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06/01/2016

DIEUX ODIEUX. VOS PAPIERS !

charlie hebdo un an après la tuerie.jpg

 

 

Il lui faut des adorateurs

Des pleutres, des flagorneurs,

Des curés, des Y-ment castrateurs

Il se fout des gens en pleurs

Il jouit de semer la peur,

Les cris, la mort et la fureur,

Il se branle devant la douleur,

Prend son pied devant le malheur

Et éjacule devant l'horreur.

Mais il court toujours le tueur.

 

DIEUX ODIEUX. VOS PAPIERS !

 

Il est mâle, plein d'arrogance,

M'as-tu-vu jusqu'à l'indécence

Bâtard de la démence

Et de l'ignorance.

Il ne veut pas que l'Humain pense

Ni raison, ni intelligence

Il leur préfère l'obéissance

La soumission, la pénitence

Qu'il impose par la violence.

Opposons-lui la Résistance.

 

DIEUX ODIEUX. VOS PAPIERS !

 

Mais dieu, c'est qui, c'est quoi ?

L'expression de l'angoisse d'un grand singe aux abois

Lorsqu'il prit conscience de son sort

En découvrant la Mort.

Il inventa alors pour conjurer sa peur

La vie après la vie et des dieux protecteurs :

La terre, l'air, le ciel, les arbres, l'eau, le feu

Le courroux de la foudre, le culte des aïeux.

Enfin le dieu unique, dictateur solitaire

Vint semer le malheur sur la Terre.

Avec lui sa cohorte de profiteurs perfides,

Manipulant les peurs pour leurs besoins cupides.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée naît l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imams, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles.

Alors vous générez des armées d'abrutis,

Tarés congénitaux et crétins convertis,

Étant « soldats de dieu »ils se permettent tout,

Massacrant pour la gloire de leur grand manitou.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse,

Fuis comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuis tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne crois en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.



Dieux,

Si vous êtes aux cieux,

Restez-y !

 

 

 

22/12/2015

¿ Y nosotros, porqué no podemos ?

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Oui, nous, pourquoi nous ne pouvons pas ? Parce que notre « classe politique » est un ramassis de politicards professionnels, plus enclin à se servir qu'à servir. Nos voisins et frères latins ont, en moins de deux ans, su bâtir non pas un, mais deux partis neufs – Podemos et Ciudadanos – émanation des aspirations de ces millions d'électeurs écœurés de l'incompétence, de la corruption, des magouilles des partis « classiques », des partis dit « de gouvernement » : le PSOE (supposé représenter la gauche) et le PP (supposé représenter les conservateurs). Que ces élections rendent le pays difficilement gouvernables et laissent se profiler de nouvelles élections n'enlève rien au formidable espoir de changement véritable, de renouvellement drastique du personnel politique chez nos voisins. De nouvelles élections accentueront encore le rejet des partis classiques.

 

Et chez, pourquoi « no podemos » ? Pourquoi restons-nous bloqué par le carcan d'une « classe politique » faites de vieux politicards rompus à toutes les embrouilles pour rester au pouvoir, pour se partager – entre eux – le gâteau crémeux de la république ? Parce que la politique, chez nous, est faite par et pour une coterie de professionnels issus d'un même moule et s'accrochant au pouvoir comme des morpions sur le pubis d'un moine !

 

Responsable de cette sclérose ? Le cumul des mandats et des mandatures. Parce qu'un homme ou une femme politique ne vit que pour être élu (ou réélu). Vous vous posez des questions sur l’emploi, le logement, la crise ? Eux se demandent comment gagner les prochaines élections même si elles ont lieues dans plusieurs années. Une loi a été voté pour limiter ce cumul ? Et vous croyez que les cumulards vont rester les bras croisés sans défendre leur peau, loi ou pas loi. Faisons-leur confiance puisque nous les avons élus ! D'ailleurs, pas plus tard qu'aujourd'hui, le Sénat – modèle caricatural d'un consortium de cumulards impénitents - « travaille » sur un projet de loi foutant en bas la loi, pourtant bien tendre, contre ce cumul. Et la droite a promis d'abroger cette loi si elle reprend le pouvoir. J’entends, en écrivant ces mots, le ci-devant Woerth ramer mais revendiquer le cumul des mandats. Indécrottable le mec...

 

Le parti socialiste, comme son frère ennemi (encore que ?!) uhèmepets qui, pour planquer ses turpitudes, salope le beau terme de « républicains », c’est deux tiers de membres déjà élus et un tiers qui aspire à l’être ! Hors de ces deux grosses machines, point de salut pour qui veut faire de la politique un métier, alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. On comprend dès lors les coups de frein violents et récurrents des caciques de,ces deux partis qui ne veulent en aucune manière lâcher le fromage dont ils se gavent. Le PS, comme le PC et l'UMP regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ils ne veulent pas le lâcher le morceau ! La droite, protectrice de toutes les magouilles, est évidemment sur une ligne encore plus extrême.

 

De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat et donc la paralysie du système. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de konnerie. Révoltant d’inefficacité.

 

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

 

Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

 

À la première mandature, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits. À la deuxième mandature, les choses changent. Le travail principal d’un élu en place, c’est de se faire réélire ! Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ». Quant à la troisième et plus si affinités, elle est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

 

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

 

Et soyons sérieux, qui peut croire qu'un « élu » peut se consacrer correctement à un travail de député ou de sénateur, mais aussi de maire d'une ville, de président de conseil général ou régional, voire de conseiller départemental ou régional, de président d'agglomération, etc. ? Personne. Et pourtant c'est le cas.

 

Voilà une raison pour laquelle « no podemos ».

 

Il y en a une autre : c'est le fait que nos élus ne représentent absolument pas le pays. Combien d'ouvriers, d'employés, de paysans, de petits chef d'entreprises, de chômeurs parmi les élus ? Zéro ou presque, nada. Et combien de fonctionnaires, de toubibs, d'avocats, de plumitifs, de professions libérales ? Presque tous.

 

Autre raison de cette sclérose politique, la porosité entre hauts fonctionnaires (énarques, inspecteurs des finances) et politiques. Ils grenouillent dans les cabinets ministériels, puis se trouvent une élection sur mesure, et, s'ils sont battus, ils retrouvent sans problème leur, ancien poste ! Ben voyons ! A comparer avec le sort d'un élu battu qui serait ouvrier, employé, paysan, petit chef d'entreprise. Bonjour la démocratie !

 

Le problème de la démocratie, c’est l’impuissance des peuples à contrôler ce que font leurs gouvernants. Le bulletin de vote ne revient qu’à donner un blanc-seing à ceux que nous élisons, sans possibilité de changement ou de rectification. La démocratie représentative correspond-elle encore au monde d’aujourd’hui où les technologies de communication moderne permettent l’existence d’une agora mondiale ? Peut-on continuer à donner à des professionnels carriéristes de la politique des pouvoirs aussi exorbitants, sans contre-pouvoirs réels, les médias étant à la solde des marchands d’armes, de béton et de soupe ?

 

Après ça on s’étonnera du rejet du parlementarisme et de la montée des populismes…Si on ne veut pas que les fascistes arrivent LEGALEMENT au pouvoir, comme Hitler en Allemagne, il est temps de jeter à la poubelle de l’histoire cette république « des copains et des coquins » pour mettre en place une République n°6.

 

Pour parer au risque de voir, dès la Constituante, revenir tous les vieux chevaux de retour, il faut écouter Montaigne : « Lorsque dans la république le peuple en corps a la souveraine puissance c’est une démocratie ; lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie. » Ce géant proposait pour mettre en place par exemple une Constituante…le tirage au sort ! « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie, le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne, il laisse a chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. » Et il estimait que les lois devaient être mises à l’essai : « La constitution de Rome et d’Athènes à cet égard étoit tres sage, les arrêts du senat avoient force de loi pendant un an ils ne devenoient perpetuels, que par la volonté du peuple. »

 

Mais qui lit Montaigne de nos jours où la culture politique passe par TF1 ?



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21/12/2015

Pendant les « Fêtes », les arnaques continuent : assurances complémentaires d'entreprise.

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Dès le 1er janvier, les salariés vont « bénéficier » d'une assurance complémentaire d'entreprise. Oh ! La belle avancée sociale ! Et il y en a – des mauvaises langues ! - qui doutent que Hollande, Vals et Macron fissent une politique de gauche ! Alors qu'ils mettent en place, courageusement, une belle avancée sociale : l'assurance complémentaire obligatoire payée par les employeurs au bénéfice des salariés. Ce qui correspondra à une augmentation de salaire. Tè ! Fume...

 

En fait, cet « Accord national interprofessionnel » est tout le contraire d'une avancée sociale. Il rend obligatoire, à dater de ce 1er janvier, l'adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d'entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

 

Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrats collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un sur-complémentaire supplémentaire ! Quant à l'employeur, lui, il pourra déduire sa part de cotisations de la masse salariale au détriment des rémunérations. Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les merdias aux ordres...

 

La plupart des salariés ont déjà une assurance complémentaire. Ils ne garderont donc pas les deux, ou alors leur complémentaire habituelle leur fera miroiter les délices de souscrire, chez eux, une « sur-complémentaire ». Et la concurrence sera rude entre les chacals de l'Assurance ! Moralité, sauf peut-être dans les très grands groupes, cette konnerie coûtera plus cher aux assurés.

 

Et ki ki se frotte les mains, et la panse rebondie ? Ben, les grands groupes d'assurance privés.

 

Ce salarié qui aura vu, provisoirement, son salaire net augmenté de 60 ou 70 euros le regrettera vite. Moins d’argent dans les caisses de la sécurité sociale provoquera une nouvelle baisse des prises en charge par l’assurance maladie ou une nouvelle baisse des pensions.

 

Dans tous les cas, si ce salarié veut se soigner ou bénéficier d’une retraite convenable il devra prendre une ou des assurances complémentaires et sur-complémentaires. Les 60 euros qu’il aura gagnés n’y suffiront pas.

 

Ce que le gouvernement aura donné d’une main aux salariés, le Medef le reprendra au centuple par le biais des compagnies d’assurance et de leurs actionnaires. Il s’agit d’un vol en bande organisée. Les chefs de bande s’appellent Hollande et Gattaz.

 

Ambroise CROIZAT, fils d'ouvrier et l'un des créateurs de la Sécurité sociale disait : « La cotisation sociale c’est de la création de richesse immédiatement investie pour les citoyens, c’est le meilleur système de création de richesse sans actionnaires »… Il doit faire le ventilateur dans sa tombe Ambroise ! Parce que les cotisations versées à ces « complémentaires obligatoires » vont surtout gonfler les dividendes des actionnaires des grands groupes d'assurance. Deux fois : par les cotisations des employeurs, par celles des salariés forcés de souscrire des sur-complémentaires pour être correctement couverts.

 

Il s'agit donc d'un pas de plus dans le cadre de la stratégie de démantèlement des conquêtes sociales du C.N.R. Organisé par le patronat. Le chantre du Medef Denis Kessler avait au moins le mérite de la franchise lorsqu'il disait : « …/... La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

 

Et la gauche (??!!) n'est pas la dernière à participer à ce dépècement de l'un des fleurons de notre modèle social. Le plan massif d'allègement des cotisations sociales (plus de cotisations sociales employeur pour le smic et rabotage significatif jusqu'à 1,6 smic, etc.) sans qu'un financement ne soit trouvé est significatif de cette collusion de « J'aime l'entreprise » avec le Medef.

 

La tactique pour la mise à mort de la Sécu ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit!) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu.

 

Ah ! Au fait, ça se fait sous un gouvernement dit « de gauche ».

 

Gattaz, Seillère, Bébéar en ont rêvé, Hollande, Vals, Macron l'ont fait !

 


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16/12/2015

AUX CHIOTTES « STARWAR » !

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Assez ! Basta ! Ras les aliboffis de leurs amérikonneries, de leur « starehouare ». Non mais, ils ont touché la comptée les programmateurs des radios, des télés, les rédac-chefs des canards laquais ? Depuis quelques jours TOUS nous gonflent, en ouverture de JT ou à la Une des journaux avec ce bourrage de crâne imposé par « L'Empire ». L'empire de la konnerie, ouais !

 

Même au supermarché, on te donne, sans te demander ton avis, des vignettes imbéciles vantant l'offensive de désinformation étazunienne. Et les bons kons marchent. Et les responsables de l'information lèchent le cul de leurs maîtres en imposant des séquences de pube gratos pour cette hyper konnerie étazunienne appelée « Starwar ». Á hurler !

 

La culture est une des armes principales de la volonté de colonisation du monde par les États-Unis. Les films, les séries télévisées, les musiques sont plus efficaces que les F16 pour mettre la main sur les peuples et en faire de bons kon-sommateurs de merdes inutiles épuisant la terre, pour leur faire renier leurs propres culture au profit de cette sous-culture yankee. Combien de Michel-Ange, combien de Rodin, combien de Picasso étazuniens ?

