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20/10/2016

NUCLÉAIRE fatigué. Populations en DANGER.

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Le fiasco de l'industrie nucléaire française n'est – hélas – plus à démontrer : il s'étale et risque cet hiver de nous faire claquer des dents. En priant Hadès, le dieu des enfers, de nous éviter une catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima, car un décret en cours d'élaboration mettrait les populations non seulement en grand danger, mais sans recours vis-à-vis de l’État.

L'ASN (autorité de sûreté nucléaire) a fermement demander à EDF d'arrêter cinq nouveaux réacteurs présentant des risques (Fessenheim 1, Tricastin 2 et 4, Gravelines 4 et Civaux 1). Avec ces nouveaux arrêts, le nombre de réacteurs stoppés s’élèvent à 21 (sur un total de 58) Ils sont arrêtés pour une maintenance ordinaire (10), des incidents (4) ou une vérification des générateurs de vapeur (7).

La production mensuelle nucléaire a atteint un point bas depuis 18 ans en septembre. Elle s’est limitée à 26,6 TWh, soit seulement 72 % de son potentiel. Avec la prédominance - « conseillée » pendant des décennies par EDF - du chauffage électrique, la demande d'électricité pourrait dépasser les possibilités de production en période de grands froids.

Voilà pour le côté pratique, quotidien de nos rapports avec le nucléaire. Qu'on soit pour, qu'on soit contre, il fait partie de notre environnement, de notre vie. Il faut donc faire avec, tout en luttant pour une autre politique énergétique.

Mais à côté de ça, il y a une terrible arnaque qui se prépare, un mépris ahurissant des populations de la part des décideurs politiques, sous l'influence du lobby du nucléaire. Il s'agit de la modification des normes concernant les doses de radiations « acceptables » par les populations en cas d'accident genre Tchernobyl ou Fukushima. Il s'agit en fait de transposer dans le droit français la directive européenne 2013/59/ Euratom. Cette circulaire européenne est relative à la protection des populations contre les expositions aux radiations. Elle intégrera le droit français par décret en janvier 2017. Mais elle modifie gravement le code de la santé publique.

Ce texte abscon, vous pouvez le lire ici:

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Projet_de_decret_BSS_secu_sources_pour_consultations.pdf .

Il est difficilement accessible au pékin vulgaris. Pour nous éclairer, voyons donc ce qu'en pense la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la radioactivité), cet organisme indépendant qui donne des boutons à tous les nucléocrates:

 

CRIIRAD Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la radioactivité

29 cours Manuel de Falla / 26000 Valence - FRANCE -Tel. 33 (0)4 75 41 82 50

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Du mardi 27 septembre 2016 (version actualisée le 3/10/2016)

RÉVISION DES NORMES APPLICABLES en cas d’accident ou d’attentat sur une installation nucléaire.

La France choisit les niveaux de risque les plus élevés possibles pour la gestion des urgences radiologiques et de leurs conséquences.

La France est en train de transposer en droit national les dispositions de la directive 2013/59/Euratom.

Pour la gestion des situations accidentelles et post-accidentelles, la directive européenne demande aux États de fixer des niveaux de référence.

Il s’agit de déterminer quel niveau d'exposition aux rayonnements ionisants sera pris en référence pour décider de la nécessité d'engager (ou pas) telle ou telle action pour protéger la population.

Par exemple, à partir de quel niveau de risque, les habitants des zones contaminées pourront espérer être indemnisés et relogés dans un environnement sain? Et donc, en deçà de quelle valeur seront-ils condamnés à vivre en zone contaminée... ou à partir en abandonnant tous leurs biens et sans bénéficier d’aucune aide?

Ces niveaux de référence sont exprimés en milliSieverts (dose efficace) et doivent être choisis dans les intervalles définis par la directive sur la base des recommandations de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR): entre 20 mSv et 100 mSv maximum pour la phase d’urgence(qui peut durer typiquement de quelques jours à quelques mois); entre 1 mSv/an et 20 mSv/an maximum pour la phase post-accidentelle (qui commence à la fin de la phase d’urgence et peut persister sur des dizaines ou des centaines d’années, voire indéfiniment à l’échelle humaine).

Pour chacune de ces phases, les autorités françaises ont retenu la borne supérieure de l’intervalle: 100 mSv pour la phase d’urgence et 20 mSv pour les 12 mois suivants (et pour les années suivantes rien ne garantit que ce niveau de référence ne sera pas reconduit).

Ces valeurs s’appliquent à tous, y compris les nourrissons, les enfants et les femmes enceintes!

Rappelons qu’en situation normale, la limite maximale de dose applicable au public est de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé: si 66 millions de Français recevaient une dose de 1 mSv, cette exposition provoquerait en effet, à terme, plus de 11000 cas de cancer (sur la base du facteur de risque de la CIPR) et probablement plus de 22000 cancers radio-induits (sur la base du facteur de risque non pondéré de la CIPR), sans compter toutes les pathologies non cancéreuses, les malformations et les maladies génétiques.

Si l’on multiplie ces chiffres par 20 ou par 100, les niveaux de risque retenus par les autorités donnent le vertige.

Et il faut ajouter que ces valeurs ne sont pas des limites de dose, c’est-à-dire des valeurs à ne pas dépasser, mais de simples références de dose, beaucoup moins contraignantes: une partie de la population pourra être exposée à des doses supérieures sans que cela constitue une infraction.

La C.I.P.R. applique au coefficient de risque issu du suivi des survivants des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki un facteur de pondération de 0,5 censé tenir compte d’une moindre efficacité des faibles doses et faibles débits de dose. Ce choix manquait déjà de base scientifique probante quand il a été introduit par la CIPR et semblait plutôt destiné à atténuer l’impact de la révision à la hausse du facteur de risque pour les responsables d’activités nucléaires. Il est aujourd’hui remis en cause par plusieurs études épidémiologiques de référence portant sur des cohortes exposées à de faibles doses et faibles débits de dose qui concluent à un facteur de risque comparable (voire supérieur) au facteur de risque non pondéré de l’étude des survivants des bombardements.

À noter que l’impact réel dépendra de nombreux facteurs, des voies d’exposition, de la nature des radionucléides, des caractéristiques de la population, etc.

Protéger l’industrie nucléaire plutôt que la population

Plus les niveaux de références sont élevés et plus s’allègent les dépenses liées aux mesures de protection des personnes et à l'indemnisation des dommages.

Le choix des autorités est tout à fait cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d'un accident nucléaire majeur.

Rappelons en effet que l’industrie nucléaire est dispensée de l'application du principe pollueur-payeur: pour l’essentiel, les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe seront supportées par ses victimes. La décision de fixer des niveaux de référence aussi élevés n'arrive pas par hasard. Elle est le fruit de 20 ans d'efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français,via son cheval de Troie, le CEPN. L'idée clef est de convaincre les populations qu’elles peuvent très bien vivre en zone contaminée: il suffit de les équiper de radiamètres et de dosimètres, de leur apprendre à contrôler leur environnement et leurs aliments, à gérer jour après jour leur exposition à la radioactivité.

Le programme Ethos a d’abord été testé dans les territoires biélorusses contaminés par Tchernobyl où les responsables se sont efforcés de gommer la question centrale de la dégradation de leur état de santé. Il a ensuite été intégré aux recommandations de la CIPR, puis mis en œuvre depuis dans les zones contaminées par les retombées de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Plutôt que de proposer des indemnisations permettant de commencer une nouvelle vie dans un environnement sain, on enjoint aux victimes d’être résiliantes et de s’adapter à la nouvelle réalité: celle d’un environnement contaminé.

C’est évidemment tout bénéfice pour l’industrie nucléaire. Les accidents nucléaires majeurs ne sont plus des catastrophes mais des aléas gérables.

Consultation publique sur le projet de décret

Après avoir sévi dans les pays frappés par un accident nucléaire majeur, le programme « préserver l’industrie nucléaire et faire payer aux victimes le prix de la catastrophe nucléaire », revient aujourd’hui dans le pays qui l’a conçu. Il est sur le point de s’inscrire dans la réglementation française.

Le décret est rédigé mais pas encore adopté: il fait l’objet d’une consultation en ligne sur le site du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer.

Les citoyens doivent saisir cette occasion pour défendre leurs droits, leur santé et celle de leurs enfants.

Compte tenu de la localisation et de l’âge des réacteurs, la probabilité qu’un accident ou un attentat affecte une installation nucléaire implantée en Europe est en effet élevée.


Photo X - Droits réservés

17/10/2016

Au bistro de la Toile : Championnats du monde de la flemme !

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- Oh ! Victor, t'es là ? Je croyais que t'étais allé aux Championnats.

- Quels championnats ? Ceux de cyclisme ? Chez les chieurs de pétrole ? Puis quoi encore…

- Mais non, bougre de nifle. Je te parle d'un championnat à ta portée : le Championnat du monde de la flemme ! Il a eu lieu de ouiquinde au Monténégro. Une seule épreuve : s'allonger sur un matelas et...ne rien faire du tout ! Le recordman a ainsi glandé avec pugnacité pendant 37 heures !

