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16/03/2014

Ouiquinde gastronomique parfumé : l’aïoli !

Aïoli pour web.jpg

 

A.A.A., c’est le sigle glorieux d’une docte académie dont je fus l’un des honorables membres fondateurs ! C’est l’Académie des Amoureux de l’Aïoli. Une redoutable organisation qui encense ou déclasse les cuistots qui confectionnent la Sauce Suprême au cours d’assemblées plénières plus que mémorables puisque se déroulant généralement à…Châteauneuf-du-pape !

 

Je vous donne donc la recette de l’Aïoli des Académiciens :

 

L'Aïoli des Académiciens

 

Aïoli! Mot sonnant comme un salut gaillard!

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, l'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand lou trissoun ten dré (l),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien (l)

Il est le "Grand Aillé" (2) des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Éloigne les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d’œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

© VictorAyoli

  

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour la sauce: - six gousses d'ail, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blans du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra A.O.C. Vallée des Baux.

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem­pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera­ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes de terre cui­tes à la vapeur.

 

Les vins conseillés

 

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite à pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s'accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s'accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.

Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés de Tavel, Chusclan, Valréas, Vaison­la-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

(1)  "Lou trissoun " :  c'est le "pilon", la pièce de bois qui sert à piler les ingré­dients dans le mortier et à "monter" l'aïoli. Lorsque la sauce est réussie, "lou trissoun ten dré" - le pilon tient debout dans la sauce ferme et onctueuse.

(2) Quintalien : personnage de poids, ayant tourné le quintal.

(3) "Grand Aillé" : grade suprême dans la hiérarchie de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli.

 

 

Quintidi 25 ventôse 222

 

Illustration originale Vincent Barbantan

  

 

 

15/03/2014

Ouiquinde érotique avec Descamino, le Villon d'aujourd'hui.

poésie érotique,Descamino

 

TA COROLLE


Puisque tu me l'as demandé,
Je vais faire une poésie,
Sur ton chat un peu trop guindé,
Par les lois de la bourgeoisie !


Ce chaton est très caressant,
Plein de fougue et de courtoisie,
A me recevoir il consent,
Mais refuse la fantaisie...


Il évince un baiser pressant,
Semblant craindre la frénésie !
Il n'est pourtant pas indécent,
Que ma bouche aussi s'extasie !


Qu'elle goûte un peu ce nectar,
Témoin d'un plaisir sans mélange ;
Se pourrait-il que le fêtard,
Aime seul ce parfum étrange.


Faudrait-il jouer les vantards,
Pour faire un chant à la louange,
De ce chat, et sans racontars,
Oublier le sexe des Anges,


Ce doux minet innocemment,
Somnolant au creux d'une belle,
Se réveille instantanément,
Quelquefois même s'il se rebelle.


Quand une main vient caresser,
Son dos rond au si doux pelage.
Quand le geste veut s'empresser,
Négligeant le batifolage.


Il palpite tout oppressé,
Comme si feu son pucelage,
Etait à nouveau menacé,
Et demande qu'on le soulage...

 

Descamino

 

***********

 

 

poésie érotique,Descamino

 

LES TAFANARDS


Petits culs ronds, je vous adore !
Vous êtes durs et insolents...
J'aime ceux qui sont opulents,
Mais vraiment c'est vous que j'adore,


Larges fessiers, je vous admire,
Mieux que le plus beau monument !
Si ce n'est pas ingénument,
Néanmoins c'est vous que j'admire.


Culs rebondis, je vous devine,
Sous la jupe ou le pantalon.
Et dans le fauteuil du salon,
Toujours c'est vous que je devine !


Fesses trop plates, je vous lorgne...
L'air attristé. C'est ennuyeux,
Rien pour les mains, rien pour les yeux...
Sans désir c'est vous que je lorgne.

 

Descamino

 

 

Quartidi 24 ventôse 222

 

Illustrations X – Droits réservés

 

13/03/2014

Euthanasie en Belgique: allez-y, vous n'en reviendrez pas !

serment d hippocrate.jpg

 

Nos amis, que dis-je nos frères Belges, sont souvent un laboratoire sur les questions dites « sociétales ». Et il est fort utile de lire leur presse. On y trouve de drôles de choses, notamment sur ce qui risque de se passer bientôt chez eux, et donc de nous arriver bientôt. Euthanasie de tous, même des enfants...et bientôt plus si affinité.

 

Tenez-vous aux branches !

 

Un article parue dans le journal le Soir du 25 février dernier sous la plume du Pr Jean-Louis Vincent, chef de service des soins intensifs au CHU Erasme de Bruxelles, donne de sacrées sueurs...froides. Froide comme la mort. Il y est question de rien de moins que de"l'euthanasie non demandée". De quoi s'agit-il exactement ? D'une demande de certains médecins spécialisés en soins intensifs qui souhaitent une protection juridique pour pouvoir euthanasier (c'est le mot politiquement correct pour « assassiner ») activement (c'est donc bien plus qu'un simple refus d'acharnement thérapeutique...) des patients qui n'en auraient pas expressément formulé la demande et qui seraient inconscients, même en l'absence de tout inconfort. Comme s'il était éthique de déposséder le patient d'un de ses droits les plus fondamentaux au profit de ses proches (avec lesquels il n'est pas forcément d'accord) et du corps médical ! C'est effrayant car c'est la porte ouverte à toutes les dérives si une telle loi venait à passer, ce qui est demandé en Belgique.

 

La législation que voudrait voir voter le Pr Vincent consisterait donc à protéger juridiquement les médecins qui auraient, par l’usage de médicaments, activement provoqué la mort de sujets qui n’y auraient pas personnellement consenti et cela même en l’absence de tout inconfort, tout simplement parce que « l’establishment médical » s'arrogerait l’autorité intellectuelle pour décréter qu’il n’y a « pas de perspective de récupération qui ait un sens. » !

 

Non mais qu'est-ce que c'est que cette corporation arrogante qui prétend avoir la science infuse et s'arroger autoritairement – en se camouflant derrière le prétexte de l'accord des familles - le droit de vie et de mort sur des êtres diminués et qui viennent chercher auprès du corps médical un soin, une guérison peut-être, un espoir toujours !

 

La logique économique sous-tend cette volonté d'un corps médical de gérer seul et à son seul intérêt la vie et la mort des patients qui leurs sont confiés. Rappelons que la médecine officielle avec ses pratiques et ses prescriptions est tout de même la 3ème cause de mortalité derrière les maladies cardio-vasculaires et le cancer dans nos sociétés occidentales ! (Journal of the American Medical Association - Vol. 284. No. 4 - July 28, 2000)

 

Une autre raison – tabou - impliquée dans ce souhait des médecins de pouvoir abréger la vie des malades sans leur accord formel est de pouvoir procéder dans de meilleures conditions au prélèvement d’organes dont on sait que la procédure a déjà été inversée et que le consentement du patient est désormais présumé sauf opposition expresse de la famille. Il y a beaucoup de thunes à prendre dans ce bizzness... L'Humain, le malade comme source de matières premières. Effrayant.

 

Ne croyez surtout pas que la France serait à l'abri de ces dérives. Il y a plus de trente ans déjà, Jacques Attali, gourou influent s'il en est, écrivait dans son ouvrage « L’Avenir de la Vie » : « Dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. »

 

Putaing... Rappelons aux toubibs leur serment :

 


« Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants :

 

- Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.

