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27/07/2013

« Avignon : une campeuse est réveillée par un inconnu qui lui lèche l'anus »

Reiser trou du cul.jpg

 

 

 

Eh ! Vous allez dire : « Victor, il fait dans l’annus horribilis ! ». Pas du tout, c’est simplement un titre de notre quotidien régional préféré Midi-Libre. Saluons cette liberté de ton !

 

On comprend pourquoi les campings avignonnais ne désemplissent pas ! On y trouve – à en croire cet article léché – à la fois un accueil original mais aussi une pratique de l’hygiène intime pittoresque. Surtout en cette période de festival où les gargotes éphémères qui sévissent génèrent parfois une « turista » généreuse !

 

Faut-il s’offusquer de cette pratique et cul-pabiliser le personnage qui s’y livre et qui, finalement, ne fait que reprendre à son compte une manière éprouvée d’actionner l’ascenseur social dans les entreprises, les administrations, en politique, dans le spectacle, etc. Certains doivent avoir de la peau morte sur la langue à force de s’y livrer !

 

Allez ! Voilà un article qui restera dans les annales !

 

Approchons-nous plutôt de la belle Myriam :

 

 

Myriam

 

C’était au temps de la parenthèse enchantée

Du Voyage au long cours, des chants de Liberté

Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient

Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

 

C’était près de Collias, où des gorges sauvages

Creusées par le Gardon depuis le fond des âges

Accueillaient les ébats, les amours, les désirs

D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

 

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière

Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière

En éblouissement de perles de soleil

Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

 

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace

J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.

S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes

Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

 

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.

Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.

En un bond de félin je fus bientôt sur elle,

Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

 

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit

Sous les feux de Phébus, à l’abri d’un taillis

Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme

Par les voies de Sodome…

 

Victor 

 

Nonidi 9 Thermidor 221

 

Merci à l’inégalé Reiser                 

 

 

26/07/2013

On se moque souvent du Q.I. des huitres! Tè... Ecoutez leurs amours!

Huîtres pour le web.jpg
 

 

Ce qui me manque, dans ma cambrousse lozérienne d’été, ce sont les fruits de mer. L’autre jour, j’ai acheté des moules…et j’ai dû en jeter la moitié. Quant aux huîtres, vaut mieux ne pas y penser. Alors l’autre jour, en remontant, je me suis arrêté chez mon pote Jeannot, à Mèze et j’ai acheté une belle caissette d’huitres de Thau. Mais des vraies, un peu laiteuse à cette époque sans « R », mais foutrement bonnes.

 

Pourquoi, me direz-vous, il y a des « vraies » huitres et des « pas vraies » ? Ben ouais… Mais pour comprendre, je vais vous raconter les amours des huitres. Le pied !

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisées, les plus salopes dévoilent impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamikaze pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur Huitre, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intimes de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans « R ». Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre, ELLE CHANGE DE SEXE ! Elle devient monsieur Huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben vous allez me dire, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur Huitre, après avoir tiré son coup, IL CHANGE DE SEXE ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subi le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches sur une invention étazunienne. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». On en trouve de temps en temps de ces dépravées. Donc pas OGM : on ne manipule pas les gènes, on augmente le nombre de chromosomes…Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, n’a donc pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, et est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Ces « choses » occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% !

 

A côté des margoulins qui font de la triploïde, il existe pourtant des ostréiculteurs traditionnels (O.T.) qui élèvent des coquillages nés en pleine mer et non en écloserie. Ceux-là ont levé l’étendard de la révolte contre la triploïde. Ils soupçonnent cette création artificielle d’affaiblir le capital immunitaire de l’huitre, donc de la rendre sensible à toute maladie. Il la soupçonne aussi d’être à l’origine de la mutation du virus qui ravage des parcs depuis 2008. Enfin, ils ont peur de perdre leur indépendance comme aux Etats-Unis où les écloseries ont mis la main sur toute la filière…

 

Alors lorsque vous achetez des huitres en été, prenez les laiteuses et refusez les « quatre-saisons » qui sont ces triploïdes dégueulasses. Le marchand, qui verra ainsi que vous êtes au courant, ne vous prendra pas pour un gogo et vous sortira ses bons produits ! Demandez plutôt des  « huitres nées en mer ».

 

Tè ! Je fais péter la bouteille de Picpoul de Pinet ! A notre santé.

 



Octidi 8 thermidor de l'an 221 de l'ère de la liberté.


Photo Moi.



 

 

25/07/2013

Manitas de Plata, vous connaissez ?

manitas de plata.jpg

 

 

Bien sûr, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Manitas, c'est l'inégalé parce qu'inégalable « rey » du flamenco camarguais. Tous les groupes genre Gypsy kings et autres qui prospèrent sur ce genre de musique ne sont que des sous produits du renouveau flamenco initié par Manitas de Plata en France au même titre que Cameron de la Isla en Andalousie.

 

J'ai eu l'honneur et la chance de côtoyer Ricardo Ballardo – c'est le vrai nom de Manitas de Plata – lorsqu'il explosait de bonheur la tête de ses amis ébahis, à la  terrasse du bistro-resto « Les vagues », sur le front de plage, à Saintes-Maries-de-la-mer... C'était la fête enchantée.

Sous les doigts ailés de ce magicien, les notes s'envolent en trilles serrées, en un rythme qui vous envoûte et vous fait décoller.

Sous ses doigts ailés naissent les galops sauvages des chevaux libres de Camargue, le souffle rauque des toros aux cornes de lyres.

Sous ses doigts ailés se dessinent les terres demi-noyés, secouées de mistral, mariage cosmique de l'eau, du sel, du vent, du soleil. Les terres pétries et façonnées par les épousailles du Rhône et de la Mer. Terres de solitudes, terres de mirage, rivages de naufrage. Digues, lônes, marais, étangs, sables mouvants. Cristaux étincelants du sel sur la sansouire, faisceaux arachnéens des tamaris en fleur d'où s'envolent soudain des millions d'oiseaux venus d'ailleurs lointains. Terre des chevaux blancs et des taureaux sauvages, où Mithra règne en dieu depuis le fond des âges.

 

C'était tout ça et mille fois plus Manitas de Plata. Ami de Dali, de Picasso, amant des plus belles femmes des Trente glorieuses. Manitas, l'homme aux doigts d'argent qui a vendu 93 millions d'album, brassé des millions, tutoyé tous les grands de la terre.

 

Manitas, superbe cigale qui a chanté tout son été et dépensé sans compter, est aujourd'hui seul, pauvre, ruiné, abandonné (presque) de tous. Il vit quasi grabataire dans un petit logement de 35 mètres carrés à La Grande-Motte. « L’argent que j’ai gagné, confesse-t-il avec pudeur à Guillaume Atchouel dans une émouvante interview paru dans La Dépêche,je l’ai dépensé en m’amusant et j’en ai énormément donné autour de moi, à des gitans comme moi qui étaient pauvres. Je faisais vivre plusieurs familles et il m’arrivait souvent de payer un mariage ou un enterrement à des cousins éloignés ou à des gitans que je connaissais à peine. Je ne regrette pas. Si j’avais à nouveau de l’argent, j’en donnerais toujours autant. L’argent c’est fait pour ça. Ce qui est difficile, c’est de voir que quand tout va bien vous avez plein d’amis et que quand vous êtes ruiné, quasiment tout le monde vous abandonne. »

 

Manitas, né dans une roulotte à Sète, n'a jamais eu le culte de l'argent, le besoin de faire prospérer ses gains en un patrimoine terrien. « Pour nous, les gitans, acheter de la terre ça ne se fait pas. La terre c’est pour les morts... ». Il le regrette probablement mais...



