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16/01/2012

Triple A(ne) : L’accablant bilan

triple A dessin.jpg

 

Triple A, triple A, morne plaine…

La France “dégradée”, le bouffon dans la peine

Cinq années de saccage et cinq ans de mensonges,

Les Français dégoutés et la France qui plonge,

Il est beau le bilan du sinistre sagouin

Qui fouaille le pays, comme un porc, de son groin.

Arrête, Pinocchio ! Tu mens comme tu pètes,

Tes mots sont des crachats, tes gestes des branlettes

Tu voudrais qu’on te croie, toi le copain de Bouygues,

D’Arnaud, de Lagardère, et de tant d’autres zigues

Bâtissant des fortunes par la spéculation

Sur le dos des prolos par la confiscation

Du fruit de leur savoir, leur sueur, leur travail

Et puis les rejetant tout comme vil bétail.

Avec tes airs confits de sacristain en messe

Tu t’appuies sur la crise, oubliant tes promesses

De chercher la croissance, s’il faut, avec les dents.

Et le pouvoir d’achat, Monsieur le Président !

Vous nous aviez promis qu’une fois aux affaires

Par la foi, le travail, finirait la misère.

Et les terribles nuits, seul, dehors, lorsqu’il gèle ?

Les vieux qui pour bouffer fouillent dans les poubelles ?

Et les SDF ? Et les gens qu’on expulse ?

Y avez-vous pensé ? Est-ce que ça vous révulse ?

Non ! Vous avez, en fait, profité de la crise

Pour nous faire avaler, en loucedé, par surprise

De sordides « réformes » toujours réactionnaires,

Dures pour le prolo, douces pour l’actionnaire.

Vous vouliez, disiez-vous, remettre « plus d’Etat »,

Alors que vous lourdez ses agents par gros tas.

Votre bilan est beau : régression, esclavage,

Faim et précarité, répression et chômage.

Vous remplissez les poches de vos amis patrons

Par la France d’en bas pressée comme un citron.

Vous léchez le croupion de la fille à Le Pen

Pensant récupérer les voix de ses copains…

Vos maitres sont banquiers, votre dieu est le fric

Des agences bidons vous rendent hystériques.

Enfin ! Plus que cent jours à subir le bouffon

Avant de pouvoir dire « Casse-toi, pauvre con » !

 

VictorAyoli

 

Septidi 27 nivose 220

 

Merci à Faujour

13/01/2012

Mélenchon crève l’écran !

 

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Rien dans Libé (enfin, pas grand chose) ; rien dans Marianne ; ah, quelque chose sur Médiapart ; un bon truc sur Agoravox ; rien dans Le Monde ni dans Nonobs; évidemment rien sur BFM TV, etc. Je veux parler de l’époustouflante prestation de Mélenchon jeudi soir, lors de l’émission politique de Pujadas. Faut croire qu’il gène l’ami Merluche ! Pourtant, seul contre tous, face aux sourires narquois des « journalistes » de l’establishment, Mélenchon a littéralement crevé l’écran ! Deux heures sans s’emmerder une minute ! Clair, précis, maniant l’humour et la diatribe, connaissant ses sujets, renvoyant sans ménagement dans les cordes ses adversaires – car il ne s’agissait pas d’intervieweurs cherchant à sortir le meilleur de leur interlocuteur, mais d’adversaires résolus à le piéger – Mélenchon a donné un sens à la campagne présidentielle, revenant toujours à l’essentiel, à son programme et surtout à l’humain.

 

Ah ! La tête de l’insupportable Langley, bouffé crû, et celle de Namias, son sourire goguenard lui rentrant dans la gorge ! Un vrai bonheur. Et celle de Pujadas, un peu gêné aux entournures, et les deux duettistes finaux, presqu’admiratifs devant la prestation de la Merluche ! Un seul interlocuteur s’en est bien tiré et ce n’était pas un journaliste mais…Beffa, figure du CAC 40, dont, étonnamment, certaines idées rejoignent celles de Mélenchon.

 

Il a été clair Mélenchon. Pourtant ils voulaient tous le faire trébucher ! Les sans-papiers ? On régularise ceux qui travaillent, car ils sont instrumentalisés par les patrons pour écraser les salaires. Le Smic à 1700 euros ? « C’est ça, dit-il en brandissant une pièce de deux euros, et vous allez me dire que ce n’est pas possible ! » Les milliards à trouver ? Niche Copé, cadeaux aux patrons, et surtout fraude organisée et tolérée ! Le cannabis ? C’est un psychotrope comme tous ceux achetés en pharmacie dont les Français sont les champions pour évacuer leur stress au boulot. Le siège de la France à l’ONU ? Il faudrait l’abandonner au profit de quoi ? De qui ? D’une Europe invertébrée et d’une Ashton inexistante ? Le Tibet ? Pas de courbettes aux curés genre Dalaï Lama. Laïcité avant tout. L’entreprise capitaliste ? Briser  le pouvoir des actionnaires et l’équilibrer avec celui des représentants des travailleurs. Privilégier les Scop. Protectionnisme ? Bien sûr lorsqu’il s’agit de lutter contre des pays où les travailleurs ne sont que des esclaves. L’Europe ? Pas celle actuelle des banquiers. Elle a raté une occasion historique lorsque l’Allemagne et la France étaient dirigées par la gauche et a foirée à cause du refus français de rapprocher les institutions de ces deux pays moteurs. Etc., etc.

 

Quant aux questions sur son attitude vis-à-vis de Hollande, il a martelé que la gauche qu’il représente à toujours, toujours voté pour le candidat de gauche. « Hollande appellerait-il a voter pour moi le cas échéant » ? Enfin, il ne se trompe pas d’adversaire : son engagement est avant tout contre Le Pen et Sarkozy. « Hollande est un concurrent, pas un adversaire ».

 

Puisque les grands médias n’en parlent pas, voilà, schématiquement ce qu’il a dit Mélenchon. Et bien dit !

 

 Photo X - Droits réservés


Si vous ne l'avez pas vu, tè! C'est là: 

http://www.pluzz.fr/des-paroles-et-des-actes-2012-01-12-2...

 

Au bistro de la toile : l’arnaque du Livret A.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t’es voyant ou quoi ? L’embrouille dont tu parlais il y a quatre jours concernant le taux du livret A, voilà qu’elle arrive !

 

- Je ne suis pas voyant mais je prends mes informations là où il faut et pas chez TF1, France télévisions où autres organisations à bourrer le crâne et à karchériser les cervelles au profit de Coca-Cola, Bouygues et leurs marionnettes politiques. Rien à changer, persiste et signe :

 

« Le taux du Livret A est régit de façon très précise (Les règles d'indexation du livret A ) par la loi. Une fois que la formule d'indexation est connue, voici ce qui se passe : « La Banque de France calcule ces taux chaque année les 15 janvier et 15 juillet. Elle transmet le résultat du calcul dans les quatre jours ouvrés au directeur du Trésor. Lorsque le résultat du calcul conduit à modifier les taux, le directeur du Trésor fait procéder à la publication des nouveaux taux au Journal officiel de la République française. Ces nouveaux taux sont applicables à compter du 16 du mois de leur publication ou, si la date de publication est comprise entre le 16 et la fin du mois, du premier jour du mois suivant leur publication. »

L’inflation, au cours de l’année 2011 a augmenté de 2,4%. Le taux selon le mécanisme d’indexation, doit être au moins de 0,25% au-dessus de l’inflation. Donc, le 1er février, dans le cas présent, le taux devrait passer à 2,65% arrondi (c’est le règlement) au quart supérieur, donc 2,75% au lieu de 2,25% actuellement. La loi devrait donc faire obligation au citoyen Noyer Christian, ci-devant gouverneur de la Banque de France de procéder à une hausse du taux du Livret à 2,75% au 1er février prochain, quitte à rabaisser le taux le 1er mai suivant si l’inflation baisse, c'est-à-dire... entre les deux tours de l'élection présidentielle! Pas bon du tout pour Sarko ça ! Pas bon du tout !

