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30/09/2013

Élisabeth Badinter: « La soumission au religieux est un désastre » !

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La philosophe Élisabeth Badinter dénonce la peur de la gauche devant l’oppression du religieux.

 Elle a donné une interview appelant à se battre pour la laïcité et balayant les allégations vicieuses des nombreux « idiots utiles » de l'islamisme qui sévissent à gauche. La phrase d’Elisabeth Badinter qui fâche un certain microcosme bobo-gôcho, est tirée d’une interview donnée au Monde des religions en septembre 2011, par la chercheuse passionnée par l’époque des Lumières et ses philosophes : « En dehors de Marine Le Pen et de Manuel Valls, plus personne ne défend la laïcité » Et la voilà taxée de « laïcité lepénisée ». Elle s'est expliqué devant la journaliste belge Béatrice Delvaux dans un article publié dans le journal belge Le Soir. Elle répond à ses accusateurs, soulignant – ce que ses détracteurs omettent – que sa remarque mentionnait dans cette interview Marine Le Pen et Manuel Valls.

 

 

« Ceux qui me traitent de lepéniste sont de mauvaise foi. Il est évident qu’en citant Marine Le Pen, je voulais souligner sa perversité. Par ailleurs, je ne suis pas l’avocate d’une laïcité dure, ni fermée, ni ouverte, ni même positive. Je milite pour le respect de «la» laïcité.


L’obscurantisme est-il de retour, selon vous qui avez consacré votre vie à l’étude des «Lumières»?

Vous appuyez là où ça fait mal. Ce sont d’ailleurs les propos que je vais tenir à l’université ce vendredi. Je pense profondément que nous sommes dans une période de régression et que la philosophie des Lumières est de plus en plus battue en brèche.

Ce que nous avons peut-être eu la faiblesse de considérer comme acquis, est remis en cause tous les jours. Il me paraîtrait impensable qu’on puisse annuler la peine de mort, et en même temps, je me dis qu’il pourrait y avoir une volonté de le faire. Cela vaut aussi pour la politique de la justice, le traitement de la délinquance. Et la laïcité.

 

Pourquoi ce retour en arrière? La faute aux circonstances économiques?

Elles sont de fait la cause essentielle, – quand on a peur, on est en état de régression. La délinquance, qui est réelle, se nourrit de l’absence de travail. Mais la crise économique n’explique pas tout. Pour moi, la diffusion de plus en plus grande dans le monde entier, du multiculturalisme, est un désastre.

 

C’est-à-dire?

Avec le multiculturalisme, on a grignoté peu à peu la raison universelle, qui veut qu’on pense d’abord à ce qui nous unit, avant ce qui nous distingue.

Aujourd’hui, on considère que le droit à la différence est le summum de la liberté. La philosophie anglo-saxonne du «différentialisme» domine: chacun, dans sa communauté, fait ce qu’il veut. Cela revient à signer d’une certaine façon la mort de la philosophie des Lumières, qui a résonné en termes tout à fait opposés. Elle proclame en effet que pour avancer, il faut considérer les essentielles ressemblances entre tous les êtres humains, quelles que soient nos différences.

Ainsi, en votant le mariage pour tous, la France – un pays qui n’est pas à l’avant-garde –, a – enfin – considéré les homosexuels comme identiques à nous, appartenant au même genre humain avec les mêmes droits. On a appliqué la philosophie de la ressemblance. C’est une victoire. Peut-être la dernière.

 

Vous êtes pessimiste?

Oui, parce que cette philosophie multiculturaliste séduit énormément les jeunes, qui trouvent qu’on appartient d’abord à sa communauté, avant d’appartenir à une collectivité plus large. C’est chacun chez soi. J’ai très peur de régressions. Cet enfermement, cette fierté de la différence sont terribles. Au contraire de la philosophie qui met en exergue ce qui nous unit, et qui est, elle, un puissant facteur de paix entre les hommes.

 

Que faut-il pour renverser cette tendance au repli?

Il faut convaincre et tenir à certains principes. C’est au nom de ces principes que j’ai lutté contre la Burqa. Il faut aussi développer la tolérance.

 

Le multiculturalisme pourrait pourtant être considéré comme le rejet du racisme, puisque la différence est valorisée?

Le multiculturalisme, c’est le séparatisme, et pas la solidarité, car chacun s’aligne sur sa communauté et l’universalisme se meurt.

Mon pessimisme se fonde aussi sur le retour en force du religieux. Les religions, puisque c’est elles qui nous séparent, ne sont pas des facteurs de paix dans une certaine partie de la population. Je dirais même que plus que le religieux, c’est le cléricalisme qui est en cause. La loi religieuse veut de plus en plus imposer sur l’espace public. Et je le dis autant pour les salafistes, les musulmans radicaux que pour la montée en puissance de l’orthodoxie chez les Juifs. J’ai ainsi été stupéfaite par cette tentative des Juifs extrémistes de Jérusalem l’année dernière de séparer les sexes dans les bus et d’instaurer une police de la jupe.

 Je pense que les Musulmans, Belges ou Français ont besoin aussi qu’on les aide et qu’on les encourage à un Islam des Lumières, qui a pris en compte l’évolution du temps. Mais il ne faut pas être naïf, il existe des sectes – les salafistes – qui mènent une guerre de tranchées visant à enfoncer nos propres principes. C’est inadmissible. Et là, il faut tenir. L’espèce de soumission à la religion, de l’extrême gauche et d’une grande partie de la gauche, est un désastre. Comme si le religieux devait l’emporter sur tout et que tous devaient se soumettre à ses diktats.

 

A l’ULB (Université Libre de Bruxelles), où vous serez prochainement distinguée, ce débat est très vif. Entre les partisans d’une laïcité très stricte et ceux d’une laïcité ouverte aux expressions religieuses? La journaliste essayiste Caroline Fourest a ainsi été prise à partie?

J’ai vu les images. C’est d’une violence extrême, qui n’a pas sa place à l’université.

 

Qui sont les porteurs de Lumières?

Nos démocraties occidentales sont horrifiées à l’idée d’être accusées d’intolérance. Et comme au moindre mot qui n’est pas conforme à l’acceptation générale, vous êtes taxé d’islamophobe, d’antisémite, de raciste, de lepéniste, la peur d’être stigmatisé ferme la bouche à beaucoup de gens. Ce qui me chagrine le plus, c’est que la gauche, que je respecte, a été saisie par cette terreur. Or il ne faut pas avoir peur, mais avoir le courage de tenir sur ses principes.

 

L’étude du passé vous aide-t-elle à comprendre comment la raison peut se réimposer ?

La leçon à tirer du passé est qu’il y a toujours un moment de révolte. Dans l’histoire de la philosophie des Lumières, il y a un moment où l’oppression exercée par les lois religieuses est trop forte, alors qu’elle est appliquée à des gens qui évoluent intellectuellement et socialement. Et ces gens disent «ça suffit». Cela peut prendre des siècles évidemment. Ce qui me fait peur dans la régression actuelle, c’est le refus de l’enseignement, de la part d’enfants dans certaines écoles publiques. Car c’est à l’école qu’on apprend à exercer sa raison critique, à essayer de mettre un peu à distance ses préjugés et ses croyances.

 

C’est l’école qui s’adapte à ces croyances?

Exactement. On est passé du «cogito» au «credo». Le mot d’ordre dans beaucoup d’écoles est: «Surtout ne choquez pas les croyances et les préjugés de vos élèves.» Si on ne peut plus apprendre l’esprit critique à l’école, où d’autre? C’est impossible.

 

Une autre forme de repli sur soi, nationaliste et régionaliste est très présente en Europe?

C’est un repli identitaire – ma région, mon pays d’abord – et c’est affligeant. Que ce soit d’un côté (ma religion) ou de l’autre (ma région), c’est le triomphe du différentialisme.

 

Le politique a encore la capacité à faire changer les choses?

Bien sûr. Il suffit d’un homme de grand talent et doté de charisme. Pour le moment, on en manque sérieusement. Partout. Nous sommes dans une « honnête médiocrité ». Il y a de grandes personnalités qui émergent, mais pour l’instant, il n’y a pas de parole fédératrice forte autour d’un projet. En France notamment, tous sont un peu tirés du même moule, soumis au politiquement correct: on a du mal à avoir une parole totalement sincère parce qu’on a peur de heurter l’un ou l’autre. Du coup, on a une espèce d’eau tiède un peu partout.

