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11/12/2011

Ouiquinde gastronomique: la testo de vedeù!

 

tête de veau copie internet.jpg

 

La tête de veau.

 

Quand revient chaque année le temps du vin nouveau

Je convie mes amis pour la Tête de Veau.

C'est un plat collectif, festif, essentiel;

C'est un repas royal ou... présidentiel!

Me méfiant des veaux qui ont "la vache folle",

Je vais chercher les miens en terres cévenoles.

Pour avoir du bon veau, et pas de la charogne,

Je commande la tête au boucher de Langogne.

Et je vais la chercher moi-même, par le train

Qui, de Nîmes, hardiment, gravit avec entrain

Les mille et un lacets, les soixante tunnels,

Les trente viaducs suspendus en plein ciel

Reliant les splendeurs de la cité romaine

Aux sauvages attraits des terres lozériennes.

Heureux, le nez au vent, ma glacière à la main,

J'en prend plein les mirettes, je hume le terrain

Qui défile et s'enfuit, lentement, pas pressé.

Cités mélancoliques de mines délaissées,

Juvéniles chahuts, rires à chaque arrêt,

À-pics vertigineux, oppressantes forêts,

Rivières et torrents, petits lacs de barrages

Viennent et disparaissent après chaque virage.

Paisibles bovidés paissant dans les prairies,

Spectacle interrompue par chaque galerie,

Le voyage est trop beau, le voyage et trop court...

- Oh ! Victor, bois un coup, arrête tes discours,

Si maïses coume aco, la testa de vedeù

Bouto, la manjaren beleù a l' an nouveù ! (l)

- C'est bien vrai. Sers-moi donc un primeur agréable

- Qui chatouille si bien mon gosier insondable.

Zou ! Trinquons et buvons, et ne fais pas la bête,

Je vais te raconter comment on fait la tête.

Lorsque j'arrive avec mon chef en bandoulière,

La Lionne a déjà sorti la gazinière

Des grandes occasions. Ce qui se fait de mieux:

Un feu sur doubles rampes se croisant au milieu.

Dans une oulo (2) profonde, voire une lessiveuse

On met à dégorger la tête voyageuse

Dans de l'eau claire et froide pendant une heure ou deux.

La laisser une nuit pourrait être hasardeux.

On la sort, on la met sur un large torchon,

On noue les quatre coins tout comme un baluchon.

Ainsi enveloppée, au fond de la bassine

On place, dans l'eau chaude, la caboche bovine.

Trois oignons giroflées, trois poignées de sel gros

Du thym et du laurier, du persil, mais pas trop.

Quand ça bout on écume avec application,

Puis on baisse le feu à tout petit bouillon.

On laisse cuire ainsi entre trois et quatre heures

Cette lenteur voulue rend la cuisson meilleure.

Pour la vérifier, je plante une fourchette:

Quand ça rentre tout seul, on chauffe les assiettes.

Soulevant le torchon, je sors alors la tête

Que je fais égoutter, coiffée d'une serviette

Pour bien tenir au chaud la viande qui tremblote.

Alors ma femme attaque la sauce ravigote :

Pour une tête entière, donc pour dix gros mangeurs,

Gourmands tant que gourmets, solides bambocheurs,

Elle écrase au mortier persil et estragon,

Cerfeuil et ciboulette, câpres et cornichons,

Tout cela manié dans trois hectos de beurre,

Elle s'en servira dans sa phase ultérieure.

Elle met à réduire huit ou dix échalotes

Dans un verre de vinaigre, au fond d'une cocotte,

Lorsque c'est bien réduit, trois cuillers de farine

Dans du beurre fondu (pas de la margarine)

Puis elle mouille avec cinq verres de bouillon,

Le jaune de cinq œufs, sale avec précaution.

Tournant au bain-marie, elle incorpore alors

Deux bons hectos de beurre, du demi-sel d'Armor.

Lorsque la sauce prend certaine consistance

Elle y met 1'appareil préparé par avance

Et manie bien le tout à la cuillère en bois.

La sauce est enfin prête pour un repas de choix.

C'est alors que j'apporte, avec solennité

La tête décorée avec habileté

Par du persil frisé, dans le nez, les oreilles.

L'assemblée s' esbaudit devant cette merveille.

Les manches retroussées, armé du Laguiole,

Je découpe en public la brûlante bestiole

Les joues souples et grasses qui fument et tressautent,

Le dedans du palais, puis la langue et la glotte,

Les viandes délicates, mousseuses du cou,

Les oreilles craquantes, les muscles des bajoues,

Enfin, le dernier bout, le bonheur des gourmets:

La pointe du museau, avec les trous du nez.

Nicole distribue: chacun son bout de veau,

Moi, je remplis les verres avec du vin nouveau.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

 

Ingrédients et proportions pour huit personnes:

Une tête de veau, même sans la cervelle (depuis la vache folle les bou­chers la vende écervelée), ça pèse autour de dix kilos et plus. Mais il reste beaucoup moins de viande mangeable !

 

Pour la tête: - 1 tête sans la cervelle (dommage...), - 3 ou 4 gros oignons piqués de clous de girofle, - 2 poignées de gros sel de Camargue, - 6 feuilles de laurier, - 3 branches de persil plat, - eau à la demande (la tête doit toujours cuire entièrement immergée, au besoin mettez un poids dessus).

 

Pour la sauce ravigotte : - 3 branches de persil plat, - 3 branches d'estra­gon, - quelques tiges de cerfeuil, - autant de ciboulette, - 1 cuillerée à café de câpres, - 2 cornichons. Tous ces ingrédients, pilés au mortier, seront maniés dans un hecto de beurre.

- 5 échalottes, - 1 verre de vinaigre, - 2 cuillerées de farine. - 3 verres de bouillon, - 3 jaunes d'œuf, - 2 hectos de beurre demi-sel.

- persil pour décorer les oreilles et les trous de nez.

 

Les vins conseillés:

La tête de veau s'accompagne idéalement avec des vins primeurs, des vins de soif, gouleyants, joyeux et sans chichis: Tulette, Sainte-Cécile-­les-Vignes, Rochegude, Gaugeac, Saze.

Ventoux de : Mormoiron, Caromb, Bédoin. Tricastin.

Coteaux du Languedoc.

Côtes de Provence.

Et même, en cas de pénurie de Côtes-du-Rhône, Bordeaux légers et Vins de Loire.

­

 

(1) Si tu parles comme ça, la tête de veau, on la mangera peut-être, mais l’an prochain !

 

(2) oulo : grand récipient profond destiné à la cuisson des aliments, soit suspendu à la crémaillère d’une cheminée, soit posé sur un trépied.

Primidi 21 Frimaire 220

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

In: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s

 

09/12/2011

La DETTE ? Elle est voulue, organisée par le système bancaire dont elle est la substance !

 

Comment les rats des banques nous piquent notre blé ?

 

Les banquiers et affidés (agences de notation, hedge funds, FMI, OMC, paradis fiscaux, etc.) dictent leurs désidératas aux gouvernements ultralibéraux qu’ils manipulent comme des marionnettes. Les gesticulations de Merkozy et Sarkel ne sont que les épiphénomènes de cette manipulation. La dette est un moyen pour réduire inexorablement les moyens des états et donc leurs capacités d’action, dans le droit fil du projet ultralibéral. L’accroissement de la dette amène les états au bord de la faillite, les obligeant à réduire drastiquement les services publics et les prestations sociales et à privatiser pour…rembourser les seuls intérêts colossaux de cette dette ! Ce n’est pas un hasard si ce sont les gouvernements de droite – avec une mention toute particulière pour Sarkozy, ministre des finances puis président - qui ont fait exploser la dette des états.

 

Ci-dessous, voici une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre ce qu’on ne nous a jamais expliquer, ni à l’école, ni à l’université, ni dans les médias : comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.

 

Vous vous souvenez, l’an dernier je crois, Cantona, avec sa grande gueule et son bon sens terrien, a semé un affolement certain au sein de la mafia bankstérienne en préconisant d’aller tous, le même jour, retirer notre pognon des banques ! Il a « shooté » là où ça fait mal l’ami Canto !

 

Cette vidéo montre pourquoi il avait raison et comment lutter contre la mafia des banques.

 

A VOIR ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître. Une information que l’on ne trouve nulle part et JAMAIS.

 

 

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Nous vous présentons le chef d'œuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! »

 

Installez-vous tranquillement, prenez votre temps et INFORMEZ-VOUS enfin !

 

 

Pour voir cette vidéo, cliquez ci-dessous :

L’argent dette 

Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon : amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

et DVDtoile.com : dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

07/12/2011

Standard et Pauvres !

 

banquier pourri.jpg

 

Brrr !!! La France tremble, l’Europe tremble ! De froid ? Même pas : parce qu’une agence de « notation » menace de « déclasser » tous les meilleurs élèves (ultralibéraux) de l’Europe, Allemagne comprise.

 

Vous savez devant qui ils tremblent les dirigeants ultralibéraux qui nous persécutent ? Devant des branquignoles. Ainsi Standard and Poor’s, qui brandit son gros bâton, non seulement n’a pas vu arriver la crise des subprimes aux Zuhessa, mais s’est gourée de…deux mille milliards – une paille ! – dans ses calculs à propos des Zétazunis d’Obama dont elle a déclassé la note l’été dernier. Et kikesé le patron de cette « agence » ? Un fieffé Républicain ennemi juré des Démocrates d’Obama, venant d’une banque appartenant à des princes saoudiens… Bonjour l’impartialité du « thermomètre » !

