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08/04/2013

Ben, y en a des bonnes nouvelles ce matin !

reiser fou d amour.jpg

 

 

D’abord, les Alsaciens se sont montrés à la hauteur : ils ont envoyé à la poubelle la volonté sournoise et bien cachée des technocrates de Bruxelles, avec la complicité des satrapes UMP locaux, de faire le premier pas vers le démantèlement de l’état français au profit d’euro régions plus faciles à manipuler que les puissants états-nations. Après l’Alsace, ce démantèlement aurait touché la Catalogne, le Pays Basque, voire la Bretagne…

 

Et puis les mercenaires de l’équipe de rugby de Toulon on renvoyé dans leurs brumes insulaires les mercenaires de Leicester. En fait c’est l’Anglais Wilkinson qui a battu de deux coups de pieds son compatriote et même concitoyen Flood. Mais où sont les joueurs français, largement minoritaires ? Comment s’étonner, dès lors que les équipes phares du Top 14 ne sont que des équipes de mercenaires étrangers, que le sélectionneur français Saint-André ne puisse trouver suffisamment de joueurs hexagonaux de valeur internationale ?

 

Le Sidaction a rapporté plus de sous que l’an dernier. 25% parait-il. C’est bien. Ça prouve que les Français sont généreux, altruistes, ouverts d’esprit. Mais si l’on regarde de près, ces grands élans de solidarité nationale comme le Téléthon ou le Sidaction sont en fait une manière de pousser au cul l’Etat français. Pour une raison bien simple : l’Etat paie lui-même, sous forme de déduction d’impôts, les deux-tiers de ces sommes ! Les entreprises donatrices se font donc une belle image…sur le dos des contribuables ! Autrement dit, nous avons tous payé, même si nous n’avons rien donné.

 

Enfin, le prix des asperges commence à baisser. On les paie 8 euros, les grosses, françaises môssieur, pas espagnoles ! Et on s’en fait péter l’embouligue !

 

Bon. Les mauvaises nouvelles, vous les trouverez partout…

 

Allez François, on attend de ta part le grand nettoyage de printemps !

 

 

Nonidi 19 Germinal 221

 

 

Merci à Reiser

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’est deux spermatozoïdes qui sont engagés dans la fameuse course à l’ovule. Puis l’un dit à l’autre :

« Eh ! C’est pas la peine de courir : on est dans la merde ! »

 

07/04/2013

Gastronomie dominicale. Un vrai plat de fainéants : l'alose d'Avignon

alose.jpg

 

 

- Regarde bien, petit, cette superbe alose

Les anciens l'appelaient «la princesso dou Rose»,

Éclair de vif argent, longue, fine et puissante

Bien que lourde des flancs, elle reste élégante.

Sais-tu que c'est l'amour dont elle est satisfaite

Qui va te l'amener, demain, dans ton assiette?

Respecte-la, petit, et débouche le vin

Car manger de l'amour est un plaisir divin.

C'est un poisson magique, délicieux à manger

En bonne compagnie. Et subtil à pêcher!

Lorsque le Rhône était le Fleuve-Dieu sauvage,

Point encore castré par digues et barrages,

Indomptable et fougueux quand le mistral le fouette,

Crainte des riverains et bonheur des poètes,

Braconniers et pêcheurs, au mois des primes roses

Armaient les vire-vire pour pêcher les aloses.

C'étaient des bateaux larges aux ailes de moulin

Arrimés à la rive par quatre gros filins.

Deux paniers grillagés, avecque le courant, tournent.

Lorsque l'un est en haut, son opposé s'enfourne

Dans l'onde trouble et vive où peinent les aloses

Cherchant un abri sûr pour que leurs œufs éclosent.

Beaucoup n'arriveront jamais à leur frayère,

Cueillies par les paniers montant vers la lumière.

Enlevée dans les airs, l'alose se tortille

Dans une pluie dorée de gouttes qui scintillent.

Elle tombe, ahurie, dans le fond de la barque

Où le fil de sa vie est coupé par les Parques.

Le pêcheur, averti, en interrompt sa sieste,

Achève le poisson d'un coup de barre preste,

Bois un coup de rosé si sa gorge s'assèche,

Puis se rendort, heureux: pour lui le Rhône pêche!

Cette façon subtile, je crois unique en France

N'a pu être inventée que chez nous, en Provence!

Il paraît que certains, les nuits de pleine lune,

Jouant flûte et violon au bord de la lagune

Ont eu, comme Aristote, la fantastique chance

De voir, debout sur l'eau, les aloses qui dansent...

Les belles ménagères avaient leur opinion:

"Les meilleures sont les aloses d'Avignon."

En dessous d'Aramon, elles sentaient la vase,

Et après Caderousse, ce n'était que carcasses,

Mais dans le Rhône vif courant sur les galets

Roulés de Villeneuve, ou au pied du Palais

Des Papes d'Avignon, elles étaient à point:

Dévasées, mais encor avec de l'embonpoint.

- Et comment tu la cuis, ton alose, Victor?

- Oh ! Vaï t'en plan, pitchoun, y a pas lou fio a bord!

Sers-moi d'abord un coup de rosé du Ventoux

Ou de Côtes-du-rhône, et je te dirais tout.

L'alose, tu la laves, tu l'écailles, la vides.

Tu réserves les œufs dans un torchon humide,

Prends-en un soin jaloux, c'est les meilleurs morceaux.

Pour les gourmets, c'est le caviar des Provençaux.

Puis tu tranches la tête et la fends en longueur,

Coupe l'alose en darnes de deux doigts d'épaisseur.

Tu auras pris chez un compère jardinier

Une brassée d'oseille, des épinards triés.

Tu vas hacher ces herbes assez grossièrement:

Elles vont te servir en accompagnement.

Tu prends une cocotte, mais une vraie, en fonte!

Des cocottes-minute n'accepte pas la honte.

Tu graisses bien le fond, mais à l'huile d'olive

C'est le nec plus ultra, faut pas que tu t'en prives.

Au tonneau de vin blanc, tu remplis un cruchon,

Puis tu places la tête, ouverte, sur le fond.

Tu recouvres d'un lit d'oseille et d'épinards

Sel, poivre noir, muscade, va-z-y, sois pas flemmard.

Tu dois y mettre aussi des oignons émincés,

Certains cuistots rajoutent... oui, du petit-salé.

De ton huile d'olive, une bonne giclée

Car pour ta réussite c'est là l'une des clés.

Mets tes darnes à plat, sur l'herbe, bien serrées,

Qu'elles ne bougent pas quand ça va macérer.

Un autre lit d'oseille, encore un de poisson

Chaque fois sel et poivre et de l'huile, un soupçon.

Lorsque tout est placé, bien délicatement,

Tu poses sur le tout les œufs avec leur poche.

N'aie pas peur de forcer sur l'assaisonnement

Car ce n'est qu'un poisson, et pas de la bidoche.

On atteint maintenant un moment crucial,

Pour réussir ton plat, voilà le principal:

Tu arroses le tout de trois verres de gnole.

Des verres de soiffards, pas des verres symboles.

Enfin tu mouilles avec du blanc sec de Laudun,

Mais pas trop tout de même: ce qui est opportun.

Tu fermes ta cocotte bien hermétiquement

Avec la mie de pain mouillée légèrement.

Arrive maintenant le temps de la cuisson,

Sa longueur fondra les arêtes du poisson.

C'est sous la cendre chaude, dans un cantoun de l'âtre

Que doit cuire l'alose, dans les braises rougeâtres.

Cuis-la huit heures au moins d'une chaleur tranquille,

Le tout sera confit. Une alchimie subtile

Des herbes et de l'alcool dissoudra les arêtes.

Petit, sers-moi à boire, ou sinon je m'arrête!

C'est un plat rituel pour tous les gens du Rhône.

Enfin, écoute-moi: l'alose est très friponne,

Après tout le plaisir qu'elle te donne à table

Elle fera de toi un gaillard redoutable!

Tu seras comme un cerf quand résonne son brame:

Ce plat est souverain... pour le bonheur des dames.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Deux belles aloses d'un kilo et demi chacune, - un kilo d'oseille, - un kilo d'épinards en branches ou - mieux - de vert de blettes, à défaut, de la laitue, - quatre oignons émincés, - 2 hectos de petit-salé haché, - deux verres d'huile d'olive, - trois cuillerées à soupe de sel fin, -poivre noir du moulin, - muscade (à votre appréciation, mais généreusement), - une bouteille et demi de vin blanc sec, - trois verres d' "aigarden" (eau-de-vie).

 

Les vins conseillés:

 

Ce plat de poisson à la saveur puissante, animale, s'accommode parfaitement de vins blancs ayant du caractère:

Côtes-du-rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Chateauneuf-du-Pape.

Coteaux du Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette de Bellegarde.

Côtes de Provence de Palette, Coteaux varois de Salernes, Saint-Maxi­min, Bellet.

Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du-rhône d'Estézargues, Coteaux-d'Avignon, Chusclan, Rochegude, Saint-Mau­rice-sur-Aygues, Sablet. Costières de Nîmes. Coteaux du Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Coteaux varois de Tourves, Barjols, Nans-Ies-Pins.

 

 

Octidi 18 Germinal 221

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Quel est le meilleur cuisinier, l’homme ou la femme et pourquoi ?

L'homme car il fait de la béchamel en 5 minutes et la femme de la sauce tomate en 28 jours !

 

 

 

06/04/2013

Ouiquinde érotique : Prévert ou Apollinaire ?