- Pas mal. Ca demande de l'entrainement : des séances de canapé journalière, du hamac l'été, de la chaise longue. Moi, je fais de l'entrainement fractionné : ce qu'on appelle chez nous, dans cette Provence prodigue en champions de la flemme, le pénéqué. Ce sont des mini sieste de 15 à 20 minutes. Rien que le mot, en étirant la bouche sur une voyelle modulée, appelle le bâillement jouissif. Pas le vulgaire bâillement de fatigue, mais l’opulente ouverture de bouche travaillée qui gonfle la gorge et baigne délicatement les yeux de petites larmes de bonheur.

Regardez-le, l’athlète du hamac, le champion du carré d’herbe sous le ciel bleu, le gymnaste du fauteuil, bref, l’adepte du Pénéqué ! Après un dernier ballon de rouge ou de rosé bien frais venant parfaire la volupté gastronomique d’un grand aïoli ou autre repas fortement aillé, son abdominal tressaute délicatement tandis qu’il s’étire voluptueusement puis que ses muscles se relâchent comme ceux des félins. Il émet, avec une discrétion de bon aloi, un dégazage buccal qui le fait baigner dans une aura odorante assurant sa tranquillité en éloignant les mouches et les fâcheux. Sa nuque s’alourdit et bascule vers l’arrière. Sa mâchoire pointe vers le bas, arrondissant sa bouche en cul de poule. Ses paupières s’alourdissent et se ferment, ses moustaches tressaillent et ses narines palpent l’air par petits coups savants. Comme l’avare touche son portefeuille dans sa veste pour se rassurer, sa main palpe précautionneusement, à l’entresol, ce qu’il a de plus précieux. Dès lors, apaisé, il est sur la rampe de lancement, prêt pour le grand départ vers le Pénéqué !

Le signal de l’embarquement pour Cythère est donné par quelques petits grognements de plaisir, préludes à un ronflement soyeux, raffiné comme les basses à l’orgue d’une fugue de Bach. Ça y est, l’esprit du bienheureux a pris son essor. Il est seul même au milieu d’une foule, même au milieu du bruit et de l’agitation. Il vole. Non, pas comme un banquier, comme un oiseau ! Il fend l’azur de son corps gracieux, taquine la mouette mutine, rivalise de prouesses avec l’hirondelle, règne comme l’aigle sur le pauvre monde des rampants.

Heu-reux ! Il est heu-reux !

- Fatche ! On sent l'entrainement là, Victor. Mais enfin, les fainéants sont méprisés par la société. Ne dit-on pas que « l'oisiveté est mère de tous les vices » ?

- Il est temps de se débarrasser de cette culture influencée par le religieux et le politique, cette horreur imposée par les parasites des clergés et des puissants : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » et Microlax 1er qui proclamait « travailler plus pour gagner plus ». L’importance du travail est défendue par les politiques de tous bords et rassemble sous la même bannière la CGT, le Medef, l’Eglise catholique.

La paresse est pourtant le véritable but de l’humanité. Le fric n’est rien d’autre qu’un petit morceau de paresse. Plus on en a, plus on peut goûter en abondance aux délices de la paresse. Le capitalisme organise le travail de telle sorte que l’accès à la paresse n’est pas le même pour tous. Seul peut y goûter celui qui détient du capital. Ainsi, la classe des capitalistes s’est-elle libérée de ce travail dont toute l’humanité doit maintenant se libérer !

- Merde, c'est vrai ça. T'as du fric, tu glandes à ta guise. T'en as pas, tu trimes...

- D'ou la nécessité d'un revenu universel de glandage. Paul Lafargue et son Droit à la paresse réclamait déjà une sorte de revenu universel sous forme de temps libre : « Si, déracinant de son cœur le vice qui la domine et avilit sa nature, la classe ouvrière se levait dans sa force terrible pour forger une loi d’airain, défendant à tout homme de travailler plus de trois heures par jour, la Terre, la vieille Terre, frémissant d’allégresse, sentirait bondir en elle un nouvel univers… ».

Même Aristote était un fier adepte de la sainte et saine fainéantise. Il y a 2300 ans il proclamait: « Si chaque outil pouvait exécuter de lui-même sa fonction propre, si par exemple les navettes des tisserands tissaient d’elles-mêmes, le chef d’atelier n’aurait plus besoin d’aides, ni le maître d’esclaves. » Aujourd’hui, avec les robots, le rêve s’est réalisé, mais en cauchemar pour tous, parce que les relations sociales n’ont pas évolué aussi vite que la technique. Et ce processus est irréversible : jamais plus des travailleurs ne viendront remplacer les robots et automates. De plus, là où du travail « humain » est encore indispensable, on le délocalise vers les pays aux bas salaires, ou on importe des immigrés sous-payés pour le faire, dans une spirale descendante que seul le rétablissement de l’esclavage pourrait arrêter.

- C'est vrai que les emplois deviennent une denrée rare. Et que la concurrence de clandestins et de « travaileurs détachés » payés à coups de lance-pierres nous rapprochent de l'esclavage.

- Le plus intelligent des esclavagiste, c'est celui qui a commencé à payer – peu – les esclaves… C'est le modèle des Rosbifs avec leurs contrats de travail « à la journée », des Allemands avec leurs emplois à 2 euros de l'heure. Chez nous, on n'en est pas encore là mais c'est dans le programme de tous les prétendants de droite à la « magistrature suprême » comme ils disent, de Juppé à Lemaire, en passant par Sarko, Hollande ou Macron.

Tout le monde sait cela, mais personne ne peut le dire. Officiellement, c’est toujours « la lutte contre le chômage », en fait contre les chômeurs. On trafique les statistiques, on « occupe » les chômeurs au sens militaire du mot, on multiplie les contrôles tracassiers. Et comme malgré tout, de telles mesures ne peuvent suffire, on rajoute une louche de morale, en affirmant que les chômeurs seraient responsables de leur sort, en exigeant des preuves de « recherche active d’un emploi ». Le tout pour forcer la réalité à rentrer dans le moule de la propagande.

- Bon. Faut méditer tout ça Victor. Je vais installer des chaises longues dans le bistro, avec un slogan : « Chez Loulle: au rendez-vous des fainéants » !

- En attendant, mets ma tournée !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

16/10/2016

Gastronomie dominicale chaude et piquante

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Adrienne.

 

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,

Pervenche le matin, lilas au crépuscule,

Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.

J’en étais amoureux et je la voulais mienne.

 

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau

Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.

Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,

Ces courbes satinées et ces vallées profondes,

 

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

 

Je me serais damné tant j’en avais envie

Peu m’importait alors de courir à ma perte

Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

 

 

- Eh alors ! Tu l’as eu, Victor, ton Adrienne ?

- Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !

La pièce était tendue de tissus de Madras,

Sur le tapis, des poufs et une table basse,

Un encens très musqué, en volutes diaphanes

Créait une atmosphère de chaude nuit persane,

Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.

Tout me semblait propice à combler mes espoirs.

J’ai servi dans les verres une douceur exquise :

Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.

A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,

J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.

Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,

Un demi-poivron rouge cuit avant sur le gril

Côtes de céleri débitées en lichettes

Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.

Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons

Puis passez au chinois et servez sans cuisson.

Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,

S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.

Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,

J’ai servi une bombe : le poulet au curry.

Un beau poulet fermier coupé en six portions

Auquel on fait subir quelques préparations.

Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature

Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,

Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,

Huile, ail, sel marin et sel de céleri.

Enduisez le poulet avec cet appareil,

Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.

Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,

Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie

Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.

Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,

Saisissez à feu vif en tournant constamment.

Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment

Avec de l’eau salée dans laquelle a trempé

De la noix de coco en copeaux ou râpée.

Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux

Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.

Pelez et découpez quelques pommes de terre,

Découvrez et posez vos tranches maraîchères

Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,

Tout doit être immergé, et non pas à demi.

Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor

Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.

A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry

On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)

Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,

Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.

N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,

Un seul, car il permet quelques contacts courtois,

Préludant ces élans de plus grande tendresse

Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

VictorAyoli

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Gaspacho: - 4 tomates, - 2 oignons blancs, - 2 gousses d'ail, - 1 demi poivron rouge, - 1 poignée de basilic, - 1 poignée de persil plat, - 1 côte de céleri, - 2 cuillerées à café de sel, - 1 cuillerée à café de piment d'Espelette, - poivre du moulin, - 8 glaçons en cubes.

Poulet au curry: - 1 poulet coupé en six (les quatre quartiers, le blanc, l'arrière de la carcasse correctement parée), - 2 yaourts nature, - 3 cuillerées de poudre de curry ou 3 cuillerées de curry "Vinday" en pâte, - 3 cuillerées d'huile d'olive ou 3 cuillerées de graisse d'oie ou de canard, - 1 cuillerée de sel marin, - 1 cuillerée à café de sel de céleri, - poivre du moulin, - 4 oignons blancs, - 4 gousses d'ail, - 2 cuillerées de copeaux de noix de coco, - 4 pommes de terre, - eau.

 

Les vins conseillés:

La chaleur des mets commande un choix de vins propres à atténuer le feu relatif du curry.

