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17/12/2013

Euthanasie : meurtre avec préméditation = ASSASSINAT !

chimulus euthanasie.jpg

 

 

 

Nicolas-Kevin tourne et retourne dans la main le lettre qu’il vient de recevoir. L’en-tête officiel l’angoisse. Il faut dire que depuis les lois sur l’Optimisation de la vie, votées par le premier gouvernement Marine Le Pen du deuxième quinquennat de Sarkozy, les vieux ne sont pas à la fête…

 

Il y a d’abord eu sous Sarko 1, les lois sur les retraites poussant les anciens à la misère, au travail dégradant, à fouiller dans les poubelles, à subir l’ostracisme et les moqueries des « djeuns ». Puis il y a eu le grand fichier dit « des gens honnêtes » dans lequel tout citoyen est répertorié de la naissance à la mort, avec toutes ses maladies, tares, opérations, traitements. Et, en parallèle, un puissant logiciel permettant de connaitre à l’instant T combien coûte à la collectivité la prise en charge de tel ou tel citoyen ! Il y a eu encore la loi permettant l’internement forcé en milieu psychiatrique de « patients » déviants, sur demande des autorités ou de la famille.

 

Puis il y a eu, sous le premier gouvernement Sarko 2 – Le Pen, la loi sur l’euthanasie. Finis les atermoiements hypocrites de la parenthèse Hollande… Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, le gouvernement a autorisé la mise à mort des vieux « pour abréger leurs souffrances ». A la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli…

 

Enfin a été voté le grand œuvre du gouvernement Le Pen – Sarko 2 : les « lois d’Optimisation de la vie ». Des lois permettant enfin la remise à flot de la Sécu, des économies conséquentes sur les retraites, l’élimination de gens qui ne sont plus « productifs ». Les « marchés » ont, à l’époque du vote de ces lois « modernes », salué comme il se doit cette décision en rendant à la France son « triple A » !

 

Ces lois mêlent avec beaucoup d’opportunité des textes précédents : fichiers déterminant le « coût » de chaque individu, possibilité d’internement d’office pour les récalcitrants – comme au plus beau temps du goulag -, pour s’appuyer ensuite sur les statistiques. Celles-ci déterminent chaque année la durée de vie moyenne des citoyens : cette année-là 78 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes. Ainsi, à la date anniversaire des citoyennes et citoyens atteignant ces limites statistiques, ceux-ci reçoivent de l’administration une lettre officielle leur signifiant qu’à dater de ce jour, leurs dépenses de santé ne seront plus prises en compte par la société. Dès lors, s’ils sont à l’hôpital, le service comptable de l’établissement demandera à la famille de payer entièrement les frais et, en cas de refus, de manque de « persuation » auprès de l’impétrant - « Allez Mémé, il est onze heures, bois ton bouillon, c’est le docteur qui l’a préparé ! » - ou de non solvabilité, donnent aux médecins l’ordre d’euthanasier le « patient ».

 

Pour ceux qui sont en relative bonne santé, comme notre ami Kevin-Nicolas, existe la possibilité de « racheter » une année supplémentaire, à condition de déposer auprès de la Caisse des dépôts et consignation un montant très conséquent déterminé par la loi, sous forme de numéraire ou d’hypothèque sur des biens. A défaut, si le vieux entre à l’hôpital pour quelque affection, son sort sera rapidement scellé. Mais, dans sa grande mansuétude, la société ultralibérale lui offre la possibilité de « choisir » lui-même « d’optimiser  sa vie » en libérant le territoire, gracieusement, dans « de très agréables conditions » comme dit la lettre que tient Kevin-Nicolas…

 

Mondo cane…


Septidi 27 frimaire 222


Merci à Chimulus

 

 

 

09/12/2013

Travailleurs « détachés » : on saura ce soir si nos négociateurs ont les aliboffis bien pendus !

Iter dessin esclavage.jpg

 

 

« Eh ! M'sieur Medef, j'ai de la bonne viande polonaise, de la roumaine aussi, même de la portugaise si tu préfères. C'est de la viande sur pied docile, travailleuse, pas difficile à nourrir et loger. Ça te dit ? T'y gagnes 30% minimum et plus si tu sais te démerder. Tiens, voilà quelques bonnes adresses de marchands d'esclaves (on dit aussi « entreprises d'intérim »).

 

En chargeant à peine le trait, on pourrait dire que la légalisation de l'esclavage « moderne », c'est aujourd'hui que ça se joue, à Bruxelles. On ne dit pas esclavage, bien sûr, entre gens polis, bien propres sur eux, mais puant du cerveau plus que des pieds. On dit « travailleurs détachés ». Ce sont ces manards que l'on voit sur tous les grands chantiers français et européens, sur l'EPR de Flamanville, sur le chantier Iter de Cadarache, sur tous les chantiers régit par le système voyou des PPP (partenariats public privé). Ils sont taillables et corvéables à merci, sont logés au mieux dans des algécos, sont nourris loin de la gastronomie françouaise, font des heures supplémentaires non payés, ne sont souvent pas déclarés, voient une partie conséquente (jusqu'à 50%) de leur smic français retenue par leurs « employeurs » pour « frais de nourriture et de logement », et autres gracieusetés.

 

Les entrepreneurs français en raffolent ! Ces esclaves leur permettent des économies fort juteuses. Mais ils se font parfois baiser sur leur propre terrain par des entreprises étrangères leur soufflant des marchés publics en accentuant encore plus qu'eux le système. Le principe est celui-ci : dans le cadre de la libre circulation des travailleurs sur le territoire de l'U.E., une entreprise d'un pays peut « détacher » dans un autre ses propres travailleurs. Ceux-ci seront payés au tarif du pays d'accueil et seront assujettis aux conditions légales de travail du pays d'accueil, mais les charges sociales des entreprises resteront celles du pays « exportateurs » de ces travailleurs. Et une cascade de sous-traitance noie les responsabilités, le donneur d'ordre premier se libérant ainsi de ses responsabilités.

 

Pourtant ça commence à gueuler au charron un peu partout contre les effets délétères de cette directive européenne obsolète (datant de 1996!), qui n'est rien d'autres que le moyen de délocaliser sur place ce qui ne peut l'être à l'extérieur, selon la logique ultralibérale du nivellement par le bas qui sévit dans l'Union européenne. Il faut voir les magouilles, les sociétés écrans au Luxembourg ou à Chypre qui échappent aux cotisations sociales, les entreprises “boîtes aux lettres” dans les pays de l'Est sans y avoir d'activité réelle, spécialement créées pour détacher de la main-d'œuvre à bas prix, qui paient la plupart du temps au taux horaire du pays d'origine.

 

C'est donc aujourd'hui que la refonte de cette directive scélérate doit être discutée à Bruxelles. Deux articles sont au cœur des discussions. Le 9 concernant les mesures de contrôle : les Français, mais aussi les Allemands, les Belges et quelques autres proposent de laisser à chaque état la liberté de durcir les contrôles s'il l'estime nécessaire. Un consensus pourrait exister en la matière. Le 12 pose plus problème. Il s'agit d'instaurer une responsabilité conjointe et solidaire de tous les sous-traitants afin que les donneurs d'ordres premiers ne soient plus exemptés de leurs responsabilités. C'est là que le bât blesse. La France voudrait que cette responsabilité soit « obligatoire » tandis que d'autres membres de l'U.E. préfèreraient qu'elle soit « optionnelle » (c'est à dire nulle!). Au côté de la France donc, la Belgique et l'Allemagne, mais contre, évidemment la Grande-Bretagne, éternel parasite de l'Union, l'Irlande, pays forban de l'Union et la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Lettonie, l'Estonie, principaux pays « exportateurs » d'esclaves modernes.

 

Voilà où on en est. On saura ce soir si nos négociateurs ont les aliboffis bien pendus...

 

Nonidi 19 frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

29/11/2013

Slam aux slameurs autodafeurs

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A lire évidemment au second degré.

 

«Je réclame un autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo».

Slameurs, rappeurs, frimeurs, nous sommes desperado 

Nous les feront cramer ces bâtards d’intellos

Nous allons leur filer une fatwa sur le dos

Nous couperons les couilles à tous ces rigolos

Et troncheront à sec ces sales travelos

 

Yalla ! Baisons la France

Cette fosse d’aisance

Qui nous remplit la panse

Et permet que l’on pense !

 

Il y a quarante ans, pour la marche des beurs

Nos chibanis voulaient juste un peu de bonheur

Une reconnaissance et ne plus avoir peur

S’intégrer au pays, enfin être des leurs

Ne plus être casseurs, ne plus être chômeurs,

Beaucoup ont réussi dans l’effort, le labeur,

D’autres ce sont plantés, ont raté l’ascenseur,

Ils nous ont engendrés, nous les rappeurs crâneurs.