 

Deux monstres sacrés de la poésie française…

 

La suavité subtile de Prévert :


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Sanguine

 

La fermeture éclair a glissé sur tes reins
Et tout l’orage heureux de ton corps amoureux
Au beau milieu de l’ombre
A éclaté soudain
Et ta robe en tombant sur le parqué ciré
N’a pas fait plus de bruit
Qu’une écorce d’orange tombant sur un tapis
Mais sous nos pieds
Ses petits boutons de nacre craquaient comme des pépins
Sanguine
Joli fruit
La pointe de ton sein
A tracé une nouvelle ligne de chance
Dans le creux de ma main
Sanguine
Joli fruit
Soleil de nuit.

 

Jacques Prévert



 …ou la gourmandise très crue d’Apollinaire :

 

Rapaces-amour_1024.jpg

 

 

 

Con large comme un estuaire

 

Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
l’odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière

Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente

La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s’épanouit
On dirait d’un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu’au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton nœud fait ventouse.

 

Guillaume Apollinaire

 

 

 

Septidi 17 Germinal 221

 

Illustrations X – Droits réservés

 

04/04/2013

Oh là là ! L’hallali !

chimulus on compte les cahuzac.jpg 

 

« On lèche, on lâche, on lynche » disait Jean-François Khan

Cahuzac aujourd’hui, hier Woerth et Strauss-Khan.

La roche Tarpéienne proche du Capitole…

Les canards de Panurge dézinguent leurs idoles…

 

Télés fêlées, radios bobos, canards laquais

Pataugent dans leur merde, attendant la béquée.

Leurs patrons marchands d’armes, de béton ou de thunes

Ne veulent surtout pas de remous à la Une.

 

Il existe pourtant quelques médias à part

Au premier rang desquels le site Médiapart

Où les lecteurs dénoncent, comme les journalistes,

 

Les erreurs, les excès, les scandales qu’on cache,

L’omerta des puissants, les magouilles des lâches.

Les médias lèche-cul font le jeu des fascistes.

 

 

JVJ

 

 

Quintidi 15 Germinal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !   

 

 

Comment appelle-t'on un politicien qui a perdu une élection ? 
- Un consultant

 

03/04/2013

Força Pinocchio !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- …taing, Victor ! Pinocchio pas mort ! T’as vu cette histoire Cahuzac… Le mec chargé de lutter contre les fraudes fiscales, tant à la Commission des finances de l’Assemblée que, plus tard, au Gouvernement, fini par avouer qu’il est lui-même un fraudeur de haut vol…

 

- Et le pire, c’est que ce mec ajoute le mépris au détournement des deniers publics (tes sous, les miens, Loulle). En effet, sans vergogne et avec un bel aplomb, il a rejeté d’un revers de main, en pleine assemblée nationale, toutes les accusations. C’est tout simplement de la forfaiture !

 

- Accusations, soit dit en passant qui n’auraient jamais existé sans le courage, la compétence et la pugnacité des journaleux de Médiapart !

 

- Là, tu me fais boire du petit lait Loulle ! Enfin, quand je dis « petit lait », c’est une image osée. Et je suis fier d’être un abonné de la première heure de Médiapart, et un blogueur régulier (lien). Ceci prouve que la presse n’est pas obligée de toujours lécher le cul des puissants. Cela veut dire que l’information finit par sortir lorsqu’on la cherche et qu’on a les aliboffis bien pendu. Pourtant, Médiapart a été pourri dans les grandes largeurs tant par les canards laquais que par les dinosaures à la langue râpeuse qui sévissent dans les lucarnes à décerveler et dans les boites à bruits. Médiapart est l’honneur de la presse comme le Canard enchainé (encore que, sur ce coup, ils ont eu du retard à l’allumage), comme (à moindre titre tout de même)  Marianne, comme « Lou Ravi » à Marseille, et d’autres, mais de peu d’influence, hélas. C’est Médiapart qui a sorti l’affaire Cahuzac, mais aussi les affaires Bettencourt, Karachi, Woerth, Sarkozi, Tapie… Chapeau ! Non ?

 

- Comment des gens qui représentent le pays, qui devraient être exemplaire pour la démocratie, peuvent-ils enfumer ainsi tous les échelons du monde politique ? Du parti auquel ils appartiennent jusqu’aux plus hautes instances ?

 

- Par carriérisme Loulle. Par ambition. Pour la gloriole, pour le pognon mais surtout pour cette drogue dure : le pouvoir ! Pourquoi et comment peuvent-ils ainsi sévir et salir la démocratie ? Par le CUMUL DES MANDATS ET DES MANDATURES ! Lors d’un premier mandat, une femme ou un homme politique a des idées, une volonté de bien faire, un entourage volontaire et efficace. Après quoi, la drogue du pouvoir faisant son office ravageur, l’essentiel de son énergie est mobilisée pour se faire réélire et non pour assurer le bien-être public. Après… Le clientélisme est maitre : « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? »

 

- Allez. A la nôtre !

 

 

Quartidi 14 Germinal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Allez, Cahu, ça te rassurera un peu…

 

Un jour, un bûcheron était occupé à couper une branche qui s'élevait au-dessus de la rivière. Soudain la hache tomba dans la rivière. L'homme pleurait si amèrement que Dieu lui apparût et lui demanda la raison de son désespoir. Le bûcheron lui expliqua alors que sa hache était tombée dans la rivière. A sa grande surprise il vit Dieu plonger dans la rivière et remonter une hache d'or à la main : 
- Est-ce là ta hache?, Lui demanda-t-il.
Le bûcheron lui répondit : 
- Non.
Aussitôt Dieu retourna dans l'eau et revint cette fois avec une hache en argent :
- Est-ce là ta hache?, Lui demanda-t-il à nouveau.
A nouveau le bûcheron lui dit: "Non".
A la troisième tentative, Dieu revint avec une hache en fer, et lui demanda à nouveau :
- Est-ce là ta hache?
-Oui!, Lui répondit cette fois le bûcheron.

 

Dieu, touché par l'honnêteté de l'homme, lui donna les trois haches. Le bûcheron rentra tout heureux à la maison. Quelques jours plus tard, le bûcheron longeait la rivière en compagnie de son épouse. Soudain celle-ci tomba à l'eau. Comme l'homme se mit à pleurer, Dieu lui apparût à nouveau et lui demanda la raison de son chagrin. 
- Ma femme est tombée dans la rivière, lui répondit l'homme en sanglotant.
Alors Dieu plongea dans la rivière et réapparut avec Jennifer Lopez dans les bras: 
- Est-ce là ta femme ?, lui demanda-t-il.
- Oui! hurla l'homme. Dieu, furieux, fustigea l'homme:
- Tu prends le risque de me mentir ? Je devrais te damner!
Le bûcheron l'implora: 
- S'il te plaît, Dieu, pardonne moi! Comment aurais-je dû répondre? Si j'avais dit, non à Jennifer Lopez, la fois prochaine tu serais remonté avec Catherine Zeta-Jones. Si, à nouveau, j'avais dit non, tu serais revenu avec mon épouse et j'aurais dit oui. A ce moment là, tu me les aurais données toutes les trois. Mais je suis pauvre et pas du tout en mesure de nourrir trois femmes. Ce n'est que pour cette raison là que j'ai dit « Oui » la première fois. 


La morale de cette histoire ? Finalement, les hommes ne mentent que pour des raisons parfaitement honnêtes et totalement compréhensibles !

 

02/04/2013

Et si on passait à la semaine de 30 heures ? Des économistes allemands y pensent…

travail jiho.jpg

 

 

Arrive ce jour à l’Assemblée nationale la discussion sur les accords de janvier sur l’organisation du travail. Il n’est pas un jour sans qu’on nous bassine avec le fameux «modèle allemand», ses ouvriers vertueux, ses patrons ouverts, ceci toujours en comparaison avec ces grosses feignasses de Français et leurs 35 heures, sources de tous les maux. Ben voyons ! Dans une lettre ouverte aux syndicats et aux partis politiques, des économistes allemands demandent une réduction du temps de travail à 30 heures par semaine. Il n’y aura «jamais plus de plein emploi sans réduction du temps de travail», défendent les auteurs de l’appel déjà signé par plus de cent économistes, chercheurs, responsables syndicaux et quelques personnalités politiques de gauche ou indépendantes (Die Linke, SPD et Pirates).

« Le chômage a atteint en Europe des ordres de grandeurs insupportables. Le chômage des jeunes, qui dépasse les 50 % dans certains pays, est particulièrement effrayant. En Allemagne le nombre d’emplois a certes augmenté ces dernières années, mais il s’agit en grande partie d’emplois précaires et à durée déterminée, qui ne suffisent pas pour vivre », assènent-ils, loin des poncifs répétés à l’envi par certains commentateurs français.

(…) « Aujourd’hui en Allemagne, si nous incluons les employés travaillant à temps partiel de manière contrainte, environ six millions de personnes sont au chômage ou sont sous-employées, poursuivent les économistes. Alors que beaucoup de personnes au chômage souffrent de dépression et de dévalorisation, les salariés doivent, eux, assumer un surcroît de travail.