 

Au fait, ces fameuses « agences de notation », c’est quoi ? Une agence de notation est une personne morale (entreprise ou institution) privée dont la mission est de noter la solvabilité d'un émetteur de titres de dette. On entend par titre de la dette le contrat par lequel un "débiteur" s'engage à rembourser sa dette selon les taux d'intérêt imposés par son créancier.

 

Les titres de la dette des Etats membres de l'UE sont rachetés par des banques privées et pas par la BCE qui offre des prêts à 1% aux banques. Formidable connerie ou…aveu de complicité avec les banques. C'est le Traité de Lisbonne qui lui interdit de prêter aux Etats. Les banques appliquent leurs taux d'intérêts en fonction de la prise de risque réelle ou supposée que constitue le prêt. C'est cette prise de risque que les agences de notation notent. Plus la notation de la solvabilité de l'Etat est basse, plus les banques élèvent leurs taux d'intérêts.

 

En plus d'appliquer des taux d'intérêts parfois faramineux, les banques achètent une protection sur les titres de la dette. C'est ce qu'on appelle les CDS (Credit Default Swaps).Ces contrats de protection financière ont la particularité de ne pas obliger le "vendeur de protection" à disposer des fonds pour garantir la protection réelle de la banque en cas de défaut de paiement. Par contre le vendeur de protection reçoit des primes périodiques de la banque en question. Et plus les dettes sont jugées risquées (note basse), plus les primes de CDS sont élevées et donc plus le "vendeur de protection" augmente ses avoirs sans besoin d'investir quelque capital que ce soit ! Ouillouillouille ! Quelle est bonne et belle la magouille

 

Les vendeurs de protections (souvent des hedges funds – fonds uniquement spéculatifs ) ont donc intérêt à ce que le risque soit considéré élevé et la note de l'émetteur abaissée. Ben voyons, tant qu’à faire !


Les banques, qui possèdent les titres de dettes des Etats, ont elles aussi intérêt à ce que les émetteurs de dette ne puissent pas rembourser les taux d'intérêt. Cela leur permet soit d’augmenter les taux d'intérêt sur les titres de dette, soit de toucher l'assurance pour laquelle elles versent une prime tous les mois.


Quant aux agences de notation, elles vivent des commandes de notations qui leur sont passées. Elles ont donc tout intérêt à noter la solvabilité des Etas en fonction des intérêts des banques et des vendeurs de CDS. Trois agences de notations, Moody's, Standard & Poor's et Fitch, se partagent 80 % du marché. Toutes anglo-saxonnes, donc susceptibles de jouer les intérêts des Zétazuniens et des Rosbifs contre l’euro !

 

D’où l’organisation systématique de la ruine d’un pays, dont le sang est pompé par ces morpions nuisibles. La solution ? Il faut aller la chercher chez les Islandais. Dans une situation pire que celle de la Grèce, les Islandais ont dit MERDE par référendum au remboursement des dettes des banques. Et que croyez-vous qu’il se passât ? L’Islande a très bien sorti son épingle de ce jeu de dupes et…emprunte maintenant à des taux normaux ! Faisant ainsi la preuve que ces mafias financières ne sont que des tigres de papiers et qu’il ne faut pas avoir peur de les envoyer chier !

 

Mais il faut croire que le teckel de Merkel Sarko, le faillitaire Fillon ou encore le croque-mort Barouin ne sont pas au courant. Ou qu’ils sont complices de ces pratiques...

 

 

Septidi 17 Frimaire 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

30/11/2011

Pour ou contre le programme EPR : enfin un débat ?

 

 

 

 

 

Sarko en commis camelot de foire pour « vendre » l’industrie nucléaire, on n’en attendait pas moins de lui.

 

 

 

Joly en pourfendeuse de cette industrie, on n’en attendait pas moins d’elle.

 

 

 

Reste Hollande. Etant - personnellement - foncièrement contre cette industrie aussi dangereuse que passéiste, sa volonté affichée de continuer la construction de l’EPR de Flamanville me gonfle les aliboffis.

 

 

 

Il faut vraiment que ça fume sous la casquette des nucléocrates pour que même les canards laquais, les lucarnes à décerveler et les boites à bobards admettent du bout des lèvres le fiasco de l’EPR : EDF a été contraint de reconnaitre un retard supplémentaire de deux ans (donc quatre ans de retard au total…pour l’instant !) sur le chantier du réacteur nucléaire dit de 3e génération EPR de Flamanville (Manche). Les premiers kW de cette horreur seraient livrés courant 2016. Rappelons que l’EPR d'Olkiluoto, en Finlande, commencé en 2005, accuse lui aussi quatre ans de retard ! Quant aucoût estimé, il a doublé et passera ainsi de 3,3 Mds d'euros à 6 Mds d'euros, toujours pour l’instant ! A noter qu’en Finlande, l’énorme surcoût est évidemment assumé par Areva, c'est-à-dire par vous et moi… A Flamanville idem bien sûr. Et c’est comme ça que cette entreprise est au bord de la faillite et licencie à tour de bras !

 

 

 

Le consternant Sarko nous bazssinne avec ses slogans ringards du gente « le nucléaire ou la bougie » et se vente d’avoir en France l’électricité la moins chère d’Europe. Mais il oublie soigneusement de tenir compte du fait quele coût annoncé ne prend pas en compte ni l'assurance, ni l'élimination des déchets, ni le démantèlement ! Pour la simple raison que les nucléocrates, dans leur schizophrénie, ne savent pas déconstruire les installations obsolètes, ne savent pas combien coûteront les études pour y arriver, ne savent pas chiffrer le stockage, le gardiennage de leurs déchets pendant des décennies, voire des siècles et des millénaires. Ces argounias laissent sur les sites des centrales des monceaux de saloperies contaminées pour des millénaires : bétons, ferrailles, bouts de fers, tuyaux en tous genres, cuves, valves, pompes, etc. Le pire, c’est que le bon peuple, conditionné par un demi-siècle d’omerta et de bourrage de crâne, est persuadé d’avoir un excellent cocktail énergétique ! Mais le prix affiché par EDF est totalement bidon : il ne tient compte ni du prix du démantèlement, ni de celui du stockage des déchets. Les « provisions » d’EDF pour ce faire sont sans commune mesure avec des besoins…non chiffrables ! Alors toutes ces dépenses sont prisent en charge par le budget de l'État, sous forme de subventions occultes, d'allocations diverses, toujours dans l’opacité la plus complète.

 

 

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

 

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

 

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

 

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

 

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

 

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par motrices, qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

 

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

 

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

 

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

 

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. - - Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

 

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

 

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

 

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

 

 

Eh ! Sarko, deviens enfin un homme d’état digne de ce nom, oublie tes amis et pense au peuple qui t’a – hélas ! – élu.

 

 

 

Et vous, Monsieur François Hollande, prétendant au remplacement de Calamity-Sarko, on peut comprendre votre dilemme : continuer l’EPR qui a déjà coûté des milliards ou reconduire des centrales obsolètes devenant de plus en plus dangereuses… On peut comprendre vos hésitations à annoncer l’arrêt évident (sans l’EPR, dernière bouée de sauvetage d’une industrie de papa) de La Hague (8000 chômeurs…) et de Marcoule (1300 chômeurs…). Une telle annonce n’est pas très porteuse pour les électeurs.

 

 

 

Mais malgré ces épines, engagez-vous sans tarder sur l’arrêt du programme EPR, hormis Flamanville, sur un calendrier de sortie raisonnable du nucléaire, sur la fin de ce terrorisme d’état.

 

 

 

Être un homme d’état, c’est aussi ça.

 

 

 

21/11/2011

Alors, ce fameux MOX, c’est quoi ? Un sous produit de la Bombe…

 

mox dessin sarko httpundessinparjour.wordpress.com20111116du-mox-dans-la-campagne.jpg 

« Eh ben, j’vais vous le dire moi » comme dirait Sarko. Si je vous dis que c’est une sacrée merde sorti du cerveau enfumé de ces tronches d’œuf du corps des Mines qui tiennent le puissant lobby des nucléocrates, vous allez répondre que je fais de « l’anti-nucléarisme primaire ».

 

Ben, je persiste et je signe : le MOX est une sacrée merde ! Ce produit de l’enfer a été inventé pour « recycler » le plutonium des premières bombes atomiques françaises. Ni plus ni moins. C’est pour ça que les têtes d’œuf ont créé l’usine de La Hague ainsi que les ateliers Mox de Marcoule et de Cadarache. Le Mox est donc un sous-produit de la Bombe. Laissons Wikipédia nous expliquer ce qu’est techniquement cette merde : « Le combustible MOX (ou MOx) est un combustible nucléaire constitué d'environ 7 % de plutonium et 93 % d'uranium appauvri. Le terme MOX est l'abréviation de « Mélange d'OXydes » (ou Mixed OXides en anglais) car le combustible MOX contient du dioxyde de plutonium (PuO2) et du dioxyde d'uranium appauvri (UO2). Actuellement, le MOX n'est produit que par le groupe français Areva 1. Cette production constitue un débouché technique pour le retraitement nucléaire du plutonium issu des combustibles usés2. Les Etats-Unis et la Russie ont aussi envisagé que leurs surplus militaires de plutonium puisse être éliminés sous forme de MOx dans le cadre de la politique internationale de désarmement nucléaire3.

