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20/10/2015

Mon toubib chez les ploucs.

toubibs dessin tiers payant.jpg

 

Il m’arrive d’aller chez mon toubib « référent ». Il me prend la tension, me demande si ça va, je lui réponds oui, alors il regarde ma fiche sur son ordinateur (financé par la collectivité) et renouvelle l’ordonnance sur les quelques médicaments qu’il me prescrit, sans vérifier si ces médicaments ne sont pas considérés comme ne servant à rien par l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Je lui donne ma Vitale et paie 23 euros pour ce service qui dure en gros cinq minutes. (Quand je vais voir mon toubib « chez les ploucs », au fin fond de la Lozère, l’été, ça dure plus longtemps et c’est plus sérieux comme examen…). Puis je vais chez mon potard qui me délivre les poutchingues ordonnées par le toubib. Là encore je donne ma Vitale et…je ne paie rien.

 

Ce qui marche très bien avec les pharmaciens rend littéralement fadas les toubibs ! Ils ont manifesté il y a quelques jours. Ils ont fait une grève largement médiatisée. Leurs élections professionnelles ont fait une large place aux opposants les plus radicaux de cette mesure de la loi Santé : instituer le tiers payant chez les médecins. Ils pourrissent littéralement la pauvre Marisol Touraine, leur ministre de tutelle, qu’ils nomment très élégamment « MST ». Etrange. Etrange. Qu’est-ce que ça cache ?

 

Leur argument principal : retards de paiement, paperasserie supplémentaire. Ils diffusent des tracts incendiaires dans le but de retourner l’opinion largement favorable au tiers-payant, balançant des mensonges patents du genre :  « mon médecin aura moins de temps pour m’écouter et me soigner à cause du travail administratif supplémentaire »,  « je ne choisirai plus mon médecin généraliste », « je ne choisirai plus les autres médecins spécialistes », « mon médecin ne pourra plus prescrire librement ce qui est bon pour ma santé », « le tiers payant a un coût mais c’est moi qui vais le payer », « mes données de santé ne seront plus soumises au secret », « finalement, ce qui sera bon pour ma santé sera décidé par l’administration et les mutuelles ». Toutes assertions hors de la loi Santé et relevant du fantasme et même du bourrage de crâne.

 

En fait, les toubibs ont peur de regarder la réalité en face : leur situation « libérale » est une aberration puisqu’ils sont en fait payés par les prélèvements obligatoires à travers la Sécu (et les mutuelles), faisant en fait d’eux des fonctionnaires qui refusent de l’admettre. Les médecins ont en charge un service public et ont des obligations : avoir une localisation qui fait que tous aient accès à un médecin sur territoire, faire des soins à un tarif opposable. Obligations qui sont loin d’être tenues. Au niveau tarif, si tel généraliste conventionné prend 23 euros, tel autre non conventionné prendra 40 euros pour le même boulot. Au niveau localisation, pour ce que je connais, en Provence, dans ma région avignonnaise, il y a pléthore de toubibs. Mais en Lozère, l’été, après deux Roumaines et un an sans personne,  il y en a un au plus proche village (8 km), un Espagnol, très compétent et attentif à ses patients (en non à ses clients). Son cabinet est mis à sa disposition, ainsi que son logement, par la municipalité. Et les « ploucs » sont bien contents.

En France la médecine est organisée de façon paradoxale : fonctionnement totalement libéral mais avec un financement public. Résultat : certaines régions ont vu la moitié de leurs cabinets fermer. Á l’horizon 2025 il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd’hui. Les jeunes étudiants délaissent la spécialité « généraliste » pour d'autres plus glorieuses, plus rémunératrices.

Sont-ils réellement à plaindre, ces enfants gâtés de notre société ? La collectivité – donc nos sous - paie leurs longues études. Ne serait-il pas normal qu'en retour les toubibs acceptent au moins pour quelques années de s'installer là où leur présence serait la plus nécessaire ? Mais il est plus « sexy », plus confortable, plus rémunérateur de s'installer à Paris, Nice, Aix ou Avignon plutôt que dans le Nord, la Creuse ou la Lozère... Alors, lorsqu'on aura le temps, on les plaindra...

 

Est-il anormal que la collectivité qui les paie veuille avoir un droit de regard, voire de contrôle sur leur localisation ainsi que sur leur activité ?

 

Rappelons qu’en plus de leur paiement à l’acte, les médecins touchent un forfait plus que conséquent (5.000 euros par mois en moyenne) s’ils respectent des « objectifs de santé publique » comme l’informatisation du cabinet, la prescription de médicaments génériques, la vaccination des anciens contre la grippe, le dépistage des cancers du sein et du colon, etc. Mais ils sont aussi contrôlés s’ils prescrivent trop de médicaments aux vieux, trop de transports sanitaires pas indispensables, trop d’arrêt maladie, etc. On voit donc que les médecins « libéraux » ne sont pas si libres que ça. Ce qui est normal et logique compte tenu de qui les paie !

 

Une autre de leurs griefs : être à la merci des mutuelles. Ce qui n’est pas faux et recevable. Et tient, coucou, le revoilou ! L’une des plus redoutables des mutuelles - Malakoff Médéric – dont le patron est… Guillaume Sarkozy, oui, monsieur frérot prétend « contrôler les gestes médicaux », « accéder aux données individuelles des assurés », « adapter les cotisations aux comportements individuels des assurés ». Mais il n’y a rien, dans la loi Touraine, qui conforte ces prétentions de mutuelles quoi ont depuis longtemps perdus leur vocation d’économie « sociale et solidaire » et qui ne jurent plus que par le fric. Elles sont les armes les plus dangereuses oeuvrant pour ce dessein de toujours des assureurs et financiers privés : la mise à mort de la Sécu et son remplacement par les assurances privés. Et la gauche au pouvoir (??!!) n'est pas la dernière à participer à ce dépècement de l'un des fleurons de notre modèle social. Le plan massif d'allègement des cotisations sociales (plus de cotisation sociales employeurs pour le smic et rabotage significatif jusqu'à 1,6 smic, etc.) sans qu'un financement ne soit trouvé est significatif de cette collusion de « J'aime l'entreprise » avec le Medef.

La tactique pour la mise à mort de la Sécu ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit!) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu.

Dans cette stratégie, il est des dispositions qui sont présentés comme des « avancées sociales » et qui sont tout le contraire. C'est le cas de l'Accord national interprofessionnel (ANI) qui rendra obligatoire, à dater du 1er janvier 2016, l'adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d'entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrats collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un complémentaire supplémentaire ! Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les merdias aux ordres...

Oui mais alors, on fait quoi ? On rend toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. A défaut d'un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d'assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l'assuré, le versement volontaire d'une cotisation qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non. Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l'argent pour payer des complémentaires d'entreprise, pourquoi n'en auraient-elle pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

Dès lors, les craintes des toubibs de ne pas être payés, de devoir faire un travail administratif parasitaire dans la jungle des quelques 400 organismes d’assurances complémentaires.

 

Tè ! Le mieux, c’est encore de ne pas être malade !

 

Illustration:merci à Frizou  

 

Sources :

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/dossier/201...

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/201...

http://www.mediapart.fr/journal/france/191015/tiers-payan...

12/10/2015

Procès en appel d’un « serial killer » acquitté.

euthanasie par Konk.jpg

 

 

L’ex docteur Bonnemaison de nouveau jugé en appel. Rappelons que ce médecin a été acquitté en juin 2014 pour avoir « abrégé la vie » de sept personnes qui n’en demandaient pas tant. C’est le procès de l’euthanasie.

 

Ce « bon docteur » était mu par quoi ? La compassion ? La méchanceté ? L'altruisme ? Le vice meurtrier ? La cupidité ? La dépression ? Le souci de rentabiliser les lits ? Tout est ouvert.

 

Lors de son premier procès il a été non seulement blanchi mais acquitté. C'est-à-dire que les jurés ont estimé que ses actes ne sont, en aucune manière, répréhensibles. Ça veut dire quelque chose toute de même ! D'autant plus que ça va dans le sens général puisque les f(u)ameux sondages montrent que les Français seraient sont favorables à l'euthanasie.

 

Mouais…Nous sommes au siècle du spectacle. L'affect populaire est modulé par la télévision, c'est-à-dire par le degré zéro de la culture. Le jury de Pau, lors du premier procès, a jugé non par la raison mais par l'émotion. Et les 90% de sondés qui acceptent le rétablissement de la peine de mort – parce que c'est de ça qu'il s'agit – confondent la compassion altruiste avec une sensiblerie pleurnicharde. Eh ! Oh ! Le « bon » docteur Casabuena, Goodhouse, Iyiev, Guthause, Buenhogar ou tout ce qu’on voudra, il a tout de même tué volontairement et sciemment malgré ses dénégations concernant son « intention de tuer ». Il a injecté du CURARE – substance létale du cocktail de poisons des tueurs légaux étazuniens – la nuit, en catimini, à des personnes qui n'ont JAMAIS demandé à mourir. Á des personnes très, très vulnérables venues en milieu hospitalier pour chercher une guérison, au moins un espoir. Et il les a tués, sans concertation avec des collègues, sans même en prévenir la famille ! Ce type – par ailleurs fragile mentalement - est sorti sous les applaudissements ! Et les jurés, comme les aplaudisseurs peuvent encore se regarder dans la glace ?

 

Peut-être ont-ils pensé à la souffrance des pauvres gens dans les angoisses ultimes de l'agonie ? Sensiblerie. Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, la justice populaire a statué sur la mise à mort des malades, des comateux, des vieux, des handicapés, des trop malades. Bientôt, sous Marine par exemple, pourquoi pas des trop moches, des trop bronzés, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. Á la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli.

 

Le jugement de Pau, s’il est confirmé en appel dans le procès qui s’ouvre aujourd’hui, fera jurisprudence. Il donnera à une corporation – les médecins – qui se croit déjà au-dessus des lois, le droit de vie ou de mort sur des personnes en état de souffrance et de vulnérabilité extrême. Il s’agit ni plus ni moins du rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs et de personnes de l’entourage du « patient » ! La porte ouverte à toutes les magouilles ou les intérêts les plus sordides le disputeront à la vraie compassion.

 

On peut rétorquer : oui mais si le mourant a, lorsqu'il était lucide, demander la mort assistée et douce plutôt que la souffrance ?

 

En finir avec la vie, c'est facile d'en parler lorsqu'on est en bonne santé, fort et un peu bravache. C'est probablement différent dans les angoisses ultimes, non ? Et puis, cette mise à mort légale, est-ce à la demande du malade ou à celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant, voire en lui suggérant de mettre fin à ses jours.

 

Alors que faut-il faire ?

 

La loi Léonetti est une bonne loi. Encore faudrait-il l'appliquer. Il existe des moyens de rendre les derniers instants dignes et apaisés. Encore faut-il que le monde hospitalier se donne les moyens de ces indispensables soins palliatifs. Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant. Seulement ça coûte des sous. Beaucoup de sous. Et des sous, y en a pas...

 

Derrière tout ça, il y a des calculs trop sordides pour qu'on les laisse apparaître au grand jour. C'est le culte du pognon de la société ultralibérale : élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu. Une journée d'hôpital coûte cher à la collectivité, donc en ces temps d'austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu'ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

 

Tè ! Le mieux, c’est encore de ne pas mourir !

 

 

Illustration: merci à Konk

14/09/2015

Bruits de bottes : Russes et Etazuniens montrent leurs muscles !

Swift-Response.jpg

 

 

 

Les élans compassionnels suscités ad vomitum par les merdias aux ordres cachent opportunément les bruits de bottes qui résonnent tant au Moyen-Orient qu'en Europe. Á la manœuvre – et en manœuvres – les éternels duettistes : la Russie d'un côté, les États-Unis de l'autre.

 

Les services US laissent entendre que, ces derniers jours, la Syrie aurait vu arriver dans ses ports deux navires de guerre amphibies russes chargés de char, d'avions ainsi que d'une petite unité de fusiliers marins. La coopération militaire et technique de la Russie avec la Syrie est une évidence connue. Les Russes ont déjà une base, avec de nombreux marins, dans le port de Tartous. Et ce depuis 1971. Les USA laissent entendre que la Russie voudrait installer une base aérienne en Syrie. Réalité ? Bourrage de crâne ? La Russie n'a jamais caché sa coopération avec le régime de Bachar El Assad. Mais de là à ce que les Russes s'engagent militairement, surtout au sol, on ne dépasse pas là le stade des rumeurs ! Et si c'était vrai, les gouvernements européens devraient apprécier qu'un pays ait les couilles de faire ce qu'ils n'osent pas faire ! Par contre, le gouvernement russe ne cache pas que des avions russes participent aux bombardements de certaines positions de l’État Islamique. Comme beaucoup dans ce foutoir moyen-oriental ! Fabius, notre pittoresque sinistre des affaires étranges – qui n'est pas à une konnerie près – a déclaré que les informations sur l’envoi de nouvelles troupes russes en Syrie risquaient de compliquer la recherche d’une solution à la crise dans ce pays. Sa solution à lui, comme celle de son patron à la solde d'Obama, est avant tout de se débarrasser, non pas des tueurs de l’État Islamique mais...de Bachar el Assad (président pas blanc-rose mais tout de même régulièrement élu, ne l'oublions pas).

 

Les États-Unis paraissent surtout inquiets de voir que la Russie pourrait, seule, éliminer l’État Islamique ! Ce qui filerait un sacré coup de moins bien au prestige de l'Oncle Sam ! Et n'arrangerait pas ses affaires tant les États-Unis ont besoin des Russes comme cela s'est avéré lors des négociations avec l'Iran sur la question nucléaire. Mais ils voudraient que la Russie se cantonne à un rôle secondaire, de supplétif du gouvernement yankee ! Allez faire avaler ça à Poutine ! Ce ne sont pas les Russes qui ont allumé tous ces feux au Moyen-Orient que je sache ! Par contre les États-Unis ont depuis longtemps une politique qui consiste à attiser les tensions et susciter la violence dans tous les pays qui se trouvent au pourtour de la Russie.

