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16/05/2016

Au bistro de la toile : La vie est une maladie mortelle !

Buveurs copie.jpg


- Salut à toi, maître empoisonneur ! Loulle, je viens d'en entendre un qui parlait dans le poste et qui se lamentait sur le sort des bestiaux. Il a raison le mec lorsqu'il s'encagne contre la manière actuelle d'élever les vaches. Il citait même Louise Michel qui disait qu'il n'y avait que les forts et les faibles, et que les forts brimaient et exploitaient les faibles, qu'ils soient des hommes ou des animaux. Ce sont de belles paroles. Mais faut-il pour autant ne manger que de l'herbe ?

 

- J'ai eu un ami berger qui un jour m'a dit : « Si tu veux manger de la viande, il faut que tu sois capable de tuer l'animal que tu veux bouffer ». Pas pour chaque côtelette, bien sûr : il y a des bouchers pour ça. Mais philosophiquement. J'ai donc essayé. Et ce n'est pas facile de tuer, même une poule, le bestiau le plus kon que tu puisses trouver.

 

- Je suis passé moi aussi par ces mêmes interrogations. Mais il y a un monde entre les usines à tuer actuelles et le cochon que l'on tuait selon un rituel païen se terminant par une grande bringue après une journée de joyeux et efficace travail en commun. Tout petit, je tenais la queue du cochon, après la patte arrière. Et ça regimbe un porc qui sent le couteau ! Parce que, que les vaches soient élevées dans ces usines à lait et à barbaque que sont les « fermes à mille vaches » où en « stabulation libre » comme il disent en cambrousse, leur fin est la même : l'abattoir, le couteau. Et maintenant de moins en moins en ayant été « étourdies » au merlin électrique, pour ne pas perdre les marchés des viandes hallal ou casher. Et parce que ça coûte moins cher !

 

- La peur de voir la réalité. Maintenant, la viande est découpée, mise sous plastique. Parfois même pas transparent. Faut qu'on ne reconnaisse pas trop le bestiau. Ça risque de choquer la sensibilité de ces braves clients.

 

- Bof. C'est l'époque qui veut ça. Tout doit être aseptisé, homogénéisé, désinfecté, normalisé. « On » nous protège de tout. Normalement, avec les critères sociologiques et les normes actuels , toi et moi Loulle, on devrait ÊTRE MORT depuis longtemps. On fait donc du rab Loulle. Tout comme toi, je suis un de ces salauds qui bouffent le pognon de la Sécu. Et oui Loulle. Et tu es complice, toi qui me conforte, voire me pousse à lever le coude pour emplir la caisse de ton merveilleux rade de perdition ! Tu te rends compte, maître empoisonneur, de ce que tu fais ! J’ai entendu un autre « professeur » émérite asséner des vérités terribles comme, par exemple, que l’on risque le cancer dès le premier verre de vin !

 

- …taing !  T'as tenu jusque là, c'est donc que tu peux encore tenir quelque temps, mais, couillon, ne bois pas le verre de vin qui donne le cancer, bois les autres !

 

- Voilà un bon conseil, Loulle. Tè. Mets ma tournée. Eh ! Maintenant, l’essentiel c’est le propre, l’inodore, le sans saveur, le « zéro risque ». Le principe de précaution institué au niveau de la Constitution !

 

- Économise-toi Victor. On a encore besoin de toi !

 

- Quand j’étais miston Loulle, il y avait des peintures au plomb partout et les tuyaux d’adduction d’eau étaient aussi en plomb. Ça faisait de jolies hernies quand il gelait, alors on appelait…le plombier !

Les prises électriques étaient évidemment sans protection, les fils de la lampe pendaient, les isolants étaient en bois et, bien sûr, il n’y avait pas de prises de terre.

On se chauffait au charbon dans une seule pièce et il n’y avait pas d’aération, sauf par les portes et fenêtres bancales.

On mettait l’eau de Javel, le permanganate et le crésyl (produits indispensables et courants à l’époque) dans des bouteilles de pinard vidées généreusement.

Quant aux quelques médicaments (vermifuge Lune, Alunosal, Elixir parégorique, cachets d’aspirine « Usine du Rhône », etc.) ils étaient sur l’étagère de la cuisine, à côté de la boite à sel et de la bouteille d’huile.

On buvait l’eau au robinet ou à la pompe dans la rue, et non des bouteilles cachetées.

On bouffait du pain, du beurre quand il y en avait, des gâteaux bien sucrés et on n’était pas obèses pour autant parce qu’on se bougeait le cul au lieu de rester derrière une console de jeu !

On jouait, quand il n’y avait pas école, toujours dans la rue, dans les terrains vagues, au bord du Rhône.

On fabriquait des traîneaux à roulements avec des planches et des roulements à billes qu’on allait chercher chez Bébert, le garagiste, et on descendait à fond la caisse. Les gamelles étaient nombreuses et ça nous apprenait à vivre.

 

- Putaing, les genoux et les coudes écorchés soignés à l’eau oxygénée, à l'eau d'alibour et au mercurochrome rouge !

 

- On grimpait aux arbres, aux poteaux de la ville et on se cassait parfois un bras ou quelques ratiches sans faire d’histoires ni porter plainte contre le maire.

On allait faucher les cerises chez les paysans ce qui nous valait parfois une volée de gros sel dans le cul.

Il nous arrivait, pour des questions de « t’es pas chiche ! » de bouffer des hannetons ou des vers de terre. Sans dommage.

On avait plein de potes partout : il suffisait de sortir dans la rue, tous les gosses étaient là, c’était notre terrain de jeux. Et si on allait chez un pote, on entrait nature, sans invitation, et sa mère nous faisait goûter sans histoires.

On rentrait chez nous à la nuit sans que nos parents ne se tracassent la tête et ne déclenche l"Alerte Enlèvement".

 

- Ouais Victor, mais pense donc, on n’avait pas de portables ! Et même pas de nintendo, de play station, d’ordinateurs, de baladeurs, de télé 80 chaînes, etc. Quelle triste vie !

 

- On a pourtant survécu Loulle ! Á l’école, dans nos classes à quarante élèves, quand un mec ne suivait pas bien, on l’aidait et s’il était trop branque, il redoublait. Sans que les « parents d’élèves » ne s’offusquent. Et si on était trop chiants et que le « maître » nous traitait par la podoculothérapie (l’art de soigner par le coup de pied au cul), les parents non seulement ne le faisaient pas mettre en taule, mais ils redoublaient la sanction podoculesque !

 

- J’ai connu ça moi aussi Victor. Pareil pour les gardes champêtres et les flics qui nous coursaient quand on faisait des konneries et nous secouaient le matricule sans qu’on soit pour autant des « victimes de la société ». On faisait les kons ? On assumait les conséquences. On roulait partout avec nos vieilles cranques de vélo, sans casque évidemment. Et pour le lundi de Pentecote, on allait à vélo se baigner au Gardon. 50 bornes aller-retour. Et les bagnoles, plus tard, nos vieilles Deuches ou 4L n’avaient ni ceintures ni air bag, quant aux freins ils étaient plus que douteux.

 

- Et je te dis pas le nombre très conséquent de verres de vin que j'ai bu tout au long de mes décennies d'existence ! Tellement au-delà du "premier verre qui donne le cancer" que je devrais fumer les pissenlits par la racine depuis... Pfff ! Et c’est pourtant notre génération qui a fait exploser les inventions qui font la réalité d’aujourd’hui !

 

- On avait la liberté, on assumait les risques, on acceptait les échecs, on jouissait des succès, on était RESPONSABLES ! Je me rends compte que normalement, avec une vie aussi « risquée », un environnement aussi « hostile », des façons de vivre aussi « aberrantes », je devrais être mort depuis bien longtemps ! Seulement ma femme m'a menacé: "Si tu meurs, je te tue!" Alors je me tiens à carreau…

 

- Eh ! La vie est une maladie mortelle…

 

- Et vous nous dîtes ?

 

- Je continue !

 

- A la nôtre !

 

 

 

15/05/2016

Ouiquinde gastronomique épicé et parfumé

 

cuisine

 

Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un dans l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachées,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, “ Ah, dis donc, Doudou ! ”

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi-heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

*****************************************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Aux portes du paradis, un nouvel arrivant commence son récit: 
- Cela faisait un certain temps que je soupçonnais ma femme d’avoir une relation extra conjugale. Je suis donc rentre chez moi à l’improviste et évidemment, je l'ai trouvé complètement nue sur le lit. J’ai immédiatement fouillé l'appartement pour trouver le coupable. En vain. Et puis, je me suis souvenu qu'habitant le 15ème étage d'une tour, nous disposions d'un petit balcon. J'ai donc ouvert la porte-fenêtre et c'est la que j'ai vu cet homme suspendu dans le vide et s'agrippant à la rambarde du balcon. Je lui ai piétiné les mains pour qu'il tombe, mais il tenait bon. Alors je suis parti chercher un marteau. A grands coups sur chaque main, il a fini par lâcher prise. Mais un arbre a amorti sa chute. Voyant qu'il bougeait encore, j'ai attrapé le réfrigérateur de la cuisine et je l'ai fait basculer sur cet individu. L'effort a été si violent que j'ai succombé à une crise cardiaque. Et donc me voilà. 