Le combustible MOX est beaucoup plus radioactif et radiotoxique que le combustible à base d'uranium enrichi, de l'ordre de dix à cent mille fois plus. De ce fait, la fabrication du combustible MOX, son transport à travers le monde et son utilisation dans un réacteur nucléaire nécessitent des précautions particulières en termes de radioprotection des travailleurs4 et des populations des territoires traversés.

De plus, le caractère potentiellement proliférant de son contenu en plutonium impose des précautions supplémentaires en termes de sécurité nucléaire5,6. De ce fait, certaines ONG telles que Greenpeace affirment que le développement du commerce international du combustible MOX et du retraitement nucléaire associé pourrait accroître (plutôt que réduire) le risque de prolifération nucléaire7En 2011, l'usine Mélox du site nucléaire de Marcoule dans le Gard produisait 140 tonnes de MOX par an.»

 

Notons que le tristement célèbre EPR – gouffre financier s’il en est – est conçu pour bouffer du Mox à 100% MAIS peut aussi fonctionner sans Mox avec toutes les gradations intermédiaires. On peut supposer que François est au courant et donc que sa volonté de maintenir la construction de ce truc se justifie d’une part par le pragmatisme (on continue l’EPR qui a déjà coûté un bras mais on ferme les réacteurs trop vieux et dangereux), d’autre part par le fait qu’il peut se passer de plutonium (Mox) pour fonctionner.

 

Mais ce n’est pas tout. Cette hyper-merde, il faut la transporter. D’abord transporter le plutonium de La Hague vers Marcoule et Cadarache, ensuite transporter le Mox de ces usines vers les réacteurs qui l’emploient : « Sur l'ensemble du parc français, EDF utilise le mélange MOX depuis les années 1990 pour 2012 réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP, ou PWR en anglais) d'une puissance de 900 MW. Il s'agit de : - 2 réacteurs à la centrale nucléaire de Saint-Laurent, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Gravelines, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Dampierre, - 2 réacteurs à la centrale nucléaire du Blayais, - 4 réacteurs au site nucléaire du Tricastin, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Chinon. » (Wikipédia)

 

Chaque semaine, le plutonium pour cinquante bombes nucléaire sur nos routes ! Bonjour le cauchemar ! Eh oui ! Chaque semaine, sur l'axe La Hague - Marcoule/Cadarache circulent de 300 à 450 kilos de plutonium pur, de quoi réaliser une cinquantaine de bombes nucléaires, sans compter sur l'utilisation directe de la poudre comme "bombe sale"… C’est une chose connue, mais qui reste très discrète. On comprend pourquoi…

 

Ces « douceurs » empruntent donc les routes et autoroutes de l’hexagone dans des camions ordinaires, banalisés mais… aisément reconnaissables ! Le site Greenpeace en donne une description précise :

 

«  - Tous les camions sont des Mercedes. Ils sont tous d'anciennes générations sauf un de type Actros.

-         La cabine est toujours blanche, parfois décorée de lignes rouges ou vertes.

-         Ils sont tous immatriculés dans la Manche (50) ou à Paris (75)

-         Ils sont tous munis d'un "pare-buffle" (barre de protection à l'avant de la cabine).

-         Lorsqu'ils sont chargés, ils sont marqués d'un rectangle orange à l'avant et à l'arrière.

-         Ils affichent un simple logo "radioactif".

-         La remorque est toujours grise et le container blanc. »

 

Greenpeace précise encore : « Tout le principe de ces transports de plutonium repose sur le "SECRET". A l'usine de La Hague, l'oxyde de plutonium est conditionné dans des boîtes d'environ 3 kilos, elles-mêmes mises par groupe de quatre ou cinq dans des containers de type FS47. Ceux-ci sont transportés par dix dans des containers classique ISO 20 sur ces fameux camions Mercedes en direction des usines de Marcoule (Gard), Cadarache (Bouches du Rhône) et Dessel (Belgique).

 

Théoriquement le parcours et les horaires de ces transports doivent être modifiés à chaque transport, cependant comme nous avons pu le constater, il en est tout autrement. Alors que dans le passé, ces transports en nombre limité pouvaient respecter ces règles, l'augmentation considérable du volume en circulation a progressivement amené les exploitants à moins de précautions. Ce sont maintenant des données industrielles qui régissent le rythme et les trajets de ces transports.

 

    Ainsi, de deux à trois transports hebdomadaires se déroulent de manière systématique suivant un scénario bien huilé. Tout les lundi, mardi ou mercredi à 13 heures précises, l'un des trois camions de Cogema Logistic quitte l'établissement de La Hague à destination de Marcoule ou Cadarache. 

 

De même, ces transports sont dits "banalisés", là aussi pour "empêcher" leur identification. Mais nul besoin d'un œil très exercé pour identifier à coup sûr ces camions. Même s'ils ressemblent à des transports classiques de déchets nucléaires de faible activité.»

 

Ben voilà… On sait tout.  Dans ma région (je crèche la moitié de l’année à 30 km « sous le vent » de Marcoule !), quelques cinquante bombes atomiques potentielles circulent donc... Dans le contexte géopolitique actuel, il est pour le moins incroyable que l'industrie nucléaire prenne un risque aussi insensé. Les nucléocrates sont des fous dangereux !

 

On s’habitue à tout… Mouais… Jusqu’à ce qu’un commando de terroristes repère et détourne un de ces jolis camions tout blanc. Alors là, bonjour le cauchemar ! Mais chut, tout ça c’est secret défense !

 

Alors, Sarko, Hollande, même combat ? Eh ! François, révise un peu tes fondamentaux !

 

Sources : Greenpeace http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/20030731.php3

 

Primidi 1er Frimaire 220

 

 Illustration X - Droits réservés

 

18/11/2011

Président Varin et président Sarko: l'ogre et le pantin.

 

Sarko et Varin PSA.jpg

 

- Oh ! Président Varin. Assieds-toi et causons.

Si je t’ai fait venir, t’en connais la raison.

Je t’ai filé du blé quand t’étais dans la mouise

Pas pour que les manards y laissent leur chemise.

Trois milliards pour gratos, plus la prime à la casse

Qui t’a permis de vendre tes bagnoles en masse.

Tout ça avec les thunes des pélucres qui votent

Et qui vont, très bientôt, me présenter la note…

Je sais que t’investis en Inde et en Chine,

L’actionnaire d’abord, d’accord, c’est ta cuisine,

On est du même bord, l’ultralibéralisme,

Mais je n’ai pas le droit d’étaler le cynisme

Jusques à applaudir que tu délocalises

Tes usines sans que l’on crie à la traitrise…

Tu me fous à la rue six, sept mille chômeurs

A six mois de voter ! Plus con que toi, tu meurs !

- Oh ! Président Sarko, qui est-ce qui t’a hissé

Au sommet de l’Etat, aux ors de l’Elysée ?

Qui est-ce qui a payé tous tes frais de campagne ?

Les télés, les médias, la pube, le champagne ?

Les vacances au soleil, dans les plus grands palaces,

Les yachts et le Fouquet’s, les mannequins de classe ?

Tu sais bien que c’est nous, patrons du CacQuarante,

Et qu’en misant sur toi c’était pour qu’une rente

Nous engraisse un peu plus. Pour que tu te conformes

Aux idées du Médef pour faire tes « réformes ».

Alors débrouilles-toi. Tu es assez menteur

Pour enfumer encore tes connards d’électeurs.

Et surtout n’oublie pas que pour deux mille douze

C’est encore chez nous qu’il y aura le flouze

Nécessaire pour fabriquer un « Président »…

C’est râpé pour ton clone, Dominique Strauss-Kahn

Mais on peut t’inventer un concurrent interne

Et pourquoi pas Juppé, bien qu’il soit un peu terne…

Alors écoute bien : tu fais ton cinéma,

Tu mens comme un banquier, et t’as de l’estomac.

Balances des promesses, fait leur comme à Gandrange

Les manards, c’est crédules, c’est con, et – fait étrange ! –

Ça a voté pour toi, en masse ! Quels débiles !

Et laisse-nous, ailleurs, faire nos automobiles.

Et merci pour les sous, les trois petits milliards

Que t’as piqué, pour nous, à ces pauvres connards !

 

© VictorAyoli

 

Octidi 28 Brumaire 220

 

Photo X - Droits réservés 

 

 

16/11/2011

Au bistro de la toile : Linky-Big Brother, te voilà…

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- On va avoir un espion chez soi ! Et en plus il faudra qu’on le paie ce mouchard, cet espion, ce sale con qui est capable de savoir si vous êtes chez vous ou pas, pendant combien de temps vous êtes parti en vacances en laissant votre domicile inoccupé, de savoir combien de personnes vous hébergez au jour près... etc., etc.

 

- Eh ! Oh ! Victor, tu déconnes ou quoi ? C’est qui cet espion ?

 

- Ben, c’est Linky, le nouveau compteur électrique « intelligent » qu’EDF, avec la complicité des sarko-trafiquants qui nous pressurent, a réussi à nous imposer.

 

- Mais c’est quoi ce compteur ? Pourquoi changer ceux que nous avons et qui marchent très bien ?

