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13/08/2015

Quand Amnesty international amnistie les maquereaux !

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Même les moins crédules, comme moi, pensaient que certaines ONG étaient utiles, trouvaient leur raison d'être dans le soulagement de la misère humaine et la défense des droits des plus pauvres, des plus faibles, des plus démunis. Des victimes. Par exemple Médecins sans frontières. Par exemple Amnesty international. Tè ! Fume...

 

Amnesty international est une des plus célèbres ONG. Sa vocation est la défense des droits de l'homme. Mais, manifestement, pas des droits des femmes ! En effet, dans un de ses grands raouts largement médiatisés qui s'est tenu ces jours derniers à Dublin (Irlande), Amnesty a préconisé, dans une « proposition de politique », de dépénaliser toute la filière de la prostitution. Clients, prostitué(e)s, proxénètes. Oui, vous avez bien lu : proxénètes !

 

Ainsi, ces donneurs de leçons considèrent que les putes louent leur corps de leur plein gré. Ces belles âmes considèrent que les proxos, les barbots, les maquereaux, les harengs, les patrons de bordels ne sont finalement que de courageux chefs d'entreprise, et qu'il convient de légaliser la prostitution et de dépénaliser le proxénétisme.

 

Ben voyons ! Chacun sait que les blondes Tatiana qui épongent les michtons le long des boulevards des grandes villes vendent leur entonnoir à bonheur pour le plaisir ! Leurs maquereaux ne sont pas des tortionnaires mafieux qui les battent comme plâtre, les menacent de mort, elles et leurs familles restées au pays...

 

Chacun sait que les noires Fatou qui tapinent au bord des routes sont de grandes altruistes qui viennent ici de leur plein gré offrir pour le plaisir les délices de l'Afrique aux fromages-blancs. Leurs proxos sont de doux grios qui les protègent et s'occupent bénévolement de leurs bénéfices...

 

Amnesty international tombe le masque. Sous prétexte de « doit-de-l'hommisme » bêlant, cette officine propose de renforcer la traite des êtres humains, particulièrement des femmes, et l'esclavagisme sexuel.

 

Faisons comme Poutine. Virons ces faux-cul jamais très loin de la CIA.

 

* * * * *

Occupons-nous plutôt d'un couple de personnes en butte à un terrible acharnement. Je veux parler de Madame et Monsieur Balkany. Pour leur venir en aide, un ami m'a envoyé cet appel aussi généreux que pathétique :

« Chers amis

Vous disposez les uns et les autres de résidences secondaires, de jolis cabanons, de confortables camping-cars et de merveilleuses chambres d'amis.
Un drame humanitaire se noue sous nos yeux et nous ne faisons rien...
Madame et Monsieur Balkany ne peuvent plus prendre de vacances décentes, suite à l'ignoble persécution dont ils sont victimes de la part de juges d'instruction (les fameux petits pois de Nicolas) animés de rouges desseins, d'esprit de vengeance et - preuve de leur démence - obstinés dans la recherche de la vérité judiciaire.
Il faut agir !
Accueillons chrétiennement ce couple désemparé et sans papiers.
Comité de soutien Rhône Alpes Auvergne - P A C A et régions limitrophes.
" Des vacances pour Isabelle & Patrick"

 Faites un don pour leurs enfants dans le malheur et la déshérence. »

 

Voilà. Personnellement, je préconise la Santé pour les vacances de ces pauvres gens.

 

Photo X - Droits réservés

 

10/08/2015

Décoloniser Gibraltar mais aussi Ceùta et Mejilla.

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Décidément, ils se croient revenus à l'époque coloniale les Rosfifs ! Non seulement, ils ont enfilé profond grugé Chirac et Sarko avec l'incroyable Traité du Touquet...qui revient à leur donner une forme de souveraineté sur Calais puisqu'ils ont repoussé leur frontière jusqu'à cette ville, avec l'accord béat de ces deux niais, mais ils cherchent des crosses aux Espagnols dont les navires auraient « pénétrés dans les eaux territoriales britanniques » en poursuivant des trafiquants.

 

Gibraltar est ainsi la dernière colonie en Europe. Ce dossier est d'ailleurs débattu à l'ONU par un comité chargé de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples colonisés.

 

Les autorités d'occupation de Gibraltar ont revendiqué le droit des Gibraltariens à l'autodétermination. Ces scrutins ont donné des résultats disant que les habitants du rocher, à leur grande majorité, voulaient demeurer britanniques. Et pour cause : ils bénéficient de tellement d'avantages ! Cette population est formée de descendants de Maures, de Maltais, de Britanniques, d'Indiens, de Pakistanais et, bien sûr, d'Espagnols. Le Rocher a toujours été un paradis pour tous les trafics, qu'ils soient de capitaux, d'armes, d'êtres humains, de drogues. Il demeure un nid d'espions et de trafiquants. Selon Madrid, Gibraltar devrait être décolonisé en respectant "le principe d'intégrité territoriale" et non pas celui de l'autodétermination.

 

Pourquoi cette terre espagnole d'évidence est-elle sous le joug des Britanniques ? Ça remonte loin : au Traité d'Utrecht. L'article X de ce traité stipule que l'Espagne cède à la Grande-Bretagne « para siempre - pour toujours », la propriété de Gibraltar mais « sans aucune juridiction territoriale ». Ce qui fonde la revendication espagnole sur le rocher.

 

Le traité dit ceci :

« El Rey Católico, por sí y por sus herederos y sucesores, cede por este Tratado a la Corona de la Gran Bretaña la plena y entera propiedad de la ciudad y castillos de Gibraltar, juntamente con su puerto, defensas y fortalezas que le pertenecen, dando la dicha propiedad absolutamente para que la tenga y goce con entero derecho y para siempre, sin excepción ni impedimento alguno. Pero, para evitar cualquiera abusos y fraudes en la introducción de las mercaderías, quiere el Rey Católico, y supone que así se ha de entender, que la dicha propiedad se ceda a la Gran Bretaña sin jurisdicción alguna territorial y sin comunicación alguna abierta con el país circunvecino por parte de tierra. Y como la comunicación por mar con la costa de España no puede estar abierta y segura en todos los tiempos, y de aquí puede resultar que los soldados de la guarnición de Gibraltar y los vecinos de aquella ciudad se ven reducidos a grandes angustias, siendo la mente del Rey Católico sólo impedir, como queda dicho más arriba, la introducción fraudulenta de mercaderías por la vía de tierra, se ha acordado que en estos casos se pueda comprar a dinero de contado en tierra de España circunvencina la provisión y demás cosas necesarias para el uso de las tropas del presidio, de los vecinos u de las naves surtas en el puerto. 

Pero si se aprehendieran algunas mercaderías introducidas por Gibraltar, ya para permuta de víveres o ya para otro fin, se adjudicarán al fisco y presentada queja de esta contravención del presente Tratado serán castigados severamente los culpados. 
Y su Majestad Británica, a instancia del Rey Católico consiente y conviene en que no se permita por motivo alguno que judíos ni moros habiten ni tengan domicilio en la dicha ciudad de Gibraltar, ni se dé entrada ni acogida a las naves de guerra moras en el puerto de aquella Ciudad, con lo que se puede cortar la comunicación de España a Ceuta, o ser infestadas las costas españolas por el corso de los moros. Y como hay tratados de amistad, libertad y frecuencia de comercio entre los ingleses y algunas regiones de la costa de Africa, ha de entederse siempre que no se puede negar la entrada en el puerto de Gibraltar a los moros y sus naves que sólo vienen a comerciar.

