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15/08/2013

Fanatisme : Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons…

Brassens en marcel.jpg

 

 

En ces temps incertains ou le fanatisme sanglant étend ses griffes, écoutons les paroles de notre grand Tonton Georges. Qu’est-ce que ça fait du bien !

 

 

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

 

Quand on est pas d'accord avec le fort en thème

Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,

On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,

Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »

Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,

Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,

Si sa forme a changé le fond reste identique:

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Jouant les ingénus, le père de Candide,

Le génial Voltaire, en substance écrivit

Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide

­Que l'on ne se conformât point à son avis:

"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,

Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on

Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Si ça n'entraîne pas une guerre civile

Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-

Un peu par sympathie, par courtoisie servile,

Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,

Un peu par crainte aussi que cette grosse bête

Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds

Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

La morale de ma petite ritournelle,

Il me semble superflu de vous l'expliciter.

Elle coule de source, elle est incluse en elle,

Faut choisir entre deux éventualités.

En fait d'alternative, on fait pas plus facile.

Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,

Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.

 

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Georges Brassens

 

http://www.youtube.com/watch?v=aGl8Xaqiw10

 


Octidi 28 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés.

 

13/08/2013

Tunisie : les femmes à la pointe de la Révolution.

tunisie manif femmes.jpg

 

 

Les Femmes sont à la pointe de la « révolution » tunisienne. A la pointe parce qu’elles en sont l’un des enjeux et par le courage de leurs combats. Ce jour anniversaire de la promulgation par le président Bourguiba, ces femmes vont manifester à Tunis.

D’un côté une manifestation de propagande organisée par un parti religieux qui n’a jamais digéré les lois progressistes en faveur des femmes  mises en place par Bourguiba et confirmées par Ben Ali. Le 13 août 1956, le code du statut personnel (C.S.P.) promulgué en Tunisie a, en effet, octroyé aux Tunisiennes des droits sans pareil dans le monde arabe, sans pour autant consacrer l’égalité, mais les islamistes au pouvoir sont régulièrement accusés de vouloir revenir sur ces acquis. Ils prétendaient, dans une première mouture de constitution, faire de la femme non plus l’égale, mais le simple complément de l’homme ! Ils sont également accusés d’avoir favorisé, par leur laxisme voire leur complaisance, l’essor de la mouvance salafiste dont les actions violentes déstabilisent régulièrement le pays depuis la révolution de janvier 2011.

 

De l’autre la manifestation organisée par le collectif « Hrayer Tounes » (femmes libres de Tunisie). Ce collectif est constitué de plusieurs organisations féministes et d’organisations de la société civile, soutenu par les partis démocratiques et l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), notamment l’Association tunisienne des femmes démocrates, le Comité national de la femme travailleuse relevant de l’UGTT, le Parti des travailleurs et la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme.

Ces femmes exemplaires luttent pour ne pas retomber dans l’enfer des femmes en terres musulmanes intégristes : femmes enfermées, niées dans leur prison de toile, mutilées, lapidées, brûlées, massacrées, femmes battues, vendues, toutes ces horreurs au nom d’un obscurantisme religieux borné.

 

Hardi, femmes tunisiennes ! Et respect !

 

 

Sextidi 26 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

12/08/2013

De Marennes à Bouzigues, d’Arcachon à La Rance, (ne) demandez (pas) les « frankeinsthuitres » triploïdes !

huitre qui fait la gueule.jpg

Elle fait le gueule l'huitre!

 

 

 

Gloire à toi, Ô Marcel Lesoille

Maitre incontesté des étals

Où se prélassent langoureusement les huîtres

Qui te valent aujourd’hui ce titre

De Champion du beau pays de France.

Qu’elles soient de Bouzigues, qu’elles soient de la Rance,

Qu’elles soient de Marennes, qu’elles soient d’Arcachon

Toi, tu les ouvres toutes à l’heure du mâchon.

Aucune ne résiste à la caresse experte

De tes doigts de velours, des doigts de sage-femme

Prolongés par l’éclat priapal de la lame

Qui nous les livrera ouvertes et offertes.

Gloire à toi, Ô Marcel,

Ton regard étincelle

De l’éclat souverain des Maîtres et des Sages

Tu transcendes pour nous l’esprit des Coquillages.

 

Pourtant, ils font la gueule les producteurs d’huitres. Il faut les voir sur les écrans des lucarnes à décerveler se lamenter en écoutant le bruit creux de castagnettes de leurs poches d’huitres mortes… Ces huîtres, elles ont été vérolées par des monstres créées dans les boyaux de la tête enfumés des « chercheurs » de l’IFREMER : les huitres triploïdes. Ces chimères attrapent toutes les saloperies possibles, bactéries, virus et autres… Seulement les producteurs, ils n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes. En effet, ces horreurs les huitres dites « triploïdes - ont été développées dans les années 1990 par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) à la demande de professionnels. Ces derniers voulaient proposer aux consommateurs une "huître des quatre saisons", non laiteuse en été puisque stérile et plus vigoureuse dans sa croissance. Plus prompte à crever semble-t-il, victime de la bactérie vibrio aestuarianus.

A la demande des ostréiculteurs les apprentis sorciers de l’IFREMER se sont mis au charbon. Ils n’ont pas manipulé les gènes, huitres OGM, ça craint un peu sur les étals… Ce sont des huitres O.V.M. (organisme vivant modifié !). Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Pour cela, ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, et donc n’a pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, elle est, de plus commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Elles occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux qui changent de sexe après le coït: ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

Ce procédé coûte un bras et est très complexe. L’Ifremer vendrait ses « étalons » triploïdes mille euros pièce aux écloseries ! Car pas question de naissain naturel en pleine eau avec ces « frankeinsthuitres », il faut des installations complexes et – faut-il le croire ? – hautement sécurisées pour éviter tout risque de dissémination du précieux foutre triploïde.

Seulement voilà, la dissémination s’est faite et les « frankeinsthuitres » triploïdes ont vérolés les huitres naturelles, les bonnes vieilles diploïdes. Alors tout crève. Et les ostréiculteurs pleurent… Quant on aura le temps, on les plaindra !

Ah ! Important. Comment reconnaître les « frankeinsthuitres » triploïdes sur les étals ? Ben, l’été, ce sont celles qui n’ont pas de laitance. Il faut donc faire ouvrir une huitre. Une combine pour les reconnaître à l’œil : les triploïdes ont la coquille qui rebique comme la proue d’un bateau. Mais certains ostréiculteurs coupent à la tenaille cette excroissance, mais ça se remarque si on connait le coup !

Ne soyez pas dupes et refusez d’être les cons de l’histoire : ceux a qui ont fait manger de la merde et à qui, en plus, on va demander de payer (par nos impôts) des subventions et indemnités à ces margoulins de la mer(de) !


Demandez plutôt les huitres naturelles authentiques portant ce logo:

LOGO_osctreiculteur_huitre_nees_en_mer(1).jpg


 

 

Quintidi 25 Thermidor 221


Photos X - Droits réservés

11/08/2013

Ouiquinde gastronomique : un python dépité

 

femme et serpent.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La terrible Quouang Li, chinoise du Sinkiang

Régnait sur une armée de plus de cent ruffians

Qui trafiquaient l’opium dans le Triangle d’or

Où Karens et Méos plantent l’herbe de mort.

