Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

16/01/2011

Ouiquinde hédoniste: Le canard à l'orange de Daniel Goloubinsky

 

Canard orange pour web.jpg

 

Un souvenir marquant de ma plus tendre enfance,

Sur les rives du Rhône, au cœur de la Provence,

Me revient en mangeant ce morceau de canard.

Il est vrai que mouflet, petit, j'étais veinard,

Un père pâtissier, des oncles paysans:

Des volailles, des fruits, du pain et des croissants.

En cette période les tickets et rations,

Étaient le lot commun de ma génération,

Et manger à sa faim était un grand bonheur,

Surtout lorsque c'était proprement, dans l'honneur.

Pour faire les vendanges, les foins ou les moissons,

Toute notre tribu œuvrait à l'unisson.

Pour clore les travaux, ces as de la fourchette

Partageaient à la ferme un grand repas de fête.

Des temps durs à passer pour les canards muets,

Vedettes des agapes, entourés de navets!

En soufflant autant qu'eux, l'oncle Gus les coursait,

Et hurlait de victoire lorsqu'il les saisissait.

Il sortait de sa poche deux morceaux de ficelle

L'un pour bloquer les pattes et l'autre pour les ailes.

Puis Mamé arrivait et tenait le bestiau

Serré entre ses jambes. Le cou sur le billot

Ondulait, se tordait comme font les couleuvres.

L'oncle, tel un exécuteur des hautes œuvres,

Brandissait sa cognée au-dessus de sa tête

Pour l'abattre en sifflant sur le cou de la bête.

Tandis qu'un flot de sang jaillissait par la plaie,

Le canard, libéré, sautait, courait, volait.

Alors, poules et coqs, en se crêpant la crête,

Tout autour de la cour, se disputaient la tête.

Nous, nous applaudissions et trouvions pittoresque

Ce spectacle banal, bien que grand-guignolesque!

Et voilà donc, petit, les souvenirs étranges

Sortant de ce morceau de canard à l'orange.

Daniel Goloubinsky, plumitif humaniste,

Est allé ad patres, pourtant ce n'est pas triste:

Au paradis il est copain avec Bacchus

Et apprend la cuisine auprès de Lucullus!

Il paraît qu'il prépare aux dieux, aux saints, aux anges

Son morceau de bravoure: le canard à l'orange.

- Bon, allez, Zou !, Victor, ce canard, on le fait ?

- Dès que j'aurais goûté ce beau Tavel bien frais,

La menteuse arrosée, la recette va suivre !

 

Prenez un canard jeune de trois ou quatre livres,

Vous salez et poivrez normalement la bête

(Vous savez comment faire depuis belle lurette),

Cuisez-le à la broche, récupérez le jus

Car sans cet ingrédient, la recette est fichue.

La cuisson ne doit pas être par trop poussée

Car cuisses et filets doivent rester rosés.

Vous dégraissez le jus, l'allongez de bouillon,

En tournant vous portez à l'ébullition,

Vous liez avec un peu de maïzena.

Maintenant écoutez, les mecs et les nanas:

Le secret de Daniel réside dans le zeste,

C'est lui qui donnera les fragrances célestes

Parfumant le canard d'un goût de poésie.

Par lui le plat sera raté ou réussi.

Prélevez tout le zeste d'une jolie orange,

Pas le blanc spongieux, seule la croûte orange!

Coupez soigneusement en bâtonnets très fins

Que vous faîtes blanchir une minute afin

De les bien attendrir. Jetez-les dans la sauce

Avec le jus pressé d'une orange assez grosse.

Découpez le canard fumant et croustillant,

Servez à part le jus brûlant dans sa saucière.

De mon ami Daniel, telle était la manière

De préparer ce plat succulent et brillant.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Un beau canard de 2 kilos paré de bardes de lard et ficelé, salé et poivré, - 2 tasses de bouillon de volaille, - le zest d'une orange entière, - le jus de cette orange (si vous trouvez des oranges bigarades, c'est encore mieux), - l cuillerée à soupe de maïzena.

 

Les vins conseillés:

Ce plat aux goûts très délicats demande des vins rouges subtils.

En vins de la vallée du Rhône: Côte-Rôtie, Hermitage, Crozes-Hermi­tage, Séguret, Visan, Puyméras, Faucon, Piégon, Richerenches, Tulette, Sainte-Cécile-les-Vignes, Valréas, Bourg-Saint-Andéol, Orsan, Saint­Gervais, Ruoms.

En vins du Languedoc: Minervois de Ginestas, Limouzis, Sallèles, Cabrespine ; Saint-Chinian de Ferrières-Pousarou, Murviel-Ies-Béziers, Vieusan.

En vins de Provence: Bandol évidemment, Côtes-de-Provence de Bouc­-Bel-Air, Le Beausset, Cabasse ; Coteaux varois de Pontévès, Rocbaron, Sainte-Anastasie.

 

 Illustration originale de Vincent Barbantan.

in: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s

************

 

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Sextidi 26 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

14/01/2011

OGM : le retour !

OGM vache.jpg

Ah ! Mon pote Denis, qui « fait du lait » quelque part en Margeride, doit être rassuré : il est désormais bien défendu ! Pourquoi, il a pris sa carte à la Conf' ? Même pas... Mais il sera désormais « représenté » par le citoyen Beulin Xavier, devenu à la fin de l'année dernière patron du principal syndicat agricole, la FNSEA.

 

Denis, il pourra ainsi « espérer » faire goûter à ses vaches les délicats effluves des produits OGM ! En voilà un avantage ! A nous bientôt les bons fromages OGM, à nous les délicieux yaourts OGM, à nous, plus tard, les belles tumeurs scrofuleuses... Mais à eux, les empoisonneurs monsantoniens et leurs complices, les beaux billets verts extorqués au prix de la santé des consommateurs et de la sujétion des paysans. Tout cela orchestré par leur chère FNSEA.

 

C'est Wikileaks qui a balancé le pavé. Parmi les 250.000 télégrammes diplomatiques largués dans la nature par ces bienfaiteurs, on a trouvé quelques missives de l'ambassadeur étazuniens à Paris, le ci-devant Stapleton Craig préconisant en 2007 de sérieuses représailles contre les Européens et principalement les Français « les pires coupables » pour leur opposition à l'introduction des plantes OGM étazuniennes, notamment à travers le Grenelle de l'environnement.

 

Et qui aurait discrètement inspiré ces demandes de « représailles » ? Qui aurait ainsi joué contre son propre pays ? La Conf' de Bové (enfin, avant), la Coordination rurale ? Qui sait... Ben, en 2007, le numéro 2 de la FNSEA, chargé de l'international, s'appelait... Beulin Xavier et déclarait : « La FNSEA a une position d'ouverture sur la question des OGM ». Ce pauv' paysan, devenu depuis grand patron du syndicat paysan majoritaire cultive 450 hectares de céréales dans la Beauce et est aussi le patron de Sofiprotéol, fonds d'investissement de la filière des huiles de table et du carburant végétal. Y a bon les OGM dans cette filière !

 

Au fait, la Commission européenne du sinistre Barosso va prochainement statuer sur le sort de trois maïs transgéniques interdits en France.

 

José, revient !

 

Sources : Canard enchainé du 12/01/2011

ogm Charb.jpg

Merci à Charb

************

 

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Quatridi 24 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

11/01/2011

Algérie, Tunisie... Ils n'ont pas de pain ? Qu'ils mangent de la brioche ! Pas de liberté? Qu'ils regardent le foot !

emeutes-faim.jpg

 Attend ! On croit rêver, ou plutôt cauchemarder : des émeutes de la faim en Algérie, en Tunisie, comme il y a deux ans au Maroc, au Mexique, au Sénégal et un peu partout dans le monde ! Nous voilà de retour aux prémisses de la Révolution française lorsque les crève-la-faim de chez nous allaient chercher manu militari à Versailles « le boulanger et la boulangère ».

Il aurait suffit de quelques rumeurs de baisse de la production de blé consécutives à la sécheresse en Russie, aux inondations en Australie et autres conjonctures mondiales défavorables pour déclencher la panique ? Mouais... Il a bon dos le dérèglement climatique. À New York, à Londres ou à Paris, quelques affameurs en col blanc se frottent les mains, orchestrent ces rumeurs et s'engraissent en achetant des milliers de quintaux de blé, de maïs ou des barils de pétrole quand les prix sont bas et les revendant quand le cours monte. Quelques rumeurs et « confidences » sur le thème de la pénurie et hop ! Ça fait gonfler artificiellement les prix... 

A qui profite le crime ? Essentiellement aux fonds de pension spéculateurs étazuniens et aux multinationales de l'agroalimentaire et de la chimie phytosanitaire. Ce sont les mêmes tant ils sont liés. 

Les fonds de pensions, secoués par l'affaire des « subprimes » étazuniennes, placent leurs énormes capitaux fluctuants sur les matières premières agricoles, blé, maïs, riz essentiellement. Ils achètent et gèlent ces matières premières pour en faire monter artificiellement les cours afin de multiplier leurs profits. Ils organisent ainsi la pénurie alimentaire mondiale. Les multinationales agroalimentaires et semencières, étroitement liées à l'industrie chimique et financées par les fonds de pensions, orchestrent cette catastrophe alimentaire dans un but précis : imposer partout dans le monde les cultures OGM, et s'assurer ainsi une maîtrise conséquente sur la vie même de tous les Terriens par la privatisation du vivant.

Mais il y a d'autres responsabilités et elles sont multiples : - démographie démentielle, - plus forte demande des nouvelles classes moyennes des pays émergents, - politiques agricoles de l'Europe et des Etats-Unis réduisant à néant les agricultures des pays du « tiers-monde » à coup de produits subventionnés, - politique du FMI, à la solde des banques et des multinationales occidentales, visant à imposer des agricultures d'exportation (arachide, café, cacao, etc.) au détriment des agricultures vivrières, - aberration du développement des « agro carburants », - activation de « l'arme agricole » par les Etats-Unis par l'action spéculative des fonds de pension investissant massivement dans les matières premières agricoles, - complot orchestré par les multinationales de l'agroalimentaire pour imposer les OGM, - achat de terres en Afrique par la Chine et les pays pétroliers du golfe pour y faire de l'agriculture à leur seul profit, - sans oublier cette merde de mondialisation qui impose partout les mêmes manières de manger: blé supplantant le riz, protéines animales dix fois plus dispendieuses à obtenir que les végétales, etc.

