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29/10/2013

Ecotaxe, le bal des faux-cul.

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Non mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? La République laisse se développer une jacquerie poujadiste orchestrée par la FNSEA et le MEDEF - qui défendent les transporteurs, même pas bretons pour beaucoup, qui travaillent essentiellement pour les hypermarchés - et incitent à la violence les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs en batterie, transporteurs. Tous largement et impunément pollueurs dans ce beau pays de Bretagne salopé par les algues vertes.

 

Au fait, cette écotaxe, c’est quoi ? Le Grenelle de l’environnement – seule action que l’on puisse mettre à l’actif  de Sarko et de sa bande – a tiré les leçons de ce constat : trop de marchandises sont véhiculées par camions en France, avec pour conséquences la congestion des routes, la pollution, l’émission de gaz à effets de serre. Le but de l’écotaxe n’est pas d’emmerder tel ou tel acteur de l’économie, mais de redonner en le modernisant de l’attraction au fret ferroviaire et au fret fluvial, mais aussi de favoriser des investissements de façon à relocaliser l’économie. Est-il normal que des crevettes bretonnes traversent la France et l’Espagne pour être décortiquées par des Marocaines exploitées, puis retraversent Espagne, France et Italie pour être surgelés avant de revenir pour être vendues dans les grandes surfaces françaises ? Il en est de même pour les porcs bretons. Voilà la stupidité ultralibérale que défendent les «révoltés» bretons !

 

L’écotaxe, comment ça marche ? Il s’agit de prélever un octroi sur les camions de plus de 3,5 tonnes – ils sont 800.000 – qui circulent sur le réseau routier français hors autoroutes payantes. Pour ce faire, des portiques sont installés sur certaines routes (et pas sur toutes) qui permettent d’identifier les véhicules et d’enregistrer leur passage. Le coût selon le tonnage du camion variera entre 8 et 14 euros pour cent kilomètres. Sur un quarante tonnes de marchandise, c’est rien, moins que rien. La France n’innove pas en la matière, il s’agit d’une directive européenne déjà appliquée dans dix pays européens.

 

Rappelons aussi que les Bretons ont déjà obtenu une minoration de 50% pour tenir compte de la localisation géographique un peu excentrée de leur territoire. De plus, l’axe autoroutier gratuit de la Bretagne (RN 164), les routes départementales et communales sont exclues du réseau taxable ! Alors ils gueulent pour quoi les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés bretons (ne faisons pas l’injure aux Bretons de les mettre tous dans le panier à crabe de ces pollueurs professionnels).

 

Rappelons encore aux Bretons que, pour désenclaver la Bretagne, l’Etat met 135 millions par an dans le financement des infrastructures de transport de leur territoire (modernisation du réseau ferroviaire ordinaire, ligne à grande vitesse Rennes-Le Mans, routes nationales 2x2 gratuites). Si la Bretagne traverse une période critique, ça n’a rien à voir avec l’écotaxe mais c’est plutôt dû à une politique de développement local pas très clairvoyant : développement productiviste et polluant de l’agriculture et de l’élevage. La Bretagne abrite cinq fois plus de porcs que d’habitants ! Du porc et du poulet bas de gamme élevé en batterie dans des conditions plus que douteuses et déversant des milliers de tonnes de merde dans la nappe phréatique, dans les rivières et sur les côtes, avec l’attrait touristique que l’on devine des plages pourries d’algues vertes nauséabondes et dangereuses… C’est celui-là le modèle économique que défendent les émeutiers, poussés par la FNSEA, qui saccagent des installations publiques ?

 

Enfin, la palme des faux-culs est à attribuer à l’UMP qui a institué cette taxe et qui maintenant demande son abrogation !

 

Eh Borloo, toi qui t’indigne avec Pécresse, Fillon et compagnie, vous qui avez signé un contrat avec Ecomouv’ l’entreprise privée chargée de l’installation et de la gestion des structures de la taxe, avec des pénalités de 800 millions d’euros (!!!) en cas de non respect du contrat, bois un coup, ça te passera !

 

 

Octidi 8 brumaire 222

 

 

Merci à Chimulus 

28/10/2013

Tricastin : et une merde de plus, une !

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 Un énorme panache de vapeur, en pleine nuit, sur la centrale.

 

Elle approche, elle approche la Grande Catrastrophe, la « Big One » comme disent les amburgophages. La semaine dernière il a plu sur l’Ardèche, la Drôme et toute la vallée du Rhône. Rien d’original dans cette région familière des colères de la nature (voir les inondations catastrophiques de Vaison, de Bollène, etc.). Seulement voilà : la semaine dernière donc, on a frôlé la Catastrophe type Fukushima à…Tricastin, la plus pourrie des centrales nucléaires françaises.

 

Vous allez me dire, « ouais, Victor, il répapie, il répète toujours les mêmes rengaines contre cette centrale du Tricastin ». Peut-être, libre à chacun de prendre son information où il veut, ou plutôt où il peut, c’est-à-dire dans la presse purée et les canards laquais. Vous en avez entendu parler dans les lucarnes à décerveler et les machines à bruits de ce qui s’est passé à la centrale nucléaire EDF de Tricastin, dans la vallée du Rhône, à quelques kms de Bollène et Pierrelatte, quelques dizaines de kms de Valence et Avignon ? Probablement pas. Et pourtant…

 

Et pourtant ce jour-là, suite aux pluies dites « cévenoles », c’est-à-dire très brutales, le système de refroidissement du réacteur n°2 n’a plus assuré sa fonction. Il pompe d’énormes quantités d’eau dans le canal de dérivation du Rhône Donzère-Mondragon. Engorgées par les boues, les branches, les feuilles, les plastiques véhiculés par les eaux en furie du canal, les grilles ne laissaient passer qu’une eau rare et surtout épaisse, visqueuse du fait de la boue. Les pompes, ne pouvant plus aspirer ce liquide trop épais, se sont bloquées, le réacteur 2 s'est mis en alerte d'urgence et son arrêt automatique s'est enclenché à la suite de cette perte de refroidissement. Comme à l’accoutumé, selon EDF, pas de danger. Or, c’est pour un défaut de fonctionnement de ces pompes que la catastrophe de Fukushima a eu lieu. « Ouais, mais ce ne sont que des Japonais, ce n’est pas chez nous que ça arriverait… » qu’ils disent les nucléocrates…

 

L'état des 3 autres réacteurs nucléaires est inconnu et nécessite de sérieux contrôle par EDF dans une situation plus que tendue. Quelles peuvent être les interventions techniques possibles  pour déblayer les grilles : un bateau de dragage qui va, en plus, remuer les sédiments contaminés ? L'envoie de plongeurs-suicide pour dégager les grilles de prise d'eau alors que des fuites radioactives se poursuivent depuis près de 3 mois ? Et pour évacuer le trop plein de chaleur et d'énergie accumulé ? Comme on fait ? Balancer dans l'atmosphère la vapeur polluée à un haut degré de chaleur ? Et comment relancer les pompes peut-être engorgées de boues ? En pleine nuit, un geyser de vapeur d'eau de près de 100 m de haut, s'est échappé du bâtiment de la centrale nucléaire. Le surplus d'énergie nucléaire produite ne pouvant être évacué et la surchauffe des installations en cours contraignent à des lâchers en toute urgence afin de pouvoir relancer éventuellement le réacteur nucléaire en situation précaire.

 

C'est une situation totalement nouvelle et qui n'a jamais vraiment été envisagée lors de la conception des centrales nucléaires à laquelle les nucléocrates se trouvent confrontés : la qualité médiocre de l'eau de refroidissement. Pas assez "liquide" et fluide elle ne peut pas jouer le rôle dévolu, bloque le fonctionnement des pompes de prélèvement, perturbe le débit nécessaire et à terme peut les détériorer. Le circuit secondaire ne peut plus être refroidi par le circuit primaire de refroidissement via les 3 échangeurs Générateurs de Vapeurs (GV) pilotés par le pressuriseur, car ceux-ci n’ont plus la capacité d’assurer correctement leurs fonctions.

 

Cette situation "inédite" confirme la possibilité de perte totale et brutale d’eau de refroidissement des 4 réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin (comme de toutes celles situées en bord de fleuve) d'autant que le canal du Rhône de Donzère-Mondragon située au long de la centrale nucléaire et dans lequel la centrale pompe (et rejette) son eau est bloqué en aval par le barrage écluse-géante André-Blondel dont l'impressionnante hauteur manométrique de plus de 22 mètres (la plus haute d’Europe) n'est pas sans risque de rupture. En 1998, un grave accident, la rupture de l'une des portes de l'écluse, a failli provoquer le drame. Si la seconde porte avait cédée : une immense vague "tsunami" aurait déferlé en contrebas et aspiré, en amont, toute l'eau du canal qui se serait retrouvé alors totalement à sec ! Plus une goutte d'eau, en quelques secondes, pour refroidir les réacteurs nucléaires. Scénario terrible possible d'autant que la zone du Tricastin est une zone sismique !