 

- Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.

 

- Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille.

 

- Dans quelque maison que je rentre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.

 

- Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.

 

- Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire et mourir dans la tristesse. »

 

ou sous cette autre forme:

« Au moment d'être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.

 

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

 

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.

 

J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

 

Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

 

Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

 

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

 

Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

 

J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.

 

Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque. »

 

Duodi 22 ventôse 222

Illustration http://www.moulin-a-papier.com/

 

 

11/03/2014

Nucléaire. Tentez votre chance : vivez en France !

fukushima crane.jpg

 

 

 

On commémore aujourd’hui le troisième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima. « Ouais, mais c’est loin… Ici, c’est pas pareil… » qu’ils nous serinent constamment les nucléocrates. Pourtant on comptabilise des milliers « d’incidents » sur les 58 centrales françaises. Des incidents mineurs, imputables aux éléments ou aux humains, mais qui peuvent dégénérer rapidement et déboucher sur des situations hors de tout contrôle.

 

Tiens, on va faire un peu de fiction. Un des réacteurs de l’usine du Tricastin – ce n’est pas loin de chez moi, voilà pourquoi je prends celle-là ! - vient d’exploser. Un énorme nuage radioactif s’élève au-dessus du site. Un mistral en cours de formation va pousser les nuées mortelles vers les villes du sud : Orange, Avignon, Salon, Aix, Arles et surtout Marseille ! Le nuage est trop bas pour atteindre la Méditerranée. Il va forcément s’abattre sur l’énorme agglomération marseillaise. Plus d’un million d’habitants. Impossible d’organiser l’évacuation. Trop tard.

 

Que faire ? Pour sauver Marseille, les autorités décident… de brûler Avignon ! Il y a au Pontet, banlieue est de la cité des papes, un énorme complexe de stockage et de répartition régionale de pétrole. On y met le feu. Incendie qui se propage rapidement à la grande zone commerciale qui jouxte le site. Des milliers de clients pris au piège. La chaleur du brasier crée une énorme colonne montante d’air chaud qui propulse le nuage toxique à des altitudes telles que le mistral l’amènera sur la mer… Marseille est sauvé. Avignon rayée de la carte. Allez, amusez-vous. Un peu d’imagination que diable !

 

Tenez, amusez-vous (si l’on peut dire) : cliquez sur ce lien et vous pourrez simuler le danger que vous encourez en fonction de votre proximité avec une centrale nucléaire :

 

http://www.luckynuke.net/

 

Pour dire qu’IL FAUT SORTIR DU NUCLÉAIRE, prendre la décision maintenant et étaler la sortie du nucléaire sur une génération.

 

 

INACTIFS AUJOURD’HUI

RADIOACTIFS DEMAIN !

 

Décadi 20 ventôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

10/03/2014

Au bistro de la toile : semaine « cruciale » !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

- Alors Victor, on attaque parait-il une semaine « cruciale ». Pour la sarkozie, véritable perversion de nos institutions, pour la Crimée, haut lieu de la gesticulation internationale, pour les bonnets rouges bretons, caricatures d'une « révolution » de pissotière...

 

- Tu l'as dit Loulle. La sarkozie s'agite comme un bourricot auquel on a mis un piment dans le cul ! Espionné par son Raspoutine de consommation courante le phare de la galaxie ! Ecouté légalement par la Justice avec son bavard préféré, alors qu'eux-mêmes communiquent entre eux avec des portables ouverts sous des faux noms, comme font tous les voyous, maquereaux et autres trafiquants. Mouillé jusqu'au cou dans d'innombrables histoires vaseuses de financements de campagne et autres joyeusetés...

 

- Avec les casseroles qu'il se trimbale, leur « duche » devraient pouvoir se recycler en ouvrant une quincaillerie !

 

- Pour la Crimée Loulle, on a affaire a un match entre des joueurs de belote et un joueur d'échec. La Crimée est et restera sous domination russe et c'est normal. Pour des questions historiques et affectives : les Russes ont laissé un million de mort – 1 million, Loulle ! - pour garder Sébastopol lors de la dernière guerre mondiale. Ce n'est pas pour refiler le bébé à l'Ukraine « libérée » par des nostalgiques du nazisme, et sous forte influence allemande. Khrouchtchev avait attribué l'administration de la Crimée à l'Ukraine à une époque où les frontières entre républiques soviétiques n'étaient rien de plus que les limites administratives de nos départements. La population de Crimée est majoritairement russe et le référendum prochain entérinera un état de fait. Pas question pour les Ruskoffs de se voir couper l'accès à la Mer Noire donc à la Méditerranée et aux mers du monde. Encore moins question de voir l'Otan, coalition nuisible au service des seuls Zuessa, mettre leur groin en Crimée.

 

- Ouais mais les Zétazuniens comme les Zéropéens proclament qu'ils ne reconnaîtront pas le résultat de ce référendum.

 

- Bof. Gesticulations, paroles, paroles. Ils ne feront rien. Leurs menaces économiques, Poutine s'en tamponne joyeusement le fignedé : presque la moitié de l'énergie (gaz et pétrole) dont a besoin l'Europe vient de Russie ! Alors qui serait le plus puni ? De plus, les Allemands ont trop d'intérêts dans leur commerce avec les Ruskoffs : ils leur vendent leurs grosses bagnoles, leurs machines outils. Quant à nous, on leur fourgue des armes (deux frégates énormes en construction à Saint-Nazaire) et l'essentiel de nos produits de luxe. Alors les velléités guerrières des Ukrainiens, tè ! Fume... Et n'oublions pas que toute cette histoire est pilotée à la sournoise par les officines troubles étazuniennes qui voudraient bien mettre la main sur les gisements de gaz de l'est de l'Ukraine et sur le réseau de distribution mis en place par les Russes.

 

- Mouais... Le joueur d'échec ne lâchera pas sa tour ni ses cavaliers. Heureusement, pour se divertir, on a nos bonnets rouges bretons.

 

- Ceux-là, ils sont lamentables de konnerie. Tu les as vu avec leur drapeau à la kon, étaler leurs revendications : - suppression définitive de l'écotaxe poids lourds, - fin du dumping social (?!), - fin de l'avalanche de normes et de contraintes administratives, - relocalisation des décisions en Bretagne, mais aussi : - une Bretagne à 5 départements avec relocalisation des décisions politiques, - le développement des infrastructures et des modes alternatifs de transport, - le développement des énergies renouvelables, - une relocalisation de la finance, - l'officialisation de la langue et de la culture bretonnes, - le renforcement de l'expérimentation (c'est quoi ça?), le dialogue et la transparence (en cassant tout?), que la Bretagne se dote de ses propres médias audiovisuels et numériques.

 

- Il y a des revendications qui se sont pas idiotes...

 

- Les bonnets rouges – ramassis de râleurs téléguidés par la FNSEA et un aréopage de patrons réacs - devraient compter ce que la Bretagne apporte au reste de la France et ce que la France dépense pour la Bretagne. Le rapport est de 1 à 3. Ils reçoivent 3 fois plus qu'ils n'apportent. S'ils veulent rester entre eux, qu'ils se gardent leurs plages pourries par les algues et qu'ils bouffent leurs poulets et leurs cochons immangeables...

