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03/03/2008

Surtout le pas baisser les bras : un blaireau blessé est encore plus dangereux.

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Il nous enfume le terrier avec ses sarkonneries people, on le croit au fond du trou… Mouais. Meffi ! Ce type est dangereux. Et un blaireau blessé est encore plus dangereux.

Attention a la fausse euphorie d’élections municipales qui seraient, selon les lucarnes à décerveler et les torchons à ragots, une large victoire de la gôôôche. N’oublions pas que ce sont, malgré l’importance des maires, des élections secondaires qui ne changent pas la donne.

Alors faisons un petit bilan de l’action du Bush français :

Ce qu'il a déjà fait :

- Baisse en trompe l'œil de la délinquance, qui masque une hausse sans précédent des violences aux personnes. Cette hausse est de 20% en moyenne nationale mais elle atteint 70% dans certains départements.

- Primes au rendement pour les policiers, les encourageant ainsi à une répression hystérique, disproportionnée, avec gardes à vues injustifiées, et tolérance zéro pour les automobilistes.

- Transformation des policiers en cow-boys agressifs qui se croient tout permis; hausse sans précédent des bavures et des violences policières. (voir les récents événements)

- Généralisation du flashball et introduction du taser

- Recul sans précédent des droits de l'homme en France, dénoncé par Amnesty International et la Ligue des Droits de l'Homme. Transformation de la France en un état policier oppressant. Emprisonnement des personnes en raison des crimes qu'elles "pourraient commettre" (loi Dati sur les « criminels dangereux »). C’est le retour de la lettre de cachet.

- Remplissage des prisons sans se soucier un instant des conditions de détention crées par la surpopulation carcérale (violence entre détenus, viols, suicides, propagation du sida et de la tuberculose). Par sa politique ultra répressive, Sarkozy a créé une situation catastrophique dans les prisons, une situation indigne d'un pays qui prétend respecter les droits de l'homme et qui donne des leçons au reste du monde à ce sujet.

- Propos irresponsables et haineux (casse-toi, pauvre con…) qui, combinées aux violences policières et à la "tolérance zéro", ont provoqué une insurrection des banlieues pendant 5 semaines et promet d’autres violences, beaucoup plus graves..

- Privatisation partielle d'EDF et fausse promesse que GDF ne serait jamais privatisé.

- Baisse des impôts pour les riches (bouclier fiscal) et pour les entreprises, creusant encore plus le déficit public et l'endettement de la France, une mesure purement idéologique et totalement irresponsable.

- Démantèlement du droit du travail et par contre loi laxiste exonérant les patrons de l’essentiel de leurs responsabilités et cas de délits « col blancs ».

- Suppression des charges sociales sur les heures supplémentaires, ce qui encourage les entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à embaucher

- Réduction du nombre d'enseignants, réduction du budget de l'éducation nationale, l'argent restant devant être partagé avec les écoles privées (à quand la suppression de la loi Falloux ?)

- Adoption de la constitution européenne par le parlement, sans consulter les Français par référendum.

- Immigration choisie, c'est à dire appel à l'immigration quand le rapport entre l'offre et la demande sur le marché du travail est défavorable aux entreprises, risquant ainsi de les obliger à augmenter les salaires

- Création de prisons privées, comme dans le film "Fortress". Aux Etats-Unis, un tiers des prisons sont déjà privées, et l'un des buts de la répression est désormais de gonfler les profits des sociétés qui gèrent ces prisons et qui sont rémunérées en fonction du nombre de prisonniers. Bouygue vient de remporter les premières prisons privées !

- Augmentation du budget militaire pour renforcer les capacités de la France à participer aux guerres des Etats-Unis, au grand bénéfice des multinationales de l'armement, notamment Dassault et Lagardère. Création d’une base à 125 km de l’Iran ! Renforcement des forces françaises en Afghanistan.

Ce qu'il fera

- CPE pour tout le monde, précarité généralisée, avec une licenciement possible pendant 2 ans, sans justificatif ni recours.

- Retraite à 70 ans, et encouragement des retraites privées (fond de pension) pour ceux qui souhaitent partir plus tôt à la retraite et dans de meilleures conditions

- Semaine de 48 heures (alignement sur la norme européenne), et autorisation des heures supplémentaires jusqu'à 70 heures par semaine (opt-out, comme en Angleterre)

- Obligation d'effectuer un "travail d'utilité collective" (des travaux forcés payés moins que le SMIC) pour les bénéficiaires de minima sociaux

- Restauration du service national obligatoire pour les jeunes

- Privatisation d'EDF, de la SNCF, de la Poste

- Discrimination positive et encouragement du communautarisme

- Suppression de la séparation des églises et de l'état, pour permettre aux lieux de culte d'être financées par l'argent du contribuable.

- Extension des pouvoirs présidentiels, au détriment du premier ministre et du parlement.