 

Debout sur un radeau de bambous assemblés,

Je traversais les jungles de ce pays troublé

Sur le fleuve Nam Ka aux eaux tumultueuses

Quand giclèrent vers moi des fruits de mitrailleuse.

 

Kalachnikovs braquées, des truands m’ordonnaient

D’accoster puis, canons dans le dos, m’emmenaient

Près de leur chef de bande. Je sentais la panique

 

Qui enflammait mes veines. Enfin voilà Quouang Li

Je dus plaire à la belle. Etais-je si exotique ?

Probable car le soir, elle m’ouvrit son lit !

 

 

JVJ jungle.jpg

 

Eh! Ouais! C'est moi


Le python à la birmane


- Oh ! Victor, dans la tête faut avoir un fromage

Pour traverser tout seul ces pays de sauvages !

- Non mais il faut avoir envie de se trouver,

Car en voyageant loin, il faut bien l’avouer,

C’est soi-même qu’on cherche. Et pour se découvrir

Faire face au danger vaut mieux que discourir.

Ce jour-là, le danger, dans la jungle birmane

C’était les trafiquants que les opiomanes

Génèrent par leur vice en donnant du crédit

Au suc brun d’une fleur que la loi interdit.

Cent dangereux ruffians et autant de mulets

Transportaient en forêt tout l’opium volé

Aux paysans forcés de faire cette culture

Au détriment de celle procurant nourriture.

Bien entendu ces gens n’aimaient pas les témoins

Et flinguaient sans procès les intrus. Néanmoins

S’ils m’ont laissé la vie je le dois sans conteste

A la belle Quouang Li. L’amour a fait le reste…

C’est une moustiquaire qui nous servi d’alcôve

Avec pour ciel de lit une Kalachnikov !

J’ai honoré sa couche, cajolé ses appâts,

J’ai aussi, plusieurs fois, partagé ses repas.

D’abord, le riz gluant. C’est la base de tout.

On le bourre dans une section de bambou

Que chacun portera accrochée à l’épaule.

Pour les soldats Viêt-Cong, c’était tout un symbole.

On le mange en boulettes, avec sel et piment.

Quouang Li l’accompagnait, et j’en étais gourmand,

De grosses larves blanches qui fondent sur la langue

Avec un goût exquis de noisette et de mangue.

Puis quelques sauterelles amputées des élytres

Qui craquent sous la dent et ont un parfum d’huîtres.

Mais le met principal, le plat le plus dopant,

Le plus original, ce fut un gros serpent.

Un soldat marmiton nous l’amena bien vif,

Il l’écorcha vivant puis, comme apéritif,

Lui arracha le foie que Quouang Li pris en bouche

Et que nous partageâmes en un baiser farouche.

Puis, coupé en tronçons, il en fit un ragoût

Mêlé à des bananes. On retrouve le goût

De nos grosses anguilles ou bien de ces couleuvres

Que l’on mange en Camargue en guise de hors d’œuvres.

Pour accompagner ça, pas de Côtes-du-rhône

Mais la bière de riz, la boisson autochtone.

Dans une haute jarre, on met à fermenter

Du riz avec de l’eau. Quelques heures et c’est fait.

Un bambou évidé nous sert de chalumeau,

Lorsque le niveau baisse, on rajoute de l’eau.

Il faut boire beaucoup pour atteindre l’ivresse

Puis goûter, de Quouang Li, les savantes caresses…

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les hors d'œuvre :

- 3 douzaines de grosses larves blanches de hannetons ou de cigales (on les trouve facilement dans les champs labourés et sous les écorces d'arbres abattus par la tempête), - 3 douzaines de sauterelles, ce sont les criquets de nos prairies, (pour les uns comme pour les autres, prévoir plus si les invités aiment, moins sinon...)

Pour le plat principal:

1 python de taille convenable (pas moins de deux mètres), à défaut une grosse couleuvre, - 2 douzaines de bananes, - huile d'olive, - 3 cuillers à soupe de carry Vinday (on le trouve dans toutes les boutiques asiatiques authentiques, mais rarement dans les grandes surfaces).

 

Les vins conseillés:

Évidemment, en pleine jungle, on se contente de bière de riz, mais ici, enfin! Rien en dessous de 14° ! Mais le choix reste large.

En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairanne, Châteauneuf-de-Gadagne, Saint-Gervais, Vinsobres, St-Maurice-sur-Aygues, Visan, Rochegude.

En vins du Languedoc et du Roussillon, Saint-Chinian, Fitou, Collioure.

En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, Tourves, Brignoles, Sainte-Zacharie, Les Arcs, Bellet.


Quartidi 24 Thermidor 221


Photo X - Droits réservés

 

 

10/08/2013

A tire d'elles... FEMMES !

 

lamazou femmes.jpg

 

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

 

Mais…n’oublions pas :

 

Miss Maggie, du Renaut de sa grande époque…

 

Femme du monde ou bien putain
Qui bien souvent êtes les mêmes
Femme normale, star ou boudin,
Femelles en tout genre je vous aime
Même à la dernière des connes,
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N’ s’ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière, ni plus malhonnête
A part peut-être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y a pas de gonzesse ou si peu
Dans les hordes de supporters
Ces fanatiques, fous-furieux
Abreuvés de haines et de bières
Déifiant les crétins en bleu,
Insultant les salauds en vert
Y a pas de gonzesse hooligan,
Imbécile et meurtrière
Y’en a pas même en grande Bretagne
A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n’ deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y’en a qui vont jusqu’à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d’honneur de ces cons-là
Aucune femme n’est assez vulgaire
Pour l’employer à tour de bras
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc’ que la vue d’une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc’ que dans les rangs des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les Beurs,
J’ai jamais vu une femelle
Pas une femme n’est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part bien sûr Madame Thatcher

C’est pas d’un cerveau féminin
Qu’est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n’a sur les mains
Le sang des indiens d’Amérique
Palestiniens et arméniens
Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu’un génocide c’est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d’humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime surtout enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l’homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l’heure dernière,
L’enfer s’ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre,
A celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien

Si je peux rester sur la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m’offrirai Madame Thatcher

 

 

…ni, bien sûr la ci-devant LE PEN Marine

 

 

 Illustration: Merci à Titouan Lamazou

 

Tridi 23 Thermidor 221

09/08/2013

Pour ne pas mourir idiot : salade de mots d’été.

homme cochon evolution.jpg

 

 