- Ah bon ! Répond St Pierre passionné. C'est bon vous êtes admis au paradis.

 

Un second homme se présente peu après et commence à raconter l'histoire de sa mort a St Pierre: 
- Voyez-vous, débute-t-il, j'étais en train de repeindre mon balcon au 17ème étage d'une tour. Mon tabouret a vacillé et j'ai basculé dans le vide. Mais j'ai eu la possibilité de me rattraper à un balcon, deux étages plus bas. Je pensais être sauvé quand le propriétaire de ce balcon a commencé à me piétiner les mains puis à me casser les doigts à coups de marteau. Il était fou furieux que je m’accroche à son balcon. Et pire, lorsque j'ai lâché prise, comme je ne suis pas mort tout de suite, il m'a balancé son frigo sur la tête pour m’achever.

 

St Pierre : 
- Oui, j'ai entendu parler de cette histoire, vous pouvez entrer au paradis.

 

Un troisième homme arrive et entame, lui aussi, son récit à St Pierre: 
- Franchement, je ne sais pas comment c'est arrivé ! J’étais caché à poil dans un frigo et me voilà !!! 

 

 

14/05/2016

Ouiquinde érotique avec Alphonse Allais

 

 

femmes dessins blanche et noire.jpg

 

Proposition folichonne d’un peintre un peu loufoc qui voulait entraîner une jeune femme dans des cryptes, à seule fin de lui peindre le dos avec de la couleur verte.

 

Je dis, mettons, vers mes passages souterrains

Jeudi, mes tons verts, mais passages, sous tes reins.

 

Nous nous étalons

Sur des étalons.

Et nous percherons

Sur des percherons !

 

C’est nous qui bâtons,

A coup de bâtons,

L’âne des Gottons

Que nous dégottons !

Mais nous l’estimons (1)

Mieux dans les timons.

 

Nous nous marions

A vous Marions

Riches en jambons.

Nous vous enjambons

Et nous vous chaussons !

Oh ! Plutôt nichons

Chez nous des nichons !

 

Vite polissons

Les doux polissons !

Et les repompons !

C’est nous qui poissons

Des tas de poissons

Et qui les salons

Loin des vains salons !

 

Tout d’abord pigeons

Sept ou huit pigeons.

Du vieux Pô (2) tirons

Quelques potirons !

Aux doux veaux rognons

Leurs tendres rognons,

Qu’alors nous oignons

Du jus des oignons !

 

Puis, enfin, bondons-

Nous de gras bondons.

Les vins ? Avallons

D’exquis Avallons !

Après quoi ponchons (3)

D’odorants ponchons

Ah ! Thésaurisons !

Vers tes horizons

Alaska, filons !

A nous tes filons !

Pour manger visons

Au  front des visons,

Pour boire, lichons

L’âpre eau des lichons (4)

Ce que nous savons

C’est grâce aux savons

Que nous décochons

Au gras des cochons.

 

Oh ! Mon chat, virons,

Car nous chavirons !

 

Notes de l’auteur :

1 – L’âne, bien entendu.

2 – La chose se passe en Italie.

3 – M.Raoul Ponchon, notre éminent confrère et brave ami, ayant donné son nom à une des meilleures marques de cigares de La Havane, le verbe poncher est devenu synonyme de fumer avec délices.

4 – On appelle lichon, au Canada, le filet d’eau qui coule des glaciers.

 

 

Alphonse Allais

 

Illustration: merci à Serpieri

13/05/2016

Avant le temps des cerises, c'est celui des fraises. Oui, mais lesquelles ?

fraises ciflorette.jpeg

 

J'ai sous le nez deux barquettes de superbes fraises « ciflorette ». Elles viennent de chez mon neveu qui les fait pousser dans son jardin, près de Bédarrides, dans le Vaucluse. Hum ! C'est son voisin – un petit producteur - qui lui appris comment les faire pousser, en pleine terre. Celui-ci, en ayant ras le cul de se faire exploiter par les grandes surfaces, les vends à un prix très correct – 7 euros la barquette d’un kilo - au cul de sa camionnette. Et les clients ne s’y trompent pas ! Ça change de ces putains de « fraises » espagnoles qu’on trouve aux supermarchés ! T’as l’impression de croquer dans un bout de caoutchouc dur qui aurait un vague gout de tomates transgénique… Dégueulasse. Et les mecs, ils vendent ça en belles barquettes d'un demi-kilo, autour de 2 ou 3 € pièce. Comme ça ne paraît pas cher, les bons kons achètent. En fait, ils paient autant que chez mon petit jardinier provençal. Seulement voilà, ces saloperies sont le nec plus ultra de la merde.

 

Elles arrivent du sud de l’Espagne et ont donc parcourues au bas mot 1.500 à 2.000 bornes en camions crachant leur gazole à la tonne. Près de 90.000 tonnes chaque année ! À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi totalité de ces merdes poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

 

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la micro faune détruite avec du bromure de méthyle et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005… ! ! !); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

 

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans papiers sous payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver. Mais c’est qu’en plus ils polluent ces cons d’esclaves mon brave, en plus d’avoir les poumons pourris par les merdes qu’ils respirent et la peau vérolées par les pesticides !

 

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui intègre des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2.000 hectares ont été rasées pour faire place aux fraisiers.

 

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.

 

Quant aux esclaves, ils sont priés de se barrer, retourner chez eux ou s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner - à leurs frais puisque la plupart de son pas déclarés ! - au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respirés...

 

La production et l'exportation de la fraise espagnole - l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril - représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises…

 

Mangez cinq fruits et légumes par jour qu’ils nous bassinent… Vous crèverez plus tôt, ça soulagera la sécu !

 

 

 

Illustration X – Droits réservés

12/05/2016

Au bistro de la toile : fraude fiscale, motion de censure, festival de Cannes, féria de Nîmes.

Buveurs copie.jpg

 

 

- Attends Victor, on aura tout vu : le rosbif Cameron préside aujourd'hui, à Londonistan, un colloque sur la fraude fiscale ! C'est comme si les Balkany organisaient un colloque sur l'éthique en politique…

 

- La com Loulle. La com. On fait croire qu'on fait, mais on ne fait rien, c'est de l'enfumage. Dans l'U.E. toute décision concernant la fiscalité doit être prise à l'unanimité des 28 membres ! Bonjour l'efficacité, et merci aux Rosbifs qui ont imposé cette directive scélérate pour protéger les intérêts des vautours de la City. La City n’est pas seulement un quartier d’affaire, poumon économique avéré de la capitale anglaise, mais aussi et surtout elle est le consulat des paradis fiscaux dans l’univers de la finance officielle, la finance respectable en melon et parapluie. Elle est l’alibi et la complice, avec ses têtes de pont anglo-normandes, luxembourgeoise, suisse, monégasque, et tous les paradis fiscaux tropicaux, d’un écran de fumée financier élevé par une mafia hyper fermée où le ticket d’entrée n’est fixé que par un nombre de zéros sur les comptes à gérer. Et des questions on n'en pose pas. Inutile et hautement suspect, les questions! Bon. Il paraît qu' « ils » veulent curer ce cancer. Les banques vont être très prochainement obligées (http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-210_fr.htm) à déclarer, entre autres, le nombre des personnels qu'elles emploient pays par pays, les bénéfices qu'elles réalisent pays par pays, le montant de l'impôt qu'elles y paient, pays par pays encore. On verra si Junker – le patron-voyou de la Commission européenne - propose d'étendre cette excellente directive aux multinationales qui adorent tant le Luxembourg! On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

- Bon. Je crois qu'on peut attendre encore longtemps… Alors, et ce cinéma chez nous, avec cette « motion de censure », c'est quoi ce bordel ?

 

- Bof. Là encore, gesticulation. La « motion de censure » est une procédure permettant de « faire tomber le gouvernement », comme on disait sous la Quatrième où c'était une routine. Elle est déposée par un groupe qui n'est pas d'accord avec une loi imposée par le gouvernement par la procédure dite du 49.3, qui revient à dire aux députés « allez vous faire foutre, je passe ma loi en force ! ». C'est ce qui va se voter aujourd'hui. Mais les députés « frondeurs » ont des limites à leur effronterie. Ils aiment trop leur belle et bonne gamelle pour couper la branche sur laquelle ils sont assis. Parce que si le gouvernement est censuré, il ne peut que donner sa démission. Avec pour conséquence de nouvelles élections législatives. Et donc l'incertitude pour les députés de retrouver leur gamelle ! Voilà pourquoi les effrontés ne mêleront pas leurs voix à celles de l'opposition. Gesticulation Loulle. Enfumage…

 

- Mouais. Alors, ce ouiquinde, festival de Cannes ou Féria de Nîmes,

 

- Cannes, j'y est habité lorsque j'étais un peu plus jeune. Beaucoup de Cannois fuient leur ville quand débarquent les hordes de shootés à la péloche. Comme les Avignonnais durant le festival de théâtre. Et – pas kon – ils louent à tarif salé leurs turnes aux festivaliers. Quant à la Féria de Nîmes, ça m'intéresse un peu plus mais il faut pas avoir peur de la viande saoule… Quand tombe la nuit, c'est le règne des soiffards sans limite. Très peu pour moi Loulle. Je préfère m'en envoyer un ou deux chez toi, entre amis, que de me trouver coincé au milieu d'une foule de braillards abiérisés à mort.