 

La sagesse et la seule mesure technique durable n'est-elle pas l'arrêt des 4 réacteurs de cette centrale à bout de souffle dont l'un est criblé de fissures menaçantes ?

 

Où en est-on aujourd’hui ? Qui lo sa ?

 

 

 

 

Septidi 7 brumaire 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

23/10/2013

Léonar-da ? Léonar-niet ! On a les icônes que l’on mérite.

léonarda

 

 

En Bretagne, des ouvriers se battent contre d’autres ouvriers. Le malheur des uns contre le sursis des autres, sous le regard goguenard des patrons et la mansuétude des flics du régime. Et pendant ce temps, la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

En Languedoc, les paysans de la FNSEA, trop habitués aux subventions, s’élèvent contre une taxe carbone qui va enfin voir le jour, saccagent des biens publics payés par nos impôts, sous le regard, là encore, de flics regardant ailleurs. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

Les officines officielles étazuniennes chargées de mettre en place un pouvoir totalitaire mondial espionnent à grande échelle non seulement les citoyens – vous, moi – mais aussi les pouvoirs de notre pays, et se foutent ouvertement de notre gueule. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

La population reçoit ces jours-ci des feuilles d’impôts nationaux et locaux qui mettent les plus modestes dans l’embarras tandis que l’état distribue 20 milliards aux patrons à travers un machin fiscal qui profite surtout…à la grande distribution et aux banques, sous le regard satisfait du Medef. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

Le représentant d’un parti croupion qui a oublié depuis longtemps ce qu’est l’écologie, un parti qui ne représente que 2% d’électeurs et pourtant sévit au gouvernement, appelle les collégiens et lycéens à descendre dans la rue. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

Etc., etc. Au fait qui c’est Léonarda ? Une petite merdeuse issue d’une tribu brutale de menteurs, tricheurs, voleurs, assez sournois pour abuser la générosité de la France après avoir parasité l’Italie pendant des années.

 

Léonarda n'est pas Malala. On a les icônes que l’on mérite…

 

 

Duodi 2 brumaire 221

 

 Merci à Chimulus

 

 

17/10/2013

Crèche Baby-Loup : les reculades munichoises, BASTA !

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J'entendais ce matin dans la machine à bruits – après la dégoulinante vague d'indignation léonardienne – un homme désemparé parlant du climat régnant autour de la fameuse crèche Baby-Loup. « Insultes, provocations, graffitis anti-laïcité, voitures rayés, menaces, etc. » La crèche va foutre le camp et les provocateurs nazislamistes auront gagné. Baby-Loup va probablement fermer ses portes, licencier son personnel et laisser dans le désarroi une centaine de familles. Tout ce gâchis parce qu’il y a des gens qui veulent emmerder le monde par provocation, des gens qui veulent allumer une guerre religieuse, des gens qui testent les capacités de résistance, les limites du système.

 

Voilà cinq ans que cette comédie dure. Et ce n'est pas fini. Alors que la cour d'appel de Paris doit réexaminer le dossier à partir d'aujourd'hui, le procureur général François Falletti va contredire la Cour de cassation et demander la confirmation du licenciement de la salariée voilée au travail.

Revenons sur les causes de cette affaire. En décembre 2008, une salariée de retour d’un congé parental consécutif à un congé maternité datant de 2003 - les dates sont importantes car elles montrent la manipulation – fait part à la direction de la crèche de sa volonté de porter le voile islamique durant son travail. Refus, altercation, licenciement, plainte aux Prud’hommes, plainte à la Halde, demande de dommages et intérêts de 80.000 euros ! Autant dire la faillite pour la crèche.


Alors ? Intolérance, « discrimination » selon le vocable à la mode et mis à toutes les sauces, ou plutôt volonté de faire respecter la laïcité, principe fondateur de notre république ?

 

Marre du politiquement correct et de cette tétanisation de la plupart des médias face aux prétentions et aux provocations des islamistes. Parce qu'il est là le nœud du problème. Toutes ces histoires de voile, de hidjab, de niquab, de barbaque hallal et autres conneries venues d’ailleurs choquent et gonflent l’énorme majorité des gens. Le 27 mars dernier, un sondage BVA indiquait que plus de 80% des Français seraient favorables à un renforcement de la loi interdisant le port de signes religieux ostensibles dans les lieux où l'on s'occupe d'enfants ou dans les entreprises privées.

Oui mais il faut être tolérant que bêlent les « idiots utiles » de l’islam. Eh ! Oh ! Où est-elle l’intolérance ? Est-ce à la majorité de se plier aux diktats d’une minorité sous prétexte de « tolérance », de respects de « traditions » ? Est-ce à l'accueillant de se plier aux us et coutumes de l'accueilli ? Non où a-t-on vu ça ? Jusqu’où va-t-on reculer ? Les piscines à horaires séparées pour les hommes et les femmes, le refus de tenues de sports normales pour les filles dans les écoles, le bordel que foutent régulièrement les barbus dans les hôpitaux, la viande hallal dans les cantines. C’est quoi les étapes suivantes ? Les salles de prières (5 fois par jour !) dans les entreprises et les administrations ? La séparation hommes femmes au travail ? L’interdiction du sauciflard et des pieds de cochon sauce gribiche ?

 

On touche là la cause essentielle de la montée de l’extrême droite partout en Europe. Parce qu’on s’approche, voire qu’on a dépassé un seuil de tolérance (encore un gros mot Victor !). « Ce seuil existe, disait Lévi-Strauss, il s'agit de le prendre non pas pour une valeur mais pour une réalité ».

 

L'idée que l'équilibre d'une société puisse être bousculé par l'arrivée soudaine d'une communauté massive, étrangère à son histoire et qui ne montre guère sa volonté de s'intégrer lentement et pacifiquement constitue une thèse à la fois pertinente et sérieuse. Il s'agit d'une réaction de « biologie sociale » et non de barbarie calculée. Ce n'est pas parce que l'extrême-droite récupère diaboliquement de telles observations qu'elles peuvent être ignorées. 

 

Le racisme est une stupidité dangereuse qu’il faut combattre, encore faut-il ne pas en faciliter l’émergence par des reculades « munichoises » devant les provocations de ces ennemis déclarés de nos valeurs que sont les nazislamistes.

 

Sextidi 26 vendémiaire 222

 

Photo X - Droits réservés

 

 

10/10/2013

Enfilez vos compatriotes : volez sur les ailes de voleurs !

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J'ai un ami qui est allé passer le ouiquinde au Maroc. En avion, au départ de Marseille. Pas cher, vraiment pas cher ! Quelques dizaines d'euros à peine... Par Ryanair, compagnie bas-coût qui défraie le chronique. Pourtant l'avion m'a-t'il dit était moderne, bien entretenu à visto de naz et l'équipage semblait compétent. Bien sûr pas de fioriture, pas de gueuleton durant le voyage, pas de superflu. Mais cet avion a livré à Marrakech plusieurs centaines de touristes...

 

Cette compagnie aérienne bas-coût a été condamnée mercredi 2 octobre à une amende de 200 000 euros et à près de dix millions d’euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour travail dissimulé sur sa base de l’aéroport de Marseille-Provence. L’entreprise avait ouvert un centre d’activités à Marseille en 2007, sans jamais avoir déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l’Urssaf. Gaudin, maire de Marseille a réclamé sans broncher, à l'époque des faits, que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France. Parce que c’est bien de truandage dont il est question. Le problème marseillais vient d’une condamnation de la compagnie pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, donc sans payer de charges en France. C’est du Bolkeinstein dans sa plus belle acception. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu'ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur... qui les facturerait nettement plus cher que ce qu'elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme 360 euros... Ceci explique en partie celà, c'est-à-dire le coût ridiculement bas payé par le voyageur. Mais là n'est pas le principal.

 

Ryanair, tout comme Easy-jet, ne seraient pas gênés de proposer leurs voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu'ils voyagent sur leurs lignes ! Ça leur ferait une sacrée pub ! En effet, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal. Car le modèle économique des compagnies à bas coût diffère totalement de celui des compagnies classiques. Ces dernières vendent un service (le transport) à des passagers. Ici, le transporteur vend un produit (une quantité de voyageurs, exprimée en « unités ») aux gestionnaires d’aéroport — en général, des collectivités locales — en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence. Autrement dit, lorsque mon ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l'avion qui paient son voyage !

 

Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et largement ouvert les cordons de la bourse de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont costaux : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions...Mais ces collectivités locales commencent à l'avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à cette compagnie aérienne sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans... Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux ?

 

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200 000 et 500 000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

 

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole la Sécu et l’Etat français, ainsi que des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! Autre combine juteuse, le versement de ce que la compagnie voyou appelle des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! Et à des tarifs plus qu'exorbitants. C’est du racket.