- Généralisation des machines à voter, afin de pouvoir truquer les futures élections

- Modification probable du jeu électoral en autorisant à nouveau les entreprises à financer les partis politiques, et en légalisant les publicités politiques à la télévision (comme aux USA), afin de donner l'avantage au parti le plus riche, c'est à dire le plus favorable aux intérêts des multinationales afin de bénéficier de leur "générosité"

- Généralisation de la vidéo surveillance "intelligente", avec détection automatique des comportements interdits ou jugés suspects y compris pour les infractions anodines, comme allumer une cigarette dans un lieu public. La vidéo surveillance "intelligente" aura aussi pour effet de multiplier les bavures policières (comme l'assassinat d'un jeune brésilien par la police à Londres après les attentats)

- Fichage des enfants dès la maternelle, pour repérer les "futurs délinquants".
(En tant que ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy avait prévu de faire adopter cette mesure début 2007, mais il l'a finalement retirée à cause de la polémique qu'elle pouvait susciter avant l'élection présidentielle)

Et à plus long-terme:

- Arrestations préventives, comme dans "Minority Report", avec emprisonnement des personnes en raison des crimes qu'elles "pourraient commettre" en fonction de probabilités établies par la police grâce au recoupement des fichiers informatiques publics et privés. Ces fichiers enregistrent de multiples données qui permettent de presque tout savoir sur chaque individu (consommation, déplacements, fréquentations, situation professionnelle, financière, familiale, santé, horaires et habitudes de vie, lectures et sites internet consultés, caméras de surveillance, etc)

- Utilisation du terrorisme comme prétexte pour rendre obligatoire le marquage de chaque citoyen avec une puce électronique insérée sous la peau et lisible par un scanner ou par satellite.

Avec Nicolas Sarkozy, vivre en France tend à devenir un cauchemar digne des visions les plus sombres de la science-fiction, comme "1984" de George Orwell ou "un bonheur insoutenable" d'Ira Levin. Une minorité de privilégiés vivront dans l'opulence et à l'abri de la répression, tandis que le reste de la population vivra dans la misère et dans la peur (peur de la répression, peur des délinquants, peur des attentats, peur de perdre son misérable emploi ou son logement).

Vous l’avez voulu ? Vous l’avez. Mais nous, on ne l’a pas voulu et on se le farcit, par votre faute, crétins de Veaux…

07/09/2007

Femmes, je vous aime

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La langue française est vraiment affreusement machiste. Elle a l’intelligence de ses couilles, en voici un exemple flagrant :

Un gars : c'est un jeune homme
Une garce : c'est une pute
Un courtisan : c'est un proche du roi
Une courtisane : c'est une pute
Un masseur : c'est un kiné
Une masseuse : c'est une pute
Un coureur : c'est un joggeur
Une coureuse : c'est une pute
Un rouleur : c'est un cycliste
Une roulure : c'est une pute
Un professionnel : c'est un sportif de haut niveau
Une professionnelle : c'est une pute
Un homme sans moralité : c'est un politicien
Une femme sans moralité : c'est une pute
Un entraîneur : c'est un homme qui entraîne une équipe sportive
Une entraîneuse : c'est une pute
Un homme à femmes : c'est un séducteur
Une femme à hommes : c'est une pute
Un homme public : c'est un homme connu
Une femme publique : c'est une pute
Un homme facile : c'est un homme agréable à vivre
Une femme facile : c'est une pute
Un homme qui fait le trottoir : c'est un paveur
Une femme qui fait le trottoir : c'est une pute
Un péripatéticien: c'est un élève d'Aristote
Une péripatéticienne: c'est une pute

08/08/2007

Bon et con - suite

"Si ça peut vous aider à comprendre à quel point les français sont devenus des merdes, français dont je suis, je vais vous expliquer brièvement mon cas de rmiste.

Voilà j'ai 28 piges, je suis rmiste depuis que j'y ai droit, c'est à dire depuis trois ans.
Je suis pas au centime près tellement j'en ai rien à foutre, mais le RMI me rapporte 370 euros par mois.
Les APL versent 274.60 euros par mois (là j'ai la quitance de loyer à coté de mois).
Comme mon petit studio tout confort est par chance classé en HLM depuis deux ans, je paie 70 euros de loyer par mois: 23 m2, refait à neuf, eau chaude comprise (très bien pour les bains tous les jours), résidence calme.

Mon père me file 400 euros par mois. En plus des amies me file quelques vêtements assez classes. Et en plus maintenant, les transports en commun sont gratuits. J'ai aussi les réducs sur EDF et compagnie. Au final, j'ai tout le nécessaire et même un peu plus.

J'ai créé une petite entreprise qui permet de justifier que je bosse. Mais j'en ai rien à foutre, je me lève tous les jours à 11h00 environ, en tout cas pas avant d'être bien réveillé.

Bien sûr j'ai la CMU et là je viens justement de me faire payer une nouvelle paire de lunette.

Dès que ma petite entreprise un peu bidon va commencer à rapporter, je me barre aux Etats-Unis pour ne pas payer d'impôts en France. Et vous savez pourquoi ? Parce qu'il n'y a que des cons pour accepter de payer des impôts dans ce pays complètement termité, où l'on jette notre blé aux 4 vents.

Et oui les prolos, quand on se pignole devant les pornos de canal+, que l'on beugle devant le football, que l'on picole et que l'on s'abrutit au shit,
faut pas se plaindre d'être manipulé comme des glands.

Vous connaissez Soljenitsyne : "on contrôle mieux le peuple avec la pornographie qu'avec des miradors."


Cordialement"

22/06/2006

INCROYABLE.... INIMAGINABLE.... MAIS VRAI !