Oui, il a bon dos le « dérangement climatique ». Il est un des éléments, mais pas le principal. Et puis enfin, le monde a les moyens de faire face à ces fluctuations saisonnières, il suffit pour maitriser l'approvisionnement des denrées de base (sucre, huile, céréales) de constituer des stocks qui suffiraient à contrer la spéculation. Car la fluctuation qui déclenche la pénurie et les émeutes de la faim joue sur quelques pourcents seulement, le reste étant orchestré par les spéculateurs mafieux. La fameuse « communauté internationale » trouverait là une belle illustration et une utilité évidente. Eh ! Oh ! Kiki, mais t'es coco ou quoi ? N'oublie pas qu'en termes d'ultra libéralisme, toute décision économique tend vers une seule chose : le profit, et le profit immédiat. 

Si les pauvres se révoltent parce qu'ils n'ont pas pain à manger, qu'ils mangent de la brioche, bordel ! comme disait « la boulangère » à Louis...

Et s'ils n'ont pas de liberté, qu'ils regardent le foot !

 

 **********************

 Un regard autorisé sur ce qui se passe en Algérie

ICI

**************

 

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Primidi 21 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

07/01/2011

Alors ça vient ce protectionnisme européen ?

père noël zonr commerciale.jpg Hier, je suis allé avec ma compagne dans une des zones commerciales de l'agglomération où je vis l'hiver. Rien d'original, c'est partout les mêmes merdes architecturales genre boite à chaussure et d'énormes panneaux de pub criards. Pour y arriver, j'ai longé des friches industrielles. Il y a quelques années on y fabriquait des produits en polystyrène expansé, à côté c'était une fonderie... Maintenant ruines, toits affalés, murs tagués... L'image de la désindustrialisation.

 

Dans la zone commerciale, nous sommes entrés dans un gigantesque entrepôt de vente où s'offraient à la convoitise de gens pauvres des monceaux de produits fabriqués en Chine, au Bangladesh, en Inde. Probablement par des semi esclaves ou des enfants, au mieux par des travailleurs exploités. Il y a quelques années, à la place de ces bâtiments se trouvait le centre de recherche très moderne, très performant, d'une entreprise lideur en France dans le domaine des bétons précontraints. Parti ailleurs... L'image de la délocalisation.

 

J'ai vainement cherché dans ces illustrations l'image de la « mondialisation heureuse » prônée par le pittoresque Alain Minc, « conseiller » de Sarko. Cette image, ce sont des entrepôts logistiques, des hypermarchés, des franchisés vendant partout les mêmes merdes mais plus aucune industrie, plus aucune PME, encore quelques artisans essayant de s'en sortir. Un pays en voie de tiers-mondisation...

 

Eh ouais ! Coco, faut être moderne ! C'est ça la libre circulation mondiale des produits, c'est ça la libre circulation mondiale des capitaux ! Moderne le fait de permettre à quelques multinationales mafieuses à vocation uniquement financière de mener leur prédation partout dans le monde en piquant la plus-value financière et en laissant la casse sociale aux autochtones ? Va fan culo...

 

Sauf à appliquer en France les mêmes salaires qu'en Chine et la même protection sociale, il est impossible pour l'industrie française et européenne d'être concurrentielle. Sauf à être débile, on ne peut pas mettre en concurrence des pays où les coûts de main-d'œuvre varient de un à quatre-vingt ! Eh bien oui, on est débile. En tout cas les têtes d'œuf qui nous gouvernent tant au niveau national qu'au niveau de l'Europe. Une connerie (angélisme on dit pour être à la mode, Coco !) qui fait se bidonner de rire les dirigeants chinois qui, eux, ne sont pas si cons : leur marché est strictement verrouillé et ils n'acceptent que les produits qu'ils ne peuvent pas encore construire eux-mêmes, comme les avions par exemple. Et dans ce cas, ils exigent qu'on leur transfère toutes les technologies...afin qu'ils puissent quelques années plus tard concurrencer dans le monde les débiles naïfs qui leur ont donné le bâton pour se faire  battre. Exemple Siemens et ses TGV !!! Exemple EADS et ses Airbus !!!

 

esclaves chinois simpsom.jpgMouais... Alors on fait quoi ? Taxer aux portes de l'Union européennes les importations en provenance de la Chine et autres pays à très bas coût salariaux, protections sociales inexistantes et jemenfoutisme écologique. Mais c'est du protectionnisme ça Coco ! Ben oui, et c'est pas un gros mot. Il n'y a que ça pour mettre un peu d'équité dans les échanges commerciaux. Si les pays qui subiront ce protectionnisme veulent atteindre notre marché, soit ils paieront des droits de douane spéciaux remettant de l'équité, soit ils installeront des usines pour produire en France, donc ils créeront de l'emploi et tout le monde sera content.

 

La Chine - puisque c'est essentiellement ce pays qui est en cause - devrait alors se tourner un peu plus vers son énorme marché intérieur, augmentant d'autant les conditions de vie de ses populations. De plus, la planète y gagnerait une moindre pollution par les transports...

 

Alors qu'est-ce qu'on attend ?

 

Des dirigeants honnêtes, lucides et courageux.

 

Ça existe ça Coco ?

 

**************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Octidi 18 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

05/01/2011

SNCF. Quand on veut tuer son chien...

train Dubout.jpg Les charognards sont à la manœuvre. Objectif permanent : la casse du service public  et des entreprises publiques. On a entendu ces dernières semaines les ci-devant Fillon François, Hortefeux Brice, Kociusko-Morizet Nathalie, Mariani Thierry et autres second couteaux de la mafia des sarko-trafiquants tirer à boulets rouges sur Météo France, sur les services de l'équipement, sur Aéroports de Paris et maintenant sur la SNCF, les accusant - à longueur de bavasseries fielleuses dans les lucarnes à décerveler, machines à bruit et presse couchée - de ne pas répondre à leurs obligations. En se gardant de dire que  c'est leur politique ultra libérale qui leur supprime les moyens.

Actuellement, les tirs sont groupés sur la SNCF accusée de tous les maux pour une malencontreuse histoire de train en retard. Un trajet effectivement merdique parmi des millions de trajets impeccables. Mais c'est celui-là que l'on montre évidemment du doigt ! La circulation en sécurité et horaires fiables de milliers de trains chaque jour implique une organisation extrêmement complexe et rigoureuse. Préfère-t-on l'exemple - privatisé - anglais ?

Toute entreprise de service public a pour mission première de rendre le service attendu et pour premier objectif la satisfaction de ses usagers. Le gouvernement instrumentalise les hauts responsables de ces mêmes entreprises pour qu'ils transforment et restructurent le service public en organisations éclatées et cloisonnées afin d'en faire des pseudo entreprises privées. L'objectif principal étant de faire du PROFIT. Il confirme sa volonté politique de démantèlement de tout le service public. En 9 ans la direction de la SNCF a supprimé plus de 25.000 emplois de cheminots, elle entend en supprimer encore 1.850 en 2011, cette politique d'austérité a des répercussions désastreuses sur la qualité du service due aux usagers et sur les conditions de travail des cheminots.

L'exemple le plus flagrant de ces économies coupables de personnel est ce conducteur de train - le fameux « train d'enfer ! » - stoppé à Belfort après trois jours de service pour des questions compréhensibles de sécurité et remplacé par un collègue qui serait venu de Lyon en taxi. Stéphane Boulade, secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail a affirmé que la direction de la SNCF savait depuis la veille de l'incident que le conducteur, qui devait prendre le relais du train à Belfort, n'était pas disponible ! Organisation déplorable imposée par le gouvernement de façon à perturber au maximum le service public pour mieux de démembrer.

Depuis que la Direction de la SNCF a accentué son organisation en branches indépendantes refusant toutes formes de mutualisation des moyens humains et matériels, les dysfonctionnements deviennent le triste quotidien des usagers et l'angoisse des cheminots. Cette organisation éclatée et cloisonnée de la SNCF engendre les situations vécues par les voyageurs de ce train qui a fait la une de l'actualité.

Lorsqu'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. CQFD.

 

**************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Sextidi 16 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

30/12/2010

Pendant les ripailles, les sarko-saloperies continuent : tuer le Smic et le code du travail

 

Sarko oncle sam.jpgEh ! On vient de fêter les cents ans du code du travail. Enfin, de ce qu'il en reste... Tè ! le SMIC, fils putatif du SMIG, filet de sécurité des salariés, en voilà un qui peut numéroter ses abattis : les sarko-trafiquants veulent sa peau...

Les smicards, ouvrez grandes vos poches : les étrennes à Sarko cette année, ce sera 18 euros de plus par mois ! Et faites attention ! Soyez responsables : économisez-les ces généreux euros que not'bon maître consent à vous accorder. N'allez pas les boire avec d'autres profiteurs du même acabit que vous !

18 euros, c'est ce que prévoit la loi.  Une loi qui prévoit une revalorisation automatique annuelle « équivalente au montant de l'inflation et à la moitié du pouvoir d'achat du salaire horaire brut ouvrier. » En conséquence de cette obligation légale, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) sera relevé de 1,6%. Il passera donc de 8,86 euros à 9 euros de l'heure à compter du 1er janvier 2011. Le smic mensuel brut pour 151,67 heures de travail passera de 1.343,77 euros à 1.365 euros. Ce qui correspond à un Smic mensuel net de près de 1.073 euros contre 1.055,42 euros tout au long de l'année 2010. La loi laisse aussi au gouvernement la possibilité de donner le fameux « coup de pouce » au smic afin donner un peu plus de « pouvoir d'achat » aux plus défavorisés.

 Coup de pouce ? Tè ! Fumes ! Dans le cul le coup de pouce. Salauds de travailleurs pauvres... Certains gouvernements, tant sous Jospin que même sous Chirac ont jugé bon en leur temps, de donner des « coups de pouce » conséquents, mais depuis cinq ans, que dalle !  Nibe ! Peau d'zob ! Depuis le 1er juillet 2007, c'est-à-dire au lendemain de l'élection de Tom-Pouce-Sarko, la politique suivie est d'une parfaite lisibilité: c'est la première fois que tout «coup de pouce» est écarté pour longtemps. Aucun en 2007, en 2008, en 2009 et en 2010. Avec le choix qui a été fait pour 2011 de ne toujours pas aller au-delà de l'obligation légale, c'est donc bien la cinquième année de suite que le gouvernement affiche son mépris pour les plus basses rémunérations. Est-ce un hasard ? Une conséquence de la « crise » ? Non. Une volonté affichée de « tuer le smic » selon une logique ultra libérale qui sévit et s'épanouit sous le règne du Nuisible en chef. L'injustice poussée jusqu'à la caricature tandis que les patrons-voyous de la mafia du Fouquet's se goinfrent sans vergogne.

