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15/06/2013

Ouiquinde érotique avec cette fine lame de Ronsard !

aphrodite tableau.jpg

 

 

Lance au bout d'or, qui sais poindre et oindre,

De qui jamais la roideur ne défaut,

Quand, en camp clos, bras à bras, il me faut

Toutes les nuits au doux combat me joindre ;

 

Lance, vraiment, qui ne fus jamais moindre

A ton dernier qu'à ton premier assaut,

De qui le bout, bravement dressé haut,

Est toujours près de choquer et de pondre !

 

Sans toi le Monde un Chaos se feroit

Nature manque inhabile seroit,

Sans tes combats, d'accomplir ses offices ;

 

Donc si tu es l'instrument du bonheur

Par qui l'on vit, combien à ton honneur

Doit-on de vœux combien de sacrifices ?

 

*******************************************

 

 

Je te salue, ô merveillette fente,

Qui vivement entre ces flancs reluis ;

Je te salue, ô bienheureux pertuis,

Qui rend ma vie heureusement contente !

 

C'est toi qui fais que plus ne me tourmente

L'archer volant qui causait mes ennuis ;

T'ayant tenu seulement quatre nuits,

Je sens sa force en moi déjà plus lente.

 

Ô petit trou, trou mignard, trou velu,

D'un poil follet mollement crespelu,

Qui, à ton gré dompte les plus rebelles :

 

Tous verts galants devraient, pour t'honorer,

A beaux genoux te venir adorer,

Tenant au poing leurs flambantes chandelles !

 

 

**********************************************

 

Adieu, cons rondelets, corralines fossettes,

L'entretien de Nature et de tout l'Univers ;

Adieu antres velus, plains de plaisirs divers,

Fontaines de nectar, marbrines motelettes.

 

Ores, en votre lieu sont les fesses molettes,

Et les culs blancs de chair, de tout poils découverts ;

Les culs plus que les cons sont maintenant ouverts :

Les mignons de la cour y mettent leurs lancettes.

 

Le Roi ne m'aime point, pour être trop barbu ;

Il aime ensemencer le champ qui n'est herbu,

Et, comme vrai Castor, chevaucher le derrière ;

 

Lors qu'il foute les culs, qui sont cons estrecis ;

Il tient le naturel de ceux de Médicis,

 

En prenant le devant, il imite son père !



Septidi 27 Prairial 221


Photo X - Droits réservés

14/06/2013

Putaing, que le village est triste...

vache-insolite.jpg

 

 

Ça y est : je suis monté vers les Hautes terres pour fuir les canicules promises de la Provence. Mais cette année, le village des hautes terres est triste... Temps gris, brouillard, pluie mais, sous les rares rayons de soleil, les étendues laiteuses des narcisses dans les champs rivalisent de senteurs capiteuses avec l'or des genêts. J'ai dégusté ma première omelette aux champignons : mousserons vrais (tricholoma san-georgii) mêlés aux faux mousserons (marasmus oreades)...



Pourtant le village est triste. Le village est vide. Plus de merdes de vaches sur la route, de ces belles casquettes s'étalant comme des plats d'épinards odorants...

Et pour cause : les vaches ne traversent plus la rue principale pour gagner leur étable...

On n'entend plus les cris puissants, impératifs de l'un des derniers « cow-boy » du pays...

Et pour cause : il est mort. Mort et enterré...

Voilà. Le village est triste parce que mon pote Denis est mort. Il est mort à soixante ans. Terrassé la fourche à la main près de ses boules de foins... Enfin, celles qu'on ne lui avait pas « empruntées »...

Comme tout le monde, Denis voulait pouvoir vivre de son travail. Mon pote Denis, avec ses trente montbéliardes, il se levait à cinq heures du mat et à dix heures du soir, il levait encore la merde de ses vaches. A la pelle, à l'ancienne. Et ça sept jours sur sept, 365 jours par an ! Et vous savez ce qu’il gagnait mon pote Denis ? Il me l’a dit l’an dernier : « Je touche 1500 euros par mois de la vente de mon lait. Là-dessus, je dois rembourser 1000 euros pour l’engrais. Il me reste 500 euros pour faire vivre ma famille. » Et encore Denis travaillait sur une propriété familiale, donc sans foncier à rembourser, seul avec sa femme. Les vacances ? Jamais… Les sorties ? Jamais… Le restau ? Jamais… Les fringues ? Une salopette et des bottes, plus un costume du dimanche – celui de son mariage sûrement ! – qu’il mettait pour les enterrements ou pour aller « au docteur ». Celui qu'on a mis à sa dépouille pour son dernier voyage...



Denis me disait qu’il devait rembourser 1000 euros par mois d’engrais et de « produits » comme il disait ! Vrai ? Faux ? Exagéré ? Peut-être... Mais c’est un truc de fou ! Les agricolos, poussés par leurs organismes professionnels – chambres d’agricultures, FNSEA, Crédit agricole – ont perdu leur âme. Ils ont saccagé leurs champs avec le cercle vicelard engrais-pesticide. Ils ont fragilisé leurs bêtes avec le cercle vicelard insémination, vaccins, antibios et autres saloperies. Tout le pognon qu’ils gagnent – plus celui qu’ils touchent en subventions multiples ! – va dans la poche des multinationales agro-chimiques et des labos. Loin de s'entraider, ils se jalousent, à savoir qui aura le plus gros tracteur. Au lieu de s'organiser en Gaec et de mettre en commun des moyens de production chers et ne servant que peu souvent, ils s'encroument à mort, pour le plus grand profit du Crédit agricole...



Pour s’en sortir, il faudrait qu’ils organisent eux-mêmes leur filière. Qu’ils mettent en place leurs propres centrales de vente de lait, leurs propres unités de transformation au lieu de laisser ça aux industriels qui les plument sans vergogne. Pour cela, il faudrait d’abord qu’ils foutent en l’air, ou qu’ils transforment radicalement de l’intérieur leur syndicat majoritaire, cette FNSEA qui a toujours  été à la solde de l’industrie agroalimentaire et qui défend avant tout les gros céréaliers et betteraviers…et qui les poussent à voter pour la droite la plus archaïque, la plus cupide, la plus avide.



Denis, tu nous a fait un sale coup... On ne te verra plus passer, fier comme « un bar tabac » sur ton vieux tracteur bleu... On n'entendra plus ta formidable voix de bramaïre gueuler après tes vaches... Et ta femme ? Que va-t-elle devenir ? Tu devais toucher ta première mensualité de retraite de paysan : 426 euros 34...



Putaing, tu nous manques...



Sextidi 16 Prairial 221



Photo X – Droits réservés.



 



13/06/2013

Ellas, hélas...

grece manif m2.JPG

 

 

 

Ils ont tué l'information publique...

Qui ça « ils » ? Cette clique

De collabos au service de la Troïka

Qui désespère Plaka.

Ces docteurs Diafoirus du tout austéritaire

Saignent à blanc la Grèce, lui donnent moult clystères

Pour mener à la mort leur malade « guéri ».

Ont-ils quelque culture, ces margoulins pourris ?

Et savent-ils au moins qu'Europe (Εὐρώπη ) est fille grecque ?

Qu'au pays d'Epicure, eux n'étaient que métèques ?

Savent-ils seulement que la démocratie (δημοκρατία )

N'est pas née à Berlin, ni à Londres ou ici

Mais sur les agoras de Patras ou d'Athènes

Par les voix de Socrate, Platon ou Démosthène.

Pousser au désespoir un peuple à l'agonie

Est toujours dangereux pour le bourreau honni.