Mais heureusement (!!??) dans ce règlement, il est prévu une clause qui permet au gouverneur de la Banque de France de suspendre la mise en œuvre de la formule d'indexation en cas de « circonstances exceptionnelles ». Le gouverneur de la Banque de France, le ci-devant Noyer Christian, sarkozyste convaincu, envisage – en contravention flagrante avec la loi - de faire jouer cette clause de « circonstances exceptionnelles » pour laisser le taux de rémunération du livret  à 2,25% au 1er février prochain. C'est ce qu'il a laissé entendre sur Europe-1 ! »

 

- Ben voilà, c’est fait…

 

- Eh ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire dans moins de cent jours, bulletin en main !

 

- Virez ces voyous !

 

Quartidi 24 nivose 220

 

Merci à Chimulus

 

 

10/01/2012

Convertir le CO2 en pétrole

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On nous gonfle les aliboffis avec la nécessité incontournable de l’énergie nucléaire faute “ de retourner à la bougie”. La crise nucléaire ouverte avec Fukushima remet sérieusement en cause l’énergie nucléaire. Les nucléocrates nous assènent leurs “vérités” en disant qu’il n’y a pas d’alternatives, que c’est une énergie propre, pas chère et blablabla.


Or, tandis que la France gaspille des dizaines de milliards à maintenir en état des centrales nucléaires du passé, d’autres avancent sur des terrains nouveaux. Les Allemands avec l’éolien, le photovoltaïque, l’habitat économique; les Espagnols font encore plus fort: fermes photovoltaïques géantes, champs d’éoliennes et voilà du nouveau, et pas n’importe quoi: la conversion du gaz carbonique (responsable de l’effet de serre) en pétrole!

 

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09/01/2012

Pendant la campagne les sarko-saloperies continuent de plus belle !

 

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Le président du pouvoir d’achat est décidemment égal à lui-même : faire les poches de ces salauds de pauvres pour que puissent s’empiffrer un peu plus les sarko-trafiquants du Fouquet’s club ! Il y a quelques semaines, il relevait d’autorité la TVA produits de base de 5,5% à 7%. Depuis le 1er janvier c’est en vigueur : bonjour le pouvoir d’achat des pauvres ! Puis il veut faire passer, toujours en force, cet oxymoron nommé « TVA sociale ». Plus anti social que ça tu meurs ! Cette mesure, directement sortie des cartons du Medef, va encore sérieusement plomber le pouvoir de survie des précaires, engraisser un peu plus les patrons qui en profiteront pour gonfler leurs marges, sans aucune influence réelle ni sur les délocalisations, ni sur l’invasion des produits chinois.

 

Mais ce n’est pas tout ! Mais ce n’est pas tout ! Approchez mesdames et messieurs, le grand prestidigitateur Sarko va sortir de sa besace encore une superbe arnaque : il va piquer les quatre sous que ces salauds de pauvres mettent sur leur Livret A ! Suivez le cheminement de l’embrouille et vous saluerez l’artiste !

 

Le taux du Livret A est régit de façon très précise (Les règles d'indexation du livret A ) par la loi. Une fois que la formule d'indexation est connue, voici ce qui se passe : « La Banque de France calcule ces taux chaque année les 15 janvier et 15 juillet. Elle transmet le résultat du calcul dans les quatre jours ouvrés au directeur du Trésor. Lorsque le résultat du calcul conduit à modifier les taux, le directeur du Trésor fait procéder à la publication des nouveaux taux au Journal officiel de la République française. Ces nouveaux taux sont applicables à compter du 16 du mois de leur publication ou, si la date de publication est comprise entre le 16 et la fin du mois, du premier jour du mois suivant leur publication. »

L’inflation, au cours de l’année 2011 a augmenté de 2,4%. Le taux selon le mécanisme d’indexation, doit être au moins de 0,25% au-dessus de l’inflation. Donc, le 1er février, dans le cas présent, le taux devrait passer à 2,65% arrondi (c’est le règlement) au quart supérieur, donc 2,75% au lieu de 2,25% actuellement. La loi devrait donc faire obligation au citoyen Noyer Christian, ci-devant gouverneur de la Banque de France de procéder à une hausse du taux du Livret à 2,75% au 1er février prochain, quitte à rabaisser le taux le 1er mai suivant si l’inflation baisse, c'est-à-dire... entre les deux tours de l'élection présidentielle! Pas bon du tout pour Sarko ça ! Pas bon du tout !

Mais heureusement (!!??) dans ce règlement, il est prévu une clause qui permet au gouverneur de la Banque de France de suspendre la mise en œuvre de la formule d'indexation en cas de « circonstances exceptionnelles ». Le gouverneur de la Banque de France, le ci-devant Noyer Christian, sarkozyste convaincu, envisage – en contravention flagrante avec la loi - de faire jouer cette clause de « circonstances exceptionnelles » pour laisser le taux de rémunération du livret  à 2,25% au 1er février prochain. C'est ce qu'il a laissé entendre sur Europe-1 ( cliquer ici ) !

Les « circonstances exceptionnelles » en question, c’est donc une simple magouille pro sarkozyste ! Noyer, si Microlax repasse, t’aura une médaille, promis juré !

Ce que ces crapules vont nous voler, ce n’est pas rien ! Le Livret A et le livret qui lui est adossé, le Livret de développement durable (LDD), totalisent environ 270 milliards d'euros de dépôts, auxquels il faut ajouter les quelque 50 milliards d'euros du Livret d'épargne populaire (LEP), soit 320 milliards au total, un point de variation du taux de rémunération équivaut à 3,2 milliards d'euros sur un an, soit 800 millions d'euros par trimestre. Soit pour un demi-point 400 millions d’euros !

A vos bulletins ! A vos bulletins ! Et virons ces nuisibles.

 

Sources :http://www.mediapart.fr/journal/economie/060112/livret-l-entourloupe

 

Décadi 20 Nivose 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

03/01/2012

Au bistro de la toile : Sarko et les Scop…

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- Oh ! Victor, t’as vu, voilà que Sarko s’intéresse au sort des ouvriers ! Il veut imposer à la SNCF, entreprise nationale principal actionnaire de SeaFrance, de refiler aux salariés de cette société dans la panouille un max de thunes pour qu’ils rachètent et fassent repartir leur entreprise sous forme de SCOP, c'est-à-dire société coopérative ouvrière de production.

 

- Quand on connait le blaireau, on ne peut que ricaner devant ce revirement. Il y a quelques jours seulement, par la bouche fielleuse de son sous ministre des transports, le pittoresque Mariani, il faisait savoir que cette solution était ridicule et procédait du jusqu’au-boutisme suicidaire de syndicats intégristes ! Et voilà qu’il prône maintenant l’exact contraire, faisant passer de façon éclatante son sous ministre pour un con !

 

- Ouais mais on ne va pas lui reprocher de découvrir l’intérêt de l’économie sociale ?