 

- Qu'est-ce qu'on leur dit alors aux bonnets rouges ?

 

Aux bonnets rouge : Merde ! Aux Bretons : Kenavo ! Trinquons ensemble et à la nôtre !

 

 

Nonidi 19 ventôse 222

Merci à Chimulus

 

 

09/03/2014

Ouiquinde érotico-gastronomique comme à Rôme: Les vulves de truie farcies !

aphrodite statue.jpg

 

 

Bérénice

 

Titus désirait tant la belle Bérénice 

 Que, des  Romains,  il la rêvait impératrice.

 L’empereur, pour ses yeux de geai, se consumait,

 Elle était étrangère et pourtant il l’aimait.

 

 

La rondeur de ses seins, la courbe de ses hanches

Sa crinière d’ébène, sa carnation si blanche

 Enflammaient, du monarque,  et les jours et les nuits.

 Cette princesse juive, il la voulait à lui.

 

 

 Mais c’était faire fi du racisme borné

 Qui se dressa dans Rome contre cette hyménée.

 Elle fut rejetée par le peuple et la cour,

 

 

Et Titus dût choisir : son trône ou son amour.

Tout empereur qu’il fut, il dût rendre les armes,

Noyant sa vie gâchée dans des torrents de larmes.

 

 

 

Les vulves de truie farcies

 

 

- Tout empereur qu’il fût, ton Titus est un âne !

 Lui sait comment séduire une aguichante ânesse,

 Comment en obtenir les plus tendres caresses

 En l’emmenant brouter les meilleures avoines !

 - Tu as raison, petit ! Pour avoir Bérénice,

 Pour avoir le bonheur de goûter sa peau lisse,

 Pour entrer dans son lit et croquer ses appâts

 Il eût dû mitonner, pour elle, un bon repas !

 Sur un grand triclinia mollement allongés

 L’empereur et sa belle auraient alors mangé

 Pour se faire la bouche un grand plateau d’oursins,

 Des huîtres de Lucrin et de légers gressins.

 Grillées dans l’ail pillé, des darnes de murènes,

 Les meilleures étant nourries de chair humaine.

 Puis un mulet farci de prunes, d’abricots,

 Poché dans du garum et du lait de coco.

 Pour réchauffer les sens et délier les langues.

 Viendrait un foie gras d’oie à la crème de mangue,

 Des foies de rossignols, des cervelles de paon,

 Des escargots au lait. Des trompes d’éléphants

 Que l’on servait braisées dans un bouquet de menthe

 Dont chacun reconnaît les vertus excitantes.

 Puis on aurait servi des talons de chameaux

 Que l’on confit longtemps dans un jus de pruneaux.

 Des becfigues farcis d’une rabasse noire

 Sur des fonds d’artichauts venus des bords de Loire.

 Tout ceci n’est qu’hors-d’œuvre, simplement des gustus

 Accompagnés de vins au miel et au lotus.

 Titus aurait troublé l’esprit de sa convive

 En commandant un corps de danseuses lascives,

 Des gladiateurs nus luttant avec ardeur

 Dont les muscles huilés dégageant une odeur

 De mâles étalons à têtes d’Adonis

 Auraient fort excité la belle Bérénice.

 Serait alors venu le temps de la cena

 Qui est chez les Romains le temps fort du repas.

 Mais parmi tous les mets que les Romains révèrent

 C’est la vulve de truie farcie que tous préfèrent.

 - Eh ! Oh ! Dis donc, Victor, il sont fous tes Romains !

 Car pour cuisiner ça, faut en avoir un grain !

 - Ne croit pas ça petit, ce plat était célèbre

 Dans cet immense empire, du Tigre jusqu’à l’Ebre.

 - Pour te farcir ces vulves, Victor, comment tu fais ?

 - Sers-moi d’abord à boire, je suis trop assoiffé.

 Tu haches, de la truie,  un morceau de ventrèche

 Ou bien d’échine grasse, mais pas de viande sèche,

 Deux têtes de poireaux épluchées jusqu’au blanc,

 Tu piles au mortier cumin et poivre blanc

 Ajoute du garum et des feuilles de rue

 Mais attention le nez car l’un et l’autre puent !

 Tu mélanges le tout pour en faire une farce

 Qui te sers à garnir la vulve de la garce

 Tout en y ajoutant du poivre noir en grains,

 Un soupçon de cumin et des pignons de pin.

 Par du fil à brider, tu couds les orifices.

 Pendant tout ce travail, tu prépares à l’office

 Un court bouillon léger parfumé au garum,

 Ce nuoc-mam des Romains au si puissant arôme,

 Un peu d’huile d’olive et un bouquet garni,

 Quelques graines d’aneth et de l’oignon bruni.

 Tu y poches tes vulves vingt à trente minutes.

 C’est le plat préféré des patriciens en rut !

 A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

 Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

 Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

 A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 - 2 vulves de truie d'ampleur convenable, - 9 hectos d'échine grasse de cochon, - 6 têtes de poireau, - 3 oignons, - 3 cuille­rées à dessert rase de cumin, - autant de poivre blanc, - autant de graines d'aneth, - 3 cuillerées à dessert bombées de poivre noir en grains, - 3 poignées de pignons de pin, - 12 feuilles de rue (on trouve facilement cette plante dans nos garrigues, on la reconnaît à son odeur forte plutôt fétide), - 6 cuillers à soupe de nuoc mam, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, sarriette, persil plat), - 3 cuillers à soupe d'huile d'olive, - sel, - eau, - fil à brider.

 

Les vins conseillés:

Tous les vins rosés. En vallée du Rhône: Tavel, Lirac, Jonquiè­res-St-Vincent, Chusclan, Ventoux, Luberon, Valréas, Roaix, Gaujac, Domazan, St-Victor-la-Coste, Remoulins.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Saint-Drézery, Saint-­Christol.

En vins de Provence: Côtes-de-Provence, Coteaux-varois.

Et pourquoi ne pas essayer les vins élaborés comme les Romains du Mas des Tourelles à Beaucaire, dans le Gard : le Mulsum, le Turriculae , le Carenum  ou encore le Defrutum.

 

 

Octidi 18 ventôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

08/03/2014

C’est la journée des femmes, Femmes, FEMMES

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Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

VictorAyoli

 

Mais…n’oublions pas :

 

Miss Maggie, du Renaud de sa grande époque…

 

Femme du monde ou bien putain
Qui bien souvent êtes les mêmes
Femme normale, star ou boudin,
Femelles en tout genre je vous aime
Même à la dernière des connes,
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N’ s’ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière, ni plus malhonnête
A part peut-être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y a pas de gonzesse ou si peu
Dans les hordes de supporters
Ces fanatiques, fous-furieux
Abreuvés de haines et de bières
Déifiant les crétins en bleu,
Insultant les salauds en vert
Y a pas de gonzesse hooligan,
Imbécile et meurtrière
Y’en a pas même en grande Bretagne
A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n’ deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y’en a qui vont jusqu’à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d’honneur de ces cons-là
Aucune femme n’est assez vulgaire
Pour l’employer à tour de bras
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc’ que la vue d’une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc’ que dans les rangs des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les Beurs,
J’ai jamais vu une femelle
Pas une femme n’est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part bien sûr Madame Thatcher

C’est pas d’un cerveau féminin
Qu’est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n’a sur les mains
Le sang des indiens d’Amérique
Palestiniens et arméniens
Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu’un génocide c’est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d’humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime surtout enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l’homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l’heure dernière,
L’enfer s’ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre,
A celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien

Si je peux rester sur la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m’offrirai Madame Thatcher

 

 

…ni, bien sûr la ci-devant LE PEN Marine

 

Septidi 17 ventôse 222

 

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06/03/2014

On a ga-gné ! Onna gars-niais !