Les ultralibéraux les ont mis dans la merde,

Les Grecs sont dans la rue, ils n'ont plus rien à perdre.

Et que dit l'Italie, fille aînée des Hellènes ?

Et la France oubliant ses sources phocéennes ?

Sinon rien pas grand chose, des paroles, des mots

Bien faibles pour sauver la Grèce de ses maux.

Ces maux ? Les armateurs, banquiers et proprios,

Les popes gras et gros qui s'exemptent d’impôts,

Tous les Papandréou, tous les Caramanlis

Politicards véreux, venant de père en fils,

Saccager sans vergogne le pays de Platon.

Mais ils paieront un jour, ces sinistres gloutons...

Puis viennent les vautours au hideux cou pelé,

Fouailler les tripes chaudes du lion affalé :

Marchands d'armes, banquiers de l'Europe du nord,

Ils déchirent la Grèce avec leur groin de porc.

C'est la sainte curée, le bal des branquignoles,

Les Chinois au Pirée, les Boches à l'Acropole...

Et nous on laisserait faire tous ces sagouins ?

François, tape du poing !

 

 

Victorayoli


Quintidi 25 Prairial 221


Photo X - Droits réservés

 

 

 

 

 

 

12/06/2013

Selon que vous serez puissants ou misérables…

DEFINITIONS ACTUELLES

 

Malhonnêteté:

 

Attitude qui peut valoir

de la prison à un pauvre

et du profit à un riche !

 

 

Les gros producteurs de bananes, bourrés aux subventions, main dans la main avec les multinationales fabricants de mort par pesticide et autres saloperies, ont empoisonnés des milliers et des milliers de Martiniquais. Avec la complicité passive des pouvoirs publics français.

 

Les uns crèvent, les autres s’engraissent. Deux poids, deux mesures, comme toujours.

 

La règle générale est que pour les dirigeants et les organisations du pouvoir économique, on laisse la liberté totale de s'enrichir en exploitant et en détruisant des vies par la misère ou la pollution. On leur accorde aussi la liberté de détruire la nature, les forêts, les paysages, la biodiversité, condamnant du même coup notre avenir et celui des générations futures, perpétrant ainsi un crime contre l'humanité et contre le monde vivant dans son ensemble.

 

Pour les autres, pour le petit contribuable soupçonné d'avoir fraudé le fisc d'une somme dérisoire, pour le contrevenant au code de la route ou à l'une des nombreuses réglementations s'appliquant au citoyen ordinaire, on prévoit des peines rigoureuses et des agents administratifs efficaces et en grand nombre.

 

 Aux uns, on accorde toujours plus de "déréglementation" et de "libéralisme". Pour les autres, on prévoit une réglementation toujours plus abondante et contraignante.

 

Ainsi le citoyen ordinaire doit avoir un pot catalytique sur sa voiture, il doit passer un contrôle technique pour avoir un véhicule sûr et non-polluant. Il doit trier ses déchets.

 

Dans le même temps, les normes de pollution industrielle sont laxistes, les transporteurs routiers font rouler au-delà des heures réglementaires des camions polluants et dangereux, et les armateurs font circuler des poubelles flottantes sur les océans.

 

 Le citoyen doit respecter des normes scrupuleuses pour obtenir le permis de construire de sa maison, alors que l'industriel peut enlaidir l'environnement avec ses usines ou ses hypermarchés construits au moindre coût et donc sans aucun soucis d'esthétique ou d'intégration dans l'environnement.

 

Le citoyen ordinaire ne doit pas non plus causer de nuisances sonores, alors que les entreprises de travaux publics peuvent empoisonner librement la vie des personnes avec le bruit de leurs machines de chantier.

 

De même, la vente de drogue par des petits trafiquants est sévèrement réprimandée, mais les industries agroalimentaires et pharmaceutiques ont toute la liberté d'empoisonner des populations entières avec:

- les tranquillisants et les somnifères dont l'effet d'accoutumance est similaire aux drogues dures

- les médicaments aux effets secondaires reconnus

- les pesticides répandus dans l'environnement et dans l'eau

- les produits chimiques cancérigènes présents dans l'alimentation

- les viandes frelatées et saturées en hormones, antibiotiques, et anxiolytiques

- les OGM dont la nocivité est depuis longtemps prouvée. 

 

Selon que vous serez…

 

 

Quartidi 24 Prairial 221

 

 

********************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Deux bites se croisent dans un casting pour un film porno.

 

La première dit à l’autre :

- « Oh ! Tu as l’air tendue, toi… »

 

Et l’autre répond :

- « C’est normal, j’ai un oral dans cinq minutes »

 

 

 

11/06/2013

Au bistro de la toile : conscription

chimulus bistro copie.jpg

 

 



- Oh ! Victor, hier soir, sur une lucarne à décerveler, j'ai été estomaqué : j'ai vu des mecs, et des filles, déguisés en troufions, se faire agonir par un adjupète, se vautrer dans la merde et...en redemander ! Il paraît que ce sont des cadres d'entreprises et que c'est leur patron qui les envoie – en payant pas mal de thunes en plus ! - se faire bouger le cul par des troufions de choc, trop contents d'en faire un peu baver aux pékins de civils, frustrés qu'ils sont depuis qu'il n'y a plus de conscription.



- Ça se fait. Et ça prouve une chose : tout n'était pas négatif dans la conscription qui, ne l'oublions pas, était l'expression du peuple sous les armes. Une conquête de la Révolution à partir de laquelle des armées révolutionnaires, puis plus tard napoléoniennes, ont balayé toutes les armées professionnelles de l'Europe coalisée.



- ...taing ! Je me rappelle d'une après-midi où il y avait corvée de désherbage d'un terrain proche du camp. Avec un pote de Toulon, nous avons réussi l'exploit de passer, pioche en main, tout l'après-midi autour d'une seule motte d'herbe ! A côté, ils y avait des Alsaciens, des Bretons, des Auvergnats qui mettaient une telle fougue, qui déployaient une telle compétence dans cette tache indispensable à la défense de la France, que nous aurions eu mauvaise grâce à leur enlever le travail de la pioche !



- Je reconnais bien là, Loulle, l'abnégation, la lucidité, l'altruisme des mecs du Sud ! Vous avez, toi et ton pote toulonnais, fait preuve de bien des qualités pour réussir cet « exploit » : outre la générosité qui vous a fait laisser aux autres votre part d'un travail volontairement stupide, fait pour occuper les hommes et observer comment ils s'organisent, vous avez montré de grandes capacités de camouflage (important à l'armée), de discrétion, d'initiative personnelle, d' originalité au milieu de comportements moutonniers, etc. Et puis, regarde-toi Loulle : t'as un sourire béat, réjoui en te souvenant de ton temps « sous les drapeaux ». C'est la magie du temps qui passe : on n'en retient que les bons moments...



- Ouais mais tout de même Victor, passer un an et plus pour certains à se branler les couilles comme ça, quel temps perdu...



- Pas sûr Loulle. Pas sûr ! Tu y as appris la vie en commun, tu y as accepté une hiérarchie de compétence, tu y as connu des mecs d'ailleurs, d'autres couleurs parfois, de milieux tout à fait différents. Et toutes ces différences se sont effacés pour faire face en commun soit à l'adversaire, au combat, soit plus prosaïquement à la connerie pittoresque d'un chien de quartier. Tu y as appris la force du collectif.



- Ouais... Je voyais pas ce côté des choses...