 Jusqu'au triomphe du capitalisme ultra libéral à la mode Thatcher-Reagan sur le modèle rhénan en usage en Allemagne et en France et qui tempérait la liberté d'entreprendre par quelques filets de sécurité sociale, le travail nourrissait son homme, le contrat normal était le CDI et le pouvoir d'achat augmentait peu mais régulièrement. Pour les anglo-saxons, c'est l'horreur. Ils n'ont eu de cesse de foutre en l'air ce modèle consensuel à coups de mondialisation sauvage et de « crises » volontairement fomentées. Et Sarko-l'Américain - comme il se qualifie lui-même - mène avec persévérance et constance une guerre contre tout ce qui peut « freiner la flexibilité du travail ».

sarkodoigtsdhonneur copie.jpg Eh ! Ci-devant Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, maintenant que, parait-il, tu as appris à lire, tu devrais te pencher sur ce texte de Michelet concernant les prémisses de la Révolution française. Décrivant, dans son Histoire de la révolution française, la misère qui sévit dans les campagnes à la veille de 1789, Jules Michelet défend l'idée que les mauvaises récoltes, et la famine qui en découle (appelons ça « la crise »), ne constituent en aucune façon «un phénomène naturel». «Ce n'est ni la pluie, ni la grêle. C'est un fait d'ordre civil: on a faim de par le Roi», écrit-il. Et il ajoute: «La famine est alors une science, un art compliqué d'administration, de commerce. Elle a son père et sa mère, le fisc, l'accaparement. Elle engendre une race à part, race bâtarde de fournisseurs, banquiers, financiers, fermiers généraux, intendants, conseillers, ministres. Un mot profond sur l'alliance des spéculateurs et des politiques sortit des entrailles du peuple: Pacte de famine.»

 Pacte de Famine pour Louis XVI, pacte de misère pour le ci-devant Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa. Les conséquences de ce pacte devraient te faire réfléchir citoyen-président. Sinon...

 Sources : http://www.mediapart.fr/journal/france/231210/le-pacte-qu...

**************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Décadi 9 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

17/12/2010

FUSILLER LA SECU !

 

sarkozy secu_christion_pigeon-.jpg

Trou de la Sécu : autour de 27 à 30 milliards… A ce niveau, on n’en est plus à quelques milliards près. Alors les têtes d’œuf prolongées d’un bec de vautour du Medef « réfléchissent » au devenir de cette « pauvre » Sécurité Sociale. Et viennent de sortir une « note de réflexion confidentielle » - boite à outil pour les sarko-trafiquants au pouvoir – dont l’objectif à présent clairement revendiqué est le démantèlement final de cette conquête essentielle du Peuple français. Cette Sécu est honnie par le patronat, depuis toujours. Un système avec des logiques solidaires (gros mot !), collectives (gros mot !), trop coûteuses, ne faisant pas la part assez belle à l’assurance privée. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ! Dans cette logique, tous les gouvernements de droite - inféodés au Medef ou à son prédécesseur le très pétainiste Cnpf – ont fait en sorte que la Sécu soit un gouffre financier, afin de la discréditer auprès du public et de préparer ainsi les esprits à son démantèlement au profit des requins de l’assurance privée.

Inéluctable le déficit de la Sécu ? Allons donc. Orchestré plutôt ! Rappelons-nous : en Juin 1997, après la dissolution de l’Assemblée Nationale par Jacques Chirac, la gauche emporte les élections législatives et Lionel Jospin devient Premier Ministre. Il nomme Martine Aubry Ministre du travail et des affaires sociales, et sur son bureau un lourd dossier : le trou de la Sécu, il est à cette époque abyssal puisqu’il avoisine les 54 milliards de francs (8 millions d’Euros). Dés 1999 soit moins de deux ans après le retour de la gauche aux responsabilités, Martine Aubry présente un budget pour 2000  de la sécurité sociale avec un excédent de 14 milliards de Francs (2 millions d’Euros). En 2000, c’est Elisabeth Guigou qui la remplace et à son tour elle va présenter un budget pour 2001 de la sécurité sociale avec un excédent de 16 milliards de Francs (3,5 millions d’Euros). Depuis 2002, la droite gouverne notre pays, et nous n’entendons plus parler d’excédent au budget de la sécurité sociale. Aujourd’hui, le budget présente un déficit de prés de 30 milliards d’Euros.

tuer la sécu.jpg

Le projet de note du Medef en question s'articule autour d'une seule et unique question : « L'Etat providence tel que nous le connaissons depuis 1945 est-il encore soutenable dans les années à venir ? » Et la réponse du Medef, on la devine : c'est non ! Ben voyons… Le Medef propose d’abandonner à la Sécurité sociale les risques les plus coûteux et non « rentables » et de basculer sur les complémentaires privées tous les autres. Vieux principe libéral: on socialise les pertes et on privatise les profits.

Le Medef s’offusque que « L'AMO (assurance maladie obligatoire) est aujourd'hui financée à 90% par les actifs et 10% par les retraités, alors que les prestations concernent 60% des actifs et 40% des retraités). Alors que... c'est le principe fondateur de la Sécurité sociale, qui repose sur la solidarité intergénérationnelle ! Les actifs financent l'essentiel des cotisations, alors que les plus gros consommateurs de soins sont les plus jeunes et les plus âgés. Normal, non ? N’y-a-t-il inscrit au fronton de nos mairies « Liberté, égalité FRATERNITE » ? La mise à bas de ce système revient donc à plus ou moins abandonner les vieux. Au trou les viocres ! Pas rentables les kroumirs ! Vivement « Soleil vert » ! Eh ! Il faut faire passer cette information capitale aux vieux qui constituent l’ESSENTIEL DE L’ELECTORAT DE SARKO !

C'est donc une santé à deux vitesses que préconise le patronat, avec une assurance maladie qui ne s'occuperait plus que des risques lourds. Et tous les autres risques seraient ouverts aux seuls assurés qui ont les moyens de prendre une couverture privée, ce qui permettrait au passage de faire entrer plus avant le privé, dans une logique de profit, dans le système. 

Ce dont rêve le patronat, c’est d’une implosion de la Sécu qui serait reconstruite ensuite selon ses désidératas : une Sécu à trois niveaux. Le premier niveau comprendrait une « assurance maladie obligatoire a minima » – on appréciera la formule « a minima » qui a au moins le mérite de dire les choses. Un deuxième niveau « comprenant une assurance maladie complémentaire (obligatoire ou facultative selon les versions) ». Enfin « un troisième niveau comprenant une assurance maladie supplémentaire libre ».

En clair, ne disposeront d'une couverture sociale large que ceux qui auront les moyens de se l'offrir, par eux-mêmes ou par le truchement de leur entreprise. Et tous les autres profiteront d'une couverture sociale réduite, notamment pour les risques les moins importants.

Il va de soi que ces « réflexions » du Medef ne peuvent que conforter Sarko-l’Américain dans son entreprise de saccage de tout l’héritage social du Conseil national de la Résistance.

L’ESSENTIEL, au-delà de toutes polémiques, de toutes luttes d’égos, est bien de SE DEBARRASSER en 2012 de la clique nuisible des sarko-trafiquants.

 

Sources : Médiapart

****************

Septidi 27 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté


 

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

 

****************

 

Et pour savoir comment le système bancaire nous enfile

et comment nous pouvons le baiser:

L'argent dette

http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

 

16/12/2010

Au bistro de la Toile : les patrons du Caca-rente bientôt sur la paille...

chimulus bistro copie.jpg

 

- Putaing ! Quels salauds ces Smicars... Voilà où ils sont les privilégié du régime. Ils vont encore être augmentés de 1,6% qu'il nous a avoué, sous la contrainte, notre bon ministre du travail, ce monsieur célèbre pour les particularités physiques des filles de sa femme...

 

- ????!!!!...ces quoi ces particularités physiques Victor ?

 

- Eh ! Oh ! Loulle, qu'est-ce qu'on t'a appris à l'Université des Mastroquets ? Tu connais pas la chanson : « Bien l'bonjour madam'Bertrand ! Vous avez des filles, vous avez des filles... Bien l'bonjour madam'Bertrand, vous avez des filles qu'ont l'con trop grand. Ell'z'ont l'con comm' des marmites, pour les enfiler faut des grosses bites... Bien l'bonjour madam'Bertrand vous avez des filles qu'ont l'con trop grand ! »

 

- Ollé ! Victor ! ...taing ! Tu es le Pavarotti des soifards du quartier ! Pour en revenir à ton augmentation du Smic de 1,6%, ça couvre pile poil l'inflation officielle, c'est-à-dire loin de l'inflation réelle, et ça l'amène à 1365 euros par mois pour 35 heures... Autrement dit les salariés auront l'an prochain un pouvoir d'achat encore rogné par rapport à cette année... C'est pas bon pour la picole ça... C'est la ruine des mastroquets...

 

- C'est vrai que vous, le « patrons », vous êtes à plaindre... Enfin toi, pas trop, mais les pauvres patrons du Caca-rente, tu sais qu'ils ont dû subir cette année une baisse de leurs salaires ! Et pas de la bricole : 14% ! Tu te rends comptes Loulle : 14% de baisse de leurs salaires... Pendant que ces salauds de salariés se gavent avec des augmentations de 1,6%... Y a de quoi faire la révolution... Je serais Carlos Gohn, Bolloré ou Arnaud, je sortirais la fourche de mon 4x4 Cayenne.

 

- Putaing ! 14%, effectivement Victor, c'est difficile à avaler. On va en voir de plus en plus aux Restos du Cœur...

 

- Et ça fait la troisième année que ces pauvres gens subissent ces amputations terribles de leur pouvoir d'achat. Sans faire grève, eux ! Sans emmerder tout le monde. Ils touchaient 4,7 millions d'euros en moyenne en 2007, ils avaient déjà dû se contenter de 3,6 millions d'euros en 2008 et de 3,1 millions d'euros cette année. Non mais tu te rends compte Loulle, leur salaire annuel, en trois ans, est passé de 250 ans de salaires de smicard à à peine 190 ans de salaire de smicard...