 

Ne nous y trompons pas, il s'agit d'une énième manifestation de l’impérialisme étazunien qui sévit à tous les niveaux : industriel, commercial, militaire mais aussi et surtout culturel. On nous abreuve jusqu’à l’écœurement de ces films dégoulinant de cul-béniteries vantant les "valeurs" yankee, de ces sous-merdes des séries télévisées étazuniennes, qui – largement amorties au USA - arrivent par pleins cargos à prix cassés, ruinant ainsi la création française qui n’existerait plus sans les subventions gouvernementales. On nous emmerde jusqu’à en dégueuler de ces collections de bruits abrutissantes que les programmateurs – véritables collabos - déversent à pleins seaux dans nos pauvres oreilles et qu’ils ont le culot d’appeler « musique ». Et là, cerise sur l'estron, on nous impose cette merde emblématique de la sous-culture cocacola ! Et après ce lessivage de cervelles on s'étonnera que nous soyons assez kons pour voter Le Pen, Sarko ou Hollande ?

 

J'ai les portugaises quotidiennement agressées par des sous-merdes sonores appelées « musiques » et qui ne sont que des dégueulis bruyants : à savoir les horreurs de « musiques » anglo-saxonnes que nous déversent à plein tombereaux les programmateurs «musicaux » de ces stations de radios dites généralistes. Même les chanteurs français beuglent maintenant en globish et…sont récompensés par des « victoires de la musique ». Et encore j'évite comme la vérole les stations genre NRJ ou Skyrock !

 

Mais ne nous y trompons pas. Ce bourrage de crane s’accompagne d’une volonté de conquête, à la fois économique, politique et culturelle. D’où le terme d’impérialisme justifié notamment par les propos de divers responsables politiques anglo-saxons. On pense évidemment à Margaret Thatcher, qui déclarait en 2000, lors d’une conférence donnée aux États-Unis, que « le pouvoir dominant est l’Amérique, le langage dominant est l’anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon »  On connaît moins les propos tout aussi brutaux mais plus détaillés de David Rothkopf, un ancien responsable de l’administration Clinton, qui valent pourtant leur pesant de cacahuètes : « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualités, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent… Les Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir ».

 

Bref, pour dire que cette colonisation « culturelle » et linguistique me gonfle les aliboffis à les faire éclater ! Mais dans quel pays vivons-nous ?

 

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15/12/2015

Le vent du boulet...

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"Avoir pour objectif, au premier tour de la présidentielle, d'être le deuxième derrière Marine Le Pen ! C'est à dégueuler !" C'est pourtant l'ambition de chiotte qui anime les états-majors politique des deux partis dits « de gouvernement ». Ont-ils vraiment rien compris ? Les cadors de ces partis, oui. Mais derrière, les choses changent.

 

Et ce changement vient d'où on ne l'attendait pas. Xavier Bertrand et Christian Estrosi remerciant sans barguigner les électeurs de gauche qui leur ont permis de battre le FN, c'est nouveau. Bertrand abandonnant tous ses mandats, et même sa candidature à la primaire à droite, pour se consacrer uniquement à la Région, ce n'est pas habituel. De même Estrosi rencontrant immédiatement son prédécesseur Vauzelles et exprimant sa volonté de travailler avec les élus du camp adverse qui l'a fait roi, ce n'est pas habituel non plus.

 

Ce fameux « changement » dont on nous bassine depuis des années verra-t-il le jour sous la pression marinienne ? Et pour quoi faire ? Quel est l'état des forces à la sortie de cette élection séisme ?

 

L'abstention, « premier parti de France ». Près de la moitié des électeurs ne s'est pas déplacée au premier tour, un peu moins au second. Qui sont ces abstentionnistes ? Les classes laborieuses et les jeunes. 60 % des ouvriers boudent les urnes, 70 % des jeunes de 18 à 24 ans font de même. Á l'inverse, 70 % des plus de 65 ans vont voter. Autrement dit les jeunes laissent les décisions qui concerneront leur vie à ceux qui sont en fin de parcours ! Le changement, ce serait de donner à ces classes désabusées quelques bonnes raisons d'exercer leur droit – et devoir – de voter.

 

Le F.N. Il est le battu-vainqueur de ce scrutin. Battu parce qu'il n'a gagné aucune région. Vainqueur parce qu'il a regroupé sur son nom autour de 7 millions de voix dans un scrutin pourtant boudé par presque la moitié des électeurs. C'est beaucoup. Mais pas suffisant. Le F.N. - il faut bien se reconnaître – mobilise ses électeurs plus que les autres partis. Il est sur une dynamique gagnante et la servilité des médias qui lui passe les plats lui permet de diffuser ses idées. Des idées piquées à droite et à gauche sans aucune cohérence ni fiabilité, mais qui attirent le gogo. Á côté de leur vieux fond fachisto-cul-béni, ils ont piqué le programme social du Front de gauche, la sortie de l'euro, le rejet de l'Europe des souverainistes, etc. Mais leur « programme » ne résisterait pas à la réalité du pouvoir. Ils ne franchiront jamais la dernière marche. Marine Le Pen ne sera jamais présidente de la république. Sauf si...

 

La droite. Elle est en pleine bagarre. La ligne « buissonnière » de Sarko – coller au plus près au FN pour lui siphonner son électorat – est ouvertement mise en cause par les cadors du parti. Avec 7 régions sur 12, elle a gagné. Mais deux de ses victoires sont dues...aux électeurs de gauche qui, eux, n'ont pas hésité à se salir les pognes en votant pour l'adversaire afin de l'aider à vaincre l'ennemi. Ni Bertrand, ni Estrosi, ni Pécresse n'accepteront de rester au rang de godillot au service des ambitions personnelles du grand homme à talonnettes... Et que dire de Juppé, Kossiusko-Morizet, Raffarin, Lemaire, Wauquiez ? Fini l'homme providentiel et le petit doigt sur la couture du pantalon. Un courant du parti, à trop vouloir coller au FN, sera absorbé par lui. L'autre retrouvera-t-il ses racines gaullistes en s'ouvrant à la « droite de la gauche » pour former une grande alliance d'union nationale à l'allemande ?

 

Le parti socialiste. Il n'a plus de socialiste que le nom. Son électorat n'est plus, depuis longtemps, celui des « masses laborieuses » mais celui des fonctionnaires, enseignants, classes moyennes. Plus d'ouvriers, quelques employés, plus de paysans, beaucoup de retraités, presque pas de jeunes. Ses gens « de gauche », de Montebourg à Aubry, soit ont quitté le navire, soit n'ont pas eu les couilles d'affronter la Marine ! Un parti de ramollis et de notables concernés avant tout par la conservation de leurs petits avantages. Un parti qui voit son avenir dans...Macron, le grand ami du Medef... Bonjour la dynamique « de gôôche ». Ses forces les plus à droite pourraient retrouver la « gauche » de la droite pour cette fameuse (ou fumeuse) grande alliance nationale.

 

La gauche de la gauche. Inaudible dans cette campagne. Inexistante dans les urnes. Aucune campagne commune, aucun drapeau unitaire. Mélenchon, lucide et abattu, en tire lui-même l'amer bilan : « en additionnant toutes les variétés de listes contenant tout ou partie de Front de Gauche, on arrive péniblement à 1,4 million de voix. C’est l’étiage du Front de Gauche depuis sa création. Très loin des 4 millions d’électeurs que nous avons réunis à la présidentielle en 2012. (.../...) Un tiers des électeurs du Front de Gauche qui s’était quand même déplacé aux européennes n’est plus venu voter cette fois-ci ! Là encore, c’est le taux le plus fort parmi les différents électorats. » Les écolos ne valent pas mieux, tiraillés dans des querelles d'ego et d'ambitions personnelles. Un seul de cette mouvance tire son épingle, c'est Onesta qui à la tête d'une liste d'union des gauches, a réuni 10 % des voix en Languedoc-Midi et permis à la gauche de gagner en fusionnant sa liste avec celle du parti socialiste.

 

Alors, la prochaine échéance sera-t-elle la bonne pour Marine Le Pen – et la catastrophe pour la France ? Á mon humble avis, NON ! Parce que les Français ont montré qu'ils ne voulaient pas que le FN « brise le plafond de verre » (c'est nouveau, ça vient de sortir dans la nov'langue politico-médiatique) des 50 %.

 

Sauf si les partis « de gouvernement » montrent qu'encore une fois, malgré leurs belles paroles la main sur le cœur, ils n'ont rien compris et que rien de change.

 

Et si face à la patronne du F.N. – que tout le monde semble accepter de voir arriver en tête du premier tour ! – on retrouve les duettistes les plus rejetés par les Français et qui ont fait la preuve de leur nullité : Sarkozy et Hollande.

 

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03/12/2015

Zuckerberg, Bill Gates, grands philanthropes ou cyniques filous ?

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Ils sont pas beaux ? Ils sont pas mignons ? Ah ! Quel joli petit couple étazunien avec leur premier bébé. Ils sont craquants. Et quelle formidable générosité : Mark Zuckerberg, patron fondateur de Facebook, fait don de 99 % de sa fortune à sa toute nouvelle fondation, la « Chan Zuckerberg Initiative ». Une « montagne de sucre ». 45 milliards de dollars ! Plus que le PIB du Cambodge. Et tout ça pour faire le bien dans le monde. Suivant en cela l'exemple du héros de son enfance, le très aimé philanthrope Bill Gates. Merveilleuse Amérique ! Phare du monde. Axe bienveillant de la galaxie. Modèle exemplaire pour le reste du monde. Mouais... Tè ! Fumes...

 

Tiens, parlons-en de Bill Gates et de sa « formidable » fondation. Parlons-en de cette admirable philanthropie des milliardaires étazuniens.

 

Pour les milliardaires étazuniens, il y a quelques bonnes raisons de créer une fondation philanthropique :

- Fiscalité très, très avantageuse accordée aux capitaux placés dans une fondation à caractère caritatif.

- Excellente image de marque pour le ou les fondateurs.

- Surtout l'article 501c3 du code des impôts étazunien qui permet des exonérations importantes et depuis 1981, énorme cerise sur le gâteau : elles sont seulement tenues à un minimum de distribution égal à 5 % de leur dotation !

Pour la fondation de notre bon Bill et de son adorable femme Mélinda, dotée de 100 milliards de dollars, cela représente dans les 5 milliards de dollars. Une belle somme qui va servir au « bien-être » des plus défavorisés, notamment en Afrique. Seulement il reste 95 % des capitaux de la Fondation. Autour de 95 milliards de dollars qui échappent totalement à l'impôt étazunien ! Cette montagne de thunes est gérée et investie par un cabinet propre à la fondation : « Cascade Investment LLC ». Et puisqu'il s'agit d'une fondation « caritative », ce cabinet n'est pas tenu de divulguer ce que sont ses activités !

Résultat : 5% des fonds va à des causes « humanitaires » et le reste, les 95 %, ils vont où ? Devinez ? Dans les industries pétrochimiques et pharmaceutiques. Autrement dit et pour faire simple les pesticides et les vaccins. Une part conséquente de ces fonds « caritatifs » est aussi utilisé pour la propagande au sujet des belles actions présumées de la Fondation. Ben voyons, la pube grassement mais judicieusement délivrée vous met les canards-laquais dans la poche ! Voilà qui explique la dégoulinante obséquisité des commentateurs télé et radio, bavant devant la « générosité » de Zuckerberg. Bourrage de crâne révoltant, surtout sur des antennes publiques.



La Fondation Gates, appuyée par les États-Unis, s’est opposée à une politique nutritionnelle contraignante proposée par l’ONU en vue de réduire les sucres, le sel et les matières grasses saturées dans les aliments préparés. Or la Fondation Gates possède 10 % des actions de Coca-Cola, premier responsable de l'épidémie d'obésité mondiale ! La même fondation en collaboration avec la Fondation Rockefeller promeut les semences OGM dans les pays africains auxquels elle accorde une aide agricole alors qu’elle a investi 23 millions de dollars dans l’achat de 500 000 actions Monsanto en 2010 !



On est rassuré. Les banksters internationaux, Rockfeller et les autres font partie du club et à sa tête la fondation Gates qui pousse et se focalise sur la fabrication de vaccins. Marché plus que juteux.

On peut me rétorquer que la vaccination des enfants du monde entier et surtout dans les pays pauvres sera un bien. Certes, mais les méthodes employées sont en réalité des méthodes de voyous sous des façades altruistes.