- Chirac a fait une énorme connerie en supprimant la conscription pour doter le pays d'une armée de métier, d'une armée professionnelle. Les problèmes d'intégration actuels résultent en partie de l'arrêt de la conscription. L'intégration « à la française » s'appuyait sur trois piliers solides : l'école de la République, l'usine et les syndicats, le service militaire. Il ne reste plus que l'école, et c'est trop lui demander...



- Ouais mais, le pognon que ça coûtait, toutes ces casernes, ces officiers et sousofs à payer...



- Et tu crois que les désordres résultant de cette mauvaise intégration ne coûtent pas plus ? Et les fractures sociales, communautaires ? Et la délinquance ? Et, sur une autre plan, l'animation économique des villes dans tout le pays par la présence de ces camps et casernes ? Et, plus prosaïquement, le fait que les jeunes y passaient le permis de conduire, pouvaient y apprendre un métier utilisable dans le civil et, par ce rite de passage, entraient dans la vie adulte... Enfin Loulle, une armée comprenant une majorité de troufions non professionnels, mais sortis pour un temps du peuple, est un bouclier contre toute tentative d'aventure fascisante, ce qui n'est jamais exclu avec une armée uniquement professionnelle. Même aujourd'hui ou ça fume méchamment sous certains képis !!!



- ...taing ! Pour un vieil anar, je trouve que tu trouves bien des qualités à l'armée !



- Je vais te raconter une histoire Loulle : lors du putsch des colonels, en Algérie, j'étais troufion chez les paras, au peloton EOR de Pau. Les « professionnels » étaient excités comme des poux. Ils avaient des envies de coup d'état. Nous étions équipés pour le combat, avec armes et bagages, stationnés sur la base de la BETAP, à Pau. Nous devions, selon les rumeurs qui circulaient, sauter aux environs de Paris ! Seulement voilà : nous étions des conscrits. Et nous avons débattu de ce que nous ferions si on nous larguait sur Paris. Il y avait des tarés près à tirer sur la foule. Mais pour l'essentiel, nous avons décidés, le cas échéant, de désobéir à nos chefs s'ils nous donnaient des ordres débiles, et de mettre crosse en l'air ! Mais tout ce bordel s'est heureusement dégonflé... Voilà pourquoi je suis pour l'armée du peuple et contre l'armée de métier Loulle !



- A la nôtre !



Tridi 23 Prairial 221



Merci à Chimulus



.....................



Ecoute ! Ecoute !



Quelques motifs de punitions pour les troufions:

 

- Chargé de mettre du grésil dans les toilettes, y a mis de la mauvaise volonté. 

- Lors d'une revue de casernement a cassé les vitres des fenêtres pour faire croire qu'elles étaient propres. 

- A mis du sable dans ses cheveux pour tenter de détériorer la tondeuse du coiffeur. 

- A balayé le couloir avec le manche du balai sous prétexte que cela faisait moins de poussière.

- Au réfectoire a chanté une complainte de Tino Rossi pour essayer d'attendrir sont bifteck. 

 

- Ne sait pas nager, ne fait rien pour apprendre, persiste à rester au fond de l'eau pour faire rire ses camarades. 

09/06/2013

Gastronomie estivale

cycliste sexy 1.jpg
 
 

Margot

 

Margot roulait à bicyclette

Par des chemins de fruits dorés.

Dans le vent volait sa jupette

Sur de longues cuisses dorées.

 

Comme un champion du Tour de France

Moi, derrière, je salivais,

Fasciné par les abondances

Que par éclair je découvrais.

 

Percés au cœur par Cupidon

Devant son lascif abandon,

Gonflé d’amour j’ai eu l’honneur

 

De butiner cette orchidée.

Elle m’a donné du bonheur

Pour plus de mille éternités.

 

 

La Boumiane 

 

- Oh ! Victor ! Tu tirais la langue

Pour suivre ta jolie mousmée,

Tu pédalais comme une branque

Dans son sillage parfumé !

- Crois-moi, pour garder la cadence

Je n’avais pas besoin d’EPO,

J’étais fasciné par la danse

De ces jolis éclairs de peau.

Nous allions sur les bords du Rhône

Vers quelques nids d’amour discrets

Et dans ses grands yeux de Madone

J’ai découvert le Grand Secret,

Celui qui fait tourner le monde,

Celui qui peint les cœurs en bleu,

Qui fait sourire la Joconde,

Le seul vrai dieu, l’Amour, parbleu !

- Mais vivre d’amour et d’eau fraîche

Ça ne dure qu’un temps, pardi !

Quand Cupidon lance ses flèches,

Elles ouvrent aussi l’appétit !

Je te propose un plat champêtre,

Simple, léger, plein d’agréments,

Suffisant pour faire renaître

La fougue ardente des amants :

C’est la succulente Boumiane

Que vénèrent les Provençaux.

Prends quelques belles mérinjanes (1)

Que tu coupes en gros morceaux.

Tu les saupoudres de sel gros

Afin qu’elles crachent leur eau.

Au bout d’une heure tu les rinces,

Les recoupes en portions plus minces,

Puis dans une large sartan (2)

Tu les fais frire en ajoutant

Un grand verre d’huile d’olive

Et tu fais cuire à flamme vive.

Tu tournes régulièrement

Pour éviter l’attachement.

Dans une poêle séparée,

Tu cuis des tomates parées,

Les Marmandes sont les plus sûres

Mais surtout il les faut bien mûres.

Tu ajoutes un bouquet garni,

Du sel, du poivre en harmonie,

Une cuiller de sucre en poudre

Pour l’acidité à résoudre.

Lorsque le jus aura réduit

Amalgame les deux produits

Dans la plus grande de tes poêles

Et laisse cuire encore un poil.

Avant de servir tu complètes

D’un peu de piment d’Espelette,

De trois gousses d’ail écrasées.

Ça se mange chaud ou glacé.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

(1) mérinjanes: aubergines

(2) sartan: poële



VictorAyoli



Primidi 21 Prairial 221

 

 

 

 

 

 

Photo X - Droits réservés

 

08/06/2013

Ouiquinde érotique biblique

les filles de loth.jpg

 

 

Les filles de Loth

 

