Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

13/09/2015

Ouiquinde gastronomique : les cèpes farcis

cèpes brouette copie.jpg

 

Quand août éteint ses feux vient le temps des vendanges

De Cornas à Ampuis, de Tavel à Orange

Les garçons et les filles, en colles qui trépignent

Cueillent avec ardeur les raisins dans les vignes.

Ils coupent en riant les grappes de soleil

Et les foulent en jus d'opale ou de vermeil

Que tous les vignerons, dans l'ombre des caveaux

Transmuteront en vins gouleyants et nouveaux.

Et c'est aussi le temps où sur les hautes terres

Du Ventoux, de Provence, d'Ardèche ou de Lozère

Dans les sombres forêts que cerfs et daims recèpent

Surgit, mystérieux, Sa Majesté le Cèpe.

Mais pour le découvrir, sous sapins et fougères

Il faut expérience, œil vif et main légère.

Tôt levé le matin, dans la sylve mouillée

Le bâton d'une main, dans l'autre le panier,

Il faut marcher, ramper, jouer au sanglier,

Pour atteindre ce lieu secret et singulier:

Sa "bouletière" cachée même à ses familiers !

Le cèpe, s'il est là, tu le sais par le nez,

Son parfum délicat te le fait deviner.

Avance à quatre pattes dans les épais fourrés

Respire à petits coups, tout comme un chien d'arrêt,

Cherche sous les plus basses branches des sapins

Et si tu trouves un cèpe, cherche aussi ses copains:

Il est rarement seul le Prince des forêts.

Il te faut le couper et non le déterrer,

En respectant ainsi le cèpe et son domaine

Tu t'y retrouveras à la saison prochaine.

Range bien sur des feuilles, dans un large panier,

Ce dont tu as besoin, pour ne pas gaspiller.

Boletus Eludis procure trois plaisirs:

Le plus primordial, c'est bien de le cueillir,

Puis le plus cérébral, c'est de le cuisiner,

Enfin le plus charnel, c'est de le déguster.

Je vais te raconter comment fait La Lionne

(C'est l'élue de mon cœur, grande, fière et mignonne)

Pour préparer, farcis, les cèpes les plus gros,

Superbes dômes bruns dépassant le kilo.

Elle nettoie le cèpe sans pourtant le laver,

À la brosse, au couteau, sans jamais s'énerver.

Elle enlève la queue qu'elle hache menu,

Deux aulx, deux échalotes, du persil, revenus,

Elle poêle cent grammes de chair à saucisse,

Incorpore échalotes puis queues de cèpes; épice

Avec du sel, du poivre noir, un peu de thym,

En tournant, elle y introduit la mie de pain.

Hors du feu elle lie par un œuf et du beurre.

Sa farce est terminée. Tu sens ce qu'elle fleure !

C'est alors qu'elle fait rissoler le chapeau

Environ cinq minutes de chaque côté

Un peu plus côté mousse qu'elle n'a pas ôtée,

Le fait de le saler lui fait rendre son eau.

Elle beurre le fond d'un plat à gratin rond

D'un diamètre à peine égal au champignon.

Elle garnit le fond de pâte feuilletée

Et y pose dessus son cèpe renversé

Elle étale sa farce harmonieusement

Façonnant de la sorte un dôme culminant.

Le tout est recouvert de pâte feuilletée,

Au sommet elle ménage une cheminée.

Léger nappage à l’œuf pour fournir le brillant

Qui donnera au plat un côté attrayant.

Cuisson à four moyen pendant une bonne heure.

On sert le plat sur table ! C'est alors le bonheur !

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

 

 Photo X - Droits réservés

 

12/09/2015

Alfred Jarry érotique

 

A la découverte de la femme

Femmes1.JPG

 

Une forme nue et qui tend les bras,
Qui désire et qui dit : Est-ce possible ?
Yeux illuminés de joie indicible,
- Qui peut, diamants, nombrer vos carats !

Bras si las quand les étreintes les rompent.
Chair d'un autre corps pliée à mon gré,
Et grands yeux si francs, surtout quand ils trompent,
- Salez moins vos pleurs, car je les boirai.

Au frisson debout elle est, endormie,
Un cher oreiller en qui bat un cœur ;
Mais rien n'est plus doux que sa bouche amie,
Que sa bouche amie, et c'est le meilleur.

 

LE BAISER DE RODIN MARBRE MUSEE PARIS.jpg

 

 

Nos bouches, formez une seule alcôve,
Comme on unit deux cages par leurs bouts
Pour célébrer un mariage fauve
Où nos langues sont l'épouse et l'époux.

Tel Adam qu'animait une double haleine
A son réveil trouve Ève à son côté,
Mes sommeils enfuis, je découvre Hélène,
Vieux mais éternel nom de la beauté.
Au fond des temps par un cor chevroté :

- Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'Éros.
Vers Troie
La proie,
S'éploie
La joie
D'Argos.

 

aphrodite statue.jpg
 

L'agile
Achille
Mutile
La ville
Où pâme
Priam.

 

 

Pompeya_erótica5 Priape mosaïque.jpg

 

 

Le sillon de son char qui traîne
Hector à l'entour des remparts
Encadre un miroir où la reine
Toute nue et cheveux épars,
La reine
Hélène
Se pare.

- Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Le vieux Priam implore sur la tour :

- Achille, Achille, ton cœur est plus dur
Que l'or, l'airain, le fer des armures,
Achille, Achille, plus dur que nos murs,
Que les rochers bruts de nos remparts !

 

femme au vent.jpg

 

A son miroir Hélène se pare :

- Mais non, Priam, il n'est rien si dur
Que le bouclier d'ivoire de mes seins ;
Leur pointe s'avive au sang des blessures,
De corail comme l'œil de blancs oiseaux marins :

Dans la prunelle froide on voit l'âme écarlate.
Il n'est rien si dur, non, non, non, Priam.

Pâris archer
Comme Cupidon
S'en vient flécher
Achille au talon ;

Pâris Éros
Si blond et si rosé,
Le beau Pâris, juge des déesses,
Qui choisit d'être amant d'une femme ;
Le ravisseur d'Hélène de Grèce,
Fils de Priam,
Pâris l'archer est découvert :
Sur sa trace éperdue exulte un char de guerre,
Son sexe et ses yeux morts nourrissent les vautours :

- Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

 

amazone cheval.jpg

 

 

Destin, Destin, trop cruel Destin !
Le buveur du sang des mortels festoie :
Les corps hellènes jonchent la plaine de Troie,
Destin et vautours font même festin.
Trop cruel Destin, dur aïeul des dieux !

- Destin n'est qu'un mot, et les cieux sont vides.
S'il était des cieux autres que mes yeux.
Mortels, osez en scruter sans pâlir
L'abîme de bleu, l'arrêt s'y peut lire :
L'époux et l'amant, Ménélas, Pâris,
Sont morts et de morts la plaine est couverte
Pour faire à mes pieds un plus doux tapis,
Un tapis d'amour qui palpite et bouge ;
Et puis j'ai souvent une robe verte

Et... je ne sais pas... ces jours là, j'aime le rouge.