 

- Certainement pas, mais tout ça sonne tellement faux qu’on ne peut que douter des intentions réelles de Microlax. Pour qu’une Scop marche – et il y en a beaucoup  - il faut un secteur porteur, des capacités de management interne à l’entreprise, une volonté sans faille des coopérateurs d’œuvrer ensemble et…des capitaux. Le transport maritime transmanche reste porteur malgré le tunnel, le projet est porté par la CFDT qui possède en ses rangs des dirigeants potentiels ayant toutes les capacités requises, reste la volonté des travailleurs et les capitaux. Le fait que depuis le début de l’affaire les salariés unanimes proposent la solution de la Scop est un gage de solidité collective. Quant aux capitaux, si chaque salarié touche des indemnités de 50.000 euros, vu qu’ils sont un millier, on arrive aux 50 millions nécessaire ! Reste à convaincre la SNCF…

 

- Sauf si – ce qui est probablement le calcul sournois et cynique de Sarko et de ses sarko-trafiquants – une majorité de ces salariés, éblouis par cette masse conséquente de thunes qui va leur arriver, plutôt que de les investir dans une scop, les gaspillent en achat d’écrans LCD, de bagnoles pleins de gadgets et autres dépenses de merde avant de s’inscrire au chomdu ! On peut faire confiance aux sarko-trafiquants pour tout faire pour planter la merde entre les syndicats de façon à casser la barraque tout en faisant de grands gestes pour la sauver !

 

- T’as tout compris. C’est probablement là le calcul des sarko-trafiquants pour lesquels l’économie solidaire est un épouvantail qui les fait trembler et se chier dessus de peur. Les scop et autres formes d’entreprises sociales sont la véritable alternative au capitalisme sauvage que nous subissons actuellement. Les Argentins en ont fait l’un de leurs principaux chevaux de  bataille dans leur guerre victorieuse contre les vampires du capitalisme mondialisé.

 

- A la nôtre !

 

 

Quatridi 14 Nivose 220

 

Merci à Chimulus


28/12/2011

Au bistro de la toile : Fainéants de tous les pays, unissez-vous !

 

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- « Françaises, Français, je vous propose de rejoindre dès mon élection cette élite triomphante que sont les Fainéantes et les Fainéants. Pour vous permettre d’intégrer enfin cette cohorte du savoir-bien-vivre - un fainéant est plus efficace que tout autre car il travaille vite pour avoir plus vite fini, et bien pour ne pas avoir à y revenir -  je m’engage à ce que mon gouvernement verse à chaque Française, à chaque Français, de sa naissance à sa mort, une allocation de 1000 euros chaque mois ! »

 

 

- Oh ! Victor, si tu proposes ça, t’es sûr d’être élu ! Et haut-la-main ! Mais tu crois pas que t’envoie le bouchon un peu loin ?

 

- Pas du tout. Il est temps de se débarrasser de cette culture influencée par le religieux et le politique, cette horreur imposé par les parasites des clergés et des puissants : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » et « travailler plus pour gagner plus ». Une telle allocation, permettait à chacun de vivre sans la contrainte du travail forcé, exploité mais avec la perspective du travail choisi, rémunérateur, épanouissant. Le prix total de cette mesure : 1000 euros par personne et par mois, soit 12 fois 1000 multiplié par 65 millions égale 780 milliards d’euros ! Soit grosso-modo l’équivalent de toutes les allocations chômage, familiales, logements, bourse, retraite, etc. sans oublier toutes les subventions, exemptions de charges et autres fatras de niches fiscales, sans oublier non plus les économies en matière de gestion fiscale ou de sécurité. En somme, distribuer à chaque Français un revenu garanti pendant toute la vie ne coûterait pas beaucoup plus au budget de l’État-providence que le système actuel qui a réussi l’exploit de dépenser autant pour faire de la France le pays où le sentiment d’insécurité est le plus élevé. Bien loin d’être une méthode grossière et utopique de lutte contre la pauvreté, l’allocation universelle, dont le coût de distribution est négligeable au regard des dispositifs actuels, apparaît donc comme un moyen d’atteindre toutes les personnes pauvres à moindre coût. Ne serait-ce pas un énorme progrès qu’une société dont l’activité serait basée sur la passion et le volontariat plutôt que sur la contrainte ?

 

- …taing ! Victor, ça fait rêver ton système. Mais enfin, il y a des activités qui ne sont pas très bandante et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisant sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans mon système, serait rares, donc recherchés, donc bien payés ! Ce système n’est pas neuf : il traine dans les cartons des « zéconomistes » depuis une vingtaine d’années. Il a même été proposé – sous une forme édulcoré - par…des candidats de droite : Villepin et Boutin ! Moi, j’attends que Hollande s’en saisisse. Il a dit qu’il voulait apporter du rêve aux français : il est là son levier pour nous faire enfin rêver et croire en l’avenir. Tiens, je vais te faire lire le travail sur la question d’un « néconomiste » distingué, Jacques Marseille, récemment décédé, qui n’était pas toujours ma tasse de thé ni mon ballon de rouge, mais qui a sérieusement creusé la question :

 

  Octidi 8 Nivose 220

 

Merci à Chimulus

 

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27/12/2011

Microlax 1er ENFOIRÉ d’honneur !

 

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« Eh ! T’as bien dit que t’allais réduire la pauvreté d’un tiers en trois ans ? T’as bien dit que pas un mec ne coucherait plus dehors ? T’as bien dit que tu voulais aider ceux qui se lèvent tôt ? Et qu’est-ce t’as fait en cinq ans ENFOIRÉ ? T’as engraissé tes potes du Fouquet’s. Quand aux crève-la-faim, tiens ! Regarde-les ! Ils sont là. Ah ! Ils puent un peu de la gueule et des ripatons, mais si tu pieutais dehors comme eux, tu crois que tu sentirais Guerlain ? Vingt ans que les restos du cœur existent. Si toi et tes congénères n’étaient pas de sales ENFOIRÉS, les Restos n’auraient plus de raison d’être. Et en plus, tu viens nous narguer ici, dans un de nos centres ! Pour te redonner un vernis « humanitaire » ! ENFOIRÉ ! Quand on veut grimper au mat, faut pas avoir le cul merdeux ! »

 

Voilà à peu près ce qu’aurait dit Coluche à Sarko s’il avait assisté à l’insupportable démonstration de cynisme que le président des pleins de thunes, flanqué de Bécassine Bachelot et de Faux-cul Lemaire, est venu faire à la veille de Noël dans un entrepôt des Restos du cœur de Vitry-sur-Seine. Il a déambulé au milieu des tonnes de victuailles résultant de la générosité des Français, distribuant quelques poignées de main et dégueulant quelques propos stupides à cette France des « fraudeurs aux aides sociales », cette France des « assistés », cette France « parasitaire » comme la qualifie l’odieux Wauquiez.

 

Eh ! Microlax, cette France-là, elle a aussi le bulletin de vote. Et tu t’en rendras compte sous peu.

 

Septidi 7 Nivose 220

 

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23/12/2011

Réveillon : bouffez du patron !

 

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Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop dur à cuire. Sinon bouffez le père Noël, c’est leur représentant.

Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de  Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer les morceaux dans une marinade faites de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

 Tridi  3 Nivose 220

 

Merci à Soulas

22/12/2011

Sarko veut s’attaquer à la retraite des vieux !

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Eh ! Les vioques, vous avez voté en majorité pour Sarko en 2007 si je ne m’abuse ? Et je ne m’abuse pas, ce sont vos bulletins qui nous ont infligé l’Usurpateur pour cinq ans.

 

 

Et kékiva faire l’élu de vos peurs ? Kékiva faire pour vous remercier si – après une campagne à vous faire peur comme avec le petit père Doise – le vote des bœufs nous remet cinq ans de punition de plus ? Eh bien il va vous sabrer vos retraites !