 

Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales et les passagers qui empruntent ses lignes sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

 

 

Nonidi 19 vendémiaire 221

Illustration:merci à Ysope 

 

09/10/2013

Tentez le destin, vivez au Tricastin !

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Trois salariés de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) ont été touchés lundi 7 octobre par des effluents liquides radioactifs lors de l'explosion d'une pompe hydraulique. Bof… La routine quoi. C’est par centaines que l’on compte les accidents transformés en « incidents classé au niveau 1 sur 7 » sur cette centrale qui porte haut le flambeau de la centrale nucléaire la plus dangereuse de France, que dis-je, d’Europe. Au mois de septembre, c’était une fuite de tritium dans le sol, atteignant probablement la nappe phréatique. Le tritium est de l'hydrogène radioactif, que les centrales nucléaires produisent en très grandes quantités et dont une partie est rejetée directement dans l'environnement (par voie liquide ou dans l'atmosphère), après contrôle… Ben voyons : le contrôlé est le contrôleur ! 


Le vendredi 22 mars 2013 au matin, du Vaucluse, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, dans un périmètre de 15 km, les lève-tôt ont entendu une explosion et vu un énorme arc électrique qui a illuminé le site nucléaire du Tricastin pendant dix longues minutes ! Inquiétant… Paniquant… Il s’agissait d’une rupture de ligne, d’un court-circuit sur la ligne haute tension de 225.000 volts en sortie du réacteur nucléaire n°3 de la centrale du Tricastin. Et ce n’était pas la première.


Pire : en septembre 2008, au cours d’une opération de renouvellement de combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n° 2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et sont restés suspendus pendant des semaines au-dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur. Ces assemblages pèsent chacun environ 800 kg… S’ils étaient tombés, c’était à coup sûr Tchernobyl-sur-Rhône.


Fuites, fissures dans l’enceinte de béton, vannes et systèmes défaillants, maîtrise aléatoire du pilotage des réacteurs sont à présent le lot quotidien de cette centrale nucléaire intégrée au plus grand complexe nucléaro-chimique du pays et qui menace toute la vallée du Rhône. Avec 33 années de fonctionnement pour le réacteur n°1 et 32 années pour les trois autres réacteurs, la centrale de Tricastin fait partie des plus vieilles de France et a dépassé les 30 années de fonctionnement initialement envisagées pour les réacteurs nucléaires. Elle utilise du combustible Mox, dangereux assemblage d’oxyde de plutonium et d’uranium appauvri. Ce combustible aggrave les conséquences potentielles d’un accident majeur par la présence accrue de plutonium, plus radio toxique que les autres matières rejetées en cas d’accident.

 

Cerise sur le gâteau, on entre dans cette centrale comme dans un moulin. On se souvient que plusieurs dizaines de militants de Greenpeace ont pu sans encombre y pénétrer au petit matin le lundi 15 juillet dernier, et y sont restés des heures pour certains, afin de prouver l’inefficacité de la protection de cette centrale. Imaginez à leur place un commando de terroristes…

 

Il serait temps de prendre enfin la décision de sagesse qui s’impose : fermer ces installations obsolètes et extrêmement dangereuses qui risquent de saccager pour des siècles la vallée du Rhône, mais aussi la Provence et une bonne partie du Languedoc.

 

 

« Visitez la Provence !

Ses ruines nucléaires…

Ses eaux radioactives…

Ses cancers foudroyants…

Ses enfants mutants à deux têtes et six bras…

Ses fraîches jeunes filles aux quatre nichons.

Allez-y ! Vous n’en reviendrez pas ! »

 

 Octidi 18 Vendémiaire 221


Photos X - Droits réservés

 

 

 

 

 

07/10/2013

Au bistro de la toile : Afrique et Africains.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Grave Victor. Grave ces centaines de pauvres types servant de patapon aux poissons à quelques centaines de mètres de la terre promise. Non mais à quoi on joue ? Pourquoi veulent-ils venir au péril de leur peau chez nous ? Pourquoi leur laisser scintiller ce miroir aux alouettes ?

 

- Parce qu’ils crèvent de faim sur le continent potentiellement le plus riche du monde (pétrole, uranium, cuivre, métaux rares, bauxite, or, diamants, mais encore bois rares, etc.), parce que leurs richesses sont pillées sans vergogne par les multinationales, parce que ce continent n’a jamais réussi à mettre en place des gouvernements dignes de ce nom et soucieux du bien-être de leurs peuples plutôt que de s’enrichir outrageusement avec la complicité de nos gouvernants, de nos banquiers, de nos curés… Au lieu de ça, depuis les indépendances, les états et nations africaines - qui ont eu largement le temps d’organiser leur développement – se laissent piller avec la complicité de dirigeants corrompus jusqu’à la moelle. L’avenir des Africains est en Afrique et pas en Europe.

 

- N’est-ce pas les conséquences des colonisations ? On a tout de même le cul pailleux, non ?

 

- Qui a le cul pailleux ? Toi ? Moi ? Notre génération ? Pas du tout. On n’y était pas que je sache ! Ras les aliboffis de cette bienpensance dégoulinante de repentance. En politique, il n’y a pas d’amis, ce n’est qu’une question de rapports de force. Ce rapport était en faveur des peuples européens à la fin du 19° siècle. Point barre. Mais ce n’a pas toujours été le cas. Faudrait-il demander repentance aux peuples d’Afrique du nord qui sont venus, pendant des siècles, piller sans vergogne l’Espagne, l’Italie, le sud de la France – chez nous  Loulle - , brûler villes et villages, massacrer les populations, amener les femmes dans leurs bordels et leurs harems et réduire les hommes de nos contrées en esclavage ? Les saloperies ne sont pas à sens unique Loulle.

 

- Un à un, la balle au centre…

 

- Ce qui leur faudrait, aux Africains, c’est des Chavez, des Lula, des Morales, des Correa. C’est-à-dire des dirigeants qui aient les couilles bien pendus et qui osent dire : « Bon, maintenant, Basta ! Vous, les parasites occidentaux et chinois, vous les voleurs de terres des monarchies féodales du golfe persique, vous et vos multinationales, vous dégagez ! Vos usines, elles sont à nous. On prend sans compensation, vous vous êtes déjà suffisamment gavés sur notre dos. On récupère nos richesses pour en faire profiter nos peuples ! »

 

- Evidemment. Il n’y aurait plus de Lampedusa… Mais crois-tu que ces multinationales se laisseraient dépouiller sans réagir ?

 

- Il y aurait bien des soubresauts mais les Sud-américains prouvent que ce n’est pas impossible. Sans cela, les populations africaines crevant de faim, brimées et martyrisées par les dictatures qui goinfrent quelques oligarchies au service de ces multinationales, déboussolées par des rivalités religieuses plus obscurantistes les unes que les autres (islam contre sectes christiano-baptistes, etc.), ces populations continueront à rêver aux mirages de l’Europe. Quant à la politique de la porte ouverte, que préconisent les nombreuses organisations d’idiots utiles bêlant confis en repentance, elle est non seulement irréaliste, mais dangereuse car une forte arrivée d’immigrés provoquerait fatalement une montée parallèle des extrémismes et la certitude d’énormes troubles où la démocratie y laisserait la peau. Le Bête n’est pas morte, Loulle.

 

- Mouais… Tè ! Buvons au renouveau de l’Afrique, Victor !

 

 

Sextidi 16 Vendémiaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

 

03/10/2013

« Volontaires » pour travailler le dimanche : cocus, battus et contents…

manif travail dimanche.jpg

 

 

« Nous voulons travailler le dimanche ! Nous voulons travailler la nuit ».

 

Effarant ! Quelle déchéance. Quelle aliénation de la victime à son bourreau !

 

Ces revendications époustouflantes de konnerie marquent la victoire sur la dignité humaine de l’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin. Cette aliénation est l’aboutissement de décennies de reculs ouvriers, de défaites syndicales face à un patronat goinfre qui a réussi à transférer l’essentiel des gains de l’entreprise du salaire des partenaires travailleurs vers les actionnaires rentiers. Pour ce faire ils ont inventé la mondialisation et la « crise » qui leur donnent toutes les armes (chômage, délocalisation, robotisation, etc.) pour écraser la classe ouvrière, pour museler toutes revendications de salaires, pour mettre à bas tous les avantages acquis par des décennies de lutte. Avec la complicité de gouvernements veules et sans couilles, qu’ils soient de droite ou de gauche.

