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02/07/2015

Grandes voix. D'une formidable actualité : Victor Hugo

Victor Hugo.jpg

 

 

Au temps où les puissants, cyniques, impitoyables ricanent des malheurs de ces Grecs misérables, de ces gueux impudents osant lever le front, savourons les colères d'Hugo contre l'affront:

 

Joyeuse vie

 

I.
Bien ! pillards, intrigants, fourbes, crétins, puissances !
Attablez-vous en hâte autour des jouissances !
Accourez ! place à tous !
Maîtres, buvez, mangez, car la vie est rapide.
Tout ce peuple conquis, tout ce peuple stupide,
Tout ce peuple est à vous !

Vendez l'Etat ! coupez les bois ! coupez les bourses !
Videz les réservoirs et tarissez les sources !
Les temps sont arrivés.
Prenez le dernier sou ! prenez, gais et faciles,
Aux travailleurs des champs, aux travailleurs des villes !
Prenez, riez, vivez !

Bombance ! allez ! c'est bien ! vivez ! faites ripaille !
La famille du pauvre expire sur la paille,
Sans porte ni volet.
Le père en frémissant va mendier dans l'ombre ;
La mère n'ayant plus de pain, dénuement sombre,
L'enfant n'a plus de lait.

II.

Millions ! millions ! châteaux ! liste civile !
Un jour je descendis dans les caves de Lille
Je vis ce morne enfer.
Des fantômes sont là sous terre dans des chambres,
Blêmes, courbés, ployés ; le rachis tord leurs membres
Dans son poignet de fer.

Sous ces voûtes on souffre, et l'air semble un toxique
L'aveugle en tâtonnant donne à boire au phtisique
L'eau coule à longs ruisseaux ;
Presque enfant à vingt ans, déjà vieillard à trente,
Le vivant chaque jour sent la mort pénétrante
S'infiltrer dans ses os.

Jamais de feu ; la pluie inonde la lucarne ;
L'œil en ces souterrains où le malheur s'acharne
Sur vous, ô travailleurs,
Près du rouet qui tourne et du fil qu'on dévide,
Voit des larves errer dans la lueur livide
Du soupirail en pleurs.

Misère ! l'homme songe en regardant la femme.
Le père, autour de lui sentant l'angoisse infâme
Étreindre la vertu,
Voit sa fille rentrer sinistre sous la porte,
Et n'ose, l'œil fixé sur le pain qu'elle apporte,
Lui dire : D'où viens-tu ?

Là dort le désespoir sur son haillon sordide ;
Là, l'avril de la vie, ailleurs tiède et splendide,
Ressemble au sombre hiver ;
La vierge, rose au jour, dans l'ombre est violette ;
Là, rampent dans l'horreur la maigreur du squelette,
La nudité du ver ;

Là frissonnent, plus bas que les égouts des rues,
Familles de la vie et du jour disparues,
Des groupes grelottants ;
Là, quand j'entrai, farouche, aux méduses pareille,
Une petite fille à figure vieille
Me dit : J'ai dix-huit ans !

Là, n'ayant pas de lit, la mère malheureuse
Met ses petits enfants dans un trou qu'elle creuse,
Tremblants comme l'oiseau ;
Hélas ! ces innocents aux regards de colombe
Trouvent en arrivant sur la terre une tombe
En place d'un berceau !

Caves de Lille ! on meurt sous vos plafonds de pierre !
J'ai vu, vu de ces yeux pleurant sous ma paupière,
Râler l'aïeul flétri,
La fille aux yeux hagards de ses cheveux vêtue,
Et l'enfant spectre au sein de la mère statue !
Ô Dante Alighieri !

C'est de ces douleurs-là que sortent vos richesses,
Princes ! ces dénuements nourrissent vos largesses,
Ô vainqueurs ! conquérants !
Votre budget ruisselle et suinte à larges gouttes
Des murs de ces caveaux, des pierres de ces voûtes,
Du cœur de ces mourants.

Sous ce rouage affreux qu'on nomme tyrannie,
Sous cette vis que meut le fisc, hideux génie,
De l'aube jusqu'au soir,
Sans trêve, nuit et jour, dans le siècle où nous sommes
Ainsi que des raisins on écrase des hommes,
Et l'or sort du pressoir.

C'est de cette détresse et de ces agonies,
De cette ombre, où jamais, dans les âmes ternies,
Espoir, tu ne vibras,
C'est de ces bouges noirs pleins d'angoisses amères,
C'est de ce sombre amas de pères et de mères
Qui se tordent les bras,

Oui, c'est de ce monceau d'indigences terribles
Que les lourds millions, étincelants, horribles,
Semant l'or en chemin,
Rampant vers les palais et les apothéoses,
Sortent, monstres joyeux et couronnés de roses,
Et teints de sang humain !

III.

Ô paradis ! splendeurs ! versez à boire aux maîtres !
L'orchestre rit, la fête empourpre les fenêtres,
La table éclate et luit ;
L'ombre est là sous leurs pieds ! les portes sont fermées
La prostitution des vierges affamées
Pleure dans cette nuit !

Vous tous qui partagez ces hideuses délices,
Soldats payés, tribuns vendus, juges complices,
Évêques effrontés,
La misère frémit sous ce Louvre où vous êtes !
C'est de fièvre et de faim et de mort que sont faites
Toutes vos voluptés !

À Saint-Cloud, effeuillant jasmins et marguerites,
Quand s'ébat sous les fleurs l'essaim des favorites,
Bras nus et gorge au vent,
Dans le festin qu'égaie un lustre à mille branches,
Chacune, en souriant, dans ses belles dents blanches
Mange un enfant vivant !

Mais qu'importe ! riez ! Se plaindra-t-on sans cesse ?
Serait-on empereur, prélat, prince et princesse,
Pour ne pas s'amuser ?
Ce peuple en larmes, triste, et que la faim déchire,
Doit être satisfait puisqu'il vous entend rire
Et qu'il vous voit danser !

Qu'importe ! Allons, emplis ton coffre, emplis ta poche.
Chantez, le verre en main, Troplong, Sibour, Baroche !
Ce tableau nous manquait.
Regorgez, quand la faim tient le peuple en sa serre,
Et faites, au-dessus de l'immense misère,
Un immense banquet !

IV.

Ils marchent sur toi, peuple ! Ô barricade sombre,
Si haute hier, dressant dans les assauts sans nombre
Ton front de sang lavé,
Sous la roue emportée, étincelante et folle,
De leur coupé joyeux qui rayonne et qui vole,
Tu redeviens pavé !

À César ton argent, peuple ; à toi la famine.
N'es-tu pas le chien vil qu'on bat et qui chemine
Derrière son seigneur ?
À lui la pourpre ; à toi la hotte et les guenilles.
Peuple, à lui la beauté de ces femmes, tes filles,
À toi leur déshonneur !

V.

Ah ! quelqu'un parlera. La muse, c'est l'histoire.
Quelqu'un élèvera la voix dans la nuit noire.
Riez, bourreaux bouffons !
Quelqu'un te vengera, pauvre France abattue,
Ma mère ! et l'on verra la parole qui tue
Sortir des cieux profonds !

Ces gueux, pires brigands que ceux des vieilles races,
Rongeant le pauvre peuple avec leurs dents voraces,
Sans pitié, sans merci,
Vils, n'ayant pas de cœur, mais ayant deux visages,
Disent : — Bah ! le poète ! il est dans les nuages ! —
Soit. Le tonnerre aussi.

 

Victor Hugo. Les châtiments (1853).

 

Photo X - Droits réservés

 

 

 

29/06/2015

Grandes voix : Alexis Tsipras, le 26 juin 2015.

Tsipras discourt.jpg

 

Sapin et la Grèce... « La place de la Grèce est dans l'euro ». Plus faux-cul que moi, tu meurs... Il s'en contrefout de la Grèce, Sapin. Mais il fait semblant. Il joue le « good cop » en laissant aux autres « Européens » le rôle des « bad cops ». Mais c'est pareil. Il annonce sans mollir que c'est l'attitude de Tsipras qui – ô sacrilège – ose demander à son peuple de s'exprimer. Ce que Sapin appelle des négociations, ce sont des diktats venus de l'Europe du Nord au garde-à-vous devant les Teutons. Écraser, humilier ce pays qui a osé démocratiquement confier sa destinée à des gens jeunes, intègres, nouveaux, pleins d'idées, plutôt qu'à des crapules pillant le pays depuis des décennies. Surtout ne pas donner quelque espoir à ce « mauvais exemple ».

 

La doxa que les merdias appartenant aux marchands d'armes assène est celle-ci : « les Grecs sont des fainéants qui ne paient pas d'impôts, ce n'est pas aux autres européens de casquer pour qu'ils se la coulent douce... » Simpliste, faux, mais ça marche. Et qui sait que c'est l'Eurogroupe qui refuse que les Grecs taxent les riches, les armateurs, les curés ? Et pourquoi, puisque nous « sommes toujours prêts à aider la Grèce » dixit Sapin, ne détachons-nous pas quelques centaines, voire un millier de nos brillantes têtes d’œuf – énarques et inspecteurs des finances – pour mettre en place, avec le gouvernement grec, un vrai cadastre et un système de collecte de l'impôt efficace et hors de la corruption ?

 

Et puis qu'est-ce que c'est que ces propos alarmistes : « La Grèce au bord de la catastrophe » « La Grèce en faillite : elle sera incapable de rembourser 1,2 milliards au FMI ». Quelle catastrophe ? Les comptes de la Grèce – recette/dépense – sont légèrement positifs hors remboursement des intérêts d'une dette pour une grande part illégitime et qui ne sera, tous le savent, jamais remboursée (pas plus que celle de la France d'ailleurs) ! La France peut-elle en dire autant ? La Grèce sera incapable de rembourser le FMI... Cela mettra à terre cette institution nuisible parmi les nuisibles ? Si ça pouvait être vrai...

 

Il n'était que de voir la gueule des « Eurogroupéens » pour comprendre que Tsipras, n'ayant plus rien à perdre, a eu raison de décider avec courage, dignité et panache de renverser la table. En donnant la parole au Peuple.

 

Le voilà ce fameux discours prononcé à la télévision le 26 juin 2015 par Alexis Tsipras, premier ministre de la Grèce, pays qui a inventé la Démocratie :

 

Citoyens grecs,

 

Au cours des six derniers mois, le gouvernement grec a mené une bataille sous une asphyxie économique sans précédent, dans le but d’appliquer le mandat que vous lui avez donné le 25 janvier.

Le mandat de négocier avec nos partenaires pour arriver à mettre un terme à l’austérité et pour faire revenir dans notre pays la prospérité et la justice sociale.

Pour un accord durable qui respectera la démocratie, les règles européennes, et qui conduira à une sortie définitive de la crise.

Durant les négociations, il nous a été demandé de manière répétitive de mettre en œuvre les politiques du mémorandum que les précédents gouvernements avaient accepté, en dépit du fait que ce mémorandum avait été condamné sans équivoque par le peuple grec lors des récentes élections.

Nous n’avons jamais envisagé d’abandonner – pas même pendant un instant. Ni de trahir votre confiance.

Après cinq mois d’âpres négociations, nos partenaires ont soumis une proposition-ultimatum à la rencontre de l’Eurogroupe, menaçant la démocratie et le peuple grec.

Un ultimatum qui contrevient aux principes et aux valeurs qui ont fondé l’Europe. Les valeurs de notre projet européen commun.

Il a été demandé au gouvernement grec d’accepter une proposition qui ajoutera un poids insupportable sur les épaules du peuple grec, et qui minera le rétablissement de l’économie et la société grecques – pas seulement en alimentant l’incertitude, mais aussi en aggravant les inégalités sociales.

La proposition des institutions (l'autre nom de la troïka honnie – ndlr) inclut des mesures qui vont augmenter la dérégulation du marché du travail, les coupes dans les pensions de retraite, et inclut de nouvelles réductions de salaires le secteur public – mais aussi une augmentation de la TVA sur la nourriture, les restaurants et le tourisme, tout en éliminant les exonérations d’impôts sur les îles grecques.

Ces propositions – qui violent directement les acquis sociaux européens et les droits fondamentaux à travailler, à l’égalité et à la dignité – prouvent que certains partenaires et membres des institutions ne veulent pas trouver un accord viable qui bénéficierait à toutes les parties, mais cherchent plutôt l’humiliation du peuple grec.

Ces propositions illustrent principalement l’insistance du FMI pour des mesures d’austérité sévères et punitives. Il est maintenant temps pour les pouvoirs dirigeants européens de se montrer à la hauteur de l’occasion et de prendre l’initiative pour mettre un terme définitif à la crise grecque, une crise qui affecte également d’autres pays européens, en menaçant le future proche de l’intégration européenne.