 

Yalla ! Baisons la France

Cette fosse d’aisance

Qui nous remplit la panse

Et permet que l’on pense !

 

Nos maîtres maintenant, ce sont les islamistes,

Nos héros : c’est Merha et tous les terroristes !

Lapider jusqu’à mort une femme adultère

Jouir de sa douleur en lui jetant la pierre

Ne nous offense pas.

Décapiter un homme, lui sortir la cervelle

Sous prétexte que c’est un homosexuel

Ne nous offense pas.

Exciser des fillettes, couper leur clitoris

Ô, pour leur éviter de succomber au vice

Ne nous offense pas.

Considérer la Femme émanation du Mal

Et la traiter souvent moins bien qu’un animal

Ne nous offense pas.

 

Yalla ! Baisons la France

Cette fosse d’aisance

Qui nous remplit la panse

Et permet que l’on pense !

 

Nous n’acceptons ni l’humour ni le blasphème

Nous voulons faire peur par nos mots, nos dégaines

Nous conchions toutes vos valeurs païennes,

Vos droits de l’homme et toutes vos rengaines

Nous voulons vous pourrir, bouffer votre oxygène

Notre démarche à nous, c’est l’insulte, la haine

La haine

La haine

La HAINE

 

Yalla ! Baisons la France

Cette fosse d’aisance

Qui nous remplit la panse

Et permet que l’on pense !

 

 

Nonidi 9 frimaire 222

 

Photo X Droits réservés

 

 

28/11/2013

« Le monde est dangereux non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » Albert Einstein

islam,baby-loup,fascisme

 

 

La cour d'appel de Paris n'a pas eu peur de contredire la Cour de Cassation, plus haute juridiction française en confirmant le licenciement de l'employée prétendant éduquer les enfants en faisant du prosélytisme religieux. Ce faisant, les juges ont fait preuve de courage, de lucidité et de civisme en remettant enfin un des piliers de la République – la LAÏCITÉ – au centre du débat.

Du courage, il en a fallu à cette cour d'appel, mais il en faut aussi à ceux qui, dans ce quartier, subissent les provocations et les menaces des fanatiques qui instrumentalisent l'affaire de la crêche Baby-Loup depuis le départ. Insultes, provocations, graffitis anti-laïcité, voitures rayés, menaces, etc. Malgré le jugement la crèche va déménager, laissant dans le désarroi une centaine de familles et les provocateurs nazislamistes auront gagné.

Tout ce gâchis parce qu’il y a des gens qui veulent emmerder le monde par provocation, des gens qui veulent allumer une guerre religieuse, des gens qui testent les capacités de résistance, les limites du système. Et à côté, des gens qui se taisent, regardent ailleurs et laissent faire. Ce sont ceux-là dont parlait Einstein. Que dire de l'inconséquence de cette majorité musulmane pacifique bien trop silencieuse ? Et que dire des idiots utiles qui soutiennent les extrémistes ?

On nous dit et répète que l'islam est une religion pacifique et que la majorité des musulmans veulent seulement vivre en paix. Pourtant ceux qui prônent cette image de leur religion – cette névrose collective - se taisent. On ne les voit pas. On ne les entend pas. Avez-vous déjà vu une manifestation musulmane s'élevant contre les exactions des fanatiques qui saccagent l'image de leur religion ? Jamais. Ce silence est-il le fait de menaces ou d'un consentement tacite ?

Qui donne actuellement l'image de l'islam ? Ceux qui y tiennent le discours le plus extrémiste, ceux qui perpétuent les actions les plus brutales, les plus injustes, les plus sauvages. Le fait est que les fanatiques gouvernent l'Islam, actuellement. Ce sont les fanatiques qui paradent. Ce sont les fanatiques qui financent chacun des conflits armés religieux de par le monde. Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des groupes tribaux à travers toute l'Afrique et mettent peu à peu la main sur le continent entier, à tel point que les populations africaines terrorisées en sont à appeler l'action militaire de l'ancienne puissance coloniale, comme au Mali et maintenant en République Centrafricaine ! Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent des crimes dits « d'honneur ». Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l'une après l'autre. Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des  homosexuels. Ceci avec l'assentiment et l'aide de ces grands « amis » de la France que sont le Qatar (soutien des islamistes) et l'Arabie séoudite (soutien des salafistes). La réalité, brutale et quantifiable, est que la «majorité pacifique », la « majorité silencieuse » est étrangère à ces exactions mais se tait et se terre. Je lui conseille, à cette majorité silencieuse de méditer sur « Matin brun ».

En d'autres temps, le laisser-faire de cette majorité silencieuse a amené le nazisme et son cortège d'horreurs indicibles en Allemagne, puis un cataclysme mondial avec 80 millions de morts.

La Russie communiste était composée de russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes. La majorité pacifique n'était pas concernée.

L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.

Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.

Les musulmans pacifiques, s'ils ne réagissent pas, seront les premières victimes de ce fascisme vert qui s'avance de moins en moins masqué. La balle est dans leur camp car s'ils ne réagissent pas, ils ouvriront la porte, dans toute l'Europe, au sinistre fascisme brun.

 

Octidi 8 frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

25/11/2013

Haro sur Bercy ! Chauffe Ayrault !

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Il y a quelques jours j’ai publié un billet concernant un amendement susceptible de permettre de lutter de façon enfin efficace contre ce vol organisé appelé « optimisation fiscale » lien . Une pétition était assortie à ce billet. Et bien sachez que celle-ci a recueilli plus de 100.000 signatures et que l’amendement n°530 présenté par le député socialiste du Rhône Pierre-Alain Muet a été adopté ! Cet amendement a pour effet de donner à l’administration fiscale des moyens efficaces pour contrecarrer l’évasion-optimisation fiscale. Les textes législatifs actuels ne permettent à l’administration de mettre en cause ces manœuvres que si « l’optimisation » a UNIQUEMENT pour but de soustraire l’entreprise à ses obligations fiscales. Le député Pierre-Alain Muet propose de remplacer le mot UNIQUEMENT par le mot PRINCIPALEMENT, ce qui change tout…et fait bouillir de rage tous les patrons-voyous adeptes des paradis fiscaux !

 

C’est une belle victoire des citoyens sur la toute puissance ultralibérale usurpée par les hauts fonctionnaires de Bercy. Cette victoire a été conquise de haute lutte au cours d’un débat animé lien contre le ministre du budget, Bernard Cazeneuve. L’argument principal de celui-ci : « Avec la réforme proposée, on passera d'une question de droit précise – le but fiscal est-il ou non exclusif ? – à une question de fait – le but fiscal est-il ou non principal ? L'appréciation deviendra pure appréciation de fait, donc discutable. » Une argumentation qui procède surtout de la volonté de sodomiser les diptères (enculer les mouches) pour tenter de faire obstacle à un amendement de bon sens mais qui hérisse au plus haut point les gros patrons du Caca-rente, gros « optimiseurs fiscaux » puisque la plupart des multinationales de ce caca-rente ne paie pas ou peu l’impôt, contrairement aux PME qui, elles, paient plein pot. Cazeneuve, son patron Moscovici et les satrapes élus par personnes de Bercy en ont des boutons, mais cet amendement a été adopté…avec deux ans pour le mettre en œuvre tout de même ! Faut pas trop brusquer messieurs les tricheurs

 

Espérons que l’offensive de Jean-Marc Ayrault contre la forteresse de Bercy ne fera pas long feu. Celui-ci veut – enfin ! – donner un coup de pied dans ce panier à crabes où les ultralibéraux mis en place par Sarko font la pluie et le beau temps. Les ministres passent, mais les patrons de Bercy restent… Le ci-devant Ramon Fernandez, directeur du Trésor depuis 2009, devrait être démis de ses fonctions pour être remplacé par François Villeroy de Galhau, ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn lorsqu’il était aux finances. Eh, ne nous faisons pas trop d’illusions : l’impétrant est…un banquier : il est actuellement directeur de Cetelem, la filiale de crédit à la consommation de BNP Paribas.  Quant au directeur du budget, le ci-devant Julien Dubertret, il serait quant à lui remplacé par Denis Morin, directeur de cabinet de la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine. lien

 

Les directions du trésor et du Budget s’entourent de « banques conseil » qui profitent de leur position pour inspirer des réformes ou décisions favorables au monde de la finance ou au contraire pour étouffer dans l’œuf des réformes ou décisions contraires aux intérêts de ce même monde de la finance (voir la calamiteuse réforme bancaire à minima, ainsi que la création d’une entité bidon, la BPI, inexistante sauf pour les dépenses somptuaires de son siège !). Etre agréée « banque conseil », c’est une sinécure ! Les places sont chères et font l’objet d’une débauche de concurrence feutrée entre établissements : avoir l’oreille du « Trésor », c’est avoir la main sur les manettes de l’Etat. Ces « banques conseils » sont écoutées par les haut fonctionnaires de Bercy avec d’autant plus d’intérêt que – outre leur identité de vue ultralibérale – ceux-ci espèrent bien en retour de celles-là de confortables situations de pantouflage à leur sortie de Bercy ! Ben voyons, ça vaut des millions leur influence dans les rouages de l’Etat et leur carnet d’adresse !