 

Alfred Jarry

Dans: Le Surmâle (chapitre 13, 1902)

 

 

Photos X - Droits réservés

11/09/2015

Champignons !

Champignons cul.jpg

 

 

Puteng ! Je suis un peu cassé, mais c’est le pied : j’arrive des champignons ! Oh ! Il n’y en a pas des masses, mais de quoi se faire péter le bédélet avec quelques tranches de gigots de la Margeride et du rosé de Tavel. Faut ce qui faut… Le pouvoir d’achat étant ce qu’il est, faut trimer dans les bois et les prairies pour chercher sa pitance…

 

C’est dur… Ainsi, ce matin, il faisait 3°C quand je suis parti avec la motocyclette. Sous les bois, l’eau condensée la nuit par les aiguilles de pins te coule dans le cou, te mouille les brailles, te trempe les grolles. C’est pas grave. Tu regardes bien entre les massifs de myrtilles et de bruyère à la recherche des précieux cryptogames (c’est savant ça, non ?). Les toiles d’araignées ornées de rosée diffractent délicatement le soleil levant en autant de micro arcs-en-ciel. Entre les branches, un geai se faufile en ricanant. Et toi tu marches, tranquille, le regard aiguisé et les narines ouvertes. Parce que les champignons, on les sent aussi. Avant de les voir.

 

Puis, voilà la première coulemelle. On ne peut pas la manquer celle-là : une large ombrelle blanche saupoudrée de brun. S’il y en a une, il y en a d’autres. Et c’est bon les coulemelles ! Faut les peler, les poêler à l’huile d’olive, les saler, les poivrer et les déguster… Attention, ne prendre que celles dont le chapeau dépasse la main à plat. Car les plus petites peuvent être d'une autre catégorie, très dangereuse !

 

Puis voilà le premier sanguin (lactarius delicious). Tu le coupes délicatement avec ton couteau spécial à lame recourbée, et tu en cherches d’autres. Il y en a toujours d’autres.

Puis voilà le premier cèpe. Superbe, joufflu, solide sur son pied trapu, se dégageant fièrement de sa gangue de feuilles mortes…

Puis voilà… Et puis merde ! Vous n'avez qu’à y aller vous aussi !

Moi, je bois un canon et je vais aider la Lionne à les trier.

 

J’élucubrerais plus tard !

 

Photo X - Droits réservés

07/09/2015

Blog en état de fainéantitude momentanée pour cause de recherche de champignons!

cèpes farcis.jpg

06/09/2015

Ouiquinde gastronomique: le tian de cochon aux haricots

tian de haricot web.jpg 

 

En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

 

 

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

05/09/2015

Ouiquinde érotique énigmatique

 

 

aretin_frontiscipe.jpg

 

 

Enigme

Je vis un jour dans l'île fortunée
Un petit mont qu'on ne peut trop chérir ;
Il a des fleurs tous les mois de l'année,
Et quelquefois est neuf mois sans fleurir :
Vers le penchant un sentier le partage,
Tout rebordé de roses à l'entour ;
Là, dans un temple, au milieu d'un bocage
On va traiter les mystères d'amour.

Le pèlerin peu de temps y demeure,
Pour la santé c'est un lieu dangereux ;
Si par hasard il advient qu'il y meure,
Il ressuscite, et refait d'autres vœux.
De ce coteau découle une fontaine ;
On le cultive, il est ensemencé :
En y montant souvent on perd haleine,
On en descend toujours fort harassé.

 

Denis Sanguin de Saint-Pavin

 

 

 Illustration X - Droits réservés

04/09/2015

Agriculteurs : les floués de la terre.

 

manif paysans paris.jpg

 

 

Ils ont occupé Paris. Ils ont été applaudis par les Parisiens. Parce que dans chaque Français sommeille – à une ou deux générations près – un paysan. Leur lideur - Xavier Belin le « paysan » oligarque en Prada – à harangué ses troupes (sa chair à canon plutôt) non sans essuyer quelques sifflets. Puis ils sont rentrés dans leurs exploitations, aider les femmes à s'occuper des bêtes...

 

Mais qui sont-ils maintenant ces paysans ? « Paysans » ? Méritent-ils encore ce beau vocable ? Certainement pas. Ils sont devenus des « exploitants agricoles » qui ont perdu leur culture. Les jeunes générations sont obnubilées, sous la poussée de leurs instances professionnelles (FNSEA, chambres d'agriculture, crédit agricole), par le culte du rendement à tout prix, du progrès technique, du machinisme démesuré. Ils ont l'obsession de cette nature dans ils vivent, où ils vivent, mais qu'ils saccagent à coups d'engrais chimiques et de pesticides tant elle leur est devenu étrangère.

 

Ils ont perdu leur fameux « bon sens paysan » mais pas que...

 

Ils ont perdu leurs savoirs ancestraux, leurs techniques, leur connaissance de leur terroir, du temps mais aussi et surtout de leurs semences puisqu'ils sonbt les clients forcés, obligés des grandes sociétés semencières (Monsanto entre autres) et des fabriquants d'aliments pour animaux auprès desquels ils sont lourdement endettés.

 

Ils ont perdu leurs représentations professionnelles et notamment les coopératives – ces superbes organisations, au départ ! - qui sont devenus des monstres d'aliénation au service de l'agriculture industrielle ultra productiviste. Le premier groupe coopératif français « Invivo » a un chiffre d'affaire de 5,7 milliards, emploie 8.000 personnes dans 28 pays. On fera croire à qui qu'une telle structure – profitant des avantages fiscaux, entre autres, de la coopération – s'occupe encore des intérêts des paysans ?

 

Ils ont perdu la maîtrise de leur destin, de leur avenir et sont devenus l'un des bataillons des exploités de l'économie financière globalisée, nourrissant de leur sueur avant tout les banques (Crédit agricole !) auprès desquelles ils sont endettés jusqu'au cou.

 

Ils ont perdu leurs instances représentatives, leur principal syndicat – la FNSEA – se servant d'eux comme chair à canon et jouant un jeu plus qu'ambigu : la FNSEA sert l'agro-industrie productiviste tout en faisant semblant de défendre les « petits paysans ».

 

Parlons-en de la FNSEA. C'est le loup chargé de garder les brebis ! Son grand patron, le ci-devant Belin Xavier est un homme d'affaires aux multiples casquettes. Il est président du syndicat majoritaire mais aussi : PDG de la société Avril-Sofiprotéol, multinationale aux multiples activités, vice-président du Copa-Cogeca, structure qui rassemble des syndicats et organisations agricoles au niveau européen, particulièrement favorable à la signature du  traité TAFTA, président du port de commerce de La Rochelle, deuxième port français pour l’exportation de céréales, propriétaire dans le Loiret d'une exploitation de 500 hectares de blé, orge, colza, tournesol, maïs et pois protéagineux, etc. Quel homme pour s'occuper de tant de choses !