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J’ai rencontré ce matin au marché un ami qui se trimballait une mine de serpillère. « J’ai fêté la victoire des bleus hier soir, et j’ai l’impression que j’ai les cheveux qui poussent à l’envers… ».

 

Fêter des foutebaleurs… Quelle idée. Mais bof, pourquoi pas. Pour une fois qu’il y a une bonne occasion de se congratuler et de fêter une victoire !

 

Ce que me dit mon pote à la tronche de hareng faisandé, c’est qu’il n’a bu qu’une boutanche de Côtes-du-rhône… Ben ouais. Mais le vin, actuellement, surtout nos vins riches de soleil, ne titrent jamais moins de 14°. Assez pour qu’une seule bouteille te file une biture…

 

Les vins actuels sont trop alcoolisés et il est temps de secouer le cocotier de la routine. Les vignerons subissent une crise qu’ils ont eux-mêmes, en partie, généré. Ceci avec le système de paiement des coopérateurs au degré hecto. Ce système fait que pour un volume déterminé, plus le degré est fort, plus le vigneron gagne d’argent. Résultat : des encépagements qui pissent du degré, des vendanges en surmaturation, etc.

 

Cela commence à changer, et certains directeurs de cave privilégient la qualité de l’apport plutôt que sa teneur en sucre. Mais cette culture du degré demeure dans les têtes. Les viticulteurs rétorquent : « Oui mais le soleil… oui mais la chaleur… ». Qu’ils se débrouillent ! Qu’ils replantent des aramons ! Ce sont eux les professionnels, eux qui paient (fort cher) les services d’œnologues sortis du même moule, influencés par le déplorable Parker, le fossoyeur de la viticulture française de qualité. Ces œnologues ont fait en sorte qu’il n’y ait plus de mauvais vins, mais il n’y en a plus de grandioses…

 

Les vignerons d’antan manquaient souvent une cuvée, mais ils nous concoctaient parfois des nectars sublimes. Maintenant il n’y a plus que des vins corrects, sans plus. Et surtout qui cachent leurs défauts derrière un degré d’alcool aberrant. Les grands Pétrus ne titre pas plus de 12°…

 

Allez ! A la nôtre tout de même !

 

Quintidi 15 ventôse 222

 

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05/03/2014

On n'a que le Raspoutine que l'on mérite

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Voilà que l'on apprend avec stupéfaction

 Voire, avouons-le, avec délectation

 Que l'ancien Chanoine des Latrines

 ...Avait son Raspoutine !

 

 

Un conseiller visqueux venu de l'ultra droite

 Qui mettait les propos de Sarko dans sa boite !

 Il enregistrait tout l'apprenti Machiavel

 Sa machine avalait jusqu'aux moindres nouvelles.

 

 

Sarkozy réchauffait un serpent dans son sein,

 Vipère de buisson aux petits yeux porcins,

 Espionnant nuit et jour, jusques aux lieux d'aisance

 

 

 Celui qui, cinq années, a saccagé la France.

 Oui mais c'est bien le roi, lui seul, qui a choisi

 Celui qui l'a trahi !

 

 

Quartidi 14 ventôse 222

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

04/03/2014

Hommage à la « dignité offusquée » de monsieur Copé

copé hirondelle creseveur.JPG

 

 

Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Hue-aime-pets mon fils.

 

VictorAyoli

 

 Tridi 13 ventôse 222

Illustration : merci à Creseveur

 

02/03/2014

Ouiquinde gastronomique : Le coq au vin

Coq au vin.jpg

 

« Allez, Zou ! Viens mon beau. On va tuer le coq ! »

C'est ainsi que Ginette, femme du Pays d'Oc

Fit de moi son complice pour saigner "Pyjama"

Et en faire une fête pour tous nos estomacs.

« Il honore mes poules, mais il me les esquinte.

C'est "viol avec violence", si elles portent plainte! »

Je tiens solidement Pyjama par les pattes

Et lui bloque les ailes pour qu'il ne se débatte,

Elle lui tend le cou sur une casserole

Et plante franchement l'Opinel à virole.

Le sang de Pyjama s'écoule volontiers,

Un grand frémissement et il meurt sans crier...

Telle est la dure et saine loi de la nature :

Tout être est prédateur mais aussi nourriture !

En quatre mouvements, Pyjama est plumé,

Vidé et nettoyé, puis flambé et coupé

En solides portions et mis à mariner

Dans un Cairanne rouge où l'on a ajouté

Oignons piqués de clous de girofle et carottes,

Quelques baies de genièvres, sel, poivre et pas de flotte.

On laisse reposer au frais, toute une nuit.

Au matin, on sort les morceaux que l'on essuie.

Au fond d'une sauteuse ou mieux d'une... cocotte,

Faites mousser du beurre dans de l'huile bien chaude,

Et faites-y dorer vos morceaux de volaille

Avec un peu d'oignon et quelques gousses d'ail.

Saupoudrez sur la fin avec de la farine

Toujours en remuant. Faut pas que ça calcine.

Flambez alors le tout avec un Armagnac,

Un marc de Châteauneuf ou bien un bon Cognac.

Puis vous passez dessus le jus de marinade,

Poivre, bouquet garni, sel (pas comme un malade).

Montez alors jusqu'à petite ébullition

Et cuisez doucement. La durée est fonction

De ce qu'est le bestiau. Pour Pyjama trois heures

Mais pour un coq d'hyper entre une et deux heures.

Préparez quelques cèpes, frais ou secs mais trempés,

Vous les sautez dans l'huile, les poivrez, les salez,

Puis vous les rajoutez à la préparation

Demi-heure avant la fin de votre cuisson.

À votre liaison il faut alors penser:

Sortez un verre de sauce, laissez-là reposer,

Puis battez-la avec jaune d'œuf et vinaigre,

De la farine en pluie. Fouettez d'un ton allègre!

Si vous l'avez gardé, vous rajoutez le sang.

Incorporez le tout dans le jus frémissant.

C'est prêt. Sans plus tarder arrêtez le réchaud.

Vous buvez un canon et vous servez très chaud.

Avec des tagliatelles ou des pommes vapeur,

Et un bon Châteauneuf, on atteint le bonheur !

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes

 

Le coq au vin est un plat qui doit mijoter. Il s'accommode donc parfaitement d'une volaille ayant de l'âge. Il faut une viande qui tienne aux os, et des os solides. Il vous faut donc:

Pour la marinade: - 1 coq ancien de deux kilos, - 2 bouteilles de bon vin rouge A.O.C., - 2 oignons pour la marinade, - 1 demi kilo de carottes coupées en rondelles, - 4 clous de girofle, - 1 dizaine de baies de genièvre, - 2 cuillerées de gros sel, - poivre du moulin.