 

Citoyens grecs,

 

Nous faisons face à la responsabilité historique de ne pas laisser les luttes et les sacrifices du peuple grec rester vains, et de renforcer la démocratie et notre souveraineté nationale – cette responsabilité pèse sur nous.

Notre responsabilité pour le futur de notre pays.

Cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum sur la base de la volonté souveraine du peuple grec.

Plus tôt ce soir, le Conseil des ministres était convoqué et j’ai proposé d’organiser un référendum afin que le peuple grec puisse décider.

Ma proposition a été unanimement acceptée.

Demain, le Parlement tiendra une session extraordinaire pour ratifier la proposition du Conseil des ministres pour qu’un référendum soit mis en place dimanche prochain, le 5 juillet. La question posée sera de savoir si la proposition des institutions doit être acceptée ou rejetée.

J’ai déjà informé le président français, la chancelière allemande et le président de la BCE de ma décision ; demain, je demanderai aux leaders de l’UE et des institutions une courte extension du programme – en cours d’écriture – pour que le peuple grec puisse décider sans pression et sans chantage, comme il l’est disposé dans la Constitution de notre pays et dans la tradition démocratique européenne.

 

Citoyens grecs,

 

Je vous appelle à choisir – avec la souveraineté et la dignité que l’Histoire grecque exige – si nous devons accepter l’exorbitant ultimatum qui appelle à une stricte et humiliante austérité sans fin, et qui ne donne aucune perspective de pouvoir un jour nous tenir debout sur nos deux pieds, socialement et financièrement.

Nous devrions répondre à l’autoritarisme et l’austérité sévère par la démocratie – dans le calme et la fermeté.

La Grèce, lieu de naissance de la démocratie, devrait envoyer un retentissant message démocratique aux Européens et à la communauté mondiale.

Et je m’engage personnellement à respecter la conséquence de votre choix démocratique, quel qu’il puisse être.

Je suis absolument certain que votre choix fera honneur à l’Histoire de notre pays et enverra un message de dignité à travers le monde.

Dans ces temps critiques, nous allons devoir rappeler que l’Europe est la maison commune de tous ses peuples.

Qu’en Europe, il n’y a ni propriétaires, ni invités.

La Grèce est et restera une partie intégrante de l’Europe, et l’Europe une partie intégrante de la Grèce.

Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.

Je vous appelle tous à agir avec sang-froid dans l’unité nationale et à prendre une décision digne.

Pour nous, pour les générations futures, pour l’Histoire grecque.

Pour la souveraineté et la dignité de notre pays.

 

Alexis Tsipras, le 26 juin 2015

 

Photo X - Droits réservés

 

 

26/06/2015

Taxis : j’emmerde donc je suis !

taxis

 

Circulation bloquée, violence « inadmissible » (qu’il a dit Fauxçois), affrontement avec les forces de l’ordre. Bref, c’est de nouveau le bordel. Comme à l’époque des « bonnets rouges ». Á  la manœuvre, encore fois une corporation, celle des taxis. Ils défendent leur gamelle : le prix de la bagnole, le prix de la licence, le prix des carburants, le prix des assurances… On peut comprendre qu’ils luttent contre une concurrence.  D’autant plus qu’ils n’y sont pas habitués, jouissant d’une situation de monopole totalement aberrante.

 

On peut les comprendre, mais il faut faire un effort ! C’est une profession qui a une image déplorable, et largement méritée. Une corporation devenue archaïque, protégée par un numerus clausus devant lequel les gouvernements français ont toujours reculé.  Faire rouler une grosse bagnole pour un seul client, c’est une aberration aussi bien économique qu’écologique. Ils encombrent les rues, ils polluent pour un service cher et souvent mal rendu : ils ne sont jamais là lorsqu’on a besoin d’eux, ils ont une conception « pittoresque » des itinéraires, ils sourient toutes les années bissextiles... Mais ils se tiennent, constituent un lobby puissant et ont jusqu’ici toujours réussi à bloquer toute concurrence, que ce soit les taxis collectifs, les véhicules dit de tourisme et même les vélos taxis ! Alors la concurrence d’UberPop, c’est pour eux la guerre !

 

Parlons-en d’UberPop. C’est une de ces compagnies étazuniennes surfant sur les nouvelles technologies. Le concept est à la fois moderne, utile, facile d’utilisation, peu cher. C’est le transport par chemin de fer par rapport aux diligences… Il permet à des gens de rentabiliser leur véhicule et d’arrondir les fins de mois. Oui mais UberPop se fout complètement des lois françaises, tout comme Amazon et autres. Mais enfin, ils servent à quoi nos têtes d’œufs sortis de l’ENA ? Ils ne sont pas capables de donner à l’action – positive, utile, nouvelle, écologique – d’UberPop un cadre juridique équitable ? Qui permette la protection sociale des chauffeurs ? Qui permette à l’Etat de taxer normalement cette nouvelle profession ? Ils servent à quoi alors ces fifres ?

 

Et nos brillants polytechniciens, ils ne sont pas capables de créer des concepts équivalents à UberPop, Amazon, Facebook ? Ils servent à quoi alors ces fifres ? Ils préfèrent pantoufler et gameller sans risques dans de gros « gâteaux »…

 

Le transport des personnes ne répond plus aux besoins. Les lourdes structures ne sont plus adaptées.  La France est à la traine en la matière. On se déplace beaucoup plus facilement à Istanbul, avec les « dolmüs », à Beyrouth, avec les « services », et même à Bombay, avec les « rickshaws ». Et pour beaucoup moins cher…

 

Les taxis ont une arme, comme les routiers ou les exploitants agricoles : ils peuvent bloquer la circulation, donc les échanges économiques. Et ils s’en servent de cette arme. Les gouvernements reculent plus vite devant ces emmerdeurs, leurs bahuts, leurs bagnoles  et leurs tracteurs que devant les infirmières et leur blouse blanche…

 

Rappelons-nous le dernier conflit avec les taxis et la dernière reculade du gouvernement. C’était il y a quelques temps au sujet  des abus de la profession concernant le transport des malades.

 

S’ils ne transportaient plus les malades, ils prétendaient qu’ils allaient perdre au moins 30% de leur chiffre d’affaire. Ils ont évidemment le droit de défendre leur gamelle, mais les dessous de ces manifs restent suspects. La Cour des Comptes a sèchement allumé la Sécu à l’époque, lui reprochant un vrai foutoir dans le remboursement des transports des malades. Cela va de l’utilisation abusive de transports par ambulances qui coûtent un bras à la Sécu, à la prise en charge de plusieurs personnes en même temps, ce qui est louable au niveau environnement et économie d’énergie mais ce qui l’est moins, c’est de facturer séparément et donc plusieurs fois la même course, sans oublier de temps en temps la facturation de courses fictives, le gonflement des kilométrages, etc. L’imagination est prolixe en la matière… La vocation de la Sécu – que nous payons tous – est-elle d’assurer le chiffre d’affaire d’une profession ?

 

Que croyez-vous qu’il se passât ? Les couilles-molles du gouvernement ont reculé. Et la Sécu continue de casquer.

 

Et que croyez-vous qu’il va se passer avec les nouveaux problèmes ? Fauxçois l’a déjà dit : on se dégonfle et au lieu de chercher à normaliser UberPop ou autres manières modernes de se déplacer, on donne raison aux dinosaures…

 

Mondo cane…

 

Photo X - Droits réservés

 

10/06/2015

Bilderberg : Mafiosi internationaux en congrès en Autriche.

bilderberg brute à la hache.jpg

 

Le rendez-vous annuel du gratin des mafiosi ultralibéraux du monde occidental se tient, du 10 au 14 juin à Telfs Buchen, à l’hôtel Interalpen, au milieu de la forêt dans les Alpes tyroliennes près d'Innsbruck. Il s’agit du maintenant fameux « Groupe de Bilderberg.  Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954  à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

 

Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays du monde occidental, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, des responsables de l'armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Il prétend être un véritable « gouvernement mondial » occulte...mais sans les BRICS, ce qui relativise les prétentions de ses membres ! Son potentiel de nuisance reste néanmoins important. Ses orientations stratégiques sont avant tout la mondialisation ultralibérale au profit des multinationales et des puissances financières. Ses actions occultes peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, le choix des dirigeants et ministres (l'an dernier Macron était invité, cette année il y aura...Juppé, signe d'un bel avenir ?!), les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

 

Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs. Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80 % des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu'une partie des finalités et des stratégies du Club. Le deuxième cercle, le « Steering Committee », est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales. Au-dessus, il y a le premier cercle, le « Bilderberg Advisory Committee » (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de « parrains », les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l'organisation.

 

L’opacité est de règle pour ce gang. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent-elles naissance entre ces dangereux mafiosi ? Qui lo sa ?

 

Sachez que le capo de tuti i capi actuel est Henri de Castries, premier Français à présider le Bilderberg. Patron du groupe d'assurances Axa, c'est un pote à Sarko mais aussi de Hollande, à travers la célèbre promotion de l'ENA Voltaire...

 

Parmi les invités français, on trouve - outre Alain Juppé, (choisi par les Bilderberg comme prochain président de la république ?) - Nicolas Baverez, un habitué celui-là, un bavard qui prêche l'ultralibéralisme sur tous les plateau télé, membre du comité directeur de l’Institut Montaigne (un think tank ultralibéral), Laurent Bigorgne, directeur du même Institut Montaigne, Laurence Boone, conseillère économique de François Hollande, Patrick Calvar, directeur de la DGSI, les espions français, Gilles Kepel, professeur à Sciences-Po, spécialiste du monde arabe, Catherine Pégard, ex-journaliste politique au Point, ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, désormais présidente du château de Versailles, et Jean-Dominique Sénard, PDG de Michelin, une des plus puissantes entreprise française.

 

Voici la liste officielle des participants à Bilderberg 2015. Fouillez un peu dedans :