 

 

Eh ! Oh ! Victor, qu’est-ce que c’est que cette connerie ? Comment il va nous les sabrer ? Quand l’a-t-il dit ?

 

 

Il ne l’a pas dit. Pas encore, il est pas si con… Il attend que vous le remettiez en selle le « lonesome poor cow-boy ». Mais il a fait lancer l’idée sous forme de ballon d’essai par un de ses sbires, le dénomme Beigbeider Charles, ci-devant patron d’une boite pourrie, Poweo, qui tente de nous vendre de l’électricité qu’elle rackette à EDF, ci-devant engagé dans le syndicalisme patronal, ci-devant candidat malheureux à la présidence du Medef, ci-devant  secrétaire national de l'UMP, chargé de la pédagogie de la réforme.

 

Bon. Maintenant que vous savez qui, vous allez savoir comment Microlax 1er compte vous enfiler sans vaseline : le Beigbeider, en service commandé, a lancé dans les Echos l’idée suivante : désindexer les retraites du coût de la vie. Depuis la réforme Balladur, en 1993, le montant des retraites est indexé sur l'augmentation des prix à la consommation, hors tabac. Cette évolution est garantie par la loi. Mais, comme dit monsieur frère d’un célèbre écrivain bobo, ce qu’une loi a fait, une autre peut le défaire ! Désindexer la retraite de l’inflation, c’est mécaniquement la faire baisser chaque année. Et mettre ceux qui ont trimé toute leur vie sur la paille, dans des cartons sur la rue, ou les obliger à 75 balais à faire des sous boulots de merde pour survivre…

 

Ah ! Le Charlot Beigbeider la regrette cette époque où les retraités devaient faire la queue pendant des heures, dans le froid, pour toucher leur maigre pension à un guichet miteux ! Ça les faisait crever un peu plus vite ces parasites ! Et si on décrétait obligatoire le « droit » à l’euthanasie des vieux ? Ça va venir Victor ! Ça va venir !

 

Ah ! Au fait Sarko, en connivence avec son frangin Guillaume, patron de l’assureur complémentaire Médéric, fait des pieds et des mains depuis des années pour tuer la retraite par répartition au profit de la retraite par fonds de pension…

 

Eh ! Les anciens, j’espère que vous n’allez pas nous refaire le coût de 2007 ? Ou alors vous seriez masos et suicidaires pour voter pour celui qui veut vous flinguer…

 

 Duodi 2 Nivose 220

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

21/12/2011

M’ame Michu et M’ame Chazotte : « C’est Noël, on va au resto ! »

Les Vamps web.jpg

 

- Alors, M’ame Chazotte, avec les fêtes de fin d’année, on va pouvoir aller au restaurant dépenser notre petite cagnotte ! Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis d’un pintadeau farci, après, on verra… Depuis la baisse de la TVA, on va pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des con-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Depuis ce cadeau de Sarko, ils peuvent changer leur 4x4 avec nos sous ! M’enfin, ils votent Sarko, quand ce n’est pas Le Pen. Le hold-up de 3 milliards d’euros par an (l’équivalent chaque année de 100.000 emplois largement au dessus du smic, vous les avez vu ces emplois ?), c’est pour empocher des voix. Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre. Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »… Enfin, une loi devrait bientôt obliger les gargotiers à marquer sur leur carte si le plat est « fait maison » ou non. On verra…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, lorsqu’elle sévissait en temps que ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! - veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points.

 

- Ben ça alors ! Ouais mais les restaurateurs ont bien augmenté les salaires de leurs employés ?

 

- Ben voyons ! Si, suite à d'âpres négociations, une prime annuelle maximum de 500 euros est versée à certains salariés et que le Smic dans ce secteur est supérieur de quelques centimes d'euros bruts au Smic général, la branche de la restauration rapide, qui profite pleinement de la baisse de la TVA, n'a rien voulu octroyer à ses salariés qui restent pourtant les plus mal lotis de tout le secteur.

 

- Justement, la baisse de la TVA, qu’il dit le mari de Carla, c’était pour que la restauration traditionnelle soit alignée sur la restauration rapide…

 

- Baratin. La restauration rapide ne bénéficiait pas d'un taux de TVA différent de celui de la restauration traditionnelle, que l'on aille chez McDonald ou Bocuse, le « sur place » était facturé à 19,6% et le « à emporter » à 5,5%. Seulement les marchands de merde de la restauration rapide ne faisaient aucune distinction entre le « sur place » et le « à emporter ». Ce qu’il aurait fallu faire, pour équilibrer la concurrence, c’était mettre tout à 19,6%, que ce soit à emporter ou à manger sur place.

 

- Ouais mais, les restaurateurs ont embauché…

 

- Tè ! Fumes ! En réalité, c’est autour de 20.000 emplois net ont été créés depuis cette loi pour l'ensemble des CHR, soit un coût de 150.000 euros par poste ! Ils nous coûtent cher ces emplois M’ame Michu….

 

- Ben alors qu’est-ce qu’il faut faire M’ame Chazotte ?

 

- Mangez le patapon de votre chat…

 

Primidi 1er Nivose 220

 

Photo X - Droits réservés

 

19/12/2011

Noïo Hel, pas joyeux pour tous...

chimulus noël.jpg

 

Il me souvient, il y a quelques années d’une situation équivalente à celle ici illustrée par Chimulus.


Nous appréciions – ou subissions - en famille, les traditionnelles agapes de la soirée de Noël, avec force nourritures riches et libations. Dehors, un mistral glacé et glacial vidait les rues. Sur la place centrale répondant au beau nom de Jean-Jaurès, roulé en boule dans une cabine téléphonique, il y avait Jacques, un superbe clochard à l’ancienne, artiste doreur sur bois ayant choisi la liberté suprême mais difficile du glandage intégral. Engoncé sous sa barbe et son manteau, sa nuit de Noël n’était pas des plus festives… On le voyait depuis la fenêtre…


En Provence, la tradition veut – enfin, dit ! – qu’il y ait toujours une assiette mise au repas de Noël pour le pauvre qui viendrait à passer. J’ai donc proposé d’aller chercher le Jacques. Mouais… Proposition pas tellement plébiscitée. Je suis donc descendu avec une demi bouteille de champagne et une belle portion de buche de Noël. Et Jacques m’a fait l’honneur de me remercier, atténuant un peu ma honte…


Noël nous gonfle un peu (beaucoup !) les aliboffis, avec son cortège de contes religieux à prendre avec beaucoup de recul (et pour moi de cynisme) et surtout de pressions commerciales ahurissantes.


Mais ne nous laissons pas abuser par les curés et leur « petit Jésus » ni par les marchands avec leurs gros débile en rouge, symbole de cacacola chez les Zétazuniens.


Beaucoup ignorent que le mot « Noël » est un terme païen bien antérieur au christianisme. L'origine la plus vraisemblable du mot Noël ne serait pas le latin natalis dies (jour de naissance) mais le gaulois noio hel signifiant « nouveau soleil ».


L'interprétation latine traditionnelle de l'origine du mot Noël viserait à occulter les origines pré-chrétiennes de la fête qui trouve sa source dans le culte de Mithra (dieu du «soleil invaincu») chez les Romains et dans les autres fêtes de solstice des pays nordiques.


Avant la réforme du calendrier par Jules César, le solstice d'hiver correspondait au 25 décembre du calendrier romain et les festivités ont continué de se tenir à cette date même après que le solstice eut correspondu au 21 décembre du calendrier julien.