 

- Ce sont des compteurs « communicants » qui, suite aux Grenelle de l’environnement, doivent permettre aux usagers de mieux maitriser leur consommation électrique, donc de faire des économies d’énergie.

 

- Bon. C’est bien ça, non ?

- Sauf que c’est du bidon. Ces compteurs ont été placés en expérimentation notamment dans la région de Tours. Passons sur les incidents techniques innombrables pour nous concentrer sur la finalité de l’opération : l’économie d’électricité. Or – selon l’UFC-Que Choisir, - contrairement à ce que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a annoncé le 7 juillet dernier, Linky n'a pas permis aux consommateurs, à qui a été imposée l'expérimentation, de réduire leur facture !

- Alors il sert à quoi ce putain de gadget ?

- A rapporter beaucoup de sous à EDF ! Il y a 35 millions de compteurs à remplacer. Et contrairement aux bavasseries de Besson-Ganelon, il ne sera pas gratuit ! Malgré l'engagement pris d'une gratuité pour les consommateurs, tout porte à croire que ceux-ci le paieront, via le TURPE (le tarif d'utilisation du réseau public d'électricité), le prix exorbitant de l'appareil. En effet, le coût de l'appareil est particulièrement élevé (entre 120 euros et 240 euros par compteur) si l'on compare avec les exemples étrangers (80 euros en Italie, où ce dernier est financé par le fournisseur Enel). Le compteur Linky entre dans les coûts de gestion du réseau, qui seront effectivement répercutés sur les utilisateurs, non par une facture individuelle d'un montant de 240 euros, mais par prélèvement mensuel de l'abonnement augmenté de 2 euros pendant 10 ans ! Et voilà l’embrouille…

- Merde. Moi, mon compteur, il marche bien. Je ne vois pas pourquoi je le changerais.

- Parce qu’on te l’imposera… Quoique ! Quoiqu’on puisse se demander si la pose obligatoire de ce compteur-espion est bien légale ! En effet, l'article 12 de la Déclaration des droits de l’homme est très clair : "Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. " (http://www.un.org/fr/documents/udhr/#a12)

Sources : http://ufc-quechoisir-var-est.org/compteurs-communicants-linky.php

 

Sextidi 26 Brumaire 220

 

Merci à Chimulus 

 

 

15/11/2011

Qui gouverne en Europe ? Les voyous de la finance…

 

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Qui gouverne en Europe ? Les citoyens ou les financiers, par le truchement des fumeuses « agences de notation » ? A entendre Sarko, Fillon ou l’inénarrable Minc (« le triple A est un trésor national »), poser la question, c’est y répondre : ce sont évidemment ces dernières qui rejettent dans le marais de « l’archaïsme » ces ringards d’électeurs qui s’imaginent – sous prétexte que leurs ancêtres ont donner leur vie pour conquérir le droit de vote – qu’ils peuvent encore déterminer leur avenir en choisissant ceux qui les représentent et les gouvernent.

 

Les banquiers (et les pires en plus !) « uber alles » !

 

La preuve ? Qui gouverne la Grèce : Papademos, ancien de Goldman Sachs, qui fut gouverneur de la Banque centrale grecque entre 1994 et 2002, et qui a donc participé à ce titre au trucage des comptes perpétré par la banque mafieuse étazunienne Goldman Sachs ! Jamais élu !

 

Qui vient d’être propulsé à la tête de l’Italie à la place du « buffonne » Berlusconi. Mario Monti, conseiller international chez… Goldman Sachs. Il a par ailleurs un pedigree de technocrate ultra libéral affirmé. C’est un « économiste distingué », ancien commissaire européen, ancien conseiller de la banque d’Italie. Jamais élu !

 

Enfin, à tout seigneur tout honneur, qui est le nouveau patron de la banque centrale européenne, donc le vrai patron de l’Europe ? Mario Draghi qui occupa pendant 3 ans le poste de vice-président international chargé de l’Europe chez… Goldman Sachs avec dans ses attributions la dette souveraine des Etats de l’Union. C’est donc lui qui vendit à la Grèce (à la droite grecque) la formule magouilleuse élaborée par les voyous de Goldman Sachs pour effacer sa dette et ainsi entrer dans les clous de l’euro. Jamais élu !

 

Alors, et nous, Français ? Pourquoi nous carcagner pour savoir si on mettra Hollande à la place de Sarko ? C’est du pognon et du temps perdu, non ? Autant mettre tout de suite à la tête d’un « gouvernement de technocrates chargé de résoudre le problème de la dette » le si bien nommé…Jean-Claude Trichet ! Ou le représentant pour la France de Goldman Sachs 

 

Quintidi 25 Brumaire 220

 

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14/11/2011

Au bistro de la toile : le racket légal des semenciers.

 

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- La C.V.O., vous savez ce que c’est ? La « Contribution Volontaire Obligatoire »…

 

- Eh ! Oh ! Victor, tu nous prends pour des cons ou quoi ? C’est ce qu’on appelle un oxymore : deux termes assemblés dont l’un dit le contraire de l’autre. Par exemple « l’assourdissant silence », « l’obscure clarté », ou encore « un banquier honnête », etc.

 

 -Voilà. Ça rappelle le tristement célèbre « ARBEIT MACHT FREI »…  Pourtant, cette énormité existe : depuis 2001, l'industrie semencière française prélève une Contribution Volontaire Obligatoire (CVO) auprès des paysans qui réutilisent leur propre récolte de blé tendre comme semences ! Incroyable mais vrai…

 

- C’est ni plus ni moins qu’un racket légal !

 

- Exact. Alors que la spéculation sur les prix des céréales déclenche une nouvelle crise alimentaire mondiale, l'Union Française des Semenciers (UFS) – puissant lobby de manipulateurs du ministère de l’agriculture - réclame une augmentation de cette taxe sur les semences de ferme et sa généralisation à toutes les espèces cultivées. Le 9 novembre, la Commission Économie de l'Assemblée nationale a examiné une proposition de loi sur les Certificats d'Obtention Végétale qui devrait être soumise au vote des députés courant novembre. Cet examen a été repoussé au 15, c’est-à-dire demain. Cette loi, si elle est adoptée en l'état, interdira aux paysans de réutiliser leurs propres semences à moins de payer des royalties à l'industrie semencière ! Adopté en juillet par l'ancienne majorité sénatoriale, ce texte est soutenu par un gouvernement qui défend les intérêts privés des financiers et des actionnaires des industriels semenciers au détriment de la liberté de cultiver des produits sains et soigneusement sélectionnés naturellement par des générations de paysans.

 

- Et ils ne bougent pas les paysans ? Qu’est-ce qu’ils attendent pour balancer leurs tombereaux de fumier devant les préfectures ?

 

- La Confédération Paysanne et la Coordination Rurale restent farouchement hostiles au texte. « Il est inacceptable que la loi, censée défendre l'intérêt général, renforce les droits privés de l'industrie semencière au détriment des droits collectifs des paysans. La proposition de loi favorise la confiscation du vivant par cette industrie et la régression de la biodiversité », s’insurge la CP.

« Imposer aux agriculteurs de verser des "royalties" sur leurs récoltes issues de semences fermières, c’est les déposséder de leur droit ancestral et les rendre dépendants des semenciers », note la CR qui ajoute que « ces derniers en ressortiraient renforcés et en quasi possession de l'arme alimentaire ! ».

Par contre la FNSEA ne dit mot et donc consent à ce racket légal. Comme d’habitude…

Le texte présenté à la Commission économique de l’Assemblée nationale précise hypocritement que « les agriculteurs ont le droit d’utiliser sur leur propre exploitation, sans l’autorisation de l’obtenteur, à des fins de reproduction ou de multiplication, le produit de la récolte qu’ils ont obtenu par la mise en culture d’une variété protégée ». Mais « l’agriculteur doit une indemnité aux titulaires des certificats d’obtention végétale dont il utilise les variétés ».

 

- Putaing ! Il est de plus en plus urgent de se débarrasser de cette mafia de sarko-trafiquants.  

 

Sources : http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/le-projet-de-loi-sur-les-certificats-d-obtention-vegetale-porte-a-l-assemblee-nationale-205-75707.html

 

Quartidi 24 Brumaire 220

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

07/11/2011

Triple Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

 

 

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Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Ils ont mis à genoux la Grèce

Sarko Merkel et les marchés

Sur son dos ils se font des graisses

Ils veulent la baiser couchée

Ces sinistres salauds cyniques

Sucent son sang comm’ des sangsues

Mais c’est pas sûr qu’ils se la niquent

Attention aux coups de massues

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Regardez-les sur la Croisette

Se goberger de leur G20

Le monde sombr’ dans la disette

Ils n’entend’ pas ces cris : « J’ai faim ! »

Leur problème c’est la finance

Le pognon qu’ils volent aux gueux

Leur manière c’est l’arrogance

Mais les retours seront rugueux

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Les charognards qui nous pressurent

Nous prêchent leur austérité

Mais pas pour tous qu’on se rassure

Pas pour les riches ni les banquiers

Donc nous ne risquons pas grand-chose

Assez de se laisser flouer

Car le choix que l’on nous propose

C’est « mourir ou être tué »

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

  

Debout les damnés de la terre

Et la peur changera de camp

Car nous sommes majoritaires

A quatre-vingt-dix-neuf pour cent

Les crapules parasitaires

Les agences de notation

Dans un réflexe salutaire

Coupons-leur à tous les roustons.