FRA Castries, Henri de président du Groupe de Bilderberg et PDG du groupe AXA.
DEU Achleitner, Paul M. Président du Bureau de Supervision de la Deutsche Bank
GBR Agius, Marcus ex PDG de la banque Barclays
DNK Ahrenkiel, Thomas Directeur des services de renseignements danois (DDIS)
USA Allen, John R. Envoyé spécial du Global Coalition to Counter ISIL, Département d’État US
USA Altman, Roger C. Président de la banque d’investissement Evercore Partners
POL Applebaum, Anne Éditorialiste et membre de la rédaction du Washington Post
FIN Apunen, Matti Directeur du Forum de politique et d’affaires finlandaises EVA
USA Baird, Zoë PDG et président de Markle Foundation
GBR Balls, Edward M. Ancien Chancelier de l’Échiquier du cabinet fantôme
PRT Balsemão, Francisco Pinto PDG de Impresa SGPS
PRT Barroso, José Manuel Durão Ancien président de la Commission européenne
FRA Baverez, Nicolas Membre du comité directeur de l’Institut Montaigne (think tank libéral)
AUT Benko, René Fondateur de SIGNA Holding GmbH
ITA Bernabè, Franco président du directoire et Chief Executive Officer de Telecom Italia. FB Group SRL. Banquier et chef d’entreprise Italien
NLD Beurden, Ben van PDG de Royal Dutch Shell
FRA Bigorgne, Laurent Directeur de l’Institut Montaigne
FRA Boone, Laurence Conseillère économique de François Hollande
ESP Botín, Ana P. Directrice de Santander, la première banque espagnole
NOR Brandtzæg, Svein Richard PDG de Norsk Hydro1
AUT Bronner, Oscar fondateur des magazines d’information autrichiens Trend et Profil, éditeur du quotidien Der Standard
USA Burns, William Président de Carnegie Endowment for International Peace (think tank américain)
FRA Calvar, Patrick Directeur général de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité intérieure)
ESP Cebrián, Juan Luis Président du journal espagnol El País et du groupe de presse PRISA
CAN Clark, W. Edmund Président et Chief Executive Officer du TD Bank Financial Group (Banque Toronto-Dominion)
INT Coeuré, Benoît Économiste français, administrateur de l’INSEE, membre du directoire de la BCE (Banque Centrale Européenne)
CAN Coyne, Andrew Éditorialiste et Chroniqueur au National Post
SWE Damberg, Mikael L. Membre du parti des Sociaux-Démocrates. Ministre des Entreprises et de l’Innovation
BEL De Gucht, Karel ancien ministre belge des Affaires étrangères, Commissaire européen au Commerce, ancien président des Vlaamse Liberalen en Democraten (VLD)
NLD Dijsselbloem, Jeroen Ministre des Finances des Pays-Bas
USA Donilon, Thomas E. Ex conseiller à la sécurité nationale des États-Unis dans l'administration Obama
DEU Döpfner, Mathias PDG du groupe médiatique Axel Springer
GBR Dowling, Ann Présidente de la Royal Academy of Engineering
USA Dugan, Regina Vice Présidente des Avancées Technologiques, de l’Ingénierie et des Projets de Google. Ex directrice de la DARPA (Agence US pour les projets de recherche avancée de défense)
NOR Eilertsen, Trine Éditrice en Chef d’Aftenposten
DNK Eldrup, Merete Directrice de TV2 (télévision danoise)
ITA Elkann, John président de Fiat Chrysler Automobiles et PDG d’Exor
DEU Enders, Thomas PDG d'Airbus
USA Erdoes, Mary PDG de la banque d'afaires JP Morgan Asset Management
GBR Fairhead, Rona Présidente de la BBC Trust
DNK Federspiel, Ulrik Vice Président de Haldor Topsøe A/S
USA Feldstein, Martin S. Président émérite du National Bureau of Economic Research (NBER), professeur d'économie à l’Université Harvard
USA Ferguson, Niall Professeur d’Histoire à l’Université Harvard. chercheur associé au Jesus College d’Oxford
AUT Fischer, Heinz Président de la République fédérale d’Autriche depuis 2004
GBR Flint, Douglas J. Homme d’affaires britannique, président exécutif de la banque HSBC
CHE Franz, Christoph Directeur des laboratoires Hoffmann-La Roche
NLD Fresco, Louise O. Présidente et Directrice du Centre de Recherche de l’Université Wageningen
USA Griffin, Kenneth Fondateur et PDG de Citadel Investment Group
ITA Gruber, Lilli Journaliste et femme politique italienne
RUS Guriev SergeiProfesseur d’Economie à Sciences Po
TUR Gürkaynak, Gönenç Partenaire de gestion de la firme légale ELIG
AUT Gusenbauer, Alfred Président du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ), ex chancelier
NLD Halberstadt, Victor Professeur d’Economie à l’Université Leiden
AUT Hampel, Erich Président de UniCredit Bank Austria AG
GBR Hassabis, Demis Vice président de Google DeepMind
AUT Hesoun, Wolfgang PDG de Siemens Autriche
CHE Hildebrand, Philipp Vice président de BlackRock Inc
USA Hoffman, Reid Co-fondateur et PDG de LinkedIn
INT Ischinger, Wolfgang Président de la Conférence de Sécurité à Munich
USA Jacobs, Kenneth M. PDG de la banque Lazard
DEU Jäkel, Julia PDG de Gruner + Jahr
USA Johnson, James A., Président de Johnson Capital Partners
FRA Juppé, Alain Maire de Bordeaux, Ancien Premier Ministre
DEU Kaeser, Joe PDG de Siemens AG
USA Karp, Alex PDG de Palantir Technologies
FRA Kepel, Gilles professeur à Sciences Po
GBR Kerr, John Vice-président de Scottish Power Gas & Electricity
TUR Kesici, Ilhan Membre du Parlement Turc
USA Kissinger, Henry A. Président de Kissinger Associates, Inc
USA Kleinfeld, Klaus Directeur et PDG de Alcoa
NLD Knot, Klaas H.W. Directeur de la Banque des Pays-Bas
TUR Koç, Mustafa Vice-président de Koç Holding A.S.
AUT Kogler, Konrad Directeur Général de la Sécurité Publique
USA Kravis, Henry R. Co-Président de Kohlberg Kravis Roberts & Co.
USA Kravis, Marie-Josée Membre senior et Vice Présidente du Hudson Institute (think tank US)
CHE Kudelski, André Directeur et PDG de Kudelski Group
DEU Lauk, Kurt Président de Globe Capital Partners
SWE Lemne, Carola PDG de La Confédération des Entreprises Suédoise
USA Levey, Stuart Chief Legal Officer de HSBC Holdings
DEU Leyen, Ursula von der Ministre de la défense de l'Allemagne
BEL Leysen, Thomas Président du groupe financier KBC
GBR Maher, Shiraz Chercheur senior pour le ICSR, King’s College London
DNK Markus Lassen, Christina Chef du département du ministère des affaires étrangères, de la sécurité politique et de la stabilisation
USA Mathews, Jessica T. Présidente du Carnegie Endowment for International Peace (think tank US)
USA Mattis, James Membre distingué du Hoover Institution, Université Stanford
CHE Maudet, Pierre Membre du parti libéral-radical genevois, conseiller d’état du canton de Genève
CAN McKay, David I. Président de la Banque royale du Canada
TUR Mert, Nuray Chroniqueuse et professeur de sciences politiques à l’Université d’Istanbul
USA Messina, Jim PDG de Messina Group
BEL Michel, Charles Premier Ministre
USA Micklethwait, John Éditeur en Chef de Bloomberg
GBR Minton Beddoes, Zanny Rédactrice en chef de The Economist
ITA Monti, Mario Economiste, ex premier ministre italien, membre de la Commission Trilatérale, ex Commissaire européen
FIN Mörttinen, Leena Directrice de The Finnish Family Firms Association
USA Mundie, Craig J. Responsable de la recherche et de la stratégie chez Microsoft
CAN Munroe-Blum, Heather Directrice du Canada Pension Plan Investment Board
NLD Beatrix (reine des Pays-Bas)
IRL O’Leary, Michael PDG de Ryanair
GBR Osborne, George Député du Parti conservateur, ex chancelier de l’Échiquier (ministre des finances) de David Cameron
TUR Özel, Soli Chroniqueur au journal Haberturk, Maître de conférences, Université Kadir Has
GRC Papalexopoulos, Dimitri PDG de Titan Cement Co
FRA Pégard, Catherine ex journaliste politique du magazine Le Point, présidente du château de Versailles
USA Perle, Richard N. Membre de l’American Enterprise Institute (think tank libéral US)
USA Petraeus, David H. Ancien général de l’armée américaine, commandant de la Force internationale en Afghanistan (2010-2011), ex directeur de la CIA. Président de KKR Global Institute
GRC Pikrammenos, Panagiotis Président honoraire du Conseil d’Etat
CAN Reisman, Heather M. Femme d’affaires canadienne. Reisman est la créatrice et président de la chaîne de librairie Indigo Books
ITA Rocca, Gianfelice Président de Techint Group
AUT Roiss, Gerhard PDG de OMV Autriche
USA Rubin, Robert E. Vice Président du Council on Foreign Relations (CFR), ex secrétaire au Trésor des États-Unis dans l’administration Clinton
NLD Rutte, Mark Premier Ministre des Pays-Bas
USA Sadjadpour, Karim Associé senior du Carnegie Endowment for International Peace
ESP Sánchez Pérez-Castejón, Pedro Secrétaire général du Parti socialiste espagnol
GBR Sawers, John Politicien britannique, ex directeur du Secret Intelligence Service (MI6)
TUR Sayek Böke, Selin, Vice Présidente du Parti républicain du peuple
USA Schmidt, Eric E. PDG de Google
AUT Scholten, Rudolf Membre du comité des directeurs exécutifs de Oesterreichische Kontrollbank AG
FRA Senard, Jean-Dominique Président du groupe Michelin depuis 2011
AUT Sevelda, Karl PDG de la Raiffeisen International Bank Holding
INT Stoltenberg, Jens Secrétaire général de l’OTAN
FIN Stubb, Alexander Premier Ministre
DEU Suder, Katrin Secrétaire d'état à la Défense
IRL Sutherland, Peter D. Président de l’European Policy Centre, de Goldman Sachs International, ex PDG de BP (British Petroleum) (1997-2009), ex président de la section Europe de la Commission Trilatérale, directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland
SWE Svanberg, Carl-Henric Président de BP, Président de Volvo
NOR Svarva, Olaug PDG de la Caisse des Retraites de la Norvège
USA Thiel, Peter A. Président de Thiel Capital
GRC Tsoukalis, Loukas Président de la Hellenic Foundation for European and Foreign Policy
INT Üzümcü, Ahmet Directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques
PRT Vitorino, António M. membre du Parti socialiste portugais, ex commissaire européen, ex ministre de la Défense du Portugal
SWE Wallenberg, Jacob PDG d'Investor AB
USA Weber, Vin Partenaire, Mercury LLC
GBR Wolf, Martin H. Journaliste économique au Financial Times, chroniqueur au journal Le Monde
USA Wolfensohn, James D. ex président de la Banque Mondiale, PDG de Wolfensohn and Company
USA Zoellick, Robert B. ex président de la Banque Mondiale, président du Conseil des Conseillers Internationaux de Goldman Sachs Group

 

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04/06/2015

Savoureux ! Indispensable ! Le SINE MENSUEL de juin est paru.

sine mensuel juin 2015.jpg

Ça y est, je l'ai eu dans ma boite le Siné de ce mois-ci. Toujours saignant, documenté, iconoclaste, courageux et drôle, ce qui ne gâche rien.

 

Et puis Papé Siné pète la forme. Il renvoie dans les cordes Plenel, par ailleurs interviéwé dans le journal. Le lèche-babouches geignard se plaint : « Je ne crois pas que l'enjeu soit de mettre sur un bûcher toutes les religions monothéistes ». Ce à quoi Siné rétorque : « Moi si ! Et pas seulement celles-là. Les autres aussi. Toutes au feu. Et que les flammes de la raison et de l'intelligence les réduisent en cendre une fois pour toutes. Il faut sortir les croyants de leur hypnose, il faut les secouer, les réveiller et leur dire : « Reprenez-vous, merde ! Réfléchissez, faites travailler vos méninges, assez de croire aux balivernes des escrocs patentés qui vous bernent. Ne vous laissez plus embobiner. Après l'age de 5, 6 ans les mômes, même les plus retardés, ne croient plus au Père Noël et vous, adultes, continuez à croire en dieu. C'est extravagant ! Inconcevable ! Vous ne vous rendez pas compte que tous vos prêtres, de quelque obédience qu'ils soient, vous mentent depuis des siècles. Ces imposteurs, papes, popes, pontifes, hiéropanthes, mystagognes, corybantes, aruspices, augures, épulons, flamines, mages, hierogrammates, duides, eubages, bonzes, lamas sont tous ligués pour vous faire peur, pour vous faire chier ! Ils vous racontent des craques, vous mènent en bateau, vous bourrent le mou, vous saoulent de fumée, vous roulent dans la farine. Ils vous promettent le paradis en échange de votre servilité, ils vous empapaoutent dans les grandes largeurs et jusqu'au trognon ! Ces malfaisants, en plus, sont tous des casses-couilles, des empêcheurs de jouir en rond. Il n'y en a pas un pour relever l'autre. Envoyez-les tous chier ! (…/...)

 

Et ce n'est pas fini ! Il a une trique de fer l'Ancien ! Si vous voulez savourer la suite, et si vous n'avez pas un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l'autre, allez vite chez votre marchand de journaux qui vous vendra, avec le sourire, le SINE MENSUEL de juin !

 

Et puis tiens, Bob, dans la même veine, je mets ma tournée :

 

Athée souhaits

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries

Est-elle halal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée naît l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fonds de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

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03/06/2015

« Podemos » en Espagne, « Syriza » en Grèce. Et en France, QUOI ?

syriza podemos venceremos.jpg

 

Qui ne se souvient avec nostalgie mais aussi et surtout rage de cette grande fête républicaine, le 29 mai 2005 – dix ans déjà - marquant l'écrasante victoire (55 %) du NON à la constitution ultralibérale de l'Europe ! Mélenchon, Buffet, Besancenot, Autain, Bové et d'autres bras-dessus, bras-dessous. Nous - simples électeurs de gauche - jubilions aussi, voyant là les grands débuts d'un mouvement de toutes les forces de gauche. L'espoir emplissait nos cœurs. Les victoires nous tendaient les bras. Tè ! Fume...

 

Malgré cette victoire du NON, c'est la politique du OUI qui est resté au pouvoir... Pouvait-il en être autrement ? Cette victoire a été bâtie sur une situation paradoxale : l'alliance contre nature des gens de gauche opposés à l'ultralibéralisme avec les souverainistes identitaires refusant toute forme d'Union de l'Europe. Résultat : les dirigeants de l'Europe ont fait comme si cette victoire du NON en France, mais pas seulement, n'avait pas existée : l'ultralibéralisme sans frein - rejeté par les électeurs du pays fondateur de cette idée même de l'Europe unie – s'est déchaîné. Sarko, avec le cynisme insultant qui le caractérise, a fait passé le texte rejeté par les électeurs par des députés godillots. Et l’Europe a continué sa route au seul profit des banques, des multinationales, en laissant les peuples dans le fossé...

