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23/08/2014

Ouiquinde érotique avec André Breton

 dessin gauguin femme tahiti.jpg

 

L'Union libre

 

Ma femme à la chevelure de feu de bois

Aux pensées d'éclairs de chaleur

A la taille de sablier

Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre

Ma femme à la bouche de cocarde et de bou­quet d'étoiles de dernière grandeur

Aux dents d'empreintes de souris blanche sur la terre blanche

A la langue d'ambre et de verre frottés

Ma femme à la langue d'hostie poignardée

A la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux

A la langue de pierre incroyable

Ma femme aux cils de bâtons d'écriture d'enfant

Aux sourcils de bord de nid d'hirondelle

Ma femme aux tempes d'ardoise de toit de serre Et de buée aux vitres

Ma femme aux épaules de champagne

Et de fontaine à têtes de dauphins sous la glace

Ma femme aux poignets d'allumettes

Ma femme aux doigts de hasard et d'as de cœur

Aux doigts de foin coupé

Ma femme aux aisselles de martre et de fênes

De nuit de la Saint-Jean

De troène et de nid de scalares

Aux bras d'écume de mer et d'écluse

Et de mélange du blé et du moulin

Ma femme aux jambes de fusée

Aux mouvements d'horlogerie et de désespoir

Ma femme aux mollets de moelle de sureau

Ma femme aux pieds d'initiales

Aux pieds de trousseaux de clés aux pieds de calfats qui boivent

Ma femme au cou d'orge imperlé

Ma femme à la gorge de Val d'or

De rendez-vous dans le lit même du torrent

Aux seins de nuit

Ma femme aux seins de taupinière marine

Ma femme aux seins de creuset du rubis

Aux seins de spectre de la rose sous la rosée

Ma femme au ventre de dépliement d'éventail des jours

Au ventre de griffe géante

Ma femme au dos d'oiseau qui fuit vertical

Au dos de vif-argent

Au dos de lumière

A la nuque de pierre roulée et de craie mouillée

Et de chute d'un verre dans lequel on vient de boire

Ma femme aux hanches de nacelle

Aux hanches de lustre et de pennes de flèche

Et de tiges de plumes de paon blanc

De balance insensible

Ma femme aux fesses de grès et d'amiante

Ma femme aux fesses de dos de cygne

Ma femme aux fesses de printemps

Au sexe de glaïeul

Ma femme au sexe de placer et d'ornithorynque

Ma femme au sexe d'algue et de bonbons anciens

Ma femme au sexe de miroir

Ma femme aux yeux pleins de larmes

Aux yeux de panoplie violette et d'aiguille aimantée

Ma femme aux yeux de savane

Ma femme aux yeux d'eau pour boire en prison

Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache

Aux yeux de niveau d'eau de niveau d'air de terre et de feu.

 

ANDRÉ BRETON

 

Sextidi 6 fructidor 222

 

Photo X - Droits réservés

 

22/08/2014

Les contes de mon hamac. Tè ! En langue provençale !

pâtre rosa bonheur.jpg

 

Lou bédigas que se vaù marida.

 

De plus malérous que ièou, n’i a dji

Aï maùgri d’un quintaù dins l’afaïre d’un mes !

E bouto ! li boulangié podoun ben faïre grèvo,

Aco me faï rèn ! Aï ni paoù, ni trèvo !

Mangé plù. Dormé plù. Beuvé plù.

Sieù sec coume un claveù.

Si ere pas qu’aï vougu prendre part a la festo

Me sarieù, contre un mur, vin cop brisa la testo.

Plouré coume un foù, plouré touti li nieù.

Remplissé un baseù.

Veses, l’aùtré matin, la chambre ero pleno.

E tout aco per qué ? Per qué aï dji de féno.

Me voudrieù marida. Maï sieù tan tarnagas

Que qouro volé ié parla, me risoun touti o nas,

Me mandoun promena come une veillo barico d’anchoïo !

Me disoun : de tù n’en farian un fio de joio !

O ! Se savias de qu’eï d’estre vieil garcoun !

Faù faïre sa biasso, planta si boutoun, coùdura si braïo.

E lou plu terrible : faù resta soulé sur lou champ de sa bataillo.

La nieù, quand dourmé pas, me faù ploura soulé,

E que de marri sang dedin ma ciboulo.

E quand duro des cops que plouré a peire fendre,

S’avié un poù de cor, uno pourrié m’entendre

E n’en pourrié juja de moun sort malérous.

Encaro couprendrieù s’ero un poù difficilo.

Mé bouto, lou sieù pas !

E maï siguesso boussudo,

Panardo, sourdo o mudo,

E maï siguesse un ome, s’aguesse de coutillouns,

Lou prendrieù d’afection sin faïre reflexioun,

E me crérieù lou plu heùrous dou moundo !

Maï, que aï besoun de cerca, maugré tout

Sinoun es vieil garçoun que ma faudra resta.

E cerco que cercaras ! Y avié bèn un ermito

Que me l’avié proumès. Maï es mort de mort subito…

A trento sies dounavo coumisioun !

N’aï placarda d’afficho din tout lou village,

Escrivoun sur li journaù e sur li armana

Qu’avan la fin doù mes vous anan marida…

N’en aï pas maï trouva que de meloun per pasco !

Qu’aco vous foutes pas la masco !

Aco poù plu dura.

N’en perdraï la boussolo !

Me vole marida !

A maï siguesse amé ma miolo !

 

Quintidi 5 fructidor 222

Illustration X - Droits réservés

 

 

21/08/2014

Les fables de mon hamac

singe-et-tigre.jpg

 

 

Le singe et le tigre

 

Un jour, maigre et sentant un royal appétit,

Un singe d'une peau de tigre se vêtit.

Le tigre avait été méchant, lui, fut atroce.

Il avait endossé le droit d'être féroce.

Il se mit à grincer des dents, criant : « Je suis

Le vainqueur des halliers, le roi sombre des nuits ! »

Il s'embusqua, brigand des bois, dans les épines ;

Il entassa l'horreur, le meurtre, les rapines,

Egorgea les passants, dévasta la forêt,

Fit tout ce qu'avait fait la peau qui le couvrait.

Il vivait dans un antre, entouré de carnage.

Chacun, voyant la peau, croyait au personnage.

Il s'écriait, poussant d'affreux rugissements :

Regardez, ma caverne est pleine d'ossements ;

Devant moi tout recule et frémit, tout émigre,

Tout tremble ; admirez-moi, voyez, je suis un tigre !

Les bêtes l'admiraient, et fuyaient à grands pas.

Un belluaire vint, le saisit dans ses bras,

Déchira cette peau comme on déchire un linge,

Mit à nu ce vainqueur, et dit : « Tu n'es qu'un singe ! »

 

Victor Hugo

 

Quartidi 4 fructidor 222

Photo X - Droits réservés

 

09:19 Publié dans art de vivre, humour, poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : conte

20/08/2014

Conte : Le bûcheron et les vérités à la carte.

bucheron.jpg

 

Un jour, un bûcheron était occupé à couper une branche qui s'élevait au-dessus de la rivière. Soudain la hache tomba dans la rivière. L'homme pleurait si amèrement que Dieu lui apparût et lui demanda la raison de son désespoir. Le bûcheron lui expliqua alors que sa hache était tombée dans la rivière. Á sa grande surprise il vit Dieu plonger dans la rivière et remonter une hache d'or à la main : 

 

- Est-ce là ta hache ?, Lui demanda-t-il.
Le bûcheron lui répondit : 
- Non.
Aussitôt Dieu retourna dans l'eau et revint cette fois avec une hache en argent :
- Est-ce là ta hache ?, Lui demanda-t-il à nouveau.
Á nouveau le bûcheron lui dit: "Non".
Á la troisième tentative, Dieu revint avec une hache en fer, et lui demanda à nouveau :
- Est-ce là ta hache ?
- Oui!, Lui répondit cette fois le bûcheron. 