 

Quant à Sofiprotéol, rebaptisé Avril – ça fait plus printanier ! - c'est un mastodonte de 7 milliards de chiffre d'affaire, qui regroupe plus de 150 sociétés, présent dans 22 pays, notamment au Maghreb. L'objectif de cette pieuvre : assurer un maximum de débouchés à la filière des huiles et des protéines végétales (tournesol, colza, etc.)

 

Sofiprotéol-Avril, ce sont les huiles Lesieur et Puget, les œufs Mâtines, c'est des porcs, de la volaille, du bétail avec Glon Sanders, n°1 de l'alimentation animale. On la retrouve aussi dans la santé et la génétique animale, dans l'oléochimie (cosmétiques, peintures, mousse polyuréthane), dans les carburants (Diester industrie, n°1 européen du bio-diesel). On la rencontre encore dans le financement de l'agriculture industrielle, dans l'huile de palme, dans les semences, dans les additifs alimentaires, dans... les OGM (par Biogemma), et même dans la presse agricole !

 

Et c'est le patron de cette énorme multinationale qui prétend défendre la petite paysannerie française ? Alors que son propre intérêt est de faire grandir toujours plus les troupeaux de telle sorte qu'il soit difficile de nourrir toutes ces vaches à l'herbe, dans des prairies ! Il pourra ainsi leur vendre ses tourteaux de soja, ses aliments tout faits, ses additifs alimentaires, voire ses médicaments... Il n'y a pas là un conflit d'intérêt ? MDR !

 

Les paysans français sont cornaqués par un syndicat qui se fout de leur gueule. Sous les coups de boutoirs complices de l'Union Européenne, du ministère de l'agriculture et le bras armé de la FNSEA, la fin des paysans est programmé depuis 50 ans. Les paysans disparaissent, laissant la place à des entrepreneurs « indépendants » mais sous contrat, simples ouvriers spécialisés prenant les responsabilités et laissant les bénéfices aux grosses structures qui les exploitent.

 

La FNSEA les a conduit vers une production intensive de produits de bas de gamme. Où ils se heurtent aux productions allemandes et espagnoles moins chères du fait d'entreprises toujours plus grosses, toujours plus industrielles. Sur ce terrain ils sont battus. Alors qu'ils auraient dû surfer sur l'image extrêmement positive de la France en matière d'excellence, voire de luxe. Et se diriger vers des productions de qualité, de haut de gamme, à des prix rémunérateurs. Ce que réussissent des entreprises restant à l'échelle humaine et ayant choisi cette voie.

 

On n'a que les syndicats que l'on mérite...

 

 

Sources : http://www.liberation.fr/economie/2015/09/03/xavier-beuli...

http://blogs.mediapart.fr/edition/vert-tige/article/250715/les-soldats-perdus-de-l-agriculture-industrielle

 


Photo X - Droits réservés

 

 

 



 



 

31/08/2015

Des Machines et des Hommes. Les hommes sont devenus superflus. Pire, ils encombrent...

robot contre humain.jpg

 

 

Les Machines seraient-elles devenues les ennemis des Hommes ? Elles envahissent notre espace vital, se rendent indispensables. Et surtout rejettent l'Homme...

 

Au début, les machines ont envahi les campagnes et les paysans sont devenus ouvriers. Aujourd’hui, les machines chassent les hommes de l'industrie. Même les pays à bas salaires où les entrepreneurs délocalisent leurs industries connaîtront le même sort car les machines sont toujours plus puissantes, plus rapides, plus nombreuses et moins chères. De plus elles ne font jamais grève, ne paient aucune charge sociale et sont « licenciables » sans indemnités ! Même dans les services, les machines remplacent de plus en plus l'humain également (DAB, distributeurs de billets SNCF ou avion, autoroute, etc.) rejetant au chômage de très nombreux employés.

 

Aujourd'hui, l'alpha et l'oméga des « économistes distingués » - la très vénérée croissance économique - n'est plus synonyme de création d'emplois. Elle n'a plus besoin d'hommes supplémentaires puisque les gains de productivité obtenus par les machines et les ordinateurs suffisent.

 

Et pourtant... Depuis toujours, les hommes étaient une richesse : on faisait des guerres, des razzias pour s'emparer des hommes, les réduire en esclavage pour exploiter leur force de travail. De même l'immigration combinée à l'esclavage a créé et fait la richesse des États-Unis. Mais tout s'est inversé. Le fric et l'énergie dépensés pour acquérir des hommes servent maintenant à les repousser... Les seuls immigrés que l'on admet sont ceux qui acceptent un salaire inférieur au coût d'une machine ou ceux suffisamment qualifiés pour qu'une machine ne puisse pas encore les remplacer. Ce dernier critère est valable aussi, bien entendu, pour les autochtones. Et même ce dernier territoire se réduit comme peau de chagrin. Chaque matin, en arrivant au boulot, un technicien haut de gamme se demande si un robot, une machine, un logiciel plus performant que lui n'aura pas pris sa place...

 

Les politiques connaissent ces évidences, mais ils les taisent, se gargarisant des emplois créés dans quelques secteurs encore à l'abri de la machine pour mieux dissimuler tous ceux qui disparaissent. Puis on arrange les statistiques, on alloue quelques poignées de figues aux plus démunis de façon à préserver la paix sociale. On organise des formations qui apportent aux « superflus » des compétences déjà dépassées sitôt acquises par l'évolution des machines. Mensonges et fausses promesses s'efforcent de camoufler leur impuissance pour ne pas désespérer le peuple. Un peuple assisté est un peuple docile...

 

Et les humains reculent toujours plus devant l'inexorable montée des machines intelligentes, des robots, des logiciels. Pour garder leurs revenus, ils s'évertuent à « travailler plus pour gagner plus », mais pour garder leur emploi, ils acceptent de gagner moins...

 

Pourtant, pendant longtemps, les progrès du machiniste entraînaient la suppression des tâches pénibles, la diminution du temps de travail, un enrichissement de tous, tant du patron que des ouvriers, une amélioration continue des conditions de travail et du confort de vie. C'était un modèle vertueux. Qui a disparu... A présent, les machines poussent toujours plus les hommes dehors et laissent les autres, ceux qui ont la « chance » d'avoir encore un job, travailler comme avant. Et certains politiques – Macron par exemple – ont l'impudence de faire encore l'apologie du « travailler plus » ! Il reste du travail, mais plus assez pour tous si on ne le partage pas car on est loin d'en créer autant qu'il n'en disparaît. La redistribution des richesses à travers le salaire est dépassée.

 

A qui profite ce surplus de productivité fourni par les machines, les robots, les logiciels intelligents ? Uniquement aux propriétaires des machines. Les « patrons » version économie financiarisée ont abandonné toute pudeur : le PDG d'Alcatel-Lucent ne part-il pas à la retraite avec 14 millions d'euros en récompense de son principal fait d'armes : avoir lourdé des milliers de salariés ! Mais le capitalisme, dans sa bêtise congénitale, coupe la branche sur laquelle il se vautre : au lieu de distribuer plus de salaires pour donner du pouvoir d'achat aux consommateurs, il utilise toutes les ficelles, toutes les magouilles (travailleurs détachés, délocalisation, etc.) pour payer moins. Avec ce résultat : plus les machines sont nombreuses et efficaces, moins il y a d'hommes susceptibles d'acheter leurs produits ! C'est du Ford à « K Pî près » comme disent les matheux, à l'envers.