 

- ...taing ! On se rend pas compte des sacrifices de ces pauvres gens. Tè ! Buvons pour oublier...

 

- A la nôtre !

 

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

*****************

Sextidi 26 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté


 

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

 

****************

 

Et pour savoir comment le système bancaire nous enfile

et comment nous pouvons le baiser:

L'argent dette

http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

 

14/12/2010

Comment les rats des banques nous piquent notre blé.

 

 banqiers pourris Ylar.jpg

 

Pourquoi Eric « Ché » Cantona les fait trembler.

Un lecteur de Lantifadas, Xray, (que je remercie chaleureusement) m'a fait passé une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.  On comprend dès lors l'affolement de la mafia bankstérienne, de Lagarde à la presse aux ordres, lorsque Canto a donné son fameux coup de pied dans la fourmilière. Parce qu'il a mis le pied exactement où il fallait le Canto ! Là où ça fait mal ! Cette vidéo montre pourquoi il a raison et comment lutter contre la mafia des banques.

 A voir ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître.

Une information que l'on ne trouve nulle part et JAMAIS.

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Nous vous présentons le chef d'œuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! »


Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon et DVDtoile.com

amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

 

Voici cette vidéo :

 

L'argent dette 

http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

 

**********************

Quartidi 24 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

13/12/2010

Hold-up sur le pognon des HLM

banquier pourri.jpg

 

Salauds de pauvre, on vous les a tout de même piquée les éconocroques que vous aviez sur votre Livret de Caisse d'épargne !

 

Ça les mettait en rogne, ces crapules de banquiers (pléonasme Victor, pléonasme !), de voir tout le pognon que ces salauds de pauvres arrivaient, en bouffant des patates à l'eau, à mettre sur leur « Livret de caisse d'épargne ».

 

C'est comme ça qu'ils disent ces fumiers de pauvres. Le livret A, c'est 46 millions de détenteurs (pour un total de 143 milliards d'euros), dont 60 % disposent de moins de 200 euros.

 

Mais c'est juteux ça coco ! On va pas le laisser à la caisse d'épargne et à la poste, non ! qu'ils se sont dit les banquiers. Ils ont donc demandé à leurs marionnettes politiques d'ouvrir le Livret A à toutes les banques. 4% qu'ils disaient ! Et les pauvres cons (terminologie brevetée Sarko) ont marché. Et puis... pfffuittt ! 1, 75%...

Cet argent était garanti, jusqu'alors, par l'Etat. Mais avec la mise en cause du monopole de la Poste et de la Caisse d'épargne, ces avantages ont pour une bonne part disparus pour le petit épargnant. La garantie de l'Etat ne porte plus en effet que sur 60 % des sommes déposées, contrairement aux 100 % de jadis. En effet, lorsqu'une banque ouvre un livret A, seulement 60 % de la somme sont centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les 40 % restants sont investis par la banque dans des actions plus juteuses, et plus risquées sur le marché des capitaux.

 

Les banques ont tout promis pour capter les livrets à tout prix, pour inciter ces petits ou grands épargnants - 3 millions de détenteurs de livret A ont plus de 7 000 € dessus - à ouvrir leur livret chez elles. Une fois le livret A rapatrié, le client - déçu par le nouveau taux ridicule -  est invité à vider son livret sur des placements ou des comptes qui rapportent plus. Ce matraquage est violent.  Et la démarche est d'autant plus facile lorsque le livret A et le compte courant sont dans la même banque. Un simple "oui" suffit pour faire passer l'argent d'un compte à l'autre.

 

La Commission européenne s'est prononcée pour l'ouverture à la concurrence après la plainte déposée par quatre banques concernant le monopole du livret A en France. Le gouvernement possédait cependant un moyen de s'opposer à cette libéralisation : ce monopole est justifié par la nécessité de financer le logement social, qui est un Service d'intérêt économique général (Sieg), et de maintenir l'outil de bancarisation des démunis qu'est le livret A. L'Europe n'a été qu'un prétexte pour satisfaire les banques.

 

En bout de course, les banques ramassent le pactole, sans aucune contrepartie, sur le dos des épargnants, des ménages pauvres, des mal-logés, des usagers en zone rurale...

 

C'est ça la Sarkozie triomphante. Mais ce n'est pas fini, ce n'est pas suffisant pour les requins de la finance et leurs larbins sarko-nuisibles. Jusqu'à présent, l'outil Livret A collecté par La Poste et les Caisses d'Epargne, permettait à l'Etat de satisfaire deux missions importantes : la rémunération « protégée » de l'épargne populaire (la « poire pour la soif » de la France d'en bas) et le financement du logement social, c'est-à-dire la construction des HLM. En effet, le produit de la collecte de l'épargne Livret A était entièrement centralisé par la Caisse des dépôts et Consignation (CDC) afin de financer les emprunts des opérateurs du logement social. Sarko , en 2008, a ajouté à ces deux missions le financement de plan Université ainsi que certaines grandes infrastructures (le grand Paris entre autres). Bonne décision en soi mais...

 

Mais les banques privées lorgnaient sur ce gâteau. D'où les pressions intenses organisées par les banques privées, sous la houlette de... François Pérol, à l'époque (2006) chez Rothschild mais aussi aux Banques Populaires avant de devenir « conseiller » du citoyen président Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy. Le Pérol en question a poussé les Caisses d' Epargne à sortir du giron de la CDC pour s'acoquiner avec les Banques populaires pour créer - avec le succès que l'on sait - Natixis, cette « réussite » qui a bouffé sur le marché des subprimes étazuniennes le pognon des Français d'en-bas et coûté plusieurs dizaines de milliards aux contribuables pour la renflouer. Avec à sa tête Pérol, placé par le citoyen président Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa !

 

La banalisation du Livret A est une grande victoire de la maffia bancaire. Désormais les banques privées peuvent collecter l'épargne des pauvres. Mais 30 à 40% du montant de cette épargne est désormais détournée de sa fonction première : le logement social (d'où la crise du logement) pour partir dans les circuits spéculatifs ! Unr quote-part de 70% de l'ensemble de la collecte devant tout de même revenir à la CDC pour le logement social. Tè ! Fumes...

 

Ce n'est pas suffisant encore. La « loi de modernisation de l'économie » balaie sournoisement cette clause. Plutôt que de s'engager sur ce taux de centralisation de 70%, pourtant promis par le gouvernement, la loi donne seulement un engagement de centralisation en valeur de 160 milliards d'euros. Et il est prévu que si la collecte sur le Livret A augmente, ce seront les banques privées qui en disposeront. Ce que la loi organise, sans vraiment le dire, c'est donc le siphonnage des fonds d'épargne au profit des banques privées et au détriment du logement social. Le taux de centralisation au profit de la CDC commence aussitôt à baisser spectaculairement tout au long des années 2008 et 2009, pour finalement tomber à près de 63% en cette fin d'année 2010. Alors que la citoyenne Lagarde, ci-devant ministre des finances avait juré que cela n'adviendrait jamais...

 

L'Observatoire de l'épargne réglementée note dans son rapport : «D'après les données recensées par l'Observatoire de l'épargne réglementée, les fonds restant au bilan des établissements de crédit ont augmenté de 12,4 milliards d'euros entre fin 2008 et fin 2009. Les encours de prêts aux PME ont, quant à eux, progressé de 6,4 milliards d'euros au cours de la même période.» En résumé, les banques ont gardé pour elles 6 milliards d'euros. Un pactole dont a été privé le logement social et qui pour autant n'est pas venu financer les PME... Allez vous étonner ensuite que les banques affichent des profits mirobolants !

 

C'est donc tout l'avenir du logement social qui est menacé par le décret scélérat que prépare la sinistre Lagarde pour fin 2011, sous l'influence de Pérol, propagandiste virulent du saccage du service public dans toutes les machines à bruits et lucarnes à décerveler.

 

Sources : Médiapart

 

Tridi le 23 Frimaire de l'an 219 de l'ère de la Liberté.

**********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

07/12/2010

Europe ultralibérale : il y a un demi-siècle, Verneuil et Gabin avaient tout vu !

gabin le président.jpg

 

L’immigré Achod Malakian - vrai nom d’Henri Verneuil – est un monument du cinéma français. Ses créations laissent loin derrière les diarrhées de violence ou les sodomies de diptères germanopratines actuelles. Henri Verneuil, en 1961, dans son film de politique-fiction « Le Président », démonte sans concession les magouilles politicardes. L’extraordinaire scène – signée évidemment Michel Audiard - dans laquelle Gabin, à la tribune de la Chambre des députés, harangue l’Assemblée, a une incroyable valeur prémonitoire sur ce qu’est devenue l’Europe.

 

Vous pouvez la voir

 

ICI

 

Appréciez, régalez-vous, passez-vous la en boucle, faites-en profiter vos amis, assénez-là à vos ennemis !

 

Ça  c’est du talent ! Pas étonnant qu’on ne voit jamais ce film

 sur les lucarnes à décerveler…

 

**********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

01/12/2010

PIQURE DE RAPPEL: Le programme du CONSEIL NATIONAL de la Résistance que s'acharnent à détruire Sarko et le Medef

programme du conseil national de la résistance.jpg

Les Jours Heureux - Le programme du C.N.R.

Pour mesurer ce que les sarko-trafiquants nous arrachent, pour relever enfin la tête, voici – indispensable piqure de rappel – le programme du Conseil National de la Résistance élaboré dans une France encore occupée, celui-là même que le Medef et ses marionnettes sarko-nuisibles s’efforcent de détruire. C’est un peu long, mais c’est un document de référence.

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

Cette partie a essentiellement trait à l'organisation de la France dans la guerre
On peut le retrouver ICI



II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

le respect de la personne humaine ;

l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE



Ce programme de combat est la source du préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958 :

Préambule de la Constitution de 1946


1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

3.
La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

8. Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

11. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

12. La Nation proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

13.
La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.

14. La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

15. Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix.

16.
La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

17. L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

18. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.


**********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


30/11/2010

Au bistro de la Toile : « Y aura-t-il assez de platanes pour pendre tous les banquiers ? »

chimulus bistro copie.jpg

- Quatre vingt cinq milliards  pour les Irlandais ! Et qui va payer ?...