Manitas a 92 printemps. Il rêve de remonter sur scène mais, depuis deux ans, ses mains ne lui permettent plus de d'enchanter sa guitare. Manitas a besoin qu'on l'aide. Oh ! il ne demande pas grand chose : seulement de pouvoir payer une auxiliaire de vie...


Les fourmis qu'il a fait rêver ne pourraient donner peu de dignité et de réconfort pour à une  superbe cigale?



Nathalie, son ancienne compagne, a créé une association pour l'aider : contact@manitas-de-plata.fr



Septidi 7 Thermidor 221



 

Photo X – Droits réservés


http://www.youtube.com/watch?v=w2NUQm3CzuA

24/07/2013

Je croa, tu croas, ils croient ?

siné curés.jpg

 

 

Non mais regardez-les, tous ces bobos-cathos bêler devant leur idole ! Ils sont bien propres sur eux, sortent des beaux quartiers et ont les moyens de se payer un petit voyage culte-urel au Brésil. On leur organise même des visites guidées de favelas (choisies sur le volet !). On s’efforce de leur éviter de voir les manifs hostiles.

Ils se sont requinqués avec cette histoire de mariage pour tous, les adorateurs d’un instrument de torture. Ils vont pouvoir forger leur intolérance, leur rejet de tous ceux qui ne pensent pas dans les clous. Penser ! Enfin, quelle question ! A-t-on besoin de penser lorsqu’on a la « foi ». Non, lorsqu’on a « les foies », lorsqu’on a peur de la mort, on se raccroche à n’importe quelle planche, fusse-telle pourrie.

Bon. Au fait, dans la Bible qu’est-ce qu’on dit concernant les zomos ? C’est pas mal, c’est pas mal… Jugez vous-même.

 

Le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 (Verset 22) dit: "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination". D'après l’article 20.13, les deux coupables doivent être punis de mort. Ben voyons…

 

En cherchant un peu dans la Bible, on trouve quelques perles. Il faudra que je demande conseil au curé du village lorsque je le rencontrerai au bistro, chez Loulle.

 

* Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. À votre avis, quel serait le meilleur prix ?

 

* Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Que me conseillez-vous, des Grecs, des Portugais ou des Espagnols ?

 

* J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, Chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d'une quelconque manière ?

 

* Le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse car je n’ai pas de mutuelle ?

 

* Un dernier conseil Monsieur le curé. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de cultures différentes dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? C’est l’été, certains font les moissons, d’autres sont en vacances, difficile de réunis tout le village… Ne pourrait-on pas plutôt les brûler vifs au cours d'une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ? Je me confie pleinement à votre aide, Monsieur le curé.

 

Eh ! Chez les musulmans, ils ne sont pas mal non plus. La surenchère de la connerie bat son plein… Concernant l’homosexualité, Mahomet a dit : « Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l’actif » (al-Tirmidhi, 1456; Abou Daoud , 4462; Ibn Maajah, 2561). Le seul point sur lequel divergent les « savants » musulmans, c’est la façon de tuer les homosexuels. Pour certains, il faut les jeter du haut d’une montagne, pour d’autres, il faut les lapider ou les brûler vifs. Ou encore, chez les Iraniens, les pendre. En cas de lapidation, le choix de la taille des pierres est crucial.

lapidation taille des pierres.gif


 

Allez, soyons sport. En matière de connerie, de faux-culterie, de méchanceté, toutes les religions se valent.

1 à 1, la balle au centre. 



Sextidi 6 Thermidor 221


Merci à Siné

Photo X - Droits réservés

 

 

23/07/2013

Au bistro de la toile : vive le roi ? Le roi des quoi ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t'as mis la chemise bleue. Si ça avait été une fille, t'aurais mis la chemise rose ?

 

- Oh ! Qu'est-ce tu dis, pichepois ! J'entrave nibe à tes salades...

 

- Ta liquette bleue, c'est parce que le Royalchiard rosbif est un garçon, je suppose...

 

- Tu supposes mal Loulle. En plus, ça me gonfle sérieusement les aliboffis ces conneries. Que les Rosbifs s'intéressent à la translation de intra à extra utérus du produit d'un coup de chibre princier, ça les regarde. Mais que les connards des lucarnes à décerveler et les machines à bruits gaspillent nos redevances pour nous faciliter le transit intestinal avec ces conneries, ça me les gonfle méchant. Pendant un quart d'heure, montre en main, hier soir le guignol de service à TF2 nous a bassiné avec ces niaiseries... Ça, plus le pape et les bobo-cathos provoquant les crève-la-faim du Brésil, ça fait beaucoup...

 

- Bof, ils sont comme ça les Rosbifs...

 

- Mais je m'en fous des Rosbifs Loulle. Ils font ce qu'ils veulent. S'ils acceptent cette suprême injure à la liberté et à l'égalité, ça les regarde... Ce qui me gonfle c'est qu'on nous inflige ces estronnades à nous, fils de la Mère des Révolutions !

 

- Explique-toi.

 

- C'est simple. Avoir un roi, ou une reine, ça signifie accepter qu'il existe, dans son pays, des gens qui vous sont supérieurs, de qui vous ne pourrez jamais être les égaux. Je ne parle pas de la supériorité liée à la compétence ou au talent, mais de la supériorité lié...à la naissance ! Une famille s'arroge le privilège exorbitant de se prétendre au-dessus des autres. Et ceux-ci, cocus, battus, contents, acceptent en bêlant de connerie d'être de simples « sujets » ! Des sujets Loulle. C'est à dire des soumis, acceptant d'être sous la dépendance d'une autorité « supérieure ». Non mais ou on va Loulle ? Pas en France. Ici, les rois, on les raccourcit. Pour couper toute sujétion à un prétendu « droit divin ». Ben voyons, le revoilà celui-là : dieu...

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, d'escroquerie sur le livret A, de léchage de cul des banques, etc...

 

- T'as la rabia Victor. Je le vois bien. Tiens, goûte-moi ce rosé de Tavel. Il vient de chez Roudil-Jouffret !

 

- ...taing ! Ça réconcilie avec l'existence Loulle. Et vive le roi !

 

- Quoi ?

 

- Vive le roi des rosés, Loulle. Le Tavel !

 

 

Quintidi 5 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

 

22/07/2013

Ode pastorale...

fnseanous baise.jpg

 

 

Y a qu’une loi sur cette terre,

On reçoit tout à l’arrivée

Et nos richesses et nos misères,

Dès le départ les jeux sont faits

Mais le cerveau de l’homme avance

Beaucoup plus vite que ses pieds

Et bien souvent prend de l’avance

Sur le vrai type qu’il est en fait.