Sur le collier du chien que tu laisses au mois d'août

Sur la vulgarité de tes concours de pets

Sur l'étendard nazi et sur le drapeau rouge

Sur la rosette au coin du vieillard officiel

Sur les blousons kaki, sur les képis dorés

Sur le cul blanc des féministes

Sur le mandrin des misogynes

Sur le béret obtus des chauvins aveuglés

Sur la croix des cathos, le croâ des athées

Sur tous les bulletins et sur toutes les urnes

Où les crétins votants vont se faire entuber

Sur l'espoir en la gauche

Sur la gourmette en or de mon coiffeur de droite

Sur la couenne des connes aplaties sur les plages

Sur l'asphalte encombré de cercueils à roulettes

Sur les flancs blancs d'acier des bombes à neutron

Que tu t'offres à prix d'or sur tes impôts forcés

Sur la sébile humiliante et dérisoire

Qu'il faut tendre pourtant à tous les carrefours

Pour aider à freiner l'ardeur des métastases

Sur le mur de la honte et sur les barbelés

Sur les fronts dégarnis des commémorateurs

Pleurant au cimetière qu'ils ont eux-mêmes empli

Sur le petit écran qui bave encore plus blanc

Sur l'encéphalogramme éternellement plat

Des musclés, des Miss France et des publicitaires

Sur l'étendard vainqueur de la médiocrité

Qui flotte sur les ondes hélas abandonnées

Aux moins méritants des handicapés mentaux

Sur la Bible et sur Mein Kampf

Sur le Coran frénétique

Sur le missel des marxistes

Sur les choux-fleurs en trop balancés aux ordures

Quand les enfants d'Afrique écartelés de faim

Savent que tu t'empiffres à mourir éclaté

Sur le nuage

Sur la lune

Sur le soleil atomique

Sur le cahier d'écolier de mes enfants irradiés

J'écris ton nom

HOMME.

 

Victor Chabert

pris et transformé de la poésie "Liberté" de Paul Éluard, 1942

 

Duodi 22 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

06/08/2013

La fainéantise pour les nuls : le Pénéqué.

fainéants dix commandements.png

 

 

Hier, nous avons approché la philosophie de la fainéantise telle que l’avait codifiée ce maître fainéant qu’était Paul Lafargue, par ailleurs gendre du grand Karl. Aujourd’hui, si la fatigue (pardon : la sainte flemme) ne vous terrasse (de bistro) pas trop, je vais vous proposer quelques travaux pratiques dont une variante provençale de la sieste : le Pénéqué.

 

Pénéqué…

 

Rien que le mot, en étirant la bouche sur une voyelle modulée, appelle le bâillement jouissif. Pas le vulgaire bâillement de fatigue, mais l’opulente ouverture de bouche travaillée qui gonfle la gorge et baigne délicatement les yeux de petites larmes de bonheur.

 

Regardez-le, l’athlète du hamac, le champion du carré d’herbe sous le ciel bleu, le gymnaste du fauteuil, bref, l’adepte du Pénéqué ! Après un dernier ballon de rouge ou de rosé bien frais venant parfaire la volupté gastronomique d’un grand aïoli ou autre repas fortement aillé, son abdominal tressaute délicatement tandis qu’il s’étire voluptueusement puis que ses muscles se relâchent comme ceux des félins. Il émet, avec une discrétion de bon aloi, un dégazage buccal qui le fait baigner dans une aura odorante assurant sa tranquillité en éloignant les mouches et les fâcheux. Sa nuque s’alourdit et bascule vers l’arrière. Sa mâchoire pointe vers le bas, arrondissant sa bouche en cul de poule. Ses paupières s’alourdissent et se ferment, ses moustaches tressaillent et ses narines palpent l’air par petits coups savants. Comme l’avare touche son portefeuille dans sa veste pour se rassurer, sa main palpe précautionneusement, à l’entresol, ce qu’il a de plus précieux. Dès lors, apaisé, il est sur la rampe de lancement, prêt pour le grand départ vers le Pénéqué !

 

Le signal de l’embarquement pour Cythère est donné par quelques petits grognements de plaisir, préludes à un ronflement soyeux, raffiné comme les basses à l’orgue d’une fugue de Bach. Ça y est, l’esprit du bienheureux  a pris son essor. Il est seul même au milieu d’une foule, même au milieu du bruit et de l’agitation. Il vole. Non, pas comme un banquier, comme un oiseau ! Il fend l’azur de son corps gracieux, taquine la mouette mutine, rivalise de prouesses avec l’hirondelle, règne comme l’aigle sur le pauvre monde des rampants.

 

 Heu-reux ! Il est heu-reux !

 

Puis son esprit atteint les rivages de Cythère et il sacrifie avec volupté au culte de la belle Aphrodite. Les expressions changeantes de son visage, aux tons rehaussés de la pourpre cardinalice, reflètent parfaitement l’état de béatitude de son esprit. Il entame alors les rêves roses les plus fous, les plus somptueux. Il partage avec les dieux un repas d’amour. Ceux-ci sont évidemment des dieux aimables, et surtout les déesses plantureuses, souriantes, accueillantes, largement dénudées, fleurant bon l’huile d’olive et le patchouli du panthéon grec. Et notre adepte du Pénéqué  passe des bras voluptueux d’Aphrodite à ceux Junon, de Déméter à Koré, d’Athéna à Circé, de Diane à Pénélope et même, pourquoi pas, d’Adonis à Apollon.

 

Puis, observez-le, il se réveille doucement avec un long grognement de jouissance. Il s’étire, vérifie les proportions avantageuses de son antenne à bonheur, se lève et… va boire le café !

 

Dix minutes de Pénéqué : une éternité de bonheur renouvelé.

 

VictorAyoli

 

Nonidi 19 Thermidor 221

 

Illustration: merci à ©Chtipanneaux.com

 

Ecoutez plutôt:  http://www.youtube.com/watch?v=cG-JJlFIPVA

05/08/2013

Fainéants de tous les pays, unissez-vous !

feignants français.png

 

Salut à toi, ami estivalier qui, le temps de quelques semaines, va t’initier à ce subtil bonheur : glander ! Marcher avec le temps au lieu de le laisser te dévorer par lui. Ecouter ta vie. En ex-Indochine, un proverbe dit : « Les Vietnamiens plantent le riz, les Cambodgiens le regardent pousser, les Laotiens l’écoutent pousser ». Toute une philosophie de vie qui désacralise le « travail ». « Travail » (du latin tripalium, instrument de torture). Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

 

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a eu cinq longues et sombres année durant un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

 

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

 

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  («Tu te nourriras à la sueur de ton front ! ») se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier ou/et actionnaires ! Dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui, c’est-à-dire vous, moi, les cochons de payants de la France d’en-bas.

 

Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner. Et pourtant ! Dans une autre vie, j’ai même été « chef d’entreprise ». Et je n’embauchais que des fainéants avoués. Ils sont les plus fiables, les plus efficaces des collaborateurs : un fainéant œuvre vite pour avoir plus vite fini et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

 

Dans le système capitaliste d’exploitation de l’humain, il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour le profit d’un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

 

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise. Encore que ! Certaines entreprises découvrent les bienfaits de la sieste !

 

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? C’est malheureux mais la plupart n’a nul plaisir à ne rien faire. Ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée, sans oublier les formidables rêves érotiques !

 

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

 

- Merci !

 

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

 

Si la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

 

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

 

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

 

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

 

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

 

 

Victor - Maître siestologue – Athlète du saint Hamac - Vice-président du Club des Fainéants de Villeneuve – Fondateur de l’Académie des Amoureux de l’Aïoli – Fondateur des Bistrots du Cœur – Fondateur de Buveurs sans Frontières – Fondateur de la Chorale des Bois-sans-soif – Mammifère ampélophile.

 

 

Octidi 18 Thermidor 221

 

 

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04/08/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique en Crête.