 

On a cru en Obama?

Quelle déception ! Il avait séduit le monde entier, tous voulaient un Obama chez eux. Ah ! s’il avait eu un peu plus de consistance politique. On peut changer le monde avec la parole. La politique n’est pas morte, à condition d’avoir du courage.

 

Le Premier ministre belge Di Rupo essaye depuis trois ans d’éviter une séparation et de faire vivre ensemble deux communautés déchirées. Cela vous inspire-t-il un commentaire?

Je vois cela de très loin, mais j’admire ceux qui ont l’art du consensus. »

 

 

Propos recueillis par BÉATRICE DELVAUX

publié dans le journal belge Le Soir

Source: https://docs.google.com/file/d/0Bx89ZJ2-0BtLV3h1N2V1Z1Nla...

 

Tridi 13 Vendémiaire 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

29/09/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique luciféro-porcin !

 

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Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-Dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : “ Laisse-moi ces deux-là.

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ”

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

cochonsquiniquent copie.jpg

 

 

- Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons “ comme chez Lucifer ”.

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Met un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, met tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds forts embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.

Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.

La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San­gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.

Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

 

Duodi 12 Vendémiaire 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

28/09/2013

Ouiquinde érotique avec Gabriel Seinac de Meilhan

dessin Milo Manara femme.jpg

 

 

La Foutro-manie

Chant premier

 

(...) le plaisir est suprême !
Un joli con vaut mieux qu'un diadème !
Quand je patine un couple de tétons,
Durs, arrondis, rebelles, élastiques,
Lorsque nanti de mille appas physiques,
Mon vit, en rut, décharge à gros bouillons,
Des dieux, des rois, je méprise la gloire.
De l'Achéion je brave l'onde noire,
Aux vils cagots, aux fiers ambitieux,
Laissant le soin de la terre et des cieux,
Sots amateurs des biens, de la puissance !
Le vrai bonheur est dans la jouissance.
Pour être heureux, ô lubriques mortels !
Faut-il, hélas ! un trône et des autels ?
Pourquoi briguer un hommage, une offrande ?
Un con touffu, mutin, ingénieux, 
A deviner cent tours voluptueux, 
Des reins d’ivoire et des fesses de marbre, 
Une charnière à mobiles ressorts, 
Qui, sans quartier, m’attaquant corps à corps, 
S’unit à moi comme le lierre à l’arbre, 
Qui, secondant mes amoureux efforts, 
Aux coups de Cul répond avec adresse, 
Serre mon vit, forge les voluptés, 
Et me prodigue une adorable ivresse, 
Voilà mes Lois et mes Divinités. 
Avec le sceptre, et l’encens, et l’hommage 
Jamais paillard, jamais fouteur, ni Sage 
N’ira troquer les plaisirs enchanteurs, 
Laisser les Cons, à l’appât des honneurs. 
Quand, dans mes bras, lascivement serrée, 
Je tiens Dubois demi-morte, égarée, 
Ne renaissant que pour doubler l’assaut, 
Mon cœur content croit tenir Cyrthérée, 
Je suis de braise, et mon Vit, au plus haut , 
Fier de fourbir d'aussi superbes charmes, 
De Jupiter ne voudrait pas le sort, 
A Frédéric ne rendrait pas les armes, 
Soutient son rang, et me conduit au port. 
En la formant, la divine nature 
N’épargna rien ; l’esprit et la beauté ; 
Telle est, en bref, sa fidèle peinture. 
Au globe entier, humaine Créature 
N’eut autant l’air de divinité. 

(...)

 

 

Gabriel Seinac De Meilhan

 

 

Primidi 11 Vendémiaire 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

27/09/2013

Le samedi 12 octobre : tous contre MONSANTO, entreprise de destruction massive.

 

Le 12 octobre 2013, pour la seconde fois de l’année, des citoyens du monde entier marcheront contre Monsanto (&Co) - la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés. Déjà le 25 mai dernier dans 52 pays, plus de 2 millions de personnes manifestaient leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants.

 On connait Monsanto pour sa volonté opiniâtre de nous faire bouffer des OGM. Mais cette firme est bien plus nuisible que ça. Jetons un coup d’œil sur le terrible « palmarès » de cette entreprise de destruction massive à travers cet article du site Les moutons enragés

 

Monsanto les 10 abominations qui n’ont jamais empêché l’entreprise de continuer à nuire

 

Dix créations issues de cerveaux malades ou génocidaires, sans qu’il n’y ait eut de véritable condamnation pour empêcher à cette société de nuire! Monsanto reste donc dans la liste des ennemis publics numéro1, qui devrait être poursuivit pour crime contre l’humanité, sauf qu’on ne touche pas aux sociétés qui font tourner l’économie de l’Oncle Sam…

 

 

victimes monsanto.jpg

 

Les effets de l’agent orange au Vietnam – photo AFP / Hoang Dinh

 

1. Saccharine

En 1901, John Francis Queeny a fondé la société Monsanto Chemical Works, à St. Louis, Missouri, pour produire des substituts de sucre pour le Coca Cola . Au début des années 70, des études , dont une étude de l’Institut national du cancer Etats-Unis, a révélé que la saccharine provoque le cancer chez les rats et les autres mammifères.

 

2. BPC (biphényles polychlorés)

Dans les années 20 du siècle dernier, Monsanto a commencé à produire des biphényles polychlorés, un refroidissement des éléments pour les transformateurs électriques, les condensateurs et les moteurs électriques. Un demi-siècle plus tard, « l’Environmental Protection Agency US Environmental » a présenté des preuves que les PCB provoquent le cancer chez les animaux et chez les humains. En 1979, le Congrès américain interdit sa production. La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants  interdit les PCB dans le monde entier en 2001. En 2003, Monsanto a payé plus de 600 millions d’habitants de Anniston (Alabama) où se trouvait la production de ces produits chimiques, qui ont souffert de graves problèmes de santé comme le cancer, les maladies du foie et des maladies neurologiques. Selon la recherche menée aux États-Unis en 2011, ce produit chimique continue à apparaître dans le sang des femmes enceintes, alors que d’autres études démontreraient un lien entre les PCB et l’autisme.

 

3. Polystyrène

1941 Monsanto s’intéresse aux emballages en plastique et en synthétique pour la nourriture.

Dans les années 80, l’Environmental Protection Agency américaine l’a placé comme le cinquième produit chimiques dont la production génère des déchets les plus dangereux.

4. Les armes nucléaires et la bombe nucléaire

En 1936, Monsanto a acquis Thomas & Hochwalt laboratoires dans l’Ohio et est devenu son département central de recherche. Entre 1943 et 1945, le Ministère a coordonné ses efforts avec le Comité de recherche de l’US National Defense et l’a dédié à la purification et la production de plutonium, mais également pour affiner les produits chimiques qui sont utilisés comme déclencheurs pour les armes nucléaires.

 

5. DDT (dichloro diphényl trichloroéthane)

En 1944, Monsanto a été l’un des premiers fabricants de l’insecticide DDT pour lutter contre les moustiques qui propagent le paludisme. Le produit a été utilisé comme insecticide dans l’agriculture. Malgré des décennies de publicité par Monsanto pour convaincre que le DDT était sûr, les effets cancérogènes ont été confirmés en 1972 . DDT a été interdit partout aux États-Unis. Aujourd’hui, il est connu pour causer l’infertilité et les échecs dans le développement des embryons.

 

6. Doixina

En 1945, Monsanto a commencé à promouvoir l’utilisation de pesticides chimiques dans l’agriculture et la fabrication de l’herbicide 2,4,5-T, l’un des précurseurs de l’agent orange contenant des dioxines. Les dioxines s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans le tissu adipeux des animaux. Ils sont hautement toxiques et peuvent provoquer des problèmes de reproduction et de développement, affecter le système immunitaire, interférer avec les hormones et ainsi causer le cancer.

 

7. Agent Orange

Dans les années 60, Monsanto était l’un des fabricants de l’Agent Orange, utilisé comme arme chimique dans la guerre du Vietnam . À la suite de l’utilisation de l’agent Orange, environ 400.000 personnes ont été tuées ou mutilées, 500.000 enfants sont nés avec des malformations congénitaleset 1 million de personnes ont souffert de problèmes de santé, y compris les troupes américaines qui ont également été exposées à la substance au cours d’attaques qu’elles ont mené. Des rapports internes de Monsanto montrent que l’entreprise était au courant des effets toxiques de l’agent orange quand il l’a vendu au gouvernement américain.