Étymologiquement parlant, les laïques, les libres penseurs et les athées auraient donc toutes les raisons du monde de se souhaiter Joyeux Noël, et ce faisant ils n'empruntent rien à la religion chrétienne !


 Nonidi 29 Frimaire 220


Merci à Chimulus

 

16/12/2011

Au bistro de la toile : aux chiottes la dette !

chimulus bistro copie.jpg 

- Putaing ! Parait qu’on est bouffé par la dette ! On travaille pour engraisser les maquereaux étrangers de la finance. Quel bordel Victor…

 

- Attends Loulle. Et si on rêvait un peu. Imagine :

Novembre 2012. Le Beaujolais nouveau et le Côtes-du-Rhône primeur coulent à flot, gommant quelque peu la morosité des Français.

Le président Hollande a d’autres préoccupations. Sur son bureau, le rapport de la Commission d’audit de la dette de la France qu’il avait ordonné dès sa prise de pouvoir. Ce rapport sans concession indique clairement que bien des pans de cette dette peuvent être considérés comme  illégitimes. Il vient de le lire pour la troisième fois et sa décision est prise. Au conseil des ministres il explique sa décision et ordonne : suspension unilatérale immédiate de la dette.

 

- Ah ! C’est pas mal ça !

 

- C’est un véritable coup de tonnerre dans le landerneau des voyous de la finance ! Cris d’orfraie, menaces, dégradation. R.A.B. ! Hollande maintient sa décision. Et que croyez-vous qu’il se passât ? Les détenteurs des titres de cette dette (essentiellement des fonds de pension étazuniens, des fonds spéculateurs planqués dans les paradis fiscaux, des banques d’affaires véreuses, des fonds souverains rapaces du Golfe et de Chine) les bradent jusqu’à 20% de leur valeur (nominal et intérêts compris). Le gouvernement français, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts, rachète ces titres de dettes à bas prix, réduisant des deux tiers cette dette. Un emprunt obligatoire à intérêt inflation + 0,5% auprès des 2,6 millions de millionnaires français jusqu’à apurement total de la dette remet le pays à flot. Les dizaines de milliards d’euros ainsi soustraient au service de la dette sont utilisés à investir dans de grands travaux d’énergies nouvelles, de développement durable, d’augmentation raisonnée mais conséquente des salaires, de réindustrialisation du pays, etc.

En Europe, l’exemple français fait des émules : parmi les grands pays l’Italie d’abord, puis l’Espagne et enfin l’Allemagne débarrassée de Merkel. Une Europe fédérale démocratique, à vocation sociale se met en place autour de ces quatre pays.

 

- Mouais… Ça fait effectivement rêver Victor. Mais ça me semble parfaitement utopique.

 

- Pas du tout Loule. C’est exactement le processus qui a été utilisé en Equateur et en Argentine. Et ces pays, acculés à la ruine par les banksters internationaux, redressent largement la tête, ont une croissance confortable et leurs habitants retrouvent le chemin du confort et du bonheur. La dignité en plus !

 

- Allez ! Aux chiottes la dette ! C’est ma tournée. A la nôtre !

 

Sextidi 26 Frimaire 220

Merci à Chimulus

15/12/2011

A.A.A. Corne-z-au-cul...

 

crise marianne baisée.jpg

 

 

C’est la crise…

Qui nous grise…

A.A.A.

En ce moment, moi c’est la bise,

Et les moins trois qui me défrisent !

Rions (jaunes !) de la bêtise

Des zéconomistes dont la rouardise

Va tous nous mettre dans la mouise.

Et L’Uhèmepets feint la surprise

En découvrant la balourdise

Des « puissantes » analyses

De ses dirigeants en chemise

Devant une situation si grise !

A cause de tous ces gagas

Nous boufferont des rutabagas

Et plus de caviar bélouga.

Ces connards, après leurs dégâts

Deviennent des renégats

Ils acceptent les agressions

Des agences de notations

Mais nous foutent des restrictions

Pour corriger le tourbillon

De leurs magouilles d’histrions.

Ils nous prennent pour des couillons !

Vite ! Foutons-leur la trouille,

A ces bandes de fripouilles

Qui s’en mettent plein les fouilles

Et nous prennent pour des andouilles !

PENDONS-LES PAR LES COUILLES !

 

 

 Quintidi 25 Frimaire 220

 

Illustration X - Droits réservés

 

12/12/2011

Je n’achète plus d’huitres…

 

Huîtres pour le web.jpg

 

 

Vous vous en foutez et vous avez bien raison. Pourtant j’en mangerai sur la tête d’un banquier mort ! Seulement à deux euros l’huitre ! Plus de treize de nos vieux francs pour une belle de Cancale, d’Arcachon ou de Bouzigues (c’est les nôtres, en bas !), ce n’est plus dans mes cordes.

 

 Ils ne se foutraient pas un peu de notre gueule les marchands de ces délicieux cailloux ? Ben, non ! Parce que des huitres, il y en a beaucoup moins… C’est qu’elle se fait désirer la belle salope !

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre même subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisé, les plus salopes dévoilent même impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamize pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur huitre, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intime de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans R. Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre elle change de sexe ! Elle devient monsieur huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Eh bien non ! Monsieur l’huitre, après avoir tiré son coup, il change de sexe ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subit le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches, payés avec nos sous. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. http://www.infogm.org/spip.php?article3767 Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, et donc n’a pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Elles occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% ! Et que les huitres atteignent des prix extravagants.

 

Et accessoirement pourquoi je n’achète plus d’huitres après avoir chopé une cagagne…qui m’a permis de me cultiver !

 

 

Duodi 22 Frimaire 220

 

11/12/2011

Ouiquinde gastronomique: la testo de vedeù!

 

tête de veau copie internet.jpg

 

La tête de veau.

 

Quand revient chaque année le temps du vin nouveau

Je convie mes amis pour la Tête de Veau.

C'est un plat collectif, festif, essentiel;

C'est un repas royal ou... présidentiel!

Me méfiant des veaux qui ont "la vache folle",

Je vais chercher les miens en terres cévenoles.

Pour avoir du bon veau, et pas de la charogne,

Je commande la tête au boucher de Langogne.

Et je vais la chercher moi-même, par le train

Qui, de Nîmes, hardiment, gravit avec entrain

Les mille et un lacets, les soixante tunnels,

Les trente viaducs suspendus en plein ciel

Reliant les splendeurs de la cité romaine

Aux sauvages attraits des terres lozériennes.

Heureux, le nez au vent, ma glacière à la main,

J'en prend plein les mirettes, je hume le terrain

Qui défile et s'enfuit, lentement, pas pressé.

Cités mélancoliques de mines délaissées,

Juvéniles chahuts, rires à chaque arrêt,

À-pics vertigineux, oppressantes forêts,

Rivières et torrents, petits lacs de barrages

Viennent et disparaissent après chaque virage.

Paisibles bovidés paissant dans les prairies,

Spectacle interrompue par chaque galerie,

Le voyage est trop beau, le voyage et trop court...

- Oh ! Victor, bois un coup, arrête tes discours,

Si maïses coume aco, la testa de vedeù

Bouto, la manjaren beleù a l' an nouveù ! (l)

- C'est bien vrai. Sers-moi donc un primeur agréable

- Qui chatouille si bien mon gosier insondable.

Zou ! Trinquons et buvons, et ne fais pas la bête,

Je vais te raconter comment on fait la tête.

Lorsque j'arrive avec mon chef en bandoulière,

La Lionne a déjà sorti la gazinière

Des grandes occasions. Ce qui se fait de mieux:

Un feu sur doubles rampes se croisant au milieu.

