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26/05/2010

Ah ! Putaing qu’ils sont bien ces jeunes !

 

 

chimulus bouteille sur sarko.jpg

 

 

Effrontés, mal embouchés, irrespectueux en diable !

Après celui qui s’est essuyé la main après avoir touché celle de l’Axe de la Galaxie, en v’là un autre qui lui balance carrément sa boutanche en plastique de flotte sur le coin de la cafetière ! On peut regretter  qu’il fasse si chaud. Imaginez une telle opération cet hiver, quand il faisait moins quinze ! L’eau, ça gèle…

Allez, ça s’approche : sous les pavés, la plage !

 

Merci à Chimulus

 

 

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24/05/2010

Long ouiquinde gastronomique: Les lapins de champs du Grand Gaby

 

 

 

lapins de champs pour le web.jpg

 

 

 

Grand, long, déguingandé, sec comme un coup de trique

Le nez en coupe-vent, le regard ironique

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte!

Ceci en soixante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fond du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoutes ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne sois pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois.. .notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 


diane chasseresse shaw2.jpg

 

 


Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelé et écrasé, - 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépi­nées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés:

Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) Espuillé : écorché.

(3) Sartan : poêle.

 

In: "Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s" - Jean-Victor Joubert


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23/05/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique avec Fanny


 

Fanny4.jpg


 

La brandade de Serge et Wladimir



La Fanny est serveuse au café des Platanes

Elle a de ces rondeurs que les dévots condamnent

Mais que les jouisseurs lorgnent avec désir

Tant elles sont promesses de joies et de plaisir.


Elle ondule parmi les joueurs de pétanque,

Ces acteurs naturels, ces presque saltimbanques,

Perturbe les tireurs, énerve les pointeurs,

Prive de leurs moyens ces superbes menteurs.


Sous l'effet ravageur de ses hanches qui roulent

Tous restent bouche bée et en perdent la boule

Parmi les équipiers, voilà la zizanie :


On s'insulte, on se crie, pour un point on s'encagne

On joue contre son camp, on joue à Qui-perd-gagne

Tous rêvent du Zéro... et de baiser Fanny !


Fanny2.jpg

 

- Victor ! Tes pétanqueurs qui rêvent d'embrassades

En matant les rondeurs de la belle Fanny,

Ils devraient s'entraîner à faire la brandade,

Ça calmerait un peu leur érotomanie !

Voici comment la font, pour leur table éponyme

Serge et Wladimir, restaurateurs à Nîmes.

Pour réussir ton plat, éloigne les intrus,

Une nuit, à l'eau fraîche, dessale ta morue,

En six coups de hachoir frappés sur une planche,

Sans enlever la peau, en portions tu la tranches.

Tu la mets, à l'eau froide, dans un large faitout

Que tu lèves du feu quand le liquide bout,

Et tu laisses tremper dix minutes environ,

Le temps de te verser quelques petits canons.

Puis égoutte, essore, et lève les arêtes,

Dans une casserole, mets ta morue défaite,

Dès lors, tu vas chauffer l'ensemble au bain-marie.

A la cuillère en bois, à tour de bras, manie,

Ecrase la morue d'une main combative

En ajoutant du lait et de l'huile d'olive,

L'un et l'autre, tiédis, de façon mesurée

Pour obtenir enfin une lisse purée.

Cette crème doit être onctueuse et épaisse

Pour cela, il te faut branler fort, sans faiblesse.

Lorsque tu en es là, prends le temps de souffler,

Décontracte ton bras, laisse-le dégonfler,

Verse-toi volontiers un vin blanc des Costières

Et va faire un câlin avec la cuisinière.

Reprends ton appareil, oublie la rigolade

Si tu veux, comme un chef, réussir ta brandade.

Il faut la parfumer, la monter en saveur.

Elle doit embaumer pour chavirer les cœurs.

Ecrase, au mortier, une gousse d'ail blanc,

Râpe un peu de muscade - excellent stimulant ! -

Un zeste de citron que finement tu haches,

Un peu de poivre blanc, un soupçon de pistache,

Du sel si nécessaire, mais reste circonspect,

Enfin, lorsque tu sers, une truffe râpée.

Ce plat emblématique de Nîmes-la-Romaine

Incitera Fanny, à la dernière mène,

À laisser les vainqueurs autant que les vaincus,

Selon la tradition, lui embrasser le cul !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l'amour !



Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 1 grosse morue sèche, - 1 demi litre de lait tiède, - 1 demi litre d'huile d'olive tiède, - 3 gousses d'ail de belle taille, - 1 zeste de citron, - 1 cuillerée à dessert de poivre blanc, - 1 peu de muscade râpée, - 2 graines de pistache, - 1 truffe (accessoire), - beaucoup de vigueur dans le bras (indispensable !)


Les vins conseillés:

Profitez de ce plat gardois pour apprécier les vins rouges des Costières-de-Nîmes mais aussi les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Péray, vins tranquilles du Diois, Saint-Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ar­dèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon.

En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul-de-Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons-source-d'Argens, Brue-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins primeurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les-Vignes, Sabran, Codolet, Rochefort, Lirac, Laudun.

 

quel-cul.jpg

 

 

22/05/2010

Ouiquinde érotique: Arthur Rimbaud

 

 

 

Pompeya_erótica5 Priape mosaïque.jpg

 

 

 

Les anciens animaux...

Les anciens animaux saillissaient, même en course,
Avec des glands bardés de sang et d'excrément.
Nos pères étalaient leur membre fièrement
Par le pli de la gaine et le grain de la bourse.

Au moyen âge pour la femelle, ange ou pource,
Il fallait un gaillard de solide gréement :
Même un Kléber, d'après la culotte qui ment
Peut-être un peu, n'a pas dû manquer de ressource.

D'ailleurs l'homme au plus fier mammifère est égal ;
L'énormité de leur membre à tort nous étonne ;
Mais une heure stérile a sonné : le cheval

Et le bœuf ont bridé leurs ardeurs, et personne
N'osera plus dresser son orgueil génital
Dans les bosquets ou grouille une enfance bouffonne.

 

Arthur Rimbaud

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21/05/2010

Au Bistro de la Toile : Féria et apéros géants.

 

corrida_nimes.JPG- Alors Loulle, cette Miurada, ça s'est bien passé ?


- Je l'ai manquée... La dernière main à mettre à la bodega...


- Tu vas en empastiser du monde dans ta machine à boire ! La féria de Nîmes, c'est - après les corridas tout de même - une gigantesque beuverie. En moins d'une semaine, c'est presque un million de clampins qui s'empèguent, qui braillent. C'est un bon nombre de bœufs qui dégueulent dans les caniveaux, qui tombent parfois dans le coma éthylique... A cinq heures du mat, les pompiers et la Croix-Rouge les ramassent - ça fait désordre - avant que les services de voirie redonnent un coup de propre à la ville ! Et, ça te fait rien de penser qu'il y en aura peut-être un, de tes clients, qui se prendra une infusion de platane ?


- Eh ! Oh ! Victor, un mastroquet, c'est pas une assistance sociale. Et puis le type qui s'est fracassé six mètres plus bas, l'autre semaine à Nantes, il ne sortait pas d'un bistrot, mais il s'était mis carbone dans un de ces « apéros géants » générés par « fesse-bouc »...


- Ça t'emmerde, eh ! mastroquet de mon cœur, ces rassemblement de cinq ou dix mille jeunes qui se retrouvent spontanément, comme ça, sans se connaitre, juste pour boire un coup, ou plusieurs ensemble... Et ça emmerde aussi « l'estabishment ».


- Tu parles, ces conneries, pour ce que ça rapporte...


- Voilà, Loulle ! Tu l'as dis : « pour ce que ça rapporte... » Et oui, les gens en place ne supportent pas ces rassemblements non pas parce qu'ils sont dangereux pour la santé des jeunes, ça ils s'en branlent joyeusement, mais parce que ça ne rapporte rien ! Que des milliers de jeunes se mettent minables dans des discothèques qui ne sont que d'énormes usines à picoler et à se défoncer, c'est pas grave. On fait quelques vagues contrôles à la sortie et on laisse faire. Mais que des fêtes spontanées aient lieu sans rapporter un rond ? Sacrilège, Loulle. Sacrilège vis-à-vis de leur dieu, le grand Saint-Pognon ! Si j'étais encore jeune Loulle, tu sais ce que je leur dirais moi, à ceux qui gueulent contre ces apéros géants ? Je leur dirais : « Eh ! Oh ! Les vieux kroumirs, lâchez-nous un peu les baskets. Vous avez vu le monde pourri que vous nous léguez ? Vous avez compté la dette abyssale que vous nous laissez ? Vous avez vu la société de merde que vous avez façonnée ? Vous avez conscience de l'avenir de merde que vos conneries nous promettent ? Alors écrasez-vous et laissez-nous un peu nous éclater comme nous l'entendons, si vous voulez que payions vos retraites ! »


Et puis je vais te dire Loulle. Si les « dirigeants » voient ces rassemblements festifs avec panique, c'est qu'ils ont compris qu'il y avait là pour eux un danger potentiel énorme. Imagine qu'au lieu de se filer rencart pour boire quelques canons, les jeunes - et les moins jeunes - se filent rencart à cinq ou dix mille, par exemple lors d'une visite de not'bon président, pour lui balancer quelques tomates...ou autres choses ? Imagine qu'ils se donnent rencart à cinq ou dix mille autour d'une grosse boite multinationale qui largue ses employés comme des kleenex sales ? Imagine qu'ils se filent rencart autour d'une centrale nucléaire qui expédie ses déchets on ne sait où ? Les champs d'actions sont immenses Loulle ! Pleins de dangers ou d'espoirs, selon le côté où l'on se trouve ! Et c'est imparable, l'internet, par définition, passe partout et est inarrètable.