 

Et le capitalisme est tellement stupide que le chef d'entreprise qui serait conscient de ce paradoxe et voudrait en conséquence augmenter les salaires de ses collaborateurs serait rapidement sorti du circuit par la sacro sainte « concurrence libre et non faussée ». Ses clients iraient acheter ailleurs les produits moins chers. Et même ses salariés achèteraient les produits meilleur marché de la concurrence ! C'est un cercle vicieux.

 

Chaque pays fait ce qu'il peut pour contenir son chômage, et les entreprises sont contraintes soit de licencier, soit de produire plus. Mais comme les nationaux n'ont plus assez de fric pour acheter ces produits, l'entreprise est contrainte d'exporter. Exporter ! Le mot magique. Mais à l'échelle de la planète, il n'y a pas d'exportation. Les Martiens ne sont pas encore des clients solvables... L'appareil productif capitaliste pousse toujours plus la production, mais parallèlement il appauvrit voire laisse dans le dénuement les clients potentiels de ses produits, réduisant d'autant ses débouchés ! Toujours cette vision à court terme de la mondialisation financière. Ainsi de plus de plus de richesses profitent à toujours moins de personnes. Creusant ainsi le fossé des inégalités avec les risques de troubles sociaux qui en découleront fatalement...

 

Si les gains de productivité réalisés grâce aux machines, aux robots, aux logiciels servaient à tous plutôt qu'à enrichir toujours plus quelques-uns, la surproduction cesserait, la société s'apaiserait et le saccage de la planète ralentirait.

 

Comment récupérer le bénéfice de ces gains de productivité ? La réponse est pourtant simple : taxer les machines au niveau de ce qu'auraient coûté les charges sociales des salariés qu'elles remplacent. Et redistribuer cet argent aux salariés, aux retraités, à toute la population en fonction de critères de moyens et de besoins à définir.

 

Ça a un nom ça : c'est le revenu universel !

 

 

Lecture utile sur ce sujet: "Proteus" de Louis Raffin

 

 

 

 

 

 

30/08/2015

Ouiquinde gastronomique au barbecue

barbecue dessin.jpg

 

C’est un mec et sa meuf qui ramassent les haricots verts dans leur jardin. La dame est penchée en avant pour cueillir ces délicieuses légumineuses. Son mari, en arrière, ramassant la raie d’à coté, a une vue imprenable sur les appâts callipyges de l’élue de son cœur. Émoustillé, il s’écrit :

- « Ouarf ! t’as le tafanari aussi large que le barbecue ! »

 

Pas tellement flattée par cette remarque qui se voulait pourtant élogieuse, les hommes aimant les formes opulentes, la femme ne dit pourtant rien.

 

La nuit venue, le couple se met au lit et l’homme, se rappelant ses fantasmes de l’après-midi, commence à se coller contre le dos de sa femme. Celle-ci le repousse gentiment mais fermement et lui dit :

 

- « Si tu crois que je vais faire chauffer le barbecue pour une si petite saucisse, tu te trompes !!! »

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

29/08/2015

Ouiquinde érotique avec Clovis Hugues et Gustave Courbet

Quand une femme est en chemise
Les épaules de marbre blanc,
Le cul, forme encore indécise
Dans les plis du voile tremblant,
Le parfum épars dans la chambre,
L'orteil, le mollet qui se cambre,
Les nichons rosés d'un émoi,
Les bras, la taille forte ou frêle,
Tout t'annonce, tout te révèle,
Rien n'est attirant que pour toi.

Le voile glisse. Extase ! Aurore !
Exquis prélude des bons coups !
Les cuisses te cachent encore,
Mais voici ton poil souple et doux,
Ton poil, touffe d'or ou d'ébène
Que l'on croirait posée à peine
Au bas du ventre point plissé,
Et qui, lentement caressée,
Allonge sa pointe frisée
Comme un triangle renversé.

Mais les cuisses s'ouvrent. Victoire !
Voici le con dans sa beauté,
Sous sa frisure blonde ou noire
Adorablement abrité,
Humide comme une prunelle,
Frissonnant déjà comme une aile
Dans le fouillis des rameaux verts,
Détendu sur sa fente rose,
Et l'air tout de même un peu chose,
Avec son sourire en travers !

La main de l'amant t'entre-baille
Vivante rose de cypris,
Et de tout de suite elle travaille,
D'un doigt léger, le clitoris.
Fin chef-d'œuvre de la nature,
Vit d'oiseau, pine en miniature,
Bouton subitement durci,
Qui, dans l'écartement des lèvres,
Tout baigné d'amoureuses fièvres,
Dresse la tête et bande aussi.

Ô paradis ! joie étoilée !
Explosion du désir fou !
La langue, la langue effilée,
Toute la langue dans le trou !
Pendant que, de ses mains savantes,
Il étreint les fesses mouvantes
Ou chatouille le bout des seins,
Et que, la chevelure éparse,
L'impétueuse et belle garce
Halète en mordant les coussins !

Victoire charnelle de l'homme
Rayonnant et transfiguré !
Le pape vient d'entrer dans Rome,
La pine est dans l'antre sacré,
La calotte vite abaissée,
Électrique, droite, élancée
Comme une flèche dans l'azur,
Faisant, sans que rien l'interrompe,
Son léger mouvement de pompe,
Les nerfs tendus, le couillon dur.

La caresse devient morsure,
Les voix se mêlent : "- Prends-moi bien !
- Arrange-toi pour que ça dure !
- Mon petit con ! - Mon petit chien !
- Colombe ! - Scélérat ! - Rusée !
Celui qui ne t'a pas baisée
N'a pas plus joui que vécu !
- Entre et sors, envahis mon être !
- Bel ange pur, laisse-moi mettre
Mon doigt dans le trou du cu !

- Oh ! mourir ainsi, que t'en semble ?
- Non, vivons pour recommencer !
- Comme c'est bon ! partons ensemble !
Va toujours, mais sans te presser !"
Et tandis que la bien aimée
Célèbre, d'une voix pâmée,
La pine active et sans arrêts,
Toi, tu l'engouffres tout entière,
La bouche ardente et carnassière,
Comme si tu la dévorais.

Tu fonds en célestes coulées,
Tu te tords et t'épanouis,
Quand, les prunelles envolées,
Elle a soupiré : "- Je jouis !"
Et quelle extase sans seconde !
Quel heureux vol dans l'autre monde !
Quels délires vertigineux,
Si le sort, la voulant parfaite,
Te donna le casse-noisette,
Mystérieux étau des nœuds !