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Perrine

Perrine dansait nue sur la grève luisante,
Pieds légers, ondulante, bras tendus vers Phébus,
Dans les fraîches senteurs de l’aurore naissante,
Elle sacrifiait au culte de Vénus.

Sa taille se ployait jusqu’à frôler l’arène
Puis elle s’élançait pour caresser les cieux,
Ventre offert, seins dressés, plus fière qu’une reine.
Perrine avait vingt ans et tutoyait les dieux.

Un grand faune barbu, velu et chevelu
A la flûte de Pan rythmait la sarabande.
Il dévorait des yeux le corps de son élue

Et savait que bientôt il aurait sa prébende.
Il sauta sur la nymphe, l’entraîna dans la mer
Où il la posséda d’une étreinte primaire.


La salade crétoise

— En ce temps là, petit, la Grèce était à terre
Ecrasée sous le joug de troufions sanguinaires :
Des colonels bornés alliés à des popes
Martyrisaient sans fin le berceau de l’Europe.
Pourtant à Matala, au fin fond de la Crête
Existait une baie retirée et discrète
Où quelques chevelus à la barbe fleurie
Vivaient en troglodytes dans de curieux abris,
Grottes aménagées dans le roc des falaises
Qui regardent la mer jusqu’au Dodécanèse.
Ils vivaient là heureux, simplement différents,
Tolérés des Crétois, oubliés des tyrans.
Sur la plage, la nuit, au son des bouzoukis
Ils dansaient jusqu’aux transes d’aériens sirtakis
Buvant force hanaps de vin à la résine
Tout en mangeant tomates, oignons et aubergines.
— Alors dis-moi, Victor, ce régime crétois
Dont on nous parle tant. Qu’est-ce que c’est d’après toi ?
— Avant tout des légumes de façon exhaustive,
Du poisson, du fromage et de l’huile d’olive.
Le plat de tous les jours : la salade crétoise
Qui rappelle parfois la salade niçoise.
Tu coupes des tomates assez mures en tranches,
Des morceaux de fêta, fromage à pâte blanche,
Tu épluches un concombre et le coupes en rondelles,
Un poivron vert coupé, sans pépins ni carpelles,
Tu éminces un oignon, cisèle des pourpiers
Et tu ranges le tout dans un grand saladier.
Ajoute une poignée de belles olives noires,
Ça apporte du goût et en plus, ça fait boire.
Tu assaisonnes avec beaucoup d’huile d’olive,
Poivre, jus de citron, fleur de sel, quelques cives.
C’est un plat délicieux, remontant, simple à faire
Et qui — c’est reconnu — fait de verts centenaires !
Voilà ce que mangeait le faune de Perrine
Avant de l’entraîner dans des amours marines.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !



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Ingrédients et proportions pour six personnes :
- 12 tomates, - 3 concombres, - 3 poivrons verts, - 3 oignons doux, - la valeur de 3 bols de pourpiers (c'est une plante très commune, avec de petites feuilles épaisses et arrondies, presque grasses, sur des tiges un peu rosées. Les jardiniers les arrachent comme des mauvaises herbes et c'est pourtant l'une des bases du fameux régime crétois! Ne garder que les feuilles, pas les tiges.) - quelques cives si vous en avez, - 3 hectos de feta coupée en petits dés, - 3 poignées d'olives noires dénoyautées, - 1 quart de litre d'huile d'olive, - sel, - poivre, - le jus de deux citrons.

Les vins conseillés:
Les crétois boivent beaucoup de vin blanc à la résine, mais à défaut, essayez avec des vins blancs secs des Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.
En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.
En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.


Septidi 17 Thermidor 221


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03/08/2013

Ouiquinde érotique avec Clovis Hugues

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Quand une femme est en chemise
Les épaules de marbre blanc,
Le cul, forme encore indécise
Dans les plis du voile tremblant,
Le parfum épars dans la chambre,
L'orteil, le mollet qui se cambre,
Les nichons rosés d'un émoi,
Les bras, la taille forte ou frêle,
Tout t'annonce, tout te révèle,
Rien n'est attirant que pour toi.

Le voile glisse. Extase ! Aurore !
Exquis prélude des bons coups !
Les cuisses te cachent encore,
Mais voici ton poil souple et doux,
Ton poil, touffe d'or ou d'ébène
Que l'on croirait posée à peine
Au bas du ventre point plissé,
Et qui, lentement caressée,
Allonge sa pointe frisée
Comme un triangle renversé.

Mais les cuisses s'ouvrent. Victoire !
Voici le con dans sa beauté,
Sous sa frisure blonde ou noire
Adorablement abrité,
Humide comme une prunelle,
Frissonnant déjà comme une aile
Dans le fouillis des rameaux verts,
Détendu sur sa fente rose,
Et l'air tout de même un peu chose,
Avec son sourire en travers !

La main de l'amant t'entrebâille
Vivante rose de cypris,
Et de tout de suite elle travaille,
D'un doigt léger, le clitoris.
Fin chef-d'œuvre de la nature,
Vit d'oiseau, pine en miniature,
Bouton subitement durci,
Qui, dans l'écartement des lèvres,
Tout baigné d'amoureuses fièvres,
Dresse la tête et bande aussi.


Ô paradis ! joie étoilée !
Explosion du désir fou !
La langue, la langue effilée,
Toute la langue dans le trou !
Pendant que, de ses mains savantes,
Il étreint les fesses mouvantes
Ou chatouille le bout des seins,
Et que, la chevelure éparse,
L'impétueuse et belle garce
Halète en mordant les coussins !

 

Clovis Hugues


Sextidi 16 Thermidor 221

 

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01/08/2013

Faire chier les Zozo-tomo-bilistes ? En voilà une idée qu’elle est bonne !

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Eh ! Ils vont faire la gueule les enragés du macadam, les choutés au 98, les inconditionnels de la sacro sainte bagnole ! La raison ? Ils risquent de devoir payer leurs contredanses lorsqu’ils feront des excès de vitesse…en Espagne ! Ici, on roumègue contre les étrangers qui roulent à fond la caisse sur nos autoroutes sans risquer de payer leurs contredanses. Mais en Espagne, l’été, c’est 40% des flachages de radars qui sont le fait…d’automobilistes français !

 

Des radars ! Nous voulons des radars ! Partout. En ville comme sur les autoroutes et surtout les petites routes de campagne. Des visibles, des planqués, des aux feux rouges, des embarqués. Partout! Partant du principe que plus con qu’un automobiliste il n’y a que deux automobilistes, il convient de les empêcher de faire des ravages avec leurs bouts de fer. Et le meilleurs moyen, c’est de les taper là où ça fait mal : au portefeuille.

 

« Non mais vous vous rendez compte ! « Ils » veulent nous piéger encore plus avec leurs radars à la con. Tout ça pour prendre du pognon ». Eh non Ducon. Ils veulent sauver des vies et peut-être la tienne. Qu’est-ce que tu dirais si tu devais aller reconnaître les morceaux sanglants de ton fils, de ta fille, de ta femme, de ta mère envoyés « ad patres » par un triple connard qui assimile son tas de ferraille à sa bite ?