Par l'achat de 500.000 actions de Monsanto, la Fondation Bill et Melinda Gates, a complètement jeté le masque de la « philanthropie. » Encore une association qui ne surprendra guère. Il s'agit d'un mariage entre deux monopoles des plus cyniques de l'histoire industrielle : Bill Gates contrôle plus de 90 % de part du marché de l'informatique propriétaire et Monsanto environ 90 % du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde. Bonjour la philanthropie...
Où va ce pognon ? La plupart des « dons » des milliardaires à leurs fondations finissent par favoriser leurs investissements commerciaux. Quoi qu'il en soit, ce ne sont absolument pas des « dons » puisque au lieu de payer des impôts à l'État, les « Fondations » investissent les bénéfices des entreprises mères là où c'est favorable économiquement, y compris dans la propagande sur ses bonnes intentions présumées. Ces « dons » financent au contraire des projets aussi destructeurs que la géo-ingénierie ou le remplacement des médicaments de la communauté naturelle par des médicaments brevetés de haute technologie dans les régions les plus pauvres du monde.
Comme Monsanto, Gates est aussi engagé dans une tentative de destruction de l'agriculture rurale dans le monde, principalement à travers " l'Alliance pour une révolution verte en Afrique " (AGRA). Il fait office de cheval de Troie dans le but de déposséder les agriculteurs pauvres africains de leurs semences traditionnelles, afin de les remplacer d'abord par des semences de leurs compagnies, et ensuite par des semences génétiquement modifiées.
Alors des « philanthropes » comme Bill Gates et Marc Zuckerberg - patron de Facebook, fille putative de la CIA - j'en fais de biens moulés tous les matins...
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16/11/2015

"Ils viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes".

appel à témoin abdesalam salah.jpg

 

Après le temps des larmes, de la compassion, du chagrin et de la colère vient le temps des questions et de la réflexion. Qui est l'état islamique ? Pourquoi la France ? Qui sont ces tueurs ? D'où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Qui les soutient ? Que pouvons-nous et devons-nous faire ?

 

Qui est l'état islamique ? Daesh, le pseudo « état islamique » est le fils putatif des États-Unis et de l'Arabie saoudite. Fils des Etazuniens parce qu'il a été créé par le rapprochement d'officiers de l'armée de Saddam Hussein avec des fondamentalistes islamistes sunnites proches d'Al Qaeda. Fils de l'Arabie saoudite qui les a armés et soutenus financièrement, qui leur a insufflé son extrémisme, son obscurantisme, sa barbarie puis qui les a poussé à déclencher une guerre religieuse contre les chiites. Les événements de Syrie, dans la foulée des « révolutions arabes », en 2011 vont donner une autre dimension à ce groupuscule. Assad relâche de ses prisons des centaines de détenus fondamentalistes qui viennent renforcer d'une part Al-Nostra, branche d'Al-Qaeda, d'autre part Daesh, acronyme arabe de l’État islamique, qui apparaît en Syrie début 2013. Ils sont alors dirigés par un illuminé charismatique extrêmement ambitieux, Abou Bakr al-Baghdadi, ancien prisonnier des Etazuniens, qui proclame « l'état islamique ». Dès lors la montée en puissance de Daesh est foudroyante. Ils battent à plates coutures les armées fantoches du régime pro-étazunien de Bagdad, font main basse sur des tonnes d'armes puissantes (chars, artillerie) modernes que les militaires du régime abandonnent dans leur fuite. Puis ils conquièrent Mossoul, s'emparent des réserves de la banque centrale de cette ville, la deuxième d'Irak, passent en Syrie, s’emparent des puits de pétrole, pratiquent le racket et l'impôt révolutionnaire dans les zones de Syrie et d'Irak qu'ils contrôlent. Les prises d'otages lui procurent de grandes sources de revenus. Et la secte islamiste a noué des relations d'affaires avec toutes les mafias intéressées par le pétrole sur lequel ses combattants ont mis la main. Résultat, l'organisation dispose de moyens financiers considérables.

Daesh utilise au mieux les ressources de la communication moderne, de la propagande et des réseaux sociaux à travers lesquels elle recrute des milliers de volontaires, séduits par les mensonges d'un idéalisme aventureux excitant les pires penchants, le côté monstrueux de l'être humain : possibilité de tuer, possibilité de violer. Conditionnés à tuer, ce sont ces jeunes qui sont renvoyés dans leurs pays respectifs pour semer la mort. Daesh n'a pas à les « économiser », il en vient d'autres tous les jours...

 

Pourquoi la France ? Parce que nous sommes le seul pays en Europe ayant les moyens ( ??!!) et la volonté de s'opposer à la barbarie de l’État Islamique. Les autres Européens s'en foutent et n'ont pas d'armée digne de ce nom à l'exception de la Grande-Bretagne. Parce que la France s'oppose, avec succès, aux délires de ces abrutis d'allah non seulement en Syrie mais aussi en Afrique de l'Ouest

 

Qui sont ces tueurs ? L'enquête semble montrer que ceux qui tuent chez nous sont Français, ou Belge, très jeunes, peut-être récemment convertis, avec un encadrement étranger professionnel (syrien ou égyptien). Ils bénéficient probablement de complicités locales conséquentes qui les conseillent très précisément pour choisir les lieux et le temps de frapper. Ainsi le choix du quartier. À l'exception de l'attaque qui a eu lieu au Stade de France, toutes les autres attaques ont eu lieu dans une surface très restreinte, un quartier parisien riche d'une population jeune, cosmopolite, festive. Hasard ou complicité, il y a dans ce quartier une douzaine de mosquée dont certaines bien connues des habitants du 10e et 20e arrondissements, et depuis longtemps, pour abriter des fondamentalistes et des intégristes...

 

 

D'où viennent ces tueurs ? De Syrie, certains en se glissant dans le flot ininterrompu de réfugiés. L'un des kamikazes avait un passeport enregistré en octobre par un réfugié lors de son entrée en Europe par la Grèce. Passeport volé ? Terroriste camouflé ? Voilà qui devrait donner à réfléchir sur la naïveté suicidaire avec laquelle les Européens, sous l'influence de Frau Merkel, laissent entrer sans contrôle réel des centaines de milliers de migrants parmi lesquels se camouflent des milliers de terroristes (4.000 au minimum revendique Daech). Ces tueurs - nourris, habillés, logés par la bien-pensance bêlante des institutions européennes - sont de très jeunes gens partis de France et de Belgique, en recherche d'aventure et d'idéal, trompés par les réseaux sociaux et les recruteurs de Daesh camouflés en imams. Si l'on en croit le juge Trévédic, ils passent 4 à 5 mois dans les rangs de Daesh, en Syrie et en Irak. Là – horreur intégrale – ces jeunes, encore des gamins, sont transformés à la chaîne en kamikazes, en explosifs vivants. Ils sont endoctrinés, subissent un lavage de cerveau, sont conditionnés selon les méthodes des sectes à accepter et même à souhaiter la mort, puis entraînés pendant deux mois à tuer. Ils sont alors renvoyés en Europe, souvent à travers la plaque tournante de la Belgique, commettre les attentats que nous connaissons. Simples consommables « one shot », tueurs jetables sans valeur, vite remplacés.

Les quelques témoins survivants, qui les ont vu de , attestent de leur jeunesse (la vingtaine d'années), rapportent qu'ils parlent parfaitement français et ont été sidérés par la froideur avec laquelle ils tiraient systématiquement, minutieusement sur leurs victimes désarmés. Cet état second est le résultat d'une défonce au Captagon, l'arme secrète de Daesh. Il s'agit d'une petite pilule blanche à base d’amphétamine, très prisée parmi les terroristes de Daesh, mais aussi d'Al Nostra et de l'ASL. Ça donne parait-il une pêche d'enfer : tu te mets à combattre sans te fatiguer, tu marches droit devant toi, tu ne connais plus la peur ni la douleur, tu oublies le danger et tu méprises la mort !



Que veulent-ils ? Ils véhiculent une idéologie mortifère camouflée derrière une lecture archaïque du coran. Ils haïssent tout ce que nous aimons, notre art de vivre, de rire, d'aimer, de manger, de boire, d'être joyeux, de vivre libre. Leurs « valeurs » sont à l'exact opposé des nôtres : pas de liberté autre que celle de se soumettre aveuglément au « chef » ; pas d'égalité entre « croyants » et non-croyants, ceux-ci n'étant pas considérés comme des humains mais comme des porcs, que l'on peut, que l'on doit même humilier, dépouiller, tuer ; pas d'égalité entre hommes et femmes, celles-ci étant réduites au rôle de chose : ventre à reproduction, chair à plaisir, bête de somme ; quant à la fraternité, elle est réservé à leurs « ghrouïa », à leurs frères en religion. Pas de plaisir, pas de joie de vivre, pas de culture, pas de musique, pas de peinture, pas d'art en général, valeurs « impies » et dégénérées détournant du « vrai dieu », ce qui explique leur frénésie de destruction de tout ce qui n'est pas leur vision débile de l'islam. Voilà, à gros traits, l'idéologie de haine et de mort que prétendent imposer au monde ces abrutis.

Leur stratégie : susciter de la part des « sous-chiens », des « face-de-craies » des attaques, des pogroms, des ratonnades, appelez ça comme vous voudrez, contre les Français de culture musulmane afin de les faire basculer dans le giron des salafistes. Et ainsi fomenter une guerre civile qui serait catastrophique pour la France et les amènerait – fantasment-ils - au pouvoir.

 

Qui les soutient ? Leurs principaux soutiens sont...nos grands « amis », alliés paradoxaux et surtout clients de nos belles et chères machines à tuer que sont l'Arabie saoudite, le Qatar et toutes ces féodalités pétrolières du Golfe.

Mais ils ont sur place, chez nous, des prosélytes efficaces : les imams salafistes, endoctrinés et payés par les précédents et qui sévissent dans certaines mosquées en France et en Europe, ventre mou de l'Occident, terre de mission où vivent déjà des millions de musulmans, terre peuplée de vieux ramollis, à conquérir selon l'adage célèbre de Boumédienne  déclarant en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire».

 

La jeunesse déboussolée qui se laisse prendre dans leurs rets est aussi travaillée par les appels à la haine et au racisme anti « fromages blancs » de ces « héros » du rap qui crachent à longueur d'éructations dans la tchorba – française – qui les nourris. Une lecture succincte de la « poésie » des banlieues est édifiante de l'amour qu'ils portent à la France. Qu'on en juge :

 

Le groupe 113 :

J' crie tout haut : " J'baise votre nation "
L'uniforme bleu, depuis tout p' tit nous haïssons
On remballe et on leur pète leur fion.
Faut pas qu'y ait une bavure ou dans la ville ça va péter,
Du commissaire au stagiaire : tous détestés !
A la moindre occasion, dès qu' tu l' peux, faut les baiser.
Bats les couilles les porcs qui représentent l'ordre en France.

 

Ou encore :

Le groupe Sniper :

Pour mission exterminer les ministres et les fachos
La France est une garce et on s'est fait trahir
On nique la France sous une tendance de musique populaire
Les frères sont armés jusqu'aux dents, tous prêts à faire la guerre
Faudrait changer les lois et pouvoir, voir bientôt à l'Élysée des arabes
et des noirs au pouvoir. Faut que ça pète !
Frère, je lance un appel, on est là pour tous niquer
La France aux français, tant qu' j 'y serai, ça serait impossible.

Leur laisser des traces et des séquelles avant de crever.

Faut leur en faire baver v' la la seule chose qu'ils ont méritée.
T'façon j'ai plus rien à perdre, j'aimerais les faire pendre.

Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir.

Ils canalisent la révolte pour éviter la guerre civile.


Vous en voulez d'autres ? Allez voir ICI

 

Heureusement, tous ne sont pas comme ça. Ecoutons Magyd Cherfi, du groupe Zebda :

« Il y a des jours comme ça où on aime la France, où on a envie de chanter la Marseillaise, envie d’être tricolore comme un supporter insupportable. Il y a des jours où on se reproche de pas être assez français. Des jours où on voudrait s’appeler Dupont quand on s’appelle Magyd. Suis-je toqué ? Suis-je choqué ? Oui je laisse se répandre la douleur en mon cœur et reposer ma tête percutée de plein fouet.

C’était un carnage et c’est mon jour de baptême, je deviens solennellement français, c’est dit. Je promets devant le fronton des mairies d’aimer la France pour le pire et le meilleur, de la protéger, de la chérir jusqu’au dernier souffle. Suis-je sonné ? Miné ? Je nais.

Il y a des jours comme ça où même anar on porte un drapeau parce que c’est tout ce qui reste à brandir après l’embrasement et il est bleu blanc rouge. Il y a des jours où on aime ce pays même quand il a tort, même quand il se trompe parce qu’il est nous jusque dans les entrailles.

Des jours comme ça où on aime ce pays, ses hameaux, ses villages, ses monuments aux morts. Des jours où on regrette de pas la ménager la vieille dame aux quatre cents fromages. (…/...) ». Savourez la suite de ce cri d'amour et de fraternité ICI

 

Mais ce n'est pas tout. Ils peuvent aussi compter sur la complicité plus ou moins conscientes de certains « intellos » qui sévissent à longueur de colonnes et de plateaux télé et qui, assimilant l'islam à la « religion des pauvres », se font les thuriféraires des tueurs d'allah. Les attentats que nous subissons font passer ces lèche-babouches du rang d' « idiots utiles » des islamistes à celui de complices. Ces archéo-trosko-gauchos de salon ont remplacé l’œil de Moscou par l’œil de Mossoul. Au fait, Abou Plenel, Abou Joffrin, Abou Askolovitch, Abou Tood et autres Abous de plus petit calibre osent-ils encore se regarder dans une glace ?