Écoutez-les s’étrangler de rage les exploiteurs et leurs pitbulls aboyant dans les médias aux ordres ! « Des milliers d’emplois sont en danger ! Laissez aux employés la liberté de choisir ! Ceux qui acceptent de travailler le dimanche ou la nuit le décident volontairement. » Ben voyons… Elle est un peu grosse la ficelle de la manip, parce que le « volontariat » se décide à l’embauche, et celui ou celle qui n’est pas « volontaire » n’intègrera jamais l’entreprise… Volontariat forcé. Sans compter que si les employés étaient payés correctement, ils n’auraient pas besoin de saccager leur vie de famille, leur existence sociale pour gagner quatre kopecks de plus pour faire seulement bouillir la marmite…

Parmi ceux qui manifestent pour défendre les patrons qui les exploitent, il y a beaucoup d’étudiants pour lesquels ces quatre kopecks dominicaux permettent de survivre. C’est encore un effet de l’ultralibéralisme. Mais ceux-là n’ont rien à voir avec le combat des employés car ce travail dominical ou nocturne est un appoint pour corriger les carences du système en matière d’éducation. Ils défendent leur gamelle et se comportent à la limite comme des « jaunes », des collabos des exploiteurs. Lorsqu’ils auront leurs diplômes, ils se foutront bien de la situation à la Dickens ou à la Zola qu’ils auront contribué à créer…s’ils n’en deviennent pas eux-mêmes les acteurs !

« Oui mais, rétorquent les « jaunes » autres que les étudiants, nous sommes mieux payés pour ces jours-là ». Eh ! Oh ! Kévin ou Jennifer, vous croyez que lorsque le Medef – qui est à la manœuvre - aura obtenu du gouvernement la légalisation du travail le dimanche ou la nuit, ces majorations de salaires survivront ? Tè ! Fume… Le dimanche sera payé comme un jour ordinaire. Et vous l’aurez profond dans l’oigne, et sans vaseline !

Bon. Admettons que certaines activités commerciales puissent ouvrir le dimanche. Après tout, pourquoi pas, mais !

Mais à deux conditions : Premièrement que cette journée soit payé le double d’une journée de semaine. Deuxièmement que le salarié travaillant le dimanche récupère dans la semaine deux jours consécutifs de congé.

Sextidi 16 Vendémiaire 221

 

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02/10/2013

123 ans après...

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Changement? Quel changement? Rien ne change...

123 ans après, nous pouvons reprendre mot pour mot la saine colère du Père Peinard.

Et voilà qui donne une idée de ce qu'étaient les joutes politiques à cette époque. Les petites phrases des politicards actuels ne sont que de pales ersatz de ces virils et salutaires pamphlets !

 

Sextidi 16 Vendémiaire 221

 

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30/09/2013

Élisabeth Badinter: « La soumission au religieux est un désastre » !

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La philosophe Élisabeth Badinter dénonce la peur de la gauche devant l’oppression du religieux.

 Elle a donné une interview appelant à se battre pour la laïcité et balayant les allégations vicieuses des nombreux « idiots utiles » de l'islamisme qui sévissent à gauche. La phrase d’Elisabeth Badinter qui fâche un certain microcosme bobo-gôcho, est tirée d’une interview donnée au Monde des religions en septembre 2011, par la chercheuse passionnée par l’époque des Lumières et ses philosophes : « En dehors de Marine Le Pen et de Manuel Valls, plus personne ne défend la laïcité » Et la voilà taxée de « laïcité lepénisée ». Elle s'est expliqué devant la journaliste belge Béatrice Delvaux dans un article publié dans le journal belge Le Soir. Elle répond à ses accusateurs, soulignant – ce que ses détracteurs omettent – que sa remarque mentionnait dans cette interview Marine Le Pen et Manuel Valls.

 

 

« Ceux qui me traitent de lepéniste sont de mauvaise foi. Il est évident qu’en citant Marine Le Pen, je voulais souligner sa perversité. Par ailleurs, je ne suis pas l’avocate d’une laïcité dure, ni fermée, ni ouverte, ni même positive. Je milite pour le respect de «la» laïcité.


L’obscurantisme est-il de retour, selon vous qui avez consacré votre vie à l’étude des «Lumières»?

Vous appuyez là où ça fait mal. Ce sont d’ailleurs les propos que je vais tenir à l’université ce vendredi. Je pense profondément que nous sommes dans une période de régression et que la philosophie des Lumières est de plus en plus battue en brèche.

Ce que nous avons peut-être eu la faiblesse de considérer comme acquis, est remis en cause tous les jours. Il me paraîtrait impensable qu’on puisse annuler la peine de mort, et en même temps, je me dis qu’il pourrait y avoir une volonté de le faire. Cela vaut aussi pour la politique de la justice, le traitement de la délinquance. Et la laïcité.

 

Pourquoi ce retour en arrière? La faute aux circonstances économiques?

Elles sont de fait la cause essentielle, – quand on a peur, on est en état de régression. La délinquance, qui est réelle, se nourrit de l’absence de travail. Mais la crise économique n’explique pas tout. Pour moi, la diffusion de plus en plus grande dans le monde entier, du multiculturalisme, est un désastre.

 

C’est-à-dire?

Avec le multiculturalisme, on a grignoté peu à peu la raison universelle, qui veut qu’on pense d’abord à ce qui nous unit, avant ce qui nous distingue.

Aujourd’hui, on considère que le droit à la différence est le summum de la liberté. La philosophie anglo-saxonne du «différentialisme» domine: chacun, dans sa communauté, fait ce qu’il veut. Cela revient à signer d’une certaine façon la mort de la philosophie des Lumières, qui a résonné en termes tout à fait opposés. Elle proclame en effet que pour avancer, il faut considérer les essentielles ressemblances entre tous les êtres humains, quelles que soient nos différences.

Ainsi, en votant le mariage pour tous, la France – un pays qui n’est pas à l’avant-garde –, a – enfin – considéré les homosexuels comme identiques à nous, appartenant au même genre humain avec les mêmes droits. On a appliqué la philosophie de la ressemblance. C’est une victoire. Peut-être la dernière.

 

Vous êtes pessimiste?

Oui, parce que cette philosophie multiculturaliste séduit énormément les jeunes, qui trouvent qu’on appartient d’abord à sa communauté, avant d’appartenir à une collectivité plus large. C’est chacun chez soi. J’ai très peur de régressions. Cet enfermement, cette fierté de la différence sont terribles. Au contraire de la philosophie qui met en exergue ce qui nous unit, et qui est, elle, un puissant facteur de paix entre les hommes.

 

Que faut-il pour renverser cette tendance au repli?

Il faut convaincre et tenir à certains principes. C’est au nom de ces principes que j’ai lutté contre la Burqa. Il faut aussi développer la tolérance.

 

Le multiculturalisme pourrait pourtant être considéré comme le rejet du racisme, puisque la différence est valorisée?

Le multiculturalisme, c’est le séparatisme, et pas la solidarité, car chacun s’aligne sur sa communauté et l’universalisme se meurt.

Mon pessimisme se fonde aussi sur le retour en force du religieux. Les religions, puisque c’est elles qui nous séparent, ne sont pas des facteurs de paix dans une certaine partie de la population. Je dirais même que plus que le religieux, c’est le cléricalisme qui est en cause. La loi religieuse veut de plus en plus imposer sur l’espace public. Et je le dis autant pour les salafistes, les musulmans radicaux que pour la montée en puissance de l’orthodoxie chez les Juifs. J’ai ainsi été stupéfaite par cette tentative des Juifs extrémistes de Jérusalem l’année dernière de séparer les sexes dans les bus et d’instaurer une police de la jupe.

 Je pense que les Musulmans, Belges ou Français ont besoin aussi qu’on les aide et qu’on les encourage à un Islam des Lumières, qui a pris en compte l’évolution du temps. Mais il ne faut pas être naïf, il existe des sectes – les salafistes – qui mènent une guerre de tranchées visant à enfoncer nos propres principes. C’est inadmissible. Et là, il faut tenir. L’espèce de soumission à la religion, de l’extrême gauche et d’une grande partie de la gauche, est un désastre. Comme si le religieux devait l’emporter sur tout et que tous devaient se soumettre à ses diktats.

 

A l’ULB (Université Libre de Bruxelles), où vous serez prochainement distinguée, ce débat est très vif. Entre les partisans d’une laïcité très stricte et ceux d’une laïcité ouverte aux expressions religieuses? La journaliste essayiste Caroline Fourest a ainsi été prise à partie?

J’ai vu les images. C’est d’une violence extrême, qui n’a pas sa place à l’université.

 

Qui sont les porteurs de Lumières?

Nos démocraties occidentales sont horrifiées à l’idée d’être accusées d’intolérance. Et comme au moindre mot qui n’est pas conforme à l’acceptation générale, vous êtes taxé d’islamophobe, d’antisémite, de raciste, de lepéniste, la peur d’être stigmatisé ferme la bouche à beaucoup de gens. Ce qui me chagrine le plus, c’est que la gauche, que je respecte, a été saisie par cette terreur. Or il ne faut pas avoir peur, mais avoir le courage de tenir sur ses principes.

 

L’étude du passé vous aide-t-elle à comprendre comment la raison peut se réimposer ?