 

Chauffe Ayrault ! Si tu arrives à foutre en bas ce panier à crabes de Bercy, il te sera beaucoup pardonné !

 

Quintidi 5 frimaire 222

 

Photo X – Droits réservés

 

21/11/2013

Les opulents céréaliers bloquent Paris : la manif sans vergogne des gavés de subventions.

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« Allez, Jénifer, prend-moi un costard et des chaussures. Tu prends le cat’quatre Porsche Cayenne et on se retrouve là où tu sais. Après la manif, je me change et on se fait une belle java à Paris. »

 

Il est vrai que Kevin, céréalier de la Beauce, n’est pas des plus rupins. D’autres auraient pu aller à la manif en hélico. Kevin se contente du plus gros tracteur que l’on trouve sur le marché. Pourtant Kevin, à l’appel de son groupement professionnel, filiale de la FNSEA, va manifester. Avec ses « pauvres » collègues, ils vont bloquer toutes les entrées de Paris, distribuer des tracs aux automobilistes pour les amadouer, faire, comme ils disent, « entendre leur voix ». Manifestation pacifique bien sûr. Un mort à la clé ce matin, un pompier… Six blessés ailleurs…

 

Eh ! Il faut les comprendre ces braves gens. C’est dur le travail de la terre… En 2012, le revenu des exploitations de grandes cultures – céréaliers, betteraviers, protéagineux - atteint 76 500 euros par salarié avant impôt. Dans certaines régions comme en Ile-de-France, en Haute Normandie et dans le Centre, le revenu moyen a même progressé de plus de 50% !  Á titre de comparaison, pour les producteurs de viande, le niveau de revenu est tout juste stable ou en baisse et structurellement faible autour de 17 100 euros par éleveur ; dans la viticulture, les disparités sont marquées selon les régions: le revenu atteint 67 100 en Champagne à 19 300 euros en Languedoc-Roussillon. 

 

Les éleveurs appellent les céréaliers les « 3 M : Mer, Montagne, Moissons ». Céréalier, c’est une vraie rente de situation, avec une charge de travail très faible et très peu d’emplois. Leur chantage au chômage est bidon. De plus ces agro-industriels consomment un tiers de l'eau consommée en France pour l'arrosage de leurs cultures, et balancent des pesticides sur leur champs pour améliorer la production, donc forcément polluent l'environnement, ils reçoivent des subventions de la communauté européennes et ils ne sont pas content. Ils spéculent en stockant leurs céréales pour faire grimper les prix quand il y a pénurie et vendre plus cher quelques jours plus tard.

 

Ils représentent 20% de la population agricole et récupèrent 80% des subventions de la PAC. Il est vrai que la répartition de cette manne européenne était jusqu’à présent dévolue aux représentations professionnelles. Or le principal syndicat agricole, la FNSEA, est depuis longtemps tenu par…les céréaliers ! Cela devrait changer si l’on en croit Le Foll, avec une répartition plus équitable de ces subventions (traduisons : argent coulant dans votre poche sans rien faire, seulement parce que vous êtes bien placé sous le robinet !) au profit des éleveurs. 

 

Ah ! Cette manif des céréaliers bien repus… On a sous les yeux toute la misère du monde !

 

Eh ! François, prépare-toi : on attend la manif des banquiers…

 

 

Primidi 1er frimaire 222

 

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20/11/2013

Plus de 7 milliards ! Nous sommes plus de 7 milliards ! Et un, et deux, et trois, et quatre, et cinq, et six, et sept, et huit, et neuf zéro ! Olé !

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- On compte environ 232 000 habitants de plus chaque jour sur la planète

- Nous assistons à environ 400 000 naissances par jour dans le monde

- Il y a environ 170 000 décès chaque jour sur Terre

- 28% de la population mondiale est âgée de moins de 15 ans et 8% ont 65 ans et plus

- 65 ans est l'espérance de vie moyenne actuelle dans le monde

 

Au moment où j’élucubre ce matin, nous sommes 7.218.716.236 mammifères omnivores bipèdes de l’espèce homo sapiens sapiens sur la Terre.

 

Démographie démente, cause de tous les maux. Savez-vous que pour chaque battement de notre palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essayez d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule de plus en plus puante qu’on appelle Terre !

 

Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Plus de 4 marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit plus de 250 par minute, 15 à 17.000 par heure, 400.000 par jour, 140 millions par an, autant que la France, l’Italie et le Bénélux réunis ! Et comme il ne meurt « que » 58 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 73 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent de l’Allemagne, pays le plus peuplé d’Europe ! — de bouches supplémentaires à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et en 2050, le nombre sera de 9 milliards, cette augmentation de 2 milliards se faisant essentiellement de l’Afrique sub-saharienne jusqu’au Pakistan.

 

Lorsque ces pays sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, ils veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale. Ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais… Jusque dans le mur ! Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds ! Les imbéciles heureux disent : « Allons ! Avec les OGM, on pourra nourrir tout ce monde… » Mouais… Ils mangeront peut-être, mais ils seront obligés de manger debout !


Eh ! Il est temps de conseiller à nous-mêmes et à nos congénères — ces mammifères omnivores qui ne se différencient des autres animaux que par leur faculté de boire sans soif et d’être en chaleur tout au long de l’année — cette évidence :  capotons-nous le créateur ou pratiquons l’autocoïtpalmaire !

 

Cette surpopulation combiné aux changements climatiques amène fatalement des mouvements migratoires qui ne peuvent aller qu’en s’amplifiant. Lampédusa ? Pipi d'oiseau à côté de ce qui nous attend...

 

Ouais mais on s’en fout :  "on a gagné, on a gagné, on a gagné ! Et un, et deux, et trois, et quatre, et cinq, et six, et sept, et huit, et neuf zéro ! Olé ! " 

 

 Tè! Regardez ça:

http://fr.ria.ru/infographie/20111004/191348776.html

Et çà:

http://www.gamaniak.com/image-9660-villes-plus-peuplees-monde.html


Décadi 30 brumaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

18/11/2013

Un amendement pour FAIRE PAYER LES TRICHEURS DE L'IMPÔT

couilles-en-or--.jpg

 

 

 Allez, on doit se farcir les dépenses obligés de ces sinistres fêtes commerciales dites « de Noël ». Ce qui nous fait un peu oublier les rafales d’impôts que l’on doit payer, ce qui est très normal, même si ça fait un peu tousser.

 

Ça fait d’autant plus tousser que l’on sait que les riches (les gros riches, pas les classes moyennes) et les entreprises (les grosses entreprises, pas les PME) ont les moyens de se payer les services d’officines pointues en matière d’évasion fiscale, et donc échappent à la plus grande partie de l’impôt qu’ils devraient payer.

 

Les multinationales échappent à l’impôt en particulier parce que l'administration n'a le droit d'enquêter sur leurs montages fiscaux que si le montage a uniquement pour but d'éviter l'impôt... Les multinationales trouvent toujours d'autres raisons (compétitivité, restructuration de l’outil de travail et patin coufin) pour justifier ces montages Et c’est suffisant pour écarter l’abus de droit. Google, Amazon et Apple paient ainsi 22 fois moins d'impôts qu'ils ne devraient et Total n'a pas versé un centime malgré 10 milliards de bénéfices! Ces magouilles représentent des dizaines de milliards d'euros chaque année! Autant que notre déficit! Et on ne ferait rien?

Et pourtant…

…et pourtant, un député a trouvé depuis longtemps le moyen de battre en brèche ces insupportables abus. Ce député socialiste expert de la lutte anti évasion fiscale, Pierre-Alain Muet, a trouvé une solution de bon sens: remplacer "uniquement" par "principalement". Ce changement d’un seul mot pourrait rapporter des milliards, mais le gouvernement fait l'objet d'immenses pressions pour s'y opposer et serait sur le point de refuser cet amendement qui pourrait rapporter des milliards dans la lutte contre l'évasion fiscale…. et réduire nos impôts ! Eh ! Oh ! Ayrault, pose un peu les valises et ne te laisse pas enfumer comme Moscovici par les patrons-voyous et les banksters !

