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29/12/2012

Ouiquinde de fin d’année classé X : Ô cul passion !

cul N&B.jpg

 



Femme, à ton cul ce jour, je voudrais rendre hommage,
Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.
Tes divines rondeurs de Vénus callipyge
Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma tige.
Je t’imagine donc en accorte soubrette,
Petit tablier blanc et très courte jupette,
Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,
Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.
Tu te penches en avant pour allumer ton four,
Ta croupe qui se tend soulève tes atours,
Me révélant ainsi l’affriolant spectacle
De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.
Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions
A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.
Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,
Mouvement lancinant appelant la caresse.
J’ai les mains dans le dos, mais ma bouche est active,
Avec les dents j’abaisse ton string décoratif,
Mon nez fouille tes poils, hume, grume ta raie
Ma bouche se ventouse au petit trou doré,
Qui orne la forêt de ta ligne médiane.
J’aime son goût amer, d’absinthe et de gentiane,
J’admire l’abricot de ta vulve enflée,
Qui s’ouvre et qui se fend pour mon engin gonflé,
Saoulé de tes humeurs, envoûté de tes goûts,
Je laisse enfin ta fente et me remet debout.
Tu te cambres et présente ta croupe en offrande,
Brûlant fourreau de chair pour ma bite qui bande.
Les mouvement mutins du petit œil de bronze
Qui s’ouvre et qui me dit : « j’attends que tu m’enfonces »,
Un peu d’huile d’olive ou mieux d’huile d’argan
Pour y pouvoir entrer comme un doigt dans un gant
J’enfonce enfin ma queue dans ton lotus ouvert,
Et je rentre, et je sors de ton volcan de chair.
La chaleur de ton cul me fait monter aux anges,
Nos corps ne font plus qu’un, nos humeurs se mélangent
Se lâchent, se reprennent en un ballet d’amour.
Notre désir atteint le point de non retour,
Aux grands coups de boutoir sur ton cul de ma queue
Tu réponds en ouvrant ton œillet délicieux,
Ma queue sort, ma queue rentre,
Une douce chaleur irradie tout mon ventre
Je vais bientôt jouir, je le sens dans mes couilles,
Tu roucoules et tu geins, ton cul aspire et mouille,
Nous perdons la notion de ce qui est autour,
Le plaisir nous submerge en un long cri d’amour,
Et mon foutre brûlant se répand dans ton antre
En un feu d’artifice au soleil de ton ventre. 


 

cul,amour



Nonidi 9 Nivose 221


Photo X - Droits réservés

27/12/2012

« Normalou » chez les louchebems de Rungis.

normalou mange.jpg

 

 

- Ah ! Lesieumic président, nous sommes flattés que vous aimiez la tripe. Vous larlépem le louchebem ? Non ? C’est le parler des bouchers, monsieur le président. Aussi incompréhensible aux profanes que le sabir de vos énarques ! Enfin, nous sommes heureux que vous aimiez le lorpic, la charcutaille, la bonne cochonnaille bien de chez nous. Et aussi, nous sommes fiers que vous acceptiez de jaffer la tête de veau  avec des loufs comme nous, comme le faisait un de vos célèbres prédécesseurs, corrézien lui aussi !

 

- Ah ! Mes amis (le président, inquiet, regarde à droite, à gauche, derrière lui. De solides gardes du corps seulement. La redoutable Valérie n’est pas là). Quel bonheur ! Je suis des vôtres. Aheueueu…

 

- Le président s’assoie parmi les bouchers, une accorte lamfé du lafécaisse lui noue une grande serviette à carreaux rouges et blancs autour du cou, et la fête commence. Deux louchebems sortent de la grande bassine fumante un drap noué en baluchon et l’égouttent dans la rigole. Dans un nuage de vapeur odorante, ils posent la tête de veau sur une large table. Tandis qu’on décore le chef fumant de persil dans les oreilles et les narines, le patron des louchebems, le ventre opulent barré d’un grand tablier (encore) blanc se prépare à officier. En quatre coups sonores sur son fusil, il donne à son couteau de découpe le tranchant idéal et attaque. Les joues souples et grasses qui fument et tressautent, le dedans du palais, la langue et la glotte, les viandes délicates, mousseuses, du cou, les oreilles craquantes, les muscles des bajoues, les yeux aux muscles si délicats. Enfin le bonheur des gourmets : la pointe du museau avec les trous de nez qu’il offre au président dont les yeux brillent !

 

Normalou, sans faire d’histoire, pique à la fourchette dans le plat, travaille du laguiole et s’enfourne de belles portions de viande gélatineuse. Les louchebems lui font une ovation. Le côtes du Rhône coule à flot et bientôt toute l’assemblée entonne à pleine voix ce morceau de bravoure : « La femme qui pète au lit… » :

 

« La femme qui pète au lit

Connait quatre jouissances

Elle bassine son lit

Elle soulage son ventre

Elle entend son cul qui chante,

Dans le silence de la nuit.

Elle entend son cul qui chante

Elle emmerde son mari ».

 

Bon. C’est peut-être pas vrai, mais ça pourrait l’être. On n’en sait rien puisque les journaleux n’étaient pas acceptés à cette visite de Rungis…

 

A la nôtre !

 

 Septidi 7 Nivose 221


Photo X - Droits réservés

24/12/2012

Noël: "Aquéoù coun de rastèoù !"

père noël ordure.jpg

 

 

 

Cette année-là, il faisait un vrai temps de Noël : il avait un peu neigé deux jours avant et le mistral bouffait à débanner tous les cocus du village.

 

La famille se réunissait traditionnellement pour la veillée calendale à la ferme familiale, un merveilleux mas au sommet du village, à l’ombre tutélaire du puissant Fort Saint-André. Il faut dire qu’à l’époque, Villeneuve-les-Avignon était encore un village paysan et non pas ce qu’elle est devenue : une ville-dortoir pour parvenus voulant péter plus haut que leur cul.

 

Pour monter à la ferme, depuis la pâtisserie des parents, il fallait traverser la grande place et lutter contre les tourbillons d’un vent glacial soulevant des nuages de  poudreuse qui s’infiltrait partout, malgré les manteaux, les châles et les fichus. Après le grand portail de fer, une sente empierrée menait à la grande cour de la ferme.

 

Dans la journée, les oncles avaient dégagé la voie avec pelle et râteau, instruments qu’ils avaient ensuite abandonnés sur la neige à côté de la porte, prêts à resservir si nécessaire.

 

Dans la grande salle à manger de la ferme, les femmes ont disposé, sur les trois nappes blanches, les services de fêtes, les verres du dimanche. Dans l’âtre qui flamboie, l’aïeule et le « caga-nis » — chez nous, on nomme ainsi le plus jeune des enfants — apportent une bûche d’arbre fruitier bien sec.

 

D’un verre de vin cuit versé avec respect, la grand-mère que tous appellent Marraine — en l’absence de son mari, tombé sous les balles de la grande boucherie — bénit la bûche puis, d’un ton solennel prononce à belle voix la formule rituelle des Provençaux :

 

« Alègre ! Alègre !

Mi bèus enfant, Dièu nous alègre !

Emé Calèndo tout bèn vèn…

Dièu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn,

E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens ! »

 

La famille s’installe alors à table, réservant une place, pas très loin de la porte, pour le pauvre transi que le sort accable. Cette nuit, s’il vient, il aura l’amour, le couvert et le gîte.