 

J’ai connu un gars qui avait laissé sa belle béhèmevé à son fils âgé de 18 balais. Le jeune est allé en boite avec son correspondant australien venu en France pour les vacances. Bourrés et à fond la caisse, ils se sont plantés. Le jeune français, depuis, est dans un fauteuil roulant. Quant au jeune australien, imaginez le père de famille français propriétaire de la béhèmevé téléphonant en Australie et disant, dans un mauvais anglais scolaire, à son homologue australien : « I am sorry, but your son is dead. He has been killed in a crash car… Have a good day anyway ! »

 

Tout ce qui brime, tout ce qui fait chier les Zozo-tomo-bilistes qui ne respectent pas le vivre-ensemble sur la route et dans les rues, c’est-à-dire le Code de la route, est bon. Parole de vieil anar !

 

Quartidi 14 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus


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Ecoute ! Ecoute !


Un gars dit à son ami :

« Ça y est, c'est décidé, je change de voiture et de femme. »

 
Son ami demande pourquoi et il répond :

 « L'une suce trop, l'autre pas assez » ! 

 

 

31/07/2013

L’ancestrale « peur du Boumian »

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Comme chaque été, on constate des conflits entre les gens du voyage (chez nous, on les appelle les Boumians, les Bohémiens) et les autorités. Principale source de ces conflits : l’occupation illégale de terrains publics (stade de sports, places de marché, etc.) ou privés. Des confrontations parfois musclées entre les gitans caravaniers et les ayant-droit des terrains occupés défaillent régulièrement la chronique.


On peut comprendre le désarroi d’un propriétaire qui voit son terrain occupé par une centaine ou plus de caravanes avec tout ce que cela comporte de nuisances. On a moins de raison de comprendre les maires qui se retrouvent dans la même situation. Pour une raison bien simple : La loi Besson (non, pas Ganelon, un autre), votée en juillet 2000, oblige les communes de plus de 5 000 habitants à créer une aire d’accueil des gens du voyage, la République aidant les collectivités à les financer. De plus, la Circulaire 2001-49 du 05 juillet 2001 stipule quedes aires de grand passage doivent être destinées à accueillir des groupes de 50 à 200 caravanes et ont un caractère temporaire c’est à dire qu’elles sont rendues accessibles en tant que besoin. La durée de stationnement sur les aires de grand passage devrait être limitée et ne pas dépasser une quinzaine de jours. Quant à leur localisation la circulaire ajoute : Compte tenu de leur objet et du fait qu’elles n’appellent pas d’aménagement ou de construction justifiant un permis de construire, ni d’utilisation permanente à titre d’habitat, ces aires peuvent être envisagées hors des zones urbanisées et constructibles des plans locaux d’urbanisme.


Seulement voilà : les gens du voyage sont confronté au fait que la moitié des communes éligibles à cette loi ne la respectent pas !  De plus, du fait de l’urbanisation, il n’existe quasiment plus aux abords des villes des terrains publics, champs de foire, etc. ou privés susceptibles d’accueillir l’installation momentanée de ces gens, Français à part entière, ne l’oublions jamais. Enfin, la loi ne prévoit aucune sanction pour les villes qui refusent d’installer des zones d’accueil. On comprend dès lors le peu d’empressement des maires à s’y conformer.


La majorité de ces aires sont administrées directement par les municipalités et quelques associations, mais le fonctionnement de 40% d’entre elles a été déléguée à des sociétés privées. Et il se trouve que c’est un bizness fort juteux ! Le mécanisme créé par l’État pour permettre aux familles nomades ou quasi sédentaires de se poser un bout de temps et garer la caravane profite au privé dans les grandes largeurs. Il faut savoir, contrairement aux idées reçues, que l’utilisation de ces aires n’est pas gratuite : location de l’emplacement, paiement de l’eau et de l’électricité. La Cour des comptes note que les niveaux de tarification «sont disparates, parfois difficiles à expliquer et à l’origine d’inégalités de traitement entre usagers». C’est gratos dans certains départements et jusqu'à une dizaine d'euros par jour dans d’autres, accompagnés de cautions volontairement prohibitives dans certains cas.  


Ces aires gérées par le privé sont souvent mal entretenues. Et ce, volontairement : ce sont généralement des maires hostiles à l’installation des gens du voyage qui les concèdent au privé. L’entretien minimum des aires a un but inavoué : dissuader les voyageurs de s’y arrêter, d’autant plus quand les tarifs sont élevés. L’aire est donc un alibi pour pouvoir mieux les virer. On interdit l’accès des aires à des familles entières sur la base de listes nominatives, pour des soi-disant troubles ou dettes. Généralement, rien n'est avéré, que ce soit pour les vols ou dégradations. Il n’y a pas de dépôt de plainte, c’est juste l’avis du gardien. Il y aussi une liste noire des familles, basée sur leur simple réputation… Et ça rapporte ! Moins il y a de caravanes stationnées sur les aires, plus ça rapporte à la société privée, car la redevance de l’État est forfaitaire, quel que soit le taux de remplissage du terrain. Les entreprises ont donc intérêt à ce qu’il y ait le moins de familles sur les terrains… 


Tout ça devrait bouger prochainement grace à une proposition de loi du député socialiste de Loire-Atlantique, Dominique Raimbourg.

 

Ouètindsi les Piches !

 

Tridi 13 Thermidor 221

 

Photo X – Droits réservés

 

30/07/2013

M’ame Michu et M’ame Chazotte se paient le resto !

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- Alors, M’ame Chazotte, avec l’été, on va pouvoir aller au restaurant dépenser notre petite cagnotte ! Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… J’vais pas souvent au restaurant, mais avec la baisse de la TVA de Sarko reprise par Hollande, on doit pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des cons-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous. Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, ça a été fait par les sarko-trafiquants pour récupérer des voix. Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, à l’époque où elle sévissait comme ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points. De plus, le nombre des contrôleurs ont été réduit comme la conscience d’un gargotier !

 

- Ben ça alors !

 

- Fort heureusement, M’ame Michu, il y a encore de vrais restaurants, avec de vrais cuisiniers. Et c’est ceux-ci qu’il faut mettre en avant et aider. Comment ? En modulant la TVA selon un critère simple : cuisine faite « maison », par de vrais cuistots, avec des produits frais, provenant de producteurs locaux, respectant la saisonnalité. Pour ceux-ci, TVA à 5,5%. Pour les autres, tous les autres, indépendants comme chaines, 19,6%. Et imposer de signaler clairement sur la carte le fait que tel plat, tel met provient ou non de l’industrie agroalimentaire. De plus, comme pour les boulangers, il faudrait imposer par la loi une distinction sémantique claire et précise au niveau de la dénomination des établissements. Point-barre. 

- On en parle il me semble, on, en parle…

 

- Ouais M’ame Michu, on en parle. C’est tout.

  

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Ecoute ! Ecoute !

 

C’est un mec dans une gargote d’été. Il est en rogne :

- Garçon, il y a une mouche dans ma soupe !

 

Le serveur :

- Oh ! Je suis vraiment désolé monsieur, je pensais les avoir toutes retirées avant de vous la servir…

 

29/07/2013

Pendant le bronze-cul, les euro-saloperies continuent.

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Inutile d’épiloguer sur la duplicité des fonctionnaires européens, totalement inféodés aux intérêts privés des multinationales et des mafias financières.