Le vieux Loth ronflait au fond de sa caverne ;
Assises à côté d'une pâle lanterne,
Ses deux filles en pleurs se rappelaient tout bas
Les plaisirs de Sodome et ne s'endormaient pas.
L'aînée avait vingt ans, une figure altière,
L'œil bleu et des cheveux rejetés en arrière,
Des trésors sous sa robe et des doigts exercés...
La plus jeune était blonde, avait seize ans passés,
Des fruits s'arrondissaient sur sa blanche poitrine
Et son poil frissonnait où l'esprit le devine ;
Les yeux pleins de langueur et de timidité
Cachaient sous leurs cils d'or l'ardente volupté.
Vierges ! Comprenez que deux filles à cet âge
N'ont pas quitté Sodome avec leur pucelage.
Elles avaient goûté le breuvage amoureux,
Et leur soif insatiable avait fait des heureux,
Jusqu'au jour redouté du divin châtiment,
Leur vie entière fut détruite en un moment,
Tous les hommes perdus, car il n'en restait pas
Qui pussent désormais jouir de leurs appas !
D'où viendra la rosée à leur bouche altérée ? ...
"Ne pleure pas ma sœur, ma sœur, que ton âme éplorée
Retrouve quelque espoir. Tiens ! Déshabillons-nous,
J'ai trouvé pour jouir, un moyen simple et doux."
Ainsi parla l'aînée. Déboutonnant sa robe,
Elle montre à sa sœur, avec un double globe
Un ventre satiné qui se trouve en bas
Par un petit triangle couvert de poils ras,
Noirs comme de l'ébène, et doux comme de la soie,
Sarah sourit, s'approche et écarte avec joie
Les lèvres de la trousse, ainsi les vieux Hébreux
Nommaient l'endroit charmant qui les rendait heureux.
" Que faut-il faire Agass ? - Du bout de ton doigt rose,
Chatouille-moi - J'y suis, attends que je me pose
Pour que mon doux bouton s'érige sous ton doigt
Et que j'écarte les cuisses comme toi. "
Et sous leur main, servie d'une amoureuse ivresse,
La symphyse se gonfle et palpite et se dresse.
Enfin n'en pouvant plus et d'amour se pâmant,
Agass donne à sa sœur un doux baiser d'amant.
Mais celle-ci lui dit : " Faisons mieux, ma charmante
Remplaçons notre doigt à la place amusante
Par une langue agile ; et tu verras, ma sœur 
Que nos attouchements auront plus de douceur.
Oui, sur ton petit ventre, attends que je me couche,
Ta bouche sur mes lèvres, ton poil dans ma bouche
Qu'une douce langue chatouille en l'excitant
Notre bouton de rose encore tout palpitant.
Que nos corps enlacés se tordent et se roulent,
Que le jus de l'amour sur nos cuisses s'écoule. "
Sitôt dit, sitôt fait, et bientôt ce doux jeu
Arrose leur trésor d'un liquide onctueux.
Mais ce sperme infécond ne rappelle les hommes
Que de manière vague. " Ah ! Sottes que nous sommes,
A quoi rêvons-nous donc quand on a ce qu'il nous faut :
Notre père est bien vieux, mais il est encore chaud.
Il peut bander encor quand les femmes sont belles,
Bien heureux qu'il n'ait pas affaire à des pucelles.
Mais il ne voudra pas, tant il est scrupuleux,
Nous donner la bouteille où jadis toutes deux
Avons puisé la vie,... où notre pauvre ère, 
Allait remplir ses fleurs, teindre son cratère.
Tâchons de l'enivrer, il aime le bon vin,
Et s'il veut nous baiser, sauvons le genre humain... "
Chacune sur le chef portait un grand voile noir ;
Loth avec sa lanterne, a demandé, hagard :
" A qui sont ces tétons dont la blancheur rayonne ?
Ces globes opalins, dont la pointe frissonne ? "
Il jette sur Agass des regards polissons,
Ecoute en soupirant les charmeuses chansons
Qu'ensemble ont commencé ses filles toutes nues,
Il croit être à Sodome et, sur ses propres filles
Haletant de planter le bâton de famille,
Il s'élance soudain. Agass l'avait prévu.
Au ventre paternel, elle saisit tout nu
Le membre recherché par l'ensemble des femmes
S'aperçoit qu'il faut encore qu'elle l'enflamme,
Et, pour mieux en jouir, elle roule à la main
L'instrument qui doit féconder le genre humain.
" J'enfanterai, dit-elle, et pour être plus sûre
Adoptons pour jouir la meilleure posture. "
Elle tombe à genoux, découvre son cul blanc ;
Le vieux Loth inclinant la tête et s'approchant
Voit le cul : Oh ! Jeune Femme ! Oh ! ma toute belle",
Dit-il alors, jetant ses deux bras autour d'elle.
Agass, poussant le cul, accroît le mouvement
Car elle connaissait l'effet du frottement.
Elle se sent mouiller. Aucune jouissance 
N'a pourtant assouvi sa brutale espérance.
Un soupir la saisit ; elle porte la main
Je ne sais où. " Tu n'es pas dans le bon chemin,
C'est à recommencer ", dit-elle à son vieux père.
Et l'ivrogne à nouveau recommence l'affaire ?
En craignant de manquer, il se laisse guider 
A travers les replis qu'il devra féconder.
Agass tressaille. Enfin tout son beau corps frissonne ;
Les os ont craqué. Le père Loth s'en étonne
" Qu'as-tu donc ? Mon enfant : va donc que je jouisse !
Si je m'en suis douté, que le ciel m'engloutisse ! "
Dit le vieux Loth. Agass dit alors à sa sœur :
" Viens goûter à ton tour la divine liqueur. "
L'autre aussitôt s'approche et dans ses douces cuisses
Elle montre à son père un doux nid de délices.
Elle chatouille alors les couilles du taureau,
Prend l'arme tout à coup et la met au fourreau.
Entre ses blanches mains, saisit la vieille épée
Pour la faire entrer plus grosse et mieux trempée.
Enfin elle se pâme, laisse tomber ses bras,
Le sceptre paternel inondant ses appas.
" Gloire à Dieu " se dit-elle, " à présent j'ai conçu. "
Loth, en se réveillant n'avait rien vu, ni su.

 

 Hendrik Goltzius "Loth et ses filles" - 1616

 

 

07/06/2013

Et pourquoi faut pas rêver ?

i have a dream.jpg

 

Pantaïe…

 

 

Aïe avé drim

C'est de pendre tous les banquiers,

Par les couilles ou par les pieds

Ou encor' de les fusiller

Mais, avant, de leur faire raquer

Tout le pognon qu'ils ont piqué,

Aux pauvres cons qu'ils ont niqués.

 

Aïe avé drim

C'est d'exploser les politiques

Sans vergogne et sans éthique,

Ces vieux cumulards prostatiques,

Résidus de fosses septiques

Dont la seule et unique tactique

Est: parasiter la République.

 

Aïe avé drim

C'est d'empaler tous les bigots

Ces insupportables cagots

Curés, rabbins, imams dingos

Qui se dressent sur leurs ergots

Pour abrutir tous les gogos

Et leur emplâtrer le magot.

 

Aïe avé drim

C'est d'arracher les deux roustons

Puis de couler dans le béton

Les marchands de merde en veston

Qui nous vendent leurs rogatons,

Viandes pourris et faux frometons

Dans leurs grandes surfaces de con.

 

Aïe avé drim:

La revanche de ceux qui triment...

 

 

 

 

 

 

06/06/2013

Débouchons-nous les boyaux de la tête avec Omar Khayyam.

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« La distance qui sépare l’incrédulité de la foi n’est que d’un souffle, celle qui sépare le doute de la certitude n’est également que d’un souffle ; passons donc gaiement cet espace précieux d’un souffle car notre vie aussi n’est séparée (de la mort) que par l’espace d’un souffle. »

 

Et encore :

 

« On affirme qu’il y aura, qu’il y a même un enfer. C’est une assertion erronée : on ne saurait y ajouter foi, car s’il existait un enfer pour les amoureux et les ivrognes, le paradis serait, dès demain, aussi vide que le creux de ma main. »

 

Et aussi :

 

« Puisque notre sort, ici-bas, est de souffrir puis de mourir, ne devons-nous pas souhaiter de rendre le plus tôt possible à la terre notre corps misérable ?
Et notre âme, qu'Allah attend pour la juger selon ses mérites, dites-vous ?
Je vous répondrai là-dessus quand j'aurai été renseigné par quelqu'un revenant de chez les morts. »

 

Et une dernière pour la route :

 

« Si je fais le mal, Dieu, pour me punir, me fait du mal. Entre lui et moi, où est la différence ? »

 

 

Octidi 18 Prairial 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Si tu sais que tu ne sais pas, alors tu sauras.

 

Mais si tu ne sais pas que tu ne sais pas, alors tu ne sauras jamais !