Des vins doux naturels servis très frais feront parfaitement l' af­faire: - Beaumes-de-Venise, - Rasteau, - Frontignan, - Lunel, - Maury, - Rivesaltes.

 

Photo X - Droits réservés

 

15/10/2016

Ouiquinde érotique bien en jambes

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Le croisement des jambes

 

Ah ! dans mes jambes… ah ! dans mes jambes qui bandent
Comme l’étau d’un double phallus sous mon ventre
Dans mes jambes ta cuisse, ta cuisse en rut, entre
Mes jambes, entre mes jambes qui se bandent.
 
Ta cuisse a chaud… Tu me brûles. Ta cuisse tremble
Et jouit, je sens qu’elle jouit, ta… ta cuisse,
Qu’elle bande, je voudrais que, qu’elle jouisse
Et les miennes, et qu’elles déchargent ensemble.
 
Mes mains, sous ton genou par-derrière… oh ! serrantes
En levier ta cuisse dans mes fesses errantes
Comme des lèvres qui baisent, et qui masturbent
 
Ta rotule, et qui masturbent toute ta jambe
Et s’affolent, et se désespèrent de stupre
Sans pouvoir téter du sperme hors de ta jambe.

 

Pierre Louÿs

 

Photo X - Droits réservés

 

 

12/10/2016

Chuis un pauv' paysan !

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Je viens d’entendre dans la Machine à causer cette nouvelle honteuse : un paysan sur trois gagne moins de 350 euros par mois. Chiffres de la MSA (mutuelle sociale agricole), l’organisme qui gère les prestations sociales et les retraites de la profession. Cet organisme a ms en place une permanence de prévention du suicide chez les agriculteurs. Au 1er semestre, cette permanence - Agri’écoutes - a reçu 1 700 appels, soit une moyenne de 285 appels par mois contre une centaine par mois sur la même période, un an plus tôt… Pas de compassion chez les bobos pour le plouc, on la garde pour les « migrants » ou les bombardés d’Alep. Pourquoi pas… Moi, je préfère m’intéresser au sort de mon pote Denis. Il est mort. La fourche à la main, sur son tas de fumier…

Tè, je vais vous le raconter feue mon pote Denis. Et oui, il est mort. Arrêt cardiaque ? AVC foudroyant ? Ou autre chose ? Comme son père… On reste discret, on a sa pudeur au village. Et il est devenu triste le village. Plus de merdes de vaches sur la route, de ces belles casquettes s’étalant comme des plats d’épinards odorants… Et pour cause : les vaches ne traversent plus la rue principale pour gagner leur étable…

On n’entend plus les cris puissants, impératifs de l’un des derniers « cow-boy » du pays. Fatal, puisqu’il est mort. Mort et enterré. À soixante ans… À la veille de « prendre sa retraite ».

Comme tout le monde, Denis voulait pouvoir vivre de son travail. Avec ses trente montbéliardes, il se levait à cinq heures du mat et à dix heures du soir, il levait encore la merde de ses vaches. À la pelle, à l’ancienne. Et ça sept jours sur sept, 365 jours par an !

Denis me disait que l’essentiel du prix qu’on lui donnait pour le lait de ses vaches partait en remboursement et en paiement d’engrais et de "traitements" pour ses prairies. Il m’avouait qu’il ne lui restait qu’autour de 500 euros par mois pour faire vivre sa famille. Et encore Denis travaillait sur une propriété familiale, donc sans foncier à rembourser, seul avec sa femme et sa fille qui allait « aux écoles ». Les vacances ? Jamais… Les sorties ? Jamais… Le restau ? Jamais… Les fringues ? Une salopette et des bottes, plus un costume du dimanche – celui de son mariage sûrement ! – qu’il mettait pour les enterrements ou pour aller « au docteur ». Celui qu’on a mis à sa dépouille pour son dernier voyage…

Moins de 500 euros par mois. Et c’était il y a trois ans. Maintenant on en est à 350 euros par mois. Les paysans, maintenant ils le sont réellement pauvres. Qui les a menés là ?

Les agricolos, poussés par leurs organismes professionnels – chambres d’agricultures, FNSEA, Crédit agricole – ont perdu leur âme. Ils ont saccagé leurs champs avec le cercle vicelard engrais pesticides. Ils ont fragilisé leurs bêtes avec le cercle vicelard insémination, vaccins, antibios et autres saloperies. Tout le pognon qu’ils gagnent – plus celui qu’ils touchent en subventions multiples ! – va dans la poche des multinationales agrochimiques et des labos. Loin de s’entraider, ils se jalousent, à savoir qui aura le plus gros tracteur. Au lieu de s’organiser en GAEC et de mettre en commun des moyens de production chers et ne servant que peu souvent, ils s’encroument à mort, pour le plus grand profit du Crédit agricole…

Pour s’en sortir, il faudrait qu’ils organisent eux-mêmes leur filière. Qu’ils mettent en place leurs propres centrales de vente de lait, leurs propres unités de transformation au lieu de laisser ça aux industriels qui les plument sans vergogne. Pour cela, il faudrait d’abord qu’ils foutent en l’air, ou qu’ils transforment radicalement de l’intérieur leur syndicat majoritaire, cette FNSEA qui a toujours été à la solde de l’industrie agroalimentaire et qui défend avant tout les gros céréaliers et betteraviers… et qui les pousse à voter pour la droite la plus archaïque, la plus cupide, la plus avide. Les dernières manifestations ont donné la mesure du désarroi d’une profession qui ne mérite plus le beau nom de paysan.

Les gouvernements qui se succèdent s’efforcent d’adoucir cet assassinat social. Hypocrisie. On donne quelques poignées de figues aux ploucs, mais on subventionne les gros céréaliers et on favorise sournoisement les fermes à « mille vaches ». Et le nombre d’agriculteurs aux abois grimpe plus vite que le prix du lait ou de la viande ! Selon la MSA, le nombre d’accès au service de prévention du suicide des agriculteurs a triplé en un an.

Il est difficile d’avouer qu’on est en échec Déprimant de se demander à quoi l’on sert dans une société qui ne veut plus de vous. Mais on a sa fierté, sa dignité. Alors on va chercher la corde, au fond de l’étable…

Les agriculteurs de France sont dans une situation catastrophique. Leur nombre ne cesse de diminuer car ils n’arrivent pas à faire face à leurs dettes et que les lobbys agroalimentaires leur payent leur production une bouchée de pain,

Un tiers des agriculteurs à leur compte gagne moins de 354 euros par mois. À titre de comparaison, c’est 200 euros de moins que ce que touche une personne seule et sans ressource au titre du RSA (qui a été revalorisé au 1er septembre 2016 à 535,17 euros par mois).

« Ouais mais vous avez le lait, vous avez les volailles, vous avez la viande quand vous tuez un veau ou un cochon, vous avez les légumes. - Oui mais, et le sel ? » disait Fernand Reynaud dans « Ch’huis un pov’paysan ».

C’était il y a cinquante ans. Maintenant les paysans le sont vraiment, pauvres…

 

Photo X - Droits réservés

10/10/2016

Au bistro de la toile : saucisson et poulet.

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- Alors Loulle, quoi d'intéressant dans les canards ?

- Le saucissonnage de Miss Kusourian et, pire que tout, les poulets grillés.

- Humour grinçant Loulle concernant les flics. On y reviendra. Pour Miss Kubrillan, n’y aurait-il pas une embrouille à l’assurance ? Son « garde du corps », comme par hasard, gardait le corps de la frangine à Miss Gronibaraqueuillan… Et puis, bonjour la discrétion ! Tous les mecs intéressés pouvaient la voir exhibant sa quincaillerie à la Semaine de la Mode, rebaptisée pour « faire moderne » Fashion week. Quant à savoir où elle créchait, il suffisait de la suivre à la sortie de son raout bling-bling »… Un turbin à la portée de n’importe quelle équipe de malfrats un peu aguerris. C’est du simple « home jacking » autrement dit du braquage à domicile. À quatre ou cinq, avec un calibre, ils ne craignaient pas grand-chose du garde du corps… d’ailleurs opportunément absent ! Il y avait bien un mec dans l’appartement, un styliste, mais il n’a pas été assez kon pour jouer au héros : il est resté sagement planqué. Pas de coups, pas de blessures, la belle garde intacte son aguichante siliconelouhette. Les assurances casqueront et Paris se remettra de cette mauvaise pub. Quant aux monte-en-l’air, ils vont être bien emmerdés pour revendre ces caillasses connues et archi-répertoriés.

- Il ne leur reste qu’à faire le canard pendant quelque temps puis contacter les assureurs.

- Pour en revenir aux poulets grillés comme tu dis avec ton humour de mastroquet, c’est d’une tout autre dimension. Une volonté affirmée d’assassiner. Je dis bien assassiner parce qu’il y a eu embuscade, donc préméditation et volonté manifeste de tuer : une racaille casse la vitre arrière, selon une méthode déjà vue, un autre voyou jette un cocktail Molotov dans le véhicule tandis que d’autres bloquent les portières, empêchant les malheureux flics de sortir de leur tire transformée en brasier, les condamnant à griller atrocement. C’est une embuscade méthodique. Voilà où on en est à présent. Chez nous, sur notre sol, dans nos villes. En plus, en s’en prenant à des représentants de la force publique. C’est un véritable acte de guerre. Quand les responsables prendront-ils la mesure de cet état de fait ?