 

Cette stratégie étazunienne de la tension, de la provocation vis-à-vis de la Russie prend une toute autre dimension avec les différents déploiements de forces étazuniennes et otaniennes (pléonasme?!) à l'est de l'Europe. Silence radio total dans les merdias sur ces manœuvres nommée « Swift Response » (Réponse Rapide) qui se sont déroulées du 17 août au 13 septembre – le plus grand exercice de l'Otan de forces aéroportées (environ 5.000 parachutistes sur pied de guerre) depuis lafin de la guerre froide) – en Allemagne, en Italie, en Bulgarie, en Roumanie, avec des troupes étasuniennes, britanniques, françaises, grecques, hollandaises, polonaises, espagnoles et portugaises. Naturellement, confirme un communiqué officiel, « sous la direction de la U.S. Army ».

 

Le « Swift Response » a été précédé en août de l’exercice bilatéral USA/Lituanie  « Uhlan Fury », accompagné par un analogue en Pologne, et par le « Allied Spirit » qui s’est déroulé en Allemagne, toujours sous commandement des USA, avec la participation de troupes italiennes, géorgiennes et même serbes. Et, peu après le « Swift Response », se déroulera du 3 octobre au 6 novembre un des plus grands exercices Otan, le « Trident Juncture 2015 », qui verra engagées surtout en Italie, Espagne et Portugal des forces armées de plus de 30 pays alliés et partenaires, avec 36.000 hommes, plus de 60 navires et 140 avions !

 

Fait emblématique : à la « Trident Juncture 2015 » participe (dans le silence politique général) l’Union européenne en tant que telle. Il n’y a pas à s’en étonner, étant donné que 22 des 28 pays de l’U.E. sont membres de l’Otan et que l’art. 42 du Traité sur l’Union européenne reconnaît leur droit à réaliser « la défense commune par l’intermédiaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord », qui (souligne le protocole n° 10) « reste le fondement de la défense collective de l’Ue ». L’Otan – dont le Commandant suprême allié en Europe est toujours nommé par le président des États-Unis et dont les autres commandements clé sont aux mains des USA - sert à maintenir l’U.E. dans la sphère d’influence étasunienne. En tirent avantage les oligarchies européennes, qui en échange de la « fidélité atlantique » de leurs pays participent à la grande partition de profits et zones d’influence avec celles des États-Unis. Pendant que les peuples européens sont traînés dans une dangereuse et coûteuse guerre froide contre la Russie et dans des situations critiques, comme celle du dramatique exode de réfugiés provoqué par les guerres USA/Otan en Libye et Syrie.

 

Liens: http://www.mondialisation.ca/swift-response-de-lotan-nuees-de-parachutistes-sur-le-pied-de-guerre-en-europe/5471635

http://fr.sputniknews.com/international/20150909/1018079211.html#ixzz3lJYevluI

 

Photo X - Droits réservés

02/09/2015

Migranvahisseurs : le suicide de l'Europe.

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« Sauver l'honneur de l'Europe » ! Non mais il délire tonton Guetta ce matin sur France Inter ! Il nous parle de charité, fait de ces migranvahisseurs musulmans « nos alliés ». Il bave d'allégeance devant la « grandeur » de l'Allemagne et de sa Fraufurher Merkel qui « donne l'exemple » en ouvrant ses frontières « consensuellement » (mouais, on en reparlera...) à tous ces « malheureux » fuyant la guerre ou la misère dans leurs pays. Des malheureux qui ont tout de même entre 6.000 et 10.000 euros par personne à dépenser auprès des agences de voyages mafieuses qui les cornaquent.

 

Non mais vous les avez vu ces files interminables de gens jeunes, surtout des hommes, gaillards, bien nourris, franchissant allègrement les dérisoires barrages de barbelés aux frontières de la Hongrie ? Vous les avez vues ces foules vindicatives et revendicatives, débordant les flics hongrois et prenant d'assaut les trains pour envahir nos « grasses contrées » ? Vous les entendez tous ces crétins utiles ouvrant grand leur cœur et nos portes à ces voraces coriaces venus d'ailleurs ? Vous l'avez entendu Fabius pourrissant la Hongrie qui met en place un dérisoire barrage contre l'invasion de son pays, oubliant que ses véritables patrons à lui, les voleurs de terre d'Israël, érigent des murs de la honte bien plus haut et bien plus puissants !

 

On assiste en se fouettant la couenne de culpabilité dégoulinante à un véritable suicide collectif de l'Europe. Les ventres stériles de nos femmes, les couilles molles de nos hommes incitent nos « zélites dirigeantes » rien moins qu'à envisager, voire à organiser le remplacement des populations autochtones d'Europe par des peuplades venues d'autres continents, difficiles sinon impossibles à assimiler, étrangers à notre manière de vivre, de penser, de vivre ensemble. Des « zélites » qui refusent de voir que cette immigration massive change fondamentalement les valeurs traditionnelles dominantes en Europe, et que d’autre part à terme cette immigration extra-européenne contribue sinon à l’extinction des Européens autochtones du moins au remplacement de leurs cultures, de leur civilisation.

 

La civilisation est l’ensemble des phénomènes sociaux, intellectuels, artistiques, religieux, scientifiques et techniques d’une société. Une population est porteuse d’une civilisation qui est le résultat de son histoire. Lorsque sur un territoire une population est remplacée par une autre population aux références culturelles ou morales différentes, la continuité de l’évolution de la civilisation présente sur ce territoire est interrompue : sur ce territoire une civilisation est morte et est remplacée par une autre civilisation. « Les civilisations meurent par suicide, non par meurtre » disait l'historien britannique Arnold Joseph Toynbee et c’est ce qui est en cours en Europe en ce moment. Le mondialisme et ses collaborateurs ultralibéraux à la solde des multinationales cherchent à y parvenir - leurs appels à l’ouverture de l’Europe et au mélange généralisé sont des incitations au suicide.

 

Cette situation ne se fera pas sans soubresauts sanglants. Mais ça, nos « zélites » s'en foutent. Ce qui les intéresse, c'est que l'économie tourne, que la sacro sainte « croissance » continue de façon à ce que les quelques milliers de parasites qui pressurent le monde s'engraissent encore plus. Et des populations immigrées peu éduquées, en situation de faiblesse et abruties par des idéologies obscurantistes sont toujours plus dociles que des autochtones lucides et récalcitrants !

 

Oui mais ces « malheureux » fuient des zones de guerre. Eh ! Oh ! Ces conflits armés, ce sont nos maquereaux – nos « zélites » qui se gargarisent de tolérance, de droit-de-l'homme, de « grand métissage universel » - qui les ont déclenchés et qui les perpétuent en provoquant des massacres à grande échelle.

 

Que certains de ces clandestins, de ces migranvahisseurs méritent de l'aide, pourquoi pas. La première aide serait de ne pas détruire leur pays (Merci Sarko, Cameron, Obama et le bouffon BHL pour la Libye). La deuxième serait de lutter réellement contre cette peste qu'est l'état islamiste, en s'alliant avec les seuls qui ont les moyens de le battre sur le terrain : l'armée de Bachar el Assad d'une part, les forces iraniennes d'autre part. En s'appuyant au niveau international sur le pays ayant encore de l'influence dans ces régions voisines de leur immense territoire, la Russie. Mais ça, ça ne plaît pas à l'Oncle Sam (ni à Israël... ). La troisième serait de financer en partie les camps de réfugiés en Jordanie, au Liban, en Turquie, c'est-à-dire au plus près des frontières de leurs territoires afin qu'ils puissent retourner chez eux une fois la guerre terminée plutôt que de leur laisser miroiter le « paradis européen ». La quatrième, d'empêcher radicalement les bateaux des passeurs de sortir des eaux libyennes. La cinquième d'arrêter de piller l'Afrique. La sixième de faire des efforts massifs pour éduquer ces populations en déshérence. La septième... à vous de chercher un peu.

 

Enfin, partant du principe que « qui sème sa merde ramasse ses estrons », on pourrait mettre tous ces migrants dans des bateaux et les envoyer par flottes entières vers les côtes des États-Unis, responsables du foutoir actuel au Moyen-Orient !

 

 

migrants,envahisseurs

 

 

 Illustrations X - Droits réservés

01/09/2015

Monsanto vu par Noël Mamère et...en chanson !

monsanto pourvoyeur de mort.jpg

 

(…/...) « L’entreprise Monsanto, dénoncée il y a quelques années dans un documentaire et un livre de Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto, est depuis des décennies responsable de scandales sanitaires à répétition ayant provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes : PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides Lasso et Roundup...

 

Le producteur de saccharine est devenu un géant de la chimie puis s’est reconverti dans la biogénétique. Mais celui qui est devenu le premier semencier de la planète n’a jamais cessé de détourner à son profit les lois des Etats, en pratiquant la corruption à haute dose, avec tous les moyens qui accompagnent cette pratique mafieuse, sous couvert de lobbying.

 

Dès 1949, un accident survenu dans une usine de Monsanto, en Virginie, révèle que l’herbicide 2,4,5-T contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La commercialisation de l’herbicide se poursuivra pourtant jusqu’à son interdiction dans les années 1970. En France, la fabrication et l’utilisation des PCB sont interdites seulement depuis 1987.

 

Entre 1961 et 1971, Monsanto produit l’agent orange, toujours constitué à partir de l’herbicide 2,4,5-T. Ce défoliant sera massivement déversé par l’aviation américaine au-dessus des forêts vietcongs pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d’anciens combattants américains.

 

En 1975, l’entreprise lance le Roundup sur le marché, un herbicide très puissant, présenté comme "biodégradable" et "bon pour l’environnement". Roundup est aujourd’hui l’herbicide le plus vendu au monde. Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est responsable de malformations fœtales.

 

Biopiraterie et brevetage du vivant

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié, Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l’herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation.

 

Détentrice d’un brevet, aujourd’hui périmé, sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l’entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé classe le Roundup comme « probablement cancérogène ».

 

Monsanto produit actuellement 90 % des OGM de la planète. Au cours des années 2000, cet empoisonneur patenté ose assigner devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c’est-à-dire de les avoir replantées. Depuis, Monsanto s’est recyclé dans la biopiraterie en revendiquant des droits à la propriété intellectuelle sur des semences qu’elle vole aux paysans, comme en Inde.

 

Tafta : un blanc-seing à Monsanto

Demain, avec le TAFTA, le projet de grand traité transatlantique, des entreprises comme Monsanto pourraient attaquer devant des tribunaux d’arbitrage privés les moratoires des États opposés à la culture des OGM et réclamer des indemnités de plusieurs millions, puisées dans les deniers publics.

 

Peut-on accepter une telle mainmise des entreprises privées sur une diversité génétique qui appartient à toute l’humanité, qui est le fruit d’un savoir-faire millénaire et qui constitue la source de toute alimentation humaine ?

 

Peut-on admettre que dans de nombreux pays, particulièrement du Sud, les « lois semencières », dictées par les multinationales, menacent la souveraineté alimentaire et criminalisent, comme de vulgaires voleurs, les paysans et paysannes qui produisent et échangent des semences traditionnelles ?

 

La lutte contre Monsanto est un combat transnational qui concerne à la fois les paysans, les consommateurs, les citoyens. L’alimentation est notre bien commun. Nous ne pouvons la laisser aux mains de criminels en col blanc.

 

En 2002, durant la campagne présidentielle, j’avais demandé la création d’un tribunal international compétent pour juger des crimes contre l’environnement. Cette exigence est plus que jamais d’actualité… Et la première assignation serait adressée au PDG de Monsanto. »

 

 

Source : http://www.reporterre.net/Nom-Monsanto-Metier-empoisonneur

 

Illustration:merci à Tommy

 


 

Allez, savourez ce pastiche musical :

 

http://www.youtube.com/watch?v=kUNxxXBAAQU



 

 

06/08/2015

Hiroshima… « Apocalypse now », comme si vous y étiez !

hiroshima

 

Il faisait un grand soleil ce matin-là sur Hiroshima. Yoko venait juste de prendre son service à l’hôpital Shima, en plein centre ville. Ouvrant en grand les fenêtres du dortoir des contagieux, elle laissa aller un regard sur la ville puis, entendant un bruit d’avions, elle leva les yeux vers le gouffre  du ciel. Un dernier regard… Alors, de la voûte azurée des cieux fondirent, en une explosion de mille soleils,  les chevaux de l’apocalypse…

 

Dans le ciel radieux de ce 6 août 1945 autour de huit heures du matin, trois bombardiers américains B-29 Superfortress arrivaient sur la ville. « Enola Gay », « The great Artist » et « Necessary Evil ». Ils étaient partis vers 2 h 45 de l’île Tinian, occupée par les forces américaines, dans le Pacifique. Aux commandes du premier appareil, un solide gars de l’Illinois, Paul Tibbets, 40 ans. C’est lui qui avait baptisé son bombardier du nom de sa mère. Ça porte bonheur disait-il… Ça dépend pour qui. Dans sa soute : « Little Boy »… Un « petit garçon » ventru que le capitaine William Parsons arma précautionneusement dans l’heure suivant le décollage…

 

A 8 h 15, les trois appareils arrivèrent à la verticale de l’hôpital Shima, à un peu moins de 10.000 mètres d’altitude. Les équipages avaient chaussé des lunettes de précaution spéciales. Pour un dernier regard…

 

A 8 heures 16 minutes et 2 secondes, « Little Boy » était largué. Le « petit garçon » brillant fonça vers le sol. 43 secondes de chute puis des capteurs d’altitude et d’autres dispositifs automatiques déclenchèrent la mise à feu, à 580 mètres d’altitude.

 

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l'air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eut lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L'air étant transparent à ces longueurs d'onde, le rayonnement thermique pût alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2.2 km en 10 s pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d'un effet de souffle. Par convection, la boule de feu s'éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d'émettre de la lumière visible et donc cessa d'être incandescente. L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d'eau, de poussières et de débris qui se condensèrent,  formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d'altitude et s'écrasa horizontalement sur quelque 35 Km de diamètre…

 

Au sol, là où était quelques secondes plus tôt la ville de 350.000 habitants, de dessous une lourde dalle, un gros scorpion sortit, queue recourbée et dard tendu. Il avait résisté sans encombre à la Bombe, lui…

 

Ouais, dit la propagande des vainqueurs, mais le feu atomique a permis de terminer très vite la guerre avec les Japonais, évitant ainsi des milliers de vies (sous-entendu « de soldats étazuniens »). Sauf que c'est loin d'être vrai.