 

Dieu, touché par l'honnêteté de l'homme, lui donna les trois haches. Le bûcheron rentra tout heureux à la maison.

 

 

Quelques jours plus tard, le bûcheron longeait la rivière en compagnie de son épouse. Soudain celle-ci tomba à l'eau. Comme l'homme se mit à pleurer, Dieu lui apparût à nouveau et lui demanda la raison de son chagrin. 
- Ma femme est tombée dans la rivière, lui répondit l'homme en sanglotant.
Alors Dieu plongea dans la rivière et réapparut avec Jennifer Lopez dans les bras: 
- Est-ce là ta femme ?, lui demanda-t-il.
- Oui! hurla l'homme. Dieu, furieux, fustigea l'homme:
- Tu prends le risque de me mentir ? Je devrais te damner !


 

Le bûcheron l'implora : 
- S'il te plaît, Dieu, pardonne moi! Comment aurais-je dû répondre ? Si j'avais dit non à Jennifer Lopez, la fois prochaine tu serais remonté avec Catherine Zeta-Jones. Si, à nouveau, j'avais dit non, tu serais revenu avec mon épouse et j'aurais dit oui. Á ce moment-là tu me les aurais données toutes les trois. Mais je suis pauvre et pas du tout en mesure de nourrir trois femmes. Ce n'est que pour cette raison là que j'ai dit « Oui » la première fois. 


 

La morale de cette histoire ? Finalement, les hommes ne mentent que pour des raisons parfaitement honnêtes et totalement compréhensibles !

 

Tridi 3 fructidor

 

Illustration X - Droits réservés

 

19/08/2014

Les Bédouins razziés en plein Paname ! Olè !

bédouins Tissot.jpg

 

La smala du bédouin

Fout un beau tintouin

Au cœur de Paname

 

Les bagnoles du bédouin

Ça a fait du foin

Sont parties en flamme

 

Le pognon du bédouin

Est parti au loin

C’est rien pour l’Infâme

 

De Clichy à Saint-Ouen

On rigole bien

De ce polygame

 

Qui, vert-bleu de pétoche

S’est fait emplâtrer

Son argent de poche

 

Etc. A vous de continuer…

 

Eh ! Il est des jours comme ça. Où on se lève sur une bonne nouvelle ! Et ça réjouit pour toute la journée ! Le bédouin qui se fait razzier en plein Paname ! L’arroseur arrosé !

 

Bof. 250.000 euros, c’est même pas l’argent de poche de sa quinzième femme-esclave au Kon-Prinz… Mais c’est le symbole qui est beau. Huit ou neuf grosses limousines aux vitres teintées, dont certaines devaient être emplies de gros mastards garde du corps armés jusqu’au keffieh, arrêtés par deux bagnoles ! Et en quelques secondes, ces véritables polytechniciens de la truanderie ont dépouillé les « zaltesses » de leur argent de poche, mais aussi de documents qu’ils pourront revendre au plus offrant. Sans violence, sans un coup de feu. Chapeau les artistes !

 

Tout de même ! Faire ça à nos grands « amis » de l’Arabie saoudite… Ça la fout mal. Ces « amis » saoudiens, tout comme leurs concurrents qataris, mettent en application ce que la casuistique islamique appelle le « dahir » (le visible) et le « bâtin » (l’occulte). Le Dahir, c’est le pragmatisme économique, le commerce, l’achat des bijoux de famille de la république, la pénétration financière dans ses plus grandes entreprises, c’est les Airbus, les écoles cogérées ( !!??), les musées, etc. Le Bâtin, c’est l’achat des consciences et des influences en finançant certaines campagnes électorales, c’est le prosélytisme islamique en douce, en investissant dans les cités, c’est le financement des mosquées et des imams chargés de porter la voix d’Allah en terre de mission, c’est insuffler sournoisement la haine contre les chrétiens et les juifs, c’est mettre en place, insidieusement, des filières envoyant de pauvres  jeunes déboussolés se former au Jihad et Syrie, en Irak pour ensuite revenir former cette armée de l’ombre prête à sacrifier sa vie pour le « triomphe de l’islam », etc.

 

L’Arabie saoudite, c’est aussi le soutient financier et idéologique des Frères musulmans, qui prêchent ouvertement l'avènement de la charia – horreur archaïque à l'état pur – dans le monde entier, c’est le soutient de ce « califat islamique » qui plante la merde en Syrie et en Irak et contre lequel on envoie des armes (!!), c’est également le soutien financier des mouvements salafistes contre lesquels la France envoie ses soldats...

 

Avec des amis comme ça, on est tranquille !

 

La smala du bédouin

Fout un beau tintouin

Au cœur de Paname

 

Etc.etc.etc…

 

Olé ! Que du bonheur.

 

Duodi 2 fructidor 222

 

Illustration James Tissot – Droits réservés

 

17/08/2014

Gastronomie estivale : La soupe au pistou

soupe pistou pour blogs.jpg

 

Comment peut-on servir, les soirs de canicule

Une soupe brûlante sans être ridicule?

Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,

Il en existe une: c'est la soupe au pistou.

Nous l'avons héritée de nos amis niçois,

Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.

C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,

Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.

« Pistar », c'est « écraser » en langue provençale.

Et le fameux « pistou » dont chacun se régale

C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés

Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.

Le basilic, chez nous, ce n'est pas le « pistou »

Mais c'est « lou balicot ». Voilà. Un point, c'est tout !

-        Oh ! Doucement, Victor ! Tu as les arcanettes ? (1)

Respire, bois un coup et dis-moi ta recette !

- Tu as raison, petit, fais péter le bouchon !

Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.

Une couenne, un pied, un petit jambonneau

Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau

Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.

Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.

Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:

Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.

Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates

Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.

Dans ta viande qui bout, mets tes légumes entiers,

Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.

Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,

Qu'avecque ton pilon, cet emblème phallique,

Tu écrases en pommade. En tournant vivement

Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.

Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,

Enfin du parmesan ou de l'édam râpé.

Vérifie si la viande est correctement cuite,

Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:

Avec une écumoire, sors patates, courgettes

Que tu vas écraser avec une fourchette.

Elles te serviront de liant pour ta soupe.

Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes

Tu les tastes souvent et tu les cuis « al dente ».

Quand c'est prêt, hors du feu, dans l'oulo qui chuinte,

Introduis ton pistou en mélange homogène

Directement à table, comme l'on fait à Gênes.

Respire ce parfum d'ail et de balicot,

Qui transcende cochon, tomates, haricots !

Cette soupe est un plat complet à elle seule,

Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courgettes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.

Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d'edam râpé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale ! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gouleyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.

En Côtes-du-rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirât, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint­-Pantaléon-les-Vignes.

En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbiè­res.

En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

 

(1) Avoir les arcanettes .. faire preuve d'une certaine irritation.

 

Nonidi 29 thermidor 222

Illustration originale Vincent Barbantan

 

16/08/2014

Théophile Gautier tel qu’on ne l’apprend pas à l’école !

liaisons dangereuses 1936.jpg

 

Solitude

 

Je bande trop. De ma culotte

Je sors mon vit qui décalotte

Son champignon.

Etre à midi, seul dans sa chambre,

En tête à tête avec son membre,

C'est du guignon.

 

Mon jacquemart me bat le ventre :

Dans quelque chose il faut que j'entre,

Cul bouche ou con.

Mais je ne vois pas ma voisine

Lançant son œillade assassine

De son balcon.