Promete también Su Majestad la Reina de Gran Bretaña que a los habitadores de la dicha Ciudad de Gibraltar se les concederá el uso libre de la Religión Católica Romana. Si en algún tiempo a la Corona de la Gran Bretaña le pareciere conveniente dar, vender, enajenar de cualquier modo la propiedad de la dicha Ciudad de Gibraltar, se ha convenido y concordado por este Tratado que se dará a la Corona de España la primera acción antes que a otros para redimirla. »

Allez, faites un petit effort. L'Espagnol est une langue très proche du Français.

 

Doit-on, au XXIème siècle, se référer à un traité vieux de plus de trois siècles ? Est-il normal qu'un pays européen, membre (encore!) de l'Union Européenne, colonise une partie du territoire d'un autre pays de l'Union Européenne ?

 

Et puis, ne serait-il pas temps pour les Espagnols – qui revendiquent à juste titre leur souveraineté sur Gibraltar – de faire de même avec leurs « possessions », leurs colonies en territoire marocain ? Et de restituer au Maroc les enclaves de Ceùta et de Merilla, points de passages d'une immigration massive puisque Ceùta et Merilla sont en Espagne, donc en Europe !

 

Et n'oublions pas non plus que l'une des plus actives portes d'entrée des migrants africains en Europe est...l'île de Mayotte, département français.

 


Photo X - Droits réservés

 

09/08/2015

Gastronomie érotique pour la nuit des étoiles

 

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Sabine

 

Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

 

L'agneau en tajine

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachée,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, “ Ah, dis donc, Doudou ! ”

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 1 épaule d'agneau désossée, - 4 oignons émincés, - 1 kilo de carottes, - 1 botte de coriandre frais, - 6 branches de persil plat, - 1 bon morceau de gingembre frais râpé, - 3 gousses d'ail, - 1 cuillerée à café de poudre de cannelle, - 1 cuillerée à café d'harissa, - 3 hectos d'olives noires dénoyautées.

 

Les vins conseillés:

À plat puissant, vins généreux. Pour l'agneau en tajine, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du­-Comtat, Beaumes-de-Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic-­Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou, Corbières, Collioure

En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

 

 

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08/08/2015

Ouiquinde érotique avec Jean-Joseph Vadé

cocu femmes bazarettes.jpg

 

Le troc

"Lucas, contente mes désirs ;
Allons,
C'est assez dormir :
Faut-il toujours te prévenir
Sur un plaisir
Que l'hymen fait sentir ?
Non, je ne puis m'en abstenir,
Rien ne peut me contenir;
D'un autre je vais l'obtenir, pour te punir."
Dans le moment Isabelle
Se lève et prend la chandelle ;
De son époux
Méprisant les dégoûts,
Se lève tout en courroux
Et s'en fut trouver Martin
Qui, dès le grand matin,
Etait au rendez-vous
Lucas, bien loin d'être chagrin,
Est charmé de son dessein
Et bénit cent fois le destin
D'être débarrassé de ce lutin.
Catin
L'attendait dans le jardin
Où, pour certain,
Son mari mettait Isabelle en train :
Mieux que dans les draps,
Chacun entre les bras
De l'objet de ses vœux
Goûtait le fruit de ses beaux feux ;
Mais à leur malheur
Succéda la frayeur ;
Car l'aurore parut,
Et chacun se reconnut
Isabelle, à petit bruit,
Trotte et s'enfuit :
Catin, d'un air nonchalant,
En fait autant.
Les maris, en même temps,
S'en furent cocus et contents.

 

 

Jean-Joseph Vadé

 

Jean-Joseph Vadé,cocu

 

Photos X - Droits réservés

 

05/08/2015

Au bistro de la toile : pourliche ou pas pourliche ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, serais-tu une exception ?

- ???!!!

- Ne me regarde-pas comme une bogue qui manque d’air. L’exception, c’est que chez toi, on a droit au sourire, à un mot aimable, à une bonne blague. Et tout ça gratos.

- Normal, non ?

- Ben, non… Chaque été on lit dans les canards les mêmes salades : il parait que bien des clients, surtout des touristes, se plaignent de l’accueil des Français, particulièrement des serveurs de bistros et des restos qui, il faut bien le reconnaitre, sont souvent aussi aimable que le carnet à souche d’un contractuel atrabilaire.

- C’est vrai qu’ils font souvent la gueule. Mais il faut les comprendre : des horaires de fadas, des kilomètres à marcher entre les tables et des salaires qui ne correspondent pas aux horaires… Quant aux pourliches, ils se font de plus en plus rares.

- Pourtant, dans le milieu des gargotiers, certains n’hésitent pas à remettre en cause le paiement actuel « service compris » - pour lequel les personnels de salle se sont battus pendant des années - pour le remplacer par un système à l’américaine : un salaire fixe réduit et un complément à la discrétion du client, qui laisserait un pourboire en rapport avec la satisfaction qu’il aura de la prestation du serveur. Ceci évidemment pour responsabiliser les serveurs et les rendre plus aimables, plus souriants et donc véhiculant une meilleure image de la profession.  Une énorme régression sociale et une arnaque de plus à mettre à l’actif des gargotiers, experts en la matière comme l’a montré et démontré la baisse-baise de la TVA. Autrement dit les « têtes pensantes » des gargotiers prétendent ainsi bénéficier du travail de leur personnel de salle gratos, faisant payer leur rémunération par le client ! Gonflés les mecs. Faut bien payer le Porsche Cayenne de l’année…

- Difficile de faire passer ça Victor.

 

- J’espère, Loulle. Mais la profession des serveurs est faible parce qu’il est difficile de s’organiser avec des embauches multiples, souvent saisonnières et une forte proportion de travailleurs venus d’ailleurs, parfois clandestins, c’est-à-dire n’ayant qu’un seul droit, celui de fermer sa gueule.

 

- Si ce système « à l’américaine » s’imposait, le pognon des serveurs deviendraient alors très aléatoire selon que le client serait plus ou moins satisfait de la prestation, mais de la prestation totale, c'est-à-dire le service lui-même (célérité, sourire, compétence, gentillesse, etc.) mais aussi de la qualité des plats ou des retards de service, laissant le serveur subir seul d’éventuels dysfonctionnement en cuisine ne dépendent pas de lui. Un beau retour en arrière. Il est vrai que chez pas mal de « collègues », il y a une constante : faire un max de fric sans respecter la moindre législation. Bien des employés travaillent 60 heures par semaine payées 39, et souvent on leur propose de les déclarer à mi-temps et de payer le reste au black… Sans parler des conditions quasi esclavagistes que doivent se farcir les immigrés et, encore pire, les sans-papiers.

 

- Tu es lucide et courageux Loulle. Mais l’objectif réel des gougnafiers qui osent proposer ça, ce n’est pas un peu plus de sourire sur le visage des serveuses et serveurs mais de pallier à la hausse de la TVA de 7 à 10%. L’arnaque est maligne, ces gens sont des renards rompus à toutes les magouilles: en sortant ainsi les 15% de service compris obligatoire sur la carte  et donc sur le ticket de paiement du client, les prix affichés seraient moins chers qu’aujourd’hui. Et qui paieraient la différence ? Pas les patrons mais les serveurs car ce sera pour leur gueule si les clients, habitués au « service compris » ne rajoutent pas d’eux-mêmes les 15% d’avant. D’ailleurs moi, je ne laisse jamais de pourboire. J’estime ça dégradant. 

- Allez, à la nôtre Victor ! C’est la tournée du patron.

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

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04/08/2015

Nuit du 4 août: abolition des privilèges ? A refaire…

nuit 4 aout couilles en or.jpg

 

On fête le 14 Juillet, la Prise de la Bastille, mais en fait, la vraie Révolution c'est l'Abolition des Privilèges, c'est la nuit du 4 août 1789.