 

- Il y a les corrida tout de même.

 

- Bien sûr et heureusement.

 

- Y en a qui n'aiment pas…

 

- On s'en fout. La corrida Loulle, c'est un rituel ancestral codifiant le combat de l’homme et du dieu Mithra.

Les vieux gradins de pierres blondes des arènes de Nîmes sont garnis jusqu’au sommet d’une foule aux couleurs excessives. Sous un soleil excessif. Pour trembler, hurler, s’enthousiasmer, applaudir, haïr de manière excessive devant un spectacle excessif. Symboliquement, c’est le combat de l’homme et de la femme. Combat toujours perdu par l’homme. L’homme, ici, c’est le toro, sa puissance brute, son courage insensé, ses charges désordonnées. La beauté de la force. La femme, c’est le torero. Léger, aérien, si féminin dans son allure, son costume et ses attitudes. Opposant à la force l’intelligence, l’esquive, le leurre. La beauté.

Au centre du cirque, il y a un homme. Seul. Sous les regards de dix mille paires d'yeux.

 

- Une danseuse, qu'il dit Cabrel en parlant de ton torero !

 

- Cabrel n’a manifestement jamais vu l’œil d’un toro de près. L'homme – femme, danseuse – a en face de lui un monstre mythique. Six cents kilos de force brute, de bravoure, de volonté de détruire tout ce qui s’oppose à lui.

Des deux, un seul sortira vivant. Et ce sera, presque toujours, l’homme. L’animal n’a jamais sa chance. C’est vrai. Combat inégal, certes, mais où l’homme risque toujours sa vie. Où son existence est suspendue à une erreur, une inattention. Où il frôle constamment la cogida, la blessure, le désastre, la mort.

On est là. Assis. Pétrifié par une attention insupportable. Tous nos sens tendus vers le ballet de mort qui se déroule à quelques dizaines de mètres.

Ambigüité de l’homme, Loulle: on tremble pour le torero mais on sent pourtant monter, malgré tous les barrages de la civilisation, depuis les tréfonds cachés de notre personnalité, l’angoisse mais aussi quelque chose de moche, de sale : l’espoir honteux de la victoire du toro, de la défaite et du massacre de l’homme. Le dompteur mangé par le lion…

 

- La corrida, c’est du sang, de la peur, de la violence.

C’est la mort toujours présente. Fascinante et répugnante. Appelée et rejetée.

 

- La corrida, c'est beau et obscène. Grandiose et pervers.

Comme la vie. Comme la mort.

 

- Allez. A la nôtre !

09/05/2016

C'est la Journée de l'Europe…

pieuvre Etats-Unis.jpg

 

Peut-on, doit-on encore y croire à cette Europe ? Fait-elle encore rêver ? Elle fait rêver ceux qui veulent venir s'y installer (un peu trop souvent sans y être invités), mais elle prend de plus en plus figure de repoussoir pour ceux qui y vivent. Et cette constatation est consternante, déprimante. Parce qu'elle est belle l'idée de l'EUROPE ! Et elle est indispensable en ces temps difficiles. Rappelons brièvement sa genèse.

 

Le 9 mai 1950, il y a donc 66 ans Robert Schumann, alors ministre français des Affaires étrangères français, faisait dans les salons de l'Horloge du Quai d'Orsay, à Paris, la déclaration qui marquait le premier acte de la construction européenne. Il proposait aux pays qui s'étaient entre-déchirés en 14-18 puis 39-45 de gérer en commun leurs ressources en charbon et acier. C'était la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA). « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait »…/...« la mise en commun des productions de charbon et d’acier changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes. »

 

Six pays ont répondu à cet appel et ont créé, par le traité de Paris du 18 avril 1951, la Communauté économique du charbon et de l’acier (CECA) : l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.

 

Un grand espoir était né. L'Europe s'est construite non sans mal, non sans soubresauts. Cette belle idée était acceptée, plébiscitée par les peuples européens. Mais, héla, elle se construisait selon les plans des Etats-Unis qui voulaient en faire un énorme marché pour leurs productions et, en lui imposant l'Otan, un glacis militaire face à l'URSS. L'Europe grandissait, s'émancipait, innovait. Allait-elle tailler des croupières à son maître d'Outre-Atlantique ? Les Etats-Unis lui imposèrent donc d'intégrer la Grande-Bretagne, son cheval de Troie. Et ce fut le début de la fin…

 

Sous la pression de la Grande-Bretagne, pitbull de l'Oncle Sam, qu'est devenue l'Europe ? Un énorme marché ouvert à tous les vents. Une construction pléthorique ayant intégré trop vite trop de nations trop différentes. Elle s'est laissée phagocyter par les seules forces économiques ultra libérales. Elle est devenu le terrain où sévissent sans contraintes tous les banksters du monde, où se gavent toutes les multinationales. Et cela au détriment des peuples européens en instituant leur concurrence sauvage à la place de la solidarité. Concurrence fiscale, alignement sur le moins-disant social, démantèlement et privatisation de tous les systèmes de protection, travailleurs détachés, etc. Il n'est pas inutile, à ce sujet, de rappeler ce que disait Jean Jaurès il y a bien longtemps mais qui est de plus en plus actuel :« Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capital international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est le plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main-d’œuvre française contre la main-d’œuvre étrangère, non pas je le répète, par un exclusivisme chauvin, mais pour substituer l’internationale du bien-être à l’internationale de la misère . » Jean-Jaurès « discours pour un socialisme douanier » 17 février 1894.

 

L'Europe, pour revivre, devrait méditer aussi ces propos de De Gaulle en 1962 : «  L’Europe occidentale est devenue sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination. Mais la difficulté dans ce cas, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper. Les vues du Pentagone sur la stratégie planétaire, les vues du business sur l’économie mondiale nous sont imposées. Bien des Européens y sont favorables. » Obama n'est-il pas, il y a quelques jours venu faire sa tournée des popotes en Europe, indiquant aux Britanniques comment voter, donnant ses directives et sa feuille de route à son autre pittbull, Frau Merkel ?

 

Ce protectorat imposé coupe l'Europe de son partenaire naturel : la Russie. Les USA ne veulent surtout pas d'une Europe et d'une Russie prospères et amies car cela constituerait une puissance économique et militaire qui serait la première au monde, bien dvant les USA et la Chine. Ce que les yankees ne veulent surtout pas.

 

Ce qui est insupportable, ce sont les diktats étasuniens imposant aux entreprises européennes de se plier aux droit étasunien et ainsi d'être directement tributaire de la politique étrangère de ce pays étranger bien qu'  « allié ». En acceptant ça, l'UE accepte sans bouger son allégeance aux USA.

 

Ce qui est insupportable, c’est le « choix » de « l'ennemi », en l'occurrence la Russie par les mêmes USA.

 

Ce qui est insupportable, c'est la délimitation des frontières de l'Europe qui doivent correspondre aux frontières de l'Otan

 

Fait nous de nouveau rêver, Europe ! Émancipe-toi, refonde-toi autour des membres premiers. Les autres viendront ensuite, mais pas à n'importe quelles conditions.

 

L'horizon pourrait s'éclaircir au mois de juin, si les Anglais « libèrent l'Europe ». Par le « Brexit » !

 

 Illustration X - Droits réservés

07/05/2016

Ouiquinde érotique avec Jean Benech De Cantenac

 

dessin femme couchée.jpg

 

 

L'occasion perdue recouverte


(...)
Par une secrette avenue,
Il fut dans son appartement,
Et la trouva nonchalamment
Dormant sur son lit étendue :
Mais, dieux ! que devint-il alors ?
En approchant de ce beau corps,
Il eut de mouvements étranges,
Lorsqu'une cuisse à découvert
Lui fit voir le bonheur des Anges
Et le ciel de l'Amour ouvert.

Dans cette agréable surprise
Où Cloris n'avait pas songé,
Elle avait assez mal rangé
Et ses jupes et sa chemise ;
Lisandre aussi, trop curieux,
Vit lors les délices des dieux,
La peine et le plaisir des hommes,
Nôtre tombe et nôtre berceau,
Ce qui nous fait ce que nous sommes
Et ce qui nous brûle dans l'eau.