(D'après l'AFP du 11. 06. 2006)
Une campagne a été lancée au Cameroun par une association de filles mères et l'agence allemande de coopération GTZ contre une pratique traditionnelle barbare visant à stopper le développement jugé trop précoce de la poitrine des filles.
Cette pratique qui a cours dans le quart de la population consiste à "repasser" les seins des filles à l'aide d'objets chauffés dans l'intention de les faire disparaître.
Telle jeune fille témoigne que sa mère lui a fait subir un massage très douloureux de la poitrine à l'aide d'un pilon chauffé au feu. Telle autre a témoigné que sa mère utilisait une pierre plongée dans l'eau bouillante pour lui écraser pratiquement les seins afin que sa poitrine soit plate et n'attire pas les hommes.
Le "repassage des seins" touche les 10 provinces du pays. Ses résultats sont contrastés: poitrines restées plates ou au contraire surdéveloppées. En plus du traumatisme provoqué chez la jeune fille, cette pratique crée d'autres problèmes tels que des cas d'infection, des kystes et même des cancers.
Certaines ne parviendront pas à allaiter un enfant tandis que d'autres verront leurs seins produire du lait en dehors de toute grossesse.
Que cela se passe à l'aube du 21ème siècle, (et bien d'autres choses encore comme la lapidation à mort pour adultère dans certains pays musulmans), alors que l'Homme en est à explorer les confins du ciel, a de quoi laisser songeur.

Ceci — lu sur l'excellent blog des athées du 66 — est une illustration de la phrase cyniquement désabusée qui figure en exergue de mon blog: "Le connerie humaine est la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini..."

14/06/2006

CENSUUUUUREEEEEEEEES!!!!!!!

J'ai été censurés par le blog des "jeunes populaire 34", le blog des Hu-aiment-pets, dans lequel j'ai laissé un commentaire en vers et contre (pas tous) eux! Ces gens n'aiment pas la poésie. Ils auraient bien pendu Victor Hugo en son temps!
Alors je ne résiste pas à vous remettrre l'objet du délit:


Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir
Si tu peux magouiller sans peur de te salir
Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire
Et si tu es capable de tuer père et mère,

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles
Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe
Et priver l’ouvrier du plus petit bénef
Tout en léchant le cul des patrons du Medef

Si tu peux trafiquer en restant populaire
Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,
Si tu peux générer les plus basses actions
Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,
Leur rendre des services et bien fermer ta gueule
Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien
Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

Si tu peux sans vergogne renier ta parole
Trimbaler à ton cul des tas de casseroles
Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,
Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire
Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir
Enfiler tes semblables par tous tes orifices,
Tu seras Hue-aime-pets mon fils.

Sauvons les baleines

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Les Japonais aiment les baleines. D’un amour dévorant. Le problème c’est qu’ils les aiment plus en sushi qu’en majestueuses reines des océans. Ils sont bien emmerdés à cause de cette saleté de moratoire signé en 1986 et contrôlé par une Commission Baleinière Internationale (C.I.B.)interdisant de harponner les cétacés. Sauf à des fins scientifiques… Ils font donc, depuis, des études très poussées sur le sujet, ce qui implique d’en occire une bonne centaine par an. Eh ! pour le science, faut ce qu’il faut. Puis, pour ne pas gaspiller cette bonne viande « scientifique », ils la bouffent dans les restos huppés de Nipponie.
Ouais. Pourquoi pas. Seulement dans deux jours, le 16 juin, il y a réunion de cette C.I.B. composées de 66 états dont certains n’ont jamais vu la mer. Et les Japonais sont en passe d’en prendre le contrôle ! Pour ça, ils ont craché généreusement au bassinet : en dix ans, ils ont distribué 10 millions de dollars d’aide à un bon nombre de ces pays, tels la Zambie, le Belize, le Togo, la Guinée, le Mali, et la plupart des états confettis du Pacifique et des Caraïbes. Et, comme par hasard, ces états sont devenus très favorables à l’abandon du moratoire et à la reprise de la chasse à la baleine…
Eh ! les défenseurs des bestiaux à cornes, en voilà un vrai beau combat à mener ! Qui vaut bien celui des toros dans les arènes. Non ?

10/06/2006

Publicité pour les enfants : « Pédophilie mentale »…

…C’est ainsi que Daniel Mermet — l’honneur du service public radiophonique — qualifie la publicité destiné à décerveler les enfants. L’objectif de la formidable machine de guerre publicitaire : rendre les enfants accros aux marques, obèses, futurs alcooliques, drogués du tabac, futurs asociaux…
Des heures durant, les gosses sont abandonnés dans les pattes sales des publicitaires qui dominent la télé par des parents surmenés qui perdent leur vie à la gagner. Regardez-les se gaver de saloperies sucrées et grasses en ingurgitant dans leur tête tendre des américonneries ou des japoniaiseries à pleins tombereaux. Regardez-les ensuite bassiner leurs parents au supermarché pour leur IMPOSER des achats inutiles que leur ont IMPOSES les pubs IMPOSES par les publicitaires à la solde des marchands de merde…
Vous voulez en savoir plus ? Courrez acheter le remarquable bouquin de Nathalie Sapena : « L’enfant Jackpot », chez Flammarion.

05/06/2006

La machine à perdre de gôôôche

Le futur candidat — ou candidate — de gauche, s’il veut PERDRE (ce qui est souhaité par certains travaillant pour l’horizon 2012 et n’ont pas d’états d’âme de livrer le pays à l’alternative fasciste Sarko-Lepen) devra organiser son programme autour des points suivants : — régularisation automatique des immigrés clandestins et angélisme migratoire généreux ; — renoncement à toute politique dite « sécuritaire » et mise en avant (mais pas en place) de mesures de prévention ; — préconisation de l’ouverture de l’Europe à la Turquie, aux pays des Balkans voire à terme à l’Ukraine ; — légalisation de l’homoparentalité et des mariages gays.
Ce programme, s’il désespère le pays réel, la France d’en bas comme disait l’autre, plaira aux bobos lecteurs du Monde et de Libération et à la fraction aisée de la fonction publique.
Il faudra aussi que ce ou cette candidate se désintéresse avec une hauteur teintée d’un peu de mépris du sort des chômeurs ; des femmes (surtout) et des hommes précarisés par des emplois à temps partiels ; des ouvriers, des employés, techniciens et cadres du secteur privé ; des petits commerçants ; des artisans ; des petits paysans ; des petits entrepreneurs ; des pigeons que l’on a poussé à « créer leur entreprise » et qui, seuls et à la merci d’un seul client, doivent payer leurs charges sans avoir droit à rien lorsque leur donneur d’ordre rompt le contrat.
Il faudra qu’il traite de « populiste » toute personne qui osera défendre les exclus et les sans-grade susnommés.
Alors, grâce à ce ou cette candidate, nous serons obligé (comme en 2002) de plébisciter Sarko face à Le Pen.
Ou de sortir les fusils…

03/06/2006

"Gardez-moi de mes amis, de mes ennemis je m'en charge".

Mais bravo Ségo ! Il faut arrêter les conneries post soixantuitardes — je peux en parler, je suis de cette génération qui a cassé les tabous, qui s’est éclatée mais…qui a fait le lit de l’ultra libéralisme… — et reconnaître que le premier des devoirs d’un Etat est d’assurer à ses citoyens la possibilité de vivre tranquille, sans avoir la peur au ventre en entrant chez soi le soir un peu tard. Et donc laisser de côté les belles paroles lénifiantes et les mesures dites de prévention. On n’en est plus là lorsqu’il y a des quartier entiers qui échappent au Droit. Un voyou est un voyou, qu’il soit blanc, noir, arabe, polonais ou martien. Et le devoir de l’Etat est de le mettre hors d’état de nuire. Ce n’est pas parce que Sarko — qui par ailleurs me facilite grandement le transit intestinal — dit « il fait jour » quand il fait jour qu’il faut systématiquement dire « puisque Sarko dit qu’il fait jour, je dis qu’il fait nuit »…
Ségo à raison. Une des grosses conneries de Chirac — entre autres — est d’avoir supprimé le service militaire obligatoire. Ouais, j’entend les ricanements. Moi aussi je m’y suis fait grandement chier au contact d’adjudants débiles… Il n’empêche que cette période — conquête essentielle de la Révolution française, ne l’oublions pas — était un instrument formidable d’intégration. Quand on en bave ensemble, on reconnaît l’Autre pour ce qu’il est réellement, quelle que soit sa couleur de peau, son origine sociale, sa religion. Il y avait trois leviers puissants pour "fabriquer" des Français à partir de gens venant d’ailleurs : l’école, le service militaire et les syndicats. Le service miltaire n’existe plus. Les syndicats presque plus. La seule école ne peux évidemment pas suffire à réaliser cet impératif d’intégration. Refaire un service militaire à finalité humanitaire de six mois, OBLIGATOIRE pour filles et garçons, voilà qui résoudrait bien des problèmes. Ca coûterait paraît-il 4 milliards par ans. Croyez-vous que le bordel généré par des générations déçues, sans autre avenir que le chomdu ou le deal de shit ne coûte pas plus cher ?
Pour en revenir à Sego, il est bon de toujours donner aux choses l'importance qu'elles ont. Et en l'occurrence, entre une grosse grippe et le sida, je choisis résolument la grippe ségoléniaire... Par inclination, je voterais normalement pour Bové ou le facteur, mais par REALISME et CONSCIENCE POLITIQUE je voterais pour Ségo. Mais en AUCUNE MANIERE pour un de ces ringards d'éléphants qui ont déjà prouvé - eux - leur propension à trahir les valeurs de gauche (de Fabius à Strauss-Khan, en oubliant le comique trouillard Jospin). D’ailleurs leurs cris, plus qu’à de redoutables barrissements, ressemblent plus à des aboiements de chiens qui viendront bientôt lécher la main de leur maître (maîtresse en l’occurrence). Ca commence à vitesse grand V !
Nos amis de Lolo 34, avec qui je me sens souvent en symbiose, me consternent dans la candeur de leur aveu dans le blog de débat de Midi-Libre: "Nous préférons être battu en 2007 que de perdre notre âme...". Attitude suicidaire révoltante qui dénote un profond mépris de l'intérêt général au profit de petits intérêts de chapelle. Ca veut dire "merde aux électeurs".
Dîtes, les Lolos, vous pouvez me dire ce qui restera du parti socialiste et de ses militants si, pour la deuxième fois, eux qui sont supposés être les porteurs des valeurs de gauche, appellent à voter EN CONTRADICTION AVEC LEUR ELECTORAT!!!

30/05/2006

A mon ami Ulysse sur l'Europe

La France a fait honneur à sa tradition de nation politique majeure en disant NON de façon tonitruante au projet de constitution européenne d’inspiration ouvertement ultra libérale. Ce NON a secoué nos voisins suscitant l’espoir des peuples autant que l’inquiétude des élites. La France a retrouvé sa mission historique en prouvant que l’action de citoyens informés, politiquement majeurs, permettait d’échapper à la prétention d’imposer partout dans le monde, au mépris des citoyens, un modèle économique uniforme, celui de l’ultra libéralisme défini par le dogme de la mondialisation (encore appelé globalisation mais qui n’est en fait qu’une « étazunisation »).
Ce n’était pourtant pas gagné. Tous les médias dominants ont fait une campagne unilatérale éhontée, dénonçant pêle-mêle la « démagogie », la « xénophobie », le « populisme » des tenants du NON, ceci afin de ridiculiser, de ringardiser, de défigurer les valeurs défendus par ceux-ci. Il fallait voir la suffisante haineuse des « notables » ne supportant que le peuple — mot qu’ils utilisent avec la bouche pleine de mépris — puisse avoir une opinion différente des donneurs de leçons bien pensants qu'ils manipulent à travers leur presse tenue majoritairement par des marchanbds de canons.
Les citoyens ont compris que le traité soumis à leur approbation « constitutionnalisait », à l’échelle européenne, la concurrence exacerbée non seulement entre les producteurs de biens et de services, mais aussi entre l’ensemble des systèmes sociaux happés dans une spirale descendante. L'égalité par le bas...
Ce vote ne nous a pas isolé, comme le prétendent les béniouiouistes amers et fielleux. Loin d’être nationaliste, il a été très majoritairement pro-européen. En sont la preuve les syndicalistes et les militants associatifs de nombreux pays de l’Union qui, soit chez eux, soit par leur participation à la campagne en France, ont témoigné de leur solidarité avec l’aspiration à une autre Europe portée par les forces vives du « non ». Privés de référendum, beaucoup d’Européens ont demandé aux Français d’émettre en leur nom un vote par procuration !