La leçon à tirer du passé est qu’il y a toujours un moment de révolte. Dans l’histoire de la philosophie des Lumières, il y a un moment où l’oppression exercée par les lois religieuses est trop forte, alors qu’elle est appliquée à des gens qui évoluent intellectuellement et socialement. Et ces gens disent «ça suffit». Cela peut prendre des siècles évidemment. Ce qui me fait peur dans la régression actuelle, c’est le refus de l’enseignement, de la part d’enfants dans certaines écoles publiques. Car c’est à l’école qu’on apprend à exercer sa raison critique, à essayer de mettre un peu à distance ses préjugés et ses croyances.

 

C’est l’école qui s’adapte à ces croyances?

Exactement. On est passé du «cogito» au «credo». Le mot d’ordre dans beaucoup d’écoles est: «Surtout ne choquez pas les croyances et les préjugés de vos élèves.» Si on ne peut plus apprendre l’esprit critique à l’école, où d’autre? C’est impossible.

 

Une autre forme de repli sur soi, nationaliste et régionaliste est très présente en Europe?

C’est un repli identitaire – ma région, mon pays d’abord – et c’est affligeant. Que ce soit d’un côté (ma religion) ou de l’autre (ma région), c’est le triomphe du différentialisme.

 

Le politique a encore la capacité à faire changer les choses?

Bien sûr. Il suffit d’un homme de grand talent et doté de charisme. Pour le moment, on en manque sérieusement. Partout. Nous sommes dans une « honnête médiocrité ». Il y a de grandes personnalités qui émergent, mais pour l’instant, il n’y a pas de parole fédératrice forte autour d’un projet. En France notamment, tous sont un peu tirés du même moule, soumis au politiquement correct: on a du mal à avoir une parole totalement sincère parce qu’on a peur de heurter l’un ou l’autre. Du coup, on a une espèce d’eau tiède un peu partout.

 

On a cru en Obama?

Quelle déception ! Il avait séduit le monde entier, tous voulaient un Obama chez eux. Ah ! s’il avait eu un peu plus de consistance politique. On peut changer le monde avec la parole. La politique n’est pas morte, à condition d’avoir du courage.

 

Le Premier ministre belge Di Rupo essaye depuis trois ans d’éviter une séparation et de faire vivre ensemble deux communautés déchirées. Cela vous inspire-t-il un commentaire?

Je vois cela de très loin, mais j’admire ceux qui ont l’art du consensus. »

 

 

Propos recueillis par BÉATRICE DELVAUX

publié dans le journal belge Le Soir

Source: https://docs.google.com/file/d/0Bx89ZJ2-0BtLV3h1N2V1Z1Nla...

 

Tridi 13 Vendémiaire 221

 

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25/09/2013

Je gueule, donc je suis !

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« Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas… » qu’il aurait dit le détrousseur des temples d’Angkor. Triste prévision bordel de dieu. C’est pire que tout.

 

Dans les fourgons des culs-bénis de tous poils, on voit revenir avec leurs grands pieds, tous les peine-à-jouir, tous les culs-serrés, tous les tristes de naissance, tous les faiseurs de régime, tous les buveurs d’eau, tous les emmerdeurs de vocation, bref tous les tue-la-vie,

 

Regardez-les, écoutez-les ces jocrisses, ces tartuffes. Ils grouillent, ils grenouillent, ils farfouillent tous ces pedzouilles casse-couilles, ces endeuillés du calbard, ces pères et mères-la-pudeur tristes comme un jour sans vin.

 

Le rire, la joie, le bonheur, l’amour, le plaisir, la jouissance, le cul, la bonne bouffe, l’art même, la vie quoi, tout les offusque. Regardez-les, écoutez-les, drapés dans leur dignité offusquée. Ils puent du cerveau plus encore que des pieds.

 

Rabelais, Frédéric Dard, Brassens, Choron, Reiser, Coluche, Desproges, revenez vite, cornoculdelamermole ! Non seulement ils nous les cassent mais ils veulent nous les couper. Ils castrent même les mots : un sourd, c’est un mal-entendant, un aveugle, c’est un mal-voyant, un noir, c’est un homme-de-couleur, un pédé, c’est un homosexuel, un chomeur, c'est une personne en recherche d'emploi, un vieux, c'est un sénior... Et un kon, c’est un mal-comprenant ? (Oui, j’écris « kon » avec un « K » pointu comme la konnerie universelle pour ne pas confondre avec l’entrée du paradis de nos belles compagnes)

 

Il ne faut plus rire de rien, pas faire d’humour sur personne sous peine de volées d’offusqueries, voire de procès sur le cul. Bordel de merde, moi qui ait fait mes humanités avec Hara-Kiri, Charly-Hebdo première mouture, San-Antonio, mais aussi Rabelais, Cavanna, Desnos, Jarry je commence à me sentir étranger dans ce monde gris, uniforme, où rien ne doit dépasser. J’ai toujours l’impression d’avoir pété dans la sacristi !

 

Eh ! Oh ! Basta les constipés des zygomatiques.

  

VOUS NOUS EMMERDEZ !


Nonidi 9 Vendémiaire 221


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20/09/2013

Le plumitif Askolovitch, un prototype d’Idiot utile de l’islamisme, bouste la Le Pen !

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Je viens d’entendre, de subir devrais-je dire le dégueuli verbal d’un prototype de l’Idiot utile des nazislamistes, le ci-devant Askolovitch Claude, journaliste sportif reconverti dans le léchage de babouches islamistes. Ce type, ce matin, a réussi une belle performance : il a dû faire gagner quelques millions de voix à  Marine Le Pen. Une insupportable logorrhée bourrée de mauvaise foi (« il est des instituteurs qui obligent des enfants musulmans à finir leur plat de porc »). Ses propos sont autant d’insultes à toutes ces nombreuses personnes de tradition musulmane qui disent non à l’islamisme, idéologie totalitaire dont Askolovitch se fait le thuriféraire bêlant.

 

L’islamisme – et non pas l’islam -  tente d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux et qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer. L’islamisme essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, exigence de lieux et de temps de prière dans les entreprises, accusation d’islamophobie contre les esprits libres, etc.

 

L’islam tel que le présente l’islamisme que révère tant Askolovitch tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme. Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque !

 

Aujourd’hui, à nouveau, des intellectuels d’entrée de gamme, pas des têtes de gondole, incarnent cet œil du Coran, comme ils incarnaient l’œil de Moscou, hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme. Voir, à l’instar du ci-devant Askolovitch, l’alignement de certains gauchistes et même – quelle vergogne ! - altermondialistes sur les thèses islamistes…

 

N’en déplaise aux idiots utiles des nazislamistes, l’Occidental (lointain héritage du christianisme ?) est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islamisme tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des mœurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

 

Eh ! Asko, lâche ta plume désolante de connerie, et prend un billet pour aller rejoindre tes amis d’Al Qaeda en Syrie. Tu pourras voir de près à quoi ressemblent ceux à qui tu lèches tellement le cul que tu dois en avoir de la peau morte sur la langue !

 

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Quartidi 4 Vendémiaire 221

 

 

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18/09/2013

Aujourd’hui au Sénat : Cul, mule, dément, Da !

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Un des engagements du candidat Hollande qui a fait que j’ai voté pour lui, c’était la fin du cumul des mandats. Une loi à minima est déjà passée en première lecture à l’Assemblée nationale. Précisément, le projet de loi interdit aux députés et sénateurs, d'exercer à compter des prochaines élections législatives de 2017, les fonctions suivantes : maire ou adjoint, président ou vice-président d'une intercommunalité, d'un syndicat mixte (regroupement de communes et d'autres collectivités), d'un conseil départemental ou régional, d'une société d'économie mixte ou de "toute autre collectivité territoriale créée par la loi", tels les territoires. Ils ne pourront pas non plus présider l'Assemblée des français de l'étranger, un établissement public local ou un office d'HLM.

Ce projet de loi ne propose rien concernant le cumul des mandatures. Grosse lacune. Il vient aujourd’hui devant le Sénat qui l’a déjà rejeté il y a quelques jours en commission. L’Assemblée nationale aura le dernier mot mais le jeu des amendements – qui a déjà sérieusement édulcoré le projet – risque d’en amoindrir encore la portée. Les sénateurs voudraient imposer une « exception sénatoriale », se disant les représentants nationaux des collectivités locales, oubliant pourtant que représenter une collectivité locale, cela ne veut pas dire en diriger une...

 

Les électeurs sont dans leur très grande majorité contre le cumul des mandats, système pervers qui va à l’encontre flagrante de la démocratie, en créant des mandarinats insupportables, en bloquant tout renouvellement des personnels politiques.

 

La droite, protectrice de toutes les magouilles, s’étrangle. Et à gauche ? Le PS, comme le PC regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ceux-là ne veulent pas lâcher le morceau !  Et il en est de même dans les autres formations politiques. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de connerie.

