour elle une poulpe au vin rouge.

Le nom grec en est « Oktapodhi krasato »

Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.

Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque

Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?

C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.

Bats longuement le poulpe, sans faire de chiqué,

Tu le laves et le coupes en petites portions

Que tu sèches avec du papier à absorption.

Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olive

Dans une casserole bien anti-adhésive,

Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,

Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé

Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.

Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,

Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,

Et tourne gentiment pendant que ça réduit.

Tu cisèles une branche de fenouil odorant

Dont le parfum subtil est très revigorant.

Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures

Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.

Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,

La sauce épaissira et deviendra marron.

Jette-z-y une grosse poignée d’olives noires,

Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,

Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles

Sans mettre pour autant son estomac en vrille.

Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,

Puis sers ton plat très chaud. L’effet est surprenant !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 3 beaux poulpes bien battus, - 1 quart d'huile d'olive, - 3 verres de vin rouge puissant de Roquemaure (plus un pour le cuistot), - quelques branches de fenouil ciselées, - 6 tomates bien mûres, - 2 poignées d'olives noires dénoyautées, - sel, poivre, - 3 cuillerées à dessert de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

Intéressants pour ce plat, des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire".

 

En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-Vignes, Côtes-du-Ventoux, Coteaux-du-Luberon, Coteaux-du-Tricastin, Costières-de-Nîmes.

 

En vins du Languedoc : Saint-Saturnin, Pic-saint-Loup, Saint-Christol, Saint-Drézery.

 

En vins de Provence : Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

Et pourquoi ne pas tenter la "retzina" grecque !

 

 Photo X - Droits réservés

 

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