 

On a beau dire, on a beau faire,

Mille chansons, mille refrains

Faut laisser dire et laisser faire mais…

Le cul du berger sentira toujours le thym !

 

Moi j’en ai connu des sévères,

C’était pourtant des types gentils

Ils n’avaient que les pieds sur terre,

La tête était déjà partie

Des Don Quichotte aux pieds de verre,

Des généraux d’exposition

Qui changeaient l’ordre de la terre,

Bien qu’en faisant leur digestion.

 

On a beau dire, on a beau faire,

Mille chansons, mille refrains

Faut laisser dire et laisser faire mais…

Le cul du berger sentira toujours le thym !

 

 

***********************


Ecoute ! Ecoute !

C'est un berger qui entre dans un sex-shop et qui fait: 
- Bonjour madame! Vous avez des chèvres gonflables ?


Quartidi 5 Thermidor 221


Photo X - Droits réservés

 

 

 

 

 

21/07/2013

Ouiquinde gastronomico-cryptogamique

girolles 2013 copie.jpg

 

 

 

Hier j’ai mis mes grosses grôles

Oublié la bagnole

Et autres fariboles

Pour aller aux GIROLLES !

J’ai sauté des rigoles

Parmi les herbes folles

J’ai vu des lucioles

Des petites bestioles

Qui rampent et qui volent

Dans les airs, sur le sol.

Et alors, ma parole

Entre fayards et saules

J’ai trouvé mon pactole,

J’ai pas dit mon pétrole !

Je suis trop mariolle

Pour faire des idoles

Du sans-plomb, du gazole.

Je préfère mes guiboles

Qui font la farandole,

Avec ma belle Nicole,

Amoureuse et frivole,

Dont le doux entresol

Pousse à la gaudriole.

Zou ! Sors les casseroles

Sers-moi un coup de gnole

Et, c’est bon et c’est drole :

Dégustons les GIROLLES !

 

 

Mon voisin, lui, va aux cèpes…


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 ...faut dire qu'il les ramasse sur le parcours du Tour de France !


 

champignons


 

Tridi 3 Thermidor 221


Photos X - Droits réservés

 

 

18/07/2013

Alors, il arrive ce Royalchiard ?

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Les Rosbifs, qui ont de l'humour et le sens du spectacle, attendent toujours l'arrivée du Royalchiard ! Pendant les vacances, c'est le succès assuré. Et il ne doit pas être dopé celui-là : il a du mal à franchir le col de l'utérus !

 

Tè ! Ça me rappelle une bluette iconoclaste que j'ai commise en d'autres « royal times » ! Vous la voulez ? Ouais ? Tant pis pour vous...

 

Hommage à Lady Di

 

La Didi, La Didi, La Didi dis-donc

Avait dans la bouche la queue du pharaon.


La princess', la princess', la princess' de Galles

 N’avait plus d’intact, que son trou de balle.

 

Les papa, les papa, les paparazis

En flashant son cul, ont vu le paradis.

 

Les pompom, les pompom, les pompiers accourus

Pour le bouche à bouche, lui soufflèrent dans le cul.

 

Et le zouave, le zouazaouave du pont de l’Alma

Bandait comme un cerf devant ce cinéma.

 

La Didi je l’ai lu dans Ici Paris

Aura le Nobel de la connerie ! (bis)

 

 Nonidi 29 Messidor 221



Merci à Chimulus

 

 

15/07/2013

Au bistro de la toile : une KATASTROFE s'annonce !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing ! C'est pas possible Loulle. Je vois arriver une KATASTROFE...

 

- Quoi Victor ? Le dopage des « athlètes » et des cyclistes (enfin, certain) qui montent le Ventoux comme des motos ? Les éclisses qui se dévissent seules sur les aiguillages de la SNCF alors qu'il faut des clés d'un mètre cinquante pour les serrer ? Les militants de Greenpeace qui entrent dans la centrale du Tricastin comme dans un moulin, prouvant par là une nouvelle fois le mythe ridicule de la sécurité de ces centrales ?

 

- Non, Loulle. Bien pire...

 

- Quoi Victor ? ...taing ! Tu me files les flubes... Ils vont pas interdire le pastaga tout de même ?

 

- Je veux parler de l'inéluctable arrivée prochaine au gouvernement du ci-devant Lamy Pascal, chantre de la « mondialisation heureuse », directeur de cette officine nuisible au seul service des multinationales financières et industrielles étazuniennes, autrement dit fossoyeur de l'industrie européenne, fossoyeur de la protection sociale européenne, homme de la droite ultra-libérale la plus bornée se camouflant derrière un faux nez « socialiste ».

 

Commissaire européen au commerce extérieur, puis patron de l'OMC, il a œuvré pour l'entrée de la Chine – sans contreparties - dans cette organisation nuisible. La « mondialisation heureuse » à la Lamy ou Minc, c'est un déficit abyssal du commerce extérieur avec la ,Chine non seulement de la France (25 milliards) mais aussi de l'Allemagne (22 milliards) et de toute la zone euro (150 milliards). C'est une concurrence déloyale qui a laminé l'industrie européenne, détruisant des centaines de milliers d'emplois...

 

L'OMC de Lamy ,entend restaurer le colonialisme dans la plus perverse de ses formes : des accords internationaux contraignants. Plus besoin de contrôler des populations et des territoires. Il suffit, par l’accès au marché, d’imposer ses produits agricoles, ses produits manufacturés, ses services, et par les droits de propriété intellectuelle et les brevets, de s’approprier les variétés végétales (surtout quand elles ont des potentiels curatifs ou nutritifs).

 

Fort heureusement, les pays dits émergents on bloqué bien des propositions ultralibérales de l'organisme dirigé par Pascal Lamy, lui laissant un bilan plus que mitigé.

 

- Bon. Et alors ? Qu'est-ce qu'il vient faire l'ami Lamy en France ?

 

- Eh bien dès le 1er août, il quitte la direction de l'OMC et est donc...libre pour sévir ailleurs. Comme il a la carte du P.S. (ils accueillent vraiment n'importe qui...), on risque de le voir arriver à la tête de Bercy, c'est à dire patron de la finance française, et plus si affinités...

 

- ...taing ! Pauvre gauche... Il est vrai que même les socialistes se disent « de gauche »...

 

OMC.jpg

Sextidi 26 Messidor 221

 

Merci à Chimulus

11/07/2013

Les marchés pour les nuls : La crise des ânes

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Je viens de recevoir cette perle savoureuse au courriel. Je vous en fais profiter :

« Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l'entendre qu'il achèterait cash 100 euros l'unité tous les ânes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l'unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu'au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l'âne s'effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d'être dégradée et pris à la gorge par les taux d'intérêts, la commune demanda l'aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu'elles ne pouvaient en aucun cas l'aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses: moins d'argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'âge de départ à la retraite, on supprima des postes d'employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C'était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.