 

Que pouvons-nous et que devons-nous faire ? D'abord ne pas succomber à la désunion, à la violence aveugle en rejetant la minorité de culture musulmane qui souffre et redoute autant que le reste des Français les folies de ces tarés. C'est ce que veulent les égorgeurs, il s'agit de ne pas leur faire ce cadeau. Pour cela, il faut aussi prendre réellement la mesure de la misère économique de ces banlieues et mettre le paquet pour y remédier. Quitte à passer, pour cinq ou dix ans, par une certaine « discrimination positive » bien comprise. Il y aurait alors moins de « desesperados » prêts à rejoindre Daesh.

 

Reconquérir tous les territoires perdus de la République. Et d'abord éradiquer ce gangstérisme du trafic de drogue qui est souvent une marche vers l'islamo-fachisme. Et ceci ne peut se réussir qu'avec la participation volontaire des habitants de ces territoires de non droit. Faute de quoi, d'autres arriveront au pouvoir par les urnes et alors la bataille de Paris ressemblera à la bataille d'Alger...

 

François Hollande, comme ses ministres, insiste sur le fait que « nous sommes en guerre » et que nous devons être « impitoyable » avec Daesh. Il faut traduire ces paroles par des actes. Être en guerre, comme dirait La Palice, ce n'est pas être en paix. Et les règles en temps de guerre sont plus brutales qu'en temps de paix. Il faut le savoir et l'assumer. Les ennemis, et ceux qui trahissent en partant combattre aux côté de l'ennemi, ne doivent pas compter sur la mansuétude d'un état de droit « compréhensif » voire laxiste. En temps de guerre, la loi c'est que l'ennemi doit être détruit, « neutralisé », c'est-à-dire tué. Et les traîtres fusillés. Dès lors qu'ils partent lutter aux côté de Daesh, les Français sont des ennemis, des traîtres à leur patrie qui ne doivent absolument pas avoir le loisir de revenir en France. Sinon les pieds devant... Ça refroidira bien des vocations...

 

Puisqu'on est en guerre, il faut se donner les moyens militaires, mais aussi policiers de faire la guerre et de la gagner. Donc doubler les moyens financiers de nos armées qui sont exsangues, mal équipées, pas assez nombreuses. La suppression par Chirac de l'armée citoyenne au profit de l'armée professionnelle a été une énorme konnerie. Y revenir serait très difficile mais on peut envisager la création d'une Garde nationale, sorte de force de réserve à l'armée, mobilisable si besoin pour des besoins de maintien de l'ordre interne, genre Vigipirate. Ce qui soulagerait d'autant l'armée de métier.

 

Une guerre, on ne la fait que si on a des chances de la gagner. Pour gagner celle contre Daesh, il faut constituer un front commun avec tous ceux qui luttent contre ces égorgeurs fous. Sans faire la fine bouche. Donc aussi, évidemment, avec Bachar el-Assad, avec les Iraniens et avec les Russes. Toute autre solution est bidon.

 

Sinon, on psalmodiera encore « Aux larmes citoyens » faute d'avoir eu la force d'âme de chanter à pleine voix « Aux armes citoyens !» 

 

 

VictorAyoli.

 

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10/11/2015

À BAS LE SPORT !

jeux olympique dopage dessin.jpg

 

 

Ah ! La belle bande de jocrisses ! Ils « découvrent » que les athlètes russes étaient dopés aux Jeux de Londres. Seulement les athlètes russes ? Peut-être un peu les Kényans... Eh ! Oh ! À qui faire croire ça ? Les autres, non ? Les Chinois, non ? Les Etazuniens, non ? les Anglais, les Français, les Allemands, non? Tous à l'eau claire ? Ben voyons... Et les mêmes « ils » découvrent que d'importantes sommes de pognon ont été subrepticement glissées dans les poches profondes des « zofficiels » du CIO pour qu'ils ferment les yeux, et leur gueule. « Ils » - les me(r)dias, les « zofficiels » - font semblant de s'offusquer devant une réalité que tout le monde connaît : le sport est pourri par le fric !



Et pas seulement aux Jeux Olympiques. Voir les embrouilles qui secouent le foutbole. Et tous les sports professionnels, tous les sports-spectacles sont touchés. Par le fric qui achète l'obtention des grands événements sportifs mondiaux (coupe du monde foot au Qatar par exemple). Par le fric qui met en place des formes toujours plus sophistiqués de dopage, dans tous les « sports » populaires. On ne cherche réellement des poux que sur la tête des cyclistes, mais qu'en est-il du tennis , qu'en est-il du football , qu'en est-il du rugby. Sans oublier les autres sports, tous les autres sports dès qu'ils dépassent le stade (!) de l'amateurisme dilettante.



Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire...

 

Le monde du sport spectacle, c'est la négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les « sportifs » et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, racistes, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans. Le sport fabrique, façonne, usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Le sport est l'ennemi du peuple.

 

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Eh bien on les prend pour des kons. On les traite comme des sous merdes. Dictateurs et « sponsors » les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou !

 

Faire une activité physique gratuitement, en dilettante, sans autre but que de se mettre au défi, c'est le jeu. Le sport, c'est autre chose. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.). Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso...

 

Le sport véhicule des valeurs de droite (compétition, mépris du faible, culte du chef, etc.) et ce CIO – aujourd'hui en cause – comme la FIFA sont des organisations mafieuses d'extrême droite. Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés (notez, j’ai pas dit sponsorisés !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho, raciste et machiste. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prônait la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas ! Les idées du baron sont pour le moins « pittoresques » :

 « La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

 « La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

 « Une olympiade femelle serait impratique (sic), inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.



Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.



Bon. Maintenant que j'ai bien bavé sur le sport, je vais vous faire une confidence : j'ai acheté un Peugeot-frères et...je mouds mon café à la main. En changeant de bras pour pas risquer les « moulin-à-café elbow »...

 

Tragique codicille: Le triathlète Laurent vidal est mort a 31 ans

 

 

 

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06/11/2015

Au bistro de la toile : MA-NI-PU-LA-TIONS !

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- Oh ! Loulle. Quoi de neuf dans tes canards laquais ?

 

- Bof. Les amuse-couillons habituels : les turpitudes supposées de Benzema, des écoliers vauclusiens intoxiqués par du liquide pour cigarettes électroniques, les « doutes » sur la possibilité d'une bombe dans l'avion russe, Omar Raddad, etc. Bref, de la bouillie pour chat prémâchée. Et c’est pareil pour les radios et télés : tous les sommaires sont les mêmes, avec un petit coup de nuance dans la peinture.

 

- Il faut « divertir » le populo Loulle. Du pain et des jeux. C'est vieux comme le monde. Ça consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. On nous met sous le nez Benzema pour nous cacher la privatisation des barrages. Le maître incontesté en la matière est Jean-Pierre Pernaut, grand pourvoyeur de « cerveaux préparés pour Coca-Cola »...

 

- Et pourquoi c'est comme ça Victor ?

 

- Parce que, bafouant les lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse. Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Ce que veulent ceux qui tiennent les me(r)dias, c'est imposer aux gens une société qui les prive de leur libertés en les empêchant de s’en rendre compte par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection.

Quant aux médias qui ne sont pas « dans la ligne », il faut les foutre en bas. D'où l'offensive fiscale contre Médiapart, média encore libre qui dérange et auquel les vautours de Bercy réclament plus de 4 millions. En espérant ainsi le fusiller... D'où Le Monde Diplomatique exclut des aides à la presse.

 

- C'est de la manipulation, tu veux dire...

 

- Exactement. Et ceux qui nous manipulent sont des pros en la matière. Tiens, par exemple, ce que ces voyous cyniques nomment « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. On a vu ça il n'y a pas longtemps... Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. On est en plein dedans avec Macron.

 

- Mais comment se fait-il que nous soyons si kons ?

 

- Parce qu'on nous rend kons, Loulle! Pour cela il y des méthodes éprouvés. En premier lieu faire appel à l'émotionnel pour court-circuiter le rationnel et donc le sens critique. L’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… Ainsi la vision ad nauseam du corps de ce pauvre gosse noyé sur une plage turque permet de faire accepter l'invasion des migrants, pour le plus grand profit des patronats avides de main d’œuvre quasi-esclave et de clientèle pour des produits inutiles.

Pour nous rendre kons, la publicité est aussi une arme redoutable. La publicité s'adresse au public comme à des enfants en bas-âge. T'as qu'à écouter la pub des deux débiles vantant je ne sais qu'elle compagnie d'assurance sur France-Inter ! La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Note que plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Ce public, il faut le maintenir dans l'ignorance et la bêtise. Les séries télés et les jeux débilitants sont là pour ça. Les séries matraquent à longueur d'antennes le « mode de vie » de l'Empire étazunien. Les radios déculturent les auditeurs en imposant des sous-merde « musicales » dans la langue du « maître ». Et l'éducation n'arrange pas les choses. Sous la pression de « l'éduquer utile » prôné par les patrons, les programmes de l'école doivent faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. Ainsi de l'implantation de puces RFID a des fins « récréatives ». Ça arrive à grands pas. Il est bon aussi d'encourager le public à se complaire dans la médiocrité, à trouver « cool » le fait d'être stupide, vulgaire et inculte.

 

- Merde, c'est vrai ce que tu dis Victor. Et on ne s'en rend pas compte. On culpabilise même de ne pas « réussir »...

 

- Eh oui Loulle. Le fin du fin c'est de remplacer, dans les boyaux de la tête de la « populace », la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

 

- Mais enfin Victor, comment « ils » - ceux qui nous manipulent et nous gouvernent – arrivent à nous prendre ainsi pour des kons ?

 

- Parce qu'ils nous connaissent par cœur. Depuis quelques décennies les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. De plus, l'individu lamba se complaît à se livrer pieds et poings liés à ceux qui le manipulent. Á travers les instruments vicelards que sont les réseaux sociaux, genre facebook ou les gens se livrent entièrement, avec une naïveté confondante, à la cupidité marchande mais aussi aux pouvoirs occultes qui régissent les politiques !

 

- Ben dis donc ! On n'est pas sorti de l'auberge...

 

- Allez, sers ma tournée ! C'est toujours ça « qu'ils » n'auront pas.

 

04/11/2015

Tentative de hold-up sur nos barrages. Remettons-en une couche.

barrage de tigne.jpg

 

 

Il n'est pas inutile de dénoncer les turpitudes gouvernementales, de titiller les médias «mènestrime». Ainsi du cri de rage poussé ici même contre l'inconcevable abandon par la clique Hollande, Ségo, Valls de nos barrages aux banksters et aux multinationales. Les gens de Médiapart en a fait un article de Une creusant avec les moyens qui sont les leurs les tenants et les aboutissants de cette forfaiture. Très bien et saluons cette action.

 

On sait que c'est Fillon, sous l'ère Sarkozy qui, en 2010, s'est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Pouvait-on attendre autre chose d'un gouvernement de droite inféodés aux méfaits des idées ultralibérales ? Mais, bien pire c'est un gouvernement prétendument « de gauche » (Ayraud) qui a relancé l'opération , en promettant à la Commission européenne de privatiser nos installations hydroélectriques en échange de la « bienveillance » de la dite commission concernant nos déficits budgétaires. Notons qu'aucun État européen n'a renoncé à garder la maîtrise de ses barrages, ouvrages stratégiques s'il en est. Comment expliquer que la France soit la seule à ouvrir ses barrages hydrauliques à la concurrence, alors que tous les autres États européens en conservent un contrôle étroit ? L’Allemagne a exclu ses barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. La Suisse, candidate aussi pour reprendre des barrages en France, ne relève pas du droit européen. Lien 

 

Le gouvernement reste sourd à tous ces arguments : il a planqué la privatisation des barrages dans un recoin de loi dite de « transition énergétique ». Autrement dit un gouvernement « de gauche » joue contre son camp et dépouille les citoyens (et contribuables) français d'un de leurs plus beaux fleurons ! Pour noyer le poisson, ils prétendent que l’État reste propriétaire des ouvrages et qu'il ne met en vente que la concession d'exploitation des installations. Baratin, bourrage de crane. Il est évident que les barrages ne partiront pas à l'étranger, mais la formidable rente hydroélectrique,oui ! Ces ouvrages ont été conçus et réalisés grâce au génie et au travail des ingénieurs et des ouvriers français. Peut-on concevoir que maintenant qu'ils sons payés, amortis et très rentables on fasse cadeau de ces montagnes de thunes à des spéculateurs étrangers et à des banksters ? Tout ça pour cunilinguer cette exécrable commission européenne, repaire de technocrates - élus par personne – entièrement au service des multinationales et de la finance !

 

On doit exiger avec la plus grande vigueur de nos « responsables » irresponsables qu'ils renoncent à cette horreur économique et rejetent vertement les prétentions de la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, qui,, dans une lettre du 22 octobre, adressé à Laurent Fabius, l’informe de l’ouverture d’une enquête sur les concessions hydrauliques accordées en France à EDF. Cette lettre est ici: https://html2-f.scribdassets.com/zpkspv0744uouou/images/1-30556f4cff.jpg

 

Ce diktat doit être rejeté pour des raisons de décence. Au nom de l'utilité publique, les habitants de Tignes, de Savines ont-ils été expropriés et chassés de leurs villages pour finalement satisfaire des intérêts privés voraces ?