05/06/2013

A moi, contes ! Un peu de tendresse : Le poussin et le motard

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Un motard de l'escorte de quelque Ubu-Roi

Fonçait à 140 sur route de campagne

Il tomba nez à nez, et avec grand effroi

Au sortir d'un virage, au sommet d'une fagne

Avec un tout petit poussin jaune et mignon.

Il tente d'éviter le joli champignon

Mais, hélas, il accroche le petit animal

Qu'il voit, dans son rétro, après un bond fatal

Étendu sur le dos, son petit bec en l'air...

Le motard est un tendre, il retourne en arrière

Et ramasse l'oiseau inconscient mais vivant.

Il le met à l'abri derrière son coupe-vent

Et le soir lui achète une petite cage

Où il l'installe au chaud, avec pain et breuvage.

Le lendemain matin, le poussin se réveille

Voit les barreaux, le pain, l'eau, pense à la veille

Et s'exclame, la tête pleine de boussignoles:

« J'ai tué le motard, et me voilà en taule! »

 

Septidi 17 Prairial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Donnons la parole au grand Rabelais :

« Mais, concluent, je dys et mantiens qu'il n'y a tel torchecul que d'un oyzon bien duveté, pourveu qu'on luy tienne la teste entre les jambes. Et m'en croyez sus mon honneur. Car vous sentez au trou du cul une volupté mirificque, tant par la doulceur d'icelluy duvet que par la chaleur tempérée de l'oizon laquelle facilement est communicquée au boyau culier et aultres intestines, jusques à venir à la region du cueur et du cerveau. »


Rabelais, Gargantua, 1534

 

 

04/06/2013

Une horreur en route : le Traité transatlantique de libre-échange

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On a lutté contre l’A.M.I. (donner des droits exorbitants aux multinationales au détriment des Etats et des populations, comme par exemple la possibilité pour une multinationale de trainer un Etat devant une obscure juridiction internationale à la solde de ces multinationales, dès lors que cet Etat met, chez lui, des règlementations qui entravent la main mise de la finance et des multinationales).

 

On a repoussé cette horreur. Mais…

 

On a lutté contre ACTA (accord liberticide camouflant sa nocivité derrière un concept : renforcer la coopération internationale dans la lutte contre la contrefaçon mais en fait contournant les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement essentiellement étazuniennes).

 

On a fait reculer cette horreur. Mais…

 

Mais elles risquent de revenir, à la puissance 10 avec le Traité transatlantique de libre-échange. Il s’agit du projet d'un accord entre l'Union Européenne et les U.S.A pour la libéralisation générale du commerce entre les deux ensembles. Et cette fois, ce n'est pas un accord commercial classique mais un véritable marché global intégré et dérégulé qui se prépare dans notre dos. L'initiative de remettre en route ce projet qui était tapis dans l'ombre est venue d'Angela Merkel (tiens donc !) et d'Obama.

Un véritable marché de dupes entre une puissance toujours dominatrice – les USA – et une grosse larve molle, sans projet, sans frontières, sans représentation réellement démocratique – L’Union Européenne. Ce qui reviendra à accepter les conditions et les normes étaziniennes. Aux U.S, les normes environnementales sont moins élaborées qu'en Europe, il faudra donc encore s'aligner sur le moins-disant : bœuf aux hormones, volailles lavées au chlore, forage pour les gaz de schiste, intrants chimiques, etc... Comme toujours, la logique néolibérale reviendra à la baisse sur ces normes sacrifiées sur l'autel de la libre concurrence. Les droits de douane étant globalement moins élevées pour les importations U.S qu’elles ne le sont aux Etats-Unis pour nos produits, cet accord se fera unilatéralement en leur faveur. Sinon, eh ! tè, fume ! les américains sont pragmatiques, ils ne le feraient pas... En fait, l'enjeu stratégique est pour les étazuniens de prendre de vitesse le déclin de leur influence dans le monde, en s'aliénant économiquement l'Europe contre le bloc des pays émergents et en particulier la Chine.

Pour qu’il y ait accord, les Européens devront renoncer à un grand nombre de leurs normes (juridiques, environnementales, sanitaires, culturelles…). Ce sont tous les pans des sociétés européennes qui sont visés : cadres juridiques, sanitaires, environnementaux, jusqu’au droit du travail. Bonjour les dégâts ! Avec…le retour de l’A.M.I. puisque dans le mandat de négociation de la Commission, il y a une réelle menace d’autoriser un règlement des différends entre Etats et multinationales – c’est-à-dire le droit pour les multinationales et les investisseurs de porter plainte contre les Etats pour exiger des dommages et intérêts, quand une politique publique ne leur plaira pas… 

L’Europe politique, l’Europe puissance a toujours été la hantise des Etazuniens. Cet accord, ficelant les économies européennes aux USA, la diluera dans une vaste zone de libre-échange, aux plus grands profits des multinationales U.S. Cela complètera la mise sous tutelle politique résultant du principe inscrit noir sur blanc dans le Traité de Lisbonne disant que la défense de l’Union européenne se fait dans le cadre de l’OTAN, cette alliance créée en d’autres temps à présent révolus (guerre froide avec l’URSS), donc sans objet actuellement sinon d’imposer la tutelle étazunienne sur les armées européennes. Et Sarko, puis Hollande ont réintégré, la queue entre les jambes, ce machin aussi agressif qu’inefficace (voir en Afghanistan).

Alors mobilisons-nous ! Repoussons cette saloperie ! Les élections européennes, c’est pour bientôt…

 

Sextidi 16 Prairial 221

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

Quelle est la différence entre un yaourt et un Etazunien?

Un jour, le yaourt finira par développer une certaine culture.

 

 

 

 

 

 

03/06/2013

Au bistro de la toile : revue de presse.

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- Alors Loulle, les nouvelles aujourd’hui ?

 

- Ben, les Zuhèmepets ont besoin de prendre des cours du soir pour apprendre la démocratie, viscéralement inexistante dans leur parti. La grande rigolade de leur primaire en est une illustration !

 

- Ils en sont émouvants de connerie. Mais cette aversion pour la démocratie interne, de la part de ceux qui sont censés être les représentants, les guides, les modèles du peuple en matière de démocratie est tout sauf rassurant. Parce que c’est une constante dans les partis dits de gouvernements. Qu’on se rappelle les mascarades aux P.S. lorsque Ségolène s’est fait voler sa victoire pour la tête de ce parti…

 

- Ah ! Puis il y a les allocs. Faut-il les raboter pour les plus aisés ? Faut-il réduire le quotient familial ? Il parait que Normalou et Tranquilou ont pris leur décision. On verra à quelle sauce les parents « riches » seront bouffés.

 

- Je pense que la plupart de ces ménages « zézés » ne feront pas trop la gueule, ne serait-ce que par civisme. Le danger serait de casser le côté universel des prestations familiales, autrement dit de moduler le montant des allocs en fonction des revenus. Sur le plan de la justice, il n’y aurait évidemment rien à dire, mais ce serait sinon ouvrir, du moins entrouvrir la porte au démantèlement de toutes les prestations sociales. Pourquoi ne pas, dès lors, moduler les remboursements des prestations santé en fonction des moyens des citoyens ? Résultats à craindre : les riches obligés de s’assurer dans le privé pour contrebalancer la carence de la Sécu. Dès lors la santé à deux vitesses serait la réalité : une médecine pointue pour ceux qui auraient les moyens de se payer des assurances privés solides, une médecine au rabais pour les autres… Et pareil pour les retraites : la capitalisation à la place de la répartition. Le rêve des assureurs privés.