Cette histoire n'est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu'auriez-vous fait à leur place? Que ferez-vous ? »


 

Tridi 23 Messidor 221


 

Illustration X – Droits réservés

10/07/2013

Faites le plein des sens: la soupe au pistou !

soupe pistou pour blogs.jpg

La soupe au pistou

Comment peut-on servir, les soirs de canicule
Une soupe brûlante sans être ridicule?
Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,
Il en existe une: c'est la soupe au pistou.
Nous l'avons héritée de nos amis niçois,
Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.
C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,
Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.
"Pistar", c'est "écraser" en langue provençale.
Et le fameux "pistou" dont chacun se régale
C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés
Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.
Le basilic, chez nous, ce n'est pas le "pistou"
Mais c'est" lou balicot ". Voilà. Un point, c'est tout!
- Oh ! Doucement, Victor! Tu as les arcanettes ? (1)
Respire, bois un coup et dis-moi ta recette!
- Tu as raison, petit, fais péter le bouchon!
Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.
Une couenne, un pied, un petit jambonneau
Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau
Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.
Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.
Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:
Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.
Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates
Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.
Dans ta viande qui bout, met tes légumes entiers,
Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.
Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,
Qu' avecque ton pilon, cet emblème phallique,
Tu écrases en pommade. En tournant vivement
Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.
Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,
Enfin du parmesan ou de l'edam rapé.
Vérifie si la viande est correctement cuite,
Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:
Avec une écumoire, sort patates, courgettes
Que tu vas écraser avec une fourchette.
Elle te serviront de liant pour ta soupe.
Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes
Tu les tastes souvent et tu les cuis" al dente".
Quand c'est prêt, hors du feu, dans l' oulo qui chuinte,
Introduit ton pistou en mélange homogène
Directement à table, comme l'on fait à Gênes.
Respire ce parfum d'ail et de balicot,
Qui transcende cochon, tomates, haricots!
Cette soupe est un plat complet à elle seule,
Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courget-tes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.
Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d'edam rapé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

Les vins conseillés:

La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gou-leyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.
En Côtes-du-Rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirat, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint--Pantaléon-les-Vignes.
En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbières.
En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

(1) Avoir les arcanettes .. faire preuve d'une certaine irritation.

 

Duodi 22 Messidor 221


Illustration originale Vincent Barbentan

08/07/2013

Au bistrot de la toile : de Viviane à l'Uhèmepets...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

 

- Putaing, Loulle ! Donne-moi un canon. Pour oublier...

 

 

- Tè ! Victor. C'est du Lirac. Mais qu'est-ce que tu veux oublier ?

 

 

- Ils l'ont remise en taule, Loulle... Elle avait réussi à s'évader, mais c'est difficile une cavale. Tu es seul. Tu ne peux compter sur personne. Il faut se planquer, mais il faut pourtant bouffer et donc prendre des risques. Tous ceux qui te voient, qui te reconnaissent sont des ennemis potentiels. Elle, c'est un pêcheur qui l'a repérée et s'est empressé de la balancer au flics. Alors ils sont venus. Nombreux. Armés. Et ils l'ont retrouvée, ils l'ont piquée, ils l'ont attachée, ils l'ont jetée dans une fourgonnette et ils l'ont remise en taule. Sous surveillance renforcée...

 

 

- Mais qu'est-ce qu'elle avait fait ?

 

 

- Justement, rien.

 

 

- Alors pourquoi était-elle en taule ?

 

 

- Pour le plaisir. Pour le plaisir des cons. Pour le plaisir glauque de la regarder en taule. Pour le plaisir vicelard de se repaître de sa tristesse...

 

 

- Eh ! Oh ! On est en France ici Victor. Pas dans des pays barbares comme l'Arabie saoudite ou les USA. Depuis la Révolution, les piloris et les gibets ont disparu des places des villes et des villages. Même s'ils sont mal traités, les prisonniers sont rarement maltraités, et jamais humiliés et jetés en pâture à la vindicte populaire. Mais de qui tu parles Victor ?

 

 

- Je te parle de Viviane !

 

 

- ???!!!???!!!

 

 

- Fais pas ces yeux de sardine en boite Loulle. Tu sais bien qui c'est Viviane. C'est l'ourse qui s'est évadée il y a quinze jours de la Réserve africaine de Sijean. Eh bien ça y est, ils l'ont remise en taule... Fini la liberté. Pourtant, en quinze jours, elle n'a fait de mal à personne ! Elle devait chercher l'amour...

 

 

- C'est vrai que ce ne sont pas les ours mal léché qui manquent dans la région ! Mais c'est nous, les humains, qui sommes de drôles d'animaux : on se mobilise pour remettre en gabiole une gentille ourse qui choisit de folâtrer dans les étangs déserts des marais du Languedoc et... on achète à prix d'or des ours de Slovénie pour les relâcher dans les Pyrénées ! Dommage que Viviane n'est pas « choisi la liberté » dans les étangs solognaux de La Ferté-Imbaut, elle aurait pu se nourrir de drôles de poissons à la « Fête de la violette » où les Uhèmepets font la manche pour rembourser les magouilles de leur parrain ! Paraît qu'ils ont déjà récupéré 2 millions d'euros sur les 11 qu'il leur faut. Ils sont généreux les « militants » !

 

 

- Tu parles. Si les Uhèmepets récupèrent la totalité de ce qu'ils ont paumés par leurs magouilles, soit 11 millions d'euros, c'est l'Etat, c'est à dire toi, moi, nos impôts, qui leur en donneront 7,6 millions ! Les magouilleurs à Sarko vont donc nous faire les poches, une fois de plus.

 

 

- Comment ? Qu'est-ce que tu veux dire par là Victor ?

 

 

- La réalité. Par ce système aussi stupide que pittoresque qui fait que tout don - à un parti politique comme à une quelconque association plus ou moins philanthropique - est remboursé à hauteur de 66%, les deux-tiers, sous forme de crédit d'impôts en faveur du donateur ! Donc, sur les 11 millions de l'Uhèmepets, 7,6 millions seront payés non pas par les amis à Sarko, mais par nous tous !

 

 

- Merde ! ...taing ! Y a de quoi l'avoir en travers. Allez, je mets ma tournée. Pour oublier...


Décadi 20 Messidor 221


Merci à Chimulus

 

 

06/07/2013

Ouiquinde érotique avec Guy Charles Cros

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Coin de tableau

Sensation de haschisch

 

Tiède et blanc était le sein

Toute blanche était la chatte.

Le sein soulevait la chate.

La charte griffait le sein.

 

Les oreilles de la charte

Faisaient ombre sur le sein.

Rose était le bout du sein,

Comme le nez de la charte.

 

Un signe noir sur le sein

Intrigua longtemps la chatte;

Puis, vers d'autres jeux, la chatte

Courut, laissant nu le sein

 

Ventre de jade blanc, poli,

Veiné de lapis-lazuli,

Comme ces coupes que Desgosffe

Peint sur un fond de lourde étoffe

 

Ventre de nacre, dont nul pli

Ne ride le cintre assoupli

Je veux, paphique philosophe,

Sur ta blancheur graver ma strophe

 

Ventre de satin, emperlé

Par le frisson qui t'a frôlé,

Ventre frais, je t'aime et te baise.

 

Ventre de neige, ton nombril

Rose comme un bouton d'avril

Sourit au désir et l'apaise.

