Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

21/11/2013

Les opulents céréaliers bloquent Paris : la manif sans vergogne des gavés de subventions.

tracteurs céréaliers manif.jpg

 

 

« Allez, Jénifer, prend-moi un costard et des chaussures. Tu prends le cat’quatre Porsche Cayenne et on se retrouve là où tu sais. Après la manif, je me change et on se fait une belle java à Paris. »

 

Il est vrai que Kevin, céréalier de la Beauce, n’est pas des plus rupins. D’autres auraient pu aller à la manif en hélico. Kevin se contente du plus gros tracteur que l’on trouve sur le marché. Pourtant Kevin, à l’appel de son groupement professionnel, filiale de la FNSEA, va manifester. Avec ses « pauvres » collègues, ils vont bloquer toutes les entrées de Paris, distribuer des tracs aux automobilistes pour les amadouer, faire, comme ils disent, « entendre leur voix ». Manifestation pacifique bien sûr. Un mort à la clé ce matin, un pompier… Six blessés ailleurs…

 

Eh ! Il faut les comprendre ces braves gens. C’est dur le travail de la terre… En 2012, le revenu des exploitations de grandes cultures – céréaliers, betteraviers, protéagineux - atteint 76 500 euros par salarié avant impôt. Dans certaines régions comme en Ile-de-France, en Haute Normandie et dans le Centre, le revenu moyen a même progressé de plus de 50% !  Á titre de comparaison, pour les producteurs de viande, le niveau de revenu est tout juste stable ou en baisse et structurellement faible autour de 17 100 euros par éleveur ; dans la viticulture, les disparités sont marquées selon les régions: le revenu atteint 67 100 en Champagne à 19 300 euros en Languedoc-Roussillon. 

 

Les éleveurs appellent les céréaliers les « 3 M : Mer, Montagne, Moissons ». Céréalier, c’est une vraie rente de situation, avec une charge de travail très faible et très peu d’emplois. Leur chantage au chômage est bidon. De plus ces agro-industriels consomment un tiers de l'eau consommée en France pour l'arrosage de leurs cultures, et balancent des pesticides sur leur champs pour améliorer la production, donc forcément polluent l'environnement, ils reçoivent des subventions de la communauté européennes et ils ne sont pas content. Ils spéculent en stockant leurs céréales pour faire grimper les prix quand il y a pénurie et vendre plus cher quelques jours plus tard.

 

Ils représentent 20% de la population agricole et récupèrent 80% des subventions de la PAC. Il est vrai que la répartition de cette manne européenne était jusqu’à présent dévolue aux représentations professionnelles. Or le principal syndicat agricole, la FNSEA, est depuis longtemps tenu par…les céréaliers ! Cela devrait changer si l’on en croit Le Foll, avec une répartition plus équitable de ces subventions (traduisons : argent coulant dans votre poche sans rien faire, seulement parce que vous êtes bien placé sous le robinet !) au profit des éleveurs. 

 

Ah ! Cette manif des céréaliers bien repus… On a sous les yeux toute la misère du monde !

 

Eh ! François, prépare-toi : on attend la manif des banquiers…

 

 

Primidi 1er frimaire 222

 

Photo X – Droits réservés

 

 

18/11/2013

Un amendement pour FAIRE PAYER LES TRICHEURS DE L'IMPÔT

couilles-en-or--.jpg

 

 

 Allez, on doit se farcir les dépenses obligés de ces sinistres fêtes commerciales dites « de Noël ». Ce qui nous fait un peu oublier les rafales d’impôts que l’on doit payer, ce qui est très normal, même si ça fait un peu tousser.

 

Ça fait d’autant plus tousser que l’on sait que les riches (les gros riches, pas les classes moyennes) et les entreprises (les grosses entreprises, pas les PME) ont les moyens de se payer les services d’officines pointues en matière d’évasion fiscale, et donc échappent à la plus grande partie de l’impôt qu’ils devraient payer.

 

Les multinationales échappent à l’impôt en particulier parce que l'administration n'a le droit d'enquêter sur leurs montages fiscaux que si le montage a uniquement pour but d'éviter l'impôt... Les multinationales trouvent toujours d'autres raisons (compétitivité, restructuration de l’outil de travail et patin coufin) pour justifier ces montages Et c’est suffisant pour écarter l’abus de droit. Google, Amazon et Apple paient ainsi 22 fois moins d'impôts qu'ils ne devraient et Total n'a pas versé un centime malgré 10 milliards de bénéfices! Ces magouilles représentent des dizaines de milliards d'euros chaque année! Autant que notre déficit! Et on ne ferait rien?

Et pourtant…

…et pourtant, un député a trouvé depuis longtemps le moyen de battre en brèche ces insupportables abus. Ce député socialiste expert de la lutte anti évasion fiscale, Pierre-Alain Muet, a trouvé une solution de bon sens: remplacer "uniquement" par "principalement". Ce changement d’un seul mot pourrait rapporter des milliards, mais le gouvernement fait l'objet d'immenses pressions pour s'y opposer et serait sur le point de refuser cet amendement qui pourrait rapporter des milliards dans la lutte contre l'évasion fiscale…. et réduire nos impôts ! Eh ! Oh ! Ayrault, pose un peu les valises et ne te laisse pas enfumer comme Moscovici par les patrons-voyous et les banksters !

 

Ce gouvernement a prouvé qu’il ne comprend que le rapport de force. Il recule devant toutes les pressions corporatistes droitières. La démocratie directe existe à partir de l’internet. Servons-nous de cet outil et forçons-le nous aussi, simples contribuables, a accepter cet amendement lors de la prochaine discussion de la loi de finance.

 

Une pétition circule dans ce but, signons-là et faisons pression auprès de notre député.

 

POUR SIGNER LA PETITION 

 

 

POUR FAIRE PRESSION SUR VOTRE DEPUTE

 

 

 

Octidi 28 brumaire b222

 

 

Illustration X – Droits réservés

14/11/2013

Au bistro de la toile : « Ça va péter… »

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Ça va péter ! Victor. Ça va péter. La grogne est généralisée. Á tort ou à raison, mais c’est comme ça. Ça a commencé avec les Bretons, puis les minots des lycées, les artisans et commerçants, les parents d’élèves, les profs et instits, les flics et même les clubs de canassons !

 

- Possible Loulle. Possible. Mais si ça pète, ce ne sera pas dans le bon sens, ce ne sera pas pour le bien du peuple, ce ne sera ni pour la liberté, ni pour l’égalité, ni pour la fraternité, encore moins pour la justice. Toutes ces révoltes dont tu parles, ce sont les révoltes de toutes les droites. Révoltes corporatistes (éleveurs, paysans, transporteurs de Bretagne), révoltes obscurantistes (les anti mariage pour tous), révoltes fascistes (identitaires, groupuscules fascisant), révolte de la konnerie (ceux qui brûle les radars et les portiques écotaxes). Ce sont les révoltes d’une France réactionnaire, d’une France recroquevillée, d’une France de la peur. Peur de l’avenir qui lui fait redouter la mondialisation dans ce qu’elle a de positif, peur de l’Autre, qu’il soit différent : l’étranger, l’immigré, le gay, le rom, l’arabe, le noir, ou qu’il soit très proche : le jeune, le voisin bruyant, le pauvre (pour les uns), le riche (pour les autres). Avec pour conséquence le corporatisme, l’égoïsme, le racisme, l’anti parlementarisme..

 

- Putaing, mais pourquoi cette peur Victor ?

 

- Va-t-en savoir… Une population vieillissante peut-être, dont plus conservatrice. Un niveau de vie qui se dégrade, encore que… lorsqu’on compare notre situation à celle des Espagnols, des Grecs et même des Allemands où les riches pérorent du haut de leur morgue mais où les pauvres crèvent de faim, où les chômeurs sont poussés à accepter le travail forcé, où les travailleurs étrangers sont plus des esclaves que des ouvriers. Mais il y a autre chose Loulle, c’est la rupture entre le peuple et ses élites. Les « affaires » (Cahuzac, Bettencourt, Sarkozy, Woerth, Balkany, etc.) ont profondément irrité, foncièrement scandalisé la « France d’en-bas » comme disait l’autre. Le Français « d’en-bas » (l’électeur !) rejettent majoritairement le personnel politique dont il a le sentiment souvent justifié qu’il le trompe et s’engraisse sur son dos. Le salarié rejette le patron dont il a la preuve qu’il le considère non plus comme un partenaire mais comme une variable d’ajustement. Le plus inquiétant Loulle, c’est le rejet de l’impôt.