- La guerre civile, ça y ressemble…

- On n’en est pas encore là Loulle, mais on en prend le chemin et il serait temps de mettre le paquet contre ces crapules.

- Le paquet… Avec qui ? Les flics, les CRS, les gardes mobiles ? Ils sont occupés à garder les immigrenvahisseurs de Calais. L’armée ? Les troufions s’emmerdent à déambuler dans les gares, devant les églises, les mosquées, les synagogues. Quand ils ne servent pas de cible… Où alors il faut envoyer tout de suite, dès qu’il y a une embrouille comme à Viry-Chatillon, une compagnie de légionnaires ou de paras. Et ratisser toute la cité. Mais l’armée, en opération, ça tire. Ça ne fait pas de cadeau. Ce n’est pas le boulot des troufions. Sauf à refaire en France la bataille d’Alger. Avec les drôles de méthodes qu’on connaît…

- Effectivement. On n’est pas armé pour ce genre de guerre « asymétrique ». Sarko à supprimé la police de proximité, à viré des milliers de flics et de gendarmes, à a supprimé les Renseignements Généraux pour mettre en place une police politique à son service. On n'a plus les moyens. Alors à rufian, rufian et demi. On ne lutte pas contre des fumiers avec des méthodes de bisounours. Il y a des accointances solides entre les racailles trafiquants de drogue et les tarés salafistes. Il faut donc utiliser les uns pour contrer et éliminer les autres.

- Comment ?

- Mis en place pour lutter contre les terroristes, l’état d’urgence permet de pourrir la vie et le juteux commerce des marchands de hasch. Il faut intensifier ces coups de pied dans la fourmilière : perquise à toute heure, fouilles systématiques, ratissage des caves, arrestation des choufs, des dealers et des nourrices, etc. Tout ça c’est pas bon pour les affaires. Puis passer une patche avec les caïds de la drogue : vous voyez qu'on peut vous pourrir la vie. Alors vous nous aidez à nous débarrasser des salafistes et autres tarés d'allah, au besoin vous « neutralisez » ceux que nous vous désignerons, et en échange on mettra la pédale douce contre votre « commerce ».

- Pas très orthodoxe comme méthode.

- Et alors ? Il faut laisser nos poulets se faire griller ? Nos minots se laisser embobiner jusqu’à tuer ? Notre façon de vivre être mise à mal par les mœurs rétrogrades de gens venus d’ailleurs ?

- Et Victor, tu vas te faire traiter d'« islamophobe » par les collabobos de la tribu des Pada-Malgam !

- S’ils couraient aussi vite que je les conchie, Loulle, ils seraient champions olympiques…

- …de la konnerie. À la nôtre !

 

 

Illustration : merci au regretté Chimulus.

 

08/10/2016

Ouiquinde érotique: gourmands tétons !

 

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Éloge des Tétons


Chers Tetons, vous êtes l'unique et seule
Partie qui le mieux ressemble au fessier ;
Vous êtes ces collines délicates
Où au mitan, s'ils peuvent, volent les Oiseaux.

Vous êtes ce bel aspect qui console,
Car vous paraissez proprement la Voie lactée :
Heureux qui sur vous met les pattes,
Car il fond comme cire au feu !

Oh ! chers beaux attraits de la Femme !
Vous êtes ces charmes bénis
Qui font que la Moniche en plaît davantage.

Vous êtes ce bel étalage qui promet
Que dessous il y a bonne marchandise,
Car le plus souvent, à bons tétons, bon cul.

 

 Giorgio Zorzi Baffo

02/10/2016

Gastronomie dominicale: La blanquette de veau

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Lorsqu’arrive l’été, redoutable en Provence,

Je fais ma transhumance :

Je monte à la fraîcheur des terres de Lozère

Où j’ai un pied-à-terre.

Mes voisins, y élèvent des vaches et des veaux

Race Aubrac : les plus beaux.

Leur robe beige tendre, leurs grands yeux de biches

Et leurs superbes miches

Sont un régal pour l’œil, de vie et d’élégance

Mais aussi pour la panse !

Ils sont tous baptisés par des noms pittoresques

Presque gargantuesques.

L’un s’appelle Tendron, l’autre c’est Côtelette

Le plus beau c’est Blanquette !

- Stoppe ton baratin, Victor, parlons pitance

Au diable l’abstinence.

- D’accord. Alors parlons de mon pote Blanquette.

Mais sers-moi un canon, et pas de la piquette.

Il te faut de l’épaule de veau désossée ;

Coupe en morceaux moyens, épais et cabossés,

Mets-les dans un faitout et recouvre d’eau froide,

Tu blanchis cinq minutes. Plus, c’est des couillonnades.

Jette l’eau, rafraîchis, remet dans ton faitout,

Mouille avec de l’eau froide ou, bien meilleur atout :

Avec un fond de veau fait main ou du commerce.

Ma tripe est assoiffée : mets un tonneau en perce !

Ah ! Tè, ça fait du bien. Bon, où en étions-nous ?

- Tu avais mis la viande et l’eau dans le faitout.

- Monte ton feu à fond. Quand ça bout, tu écumes

Puis tu vas ajouter aromates et légumes.

Deux gros oignons piqués, quatre belles carottes

Deux poireaux émincés, céleri, échalotes,

Gousses d’ail écrasées, et un bouquet garni.

N’oublie pas de saler. Cuis une heure et demie.

Tu écumes souvent avec une écumoire

Et n’oublie pas, surtout, de me servir à boire !

Ça te donne le temps de préparer ta sauce

Sur ton plan de travail, prépare ton matos.

Il te faut éplucher un quart d’oignons grelots

Même si cela doit t’arracher des sanglots,

Et les glacer « à blanc », avec eau, sucre et beurre,

Tu les cuis à couvert, petit feu, un quart d’heure.

Fais sauter dans du beurre, un peu d’eau, du citron

Un quart de champignon de Paris environ.

Réserve de côté et prépare un roux blanc :

Beurre, farine et crème fouettés gaillardement.

Le temps étant venu, tu chinoises ta viande

Récupérant ainsi une liqueur friande.

Porte à ébullition et verse sur ton roux

Pour que ça épaississe, tu cuis sur un feu doux

En fouettant vivement pour une sauce lisse.

Puis dans un cul-de-poule, une jatte d’office,

Fouette trois jaunes d’œuf et de la crème fraîche,

Verse cet appareil dans ta sauce et dépêche

Toi d’ajouter le jus d’un citron en fouettant.

Dans ton plat de service, ajoute à ton veau

Les champignons et les oignons cuits et bien chauds.

Nappe avec la sauce que tu passes au chinois,

Mélange et sers chaud ce plat de super choix.

Buvez très largement de la télé d’automne

Ces vins de large soif de la Côtes-du-Rhône,

Et pour laisser le monde des maigres, des sans-goûts,

Alors resservez-vous !

 

Photo X - Droits réservés

 

27/09/2016

M'ame Michu et M'ame Chazotte : Foire aux enfants en Belgique

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- Dites, M'ame Chazotte, mon neveu qu'habite en Belgique m'a envoyé ça sur ma boite imelle :

« Les 24 et 25 septembre 2016, la conférence la plus complète pour aider des hommes gays avec un désir d’enfant revient à Bruxelles!


Suite au succès de la conférence en 2015, notre seconde conférence à Bruxelles vous donnera encore une fois le plus possible d’information objective, ainsi que l’accès à un large éventail de fournisseurs de services compétents. La conférence de cette année vous sera offerte en formule de deux jours et avec un nombre de services plus important – vu la grande demande l’année passée. La conférence rassemblera des activistes communautaires, des experts médicaux et légaux, des parents et des mères porteuses. Plusieurs ateliers et tables rondes vous apporteront de nombreux conseils et avis sur la gestation pour autrui et l’adoption d’enfants aux Etats-Unis et au Canada. Nous vous aiderons également à trouver de l’aide professionnelle dans votre parcours et vous informerons sur l’aide financière.

Le premier jour de la conférence, nous vous présenterons le nouveau système de MHB pour une gestation pour autrui éthique, qui a été développé avec l’aide d’un conseil consultatif de mères porteuses. Ce système a déjà reçu l’approbation de nombreuses associations homoparentales dans le monde entier.

En Europe, beaucoup d’hommes gays rencontrent des obstacles légaux, culturels et financiers sur leurs parcours pour devenir parents. Avec actuellement plus de 4500 parents gays dans le monde entier, l’organisation sans but lucratif Men Having Babies (MHB) se consacre à aider des hommes gays à devenir parents. Depuis notre conférence précédente, nous avons resserré les liens avec nos partenaires européens et avons commencé à accepter des candidats pour notre Gay Parenting Assistance Program (GPAP) [Programme d’Assistance aux Parents Gays] résidants en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni. »

Voilà. J'ai pas tout compris. C'est quoi ce truc ?