- Ben, toujours les mêmes Loulle. Mais c'est pas pour les Irlandais, c'est pour les banquiers irlandais. Nuance. Il y a deux ans, les têtes d'œuf de l'Europe, du monde et de la France ont trouvés en quelques jours des centaines de milliards d'euros ou de dollars pour « sauver les banques ». Pour les crève-la-faim, y a pas une thune, mais c'est un autre problème. Fallait sauver le système bancaire qu'ils disaient, sinon ce sont nos éconocroques qui seront menacées... Bon. Tout ça c'est compliqué alors, on a baissé la tronche et on a accepté non sans rouméguer les « plans d'austérité » indispensables pour « sauver les banques ». Autrement dit on a accepté que les ultra libéraux qui mènent la danse tapent largement dans nos poches pour renflouer les banques responsables de la fameuse « crise ». Donc les Etats ont empruntés...aux banques du pognon qu'elles refilent...aux banques. Elles s'encroument à mort, obérant ainsi l'intérêt général pour sauver des intérêts particuliers ! Et satisfaire ainsi aux diktats des « marchés » qui attaquent les Etats !

- Mais qui c'est ces putaing de « marchés » ? Des fonds de pension étazuniens, des fonds spéculatifs chinois ?

- Un peu, mais pour l'essentiel, la zone euro est attaquée non de l'extérieur mais de l'intérieur. Par ses propres banques, assurances, fonds de pension, gérants de patrimoine, établissements financiers divers qui gèrent l'épargne des particuliers (notre assurance-vie, par exemple, ou notre livret A), des entreprises et leurs propres fonds. Ce sont eux qui possèdent la très grande majorité de la dette européenne. Eux qui font grimper les taux d'intérêt, acculant certains pays de la zone à la faillite.

- Si je comprends bien Victor, ces arlésiennes prédatrices et nuisibles que l'on appelle « les marchés» qui déstabilisent la zone euro sont donc, pour l'essentiel, ses propres banques, pourtant sauvées par l'endettement des Etats, endettement auprès d'elles et qu'elles leur reprochent désormais ! Ce sont elles qui mettent en péril, au nom de la défense de l'épargne qu'elles collectent, l'économie de ces pays, voire la survie de la monnaie unique. Attends, c'est un calcul de boutiquier : si l'euro se casse la gueule et si les économies européennes plongent, qu'est-ce qui restera du pognon que ces putaings de banques sont censées protéger ? Que dalle... Plus con qu'un banquier, je ne vois que deux banquiers ! Pourtant l'Irlande... On nous a assez gonflés avec le « miracle économique » de ce petit pays, élève modèle de l'Europe... En dix ans, les Irlandais sont passés du statut de plus pauvre peuple de l'U.E à celui de deuxième plus riche...

- Mouais... Avec des méthodes de rufians. En tirant sur toutes les ficelles ultra libérales, en dérégulant tout. L'Irlande a reçu un fleuve de pognon venant de l'Europe (essentiellement des Allemands et des Français, premiers contributeurs), et elle a attiré des tas d'entreprises, de multinationales avec un dumping fiscal « attractifs » pour les entreprises voyous : 12,5% d'impôts sur les sociétés contre 33 1/3 % en France... Les banques irlandaises se sont gavées, ont perdu tout bon sens et ont accordé des crédits à qui voulait du pognon, d'où des programmes immobiliers pharaoniques et...vides ! La crise est passée, les banques se sont retrouvées avec des créances pourries, irrécupérables et ont appelés au secours...l'Etat ! Qui s'est endetté jusqu'au cou. Et qui maintenant est obligé de tendre la main à l'Europe tout en écrasant son peuple... C'est pourtant avec admiration que les responsables de l'Europe ultra libérale ont accueilli le nouveau plan d'austérité de l'Irlande : suppression de 25.000 emplois dans la fonction publique, réduction de 10% des dépenses sociales, réduction du salaire minimum : les sarko-trafiquants du Fouquet's, la commission européenne de Barosso et le FMI de DSK doivent être au bord de l'éjaculation ! Quant aux 85 milliards refilés à ces rufians, ils le sont sans la contrepartie que l'on était en droit d'attendre : le relèvement significatif de l'impôt sur les sociétés (12,5% en Irlande, 26% pour la moyenne européenne, 33,3% en France) ! Et, à Bruxelles, certains ne doutent pas que les mesures irlandaises deviennent l'exemple à suivre pour le reste de l'Europe.

- Attends. Il y a quand même un truc qui m'échappe : on a une monnaie commune, on a une banque centrale commune. Pourquoi cette banque centrale européenne ne soutient-elle pas les Etats en difficultés ponctuelles ? Avec des prêts à taux zéro assortis de contraintes fiscales précises et de remboursement à long terme ?

banqiers pourris Ylar.jpg- Trop simple, trop européens, trop fédéral Loulle ! La banque européenne, dans ses statuts, n'a pas le droit de prêter directement aux Etats. * Elle doit passer par les banques de ces Etats ! En gros, les gouvernements doivent emprunter aux banques privées à des taux allant de 4 à 9% (et bien plus pour la Grèce) quand ces mêmes banques pour nous prêter empruntent à la Banque centrale européenne à un taux de 1%, la différence c'est du bénèf pour les banques privées !

- ...taing ! Eh Victor, y aura-t-il assez de platanes pour pendre tous les banquiers ?

- Vincent Auriol disait avec son superbe accent rrrocailleux: « Les banques je les ferrrme, les banquiers je les enferrrrment... »

* Article 123
1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

Pour les illustrations, merci à
Chimulus et à Ylar

**********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

26/11/2010

NOME. La loi scélérate qui va faire augmenter l’électricité de 25%...

electricite ampoule.jpg

 

« Le Parlement a définitivement adopté mercredi 24 novembre dans la soirée le projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome) lors d'un dernier vote en seconde lecture à l'Assemblée nationale. »

Hénaurme ! Ça y est, ils l’ont votée les députés cette fumeuse loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité). Une véritable escroquerie dont la finalité est de faire augmenter les tarifs de l’électricité en contraignant EDF à vendre le quart de sa production d’électricité d’origine nucléaire à ses concurrents à prix coutant pour qu’ils puissent tailler des croupières à l’entreprise publique ! C’est comme si on obligeait un boulanger à vendre à prix coutant le quart de ses fournées à des grandes surfaces pour qu’elles puissent le concurrencer ! On marche sur la tête. Mais l’énormité de la connerie n’a pas effleuré les sarko-nuisibles de l’UMP. Ils ont voté comme un seul con cette loi scélérate (préconisée évidemment par la commission européenne du voyou ultra libéral Barosso).

Notre électricité nucléaire est la moins chère d’Europe. Eh ! Oh ! C’est nous qui nous farcissons ces dangereuses centrales, contre notre gré pour la majorité d’entre nous. C’est nous qui les avons payées ces usines merdiques. Avec nos impôts. Et puisque nous en subissons les conséquences, profitons au moins de ces tarifs plus avantageux qu’ailleurs.

Tè ! Fumes ! Et la « concurrence libre et non faussée » Coco, qu’est-ce que t’en fait ? Les appétits privés lorgnaient depuis longtemps sur la rente nucléaire que se sont constitués les Français depuis les années 1970. Ces opérateurs privés - qui se sont lancé sur le marché (Poweo, Direct Energie, GDF-Suez ) - n’arrivant pas à s’aligner sur les tarifs d’EDF, entreprise publique, propriété des Français, ils sont allés intriguer auprès de la Commission européenne pour imposer cette hénaurme saloperie au gouvernement français. Qui s’est couché vite fait.

Résultat ? Le prix de l’électricité va augmenter de 11,4% immédiatement après la promulgation de cette loi, puis de 3,5% chaque année jusqu’à 25%. 5% de plus que ce que demandait Gardonneix l’an dernier, ce qui lui avait valu de se faire virer.

Vous l’avez voulu, vous les 53% d’électeurs qui vous êtes laissé enfumer par les boniments de Microlax 1er… Eh bien vous l’avez. Mais nous aussi nous l’avons. Et dans l’oigne sans vaseline…

**********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

24/11/2010

Morts, drogues... La kalash ou le tarpé ? Et si on regardait les choses en face ?

 

kalashnikov logo.jpg

Encore une fois, Marseille est montré comme Chicago au joyeux temps de la prohibition. La ville où l’on défouraille comme l’on galèje. La ville où les différents se règlent à la kalash. Par ailleurs, cette ville est souvent citée comme un modèle d’intégration, de vie (presque) harmonieuse parmi une population traditionnellement cosmopolite. Paradoxe mais réalité.

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient, voire se banalisent. Le moindre différent se règle au calibre et – escalade – à la kalashnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles de cette ville pauvre, avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (n’habitant pas sur place mais de luxueuses demeures au soleil), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis le Maroc où elle est cultivée, soit en grosses bagnoles, soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les guetteurs qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

Daniel Vaillant a préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue par L'UMP, qui par l'intermédiaire de son secrétaire national à la sécurité, Eric Ciotti, reste « fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy ». Des conneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins addictif que le tabac. En tout cas, Daniel Vaillant a eu le courage de faire bouger les lignes.

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable.

Le système de légalisation permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs.

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financement des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, - une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

Et donc beaucoup moins d’insécurité dans nos villes. Mais c’est peut-être là que le bat blesse : l’insécurité n’est-elle pas le cheval de bataille numéro 1 de Sarko ?

**********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

23/11/2010

Au bistro de la toile : l’Irlande au Guiness des records du truandage !

chimulus bistro copie.jpg

- Putaing Victor, je lis dans le canard qu’on va refiler 90 milliards d’euros à l’Irlande. C’est pas le pays du rufian O’Leary, le patron voyou de Ryanair ? C’est pas ce pays qui a rejeté l’Europe en son temps ? C’est pas ce modèle tant vanté par le FMI pendant 15 ans ? Pas de charges sociales, pas de syndicats, pas de cocos ni de Mélanchon, pas de CGT, pas de fiscalité ou si peu, aucuns freins, aucune régulation. Bref, de quoi faire éjaculer les ultra libéraux à la Sarko ou Barrosso ! Et c’est ce « paradis » qui se roule dans la merde et pour lequel il va falloir encore sortir du pognon ?