(…) « Près d’un million de travailleurs pauvres font aujourd’hui des semaines de 50 heures et plus pour gagner un revenu suffisant pour vivre. De plus en plus d’actifs doivent recevoir, malgré un emploi, des allocations sociales en complément. Et ceux qui n’ont rien aujourd’hui sont aussi promis à la pauvreté quand ils arriveront à l’âge de la retraite. Les conditions dans les autres États européens sont comparables, voire pires. »

Face à ce terrible constat, économistes et syndicalistes estiment qu’« une réduction du temps de travail à 30 heures par semaine est nécessaire et urgente. Le temps de travail moyen en Allemagne est de toute façon aujourd’hui déjà en moyenne de 30 heures par semaine, mais le travail est réparti de manière inégale ( 26 % des actifs allemands, et 45 % des femmes, travaillent à temps partiel, contre 17 % en France, 30 % pour les femmes (source : Eurostat)

(…) «L’exigence d’une semaine à 30 heures prend en compte toutes les formes de réduction envisageables (allongement des congés payés, sortie plus précoce de la vie active, années sabbatiques). Cette revendication est à poser pour tous les États européens. Car le chômage de masse est partout présent et augmente de manière dramatique dans beaucoup de pays de l’Union. »

Pour les initiateurs de l’appel, la réduction du temps de travail ne concerne plus seulement les partenaires sociaux : « Il s’agit d’un projet de la société toute entière. » Ils insistent par ailleurs sur la nécessité d’une réduction «sans perte de salaire». « Nous connaissons les nombreux cas où les travailleurs ont fait des expériences négatives, parce que les réductions du temps de travail réalisées jusqu’ici se sont faites sans embauche de chômeurs et souvent avec une hausse de la pression au travail ». Pour eux, seule une réduction collective du temps de travail à 30 heures, à un niveau macroéconomique, est « une clé décisive, si ce n’est la plus importante, pour la perspective d’un plein emploi. »

Voilà qui donne enfin une autre vision des choses.

Source : Basta  

 

Tridi 13 Germinal 221

 

Illustration: merci à Jiho – Droits réservés

 


Ecoute ! Ecoute !

 

Deux ouvriers prennent leur courte pose de midi. Le premier dit à son camarade :

-         Tu connais Victor Hugo ?

-         Non.

-         T’as tort. Tu devrais suivre des cours du soir…

 

Le lendemain, ça recommence :

-         Tu connais Albert Eisntein ?

-         Non.

-         T’as tort. Tu devrais suivre des cours du soir…

 

Le surlendemain, le premier continue :

     -    Tu connais Karl Marx ?

-         Non.

-         T’as tort. Tu devrais suivre des cours du soir…

 

L’autre en à marre et dit :

-         Et toi, tu connais George Duval ?

-         Non

-         T’as tort, tu devrais : c’est lui qui couche avec ta femme pendant que tu vas à tes cours du soir !

 

01/04/2013

PREVERT !

Prévert merde.jpg

 

PATER NOSTER



Notre Père qui êtes au cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuileries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Eparpillées
Emerveillées elles-mêmes d'être de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Avec leurs tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde
Les maîtres avec leurs prêtres

Leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l'acier des canons.

Jacques Prévert

 

 

Duodi 12 Germinal 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Nathalie, une petite fille de 7 ans, est dans son jardin en train de reboucher un trou assez grand.

Le voisin la voit faire par-dessus la clôture et lui dit :

-         Que fais-tu donc Nathalie ?

-         J’enterre mon poisson rouge qui est mort.

-         Mais c’est un bien trop gros trou pour un si petit poisson, tu ne crois pas ?

-         C’est parce que mon poisson, il est à l’intérieur de ton putain de chat de merde…

 

31/03/2013

Ouiquinde gastronomique: L’agneau pascal en cuisson douce.

gigot agneau.jpeg

 

 

Moi qui suis un athée très anticlérical

Lorsque vient le printemps, j’aime l’agneau pascal.

J’aime sa chair gorgée de toutes les fragrances

Qu’exhalent les collines entre Rhône et Durance,

J’aime le jus coulant de cette peau dorée

Fleurant l’ail et le thym. J’aime le dévorer,

Oui mais avant cela, encor faut-il le cuire

Comme on fait en Provence. Je m’en vais vous le dire.

Prenez donc un gigot d’agneau de Sisteron

D’environ deux kilos, au cuissot doux et rond.

Coupez six gousses d’ail dégermées en lamelles,

Glissez-les sous la peau avec votre Opinel ;

Dans un hecto de beurre fondu demi sel

Vous mélanger cumin, thym, poivre, pas de sel ;

Enduisez le gigot avec cette pommade,

Et laissez reposer dans  cette marinade

Trois heures de pendule ; mieux : la nuit au frigo,

Pour que tous ces parfums pénètrent le gigot.

Placé votre appareil dans un plat bien beurré

Dans votre four réglé sur cent-trente degrés.

Laissez cuire deux heures en le tournant souvent

Il va se colorer et cuire doucement,

Puis baisser votre four sur 110 ou sur Un

Tournez et arrosez lorsque c’est opportun,

Laissez encore cuire pour une heure et demie

Sur la fin vous salez avec parcimonie.

Cette cuisson très douce va sublimer la viande

Qui restera rosée, bien juteuse et gourmande.

Coupez « à la française » : angle droit avec l’os,

Pour que ça reste chaud, vous servez rapidos

Avec des flageolets réchauffés dans le jus

Mais cèpes et girolles sont aussi bienvenus !

Buvez très largement de la tété d’automne

Ces vins de large soif de la Côte-du-Rhône,

Et pour laisser le monde des maigres, des sans-goûts,

Alors RESSERVEZ-VOUS !

 

 

Primidi 11 Germinal 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

La mère de Jésus reçoit son bulletin de note… Des bulles partout ! La Marie passe un sacré savon à son fiston :

 

« Enfin Jésus, tu te fous de nous ou quoi ? On se décarcasse avec ton père pour t’envoyer à l’école et voilà les résultats :

·       Calcul : zéro – multiplie les pains et les poissons pour faire son intéressant.

·       Physique et chimie : zéro – change l’eau en vin.

·       Gymnastique : zéro – marche sur l’eau pour faire rire ses camarades.

 

Et c’est pareil partout. Mais qu’est-ce que tu as dans la tête ? C’est comme ça que tu prépares ton avenir ? Puisque c’est comme ça, sur tes vacances de Pâques, TU PEUX Y FAIRE UNE CROIX !

 

29/03/2013

Accidents en série à Tricastin. Pour quand Fukushima-sur-Rhône ?

tricastin morts.jpg

 

 

Je ne vais pas vous parler des Françoiseries, quelles soient de Rome ou de Paris, d’autres le font jusqu’à plus soif. Mais je vais vous parler d’une grande inquiétude qui commence à s’installer dans la vallée du Rhône, chez moi. Une inquiétude liée à des menaces nucléaires qui touchent directement 400.000 personnes et indirectement toute la partie rhodanienne de la Provence, la région marseillaise comprise, soit plusieurs millions de personnes.

 

L’objet de cette menace ? La centrale nucléaire du Tricastin qui donne des signes inquiétants et récurrents d’obsolescence pouvant aller jusqu’à l’accident majeur, type Fukushima. Le vendredi 22 mars 2013 au matin, du Vaucluse, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, dans un périmètre de 15 km, les lève-tôt ont entendu une explosion et vu un énorme arc électrique qui a illuminé le site nucléaire du Tricastin pendant dix longues minutes ! Inquiétant... Paniquant... Il s’agissait d’une rupture de ligne, d’un court-circuit sur la ligne haute tension de 225.000 volts en sortie du réacteur nucléaire n°3 de la centrale du Tricastin. Le mois dernier c’était le réacteur n°1 de EDF qui subissait lui aussi une rupture de ligne avec explosion et menaçait la région. Depuis que les 4 réacteurs du Tricastin ont été recouplés au réseau électrique après avoir tournés des années durant et quasiment exclusivement pour l'usine d'enrichissement de l'uranium Eurodif c'est le deuxième accident en l'espace d'un mois. Ce n’est pas tout. En juillet 2011, c’était déjà le transformateur de l’unité du réacteur n°1 qui prenait feu. A chaque fois pour EDF ou Areva : « Aucune conséquence radiologique sur l'environnement et la population». Ben voyons ! Jusqu’à ce que…

 

Fuites, fissures dans l’enceinte de béton, vannes et systèmes défaillants, maîtrise aléatoire du pilotage des réacteurs sont à présent le lot quotidien de cette centrale nucléaire intégrée au plus grand complexe nucléaro-chimique du pays et qui menace toute la vallée du Rhône.


Avec 33 années de fonctionnement pour le réacteur n°1 et 32 années pour les trois autres réacteurs, la centrale de Tricastin fait partie des plus vieilles de France et a dépassé les 30 années de fonctionnement initialement envisagées pour les réacteurs nucléaires. Elle utilise du combustible Mox, dangereux assemblage d’oxyde de plutonium et d’uranium appauvri. Ce combustible aggrave les conséquences potentielles d’un accident majeur par la présence accrue de plutonium, plus radiotoxique que les autres matières rejetées en cas d’accident.

 

Inondations. Qu’est-ce qui a causé la catastrophe de Fukushima ? Non pas le tremblement de terre mais l’inondation des installations. Or les risques d’inondations sont très réels à Tricastin car la plateforme de la centrale se situe à un niveau inférieur à celui de sa source froide ! Comme à Bugey et à Fessenheim d’ailleurs… Bonjour la compétence des concepteurs… La centrale est implantée en contrebas de la digue rive droite du canal de Donzère-Mondragon. Elle est donc vulnérable au risque d’inondation en cas d’une défaillance des digues pouvant être provoquée par un séisme ou une crue exceptionnelle du Rhône.