Telle est ton œuvre sur la terre,
Vagin, faiseur de paradis,
Unique bien du prolétaire,
Consolation des maudits,
Trésor de la déshéritée,
Tabernacle sans un athée,
Temple au chapiteau frisotté
Qui, sur le renflement des hanches,
As pour piliers deux cuisses blanches,
Et pour prêtre l'Humanité !

Tant pis pour toi, quand une vierge,
Les rêves et le teint pâlots,
Te laissant jaunir comme un cierge
Sous le pantalon toujours clos,
Dérobe ta douce ouverture
Aux pines rouges de luxure,
Te tient captif, comme emmuré,
Te met sans raison à la diète
Ou ne t'effleure - la pauvrette ! -
Que d'un doigt vite retiré !

Mais, gloire à toi, quand une belle,
Le cul, l'âme et les yeux ardents,
T'offre à toute la ribambelle
Des vits affamés et bandants !
J'admire le con de Lucrèce,
Mais ce n'est point, je le confesse,
De s'être fermé pour Tarquin :
C'est, en se fermant pour cet homme,
De s'être un instant conduit comme
Un noble con républicain.

Et nargue aux poètes sans couilles,
Aux filandreux bouffe-Jésus
Qui prétendirent que tu souilles
Le vers en te posant dessus !
Ce que tout Roméo désire,
Avec son pâle et doux sourire
Flottant de la lune au balcon,
C'est dans le chant de l'alouette,
Moins le baiser de Juliette
Que la morsure de son con.

A toi l'amour doré du Verbe,
Les chants délicats et fleuris,
Chat féminin, matou superbe
Dont nous sommes tous les souris,
Que nous mangeons et qui nous manges
Avec des pâmoisons étranges,
Dans un bâillement sans pareil,
Et qui, pour nos yeux plein de rêve,
Sembles errer là-haut, sans trêve,
Tout emmitouflé de soleil !

Erre toujours ainsi, va, marche !
Si je vieillis, doux rabâcheur,
Souviens-toi que le patriarche
Fut de tout temps un vieux marcheur,
Tout ce qu'à présent je souhaite,
C'est de mourir en bon poète,
Libéré de nos soucis vains,
Sans bruit et surtout sans harangue,
Avec ma langue sur ta langue,
Et mon front dans tes poils divins.

Clovis Hugues (Ode au vagin, extraits)

 

 

Courbet lorigine du monde.jpg

Courbet - La création du monde

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

28/08/2015

Marrons-nous un peu avant la rentrée !

rires bourvil de funès.png

 

 

Mon chef, est toujours en train de

travailler à son bureau avec assiduité et diligence, sans jamais
perdre son temps en jasant avec ces collègues. Jamais il ne
refuse de passer du temps pour aider les autres et malgré cela, il
termine ses projets à temps. Très souvent, il rallonge
ses heures pour terminer son travail, parfois même en sautant
les pauses café. C'est une personne qui n'a absolument aucune
vanité en dépit de ses accomplissements remarquables et de sa
compétence en informatique. C'est le genre d'employé de qui on
parle en grande estime et respect, le genre de personne dont on ne
peut se passer. Je crois fermement qu'il est prêt pour la
promotion qu'il demande, considérant tout ce qu'il nous ap-
porte. L'entreprise en sortira grande gagnante.

Pas mal, hein ... ??! Maintenant pour mieux comprendre, lisez le texte une ligne sur deux...

 

 * * * * * * *

 

Négociations salariales

 

C’est Dolorès, la servante d’une cagole du XVIème qui demande une augmentation à sa patronne.

 

« Et qu’est-ce qui justifierait cette augmentation ? » demande celle-ci, énervée, à sa servante.

 

Dolorès, sans se démonter, répond :

« Pour trois raisons, madame.

 

La première, c'est parce que je repasse mieux que Madame » 
Madame: « Et qui vous dit ça ? » 
Dolorès : « C'est Monsieur qui me dit ça, madame. » 
Madame: « Oh! » 

 

« La deuxième, c'est que je cuisine mieux que Madame » continue Dolorès. 
Madame: « Billevesées
 ! Et qui dit que vous cuisinez mieux que moi ? » 
Dolorès : « C'est Monsieur qui dit que je cuisine mieux que Madame ». 
Madame, de plus en plus énervée: « Oh! » 

 

« La troisième raison, c'est que je fais mieux l'amour que Madame » 
Madame (hors d'elle): « Et c'est encore Monsieur qui vous dit que vous faites mieux l'amour que moi ? » 
Dolorès : « Oh, Non, Madame. C'est le jardinier... ! » 

Augmentation accordée.

 

 Photo X - Droits réservés

09:10 Publié dans art de vivre, humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rire

Marrons-nous un peu avant la rentrée !

rires bourvil de funès.png

 

 

 

Mon chef, est toujours en train de

travailler à son bureau avec assiduité et diligence, sans jamais
perdre son temps en jasant avec ces collègues. Jamais il ne
refuse de passer du temps pour aider les autres et malgré cela, il
termine ses projets à temps. Très souvent, il rallonge
ses heures pour terminer son travail, parfois même en sautant
les pauses café. C'est une personne qui n'a absolument aucune
vanité en dépit de ses accomplissements remarquables et de sa
compétence en informatique. C'est le genre d'employé de qui on
parle en grande estime et respect, le genre de personne dont on ne
peut se passer. Je crois fermement qu'il est prêt pour la
promotion qu'il demande, considérant tout ce qu'il nous ap-
porte. L'entreprise en sortira grande gagnante.

Pas mal, hein ... ??! Maintenant pour mieux comprendre, lisez le texte une ligne sur deux...

 

 * * * * * * *

 

Négociations salariales

 

C’est Dolorès, la servante d’une cagole du XVIème qui demande une augmentation à sa patronne.

 

« Et qu’est-ce qui justifierait cette augmentation ? » demande celle-ci, énervée, à sa servante.

 

Dolorès, sans se démonter, répond :

« Pour trois raisons, madame.

 

La première, c'est parce que je repasse mieux que Madame » 
Madame: « Et qui vous dit ça ? » 
Dolorès : « C'est Monsieur qui me dit ça, madame. » 
Madame: « Oh! » 

 

« La deuxième, c'est que je cuisine mieux que Madame » continue Dolorès. 
Madame: « Billevesées ! Et qui dit que vous cuisinez mieux que moi ? » 
Dolorès : « C'est Monsieur qui dit que je cuisine mieux que Madame ». 
Madame, de plus en plus énervée: « Oh! » 

 

« La troisième raison, c'est que je fais mieux l'amour que Madame » 
Madame (hors d'elle): « Et c'est encore Monsieur qui vous dit que vous faites mieux l'amour que moi ? » 
Dolorès : « Oh, Non, Madame. C'est le jardinier... ! » 

Augmentation accordée.