 

- Eh ! Quand je reçois la douloureuse, je fais comme tout le monde, j’ai la rabia…

 

- Le peuple a oublié que l’impôt est la base de la démocratie, la condition du développement harmonieux, le ciment de la cohésion sociale, le garant de l’indépendance nationale. Il rejette l’impôt parce qu’il voit qu’il est foncièrement injuste. Le pauvre kon paie tous les jours, cher, en achetant sa pitance et il voit le riche kon (Depardieu, Arnault, Aznavour, Johnny, etc.) fuir son devoir national. Il rejette l’impôt parce qu’il sait que les grandes entreprises qui les lourdent sans états d’âmes ne paient pas l’impôt grâce à leur fameuse « optimisation fiscale » tout en se gavant d’aides publiques prises…sur les impôts des cochons de payants.

 

- Oh ! François, on a voté pour toi pour que ça, change ! Où est-il le changement ?

 

- Exactement Loulle. Ce rejet du monde politique tient aussi, et beaucoup, à la désillusion ravageuse du « peuple de gauche ». On lui a promis – on nous a promis – une reforme bancaire. Résultat : que dalle ! On nous a promis la transparence et le non cumul des mandats. Que dalle ! On nous a promis une grande réforme fiscale. Que dalle ! Voilà pourquoi le « peuple de gauche » est déboussolé, abasourdi, écœuré, prêts à se laisser entraîner dans des dérives lepénistes effarantes d’horreur. Voilà pourquoi la rue a été désertée par le peuple de gauche et est devenue le domaine des nervis, des obscurantistes, des fachos, bref, de tous ceux qui, en d’autres circonstances, formèrent la phalange honteuse des collabos, de la milice, des profiteurs du marché noir. Ce n’est pas celle-là la Révolution que l’on attendait Loulle…

 

- Mondo cane… Tè ! Buvons un coup Victor. Du rouge, mais pas de celui des bonnets de la honte.

 

Quartidi 24 brumaire 222

 

 

Merci à Chimulus

13/11/2013

« C’est d’la merde polyphosphatée » ce jambon !

cochonsquiniquent copie.jpg

 

 


 Cette fois, c’est décidé : je n’achèterai plus jamais de jambon cuit tranché et mis sous emballage bien coloré, avec plein de belles phrases comme « jambon supérieur », « cuit au torchon » et autre menteries publicitaires. Parce que hier soir, sur la chaine 2, j’ai suivi l’excellente enquête de « l’emmerdeuse » (une journaliste aussi tenace et teigneuse que jolie) concernant le trajet du cochon, de l’élevage jusqu’à notre assiette dans les gigantesques usines de mort du cochon matière première vivante. Comme dirait Coffe : « C’est d’la merde polyphosphatée ». Et même pire que ça. Après ce reportage, on a de quoi regarder d’un autre œil – un œil incitant fortement au boycott – les « pauvres » producteurs bretons et leur douteux bonnet rouge. Les cochons élevés dans ces usines de mort sont des hybrides, des races que l'on mélange pour obtenir des bêtes qui engraisseront le plus rapidement possible. On abat les porcs à 6 mois. Dans des bonnes conditions d'élevage, il faut entre dix et seize mois pour « faire » un cochon du même poids. C'est du simple au double. Ce sont des cochons qui arrivent à grossir très vite parce que leur chair retient l'eau. Ils sont nourris avec du soja OGM. Et je ne vous parle pas des conditions de vie de ces pauvres bestiaux, élevés les uns sur les autres sur leur propre merde, auxquels on lime les dents, on coupe la queue et autres joyeusetés (Eh ! Les casse-burnes anti-corridas, si vous alliez voir un peu de ce côté ?)

 

Savez-vous que les très franchouillardes marques Aoste, Calixte, Cochonou, Justin Bridou, Jean Caby (exSociété Bretonne de Salaisons, S.B.S.), Jean d'Erguet et Imperator font parti du groupe étazunien  Smithfield France, lui-même racheté depuis peu par le chinois Shuanghui. Une opération à plus de 7 milliards de dollars ! Alors la défense du beau pays breton, Tè ! Fume…

Smithfield est une énorme multinationale du cochon, qui a exporté ses usines de mort dans le monde entier suite à l’interdiction de ses méthodes aux USA. Á titre informatif, c’est d’une de ses usines au Mexique que serait partie la fameuse pandémie H5N1 il y a quelques années. L'apparition d'épidémies humaines résulte pratiquement toujours du passage d'un virus à travers la barrière inter espèces. Or la barrière entre le porc et l'homme est ténue, de même que celle qui sépare les volailles des porcs. C'est ainsi que les épidémiologistes redoutent depuis longtemps le mécanisme selon lequel un virus aviaire se transmet aux porcs, puis acquiert chez ces derniers la capacité de se transmettre du porc à l'homme. C'est la raison pour laquelle l'Union européenne a édicté des règles interdisant une trop grande proximité entre un élevage hors sol de volailles et un élevage hors sol de porcs. Notons que la Bretagne regorge d’élevages des uns comme des autres. Les élevages industriels concentrationnaires de porcs et de volailles sont de véritables bombes sanitaires à retardement. En effet, animaux et humains ne peuvent survivre dans ces conditions qu'en recourant à une panoplie pharmaceutique considérable : tout éleveur industriel de volailles ou de porcs doit soumettre ses animaux à des traitements antibiotiques pratiquement continus, d'autant plus forts que la concentration et le stress des animaux sont importants.

 

En Bretagne, jusqu’à présent, les usines à cochons doivent se conformer à des règles de dimensions. Le droit européen (directive 2010/75) soumet à une procédure d’autorisation et d’encadrement technique renforcés, dite "IED", les projets d’élevages de plus de 2000 emplacements de porcs charcutiers ou de plus de 750 emplacements de truies. Le droit français, jusqu’à ce jour, soumettait à autorisation les élevages porcins de plus de 450 « animaux-équivalents » (soit 450 porcs charcutiers ou 150 truies). Le gouvernement a décidé de mettre en place au sein de la rubrique 2102 de la nomenclature un régime d’enregistrement pour les projets compris entre 450 « animaux-équivalents » et le seuil européen précité (2000 porcs charcutiers ou 750 truies), le régime de l’autorisation restant applicable au-delà de ce seuil européen.  Or, un député breton, le ci-devant Le Fur dit « le député du cochon » est à la manœuvre depuis des années pour faire tomber cette limite. (Les projets de textes qui seront soumis au conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) du 19 novembre 2013 sont disponibles. Vous pouvez consulter ces projets de textes et faire part de vos observations, via les questionnaires dédiés de l’onglet "participez", du 25 octobre 2013 jusqu’au 15 novembre 2013 inclus. http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/csprt-du-19-novembre-2013-a167.html)

 

Voilà pourquoi, pour mon jambon cuit, j’oublierai complètement d’acheter ces merdes de supermarché, quitte à faire un détour, à m’emmerder à me garer, pour me procurer, même plus cher, du jambon tranché devant moi par un véritable artisan boucher-charcutier. Enfin, ce que je vous en dit… Vous faites comme vous voulez !



Tridi 23 brumaire 222


Illustration X - Droits réservés

 

12/11/2013

Beaux nez rouges de honte : les voleurs de symboles.

chimulus bonnets rouges.jpg

Qui sont les « bonnets rouges », du rouge de la honte ?

Des pauvres malheureux, tristes laissés pour compte ?

Venus à la manif en béhème, en cat’quatre,

Si leur bonnet est rouge, leur cervelle est brunâtre.

Boutiquiers, transporteurs, tricheurs de TVA,

Paysans pollueurs et patrons scélérats,

Fachos et cagoulards venus là pour casser,

Ventre-à-choux archaïques lourds à désencrasser,

Éleveurs de poulets et de porcs immangeables,

Et puis…des ouvriers ayant pété un câble.

Tous défilent,  jacassent, saccagent en gueulant,

Conspuent la République de leurs groins flatulents,

L’objet de leur révolte ? Ou plutôt le prétexte ?

Une taxe votée dans un autre contexte,

Par un autre pouvoir, à l’unanimité,

Taxe juste pourtant, mais qui a excité

Contre elle et regroupé sous un même drapeau

Tous ces gens égoïstes réfractaires à l’impôt.

D’une mesure juste, les sombres têtes-d’œuf

Sévissant à Bercy – costard et front de bœuf –

Ont pondu une horreur, bancale, inapplicable,

Déléguant au privé une charge régale.

La FNsea mobilise ses troupes

Le Medef fait pareil, heureux de l’entourloupe,

La CGPME, l’UDB, l’UPA,

Évidemment FO et même…le NPA,

Cohorte bigarrée, rassemblement baroque

D’intérêts opposés unis dans la provoc.