 

- Je ne voyais pas les choses sous cet angle, mais ça se tient. Ah ! Et puis, à l’international, il semble qu’on assiste au début du « printemps turc » !

 

- Ça, c’est vraiment rafraichissant ! Les Turcs sont un peuple moderne, démocratique et surtout laïc depuis Mustapha Kémal Atatürk qui n’a pas hésité à débarrasser le pays du joug de l’islam, à coups de pieds au cul si nécessaire. Or le gouvernement actuel – démocratiquement élu et réélu, c’est vrai – a pris au fil des mandats une tendance totalitaire. Et les succès économiques indéniables ne peuvent faire accepter au peuple le culbénitisme de ces gouvernements islamo-conservateurs qui prétendent « redonner à la religion sa place prépondérante », dixit Erdogan. C’est le retour du voile pour les femmes, l’interdiction de l’alcool, la persécution des journalistes, la main mise sur la presse, et. Les Turcs ne sont pas plus cons que nous : ils ne veulent ni du retour de leurs curés à eux, les imams, dans leur chambre à coucher, ni d’un régime dictatorial !

 

- Bon. Alors trinquons à leur succès !

 

 

Quintidi 15 Prairial 221

 

Merci à Chimulus

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

 

La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens paraissent brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule...

02/06/2013

Ouiquinde gastronomique : la bourride

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Nicole

 

Dans la chambre aux fenêtres closes

La vue de sa peau dénudée

Plus enivrante que la rose

Plus somptueuse que l’orchidée

 

Met mon cœur et mon corps en transes

Depuis ce si beau jour d’été

Où le ciel m’a donné la chance

D’avoir l’honneur de la goûter.

 

Nicole est une fleur sauvage

Que j’eus le bonheur de cueillir

Dans les dunes, près des rivages

 

Où Phébus la faisait fleurir.

Depuis ce jour je suis ravi :

C’est elle l’amour de ma vie.

 

 

 

 

- Compagne de ma vie en restant ma maîtresse

Elle mêle à souhait la fougue et la tendresse.

Sa peau de soie moirée, ses yeux de velours vert

Sa grâce de félin sensuel et pervers,

Le dangereux désir qui effraie et passionne

Font que je la surnomme, fièrement, La Lionne.

- Oh ! Victor ! Cette fois t’es mordu ! Qui l’eût cru ?

T’as pas peur, quand tu dors, qu’elle te bouffe cru ?

Il faut se méfier des mantes religieuses :

Elles croquent leurs mâles lorsqu’elles sont heureuses !

- Vivre heureux même si c’est dangereusement

Tel a toujours été le credo des amants.

Et puis, si ses étreintes sont longues et torrides,

Pour manger, elle préfère encore la bourride !

- A queste cop, Victor ! Voilà qui est rassurant

Car il faut savoir fuir un amour dévorant.

Maintenant sa bourride, qu’elle en est la recette ?

- C’est, en un peu plus riche, la bourride de Sète.

Première opération, prépare un court bouillon :

Deux carottes, un poireau, du fenouil, deux oignons,

Plus un zeste d’orange, du laurier et du thym,

Fleur de sel de Camargue et poivre du moulin.

Un litre et demi d’eau, demi litre de blanc

De Laudun ou Pujaut, quelques brins de safran.

Met la tête d’un congre, deux poignées de favouilles,

Fais cuire vingt minutes, à feu vif, que ça bouille.

Passe au presse légumes, puis exprime au torchon.

Pendant que ça tiédit, fais péter un bouchon.

Dans ce jus, met ta lotte dix minutes en cuisson.

Tes loups et ton colin débités en tronçons

Tu les rajoutes alors, mais pas comme une brute,

Et les cuis en faisant frissonner dix minutes.

Retire les poissons que tu réserves au chaud,

Tu reprends ton bouillon et le passe à nouveau.

Pendant que ça cuisait tu as fais l’aïoli,

Soit généreux car en manquer est impoli,

Pour la changer en rouille, une fois qu’elle est faite,

Tu va incorporer du piment d’Espelette,

Ca va te la muscler et te la colorer.

En deux portions égales ta vas la séparer.

La moitié dans un bol, pour manger le poisson,

L’autre te servira à lisser le bouillon.

Dans une casserole, pour cela incorpore

Deux ou trois jaunes d’œuf. Tu dois tourner encore

En versant doucement le bouillon toujours chaud.

Tu remets à feu doux sur le bord du réchaud

Et tu tournes comme pour une crème anglaise.

Quand la cuillère nappe, ton bouillon est à l’aise.

Tu mets dans les assiettes quelques croûtons dorés,

Frottés d’ail et couverts avec la rouille ambrée,

Que chacun mouillera comme il veut de bouillon

Et tu sers à côté le plat de tes poissons.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

VictorAyoli

 

Quartidi 14 Prairial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Qu'est-ce qui se lève quand tu t'en sers, qui s'abaisse quand tu as fini de t'en servir et qui goutte après usage ?

 

 
Un parapluie, bande d'obsédés !

27/05/2013

Gay! Gay! Marions-les...

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Attends, qui se marie de nos jours ? L’institution a un coup dans l’aile tant les mœurs ont évolués, tant les couples se font et se défont, tant l’amour « éternel » fait sourire… Le mariage n’a rien de sacré, c’est un simple contrat, qui ménage des intérêts bien prosaïques, entre deux personnes qui veulent partager pendant un temps déterminé un bout de chemin ensemble. Si des enfants arrivent, ce qui est un bonheur, ils seront, sauf exception, aussi bien élevés dans qu’en dehors du mariage, dans une famille hétéro qu'homo. Un enfant sur deux nait hors mariage, un couple sur trois se défait. C’est la vie…

 

 

Les manifs BCBG agrémentés de quelques groupes de nervis fascisants sont plus pathétiques qu’inquiétants. Et les rodomontades de Copé, Wauquiez ou de l’inénarrables Boutin n’y changeront rien.


 

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Fêtons plutôt l’anniversaire du Conseil National de la Résistance et prenons une piqure de rappel, ça ne fera pas de mal :

 

 

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

 


II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

  l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

  la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

  la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

  la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

  l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

  le respect de la personne humaine ;

  l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

   a) Sur le plan économique :

  l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

  une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

  l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

  le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

  le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

  le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

   b) Sur le plan social :

  le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

  un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

  la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

  la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

  un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

  la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

  l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

  une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

  le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

   c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

   d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE



Ce programme de combat est la source du préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958 :

Préambule de la Constitution de 1946


  1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

3. La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

8. Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

11. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

12. La Nation proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

13. La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.

14. La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

15. Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix.

16. La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

17. L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

18. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.


 

 

Octidi 8 Prairial 221

 

 

Merci à Chimulus et Deligne

26/05/2013

Ouiquinde gastronomique hiverno-printanier

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Le sac d’os

 

- Dis-moi, sais-tu, petit, ce que c’est qu’un sac d’os ?

- C’est une jeune fille qu’est pour sûr pas très grosse…

- Ce parallèle-là n’est vraiment pas galant,

Pour la gent féminine, c’est bien désobligeant !

Non, petit, un sac d’os, même si c’est étrange,

C’est un plat délicieux, paysan, que l’on mange

Au fond de nos campagnes lorsqu’on tue le cochon

Et non pas les appâts d’une maigre Fanchon.