 

 

08:54 Publié dans art de vivre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blagues, rire

26/08/2015

Lettre à un banquier ou les bonheurs du 3ème âge

doigt d'honneur mamie.jpg

 

 

Si j’en crois le correspondant qui m’a envoyé ce courriel, voici la lettre d'une dame de 86 ans qui a quelques problèmes avec sa banque. Sa réponse est intellectuellement savoureuse et vaut le coup d'être connue.


« Cher Monsieur,

Je vous écris pour vous remercier d'avoir refusé le chèque qui m'aurait permis de payer le plombier le mois dernier.
Selon mes calculs, trois microsecondes se sont écoulées entre la présentation du chèque et l'arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à son paiement.
Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de ma pension, une procédure qui, je dois l'admettre, n'a cours que depuis huit ans.

Il me faut d'ailleurs vous féliciter d'avoir saisi cette fugace occasion et débiter mon compte des 30 Euros de frais pour le désagrément causé à votre banque.
Ma gratitude est d'autant plus grande que cet incident m'a incité à revoir la gestion de mes finances.

J'ai remarqué qu'alors que je réponds personnellement à vos appels téléphoniques et vos lettres, je suis en retour confrontée à l'entité impersonnelle, exigeante, programmée, qu'est devenue votre banque.
A partir d'aujourd'hui, je décide de ne négocier qu'avec une personne de chair et d'os.

Les mensualités du prêt hypothécaire ne seront dorénavant plus automatiques mais arriveront à votre banque par chèques adressés personnellement et confidentiellement à un(e) employé(e) de votre banque que je devrai donc sélectionner.
Soyez averti que toute autre personne ouvrant un tel pli consiste en une infraction au règlement postal.

Vous trouverez ci-joint un formulaire de candidature que je demanderai à l'employé(e) désigné(e) de remplir.
Il comporte huit pages, j'en suis désolée, mais pour que j'en sache autant sur cet employé(e) que votre banque en sait sur moi, il n'y a pas d'alternative.

Veuillez noter que toutes les pages de son dossier médical doivent être contresignées par un notaire, et que les détails obligatoires sur sa situation financière (revenus, dettes, capitaux, obligations) doivent s'accompagner des documents concernés.
Ensuite, à MA convenance, je fournirai à votre employé(e) un code PIN qu'il/elle devra révéler à chaque rendez- vous.

Il est regrettable que ce code ne puisse comporter moins de 28 chiffres mais, encore une fois, j'ai pris exemple sur le nombre de touches que je dois presser pour avoir accès aux services téléphoniques de votre banque.
Comme on dit : l'imitation est une flatterie des plus sincères.
Laissez-moi développer cette procédure.

Lorsque vous me téléphonez, pressez les touches comme suit :
- Immédiatement après avoir composé le numéro, veuillez presser l'étoile (*) pour sélectionner votre langue
- Ensuite le 1 pour prendre rendez-vous avec moi ;
- le 2 pour toute question concernant un retard de paiement ;
- le 3 pour transférer l'appel au salon au cas où j'y serais ;
- le 4 pour transférer l'appel à la chambre à coucher au cas où je dormirais ;
- le 5 pour transférer l'appel aux toilettes au cas où................. ;
- le 6 pour transférer l'appel à mon GSM si je ne suis pas à la maison ;
- le 7 pour laisser un message sur mon PC. Un mot de passe est nécessaire. Ce mot de passe sera communiqué à une date ultérieure à la personne de contact autorisée mentionnée plus tôt ;
- le 8 pour retourner au menu principal et écouter à nouveau les options de 1 à 7 ;
- le 9 pour toute question ou plainte d'aspect général. Le contact sera alors mis en attente, au bon soin de mon répondeur automatique ;
- le 10, à nouveau pour sélectionner la langue. Ceci peut augmenter l'attente mais une musique inspirante sera jouée durant ce laps de temps..

Malheureusement, mais toujours suivant votre exemple, je devrai vous infliger le prélèvement de frais pour couvrir l’installation du matériel utile à ce nouvel arrangement.
Puis-je néanmoins vous souhaiter une bonne bien que très légèrement moins prospère, journée ?

Respectueusement, Votre humble cliente. »

Souvenez-vous : ceci fut écrit par une dame âgée de 86 ans.
N'ADOREZ-VOUS PAS LE 3ème AGE ? 

 

Photo X - Droits réservés

25/08/2015

Réchauffement climatique : Ah, la vache !

pets de vaches par Topi.jpg

 

Explosifs ! Qui ? Quoi ? Ben, les pets de vaches. Ça s'est passé en Allemagne où le méthane contenu dans les pets d'une centaine de vaches confinées dans une étable teutonne a explosé, blessant quelques bovidés et foutant le feu au toit de l'étable ! Les pets se seraient enflammés suite à une décharge électrostatique.

 

Eh oui. Les pets, ça brûle ! Qui, dans quelques délires de jeunesse n'a pas fait brûler ses pets ? Le jet léger prend des couleurs allant du jaune souffre au bleu sainte-vierge selon le repas de la veille... Délicat. Mais gare aux poils du cul !

 

Trêve de gaillardises. Tous les bestiaux produisent du méthane lorsqu'elles flatulent. Et les ruminants (bovins, ovins, caprins) balancent beaucoup plus de ce gaz que les monogastriques (porc et volaille). Les vaches laitières évacuent quotidiennement autour de 500 grammes de méthane. Multiplié par les centaines de millions de ses bestiaux, ça en fait du gaz à effet de serre ! Selon la FAO, les bovidés confinés dans des élevages produisent 44% des émissions mondiales de méthane ! Plus que l'industrie. Plus que les transports.

 

Un espoir pour le cul musical de nos amies les vaches : des chercheurs d'une université étazunienne ont découvert qu'un complément alimentaire, le 3-nitrooxypropano (3-NOP) bloque l'enzyme responsable de la formation de méthane dans la panse des bovins. Sans pour autant affecter la digestion des bestiaux ni nuire à leur production de lait.

 

Si cet inhibiteur de méthane est agréé par les autorités compétentes, cela pourrait avoir un impact important sur les émissions de gaz à effet de serre car les gaz émis par les vaches pourraient être réduits de 30 %. En voilà une nouvelle qu'elle est bonne !

 

Faudra peut-être que j'en donne à ma femme...

 

Illustration X - Droits réservés

24/08/2015

Au Bistro de la Toile : arnaques estivales, Thalis.

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Loulle, t'es un mastroquet étonnant, atypique : t'es souriant, tu ne parles pas que de foot et en plus tu ne voles même pas tes clients...

 

- Ben, quoi. Je fais mon boulot normalement, non ?

 

- Non. Si je te compare, par exemple, à ces machines à arnaques que sont les terrasses des stations de bord de mer. Á Bandol, j'ai payé 10 euros 70 pour un quart Vichy avec deux verres et un vulgaire thé-tampax. Servis sans même un coup de torchon sur le guéridon et avec l'amabilité d'une contractuelle hépatique ! J'ai tout de même pu apprécier le ballet matinal de livreurs qui, à pleins diables, transportaient depuis un camion frigorifique et jusqu'aux nombreuses gargotes de la rue parallèle au boulevard de front de mer les tonnes de malbouffe surgelée qui y seraient ingurgités dans la journée...