Pour le plat: - 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - gros comme un œuf de beurre, - 1 oignon émincé, - 3 gousses d'ail, - un peu de farine, - 1 verre d'Armagnac, Cognac ou Marc de Provence, - 1 bouquet garni, - 1 cuillerée à soupe de sel fin.

Pour la sauce: - 1 jaune d'œuf, - 1 demi-verre de vinaigre de vin, - 2 cuillerées à soupe de farine, - le sang du coq si vous l'avez gardé, - 1 sachet de cèpes secs mis à tremper.

 

Les vins conseillés:

 

Pas de demi-mesure pour le coq au vin: les meilleurs rouges de la vallée du Rhône: Côtes-Rôties, Hermitage, Croze-Hermitage, Saint-Joseph, Châteauneuf-du-Pape, Lirac, Gigondas, Vacqueyras, Cairanne, Saint­-Gervais, Séguret, Vinsobres, Visan, Sainte-Cécile-les- Vignes, Cornillon. En Coteaux du Languedoc, les vins chaleureux de Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Corbières, Fitou.

Les Côtes du Roussillon "Villages" de Belesta, Estagel, Maury, les Col­lioure.

Les vins de Provence Coteaux des Baux, Palette, Bandol évidemment, Les Arcs, les grands rouges de Bellet.

 

 

Duodi 12 ventôse 222

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

01/03/2014

Ouiquinde érotique amoureusement callypige

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Sonnet sur le cul d'une demoiselle.

Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remportes la victoire,
Cul qui passes en blancheur et la Rose et les Lis,
Cul de qui le mérite obliges mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire!

Robert Angot de l'Éperonnière (1640)

 

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***********************

 

Et puis, le grand TONTON GEORGES !

 

 

Primidi 11 ventôse 222

 

Photos X - Droits réservés

 

 

28/02/2014

Venezuela : le spectre du coup d’État à la Pinochet

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Les « étudiants » bien pommadés et propres sur eux qui sèment la zone depuis des semaines au Venezuela contre le successeur d'Hugo Chavez – mort l'an dernier dans des conditions suspectes – commencent à s’essouffler : la période de carnaval arrive et l'attrait des plages et des défonces huppés font leur œuvre de démobilisation.

 

Ces petits Trissotins qui contestent la révolution de Chavez sont des privilégiés, fils de privilégiés, vivants des sous de papa, n'ayant aucune notion du monde du travail. Il est dès lors très facile de les manipuler : « Vous êtes les meilleurs, vous êtes l'élite, vous êtes le futur du pays, vous méritez mieux que ce que vous réserve ce pouvoir de la populace, la gloire vous attend. Levez-vous et balayez Maduro ! »

 

Derrière ces troubles, c'est le spectre d'un coup d’État orchestré par Washington qui se fait jour. Les fachos de la CIA manœuvrent pour reproduire au Venezuela leur coup du Chili. Des armes circulent, des mercenaires se tiennent prêts. Ils doivent déjà avoir leur Pinochet en réserve. L’option de l’assassinat du président successeur de Chavez, Nicolas Maduro, est activée. La CIA et ses complices au premier rang desquels les médias, tous inféodés à la droite extrême, voudraient profiter du niveau élevé d’exposition du président au cours de ses contacts directs avec la population pour s'en débarrasser radicalement. Ils trouveront bien un « Lee Arvey Oswald »...

 

La CIA, la droite et l'extrême-droite sud-américaine (ainsi que certains dirigeants européens) n'ont jamais digéré le virage radical vers leur émancipation de l'oppression étazunienne opérée par beaucoup d'Etats d'Amérique du Sud. Nostalgique des périodes où elle semait la terreur, la CIA veut prendre sa revanche sur le chavisme. Ce mouvement n'est pas exempt de reproches, mais il a ouvert des horizons et redonné espoir à des millions de personnes, malgré un climat international particulièrement injuste et hostile à son égard.

 

Feu le camarade Chavez a tout de même de très belles choses à son actif. D’abord il a foutu dehors les compagnies pétrolières rapaces étazuniennes et européennes pour rendre à son peuple le profit de cette manne pétrolière sur laquelle son pays, le Venezuela, est assis. Ensuite il a mis ces masses énormes de pognon récupéré au service de son peuple : éducation, santé, réduction des inégalités, élimination de la grande pauvreté. Enfin il a suscité partout en Amérique du sud des mouvements de libération politique de gauche qui se débarrassent enfin de la mainmise ultralibérale des multinationales et des officines étazuniennes.

 

Le succès de Chavez, une révolution en construction, c’est son pays décrété « territoire libre d’analphabétisme » par l’Unesco en 2005, c’est près de 60.000 nouveaux établissements, 55.000 enseignants incorporés cette année, 75.000 bibliothèques, un accès gratuit à la santé avec la coopération de Cuba, la création de dispensaires et de médecins dans les banlieues et le secteur rural, la production nationale de médicaments génériques gratuits, 178.000 Vénézuéliens pauvres récupérant la vue grâce à la mission « Miracle », le traitement du Sida gratuit, 4 millions de personnes engagées dans le sport, la reconnaissance des peuples indigènes, la distribution de terres aux paysans, 3 millions d’hectares distribués, des pensions de vieillesse à plus de 20.000 agriculteurs et pêcheurs qui ont atteint l’âge de la retraite sans avoir cotisé, la nationalisation des secteurs de l’économie qui, adossée à la hausse des prix du pétrole, ont généré d’importants revenus dont bénéficie la majorité de la population.

 

Il va de soi que de telles réalisations au profit du peuple n'ont pu se faire qu'au détriment des parasites. On comprend dès lors que ceux-ci veuillent se débarrasser de Maduro, cet empêcheur de magouiller en rond...

 

Arriba Maduro ! Arriba Venezuela !

 

Décadi 10 ventôse 222

 

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27/02/2014

Handicap ? T'es pas cap... Ben non !

 

handicapé accident.jpg

 

 

Ah ! On allait voir ce qu'on allait voir ! qu'il avait dit Chichi en 2005. La France allait enfin rattraper son retard sur les autres démocraties européennes en matière de l'égalité de traitement des handicapés. D'ici 10 ans, les lieux accueillant du public, privés ou non, devaient devenir accessibles aux handicapés. C'est le principe de l'accès à tout pour tous. Mieux, des moyens de substitution devaient être mis en place dans les cas où ce serait impossible. Par exemple, aménager un tramway à défaut d'un métro, ou créer un service de livraison à domicile pour les boutiques de trop petite taille, où les transformations sont irréalisables.

 

Paroles, paroles, paroles... Trop ambitieux pour dépasser le stade des paroles et des vœux pieux. Pourtant, prendre un bus, aller chercher son pain, acheter des timbres, aller à un guichet de la Sécu ou de la mairie et tant d'autres choses de la vie ordinaire, voilà qui, dans encore bien trop de ville, est interdit à cette partie de la population qui est ainsi condamnée à la double peine.