Aimant de la Nature humaine,
Bijou chatouilleux et cuisant,
Précipice affreux et plaisant,
Cruel repos, aimable peine,
Remède et poison de l'amour,
Bûcher ardent, humide four
Où les hommes se doivent cuire,
Jardin d'épines et de fleurs,
Sombre fanal qui fait reluire
Nos fortunes et nos malheurs ;

Nid branlant qui nous sert de mue,
Asile où l'on est en danger,
Raccourci qui fait allonger
La chose la moins étendue,
Fort qui se donne et qui se prend,
Œil couvert qui rit en pleurant,
Bel or, beau corail, belle ivoire,
Doux canal de vie et de mort
Où, pour acquérir de la gloire,
L'on fait naufrage dans le port.

Petit trésor de la Nature, 
Etroite et charmante prison, 
Doux tyran de nôtre raison, 
Vivifiante sépulture, 
Autel que l'on sert à genoux, 
Dont l'offrande est le sang de tous, 
Sangsue avide et libérale, 
Roi de la honte et de l'honneur, 
Permettez que ma plume étale 
Ce que Lisandre eut de bonheur. 

Beau composé, belle partie,
Je sais bien que, lorsqu'il vous vit,
II n'observa dessus ce lit
Ni l'honneur ni la modestie ;
Mu d'amour et de charité
Il couvrit votre nudité,
Pour faire évaporer sa flamme,
Et savoura tous les plaisirs
Que le corps fait sentir à l'âme
Dans le transport de nos désirs

Ce beau dédale qu'il contemple
Avec des yeux étincelants
Fait naître et couler dans ses sens
Une ardeur qui n'a point d'exemple.
Ce feu qui consume son cœur
Porte partout sa vive ardeur,
Eclate enfin sur son visage.
Et ce lâche de l'autre jour (1),
Se raidissant d'un fier courage,
Ecume le feu de l'amour.

Plein d'ardeur, d'audace et de joie 
De remporter un si beau prix, 
Le galant sauta sur Cloris, 
Comme un faucon dessus sa proie, 
Quand cette belle, ouvrant les yeux, 
Vit Lisandre, victorieux, 
Forçant ses défences secrètes, 
Et, la tenant par les deux bras, 
Entrer, tout fier de ses conquêtes. 
En un lieu qu'on ne nomme pas. 
(...)

 

Jean Benech De Cantenac (1630-1714) 

 

In Poésies nouvelles et autres œuvres galantes (1662) ce poème d’amour fut attribué un temps, par erreur, à Corneille. On ne prête qu’aux riches

 

(1) dans une précédente tentative, Lisandre…resta piteusement en panne !

 

 

Illustration X - Droits réservés

06/05/2016

Eh ! Pendant qu'on est sur le pont, tu la connais celle-là ?

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Mimes.

 

Deux couples ont l'habitude de se rencontrer chaque week-end afin de jouer aux cartes. Mais un jour, ils décident, pour changer, de tester un nouveau jeu dont le but est de faire deviner un métier en le mimant.


Une des deux femmes commence : elle enlève sa chemise, son soutien-gorge et prend ses deux seins à pleine main.


-
Alors, à votre avis c'est quoi le métier que je mime ?

Tout le monde se regarde et attend la réponse.

- Eh bien, c'est médecin (mes deux seins).

L'autre femme, elle aussi, veut essayer de mimer un métier. Elle enlève alors sa chemise, son soutien-gorge, prend ses deux tétons et les fait se toucher l'un avec l'autre.

- Alors, à votre avis c'est quoi le métier que je mime ?

Personne ne sait....

- Eh bien, c'est bourrelier (bouts reliés).

 

C'est maintenant au tour d'un des deux mecs. Le premier enlève son pantalon, son slip et prend son membre dans la main. Il l'enrobe ensuite dans une serviette.

- Alors, à votre avis, c'est quoi le métier que je mime ?

Mais là encore personne ne sait... Et tout le monde attend impatiemment sa réponse.

- Eh bien, c'est boulanger (bout langé).

C'est désormais au tour du dernier homme, mais il avoue alors ne pas avoir compris les précédents jeux de mots...

Les trois autres décident de lui expliquer. Ils prennent alors un papier où ils font une liste et écrivent :

"boulanger = bout langé", "bourrelier = bouts reliés", "médecin = mes deux seins ".

L'homme en question prend alors la liste et se la met dans le trou du cul... Les autres le regardent d'un air étonné et lui demandent ce qu'il fait.

- Ben, je mime un métier !

- Mais c'est quoi ce métier ?

- C'est oculiste ! 

 

 

Photo X - Droits réservés

 

05/05/2016

Accusé Dieu, levez-vous !

dieu n'existe pas par cabu.gif


- Nom, prénom, qualité ?

 

- Dieu, Jéhova, Yahvé, Allah, Jésus, Bouddha, Vishnou, Zeus, Odin, Mahomet, Gengis Khan, Cortez, Napoléon, Hitler, Pol pot, Pinochet, Franco, Staline, Mao, Salazar, Idi Amin Dada, Omar Bongo, Mussolini, Suharto, Ferdinand Marcos, Mohammad Reza Shah Pahlavi, Bokassa, Bush Junior… Qualité : menteur. Profession : calamité inventée par l'Humain.

 

- Vous êtes accusé d'avoir créé l'Homme à votre image. Est-ce exact ?

 

- Ce n'était pas facile. Il a fallu créer l'univers, le jour, la nuit, la mer, les montagnes, les étoiles, le vent, la pluie, la neige, le smartphone, le coq au vin, Zizou, les guerres, la mort, le mac-do. Je me suis peut-être un peu gourré sur l'Homme. Puisqu'à mon image, il était parfait, alors il était emmerdant, parfaitement ennuyeux. Alors j'ai repris le taf et j'ai créé à la fois l'homme ET la femme. Avec de gros nichons et de gros culs, un sourire à craquer et la tentation à fleur de peau. J'étais sûr qu'il y aurait de la distraction. Mon erreur : j'ai laissé l'homme croire qu'il était supérieur à la femme, que les neurones étaient livrées avec les couilles. Ce qui est évidemment faux.

 

- Ainsi, à cause de vous, pour votre distraction comme vous dîtes, la moitié de l'humanité méprise, exploite, ridiculise, bat, humilie, enferme sous des linceuls de toile, maltraite l'autre moitié.

 

- Ce n'étais pas mon intention.

 

- Admettons. Mais enfin, il faut être tracassé du bulbe, même pour un dieu, d'empester l'univers, en tout cas le quartier Terre de l'univers avec cette saloperie appelée Homme. Parce que c’est l’Homme, votre créature qui sera le fossoyeur du monde. Ça a commencé lentement, tranquille, à la petite semaine. Gengis Khan, c’était encore du bricolage. Napo, de l’artisanat. Maintenant, c’est du sérieux. Quand on se tue c’est par millions... Et on est capable de faire beaucoup mieux ! Hiroshima, c’était un pétard du I4 juillet par rapport à ce que ces kons qui gouvernent ont dans leurs frigos de l’épouvante.

 

- J'ai essayé de remettre un peu d'ordre. Regardez en terre de Sodome. J'ai prévenu ces kons d'homme qui s'enfilaient comme des malades, sans m'inviter en plus. Je leur ai envoyé des anges mercenaires qui leur ont remonté les bretelles : « Nous allons détruire ce lieu, parce que le cri contre ses habitants est grand devant l'Éternel. L'Éternel nous a envoyés pour le détruire.[...] (19.23) Alors l'Éternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu.(19.25) Il détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre.(19.26) Abraham se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s'était tenu en présence de l'Éternel.(19.28) Il porta ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe, et sur tout le territoire de la plaine; et voici, il vit s'élever de la terre une fumée, comme la fumée d'une fournaise. » Eh ! Hiroshma, c'est de la branlette à côté ! En plus, je te leur ai foutu le déluge.

 

- Bel exemple. Mais c’est pas le tout. Je sais bien que vous êtes éternel, mais pour revenir à notre temps, il y a eu deux énormes guerres de l’Homme contre l’Homme. On s’est trituré la viande, on s’est fait cuire au napalm, on s’est un tout petit peu atomisé, on s’est foutu du gaz plein les éponges. Du bon gaz fétide qui te fait tomber le mou en quenouille... De la bonne bidoche partout, saignante à souhait. Avec des bras arrachés, des jambes arrachées, des tronches fendues avec une belle cervelle bien lisse et palpitante qui sort par les trous du nez. Manque plus que la branche de persil... De belles tripes bien ondulées, chatoyantes, irisées sous le soleil des bombes. On a pataugé, on patauge dans le bon sang chaud et âcre. Jusqu’aux genoux. Jusqu’au cou. Noyés dans le bon raisiné du prolo... On glisse sur les yeux arrachés et qui te font encore un clin d’œil étonné. Pas compris... Et je te file une indigestion de plomb dans le buffet. Et tu me coupes les couilles. Et je te fais griller tes gosses dans du bon napalm made in Houston. Et tu me passes mes femmes au court-bouillon. Ça sent bon la barbaque. Ça grille. La peau craquèle. Et les bons cris d’horreur. De souffrance. De terreur de pauvres kons qui comprennent pas pourquoi on les trucide. Et ça fait tourner mes usines. Et j’en essaye des bons produits insecticides, pesticides, hommicides, nyakouéicides, bougnoulicides, proloicides...