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Sortons les flingues et les haches

Pour éliminer ces bâtards

Foutons le feu où ils se cachent

Bourrons-leur le cul de pétards

Puis nous leur couperons les couilles

Et nous leur boufferons le foie

Pour que ces rois de la magouille

Que tous ces pourris aient les foies

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

© VictorAyoli

 

 

chanson,révolution

 

 

Septidi 17 Brumaire 220

 

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02/11/2011

Epharisto poli ! Merci les Grecs !

 

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Merci et mille bravos d’avoir eu les cojones de dire merde aux diktats de la Teutonne Merkel et de son teckel Sarko. Non mais, écoutez-les les « (ir)responsables politiques », écoutez-les les « (ir)responsables patronaux », les « zéditorialistes » des boites à bruit et des lucarnes à décerveler ! Ils sont « consternés », ils sont « atterrés », ils sont « accablés ». Et pourquoi cet accablement ? Parce qu’un chef politique grec – humiliés au-delà de l’acceptable par la Teutonne Merkel et de son teckel Sarko – ose en appeler au peuple pour déterminer son avenir ! Il ose demander au peuple ce qu’il pense des crises d’austérité qui les plongent dans l’incertitude, la misère, la désespérance. Au nom de quoi ? De l’intérêt des « marchés » !!!

 

Et ils sont étonnés, les (ir)responsables européens ! A force de faire des pipes aux « marchés », ils en ont totalement oubliés les peuples ! Ils ne comprennent pas les technocrates européens élus par personne ! Et ils agitent l’excommunication suprême : décision « populiste », imbécilité du peuple incapable de comprendre la subtilité et l’importance des enjeux. Stupide le peuple qui demande seulement que l’on respecte la démocratie ? Mot et concept inventés ne l’oublions pas par ces Grecs que l’on vilipende, que l’on roule dans la boue, que l’on humilie.

 

Certes l’état grec est responsable pour beaucoup dans sa déconfiture actuelle. En premier lieu les armateurs qui sont exemptés d’impôt par la constitution ! Les très nombreux riches grecs ne paient pas l’impôt, ou si peu. Plus de deux cents milliards d’euros détournés par ces voyous légaux dormiraient dans les banques suisses ! Il n’existe pas de cadastre, donc pas de taxes foncières… Et les curés ! Enfin, on les appelle popes là-bas, mais c’est pareil. Ils sont à la tête d’un patrimoine foncier et immobilier dépassant les 700 milliards d’euros ; l’église orthodoxe est entièrement exonérée d’impôts ! Voilà où il est le pognon. Et les technocrates européens pas plus que les (ir)responsables politiques de cette Europe ultralibérale n’ont rien dit ! N’imposent en aucune manière à Papandréou – qui a hérité ne l’oublions pas cette situation de ses prédécesseurs de droite, la mafia Caramenlis - de mettre son nez dans ces scandales. Non. Ils préfèrent plonger le peuple dans la misère. Baisse des salaires, des pensions, augmentation des prix, saccage des services publics, bradage généralisé des entreprises nationales, etc.

 

Il serait peut-être bon de creuser pour voir ce que représente cette dette abyssale. Je n’en sais évidemment rien sauf que le budget de l’armée est, proportionnellement au nombre d’habitants, le deuxième du monde après les Etats-Unis et le plus important d’Europe (4,5% du PIB !). Et que cet énorme pognon sert à acheter des armes…à l’Allemagne et à la France ! Et il y a quelques jours seulement, ces deux pays se sont rudement accrochés pour vendre…des frégates militaires à la Grèce ! Avec paiement différé… Il faut savoir aussi que les banques (surtout françaises et allemandes encore une fois) se sont gavées et continuent à se gaver sur le dos des Grecs : elles prêtent à 15%, 20% et peut-être plus encore à l’état grec de l’argent qu’elles empruntent à 1% auprès de la Banque centrale européenne !

 

Les Grecs ont un exemple à suivre : celui de l’Argentine, pays poussé à la ruine il y a quelques années par les mêmes qui massacrent la Grèce : FMI, « marchés », banques, fonds de pension, hedges fonds, accrochage de leur monnaie au dollar. Ils ont dit Merde ! Ont refusé de payer cette dette illicite et se sont démerdé seuls. Avec succès puisqu’après quelques années de vache enragée, les Argentins sont repartis vers la prospérité avec leur honneur et leur indépendance retrouvé.

 

Autre conséquence redoutable de cette crise, la dangereuse dérive de l’Allemagne - ou plus précisemment de la droite allemande - qui prétend régenter l’Europe au profit de ces seuls intérêts, avec morgue et égoïsme. Ce pays justifie ses diktats par les traumatismes de son histoire récente et notamment l’inflation qui a amené chez elle le nazisme. Mais elle ne devrait pas oublier que toute l’Europe a subi le pire des traumatismes à cause d’elle. Si la France était dirigée avec dignité, elle ferait en sorte de lui rappeler ces terribles évidences. 

 Duodi 12 Brumaire 220

 

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28/10/2011

Oyez, oyez, braves gens ! Microlax 1er s’exprime !

 

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Françaises, Français, mes chers compatriotes.

 

L’heure est grave, l’Europe tremble sur ses bases, le monde se déchire, la misère guette et la guerre rode. Et mes talonnettes me font mal…

 

Oui mais…

 

Oui mais la France, dans les circonstances les plus dramatiques de sa glorieuse histoire, a toujours su trouver son sauveur, a toujours su relever la tête et renverser les obstacles grâce à ces hommes providentiels de qualité exceptionnelle qu’elle génère.

 

Clémenceau, Jaurès, De Gaulle, Coluche… Je salue ces grands hommes qui ont sauvé la France éternelle lorsqu’elle était au bord de l’abime. Comme eux, moi, Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, face à l’abime, je vous propose, mes chers compatriotes, de faire un pas en avant !

 

Le bilan dont je peux m’enorgueillir n’est-il suffisamment éloquent ?

 

Qui a obtenu le formidable record de 4,4 millions de chômeurs ? Moi.

Qui a doublé la dette de la France, la portant à 1700 milliards ? Moi.

Qui va atteindre un déficit commercial de 75 milliards cette année ? Moi.

Qui a fait baisser efficacement votre pouvoir d’achat ? Moi.

Qui a largement aggravé l’accès à la santé ? Moi.

Qui a saccagé avec constance et opiniâtreté les services publics ? Moi.

Qui a augmenté l’insécurité ? Moi.

Qui a fait exploser la précarité ? Moi.

Qui a laminé la culture, les loisirs, l’art de vivre ? Moi.

Qui a fliqué toute la population ? Moi.

Qui a instauré la brillante république des copains et des coquins ? Moi.

Qui a vendu les bijoux de famille de la France aux glorieux humanistes du Fouquet’s ? Moi.

Qui a ramené la France au rang de larbin des Zétazuniens de l’Otan ? Moi.

Qui aboie et bouge la queue pour plaire en se mettant à plat-ventre devant l’Allemagne de  Madame Merkel ? Moi.

Qui donne aux jeunes Français l’opportunité de se faire tuer dans l’honneur en Afghanistan ? Moi.

Qui a aidé, grâce à notre glorieuse armée et avec vos économies, les « rebelles » libyens a instaurer un état islamiste grâce auquel les femmes pourront apprécier le bonheur de ne pas risquer de coups de soleil sous la burqa et de vivre en harem sous la charia ? Moi.

 

Qui… ?

Qui… ?

Qui… ?

 

Moi!

Moi!

Moi!

 

Il suffit d’ouvrir les yeux, Françaises, Français, pour se rendre compte de l’énorme réussite qu’est mon quinquennat.

 

Et ce n’est pas tout. Après avoir sauvé le monde en Libye, voilà que je viens de sauver la Grèce, l’Europe et l’Euro.

 

Qui a ainsi grandement participé à vendre l’Europe aux Chinois ? Moi.

 

Ne suis-je pas l’homme providentiel que le monde attend ?

 

Ne m’appelle-t-on pas le teckel de Merkel !

 

Française, Français, je vous le mets une fois de plus profond, et sans vaseline !

 

Vile la République !

 

Vile la France !

 

 

discours



Septidi 7 Brumaire 220

 

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24/10/2011

Travail : comment passer d’un CDD à un CDI

 

 

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Si vous avez déjà acheté Siné-Mensuel n°2, vous avez dû savourer ces conseils de Gérard Filoche, sinon voici une fiche qui sauvera peut-être votre gagne-croûte, et en tout cas vous incitera à courir chez votre marchand de journaux !

 

1 - Sachez que si le patron ne vous fait pas signer de contrat, vous n'êtes pas en CDD mais en CDI. Un CDD doit être obligatoirement écrit. Et un contrat, cela se signe au premier jour, sinon vous êtes en CDI. Ensuite, même s'il vous le demande avec insistance n'acceptez pas d'antidater: dites que vous avez peur de faire quelque chose d'illégal (la loi l'interdit).

 

2 - S'il n'y a pas de motif écrit dans le contrat CDD, ne dites rien, vous êtes en CDI, car un CDD doit être motivé: « surcroît exceptionnel de travail» ou « remplacement de salarié absent »N

 

3 - Si le patron vous impose plusieurs CDD de suite ne dites rien. La loi impose un délai de carence entre deux CDD : un tiers du temps du premier CDD doit séparer la fin du premier CCD du début du deuxième. Si ce délai n’est pas respecté, vous êtes en CDI !