 

Ouais, mais avec l'arrivée' de la gôôôche au pouvoir, on allait voir ce qu'on allait voir ! Ben voyons... Il y a quelques jours, l’Association des paralysés de France a rendu public son rapport annuel : à peine plus de la moitié des écoles et seulement 42% des réseaux de bus sont aujourd’hui accessibles aux personnes en fauteuil roulant. En 2012, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) évaluait à 15% seulement le nombre d’établissements recevant du public aux normes. «Lamentable» avait alors dit Marie-Arlette Carlotti, ministre chargée des Personnes handicapées qui maintenait pourtant la date butoir de 2015 pour la mise en conformité.

 

Paroles, paroles, paroles... Après quelques mois de « consultations », les services du premier ministre ont annoncé hier que ces obligations étaient reportées. Et pas de peu ! Ainsi la SNCF se voit allouer 9 années supplémentaires pour se mettre en conformité. Les grands établissements de commerce et d'hôtellerie, ainsi que les mairies et les écoles bénéficient de 6 années de répit. Moins généreux pour les cabinets médicaux et les petits commerce qui n'ont « que » 3 ans de rabio.

 

Il est vrai que ce qui n'a pas été fait pendant 12 ans (sous Chichi et Sarko) avait peu de chance d'être réalisé en 2 ans sous François...

 

Puis, après tout, ils nous font chier ces handicapés, non ? Heureusement, bientôt on va voter une loi sur l'assassinat légal, délicatement appelé euthanasie. Ça ouvre des perspectives... (second degré ! Je préfère préciser pour les constipés des boyaux de la tête)

 

Eh ! François, à quoi tu penses ? Tu es sourd ou handicapé de la comprenance ?

 

Nonidi 9 ventôse 222

 

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26/02/2014

Économie : la théorie des morpions.

couilles de banquiers.jpg

 

 

Si Mosco en avait, il ferait un gros bras d’honneur à cette commission européenne aussi nocive qu’ultralibérale qui nous gonfle les aliboffis avec ses leçons à la kon. Seulement pour grimper au mât, il vaut mieux avoir le cul propre ! Mosco pourrait, devrait renvoyer dans les cordes tous ces parasites élus par personne, plus soucieux d’uniformiser la taille des lunettes de chiottes eu Europe que la fiscalité et les lois sociales des états membres. La « Commission » (la grosse commission même) nous pousse au cul pour « faire des économies », novlangue ultralibérale qui veut dire « saccager les services publics » et pour pomper encore plus de pognon par l’impôt.

 

Impôts ! Taxes ! On n’entend plus que ça…pour se récriminer bien sûr. En oubliant que les impôts sont la condition sine qua non de la démocratie. Ces récriminations sont tout de même légitimes lorsqu’on connait l’ampleur de la fraude fiscale des multinationales et des plus riches qui s’exonèrent légalement de toute contribution à la bonne marche de la nation tout en en utilisant les infrastructures et les services. Cette fraude est estimée entre 80 et 120 milliards d’euros, soit bien plus que le déficit de l’Etat et de la Sécu. Le pognon, c’est là qu’il est. Le pognon, c’est là qu’il faut le prendre. Hélas, ce n’est pas ce que fait Mosco…

 

Puisque ce gouvernement de gôôôche se refuse à aller serrer le kiki des voyous (il est vrai que pendant un an, le ministre chargé de faire ce travail était lui-même…un tricheur fiscal !), il va aller chercher le pognon ailleurs, c'est-à-dire dans notre poche.

 

La doxa ultralibérale proclame que taxer les banques, taxer les grosses entreprises, taxer les pleins de thunes pénalise l’économie. Mais si on taxe à outrance les citoyens, les salariés, les petits commerçants et artisans, les petites entreprises, cela ne pénalise pas l’économie ?

 

Qui produit les richesses ? Les banquiers par la spéculation ou les petites et moyennes entreprises à travers le dynamisme de leurs dirigeants et le travail de leurs salariés ?

 

Qui paie la TVA, source principale des recettes publiques, les quelques centaines de milliers de riches ou les dizaines de millions de salariés, petites patrons, artisans, commerçants, retraités ?

 

Par contre qui est protégé par les niches fiscales, l’évasion fiscale, « l’optimisation » fiscale, les paradis fiscaux ? La réponse est dans la question : ce ne sont pas les salariés et patrons de PME mais les requins de la finance, les mafieux des multinationales et les kleptocrates qui « s’évadent » vers la Belgique, la Suisse et la City londonienne.

 

Si un organisme est infecté par des morpions qui pompent son sang plus qu’il n’en peut produire, il mourra et…les morpions aussi ! Sauf à reprendre aux morpions le sang qu’ils ont volé et le réinjecter dans l’organisme pour lui redonner la santé.

 

Mosco, va chercher le pognon ou il est et tu pourras dire merde à Barosso la tête haute.

 

Octidi 8 ventôse 222

 

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24/02/2014

Notre-Dame-des-Landes : plus faux cul que Ayrault, tu meurs !

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Des millions de dégâts à Nantes, un foutoir au gouvernement… Á quoi mène la gloriole de quelques petits roitelets locaux…

 

Car est-il vraiment indispensable cet aéroport de Notre-Dame-des-landes ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et…le subir ? A qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

 

Notre-Dame-des-Landes n’est-il pas plutôt l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul ? On peut leur conseiller d’aller faire un petit voyage d’étude en Espagne où ils pourront visiter l’aéroport fantôme de Ciudad Real lien, l’aéroport « piétonnier » de Castellón-Costa Azahar  ou encore celui de Huesca. Tous fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

 

L’affaire est un serpent de mer qui dure depuis 40 ans. Il provient de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale  pour pousser au cul les « décideurs » locaux. Pourtant, comme l’écrivait déjà le Monde à cette époque : « L'aviation commerciale mobilise d'énormes capitaux pour le bénéfice d'un petit nombre. Cette activité ne subsiste que grâce à l'aide des pouvoirs publics. Elle fonctionne comme un important appareil de redistribution à l'envers où le pauvre paie pour plus riche que lui. Elle mobilise des ressources qui seraient socialement mieux utilisées ailleurs. » Tout est dit. (Il est vrai que le Monde, en 1976, était encore un vrai journal, LE journal de référence en France. Ce temps est bien révolu…)

 

Oui mais, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains qu’ils disent, les bétonneurs. Faux. Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !) Qui peut penser qu’on prendra un jour l’avion à Nantes pour un vol direct vers New-York, Shanghai, Rio de Janeiro ou Moscou ?

 

Aujourd'hui, l'aéroport existant Nantes-Atlantique est à 10 km de Nantes. Il est géré par les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire et par AGO, aéroports du Grand Ouest, associée à Vinci, omniprésente en France,  et TPO, société de travaux publics raflant les gros marchés de la région. Vinci ! Hou ! La la ! Le transfert de l’aéroport libèrerait des centaines d’hectares convoités avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable…Vinci. Notez que la piste (3800 mètres contre 3200 à Notre-Dame-des-Landes) resterait en place puisqu’elle la condition sine qua non du maintien de l’usine Airbus !!!

 

Bon. N’en jetez plus. Cet aéroport est une énorme connerie assortie de juteuses magouilles. Le plus hypocrite, c’est que le gouvernement le sait et a admis sans le dire que cet aéroport ne verra jamais le jour. Mais il faut sauver le soldat Ayrault – ex maire de Nantes, furieusement favorable à cette merde - …jusqu’aux élections.