 

Guy Charles Cros

 


Octidi 18 Thermidor 221


Photo X - Droits réservés

 

28/06/2013

Sommet européen : le triomphe des boutiquiers.

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Allez, ils sont contents nos « chefs d'états et de gouvernements », retour de leur raout sur l'Europe. Ils sont contents parce qu'ils ont trouvé – enfin – un accord sur le budget de l'Europe. Ce budget a été fixé à 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020, contre 977 milliards pour la période précédente (2007-2013). Un budget de régression, pour la première fois de son histoire ! Ce que voulaient les Britanniques et les Allemands.



Vous aimez l'austérité ? Eh bien on va vous en remettre une louche ! Ce budget est décidé jusqu’en 2020. Autrement dit le prochain Parlement européen, qui sera élu en 2014, n’aura pas son mot à dire. C’est comme si Sarkozy avait décidé des budgets du quinquennat de François Hollande ! Bonjour la cohérence !



Ce sommet européen a été, une nouvelle fois pris en otage par le Rosbif David Cameron :  on baisse l’enveloppe de la PAC, mais le calcul du chèque britannique reste le même. On s’enfonce dans le chacun pour soi. C'est le triomphe des égoïsmes nationaux au détriment de l’intérêt général européen. L'ensemble du projet européen est mis en danger par ces rivalités nationales, ces crispations, ces égoïsmes. L'Europe que l'on nous propose se limite à la mise en place d'un traité commercial transatlantique, autrement dit une vassalisation de l'Europe par rapport aux USA (succès éclatant pour la Rosbifistan, cheval de Troye des Zétazuniens) et à la protection des intêrets commerciaux allemands (succès pour la Teutonne en campagne électorale).



Et François la-dedans, où est-il ? Pas vu... Où est-elle sa volonté de réorienter l'Europe ? Elle se cantonne au fait de se rebiffer (à bon escient, mais bien mollement !) devant le sinistre Barroso. Mais les dirigeants français seraient plus efficaces s'ils arrêtaient de valider les projets que porte le président de la Commission européenne, élu par personne, certes, mais mis en place par ces mêmes chefs d’États et de gouvernements ! François, il revient content, mais il ne prend pas ses responsabilités pour réorienter l’Europe.



Bon. Cherchons un peu de positif...

* Quelques milliards (8) pour relancer l'emploi des jeunes. C'est toujours ça de pris mais pour l'ensemble des jeunes des 27 (pardon, 28 maintenant, bonjour la Croatie), ça ne va pas chercher loin.

* La possibilité que le budget puisse être revu à la hausse en 2016, si la croissance est de retour.

* Plus de souplesse dans l'utilisation du pognon. Actuellement, de nombreuses lignes budgétaires ne peuvent être utilisées en totalité et ce qui n'est pas utilisé est retourné aux États alors que d'autres lignes budgétaires sont insuffisantes. Ça devrait changer.

* La possibilité d'utiliser une partie des fonds de manière anticipée et sans cloisonnement entre les années. Cela lui permettra de lancer des projets plus importants et plus fixés sur le long terme.





Cela suffira-t-il pour renverser le terrible désamour, et même le rejet des citoyens européens envers cette Europe dévoyée de sa vocation première par les ultralibéraux qui lui ont mis leur sale pogne dessus ?





Décadi 10 Thermidor 221



Illustration X – Droits réservés



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Ecoute ! Ecoute !



 

C'est un mec que sa femme envoie consulter le médecin parce qu'il n'arrive pas à faire tout le boulot qu'il doit faire dans sa maison : tondre la pelouse, repeindre la cuisine, etc.

Le docteur lui fait un examen complet.

Lorsque tout a été passé en revue, le gars dit à son docteur :

- Allez-y, dites-moi la vérité, je suis prêt à tout entendre. Qu'est-ce que j'ai ?

Et l'homme de l'art lui répond :

- Eh bien, pour vous parler tout à fait franchement, vous êtes fainéant !

- D'accord, je préfère ça... Mais vous n'auriez pas un terme médical pour ça que je puisse donner à ma femme ?

27/06/2013

Elle est marrante l'Amarante : elle désespère Monsanto !

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Eh oui ! Cette petite plante sympa, ces longs plumets rouges que chacun connaît dans son jardin, est en train de réussir ce que des années de luttes écologistes n'ont pas encore réussi : désespérer l'ogre Monsanto !

Les fermiers amerloques, aiguillonnés par leur addiction au profit à tout prix et poussés au cul dans ce sens par Monsanto, ont foutu des satanés OGM partout. A la suite de quoi, ils arrosent à donf leurs cultures de soja d'herbicides genre Roundup, produits dangereux entre tous. Seulement voilà. Dans les champs de soja yankees pousse aussi, une sympathique plante bien marrante : notre amarante ! Et voilà-t-y pas qu'une de ces plantes – contrairement aux affirmations des pro-OGM qui ont toujours prétendu qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée, et une plante naturelle était impossible – a muté. Et est devenue totalement résistante au Roundup dont les fermiers étazuniens arrosent généreusement leurs cultures.

Bon. Une, c'est pas grave. Sauf qu'il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme et elle se multiplie rapidement. Ce qui est arrivé et continu à se passer en Géorgie américaine au départ, et s'étend maintenant à la Caroline du Sud, et du Nord, l’Arkansas, le Tennessee et le Missouri.

Allez l'amarante ! Chauffe !

En plus, elle est super sympa cette plante : chacune d'elles produit environ 12.000 graines par an, et les feuilles contiennent des vitamines A, C et des sels minéraux. Elle est même plus riche en protéine que... le soja, pourtant considéré comme champion en la matière. Et les diététiciens affirment que la protéine de l’amarante est de qualité supérieure à celle du lait de vache. Lien 

La tête des nuisibles de Monsanto !

La seule solution qu’il restait aux agriculteurs était d’arracher les plants d’amarante à la main. Sur des milliers d'hectares comme sont les exploitations étazuniennes, bonjour les tours de reins ! D'autant plus que cette petite marrante s’enracine très profondément, rendant cette solution quasi impossible à réaliser.

Du coup, les agriculteurs ont renoncé à cet arrachage. Et abandonnés purement et simplement ces champs salopés par les apprentis sorciers de Monsanto. Des milliers, des dizaines de milliers d'hectares ! Le pied !

Les bouseux ricains, ils sont comme les autres : près de leurs sous, et ils sont dans le vrai. Pour trois raisons : - les OGM sont très chers, - ils mettent ceux qui les utilisent à la merci de Monsanto puisque les fermiers doivent chaque année racheter de la semence traitée, - l'affaire de l'amarante prouve qu'ils ne sont pas efficaces. Alors ils sont de plus en plus nombreux à abandonner les OGM pour revenir à l'agriculture traditionnelle.

Et qu'est-ce qu'elle leur dit à Monsanto la marrante amarante ? Tè ! Fume...



Nonidi 9 Thermidor 221

Sources : lien 

Illustration X – Droits réservés

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Ecoute ! Ecoute !

C’est Marguerite et Marie, deux solides paysannes, qui vont ramasser les patates dans les champs.

Soudain Marguerite sort de la terre humide deux grosses patates et dit :
- Cré vindiou la Marie, on dirait les couilles au Fernand !