 

8. « Engrais » de pétrole

En 1955, Monsanto s’est lancé dans cette pratique après l’achat d’une raffinerie de pétrole. Le problème étant que les engrais de pétrole ont stérilisé la terre, et qu’ils tuent également les micro-organismes bénéfiques du sol.

 

9. Aspartame

L’aspartame est un édulcorant non-calorique qui est 150 à 200 fois plus sucré que le sucre. Il a été découvert en 1965 par la multinationale pharmaceutique GD Searl. En 1985, Monsanto a acheté GD Searl et a commencé à commercialiser l’édulcorant sous la marque NutraSweet. En 2000 ils ont vendu la marque. NutraSweet est connue comme l’élément qui est présent dans 5.000 types de produits et est consommé par 250 millions de personnes à travers le monde. Il est déclaré sans danger pour la consommation humaine de plus de 90 pays. En Février 1994, le ministère de la Santé et des Services sociaux a publié la liste des 94 effets possibles que la substance peut avoir sur la santé humaine. En 2012, selon les données de l’Institut Ramazzini (Italie) qui a réussi à tester les effets cancérogènes de NutraSweet chez les rats, la Commission européenne a lancer un nouveau processus de réévaluation de ce composé.

 

10. Hormone de croissance bovine

La somatotropine bovine recombinante (BGH), également hormone de croissance bovine est une hormone génétiquement modifiée par Monsanto qui est injectée dans les vaches laitières pour augmenter la production de lait. Selon plusieurs enquêtes, notamment en Europe, il y a un lien entre le lait rBGH et le cancer du sein, le cancer du côlon et le cancer de la prostate chez l’homme. Il est à noter que le produit provoque des effets les plus graves chez les enfants pour deux raisons simples: ils boivent plus de lait que les adultes et ont moins de masse corporelle pour traiter des contaminants du lait. L’hormone est interdite au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Israël, dans l’UE et en Argentine.

 

Traduction et adaptation par les moutons enragés

Source: actualidad.rt.com

 

Décadi 10 Vendémiaire 221

25/09/2013

Je gueule, donc je suis !

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« Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas… » qu’il aurait dit le détrousseur des temples d’Angkor. Triste prévision bordel de dieu. C’est pire que tout.

 

Dans les fourgons des culs-bénis de tous poils, on voit revenir avec leurs grands pieds, tous les peine-à-jouir, tous les culs-serrés, tous les tristes de naissance, tous les faiseurs de régime, tous les buveurs d’eau, tous les emmerdeurs de vocation, bref tous les tue-la-vie,

 

Regardez-les, écoutez-les ces jocrisses, ces tartuffes. Ils grouillent, ils grenouillent, ils farfouillent tous ces pedzouilles casse-couilles, ces endeuillés du calbard, ces pères et mères-la-pudeur tristes comme un jour sans vin.

 

Le rire, la joie, le bonheur, l’amour, le plaisir, la jouissance, le cul, la bonne bouffe, l’art même, la vie quoi, tout les offusque. Regardez-les, écoutez-les, drapés dans leur dignité offusquée. Ils puent du cerveau plus encore que des pieds.

 

Rabelais, Frédéric Dard, Brassens, Choron, Reiser, Coluche, Desproges, revenez vite, cornoculdelamermole ! Non seulement ils nous les cassent mais ils veulent nous les couper. Ils castrent même les mots : un sourd, c’est un mal-entendant, un aveugle, c’est un mal-voyant, un noir, c’est un homme-de-couleur, un pédé, c’est un homosexuel, un chomeur, c'est une personne en recherche d'emploi, un vieux, c'est un sénior... Et un kon, c’est un mal-comprenant ? (Oui, j’écris « kon » avec un « K » pointu comme la konnerie universelle pour ne pas confondre avec l’entrée du paradis de nos belles compagnes)

 

Il ne faut plus rire de rien, pas faire d’humour sur personne sous peine de volées d’offusqueries, voire de procès sur le cul. Bordel de merde, moi qui ait fait mes humanités avec Hara-Kiri, Charly-Hebdo première mouture, San-Antonio, mais aussi Rabelais, Cavanna, Desnos, Jarry je commence à me sentir étranger dans ce monde gris, uniforme, où rien ne doit dépasser. J’ai toujours l’impression d’avoir pété dans la sacristi !

 

Eh ! Oh ! Basta les constipés des zygomatiques.

  

VOUS NOUS EMMERDEZ !


Nonidi 9 Vendémiaire 221


Photo X - Droits réservés

23/09/2013

Humour o akbar : pets de femmes hallal ou haram ?

Islam pets interdits.jpg

 

 

"Au mois de mars dernier, le conseil islamique d'une ville de la province indonésienne d'Aceh, qui suit la charia, a interdit aux citoyennes de péter ostensiblement (=avec son en stéréo). 


Sayyid Yahia, maire de la ville, a déclaré aux médias que l'interdiction était nécessaire, car péter n'est pas compatible avec les valeurs islamiques de pudeur féminine : «Les femmes musulmanes ne sont pas autorisées à faire des vents sonores, c'est à l'encontre des enseignements de l'Islam », a-t-il dit. Pendant ce temps, l'Association des féministes indonésiennes a déclaré qu'elle comptait bien bloquer cette loi jugée discriminatoire. Le maire a également fait savoir que la loi vise à sauver les mœurs. « Quand vous entendez une femme faire cela, elle se comporte comme un homme. Mais si elle s'assoit sur le côté et le laisse échapper discrètement, elle ressemble à une femme», affirme Sayyid. 


Bien sûr, le projet de loi n'interdit pas le "pet silencieux", mais le passage du gaz avec le son n'est effectivement pas toujours tabou en Asie du Sud-Est, au contraire : on prétend ainsi préserver sa santé, en pétant fort. Fathima Khan, un médecin à l'hôpital islamique Al Banni, dans la capitale de l'Aceh, est catégorique : « Il n'est pas nécessaire de remettre en question cette pratique, car les gens le font pour leur santé et leur sécurité.», a-t-elle dit. 


Le maire a refusé de donner les détails de ce que la punition serait pour les contrevenants. Tandis qu'un autre membre au conseil municipal, qui a souhaité ne pas être nommé, a déclaré que si elle est reconnue coupable par le tribunal de la charia, la délinquante pourrait recevoir 20 coups de fouet pour des petits pets et jusqu'à 3 mois de temps de prison pour les plus grands. 


Notons que les savants islamiques locaux ont été principalement divisés sur la loi. Un activiste musulman bien connu comme Bshar Abdulla a exprimé son objection : «Comment faire passer le gaz n'est pas réglementée dans la charia. Il n'en est pas fait mention dans le Coran», écrit-il sur son compte Twitter. Cependant, «la tradition islamique et les valeurs de pudeur ne supporte pas les femmes qui pétent fort », a par contre déclaré Mehmood Hussain, un érudit et un partisan de la loi. 


Selon la nouvelle réglementation, seules les femmes dans l'espace public vont être surveillées. «Ce sera la responsabilité du mari de s'assurer que son épouse défend les valeurs islamiques à la maison» assure encore le maire. Il a également soutenu qu'il n'y a aucune preuve scientifique dans le coran des avantages pour la santé du pet bruyant."

 

Hoax ou pas ? Qui lo sa…


Sources:

Islamic city council bans female flatulence in Indonesia wadiyan.com http://wadiyan.com/2013/03/08/islamic-city-council-bans-female-flatulence-in-indonesia/

Malaysia today http://www.malaysia-today.net/mtcolumns/newscommentaries/...

Allez, continuons sur le ton de l’humour avec cette bluette que l’on chante au carnaval de Dunkerque et à laquelle j’ai fait un triomphe en Provence:

 

La femme qui pète au lit

 

La femme qui pète au lit

Connaît quatre jouissances

Elle bassine son lit

Elle soulage son ventre

Elle entend son cul qui chan-ante

Dans le silence de la nuit

Elle entend son cul qui chan-an-an-ante

Elle emmerde son mari.

 

Septidi 7 Vendémiaire 221

 

Illustration X – Droits réservés

 Tè ! Je ne résiste pas à vous faire un petit codicille, tant la réalité dépasse la fiction, et le filon est riche !