 

Ce gouvernement a prouvé qu’il ne comprend que le rapport de force. Il recule devant toutes les pressions corporatistes droitières. La démocratie directe existe à partir de l’internet. Servons-nous de cet outil et forçons-le nous aussi, simples contribuables, a accepter cet amendement lors de la prochaine discussion de la loi de finance.

 

Une pétition circule dans ce but, signons-là et faisons pression auprès de notre député.

 

POUR SIGNER LA PETITION 

 

 

POUR FAIRE PRESSION SUR VOTRE DEPUTE

 

 

 

Octidi 28 brumaire b222

 

 

Illustration X – Droits réservés

15/11/2013

La Commission européenne nous veut du bien : 10 nouveaux OGM autorisés…

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Qui a dit qu’elle ne travaillait pas la Commission européenne de Barroso ? Allons, allons, ça dépend pour qui. Demandez aux fabricants d’OGM s’ils ont à se plaindre des travaux méritoires (pour eux) de cette officine de technocrates (élus par personne) sensibles à toutes les influences, surtout si elles sont sonnantes et trébuchantes !

 

De même, qui peut mettre en doute la pugnacité des membres de l’EFSA (l’agence sanitaire européenne) à satisfaire les désidératas de ceux qui les paient grassement (en loucedé bien sûr) comme l’a montré la mise en lumière des conflits d’intérêts de ces gens, à tel niveau que sa présidente a été contrainte de démissionner ? lien 

 

La preuve de cette boulimie de travail : le mercredi 6 novembre, la Commission européenne a autorisé, pour l’alimentation animale et/ou humaine, dix plantes génétiquement modifiées (PGM), dites « empilées », ainsi que le pollen issu de maïs MON810. Les PGM empilées contiennent plusieurs événements de transformation. La plus emblématique est le maïs SmartStax, avec huit transgènes.


La décision d’autoriser d’un coup dix PGM et le calendrier de vote inhabituellement serré (moins de six mois) que la Commission européenne a suivi, confirment que la dynamique d’autorisations d’OGM en masse pour l’alimentation humaine et animale est relancée. Cette reprise des autorisations a été déclenchée par l’adoption, en juin 2013, du nouveau règlement sur l’évaluation des risques sanitaires liés aux OGM. Selon Inf’OGM, l’adoption de ce règlement permettait en effet à la Commission européenne de se sentir les mains libres pour relancer les procédures d’autorisations de la cinquantaine de PGM en attente. Parmi les dossiers, une trentaine concerne des demandes pour l’importation et la transformation qui pourrait aboutir rapidement.


Puteng ! Bientôt, pourvu que ces délicates plantes croissent et se multiplient aux alentours des centrales nucléaires, on aura la chance de voir naître des lardons avec quatre mains, deux tronches, prélude a des femmes à six nichons et des mecs à double bite ! Le pied quoi ! Merci Barroso. Merci les commissaires européens corrompus.

 

Sources : http://www.infogm.org/spip.php?article5563

 

Quintidi 25 brumaire 222

 

 

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13/11/2013

« C’est d’la merde polyphosphatée » ce jambon !

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 Cette fois, c’est décidé : je n’achèterai plus jamais de jambon cuit tranché et mis sous emballage bien coloré, avec plein de belles phrases comme « jambon supérieur », « cuit au torchon » et autre menteries publicitaires. Parce que hier soir, sur la chaine 2, j’ai suivi l’excellente enquête de « l’emmerdeuse » (une journaliste aussi tenace et teigneuse que jolie) concernant le trajet du cochon, de l’élevage jusqu’à notre assiette dans les gigantesques usines de mort du cochon matière première vivante. Comme dirait Coffe : « C’est d’la merde polyphosphatée ». Et même pire que ça. Après ce reportage, on a de quoi regarder d’un autre œil – un œil incitant fortement au boycott – les « pauvres » producteurs bretons et leur douteux bonnet rouge. Les cochons élevés dans ces usines de mort sont des hybrides, des races que l'on mélange pour obtenir des bêtes qui engraisseront le plus rapidement possible. On abat les porcs à 6 mois. Dans des bonnes conditions d'élevage, il faut entre dix et seize mois pour « faire » un cochon du même poids. C'est du simple au double. Ce sont des cochons qui arrivent à grossir très vite parce que leur chair retient l'eau. Ils sont nourris avec du soja OGM. Et je ne vous parle pas des conditions de vie de ces pauvres bestiaux, élevés les uns sur les autres sur leur propre merde, auxquels on lime les dents, on coupe la queue et autres joyeusetés (Eh ! Les casse-burnes anti-corridas, si vous alliez voir un peu de ce côté ?)

 

Savez-vous que les très franchouillardes marques Aoste, Calixte, Cochonou, Justin Bridou, Jean Caby (exSociété Bretonne de Salaisons, S.B.S.), Jean d'Erguet et Imperator font parti du groupe étazunien  Smithfield France, lui-même racheté depuis peu par le chinois Shuanghui. Une opération à plus de 7 milliards de dollars ! Alors la défense du beau pays breton, Tè ! Fume…

Smithfield est une énorme multinationale du cochon, qui a exporté ses usines de mort dans le monde entier suite à l’interdiction de ses méthodes aux USA. Á titre informatif, c’est d’une de ses usines au Mexique que serait partie la fameuse pandémie H5N1 il y a quelques années. L'apparition d'épidémies humaines résulte pratiquement toujours du passage d'un virus à travers la barrière inter espèces. Or la barrière entre le porc et l'homme est ténue, de même que celle qui sépare les volailles des porcs. C'est ainsi que les épidémiologistes redoutent depuis longtemps le mécanisme selon lequel un virus aviaire se transmet aux porcs, puis acquiert chez ces derniers la capacité de se transmettre du porc à l'homme. C'est la raison pour laquelle l'Union européenne a édicté des règles interdisant une trop grande proximité entre un élevage hors sol de volailles et un élevage hors sol de porcs. Notons que la Bretagne regorge d’élevages des uns comme des autres. Les élevages industriels concentrationnaires de porcs et de volailles sont de véritables bombes sanitaires à retardement. En effet, animaux et humains ne peuvent survivre dans ces conditions qu'en recourant à une panoplie pharmaceutique considérable : tout éleveur industriel de volailles ou de porcs doit soumettre ses animaux à des traitements antibiotiques pratiquement continus, d'autant plus forts que la concentration et le stress des animaux sont importants.

 

En Bretagne, jusqu’à présent, les usines à cochons doivent se conformer à des règles de dimensions. Le droit européen (directive 2010/75) soumet à une procédure d’autorisation et d’encadrement technique renforcés, dite "IED", les projets d’élevages de plus de 2000 emplacements de porcs charcutiers ou de plus de 750 emplacements de truies. Le droit français, jusqu’à ce jour, soumettait à autorisation les élevages porcins de plus de 450 « animaux-équivalents » (soit 450 porcs charcutiers ou 150 truies). Le gouvernement a décidé de mettre en place au sein de la rubrique 2102 de la nomenclature un régime d’enregistrement pour les projets compris entre 450 « animaux-équivalents » et le seuil européen précité (2000 porcs charcutiers ou 750 truies), le régime de l’autorisation restant applicable au-delà de ce seuil européen.  Or, un député breton, le ci-devant Le Fur dit « le député du cochon » est à la manœuvre depuis des années pour faire tomber cette limite. (Les projets de textes qui seront soumis au conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) du 19 novembre 2013 sont disponibles. Vous pouvez consulter ces projets de textes et faire part de vos observations, via les questionnaires dédiés de l’onglet "participez", du 25 octobre 2013 jusqu’au 15 novembre 2013 inclus. http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/csprt-du-19-novembre-2013-a167.html)

 

Voilà pourquoi, pour mon jambon cuit, j’oublierai complètement d’acheter ces merdes de supermarché, quitte à faire un détour, à m’emmerder à me garer, pour me procurer, même plus cher, du jambon tranché devant moi par un véritable artisan boucher-charcutier. Enfin, ce que je vous en dit… Vous faites comme vous voulez !



Tridi 23 brumaire 222


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12/11/2013

Beaux nez rouges de honte : les voleurs de symboles.

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Qui sont les « bonnets rouges », du rouge de la honte ?

Des pauvres malheureux, tristes laissés pour compte ?