Il doit être rejeté pour des raisons de sécurité nationale. Ils sont indispensables à la sécurité énergétique nationale en cas de problèmes graves sur les centrales nucléaires, et à ce titre doivent rester sous juridiction nationale. Et que dire des stocks d'eau indispensables à l'agriculture, mais aussi au refroidissement des centrales nucléaires ? Peut-on les laisser dans des mains étrangères ?


Il doit être rejeté pour des raisons économiques. Ces ouvrages génèrent, en plus de l'électricité, deux milliards et demi de bénéfices. Ces bénéfices vont pour partie à l’État, baissant d'autant ses besoins d'impôts, pour partie à EDF, baissant d'autant les tarifs de l'électricité.

 

Bougeons-nous ! Ne laissons pas ce texte scélérat aller jusqu'au bout. Des élections auront lieu dans quelques semaines. Faisons connaître ce problème à tous les candidats, et sommons-les de prendre position sur ce problème crucial.

 

On peut toujours envoyer ce texte ou d'autres soulevant le problème à nos députés : ils sont sur les charbons ardents lorsqu'arrivent des élections, même si les Régionales ne les concernent pas au premier chef.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

 

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

Banzaïe !

 

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02/11/2015

DIKTATS ! Bruxelles SOMME la France de vendre NOS BARRAGES aux banksters !

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En 2010, Fillon s’est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Comme depuis, rien n’a été fait, les satrapes de Bruxelles enjoignent la France de libéraliser les concessions hydroélectriques, actuellement confiées pour l’essentiel à l’opérateur national, EDF. « Vous avez deux mois pour mettre en vente vos concessions hydroélectriques » ! Sinon ils menacent de faire panpan-cucul aux têtes-d’œufs qui nous « gouvernent ». Privatisez ! Privatisez ! PRIVATISEZ ! qu’ils braillent les charognards de Bruxelles au service des banksters ! Et, comble du cynisme, ils prétendent même interdire à EDF de participer à l'appel d'offres!!!

 

Et qu’est-ce qu’ils vont faire nos Pinocchio (François, président et Ségo, son ex et ministre de l’écologie) qui, visitant actuellement les barrages géants en Chine pour cause de CAP 21, sont décisionnaires sur ce dossiers ? On les attend au virage. L’Allemagne, dans la même situation, a vertement envoyé paître les Euronuisibles, imposant la prééminence de ses länders au niveau de la propriété de ses barrages. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Mais ça ne suffit pas aux marionnettes bruxelloises qui veulent à toute force refiler le somptueux gâteau aux multinationales et aux consortiums financiers qui les agitent…

 

Parce qu’il est bon le gâteau national des barrages ! Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’ils savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an ! Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles ! Du fric qui nous appartient, à nous, citoyens contribuables !

 

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tignes, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que les Euronuisibles veulent brader au privé !

 

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

 

Et puis, il y a une question de sécurité. Peut-on croire, sans être d’une naïveté imbécile, que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ? Peut-on faire confiance au privé pour entretenir et investir dans l’entretien et l’équipement des barrages ? Alors que leur seul objectif est de faire des flots de thunes avec ces ouvrages ! Eh ! Ceux qui habitent en aval des barrages, achetez des gilets de sauvetages, priez si c’est votre truc ou déménagez !

 

La France va-t-elle sans broncher livrer au « marché » c’est-à-dire à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?

 

Et de notre fierté nationale !

 

Mais nos "dirigeants" savent-ils encore ce que ça veut dire ?

 

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28/10/2015

Haro sur la viande rouge et la charcuterie !

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Poudre aux yeux pour planquer les méfaits des perturbateurs endocriniens et...le TAFTA. On nous gonfle les aliboffis avec la viande rouge et la bonne charcutaille cochonnière qui seraient cancérogènes, on nous bassine avec les dangers du diesel et...on passe sous silence un ennemi autrement plus dangereux, plus sournois, agissant en douce sur les générations à venir : les P.E. (les Perturbateurs endocriniens). Kézako ?

 

Les perturbateurs endocriniens, vous connaissez ? Non ? Mais si voyons. Ils sont partout. On les affuble de noms bizarres : parabènes, phtalates, bisphénol A, dioxines, etc. Les gens soucieux de la bonne qualité de la viande humaine gueulent et arrivent même en en freiner l'utilisation. Comme l'affaire des biberons au bisphénol A. Ces foutoirs chimiques sont partout dans les produits de tous les jours que fabrique la toute puissante industrie pétrochimique : dans les emballages des produits alimentaires de la grande distribution, dans les bouteilles en plastiques, dans les lingettes pour bébés, dans les produits cosmétiques (crèmes, parfums), dans les produits de nettoyages, dans les vernis et peintures. Bref, partout. C'est ainsi que l'air de l'intérieur de nos habitations est plus pollué que l'air du périphérique !

 

Bon, d'accord. Mais quel sont les effets de ces petites bêtes pas très sympathiques ? Ben, elle rousiguent notre système hormonal. Agissant à très petites doses, les P.E. altèrent nos fonctions essentielle comme la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, la production, le sommeil, la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice. Le constat le plus spectaculaire étant la baisse de fertilité dû à la mauvaise qualité du sperme. Le foutre ne vaut plus rien ! Les données sont connues, brutales : la qualité du sperme s’est effondrée de moitié en cinquante ans, ou encore le nombre de diabètes a doublé en vingt ans dans les pays riches, et certains cancers explosent. Les causes ? Variées sûrement. Il n’empêche, pour la communauté scientifique, il ne fait guère de doute que ces perturbateurs endocriniens (PE) jouent un rôle essentiel.

 

Mais alors, pourquoi on ne les interdit pas ces produits ? Parce qu'on ne touche pas facilement aux redoutables industries pétrochimique et pharmaceutique. La question est : ce produit est dangereux, mais si on le retire, quel sera l'impact économique de ce retrait ? Le pognon des multinationales passe avant la santé publique de la populace ! Les données scientifiques sont là, elles sont pourtant ignorées par les décideurs publics, comme si le doute devait systématiquement profiter aux intérêts de firmes commercialisant tel spray ou tel détergent de baignoire plutôt qu’à la santé des personnes.

 

Et que fait l'Europe à ce sujet ? Ben, rien bien sûr ! La Commission européenne est littéralement assiégé par les lobbies industriels. Et l'arrivée de Junker n'a rien arrangé, on s'en doute. Les industriels ont technicisé à outrance le débat, jusqu'à le rendre incompréhensible aux yeux des citoyens. Faites donc confiance « à ceux qui savent ». Ben voyons ! La bataille a été féroce à la Commission entre les Directions de l'Environnement et de la Santé cette dernière étant acquise aux thèses des industriels. Puis finalement, la Commission (de Barroso à l'époque, juin 2013) a tranchée : elle a décidé...de ne rien décider, en demandant une énième « étude d'impact »... Depuis, on attend toujours...

 

On attend quoi ? Ben, la signature du TAFTA bien sûr ! S'il est signé, les conséquences vont être dramatiques concernant – entre autres – les perturbateurs endocriniens :

  • Renforcement de la protection de la propriété intellectuelle, alors que celle-ci est déjà de plus en plus protégée depuis une vingtaine d’années, au profit des labos pharmaceutiques et au détriment des patients.

  • Fin de la transparence sur les essais cliniques, alors que celle-ci est essentielle pour espérer éviter de nouveaux scandales sanitaires à venir.

  • Absence de régulation sur les perturbateurs endocriniens quand ceux-ci ravagent déjà la santé des Européens et une libéralisation sans contrôle des OGM, comme cerise amère sur un gâteau déjà peu ragoutant.

 

C'était notre petite chronique sur les bienfaits du traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne qu'on l'appelle TAFTA (TransAtlantic Free Trade Agreement) ou TTIP (TransAtlantic Trade on Investment Partnership), ce « machin » au service des multinationales, encensé par la Commission européenne, la droite ultralibérale et certains « socialistes », mais craint et rejeté par la majorité de la population européenne.

 Liens:

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1433273-tafta-tt...

http://www.liberation.fr/planete/2015/10/07/perturbateurs-endocriniens-comment-les-lobbys-ont-gagne_1399272

http://corporateeurope.org/sites/default/files/toxic_lobby_edc_1.pdf

 

http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Intoxication-9782707186379.html

 

 

 


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20/10/2015

Mon toubib chez les ploucs.

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Il m’arrive d’aller chez mon toubib « référent ». Il me prend la tension, me demande si ça va, je lui réponds oui, alors il regarde ma fiche sur son ordinateur (financé par la collectivité) et renouvelle l’ordonnance sur les quelques médicaments qu’il me prescrit, sans vérifier si ces médicaments ne sont pas considérés comme ne servant à rien par l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Je lui donne ma Vitale et paie 23 euros pour ce service qui dure en gros cinq minutes. (Quand je vais voir mon toubib « chez les ploucs », au fin fond de la Lozère, l’été, ça dure plus longtemps et c’est plus sérieux comme examen…). Puis je vais chez mon potard qui me délivre les poutchingues ordonnées par le toubib. Là encore je donne ma Vitale et…je ne paie rien.

 

Ce qui marche très bien avec les pharmaciens rend littéralement fadas les toubibs ! Ils ont manifesté il y a quelques jours. Ils ont fait une grève largement médiatisée. Leurs élections professionnelles ont fait une large place aux opposants les plus radicaux de cette mesure de la loi Santé : instituer le tiers payant chez les médecins. Ils pourrissent littéralement la pauvre Marisol Touraine, leur ministre de tutelle, qu’ils nomment très élégamment « MST ». Etrange. Etrange. Qu’est-ce que ça cache ?

 

Leur argument principal : retards de paiement, paperasserie supplémentaire. Ils diffusent des tracts incendiaires dans le but de retourner l’opinion largement favorable au tiers-payant, balançant des mensonges patents du genre :  « mon médecin aura moins de temps pour m’écouter et me soigner à cause du travail administratif supplémentaire »,  « je ne choisirai plus mon médecin généraliste », « je ne choisirai plus les autres médecins spécialistes », « mon médecin ne pourra plus prescrire librement ce qui est bon pour ma santé », « le tiers payant a un coût mais c’est moi qui vais le payer », « mes données de santé ne seront plus soumises au secret », « finalement, ce qui sera bon pour ma santé sera décidé par l’administration et les mutuelles ». Toutes assertions hors de la loi Santé et relevant du fantasme et même du bourrage de crâne.

 

En fait, les toubibs ont peur de regarder la réalité en face : leur situation « libérale » est une aberration puisqu’ils sont en fait payés par les prélèvements obligatoires à travers la Sécu (et les mutuelles), faisant en fait d’eux des fonctionnaires qui refusent de l’admettre. Les médecins ont en charge un service public et ont des obligations : avoir une localisation qui fait que tous aient accès à un médecin sur territoire, faire des soins à un tarif opposable. Obligations qui sont loin d’être tenues. Au niveau tarif, si tel généraliste conventionné prend 23 euros, tel autre non conventionné prendra 40 euros pour le même boulot. Au niveau localisation, pour ce que je connais, en Provence, dans ma région avignonnaise, il y a pléthore de toubibs. Mais en Lozère, l’été, après deux Roumaines et un an sans personne,  il y en a un au plus proche village (8 km), un Espagnol, très compétent et attentif à ses patients (en non à ses clients). Son cabinet est mis à sa disposition, ainsi que son logement, par la municipalité. Et les « ploucs » sont bien contents.

En France la médecine est organisée de façon paradoxale : fonctionnement totalement libéral mais avec un financement public. Résultat : certaines régions ont vu la moitié de leurs cabinets fermer. Á l’horizon 2025 il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd’hui. Les jeunes étudiants délaissent la spécialité « généraliste » pour d'autres plus glorieuses, plus rémunératrices.

Sont-ils réellement à plaindre, ces enfants gâtés de notre société ? La collectivité – donc nos sous - paie leurs longues études. Ne serait-il pas normal qu'en retour les toubibs acceptent au moins pour quelques années de s'installer là où leur présence serait la plus nécessaire ? Mais il est plus « sexy », plus confortable, plus rémunérateur de s'installer à Paris, Nice, Aix ou Avignon plutôt que dans le Nord, la Creuse ou la Lozère... Alors, lorsqu'on aura le temps, on les plaindra...

 

Est-il anormal que la collectivité qui les paie veuille avoir un droit de regard, voire de contrôle sur leur localisation ainsi que sur leur activité ?

 

Rappelons qu’en plus de leur paiement à l’acte, les médecins touchent un forfait plus que conséquent (5.000 euros par mois en moyenne) s’ils respectent des « objectifs de santé publique » comme l’informatisation du cabinet, la prescription de médicaments génériques, la vaccination des anciens contre la grippe, le dépistage des cancers du sein et du colon, etc. Mais ils sont aussi contrôlés s’ils prescrivent trop de médicaments aux vieux, trop de transports sanitaires pas indispensables, trop d’arrêt maladie, etc. On voit donc que les médecins « libéraux » ne sont pas si libres que ça. Ce qui est normal et logique compte tenu de qui les paie !