28/05/2006

Des vins qui veulent pêter plus haut que leur crû

Ben dis donc ! J’ai soulevé un beau ramdam dans le Landerneau de mes potes vignerons ! Un bref article dans le « courrier des lecteurs » de Midi-Libre, une chronique ici même, dans « L’anti fadas » concernant l’hyper alcoolisation des vins — que je considère comme une aberration en partie responsable de la crise actuelle — et c’est parti. Réponses, contre réponses dans notre quotidien préféré. Des d’accords, des pas d’accords… Eh ! C’est ça le débat ! C’est ça la démocratie.
La filière viticole est organisée par les syndicats professionnels et par les Comités interprofessionnels qui regroupent les vignerons indépendants, les vignerons coopérateurs (à travers leurs représentants), les négociants, les courtiers, etc. Bien. C’est très positif de s’organiser.
Seulement voilà, il manque le maillon LE PLUS IMPORTANT de la filière. Celui sans qui tous ceux qui sont en amont travaillent pour rien. Je veux parler évidemment du BUVEUR DE VIN ! Celui qui sort ses sous de sa poche pour acheter les produits que concoctent amoureusement les autres. C’est son avis à lui qui compte. C’est lui le roi : il achète ce qui lui plaît, et pas ce que la filière vigneronne veut lui imposer. Croyez-vous qu’on lui demande son avis ? Pas du tout. Il n’existe pas, ce cochon de payant. Alors il ne faut pas s’étonner s’il va chercher ailleurs des vins qui lui conviennent.
Nous — buveurs de vin, fiers de l’être, pas ivrognes du tout, amateurs militants des bonnes choses de la vie, disciples vénérables de Bacchus — voulons retrouver des vins plaisir, des vins de soif, des vins légers comme une caresse de jeune fille, des vins spirituels et pas spiritueux, des vins dont un verre en appelle un autre.
Ce que nous ne voulons plus, ce sont des vins assommoirs, des vins fabriqués par des « vitiplanchistes » ayant tous le même goût d’infusion de parquet.
Amis vignerons, faîtes-nous de nouveau plaisir. Arrêter de tous vouloir faire des vins qui veulent pêter plus haut que leur crû !

25/05/2006

Olé !

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Eh! Oh! Il commence à me les briser ce toro!

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Pff... j'en ai plein le cul. Je vais aller pêcher la truite, c'est moins risqué.

24/05/2006

Les aventures de Gastontruite

Midiblogs lance une polémique sur la corrida. Alors moi qui — aussi nuls que Cocteau, Picasso, Montherlant, Hemingway et des centaines de milliers de Méditerranéens — aime la corrida, je me suis penché sur les affres d'une truite arraché à son onde fraîche pour le plaisir d'un pêcheur!

— Gloup ! Gloup ! Le pied ! Qu’est-ce qu’elle est belle cette cascade. Eh ! Gastontruite, si tu arrives à sauter jusqu’en haut, je te ferais des gâteries comme jamais on ne t’en a fait dans ta vie de machotruite. Foi de Berthetruite !
— Ouarf ! Tu vas voir ! Tout avec ma queue ! Regarde.
Gastontruite est un superbe truiton de l’année, c’est le fils Fario. D’Auguste Fario, celui qui habite derrière le rocher pointu. Oui, celui que sa mère, la Joséphine Fario a fini meunière le mois dernier. Pauvre femme. Au beurre… Elle qui faisait le régime. Enfin, c’est dur la vie Truite.
Il s’élance donc de toute la force de sa vigoureuse queue — on a toujours eu des queues solides chez les Fario — donne un grand coup de rein et franchit victorieusement le petite cascade qui chante quelque part chez Ulysse, entre Larzac et Cévennes. Avant de redescendre chercher sa récompense dans les bras lascifs de la séduisante Berthetruite, une gourgandine fort sexy, il nage paresseusement dans le plan d’eau en amont de la cascade de ses exploits.
— Tiens se dit-il, en voilà une mouche qu’elle est belle ! Ces efforts m’ont creusé l’appétit. Un petit gueuleton me fera pas de mal avant de me taper la belle Berthetruite.
Et il fonce sur cette jolie mouche qui se prélasse en surface. Il ouvre grand sa gueule et Vrouououff ! Aïïïïïe ?…. Le voilà avec la bouche à demi arrachée. Il se débat, accentuant les terribles dégâts de sa gueule martyrisée. La douleur est atroce. « Maman ! » crie-t-il au désespoir. Puis le voilà enlevé hors de l’eau. Il vole dans cet élément dangereux : l’air. Il s’abat lourdement sur des graviers qui lui défoncent les côtelettes, qui lui meurtrissent les pauvres nageoires. Son œil rond voit quelques chose d’énorme, avec des pattes accrochées au sol et d’autres pattes tenant une sorte de canne. Il sent quelques chose de chaud qui le serre, qui le presse. Gastontruite a le cœur qui bat a éclater. Ses ouïes s’asphyxient. Il est au bord de la défaillance, torturé par le fer autant que par l’angoisse de la mort. Puis cette chose qui le tient lui arrache le fer meurtrier de la bouche. Cette chose le caresse sur le dos puis le relache… Ah ! L’eau. De nouveau l’eau.
Gastontruite, abasourdi, met un moment à récupérer quelques forces, puis il se laisse glisser dans le courant qui le fait basculer dans la cascade.
Gastontruite vient de rencontrer l’Homme.

21/05/2006

Eurovision: même pas peur !

Ma femme aime bien le truc de l’Eurovision. Alors j'ai subi moi aussi cette soirée. Le décor, la mise en lumière : fort réussis par les Grecs. Le meilleur de la soirée fut d'ailleurs l'évocation scénique de l'histoire fabuleuse de ce peuple qui nous a donné tout ce que nous avons.
Quant aux prestations des candidats. Bof… Seuls la Bosnie-Herzégovine, l'Espagne, la Croatie, la France, la Turquie et évidemment la Grande-Bretagne et l'Irlande ont chanté dans leur langue. Tous les autres nous ont gonflé avec des chansons de consommation courante formatées façon starac. Même la Grèce - quelle honte - a renié sa langue... L’omniprésence d’un sabir aussi désolant que ridicule. Cette soirée est l’illustration s’il en est besoin de la « culture » que l’Europe ultra-libérale nous offre.
Quant à notre Ardéchoise, elle avait autant de charisme qu’une huître (pardon les huîtres dont je me suis régalé à midi, avant les sardines). Faut dire que la chanson que lui avait commise ce pauvre Corneille (l’autre, le grand doit se retourner dans sa tombe), elle ne vaut rien. Une chanson de variété, c’est avant tout une mélodie qui vous investit les oreilles puis les boyaux de la tête, ces airs qui vous turlupine toute la journée. Si c’est servi par des paroles intelligentes, c’est encore mieux. Rien de tout ça dans cette bouillasse insipide. Il est donc normal qu’elle ait recueilli « faillve pohintz ». Et puis, console toi, petite, Céline Dion non plus n’avait pas gagné. De plus, l’Eurovision, c’est comme Rantanplan : il faut regarder à l’opposé pour voir le bon ! Donc tu ne t’es faite coiffée que par Malte et Israël. Quant aux vainqueurs… Même pas peur !

16/05/2006

Ségo? Donner aux choses l'importance qu'elles ont.

Bien sûr Ulysse. Ségo n’est qu’une emblème, mais elle est la seule à pouvoir apporter cet ingrédient impalpable, impossible à cerner mais indispensable : la faculté d’apporter cette part de rêve qui fait basculer les électeurs indécis d’un côté ou de l’autre.
Eh ! Oh ! des vieux canassons comme Strauss-Khan, Fabius, Lang ou encore pire Jospin -le combattant qui prend la fuite à la première bataille perdue – font plus cauchemarder que rêver !
Mais le système est ainsi : seuls les partis dominants sont à même d’arriver au pouvoir par les voix légales. Le pragmatisme implique, si on veut sortir de cette descente infernale vers le gouffre néo-libéral que nous promet Sarko, de lui opposer quelqu’un qui a des chances. Et l’on revient à la case Ségo.
Et là, la responsabilité des militants PS est énorme, j'espère qu'ils sont capables de l'assumer. A nous, électeurs, de faire pression sans relache sur eux - puisqu'on ne nous permet pas de nous exprimer avant (comme en Italie) si ce n'est pas sondages interposés - pour qu’ils mettent sous le coude leurs rivalités de clocher et qu’ils désignent la seule chance réelle de victoire, la mère Ségo…
Après quoi il sera indispensable de ranger sur les étagères poussiéreuses de l’Histoire cette cinquième République conçue spécialement pour un homme hors du commun et salopée par des chiapacans. La première décision devrait être de mettre en place la sixième, remodelé de façon réellement démocratique, avec un parlement représentatif (part de proportionnelle), un exécutif responsable devant les élus du peuple, la fin du mandarinat (un seul mandat, une seule mandature) afin de renouveler les dirigeants, etc…
Eh ! Les amis militants des lolos et autres, on est prêts à vous aider, mais on vous tient à l’œil ! Méfi !

15/05/2006

Le choix de la raison

Pas de démocratie sans partis, pas de partis sans militants. C’est un évidence que personne – du moins parmi ceux qui ont la fibre démocrate chevillée au corps – ne conteste. Mais concernant la prochaine échéance majeure, il faut mettre les militants au pied de leurs responsabilités qui sont énormes. En effet, c’est leur choix, et seulement le leur, qui donnera ou non la possibilité de barrer la route au dangereux clone de la mère Thatcher matinée de l’exécrable borgne, vous avez reconnu Nicolas, bien entendu.
Il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont, et en l’occurrence il faut éviter A TOUT PRIX de voir un second tour entre Sarko et Le Pen. Ce qui nous pend au nez si les militants n’écoutent pas la vox populi. Car il serait suicidaire de penser que des vieux chevaux de retour tels que Straus-Khan, Fabius, Lang ou, encore pire Jospin, pussent recueillir les suffrages des ELECTEURS de gauche alors qu’ils peuvent fort bien obtenir ceux des seuls militants. L’abstention serait massive et profiterait à qui ?
Ségolène n’est pas particulièrement ma tasse de thé, et mes idées sont plus proches de celles de José Bové et même du facteur de Neuilly, mais je tire tout simplement les leçons du premier tour de 2002. Par bon sens et par peur de voir mon pays souffrir entre des mains sordides.

12/05/2006

Réponse à M.Alban sur C'est la fête à l'Europe...

Désolé cher Alban de t’avoir occasionné un coup de sang ! Mais tes imprécations à la limite de l’insulte (gratuite !) ne sont pas des arguments, tout juste des émotions. Bien sûr que tout les gens qui réfléchissent un peu sont partisans d’une Europe unie, de la paix et du respects des autres cultures.
Tu dis (je te cite) : « Ce n'est pas parce que la France et l'Allemangne ont fais le premier pas vers l'union que les autres pays d'Europe et du Monde n'y ont pas droits ». Droit à quoi ? A intégrer l’Union européenne je suppose que tu veux dire. Pourquoi pas, mais alors il ne faut pas appeler cela l’Europe mais le Monde, et cette organisation existe déjà, c’est l’O.N.U. !
Il n’empêche que si l’Europe veut continuer d’exister dans un monde infiniment plus dangereux qu’au temps de la guerre froide, elle ne peut se diluer à l’infini. Il lui faut des frontières (Eh oui, je sais que tu n’aimes pas, moi non plus qui ai beaucoup voyagé ! !), un projet, une intégration sociale, une défense digne de ce nom car le mouton bêlant ne fait pas le poids parmi les loups.
Donc elle doit se resserrer en une entité politique cohérente.

Salut à toi.

P.S. : je suis allé voir sur votre forum et en fait de respect des cultures, je n’y ai trouvé que des phrases en anglais. Bonjour la pluralité.

11/05/2006

Paloma et les tristes cons

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Tout de même, ils sont gentils les éleveurs de moutons des Pyrénées. De peur que l’ours ne crève de faim, ils lui apportent, sur son terrain, de quoi casser la croûte. Ils lui portent du miel tout en lui disant : « Tu prendras bien un verre avec nous ? » Le con, c’est que le verre est cassé et mélangé au miel… Faut quand même avoir les boyaux de la tête sérieusement constipés pour inventer des saloperies pareilles.
Tè, regardez-là madame l’Ours (Paloma de son prénom). Elle avance peinard dans le petit matin. Un peu grasse du cul, mais encore sexy la bougresse. Et je te renifle une fleur, et je te gobe un essaim d’abeilles, et je te bouffe une belle charogne de blaireau bien faisandée de quatre jours – les meilleures - et je te pisse un petit coup sur un rhododendron, et je te… Tiens mais ça sent le miel par ici. « Oh ! Puteng qu’elle se dit la mère Paloma dans son dialecte slovéno-oursien, mais en voilà tout un pot ! Et pas besoin de se faire emmerder par ces chieries d’abeilles qui me chatouillent la glotte quand je les bouffe. Ouarf. Le pied. Quel dessert. »
Et, sortant une langue aussi râpeuse que celle d’un député huhèmepé, elle engloutit avec gourmandise le pot tout entier. La goulue avale tout, d’un coup, comme une felleuse de compétition. Ca l’a bien un peu picoté au passage, mais bon, se dit-elle, ça doit être une de ces garces d’abeilles…
Et puis elle s’allonge pour se faire un petit pénéqué, tranquille, au soleil, en faisant un rêve cochon…
Et alors ça commence. Un mal au bide terrible. Et qui va en s’accentuant. « T’aurais pas dû tant bouffer, qu’elle se dit. Tu le sais pourtant que ça te donne la chiasse trop de miel. Bof. Ca passera. »
Mais ça ne passe pas et trois jours après, ahurie de souffrance, la pauvre Paloma crève sous le petite falaise si sympa où elle campait depuis son arrivée dans les Pyrénées…
Tout ça parce que madame Paloma et ses quelques cousins, beau-frères et neveux bouffent environ 120 brebis par an sur l’ensemble des Pyrénées. A comparer aux 15.000 brebis tuées par des chiens errant dans le même temps.
A mon époque verte, j’ai été bûcheron dans les Pyrénées. Et j’allais très haut dans la montagne. Nous dormions dehors dans de petits abris rustiques. Nous vivions donc sur le territoire de l’ours. Eh bien, malheureusement, je n’ai jamais vu l’ours, ni même rencontré l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours…
Ce qu’il faut savoir, c’est que dans les Pyrénées, les éleveurs ne gardent pas leurs troupeaux l’été, à l’estive. Ils lâchent leurs bêtes dans la montagne et montent les voir une fois par semaine. S’il y a des pertes, des moutons morts, ils récupèrent une preuve (oreille marquée par ex.) et se font rembourser.
Leur comportement ne découle donc ni d’une logique économique, ni d’une crainte d’être attaqué, il procède de la seule méchanceté, donc de leur incommensurable bêtise. En cela, ces sombres abrutis gavés aux subventions justifient grandement le slogan de mon blog : « La connerie humaine est la seule approche que l’on puisse voir de l’infini… »
Allez salut !

19/04/2006

Coup de gueule sur le vin !

A boire Tavernier !

Les fêtes pascales sont prétexte à des réunions familiales ou amicales agrémentées de solides bouffes que l’on fait passer avec quelques flacons sortis, non plus de derrière les fagots, il n’y a plus de fagots, mais de l’endroit qui sert de cave. J’ai donc bu, avec les huitres de chez Jeannot Cabrera, de Mèze, un superbe vin de pays cépage sauvignon de l’ami Pierre Pappalardo, à Laudun : 13° d’alcool. Puis, avec la savoureuse volaille de l’Ardèche (je me contrefouts de la grippe aviaire), j’ai sorti un AOC Côtes-du-Rhône rouge Domaine Malijay de l’ami Chabernac : 13° d’alcool. Comme on avait encore soif, j’ai destappé un flacon du Domaine des Bouzons à Sauveterre ; un bonheur mais : 14% d’alcool. Puis, avec le plateau de fromages où voisinaient le cantal fermier, la tomme des Hautes-Alpes, le calendos moulé à la louche, la fourme d’Ambert et, évidemment, le Roquefort, j’ai fait pêter le Châteauneuf-du-Pape : 15,5° d’alcool.
Je me targues d’être un fier disciple de Bacchus (il suffit de regarder l’image qui agrémente mon blog), je me souviens d’avoir même bu de l’eau (mais il y a longtemps, et désinfectée au pastis), je bois même de l’huile d’olive. C’est dire si je prétends à quelques compétences questions liquides alimentaires.
Je suis donc bien placé pour dire à mes amis vignerons qu’ils sont complètement à côté de la plaque avec leurs vins hyper alcoolisés. Il fut un temps où seul le Châteauneuf, voire le Gigondas tangentaient les 13,5 ou 14°. Maintenant, le moindre vin de pays affiche son 13,5°. Connerie énorme !
Comment voulez-vous, amis vignerons, que nous buvions ça ? Les temps ont changé, les lois routières aussi, il faut vous adapter !
Les vignerons subissent une crise qu’ils ont eux-même, en partie, généré. Ceci avec le système de paiement des coopérateurs au degré-hecto. Ce système fait que pour un volume déterminé, plus le degré est fort, plus le vigneron gagne de pognon. Résultat : des encépagements qui pissent du degré, des vendanges en surmaturation, etc. Ils rétorquent : « oui mais le soleil… oui maisla chaleur… ». Ca commence à changer tout de même...
Qu’ils se démerdent ! Ce sont eux les professionnels, eux qui paient (fort cher) les services d’oeunologues sortis du même moule influencé par l’ignoble Parker, le fossoyeur de la viticulture française de qualité. Ces oeunologues ont fait en sorte qu’il n’y aie plus de mauvais vins, mais il n’y en a plus de grandioses… Les vignerons d’antan manquaient souvent une cuvée, mais ils nous concoctaient parfois des nectars sublimes. Maintenant il n’y a plus que des vins corrects, sans plus. Et surtout qui cachent leurs défauts derrière un degré d’alcool abhérant.
Qu’ils se bougent, qu’ils se démerdent mes amis vignerons, qu’ils balaient devant leur porte avant de gueuler, de casser et de demander du pognon. Ils étaient l’élite de l’agriculture, vont-ils devenir de vulgaires chasseurs de subventions ?
Moi, buveur de vin, fondateur de la Chorale des Côtes-du-Rhône, fondateur de Buveurs sans Frontières, initiateur des Bistrots du Cœur, je pousse ce coup de gueule pour ne plus avoir à aller chercher ailleurs (et notamment dans les vins de Loire) des vins agréables à boire, des vins de soif, des vins de plaisir et non plus des assommoirs.
Qu’on se le dise ! Et à la vôtre…

21/03/2006

Le combat des Voraces et des Coriaces. Episode 2

Episode 2 du 210306

Or donc en ce temps là le Vizir Ville-aux-Eaux,
Pour complaire au Médef de Dame Parizot,
Eut une idée brillante pour bouter le chômage
Hors des terres françoises : rétablir le servage.

Ce fut le Cépéheu, contrat épouvantail
Qui donnait aux patrons, sur le plan du travail,
Droit de vie et de mort sur les jeunes manants
Qu’ils pouvaient condamner, sans raison, sur deux ans.

Iceux, forts courroucés, faisant fi des menaces,
Dans les rues des cités descendirent en masse.
Banderoles en tête, calicots déployés,
Insensibles aux coups des flics arquebusiers

Que le nain Sarconar envoyait par légions
Pour caresser le cuir de tous ces trublions
Qui prétendaient savoir ce qui est bon pour eux
Et rejetaient en bloc le fameux Cépéheu.

Ils étaient des millions à battre le pavé
Joyeux, déterminés, foutrement motivés
Pour remettre à sa place, c’est-à-dire aux poubelles
Le contrat abhorré aux termes criminels.

Le Vizir Galopin, dans ses bottes planté
Un bâton dans le cul, raide comme un juppé
Restait sourd et aveugle au dangereux courroux
Qui, par tout le royaume, montait comme un remous.

Le vieux Roi cacochyme, bavochant, tremblotant,
Crût bon de soutenir son Vizir inquiétant
En trouvant des vertus au sombre Cépéheu
Et, agissant ainsi, jouaint les boute-feu…

Sarconar, pas fâché de voir le Grand Vizir,
Par sa rigidité, gâcher son avenir
Se montrait solidaire, juste du bout des cornes,
Laissant à Galopin les coups de la chicorne.

Et la France d’en bas, sortant de la torpeur
Où l’avait rejeté la misère et la peur,
Faisant enfin rouler ses muscles de colère
Grondait comme un volcan débordant son cratère.

Cessons pour aujourd’hui ce conte populaire
Ma tripe est assoiffée, remplit raz bord mon verre
D’un de ces vins subtils poussés en Languedoc
Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.


(à suivre)