 

"Dans Paris, on est agité, on parle. On parle beaucoup de cette fameuse nuit du 4 au 5 août à l'Assemblée Constituante.

Un noble, le Vicomte de Noailles, est monté à la tribune. Devant un auditoire subjugué, il a proposé de « proclamer l'égalité de tous devant l'impôt, de supprimer purement et simplement les corvées, mainmortes et autres servitudes personnelles, et de déclarer rachetables les autres droits ». Un immense enthousiasme s'est emparé de l'assistance. Les orateurs se sont alors succédés, avançant pêle-mêle de nouvelles propositions : abolition du droit de chasse, de l'esclavage, libération des Noirs, accès de tous aux fonctions publiques... Quelques membres du clergé ont même demandé la suppression de la dîme. Les députés se sont congratulés en pleurant...."

 

Eh ! Il ne faudrait pas avoir la naïveté de croire que c’est par bonté d’âmes que les privilégiés ont acceptés d’abandonner leurs privilèges. C’est parce qu’ils avaient la paille au cul  et le trouillomètre à zéro ! Une tête - même noble - sur une pique sourie rarement…

 

En vérité, la nuit du 4 août a été une nuit de dupes : les Nobles momentanément alliés au Tiers-Etat, ont généreusement, abolis les privilèges… du Clergé, qui en représailles, a soutenu le Tiers-Etat pour abolir ceux de la Noblesse. La séance a duré jusqu'à 3 heures du matin.

 

L'Histoire a retenu de cette fameuse nuit, cette volonté commune de mettre en pratique les idées généreuses d’Égalité et de Fraternité qu'avaient auparavant développées quelques philosophes.

Le décret du 11 août a mis fin au régime féodal. C'est fait.

 

Dans la foulée, le 26 août 1789, l'Assemblée proclamait la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen.

"Les Hommes naissent libres et égaux en Droits" mais pas en fait, et les femmes attendront 1945 pour pouvoir voter.

 

Plus jamais en France il n'y aura de privilèges, donc de privilégiés ?

 

C'était beau, hein ? Grand, Généreux !

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?  Une clique oligarchique issue du même moule – ENA, grandes écoles, monde de la finance, héritage – a rétabli à son profit des avantages, des privilèges aussi aberrants que révoltants. Les inégalités n’ont jamais été aussi flagrantes depuis l’Ancien régime.

 

Mouais… Tout est à refaire !

 

Vous êtiez membre du « premier cercle » sous Sarko ? Vous êtes ancien de la promotion Voltaire de l’ENA sous Hollande ? Vous rencontrez discrètement un ministre bien en place et voilà que disparaissent vos problèmes fiscaux… Ou alors il faut vraiment pousser le bouchon trop loin comme Cahuzac.

 

Vous êtes député ou sénateur ? Vous bénéficiez d’avantages, d’émoluments, de retraites à faire baver le prolo.

 

Vous êtes patron-voyou du Caca-rente ? Vous pouvez vous gratifier d’un salaire dépassant de 500 fois le smic et de retraites à hurler…

 

On baigne, on grenouille, on se vautre dans une manière révoltante de faire de la politique : celle des réseaux d’influence, des amitiés bien placées, des magouilles public-privé, des grosses fortunes qui font joujou avec les responsabilités électorales. Sans oublier…les « nobles » qui pérorent en haut du Caca-rente. Il faut croire que la partie-cul(e) est plus importante que la partie-tête…

 

Alfonse Allais disaient : « Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. Être « de quelque chose », ça pose un homme, comme être « de garenne », ça pose un lapin » !

 

Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira…

 

Qu’est-ce qu’on attend ??? La Marseillaise ne dit-elle pas « Aux armes, citoyens » ?

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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29/07/2015

TAFTA : menace de mort pour les éleveurs français et européens !

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Les éleveurs français sont en effervescence. Raison principale : ils ne parviennent plus à vivre de leur travail. Leur révolte est donc légitime car vitale pour eux. Responsables désignés : les grandes surfaces, les abatteurs et les transformateurs qui privilégient l'achat de viandes européennes (allemande, polonaise, espagnole) moins chère car produites dans des conditions considérées comme déloyales : main d’œuvre « détachée » à bas coût, conditions de travail déplorables, horaires aberrants, normes environnementales et sociales moins sévères. Les viandes « étrangères » arrivent donc à des prix inférieurs. Et toute une clientèle (cantines, restaurants d'entreprises, d'hôpitaux, etc.) considère le prix comme la donnée principale dans leur choix d'achat. Mais ne se trompent-ils pas d'adversaire?

 

Et pourtant... Et pourtant, la distorsion de prix entre viandes françaises et viandes « européenne » tourne autour de quelques dizaines d'euros à la tonne. Mais se présente à l'horizon une menace d'un tout autre calibre, qui risque de balayer irrémédiablement non seulement l'élevage français (axé sur la qualité et les exploitations de 80 à 200 bêtes) mais aussi européens (axé, en Allemagne, au Pays-Bas, sur les volumes et les exploitations de 1000 à 3000 têtes). Cette menace de mort à nom TAFTA.

 

Il est prévu, dans ces accords transatlantiques menés dans la plus sournoise opacité, l'importation annuelle en Europe de 300.000 à 600.000 tonnes de bœuf, soit entre 4 et 8%, de la production européenne, en provenance du Canada, des Etats-Unis, et du Brésil, puisqu'un accord doit être signé simultanément entre les Etats membres du Mercosur et de l'Europe. Des viandes produites dans des conditions qui n'ont rien à voir avec ce qui se fait en Europe !

 

Qu'on en juge :

Sanitaire.

En Europe, la traçabilité est strictement établie à tous les stades, de la naissance à la commercialisation de l'animal. Aucune traçabilité aux États-Unis et au Brésil.

Alimentation.

- Aux États-Unis et au Brésil, les hormones et les antibiotiques comme facilitateurs de croissance sont la norme. Ces produits sont strictement interdits en Europe pour des raisons sanitaires et surtout de risque de résistance aux antibiotiques.

- Outre-Atlantique, les farines animales, les litières de volailles sont autorisées dans la nourriture de ces bovins « mange-merde » ! Ils sont rigoureusement interdits en Europe depuis la catastrophe de la « vache folle ».

- Dans les gigantesques parcs de gavage des bovins (jusqu'à 30.000 bêtes dans chaque « feedlots »), la nourriture des animaux comportent à plus de 80 % des maïs et des sojas OGM. Eu Europe, en tout cas en France, les animaux sont nourris à 70 % de fourrages et de céréales produits sur l'exploitation ou dans la région. Les OGM sont interdits (encore que...)

Environnement.

Les méthodes de production français et américains, tant dans les normes que dans les pratiques, sont radicalement opposés :

- Les éleveurs français produisent l'alimentation de leurs troupeaux (fourrage, ensilage). Les éleveurs américains (étazuniens, brésiliens) ont recours à des achats d'aliments industriels bourrés d'OGM, d'antibiotiques et autres délicatesses.

- En France, il y des levées de boucliers lorsqu'un industriel veut mettre en œuvre une « ferme des mille vaches ». Outre-Atlantique, ce sont des entassements d'un minimum de 30.000 bêtes chiant des milliers de tonnes d'excréments azotés, polluant les sols et les eaux de ruissellement jusqu'aux nappes phréatiques.