 

Cette sinistre réalité vient d’être illustrée, une fois de plus par La Cour de Justice de l’Union Européenne qui a confirmé le 12 juillet dernier l'interdiction de commercialiser les semences de variétés traditionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel. Autrement dit, si votre voisin a de superbes tomates, bien savoureuses, il peut vous donner quelques graines. Mais si, sollicité par bien des gourmets désireux eux aussi de se régaler de ces tomates hors du commun, votre voisin estime normal de faire un tant soit peu rémunérer ses efforts en vendant ses formidables graines, il risque…les foudres de la loi !

 

Ainsi, des associations bien connues des jardiniers, comme Kokopelli  ou Semailles, qui collectent, protègent et distribuent ce type de semences, se retrouvent dans l’illégalité et à ce titre régulièrement poursuivis devant les tribunaux. Leur crime : commercialiser des semences de légumes et de fruits oubliés, qui font le bonheur des jardiniers mais…qui ne paient pas de redevance (de racket plutôt) aux semenciers. Ceci avec la complicité des pouvoirs publics à la solde des lobbys multinationaux qui sont derrière les semenciers. Ainsi les décisions de Bruxelles ont essentiellement pour but de protéger les profits des grosses multinationales semencières (Monsanto, Pionner, DuPont, Sygenta, Limagrain-Vilmorin, KWS, etc.)

 

Les semenciers ont pour cela fait une OPA sur le catalogue officiel et s'ingénie à en évincer les variétés dites anciennes, car ces dernières reproduisent des graines parfaitement fiables pour reproduire la plante mère. Le hic, c'est que ces variétés qu'on peut ressemer ne rapportent donc plus d'argent au semenciers, qui ont donc intérêt à les faire disparaître au profit de leurs hybrides ! CQFD.

 

Il suffirait pourtant d'inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrites au catalogue (ce qui coûte très cher !), elles en sont éliminées. A cause de cette réglementation, plus de 80% de la biodiversité en matière de semences a disparu…

 

Et il y a d’autres barrages : Il ne suffit pas de payer pour inscrire une semence au catalogue officiel, il faut aussi que l'espèce réponde aux critères de Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Ces critères impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles.

 

Les lobbys semenciers, aidés par l’Europe mais aussi par les Etats de l’U.E., pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe.

 

Les maraîchers qui produisent et commercialisent des légumes ont obligation de ne produire que des légumes issus du catalogue officiel. Or plus de 90% des variétés inscrites à ce catalogue officiel sont des variétés hybrides, inventées par les semenciers, qui reproduisent des graines dégénératives donc inutilisables pour reproduire la plante.
Autrement dit, le maraîcher, pour produire d'une année sur l'autre la même variété de tomate doit acheter à nouveau sa semence au semencier.

 

E vafanculo…


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Primidi 11 Thermidor 221

 

Illustrations X – Droits réservés

28/07/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique en Camargue

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A Bauduc, en Camargue, sur le sable doré

Wanda sculptait les bois déposés par le Rhône

Et vivait libre et nue comme une sauvageonne

Dans une simple hutte à l’orée des marais.

 

Sur une planche à voile, je chevauchais les flots,

Wanda voulut monter sur mon engin rétif

Mais ne pouvant lever la voile de l’esquif

Elle lâcha la corde et chuta dans les eaux.

 

Pour l’aider à monter je la soulève aux fesses

Mais, troublé, ma poussée devient vite caresse,

Ma peau frôle sa peau et nos jambes s’emmêlent,

 

En un baiser salé, nos deux langues se mêlent,

Puis, au gré de la vague se redresse le mat,

Et c’est dans l’eau complice que la belle m’aimât.

 

 

Pour Wanda : Le lièvre des sansouires

 

- Se servir de la mer comme d’un grand plumard,

Ben ! Dis donc ! T’as dû faire rougir les homards !

Les girelles devaient frétiller d’allégresse

Et l’onde bouillonner comme une bouillabaisse !

- Ce n’est pourtant pas ça que nous avons mangé

Lorsque, après nos ébats, nous avons partagé

Un excellent repas préparé par la belle,

Devant son cabanon, assis sous la tonnelle.

Wanda, fine fourchette, la veille avait fait cuire

Un régal camarguais : un lièvre des sansouires.

Dépouille l’animal, vide-le, sèche-le

Et puis ampute-le de la tête et la queue.

Coupe-le comme un lièvre en quartiers et portions,

Epluche et émince quelques jolis oignons,

Au fond d’une terrine, mets tes morceaux de viande,

Ajoute thym, laurier, romarin et amandes,

Du poivre du moulin, puis de l’huile d’olive,

Arrose à l’Armagnac de façon attentive,

Et laisse macérer, au frais, toute une nuit,

Il ne s’en ira pas, ne t’en fais pas pour lui !

Dans comme un œuf de beurre, fais dorer des lardons,

Tu égouttes et réserves. Fais blondir deux oignons

Dedans le même beurre, saupoudre de farine,

Fais revenir pour que ça prenne bonne mine.

Rajoute tes morceaux de viande macérée,

Tu remues bien le tout pour les faire dorer,

Introduis tes lardons, ail et bouquet garni ;

Mouille d’une bouteille de Costières-de-Nîmes,

Rectifie sel et poivre, que ce soit de haut goût,

Et laisse mijoter, une heure, à feu doux.

Pendant ce temps glace un quart de petits oignons

Avec un peu de beurre, du sucre et un peu d’eau,

Fais caraméliser. Saute tes champignons

De couche avec de l’huile, dore-les ventre et dos,

Rajoute, après une heure, au premier appareil,

Passe ta marinade, introduis-la pareil,

Et tu laisses frémir une bonne heure encore

Pour que les sucs expriment harmonie et accord.

Mixe le foie du lièvre, la crème et le boudin,

Mets un peu de vinaigre, du poivre du jardin.

Avec ces ingrédients, tu vas lier ta sauce

Juste avant de servir ce plat digne d’Eros.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour la marinade: - 1 lièvre des sansouires (encore appelé ragondin), - 3 oignons émincés, - thym, - 3 feuilles de laurier, - 1 branche de romarin, - 1 poignée d'amandes sèches, - 1 cuillère à soupe de poivre grossièrement concassé, - 1quart de litre d'huile d'olive, ­1 verre d'Armagnac.

Pour la cuisson du plat: - la valeur d'un œuf de beurre, - 2 hectos de lardons, - 2 oignons hachés, - 1 peu de farine, - 3 gousses d'ail épluchées et écrasées, - 1 bouquet garni, - 1 bouteille de vin rouge AOC Costières-­de-Nîmes.

Pour la sauce: - 1 quart de kilo de petits oignons entiers, - 1 noix de beurre, - 1 cuillère à soupe de sucre en poudre, - 1 livre de petits champignons de Paris, - le foie du lièvre-ragondin, - 1 hecto de boudin, - 1 petit pot de crème fraîche, - 1 cuillère à soupe de bon vinaigre, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Ce plat typique des mas de Camargue s'accorde tout naturellement avec des vins rouges frais tels, en vallée du Rhône: Costières-de-Nîmes, Domazan, Comps, Estézargues, Fournès, Montfrin, Remoulins, Saze, Saint-Hilaire-d'Ozilhan.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Cabrières, Cazevieille, Saint-Gély-du-Fesc, Valflaunès.