- Intéressant Victor. Intéressant. Je ne verrais plus ces apéros géants de la même manière... Tè ! C'est ma tournée. Qu'est-ce que tu bois ?


- Un Communard, rouge et cassis, comme d'hab...


 

apero géant.jpg

 

 

 

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19/05/2010

Pompons la merde, et pompons la gaiement ! Vive la merde, énergie propre et renouvelable !


 

chieur Topor.jpg

En voilà une nouvelle qu'elle est bonne ! Tous ceux qui nous font chier, tous ceux qui sèment la merde, tous ceux qui la remue, tous ceux qui nous y mettent jusqu'au cou peuvent devenir des sauveurs de la planète ! La merde, il y en a partout, tous le monde en fait, du plus riche au plus pauvre, sans distinction de race, de couleurs, de religions, d'âge, de condition sociale. La merde, voilà notre sauveur !

 


« Fille de roi, de ta beauté si fière

Tu dois chier, ainsi dieu l'a voulu

Ton cul royal, comme un cul prolétaire

A la nature, doit payer son tribu...

Et puisqu'il faut que rien n'se perde

Dans la nature, où tout est bon

Ami pressons la pompe à merde

Le jour parait à l'horizon.... »


Un jour de gloire, un jour radieux se lève enfin sur l'humanité grâce aux produits de nos boyaux culiers, mais aussi des merdes de vaches, de cochons, de poules, de mac-do. Le grand œcuménisme du saint Caca !


biogas-photo1.jpg« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait Lavoisier.

 

Eh bien les Honorables fils de Confucius ont pris au mot le génial physicien français : ils transforment, à échelle industrielle, la merde humaine ainsi que les lisiers en BIOGAZ ! Et ça marche du feu de dieu !

Allez, je vais téléphoner à Sarko (enfin, je vais chier !) pour sauver la planète !




Allez-y voir sur cette video :

http://www.lepost.fr/article/2010/05/18/2077429_la-m-e-r-...


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18/05/2010

Au Bistro de la Toile : retraites, Reiss, Domenech…

 

- Eh ! Victor, t’as vu, le Sarko, il a encore reculé : il va faire payer les riches pour les retraites !

 

- Mouais… Saluons ce coup de pied dans le cul qui oblige les sarko-trafiquants à penser ( !!!) à prendre un peu de pognon à leurs amis et commanditaires du Fouquet’s. Mais faut pas trop se faire d’illusions, ça ressemble à un enfumage, comme d’hab… Rien n’est chiffré, aucun mécanisme n’est expliqué. Donc, comme dans le pâté aux grives, il y aura beaucoup de cochon (l’allongement des annuités et le recul du départ à la retraite) et un tout petit peu de grives (une taxe symbolique sur le capital), pour l’étiquette…

 

- T’as peut-être raison… Bon. Buvons tout de même à la libération de la petite Reiss que les sinistres barbus de Téhéran ont enfin lâchée !

 

- A la nôtre ! Encore que la petite Reiss, comme tu dis Loulle, on l’a payé ! 280.000 euros de rançon ! Bon, ça, c’est pas bien grave. Mais ce qui l’est plus, c’est qu’on l’a surtout échangée contre un assassin féroce et contre un trafiquant d’armes ! Encore une fois, c’est le pâté aux grives… Et ils nous prennent vraiment pour des cons en prétendant, comme Kouchner, qu'il n'y a pas eu tractation!

 

- La grive, en l’occurrence, elle serait tout de même un peu espionne, non ?

 

- Peut-être, mais vraisemblablement à son insu. C’est tentant pour les barbouzes de la DGSE  de manipuler une petite étudiante qui a l’avantage de parler le persan et d’être bien intégrée dans le milieu étudiant iranien, turbulent malgré la férocité du régime. Mais ce qui est parfaitement choquant, ce sont les dégoisages de ce vieux con d’ancien sous dirlo de la DGSE qui se répand dans les boites à bourrage de crâne en prétendant que la petite était une espionne ! Mais si c’est vrai,  qu’est-ce que c’est ce type qui balance ses sources ? Qui grille ses agents ? Tout ça pour faire la promo d’un bouquin qu’il vient de faire pondre probablement pas un nègre ?

 

- Un homme de couleur, Victor. Un homme de couleur. On ne doit plus dire nègre.

 

- Le mot nègre, en l’occurrence, désigne quelqu’un qui écrit, dans l’ombre, pour un autre qui, lui, signe dans la lumière. C’est ce que font la plupart des hommes politiques, des débiles du chauve-bis ou du sport…

 

- Bon. Heureusement qu’on a le foute pour se défouler. On peut toujours taper sur ce con de Domenech…

 

- Ben ! Moi je l’aime bien Domenech ! Un type cultivé, qui sait lire, qui fait du théâtre, qui a une activité humanitaire discrète, qui a même une certaine forme d’humour caustique… Ça change dans ce monde de bœufs ! Et puis, soyons objectif : en 2004, le Raymond, il a bien amené l’équipe de France en finale de la coupe non ? On allait gagner, c’était sûr. Et c’est ce con de Zidane qui nous a fait perdre ! Pas le Raymond ! Ensuite, rappelez-vous Mémé Jacquet en 98. Tout le monde le pourrissait, à commencer par L’Equipe. Et il nous fait gagner… Après quoi, il leur à mis le doigt dans l’oigne profond le mémé ! Et sans vaseline… Si Raymond fait pareil, tous ceux qui le roulent dans la merde viendront à genoux pour le feller…

 

- Pour le quoi ?

 

- Pour lui faire des pipes… Allez ! Mets ma tournée.

 


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17/05/2010

Vive les femmes, vive les poils...


 

poilue-aisselle.jpg

 

 

 


 

Femme à poils


Rien n'est plus émouvant,

Rien n'est plus excitant

Rien n'est plus envoûtant

Qu'une bell' femme à poil


Sachez mesdemoiselles

Que pour le sensuel

Que pour le sexuel

Il faut avoir du poil !


Touffe noire

Ciboire

Touffe blonde

Profonde

Touffe rousse

Qui mousse


Ecrin doux et soyeux

Du temple du désir

Toboggan broussailleux

Vers la grotte à plaisir

Le poil, le poil, le poil, le poiiiil

 

 

poilues.jpg

 

 


- Oh !  Victor, tu en parles avec tant d'émotion !

D'où te viens, pour le poil une telle passion ?

- De ma prime jeunesse où, branleur émérite,

J'ai vécu, envoûté, un bonheur insolite.

Carmencita Sanchez était la fille aînée

D'une famille ayant franchi les Pyrénées

Pour fuir les catastrophes d'une guerre civile.

Tous travaillaient aux champs du mas de la famille.

Carmencita, ce jour, préparait l'aïoli

Un « foudaoù » sur le ventre, un caraco joli

Laissant nu sa gorge, ses bras et ses épaules.

Je m'étais proposé, moi, jeune branquignole

Pour l'aider à peler patates et carottes

En matant, de la belle les chairs blanches et rondes.

Je sors pour emporter les épluches aux cochons

En rêvant à ses yeux, son cul et ses nichons.

Je reviens, tête en feu et la gaule en folie

Derrière la Carmen qui montait l'aïoli.

Assise, le mortier coincé entre ses cuisses,

Elle tournait l'aïoli d'un geste ample et lisse.

J'arrive doucement, par derrière la belle

Et glisse prestement ma queue sous son aisselle,

La chair tiède en sueur, les poils, le mouvement

Rythmé, les parfums d'ail font un coquetèle dément,

Carmen crie en français, m'insulte en espagnol

Voudrait bien me pousser, me donner des torgnioles

Mais l'aïoli est sacré, s'arrêter, c'est tabou

Car sinon elle cague, le déshonneur au bout !

Ses cris deviennent rauques, feulement de féline

Son bras se fait complice, sa tête dodeline,

Je voudrais tant l'avoir, toute nue, dans un lit !

Puis mon plaisir jaillit, parfumant...l'aïoli !



 

femmeapoils2dw1.jpg

 

 


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16/05/2010

"Oné tanlig hun! Oné tanlig hun! Oné Oné Oné tanlig hun! "

fouteuses.jpeg

 

bathezpisse.jpg"Oné tanlig hun! Oné tanlig hun! Oné Oné Oné tanlig hun! "

Putaing! Et ça braille partout dans les rues d'Avignon comme dans celles d'Arles! Ça y est, Oné tanlig hun!

Mouais... La mère Roig, mairesse d'Avignon commence à se faire du mouron... Le stade est évidemment trop petit, va falloir rajouter 8000 places pour le mettre aux normes de la Ligue 1 de foutebol... Qu'à cela de tienne, on rajoutera des tribunes sur tubulures métalliques! Ben voyons! Ces structures sont célèbres: demandez aux Corses du stade de Furiani il y a quelques années...

Allez, on va pas faire les rabat-joie. Oné tanlig hun? Et bien tant mieux. O0n va pouvoir devenir de vrais "supporteurs" avec banderoles racistes, cris de singes et autres joyeusetés. Faut être moderne Coco! Faut être moderne!