 

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme ! Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

 

Au premier mandat, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits. Au second mandat, les choses changent: le travail principal d’un élu en place, c’est de se faire réélire !  Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ». Quant au troisième mandat et plus si affinités, il est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

 

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

 

Pour que cela change, il convient de réaliser ce que la grande majorité des Français appelle de ses vœux : une restriction drastique du cumul des mandats. Les politicards professionnels, basta ! La politique n’est pas un métier, c’est – si j’ose dire, moi, athée ! – un sacerdoce.


C'est aujourd'hui que les sénateurs votent sur ce projet de loi. Attendons-nous au pire!

 

Au fait à quoi sert le Sénat sinon de fournir des sinécures grassement payées à des planqués de la République ?

 

 

Duodi 2 Vendémiaire 221

 

 

Illustration, merci à Dilem

 

17/09/2013

Halte au « racisme » à l'encontre des minorités audibles !

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On nous gonfle les aliboffis à longueur d'antennes avec des histoires d'ostracisme, de stigmatisation, de racisme. Pourquoi pas. Alors moi je vais vous en dénoncer un de « racisme », mais qui n'émeut personne. Et pourtant...

 

Le matin, dans ma cambrousse margeridienne de l'été, je me réveille avec le poste local de France-bleue, c'est-à-dire France bleue Gard-Lozère. L'hiver, pareil mais avec radio-bleu Vaucluse ou Provence.

 

Eh bien, je ne me reconnais pas à travers ceux qui « parlent dans le poste », ils ne sont en aucune manière le reflet des « pays » qu'ils sont censés représenter : ils parlent « pointu ».

 

Ils parlent TOUS « pointu »! C'est comme ça qu'on qualifie, dans le Midi, ceux qui ont l'accent parisien. Disons ceux qui vivent en Provônce et qui pôncent que l'accônt des autochtones ne fait vraimônt pas distingué...

 

J'ai un cousin qui parle dans le poste. Dans la vie « normale », il a comme tout le monde ici un parler qui fleure bon le thym, les cigales et les rabasses. Eh bien dans son métier, c'est le Mickael Jackson de l'élocution: pour se fondre dans la masse « politiquement correcte », il gomme son élocution naturelle pour essayer d'endosser le parler insipide, formaté, sans couleur de l'ethnie dominante. « Mais, me dit-il lorsque je lui en fais gentiment la remarque, on nous oblige à avoir ce parler neutre! Si je veux garder mon boulot, je dois me plier à cette contrainte ». Voilà comment et pourquoi les radios locales, qui devraient être le reflet de leur région, sont toutes formatées sur le même moule. A Avignon, Nîmes ou Perpignan, « on » parle comme à Tours, Arras ou Plougastel.... C'est navrant et même révoltant. Le racisme – que l'on met à toutes les sauces – ne s'expriment-il pas ainsi, aussi ?

 

C'est de l'ostracisme. C'est de la discrimination envers les minorités non pas visibles mais AUDIBLES. Et ce n'est pas un détail futile. Essayez, si vous avez le parler provençal ou si votre langue roule comme les cailloux de l'Adour, même si vous en avez largement les capacités, de postuler à la radio ou, pire encore à la télévision... Ou bien dans l'enseignement supérieur, dans la magistrature...Tè! Fumes. On vous regardera avec un sourire amusé et, comme mon cousin, on vous fera clairement savoir qui faudra revenir lorsque « vous parlerez normalement ». Où est la normalité en l'occurrence?

 

Oui mais vous me direz le journaliste Jean-Michel Apathie, le philosophe Michel Serres... Oui. Et après? Vous en connaissez beaucoup d'autres?

 

Alors? Faut-il ne rien dire ? Accepter cette mise à l'écart qui est aussi choquante que celle fondée sur la couleur de peau?

 

Tè, voilà une chanson – sur l'air du Drapeau rouge de Fugain - qui illustre bien cette colère qui gronde sourdement dans le Midi à l'encontre de ce colonialisme de l'intérieur imposé par les descendants des sinistres et sanguinaires barons franchimands qui ont saccagé, il y a quelques siècles, la brillante civilisation des troubadours. Un épisode terrible qui reste dans l'inconscient collectif de tout le Midi :

 

Se vos desenant faire toumba lis iruge

Si tu veux à présent te débarrasser des sangsues

Que te pipon tout toun sang

Qui te pompent tout ton sang

Te faus peravans, sènso cerca lou grabuge

Il te faut d’abord sans chercher la bagarre

Prendre toun astrado en man

Prendre ta destinée en main

Te fau jamai douna ta fianço

Il ne te faut jamais donner ta confiance

Pèr que fagon sempre respeta ti dre

Pour toujours faire respecter tes droits

Qu’a n’aquéli que soun sens doutanço

Qu’a ceux-là qui sont sans aucun doute

De Prouvènçau ni court-ni coustié.

Des Provencaux ni d'un bord ni de l'autre



Prouvençau di campagno,  Prouvançau di ciéuta

Provençaux des campagnes, Provençaux des villes.

Petara la castagno se sian pas escouta

Nous nous battrons si nous ne sommes pas écoutés

Faudra pamens lou recounquista

Il faudra pourtant le reconquérir

Tout ço qu’au nostre nous avien rauba

Tout ce qu’aux nôtres ils nous ont volé

A l’asard Bautezar, se sian pas de bastard

Advienne que pourra si nous ne sommes pas des moins que rien

Fasèn lèu, deman sara trop tard.

Faisons vite,  demain il sera trop tard.

 

 

Primidi 1er Vendémiaire 221


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16/09/2013

Missiles, avions de combat, frégates militaires, blindés, radars… Demandez l’programme ! Tarifs spéciaux Moyen-Orient

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Tè vé ! regardez-le faire le beau notre santibelli national ! Il a réussi à faire bouger les choses dans le merdier syrien. C’est vrai. Grace à son activisme, il a obligé à la fois les Zétazuniens et les Ruscofs à s’entendre pour obliger Bachar à dévoiler où se trouvent ses saloperies ; mais on oublie complètement les nazislamistes qui noyautent les rebelles et qui, vraisemblablement, ont eux aussi mis la main sur quelques stocks de ces horreurs de gaz. Pour les détruire, c’est une autre histoire.

 

Mais les lobbyistes du complexe militaro-industriel français (la France, pays des droits de l’homme, troisième ou quatrième exportateur d’armes du monde !) commencent à faire la gueule. Et pour cause : ils comptaient sur la vitrine d’une bonne petite intervention militaire en Syrie pour faire la démonstration de l’excellence de leurs machines de distribution de mort. Il y a 30 milliards d’euros de marchés militaires à prendre au Moyent-Orient ! Alors, quelques centaines ou milliers de morts, ça n’empêche pas nos marchands d’armes de dormir…

 

Parce que ça marche bien dans la branche florissante des ventes d’armes ! EADS et Thalès ont signé deux contrats aux Emirats Arabes Unis portant sur deux satellites espions et dix-sept radars de défense aérienne.

L’Arabie saoudite débloque des contrats juteux : la société ODAS, qui représente chez les saoudiens les intérêts des industriels français DCNS (Frégates, sous-marins nucléaires ou classiques, porte-avions, systèmes d'armes embarqués, systèmes propulsifs, services aux forces, systèmes pour les énergies, nucléaire civil, énergies marines renouvelables, demandez l’programme !), Thales (aéronautique, espace, défense, sécurité, transports terrestres, missiles Crotales, blindés, radars, etc. demandez l’programme !),)et MBDA (missiles Exocet, Milan, etc. demandez l’programme !), a signé en août avec Ryad un contrat d'Etat à Etat (LEX ou Life Extension Sawari 1) de plus d'un milliard d'euros portant sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers-ravitailleurs de la classe Boraida mis en service en 1985-1986 (contrat Sawari I). Ce n’est pas tout. DCNS attend une commande d’au moins six frégates multi missions Fremm de la part de l’Arabie saoudite.

Notre grand « ami » le Qatar n’est pas en reste. Il veut sérieusement renforcer son aviation de combat. De 12 appareils, ils voudraient passer à 72, dont un premier lot de 36, selon des sources concordantes. L'émirat a récemment envoyé un appel d'offre à trois candidats : Dassault Aviation, Lockheed Martin (F-35) et le consortium Eurofighter. Selon un calendrier informel, le Qatar pourrait choisir un fournisseur pour un premier lot de 36 appareils d'ici à la fin de l'année. L'un des éléments clés d'un éventuel succès tricolore portera sur la formation des pilotes, peu nombreux au Qatar. Ça, on sait faire : c’est nous qui avions formé les pilotes de Khadafi, autre « grand ami » en son temps.