 

Cette Europe, malade de son déni de démocratie, continue sans les peuples, et même contre les peuples, mettant ainsi en grave danger ce projet historique européen qui nous a tant fait rêver mais qui est devenu un repoussoir. Comment cette belle idée pourrait-elle reconquérir le cœur des populations qui la composent ? En infléchissant radicalement son action vers une Europe plus sociale et plus protectrice. Tout le contraire de ce que nous prépare, que nous inflige les technocrates atlantistes qui tiennent le haut du pavé et s'apprêtent à tuer l'idée même d'Europe puissance, d'Europe fière, d'Europe indépendante avec Tafta, le traité scélérat d'allégeance aux États-Unis d'Amérique...

 

Les peuples d'Europe, déboussolés, se cherchent de nouveaux représentants en lesquels ils pourraient placer leur confiance. Cette recherche prend deux directions radicalement différentes. 

 

La tentation de la droite extrême, nationaliste, fermée, rejetant l'autre. Cette tentation devient réalité dans l'Europe du Nord, relativement nantie, en prenant appui sur le problème de l'immigration invasive, occulté par lâcheté et simple bêtise par les dirigeants de ces pays.

 

Dans les pays du Sud - parmi les « pigs », comme les « nordistes » nomment avec élégance le Portugal, l'Italie, la Grèce, l'Espagne – la Grèce et l'Espagne ont choisi d'expérimenter des voies de gauche nouvelles, altruistes, clairement orientées vers le peuple. C'est Syriza, démocratiquement élu, et bien élu, en Grèce – que l'Europe « du Nord » veut à toute force détruire. C'est Podemos en Espagne qui vient de s'installer victorieusement à la tête des plus grandes villes espagnoles, Madrid, Barcelone, Saragosse, etc.

 

Ces mouvements s'appuient sur le peuple, redonnent de l'espoir à toutes les victimes de l'ultralibéralisme. C'est pourquoi les tenants de cette idéologie mortifère veulent les abattre.

 

Et en France ? Deux ans après le référendum, on aurait pu penser que cette dynamique de victoire allait déboucher sur une candidature commune de gauche. Mouais... C'était compter sans la lutte des égos, l’enfermement stérile dans des chapelles étroites, l'acceptation de tout perdre pourvu que « l'autre », malgré des idées si proches, ne gagne pas. Résultat : on a eu Sarkozy. Un désastre... Rebelote en 2012 ou la gauche se retrouve – cocu et contente – pour fêter la victoire de Hollande. Un autre désastre.

 

Actuellement, les choses ne s'arrangent pas. Mélenchon veut sortir des alliances d'appareils genre « rassemblement de la gauche » et comptent sur des « appels citoyens » pour créer des « assemblées représentatives », tout comme Podemos en Espagne. Face à quoi les communistes freinent des quatre fers, s'appuyant sur leur longue histoire. Nostalgie, quand tu nous tiens...

 

On est donc reparti vers des questions de stratégies ne différant que par l'épaisseur du trait, et les blocages que l'on devine...

 

Pendant ce temps, les usurpateurs fachos voleurs d'idées du F.Haine progressent, captant en ricanant les voix des électeurs de gauche déboussolés...

 

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23/05/2015

MARCHE MONDIALE CONTRE MONSANTO

 

monsanto crane fourchettes.jpg

 

 

Aujourd'hui, samedi 23 mai 2015 des citoyens du monde entier marcheront contre Monsanto (&Co) - la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés. Déjà l'an dernier àla même époque, dans 52 pays, plus de 2 millions de personnes manifestaient leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants.

 

On connait Monsanto pour sa volonté opiniâtre de nous faire bouffer des OGM. Mais cette firme est bien plus nuisible que ça. Jetons un coup d’œil sur le terrible « palmarès » de cette entreprise de destruction massive à travers cet article du site Les moutons enragés 

 

 

Voici la liste des marches régionales :

 Amiens : Rendez vous de 14h, plusieurs départ de marches, 15H Place du Palais de justice https://www.facebook.com/events/1430595230589707/
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Avignon : Rendez-vous fixé à 10h devant MONSANTO à St Andiol suivi à 13 heures d’un picnic à AVIGNON , place Piehttps://www.facebook.com/events/697211193717822/
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Besançon, soirée débat "Le monde selon Monsanto" ciné V. Hugo à 20h30 https://www.facebook.com/events/641892865911947/
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Bayonne : rendez-vous à 10h, devant la mairie, 1, av. du Maréchal-Leclerc https://www.facebook.com/events/1446511682254117
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Bordeaux : rendez-vous à 14h, place Victoire https://www.facebook.com/events/433120260190336/
- 
Brest : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/663061860468975/
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Caen : rendez vous à 15h place du Théâtre (à confirmer) https://www.facebook.com/events/850962354970901
- 
Carhaix : rendez vous à 14h à l’espace Glenmor (pique nique à 11h au manoir de Kerampuilh) https://www.facebook.com/events/643366982435444
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Chalons-sur Saone, place St vincent à 10h30 : http://www.lejsl.com/…/une-marche-contre-monsanto-les-ogm...
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Cherbourg : rendez vous à 15h place du Théâtre https://www.facebook.com/events/625997460862465/
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Clermont Ferrand : Rendez-vous à 14H Place DELILLE https://www.facebook.com/events/1611872439032444
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Corse à Bastia, à 14h30 place vincetti-citadelle : https://www.facebook.com/events/751413961645003
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Dijon, Rendez vous à 11H place de la Libération : https://www.facebook.com/events/821766247910398/
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Grenoble : rendez vous à 14h https://www.facebook.com/events/1032751636742869/
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Ile de la Réunion : rendez vous de 9h à 16h au Marché Forain de Saint Pierre https://www.facebook.com/events/456583424495447/
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La Rochelle : Place de Verdun à 15H https://www.facebook.com/events/378367785682156/
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Laon : rendez vous de 10h à 16h Place des Droits de l’Homme http://nonogm02.canalblog.com
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Lille : rendez-vous à 14h, Grand-place https://www.facebook.com/events/1542680492652211/
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Limoges : Rassemblement 14h30 Place de la Mottehttps://www.facebook.com/events/1632412276990562/
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Lorient : rendez vous à 14h, place Jules Ferry Lorient https://www.facebook.com/events/856377734434189/
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Lyon : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/652392381555877/
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Marseille : rendez-vous à 14h, Le Kiosque à musique, en haut de la Canebière https://www.facebook.com/events/912268158804334
- 
Montpellier : rendez-vous à 14h, place Royale du Peyrou https://www.facebook.com/events/360112537512276
- 
Nancy : rendez vous à 15h place Maginot https://www.facebook.com/events/826981247338426
- 
Nantes : rendez-vous à 14h, place Royale https://www.facebook.com/events/420568914773141
- 
Nice : Rdv 14H https://www.facebook.com/events/991536840873684/
- 
Nîmes : rendez-vous à 14h30, avenue Feuchères (face à la gare) https://www.facebook.com/events/1555220608094067/
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Nouméa, Nouvelle Calédonie Rassemblement place des cocotiers le Samedi 23 mai de 10h à 12h https://www.facebook.com/events/1409072039416552/
- 
Paris, rendez-vous à 16h Place Denfert Rochereau : https://www.facebook.com/events/996899193657121/
- 
Peyrehorade (où il y a une usine de Monsanto) : rendez vous à 10h devant leur usine à Peyrehorade https://www.facebook.com/events/637272466418738
- 
Rennes : rendez vous à 14h devant la Mairie de Rennes, place de la mairie https://www.facebook.com/events/1617007215185992
- 
Saint Barthélemy Rendez-vous à 16H à la Capitainerie : https://www.facebook.com/events/703485186443616/
- 
Salon de Provence : rendez vous à 15h00 place de l’hôtel de ville, puis soirée débat "Le Monde selon Monsanto" https://www.facebook.com/pages/Les-Engag%C3%A9s/732156866...
- 
Strasbourg : rendez-vous à 14h, devant le Parlement européen, pour rejoindre le village des alternatives https://www.facebook.com/events/1540787802832413/
- 
Thionville, 11h30 parc Wilson (picnic) https://www.facebook.com/events/1037627329585046/
- 
Toulouse : rendez vous à 11h Square Charles de Gaulle https://www.facebook.com/events/1562576807362400/15778078...
- 
Tours : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/773730486044457/

Mais aussi en Belgique à Bruxelles : Rendez-vous à 13H Notre Dame du Finistère (à côté de l’entrée de l’Inno) Rue Neuve https://www.facebook.com/events/803813839656434/

Et en Suisse à Morges https://www.facebook.com/events/1590319794543006/

Sans oublier nos amis Burkinabès qui manifesteront à Ouagadougou ! Combat Monsanto et le Collectif citoyen les Engraineurs

 

 

Pour mener cette lutte quotidiennement, voici une

liste des produits Monsanto

que l'on peut 

éviter d'acheter

 

 

produits monsanto_1.jpg

 

Liens utiles :

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/sophie-malaponti-marche-contre-49978

http://www.collectif-lesengraineurs.com/

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/09/17/monsanto-les-10-ab...

https://mrmondialisation.org/monsanto-les-produits-a-boycotter-liste-des-marques-a-connaitre-sante-nutrition/

 

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22/05/2015

Les vertus de Cannes et de Rolland-Garros : éviter au Peuple de penser !

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On est en train de se farcir les couenneries de Cannes où s'exposent, où s'étalent des montagnes de vanité, des tombereaux de nullités à paillettes. Et les merdias de nous rebattre les esgourdes avec les insignifiances de quelque « star », de nous goinfrer les mirettes avec les images fugitives du calbar en dentelles d'une « vedette ». Les états d'âmes des gens du vide ! Bof...

 

Et dans la foulée, on va subir les « exploits » de quelques klampins qui se renvoient laborieusement une petite baballe jaune en criant, à Rolland-Garros. Puis, après, on aura droit au Tour de France. Encore que ça, j'aime. Ça fait voyager...

 

Ah ! N'oublions pas les mononeuronnés qui vont rouler à fond la caisse, comme un pet sur une toile cirée, devant le plus beau ramassis d'escrocs que le monde puisse porter : le grand prix de Monaco...

 

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, des escroqueries sans vergogne des politicards de tous bords, de léchage du cul des banques, de la montée des nationalismes partout dans le monde, du terrorisme de plus en plus présent, du flicage généralisé, etc...

 

Enfumage général. Occuper l'esprit de la « populasse » (c'est ainsi qu'ils parlent de nous entre eux, les parasites qui nous gouvernent si mal) avec de l'émotionnel, du fait-divers, des « peoples », du sport. Faire la Une avec les douleurs de dos de Tsonga ou les crampes de Nadal ! Important ça coco...

 

Et insinuer au « populo », sournoisement, la peur via l'insécurité sociale organisée. La peur via les risques d'attentat. Et avant tout la peur du chomdu. La peur incite à la soumission envers ceux qui prétendent pouvoir les « protéger »... Tremblez, braves gens, et obéissez servilement : Big Brother et Big Bâton veillent sur vous !

 

Surtout éviter au peuple d'être lucide, ça ne fait pas un citoyen bien obéissant la lucidité.

 

Surtout éviter au peuple de penser ! Croire aux niaiseries des religions, ça va. Mais surtout lui éviter de penser.

 

De la pensée naît l'inquiétude et l'inquiétude, c'est pas bon pour les affaires...

 

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21/04/2015

La MORT au bout de l'ESPOIR.

migrants

 

Exploités, floués, ruinés par les voleurs de terre, ils migrent vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen... Avec souvent la mort au bout de l'espoir.

 

Au-delà de la dégoulinante de bon sentiments voire de culpabilisation suivant les tragédies récurrentes des naufrages de migrants en Méditerranée, il serait peut-être utile de s'interroger sur ce qui pousse les populations subsahariennes à risquer leurs vies à travers la fournaise du Sahara d'abord, les flots meurtriers de la Méditerranée ensuite.

 

Certains fuient les innombrables guerres intestines qui, du Nigeria au Kenya en passant par le Mali, la Centrafrique, le Soudan, le Congo, la corne de l'Afrique, etc., etc., sèment le désordre, la peur et la mort.

 

Mais il n'y a pas que ça. Le principal moteur de cet exode est économique. Ces populations, gonflées par une démographie galopante, ne trouvent plus, sur leur sol, de quoi vivre dignement, de quoi manger, de quoi vivre. Pourquoi ? Parce que les cultures vivrières de ces pays ont été remplacées, par des gouvernements naïfs voire cupides, par des productions d'exportation : arachides, coton, cacao, café, etc.