 

Plus faux-cul tu meurs…

 

Sextidi 6 ventôse 222

 

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23/02/2014

Ouiquinde gastronomique bouscatier

 
 
couchée dans l'herbe.jpg
 

Zelli

 

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège           

Où la jolie Zelli cherche des champignons.

Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège

Et la belle apeurée perd le Septentrion.

 

Elle tourne, affolée et quitte le sentier

Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,

S’étale lourdement, en oublie son panier,

Ses appels au secours demeurent sans réponse.

 

Soudain elle se sent accroché par le bras,

Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,

Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

 

Éclatant en sanglot elle va se blottir

Sur le poitrail velu de son rude sauveur

Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

 

 
 
 
 

- Pour ton coupeur de bois embaumant la résine

Zelli eût plus d’attraits que la fée Mélusine !

Pour le remercier de sa protection

Elle lui a donné bien des satisfactions !

Mais pour Zelli aussi, perdue et paniquée

La force rassurante d’un homme baraqué

Était un beau cadeau, un don de la nature

Au parfum de sous bois et au goût d’aventure.

La belle a découvert au fond de la forêt

Que le brouillard sournois a parfois des attraits.

- Plus tard, dans la cabane de rondins équarris

Prosper et sa Zelli se sont aimés, ont ri,

Puis ils ont eu besoin de quelques nourritures,

Alors le bûcheron prépara la Garbure.

Ce plat emblématique des rudes Pyrénées,

Des rochers ariégeois aux terroirs béarnais,

Fabrique des géants, bouscatiers, rugbymans,

Joyeux et forts en gueules, tous solides amants.

Pour faire la garbure, petit, d’abord tu dois

Avoir du vrai confit de canard ou bien d’oie.

Retires-en la graisse ou tu feras blondir

Deux oignons émincés sans les faire roussir.

Au fond d’une cassole met confit et oignons,

Puis deux litres d’eau froide, monte à ébulition,

Quand ça bout tu rajoutes un choux coupé en quatre

Dont tu retires les feuilles dures, jaunâtres.

Tu couvres et fais cuire pour une heure et demi.

Pendant ce temps tu coupes du pain complet rassis,

Tu râpes deux hectos de tome de Bethmale,

Sec, ancien, parfumé, aux saveurs animales.

Dans un tian à hauts bords, tu disposes le pain,

Puis les feuilles de choux hachées pas trop rupin,

Le confit désossé coupé en filets minces,

Le fromage râpé de nos belles provinces,

Et puis tu recommences jusques à demi pot,

Et enfin tu arroses avec le bouillon chaud,

Tu saupoudres au dessus le reste du fromage

Et tu fais gratiner, à four chaud, sans brûlage.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

VictorAyoli


Quintidi 5 ventôse 222

 

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22/02/2014

Ouiquinde érotique aux parfums de rizière

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Au Jiho, j'ai entendu parler d'une épreuve de « half pipe » qui veut dire, si je ne m'abuse, en langue civilisée : « demi pipe ». Sans être mauvaise langue, je trouve que ça fait petit bras ce « demi ». J'ai connu au Vietnam une fleur de rizière qui, elle, ne faisait pas les choses à moitié !

 

Pipothé

 

J'ai connu, quelque part près de la baie d'Ha Long

 Une fleur des rizières qui s'appelait Huong.

 Visage de poupée sur un corps de princesse

 Elle savait jouer de la bouche et des fesses.

 

J'ai vécu auprès d'elle, heureux et envoûté

Par sa spécialité: la fellation au thé.

Huong me préparait, avec mille manières,

Du thé vert au gingembre, une pleine théière.

 

Tandis que je buvais la boisson parfumée,

Ses petits doigts agiles sur ma verge allumée

Préparaient mon phallus avec mille caresses,

Mettaient mon corps en feu et mon cœur en liesse.

 

 Huong prenait alors une gorgée de thé

 Qu'elle tournait en bouche pour en faire chuter

 Doucement la chaleur au degré idéal

 Pour les tendres muqueuses de mon engin de mâle.

 

Huong mettait mon gland dans sa petite bouche.

 Quel bonheur délicieux ! Je geignais sur ma couche.

 Une chaleur torride, proche de la brûlure,

 Envahissait mon sexe d'un volcan de luxure.

 

 Le liquide brûlant tourne autour de mon gland

 La languette de Huong lui donne mouvement,

 Elle aspire, elle pompe, elle masse, elle suce,

 Tandis qu'un de ses doigts vient me forcer l'anus,

 

Par des spasmes de joie, ma queue jouit longtemps,

Dans la bouche de Huong, douce fleur de printemps.

Elle m'embrasse alors, partageant les saveurs,

Du foutre et du thé chaud, du plaisir, du bonheur.

 

 

VictorAyoli

 


Quartidi 4 ventôse 222

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21/02/2014

Au bistro de la toile : « Allez les petits !

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- Oh ! Les gars, c’est ma tournée ! Alors, on va se les faire les Gallois ?

 

- On en est capable. Mais c’est des rugueux. Et ils jouent chez eux.

 

- En rugby, les équipes actuelles se valent toutes. Gagne donc celui qui a le plus la niaque. Et puis, il y a autre chose : Saint-André, il fait comme Lièvremont avant lui, ce qu’il peut avec ce qu’il a… Et il se trouve qu’actuellement, en France, il a ramassé ce qui se fait de mieux. Mais que ce n’est pas toujours, à tous les postes, au niveau.

 

- Pourquoi ?

 

-  Qui sait… Entre autres, le fait que le professionnalisme est passé par là et a été pas toujours bien digéré. Les clubs achètent des joueurs étrangers de renom qui viennent pantoufler leur fin de carrière au détriment des jeunes formés par les clubs. Ça explique déjà bien des choses. C’est aberrant de voir autant de joueurs étrangers dans notre championnat. Cela élève notre niveau de jeu mais, aussi, cela tue notre formation. Tous les meilleurs, dans l’hémisphère Sud comme dans les îles britanniques ou en Argentine, sont fortement intéressés par la rémunération et le niveau de notre championnat qui s’élève chaque année un peu plus. Et comme la pression du résultat se fait de plus en plus forte, les clubs veulent très vite engranger des succès. Économiquement, pour prendre le moins de risque possible, c’est compréhensible. Seulement, nos espoirs, issus de nos écoles de rugby, ont de moins en moins de chances d’intégrer l’élite. Et sans expérience du haut niveau, on progresse moins vite. Cette course en avant, un moment donné, il faut la dénoncer. Le problème de l’équipe de France, il est là.

 

- C’est vrai que les grosses équipes sont formées par des mercenaires. Toulon en est l’exemple le plus flagrant.

 

- Puis, ces joueurs professionnels sont plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l’influence…de leur agent !

 

- Agent ? Késako ?