Dans une oulo (2) profonde, voire une lessiveuse

On met à dégorger la tête voyageuse

Dans de l'eau claire et froide pendant une heure ou deux.

La laisser une nuit pourrait être hasardeux.

On la sort, on la met sur un large torchon,

On noue les quatre coins tout comme un baluchon.

Ainsi enveloppée, au fond de la bassine

On place, dans l'eau chaude, la caboche bovine.

Trois oignons giroflées, trois poignées de sel gros

Du thym et du laurier, du persil, mais pas trop.

Quand ça bout on écume avec application,

Puis on baisse le feu à tout petit bouillon.

On laisse cuire ainsi entre trois et quatre heures

Cette lenteur voulue rend la cuisson meilleure.

Pour la vérifier, je plante une fourchette:

Quand ça rentre tout seul, on chauffe les assiettes.

Soulevant le torchon, je sors alors la tête

Que je fais égoutter, coiffée d'une serviette

Pour bien tenir au chaud la viande qui tremblote.

Alors ma femme attaque la sauce ravigote :

Pour une tête entière, donc pour dix gros mangeurs,

Gourmands tant que gourmets, solides bambocheurs,

Elle écrase au mortier persil et estragon,

Cerfeuil et ciboulette, câpres et cornichons,

Tout cela manié dans trois hectos de beurre,

Elle s'en servira dans sa phase ultérieure.

Elle met à réduire huit ou dix échalotes

Dans un verre de vinaigre, au fond d'une cocotte,

Lorsque c'est bien réduit, trois cuillers de farine

Dans du beurre fondu (pas de la margarine)

Puis elle mouille avec cinq verres de bouillon,

Le jaune de cinq œufs, sale avec précaution.

Tournant au bain-marie, elle incorpore alors

Deux bons hectos de beurre, du demi-sel d'Armor.

Lorsque la sauce prend certaine consistance

Elle y met 1'appareil préparé par avance

Et manie bien le tout à la cuillère en bois.

La sauce est enfin prête pour un repas de choix.

C'est alors que j'apporte, avec solennité

La tête décorée avec habileté

Par du persil frisé, dans le nez, les oreilles.

L'assemblée s' esbaudit devant cette merveille.

Les manches retroussées, armé du Laguiole,

Je découpe en public la brûlante bestiole

Les joues souples et grasses qui fument et tressautent,

Le dedans du palais, puis la langue et la glotte,

Les viandes délicates, mousseuses du cou,

Les oreilles craquantes, les muscles des bajoues,

Enfin, le dernier bout, le bonheur des gourmets:

La pointe du museau, avec les trous du nez.

Nicole distribue: chacun son bout de veau,

Moi, je remplis les verres avec du vin nouveau.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

 

Ingrédients et proportions pour huit personnes:

Une tête de veau, même sans la cervelle (depuis la vache folle les bou­chers la vende écervelée), ça pèse autour de dix kilos et plus. Mais il reste beaucoup moins de viande mangeable !

 

Pour la tête: - 1 tête sans la cervelle (dommage...), - 3 ou 4 gros oignons piqués de clous de girofle, - 2 poignées de gros sel de Camargue, - 6 feuilles de laurier, - 3 branches de persil plat, - eau à la demande (la tête doit toujours cuire entièrement immergée, au besoin mettez un poids dessus).

 

Pour la sauce ravigotte : - 3 branches de persil plat, - 3 branches d'estra­gon, - quelques tiges de cerfeuil, - autant de ciboulette, - 1 cuillerée à café de câpres, - 2 cornichons. Tous ces ingrédients, pilés au mortier, seront maniés dans un hecto de beurre.

- 5 échalottes, - 1 verre de vinaigre, - 2 cuillerées de farine. - 3 verres de bouillon, - 3 jaunes d'œuf, - 2 hectos de beurre demi-sel.

- persil pour décorer les oreilles et les trous de nez.

 

Les vins conseillés:

La tête de veau s'accompagne idéalement avec des vins primeurs, des vins de soif, gouleyants, joyeux et sans chichis: Tulette, Sainte-Cécile-­les-Vignes, Rochegude, Gaugeac, Saze.

Ventoux de : Mormoiron, Caromb, Bédoin. Tricastin.

Coteaux du Languedoc.

Côtes de Provence.

Et même, en cas de pénurie de Côtes-du-Rhône, Bordeaux légers et Vins de Loire.

­

 

(1) Si tu parles comme ça, la tête de veau, on la mangera peut-être, mais l’an prochain !

 

(2) oulo : grand récipient profond destiné à la cuisson des aliments, soit suspendu à la crémaillère d’une cheminée, soit posé sur un trépied.

Primidi 21 Frimaire 220

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

In: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s

 

09/12/2011

La DETTE ? Elle est voulue, organisée par le système bancaire dont elle est la substance !

 

Comment les rats des banques nous piquent notre blé ?

 

Les banquiers et affidés (agences de notation, hedge funds, FMI, OMC, paradis fiscaux, etc.) dictent leurs désidératas aux gouvernements ultralibéraux qu’ils manipulent comme des marionnettes. Les gesticulations de Merkozy et Sarkel ne sont que les épiphénomènes de cette manipulation. La dette est un moyen pour réduire inexorablement les moyens des états et donc leurs capacités d’action, dans le droit fil du projet ultralibéral. L’accroissement de la dette amène les états au bord de la faillite, les obligeant à réduire drastiquement les services publics et les prestations sociales et à privatiser pour…rembourser les seuls intérêts colossaux de cette dette ! Ce n’est pas un hasard si ce sont les gouvernements de droite – avec une mention toute particulière pour Sarkozy, ministre des finances puis président - qui ont fait exploser la dette des états.

 

Ci-dessous, voici une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre ce qu’on ne nous a jamais expliquer, ni à l’école, ni à l’université, ni dans les médias : comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.

 

Vous vous souvenez, l’an dernier je crois, Cantona, avec sa grande gueule et son bon sens terrien, a semé un affolement certain au sein de la mafia bankstérienne en préconisant d’aller tous, le même jour, retirer notre pognon des banques ! Il a « shooté » là où ça fait mal l’ami Canto !

 

Cette vidéo montre pourquoi il avait raison et comment lutter contre la mafia des banques.

 

A VOIR ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître. Une information que l’on ne trouve nulle part et JAMAIS.

 

 

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Nous vous présentons le chef d'œuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! »

 

Installez-vous tranquillement, prenez votre temps et INFORMEZ-VOUS enfin !

 

 

Pour voir cette vidéo, cliquez ci-dessous :

L’argent dette 

Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon : amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

et DVDtoile.com : dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

07/12/2011

Standard et Pauvres !

 

banquier pourri.jpg

 

Brrr !!! La France tremble, l’Europe tremble ! De froid ? Même pas : parce qu’une agence de « notation » menace de « déclasser » tous les meilleurs élèves (ultralibéraux) de l’Europe, Allemagne comprise.

 

Vous savez devant qui ils tremblent les dirigeants ultralibéraux qui nous persécutent ? Devant des branquignoles. Ainsi Standard and Poor’s, qui brandit son gros bâton, non seulement n’a pas vu arriver la crise des subprimes aux Zuhessa, mais s’est gourée de…deux mille milliards – une paille ! – dans ses calculs à propos des Zétazunis d’Obama dont elle a déclassé la note l’été dernier. Et kikesé le patron de cette « agence » ? Un fieffé Républicain ennemi juré des Démocrates d’Obama, venant d’une banque appartenant à des princes saoudiens… Bonjour l’impartialité du « thermomètre » !