Venus à la manif en béhème, en cat’quatre,

Si leur bonnet est rouge, leur cervelle est brunâtre.

Boutiquiers, transporteurs, tricheurs de TVA,

Paysans pollueurs et patrons scélérats,

Fachos et cagoulards venus là pour casser,

Ventre-à-choux archaïques lourds à désencrasser,

Éleveurs de poulets et de porcs immangeables,

Et puis…des ouvriers ayant pété un câble.

Tous défilent,  jacassent, saccagent en gueulant,

Conspuent la République de leurs groins flatulents,

L’objet de leur révolte ? Ou plutôt le prétexte ?

Une taxe votée dans un autre contexte,

Par un autre pouvoir, à l’unanimité,

Taxe juste pourtant, mais qui a excité

Contre elle et regroupé sous un même drapeau

Tous ces gens égoïstes réfractaires à l’impôt.

D’une mesure juste, les sombres têtes-d’œuf

Sévissant à Bercy – costard et front de bœuf –

Ont pondu une horreur, bancale, inapplicable,

Déléguant au privé une charge régale.

La FNsea mobilise ses troupes

Le Medef fait pareil, heureux de l’entourloupe,

La CGPME, l’UDB, l’UPA,

Évidemment FO et même…le NPA,

Cohorte bigarrée, rassemblement baroque

D’intérêts opposés unis dans la provoc.

Pourquoi donc les patrons lourdent leurs ouvriers ?

Pourquoi les paysans crèvent sur leur lisier ?

Parce qu’ils ont commis des erreurs stratégiques

Par un productivisme obtus et boulimique,

Parce qu’ils n’élèvent que des bestiaux bas de gamme

Parce que le goût du fric leur tient lieu de sésame.

Écoutez-les beugler ces voleurs de symboles

Ils manipulent ceux qui en ont ras-le-bol,

Agitateurs, curés, droite et extrême-droite

Conduisent la Bretagne dans une voie étroite,

Dans une économie gavée aux subventions

Aux exonérations et aux dérogations.

Ami Breton revient à ce qui fait ton charme

Unité, loyauté, courage sous les armes 

Et le supplément d’âme qu’est cette différence

Qui fait de ton pays la fierté de la France.

 

 

Duodi 22 brumaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

04/11/2013

« Bonnets rouges », allez vous faire foutre !

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Ah, ils s’en sont donnés à cœur joie, les médias des marchands d’armes ! On les a vu et revu les lanceurs de chrysanthèmes et de choux fleurs ! Il y avait là Sanders, Medef, FNSEA, UMP, FN et les politicards locaux. Mais – horreur qui montre l’échec des partis de gauche et des syndicats désunis – il y avait aussi des milliers d’ouvriers et d’employés, abusés par leurs patrons-exploiteurs mais surtout désespérés de la perspective du chômage dû aux choix stratégiques productivistes catastrophiques des dirigeants, chefs d’entreprises et organisations patronales, entièrement et seuls responsables de la déconfiture de l’économie bretonne. Enfin, des groupes activistes plus ou moins fachos et cléricaux (pléonasme !), les mêmes qui ont lutté contre le mariage pour tous. Tous camouflés derrière un bonnet qui n’avait de rouge que l’aspect. . Et, comble de la connerie, même le NPA (nouveau parti anticapitaliste) manifestait avec les licencieurs capitalistes ! Ce serait à se péter les boyaux de rire si ce n’était tragique.

En voilà une belle révolte ! Bien de droite, organisée par le Medef et la Fnsea, mobilisant tous les profiteurs du régime et les saccageurs de l’environnement : entrepreneurs agricoles productivistes addicts aux nitrates (résultats : algues vertes) ; transporteurs (pardon, entreprises de logistiques et de stockage pour lesquelles le transport n’est plus l’essentiel)  addicts aux exonérations; pêcheurs addicts aux dérogations (prix du fuel moins cher, mais ceux-là risquent leur peau); éleveurs de porcs dégueulasses engraissés sur leur merde, et qui font deux mille kms dans des conditions effroyables pour être tués en Allemagne (par des esclaves des pays de l’est), et transformés en salaisons de troisième zone; et surtout les volaillers !

Ah, ceux-là ! Les groupes Doux et Tilly-Sabco. Ils voudraient nous faire pleurer sur leur sort ces gougnafiers ! Ces deux groupes (2000 salariés) sont littéralement gavés depuis des décennies aux subventions européennes. Les "restitutions" constituent des aides à l'exportation du poulet congelé entier pour des marchés spécifiques, principalement la CEI (communauté des Etats indépendants, ex-URSS) le Moyen-Orient (Arabie saoudite essentiellement) et l’Afrique sub-saharienne. Pour la période juillet 2012-juin 2013, elles ont représenté un total de 55,36 millions d'euros, pour 264.754 tonnes. De source européenne, 93 % de ces fonds ont été versés à la France, qui a réalisé 94,67 % des exportations concernées. Faites le calcul : cela fait, pour 2000 salariés, 27.500 euros par salariés ! Et ces pauvres patrons pleurent. On est malheureux pour eux.  De plus ces poulets immangeables, nourris aux OGM, bourrés d’antibiotiques, saccagent les productions locales en Afrique, réduisant les paysans locaux à risquer leur peau pour venir grossir les rangs des candidats à l’émigration clandestine.

Eh ! Oh ! Les « bonnets rouges » venus à la manif en gros 4x4, BM et autres bouts de fers polluants, vous qui votez toujours à droite, voire à l’extrême-droite, vous gueulez pour quoi ? Confrontez-vous donc au « marché » et à la concurrence « libre et non faussée » que vous appelez de vos vœux ! Mais non, les lois du marché, ce n’est pas pour vous. Vous, vous voulez la protection de cet Etat que vous combattez. Vous, patrons ultralibéraux, vous en appelez sans vergogne à l’Etat pour vous « aider ».

Allez vous faire foutre !

 

 Quartidi 14 brumaire 222


Merci à Deligne 

 

29/10/2013

Ecotaxe, le bal des faux-cul.

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Non mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? La République laisse se développer une jacquerie poujadiste orchestrée par la FNSEA et le MEDEF - qui défendent les transporteurs, même pas bretons pour beaucoup, qui travaillent essentiellement pour les hypermarchés - et incitent à la violence les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs en batterie, transporteurs. Tous largement et impunément pollueurs dans ce beau pays de Bretagne salopé par les algues vertes.

 

Au fait, cette écotaxe, c’est quoi ? Le Grenelle de l’environnement – seule action que l’on puisse mettre à l’actif  de Sarko et de sa bande – a tiré les leçons de ce constat : trop de marchandises sont véhiculées par camions en France, avec pour conséquences la congestion des routes, la pollution, l’émission de gaz à effets de serre. Le but de l’écotaxe n’est pas d’emmerder tel ou tel acteur de l’économie, mais de redonner en le modernisant de l’attraction au fret ferroviaire et au fret fluvial, mais aussi de favoriser des investissements de façon à relocaliser l’économie. Est-il normal que des crevettes bretonnes traversent la France et l’Espagne pour être décortiquées par des Marocaines exploitées, puis retraversent Espagne, France et Italie pour être surgelés avant de revenir pour être vendues dans les grandes surfaces françaises ? Il en est de même pour les porcs bretons. Voilà la stupidité ultralibérale que défendent les «révoltés» bretons !

 

L’écotaxe, comment ça marche ? Il s’agit de prélever un octroi sur les camions de plus de 3,5 tonnes – ils sont 800.000 – qui circulent sur le réseau routier français hors autoroutes payantes. Pour ce faire, des portiques sont installés sur certaines routes (et pas sur toutes) qui permettent d’identifier les véhicules et d’enregistrer leur passage. Le coût selon le tonnage du camion variera entre 8 et 14 euros pour cent kilomètres. Sur un quarante tonnes de marchandise, c’est rien, moins que rien. La France n’innove pas en la matière, il s’agit d’une directive européenne déjà appliquée dans dix pays européens.

 

Rappelons aussi que les Bretons ont déjà obtenu une minoration de 50% pour tenir compte de la localisation géographique un peu excentrée de leur territoire. De plus, l’axe autoroutier gratuit de la Bretagne (RN 164), les routes départementales et communales sont exclues du réseau taxable ! Alors ils gueulent pour quoi les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés bretons (ne faisons pas l’injure aux Bretons de les mettre tous dans le panier à crabe de ces pollueurs professionnels).