 

Il est exact que le projet Manhattan lancé par Roosevelt dès 1942 pour mettre au poinr l’arme nucléaire était le pendant des travaux des nazis, eux aussi lancés dans une opération similaire. La capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945 a eu lieu alors que les derniers travaux et essais de « Manhattan » avaient lieu à Palo Alto. Le projet n’a pas été stoppé pour autant.

 

A Yalta, Staline et Roosevelt avaient convenu en secret que l’Armée Rouge se retournerait contre le Japon 3 mois après la capitulation allemande. Ce qui fut fait le 2 aout 1945.

Dès lors, était-il nécessaire de larguer non pas une mais deux bombes atomiques sur le Japon pour le forcer à capituler ? Ces carnages ont probablement hâtés la capitulation, mais de quelques jours ou semaines seulement. En effet, Hiro Hito, l’empereur du Japon, hanté par la menace de l’arrivée des troupes soviétiques qui signifiait la fin de sa dynastie, préférait capituler devant les États-Unis, qui lui aurait laissé entendre qu’ils ne toucheraient pas à la dynastie impériale, par crainte de la menace communiste.

 

Le président étazunien Truman, en pleine conférence réunissant les alliés (États-Unis, Grande-Bretagne, URSS) à Postdam, dans l’Allemagne vaincue, donna secdrètement l’ordre de larguer la bombe « Little Boy » sur Hiroshima. Raison réelle mais non avouée : démontrer au camarade allié Staline la suprématie militaire des États-Unis ! Une démonstration – Hiroshima et Nagasaki – a 250.000 morts…

 

Massacrer des centaines de milliers de civils, pour rien d’autre que montrer sa force, ça s’appelle un crime de guerre.

 

Mais le vainqueur n’est jamais jugé pour crime de guerre…

 

hiroshima

 

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23/07/2015

Agriculteurs, buralistes, même combat ?

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C'est pas des vacances faciles qui se profilent pour L'Audacieux et son gouvernement. Valls rame comme un galérien catalan, quant à Le Foll, il doit avoir une indigestion de couleuvres ! Les agriculteurs, leurs tracteurs à 90 boules et leur fumier d'un côté, les buralistes de l'autre. Empoisonneurs aux pesticides d'un côté, empoisonneurs au tabac de l'autre. Et au milieu les bons kons qui voudraient bien profiter un peu de leurs vacances...

 

Les buralistes qui gueulent, on peut comprendre ceux qui sont en zones frontalières. Les autres... Plus les prix augmentent, plus ils gagnent ! Sauf si la consommation baisse. Ça le fait un peu, mais pas longtemps... Actuellement, ils gueulent contre le « risque » de banalisation des paquets de cigarettes ! Non seulement ils vendent de la merde, mais en plus ils revendiquent le droit de continuer à l'envelopper de papier doré ! Bof. On a là un épiphénomène strictement corporatiste. Il faut savoir que, à présent, les taxes prélevées sur le tabac vont intégralement à la Sécu. Et puis, moi, je ne fume pas. Le paquet à 10 euros je trouverais ça très bien. Alors, égoïstement, leur combat, je m'en fous...

 

Ah ! Il y a les paysans aussi. Ça a commencé, comme souvent, en Bretagne puis – ça se précise - partout en France, ils arrosent copieusement de lisier les rues et les établissements administratifs, ils ne sont jamais avares de fumiers les FNSEA-boy's !

 

Leur action est contradictoire : d'un côté ils pourrissent les rues et la ville avec leur fumier et leur lisier, de l'autre ils distribuent des packs de lait. D'un côté ils saccagent, de l'autre ils veulent faire jouer la fibre patriotique en demandant Français de manger « français »... Ils salopent et veulent se faire aimer...

 

On peut comprendre leur rabia lorsque l'on sait que les cantines d'écoles, les hôpitaux et autres restaurants de collectivités utilisent une majorité de viandes, de produits laitiers, de fruits et légumes étrangers ! On touche là une des stupidités de la « libre concurrence » européenne... L'école ou l’hôpital de Chateaurenard – au centre d'un des jardins de la France - sont incités à acheter des fruits espagnols et des patates allemandes ! Les écoles et les hôpitaux de Plougastel font de même avec la viande de cochon !

 

Ils gueulent surtout parce qu'ils ne gagnent plus un fifrelin à cause d'une distorsion de concurrence avec les producteurs espagnols, allemands, polonais et autres qui n'ont pas les mêmes normes sociales et environnementales. Ils gueulent contre les usines à viande allemandes qui utilisent une main d’œuvre étrangère (Bulgares, Roumains, Polonais, Tchèques, Turcs) sous payée, travaillant dans des conditions sordides et avec des horaires déments. C'est ça la « concurrence libre et non faussée » imposée par cette Europe – hélas ! - maintenant honnie. Quant aux abatteurs et aux industriels français, ils se torchent voluptueusement l'oigne avec leurs promesses...

 

Mais leur véritable adversaire, ce sont les centrales d'achat sévissant pour le compte des grandes surfaces. Ces centrales d'achat se comptent à présent sur les doigts de la main avec les rapprochements de Système U et Auchan, d'Intermarché et de Casino, de Carrefour et de Cora. Elles se retrouvent en situation de quasi monopoles, en totale contradiction avec l'idéologie ultralibérale de « concurrence libre et non faussée ». Elles agissent comme un cartel et s'entendent vraisemblablement entre elles pour tondre la laine sur le dos de leurs fournisseurs. Et donc des agriculteurs et éleveurs. C'est donc là qu'ils devraient agir les agricolos en colère. Foutre systématiquement du fumier et de la pisse de vache devant l'entrée des grandes surfaces. Pas bon pour la clientèle , Coco ! Et s'intéresser - comme ils l'ont fait en d'autres temps avec le bureau de Mme Voynet, à l'époque ministre qui ne leur plaisait pas – aux sièges des centrales d'achat. De toute façon, ils ne risquent rien. Sauf bien sûr s'ils sont de la Confédération paysanne...

 

Les agriculteurs ont perdu depuis longtemps ce bon sens terrien qui faisait leur spécificité. Ils ne méritent plus le beau nom de paysans... Et ils n'ont donc – pour la majorité - que les syndicats qu'ils méritent. La FNSEA ne fait rien pour inciter ses troupes à opter pour un modèle agricole différent, plus respectueux des humains comme de la nature, qui les sorte de cette course au moins disant en matière sociale et environnementale.

 

Certains s'en sortent fort honorablement. Ce sont ceux qui se groupent à quelques-uns pour transformer leurs produits et les vendre directement. Seulement, va demander à des agriculteurs farouchement individualistes, incapables de se grouper en GAEC pour utiliser en commun leurs machines, de se mettre ensemble pour court-circuiter leurs adversaires (ennemis presque)...

 

Ah ! Ça ira... Ça ira... Ça ira...

 

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13/07/2015

"Deutschland über Alles" ! BASTA

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BASTA du terrorisme que le nouveau Reich allemand fait subir au reste de l'Europe, avec la complicité des boutiquiers de la Hollande et l'aide de supplétifs comme la Finlande, la Slovaquie, les pays baltes et autres passagers clandestins de l'Europe imposées par Tonton Sammy et son caniche Rosbif suite à l'implosion de l'URSS.

 

Les Grecs de Tsipras peuvent faire tout ce qu'ils peuvent, accepter toutes les concessions qu'ils veulent pour complaire à l'Eurogroupe au garde-à-vous devant Bismarkel et l'avorteuton Chat-au-bleu, rien n'y fera. Ce que veulent les Germains (de moins en moins cousins) qui mènent la danse au bal des Eurocrates, c'est SE DEBARRASSER DU GOUVERNEMENT TSIPRAS pour prouver qu'il n'y a pas la place pour un gouvernement authentiquement de gauche en Europe. Ils veulent faire un exemple pour remettre au pas l'Espagne, le Portugal. Et surtout faire planer une menace sur la France, seul pays capable de faire face aux prétentions exorbitantes des Teutons.

 

L'histoire, hélas, se répète. C'est la troisième fois que l'Allemagne met toute sa puissance, son organisation, sa population au service d'un même dessein : dominer l'Europe...en la transformant en champs de ruines ! Ce qu'elle n'a pas réussi, au prix de millions de morts, par les armes, elle est en passe de le réussir par l'économie. Et, le pire, en toute bonne foi... Ce que redoutait, avec lucidité et dépit leur ancien ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer qui expliquait en 2012 qu’« il serait à la fois tragique et ironique que l’Allemagne réunifiée provoque pour la troisième fois, par des moyens pacifiques cette fois et avec les meilleures intentions du monde, la ruine de l’ordre européen ».

 

Varoufakis, le charismatique autant que très compétent ex ministre de l'économie grecque, ne s'y trompe pas : « Ma conviction, écrit-il dans une chronique parue dans le Gardian britannique, est que le ministre des Finances allemand veut que la Grèce soit poussée hors de la monnaie unique pour insuffler la crainte de Dieu chez les Français et leur faire accepter son modèle d'Eurozone disciplinaire. »

 

Et qu'est-ce-qu'ils disent les Français ? Rien ou pas grand-chose. Hollande et Sapin veulent donner le change en proclamant du bout des lèvres « qu'il faut tout faire pour maintenir la Grèce dans l'Euro. » Mais, Nom de Zeus, qu'attendent-ils pour ouvrir enfin leur gueule ? Et dire leur fait à nos « amis allemands ».

 

Le blocage paranoïaque autour de la crise grecque, les braillements qui l'accompagnent assortis de nauséeux relents nationalistes sont en train de mettre en pièce soixante ans d'efforts consentis par toute l'Europe, et en premier chef l'Allemagne elle-même, pour remettre ce pays dans le concert européen et lui accorder la confiance qu'elle mérite. La germanophobie monte dans toute l'Europe. Et – pour de stupides questions de boutiquiers – voilà que, dans l'esprit des peuples d'Europe, le Bôche renaît tandis que l'Allemand s'efface.

 

L’arrogance des députés, des fonctionnaires et des ministres d'outre-Rhin qui font passer les Grecs pour des imbéciles, des corrompus et des fainéants, dépasse l’insolence. La stratégie de la chancelière, qui ne fait qu’inciter les spéculateurs à faire grimper les taux d’intérêts vis-à-vis de la Grèce jusqu’à ce que sa faillite devienne inévitable, relève de l’irresponsabilité la plus totale face à ses partenaires européens.

 

Et si ceux-ci exigeaient non pas le « Grexit » mais la sortie de l'Allemagne de la zone euro ? Parce que les problèmes de la monnaie européenne viennent moins de la Grèce que du soi-disant bon élève allemand. L'euro a été créé par les Allemands, pour les Allemands. C'est en fait le mark qui a changé de nom. D'ailleurs, c'est le mark qui a servi d'étalon (1 euro = 2 marks) et c'est en Allemagne que se trouve la banque européenne. Conçu pour l'économie allemande, basée sur l'exportation de machines-outils et de grosses voitures, produits toujours demandés par les pays se développant et donc s'industrialisant. Et pas pour les pays du sud comme la Grèce, sans industrie et important presque tout. Cette monnaie forte a, en quelques années, ruinée les pays du sud, avec la complicité des banques (allemandes et françaises pour le cas de la Grèce) poussant ces pays et leurs populations à vivre à crédit quasiment sans compter. On sait ce qu'il est advenu : endettements insupportables des particuliers, des entreprises, des états. Crise et hold up faramineux : les banques privées, mises à mal par leur gestion irresponsable (prêts inconsidérés) ont refilé leurs dettes au public. Les pays les plus faibles, ou les plus réceptifs aux sirènes des banquiers-banksters, se retrouvent endettés jusqu'au cou, donc à la merci de leurs créanciers. Et ceux-ci leur imposent des plans d'austérités aberrants, le saccage des services publics, la privatisation-braderie des meilleurs fleurons industriels et économiques, la baisse des salaires, la misère pour les populations pauvres et le pillages des richesses par les riches locaux ou étrangers, avec évasion des capitaux, etc. Voilà le résultat du système ultralibéral triomphant.

 

Pour en sortir, pourquoi ne pas « conseiller » fermement à l'Allemagne, seule bénéficiaire de l'euro, de reprendre son cher mark ? On les voit d'ici, nos « cousins germains », avec leur sentiment de supériorité, mépriser ceux à qui ils auront laissé un euro qui perdra immédiatement de sa valeur. Mais l'euphorie ne durerait pas longtemps... Car qu'est-ce qui arriverait alors ? Le mark serait immédiatement réévalué de 30% au moins. Quel bonheur et quelle chance pour le reste de l'Europe ! Car ceci donnerait un énorme avantage concurrentiel à l'Italie, à la France et à tous les autres pays de l'euro, générant un véritable boum des exportations, en particulier...vers l'Allemagne ! Et qu'est-ce qu'ils feront les Allemands avec leur beau mark puissant ? Le fameux « made in Germany » deviendra trop cher et les exportations allemandes s'effondreront. Ce que la France, l'Italie, l'Espagne et autres vendront en plus, c'est autant que les entreprises allemandes ne vendront plus ! Le chômage augmentera, de même que la dette publique, creusée par l’accroissement des allocations à verser. La croissance allemande, qui repose exclusivement sur les exportations, s’essoufflera. Le coût de la main-d’œuvre augmentant, le gel des salaires deviendra inévitable. Puis, au bout de quelques années, viendra le temps des privations. Sans oublier les pertes des banques et assurances allemandes par une diminution automatique de leurs avoirs européens (600 milliards d'euros). Pertes qui se monteraient à 200 milliards.

 

C'est ça qu'ils veulent nos « amis allemands » ? C'est ça la saine gestion de ces gens qui prétendent donner des leçons à tout le monde ? Parce que le « grexit », s'il a lieu, marquera le point de départ de la désintégration de l'euro. L'Espagne sortira, le Portugal aussi, pourquoi pas l'Italie et la France ? Ce qui reviendra au même que la sortie de l'Allemagne !

 

Les conditions qui se dessinent à Bruxelles sont monstrueuses. Humiliation d'un pays que l'on prétend mettre sous tutelle. Vol des meilleurs actifs grecs qui seraient mis virtuellement à l'abri chez le receleur luxembourgeois. Colonisation politique de la Grèce avec une supervision en amont de toutes les décisions de ce pays. Etc.