 

- C’est bien ça Loulle ! Et les Irlandais – je parle du peuple, de ceux qui marnent et qui se trouvent dans la merde – la trouve saumâtre ! Ce sauvetage est perçu comme une «reddition»,

«une capitulation sans précédent», « une ignominie», «une reddition éhontée». En plus – honte suprême ! – les Anglais (l’ennemi intime, le colonisateur honni) vont leur « prêter » aussi du pognon ! Ça, ils ne le digèrent pas les rouquemoutes ! Car la pilule va être amère, et toujours au détriment de la même classe de population : réduction drastique du nombre de fonctionnaires, réduction des alloc familiales, réduction des allocs chômage, encore pire, réduction du salaire minimum ! Faut dire qu’ils sont mal barrés les trèfles. Le produit intérieur brut (PIB) du défunt « tigre celtique » s'est effondré de 7% en 2009, le chômage touche 14% de la population et ce n’est pas fini. Terre d'immigration massive il y a quelques années, l'Irlande a vu 34.500 personnes se barrer entre avril 2009 et avril 2010. Le bateau coule, les rats quittent le bord…

 

- Mais comment ils en sont arrivés là ?

 

- Il suffit de regarder le paysage pour comprendre : partout il y a des quartiers entiers de bâtiments neufs, ou pas finis, mais vides d’habitants. C’est la même escroquerie que chez les Zatazuniens, les fameuses « subprimes ». Les banques, totalement dérégulées, ont accordées sans rien vérifier, des prêts à tout va. Aux particuliers mais surtout à des promoteurs immobiliers véreux…

 

- …pléonasme, Victor, pléonasme. Continue.

 

- Il y a là-bas des programmes immobiliers gigantesques. Mais ni payés ni habités… des ghost estates comme ils disent, des quartiers fantômes. Les banques se sont retrouvées à la rue. Pour leur éviter la faillite, l’Etat irlandais les a nationalisées, en s’endettant monstrueusement ! Le déficit du pays atteint 32% du PIB… Fin septembre, il a encore foutu 45 milliards dans ce gouffre. Et c’est maintenant l’Etat qui est au bord de la faillite. Les banquiers maquereaux ont ainsi réussi à faire payer par les clampins, irlandais d’abord, puis européens maintenant, leurs saloperies, leur incompétence, leur malveillance.

 

- Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre nous Victor ? Pourquoi faut-il cracher au bassinet pour renflouer ces rufians ?

 

- L’euro Loulle. L’euro. C’est comme dans une famille : s’il y en un qui est à la paillole, les autres l’aident. Normal non ? Sinon c’est la notoriété de toute la famille qui risque d’en pâtir. C’est pas les Irlandais qu’on va secourir, ce sont les banques d’Irlande ! La crise irlandaise est essentiellement une crise de son secteur bancaire. De quoi avoir les boules… Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que les deux tiers de la dette irlandaise sont détenus par des banques non-résidentes, pour l'essentiel allemandes et britanniques. Lesquelles craignent d'être mises en difficulté si l'Irlande se casse la gueule. Elles militent donc en faveur d'une intervention du Fonds européen de stabilisation financière (FESF), doté de 450 milliards d'euros, en guise d'assurance. C’est donc une affaire entre banques de l’Europe du nord, et c’est toute la zone euro qui va casquer pour ces cons ! Ce qu’il faut imposer aux Irlandais, en échange de ce sauvetage, c’est de modifier son système fiscal (pratiquement pas d’impôts sur les sociétés). L’Irlande est le pays pirate de l’Europe : elle pompe des quantités astronomiques de subventions et pratique un dumping fiscal pour attirer les entreprises.

 

- Tè ! Je vous paie une Guiness !

 

- Merci Loulle, mais je préfère rester au rouge !

 

 

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

**********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

 

 

18/11/2010

Au bistro de la toile : comme les vautours Ryanair vole, vole, vole…

 

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing ! Parait qu’ils faisaient la gueule les bobos qui étaient partis se biturer la gueule pas cher au Maroc avec la compagnie de ruffians Ryanair ! Ils devaient se poser à Beauvais (c’est où Beauvais ?) et…ils se sont retrouvé « abandonnés » pendant des heures à Liège (Belgique). Pôôôvres malheureux va ! Quand on aura le temps, on les plaindra…

- Eh ! Victor, ces passagers, c’est tout de même des victimes de cette compagnie…

- Victimes, mon cul ! Ces cons-là sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

- Enfin, tout de même, Ryanair à Marseille faisait travailler un millier de personnes. Ils ont foutus le camp, et les salariés vont pointer au chomdu…

- Voilà. Tu touches là l’essence même du système Ryanair vis-à-vis des responsables économiques et politiques: ou vous nous crachez au bassinet – beaucoup de thunes – ou on ferme et on se casse ailleurs. Et c’est comme ça qu’un élu UMP comme Gaudin réclame sans broncher que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France. Parce que c’est bien de truandage dont il est question. Le problème marseillais vient d’une condamnation de la compagnie pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, dont sans payer de charges en France. C’est du Bolkeinstein dans sa plus belle acception. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu'ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur... qui les facturerait nettement plus cher que ce qu'elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme 360 euros...

 

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole ainsi la Sécu et l’Etat français, mais que dire des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! C'est ainsi qu'en 2009, en France, malgré les avertissements réguliers des Chambres régionales des comptes, la compagnie est parvenue à soutirer 14 millions d'euros aux Chambres de commerce et d'industrie ainsi qu'aux collectivités locales, via le versement d'"aides marketing". Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! C’est du racket.

À l'échelle européenne, si l'on ajoute les remises en série imposées aux aéroports, le dispositif rapporterait 750 millions d'euros ! Ce qui a poussé Air France à déposer plainte l'an dernier auprès de la Commission européenne.

 

Une fois à bord, les passagers sont également pressés comme des citrons. Le O’Leary veut leur faire payer même l’accès aux chiottes de l’avion, il veut taxer les gros. Tiens, lu dans La Provence : « (…) à bord d'un vol Marseille-Édimbourg : victime d'un malaise, un passager a reçu une petite collation à la demande d'un médecin qui voyageait dans le même avion. Quelques biscuits et du thé que son épouse a été priée de payer, avant d'avoir les pires difficultés pour qu'on lui rende sa monnaie ! »

- Si je comprend bien Victor, chaque fois qu’un bobo friqué prend un de ces avions pour aller s’éclater en ouiquinde dans quelques destinations Ryanair, c’est un peu moi, toi, nous qui payons son ticket !

- Ben voilà ! T’as tout compris Loulle ! Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales telles que les rêvent les Sarko-trafiquants…

**********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

24/09/2010

« Sarko, si tu savais…ta réforme, ta réforme. Sarko, si tu savais… Ta réforme où on la met. Au cul ! Au cul ! Aucune hésitation… »

manif Mende 2.JPG

« Sarko, si tu savais…ta réforme, ta réforme. Sarko, si tu savais… Ta réforme où on la met. Au cul ! Au cul ! Aucune hésitation… »

 

Putaing que c’était rafraîchissant cette manif ! On a fait 50 km aller-retour avec la Lionne pour en être. Et oui. Dans les cambrousses, faut se bouger pour se faire entendre. Mais quel bonheur ! 3.000 personnes au moins (dans une ville de 15.000 habitants, c’est remarquable !), dont plusieurs centaines de jeunes des lycées et collège. Et ça fait du bruit les minots ! Ça tape sur des gamelles pour faire du boucan. Ça qualifie le sinistre Microlax de noms d’oiseaux qui n’iraient pas dans une volière. « Sarko, si tu savais…ta réforme, ta réforme. Sarko, si tu savais… Ta réforme où on la met. Au cul ! Au cul ! Aucune hésitation… » Du classique mais du réjouissant car repris par tout le monde, même les vieux ! .

 

Et c’était pareil dans tout le pays. Malgré les habituels mensonges de la flicaille à la solde des sarko-trafiquants, 3 millions de citoyens exaspérés ont, à travers tout le pays, clamé haut et fort leur refus d’un plan gouvernemental de saccage des retraites directement sorti des cerveaux enfumés du Medef. Car ne nous y trompons pas, les propositions des sarko-trafiquants reflètent fidèlement les désidératas des accapareurs du Caca-rente avec un seul but à long terme, malgré les dénégations : saboter le système par répartition (solidarité) au profit de la funeste capitalisation (individualisme).

 

Les trois seuls leviers actionnés par le gouvernement sont l’allongement de l’âge ouvrant possibilité de départ à la retraite (de 60 à 62 ans), le report (de 65 à 67 ans) de l’âge de prise de retraite sans décote et l’allongement concomitant du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Ceci a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, ils seront bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans actuels, et bientôt aux 41, 42, voire 43 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares… Et comme il n’y a pas de boulot, les « vieux » de 55 ans et plus croupiront au chômage…

 

Qu’est-ce que seront obligés de faire les générations montantes devant une perspective pareille ? Succomber aux sirènes qui leurs chantent sur tous les tons de faire leur propre plan retraite…par capitalisation. La finalité de l’affaire, elle est là : refiler aux gueules avides des grands groupes d’assurances et de banques (maintenant tellement imbriqué) l’énorme gâteau des retraites privatisées.

 

(Médéric est l'un de ces organismes de retraites complémentaires qui s'est transformé au fil des ans en un gigantesque ovni financier, qui a gardé quelques racines avec le monde mutualiste et coopératif, mais qui a muté à vive allure vers les marchés financiers et qui gère donc de gros intérêts privés. Médéric est un groupe qui a beaucoup d'entregent et d'influence. Et qui est patron de Médéric? Sarkozy Guillaume, homme d’affaire « brillant », plus ou moins viré du Medef mais...frère de Sarkozy Nicolas! En bouffant la goulash du dimanche, les Huns ont dû mettre au point quelques juteux arrangements!)

 

Pour enfumer le populo, les sarko-trafiquants sortent de leur chapeau la promesse d’une « taxation des hauts revenus et du capital »… Mon cul ouais ! 4% demandé au capital, 96% extorqué aux salariés ! Une alouette de « sacrifices » des riches contre un troupeau de chevaux de pressurage des pauvres…

 

Rien n’est perdu. Il ne faut pas lâcher le morceau. Il est primordial de faire échouer par tous les moyens cette « réforme » des retraites. Pour des questions de solidarité, d’équité, de justice, de cohésion nationale, de respect du pacte républicain. Mais aussi, d’une manière plus bassement électorale, parce que si Sarko échoue dans sa « mère de toutes les réformes », le roitelet aura tout échoué et sera nu.

 

Il sera alors possible de le renvoyer dans sa bauge.