 

4 - Bref. Si le patron vous utilise sans motif réel dans une succession de contrats, laissez-le faire... Le jour où il voudra arrêter, dites-lui que vous n'êtes pas d'accord. Ce ne sera plus une simple « fin de contrat », il devra vous licencier avec la procédure ad hoc, par écrit, entretien préalable, motif, préavis, indemnités éventuelles prévues par le code ou la convention collective.

 

5 - Si le patron refuse d'exécuter le licenciement en bonne et due forme, adressez-vous au syndicat, aux élus du personnel ou/et a l'Inspection du travail, enfin aux prud'hommes. Vous gagnerez presque à coup sûr.  De plus, il n'est pas impossible que, pour éviter tout ce pataquès, le patron décide finalement de vous garder.

 

GÉRARD FILOCHE

 

Les fiches-conseil de Siné Mensuel

 

Tridi 3 Brumaire 220

 

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21/10/2011

Stéphane Hessel et Edgar Morin: Pour que la France retrouve le chemin de l'espérance

 

 

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Appel lancé par Stéphane Hessel et Edgar Morin sur Mediapart le 19 octobre 2011

 

1. Nous constatons que la force libertaire de la jeunesse, utilisant les  moyens informatiques nouveaux, a été capable d'abattre des despotismes dans les pays arabes, d'y réveiller tous les âges et toutes les classes sociales, et qu'elle est devenue une force déferlante d'indignés sur la planète, défiant les pouvoirs, notamment le pouvoir sans entraves du capitalisme financier. Si cette force est apte à provoquer des ruptures et des éveils, il lui manque une pensée politique capable d'ouvrir une voie qui unisse les forces vives des peuples sur un chemin d'espérance. C'est la formulation d'une telle pensée que nous proposons aux candidats.

 

2. Comme la France n'est pas seule dans le monde et que son destin en dépend en partie, elle devrait proposer une réforme de l'ONU qui la rende apte à traiter les conflits en cours, dont le douloureux conflit israélo-palestinien, et qui instituerait trois instances planétaires dotées de pouvoirs : 
– pour  surmonter la crise mondiale actuelle en régulant véritablement son économie ;
– pour protéger la biosphère dont la dégradation accélérée dégrade les conditions de vie de l'humanité ;
– pour entreprendre l'élimination des armes de destruction massive.

 

3. Comme la France est dans l'Union européenne, elle devrait y militer pour y développer une politique commune de protection de ses populations, de développement de ses coopérations, d'intégration des immigrations, et de justes propositions pour la paix dans le monde.

 

4. La politique en France devrait avoir pour orientation le « bien vivre » qui englobe et dépasse le bien-être matériel pour restaurer une qualité de vie de plus en plus dégradée.

 

5. Une telle politique pourrait, en même temps, traiter la crise économique et réduire le chômage en développant des mesures appropriées pour :
– juguler la spéculation financière ;
– combiner la mondialisation de coopérations et d'échanges à une démondialisation de protection des intérêts vitaux locaux, régionaux, nationaux ;
– opérer une vive croissance de l'économie verte, de l'économie sociale et solidaire, du commerce équitable, et une décroissance parallèle de l'économie du futile, du jetable, du gaspillage, elle-même liée au développement d'une consommation désintoxiquée ;
– favoriser la croissance de l'agriculture et de l'élevage fermiers et biologiques et la décroissance de la grande exploitation industrialisée.

 

6. Une telle politique entreprendrait la réduction des inégalités, notamment par une réforme fiscale et la création d'un observatoire des inégalités, qui ferait annuellement ses recommandations.

 

7. Une telle politique opérerait une régénération de la solidarité notamment en instituant dans toutes villes des maisons de fraternité et en établissant un service civique de solidarité.

 

8. Une telle politique inciterait à une débureaucratisation des administrations et des entreprises par décompartimentation des travailleurs et restitution de leurs possibilités d'initiatives.

 

9. Une telle politique inciterait à la démocratie participative en instituant des conseils de gouvernance urbaine et municipale, comportant élus, administrateurs, professions compétentes et citoyens.

 

10. Une telle politique comporterait une réforme de l'enseignement à tous niveaux de façon que les problèmes fondamentaux et globaux, qui nécessitent des compétences polydisciplinaires, y soient enseignés dès les petites classes. Elle répondrait à ce que prescrivait Jean-Jacques Rousseau : « Enseigner à vivre ».

 

11. Toutes ces réformes devraient s'entre-compléter et converger en un grand dessein qui ouvrirait à la France le chemin de l'espérance.

 

12. Un Président de la République doit d'abord prendre acte des grands défis devant lesquels se trouve notre monde, où la France a sa place et sa responsabilité (l'énergie, l'eau, la faim, le climat, la pollution, etc.). Il doit avoir le courage de réduire drastiquement les énormes dépenses inutiles ou nocives, comme les dépenses d'armement et de guerre et l'investissement nucléaire, et de réduire tous les énormes gaspillages qui empêchent l'essor d'une économie saine et productive. Il doit savoir que d'immenses ressources humaines sont inemployées, qu'il y a dans le peuple de France, s'il est rendu à l'initiative et à l'espérance, de très grandes potentialités créatrices. La nouvelle politique doit se mettre au service des citoyens, et ceux-ci se mettront à son service.

 

Nous sommes au seuil d'une nouvelle Histoire humaine et déjà partout, notamment dans les jeunes générations, naissent des initiatives porteuses d'un futur d'espérance.

 

 

Décadi 30 Vendémiaire 220

 

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19/10/2011

Sarko, le puisatier de la dette !

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Vous l’avez entendu le ministre Grip’sou-Barouin disant, dans son langage abscond, devant la « menace » de dégradation de la « note » de la France par les agences de notation: «La France est le pays d’Europe ayant le plus de dépenses publiques. Nous avons de la marge pour faire des économies si nécessaire. » Autrement dit le vrai patron du conseil des ministres, ce n’est ni Sarko ni Fillon mais Moodie’s et les autres agences.

 

La dette de la France est énorme nous dit-on. Cette dette était de 1079 euros en 2004, soit 65,2% du PIB (INSEE) ; elle dépassera 1700 euros fin 2011, soit 85% du PIB. Notons que Sarkozy est arrivé aux affaires dès 2004 (finances). Donc sous la responsabilité de Sarko, la dette française s’est aggravée de 700 euros, soit une augmentation de 70% ! En voilà un bilan qu’il est brillant !!!

 

Cet emballement de la dette n’est pas un hasard, c’est une stratégie ultralibérale : l'endettement des états est une arme à retardement pour imposer le libéralisme, en obligeant les états à privatiser leurs services publics, tout en transformant les citoyens en esclaves des banques et des multinationales. Lorsque les dégâts de cette arme deviennent perceptibles, il est déjà trop tard. En appauvrissant les états, l’endettement entraine une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, maladie, chômage) dont les déficits ou/et l’inefficacité servent  ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme LA solution !

 

Cette politique, suivie depuis plusieurs décennies (depuis Giscard) tant par la droite ultralibérale que par la gauche libérale consiste à creuser la dette en dilapidant l’argent public aux bénéfices d’intérêts particuliers : subventions aux entreprises, suppression ou allègement de charges aux multinationales (qui prennent le pognon puis…délocalisent), sans oublier la corruption (marchés publics truqués engraissant des élus véreux) qui s’épanouie sous la Sarkozie triomphante.

 

Des groupes et des particuliers se gavent en endettant l’état, c’est-à-dire vous et moi. Et c’est au peuple – vous et moi – que ces sarko-trafiquants demandent maintenant de rembourser la dette dont ils se sont goinfrés. Comment ? Par des augmentations d’impôts, la dégradation des services publics (sauf ceux concernant la répression), la suppression plus ou moins brutale de l’état-protecteur et le cadeau aux privés des dernières entreprises publiques (payées et donc propriétés de vous et moi) bradées à des prix largement inférieurs à leur valeur « aux amis de mes amis » (voir les autoroutes par exemple) privant ainsi l’état de rentrées financières substantielles au profit des actionnaires. Cet endettement est aussi une providence pour les banques qui y trouvent une rente juteuse.

 

Alors, devons-nous nous résigner – à cause de cette dette – à subir les diktats des mafias financières ultralibérales ? Certainement pas. C’est une question de volonté politique. La dette de l’état français – 1700 milliards d’euros – est un pet de lapin ! Oui, elle est ridicule si on la compare à l’épargne des Français qui, elle, s’élève à 11.000 milliards ! Dès lors il ne doit pas être difficile de faire racheter cette dette - détenue à 80% par des mafias financières étrangères – par les épargnants français. L’intérêt de la dette (dont le montant est équivalent à l’impôt sur le revenu !) serait toujours payé chaque année mais au lieu de s’échapper à l’étranger, ces milliards resteraient en France et…contribueraient à dynamiser la consommation, donc la sacro-sainte « croissance » !

 

Eh ! Hollande, il est là ton fromage !