 

Et puis, il faut sortir de cette mentalité de boutiquiers qui ne voient pas plus loin que le bout de leur carte de crédit. La Grèce peut trouver auprès de la Russie les quelques sous qu'on lui refuse.

 

La flotte russe au Pirée, c'est ça la vision géopolitique de Frau Merkel ?

 

Les flots de réfugiés auxquels la Grèce donnera généreusement un visa pour traverser son territoire pour aller en Allemagne, en Suède, en France, c'est ça qu'il veut le ridicule Chat-au-bleu ?

 

Le « couple franco-allemand » n'est plus qu'une illusion. Alors, François, tu as les cartes en mains. Et tes cartes sont meilleures que celles de Frau Merkel. Tu peux (enfin, la France) sauver l'Europe, lui redonner une colonne vertébrale, un sens et un avenir autre que celui d'une grosse larve économique, voire une dictature molle.

 

La Teutonne n'est qu'une boutiquière égoïste, dogmatique, arrogante et brutale. Son action imbécile est en train de détruire l'Europe une nouvelle fois. Montre-toi à la hauteur. Fais-nous voir que tu en as !

 

Sinon, cette construction européenne qui se fait contre les peuples devient nuisible et n'a plus de raison d'être. C'est devenu une dictature froide, il faut la laisser crever.

 

Et repartir sur de nouvelles bases, avec un nouveau traité, et des partenaires restreints.

 


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03/07/2015

Référendum en Grèce : le rire des hyènes...

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Écoutez le sale rire inquiet des hyènes qui souhaitent la mort de la Grèce à travers la mort de Syriza ! Tous les politicards ultralibéraux, qu'ils soient nationaux ou européens, font pression sur le malheureux peuple grec pour qu'il « vote comme il faut » ! Ils sont soutenus dans leur tâche de fossoyeurs de la liberté par les merdias aux ordres, les canards laquais où sévissent une cohorte de « journalistes » formatés par et pour la doxa ultralibérale. L'ennemi à abattre : Syriza qui ose défier le monstre.

 

Car l'objet, pour les institutions européennes et leurs séides, n'est pas de sauver ou non la Grèce, mais d'écraser, par tous les moyens, le gouvernement Syriza, ces « malotrus », ces gueux, ces gens du « peuple » qui osent s'élever contre leurs maîtres ! Il faut non seulement écraser Tsipras et son gouvernement, mais il faut leur infliger un châtiment exemplaire, une punition suffisamment dure pour qu'elle serve d'exemple à toutes les autres nations qui auraient l'idée de ne pas se plier aux diktats des « institutions », mot plus neutre que la troïka honnie. Ces institutions, ce sont la banque centrale européenne (institution en dehors de tout contrôle démocratique), le Fond monétaire international (bras séculier de l'ultralibéralisme sous direction réelle étazunienne, en dehors de tout contrôle démocratique), la Commission européenne (où sévissent des technocrates élus par personne, agissant en dehors de tout contrôle démocratique). Leur vraie mission est de protéger, conforter, promouvoir un système bancaire prédateur vicié et pourri jusqu'à la moelle. Syriza, pour ces gens, c'est la bête à abattre car elle représente la première alternance politique en Europe depuis sa création.

 

Cette Europe des marchés, celle des Delors, Barroso, Junker (spécialiste reconnue de toutes les magouilles liées à l'évasion fiscale et aux multinationales), est moribonde. Elle remue encore, mais par l'action des vers qui grouillent dans sa carcasse. Mais ses relents empestent pourtant toujours. L'Europe des fondateurs, celle de la paix et de la solidarité entre les nations, est bien morte, remplacée par cette grosse larve invertébrée, sans structure ni projet autre que d'enfler inconsidérément et d'instaurer une concurrence « libre et non faussée » entre les peuples qui la composent et maintenant la subissent. Une Europe qui méprise les peuples. Et refuse de les entendre. Il n'est que de voir comment a été traité la volonté du peuple français lors du référendum de mai 2005... « Circulez! Vous êtes trop kons pour comprendre des enjeux qui vous dépassent ». Toute velléité de protestation est traitée de « populiste ». Il est vrai que dans populiste, il y a peuple. Pouah ! Quelle horreur ! Comment avons-nous pu nous laisser abuser par des traités (de Maastricht et de Lisbonne) qui puent le mépris du peuple ? Qui sont uniquement dévolus au profit de la finance et du mercantiliste des multinationales ? Qui persécutent et pillent les peuples au profit des puissants, des voyous, des nantis, des salauds ? Et la bête à abattre, aujourd'hui, c'est Syriza, considéré dès son avènement démocratique non pas comme un partenaire mais comme un ennemi à terrasser.

 

Pour les « institutions », il faut détruire l'espoir soulevé par Syriza. Par tous les moyens. Sait-on pour quel genre de chose Tsipras à renversé la table ? Parce qu'au-delà d'un cadrage général de son économie, totalement délirant, la troïka prétend s'immiscer dans tous les compartiments de la vie de la Grèce et des Grecs. Par exemple, elle a refusé une augmentation du taux de l’impôt sur les sociétés que Syriza proposait de passer de 26 à 29 % ; elle a refusé une taxe exceptionnelle de 12 % sur les profits supérieurs à 500.000 euros ; elle a refusé la taxation des jeux en ligne  ; elle a refusé la taxation des armateurs (Protection des riches). Par contre cette troïka a refusé le maintient d'une petite allocation supplémentaire de solidarité pour les retraites les plus pauvres ; elle a refusé le subventionnement du diesel pour les petits paysans. Elle n'a que faire des conditions de vie de la population grecque poussée par une austérité aberrante au suicide, à l'abaissement de l'espérance de vie, à la ruine de la qualité des soins médicaux et hospitaliers.

 

Les Grecs vont voter dimanche. Mais le contrôle des capitaux institué dès le lundi 29 juin, les restrictions pour les déposants d'avoir accès à leur argent, les campagnes de presse prédisant l'apocalypse, les menaces en tous genres, tout est mis en œuvre pour aiguiller les Grecs à « bien voter », donc à dire Oui à la continuation de l'austérité, Oui au dépouillement du pays, Oui à toutes les privatisation et donc au pillage de ses ressources (il y a du pétrole au sud de la Crête ! Beaucoup de pétrole !!!).

 

Les « men in black » de Bruxelles, avec leurs complices de Berlin et de Paris, espèrent écraser l'espoir venu de Grèce. Ceci pour montrer aux Espagnols et aux Portugais, qui vont bientôt voter, l'exemple du « désastre grec » et les inciter à « bien voter » et ne pas contester l'ordre germanique qui prévaut actuellement au sommet de l'Union Européenne.

 

Et nous dans cette histoire, qu'est-ce qu'on fait. François, comme d'hab, se met à plat ventre devant la Teutonne...

 

Quand aurons-nous le courage des Grecs de nous débarrasser de cette « classe » politique menteuse, inefficace et arc-boutée sur ses privilèges ?

 

A quand une 6ème République ?

 

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02/07/2015

Grandes voix. D'une formidable actualité : Victor Hugo

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Au temps où les puissants, cyniques, impitoyables ricanent des malheurs de ces Grecs misérables, de ces gueux impudents osant lever le front, savourons les colères d'Hugo contre l'affront:

 

Joyeuse vie

 

I.
Bien ! pillards, intrigants, fourbes, crétins, puissances !
Attablez-vous en hâte autour des jouissances !
Accourez ! place à tous !
Maîtres, buvez, mangez, car la vie est rapide.
Tout ce peuple conquis, tout ce peuple stupide,
Tout ce peuple est à vous !

Vendez l'Etat ! coupez les bois ! coupez les bourses !
Videz les réservoirs et tarissez les sources !
Les temps sont arrivés.
Prenez le dernier sou ! prenez, gais et faciles,
Aux travailleurs des champs, aux travailleurs des villes !
Prenez, riez, vivez !

Bombance ! allez ! c'est bien ! vivez ! faites ripaille !
La famille du pauvre expire sur la paille,
Sans porte ni volet.
Le père en frémissant va mendier dans l'ombre ;
La mère n'ayant plus de pain, dénuement sombre,
L'enfant n'a plus de lait.

II.

Millions ! millions ! châteaux ! liste civile !
Un jour je descendis dans les caves de Lille
Je vis ce morne enfer.
Des fantômes sont là sous terre dans des chambres,
Blêmes, courbés, ployés ; le rachis tord leurs membres
Dans son poignet de fer.

Sous ces voûtes on souffre, et l'air semble un toxique
L'aveugle en tâtonnant donne à boire au phtisique
L'eau coule à longs ruisseaux ;
Presque enfant à vingt ans, déjà vieillard à trente,
Le vivant chaque jour sent la mort pénétrante
S'infiltrer dans ses os.

Jamais de feu ; la pluie inonde la lucarne ;
L'œil en ces souterrains où le malheur s'acharne
Sur vous, ô travailleurs,
Près du rouet qui tourne et du fil qu'on dévide,
Voit des larves errer dans la lueur livide
Du soupirail en pleurs.

Misère ! l'homme songe en regardant la femme.
Le père, autour de lui sentant l'angoisse infâme
Étreindre la vertu,
Voit sa fille rentrer sinistre sous la porte,
Et n'ose, l'œil fixé sur le pain qu'elle apporte,
Lui dire : D'où viens-tu ?

Là dort le désespoir sur son haillon sordide ;
Là, l'avril de la vie, ailleurs tiède et splendide,
Ressemble au sombre hiver ;
La vierge, rose au jour, dans l'ombre est violette ;
Là, rampent dans l'horreur la maigreur du squelette,
La nudité du ver ;

Là frissonnent, plus bas que les égouts des rues,
Familles de la vie et du jour disparues,
Des groupes grelottants ;
Là, quand j'entrai, farouche, aux méduses pareille,
Une petite fille à figure vieille
Me dit : J'ai dix-huit ans !

Là, n'ayant pas de lit, la mère malheureuse
Met ses petits enfants dans un trou qu'elle creuse,
Tremblants comme l'oiseau ;
Hélas ! ces innocents aux regards de colombe
Trouvent en arrivant sur la terre une tombe
En place d'un berceau !

Caves de Lille ! on meurt sous vos plafonds de pierre !
J'ai vu, vu de ces yeux pleurant sous ma paupière,
Râler l'aïeul flétri,
La fille aux yeux hagards de ses cheveux vêtue,
Et l'enfant spectre au sein de la mère statue !
Ô Dante Alighieri !

C'est de ces douleurs-là que sortent vos richesses,
Princes ! ces dénuements nourrissent vos largesses,
Ô vainqueurs ! conquérants !
Votre budget ruisselle et suinte à larges gouttes
Des murs de ces caveaux, des pierres de ces voûtes,
Du cœur de ces mourants.

Sous ce rouage affreux qu'on nomme tyrannie,
Sous cette vis que meut le fisc, hideux génie,
De l'aube jusqu'au soir,
Sans trêve, nuit et jour, dans le siècle où nous sommes
Ainsi que des raisins on écrase des hommes,
Et l'or sort du pressoir.

C'est de cette détresse et de ces agonies,
De cette ombre, où jamais, dans les âmes ternies,
Espoir, tu ne vibras,
C'est de ces bouges noirs pleins d'angoisses amères,
C'est de ce sombre amas de pères et de mères
Qui se tordent les bras,

Oui, c'est de ce monceau d'indigences terribles
Que les lourds millions, étincelants, horribles,
Semant l'or en chemin,
Rampant vers les palais et les apothéoses,
Sortent, monstres joyeux et couronnés de roses,
Et teints de sang humain !

III.

Ô paradis ! splendeurs ! versez à boire aux maîtres !
L'orchestre rit, la fête empourpre les fenêtres,
La table éclate et luit ;
L'ombre est là sous leurs pieds ! les portes sont fermées
La prostitution des vierges affamées
Pleure dans cette nuit !

Vous tous qui partagez ces hideuses délices,
Soldats payés, tribuns vendus, juges complices,
Évêques effrontés,
La misère frémit sous ce Louvre où vous êtes !
C'est de fièvre et de faim et de mort que sont faites
Toutes vos voluptés !

À Saint-Cloud, effeuillant jasmins et marguerites,
Quand s'ébat sous les fleurs l'essaim des favorites,
Bras nus et gorge au vent,
Dans le festin qu'égaie un lustre à mille branches,
Chacune, en souriant, dans ses belles dents blanches
Mange un enfant vivant !

Mais qu'importe ! riez ! Se plaindra-t-on sans cesse ?
Serait-on empereur, prélat, prince et princesse,
Pour ne pas s'amuser ?
Ce peuple en larmes, triste, et que la faim déchire,
Doit être satisfait puisqu'il vous entend rire
Et qu'il vous voit danser !

Qu'importe ! Allons, emplis ton coffre, emplis ta poche.
Chantez, le verre en main, Troplong, Sibour, Baroche !
Ce tableau nous manquait.
Regorgez, quand la faim tient le peuple en sa serre,
Et faites, au-dessus de l'immense misère,
Un immense banquet !

IV.

Ils marchent sur toi, peuple ! Ô barricade sombre,
Si haute hier, dressant dans les assauts sans nombre
Ton front de sang lavé,
Sous la roue emportée, étincelante et folle,
De leur coupé joyeux qui rayonne et qui vole,
Tu redeviens pavé !

À César ton argent, peuple ; à toi la famine.
N'es-tu pas le chien vil qu'on bat et qui chemine
Derrière son seigneur ?
À lui la pourpre ; à toi la hotte et les guenilles.
Peuple, à lui la beauté de ces femmes, tes filles,
À toi leur déshonneur !

V.

Ah ! quelqu'un parlera. La muse, c'est l'histoire.
Quelqu'un élèvera la voix dans la nuit noire.
Riez, bourreaux bouffons !
Quelqu'un te vengera, pauvre France abattue,
Ma mère ! et l'on verra la parole qui tue
Sortir des cieux profonds !

Ces gueux, pires brigands que ceux des vieilles races,
Rongeant le pauvre peuple avec leurs dents voraces,
Sans pitié, sans merci,
Vils, n'ayant pas de cœur, mais ayant deux visages,
Disent : — Bah ! le poète ! il est dans les nuages ! —
Soit. Le tonnerre aussi.

 

Victor Hugo. Les châtiments (1853).

 

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29/06/2015

Grandes voix : Alexis Tsipras, le 26 juin 2015.