 

Et les femmes, dès lors, servent le Gros Souper : les petits escargots « à la suçarelle » que l’on aspire d’un coup, les cardons à l’anchois, la raïto de merlusso, le muge aux olives, le gratin de brandade, et, pour laver la bouche l’àpi à la pebrado.

 

On arrose ces mets aux grands vins de la Coste-du-Rhône.

 

Enfin voici venu le moment où l’on sert, avec cérémonie, tous les treize desserts : les amandes, les noix et les noisettes, les figues sèches, les dattes, les mandarines, les oranges, les pommes, les poires, les raisins que l’on garde depuis septembre suspendus par leur branche dans le grenier, voici le nougat blanc, voici le nougat noir… Marraine apporte enfin la pompe à l’huile, symbole de l’espoir !

 

On mange, on boit, on chante, l’oncle Gus sort le piston d’où s’échappent bientôt quelques canards, on est tout à sa joie. Puis l’oncle arrête d’un coup sa musique et dit : « Oh ! Les petits, je crois que j’entends les pas du père Noël ! Chuuuttt ! » Tout le monde se tait. Nous, les petits, on bade, emportés par le délicieux frisson du rêve…

 

Il faut dire que les adultes avaient préparé le coup avec le Grand Gaby, un intime de la famille - dont la trogne barbue enluminée au Côte-du-Rhône est orné d’un tarbouif alliant la texture de la morille à la couleur de l’aubergine. Il s’était vêtu d’une grande robe rouge et portait dans chaque main un panier d’osier plein de petits cadeaux, de papillotes, de chocolats, de mandarines.

 

On entend donc marcher dans la cour, puis une grosse voix s’élève, atténuée par le vent: « Ouvrez-moi, les petits, c’est le père Noël ! »

 

Les parents nous poussent amicalement vers la porte où nous restons groupés, l’oreille aux aguets, tendus par le mystère.

 

Dehors le père Noël avance, met le pied sur le râteau qui - vous savez qu’il n’y a rien de plus sournois qu’un râteau - lui fout un grand coup de manche dans la gueule !

 

Et alors on entend un fracas anormal et une voix qui gueule : « Aquéou coun de rasteoù ! »

 

On ouvre…et on trouve le père Noël le cul dans la neige au milieu de ses paquets.

 

« C’est Gaby ! C’est Gaby ! » qu’on crie en frappant des mains !

 

C’est comme ça que j’ai perdu mes illusions d’enfant crédule.


Quartidi 4 Nivose 221


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C'est ce soir, le 24 décembre. Le père Noel, aidé d’un assistant, fait la distribution des cadeaux en passant, comme d’hab, par les cheminées.


Sur un toit d'immeuble, les deux compères descendent par une cheminée, arrivent dans une chambre où ils trouvent une fille superbe qui dort à poil dans son lit.

 

Le père Noël est ébahi ! Bouche ouverte, les yeux qui font tilt ! Il reste plusieurs minutes, fasciné, à observer la fille. Son assistant lui donne un coup de coude dans les côtes et lui dit : « Alors tu te décides ? Qu’est ce tu lui mets à la fille ? »


Et le père No
ël lui répond: « Ben, si je lui mets ce que je pense, je retourne pas au paradis, si je ne le lui mets pas, je retournerai pas par la cheminée ! »

 

 Illustrations X - Droits réservés

 

23/12/2012

Gastronomie calendale: les cardons à l'anchois

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Les cardons à l'anchois

 

On les voit à l'étal des marchands de légumes,

Ils y sont tout l'hiver. On les prend, on les hume,

Puis, généralement, on les remet en place,

Car de les préparer, peu de gens ont l'audace.. .

Parce qu'on ne sait pas bien comment les apprêter,

Les cardes et cardons sont souvent contestés.

Et pourtant, en Provence, ils sont indispensables

Quand vient le "Gros souper" des tables calendales.

Le cardon à l'anchois est un plat rituel

Du grand repas festif de la nuit de Noël,

Autant que la morue, l'àpi (1), les escargots,

Le muge (2) et les desserts à tire l'arigo.

On appelle cardon la cote de la carde,

Espèce d’artichaut qui, 1'hiver, s'acagnarde

À l'abri des cébisses (3) et des haies de cyprès.

Les meilleures sont celles qui sont serrées très près

Du sol pour qu'elles restent bien tendres et blanches

Et non fibreuses, raides comme de vieilles branches.

Compte deux bons kilos pour quatre ou cinq personnes:

Il y a du déchet plus qu'on ne le soupçonne.

Jette toutes les feuilles et les côtes squameuses,

Ôte soigneusement les parties filandreuses,

Puis coupe tes cardons en tronçons de trois doigts,

Dans de l'eau vinaigrée plonge-les tout de suite,

Par cette précaution le cuisinier évite

Que les cardons brunissent sans qu'on sache pourquoi.

Puis, en eau abondante, salée et citronnée,

Tu les fais cuire une heure. Lorsque c'est terminé,

Tu va les égoutter et réserver au frais

Jusques au lendemain. C'est là l'un des secrets

Pour réussir ce plat, parce que, je le prétends

La carde est un légume qui se cuit en deux temps.

Attaquons maintenant notre phase finale,

Mais sers-moi un canon: il faut mouiller la dalle!

Dans de l'huile d'olive chaude au fond d'un faitout

Tu fais suer tes cardes doucement, à feu doux.

Pendant ce temps tu prends dix beaux anchois salés,

Sous l'eau du robinet, sépare les filets.

Fait une Béchamel avec un quart de lait,

Ajoute les anchois et, en tournant, fond-les

Dans la préparation avec une cuiller.

Dans le premier faitout, tu verses alors ceci,

Tu mélanges aux cardons en ayant le souci

De ne point écraser tes tronçons légumiers.

Un quart de lait de plus, de noix muscade un peu,

Sel, poivre du moulin, puis retire du feu.

Tu incorpores, alors, du râpé de gruyère,

Enfin verse le tout dans un plat à gratin

Saupoudre de fromage de façon régulière,

Puis tu mets à four chaud sans plus de baratin.

Lorsque c'est gratiné, tu sers chaud et fumant.

Ce plat est idéal en accompagnement

D'une côte de bœuf ou d'un poisson au four.

C'est un plat du terroir, simple comme bonjour,

Mais un plat succulent et, de plus, diététique

Que l'on mange en Provence depuis les temps antiques.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée du Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Trois kilos de cardes, - 1 verre de vinaigre, - 1 jus de citron, - 1 poignée de gros sel, - 3 cuillerées d'huile d'olive de la Vallée des Baux, - 10 anchois salés, - 1 demi-litre de lait, - muscade, - poivre du moulin, - 3 hectos de gruyères râpé.

 

Les vins conseillés:

 

Les cardons étant surtout un plat d'accompagnement, le choix du vin dépend du plat principal. Avec une côte de bœuf, des vins rouges jeunes ou même primeurs. En Côtes-du-Rhône: Sainte-Cécile-Ies-Vignes, Rochegude, Tulette, Saze, Domazan, Gallician. En vins du Languedoc: Aspiran, Berlou, Cournonterral, Poujols. En vins de Provence: Allauch, Châteauneuf-Ie-Rouge, Cuers, Flassans-sur-Issole.