 

Quant au bien-être animal, toujours présent chez les éleveurs français, les Américains, qu'ils soient des États-Unis ou du Brésil, s'en branlent éperdument. Les bêtes sont les unes sur les autres, sans espace vital, ne voient que rarement un brin d'herbe et voyagent dans des conditions répugnantes (28 heures de transport maximum sans pause aux États-Unis et au Brésil, contre 14 heures maximum en Europe). Á noter que ce sont ces gens qui s'offusquent et boycottent notre foie gras !

 

Voilà donc quelques éléments pour envisager ce qui risque d'arriver dans nos assiettes si le TAFTA est signé...

 

Et puis, sur un strict plan financier, puisque c'est le principal critère pris en compte par les ultralibéraux, que feront les éleveurs français et européens lorsque arriveront d'outre-Atlantique ces carcasses dégueulasses à 150 euros la tonne contre environ 300 euros pour les bovins européens ?

 

Ils fermeront boutique et n'auront plus qu'à se pendre...

 

Photo X - Droits réservés

 

28/07/2015

Au bistro de la toile : gros kons en 4x4, pipothérapie

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t'en fait une gueule ! On t'a mangé ta soupe ? T'as croisé Sarkozy ? T'as les hémorroïdes ?

 

- J'ai la rabia Loulle. Même au village la konnerie triomphe. Je suis monté à vélo. Et ça monte ! Voilà qu’arrive derrière moi – à un endroit rétréci par les terre-pleins directionnels destinés à modérer la vitesse des bagnoles – un de ces énormes engins 4x4 fumant, puant et pétaradant. Le chauffeur klaxonne. « Cause à mon cul, ma tête est malade, gros kon. Tu attendras »  me dis-je in petto dans les boyaux de ma tête.

Pour doubler, le type franchit rageusement le terre-plein, s’engage en faisant hurler son bourrin et crisser ses pneus sur la voie de gauche, accélère à fond en zigzagant, plus maître de son tas de ferraille. Une bagnole descendant en face doit monter sur le trottoir pour ne pas se faire encadrer. Et le débile continue, s’engageant à fond, sans regarder, sur la place…

Attends ! C’était pas le petit 4x4 frimeur que la jolie maman - qui a monnayé son cul contre le compte en banque confortable de son cocu de mari - gare sur le trottoir pour aller chercher ses lardons à l’école. Non. Un engin type ricain débile, avec énorme pare buffle (on ne tient jamais assez compte du danger que représentent les buffles dans les rues de nos villes ou les petites routes de nos cambrousses) et écusson de supporter du PSG.

 

- Victor, les 4x4, en soi, sont des engins fort utiles en cambrousse, à la montagne, en pays de neige. Mais en ville, ils sont devenus de véritables D.D.K. (détecteur de kons).

 

- C'est vrai Loulle. Ceux qui en ont se ressemblent tous. Ce sont les mêmes qui jettent leurs mégots allumés par la portière l’été et foutent le feu, qui roulent comme des dingues, qui ne paient pas leurs impôts, qui vont brailler au foot, qui téléphonent en gueulant avec leur portable dans le train, qui se bourrent la gueule à la bière et cassent leurs canettes, qui dégueulassent les rues avec leurs emballages de maquedo, etc.

Ils font un transfert vers leur puissant engin en ferraille pour compenser le complexe de leur dérisoire petite bite souffreteuse… (je les soupçonne même de voter Sarko ou Le Pen !)

 

- Tu vois Victor, les 4x4, c’est comme les hémorroïdes : les trous du cul finissent toujours par en avoir…

Bon. Parlons d'autre chose. Sais-tu, Victor que nous sommes des bienfaiteurs de l'humanité ?

 

- Ah ! J'en suis fort aise, comme disait l'autre. Précise un peu Loulle.

 

- Tiens, lis cette excellente nouvelle :

« Réalisée par la très sérieuse Université de Caroline du Sud, une étude a prouvé que les femmes qui pratiquent, à raison d'une à deux fois par semaine, la fellation, réduiraient le risque d'attraper le cancer du sein de 40%. 

Cette étude a été réalisée auprès de 15.000 femmes supposées avoir pratiqué la fellation de manière régulière ces dix dernières années. Les chercheurs ont ainsi pu conclure qu'à raison d'une à deux fois par semaine, la fellation diminuait de manière considérable le risque d'attraper le cancer du sein.

La recherche a porté sur deux groupes, soit 6.246 femmes âgées de 25 à 45 ans qui ont pratiqué la fellation de manière régulière au long des 5 à 10 dernières années et 9.728 femmes qui ne la pratiquaient que peu ou pas du tout.

Dans le premier groupe de femmes, 1,9% des femmes ont été touchées par le cancer du sein, contre 10,4% dans le second groupe

 « Je suis assez étonné par les résultats de cette étude, mais également agréablement surpris que les chercheurs aient trouvé un moyen relativement simple de diminuer les risques de cancer du sein », avoue le Dr B. J. Sooner, de l'école de médecine John Hopkins.

« Ce n'est que par une pratique régulière de la fellation que l'on peut réduire de manière significative le risque de cancer » ajoute aussi le docteur Inserta Shafteer, qui a participé à l'étude. »

 

- Fatche ! Ça me réconcilie avec l'humanité. Tiens alors, cher docteur Loulle, toi qui es comme nous tous dans ce rade un pratiquant enthousiaste de la pipothérapie, sert donc une tournée générale !

 

- Avec joie docteur Victor !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

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26/07/2015

Ouiquinde gastronomique rural: les pieds de cochon !

 

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Lucie

 

C'est le jour du saigneur, du saigneur de cochons évidemment. Je suis allé acheter douze pieds de cochons chez Fabre, je vais mettre le foudaoù de cuistot, et Á l'attaque!
Je vais faire à mes invités les pieds de cochons à la manière sulfureuse de Lucifer! En pensant aux cuisses crémeuses de Lucie...



Je retrouvais Lucie avec grande émotion
Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension.
Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église
Communiant corps et âme dans son ombre propice.

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu
Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu
Disant à Lucifer : « Laisse-moi ces deux-là,
Un amour aussi beau, c’est un apostolat ! »

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles
A pour moi la saveur troublante des dentelles.
Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas
Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,
Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?


Les pieds de cochon comme chez Lucifer


— Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !
Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.
Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,
Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.
— D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes
Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes
Qui découvrent la vie et se sucent la poire,
Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.
— Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,
Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,
Puis je vais te donner une étrange recette
Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.
Bon marché, délicieux, très faciles à faire,
C’est les pieds de cochons « comme chez Lucifer ».
Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux
Ou plus selon le nombre de tes commensaux,
Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon
Parfumé au safran, ail, sel, poivre et oignon.
Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante
Afin de parfumer et d’attendrir la viande.
Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :
Il te faut préparer ta bonne sauce verte.
Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,
Oseille, basilic, estragon et sarriette,
Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,
Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.
Réserve et fais confire quelques oignons hachés
Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,
Mets un peu de moutarde et le jus d’un citron,
Puis pense un peu à toi et débouche un litron.
Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,
Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.
Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les
Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,
Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,
Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !
Dans un plat de service, mets tes oignons en lit
Dispose par dessus tes pieds fort embellis,
Entoure l’appareil avec ta sauce verte.
Au moment de servir, d’un coup de pince experte
Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,
Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.
Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

Les vins conseillés:
Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.
La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-Sangonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.
Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

 

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25/07/2015

Ouiquinde érotique avec Pierre Louÿs: nos amis les bêtes !

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Je n’aime pas à voir la princesse autrichienne
Qui fait raidir le vit de son grand lévrier,
Puis se courbe sous lui pour lui servir de chienne
Avant que l’empereur songe à la marier.