Marie, étonnée par la taille des tubercules s'étonne :
- Oh ! Aussi grosses ?


Et Marguerite de répondre :
- Non, aussi sales !!!

26/06/2013

Au bistro de la toile : le Ventoux !

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- Putaing, t'as vu Victor, même Jaja... Ouais, même Jalabert, ce super sympa, gouailleur, couillu, plein de panache qui aurait taté de la seringue... Comme un vulgaire Armstrong, un sinistre Contador ou un bouffi Ulrisch... Tout fout le camp Victor... Tout fout le camp...

 

- Tè ! Loulle, Sers-nous une tournée d'EPO provençal : Eau, Pastis, Olive !Eh ! A quoi on joue. Ils se sont quasiment tous boustés à un moment ou à un autre les forçats de la route. Et depuis que le cyclisme existe. Albert Londres, en son temps, a dénoncé la manipulation, l'exploitation éhonté de ces mecs qui s'éclatent, souvent au propre comme au figuré pour engraisser quelques marchands de soupe. « Pédale Kiki, avale ce qu'on te donne et surtout ferme ta gueule, sinon... ». Sinon tu seras tricard, tu ne gagneras plus une course, adieu la « gloire », adieu le pognon...

 

- Comme tu y vas Victor...

 

- C'est comme ça. Et ce qui me gonfle les aliboffis, c'est que les médias et la vox populi se focalisent uniquement sur les cyclistes. Ce sport est le plus surveillé, donc, on y détecte plus de tricheurs. Qu'ils aillent donc voir dans le foutebole, dans le tennis, dans le rugby même, dans les courses de bagnoles sans oublier l'athlétisme...

 

- Ouais, mais le vélo, c'est quand même le top à ce sujet. Simpson y a laissé la peau...

 

- Je peux t'en parler : l'étais jeune journaliste au Provençal lorsque ça s'est passé, et j'ai suivi l'affaire de près. Simpson il avait simplement un peu plus chargé que les autres. Et puis, tu sais ce que c'est le Ventoux, Loulle ?

 

- Je ne l'ai monté qu'en bagnole, mais je m'en doute...

 

- Non. Tu ne peux pas t'en douter. Il faut l'avoir fait pour savoir. D'abord, tu t'es un peu chauffé les jambes entre Carpentras et Bédouin, pour ne pas partir à froid. Puis, au sortir de ce village, tu as quelques lignes droites d'un petit pourcentage jusqu'au fameux virage de Saint-Estève. Pas de problème. Mais à partir de là, tu attaques dans le dur : du huit pour cent. Et tu pédales, tu appuies. Tu as la forme, ça se passe bien.

Tu grimpes avec ton premier souffle... Un, deux, aspirations sur deux coups de pédales, un temps mort sur un coup de pédale, un, deux, trois, tu souffles sur trois coups de pédales. Et tu recommences. Les deux, trois premières bornes se passent comme ça. Les jambes chauffent mais tournent bien, la magnéto garde un rythme élevé mais normal...

Puis tu arrives aux sept virages. Le premier, à droite, tu te sens costaud, tu le prends à la corde, d'un coup de rein rageur. Les six autres, tu élargiras de plus en plus ta trajectoire. Tu es parti avec deux ou trois collègues, mais tu es vite seul. L'un va plus vite, ne t'accroches pas, tu le reverras sûrement plus haut, l'autre colle un peu à ta roue puis lâche... La sueur. Partout. Tu lèves tes lunettes de soleil qui sont vite mascarées. La sueur te coule dans la raie du cul.

Tu as laissé depuis quelques virages ton premier souffle. C'est maintenant un, inspiration, gueule grande ouverte, deux, expiration, sur deux coups de pédales. Tu tournes sur 39x24 mais ça ne va pas durer. Te voilà dans la partie étouffante de l'ascension, dans la forêt de cèdres, de pins Lariccio, de chênes blancs, de chênes verts. La route monte, monte... Tu guettes les bornes : sommet 12 km, sommet 10 km...

Les cigales te foutent un raffut pas possible. Tchikitchikjitchikitchikitchiiiiiiii font les grosses qui s'arrêtent et repartent pour une longue phrase d'appel d'amour. Ka ka ka ka ka font les petis cigalons, plus feignants... La sueur coule et t'aveugle. Le goudron fond par plaques. Tu bois un coup de thé froid, enfin, tiédas. Tu bouffes deux abricots secs. Et c'est long, c'est long...

Puis après quelques virages à gauche, tu arrives au Chalet-Reynard. Ouf... Un petit faux plat descendant de trois cent mètres en large virage à gauche. Tu t'étires, tu soulages ton cul qui te fait mal, tu secoues tes jambes pour décontracter tant soit peu tes muscles... Puis, virage à droite et te voilà sur la Lune, ou sur Mars. De la caillasse blanche, squelette de pierres concassées.

Tu le vois enfin le sommet. La flèche de l'antenne télé. Les bâtiments de l'ancien observatoire... A main droite, tu as cette pente qui monte vers un infini minéral. A main gauche, ta vue, si elle n'est pas trop embuée, découvre les vastes plaines provençales écrasées de soleil, avec au loin le scintillement serpentin du Rhône et l'éblouissement des serres de verres...

Et voilà maintenant le vent. Il y a toujours du vent au Ventoux. Par définition. Tu l'as toujours dans le nez. Les lacets sont longs, très longs. Tu a mis le 28 depuis longtemps. Tu n'en peux plus. Tu te demandes ce que tu fous dans cette galère... Tè, voilà deux jeunots qui te doublent sans un regard... Juste devant la stèle marquant le lieu maudit où est mort Tommy...

Tu as envie de t'arrêter. Mais tu t'engueules à haure voix : « Pédale, feignasse ! Personne ne t'as forcé, alors ta gueule et appuie, connard ! » Tè ! Voilà la fontaine de la Grave qui ne coule plus. Virage à gauche, puis longues, longues lignes droites battues par le vent, assommées par ce terrible soleil-lion. 

Le sommet est presque là, mais, putaing, il semble reculer à chaque coup de pédale. Tu te fais ton cinéma pour te donner du punch. Chacun le sien. Tu imagines à vingt mètres devant toi, une belle nana à poil sur son vélo. Elle tortille du fignedé et te montre un joufflu bien fendu et bien appétissant en tournant la tête vers toi, te regardant avec un air vicelard comme pour te dire : « Attrape-moi, et tu m'auras... ». Alors tu pédales comme un calus...

 

vélo,ventoux


Voilà le col des Tempêtes. Tu tournes à gauche, le parapet, à main droite, te découvre les montagnes riantes, domestiques, humaines de la Drôme provençale. Le vent te rafraîchit. Le voilà le sommet. A quelques coups de pédales. Une pente raide de deux hectomètres, puis virage à droite et le dernier rampaillou, brutal, jusqu'au sommet ! Ouyarff! Tu gueules ta joie ! Tu oublies ta fatigue monumentale. Tu oublies cette heure et demi de torture. Ta compagne te sèches avec une serviette et te donnes un thermos de thé chaud. Le bonheur !