 

- Eh ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus de vulgaires foutebaleurs…

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

 

- Le professionnalisme, c'est-à-dire l’arrivée du pognon a sonné le glas du rugby cassoulet. N’ayons pas trop de nostalgie ? Mais il a aussi sonné le glas du « french flair », de la spécificité française qui faisait que toutes les équipes du monde tremblaient devant les Bleus, capables de se faire parfois dérouiller mais en se battant, comme de renverser des montagnes. Rappelez-vous Dominici ridiculisant Lomu ! Plus de fulgurances comme celles de Blanco, de N’Tamak, de Lagisquet, plus de Spanghero sonnant la charge, plus de Jo Mazo et ses inspirations imprévisibles, plus de  Gachassin slalomant entre les bourrins d’en face, plus de Jean-Pierre Rive ensanglanté renversant les Gallois, sans remonter aux frères Prat et Boniface…

 

- C’est comme ça Loulle. Sans compter que le professionnalisme a probablement amené aussi ce dont on ne parle surtout pas, le dopage et autres gonflettes à la créatine. Non mais tu les a vus les bestiaux, bien sanglés dans leurs maillots serrés ! C’est plus du nourri sous la mère, avec l’abdominal-cassoulet ! C’est du bodybuildé bouffeur de salades aux « compléments alimentaires » et autres saloperies. Tè ! Rappelez-vous Castaignède. Un génie celui-là ! Un giclet capable de partir de son en-but, de traverser en zigzagant toute la défense adverse, passant sous les bras ou entre les jambes des bourrins pour aller marquer ! Le pauvre, succombant à l’appel de sirènes du fric, il est allé jouer en Angleterre. Un an après, il était méconnaissable : il avait pris 25 kg de barbaque ! Aux dépens de sa vélocité et de ses cadrages débordements qui laissaient ses adversaires sur le cul. Il était lui aussi devenu un bourrin. A tel point que – les attaches n’étant plus proportionnées aux muscles – il s’est arraché le tendon d’Achille… Foutu le mec. Et puis ces matchs deviennent emmerdants. Toutes les grosses équipes ont le même style de jeu parce qu’elles sont formées et dirigés par des entraineurs souvent venus de l’hémisphère sud et qui uniformisent le jeu.

 

- Bon. On va tout de même se les faire les Gallois. Même chez eux ! Allez, à la nôtre ! Et puis il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont. Tout comme les Jiho, le tournoi des Six nations est dans la droite ligne de la fameuse sentence romaine « Donner au peuple du pain et des jeux ». Occulter l’essentiel par l’anecdotique, flatter l’émotionnel du peuple au dépend du rationnel.

 

- Eh ! Tant que les bons cons de Veaux s’enthousiasment ou râlent pour un simple jeu, ils ne s’intéressent pas aux choses essentielles : chômage maintenu sournoisement par les patrons pour faire pression à la baisse sur les salaires, pouvoir d’achat rogné au profit des grandes surfaces, retraites qui passent au laminoir, précarité organisée, saccage de l’environnement, nettoyage des droits des travailleurs, flicage organisé par toutes sortes de fichages croisés, rognage des libertés individuelles, chasse aux SDF, cadeaux aux riches, etc.

 

Bon. A la nôtre quand même et « Allez les petits ! »

 

Tridi 3 ventôse 222

 

Merci à Chimulus

20/02/2014

Culture de pomme de terre sous carton. Olé ! Voilà une vrai culture pour FAINEANTS.

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Voilà ce que j'envisage pour cet été!

 

Tè ! Ça nous changera des merdes d'Ukraine, des konneries des jiho, de la Ma(rga)rine : je viens de tomber par hasard sur une des plus grandes avancées techniques de ce siècle, apte à transcender la suprématie de ces élites que sont les FAINEANTS, mes frères. Et en plus c'est écolo. J'ai nommé : la culture des patates sans rien foutre !

 

Pour vous faire partager cette grande découverte, je laisse la parole à Stéphane, sur le site « Végéculture » http://www.vegeculture.net/spip.php?article65

 

 

« Vous trouvez fastidieuse la méthode traditionnelle de culture de la pomme de terre. Et bien tentez l’expérience permaculture pour voir !!!

 

Traditionnellement, la culture des pommes de terre consiste à travailler le sol pour l’ameublir ; ensuite on fait une tranchée pour y déposer les tubercules que l’on recouvre avec la terre précédemment déplacée ; puis à quelques reprises au cours de l’été, il faut buter les rangs, ce qui consiste à prendre la terre des allées et à la ramener par dessus le rang pour faire de plus grosses buttes.

 

L’objectif du buttage est de donner plus d’espace aux plants pour faire des tubercules, garder les tubercules à l’abri de la lumière (sinon ils verdissent) et lutter contre les adventices en les recouvrant de terre.

 

Lors de la récolte, les buttes sont totalement défaites afin d’y récupérer les tubercules.

 

Cette technique occasionne plusieurs problèmes :

 

  • Favorise l’érosion du sol en le gardant à nue.

  • Accélère la décomposition de la matière organique (et l’épuisement du sol) car le travail du sol apporte de l’oxygène.

  • Le travail du sol rend la vie très difficile aux vers de terres et autres organismes du sol.

  • Le sol à nu favorise son assèchement, créant ainsi un milieu défavorable à la vie du sol, en particulier les champignons (dont les bénéfiques mycorhizes)

 

Alternative !

 

La méthode avec carton inspirée de la permaculture propose une toute autre approche.

 

Les étapes :

 

  1. Si la végétation est très haute, il faut couper l’herbe, ou du moins bien l’écraser.

  2. Recouvrir la parcelle avec de gros cartons en les faisant se chevaucher d’au moins 20 cm pour éviter que la végétation ressorte.

  3. À l’aide d’un exacto (cutter) ou d’un bon couteau, faire des petits X dans le carton pour créer une ouverture.

  4. Déposer une pomme de terre dans chacune des ouvertures afin que le tubercule soit en contact avec le sol.

  5. Replier le carton par-dessus le tubercule

  6. Recouvrir l’ensemble du carton avec une bonne couche de foin

  7. Bien arroser le tout.

  8. Lors de la récolte, il suffit d’écarter le foin et on y trouve les pommes de terre. Ne reste plus qu’à les ramasser !

 

 

Note : Si le sol est sec et qu’on ne prévoit aucune pluie pour plusieurs jours, il est recommandé d’arroser un peu à chaque étape...

 

Note2 : Au cours de l’été, selon le niveau de décomposition du foin et l’état des plants, il faut rajouter du foin à une ou deux reprises afin de s’assurer que les tubercules ne soient pas exposés à la lumière du jour.

 

La récolte se faire en poussant le mulch( ??? NDLR – Ce doit être le terreau qui se sera formé en surface)

 

Bien sûr, il faut aussi considérer l’état du sol. Par exemple un sol très argileux et compacté de donnera pas des résultats extraordinaires dès la première année. Il faut laisser le temps à la nature de faire son travail ! Même chose pour les sols très pauvres, mais au fur et à mesure que le foin se décomposera, le sol s’enrichira.

 

Si vous tenter l’expérience, nous apprécierions énormément connaître vos résultats et commentaires !

 

Voir en ligne : Voyez les étapes en images !

 

 

Ouarf ! Dès que je remonte sur les Hautes terres pour mon glandage d'été, je mets ça en pratique. Je me suis établi une solide réputation de « plus mauvais jardinier du village » à laquelle je tiens beaucoup : les autres se disent : « Ce Victor, il est bon pour nibe ! ». Et ils me portent, qui des salades, qui des haricots verts, qui des blettes, qui du persil. Peinard ! Je vais les espanter avec mes cartons à patates !

 

A diables !

 

Duodi 2 ventôse 222

 

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