 

 

Illustration, merci à Midi-Libre

*********************************************

L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

Pour tenter de la SAUVER cliquez

ICI

***********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


*********************

Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

23/09/2010

C'est le JOUR DE L'AN REVOLUTIONNAIRE, alors tous à la MANIF REPUBLICAINE !

 

Revolution-Delacroix.gif

 

 

Primidi 1er Vendémiaire de l'An 219 ! C'est le Jour de l'An ! Et c'est le jour du Raisin. Alors bonne année révolutionnaire à tous et débouchons un de ces merveilleux flacons du jus de la treille pour fêter l'an qui vient. Faisons mieux encore en étant nombreux, très nombreux à descendre dans la rue pour fêter cet événement en participant à la grande manifestation de défense des acquis républicains.


Lorsque les Sans-culottes - c'est-à-dire le Peuple, les pauvres, les laborieux, les exploités d'un système de castes, de privilèges, d'INJUSTICE – prirent la Bastille, ce bastion de l'arbitraire, ils considérèrent ce jour comme le premier jour de l'An I de l'Ère de la Liberté. Mais c'est en l’an IV de cette ère de la liberté, le 22 septembre 1792, que la Convention nationale décréta que « Tous les actes publics sont désormais datés à partir de l'an I de la République ».  Le 22 septembre 1792 est donc considéré comme étant le premier jour de l'« ère des Français ». Pour les années suivantes, le premier jour de l'année serait celui de l'équinoxe vrai à Paris (ce qui tombait entre le 22 et le 24 septembre selon le calendrier grégorien).


L'année du calendrier républicain est découpée en douze mois de trente jours chacun (= 360 jours), plus cinq à six jours (selon les années) ajoutés en fin d'année pour qu'elle reste alignée avec l'année tropique(~365¼ jours), ce sont les « sans-culotides ». Chaque mois est découpé en trois décades de dix jours.


Les noms des mois et des jours – bucoliques et poétiques - furent conçus par le poète Fabre d'Églantine avec l'aide d'André Thouin, jardinier du Jardin des Plantes du Muséum National d'Histoire Naturelle.

Sources: Wikipedia

TOUS A LA MANIF !

 

01 - Ain
Bourg en Bresse -> 14h30, départ Champ de foire
Belley -> 17h30, devant la mairie

02 - Aisne
Château-Thierry -> 11h, Place Paul Doumer
Soissons -> 17h, Place de la République
Laon -> 17h, Pont de Vaux (rdv CGT à 15h devant Paul Claudel)
Chauny -> 15h, devant la mairie
St Quentin -> 17h, place Lafayette
Hirson -> 17h, maison des travailleurs (rue Dinant)
Villers Cotterêts -> 15h30, Place Aristide Briant

03 - Allier
Moulins -> 15h, devant le lycée Banville
Montluçon -> 15h, Place Jean Dormoy (St Paul)
Vichy -> 15h, Place de la Poste

04 - Alpes-de-Haute-Provence
Digne -> 11h, Place de Gaulle
Manosque -> 11h, Porte Saunerie

05 - Hautes-Alpes
Gap -> 10h30, rond point du Cèdre
Briançon -> 11h, Grand Boucle

06 - Alpes-Maritimes
Nice -> 10h, Place Masséna
Grasse -> 18h, Cours Honoré Cresp

07 - Ardèche
Privas -> 10h30, devant la préfecture
Annonay -> 14h, usine Faya
Aubenas -> 14h, rond-point Ponson Moulon
Le Cheylard -> 10h, devant la mairie

08 - Ardennes
Charleville Mézières -> 14h, Parc des Expositions

09 - Ariège
Foix -> 10h, en haut des allées de Villote

10 - Aube
Troyes -> 13h30, place de l'hôtel de ville
Romilly -> 16h30, salle François Mitterrand

11 - Aude
Carcassonne -> 9h30, square André-Chénier
Narbonne -> 10h, Parvis du Théâtre (Pont de l’Avenir)

12 - Aveyron
Rodez -> 14h, Mail de Bourran

13 - Bouches-du-Rhône
Marseille -> 10h30, Vieux Port
Arles -> 10h30, Place de la République

14 - Calvados
Caen -> 10h, place Saint Pierre
Lisieux -> 10h30, place François Mitterrand
Vire -> 17h, porte de l’horloge

15 - Cantal
Aurillac -> 10h30, Place de la Paix
Saint-Flour -> 17h, allées Pompidou

16 - Charente
Angoulême -> 10h, Gare
Chasseneuil-sur-Bonnieure -> 16h
Cognac -> 17h, devant la sous-préfecture

17 - Charente-Maritime
La Rochelle -> 14h30, Place de Verdun
Saintes -> 10h30, devant le palais de Justice
Rochefort -> 10h30, place Colbert
Jonzac -> 16h, rendez-vous au jardin public

18 - Cher
Bourges -> 10h30, Place Séraucourt
Vierzon -> 10h30, Forum République
Saint-Amand -> 10h30, place Jean Giraud
Saint-Florent-sur-Cher -> 10h30, Place de la République
La Guerche-sur-l’Aubois -> 11h, Place du Général de Gaulle

19 - Corrèze
Brive -> 10h, place Thiers
Tulle -> 15h, place de la Gare
Ussel -> 15h, place de la République
Pompadour -> 14h30, place du Château

2A - Corse-du-Sud
Ajaccio -> 10h, Cours Prince Imperial Carrefour
Porto-Vecchio -> 10h30, place de la Mairie.

2B - Haute-Corse
Bastia -> 10h, devant le Palais de Justice

21 - Côte-d'Or

Dijon -> 14h30, Place de la Libération
Montbard -> 17h, place Gambetta
Beaune -> 10h, porte Saint Nicolas

22 - Côtes-d'Armor
Saint Brieuc -> 10h30, Place de la liberté
Dinan -> 11h30, esplanade de la Résistance (devant la mairie)
Lannion -> 11h, parking de La Poste
Guingamp -> 10h30, place du Champ-au-Roy

23 - Creuse
Guéret -> 14h30, devant la gare
Boussac -> 10h, Zone Industrielle (route du stade)
La Souterraine -> 10h, Z.I. (rond-point de la gendarmerie)
Aubusson -> 10h, devant la sous-préfecture

24 - Dordogne
Périgueux -> 17h, Palais de Justice
Sarlat -> 17h, Place Grande Rigaudie
Bergerac -> 17h, devant le Palais de Justice

25 - Doubs
Besançon -> 14h, Place de la Révolution
Montbéliard -> 14h, Pied des gouttes (rond point du Mac Do)
Pontarlier -> 17h30, Place d'Arçon

26 - Drôme
Valence -> 14h30, Champ-de-Mars
Montélimar -> 14h30, devant le Théâtre

27 - Eure
Evreux -> 14h, devant la gare SNCF

28 - Eure-et-Loir
Chartres -> 10h, place de Epars
Nogent le Rotrou -> 17h30, Place du 11 août

29 - Finistère
Brest -> 10h30, place de la Liberté
Quimper -> 10h30, place de la Résistance
Morlaix -> 10h30, devant l'hôtel de ville
Quimperlé -> 10h30, place de Coat Kaer

30 - Gard
Nîmes -> 15h, devant la préfecture (avenue Feuchères)
Alès -> 10h, devant le lycée Jean-Baptiste Dumas
Bagnols-sur-Cèze -> 10h, devant La Poste (Boulevard Gambetta)
Uzès -> 10h, Esplanade
Le Vigan -> 10h, devant la poste

31 - Haute-Garonne
Toulouse -> 9h30, place Saint-Cyprien
Saint-Gaudens -> 15h, Place Jean-Jaurès

32 - Gers
Auch -> 10h, devant le siège de l'UMP (quai Lagarrasic, Boulevard Sadi-Carnot)

33 - Gironde
Bordeaux -> 11h, allées Tourny
Libourne -> 17h30, Square du 15ème Dragon

34 - Hérault
Montpellier -> 14h30, Rives du Lez
Béziers -> 10h, Bourse du travail (Boulevard F. Mistral)
Sète -> 10h, devant la mairie

35 - Ille-et-Vilaine
Rennes -> 11h, Avenue Janvier
Redon -> 17h, devant la Sous Préfecture
Saint Malo -> 11h, Place de l'ancienne gare
Fougères -> 17h30, devant la Sous Préfecture
Vitré -> 17h30, place de la Gare

36 - Indre
Châteauroux -> 10h, Place de la République
Issoudun -> 15h, Place du Sacré Coeur

37 - Indre-et-Loire
Tours -> 10h, Place de la Liberté

38 - Isère
Bourgoin-Jallieu -> 10h, parking Diederich
Grenoble -> 10h, place Jean Jaurès
Roussillon -> 10h, Place de la République
Vienne -> 14h30, Champ de Mars
La Tour du Pin -> 10h, gare SNCF

39 - Jura
Lons le Saunier -> 14h30, place de la Liberté
Dôle -> 10h, Avenue de Lahr
St Claude -> 10h, sous-préfecture

40 - Landes
Mont-de-Marsan -> 10h30, devant les Arènes

41 - Loir-et-Cher
Vendôme -> 10h30, Place de la Liberté
Blois -> 14h30, Parc des Expositions
Romorantin -> 10h30, Sous préfecture

42 - Loire
Roanne -> 10h15, bourse du travail
Saint-Etienne -> 10h15, devant la gare de Châteaucreux

43 - Haute-Loire
Puy-en-Velay -> 10h30, place Cadelade

44 - Loire-Atlantique
Nantes -> 14h30, devant le CHU
Saint-Nazaire -> 14h30, place de l’Amérique Latine
Châteaubriand -> 14h30, place de la mairie
Ancenis -> 14h30, carrefour de la station Esso (RD 723)

45 - Loiret
Gien -> 10h30, place de la Victoire (champ de foire)
Montargis -> 10h30, Place du Pâtis
Orléans -> 10h30, Place du Martroi

46 - Lot
Cahors -> 14h30, place F. Mitterrand
Figeac -> 14h30, devant le lycée Champollion
Biars sur Cère -> 10h30, parking de la gare

47 - Lot-et-Garonne
Agen -> 10h, Place de la Préfecture
Marmande -> 14h30, Esplanade du Maré

48 - Lozère
Mende -> 10h, Place de la Chicanette

49 - Maine-et-Loire
Angers -> 10h30, place Leclerc
Cholet -> 10h30, place Travot
Saumur -> 10h30, place de la Mairie
Sègre -> 17h, place du port