 

Tous les accords de partenariats économiques entre l'Union Européenne et l'Afrique de l'Ouest sont des accords de libéralisation du commerce. Ils prévoient notamment la levée pendant vingt ans des barrières commerciales (taxes, quotas, licences, subventions) pour 75 % des produits, importés par les pays de la région, en provenance de l'Union européenne. Pour accompagner cette mesure, qui va entraîner une perte de recettes fiscales pour les États, l'Union européenne envisage une aide au développement compensatoire de 6,5 milliards d'euros sur la même période. Une poignée de figues.

Ces APE (Accords de Libéralisation du Commerce) mettent en péril la capacité de développement des États concernés, non seulement par la perte de recettes fiscales, mais surtout en fragilisant les marchés locaux et en nuisant à des projets de développement « endogène ». Ainsi les poulets dégueulasses surgelés européens qui inondent à bas prix les marchés africains tuent les élevages locaux. Ainsi le lait concentré de Nestlé tue l'élevage local, etc.

L'ouverture des marchés de ces pays à un commerce international dérégulé est un risque majeur. Les APE conduisent à une plus grande dépendance vis-à-vis des cours des marchés mondiaux, à une économie de plus en plus tournée vers l'exportation, à une concurrence inégale entre des entreprises locales et des entreprises internationales… Ils empêchent ces pays de relever les vrais défis qu'ils rencontrent, renforcent leur vulnérabilité et leur dépendance, au détriment de la construction d'une économie locale durable, répondant, d'abord, aux besoins locaux, et beaucoup plus riche en emplois. Et que font les laissés-pour-compte de ce « développement » imbécile, voire criminel, à fort relent néo-colonialiste ? Ils migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen.

 

Mais ce n'est pas tout. Il y a 3 ans, pour lutter contre la pauvreté et la faim en Afrique, le G8 a décidé de dérouler le tapis rouge... aux multinationales comme Monsanto, Syngenta, Cargill, etc... La Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition, NASAN pour les intimes, est une initiative qui, sous couvert d’aider 50 millions de personnes en Afrique subsaharienne à sortir de la pauvreté d’ici à 2022, va en fait faciliter les profits de grands groupes privés.

 

Plutôt que respecter les engagements qu’ils ont pris à de nombreuses reprises, les pays du G8 ont décidé de confier au secteur privé la lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique sub-saharienne. Un choix d’autant plus dangereux que le secteur privé en question est composé de multinationales plus connues pour leurs attaques du droit à l’alimentation que pour leurs actions en faveur de la sécurité alimentaire mondiale. Aucun investissement privé ne pourra faire le travail d’une véritable politique agricole, encore moins quand derrière le terme d’investissement agricole se cache des processus de prédation et de destruction des agricultures paysannes du Sud, comme souvent dans le cas des accaparements de terres.

 

La NASAN inquiète d’autant plus qu’elle est totalement opaque et n’inclut pas du tout les populations, pourtant premières concernées.De nombreux pays africains parmi les plus gravement affectés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle sont laissés en dehors de cette initiative. Ce sont plutôt les pays qui offrent le plus de perspectives de croissances et de profits pour les multinationales et les gros investisseurs qui ont été ciblés en priorité. Lien

Mais ce n'est pas tout ! En Afrique sévissent les « fondations humanitaires ». La plus connue est celle de
Bill Gates. Ah ! Au fait, ce grand « philanthrope » - a acheté 500.000 actions de Monsanto, un autre grand bienfaiteur de l'humanité, qui lui-même, est actionnaire de « Academi », ex-Blackwater, armée privée célèbre pour ses exactions. La Fondation Bill Gates, avec la complicité donc de Monsanto, est actuellement engagée dans une entreprise de démolition de l'agriculture rurale vivrière dans le monde, et particulièrement en Afrique avec « l'Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA). Le but : remplacer les semences traditionnelles des agriculteurs pauvres d'Afrique par des semences « plus productives » fournies (contre pognon bien sûr) par la Fondation, pour ensuite les remplacer par...des semences OGM Monsanto !

 

Autre « action humanitaire » de la Fondation du brave Billy : le pillage de la pharmacopée traditionnelle en Afrique (entre autres) pour en tirer de juteux brevets, puis vendre à ces populations pauvres des médicaments sophistiqués produits par la nébuleuse de la Fondation. Sans oublier les vaccins testés sur ces populations... Et qu'est-ce qu'elles font ces populations flouées ? Elles migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européens.

 

Mais ce n'est pas tout ! La dernière saloperie de la spéculation mondiale c'est l’accaparement des terres agricoles des pays du sud. Celle-ci est le fait à la fois de pays (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et d’investisseurs privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces prédateurs achètent des millions d’hectares de terres arables dans les pays pauvres du sud, avec la complicité de la Banque mondiale et même d’agences spécialisées de l’ONU, mais aussi des gouvernements locaux dont les responsables corrompus par des flots de pognon bradent souvent pour l’euro symbolique (mais de grasses « commissions » pour eux !) des pans entiers de leurs pays.

 

Il s’agit ni plus ni moins de banditisme d’état, de colonialisme même pas déguisé derrière un apport de « civilisation ». Les acquisitions de terre à grande échelle sont conçues pour ouvrir de nouveaux espaces à une agriculture de plantation, une agriculture industrielle, destinée à l’exportation. Les bulldozers arrivent, dégagent tout, détruisent les villages et chassent les paysans locaux avec l’aide des flics, accaparent la terre mais aussi l’eau et plantent, qui du faux riz Basmati, qui des palmiers à huile, qui du soja OGM, qui des millions de roses et d’orchidées sous serre… Ceci avec force pesticides, engrais chimiques et autres poisons qui salopent la terre et les cours d’eau.

 

L’accaparement des terres prive les paysans, les populations autochtones, les pêcheurs et les nomades de vastes étendues de terres, et leur en interdit l’usage, aujourd’hui et demain, mettant sérieusement en péril leurs droits à l’alimentation et la sécurité de leurs moyens de subsistance. L’accaparement des terres capte aussi toutes les ressources en eau existant sur les terres, en amont et aux alentours, résultant de fait en une forme de privatisation de l’eau. L’accaparement des terres est intrinsèquement lié à la violation de la législation internationale sur les droits humains : évictions forcées, réduction des critiques au silence (ou pire), introduction de modèles fonciers et agricoles non durables qui détruisent les environnements naturels et épuisent les ressources naturelles, flagrant déni d’information, et empêchement des personnes de participer aux décisions politiques qui affectent leur vie. Lien

 

Et qu'est-ce qu'elles font ces populations jetées dehors par les voleurs de terres ? Elles migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen.

 

Mais ce n'est pas tout. Ces foules de migrants tombent alors aux mains de sinistres mafias islamistes qui les attirent, les parquent, les dépouillent puis les entassent dans des barcasses pourries avec souvent, au bout de l'espoir saccagé, la mort sous le soleil menteur de la Méditerranée.

 

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20/04/2015

L’immigration clandestine : un acte de guerre de basse intensité.

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Je viens d'entendre Guetta parler dans le poste. La longue grève a dû lui faire du bien : je l'ai trouvé pour une fois réaliste concernant le drame des migrants noyés au large de la Libye. Il a posé notamment une question évidente qui - dit-il à raison - explique la relative passivité des gouvernements européens : quels sont les pays qui sont prêts à accepter chez eux ces vagues ininterrompues de migrants ? La réponse, dit-il, est dans la question : personne n'en veut...

 

Egoïsme ? Cynisme ? Non. Peur légitime d'être submergés par cette invasion rampante. Le pays réel, le populo, se préoccupe avant tout de son emploi s'il a la chance d'en avoir un, de ses finances indigentes, du prix de son logement, de l'avenir de ses enfants, et si possible de ses vacances et de ses loisirs… Quant aux « sans dents », ils voient d'un très mauvais œil cette « concurrence »... Les problèmes des autres passent légitimement derrière la résolution de ses problèmes à lui. En parlant cru, il s'en fout. Point/barre !

 

Et puis quel pays connaissant un taux de chômage dépassant les 10% peut absorber une telle masse d’individus, jeunes, sans formation, sans compétences et avides de consommer et de se reproduire ? A qui fera-t-on croire que l’accueil des damnés du tiers-monde est une « chance » ? Chance pour qui ? Pour quelques patrons voyous qui y voient un réservoir inépuisable de main-d’œuvre quasi-gratuite, taillable et corvéable à merci. On est en train de réinventer l'esclavage (esclavage qui, soit- dit en passant, n'a jamais cessé en terres d'islam). Des rabatteurs appâtent et regroupent les candidats à l'émigration. Des trafiquants les rackettent (10.000 euros le « passage vers l'Europe») puis les entassent dans des barcasses pourries prêtent à couler en leur disant, pour les rassurer, que les bateaux européens les recueilleront s'ils ont des problèmes de navigation. Et les bœufs se laissent mener à l'abattoir, mues par l'espoir illusoire d'une vie meilleure dans cette Europe qu'on leur fait miroiter comme le paradis...

 

Ces pauvres gens sont instrumentalisés et expédiés par Daech et Al Qaeda qui leur soutirent leur fric et glissent dans ce flot ininterrompu des milliers de terroristes fanatisés prêt à foutre la merde. Ce sont les Islamistes qui ont la haute main sur ce trafic d'êtres humains. Avec la complicité sournoise de la Turquie de l'islamiste Erdogan. Ils les parquent en Libye et les envoient à travers la Méditerranée selon leur stratégie et...la météo. Merci Sarko, merci Cameron, merci Obama d'avoir transformé la Libye en bateau ivre.

 

Les trafiquants en sont à récupérer pour les réutiliser les vieux bateaux à la dérive, abandonnés par les migrants sauvés par les marines italiennes, maltaises et grecques... Pire encore : on apprend que les mafias qui contrôlent le trafic offrent aux clandestins qui ne peuvent payer leur passage un épouvantable marché : le choix, à l’arrivée, entre « être utilisés comme main-d’œuvre ou donneurs d’organes ». L'Homme comme marchandise ! C'est le triomphe de l'idéologie ultralibérale...

 

Alors que faire ? Trois choses : - à court terme détruire sur place, en Libye, les nids de vipères de ces marchands d'esclaves ; - arrêter de piller l'Afrique et au contraire aider les gouvernements en place à développer leurs économies ; - imposer à l'ONU de chercher des solutions aux guerres internes qui jettent les peuples victimes à travers les déserts puis la Méditerranée.

 

Facile à dire, moins à faire...

 

On en est à regretter Kadhafi, le pittoresque campeur des Champs-Elysées, « l'ami » de Sarko, que celui-ci a fait « éliminer » pour des raisons plus ou moins obscures... Kadhafi avait passé des accords plus ou moins occultes avec les pays européens riverains de la Méditerranée : vous me foutez la paix sur la manière dont je mène les affaires de mon pays, vous me vendez les installations et les technologies dont j'ai besoin pour développer et vendre mon pétrole, et en échange j'empêche toute émigration depuis mon territoire. Et ça marchait... Le verrou de la Jamahiriya libyenne empêchait le départ vers les côtes italiennes,maltaises, grecques de tous les laissés pour compte des politiques d’ingérence occidentale : Irak, Syrie, Somalie, Yémen, Soudan.

 

Les chiffres sont impitoyables : autour d'un million de migrants vont pénétrer clandestinement en Europe chaque année. Et parmi eux, combien de terroristes islamiste infiltrées ? L’immigration clandestine est une forme d’invasion. Un acte de guerre de basse intensité.

 

Ne faudrait-il pas envoyer devant le Tribunal international de La Haye les ci-devant Sarkozy, Cameron et Obama, responsables du chaos effroyable qui secoue la Libye et de son cortège de malheur ?

 

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17/04/2015

Encore un scandale EPR. Halte à cette folie de nucléocrates !

 

EPR,scandale

 

 

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) – le « gendarme du nucléaire » d'ordinaire si « prudent » - vient de mettre les pieds dans le plat. Objet de l’ire : encore une fois l'EPR de Flamanville. Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet fait état des « anomalies de fabrication » de la partie essentielle du réacteur, la cuve. C'est une énorme boite d'acier de 13 mètres de hauteur avec son couvercle pour un peu plus de 5 mètres de diamètre et pesant 425 tonnes.

 

Cette cuve a été mise en place par une opération titanesque qui a duré huit mois. De très complexes systèmes de canalisations ont été branchés. Bien. Bravo les techniciens. Seulement voilà : cette cuve est constituée d'un cylindre vertical auquel sont soudés un fond et un couvercle. Le travail a été confié à Creusot Forge, filiale d'Areva. Cet aciériste – qui semble avoir perdu une bonne partie de son savoir-faire - s'est avoué incapable de fabriquer le cylindre central. Celui-ci a donc été réalisé...par le japonais Japan Steel Works ! Et un coup de pied au cul de la fierté de nos brillants nucléocrates qui sont restés très discrets sur l'affaire...L'entreprise française, quant à elle, a fabriqué le fond et le couvercle. L'ensemble a été soudé puis mis en place. Des tests menés par l'ASN ont révélé des « anomales de fabrication ». Comble de la honte, ces « anomalies » ne concernent que le fond et le couvercle, donc la partie « française » de la cuve !