Tè! Ça me rappelle une blague:


Une femme rentre chez elle et entend un drôle de bruit provenant de la chambre de sa fille.Elle ouvre la porte et surprend sa fille en train de se faire l'amour avec un vibromasseur. Elle lui demande: « Pour l'amour du ciel, qu'est-ce que tu fais là ? » Sa fille lui répond alors: « Maman, j'ai 35 ans, pas mariée et ceci est la chose que j'ai trouvée qui se rapproche le plus d'un mari. Alors sors d'ici et laisse-moi seule. »

 

footballeuse.jpegLe lendemain le père entre dans la maison et entend le même bruit provenant de la chambre de sa fille. Il ouvre la porte et surprend sa fille en train de faire l'amour passionnément avec son vibromasseur. Il lui demande ce qu'elle fait là. Elle répond : « Papa, j'ai 35 ans, pas mariée et c'est la seule chose que j'ai trouvée qui se rapproche le plus d'un mari.Alors sors d'ici et laisse-moi seule. »

 

Quelques jours plus tard la mère entre dans la maison avec ses provisions qu'elle place sur la table de la cuisine quand elle entend le même bruit mais cette fois-ci venant du salon. Elle entre alors dans le salon et voit son mari étendu sur le sofa, buvant une bière froide et regardant la télévision. Le vibromasseur est à côté de lui sur le sofa et vibre comme un fou. Sa femme lui demande alors : « Pour l'amour du ciel qu'est-ce que tu fais là ? » Son époux répond : « Je regarde le foot avec mon gendre... »

 


 

 

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14/05/2010

Big Brother Awards 2010: une brillant palmarès.

 

big brother.jpgBig Brother Awards 2010 : Et 10 Prix Orwell pour les 10 ans, 10 !

La liste des lauréats des Prix Orwell 2010, sanctionnant les pires atteintes à la vie privée, aux libertés publiques et individuelles, semble interminable. De mémoire d'organisateurs, jamais le choix n'a été aussi difficile. Nos jurés (1) ont d'abord absolument tenu à exclure le plus attendu des Big Brothers, Nicolas Sarkozy, pour dopage et récidivisme chronique, et préféré "récompenser" les plus méritants de ses exécuteurs, qu'ils soient ministres, hauts fonctionnaires, élus locaux, entreprises, médias ou personnalités. Résultat : dix trophées décernés, neuf prix Orwell et un prix Voltaire pour cette 10ème édition des BBA !

 

 

Orwell Etats/Elus :

 

Eric Besson, ministre de l'immigration, remporte le Prix haut la main. Les chefs d'inculpation sont multiples : durcissement des quotas d'expulsions, refus de disculper les personnes et associations aidant les migrants, expulsion expéditives hors contrôle du juge des libertés et non respect des droits des migrants. Comme dit Eric Besson "c'est pas Auchwitz". Encore heureux !...

Loin derrière lui, la pourtant très méritante Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur puis de la Justice (après avoir officié à la Défense), primée l'an dernier pour son efficacité policière : triplement des caméras de "protection", commande d'un rapport approximatif sur leur efficacité, et sa contribution à la Loppsi 2 (loi de programmation sur la sécurité), toujours en chantier. Cette année MAM a été envoyée au charbon pour passer en force la loi de « modernisation de la Justice ». Sarkozy vient de laisser tomber le projet de loi et MAM a désormais contre elle toute la magistrature. Petite dernière, avec son tailleur et ses crocks roses : Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, pour le giga-fichier H1N1 convoité par ses amis les labos, et son incompétence à protéger les français des appétits des protagonistes du DMP et du DMP Pro.

 

La catégorie Etats/Elus était si fournie en candidats poids lourds que deux mentions ont été instaurées : 
- Mention spéciale Fichiers A la quasi unanimité, le jury a souhaité récompenser les ministres successifs de l'Education nationale (en l'espèce, Xavier Darcos puis Luc Chatel), pour six années d'efforts à mettre en place un fichage systématique (sans base légale et dénoncé par des instances de l'ONU comme le Conseil des droits de l'enfant) des enfants dès l'âge de trois ans. Base Elèves et la BNIE (Base nationale d'identifiants élèves) sont le socle d'un futur "Safari", qui permettra un fichage à la source des futurs actifs, façon "casier scolaire". Deux autres fichiers ont été distingués : le @RSA d'Eric Woerth et Martin Hirsch, qui n'est que le dernier fichier entrant dans le croisement des bases de données sociales mises en place pour contrôler les précaires et les autres. Et le fichier H1N1 de Roselyne Bachelot justifié entre autres par l'argument asséné en pleine crise grippale : « et des gens vont mourir ».

- Mention spéciale "Exécuteurs des basses oeuvres" : elle récompense ces hauts fonctionnaires, petits chefs ou élus zélés sans lesquels la machine à broyer ne serait pas aussi performante. Grand gagnant : Eric Ciotti, député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes. Il est rapporteur de la dernière loi sécuritaire de l'ère Sarkozy ("Loppsi2"), "porte-flingue" du gouvernement pour toutes les questions de sécurité intérieure, et "conducator" zélé d'un département qui veut être le premier à supprimer les allocations aux familles en difficultés. Dommage pour les perdants : Alex Türk, président de la CNIL maintes fois nominé et qu'on ne présente plus, et Christian Pasta, procureur de la République d'Alès, inconditionnel du FNAEG qui s'est acharné, en vain, à faire condamner un faucheur d'OGM refuznik, car "limiter aux seules infractions sexuelles n'était pas suffisant pour alimenter le fichier"...

 

- Orwell Localités : Tir groupé pour les Alpes Maritimes ! Car c'est le maire de Nice Christian Estrosi qui décroche la palme du pire élu local de ces BBA 2010. Estrosi - qui a propulsé Eric Ciotti dans son fief du « Zéro-Six » - est le promoteur en tant que ministre de la fameuse loi « anti-bandes » votée cette année, mais c'est surtout pour sa volonté de faire de sa ville un laboratoire de la vidéosurveillance qu'il a été distingué (en projet, un réseau 600 caméras à Nice pour un investissement de 7,6 millions d'euros). Les « dauphins » d'Estrosi sont d'abord le duo de choc Francis Delattre et Sébastien Meurant, deux élus du Val d'Oise qui sont allés fouiller dans les fichiers pour discréditer un adversaire politique (Francis Delattre étant par ailleurs, fait aggravant, un ex-commissaire de la CNIL !). Et ensuite, médaille de bronze pour le maire de Grenoble Michel Destot, déjà connu pour sa longue implication dans les nanotechnologies, qui s'est fait pincer en installant clandestinement des caméras-dôme sur le trajet habituel des manifs, anticipant sur la Loppsi2 qui prévoit que le préfet puisse procéder à de telles installations mêmes éphémères.

- Orwell Entreprise : le Prix revient aux banques BNP Paribas, la Banque Postale, LCL, la Société générale... et tous les autres établissements bancaires qui laissent ou incitent leurs employés à dénoncer aux services de la Préfecture les clients sans papiers venus à leur guichet. Les deux autres candidats distingués sont la filiale chinoise d'Alcatel - Alcatel Shanghaï Bell - pour collaboration et fourniture de moyens de surveillance à la dictature de Birmanie, et la RATP pour ses passes Navigo, ses caméras clandestines dans le métro, ses panneaux de pub "espions" et sa politique au service de l'argent et de la sécurité, et non de l'usager.

(source : pc inpact)

- Mention spéciale Internet : elle distingue Trident Media Guard & son actionnaire Thierry Lhermitte, qui escomptent bien faire des profits faciles sur la surveillance des internautes autorisée par l'Hadopi. A une voix près elle échouait aux services web de géolocalisation, la nouvelle armada aspireuse de vie privée du Web 2.0 (Foursquare, Gowalla, Yelp, Plyce, Tellmewhere (Dismoiou en France) et autres Veniu. Et à deux voix près, elle atterrissait dans l'escarcelle de Pages Jaunes et de sa très intrusive nouvelle acquisition 123 People championnes du web-renseignement à l'insu de ceux qui en font les frais et doivent montrer leurs papiers pour espérer qu'on les oublie.

Orwell Novlang : Brice Hortefeux, notre nouveau et célèbre auvergnant ministre de l'Intérieur, n'est pas oublié. Il a signé le décret imposant le terme de « videoprotection » (ce dossier lui a été associé) et la modification de tous les textes règlementaires, histoire de rétablir une réalité sinon sécurisante du moins sécurisée. Ensuite le jury a été sensible à la campagne dite des « Voisins vigilants », autre avatar de la nouvelle sémantique orwellienne, qui pousse la population à s'entre-surveiller. Une mode qui contamine de plus en plus de municipalités. Derniers dossiers remarqués par le jury : le projet Doxa (analyse des « sentiments des consommateurs »), derrière lequel plane l'ombre du groupe Thales), et le professeur Cabanis, qui a fait un éloge remarqué de la biométrie : « la réponse biologique de l'Homo Technologicus qui protège Homo Sapiens de l'insécurité du monde » (sic).

- Mention spéciale médias. Dans cette catégorie, les journalistes « qui soufflent sur la braise sécuritaire » méritaient bien une petite mention. Parmi les six cas d'école soumis au jury - deux pour TF1, M6, France 2, France 3 et un plumitif du Figaro -, le jury finalement placé ex-aequo Les Infiltrés (France 2 / CAPA) qui piochent leurs sujets dans les communiqués de l'Intérieur, et le journaliste du JT de TF1, dans l'affaire Continental, pour avoir diffusé des images non-floutées qui ont permis d'arrêter et de condamner des syndicalistes.

 

- Prix Voltaire : Il récompense des individus et des collectifs qui luttent contre la surveillance et tentent d'enrayer la frénésie de contrôle des élus et des responsables publics et privés.

Parmi les huit candidats en lice cette année, c'est le groupe Pièces et main d'oeuvre (PMO), né à Grenoble il y a une dizaine d'années et son minutieux travail d'information sur les relents totalitaires des techno-sciences, qui a remporté les suffrages. Ils sont notamment parvenu à contrer avec éclat la campagne d'acceptation des nanotechnologies organisée fin 2009 par le gouvernement via la "Commission du débat public" (CNDP).

Le jury a ensuite été sensible au mot d'ordre du REFI, le Réseau Emploi Formation Insertion, composé de salariés des services publics (Pôle Emploi, organismes sociaux, direction du travail, associations, organismes de formation...) qui refusent de participer à la chasse à l'étranger et au fichage systématique de la précarité. Les autres candidats à ce prix Voltaire sont : Geoffrey Dorne, qui a développé un attirail artistique de contre-surveillance, les collectifs CREP (Strasbourg) CDL (Paris) et un collectif anonyme de Grenoble qui "démontent" les caméras de "protection"dans leurs quartiers, le collectif anti-pub Les Déboulonneursqui avait bien cru s'être débarrassés des panneaux espions du métro, et enfin le tandem de sociologues Tanguy Le Goff & Eric Heilmann, dont l'étude critique a dégonflé le fameux Rapport censé prouver l'efficacité de la vidésurveillance.

Et puis surprise le jury a exigé...

- un Prix Spécial du Jury - 10 ans des BBA remis à Alex Türk, sénateur du Nord et président de la Commission de l'informatique et des libertés (CNIL). Il a finalement été distingué par ce Prix Spécial, après avoir été un candidat malheureux pendant de si nombreuses années.

C'est presque un vétéran dans son domaine : lorsque les BBA se sont mis à faire le travail qui devrait être également le sien, avec leur première édition en 2000, Alex Türk était déjà "simple" commissaire à la CNIL. Il en deviendra président en 2004, et sa posture de « garant » des libertés à l'ère du numérique, alors qu'il a lui-même participé à l'érosion des pouvoirs de la CNIL, ainsi que son double discours perpétuel a poussé le jury, à l'unanimité, à l'extraire de la sélection pour lui réserver cette distinction particulière. Il était nominé en tant qu' « exécuteur de basses oeuvres » et pour son appétit à jouer de la « novlangue » avec persévérance. Il a d'ailleurs réagi dans la journée... Un message liminaire et un brin suffisant, posté... sur Facebook.


Vous retrouverez en ligne la liste des nominés et des primés ainsi que les dossiers complets, candidats par candidats.

Des remises de prix pourront avoir lieu d'ici l'Orwell Party anniversaire du 29 mai 2010. Nous vous en tiendrons informés.

Et nous vous donnons bien sur rendez vous le 29 mai 2010, au Théâtre la Belle Etoile de la Cie Jolie Môme (Saint Denis 93) pour un après midi d'ateliers Barcamp sur le thême de la contre-surveillance, ainsi que pour la remise du Palmarès BBA Spécial 10 ans, où les gagnants seront cette fois-ci choisis par le public.

Grand fraternellement vôtre L'équipe des BBA France.

(1) Le jury 2010 accueillait cette année : Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature, Véronique Decker, directrice d'école, Collectif national de résistance à Base élèves, Gaëlle Krikorian, sociologue, membre de La Barbe, des Tumultueuses, de Cette France-là et d'Act Up Paris, Agnes Mel, assistante sociale, Mouvement Antidélation, Francis Mizio, auteur, écrivain, Jean-Pierre Petit, Souriez vous êtes filmés, Maurice Rajsfus, fondateur de l'Observatoire des Libertés publiques (Que fait la police ?), Sylvia Preuss-Laussinotte, juriste, Groupe d'information et de soutien aux immigrés (Gisti), François Sauterey, Réseau associatif et syndical, Collectif Non a Edvige et Thomas Sauvadet, sociologue.

Liens utiles :
- Le site des BBA : http://bigbrotherawards.eu.org
- La liste des primés/nominés de l'édition 2010
- Les Surveillés se rebiffent
- L'affiche officielle, réalisé par Cyril Cavalié (version haute définition pour impression format A3) 
- "Les surveillants surveillés", le livre des BBA à lire sur sur le site des Editions Zones : http://www.editions-zones.fr/spip.php ?article80 ou à acheter (13€) dans toutes les bonnes librairies en guise de soutien à notre action.


La Belle Etoile

La Belle Etoile, théâtre de la Compagnie Jolie Môme, 14 Allée Saint-Just, 93210 Saint-Denis (pas de panique, c'est à 15 minutes de Paris, juste derrière le boulevard périphérique !-)

 

Sources: http://bigbrotherawards.eu.org/article1210.html...


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13/05/2010

Sous la burqua, qui sont, où sont les « forces du mal » ?

Les députés ont voté à une forte majorité (sauf les communistes à part Gérin, et les verts !!??) une résolution contre le port de la burqua ou du hijab, cette expression vestimentaire de l’esclavage et de la négation de la Femme qu’une secte qui défigure l’islam tente d’imposer, par provocation, à certaines de nos compatriotes. Ils n’ont fait que le minimum syndical ! Si loi il doit y avoir, elle doit prendre en compte aussi les dérives comme la généralisation de la viande hallal, les horaires séparés dans les piscines, les menus spéciaux dans les cantines, les prières dans la rue, bientôt les salles de prière dans les entreprises, etc. Car chaque reculade est comprise par les Nazes-Islamistes comme une faiblesse et fêtée comme une victoire qui appelle d’autres provocations. Il n’y a dans cette démarche ni racisme, ni islamophobie, simplement le respect de nos valeurs républicaines. Ça, les gaucho-islamistes ne le comprennent pas…

 

burka.jpg

 

 

Lisez-donc ci-dessous, avec son autorisation, l’opinion d’un musulman éclairé, Abderrahmane Hakkar :

 

"Islamophobie : Qui est responsable ?

 

Pourquoi cette peur de l’Islam et des Musulmans ? Pourquoi les Musulmans sont-ils toujours incriminés et montrer du doigt ? Pourquoi les Musulmans sont-ils considérés comme des criminels notoires ? Pourquoi les Musulmans sont-ils rejetés par les autres ? Pourquoi ? Pourquoi et des milliers de pourquoi pourraient êtres posés pour connaître qui est responsable de cette haine envers et les musulmans et l’Islam ?

 

Afin de nous disculper, nous pouvons accuser les juifs, les chrétiens, les russes, les Américains, les hindous, l’ensemble des occidentaux et montrer du doigt même les «démons ». Ok, mais il faudrait au moins pouvoir justifier comment ces forces du mal, précitées plus haut, sont-elles responsables de nos malheurs ? Pour le faire, il est inutile d’aller chercher très loin ce que nous avons au coin de la main. La tragédie qu’a connue l’Algérie a fait plus de 250.000 victimes et des milliers de disparus. Des bébés ont été égorgés, des femmes violées et assassinées, des familles entières ont été décimées.

Pour rappel seulement, plus de 1100 personnes ont été massacrées dans le village de Ramka situé dans la région de Rélizane, en une seule nuit. Ce massacre a eu lieu en 1998, au mois sacré de ramadhan, mois de pitié et de solidarité. Mais qui sont les auteurs de ces horreurs et horribles massacres ? Sont-ils encore les forces du mal évoquées plus haut ? Nous ne pouvons pas le dire car tout le monde sait qu’en Algérie 99,99% de la population est de confession musulmane.

Ce qui se passe aujourd’hui même en Somalie, au Yémen, au Soudan et dans plusieurs autres pays arabo-musulmans, est-ce que se sont encore les forces du mal et les impies qui sont responsables ? Les jeunes qui se font massacrer par dizaines et qui se font exploser en Afghanistan, au Pakistan et en Irak, est-ce que les responsables sont toujours les mêmes forces du mal ? Effectivement, se sont les forces du mal qui sont responsables. Mais, les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam ont endoctriné des milliers de jeunes faisant d’eux de véritables bombes humaines.

Les forces du mal sont ceux qui au nom de la religion, violent les femmes sous la couverture de «Zawadj al Moutaa». Les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam, enlèvent des innocents avant de les décapiter. Les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam font exploser des trains, des métros, des édifices et des lieux publics. Les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam massacres des êtres humains à coups de pierres « lapidation ». Les forces du mal sont ceux qui accusent d’impies toute personne qui ne suit pas leurs idéologies. Ce sont ces mêmes forces du mal qui sont à l’origine des malheurs des Musulmans et qui ont souillés l’image de l’Islam."

Abderrahmane Hakkar

 

http://lavoixdesmartyrsdelalibertedexpression.blogs.nouve...


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11/05/2010

Les mange-merdes au service de l’industrie chimique ont encore frappé :

 

 

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Bon. J'ai bien digéré l'alose. Je suis donc en bonne disposition pour vous parler de gastronomie... Enfin, c'est un euphémisme.

Un « concours » gastronomique commandité par Nestlé – expert en malbouffe  - a désigné les « meilleurs restaurants du monde ». Rien que ça ! Et parmi ces « restaurants », on trouve évidemment les gargotes chimiques type Ferran Adrià, l’escroc culinaire catalan, son alter ego en merdes chimiques, le rosbif Blumenthal et voilà le nouveau venu, le nouveau « meilleur cuisinier du monde », un obscur gargotier danois, le nommé Redzepi. Ces gens-là pratiquent avec une grande maestria la promotion du dégueuli moléculaire. Ils ne travaillent pas du bar de ligne, de l’entrecôte de l’Aubrac, du foie gras des Landes, des aubergines de Provence, de l’agneau de prés salés. Non ! Ils donnent le meilleur de leur art en assemblant avec subtilité des  alginates, des carraghénanes, du nitrite de potassium, de l’acide hydrochlorique, du propio­nate de calcium, de l’acide cyclamique, du ferro­-cyanure de sodium, du méthylcellulose, etc. Par chance, dans ce classement, on ne trouve aucun chef français. Ouf !

 

On touche là le nec plus ultra de la malbouffe triomphante : cette mode pour bobos fort thunés de la « cuisine moléculaire ». Celle que portent en triomphe ces « guides » prétentieux et corrompus à travers les étoiles attribuées au chimiste catalan Ferran Adria ou à l’empoisonneur anglais Heston Blumental (gargote fermée il y a quelques mois suite à l’intoxication d’une quarantaine de clients !). Quand tu sors de là, si t’as envie de pisser, meffi de pas faire des trous dans tes godasses !

 

En fait, ces connards servent à légitimer une vaste offensive des industriels de la malbouffe à travers un programme appelé « Inicon », financé par l’Union européenne (Ferran Adria à reçu ainsi 15 millions d’euros pour faire bouffer sa merde !!). Ce programme a vu le jour à Bremerhaven, dans les éprouvettes du chimiste TTZ – Technologie-Transfer-Zentrum. Son but : comment remplacer les produits agricoles par des produits de synthèse élaborés en usine, de sorte que les industriels récupèrent les fantastiques profits du fabuleux marché de la bouffe.

 

Tè ! Je vous ai concocté une petite recette de derrière les fag… pardon, de derrière les cuves à mazout : La fricassée de pneus au benzopyrène.

 

- Pour 6 personnes, prenez un pneu Continental de taille raisonnable. Tranchez-le en darnes assez fine et mettez-le à mariner deux jours dans des larmes d’ouvriers lourdés.

- Le matin du repas, sortez vos morceaux de pneus, essorez-les et réservez la marinade de larmes.

- Dans une poêle anti adhésive, faites revenir une douzaine de benzopyrène pas trop mûrs dans un peu de fleur d’hydrocarbure polycyclique aromatique (les meilleurs sont ceux de B.P., ils ont un goût prononcé de marée noire.) Réservez au chaud.

- Epluchez une demi livre d’ovobulmine butylohydrogénée et hachez-les grossièrement puis les verser dans le précédent appareil que vous sublimisez dans de l’azote hydro butanisée. Montez en neige au fouet vigoureusement manié.

- Dressez les darnes de pneus sur les assiettes de vos convives et versez dessus la préparation de benzopyrène. Flambez le tout au kerozène lampant. Parsemez d’oxyde d’uranium râpé. Servir à côté, en accompagnement, les d’ovobulmine butylohydrogénée.

- Priez vos invités de revêtir la tenue étanche n° 65 bis mod 04AD ainsi que le masque à gaz mod 2008 C à rétroviseur incorporé, et passez à table.

 

Ce plat subtil et relevé s’accommode parfaitement de la fragrance délicate d’un Super 95 Château Total ou, pour les connaisseurs, d’un Gazole 2000 grand crû bourgeois « Fleur de Louisiane » de chez B.P..

 

Régalez-vous et  le lendemain, observez les délicats frémissements des petits sarcomes qui poussent sur votre peau ainsi que le délicieux gargouillis de votre cancer de l’œsophage.

 

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09/05/2010

Aujourd'hui, décadi 20 floréal de l'an 218, on est vingt-deux pour manger l'ALOSE !


 

imageAlose copie.gif


 


C'est un ami qui les a pêchées, c'est moi qui les ai préparées et faites cuire, et on sera toute une tribu de bambocheurs pour les déguster. On boira du Côtes-du-Rhône blanc Domaine de Loyane, puis du Lirac AOC rouge de chez Roudil avec les gigots à la ficelle !

Bon. Je vous laisse la recette et je retourne à mes gamelles : l'alose ne pardonne pas le manque de rigueur ! A la vôtre !




L'alose d' Avignon comme ma mère


- Regarde bien, petit, cette superbe alose

Les anciens l'appelaient "la princesso dou Rose"

Éclair de vif argent, longue, fine et puissante

Bien que lourde des flancs, elle reste élégante.

Sais-tu que c'est l'amour dont elle est satisfaite

Qui va te l'amener, demain, dans ton assiette?

Respecte-la, petit, et débouche le vin

Car manger de l'amour est un plaisir divin.

C'est un poisson magique, délicieux à manger

En bonne compagnie. Et subtil à pêcher!

Lorsque le Rhône était le Fleuve-Dieu sauvage,

Point encore castré par digues et barrages,

Indomptable et fougueux quand le mistral le fouette,

Crainte des riverains et bonheur des poètes,

Braconniers et pêcheurs, au mois des primes roses

Armaient les vire-vire pour pêcher les aloses.

C'étaient des bateaux larges aux ailes de moulin

Arrimés à la rive par quatre gros filins.

Deux paniers grillagés, avec le courant, tournent.

Lorsque l'un est en haut, son opposé s'enfourne

Dans l'onde trouble et vive où peinent les aloses

Cherchant un abri sûr pour que leurs œufs éclosent.

Beaucoup n'arriveront jamais à leur frayère,

Cueillies par les paniers montant vers la lumière.

Enlevée dans les airs, l'alose se tortille

Dans une pluie dorée de gouttes qui scintillent.

Elle tombe, ahurie, dans le fond de la barque

Où le fil de sa vie est coupé par les Parques.

Le pêcheur, averti, en interrompt sa sieste,

Achève le poisson d'un coup de barre preste,

Bois un coup de rosé si sa gorge s'assèche,

Puis se rendort, heureux: pour lui le Rhône pêche!

Cette façon subtile, je crois unique en France

N'a pu être inventée que chez nous, en Provence!

Il paraît que certains, les nuits de pleine lune,

Jouant flûte et violon au bord de la lagune

Ont eu, comme Aristote, la fantastique chance

De voir, debout sur l'eau, les aloses qui dansent...

Les belles ménagères avaient leur opinion:

"Les meilleures sont les aloses d'Avignon."

En dessous d'Aramon, elles sentaient la vase,

Et après Caderousse, ce n'était que carcasses,

Mais dans le Rhône vif courant sur les galets

Roulés de Villeneuve, ou au pied du Palais

Des Papes d'Avignon, elles étaient à point:

Dévasées, mais encor avec de l'embonpoint.

Et comment tu la cuis, ton alose, Victor?

Oh ! Vaï t'en plan, pitchoun, y a pas lou fio a bord!

Sers-moi d'abord un coup de rosé du Ventoux

Ou de Côtes-du-Rhône, et je te dirais tout.

L'alose, tu la laves, tu l'écailles, la vides.

Tu réserves les œufs dans un torchon humide,

Prends-en un soin jaloux, c'est les meilleurs morceaux

Pour les gourmets, c'est le caviar des Provençaux.

Puis tu tranches la tête et la fends en longueur,

Coupe l'alose en darnes de deux doigts d'épaisseur.

Tu auras pris chez un compère jardinier

Une brassée d'oseille, des épinards triés.

Tu vas hacher ces herbes assez grossièrement:

Elles vont te servir en accompagnement.

Tu prends une cocotte, mais une vrai, en fonte!

Des cocottes-minute n'accepte pas la honte.

Tu graisses bien le fond, mais à l'huile d'olive

C'est le nec plus ultra, faut pas que tu t'en prives.

Au tonneau de vin blanc, tu remplis un cruchon,

Puis tu places la tête, ouverte, sur le fond.

Tu recouvres d'un lit d'oseille et d'épinards

Sel, poivre noir, muscade, va-z-y, sois pas flemmard.

Tu peux y mettre aussi des oignons émincés,

Certains cuistots rajoutent... oui, du petit-salé.

De ton huile d'olive, une bonne giclée

Car pour ta réussite c'est là l'une des clés.

Mets tes darnes à plat, sur 1'herbe, bien serrées,

Qu'elles ne bougent pas quand ça va macérer.

Un autre lit d'oseille, encore un de poisson

Chaque fois sel et poivre et de l'huile, un soupçon.

Lorsque tout est placé, bien délicatement,

Tu poses sur le tout les œufs avec leur poche.

N'aie pas peur de forcer sur l'assaisonnement

Car ce n'est qu'un poisson, et pas de la bidoche.

On atteint maintenant un moment crucial,

Pour réussir ton plat, voilà le principal:

Tu arroses le tout de trois verres de gnole.

Des verres de soiffards, pas des verres symboles.

Enfin tu mouilles avec du blanc sec de Laudun,

Mais pas trop tout de même: ce qui est opportun.

Tu fermes ta cocotte bien hermétiquement

Avec la mie de pain mouillée légèrement.

Arrive maintenant le temps de la cuisson,

Sa longueur fondra les arêtes du poisson.

C'est sous la cendre chaude, dans un cantoun de l'âtre

Que doit cuire l'alose, dans les braises rougeâtres.

Cuis-la huit heures au moins d'une chaleur tranquille.

Le tout sera confit. Une alchimie subtile

Des herbes et de l'alcool dissoudra les arêtes.

Petit, sers-moi à boire, ou sinon je m'arrête!

C'est un plat rituel pour tous les gens du Rhône.

Enfin, écoute-moi: l'alose est très friponne,

Après tout le plaisir qu'elle te donne à table

Elle fera de toi un gaillard redoutable!

Tu seras comme un cerf quand résonne son brame:

Ce plat est souverain... pour le bonheur des dames.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.


 

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C'est pas une alose, mais une belle girelle qui donne autant envie de pêcher que de pécher !

 


Ingrédients et proportions pour six personnes:


- Deux belles aloses d'un kilo et demi chacune, - un kilo d'oseille, - un kilo d'épinards en branches ou - mieux - de vert de blettes, à défaut, de la laitue, - trois oignons émincés, - 2 hectos de petit-salé haché, - deux verres d'huile d'olive, - trois cuillerées à soupe de sel fin, - poivre noir du moulin, - muscade (à votre appréciation, mais généreusement), - une bouteille et demi de vin blanc sec, - trois verres d'"aigarden" (eau-de-vie).


Les vins conseillés:


Ce plat de poisson à la saveur puissante, animale, s'accommode parfai­tement de vins blancs ayant du caractère: Côtes-du-Rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Châteauneuf-du-Pape.

Côteaux du Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette de Bellegarde.

Côtes de Provence de Palette, Coteaux varois de Salernes, Saint-Maxi­min, Bellet.

Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du-Rhône d'Estézargues, Côteaux-d'Avignon, Chusclan, Rochegude, Saint-Mau­rice-sur-Aygues, Sablet. Costières de Nîmes. Côteaux du Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Côteaux varois de Tourves, Barjols, Nans-les-Pins.

 

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03/05/2010

Pour ou contre la fessée ?

 

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La manoculothérapie – la fessée – tout comme la podoculothérapie – le coup de pied au cul – ne sont-ils pas la base, disons même le fondement de l’éducation bien comprise ? Regardez cette réconfortante image parue il y a quelque temps déjà en Pologne, sur laquelle on pouvait voir à la Une d’un grand hebdomadaire, notre président se faisant fesser par Poutine !

 

Que du bonheur ! On aimerait tant pouvoir se payer cette fantaisie ! Serait-il sado-maso, notre petit marquis de Neuilly pour se faire secouer le joufflu par le Raspoutine glabre du Kremlin ?

 

Ouais. C’est rigolo. Mais ça donne une idée du respect que notre grand homme verticalement condensé inspire à l’étranger…

Vous croyez qu’on aurait vu De Gaulle se faisant fesser par Kroutchev ?

 

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02/05/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique: Adrienne

 

 

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Adrienne.

 

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,

Pervenche le matin, lilas au crépuscule,

Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.

J’en étais amoureux et je la voulais mienne.

 

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau

Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.

Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,

Ces courbes satinées et ces vallées profondes,

 

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

 

Je me serais damné tant j’en avais envie

Peu m’importait alors de courir à ma perte

Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

 

 

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- Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?

- Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !

La pièce était tendue de tissus de Madras,

Sur le tapis, des poufs et une table basse,

Un encens très musqué, en volutes diaphanes

Créait une atmosphère de chaude nuit persane,

Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.

Tout me semblait propice à combler mes espoirs.

J’ai servi dans les verres une douceur exquise :

Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.

A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,

J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.

Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,

Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril

Côtes de céleri débitées en lichettes

Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.

Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons

Puis passez au chinois et servez sans cuisson.

Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,

S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.

Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,

J’ai servi une bombe : le poulet au curry.

Un beau poulet fermier coupé en six portions

Auquel on fait subir quelques préparations.

Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature

Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,

Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,

Huile, ail, sel marin et sel de céleri.

Enduisez le poulet avec cet appareil,

Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.

Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,

Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie

Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.

Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,

Saisissez à feu vif en tournant constamment.

Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment

Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé

De la noix de coco en copeaux ou râpée.

Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux

Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.

Pelez et découpez quelques pommes de terre,

Découvrez et posez vos tranches maraîchères

Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,

Tout doit être immergé, et non pas à demi.

Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor

Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.

A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry

On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)

Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,

Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.

N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,

Un seul, car il permet quelques contacts courtois,

Préludant ces élans de plus grande tendresse

Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

femme de sable.jpg

 

 

 

 

 

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28/04/2010

Un bateau fou sans capitaine


Combien de milliers de passagers clandestins

Voient dans le bateau France un énorme butin,

Un beau fruit mûr juteux qui nourrit, qui régale :

Notre système de protection sociale !

Si choquant que soit ce polygame nantais -

Quatre femmes, douze enfants venant tous banqueter

Dans cette France honnie pourtant si généreuse,

Parasite arguant de traditions religieuses -

La vraie aberration n'est-ce pas que ces faits,

Que ces escroqueries trop longtemps étouffées

N'aient été découverts par le curieux hasard

D'un fantôme coincé par un flic banlieusard ?!

Enfin ! Est-il normal que ces femmes, et ce drôle

Aient pu impunément échapper aux contrôles

De la Sécu et des Allocs ?

Mais de qui on se moque ?

A quoi dont servent-ils ces agents sourcilleux

Pour ne pas débusquer ces tricheurs astucieux ?


Ces gens venus d'ailleurs sur la terre de France

Faut-il en supporter la morgue, l'arrogance ?

Nous leur ouvrons les bras bien sûr, s'ils nous respectent

Mais que devons-nous faire lorsque de viles sectes

Prétendent imposer des manières de vivre

A mille lieues de celles d'un peuple fier et libre.

Des prisons de tissu pour des femmes qu'on jette

Lorsqu'elles ne rapportent plus assez d'argent braguette.

Et puis la mixité interdite en piscine,

Dans le sport, à l'école et même en médecine...

Une communauté de labeur et d'honneur

Par eux discréditée par la peur, la terreur.

A ces prétentions stupides, insupportables

Répondent des exactions encor plus lamentables,

Des balles de fusils sur les murs des mosquées,

Sur des pierres tombales de tristes croix gammées...

Sarkozy, où es-tu ?

Hortefeu, que fais-tu ?

Vous arrêtez des gosses, des fumeurs de chicha

Mais vous laissez sévir par leurs prêchiprêchas

Tous ces nazes islamistes dont les manœuvres viles

Sèment les grains d'horreur d'une guerre civile.



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27/04/2010

Burqua et liberté républicaine. L'analyse lucide et rigoureuse de Jean-Luc Mélanchon.

Cette question du voile intégral est tout sauf une péripétie négligeable. Elle touche aux fondements même de notre République. Il est des moments où celle-ci, à travers ses représentants élus, doit savoir dire NON, doit savoir rappeler les principes intangibles qui régissent notre « vivre ensemble ».

Contrairement aux « munichois » prêts à toutes les lâchetés (il suffit d'entendre Ayraut, Hollande ou Dray) Jean-Luc Mélanchon nous donne dans cette analyse une leçon de lucidité, de rigueur intellectuelle et de courage. Cela nous change des prêchi-prêcha alambiqués, jésuitiques et culpabilisants (stigmatisation d'une communauté..., intolérance..., xénophobie..., atteinte aux libertés individuelles...) dont une partie de la gauche nous abreuve, nous exaspère et nous désespère.

Ça tranche tellement avec le « couillemollisme »  ambiant qu'il est bon de donner le plus large écho à cette démarche brillante qui est la marque d'un grand dirigeant.


« Je parle du voile intégral


(...) J'en viens au voile intégral. Je me propose de dire d'abord comment j'entre dans le débat qui a commencé, puis comment je travaille intellectuellement pour formuler une réponse. Si je parle d'entrer dans le débat c'est que je voudrai d'abord en déblayer l'accès. (...) Là, on crie que l'interdiction  stigmatiserait une communauté ! On discriminerait une population en lui interdisant une pratique qu'elle aurait choisi de s'appliquer librement. Mais que disent-ils du contenu de cette pratique ? Rien. Et si le voile intégral était bien une atteinte à la dignité humaine ? Il faudrait se taire. Seules celles qui se l'appliquent en seraient juges !  Dans un tel angle de vue il n'y a plus de droits universels de la personne humaine. On ne saurait recréer de façon plus choquante un nouvel indigénat. On déclarerait son humanité limitée puisque dans son cas on admettrait une dispense d'application des droits humains universels. Il y a là une façon de « respecter les différences » qui confine au racisme.


Enfin je n'aurai pas la naïveté de penser le problème posé hors du contexte de l'offensive des religieux que l'on voit se déployer. Dans le monde entier, les agressions politiques des églises catholiques contre le droit à l'avortement, la dérive vers le sectarisme évangéliste des protestants dorénavant scellée en France, les émeutes des fondamentalistes juifs en Israël, l'expansion généralisée de l'islamisme politique sont trop évidents ! La multiplication des voiles intégraux dans nos rues a une origine et une conséquence aussi politique que religieuse.


Principe. A ces préalables on comprend quels seront mes repères pour réfléchir. D'une part l'universalité des droits de la personne humaine, d'autre part la défense du caractère laïque de la République française. C'est par celle-ci que j'entre dans mes solutions. La république ne se mêle pas de la vie des religions ni des pratiques religieuses. Elle ne permet ni n'interdit rien en la matière. Mais elle garantit l'essentiel : la liberté absolue de conscience ! Une des façons de garantir  cette liberté c'est aussi de s'interdire d'avoir des appréciations sur les pratiques religieuses. Ainsi ce n'est pas à nous de dire si le port du voile intégral est ou non un impératif de la religion musulmane. C'est l'affaire des musulmans d'en connaitre. Ayons la franchise de dire qu'en toute hypothèse cela ne changerait rien. Les témoins de Jéhovah inscrivent dans leurs dogmes le refus des transfusions sanguines. Ils sont légitimement inculpés et condamnés pour non assistance à personne en danger. La liberté religieuse est totale. Tout est permis. Sauf ce qui trouble l'ordre public, contrevient à la loi ordinaire ou porte atteinte aux droits de l'homme. Les droits de l'homme sont préalables et supérieurs à toute autre norme et la loi elle-même doit y être soumise. Le port du voile intégral y contrevient-il ? Voila la question. Son origine religieuse ne change rien à la qualification de l'acte qui consiste à en affubler quelqu'un. La loi dit que certaines pratiques religieuses doivent être considérées comme des délits du fait des maltraitances qu'elles occasionnent. D'ailleurs les membres des  sectes qui crucifient des adhérents ou torturent des nourrissons par exemple sont condamnés pour le crime de droit commun qu'ils commettent sans que leur vocation religieuse soit considérée comme des circonstances atténuantes. Le port du voile intégral est-il un traitement dégradant ? C'est le critère déclencheur de l'action publique, le seul qui soit respectueux des principes au nom desquels on peut être conduit à interdire le port de ce voile. Si une loi concernait cet accoutrement, elle ne devrait donc en aucun cas mettre en cause une religion ou un groupe religieux en tant que tel. En République, il n'est pas de loi particulière, mais seulement des normes générales et impersonnelles, applicables à tous.


Une pression politique. Ce n'est donc pas au nom des usages de nos ancêtres les gaulois, d'une quelconque culture particulière ou de valeurs prétendument occidentales que je combats le port du voile intégral. Mon point de départ est que le port de ce voile est un traitement dégradant pour la personne qui s'y soumet. Mais je n'oublie pas que,  dans les faits, le porter en public n'est en rien une pratique purement personnelle. Il impacte lourdement son environnement. Le voile intégral a une fonction idéologique et politique. La violence symbolique qu'il produit dans l'espace public viole ostentatoirement la norme laïque qui gouverne notre vie sociale commune. Le voile intégral est en effet un moyen pour ses promoteurs d'imposer leur loi « particulière » dans l'espace public, à la place de la loi commune. Dans la logique de ses promoteurs, il s'agit de cette façon de pointer du doigt toutes celles qui ne le portent pas, de jeter sur elles le doute et la suspicion. Le prescripteur se voit par la même reconnaitre une domination particulière, au dessus de la loi. C'est de cette façon qu'ils pensent contraindre un nombre croissant de femmes à une appartenance non consentie et obtenir leur allégeance. Convaincre quelqu'un d'accepter un traitement contraire à son intérêt ou mettant en danger sa personne est un acte de conditionnement qui peut en lui-même être puni. La loi le prévoit.  L'article 223-15 du code pénal, déduit de la loi Picard-About contre les violences des sectes, condamne lourdement la mise en état de sujétion et l'abus de faiblesse pour ceux qui s'en rendent coupables : trois ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende. Deux condamnations au titre de cet article du code pénal conduisent à l'interdiction de la secte impliquée. Ainsi la loi démontre que notre régime de liberté de conscience absolue n'ignore pas les abus auquel il peut donner lieu et qu'il les réprime.


Un traitement discriminatoire. Le voile intégral fait de la femme qui le porte un être de seconde zone, susceptible de se voir infliger en public un traitement dégradant. Mais en toute impunité jusqu'à ce jour ! Pourtant la loi en France punit de telles pratiques ! Quand bien même la personne concernée en est satisfaite ! C'est ce qui a conduit à l'interdiction du « lancer de nain » dans une discothèque  de Morsang-sur-Orge. Le nain était pourtant tout à fait consentant et furieux d'être privé de son job. La loi punit aussi l'exhibition sexuelle. Faut-il que nous lancions la mode de se promener nu dans la rue pour constater qu'il n'est pas admis de le faire ? Promener son propre enfant nu dans la rue est considéré comme une maltraitance punie par la loi. Ainsi, toute voilée serait légale et toute nue prohibée ? Qui ne voit comment deux points feraient alors bel et bien une ligne où le corps de la femme est le motif de son asservissement ? Certains disent ici : ces femmes affirment vouloir porter « librement » le voile intégral. Et alors ? La servitude si elle est volontaire n'en est pour autant ni plus acceptable ni plus légitime. Une société d'êtres libres n'autorise aucune enclave de servitude. Même consentie. Permettrait-on qu'une seule personne se donne librement en esclavage ?  Le désarroi mental de cet esclave volontaire doit-il nous faire admettre que quelqu'un puisse être maitre d'esclave ?  Invoquer la liberté pour tolérer le voile intégral, c'est nier l'égalité des droits ou en réduire infiniment la portée au point de considérer que certains ont moins de droits en raison de leur particularité supposée. J'affirme donc ceci : c'est fondamentalement le port du voile intégral qui discrimine la femme par rapport à ses semblables, et non pas son éventuelle interdiction.


Un accoutrement obscène. Pourquoi le port du voile intégral est-il un traitement dégradant pour les femmes ? D'abord parce qu'il est obscène. Il réduit celle qui le porte au seul statut de proie sexuelle potentielle. Comme on ne propose pas de crever les yeux des hommes, seule la dissimulation permettrait de soustraire l'objet du désir à la concupiscence naturelle, et donc légitime, de tous ceux qui les regardent. Notons combien cela est également injurieux pour les hommes réputés ainsi être nécessairement prédateurs obsédés. Quoiqu'il en soit, un statut humiliant de propriété d'autrui est attaché à la femme voilée. Car quand bien même celui qui la dévisagerait se contenterait de cela, le profit qu'il tire de son seul regard est considéré comme un abus. Il diminuerait en effet l'usage exclusif de regarder, réservé à celui qui affirme avoir des droits sur cette femme du fait même qu'elle est voilée. Littéralement ce dernier à un « droit de regard » exclusif sur la femme concernée. La clôture annonce ici aussi la propriété, avec le droit « d'user et d'abuser » qui s'y attache. Mais une personne humaine ne peut être la propriété d'une autre. Cela est contraire aux droits de l'homme qui proclament que les êtres humains naissent libres et égaux en droit.


Une négation de soi. Ensuite la dissimulation dans le but d'être rendu méconnaissable aux yeux des autres est au sens littéral une annulation de l'identité. Qui est là devant moi ? Non seulement je ne peux pas le savoir, mais je ne dois pas le savoir ! La femme  voilée est niée comme personne particulière, parce que l'originalité physique qui singularise chacun de nous est rendue invisible. Dès lors, le voile intégral annonce que la personne ainsi vêtue n'existe pas. Non seulement parce qu'il est impossible de l'identifier mais parce que le sachant la voilée proclame ainsi qu'elle se nie elle même comme sujet autonome, c'est-à-dire apte au statut d'adulte lequel consiste à conduire personnellement sa vie parmi les autres. Le spectacle donné d'une telle auto-humiliation est un trouble manifeste à l'ordre public. D'ailleurs nous ressentons tous le même malaise en croisant les malheureuses que nous avons déjà observées dans cet accoutrement.


Légiférer ? Pourquoi pas. S'il est admis que le port du voile intégral porte atteinte à la dignité de la personne humaine, est-il possible de l'interdire et comment ? Je l'ai dit, il existe déjà en droit français des normes qui encadrent les comportements, les messages et signes et même directement l'apparence physique, afin de préserver l'ordre public et la dignité de la personne humaine. J'ai mentionné l'arrêt du Conseil d'Etat qui a validé l'interdiction d'un spectacle de « lancer de nain », au motif que celui-ci portait atteinte à la dignité de la personne humaine. J'ai rappelé les dispositions de la loi de Catherine Picard et Nicolas About. J'ai dit que le code pénal punit également le délit d'exhibition sexuelle, dans la mesure où celle-ci porte atteinte à la pudeur publique. Il punit de même tous les messages « de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine » qui constituent des contraventions de 4ème classe.


Il n'est donc pas impossible ni contraire aux libertés publiques et droits fondamentaux de légiférer sur les pratiques vestimentaires si la défense de l'ordre public et de la dignité humaine le justifie. La dissimulation complète du visage pose problème de ce double point de vue. Elle empêche toute reconnaissance des personnes concernée, ce qui trouble l'ordre public. Et elle les prive aussi d'existence sociale et porte atteinte à leur intégrité physique et morale ce qui met en cause la dignité de la personne humaine. C'est donc sur cette double base que la loi pourrait affirmer l'obligation d'avoir le visage découvert dans tous les lieux publics. Jean-Marie Le Pen affirme que les dispositions actuelles de la loi suffisent et qu'il n'y a donc pas besoin d'une loi de plus. Quelle hypocrisie ! Si le port du voile est déjà interdit qu'est ce qui empêche alors de le dire de nouveau dans le cadre d'une loi,  qui en rassemblerait toutes les dispositions aujourd'hui éparses, sur le sujet ? La vérité est évidemment que Le Pen ne veut pas d'une loi de plus qui renforcerait le caractère laïque de la république française ! Resterait ensuite à définir l'éventuelle sanction de la violation de cette obligation par la dissimulation complète du visage. Pour respecter la nécessité des peines et ne pas aggraver l'absurde surenchère pénale actuelle, cette violation devrait plutôt relever de la contravention que du délit. Au total donc il ne s'agirait donc pas pour la loi d'interdire en particulier le port du voile intégral, mais d'affirmer le principe général de la non dissimulation du visage dans l'espace public, au nom de l'ordre public et du respect de la dignité humaine. Bien sûr c'est un choix politique. Mais la République n'est pas un régime neutre ! Et puisque nous voici à l'ouvrage, je n'en resterai pas là.


Etendre le champ de la laïcité. Si l'objet de la nouvelle loi est bien de garantir la liberté, l'égalité et la dignité de toutes les femmes qui vivent sur notre territoire, d'autres mesures seraient opportunes dans ce cadre.  Si une proposition de loi est débattue, je pense que les parlementaires de gauche devraient les proposer par amendements. Le but serait d'étendre le champ d'application de l'impératif laïque. Ainsi  faut-il interdire à tout patient de récuser le personnel soignant à l'hôpital et punir les interventions des personnes qui y inciteraient un patient. Je pense aux cas des personnes qui refusent ou font refuser un soignant parce qu'il s'agit d'une personne de sexe opposé. Après cela il est temps aussi d'imposer l'obligation de mixité des lieux publics et services publics. En effet le principe de mixité n'est pas aujourd'hui garanti par la loi, y compris à l'école. Par exemple, on ne peut accepter le maintien et l'extension des horaires de piscine non mixtes, ou bien les heures d'accès au sport réservées aux seuls hommes ou aux seules femmes, chacun de leur côté. Enfin, si législateur voulait afficher la constance de ses principes et la cohérence de sa pensée pour notre pays, il pourrait, pour conclure la nouvelle loi laïque, étendre l'application de la loi de 1905 outre-mer et en Alsace Moselle. Mais je crains que le nombre des républicains conséquents  ne soit pas assez grand dans nos assemblées pour cela ! »


26/04/2010

Taxe carbone, éco-taxe poids-lourds… Aux chiottes !

 

poids-lourds.gifVous vous souvenez des bouilles de candidats à l’oral du brevet des collèges des postulants à la magistrature suprême, en 2007, lorsqu’ils défilaient les uns après les autres pour signer la Charte de protection de l’environnement de Nicolas Hulot ? Ah ! Qu’ils étaient beaux ! On aurait dit des santibelli ! Tous ne juraient que par leur volonté de défendre la Mère Nature ! Plus écolos que moi, tu meurs !

 

C’est le Sarko qui a le mieux su enfumer les électeurs et donc, sitôt élu, il a lancé avec Borloo, à grands renforts de médias, le « Grenelle de l’environnement ».  On allait voir ce qu’on allait voir ! Épatés, on a vu des travaux nombreux, quasi consensuels, débouchant sur des décisions multiples. « Merde, il est bluffant ce Sarko » qu’on disait, même chez ses adversaires…

 

Que reste-t-il de ce bel enthousiasme ? Que reste-t-il de ce fameux Grenelle de l’environnement ? Rien. Nibe. Que dalle. Peau de zob…

 

La taxe carbone ? « Ça commence à bien faire ces histoires d’environnements » a déclamé l’Axe de la Pensée Galactique. « On ne fera cette taxe carbone que lorsque toute l’Europe la fera ».  Autrement dit, la taxe carbone, aux chiottes…

 

Restait l’éco-taxe poids-lourds ou éco-redevance kilométrique. Une taxe intelligence qui a pour but d’inciter à un report du transport des marchandises par la route vers des modes plus respectueux de l’environnement, comme le rail, les canaux de navigation ou la mer. Son principe est (était ?) d’internaliser une partie de l’impact environnemental de la route à travers une éco-redevance kilométrique qui financerait des infrastructures de transport plus durables. L’éco-taxe devra (devrait ?) être acquittée par les poids-lourds de plus de 3,5 tonnes qui empruntent le réseau routier national non concédé (non privatisé) et des routes départementales susceptibles de subir un report de trafic. La loi de Finances de 2009 annonce (annonçait ?) une fourchette de taxation comprise entre 0,015 € et 0,2 € par essieu et par kilomètre. Ainsi, la taxe touchera (toucherait ?) tous les poids-lourds, quelle que soit leur nationalité et sera (serait ?) fonction de leur taille (nombre d’essieux) et de la distance parcourue, en application du principe du pollueur-payeur. Voilà qui était un énorme progrès, attendu depuis longtemps, déjà mis en place en Allemagne.

 

Prévue initialement pour 2010 et déjà reportée une fois pour 2011, la mise en application de cette éco-taxe est désormais reportée à 2012, soit… après les prochaines élections présidentielles ! Autrement dit, le prochain taulier de l’Elysée se démerdera…

 

Eh ! Nicolas (Hulot) qu’est-ce que t’en penses des belles promesses de Nicolas (l’autre..) ?

 

« V’rigolez ou quoi ? Moi j’vais vous dire… J’ai fait le Grenelle de l’environnement pour me mettre les écolos dans la poche… Résultat, pas une voix de ces pauv’ cons… Alors, tè ! fumes ! »

 

 

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24/04/2010

Burqua : lettre ouverte d’un Français moyen à Monsieur le Président de la République.

 

Revolution-Delacroix.gif

 

 

Monsieur le Président, vous avez prononcé, à haute et intelligible voix, la phrase suivante : "L'interdiction du port du voile intégral doit être générale, dans tout l'espace public, parce que la dignité de la femme ne se divise pas". Moi qui vilipende à longueur de blog vos actions, vos paroles, vos attitudes quand je les considère – avec ma petite compréhension de Français moyen – comme nuisible à mon pays, la France, je vous dis bravo et merci Monsieur le Président.

 

Il est des moments où la Loi doit trancher, sans autres considérations que la paix, la justice, le bien public, l’harmonie sociale, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité dont vous êtes, de par le suffrage universel, le garant et dont l’Etat est l’instrument.

 

Il est des moments où il faut savoir stigmatiser (Le Robert : blâmer, condamner, dénoncer, 2. flétrir, fustiger.) non pas des citoyens à part entière de la République mais un mouvement sectaire, le salafisme, très minoritaire mais très actif. Derrière la burqua il y a un projet politique visant à confisquer les droits des femmes, à imposer la charia, c'est-à-dire des lois, des coutumes barbares, fanatiques, venues de pays étrangers où le mot Démocratie n’existe même pas, en contradiction totale avec les valeurs de notre République. Ces gens-là sont en terre de mission. Celle-ci étant dans un premier temps d’imposer le communautarisme avant de conquérir les leviers de commande de la République. Ces Nazes-Islamistes sont en guerre contre nous. Ils veulent la destruction de nos valeurs. Il faut donc répondre sans concessions à leurs provocations. C’est le voile à l’école (problème résolu par une Loi courageuse) la généralisation de la viande hallal, les horaires séparés dans les piscines, les menus spéciaux dans les cantines, les prières dans la rue, bientôt les salles de prière dans les entreprises, etc. Chaque reculade est comprise par les Nazes-Islamistes comme une faiblesse et fêtée comme une victoire qui appelle d’autres provocations.

 

En mettant un coup d’arrêt à ces provocations, vous libèrerez nos concitoyens musulmans qui ne demandent qu’à vivre, qu’à apporter leur pierre à l’édifice commun de notre société, avec leurs différences, leur dynamisme, leur force de travail, leur imagination. En les débarrassant des pressions et des menaces des fanatiques fondamentalistes, vous leur permettrez de vivre, dans le respect de la Laïcité française, un islam apaisé, modernisé, retrouvant la spiritualité des Soufis, les savoirs d’Averroès, les subtilités d’Omar Khayyâm, l’humour de Nasr Eddin Hodja.

 

S’il faut bousculer le Conseil constitutionnel, bousculez-le ! Les Français suivront. S’il faut bousculer le droit européen, bousculez-le, les Européens suivront.

 

Ne vous laissez pas manipuler par les « munichois » qui, tant à droite qu’à gauche, sont prêts à courber l’échine pour se faire sodomiser.

 

Les suivre serait avoir, à terme, le déshonneur ET la guerre civile.

 

Ne pas mettre un coup d’arrêt aux menées de ces ennemis de l’intérieur que sont les Nazes-Islamistes serait une terrible régression démocratique et un message désastreux envoyé aux femmes qui n’ont d’autre choix que de porter ce symbole d’asservissement. Ce serait une trahison vis-à-vis des femmes qui, dans les pays musulmans, luttent pour s’émanciper d’un obscurantisme qui les nie, les martyrise, les esclavagise, les tue. Car, de par le monde, elles sont des milliers, des millions ces femmes courageuses qui regardent la France comme un exemple, un espoir de s’affranchir enfin d’une existence qui n’est qu’une mort sociale.

 

Plus de mots Monsieur le Président, des actes.

 

Vous êtes le président d’un pays qui n’est pas comme les autres : il est celui qui a montré au monde la voix de la Liberté, de l’Egalité,  de la Fraternité. Il ,est celui qui a inventé les Droits de l'Homme, et donc AUSSI des FEMMES !

 

Puissiez-vous porter dignement ce lourd autant qu’exaltant héritage de notre grande Révolution.

 

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18/04/2010

Gastronomie dominicale: L'Aïoli des Académiciens

 

 

 

 

Aïoli pour web.jpg

 

 

Aïoli! Mot sonnant comme un salut gaillard!

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, l'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand "lou trissoun ten dré" (l),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien (2)

Il est le "Grand Aillé" (3) des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Éloigne les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd 'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blans du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra AO.C. Vallée des Baux.

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem­pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera­ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes de terre cui­tes à la vapeur.

 

Les vins conseillés:

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite a pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s'accomode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s'accomode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.

Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusclan, Valréas, Vaison­le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

(1) "Lou trissoun ", c'est le "pilon", la pièce de bois qui sert à piler les ingré­dients dans le mortier et à "monter" l'aïoli. Lorsque la sauce est réussie, "lou trissoun ten dré" - le pilon tient debout dans la sauce ferme et onctueuse.

(2) Quintalien .. personnage de poids, ayant tourné le quintal.

(3) "Grand Aillé" .. grade suprême dans la hiérarchie de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli.

 

 

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