 

En vain Coco dresse sa huppe:

Dans la maison pas une jupe,

Pas un bonnet.

La pine au poing, pose équivoque,

Á défaut de con je t’invoque, Veuve Poignet.

 

Grande Vénus masturbatrice,

Solitaire consolatrice

Des amoureux,

Puisque je manque de maîtresse

Accorde au moins à ma détresse

Tes plaisirs creux.

 

Prête-moi cette main adroite

Qui sait, d'une caresse étroite,

Saisir l'engin,

Et fait jouer la pompe à sperme

Entre ses doigts qu'elle referme

Comme un vagin,

 

Enseigne-moi, j'y suis novice,

Ce que Tissot nomme vice,

Ce jeu caché

Que Cupidon enfant pratique,

Épointant sa flèche érotique

Loin de Psyché

 

Les pieds appuyés au chambranle,

Lentement d'abord je me branle

Et puis, presto:

Je développe mon extase,

Ponçant mon pilier de la base

Au chapiteau.

 

Mais la Chimère ouvre la porte.

Une femme entre, à gorge forte,

Á reins puissants,

Qui retrousse chemise et cotte

Met sous mon nez sa grosse motte

Aux crins frisants;

 

Puis souriante se retourne,

Et ne sachant par où j’enfourne

M'offre son cul.

Rubens, il faut que tu confesses

Par la ronde ampleur de ces fesses

Ton art vaincu !

 

Mais je l'empoigne par les hanches,

Et j’écarte ses cuisses blanches

De mon genou;

Déjà ma pine triomphante

De l'abricot perçant la fente

Y fait son trou.

 

Serrant le cul, haussant la croupe,

Les pieds en l'air comme en un groupe

De Clodion,

Elle absorbe toute ma pine

Et retrouve de Messaline

Le tordion.

  

Un flot de liqueur prostatique,

Du temple mouillant le portique,

Écume au bord ;

Sous le choc du vit qui la pousse

Elle crie à chaque secousse:

Oh ! va plus fort !

 

Les yeux noyés, de plaisir pâle,

Jusqu'à la garde elle s'empale,

Comme autrefois

Du dieu Priape au fond d'un antre

Les filles s'enfonçaient au ventre

L'outil de bois.

 

Je la transperce d'outre en outre.

Le spasme arrive: un jet de foutre,

Un jet brûlant,

Parcourt mon dard comme une lave,

Jaillit, retombe, et de sa bave

Poisse mon gland.

 

Quand j'ai bien égoutté mon tube,

Je vois s'envoler le succube

Aux beaux seins nus,

Je deviens flasque, je débande,

Et je regrette mon offrande,

Fausse Vénus.

 

Sur mes doigts en nappes s'épanche,

Déjà froide, la liqueur blanche;

Tout est fini,

Et j'offre pour ton microscope

Le résultat de ma syncope,

Spallanzani !

 

Théophile Gautier

 

Octidi 28 thermidor 222

 

Illustration Magritte - Photo X – Droits réservés


 

14/08/2014

Aux dieux odieux !

chimulus dieu tout puissant.jpg

 

Au Proche-Orient, les croyants s’entretuent avec allégresse. Chacun égorgeant l’autre avec « got mit uns ».

 

Enfin, c’est surtout les fils des divers Allah qui massacrent les autres. Tu ne crois pas à MON Allah ? Tu te convertis ou alors je te tue. Mais enfin, on peut s’arranger si tu as du pognon et que tu casques la « dhimmi » : on te permettra de survivre comme un citoyen de troisième zone, dans la peur permanente bien sûr, et en nous engraissant de ton travail. Bref, comme une pute se fait exploiter par son maquereau…

 

Il est vrai que dieu est amour.

 

Amour, mon cul ! Amour de la mort. Abrutissement des masses pour mieux les manipuler.

 

Ces horreurs me confortent dans mon rejet viscéral de toutes ces konneries, de toutes ces névroses collectives que sont les religions.

 

L'athéisme, il faut le dire avec force, est un engrenage positif pour l'amour de la vie.

 

Les trois grandes religions monothéistes, faisant de la vie terrestre une épreuve, et du corps une prison, donnent toute primauté à l'existence sous forme d'âme, dans un anti-monde féerique, un ailleurs bienheureux, où l'on vit en paix avec les êtres que nous aimons, et ceci pour l'éternité...Il y a dans cet anti-monde, au choix, la présence transcendante de Dieu, des rivières de miel, des vierges à profusion, la cohabitation idéale d'animaux qui dans la nature sont prédateurs et proies. Et gnangnangnan, et gnangnangnan… Fatras de puérilités.

 

Mais derrière ce cadre idyllique se cache la pénitence; le paradis n'est pas un cadeau, il est une récompense qui ne s'acquiert qu'au prix d'une souffrance et d'une soumission à des textes « sacrées » dont les inepties, les faussetés, les incohérences, les reprises à des peuples anciens et paganistes ne sont plus à démontrer. Fatras de stupidités destinées à culpabiliser, à faire peur.

 

C'est que le réel est ici sur Terre, et le silence de Dieu nous oblige, par raison, à conclure à son inexistence, donc à celle du paradis, et de surcroît à celle de l'enfer, et ceci sans équivoque. Le réel est ici sur Terre, avec les affections, négatives et positives, la mort et la naissance, la maladie et la rémission, la joie et la tristesse, la réussite et l'échec, et loin de tout manichéisme, la vie est aussi tout ce qu'il y a entre tous ces extrêmes.

 

L'athée entré en athéisme, c'est à dire athée par réflexion et par raison, sait qu'il n'y a rien après la mort, comme il n'y avait rien avant notre naissance, que tout ce que nous avons à vivre est sur cette Terre dans le temps que nous avons entre la naissance et la mort. L'athée sait donc combien la vie est chère, le corps aussi précieux que l'esprit.

 

Il n'y a pas de place dans la raison de l'athée pour la guerre, la violence, la destruction de toute vie, animale et humaine, dans un but de conquête, de réjouissance, de protection d'intérêt dit vitaux. L'athée n'est en aucune mesure d'accord pour accepter une haine à priori sur la base d'arguments fallacieux (racisme), il ne peut admettre que l'on discrimine des êtres pour ce qu'ils sont par nature (sexisme et homophobie). L'athée doit combattre tout cela qui n'est que le résultat de la névrose religieuse qui en instaurant un mode de vie patriarcale et bestiale (rapport sexuel dans le but de se reproduire, d'où sa haine pour l'homosexualité, pour le plaisir, pour la jouissance, pour l’hédonisme) n'a jamais pu apporter aucun bonheur.

 

L'athée vit dans cette engrenage positif d'amour de la vie, et vit avec lui en parfaite osmose, afin de découvrir que derrière la violence humaine il y a aussi la possibilité d'être humain, civilisé et d'appartenir à la nature en la protégeant des loups religieux qui pensent que Dieu la mît à notre disposition, et que, par évidence religieuse, nous pouvons en disposer à notre guise et sans remord aucun...

 

La religion n'amène à rien d'autre qu'à la haine de la vie, et à la destruction de celle-ci par l'arrogance déiste. Encore une fois la condamnation du port du préservatif met à mort des millions d'africains, qui, s'ils eussent été incroyants, auraient eu une vie plus longue, et moins douloureuse.

 

La première des révoltes, c’est de « tuer dieu » disait Camus dans « L’homme révolté ». Alors aux armes, citoyen. La première de ces armes étant la simple raison.