Avec un poisson au four, des blancs capiteux. En Côtes-du-Rhône: Laudun, Uchaux, Châteauneuf-de-Gadagne, Codolet. En Languedoc: Argeliers, Bize-Minervois, Puichéric, Roubia. En Provence: Camps-la-­Soure, Rocbaron, Meyreuil, Le Tholonet.

 

 

(1) L'api : le céleri.

(2) Muge: encore appelé mulet - c'est un poisson de mer qui monte frayer dans fleuves et rivières et particulièrement dans le Rhône.

(3) Cébisses : haies coupe-vent faites en cannes de Provence.

 

 

Tridi 3 Nivose 221

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

22/12/2012

Ouiquinde érotique à…Bugarach !

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Ils étaient partout les flics, les pompiers, les tracassés des neurones aussi. Et ils empêchaient les « findumondistes » de s’approcher du mont. Moi, dans une autre vie, j’y ai coupé et aussi planté des centaines d’arbres sur les pentes menant aux cathédrales de pierre du Bugarach. Et j’ai donc pu, sans problèmes autres que la difficulté de la marche et de l’escalade, grimper  jusqu’au sommet du mont devenu l’un des plus célèbres du monde. J’ai attendu la nuit. Et alors, Elle est arrivée.

 

La soucoupe volante. Elle s’est tenue, sans bruit, au-dessus de la plateforme rocheuse où je dégustais un vieux vin des Corbières. Pas métallique la soucoupe. Diaphane plutôt. Des formes vibrantes. Et, sans savoir comment, je me suis retrouvé  chez Eux. Parmi Eux. Ils ressemblaient à des scarabées brillants. Ils étaient quatre. Ils parlaient comme des tuyaux bouchés, mais je les comprenais parfaitement. Ils m’ont invité à bord de leur soucoupe. C’était plein de lumières étranges, rougeâtres, vertes, jaunes. Pas de cadrans, mais des signes incompréhensibles pour moi qui se formaient et se succédaient sur les parois de la soucoupe. Les scarabées m’ont fait asseoir sur rien. Et je tenais. Il y avait là-dedans une odeur délicate, légèrement musquée. Lorsqu’ils se parlaient, les odeurs changeaient et des couleurs différentes allaient de l’un à l’autre à partir de leurs antennes. Ils m’ont mis sur la tête un casque comme une tête de hanneton. Avec des antennes. Et je comprenais leur langage. C’étaient des idées qui passaient de l’un à l’autre. Des idées globales, non formulées par un langage, mais directement attachées à un concept.

 

Puis on est parti. Il n’y avait pas de hublot comme dans nos avions. Mais je voyais tout très distinctement à travers les parois qui semblaient des rideaux diaphanes de lumière translucide. J’ai vu tout le Bugarach comme en plein jour. Et pourtant c’était nuit. Puis j’ai vu toute l’Aude, jusqu’à la mer. Avec le Canigou et les Pyrénées immaculés. Puis la France, l’Espagne, toute la Méditerranée. Puis j’ai vu la Terre toute bleue, toute belle, séduisante comme les yeux de velours de ma Lionne. Les hannetons me souriaient avec leurs sourires de hannetons. On a fait un petit tour de Terre, un petit tour de Lune, on s’est approché du Soleil.

 

C’est alors que je L’ai vue. Elle me regardait en tournant vers moi ses quatre visages. Oui. Quatre visages, comme les gigantesques statues du Taprohm, à Angkor, au Cambodge. Elle avait sur ces quatre faces tous les attributs des femmes de chez nous. Du moins c’est ainsi que je La percevais. Et donc huit seins, huit bras, huit jambes, quatre sexes. Elle ressemblait à…une sorte de poulpe merveilleuse. Follement attirante. Sa chair translucide laissait apparaître des impulsions électriques de couleurs merveilleuses. Bleue, rouge, verte, jaune. Dans toutes les nuances. Un peu comme ces étranges créatures des grands fonds marins. Elle m’a pris dans ses…, comment dire. Bras ? Jambes ? Non plutôt tentacules. Et ces contacts sur la peau, loin d’être répugnants, étaient d’un érotisme torride. Mélange de chatouilles délicieusement insupportables et de frissons. Puis elle a empalé l’un de ses sexes sur mon engin tendu comme un obélisque. Ses mouvements délicieux m’élevaient vers des sommets de plaisirs inconnus et insoupçonnés. A chaque va et vient, elle changeait de sexe, m’offrant à chaque fois des sensations autres. Ses pensées pénétraient ma tête éblouie comme autant de caresses musicales, entre la Petite musique de nuit de Mozart et le Boléro de Ravel. Alors, j’ai laissé éclater en elle mon énorme plaisir en un feu d’artifice de bonheur. J’ai alors sombré dans les bras de ma Polyaphrodita céleste.

 

Je l’ai rêvée si fort…que mes draps s’en souviennent.

 

VictorAyoli

 

Duodi 2 Nivose 221


Illustration X - Droits réservés

21/12/2012

M’ame Michu et M’ame Chazotte : la P.M.A.

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- Ben alors M’ame Michu, v’z’êtes pas parti au Bugarach ? Pour la fin du monde ?

 

- Oh ! Moi, la fin du monde, c’est P.M.A…

 

- P.M.A. ? S’que vous voulez dire par ça ?

 

- Ben, PMA, c’est un mot qu’on entend tout le temps en ce moment. Je suppose que ça veut dire « Plus de Mon Age » !

 

- Ah ! Ben ça, effectivement, c’est plus de votre âge. Il y a longtemps que vous avez les œufs clairs. Ça se voit à votre moustache… Mais non M’ame Michu, PMA, ça veut dire « Procréation Médicalement Assistée ». C’est pour les bonnes femmes qui veulent faire des marmots sans hommes…

 

- Ben ça alors ! Sans homme ? C’est comment qu’elles font alors ?

 

- Ben, au lieu d’écarter les cuisses sous un homme, elles les écartent devant un toubib qui leur enfonce une seringue dans le…, dans la…, enfin, dans la chatte quoi. Et avec cette seringue, il leur met au fond du…, de la…, bref, au fond, du sperme congelé.

 

- Congelé ? Ben, ça alors… Il le passe au micro-onde j’espère. Ça me fait penser à mon cousin Elie, qui fait la vache à lait en Ariège. Les intellos de la chambre d’agriculture lui ont dit que pour être moderne, faut faire l’insémination artificielle…

 

- Eh ben ! C’est ça la PMA M’ame Michu. Mais au lieu d’être fait sur des vaches, c’est sur des femmes !

 

- Ben ça alors ! Je me rappelle ces pauvres vaches. Elles avaient l’air bien triste quand le type de la camionnette verte arrivait, avec sa blouse. Il leur soulevait la queue puis enfonçait une sorte de seringue dans le…, dans la…

 

- Ouais, compris. Là, c’est pas une chatte, c’est le tunnel sous la manche (la manche de l’inséminateur bien sûr !)

 

- Et des fois, M’ame Chazotte, la vache, elle lui chiait sur la manche à l’inséminateur ! Et ça lui coûtait cher à Elie. Et ça ne marchait pas à tous les coups, et les vaches n’étaient pas heureuses… Alors Elie, il a acheté Topino à la foire aux bestiaux de Pamiers.

 

- Topino ? Qu’es aco ?

