Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

07/04/2015

C'est le printemps ! Ah ! Que reviennent les petites robes légères et les jupes !

 

jupes qui volent 2.jpg

 

 

Les beaux jours qui arrivent vont-ils battre enfin en brèche la dictature du pantalon et voir le retour de la jupe et des petites robes d'été ?!

 

Les femmes – LA FEMME – sont devenues des hommes comme les autres, nous présentant de la fesse uniformisée, sanglée dans ces affreux bleu-de-chauffe que les Nîmois inventèrent naguère et vendirent aux massacreurs d’Indiens étazuniens.

 

Je ne nierais pas l’intérêt que présente un beau joufflu ondulant dans un de ces « jeans » présentoirs…

 

Je ne cracherais pas sur la valeur hautement suggestive d’un falzar taille basse laissant dépasser la dentelle élastique d’un string affriolant…

 

Mais la petite robe vaporeuse, et la jupe !

 

Où danse le valseur.

 

D’où s’échappent des jambes dorées.

 

Où s’enfoncent des cuisses finement gaînées de soie ou de nylon.

 

La robe légère qui se soulève sous le souffle complice d’un mistral grivois, dévoilant l’espace d’un instant béni des rondeurs fugitives.

 

La jupe qui se relève sur des jambes que la belle croise et décroise, révélant parfois l’éclair blanc d’une petite culotte. Où le sombre mystère de tous les désirs.

 

Et la mini-jupe, ce sommet de l’érotisme lorsqu’elle est associée au seigneur porte-jarretelle !

 

Rêves, rêves, rêves…

 

Eh! Comme disait l'autre : « C'est encore la maman qui va en profiter ! »

 

 

jupes qui volent 1.jpg

 

 Photos X - Droits réservés

 

06/04/2015

Pendant les fêtes pascales, les massacres islamistes continuent...

massacre Garissa Kénya.jpg

 

Le pape lui-même a dénoncé « l'effusion de sang et la violence barbare », faisant allusion « urbi et orbi » aux massacres récurrents perpétrés par les islamistes. « Ça va être de bonnes vacances ! » aurait dit un des massacreurs de l'université de Garissa, au Kenya où ils ont séparé les musulmans des non musulmans et massacrés ces derniers (148 morts). Même méthode qu'en décembre à Mandera toujours au Kénya (36 non-musulmans massacrés). Même méthode que Boko Haram en Afrique de l'Ouest. Vous êtes « fils d'Allah », vous avez la vie sauve, vous avez une autre croyance, ou – pire – pas de croyance du tout, vous êtes massacré, égorgés, décapités voire crucifiés. Pour l'exemple et pour terroriser.

 

Pendant ce temps, en France l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, la branche française des Frères musulmans a organisé au Bourget le plus important rassemblement des musulmans en Europe. Depuis trente ans, ce rassemblement draine au bas mot 150.000 personnes, venant de France mais aussi de pays limitrophes, comme la Belgique ou l’Allemagne.

 

Cette année, exceptionnellement, Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman CFCM) participait à ce rassemblement : «L’amour pour le Prophète constitue un acte de foi pour les musulmans, dit-il. Nous n’accepterons jamais que son nom ou sa personne soit l’objet d’insulte. » L’assistance l’applaudit chaudement lorsqu’il plaide pour que «le droit à la liberté d’expression » s’accompagne du « respect des religions ». Le recteur de la Grande Mosquée enfonce encore le clou. « Celui qui ne défend pas la dignité du Prophète n’a aucune dignité », lance-t-il. Il dessine enfin ce qu’il considère comme les priorités pour l’islam de France : le doublement du nombre de mosquées en deux ans, une véritable formation religieuse pour les imams officiant en France et la rénovation de l’aumônerie musulmane des prisons.

 

Voilà des faits et des perspectives tracées. Pour y réfléchir, écoutons les propos d'une Grande Voix, Ayaan Hirsi Ali. Née en Somalie en 1969, excisée à l’âge de 5 ans, cette femme est scolarisée dans un lycée musulman pour filles. Soumise à ses parents, à son clan et à sa religion jusqu’à l’âge de vingt-trois ans, elle profite d’un passage dans sa famille en Allemagne, pour s’enfuir et échapper à un mariage forcé.

 

Réfugiée aux Pays-Bas, elle adopte les valeurs libérales occidentales au point de devenir une jeune députée à La Haye et de s’affirmer athée. Pour avoir travaillé dans les services sociaux du royaume, elle connaît, de l’intérieur, les horreurs tolérées à l’encontre des femmes au nom du multiculturalisme.

 

Son combat contre l’emprise de l’islam a pris un tour tragique depuis le 2 novembre 2004, date de l’assassinat par un radical islamiste du cinéaste Theo Van Gogh, coauteur avec elle du film « Soumission ».

 

Obligée de fuir les Pays-Bas, Ayaan Hirsi Ali a trouvé asile aux USA. Elle soutient que l’islam est incompatible avec les principes de la démocratie.

 

Extraits traduits d’une interview de Ayaan Hirsi Ali dans le magazine Reason

Reason :Devrions-nous reconnaître que la religion a parfois déclenché des mouvements d’émancipation qui pourraient faire entrer l’islam dans la modernité ? Par exemple, l’esclavage aux Etats-Unis a été combattu par les catholiques. L’église polonaise a contribué à la défaite de Jaruzelski… Pensez-vous que l’islam pourrait être à l’origine de changements politiques et sociaux similaires ?

Hirsi Ali : Uniquement si l’islam est vaincu. Car actuellement, c’est le versant politique de l’islam, expansionniste et avide de pouvoir, qui a pris le dessus sur le soufisme et l’islam «pacifique».

Reason :Voulez-vous dire si l’islam radical est vaincu ?

Hirsi Ali : Non. L’islam tout court. Une fois qu’il sera vaincu, il pourra muter en quelque chose de pacifique. Il est extrêmement difficile de parler de paix actuellement. La paix ne les intéresse pas.

Reason :Voulez-vous dire qu’il faudrait écraser 1,5 milliards de musulmans ? Que voulez-vous dire quand vous dites qu’il faut «vaincre l’islam» ?

Hirsi Ali : Je pense que nous sommes en guerre contre l’islam. Et qu’il n’y a pas de demi-mesure dans la guerre. L’islam peut-être vaincu de différentes manières. Tout d’abord, il faut arrêter de répandre l’idéologie elle-même. Actuellement, il existe des occidentaux qui se convertissent à l’islam ; ce sont parfois les plus fanatiques. Il existe également une infiltration de l’islam dans les écoles et dans les universités. Il faut que cela soit stoppé. Il faut interdire que les symboles et les effigies [ndlr : drapeaux, croix etc…] soient brûlés. Il faut regarder les musulmans dans les yeux, bander ses muscles et dire : «Ceci est un avertissement. Nous n’acceptons plus cela». Il vient un moment où un ennemi doit tout simplement être écrasé.

 

Reason : Militairement ?

Hirsi Ali : De toutes les façons possibles. Et si vous ne le faites pas, il vous faudra vivre alors en vous apprêtant à être écrasé.

 

Reason : Allons-nous réellement vers quelque chose de si terrible ?

Hirsi Ali : Oui, je pense que c’est vers cela que nous allons. Parce que l’Occident est dans le déni de la réalité depuis longtemps. Il n’a pas répondu à certains signaux qui étaient moins forts et plus faciles à traiter. Il faut maintenant faire des choix. Voila le dilemme : l’Occident est une célébration de la vie, de la vie de tout le monde, même de celle de ses ennemis. Comment pouvez-vous être à la fois fidèle à cette philosophie et en même temps vous défendre contre un ennemi puissant qui cherche à vous détruire ?

 

Reason: George Bush, qui n’est pas la personne la plus conciliante que l’on connaisse, a déclaré à maintes occasions que nous ne sommes pas en guerre contre l’islam.

Hirsi Ali : Si l’homme le plus puissant de l’Occident déclare cela, alors, sans le vouloir, il laisse les islamistes radicaux penser qu’ils ont déjà gagné. Il n’existe pas d’islam modéré. Il existe des musulmans passifs, qui ne suivent pas toutes les règles de l’islam, mais il n’y a bien qu’un seul islam, défini comme la soumission à la volonté de Dieu. Et il n’y a rien de modéré en cela.

 

Reason: Et lorsque même un critique de l’islam aussi virulent que Daniel Pipes déclare : «L’islam radical est le problème, mais l’islam modéré est la solution », a-t’il tort ?

Hirsi Ali : Il a tort. Désolé. (…)

 

Reason :En Hollande, vous vouliez introduire un permis spécial pour les écoles islamiques.