 

Au fait, ces fameuses « agences de notation », c’est quoi ? Une agence de notation est une personne morale (entreprise ou institution) privée dont la mission est de noter la solvabilité d'un émetteur de titres de dette. On entend par titre de la dette le contrat par lequel un "débiteur" s'engage à rembourser sa dette selon les taux d'intérêt imposés par son créancier.

 

Les titres de la dette des Etats membres de l'UE sont rachetés par des banques privées et pas par la BCE qui offre des prêts à 1% aux banques. Formidable connerie ou…aveu de complicité avec les banques. C'est le Traité de Lisbonne qui lui interdit de prêter aux Etats. Les banques appliquent leurs taux d'intérêts en fonction de la prise de risque réelle ou supposée que constitue le prêt. C'est cette prise de risque que les agences de notation notent. Plus la notation de la solvabilité de l'Etat est basse, plus les banques élèvent leurs taux d'intérêts.

 

En plus d'appliquer des taux d'intérêts parfois faramineux, les banques achètent une protection sur les titres de la dette. C'est ce qu'on appelle les CDS (Credit Default Swaps).Ces contrats de protection financière ont la particularité de ne pas obliger le "vendeur de protection" à disposer des fonds pour garantir la protection réelle de la banque en cas de défaut de paiement. Par contre le vendeur de protection reçoit des primes périodiques de la banque en question. Et plus les dettes sont jugées risquées (note basse), plus les primes de CDS sont élevées et donc plus le "vendeur de protection" augmente ses avoirs sans besoin d'investir quelque capital que ce soit ! Ouillouillouille ! Quelle est bonne et belle la magouille

 

Les vendeurs de protections (souvent des hedges funds – fonds uniquement spéculatifs ) ont donc intérêt à ce que le risque soit considéré élevé et la note de l'émetteur abaissée. Ben voyons, tant qu’à faire !


Les banques, qui possèdent les titres de dettes des Etats, ont elles aussi intérêt à ce que les émetteurs de dette ne puissent pas rembourser les taux d'intérêt. Cela leur permet soit d’augmenter les taux d'intérêt sur les titres de dette, soit de toucher l'assurance pour laquelle elles versent une prime tous les mois.


Quant aux agences de notation, elles vivent des commandes de notations qui leur sont passées. Elles ont donc tout intérêt à noter la solvabilité des Etas en fonction des intérêts des banques et des vendeurs de CDS. Trois agences de notations, Moody's, Standard & Poor's et Fitch, se partagent 80 % du marché. Toutes anglo-saxonnes, donc susceptibles de jouer les intérêts des Zétazuniens et des Rosbifs contre l’euro !

 

D’où l’organisation systématique de la ruine d’un pays, dont le sang est pompé par ces morpions nuisibles. La solution ? Il faut aller la chercher chez les Islandais. Dans une situation pire que celle de la Grèce, les Islandais ont dit MERDE par référendum au remboursement des dettes des banques. Et que croyez-vous qu’il se passât ? L’Islande a très bien sorti son épingle de ce jeu de dupes et…emprunte maintenant à des taux normaux ! Faisant ainsi la preuve que ces mafias financières ne sont que des tigres de papiers et qu’il ne faut pas avoir peur de les envoyer chier !

 

Mais il faut croire que le teckel de Merkel Sarko, le faillitaire Fillon ou encore le croque-mort Barouin ne sont pas au courant. Ou qu’ils sont complices de ces pratiques...

 

 

Septidi 17 Frimaire 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

30/11/2011

Pour ou contre le programme EPR : enfin un débat ?

 

 

 

 

 

Sarko en commis camelot de foire pour « vendre » l’industrie nucléaire, on n’en attendait pas moins de lui.

 

 

 

Joly en pourfendeuse de cette industrie, on n’en attendait pas moins d’elle.

 

 

 

Reste Hollande. Etant - personnellement - foncièrement contre cette industrie aussi dangereuse que passéiste, sa volonté affichée de continuer la construction de l’EPR de Flamanville me gonfle les aliboffis.

 

 

 

Il faut vraiment que ça fume sous la casquette des nucléocrates pour que même les canards laquais, les lucarnes à décerveler et les boites à bobards admettent du bout des lèvres le fiasco de l’EPR : EDF a été contraint de reconnaitre un retard supplémentaire de deux ans (donc quatre ans de retard au total…pour l’instant !) sur le chantier du réacteur nucléaire dit de 3e génération EPR de Flamanville (Manche). Les premiers kW de cette horreur seraient livrés courant 2016. Rappelons que l’EPR d'Olkiluoto, en Finlande, commencé en 2005, accuse lui aussi quatre ans de retard ! Quant aucoût estimé, il a doublé et passera ainsi de 3,3 Mds d'euros à 6 Mds d'euros, toujours pour l’instant ! A noter qu’en Finlande, l’énorme surcoût est évidemment assumé par Areva, c'est-à-dire par vous et moi… A Flamanville idem bien sûr. Et c’est comme ça que cette entreprise est au bord de la faillite et licencie à tour de bras !

 

 

 

Le consternant Sarko nous bazssinne avec ses slogans ringards du gente « le nucléaire ou la bougie » et se vente d’avoir en France l’électricité la moins chère d’Europe. Mais il oublie soigneusement de tenir compte du fait quele coût annoncé ne prend pas en compte ni l'assurance, ni l'élimination des déchets, ni le démantèlement ! Pour la simple raison que les nucléocrates, dans leur schizophrénie, ne savent pas déconstruire les installations obsolètes, ne savent pas combien coûteront les études pour y arriver, ne savent pas chiffrer le stockage, le gardiennage de leurs déchets pendant des décennies, voire des siècles et des millénaires. Ces argounias laissent sur les sites des centrales des monceaux de saloperies contaminées pour des millénaires : bétons, ferrailles, bouts de fers, tuyaux en tous genres, cuves, valves, pompes, etc. Le pire, c’est que le bon peuple, conditionné par un demi-siècle d’omerta et de bourrage de crâne, est persuadé d’avoir un excellent cocktail énergétique ! Mais le prix affiché par EDF est totalement bidon : il ne tient compte ni du prix du démantèlement, ni de celui du stockage des déchets. Les « provisions » d’EDF pour ce faire sont sans commune mesure avec des besoins…non chiffrables ! Alors toutes ces dépenses sont prisent en charge par le budget de l'État, sous forme de subventions occultes, d'allocations diverses, toujours dans l’opacité la plus complète.

 

 

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

 

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

 

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

 

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

 

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

 

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par motrices, qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

 

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

 

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

 

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

 

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. - - Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

 

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

 

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

 

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

 

 

Eh ! Sarko, deviens enfin un homme d’état digne de ce nom, oublie tes amis et pense au peuple qui t’a – hélas ! – élu.

 

 

 

Et vous, Monsieur François Hollande, prétendant au remplacement de Calamity-Sarko, on peut comprendre votre dilemme : continuer l’EPR qui a déjà coûté des milliards ou reconduire des centrales obsolètes devenant de plus en plus dangereuses… On peut comprendre vos hésitations à annoncer l’arrêt évident (sans l’EPR, dernière bouée de sauvetage d’une industrie de papa) de La Hague (8000 chômeurs…) et de Marcoule (1300 chômeurs…). Une telle annonce n’est pas très porteuse pour les électeurs.

 

 

 

Mais malgré ces épines, engagez-vous sans tarder sur l’arrêt du programme EPR, hormis Flamanville, sur un calendrier de sortie raisonnable du nucléaire, sur la fin de ce terrorisme d’état.