 

 

Octidi 28 Vendémiaire 220

 

Merci à Na 

 

13/10/2011

Pendant les primaires, les sarko-saloperies continuent…

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* Le flicage est une constante nauséabonde en Sarkozie. Ainsi, le fétide Chapel s’efforce d’imposer « l’évaluation » - le flicage, le fichage – des enfants de Math-Sup (maternelle supérieure) ! Les enseignants transformés en flics devront déterminer « si l'enfant devenu élève agit de manière à respecter l'intégrité de toutes les personnes et de son environnement, il ne les agresse pas, il a recours à la parole en cas de désaccord ou de conflit ». Ils seront ensuite fichés avec les mentions « rien à signaler », « à risque » ou « à haut risque ». Ah mais ! En Sarkozie, on ne va pas se laisser emmerder par des chiards non ! Qu’est-ce qu’ils disent aux enseignants les sarko-trafiquants ? Tè ! Fumes !

 

 

* Qu’est-ce que vous dites ? Le prix de la vie augmente ? J’ai pas entendu… Ah si ! Vous trouvez que l’essence, les fruits et légumes, les pates, le riz, le chocolat, la viande, enfin ce qu’on bouffe chaque jour quoi, augmente ? Ouais…Mais les écrans plats, les téléphones portables, les gadgets électroniques fabriqués par des esclaves chinois baissent, alors… Tout ça pour dire qu’en Sarkozie, pas question d’augmenter le Smic. Les sarko-trafiquants vous disent, nous disent : Tè ! Fume !

 

 

* Vous êtes peut-être allés en vacances en Bretagne ou en Normandie cet été, et vous avez pu apprécier sur de nombreuses plages, les délicats effluves de merde voletant au-dessus des hectares d’algues vertes pourrissant sur le sable. Algues vertes provenant directement de l’azote répandu sans frein et sans vergogne par les agriculteurs affiliés à la sinistre FNSEA. Il serait peut-être temps que le gouvernement prennent des décisions drastiques à ce sujet. Ben voyons… Le Journal Officiel a publié mardi le décret qui va permettre d'augmenter les quantités d'azote épandues sur les terres agricoles, et va à contre-courant des efforts de réduction des nitrates dans les eaux. Le décret, signé par le premier ministre et les ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie, étend la surface prise en compte pour le calcul du plafond d'épandage  ce qui va permettre d'augmenter de 20 % les quantités d'azote épandues sur les sols ! La parution de ce décret intervient alors que la commission européenne exige de la France, dans une lettre du 17 juillet dernier, des explications sur sa politique de prévention des marées vertes. Qu’est qu’ils leur disent les sarko-trafiquants à l’Europe, aux Bretons et aux touristes ? Tè ! Fume !

 

 

* Et si on parlait un peu des Chinois ? L'Europe – et surtout la France de Sarko - fait encore figure de bonne poire. Selon le quotidien Les Echos, les Airbus A320 assemblés en Chine devraient bénéficier des mêmes aides à l'exportation que les appareils fabriqués en Europe. L'avionneur aurait en effet réussi à convaincre les gouvernements français, britannique et allemand d'accorder leur garantie, via leurs agences d'assurance crédit, aux clients chinois des A320 assemblés à l'usine de Tianjin. Selon les termes de l'accord, les Airbus A320 produits à l'usine de Tianjin et destinés aux compagnies chinoises, pourront donc bénéficier de prêts garantis par les trois Etats européens, via leurs agences de crédit-export : la Coface en France, Euler Hermes en Allemagne, ECGD en Grande-Bretagne. Un dispositif théoriquement destiné à soutenir les exportations européennes. Et qui dans ce cas va servir les compagnies chinoises... En effet, grâce à ce dispositif, si une compagnie aérienne chinoise fait faillite, il appartiendra in fine au contribuable européen de payer la facture. Qu’est-ce qu’ils nous disent les Chinetoques en se foutant de notre gueule ? Tè ! Fume !

 

 

Primidi 21 Vendémiaire 220

 

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12/10/2011

Lettre à Martine Aubry et François Hollande

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Paris, le 11 octobre 2011

 

A l'attention de Madame Martine Aubry
et de Monsieur François Hollande

 

                  Chère Martine, cher François,

 

 

Je voudrais en premier lieu féliciter chacun d'entre vous pour sa qualification au second tour des Primaires citoyennes. Dans cette campagne loyale et cordiale, j'ai défendu des solutions nouvelles destinées à répondre par des propositions concrètes, réalisables et efficaces à l'extrême gravité de la crise financière, économique, sociale et morale qui a commencé à ravager tous les pays européens, dont la France. Je me suis attaché à dégager des perspectives d'actions nouvelles auprès de ceux qui se sentent à juste titre écrasés par l'économie et oubliés par la politique.

 

Cette lettre a pour objectif d'éclairer avant dimanche l'opinion finale des 450.000 Françaises et Français qui m'ont fait l'honneur de leur confiance. Ces femmes et ces hommes sont libres et feront leur choix en conscience. Mais je tiens à ce qu'ils fassent ce choix important, en toute connaissance de cause. C'est cela, la VIème République en actes.

 

1 - La première des questions que je souhaite vous poser concerne les conditions précises et concrètes dans lesquelles vous entendrez reprendre le contrôle politique du système financier qui soumet aujourd'hui l'économie réelle et les entreprises à ses exigences indues, tout comme il le fait des gouvernements et des contribuables.

 

J'ai rappelé à maintes reprises que les Français refuseraient à bon droit -particulièrement ceux qui n'ont que leur travail pour vivre- de payer les conséquences des graves fautes commises par le système financier, dans lesquelles ils n'ont aucune espèce de responsabilité. Mettre à contribution par l'impôt les classes moyennes et populaires pour secourir les banques, leurs filiales, comme tel est d'ores et déjà le cas dans les projets de renflouement de la banque privée Dexia, serait une faute morale et politique, contre laquelle la gauche aura l'obligation de nous prémunir.

 

Ceci implique des mesures de mise sous tutelle publique des banques, sans frais pour les contribuables, conduisant à faire entrer des représentants de l'Etat ainsi que des usagers du crédit, avec droit de veto, dans les conseils d'administration des banques.

 

En plus des mesures de séparation des activités de collecte des dépôts et celles d'affaires, il paraît logique et juste d'utiliser les bénéfices des banques profitables pour renflouer les banques en difficulté par des mesures de solidarité interbancaire, mesures qui éviteront aux Français de payer les futurs plans de renflouement des banques fragilisées.

 

De surcroît, il sera nécessaire d'interdire par la loi la spéculation dans l'activité bancaire avec l'épargne des Français et d'édicter une procédure pénale sévère réprimant l'évasion fiscale afin d'obtenir le rapatriement des avoirs actuellement placés dans les paradis fiscaux tout en faisant fermer les filiales des banques dans ces territoires.

 

Je veux rappeler avec force que la dette publique accumulée au cours des derniers mois est le prix direct et indirect du secours accordé par les Etats de l'Union Européenne au système financier, embarqué dans une course à la spéculation.

 

Un Président de la République issu de nos rangs devra s'engager solennellement devant les Français à mettre à contribution le système financier et bancaire européen et national par une taxation européenne et nationale sur les transactions financières afin de solder le poids de la dette publique contractée pendant la crise, évaluée à la somme de 450 milliards d'euros.

 

Ces mesures, dont beaucoup de Français approuvent la nécessité comme la sévérité, sont un préalable à tout redressement de notre économie et, a fortiori, à toute application du projet socialiste.

 

C'est à ce prix que nous pourrons reconquérir les marges de manœuvre dont nous avons tant besoin pour reconstruire la France. Ces choix devront s'articuler avec une réforme nécessaire des statuts de la Banque Centrale Européenne, afin de lui permettre de racheter la dette des Etats, ce qui lui est encore interdit à ce jour.

 

2 - C'est ce même objectif que poursuit le protectionnisme européen, social et écologique, que j'ai, avec les soutiens de nombreux économistes et philosophes de renom, défendu dans cette campagne.

 

Ce protectionnisme européen n'est rien d'autre que la demande de remise en ordre d'une économie internationale affranchie de toute règle : règle sociale, règle environnementale, règle sanitaire, règle économique et, il faut le rappeler, règle humanitaire. Le « juste échange », contenu dans le projet socialiste, ne saurait suffire car il consiste à faire croire en une régulation multilatérale négociée, que l'OMC n'a jamais été capable d'imaginer ni d'appliquer en 20 ans. Il reviendrait à demander l'autorisation à nos concurrents mondiaux dans la guerre économique de pratiquer le protectionnisme, ce que nous n'obtiendrions jamais. Ce serait là pécher par naïveté, car ces négociations auraient dû commencer il y a 20 ans, et n'ont jamais eu lieu. Aujourd'hui, l'urgence exige que nous prenions des mesures au plan européen et national.

 

Dans l'arsenal protectionniste à créer, il serait utile que les prises de contrôle de nos entreprises à forte valeur technologique par des capitaux extra-européens soient soumises à autorisation publique, que des mesures de sanction économique ciblées soient codifiées contre les entreprises transnationales ayant délocalisé leurs productions au détriment de nos territoires et de nos populations, et que les marques appartenant à ces entreprises puissent faire l'objet de mesures d'expropriation publique en cas de comportements déloyaux aggravés. Goodyear, Lejaby, et l'Eléphant, autant d'exemples du comportement inacceptable de certaines firmes multinationales ; autant de symboles de cette désindustrialisation de la France que la gauche doit désormais combattre résolument.