Je n’aime pas qu’Alice en rut lève son linge
Montre son clitoris dardé, rouge et durci,
Long comme un vit de chien, droit comme un vit de singe,
Et soupire : « Ah ! Ma gousse ! Un coup de langue ici ! »


Je n’aime pas à voir qu’une fille de ferme
Fourre un vit de cheval au con d’une jument
Et racle avec la main tout le surplus du sperme
Pour se lécher la patte au soleil, goulûment.


Je n’aime pas à voir derrière une roulotte
La gitane en levrette et qui baise trop bien,
Ruisselle par la croupe, inonde la culotte,
Puis se torche le cul dans l’herbe comme un chien.


Je n’aime pas, Judith, celles pour qui tu mouilles ;
Ces vaches de Lesbos qui n’ont pas de taureaux,
Prennent tous les tétons pour des paires de couilles
Et les godemichés pour des godelureaux.


Je n’aime pas à voir la jeune chevrière
Qui présente au bouc noir son petit cul tout nu
Mais se fourre le vit du bouc dans le derrière
De peur d’avoir un fils ruminant et cornu.


Je n’aime pas à voir le cocher de remise
Qui, sur le quai désert, enfile sa jument
Puis essuie à l’écart son vit dans sa chemise
Et regarde le con qui bâille encor fumant.

 

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24/07/2015

Grandes voix. Victor Hugo et le travail des enfants

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Où vont tous ces enfants...

 

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu: - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !

 


Victor Hugo

 

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23/07/2015

Agriculteurs, buralistes, même combat ?

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C'est pas des vacances faciles qui se profilent pour L'Audacieux et son gouvernement. Valls rame comme un galérien catalan, quant à Le Foll, il doit avoir une indigestion de couleuvres ! Les agriculteurs, leurs tracteurs à 90 boules et leur fumier d'un côté, les buralistes de l'autre. Empoisonneurs aux pesticides d'un côté, empoisonneurs au tabac de l'autre. Et au milieu les bons kons qui voudraient bien profiter un peu de leurs vacances...

 

Les buralistes qui gueulent, on peut comprendre ceux qui sont en zones frontalières. Les autres... Plus les prix augmentent, plus ils gagnent ! Sauf si la consommation baisse. Ça le fait un peu, mais pas longtemps... Actuellement, ils gueulent contre le « risque » de banalisation des paquets de cigarettes ! Non seulement ils vendent de la merde, mais en plus ils revendiquent le droit de continuer à l'envelopper de papier doré ! Bof. On a là un épiphénomène strictement corporatiste. Il faut savoir que, à présent, les taxes prélevées sur le tabac vont intégralement à la Sécu. Et puis, moi, je ne fume pas. Le paquet à 10 euros je trouverais ça très bien. Alors, égoïstement, leur combat, je m'en fous...

 

Ah ! Il y a les paysans aussi. Ça a commencé, comme souvent, en Bretagne puis – ça se précise - partout en France, ils arrosent copieusement de lisier les rues et les établissements administratifs, ils ne sont jamais avares de fumiers les FNSEA-boy's !

 

Leur action est contradictoire : d'un côté ils pourrissent les rues et la ville avec leur fumier et leur lisier, de l'autre ils distribuent des packs de lait. D'un côté ils saccagent, de l'autre ils veulent faire jouer la fibre patriotique en demandant Français de manger « français »... Ils salopent et veulent se faire aimer...

 

On peut comprendre leur rabia lorsque l'on sait que les cantines d'écoles, les hôpitaux et autres restaurants de collectivités utilisent une majorité de viandes, de produits laitiers, de fruits et légumes étrangers ! On touche là une des stupidités de la « libre concurrence » européenne... L'école ou l’hôpital de Chateaurenard – au centre d'un des jardins de la France - sont incités à acheter des fruits espagnols et des patates allemandes ! Les écoles et les hôpitaux de Plougastel font de même avec la viande de cochon !

 

Ils gueulent surtout parce qu'ils ne gagnent plus un fifrelin à cause d'une distorsion de concurrence avec les producteurs espagnols, allemands, polonais et autres qui n'ont pas les mêmes normes sociales et environnementales. Ils gueulent contre les usines à viande allemandes qui utilisent une main d’œuvre étrangère (Bulgares, Roumains, Polonais, Tchèques, Turcs) sous payée, travaillant dans des conditions sordides et avec des horaires déments. C'est ça la « concurrence libre et non faussée » imposée par cette Europe – hélas ! - maintenant honnie. Quant aux abatteurs et aux industriels français, ils se torchent voluptueusement l'oigne avec leurs promesses...

 

Mais leur véritable adversaire, ce sont les centrales d'achat sévissant pour le compte des grandes surfaces. Ces centrales d'achat se comptent à présent sur les doigts de la main avec les rapprochements de Système U et Auchan, d'Intermarché et de Casino, de Carrefour et de Cora. Elles se retrouvent en situation de quasi monopoles, en totale contradiction avec l'idéologie ultralibérale de « concurrence libre et non faussée ». Elles agissent comme un cartel et s'entendent vraisemblablement entre elles pour tondre la laine sur le dos de leurs fournisseurs. Et donc des agriculteurs et éleveurs. C'est donc là qu'ils devraient agir les agricolos en colère. Foutre systématiquement du fumier et de la pisse de vache devant l'entrée des grandes surfaces. Pas bon pour la clientèle , Coco ! Et s'intéresser - comme ils l'ont fait en d'autres temps avec le bureau de Mme Voynet, à l'époque ministre qui ne leur plaisait pas – aux sièges des centrales d'achat. De toute façon, ils ne risquent rien. Sauf bien sûr s'ils sont de la Confédération paysanne...

 

Les agriculteurs ont perdu depuis longtemps ce bon sens terrien qui faisait leur spécificité. Ils ne méritent plus le beau nom de paysans... Et ils n'ont donc – pour la majorité - que les syndicats qu'ils méritent. La FNSEA ne fait rien pour inciter ses troupes à opter pour un modèle agricole différent, plus respectueux des humains comme de la nature, qui les sorte de cette course au moins disant en matière sociale et environnementale.

 

Certains s'en sortent fort honorablement. Ce sont ceux qui se groupent à quelques-uns pour transformer leurs produits et les vendre directement. Seulement, va demander à des agriculteurs farouchement individualistes, incapables de se grouper en GAEC pour utiliser en commun leurs machines, de se mettre ensemble pour court-circuiter leurs adversaires (ennemis presque)...

 

Ah ! Ça ira... Ça ira... Ça ira...

 

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20/07/2015

Réflexion depuis mon hamac : la machine à laver les boyaux de la tête !

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Depuis le printemps, les médias nous ont gonflés avec Roland-Garros, les machins d’Europe de basket et en ce moment le Tour de France, sans oublier le raout pour essayer encore une fois de se coltiner dans quelques années les jeux olympiques. Voilà une illustration parfaite de cet élément primordial du contrôle social : la stratégie de la diversion. Elle consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux !

 

Et la censure ? Elle revient sous une forme directe contre ces extraordinaires espaces de liberté que sont (qu’étaient ?) les blogs. Ceci à travers des officines douteuses utilisant des logiciels robots. Elle prend la forme d’autocensure chez les professionnels de l’information…qui ménagent leurs employeurs et donc les consortiums financiers, marchands d’armes ou de béton qui les contrôlent.

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la « loi du marché » et la « loi de l'audience ». Par le simple jeu de conditions économiques habilement créées, les chaînes de télévision – puisque la télé demeure le plus puissant, le plus influent des média - n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoir font plus d'audience avec un coût de production réduit.

 

Même les évènements importants sont traités sous un angle « magazine », par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micros-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

 

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

 

            Information déstructurée pour mémorisation minimale. Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée. La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

 

Or depuis 20 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc.), comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...