 

 Pour ceux qui veulent rire un peu, une page du site islamweb : 

"Peut on assimiler un fessier artificiel (sex toy) à une esclave ?"

 

Question :

Selem aleykom wa rahmatoullah wa barakatouh. Ma question est la suivante, peut-on assimiler un fessier artificiel à une esclave ? En effet, en Islam, je sais qu'il est autorisé d'avoir des relations sexuelles avec ses esclaves, donc un fessier artificiel n'est-il pas assimilable à une esclave ? Ma situation est la suivante, je suis étudiant et malgré plusieurs tentatives pour me marier je ne le suis toujours pas. Je vous écris cris en période de Ramadan, je jeûne donc et malgré cela il m'est difficile de calmer mes désirs sexuels. C'est donc bien sûr une alternative transitoire pour me permettre de patienter jusqu'à ce que je me marie. Barakallahou fikom pour vos réponses. Wasselem aleykom wa rahmatoullah wa barakatouh

Réponse :

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète. 

Il n’est pas valable de comparer ce genre de gadgets avec la femme esclave car ce n’est ni la même signification, ni inclus dans l’exception qui les concerne concernant la permission de jouissance avec elle, car Allah, le Très Haut, a dit : « Et qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer ; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs. » (Coran : 23/ 5,6 et 7). 

Cheikh al-Chinguiti a dit dans son livre « Adhwâ al-bayân » : « Allah, le Très Haut, a indiqué parmi les attributs des gens croyants et bienheureux qui vont hériter le Paradis et y demeureront éternellement, la préservation de leurs sexes (de tout rapport) : c'est-à-dire du Zina, de la sodomie et autres coïts et Allah, le Très Haut, a éclairci que cela ne concerne pas leurs femmes qui sont devenues permises grâce au mariage ou à l’esclavagisme et ainsi ils ne sont pas blâmables s’ils ne se préservent pas d'elles. Mais celui qui recherche du plaisir au-delà (des épouses et esclaves) est un transgresseur des lois divines qui ne contente pas de ce qu'Allah, exalté soit-Il, lui a rendu licite » 

Vous devez faire preuve d’endurance jusqu’à ce qu’Allah, le Très Haut, vous facilite le mariage, vous éloignez des lieux où la tentation (Fitna) est grande tels les universités mixtes car il y a une grave perversion et il n’est permis d’y étudier qu’en cas de nécessité impérieuse. 

Si vous ne pouvez vous mariez et que vous avez appliqué le conseil du Prophète (icon--1.gif) de multiplier le jeûne pour décroître l’ardeur du désir sexuel mais que cela n’a donné aucun résultat et qu’au contraire vous craignez de commettre le péché, alors dans ce cas certains oulémas ont autorisé la masturbation en cas de nécessité car il n’y a aucun doute qu’elle est moins grave que le Zina et dans le même contexte on peut inclure l’utilisation de ces gadgets. 

L’imam Ibn Taymiyya a dit : « La masturbation est illicite chez la majorité des oulémas et c’est l’avis le plus juste chez l’imam Ahmed et de ce fait celui qui la pratique doit être puni. Mais selon l’autre avis : elle est seulement abhorrée et non interdite et la majorité des oulémas (de cet avis) ne l’autorisent pas par crainte de commettre le Zina ou pour toute autre cause. Cependant nous avons appris qu’un groupe de Compagnons du Prophète (icon--1.gif) et des Tabi'în l’ont permise en cas de nécessité comme de craindre de commettre le Zina et que le concerné ne peut s’en préserver qu’en se masturbant, ou qu’il craint aussi de tomber malade s’il ne l’effectue pas ; c’est aussi l’avis de l’imam Ahmed et d’autres. Mais s’il n’y a pas nécessité je ne connais personne qui l’ait permise. » 

Et Allah sait mieux. "

 

Sources : Criminologie et système judiciaire islamique > Masturbation

Numéro de la Fetwa: 219202 - Dimanche 15-9-2013

 

 

22/09/2013

Ouiquinde gastronomique: Li paquetoun de bioù

paquetoun de bioù web.jpg

 

Voici quelques années, Septèmes-les-Vallons

Confronta en concours ses Vénus du poêlon.

« Li paquetoun de biou » (1) comme on dit à Septèmes

Ou « paupiettes de bœuf » tel en était le thème.

On les appelle encore « Alouettes sans tête »,

C'est un plat de Provence pour un repas de fête.

Montant en procession vers la vieille chapelle

Les jolies ménagères embaumaient les ruelles

Des multiples fragrances de leurs préparations

Quelles allaient livrer, non sans quelqu'émotion

Aux subtiles papilles d'un jury redoutable,

Fait de professionnels des plaisirs de la table,

Présidé gentiment par Maître Guy Gedda

Pape des fourneaux de Bormes-les-Mimosas.

Sert un canon, petit, car ma gorge languit:

Voilà les « Paquetoun de bioù » de Maistre Guy !

Prépare les paquets et ensuite la sauce,

C'est la cuisson finale qui scellera les noces

De tous les ingrédients habilement mêlés,

Offrant aux commensaux du bonheur au palais.

Commande à ton boucher du paleron en tranches

Minces que tu aplatiras bien sur la planche.

Prend du petit salé et coupe-le en dés

Mélange bien le tout et poivre à la demande,

Fais-en de petits tas sur tes tranches de viande.

Emprisonne le tout en roulant chaque tranche

Pour que ton appareil fasse une poche étanche

Que tu feras glisser dans une boutonnière.

Si tu n'y parviens pas: du fil de couturière.

Dans un large rondeau où chante du saindoux,

Fais raidir tes paupiettes trente minutes en tout.

Tu les retourneras avec délicatesse,

Elles sont bien fragiles, alors tu les caresses.

Entre temps tu épluches et haches trois oignons,

De l'ail et du persil, quelques petits lardons.

Puis, amoureusement, enlève tes paupiettes.

Pour bien y arriver, sers-toi de deux fourchettes.

A présent, pour la sauce, en route compagnon !

Dans le jus frissonnant, fais blondir les oignons,

Rajoute des tomates, ail, persil, thym, laurier,

Tu sales de haut goût et poivres volontiers,

Mouille d'un bon demi de vin blanc de Provence,

Laisse réduire un peu, puis un quart d'eau de France.

Fais cuire demi-heure, passe à la moulinette,

Enfin dans le rondeau, tu remets tes paupiettes,

Verse dessus ta sauce, Couvre et met à feu doux.

Pendant deux heures au moins, fait mijoter le tout.

Avec la polenta, les pâtes ou la purée,

Tes « paquetoun de biou » vont fort bien figurer.

Accompagne ce plat d'un rosé de Tavel,

Du Ventoux ou d'ailleurs, mais prend un bon label.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour les « paquetoun »: - 1,5 kg de palerons de bœuf coupé en 24 tranches minces, - 4 hectos de petit-salé, - 12 gousses d'ail épluchées et hachées, - 1 bouquet de persil haché, - 1 cuillerée de saindoux.

Pour la sauce: - 4 oignons, - 4 tomates pelées, mondées, épépinées, - 6 gousses d'ail hachées, - 1 bouquet de persil haché, - 3 feuilles de laurier, - 2 cuillerées à café de sel, - poivre blanc du moulin à la demande mais assez abondant. - 1 demi-litre de vin blanc sec.

Les vins conseillés:

Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aromatiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du­-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret. En vins du Languedoc, les Saint­-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières. En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.

Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds: Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux. En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes. En vins de Provence, les Coteaux varois.

 (1) Paquetoun de bioù: paupiettes de boeuf

Illustration originale Vincent Barbantan 

In: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s


Sextidi 6 Vendémiaire 221

 

21/09/2013

Ouiquinde érotique avec Albert Glatigny

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A Louise Callipyge

Ce n'est point votre soueur, marquises et comtesses,
Celle qui dans mes sens fait couler le désir ;
Le robuste idéal de mon charnel loisir,
C'est une grosse fille avec de grosses fesses.

Elle a le corps poilu comme aux rudes faunesses
Et des yeux grands ouverts distillant le plaisir.
Mais dans sa belle chair, le meilleur à saisir
C'est son cul souple et dur, si frais sous les caresses ;

Plus frais qu'en juin la source et qu'aux prés le matin,
Quand il vient en levrette avec un jeu mutin
Au ventre s'adapter d'harmonieuse manière ;

Et rien alors n'est plus gai pour le chevaucher
Que de voir, dans un cadre ondoyant de blancheur,
Le joyeux va-et-vient de l'énorme derrière...