 

- Aussi, qu'est-ce que tu vas faire dans ces pays de fadas Victor ?

 

- Voir ma fille et sa famille quelques jours. Bon. Alors Loulle les nouvelles ? Je ne suis plus dans le coup...

 

- Eh bien, je te résume : on se tire dessus dans le train, les migrants envahissent la Macédoine, Montebourg tente de prendre la roue de Varouflakis et le Quinze de France a battu les Rosbifs.

 

- Ben voilà. J'en sais assez. Le fait est que les trains sont le maillon faible des transports. Trop de monde, trop de gares pour mettre en place des systèmes de contrôle efficaces. Plus de contrôle humains à l'entrée depuis des années. Avec un ticket validé par un robot, on pénètre sur les voies et dans le train, avec n'importe quoi dans ses bagages. Déposer un sac ou une valise piégée et ressortir ne pose aucun problème. Pas de soucis non plus pour se trimballer un arsenal, le rendre opérationnel dans les chiottes et faire un carnage. Dès lors, l'étonnant c'est qu'il n'y ait pas encore eu des massacres. Dans le Thalis, il a été évité parce qu'un mec a entendu le claquement significatif d'un flingue qu'on arme et a ceinturé le type dès sa sortie des gogues. C'est un formidable hasard. Et aussi parce que des voyageurs, plutôt que de se laisser flinguer comme des lapins, ont eu le courage de ceinturer, de désarmer et de neutraliser le tueur d'allah de service. Ce ne sera pas toujours fête, hélas...

Il faudra bien un jour revoir ces accords de Schengen qui font qu'on entre et sort sans aucun contrôle de France et des autres pays de l'Europe ayant signé ces accords d'un autre temps, plus du tout adaptés aux menaces terroristes « low cost » que nous subissons. On est au temps des EURL-terroristes. Le terroriste, maintenant, ce peut être n'importe quel taré se laissant bourrer le crâne par quelque imam salafiste payé par nos « amis » du Qatar ou d'Arabie saoudite et par les sites internet islamistes qui pullulent. Après éventuellement un entraînement au maniement des armes en Syrie.

 

- On ne peut tout de même pas soupçonner tout type un peu trop bronzé tout de même !

 

- Même pas puisque de nombreux « djihadistes » coupeurs de tête sont des « fromages-blancs », des « sous-chiens » convertis... Faut quand même pas en faire une parano. Mais il ne serait pas inutile de revoir nos « amitiés » avec le Qatar et l'Arabie saoudite...

 

- Tout de même Victor. De si bons clients ! Qui nous achètent plein de belles machines à tuer ! Tu n'y penses pas ?

 

- Il y a quelques leçons à tirer de cette histoire. D'abord une leçon humaine : le courage paie, les cinq types qui ont su faire face au tueur d'allah l'ont prouvé. Ensuite les accords de Schengen doivent être chamboulés et les contrôles aux frontières de nouveaux envisagés, hélas. Enfin, tous les tueurs sous statut d'EURL-terroriste étaient fichés « S ». Les Mérah, Coulibaly et tutti quanti étaient connus pour leurs convictions islamistes mais sans aucune surveillance ! On a vu le résultat. Faut-il attendre qu'ils tuent avant de les neutraliser ?

 

- Mouais... Pas simple tout ça. Allez ! Á la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus

 

18/08/2015

Blog en état de Fainéantitude estivale !

hamac 2.jpg

17/08/2015

Au bistro de la toile : Prolétaires de tous les pays, reposez-vous !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, l'autre matin, j'ai entendu dans le poste une femme du gouvernement – fort intéressante, c'est tellement rare – disant que les 25 milliards (je crois) donnés chaque année aux patrons pour les aider à embaucher n'avaient créés que 100.000 emplois. Ce qui nous met le coût de l'emploi, pour le budget de l’État, donc nos sous à nous, à 250.000 euros l'emploi ! Non mais, c'est un truc de ouf ça, jeter ainsi le pognon par les fenêtres ! Faire de tels cadeaux, pour que les patrons se gavent sans embaucher !

 

- T'as raison Loulle. Le coût tout compris d'un bas salaire revient autour de 25.000 euros par an. Donc avec ces 25 milliards donnés aux patrons, on pourrait donner aux chômeurs, sans contrepartie de travail, l'équivalent d'un SMIC à non pas 100.000 mais 10 fois plus : 1 million de personnes par an !

 

- Sans rien faire ?

 

- Sans rien faire Loulle. Il faut se faire à cette idée : le travail comme moyen de répartition des ressources du pays, c’est mort, c’est fini. Où alors il faut tendre vers la remise en service de l’esclavagisme comme chez les Anglais (avec les « contrats » à l’heure) et chez les Allemands avec le travail forcé à 1 euro de l’heure pour les chômeurs. Le plein emploi qui permet à celui qui n’a que sa force de travail pour vivre, c’est mort et enterré. Il n’y a qu’à voir le fossé de plus en plus abyssal entre ceux qui possèdent un patrimoine et ceux qui n’ont que leurs bras. Les premiers s’enrichissent à flot continu, les seconds ont pour perspective devant eux le chomdu et la rue…

 

- Alors on fait quoi ?

 

- On change le logiciel en instituant un revenu de base universel. L’État paie des impôts négatifs. Revient au petit calcul qu'on vient de faire.

 

- Attends c’est quoi ça. Les impôts, je sais ce que c’est : je donne à l’État pour les services publics une partie de ce que je gagne par mon travail, par mon épargne, par éventuellement des actions, par mon patrimoine. Mais les impôts négatifs c’est quoi ?

 

- C’est l’État qui verse à chaque citoyen un revenu inconditionnel afin de lui permettre d’assurer sa subsistance, tout en lui laissant le choix d’occuper ou non, en plus, un emploi rémunéré.

 

- Tu rigoles ou quoi ? Ce serait trop chouette ça !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) «Un revenu minimum suffisant, versé à tous, de la naissance à la mort, sans aucune condition ni contrepartie», qui remplacerait tous les « filets sociaux » actuels et leur bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de mener une existence modeste mais digne.

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est, enfin, être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens plus ou moins généreux de partager le gâteau national afin que la machine économique – production, consommation – puisse tourner.

 

- Mais qui la fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Mais il y en aura du monde pour marner ! Et que font les retraités ? Ils ont un revenu qui leur permet de vivre plus ou moins bien et la plupart a des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société.

On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliard du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe !

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- Y a qu’un fainéant pour inventer des trucs aussi géniaux Victor.

 

- Parce que le fainéant à l’esprit libre Loulle. Les fainéants sont une élite ! Et même s’il doit travailler, le fainéant est plus efficace : il travaille vite pour avoir plus vite fini, et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Fainéants !