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Sapin et la Grèce... « La place de la Grèce est dans l'euro ». Plus faux-cul que moi, tu meurs... Il s'en contrefout de la Grèce, Sapin. Mais il fait semblant. Il joue le « good cop » en laissant aux autres « Européens » le rôle des « bad cops ». Mais c'est pareil. Il annonce sans mollir que c'est l'attitude de Tsipras qui – ô sacrilège – ose demander à son peuple de s'exprimer. Ce que Sapin appelle des négociations, ce sont des diktats venus de l'Europe du Nord au garde-à-vous devant les Teutons. Écraser, humilier ce pays qui a osé démocratiquement confier sa destinée à des gens jeunes, intègres, nouveaux, pleins d'idées, plutôt qu'à des crapules pillant le pays depuis des décennies. Surtout ne pas donner quelque espoir à ce « mauvais exemple ».

 

La doxa que les merdias appartenant aux marchands d'armes assène est celle-ci : « les Grecs sont des fainéants qui ne paient pas d'impôts, ce n'est pas aux autres européens de casquer pour qu'ils se la coulent douce... » Simpliste, faux, mais ça marche. Et qui sait que c'est l'Eurogroupe qui refuse que les Grecs taxent les riches, les armateurs, les curés ? Et pourquoi, puisque nous « sommes toujours prêts à aider la Grèce » dixit Sapin, ne détachons-nous pas quelques centaines, voire un millier de nos brillantes têtes d’œuf – énarques et inspecteurs des finances – pour mettre en place, avec le gouvernement grec, un vrai cadastre et un système de collecte de l'impôt efficace et hors de la corruption ?

 

Et puis qu'est-ce que c'est que ces propos alarmistes : « La Grèce au bord de la catastrophe » « La Grèce en faillite : elle sera incapable de rembourser 1,2 milliards au FMI ». Quelle catastrophe ? Les comptes de la Grèce – recette/dépense – sont légèrement positifs hors remboursement des intérêts d'une dette pour une grande part illégitime et qui ne sera, tous le savent, jamais remboursée (pas plus que celle de la France d'ailleurs) ! La France peut-elle en dire autant ? La Grèce sera incapable de rembourser le FMI... Cela mettra à terre cette institution nuisible parmi les nuisibles ? Si ça pouvait être vrai...

 

Il n'était que de voir la gueule des « Eurogroupéens » pour comprendre que Tsipras, n'ayant plus rien à perdre, a eu raison de décider avec courage, dignité et panache de renverser la table. En donnant la parole au Peuple.

 

Le voilà ce fameux discours prononcé à la télévision le 26 juin 2015 par Alexis Tsipras, premier ministre de la Grèce, pays qui a inventé la Démocratie :

 

Citoyens grecs,

 

Au cours des six derniers mois, le gouvernement grec a mené une bataille sous une asphyxie économique sans précédent, dans le but d’appliquer le mandat que vous lui avez donné le 25 janvier.

Le mandat de négocier avec nos partenaires pour arriver à mettre un terme à l’austérité et pour faire revenir dans notre pays la prospérité et la justice sociale.

Pour un accord durable qui respectera la démocratie, les règles européennes, et qui conduira à une sortie définitive de la crise.

Durant les négociations, il nous a été demandé de manière répétitive de mettre en œuvre les politiques du mémorandum que les précédents gouvernements avaient accepté, en dépit du fait que ce mémorandum avait été condamné sans équivoque par le peuple grec lors des récentes élections.

Nous n’avons jamais envisagé d’abandonner – pas même pendant un instant. Ni de trahir votre confiance.

Après cinq mois d’âpres négociations, nos partenaires ont soumis une proposition-ultimatum à la rencontre de l’Eurogroupe, menaçant la démocratie et le peuple grec.

Un ultimatum qui contrevient aux principes et aux valeurs qui ont fondé l’Europe. Les valeurs de notre projet européen commun.

Il a été demandé au gouvernement grec d’accepter une proposition qui ajoutera un poids insupportable sur les épaules du peuple grec, et qui minera le rétablissement de l’économie et la société grecques – pas seulement en alimentant l’incertitude, mais aussi en aggravant les inégalités sociales.

La proposition des institutions (l'autre nom de la troïka honnie – ndlr) inclut des mesures qui vont augmenter la dérégulation du marché du travail, les coupes dans les pensions de retraite, et inclut de nouvelles réductions de salaires le secteur public – mais aussi une augmentation de la TVA sur la nourriture, les restaurants et le tourisme, tout en éliminant les exonérations d’impôts sur les îles grecques.

Ces propositions – qui violent directement les acquis sociaux européens et les droits fondamentaux à travailler, à l’égalité et à la dignité – prouvent que certains partenaires et membres des institutions ne veulent pas trouver un accord viable qui bénéficierait à toutes les parties, mais cherchent plutôt l’humiliation du peuple grec.

Ces propositions illustrent principalement l’insistance du FMI pour des mesures d’austérité sévères et punitives. Il est maintenant temps pour les pouvoirs dirigeants européens de se montrer à la hauteur de l’occasion et de prendre l’initiative pour mettre un terme définitif à la crise grecque, une crise qui affecte également d’autres pays européens, en menaçant le future proche de l’intégration européenne.

 

Citoyens grecs,

 

Nous faisons face à la responsabilité historique de ne pas laisser les luttes et les sacrifices du peuple grec rester vains, et de renforcer la démocratie et notre souveraineté nationale – cette responsabilité pèse sur nous.

Notre responsabilité pour le futur de notre pays.

Cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum sur la base de la volonté souveraine du peuple grec.

Plus tôt ce soir, le Conseil des ministres était convoqué et j’ai proposé d’organiser un référendum afin que le peuple grec puisse décider.

Ma proposition a été unanimement acceptée.

Demain, le Parlement tiendra une session extraordinaire pour ratifier la proposition du Conseil des ministres pour qu’un référendum soit mis en place dimanche prochain, le 5 juillet. La question posée sera de savoir si la proposition des institutions doit être acceptée ou rejetée.

J’ai déjà informé le président français, la chancelière allemande et le président de la BCE de ma décision ; demain, je demanderai aux leaders de l’UE et des institutions une courte extension du programme – en cours d’écriture – pour que le peuple grec puisse décider sans pression et sans chantage, comme il l’est disposé dans la Constitution de notre pays et dans la tradition démocratique européenne.

 

Citoyens grecs,

 

Je vous appelle à choisir – avec la souveraineté et la dignité que l’Histoire grecque exige – si nous devons accepter l’exorbitant ultimatum qui appelle à une stricte et humiliante austérité sans fin, et qui ne donne aucune perspective de pouvoir un jour nous tenir debout sur nos deux pieds, socialement et financièrement.

Nous devrions répondre à l’autoritarisme et l’austérité sévère par la démocratie – dans le calme et la fermeté.

La Grèce, lieu de naissance de la démocratie, devrait envoyer un retentissant message démocratique aux Européens et à la communauté mondiale.

Et je m’engage personnellement à respecter la conséquence de votre choix démocratique, quel qu’il puisse être.

Je suis absolument certain que votre choix fera honneur à l’Histoire de notre pays et enverra un message de dignité à travers le monde.

Dans ces temps critiques, nous allons devoir rappeler que l’Europe est la maison commune de tous ses peuples.

Qu’en Europe, il n’y a ni propriétaires, ni invités.

La Grèce est et restera une partie intégrante de l’Europe, et l’Europe une partie intégrante de la Grèce.

Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.

Je vous appelle tous à agir avec sang-froid dans l’unité nationale et à prendre une décision digne.

Pour nous, pour les générations futures, pour l’Histoire grecque.

Pour la souveraineté et la dignité de notre pays.

 

Alexis Tsipras, le 26 juin 2015

 

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26/06/2015

Taxis : j’emmerde donc je suis !

taxis

 

Circulation bloquée, violence « inadmissible » (qu’il a dit Fauxçois), affrontement avec les forces de l’ordre. Bref, c’est de nouveau le bordel. Comme à l’époque des « bonnets rouges ». Á  la manœuvre, encore fois une corporation, celle des taxis. Ils défendent leur gamelle : le prix de la bagnole, le prix de la licence, le prix des carburants, le prix des assurances… On peut comprendre qu’ils luttent contre une concurrence.  D’autant plus qu’ils n’y sont pas habitués, jouissant d’une situation de monopole totalement aberrante.

 

On peut les comprendre, mais il faut faire un effort ! C’est une profession qui a une image déplorable, et largement méritée. Une corporation devenue archaïque, protégée par un numerus clausus devant lequel les gouvernements français ont toujours reculé.  Faire rouler une grosse bagnole pour un seul client, c’est une aberration aussi bien économique qu’écologique. Ils encombrent les rues, ils polluent pour un service cher et souvent mal rendu : ils ne sont jamais là lorsqu’on a besoin d’eux, ils ont une conception « pittoresque » des itinéraires, ils sourient toutes les années bissextiles... Mais ils se tiennent, constituent un lobby puissant et ont jusqu’ici toujours réussi à bloquer toute concurrence, que ce soit les taxis collectifs, les véhicules dit de tourisme et même les vélos taxis ! Alors la concurrence d’UberPop, c’est pour eux la guerre !

 

Parlons-en d’UberPop. C’est une de ces compagnies étazuniennes surfant sur les nouvelles technologies. Le concept est à la fois moderne, utile, facile d’utilisation, peu cher. C’est le transport par chemin de fer par rapport aux diligences… Il permet à des gens de rentabiliser leur véhicule et d’arrondir les fins de mois. Oui mais UberPop se fout complètement des lois françaises, tout comme Amazon et autres. Mais enfin, ils servent à quoi nos têtes d’œufs sortis de l’ENA ? Ils ne sont pas capables de donner à l’action – positive, utile, nouvelle, écologique – d’UberPop un cadre juridique équitable ? Qui permette la protection sociale des chauffeurs ? Qui permette à l’Etat de taxer normalement cette nouvelle profession ? Ils servent à quoi alors ces fifres ?

 

Et nos brillants polytechniciens, ils ne sont pas capables de créer des concepts équivalents à UberPop, Amazon, Facebook ? Ils servent à quoi alors ces fifres ? Ils préfèrent pantoufler et gameller sans risques dans de gros « gâteaux »…

 

Le transport des personnes ne répond plus aux besoins. Les lourdes structures ne sont plus adaptées.  La France est à la traine en la matière. On se déplace beaucoup plus facilement à Istanbul, avec les « dolmüs », à Beyrouth, avec les « services », et même à Bombay, avec les « rickshaws ». Et pour beaucoup moins cher…

 

Les taxis ont une arme, comme les routiers ou les exploitants agricoles : ils peuvent bloquer la circulation, donc les échanges économiques. Et ils s’en servent de cette arme. Les gouvernements reculent plus vite devant ces emmerdeurs, leurs bahuts, leurs bagnoles  et leurs tracteurs que devant les infirmières et leur blouse blanche…

 

Rappelons-nous le dernier conflit avec les taxis et la dernière reculade du gouvernement. C’était il y a quelques temps au sujet  des abus de la profession concernant le transport des malades.

 

S’ils ne transportaient plus les malades, ils prétendaient qu’ils allaient perdre au moins 30% de leur chiffre d’affaire. Ils ont évidemment le droit de défendre leur gamelle, mais les dessous de ces manifs restent suspects. La Cour des Comptes a sèchement allumé la Sécu à l’époque, lui reprochant un vrai foutoir dans le remboursement des transports des malades. Cela va de l’utilisation abusive de transports par ambulances qui coûtent un bras à la Sécu, à la prise en charge de plusieurs personnes en même temps, ce qui est louable au niveau environnement et économie d’énergie mais ce qui l’est moins, c’est de facturer séparément et donc plusieurs fois la même course, sans oublier de temps en temps la facturation de courses fictives, le gonflement des kilométrages, etc. L’imagination est prolixe en la matière… La vocation de la Sécu – que nous payons tous – est-elle d’assurer le chiffre d’affaire d’une profession ?

 

Que croyez-vous qu’il se passât ? Les couilles-molles du gouvernement ont reculé. Et la Sécu continue de casquer.

 

Et que croyez-vous qu’il va se passer avec les nouveaux problèmes ? Fauxçois l’a déjà dit : on se dégonfle et au lieu de chercher à normaliser UberPop ou autres manières modernes de se déplacer, on donne raison aux dinosaures…

 

Mondo cane…

 

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10/06/2015

Bilderberg : Mafiosi internationaux en congrès en Autriche.

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Le rendez-vous annuel du gratin des mafiosi ultralibéraux du monde occidental se tient, du 10 au 14 juin à Telfs Buchen, à l’hôtel Interalpen, au milieu de la forêt dans les Alpes tyroliennes près d'Innsbruck. Il s’agit du maintenant fameux « Groupe de Bilderberg.  Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954  à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

 

Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays du monde occidental, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, des responsables de l'armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Il prétend être un véritable « gouvernement mondial » occulte...mais sans les BRICS, ce qui relativise les prétentions de ses membres ! Son potentiel de nuisance reste néanmoins important. Ses orientations stratégiques sont avant tout la mondialisation ultralibérale au profit des multinationales et des puissances financières. Ses actions occultes peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, le choix des dirigeants et ministres (l'an dernier Macron était invité, cette année il y aura...Juppé, signe d'un bel avenir ?!), les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

 

Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs. Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80 % des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu'une partie des finalités et des stratégies du Club. Le deuxième cercle, le « Steering Committee », est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales. Au-dessus, il y a le premier cercle, le « Bilderberg Advisory Committee » (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de « parrains », les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l'organisation.

 

L’opacité est de règle pour ce gang. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent-elles naissance entre ces dangereux mafiosi ? Qui lo sa ?

 

Sachez que le capo de tuti i capi actuel est Henri de Castries, premier Français à présider le Bilderberg. Patron du groupe d'assurances Axa, c'est un pote à Sarko mais aussi de Hollande, à travers la célèbre promotion de l'ENA Voltaire...

 

Parmi les invités français, on trouve - outre Alain Juppé, (choisi par les Bilderberg comme prochain président de la république ?) - Nicolas Baverez, un habitué celui-là, un bavard qui prêche l'ultralibéralisme sur tous les plateau télé, membre du comité directeur de l’Institut Montaigne (un think tank ultralibéral), Laurent Bigorgne, directeur du même Institut Montaigne, Laurence Boone, conseillère économique de François Hollande, Patrick Calvar, directeur de la DGSI, les espions français, Gilles Kepel, professeur à Sciences-Po, spécialiste du monde arabe, Catherine Pégard, ex-journaliste politique au Point, ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, désormais présidente du château de Versailles, et Jean-Dominique Sénard, PDG de Michelin, une des plus puissantes entreprise française.