Voilà pourquoi Françoidor tenait tant à enfiler sa combinaison de pilotes pour faire l’article des beaux Rafales de Dassault, des missiles d’EADS, de Thalès, de MDBA, des frégates de DCNS…

Eh ! Ne désespère pas, Françoidor, en louvoyant bien, tu peux faire passer dans la résolution onusienne des rétorsions militaires possibles en cas de…

Ah ! Au fait, ces pays « amis », ces monarchies féodales du golfe persique sont celles qui financent, arment, endoctrinent tous les nazislamistes que nous combattons au Mali et ailleurs. Allez comprendre… Eh oui, les affaires sont les affaires, même pour un président de gôôche…

Comment ? On n’en parle pas trop dans les médias ? Ben voyons, la plupart appartiennent…à des marchands d’armes !


Décadi 30 Fructidor 221 


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03/09/2013

Syrie? François, BASTA YA !

 

 

coq va-t-en-guerre.jpg

 

L'émotion. On joue sur l'émotion. Eh! Vous avez vu ces horreurs que nos services secrets ont acceptés de déclasser pour apporter les preuves de la culpabilité du sinistre Bachar ! Dégueulasse bien sûr.

Et ces millions de réfugiés cuisant sous des tentes de fortune? Révoltant bien sûr.

Bon. Et alors? Qu'est-ce qu'on fait? On envoie les Rafales distribuer quelques missiles "intelligents" qui détruirons quoi ? Les usines de fabrication d'obus au gaz sarin? Au fait qui leur vend ce gaz sarin aux Syriens ???

Et ça servira à quoi ces frappes? A faire tomber le dictateur? Hollande comme Obama avouent que ce n'est pas le but. Il s'agit seulement de le "punir". Comme à l'école... Coups de règles sur les doigts.

Et qui succédera à Bachar lorsqu'il va tomber, car ça arrivera. Une démocratie à l'occidentale? Bien reconnaissante? Bien à la solde de ses "protecteurs" occidentaux? Tè! Fume... Les prochains maîtres de la Syrie seront les naze-islamistes, fanatiques sanguinaires appuyés sur une idéologie religieuse d'un autre âge. Et on irait lutter aux côtés de ceux que nous combattons au Mali? Où est la cohérence?

Et d'abord est-ce à nous de faire quelque chose pour débarrasser la Syrie de son bourreau? Eh! Oh! La Turquie voisine a la deuxième armée de l'Otan. La plus puissante, et de loin, dans la région. Et l'Arabie saoudite, pleine de pognon, forte d'une armée redoutable, avec des centaines d'avions, de chars et de toutes ces belles machines à tuer que nous leur vendons? Et le Qatar, ce "pays amis" de la France? Et tous les pays de la Ligue arabe? Qu'ils y aillent, eux! Ils sont du même monde, ils se comprennent, ils ont les mêmes valeurs. Qu'ils se démerdent entre eux!

L'émotionnel à la place du rationnel, ça suffit.

François, basta ya! 


Septidi 17 Fructidor 221


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27/08/2013

Le Qatar ! Un pays formidable. Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

quataris braillards.jpg

 

 

« Qatariiii… Qatariii…

Nous on garde en otages vos mariiiis

C’est nous qu’on a l’pognon et…

On vous le fout profond…

Qatariiii… Qatariii… »

Tino Rossi n’y est pourtant pour rien. On parle des « séquestrés » du Qatar, ce « grand pays ami de la France ». Ils sont quatre. Enfin, quatre qui osent s’élever contre les pratiques pittoresques de « nos amis Qataris » : Zahir Belounis, un footballeur franco-algérien, Stéphane Morello, entraineur de football, Nasser Al-Awartany et Jean-Pierre Marongiu, chefs d’entreprise.

On nous gonfle les aliboffis avec les formidables opportunités offertes par ce pays qui regorge de gaz, ces pets du diable qui font tant baver les « croissansistes » à tout crin. Quelques-uns de nos compatriotes tentent le coup.

Tiens, voilà des footballeurs. Il est vrai que dans quelques années c’est le championnat du monde des tapeurs de panard dans la pelote qui se déroulera sur les vertes pelouses qataris…

Tiens, voilà des chefs d’entreprises, attirés par les torrents de fric (à défaut d’eau fraiche) qui coulent dans les déserts.

Seulement voilà, les Qataris – enfin les quelques milliers qui exploitent sans vergogne ni états d’âme le million et demi d’esclaves étrangers qui créent leur richesse – imposent à tout investisseur et entrepreneur étranger de se maquer avec un ressortissant qatari. Eh ! Pas un esclave, un parasite bien placé, de préférence acoquiné de près ou de loin aux familles dirigeantes. Le « sponsor » (c’est comme ça qu’ils nomment les barbots au Qatar) associé au naïf chef d’entreprise ou tapeur de balle, récupère leur passeport, met si c’est le cas l’entreprise évidemment à son nom. Ben, on n’est jamais trop prudent avec ces travailleurs immigrés qu’ils se disent ! Et lorsque le pigeon veut s’envoler qu’est-ce qu’il se passe ? On lui déroule le tapis rouge ? On partage avec lui les bénéfices de son entreprise ? Tè ! Fume… On ne lui donne pas son « permis de sortie du territoire ». A moins que… A moins qu’il n’abandonne à son sponsor-maquereau tout le pognon qu’il a investi ou éventuellement gagné sur place !

Ils sont malins nos « amis qataris » !

Le Qatar, gouverné féodalement par des émirs qui se bouffent le foie de coup d’état en coup d’état,  est régi par la charia pure et dure. Ce « grand ami de la France » est, avec sa voisine et alliée Arabie saoudite, le centre du wahhabisme, qui inspire les extrémistes islamistes et les salafistes. Il est, toujours avec sa voisine, le principal financeur des Frères musulmans, des salafistes, des talibans, d’al Qaeda et autres bienfaiteurs de l’humanité. Sa puissante chaine média Al Jezira – porte-parole officieux d’al Qaeda - est la plus influente dans le monde musulman.

C’est à ces braves gens que les divers gouvernements français, aussi cupides que veules, vendent la France. Le PSG est la partie émergée de la main mise de la pieuvre qatari en France. Deux milliards d’euros pour Le Printemps (plus une bonne dose de magouille), mais encore plein de millions de thunes pour acheter le prestigieux immeuble du Figaro boulevard Haussman ; mais aussi les hôtels les plus prestigieux : le Martinez à Cannes, le Palais de la Méditerranée à Nice, le Concorde Lafayette et l'hôtel du Louvre à Paris ; mais encore l'immeuble qui abritait feue le Virgin sur les Champs Élysées, l'hôtel Raffles à Paris (ex-Royal Monceau), le Centre de conférences international qui deviendra l'hôtel Peninsula, et la Société fermière des casinos de Cannes qui comprend deux casinos (Barrière Croisette et Les Princes), l'hôtel Majestic et le Gray d'Albion, etc.

Le Qatar est entre autres propriétaire de 12,8% de Lagardère , de 7,5% d'EADS, de 5,6% de Vinci, de 5% de Veolia, de 3% de Total , d’un peu moins de 2% de Vivendi et de 1% de LVMH. Ils s’introduisent aussi dans les médias : la chaine sport Bein sport et bientôt la chaîne d'informations porte-parole des islamistes Al-Jazeera en français. Quant au fond d’investissement pour le développement des banlieues françaises, il est pour l’instant en sommeil, tant il sonne comme une insupportable volonté de salafiser la jeunesse en difficulté de ces « délaissés de la république ». Oui mais ces braves gens vont peut-être nous acheter des Rafales… Alors, eh ! La morale…

Eh ! Pourquoi se gêneraient-ils les Zarabeuriches ? Sarko leur a taillé un régime bien juteux.  Depuis 2008, les Qataris bénéficient d'un régime fiscal particulier: ils sont exonérés de taxe sur les plus-values immobilières. Par ailleurs, un Qatari ne paie pas d'impôt sur la fortune (ISF) durant ses cinq premières années de résidence en France.

Alors les déboires de quelques naïfs comme nos foutebaleurs et chefs de petites entreprises, ça ne pèse pas bien lourd.

« Qatariiii… Qatariii… »

 

Décadi 10 Fructidor 221

 

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26/08/2013

François s’en va-t-en guerre en Syrie ? Ça va pas la tête…

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Voilà-t-y pas que François envisage sérieusement, qu’il a dit Ayrault, de remettre son treillis camouflé et ses rangers de chef des armées pour aller « libérer » la Syrie de son bourreau dont les pets nauséabonds gazent ses populations. Ben, voyons, ya-ka ! La Syrie n’est pas le Mali, ni la Libye, François.

 

Le massacreur de peuple – il n’y a pas si longtemps passant en revue l’armée française au 14 juillet à côté de Sarko - a des protecteurs qui, à défaut d’être des modèles de démocratie, donnent à réfléchir à qui se sent des humeurs belliqueuses : Iran, Russie et Chine. Alors qu’est-ce qu’ils veulent les va-t-en-guerre de la gôôche comme de la droite ? Qu’on envahisse la Russie, la Chine et l’Iran avec les quelques guerriers auréolés de gloire que l’on ramène du Mali ? Attitude qui serait comique si elle n’était aussi désolante qu’irresponsable…

 

Alors qu’est-ce qu’il faut faire ?