 

Sextidi 26 thermidor 222

 

Illustration: merci à Chimulus

 

13/08/2014

Et si on reparlait des OGM ?

non ogm logo.jpg

 

L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger – ce grand « humaniste » responsable, entre autres méfaits de la mise au pouvoir de Pinochet au Chili - a dit : « si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez les nations, mais si vous contrôlez l'alimentation, vous contrôlez les personnes. » Pour s’assurer le contrôle de l’alimentation des peuples, les USA ont inventé et s’efforcent d’imposer une arme redoutable : les OGM. Et des entreprises spécialisées dans le bio-terrorisme dont le chef de file est Monsanto.

 

Mais cette entreprise est la partie émergée d’un iceberg politico-financier. Derrière, dessous, il y a des institutions sournoises : les fondations étazuniennes et en particulier Rockfeller et Bill Gates. La famille Rockefeller, magnat du pétrole, a entrepris de contrôler l'agriculture mondiale par le biais de la « révolution verte » dépendant de l'industrie pétrochimique. Quant à Bill Gates, sa fondation « philanthropique » est un des actionnaires majeur de…Monsanto !

 

Pour réussir cette mainmise sur les populations du tiers-monde, il convient d’abord d’éradiquer l’agriculture vivrière en réduisant au maximum le rôle des petits agriculteurs. Ceci se fait avec la complicité active de dirigeants corrompus grâce à un flot généreux de « billets verts ». Ainsi, en Inde les petites exploitations représentent 92 % des exploitations et occupent environ 40 % de toutes les terres agricoles. Ils forment le socle de la production alimentaire. Cependant, il y a un effort concerté pour éliminer les agriculteurs de la terre et les remplacer par de grandes sociétés utilisant à fond…les OGM. Monsanto contrôle déjà l'industrie du coton en Inde et façonne de plus la mentalité des entrepreneurs en finançant la recherche agricole dans les universités et les instituts publics. Ses pratiques de colonisation des institutions de ce grand pays lui valent d’être appelé la « Contemporary East India Company » - la « Compagnie des Indes de l’Est » contemporaine.

 

Ceci évolue dans le cadre du programme de contrôle des peuples par l’alimentation établi par Kissinger. Les OGM représentent désormais la mainmise ultime sur la nourriture grâce à la technologie de semences «Terminator», le brevetage des semences et des droits de propriété intellectuelle.

 

Rockfeller, Bill Gates…et derrière encore le groupe Bildenberg dont l’un des principaux soucis est la réduction du troupeau humain dans les pays du tiers-monde ! (Peu leur importe qu’un Etazunien gaspille et pollue la Terre 20 fois plus qu’un Indien ou un Africain). On approche de la « solution finale » à travers l’eugénisme qui est probablement la forme la plus fondamentale et la plus efficace de contrôle social. Cette philosophie vise entre autres à réduire la capacité de reproduction des personnes les « moins désirées ». Eh bien sachez qu’en 2001, Monsanto et DuPont ont acheté une petite entreprise de biotechnologie nommée Epicyte qui avait créé un gène causant la stérilité chez l’homme et la femme !

 

Nous avons de quoi nous inquiéter, non seulement des conséquences néfastes des monopoles des semences et des OGM sur la santé et l’environnement mais aussi des types de gènes pouvant se trouver à notre insu dans notre nourriture !

 

 

Quintidi 25 thermidor 222

Illustration X – Droits réservés

 

11/08/2014

Les assureurs se « réassurent » contre...l'allongement de la durée de vie !

Les assureurs – qui sont, comme l'on sait, de grands philanthropes – étudient avec sérieux, assiduité et imagination le « problème » de l'allongement de la durée de vie. Un trimestre de plus d'espérance de vie chaque année. Voilà qui affole les assureurs. Ainsi AXA, pour se prémunir contre cette calamité qu'est l'allongement de la vie, est en train de prendre des précautions : cet assureur va souscrire un accord avec le réassureur allemand Hannover Re. Objectif : se prémunir contre le surcoût éventuel lié à l’allongement de la durée de vie.

 

Voilà de la saine gestion. Cette calamité pour les assureurs qu'est l'allongement de la vie provient de la disparition des conflits dans nos sociétés « riches ». Eh oui... C'est une bonne guerre qu'il nous faudrait ! Enfin, il y a quelques espoirs avec la guerre que nous préparent nos « amis » étazuniens avec la Russie. Cet allongement provient aussi des progrès de la médecine. Ah ! Les ravages dus à la

 

Sécurité sociale qui, non seulement « vole » le pognon des assureurs, mais en plus soigne les gens et réduit ainsi la mortalité, tant infantile que de fin de vie. Pourtant, en bons gestionnaires, les assureurs trient systématiquement les risques, laissant les plus mauvais d’entre eux à la charge de l’État. Ce laxisme a conduit à une société où l’on vit plus longtemps en bonne santé, et où le nombre d’« années homme » augmente toujours plus. Et cela peut très bien continuer alors qu’un bébé sur deux qui naît aujourd’hui en France vivra jusqu’à 100 ans, et même 105 ans pour les filles. Calamité...

 

Heureusement, fort de l'appui de puissants lobbies (qu'ils doivent largement soutenir financièrement, en loucedé) les assureurs voient venir avec satisfaction le « droit à une mort digne », autrement dit la possibilité de l'assassinat légal encore appelé « euthanasie ». « Soleil vert » se profile.

 

grimper au cocotier.JPG

Allez, je vais apporter moi aussi, à mon modeste niveau, ma contribution à ce débat. Pour résoudre le problème de la vieillesse galopante (salauds de vieux !), on pourrait adopter, en l'adaptant à nos sociétés, une mesure ayant fait ses preuves dans les régions tropicales, « la montée au cocotier ».

 

Voilà ce que je propose à nos « amis » assureurs. Chaque année, comme il y avait, avant, le « passage au conseil », on déterminera une classe d’age (65 ans, l’age de la retraite pour le commun des futurs morts, me semble opportun). Une fois l'an, au cours d'une cérémonie officielle, avec fanfare, sous-préfet, discours et tout et tout, les gens de cette « classe » seront convoqués sur le stade de la ville où auront été planté quelques mats de cocagne. Les impétrants devront grimper en grimper au mat de cocagne.jpghaut du mat. Lorsqu’ils auront atteint une hauteur, disons de cinq à six mètres, des membres de la « commission de contrôle des vieux », secoueront fortement le pied du mat.

 

Résultat : ceux qui résistent gagnent le droit de vivre un an de plus, jusqu’à la prochaine session de « Passage au cocotier ».

 

Ceux qui n'arrivent pas à monter sont « pris en charge » par le "service municipal de l'euthanasie."

 

Quant à ceux qui tombent… Ben, ils libèrent le territoire. Et font faire des éconocroques aux assureurs !

 

 

Tridi 23 thermidor 222

 

 

Illustrations X – Droits réservés

 

10/08/2014

Ouiquinde gastronomique : La bouillabaisse.

bouillabaisse web.jpg

 

 

 « Pour faire une bonne bouillabaisse

Il faut se lever de bon matin

Préparer le pastis et sans cesse

Raconter des blagues avec les mains…

 

Ainsi dit le refrain devenu immortel

Depuis qu'il fut chanté par le grand Fernandel.

Avec beaucoup d'humour, talent et allégresse

Il dit tout ce qu'il faut pour une bouillabaisse.

Ce fleuron flamboyant des tables de Marseille

Populaire partout au pays de Mireille.

Je vais vous raconter celle de Juvénal

Qui, bien que président auprès du Tribunal,

Était un personnage hautement sympathique

Dont les seules rigueurs étaient gastronomiques.

Devant le Roucas-blanc, des amis dévoués

Installaient son quintal dedans le tranvoué.