 

- Putaing ! Ça m'a fatigué, Victor ! Tè ! A la nôtre...

 

Octidi 8 Thermidor 221

 

 

Merci à Chimulus.

22/06/2013

Ouiquinde érotique: de Villon à Queneau, le dépit des barbons!

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Quand me regarde toute nue,

Et je me vois si très changée,

Pauvre, sèche, maigre, menue,

Je suis presque toute enragée.

 

Qu'est devenu ce front poli,

Cheveux blonds, ces sourcils voûtils,

Grand entrœil, ce regard joli,

Dont prenaye les plus subtils;

Ce beau nez droit grand ni petit,

Ces petites jointes oreilles,

Menton fourchu, clair vis traictis,

Et ces belles lèvres vermeilles?

 

Ces gentes épaules menues,

Ces bras longs et ces mains traictisses,

 Petits tétins, hanches charnues,

Elevées, propres, faictisses

A tenir amoureuses lisses;

Ces larges reins, ce sadinet

Assis sur grosses fermes cuisses,

Dedans son petit jardinet ?..

 

Mamelles quoi? toutes retraites.

Telles les hanches que les têtes.

Du sadiner, fi ! Quant des cuisses,

Cuisses ne sont plus, mais des cuissètes

 

Grivelées comme saucisses...


François Villon

 

 

*****************


Si tu t'imagines



Si tu t'imagines 
Si tu t'imagines 
Fillette fillette 
Si tu t'imagines 
Xa va xa va xa 
Va durer toujours 
La saison des za 
La saison des za
Saison des amours 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Si tu crois petite 
Si tu crois ah ah 
Que ton teint de rose 
Ta taille de guêpe 
Tes mignons biceps 
Tes ongles d'émail 
Ta cuisse de nymphe
Et ton pied léger 
Si tu crois petite 
Xa va xa va xa 
Va durer toujours 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Les beaux jours s'en vont 
Les beaux jours de fête
Soleils et planètes 
Tournent tous en rond
Mais toi ma petite 
Tu marches tout droit 
Vers s’que tu vois pas 
Très sournois s'approchent 
La ride véloce 
La pesante graisse 
Le menton triplé 
Le muscle avachi 
Allons cueille cueille 
Les roses les roses
Roses de la vie 
Et que leurs pétales 
Soient la mer étale 
De tous les bonheurs 
Allons cueille cueille 
Si tu le fais pas 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Raymond Queneau


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Quartidi 4 Thermidor 221

 

Photos X - Droits réservés



20/06/2013

Retraites : « Eh ! François, si tu te rappelais qui tu as été élu par le peuple de gauche ? »

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Ça y est : c'est aujourd'hui que nos têtes pensantes des organisations syndicales et patronales se réunissent pour déterminer, en deux jours, ce dont ils vont ensuite débattre. Ceci en vue d'une énième « réforme des retraites », et sous le coup d'une injonction aussi humiliante que menaçante des ultralibéraux de la Commission europenne, pressés de jeter bas le système français par répartition pour faire la part belle aux banques et assurances avec la capitalisation. L'enjeu réel, ,il est là.



Nos têtes pensantes pourraient en profiter pour faire preuve d'un peu d’imagination. La France est maintenant un pays de bas salaires, de temps partiel, d’intérim. Qui  dit bas salaires dit évidemment moins de cotisations, donc problèmes pour les retraites comme  pour la sécu. Il faut rapprocher cela du fait qu’en quelques années, la part des salaires dans le revenu national à baissé de dix points, ces sommes étant allés renforcer la part de la rétribution du capital. Ce qui fait un différentiel de 20 points ! Voilà où se trouve les causes principales des trous des retraites et de la sécu. Inverser cette tendance ne pourrait qu’avoir des effets rapidement positifs tant sur les caisses de retraites et de sécu que sur le niveau de vie des familles.

 

Par ailleurs, les têtes d’œufs nous bassinent en nous disant qu’il faut allonger le temps de travail. Mais bien sûr que bien des salariés ne demanderaient qu’à continuer à travailler un peu plus. Seulement ce ne sont pas eux qui décident, mais les patrons qui jettent comme un clinex sale les salariés de plus de cinquante balais . Sans oublier que les sarko-trafiquants au pouvoir ont supprimé, en 2008, la taxe dite Delalande qui justement pénalisait les entreprises licenciant les quinquagénaires.

 

Pour sortir de cette alternative vicieuse — réduire les retraites, ou cotiser plus — il serait juste d’élargir l’assiette du financement des retraites non pas aux seuls revenus des salaires, mais à tous les autres et surtout ceux du capital. Une sorte de CSG retraite que paieraient donc aussi ceux qui se gavent de stock options et autres dividendes d’actions. Et pourquoi ne pas faire payer les robots ? Toutes ces machines (caisses automatiques d'autoroute, d'hypermarché, etc.) qui prennent la place de personnes qui cotisaient, elles !

 

Les trois seuls leviers envisagés et utilisés sont l’allongement de l’âge ouvrant possibilité de départ à la retraite , le report de l’âge de prise de retraite sans décote et l’allongement concomitant du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Ceci a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, ils seront bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 41, 42, voire 43 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares… Et comme il n’y a pas de boulot, les « vieux » de 55 ans et plus croupiront au chômage…

 

Qu’est-ce que seront obligés de faire les générations montantes devant une perspective pareille ? Succomber aux sirènes qui leurs chantent sur tous les tons de faire leur propre plan retraite…par capitalisation. La finalité de l’affaire, elle est là : refiler aux gueules avides des grands groupes d’assurances et de banques (maintenant tellement imbriqué) l’énorme gâteau des retraites privatisées.



Pourtant à moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.



Eh ! François, si tu te rappelais qui tu as été élu par le peuple de gauche ?





2 Thermidor 221



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Ecoute ! Ecoute !



Un couple de vieux retraités achète une maison dans un village du sud-ouest et y réside depuis quelques mois quand le maire vient les voir :
- Comment allez-vous ? Vous vous plaisez dans notre commune isolée ? Vous ne vous ennuyez pas j’espère ? Que faites-vous de vos journées ?

Le papy répond :
- Ben, à 7 heures, on se réveille : activité sexuelle. Puis p’tit-déj, re-activité sexuelle. On va faire les courses au marché et à 11h retour du marché, activité sexuelle. Préparation du repas, re-activité sexuelle. Apéro, repas, et activité sexuelle en dessert. Sieste puis activité sexuelle. A 15 heures, je vais jouer aux boules et à 18h au retour : activité sexuelle.
A 19h petite soupe, fromage, activité sexuelle. A 20h vaisselle et activité sexuelle devant l’évier. Puis on regarde un peu la télé et à 10 heures du soir on va se coucher parce qu'on est un peu fatigué...


Le Maire est stupéfait et demande :
- Quel âge avez-vous ?
- Moi 86 ans et Marguerite 78 printemps…
- Félicitations, lui dit le maire inquiet, mais qu’entendez-vous par activité sexuelle exactement ?
- C’est pourtant simple : ELLE ME CASSE LES COUILLES…



 



16/06/2013

Ouiquinde gastronomique: les pieds et paquets marseillais.

pieds paquets.jpg
 
 

Je viens de régaler quelques épicuriens

Des mangeurs de cadavres, pas des végétariens

D'un plat que l'on ne peut décemment oublier:

Les très fameux pieds et paquets marseillais.