 

Voici la liste officielle des participants à Bilderberg 2015. Fouillez un peu dedans :

FRA Castries, Henri de président du Groupe de Bilderberg et PDG du groupe AXA.
DEU Achleitner, Paul M. Président du Bureau de Supervision de la Deutsche Bank
GBR Agius, Marcus ex PDG de la banque Barclays
DNK Ahrenkiel, Thomas Directeur des services de renseignements danois (DDIS)
USA Allen, John R. Envoyé spécial du Global Coalition to Counter ISIL, Département d’État US
USA Altman, Roger C. Président de la banque d’investissement Evercore Partners
POL Applebaum, Anne Éditorialiste et membre de la rédaction du Washington Post
FIN Apunen, Matti Directeur du Forum de politique et d’affaires finlandaises EVA
USA Baird, Zoë PDG et président de Markle Foundation
GBR Balls, Edward M. Ancien Chancelier de l’Échiquier du cabinet fantôme
PRT Balsemão, Francisco Pinto PDG de Impresa SGPS
PRT Barroso, José Manuel Durão Ancien président de la Commission européenne
FRA Baverez, Nicolas Membre du comité directeur de l’Institut Montaigne (think tank libéral)
AUT Benko, René Fondateur de SIGNA Holding GmbH
ITA Bernabè, Franco président du directoire et Chief Executive Officer de Telecom Italia. FB Group SRL. Banquier et chef d’entreprise Italien
NLD Beurden, Ben van PDG de Royal Dutch Shell
FRA Bigorgne, Laurent Directeur de l’Institut Montaigne
FRA Boone, Laurence Conseillère économique de François Hollande
ESP Botín, Ana P. Directrice de Santander, la première banque espagnole
NOR Brandtzæg, Svein Richard PDG de Norsk Hydro1
AUT Bronner, Oscar fondateur des magazines d’information autrichiens Trend et Profil, éditeur du quotidien Der Standard
USA Burns, William Président de Carnegie Endowment for International Peace (think tank américain)
FRA Calvar, Patrick Directeur général de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité intérieure)
ESP Cebrián, Juan Luis Président du journal espagnol El País et du groupe de presse PRISA
CAN Clark, W. Edmund Président et Chief Executive Officer du TD Bank Financial Group (Banque Toronto-Dominion)
INT Coeuré, Benoît Économiste français, administrateur de l’INSEE, membre du directoire de la BCE (Banque Centrale Européenne)
CAN Coyne, Andrew Éditorialiste et Chroniqueur au National Post
SWE Damberg, Mikael L. Membre du parti des Sociaux-Démocrates. Ministre des Entreprises et de l’Innovation
BEL De Gucht, Karel ancien ministre belge des Affaires étrangères, Commissaire européen au Commerce, ancien président des Vlaamse Liberalen en Democraten (VLD)
NLD Dijsselbloem, Jeroen Ministre des Finances des Pays-Bas
USA Donilon, Thomas E. Ex conseiller à la sécurité nationale des États-Unis dans l'administration Obama
DEU Döpfner, Mathias PDG du groupe médiatique Axel Springer
GBR Dowling, Ann Présidente de la Royal Academy of Engineering
USA Dugan, Regina Vice Présidente des Avancées Technologiques, de l’Ingénierie et des Projets de Google. Ex directrice de la DARPA (Agence US pour les projets de recherche avancée de défense)
NOR Eilertsen, Trine Éditrice en Chef d’Aftenposten
DNK Eldrup, Merete Directrice de TV2 (télévision danoise)
ITA Elkann, John président de Fiat Chrysler Automobiles et PDG d’Exor
DEU Enders, Thomas PDG d'Airbus
USA Erdoes, Mary PDG de la banque d'afaires JP Morgan Asset Management
GBR Fairhead, Rona Présidente de la BBC Trust
DNK Federspiel, Ulrik Vice Président de Haldor Topsøe A/S
USA Feldstein, Martin S. Président émérite du National Bureau of Economic Research (NBER), professeur d'économie à l’Université Harvard
USA Ferguson, Niall Professeur d’Histoire à l’Université Harvard. chercheur associé au Jesus College d’Oxford
AUT Fischer, Heinz Président de la République fédérale d’Autriche depuis 2004
GBR Flint, Douglas J. Homme d’affaires britannique, président exécutif de la banque HSBC
CHE Franz, Christoph Directeur des laboratoires Hoffmann-La Roche
NLD Fresco, Louise O. Présidente et Directrice du Centre de Recherche de l’Université Wageningen
USA Griffin, Kenneth Fondateur et PDG de Citadel Investment Group
ITA Gruber, Lilli Journaliste et femme politique italienne
RUS Guriev SergeiProfesseur d’Economie à Sciences Po
TUR Gürkaynak, Gönenç Partenaire de gestion de la firme légale ELIG
AUT Gusenbauer, Alfred Président du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ), ex chancelier
NLD Halberstadt, Victor Professeur d’Economie à l’Université Leiden
AUT Hampel, Erich Président de UniCredit Bank Austria AG
GBR Hassabis, Demis Vice président de Google DeepMind
AUT Hesoun, Wolfgang PDG de Siemens Autriche
CHE Hildebrand, Philipp Vice président de BlackRock Inc
USA Hoffman, Reid Co-fondateur et PDG de LinkedIn
INT Ischinger, Wolfgang Président de la Conférence de Sécurité à Munich
USA Jacobs, Kenneth M. PDG de la banque Lazard
DEU Jäkel, Julia PDG de Gruner + Jahr
USA Johnson, James A., Président de Johnson Capital Partners
FRA Juppé, Alain Maire de Bordeaux, Ancien Premier Ministre
DEU Kaeser, Joe PDG de Siemens AG
USA Karp, Alex PDG de Palantir Technologies
FRA Kepel, Gilles professeur à Sciences Po
GBR Kerr, John Vice-président de Scottish Power Gas & Electricity
TUR Kesici, Ilhan Membre du Parlement Turc
USA Kissinger, Henry A. Président de Kissinger Associates, Inc
USA Kleinfeld, Klaus Directeur et PDG de Alcoa
NLD Knot, Klaas H.W. Directeur de la Banque des Pays-Bas
TUR Koç, Mustafa Vice-président de Koç Holding A.S.
AUT Kogler, Konrad Directeur Général de la Sécurité Publique
USA Kravis, Henry R. Co-Président de Kohlberg Kravis Roberts & Co.
USA Kravis, Marie-Josée Membre senior et Vice Présidente du Hudson Institute (think tank US)
CHE Kudelski, André Directeur et PDG de Kudelski Group
DEU Lauk, Kurt Président de Globe Capital Partners
SWE Lemne, Carola PDG de La Confédération des Entreprises Suédoise
USA Levey, Stuart Chief Legal Officer de HSBC Holdings
DEU Leyen, Ursula von der Ministre de la défense de l'Allemagne
BEL Leysen, Thomas Président du groupe financier KBC
GBR Maher, Shiraz Chercheur senior pour le ICSR, King’s College London
DNK Markus Lassen, Christina Chef du département du ministère des affaires étrangères, de la sécurité politique et de la stabilisation
USA Mathews, Jessica T. Présidente du Carnegie Endowment for International Peace (think tank US)
USA Mattis, James Membre distingué du Hoover Institution, Université Stanford
CHE Maudet, Pierre Membre du parti libéral-radical genevois, conseiller d’état du canton de Genève
CAN McKay, David I. Président de la Banque royale du Canada
TUR Mert, Nuray Chroniqueuse et professeur de sciences politiques à l’Université d’Istanbul
USA Messina, Jim PDG de Messina Group
BEL Michel, Charles Premier Ministre
USA Micklethwait, John Éditeur en Chef de Bloomberg
GBR Minton Beddoes, Zanny Rédactrice en chef de The Economist
ITA Monti, Mario Economiste, ex premier ministre italien, membre de la Commission Trilatérale, ex Commissaire européen
FIN Mörttinen, Leena Directrice de The Finnish Family Firms Association
USA Mundie, Craig J. Responsable de la recherche et de la stratégie chez Microsoft
CAN Munroe-Blum, Heather Directrice du Canada Pension Plan Investment Board
NLD Beatrix (reine des Pays-Bas)
IRL O’Leary, Michael PDG de Ryanair
GBR Osborne, George Député du Parti conservateur, ex chancelier de l’Échiquier (ministre des finances) de David Cameron
TUR Özel, Soli Chroniqueur au journal Haberturk, Maître de conférences, Université Kadir Has
GRC Papalexopoulos, Dimitri PDG de Titan Cement Co
FRA Pégard, Catherine ex journaliste politique du magazine Le Point, présidente du château de Versailles
USA Perle, Richard N. Membre de l’American Enterprise Institute (think tank libéral US)
USA Petraeus, David H. Ancien général de l’armée américaine, commandant de la Force internationale en Afghanistan (2010-2011), ex directeur de la CIA. Président de KKR Global Institute
GRC Pikrammenos, Panagiotis Président honoraire du Conseil d’Etat
CAN Reisman, Heather M. Femme d’affaires canadienne. Reisman est la créatrice et président de la chaîne de librairie Indigo Books
ITA Rocca, Gianfelice Président de Techint Group
AUT Roiss, Gerhard PDG de OMV Autriche
USA Rubin, Robert E. Vice Président du Council on Foreign Relations (CFR), ex secrétaire au Trésor des États-Unis dans l’administration Clinton
NLD Rutte, Mark Premier Ministre des Pays-Bas
USA Sadjadpour, Karim Associé senior du Carnegie Endowment for International Peace
ESP Sánchez Pérez-Castejón, Pedro Secrétaire général du Parti socialiste espagnol
GBR Sawers, John Politicien britannique, ex directeur du Secret Intelligence Service (MI6)
TUR Sayek Böke, Selin, Vice Présidente du Parti républicain du peuple
USA Schmidt, Eric E. PDG de Google
AUT Scholten, Rudolf Membre du comité des directeurs exécutifs de Oesterreichische Kontrollbank AG
FRA Senard, Jean-Dominique Président du groupe Michelin depuis 2011
AUT Sevelda, Karl PDG de la Raiffeisen International Bank Holding
INT Stoltenberg, Jens Secrétaire général de l’OTAN
FIN Stubb, Alexander Premier Ministre
DEU Suder, Katrin Secrétaire d'état à la Défense
IRL Sutherland, Peter D. Président de l’European Policy Centre, de Goldman Sachs International, ex PDG de BP (British Petroleum) (1997-2009), ex président de la section Europe de la Commission Trilatérale, directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland
SWE Svanberg, Carl-Henric Président de BP, Président de Volvo
NOR Svarva, Olaug PDG de la Caisse des Retraites de la Norvège
USA Thiel, Peter A. Président de Thiel Capital
GRC Tsoukalis, Loukas Président de la Hellenic Foundation for European and Foreign Policy
INT Üzümcü, Ahmet Directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques
PRT Vitorino, António M. membre du Parti socialiste portugais, ex commissaire européen, ex ministre de la Défense du Portugal
SWE Wallenberg, Jacob PDG d'Investor AB
USA Weber, Vin Partenaire, Mercury LLC
GBR Wolf, Martin H. Journaliste économique au Financial Times, chroniqueur au journal Le Monde
USA Wolfensohn, James D. ex président de la Banque Mondiale, PDG de Wolfensohn and Company
USA Zoellick, Robert B. ex président de la Banque Mondiale, président du Conseil des Conseillers Internationaux de Goldman Sachs Group

 

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04/06/2015

Savoureux ! Indispensable ! Le SINE MENSUEL de juin est paru.

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Ça y est, je l'ai eu dans ma boite le Siné de ce mois-ci. Toujours saignant, documenté, iconoclaste, courageux et drôle, ce qui ne gâche rien.

 

Et puis Papé Siné pète la forme. Il renvoie dans les cordes Plenel, par ailleurs interviéwé dans le journal. Le lèche-babouches geignard se plaint : « Je ne crois pas que l'enjeu soit de mettre sur un bûcher toutes les religions monothéistes ». Ce à quoi Siné rétorque : « Moi si ! Et pas seulement celles-là. Les autres aussi. Toutes au feu. Et que les flammes de la raison et de l'intelligence les réduisent en cendre une fois pour toutes. Il faut sortir les croyants de leur hypnose, il faut les secouer, les réveiller et leur dire : « Reprenez-vous, merde ! Réfléchissez, faites travailler vos méninges, assez de croire aux balivernes des escrocs patentés qui vous bernent. Ne vous laissez plus embobiner. Après l'age de 5, 6 ans les mômes, même les plus retardés, ne croient plus au Père Noël et vous, adultes, continuez à croire en dieu. C'est extravagant ! Inconcevable ! Vous ne vous rendez pas compte que tous vos prêtres, de quelque obédience qu'ils soient, vous mentent depuis des siècles. Ces imposteurs, papes, popes, pontifes, hiéropanthes, mystagognes, corybantes, aruspices, augures, épulons, flamines, mages, hierogrammates, duides, eubages, bonzes, lamas sont tous ligués pour vous faire peur, pour vous faire chier ! Ils vous racontent des craques, vous mènent en bateau, vous bourrent le mou, vous saoulent de fumée, vous roulent dans la farine. Ils vous promettent le paradis en échange de votre servilité, ils vous empapaoutent dans les grandes largeurs et jusqu'au trognon ! Ces malfaisants, en plus, sont tous des casses-couilles, des empêcheurs de jouir en rond. Il n'y en a pas un pour relever l'autre. Envoyez-les tous chier ! (…/...)

 

Et ce n'est pas fini ! Il a une trique de fer l'Ancien ! Si vous voulez savourer la suite, et si vous n'avez pas un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l'autre, allez vite chez votre marchand de journaux qui vous vendra, avec le sourire, le SINE MENSUEL de juin !

 

Et puis tiens, Bob, dans la même veine, je mets ma tournée :

 

Athée souhaits

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries

Est-elle halal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée naît l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fonds de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

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03/06/2015

« Podemos » en Espagne, « Syriza » en Grèce. Et en France, QUOI ?