Et je t’endoctrine, et je te baratine, et je te démocratise, et je te démagogise, et je te missionnairise, et je te sectarise, et tu me votes, et tu me choisis, et tu bénis le fouet qui te torture, le bras qui te saigne, le garrot qui t’étrangle, la muselière qui te bâillonne, la télé qui t’abrutit. Une chaîne, deux chaînes... Des chaînes. Toujours des chaînes, des chaînes...


- Eh ! Vous êtes de bons élèves ! Vous n'avez presque plus besoin de moi pour vous pourrir la vie. La troisième de guerre, c’est plus contre l’Homme qu’elle est déclarée. Ou plutôt pas directement. C’est contre la nature. C’est contre la planète. C’est contre la vie. Et là, je n'y suis pour rien. Ces kons d’Hommes, dits évolués, ont plus fait de mal à la planète en 50 ans que le reste de l’humanité depuis qu’elle existe !


- Trop facile de se défiler, accusé Dieu. C’est la terre qui a le cancer. Et ce cancer, c’est l’homme ! L'Homme que vous avez créé. L’homme blanc ou occidentalisé étant la pire métastase. On bouffe du dichlorurophényl-trichloro-éthanuromerdique, et va z’y que j’te pousse, du chloruane, de l’heptachlore, de l’époxyde, des naphtalènes chlorurés, de la diodrine manches courtes, de l’aidrine angora et plein d’autres saloperies qui regorgent d’atomes crochus de carbone qui lâchent un H pour récupérer d’autres C et d’autres H. Que des H, mais c’est pas du hasch, c’est les haches du bourreau. Qui nous tuent par-dedans ! Un bon foie à la dioxine... Bien bouffi, avec de belles scrofules purulentes. Des couilles, un foutre plein de DDT. Tu baises une femme : tu lui soignes ses morbacs ! Ça tue les moustiques, ça tue les puces et les punaises, ça va bien réussir à nettoyer cette larve qui s’appelle Homme. Et on n’en parlera plus. Bhrama – c'est un de vos noms - pourra passer une nuit tranquille.

Et si ça suffit pas, on va te radioactiver ! De bons gros neutrons dans les gencives. Et ça t’en fait de belles leucémies, ça ! Très poétique... On crève de langueur... Mon cul ! Et je te file des centrales nucléaires partout. Je te fissionne, je te fusionne l’uranium, le plutonium, le plutôt nie homme, le plus tôt gnome ! Et je te l’enrichis cet uranium. Pour pas t’enrichir toi surtout... Et je te balance de bonnes giclées de rontgens bien cancérigènes, leucémirigènes, crétinigènes et ça te fait de beaux fadas, de beaux anormaux. Avec six pattes et pas de tronche. Un toutes les vingt minutes rien qu’en France...


- Eh ! Je vous disais bien que l'Homme était distrayant, pour nous les dieux. Mieux que vos films catastrophe ! J'me marre ! J'me marre ! Et en plus, je vous fait croire que tout ça c'est pour votre bien ! Quels kons. Mais quels stupides kons ! Et vous vous crevez la paillasse pour gagner votre croûte « à la sueur de votre front ». Et vous bénissez les chaines qui vous enserrent, la main qui vous exploite, le fouet qui vous humilie.

Le plus intelligent des esclavagistes c’est celui qui a eu l’idée de donner quatre sous à ses esclaves. Comme ça ils se tiennent tranquilles... La pointeuse remplace le garde chiourme et les quatre ronds, remplacent le fouet... Cocus, battus et contents... Ça fait les prolos.

Allez ! Je dégage, « j'ascentionne ». Démerdez-vous seuls. Comme disait tonton Pilate « J'm'en lave les mains ! ». Ciao…

 

Illustration: merci à l'irremplacé Cabu

01/05/2016

Ne nous laissons pas plumer ! Gastronomie ouvrière du 1er Mai : Le coq au vin !

Coq au vin copie.jpg

 

 

L’ultralibéralisme salope tout ce qu’il touche… Son crédo, sa stratégie c’est « séparer pour mieux régner ». Les jeunes contre les vieux, les actifs contre les chômeurs, le public contre le privé, les étrangers contre les Français de souche. Cette idéologie porte en elle des ferments de guerre civile.

Le 1er mai, il convient de rappeler à Gattaz, Vals et Macron (François n’existe plus) ce que c’est à ces ignares.

 

États-Unis, années 1880, la colère gronde dans un monde ouvrier soumis à des cadences de travail harassantes, 12h, parfois 14h par jour. Le 1er mai 1886, début de l'année comptable des entreprises, une grande manifestation est organisée par les syndicats de Chicago. La grève s'étend bientôt au pays tout entier et la mobilisation est telle que le mouvement obtient satisfaction : la journée de travail est réduite à 8h, mais non sans perte. Plusieurs ouvriers de la fabrique McCormick à Chicago trouvent la mort dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Sur l'une des tombes sont gravés ces quelques mots : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui".

 

De ce côté de l'Atlantique, la II ème Internationale socialiste se réunit à Paris, en 1889 pour le centenaire de la Révolution française et décide d'organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. Ici aussi, la journée de 8h (mais toujours 5 jours par semaine) est la principale revendication. Et c'est la date du 1er mai qui est retenue, en souvenir des manifestations de Chicago. Dans les années qui suivent, le 1er mai s'impose peu à peu comme un rendez-vous et un jour de grèves ouvrier, mais c'est en 1936 qu'ont lieu les plus grandes manifestations.

 

Ces manifestations du 1er mai 1936 marquent durablement l'imaginaire français. Elles contribuent en effet à l'élection de la première coalition républicaine de centre gauche, deux jours plus tard : le Front populaire. Présidée par le socialiste Léon Blum, ce gouvernement ne tarde pas à adopter des mesures historiques pour les travailleurs, la semaine de 40h, les deux premières semaines de congés payés ou la reconnaissance du droit syndical.

 

En 1941, le régime de Vichy salope cette journée émancipatrice et transforme ce rendez-vous ouvrier en jour férié, « fête du Travail et de la Concorde sociale »..

 

Le 29 avril 1947, les autorités issues de la Libération reprennent la mesure. Le 1er mai est officiellement déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises, et le restera.

 

Le sinistre borgne a tenté de récupérer ce beau jour de fraternité avec sa fête folklorique de Jeanne d’arc.

 

Attention donc à ne pas laisser ce jour symbole des luttes ouvrières à la caste familiale Le Pen et sa fête de la Pucelle !

 

Ce qui ne doit pas nous couper l'appétit !

 

Je vous propose donc de déguster deux des emblèmes de notre pays : le coq et le vin !

 

 

Le coq au vin de Ginette et Nicole

 

« Allez, Zou ! Viens mon beau. On va tuer le coq! »

C'est ainsi que Ginette, femme du Pays d'Oc

Fit de moi son complice pour saigner "Pyjama"

Et en faire une fête pour tous nos estomacs.

« Il honore mes poules, mais il me les esquinte.

C'est "viol avec violence", si elles portent plainte! »

Je tiens solidement Pyjama par les pattes

Et lui bloque les ailes pour qu'il ne se débatte,

Elle lui tend le cou sur une casserole

Et plante franchement l'Opinel à virole.

Le sang de Pyjama s'écoule volontiers,

Un grand frémissement et il meurt sans crier...

Telle est la dure et saine loi de la nature :

Tout être est prédateur mais aussi nourriture !

En quatre mouvements, Pyjama est plumé,

Vidé et nettoyé, puis flambé et coupé

En solides portions et mis à mariner

Dans un Cairanne rouge où l'on a ajouté

Oignons piqués de clous de girofle et carottes,

Quelques baies de genièvres, sel, poivre et pas de flotte.

On laisse reposer au frais, toute une nuit.

Au matin on sort les morceaux que l'on essuie.

Au fond d'une sauteuse ou mieux d'une... cocotte,

Faites mousser du beurre dans de l'huile bien chaude,

Et faites-y dorer vos morceaux de volaille

Avec un peu d'oignon et quelques gousses d'ail.

Saupoudrez sur la fin avec de la farine

Toujours en remuant. Faut pas que ça calcine.

Flambez alors le tout avec un Armagnac,

Un marc de Châteauneuf ou bien un bon Cognac.

Puis vous passez dessus le jus de marinade,

Poivre, bouquet garni, sel (pas comme un malade).

Montez alors jusqu'à petite ébullition

Et cuisez doucement. La durée est fonction

De ce qu'est le bestiau. Pour Pyjama trois heures

Mais pour un coq d'hyper entre une et deux heures.