 

- Topino, c’est un superbe taureau ! Et je peux vous dire que les vaches à Elie, elles ont repris goût à la vie ! Un sacré gaillard le Topino…

 

- Finalement, ces bonnes femmes qui veulent faire un bébé toute seule, elles feraient bien de revenir à une méthode qui a fait ses preuves. A l’ancienne. Ce ne sont pas les Topino hommes qui manquent pour un coup vite fait bien fait, sans engagement et, pourquoi pas, rémunéré ! Si ça les dégoutent vraiment plus qu’un toubib qui leur file une seringue dans le…, dans la…, elles n’ont qu’à boire quelques canons et fermer les yeux ! Finalement entre elles et les vaches du cousin Elie, les plus bêtes ne sont pas celles auxquelles on pense…

 

 

Primidi 1er Nivose 221

 

Photo X – Droits réservés

16/12/2012

Gastronomie orientale: Les KADINBUDU KOFTE (cuisses de femme)

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On sait être coquin du côté du Bosphore
Faire vibrer les sens et jubiler les corps,
Car au pays du grand Nasr Eddin Hodja
Ce savoureux poète, celui qui érigea
Dans son œuvre subtile un monument d’humour
Où bon sens, paillardise riment avec amour,
On aime conjuguer les plaisirs de la table
Avec ceux du divan, tout aussi agréables.
C’est ainsi que l’on mange, près du pont Galata
Les « cuisses de jolies femmes » : Kadinbudu kofta.

Faites cuire à grande eau un grand verre de riz
Et préparez le reste durant le temps qu’il cuit :
Emincez une oignon de taille convenable,
Hachez une livre de bœuf de bonne étable
Malaxez à la main tout en incorporant
Une cuillère à soupe de baies qui, au Levant
Portent le nom de kuş uzumu, à défaut
Mettez des baies de myrtes ; ça c’est une info
Me venant d’une Etoile qui connaît le pays
Pour y avoir vécu, et aimé, et joui !
Ajoutez une cuillère à café de piments
Rouges, des pignons ; salez normalement
Puis une cuillerée de poudre de cannelle
Du persil, de l’aneth pour le goût sensuel,
Vous ajoutez un œuf puis le riz égoutté
Malaxez bien le tout ; avec un doigt, goûtez,
Remontez en épices si c’est indispensable
Enfin confectionnez sur le bord de la table
Des fuseaux allongés comme cuisses de femmes
Objets de nos désirs autant que de nos flammes.
Puis dans deux œufs battus vous passez les boulettes
Un peu de chapelure et les cuisses sont prêtes.
Faites-les frire à l’huile et servez sans maraude :
Les cuisses les meilleures sont toujours les plus chaudes !
Cessons pour aujourd’hui ces contes culinaires,
Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.


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Ingrédients et proportions pour six personnes :
1/2kg de viande de bœuf hachée, 1 verre à thé (100 ml) de riz, 1 oignon de taille moyenne, 1 cuillère à soupe de pignons, 1 cuillère à soupe de kuş uzumu (C'est très petit, rond et noir. C’est une petite baie comme la myrte. Les Turcs l’utilisent séchée), 1 cuillère à thé de piment rouge, 1 cuillère à thé de cannelle
1 cuillère à café de sel,1 œuf, un peu d’aneth et un peu de persil. Pour couvrir les boules avant de les frire:
2 œufs battus et de la chapelure.

Boissons conseillées :
Bien sûr le thé si on veut se la jouer à l’orientale… mais on n’est pas obligé !
Ce plat parfumé et relevé s’accorde parfaitement avec des vins rosés frais, soyeux et parfumés comme…des cuisses de femmes. N'oubliez pas, messieurs, que le vin n'est jamais autant aphrodisiaque que lorsque ce sont les femmes qui le boivent!

 

Sextidi 26 Frimaire 221


Illustrations: Magritte - X droits réservés

15/12/2012

Ouiquinde érotique avec Robert Desnos

amants au lit noir blanche.jpg

 

Coucher avec elle

 

Coucher avec elle

Pour le sommeil côte à côte

Pour les rêves parallèles

Pour la double respiration

Coucher avec elle

Pour l'amour absolu

Pour le vice pour le vice

Pour les baisers de toute espèce

Coucher avec elle

Pour un naufrage ineffable

Pour se prostituer l'un à l'autre

Pour se confondre

Coucher avec elle

Pour se prouver et prouver vraiment

Que jamais n'a pesé sur l'âme

Et le corps des amants

Le mensonge d'une tache originelle

 

Robert Desnos


Quintidi 25 Frimaire 221


Illustration X - Droits réservés

 

14/12/2012

Au bistro de la toile : esclavage moderne.

chimulus bistro copie.jpg

 

- ….allo ! Attends, je te rappelle, j’ai des clients qui arrivent.

 

- Oh ! Loulle. …taing ! T’en a un beau téléphone ! Je te savais pas si « geek » !

 

- Oh ! Victor. C’est ma fille qui me l’a refilé. Elle en a acheté un plus « moderne », alors elle m’a refilé son riblon.

 

- Riblon ! Putaing ! C’est quand même un i-phone de Apple. Et, tu sais qui l’a fabriqué ce petit bijou Loulle ?

 

- Ben… Apple, c’est ricain non ?

 

- C’est ricain, mais les zétazuniens les font fabriquer en Chine. Par des esclaves modernes. Hier soir, l’émission « Envoyé spécial » a montré un tout petit volet de la manière dont ces petites merveilles sont fabriquées. Et dans quelles conditions. Par des esclaves travaillant 12 à 14 heures par jours et 7 jours sur sept, couchant dans des dortoirs sordides, bouffant juste ce qu’il faut pour ne pas crever, poussés à travailler, travailler, travailler par des « cadres » qui ne sont que des kapos. Bien des ouvriers chinois qui subissent ce régime se foutent en l’air, fuyant ces conditions sordides dans le suicide.

 

- Ils ne sont pas obligés de s’embaucher dans ces usines…

 

- Non. Mais ont-ils vraiment le choix ? Ce sont des gens des cambrousses, crevant de faim dans un environnement saccagé. Les rabatteurs de ces gros consortiums industriels viennent dans les villages, placardent de belles affiches promettant des situations alléchantes et les villageois envoient leur jeunes en ville, s’enrôler comme esclaves modernes. Et c’est là qu’ils sont fort, les ultras capitalistes chinois : les « esclaves » viennent d’eux-mêmes solliciter leur esclavage, et signent des papiers par lesquels ils acceptent des conditions léonines.

 

- Pour quelques poignées de figues je suppose.

 

- Pour quelques bols de riz. Il faudrait peut-être rétablir l’esclavage classique, authentique, par lequel un patron achète un individu pour lui soutirer sa force de travail !

 

- Oh ! Victor, tu pars en couille ou quoi ?