Coupe en petits morceaux les os des côtelettes

En laissant de la viande, et pas qu’une lichette,

Coupe aussi tout petit un bon kilo de couennes

Met la queue du cochon, un peu de péritoine,

Dans une grande jatte, mélange tes parcelles

Avec de l’ail pilé, thym, laurier, poivre et sel.

Généreux sur le sel pour conserver le met,

Tu laisses reposer pendant que tu soumets

L’estomac du cochon à quelques tours de mains :

Retourner, bien gratter au couteau et laver

Soigneusement le tout dans de l’eau vinaigrée.

Puis tu remets d’aplomb cet estomac-saquette

Dans lequel tu ensaches couennes et côtelettes.

Tu fermes le sac d’os en cousant les entrées,

Saupoudre de gros sel et conserve aux frais.

Après trois quatre jours tu dessales une nuit

Alors, dans beaucoup d’eau, tu vas le faire cuire

Serre-le dans un linge pour ne pas qu’il éclate

Et à tout petit feu il mijote sans hâte

Trois ou quatre heures au moins pour qu’il s’épanouisse.

En bouche alors, petit, c’est un feu d’artifice !

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi l coupe et la bonbonne !

 

 

Septidi 7 Prairial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Une personne âgée demande à son médecin:
- Que 
fait-il faire pour mourir vieux ?
-
Arrêter de fumer, de boire, de faire la fête, de manger trop lourd et de faire l'amour.
- Alors si je me 
prive de tous cela, je deviendrais vieux ?
- Je ne sais pas, mais ce que je vous 
garantis c'est que le temps va vous paraître très très long. 

 

 

 

 

24/05/2013

Kill Mittal !

mittal caricature sou et sang.jpg

 

 

« Kill » - tuer - est peut-être un peu outrancier, mais il faut le prendre au deuxième degré, évidemment. « Kill Mittal » est un jeu vidéo en ligne qui propose au joueur de se mettre dans la peau d’un ouvrier des aciéries fermées par le prédateur indien, de se rallier d’autres ouvriers et de lutter becs et ongles contre celui-ci, représenté sous la forme d’un robot anonyme et imperméable à toute émotion.

 

Le fric, le Fric, LE FRIC d’abord. Le fric « uber alles » !

 

Original, défoulant, provoquant mais on peut regretter que l’essentiel de l’action consiste surtout à balancer des ferrailles et des barrières sur les flics…qui n’y sont pour rien.

 

En Inde, il y a quelques mois, le patron d’une plantation de thé qui exploitait sans vergogne une main d’œuvre limite esclavage a subi un autre genre de colère : les esclaves se sont révoltés et ont foutu le feu à la somptueuse demeure de l’exploiteur. Lui et sa femme ont été transformés en merguèses… Les Indiens sont plus radicaux que le sympathique jeu vidéo en question. Lien 

 

 

Allez, essayez donc en cliquant ci-dessous :

 

KILL MITTAL

kill mittal.jpg


 

http://www.killmittal.com/

 

 

Quintidi 5 Prairial 221

 

Illustration X – Droite réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Lakshmi Mittal  vient de décéder et arrive au paradis.

Dieu lui dit :
- Avec tout ce que tu as fait en France et surtout en Lorraine, il n’est pas question que je t’accueille au paradis. Vas directement en enfer !

Trois jours après Satan frappe à la porte du paradis et dit à Dieu :
- Eh ! Oh ! Reprends-le, il m’a déjà éteint 3 fours !

 

 

22/05/2013

Merde à l’anglais ! On en remet une couche.

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C’est aujourd’hui que les députés vont débattre de la possibilité d’enseigner en anglais à l’université. François lui-même en a touché un mot – resté totalement ignoré par les médias – dans sa conférence de presse. Soyons réaliste : on peut penser que cette loi sera acceptée par des « élites » déjà largement pollués par le « globish »… Faut-il le craindre cette officialisation d’un fait déjà accompli ? Sur le plan pratique, pas trop, et même non. Mais sur le plan humaniste oui, car cela marque un véritable abandon de pans importants, voire essentiels de ce qui fait notre civilisation, notre manière de vivre ensemble, et jusqu’à notre mode de penser. Car on ne pense pas pareil dans toutes les langues.

 

La langue, instrument de communication, véhicule aussi une culture, un mode de vie, un système économique et politique, et force est de reconnaître qu’aujourd’hui l’anglais est devenu la langue de la financiarisation du monde. Quand on parle économie ou finances, c’est soit en anglais, soit en utilisant une multitude de termes anglo-américains souvent incompréhensibles pour la plupart d’entre nous. Le langage des milieux financiers est, si l’on peut dire, un véritable charabia.

 

Car le langage que l’on prétend nous imposer « pour notre bien » évidemment, n’a pas grand-chose à voir avec celle de Shakespeare ; il s’agit du « globish », un sabir appauvri d’un millier de mots environ. Sabir capable, c’est vrai, de faciliter la communication de base (celle des aéroports, des hôtels, des offices de tourisme, des banques). Pourquoi pas? Je m'en sers aussi. Mais peut-il véhiculer un véritable savoir ? Surtout dans les matières scientifiques, ou de droit ? Peut-être, mais en mettant le plancher très bas. Quels sont les étudiants francophones aptes à intégrer toutes les finesses d’une langue étrangère ? Peu, très peu, voire aucun. Donc le langage de ces cours est obligatoirement pauvre, sans la richesse des nuances que permettent les synonymes, les tournures de phrases dans leur langue maternelle. Or l’université ne doit pas dispenser un  savoir au rabais, ce qui sera fatalement le cas ; laissons cela aux « écoles de commerce », pétouillets de margoulins. Les Anglais lettrés sont d’ailleurs bien conscients de l’appauvrissement dramatique de leur langue, salopé par les Zétazuniens.

 

Mais le processus s’accompagne d’une volonté de conquête, à la fois économique, politique et culturelle. D’où le terme d’impérialisme justifié notamment par les propos de divers responsables politiques anglo-saxons. On pense évidemment à Margaret Thatcher, qui déclarait en 2000, lors d’une conférence donnée aux États-Unis, que « le pouvoir dominant est l’Amérique, le langage dominant est l’anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon » lienOn connaît moins les propos tout aussi brutaux mais plus détaillés de David Rothkopf, un ancien responsable de l’administration Clinton, qui valent pourtant leur pesant de cacahuètes : « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualités, ces normes soient américaines; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent… Les Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir » lien.

 

Nos députés sont-ils seulement conscients de cette situation ? Accepteront-ils la colonisation de la France ? (Pays qui, par ailleurs, a fait subir à bien des langues africaines et régionales le même sort !) Les déferlantes d’américonneries qui encombrent les programmes des lucarnes à décerveler et des boites à bruits laissent supposer qu’ils s’en branlent comme de leur première magouille…


Sources : Attac

 

Tridi 3 Prairial 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Deux nanas se promènent sur la plage. Un touriste leur demande :

- Do you speak English ?
Les deux femmes hochent la tête négativement.

- Sprechen Sie Deutsch ?

Les deux femmes hochent la tête négativement. 

- Sprekt U Nederlands ?
Les deux femmes hochent la tête négativement.

- Czy mówią panie po Polsku ?
Les deux femmes hochent la tête négativement et le touriste se casse. Une des filles dit à sa copine :

- On devrait apprendre une langue étrangère.

L’autre lui répond : 
- Pour quoi faire ?  Ce mec en connait quatre et ça lui a servi à rien !

 

21/05/2013

Stoppons-les ! Manif mondiale contre Monsanto ce samedi 25.