 

Demander une intervention sous l’égide de l’Onu ? Eh ! Oh ! Les Russes et les Chinois estiment à juste titre s’être fait avoir quant à l’intervention libyenne. Donc pas question.

 

S’assoir sur l’Onu et intervenir sans son aval ? On envoie les missiles de croisière où? Sur quoi? Sur qui? Et on s'engage en temps que supplétifs des Zétazuniens ? Au risque d’un affrontement avec la Russie de Poutine. Donc pas question.

 

On envoie des armes sophistiquées aux rebelles ? Oui mais auxquels tant il y a de factions souvent antagonistes ? Cela risque de revenir à livrer ces armes à Al Qaida et autres islamistes… Donc pas question.

 

Alors, on ne fait rien ? On s’en fout ? Demandez donc aux Français leur opinion, chiche ! Le Moyen-Orient est un merdier dont il faut rester le plus loin possible. Les soubresauts qui l’agitent mêlent les luttes pour le pouvoir, pour le pétrole et surtout les haines religieuses. Sunnites contre Chiites, Alaouites et autres sectes toujours prêtes à s’entr’égorger. Mais il y a une constante : ces gens sont toujours disposés à se réconcilier…sur le dos du roumi si celui-ci met ses gros panards chez eux !

 

Sans oublier qu’Israël serait en première ligne et que les faucons au pouvoir saisiraient à coup sûr l’occasion pour bombarder les installations nucléaires iraniennes.

 

Avec risque très sérieux pour ne pas dire inéluctable vers une troisième guerre mondiale…

 

 

Nonidi 9 Fructidor 221

 

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02/08/2013

OGM ? Conseil d’Etat ? Mais c’est quoi ce « machin » ?

 

ogm,conseil d'état


« Faisant application du droit de l'Union européenne, tel qu'interprété par la cour de justice de l'Union européenne, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêté du ministre de l'Agriculture du 16 mars 2012, Il ressort en effet de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qu'une telle mesure ne peut être prise par un Etat membre qu'en cas d'urgence et en présence d'une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l'environnement » explique le Conseil d’état.

 

La législation européenne à la Barroso a toujours été établit de façon à favoriser les firmes. Il convient d’en changer. Mais ce n’est pas avec Barroso – qui pousse au cul pour ouvrir au plus vite les négociations dites du « grand marché transatlantique », donc un plus grand laxisme vis-à-vis des firmes multinationales – qu’on y parviendra. José Bové, député européen, estime qu’ «il faut effectivement une législation nouvelle. Et qu'elle soit étendue à de nouvelles variétés mises en place par les firmes qui préparent des plantes résistantes à des herbicides non plus par la transgénèse mais par la mutagénèse. Les firmes sélectionnent des gènes de résistance à des herbicides et les développent de manière massive dans leurs semences. Cette nouvelle technologie n'est pas évaluée. Si rien n'est mis en place, on va se retrouver face à un nouveau risque d'OGM sans que ces plantes rentrent dans une législation. »

 

A ce jour, huit pays européens ont instauré un moratoire national pour interdire la culture du MON 810 sur leur sol : l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg et la Pologne. La France était le neuvième mais le Conseil d’état en a jugé autrement. Eh ! Normalou, Tranquilou et toi ci-devant Philippe Martin, nouveau ministre de l’écologie, qu’est-ce qu’on fait ? On vous fait confiance dans votre volonté d’interdire à becs et ongles les OGM ,en France, ou on aiguise les faux.

 

Cet épisode nous engage a regarder de plus près ce qu’est ce nébuleux Conseil d’Etat. C’est quoi ? C’est qui le Conseil d’Etat qui se permet de faire et de défaire des lois votées par les représentants élus du peuple ? Vous avez voté pour le Conseil d’Etat vous ? Moi non plus... Alors j’ai un peu cherché ce qu’était ce « machin.

 

Il s’agit de la réminiscence d’une de ces institutions fantoches créées en 1799 sous le Consulat par le dictateur Napoléon, avec le Tribunat, le Corps Législatif et le Sénat. La Vème République a conservé cette vieillerie, relique du pouvoir personnel de Napo ! Les membres sont nommés à vie par les gouvernements, mais sans aucune confirmation de la part des chambres élues ! Cette juridiction est encore plus conservatrice que le Sénat. Elle s'était opposée par exemple à l'élection au suffrage universel du président de la République.

 

Le Conseil d'État comprend 300 membres et 390 agents, soit près de 700 salariés, sans parler des 3.600 fonctionnaires des cours administratives. La sécurité de l'emploi est totale avec avancements réguliers basés, non pas sur la performance, mais sur l'ancienneté. Les salaires de plus de 10.000 euros par mois sont courants. Ben, en voilà un beau fromage de la république !

 

Il fut un temps où le Conseil d’Etat était présidé par le Chef de l’Etat, mais ça faisait un peu craignos et il y a maintenant un vice-président qui est, aujourd’hui le ci-devant Jean-Marc Sauvé. Les membres du Conseil d’Etat sont presque tous issus de l’ENA (école nationale d’administration). Ceux qui ne sont pas nommés par le Chef de l'État, sont recrutés directement à la sortie de l'ENA ! On a donc affaire a un véritable état dans l’état dominé par une caste d'énarques qui se cooptent entre eux. Le Conseil d’Etat étant défini comme une juridiction, il fait donc partie du pouvoir Judiciaire. Un des principes fondamentaux de la démocratie est la séparation des pouvoirs. Or, les membres du Conseil d’Etat sont présents dans tous les ministères, à des postes clés comme directeurs de cabinet ou adjoint de ceux-ci ! Ce mélange douteux entre le pouvoir Judiciaire (les conseillers d’Etat) et le pouvoir Exécutif (les postes de décision dans les cabinets ministériels) est une transgression majeure de l’esprit même de la démocratie.

 

Eh ! François, puisque « le changement, c’est maintenant » et qu’il te faut faire des économies, qu’est-ce que t’attend pour envoyer cette institution aussi inutile que parasitaire aux poubelles de l’Histoire ?

 

Sources :

 lien1 

lien2 

 

Quintidi 15 Thermidor 221

 

 

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01/08/2013

Faire chier les Zozo-tomo-bilistes ? En voilà une idée qu’elle est bonne !

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Eh ! Ils vont faire la gueule les enragés du macadam, les choutés au 98, les inconditionnels de la sacro sainte bagnole ! La raison ? Ils risquent de devoir payer leurs contredanses lorsqu’ils feront des excès de vitesse…en Espagne ! Ici, on roumègue contre les étrangers qui roulent à fond la caisse sur nos autoroutes sans risquer de payer leurs contredanses. Mais en Espagne, l’été, c’est 40% des flachages de radars qui sont le fait…d’automobilistes français !

 

Des radars ! Nous voulons des radars ! Partout. En ville comme sur les autoroutes et surtout les petites routes de campagne. Des visibles, des planqués, des aux feux rouges, des embarqués. Partout! Partant du principe que plus con qu’un automobiliste il n’y a que deux automobilistes, il convient de les empêcher de faire des ravages avec leurs bouts de fer. Et le meilleurs moyen, c’est de les taper là où ça fait mal : au portefeuille.

 

« Non mais vous vous rendez compte ! « Ils » veulent nous piéger encore plus avec leurs radars à la con. Tout ça pour prendre du pognon ». Eh non Ducon. Ils veulent sauver des vies et peut-être la tienne. Qu’est-ce que tu dirais si tu devais aller reconnaître les morceaux sanglants de ton fils, de ta fille, de ta femme, de ta mère envoyés « ad patres » par un triple connard qui assimile son tas de ferraille à sa bite ?

 

J’ai connu un gars qui avait laissé sa belle béhèmevé à son fils âgé de 18 balais. Le jeune est allé en boite avec son correspondant australien venu en France pour les vacances. Bourrés et à fond la caisse, ils se sont plantés. Le jeune français, depuis, est dans un fauteuil roulant. Quant au jeune australien, imaginez le père de famille français propriétaire de la béhèmevé téléphonant en Australie et disant, dans un mauvais anglais scolaire, à son homologue australien : « I am sorry, but your son is dead. He has been killed in a crash car… Have a good day anyway ! »

 

Tout ce qui brime, tout ce qui fait chier les Zozo-tomo-bilistes qui ne respectent pas le vivre-ensemble sur la route et dans les rues, c’est-à-dire le Code de la route, est bon. Parole de vieil anar !

 

Quartidi 14 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus


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Ecoute ! Ecoute !


Un gars dit à son ami :

« Ça y est, c'est décidé, je change de voiture et de femme. »

 
Son ami demande pourquoi et il répond :

 « L'une suce trop, l'autre pas assez » !