 

Mais ce n’est pas tout. La centrale est aussi exposée à une inondation par remontée de la nappe phréatique. Des pompes fonctionnent en continu pour maintenir le niveau de la nappe en dessous de celui de la plateforme. Enfin, à l’inverse, la centrale de Tricastin est soumise à un risque de perte de sa source froide en cas :

• de rupture de la digue gauche du canal qui pourrait faire baisser le niveau de l’eau en dessous du niveau des pompes de la centrale;

• de rupture du barrage hydraulique de Bollène situé quelques centaines de mètres en aval sur le canal de Donzère-Mondragon. Avec une chute de 23 mètres entre l’amont et l’aval, c’est l’écluse la plus haute d’Europe. En cas de rupture du barrage ou des portes de l’écluse, le niveau d’eau dans le canal s’abaisserait brutalement, faisant perdre à la centrale de Tricastin sa capacité à refroidir ses réacteurs. Rappelons qu’en 1998, une des deux portes de l’écluse a cédé.

 

Risques sismiques. Le séisme de référence utilisé pour le dimensionnement de la centrale de Tricastin est celui de Châteauneuf-du-Rhone de 1873 qui était de magnitude 4,7 sur l’échelle de Richter. La centrale a été conçue pour résister à un séisme de 5,2 avec une marge de 0,5 par rapport au séisme de référence, ce qui est largement sous-estimé. La centrale a été construite avec les technologies disponibles à l’époque de sa construction, qui n’étaient pas anti sismiques.

 

Risques industriels. La centrale nucléaire de Tricastin présente une sensibilité particulière du fait de son implantation au sein d’un complexe nucléaire et chimique plus important. Ainsi, dans un rayon de 10 km autour du site, on retrouve quatre installations classée Seveso seuil haut dont une installation chimique liée au nucléaire (Cogema, Comurhex, Soderec et Butagaz) et 2 Seveso seuil bas (Eurodif et Sogif). Les usines AREVA de transformation, de conversion et d’enrichissement de l’uranium sont toutes situées à moins d’1 km de la centrale. Les deux sources majeures de risque sur la plateforme sont la présence de quantités importantes d’hexafluorure d’uranium pouvant conduire à la formation d’un nuage toxique au dessus du site, et la présence de fluorure d’hydrogène et d’acide fluorhydrique. Le danger potentiel est important puisque plusieurs installations sur le site manipulent ces produits.

 

Risques liés à la chute d’avion. Le site de Tricastin se situe à proximité de quatre aéroports transportant au total plus de 7,5millions de passagers par an et 53.000tonnes de marchandises : Marseille-Marignane, Avignon, Nîmes, Valence. Sans oublier la base militaire aéronautique d’Orange. Les enceintes de confinement des réacteurs sont-ils à l’épreuve de la chute –accidentelle ou volontaire – d’un avion de ligne ou d’un chasseur ? Certainement pas. En tout cas les piscines de la centrale sont très vulnérables en cas d’agression aérienne volontaire du fait de leur positionnement en hauteur, de la configuration des lieux et de l’absence de confinement.

 

Imaginons un accident majeur à Tricastin, un jour de mistral (soit 200 jours par an). Le nuage radioactif saccage toute la vallée du Rhône, jusqu’à Marseille et la Camargue. Qu’est-ce qu’on fait ? On évacue Avignon, Salon, Marseille ? On laisse les habitants crever, comme au Japon ? Et que devient l’économie du pays basée sur le vignoble et le tourisme ? Je vois d’ici les affiches publicitaires :

 

« Visitez la Provence, ses ruines nucléaires, ses eaux radioactives, ses cancers foudroyants, ses enfants mutants à deux têtes, six bras, ses fraiches jeunes filles aux quatre nichons.

Allez-y ! Vous n’en reviendrez pas ! »



Sources : lien 

 

 

 Nonidi 9 Germinal 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

 

24/03/2013

Gastronomie dominicale en Camargue

Eh ! Vous n'en avez pas marre de toujours bouffer, pour les bringues des Rameaux et de Pâques, le sempiternel gigot d'agneau ou de chevreau?

Faîtes plutôt un plat rugueux, solide mais succulent, un plat qui te donne des cojones.


Ce plat, c'est :

 

Gardiane copie.jpg



La gardiane camarguaise

Tout Provençal se doit, au moins une fois l'an, 
D'aller se ressourcer, reprendre son élan,
De mettre le vaisseau de sa vie au grand largue 
Dans l'eau, le sel, le vent, le soleil de Camargue. 
Terres demi noyées, secouées de mistral
- Jumeau du fleuve-dieu, fleuve d'air magistral - -
Pétries et façonnées par le Rhône et la mer,
Puis soudain ravagées par le fleuve en colère. 
Terres où le soleil fait naître des mirages,
Terre où le sol et l'onde hésitent leur partage, 
Terres de solitude, rivages de naufrage,
Qui mesurent les hommes à l'aune du courage.
Digues, lônes, marais, étangs, sables mouvants, 
Boue sèche et craquelée, cristaux étincelants
Du sel sur la sansouire, faisceaux arachnéens
Des tamaris en fleurs d'où s'envolent soudain
Des millions d'oiseaux venus d'ailleurs lointains, 
Royaume incontesté des flamands africains.
Terre des chevaux blancs et des taureaux sauvages, 
Où Mitrhra règne en dieu depuis le fond des âges. 
Il faut voir la Camargue lorsque 1 'hiver l'étreint 
Lorsque le ven terraù sauvage court sans frein, 
Lorsque les Camarguais déplacent la manade:
Des milliers taureaux menés en cavalcade.
Conduits par cent gardians, par cent puissants centaures 
Défile l'infernal troupeau de minotaures,
Taureaux noirs, chevaux blancs, aux narines fumantes 
Remplissent la contrée d'une clameur géante. 
Taureaux dont les meilleurs combattront dans l'arène 
Face aux hommes, mains nus, que leur fierté entraîne 
Entre les noirs poignards. Pour la rouge cocarde
Et les yeux d'une belle, ils défient la Camarde! 
Certains de ces taureaux, à l'ardeur légendaire, 
Adulées tels des dieux par la gent populaire,
Sont enterrés debout et ont leur mausolée,
Comme le grand Goya (1), l'immense Sanglier (2). 
Ceux qui n'ont pas le sang pour les j eux et la gloire 
Termineront leur vie dans une rôtissoire,
Car en mangeant Mytrhra, les Provençaux dévorent, 
Avec sa chair, sa force. Et, ce faisant, l’honorent.
Cette hostie des gardians s'appelle "La gardiane".
— Oh ! Victor. Et alors, on les coupe ces couennes? 
— Bien sûr, petit, mais je voulais que tu comprennes 
Que c'est un plat sacré, et qu'il en vaut la peine.
Fais mariner trois tranches de taureau bien épaisses 
Dans le l'huile d'olive. Rajoute avec largesse
Poivre et clous de girofle, ail, oignon, thym, laurier. 
Laisse toute la nuit, comme pour du gibier.
Au fond de ta marmite, en fonte uniquement,
Dispose quelques couennes, de porc évidemment,
Sur lesquelles tu places une première tranche.
Couvre avec de l'oignon et de l'ail effilés,
Carottes en rondelles et du persil en branche,
Sel, poivre du moulin, un anchois en filets.
Tu fais ainsi trois couches. Enfin, pour terminer, 
Zeste d'orange séché, girofle, laurier, thym,
Puis tu mouilles avec six grands verres de bon vin, 
Du Costières de Nîmes, rouge carabiné.
Met ta marmite au four, fermée soigneusement,
Et fais cuire cinq heures, doucement, lentement.
Ce taureau parfumé, tendre, confis, moelleux, 
Découvre-le sur table, et accompagne-le
D'une jatte fumante de long riz camarguais.
Dans les verres tu sers un Gallician bien gai.
Mais attention, petit, le riz est un plat riche,
N'en fais pas - c'est courant - de la colle d'affiche. 
Pour qu'il ne colle pas, tu dois bien le laver,
C'est donc tout l'amidon qu'il te faut enlever.
Dans une jatte creuse ou un plat similaire,
Tu frottes entre tes mains le riz dans de l'eau claire, 
Tu changes et recommences dès que ton eau blanchit, 
Après quoi tu égouttes, tu bois et réfléchis:
Il y a plusieurs façons de cuire le riz blanc,
Comme les Espagnols, comme les Catalans, 
Comme les Vietnamiens ou comme les Créoles, 
Surtout pas comme les Français de métropole!
À Saïgon ou Vientiane, à Pnom Pen ou... Paris 
C'est deux mesures d'eau par mesure de riz,
Tu couvres quand ça bout et tu réduis la flamme,
Si ça attache au fond, tu n'en fais pas un drame,
Tu ne sales pas l'eau, tu ne remues jamais,
Et tu laisses gonfler en tenant bien fermé.
Mais comme à Fort-de-France ou bien à Pointe-à-Pitre, 
Tu fais bouillir ton riz dans de l'eau, plusieurs litres, 
Légèrement salée. Quand c'est cuit tu égouttes,
Puis tu réserves au chaud, du beurre tu ajoutes. 
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre 
D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc
Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

Jean-Victor Joubert 
in: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s - Le Grand Bramaïre

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Trois tranches épaisses de taureau à braiser, environ un kilo, - 4 ou cinq couennes de porc, - 1 kilo d'oignons paille émincés, - 2 têtes d'ail éplu-chées et également émincées, - 1 kilo de carottes découpées en rondel-les, - 4 ou 5 branches de persil non frisé, - 3 anchois en filets, - 3 verres d'huile d'olive, - 3 cuillerées à soupe de sel de Camargue, - poivre noir du moulin à la demande, - 6 clous de girofle, - 4 feuilles de laurier, - 3 cuillerées à soupe de sommités sèches de thym ou 3 ou 4 belles bran-ches de thym frais, - 1 zeste d'écorce d'orange séché, - 1 bouteille de bon vin rouge, - 500 grammes de riz long de Camargue.

Les vins conseillés:

La gardianne est un plat de haut goût qui demande des vins rouges puissants, épicés, tanniques. De grands Costières de Nîmes, comme
les Gallician font parfaitement l'affaire. Mais on l'accompagnera éga-lement avec bonheur d'un Côtes-du-Rhône de Saint-Joseph, d'un Croze-Hermitage, d'un Vacqueyras, d'un Gigondas, d'un Lirac ou d'un des nombreux crus "Villages" des Côtes-du-Rhône.
En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Mi-nervois, Fitou, Collioure.
En vins de Provence: Bandol, Bellet, Palette, Pierrefeu, Gonfaron.

(1) (2) "Goya ", "Sanglier": noms de taureaux cocardiers célèbres. "Goya" a une statue à Beaucaire, "Sanglier" un mausolée à l'entrée de Le Cailar, en Camargue.

 

Quartidi 4 Germinal 221

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Trois moines et un mécréant sont réunis dans une pièce; la théologie va de bon train.
Soudain, panne d'électricité...
Le Franciscain s'agenouille et demande "la Lumière" au Seigneur.
Le Bénédictin récite son bréviaire qu'il connaît par cœur, persuadé que le Seigneur lui fera grâce.
Le Dominicain se lance sur une rhétorique de la Lumière et de l'obscurité de ce monde.
La lumière revient… mais où est le mécréant ? Lui aussi revient… Il était allé changer les plombs…

23/03/2013

Ouiquinde érotique rimbaldien

amour champêtre Le Titien.jpg

 

 

Elle était fort déshabillée

 

 

Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malignement, tout près, tout près.

Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains.
Sur le plancher frissonnaient d’aise
Ses petits pieds si fins, si fins.

Je regardai, couleur de cire
Un petit rayon buissonnier
Papillonner dans son sourire
Et sur son sein, – mouche ou rosier.

Je baisai ses fines chevilles.
Elle eut un doux rire brutal
Qui s’égrenait en claires trilles,
Un joli rire de cristal.

Les petits pieds sous la chemise
Se sauvèrent : “Veux-tu en finir !”
La première audace permise,
Le rire feignait de punir !

Pauvrets palpitants sous ma lèvre,
Je baisai doucement ses yeux :
Elle jeta sa tête mièvre
En arrière : “Oh ! c’est encor mieux !

Monsieur, j’ai deux mots à te dire…”
Je lui jetai le reste au sein
Dans un baiser, qui la fit rire
D’un bon rire qui voulait bien…

Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malignement, tout près, tout près. »

 

 

Arthur Rimbaud

 

 

Tridi 3 Germinal 221

 

 

Illustration Le Titien 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un petit garçon de 6 ans dit à sa sœur de 10 ans : 
- Tu sais comment on fait les enfants toi ? 
- Bien sûr, c'est fastoche ! 
- Alors vas-y, dis moi. 
- Eh bien c'est simple, le papa il met la graine dans le ventre de la maman ... 
- Et après ? 
- Et après il la pousse bien au fond avec sa bite.

 

21/03/2013

« Présider la République c'est être viscéralement attaché à la laïcité. » A toi de jouer, citoyen Président.

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On droit sabrer l’eau bénite dans les milieux intégristes comme chez les idiots utiles de cette gôôche bobo qui, par haine de notre civilisation dont ils se gavent pourtant, ne répugne pas à s’allier aux fascistes nazislamistes, ceux-là mêmes que nos soldats combattent au Mali en y laissant leur peau.
Pourquoi cette euphorie ? A cause de cette dangereuse reculade découlant de la décision de la cour de cass’ concernant le voile islamiste dans la crèche « Baby loups ». Car ne nous y trompons pas, cette reculade marque une victoire des extrémistes. L’employée a été manipulée dans le sens d’une provocation volontaire. Elle avait en effet accepté le règlement intérieur et, une fois engagée… elle était revenue du jour au lendemain avec le voile !
Résultats ? Dans toutes entreprises privées, les patrons doivent trembler, on peut s’attendre à voir des femmes arriver voilées, bientôt en burqua sans que le patron ne puisse rien dire. On peut s’attendre à voir des barbus en gandouras demander, exiger des espaces de prières dans les entreprises. On peut s’attendre à ce que des employés musulmans quittent leur chaine, leur poste de travail aux heures de la prière. On peut s’attendre… etc., etc.
Avec comme résultat évident une grande réticence pour les patrons à embaucher des personnels musulmans. Une victoire des intégristes marquant ainsi une défaite de l’intégration. C’est ce que veulent les nazislamistes d’ailleurs.
On ne peut pas blâmer la cour de cass’ qui ne fait que préciser le droit. Rien de plus figé que le droit qui s’appuie sur des textes. Mais ce droit provient de lois. Et ces lois sont votées et mise en œuvre, éventuellement modifiées, voire supprimées par les représentants du peuple : nos élus, députés et sénateurs. C’est donc à eux qu’il revient de rectifier cette lacune qui risque de mettre à bas un des rares axes de rassemblement des Français, droite et gauche réunies, la laïcité.
François « Normalou » Hollande, ci-devant président de notre république, déclarait à son méga raout du Bourget, avec ce lyrisme républicain qui sied à toute bonne campagne électorale : « Présider la République c'est être viscéralement attaché à la laïcité. »
Ci-devant président, demande instamment à ton premier ministre de proposer un aménagement de la loi dans le sens d’une plus profonde intransigeance du respect de la laïcité.
 
Primidi 1er Germinal 221
 
Illustration X – Droits réservés
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Ecoute ! Ecoute !
Savez vous pourquoi Jésus n a pas pu jouer le dernier match de rugby Bethleem-Nazareth ?
Réponse : il etait suspendu... 

 

20/03/2013

Au cul la vieille ! C’est le printemps !

reiser fou d amour.jpg

 

 

Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Nonidi 29 Ventôse 221

 

 

Merci au grand Reiser

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Quelle est la différence entre un train électrique et des seins ? 
- Y'en a pas, ils sont tous les deux faits pour les enfants et c'est papa qui joue avec. 

19/03/2013

Au bistro de la Toile : Chypre, panique chez les banksters!

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- Oh ! Loulle, toi qui vend aussi les journaux dans ton rade, qu’elle bonne nouvelle aujourd’hui ?

 

- Ben, à part le pape, c’est l’Europe qui fait les poches des Chypriotes. …taing ! Ils font la gueule les mecs ! Et y a de quoi merde. Tu mets le pognon que tu gagnes en te levant le cul à la banque, parce que c’est obligatoire et, du jour au lendemain, monsieur L’état t’en pique une partie !

 

- Eh ! Oh ! Loulle. C’est pas comme ça que ça marche. La première mouture (6,75% pour les comptes sur lesquels sont déposés moins de 100.000 euros, 9,9% au-delà) a été revu dans le sens de la justice : un peu plus de 15% de taxe sur les dépôts en banque mais seulement pour les comptes dépassant les 100.000 euros. T’as plus de 100.000 euros sur ton compte en banque toi Loulle ? Moi non… Et puis, du moment que ça fait chier à la fois Poutine et les Anglais de la City, c’est que ça doit être une bonne chose…

- Ah ! Ça change les choses. Mais ceux qui ont beaucoup de pognon, ils vont l’avoir solide dans l’oigne !

- Et c’est une excellente chose. Pour une fois, l’Europe a pris une bonne décision. Et pour une fois, bravo à Mme Merkel qui a fait le forcing pour que la lutte contre le blanchiment d’argent sale à Chypre fasse partie intégrante du plan de sauvegarde. Parce que Chypre, il faut savoir ce que c’est : une ile qui a un secteur bancaire hypertrophié et qui est devenu la machine à laver – enfin, une des machines à laver – de l’argent sale en Europe. Comme Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Irlande et autres. Le système bancaire chypriote abrite 69 milliards d’euros, dont 37% sont détenus par des non-résidents. Au moins 20 milliards d’euros appartiendraient à des citoyens russes et une bonne partie à de riches Rosbifs retraités en or de la City qui vivent dans l’opulence sur les plages de Chypre seulement avec les intérêts du pognon placé. Et qu’est-ce que c’est ce pognon ? Pour les Russes, l’argent des mafias issues du pillage du pays sous Eltsine et qui se poursuit sous Poutine. Tout le pognon des trafics d’armes, de drogues, d’êtres humains et autres saloperies financières. Voilà ce que c’est ce pognon. Pour les Rosbifs, les parachutes dorés et les palanquées de thunes piquées dans l’économie réelle pour le filer dans les poches des spéculateurs. Alors qu’on parle de hold-up, de vol, ça me fait doucement rigoler. Parce que voler des voleurs, ce n’est que de la récupération. Attend ! Non seulement les banques-lessiveuses chypriotes blanchissent tous le pognon sale, mais en plus, servent à ses « possesseurs » une rente de 10% en bons euros sonnants et trébuchants ! Le paradis en Méditerranée non ?

 

- Ça éclaire les choses Victor. Ce n’est pas ce qu’on dit dans les canards…

 

- Dans les canards laquais, bien sûr, tous tenus par des marchands d’armes, de béton ou des spéculateurs financiers. Alors… Assisterait-on enfin à un réveil de l’Europe ? Cette grosse larve bouffie se transformerait-elle enfin en papillon ou plutôt en mante religieuse sortant ses griffes ? Après Chypre, c’est aux autres paradis fiscaux qu’il faut s’attaquer : Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni et, hors U.E, Suisse, Monaco et autres micro-états voyous. Avec enfin un but précis : l’harmonisation fiscale des pays de l’Europe-Unie.

 

- On peut toujours rêver… A la nôtre !


Merci à Chimulus


Octidi 28 Ventôse 221


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Ecoute ! Ecoute !


A Londres, un banquier de la city, très élégant avec chapeau melon, parapluie canne et costume noir rencontre un punk avec les cheveux rouges et verts à un arrêt de bus. Le vieux banquier regarde le punk d'un air de dédain. Le punk lui demande : 
- Vous avez un problème ? A vous voir, je me doute que vous n'avez jamais rien fait d’excentrique de votre vie. 
Le banquier le considère un instant : 
- A vrai dire jeune homme, si. Une fois j'ai enculé un perroquet et je me demandais justement si vous ne pourriez pas etre mon fils.

 

16/03/2013

Ouiquinde érotique: sacré Arthur!

 

 

 

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Les anciens animaux...

Les anciens animaux saillissaient, même en course,
Avec des glands bardés de sang et d'excrément. 
Nos pères étalaient leur membre fièrement
Par le pli de la gaine et le grain de la bourse. 

Au moyen âge pour la femelle, ange ou pource,
Il fallait un gaillard de solide gréement :
Même un Kléber, d'après la culotte qui ment
Peut-être un peu, n'a pas dû manquer de ressource. 

D'ailleurs l'homme au plus fier mammifère est égal ;
L'énormité de leur membre à tort nous étonne ;
Mais une heure stérile a sonné : le cheval 

Et le bœuf ont bridé leurs ardeurs, et personne
N'osera plus dresser son orgueil génital
Dans les bosquets ou grouille une enfance bouffonne.

 

Arthur Rimbaud

 

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 Quintidi 25 Ventôse 221

 

Photos X - Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute !


Deux femmes discutent.

- Alors, cette expédition en Afrique ? 

- Il m'est arrivé un truc incroyable ! Un jour, il y a un gorille qui a surgi de la jungle et qui m'a emmenée avec lui. J'ai cru qu'il allait me dévorer toute crue, et je me suis évanouie. A mon réveil, il avait arraché mes vêtements. Il m'a alors fait l'amour 19 fois de suite, et ça pendant, snif, vingt jours, et puis mes amis m'ont retrouvé, snif...

 
- Oui, mais ne pleure plus, c'est fini tout ça... 

- Ben justement, c'est pour ça que je pleure...

 

15/03/2013

Premier tango au Vatican

chimulus nouveau pape.jpg

 

Bon. Puisque « habemus papam », il faut bien qu’on en parle un peu, non ? Celui-là, parait que c’est un fils d’immigré italien, qui, avant d’être « touché par l’aile de la grâce », a travaillé dans un labo de chimie. Et – divine surprise pour moi qui ai été un pilier de baletti, tournant le racati comme le tango braqueur – ce mec à la coule faisaient comme tous les jeunes : il allait frotter le tango dans les milongas de Buenos Aires ! Ouais, vous avez bien entendu : on a un pape qui sait danser le tango ! Y a-t-il danse plus explicitement sensuelle que le tango ? C’est la communion totale des corps qui s’imbriquent, se frottent, se tordent, s’entremêlent sulfureusement au rythme syncopé des bande-au-néon dans des tavernes lourdes de fumées douteuses et de l’odeur des corps en rut.

 

François, il parait que, dans ton Argentine natale, tu as une belle réputation de défenseur des pauvres et des opprimés. Il parait que tu as jadis proférés des paroles fortes contre le capitalisme sauvage. On te donne donc un préjugé favorable pour balayer les écuries d’Augias ! Mais on dit aussi que ton attitude lors de la terrible dictature argentine fut loin d’être exemplaire…

 

Allez, en piste pour le tango de Jésus immortalisé par Ginette Garcin dans le film ébouriffant de Jean Yanne « Tout le monde il est beau, Tout le monde il est gentil » :

 

Je vivais comme une ombre

J’avais des idées sombres

Faisant partie du nombre

Des desesperados

 

Je ne savais quoi faire

Pour chasser ma misère

Quand on est solitaire

Aïe, on a froid dans le dos

 

Quand dans une chapelle

Sous la blanche et très belle

Statue de la douce immaculée conception

J’ai senti la foi naître

Et au fond de mon être

Du seigneur Jésus-Christ

J’eus la révélation

 

Dans les bras de Jésus

Maintenant tous les jours je danse

Et désormais mon existence

Vaut la peine d’être vécue

 

Dans les bras de Jésus

Maintenant tous les jours je chante

Pour moi la vie n’est plus méchante

Et de joie je suis éperdue

Dans les bras de Jésus.

 

Dégustez cette perle savoureuse

ICI

 

 

Quartidi 24 Ventôse 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

L’ancien pape s’emmerde a la retraite. Il appelle son bras droit et lui dit: - Je vais bientôt mourir mais avant je souhaiterai faire une fois l'amour avec une femme !
- Mais, votre sainteté émérite...
- Silence ! Après une vie au service de Dieu et d'abstinence, j'ai bien le droit de faire l'amour une seule fois dans ma vie, non ?
- Bien votre sainteté émérite, quelle femme voulez vous ?
- Il y a 4 critères auxquels elle doit répondre :
Premièrement, elle doit être aveugle. Comme cela, elle ne saura pas que c'est moi.
Deuxièmement, elle doit être sourde. Comme cela, elle ne m'entendra pas.
Troisièmement, elle doit être muette. Comme cela, elle ne pourra pas raconter ce qui c'est passé.
Et quatrièmement, elle doit avoir de gros seins.
- Pour quelle raison des gros seins ?
- Parce que j'aime bien !!!

 

 

14/03/2013

En avoir ou pas.

Carte Europe 1914 Caricature.jpg

 

 

Eh ! François… Oui, toi. Le nôtre. Pas le nouveau chef des drag-queen de Rome. Si tu profitais du fait que le parlement européen vient de rejeter le budget européen d’austérité imposé par les boutiquiers rosbifs et teutons pour enfin l’ouvrir ta gueule ? C’est le moment non ? Il est vrai que tu leur as apporté sinon ta caution du moins ton acceptation peu glorieuse aux margoulins de l’austérité. Tu as tombé le bénard devant Cameron et Merkel uniquement pour pouvoir garder ton (notre ?!) gros chèque de la PAC afin de continuer à gaver les gros céréaliers au détriment des paysans modestes.

 

C’est le moment de faire voir que, comme ton homonyme de Rome, on peut dire de toi « bene pendentur », « elles pendent bien » ! Au Conseil européen d’aujourd’hui et de demain, tape sur la table nom de dieu ! Prends-la de face la Teutonne. N’hésite pas s’il le faut à lui rappeler d’où vient son pays, ce qu’il doit à la bonne volonté et à l’énorme capacité de pardon de ces pays de l’Europe qu’elle méprise (les pigs) et qu’elle pousse au désespoir avec les solutions extrémistes qui peuvent en sortir. N’oublie pas que tu représentes la France et pas Malte ou Luxembourg, autrement dit le pays qui a le plus fait pour que naisse cette Europe. Le pays majeur ayant en Europe les capacités militaires les plus conséquentes et une incomparable aura diplomatique dans le monde. Dis-lui s’il le faut que la France est un pays de jeunes tandis que l’Allemagne est un pays de vieux. Mets-lui le nez dans son caca en lui rappelant que chez elle la pauvreté est galopante, les inégalités flagrantes. Rappelle-lui que la prospérité relative de son pays est basée sur des exportations essentiellement avec ses voisins et partenaires européens et que si, par égoïsme, elle les ruine, elle plongera aussi.

 

Dis-leur à tous tes partenaires que l’Europe ne peut pas marcher telle qu’elle est. A titre d’exemple, comment fonctionnerait la France si le temps de travail était de 40 heures en Normandie, de 38 en Ile-de-France, de 35 en Auvergne ; si les charges salariales étaient de 15% en Provence-Alpes-Côte-d’azur, de 23% dans le Nord et de 30% en Alsace ; si la retraite se prenait à 60 ans en Bretagne et à 67 ans en Bourgogne ; si l’impôt sur les sociétés était de 12% en Languedoc-Roussillon et de 33% en Aquitaine ?

 

L’Europe – cette formidable utopie réussie – est de plus en plus rejetée par les Européens. Et c’est tragique. A l’amitié succède la méfiance, bientôt l’hostilité… Les tragédies du passé n’ont pas suffi non ? La faute à qui ? Aux dirigeants-salopards qui ont laissé les banquiers et les affairistes y mettre la main dessus, qui ont remplacé l’indispensable solidarité par une concurrence destructrice.

 

Eh ! François, il n’y a pas qu’au Mali qu’il faut montrer que tu en as, en Europe aussi ! Chiche ?

 

Tridi 23 Ventôse 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Après un naufrage, on trouve, sur une île déserte et merveilleuse mais perdue au milieu du Pacifique :

Deux Italiens et une Italienne. Deux Français et une Française. Deux Allemands et une Allemande. Deux Grecs et une Grecque.Deux Anglais et une Anglaise. Deux Bulgares et une Bulgare. Deux Suédois et une Suédoise. Deux Irlandais et une Irlandaise. Deux Russes et une Russe.  Deux Suisses et une Suissesse.

Trois mois plus tard sur cette merveilleuse île déserte, voici ce qui s’est passé :

a) Un Italien a fait assassiner l’autre Italien pour l’Italienne.

b) Les deux Français et la Française forment un très harmonieux ménage à trois.

c) Les deux Allemands se partagent les faveurs de l’Allemande, en respectant très scrupuleusement l’alternance hebdomadaire.

d) Les deux Grecs couchent ensemble et la Grecque fait la cuisine et le ménage.

e) Les deux Anglais attendent désespérément que quelqu’un veuille bien avoir l’obligeance de leur présenter l’Anglaise.

f) Les deux Bulgares, après avoir jeté un regard à la Bulgare et scrupuleusement observé l’horizon ont finalement décidé de tenter leur chance à la nage...

g) Les deux Suédois spéculent toujours sur les vertus du suicide alors que la Suédoise use et abuse des bains de soleil pour mettre en valeur son corps

h) Les Irlandais ont commencé par diviser l’île en Nord et Sud et ont installé une distillerie au centre. L’important pour eux, c’est que les Anglais n’en aient pas une goutte ! ! ! Quant au sexe, considérant qu’après quelques litres de whisky, il règne une sorte de brouillard épais sur l’île, la question ne se pose même pas.

i) Le premier Russe a épousé la femme russe et a divorcé peu après. Il est le meilleur client de la distillerie irlandaise. Le second Russe s’est fait un peu d’argent en tuant un des deux Italiens et en négociant les visas de sortie des deux Bulgares. Avec cet argent, il a acquis 33,3 % des parts de la distillerie irlandaise, obtenu une licence de vente exclusive pour les Anglais et a engagé un Grec comme vendeur. Il emploie de plus les Allemands comme gardes du corps pour lui et sa fiancée russe en promettant à la Bulgare le poste de nurse pour son premier enfant. Enfin, il prend régulièrement des cours d’anglais avec la Suédoise.

j) Les trois Suisses, quant à eux, ont sorti un nouveau catalogue Printemps/été.

 

13/03/2013

Au bistro de la toile : steak à la merde ou au pétrole ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

 

- Eh ! T’as vu Victor : au Japon, un savant, le ci-devant Mitsuyuki IKEDA, a réussi à synthétiser une viande artificielle un peu particulière à base d’excréments…

 

- Comme dirait Coffe « C’est d’la merde » !

 

- Exactement. « La "viande" ainsi obtenue est réalisée à base des matières prélevées dans les stations d’épuration. La préparation est ensuite mélangée à de la sauce de soja et de la sauce-steak pour le goût ainsi que du colorant rouge pour lui donner l’apparence de vraie viande. Cette viande qui aurait le goût du bœuf serait très nourrissante (63 % de protéines) et serait pauvre en graisses (3% de lipides). De plus en recyclant les rejets organiques on économise de l’énergie et on réduit la production des gaz à effet de serre. A ce stade, la viande à la merde coûterait encore trop cher à produire (environ 10 à 20 fois le prix de la viande normale), mais les scientifiques pensent pouvoir en réduire le coût, rendant ainsi ce produit abordable pour tous. »

 

- Ben en voilà une idée qu’elle est bonne ! Je vais en parler à mon boucher : « Oh ! Maurice, je voudrais un romestèque de merde. Mais un peu ferme. La dernière fois, c’était un peu trop diarrhée… ». On rigole Loulle, mais c’est une voie qu’il serait ridicule de rejeter. A partir du moment où on accepte sans rien faire la surpopulation, cette façon de nourrir le monde vaut largement l’élevage animal à l’américaine, avec des milliers de vaches serrées les une contre les autres, bouffant du soja OGM, bourrées d’antibiotiques et d’hormones. Ce que le « grand marché transatlantique » nous promet… Je crois que je préfèrerais encore le steak à la merde du Japonais. Mais ce n’est pas la première fois que les scientifiques veulent nous faire bouffer de la bidoche artificielle.

 

- Ah bon !

 

- Ouais. Il y a 50 ans, près de chez nous, à Martigues, une découverte du professeur Jacques Sènes, du C.N.R.S. de Marseille allait être à la base d’un étonnant développement : des levures, proches de celles utilisées en boulangerie et en brasserie, étaient selon lui capables de se développer sur des paraffines. Alfred Champagnat, de la Société Française des pétroles BP (S.F.B.P.), eut alors l'idée d'utiliser cette découverte pour déparaffiner le gazole et en extraire ensuite les levures riches en protéines, pour servir d'aliment au bétail d'abord… puis à l'homme ! C’est ainsi qu’au 1er Janvier 1963, Claude Gudin, le premier biologiste recruté par la S.F.B.P. sur les conseils de Jacques Sènes, démarra le laboratoire de recherches à Martigues. Un brevet fut déposé et en 1972, la première usine au monde, à Cap Lavéra, réalisa 10.000 tonnes par an de "POUP" (Protéines Unicellulaires d'Origine Pétrolière) sous le nom de Toprina. Deux usines de production d'une capacité chacune de 100.000 tonnes par an furent alors construites, l'une en Sardaigne, l'autre en Sicile par "Italprotein", société groupant la BP et l'Anic italienne.

 

- Merde. C’était pas de la rigolade. Qu’est-ce que c’est devenu ?

 

- Ces protéines alimentaires, dûment et scientifiquement expérimentées sur des animaux par les organismes officiels, avaient été reconnues d'excellente qualité, au point d'être intégrables dans des biscuits et consommables par l'homme. Le choc pétrolier et l’augmentation drastique du pétrole ne fut pas un obstacle insurmontable puisque le procédé s’applique au déparaffinage de produits pétroliers de toute façon existant. Tous les grands spécialistes du Tiers-monde encourageaient à l'époque les protéines de pétrole de Martigues : Josué de Castro, René Dumont, Suret-Canale, mais également, des savants comme Jacob, Monod, Lwolf (Prix Nobel) et des nutritionnistes comme Trémollières, Adrian, qui s'associèrent à cet hommage. L'UNESCO décerna son prix scientifique à Alfred Champagnat, l’auteur de l'idée. Oui mais…

 

- Oui mais quoi ?

 

- Le Cartel du soja – tenu par les multinationales étazunienes - s'était rendu compte du danger. Dans un premier temps, une campagne de désinformation a été lancée, des "pseudo experts" et des journalistes véreux accusant, contre toute évidence, les protéines du pétrole, les POUP, d'être cancérigènes. Les services secrets américains qui manipulaient les autorités italiennes à travers la fameuse "loge P2" réussirent à faire voter une loi interdisant les "protéines du pétrole" en Italie. Les centaines de milliards de lires investies dans les deux usines du Midi ont été passées en pertes et profits sans que personne ne proteste, grâce à l'intervention de la mafia.

 

Mais la British Petroleum, qui avait investi des milliards dans cette recherche réussie, n'était évidemment pas prête à en abandonner le résultat sans des "compensations équitables". L'énumération des compensations qu'elle a effectivement obtenues suffit à démontrer l'intérêt et le sérieux de ce procédé.

 

Le Groupe BP avait, d'une part, demandé une concession en ALASKA, et parallèlement, l'autorisation d'acheter une société américaine de distribution pétrolière. Les deux requêtes furent bloquées ! Contre l'engagement d'abandonner le secteur de protéines unicellulaires, le Groupe BP obtint non seulement le déblocage de ses deux requêtes mais, en outre, il reçut du Cartel, pour une de ses filiales, un tiers du marché européen des tourteaux de soja !

 

En 1976, le procédé fut définitivement abandonné, et l'usine du Cap Lavéra rasée en 1978. Tous les documents, films, livres et publicité sur le procédé disparurent comme par enchantement.

 

- Ben dis donc ! Elle est édifiante ton histoire Victor.

 

- Et je crains qu’il en soit de même avec la découverte de ton Japonais et de sa viande « à la merde ».

 

- Allez. A la nôtre !

 

 

 

Sources :

lien1

lien2 


 

Duodi 22 Ventôse 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’est une merguez et une chipolata qui se font un barbecue. Soudain la merguez est prise d’une irrépressible envie de chier. Elle s’nstalle donc dans un coin du barbecue pour faire son affaire.

L’autre, effarée, s’exclame alors : « Chie pô la, twa » !

 

 

11/03/2013

Au bistro de la Toile : « C’est toujours ça que les Anglais n’auront pas ! »

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, il y avait hier, des Bleus qui étaient particulièrement saignant ! Ces bleus-là, ce sont les rugbymen italiens. Putaing, quelle fougue, quelle niaque ! Ils ont bien failli les ratatiner les Rosbifs…

 

- Ouais… N’empêche que ce sont encore les Rosbifs qui ont gagné. Mais je suis bien d’accord avec toi, les Azzurri – nos frères latins – auraient bien mérité de gagner. Et je vais te dire Loulle, il y a un abcès qu’il va bien falloir crever. Ils ont perdu parce qu’ils sont latins, comme nous, comme les Argentins.

 

- Qu’est-ce que tu veux dire par là Victor ?

 

- Ce que tout le monde sait mais que personne n’ose dire : dans les matchs internationaux, les équipes non anglo-saxonnes sont systématiquement matraquées par l’arbitrage. L’Italie, comme la France, partent toujours avec un handicap de 3 ou 4 pénalités bien placées pour l’adversaire anglo-saxon, et plus si c’est contre l’Angleterre, systématiquement avantagée par l’arbitrage majoritairement anglo-saxon. Les Anglais, ce sont eux qui ont inventé ce jeu extraordinaire, sport d’intellos joué par des voyous. Les règles en sont touffues à l’extrême et laissent à l’arbitre la haute main sur le résultat final du match. Les pénalités dans les mêlées ouvertes – les zones de rock, ou ruck, un truc comme ça qu’ils disent – avec leur histoire de plaqueur-plaqué, c’est la loterie, c’est…l’arbitraire le plus total. L’arbitre peut siffler pour ou contre qui il veut. Et ainsi faire gagner l’équipe qu’il veut. Pareil lors des mêlées fermées : lorsque deux piliers s’écroulent, comment vraiment savoir celui qui a cédé le premier ? Là encore, c’est à la gueule du client, donc à la discrétion de l’arbitre. Et dans ces occurrences, ce sont toujours les Rosbifs qui sont favorisés.

 

- Eh ! L’arbitre, il siffle aussi des pénalités pour nous, ou pour les Italiens…

 

- C’est vrai. Heureusement. Mais il faut que la faute anglo-saxonne soit vraiment flagrante pour qu’il siffle en position de scorer pour nous. Le plus souvent, les pénalités accordées aux équipes latines le sont dans leur propre camp, donc pas en position de marquer des points. Tandis que les pénalités sifflées pour les Rosbifs et affiliés le sont le plus souvent en position idéale ! Avec les résultats que l’on connait…

 

 

- C’est vrai qu’hier contre l’Italie, en seconde mi-temps, plusieurs fois les Italiens ont balayés la mêlée anglaise. Et l’arbitre s’est contenté de faire refaire la mêlée au lieu de siffler une pénalité, la mêlée adverse étant manifestement disloquée…

 

- Ils ont été volés comme dans un bois hier les Italiens. Comme nous quinze jours avant. Car contre nous l’essai anglais n’était pas valable ! Il est vrai que l’arbitre en question, le calamiteux Craig Joubert (putaing, quand je pense que c’est peut-être un lointain cousin ! La honte…) n’en est pas à son coup d’essai : c’est lui qui nous a volé la dernière finale de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Il fallait absolument que les All blacks gagnent…

 

- Eh ! Le rugby, que nous adorons, n’est pas encore un sport universel. Il se cantonne surtout aux nations sous influence britannique. Nous, les Argentins, et maintenant les Italiens, il nous arrive de les bousculer. Alors ils n’aiment pas ça. Ils nous tolèrent, mais seulement comme faire valoir… Et s’ils ont inventé le mot « fair-play », ce n’est pas pour s’y tenir eux-mêmes !

 

- Allez ! A la nôtre ! C’est toujours ça que les anglais n’auront pas !

 

 

Décadi 20 Ventôse 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Ange et Marius sont deux véritables passionnés de rugby. Qui parlent rugby, pensent rugby, vibrent rugby...

Un jour, Ange dit à Marius : 
"Il faut se promettre que le premier de nous deux qui meurt revienne sur terre pour dire à l'autre si le rugby existe au ciel, c'est important."
Un jour, Marius rend l'âme.
Il tient la promesse.
"- Ange, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
- Dis-moi, il y a du rugby là-haut hein ? Rassure-moi.
- Oh oui Ange. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a du rugby là-haut. La mauvaise nouvelle, c'est que tu joues samedi."

 

10/03/2013

Ouiquinde gastronomique : coq au vin

Coq au vin.jpg

 

 

Un coq égale un trèfle. Ben, faut s’en contenter : ça porte bonheur ! Nos coqs, s’ils n’ont pas  chanter très fort, se sortent du bourbier irlandais avec les honneurs. Et une seconde mi-temps rassurante. Et il n’eut pas été injuste qu'ils gagnassent ! Puisqu’ils n’ont pas été cuisinés à la Guinness, fêtons-les donc dignement avec :

 

 

Le coq au vin de Ginette et Nicole

 

« Allez, Zou ! Viens mon beau. On va tuer le coq! »

C'est ainsi que Ginette, femme du Pays d'Oc

Fit de moi son complice pour saigner "Pyjama"

Et en faire une fête pour tous nos estomacs.

« Il honore mes poules, mais il me les esquinte.

C'est "viol avec violence", si elles portent plainte! »

Je tiens solidement Pyjama par les pattes

Et lui bloque les ailes pour qu'il ne se débatte,

Elle lui tend le cou sur une casserole

Et plante franchement l'Opinel à virole.

Le sang de Pyjama s'écoule volontiers,

Un grand frémissement et il meurt sans crier...

Telle est la dure et saine loi de la nature :

Tout être est prédateur mais aussi nourriture !

En quatre mouvements, Pyjama est plumé,

Vidé et nettoyé, puis flambé et coupé

En solides portions et mis à mariner

Dans un Cairanne rouge où l'on a ajouté

Oignons piqués de clous de girofle et carottes,

Quelques baies de genièvres, sel, poivre et pas de flotte.

On laisse reposer au frais, toute une nuit.

Au matin on sort les morceaux que l'on essuie.

Au fond d'une sauteuse ou mieux d'une... cocotte,

Faites mousser du beurre dans de l'huile bien chaude,

Et faites-y dorer vos morceaux de volaille

Avec un peu d'oignon et quelques gousses d'ail.

Saupoudrez sur la fin avec de la farine

Toujours en remuant. Faut pas que ça calcine.

Flambez alors le tout avec un Armagnac,

Un marc de Châteauneuf ou bien un bon Cognac.

Puis vous passez dessus le jus de marinade,

Poivre, bouquet garni, sel (pas comme un malade).

Montez alors jusqu'à petite ébullition

Et cuisez doucement. La durée est fonction

De ce qu'est le bestiau. Pour Pyjama trois heures

Mais pour un coq d'hyper entre une et deux heures.

Préparez quelques cèpes, frais ou secs mais trempés,

Vous les sautez dans l'huile, les poivrez, les salez,

Puis vous les rajoutez à la préparation

Demi-heure avant la fin de votre cuisson.

À votre liaison il faut alors penser:

Sortez un verre de sauce, laissez-là reposer,

Puis battez-la avec jaune d'œuf et vinaigre,

De la farine en pluie. Fouettez d'un ton allègre!

Si vous l'avez gardé, vous rajoutez le sang.

Incorporez le tout dans le jus frémissant.

C'est prêt. Sans plus tarder arrêter le réchaud.

Vous buvez un canon et vous servez très chaud.

Avec des tagliatelles ou des pommes vapeur,

Et un bon Châteauneuf, on atteint le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes

 

Le coq au vin est un plat qui doit mijoter. Il s'accommode donc parfaite­ment d'une volaille ayant de l'âge. Il faut une viande qui tienne aux os, et des os solides. Il vous faut donc:

Pour la marinade: - l coq ancien de deux kilos, - 2 bouteilles de bon vin rouge A.a.C., - 2 oignons pour la marinade, - 1 demi kilo de carottes coupées en rondelles, - 4 clous de girofle, - l dizaine de baies de genièvre, - 2 cuillerées de gros sel, - poivre du moulin.

Pour le plat: - 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - gros comme un œuf de beurre, - l oignon émincé, - 3 gousses d'ail, - un peu de farine, - l verre d'Armagnac, Cognac ou Marc de Provence, - l bouquet garni, - l cuillerée à soupe de sel fin.

Pour la sauce: - 1 jaune d' œuf, - l demi-verre de vinaigre de vin, - 2 cuillerées à soupe de farine, - le sang du coq si vous l'avez gardé, - 1 sachet de cèpes secs mis à tremper.

 

Les vins conseillés:

 

Pas de demi-mesure pour le coq au vin: les meilleurs rouges de la vallée du Rhône: Côtes-Rôties, Hermitage, Croze-Hermitage, Saint-Joseph, Châteauneuf-du-Pape, Lirac, Gigondas, Vacqueyras, Cairanne, Saint­Gervais, Séguret, Vinsobres, Visan, Sainte-Cécile-Ies- Vignes, Cornillon. En Coteaux du Languedoc, les vins chaleureux de Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Corbières, Fitou.

Les Côtes du Roussillon "Villages" de Belesta, Estagel, Maury, les Col­lioure.

Les vins de Provence Coteaux des Baux, Palette, Bandol évidemment, Les Arcs, les grands rouges de Bellet.

 

VictorAyoli 


Illustration originale Vincent Barbantan


Nonidi 19 Ventôse 221


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Ecoute ! Ecoute !


Un bon gros paysan a acheté un tout nouveau coq, trouvant le sien trop vieux pour "satisfaire" toutes ses poules. Alors quand le jeune coq arrive dans la basse-cour, le vieux coq vient le trouver et lui dit : 
- Salut jeunot, voilà tu sais que j'approche de la fin, alors si tu veux, tu pourrais me laisser quelques poules... 
Le jeune coq stupéfié, lui répond : 
- Ah non ! Tu as fait ton temps pépé, maintenant c'est mon tour, je prends toutes les poules. 
Mais le vieux coq, malin, lui demande : 
- Alors je te propose une course : le premier arrivé à la clôture, là-bas aura toutes les poules mais tu me laisses quand même 1 mètre d'avance, d’accord ? 
Le jeune coq, costaud, en pleine forme, comparé au vieux coq, qui a du mal à se tenir sur ses pattes, répond : 
- OK, papy, pas de problème, eh ! eh ! eh ! Le jeune coq est persuadé de ne faire qu'une bouchée du vieux ! 
La course commence. Le paysan voit son jeune coq courir après le vieux coq, s'empresse de saisir son fusil, et mitraille le jeune coq en gueulant : « Putain, ça fait le cinquième coq que j'achète, c'est le cinquième coq pédé ! »