Albert Glatiny

 

amour,cul


Quintidi 5 Vendémiaire 221


Photo X - Droits réservés



17/09/2013

Halte au « racisme » à l'encontre des minorités audibles !

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On nous gonfle les aliboffis à longueur d'antennes avec des histoires d'ostracisme, de stigmatisation, de racisme. Pourquoi pas. Alors moi je vais vous en dénoncer un de « racisme », mais qui n'émeut personne. Et pourtant...

 

Le matin, dans ma cambrousse margeridienne de l'été, je me réveille avec le poste local de France-bleue, c'est-à-dire France bleue Gard-Lozère. L'hiver, pareil mais avec radio-bleu Vaucluse ou Provence.

 

Eh bien, je ne me reconnais pas à travers ceux qui « parlent dans le poste », ils ne sont en aucune manière le reflet des « pays » qu'ils sont censés représenter : ils parlent « pointu ».

 

Ils parlent TOUS « pointu »! C'est comme ça qu'on qualifie, dans le Midi, ceux qui ont l'accent parisien. Disons ceux qui vivent en Provônce et qui pôncent que l'accônt des autochtones ne fait vraimônt pas distingué...

 

J'ai un cousin qui parle dans le poste. Dans la vie « normale », il a comme tout le monde ici un parler qui fleure bon le thym, les cigales et les rabasses. Eh bien dans son métier, c'est le Mickael Jackson de l'élocution: pour se fondre dans la masse « politiquement correcte », il gomme son élocution naturelle pour essayer d'endosser le parler insipide, formaté, sans couleur de l'ethnie dominante. « Mais, me dit-il lorsque je lui en fais gentiment la remarque, on nous oblige à avoir ce parler neutre! Si je veux garder mon boulot, je dois me plier à cette contrainte ». Voilà comment et pourquoi les radios locales, qui devraient être le reflet de leur région, sont toutes formatées sur le même moule. A Avignon, Nîmes ou Perpignan, « on » parle comme à Tours, Arras ou Plougastel.... C'est navrant et même révoltant. Le racisme – que l'on met à toutes les sauces – ne s'expriment-il pas ainsi, aussi ?

 

C'est de l'ostracisme. C'est de la discrimination envers les minorités non pas visibles mais AUDIBLES. Et ce n'est pas un détail futile. Essayez, si vous avez le parler provençal ou si votre langue roule comme les cailloux de l'Adour, même si vous en avez largement les capacités, de postuler à la radio ou, pire encore à la télévision... Ou bien dans l'enseignement supérieur, dans la magistrature...Tè! Fumes. On vous regardera avec un sourire amusé et, comme mon cousin, on vous fera clairement savoir qui faudra revenir lorsque « vous parlerez normalement ». Où est la normalité en l'occurrence?

 

Oui mais vous me direz le journaliste Jean-Michel Apathie, le philosophe Michel Serres... Oui. Et après? Vous en connaissez beaucoup d'autres?

 

Alors? Faut-il ne rien dire ? Accepter cette mise à l'écart qui est aussi choquante que celle fondée sur la couleur de peau?

 

Tè, voilà une chanson – sur l'air du Drapeau rouge de Fugain - qui illustre bien cette colère qui gronde sourdement dans le Midi à l'encontre de ce colonialisme de l'intérieur imposé par les descendants des sinistres et sanguinaires barons franchimands qui ont saccagé, il y a quelques siècles, la brillante civilisation des troubadours. Un épisode terrible qui reste dans l'inconscient collectif de tout le Midi :

 

Se vos desenant faire toumba lis iruge

Si tu veux à présent te débarrasser des sangsues

Que te pipon tout toun sang

Qui te pompent tout ton sang

Te faus peravans, sènso cerca lou grabuge

Il te faut d’abord sans chercher la bagarre

Prendre toun astrado en man

Prendre ta destinée en main

Te fau jamai douna ta fianço

Il ne te faut jamais donner ta confiance

Pèr que fagon sempre respeta ti dre

Pour toujours faire respecter tes droits

Qu’a n’aquéli que soun sens doutanço

Qu’a ceux-là qui sont sans aucun doute

De Prouvènçau ni court-ni coustié.

Des Provencaux ni d'un bord ni de l'autre



Prouvençau di campagno,  Prouvançau di ciéuta

Provençaux des campagnes, Provençaux des villes.

Petara la castagno se sian pas escouta

Nous nous battrons si nous ne sommes pas écoutés

Faudra pamens lou recounquista

Il faudra pourtant le reconquérir

Tout ço qu’au nostre nous avien rauba

Tout ce qu’aux nôtres ils nous ont volé

A l’asard Bautezar, se sian pas de bastard

Advienne que pourra si nous ne sommes pas des moins que rien

Fasèn lèu, deman sara trop tard.

Faisons vite,  demain il sera trop tard.

 

 

Primidi 1er Vendémiaire 221


Photo X - Droits réservés

15/09/2013

Gastronomie dominicale: Le bœuf à l'Hermitage des mariniers de Condrieu

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Au sortir de Lyon, le fleuve - lourd des masses

De séracs écroulés, et des torrents de glace,

Et des prairies de neige, et des mers domestiques

Qu'a enfanté pour lui la vigueur helvétique ­

Se joint à l'opulence des grandes eaux de Saône

Pour mériter enfin son nom de Dieu: le Rhône.

Il plonge vers le Sud voluptueusement

Pour créer sa vallée de soleil et de vent.

Il féconde en roulant, et la terre, et la pierre

Pour engendrer la Vigne et ses grains de lumière.

Dans le Septentrion, les vignes du vertige,

Sur les coteaux du Sud, celles du Félibrige.

Vignerons sur les roches, mariniers sur les eaux,

Qui avec ses tonneaux, qui avec ses bateaux,

Les hommes du grand fleuve étaient tous des gagneurs

Car à fleuve divin, il sied d'être un seigneur.

En ces temps là, petit, le Rhône était un dieu

Et sa Jérusalem était à Condrieu.

Ce bourg de pierres blondes, entre l'eau et les vignes,

Engendra les meilleurs, les plus forts, les plus dignes

De ces seigneurs du fleuve. Ah ! il fallait les voir

Les longs trains de bateaux, lorsque tombait le soir

S'arrimer à la rive. Vingt-cinq hommes par rigue

Et autant de chevaux débarquaient dans le bourg

Pour boire, manger, chanter et chasser la fatigue,

Pour se battre parfois, et pour faire l'amour.

Partout dans les auberges, les troquets, les bord' eaux

On débitait friture, vin fort et fricandeaux,

Mais ce que préféraient, avant l'appareillage

Les mariniers, c'était le bœuf à l'Hermitage.

Ce petit port du Rhône, en face de Tournon,

Escarpe sa syrah aux flancs d'un mamelon

Et produit l'un des meilleurs vins rouges qui soit,

Puissant comme un volcan, souple comme la soie.

C'est dans sa robe pourpre que les bons cuisiniers

Mettent à mariner le bœuf des mariniers.

Deux kilos et demi de paleron d'Aubrac

Coupés en gros morceaux et disposés en vrac

Dans un profond faitout avec thym et laurier,

Sel, poivre du moulin et un bel ail entier,

Un verre d'huile d'olive, du marc de Condrieu

Ainsi qu'une bouteille d'Hermitage un peu vieux.

Le lendemain matin, tu fais la retirade

Du bœuf bien imprégné avec ta marinade.

Dispose les morceaux dans un poêlon onché,

Avec plusieurs oignons grossièrement hachés.

Alterne bien les strates de viande et de légumes,

Pour finir, une couche d'oignons de beau volume.

Verse sur l'appareil ton jus de marinade,

Fait cuire à feu très doux, couvert, à l'estouffade.

Un quart d'heure plus tard, du vinaigre, un bon verre,

Ainsi que de gros sel une bonne cuillère.

Tu laisses encore un heure mijoter au frisson.

Pendant ce temps, prépare donc la liaison.

Tu haches finement deux anchois dessalés

Avec deux gousses d'ail, du persil ciselé,

Deux cornichons hachés, saupoudre de farine,

Mouille avec la bonne huile d'olive comtadine.