Préparez quelques cèpes, frais ou secs mais trempés,

Vous les sautez dans l'huile, les poivrez, les salez,

Puis vous les rajoutez à la préparation

Demi-heure avant la fin de votre cuisson.

À votre liaison il faut alors penser:

Sortez un verre de sauce, laissez-là reposer,

Puis battez-la avec jaune d'œuf et vinaigre,

De la farine en pluie. Fouettez d'un ton allègre!

Si vous l'avez gardé, vous rajoutez le sang.

Incorporez le tout dans le jus frémissant.

C'est prêt. Sans plus tarder arrêter le réchaud.

Vous buvez un canon et vous servez très chaud.

Avec des tagliatelles ou des pommes vapeur,

Et un bon Châteauneuf, on atteint le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes

 

Le coq au vin est un plat qui doit mijoter. Il s'accommode donc parfaite­ment d'une volaille ayant de l'âge. Il faut une viande qui tienne aux os, et des os solides. Il vous faut donc:

Pour la marinade: - l coq ancien de deux kilos, - 2 bouteilles de bon vin rouge A.a.C., - 2 oignons pour la marinade, - 1 demi kilo de carottes coupées en rondelles, - 4 clous de girofle, - l dizaine de baies de geniè­vre, - 2 cuillerées de gros sel, - poivre du moulin.

Pour le plat: - 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - gros comme un œuf de beurre, - l oignon émincé, - 3 gousses d'ail, - un peu de farine, - l verre d'Armagnac, Cognac ou Marc de Provence, - l bouquet garni, - l cuillerée à soupe de sel fin.

Pour la sauce: - 1 jaune d' œuf, - l demi-verre de vinaigre de vin, - 2 cuillerées à soupe de farine, - le sang du coq si vous l'avez gardé, - 1 sachet de cèpes secs mis à tremper.

 

Les vins conseillés:

 

Pas de demi-mesure pour le coq au vin: les meilleurs rouges de la vallée du Rhône: Côtes-Rôties, Hermitage, Croze-Hermitage, Saint-Joseph, Chateauneuf-du-Pape, Lirac, Gigondas, Vacqueyras, Cairanne, Saint­Gervais, Séguret, Vinsobres, Visan, Sainte-Cécile-Ies- Vignes, Cornillon. En Coteaux du Languedoc, les vins chaleureux de Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Corbières, Fitou.

Les Côtes du Roussillon "Villages" de Belesta, Estagel, Maury, les Collioure.

Les vins de Provence Coteaux des Baux, Palette, Bandol évidemment, Les Arcs, les grands rouges de Bellet.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

30/04/2016

Ouiquinde érotique printanier

 

couchée dans l'herbe.jpg

 

 

Louison

 

Cette petite effrontée,

A qui je faisais l'amour,

M'allait disant, l'autre jour,

La couchant sur la montée!

« Ha, monsieur, la ! la ! la ! la !

Ah ! vous me faites cela!

 

- J'ai fermé, dis-je, la porte

Nul n'entendra mon discours. »

Mais elle criait toujours!

« Laissez-moi, las ! Je suis morte

Ah monsieur...

 

- Êtes-vous encore pucelle?

Ce serait un grand défaut.

- Las, monsieur, le cœur me faut.

- Le sentez-vous pas? dit-elle.

Ah ! monsieur...

 

- Ha! dit-elle, je me pâme!

Monsieur, attendez un peu.

Vous me mettez tout en feu!

Me voulez-vous ôter l'âme?

Ah ! monsieur....

 

Vois, je suis toute souillée...

La, la, la ! Faites tout beau!

Je m'écoule toute en eau

Et ma chemise est mouillée.

Ah ! monsieur...

 

Las! que dira ma maîtresse,

Si elle sait mes malheurs?

Ma foi, ces degrés sont durs,

Ils m'ont écorché la fesse.

Ah ! monsieur, la, la, la, la !

Ah ! vous me faires cela! »

 

 

Faucherand de Montgaillard

 

********************

couchée dans le foin.jpg

 

 

Une femme qui pile

 

Je vis ces jours passez une fort belle garce

Négligemment coiffée, assise sur du foin,

Ayant ses deux genoux l'un de l'autre si loin

Au large escarquillez qu'ils occupaient la place.

 

Ses cuisses elle ouvroit d'une si bonne grace

Qu'on voyait entre deux, vers le haut, en un coin,

Un trou large et ouvert à y mettre le pain,

Mais qui faisait, ce semble, une laide grimace.

 

Joyeuse, elle tenait à belles plaines mains

Un chose gros et long d'un quartier pour le moins

Qu'elle mettait dedans d'une mine asseurée;

 

Et, remuant tousjours, si fort elle pressoit

Que jamais en repos elle ne la laissoit

Qu'une douce liqueur elle n'en eut tirée.

 

Pierre de Larivey

 

Photos X - Droits réservés

 

29/04/2016

L'amour, le sexe, le cul : modes d'emploi.

Reiser trou du cul.jpg

L'Amour, le Sexe, bref, les saints (seins) plaisirs du Cul, nous, les Gaulois grivois, on croit que c'est naturel, que c'est inné, que c'est tellement naturel et tellement bon qu'il n'est nul besoin d'en faire des tonnes, de s'allonger longuement sur le sujet, sauf en littérature, cinéma, peintures, arts. Eh bien non. Ce n'est pas si naturel que ça puisque dans de nombreux pays, ces pratiques sont codés et font surtout l'objet d'interdits multiples et insolites.

 

Nos cousins Germains qui, dans leur grande mansuétude, ont largement ouverts leurs portes (et celles de leurs voisins…) aux migrants, ont découvert avec effarement, au Jour de l'an, que les us et coutumes sexuelles chez eux, comme chez nous, n'étaient pas évidents pour leurs nouveaux hôtes. Pragmatiques, ils ont donc édité en ligne un manuel d'éducation sexuelle à l'usage des immigrés et réfugiés. http://www.zanzu.de/de/themen/sexualit%C3%A4t

 

Son nom: "Zanzu, mon corps en mots et en images". Décliné en douze langues (il possède un nom de domaine .be), ce manuel d'éducation sexuelle en ligne explique en dessins comment se protéger, avoir des rapports amoureux "respectueux".

"C'est tout à fait normal d'informer là-dessus", explique Rudolf Henke, député CDU spécialiste Santé. "Il y a en Allemagne une tolérance pour tous les types de couple. Dire aussi que toucher quelqu'un contre sa volonté peut être puni, c'est indispensable pour que chacun puisse vivre librement ici",
se défend ce membre du parti d'Angela Merkel.

Voilà qui est dit. Mais si nous, nous avons depuis longtemps foutu les curés à la porte de nos chambres à coucher, il n'en est pas de même ailleurs. Par exemple, jusqu'à ce que, en 2003, la Cour suprême des États-Unis les déclare anticonstitutionnelles, certains états du Sud avaient des lois contre la sodomie mais aussi la fellation et le cunilingus. Elles violent le XIVe amendement de la constitution qui protège la vie privée et la liberté des citoyens américains. Treize États fédérés, situés surtout dans le sud du pays, pratiquaient jusqu’alors des lois contre la sodomie entre adultes consentants, dont quatre condamnaient aussi les fellations : le Texas, le Kansas, l’Oklahoma et le Missouri. Au fait, comment le juge fait pour savoir ?

Ce n'est pas tout. Ainsi, à Washington D.C, la seule position sexuelle tolérée est le missionnaire. Toutes les autres sont illégales. Qu'est-ce qu'ils doivent s'emmerder dans ces contrées de culs-bénis !

 

Il y a pire. Au Liban, il est formellement interdit aux hommes d'avoir des rapports sexuels avec des animaux... mâles ! Mais ils peuvent, par contre, en avoir avec des animaux femelles. Si cette loi n'est pas respectée, le coupable risque la peine de mort. Ah ! Les vaches...

 

En Indonésie, les femmes doivent être plus petites que leurs maris. Si ce n'est pas le cas, une partie des jambes devra être sectionnée. Toujours ans ce pays, si un homme se fait prendre en train de se masturber, il risque la décapitation ! C'est gênant cette manie de vouloir raccourcir.

 

Quant aux femmes de Hong Kong, elles ont le droit de vengeance grâce à une loi les autorisant à tuer leur mari en cas d'infidélité. Seulement, elles ne peuvent l'achever qu'à mains nues !

 

Eh ! Oh ! Femmes et Hommes de nos belles contrées, voilà où mène les faiblesses, les « arrangements raisonnables » avec les tenants d'une « moralité » d'un autre âge.

 

Et, comme disent nos frères italiens « Al culo, al culo, e la primavera ! »

 

Illustration: merci à l'irremplacé Reiser

 

23/04/2016

Ouiquinde jouisseur avec Raoul Ponchon

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À Philis


Ah ! ton corps est un jardin impérial.
Toutes les fleurs s'y donnent rendez-vous,
Les roses qu'on rêve et les œillets fous,
C'est Floréal, Germinal, Prairial.