Pourquoi donc les patrons lourdent leurs ouvriers ?

Pourquoi les paysans crèvent sur leur lisier ?

Parce qu’ils ont commis des erreurs stratégiques

Par un productivisme obtus et boulimique,

Parce qu’ils n’élèvent que des bestiaux bas de gamme

Parce que le goût du fric leur tient lieu de sésame.

Écoutez-les beugler ces voleurs de symboles

Ils manipulent ceux qui en ont ras-le-bol,

Agitateurs, curés, droite et extrême-droite

Conduisent la Bretagne dans une voie étroite,

Dans une économie gavée aux subventions

Aux exonérations et aux dérogations.

Ami Breton revient à ce qui fait ton charme

Unité, loyauté, courage sous les armes 

Et le supplément d’âme qu’est cette différence

Qui fait de ton pays la fierté de la France.

 

 

Duodi 22 brumaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

08/11/2013

Dédié aux ouvriers « bonnets rouges » qui se battent pour leurs patrons : Discours de la servitude volontaire (Etienne de la Boétie)

la boétie.jpg

 

 

 

« Pour être esclave,

il faut que quelqu'un désire dominer et…

qu'un autre accepte de servir. »


(…) Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante - et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter - puisqu’il est seul - ni aimer - puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts.

 

(…) Quel est ce vice, ce vice horrible, de voir un nombre infini d’hommes, non seulement obéir, mais servir, non pas être gouvernés, mais être tyrannisés, n’ayant ni biens, ni parents, ni enfants, ni leur vie même qui soient à eux ? De les voir souffrir les rapines, les paillardises, les cruautés, non d’une armée, non d’un camp barbare contre lesquels chacun devrait défendre son sang et sa vie, mais d’un seul ! Non d’un Hercule ou d’un Samson, mais d’un homme et souvent le plus lâche, le plus efféminé de la nation, qui n’a jamais flairé la poudre des batailles ni guère foulé le sable des tournois, qui n’est pas seulement inapte à commander aux hommes, mais encore à satisfaire la moindre femmelette ! Nommerons-nous cela lâcheté ?

Appellerons-nous vils et couards ces hommes soumis ? Si deux, si trois, si quatre cèdent à un seul, c’est étrange, mais toutefois possible ; on pourrait peut-être dire avec raison : c’est faute de cœur. Mais si cent, si mille souffrent l’oppression d’un seul, dira-t-on encore qu’ils n’osent pas s’en prendre à lui, ou qu’ils ne le veulent pas, et que ce n’est pas couardise, mais plutôt mépris ou dédain ?

 

(…) C’est le peuple qui s’asservit et qui se coupe la gorge ; qui, pouvant choisir d’être soumis ou d’être libre, repousse la liberté et prend le joug ; qui consent à son mal, ou plutôt qui le recherche...

 

(…)Certes, comme le feu d’une petite étincelle grandit et se renforce toujours, et plus il trouve de bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s’éteindre de lui-même quand on cesse de l’alimenter, de même, plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les sert. Ils se fortifient d’autant, deviennent de plus en plus frais et dispos pour tout anéantir et tout détruire. Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien, de même que la branche, n’ayant plus de suc ni d’aliment à sa racine, devient sèche et morte.

 

(…)Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies.

Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous mêmes ? Vous semez vos champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir.

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre. (…)

 

 

Lisez ce formidable texte, écrit à l’âge de 19 ans, en 1549, par Etienne de la Boétie, flamboyant Gascon de Sarlat.

 



Octidi 18 brumaire 222

 

Le 18 brumaire de l’an 8, le ci-devant soudard Buonaparte Napoleone assassinait la Révolution

 

Illustration X – Droits réservés

 

07/11/2013

Pendant les breitztkonneries, les eurosaloperies continuent: Nouvel OGM autorisé.

souris OGM 1.JPG

 

 


 

« La Commission européenne a demandé mercredi aux Etats de l'UE d'autoriser la culture d'un deuxième maïs OGM en Europe et l'imposera s'ils ne parviennent pas à s'accorder pour l'interdire.

 

La Commission a saisi les ministres à la suite d'un jugement du tribunal de la Cour de Justice de l'UE. Dans un arrêt rendu le 26 septembre, celle-ci avait jugé que la Commission avait été trop lente dans la gestion d'une demande d'autorisation de mise en culture du maïs TC1507, déposée en mai 2001 par Pioneer, une filiale de l'américain DuPont de Nemours. 

"En application de cet arrêt, la Commission a réagi en transmettant la demande au Conseil des ministres, auxquels il appartient désormais de se prononcer à la majorité qualifiée", a indiqué la Commission dans un communiqué. 

La Commission a rappelé que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) 
"avait déjà présenté un avis favorable à six reprises concernant cette demande", depuis 2005. 

Au vu des oppositions que sa démarche risque de relancer au sein de l'UE et de l'opinion publique européenne, le commissaire à la Santé, Tonio Borg, a souligné que la Commission avait "l'obligation de se conformer à l'arrêt du tribunal", précise le communiqué. 

Pioneer demande depuis plus de dix ans une autorisation pour faire cultiver dans les champs de l'UE son maïs OGM TC1507 tolérant à plusieurs herbicides dont le principe actif est le glufosonate d'ammonium
, très toxique, dénoncent les écologistes. 

Sources : lien


 

N’oublions pas qu’on a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon ! Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Voici, ci-dessous, un guide fort pratique qui nous ouvre les yeux en indiquant les produits « ogéhèmisés ».

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Septidi 17 brumaire 222

Illustration X - Droits réservés


**************************************

 

ogm

 

ogm

 

NOSTALGIE - SOUVENIR

 

Reiser est mort il y a 30 ans. Il n'a pas été remplacé...

Buvons (et tirons) un coup à sa mémoire

 


04/11/2013

« Bonnets rouges », allez vous faire foutre !

deligne chaine du porc.jpg

 

 

 

Ah, ils s’en sont donnés à cœur joie, les médias des marchands d’armes ! On les a vu et revu les lanceurs de chrysanthèmes et de choux fleurs ! Il y avait là Sanders, Medef, FNSEA, UMP, FN et les politicards locaux. Mais – horreur qui montre l’échec des partis de gauche et des syndicats désunis – il y avait aussi des milliers d’ouvriers et d’employés, abusés par leurs patrons-exploiteurs mais surtout désespérés de la perspective du chômage dû aux choix stratégiques productivistes catastrophiques des dirigeants, chefs d’entreprises et organisations patronales, entièrement et seuls responsables de la déconfiture de l’économie bretonne. Enfin, des groupes activistes plus ou moins fachos et cléricaux (pléonasme !), les mêmes qui ont lutté contre le mariage pour tous. Tous camouflés derrière un bonnet qui n’avait de rouge que l’aspect. . Et, comble de la connerie, même le NPA (nouveau parti anticapitaliste) manifestait avec les licencieurs capitalistes ! Ce serait à se péter les boyaux de rire si ce n’était tragique.

En voilà une belle révolte ! Bien de droite, organisée par le Medef et la Fnsea, mobilisant tous les profiteurs du régime et les saccageurs de l’environnement : entrepreneurs agricoles productivistes addicts aux nitrates (résultats : algues vertes) ; transporteurs (pardon, entreprises de logistiques et de stockage pour lesquelles le transport n’est plus l’essentiel)  addicts aux exonérations; pêcheurs addicts aux dérogations (prix du fuel moins cher, mais ceux-là risquent leur peau); éleveurs de porcs dégueulasses engraissés sur leur merde, et qui font deux mille kms dans des conditions effroyables pour être tués en Allemagne (par des esclaves des pays de l’est), et transformés en salaisons de troisième zone; et surtout les volaillers !

Ah, ceux-là ! Les groupes Doux et Tilly-Sabco. Ils voudraient nous faire pleurer sur leur sort ces gougnafiers ! Ces deux groupes (2000 salariés) sont littéralement gavés depuis des décennies aux subventions européennes. Les "restitutions" constituent des aides à l'exportation du poulet congelé entier pour des marchés spécifiques, principalement la CEI (communauté des Etats indépendants, ex-URSS) le Moyen-Orient (Arabie saoudite essentiellement) et l’Afrique sub-saharienne. Pour la période juillet 2012-juin 2013, elles ont représenté un total de 55,36 millions d'euros, pour 264.754 tonnes. De source européenne, 93 % de ces fonds ont été versés à la France, qui a réalisé 94,67 % des exportations concernées. Faites le calcul : cela fait, pour 2000 salariés, 27.500 euros par salariés ! Et ces pauvres patrons pleurent. On est malheureux pour eux.  De plus ces poulets immangeables, nourris aux OGM, bourrés d’antibiotiques, saccagent les productions locales en Afrique, réduisant les paysans locaux à risquer leur peau pour venir grossir les rangs des candidats à l’émigration clandestine.