 

- Le plus intelligent, ou plutôt le plus roublard des esclavagistes , c’est celui qui a inventé le salariat ! En les payant (pas beaucoup) et en les gargarisant de grands mots comme « liberté », le roublard en question profite de la force de travail de ses « salariés » - c’est le nouveau nom pour esclave – sans avoir a en assurer la subsistance matérielle. Il s’est rendu compte, ce roublard, que les salariés coûtaient bien moins chers que les esclaves. L’esclave, il faut l’acheter, et ce n’est pas donné. De plus il y a pas mal de perte durant les voyages de la « marchandise » appelée alors « bois d’ébène ». Il faut ensuite le nourrir, le loger, lui assurer des conditions de travail acceptables sous peine de voir se détériorer sa santé, donc sa valeur marchande. Car l’esclave est un investissement amortissable sur une longue durée. Le patron peut évidemment le vendre, mais la valeur d’un esclave vieux ou malade n’est pas grand-chose. Deux solutions alors : l’affranchir, c'est-à-dire en lui octroyant « généreusement sa « liberté », on le jette à la rue ; ou alors on simule une évasion et on le flingue… Tu me diras l’esclave génère tout de même des produits connexes : il se reproduit et si on sait bien conduire cette reproduction - en sélectionnant les souches les plus robustes et en les croisant avec les souches les plus dociles – ça peu rapporter gros…

 

- Oh ! Putaing Victor, là t’es parti dans des élucubrations qui flairent bon la causticité et l’ironie sarcastique qui te caractérisent…

 

- Ouais. Mais crois-tu que les esclavagistes modernes n’y pensent pas ? Allez, sers-nous un canon. Pour oublier que la connerie et la saloperie humaine sont la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

 

 

Quartidi 24 Frimaire 221

 

Merci à Chimulus

13/12/2012

Notre-Dame-des-Landes : des marrons pour La Châtaigne !

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Pas vraiment décidé à se laisser éradiquer le « kyste » de Notre-Dame-des-Landes ! Les « enkystés » promettent même des rations de marrons pour toute tentative d’évacuation par la force de leur camp retranché ironiquement baptisé « La Châtaigne ». Ce village gaulois comprend une demi douzaine de maisons en bois, un lieu de réunion, une cuisine et, indispensable, un bistro ! En cours de montage, une grande serre (pour assurer la gamelle dans le long terme ? )

 

Le juge des référés concerné à néanmoins donné au préfet l’autorisation de « solliciter les forces de l'ordre pour démolir les constructions qu'il juge illicites ». Allez, Préfet ! Du courage. Envoie  les argousins de la République ! Matraques et gaz lacrymo contre marrons chauds  et…tracteurs, les paysans de Conf’ formant barrage avec leurs gros tracteurs autour de « La Châtaigne » ! Du courage Vallsounet, d’autant plus que les « enkystés » ont promis des métastases dans tous les lieux de pouvoir de France en cas d’attaque. Il y a une centaine de comités locaux de soutien dans tout le pays, remontés comme des pendules ! Ouarf ! Putaing ! Ça nous rajeunit ! Comme aux temps flamboyants du Larzac ! Allez les jeunes ! Notre génération à fait reculer l’Armée ! La glorieuse armée françouaise ! Alors les partisans douteux d’un minable aéroport de province… Tè ! Fume !

 

Car est-il vraiment indispensable cet aéroport ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et…le subir ? A qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

 

Notre-Dame-des-Landes n’est-il pas plutôt l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul ? On peut leur conseiller d’aller faire un petit voyage d’étude en Espagne où ils pourront visiter l’aéroport fantôme de Ciudad Real, l’aéroport « piétonnier » de Castellón-Costa Azahar  ou encore celui de Huesca. Tous fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

 

L’affaire est un serpent de mer qui dure depuis 40 ans. Il provient de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale pour décider les « décideurs » locaux. Pourtant, comme l’écrivait déjà le Monde à cette époque : « L'aviation commerciale mobilise d'énormes capitaux pour le bénéfice d'un petit nombre. Cette activité ne subsiste que grâce à l'aide des pouvoirs publics. Elle fonctionne comme un important appareil de redistribution à l'envers où le pauvre paie pour plus riche que lui. Elle mobilise des ressources qui seraient socialement mieux utilisées ailleurs. » Tout est dit. (Il est vrai que le Monde, en 1976, était encore un vrai journal, LE journal de référence en France. Ce temps est bien révolu…)

 

Oui mais, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains qu’ils disent, les bétonneurs. Faux. Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !) Qui peut penser qu’on prendra un jour l’avion à Nantes pour un vol direct vers New-York, Shanghai, Rio de Janeiro ou Moscou ?

 

Aujourd'hui, l'aéroport existant Nantes-Atlantique est à 10 km de Nantes. Il est géré par les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire et par AGO, aéroports du Grand Ouest, associée à Vinci, omniprésente en France,  et TPO, société de travaux publics raflant les gros marchés de la région. Vinci ! Hou ! La la ! Le transfert de l’aéroport libèrerait des dizaines d’hectares convoités avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable…Vinci. Notez que la piste (3800 mètres contre 3200 à Notre-Dame-des-Landes) resterait en place puisqu’elle est la condition sine qua non du maintien de l’usine Airbus !!!

 

Bon. N’en jetez plus. Cet aéroport est une énorme connerie assortie de juteuses magouilles.

 

Ayrault, il sera ta tombe politique. Et toi, président Normalou, il risque d’être ton Larzac !


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 Tridi 23 Frimaire 221


Photos X - Droits réservés

12/12/2012

Douze, douze, douze

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Douze, douze, douze

J’ai mis le pied dans une bouse

Sur la pelouse !

Puteng, c’est bathouse :

J’aurais plein de flouse

Pour faire des partouzes

Avec des putes et des barbouzes

Eh ! Faut pas le dire à mon épouse

Elle est jalouse

Comme une Andalouse !

Bof ! J’y offrirai une bagouze

Avec de belles perlouses !

 

Et Depardieu

Ce vieux

Chassieux

Autant que pieux

Mais pas impécunieux,

Ce déserteur injurieux

Et prétentieux

Oublieux

Que c’est le fric des pouilleux

Allant voir ses films, Tudieu

Qui l’engraisse, Sacredieu !

Casse toi, t’es odieux !

 

Devient donc Belge…hic !

Il n’y manque pas d’alambics

Ni de Gueuze Lambic

Ni de belles barriques

Pleines de liquides bénéfiques

Sauf peut-être pour les diabétiques.

Qu’est-ce que tu feras de ton fric

Dans ce trou belge fantomatique

Sans tes frasques homériques,

Tes démêlés avec les flics ?

Tu nous déçois, immense pochtron poétique

Par une décision si merdique.

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

Duodi 22 Frimaire 221

11/12/2012

SINE: ses dernières volontés.

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Eh ! Vous avez pensé à acheter le dernier numéro de Siné Mensuel ? Il est en kiosque depuis bientôt une semaine. Un numéro fumant ! Dans lequel Siné présente himself ses dernières volontés. Eh ! Bob. On n’est pas pressé.

 

 

 SinéCRÉMATION AU PÈRE-LACHAISE

Tout d’abord, pour la crémation, m’allonger délicatement, vêtu de noir et de rouge, dans un cercueil en carton ondulé acheté chez Leclerc ou tout autre spécialiste des funérailles bon marché, après s’être assuré que je suis bien mort !

Pas la peine de claquer bêtement du grisbi pour partir en fumée !

Sur le cercueil, en revanche, le logo de l’anarchie, tagué à la bombe, en noir, au milieu, sera de la meilleure veine.

N’importe quel copain dessinateur fera ça très bien.

Toutes les fleurs devront être rouges et j’aimerais que tous les amis présents s’habillent en noir, pas par respect des convenances, mais pour évoquer les anars !

Cette cérémonie noire et rouge aura, j’en suis sûr, beaucoup de gueule et satisfera, à la fois, mon sens de l’esthétique et mon goût de la provoc.