 

Tout étant désormais soudé, si de nouveaux tests s'avèrent négatifs, il faudra changer toute la cuve ! L'enlever de son emplacement (huit à dix mois). La refaire (de trois à quatre ans). Remettre la nouvelle en place (encore un an). Soit entre 5 et 6 ans de retard. Et combien de milliards ? Et qui va payer ? Quid de l'EPR finlandais ? Là, l'ensemble de la cuve a été réalisé...par les Japonais et a passé les tests sans problèmes... La honte pour Aréva.

 

Hypothèse improbable ? Pas sûr. Le président de l'ASN, Pierre-Frank Chevet est sans nuance : « Je ne présage en aucune manière de la décision qui sera prise, compte tenu de l'importance de l'anomalie, que je qualifie de sérieuse, voire très sérieuse. » Il ajoute que, si de nouveaux tests ne lèvent pas les doutes sur la résistance de la cuve (prévue, rappelons-le, pour durer de 60 à 100 ans et soumise à de terribles chocs thermiques) « je ne vois pas d'autre solution que de la changer. »Sauf si les politiques, cédant aux pressions du puissant lobby nucléocrate, passent outre et estiment que « les valeurs relevées, bien qu’en-dehors des normes, sont tout de même largement suffisantes pour assurer le bon fonctionnement du réacteur ». Ben voyons...

 

Ne serait-il pas temps d'arrêter les frais ? Et d'avoir le courage d'abandonner cette filière ?

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

 

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d'arrêter les frais en ayant le courage d'abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu'est la « transition énergétique » ?

 

 

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15/04/2015

Au bistro de la toile : migrants...

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- T'as vu ça,Victor. 400 migrants se sont noyés en Méditerranée et la marine italienne a recueilli 7.000 clandestins dans 42 bateaux en deux jours. Je viens d'entendre ça dans le poste Victor. Et encore : « Entre 500.000 et 1 million de migrants vont venir clandestinement en Europe cette année ». C'est la folie ce truc ! Mais qu'est-ce qu'ils viennent foutre ici ces gens ? Qu'est-ce qu'ils espèrent ? Qui les pousse ? Peut-on objectivement les accueillir ? N'est-ce pas faire le jeu des tarés de Daech ou Al Qaeda qui nous ont promis, il y a quelques jours « 500.000 migrants » ? Devons-nous accepter, la larme à l 'œil, ce qui ressemble – et oui ! - a une invasion ? L'Europe peut-elle rester la même dès lors que sa population se modifie ? L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ?

 

- Ça en fait des questions tout ça, Loulle. Des questions pertinentes que la bien-pensance régnante refuse d'aborder... Le domaine des tabous et du non-dit.

Qu'est-ce qu'ils viennent foutre ici ? J'entends en Europe, pas seulement en France. Vivre, tout simplement. Parce qu'ils viennent, pour l'essentiel, de pays ravagés par des guerres.

Qu'est-ce qu'ils espèrent ? Encore une fois, vivre. Et si possible s'établir chez nous en y transposant leur civilisation et donc leur religion.

Qui les pousse ? La misère, la peur, mais pas que... Ils sont instrumentalisés et expédiés par Daech et Al Qaeda qui leur soutirent leur fric et glissent dans ce flot ininterrompu des milliers de terroristes fanatisés prêt à foutre la merde. Ce sont les Islamistes qui ont la haute main sur ce trafic d'êtres humains. Avec la complicité sournoise de la Turquie de l'islamiste Erdogan. Ils les parquent en Libye et les envoient à travers la Méditerranée selon leur stratégie et...la météo. Merci Sarko, merci Cameron, merci Obama d'avoir transformé la Libye en bateau ivre.

Peut-on les accueillir ? Un million par an sur une population totale de plus de 450 millions, ça devrait pouvoir se faire. Mais est-ce réaliste ? Est-ce souhaitable ? Non ! Mille fois NON !

En 1960, seulement 600.000 musulmans vivaient en Europe, en 2010, ils étaient 30 millions et aujourd'hui 44.138.000 lien.  Le seuil, de tolérance est atteint et explique les dangereuses dérives vers l'extrême-droite qui se font jour partout en Europe. Voilà où mène la politique de l'autruche menée par nos dirigeants européens...

L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ? Il ne va pas de soi que les religions puissent coexister. Donc cette question de la croyance religieuse est une vraie question en Europe, car l'islam est une culture religieuse qui veut structurer la société. Est-ce compatible avec la tradition européenne ?

 

- ...teng ! Ça remet les pendules à l'heure ces chiffres froids mais imparables... Enfin, ces gens fuient la guerre. Mais qu'aurait-on pensé, durant la dernière guerre mondiale, si des milliers de Français, de Belges, de Polonais, de Hollandais avaient pris des centaines de bateaux pour se rendre en masse en Angleterre, non pas pour aider ce dernier rempart contre la barbarie nazi, mais pour s'installer, en laissant les Anglais se battre pour eux ? Ces gens qui fuient en payant une dizaine de millier d'euros par personne, ils ne sont manifestement pas à la rue. Ils sont parait-il éduqués, ils sont parait-il toubibs, ingénieurs, techniciens. Et bien je vais te dire Victor. Si c'est vrai, ces gens qui fuient le combat et abandonnent le pays qui les a nourris, éduqués, protégés et qui aurait bien besoin d'eux, ces gens sont des lâches ! Tout simplement. Et qui ne méritent pas tous notre compassion aussi bêlante qu'aveugle.

 

- C'est comme ça, Loulle. Boumedienne avait déclaré en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Un autre grand défenseur des droits de l’homme, le Turc Erdogan qui se rêve en nouveau calife ottoman n'a-t-il pas proclamé : « Les coupoles de nos mosquées sont nos boucliers et les minarets sont nos glaives ».

 

- Au moins c'est clair à défaut d'être rassurant.

 

- Mais c'est grave Loulle. On ne lutte pas à armes égales. Une culture religieuse forte et rigide comme l'est l'Islam – culture majoritaire des migrants - et un système contractuel basé sur la tolérance comme sont nos pays européens, sont difficiles à concilier parce que, dans une telle rencontre, c'est toujours le côté qui ne veut pas négocier qui a l'avantage. Une religion qui ne doute pas d'elle-même et qui prétend structurer toute l'organisation sociale, comme l'islam, n'est pas prête à transiger. Quand une culture peu sûre d'elle, malléable et relativiste, rencontre une culture ancrée, confiante et renforcée par des doctrines communes, c'est généralement la première qui change pour s'adapter à la seconde. Houellebeque serait-il prophète en son pays ?

 

- Tè ! Tout ça me file le tracsir... Buvons un coup de rouge, tant que ce n'est pas interdit...

 

- Á la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

14/04/2015

« Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

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Il y a un an déjà, lit-on dans les gazettes

Que quelque deux-cent-vingt lycéennes, fillettes

D'une école, là-bas, au nord du Nigeria

Ont été enlevées par cette guérilla

Qui ravage, massacre, tue, viole, enlève,

Des paysans ici, et là-bas des élèves,

Des gamines tremblantes, terrorisées, perdues

Que des brutes barbares, sinistres résidus

Battent, violent, humilient, déshonorent et puis vendent

Au marché aux esclaves comme morceaux de viande.

Déchets d'humanité, ils sont Boko Haram,

Et ces soldats d'Allah tuent au nom de l'islam.

Chez nous, les bonnes âmes s'offusquent : « Attention !

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

 

Au Kenya, dans cette Afrique pillée, martyrisée

C'est cent-quarante-huit vies qui ont été brisées.

Aux cris d' « Allah est grand » des tueurs sont entrés

Dans l'enceinte paisible d'une université,

Les temples du Savoir ne sont pas de leur goût

La Culture ne leur procure que dégoût.

Alors tout comme on trie les cochons à la foire,

Ceux qui étaient musulmans : sauvés de l'abattoir

Ceux qui ne l'était pas : massacrés avec haine

Par ces esprits tordus, cette meute de hyènes.

Ils se nomment « Shebabs » et tuent au nom d'Allah,

C'est pour « dieu » qu'ils manient kalash et coutelas.

Chez nous, les bonnes âmes s'offusquent : « Attention !

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

 

Écoutez-les baver tous ces « idiots utiles »

Avec leur « bien-pensance » et leur idées débiles.

Lapider jusqu’à mort une femme adultère

Jouir de sa douleur en lui jetant la pierre

Ne les offense pas.

Décapiter un homme, lui sortir la cervelle

Sous prétexte que c’est un homosexuel

Ne les offense pas.

Exciser des fillettes, couper leur clitoris

Ô, pour leur éviter de succomber au vice

Ne les offense pas.

Considérer la Femme émanation du Mal

Et la traiter souvent moins bien qu’un animal

Ne les offense pas,

Puisque ce sont leurs maîtres qui pensent que c’est bien.

 

Regardez-les, couchés, rampant comme des chiens,

Ils ont de la peau morte sur leur langue râpeuse

A force de lécher les couilles venimeuses

De ceux qui les enfilent.

Pauvres « idiots utiles. »

Les pauvres choux s'offusquent, larme à l’œil : « Attention

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation,

Bêlent-ils à tout va. L'islam, ce n'est pas ça. »

 

POURTANT C'EST AUSSI ÇA !

 

VictorAyoli

 

 

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31/03/2015

Entrons en RÉSISTANCE contre le « globish », vecteur de la colonisation étazunienne.

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France Inter étant en grève, et voulant à tout prix éviter les facilitateurs du transit intestinal que sont RMC, Europe 1 ou RTL, je me réfugie sur Radio Classique. Et qu'est-ce que j'entends ? Des mots comme « streaming », comme « buzz » et autres estrons vocaux. Alors je reviens sur la radio locale et j'ai les portugaises agressées par des sous-merdes sonores appelées « musiques » et qui ne sont que des dégueulis bruyants : à savoir les horreurs de « musiques » anglo-saxonnes que nous déversent à plein tombereaux les programmateurs «musicaux » de ces stations de radios dites généralistes. Même les chanteurs français beuglent maintenant en "globish" et…sont récompensés par des « victoires de la musique ». Et encore j'évite comme la vérole les stations genre NRJ ou Skyrock !

 

Bref, pour dire que cette colonisation linguistique et « culturelle » me gonfle les aliboffis à les faire éclater ! Mais dans quel pays vivons-nous ? La loi Toubon impose encore 40 % de musiques francophones sur les ondes. C'est bien le moins, non ? Mais la sinistre de la culture (Fleur Pellerin, celle qui ne lit jamais de livre) n'y voit qu'une « loi controversée » et le CSA (chargé pourtant, entre autres missions, de réprimer l'anglicisation des médias) « réfléchit » à un assouplissement des quotas de chansons françaises. Mais si encore les machines à bruits nous faisaient entendre ce qui se chante en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Lituanie, en Russie ? Mais non, on nous abreuve jusqu'à plus soif de ces merdes anglo-étazuniennes... Probablement parce que c'est la même chose dans ces pays... Désespérant. Ce qui se passe au niveau des musiques, c'est une substitution galopante de l'anglais au français, et ce mouvement se retrouve dans la pub, le cinéma, les enseignes commerciales (Carrefour « market », « Simply », etc.). Il y a plus de mots anglais dans nos rues que de mots allemands pendant l'occupation !

 

Mais ça, ce n'est que la façade. Derrière, c'est bien plus grave. Nos gouvernants, actuels comme passés, s’acharnent sur la « langue de la République » (art. II de la Constitution). La loi Fioraso a récemment institué l’anglais langue de l’enseignement universitaire, dans le sillage de la LRU de Valérie Pécresse, qui aligne nos universités sur le « modèle » néolibéral anglo-saxon. Et que dire de l’Europe qui, sournoisement, impose l’anglais dans ses communications et même ses directives ?

 

Faut-il le craindre cette officialisation d’un fait déjà accompli ? Sur le plan pratique, pas trop, et même non. Mais sur le plan humaniste oui, car cela marque un véritable abandon de pans importants, voire essentiels de ce qui fait notre civilisation, notre manière de vivre ensemble, et jusqu’à notre mode de penser. Car on ne pense pas pareil dans toutes les langues.

 

La langue, instrument de communication, véhicule aussi une culture, un mode de vie, un système économique et politique, et force est de reconnaître qu’aujourd’hui l’anglais est devenu la langue de la financiarisation du monde. Quand on parle économie ou finances, c’est soit en anglais, soit en utilisant une multitude de termes anglo-étazuniens souvent incompréhensibles pour la plupart d’entre nous. Le langage des milieux financiers est, si l’on peut dire, un véritable charabia.

 

Car la langue que l’on prétend nous imposer « pour notre bien » évidemment, n’a pas grand-chose à voir avec celle de Shakespeare ; il s’agit du « globish », un sabir appauvri d’un millier de mots environ. Sabir capable, c’est vrai, de faciliter la communication de base (celle des aéroports, des hôtels, des offices de tourisme, des banques). Mais peut-il véhiculer un véritable savoir ? Surtout dans les matières scientifiques, ou de droit ? Peut-être, mais en mettant le plancher très bas. Quels sont les étudiants francophones aptes à intégrer toutes les finesses d’une langue étrangère ? Peu, très peu, voire aucun. Donc le langage de ces cours est obligatoirement pauvre, sans la richesse des nuances que permettent les synonymes, les tournures de phrases dans leur langue maternelle. Or l’université ne doit pas dispenser un  savoir au rabais, ce qui sera fatalement le cas ; laissons cela aux « écoles de commerce », pétouillets de margoulins. Les Anglais lettrés sont d’ailleurs bien conscients de l’appauvrissement dramatique de leur langue, salopée par les Zétazuniens.

 

Mais le processus s’accompagne d’une volonté de conquête, à la fois économique, politique et culturelle. D’où le terme d’impérialisme justifié notamment par les propos de divers responsables politiques anglo-saxons. On pense évidemment à Margaret Thatcher, qui déclarait en 2000, lors d’une conférence donnée aux États-Unis, que « le pouvoir dominant est l’Amérique, le langage dominant est l’anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon » lien.On connaît moins les propos tout aussi brutaux mais plus détaillés de David Rothkopf, un ancien responsable de l’administration Clinton, qui valent pourtant leur pesant de cacahuètes : « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualités, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent… Les Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir » lien. Tafta est là pour accélère les choses.

 

On assiste là à une offensive impérialiste étazunienne. Le but est, en fait, d'éliminer tout statut officiel des langues autres que l'anglais dans les secteurs où une concurrence menacerait les intérêts commerciaux des pays anglophones, seule et unique motivation de ces derniers. La réalisation de ce programme est déjà fortement avancée dans les sciences, où les nomenclatures (y compris celles de la botanique, jusqu'ici latines) deviennent anglaises, accroissant la suprématie des chercheurs anglophones aux dépens de tous les autres. Le protocole de Londres entérine définitivement la mort de la diversité culturelle et linguistique qui a fait (et qui fait encore, mais pour combien de temps ?) la richesse de l'Europe.

 

La sous ministre Fioraso – qui a maintenant libéré le territoire politique - arguait du fait que cette « ouverture » attirerait en France des étudiants indiens ou chinois. Belle connerie ! Les étudiants anglophones préféreront toujours l’original à la copie. Par contre les enseignants francophones seront éliminés au profit de mercenaires de la doxa ultra libérale anglo-saxonne, comme les étudiants francophones seront défavorisés par un enseignement dans une langue qu’ils ne maîtriseront jamais comme les natifs.

 

Certaines écoles privées, en France, donnent maintenant leurs cours uniquement en anglais. Est-il tolérable, du point de vue de l’intérêt national comme du point de vue de l’accès de tous au savoir, que des colloques universitaires à la Sorbonne soient convoqués en anglais et se déroulent exclusivement dans cette langue ? Est-il sain pour l’avenir de la démocratie que les élites soient formées exclusivement, non dans la langue du peuple, mais en anglo-américain ? Nous sommes en présence d’un projet de domination sans partage et de discrimination sans précédent. La logique d’oppression qui prédomine conduit à l’aliénation, à la substitution d’une langue à l’autre par le gavage linguistique.

 

On assiste à la volonté de mise à mort non seulement du français mais de la plupart des langues du monde. Responsable : l’impérialisme étazunien qui sévit à tous les niveaux : industriel, commercial, militaire mais aussi et surtout culturel. On nous abreuve jusqu’à l’écœurement de ces sous-merdes des séries télévisées étazuniennes, qui – largement amorties au USA - arrivent par pleins cargos à prix cassés, ruinant ainsi la création française qui n’existerait plus sans les subventions gouvernementales. On nous emmerde jusqu’à en dégueuler de ces collections de bruits abrutissantes que les programmateurs – véritables collabos - déversent à pleins seaux dans nos pauvres oreilles et qu’ils ont le culot d’appeler « musique ».

 

Nos députés sont-ils seulement conscients de cette situation ? Accepteront-ils la colonisation de la France ? (Pays qui, par ailleurs, a fait subir à bien des langues africaines et régionales le même sort !) Les déferlantes d’américonneries qui encombrent les programmes des lucarnes à décerveler et des boites à bruits laissent supposer qu’ils s’en branlent comme de leur première magouille…

 

Eh! Citoyen président François, lorsque tu vas faire acte de soumission devant les charlots de la Commission européenne, tu t’exprimes en français ou en anglais ?

 

Entrons en RÉSISTANCE. Disons NON au Tout anglais et MERDE au "globish !"

 

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20/03/2015

GROS MOTS ! « Les tyrans ne sont grands que parce nous sommes à genoux. »

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Non mais vous l'avez vu le Macron-Trissotin ?

Dans son petit costume, son air de sacristain

Toiser tous les bonkons, tout ce menu fretin

Lui dont c'est aux Rothschilde qu'il doit son destin

Il n'a jamais connu les affres du scrutin

Pourtant il fait des lois, ce triste cabotin

Faites pour saccager, prolo, ton bulletin

Pour une augmentation, tu peux faire tintin !

PEUPLE, ABRÈGERAS-TU LE RÈGNE DES CRÉTINS ?

 

 

Le cynique nabot qui se prend pour Hercule,

Droit sur ses talonnettes comme un coq ridicule,

Menteur invétéré, camelot sans scrupule

Bat de nouveau l'estrade, manœuvre et manipule

Jusques à ses féaux, ces électeurs crédules

Qu'il croque allègrement, à pleines mandibules.

C'est un sous-Ubu-roi, satrape minuscule

D'un pays avachi marchant sur les rotules.

PEUPLE, NE SENS-TU PAS QUE CES VOYOUS T'ENCULENT ?

 

 

Renvoyons à sa place la Marine le Pen

Aux chiottes de l'histoire tous ces croquemitaines

Qui mentent comme ils chient des tombereaux de haine

Repoussez leurs idées, c'est des mauvaises graines

Ils puent de la cervelle, fétide est leur haleine

A des problèmes vrais, leur réponse est malsaine

C'est le repli sur soi, la violence inhumaine

Peuple, retrouve enfin tes sources voltairiennes

ET ENVOIE AUX POUBELLES LES PROPAGEURS DE HAINE

 

 

Ras le cul des embrouilles,

Ras le cul des magouilles

Des poisseuses fripouilles,

Des sinistres arsouilles,

Des résidus de ch'touille

S'en foutant plein les fouilles

Sur le dos des pedzouilles

Marnant pour leur tambouille.

ILS NOUS CASSENT LES COUILLES !

 

 

 

Réveille-toi enfin, peuple des Sans-culotte!

Laisseras-tu longtemps ton pays sous la botte

De voyous qui se goinfrent et des sombres despotes

Donnant de gras fromages à leurs fils et leurs potes ?

Laisseras-tu longtemps aux postes de pilotes

Ces usurpateurs nuls, ces rois de la parlotte ?

Debout ! Fils de Danton. Debout les patriotes !

Redressons donc la tête, n'ayons plus les chocottes,

AVEC NOS BULLETINS, ENTAMONS LA RÉVOLTE !

 

 

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18/03/2015

A quoi servent les « mutuelles » d'assurance ?

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Le ramdam des toubibs aura au moins eu un point positif : mettre à la lumière le foutoir des assurances dites complémentaires. Elles sont plus de 600 parait-il ! C'est que le fromage doit-être bon...

 

Une des mesures essentielles du programme du Conseil national de la résistance (CNR) fut d'instaurer « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ». Dans le droit fil de ce texte fondateur, dès le 4 octobre 1945 une ordonnance fut prise dont l'article 1 est le suivant : « Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu'ils supportent. »

 

La solidarité fondatrice de la nation, qui correspond au terme « Fraternité » de notre belle devise, elle est là. C’est ce que les droites avides et cupides – et les gôches-Ganelon genre Valls-Hollande - ont toujours brocardé en daubant sur « l’Etat providence ».

 

Dans le cadre de sa stratégie de démantèlement des conquêtes sociales du C.N.R., le patronat accentue ses attaques contre la Sécurité sociale. Le chantre du Medef Denis Kessler avait au moins le mérite de la franchise lorsqu'il disait : …/... La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

 

Et la gauche (??!!) n'est pas la dernière à participer à ce dépècement de l'un des fleurons de notre modèle social. Le plan massif d'allègement des cotisations sociales (plus de cotisation sociales employeurs pour le smic et rabotage significatif jusqu'à 1,6 smic, etc.) sans qu'un financement ne soit trouvé est significatif de cette collusion de « J'aime l'entreprise » avec le Medef.

 

La tactique pour la mise à mort de la Sécu ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit!) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu.

 

Dans cette stratégie, il est des dispositions qui sont présentés comme des « avancées sociales » et qui sont tout le contraire. C'est le cas de l'Accord national interprofessionnel (ANI) qui rendra obligatoire, à dater du 1er janvier 2016, l'adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d'entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

 

Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrat collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un complémentaire supplémentaire ! Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les merdias aux ordres...

 

Oui mais alors, on fait quoi ? On rend toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. A défaut d'un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d'assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l'assuré, le versement volontaire d'une cotisation qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non. Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l'argent pour payer des complémentaires d'entreprise, pourquoi n'en auraient-elle pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

 

On voit bien qu'il s'agit d'un plan sournois pour saccager et faire disparaître la Sécu au profit de grands groupes privés. Il y a longtemps que les grands groupes d'assurance et de la finance en rêve !

 

Ne nous laissons pas dépouiller. La santé ne doit pas être une marchandise.

 


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16/03/2015

Manif des « damnés de la terre »... Ils gueulent contre quoi les toubibs ?

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Tout dans la nuance et la délicatesse...

 

La ministre de la santé, Marisol Touraine, propose de généraliser le Tiers Payant, qui permettrait aux patients de ne plus avancer les frais de la consultation, le toubib se faisant rembourser directement par la sécurité sociale. Comme les pharmaciens, comme les infirmières. Ce qui est une bonne chose.

Il faut savoir qu'il y a deux secteurs chez les toubibs : le secteur 1, conventionné avec la Sécu, dans lequel le « client » paie les tarifs Sécu, soit 23 euros la visite chez un généraliste ; et le secteur 2, dit secteur « libre » où les toubibs sont autorisés à appliquer des dépassements d'honoraires, très souvent aussi abusifs qu'injustifiés. Avec la généralisation du Tiers Payant, c'est la Sécu et les complémentaires qui paieront directement au toubib les 23 euros de la visite. C'est clair. Mais pour les toubibs du secteur 2, ceux qui « dépassent », ils factureront à la Sécu le montant secteur 1 et ne feront payer au client que le montant du dépassement ! Ainsi, le client (on ne peut plus parler de patient) verra immédiatement et clairement de combien son toubib « dépasse » ! Et ça, les toubibs préfèrent que ça reste bien flou, bien caché... Leur grève est donc simplement un combat corporatiste plus que douteux, motivé par le seul fric !

 

En France la médecine est organisée de façon paradoxale : fonctionnement totalement libéral (notamment au niveau de leur lieu d'installation géographique) mais avec un financement public ! Résultat : certaines régions ont vu la moitié de leurs cabinets fermer. Á l’horizon 2025 il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd’hui. Les jeunes étudiants délaissent la spécialité « généraliste » pour d'autres plus glorieuses, plus rémunératrices.Et les déserts médicaux enflent...

 

Sont-ils réellement à plaindre, ces enfants gâtés de notre société ? La collectivité – donc nos sous - paie leurs longues études. (Aux USA, "champion" du libéralisme, les érudiants déboursent de 30 à 50.000 dollars par an pour leurs études!) Ne serait-il pas normal qu'en retour les toubibs acceptent au moins pour quelques années de s'installer là où leur présence serait la plus nécessaire ? Mais il est plus « sexy », plus confortable, plus rémunérateur de s'installer à Paris, Nice, Aix ou Avignon plutôt que dans le Nord, la Creuse ou la Lozère... Alors, lorsqu'on aura le temps, on les plaindra...

 

Ils réclament 25 euros par consultation plutôt que 23, pourquoi pas. Leur revenu moyen est tout de même de 141.000 euros par an. Avec un paiement assuré à 100 %. Á rapprocher des, environ, 1000 euros net par mois du smicard et des 1500 euros par mois d'un enseignant débutant. Et vive le trou de la Sécu: 20 milliards environ, soit le prix d'un tunnel sous la Manche chaque année.

 

Citoyenne ministre Touraine, il faut surtout ne pas céder devant ces nantis sans vergogne. Sous peine de voir la France devenir, à court terme, un désert médical. Il faut supprimer le secteur 2 (celui des dépassements de tarifs), supprimer le numerus clausus qui apporte une rente de situation et, compte tenu de la gratuité de la formation, payée par l’État et donc par nous, avec nos impôts, faire signer un contrat par le futur toubib, l'obligeant à exercer au moins cinq années dans un secteur géographique imposé.

 

Les médecins donnent comme argument principal le fait qu'ils auront des retards de paiement dans le maquis des mutuelles et autres assurances complémentaires. Possible. Mais les pharmaciens ont résolu le problème. Et puis, la solution existe : il conviendrait de mettre un frein radical à la privatisation rampante de la Sécu en supprimant toutes ces assurances privées pour les remettre dans le giron de la Sécu. Avec les cotisations correspondantes, bien sûr, et qui seraient bien moindres. La Sécu a les moyens techniques de gérer ça et ses coûts de fonctionnement sont moins chers que ces machines à racketter que sont les « complémentaires », mutuelles (qui ont perdu depuis longtemps le sens de la mutualité) et assurances privés.

 

Seulement les toubibs sont une caste puissante... Ils obtiennent tout ce qu'ils veulent parce qu'ils sont en position de force. Parce qu'ils sont nombreux sur les bancs du Sénat et de la Chambre des députés ; parce que le numerus clausus imbécile organise la pénurie.

 

On les aime bien nos médecins de famille. On les respecte, on leur fait confiance. Mais là, ils ont tout faux. Il y a des grèves qui font ricaner et filent les boules. Celle de ces privilégiés du système en est une.

 

 

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12/03/2015

Vive la VIE ! Et mort à la MORT...

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 Je ne voudrais pas être dans la peau des députés et sénateurs sur le cas précis qu'ils ont à débattre actuellement : légiférer sur la vie ou la mort des gens. Pas facile, même pour un vieil athée viscéral comme moi. Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, les représentants du peuple doivent donc statuer sur la mise à mort des malades, des comateux, des vieux, des handicapés, des trop malades. Bientôt pourquoi pas des trop moches, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. A la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli… Mais non, mais non. On ne va pas les empoisonner les « en-trop », on va « les endormir » jusqu'à ce que mort s'ensuive.

 

Si c'est la décision de celui qui va mourir, décision clairement exprimée, avec des traces écrites indéniables, c'est acceptable. Mais ce qui me révulse, personnellement, c'est que cette décision puisse être prise par d'autres.

 

 Regardons les choses en face, « endormir » un malade jusqu'à la mort, c'est, entourée d'une montagne d'hypocrisie et de tartuferie, ni plus ni moins que le rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs et de personnes de l’entourage du « patient » ! La porte ouverte à toutes les magouilles ou les intérêts les plus sordides le disputeront à la vraie compassion.

 

Il serait bon de jouer l’honnêteté intellectuelle : en finir avec la vie, est-ce la demande du malade ou celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant - voire en lui suggérant (la volonté affirmée de mourir « dans la dignité » nait dans l’esprit d’une personne consciente et lucide, bien en amont des angoisses du grabat, ce qui change tout !) – de mettre fin à ses jours.

 

Au-delà de l’euthanasie, l'assistance au suicide par respect de la liberté d'une personne qui veut mourir tangente la non-assistance à personne en danger.  Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant.

 

Ces lois sociétales soi-disant modernistes « d’optimisation de la vie » (euthanasie, suicide assisté, gestation pour autrui) seront-elles imposées à la masse populaire par les puissants lobbies de bobos influents ? (Ironie de la chose, c’est souvent les mêmes qui « s’offusquent » de la corrida de et des combats de coq !) Eux-mêmes manipulés par le culte du pognon de la société ultralibérale: élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu.  Une journée d'hôpital coûte cher à la collectivité donc, en ces temps d'austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu'ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

 

Attali a soulevé il y a quelques années (l'homme nomade) des réflexions sur l'avenir – attention, pas des prises de positions de sa part – qui sont dans l'air :

 

« Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement. »

 

« On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché. »

 

 « Dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir. »

 

« L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure ...L’euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement. »

 

« Soleil vert », nous voilà...

 

C’est choquant ? Eh… Ouvrez les yeux. En Belgique, les vieux ont une peur panique d’aller à l’hosto. En Hollande (Pays-Bas), la question du vieillissement de la population et de son coût pour la société a été clairement posée puis lâchée tant elle choquait la population…

 

Et vive la VIE, bordel ! Même merdique.

 


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09/03/2015

Nucléaire : ASTRID, soulève son suaire pour faire bander les nucléocrates.

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Sévèrement shootée au sodium l'Astrid !

 

 

Cette faux-cul de Ségolène a laissé entendre qu'une « nouvelle génération » de réacteurs nucléaires pourraient, dans l'avenir prendre le relais des centrales arrivées en bout de course. Et on a trouvé un joli nom pour cette horreur à venir : ASTRID.

 

Vous avez aimé l'EPR ? Vous adorerez Astrid. Voilà cette salope atomique d'ASTRID qui soulève son suaire pour aguicher les nucléocrates ! Astrid, c’est le nouveau Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté en mars 2009. Phénix, c’était le prototype des surgénérateurs, le rêve de toutes les têtes d’œufs de l’industrie nucléaire : la bête produit – qu'ils disaient - plus de combustible qu’il n’en consomme, et fait de l’électricité ! Formidable non ? Mouais… Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec. Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grâce à… Astrid !

 

En fait le réacteur dit de « 4ème génération » ne serait qu’une  pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée « génération 4 » - un produit marketing - n’est en réalité que le recyclage de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type Superphénix... Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc… Bonjour les dégâts ! Ça ne s'est pas fait, heureusement.

 

Le filière avortée des surrégénérateurs a été la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site de La Hague. Usine hyper polluante dont la filière « sur-régénération » est la seule justification. Son but : fabriquer du combustible pour les surrégénérateurs dont des tonnes de plutonium (plus tôt gnome, plutôt nie homme...).

 

Pour donner un peu de « pep » à la chose, à la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui est déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique. En effet, ils peuvent être le siège d'une réaction en chaîne dite « sur critique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ». Quels poètes ces nucléocrates !

 

Rappel : Superphénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium, et les expériences « d'excursion nucléaires » n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile. Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de Superphénix dispersés ou volatilisés par "l'excursion nucléaire" constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1.000.000ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisants pour faire une bombe atomique de type Nagasaki ! La vie en rose ! Tchernobyl, Fukushima, aimables plaisanteries… Eh bien Astrid, c’est Superphénix  qui change de nom, d’aspect probablement mais avec une base technologique identique…

 

Hormis ces pittoresques « excursions », le principal inconvénient de cette filière provient du sodium liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On ne se sait pas, à l’heure actuelle, éteindre un feu de quelques centaines de kg de sodium ! (Á titre indicatif, il y en a 6.000 tonnes dans Superphénix, et combien prévues dans Astrid ? D'ailleurs où en est-on du retraitement du sodium de Superphénix ? Toujours en stockage ?Qui lo sa ?).

 

Voilà ce que l’on nous promet dans la vallée du Rhône, à Marcoule – pas loin de chez moi ! -, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis plus d'un demi-siècle les « Marcoulins » enfument les populations locales. Ou à Cadarache, toujours près de chez moi où se gaspillent des milliards pour un cauchemardesque rêve de nucléocrates nommé Iter...

 

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses ? Une manne pécuniaire gigantesque, sans limites, prélevée sur les impôts et le travail des Français, non répercutée dans le prix du Kwh vendu par EDF, masquant ainsi le vrai coût de la filière nucléaire

 

Population inactive aujourd’hui,

radioactive demain…

 

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04/03/2015

Areva : « Plus kon que moi, tu meurs ! »

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Le nucléaire ou la bougie ! C'est avec cette boutade éculée que les contempteurs de l'énergie nucléaire prétendent envoyer dans les cordes ceux qui ouvrent les yeux sur cette horreur catastrophique, dangereuse, doublée d'un gouffre financier qu'est l'industrie nucléaire.

 

Fessenheim, la très ancienne et très controversée centrale alsacienne à l'arrêt pour une énième fois. Et surtout le premier groupe nucléaire français et mondial, Areva, « fleuron » de notre industrie nucléaire qui avoue être au bord de la faillite avec une perte abyssale de 4,9 milliards d'euros.

 

Brillants nos nucléocrates ! Surtout avec nos sous qu'ils balancent allègrement par les fenêtres... Parce qu'Areva est une entreprise dans laquelle l’État français est actionnaire à 87% et devra donc contribuer à son sauvetage financier. Ceci en pleine période d'austérité. On va donc piquer dans la poche des contribuables – contribuable mais aussi citoyens en majorité critiques vis-à-vis de l'industrie nucléaire – des milliards pour sauver une industrie passéiste, mortifère, gérée de manière aussi irresponsable qu'incompétente par une caste (le corps des Mines, Polytechnique).

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

D'abord, il y a l'EPR. Ce réacteur « nouvelle génération » s'avère catastrophique. Son coût a quasi triplé, passant de 3 milliards à très de 9 milliards et ce n'est pas fini. Il n'est pas au point techniquement, comme le prouve les innombrables retards dus à des éléments de constructions défectueux à refaire, à des défauts de sûreté suite au nouveau cahier des charges tenant compte de la catastrophe de Fukushima, etc. Ce qui se passe à Flamanville, en Normandie, se passe aussi, en pire, sur le chantier de l'EPR en construction à Olkiluoto, en Finlande. Innombrables arrêts de construction, retards à répétition, magouilles dus à des entreprises de sous-traitance plus que douteuses qui sévissent aussi à Flamanville. Ce seul chantier finlandais a déjà généré une perte de 3,9 milliards d'euros et son coût est passé de 3 à 8,5 milliards d'euros. Et qui croyez-vous qui va payer la différence. Les Finlandais ? Tè ! Fumes... Ce sont les contribuables français puisque ce chantier est assuré par la COFACE.

 

Et puis il y a le scandale UraMin, du nom d'une société canadienne qui a vendu aux « grosses têtes » d'Areva rien d'autre que du vent ! Le secteur minier étant le plus rentable, Areva s'est lancé dans une politique d'achat de sites uranifères partout dans le monde. C'est ainsi qu'elle s'est faire somptueusement enflé par une bande d'aigrefins, parmi lesquels apparaissent des noms bien connus en France. Areva a ainsi acheté pour 2,5 milliards de dollars, en 2007, à UraMin des sites soi-disant uranifères à Bakouma (République centre africaine), Trakkopje (Namibie) et Ryst Kuil (Afrique du Sud). On peut raisonnablement s'interroger sur le bien fondé de ces achats sans que la compagnie, référence mondiale en la matière, n'est mené quelque expertise que ce soit sur la valeur exploitable de ces sites, se fiant aveuglément aux documents fournis par le « cabinet d'experts » anglo-saxon SRK payé...par les vendeurs ! Or, tout était archi-faux, tant au plan des teneurs uranifères des minerais que des qualités du produit et des conditions d'exploitation. La teneur uranifère de ces « mines d'uranium » est moindre, parait-il, que les délaissés des anciennes mines uranifères du Limousin et de Lozère ! Du bidon ! Que du bidon !

 

Areva : « plus kon que moi, tu meurs ! »

 

Le plus scandaleux, c'est que tous les responsables qui suivent la gestion d'Areva savaient depuis longtemps qu'UraMin vendait des sites inexploitables. Le ministère des finances, le ministère des affaires étrangères, le CEA (premier actionnaire d'Areva) et même les barbouzes de la DCRI ont été averti, par des filières plus ou moins discrètes, de la réalité sur ces sites. Mais rien n'a été fait. Pourquoi ? Qui avait intérêt à cette opération et à cette omerta ? Où sont passés les milliards ? Combien se sont-ils « évaporés », et dans quelles poches ? Qui lo sa ?

 

Résultats : des milliards d'argent public gaspillés en pure perte et probablement des milliers de travailleurs de la filière nucléaire au chomdu.

 

Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d'arrêter les frais en ayant le courage d'abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu'est la « transition énergétique » ?

 

 

Sources :

http://www.mediapart.fr/journal/economie/220611/uramin-la...

http://sortirdunucleaire.org/Pertes-record-chez-Areva-ni-...

 

 

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