 

Merci à Chimulus

 

16/08/2015

OGM. Le guide des produits plus ou moins mangeables

non ogm logo.jpg

 

 

 

Pour y voir plus clair avec ce qu’on achète, et notamment les produits avec ou sans OGM, voici un guide clair et bien documenté – élaboré par Greenpeace – des produits et des marques que l’on peut manger, de ce dont on doit se méfier, de ce qu’on peut rejeter.

 

La colonne verte liste les produits SANS OGM, la liste orange liste les produits contenant peu d’OGM, quant à la liste rouge, la plus fournie - hum ! - elle vous prépare de belles scrofules cancéreuses bien sournoises !

 

Eh ! On a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon. Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Ce guide fort pratique nous ouvre les yeux.

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

14/08/2015

J'ai les crocs qui demandent le divorce.

dentiste.jpg

 

Eh ouais... j'ai une ratiche qui demande la séparation de corps... Pourtant, depuis qu'on vit ensemble. Elle ne veut plus de moi et me le fait savoir la salope. Seulement voilà, l'été, je vis dans la cambrousse, au fin fond de la Lozère, département splendide s'il en est. Mais allez trouver un arracheur de dents le ouiquinde du 15 août !

 

Nous touchons du doigt le problème des « déserts médicaux ». Au village le plus proche, la mairie met gracieusement à disposition du médecin volontaire un local clair, vaste, bien situé. Il est venu deux « toubibes » roumaines. Un petit tour et puis s'en vont.. Actuellement, après un an sans praticien, nous avons « touché » un toubib espagnol. Il est bon, sympa et compétent. Pour combien de temps tiendra-t-il ? Il y avait aussi, au début, un dentiste dans le même bâtiment communal, mais il a foutu le camp et il faut faire 50 bornes aller-retour pour espérer en trouver un.

 

La médecine est organisée de façon paradoxale : fonctionnement totalement libéral mais avec un financement public. Résultats : l’offre de soins se dégrade inexorablement en quantité. Deux généralistes s'installent quand vingt-cinq partent à la retraite. Certaines régions ont vu la moitié de leurs cabinets fermer. Dans dix ans, il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd’hui. Les jeunes étudiants délaissent la spécialité « généraliste » pour d'autres plus glorieuses, plus rémunératrices.

 

Sont-ils réellement à plaindre, ces enfants gâtés de notre société ? La collectivité – donc nos sous - paie leurs longues études. Ne serait-il pas normal qu'en retour les toubibs acceptent au moins pour quelques années de s'installer là où leur présence serait la plus nécessaire ? Mais il est plus « sexy », plus confortable, plus rémunérateur de s'installer à Paris, Nice, Aix ou Avignon plutôt que dans le Nord, la Creuse ou la Lozère...

 

Pourtant, lorsqu'on aura le temps, on les plaindra : ils touchent 23 euros et réclament 25 euros par consultation. À raison de 12 à 15 minutes en moyenne, cela fait autour de 100 euros de l'heure, soit de 500 à 800 euros par jour de travail. Á rapprocher des - environ - 1000 euros net par mois du smicard et des 1500 euros par mois d'un enseignant débutant. Et vive le trou de la Sécu : 20 milliards environ, soit le prix d'un tunnel sous la Manche chaque année.

 

Ils obtiennent tout ce qu'ils veulent les toubibs parce qu'ils sont en position de force. Parce qu'ils sont nombreux sur les bancs du Sénat et de la Chambre des députés ; parce que le numerus clausus imbécile organise la pénurie.

 

Bon. Le mieux pour nous, cambrousards, c'est encore de manger bon, boire dru, brosser madame, respirer un air pur et encore gratuit en écoutant les petits oiseaux... Et avoir des crocs plus solides que les miens !

 

Porco dio...

 

Photo X - Droits réservés

 

13/08/2015

Quand Amnesty international amnistie les maquereaux !

putes blanches.jpg

 

Même les moins crédules, comme moi, pensaient que certaines ONG étaient utiles, trouvaient leur raison d'être dans le soulagement de la misère humaine et la défense des droits des plus pauvres, des plus faibles, des plus démunis. Des victimes. Par exemple Médecins sans frontières. Par exemple Amnesty international. Tè ! Fume...

 

Amnesty international est une des plus célèbres ONG. Sa vocation est la défense des droits de l'homme. Mais, manifestement, pas des droits des femmes ! En effet, dans un de ses grands raouts largement médiatisés qui s'est tenu ces jours derniers à Dublin (Irlande), Amnesty a préconisé, dans une « proposition de politique », de dépénaliser toute la filière de la prostitution. Clients, prostitué(e)s, proxénètes. Oui, vous avez bien lu : proxénètes !

 

Ainsi, ces donneurs de leçons considèrent que les putes louent leur corps de leur plein gré. Ces belles âmes considèrent que les proxos, les barbots, les maquereaux, les harengs, les patrons de bordels ne sont finalement que de courageux chefs d'entreprise, et qu'il convient de légaliser la prostitution et de dépénaliser le proxénétisme.

 

Ben voyons ! Chacun sait que les blondes Tatiana qui épongent les michtons le long des boulevards des grandes villes vendent leur entonnoir à bonheur pour le plaisir ! Leurs maquereaux ne sont pas des tortionnaires mafieux qui les battent comme plâtre, les menacent de mort, elles et leurs familles restées au pays...

 

Chacun sait que les noires Fatou qui tapinent au bord des routes sont de grandes altruistes qui viennent ici de leur plein gré offrir pour le plaisir les délices de l'Afrique aux fromages-blancs. Leurs proxos sont de doux grios qui les protègent et s'occupent bénévolement de leurs bénéfices...

 

Amnesty international tombe le masque. Sous prétexte de « doit-de-l'hommisme » bêlant, cette officine propose de renforcer la traite des êtres humains, particulièrement des femmes, et l'esclavagisme sexuel.

 

Faisons comme Poutine. Virons ces faux-cul jamais très loin de la CIA.

 

* * * * *

Occupons-nous plutôt d'un couple de personnes en butte à un terrible acharnement. Je veux parler de Madame et Monsieur Balkany. Pour leur venir en aide, un ami m'a envoyé cet appel aussi généreux que pathétique :

« Chers amis

Vous disposez les uns et les autres de résidences secondaires, de jolis cabanons, de confortables camping-cars et de merveilleuses chambres d'amis.
Un drame humanitaire se noue sous nos yeux et nous ne faisons rien...
Madame et Monsieur Balkany ne peuvent plus prendre de vacances décentes, suite à l'ignoble persécution dont ils sont victimes de la part de juges d'instruction (les fameux petits pois de Nicolas) animés de rouges desseins, d'esprit de vengeance et - preuve de leur démence - obstinés dans la recherche de la vérité judiciaire.
Il faut agir !
Accueillons chrétiennement ce couple désemparé et sans papiers.
Comité de soutien Rhône Alpes Auvergne - P A C A et régions limitrophes.
" Des vacances pour Isabelle & Patrick"

 Faites un don pour leurs enfants dans le malheur et la déshérence. »

 

Voilà. Personnellement, je préconise la Santé pour les vacances de ces pauvres gens.

 

Photo X - Droits réservés