En vins de Provence: Coteaux-des-Baux, Coteaux-d'Aix, Coteaux-varois de Saint-Zacharie, Saint-Maximin, Barjols, Ste-Anastasie.

 

Décadi 10 Thermidor 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

C’est deux bites qui sont à la plage. La première dit à l’autre :

- Tu viens te baigner ?

L’autre répond :

 

- Non. Je garde les sacs…

27/07/2013

« Avignon : une campeuse est réveillée par un inconnu qui lui lèche l'anus »

Reiser trou du cul.jpg

 

 

 

Eh ! Vous allez dire : « Victor, il fait dans l’annus horribilis ! ». Pas du tout, c’est simplement un titre de notre quotidien régional préféré Midi-Libre. Saluons cette liberté de ton !

 

On comprend pourquoi les campings avignonnais ne désemplissent pas ! On y trouve – à en croire cet article léché – à la fois un accueil original mais aussi une pratique de l’hygiène intime pittoresque. Surtout en cette période de festival où les gargotes éphémères qui sévissent génèrent parfois une « turista » généreuse !

 

Faut-il s’offusquer de cette pratique et cul-pabiliser le personnage qui s’y livre et qui, finalement, ne fait que reprendre à son compte une manière éprouvée d’actionner l’ascenseur social dans les entreprises, les administrations, en politique, dans le spectacle, etc. Certains doivent avoir de la peau morte sur la langue à force de s’y livrer !

 

Allez ! Voilà un article qui restera dans les annales !

 

Approchons-nous plutôt de la belle Myriam :

 

 

Myriam

 

C’était au temps de la parenthèse enchantée

Du Voyage au long cours, des chants de Liberté

Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient

Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

 

C’était près de Collias, où des gorges sauvages

Creusées par le Gardon depuis le fond des âges

Accueillaient les ébats, les amours, les désirs

D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

 

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière

Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière

En éblouissement de perles de soleil

Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

 

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace

J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.

S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes

Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

 

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.

Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.

En un bond de félin je fus bientôt sur elle,

Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

 

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit

Sous les feux de Phébus, à l’abri d’un taillis

Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme

Par les voies de Sodome…

 

Victor 

 

Nonidi 9 Thermidor 221

 

Merci à l’inégalé Reiser                 

 

 

26/07/2013

On se moque souvent du Q.I. des huitres! Tè... Ecoutez leurs amours!

Huîtres pour le web.jpg
 

 

Ce qui me manque, dans ma cambrousse lozérienne d’été, ce sont les fruits de mer. L’autre jour, j’ai acheté des moules…et j’ai dû en jeter la moitié. Quant aux huîtres, vaut mieux ne pas y penser. Alors l’autre jour, en remontant, je me suis arrêté chez mon pote Jeannot, à Mèze et j’ai acheté une belle caissette d’huitres de Thau. Mais des vraies, un peu laiteuse à cette époque sans « R », mais foutrement bonnes.

 

Pourquoi, me direz-vous, il y a des « vraies » huitres et des « pas vraies » ? Ben ouais… Mais pour comprendre, je vais vous raconter les amours des huitres. Le pied !

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisées, les plus salopes dévoilent impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamikaze pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur Huitre, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intimes de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans « R ». Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre, ELLE CHANGE DE SEXE ! Elle devient monsieur Huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben vous allez me dire, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur Huitre, après avoir tiré son coup, IL CHANGE DE SEXE ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subi le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches sur une invention étazunienne. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». On en trouve de temps en temps de ces dépravées. Donc pas OGM : on ne manipule pas les gènes, on augmente le nombre de chromosomes…Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, n’a donc pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, et est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Ces « choses » occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% !

 

A côté des margoulins qui font de la triploïde, il existe pourtant des ostréiculteurs traditionnels (O.T.) qui élèvent des coquillages nés en pleine mer et non en écloserie. Ceux-là ont levé l’étendard de la révolte contre la triploïde. Ils soupçonnent cette création artificielle d’affaiblir le capital immunitaire de l’huitre, donc de la rendre sensible à toute maladie. Il la soupçonne aussi d’être à l’origine de la mutation du virus qui ravage des parcs depuis 2008. Enfin, ils ont peur de perdre leur indépendance comme aux Etats-Unis où les écloseries ont mis la main sur toute la filière…

 

Alors lorsque vous achetez des huitres en été, prenez les laiteuses et refusez les « quatre-saisons » qui sont ces triploïdes dégueulasses. Le marchand, qui verra ainsi que vous êtes au courant, ne vous prendra pas pour un gogo et vous sortira ses bons produits ! Demandez plutôt des  « huitres nées en mer ».

 

Tè ! Je fais péter la bouteille de Picpoul de Pinet ! A notre santé.

 



Octidi 8 thermidor de l'an 221 de l'ère de la liberté.


Photo Moi.



 

 

25/07/2013

Manitas de Plata, vous connaissez ?

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Bien sûr, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Manitas, c'est l'inégalé parce qu'inégalable « rey » du flamenco camarguais. Tous les groupes genre Gypsy kings et autres qui prospèrent sur ce genre de musique ne sont que des sous produits du renouveau flamenco initié par Manitas de Plata en France au même titre que Cameron de la Isla en Andalousie.

 

J'ai eu l'honneur et la chance de côtoyer Ricardo Ballardo – c'est le vrai nom de Manitas de Plata – lorsqu'il explosait de bonheur la tête de ses amis ébahis, à la  terrasse du bistro-resto « Les vagues », sur le front de plage, à Saintes-Maries-de-la-mer... C'était la fête enchantée.

Sous les doigts ailés de ce magicien, les notes s'envolent en trilles serrées, en un rythme qui vous envoûte et vous fait décoller.

Sous ses doigts ailés naissent les galops sauvages des chevaux libres de Camargue, le souffle rauque des toros aux cornes de lyres.

Sous ses doigts ailés se dessinent les terres demi-noyés, secouées de mistral, mariage cosmique de l'eau, du sel, du vent, du soleil. Les terres pétries et façonnées par les épousailles du Rhône et de la Mer. Terres de solitudes, terres de mirage, rivages de naufrage. Digues, lônes, marais, étangs, sables mouvants. Cristaux étincelants du sel sur la sansouire, faisceaux arachnéens des tamaris en fleur d'où s'envolent soudain des millions d'oiseaux venus d'ailleurs lointains. Terre des chevaux blancs et des taureaux sauvages, où Mithra règne en dieu depuis le fond des âges.

 

C'était tout ça et mille fois plus Manitas de Plata. Ami de Dali, de Picasso, amant des plus belles femmes des Trente glorieuses. Manitas, l'homme aux doigts d'argent qui a vendu 93 millions d'album, brassé des millions, tutoyé tous les grands de la terre.