 

Rappelons encore aux Bretons que, pour désenclaver la Bretagne, l’Etat met 135 millions par an dans le financement des infrastructures de transport de leur territoire (modernisation du réseau ferroviaire ordinaire, ligne à grande vitesse Rennes-Le Mans, routes nationales 2x2 gratuites). Si la Bretagne traverse une période critique, ça n’a rien à voir avec l’écotaxe mais c’est plutôt dû à une politique de développement local pas très clairvoyant : développement productiviste et polluant de l’agriculture et de l’élevage. La Bretagne abrite cinq fois plus de porcs que d’habitants ! Du porc et du poulet bas de gamme élevé en batterie dans des conditions plus que douteuses et déversant des milliers de tonnes de merde dans la nappe phréatique, dans les rivières et sur les côtes, avec l’attrait touristique que l’on devine des plages pourries d’algues vertes nauséabondes et dangereuses… C’est celui-là le modèle économique que défendent les émeutiers, poussés par la FNSEA, qui saccagent des installations publiques ?

 

Enfin, la palme des faux-culs est à attribuer à l’UMP qui a institué cette taxe et qui maintenant demande son abrogation !

 

Eh Borloo, toi qui t’indigne avec Pécresse, Fillon et compagnie, vous qui avez signé un contrat avec Ecomouv’ l’entreprise privée chargée de l’installation et de la gestion des structures de la taxe, avec des pénalités de 800 millions d’euros (!!!) en cas de non respect du contrat, bois un coup, ça te passera !

 

 

Octidi 8 brumaire 222

 

 

Merci à Chimulus 

28/10/2013

Tricastin : et une merde de plus, une !

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 Un énorme panache de vapeur, en pleine nuit, sur la centrale.

 

Elle approche, elle approche la Grande Catrastrophe, la « Big One » comme disent les amburgophages. La semaine dernière il a plu sur l’Ardèche, la Drôme et toute la vallée du Rhône. Rien d’original dans cette région familière des colères de la nature (voir les inondations catastrophiques de Vaison, de Bollène, etc.). Seulement voilà : la semaine dernière donc, on a frôlé la Catastrophe type Fukushima à…Tricastin, la plus pourrie des centrales nucléaires françaises.

 

Vous allez me dire, « ouais, Victor, il répapie, il répète toujours les mêmes rengaines contre cette centrale du Tricastin ». Peut-être, libre à chacun de prendre son information où il veut, ou plutôt où il peut, c’est-à-dire dans la presse purée et les canards laquais. Vous en avez entendu parler dans les lucarnes à décerveler et les machines à bruits de ce qui s’est passé à la centrale nucléaire EDF de Tricastin, dans la vallée du Rhône, à quelques kms de Bollène et Pierrelatte, quelques dizaines de kms de Valence et Avignon ? Probablement pas. Et pourtant…

 

Et pourtant ce jour-là, suite aux pluies dites « cévenoles », c’est-à-dire très brutales, le système de refroidissement du réacteur n°2 n’a plus assuré sa fonction. Il pompe d’énormes quantités d’eau dans le canal de dérivation du Rhône Donzère-Mondragon. Engorgées par les boues, les branches, les feuilles, les plastiques véhiculés par les eaux en furie du canal, les grilles ne laissaient passer qu’une eau rare et surtout épaisse, visqueuse du fait de la boue. Les pompes, ne pouvant plus aspirer ce liquide trop épais, se sont bloquées, le réacteur 2 s'est mis en alerte d'urgence et son arrêt automatique s'est enclenché à la suite de cette perte de refroidissement. Comme à l’accoutumé, selon EDF, pas de danger. Or, c’est pour un défaut de fonctionnement de ces pompes que la catastrophe de Fukushima a eu lieu. « Ouais, mais ce ne sont que des Japonais, ce n’est pas chez nous que ça arriverait… » qu’ils disent les nucléocrates…

 

L'état des 3 autres réacteurs nucléaires est inconnu et nécessite de sérieux contrôle par EDF dans une situation plus que tendue. Quelles peuvent être les interventions techniques possibles  pour déblayer les grilles : un bateau de dragage qui va, en plus, remuer les sédiments contaminés ? L'envoie de plongeurs-suicide pour dégager les grilles de prise d'eau alors que des fuites radioactives se poursuivent depuis près de 3 mois ? Et pour évacuer le trop plein de chaleur et d'énergie accumulé ? Comme on fait ? Balancer dans l'atmosphère la vapeur polluée à un haut degré de chaleur ? Et comment relancer les pompes peut-être engorgées de boues ? En pleine nuit, un geyser de vapeur d'eau de près de 100 m de haut, s'est échappé du bâtiment de la centrale nucléaire. Le surplus d'énergie nucléaire produite ne pouvant être évacué et la surchauffe des installations en cours contraignent à des lâchers en toute urgence afin de pouvoir relancer éventuellement le réacteur nucléaire en situation précaire.

 

C'est une situation totalement nouvelle et qui n'a jamais vraiment été envisagée lors de la conception des centrales nucléaires à laquelle les nucléocrates se trouvent confrontés : la qualité médiocre de l'eau de refroidissement. Pas assez "liquide" et fluide elle ne peut pas jouer le rôle dévolu, bloque le fonctionnement des pompes de prélèvement, perturbe le débit nécessaire et à terme peut les détériorer. Le circuit secondaire ne peut plus être refroidi par le circuit primaire de refroidissement via les 3 échangeurs Générateurs de Vapeurs (GV) pilotés par le pressuriseur, car ceux-ci n’ont plus la capacité d’assurer correctement leurs fonctions.

 

Cette situation "inédite" confirme la possibilité de perte totale et brutale d’eau de refroidissement des 4 réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin (comme de toutes celles situées en bord de fleuve) d'autant que le canal du Rhône de Donzère-Mondragon située au long de la centrale nucléaire et dans lequel la centrale pompe (et rejette) son eau est bloqué en aval par le barrage écluse-géante André-Blondel dont l'impressionnante hauteur manométrique de plus de 22 mètres (la plus haute d’Europe) n'est pas sans risque de rupture. En 1998, un grave accident, la rupture de l'une des portes de l'écluse, a failli provoquer le drame. Si la seconde porte avait cédée : une immense vague "tsunami" aurait déferlé en contrebas et aspiré, en amont, toute l'eau du canal qui se serait retrouvé alors totalement à sec ! Plus une goutte d'eau, en quelques secondes, pour refroidir les réacteurs nucléaires. Scénario terrible possible d'autant que la zone du Tricastin est une zone sismique !

 

La sagesse et la seule mesure technique durable n'est-elle pas l'arrêt des 4 réacteurs de cette centrale à bout de souffle dont l'un est criblé de fissures menaçantes ?

 

Où en est-on aujourd’hui ? Qui lo sa ?

 

 

 

 

Septidi 7 brumaire 221

 

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23/10/2013

Léonar-da ? Léonar-niet ! On a les icônes que l’on mérite.

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En Bretagne, des ouvriers se battent contre d’autres ouvriers. Le malheur des uns contre le sursis des autres, sous le regard goguenard des patrons et la mansuétude des flics du régime. Et pendant ce temps, la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

En Languedoc, les paysans de la FNSEA, trop habitués aux subventions, s’élèvent contre une taxe carbone qui va enfin voir le jour, saccagent des biens publics payés par nos impôts, sous le regard, là encore, de flics regardant ailleurs. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

Les officines officielles étazuniennes chargées de mettre en place un pouvoir totalitaire mondial espionnent à grande échelle non seulement les citoyens – vous, moi – mais aussi les pouvoirs de notre pays, et se foutent ouvertement de notre gueule. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

La population reçoit ces jours-ci des feuilles d’impôts nationaux et locaux qui mettent les plus modestes dans l’embarras tandis que l’état distribue 20 milliards aux patrons à travers un machin fiscal qui profite surtout…à la grande distribution et aux banques, sous le regard satisfait du Medef. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

Le représentant d’un parti croupion qui a oublié depuis longtemps ce qu’est l’écologie, un parti qui ne représente que 2% d’électeurs et pourtant sévit au gouvernement, appelle les collégiens et lycéens à descendre dans la rue. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

Etc., etc. Au fait qui c’est Léonarda ? Une petite merdeuse issue d’une tribu brutale de menteurs, tricheurs, voleurs, assez sournois pour abuser la générosité de la France après avoir parasité l’Italie pendant des années.

 

Léonarda n'est pas Malala. On a les icônes que l’on mérite…

 

 

Duodi 2 brumaire 221

 

 Merci à Chimulus

 

 

17/10/2013

Crèche Baby-Loup : les reculades munichoises, BASTA !

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J'entendais ce matin dans la machine à bruits – après la dégoulinante vague d'indignation léonardienne – un homme désemparé parlant du climat régnant autour de la fameuse crèche Baby-Loup. « Insultes, provocations, graffitis anti-laïcité, voitures rayés, menaces, etc. » La crèche va foutre le camp et les provocateurs nazislamistes auront gagné. Baby-Loup va probablement fermer ses portes, licencier son personnel et laisser dans le désarroi une centaine de familles. Tout ce gâchis parce qu’il y a des gens qui veulent emmerder le monde par provocation, des gens qui veulent allumer une guerre religieuse, des gens qui testent les capacités de résistance, les limites du système.

 

Voilà cinq ans que cette comédie dure. Et ce n'est pas fini. Alors que la cour d'appel de Paris doit réexaminer le dossier à partir d'aujourd'hui, le procureur général François Falletti va contredire la Cour de cassation et demander la confirmation du licenciement de la salariée voilée au travail.

Revenons sur les causes de cette affaire. En décembre 2008, une salariée de retour d’un congé parental consécutif à un congé maternité datant de 2003 - les dates sont importantes car elles montrent la manipulation – fait part à la direction de la crèche de sa volonté de porter le voile islamique durant son travail. Refus, altercation, licenciement, plainte aux Prud’hommes, plainte à la Halde, demande de dommages et intérêts de 80.000 euros ! Autant dire la faillite pour la crèche.


Alors ? Intolérance, « discrimination » selon le vocable à la mode et mis à toutes les sauces, ou plutôt volonté de faire respecter la laïcité, principe fondateur de notre république ?

 

Marre du politiquement correct et de cette tétanisation de la plupart des médias face aux prétentions et aux provocations des islamistes. Parce qu'il est là le nœud du problème. Toutes ces histoires de voile, de hidjab, de niquab, de barbaque hallal et autres conneries venues d’ailleurs choquent et gonflent l’énorme majorité des gens. Le 27 mars dernier, un sondage BVA indiquait que plus de 80% des Français seraient favorables à un renforcement de la loi interdisant le port de signes religieux ostensibles dans les lieux où l'on s'occupe d'enfants ou dans les entreprises privées.

Oui mais il faut être tolérant que bêlent les « idiots utiles » de l’islam. Eh ! Oh ! Où est-elle l’intolérance ? Est-ce à la majorité de se plier aux diktats d’une minorité sous prétexte de « tolérance », de respects de « traditions » ? Est-ce à l'accueillant de se plier aux us et coutumes de l'accueilli ? Non où a-t-on vu ça ? Jusqu’où va-t-on reculer ? Les piscines à horaires séparées pour les hommes et les femmes, le refus de tenues de sports normales pour les filles dans les écoles, le bordel que foutent régulièrement les barbus dans les hôpitaux, la viande hallal dans les cantines. C’est quoi les étapes suivantes ? Les salles de prières (5 fois par jour !) dans les entreprises et les administrations ? La séparation hommes femmes au travail ? L’interdiction du sauciflard et des pieds de cochon sauce gribiche ?

 

On touche là la cause essentielle de la montée de l’extrême droite partout en Europe. Parce qu’on s’approche, voire qu’on a dépassé un seuil de tolérance (encore un gros mot Victor !). « Ce seuil existe, disait Lévi-Strauss, il s'agit de le prendre non pas pour une valeur mais pour une réalité ».

 

L'idée que l'équilibre d'une société puisse être bousculé par l'arrivée soudaine d'une communauté massive, étrangère à son histoire et qui ne montre guère sa volonté de s'intégrer lentement et pacifiquement constitue une thèse à la fois pertinente et sérieuse. Il s'agit d'une réaction de « biologie sociale » et non de barbarie calculée. Ce n'est pas parce que l'extrême-droite récupère diaboliquement de telles observations qu'elles peuvent être ignorées. 

 

Le racisme est une stupidité dangereuse qu’il faut combattre, encore faut-il ne pas en faciliter l’émergence par des reculades « munichoises » devant les provocations de ces ennemis déclarés de nos valeurs que sont les nazislamistes.

 

Sextidi 26 vendémiaire 222

 

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10/10/2013

Enfilez vos compatriotes : volez sur les ailes de voleurs !

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J'ai un ami qui est allé passer le ouiquinde au Maroc. En avion, au départ de Marseille. Pas cher, vraiment pas cher ! Quelques dizaines d'euros à peine... Par Ryanair, compagnie bas-coût qui défraie le chronique. Pourtant l'avion m'a-t'il dit était moderne, bien entretenu à visto de naz et l'équipage semblait compétent. Bien sûr pas de fioriture, pas de gueuleton durant le voyage, pas de superflu. Mais cet avion a livré à Marrakech plusieurs centaines de touristes...

 

Cette compagnie aérienne bas-coût a été condamnée mercredi 2 octobre à une amende de 200 000 euros et à près de dix millions d’euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour travail dissimulé sur sa base de l’aéroport de Marseille-Provence. L’entreprise avait ouvert un centre d’activités à Marseille en 2007, sans jamais avoir déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l’Urssaf. Gaudin, maire de Marseille a réclamé sans broncher, à l'époque des faits, que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France. Parce que c’est bien de truandage dont il est question. Le problème marseillais vient d’une condamnation de la compagnie pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, donc sans payer de charges en France. C’est du Bolkeinstein dans sa plus belle acception. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu'ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur... qui les facturerait nettement plus cher que ce qu'elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme 360 euros... Ceci explique en partie celà, c'est-à-dire le coût ridiculement bas payé par le voyageur. Mais là n'est pas le principal.

 

Ryanair, tout comme Easy-jet, ne seraient pas gênés de proposer leurs voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu'ils voyagent sur leurs lignes ! Ça leur ferait une sacrée pub ! En effet, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal. Car le modèle économique des compagnies à bas coût diffère totalement de celui des compagnies classiques. Ces dernières vendent un service (le transport) à des passagers. Ici, le transporteur vend un produit (une quantité de voyageurs, exprimée en « unités ») aux gestionnaires d’aéroport — en général, des collectivités locales — en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence. Autrement dit, lorsque mon ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l'avion qui paient son voyage !

 

Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et largement ouvert les cordons de la bourse de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont costaux : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions...Mais ces collectivités locales commencent à l'avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à cette compagnie aérienne sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans... Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux ?

 

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200 000 et 500 000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

 

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole la Sécu et l’Etat français, ainsi que des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! Autre combine juteuse, le versement de ce que la compagnie voyou appelle des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! Et à des tarifs plus qu'exorbitants. C’est du racket.

 

Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales et les passagers qui empruntent ses lignes sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

 

 

Nonidi 19 vendémiaire 221

Illustration:merci à Ysope 

 

09/10/2013

Tentez le destin, vivez au Tricastin !

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Trois salariés de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) ont été touchés lundi 7 octobre par des effluents liquides radioactifs lors de l'explosion d'une pompe hydraulique. Bof… La routine quoi. C’est par centaines que l’on compte les accidents transformés en « incidents classé au niveau 1 sur 7 » sur cette centrale qui porte haut le flambeau de la centrale nucléaire la plus dangereuse de France, que dis-je, d’Europe. Au mois de septembre, c’était une fuite de tritium dans le sol, atteignant probablement la nappe phréatique. Le tritium est de l'hydrogène radioactif, que les centrales nucléaires produisent en très grandes quantités et dont une partie est rejetée directement dans l'environnement (par voie liquide ou dans l'atmosphère), après contrôle… Ben voyons : le contrôlé est le contrôleur ! 


Le vendredi 22 mars 2013 au matin, du Vaucluse, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, dans un périmètre de 15 km, les lève-tôt ont entendu une explosion et vu un énorme arc électrique qui a illuminé le site nucléaire du Tricastin pendant dix longues minutes ! Inquiétant… Paniquant… Il s’agissait d’une rupture de ligne, d’un court-circuit sur la ligne haute tension de 225.000 volts en sortie du réacteur nucléaire n°3 de la centrale du Tricastin. Et ce n’était pas la première.


Pire : en septembre 2008, au cours d’une opération de renouvellement de combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n° 2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et sont restés suspendus pendant des semaines au-dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur. Ces assemblages pèsent chacun environ 800 kg… S’ils étaient tombés, c’était à coup sûr Tchernobyl-sur-Rhône.


Fuites, fissures dans l’enceinte de béton, vannes et systèmes défaillants, maîtrise aléatoire du pilotage des réacteurs sont à présent le lot quotidien de cette centrale nucléaire intégrée au plus grand complexe nucléaro-chimique du pays et qui menace toute la vallée du Rhône. Avec 33 années de fonctionnement pour le réacteur n°1 et 32 années pour les trois autres réacteurs, la centrale de Tricastin fait partie des plus vieilles de France et a dépassé les 30 années de fonctionnement initialement envisagées pour les réacteurs nucléaires. Elle utilise du combustible Mox, dangereux assemblage d’oxyde de plutonium et d’uranium appauvri. Ce combustible aggrave les conséquences potentielles d’un accident majeur par la présence accrue de plutonium, plus radio toxique que les autres matières rejetées en cas d’accident.

 

Cerise sur le gâteau, on entre dans cette centrale comme dans un moulin. On se souvient que plusieurs dizaines de militants de Greenpeace ont pu sans encombre y pénétrer au petit matin le lundi 15 juillet dernier, et y sont restés des heures pour certains, afin de prouver l’inefficacité de la protection de cette centrale. Imaginez à leur place un commando de terroristes…

 

Il serait temps de prendre enfin la décision de sagesse qui s’impose : fermer ces installations obsolètes et extrêmement dangereuses qui risquent de saccager pour des siècles la vallée du Rhône, mais aussi la Provence et une bonne partie du Languedoc.

 

 

« Visitez la Provence !

Ses ruines nucléaires…

Ses eaux radioactives…

Ses cancers foudroyants…

Ses enfants mutants à deux têtes et six bras…

Ses fraîches jeunes filles aux quatre nichons.

Allez-y ! Vous n’en reviendrez pas ! »

 

 Octidi 18 Vendémiaire 221


Photos X - Droits réservés

 

 

 

 

 

07/10/2013

Au bistro de la toile : Afrique et Africains.

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- Grave Victor. Grave ces centaines de pauvres types servant de patapon aux poissons à quelques centaines de mètres de la terre promise. Non mais à quoi on joue ? Pourquoi veulent-ils venir au péril de leur peau chez nous ? Pourquoi leur laisser scintiller ce miroir aux alouettes ?

 

- Parce qu’ils crèvent de faim sur le continent potentiellement le plus riche du monde (pétrole, uranium, cuivre, métaux rares, bauxite, or, diamants, mais encore bois rares, etc.), parce que leurs richesses sont pillées sans vergogne par les multinationales, parce que ce continent n’a jamais réussi à mettre en place des gouvernements dignes de ce nom et soucieux du bien-être de leurs peuples plutôt que de s’enrichir outrageusement avec la complicité de nos gouvernants, de nos banquiers, de nos curés… Au lieu de ça, depuis les indépendances, les états et nations africaines - qui ont eu largement le temps d’organiser leur développement – se laissent piller avec la complicité de dirigeants corrompus jusqu’à la moelle. L’avenir des Africains est en Afrique et pas en Europe.

 

- N’est-ce pas les conséquences des colonisations ? On a tout de même le cul pailleux, non ?

 

- Qui a le cul pailleux ? Toi ? Moi ? Notre génération ? Pas du tout. On n’y était pas que je sache ! Ras les aliboffis de cette bienpensance dégoulinante de repentance. En politique, il n’y a pas d’amis, ce n’est qu’une question de rapports de force. Ce rapport était en faveur des peuples européens à la fin du 19° siècle. Point barre. Mais ce n’a pas toujours été le cas. Faudrait-il demander repentance aux peuples d’Afrique du nord qui sont venus, pendant des siècles, piller sans vergogne l’Espagne, l’Italie, le sud de la France – chez nous  Loulle - , brûler villes et villages, massacrer les populations, amener les femmes dans leurs bordels et leurs harems et réduire les hommes de nos contrées en esclavage ? Les saloperies ne sont pas à sens unique Loulle.

 

- Un à un, la balle au centre…

 

- Ce qui leur faudrait, aux Africains, c’est des Chavez, des Lula, des Morales, des Correa. C’est-à-dire des dirigeants qui aient les couilles bien pendus et qui osent dire : « Bon, maintenant, Basta ! Vous, les parasites occidentaux et chinois, vous les voleurs de terres des monarchies féodales du golfe persique, vous et vos multinationales, vous dégagez ! Vos usines, elles sont à nous. On prend sans compensation, vous vous êtes déjà suffisamment gavés sur notre dos. On récupère nos richesses pour en faire profiter nos peuples ! »

 

- Evidemment. Il n’y aurait plus de Lampedusa… Mais crois-tu que ces multinationales se laisseraient dépouiller sans réagir ?

 

- Il y aurait bien des soubresauts mais les Sud-américains prouvent que ce n’est pas impossible. Sans cela, les populations africaines crevant de faim, brimées et martyrisées par les dictatures qui goinfrent quelques oligarchies au service de ces multinationales, déboussolées par des rivalités religieuses plus obscurantistes les unes que les autres (islam contre sectes christiano-baptistes, etc.), ces populations continueront à rêver aux mirages de l’Europe. Quant à la politique de la porte ouverte, que préconisent les nombreuses organisations d’idiots utiles bêlant confis en repentance, elle est non seulement irréaliste, mais dangereuse car une forte arrivée d’immigrés provoquerait fatalement une montée parallèle des extrémismes et la certitude d’énormes troubles où la démocratie y laisserait la peau. Le Bête n’est pas morte, Loulle.

 

- Mouais… Tè ! Buvons au renouveau de l’Afrique, Victor !

 

 

Sextidi 16 Vendémiaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

 

03/10/2013

« Volontaires » pour travailler le dimanche : cocus, battus et contents…

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« Nous voulons travailler le dimanche ! Nous voulons travailler la nuit ».

 

Effarant ! Quelle déchéance. Quelle aliénation de la victime à son bourreau !

 

Ces revendications époustouflantes de konnerie marquent la victoire sur la dignité humaine de l’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin. Cette aliénation est l’aboutissement de décennies de reculs ouvriers, de défaites syndicales face à un patronat goinfre qui a réussi à transférer l’essentiel des gains de l’entreprise du salaire des partenaires travailleurs vers les actionnaires rentiers. Pour ce faire ils ont inventé la mondialisation et la « crise » qui leur donnent toutes les armes (chômage, délocalisation, robotisation, etc.) pour écraser la classe ouvrière, pour museler toutes revendications de salaires, pour mettre à bas tous les avantages acquis par des décennies de lutte. Avec la complicité de gouvernements veules et sans couilles, qu’ils soient de droite ou de gauche.

Écoutez-les s’étrangler de rage les exploiteurs et leurs pitbulls aboyant dans les médias aux ordres ! « Des milliers d’emplois sont en danger ! Laissez aux employés la liberté de choisir ! Ceux qui acceptent de travailler le dimanche ou la nuit le décident volontairement. » Ben voyons… Elle est un peu grosse la ficelle de la manip, parce que le « volontariat » se décide à l’embauche, et celui ou celle qui n’est pas « volontaire » n’intègrera jamais l’entreprise… Volontariat forcé. Sans compter que si les employés étaient payés correctement, ils n’auraient pas besoin de saccager leur vie de famille, leur existence sociale pour gagner quatre kopecks de plus pour faire seulement bouillir la marmite…

Parmi ceux qui manifestent pour défendre les patrons qui les exploitent, il y a beaucoup d’étudiants pour lesquels ces quatre kopecks dominicaux permettent de survivre. C’est encore un effet de l’ultralibéralisme. Mais ceux-là n’ont rien à voir avec le combat des employés car ce travail dominical ou nocturne est un appoint pour corriger les carences du système en matière d’éducation. Ils défendent leur gamelle et se comportent à la limite comme des « jaunes », des collabos des exploiteurs. Lorsqu’ils auront leurs diplômes, ils se foutront bien de la situation à la Dickens ou à la Zola qu’ils auront contribué à créer…s’ils n’en deviennent pas eux-mêmes les acteurs !

« Oui mais, rétorquent les « jaunes » autres que les étudiants, nous sommes mieux payés pour ces jours-là ». Eh ! Oh ! Kévin ou Jennifer, vous croyez que lorsque le Medef – qui est à la manœuvre - aura obtenu du gouvernement la légalisation du travail le dimanche ou la nuit, ces majorations de salaires survivront ? Tè ! Fume… Le dimanche sera payé comme un jour ordinaire. Et vous l’aurez profond dans l’oigne, et sans vaseline !

Bon. Admettons que certaines activités commerciales puissent ouvrir le dimanche. Après tout, pourquoi pas, mais !

Mais à deux conditions : Premièrement que cette journée soit payé le double d’une journée de semaine. Deuxièmement que le salarié travaillant le dimanche récupère dans la semaine deux jours consécutifs de congé.

Sextidi 16 Vendémiaire 221

 

Illustration X – Droits réservés