Eh ! Oh ! Les « bonnets rouges » venus à la manif en gros 4x4, BM et autres bouts de fers polluants, vous qui votez toujours à droite, voire à l’extrême-droite, vous gueulez pour quoi ? Confrontez-vous donc au « marché » et à la concurrence « libre et non faussée » que vous appelez de vos vœux ! Mais non, les lois du marché, ce n’est pas pour vous. Vous, vous voulez la protection de cet Etat que vous combattez. Vous, patrons ultralibéraux, vous en appelez sans vergogne à l’Etat pour vous « aider ».

Allez vous faire foutre !

 

 Quartidi 14 brumaire 222


Merci à Deligne 

 

30/10/2013

Au bistro de la toile : le tango breton !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

 

- Oh ! Loulle, fais-moi un petit noir, tè.

 

- Non !

 

- Pourquoi ? T’es en pénurie ou ma gueule ne te reviens pas ?

 

- Pas du tout, je manifeste !

 

- Ah bon ! Et pourquoi ?

 

- Contre le prix de l’eau qui augmente. Contre le prix du café qui va augmenter à cause de la taxe éco ch’sais pas quoi.

 

- T’es aussi kon qu’un pollueur breton toi alors !

 

- Eh ! Je déconne….

 

- J’avais compris. Mais d’autres que toi vont faire le même calcul : tu gueules, tu casses et tu obtiens ce que tu veux. C’est le principe du poujadisme. Rappelle-toi la comédie des « pigeons ». Le gouvernement voulait aligner la fiscalité du capital sur celle du travail. Ce qui était à la fois juste et courageux. Mais les entrepreneurs ont monté une embrouille sur les réseaux sociaux et le gouvernement a capitulé en rase campagne, donnant ainsi des gages à ce monde de la finance qu’il prétend combattre. Maintenant c’est pareil : reculade sans combattre face aux pollueurs, qu’ils soient gros cultivateurs épandeurs de lisier, éleveurs de porcs dégueulasses ou transporteurs. Bonjour l’exemple ! Demain ce sera les gens du BTP, puis les artisans et commerçants, etc. Un gouvernement sans couilles, qui bat en retraite dès que l’on frappe des pieds. Des mous, Loulle. Des mous et des lâches. Voilà ce qu’on a mis au pouvoir. Un président qui se fait ridiculiser par une morveuse de quinze ans, qui s’aplatit devant la Bismerkel, qui tremble devant les casseurs bretons…

 

- E sé l’as, pagaras !

 

- Comme tu dis. Si on l’a, on paie ! Mais enfin, comment un peuple civilisé, qui a fait la Révolution égalitaire, qui a inventé les droits de l’homme, peut-il mettre à sa tête deux personnages aussi ridicules que nuisibles, tels Sarko et Hollande ! C’est la preuve que cette cinquième république, faite par et pour de Gaulle, est à bout de souffle. Il faut en changer.

Et pour en revenir à cette histoire d’écotaxe, cette énième reculade va nous coûter un bras. A cause de cette monstruosité appelé PPP pour Partenariat Public Privé. Cette taxe a été élaborée par les sarkozistes et votée à l’unanimité suite au Grenelle de l’environnement. Cette taxe était une bonne chose. Mais – ultralibéralisme oblige – ils ont mis en place un partenariat public privé en déléguant un service de perception fiscale. Suite à un appel d’offre, c’est une société italienne, Ecomouve, qui a tiré le gros lot. L’Etat paie à cette société 50 millions par trimestre de location de ses infrastructures (les fameux portiques) et du service rendu (facturation et perception des taxes)  à partir du 1er janvier 2014. Qu’elle perçoive du pognon ou pas, Ecomouve facture donc 200 millions d’euros pas an ! Et l’Etat, qui attendait 1 milliard d’euros de recette par an, ne touchera que dalle… Coût de cette reculade devant les pollueurs bretons ? 1,2 milliard par an. De plus, ce contrat est nul en efficacité. L’écotaxe, en Allemagne, est de 13 à 24 euros les 100 km, deux fois plus chère qu’en France, elle rapporte 4,5 milliards/an contre 1 milliard attendu en France, coûte 13% de frais de gestion en Allemagne contre 22% en France ! Plus du cinquième du produit pour sa collecte ! Du jamais vu… N’y aurait-il pas quelques juteuses rétro-commissions occultes quelque part ?

 

- Bon. Heureusement qu’il y a une bonne nouvelle : la libération de quatre otages du Niger…

 

- Réjouissons-nous pour eux et leurs familles Loulle. Mais cela doit encore nous coûter quelques thunes : le cours actuel de l’otage sur pied tourne autour de 1,5 million par tête, soit environ 20.000 euros le kg. C’est pas donné…

 

- Ouais, mais « ils » disent qu’ils n’ont pas payés.

 

- Ben voyons ! Ces « braves gens » d’Al Quaeda, sur lesquels on tape – à juste raison - à bras raccourcis, ont dû nous les rendre par grandeur d’âme ces otages ! C’est le Niger qui a été à la manœuvre. On peut donc supposer que c’est le Niger qui a payé, en se faisant rembourser par la France ou, j’espère, par Areva, ce qui serait plus normal, cette entreprise pillant sans vergogne les richesses du Niger ! Cela fera beaucoup de pognon avec lequel les terroristes pourront acheter des armes contre nous.

 

- Bon, allez, je suspends ma grève Victor. Tu veux toujours un petit noir ?

 

- Non, j’ai le clapoir qui fume, donne-moi plutôt un rouge !

 

 

Nonidi 9 brumaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

 

29/10/2013

Ecotaxe, le bal des faux-cul.

chimulus ecotaxe.jpg

 

 

Non mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? La République laisse se développer une jacquerie poujadiste orchestrée par la FNSEA et le MEDEF - qui défendent les transporteurs, même pas bretons pour beaucoup, qui travaillent essentiellement pour les hypermarchés - et incitent à la violence les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs en batterie, transporteurs. Tous largement et impunément pollueurs dans ce beau pays de Bretagne salopé par les algues vertes.

 

Au fait, cette écotaxe, c’est quoi ? Le Grenelle de l’environnement – seule action que l’on puisse mettre à l’actif  de Sarko et de sa bande – a tiré les leçons de ce constat : trop de marchandises sont véhiculées par camions en France, avec pour conséquences la congestion des routes, la pollution, l’émission de gaz à effets de serre. Le but de l’écotaxe n’est pas d’emmerder tel ou tel acteur de l’économie, mais de redonner en le modernisant de l’attraction au fret ferroviaire et au fret fluvial, mais aussi de favoriser des investissements de façon à relocaliser l’économie. Est-il normal que des crevettes bretonnes traversent la France et l’Espagne pour être décortiquées par des Marocaines exploitées, puis retraversent Espagne, France et Italie pour être surgelés avant de revenir pour être vendues dans les grandes surfaces françaises ? Il en est de même pour les porcs bretons. Voilà la stupidité ultralibérale que défendent les «révoltés» bretons !

 

L’écotaxe, comment ça marche ? Il s’agit de prélever un octroi sur les camions de plus de 3,5 tonnes – ils sont 800.000 – qui circulent sur le réseau routier français hors autoroutes payantes. Pour ce faire, des portiques sont installés sur certaines routes (et pas sur toutes) qui permettent d’identifier les véhicules et d’enregistrer leur passage. Le coût selon le tonnage du camion variera entre 8 et 14 euros pour cent kilomètres. Sur un quarante tonnes de marchandise, c’est rien, moins que rien. La France n’innove pas en la matière, il s’agit d’une directive européenne déjà appliquée dans dix pays européens.

 

Rappelons aussi que les Bretons ont déjà obtenu une minoration de 50% pour tenir compte de la localisation géographique un peu excentrée de leur territoire. De plus, l’axe autoroutier gratuit de la Bretagne (RN 164), les routes départementales et communales sont exclues du réseau taxable ! Alors ils gueulent pour quoi les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés bretons (ne faisons pas l’injure aux Bretons de les mettre tous dans le panier à crabe de ces pollueurs professionnels).

 

Rappelons encore aux Bretons que, pour désenclaver la Bretagne, l’Etat met 135 millions par an dans le financement des infrastructures de transport de leur territoire (modernisation du réseau ferroviaire ordinaire, ligne à grande vitesse Rennes-Le Mans, routes nationales 2x2 gratuites). Si la Bretagne traverse une période critique, ça n’a rien à voir avec l’écotaxe mais c’est plutôt dû à une politique de développement local pas très clairvoyant : développement productiviste et polluant de l’agriculture et de l’élevage. La Bretagne abrite cinq fois plus de porcs que d’habitants ! Du porc et du poulet bas de gamme élevé en batterie dans des conditions plus que douteuses et déversant des milliers de tonnes de merde dans la nappe phréatique, dans les rivières et sur les côtes, avec l’attrait touristique que l’on devine des plages pourries d’algues vertes nauséabondes et dangereuses… C’est celui-là le modèle économique que défendent les émeutiers, poussés par la FNSEA, qui saccagent des installations publiques ?

 

Enfin, la palme des faux-culs est à attribuer à l’UMP qui a institué cette taxe et qui maintenant demande son abrogation !

 

Eh Borloo, toi qui t’indigne avec Pécresse, Fillon et compagnie, vous qui avez signé un contrat avec Ecomouv’ l’entreprise privée chargée de l’installation et de la gestion des structures de la taxe, avec des pénalités de 800 millions d’euros (!!!) en cas de non respect du contrat, bois un coup, ça te passera !

 

 

Octidi 8 brumaire 222

 

 

Merci à Chimulus 

24/10/2013

Au bistro de la Toile : trop d'impôts ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, t’en fais une gueule ! On t’a mangé ta soupe ou quoi ?

 

- C’est un peu ça. J’ai reçu ma feuille de taxe d'habitation, après la taxe foncière, après l'impôt sur le revenu... Et si je fais mes calculs, je m’aperçois que je travaille presque la moitié de l’année pour Monsieur l’Etat… Si on compte toutes les taxes, impôts directs, retenues Sécu, CSG, CRDS, etc., je travaille la moitié de mon temps pour que dalle. Ou plutôt si, pour renflouer un Etat en faillite… Et tout ça pendant que la moitié de mes concitoyens ne paie pas d’impôts sur le revenu…

 

- Attends Loulle, tu crois vraiment que tu travailles six mois de l’année pour que dalle ? Et quand tu vas au toubib, puis au pharmago, peut-être à l’hosto et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu envoies tes gosses à l’école publique, à la fac et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu te balades gratos avec ton superbe 4x4 sur des routes belles, nombreuses et bien entretenues, c’est un retour de tes impôts. Quand tu rentres chez toi sans te faire détrousser parce qu’il y a des flics qui assurent, plus ou moins bien, la sécurité, c’est un retour de tes impôts. Si tu vis dans un pays en paix, parce que le pays possède les moyens de se faire respecter, c’est un retour de tes impôts. Et si une justice pas encore trop saccagée fait respecter tes droits, c’est un retour de tes impôts.

 

- C’est vrai Victor. Je suis conscient de tout ça. Mais ça me donne tout de même la rabia… C’est humain…

 

- C’est une chance que tu as de payer des impôts. C’est la signature d’une démocratie. Ce qui est anormal, c’est que les impôts principaux sont la TVA qui ponctionne surtout les pauvres – ceux qui te filent la boufaïsse en étant « non imposable ». Non imposable, mon cul ! Les taxes sur la bouffe, sur l’essence, sur tous les produits et tous les services, les pauvres les paient autant que les riches. Sauf que pour ceux-ci ça ne représente pas grand-chose, et pour ceux-là beaucoup trop. Le problème est dans un système fiscal totalement archaïque, qui ponctionne le travail et privilégie le capital et le patrimoine, et que la gauche avait promis de réformer et qu'elle n'a pas fait. Voilà une des causes de la plongée abyssale de François.

 

- Tè ! Je mets ma tournée. Ça fera rentrer du pognon dans les caisses de Monsieur l’Etat !


 

taxe d'habitation

Tridi 3 brumaire 222


Merci à Chimulus et Cambon

 

 

21/10/2013

Bolkenstein, le retour ! ITER, laboratoire de l’esclavage moderne…

 

Iter dessin esclavage.jpg

 

 

ITER, vous connaissez ? On nous en a suffisamment gonflé les aliboffis il y a une dizaine d’années. Chirac saluait dans le choix de Cadarache une grande victoire nationale. Gaudin et les autres têtes d’œufs de Provence-Alpes-Côte-d’azur en rajoutaient sur le choix du site de Cadarache. Petit rappel : Iter est le réacteur expérimental que sept pays ont décidé de construire à Cadarache (en Provence) afin de tester la possibilité de produire de l’électricité à partir de la fusion nucléaire. Ces pays sont les Etats-Unis, l’Europe, la Russie, la Corée du Sud, le Japon, la Chine et l’Inde. La revue Nature du 1erjuillet 2010 nous apprenait que la contribution européenne devait passer de 2,7 à 7,2 milliards d’euros, dont 1,4 milliard à trouver en 2012-2013 sur le budget du Septième plan de la recherche européenne. L’Europe s’est en fait engagée pour 6,5 milliards d’euros. Pour la France, la dépense représentera plus que l’ensemble des crédits (hors salaires) dont disposent tous les laboratoires de physique et de biologie pendant vingt ans !

 

Iter est un rêve de savants fous : domestiquer la bombe H, recréer dans une centrale l’énergie du soleil ! Rien que ça. Rêve de savants fous ou konnerie kolossale ? Avenir lumineux ou danger catastrophique ? C’est surtout, à l’heure actuelle, un gouffre financier et le laboratoire scientifique et social de l’esclavage moderne. On nous les a rebattues les oreilles à cette époque, en insistant sur les retombées économiques de ce projet pharaonique : des milliers d’emplois à la clé pour bâtir le site, l’équiper, le faire tourner. Du travail pour des années pour les entreprises de bâtiment locales et régionales. Le pactole, la fin du chômage dans cette région… Tè ! Fume…

 

Qu’est-ce qu’il se passe ? Ben, c’est le retour gagnant de la tristement célèbre directive Bolkenstein revue et corrigée sous le vocable de « travailleurs détachés ». Ce sont des multinationales qui obtiennent les marchés et, par le biais des sous-traitances en cascade et la recherche de main d’œuvre à bas coût, ce seront vraisemblablement des salariés précaires détachés qui feront le boulot, dans des conditions de travail, d’horaires et de logement plus que douteux. Quatar, Iter, même combat pour l’esclavage moderne ! Ces bataillons taillables et corvéables à merci seront des « travailleurs détachés » (c’est-à-dire assujettis aux salaires et conditions sociales de leur pays) arrivant de Pologne, de Roumanie, de Bulgarie, de Tchékie et autres ex-pays de l’est peut regardant sur les conditions des travailleurs et pratiquant délibérément le dumping social. Ceci avec la complicité de l’URSSAF ! Qu’on juge - à travers les curieuses pratiques en matière de conventionnement ITER/URSSAF, comme l’atteste la convention signée le 1er février 2013 - de la mansuétude de l’URSSAF concernant les éventuels contrôles de cet organisme pourquoi très sourcilleux avec les PME :

Iter Urssaf.jpg

« article 2.1 Périodicité des visites de contrôle.

Le contrôle de l’emploie se fait de façon périodique. Les contrôles auront lieu tous les trois mois. Leur date sera arrêtée un mois à l’avance sur proposition de l’URSSAF à l’Organisation ITER.

Les contrôles sont réalisés par les URSSAF, par échantillonnage, auprès des entreprises intervenantes sur le chantier le jour de leurs vérifications, basé sur une liste des personnes présentes sur le site le jour de la visite fournie à l’inspecteur par l'Organisation ITER le jour même du contrôle. »

On croit rêver ! On peut parier que ce jour-là, tout sera en règle…pour quelques heures, le temps que les inspecteurs passent en courant avant d’aller se goberger dans une bonne auberge discrète de la région avec les responsables d’ITER et des multinationales contractantes !

 

 

Décadi 30 vendémiaire 222

 

Illustrations X – Droits réservés


16/10/2013

Au bistro de la toile : Gagner sa vie en travaillant ? Une idée dépassée…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- …taing ! Victor, je crois que je vais bazarder mon rade et émigrer en Suisse !

 

- Comme Johnny, comme Aznavour, comme la plupart des tennissistes et autres parasites qui ne veulent pas payer leur quote-part d’impôts dans le pays qui les a élevés, qui leur fait gagner leur flouze, qui les soigne le cas échéant… T’as beaucoup de pognon à planquer Loulle ?

 

- T’as rien compris Victor. Si je veux aller en Suisse, ce n’est pas pour une question d’impôts, c’est pour vivre enfin sans travailler !

 

- Avec tes rentes ?

 

- Non, mais avec le pognon – 2500 francs suisse, soit 2000 euros – que le gouvernement de ce pays un peu moins kon que les autres versera peut-être, dans deux ans, à tous les résidents en Suisse, y compris les immigrés, et sans condition ni contrepartie. Une pétition militant en faveur du RBI (revenu de base inconditionnel) a obtenu les 100.000 signatures nécessaires à l’organisation d’un référendum. Donc cette votation viendra devant les citoyens dans un délai de deux ans ! C’est pas chouette ça Victor !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) veut remplacer le « filet social » actuel et sa bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de « mener une existence modeste mais digne »,

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est enfin être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens, plus ou moins généreux, de partager le gâteau national afin que la machine économique – production – consommation – puisse tourner. Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas– et il n’y aura plus - de travail pour tous. On aura beau faire ce qu’on voudra, relocaliser, fermer les frontières, revenir au franc ( ?!), imposer des boulots de merde payés 1 euros de l’heure comme en Allemagne, rien n’y fera : il n’y aura jamais plus de boulot pour tous. Il faut donc mettre au point un système qui permette de donner à tous un revenu de base permettant de vivre petit bras peut-être, mais de vivre à tous. Et donc de faire tourner la machine consommation-production.

 

- Mais qui fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Et que font les retraités ? Ils ont des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société. On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Les Suisses parlent de 2000 euros ce qui correspond – compte tenu du différentiel de coût de la vie – à 1000 euros chez nous. Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliards du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Suisses !

 

Sources : lien 

 

Quintidi 25 vendémiaire 222

 

Merci à Chimulus

 

15/10/2013

Plutôt foireuse cette Allemagne dont on nous rebat les oreilles en nous la montrant en exemple !

satellites galileo.jpg

 

 

Foireuse et perfide concernant la lutte contre les émissions de CO2 responsables des changements climatiques plus qu’inquiétants. Ainsi, suite à une décision des autorités européennes, il était convenu qu’à l’horizon 2020, tous les constructeurs de voitures devaient commercialiser des véhicules dont l’émission de CO2 ne devait pas dépasser 95g/km. Or Angela Merkel est récemment intervenue auprès de ses partenaires européens pour tenter de modifier le texte ou du moins de repousser l’échéance de 2020. Pourquoi ? Parce les grosses caisses produites par l’industrie germanique (Daimler, BMW, VW, Opel) pédalent dans la choucroute pour atteindre cette limite et qu’ils rechignent à faire les difficiles études et les couteux investissements nécessaire et que leurs principaux concurrents – français en tête – ont déjà consentis. Faux-cul, nos voisins germains proposent bien de respecter les 95g en 2020 mais…sur un pourcentage de leur production seulement ! Ceci pour exempter leurs grosses bagnoles techniquement obsolètes, bouffeuses de pétrole et chieuses de palanquées de CO2 !

 

Et qu’est-ce que vous croyez ? Merkel, commis voyageur de l’industrie automobile Allemagne, a réussi à faire repousser de six mois la décision concernant l’objectif 95g. Six mois qui vont lui permettre de mettre en place un deal avec les Britanniques : - tu me soutiens sur l’abrogation de cette loi des 95g et je te soutiens dans ton action contre l’Europe ! Et qui sera baisé dans cette embrouille ? Ben, les constructeurs français et italien qui – eux – n’auront pas de problèmes pour être dans les clous mais qui ne pourront pas mettre en avant cet argument de vente vertueux…tandis que les Germains pourront continuer à vendre leurs grosses poubelles roulantes !

 

Foireuse et techniquement indigente concernant le fameux système GPS européen Galileo. Ce système a connu retards sur retards. Il devait être opérationnel dès 2012. Tè ! Fume… Pourquoi ? Par l’incapacité de l’industriel allemand choisi ( ??!!) par la commission européenne du nullissime Barroso de fabriquer en temps et heure les satellites nécessaires. La Commission européenne a choisi, en 2010, la PME allemande OHB pour l'attribution d'un lot de quatorze satellites du futur GPS européen. Ceci au aux dépens d'EADS Astrium, grosse structure ayant à la fois la compétence et le potentiel technique. Et en 2012, la même C.E. a réitéré ses erreurs en confiant la construction de 8 nouveaux satellites à cette même boite allemande incapable de livrer ! Incompétence crasse ? Magouille dissimulée ?

Deux audits - l'un de l'ESA, l'autre de Roland Berger Allemagne pour le compte de l'UE - ont été diligentés pour connaître l'étendue des déboires chez OHB... que cherchent absolument à minimiser aussi bien l'Union européenne que l'ESA, l'Allemagne et bien sûr l'industriel. L'audit de Roland Berger aurait pointé la gestion défaillante du programme Galileo par OHB, qui aurait cumulé de nombreuses erreurs en terme de choix de technologies (des composants non adaptés) et de management. OHB, fleuron de l’industrie allemande, pédalant elle aussi dans la choucroute, Astrium - EADS, le rival malheureux dans les deux compétitions organisées par l'Union européenne en janvier 2010 (14 satellites) puis en février 2012 (8), ainsi que Thales Alenia Space (TAS), ont été appelés au début de l'été pour jouer les pompiers de service à la demande de l'ESA et de l'UE pour aider OHB à remettre le programme sur les rails ! On croit rêver…

Bonjour « l’excellence » allemande dont on nous gonfle les aliboffis. Quant à Merkel, trois semaines après les élections qui ont vu son « triomphe », elle n’a toujours pas réussi à former un gouvernement !

 

Quartidi 24 vendémiaire 221

 

Photo X – Droits réservés

 

14/10/2013

Centrales nucléaires : l’âge de la retraite repoussée de dix ans ?

centrales-nucleaires dessin.jpg

 

 

 

 « Aucune décision n’est prise… », assure ce matin Moscovici concernant l’information qui tourne disant que la durée de vie des centrales nucléaires serait prolongée de 10 ans, les amenant ainsi de quarante à cinquante ans, et pourquoi pas plus si affinités... Notons que ces centrales ont initialement été conçues pour une durée de vie de 30 ans, puis allongée à 40 ans, et voilà qu’on en rajoute une couche… Au vue des problèmes récurrents de ces centrales, est-ce bien raisonnable ?

 

C’est en 2018 que les premiers réacteurs atteindront la limite des quarante ans. Si cette prolongation est actée – et malgré les atermoiements de Mosco, elle le sera – EDF devra tout de même dépenser des milliards pour que cette prolongation de vie ne soit pas synonyme de mort ! Au-delà des opérations traditionnelles de maintenance, il faudra procéder au remplacement d’un nombre important de composants essentiels et vitaux pour la bonne marche des centrales. Cette opération « grand carénage », selon le jargon EDF, doit tenir compte des nouvelles normes de sécurité imposées par l’ASN (autorité de sureté nucléaire) suite à la catastrophe de Fukushima. Elle coûtera entre 70 et 80 milliards ! Une paille…

 

Dans cette décision qui met en jeu l’existence même de toutes les régions de France et de plusieurs régions européennes aux frontières de l’hexagone, qu’est-ce qui est la motivation principale ? Une histoire de gros sous… Cela donnerait 10 ans de plus à EDF – endetté jusqu’au cou – pour « amortir » ces dépenses de remise aux normes. Avec pour effet attendu…une remontée de 10% du cours très chahuté de l’action en bourse ! Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes nucléarisé : - EDF dégagerait 800 millions d’euros par an ; - l’état – actionnaire conséquent – récupèrerait de copieux dividendes et bénéficierait de la remontée du pactole boursier ; - le consommateur en bénéficierait également (??!!) puisque la hausse des prix de l'électricité serait ainsi contenue à 20% au lieu de 30% d'ici à 2017, selon les estimations de la commission de régulation de l'énergie formulée en juillet dernier. Et le citoyen qu’y gagnerait-il ? Une bonne dose de risques de plus, mais…

Mais une telle décision devrait s’assortir de l’interdiction impérative de construction d’autres centrales de remplacement. Et donc de l’enterrement des EPR hormis celui qui est en route et constitue un gouffre financier.

Ouate Inde scie

 

Tridi 23 vendémiaire 221

 

Illustration X – Droits réservés


 

*****************************

P.S. - Pendant ce temps, la Commission européenne du sinistre Barroso nous en prépare une bien bonne !

http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/du-reste/faites-vos-...

11/10/2013

Comme des rapaces, v’la les banquiers

banquiers machine à pognon.jpg

 

Allez, chantons en chœur sur l'air des Rois Mages en Galilée de Sheila!

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ils ont d’abord bouffé notre pognon

 

En spéculant jusqu’au dernier quignon

 

Après ils ont fabriqué une crise

 

Mettant l’Etat et les gens dans la mouise

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Sarko leur a filé plein de milliards

 

Pour qu’ils puissent se goinfrer de caviar

 

Creusant pour eux un abyme de dettes

 

Qu’il a évidemment mis sur nos têtes

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Puis l’Elysée valant bien une messe

 

Le « Normalou » nous a fait des promesses

 

« Mon ennemi, dit-il, c’est la finance !

 

Votez pour moi, je sauverais la France. »

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Il nous a concocté une réforme

 

Mais c’est les banquiers qui l’ont mis en forme

 

Ils se bidonnent, pour eux c’est la vendange

 

Pour ces salauds, soyez-en sûr, rien de change

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Les financiers, charognards pleins de hargne

 

Nous ont piqué mêm’ la caisse d’épargne

 

En ricanant ils se croient tout permis

 

C’est vrai qu’Moscovici est leur ami

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

 Décadi 20 vendémiaire 222


Illustration X - Droits réservés

 

03/10/2013

« Volontaires » pour travailler le dimanche : cocus, battus et contents…

manif travail dimanche.jpg

 

 

« Nous voulons travailler le dimanche ! Nous voulons travailler la nuit ».

 

Effarant ! Quelle déchéance. Quelle aliénation de la victime à son bourreau !

 

Ces revendications époustouflantes de konnerie marquent la victoire sur la dignité humaine de l’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin. Cette aliénation est l’aboutissement de décennies de reculs ouvriers, de défaites syndicales face à un patronat goinfre qui a réussi à transférer l’essentiel des gains de l’entreprise du salaire des partenaires travailleurs vers les actionnaires rentiers. Pour ce faire ils ont inventé la mondialisation et la « crise » qui leur donnent toutes les armes (chômage, délocalisation, robotisation, etc.) pour écraser la classe ouvrière, pour museler toutes revendications de salaires, pour mettre à bas tous les avantages acquis par des décennies de lutte. Avec la complicité de gouvernements veules et sans couilles, qu’ils soient de droite ou de gauche.

Écoutez-les s’étrangler de rage les exploiteurs et leurs pitbulls aboyant dans les médias aux ordres ! « Des milliers d’emplois sont en danger ! Laissez aux employés la liberté de choisir ! Ceux qui acceptent de travailler le dimanche ou la nuit le décident volontairement. » Ben voyons… Elle est un peu grosse la ficelle de la manip, parce que le « volontariat » se décide à l’embauche, et celui ou celle qui n’est pas « volontaire » n’intègrera jamais l’entreprise… Volontariat forcé. Sans compter que si les employés étaient payés correctement, ils n’auraient pas besoin de saccager leur vie de famille, leur existence sociale pour gagner quatre kopecks de plus pour faire seulement bouillir la marmite…

Parmi ceux qui manifestent pour défendre les patrons qui les exploitent, il y a beaucoup d’étudiants pour lesquels ces quatre kopecks dominicaux permettent de survivre. C’est encore un effet de l’ultralibéralisme. Mais ceux-là n’ont rien à voir avec le combat des employés car ce travail dominical ou nocturne est un appoint pour corriger les carences du système en matière d’éducation. Ils défendent leur gamelle et se comportent à la limite comme des « jaunes », des collabos des exploiteurs. Lorsqu’ils auront leurs diplômes, ils se foutront bien de la situation à la Dickens ou à la Zola qu’ils auront contribué à créer…s’ils n’en deviennent pas eux-mêmes les acteurs !

« Oui mais, rétorquent les « jaunes » autres que les étudiants, nous sommes mieux payés pour ces jours-là ». Eh ! Oh ! Kévin ou Jennifer, vous croyez que lorsque le Medef – qui est à la manœuvre - aura obtenu du gouvernement la légalisation du travail le dimanche ou la nuit, ces majorations de salaires survivront ? Tè ! Fume… Le dimanche sera payé comme un jour ordinaire. Et vous l’aurez profond dans l’oigne, et sans vaseline !

Bon. Admettons que certaines activités commerciales puissent ouvrir le dimanche. Après tout, pourquoi pas, mais !

Mais à deux conditions : Premièrement que cette journée soit payé le double d’une journée de semaine. Deuxièmement que le salarié travaillant le dimanche récupère dans la semaine deux jours consécutifs de congé.

Sextidi 16 Vendémiaire 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

01/10/2013

Des sous, beaucoup de sous pour les bénitiers !

grenouille de bénitier.jpg

 

 

On parle souvent des « régimes spéciaux » des cheminots, des pêcheurs, des mineurs, des militaires, puis de ceux des parlementaires. Et si on s’intéressait, comme l’a fait la Libre Pensée, au pognon que l’Etat, c’est-à-dire le contribuable, verse…aux religions ! Tè ! Je sens que ça ne va pas arranger mes affaires concernant l’entrée au paradis…

 

Savez-vous qu’à travers les municipalités, les conseils généraux, etc., nous, contribuables, finançons les religions ? Et pas qu’un peu. L'addition se monte à plus de dix milliards d'euros par an, soit un sérieux pourcentage de l'impôt sur le revenu. Le gros morceau, c'est le financement de l'enseignement catholique (97% de l'enseignement privé).

 

L'Etat et les collectivités locales versent à l'enseignement catholique 9,2 milliards d'euros au total. S'y ajoutent plus de 200 millions d'euros par an d'aides fiscales, c'est-à-dire les taxes non perçues sur des activités commerciales exercées par les associations cultuelles.

 

La Libre Pensée estime à 40 millions d’euros l'aide des salariés du régime général pour assurer les pensions et la sécurité sociale du régime spécial des cultes, la Cavimac, plus 54 millions d’euros d'aide des collectivités territoriales au logement des prêtres, plus quelque 90 millions d’euros d'aides qu'elle juge abusives pour l'entretien des lieux de culte.

 

La loi de 1905 attribue la propriété des bâtiments religieux existant aux communes, qui en assurent l'entretien sans que cela comprenne le chauffage ou le mobilier.

 

Dans les régions toujours soumises au Concordat de 1801, l'Alsace-Moselle, comme dans les territoires régis par l'ordonnance de Charles X de 1828 et les décrets Mandel de 1939 (Guyane, Wallis et Futuna, Saint Pierre et Miquelon, Polynésie française, Nouvelle Calédonie), l'Etat prend en charge les dépenses du culte.

 

Par exemple, l'évêque de Strasbourg est à l'indice 1.015 de la fonction publique, donc touche un traitement mensuel de 4.400 euros. C'est l'Etat qui paie les charges et il est assuré pour tous les risques... sauf celui d'accident du travail.

 

Et maintenant, des charlots allant de Copé à Manuel Valls voudraient que l’Etat finance les mosquées…

 

 

Bon. Ben j'irai sûrement en enfer. Très bien! Au moins je connaîtrais du monde et en plus c'est chauffé !


Quartidi 14 Vendémiaire 221


Illustration X - Droits réservés

 

 

27/09/2013

Le samedi 12 octobre : tous contre MONSANTO, entreprise de destruction massive.

 

Le 12 octobre 2013, pour la seconde fois de l’année, des citoyens du monde entier marcheront contre Monsanto (&Co) - la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés. Déjà le 25 mai dernier dans 52 pays, plus de 2 millions de personnes manifestaient leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants.

 On connait Monsanto pour sa volonté opiniâtre de nous faire bouffer des OGM. Mais cette firme est bien plus nuisible que ça. Jetons un coup d’œil sur le terrible « palmarès » de cette entreprise de destruction massive à travers cet article du site Les moutons enragés

 

Monsanto les 10 abominations qui n’ont jamais empêché l’entreprise de continuer à nuire

 

Dix créations issues de cerveaux malades ou génocidaires, sans qu’il n’y ait eut de véritable condamnation pour empêcher à cette société de nuire! Monsanto reste donc dans la liste des ennemis publics numéro1, qui devrait être poursuivit pour crime contre l’humanité, sauf qu’on ne touche pas aux sociétés qui font tourner l’économie de l’Oncle Sam…

 

 

victimes monsanto.jpg

 

Les effets de l’agent orange au Vietnam – photo AFP / Hoang Dinh

 

1. Saccharine

En 1901, John Francis Queeny a fondé la société Monsanto Chemical Works, à St. Louis, Missouri, pour produire des substituts de sucre pour le Coca Cola . Au début des années 70, des études , dont une étude de l’Institut national du cancer Etats-Unis, a révélé que la saccharine provoque le cancer chez les rats et les autres mammifères.

 

2. BPC (biphényles polychlorés)

Dans les années 20 du siècle dernier, Monsanto a commencé à produire des biphényles polychlorés, un refroidissement des éléments pour les transformateurs électriques, les condensateurs et les moteurs électriques. Un demi-siècle plus tard, « l’Environmental Protection Agency US Environmental » a présenté des preuves que les PCB provoquent le cancer chez les animaux et chez les humains. En 1979, le Congrès américain interdit sa production. La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants  interdit les PCB dans le monde entier en 2001. En 2003, Monsanto a payé plus de 600 millions d’habitants de Anniston (Alabama) où se trouvait la production de ces produits chimiques, qui ont souffert de graves problèmes de santé comme le cancer, les maladies du foie et des maladies neurologiques. Selon la recherche menée aux États-Unis en 2011, ce produit chimique continue à apparaître dans le sang des femmes enceintes, alors que d’autres études démontreraient un lien entre les PCB et l’autisme.

 

3. Polystyrène

1941 Monsanto s’intéresse aux emballages en plastique et en synthétique pour la nourriture.

Dans les années 80, l’Environmental Protection Agency américaine l’a placé comme le cinquième produit chimiques dont la production génère des déchets les plus dangereux.

4. Les armes nucléaires et la bombe nucléaire

En 1936, Monsanto a acquis Thomas & Hochwalt laboratoires dans l’Ohio et est devenu son département central de recherche. Entre 1943 et 1945, le Ministère a coordonné ses efforts avec le Comité de recherche de l’US National Defense et l’a dédié à la purification et la production de plutonium, mais également pour affiner les produits chimiques qui sont utilisés comme déclencheurs pour les armes nucléaires.

 

5. DDT (dichloro diphényl trichloroéthane)

En 1944, Monsanto a été l’un des premiers fabricants de l’insecticide DDT pour lutter contre les moustiques qui propagent le paludisme. Le produit a été utilisé comme insecticide dans l’agriculture. Malgré des décennies de publicité par Monsanto pour convaincre que le DDT était sûr, les effets cancérogènes ont été confirmés en 1972 . DDT a été interdit partout aux États-Unis. Aujourd’hui, il est connu pour causer l’infertilité et les échecs dans le développement des embryons.

 

6. Doixina

En 1945, Monsanto a commencé à promouvoir l’utilisation de pesticides chimiques dans l’agriculture et la fabrication de l’herbicide 2,4,5-T, l’un des précurseurs de l’agent orange contenant des dioxines. Les dioxines s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans le tissu adipeux des animaux. Ils sont hautement toxiques et peuvent provoquer des problèmes de reproduction et de développement, affecter le système immunitaire, interférer avec les hormones et ainsi causer le cancer.

 

7. Agent Orange

Dans les années 60, Monsanto était l’un des fabricants de l’Agent Orange, utilisé comme arme chimique dans la guerre du Vietnam . À la suite de l’utilisation de l’agent Orange, environ 400.000 personnes ont été tuées ou mutilées, 500.000 enfants sont nés avec des malformations congénitaleset 1 million de personnes ont souffert de problèmes de santé, y compris les troupes américaines qui ont également été exposées à la substance au cours d’attaques qu’elles ont mené. Des rapports internes de Monsanto montrent que l’entreprise était au courant des effets toxiques de l’agent orange quand il l’a vendu au gouvernement américain.

 

8. « Engrais » de pétrole

En 1955, Monsanto s’est lancé dans cette pratique après l’achat d’une raffinerie de pétrole. Le problème étant que les engrais de pétrole ont stérilisé la terre, et qu’ils tuent également les micro-organismes bénéfiques du sol.

 

9. Aspartame

L’aspartame est un édulcorant non-calorique qui est 150 à 200 fois plus sucré que le sucre. Il a été découvert en 1965 par la multinationale pharmaceutique GD Searl. En 1985, Monsanto a acheté GD Searl et a commencé à commercialiser l’édulcorant sous la marque NutraSweet. En 2000 ils ont vendu la marque. NutraSweet est connue comme l’élément qui est présent dans 5.000 types de produits et est consommé par 250 millions de personnes à travers le monde. Il est déclaré sans danger pour la consommation humaine de plus de 90 pays. En Février 1994, le ministère de la Santé et des Services sociaux a publié la liste des 94 effets possibles que la substance peut avoir sur la santé humaine. En 2012, selon les données de l’Institut Ramazzini (Italie) qui a réussi à tester les effets cancérogènes de NutraSweet chez les rats, la Commission européenne a lancer un nouveau processus de réévaluation de ce composé.

 

10. Hormone de croissance bovine

La somatotropine bovine recombinante (BGH), également hormone de croissance bovine est une hormone génétiquement modifiée par Monsanto qui est injectée dans les vaches laitières pour augmenter la production de lait. Selon plusieurs enquêtes, notamment en Europe, il y a un lien entre le lait rBGH et le cancer du sein, le cancer du côlon et le cancer de la prostate chez l’homme. Il est à noter que le produit provoque des effets les plus graves chez les enfants pour deux raisons simples: ils boivent plus de lait que les adultes et ont moins de masse corporelle pour traiter des contaminants du lait. L’hormone est interdite au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Israël, dans l’UE et en Argentine.

 

Traduction et adaptation par les moutons enragés

Source: actualidad.rt.com

 

Décadi 10 Vendémiaire 221

24/09/2013

Au bistro de la toile : presse purée et canards laquais.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Alors Loulle, quoi de neuf dans les canards que tu lis chaque matin puisque tu les vends dans ton rade ?

 

- Bof. Les horreurs des tarés d’Allah au Kenya, la victoire de mamy Merkel qui donne des boutons à bien du monde, puis des trucs dramatiques ou cocasses, deux petites filles chinoises retrouvées dans la machine à laver, Bruel qui se fait allumer à Nice, Bedos (fils) interpellé par les lolli pour insultes, etc.

 

- Bref, de la bouillie pour chat prémâchée. Et c’est pareil pour les radios et télés : tous les sommaires sont les mêmes, avec un petit coup de nuance dans la peinture.

 

-  ça Victor ?

 

- Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse. Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts !) convaincus des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild et appartient à Bergé. Le Nouvel’Obs et son groupe ( Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89 appartient au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel. Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques. Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop). L’Express appartient au plus important groupe de presse purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien. Et n’oublions pas Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

- Mouais… Tous ces braves gens ne tiennent pas trop à ce que le bon populo soit trop bien informé. On comprend pourquoi on nous bourre le mou avec de l’émotionnel, de l’accessoire, du fait-divers et du sport…

 

- R’as tout compris Loulle. Les journalistes ont une position enviable mais précaire. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

 

- Ben dis donc ! T’es pas tendre avec…ta profession Victor !

 

- Parce que je la connais bien, tè ! Et tu sais que les journaux les plus – disons, « conventionnels » - sont ceux qui touchent le plus de pognon de l’Etat ?

- Parce qu’ils touchent du pognon de l’Etat ? lien  

 

- Bien sûr. Sans l’argent public, ils n’existeraient plus. Il est normal que l’Etat aide à la pluralité de l’information. Mais là encore les dés sont pipés. Le Monde touche ainsi près de 17 millions par an, Le Figaro 16 millions, Ouest-France 14 millions, La Croix 10 millions, Télérama 9,5 millions, Libération 9 millions, le Nouvel Observateur 8 millions, etc.

 

- Ils reçoivent des chèques ?

 

- C’est plus compliqué que ça. 60% de cette aide est représenté par une aide postale au niveau de la distribution. Une Commission Paritaire (profession, Etat, Poste) attribue aux titres un numéro qui leur permet de distribuer leurs titres à leurs abonnés à tarif très bas. Sans cela, ce ne serait pas viable. Mais c’est l’Etat, donc nos impôts, qui paie le différence à La Poste.

 

- Oui mais sans ça, comme tu dis, pas d’information…

 

- Là où le bât blesse, c’est qu’une grosse partie de ce pognon est capté…par des magazines hors IPG.

 

- IPG ? Qu’es aco ?

 

- Ça veut dire « Informations Politiques et Générales ». Or 46% de l’avantage postal total est capté par des titres hors IPG. C’est ainsi que 53 millions vont…à huit magazines de programmes de télévision ! Bonjour l’information pluraliste !

 

- Ouais… Tout ça sent la magouille. On comprend mieux que l’information soit diffusée par  la presse purée et les canards laquais ! A la nôtre Victor !

 

 

Octidi 9 Vendémiaire 221


Merci à Chimulus