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Qui ne se souvient avec nostalgie mais aussi et surtout rage de cette grande fête républicaine, le 29 mai 2005 – dix ans déjà - marquant l'écrasante victoire (55 %) du NON à la constitution ultralibérale de l'Europe ! Mélenchon, Buffet, Besancenot, Autain, Bové et d'autres bras-dessus, bras-dessous. Nous - simples électeurs de gauche - jubilions aussi, voyant là les grands débuts d'un mouvement de toutes les forces de gauche. L'espoir emplissait nos cœurs. Les victoires nous tendaient les bras. Tè ! Fume...

 

Malgré cette victoire du NON, c'est la politique du OUI qui est resté au pouvoir... Pouvait-il en être autrement ? Cette victoire a été bâtie sur une situation paradoxale : l'alliance contre nature des gens de gauche opposés à l'ultralibéralisme avec les souverainistes identitaires refusant toute forme d'Union de l'Europe. Résultat : les dirigeants de l'Europe ont fait comme si cette victoire du NON en France, mais pas seulement, n'avait pas existée : l'ultralibéralisme sans frein - rejeté par les électeurs du pays fondateur de cette idée même de l'Europe unie – s'est déchaîné. Sarko, avec le cynisme insultant qui le caractérise, a fait passé le texte rejeté par les électeurs par des députés godillots. Et l’Europe a continué sa route au seul profit des banques, des multinationales, en laissant les peuples dans le fossé...

 

Cette Europe, malade de son déni de démocratie, continue sans les peuples, et même contre les peuples, mettant ainsi en grave danger ce projet historique européen qui nous a tant fait rêver mais qui est devenu un repoussoir. Comment cette belle idée pourrait-elle reconquérir le cœur des populations qui la composent ? En infléchissant radicalement son action vers une Europe plus sociale et plus protectrice. Tout le contraire de ce que nous prépare, que nous inflige les technocrates atlantistes qui tiennent le haut du pavé et s'apprêtent à tuer l'idée même d'Europe puissance, d'Europe fière, d'Europe indépendante avec Tafta, le traité scélérat d'allégeance aux États-Unis d'Amérique...

 

Les peuples d'Europe, déboussolés, se cherchent de nouveaux représentants en lesquels ils pourraient placer leur confiance. Cette recherche prend deux directions radicalement différentes. 

 

La tentation de la droite extrême, nationaliste, fermée, rejetant l'autre. Cette tentation devient réalité dans l'Europe du Nord, relativement nantie, en prenant appui sur le problème de l'immigration invasive, occulté par lâcheté et simple bêtise par les dirigeants de ces pays.

 

Dans les pays du Sud - parmi les « pigs », comme les « nordistes » nomment avec élégance le Portugal, l'Italie, la Grèce, l'Espagne – la Grèce et l'Espagne ont choisi d'expérimenter des voies de gauche nouvelles, altruistes, clairement orientées vers le peuple. C'est Syriza, démocratiquement élu, et bien élu, en Grèce – que l'Europe « du Nord » veut à toute force détruire. C'est Podemos en Espagne qui vient de s'installer victorieusement à la tête des plus grandes villes espagnoles, Madrid, Barcelone, Saragosse, etc.

 

Ces mouvements s'appuient sur le peuple, redonnent de l'espoir à toutes les victimes de l'ultralibéralisme. C'est pourquoi les tenants de cette idéologie mortifère veulent les abattre.

 

Et en France ? Deux ans après le référendum, on aurait pu penser que cette dynamique de victoire allait déboucher sur une candidature commune de gauche. Mouais... C'était compter sans la lutte des égos, l’enfermement stérile dans des chapelles étroites, l'acceptation de tout perdre pourvu que « l'autre », malgré des idées si proches, ne gagne pas. Résultat : on a eu Sarkozy. Un désastre... Rebelote en 2012 ou la gauche se retrouve – cocu et contente – pour fêter la victoire de Hollande. Un autre désastre.

 

Actuellement, les choses ne s'arrangent pas. Mélenchon veut sortir des alliances d'appareils genre « rassemblement de la gauche » et comptent sur des « appels citoyens » pour créer des « assemblées représentatives », tout comme Podemos en Espagne. Face à quoi les communistes freinent des quatre fers, s'appuyant sur leur longue histoire. Nostalgie, quand tu nous tiens...

 

On est donc reparti vers des questions de stratégies ne différant que par l'épaisseur du trait, et les blocages que l'on devine...

 

Pendant ce temps, les usurpateurs fachos voleurs d'idées du F.Haine progressent, captant en ricanant les voix des électeurs de gauche déboussolés...

 

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23/05/2015

MARCHE MONDIALE CONTRE MONSANTO

 

monsanto crane fourchettes.jpg

 

 

Aujourd'hui, samedi 23 mai 2015 des citoyens du monde entier marcheront contre Monsanto (&Co) - la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés. Déjà l'an dernier àla même époque, dans 52 pays, plus de 2 millions de personnes manifestaient leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants.

 

On connait Monsanto pour sa volonté opiniâtre de nous faire bouffer des OGM. Mais cette firme est bien plus nuisible que ça. Jetons un coup d’œil sur le terrible « palmarès » de cette entreprise de destruction massive à travers cet article du site Les moutons enragés 

 

 

Voici la liste des marches régionales :

 Amiens : Rendez vous de 14h, plusieurs départ de marches, 15H Place du Palais de justice https://www.facebook.com/events/1430595230589707/
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Avignon : Rendez-vous fixé à 10h devant MONSANTO à St Andiol suivi à 13 heures d’un picnic à AVIGNON , place Piehttps://www.facebook.com/events/697211193717822/
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Besançon, soirée débat "Le monde selon Monsanto" ciné V. Hugo à 20h30 https://www.facebook.com/events/641892865911947/
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Bayonne : rendez-vous à 10h, devant la mairie, 1, av. du Maréchal-Leclerc https://www.facebook.com/events/1446511682254117
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Bordeaux : rendez-vous à 14h, place Victoire https://www.facebook.com/events/433120260190336/
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Brest : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/663061860468975/
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Caen : rendez vous à 15h place du Théâtre (à confirmer) https://www.facebook.com/events/850962354970901
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Carhaix : rendez vous à 14h à l’espace Glenmor (pique nique à 11h au manoir de Kerampuilh) https://www.facebook.com/events/643366982435444
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Chalons-sur Saone, place St vincent à 10h30 : http://www.lejsl.com/…/une-marche-contre-monsanto-les-ogm...
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Cherbourg : rendez vous à 15h place du Théâtre https://www.facebook.com/events/625997460862465/
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Clermont Ferrand : Rendez-vous à 14H Place DELILLE https://www.facebook.com/events/1611872439032444
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Corse à Bastia, à 14h30 place vincetti-citadelle : https://www.facebook.com/events/751413961645003
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Dijon, Rendez vous à 11H place de la Libération : https://www.facebook.com/events/821766247910398/
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Grenoble : rendez vous à 14h https://www.facebook.com/events/1032751636742869/
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Ile de la Réunion : rendez vous de 9h à 16h au Marché Forain de Saint Pierre https://www.facebook.com/events/456583424495447/
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La Rochelle : Place de Verdun à 15H https://www.facebook.com/events/378367785682156/
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Laon : rendez vous de 10h à 16h Place des Droits de l’Homme http://nonogm02.canalblog.com
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Lille : rendez-vous à 14h, Grand-place https://www.facebook.com/events/1542680492652211/
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Limoges : Rassemblement 14h30 Place de la Mottehttps://www.facebook.com/events/1632412276990562/
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Lorient : rendez vous à 14h, place Jules Ferry Lorient https://www.facebook.com/events/856377734434189/
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Lyon : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/652392381555877/
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Marseille : rendez-vous à 14h, Le Kiosque à musique, en haut de la Canebière https://www.facebook.com/events/912268158804334
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Montpellier : rendez-vous à 14h, place Royale du Peyrou https://www.facebook.com/events/360112537512276
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Nancy : rendez vous à 15h place Maginot https://www.facebook.com/events/826981247338426
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Nantes : rendez-vous à 14h, place Royale https://www.facebook.com/events/420568914773141
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Nice : Rdv 14H https://www.facebook.com/events/991536840873684/
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Nîmes : rendez-vous à 14h30, avenue Feuchères (face à la gare) https://www.facebook.com/events/1555220608094067/
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Nouméa, Nouvelle Calédonie Rassemblement place des cocotiers le Samedi 23 mai de 10h à 12h https://www.facebook.com/events/1409072039416552/
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Paris, rendez-vous à 16h Place Denfert Rochereau : https://www.facebook.com/events/996899193657121/
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Peyrehorade (où il y a une usine de Monsanto) : rendez vous à 10h devant leur usine à Peyrehorade https://www.facebook.com/events/637272466418738
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Rennes : rendez vous à 14h devant la Mairie de Rennes, place de la mairie https://www.facebook.com/events/1617007215185992
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Saint Barthélemy Rendez-vous à 16H à la Capitainerie : https://www.facebook.com/events/703485186443616/
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Salon de Provence : rendez vous à 15h00 place de l’hôtel de ville, puis soirée débat "Le Monde selon Monsanto" https://www.facebook.com/pages/Les-Engag%C3%A9s/732156866...
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Strasbourg : rendez-vous à 14h, devant le Parlement européen, pour rejoindre le village des alternatives https://www.facebook.com/events/1540787802832413/
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Thionville, 11h30 parc Wilson (picnic) https://www.facebook.com/events/1037627329585046/
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Toulouse : rendez vous à 11h Square Charles de Gaulle https://www.facebook.com/events/1562576807362400/15778078...
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Tours : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/773730486044457/

Mais aussi en Belgique à Bruxelles : Rendez-vous à 13H Notre Dame du Finistère (à côté de l’entrée de l’Inno) Rue Neuve https://www.facebook.com/events/803813839656434/

Et en Suisse à Morges https://www.facebook.com/events/1590319794543006/

Sans oublier nos amis Burkinabès qui manifesteront à Ouagadougou ! Combat Monsanto et le Collectif citoyen les Engraineurs

 

 

Pour mener cette lutte quotidiennement, voici une

liste des produits Monsanto

que l'on peut 

éviter d'acheter

 

 

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Liens utiles :

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/sophie-malaponti-marche-contre-49978

http://www.collectif-lesengraineurs.com/

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/09/17/monsanto-les-10-ab...

https://mrmondialisation.org/monsanto-les-produits-a-boycotter-liste-des-marques-a-connaitre-sante-nutrition/

 

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22/05/2015

Les vertus de Cannes et de Rolland-Garros : éviter au Peuple de penser !

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On est en train de se farcir les couenneries de Cannes où s'exposent, où s'étalent des montagnes de vanité, des tombereaux de nullités à paillettes. Et les merdias de nous rebattre les esgourdes avec les insignifiances de quelque « star », de nous goinfrer les mirettes avec les images fugitives du calbar en dentelles d'une « vedette ». Les états d'âmes des gens du vide ! Bof...

 

Et dans la foulée, on va subir les « exploits » de quelques klampins qui se renvoient laborieusement une petite baballe jaune en criant, à Rolland-Garros. Puis, après, on aura droit au Tour de France. Encore que ça, j'aime. Ça fait voyager...

 

Ah ! N'oublions pas les mononeuronnés qui vont rouler à fond la caisse, comme un pet sur une toile cirée, devant le plus beau ramassis d'escrocs que le monde puisse porter : le grand prix de Monaco...

 

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, des escroqueries sans vergogne des politicards de tous bords, de léchage du cul des banques, de la montée des nationalismes partout dans le monde, du terrorisme de plus en plus présent, du flicage généralisé, etc...

 

Enfumage général. Occuper l'esprit de la « populasse » (c'est ainsi qu'ils parlent de nous entre eux, les parasites qui nous gouvernent si mal) avec de l'émotionnel, du fait-divers, des « peoples », du sport. Faire la Une avec les douleurs de dos de Tsonga ou les crampes de Nadal ! Important ça coco...

 

Et insinuer au « populo », sournoisement, la peur via l'insécurité sociale organisée. La peur via les risques d'attentat. Et avant tout la peur du chomdu. La peur incite à la soumission envers ceux qui prétendent pouvoir les « protéger »... Tremblez, braves gens, et obéissez servilement : Big Brother et Big Bâton veillent sur vous !

 

Surtout éviter au peuple d'être lucide, ça ne fait pas un citoyen bien obéissant la lucidité.

 

Surtout éviter au peuple de penser ! Croire aux niaiseries des religions, ça va. Mais surtout lui éviter de penser.

 

De la pensée naît l'inquiétude et l'inquiétude, c'est pas bon pour les affaires...

 

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21/04/2015

La MORT au bout de l'ESPOIR.

migrants

 

Exploités, floués, ruinés par les voleurs de terre, ils migrent vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen... Avec souvent la mort au bout de l'espoir.

 

Au-delà de la dégoulinante de bon sentiments voire de culpabilisation suivant les tragédies récurrentes des naufrages de migrants en Méditerranée, il serait peut-être utile de s'interroger sur ce qui pousse les populations subsahariennes à risquer leurs vies à travers la fournaise du Sahara d'abord, les flots meurtriers de la Méditerranée ensuite.

 

Certains fuient les innombrables guerres intestines qui, du Nigeria au Kenya en passant par le Mali, la Centrafrique, le Soudan, le Congo, la corne de l'Afrique, etc., etc., sèment le désordre, la peur et la mort.

 

Mais il n'y a pas que ça. Le principal moteur de cet exode est économique. Ces populations, gonflées par une démographie galopante, ne trouvent plus, sur leur sol, de quoi vivre dignement, de quoi manger, de quoi vivre. Pourquoi ? Parce que les cultures vivrières de ces pays ont été remplacées, par des gouvernements naïfs voire cupides, par des productions d'exportation : arachides, coton, cacao, café, etc.

 

Tous les accords de partenariats économiques entre l'Union Européenne et l'Afrique de l'Ouest sont des accords de libéralisation du commerce. Ils prévoient notamment la levée pendant vingt ans des barrières commerciales (taxes, quotas, licences, subventions) pour 75 % des produits, importés par les pays de la région, en provenance de l'Union européenne. Pour accompagner cette mesure, qui va entraîner une perte de recettes fiscales pour les États, l'Union européenne envisage une aide au développement compensatoire de 6,5 milliards d'euros sur la même période. Une poignée de figues.

Ces APE (Accords de Libéralisation du Commerce) mettent en péril la capacité de développement des États concernés, non seulement par la perte de recettes fiscales, mais surtout en fragilisant les marchés locaux et en nuisant à des projets de développement « endogène ». Ainsi les poulets dégueulasses surgelés européens qui inondent à bas prix les marchés africains tuent les élevages locaux. Ainsi le lait concentré de Nestlé tue l'élevage local, etc.

L'ouverture des marchés de ces pays à un commerce international dérégulé est un risque majeur. Les APE conduisent à une plus grande dépendance vis-à-vis des cours des marchés mondiaux, à une économie de plus en plus tournée vers l'exportation, à une concurrence inégale entre des entreprises locales et des entreprises internationales… Ils empêchent ces pays de relever les vrais défis qu'ils rencontrent, renforcent leur vulnérabilité et leur dépendance, au détriment de la construction d'une économie locale durable, répondant, d'abord, aux besoins locaux, et beaucoup plus riche en emplois. Et que font les laissés-pour-compte de ce « développement » imbécile, voire criminel, à fort relent néo-colonialiste ? Ils migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen.

 

Mais ce n'est pas tout. Il y a 3 ans, pour lutter contre la pauvreté et la faim en Afrique, le G8 a décidé de dérouler le tapis rouge... aux multinationales comme Monsanto, Syngenta, Cargill, etc... La Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition, NASAN pour les intimes, est une initiative qui, sous couvert d’aider 50 millions de personnes en Afrique subsaharienne à sortir de la pauvreté d’ici à 2022, va en fait faciliter les profits de grands groupes privés.

 

Plutôt que respecter les engagements qu’ils ont pris à de nombreuses reprises, les pays du G8 ont décidé de confier au secteur privé la lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique sub-saharienne. Un choix d’autant plus dangereux que le secteur privé en question est composé de multinationales plus connues pour leurs attaques du droit à l’alimentation que pour leurs actions en faveur de la sécurité alimentaire mondiale. Aucun investissement privé ne pourra faire le travail d’une véritable politique agricole, encore moins quand derrière le terme d’investissement agricole se cache des processus de prédation et de destruction des agricultures paysannes du Sud, comme souvent dans le cas des accaparements de terres.

 

La NASAN inquiète d’autant plus qu’elle est totalement opaque et n’inclut pas du tout les populations, pourtant premières concernées.De nombreux pays africains parmi les plus gravement affectés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle sont laissés en dehors de cette initiative. Ce sont plutôt les pays qui offrent le plus de perspectives de croissances et de profits pour les multinationales et les gros investisseurs qui ont été ciblés en priorité. Lien

Mais ce n'est pas tout ! En Afrique sévissent les « fondations humanitaires ». La plus connue est celle de
Bill Gates. Ah ! Au fait, ce grand « philanthrope » - a acheté 500.000 actions de Monsanto, un autre grand bienfaiteur de l'humanité, qui lui-même, est actionnaire de « Academi », ex-Blackwater, armée privée célèbre pour ses exactions. La Fondation Bill Gates, avec la complicité donc de Monsanto, est actuellement engagée dans une entreprise de démolition de l'agriculture rurale vivrière dans le monde, et particulièrement en Afrique avec « l'Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA). Le but : remplacer les semences traditionnelles des agriculteurs pauvres d'Afrique par des semences « plus productives » fournies (contre pognon bien sûr) par la Fondation, pour ensuite les remplacer par...des semences OGM Monsanto !

 

Autre « action humanitaire » de la Fondation du brave Billy : le pillage de la pharmacopée traditionnelle en Afrique (entre autres) pour en tirer de juteux brevets, puis vendre à ces populations pauvres des médicaments sophistiqués produits par la nébuleuse de la Fondation. Sans oublier les vaccins testés sur ces populations... Et qu'est-ce qu'elles font ces populations flouées ? Elles migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européens.

 

Mais ce n'est pas tout ! La dernière saloperie de la spéculation mondiale c'est l’accaparement des terres agricoles des pays du sud. Celle-ci est le fait à la fois de pays (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et d’investisseurs privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces prédateurs achètent des millions d’hectares de terres arables dans les pays pauvres du sud, avec la complicité de la Banque mondiale et même d’agences spécialisées de l’ONU, mais aussi des gouvernements locaux dont les responsables corrompus par des flots de pognon bradent souvent pour l’euro symbolique (mais de grasses « commissions » pour eux !) des pans entiers de leurs pays.

 

Il s’agit ni plus ni moins de banditisme d’état, de colonialisme même pas déguisé derrière un apport de « civilisation ». Les acquisitions de terre à grande échelle sont conçues pour ouvrir de nouveaux espaces à une agriculture de plantation, une agriculture industrielle, destinée à l’exportation. Les bulldozers arrivent, dégagent tout, détruisent les villages et chassent les paysans locaux avec l’aide des flics, accaparent la terre mais aussi l’eau et plantent, qui du faux riz Basmati, qui des palmiers à huile, qui du soja OGM, qui des millions de roses et d’orchidées sous serre… Ceci avec force pesticides, engrais chimiques et autres poisons qui salopent la terre et les cours d’eau.

 

L’accaparement des terres prive les paysans, les populations autochtones, les pêcheurs et les nomades de vastes étendues de terres, et leur en interdit l’usage, aujourd’hui et demain, mettant sérieusement en péril leurs droits à l’alimentation et la sécurité de leurs moyens de subsistance. L’accaparement des terres capte aussi toutes les ressources en eau existant sur les terres, en amont et aux alentours, résultant de fait en une forme de privatisation de l’eau. L’accaparement des terres est intrinsèquement lié à la violation de la législation internationale sur les droits humains : évictions forcées, réduction des critiques au silence (ou pire), introduction de modèles fonciers et agricoles non durables qui détruisent les environnements naturels et épuisent les ressources naturelles, flagrant déni d’information, et empêchement des personnes de participer aux décisions politiques qui affectent leur vie. Lien

 

Et qu'est-ce qu'elles font ces populations jetées dehors par les voleurs de terres ? Elles migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen.

 

Mais ce n'est pas tout. Ces foules de migrants tombent alors aux mains de sinistres mafias islamistes qui les attirent, les parquent, les dépouillent puis les entassent dans des barcasses pourries avec souvent, au bout de l'espoir saccagé, la mort sous le soleil menteur de la Méditerranée.

 

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20/04/2015

L’immigration clandestine : un acte de guerre de basse intensité.

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Je viens d'entendre Guetta parler dans le poste. La longue grève a dû lui faire du bien : je l'ai trouvé pour une fois réaliste concernant le drame des migrants noyés au large de la Libye. Il a posé notamment une question évidente qui - dit-il à raison - explique la relative passivité des gouvernements européens : quels sont les pays qui sont prêts à accepter chez eux ces vagues ininterrompues de migrants ? La réponse, dit-il, est dans la question : personne n'en veut...

 

Egoïsme ? Cynisme ? Non. Peur légitime d'être submergés par cette invasion rampante. Le pays réel, le populo, se préoccupe avant tout de son emploi s'il a la chance d'en avoir un, de ses finances indigentes, du prix de son logement, de l'avenir de ses enfants, et si possible de ses vacances et de ses loisirs… Quant aux « sans dents », ils voient d'un très mauvais œil cette « concurrence »... Les problèmes des autres passent légitimement derrière la résolution de ses problèmes à lui. En parlant cru, il s'en fout. Point/barre !

 

Et puis quel pays connaissant un taux de chômage dépassant les 10% peut absorber une telle masse d’individus, jeunes, sans formation, sans compétences et avides de consommer et de se reproduire ? A qui fera-t-on croire que l’accueil des damnés du tiers-monde est une « chance » ? Chance pour qui ? Pour quelques patrons voyous qui y voient un réservoir inépuisable de main-d’œuvre quasi-gratuite, taillable et corvéable à merci. On est en train de réinventer l'esclavage (esclavage qui, soit- dit en passant, n'a jamais cessé en terres d'islam). Des rabatteurs appâtent et regroupent les candidats à l'émigration. Des trafiquants les rackettent (10.000 euros le « passage vers l'Europe») puis les entassent dans des barcasses pourries prêtent à couler en leur disant, pour les rassurer, que les bateaux européens les recueilleront s'ils ont des problèmes de navigation. Et les bœufs se laissent mener à l'abattoir, mues par l'espoir illusoire d'une vie meilleure dans cette Europe qu'on leur fait miroiter comme le paradis...

 

Ces pauvres gens sont instrumentalisés et expédiés par Daech et Al Qaeda qui leur soutirent leur fric et glissent dans ce flot ininterrompu des milliers de terroristes fanatisés prêt à foutre la merde. Ce sont les Islamistes qui ont la haute main sur ce trafic d'êtres humains. Avec la complicité sournoise de la Turquie de l'islamiste Erdogan. Ils les parquent en Libye et les envoient à travers la Méditerranée selon leur stratégie et...la météo. Merci Sarko, merci Cameron, merci Obama d'avoir transformé la Libye en bateau ivre.

 

Les trafiquants en sont à récupérer pour les réutiliser les vieux bateaux à la dérive, abandonnés par les migrants sauvés par les marines italiennes, maltaises et grecques... Pire encore : on apprend que les mafias qui contrôlent le trafic offrent aux clandestins qui ne peuvent payer leur passage un épouvantable marché : le choix, à l’arrivée, entre « être utilisés comme main-d’œuvre ou donneurs d’organes ». L'Homme comme marchandise ! C'est le triomphe de l'idéologie ultralibérale...

 

Alors que faire ? Trois choses : - à court terme détruire sur place, en Libye, les nids de vipères de ces marchands d'esclaves ; - arrêter de piller l'Afrique et au contraire aider les gouvernements en place à développer leurs économies ; - imposer à l'ONU de chercher des solutions aux guerres internes qui jettent les peuples victimes à travers les déserts puis la Méditerranée.

 

Facile à dire, moins à faire...

 

On en est à regretter Kadhafi, le pittoresque campeur des Champs-Elysées, « l'ami » de Sarko, que celui-ci a fait « éliminer » pour des raisons plus ou moins obscures... Kadhafi avait passé des accords plus ou moins occultes avec les pays européens riverains de la Méditerranée : vous me foutez la paix sur la manière dont je mène les affaires de mon pays, vous me vendez les installations et les technologies dont j'ai besoin pour développer et vendre mon pétrole, et en échange j'empêche toute émigration depuis mon territoire. Et ça marchait... Le verrou de la Jamahiriya libyenne empêchait le départ vers les côtes italiennes,maltaises, grecques de tous les laissés pour compte des politiques d’ingérence occidentale : Irak, Syrie, Somalie, Yémen, Soudan.

 

Les chiffres sont impitoyables : autour d'un million de migrants vont pénétrer clandestinement en Europe chaque année. Et parmi eux, combien de terroristes islamiste infiltrées ? L’immigration clandestine est une forme d’invasion. Un acte de guerre de basse intensité.

 

Ne faudrait-il pas envoyer devant le Tribunal international de La Haye les ci-devant Sarkozy, Cameron et Obama, responsables du chaos effroyable qui secoue la Libye et de son cortège de malheur ?

 

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17/04/2015

Encore un scandale EPR. Halte à cette folie de nucléocrates !

 

EPR,scandale

 

 

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) – le « gendarme du nucléaire » d'ordinaire si « prudent » - vient de mettre les pieds dans le plat. Objet de l’ire : encore une fois l'EPR de Flamanville. Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet fait état des « anomalies de fabrication » de la partie essentielle du réacteur, la cuve. C'est une énorme boite d'acier de 13 mètres de hauteur avec son couvercle pour un peu plus de 5 mètres de diamètre et pesant 425 tonnes.

 

Cette cuve a été mise en place par une opération titanesque qui a duré huit mois. De très complexes systèmes de canalisations ont été branchés. Bien. Bravo les techniciens. Seulement voilà : cette cuve est constituée d'un cylindre vertical auquel sont soudés un fond et un couvercle. Le travail a été confié à Creusot Forge, filiale d'Areva. Cet aciériste – qui semble avoir perdu une bonne partie de son savoir-faire - s'est avoué incapable de fabriquer le cylindre central. Celui-ci a donc été réalisé...par le japonais Japan Steel Works ! Et un coup de pied au cul de la fierté de nos brillants nucléocrates qui sont restés très discrets sur l'affaire...L'entreprise française, quant à elle, a fabriqué le fond et le couvercle. L'ensemble a été soudé puis mis en place. Des tests menés par l'ASN ont révélé des « anomales de fabrication ». Comble de la honte, ces « anomalies » ne concernent que le fond et le couvercle, donc la partie « française » de la cuve !

 

Tout étant désormais soudé, si de nouveaux tests s'avèrent négatifs, il faudra changer toute la cuve ! L'enlever de son emplacement (huit à dix mois). La refaire (de trois à quatre ans). Remettre la nouvelle en place (encore un an). Soit entre 5 et 6 ans de retard. Et combien de milliards ? Et qui va payer ? Quid de l'EPR finlandais ? Là, l'ensemble de la cuve a été réalisé...par les Japonais et a passé les tests sans problèmes... La honte pour Aréva.

 

Hypothèse improbable ? Pas sûr. Le président de l'ASN, Pierre-Frank Chevet est sans nuance : « Je ne présage en aucune manière de la décision qui sera prise, compte tenu de l'importance de l'anomalie, que je qualifie de sérieuse, voire très sérieuse. » Il ajoute que, si de nouveaux tests ne lèvent pas les doutes sur la résistance de la cuve (prévue, rappelons-le, pour durer de 60 à 100 ans et soumise à de terribles chocs thermiques) « je ne vois pas d'autre solution que de la changer. »Sauf si les politiques, cédant aux pressions du puissant lobby nucléocrate, passent outre et estiment que « les valeurs relevées, bien qu’en-dehors des normes, sont tout de même largement suffisantes pour assurer le bon fonctionnement du réacteur ». Ben voyons...

 

Ne serait-il pas temps d'arrêter les frais ? Et d'avoir le courage d'abandonner cette filière ?

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

 

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d'arrêter les frais en ayant le courage d'abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu'est la « transition énergétique » ?

 

 

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