Hirsi Ali : Je voulais que ces écoles disparaissent. Je voulais qu’elles soient fermées, mais mon parti a dit que cela ne serait pas voté. Les dirigeants m’ont dit en privé qu’ils étaient d’accord avec moi, mais que nous n’obtiendrions pas de majorité. Ça n’a pas abouti.

Reason : Votre proposition allait à l’encontre de la constitution hollandaise qui garantie la liberté d’enseignement des mouvements religieux. Vous battriez-vous de nouveau contre cela ?

Hirsi Ali : Absolument.

 

Reason: Et ici aux USA, vous militez pour l’interdiction…

Hirsi Ali : l’interdiction de toutes les écoles musulmanes. Fermez-les. Cela semble extrémiste, je sais. Il y a 10 ans, les choses étaient différentes, mais maintenant le génie jihadiste est sorti de la bouteille. J’ai dit la même chose en Grande-Bretagne et en Australie, et on me répond toujours : « la constitution ne l’autorise pas ». Mais d’où viennent ces constitutions ? Il n’existait aucune école musulmane quand ces constitutions ont été rédigées. Il n’y avait pas de jihadistes. Ils ne pouvaient même pas y penser.

Les constitutions occidentales ne sont pas infaillibles. Elles sont le produit de la raison et la raison nous enseigne que l’on ne progresse que quand on analyse la situation et que l’on agit en conséquence. Aujourd’hui, les circonstances sont différentes, la menace est différente. Les constitutions peuvent être adaptées. Et parfois elles le sont. La constitution américaine a été amendée plusieurs fois. Les constitutions ne sont pas comme le coran, non négociables, intangibles et figées.

Je suggère de fermer les écoles musulmanes. Vous me répondez «non, ça n’est pas possible». Le problème que je pointe du doigt devient de plus en plus massif. Vous me dites alors «OK, nous allons les décourager d’en ouvrir.» Et malgré cela, le problème continue de prendre de l’ampleur. Et dans quelques années, la situation sera si mauvaise que vous prendrez la décision que je préconisai. Mais trop tardivement (…)

 

Reason : Pensez-vous que les musulmans sont mieux intégrés aux USA qu’en Europe ?

Hirsi Ali : (…) Oui, j’ai l’impression que les musulmans sont beaucoup mieux intégrés ici qu’en Europe. Être assimilé ne veut pas dire que vous ne deviendrez pas jihadiste, mais la probabilité semble beaucoup moins forte qu’en Europe.

Tout d’abord, aux USA, il n’y pas réellement d’État providence. En Hollande, Mohammed Bouyeri avait tout le temps nécessaire pour préparer le meurtre de Theo Van Gogh. Aux États-Unis, les musulmans doivent trouver du travail. Ce qui pousse les gens à s’assimiler ici, c’est parce que c’est cela qu’on exige d’eux. Les gens ne sont pas chouchoutés par le gouvernement et les allocations.

Il existe une forte culpabilité aux États-Unis, mais elle est liée aux noirs américains et aux indiens, pas aux musulmans ou aux autres immigrés. L’américain moyen ne fait pas de différence entre les immigrés, qu’ils viennent de Chine, du Vietnam ou de pays musulmans.

La culpabilité en Europe est très différente. Elle se réfère au colonialisme, à l’apartheid en Afrique du Sud, à l’holocauste… La situation est beaucoup plus complexe, et les européens sont plus réticents quand il s’agit de dire «non» aux immigrés.

Les immigrés musulmans ne sont pas venus en Europe avec l’idée de s’assimiler : ils sont d’abord venus pour travailler, gagner de l’argent et repartir. Les générations suivantes sont venues non pas pour travailler mais pour profiter de l’État-providence et des allocations de toutes sortes. L’assimilation ne les préoccupe pas vraiment. (…)

 

Reason: le mot «tolérance» est probablement l’un des plus importants pour définir la façon dont les Hollandais se voient eux-mêmes. Cela fait qu’il est très facile quand l’on est critiqué de se dire victime d’intolérance, et de là, discriminé, ou victime d’islamophobie, ou de racisme…

Hirsi Ali : Il faut revenir au sens premier du mot « tolérance». Il signifiait que l’on pouvait être en désaccord, mais sans recourir à la violence. Cela impliquait une réflexion critique sur soi, cela ne voulait pas dire tolérer l’intolérance. Cela signifiait aussi un haut degré de liberté individuelle.

Puis les musulmans sont arrivés. Et ils n’avaient pas grandi avec cette compréhension de la tolérance. Très vite, la tolérance s’est retrouvé redéfinie par le «multi-culturalisme» et l’idée que toutes les cultures et toutes les religions sont égales.

Cela a créé de grandes attentes parmi les musulmans. On leur a dit qu’ils pouvaient conserver leur propre culture, leur religion etc… Et le vocabulaire s’est rapidement transformé et désormais, si vous critiquez une personne de couleur, vous êtes raciste, et si vous critiquez l’islam, vous êtes islamophobe.

 

Reason : Le corollaire du mot «tolérance» est probablement «respect». Le supposé manque de respect est devenu un abcès de fixation entre l’islam et l’Occident. (…) Pensez-vous que c’est cela que les musulmans veulent réellement, du respect ?

Hirsi Ali : Cela n’a rien à voir avec le respect. Cela a à voir avec le pouvoir. L’islam est une idéologie politique. Mais je pense qu’en réalité, le problème n’est pas l’islam. C’est l’Occident le problème. L’Occident est persuadé que son système est invincible, que tout le monde se modernisera de toute façon, que ce que l’on voit dans les pays musulmans est une demande de respect. Ou que c’est à cause de la pauvreté, ou de la colonisation, ou que sais-je encore…

Cette idée occidentale qui veut que si nous les « respectons », ils nous respecterons, que si nous sommes conciliants ou accommodants, le problème disparaîtra, est un leurre.

Le problème [de l’islam] ne disparaitra pas. Affrontez-le, où il deviendra de plus en plus massif.

 

Sources : http://www.reason.com/news/show/122457.html

 

Photo X - Droits réservés

05/04/2015

Gastronomie pascale: le gigot d'agneau en cuisson douce

gigot agneau.jpeg

 

 

Moi qui suis un athée très anticlérical

Lorsque vient le printemps, j’aime l’agneau pascal.

J’aime sa chair gorgée de toutes les fragrances

Qu’exhalent les collines entre Rhône et Durance,

J’aime le jus coulant de cette peau dorée

Fleurant l’ail et le thym. J’aime le dévorer,

Oui mais avant cela, encor faut-il le cuire

Comme on fait en Provence. Je m’en vais vous le dire.

Prenez donc un gigot d’agneau de Sisteron

D’environ deux kilos, au cuissot doux et rond.

Coupez six gousses d’ail dégermées en lamelles,

Glissez-les sous la peau avec votre Opinel ;

Dans un hecto de beurre fondu demi sel

Vous mélanger cumin, thym, poivre, pas de sel ;

Enduisez le gigot avec cette pommade,

Et laissez reposer dans  cette marinade

Trois heures de pendule ; mieux : la nuit au frigo,

Pour que tous ces parfums pénètrent le gigot.

Placé votre appareil dans un plat bien beurré

Dans votre four réglé sur cent-trente degrés.

Laissez cuire deux heures en le tournant souvent

Il va se colorer et cuire doucement,

Puis baisser votre four sur 110 ou sur Un

Tournez et arrosez lorsque c’est opportun,

Laissez encore cuire pour une heure et demie

Sur la fin vous salez avec parcimonie.

Cette cuisson très douce va sublimer la viande

Qui restera rosée, bien juteuse et gourmande.

Coupez « à la française » : angle droit avec l’os,

Pour que ça reste chaud, vous servez rapidos

Avec des flageolets réchauffés dans le jus

Mais cèpes et girolles sont aussi bienvenus !

Buvez très largement de la tété d’automne

Ces vins de large soif de la Côte-du-Rhône,

Et pour laisser le monde des maigres, des sans-goûts,

Alors RESSERVEZ-VOUS !

 

 

Photo X – Droits réservés

 

04/04/2015

Ouiquinde érotique : Myriam

femme de sable.jpg

 

 

C’était au temps de la parenthèse enchantée

Du Voyage au long cours, des chants de Liberté

Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient,

Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

 

C’était près de Collias, où des gorges sauvages

Creusées par le Gardon depuis le fond des âges

Accueillaient les ébats, les amours, les désirs

D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

 

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière

Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière

En éblouissement de perles de soleil

Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

 

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace

J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.

S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes

Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

 

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.

Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.