À l’époque, il roulait encore sur des rails,

Ses passagers riaient, galéjaient, sentaient l'ail.

Les trous de la chaussée remuaient les wagons,

Particulièrement le dernier des fourgons,

À tel point qu'à Marseille, en parlant d'une fille

Ayant l'arrière-train sur roulement à billes

On disait: « Celle-là elle bouge les miches

Presqu'autant que le tranvoué de la Corniche! »

Arrivé au Vieux Port, Juvénal descendait

Et, suivant sa bedaine, en quelques embardées,

Saluant les chalands sans faire de façons,

Il gagnait le superbe marché aux poissons

Où pointus marseillais (1) et bettes martéguales (2)

Débarquaient la marée du profond de leurs cales.

Juvénal inspectait l'étal des poissonnières,

De solides matrones, fortes en gueule et fières,

Justement redoutées par clients et pêcheurs

Parce qu'intransigeantes sur l'état de fraîcheur

Des poissons colorés qu'elles mettaient en vente.

Leurs bordées de paroles pouvaient être violentes !

Juvénal s'arrêtait devant Berthe Chouli

Une maîtresse femme nourrie aux raviolis,

À la pastasciuta (3) et aux chichi-frégi (4),

Aussi large que haute: cent kilos d'énergie.

Ils se congratulaient de façon très mondaine

En se claquant le dos, ventre contre bedaine.

Juvénal commandait à sa chère acolyte :

- « Berthy, servez-moi bien: ce soir j’ai mes petites !

- Je vous mets un beau loup, des vives et du fiala (5),

Une queue de baudroie, un saint-pierre un peu là !

Des roucaou (6), des rascasses, un kilo de favouilles (7)

Qui donnent si bon goût quand on les écrabouille,

Deux langoustes en vie. Vé ! Si elles sont belles !

Et puis, zou ! en cadeau, deux poignées de girelles.

- Aco vaï ben (8), Berthy. Je vous aime beaucoup !

Vous me préparez ça, le temps de boire un coup ... »

Juvénal s'en allait vers les terrasses peintes

Déguster un violet en buvant son absinthe.

Enfin, l'air réjoui, content de ses emplettes,

Il reprenait le tram vers son repas de fête.

Maître de la cuisine pour cette bouillabaisse,

Il chassait ses "petites" en leur claquant les fesses

Affectueusement. Chantonnant l'Opéra,

Sans quitter son chapeau, la canne sur le bras,

Il vidait, écaillait et lavait les  poissons.

Selon leur gabarit les coupait en tronçons.

Puis lorsque tous étaient nettoyés et parés

Enfin il les rangeait en deux plats séparés.

Dans l'un les poissons tendres à la chair délicate:

Loups, Saint-Pierre, roucaou, poissons aristocrates.

Dans l'autre les plus fermes: fiala, vives, baudroie,

Langoustes et favouilles, poissons que l'on rudoie.

Au fond d'une marmite, Juvénal disposait

Trois oignons émincés, beaucoup d'ail écrasé,

Trois tomates pelées, écrasées au mortier,

Férigoule et fenouil, zest d'orange et laurier,

Dessus il déposait son choix de poissons fermes,

Un verre de bonne huile d'olive de la ferme,

Du poivre du moulin et du safran en brins,

Quelques grosses pincées de bon gros sel marin.

Il mouillait tout cela avec de l'eau bouillante,

Juste un doigt au dessus, c'est la valeur courante.

Il enlevait alors les ronds de la "Rosières" (9),

Pour que la flamme entoure son oulo (10) presqu'entière.

Il montait ça au bouilh (11), cinq minutes, à feu vif,

Alors il ajoutait les poissons de récifs.

Encore cinq minutes de grosse ébullition

Pour bien amalgamer l'huile avec le bouillon.

- « Ma bouillabaisse est prête. Humez-moi ce parfum !

C'est toute la Provence, la mer et ses embruns! »

Il versait le bouillon, fumant dans la soupière,

Sur du pain frotté d'ail et en tranches entières.

Il servait les poissons à part, sur un grand plat.

Et tous appréciaient ce repas de gala.

Un grand Châteauneuf blanc servi dans du cristal

Sublimait les saveurs du plat de Juvénal.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

3 petits loups (un kilo en tout), - 1 demi kilo de fiala (congre) pris dans le ventre. - 1 kilo de poissons de roches (vives, girelles, roucaou ),saint-pierre (5 à 700 g), - 1 queue de baudroie (800 g), - 1 kilo de favouilles (petits crabes), - 1 langouste (pas obligatoire), - 3 ou 4 tomates, - 3 oignons, - 4 gousses d'ail, - 3 cuillères à soupe de gros sel marin, - poivre noir du moulin, - safran en brins, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 3 branches de fenouil. - 1 zeste d'orange. - un grand verre d’huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

Les vins blancs frais, joyeux et embaumés de Cassis sont le complément naturel de la bouillabaisse. On peut les remplacer avec bonheur par des blancs de Bandol, de La Ciotat, de Draguignan, de Vidauban, de Pierrefeu. Tous les grands vins blancs secs de la vallée du Rhône: Saint-Peray, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Gervais, Uchaux, Laudun, Villedieu, Saint­Victor-Lacoste, Pujaut.

Les blancs puissants et parfumés des Coteaux du Languedoc de Quatourze, La Clape, La Méjanelle, Picpoul de Pinet

 

(1) Pointus marseillais: bateau de pêche à étrave pointue et fond en forme. Commun à tous les pêcheurs de la Méditerranée. Une forme qui n'a pas changé depuis les phéniciens et les grecs.

(2) Bette martégua!e : bateau de pêche pointu mais à fond plat, originaire de Martigues.

(3) Pastacciuta : plat de pâtes à l’italienne.

(4) Chichi-frégi : beignet marseillais en forme de boudin à base de farine de pois-chiche à l'origine, de froment à présent.

(5) Fiala : congre.

(6) Roucaoû : poisson de roche .

(7) Favouilles : petits crabes de la Méditerranée.

(8) Aco vaï bèn : ça va bien.

(9) Rosières : marque de cuisinière en fonte.

(10) Oulo : récipient de cuisson métallique profond, qu’on suspend au dessus de la cheminée ou que l’on pose sur la cuisinière.

(11) Bouilh : ébullition.

 

In : « Le bonheur est dans l’assiette et dans les ver(re)s

 

Duodi 22 thermidor 222

 

Illustration originale Vincent Barbantan

09/08/2014

Ouiquinde érotique : enfin Malherbe vînt...

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J'aime beaucoup Malherbe. C'est lui qui a fixé notre langue pour en faire un joyau. Mais c'était aussi un sacré luron, le François ! Voici quelques sonnets gaillards de ce fort galant homme :

 

 

J'avais passé quinze ans les premiers de ma vie,
Sans avoir jamais su quel était cet effort,
Où le branle du cul fait que l'âme s'endort,
Quand l'homme a dans un con son ardeur assouvie.

Ce n'était pas pourtant qu'une éternelle envie,
Ne me fît désirer une si douce mort.
Mais le vit que j'avais n'était pas assez fort,
Pour rendre comme il faut une dame servie.

J'ai travaillé depuis et de jour et de nuit,
A regagner ma perte, et le temps qui s'enfuit,
Mais déjà l'Occident menace mes journées,

Ô Dieu je vous appelle, aidez à ma vertu,
Pour un acte si doux allongez mes années,
Ou me rendez le temps que je n'ai pas foutu.

 

* * * * * * * * * * * *

 

Là ! Là ! pour le dessert, troussez-moi cette cotte,
Vite, chemise et tout, qu'il n'y demeure rien
Qui me puisse empêcher de reconnaître vien
Du plus haut du nombril jusqu'au bas de la motte.