 

C’est bon ça Coco ! C’est bon pour fournir du temps de cerveau disponible à caca-cola !

 

Bon, je retourne vers mon hamac.

 

Photo X - Droits réservés

 

19/07/2015

Ouiquinde gastronomique en Lozère

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Le sac d’os

 

- Dis-moi, sais-tu, petit, ce que c’est qu’un sac d’os ?

- C’est une jeune fille qu’est pour sûr pas très grosse…

- Ce parallèle-là n’est vraiment pas galant,

Pour la gent féminine, c’est bien désobligeant !

Non, petit, un sac d’os, même si c’est étrange,

C’est un plat délicieux, paysan, que l’on mange

Partout dans la Lozère lorsqu’on tue le cochon

Et non pas les appâts d’une maigre Fanchon.

Coupe en petits morceaux les os des côtelettes

En laissant de la viande, et pas qu’une lichette,

Coupe aussi tout petit un bon kilo de couennes

Met la queue du cochon, un peu de péritoine,

Dans une grande jatte, mélange tes parcelles

Avec de l’ail pilé, thym, laurier, poivre et sel.

Généreux sur le sel pour conserver le met,

Tu laisses reposer pendant que tu soumets

L’estomac du cochon à quelques tours de mains :

Retourner, bien gratter au couteau et laver

Soigneusement le tout dans de l’eau vinaigrée.

Puis tu remets d’aplomb cet estomac-saquette

Dans lequel tu ensaches couennes et côtelettes.

Tu fermes le sac d’os en cousant les entrées,

Saupoudre de gros sel et conserve aux frais.

Après trois quatre jours tu dessales une nuit

Alors, dans beaucoup d’eau, tu vas le faire cuire

Serre-le dans un linge pour ne pas qu’il éclate

Et à tout petit feu il mijote sans hâte

Trois ou quatre heures au moins pour qu’il s’épanouisse.

En bouche alors, petit, c’est un feu d’artifice !

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne !

 

Photo X - Droits réservés

 

18/07/2015

Ouiquinde érotique à Lesbos

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Amours de femme


Oui, ce sont des regards de femme
Que cherche son regard brûlant,
Elle a soif de l'ardeur infâme
Qu'une autre sait mettre en son flanc.

Les yeux hagards, le trouble à l'âme,
La langue aux lèvres se collant,
Chacune tour à tour se pâme,
Se tord et retombe en râlant.

Bientôt leur tendresse lascive,
Comme une chaîne qui les rive,
Dresse dans l'ombre leurs tombeaux ;

Et sur la pierre, quand arrive
Le soir à la marche craintive,
Pleurent les filles de Lesbos.



Albert Sémiane (1884)

15/07/2015

CANICULE : VERS LA CLIMATISATION DES AISSELLES

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Chercheur au CIPC de Cros (Saint-Sylvestre, Ardèche), René-Louis Thomas, déconologue émérite, anime l’équipe qui met la dernière main au prototype de climatiseur à aisselles, rendu possible par l’extrême miniaturisation des composants et les progrès de la micro-électronique.

 

« Coiffant » un chapeau de soleil spécifique, très léger, des cellules photovoltaïques de dernière génération fournissent l’énergie nécessaire pour alimenter une minuscule pompe à chaleur inversible, une soufflante pas plus grosse qu’un dé à coudre et une régulation électronique relativement simple.

 

Complètement invisible, ce dispositif peut être connecté à deux conduits souples, transparents ou couleur chair, raccordés aux diffuseurs ergonomiques souples (moulés dans un matériau hypo-anallergique) placés sous les aisselles.

 

Le monde agricole, le secteur du BTP, l’armée…et les simples randonneurs sont intéressés par cette invention qui apporte un confort et une sensation de bien être spectaculaires. Il est évidemment possible de clipser des prolongateurs vers les chaussures ou vers le bas du dos et le scrotum, zones particulièrement sensibles aux effets de la canicule.

 

Chacun sait que l’échauffement des pieds et la macération qui en résulte provoquent des mycoses et il est, par ailleurs, scientifiquement démontré que l’échauffement prolongé des gonades réduit considérablement la fertilité masculine.

 

Qui a dit que les chercheurs français n'étaient pas des trouveurs ?

 

 

Contact presse :Laboratoire d’essais Véga du CIPC – CROS - 07440 SAINT-SYLVESTRE - tomaplats07@orange.fr

 

 Photo X - Droits réservés

 

14/07/2015

14 juillet. Les bastilles à abattre, elles sont au niveau de l'Europe.

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Les bastilles à abattre, aujourd'hui, elles sont au niveau de l'Europe.

La bastille de la Commission européenne, modèle d'anti-démocratie.

Le bastille du parlement européen, siège de l'incompétence et de l’inefficacité.

La bastille du Conseil européen, lieu de toutes les injustices où règne sans partage la loi du plus fort.

Les bastilles, surtout, de la finance et de l'ultralibéralisme sauvage, où le culte du fric balaie toutes valeurs d'humanisme, de solidarité, de justice.

 

Écoutons plutôt Victor Hugo:

 

Célébration du 14 juillet dans la forêt.

Qu'il est joyeux aujourd'hui
Le chêne aux rameaux sans nombre,
Mystérieux point d'appui
De toute la forêt sombre !

Comme quand nous triomphons,
Il frémit, l'arbre civique ;
Il répand à plis profonds
Sa grande ombre magnifique.

D'où lui vient cette gaieté ?
D'où vient qu'il vibre et se dresse,
Et semble faire à l'été
Une plus fière caresse ?

C'est le quatorze juillet.
À pareil jour, sur la terre
La liberté s'éveillait
Et riait dans le tonnerre.

Peuple, à pareil jour râlait
Le passé, ce noir pirate ;
Paris prenait au collet
La Bastille scélérate.

À pareil jour, un décret
Chassait la nuit de la France,
Et l'infini s'éclairait
Du côté de l'espérance.

Tous les ans, à pareil jour,
Le chêne au Dieu qui nous crée
Envoie un frisson d'amour,
Et rit à l'aube sacrée.

Il se souvient, tout joyeux,
Comme on lui prenait ses branches !
L'âme humaine dans les cieux,
Fière, ouvrait ses ailes blanches.

Car le vieux chêne est gaulois :
Il hait la nuit et le cloître ;
Il ne sait pas d'autres lois
Que d'être grand et de croître.

Il est grec, il est romain ;
Sa cime monte, âpre et noire,
Au-dessus du genre humain
Dans une lueur de gloire.

Sa feuille, chère aux soldats,
Va, sans peur et sans reproche,
Du front d'Epaminondas
À l'uniforme de Hoche.

Il est le vieillard des bois ;
Il a, richesse de l'âge,
Dans sa racine Autrefois,
Et Demain dans son feuillage.

Les rayons, les vents, les eaux,
Tremblent dans toutes ses fibres ;
Comme il a besoin d'oiseaux,
Il aime les peuples libres.

C'est son jour. Il est content.
C'est l'immense anniversaire.
Paris était haletant.
La lumière était sincère.

Au loin roulait le tambour...?
Jour béni ! jour populaire,
Où l'on vit un chant d'amour
Sortir d'un cri de colère !

Il tressaille, aux vents bercé,
Colosse où dans l'ombre austère
L'avenir et le passé
Mêlent leur double mystère.

Les éclipses, s'il en est,
Ce vieux naïf les ignore.
Il sait que tout ce qui naît,
L'oeuf muet, le vent sonore,

Le nid rempli de bonheur,
La fleur sortant des décombres,
Est la parole d'honneur
Que Dieu donne aux vivants sombres.

