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19/08/2010

Pendant qu'ils s'agitent, moi j'ai fait les confitures !

 

chimulus paul le poulpe.jpg

Putaing! Qu'elle activité ! Pour un fainéant robuste comme moi... Avec la Lionne, on a fait les confitures de framboises, les gelées de groseille, la crême de cassis, et on a même eu le temps de faire un gateau au chocolat pour la Fête des Moissons de samedi ! J'ai failli attraper une maladie honteuse (une ampoule!) en tournant, en tournant, en tournant...

Un fainéant, il n'y a rien de plus efficace quand il se met à l'oeuvre : il labeure vite pour avoir plus vite fini, et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 Bon, je bois un canon et je vais me coucher... Je vous dirais du mal des sarko-traficants demain !

 

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

 

Pour tenter de la SAUVER :

https://secure.avaaz.org/fr/save_sakinehs_life/?cl=694109314&v=6920

 

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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

17/08/2010

Monsieur Mohamed, quand on veut grimper au mât, il vaut mieux avoir les fesses propres !

Rue89, excellent quotidien en ligne, a publié il y a quelques jours (13 août 2010 http://www.rue89.com/2010/08/13/je-rentre-dans-mon-pays-a...) la lettre d'un jeune ingénieur marocain de 25 ans- monsieur Mohamed - expliquant son désamour pour la France et les raisons qui le poussent à quitter son pays d'adoption.

Ce jeune homme dit en substance qu'il trouve le climat en France de plus en plus ouvertement raciste. Il continue en expliquant que le Maroc - son pays d'origine - vit actuellement un boum économique et que donc il rentre pour profiter de ce renouveau. Agnostique, il dit avoir quitté son pays pour échapper au poids de la religion. Mais il considère que là encore les choses changent (« La libéralisation des mœurs est en cours, les jupes raccourcissent, les bars sont bondés, les festivals se créent continuellement, et des groupes de rock, de rap ou de reggae gagnent en notoriété. On est évidemment loin de la richesse et de la diversité de la culture française mais la culture marocaine est en pleine évolution. Les Marocains sont de plus en plus ouvertement athées et le modèle familial leur donne plus d'indépendance ».) Bien qu'agnostique, mangeur de saucisson, amateur de bonne bière et fan de rugby, monsieur Mohamed déplore que dans son entourage « Ma (non) confession n'est pas acceptée, parce que mon origine marocaine, ma tête et mon prénom feront toujours de moi un musulman en France. C'est pour cela que je me sens visé par toutes les attaques directes ou indirectes contre l'islam en France. »

Je voudrais répondre à ce monsieur Mohamed.

Cher monsieur Mohamed, je trouve particulièrement désobligeant, vexant et profondément injuste que vous fassiez l'amalgame entre les provocations effectivement racistes de quelques voyous provisoirement en charge des affaires de la France, et le peuple tout entier de ce pays. Racistes les Français ? Eh ! Oh ! Ça va pas monsieur Mohamed ! Les personnalités préférées des Français sont : Yannick Noah (demi africain), Zinedine Zidane (Kabyle), Dany Boon (demi maghrébin) !

Cher monsieur Mohamed, vous dites être indisposé, vexé, voire humilié par des blagues racistes (c.f. Hortefeux). Eh ! Oh ! Marre de ce politiquement correct lénifiant. L'excellent Smaïn, le craquant Djamel font - eux - preuve d'un humour ravageur. Vous croyez que moi, homme du sud, à l'accent aussi marqué qu'assumé, je ne subis pas des blagues parfois limites ? Et les Belges donc ! Y a-t-il vraiment là de quoi se complaire dans une posture de victimisation pleurnicharde ?

Cher monsieur Mohamed, vous êtes agnostique ! Merveilleux ! Comme moi ! Comme de plus en plus de gens qui en ont ras les claouïs de l'insupportable pression de tous ces ratichons - curés, imams, rabbins... - qui relèvent la tête pour tenter d'enfoncer la nôtre dans la puanteur de leur obscurantisme !

Cher monsieur Mohamed, vous dites être victime de...votre prénom ! Mais enfin, qu'est-ce qu'un prénom sinon une étiquette pratique, sympathique, plus ou moins originale de se distinguer parmi les autres. Il ne faut y attacher que l'importance qu'il a. J'ai moi-même changé plusieurs fois de prénom d'usage (Antoine, Ali, Victor, Ayoli). C'est marrant et sans conséquence quand à l'identité de chacun. Il est évident que Mohamed n'est pas un prénom qui facilite l'existence en France. La faute à qui ? Les Mohamed, les Karim, les Yazid et autres prénoms à consonance maghrébine sont trop souvent salis par les quelques petits cons qui caillassent les pompiers et les flics, qui crament les bagnoles des pauvres, qui terrorisent leurs cités pour mener leur sale commerce de drogue (généralement de canabis indica produit en quantité industrielle dans le Rif marocain, avec la protection occulte parait-il de très, très hautes autorités...). Salis aussi par les provocations de rappeurs débiles voire d'imams haineux prétendant imposer leurs accoutrement sordides, leur viande hallal, leur ségrégation sexiste, leur prières dans les rues, etc.

J'ai un ami très proche, dans une situation bien plus délicate que vous puisque fils de harki. Il a, comme vous, gravit à la force de ses - très solides ! - bras les échelons de la société. Il jouit actuellement d'une situation confortable, d'une belle famille, d'une intégration parfaite. Il m'a dit que du jour où - hors état-civil - il s'est appelé Alain au lieu d'Abd-el-Kader, tout a changé pour lui ! Alors, vous qui êtes agnostique, donc pas du tout lié par des impératifs religieux, qu'est-ce qui vous retient ? Un adage fort pertinent dit : « A Rôme, fait comme les Romains font ! »

Enfin, cher monsieur Mohamed, vous dites vouloir rentrez « chez vous » parce que le Maroc est en plein boum économique. Autrement dit, vous venez au secours de la victoire ! Ce pays vous a éduqué, a probablement payé une partie de votre bourse d'étude en France et qu'avez-vous fait en retour ? Ben justement, vous n'êtes pas retourné « au pays » pour lui rendre ce qu'il a investi en vous en vous permettant de vous instruire en France !

Vous retournez au Maroc monsieur Mohamed. Très bien. Je vous souhaite sincèrement pleine réussite dans votre nouvelle vie.

Voyez-vous, monsieur Mohamed, la France est une belle et fière gaillarde qui ouvre facilement les bras à qui veux l'aimer. Mais elle ne les referme pas toujours pour garder ses soupirants.

Avec le respect que je vous dois, monsieur Mohamed, permettez-moi de vous dire que lorsqu'on veut grimper au mât, il faut s'assurer d'avoir le cul propre !

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UNE JUSTICE INDEPENDANTE

15/08/2010

Ero-dévotions mariales

 

La-Vierge-Marie-et-l-Enfant Dyptique-de-Melun--.jpg

 

Madona.

 

— Mon dieu, qu'il est devenu brave votre petit, Madame Chouli. Vé, on le reconnait plus. Lui qui d'habitude est un droulas, un vrai chiapacan, un desmontecristian! A la messe de neuf heures, le jeudi matin, il se met au deuxième ou au troisième rang, juste en face de la statue de la vierge. Et il est sage! Il fixe la Madone avec un regard extatique, des yeux qui brillent. Il est en adoration! Vous savez, Madame Chouli, je fonde de grands espoirs sur lui: peut-être qu'il a été touché par la foi et que c'est une jeune vocation qui s'éveille !

 

C'est ainsi que, vers ma quarantième saison, j'étonnais le brave curé Tressy, capelan de notre village. Faut dire qu'à l'époque, les radis noirs tenaient encore le dessus du plat et que, chaque jeudi, il fallait se farcir la messe et le catéchisme...

 

Quarante saisons, c'est l'âge où, dans nos culottes courtes, le goupillon commençait à s'exprimer par un état de roideur quasi permanente. Des plus grands nous avaient expliqués que ça ne servait pas qu'à pisser et nous avaient initiés à l'autocoït-palmaire.

 

Si nous étions si extatiques, mon pote Davide et moi, devant la vierge de la chapelle, c'est parce que nous l'aimions. D'un amour physique, charnel en quelque sorte. Nous trompions Saint Joseph avec sa bourgeoise, la belle Marie, rejoignant en cela le Saint Esprit qui devenait ainsi en quelque sorte notre beau-frère. La chapelle en question était occupée pour moitié par le tombeau de ce brave Innocent 5 ou 6 - j'ai retenu la marque mais pas le millésime - qui, en son temps, fut pape à Avignon.

 

C'était un monument de pierres et de stuc, haut, avec un ciel de lit ajouré par des dentelles de pierres et, allongée, mains jointes sur la poitrine, la représentation du client qui était à l'intérieur du tombeau. Il avait une bonne gueule, avec sa tiare comme un saint-honoré à la crème posée sur la tronche et qui lui donnait un petit air mystérieux devenant franchement égrillard selon la lumière. Nous lui mettions parfois une fleur à la bouche, ce qui égaillait sa posture éternelle. Allongé comme il était, Innocent semblait mater sous les jupes de Marie. Une vierge superbe, polychrome, dégageant délicatement un téton pour donner la gamelle à son minot. Le mouvement qu'elle faisait pour assurer le repas au fils putatif de Joseph l'obligeait à un déhanchement bien suggéré par les plis du drapé de son long voile. Merde, on la trouvait bandante la Marie!

 

Davide et moi, nous nous mettions contre le tombeau d'Innocent, planqué ainsi des regards directs du curé Tressy, au boulot devant l'autel. Et nous imaginions ce qu'il y avait sous la longue robe bleue. Les nichons, le cul, le ventre, les poils, la myntch de la Marie... Autant d'images sacrilèges qui hantaient nos esprits enfiévrés. Et lorsque Brespin, l'enfant de cœur de service, secouait son machin à encens, l'odeur envoûtante nous en suggérait une autre que nous supposions bien plus capiteuse: celle qui devait régner sous les voiles de la Marie!

 

Immanquablement, nos habitudes reprenaient le dessus : par les poches trouées de nos pantalons courts, nous nous astiquions l'asperge en tendant nos narines frémissantes vers la belle jeune mère de famille que nous couvions de regards enamourées.

 

C'est là, planqué par un vieux pape complice que nous a été donné la révélation - non pas de l'existence de dieu, on s'en foutait complètement, Davide et moi - mais du plaisir, en retirant, après un spasme délicieux, libérateur et tellement nouveau, une main poisseuse de nos premiers jus d'hommes!

 

La pratique religieuse a parfois du bon à qui a l'esprit libre!

 

 

 

Tu as su, ô Marie, toi si belle, si femme,

Illuminer mon cœur, et mon corps, et mon âme.

Ta sensualité a enflammé mon sang,

Je t'ai aimé d'amour, à l'ombre d'Innocent.

 

La douceur de ton sein, la courbe de tes hanches

L'éclat malicieux de tes grands yeux pervenche

Le parfum de ta chair, ta douce carnation

Ont allumés en moi le feu de la passion.

 

Oui, j'ai joui de toi, de tes parfums intimes

Et quand viendrons pour moi les angoisses ultimes

Un sourire de toi calmera mes tourments,

 

Moi qui t'aimais d'amour, moi qui fut ton amant.

Une telle passion vaut quelques privilèges,

Car quand le cœur est pur, où est le sacrilège?

 

 

 

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13/08/2010

Au bistro de la Toile : du danger des congélateurs ! Et bien pire encore…

chimulus bistro copie.jpg

- Oh ! Loulle, qu'est-ce que je vois là, dans ton arrière boutique ? Qu'est-ce que c'est que cette arme redoutable ? Puteng ! Tes clients ont besoin de se tenir à carreau ! Je sais pas si venir boire un canon chez toi n'est pas un acte de témérité inconsidéré !

- Oh ! Victor ! J'ai jamais tué personne moi ! Où alors, ça aura pris du temps, et c'est les victimes qui commandent ! Qué armes ? Le seul fusil que j'ai, c'est celui qui me sert à aiguiser mon couteau pour vous couper le sauciflard, bande de chiapacans !

- Eh ! Et ce congélateur, c'est quoi ?

- !!!!!????? Oh ! Victor, t'as eu la main lourde sur le chichon ou quoi ?

- Ben non ! Mais le congélateur, c'est devenu une arme redoutable...par destination ! Regarde, à Lyon, le mec, Jean-François, un restaurateur, un confrère à toi en somme, les bourres l'ont trouvés...dans le congélateur de la maison ! Et c'est sa meuf, la grande Guylaine, qui a avoué l'avoir mis au frais ! Avait-elle l'intention d'en faire profiter les clients du restau ? Qui sait.

Et les bébés... C'est devenu une mode, ou une manière particulière d'élever ses enfants le congélateur ! Il y a celle qui a défrayé la chronique, cette Française qui congelait ses bébés en Corée. Elle a semble-t-il lancé la mode. Depuis, il y en a plusieurs autres, et dernièrement, c'est un nouveau-né congelé à Metz ! Alors tu comprends Loulle, quand je vois ton congélateur, je reste circonspect...

- Espèce de tronche d'api ! Attention Victor : ici, c'est un établissement sérieux, on ne recongèle jamais des produits décongelés !

- Bon, ça me rassure Loulle. On rigole avec ça, mais c'est sordide. Il y a pourtant pire. Une jeune fille de 16 ans a été enterrée vivante par ses proches, un crime commis dans le sud-est de la Turquie pour laver l'honneur de la famille qui la soupçonnait de fréquenter des hommes ! "Medine Memi a été retrouvée en position assise dans une fosse de 2 mètres de profondeur et les analyses ont révélé l'existence de terre dans ses poumons et son estomac, ce qui signifie qu'elle a été enterrée de son vivant", a déclaré à Anatolie un médecin légiste. "La jeune fille avait les mains ligotées et était vivante et consciente au moment de ce crime macabre", a dit ce responsable de l'institut de la médecine légale de Malatya, dans le sud-est anatolien. Le père et le grand-père de l'adolescente ont été arrêtés. ( Lire Hurriyet (quotidien turc), The Guardian , The Times)

- Putaing Victor. Ce monde est complètement fada... Comment peut-on seulement envisager de pareilles saloperies, et...les mettre à exécution !?

- Mondo cane Loulle, Mondo cane, monde de chiens...

Merci à Chimulus

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08/08/2010

Gastronomie érotique: la lotte au safran pour Charlotte

femme nue 2 tableau.jpg

Charlotte

 

Lorsque l'air surchauffé tremble au soleil lion

Qui calcine la plaine au feu de ses rayons,

En émergeant de l'ombre, Charlotte vient au puit

Et plonge son amphore dans l'eau fraîche qui luit.

 

Cambrée, les bras au ciel, elle ôte sa chemise

D'un geste coutumier mais d'une grâce exquise.

Voluptueusement elle fait couler l'eau

Qui caresse ses seins, et ses reins, et son dos.

 

Pâmée, les yeux mi-clos, secouant sa crinière

Elle crée une aura de perles de lumières.

Arquée comme une harpe elle s'offre à Phoebus.

 

Tapi dans un fourré, mon cœur, mes sens s'enflamment,

Fascinés de désir pour la fleur de lotus

Qui orne la vallée qui fait d'elle une femme.

 

lottesafran1.jpg

 

- Au lieu de te planquer pour mater la Charlotte

Pourquoi pas l'inviter, Victor ? C'était plus franc !

Ce qu'il te fallait faire, c'est une queue de lotte

Que tu lui cuisinais à l'ail et au safran.

Pour séduire Charlotte en un repas intime

Il faut, évidemment, lui faire un peu de frime.

Sur le bord de son puit, pose un bouquet de fleurs !

Chante-lui une aubade ! Montre-toi enjôleur !

Met-toi à ses genoux ! Mieux encor, fais la rire,

C'est souvent le moyen le plus sûr pour séduire.

- Oh ! Lâche-moi la grappe, car pour le baratin

J'en remontrerais même à un Napolitain !

Dis-moi plutôt comment je fais cette baudroie,

C'est le nom de la lotte, ici, dans nos endroits.

- Prend une queue de lotte d'une livre et demi

Faut être généreux, fais pas d'économies.

Demande au poissonnier d'enlever l'os central,

Il n'y a pas d'arêtes dans ce drôle d'animal.

Au mortier tu écrases un ail et du persil

Quelques grains de cumin, du safran en pistil

Allonge l'appareil d'un peu d'huile d'olives

C'est la plus parfumée et la plus digestive.

Tu en met à chauffer aussi dans ta cocotte.

Sur ton plan de travail, étend tes demi lottes

Tu garnis l'intérieur de ta préparation

Sale légèrement, reforme le poisson

Enfin, avec du fil, tu le brides serré

Tu le mets en cocotte et tu le fais dorer.

Puis tu baisses le feu et fais cuire à feu doux

Tu le tournes et surveilles, vingt-cinq minutes en tout.

Puis tu réserves au chaud sur le plat de service.

Déglace ta cocotte au Beaumes-de-Venise

Rajoute du safran en pistil ou en poudre

Puis un jet de Cognac, mais pas un dé à coudre,

Un peu de crème fraîche pour donner du liant

Tu nappes ton poisson et sert ce plat friand.

Tu verras pétiller dans les yeux de ta belle

Des promesses de joie, d'amour et de dentelles.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

 

 

 

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Beaucoup moins sexy:

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05/08/2010

Au bistro de la Toile : Du lait ? C’est quoi le lait ?

- Oh ! Loulle, t’aurais pas du lait des fois à nous faire boire. C’est pas qu’on aime ça, mais c’est pour soutenir les producteurs…

 

- Du lait dans mon rade…N’importe quoi Victor… Qu’est-ce qu’il leur arrive encore aux agricolos ? Qu’est-ce qu’ils veulent ? Des sous je suppose ?

 

- Ben, comme tout le monde. Ils voudraient bien pouvoir vivre de leur travail. Mon pote Denis, avec ses trente montbéliardes, il se lève à six heures du mat et à neuf heures du soir, il lève encore la merde de ses vaches. Et ça sept jours sur sept, 365 jours par an ! Et tu sais ce qu’il gagne ? Il me l’a dit l’autre jour : « Je touche 1500 euros par mois de la vente de mon lait. Là-dessus, je dois rembourser 1000 euros pour l’engrais. Il me reste 500 euros pour faire vivre ma famille. » Et encore Denis travaille sur une propriété familiale, donc sans foncier à rembourser, seul avec sa femme. Les vacances ? Jamais… Les sorties ? Jamais… Le restau ? Jamais… Les fringues ? Une salopette et des bottes, plus un costume du dimanche – celui de son mariage sûrement ! – qu’il met pour les enterrements ou pour aller « au docteur ».

 

- Je suppose que ton pote n’est pas heureux de son sort… Je suppose aussi que, comme la très grande majorité de ses collègues, il a voté Sarko… Et qu’il continuera à voter Sarko. Tu viens de me dire qu’il doit rembourser 1000 euros par mois d’engrais ! Mais c’est un truc de fou ! Les agricolos, poussés par leurs organismes professionnels – chambres d’agricultures, FNSEA, Crédit agricole – ont perdu leur âme. Ils ont saccagé leurs champs avec le cercle vicelard engrais-pesticide. Ils ont fragilisé leurs bêtes avec le cercle vicelard insémination, vaccins, antibio et autres saloperies. Tout le pognon qu’ils gagnent – plus celui qu’ils touchent en subventions multiples ! – va dans la poche des multinationales agro-chimiques et des labos. Après, ils pleurent… Leur cinéma de dénoncer le fait qu’ils sont pris à la gorge par les industriels et la grande distribution, avec « stickage » des produits pas « équitables » ne mènera à pas grand-chose : les transformateurs s’en foutent, ils peuvent s’approvisionner ailleurs en Europe, en Allemagne, Hollande ou Danemark où sévissent les usines à lait. Quant aux grandes surfaces, les produits laitiers ne sont pas grand-chose dans leur chiffre d’affaire.

 

- Pour s’en sortir, il faudrait qu’ils organisent eux-mêmes leur filière. Qu’ils mettent en place leurs propres centrales de vente de lait, leurs propres unités de transformation au lieu de laisser ça aux industriels qui les plument sans vergogne. Pour cela, il faudrait d’abord qu’ils foutent en l’air, ou qu’ils transforment radicalement de l’intérieur leur syndicat majoritaire, cette FNSEA qui a toujours  été à la solde de l’industrie agroalimentaire et qui défend avant tout les gros céréaliers et betteraviers.

 

- …et qui les poussent à voter pour la droite la plus archaïque, la plus cupide, la plus avide. Celle qui a trouvé son point d’orgue avec Sarko et les sarko-trafiquants de la bande du Fouquet’s…

 

- Allez Loulle ! Sert nous une tournée. Mais du rouge ! Pas du lait.

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01/08/2010

Ouiquinde épicurien: les rougets de Régina

femme nue plage denise-richard.jpg

 

Regina

 

C'est à Porto Polo, près de Pila Canale

Que vivait Regina sur sa Corse natale

Les pouristes n'avaient pas encore envahis

Les criques parfumées de ce si beau pays

 

Je plongeais au corail et chassais la girelle

Dans la mer cristalline ou bien sous les tonnelles

De la guinguette bleue où, aux parfums du soir,

La jeunesse dansait quand chantaient les guitares.

 

Moi j'avais dix-huit ans, elle tout juste seize

Je sentais contre moi frémir son corps de braise

Elle m'a serré fort quand je l'ai caressée,

 

J'ai plongé dans ses yeux et je l'ai embrassé.

Le lendemain matin, c'était une autre affaire

Quand ses frères m'ont dit : " Qu'est-ce que tu comptes faire ? ! "

 

 

rouget ligne.jpg

 

 

- Bon. Et alors, Victor ! Franchement, qu'as-tu fait ?

- Ils n'étaient pas méchants, ils voulaient m'esbrouffer,

Ca m'a coûté plusieurs tournées de Casanis

Si bien qu'en rien de temps, nous étions des amis.

Je suis allé chez eux et nous avons mangé

Ce que j'avais pêché : de superbes rougets.

Le père était pêcheur et s'appelait Toussaint,

Il a fait les rougets à la crème d'oursins.

Tu comptes deux poissons moyens par invité,

Alors, par les ouïes, il te faut les vider,

C'est assez délicat mais c'est indispensable,

Avec un peu de soin, tu en seras capable.

Tu vas les écailler, les rincer, les sécher,

Dans un plat les saler, poivrer et asperger

D'huile d'olive corse et puis les oublier

Pendant trente minutes, au frais, dans le cellier.

Pendant ce temps, petit, tu prépares ta farce

Tout en buvant un coup avec quelques comparses.

Un peu de mie de pain humectée dans du lait,

Des feuilles de myrte fraîche finement ciselées,

Sel, poivre, jaune d'œuf, du beurre ramolli,

Gousses d'ail écrasées comme pour l'aïoli,

Tu pistes bien le tout dans le creux d'un mortier

Met de l'huile d'olive et tourne pour lier.

Avec cet appareil, tu farcis tes poissons,

Toujours par les ouïes, c'est la seule façon.

Place chaque rouget sur un papier d'alu,

Saupoudre avec du sel et du poivre moulu,

Ferme tes papillotes, glisses-les sous la cendre

Chaude mais pas brûlante. Dessus tu vas répandre

Des braises rougeoyantes avec la pince en fer.

Laisse-les comme ça, un quart d'heure, sans t'en faire.

Pendant ce temps, occupe-toi de tes oursins.

Tu les ouvres au ciseau, pas comme un assassin,

Bien délicatement tu en sors le corail,

Tu récupères l'eau ainsi que la mouscaille

Qu'il te faudra filtrer finement au chinois,

Un peu d'huile d'olive et du beurre une noix,

Tu mélanges le tout et fouettes vivement

Afin d'émulsionner ces quatre ingrédients.

Tu sers tes papillotes ouvertes sur l'assiette,

Et nappes avec ta crème d'oursins à peine tiède.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

 

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31/07/2010

Ouiquinde érotique avec le formidable Pierre Louÿs

nue mer.JPG

 

Pierre Louÿs

LA FEMME

 

Ex libris, nequam scriptoris

His libellus, o clitoris,

Ad limen te mittat oris.

Madame, vois l'ex-libris

D'un auteur français, qui peut-être

A mouillé votre clitoris

Plus d'une fois sans vous connaître.

L'ORCHIDÉE

Une fleur a mangé ton ventre jusqu'au fond

Sa tige se prolonge en dard sous les entrailles

Fouille la chair de sa racine et tu tressailles

Quand aux sursauts du cœur tu l'entends qui répond

C'est une fleur étrange et rare, une orchidée

Mystérieuse, à peine encore en floraison

Ma bouche l'a connue et j'ai conçu l'idée

D'asservir sous ses lois l'orgueil de ma raison.

C'est pourquoi, de ta fleur de chair endolorie,

Je veux faire un lys pur pour la Vierge Marie

Damasquiné d'or rouge et d'ivoire éclatant,

Corolle de rubis comme une fleur d'étoile

Chair de vierge fouettée avec des flots de sang

Ta Vulve rouge et blanche et toute liliale.

LA VULVE

I. LES POILS

Un rayon du soleil levant caresse et dore

Sa chair marmoréenne et les poils flavescents

Ô que vous énervez mes doigts adolescents

Grands poils blonds qui vibrez dans un frisson d'aurore.

Quand son corps fatigué fait fléchir les coussins

La touffe délicate éclaire sa peau blanche

Et je crois voir briller d'une clarté moins franche

Sous des cheveux moins blonds la chasteté des seins,

Et sous des cils moins longs les yeux dans leur cernure.

Car ses poils ont grandi dans leur odeur impure

La mousse en est légère et faite d'or vivant

Et j'y vois les reflets du crépuscule jaune ;

Aussi je veux prier en silence devant

Comme une Byzantine aux pieds d'un saint icône.

II. LES POILS

Quand j'énerve mes doigts dans vos épaisseurs claires

Grands poils blonds, agités d'un frisson lumineux,

Je crois vivre géante, aux âges fabuleux

Et broyer sous mes mains les forêts quaternaires.

Quand ma langue vous noue à l'entour de mes dents

Une autre nostalgie obsède mes narines :

Je crois boire l'odeur qu'ont les algues marines

Et mâcher des varechs sous les rochers ardents.

Mais mes yeux grands ouverts ont mieux vu qui j'adore :

C'est un peu d'océan dans un frisson d'aurore,

La mousse d'une lame, un embrun d'or vivant,

Flocon vague oublié par la main vénérée

Qui façonna d'écume et de soleil levant

Ta peau blanche et ton corps splendide, Cythérée !

III. LE MONT DE VÉNUS

Sous la fauve toison dressée en auréole

À la base du ventre obscène et triomphant,

Le Mont de Vénus, pur ainsi qu'un front d'enfant,

Brille paisiblement dans sa blancheur créole.

J'ose à peine le voir et l'effleurer du doigt ;

Sa pulpe a la douceur des paupières baissées

Sa pieuse clarté sublime les pensées

Et sanctifie au cœur ce que la chair y voit.

Ne t'étonne pas si ma pudeur m'empêche

De ternir l'épiderme exquis de cette pêche,

Si j'ai peur, si je veux l'adorer simplement

Et, penché peu à peu dans les cuisses ouvertes,

Baiser ton Vénusberg comme un saint sacrement

Tel que Tannhäuser baisant les branches vertes.

IV. LES NYMPHES

Oui, des lèvres aussi, des lèvres savoureuses

Mais d'une chair plus tendre et plus fragile encor

Des rêves de chair rose à l'ombre des poils d'or

Qui palpitent légers sous les mains amoureuses.

Des fleurs aussi, des fleurs molles, des fleurs de nuit,

Pétales délicats alourdis de rosée

Qui fléchissent, pliés sur la fleur épuisée,

Et pleurent le désir, goutte à goutte, sans bruit.

Ô lèvres, versez-moi les divines salives

La volupté du sang, la chaleur des gencives

Et les frémissements enflammés du baiser

Ô fleurs troublantes, fleurs mystiques, fleurs divines,

Balancez vers mon cœur sans jamais l'apaiser,

L'encens mystérieux des senteurs féminines.

V. LE CLITORIS

Blotti sous la tiédeur des nymphes repliées

Comme un pistil de chair dans un lys douloureux

Le Clitoris, corail vivant, cœur ténébreux,

Frémit au souvenir des bouches oubliées.

Toute la Femme vibre et se concentre en lui

C'est la source du rut sous les doigts de la vierge

C'est le pôle éternel où le désir converge

Le paradis du spasme et le Cœur de la Nuit.

Ce qu'il murmure aux flancs, toutes les chairs l'entendent

À ses moindres frissons les mamelles se tendent

Et ses battements sourds mettent le corps en feu.

Ô Clitoris, rubis mystérieux qui bouge

Luisant comme un bijou sur le torse d'un dieu

Dresse-toi, noir de sang, devant les bouches rouges !

VI. L'HYMEN

Vierge, c'est le témoin de ta virginité

C'est le rempart du temple intérieur, ô Sainte !

C'est le pur chevalier défenseur de l'enceinte

Où le culte du Cœur se donne à la Beauté

Nul phallus n'a froissé la voussure velue

Du portail triomphal par où l'on entre en Dieu

Nul homme n'a connu ton étreinte de feu

Et le rut a laissé ta pudeur impollue.

Mais ton hymen se meurt, ses bords se sont usés

À force, nuit et jour, d'y boire des baisers

Avec l'acharnement de la langue farouche.

Et quelque jour, heurtant le voile exténué,

Le membre furieux dardé hors de ma bouche

Le déchiquettera comme un mouchoir troué.

Pierre Louÿs

 

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UNE JUSTICE INDEPENDANTE

30/07/2010

Que vive siempre la corrida de toros !

Je suis aussi sanguinaire que Picasso : j'aime la corrida.

Je suis aussi nul que Montherlant : j'aime la corrida.

Je suis aussi débile qu'Hemingway : j'aime la corrida.

Je suis aussi crétin que Cocteau : j'aime la corrida.

Je suis aussi con que la majorité des habitants natifs de la Méditerranée, de Fréjus à Perpignan, de Madrid à Mexico : j'aime la corrida.

Et alors ?

corrida 1.jpgLes Catalans ont voté l'abolition de la corrida ? Est-ce vraiment l'amour des animaux qui a motivé les électeurs ? Mouais... Douteux.

André Viard, grand connaisseur en la matière dit dans son site « Terres taurines » : « Il s'agit d'un vote politique qui s'inscrit dans un contexte électoral tendu, renforcé par la non validation début juillet, par le Tribunal Constitutionnel espagnol, du statut d'autonomie de la Catalogne dans lequel celle-ci s'octroyait abusivement le statut de Nation.

Cet arrêt qui va à l'encontre de la volonté séparatiste de la classe politique catalane a soulevé un sentiment anti espagnol virulent à Barcelone et une surenchère de la part des divers partis politiques qui entendent affirmer leur « catalanitude » en vue des prochaines élections régionales qui auront lieu en octobre prochain.

Dans ce contexte, le vote de la loi interdisant les corridas en Catalogne apparaît comme un geste symbolique par lequel la Catalogne signifie à l'Espagne qu'elle n'en fait pas partie, et elle le lui démontre en rejetant sa « Fiesta Nacional. »

Bon. C'est donc de la soupe interne espagnole. Je vais tout de même avoir du mal à chanter la « Coupo santo »... Mais les Catalans - qui ne sont tout de même pas tous cul serrés et politiquement corrects - iront voir les corridas à Valencia ou...à Nîmes, Arles, Ceret et autres places taurines françaises ! Ollé !

Cette décision prohibitionniste s'inscrit dans un mouvement hygiéniste plus général où le maître mot est l'interdiction ; où tout ce qui vit, qui bouge, qui fait jouir, qui apporte de la joie, du plaisir est à détruire. « J'veux voir qu'une seule tête » qu'il beuglait l'adjudant. Pas de particularisme, pas d'originalité, pas de poils qui dépassent. Faut marcher au milieu du chemin tracé par ceux qui nous exploitent et qui - eux - prennent les chemins de traverse. On va devenir aussi cons que les Zétazuniens et que les talibans avec leurs polices de la vertu. On nous dit ce qu'il faut bouffer, comment il faut se fringuer, comment il faut baiser, comment faire du « sport », comment « garder la ligne ». On te dit surtout ce qu'il ne faut pas faire : pas fumer, pas bouffer gras, pas bouffer sucré...  Et merde !  On te dit surtout comment il faut penser. Pas d'originalité Coco ! Ne pense pas Coco ! TF1 et autres te donnent du prêt-à-penser. Reviens Tonton Georges Brassens ! Ils sont devenus fous.

Ce mouvement hygiéniste est le bras séculier de la robotisation de l'humanité. Ce problème de corrida est anecdotique mais significatif d'une volonté de raboter toutes les excroissances. Après viendra naturellement l'interdiction de la chasse, des combats de coqs, du foie gras, des courses libres, des bandidos, des fêtes votives et des férias, etc., etc. Vous avez vu ce qu'est la France profonde après huit heures du soir ? Un désert. Quelques rares bistrots ouverts, des gens qui rasent les murs pour rentrer chez eux, mettre leur alarme et regarder TF1.

Et puis, il y a une belle hypocrisie dans cette lutte contre la corrida. Défense des animaux ? Mon cul... Eh ! Les « prohibitionnistes », allez donc faire un tour dans les abattoirs, vous verrez comment on tue la côte de bœuf dont vous vous régalez ; allez dans les élevages de poulets ou de porc en batterie ; allez voir les élevages de poissons. Tiens, en parlant de poissons, pas loin de mon gourbi d'été, il y a un joli lac enserré dans un écrin de sapins. Et aussi beaucoup de pêcheurs. C'est gentil un pêcheur. C'est paisible. D'autant plus que le lac en question, il est classé « no kill », c'est une terminologie rosbif qui signifie qu'on pêche les poissons, puis qu'on les remet à l'eau. Eh ! les « sensibles », regardez la tronche de la poiscaille que le brave homme à bob Ricard sort de l'eau en lui arrachant la gueule avec son bout de fer bien pointu et garni d'un barbillon anti-retour. Regardez la violence triomphante qui s'exprime dans l'œil du brave pescadou lorsque le bestiau accroché se tord dans les affres d'une agonie aérienne. Ouais, mais le pêcheur, il est politiquement correct : il remet sa victime à l'eau ! Ben voyons... Avec la gueule moitié arrachée... Entre lui et l'aficionado, où est la différence ?

Enfin, pour les belles âmes qui crachent sur ceux qui aiment la corrida - ce rituel païen, archaïque c'est vrai, violent, c'est vrai, mais étant la dernière tradition qui met en scène ce que l'on cache, ce dont on a peur, ce qui est pourtant l'une des partie les plus importante de la vie : la mort ! - essayez donc d'imaginer seulement de descendre dans l'arêne, face à un monstre de 600 kg armé de deux énormes sabres. Il faut en avoir des cojones ! Et bien pendus !

Putaing, Victor, tu ne vas pas te faire que des amis !

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26/07/2010

Je reviens des bois, avec une première bonne cueillette !

 

villesoule cèpes 004.JPG

Je reviens des bois, avec une première bonne cueillette !

 

Voici venu le temps où sur les hautes terres

Du Ventoux, de Provence, d'Ardèche ou de Lozère

Dans les sombres forêts que cerfs et daims recèpent

Surgit, mystérieux, Sa Majesté le Cèpe.

Mais pour le découvrir, sous sapins et fougères

Il faut expérience, œil vif et main légère.

Tôt levé le matin, dans la sylve mouillée

Le bâton d'une main, dans l'autre le panier,

Il faut marcher, ramper, jouer au sanglier,

Pour atteindre ce lieu secret et singulier:

Sa "bouletière" cachée même à ses familiers!

Le cèpe, s'il est là, tu le sais par le nez,

Son parfum délicat te le fait deviner.

Avance à quatre pattes dans les épais fourrés

Respire à petits coups, tout comme un chien d'arrêt,

Cherche sous les plus basses branches des sapins

Et si tu trouves un cèpe, cherche aussi ses copains:

Il est rarement seul le Prince des forêts.

Il te faut le couper et non le déterrer,

En respectant ainsi le cèpe et son domaine

Tu t'y retrouveras à la saison prochaine.

Range bien sur des feuilles, dans un large panier,

Ce dont tu as besoin, pour ne pas gaspiller.

Boletus Eludis procure trois plaisirs:

Le plus primordial, c'est bien de le cueillir,

Puis le plus cérébral, c'est de le cuisiner,

Enfin le plus charnel, c'est de le déguster.

 

 

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25/07/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique: requin...

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Gunilla

Ma jolie suédoise s'appelait Gunilla

Ses cheveux étaient d'or et ses grands yeux lilas

Nous vivions en sauvages sur une plage indienne

J'étais son Robinson, elle, ma Bohémienne

Sa bouche était de miel, sa peau était dorée

Elle croquait la vie et moi je l'adorais.

Elle est allé nager, nue, dans les déferlantes,

Jeune, belle à croquer, forte et appétissante.

Elle s'est éloignée d'un crawl souple et puissant

Dans les reflets d'argent de l'astre éblouissant.

Un trait noir fendant l'eau s'en arrive du large.

Gunilla ne voit pas le monstre qui la charge.

Un cri dans une gerbe d'écume et de rubis...

Les requins sont cruels dans la mer d'Arabie.

requin.jpg

 

 

- Voilà, Victor, une bien funeste aventure...

Qui pourtant porte en elle une philosophie :

On est tous prédateur, on est tous nourriture,

Telle est la dure loi qui régule la vie.

- Non, mais, écoutez-le ce Socrate à la manque !

J'y parle d'une meuf bouffée par les requins,

Et lui, il me dégoise une philo de branque...

Que c'est presque normal et tout le saint-frusquin...

Depuis ce jour, petit, j'ai la haine des squales,

Je ne peux les aimer que bien cuits, dans la poêle.

Ce mangeur de bonheur, les pêcheurs l'ont chopé,

Grand capoun de boun dieù, ce fut une épopée !

Mes amis malabars à gueules de pirates

L'ont pris dans leurs filets sur la côte marathe,

Le bestiau dépassait trois mètres de longueur,

Ses mâchoires claquaient de toute sa fureur,

Des grands coups de bâtons, de couteaux et de masses

Ont enfin eu raison  du monstre coriace.

On lui creva les yeux pour mieux l'humilier

Puis, dans son estomac, on trouva un collier :

Un pendentif d'argent serti d'une turquoise,

Celui offert par moi - oui ! - à ma Suédoise...

Les cinq pêcheurs et moi, nous étions sous le choc,

L'alcool, le sang, le bang nous rendaient tous amok.

Les clameurs du combat réveillant le village,

Femmes, vieillards, enfants s'en vinrent sur la plage.

Un grand feu lumineux se mit à crépiter

Pour griller le requin en darnes débité.

C'est une viande ferme, moins rouge que le thon

Qu'on pose sur la braise, à même les brandons,

Quand la chair est saisi, qu'elle grésille et fume,

D'un bâton on la tourne et puis on la parfume

D'une pincée de sel, de carry mêlé d'ail

Tandis que l'on prépare, à côté, le rougail.

De l'océan indien, c'est un produit typique,

C'est frais, c'est parfumé, mais ça brûle et ça pique !

Tu haches deux oignons et tu les fais blondir,

Rajoutes trois tomates, coupées, ça va sans dire,

Deux, trois piments z'oiseau, attention, c'est sévère ,

De l'ail, du sel, du sucre, du jus de citrons verts,

Puis deux cuillers à soupe de bon carry hindou,

Dix minutes, à la poêle, tu fais cuire à feu doux.

On mange chaud ou froid cet accompagnement,

Mais il ne faut vraiment pas craindre le piment !

Sous les rais de Chandra, assis sur la terrasse,

Ensemble nous avons dévoré le vorace.

Comme assiette une simple feuille de bananier,

Comme couverts, nos doigts, comme les boucaniers

En mangeant son mangeur, j'aimais ma Gunilla

Tandis que sous la lune résonnaient les tablas.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

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18/07/2010

Gastronomie estivale:

soupe pistou pour blogs.jpg

La soupe au pistou

Comment peut-on servir, les soirs de canicule

Une soupe brûlante sans être ridicule?

Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,

Il en existe une: c'est la soupe au pistou.

Nous l'avons héritée de nos amis niçois,

Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.

C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,

Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.

"Pistar", c'est "écraser" en langue provençale.

Et le fameux "pistou" dont chacun se régale

C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés

Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.

Le basilic, chez nous, ce n'est pas le "pistou"

Mais c'est" lou balicot ". Voilà. Un point, c'est tout!

- Oh ! Doucement, Victor! Tu as les arcanettes ? (1)

Respire, bois un coup et dis-moi ta recette!

- Tu as raison, petit, fais péter le bouchon!

Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.

Une couenne, un pied, un petit jambonneau

Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau

Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.

Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.

Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:

Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.

Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates

Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.

Dans ta viande qui bout, met tes légumes entiers,

Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.

Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,

Qu' avecque ton pilon, cet emblème phallique,

Tu écrases en pommade. En tournant vivement

Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.

Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,

Enfin du parmesan ou de l'edam rapé.

Vérifie si la viande est correctement cuite,

Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:

Avec une écumoire, sort patates, courgettes

Que tu vas écraser avec une fourchette.

Elle te serviront de liant pour ta soupe.

Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes

Tu les tastes souvent et tu les cuis" al dente".

Quand c'est prêt, hors du feu, dans l' oulo qui chuinte,

Introduit ton pistou en mélange homogène

Directement à table, comme l'on fait à Gênes.

Respire ce parfum d'ail et de balicot,

Qui transcende cochon, tomates, haricots!

Cette soupe est un plat complet à elle seule,

Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courget­tes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.

Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d'edam rapé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

Les vins conseillés:

La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gou­leyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.

En Côtes-du-Rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirat, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint­-Pantaléon-les-Vignes.

En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbiè­res.

En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

(1) Avoir les arcanettes: faire preuve d'une certaine irritation.

11/07/2010

Ouiquinde épicurien: les escargots et l'aligot

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Vanessa

 

La brune Vanessa chemine sur l'Aubrac.

Pressée par la nature, elle pose son sac

Et, discrète, s'épanche derrière une murette.

Soudain elle bondit en hurlant, la pauvrette...

Une vipère avait planté ses crocs pointus

Dans la partie charnue de son individu !

Foin de toute pudeur ! La malheureuse appelle,

Et je me précipite au secours de la belle.

Agenouillé près de ses trésors féminins,

Je mord, suce, aspire et crache le venin.

Pour sauver Vanessa, sans ménager ma peine,

Je presse à pleines mains la jolie lune pleine.

Pour me remercier de ce vaillant combat,

La belle offre à ma bouche son sourire d'en bas...

- Afin de rassurer ta charmante marcheuse

Qui, d'après tes écrits ne semblaient pas bêcheuse,

Tu aurais pu l'amener dans un buron d'Aubrac,

C'est ainsi qu'on appelle les sortes de barraques

En pierres de granit qui servent aux bouviers

De solides refuges ainsi que d'ateliers

Où ils mettent au point les somptueux fromages

Dont la réputation à traversé les âges :

Tommes de lait de vaches d'Aveyron et Lozère

De Laguiole, d'Aubrac et de la Fau de Peyre.

Elle aurait pu manger, avec toi, l'aligot,

Compagnon idéal d'un bon plat d'escargots.

Tu ramasses, en marchant, quelques gastéropodes

Si nombreux sur l'Aubrac après une pluie chaude.

Comptes-en deux douzaines pour chacun des mangeurs.

Surtout si tes convives ont l'appétit majeur.

au vinaigre et au sel tu les fait dégorger,

Pendant deux heures au moins puis rince les rejets

Et met-les à bouillir dedans un court-bouillon

Avec laurier, fenouil, sel, poivre, thym, oignons.

Deux heures après tu vas, à l'aide d'une aiguille,

Sortir tes escargots, chacun, de leur coquille,

Puis tu vas supprimer carrément les entrailles

C'est, au bout de la chair, une noire tripaille.

Pendant cette cuisson, tu prépares ta sauce :

Des oignons rissolés avec du lard des Causses,

De la chair à saucisses, quelques anchois pilées,

Epinard, vert de blettes, oseille acidulée.

Jette les escargots dedans ta cassolette,

Poivre, sel, noix muscade et piment d'Espelette,

Mouille si nécessaire d'un peu de court-bouillon

Mijoter vingt minutes mais sans ébullition.

Tu sers ta gargoulade avec de l'aligot,

En buvant du vin rouge de derrière les fagots.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

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10/07/2010

Ouiquinde érotique: saveurs d'Asie

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Pipothé

 

J'ai connu, quelque part près de la baie d'Ha Long

Une fleur des rizières qui s'appelait Huong.

Visage de poupée sur un corps de princesse

Elle savait jouer de la bouche et des fesses.

 

J'ai vécu auprès d'elle, heureux et envoûté

Par sa spécialité: la fellation au thé.

Huong me préparait, avec mille manière,

Du thé vert au gingembre, une pleine théière.

 

Tandis que je buvais la boisson parfumée,

Ses petits doigts agiles sur ma queue allumée

Préparaient mon phallus avec mille caresses,

Mettaient mon corps en feu et mon cœur en liesse.

 

Huong prenait alors une gorgée de thé

Qu'elle tournait en bouche pour en faire chuter

Doucement la chaleur au degré idéal

Pour les tendres muqueuses de mon engin de mâle.

 

Huong mettait mon gland dans sa petite bouche.

Quel bonheur délicieux ! Je geignais sur ma couche.

Une chaleur torride, proche de la brûlure,

Envahissait ma queue d'un volcan de luxure.

 

Le liquide brûlant tourne autour de mon gland

La languette de Huong lui donne mouvement,

Elle aspire, elle pompe, elle masse, elle suce,

Tandis qu'un de ses doigts vient me forcer l'anus,

 

Par des spasmes de joie, ma queue jouit longtemps,

Dans la bouche de Huong, douce fleur de printemps.

Elle m'embrasse alors, partageant les saveurs,

Du foutre et du thé chaud, du plaisir, du bonheur.

 

04/07/2010

Gastronomie érotique : Gaspacho et poulet carry pour séduire

 

 

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Adrienne.

 

 

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,

Pervenche le matin, lilas au crépuscule,

Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.

J’en étais amoureux et je la voulais mienne.


 

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau

Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.

Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,

Ces courbes satinées et ces vallées profondes,


 

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

 

 

Je me serais damné tant j’en avais envie

Peu m’importait alors de courir à ma perte

Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

 

 

 

- Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?

- Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !

La pièce était tendue de tissus de Madras,

Sur le tapis, des poufs et une table basse,

Un encens très musqué, en volutes diaphanes

Créait une atmosphère de chaude nuit persane,

Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.

Tout me semblait propice à combler mes espoirs.

J’ai servi dans les verres une douceur exquise :

Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.

A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,

J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.

Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,

Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril

Côtes de céleri débitées en lichettes

Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.

Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons

Puis passez au chinois et servez sans cuisson.

Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,

S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.

Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,

J’ai servi une bombe : le poulet au curry.

Un beau poulet fermier coupé en six portions

Auquel on fait subir quelques préparations.

Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature

Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,

Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,

Huile, ail, sel marin et sel de céleri.

Enduisez le poulet avec cet appareil,

Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.

Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,

Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie

Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.

Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,

Saisissez à feu vif en tournant constamment.

Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment

Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé

De la noix de coco en copeaux ou râpée.

Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux

Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.

Pelez et découpez quelques pommes de terre,

Découvrez et posez vos tranches maraîchères

Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,

Tout doit être immergé, et non pas à demi.

Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor

Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.

A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry

On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)

Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,

Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.

N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,

Un seul, car il permet quelques contacts courtois,

Préludant ces élans de plus grande tendresse

Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

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29/06/2010

M’ame Michu et M’ame Chazotte : un an après les cadeaux aux gargotiers.

 

 

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- Alors, M’ame Chazotte, avec l’été, on va pouvoir aller au restaurant dépenser notre petite cagnotte ! Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… Avec la baisse de la TVA, on va pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des cons-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous ! M’enfin, ils votent Sarko, quand ce n’est pas Le Pen. Bertrand leur a envoyé 120.000 lettres avec bulletin d’adhésion à l’UMP ! Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, c’est pour empocher des voix. Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières française ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, ci-devant ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points.

 

- Ben ça alors !

 

- Ainsi, les gargotiers ont déjà touché quelques trois milliards en réductions de charges, dérogations sur les horaires de leurs employés – j’ose pas dire esclaves, mais ça s’approche de ça avec les palanquées de clandestins exploités par cette profession. Vous croyez que ce système dérogatoire a été supprimé ? M’étonnerait beaucoup… Et en plus, ils bénéficient maintenant d’une TVA préférentielle. Un an après sa mise en place et en pleine période de rigueur budgétaire, on peut constater que ce cadeau fiscal n'a pas eu les répercussions promises pour les clients, les salariés et l'économie du pays. Aujourd'hui, on entend Novelli, les organisations patronales du secteur et certains restaurateurs s'évertuer à accommoder à leur sauce certaines statistiques pour défendre cette opération, mais tout n'est que mensonge et propagande. L'Insee dévoile que les prix en 2009 ont progressé de 1,6% dans la restauration alors que l'inflation été négative de 0,1%.

- Ouais mais ils ont augmenté les salaires de leurs employés…

- Ben voyons ! Si, suite à d'âpres négociations, une prime annuelle maximum de 500 euros brut sera versée à certains salariés et que le Smic dans ce secteur sera supérieur de six centimes d'euros bruts au Smic général, la branche de la restauration rapide, qui profite pleinement de la baisse de la TVA, n'a rien voulu octroyer à ses salariés qui restent pourtant les plus mal lotis de tout le secteur.

- Justement, la baisse de la TVA, qu’il dit le mari de Carla, c’était pour que la restauration traditionnelle soit aligner sur la restauration rapide…

- Baratin. La restauration rapide ne bénéficiait pas d'un taux de TVA différent de celui de la restauration traditionnelle, que l'on aille chez McDonald ou Bocuse, le « sur place » était facturé à 19,6% et le « à emporter » à 5,5%. Seulement les marchands de merde de la restauration rapide ne faisaient aucune distinction entre le « sur place » et le « à emporter ». Ce qu’il aurait fallu faire, pour équilibrer la concurrence, c’était mettre tout à 19,6%, que ce soit à emporter ou à manger sur place.

- Ouais mais, les restaurateurs ont embauché…

- Tè ! Fumes ! En réalité, 8 000 emplois net ont été créés depuis le 1er juillet 2009 pour l'ensemble des CHR, soit un coût de 375.000 euros par poste ! Ils nous coûtent cher ces emplois M’ame Michu….

- Ben alors qu’est-ce qu’il faut faire M’ame Chazotte ?

 

- Mangez le patapon de votre chat…

 

Sources : Eco89


 

27/06/2010

Ouiquinde érotique: des ballons, mais des bons!


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Vive les Gros Nichons


On n'aime pas les œufs au plat

Ni les planches à repasser

Nous on veux du Wonderbra

De beaux obus à baiser

Y sont souvent raplaplas

Les nénés de nos nanas

On rêve de roberts d'enfer

Qui pointe sous leurs pull-overs !



Refrain :

Et vive, vive, vive les gros nichons

Les paires de seins comme des ballons

En pomme, en poire, ovales ou ronds

Faut du volume sous le téton

Et vive, vive, vive les gros nichons

Les paires de seins comme des ballons

Tant qu'y aura du monde au balcon

Ça boug'ra dans les pantalons



Plus de bonnets A, de bonnets B

Oh, libérez les décol'tés

Naturels ou siliconés

On est dingues des gros tétés


Refrain


Roploplos, jolies mamelles

Oh, débordez donc des dentelles

Méga-nibards à la pelle

Vous nous rendez la vie belle


Refrain



 

21/06/2010

Gastronomie dominicale in vivo: la côte de boeuf aux morilles.

 

 

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Eh ! Approchez votre nez de l’écran. Vous sentez ? Hum ! C’est les morilles que la Lionne – c’est ma compagne – fait doucement suer et revenir dans le gras fondu de quatre tranches de lard dont elle a retiré et réservé les croustillances parfumées. Elle a d’abord soigneusement nettoyés les morilles sous l’eau courante pour en enlever toute trace de sable.

 

Dans une autre poêle, elle fait blondir quatre échalotes et deux oignons doux du Vigan ou de Lézignan hachés assez fins. Quand les morilles ont sué leur eau, elle les mêle avec les oignons, rajoute deux noix de beurre, couvre et laisse cuire lentement à feu doux. Les morilles, qui sont  toxiques crus, doivent cuire assez longtemps. Une trentaine de minutes.

 

Ce qu’on va manger à midi, c’est une coproduction : le fils et le caganis ont trouvé les morilles, la Lionne mitonne amoureusement la sauce et il me revient de cuire la côte de bœuf. Du bœuf de l’Aubrac acheté chez Bouquet, le boucher du village. D’un rouge tendre délicatement persillé. Je vais la cuire dehors, sur la vieille forge (oui, vous savez, ces petites forges carrées, avec une soufflerie qui siffle lorsqu’on la tourne à la main ; il y en avait dans toutes les fermes) que j’ai transformé en barbecu. La braise de fayard est belle. J’irai dès que j’aurai terminé ce billet. La côte vient de reposer une heure à température ambiante, badigeonnée d’huile d’olive et parsemée de grains de thym. Je vais la saisir sur feu vif quatre minutes d’un côté, quatre de l’autre, puis, entourée de papier d’alu, je vais la laisser finir sa cuisson interne, au chaud dans le four ouvert, le temps que la Lionne finisse sa sauce.

 

Ah ! Elle m’appelle. Bon. Je me dépêche. Il y a des choses plus primordiales que d’écrire qui m’attendent ! J’entends le caganis (en Provence, le caganis, c’est le dernier né d’une portée) qui rigole en tournant la manivelle de la forge. Oh ! Coquin de sort ! Il va me bouffer mes braises ! J’y vais…

 

… Ouf ! Ça y est. La côte jubile dans son écrin brillant, au chaud dans le four ouvert, à côté du gratin dauphinois. La Lionne attaque la finition : elle verse dans son appareil de morilles deux cents grammes de crème fraîche. Elle touille, elle touille, rectifie le goût avec poivre et sel puis ajoute un  verre de muscat de Beaumes-de-Venise de chez Claude Vaute.

 

Bon. Le fils débouche la bouteille de Cairanne de chez Richaud ! Excusez-moi, je vous lâche la grappe, j’ai les papilles qui s’estransignent !

 

17/06/2010

Au Bistro de la Toile : pinard sauciflard.

- Oh ! Loulle. Serais-tu un dangereux provocateur raciste ? Chez toi, dans un lieu ouvert à tous les publics, on boit l'apéro avec du pinard ! Du PINARD ! Non mais, tu te rends compte de l'énormité de ta provoc ? Et en plus, il t'arrive de sortir pour les amis un de ces sauciflards que tu ramènes de l'Ardèche ! Non mais, où on va, Loulle ? Dans quel pays tu te crois ? Du pinard et du sauciflard ! Mais c'est plus que suspect ça. Plus que douteux. Plus que révélateur de pratiques et d'idées d'un autre âge. Qu'est-ce que tu cherches avec tes provocations franchouillardes ? Une descente de la Police de la Vertu ? A Paris, c'est interdit de se rassembler pour trinquer ensemble au rouquin et au sauss. Tu veux que ce sois pareil ici. Reprends-toi Loulle. Reprends-toi !


- Tè ! Bois un coup Victor. C'est du Côtes-du-Rhône de Lirac. Idéal pour le sauciflard !


pinard sauciflard 1.jpg- Merci. A la nôtre tant que nous le pouvons. Cette manif parisienne fait beaucoup parler. Oui, il y a de la provoc dans cet apéro pinard-sauciflard à la Goutte d'or. Oui elle a été en partie récupérée par des groupuscules d'extrême-droite. Mais il y a derrière une réaction très normale, très saine de résistance contre ce qui remet en cause la laïcité de notre société. La provoc, elle est d'abord ailleurs : n'est-ce pas de la provoc que de bloquer chaque vendredi des rues entières de Paris, Marseille, Toulouse, etc. pour prier en groupe ? A la rue Myrrha, à Paris, la mosquée proche est vide alors que la rue est encombrée de croyants priant et interdite à la circulation. Et les flics ne disent rien, ne font rien. Quant aux politiques, pantalon baissé et cul tendu, ils acceptent par lâcheté. De même, n'est-ce pas de la provoc d'imposer de réserver des heures de piscine séparées pour les femmes musulmanes ? N'est-ce pas de la provoc que d'imposer des menus hallal dans les cantines des écoles ? N'est-ce pas de la provoc que de déployer des drapeaux algériens dans les mairies lors de mariages ? Sans parler de ces fantômes sépulcraux de plus en plus nombreux dans les rues. Sans oublier ces connards de barbus en tenue de talibans...


- T'as raison Victor. Avec ces conneries, des tas de gens, à priori pas racistes pour deux ronds, sont en train de le devenir par réaction à la remise en cause de plus en plus agressive des valeurs de notre société. Les immigrés actuels, contrairement aux vagues italiennes, espagnoles, polonaises, portugaises, ne cherchent plus à s'intégrer dans le pays d'accueil mais à y imposer les us et coutumes des pays qu'ils ont quittés. Voilà où est le problème. Cet état de fait doit être combattu sans faiblesse. C'est par ce laxisme que l'extrême droite reprend du poil de la (sale) bête partout en Europe.


- Le magazine L'Express, dans son édition internet, publie un sondage significatif de l'exaspération des Français « souchiens » (« sous chiens » disent avec beaucoup d'élégance les fachislamistes et leur collabos). La question est :


Un apéro saucisson pinard "contre l'islamisation", c'est...

* une provocation raciste inadmissible! 7%
* un coup de com' de l'extrême-droite... 5%
* une fausse réponse à une vraie question 16%
* un geste de salut public 69%
* le cadet de mes soucis! 3%


- C'est significatif d'une situation qui est en train de dégénérer vers une catastrophe. La mode - chez les « intellos » munichois, collabos des naze-islamistes, lâches lécheurs de cul de ceux qu'ils pressentent comme leurs futurs maitres - est de faire passer les républicains attachés au valeurs de la laïcité fondatrice de notre vivre ensemble pour des « racistes », des « fascistes » tandis que, pour eux, les naze-islamistes sont des victimes... Victimes ? Mon cul ! Ils mordent la main qui les accueille, qui les fait bouffer, qui les loge, qui les éduque, qui leur offre des droits que jamais ils n'auraient dans leurs pays d'origine. Ras les couilles de cette victimisation. Ras les couilles de cette repentance veule.


- Allez ! Tournée générale Loulle ! De rouge bien sûr. Et sors un peu ton sauciflard ardéchois !



 

12/06/2010

Ouiquinde érotique avec Guillaume Apollinaire...


 

Epithalame


Tes mains introduiront mon beau membre asinin

Dans le sacré bordel ouvert entre tes cuisses

Et je veux l’avouer, en dépit d’Avinain,

Que me fait ton amour pourvu que tu jouisses !


Ma bouche à tes seins blancs comme des petits suisses

Fera l’honneur abject des suçons sans venin.

De ma mentule mâle en ton corps féminin

Le sperme tombera comme l’or dans les sluices.


Ô ma tendre putain ! Tes fesses ont vaincu

De tous les fruits pulpeux le savoureux mystère,

L’humble rotondité sans sexe de la terre,


La lune, chaque mois, si vaine de son cul

Et de tes yeux jaillit même quand tu les voiles

Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.


Guillaume Apollinaire

(Les onze mille verges ou les amours d’un hospodar)



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