Là, sans vous renfrogner, venez que je vous frotte,
Et me laissez à part tout ce grave maintien :
Suis-je pas votre cœur ? estes vous pas le mien ?
C'est bien avec moi qu'il faut faire la sotte !

- Mon cœur, il est bien vrai, mais vous en faites trop :
Remettez-vous au pas et quittez ce galop.
- Ma belle, baisez-moi, c'est à vous de vous taire.

- Ma foi, cela vous gâte au milieu du repas...
- Belle, vous dites vrai, mais se pourrait-il faire
De voir un si beau con et ne le foutre pas ?

 

* * * * * * * * * * * * *

 

Sitôt que le sommeil, au matin, m'a quitté,
Le premier souvenir est du con de Nérée,
De qui la motte ferme et la barbe dorée
Égale ma fortune à l'immortalité.

Mon vit, dont le plaisir est la félicité,
S'allonge incontinent à si douce curée,
Et d'une échine roide, au combat préparée,
Montre que sa colère est à l'extrémité.

La douleur que j'en ai montre sa patience,
Car de me le mener, c'est cas de conscience ;
Ne me le mener point, ce sont mille trépas.

Je le pense flatter afin qu'il me contienne,
Mais en l'entretenant je ne m'aperçois pas
Qu'il me crache en la main sa fureur et la mienne.

 

François de Malherbe

 

Primidi 21 thermidor 222

 

Illustration: le baiser de Rodin - photo X – Droits réservés

 

08/08/2014

Allez : une histoire de culs pour nous changer les idées.

chevaux culs.jpg

 

La distance standard entre 2 rails de chemin de fer aux US est de 4 pieds et 8,5 pouces.

 

C'est un chiffre particulièrement bizarre. Pourquoi cet écartement a-t-il été retenu ?

 

Parce que les chemins de fer US ont été construits de la même façon qu'en Angleterre, par des ingénieurs anglais expatriés, qui ont pensé que c'était une bonne idée car ça permettait également d'utiliser des locomotives anglaises. Eh ! C’est ça le commerce.

 

Pourquoi les anglais ont-ils construits les leurs comme cela ?

 

Parce que les premières lignes de chemin de fer furent construites par les mêmes ingénieurs qui construisirent les tramways, et que cet écartement était alors utilisé. On refait ce qu’on sait faire. Pourquoi ont-ils utilisé cet écartement ?

 

Parce que les personnes qui construisaient les tramways étaient les mêmes qui construisaient les chariots et qu'ils ont utilisé les mêmes méthodes et les mêmes outils.

 

Bon, mais pourquoi les chariots utilisent un tel écartement ?

Et bien, parce que partout en Europe et en Angleterre les routes avaient déjà des ornières et un espacement différent aurait causé la rupture de l'essieu du chariot. Pragmatisme donc.

 

Mais pourquoi ces routes présentaient elles des ornières ainsi espacées ?

 

Ça vient de loin. Les premières grandes routes en Europe ont été construites par l'empire romain pour accélérer le déploiement des légions romaines. 

 

Pourquoi les romains ont ils retenu cette dimension ?

 

Parce que les premiers chariots étaient des chariots de guerre romains. Ces chariots étaient tirés par deux chevaux. Ces chevaux galopaient côte à côte et devaient être espacés suffisamment pour ne pas se gêner. Afin d'assurer une meilleure stabilité du chariot, les roues ne devaient pas se trouver dans la continuité des empreintes de sabots laissées par les chevaux, et ne pas se trouver trop espacées pour ne pas causer d'accident lors du croisement de deux chariots.

 

Nous avons donc maintenant la réponse à notre question d'origine. L'espacement des rails US (4 pieds et 8 pouces et demi) s'explique parce que 2.000 ans auparavant, sur un autre continent, les chariots romains étaient construits en fonction de la dimension du cul des chevaux de guerre !

 

 

Décadi 20 thermidor 222

Photo X - Droits réservés

 

05/08/2014

Eh! C'est l'été, faut bien rigoler!

 

 

siné curés.jpg

Une femme d'une quarantaine d'années, bien jolie, bien roulée et nymphomane se retrouve pour son boulot dans un petit village du sud de l'Italie.

La vie sociale y est quasi inexistante, il n'y a que des vieux, et au bout d'un mois, c'est surexcitée qu'elle va voir le jeune curé de la paroisse.

Elle monte sur l'autel, prend des pauses lascives, se caresse et demande au jeune curé de lui faire l'amour.

Le jeune curé tente de la dissuader mais commence à transpirer abondamment, ému qu'il est devant cette belle femme offerte.

Alors il se tourne vers le crucifix et demande à Jésus :

« Seigneur que dois-je faire ? »

Et Jésus de lui répondre :

« Mais décloue-moi bordel ! »

 
 
 
Septidi 17 Thermidor 222
 
Merci à Siné

04/08/2014

Nuit du 4 août : abolition des privilèges ? Voilà une copie à revoir d’urgence…

nuit 4 aout.jpg

 

 

 Plus que la prise de la Bastille, c’est dans la nuit du 4 au 5 août, à l’Assemblée Constituante, qu’est née véritablement la Révolution française.

 

Un noble, le Vicomte de Noailles, est monté à la tribune. Devant un auditoire subjugué, il a proposé de « proclamer l'égalité de tous devant l'impôt, de supprimer purement et simplement les corvées, mainmortes et autres servitudes personnelles, et de déclarer rachetables les autres droits ». Un immense enthousiasme s'est emparé de l'assistance. Les orateurs se sont alors succédés, avançant pêle-mêle de nouvelles propositions : abolition du droit de chasse, de l'esclavage, libération des Noirs, accès de tous aux fonctions publiques... Quelques membres du clergé ont même demandé la suppression de la dîme. Les députés se sont congratulés en pleurant.... »

 

Enfin, faut voir… Les nobles, s’alliant pour la circonstance au tiers-état, ont proposé surtout d’abolir les privilèges…du clergé ! Pour leur rendre la monnaie, le clergé a soutenu le tiers-état pour abolir les privilèges…des nobles ! Mais on s’en fout, l’important c’était que les privilèges tombent. L'Histoire a retenu de cette fameuse nuit, cette volonté commune de mettre en pratique les idées généreuses d'Egalité et de Fraternité qu'avaient auparavant développées quelques philosophes. Le 11 août ce fut fait : un décret mettait fin au régime féodal.

 

Mouais… Tout est à refaire !

 

Vous êtiez membre du « premier cercle » sous Sarko ? Vous êtes ancien de la promotion Voltaire de l’ENA sous Hollande ? Vous rencontrez discrètement un ministre bien en place et voilà que disparaissent vos problèmes fiscaux… Ou alors il faut vraiment pousser le bouchon trop loin comme Cahuzac.

 

Vous êtes député ou sénateur ? Vous bénéficiez d’avantages, d’émoluments, de retraites à faire baver le prolo.

 

Vous êtes patron-voyou du Caca-rente ? Vous pouvez vous gratifier d’un salaire dépassant de 300 fois le smic et de retraites à hurler…

 

On baigne, on grenouille, on se vautre dans une manière révoltante de faire de la politique : celle des réseaux d’influence, des amitiés bien placées, des magouilles public-privé, des grosses fortunes qui font joujou avec les responsabilités électorales. Sans oublier…les « nobles » qui pérorent en haut du Caca-rente. Il faut croire que la partie-cul(e) est plus importante que la partie-tête…

 

Alfonse Allais disaient : « Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. Être « de quelque chose », ça pose un homme, comme être « de garenne », ça pose un lapin » !