Quelques morceaux de musique que je n’ai pas encore eu le temps de choisir mais dans lesquels figurera obligatoirement Try a Little Tenderness chanté par Otis Redding, seront les bienvenus et m’aideront à avaler mon bulletin de naissance et à rejoindre fissa tous les gens que j’aime et qui ont lâché la rampe avant moi ! Après, champ libre ! En général, tout le monde va bouffer et picoler à la mémoire du défunt mais, n’étant plus là pour participer avec vous aux agapes, je préfère ne pas y penser !

Mais, gaffe : même en poudre, j’ai l’oreille fine !


ENTERREMENT AU CIMETIÈRE DE MONTMARTRE

Quelques jours plus tard, selon les possibilités des uns et des autres ( je laisse le soin à Catherine, ma divine veuve, d’organiser tout ça au mieux) j’aimerais une fiesta sympa avec orchestre et buffet campagnard sur tréteaux.

Je recommande un tonnelet de beaujolais, de chez Marie-Lapierre bien sûr, plus convivial que des bouteilles et qui a l’avantage de ne pas laisser de cadavres, superflus dans un cimetière !

Évidemment, il sera servi dans des verres et non dans de sinistres gobelets en carton.

Si certains tiennent à apporter des couronnes de fleurs, de toutes les couleurs cette fois, qu’ils fassent inscrire sur les bandeaux des slogans tels que « Ni Dieu, ni maître », « Mort aux cons ! » ou « On les aura ! » selon leur inspiration et la complicité du fleuriste, pour choquer les familles catholiques éplorées qui viendront les jours suivants pleurer les leurs et liront avec horreur ces incongruités en se signant pour éloigner le démon.

Plus la peine d’être sapés en noir ce jour-là. Au contraire, des fringues couleur pétard sont souhaitées ( je n’ai rien contre les excès ni le mauvais goût).

La musique sera joyeuse, enjouée et plutôt jazzy.  Je fais une parfaite confiance à mon ami Stéphane Maggi pour réunir les musiciens adéquats qui seront payés avec un élastique et qui ne seront là que par amitié et pour boire un coup à ma santé (expression quelque peu maladroite, j’en conviens !).

À la fin, quand tout le monde sera parti, j’irai peut-être alors trinquer avec La Goulue qui a sa tombe tout à côté et il ne me restera plus qu’à attendre patiemment les suivants, car il restera encore 59 places à mes côtés dans cette concession à perpétuité achetée en commun avec Benoît Delépine et conçue pour accueillir 60 zigotos pour l’éternité.

Nous ne sommes, ni l’un ni l’autre, très satisfaits de la statue en  bronze qui ressemble plus à un cactus  qu’à un doigt d’honneur et n’est donc pas assez explicite. Il m’a promis d’y remédier mais, dommage,  je ne verrai la nouvelle version que du dessous. Tant pis !

En revanche, l’épitaphe en lettres d’or : « MOURIR ? PLUTÔT CREVER ! » tient bien la route !

Si un jour vous croisez, au hasard de vos balades, un bonobo qui me ressemble, n’ayez aucun doute, ce sera moi, réincarné !

À plus !

 

Primidi 21 Frimaire 221

 

Merci à Berh 

 

10/12/2012

Berlusconi! Bunga ! Bunga ! Il revient !

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Ah ! Coucou ! Le revoilou le bouffon fossoyeur de l’Italie. Je n’ai pas pu m’en empêcher, c’était trop tentant ! Alors, à l’heure de l’Europe, voici une des plus célèbres chansons paillardes de nos fratelli italiani que j’ai un peu berlusconisée :

 

 

Osteria numero uno

Para poun si poun si pan

In osteria non c'è nessuno

Para poun si poun si pan

Solo Berlusconi contro il muro

Per vedere ce l'ha sempre duro

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero due

Para poun si poun si pan

Le mie gambe tra le tue

Para poun si poun si pan

Le tue gambe tra le mie

Cosi fa il Berlusconi

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

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Osteria numero tre

Para poun si poun si pan

Berlusconi fa il caffè

Para poun si poun si pan

Fa il caffè a la milanese

Con le pezze de marchese

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero quattro

Para poun si poun si pan

Berlusconi aveva un gatto

Para poun si poun si pan

Con la coda del feline

Si faceva un ditalino

Dà-a  la me biondina

Dà-a la me bionda

 

 

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Osteria numero cinque

Para poun si poun si pan

C’è chi perde c’è chi vince

Para poun si poun si pan

Berlusconi caso strano

Se lo prende dentro l’ano

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero sei

Para poun si poun si pan

E il casino de mi e lei

Para poun si poun si pan

Berlusconi il sporcaccioni

Sbora dentro anche i ciglioni

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero sette

Para poun si poun si pan

Il salame piace a fette

Para poun si poun si pan

Berlusconi caso strano

Il salame piace sano

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

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Osteria numero otto

Para poun si poun si pan

La marchesa fa il risotto

Para poun si poun si pan

Fa il risotto ben condito

Con la sbora del marito

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria del Vaticano

Para poun si poun si pan

E ucceso un fatto strano

Para poun si poun si pan

Berlusconi con ioccale

Inculava il cardinale

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

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 Décadi 20 Frimaire 221


Illustrations X - Droits réservés

09/12/2012

Ouiquinde érotico-gastronomique : Les vulves de truie farcies

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Bérénice

 

Titus désirait tant la belle Bérénice 

Que, des  Romains,  il la rêvait impératrice.

L’empereur, pour ses yeux de geai, se consumait,

Elle était étrangère et pourtant il l’aimait.

 

La rondeur de ses seins, la courbe de ses hanches

Sa crinière d’ébène, sa carnation si blanche

Enflammaient, du monarque,  et les jours et les nuits.

Cette princesse juive, il la voulait à lui.

 

Mais c’était faire fi du racisme borné

Qui se dressa dans Rome contre cette hyménée.

Elle fut rejetée par le peuple et la cour,

 

Et Titus dût choisir : son trône ou son amour.

Tout empereur qu’il fut, il dût rendre les armes,

Noyant sa vie gâchée dans un torrent de larmes.

 

 

Les vulves de truie farcies

 

- Tout empereur qu’il fût, ton Titus est un âne !

Lui sait comment séduire une aguichante ânesse,

Comment en obtenir les plus tendres caresses

En l’emmenant brouter les meilleures avoines !

- Tu as raison, petit ! Pour avoir Bérénice,

Pour avoir le bonheur de goûter sa peau lisse,

Pour entrer dans son lit et croquer ses appâts

Il eût dû mitonner, pour elle, un bon repas !

Sur un grand triclinia mollement allongés

L’empereur et sa belle auraient alors mangé

Pour se faire la bouche un grand plateau d’oursins,

Des huîtres de Lucrin et de légers gressins.

Grillées dans l’ail pillé, des darnes de murènes,

Les meilleures étant nourries de chair humaine.

Puis un mulet farci de prunes, d’abricots,

Poché dans du garum et du lait de coco.

Pour réchauffer les sens et délier les langues.

Viendrait un foie gras d’oie à la crème de mangue,

Des foies de rossignols, des cervelles de paon,

Des escargots au lait. Des trompes d’éléphants

Que l’on servait braisées dans un bouquet de menthe

Dont chacun reconnaît les vertus excitantes.