50 - Manche
Cherbourg -> 10h30, Place Napoléon
Saint-Lô -> 10h30, Plage Verte
Coutances -> 10h30, Hôtel de Ville
Granville -> 10h30 au Calvaire
Avranches -> 14h30, devant la mairie

51 - Marne
Châlons-en-Champagne -> 10h, maison des syndicats (place de Verdun)
Reims -> 10h, maison des syndicats
Epernay -> 10h, Place Carnot
Vitry-le-François -> 10h, Espace Lucien Herr
Sainte Menehould -> 10h, parking super U
Montmirail -> 15h30, devant chez Axon

52 - Haute-Marne
Chaumont -> 17h, place de l'Hôtel de ville
Saint-Dizier -> 17h30, devant la salle Louis Aragon

53 - Mayenne
Laval -> 10h, place de la Cathédrale

54 - Meurthe-et-Moselle
Nancy -> 14h, place Stanislas
Longwy -> 14h30, Place Darche

55 - Meuse
Verdun -> 10h, parking du 8 mai 1945
Barc le Duc -> 14h30, Gare SNCF
Commercy -> 10h, Place du Château Stanislas

56 - Morbihan
Lorient -> 10h, Maison des Syndicats (place Cosmao Dumanoir)
Vannes -> 10h, La Rabine (près du Kiosque à Musique)
Pontivy -> 10h, La Plaine
Belle-Ile-en-Mer -> 10h30 au débarcadère

57 - Moselle
Metz -> 14h30, place de la Gare

58 - Nièvre
Cosne-sur-Loire -> 16h, devant La Poste
Nevers -> 16h, devant la Bourse du travail

59 - Nord
Lille -> 14h30, Porte de Paris
Armentières -> 9h30, Place Jules Guesde
Cambrai -> 15h, face à l’Hôtel de Ville
Douai -> 9h30, Place d’Armes
Dunkerque -> 15h, Place Jean Bart
Maubeuge -> 9h30, rive gauche, mail de la Sambre
Valenciennes -> 10h, place d'Armes
Denain -> 10h, face à l’Hôtel de ville

60 - Oise
Beauvais -> 14h30, place du jeu de Paume
Compiègne -> 10h, cours Guynemer
Creil -> 10h, place Carnot

61 - Orne
Alençon -> 11h, Rond-point du lycée Alain
Flers -> 17h, Place du Marché
Argentan -> 15h, Place du Général Leclerc
L’aigle -> 17h30, devant la poste
Mortagne-au-Perche -> 17h30, devant la mairie

62 - Pas-de-Calais
Arras -> 10h, place de la gare
Lens -> 14h30, Place du Cantin
Béthune -> 9h30, Maison des associations (Route de Lille)
Boulogne -> 9h30, quai Gambetta
Calais -> 9h, place de la mairie
Bruay Labuissière -> 8h30, parc de la Porte Nord

63 - Puy-de-Dôme
Clermont-Ferrand -> 10h, place du 1er Mai

64 - Pyrénées-Atlantiques
Pau -> 10h30, place de Verdun
Bayonne -> 10h30, place St Ursule
Sauveterre-de-Béarn -> 9h, devant la mairie

65 - Hautes-Pyrénées
Tarbes -> 10h, Bourse du Travail

66 - Pyrénées-Orientales
Perpignan -> 10h, Place Catalogne

67 - Bas-Rhin
Strasbourg -> 14h30, Place de la Bourse

68 - Haut-Rhin
Colmar -> 11h, devant la préfecture
Mulhouse -> 16h30, place de la Bourse

69 - Rhône
Lyon -> 10h30, Ambroise Courtois (métro Monplaisir-Lumière)
Villefranche -> 17h, place du Promenoir

70 - Haute-Saône
Vesoul -> 14h, Place Renet

71 - Saône-et-Loire
Mâcon -> 15h, place Genevès
Châlon sur Saone -> 15h, maison des syndicats
Le Creusot -> 15h, devant l’Alto
Paray le Monial -> 15h, place de la mairie
Montceau les Mines -> 17h, place de la Mairie
Digoin -> 15h, Place de la grève

72 - Sarthe
Le Mans -> 9h30, devant le Palais des Congrès

73 - Savoie
Chambéry -> 14h30, Place Caffe
Albertville -> 14h30, Place de la Sous-Préfecture
Saint-Jean-de-Maurienne -> 14h30, Place du Champ de Foire

74 - Haute-Savoie
Annecy -> 14h30, devant la préfecture
Thonon-les-Bains -> 10h, Square Aristide Briand

75 - Paris

Paris -> 13h, Bastille

76 - Seine-Maritime
Dieppe -> 10h, gare SNCF
Eu -> 10h, place Guillaume le Conquérant
Fécamp -> 14h30, Maison des Syndicats
Le Havre -> 10h, Franklin
Rouen -> 10h, Cours Clemenceau
Lillebonne -> 16h30, devant le Théâtre Gallo-romain

77 - Seine-et-Marne
Rendez-vous à Paris (13h à la Bastille)

78 - Yvelines
Rendez-vous à Paris (13h à la Bastille)

79 - Deux-Sèvres
Thouars -> 11h, place Lavault
Bressuire -> 17h30, place Saint Jacques
Niort -> 11h30, place de la Brèche

80 - Somme
Doullens -> 17h30, hôtel de ville
Amiens -> 14h30, devant la maison de culture
Abbeville -> 15h, hôtel de ville
Friville Escarbotin -> 14h30, place Jean Jaurès
Ham -> 14h30, place du Château d’eau

81 - Tarn
Albi -> 14h30, place du Vigan
Castres -> 16h30, devant la Sous-préfecture

82 - Tarn-et-Garonne
Montauban -> 14h30, devant le parvis de La Gare SNCF

83 - Var
Draguignan -> 10h30, devant la sous-préfecture
Toulon -> 10h, place de la Liberté

84 - Vaucluse
Avignon -> 10h, porte de l’Oulle

85 - Vendée
La-Roche-sur-Yon -> 14h, place Napoléon
Fontenay le Comte -> 10h, place de Verdun

86 - Vienne
Poitiers -> 10h, Stade Rébeilleau
Chatellerault -> 10h, devant la Mairie

87 - Haute-Vienne
Limoges -> 10h, Place de la République
St Léonard de Noblat -> 17h, place de la République
St Yrieix -> 17h, place de la Nation

88 - Vosges
Epinal -> 14h30, devant la préfecture

89 - Yonne
Auxerre -> 15h, Maison des Syndicats (Rue Max Quantin)
Sens -> 10h, marché couvert
Saint Florentin -> 10h au Port

90 - Territoire de Belfort
Belfort -> 10h, Maison du Peuple

91, 92, 93, 94, 95
Rendez-vous à Paris (13h à la Bastille)

971 - Guadeloupe
Pointe-A-Pitre -> 8h30, devant la mairie

972 - Martinique
Fort-de-France -> 8h30, maison des syndicats (Jardin Desclieux)

973 - Guyane
Cayenne -> ???

974 - Réunion
Saint-Pierre -> 9h, devant la Gare Routière (Casabona, en dessous de Mac-Do)
Saint-Denis -> 9h, Petit Marché

976 - Mayotte

Mamoudzou -> 8h30, Esplanade de l’office du tourisme

Merci au Comité de Résistance Citoyenne

 

BONNE ANNEE REPUBLICAINE

et TOUS A LA MANIF

pour faire reculer le pouvoir réactionnaire.

*********************************************

L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

Pour tenter de la SAUVER cliquez

ICI

***********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


*********************

Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

20/09/2010

Au bistro de la Toile: les vins ont trop chaud aux miches.

chimulus bistro copie.jpg

-         Oh! Loule, ton rouge, après t'avoir caressé le clapoir, il te glisse délicieusement vers le cimetière à andouillettes en te réchauffant les tuyaux que c'en est un bonheur.

-         Côtes-du-Rhône Victor! Côtes-du-Rhône!

-         Seulement, en sortant de ton merveilleux antre de perdition après deux canons, je risque – si je conduis et me fais contrôler par les lollis – d'y laisser le permis...

-         Tu risques pas grand chose: tout ce que tu conduis, c'est tes panards qui marchent en canard! Tè! A la tienne!

-         Ce que je reproche à mes potes vignerons, c'est de faire des vins trop forts en alcool. Le moindre Côtes-du-Rhône titre 14°. Trop lourd.

-         Moi, je préfèrerais proposer des vins à 11 ou 12°. Mais ça se trouve de moins en moins, et jamais en A.O.C. Il y a vingt ans, seuls les Châteauneuf-du-pape et les Gigondas titraient 14°. Maintenant, c'est la majorité des vins. Je vends ce que j'ai...

-         Bientôt, Loule, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais!

-         Dieu – enfin, Bacchus! - me garde, Victor! Ne profère pas des insanités pareilles!

-         Pas du tout Loule. Des études sérieuses, notamment par l’INRA, ont prouvé que la précocité des vendanges - et la teneur à l'alcool qui en résulte - sont liées au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu'au "grand chambardement".

-         Qué chambardement?

-         La date des vendanges est liée aux températures d'avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment: été chaud signifie vendanges précoces. L'avancée actuelle est liée en quasi-totalité avec le réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c'était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n'était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c'est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c'est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c'est même du 14 et 15°. Ça pose problèmes... En Provence, en Côtes-du-Rhône, en Languedoc, le manque d’eau est de plus en plus flagrant. Au point que l’irrigation au goutte-à-goutte commence entrer dans les mœurs.

-         …taing ! Finalement, les vignerons, ils font comme Jésus…

-          ?????????!!!!!!!!

-         Eh ! oui. Ils changent l’eau en vin ! Mais c’est vrai que la trop forte teneur en alcool des vins actuels est un problème. Vé ! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l'heure de l'apérobic. Pauvre de moi...

-         Rigole… Mais les vignerons qui font un peu travailler les boyaux de leur tête commencent à se faire du mouron. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c'est plutôt positif pour le vin. Jusqu'à 1 ou 2 degrés celsius de plus, on peut penser qu'en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leur valeur de terroir. Mais au delà c'est le grand chambardement. Pour les politiques, l'objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c'est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 5 ou 6 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu'on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

-         Tè! Victor, l'année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

-         Eh ! Eh ! Les Champenois prospectent des terroirs dans le sud de l’Angleterre où on trouve déjà plus de vignobles que ce qu’on pense !

-         A la tienne !

***********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !