Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

04/09/2011

Ouiquinde éroticogastronomique: poulet au curry

 

femme de sable.jpg

 Adrienne.

 

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,

Pervenche le matin, lilas au crépuscule,

Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.

J’en étais amoureux et je la voulais mienne.

 

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau

Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.

Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,

Ces courbes satinées et ces vallées profondes,

 

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

 

Je me serais damné tant j’en avais envie

Peu m’importait alors de courir à ma perte

Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

 

 

- Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?

- Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !

La pièce était tendue de tissus de Madras,

Sur le tapis, des poufs et une table basse,

Un encens très musqué, en volutes diaphanes

Créait une atmosphère de chaude nuit persane,

Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.

Tout me semblait propice à combler mes espoirs.

J’ai servi dans les verres une douceur exquise :

Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.

A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,

J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.

Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,

Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril

Côtes de céleri débitées en lichettes

Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.

Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons

Puis passez au chinois et servez sans cuisson.

Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,

S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.

Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,

J’ai servi une bombe : le poulet au curry.

Un beau poulet fermier coupé en six portions

Auquel on fait subir quelques préparations.

Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature

Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,

Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,

Huile, ail, sel marin et sel de céleri.

Enduisez le poulet avec cet appareil,

Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.

Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,

Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie

Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.

Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,

Saisissez à feu vif en tournant constamment.

Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment

Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé

De la noix de coco en copeaux ou râpée.

Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux

Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.

Pelez et découpez quelques pommes de terre,

Découvrez et posez vos tranches maraîchères

Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,

Tout doit être immergé, et non pas à demi.

Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor

Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.

A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry

On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)

Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,

Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.

N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,

Un seul, car il permet quelques contacts courtois,

Préludant ces élans de plus grande tendresse

Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

Octidi 18 fructidor 219

 

Photo X - Droits réservés

 

In: Le bonheur grâce à la cuisine de l'amour

 

27/08/2011

Ouiquinde érotique avec Appolinaire

cul string.jpg
 
 
 

Epithalame

 

Tes mains introduiront mon beau membre asinin

Dans le sacré bordel ouvert entre tes cuisses

Et je veux l’avouer, en dépit d’Avinain,

Que me fait ton amour pourvu que tu jouisses !

 

Ma bouche à tes seins blancs comme des petits suisses

Fera l’honneur abject des suçons sans venin.

De ma mentule mâle en ton corps féminin

Le sperme tombera comme l’or dans les sluices.

 

Ô ma tendre putain ! Tes fesses ont vaincu

De tous les fruits pulpeux le savoureux mystère,

L’humble rotondité sans sexe de la terre,

 

La lune, chaque mois, si vaine de son cul

Et de tes yeux jaillit même quand tu les voiles

Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.

 

Guillaume Apollinaire

 

 

(Les onze mille verges ou les amours d’un hospodar)

 

Décadi 10 fructidor 219

 

Photo X - Droits réservés

15/08/2011

Euthanasie : meurtre avec préméditation = ASSASSINAT !

euthanasie travaille consomme et crève.jpg
 
 

 

Nicolas-Kevin tourne et retourne dans la main le lettre qu’il vient de recevoir. L’en-tête officiel l’angoisse. Il faut dire que depuis les lois sur l’Optimisation de la vie, votées par le premier gouvernement Marine Le Pen du deuxième quinquennat de Sarkozy, les vieux ne sont pas à la fête…

 

Il y a d’abord eu sous Sarko 1, les lois sur les retraites poussant les anciens à la misère, au travail dégradant, à fouiller dans les poubelles, à subir l’ostracisme et les moqueries des « djeuns ». Puis il y a eu le grand fichier dit « des gens honnêtes » dans lequel tout citoyen est répertorié de la naissance à la mort, avec toutes ses maladies, tares, opérations, traitements. Et, en parallèle, un puissant logiciel permettant de connaitre à l’instant T combien coûte à la collectivité la prise en charge de tel ou tel citoyen ! Il y a eu encore la loi permettant l’internement forcé en milieu psychiatrique de « patients » déviants, sur demande des autorités ou de la famille.

 

Puis il y a eu, sous le premier gouvernement Sarko 2 – Le Pen, la loi sur l’euthanasie. Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, le gouvernement a autorisé la mise à mort des vieux « pour abréger leurs souffrances ». A la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre prémédité par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli…

 

Enfin a été voté le grand œuvre du gouvernement Le Pen – Sarko 2 : les « lois d’Optimisation de la vie ». Des lois permettant enfin la remise à flot de la Sécu, des économies conséquentes sur les retraites, l’élimination de gens qui ne sont plus « productifs ». Les « marchés » ont, à l’époque du vote de ces lois « modernes », salué comme il se doit cette décision en rendant à la France son « triple A » !

 

Ces lois mêlent avec beaucoup d’opportunité des textes précédents : fichiers déterminant le « coût » de chaque individu, possibilité d’internement d’office pour les récalcitrants – comme au plus beau temps du goulag -, pour s’appuyer ensuite sur les statistiques. Celles-ci déterminent chaque année la durée de vie moyenne des citoyens : cette année-là 78 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes. Ainsi, à la date anniversaire des citoyennes et citoyens atteignant ces limites statistiques, ceux-ci reçoivent de l’administration une lettre officielle leur signifiant qu’à dater de ce jour, leurs dépenses de santé ne sont plus prises en compte par la société. Dès lors, s’ils sont à l’hôpital, le service comptable de l’établissement demande à la famille de payer entièrement les frais et, en cas de refus ou de non solvabilité, donnent aux médecins l’ordre d’euthanasier le « patient ».

 

Pour ceux qui sont en relative bonne santé, comme notre ami Kevin-Nicolas, existe la possibilité de « racheter » une année supplémentaire renouvelable s'il en a les moyens, à condition de déposer auprès de la Caisse des dépôts et consignation un montant très conséquent déterminé par la loi, sous forme de numéraire ou d’hypothèque sur des biens. A défaut, si le vieux entre à l’hôpital pour quelque affection, son sort sera rapidement scellé. Mais, dans sa grande mansuétude, la société ultralibérale lui offre la possibilité de « choisir » lui-même « d’optimiser  sa vie » en libérant le territoire, gracieusement, dans « de très agréables conditions » comme dit la lettre que tient Kevin-Nicolas…

 

Mondo cane…

 

Photo X - Droits réservés

 

Octidi 28 thermidor 219

 

13/08/2011

Ouiquinde érotico-quinzoutal

missfrance2.jpg
 
 
 

LE SIGNE DE LA CROIX

Adorez la croix de l'amour
Qui se forme de quatre roses,
Deux en bouton, et deux écloses, 
Trois fleurs de nuit, une de jour.

Voici pour ce Dieu que j'honore
Le symbole qui dit: Je crois!
Quatre baisers donnés en croix
Sur les quatre fleurs qu'il colore : 

Sur les lèvres, dont le carmin 
Fait honte aux roses purpurines,
Où deux beaux rangs de perles fines
Brillent, comme dans un écrin;

Puis, en descendant de la bouche
A gauche, à droite tour à tour,
Sur deux seins dont le pur contour
Frémit du baiser qui les touche;

Et plus bas, sur celle des fleurs
Qui ne reçoit, tendre et craintive,
L’ardent baiser d'une foi vive
Qu’en y répondant par des pleurs.

De ce culte tel est l’emblème,
Quand finit, quand renaît le jour,
Signez-vous de la croix d’amour
Devant la beauté qui vous aime.

Théophile Gautier

Photo X - Droits réservés

Sextidi 26 thermidor 219

06/08/2011

Ouiquinde érotique avec Aphrodisia

femme grecque phallique.gif

 

 

Saint Phallus


Quelle que soit l'art ou la manière
Je te sortirais de ta tanière !

Tapis dans l'ombre tu me guettes
Juste caché derrière une braguette

Tu es petit doux, recroquevillé
Dans un sommeil profond ensommeillé

Mais en un rien de temps je te fais surgir
Par la stimulation de ton plaisir

Pleinement et subtilement irrigué
Enfin je te sais éveillé

Mes mains t'ont libéré de ton piège
Et enfin la pression s'allège

Tel un condor tu t'élèves sans effort
Vers ces cieux divins avec l'envie d'encore

Je te prends de mes yeux, de mes mains pas farouches,
Pour enfin te déguster de ma délicate bouche

Ma langue te bénit si dévouée
Et jamais, non jamais je ne pourrais cesser

De penser à la sublime ascension
Que je provoque en toi par mes coquines intentions

Oh merveilleux Phallus tant adoré
Dont enfin je découvre le gland décaloté

Hmmmmmmmmmmmmmmm je suis toute soumise
A tes excès interdits quoique tu me dises

Je coule comme une fontaine
Tu libères mes chaines

Glisses sur moi sans hésiter
Car mon corps t'est tout dévoué

Sors ta lance vaillant guerrier
Pour enfin me chevaucher

Montres-moi ta plus belle arme
Qui capitulera sous mes charmes

Aucun tabou, vice, excès ne saura m'arrêter
Pour assouvir ta faim Oh toi mon bien-aimé

Je ne peux que m'ouvrir à tant de bonté
Et bénir ce Phallus qui vient s'enfoncer

Explores-moi, plus loin encore... c'est bon
Cette vague orgasmique qui monte de mes fonds

Je te sens te tendre en moi magnifiquement
Pendant que mon nectar envahit tout ton gland

Hmmmmmmmmmmmmmmmmm ces reins qui se balancent
Donnant un rythme à cette belle danse

Je me cambre sur ta verge tant excitée
Pour qu'enfin tu me livres cette sève convoitée

Oh Saint Phallus enfin j'ose
M'ouvrir à toi pour que tu y exploses

Nos saveurs se mélangent je suis au 7ème ciel
C'est certain mon chéri, c'est toi qui me rend belle

Après le feu l'appaisement enfin
Ma langue redescend vers ton bel engin

Je te lèche, te suce avec délicatesse
Explorant tout... jusqu'à tes fesses

Car déjà mon vénéré
Je me sentais comme délaissée

J'en implore au plus grand Dieu
Pour qu'enfin il vous fassent mieux

Pendant que nos corps aiment tant vous chevaucher
Nos bouches se languissent de votre verge excitée

Oh Saint Phallus soit assuré
Qu'à tout jamais je te serais dévouée




© Aphrodisia

 

 

 

Nonidi 19 thermidor 219

 

Illustration X - Droits réservés

03/08/2011

Girolles !

Girolles Nicole.jpg
 
 
 

Hier j’ai mis mes grosses grôles

Oublié la bagnole

Et autres fariboles

Pour aller aux GIROLLES !

J’ai sauté des rigoles

Parmi les herbes folles

J’ai vu des lucioles

Des petites bestioles

Qui rampent et qui volent

Dans les airs, sur le sol.

Et alors, ma parole

Entre fayards et saules

J’ai trouvé mon pactole,

J’ai pas dit mon pétrole !

Je suis trop mariolle

Pour faire des idoles

Du sans-plomb, du gazole.

Je préfère mes guiboles

Qui font la farandole,

Avec ma belle Nicole,

Amoureuse et frivole,

Dont le doux entresol

Pousse à la gaudriole.

Zou ! Sors les casseroles

Sers-moi un coup de gnole

Et, c’est bon et c’est drole :

Dégustons les GIROLLES !

 

 

Sextidi 16 thermidor 219

 

 

 

 

30/07/2011

Ouiquinde érotique avec Pierre de Ronsard

aphrodite tableau.jpg
 
 

 

Un peu plus soft que le grand Dudule, fleuretons avec Pierrot-tige-d’or

 

Mignonne, allons voir si la rose

 

A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

 

 

Marie, baisez-moi ; non, ne me baisez pas

 

Marie, baisez-moi ; non, ne me baisez pas,
Mais tirez-moi le cœur de votre douce haleine ;
Non, ne le tirez pas, mais hors de chaque veine
Sucez-moi toute l'âme éparse entre vos bras ;

Non, ne la sucez pas ; car après le trépas
Que serais-je sinon une semblance vaine,
Sans corps, dessus la rive, où l'amour ne démène
(Pardonne-moi, Pluton) qu'en feintes ses ébats ?

Pendant que nous vivons, entr'aimons-nous, Marie,
Amour ne règne pas sur la troupe blêmie
Des morts, qui sont sillés d'un long somme de fer.

C'est abus que Pluton ait aimé Proserpine ;
Si doux soin n'entre point en si dure poitrine :
Amour règne en la terre et non point en enfer.

 

Photo X - Droits réservés

 

Duodi 12 thermidor 219

 

23/07/2011

Ouiquinde paillard : redécouvrons les classiques

 

priape2.jpg

 

Voici une version écrite puis une version joliment chantée de ce grand classique indispensable pour les bringues de l'été !

 

Il était deux amants
Qui s'aimaient tendrement;

Ils étaient heureux

Et du soir au matin

Ils allaient au turbin,

Le coeur plein d'entrain.

A l'atelier, ses copin's lui disaient:

 "Pourquoi qu' tu l'aim's, ton Dudule?

 Il est pas beau, il est mal fait";

Mais elle, tendrement, répondait:

 "Z' en fait's pas, tagadagada,

Les amies, tiguidiguidi,

 Moi c' que j'aime en lui."

Refrain

"C'est la gross' bite à Dudule,
J' la prends, j' la suce, elle m'encule,

Ah! que c'est bon que c'est chaud, que c'est rond

 Quand il m' la cal' dans l'oignon'

 C'est pas un' bite ordinaire

 Quand il m' la fout dans l'derrière,

J'm'en sens soudain toute remplie

Du cul jusqu'au nombril,

A Dudu-ule"

 Ça durait d'puis longtemps
Entre les deux amants,

Ça dev'nait gênant;

Voilà que d'jour en jour

S'accroissait leur amour,

C'était pour toujours.

Quand un' bell' fill' pas trop mal fagotée

Vint lui chiper son Dudule,

L'était pas beau, l'était mal fait,

 Mais elle, tendrement, répondait:

 "Z' en faites pas, tagadagada,

Les amies, tiguidiguidi

Moi c' que j'aime en lui."...

Refrain

 J'étais seule un beau soir,
J'avais perdu l'espoir,

Je broyais du noir;

 Mais voilà que l'on sonne,

Je n'attendais personne,

Je reprends espoir

Mon petit coeur se mit à fair' boum-boum'

 Si c'était là mon Dudule?

L'était pas beau, l'était mal fait

 Mais moi, tendrement, je l'aimais

 J'ouvr' la porte, tagadagada,

 J' tends les bras, tagadagada

Et qu'est-ce que je vois?

Refrain

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x67t7w_la-bite-a-dudule_people

 

Quintidi 5 thermidor 219

 

Photo X - Droits réservés

09/07/2011

Ouiquinde érotique: Tu viens ma puce!

botticelli venus.jpg


La puce

Au dortoir
Sur le soir
La sœur Luce
En chemise et sans mouchoir,
Cherchait du blanc au noir
A surprendre une puce.

A tâton
Du téton
A la cuisse
L'animal ne fait qu'un saut
Ensuite un peu plus haut,
Se glisse
Dans la petite ouverture,
Croyant sa retraite sûre.

De pincer
Sans danger
Il se flatte.
Luce, pour se soulager,
Y porte un doigt léger
Et gratte.

En ce lieu
Par ce jeu
Tout s'humecte.
A force de chatouiller,
Venant à se mouiller,
Elle noya l'insecte.

Mais enfin,
Ce lutin,
Qui rend l'âme,
Veut faire un dernier effort.
Luce grattant plus fort
Se pâme !

Alexis Piron

Photo X - Droits réservés

 

Primidi 21 messidor 219

06/07/2011

Avignon, ma ville, l'espace d'un Festival.

festival-d-avignon cour honneur.jpg
 

 

Quand le soleil-lion de juillet écrase la ville de sa chape incandescente, quand les lancinantes stridulations des cigales font vibrer les vertes toisons aériennes des grands platanes, quand les monuments, les livrées et les tours semblent fumer sous la tremblante réverbération des murs gorgés de lumière, Avignon-la-Sensuelle, alanguie au bord du Rhône et cambrée sous les caresses du mistral, s'apprête à s'ouvrir et à s'offrir pour son grand rut de l'été. Une lune durant la belle va se donner sans retenue, de toutes ses pores de pierres, de toutes ses ruelles, de tous ses cloîtres, de toutes ses places, de tous ses patios mystérieux, de tous ses forums, de tous ses lieux scéniques à son dévorant amour estival : le Festival.

 

Troisième monument historique de la cité papale, après le célèbre Palais et le non moins fameux Pont-Saint-Bénézet, le Festival - premier d'Europe - draine vers l'intérieur du collier de pierres blondes des remparts une foule cosmopolite et bigarrée d'artistes et de touristes, d'intellos et de clodos, de saltimbanques et de rêveurs, de poètes et de voleurs, tous attirés comme les éphémères par la flamme vers cette scène planétaire de l'illusion théâtrale, ce grand marché du rêve.

 

Acteurs et publics mêlés, le spectacle est partout. Avignon fait la fête, Avignon est la Fête. Voici la Cour d'honneur, centre de gravité de la bourrasque festivalière. C'est en ce lieu fermé par les falaises abruptes de la forteresse papale que tremblent et jouissent auteurs, metteurs en scène et acteurs. Là que se font et se défont les réputations. Là que l'aile de la grâce transforme de simples acteurs en monstres sacrés. Là que flotte la présence palpable des glorieux fantômes de Jean Vilar, de Gérard Philippe, de Daniel Sorano. Là aussi, hélas, que depuis quelques années, des expériences hasardeuses destinées à quelques centaines de bobos « branchés » déconsidèrent le Festival… Heureusement le off…

 

 Voilà la Place de l'Horloge, tourbillon de couleurs et de bruits, forum grec où la cité festivalière joue, chante, danse, boit à longs traits des nectars odorants et capiteux sous l'ombre bruissante des platanes aux larges poitrails.

 

Enfin voici la ville entière dans toutes ses rues, ses places, ses venelles étroites, ses placettes. La cité est une énorme caisse de résonance où s'entrechoquent les musiques et les cultures, le drame et la comédie, le rire et les pleurs.

 

 Les avignonnais ont une approche contradictoire de leur festival. Lorsqu'ils sont à l'extérieur de leur ville, ils ne tarissent pas d'éloge sur lui. Et à les entendre pérorer, tous ont bu le pastis avec Vilar, joué aux boules avec Philippe où mangé l'aïoli avec Darras. Ils sont fiers de ce monument virtuel même si beaucoup n'y mettent jamais les pieds. Mais pourtant, lorsque juillet annonce le grand chambardement, les avignonnais, en masse, fuient leur ville chérie, l'abandonnant pour une lune entière aux hordes lutéciennes et franchimanes, outre-quiévrines et bataves, albioniennes et tudesques, helvètes et transalpines, ibères et lusitaniennes, africaines et orientales, américaines et nipponnes. Ils retrouveront plus tard leur ville, cette somptueuse salope comblée, apaisée et fécondée par les semences mêlées de ses milliers d'amoureux de l'été.

 

Avignon aura, pour un temps, retrouvée son rang naturel de capitale.

 

L'espace d'un Festival.

 

Octidi 18 messidor 219

 

 

 Photo X - Droits réservés

 

03/07/2011

Ouiquinde érotico gastronomique : Les fruits délicieux de la belle Margot

cycliste sexy 1.jpg
 
 

Margot

 

Margot roulait à bicyclette

Par des chemins de fruits dorés.

Dans le vent volait sa jupette

Sur de longues cuisses dorées.

 

Comme un champion du Tour de France

Moi, derrière, je salivais,

Fasciné par les abondances

Que par éclair je découvrais.

 

Percés au cœur par Cupidon

Devant son lascif abandon,

Gonflé d’amour j’ai eu l’honneur

 

De butiner cette orchidée.

Elle m’a donné du bonheur

Pour plus de mille éternités.

 

 

La Boumiane 

 

- Oh ! Victor ! Tu tirais la langue

Pour suivre ta jolie mousmée,

Tu pédalais comme une branque

Dans son sillage parfumé !

- Crois-moi, pour garder la cadence

Je n’avais pas besoin d’EPO,

J’étais fasciné par la danse

De ces jolis éclairs de peau.

Nous allions sur les bords du Rhône

Vers quelques nids d’amour discrets

Et dans ses grands yeux de Madone

J’ai découvert le Grand Secret,

Celui qui fait tourner le monde,

Celui qui peint les cœurs en bleu,

Qui fait sourire la Joconde,

Le seul vrai dieu, l’Amour, parbleu !

- Mais vivre d’amour et d’eau fraîche

Ça ne dure qu’un temps, pardi !

Quand Cupidon lance ses flèches,

Elles ouvrent aussi l’appétit !

Je te propose un plat champêtre,

Simple, léger, plein d’agréments,

Suffisant pour faire renaître

La fougue ardente des amants :

C’est la succulente Boumiane

Que vénèrent les Provençaux.

Prends quelques belles mérinjanes (1)

Que tu coupes en gros morceaux.

Tu les saupoudres de sel gros

Afin qu’elles crachent leur eau.

Au bout d’une heure tu les rinces,

Les recoupes en portions plus minces,

Puis dans une large sartan (2)

Tu les fais frire en ajoutant

Un grand verre d’huile d’olive

Et tu fais cuire à flamme vive.

Tu tournes régulièrement

Pour éviter l’attachement.

Dans une poêle séparée,

Tu cuis des tomates parées,

Les Marmandes sont les plus sûres

Mais surtout il les faut bien mûres.

Tu ajoutes un bouquet garni,

Du sel, du poivre en harmonie,

Une cuiller de sucre en poudre

Pour l’acidité à résoudre.

Lorsque le jus aura réduit

Amalgame les deux produits

Dans la plus grande de tes poêles

Et laisse cuire encore un poil.

Avant de servir tu complètes

D’un peu de piment d’Espelette,

De trois gousses d’ail écrasées.

Ça se mange chaud ou glacé.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

(1) mérinjanes: aubergines

(2) sartan: poële

 

 

In: Le bonheur par la cuisine de l'amour

 

Quintidi 15 messidor 219

 

 

Photo X - Droits réservés

 

30/06/2011

Jeannot ! Une bourriche d’huitres. Mais surtout pas des triploïdes !

Huîtres pour le web.jpg
 

 

Ce qui me manque, dans ma cambrousse lozérienne d’été, ce sont les fruits de mer. L’autre jour, j’ai acheté des moules…et j’ai dû en jeter la moitié. Quant aux huîtres, vaut mieux ne pas y penser. Alors l’autre jour, en remontant, je me suis arrêté chez mon pote Jeannot, à Mèze et j’ai acheté une belle caissette d’huitres de Thau. Mais des vraies, un peu laiteuse à cette époque sans « R », mais foutrement bonnes.

 

Pourquoi, me direz-vous, il y a des « vrais » huitres et des « pas vrais » ? Ben ouais… Mais pour comprendre, je vais vous raconter les amours des huitres. Le pied ! (Oh pardon, monsieur Tron !)

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisées, les plus salopes dévoilent impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamikaze pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur Huitre, il en peut plus. Il prend son pied (Oh pardon, monsieur Tron !) et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intimes de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans « R ». Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre, ELLE CHANGE DE SEXE ! Elle devient monsieur Huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben vous allez me dire, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur Huitre, après avoir tiré son coup, il change de sexe ! Putaing ! Le pied (Oh pardon, monsieur Tron !)les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subi le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches sur une invention étazunienne. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». Donc pas OGM : on ne manipule pas les gènes, on augmente le nombre de chromosomes…Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, n’a donc pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, et est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Ces « choses » occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% !

 

A côté des margoulins qui font de la triploïde, il existe pourtant des ostréiculteurs traditionnels (O.T.) qui élèvent des coquillages nés en pleine mer et non en écloserie. Ceux-là réunis dernièrement à Tourville-sur-Sienne, en Normandie, ont levé l’étendard de la révolte contre la triploïde. Ils soupçonnent cette création artificielle d’affaiblir le capital immunitaire de l’huitre, donc de la rendre sensible à toute maladie. Il la soupçonne aussi d’être à l’origine de la mutation du virus qui ravage des parcs depuis 2008. Enfin, ils ont peur de perdre leur indépendance comme aux Etats-Unis où les écloseries ont mis la main sur toute la filière…

 

Alors lorsque vous achetez des huitres en été, prenez les laiteuses et refusez les « quatre-saisons » qui sont ces triploïdes dégueulasses. Le marchand, qui verra ainsi que vous êtes au courant, ne vous prendra pas pour un gogo et vous sortira ses bons produits ! D’ailleurs, bientôt va apparaître un label marqué « huitres nées en mer ».

 

Tè ! Je fais péter la bouteille de Picpoul de Pinet ! A notre santé.

 

Duodi 12 messidor de l'an 219 de l'ère de la liberté.

 

 

26/06/2011

Ouiquinde érotico gastronomique : délices de Corse.

rafraichissement.jpg
 
 

Regina

 

C’est à Porto Polo, près de Pila Canale

Que vivait Regina sur sa Corse natale

Les pouristes n’avaient pas encore envahis

Les criques parfumées de ce si beau pays

 

Je plongeais au corail et chassais la girelle

Dans la mer cristalline ou bien sous les tonnelles

De la guinguette bleue où, aux parfums du soir,

La jeunesse dansait quand chantaient les guitares.

 

Moi j’avais dix-huit ans, elle tout juste seize

Je sentais contre moi frémir son corps de braise

Elle m’a serré fort quand je l’ai caressée,

 

J’ai plongé dans ses yeux et je l’ai embrassé.

Le lendemain matin, c’était une autre affaire 

Quand ses frères m’ont dit : “ Qu’est-ce que tu comptes faire ? ! ”

 

 

 

- Bon. Et alors, Victor ! Franchement, qu’as-tu fait ?

- Ils n’étaient pas méchants, ils voulaient m’esbrouffer,

Ca m’a coûté plusieurs tournées de Casanis

Si bien qu’en rien de temps, nous étions des amis.

Je suis allé chez eux et nous avons mangé

Ce que j’avais pêché : de superbes rougets.

Le père était pêcheur et s’appelait Toussaint,

Il a fait les rougets à la crème d’oursins.

Tu comptes deux poissons moyens par invité,

Alors, par les ouïes, il te faut les vider,

C’est assez délicat mais c’est indispensable,

Avec un peu de soin, tu en seras capable.

Tu vas les écailler, les rincer, les sécher,

Dans un plat les saler, poivrer et asperger

D’huile d’olive corse et puis les oublier

Pendant trente minutes, au frais, dans le cellier.

Pendant ce temps, petit, tu prépares ta farce

Tout en buvant un coup avec quelques comparses.

Un peu de mie de pain humectée dans du lait,

Des feuilles de myrte fraîche finement ciselées,

Sel, poivre, jaune d’œuf, du beurre ramolli,

Gousses d’ail écrasées comme pour l’aïoli,

Tu pistes bien le tout dans le creux d’un mortier

Met de l’huile d’olive et tourne pour lier.

Avec cet appareil, tu farcis tes poissons,

Toujours par les ouïes, c’est la seule façon.

Place chaque rouget sur un papier d’alu,

Saupoudre avec du sel et du poivre moulu,

Ferme tes papillotes, glisses-les sous la cendre

Chaude mais pas brûlante. Dessus tu vas répandre

Des braises rougeoyantes avec la pince en fer.

Laisse-les comme ça, un quart d’heure, sans t’en faire.

Pendant ce temps, occupe-toi de tes oursins.

Tu les ouvres au ciseau, pas comme un assassin,

Bien délicatement tu en sors le corail,

Tu récupères l’eau ainsi que la mouscaille

Qu’il te faudra filtrer finement au chinois,

Un peu d’huile d’olive et du beurre une noix,

Tu mélanges le tout et fouettes vivement

Afin d’émulsionner ces quatre ingrédients.

Tu sers tes papillotes ouvertes sur l’assiette,

Et nappes avec ta crème d’oursins à peine tiède.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Photo X - Droits réservés

 

 

 

Octidi 8 messidor 219

 

 

 

25/06/2011

Ouiquinde érotique avec San-Antonio.

sanantonio met m en deux.jpg
 

 

L’irremplacé Frédéric Dard a laissé une œuvre foisonnante, boulimique, formidablement créatrice. Tenez, je vais vous faire profiter de ces extraordinaires considérations sur ce qu’on appelle maintenant « l’inflation de Dati » proférées par Madame de Mouillechaglate dans l’opus « Tire m’en deux, c’est pour offrir » publié en 1979. Savourez, c’est servi chaud !

 

- Si je connaissais Clotaire! Cette question! Je lui faisais une pipe toutes les semaines en forêt! Il n'aimait plus que cela, à son âge. Et moi, je raffolais de cette odeur de cuir et de cheval qui se dégageait de son pantalon. Une odeur guerrière, comprenez-vous? De nos jours, les vraies odeurs se perdent. Nous ne sommes plus définis que par les déodorants chimiques. Pouâh! Si je vous disais: l'agrément de la pipe disparaît dans les flots de l'hygiène corporelle. Vous sucez un ouvrier portugais, espérant qu'il pue le bouc, que nenni: il sent la savonnette ! Les Arabes? Pareil! Propres! Ah, ce vilain mot! Une conséquence de la civilisation! Qu'on les vaccine, je veux bien, mais qu'on leur apprenne à se laver, c’est la fin d'un folklore. L'anonymat du paf est une calamité dont l'humanité n'a pas encore pris conscience. Et qui est en train de détruire un certain aspect passionnel de l'amour. Que deviendra-t-il l'amour, avec une fellation standardisée? Il était indispensable que l'homme sentît l'homme et non le Cadum. Je suis une femme sensuelle, moi, monsieur le commissaire. Je n'ai pas honte de mes instincts. J'appelle un chat un chat et une pipe une pipe. La liberté, c'est avant tout cela. Bon, je passe. Ne suis pas M.LF. pour autant. La liberté ne peut s'accomplir que dans l'individualisme. Se grouper pour être libre est déjà un début de cessation de liberté, je me fais comprendre? Parfait. Donc, étant d'une grande sensualité, j'adore la fellation. Mais qui voulez-vous que je pompe? Lécher une eau de toilette? Merci bien! Je vous prends un exemple: vous. Ne sursautez pas. Vous êtes beau garçon, mon cher. Si, si. Et je gage que vous devez vous montrer bon partenaire au lit. Mais pensez-vous un instant que j'aie la moindre envie de vous faire une pipe? Pas question! Vous sortez de votre bain moussant, commissaire. Vous traînez des relents d'O.B.A.O, ou de je ne sais quoi parfumé au pin des Landes ou au citron vert. Bref, votre bite, commissaire, a ainsi perdu sa qualité première qui est de dégager des effluves animales, ou plutôt animaux, effluve étant masculin. C'est devenu de la bite aseptisée, pardonnez-moi de vous le dire. De la bite sous cellophane. Je préfèrerais sucer mon aimable cousin ici présent, dont il est clair qu'il ne surmène pas sa salle de bains. En y réfléchissant, ma dernière pipe délectable remonte au mois dernier, vous vous rendez compte? Le bénéficiaire en a été un chauffeur de taxi italien. Quand j'ai pris place dans son G 7, j'ai été immédiatement alerté: ça sentait la ménagerie. Aussitôt je lui ai proposé cet instant de félicité. J'ai eu toutes les peines du monde à le lui faire accepter: un Italien du sud, vous pensez ! Quatre gosses plus un en route! Ils sont vertueux, ces gens. Il y a plein d'images religieuses avec leur carte du parti. J'ai dû l'inviter à laisser tourner le compteur pendant l'opération. C'était la première fois! Sa première pipe, commissaire. Il ignorait que cela existait, le chéri.

 

 

Septidi 7 messidor 219

 

 

21/06/2011

Au Bistro de la Toile : Tron !

chimulus bistro copie.jpg
 
 
 

« Les pantalons

De Georges Tron

Lui tomb’ souvent sur les talons

Ses employées municipales

S’font tripoter les ripatons.

Les pantalons… »

 

- Oh ! Loulle t’es bien en verve ce matin ! Ah ! Compris, tu chantes parce que c’est la fête de la musique !

 

- On peut dire ça Victor. Et puis moi, ça me fait trop marrer cette histoire d’un mec qui tombe des ors de la république aux murs pisseux d’une cellule de commissariat. Un mec qui prend son pied en tripotant des panards et qui se retrouve au placard, soupçonné de viol. Rien que ça ! C’est un peu trop…

 

- En plus du syndrome DSK, on voit monter, sous couvert de féminisme, un puritanisme qui pue autant la sacristie que la burka. Les femmes comme les hommes de notre génération, nous avons connu les belles années Loulle, celles de l'après mai 68. Mais le balancier a entamé son retour. Et l’avenir en matière de mœurs oscillera entre le porno et la burka. Fini le badinage, fini l’amour s’il n’est pas tarifé. L’américonerie mâtinée d’islam est en marche. Bientôt, tu baliseras d’être seul dans un ascenseur avec une femme : si en sortant elle gueule au viol, tu te retrouves au placard ! Les murs des villes ne seront plus agrémentés de ces superbes pubes sexy…

 

- Dommage. Ouarf, Victor, les photos noir et blanc pour des soutifs de je ne sais quelle marque ! Le pied ! Oh pardon monsieur Tron !

 

- A tout moment tu risques de te faire taxer de « harcèlement sexuel ». En France, pays des romantiques et du divin marquis ! Tè ! « Mignonne allons voir si la rose… » Eh ! Oh ! Harcèlement sexuel ça ! « Mignonne… ». Bien familier ça… « Allons voir… ». Mouais, le mec il veut l’embarquer la nana, la mener dans un coin sombre… « Si la rose… ». Ben voilà ! Il veut lui faire voir la rose par en dessous ! Allez  hop ! Au trou ce Ronsard ! Harcèlement sexuel. Et l’autre obsédé sexuel là, le dénommé Roméo qui vient roucouler ses insanités sous les fenêtres d’une meuf ! Au trou ! Pareil pour le Cyrano : même délit, même châtiment ! Au trou…

 

- Merde, c’est vrai ça… Et c’est bien triste. Eh ! Les meufs, vous avez lutté pour votre liberté, alors ne laissez pas les curés et les imams mettre leurs sales yeux de voyeurs névrosés dans la chambrer à coucher ! Continuez d’être le centre adoré de toutes nos pensées, surtout les plus grivoises !

 

- Au fait Loulle, le George Tron, le caresseur de panards, tu sais où il aime le plus les chatouiller les femmes ?

 

- ???????

 

- Entre les deux gros orteils !

 

 

Merci à Chimulus

 

Tridi 3 messidor 219 de l'ère de la liberté

 

 

19/06/2011

Gastronomie érotique: la lotte aïl et safran

brune.gif
 
 
 

 

Charlotte

 

Lorsque l’air surchauffé tremble au soleil lion

Qui calcine la plaine au feu de ses rayons,

En émergeant de l’ombre, Charlotte vient au puit

Et plonge son amphore dans l’eau fraîche qui luit.

 

Cambrée, les bras au ciel, elle ôte sa chemise

D’un geste coutumier mais d’une grâce exquise.

Voluptueusement elle fait couler l’eau

Qui caresse ses seins, et ses reins, et son dos.

 

Pâmée, les yeux mi-clos, secouant sa crinière

Elle crée une aura de perles de lumières.

Arquée comme une harpe elle s’offre à Phoebus.

 

Tapi dans un fourré, mon cœur, mes sens s’enflamment,

Fascinés de désir pour la fleur de lotus

Qui orne la vallée qui fait d’elle une femme.

 

 

La lotte aïl et safran 

 

- Au lieu de te planquer pour mater la Charlotte

Pourquoi pas l’inviter, Victor ? C’était plus franc !

Ce qu’il te fallait faire, c’est une queue de lotte

Que tu lui cuisinais à l’ail et au safran.

Pour séduire Charlotte en un repas intime

Il faut, évidemment, lui faire un peu de frime.

Sur le bord de son puit, pose un bouquet de fleurs !

Chante-lui une aubade ! Montre-toi enjôleur !

Met-toi à ses genoux ! Mieux encor, fais la rire,

C’est souvent le moyen le plus sûr pour séduire.

- Oh ! Lâche-moi la grappe, car pour le baratin

J’en remontrerais même à un Napolitain !

Dis-moi plutôt comment je fais cette baudroie,

C’est le nom de la lotte, ici, dans nos endroits.

- Prend une queue de lotte d’une livre et demi

Faut être généreux, fais pas d’économies.

Demande au poissonnier d’enlever l’os central,

Il n’y a pas d’arêtes dans ce drôle d’animal.

Au mortier tu écrases un ail et du persil

Quelques grains de cumin, du safran en pistil

Allonge l’appareil d’un peu d’huile d’olives

C’est la plus parfumée et la plus digestive.

Tu en mets à chauffer aussi dans ta cocotte.

Sur ton plan de travail, étend tes demi lottes

Tu garnis l’intérieur de ta préparation

Sale légèrement, reforme le poisson

Enfin, avec du fil, tu le brides serré

Tu le mets en cocotte et tu le fais dorer.

Puis tu baisses le feu et fais cuire à feu doux

Tu le tournes et surveilles, vingt-cinq minutes en tout.

Puis tu réserves au chaud sur le plat de service.

Déglace ta cocotte au Beaumes-de-Venise

Rajoute du safran en pistil ou en poudre

Puis un jet de Cognac, mais pas un dé à coudre,

Un peu de crème fraîche pour donner du liant

Tu nappes ton poisson et sert ce plat friand.

Tu verras pétiller dans les yeux de ta belle

Des promesses de joie, d’amour et de dentelles.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 Photo X - Droits réservés

 

 

Primidi 1er messidor de l'an 219 de l'ère de la liberté

18/06/2011

Ouiquinde paillard avec Colette Renard

dagobert coluche.jpg
 Une bise à Coluche, parti il y a 25 ans foutre bla zone dans les vignes du seigneur!
 
 

Le bon roi Dagobert

 

1 - Le bon roi Dagobert
Baisait à tort et à travers
Le grand Saint-Eloi
Lui dit oh mon roi
Votre Majesté
Va se fatiguer
"Cochon!" lui dit le roi
"Tu voudrais bien foutre pour moi"
.

2 - Le bon roi Dagobert
Enfilait les femmes à l'envers
Le grand Saint-Eloi
Lui dit oh mon roi
Vous êtes entré
Du mauvais côté
"Crétin" lui dit le roi
"Tu sais bien que l'envers vaut l'endroit"
.

3 - C'est le roi Dagobert

Qui bandait toujours comme un cerf

Le grand Saint-Eloi

Lui dit oh mon roi

On voit votre gland

Ce n'est pas élégant

Le roi dit aussitôt

"Bon je vais y accrocher mon chapeau".

 

4 - Le bon roi Dagobert
Avait toujours la queue à l'air
Le grand Saint-Eloi
Lui dit oh mon roi
Au mois de décembre
Faut rentrer son membre
Le roi lui dit très fier
"Rien ne vaut le vit au grand air"
.

5 - Le bon roi Dagobert
Etait demeuré très primaire
Au grand Saint-Eloi
Qui lui demanda
"Dites-moi au moins
Combien font un et un?"
Il gueula comme un boeuf
"Un et un, ça fait soixante-neuf"
.


6 - Le bon roi Dagobert
Se faisait sucer au dessert
La reine fort choquée
Lui dit c'est assez
Devant tout le palais
C'est vraiment très laid
Le roi lui dit: "Souveraine,
On ne doit pas parler la bouche pleine"
.

 

7 - Le bon roi Dagobert
En mourant fit cette prière
"Mon cher Saint-Eloi
Je voudrais ma foi
Que l'on mît à part
Mon grand braquemart

Il servira d'ailleurs

De sceptre à tous mes successeurs

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=PduhKWFfFOk&feature=pl...

 

 

Illustration X - Droits réservés.

 

 

Décadi le 30 prairial de l'an 219 de l'ère de la Liberté

13/06/2011

Ouiquinde érotico gastronomique : la bourride !

femme nue plage denise-richard.jpg
 

 

Nicole

 

Dans la chambre au fenêtres closes

La vue de sa peau dénudée

Plus enivrante que la rose

Plus somptueuse que l’orchidée

 

Met mon cœur et mon corps en transes

Depuis ce si beau jour d’été

Où le ciel m’a donné la chance

D’avoir l’honneur de la goûter.

 

Nicole est une fleur sauvage

Que j’eus le bonheur de cueillir

Dans les dunes, près des rivages

 

Où Phébus la faisait fleurir.

Depuis ce jour je suis ravi :

C’est elle l’amour de ma vie.

 

 

 La bourride de Sète

 

- Compagne de ma vie en restant ma maîtresse

Elle mêle à souhait la fougue et la tendresse.

Sa peau de soie moirée, ses yeux de velours vert

Sa grâce de félin sensuel et pervers,

Le dangereux désir qui effraie et passionne

Font que je la surnomme, fièrement, La Lionne.

- Oh ! Victor ! Cette fois t’es mordu ! Qui l’eût cru ?

T’as pas peur, quand tu dors, qu’elle te bouffe cru ?

Il faut se méfier des mantes religieuses :

Elles croquent leurs mâles lorsqu’elles sont heureuses !

- Vivre heureux même si c’est dangereusement

Tel a toujours été le credo des amants.

Et puis, si ses étreintes sont longues et torrides,

Pour manger, elle préfère encore la bourride !

- A queste co, Victor ! Voilà qui est rassurant

Car il faut savoir fuir un amour dévorant.

Maintenant sa bourride, qu’elle en est la recette ?

- C’est, en un peu plus riche, la bourride de Sète.

Première opération, prépare un court bouillon :

Deux carottes, un poireau, du fenouil, deux oignons,

Plus un zeste d’orange, du laurier et du thym,

Fleur de sel de Camargue et poivre du moulin.

Un litre et demi d’eau, demi litre de blanc

De Laudun ou Pujaut, quelques brins de safran.

Met la tête d’un congre, deux poignées de favouilles,

Fais cuire vingt minutes, à feu vif, que ça bouille.

Passe au presse légumes, puis exprime au torchon.

Pendant que ça tiédit, fais péter un bouchon.

Dans ce jus, met ta lotte dix minutes en cuisson.

Tes loups et ton colin débités en tronçons

Tu les rajoutes alors, mais pas comme une brute,

Et les cuis en faisant frissonner dix minutes.

Retire les poissons que tu réserves au chaud,

Tu reprends ton bouillon et le passe à nouveau.

Pendant que ça cuisait tu as fais l’aïoli,

Soit généreux car en manquer est impoli,

Pour la changer en rouille, une fois qu’elle est faite,

Tu va incorporer du piment d’Espelette,

Ca va te la muscler et te la colorer.

En deux portions égales ta vas la séparer.

La moitié dans un bol, pour manger le poisson,

L’autre te servira à lisser le bouillon.

Dans une casserole, pour cela incorpore

Deux ou trois jaunes d’œuf. Tu dois tourner encore

En versant doucement le bouillon toujours chaud.

Tu remets à feu doux sur le bord du réchaud

Et tu tournes comme pour une crème anglaise.

Quand la cuillère nappe, ton bouillon est à l’aise.

Tu mets dans les assiettes quelques croûtons dorés,

Frottés d’ail et couverts avec la rouille ambrée,

Que chacun mouillera comme il veut de bouillon

Et tu sers à côté le plat de tes poissons.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour.

 

 

Photo X - Droits réservés

 

Quintidi 25 Prairial 219 de l'ère de la Liberté

 

 

12/06/2011

Ouiquinde érotico gastronomique : la garbure !

champignons sexy.jpg
 
 

Zelli

 

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège           

Où la jolie Zelli cherche des champignons.

Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège

Et la belle apeurée perd le Septentrion.

 

Elle tourne, affolée et quitte le sentier

Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,

S’étale lourdement, en oublie son panier,

Ses appels au secours demeurent sans réponse.

 

Soudain elle se sent accroché par le bras,

Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,

Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

 

Eclatant en sanglot elle va se blottir

Sur le poitrail velu de son rude sauveur

Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

 

 

 

 
couchée dans l'herbe.jpg
 
 
 
 
 

- Pour ton coupeur de bois embaumant la résine

Zelli eût plus d’attraits que la fée Mélusine !

Pour le remercier de sa protection

Elle lui a donné bien des satisfactions !

Mais pour Zelli aussi, perdue et paniquée

La force rassurante d’un homme baraqué

Etait un beau cadeau, un don de la nature

Au parfum de sous bois et au goût d’aventure.

La belle a découvert au fond de la forêt

Que le brouillard sournois a parfois des attraits.

- Plus tard, dans la cabane de rondins équarris

Prosper et sa Zelli se sont aimés, ont ri,

Puis ils ont eu besoin de quelques nourritures,

Alors le bûcheron prépara la Garbure.

Ce plat emblématique des rudes Pyrénées,

Des rochers ariégeois aux terroirs béarnais,

Fabrique des géants, bouscatiers, rugbymans,

Joyeux et forts en gueules, tous solides amants.

Pour faire la garbure, petit, d’abord tu dois

Avoir du vrai confit de canard ou bien d’oie.

Retires-en la graisse ou tu feras blondir

Deux oignons émincés sans les faire roussir.

Au fond d’une cassole met confit et oignons,

Puis deux litres d’eau froide, monte à ébulition,

Quand ça bout tu rajoutes un choux coupé en quatre

Dont tu retires les feuilles dures, jauneâtres.

Tu couvres et fais cuire pour une heure et demi.

Pendant ce temps tu coupes du pain complet rassis,

Tu rapes deux hectos de tome de Bethmale,

Sec, ancien, parfumé, aux saveurs animales.

Dans un tian à hauts bords, tu disposes le pain,

Puis les feuilles de choux hachées pas trop rupin,

Le confit désossé coupé en filets minces,

Le fromage râpé de nos belles provinces,

Et puis tu recommences jusques à demi pot,

Et enfin tu arroses avec le bouillon chaud,

Tu saupoudres au dessus le reste du fromage

Et tu fais gratiner, à four chaud, sans brûlage.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

 Illustrations X - Droits réservés

 

Quartidi 24 Prairial de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

07/06/2011

Au bistrot de la toile : honneur aux M.O.F. !

chimulus bistro copie.jpg
 

 

- Messieurs, permettez-moi de vous offrir un ballon de cet excellent Côtes-du-rhône élaboré dans les chais de David, à St-Hilaire-d’Ozilhan.

 

- …taing ! La classe Loulle ! La classe ! Voilà qui fait honneur à une profession souvent mal comprise et qui pourtant reste une passion, que dis-je, un sacerdoce ! Les bistrots sont les derniers lieux de rencontre, de convivialité, de brassage des populations. Ils sont à la fois prétoire, agora, théâtre ! Il est excellent ton David 2004 Loulle. Puissance, longueur en bouche, tanins nobles, parfum de violette et de fruits rouges. Continue comme ça, mastroquet de mon cœur, et tu pourras te présenter au concours des Meilleurs Ouvriers de France, les célèbres M.O.F. au col orné du prestigieux liseré tricolore.

 

- T’as tout compris Victor. J’ai été espanté, hier soir, par un reportage sur ces M.O.F. Le travail que représente ce concours est phénoménal. J’ai dit travail mais ce n’est pas le terme. Dans travail il y a « trepaliare », donc souffrance, obligation, torture. J’aurais dû dire oeuvre, ouvrage.

 

- D’ailleurs l’intitulé de ce concours d’excellence dit tout : « meilleur », il n’y a pas mieux, c’est le sommet, le top comme ils disent maintenant, « ouvrier », voilà le mot riche, c’est celui qui œuvre, qui crée un ouvrage, « de France », ça implique le prestige et la fierté du pays phare en matière de gastronomie, de cuisine, de pâtisserie, d’art de vivre.

 

- En voyant la difficulté de ce concours, qui couronne deux ou trois M.O.F. seulement par an sur 250 ou 300 impétrants déjà tous chevronnés, on comprend que la France demeure le pays du savoir-vivre, du savoir-faire culinaire. C’est l’imagination, la rigueur intellectuelle, la pugnacité, le courage, le sens de l’esthétique  prolongés par la perfection du geste au service des meilleurs produits avec pour  finalité  de procurer du bonheur ! De plus, ces artistes sont animés par un esprit directement hérité du compagnonnage : l’humilité de l’apprentissage rigoureux et la transmission du savoir. Il faut voir ces chefs étoilés se mettre au service des impétrants, les entrainer comme des athlètes de haut niveau, les pousser dans leurs retranchements et partager avec eux leur bonheur ou leur déception lors du verdict final !

 

- J’ai vu aussi ce reportage Loulle, et comme toi j’ai « badé » devant la passion de ces hommes et de ces femmes entièrement tournés vers l’excellence dans leur art. On peut être rassuré Loulle, avec une telle pépinière de « chefs », la suprématie française en matière de gastronomie n’est pas prête d’être abattue, n’en déplaise aux bobos crétins qui se pâment devant les saloperies chimiques des Ferran Adrià, Thomas Keller ou Heston Blumenthal.

 

- Ouais… Mais à côté de ces chefs qui sont l’honneur et font le prestige de la profession sévissent des milliers de gargotiers qui ne font que réchauffer au micro-onde des plats industriels surgelés…

 

- Hélas… Allez ! A la nôtre et à la santé de ces héros de la fourchette !

 

 

Merci à Chimulus

 

*********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ

 

Nonidi 19 prairial de l'an 219 de l'ère de la Liberté