- Ben, c'est une sorte de foire aux enfants. Et aussi la foire aux ventres.

- Ch'uis pas plus avancée. Expliquez M'ame Chazotte.

- Cette foire s'est tenue en Belgique. ( http://www.lalibre.be/debats/opinions/quand-les-desirs-fo... ) Son but est d'informer les couples gays de toutes les manières d'avoir un enfant. ( http://www.menhavingbabies.org/surrogacy-seminars/brussel... )

- Ben avoir un enfant, c'est pas compliqué, non ? Le monsieur monte sur la dame, il met son chose dans la chose, il remue un moment, puis il grogne, il descend de sur la dame, il se tourne et il dort. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature !

- Ben dites donc M'ame Michu, v'z'avez dû avoir une vie sexuelle flamboyante vous ! Et le plaisir, qu'est-ce que vous en faites ? Hein ? Hein ? La sexualité a deux fonctions : procurer du plaisir ET procréer. Les deux étant liés : sans le plaisir croyez-vous que les femmes et les hommes se livreraient à cette gymnastique cocasse et passablement ridicule qu’on appelle « faire l’amour » ? La grande majorité de l’humanité accepte cette dualité : plaisir ET procréation. Une petite minorité ne prend de ce diptyque qu’un seul volet - le plaisir – en s’affranchissant volontairement des contraintes du second – la procréation. Or cette minorité veut accéder à ces joies indéniables que sont la présence d’un petit être dans la famille. Mais sans en payer le prix : croyez-vous que nous, les femmes, sans le hochet du plaisir on supporterait de se déformer, de dégueuler pendant 9 mois, de souffrir le martyre pour expulser un lardon ? Puis de se décarcasser pour l’élever ? Il faut être maso pour ça... Il faut être cohérent, non ?

- C'est ben vrai ça, M'ame Chazotte. C'est ben vrai. Mais alors comment ils font, les ceusses qui ne veulent pas cette manière à l'ancienne ?

- Ben, ils font faire le sale boulot par une femme, puis ils achètent le bébé. C'est la GPA.

- La GPA, c’est quoi ?

 - La GPA, ça veut dire Gestation Pour Autrui. Ce sont des femmes qui louent leur ventre. Leur utérus, pour neuf mois. Puis qui refileront le chiard à l'acheteur. Contre pas mal de thunes. Au Zétazunis, comme aux Indes ou en Ukraine, on peut choisir sur catalogue !

- Ben ça alors ! Mais c’est dégueulasse M’ame Chazotte ! C’est une sordide affaire commerciale ! Et comment qu’ils font ?

- Ben, ils refilent dans l’utérus de la porteuse un ovocyte de la cliente – ou d’une autre donneuse qui se fait sortir du bide ses ovules pour les vendre. Ovocyte fécondé dans des petits tubes en verres avec le foutre du mari, ou d’un vendeur de foutre si le mec a les œufs clairs !

- Ben ça alors ! Ben ça alors ! De mon temps, M’ame Chazotte, quand une femme ne pouvait pas se faire engrosser par son homme, elle s’arrangeait autrement, discrètement. Les facteurs, les employés de l’EDF ou du gaz portaient haut la réputation du Service public, et les plombiers celle du privé !

- Et ça ne coûtait rien à la Sécu…

- Oui mais, ces femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants, comme ça elles peuvent profiter des joies de la maternité… Pareil pour les couples d’homos puisqu’ils se marient maintenant.

- Egoïstement M’ame Michu. Egoïstement. Parce qu’elles/ils veulent pour elles ou pour eux les – comme vous dites – « joies de la maternité ». Sans penser au devenir du gosse à venir. Elles/ils revendiquent le droit A l’enfant, et pas les droits DE l’enfant. Et puis, vous croyez qu’il n’y a pas assez de gosses sur Terre ? On est déjà entre sept et huit milliards par « les voies naturelles ». Faut encore en faire d’autres artificiellement ? Il y a l'adoption, que je sache. Mais si l’institution de l’adoption permet de confier un enfant à une famille dont il se trouve privé, bien malgré lui, la gestation pour autrui en est le parfait opposé : il s’agit de réaliser le désir d’adultes en "besoin" d’enfants, enfants créés de toutes pièces dans l’unique but de satisfaire ce désir.

Aussi légitime et puissant soit ce désir, il convient néanmoins de rappeler haut et fort une prémisse à toute réflexion sur la maternité de substitution : le droit à l’enfant n’existe pas, n’en déplaise à certains. L’enfant est une personne et, à ce titre, il est hors commerce.

- Ben c’est vrai ça. Et le gosse, comment il réagira quand il sera grand, et qu'il apprendra qu'il a été « commandé », comme une voiture ou un écran plat… C'est une grande violence différée.

Ils ou elles veulent le beurre et l’argent du beurre…

- Et le cul de la fermière ou du fermier par-dessus le marché ! Sacrés Belges, va !

 

Photo X – Droits réservés

 

26/09/2016

Au bistro de la toile: A boire, tavernier! A la mémoire de Chimulus.

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- Oh ! Loule, ton rouge, après t’avoir caressé le clapoir, il te glisse délicieusement vers le cimetière à andouillettes en te réchauffant les tuyaux que c’en est un bonheur.

- Côtes-du-Rhône Victor ! Côtes-du-Rhône !

- Seulement, en sortant de ton merveilleux antre de perdition après deux canons, je risque – si je conduis et me fais contrôler par les lollis – d’y laisser le permis…

- Tu risques pas grand-chose : tout ce que tu conduis, ce sont tes panards qui marchent en canard ! Tè ! À la tienne !

- Ce que je reproche à mes potes vignerons, c’est de faire des vins trop forts en alcool. Le moindre Côtes-du-Rhône titre 14°. Trop lourd.

- Moi, je préférerais proposer des vins à 11 ou 12°. Mais ça se trouve de moins en moins, et jamais en A.O.C. Il y a vingt ans, seuls les Châteauneuf-du-pape et les Gigondas titraient 14°. Maintenant, c’est la majorité des vins. Je vends ce que j’ai…

- Bientôt, Loule, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais !

- Dieu – enfin, Bacchus ! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles.

- Pas du tout Loule. Des études sérieuses, notamment par l’INRA, ont prouvé que la précocité des vendanges - et la teneur à l’alcool qui en résulte - est liée au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu’au "grand chambardement".

- Qué chambardement ?

- La date des vendanges est liée aux températures d’avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : été chaud signifie vendanges précoces. L’avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c’était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n’était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c’est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c’est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c’est même du 14 et 15°. Ça pose problème… En Provence, en Côtes-du-Rhône, en Languedoc, le manque d’eau est de plus en plus flagrant. Au point que l’irrigation au goutte-à-goutte commence à entrer dans les mœurs.

-… taing ! Finalement, les vignerons, ils font comme Jésus…

- ? ? ? ? ! ! ! ! ! !

- Eh ! oui. Ils changent l’eau en vin ! Mais c’est vrai que la trop forte teneur en alcool des vins actuels est un problème. Vé ! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l’heure de l’apérobic. Pauvre de moi…

- Rigole… Mais les vignerons qui font un peu travailler les boyaux de leur tête commencent à se faire du mouron. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c’est plutôt positif pour le vin. Jusqu’à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu’en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leurs valeurs de terroir. Mais au-delà c’est le grand chambardement. Pour les politiques, l’objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c’est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 5 ou 6 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu’on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-Bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

- Tè ! Victor, l’année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

- Eh ! Eh ! Les Champenois prospectent des terroirs dans le sud de l’Angleterre où on trouve déjà plus de vignobles que ce qu’on pense !

- À la tienne !

 

Illustration: merci à Chimulus, ce formidable humoriste qui vient de mourir le feutre à la main. Respect et trinquons à sa mémoire.

24/09/2016

Ouiquinde érotique: pas si austère Voltaire !

On n'est pas habitué à trouver le très sérieux Voltaire au rang des auteurs polissons. Et pourtant...

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Voltaire: Polissonnerie

 

Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s'il n'est pas tondu
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.


- Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car, si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M'en faire verser d'autres.


- Quoi ! vous craignez l'évènement
De l'amoureux mystère ;
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ;
L'amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser la gazon
Sans imbiber la terre.


- Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L'amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l'être.

 

 Illustration X - Droits réservés

19/09/2016

Salauds de malades ! En Belgique, on exécute légalement même les enfants.

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Décidément, nos amis Belges sont « en avance » sur nous. Quel beau pays que le royaume, si accueillant à ces pauvres Français riches qui peuvent y planquer leur pognon. Mais ce n’est pas seulement en cela que la Belgique est « en avance ». C’est surtout sur les avancées considérables qu’elle a faites et continue de faire pour avoir des comptes sociaux équilibrés, pas comme ces salauds de Français. La solution est pourtant simple : les citoyens coûtent beaucoup d’argent à la Sécu au cours de leurs cinq dernières années. Et énormément de thunes lors de leurs derniers mois de vie. Il y a là une source d’économies conséquente que tout bon gestionnaire doit étudier, que tout « politique » responsable doit envisager.

N’est-il pas d’un laxisme coupable de laisser ce moment essentiel de la vie humaine qu’est la mort au gré du hasard ? N’est-ce pas contraire au sacro-saint principe de la « concurrence libre et non faussée » ? La saine gestion économique d’une nation, dans le cadre idyllique de l’idéologie ultralibérale, n’est pas compatible avec cette part de hasard, avec cette loterie qui coûte si cher et prive les révérés Actionnaires de dividendes espérés.

Les Belges, après leurs voisins Bataves, ont bien compris ce problème et ont pris les décisions courageuses qui s’imposent. Ainsi, premier pas vers une régulation démocratique de la mort, l’euthanasie est légalement accessible aux adultes depuis 2012 en Belgique. Dans leur grand altruisme, les législateurs d’outre Quiévrain ont étendu en 2014 ce « droit » aux enfants, sans limite d’âge, contrairement aux Hollandais (non, pas les amis de Rantanplan, les habitants de la Hollande) qui ont mis l’âge minimum pour ce « droit » à 12 ans.

Et ils viennent de le faire : il y a quelques jours, ils ont exécuté les volontés d’un malheureux gamin malade « en phase terminale ». Bref, ils l’ont exécuté, « euthanasié » pour utiliser un mot plus joli qu’assassiné.

Ouais mais il souffrait trop le gamin.

Ouais mais il était d’accord.

Ouais mais ses parents aussi étaient d’accord.

Ouais mais un collège de toubibs a pesé le pour et le contre.

Ben voyons. En Belgique, un certain « professeur" Vincent a demandé de pouvoir « euthanasier » des malades même en l’absence de leur accord ! http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/euthana...

Les soins palliatifs, ça coûte un bras. La formation de personnels spécialisés, c’est la ruine. Les robots « accompagnateurs vers la mort », ce n’est pas encore au point. La mise au point de molécules antidouleur, ce n’est pas encore assez rentable.

On peut imaginer l’avenir que nous préparent ces tueurs gestionnaires. Allez, projetons-nous dans quelques années, mettons, en France, sous la présidence Le Pen et le gouvernement Sarko. Par le 49-3, devenu la manière normale de légiférer, le grand-oeuvre du quinquennat a été adopté : les « lois d’Optimisation de la vie ». Des lois permettant enfin la remise à flot de la Sécu, des économies conséquentes sur les retraites, l’élimination de gens qui ne sont plus « productifs ». Les « marchés » ont, à l’époque du vote de ces lois « modernes », salué comme il se doit cette décision en rendant à la France son « triple A » ! Et la France est saluée en Europe comme le « bon élève » ultralibéral.

Ces lois mêlent avec beaucoup d’opportunité des textes précédents : fichiers déterminant le « coût » de chaque individu, possibilité d’internement d’office pour les récalcitrants – comme au plus beau temps du goulag -, pour s’appuyer ensuite sur les statistiques. Celles-ci déterminent chaque année la durée de vie moyenne des citoyens : cette année-là 78 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes. Ainsi, à la date anniversaire des citoyennes et citoyens atteignant ces limites statistiques, ceux-ci reçoivent de l’administration une lettre officielle leur signifiant qu’à dater de ce jour, leurs dépenses de santé ne seront plus prises en compte par la société. Dès lors, s’ils sont à l’hôpital, le service comptable de l’établissement demandera à la famille de payer entièrement les frais et, en cas de refus, de manque de « persuasion » auprès de l’impétrant - « Allez Mémé, il est onze heures, bois ton bouillon, c’est le docteur qui l’a préparé ! » - ou de non-solvabilité, donne aux médecins l’ordre d’euthanasier le « patient ».

Pour ceux qui sont en relative bonne santé existe la possibilité de « racheter » une année supplémentaire, à condition de déposer auprès de la Caisse des dépôts et consignation un montant très conséquent déterminé par la loi, sous forme de numéraire ou d’hypothèque sur des biens. À défaut, si le vieux entre à l’hôpital pour quelque affection, son sort sera rapidement scellé. Mais, dans sa grande mansuétude, la société ultralibérale lui offre la possibilité de « choisir » lui-même « d’optimiser sa vie » en libérant le territoire, gracieusement, dans « de très agréables conditions ». Comme dans « Soleil vert »…

Va fa’n culo…

 Photo X - Droits réservés

18/09/2016

Ouiquinde gastronomique parfumé : Le tian de fayots au cochon

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J’ai acheté un sac de cocos de Paimpol

Et j’en ai écossé toute une casserole.

Quel bonheur lorsque arrivent ces succulents fayots

Qui rendent musiciens n’importe quel boyau !

En Provence, petit, ce qu’on appelle un "tian"

C’est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grands-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants :

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu’on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s’en servait surtout pour faire la cuisine !

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux,

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu’en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C’est un plat que l’on fait lorsqu’on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches,

Aujourd’hui, ce sera mes cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d’eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m’a donné soif, petit, remplis mon verre

D’un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t’a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d’ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d’horloge

Dans ton tian frotté d’ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l’eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l’enrichir

D’une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d’un blanc vif, effronté,

Ou bien d’un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kg de rouelle de cochon, - 1 tête d’ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d’eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés :

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône : blancs tranquilles de Saint-Péray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d’Ardèche, Saint-Marcel-d’Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc : Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence : Palette, Seillons, ­Source-d’Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs : Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

10/09/2016

Malherbe et l'autocoïtpalmaire !

 

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FRANÇOIS DE MALHERBE (1620)

Sonnet

Sy tost que le sommeil au matin m’a quitté,
Le premier souvenir est du Con de Nerée,
De qui la motte ferme et la motte dorée
  Égale ma fortune à l’immortalité.

Mon Vit, de qui le foutre est la félicité,
S’alonge incontinent à si douce curée,
Et d’une eschine roide au combat préparée,
Monstre que sa cholere est à l’extrémité.

La douleur que j’en ay m’oste la patience,
Car de me le branler, c’est cas de conscience ;
Ne me le branler point, ce sont mille trespas.

Je le pense flatter afin qu’il me contienne ;
Mais en l’entretenant, je ne m’appercoy pas
Qu’il me crache en la main sa fureur et la mienne !

 


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05/09/2016

Au bistro de la toile : les immigrés chinois manifestent… sans rien casser !

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- Eh ! T’as vu ça Victor : plus de dix mille émigrés défilent dans Paris, et pas une voiture, pas une poubelle brûlées, pas une vitrine cassée, pas un commerce vandalisé ! Non mais, dans quel monde vit-on ? Décidément tout fout le camp… Les traditions se perdent.

- Oui mais tu devrais préciser ton propos Loulle et dire qu’il s’agissait d’émigrés asiatiques, essentiellement Chinois. Ils étaient tous vêtus d’un ticheurte blanc frappé du slogan « Sécurité pour tous », brandissaient des milliers de petits drapeaux français et réclamaient simplement de vivre en sécurité. Cette manif pacifique faisait suite au meurtre le mois dernier, à Aubervilliers, d’un couturier chinois de 49 ans, Zang Chaolin, par trois racailles venues de ces « territoires perdus de la République ».

- C’est vrai qu’on ne les entend guère les Asiatiques. Ils ne font que très rarement la Une pour des faits divers sanglants, n’encombrent pas les prisons, ne veulent rien imposer de leurs traditions, religions ou manière de vivre, marnent sérieusement, profitent de l’école de la République et s’intègrent parfaitement. C’est original comme comportement ça !

- Aubervilliers est une commune où vivent essentiellement des personnes « issues de l’immigration ». Maghrébins, africains, asiatiques. Parmi eux, 10 000 personnes d’origine chinoise, cette ville étant devenue la première plateforme d’importation de textile chinois d’Europe. Ces Chinois, industrieux, discrets, ayant soi-disant beaucoup d’argent liquide sur eux, font fantasmer toutes les racailles de la ville qui s’organisent en groupes pour attaquer ces proies faciles. Les plaintes pour vol et agressions ont triplé en un an. Ceci malgré le fait que les victimes ne portent que rarement plainte. Ce qui donne une idée de cette razzia raciste anti-chinoise.

- À ce sujet, on n’a pas vu, dans la manif de ce dimanche, ni le MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), ni la LICRA (ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), ni SOS Racisme…

- SOS Racisme, dont Pierre Desproges disait : « J’adhérerai à SOS Racisme lorsqu’ils mettront un « S » à racisme…

- On n’a pas vu non plus tous ces « Abou » nazislamistes prompts à s’enflammer pour la défense d’autres immigrés. Il est vrai que les Chinois n’ont pas le temps de prier cinq fois par jour : ils travaillent ou étudient, eux !

- Eh, Loulle, ne fait pas de mauvais esprit ! Les agresseurs de Monsieur Zang Chaolin étaient peut-être des protestants radicalisés, des cathos traditionalistes, voire des mormons. Il y a une telle omerta dans la presse concernant l’identité des suspects arrêtés qu’on peut tout envisager…

- Ben voyons !

- Le laxisme des autorités dans ces heurts intercommunautaires est grave Loulle. Il est dicté par de basses considérations électorales. Pour avoir la paix sociale et capitaliser les voix des banlieues, certains élus des deux bords se vautrent dans la compromission, ferment les yeux sur bien des trafics, sur des radicalisations dangereuses et restent sourds aux plaintes de cette communauté chinoise qui ne menace personne, travaille et ne demande qu’à s’intégrer. Ils sont confortés dans leur attitude par le déni des pouvoirs publics et des médias complices. Il n’est pas confortable pour ces idiots utiles de l’islamisme d’accepter le fait dérangeant que « l’immigré des quartiers toujours victime des autres, des inégalités sociales », passe soudain au rang d’agresseur contre d’autres immigrés, engageant un questionnement moral qui remet un peu les choses à leurs places. La réputation des Chinois d’être une population qui réussit, qui trouve dans la discrétion sa place et s’intègre de mieux en mieux, peut être perçue comme un danger aux yeux d’autres groupes d’immigrés très revendicatifs, nourrissant un sentiment de victimisation vis-à-vis d’une France terre d’accueil, accusée régulièrement à tort de racisme pour expliquer des difficultés d’intégration. Le danger, c’est que la communauté chinoise, se sentant abandonnée par l’État censé les défendre, se constitue en ligues d’auto défense. Ce qui donnerait des affrontements graves entre communautés, comme c’est le cas en Angleterre, pays champion du communautarisme.

- Exact. On voit déjà ça à Calais d’ailleurs… Mais il y a une leçon positive à tirer de cette manif et des faits qui l’ont provoquée : la réussite des immigrés chinois. Ce qui veut dire que tout immigré peut réussir, à condition de ne pas s’enfermer dans un repli communautaire.

- Allez, à la nôtre et… Tchine, Tchine !

 

Illustration: merci à Chimulus

03/09/2016

Ouiquinde érotique: les deux paradis de Frédillo

 

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Les deux paradis

 

J’aime ce qui, semblable à quelques fleurs mystiques,

S’épanouit ainsi qu’un lotus rose et noir,

Près du val de ton sexe, Ô femme ! Et chaque soir

Je veux en effeuiller un pli problématique.

 

Avec sa porte à deux battants, son promenoir,

J’aime ton con, plus vaste et plus énigmatique,

Calice humide où pleut l’averse spermatique

Et qui sert à mon nœud de cuve et d’entonnoir.

 

Évoluant de l’un à l’autre en mes caresses,

Du dôme de ton ventre aux rondeurs de tes fesses,

J’explore le versant, le gouffre et le sommet

 

Et je crois, énervé de volupté subtile,

Entrevoir dans ton cul le ciel de Mahomet

Et dans ton con le paradis des Évangiles.

 

Frédillo

 

In: Feuilles à l’envers recueillies par un Bourguignon


 

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25/08/2016

Grandes voix : Tahar Ben Jelloun sur le burkini.

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L’an dernier déjà, Tahar Ben Djelloun, écrivain et poète marocain, grande voix de la francophonie, s’exprimait sans ambiguïté sur cette provocation malsaine qu’est le burkini. Il parlait alors de l’arrivée de cette chose sur les plages du Maroc. Écoutons-le :


Burqua plage !

Chacun a la liberté de montrer ou de dissimuler son corps, mais quand on va à la plage on n’y va pas en djellaba. Il faut être vicieux et pervers pour penser que couvrir un corps d’une femme c’est le protéger des regards concupiscents.

Cela fait quelques années que nous assistons, l’été, à un phénomène bizarre. Des femmes, accompagnées ou non par leur époux ou leurs enfants, nagent toutes habillées dans la mer ou même dans certaines piscines. Je sais qu’on leur a dit qu’une femme respectable ne se mettait pas en maillot. La question qui me vient à l’esprit est : l’est-elle quand elle sort de la mer, ses habits collant sur sa peau et mettant en valeur les formes qu’elle ne voulait pas montrer ?

Chacun a la liberté de montrer ou de dissimuler son corps, mais quand on va à la plage on n’y va pas en djellaba. Il faut être vicieux et pervers pour penser que couvrir un corps d’une femme c’est le protéger des regards concupiscents. Le ridicule le dispute à la bêtise.

Quand il fait chaud et que l’envie de plonger dans les vagues se fait sentir, il est normal de se déshabiller, de porter un maillot de bain et d’aller se rafraîchir dans la mer. Ce que les hommes n’hésitent pas à faire. Ainsi que de fois n’ai je vu des hommes en maillot de bain prendre du bon temps à la plage pendant que leur épouse, leur mère ou leur sœur souffraient dans la chaleur de l’été, enveloppées dans des vêtements noirs qui les étouffaient en plus. Ce n’est ni hygiénique, ni esthétique, ni moral.

Certains prétendent qu’ils font cela pour respecter les préceptes de l’islam. Non, cela n’a rien à voir avec la religion. La décence est une question d’éthique. Or on constate que ce qui travaille en profondeur les fanatiques c’est la question sexuelle. Tout tourne autour du sexe de la femme. Le corps de la femme. L’âme de la femme. L’ombre de la femme. Le parfum de la femme. L’idée de la femme. Le reste n’est que bavardage enrobé de religiosité mal comprise.

Cet été, des casseurs du tourisme au Maroc ont essayé de faire interdire le bikini à la plage pour les touristes. Heureusement qu’ils n’ont été suivis par aucune autorité officielle. Mais leur stupidité a été postée sur le Net et a fait le tour du monde, ce qui a certainement dû décourager de braves touristes étrangères de venir à Agadir par exemple. Déjà on a du mal à attirer des clients et surtout à les faire revenir, (le Maroc a été très mal noté pour ce qui est du service et du suivi en matière hôtelière), alors n’inventons pas des épouvantails hideux et nauséabonds pour les repousser définitivement.

Il suffit d’une initiative de ce genre pour tuer l’industrie touristique du pays. Ce que Daech n’a pas réussi à faire chez nous, des Marocains frustrés sexuels ont osé le faire : faire fuir les étrangers et répandre une très mauvaise image de notre pays.

Il est temps que le gouvernement réagisse à cette nouvelle dictature de l’ignorance, de la frustration et de la bêtise. Sur une plage à Tanger, des voyous munis de sabres et poignards ont fait la semaine dernière la chasse aux baigneuses non habillées. Attention ça commence par un harcèlement de ce genre et ça se termine avec une bombe dans une piscine ou dans un café. Il faut que les services de sécurité prennent au sérieux ces agitations dangereuses et garantissent la sécurité et la liberté de l’individu, homme ou femme.


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20/08/2016

BIBURKINI

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BIBURKINI

 

Mais quel embrouillamini

Cette histoire de burkini 

Symbole infini

De misogynie.

Pourtant moi je trouve la tenue bandante

L'eau plaquant sur des formes abondantes

Des belles naïades ondulantes

Ces tissus aux couleurs chatoyantes

Sexy comme les tenues latex

Qui nous excitent le cortex.

Les trésors ainsi révélés

Beaucoup plus que suggérées

Ne sont-ils pas un bras d'honneur

A tous ces machos de malheur

Qui prétendent enfermer les femmes

Dans tous ces suaires infâmes !

Bikini, burkini,

Corps offerts ou bannis

Femmes,

Femmes,

Femmes,

Au diable tout blasphème :

On vous aime !

 

VictorAyoli.

 

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19/08/2016

Un peu cru, mais tellement vrai !

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J'ai reçu ce courriel. Comme j'aurais pu l'écrire moi-même, je fais suivre :

 

"Le Bruit de La colère monte en France....!

Et va peut-être arriver jusqu'à nos élus .......!! 

Elle est gonflée la maman mais elle a l'instinct de survie pour notre laïcite

 

Une femme a écrit sur Facebook ce qui suit :

 

Attention, je ne serai pas délicate dans mes mots. Je parle vrai.

Je vais probablement passer pour une raciste, JE M'EN FOUS !

Il est temps que quelqu'un dise tout haut ce que beaucoup de monde pense tout bas et ce message s'adresse à vous... MUSULMANS.

 

 Je suis athée et je ne fais pas chier le peuple avec ça.

 Ce n'est pas parce que je ne crois pas en Dieu que je dois mettre de côté les valeurs qu'on m'a apprises.

Vous quittez vos pays respectifs parce que la dictature, la guerre, la violence, la haine et la mort (que vous avez-vous-même installés) y règnent.

Vous venez vous établir ici dans NOTRE PAYS, pour pouvoir fuir tout ça et vivre heureux, en santé et à l'abri de tout ce que vous avez quitté.

 

 On vous donne tout ce dont vous avez besoin pour vous aider à vous intégrer ici même, dans NOTRE PAYS.

 

On vous donne un toit, de la nourriture, de l'argent, on vous inscrit à l'école pour apprendre la langue, on vous aide à acquérir de meilleures connaissances de NOTRE PAYS, vos études sont payées, afin de faciliter votre intégration sur le marché du travail.

 

Mais à vous entendre, ce n'est pas encore ASSEZ !

Moi, c'est à vous que je dis : C'EST ASSEZ !!!

ASSEZ de vouloir changer nos traditions et nos coutumes,

ASSEZ de brimer nos droits et libertés parce que c'est contraire à votre religion,

ASSEZ de nous traiter de racistes parce qu'on n'aime pas votre façon de faire.

 

Pourquoi venez-vous dans notre pays si ce n'est que pour tenter de le changer à l'image du pays que vous avez fui ?

C'est nous qui vous offrons l'hospitalité, alors à vous de vous conformer à nos traditions et nos coutumes.

Lorsqu'un étranger s'établit dans vos pays, il doit respecter vos traditions, vos coutumes et celui qui ne les respecte pas peut être passible de mort dans certains de vos pays !!!

Et nous, européens, devrions vous laisser tout changer sans rien dire ???

 

                   ASSEZ , C'EST ASSEZ    !!!

 

Retournez dans vos pays, si nos traditions et nos coutumes vous déplaisent tant que ça !

Vous nous faites chier à vouloir tout changer alors que vous n'étiez pas capables de le faire chez vous !

Qui sont les vrais racistes d'après-vous ? VOUS, les musulmans.

 

Un raciste est une personne qui n'aime pas les gens d'une autre nationalité.

   

N'inversez pas les rôles !

   

Intégrez-vous ou dégagez !

 

              DES MILLIONS D'HOMMES SONT MORTS EN EUROPE POUR ACQUÉRIR

              LA LIBERTÉ ET CELLE-CI S'APPELLE LA DÉMOCRATIE

 

     C'est curieux que nos sapins de Noël vous dérangent dans la rue, mais la prime de Noël, pas du tout!"

 

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10/08/2016

Grandes voix : Zineb El Rhazoui

Zineb El Rhazoui photo isabellegauvin.com.jpg

 

Vous connaissez Zineb El Rhazaoui ? Elle mérite de l'être. C'est une journaliste de Charlie Hebdo rescapée de la tuerie de janvier 2015. Son courage, sa lucidité en ont fait une bête noire à abattre pour les islamistes de tous bords, à tel point qu'elle vit sous protection policière.

Son courage, elle le montre dans cette « lettre ouverte aux candidats au Jihad » qu’elle a publié récemment dans l’excellent journal algérien Le Matin d’Algérie ainsi que dans Le Figaro.fr. Une lettre que devrait lire la petite pisseuse de 16 ans qui veut organiser un attentat sanglant sur le sol du pays qui l’éduque, la soigne, la protège et la nourrit.

Lettre ouverte aux candidats au djhad

« Avant ton grand départ, je voulais t’écrire comme on jette une bouteille à la mer, car je sais que tu ne lis pas. (…/…)

Tu me liras probablement en tapant djihad sur ton clavier, car c’est ainsi que tu procèdes. Ton moteur de recherche te proposera peut-être ma lettre parmi la longue liste de sites qui t’ont appris que le crime de masse était ton identité, que pour aimer ton Dieu, il fallait haïr les hommes.

Ton identité supposée, celle que tu penses avoir perdue et qui t’a fait entreprendre cette quête, c’est aussi la mienne. Lorsque nous étions enfants, puisque nous avons le même âge, je m’étonnais que tu m’appelles "cousine" quand je venais du bled pour passer mes vacances en France. Je trouvais alors que tu avais beaucoup de chance de vivre ici. Tu avais des droits que je n’avais pas, tu allais à l’école républicaine pendant que je vomissais les cours de religion obligatoires. Tu faisais du sport, alors que le terrain de handball de mon collège était un vaste champ de boue, et que la moitié de mes camarades de classe avaient renoncé aux cours d’éducation physique parce qu’ils ne possédaient qu’une paire de sandales en plastique. Toi, tu venais frimer en été avec tes baskets dernier cri, tu te soignais gratuitement dans des hôpitaux équipés, alors que seuls les plus nantis parmi nous pouvaient se payer des médicaments. Aujourd’hui, tu prônes la médecine mahométane dans des conférences en France, pays de l’hôpital public, tu conseilles de se soigner au Coran, au miel et à l’urine de chameau. Demande à tes cousins du bled, ils ont déjà essayé, ça ne marche pas.

Pourtant, tu te sentais exclu. Tu disais que tu n’avais pas eu les mêmes chances que les autres, et tu as oublié que nous, ceux du bled, n’avions jamais eu les mêmes chances que toi. Tu nous as donné beaucoup d’espérance, lorsque enfants, nous t’avons vu t’élever contre le racisme, revendiquer ton droit à l’égalité et à l’intégration. L’antiracisme est devenu un étendard d’espoir, nous avions alors cru à des lendemains républicains meilleurs, à une France qui serait enfin fière de sa diversité. Certains de tes "cousins" ont saisi l’air du temps, ils sont devenus fonctionnaires, enseignants, ministres, avocats ou policiers.

Lorsque tu as sombré dans la petite criminalité, ils t’ont trouvé des excuses pour mieux s’attirer le vote de tes pères. Pas moi.

Et toi, regarde-toi. Tu as fait de l’antiracisme non pas un combat pour l’universalité des droits, pour gommer les différences entre les citoyens d’un même pays, mais une petite lutte pour faire valoir ta portion congrue. A ta décharge, je reconnais que tu n’y serais jamais arrivé sans l’aide de certains politiques, pour qui l’antiracisme n’était qu’un slogan électoral. Ils ont fait de toi leur chasse-gardée, leur fonds de commerce. Ils t’ont expliqué que toi, né en France, tu étais différent et que tu le serais toujours, car c’est ainsi qu’ils te voient, pas moi. Moi qui fus ta cousine, je sais que tu n’es pas exclu ipso facto, mais que tu te complais dans cette posture pour mieux haïr. Ils t’ont appris que ce n’était pas la peine d’apprendre à l’école, car tu ne trouverais jamais de travail. Pendant ce temps, chaque jour, de nouveaux arrivants en France s’élevaient par le savoir. Ils t’ont ôté toute notion de mérite en te consacrant des quotas, convaincus que c’était le seul moyen pour toi d’intégrer les grandes écoles. Lorsque tu as sombré dans la petite criminalité, ils t’ont trouvé des excuses pour mieux s’attirer le vote de tes pères. Pas moi. Car je sais que si tous les hommes sont égaux en droits, ils le sont aussi en devoirs. Les politiques de ce pays t’ont expliqué que ta religion prônait la paix et l’amour, alors que ton imam t’expliquait qu’il fallait battre ta femme. Que dis-je ? Tes femmes ! Lorsque tu as arboré un accoutrement afghan pour revendiquer ton identité de Nord-Africain, ces mêmes politiques t’ont expliqué que tu avais le droit de te ridiculiser dans l’espace public, car il s’agissait de ta "culture". Moi, je sais que ce n’est pas l’habit qui fait l’Arabo-Berbère, l’Amazigh, qui dans la langue de Jugurtha, veut dire l’homme libre.

Sais-tu au moins ce que le mot djihad veut dire avant d’y aller ? Toi qui baragouines l’arabe depuis que tu appliques à la lettre la foi de Mahomet ? Je gagerais que non. Ton arabe, celui que j’ai tété du sein de ma mère, ce dialecte que parlent tes parents et que tu n’as jamais appris, ne connaît pas ce mot. Tu n’as jamais eu à défendre tes droits en arabe. Tu n’as jamais eu à répondre à ton agresseur parce que tu es une femme, tu n’as pas eu à corrompre un fonctionnaire pour te délivrer ton acte de naissance, ni à expliquer à un policier ce que tu fais avec ta petite amie, ni à chanter les louanges d’un dictateur, ni à supplier à l’entrée d’un dispensaire pour que l’on daigne te soigner. Tes droits, tu les as toujours obtenus en français, et pourtant, tu hais cette patrie. Djihad veut dire effort, mais quel effort as-tu déjà fait avant de te résoudre à faire celui de la guerre ? Ton islam à toi, celui que tu penses être ton identité retrouvée, n’est qu’une maladie mentale, une nécrose de la raison, une défaite de ton humanité.

Lorsque tu cesseras de te faire passer pour une victime alors que tu es ton propre persécuteur, lorsque tu accepteras d’être enfin ton seul maître, et non le mercenaire et l’esclave d’une idéologie qui te méprise tout autant que ces politiques qui ont fait de toi le parent pauvre de la République, je pourrais te dire, moi ta lointaine "cousine" du bled, comment faire pour t’intégrer en France tout en retrouvant enfin ton identité. Pour l’y avoir étudiée, je pourrai te démontrer que ta langue, l’arabe, est remarquablement enseignée dans notre pays. Je t’apprendrai que Paris est la capitale de la culture arabe, celle qui n’a pas droit de cité sous les cieux de nos dictatures. Je t’emmènerai voir des spectacles d’artistes arabes qui ne peuvent plus se produire dans leur pays à cause de tes idéologues. Je te montrerai que la France est aussi la Mecque de ceux parmi nous qui défendent les droits humains dans des pays qui les violent allègrement. Si tu es encore parmi nous, tu verras qu’il est possible de renouer avec ton identité perdue, tout en étant plus français que jamais. »

 

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Sources:

http://www.lematindz.net/news/21349-lettre-ouverte-aux-ca...

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/07/25/31003-20160725ARTFIG00019-lettre-ouverte-a-un-candidat-au-djihad-par-zineb-el-rhazoui.php