 

 

 

Être un homme d’état, c’est aussi ça.

 

 

 

21/11/2011

Alors, ce fameux MOX, c’est quoi ? Un sous produit de la Bombe…

 

mox dessin sarko httpundessinparjour.wordpress.com20111116du-mox-dans-la-campagne.jpg 

« Eh ben, j’vais vous le dire moi » comme dirait Sarko. Si je vous dis que c’est une sacrée merde sorti du cerveau enfumé de ces tronches d’œuf du corps des Mines qui tiennent le puissant lobby des nucléocrates, vous allez répondre que je fais de « l’anti-nucléarisme primaire ».

 

Ben, je persiste et je signe : le MOX est une sacrée merde ! Ce produit de l’enfer a été inventé pour « recycler » le plutonium des premières bombes atomiques françaises. Ni plus ni moins. C’est pour ça que les têtes d’œuf ont créé l’usine de La Hague ainsi que les ateliers Mox de Marcoule et de Cadarache. Le Mox est donc un sous-produit de la Bombe. Laissons Wikipédia nous expliquer ce qu’est techniquement cette merde : « Le combustible MOX (ou MOx) est un combustible nucléaire constitué d'environ 7 % de plutonium et 93 % d'uranium appauvri. Le terme MOX est l'abréviation de « Mélange d'OXydes » (ou Mixed OXides en anglais) car le combustible MOX contient du dioxyde de plutonium (PuO2) et du dioxyde d'uranium appauvri (UO2). Actuellement, le MOX n'est produit que par le groupe français Areva 1. Cette production constitue un débouché technique pour le retraitement nucléaire du plutonium issu des combustibles usés2. Les Etats-Unis et la Russie ont aussi envisagé que leurs surplus militaires de plutonium puisse être éliminés sous forme de MOx dans le cadre de la politique internationale de désarmement nucléaire3.

Le combustible MOX est beaucoup plus radioactif et radiotoxique que le combustible à base d'uranium enrichi, de l'ordre de dix à cent mille fois plus. De ce fait, la fabrication du combustible MOX, son transport à travers le monde et son utilisation dans un réacteur nucléaire nécessitent des précautions particulières en termes de radioprotection des travailleurs4 et des populations des territoires traversés.

De plus, le caractère potentiellement proliférant de son contenu en plutonium impose des précautions supplémentaires en termes de sécurité nucléaire5,6. De ce fait, certaines ONG telles que Greenpeace affirment que le développement du commerce international du combustible MOX et du retraitement nucléaire associé pourrait accroître (plutôt que réduire) le risque de prolifération nucléaire7En 2011, l'usine Mélox du site nucléaire de Marcoule dans le Gard produisait 140 tonnes de MOX par an.»

 

Notons que le tristement célèbre EPR – gouffre financier s’il en est – est conçu pour bouffer du Mox à 100% MAIS peut aussi fonctionner sans Mox avec toutes les gradations intermédiaires. On peut supposer que François est au courant et donc que sa volonté de maintenir la construction de ce truc se justifie d’une part par le pragmatisme (on continue l’EPR qui a déjà coûté un bras mais on ferme les réacteurs trop vieux et dangereux), d’autre part par le fait qu’il peut se passer de plutonium (Mox) pour fonctionner.

 

Mais ce n’est pas tout. Cette hyper-merde, il faut la transporter. D’abord transporter le plutonium de La Hague vers Marcoule et Cadarache, ensuite transporter le Mox de ces usines vers les réacteurs qui l’emploient : « Sur l'ensemble du parc français, EDF utilise le mélange MOX depuis les années 1990 pour 2012 réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP, ou PWR en anglais) d'une puissance de 900 MW. Il s'agit de : - 2 réacteurs à la centrale nucléaire de Saint-Laurent, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Gravelines, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Dampierre, - 2 réacteurs à la centrale nucléaire du Blayais, - 4 réacteurs au site nucléaire du Tricastin, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Chinon. » (Wikipédia)

 

Chaque semaine, le plutonium pour cinquante bombes nucléaire sur nos routes ! Bonjour le cauchemar ! Eh oui ! Chaque semaine, sur l'axe La Hague - Marcoule/Cadarache circulent de 300 à 450 kilos de plutonium pur, de quoi réaliser une cinquantaine de bombes nucléaires, sans compter sur l'utilisation directe de la poudre comme "bombe sale"… C’est une chose connue, mais qui reste très discrète. On comprend pourquoi…

 

Ces « douceurs » empruntent donc les routes et autoroutes de l’hexagone dans des camions ordinaires, banalisés mais… aisément reconnaissables ! Le site Greenpeace en donne une description précise :

 

«  - Tous les camions sont des Mercedes. Ils sont tous d'anciennes générations sauf un de type Actros.

-         La cabine est toujours blanche, parfois décorée de lignes rouges ou vertes.

-         Ils sont tous immatriculés dans la Manche (50) ou à Paris (75)

-         Ils sont tous munis d'un "pare-buffle" (barre de protection à l'avant de la cabine).

-         Lorsqu'ils sont chargés, ils sont marqués d'un rectangle orange à l'avant et à l'arrière.

-         Ils affichent un simple logo "radioactif".

-         La remorque est toujours grise et le container blanc. »

 

Greenpeace précise encore : « Tout le principe de ces transports de plutonium repose sur le "SECRET". A l'usine de La Hague, l'oxyde de plutonium est conditionné dans des boîtes d'environ 3 kilos, elles-mêmes mises par groupe de quatre ou cinq dans des containers de type FS47. Ceux-ci sont transportés par dix dans des containers classique ISO 20 sur ces fameux camions Mercedes en direction des usines de Marcoule (Gard), Cadarache (Bouches du Rhône) et Dessel (Belgique).

 

Théoriquement le parcours et les horaires de ces transports doivent être modifiés à chaque transport, cependant comme nous avons pu le constater, il en est tout autrement. Alors que dans le passé, ces transports en nombre limité pouvaient respecter ces règles, l'augmentation considérable du volume en circulation a progressivement amené les exploitants à moins de précautions. Ce sont maintenant des données industrielles qui régissent le rythme et les trajets de ces transports.

 

    Ainsi, de deux à trois transports hebdomadaires se déroulent de manière systématique suivant un scénario bien huilé. Tout les lundi, mardi ou mercredi à 13 heures précises, l'un des trois camions de Cogema Logistic quitte l'établissement de La Hague à destination de Marcoule ou Cadarache. 

 

De même, ces transports sont dits "banalisés", là aussi pour "empêcher" leur identification. Mais nul besoin d'un œil très exercé pour identifier à coup sûr ces camions. Même s'ils ressemblent à des transports classiques de déchets nucléaires de faible activité.»

 

Ben voilà… On sait tout.  Dans ma région (je crèche la moitié de l’année à 30 km « sous le vent » de Marcoule !), quelques cinquante bombes atomiques potentielles circulent donc... Dans le contexte géopolitique actuel, il est pour le moins incroyable que l'industrie nucléaire prenne un risque aussi insensé. Les nucléocrates sont des fous dangereux !

 

On s’habitue à tout… Mouais… Jusqu’à ce qu’un commando de terroristes repère et détourne un de ces jolis camions tout blanc. Alors là, bonjour le cauchemar ! Mais chut, tout ça c’est secret défense !

 

Alors, Sarko, Hollande, même combat ? Eh ! François, révise un peu tes fondamentaux !

 

Sources : Greenpeace http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/20030731.php3

 

Primidi 1er Frimaire 220

 

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