 

Je souhaiterais donc connaître quelles mesures précises et concrètes vous envisagez de prendre pour protéger notre industrie, nos savoir-faire, nos emplois, à l'abri desquelles nous pourrons réindustrialiser le pays et financer la révolution industrielle, technologique et écologique.

 

Vous le savez, pour appliquer ces mesures, pour retrouver aussi la confiance des Français, la politique doit redevenir plus forte que l'économie et que la finance.

 

3 - Des dizaines de milliers de Français que j'ai rencontrés, comme vous, ont perdu espoir dans l'action publique. Pour leur éviter l'errement du vote extrémiste, les amener dans notre rassemblement populaire issu des primaires, il nous faut, ensemble, rendre à la politique force et respectabilité. C'est ce que je défends depuis 12 ans avec le projet de VIème République.

 

L'un comme l'autre, vous avez, dans le passé, soit renoncé, soit refusé d'engager notre parti que vous dirigiez dans ce projet de renaissance de la démocratie française que j'ai appelé la VIème République, projet dont l'essentiel consisterait dans :

- l'augmentation des pouvoirs de contrôle du Parlement par des commissions d'enquête parlementaires libres et par le contrôle parlementaire des nominations aux postes clés dans l'administration ;

- la fin de l'impunité présidentielle s'agissant des actes sans rapport avec sa fonction ;

- la protection de l'indépendance de la justice par la naissance d'un Procureur général indépendant chargé des poursuites dans les cas sensibles ;

- le renforcement des moyens de lutte contre la corruption en limitant notamment la portée du secret défense ;

- la transformation du Conseil constitutionnel en une véritable Cour constitutionnelle indépendante ;

- l'instauration du mandat parlementaire unique ;

- le référendum d'initiative populaire, y compris abrogatif et révocatoire des élus afin d'organiser la responsabilité politique de ceux-ci ;

- le vote aux élections locales des personnes de nationalité étrangère présentes de façon régulière sur notre territoire depuis 5 ans ;

- la libération des données publiques dans les collectivités locales et dans l'Etat (Open Data).

 

Ce programme que je vous soumets est ambitieux mais parfaitement réaliste et réalisable. Il ne coûterait pas un euro aux Français ; mieux, il générerait des ressources financières nouvelles et permettrait un essor industriel et productif.

 

Sans lui, j'en suis convaincu, aucune victoire de la gauche face à Nicolas Sarkozy, au printemps prochain, n'est envisageable. Pire, c'est Nicolas Sarkozy, lui-même qui, si nous n'avons pas le courage de l'assumer, le proposerait alors aux Français, dans une ultime contorsion politique.

 

Les propositions que je formule sont majoritaires chez nos concitoyens. Elles correspondent à une remise en ordre de notre pays et à un retour à la sagesse dont nous nous sommes beaucoup trop éloignés depuis 25 ans.

 

C'est donc confiant dans votre intelligence politique et dans votre volonté de l'emporter demain face à la droite que je vous ai écrit. Beaucoup de Français, avec moi, attendent votre réponse.

 

                   Chère Martine, Cher François, soyez assurés de ma meilleure estime et de toute mon amitié socialiste.

 

 

 

Arnaud MONTEBOURG

 

 

*********************

 

ATTENTION ! Ne pas se tromper d'adversaire !

 

Les primaires à gauche ont été – jusqu’à ce jour ! – un succès, une avancée démocratique, un moyen de ré-intéresser les Français a la politique et…une épine dans les panards douteux de la Sarkozie. Bien. Mais il fallait les arrêter au premier tour. Un tour était largement suffisant pour désigner le « champion ». Le second tour est en trop. C’est une connerie qui risque de foutre en l’air tous les bénéfices de ce bel exercice démocratique.

 

 Pourquoi ? Parce ce que les deux « finalistes » deviennent fatalement des adversaires impitoyables, et la lutte d’égo va faire ses ravages au détriment de la confrontation d’idées. Parce que la victoire à ce second tour implique fatalement le retour à des manœuvres souterraines, à des alliances qui dénaturent les projets. Enfin parce que la bataille finale, fatalement au couteau, laissera des traces qui ne pourront que profiter à l’adversaire.

 

Décadi 20 Vendémiaire 220

 

 

 

 

10/10/2011

Surprise Montebourg ?

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« La surprise Montebourg… » Non mais écoutez-les ces cons des « milieux autorisés » comme disait Coluche ! Surprise ? Pour qui ? Pour ceux qui ont de la peau morte sur la langue à force de lécher le cul de tous ceux – de droite comme de gauche - qui s’inscrivent dans la vulgate ultra libérale. Mais pas de surprise pour ceux – l’immense majorité des sans-grades, sans privilèges, sans thunes – qui ont les aliboffis qui explosent, gonflées jusqu’à la rupture par les saloperies des sarko-trafiquants et qui redoutent la possible pour ne pas dire la prévoyable trahison de la « gôôôche » bien-pensante.

 

On n’a pas gagné, faut rêver mais pas se mentir. On n’a pas gagné mais les idées proposées par Montebourg ne font plus figure d’aimables incongruités : démondialisation, protectionnisme européen, encadrement coercitif s’il le faut de la pieuvre financière, sixième république débarrassée de l’esprit d’injustice et des magouilles de la cinquième, capitalisme coopératif, etc.

 

Celui ou celle qui, dimanche, devra représenter l’espoir dans quelques mois face à Sarko et ses sarko-trafiquants, devra bien intégrer ces valeurs et respecter les électeurs qui ont envoyé un signal très fort.

 

Ces valeurs, loin d’être « folles » comme l’a éructé le comique Copé hier soir, s’inscrivent dans un mouvement mondial de rejet de cet ultra libéralisme. Mouvement qui se dessine avec les « insurgés », avec les révolutions arabes, avec les mouvements sociaux en Chine, et même au cœur du système avec les mouvements anti-wall-street aux Zétazunis et la volonté d’Obama de réguler le système financier et de faire enfin casquer les riches. En Europe – dominée actuellement et saccagée par les droites – le balancier repart dans le bon sens : le Danemark est passé à gauche, la France est en situation de faire pareil, l’Allemagne rejettera Merkel dans deux ans… En Espagne, ce n’est pas la gauche qui est rejetée, mais une gauche qui s’est aplatie devant l’ultra libéralisme.

 

Le monde a compris que le sinistre héritage Reagan-Thatcher est empoisonné, qu’il est dépassé, qu’il faut s’en débarrasser. Et chez nous, cela commence par la possibilité de se débarrasser des sarko-trafiquants.

 

Alors, Hollande ? Aubry ? De toute façon les deux devront tenir largement compte de la volonté de venir vers un programme réellement à gauche.

 

Le choix est donc de désigner sans états d’âme qui sera le plus apte à renvoyer l’imposteur au Fouquet’s.

 

BANZAÏ !

 

 

Nonidi 19 Vendémiaire 220

 

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09/10/2011

Eh ! Marianne, bouge-toi !

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Marianne est à terre, écartelée, liée

Battue, pillée, volée, humiliée, violée

Et les chiens aux crocs noirs du fric et du bizness

Croquent les tendres chairs de ses seins, de ses fesses

 

Ces sinistres salauds qui lui sucent son sang

Ces sangsues sardoniques, sapajous grimaçants

Saccagent le pays, désespèrent les humbles

Attentent sans vergogne aux libertés du peuple

 

Mais ce peuple, bientôt, saisira son destin

Grâce à l’arme suprême, grâce à ce bulletin.

Dans villes et villages, dans banlieues et faubourgs

 

Françaises et Français retrouvent l’espérance

De redonner enfin son honneur à la France

Et se lèvent en masse…pour voter Montebourg !

 

 

Octidi 18 Vendémiaire 220

 

Photo X - Droits réservés

07/10/2011

DIMANCHE, VOTONS MONTEBOURG !

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Bon. Dimanche, faudra aller voter. Et voter pour Montebourg, le seul candidat dont le discours et le parcours politique attestent qu’il a réellement la fibre de gauche chevillée au corps :

 

- il a voté Non au traité de l’Europe ultralibérale,

 

- il martèle depuis des années la nécessité de créer une VIème république débarrassée des tares de la Vème, conçue pour un géant et salopée par des nains,

 

- il lutte contre la corruption (voir l’affaire Guérini),

 

- il est « l’inventeur » des primaires,

 

- enfin il est le seul candidat analysant clairement la crise actuelle, fille de la mondialisation financière et proposant des solutions réalistes, innovantes (démondialisation, protectionnisme européen).

 

Les sondages (!!??) le donnent au mieux en troisième position, donc pas en situation de lutter idées contre idées contre celui ou celle qui – toujours selon les sondages – portera la bannière de la social-démocratie au deuxième tour si le cas se présente. On peut donc amèrement déplorer que Montebourg et Royal – dont les idées sont les plus proches – n’aient pas pu s’entendre sur une candidature unique qui leur aurait sans conteste apporté la victoire aux Primaires, et un boulevard pour la Présidentielle…

 

Ego humanus error est…

 

Sauf si le maximum de voix se porte sur Montebourg et déjoue ainsi les pronostics !

 

DIMANCHE, LE DEVOIR DE TOUTE FEMME ET HOMME DE GAUCHE

 EST DE VOTER ET FAIRE VOTER

 MONTEBOURG

 

Sextidi 16 Vendémiaire 220