Puis on aurait servi des talons de chameaux

Que l’on confit longtemps dans un jus de pruneaux.

Des becfigues farcis d’une rabasse noire

Sur des fonds d’artichauts venus des bords de Loire.

Tout ceci n’est qu’hors-d’œuvre, simplement des gustus

Accompagnés de vins au miel et au lotus.

Titus aurait troublé l’esprit de sa convive

En commandant un corps de danseuses lascives,

Des gladiateurs nus luttant avec ardeur

Dont les muscles huilés dégageant une odeur

De mâles étalons à têtes d’Adonis

Auraient fort excité la belle Bérénice.

Serait alors venu le temps de la cena

Qui est chez les Romains le temps fort du repas.

Mais parmi tous les mets que les Romains révèrent

C’est la vulve de truie farcie que tous préfèrent.

- Eh ! Oh ! Dis donc, Victor, il sont fous tes Romains !

Car pour cuisiner ça, faut en avoir un grain !

- Ne croit pas ça petit, ce plat était célèbre

Dans cet immense empire, du Tigre jusqu’à l’Ebre.

- Pour te farcir ces vulves, Victor, comment tu fais ?

- Sers-moi d’abord à boire, je suis trop assoiffé.

Tu haches, de la truie,  un morceau de ventrèche

Ou bien d’échine grasse, mais pas de viande sèche,

Deux têtes de poireaux épluchées jusqu’au blanc,

Tu piles au mortier cumin et poivre blanc

Ajoute du garum et des feuilles de rue

Mais attention le nez car l’un et l’autre puent !

Tu mélanges le tout pour en faire une farce

Qui te sers à garnir la vulve de la garce

Tout en y ajoutant du poivre noir en grains,

Un soupçon de cumin et des pignons de pin.

Par du fil à brider, tu couds les orifices.

Pendant tout ce travail, tu prépares à l’office

Un court bouillon léger parfumé au garum,

Ce nuoc-mam des Romains au si puissant arôme,

Un peu d’huile d’olive et un bouquet garni,

Quelques graines d’aneth et de l’oignon bruni.

Tu y poches tes vulves vingt à trente minutes.

C’est le plat préféré des patriciens en rut !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 2 vulves de truie d'ampleur convenable, - 9 hectos d'échine grasse de cochon, - 6 têtes de poireau, - 3 oignons, - 3 cuille­rées à dessert rase de cumin, - autant de poivre blanc, - autant de graines d'aneth, - 3 cuillerées à dessert bombées de poivre noir en grains, - 3 poignées de pignons de pin, - 12 feuilles de rue (on trouve facilement cette plante dans nos garrigues, on la reconnaît à son odeur forte plutôt fétide), - 6 cuillers à soupe de nuoc mam, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, sarriette, persil plat), - 3 cuillers à soupe d'huile d'olive, - sel, - eau, - fil à brider.

 

Les vins conseillés:

Tous les vins rosés. En vallée du Rhône: Tavel, Lirac, Jonquiè­res-St-Vincent, Chusclan, Ventoux, Luberon, Valréas, Roaix, Gaujac, Domazan, St-Victor-la-Coste, Remoulins.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Saint-Drézery, Saint-­Christol.

En vins de Provence: Côtes-de-Provence, Coteaux-varois.



Nonidi 19 Frimaire 221


Illustration X - Droits réservés

 

08/12/2012

Ouiquinde pour nous, ­Ami Glandeur, mon frère !

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Ah ! Cette bluette chantée par Michel Simon, sur des paroles de Serge Gainsbourg ! Quel bonheur !

 

 

D'avoir vécu le cul

Dans l'herbe tendre

Et d'avoir su m'étendre

Quand j'étais amoureux

 

J'aurais vécu obscur

Et sans esclandre

En gardant le cœur tendre

Le long des jours heureux

 

Pour faire des vieux os

Faut y aller mollo

Pas abuser de rien pour aller loin

 

Pas se casser le cul

Savoir se fendre

De quelques baisers tendres

Sous un coin de ciel bleu

 

Pas se casser le cul

Savoir se fendre

De quelques baisers tendres

Sous un coin de ciel bleu.

 

Octidi 18 Frimaire 221

 

 

Photo X - Droits réservés

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=-_7Nhs0SSAc

 

 

 

 

01/12/2012

Ouiquinde érotique : DSK au Guiness’bouc

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L’ancien patron du FMI pourrait faire son entrée dans le livre des records avec la turlute (*) la plus chère du monde.

 

La hauteur de la transaction entre l’expert financier planétaire et sa partenaire d’un soir (6 millions de dollars selon nos confrères du Monde) a créé la stupeur dans les milieux professionnels, représentés par un collectif composé entre autres d’Anita (KM 69, RN 86, Estafette beige), Nadia Carte-bleue (porte St-Lazare Avignon) et Mado Langue-de-velours (camping-car blanc, sous le pont de l’autoroute entre Avignon et Nîmes).

 

Elles ont déclaré lors d’une conférence de presse tenue sur le parking PL de la Mule Blanche : « Nous avons calculé qu’il nous fallait à chacune travailler de façon ininterrompue pendant 87 ans pour gagner ce que notre collègue étazunienne a gagné en 3 minutes 18 secondes. C’est d’autant plus scandaleux que c’est une simple intérimaire, non déclarée, ne payant pas d’impôts sur la somme qu’elle va recevoir et exerçant par ailleurs une profession rémunérée. Notre collectif demande une revalorisation des tarifs et la franchise fiscale pour toutes nos dévouées collègues qui exercent honnêtement leur métier ».                                                                                                                

(*) amabilité labiale pratiquée avec détermination.

 

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Primidi 11 Frimaire 221

 

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27/11/2012

Eh ! Oh ! Y a pas marqué La Poste là !

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Ah ! La poste… Dany Boon en a fait, du temps du service public, une charge désopilante. Depuis, cette vieille dame un peu coincée mais chère au cœur de tous les Français a été privatisée. On a supprimé les barrières et les hygiaphones, on a repeint en jaune, on a mis plein de choses inutiles à vendre, on a remplacé moult employés par des machines rutilantes censées vendre des timbres, recharger un monéo, affranchir un colis, etc. Seulement, lorsqu’elles ne sont pas en panne, ces machines requièrent de l’usager (pardon, du « client »), un stage de trois mois de formation avec deux ingénieurs pour en maitriser l’emploi… Au fait, madame Sécurité sociale, pour combler ton trou (si j’ose coucher sur l’écran cette image osée !), pourquoi ne pas taxer ces robots qui, à la poste, aux péages d’autoroute, maintenant dans les hypermarchés et demain partout, prennent la place et jettent dans les bras radins de monsieur Paul Emploi autant d’employés en chair et en os ?