Il sait, calme et souriant,
Sérénité formidable !
Qu'un peuple est un orient,
Et que l'astre est imperdable.

Il me salue en passant,
L'arbre auguste et centenaire ;
Et dans le bois innocent
Qui chante et que je vénère,

Étalant mille couleurs,
Autour du chêne superbe
Toutes les petites fleurs
Font leur toilette dans l'herbe.

L'aurore aux pavots dormants
Verse sa coupe enchantée ;
Le lys met ses diamants ;
La rose est décolletée.

Aux chenilles de velours
Le jasmin tend ses aiguières ;
L'arum conte ses amours,
Et la garance ses guerres.

Le moineau-franc, gai, taquin,
Dans le houx qui se pavoise,
D'un refrain républicain
Orne sa chanson grivoise.

L'ajonc rit près du chemin ;
Tous les buissons des ravines
Ont leur bouquet à la main ;
L'air est plein de voix divines.

Et ce doux monde charmant,
Heureux sous le ciel prospère,
Épanoui, dit gaiement :
C'est la fête du grand-père.


Victor Hugo

13/07/2015

"Deutschland über Alles" ! BASTA

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BASTA du terrorisme que le nouveau Reich allemand fait subir au reste de l'Europe, avec la complicité des boutiquiers de la Hollande et l'aide de supplétifs comme la Finlande, la Slovaquie, les pays baltes et autres passagers clandestins de l'Europe imposées par Tonton Sammy et son caniche Rosbif suite à l'implosion de l'URSS.

 

Les Grecs de Tsipras peuvent faire tout ce qu'ils peuvent, accepter toutes les concessions qu'ils veulent pour complaire à l'Eurogroupe au garde-à-vous devant Bismarkel et l'avorteuton Chat-au-bleu, rien n'y fera. Ce que veulent les Germains (de moins en moins cousins) qui mènent la danse au bal des Eurocrates, c'est SE DEBARRASSER DU GOUVERNEMENT TSIPRAS pour prouver qu'il n'y a pas la place pour un gouvernement authentiquement de gauche en Europe. Ils veulent faire un exemple pour remettre au pas l'Espagne, le Portugal. Et surtout faire planer une menace sur la France, seul pays capable de faire face aux prétentions exorbitantes des Teutons.

 

L'histoire, hélas, se répète. C'est la troisième fois que l'Allemagne met toute sa puissance, son organisation, sa population au service d'un même dessein : dominer l'Europe...en la transformant en champs de ruines ! Ce qu'elle n'a pas réussi, au prix de millions de morts, par les armes, elle est en passe de le réussir par l'économie. Et, le pire, en toute bonne foi... Ce que redoutait, avec lucidité et dépit leur ancien ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer qui expliquait en 2012 qu’« il serait à la fois tragique et ironique que l’Allemagne réunifiée provoque pour la troisième fois, par des moyens pacifiques cette fois et avec les meilleures intentions du monde, la ruine de l’ordre européen ».

 

Varoufakis, le charismatique autant que très compétent ex ministre de l'économie grecque, ne s'y trompe pas : « Ma conviction, écrit-il dans une chronique parue dans le Gardian britannique, est que le ministre des Finances allemand veut que la Grèce soit poussée hors de la monnaie unique pour insuffler la crainte de Dieu chez les Français et leur faire accepter son modèle d'Eurozone disciplinaire. »

 

Et qu'est-ce-qu'ils disent les Français ? Rien ou pas grand-chose. Hollande et Sapin veulent donner le change en proclamant du bout des lèvres « qu'il faut tout faire pour maintenir la Grèce dans l'Euro. » Mais, Nom de Zeus, qu'attendent-ils pour ouvrir enfin leur gueule ? Et dire leur fait à nos « amis allemands ».

 

Le blocage paranoïaque autour de la crise grecque, les braillements qui l'accompagnent assortis de nauséeux relents nationalistes sont en train de mettre en pièce soixante ans d'efforts consentis par toute l'Europe, et en premier chef l'Allemagne elle-même, pour remettre ce pays dans le concert européen et lui accorder la confiance qu'elle mérite. La germanophobie monte dans toute l'Europe. Et – pour de stupides questions de boutiquiers – voilà que, dans l'esprit des peuples d'Europe, le Bôche renaît tandis que l'Allemand s'efface.

 

L’arrogance des députés, des fonctionnaires et des ministres d'outre-Rhin qui font passer les Grecs pour des imbéciles, des corrompus et des fainéants, dépasse l’insolence. La stratégie de la chancelière, qui ne fait qu’inciter les spéculateurs à faire grimper les taux d’intérêts vis-à-vis de la Grèce jusqu’à ce que sa faillite devienne inévitable, relève de l’irresponsabilité la plus totale face à ses partenaires européens.

 

Et si ceux-ci exigeaient non pas le « Grexit » mais la sortie de l'Allemagne de la zone euro ? Parce que les problèmes de la monnaie européenne viennent moins de la Grèce que du soi-disant bon élève allemand. L'euro a été créé par les Allemands, pour les Allemands. C'est en fait le mark qui a changé de nom. D'ailleurs, c'est le mark qui a servi d'étalon (1 euro = 2 marks) et c'est en Allemagne que se trouve la banque européenne. Conçu pour l'économie allemande, basée sur l'exportation de machines-outils et de grosses voitures, produits toujours demandés par les pays se développant et donc s'industrialisant. Et pas pour les pays du sud comme la Grèce, sans industrie et important presque tout. Cette monnaie forte a, en quelques années, ruinée les pays du sud, avec la complicité des banques (allemandes et françaises pour le cas de la Grèce) poussant ces pays et leurs populations à vivre à crédit quasiment sans compter. On sait ce qu'il est advenu : endettements insupportables des particuliers, des entreprises, des états. Crise et hold up faramineux : les banques privées, mises à mal par leur gestion irresponsable (prêts inconsidérés) ont refilé leurs dettes au public. Les pays les plus faibles, ou les plus réceptifs aux sirènes des banquiers-banksters, se retrouvent endettés jusqu'au cou, donc à la merci de leurs créanciers. Et ceux-ci leur imposent des plans d'austérités aberrants, le saccage des services publics, la privatisation-braderie des meilleurs fleurons industriels et économiques, la baisse des salaires, la misère pour les populations pauvres et le pillages des richesses par les riches locaux ou étrangers, avec évasion des capitaux, etc. Voilà le résultat du système ultralibéral triomphant.

 

Pour en sortir, pourquoi ne pas « conseiller » fermement à l'Allemagne, seule bénéficiaire de l'euro, de reprendre son cher mark ? On les voit d'ici, nos « cousins germains », avec leur sentiment de supériorité, mépriser ceux à qui ils auront laissé un euro qui perdra immédiatement de sa valeur. Mais l'euphorie ne durerait pas longtemps... Car qu'est-ce qui arriverait alors ? Le mark serait immédiatement réévalué de 30% au moins. Quel bonheur et quelle chance pour le reste de l'Europe ! Car ceci donnerait un énorme avantage concurrentiel à l'Italie, à la France et à tous les autres pays de l'euro, générant un véritable boum des exportations, en particulier...vers l'Allemagne ! Et qu'est-ce qu'ils feront les Allemands avec leur beau mark puissant ? Le fameux « made in Germany » deviendra trop cher et les exportations allemandes s'effondreront. Ce que la France, l'Italie, l'Espagne et autres vendront en plus, c'est autant que les entreprises allemandes ne vendront plus ! Le chômage augmentera, de même que la dette publique, creusée par l’accroissement des allocations à verser. La croissance allemande, qui repose exclusivement sur les exportations, s’essoufflera. Le coût de la main-d’œuvre augmentant, le gel des salaires deviendra inévitable. Puis, au bout de quelques années, viendra le temps des privations. Sans oublier les pertes des banques et assurances allemandes par une diminution automatique de leurs avoirs européens (600 milliards d'euros). Pertes qui se monteraient à 200 milliards.

 

C'est ça qu'ils veulent nos « amis allemands » ? C'est ça la saine gestion de ces gens qui prétendent donner des leçons à tout le monde ? Parce que le « grexit », s'il a lieu, marquera le point de départ de la désintégration de l'euro. L'Espagne sortira, le Portugal aussi, pourquoi pas l'Italie et la France ? Ce qui reviendra au même que la sortie de l'Allemagne !

 

Les conditions qui se dessinent à Bruxelles sont monstrueuses. Humiliation d'un pays que l'on prétend mettre sous tutelle. Vol des meilleurs actifs grecs qui seraient mis virtuellement à l'abri chez le receleur luxembourgeois. Colonisation politique de la Grèce avec une supervision en amont de toutes les décisions de ce pays. Etc.

 

Et puis, il faut sortir de cette mentalité de boutiquiers qui ne voient pas plus loin que le bout de leur carte de crédit. La Grèce peut trouver auprès de la Russie les quelques sous qu'on lui refuse.

 

La flotte russe au Pirée, c'est ça la vision géopolitique de Frau Merkel ?

 

Les flots de réfugiés auxquels la Grèce donnera généreusement un visa pour traverser son territoire pour aller en Allemagne, en Suède, en France, c'est ça qu'il veut le ridicule Chat-au-bleu ?

 

Le « couple franco-allemand » n'est plus qu'une illusion. Alors, François, tu as les cartes en mains. Et tes cartes sont meilleures que celles de Frau Merkel. Tu peux (enfin, la France) sauver l'Europe, lui redonner une colonne vertébrale, un sens et un avenir autre que celui d'une grosse larve économique, voire une dictature molle.

 

La Teutonne n'est qu'une boutiquière égoïste, dogmatique, arrogante et brutale. Son action imbécile est en train de détruire l'Europe une nouvelle fois. Montre-toi à la hauteur. Fais-nous voir que tu en as !

 

Sinon, cette construction européenne qui se fait contre les peuples devient nuisible et n'a plus de raison d'être. C'est devenu une dictature froide, il faut la laisser crever.

 

Et repartir sur de nouvelles bases, avec un nouveau traité, et des partenaires restreints.

 


Photo X - Droits réservés

 

12/07/2015

Gastronomie du ouiquinde du 14 juillet : l’homo parasitus en croûte d'argile.

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Prenez un homo parasitus bien gras

C’est facile à trouver, il n’y a pas d’embarras :

Banquier, patron voyou ou élu cumulard

Curé, imam, rabbin, juge, flic ou bavard,

Faites à votre goût, ou selon l’arrivage,

Sans souci de couleurs, de sexe ou bien d’âge.

Tous sont aptes à fournir matière à bon mâchon.

A défaut, vous pouvez vous servir d’un cochon

Il doit être saigné, vidé, émasculé

Si mâle (garder les attributs dans du lait)

Garnissez l’intérieur d’herbes aromatiques,

Thym, romarin, oignons coupés façon rustique,

Quatre ou cinq têtes d’ail, trois poignés de gros sel,

Salez bien tout le corps, cuisses, dos, fesses, aisselles,

Entourez le porc long de feuilles de fougères

Puis recouvrez le tout d’argile ménagère.

Vous avez préparé, à l’avance, un foyer

Dont le fond est garni de pierres, de galets

Chauffés à blanc par un grand feu de bois bien sec.

Dégagez-en les braises, allongez-y le mec,

Puis recouvrez de braises, de pierres et de terre,

De saisines d’huissiers, de relevés bancaires…

Laissez cuire douze heures, au moins, à l’étouffé,

Cette douce cuisson efface les méfaits.

Enfin, sortez le mets de sa croûte de gangue

Et régalez vous en, ça craque sous la langue !

Ainsi, même les pires, retenons la leçon,

Peuvent avoir du bon : c’est question de cuisson !

 

 

Illustrations X – Droits réservés

 

11/07/2015

Ouiquinde érotique plutôt voyeur...

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L'occasion perdue recouverte 


(...)
Par une secrette avenue,
Il fut dans son appartement,
Et la trouva nonchalamment
Dormant sur son lit étendue :
Mais, dieux ! que devint-il alors ?
En approchant de ce beau corps,
Il eut de mouvements étranges,
Lorsqu'une cuisse à découvert
Lui fit voir le bonheur des Anges
Et le ciel de l'Amour ouvert.

Dans cette agréable surprise
Où Cloris n'avait pas songé,
Elle avait assez mal rangé
Et ses jupes et sa chemise ;
Lisandre aussi, trop curieux,
Vit lors les délices des dieux,
La peine et le plaisir des hommes,
Nôtre tombe et nôtre berceau,
Ce qui nous fait ce que nous sommes
Et ce qui nous brûle dans l'eau.

Aimant de la Nature humaine,
Bijou chatouilleux et cuisant,
Précipice affreux et plaisant,
Cruel repos, aimable peine,
Remède et poison de l'amour,
Bûcher ardent, humide four
Où les hommes se doivent cuire,
Jardin d'épines et de fleurs,
Sombre fanal qui fait reluire
Nos fortunes et nos malheurs ;

Nid branlant qui nous sert de mue,
Asile où l'on est en danger,
Raccourci qui fait allonger
La chose la moins étendue,
Fort qui se donne et qui se prend,
Œil couvert qui rit en pleurant,
Bel or, beau corail, belle ivoire,
Doux canal de vie et de mort
Où, pour acquérir de la gloire,
L'on fait naufrage dans le port.

Petit trésor de la Nature, 
Etroite et charmante prison, 
Doux tyran de nôtre raison, 
Vivifiante sépulture, 
Autel que l'on sert à genoux, 
Dont l'offrande est le sang de tous, 
Sangsue avide et libérale, 
Roi de la honte et de l'honneur, 
Permettez que ma plume étale 
Ce que Lisandre eut de bonheur. 

Beau composé, belle partie,
Je sais bien que, lorsqu'il vous vit,
II n'observa dessus ce lit
Ni l'honneur ni la modestie ;
Mu d'amour et de charité
Il couvrit votre nudité,
Pour faire évaporer sa flamme,
Et savoura tous les plaisirs
Que le corps fait sentir à l'âme
Dans le transport de nos désirs

Ce beau dédale qu'il contemple
Avec des yeux étincelants
Fait naître et couler dans ses sens
Une ardeur qui n'a point d'exemple.
Ce feu qui consume son cœur
Porte partout sa vive ardeur,
Eclate enfin sur son visage.
Et ce lâche de l'autre jour (1),
Se raidissant d'un fier courage,
Ecume le feu de l'amour.

Plein d'ardeur, d'audace et de joie 
De remporter un si beau prix, 
Le galant sauta sur Cloris, 
Comme un faucon dessus sa proie, 
Quand cette belle, ouvrant les yeux, 
Vit Lisandre, victorieux, 
Forçant ses défences secrètes, 
Et, la tenant par les deux bras, 
Entrer, tout fier de ses conquêtes. 
En un lieu qu'on ne nomme pas. 
(...)

 

Jean Benech De Cantenac (1630-1714) 

 

In Poésies nouvelles et autres œuvres galantes (1662) ce poème d’amour fut attribué un temps, par erreur, à Corneille. On ne prête qu’aux riches

 

(1) dans une précédente tentative, Lisandre…resta piteusement en panne !

 

 

Illustration X - Droits réservés