 

Une autre de leurs griefs : être à la merci des mutuelles. Ce qui n’est pas faux et recevable. Et tient, coucou, le revoilou ! L’une des plus redoutables des mutuelles - Malakoff Médéric – dont le patron est… Guillaume Sarkozy, oui, monsieur frérot prétend « contrôler les gestes médicaux », « accéder aux données individuelles des assurés », « adapter les cotisations aux comportements individuels des assurés ». Mais il n’y a rien, dans la loi Touraine, qui conforte ces prétentions de mutuelles quoi ont depuis longtemps perdus leur vocation d’économie « sociale et solidaire » et qui ne jurent plus que par le fric. Elles sont les armes les plus dangereuses oeuvrant pour ce dessein de toujours des assureurs et financiers privés : la mise à mort de la Sécu et son remplacement par les assurances privés. Et la gauche au pouvoir (??!!) n'est pas la dernière à participer à ce dépècement de l'un des fleurons de notre modèle social. Le plan massif d'allègement des cotisations sociales (plus de cotisation sociales employeurs pour le smic et rabotage significatif jusqu'à 1,6 smic, etc.) sans qu'un financement ne soit trouvé est significatif de cette collusion de « J'aime l'entreprise » avec le Medef.

La tactique pour la mise à mort de la Sécu ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit!) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu.

Dans cette stratégie, il est des dispositions qui sont présentés comme des « avancées sociales » et qui sont tout le contraire. C'est le cas de l'Accord national interprofessionnel (ANI) qui rendra obligatoire, à dater du 1er janvier 2016, l'adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d'entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrats collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un complémentaire supplémentaire ! Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les merdias aux ordres...

Oui mais alors, on fait quoi ? On rend toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. A défaut d'un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d'assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l'assuré, le versement volontaire d'une cotisation qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non. Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l'argent pour payer des complémentaires d'entreprise, pourquoi n'en auraient-elle pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

Dès lors, les craintes des toubibs de ne pas être payés, de devoir faire un travail administratif parasitaire dans la jungle des quelques 400 organismes d’assurances complémentaires.

 

Tè ! Le mieux, c’est encore de ne pas être malade !

 

Illustration:merci à Frizou  

 

Sources :

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/dossier/201...

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/201...

http://www.mediapart.fr/journal/france/191015/tiers-payan...

12/10/2015

Procès en appel d’un « serial killer » acquitté.

euthanasie par Konk.jpg

 

 

L’ex docteur Bonnemaison de nouveau jugé en appel. Rappelons que ce médecin a été acquitté en juin 2014 pour avoir « abrégé la vie » de sept personnes qui n’en demandaient pas tant. C’est le procès de l’euthanasie.

 

Ce « bon docteur » était mu par quoi ? La compassion ? La méchanceté ? L'altruisme ? Le vice meurtrier ? La cupidité ? La dépression ? Le souci de rentabiliser les lits ? Tout est ouvert.

 

Lors de son premier procès il a été non seulement blanchi mais acquitté. C'est-à-dire que les jurés ont estimé que ses actes ne sont, en aucune manière, répréhensibles. Ça veut dire quelque chose toute de même ! D'autant plus que ça va dans le sens général puisque les f(u)ameux sondages montrent que les Français seraient sont favorables à l'euthanasie.

 

Mouais…Nous sommes au siècle du spectacle. L'affect populaire est modulé par la télévision, c'est-à-dire par le degré zéro de la culture. Le jury de Pau, lors du premier procès, a jugé non par la raison mais par l'émotion. Et les 90% de sondés qui acceptent le rétablissement de la peine de mort – parce que c'est de ça qu'il s'agit – confondent la compassion altruiste avec une sensiblerie pleurnicharde. Eh ! Oh ! Le « bon » docteur Casabuena, Goodhouse, Iyiev, Guthause, Buenhogar ou tout ce qu’on voudra, il a tout de même tué volontairement et sciemment malgré ses dénégations concernant son « intention de tuer ». Il a injecté du CURARE – substance létale du cocktail de poisons des tueurs légaux étazuniens – la nuit, en catimini, à des personnes qui n'ont JAMAIS demandé à mourir. Á des personnes très, très vulnérables venues en milieu hospitalier pour chercher une guérison, au moins un espoir. Et il les a tués, sans concertation avec des collègues, sans même en prévenir la famille ! Ce type – par ailleurs fragile mentalement - est sorti sous les applaudissements ! Et les jurés, comme les aplaudisseurs peuvent encore se regarder dans la glace ?

 

Peut-être ont-ils pensé à la souffrance des pauvres gens dans les angoisses ultimes de l'agonie ? Sensiblerie. Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, la justice populaire a statué sur la mise à mort des malades, des comateux, des vieux, des handicapés, des trop malades. Bientôt, sous Marine par exemple, pourquoi pas des trop moches, des trop bronzés, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. Á la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli.

 

Le jugement de Pau, s’il est confirmé en appel dans le procès qui s’ouvre aujourd’hui, fera jurisprudence. Il donnera à une corporation – les médecins – qui se croit déjà au-dessus des lois, le droit de vie ou de mort sur des personnes en état de souffrance et de vulnérabilité extrême. Il s’agit ni plus ni moins du rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs et de personnes de l’entourage du « patient » ! La porte ouverte à toutes les magouilles ou les intérêts les plus sordides le disputeront à la vraie compassion.

 

On peut rétorquer : oui mais si le mourant a, lorsqu'il était lucide, demander la mort assistée et douce plutôt que la souffrance ?

 

En finir avec la vie, c'est facile d'en parler lorsqu'on est en bonne santé, fort et un peu bravache. C'est probablement différent dans les angoisses ultimes, non ? Et puis, cette mise à mort légale, est-ce à la demande du malade ou à celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant, voire en lui suggérant de mettre fin à ses jours.

 

Alors que faut-il faire ?

 

La loi Léonetti est une bonne loi. Encore faudrait-il l'appliquer. Il existe des moyens de rendre les derniers instants dignes et apaisés. Encore faut-il que le monde hospitalier se donne les moyens de ces indispensables soins palliatifs. Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant. Seulement ça coûte des sous. Beaucoup de sous. Et des sous, y en a pas...

 

Derrière tout ça, il y a des calculs trop sordides pour qu'on les laisse apparaître au grand jour. C'est le culte du pognon de la société ultralibérale : élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu. Une journée d'hôpital coûte cher à la collectivité, donc en ces temps d'austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu'ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

 

Tè ! Le mieux, c’est encore de ne pas mourir !

 

 

Illustration: merci à Konk

14/09/2015

Bruits de bottes : Russes et Etazuniens montrent leurs muscles !

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Les élans compassionnels suscités ad vomitum par les merdias aux ordres cachent opportunément les bruits de bottes qui résonnent tant au Moyen-Orient qu'en Europe. Á la manœuvre – et en manœuvres – les éternels duettistes : la Russie d'un côté, les États-Unis de l'autre.

 

Les services US laissent entendre que, ces derniers jours, la Syrie aurait vu arriver dans ses ports deux navires de guerre amphibies russes chargés de char, d'avions ainsi que d'une petite unité de fusiliers marins. La coopération militaire et technique de la Russie avec la Syrie est une évidence connue. Les Russes ont déjà une base, avec de nombreux marins, dans le port de Tartous. Et ce depuis 1971. Les USA laissent entendre que la Russie voudrait installer une base aérienne en Syrie. Réalité ? Bourrage de crâne ? La Russie n'a jamais caché sa coopération avec le régime de Bachar El Assad. Mais de là à ce que les Russes s'engagent militairement, surtout au sol, on ne dépasse pas là le stade des rumeurs ! Et si c'était vrai, les gouvernements européens devraient apprécier qu'un pays ait les couilles de faire ce qu'ils n'osent pas faire ! Par contre, le gouvernement russe ne cache pas que des avions russes participent aux bombardements de certaines positions de l’État Islamique. Comme beaucoup dans ce foutoir moyen-oriental ! Fabius, notre pittoresque sinistre des affaires étranges – qui n'est pas à une konnerie près – a déclaré que les informations sur l’envoi de nouvelles troupes russes en Syrie risquaient de compliquer la recherche d’une solution à la crise dans ce pays. Sa solution à lui, comme celle de son patron à la solde d'Obama, est avant tout de se débarrasser, non pas des tueurs de l’État Islamique mais...de Bachar el Assad (président pas blanc-rose mais tout de même régulièrement élu, ne l'oublions pas).

 

Les États-Unis paraissent surtout inquiets de voir que la Russie pourrait, seule, éliminer l’État Islamique ! Ce qui filerait un sacré coup de moins bien au prestige de l'Oncle Sam ! Et n'arrangerait pas ses affaires tant les États-Unis ont besoin des Russes comme cela s'est avéré lors des négociations avec l'Iran sur la question nucléaire. Mais ils voudraient que la Russie se cantonne à un rôle secondaire, de supplétif du gouvernement yankee ! Allez faire avaler ça à Poutine ! Ce ne sont pas les Russes qui ont allumé tous ces feux au Moyen-Orient que je sache ! Par contre les États-Unis ont depuis longtemps une politique qui consiste à attiser les tensions et susciter la violence dans tous les pays qui se trouvent au pourtour de la Russie.

 

Cette stratégie étazunienne de la tension, de la provocation vis-à-vis de la Russie prend une toute autre dimension avec les différents déploiements de forces étazuniennes et otaniennes (pléonasme?!) à l'est de l'Europe. Silence radio total dans les merdias sur ces manœuvres nommée « Swift Response » (Réponse Rapide) qui se sont déroulées du 17 août au 13 septembre – le plus grand exercice de l'Otan de forces aéroportées (environ 5.000 parachutistes sur pied de guerre) depuis lafin de la guerre froide) – en Allemagne, en Italie, en Bulgarie, en Roumanie, avec des troupes étasuniennes, britanniques, françaises, grecques, hollandaises, polonaises, espagnoles et portugaises. Naturellement, confirme un communiqué officiel, « sous la direction de la U.S. Army ».

 

Le « Swift Response » a été précédé en août de l’exercice bilatéral USA/Lituanie  « Uhlan Fury », accompagné par un analogue en Pologne, et par le « Allied Spirit » qui s’est déroulé en Allemagne, toujours sous commandement des USA, avec la participation de troupes italiennes, géorgiennes et même serbes. Et, peu après le « Swift Response », se déroulera du 3 octobre au 6 novembre un des plus grands exercices Otan, le « Trident Juncture 2015 », qui verra engagées surtout en Italie, Espagne et Portugal des forces armées de plus de 30 pays alliés et partenaires, avec 36.000 hommes, plus de 60 navires et 140 avions !

 

Fait emblématique : à la « Trident Juncture 2015 » participe (dans le silence politique général) l’Union européenne en tant que telle. Il n’y a pas à s’en étonner, étant donné que 22 des 28 pays de l’U.E. sont membres de l’Otan et que l’art. 42 du Traité sur l’Union européenne reconnaît leur droit à réaliser « la défense commune par l’intermédiaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord », qui (souligne le protocole n° 10) « reste le fondement de la défense collective de l’Ue ». L’Otan – dont le Commandant suprême allié en Europe est toujours nommé par le président des États-Unis et dont les autres commandements clé sont aux mains des USA - sert à maintenir l’U.E. dans la sphère d’influence étasunienne. En tirent avantage les oligarchies européennes, qui en échange de la « fidélité atlantique » de leurs pays participent à la grande partition de profits et zones d’influence avec celles des États-Unis. Pendant que les peuples européens sont traînés dans une dangereuse et coûteuse guerre froide contre la Russie et dans des situations critiques, comme celle du dramatique exode de réfugiés provoqué par les guerres USA/Otan en Libye et Syrie.

 

Liens: http://www.mondialisation.ca/swift-response-de-lotan-nuees-de-parachutistes-sur-le-pied-de-guerre-en-europe/5471635

http://fr.sputniknews.com/international/20150909/1018079211.html#ixzz3lJYevluI

 

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02/09/2015

Migranvahisseurs : le suicide de l'Europe.

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« Sauver l'honneur de l'Europe » ! Non mais il délire tonton Guetta ce matin sur France Inter ! Il nous parle de charité, fait de ces migranvahisseurs musulmans « nos alliés ». Il bave d'allégeance devant la « grandeur » de l'Allemagne et de sa Fraufurher Merkel qui « donne l'exemple » en ouvrant ses frontières « consensuellement » (mouais, on en reparlera...) à tous ces « malheureux » fuyant la guerre ou la misère dans leurs pays. Des malheureux qui ont tout de même entre 6.000 et 10.000 euros par personne à dépenser auprès des agences de voyages mafieuses qui les cornaquent.

 

Non mais vous les avez vu ces files interminables de gens jeunes, surtout des hommes, gaillards, bien nourris, franchissant allègrement les dérisoires barrages de barbelés aux frontières de la Hongrie ? Vous les avez vues ces foules vindicatives et revendicatives, débordant les flics hongrois et prenant d'assaut les trains pour envahir nos « grasses contrées » ? Vous les entendez tous ces crétins utiles ouvrant grand leur cœur et nos portes à ces voraces coriaces venus d'ailleurs ? Vous l'avez entendu Fabius pourrissant la Hongrie qui met en place un dérisoire barrage contre l'invasion de son pays, oubliant que ses véritables patrons à lui, les voleurs de terre d'Israël, érigent des murs de la honte bien plus haut et bien plus puissants !