Dans ce jardin d'amour tout embaumé
Et plein du gai tumulte du Printemps
Il est des nids perdus et palpitants
Pour les baisers ces beaux oiseaux de Mai.


Sur tes seins blancs voici les lys éclore,
J'entends tinter des muguets dans ta bouche
Et dans tes yeux où le faste se couche
S'épanouit une lointaine flore.


Et de tes pieds aux doigts de sucre rose
A tes cheveux qui passent l'hyperbole
Se mariant à mainte fleur mi-close
L'on voit grimper la grâce, vigne folle.

 

 

*********

 

Emilienne

Toi qui me montres tes deux cuisses,
Souffre que je te montre aussi les miennes
C'est le moins que faire je puisse
Car j'en ai trois,
Vu qu'il m'en pousse une troisième
Sitôt que je te vois,
Beauté que j'aime.

 

Raoul Ponchon

 

 

 

Illustration : Ce sacré Raoul en bonne compagnie

par Adolphe Léon Willette

 

 

 

22/04/2016

Blog républicain garanti sans Reine ni Prince

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Un fils demande à son père:
Papa, c'est quoi la République ?
- Prenons par exemple notre foyer: Moi j'ai un salaire je suis le Capitalisme, ta mère le Gouvernement, toi tu serais le Peuple, la bonne serait la Classe ouvrière et ta petite sœur qui n'a qu’un an le Futur.
- Oui, Papa je crois que j ai compris, je te le dirai demain.

Le soir il est réveillé par les cris de sa petite sœur et il voit qu'elle a chié dans sa couche. Il va dans la chambre de ses parents et il voit sa mère qui dort profondément. Il regarde par le trou de la serrure de la chambre de la bonne et il voit son père qui l’enfile !

Et le lendemain:
- Papa je crois que j ai compris : Pendant que le Capitalisme enfile la Classe ouvrière, le Gouvernement est profondément endormi, le Peuple est complètement ignoré et le Futur est bien dans la merde.

 

Illustration X - Droits réservés

21/04/2016

Au bistro de la Toile. Dérouillons les zygomatiques.

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- Oh ! Loulle, je vois que tu te dérouilles les zygomatiques en lisant ton canard. Fais-nous profiter !

 

- Attends, écoute celle-là. C'est en Californie. Un type se prend pour le père Noël et descend par la cheminée d'une maison. Le mec, qui bouffait probablement trop de hamburgers et devait se trimballer une certaine « surcharge pondérale » comme disent les gens qui savent pour parler du gras du bide, le mec donc il reste coincé dans le conduit ! Le propio arrive dans l'après-midi, allume la cheminée et vaque à ses occupations. ! Le « père Noël » se fait cramer les miches et gueule comme un cochon. Mais avant que le proprio s'en rende compte, le monte-en-l'air continue de jouer au méchoui. Lorsque les pompiers arrivent, trop tard. Le « père Noël » a joué les Jeanne d'Arc…

 

- Pleurons sur les risques du dur métier de cambrioleur…

 

- Tè ! J'en ai une autre qui est pas mal. C'est au Brésil. Le dimanche soir, lors du grand raout de destitution de la présidente Dilma Roussel, soi-disant corrompue, une femme députée vociférait et votait pour la destitution de la présidente de gauche. Elle donnait en exemple la gestion de son propre mari, maire de sa ville, ceci devant 500 députés et des millions de téléspectateurs. Manque de pot, le lendemain, le flics venaient arrêter le « maire exemplaire », de droite évidemment. Le mec, le dénommé Ruy Muniz, maire de Montes Claros dans l'Etat du Minas Gerais (sud-est), est soupçonné de « chercher à rendre impraticable le fonctionnement des hôpitaux publics » afin de « favoriser une clinique privée » qui lui appartiendrait et serait gérée par certains de ses proches et associés », a expliqué la Police fédérale brésilienne dans un communiqué en annonçant son interpellation.

 

- Et ce sont ces gens-là qui, par un coup d'état constitutionnel, veulent mettre dehors les dirigeants démocratiquement élus. Parce que ceux-ci ont l'impudence de défendre les plus défavorisés. Salauds de pauvres !

 

- Tiens. Il n'y a pas qu'au Brésil que fleurit le belle et bonne triche. Chez nous aussi. Un cadre supérieur chargé de traquer les escrocs de l'assurance-chômage en était lui-même un : il se mettait indûment dans les fouilles 5000 fifrelins par mois ! Faut dire qu'il savait comment faire Pierre Lachaise : il était inscrit comme demandeur d'emploi alors qu'il était directeur informatique d'une équipe chargée de débusquer...les fraudeurs de l'Unedic ! Il aurait ainsi pendant environ un an perçu des indemnités chômage, alors qu'il recevait bien un salaire pour le travail de cadre supérieur qu'il occupait depuis septembre 2012. C'est un salarié de l'Unedic qui s'est rendu compte de l'escroquerie en découvrant le nom de son supérieur dans une liste de chômeurs indemnisés.

 

- Pas très futé tout de même. Il comptait enterrer l'affaire le père Lachaize ?

 

- Oh ! Oh ! Oh ! Il est marrant le canard aujourd'hui. Ecoute ça : le président bolivien, Evo Morales, en visite au Vatican, a offert au pape trois livres sur les bienfaits des feuilles de coca. Faut dire que le président Amérindien de la Bolivie est en délicatesse avec les sbires du pape chez lui : l'épiscopat bolivien, à la solde de l'opposition de droite, comme toujours, aurait accusé le gouvernement de trafic de drogue.… Puteng ! Ca va fumer dans les encensoirs au Vatican !

 

- Le feuille de coca est la principale composante de la cocaïne, mais elle est aussi utilisé comme plante médicinale depuis toujours par les populations indigènes. Et Evo Morales défend la dépénalisation internationale de la consommation de la feuille de coca, pas de la cocaïne… D'ailleurs, le pape avait pu en goûter en infusion afin de prévenir le mal d'altitude, dans l'avion qui le conduisait à La Paz l'an dernier. Sacré François !

 

- Tè ! Une petite dernière Victor. En Allemagne, il existe plusieurs hôtels qui interdisent les enfants de moins de seize ans. C'est vrai que des minots qui gueulent, qui courent partout, qui jouent au ballon, qui chouignent, qui font des caprices sous les regards béats de parents niais d'admiration devant leurs enfants-tyrans, ça gonflent parfois sérieusement et ça peut te gâcher un ouiquinde…

 

- Il est vrai, Loulle, que les enfants c'est comme les pets : il n'y a que les siens que l'on supporte !

 

Illustration: merci à Chimulus

18/04/2016

Les fables de La Bedaine : Le trou du cul devenu roi !

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Or donc en ce temps là, hasard ou jeu divin

Le corps humain advint.

Il fallut décider qui, de tous les organes,

Serait le chef idoine.

Ainsi dit le cerveau, je contrôle les nerfs,

C’est donc moi qui dois être le chef décisionnaire.

Ainsi dirent les yeux, c’est nous qui apportons

L’essentiel des informations,

Nous devons être chefs car c’est par nous qu’on voit.

Ainsi leur dit la bouche, tout est nourri par moi,

Il est donc naturel que j’ai le gouvernail.

Eh ! Oh ! dirent les mains, qui donc fait le travail

Pour être votre chef, n’ai-je pas le prestige ?

Car qui nourrit dirige.

Oui mais, dirent les pieds, qui donc vous tiens debout ?

Sans nous que seriez-vous sinon un tas de mou ?

Nous devons être chefs, telle est notre démarche

Car si nous nous bougeons, c’est bien grâce à la marche.

Enfin le trou du cul fit entendre sa voix

Réclamant lui aussi le pouvoir d’être roi.

Et tous de se gausser, de ricaner, de rire,

Que le cul les dirige ? Qui aurait-il de pire ?

Le trou du cul, vexé, alors se referma.

Aussitôt tout le corps glissa vers le coma.

Le cerveau fut fiévreux

Les yeux furent vitreux,

Les mains pendaient sans force

Les pieds devinrent torses

Les poumons et le cœur perdaient le goût de vivre

Le corps humain souffrait et luttait pour survivre.

Tous demandèrent alors au cerveau de céder

Et laissèrent au cul le droit de décider.

Celui-ci, en s’ouvrant, remis le corps en marche,

C’est donc lui qui devint le chef, le patriarche,

Le corps fonctionnait bien, sans à coups, simplement

Car il gérait fort bien tous les emmerdements.

 

Moralité :

 

L’on peut être, sans en être vaincu,

Dirigé par un trou du cul !

 

 

Illustration: merci à l'irremplacé Reiser

 

 

17/04/2016

Dans notre assiette comme au plus haut niveau politique: on fait l'ANDOUILLE !

 

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L'andouille au Côte-du-Rhône

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l’ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Photos X - Droits réservés 

 

 

16/04/2016

Aujourd'hui, je m'envoie en l'air !