Écoute bien, petit, et débouche une quille,

La subtile recette du père Bonnefille,

Grand pêcheur, bambocheur, joyeux et fin cuistot

Adepte du premier des pêchés capitaux.

À moins que vous n'ayez des façons de puriste

Demandez au boucher de vous confectionner

Les délicats paquets avec ses doigts d'artiste

Sinon vous risquez fort d'y passer la journée...

Mais pour votre gouverne, en voici le principe:

Il faut emprisonner dans un carré de tripe

Large de quatre doigts, une portion de farce

Faite de boyau gras et de petit-salé,

D'ail frais et de persil, bien poivrée et salée

Et hachée à la main de manière efficace.

En repliant trois pointes on fabrique une poche

Serrée pour éviter que la farce bavoche

Puis on passe le tout dans une boutonnière

De la dernière pointe. Tout est dans la manière !

Quand aux pieds, prenez-les de moutons ou d'agneaux,

Refendez-les en long, d'un coup sur le billot,

Blanchissez cinq minutes dans de l'eau vinaigrée

Puis rincez, égouttez, réservez et couvrez.

Faites alors revenir, jusqu'au premier roussi

Deux oignons émincés, carotte, ail et persil,

Ajoutez un bouquet garni, bien entendu,

Dans un hecto de lard auparavant fondu.

Deux bonnes cuillerées de coulis de tomates,

Deux verres de vin blanc sur tous ces aromates,

Puis vous laissez réduire, doucement, en tournant

Tout en vous humectant d'un bon gorge on de blanc.

Au fond d'une cocotte ou autre plat idoine

Mais profond et en fonte, disposez une couenne

Sur laquelle vous rangez soigneusement les pieds

Ainsi que les paquets. Faites moitié-moitié.

Une couche de votre précédent appareil,

Sel, poivre du moulin. Recommencez pareil

En couches successives, puis mettez au dessus

Un demi-pied de veau, bien moelleux et ossu,

Quatre clous de girofle piqués dans un oignon,

Puis mouillez de vin blanc allongé de bouillon.

Le père Bonnefille les fait cuire en deux fois:

Quatre heures au moins la veille du jour où il reçoit,

Il laisse refroidir, et dégraisse au besoin,

Puis cuit quatre heures encor, doucement, avec soin,

Le jour de réception. Il faut voir son sourire

D'épicurien heureux, lorsque sans plus mot dire

Il apporte son plat fumant et odorant.

C'est un feu d'artifices de parfums attirants,

De fragrances subtiles, de délicats arômes

Sublimés par un verre de bon Côtes-du-Rhône.

En accompagnement, quelques pommes vapeur

Écrasées dans le jus prendront belle saveur.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Comptez 6 paquets par personnes, soit 36 paquets à commander à vo­tre boucher. Allez, disons une quarantaine; - 3 pieds par personnes, soit 18, disons 20 pieds d'agneaux, - 1 pied de veau, - 1 large couenne de cochon, - 1 hecto de lard à fondre, - 2 gros oignons émincés, - 1 demi­ kilo de carottes émincées, - 6 gousses d'ail écrasées, - 3 branches de persil plat haché, - 1 verre de vinaigre, - 1 bouquet garni, - 2 ou 3 cuille­rées à soupe de coulis de tomates, - 1 bouteille de vin blanc, - 2 cuillerées à soupe de sel fin, - poivre du moulin en abondance, - 1 oignon entier piqué de 3 clous de girofle, - 1 demi-litre de bouillon de viande, - 1 kilo et demi de pommes de terre (à cuire séparément à la vapeur).

 

Les vins conseillés:

 

Les Côtes-du-Rhône Villages rouge accompagnent à la perfection ce plat souriant, parfumé, velouté au palais: Faucon, Vinsobre, Cairanne, Puyméras, Richerenches, Rousset-Ies-Vignes, Villedieu, Visan, Beaumes­-de-Venise, Camaret, Séguret, Cornillon, Vénéjean, St-Paulet-de-Caisson, St-Michel-d'Euzet, St-Étienne-des-Sorts, Montfrin, Pujaut, Hilaire­d'Ozilhan.

En vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian bien sûr, Faugères, Maury, Fitou.

En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, La Cadière-d'Azur, Coteaux­d'Aix-en-Provence, Bellet.

 

 

In : Le bonheur est dans l’assiette et dans les ver(re)s



Octidi 28 Prairial 221 

 

 Photo X - Droits réservés



 

 

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Ecoute ! Ecoute ! 


Quel est le meilleur cuisinier, l'homme ou la femme et pourquoi ?

L'homme car il fait de la béchamel en 5 min et la femme de la sauce tomate en 28 jours !

 

 

 

15/06/2013

Ouiquinde érotique avec cette fine lame de Ronsard !

aphrodite tableau.jpg

 

 

Lance au bout d'or, qui sais poindre et oindre,

De qui jamais la roideur ne défaut,

Quand, en camp clos, bras à bras, il me faut

Toutes les nuits au doux combat me joindre ;

 

Lance, vraiment, qui ne fus jamais moindre

A ton dernier qu'à ton premier assaut,

De qui le bout, bravement dressé haut,

Est toujours près de choquer et de pondre !

 

Sans toi le Monde un Chaos se feroit

Nature manque inhabile seroit,

Sans tes combats, d'accomplir ses offices ;

 

Donc si tu es l'instrument du bonheur

Par qui l'on vit, combien à ton honneur

Doit-on de vœux combien de sacrifices ?

 

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Je te salue, ô merveillette fente,

Qui vivement entre ces flancs reluis ;

Je te salue, ô bienheureux pertuis,

Qui rend ma vie heureusement contente !

 

C'est toi qui fais que plus ne me tourmente

L'archer volant qui causait mes ennuis ;

T'ayant tenu seulement quatre nuits,

Je sens sa force en moi déjà plus lente.

 

Ô petit trou, trou mignard, trou velu,

D'un poil follet mollement crespelu,

Qui, à ton gré dompte les plus rebelles :

 

Tous verts galants devraient, pour t'honorer,

A beaux genoux te venir adorer,

Tenant au poing leurs flambantes chandelles !

 

 

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Adieu, cons rondelets, corralines fossettes,

L'entretien de Nature et de tout l'Univers ;

Adieu antres velus, plains de plaisirs divers,

Fontaines de nectar, marbrines motelettes.

 

Ores, en votre lieu sont les fesses molettes,

Et les culs blancs de chair, de tout poils découverts ;

Les culs plus que les cons sont maintenant ouverts :

Les mignons de la cour y mettent leurs lancettes.

 

Le Roi ne m'aime point, pour être trop barbu ;

Il aime ensemencer le champ qui n'est herbu,

Et, comme vrai Castor, chevaucher le derrière ;

 

Lors qu'il foute les culs, qui sont cons estrecis ;

Il tient le naturel de ceux de Médicis,

 

En prenant le devant, il imite son père !



Septidi 27 Prairial 221


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