 

On assiste en se fouettant la couenne de culpabilité dégoulinante à un véritable suicide collectif de l'Europe. Les ventres stériles de nos femmes, les couilles molles de nos hommes incitent nos « zélites dirigeantes » rien moins qu'à envisager, voire à organiser le remplacement des populations autochtones d'Europe par des peuplades venues d'autres continents, difficiles sinon impossibles à assimiler, étrangers à notre manière de vivre, de penser, de vivre ensemble. Des « zélites » qui refusent de voir que cette immigration massive change fondamentalement les valeurs traditionnelles dominantes en Europe, et que d’autre part à terme cette immigration extra-européenne contribue sinon à l’extinction des Européens autochtones du moins au remplacement de leurs cultures, de leur civilisation.

 

La civilisation est l’ensemble des phénomènes sociaux, intellectuels, artistiques, religieux, scientifiques et techniques d’une société. Une population est porteuse d’une civilisation qui est le résultat de son histoire. Lorsque sur un territoire une population est remplacée par une autre population aux références culturelles ou morales différentes, la continuité de l’évolution de la civilisation présente sur ce territoire est interrompue : sur ce territoire une civilisation est morte et est remplacée par une autre civilisation. « Les civilisations meurent par suicide, non par meurtre » disait l'historien britannique Arnold Joseph Toynbee et c’est ce qui est en cours en Europe en ce moment. Le mondialisme et ses collaborateurs ultralibéraux à la solde des multinationales cherchent à y parvenir - leurs appels à l’ouverture de l’Europe et au mélange généralisé sont des incitations au suicide.

 

Cette situation ne se fera pas sans soubresauts sanglants. Mais ça, nos « zélites » s'en foutent. Ce qui les intéresse, c'est que l'économie tourne, que la sacro sainte « croissance » continue de façon à ce que les quelques milliers de parasites qui pressurent le monde s'engraissent encore plus. Et des populations immigrées peu éduquées, en situation de faiblesse et abruties par des idéologies obscurantistes sont toujours plus dociles que des autochtones lucides et récalcitrants !

 

Oui mais ces « malheureux » fuient des zones de guerre. Eh ! Oh ! Ces conflits armés, ce sont nos maquereaux – nos « zélites » qui se gargarisent de tolérance, de droit-de-l'homme, de « grand métissage universel » - qui les ont déclenchés et qui les perpétuent en provoquant des massacres à grande échelle.

 

Que certains de ces clandestins, de ces migranvahisseurs méritent de l'aide, pourquoi pas. La première aide serait de ne pas détruire leur pays (Merci Sarko, Cameron, Obama et le bouffon BHL pour la Libye). La deuxième serait de lutter réellement contre cette peste qu'est l'état islamiste, en s'alliant avec les seuls qui ont les moyens de le battre sur le terrain : l'armée de Bachar el Assad d'une part, les forces iraniennes d'autre part. En s'appuyant au niveau international sur le pays ayant encore de l'influence dans ces régions voisines de leur immense territoire, la Russie. Mais ça, ça ne plaît pas à l'Oncle Sam (ni à Israël... ). La troisième serait de financer en partie les camps de réfugiés en Jordanie, au Liban, en Turquie, c'est-à-dire au plus près des frontières de leurs territoires afin qu'ils puissent retourner chez eux une fois la guerre terminée plutôt que de leur laisser miroiter le « paradis européen ». La quatrième, d'empêcher radicalement les bateaux des passeurs de sortir des eaux libyennes. La cinquième d'arrêter de piller l'Afrique. La sixième de faire des efforts massifs pour éduquer ces populations en déshérence. La septième... à vous de chercher un peu.

 

Enfin, partant du principe que « qui sème sa merde ramasse ses estrons », on pourrait mettre tous ces migrants dans des bateaux et les envoyer par flottes entières vers les côtes des États-Unis, responsables du foutoir actuel au Moyen-Orient !

 

 

migrants,envahisseurs

 

 

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01/09/2015

Monsanto vu par Noël Mamère et...en chanson !

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(…/...) « L’entreprise Monsanto, dénoncée il y a quelques années dans un documentaire et un livre de Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto, est depuis des décennies responsable de scandales sanitaires à répétition ayant provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes : PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides Lasso et Roundup...

 

Le producteur de saccharine est devenu un géant de la chimie puis s’est reconverti dans la biogénétique. Mais celui qui est devenu le premier semencier de la planète n’a jamais cessé de détourner à son profit les lois des Etats, en pratiquant la corruption à haute dose, avec tous les moyens qui accompagnent cette pratique mafieuse, sous couvert de lobbying.

 

Dès 1949, un accident survenu dans une usine de Monsanto, en Virginie, révèle que l’herbicide 2,4,5-T contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La commercialisation de l’herbicide se poursuivra pourtant jusqu’à son interdiction dans les années 1970. En France, la fabrication et l’utilisation des PCB sont interdites seulement depuis 1987.

 

Entre 1961 et 1971, Monsanto produit l’agent orange, toujours constitué à partir de l’herbicide 2,4,5-T. Ce défoliant sera massivement déversé par l’aviation américaine au-dessus des forêts vietcongs pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d’anciens combattants américains.

 

En 1975, l’entreprise lance le Roundup sur le marché, un herbicide très puissant, présenté comme "biodégradable" et "bon pour l’environnement". Roundup est aujourd’hui l’herbicide le plus vendu au monde. Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est responsable de malformations fœtales.

 

Biopiraterie et brevetage du vivant

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié, Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l’herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation.

 

Détentrice d’un brevet, aujourd’hui périmé, sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l’entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé classe le Roundup comme « probablement cancérogène ».

 

Monsanto produit actuellement 90 % des OGM de la planète. Au cours des années 2000, cet empoisonneur patenté ose assigner devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c’est-à-dire de les avoir replantées. Depuis, Monsanto s’est recyclé dans la biopiraterie en revendiquant des droits à la propriété intellectuelle sur des semences qu’elle vole aux paysans, comme en Inde.

 

Tafta : un blanc-seing à Monsanto

Demain, avec le TAFTA, le projet de grand traité transatlantique, des entreprises comme Monsanto pourraient attaquer devant des tribunaux d’arbitrage privés les moratoires des États opposés à la culture des OGM et réclamer des indemnités de plusieurs millions, puisées dans les deniers publics.

 

Peut-on accepter une telle mainmise des entreprises privées sur une diversité génétique qui appartient à toute l’humanité, qui est le fruit d’un savoir-faire millénaire et qui constitue la source de toute alimentation humaine ?

 

Peut-on admettre que dans de nombreux pays, particulièrement du Sud, les « lois semencières », dictées par les multinationales, menacent la souveraineté alimentaire et criminalisent, comme de vulgaires voleurs, les paysans et paysannes qui produisent et échangent des semences traditionnelles ?

 

La lutte contre Monsanto est un combat transnational qui concerne à la fois les paysans, les consommateurs, les citoyens. L’alimentation est notre bien commun. Nous ne pouvons la laisser aux mains de criminels en col blanc.

 

En 2002, durant la campagne présidentielle, j’avais demandé la création d’un tribunal international compétent pour juger des crimes contre l’environnement. Cette exigence est plus que jamais d’actualité… Et la première assignation serait adressée au PDG de Monsanto. »

 

 

Source : http://www.reporterre.net/Nom-Monsanto-Metier-empoisonneur

 

Illustration:merci à Tommy

 


 

Allez, savourez ce pastiche musical :

 

http://www.youtube.com/watch?v=kUNxxXBAAQU



 

 

06/08/2015

Hiroshima… « Apocalypse now », comme si vous y étiez !

hiroshima

 

Il faisait un grand soleil ce matin-là sur Hiroshima. Yoko venait juste de prendre son service à l’hôpital Shima, en plein centre ville. Ouvrant en grand les fenêtres du dortoir des contagieux, elle laissa aller un regard sur la ville puis, entendant un bruit d’avions, elle leva les yeux vers le gouffre  du ciel. Un dernier regard… Alors, de la voûte azurée des cieux fondirent, en une explosion de mille soleils,  les chevaux de l’apocalypse…

 

Dans le ciel radieux de ce 6 août 1945 autour de huit heures du matin, trois bombardiers américains B-29 Superfortress arrivaient sur la ville. « Enola Gay », « The great Artist » et « Necessary Evil ». Ils étaient partis vers 2 h 45 de l’île Tinian, occupée par les forces américaines, dans le Pacifique. Aux commandes du premier appareil, un solide gars de l’Illinois, Paul Tibbets, 40 ans. C’est lui qui avait baptisé son bombardier du nom de sa mère. Ça porte bonheur disait-il… Ça dépend pour qui. Dans sa soute : « Little Boy »… Un « petit garçon » ventru que le capitaine William Parsons arma précautionneusement dans l’heure suivant le décollage…

 

A 8 h 15, les trois appareils arrivèrent à la verticale de l’hôpital Shima, à un peu moins de 10.000 mètres d’altitude. Les équipages avaient chaussé des lunettes de précaution spéciales. Pour un dernier regard…

 

A 8 heures 16 minutes et 2 secondes, « Little Boy » était largué. Le « petit garçon » brillant fonça vers le sol. 43 secondes de chute puis des capteurs d’altitude et d’autres dispositifs automatiques déclenchèrent la mise à feu, à 580 mètres d’altitude.

 

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l'air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eut lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L'air étant transparent à ces longueurs d'onde, le rayonnement thermique pût alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2.2 km en 10 s pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d'un effet de souffle. Par convection, la boule de feu s'éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d'émettre de la lumière visible et donc cessa d'être incandescente. L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d'eau, de poussières et de débris qui se condensèrent,  formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d'altitude et s'écrasa horizontalement sur quelque 35 Km de diamètre…

 

Au sol, là où était quelques secondes plus tôt la ville de 350.000 habitants, de dessous une lourde dalle, un gros scorpion sortit, queue recourbée et dard tendu. Il avait résisté sans encombre à la Bombe, lui…

 

Ouais, dit la propagande des vainqueurs, mais le feu atomique a permis de terminer très vite la guerre avec les Japonais, évitant ainsi des milliers de vies (sous-entendu « de soldats étazuniens »). Sauf que c'est loin d'être vrai.

 

Il est exact que le projet Manhattan lancé par Roosevelt dès 1942 pour mettre au poinr l’arme nucléaire était le pendant des travaux des nazis, eux aussi lancés dans une opération similaire. La capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945 a eu lieu alors que les derniers travaux et essais de « Manhattan » avaient lieu à Palo Alto. Le projet n’a pas été stoppé pour autant.

 

A Yalta, Staline et Roosevelt avaient convenu en secret que l’Armée Rouge se retournerait contre le Japon 3 mois après la capitulation allemande. Ce qui fut fait le 2 aout 1945.

Dès lors, était-il nécessaire de larguer non pas une mais deux bombes atomiques sur le Japon pour le forcer à capituler ? Ces carnages ont probablement hâtés la capitulation, mais de quelques jours ou semaines seulement. En effet, Hiro Hito, l’empereur du Japon, hanté par la menace de l’arrivée des troupes soviétiques qui signifiait la fin de sa dynastie, préférait capituler devant les États-Unis, qui lui aurait laissé entendre qu’ils ne toucheraient pas à la dynastie impériale, par crainte de la menace communiste.

 

Le président étazunien Truman, en pleine conférence réunissant les alliés (États-Unis, Grande-Bretagne, URSS) à Postdam, dans l’Allemagne vaincue, donna secdrètement l’ordre de larguer la bombe « Little Boy » sur Hiroshima. Raison réelle mais non avouée : démontrer au camarade allié Staline la suprématie militaire des États-Unis ! Une démonstration – Hiroshima et Nagasaki – a 250.000 morts…

 

Massacrer des centaines de milliers de civils, pour rien d’autre que montrer sa force, ça s’appelle un crime de guerre.

 

Mais le vainqueur n’est jamais jugé pour crime de guerre…

 

hiroshima

 

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23/07/2015

Agriculteurs, buralistes, même combat ?

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C'est pas des vacances faciles qui se profilent pour L'Audacieux et son gouvernement. Valls rame comme un galérien catalan, quant à Le Foll, il doit avoir une indigestion de couleuvres ! Les agriculteurs, leurs tracteurs à 90 boules et leur fumier d'un côté, les buralistes de l'autre. Empoisonneurs aux pesticides d'un côté, empoisonneurs au tabac de l'autre. Et au milieu les bons kons qui voudraient bien profiter un peu de leurs vacances...