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Monsanto, vous connaissez… C’est les  Semences OGM, Round-up, hormone de croissance bovine, PCB, aspartame, agent orange et bien d’autres saloperies. C’est aussi une firme dans foi ni loi qui s’assoie sur la démocratie. Ainsi lors de son passage devant la Chambre des Représentants (députés) des Etats-Unis, il a été adjoint à la loi (H.R. 933) qui définit les lignes budgétaires pour les ministères et agences aux États-Unis, la section 735 qui stipule que « dans le cas où une décision [d’autorisation d’une culture] est ou a été invalidée ou annulée, le ministère de l’Agriculture doit, nonobstant toute autre disposition de droit, sur simple demande d’un agriculteur, d’un exploitant agricole, ou d’un producteur, immédiatement accorder une autorisation temporaire ».

Autrement dit, si la Justice, comme ce fut le cas avec la luzerne GM, suspend l’autorisation accordée par le ministère de l’Agriculture, celui-ci pourra, si un agriculteur lui demande, contourner cette décision de Justice et accorder une autorisation temporaire de mise en culture de la luzerne GM. Le Sénat a voté la loi HR933 sans remettre en cause cet ajout. La loi, appelée par ses détracteurs « Monsanto Protection Act », est donc adoptée par le Congrès. La seule solution pour éviter ce véritable déni de démocratie résidait dans un véto présidentiel. Le démocrate Obama allait évidemment refuser cette saloperie. Tè ! Fume… Il a signé ! Il ne pouvait, parait-il, pas faire autrement sauf à bloquer le budget de l’agriculture de son pays…

Mais dans cette loi, a été introduite, de façon insidieuse, la « section 735 » qui permet au ministère de l’Agriculture de ne pas prendre en considération des décisions de justice. De façon insidieuse, car de nombreux congressistes n’avaient pas remarqué ce cheval de Troie de l’industrie biotechnologique. Et pernicieuse, car il était en effet difficile pour Obama de ne pas signer cette loi dont l’objectif était de ne pas bloquer le fonctionnement du gouvernement. Imposer son veto aurait relancé certains débats et blocages sur des questions plus générales. La stratégie des entreprises de biotech était donc très efficace. Introduire cinq lignes problématiques dans un ensemble cohérent, qui a demandé des mois de débat pour arriver finalement à un consensus, a payé. Résultat immédiat : par ce « Monsanto Protection Act  » : la justice américaine ne pourra plus s’opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si leur homologation est contestée devant un tribunal. 

A titre indicatif, Monsanto, au cours de la dernière élection, a financé 55 députés et 24 sénateurs (principalement républicains, mais pas uniquement), pour un montant total de 316 000 US$.

Mais les citoyens qui, dans le monde entier, refusent le « monde selon Monsanto » s’élèvent contre ce déni de démocratie. A l’initiative du mouvement « Occupy » étazunien, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. C’est cxe samedi 25 mai.

La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement  le samedi 25 mai à partir de 14h. Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Pour plus d’informations sur l’événement voir ici :

 http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2013/01/COM_PRESSE_LIENS.pdf ethttps://www.facebook.com/events/160596650769757/

 

Duodi 2 Prairial 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Quand je vous dis que les OGM vont régler le problème de la faim dans le monde.

 
Il y a bien plus à manger sur ces rats !

 

 

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19/05/2013

Ouiquinde gastronomique : Sabine rime avec tajine

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Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

 

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachées,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, “ Ah, dis donc, Doudou ! ”

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi-heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

Décadi 30 Floréal 221

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Aux portes du paradis, un nouvel arrivant commence son récit: 
- Cela faisait un certain temps que je soupçonnais ma femme d’avoir une relation extra conjugale. Je suis donc rentre chez moi à l’improviste et évidemment, je l'ai trouvé complètement nue sur le lit. J’ai immédiatement fouillé l'appartement pour trouver le coupable. En vain. Et puis, je me suis souvenu qu'habitant le 15ème étage d'une tour, nous disposions d'un petit balcon. J'ai donc ouvert la porte-fenêtre et c'est la que j'ai vu cet homme suspendu dans le vide et s'agrippant à la rambarde du balcon. Je lui ai piétiné les mains pour qu'il tombe, mais il tenait bon. Alors je suis parti chercher un marteau. A grands coups sur chaque main, il a fini par lâcher prise. Mais un arbre a amorti sa chute. Voyant qu'il bougeait encore, j'ai attrapé le réfrigérateur de la cuisine et je l'ai fait basculer sur cet individu. L'effort a été si violent que j'ai succombé à une crise cardiaque. Et donc me voilà. 

- Ah bon ! Répond St Pierre passionné. C'est bon vous êtes admis au paradis.

 

Un second homme se présente peu après et commence à raconter l'histoire de sa mort a St Pierre: 
- Voyez-vous, débute-t-il, j'étais en train de repeindre mon balcon au 17ème étage d'une tour. Mon tabouret a vacillé et j'ai basculé dans le vide. Mais j'ai eu la possibilité de me rattraper à un balcon, deux étages plus bas. Je pensais être sauvé quand le propriétaire de ce balcon a commencé à me piétiner les mains puis à me casser les doigts à coups de marteau. Il était fou furieux que je m’accroche à son balcon. Et pire, lorsque j'ai lâché prise, comme je ne suis pas mort tout de suite, il m'a balancé son frigo sur la tête pour m’achever.

 

St Pierre : 
- Oui, j'ai entendu parler de cette histoire, vous pouvez entrer au paradis.

 

Un troisième homme arrive et entame, lui aussi, son récit à St Pierre: 
- Franchement, je ne sais pas comment c'est arrivé ! J’étais caché à poil dans un frigo et me voilà !!! 

 

 

18/05/2013

Ouiquinde érotique avec Sanguin et Machaud

 

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Enigme

Je vis un jour dans l'île fortunée
Un petit mont qu'on ne peut trop chérir ;
II a des fleurs tous les mois de l'année,
Et quelquefois est neuf mois sans fleurir :
Vers le penchant un sentier le partage,
Tout rebordé de roses à l'entour ;
Là, dans un temple, au milieu d'un bocage
On va traiter les mystères d'amour.

Le pèlerin peu de temps y demeure,
Pour la santé c'est un lieu dangereux ;
Si par hasard il advient qu'il y meure,
II ressuscite, et refait d'autres vœux.
De ce coteau découle une fontaine ;
On le cultive, il est ensemencé :
En y montant souvent on perd haleine,
On en descend toujours fort harassé.

 

Denis Sanguin de Saint-Pavin

 

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Sonnet


Un beau jour Dom Bernard, ce disciple d'Antoine,
Qui depuis si longtemps ne connait plus l'honneur,
Qui sans bien et sans nom, sans aucun patrimoine,
Passe des Antonins pour le plus grand fouteur,

Dans un beau désespoir, fut trouver au bordel
Mimi, qui des putains n'est que la plus infâme ;
Et là, sans balancer, en sortant de l'autel
Le foutu calotin lui débita sa flamme.

De l'argent ! dit Mimi, ou sans quoi, vieux paillard,
Décampe du bousin, ou bien, lâche couillard,
Tu sauras si Mimi se regarde en novice.

Dom Bernard étonné, paya sans murmurer.
Enfin, ce qu'il obtint peut bien se figurer.
Il foutît ; mais, hélas ! gagna la chaude-pisse.

Louis-Charles Machault

 

 

Nonidi 29 Floréal 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

C'est une fille qui dit à sa mère : 
- Maman, je suis enceinte 
- Mais ma fille, où avais-tu la tête ?
- Dans le pare brise !