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C’était au temps de la parenthèse enchantée

Du Voyage au long cours, des chants de Liberté

Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient

Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

 

C’était près de Collias, où des gorges sauvages

Creusées par le Gardon depuis le fond des âges

Accueillaient les ébats, les amours, les désirs

D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

 

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière

Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière

En éblouissement de perles de soleil

Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

 

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace

J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.

S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes

Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

 

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.

Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.

En un bond de félin je fus bientôt sur elle,

Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

 

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit

Sous les feux de Phœbus, à l’abri d’un taillis

Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme

Par les voies de Sodome…

 

Victor

 

Photo X - Droits réservés

 

14/04/2016

Au bistro de la toile : Allez l'O.M. !

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- Oh ! Fatche Victor. On n'y entrave plus que nibe avec toutes ces cagades. Voilà qu'ils vont nous vendre l'OM comme une bouillabaisse. Et ils sont tous là, comme des fialas à l'agachon pour se la baffrer notre belle girelle…

 

- C'est l'OM que t'appelle « belle girelle » ? On dirait plutôt une vieille rascasse qui ne mérite même pas le pèbre d'aze pour la cuire ! En tout cas, Marguerite, elle en a ras les aliboffis – pardon, ras la chucho-pelaoù – de cette équipe de chèvres même pas capables de faire de la brousse du Rove. Elle veut vendre tout le troupeau.

 

- Faudra le trouver le nessi pour sortir les lovés, elle pésuguera dégun ! Faut avoir des cèzes dans le cabestran pour mettre de l'artiche dans cette bouillave. Où alors pas craindre d'en prendre plein le tafanari ! L'OM, ça vaut plus que dalle.

 

- Pourtant il y a du boucan : on entend les blazes de Xavier Giocanti et d'Eric Cantona.

 

- Giocanti. C'est le type qui se la fait avec Christine Lagarde, la patronne du FMI ? Celle qui a aidé à refiler plus de 400 millions de boules à Tapie ?

 

- Celui-là même. Ce Corse d'origine est paraît-il bourré de thunes. Il est le patron d'un groupe genre promoteur-investisseur immobilier. Ils croûtent dans les zones franches. Le groupe compte ainsi dans ses actifs La Cité de la Cosmétique et les Bureaux du Littoral, deux lieux de référence implantés dans chacune des zones franches avec leurs centres d’affaires respectifs, Altitude 180, un site réservé aux artisans, ainsi qu’une assiette foncière de 26 ha située face au centre commercial Grand Littoral où un parc international d’entreprises spécialisées dans la mode et le textile devrait voir le jour en 2017.

 

- Ah ! C'est pas mal. Ça a au moins l'avantage d'être local. Et puis, s'il y a à le FMI derrière, ça vaut tous les émirs parisiens. Et Canto qu'est-ce qu'il viendrait faire dans cette galère ?

 

- Il serait paraît-il nommé au poste de directeur sportif.

 

- Gran ben i'é fague ! Mais c'est vrai que ça aurait de la gueule.

 

- L'importance d'un club de fouteux sur la vie d'une ville comme Marseille me laissera toujours sur le cul. C'est une attitude de villes sous-développée : on place sa fierté où l'on peut. Quand je pense qu'un Tapie – à son époque – a eu toute la ville à ses pieds ! Les Marseillais étaient prêts à lui refiler la mairie.

 

- Bof. C'est une tradition. Les politiques et la pègre ont toujours plus ou moins furé ensemble à Marseille. Rappelons-nous Gaston et les Guerrini…

 

- Sans compter qu'actuellement, la municipalité de Marseille (850.000 habitants) est championne du monde des voitures de fonction ! Elle en possède 1200, avec 40 chauffeurs, ce qui coûte 3 millions d'euros au budget municipal ! A comparer avec Turin, ville de même importance, qui en possède cinq…

 

- Et que dire des millions déversés à pleins tombereaux dans des associations bidon. Ça profite à quelques petits caïds de quartiers, d'anciens « dit-leur » qui font pression sur la population locale...

 

- Eh ! Oh ! Tu crois qu'on achète la paix sociale avec des chichi-fregi ?

 

- Allez ! Fait péter le flaille. À la nôtre.

 

 

Illustration: merci à Chimulus

12/04/2016

Cannabis : Le Guen allume les « bigots de la prohibition » !

cannabis,prohibition

 

Coucou, le revoilou ! Qui ? Ben, le cannabis. Voilà Le Guen qui rejoint, Vaillant, Duflaut et autres politiques qui – faisant la part des choses – préfèrerait le tarpé à la kalash. On peut aussi penser que cette sortie – individuelle ou en service commandé ? - du sous-ministre aux relations avec le parlement est une façon de tenter d'amadouer les jeunes en les caressant dans le sens du poil et que ça n'aura aucune suite puisque tant le président Hollande que son premier ministre Valls sont carrément contre. Carrément ? A-t-on vu une question qui soit tranchée de manière carré par l'empereur du tango (un pas en avant, deux pas en arrière) et son hidalgo ? Ouate inde scie

 

Il est toubib Le Guen. Et il dit : « Le cannabis est une très mauvaise chose pour la santé publique, en particulier chez les jeunes. Mais la prohibition n’amène pas une diminution de la consommation »…/...« les produits qui sont distribués par le trafic sont plus dangereux que le cannabis»…/... « Je propose que le Parti socialiste dise enfin la vérité, propose une vérité : l’interdit moral ne crée rien du tout, il crée beaucoup de dégâts dans la société française »…/... « Dans beaucoup de quartiers, une contre-culture s'est installée et la loi est bafouée, malgré les forces de police, malgré l'intention de la justice, depuis des décennies »…/...  « Il faut peut-être aller vers des mécanismes de légalisation contrôlée, et surtout avec des politiques d'éducation et de santé publique ».../… « Je propose que nous réfléchissions aux moyens - je ferai des propositions - pour que nous mettions fin à cette politique de prohibition. On doit avoir des levées d'interdiction très sélectives : pour les adultes, certainement pas pour les jeunes de moins de 21 ans et pour un usage privé, certainement pas un usage public ». Et il allume ses collègues : « Les bigots de la prohibition devront aussi expliquer pourquoi la mesure appliquée depuis 30 ans ne marche pas ».

 

Le président de l'Office français de lutte anti-tabac, Bertrand Dautzenberg, pneumologue, est du même avis : « La situation actuelle d'interdiction totale (...) favorise la consommation. Je suis contre le cannabis, je veux que la consommation baisse, mais pour cela il faut prendre des mesures efficaces. Il faut arrêter la bêtise actuelle qui veut qu'on soit à des kilomètres de la réalité actuelle »…/… « La fumée est toxique pour les poumons, que ce soit la fumée du diesel, la fumée du tabac ou la fumée de cannabis. Et la France est le pays d'Europe qui fume le plus. C'est aussi le pays qui utilise le plus la forme la plus sale du cannabis : c'est-à-dire le mélange de tabac et de résine de cannabis. »…/… « Si on veut diminuer la consommation de cannabis en France en terme de santé publique, il faut la mettre dans une voie légale. Ainsi on pourra la contrôler, faire de la prévention à l'école et sur le lieu de travail. Ainsi la consommation de cannabis baissera. »…/… « Le premier conseil est de ne pas mettre de tabac quand on consomme du cannabis. Il y a des herbes à fumer, des plantes qui sont décrites dans les directives du tabac avec des étiquettes spécifiques qu'on devrait pouvoir trouver facilement en France. D'autre part, il y a une autre possibilité toute aussi illégale qui est de consommer des feuilles de marijuana plutôt que de la résine, qui est beaucoup plus toxique. On voit aux Etats-Unis, par exemple, où la légalisation du cannabis a lieu dans de plus en plus d'Etats. Là-bas, la vaporisation du cannabis est le mode majoritaire de consommation, ce qui est beaucoup moins toxique. »…/… « On peut également manger du cannabis, mais cela peut avoir des inconvénients car le consommateur n'a pas vraiment d’idée de la dose ingérée ».

 

Ben dit donc, il en connaît un bout le Professeur ! Lui et le Guen ont l'avantage d'être réalistes, d'être pragmatiques.

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 


Le système de légalisation, comme au Colorado, permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs, - et...de juteuses rentrées de fric pour l’État.

 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financements des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Pas questions qu'ils disent au gouvernement ! Pourtant, si de temps en temps François ou Manu tiraient un petit tarpé ou dégustaient un savoureux « gandga cookie », ça leur déconstiperait un peu les boyaux de la tête !

 

Sources :

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/04/11/25002-20160411ARTFIG00327-le-guen-souhaite-une-reflexion-sur-la-fin-de-la-prohibition-du-cannabis.php

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160114.OBS2786/cannabis-les-recommandations-du-pr-dautzenberg-pour-fumer-propre.html

 

Tè ! C'est ma 4.000ème note ! 

 

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