 

Les buralistes qui gueulent, on peut comprendre ceux qui sont en zones frontalières. Les autres... Plus les prix augmentent, plus ils gagnent ! Sauf si la consommation baisse. Ça le fait un peu, mais pas longtemps... Actuellement, ils gueulent contre le « risque » de banalisation des paquets de cigarettes ! Non seulement ils vendent de la merde, mais en plus ils revendiquent le droit de continuer à l'envelopper de papier doré ! Bof. On a là un épiphénomène strictement corporatiste. Il faut savoir que, à présent, les taxes prélevées sur le tabac vont intégralement à la Sécu. Et puis, moi, je ne fume pas. Le paquet à 10 euros je trouverais ça très bien. Alors, égoïstement, leur combat, je m'en fous...

 

Ah ! Il y a les paysans aussi. Ça a commencé, comme souvent, en Bretagne puis – ça se précise - partout en France, ils arrosent copieusement de lisier les rues et les établissements administratifs, ils ne sont jamais avares de fumiers les FNSEA-boy's !

 

Leur action est contradictoire : d'un côté ils pourrissent les rues et la ville avec leur fumier et leur lisier, de l'autre ils distribuent des packs de lait. D'un côté ils saccagent, de l'autre ils veulent faire jouer la fibre patriotique en demandant Français de manger « français »... Ils salopent et veulent se faire aimer...

 

On peut comprendre leur rabia lorsque l'on sait que les cantines d'écoles, les hôpitaux et autres restaurants de collectivités utilisent une majorité de viandes, de produits laitiers, de fruits et légumes étrangers ! On touche là une des stupidités de la « libre concurrence » européenne... L'école ou l’hôpital de Chateaurenard – au centre d'un des jardins de la France - sont incités à acheter des fruits espagnols et des patates allemandes ! Les écoles et les hôpitaux de Plougastel font de même avec la viande de cochon !

 

Ils gueulent surtout parce qu'ils ne gagnent plus un fifrelin à cause d'une distorsion de concurrence avec les producteurs espagnols, allemands, polonais et autres qui n'ont pas les mêmes normes sociales et environnementales. Ils gueulent contre les usines à viande allemandes qui utilisent une main d’œuvre étrangère (Bulgares, Roumains, Polonais, Tchèques, Turcs) sous payée, travaillant dans des conditions sordides et avec des horaires déments. C'est ça la « concurrence libre et non faussée » imposée par cette Europe – hélas ! - maintenant honnie. Quant aux abatteurs et aux industriels français, ils se torchent voluptueusement l'oigne avec leurs promesses...

 

Mais leur véritable adversaire, ce sont les centrales d'achat sévissant pour le compte des grandes surfaces. Ces centrales d'achat se comptent à présent sur les doigts de la main avec les rapprochements de Système U et Auchan, d'Intermarché et de Casino, de Carrefour et de Cora. Elles se retrouvent en situation de quasi monopoles, en totale contradiction avec l'idéologie ultralibérale de « concurrence libre et non faussée ». Elles agissent comme un cartel et s'entendent vraisemblablement entre elles pour tondre la laine sur le dos de leurs fournisseurs. Et donc des agriculteurs et éleveurs. C'est donc là qu'ils devraient agir les agricolos en colère. Foutre systématiquement du fumier et de la pisse de vache devant l'entrée des grandes surfaces. Pas bon pour la clientèle , Coco ! Et s'intéresser - comme ils l'ont fait en d'autres temps avec le bureau de Mme Voynet, à l'époque ministre qui ne leur plaisait pas – aux sièges des centrales d'achat. De toute façon, ils ne risquent rien. Sauf bien sûr s'ils sont de la Confédération paysanne...

 

Les agriculteurs ont perdu depuis longtemps ce bon sens terrien qui faisait leur spécificité. Ils ne méritent plus le beau nom de paysans... Et ils n'ont donc – pour la majorité - que les syndicats qu'ils méritent. La FNSEA ne fait rien pour inciter ses troupes à opter pour un modèle agricole différent, plus respectueux des humains comme de la nature, qui les sorte de cette course au moins disant en matière sociale et environnementale.

 

Certains s'en sortent fort honorablement. Ce sont ceux qui se groupent à quelques-uns pour transformer leurs produits et les vendre directement. Seulement, va demander à des agriculteurs farouchement individualistes, incapables de se grouper en GAEC pour utiliser en commun leurs machines, de se mettre ensemble pour court-circuiter leurs adversaires (ennemis presque)...

 

Ah ! Ça ira... Ça ira... Ça ira...

 

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13/07/2015

"Deutschland über Alles" ! BASTA

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BASTA du terrorisme que le nouveau Reich allemand fait subir au reste de l'Europe, avec la complicité des boutiquiers de la Hollande et l'aide de supplétifs comme la Finlande, la Slovaquie, les pays baltes et autres passagers clandestins de l'Europe imposées par Tonton Sammy et son caniche Rosbif suite à l'implosion de l'URSS.

 

Les Grecs de Tsipras peuvent faire tout ce qu'ils peuvent, accepter toutes les concessions qu'ils veulent pour complaire à l'Eurogroupe au garde-à-vous devant Bismarkel et l'avorteuton Chat-au-bleu, rien n'y fera. Ce que veulent les Germains (de moins en moins cousins) qui mènent la danse au bal des Eurocrates, c'est SE DEBARRASSER DU GOUVERNEMENT TSIPRAS pour prouver qu'il n'y a pas la place pour un gouvernement authentiquement de gauche en Europe. Ils veulent faire un exemple pour remettre au pas l'Espagne, le Portugal. Et surtout faire planer une menace sur la France, seul pays capable de faire face aux prétentions exorbitantes des Teutons.

 

L'histoire, hélas, se répète. C'est la troisième fois que l'Allemagne met toute sa puissance, son organisation, sa population au service d'un même dessein : dominer l'Europe...en la transformant en champs de ruines ! Ce qu'elle n'a pas réussi, au prix de millions de morts, par les armes, elle est en passe de le réussir par l'économie. Et, le pire, en toute bonne foi... Ce que redoutait, avec lucidité et dépit leur ancien ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer qui expliquait en 2012 qu’« il serait à la fois tragique et ironique que l’Allemagne réunifiée provoque pour la troisième fois, par des moyens pacifiques cette fois et avec les meilleures intentions du monde, la ruine de l’ordre européen ».

 

Varoufakis, le charismatique autant que très compétent ex ministre de l'économie grecque, ne s'y trompe pas : « Ma conviction, écrit-il dans une chronique parue dans le Gardian britannique, est que le ministre des Finances allemand veut que la Grèce soit poussée hors de la monnaie unique pour insuffler la crainte de Dieu chez les Français et leur faire accepter son modèle d'Eurozone disciplinaire. »

 

Et qu'est-ce-qu'ils disent les Français ? Rien ou pas grand-chose. Hollande et Sapin veulent donner le change en proclamant du bout des lèvres « qu'il faut tout faire pour maintenir la Grèce dans l'Euro. » Mais, Nom de Zeus, qu'attendent-ils pour ouvrir enfin leur gueule ? Et dire leur fait à nos « amis allemands ».

 

Le blocage paranoïaque autour de la crise grecque, les braillements qui l'accompagnent assortis de nauséeux relents nationalistes sont en train de mettre en pièce soixante ans d'efforts consentis par toute l'Europe, et en premier chef l'Allemagne elle-même, pour remettre ce pays dans le concert européen et lui accorder la confiance qu'elle mérite. La germanophobie monte dans toute l'Europe. Et – pour de stupides questions de boutiquiers – voilà que, dans l'esprit des peuples d'Europe, le Bôche renaît tandis que l'Allemand s'efface.

 

L’arrogance des députés, des fonctionnaires et des ministres d'outre-Rhin qui font passer les Grecs pour des imbéciles, des corrompus et des fainéants, dépasse l’insolence. La stratégie de la chancelière, qui ne fait qu’inciter les spéculateurs à faire grimper les taux d’intérêts vis-à-vis de la Grèce jusqu’à ce que sa faillite devienne inévitable, relève de l’irresponsabilité la plus totale face à ses partenaires européens.

 

Et si ceux-ci exigeaient non pas le « Grexit » mais la sortie de l'Allemagne de la zone euro ? Parce que les problèmes de la monnaie européenne viennent moins de la Grèce que du soi-disant bon élève allemand. L'euro a été créé par les Allemands, pour les Allemands. C'est en fait le mark qui a changé de nom. D'ailleurs, c'est le mark qui a servi d'étalon (1 euro = 2 marks) et c'est en Allemagne que se trouve la banque européenne. Conçu pour l'économie allemande, basée sur l'exportation de machines-outils et de grosses voitures, produits toujours demandés par les pays se développant et donc s'industrialisant. Et pas pour les pays du sud comme la Grèce, sans industrie et important presque tout. Cette monnaie forte a, en quelques années, ruinée les pays du sud, avec la complicité des banques (allemandes et françaises pour le cas de la Grèce) poussant ces pays et leurs populations à vivre à crédit quasiment sans compter. On sait ce qu'il est advenu : endettements insupportables des particuliers, des entreprises, des états. Crise et hold up faramineux : les banques privées, mises à mal par leur gestion irresponsable (prêts inconsidérés) ont refilé leurs dettes au public. Les pays les plus faibles, ou les plus réceptifs aux sirènes des banquiers-banksters, se retrouvent endettés jusqu'au cou, donc à la merci de leurs créanciers. Et ceux-ci leur imposent des plans d'austérités aberrants, le saccage des services publics, la privatisation-braderie des meilleurs fleurons industriels et économiques, la baisse des salaires, la misère pour les populations pauvres et le pillages des richesses par les riches locaux ou étrangers, avec évasion des capitaux, etc. Voilà le résultat du système ultralibéral triomphant.

 

Pour en sortir, pourquoi ne pas « conseiller » fermement à l'Allemagne, seule bénéficiaire de l'euro, de reprendre son cher mark ? On les voit d'ici, nos « cousins germains », avec leur sentiment de supériorité, mépriser ceux à qui ils auront laissé un euro qui perdra immédiatement de sa valeur. Mais l'euphorie ne durerait pas longtemps... Car qu'est-ce qui arriverait alors ? Le mark serait immédiatement réévalué de 30% au moins. Quel bonheur et quelle chance pour le reste de l'Europe ! Car ceci donnerait un énorme avantage concurrentiel à l'Italie, à la France et à tous les autres pays de l'euro, générant un véritable boum des exportations, en particulier...vers l'Allemagne ! Et qu'est-ce qu'ils feront les Allemands avec leur beau mark puissant ? Le fameux « made in Germany » deviendra trop cher et les exportations allemandes s'effondreront. Ce que la France, l'Italie, l'Espagne et autres vendront en plus, c'est autant que les entreprises allemandes ne vendront plus ! Le chômage augmentera, de même que la dette publique, creusée par l’accroissement des allocations à verser. La croissance allemande, qui repose exclusivement sur les exportations, s’essoufflera. Le coût de la main-d’œuvre augmentant, le gel des salaires deviendra inévitable. Puis, au bout de quelques années, viendra le temps des privations. Sans oublier les pertes des banques et assurances allemandes par une diminution automatique de leurs avoirs européens (600 milliards d'euros). Pertes qui se monteraient à 200 milliards.

 

C'est ça qu'ils veulent nos « amis allemands » ? C'est ça la saine gestion de ces gens qui prétendent donner des leçons à tout le monde ? Parce que le « grexit », s'il a lieu, marquera le point de départ de la désintégration de l'euro. L'Espagne sortira, le Portugal aussi, pourquoi pas l'Italie et la France ? Ce qui reviendra au même que la sortie de l'Allemagne !

 

Les conditions qui se dessinent à Bruxelles sont monstrueuses. Humiliation d'un pays que l'on prétend mettre sous tutelle. Vol des meilleurs actifs grecs qui seraient mis virtuellement à l'abri chez le receleur luxembourgeois. Colonisation politique de la Grèce avec une supervision en amont de toutes les décisions de ce pays. Etc.

 

Et puis, il faut sortir de cette mentalité de boutiquiers qui ne voient pas plus loin que le bout de leur carte de crédit. La Grèce peut trouver auprès de la Russie les quelques sous qu'on lui refuse.

 

La flotte russe au Pirée, c'est ça la vision géopolitique de Frau Merkel ?

 

Les flots de réfugiés auxquels la Grèce donnera généreusement un visa pour traverser son territoire pour aller en Allemagne, en Suède, en France, c'est ça qu'il veut le ridicule Chat-au-bleu ?

 

Le « couple franco-allemand » n'est plus qu'une illusion. Alors, François, tu as les cartes en mains. Et tes cartes sont meilleures que celles de Frau Merkel. Tu peux (enfin, la France) sauver l'Europe, lui redonner une colonne vertébrale, un sens et un avenir autre que celui d'une grosse larve économique, voire une dictature molle.

 

La Teutonne n'est qu'une boutiquière égoïste, dogmatique, arrogante et brutale. Son action imbécile est en train de détruire l'Europe une nouvelle fois. Montre-toi à la hauteur. Fais-nous voir que tu en as !

 

Sinon, cette construction européenne qui se fait contre les peuples devient nuisible et n'a plus de raison d'être. C'est devenu une dictature froide, il faut la laisser crever.

 

Et repartir sur de nouvelles bases, avec un nouveau traité, et des partenaires restreints.

 


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