Puis verse doucement ce bol de liaison

Pour bien l'incorporer à la préparation.

Tu laisses mijoter encore cinq minutes

C'est prêt, tu sers très chaud, et la fête débute.

En accompagnement, quelques pommes vapeur,

Ou bien des pâtes fraîches, et vive le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée du Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 2,5 kilos de paleron de bœuf d'Aubrac (si possible), - 2 verres d'huile d'olive de la vallée des Baux, - 1 verre de marc, - 1 bouteille d'Hermi­tage, - 1 verre de vinaigre, - 4 gros oignons, - 2 gousses d'ail, - 2 anchois en filets, - 2 cornichons, - sel, poivre, thym, laurier, farine, - 2 kilos de pommes de terre vapeur ou 1 kilo de pâtes fraîches.

 

Les vins conseillés:

Essentiellement des vins rouges des Côtes-du-Rhône septentrionales: - Condrieu, - Hermitage, - Crozes-Hermitage, - Côte-Rôtie, - Saint-Jo­seph, - Cornas.


Nonidi 29 Fructidor 221


Illustration originale Vincent Barbantan

 

14/09/2013

Ouiquinde érotique avec Prévert et Montant

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Sanguine

La fermeture éclair a glissé sur tes reins
Et tout l’orage heureux de ton corps amoureux
Au beau milieu de l’ombre
A éclaté soudain
Et ta robe en tombant sur le parqué ciré
N’a pas fait plus de bruit
Qu’une écorce d’orange tombant sur un tapis
Mais sous nos pieds
Ses petits boutons de nacre craquaient comme des pépins
Sanguine
Joli fruit
La pointe de ton sein
A tracé une nouvelle ligne de chance
Dans le creux de ma main
Sanguine
Joli fruit
Soleil de nuit.

Jacques Prévert

 

https://www.youtube.com/watch?v=EnpFl3XXfcU

 

 

Octidi 28 Fructidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

12/09/2013

Impôts ! Taxes ! On n’entend plus que ça…

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…Pour se récriminer bien sûr. En oubliant que les impôts sont la condition sine qua non de la démocratie. Ces récriminations sont tout de même légitimes lorsqu’on connait l’ampleur de la fraude fiscale (voir Arte) des multinationales et des plus riches qui s’exonèrent légalement de toute contribution à la bonne marche de la nation tout en en utilisant les infrastructures et les services. Cette fraude est estimé entre 80 et 120 milliards d’euros, soit plus que le déficit de l’Etat. Le pognon, c’est là qu’il est, le pognon, c’est là qu’il faut le prendre. Hélas, ce n’est pas ce que fait Mosco…

 

Puisque ce gouvernement de gôôôche se refuse à aller serrer le kiki des voyous (il est vrai que pendant un an, le ministre chargé de faire ce travail était lui-même…un tricheur fiscal !), il va aller chercher le pognon ailleurs. La liste est longue et pas exhaustive, tant pour le budget générale que pour celui de la Sécu. Mais, concernant la Sécu, il y a quelques pistes ouvertes (voir Le Parisien   ) qui ne sont pas inintéressantes puisqu’il s’agit de taxer des produits considérés comme nocifs pour la santé, et donc pour les comptes de la Sécu.

 

Quels sont ces produits ?

 

L’an dernier, la « taxe Nutella » (taxe sur les huiles de palme) a fait chou blanc. Dommage. Il faudra y revenir. Alors quoi d’autres ?

 

Boissons énergisantes. « Red Bull », « Monster », « Dark Dog » sont les plus commercialisées de ces boissons énergisantes. Elaborées à base de sucre, de caféine et de taurine, elles peuvent être dangereuses à haute dose, surtout associées à l’alcool. Il est question d’une taxe de 50 euros par hectolitre, ce qui rapporterait 12,5 millions d’euros.

 

Vins transformés. Ce sont ces boissons rafraîchissantes à base de vins qui ont fait fureur cet été. Une base de vin rosé, de l’eau, du sucre et des extraits naturels ou des arômes artificiels qui changent le goût (pamplemousse, cerise, abricot, pêche, etc.). Il y a quelques années, ce fut l’apparition éphémère des blancs effervescents aromatisés pêche. Ça a fait long feu… (moi je les fais à la maison avec un cubi de rosé et un jus de pamplemousse ! Moins cher et meilleur.) Il s’en est bu tout de même plus de 16 millions de litre cet été ! L’idée est de les taxer au même taux que les « prémix » (ces mélanges d’alcools forts - vodka, gin, téquila, etc. - et de bière ou de sodas). Là, ça va faire mal, ces derniers produits étant taxés à 1100 euros par hectolitre. Rapport attendu : 163 millions d’euros.

 

Aspartame. Tout le monde connait cet édulcorant qui est présent dans tous les produits dits « light ». Il engraisse la sinistre firme Monsanto et mettrait selon certains rapports la santé des consommateurs en danger. L’Autorité européenne de sécurité des aliments ( A.E.S.A.) a quant à elle, conclu à l’innocuité du produit, ce qui est suffisant pour douter de cette innocuité, l’AESA, à la solde des multinationale de l’agroalimentaire, étant le Rantanplan de la sécurité alimentaire. Rapport attendu pas connu mais certainement très conséquent. (moi, je sucre avec les plants de stévia qui poussent très facilement dans mon jardin !)

 

Tabac. En plus des taxes sur le prix des cigarettes, l’Etat envisage de ponctionner l’industrie du tabac (70.000 morts par an, des milliards dépensés par la Sécu) a travers les buralistes. 220 millions d’euros attendus.

 

Cigarette électronique. Les « vapoteurs » seraient déjà 5 millions. Moins dangereuses évidemment que les clopes classiques, les cigarettes électroniques produiraient elles aussi des vapeurs novices et seraient une porte d’entrée des jeunes vers la clope. Or elle ne supporte qu’une taxe classique de 19,6%. Le gouvernement envisage pour ces gadgets branchés une « taxation autre ».

 

 

Voilà. Allez, à la nôtre 


Sextidi 26 Fructidor 221


Illustration X - Droits réservés

11/09/2013

11 septembre au Zuessa

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Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,

Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,

Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,

Par les loques données chargées de variole.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de la nation des voleurs de vos terres …

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,

Achetés, exploités et payés au bâton,

Humiliés, niés, traités pire que bêtes

Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgés vos fers…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Salvador Allende, du fond de ton tombeau,

Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo

Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces    

Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans communistes nés en Indonésie.

Vous étiez un million accusés d’hérésie,

Massacrés pour avoir soutenus Sokarno

Alors que les yankees préféraient Suharto.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Héroïques soldats paysans du Viet-Nam.

Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,

Vous avez triomphé de cette soldatesque

De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,

Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,

Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam

Massacre les civils pire qu’au temps de Saddam.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,

Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,

La défense du “ Droit ” fut un bon alibi :

L’ordre americana règne sur la Serbie.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Civils vitrifiés par la Bombe yankee

Rayant Hiroshima comme Nagasaki

Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre

Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques

En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

 

Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !

Libère-toi des fers, des chaînes de forçats

Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme

Par sa télé débile et son consumérisme.

Renverse le pouvoir aveugle du dollar

Et celui des banquiers et boursiers vicelards.

Rafale les “ chairmen ” des multinationales

Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.

Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,

Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !

Redevient cet ami qui nous a fait rêvé,

Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.

Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.

Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères

Afin que la statue prénommée Liberté

Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

 

VictorAyoli

 

 

Quintidi 25 Fructidor 221

 

Illustration originale Giacobazzi

 

09/09/2013

LAÏCITE. Ça va encore mieux en le disant...

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Charte de la laïcité à l’école.

 

La Nation confie à l’Ecole la mission de faire partager aux élèves

les valeurs de la République

 

 

1 – La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi, sur l’ensemble de son territoire, de tous les citoyens. Elle respecte toute les croyances.

 

2 – La république laïque organise la séparation des religions et de l’Etat. L’Etat est neutre à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles. Il n’y a pas de religion d’Etat.

 

3 – La laïcité garantit la liberté de conscience à tous. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire. Elle permet la libre expression de ses convictions, dans le respect de celles d’autrui et dans les limites de l’ordre public.

 

4 – La laïcité permet l’exercice de la citoyenneté, en conciliant la liberté de chacun avec l’égalité et la fraternité de tous dans le souci de l’intérêt général.

 

5 – La République assure dans les établissements scolaires le respect de chacun de ces principes.

 

6 – La laïcité de l’Ecole offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l’apprentissage de la citoyenneté. Elle les protège de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leur propre choix.

 

7 – La laïcité assure aux élèves l’accès à une culture commune et partagée.

 

8 – La laïcité permet l’exercice de la liberté d’expression des élèves dans la limite du bon fonctionnement de l’Ecole comme du respect des valeurs républicaines et du pluralisme des convictions.

 

9 – La laïcité implique le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations, garantit l’égalité des filles et des garçons et repose sur une culture du respect et de la compréhension de l’autre.

 

10 – Il appartient à tous les personnels le sens et la valeur de la laïcité ainsi que des autres principes fondamentaux de la République. Ils veillent à leur application dans le cadre scolaire. Il leur revient de porter la présente charte à la connaissance des parents d’élèves.

 

11 – Les personnels ont un devoir de stricte neutralité : ils ne doivent pas manifester leurs convictions politiques ou religieuses dans l’exercice de leur fonction.

 

12 – Les enseignements sont laïques. Afin de garantir aux élèves l’ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde ainsi qu’à l’étendue et à la précision des savoirs, aucun sujet n’est à priori exclu du questionnement scientifique et pédagogique.

Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme.

 

13 – Nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’Ecole de la République.

 

14 – Dans les établissements scolaires publics, les règles de vie des différents espaces, précisés dans le règlement intérieur, sont respectueuses de la laïcité. Le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.

 

 

15 – Par leurs réflexions et leurs activités, les élèves contribuent à faire vivre la laïcité au sein de leur établissement.


*************************************

C'est à minimum, très consensuel mais clair et compréhensible par tous. Il reste à écrire une charte équivalente pour tous les services publics et en particulier pour l'Hôpital et à la placarder largement.


Tridi 23 Fructidor 221


Illustration X - Droits réservés

08/09/2013

La cuisine de l'amour: Curry de poulet

 

 

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Adrienne.

 

 

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,

Pervenche le matin, lilas au crépuscule,

Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.

J’en étais amoureux et je la voulais mienne.


 

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau

Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.

Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,

Ces courbes satinées et ces vallées profondes,


 

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

 

 

Je me serais damné tant j’en avais envie

Peu m’importait alors de courir à ma perte

Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

 

 

 

- Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?

- Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !

La pièce était tendue de tissus de Madras,

Sur le tapis, des poufs et une table basse,

Un encens très musqué, en volutes diaphanes

Créait une atmosphère de chaude nuit persane,

Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.

Tout me semblait propice à combler mes espoirs.

J’ai servi dans les verres une douceur exquise :

Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.

A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,

J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.

Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,

Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril

Côtes de céleri débitées en lichettes

Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.

Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons

Puis passez au chinois et servez sans cuisson.

Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,

S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.

Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,

J’ai servi une bombe : le poulet au curry.

Un beau poulet fermier coupé en six portions

Auquel on fait subir quelques préparations.

Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature

Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,

Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,

Huile, ail, sel marin et sel de céleri.

Enduisez le poulet avec cet appareil,

Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.

Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,

Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie

Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.

Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,

Saisissez à feu vif en tournant constamment.

Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment

Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé

De la noix de coco en copeaux ou râpée.

Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux

Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.

Pelez et découpez quelques pommes de terre,

Découvrez et posez vos tranches maraîchères

Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,

Tout doit être immergé, et non pas à demi.

Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor

Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.

A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry

On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)

Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,

Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.

N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,

Un seul, car il permet quelques contacts courtois,

Préludant ces élans de plus grande tendresse

Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

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Duodi 22 Fructidor 221

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04/09/2013

Allez, un peu d’humour noir, ça nous changera de la Syrie et de la rentrée des classes…

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Tout se vend, tout s’achète. En France on peut facilement acheter des enfants, comme vient de le montrer le fait-divers de ces gosses rom vendus par leurs parents. Jonathan Swift, au 18° siècle, allait très loin dans l’ironie sarcastique. Aujourd'hui, il se ferait sérieusement allumer par les culs-serrés donneurs de leçon incapables d'apprécier le second degré!  Qu’on en juge :

 

(…) Un Américain très avisé que j’ai connu à Londres m’a assuré qu’un jeune enfant en bonne santé et bien nourri constitue à l’âge d’un an un mets délicieux, nutritif et sain, qu’il soit cuit en daube, au pot, rôti à la broche ou au four, et j’ai tout lieu de croire qu’il s’accommode aussi bien en fricassée ou en ragoût.

je porte donc humblement à l’attention du public cette proposition : sur ce chiffre estimé de cent vingt mille enfants, on en garderait vingt mille pour la reproduction, dont un quart seulement de mâles - ce qui est plus que nous n’en accordons aux moutons, aux bovins et aux porcs -, la raison en étant que ces enfants sont rarement les fruits du mariage, formalité peu prisée de nos sauvages, et qu’en conséquence un seul mâle suffira à servir quatre femelles. On mettrait en vente les cent mille autres à l’âge d’un an, pour les proposer aux personnes de bien et de qualité à travers le royaume, non sans recommander à la mère de les laisser téter à satiété pendant le dernier mois, de manière à les rendre dodus et gras à souhait pour une bonne table. Si l’on reçoit, on pourra faire deux plats d’un enfant, et si l’on dîne en famille, on pourra se contenter d’un quartier, épaule ou gigot, qui, assaisonné d’un peu de sel et de poivre, sera excellent cuit au pot le quatrième jour, particulièrement en hiver.

J’ai calculé qu’un nouveau-né pèse en moyenne douze livres et qu’il peut, en une année solaire, s’il est convenablement nourri, atteindre vingt-huit livres.

Je reconnais que ce comestible se révélera quelque peu onéreux, en quoi il conviendra parfaitement aux propriétaires terriens qui, ayant déjà sucé la moelle des pères, semblent les mieux qualifiés pour manger la chair des enfants. (...)

Ainsi que je l’ai précisé plus haut, subvenir aux besoins d’un enfant de mendiant (catégorie dans laquelle j’inclus les métayers, les journaliers et les quatre cinquièmes des fermiers) revient à deux shillings par an, haillons inclus, et je crois que pas un gentleman ne rechignera à débourser dix shillings pour un nourrisson de boucherie engraissé à point, qui, je le répète, fournira quatre plats d’une viande excellente et nourrissante, que l’on traite un ami ou que l’on dîne en famille. Ainsi, les hobereaux apprendront à être de bons propriétaires et verront leur popularité croître parmi leurs métayers, les mères feront un bénéfice net de huit shillings et seront aptes au travail jusqu’à ce qu’elles produisent un autre enfant.

Ceux qui sont économes (ce que réclame, je dois bien l’avouer, notre époque) pourront écorcher la pièce avant de la dépecer ; la peau, traitée comme il convient, fera d’admirables gants pour dames et des bottes d’été pour messieurs raffinés.

Quant à notre ville de Dublin, on pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu’on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d’acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir. (...)

Nul doute que cet aliment attirerait de nombreux clients dans les auberges dont les patrons ne manqueraient pas de mettre au point les meilleures recettes pour le préparer à la perfection, et leurs établissements seraient ainsi fréquentés par les gentilshommes les plus distingués qui s’enorgueillissent à juste titre de leur science gastronomique ; un cuisinier habile, sachant obliger ses hôtes, trouvera la façon de l’accommoder en plats aussi fastueux qu’ils les affectionnent.(…)

Nous devrions voir naître une saine émulation chez les femmes mariées - à celle qui apportera au marché le bébé le plus gras -, les hommes deviendraient aussi attentionnés envers leurs épouses, durant le temps de leur grossesse, qu’ils le sont aujourd’hui envers leurs juments ou leurs vaches pleines, envers leur truie prête à mettre bas, et la crainte d’une fausse couche les empêcherait de distribuer (ainsi qu’ils le font trop fréquemment) coups de poing ou de pied.(…)

Je conjure les hommes d’Etat qui sont opposés à ma proposition, et assez hardis peut-être pour tenter d’apporter une autre réponse, d’aller auparavant demander aux parents de ces mortels s’ils ne regarderaient pas aujourd’hui comme un grand bonheur d’avoir été vendus comme viande de boucherie à l’âge d’un an, de la manière que je prescris, et d’avoir évité ainsi toute la série d’infortunes par lesquelles ils ont passé jusqu’ici, l’oppression des propriétaires, l’impossibilité de régler leurs termes sans argent ni travail, les privations de toutes sortes, sans toit ni vêtement pour les protéger des rigueurs de l’hiver, et la perspective inévitable de léguer pareille misère, ou pis encore, à leur progéniture, génération après génération.

Jonathan SWIFT – 1729

 

 

Octidi 18 Fructidor 221

 

Merci à Deligne

 

 

02/09/2013

M'ame Michu et M'ame Chazotte : au viol !

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M'ame Michu et M'ame Chazotte : au viol !

 

 

- Ben alors M'ame Michu. Vous avez l'air bien absorbée par votre journal. Qu'est-ce qui vous captive tant ? « Pépère » qui s'en va-t-en-guerre ? Les retraites qui vont prendre un coup de rabot ? Carla qui aurait acheté une boucherie chevaline au Cap Nègre (oh pardon ! Au cap homme de couleur...) ?

 

- Non, ma brave M'ame Chazotte. Je médite...

 

- Ah vous méditez... Eh ! D'habitude vous médisez plutôt !

 

- Ne vous moquez pas. Je médite sur ces femmes de la région d'Avignon.

 

- Ah ouais ! Et qu'est-ce qu'il leur est arrivé à ces braves femmes ?

 

- Ben, elles ont été violées. Et si je médite, c'est parce que ces femmes ne sont pas des jeunettes : l'une a 72 ans et l'autre 78 ans !

 

- Ah ben dite-donc ! J'comprends que vous méditassiez ! Dites plutôt que ça vous fait rêver... Voilà qui est valorisant à nos âges ! Et qui c'est ce courageux héros 

 

- Ben voilà ce qu'ils disent dans le journal : « un homme proche d’1,80m, de type africain (il aurait parlé d’origines malgaches à une victime), assez mince, portant une moustache fine, cheveux crépus plutôt courts. » Il aurait environ 29 ans et se déplacerait avec un vélo bleu... Et il aurait raccompagné sa victime chez elle

 

- Ouais ! Plutôt beau mec quoi. Sportif et galant en plus. Ben va y avoir affluence de septuagénaires en rut dans ce quartier ! Ce mec, il ne faut pas l'arrêter, il faut le décorer ! Le citer en exemple. Le montrer dans les maisons de retraite pour redonner le moral aux vieilles. Alors, qu'est-ce que vous allez faire M'ame Michu ?

 

- Ben, j'vais faire quelques achats en fonction de ces informations...

 

- Qu'est-ce que vous allez acheter ? Une bombe à gaz d'autodéfense ?

 

- Non, M'ame Chazotte. Même à nos âges, faut être prêtes. J'vais m'acheter un string !

 

 

Sextidi 16 Fructidor 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Sources: lien 

 

 

01/09/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique: la brandade de Nîmes

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Fanny

La Fanny est serveuse au café des Platanes
Elle a de ces rondeurs que les dévots condamnent
Mais que les jouisseurs lorgnent avec désir
Tant elles sont promesses de joies et de plaisirs.

Elle ondule parmi les joueurs de pétanque,
Ces acteurs naturels, ces presque saltimbanques,
Perturbe les tireurs, énerve les pointeurs,
Prive de leurs moyens ces superbes menteurs.

Sous l’effet ravageur de ses hanches qui roulent
Tous restent bouche bée et en perdent la boule
Parmi les équipiers, voilà la zizanie :

On s’insulte, on se crie, pour un point on s’encagne
On joue contre son camp, on joue à Qui-perd-gagne
Tous rêvent du Zéro… et de baiser Fanny !


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La brandade de Serge et Wladimir


— Victor ! Tes pétanqueurs qui rêvent d’embrassades
En matant les rondeurs de la belle Fanny,
Ils devraient s’entraîner à faire la brandade,
Ça calmerait un peu leur érotomanie !
Voici comment la font, pour leur table éponyme
Serge et Wladimir, restaurateurs à Nîmes.
Pour réussir ton plat, éloigne les intrus,
Une nuit, à l’eau fraîche, dessale ta morue,
En six coups de hachoir frappés sur une planche,
Sans enlever la peau, en portions tu la tranches.
Tu la mets, à l’eau froide, dans un large faitout
Que tu lèves du feu quand le liquide bout,
Et tu laisses tremper dix minutes environ, 
Le temps de te verser quelques petits canons.
Puis égoutte, essore, et lève les arêtes,
Dans une casserole, mets ta morue défaite,
Dès lors, tu vas chauffer l’ensemble au bain-marie.
A la cuillère en bois, à tour de bras, manie,
Ecrase la morue d’une main combative
En ajoutant du lait et de l’huile d’olive,
L’un et l’autre, tiédis, de façon mesurée
Pour obtenir enfin une lisse purée.
Cette crème doit être onctueuse et épaisse
Pour cela, il te faut branler fort, sans faiblesse.
Lorsque tu en es là, prends le temps de souffler,
Décontracte ton bras, laisse-le dégonfler,
Verse-toi volontiers un vin blanc des Costières
Et va faire un câlin avec la cuisinière.
Reprends ton appareil, oublie la rigolade
Si tu veux, comme un chef, réussir ta brandade.
Il faut la parfumer, la monter en saveur.
Elle doit embaumer pour chavirer les cœurs.
Ecrase, au mortier, une gousse d’ail blanc,
Râpe un peu de muscade — excellent stimulant ! —
Un zeste de citron que finement tu haches,
Un peu de poivre blanc, un soupçon de pistache,
Du sel si nécessaire, mais reste circonspect,
Enfin, lorsque tu sers, une truffe râpée.
Ce plat emblématique de Nîmes-la-Romaine
Incitera Fanny, à la dernière mène,
À laisser les vainqueurs autant que les vaincus,
Selon la tradition, lui embrasser le cul !
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Fanny3.gifIngrédients et proportions pour six personnes:
- 1 grosse morue sèche, - 1 demi litre de lait tiède, - 1 demi litre d'huile d'olive tiède, - 3 gousses d'ail de belle taille, - 1 zeste de citron, - 1 cuillerée à dessert de poivre blanc, - 1 peu de muscade râpée, - 2 graines de pistache, - 1 truffe (accessoire), - beaucoup de vigueur dans le bras (indispensable !)


culs tournés.jpgLes vins conseillés:
Profitez de ce plat gardois pour apprécier les vins rouges des Costières-de-Nîmes mais aussi les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Péray, vins tranquilles du Diois, Saint-Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ar-dèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon.
En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul-de-Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons-source-d'Argens, Brue-Auriac, Châteauvert.
Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins primeurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les-Vignes, Sabran, Codolet, Rochefort, Lirac, Laudun.


Quintidi 15 Fructidor 221


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31/08/2013

Ouiquinde érotique estival

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Contacts

Ton visage blotti au creux de mon épaule,
J'aime sentir ton corps qui sur mon corps se colle,
Souple et dur à la fois. Ondoyante liane
Qui épouse le tronc de l'arbre qu'elle gagne.

Tu presses en ondulant ton ventre sur la bosse
Qui gonfle à ce contact comme l'épée d'Athos.
Ma main serrant ton dos, amorce une caresse
Qui la conduit bientôt vers tes aimables fesses

A travers le tissu, mes doigts suivent la raie
Douce et mystérieuse qui conduit à l'entrée
Brûlante du bonheur blottie entre tes cuisses.

Ta bouche prend la mienne, délicieuses prémices,
Mélange de saveurs, délicate morsure,
Merveilleuse promesse pour d'autres ouvertures.

Moi

 

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Quartidi 14 Fructidor 221


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29/08/2013

Les OGM, c’est PAS ce que j’aime

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Pour y voir plus clair avec ce qu’on achète, et notamment les produits avec ou sans OGM, voici un guide clair et bien documenté – élaboré par Greenpeace – des produits et des marques que l’on peut bouffer, de ce dont on doit se méfier, de ce qu’on doit rejeter.

 

La colonne verte liste les produits SANS OGM, la liste orange liste les produits contenant peu d’OGM, quant à la liste rouge, la plus fournie - hum ! - elle vous prépare de belles scrofules cancéreuses bien sournoises !

 

Eh ! On a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon. Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Ce guide fort pratique nous ouvre les yeux.

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Duodi 12 Fructidor 221

 

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