 

Bon, ça nous éloigne de mon propos. J’y reviens. J’ai la chance de pouvoir, chaque année, vivre l’été en Margeride, à 1200 mètres d’altitude, au milieu des vaches, des grandes gentianes, des jonquilles, des ruisseaux à truites et des grandes forêts à cèpes ; et l’hiver, je réintègre mes pénates provençales autour d’Avignon. Du 15 mai au 15 novembre, je fais donc réexpédier mon courrier d’une adresse à l’autre. Cette année, comme il faisait très beau, je suis resté une semaine de plus « en haut » de façon à pouvoir récupérer mes derniers courriers réexpédiés. Or, surprise, cette réexpédition à continué de se faire après la date d’arrêt du 15 novembre.  Dans ma grande naïveté, j’ai pensé résoudre facilement ce problème en donnant un coup de téléphone à mon bureau de poste provençal. Donc internet, pages jaunes et voilà un numéro genre 36 quelque chose. Voix anonyme puis musiquette entrecoupée de pubes pour les divers produits maison. Dix minutes… Les aliboffis remontent et commencent à gonfler, à gonfler… Je vais donc au village le plus proche où se trouve un bureau de poste. J’explique mon problème, demandant à la préposée de téléphoner elle-même au bureau émetteur pour régler le problème. « Hou la la ! J’ai pas le numéro mon pauvre monsieur. Téléphoner à la ville dont on dépend. Tè ! Je vous fais le numéro ». Nouvelle explication auprès d’une autre brave dame me renvoyant…au numéro de téléphone musiquette. Les aliboffis arrivent au bord de l’explosion.

 

Bref. Je transhume vers la Provence et, hier matin, je vais au bureau responsable pour résoudre la question, c'est-à-dire suspendre le renvoi erroné de courrier. Premier contact avec un petit jeunot. « Bon, ce n’est pas de mon ressort, je vais chercher quelqu’un ». Après quelques minutes, arrive une brave dame, celle du grade au dessus. « Bou ! Nous, on ne peut rien, ça dépend d’Avignon » - « Ben, téléphonez leur ! » - « C’est pas possible » (je ne vous dis pas l’état de gonflement des aliboffis). Le ton monte un peu et la dame va chercher un « chef ». Re-belote, re-explication, re-refus de faire quoi que ce soit ni de reconnaitre l’erreur du service et, évidemment engueulade du genre « Monsieur, vous êtes un service public, donc au service du public. Ce n’est pas le prix de vos timbres qui vous paie mais mes, nos impôts… » Bla bla bla bla et voilà que la « chef » va chercher un autre « chef », probablement le « grand chef ». Re re explication et…voilà que le grand chef reconnait l’erreur, va dans les services et deux minutes plus tard m’assure que le problème – pour lequel on ne pouvait rien faire - est résolu !

 

Eh ! Dany Boon, reviens, tu apprécieras le changement !

 

 

Sextidi 6 Frimaire 221

 

Illustration, merci à Placide

 

 

26/11/2012

La chasse tue plus de Français que la guerre en Afghanistan !

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Michel, malgré ses 71 ans et une retraite d’agriculteur, taillait sa vigne acagnardée aux contreforts des Cévennes, près d’Alès. Il aimait bien ces longues heures  de tranquillité Michel. Seul dans sa vigne, sous la caresse du vent et la lumière de l’automne qui fait resplendir la palette des rouges, des ors, des ocres des feuilles de vignes et des châtaigniers tout proche en contrepoint des verts sombres des forêts de résineux. Moments de calme, de retour sur soi-même où remontent et s’ordonnent les souvenirs d’une vie.

 

Soudain Michel sent un énorme choc : une balle lui fouaille le ventre. Il s’écroule. Il va agoniser de longues minutes dans les douleurs atroces d’une blessure au ventre. Ces yeux enfin se ferment sous le soleil d’automne. Un soleil menteur.

 

Un peu plus haut dans la colline avait lieu une battue aux sangliers. Une balle « perdue » a trouvé Michel. Il ne demandait qu’à vivre les années qui lui restaient. Des années qui lui ont été volées…

 

Il n’est pas le seul Michel à avoir payé de sa vie le laxisme qui autorise quelques viandards avinés à faire n’importe quoi derrière la puissance de leurs fusils. Car ces « sportifs » déguisés en tartarins s’approprient bois et halliers quatre jours par semaine. Ils chassent les cochongliers (croisement de sangliers et de laies, horreur génétique qui chie des portées innombrables) qu’ils nourrissent. Ils sillonnent les bois en 4x4 et mieux vaut ne pas être sur leur chemin. Ils sont armés de carabines très puissantes type Remington, tirant des balles restant mortelles à 2 km  de leur coup de départ. Autrement dit, jusqu’à 2 km de rayon d’une battue aux sangliers, tout promeneur, cycliste, ramasseur de champignon ou…paysan travaillant dans sa vigne est en danger de mort !

 

Rien à voir avec le chasseur bucolique - comme mon pote le Grand Gaby! - aimant surtout marcher dans la nature avec son chien, et content de ramener, de temps en temps, une caille ou un lapin de champs…

 

La chasse, ces cinq dernières années, a tué plus de monde en France que la guerre en Afghanistan :

 

Morts victimes de la chasse :     Morts en Afghanistan

2007  24                                                       1

2008  15                                                     10

2009  22                                                       6

2010  19                                                     14

2011  18                                                     26

 

Total :      98                                                    67



Quintidi 5 Frimaire 221


Illustration X - Droits réservés

25/11/2012

Ouiquinde gastronomiques: Les lapins de champs du Grand Gaby

lapins de champs pour le web.jpg

 

Grand long, dégingandé, sec

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte!

Ceci en soixante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fond du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoutes ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne sois pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois.. .notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive la vallée des Baux, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelées et écrasées, 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépi­nées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés: 

Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) Espuillé : écorché.

(3) Sartan : poêle.

 

 Illustration originale de Vincent Barbantan.

in: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s


Quintidi 5 Frimaire 221 de l'ère de la Liberté

24/11/2012

De l’Amour et du Vin

ovaires dose.jpg

 

 

Ovaires dose

 

Ça y est c'est le temps des vins nouveaux ! Période bénis des seuls dieux que je révère: Dionysos-Bacchus et Aphrodite-Vénus.

C'est le temps de gloire du Vigneron, ce paysan sacré dont la sueur féconde les entrailles de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux, tire le sang de dieu.


Que fit dieu pour guérir nos maux

Le vieux vin et les jeunes femmes!

 

Il créa pour notre bonheur

Le sexe et le jus de la treille

 

Aussi je veux en son honneur

Chanter le con et la bouteille

 

Dans l'Olympe séjour des dieux

On boit, on patine les fesses

 

Et le nectar délicieux

N'est que le foutre des déesses!

 

Si j'y vais jamais Apollon

Ne charmera plus mon oreille

 

De Vénus je saisis le con

De Bacchus arrach'la bouteille!

 

Dans les bassinets féminins

Quand on a brûlé des amorces

 

Quelques bouteilles de vieux vin

Au vit rendent toute sa force

 

Amis, plus on boit plus on jouit

Un buveur décharge à merveille,

 

Aussi le vin pour dire tout

C'est du foutre mis en bouteille

 

On ne peut pas toujours bander

Du vit le temps borne l'usage

 

On se fatigue à décharger

Mes amis on boit à tout âge!

 

Quant au vieillard aux froids couillons

Qu'ils utilisent mieux leurs vieilles!

 

Quand on n'peut plus boucher de cons

On débouche au moins des bouteilles!

 

Mais hélas depuis longtemps

Pour punir nos fautes maudites

 

Le Bon Dieu fit les cons trop grands

Et les bouteilles trop petites!

 

Grand Dieu fais, nous t'en supplions

Par quelque nouvelle merveille

 

Toujours trouver le fond du con

Jamais celui de la bouteille!

 

Ecrit par le grand poète  catalan Alonzo Bobinar

 

Quartidi 4 Frimaire 221

 

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