En un bond de félin je fus bientôt sur elle,

Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

 

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit

Sous les feux de Phœbus, à l’abri d’un taillis

Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme

Par les voies de Sodome

 

VictorAyoli

 

Photo X - Droits réservés

 

 

**************************

 

C'est le printemps :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

 

02/04/2015

N'oubliez pas d'acheter votre (notre!) SINÉ Mensuel !

siné mensuel avril 2015.jpg

 

 

C'est pas le tout d'être « Charlie », mais il ne faut pas oublier SINÉ Mensuel, le formidable, prestigieux, iconoclaste et délicieusement mal élevé mensuel créé et animé par l'incroyable, l'increvable, le très mal embouché Siné ! Bouffeur de curés, d'imams, de rabbins, pourfendeur de la konnerie universelle triomphante, notre Don Quichotte préféré attaque le printemps avec une pêche d'enfer ! Hardi Bob ! D'ailleurs, « Fait meffi, lui on dit ses amis, si tu meurs, on te tue ! » Devant pareille perspective, inutile de vous dire que le Bob, chouté à l'oxygène, au Côtes-du-Rhône, au Beaujolpif et au bon sens pète le feu (pas que le feu d'ailleurs).

 

Au sommaire ce mois-ci :

Dossier 9-3 : Les bourgeois attaquent ! Les bobos peuvent-ils sauver la Seine-Saint-Denis ? Ces nouvelles populations au revenu plus élevé qui quittent Paris – ou l’ont déjà quitté ces dernières années – ont les moyens de revendiquer l’égalité de traitement à l’égard de tous les citoyens, égalité censée être garantie par la République. La gentrification est peut-être une solution au problème des banlieues. Par Anna Topaloff et Charlie Duplan.

Les services publics aux abonnés absents.La Seine-Saint-Denis est le département d’Île-de-France où le taux de pauvreté est le plus élevé (24,1 %) et où les services publics sont dans un état de délabrement avancé. Par Charlie Duplan.

Coups de boule :

Jean-Jacques Rue se fait Alain Soral et les écolo-bouffons. Non seulement ce dernier aime les quenelles de son horrible pote mais il se targue de sauver la planète. Si, si, l’écologie facho, ça existe.

Société :

L’édifiante histoire de Lala et Moustaf, deux sans-papiers passés de la misère des marchands de sommeil à l’enfer des bureaux de régularisation de la préfecture de police. Mais pour une fois, la fin n’est pas triste. Reportage. Par Véronique Brocard.

Yan Lindingre, dessinateur de gros nez, raconte pourquoi le délit de blasphème en vigueur en Alsace et Moselle, deux régions françaises qui vivent sous le régime du Concordat, n’existe, en fait, pas du tout… Non seulement, il lève un sacré lièvre, mais il se moque copieusement des grenouilles de bénitier de tous poils et de toutes confessions.

Notre économiste attitré nous explique que quatre personnes sur dix n’ont pas les moyens d’accéder au minimum nécessaire. La faute aux 5 % des ménages les plus aisés. Pour comprendre le mécanisme du manque de répartition des richesses, lisez l’explication de Pierre Concialdi.

Notre infiltrée est… démasquée. Gloups ! le maire UMP lisait Siné Mensuel.

S’il est un livre qui fait un lien brillant entre dérèglement climatique et capitalisme, c’est celui de la journaliste canadienne Naomi Klein. Et c’est Laure Noualhat qui le dit et le dit bien.

Un milliard de fraudes épongé par la France pour les agriculteurs. Par Antoine Lopez.

Interview : Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et militant historique de la cause palestinienne, revient dans son Manifeste pour les Palestiniens sur ses engagements. À Siné Mensuel, il prône la création d’un État unique, critique sévèrement Sarkozy et Hollande, derniers soutiens ou presque d’Israël, et considère que l’opposant Marwan Barghouti est le Mandela palestinien.

Dans nos cartes postales :

Michel Warschawski, notre correspondant en Israël, dresse un bilan catastrophique de Netanyahou qui vient d’être réélu.

Depuis la Tunisie, Willis from Tunis décrypte la situation politique. Et ne mâche pas ses mots. Pour elle, l’attaque sanglante du Bardo n’est pas une surprise. Le gouvernement islamiste d’Ennahdha – octobre 2011 à fin 2013 – a bien préparé le terrain en banalisant la violence.

Yannis Youlountas rend à Syriza ce qui lui appartient. Contrairement à ce qu’on peut lire dans la presse française, le gouvernement grec a pris des mesures fortes.

Et nos chroniqueurs :

Jean-Marie Laclavetine : « Marinade, une recette de printemps ».
Delfeil de Ton : « Pour en finir avec les condamnés à mort ».
Christophe Alévêque : « Drames en chaîne qui nous enchaînent».
Isabelle Alonso : « Pays de merde ou planète dans la merde ?»
Jackie Berroyer : « Notre avenir ».

Dans notre baz’Arts :

Comme chaque mois, des films et des livres… Avec Noël Godin, Jean-Jacques Rue, Jean-Pierre Bouyxou, Martine Laval. Au programme, on ne peut rêver mieux : la lutte des classes, l’anarchie, les Arméniens et des « navrants navets ».

Dans la bande des Siné, c’est au tour de Kap de se prêter au jeu des questions réponses et de nous offrir son dessin préféré.

Fiches conseil : Jean-Claude Ribaut avoue tout sur les fleurs comestibles, David Ramasseul donne les dix astuces pour enculer un huissier, Blandine Flipo explique comment combattre un projet d’environnement douteux, Jean-Jacques Rue donne les secrets de la « disco soupe ».

Du côté des dessinateurs :

« Banzaï » de Siné

Les pages des dessinateurs :Mix & Remix « À travail égal, salaire égal » ; Jiho « Pourvu que ça dure », Berth « Ça sent mauvais » ; Faujour « Front d’œil» ; Carali « Les cadeaux d’Alex», Lindingre « Sinon, quoi de neuf ? » ; Willem. Toujours en exclusivité, Geluck se lâche. Et le « portrait-robot » de Malingrëy.

Et dans les pages : Jiho, Berth, Mric, Lasserpe, Large, Krokus, Pakman, Lindingre, Faujour, Rousso, Arsène, Vivant, Gayrre, Desclozeaux, Willis from Tunis, Kap, Malagon, Lie.

 

Alors si vous n'avez pas un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l'autre, courez vite chez votre marchand de journaux et fendez-vous de quelques piécettes ! Ou faites comme moi : abonnez-vous !

 

Et BANZAÏE !

 

 

**************************

 

C'est le printemps :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

 

01/04/2015

Lettre ouverte à notre chère Brigitte.

moules femmes.jpg

 

 

Il est émouvant et dérisoire, chère Brigitte Bardot, votre combat contre la consommation de viande de cheval. Mais il va surtout à l'encontre de l'existence même des chevaux. La « plus belle conquête de l'homme » (doux euphémisme pour dire son principal esclave animal) n'existerait plus qu'à quelques dizaines de milliers d'exemplaires pour le loisir des hommes : chevaux « de courses » (animaux artificiels nés de générations de sélections eugéniques, bourrés de chimie) et chevaux « de monte » pour quelques centaines de clubs.

 

En effet, l'essentiel de la population chevaline était constituée de chevaux de traits pour les travaux agricoles, pour la traction hippomobile, pour la guerre. Balayé tout ça chère Brigitte, par l'arrivée d'abord de la machine à vapeur puis enfin le coup de grâce fut donné par le moteur à pétrole. Le cheval a été tué par l'automobile, par le tracteur et par le char d'assaut.

 

Pourtant, en traversant nos campagnes, on admire souvent dans les prairies de superbes juments à la robe rousse et à la chevelure blonde, ou d'impressionnant étalons, oreilles couchées vers l'arrière, perdus dans un rêve érotique et déployant une flamberge donnant de sombres complexes à la prétentieuse gent humaine...

 

Quelle est la destination de ces beaux animaux, chère Brigitte ? Quelques-uns sont gardés pour la reproduction, d'autres pour quelques travaux anecdotiques (labourage de vignes à l'ancienne, débardage) mais comment leurs propriétaires (eh oui ! Ces animaux, comme un meuble, une voiture ou plutôt un esclave sont « propriété privée ») rentabilisent-ils les frais que leur coûte cet élevage ? En les vendant pour la boucherie. Point/barre. Donc, chère Brigitte, sans les mangeurs de viande chevaline, plus de chevaux...

 

Mais il est un autre combat que vous devriez mener, chère Brigitte. C'est la défense des moules. Avez-vous pensé à l'existence de ces pauvres animaux ? Leur destin est au moins aussi tragique que celui des chevaux.

 

Tout enfant, ces délicates petites coquilles sont arrachées à leurs parents par des trafiquants sans cœur qui décolle ce nessain de leur rocher natal puis, sans prêter l'oreille aux cris silencieux de ces orphelins, les sortent de leur milieu et les vendent à des complices sans scrupules qui les collerons sur des cordes ou des bouchots, loin de leur rocher natal. Ils les engraisseront cyniquement pendant quelques années puis les arracheront de nouveau à leurs copains et copines pour les vendre encore une fois à d'autres complices qui les exposeront, nues, désarmées, sur des étals comme de vulgaires endives, livrées sans défense à la concupiscence de clients lubriques.

 

Leur destin, dès lors est tragiquement scellé : ces moules finiront « marinières », « farçies », brûlées en escabèches ou encore mangées crues, mutilées par le couteau, torturées par le citron ou le vinaigre à l’échalote puis déchirées vives par les crocs terrifiants de quelques gourmets voraces autant que sans cœur.

 

Voilà chère Brigitte, un combat qui vaut la peine d'être mené et qui mérite, autant que la défense des chevaux, ton flamboyant secours.

 

Bon. Je vais au marché chercher du poisson.

 

 

Photo X – Droits réservés

 

 

**************************

 

C'est le printemps :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

 

31/03/2015

Entrons en RÉSISTANCE contre le « globish », vecteur de la colonisation étazunienne.

globish romeo et juliette.jpg

France Inter étant en grève, et voulant à tout prix éviter les facilitateurs du transit intestinal que sont RMC, Europe 1 ou RTL, je me réfugie sur Radio Classique. Et qu'est-ce que j'entends ? Des mots comme « streaming », comme « buzz » et autres estrons vocaux. Alors je reviens sur la radio locale et j'ai les portugaises agressées par des sous-merdes sonores appelées « musiques » et qui ne sont que des dégueulis bruyants : à savoir les horreurs de « musiques » anglo-saxonnes que nous déversent à plein tombereaux les programmateurs «musicaux » de ces stations de radios dites généralistes. Même les chanteurs français beuglent maintenant en "globish" et…sont récompensés par des « victoires de la musique ». Et encore j'évite comme la vérole les stations genre NRJ ou Skyrock !

 

Bref, pour dire que cette colonisation linguistique et « culturelle » me gonfle les aliboffis à les faire éclater ! Mais dans quel pays vivons-nous ? La loi Toubon impose encore 40 % de musiques francophones sur les ondes. C'est bien le moins, non ? Mais la sinistre de la culture (Fleur Pellerin, celle qui ne lit jamais de livre) n'y voit qu'une « loi controversée » et le CSA (chargé pourtant, entre autres missions, de réprimer l'anglicisation des médias) « réfléchit » à un assouplissement des quotas de chansons françaises. Mais si encore les machines à bruits nous faisaient entendre ce qui se chante en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Lituanie, en Russie ? Mais non, on nous abreuve jusqu'à plus soif de ces merdes anglo-étazuniennes... Probablement parce que c'est la même chose dans ces pays... Désespérant. Ce qui se passe au niveau des musiques, c'est une substitution galopante de l'anglais au français, et ce mouvement se retrouve dans la pub, le cinéma, les enseignes commerciales (Carrefour « market », « Simply », etc.). Il y a plus de mots anglais dans nos rues que de mots allemands pendant l'occupation !

 

Mais ça, ce n'est que la façade. Derrière, c'est bien plus grave. Nos gouvernants, actuels comme passés, s’acharnent sur la « langue de la République » (art. II de la Constitution). La loi Fioraso a récemment institué l’anglais langue de l’enseignement universitaire, dans le sillage de la LRU de Valérie Pécresse, qui aligne nos universités sur le « modèle » néolibéral anglo-saxon. Et que dire de l’Europe qui, sournoisement, impose l’anglais dans ses communications et même ses directives ?

 

Faut-il le craindre cette officialisation d’un fait déjà accompli ? Sur le plan pratique, pas trop, et même non. Mais sur le plan humaniste oui, car cela marque un véritable abandon de pans importants, voire essentiels de ce qui fait notre civilisation, notre manière de vivre ensemble, et jusqu’à notre mode de penser. Car on ne pense pas pareil dans toutes les langues.

 

La langue, instrument de communication, véhicule aussi une culture, un mode de vie, un système économique et politique, et force est de reconnaître qu’aujourd’hui l’anglais est devenu la langue de la financiarisation du monde. Quand on parle économie ou finances, c’est soit en anglais, soit en utilisant une multitude de termes anglo-étazuniens souvent incompréhensibles pour la plupart d’entre nous. Le langage des milieux financiers est, si l’on peut dire, un véritable charabia.

 

Car la langue que l’on prétend nous imposer « pour notre bien » évidemment, n’a pas grand-chose à voir avec celle de Shakespeare ; il s’agit du « globish », un sabir appauvri d’un millier de mots environ. Sabir capable, c’est vrai, de faciliter la communication de base (celle des aéroports, des hôtels, des offices de tourisme, des banques). Mais peut-il véhiculer un véritable savoir ? Surtout dans les matières scientifiques, ou de droit ? Peut-être, mais en mettant le plancher très bas. Quels sont les étudiants francophones aptes à intégrer toutes les finesses d’une langue étrangère ? Peu, très peu, voire aucun. Donc le langage de ces cours est obligatoirement pauvre, sans la richesse des nuances que permettent les synonymes, les tournures de phrases dans leur langue maternelle. Or l’université ne doit pas dispenser un  savoir au rabais, ce qui sera fatalement le cas ; laissons cela aux « écoles de commerce », pétouillets de margoulins. Les Anglais lettrés sont d’ailleurs bien conscients de l’appauvrissement dramatique de leur langue, salopée par les Zétazuniens.

 

Mais le processus s’accompagne d’une volonté de conquête, à la fois économique, politique et culturelle. D’où le terme d’impérialisme justifié notamment par les propos de divers responsables politiques anglo-saxons. On pense évidemment à Margaret Thatcher, qui déclarait en 2000, lors d’une conférence donnée aux États-Unis, que « le pouvoir dominant est l’Amérique, le langage dominant est l’anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon » lien.On connaît moins les propos tout aussi brutaux mais plus détaillés de David Rothkopf, un ancien responsable de l’administration Clinton, qui valent pourtant leur pesant de cacahuètes : « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualités, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent… Les Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir » lien. Tafta est là pour accélère les choses.

 

On assiste là à une offensive impérialiste étazunienne. Le but est, en fait, d'éliminer tout statut officiel des langues autres que l'anglais dans les secteurs où une concurrence menacerait les intérêts commerciaux des pays anglophones, seule et unique motivation de ces derniers. La réalisation de ce programme est déjà fortement avancée dans les sciences, où les nomenclatures (y compris celles de la botanique, jusqu'ici latines) deviennent anglaises, accroissant la suprématie des chercheurs anglophones aux dépens de tous les autres. Le protocole de Londres entérine définitivement la mort de la diversité culturelle et linguistique qui a fait (et qui fait encore, mais pour combien de temps ?) la richesse de l'Europe.

 

La sous ministre Fioraso – qui a maintenant libéré le territoire politique - arguait du fait que cette « ouverture » attirerait en France des étudiants indiens ou chinois. Belle connerie ! Les étudiants anglophones préféreront toujours l’original à la copie. Par contre les enseignants francophones seront éliminés au profit de mercenaires de la doxa ultra libérale anglo-saxonne, comme les étudiants francophones seront défavorisés par un enseignement dans une langue qu’ils ne maîtriseront jamais comme les natifs.

 

Certaines écoles privées, en France, donnent maintenant leurs cours uniquement en anglais. Est-il tolérable, du point de vue de l’intérêt national comme du point de vue de l’accès de tous au savoir, que des colloques universitaires à la Sorbonne soient convoqués en anglais et se déroulent exclusivement dans cette langue ? Est-il sain pour l’avenir de la démocratie que les élites soient formées exclusivement, non dans la langue du peuple, mais en anglo-américain ? Nous sommes en présence d’un projet de domination sans partage et de discrimination sans précédent. La logique d’oppression qui prédomine conduit à l’aliénation, à la substitution d’une langue à l’autre par le gavage linguistique.

 

On assiste à la volonté de mise à mort non seulement du français mais de la plupart des langues du monde. Responsable : l’impérialisme étazunien qui sévit à tous les niveaux : industriel, commercial, militaire mais aussi et surtout culturel. On nous abreuve jusqu’à l’écœurement de ces sous-merdes des séries télévisées étazuniennes, qui – largement amorties au USA - arrivent par pleins cargos à prix cassés, ruinant ainsi la création française qui n’existerait plus sans les subventions gouvernementales. On nous emmerde jusqu’à en dégueuler de ces collections de bruits abrutissantes que les programmateurs – véritables collabos - déversent à pleins seaux dans nos pauvres oreilles et qu’ils ont le culot d’appeler « musique ».

 

Nos députés sont-ils seulement conscients de cette situation ? Accepteront-ils la colonisation de la France ? (Pays qui, par ailleurs, a fait subir à bien des langues africaines et régionales le même sort !) Les déferlantes d’américonneries qui encombrent les programmes des lucarnes à décerveler et des boites à bruits laissent supposer qu’ils s’en branlent comme de leur première magouille…

 

Eh! Citoyen président François, lorsque tu vas faire acte de soumission devant les charlots de la Commission européenne, tu t’exprimes en français ou en anglais ?

 

Entrons en RÉSISTANCE. Disons NON au Tout anglais et MERDE au "globish !"

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

**************************

 

C'est le printemps :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

29/03/2015

Ouiquinde gastronomique : le cheval en daubière

cheval comtois 2.jpg

 

 

Les chevaux, n'en déplaise à Brigitte Bardot,

 

Tout autant que les ânes, les mulets, les bardots,

 

Ne doivent leur survie, leur existence même

 

Qu'à ceux qui les aiment !

 

Les aiment tellement qu'à la fin, ils les mangent,

 

Et oui ! C'est comme ça, l'homme n'est pas un ange...

 

Les chevaux ont été condamnés, par qui ? Par le tracteur,

 

Ce cheval mécanique, cher aux agriculteurs !

 

Son déclin commença avec l'automobile

 

Qui jeta au rebut les chars hippomobiles.

 

Et oui, c'est comme ça ! Alors, chère Brijou !

 

Qu'ils s'appellent Coquet, Ninette ou Bijou

 

Ces si beaux équidés ne doivent, c'est étrange,

 

La survie de l'espèce, qu'à nous : ceux qui les mangent !

 

Les Bretons, Percherons, Comtois, poney des Landes

 

Ne sont plus élevés, hélas, que pour leur viande.

 

C'est dur ? Mais c'est pourtant ça la réalité

 

Sans les mange-cadavre, finis les équidés...

 

Voici pour les aimer dignement la manière

 

De cuisiner ce plat : le cheval en daubière.

 

Fais mariner trois tranches de cheval bien épaisses

 

Dans le l'huile d'olive. Rajoute avec largesse

 

Poivre et clous de girofle, ail, oignon, thym, laurier.

 

Laisse toute la nuit, comme pour du gibier.

 

Au fond de ta marmite, en fonte uniquement,

 

Dispose quelques couennes, de porc évidemment,

 

Sur lesquelles tu places une première tranche.

 

Couvre avec de l'oignon et de l'ail effilés,

 

Carottes en rondelles et du persil en branche,

 

Sel, poivre du moulin, un anchois en filets.

 

Tu fais ainsi trois couches. Enfin, pour terminer,

 

Zeste d'orange séché, girofle, laurier, thym,

 

Puis tu mouilles avec six grands verres de bon vin,

 

Tannique, fort en degré, rouge carabiné.

 

Mets ta marmite au four, fermée soigneusement,

 

Et fais cuire cinq heures, doucement, lentement.

 

Ce cheval parfumé, tendre, confis, moelleux,

 

Découvre-le sur table, et accompagne-le

 

D'une jatte fumante de long riz camarguais.

 

Dans les verres tu sers un bon rouge bien gai.

 

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

 

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

 

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

 

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

 

 Photo X - Droits réservés

28/03/2015

Ouiquinde érotique à la source, avec Léo Ferré

LEO-FERRE dessin.jpg

Ta source

Elle naît tout en bas d'un lieu géométrique
A la sentir couler je me crois à la mer
Parmi les poissons fous c'est comme une musique
C'est le printemps et c'est l'automne et c'est l'hiver
L'été ses fleurs mouillées au rythme de l'extase
Dans des bras de folie accrochent les amants
On dirait que l'amour n'a plus besoin de phrases
On dirait que les lèvres n'ont plus besoin d'enfants
Elles coulent les sources en robe ou en guenilles
Celles qui sont fermées celles qu'on n'ouvre plus
Sous des linges qu'on dit marqués du sceau des filles
Et ces marques ça me fait croire qu'il a plu
Qui que tu sois toi que je vois de ma voix triste
Microsillonne-toi et je n'en saurai rien
Coule dans ton phono ma voix de l'improviste
Ma musique te prend les reins alors tu viens
Ta dune je la vois je la sens qui m'ensable
Avec ce va-et-vient de ta mer qui s'en va
Qui s'en va et revient mieux que l'imaginable
Ta source tu le sais ne s'imagine pas
Et tu fais de ma bouche un complice estuaire
Et tes baisers mouillés dérivant de ton cygne
Ne se retourneront jamais pour voir la terre
Ta source s'est perdue au fond de ma poitrine

 

Léo Ferré  

 

Illustration X - droits réservés

 

http://www.dailymotion.com/video/x8iwx9_leo-ferre-ta-source_music

 

26/03/2015

Y a-t-il un pilote dans l'avion ?

Y-a-t-il-un-pilote-dans-lavion.png

 

C'est peut-être pas si kon que ça cette hypothèse selon laquelle l'Airbus n'était plus piloté... En tout cas pas loin de la vérité qui semble se dessiner, malgré l'extrême prudence des officiels... Les dernières nouvelles laissent entendre que l'avion n'était plus piloté que par UN pilote et non deux.

 

- Cher collègue, tout va bien. Si vous voulez vous dégourdir les jambes, allez-y, je garde la boutique.

 

- C'est pas de refus. D'autant plus que j'ai une envie de pisser à remplir les soutes !

 

L'avion est à son altitude et à sa vitesse de croisière, cap vers le Nord. Le pilote automatique gère le trajet, tout se passe sans problème, la présence d'un seul pilote dans le cockpit n'a rien de rédhibitoire.

 

- Bon, j'y vais. Referme derrière moi. C'est la procédure maintenant. Je frapperais en revenant. Á tout à l'heure. Ah ! Signale notre position.

 

Et Hans (ou Philippe, ou Mustapha, ou Kevin, ou Slobodan) déverrouille la porte blindée et sort. Il demande au chef purser si tout va bien, traverse l'avion assoupi, répondant aux timides saluts de quelques passagers éveillés, flattés de ce contact direct avec l'un de ces mythiques pilotes, va faire sereinement pleurer le colosse, s'arrête pour faire un peu de gringue à Greta, une jolie hôtesse. La routine quoi.

 

Pourtant, son oreille et son œil exercés font tinter un signal dans sa tête : il se rend compte, au bruit et à l'assiette de l'avion que celui-ci a été mis dans une position de pente descendante. Kesako ! Se dit-il dans sa langue. Á grandes enjambées, il retraverse tout l'aéronef (c'est comme ça qu'on dit dans les « milieux autorisés ») et frappe à la porte. L'autre pilote, à l'intérieur, doit vérifier par une caméra qui est la personne qui demande à entrer, et déverrouiller la porte. Il ne le fait pas... Son collègue, dehors, s'impatiente et frappe encore. De plus en plus impérativement. Cause à mon cul, ma tête est malade... Rien ne sa passe. Le pilote passe par toutes les affres de l'inquiétude puis de l'angoisse. Que se passe-t-il ? Son collègue a-t-il eu un malaise ? Les instruments de bord ont-ils décelé une anomalie qui impose de prendre une assiette de descente ? Dans ce cas-là la procédure impose de quitter le couloir de vol pour ne pas risquer de collision avec les avions volants sur le même trajet mais à des niveaux de vol différents...

 

Ulla, l'hôtesse du tiers avant et Werner, le purser, partagent l'inquiétude du pilote. Quel est le problème ? Ulla tire le rideau pour que les passagers ne voient pas ce qui se passe tandis que Werner décroche la petite hache de secours et entreprend de défoncer la porte. Peine perdue, l'huis est blindé ! C'est du solide ! Kalité allemande ! Mais quelques passagers, réveillés par le bruit, manifestent une certaine inquiétude, que s'efforce d'apaiser Ulla. Certains ont vu aussi le sol qui se rapproche. Que se passe-t-il ? Ça commence à hurler dans la cabine. Pas longtemps... Car c'est le flash, le choc monumental contre le plancher escarpé des vaches alpines... Et 150 vies qui s'en vont en un éclair...

 

Que s'est-il passé dans la tête du pilote resté seul aux commandes ? Volonté de suicide d'un pilote dépressif n'hésitant pas à embarquer tout ce qui vit dans cet avion dans sa mort égoïste ? Sacrifice délibéré d'un kamikase ? Qui lo sa ?

 

Dès lors, comment ne pas trembler en pensant que le pilote tueur aurait pu diriger l'avion non pas sur des montagnes désertiques mais sur Marseille, Aix, Salon, Digne, Manosque, Avignon. Voire vers...Marcoule, Tricastin ou Cadarache. Il n'aurait fallu guère plus de temps de vol, voire moins.

 

De quoi méditer sur ces rutilants bouts de fer qui volent au-dessus de nos têtes...

 

 Illustration X - Droits réservés

 

**************************

 

Pour vous changer les idées :

Savourez un sulfureux Voyage sans danger !

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

24/03/2015

Al culo la vecchia ! E la primavera !

reiser fou d amour.jpg

 

Au cul la vieille ! C’est le printemps !

 

Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Merci au grand Reiser

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre un train électrique et des seins ? 
- Y'en a pas, ils sont tous les deux faits pour les enfants et c'est papa qui joue avec. 

 

 

**************************

 

C'est le printemps :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

 

23/03/2015

Au bistro de la toile : essais à transformer.

chimulus bistro copie.jpg

 

- Puteng ! Victor. C'est quand même la vergogne...

 

- Faut relativiser Loulle. Le F.haine n'est pas « le premier parti de France »...

 

- C'est pas de ça que je parle Victor. Mais des 15 points laissés en route. Á déduire des 20 points qui nous séparent des Anglais. Avec un buteur qui ne soit pas un charlot à la patte voilée, on est à 5 points. Et ça change tout. Parce qu'on aurait probablement été en tête en alternance... Au niveau de la motivation, c'est primordial. Enfin, nos mecs n'ont pas « joués les starlettes » cette fois. Mais c'est tout de même incroyable qu'on n'arrive plus à sortir des buteurs de classe internationales. Sans remonter à Albaladejo, où sont-ils les Lamaison (qui marquait comme un métronome), Yachivili, Parra ?

 

- Il y en a pourtant, Loulle. Si tu regardes le classement des meilleurs buteurs , tu verras que nos deux buteurs nationaux, à savoir Jules Plisson du Stade français et Camille Lopez de Clermont sont respectivement 5ème et 14ème ! Le meilleur marqueur du Top 14, et de loin, c'est le Grenoblois Jonathan Wisniewski (29 ans), le deuxième est un Argentin Benjamin Urdapilleta (Oyonnax), mais le troisième est le Briviste Gaëtan Germain (24 ans), suivi de Pierre Bernard (26 ans) de Bordeaux-Bègles. Ces trois jeunes laissent loin derrière eux les mercenaires qui sévissent à Clermont, Toulouse ou Toulon.

 

- Alors pourquoi ne sont-ils pas en équipe nationale ?

 

- Va-t-en savoir... Peut-être que leurs performances, leur vista dans le jeu ne sont pas jugés à la hauteur par Saint-André. Pourtant le poste de buteur est primordial dans le rugby moderne. On ne doit pas laisser passer des points, sauf transformation en coin très difficile ou pénalité de plus de 50 mètres. Tout doit rentrer dans la boite. C'est le secret des grandes équipes. Les Anglais n'ont vrillés qu'un seul tir. Le buteur doit être la pépite de l'équipe. Et une pépite, c'est rare. Il doit surtout avoir des nerfs d'acier au tungstène le mec. Ce doit être un animal à sang-froid. Comme Wilkinson, comme Yachvili, Parra et, avant, le redoutable Lamaison.

 

- Enfin, on a perdu, mais, quel match !

 

- Presque aussi beau que celui des filles. Celles-là, c'est des terribles ! Elles se sont payées, à Twickenham, les Anglaises, championnes du monde en titre ! Excusez du peu. Et avec la manière. Un rugby champagne, comme les hommes du temps de Maso, Albaladejo ou Spanghero. Quadrages-débordements, évitements, passes acrobatiques, changements d'axes. Pas seulement du rentre-dedans. Un bonheur !

 

- Extra Victor. J'ai vu la seconde mi-temps. Et puis, les gros plans sur les mêlées...Émouvant ! Bon. Et ces élections alors ?

 

- En France, malgré le battage entretenu par les canards laquais et les merdias audiovisuelles, les gars de la Marine ne sont pas « le premier parti de France ». Ils ne recueillent que moins de 12 % des inscrits. Lien.  Ça les remet à leur place réelle. Et le total des partis de gauche est équivalent à celui de la droite sarkozienne unie. Pas de gros changements au niveau de l'électorat, sauf qu'un électeur sur deux est resté chez lui... En Espagne, en Andalousie, la gauche classique arrive largement en tête, devant la droite puis arrive Podemos, avec 15% des suffrages. Ce n'est pas le ras-de-marée espéré. Mais c'est un essai, à transformer.

 

- Affaires à suivre. Allez ! C'est ma tournée. Et du rouge !

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

 

**************************

 

Pour vous changer les idées :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

22/03/2015

Votez « à droite », votez « à gauche », votez « au centre », mais VOTEZ !

fepalcon 500.jpg

Soignez-vous !

 

"Les français sont des veaux qui croient aux étiquettes dont les hypocrites et les fourbes se servent pour maquiller leurs programmes toxiques et frelatés : ils ne jugent pas les idées, les contenus, le fond, mais leur mise en scène, la forme et son spectacle". De Gaulle

 

Pour être « de droite » radicalement, il suffit de se laisser aller. C'est une pente. C’est la facilité. Les idées de droite sont dans la satisfaction immédiate. C'est oui ou non. C'est les immigrés dehors, tout de suite, et non aux impôts, tout de suite, etc.

 

Être « de gauche » et démocrate, au contraire, demande un effort. C'est une construction intellectuelle, ça n'est pas instinctif. Ça demande de penser son propre désir et de le conduire à trouver les conditions les plus harmonieuses et les plus durables à son accomplissement. C’est un effort de tous les jours.

 

Être « de gauche », ou d'une droite antifasciste et respectueuse des droits, ce n'est pas forcément être meilleur, plus gentil, plus humain. C’est surtout être moins kon. C’est penser les phénomènes dans leur histoire et n’approuver que les décisions politiques qui, à terme, ne rendent impossibles ni le progrès des libertés ni l’amélioration du « vivre ensemble ». Tout le contraire du sarkozisme et du lepenisme…

 

Votez pour les candidats (ates) sarko ou marine si vous avez vocation à être cocus…

 

Votez pour les candidats hollandovallsomacroniens si vous avez vocation à avaler toutes les couleuvres...

 

Votez pour les candidats de la gauche de la gauche si vous avez encore quelque espoir au cœur. Si vous n'acceptez plus que la France, notre France soit celle des égoïstes et des bouffeurs de hamburgers (mange-merde), repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leurs vacances au ski en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision avant de planquer leur fric en Suisse, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

 

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

 

On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire…

 

Mais une vague se lève au Sud, en Grèce, en Espagne pour balayer les miasmes fétides de cette Europe confisquée par les oligarques. Notre bulletin, même au niveau très local, peut donner du volume à cet espoir.

 

Notre seule arme, actuellement, c'est notre bulletin de vote. Il serait criminel de le négliger ; ne jamais oublier qu'Hitler est parvenu au pouvoir par les urnes.

 

Illustration X – Droits réservés

 

21/03/2015

Ouiquinde érotique : éclipses de lune et de l'autre.

lune.JPG

 

La serveuse

Verger de la Christine aux relents de cloaque, 
Buisson mouillé portant quelques morpions pour baies, 
Une motte à feux roux comme la haie 
En août d'une femme sans époques. 

Mais quelles fesses, voyez-vous ! 
Fesses magistrales, comtales, princières, 
Bonnes à condamner à la dossière 
La verge ponceau des récureurs d’égouts. 

Mais la langue vive et la bouche 
Baveuse et buveuse d'orgeats ! 
Langue fourrée, langue pineuse d'entrechats 
Ou d'entre-fesses ! Et les chibres qu'elle débouche ! 

Goulot d'amour, sa poitrine fleurie, ô ses seins ! 
Mammes roussottes ! Son anus rond : mon ergastule. 
- Gare, Christine ! si jamais je pars et te décule 
Et te brise les colonnades du bassin. 

 

Arthur Rimbaud

 

* * * * * *

 

cul string rouge.jpg

 

 

 

Cul. Oh !

 

Femme, à ton cul ce soir, je voudrais rendre hommage,

Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.

Tes divines rondeurs de Vénus callipyge

Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma tige.

Je t’imagine donc en accorte soubrette,

Petit tablier blanc et très courte jupette,

Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,

Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.

Tu te penches en avant pour allumer ton four,

Ta croupe qui se tend soulève tes atours,

Me révélant ainsi l’affriolant spectacle

De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.

Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions

A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.

Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,

Mouvement lancinant appelant la caresse...

 

 

 Photos X - Droits réservés

 

17/03/2015

Grandes voix : Cazeneuve ou Kamel Daoud ?

cazeneuve à la mosquée.jpg

 

 

Il y a quelques jours, le citoyen-ministre Cazeneuve est venu faire sa tournée des popotes en Vaucluse. Et où est-ce qu'on l'a vu le citoyen-ministre Cazeneuve ? Dans un commissariat de police. Normal, il est le chef des flics. Et puis ? Dans une mosquée... Il est le ministre des cultes, ce n'est donc pas anormal. Mais est-ce vraiment adroit dans l'un des départements que risque de « conquérir » le F.Haine, dimanche prochain ? Parce que ça va être perçu comme une sorte d'allégeance devant une religion, ce qui n'est pas compatible avec la laïcité, pierre angulaire de notre République et, qui plus est, une religion qui est considérée – à tort et à raison - comme le fondement des mouvements terroristes islamistes. Et keskeldi Marine Le Pen ? Et keskeldi Marion Maréchal-Le Pen, député de Vaucluse ? Merci. Merci qui ? Merci Môssieur le citoyen-ministre...

En écho opposé à ces liaisons dangereuses, lisons plutôt cette chronique du grand écrivain-philosophe algérien Kamel Daoud s'adressant aux autorités de son pays, l'Algérie. Il y a pour toi, citoyen-ministre Cazeneuve, bien des enseignements à tirer :

 

« Ministres et administrateurs : de l'habitude de se justifier devant les islamistes.

 

Code de la famille, crédits logements, aides, Ansej, etc., depuis peu, les ministres ou l'administration algérienne se retrouvent de plus en plus à en justifier les formules face au binaire national du hallal/haram. On écoute, abasourdis, des ministres justifier des lois et des mesures face à la doxa islamiste comme s'il s'agissait d'une constitution, de la voix d'Allah ou de l'islam en mode copyright déposé par les islamistes. Des ministres ne trouvent déjà plus ridicule et scandaleux de se justifier, l'échine courbée, la voix douce face au courant belliqueux et totalitaire qui met le pays sous son genou et ses ablutions.

 

Étonnante soumission ambiante et confusion des genres. Cette lâche soumission part d'un principe faux : les islamistes et leurs journaux et TV sont donc l'islam et le régime doit justifier ses politiques économiques ou sociales devant cette papauté méchante. Il est donc supposé que les islamistes sont l'islam et ses propriétaires et ses représentants légitimes et le régime doit rendre compte de ses visions devant ce parlement d'Allah. Des ministres talibanisés sont aujourd'hui le signe marqueur de ce basculement de la république dans le califat diffus et ne s'en cachent pas : on ne se justifie pas devant le citoyen mais devant le croyant, on se sent coupable face aux islamistes et pas face à la république, on prend des gants pour s'expliquer devant une version de la charia et pas devant une constitution, une démocratie (même formelle) et devant une nation. Le lexique ambiant est celui de «ne pas heurter», ménager «les sensibilités», s'adapter aux «valeurs de la famille algérienne», ne pas être en contradiction avec les fatwas.

 

Et le pire dans l'équation, est qu'il ne s'agit pas d'islam mais d'islamistes «normalisés» que ce régime et ses ministres, parfois en mode sous-culture et lâcheté détestable, tentent désormais de ménager. Ils le font dans le discours, dans leurs propres familles et affichent le turban dans leur entourage. Aucune nuance n'est désormais de mise entre république et talibans, ni entre islam et islamistes, ni entre droits et lois, et fatwas et pressions idéologiques des islamistes. Rien. L'islam c'est les islamistes puisqu'ils crient plus forts, peuvent tuer, hurler et marcher. C'est le pays «du bras» et c'est donc eux qu'il s'agit de traiter avec égards, pas cette nation pour qui des gens ne cessent de mourir depuis des siècles.

 

Pourquoi ces ministres ne se sentent d'obligation de se justifier que devant les courants conservateurs ? Parce que c'est un rapport de force, parce qu'ils sont idéologiquement souvent lâches et peureux, parce que c'est un peu la tendance générale de se sentir, chez les élites, coupable et contrit face aux propriétaires d'Allah et de son Coran. Cette culpabilité des élites est étonnante : on se justifie, on s'explique, on s'étale devant ceux qui ont cette insolence fantastique de se proclamer représentants de Dieu à l'exclusion des autres. L'islam appartient-il aux islamistes ? Non. Leur interprétation des textes est-elle la plus justifiée ? Bien sûr que non. Ont-ils ce droit d'élus de peser sur une politique ? Oui, en tant que citoyens, pas en tant que croyants dépositaires de la vérité absolue. Alors que cela cesse. C'est honteux de la part d'élites dirigeantes de venir ramper devant la barbe et de se comporter en larbins pour se sentir absout de cette sale culpabilité qu'ils ont devant des meurtriers de gens ou de sens. Les islamistes et les imams jacassants ne sont pas l'Algérie, ne sont pas son Parlement, ne sont pas les délégués de Dieu et ne sont pas les propriétaires de cette religion ni de son texte. »

 

Voilà. Citoyen-ministre Cazeneuve, note la dignité et le courage du propos de la part d'un homme « condamné à mort » par une « fatwa » de ces nazislamistes. Et prends-en de la graine.

 

 

Sources :

 

https://www.facebook.com/pages/La-chronique-de-Kamel-DAOU...

http://blogs.mediapart.fr/blog/roger-evano/120315/la-chronique-de-kamel-daoud

 

Photo X - Droits réservés

 

16/03/2015

Manif des « damnés de la terre »... Ils gueulent contre quoi les toubibs ?

manif toubibs.jpg

Tout dans la nuance et la délicatesse...

 

La ministre de la santé, Marisol Touraine, propose de généraliser le Tiers Payant, qui permettrait aux patients de ne plus avancer les frais de la consultation, le toubib se faisant rembourser directement par la sécurité sociale. Comme les pharmaciens, comme les infirmières. Ce qui est une bonne chose.

Il faut savoir qu'il y a deux secteurs chez les toubibs : le secteur 1, conventionné avec la Sécu, dans lequel le « client » paie les tarifs Sécu, soit 23 euros la visite chez un généraliste ; et le secteur 2, dit secteur « libre » où les toubibs sont autorisés à appliquer des dépassements d'honoraires, très souvent aussi abusifs qu'injustifiés. Avec la généralisation du Tiers Payant, c'est la Sécu et les complémentaires qui paieront directement au toubib les 23 euros de la visite. C'est clair. Mais pour les toubibs du secteur 2, ceux qui « dépassent », ils factureront à la Sécu le montant secteur 1 et ne feront payer au client que le montant du dépassement ! Ainsi, le client (on ne peut plus parler de patient) verra immédiatement et clairement de combien son toubib « dépasse » ! Et ça, les toubibs préfèrent que ça reste bien flou, bien caché... Leur grève est donc simplement un combat corporatiste plus que douteux, motivé par le seul fric !

 

En France la médecine est organisée de façon paradoxale : fonctionnement totalement libéral (notamment au niveau de leur lieu d'installation géographique) mais avec un financement public ! Résultat : certaines régions ont vu la moitié de leurs cabinets fermer. Á l’horizon 2025 il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd’hui. Les jeunes étudiants délaissent la spécialité « généraliste » pour d'autres plus glorieuses, plus rémunératrices.Et les déserts médicaux enflent...

 

Sont-ils réellement à plaindre, ces enfants gâtés de notre société ? La collectivité – donc nos sous - paie leurs longues études. (Aux USA, "champion" du libéralisme, les érudiants déboursent de 30 à 50.000 dollars par an pour leurs études!) Ne serait-il pas normal qu'en retour les toubibs acceptent au moins pour quelques années de s'installer là où leur présence serait la plus nécessaire ? Mais il est plus « sexy », plus confortable, plus rémunérateur de s'installer à Paris, Nice, Aix ou Avignon plutôt que dans le Nord, la Creuse ou la Lozère... Alors, lorsqu'on aura le temps, on les plaindra...

 

Ils réclament 25 euros par consultation plutôt que 23, pourquoi pas. Leur revenu moyen est tout de même de 141.000 euros par an. Avec un paiement assuré à 100 %. Á rapprocher des, environ, 1000 euros net par mois du smicard et des 1500 euros par mois d'un enseignant débutant. Et vive le trou de la Sécu: 20 milliards environ, soit le prix d'un tunnel sous la Manche chaque année.

 

Citoyenne ministre Touraine, il faut surtout ne pas céder devant ces nantis sans vergogne. Sous peine de voir la France devenir, à court terme, un désert médical. Il faut supprimer le secteur 2 (celui des dépassements de tarifs), supprimer le numerus clausus qui apporte une rente de situation et, compte tenu de la gratuité de la formation, payée par l’État et donc par nous, avec nos impôts, faire signer un contrat par le futur toubib, l'obligeant à exercer au moins cinq années dans un secteur géographique imposé.

 

Les médecins donnent comme argument principal le fait qu'ils auront des retards de paiement dans le maquis des mutuelles et autres assurances complémentaires. Possible. Mais les pharmaciens ont résolu le problème. Et puis, la solution existe : il conviendrait de mettre un frein radical à la privatisation rampante de la Sécu en supprimant toutes ces assurances privées pour les remettre dans le giron de la Sécu. Avec les cotisations correspondantes, bien sûr, et qui seraient bien moindres. La Sécu a les moyens techniques de gérer ça et ses coûts de fonctionnement sont moins chers que ces machines à racketter que sont les « complémentaires », mutuelles (qui ont perdu depuis longtemps le sens de la mutualité) et assurances privés.

 

Seulement les toubibs sont une caste puissante... Ils obtiennent tout ce qu'ils veulent parce qu'ils sont en position de force. Parce qu'ils sont nombreux sur les bancs du Sénat et de la Chambre des députés ; parce que le numerus clausus imbécile organise la pénurie.

 

On les aime bien nos médecins de famille. On les respecte, on leur fait confiance. Mais là, ils ont tout faux. Il y a des grèves qui font ricaner et filent les boules. Celle de ces privilégiés du système en est une.

 

 

Photo X - Droits réservés

 

15/03/2015

Ouiquinde gastronomique :un tian qui tient au ventre.

tian de haricot web.jpg

En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

 Illustration originale Vincent Barbantan

 

12/03/2015

Vive la VIE ! Et mort à la MORT...

euthanasie travaille consomme et crève.jpg

 

 Je ne voudrais pas être dans la peau des députés et sénateurs sur le cas précis qu'ils ont à débattre actuellement : légiférer sur la vie ou la mort des gens. Pas facile, même pour un vieil athée viscéral comme moi. Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, les représentants du peuple doivent donc statuer sur la mise à mort des malades, des comateux, des vieux, des handicapés, des trop malades. Bientôt pourquoi pas des trop moches, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. A la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli… Mais non, mais non. On ne va pas les empoisonner les « en-trop », on va « les endormir » jusqu'à ce que mort s'ensuive.

 

Si c'est la décision de celui qui va mourir, décision clairement exprimée, avec des traces écrites indéniables, c'est acceptable. Mais ce qui me révulse, personnellement, c'est que cette décision puisse être prise par d'autres.

 

 Regardons les choses en face, « endormir » un malade jusqu'à la mort, c'est, entourée d'une montagne d'hypocrisie et de tartuferie, ni plus ni moins que le rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs et de personnes de l’entourage du « patient » ! La porte ouverte à toutes les magouilles ou les intérêts les plus sordides le disputeront à la vraie compassion.

 

Il serait bon de jouer l’honnêteté intellectuelle : en finir avec la vie, est-ce la demande du malade ou celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant - voire en lui suggérant (la volonté affirmée de mourir « dans la dignité » nait dans l’esprit d’une personne consciente et lucide, bien en amont des angoisses du grabat, ce qui change tout !) – de mettre fin à ses jours.

 

Au-delà de l’euthanasie, l'assistance au suicide par respect de la liberté d'une personne qui veut mourir tangente la non-assistance à personne en danger.  Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant.

 

Ces lois sociétales soi-disant modernistes « d’optimisation de la vie » (euthanasie, suicide assisté, gestation pour autrui) seront-elles imposées à la masse populaire par les puissants lobbies de bobos influents ? (Ironie de la chose, c’est souvent les mêmes qui « s’offusquent » de la corrida de et des combats de coq !) Eux-mêmes manipulés par le culte du pognon de la société ultralibérale: élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu.  Une journée d'hôpital coûte cher à la collectivité donc, en ces temps d'austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu'ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

 

Attali a soulevé il y a quelques années (l'homme nomade) des réflexions sur l'avenir – attention, pas des prises de positions de sa part – qui sont dans l'air :

 

« Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement. »

 

« On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché. »

 

 « Dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir. »

 

« L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure ...L’euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement. »

 

« Soleil vert », nous voilà...

 

C’est choquant ? Eh… Ouvrez les yeux. En Belgique, les vieux ont une peur panique d’aller à l’hosto. En Hollande (Pays-Bas), la question du vieillissement de la population et de son coût pour la société a été clairement posée puis lâchée tant elle choquait la population…

 

Et vive la VIE, bordel ! Même merdique.

 


Illustration X - Droits réservés

 

08/03/2015

Ouiquinde gourmand : récoltez votre viande !

saucissons forêt de.jpg

Forêt de saucissons !

 

Savourez le charme délicieusement décalé de ces esprits pétillants d'une autre époque, celle des chansonniers qui brocardaient avec talent et esprit les "grands" de l'époque, emplissaient le Théâtre des Deux-ânes et assemblaient devant le poste de TSF la famille qui dégustait comme de succulentes bouchées, à l'heure du repas du soir, les saillies, les vers de Robert Rocca, de Jacques Grello ou de Pierre-Jean Vaillard :

 

La viande se récolte.

 

Au cours d'une session du Conseil Général,

Un conseiller frappa de son poing sur la table,

Et, cherchant dans sa tête un effet théâtral,

Il prononça des mots, pour le moins, mémorables,

Abordant un sujet peu fait pour égayer

Le prix de ce bifteck qui fait notre amertume,

Et comparant alors le bétail aux légumes,

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

« La viande se récolte »... Oh ! phrase de poète !

S'il faisait beau, ma mie, nous irions tout de go

Cueillir des entrecôtes et glaner des gigots ;

Nous irions dans les bois chercher des côtelettes ;

Mais octobre et sa pluie mes jardins ont mouillés.

Dans le verger frileux, les faux-filets se penchent

Et les rognons de veau frémissent dans les branches...

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

Quand reviendra le temps où fleurit l'andouillette,

Quand nous écraserons des jambons sous nos pieds,

Quand il nous tombera des biftecks sur la tête,

Lorsque nous secouerons le tronc du bifteckier,

Je cueillerai pour toi, pour mettre à ton corsage,

Un saucisson des champs, puis au creux du sentier,

Nous ferons des bouquets d'escalopes sauvages,

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

Le soir, dans mon verger, où pousseront, superbes,

Des émincés de veau taillés comme des ifs,

Je chargerai tes bras de saucisses en gerbes,

Et nous ferons l'amour à l'ombre des rosbifs.

Enfin, nous reviendrons parmi les côtelettes,

Cueillant négligemment des grappes de gésiers ;

 Nous aurons le parfum des pieds panés en tête ;

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

« La viande se récolte ». Oh ! prends ton luth, poète,

Imagine un instant ce bouleversement.

S'il arrivait un jour de semblables cueillettes,

Que se passerait-il alors, inversement ?

Peut-être verrions-nous des troupeaux de courgettes,

Aller vers l'abattoir et, le long des sentiers,

Des troupeaux de patates agitant leurs clochettes ;

« La viande se récolte » a dit un conseiller.

 

 

Femmes, ne stockez plus, ne faites plus de chaînes ;

Messieurs les conseillers ne sont point des feignants ;

Prenez donc vos paniers et partez dans nos plaines :

Vous reviendrez, ployant sous les biftecks saignants.

Pendant ce temps, faisant des repas de misère,

Les « Messieurs compétents », d'un geste familier,

S'en iront peloter leurs tendres secrétaires...

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

Pierre-Jean Vaillard

 

* * * * * * *

Et n'oublions pas: c’est la journée des

femmes, Femmes, FEMMES

 

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

VictorAyoli

 

chansonniers,humour,poésie

 

 Photos X - Droits réservés

07/03/2015

Ouiquinde érotique avec Caroline Legault

moules arcachon 1.jpg

 

Le chant des vulves



Je suis le virtuose
du corps des femmes
je sais les faire vibrer
au point où…
elles n’appartiennent plus 
qu’à ces instants de grand frisson

vulvologue doué 
je suis diplômé de mes doigts
passé maître dans l’art de…
faire chanter la vulve des femmes
par mon fin doigté
et mon amour des fleurs pelviennes
d’elles émane la plus pure des essences

dans un lit
un train 
le jour, de nuit
agenouillé, couché

tel le violoniste l’archet dans sa main
le violon sous son menton
je suis l’artiste du chant vulvaire 
délicatement une jambe je lui soulève
et sur mon épaule je l’appuie
pour qu’à l’orée de mon oreille  
je la tende au diapason
mes doigts comme mille instruments de délice 
se mettent à danser sur les lèvres de ma déesse

j’entame dès lors ma symphonie    
que j’achève à l’apparition des vibrations 
ondoyantes
orgasmiques
tout au long du corps 
et dans l’antre de ma muse

je suis le musicien de ma miss
méticuleux, à l’écoute
le prodige du sexe féminin
qui transcende le temps
et transporte par délicatesses
la beauté du monde au pays de la jouissance

de la vulve je m’enivre
je suis le chantre de l’amour
en sa rose-raie.

 

Caroline Legault

Photo X - Droits réservés