 

Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira…

 

Qu’est-ce qu’on attend ??? La Marseillaise ne dit-elle pas « Aux armes, citoyens » ?

 

Sextidi 16 thermidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

03/08/2014

Ouiquinde érotico gastronomique : la brandade.

 

Fanny2.jpg
 

 

Fanny

 

 

La Fanny est serveuse au café des Platanes

Elle a de ces rondeurs que les dévots condamnent

Mais que les jouisseurs lorgnent avec désir

Tant elles sont promesses de joies et de plaisir.

 

Elle ondule parmi les joueurs de pétanque,

Ces acteurs naturels, ces presque saltimbanques,

Perturbe les tireurs, énerve les pointeurs,

Prive de leurs moyens ces superbes menteurs.

 

Sous l’effet ravageur de ses hanches qui roulent

Tous restent bouche bée et en perdent la boule

Parmi les équipiers, voilà la zizanie :

 

On s’insulte, on se crie, pour un point on s’encagne

On joue contre son camp, on joue à Qui-perd-gagne

Tous rêvent du Zéro… et de baiser Fanny

 

Fanny3.gif

 

Victor ! Tes pétanqueurs qui rêvent d’embrassades

En matant les rondeurs de la belle Fanny,

Ils devraient s’entraîner à faire la brandade,

Ca calmerait un peu leur érotomanie !

Voici comment la font, pour leur table éponyme

Serge, et Wladimir, restaurateurs à Nîmes.

Pour réussir ton plat, éloigne les intrus,

Une nuit, à l’eau fraîche, dessale ta morue,

En six coups de hachoir frappés sur une planche,

Sans enlever la peau, en portions tu la tranches.

Tu la mets, à l’eau froide, dans un large faitout

Que tu lèves du feu quand le liquide bout,

Et tu laisses tremper dix minutes environ,

Le temps de te verser quelques petits canons.

Puis égoutte, essore, et lève les arêtes,

Dans une casserole, met ta morue défaite,

Dès lors, tu vas chauffer l’ensemble au bain-marie.

A la cuillère en bois, à tour de bras, manie,

Ecrase la morue d’une main combative

En ajoutant du lait et de l’huile d’olive,

L’un et l’autre, tiédis, de façon mesurée

Pour obtenir enfin une lisse purée.

Cette crème doit être onctueuse et épaisse

Pour cela, il te faut branler fort, sans faiblesse.

Lorsque tu en est là, prend le temps de souffler,

Décontracte ton bras, laisse-le dégonfler,

Verse-toi volontiers un vin blanc des Costières

Et va faire un câlin avec la cuisinière.

Reprend ton appareil, oublie la rigolade

Si tu veux, comme un chef, réussir ta brandade.

Il faut la parfumer, la monter en saveur.

Elle doit embaumer pour chavirer les cœurs.

Ecrase, au mortier, une gousse d’ail blanc,

Râpe un peu de muscade – excellent stimulant ! -

Un zeste de citron que finement tu haches,

Un peu de poivre blanc, un soupçon de pistache,

Du sel si nécessaire, mais reste circonspect,

Enfin, lorsque tu sers, une truffe râpée.

Ce plat emblématique de Nîmes la Romaine

Incitera Fanny, à la dernière mène,

A laisser les vainqueurs autant que les vaincus,

Selon la tradition, lui embrasser le cul !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

in: "Le bonheur grâce à la cuisine de l'amour"

 

 

 

Quintidi 15 thermidor 219

 

Photo X - Droits réservés

 

01/08/2014

Investissez dans un marché porteur : l'enfant d'occasion !

Au milieu de la morosité ambiante, il y a un marché prometteur qui vient de naître aux USA – pays d'où vient toujours la « modernité » et l'audace commerciale. Il s'agit du florissant et prometteur marché de l'enfant d'occasion.

 

Eh ! Oh ! Le Victor, il a dû bouffer d'autres champignons que des girolles, que vous devait vous dire. Détrompez-vous. Tenez, si vous lisez l'english, voilà ce que l'on trouve sur le site de vente d'enfants d'occasion WIAA

 

Meet Caleb

 

enfants d occasion Caleb.JPGCaleb is a 9 year old boy who was adopted from the foster care system.  Caleb is an energetic, active young boy who is in need of a new adoptive home.

 

He loves playing golf, riding his bike, camping, playing with Legos, fishing and reading.  He also likes playing with his friends. He gets a lot of invitations to parties because he is very well liked. He is intelligent and does well in school.  He does not have an IEP because he does so well in school.  Academically, he does well in all his subjects.

 

Caleb has been in a large family with 6 siblings “stair-stepped” above him. All his siblings are also adopted except for one 4 year old boy who is a biological son of the family.

 

His current parents are looking to place him with a family with either no children or no more than one other child.  They would like Caleb to be the youngest child in the family.  The family should have an active lifestyle so they can keep up with Caleb.

 

Caleb has a Title IV-E adoption subsidy which is supposed to follow him in a new adoption. Continued therapy is strongly recommended, perhaps in a family therapy.

 

For more information on Caleb, please email us at secondchance@wiaa.org

 

This is a private adoption, so a state or foster homestudy would not work. A state authorized private domestic or international homestudy would be required.  Due to state laws, we are not able to place him in NY, CO, IL, CT, MA, or DE.  If you would like to receive additional information on him, please contact us at secondchance@wiaa.org

 

Adoption is a legal process so there are some costs for this adoption.  This adoption qualifies for the IRS Adoption Tax Credit.

 

 

Meet Tina

 

enfants d occasion Tina.JPGTina, age 11, was originally adopted from Russia at age 5. She is in need of a new home.
 She is a girly-girl who loves pretty clothes and looking good.  She is an active child who loves gymnastics, soccer, fishing, baking, crafts and reading.

 

Tina needs to be either the youngest child or the only child in a home where she is able to get ongoing therapy for RAD and other needs.

 

Due to state laws, we are not able to place her in NY, CO, IL, CT, MA, or DE.

 

This is a private adoption, so a state or foster homestudy would not work. A private domestic or international homestudy by a state licensed adoption agency or adoption social worker would be required.

 

Adoption is a legal process so there are costs.

 

If you would like to receive additional information on her, please contact us at secondchance@wiaa.org 

 

Il y a ceux qui font l'enfant à l'ancienne manière, avec un monsieur qui monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Pas « moderne » ça, coco !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur droit à l'enfant, soit d'acheter un enfant tout fait. En terme commercial, ça s'appelle "l'adoption". On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à vos risques et périls.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ».

 

Et puis il y a les petits malins : ceux qui ont découvert le marché de l'enfant de troisième main. L'inconvénient, c'est comme les soldes : ni reprise, ni garantie. Mais les prix sont particulièrement avantageux. Autour de 3500 $ de frais d'agence, autour de 2000 $ de frais d'avocat pour rédiger le bon contrat, plus les frais de voyage vers le Minnesota, l'état étazunien pionnier dans le marché du produit-enfant d'occase. Allez, ça ramène le prix TTC de l'enfant autour de 7000 à 8000 $. Ce n'est pas donné, mais c'est une excellente affaire par rapport à l'adoption de deuxième main (voir plus haut). Évidemment, avec le « low cost », il ne faut pas s'attendre à de la première classe et rester vigilant sur les éventuelles malfaçons. S'ils sont remis sur le marché de l'occasion, c'est que ces produits-enfants n'ont pas donné entière satisfaction à leur premier propriétaire. Ils ont peut-être quelques défauts, quelques vices cachés, problèmes génétiques, maladies des boyaux de la tête, troubles psychologiques, maladies orphelines qui coûtent les yeux de la tête à traiter, etc. Eh ! C'est de l'occase... Réclamez donc le certificat de Contrôle technique. Ça s'appelle « bilan médical et bilan psychologique complet ». Vérifier sa validité. Cette sage précaution protégera votre investissement si le produit-enfant ne vous donne pas entière satisfaction et que vous vouliez par la suite le remettre sur le marché de l'occasion. C'est de la saine gestion. Á savoir : aux USA, certains de ces frais sont déductibles de vos impôts (This adoption qualifies for the IRS Adoption Tax Credit. ). Il faudra voir à réclamer pareil en France.

 

Ah ! Au fait, ce qu'il demande par-dessus tout un enfant, qu'il soit de première, de deuxième ou de troisième mais, c'est DE L'AMOUR.

 

Mondo cane...

 

Tridi 13 thermidor 222

 

Illustration: merci à Deligne

 

29/07/2014

Au bistro de la toile : chiens dangereux et députés liberticides

chimulus bistro copie.jpg

 

- ...taing ! Victor. Le Canigou, c'est bien de la nourriture pour chien ?

 

- Eh ouais Loulle... Tout comme Picasso est une bagnole moche. Les voleurs de mots n'ont aucune vergogne. Le Canigou, Loulle, c'est le pendant catalan de notre Ventoux : une formidable montagne qui a les pieds dans les flots de la Mare Nostrum et la tête dans les étoiles, à 2800 mètres d'altitude. Mais pourquoi tu me parles du Canigou Loulle?

 

- Parce que dans cette montagne, Victor, il y a des chiens qui doivent justement en manquer, de « Canigou »...

 

- ???!!!

 

- Ouais : des tchinas ont attaqué des touristes suédois qui se baladaient sur ce massif. Et ils ont rousigué sérieusement les fesses dodues d'une Suédoise, par ailleurs journaliste qui effectuait un reportage sur les Pyrénées.

 

- Eh bien, ça fera de la pube en Suède... Après ça les propriétaires des troupeaux gueulent après le loup, voire l'ours. Cette attaque de chiens agissant en meute illustre parfaitement cette substitution de responsabilité voulue : ce sont des chiens errants, abandonnés par des chasseurs, voire lâchés volontairement par des éleveurs qui ne gardent pas leurs bêtes à l'estive, qui sont les principaux responsables des attaques de troupeaux. Mais il est plus facile, et surtout bien plus rentable de désigner ce pauvre trouillard de loup de tous les maux : si les éleveurs déclarent une attaque de loup, chaque bête tuée est remboursée par l’État (toi, moi) à hauteur d'environ 80 euros. Mais si c'est une attaque de chiens, il faut retrouver le propriétaire du chien et faire payer son assurance. Autrement dit aucune chance d'obtenir quelque remboursement que ce soit ! S'il s'était avéré que c'était un loup qui avait rousigué le culcul de la belle suédiche, qu'est-ce qu'on aurait entendu ! « Cet animal sauvage met en péril le tourisme dans la région », « ils vont attaquer nos enfants », « allons-nous tolérer le retour de la Bête du Gévaudan ? », et patati et patata... Bof. Pendant qu'on enfume le populo avec ça, les saloperies hollando-vallsiennes continuent en loucedé...

 

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

 

- L'été, le temps du bronze-cul est la période préférée des politicards véreux (pléonasme !) pour faire adopter des lois scélérates. Et cette année ne déroge pas à la règle. Ainsi le groupe socialiste a déposé le 16 juillet sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi instaurant un délit de « violation du secret des affaires ». Autrement dit organisant l'omerta sur les délits des voyous en col blanc. Le Medef et les sarkotrafiquants en ont rêvé, les traîtres hollando-vallsiens veulent le faire ! Sous le prétexte de lutter contre l'espionnage économique dont les entreprises peuvent être victime, cette loi, si elle passe, constituera surtout une impossibilité pour les journalistes d'investigations et pour les lanceurs d'alerte et tous les citoyens de dénoncer les magouilles et les dérives des entreprises et des groupes financiers. Il s'agit de protéger les entreprises et les banksters de la légitime curiosité des citoyens. C'est une grave menace contre le droit à l'information.

 

- Tout ça sous un gouvernement de gôôôche...

 

- Eh oui Loulle. On est cocus, battus mais pas contents. Ces salopards ne font que reprendre une proposition de loi du député UMP Carayon qui a failli aboutir sous Sarko. Faute d'avoir pu obtenir la dépénalisation du droit des affaires – leur rêve – ils veulent pénaliser...ceux qui dénoncent ces magouilles.

 

- Putaing ! Les chiens, c'est pas au Canigou qu'ils sont le plus dangereux.

 

- T'as raison ! Allez, à la nôtre...

 

 

Décadi 10 thermidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

27/07/2014

Ouiquinde gastronomique. Et si nous faisions l'andouille!

andouille haricots 2.jpg

 

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l’ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Nonidi 9 thermidor 222

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

Dans ce restaurant quatre étoiles, un client pour le moins furieux appelle le serveur et se met à tempêter:


- « Dégueulasse, votre bœuf bourguignon ! Vous pourrez dire au chef qu'il se le foute au cul ! »


- « Ah ! Monsieur, répond le garçon, très stylé, je crois que ce n'est pas possible pour le moment. À l'endroit que vous dites, il a déjà un coq au vin, une truite aux amandes et une quiche lorraine... »

26/07/2014

Ouiquinde érotique: LE MARIAGE !

 

 

mariage.jpg

 

 

La marche nuptiale

 

Mariage d'amour, mariage d'argent
J'ai vu se marier toutes sortes de gens
Des gens de basse source et des grands de la terre
Des prétendus coiffeurs, des soi-disant notaires

Quand même je vivrai jusqu'à la fin des temps

Je garderais toujours le souvenir content
Du jour de pauvre noce où mon père et ma mère
S'allèrent épouser devant Monsieur le Maire

C'est dans un char à bœufs, s'il faut parler bien franc

Tiré par les amis, poussé par les parents
Que les vieux amoureux firent leurs épousailles
Après long temps d'amour, long temps de fiançailles

Cortège nuptial hors de l'ordre courant

La foule nous couvait d'un œil protubérant
Nous étions contemplés par le monde futile
Qui n'avait jamais vu de noces de ce style

Voici le vent qui souffle emportant, crève-cœur

Le chapeau de mon père et les enfants de chœur
Voilà la pluie qui tombe en pesant bien ses gouttes
Comme pour empêcher la noc', coûte que coûte

Je n'oublierai jamais la mariée en pleurs

Berçant comme un' poupée son gros bouquet de fleurs
Moi, pour la consoler, moi, de toute ma morgue
Sur mon harmonica jouant les grandes orgues

Tous les garçons d'honneur, montrant le poing aux nues

Criaient: " Par Jupiter, la noce continue ! "
Par les homm's décriée, par les dieux contrariée
La noce continue et Viv' la mariée !

 

Georges Brassens

 

http://www.blinkx.com/watch-video/lama-brassens-la-marche-nuptiale/tPml3gJ7qm3TYysQGlgcgA

 

Octidi 8 thermidor 222

Photo X - Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

C'est un mec qui, après cinq ans de vie avec sa copine, décide de se marier. Et à l'église en plus... Mais il ne connaît pas trop les coutumes à propos de l'offrande au prêtre, alors à la fin du mariage, il en parle à celui-ci qui lui dit :

 
- En fait plus la mariée et jolie plus c'est cher !


Alors, le jeune homme regarde sa copine, met la main dans sa poche, sort une pièce de 1 euro et la donne au prêtre qui dit alors :
- Attendez ! Je vous rends la monnaie.