 

Manitas, superbe cigale qui a chanté tout son été et dépensé sans compter, est aujourd'hui seul, pauvre, ruiné, abandonné (presque) de tous. Il vit quasi grabataire dans un petit logement de 35 mètres carrés à La Grande-Motte. « L’argent que j’ai gagné, confesse-t-il avec pudeur à Guillaume Atchouel dans une émouvante interview paru dans La Dépêche,je l’ai dépensé en m’amusant et j’en ai énormément donné autour de moi, à des gitans comme moi qui étaient pauvres. Je faisais vivre plusieurs familles et il m’arrivait souvent de payer un mariage ou un enterrement à des cousins éloignés ou à des gitans que je connaissais à peine. Je ne regrette pas. Si j’avais à nouveau de l’argent, j’en donnerais toujours autant. L’argent c’est fait pour ça. Ce qui est difficile, c’est de voir que quand tout va bien vous avez plein d’amis et que quand vous êtes ruiné, quasiment tout le monde vous abandonne. »

 

Manitas, né dans une roulotte à Sète, n'a jamais eu le culte de l'argent, le besoin de faire prospérer ses gains en un patrimoine terrien. « Pour nous, les gitans, acheter de la terre ça ne se fait pas. La terre c’est pour les morts... ». Il le regrette probablement mais...



Manitas a 92 printemps. Il rêve de remonter sur scène mais, depuis deux ans, ses mains ne lui permettent plus de d'enchanter sa guitare. Manitas a besoin qu'on l'aide. Oh ! il ne demande pas grand chose : seulement de pouvoir payer une auxiliaire de vie...


Les fourmis qu'il a fait rêver ne pourraient donner peu de dignité et de réconfort pour à une  superbe cigale?



Nathalie, son ancienne compagne, a créé une association pour l'aider : contact@manitas-de-plata.fr



Septidi 7 Thermidor 221



 

Photo X – Droits réservés


http://www.youtube.com/watch?v=w2NUQm3CzuA

24/07/2013

Je croa, tu croas, ils croient ?

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Non mais regardez-les, tous ces bobos-cathos bêler devant leur idole ! Ils sont bien propres sur eux, sortent des beaux quartiers et ont les moyens de se payer un petit voyage culte-urel au Brésil. On leur organise même des visites guidées de favelas (choisies sur le volet !). On s’efforce de leur éviter de voir les manifs hostiles.

Ils se sont requinqués avec cette histoire de mariage pour tous, les adorateurs d’un instrument de torture. Ils vont pouvoir forger leur intolérance, leur rejet de tous ceux qui ne pensent pas dans les clous. Penser ! Enfin, quelle question ! A-t-on besoin de penser lorsqu’on a la « foi ». Non, lorsqu’on a « les foies », lorsqu’on a peur de la mort, on se raccroche à n’importe quelle planche, fusse-telle pourrie.

Bon. Au fait, dans la Bible qu’est-ce qu’on dit concernant les zomos ? C’est pas mal, c’est pas mal… Jugez vous-même.

 

Le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 (Verset 22) dit: "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination". D'après l’article 20.13, les deux coupables doivent être punis de mort. Ben voyons…

 

En cherchant un peu dans la Bible, on trouve quelques perles. Il faudra que je demande conseil au curé du village lorsque je le rencontrerai au bistro, chez Loulle.

 

* Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. À votre avis, quel serait le meilleur prix ?

 

* Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Que me conseillez-vous, des Grecs, des Portugais ou des Espagnols ?

 

* J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, Chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d'une quelconque manière ?

 

* Le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse car je n’ai pas de mutuelle ?

 

* Un dernier conseil Monsieur le curé. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de cultures différentes dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? C’est l’été, certains font les moissons, d’autres sont en vacances, difficile de réunis tout le village… Ne pourrait-on pas plutôt les brûler vifs au cours d'une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ? Je me confie pleinement à votre aide, Monsieur le curé.

 

Eh ! Chez les musulmans, ils ne sont pas mal non plus. La surenchère de la connerie bat son plein… Concernant l’homosexualité, Mahomet a dit : « Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l’actif » (al-Tirmidhi, 1456; Abou Daoud , 4462; Ibn Maajah, 2561). Le seul point sur lequel divergent les « savants » musulmans, c’est la façon de tuer les homosexuels. Pour certains, il faut les jeter du haut d’une montagne, pour d’autres, il faut les lapider ou les brûler vifs. Ou encore, chez les Iraniens, les pendre. En cas de lapidation, le choix de la taille des pierres est crucial.

lapidation taille des pierres.gif


 

Allez, soyons sport. En matière de connerie, de faux-culterie, de méchanceté, toutes les religions se valent.

1 à 1, la balle au centre. 



Sextidi 6 Thermidor 221


Merci à Siné

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23/07/2013

Au bistro de la toile : vive le roi ? Le roi des quoi ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t'as mis la chemise bleue. Si ça avait été une fille, t'aurais mis la chemise rose ?

 

- Oh ! Qu'est-ce tu dis, pichepois ! J'entrave nibe à tes salades...

 

- Ta liquette bleue, c'est parce que le Royalchiard rosbif est un garçon, je suppose...

 

- Tu supposes mal Loulle. En plus, ça me gonfle sérieusement les aliboffis ces conneries. Que les Rosbifs s'intéressent à la translation de intra à extra utérus du produit d'un coup de chibre princier, ça les regarde. Mais que les connards des lucarnes à décerveler et les machines à bruits gaspillent nos redevances pour nous faciliter le transit intestinal avec ces conneries, ça me les gonfle méchant. Pendant un quart d'heure, montre en main, hier soir le guignol de service à TF2 nous a bassiné avec ces niaiseries... Ça, plus le pape et les bobo-cathos provoquant les crève-la-faim du Brésil, ça fait beaucoup...

 

- Bof, ils sont comme ça les Rosbifs...

 

- Mais je m'en fous des Rosbifs Loulle. Ils font ce qu'ils veulent. S'ils acceptent cette suprême injure à la liberté et à l'égalité, ça les regarde... Ce qui me gonfle c'est qu'on nous inflige ces estronnades à nous, fils de la Mère des Révolutions !

 

- Explique-toi.

 

- C'est simple. Avoir un roi, ou une reine, ça signifie accepter qu'il existe, dans son pays, des gens qui vous sont supérieurs, de qui vous ne pourrez jamais être les égaux. Je ne parle pas de la supériorité liée à la compétence ou au talent, mais de la supériorité lié...à la naissance ! Une famille s'arroge le privilège exorbitant de se prétendre au-dessus des autres. Et ceux-ci, cocus, battus, contents, acceptent en bêlant de connerie d'être de simples « sujets » ! Des sujets Loulle. C'est à dire des soumis, acceptant d'être sous la dépendance d'une autorité « supérieure ». Non mais ou on va Loulle ? Pas en France. Ici, les rois, on les raccourcit. Pour couper toute sujétion à un prétendu « droit divin ». Ben voyons, le revoilà celui-là : dieu...

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, d'escroquerie sur le livret A, de léchage de cul des banques, etc...

 

- T'as la rabia Victor. Je le vois bien. Tiens, goûte-moi ce rosé de Tavel. Il vient de chez Roudil-Jouffret !

 

- ...taing ! Ça réconcilie avec l'existence Loulle. Et vive le roi !

 

- Quoi ?

 

- Vive le roi des rosés, Loulle. Le Tavel !

 

 

Quintidi 5 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus