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03/03/2011

Pourquoi des huitres m'on refilé la cagagne !?

Huîtres pour le web.jpg

 

Ce matin, je suis allé au marché. Je suis passé devant l'étal du marchand d'huîtres. J'ai hésité car je mangerais des huîtres sur la tête d'un mort ! Mais je suis passé sans acheter. A cause d'une cagagne qui m'a secoué la tripe et torturé les boyaux trois semaines avant...après avoir mangé des huîtres ! Ouarf... La peinture au pistolet !

 

Bon. Qu'est-ce que je raconte là ? Vous vous en foutez de l'état de mes tripes, et vous avez bien raison. Mais comme je suis curieux, j'ai un peu creusé la question.

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s'ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre même subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisé, les plus salopes dévoilent même impudiquement une jolie perle... Et voilà qu'arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamize pensant, avant d'appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l'attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur huitre, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intime de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans R. Puis qu'est-ce qu'elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s'exciter comme ça. Bon. Madame Huitre elle change de sexe ! Elle devient monsieur huitre ! Et monsieur Huitre, qu'est-ce qu'il fait après avoir pris son panard ? Ben, il va pisser, il boit un coup, un fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur l'huitre, après avoir tiré son coup, il change de sexe ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste...

 

Mais je m'égare. Oui et non. Pas étonnant qu'avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C'est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch'touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subit le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d'une saleté d'herpès ! C'est la nature quoi...

 

Mouais... Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d'huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d'été. Les clients n'aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l'été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches. Ces braves gens n'ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos... Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. http://www.infogm.org/spip.php?article3767 Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n'importe quelle eau, grossit plus vite puisque n'ayant pas à se reproduire, et donc n'a pas la laitance qui n'est pas très vendeuse, est commercialisable toute l'année. La poule aux œufs d'or ! Elles occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu'ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n'ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses... Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain - crèvent à 90% !

 

Et accessoirement pourquoi j'ai chopé une cagagne...qui m'a permis de me cultiver !

 

Sources : http://www.rue89.com/planete89/2011/02/09/mort-des-huitres-lun-des-suspects-charge-denqueter-189389

 

Bonne adresse: http://www.ostreiculteurtraditionnel.fr/

 

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Tridi  13 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

02/03/2011

M'ame Michu et M'ame Chazotte : cot cot cot codés !

vamps.jpg

 

- Alors M'ame Michu. C'est quoi que je vois dans votre cabas ?

 

- C'est un poulet fumé. C'est bien emballé, presque appétissant, et c'est pratique y a qu'à couper et manger. Avec un peu de mayonnaise ou de moutarde...

 

- Eh ben ! V'z'êtes pas dégoûtée vous. Ne m'invitez pas chez vous...

 

- Ben dites donc M'ame Chazotte. C'est propre chez moi, et on y mange bien !

 

- Ben, si vous le dites ! Mais ne m'invitez pas à manger votre étrange volatile fumé : je viens de recevoir une info - vrai ou canular, j'en sais rien - montrant des chinoiseries pas très ragoutantes.

 

- Ah ? Et c'est quoi ?

 

- Ben ! Votre beau poulet fumé, il vient peut-être de Chine. Et il a - peut-être encore - une origine plus que douteuse...

 

- Ah bon ! Racontez-moi ?

 

- J'ai eu connaissance d'un truc pas très ragoutant concernant ces poulets fumés : parait qu'en Chine, dans les cambrousses, chaque matin, des équipes de mecs à motos font le tour des fermes et des élevages où ils récupèrent tous les poulets morts. Y en a des paquets... Ils les centralisent dans une cour ou sous un hangar, les foutent dans de l'eau bouillante pour les plumer, puis les trempent dans une solution de produits chimiques - chlore et autres saloperies - de façon à les décontaminer, puis ils les foutent dans un bain coloré pour leur donner meilleure mine. Les cadavres passent ensuite au fumoir puis sont très joliment emballés et hop ! En voiture Simone : ça fera un conteneur réfrigéré pour ces cons d'Européens ! Le prix du poulet passe, après conditionnement, de 1 à 10 ! Avant la marge du super marché !

 

- Ben ça alors ! Mais comment savoir si ça viens de Chine ou pas ? C'est pas marqué sur l'emballage.

 

- Si, c'est marqué, mais de telle sorte que le con-sot-mateur ne puisse pas le déchiffrer. Le gouvernement et les services  associés ne tiennent pas à renseigner les consommateurs  sur ce sujet.

 

- Ah ? Et comment savoir si ça viens de France, de Chine, des Etats-Unis, de Thaïlande ou de Tataouine ?

 

- Laissez-moi vous dire comment faire... C'est indiqué sur le code barre. Les 3 premiers chiffres du code-barres d'un produit indiquent en fait le code du pays où le produit a été fait. Tous les codes qui commencent par : par exemple 690, 691, 692 jusqu'à 695 indiquent des produits venant de la Chine.

 

- V'z'en savez des choses vous, M'ame Chazotte !

 

- Mouais... Enfin, je me renseigne. Tè, je vais vous donner un tuyau qui vous évitera d'acheter idiot.

Voici les principaux codes-barres utilisés :   


00  à  13   : Etats-Unis et Canada  
30  à  37   : France 
40  à  44   : Allemagne 
49             : Japon
50             : Grande-Bretagne
57             : Danemark 
64             : Finlande 
76             : Suisse et Liechtenstein 
628           : Arabie Saoudite 
629           : Émirats Arabes Unis

690 à 695 : Chine 
740 à 745 : Amérique Centrale 
480 à 489 : Philippines

 

 

 

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Duodi  12 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

25/02/2011

Pendant les révolutions, les sarkosaloperies continuent : gaz de schiste…

 

gaz-de-schiste.jpg

 

 

Le pétrole s’envole. Très bon ça ! Très bon… J’ai l’habitude de ricaner et de me frotter les mains quand le « sang de Satan » atteint des sommets. Car, au-delà des problèmes que cela génère pour les banlieusards obligés de prendre leur bagnole pour aller travailler, lorsqu’ils ont du travail, cette hausse implique une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix,  responsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.

 

Mais par ailleurs, cette hausse bourre de thunes les compagnies pétrolières genre Total, BP ou Exxon et leur donne les moyens d’aller chercher toujours plus loin, toujours plus profond, toujours différemment le sang du diable. Différemment, ça veut dire ces saloperies de « gaz de schiste » qui nous menacent directement. A cause de la duplicité de ce pseudo écolo et vrai faux-cul de Borloo qui a signé en loucedé, sans bruit, sans aucun débat, sans consultation des populations hexagonales concernées ces fameux « permis d’exploration ». La mademoiselle Longbec du gouvernement, la siglée NKM a beau s’embrouiller les pinceaux dans des atermoiements bidon, chacun sait que si ces grands altruistes que sont les compagnies pétrolières forent pour « explorer » et qu’ils trouvent ce qu’ils cherchent, ils sauront faire en sorte que les permis d’explorer se transforment en permis d’exploiter. « Avec des méthodes propres » clament la NKM ! Ben voyons ! Les compagnies européennes se sont toutes acoquinées avec des compagnies américaines, seules détentrices de la méthode d’extraction de ces gaz délétères. Or le seul procédé existant est celui de la ravageuse fracturation qui fait tant de dégâts aux Etats-Unis.

 

Et tout ça pour quoi ? Certainement pas pour une « indépendance énergétique » comme tentent de nous bourrer le mou les officines qui ont des intérêts dans ces magouilles, en effet, ce gaz ne fournirait au plus que quelques pourcents de nos besoins en énergie, le gaz n’étant qu’une énergie secondaire parmi d’autres.

 

Pour se conforter dans la volonté de lutter contre ces merdes, il n’est que de voir le PDG de Total, Christophe de Margerie, qui s'est dit « agacé » par la polémique. « Aujourd'hui, s’encagne-t-il, on ne sait pas s'il y a des gaz de schiste en France.  Les chances ne sont pas aussi grosses que ça qu'il y ait quelque chose », a-t-il  expliqué. Ce qui m'agace, c'est que les gens parlent soit de sujets qu'ils ne connaissent pas, soit de choses qui n'existent pas, a-t-il regretté. S'il faut demander l'autorisation pour avoir le droit un jour de demander l'autorisation, on va commencer à tomber dans la paperasserie inutile », a dit Christophe de Margerie pour justifier le fait que les licences étaient accordées sans enquête publique. 

 

José Bové, Michèle Rivasi entre autres montent aux créneaux. Ils ne seront pas seuls !

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=sb50ic1oI7Q

 

 

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Septidi  7 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

 

Illustrations X - Droits réservés

09/02/2011

Le pétrole monte. C’est bien mais peut mieux faire !

 

petrole.jpg

 

 

Je viens de passer à la pompe, et j’ai de moins en moins de pétrole pour les quelques euros que je consacre à ce liquide nauséabond (40 litres de 95 pour 60 euros). Quelle chance ! Ouais, je vous vois venir. Vous allez dire : Ça y est, Victor, il est constipé des boyaux de la tête… !

 

Pas du tout !

 

Chaque matin, lorsque le bavard de service de France Inter ou d’Europe 1 prend son ton le plus consterné pour nous annoncer la hausse du « baril » de pétrole (159 litres), ça me réjouit ! Et oui, je suis comme ça. Ce n’est pas que j’aime les coups de pieds au cul, bien au contraire : cette hausse du pétrole impliquera forcément, et j’espère le plus tôt possible, une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix,  responsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.

 

Savez-vous que 75% des transports par poids lourds qui encombrent routes et autoroutes ne servent strictement à rien ? Exemple : des patates cultivées dans le Limbourg belge sont expédiés au Maroc pour êtres pelées et coupées. Elles repartent en Italie pour être congelées. Puis en Hongrie pour être conditionnées. Enfin elles retournent en Belgique pour être bouffées, Un’ fois ! Environ 6000 km pour rien !

 

Pareil pour la plupart des produits courant. J’ai lu quelque part qu’un bloudjine « voyage » environ 45.000 km…

 

Donc, pétrole cher = suppression de ces aberrations.

 

Pétrole cher = voyages en avions chers, donc moins de touristes-pouristes.

 

Pétrole cher = transport des produits lointains par bateaux chers, donc moins de délocalisations et de chinoiseries.

 

Pétrole cher = retour des ceintures vertes vivrières autour des villes (plutôt que de bouffer à Avignon ou Montpellier d’insipides aubergines ou tomates hollandaises….)

 

Je vous laisse trouver vous-même quelques autres – nombreuses – conséquences réjouissantes de cette hausse du pétrole.

 

Allez, je sors mon vélo !

 

 

Merci à Antonelli pour l’illustration

 

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Octidi  21 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté

07/02/2011

Au bistro de la Toile: autoroutes...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- L'autre jour, Loulle, j'ai foutu la zone à un péage d'autoroute. Je ne prend jamais ces trucs mais cette fois j'étais obligé. Donc j'arrive aux postes de paiement et là...que des robots, pas un pèlerin visible. Paiement par carte bleue obligatoire. Et si t'as pas de carte bleue, comment tu fais ? Bon. J'en avais une. Je la glisse dans la fente...

 

- ... Hummm ! Quelle belle image Victor !

 

- Ouais... Donc je mets ma carte dans le truc et...que dalle ! Le truc me ressort la carte. Je recommence et...rebelote. Derrière moi, les gros culs commençaient à grogner du moteur, à hurler du klaxon, à menacer du plein phare. En désespoir de cause, je trouve un bouton « appel » et j'appuie. Une voie de bonne femme me demande mon numéro de carte, j'obtempère puis un type avec le gilet jaune fluo se pointe enfin, prend ma carte, entre dans la guérite et me délivre de ce piège.

 

- Faut être moderne mon beau ! Faut être moderne!

 

- S'il y avait une personne physique aux poste de paiement, comme c'était le cas avant la privatisation, il n'y aurait pas ces problèmes.

 

- Mais il y aurait moins de grasses pépites pour les actionnaires des sociétés concessionnaires! En voilà un beau scandale, la privatisation des autoroutes. C'est l'autre bellâtre à nom de canasson, le Galouzeau de Villepin qui a refilé ce bijou de famille aux amis de mes amis. A prix bradé: moins de 15 milliards alors que Philippe Seguin, alors président de la Cour des comptes estimait leur valeur à au moins 22 milliards! Depuis, les entreprises qui ont touchés le gros lot se gavent littéralement. L'an passé, c'est 1,4 milliard d'euros qui sont passés dans la poche des actionnaires. Un taux de profit de 14% ! Du caviar à la louche! Avec un instrument - les autoroutes - payé par nous, avec nos impôts. Alors que les autoroutes auraient dû être rendues gratuites à la fin de leur financement! En voilà une belle enculade sans vaseline! Ces sociétés se goinfrent sur notre dos, en augmentant le prix des péages, en saucissonnant les parcours afin de faire payer plus cher les tronçons les plus utilisés, en supprimant le personnel des péages, en favorisant le télépéage afin d'augmenter le nombre de clients, en rabiotant sur l'entretien des infrastructures. Et cerise sur le gâteau, c'est l'État qui prend en partie en charge le coût des suppressions d'emplois par des préretraites et autres dispositifs.

 

- Sans compter que ce milliard et demi de bénef, si l'Etat était resté propriétaire, c'est lui qui toucherait ce pognon...

 

- Exactement. On touche là une des causes du déficit abyssal des finances de l'État: les bénefs perdus des entreprises privatisées, les autoroutes, mais aussi France-Télécom, Gaz de France, EDF, etc.

 

- C'est ça la gestion ultra libérale...

 

- Je pense qu'on devrait demander aux Tunisiens de nous aider à dire à tous ces cons: DEGAGEZ !

 

Pour l'illustration, merci à Chimulus

 

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Octidi 19 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté

02/02/2011

Pesticides: le triomphe sournois des empoisonneurs.

pesticides.jpgQui ne s’est pas énervé en traversant les nuages de pesticides généreusement pulvérisés sur les cultures du printemps à la récolte, soit pendant quatre mois ! Oui, nous répondent les tenants de l’agriculture intensive, mais si on ne traite pas, on n’a pas de récolte correcte… Sauf que l’agriculture biologique prouve chaque jour le contraire.

Oui nous diront les Fnsea-boys mais le bio, c'est marginal, ce n'est pas ça qui va nourrir les foules affamées. Laissez-nous traiter « raisonnablement ». D'ailleurs faites confiance à la Commission européenne qui contrôle l'affaire et au « Grenelle de l'environnement » de ce cher Borloo.


 

Mouais... Il existe dans la Directive européenne sur les pesticides ( la 91/414 ) un article, le 8.4, dont les dispositions permettent d’obtenir une « dérogation de 120 jours » donnant la possibilité à un Etat membre d’utiliser des pesticides interdits « en cas de danger imprévisible » pendant presque une saison culturale complète.  Autrement dit, il suffit de demander une dérogation pour l'obtenir et contourner ainsi toute interdiction!


 

C'est ainsi que les gougnafiers de l'agriculture chimico-industrielle continuent à bombarder nos campagnes de tonnes de matières fort sympathiques! Dans la vaste majorité des cas, ce sont des pesticides de synthèse avec un profil environnemental et sanitaire dangereux qui ont reçu une dérogation. C’est le cas des fumigants dangereux comme le 1,3‐Dichloropropene et le Metam-sodium ou d’anciens organochlorés comme l’endosulfan ou des neurotoxiques comme le dichlorvos et le chlorpyrifos ou les tristement célèbres Imidaclopride, Thiamethoxam et Glyphosate.

 

Rassurez-vous braves clampins! L’article 8.4 de la directive 91/414 restreint l’autorisation de dérogation à des cas de « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens ». Ben voyons! Ci-dessous quelques exemples du dévoiement de cet article :

  • Accorder des dérogations pour « danger imprévisible » à des fumigants du sol est, selon l'ONG Générations Futures, un détournement de cette dérogation. En effet, ces produits sont liés à des rotations courtes, souvent des monocultures dont les ravageurs spécifiques sont parfaitement connus. Ce type de dérogation permet juste de continuer ces mauvaises pratiques agronomiques sans rotation alors qu’une alternative existe : mettre en place une rotation des cultures.

  • L’octroi de dérogations pour « danger imprévisible » à des néonicotinoïdes tient à leur facilité d’utilisation (enrobage de semences) et à leur persistance. La pertinence d’une dérogation pour « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens » dans ce cas est difficile à accepter car il existe une foule d’insecticides disponibles et également de nombreuses techniques utilisées en contrôle biologique.

  • Exemple final : la dérogation pour le glyphosate. Les alternatives (herbicides et désherbage mécanique) sont largement disponibles et il est difficile de comprendre pourquoi une telle dérogation peut être accordée.

pesticide bidon tête de mort.jpgLa France est maintenant clairement le champion européen de ces moyens détournés d’obtenir l’autorisation d’utilisation de pesticides, passant de 0 dérogations en 2007 à 74 en 2010 ! La Grèce, qui est passée dans le même temps de 6 à 54 dérogations, lui dispute ce titre, suivie de près par le Portugal passé de 1 à 31 en 2010 et Chypre, passé de 0 à 18 en 2010. L'Autriche, qui fut jusqu’en 2009 en tête reste dans la fourchette des 12/16 dérogations par an, la plupart du temps pour les mêmes pesticides. L'Allemagne a aussi augmenté ses dérogations, de 10 en 2007 à 24 en 2010, pour des raisons inconnues.

Les empoisonneurs ont toujours un bel avenir dans l'Europe ultra libérale de Barosso autant que dans la France « grenellée de l'environnement » des comiques troupiers Borloo et Sarko!

Bon appétit!



 

Sources: http://www.mdrgf.org/pdf/derogations_pesticides_janv2011.pdf

 

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Quatridi 14 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté

Photo X - droits réservés

20/01/2011

Euthanasie : la mort doit se plier aux lois du marché !

euthanasie philippe Tastet.jpg

 

La radio qui me réveille, ce matin m’a filé la rabia : elle parlait sur un ton de dégueuli bien-pensant de la commission Tartempion qui « avance positivement sur le sujet délicat de l’euthanasie ». Autrement dit de la prise en charge par l’Etat de la mise à mort de certains individus. On donnerait à un quelconque « comité d’experts », si honorable soit-il le droit de vie ou de mort ? Non mais ça va pas la tête ! Les bobos qui défendent cette thèse de l’assassinat assisté se drapent dans l’idée altruiste du droit à la « mort dans la dignité ». Sombres connards ! Y-a-t’il de la dignité dans la main de celui ou celle qui enfonce la seringue de la piqûre qui tue le malade qui souffre mais qui VIT ? Y-a-t’il de la dignité dans la main de celui ou celle qui enfonce la seringue de la piqûre qui tue le condamné à mort dans une prison-abattoir du Texas ? Pareil…

 

Robert Badinter – une voix autorisée s’il en est - estime que « le droit à la vie est le premier des droits de l’homme », ce qui constitue « le fondement contemporain de l’abolition de la peine de mort ». Quant à l’idée d’un comité d’experts qui serait chargé de se prononcer a priori sur l’opportunité d’une euthanasie dans des cas exceptionnels, notamment suggérée par le député Gaëtan Gorce (PS, Nièvre), le sénateur l’a catégoriquement rejetée : « Je ne conçois pas qu’un comité, aussi honorable soit-il, puisse délivrer une autorisation de tuer », a-t-il dit.

 

Quant à ce prétendu « droit à l’euthanasie », comment passer outre aux inévitables abus qui, forcément, arriveraient, comme des meurtres « légaux » bien rémunérés ? Comment avoir l’assurance que le paralysé ou le « légume » souhaite vraiment en finir ? Nous faire croire que tout cela serait parfaitement clair et transparent revient à se foutre ouvertement de la gueule du monde ! Ce qui est effrayant, c’est que beaucoup applaudissent une telle idée, dite « progressiste » et profondément « humaniste ». 

 

Tè ! Fumes…C’est tout simplement la logique du capitalisme ultra libéral le plus violent et cynique qui est derrière ce « progrès ». Point de « dignité » la dedans sauf pour les naïfs. Si on se décide aujourd’hui à débrancher les assistés, c’est parce qu’ils coûtent trop cher ! En fait, seuls les pseudos humanistes et les médias de masse (mais les deux collaborent) croient encore que cela est fait pour le bon plaisir des malades, alors que cela est leur plus grande crainte ! Dans la catégorie « idiots utiles du capitalisme », les bobos bien-pensants figurent en bonne place. Au bal des couillons, ils seront à l’orchestre !

 

Dans la logique capitaliste ultra libérale, les vieux sont des inutiles qui coûtent chers. Il faut donc les traiter comme des « encombrants ». Et tout faire pour s’en débarrasser au plus vite :

 

- De façon vicelarde : on fait en sorte qu’ils se sentent exclus, inutiles, pesants pour leur descendance et la société de façon à ce qu’ils se foutent en l’air eux-mêmes.

 

- De façon systématique : les hôpitaux et maisons de retraites ne voient pas leurs budgets bouger en rapport avec leurs besoins ; sans oublier la consigne tacite de ne pas se décarcasser pour mettre tout en œuvre pour sauver la vie d’un vieux.

 

- De façon organisée, vicieuse et cynique avec la réforme des retraites. Effectivement, les gens devront travailler plus longtemps, même ceux pratiquant un travail pénible et ainsi - en toute logique - se fatiguer plus vite. Pas besoin de trop réfléchir pour se rendre compte que l’unique objectif est de faire mourir les pauvres rapidement ! Vous allez vous dépêcher de crever, salauds de pauvres ! Merde, aujourd’hui, la vie doit se plier aux lois du marché !

 

Je vous ai souvent parlé, et peut-être un peu gonflé, avec le film « Soleil vert » dans lequel les vieux recevaient, à partir d’un certain âge, une convocation pour être « euthanasiés ». Avec plus ou moins de « douceur » et de « dignité » selon leurs moyens. Trouvez-en le DVD (il existe, je l’ai acheté sur un marché) et vous réfléchirez. Et puis lisez aussi le bouquin de Jean-Michel Truong « Eternity Express » (Albin Michel et Pocket) sur l’avenir des retraités eux aussi « délocalisés » par la logique ultra libérale…

 

Allez,

 

A diables !

 

Merci à Philippe Tastet pour l’illustration  

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Primidi 30 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

16/01/2011

Ouiquinde hédoniste: Le canard à l'orange de Daniel Goloubinsky

 

Canard orange pour web.jpg

 

Un souvenir marquant de ma plus tendre enfance,

Sur les rives du Rhône, au cœur de la Provence,

Me revient en mangeant ce morceau de canard.

Il est vrai que mouflet, petit, j'étais veinard,

Un père pâtissier, des oncles paysans:

Des volailles, des fruits, du pain et des croissants.

En cette période les tickets et rations,

Étaient le lot commun de ma génération,

Et manger à sa faim était un grand bonheur,

Surtout lorsque c'était proprement, dans l'honneur.

Pour faire les vendanges, les foins ou les moissons,

Toute notre tribu œuvrait à l'unisson.

Pour clore les travaux, ces as de la fourchette

Partageaient à la ferme un grand repas de fête.

Des temps durs à passer pour les canards muets,

Vedettes des agapes, entourés de navets!

En soufflant autant qu'eux, l'oncle Gus les coursait,

Et hurlait de victoire lorsqu'il les saisissait.

Il sortait de sa poche deux morceaux de ficelle

L'un pour bloquer les pattes et l'autre pour les ailes.

Puis Mamé arrivait et tenait le bestiau

Serré entre ses jambes. Le cou sur le billot

Ondulait, se tordait comme font les couleuvres.

L'oncle, tel un exécuteur des hautes œuvres,

Brandissait sa cognée au-dessus de sa tête

Pour l'abattre en sifflant sur le cou de la bête.

Tandis qu'un flot de sang jaillissait par la plaie,

Le canard, libéré, sautait, courait, volait.

Alors, poules et coqs, en se crêpant la crête,

Tout autour de la cour, se disputaient la tête.

Nous, nous applaudissions et trouvions pittoresque

Ce spectacle banal, bien que grand-guignolesque!

Et voilà donc, petit, les souvenirs étranges

Sortant de ce morceau de canard à l'orange.

Daniel Goloubinsky, plumitif humaniste,

Est allé ad patres, pourtant ce n'est pas triste:

Au paradis il est copain avec Bacchus

Et apprend la cuisine auprès de Lucullus!

Il paraît qu'il prépare aux dieux, aux saints, aux anges

Son morceau de bravoure: le canard à l'orange.

- Bon, allez, Zou !, Victor, ce canard, on le fait ?

- Dès que j'aurais goûté ce beau Tavel bien frais,

La menteuse arrosée, la recette va suivre !

 

Prenez un canard jeune de trois ou quatre livres,

Vous salez et poivrez normalement la bête

(Vous savez comment faire depuis belle lurette),

Cuisez-le à la broche, récupérez le jus

Car sans cet ingrédient, la recette est fichue.

La cuisson ne doit pas être par trop poussée

Car cuisses et filets doivent rester rosés.

Vous dégraissez le jus, l'allongez de bouillon,

En tournant vous portez à l'ébullition,

Vous liez avec un peu de maïzena.

Maintenant écoutez, les mecs et les nanas:

Le secret de Daniel réside dans le zeste,

C'est lui qui donnera les fragrances célestes

Parfumant le canard d'un goût de poésie.

Par lui le plat sera raté ou réussi.

Prélevez tout le zeste d'une jolie orange,

Pas le blanc spongieux, seule la croûte orange!

Coupez soigneusement en bâtonnets très fins

Que vous faîtes blanchir une minute afin

De les bien attendrir. Jetez-les dans la sauce

Avec le jus pressé d'une orange assez grosse.

Découpez le canard fumant et croustillant,

Servez à part le jus brûlant dans sa saucière.

De mon ami Daniel, telle était la manière

De préparer ce plat succulent et brillant.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Un beau canard de 2 kilos paré de bardes de lard et ficelé, salé et poivré, - 2 tasses de bouillon de volaille, - le zest d'une orange entière, - le jus de cette orange (si vous trouvez des oranges bigarades, c'est encore mieux), - l cuillerée à soupe de maïzena.

 

Les vins conseillés:

Ce plat aux goûts très délicats demande des vins rouges subtils.

En vins de la vallée du Rhône: Côte-Rôtie, Hermitage, Crozes-Hermi­tage, Séguret, Visan, Puyméras, Faucon, Piégon, Richerenches, Tulette, Sainte-Cécile-les-Vignes, Valréas, Bourg-Saint-Andéol, Orsan, Saint­Gervais, Ruoms.

En vins du Languedoc: Minervois de Ginestas, Limouzis, Sallèles, Cabrespine ; Saint-Chinian de Ferrières-Pousarou, Murviel-Ies-Béziers, Vieusan.

En vins de Provence: Bandol évidemment, Côtes-de-Provence de Bouc­-Bel-Air, Le Beausset, Cabasse ; Coteaux varois de Pontévès, Rocbaron, Sainte-Anastasie.

 

 Illustration originale de Vincent Barbantan.

in: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s

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Sextidi 26 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

14/01/2011

OGM : le retour !

OGM vache.jpg

Ah ! Mon pote Denis, qui « fait du lait » quelque part en Margeride, doit être rassuré : il est désormais bien défendu ! Pourquoi, il a pris sa carte à la Conf' ? Même pas... Mais il sera désormais « représenté » par le citoyen Beulin Xavier, devenu à la fin de l'année dernière patron du principal syndicat agricole, la FNSEA.

 

Denis, il pourra ainsi « espérer » faire goûter à ses vaches les délicats effluves des produits OGM ! En voilà un avantage ! A nous bientôt les bons fromages OGM, à nous les délicieux yaourts OGM, à nous, plus tard, les belles tumeurs scrofuleuses... Mais à eux, les empoisonneurs monsantoniens et leurs complices, les beaux billets verts extorqués au prix de la santé des consommateurs et de la sujétion des paysans. Tout cela orchestré par leur chère FNSEA.

 

C'est Wikileaks qui a balancé le pavé. Parmi les 250.000 télégrammes diplomatiques largués dans la nature par ces bienfaiteurs, on a trouvé quelques missives de l'ambassadeur étazuniens à Paris, le ci-devant Stapleton Craig préconisant en 2007 de sérieuses représailles contre les Européens et principalement les Français « les pires coupables » pour leur opposition à l'introduction des plantes OGM étazuniennes, notamment à travers le Grenelle de l'environnement.

 

Et qui aurait discrètement inspiré ces demandes de « représailles » ? Qui aurait ainsi joué contre son propre pays ? La Conf' de Bové (enfin, avant), la Coordination rurale ? Qui sait... Ben, en 2007, le numéro 2 de la FNSEA, chargé de l'international, s'appelait... Beulin Xavier et déclarait : « La FNSEA a une position d'ouverture sur la question des OGM ». Ce pauv' paysan, devenu depuis grand patron du syndicat paysan majoritaire cultive 450 hectares de céréales dans la Beauce et est aussi le patron de Sofiprotéol, fonds d'investissement de la filière des huiles de table et du carburant végétal. Y a bon les OGM dans cette filière !

 

Au fait, la Commission européenne du sinistre Barosso va prochainement statuer sur le sort de trois maïs transgéniques interdits en France.

 

José, revient !

 

Sources : Canard enchainé du 12/01/2011

ogm Charb.jpg

Merci à Charb

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Quatridi 24 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

11/01/2011

Algérie, Tunisie... Ils n'ont pas de pain ? Qu'ils mangent de la brioche ! Pas de liberté? Qu'ils regardent le foot !

emeutes-faim.jpg

 Attend ! On croit rêver, ou plutôt cauchemarder : des émeutes de la faim en Algérie, en Tunisie, comme il y a deux ans au Maroc, au Mexique, au Sénégal et un peu partout dans le monde ! Nous voilà de retour aux prémisses de la Révolution française lorsque les crève-la-faim de chez nous allaient chercher manu militari à Versailles « le boulanger et la boulangère ».

Il aurait suffit de quelques rumeurs de baisse de la production de blé consécutives à la sécheresse en Russie, aux inondations en Australie et autres conjonctures mondiales défavorables pour déclencher la panique ? Mouais... Il a bon dos le dérèglement climatique. À New York, à Londres ou à Paris, quelques affameurs en col blanc se frottent les mains, orchestrent ces rumeurs et s'engraissent en achetant des milliers de quintaux de blé, de maïs ou des barils de pétrole quand les prix sont bas et les revendant quand le cours monte. Quelques rumeurs et « confidences » sur le thème de la pénurie et hop ! Ça fait gonfler artificiellement les prix... 

A qui profite le crime ? Essentiellement aux fonds de pension spéculateurs étazuniens et aux multinationales de l'agroalimentaire et de la chimie phytosanitaire. Ce sont les mêmes tant ils sont liés. 

Les fonds de pensions, secoués par l'affaire des « subprimes » étazuniennes, placent leurs énormes capitaux fluctuants sur les matières premières agricoles, blé, maïs, riz essentiellement. Ils achètent et gèlent ces matières premières pour en faire monter artificiellement les cours afin de multiplier leurs profits. Ils organisent ainsi la pénurie alimentaire mondiale. Les multinationales agroalimentaires et semencières, étroitement liées à l'industrie chimique et financées par les fonds de pensions, orchestrent cette catastrophe alimentaire dans un but précis : imposer partout dans le monde les cultures OGM, et s'assurer ainsi une maîtrise conséquente sur la vie même de tous les Terriens par la privatisation du vivant.

Mais il y a d'autres responsabilités et elles sont multiples : - démographie démentielle, - plus forte demande des nouvelles classes moyennes des pays émergents, - politiques agricoles de l'Europe et des Etats-Unis réduisant à néant les agricultures des pays du « tiers-monde » à coup de produits subventionnés, - politique du FMI, à la solde des banques et des multinationales occidentales, visant à imposer des agricultures d'exportation (arachide, café, cacao, etc.) au détriment des agricultures vivrières, - aberration du développement des « agro carburants », - activation de « l'arme agricole » par les Etats-Unis par l'action spéculative des fonds de pension investissant massivement dans les matières premières agricoles, - complot orchestré par les multinationales de l'agroalimentaire pour imposer les OGM, - achat de terres en Afrique par la Chine et les pays pétroliers du golfe pour y faire de l'agriculture à leur seul profit, - sans oublier cette merde de mondialisation qui impose partout les mêmes manières de manger: blé supplantant le riz, protéines animales dix fois plus dispendieuses à obtenir que les végétales, etc.

Oui, il a bon dos le « dérangement climatique ». Il est un des éléments, mais pas le principal. Et puis enfin, le monde a les moyens de faire face à ces fluctuations saisonnières, il suffit pour maitriser l'approvisionnement des denrées de base (sucre, huile, céréales) de constituer des stocks qui suffiraient à contrer la spéculation. Car la fluctuation qui déclenche la pénurie et les émeutes de la faim joue sur quelques pourcents seulement, le reste étant orchestré par les spéculateurs mafieux. La fameuse « communauté internationale » trouverait là une belle illustration et une utilité évidente. Eh ! Oh ! Kiki, mais t'es coco ou quoi ? N'oublie pas qu'en termes d'ultra libéralisme, toute décision économique tend vers une seule chose : le profit, et le profit immédiat. 

Si les pauvres se révoltent parce qu'ils n'ont pas pain à manger, qu'ils mangent de la brioche, bordel ! comme disait « la boulangère » à Louis...

Et s'ils n'ont pas de liberté, qu'ils regardent le foot !

 

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 Un regard autorisé sur ce qui se passe en Algérie

ICI

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Primidi 21 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

07/01/2011

Alors ça vient ce protectionnisme européen ?

père noël zonr commerciale.jpg Hier, je suis allé avec ma compagne dans une des zones commerciales de l'agglomération où je vis l'hiver. Rien d'original, c'est partout les mêmes merdes architecturales genre boite à chaussure et d'énormes panneaux de pub criards. Pour y arriver, j'ai longé des friches industrielles. Il y a quelques années on y fabriquait des produits en polystyrène expansé, à côté c'était une fonderie... Maintenant ruines, toits affalés, murs tagués... L'image de la désindustrialisation.

 

Dans la zone commerciale, nous sommes entrés dans un gigantesque entrepôt de vente où s'offraient à la convoitise de gens pauvres des monceaux de produits fabriqués en Chine, au Bangladesh, en Inde. Probablement par des semi esclaves ou des enfants, au mieux par des travailleurs exploités. Il y a quelques années, à la place de ces bâtiments se trouvait le centre de recherche très moderne, très performant, d'une entreprise lideur en France dans le domaine des bétons précontraints. Parti ailleurs... L'image de la délocalisation.

 

J'ai vainement cherché dans ces illustrations l'image de la « mondialisation heureuse » prônée par le pittoresque Alain Minc, « conseiller » de Sarko. Cette image, ce sont des entrepôts logistiques, des hypermarchés, des franchisés vendant partout les mêmes merdes mais plus aucune industrie, plus aucune PME, encore quelques artisans essayant de s'en sortir. Un pays en voie de tiers-mondisation...

 

Eh ouais ! Coco, faut être moderne ! C'est ça la libre circulation mondiale des produits, c'est ça la libre circulation mondiale des capitaux ! Moderne le fait de permettre à quelques multinationales mafieuses à vocation uniquement financière de mener leur prédation partout dans le monde en piquant la plus-value financière et en laissant la casse sociale aux autochtones ? Va fan culo...

 

Sauf à appliquer en France les mêmes salaires qu'en Chine et la même protection sociale, il est impossible pour l'industrie française et européenne d'être concurrentielle. Sauf à être débile, on ne peut pas mettre en concurrence des pays où les coûts de main-d'œuvre varient de un à quatre-vingt ! Eh bien oui, on est débile. En tout cas les têtes d'œuf qui nous gouvernent tant au niveau national qu'au niveau de l'Europe. Une connerie (angélisme on dit pour être à la mode, Coco !) qui fait se bidonner de rire les dirigeants chinois qui, eux, ne sont pas si cons : leur marché est strictement verrouillé et ils n'acceptent que les produits qu'ils ne peuvent pas encore construire eux-mêmes, comme les avions par exemple. Et dans ce cas, ils exigent qu'on leur transfère toutes les technologies...afin qu'ils puissent quelques années plus tard concurrencer dans le monde les débiles naïfs qui leur ont donné le bâton pour se faire  battre. Exemple Siemens et ses TGV !!! Exemple EADS et ses Airbus !!!

 

esclaves chinois simpsom.jpgMouais... Alors on fait quoi ? Taxer aux portes de l'Union européennes les importations en provenance de la Chine et autres pays à très bas coût salariaux, protections sociales inexistantes et jemenfoutisme écologique. Mais c'est du protectionnisme ça Coco ! Ben oui, et c'est pas un gros mot. Il n'y a que ça pour mettre un peu d'équité dans les échanges commerciaux. Si les pays qui subiront ce protectionnisme veulent atteindre notre marché, soit ils paieront des droits de douane spéciaux remettant de l'équité, soit ils installeront des usines pour produire en France, donc ils créeront de l'emploi et tout le monde sera content.

 

La Chine - puisque c'est essentiellement ce pays qui est en cause - devrait alors se tourner un peu plus vers son énorme marché intérieur, augmentant d'autant les conditions de vie de ses populations. De plus, la planète y gagnerait une moindre pollution par les transports...

 

Alors qu'est-ce qu'on attend ?

 

Des dirigeants honnêtes, lucides et courageux.

 

Ça existe ça Coco ?

 

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Octidi 18 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

05/01/2011

SNCF. Quand on veut tuer son chien...

train Dubout.jpg Les charognards sont à la manœuvre. Objectif permanent : la casse du service public  et des entreprises publiques. On a entendu ces dernières semaines les ci-devant Fillon François, Hortefeux Brice, Kociusko-Morizet Nathalie, Mariani Thierry et autres second couteaux de la mafia des sarko-trafiquants tirer à boulets rouges sur Météo France, sur les services de l'équipement, sur Aéroports de Paris et maintenant sur la SNCF, les accusant - à longueur de bavasseries fielleuses dans les lucarnes à décerveler, machines à bruit et presse couchée - de ne pas répondre à leurs obligations. En se gardant de dire que  c'est leur politique ultra libérale qui leur supprime les moyens.

Actuellement, les tirs sont groupés sur la SNCF accusée de tous les maux pour une malencontreuse histoire de train en retard. Un trajet effectivement merdique parmi des millions de trajets impeccables. Mais c'est celui-là que l'on montre évidemment du doigt ! La circulation en sécurité et horaires fiables de milliers de trains chaque jour implique une organisation extrêmement complexe et rigoureuse. Préfère-t-on l'exemple - privatisé - anglais ?

Toute entreprise de service public a pour mission première de rendre le service attendu et pour premier objectif la satisfaction de ses usagers. Le gouvernement instrumentalise les hauts responsables de ces mêmes entreprises pour qu'ils transforment et restructurent le service public en organisations éclatées et cloisonnées afin d'en faire des pseudo entreprises privées. L'objectif principal étant de faire du PROFIT. Il confirme sa volonté politique de démantèlement de tout le service public. En 9 ans la direction de la SNCF a supprimé plus de 25.000 emplois de cheminots, elle entend en supprimer encore 1.850 en 2011, cette politique d'austérité a des répercussions désastreuses sur la qualité du service due aux usagers et sur les conditions de travail des cheminots.

L'exemple le plus flagrant de ces économies coupables de personnel est ce conducteur de train - le fameux « train d'enfer ! » - stoppé à Belfort après trois jours de service pour des questions compréhensibles de sécurité et remplacé par un collègue qui serait venu de Lyon en taxi. Stéphane Boulade, secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail a affirmé que la direction de la SNCF savait depuis la veille de l'incident que le conducteur, qui devait prendre le relais du train à Belfort, n'était pas disponible ! Organisation déplorable imposée par le gouvernement de façon à perturber au maximum le service public pour mieux de démembrer.

Depuis que la Direction de la SNCF a accentué son organisation en branches indépendantes refusant toutes formes de mutualisation des moyens humains et matériels, les dysfonctionnements deviennent le triste quotidien des usagers et l'angoisse des cheminots. Cette organisation éclatée et cloisonnée de la SNCF engendre les situations vécues par les voyageurs de ce train qui a fait la une de l'actualité.

Lorsqu'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. CQFD.

 

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Sextidi 16 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

30/12/2010

Pendant les ripailles, les sarko-saloperies continuent : tuer le Smic et le code du travail

 

Sarko oncle sam.jpgEh ! On vient de fêter les cents ans du code du travail. Enfin, de ce qu'il en reste... Tè ! le SMIC, fils putatif du SMIG, filet de sécurité des salariés, en voilà un qui peut numéroter ses abattis : les sarko-trafiquants veulent sa peau...

Les smicards, ouvrez grandes vos poches : les étrennes à Sarko cette année, ce sera 18 euros de plus par mois ! Et faites attention ! Soyez responsables : économisez-les ces généreux euros que not'bon maître consent à vous accorder. N'allez pas les boire avec d'autres profiteurs du même acabit que vous !

18 euros, c'est ce que prévoit la loi.  Une loi qui prévoit une revalorisation automatique annuelle « équivalente au montant de l'inflation et à la moitié du pouvoir d'achat du salaire horaire brut ouvrier. » En conséquence de cette obligation légale, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) sera relevé de 1,6%. Il passera donc de 8,86 euros à 9 euros de l'heure à compter du 1er janvier 2011. Le smic mensuel brut pour 151,67 heures de travail passera de 1.343,77 euros à 1.365 euros. Ce qui correspond à un Smic mensuel net de près de 1.073 euros contre 1.055,42 euros tout au long de l'année 2010. La loi laisse aussi au gouvernement la possibilité de donner le fameux « coup de pouce » au smic afin donner un peu plus de « pouvoir d'achat » aux plus défavorisés.

 Coup de pouce ? Tè ! Fumes ! Dans le cul le coup de pouce. Salauds de travailleurs pauvres... Certains gouvernements, tant sous Jospin que même sous Chirac ont jugé bon en leur temps, de donner des « coups de pouce » conséquents, mais depuis cinq ans, que dalle !  Nibe ! Peau d'zob ! Depuis le 1er juillet 2007, c'est-à-dire au lendemain de l'élection de Tom-Pouce-Sarko, la politique suivie est d'une parfaite lisibilité: c'est la première fois que tout «coup de pouce» est écarté pour longtemps. Aucun en 2007, en 2008, en 2009 et en 2010. Avec le choix qui a été fait pour 2011 de ne toujours pas aller au-delà de l'obligation légale, c'est donc bien la cinquième année de suite que le gouvernement affiche son mépris pour les plus basses rémunérations. Est-ce un hasard ? Une conséquence de la « crise » ? Non. Une volonté affichée de « tuer le smic » selon une logique ultra libérale qui sévit et s'épanouit sous le règne du Nuisible en chef. L'injustice poussée jusqu'à la caricature tandis que les patrons-voyous de la mafia du Fouquet's se goinfrent sans vergogne.

 Jusqu'au triomphe du capitalisme ultra libéral à la mode Thatcher-Reagan sur le modèle rhénan en usage en Allemagne et en France et qui tempérait la liberté d'entreprendre par quelques filets de sécurité sociale, le travail nourrissait son homme, le contrat normal était le CDI et le pouvoir d'achat augmentait peu mais régulièrement. Pour les anglo-saxons, c'est l'horreur. Ils n'ont eu de cesse de foutre en l'air ce modèle consensuel à coups de mondialisation sauvage et de « crises » volontairement fomentées. Et Sarko-l'Américain - comme il se qualifie lui-même - mène avec persévérance et constance une guerre contre tout ce qui peut « freiner la flexibilité du travail ».

sarkodoigtsdhonneur copie.jpg Eh ! Ci-devant Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, maintenant que, parait-il, tu as appris à lire, tu devrais te pencher sur ce texte de Michelet concernant les prémisses de la Révolution française. Décrivant, dans son Histoire de la révolution française, la misère qui sévit dans les campagnes à la veille de 1789, Jules Michelet défend l'idée que les mauvaises récoltes, et la famine qui en découle (appelons ça « la crise »), ne constituent en aucune façon «un phénomène naturel». «Ce n'est ni la pluie, ni la grêle. C'est un fait d'ordre civil: on a faim de par le Roi», écrit-il. Et il ajoute: «La famine est alors une science, un art compliqué d'administration, de commerce. Elle a son père et sa mère, le fisc, l'accaparement. Elle engendre une race à part, race bâtarde de fournisseurs, banquiers, financiers, fermiers généraux, intendants, conseillers, ministres. Un mot profond sur l'alliance des spéculateurs et des politiques sortit des entrailles du peuple: Pacte de famine.»

 Pacte de Famine pour Louis XVI, pacte de misère pour le ci-devant Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa. Les conséquences de ce pacte devraient te faire réfléchir citoyen-président. Sinon...

 Sources : http://www.mediapart.fr/journal/france/231210/le-pacte-qu...

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Décadi 9 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

17/12/2010

FUSILLER LA SECU !

 

sarkozy secu_christion_pigeon-.jpg

Trou de la Sécu : autour de 27 à 30 milliards… A ce niveau, on n’en est plus à quelques milliards près. Alors les têtes d’œuf prolongées d’un bec de vautour du Medef « réfléchissent » au devenir de cette « pauvre » Sécurité Sociale. Et viennent de sortir une « note de réflexion confidentielle » - boite à outil pour les sarko-trafiquants au pouvoir – dont l’objectif à présent clairement revendiqué est le démantèlement final de cette conquête essentielle du Peuple français. Cette Sécu est honnie par le patronat, depuis toujours. Un système avec des logiques solidaires (gros mot !), collectives (gros mot !), trop coûteuses, ne faisant pas la part assez belle à l’assurance privée. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ! Dans cette logique, tous les gouvernements de droite - inféodés au Medef ou à son prédécesseur le très pétainiste Cnpf – ont fait en sorte que la Sécu soit un gouffre financier, afin de la discréditer auprès du public et de préparer ainsi les esprits à son démantèlement au profit des requins de l’assurance privée.

Inéluctable le déficit de la Sécu ? Allons donc. Orchestré plutôt ! Rappelons-nous : en Juin 1997, après la dissolution de l’Assemblée Nationale par Jacques Chirac, la gauche emporte les élections législatives et Lionel Jospin devient Premier Ministre. Il nomme Martine Aubry Ministre du travail et des affaires sociales, et sur son bureau un lourd dossier : le trou de la Sécu, il est à cette époque abyssal puisqu’il avoisine les 54 milliards de francs (8 millions d’Euros). Dés 1999 soit moins de deux ans après le retour de la gauche aux responsabilités, Martine Aubry présente un budget pour 2000  de la sécurité sociale avec un excédent de 14 milliards de Francs (2 millions d’Euros). En 2000, c’est Elisabeth Guigou qui la remplace et à son tour elle va présenter un budget pour 2001 de la sécurité sociale avec un excédent de 16 milliards de Francs (3,5 millions d’Euros). Depuis 2002, la droite gouverne notre pays, et nous n’entendons plus parler d’excédent au budget de la sécurité sociale. Aujourd’hui, le budget présente un déficit de prés de 30 milliards d’Euros.

tuer la sécu.jpg

Le projet de note du Medef en question s'articule autour d'une seule et unique question : « L'Etat providence tel que nous le connaissons depuis 1945 est-il encore soutenable dans les années à venir ? » Et la réponse du Medef, on la devine : c'est non ! Ben voyons… Le Medef propose d’abandonner à la Sécurité sociale les risques les plus coûteux et non « rentables » et de basculer sur les complémentaires privées tous les autres. Vieux principe libéral: on socialise les pertes et on privatise les profits.

Le Medef s’offusque que « L'AMO (assurance maladie obligatoire) est aujourd'hui financée à 90% par les actifs et 10% par les retraités, alors que les prestations concernent 60% des actifs et 40% des retraités). Alors que... c'est le principe fondateur de la Sécurité sociale, qui repose sur la solidarité intergénérationnelle ! Les actifs financent l'essentiel des cotisations, alors que les plus gros consommateurs de soins sont les plus jeunes et les plus âgés. Normal, non ? N’y-a-t-il inscrit au fronton de nos mairies « Liberté, égalité FRATERNITE » ? La mise à bas de ce système revient donc à plus ou moins abandonner les vieux. Au trou les viocres ! Pas rentables les kroumirs ! Vivement « Soleil vert » ! Eh ! Il faut faire passer cette information capitale aux vieux qui constituent l’ESSENTIEL DE L’ELECTORAT DE SARKO !

C'est donc une santé à deux vitesses que préconise le patronat, avec une assurance maladie qui ne s'occuperait plus que des risques lourds. Et tous les autres risques seraient ouverts aux seuls assurés qui ont les moyens de prendre une couverture privée, ce qui permettrait au passage de faire entrer plus avant le privé, dans une logique de profit, dans le système. 

Ce dont rêve le patronat, c’est d’une implosion de la Sécu qui serait reconstruite ensuite selon ses désidératas : une Sécu à trois niveaux. Le premier niveau comprendrait une « assurance maladie obligatoire a minima » – on appréciera la formule « a minima » qui a au moins le mérite de dire les choses. Un deuxième niveau « comprenant une assurance maladie complémentaire (obligatoire ou facultative selon les versions) ». Enfin « un troisième niveau comprenant une assurance maladie supplémentaire libre ».

En clair, ne disposeront d'une couverture sociale large que ceux qui auront les moyens de se l'offrir, par eux-mêmes ou par le truchement de leur entreprise. Et tous les autres profiteront d'une couverture sociale réduite, notamment pour les risques les moins importants.

Il va de soi que ces « réflexions » du Medef ne peuvent que conforter Sarko-l’Américain dans son entreprise de saccage de tout l’héritage social du Conseil national de la Résistance.

L’ESSENTIEL, au-delà de toutes polémiques, de toutes luttes d’égos, est bien de SE DEBARRASSER en 2012 de la clique nuisible des sarko-trafiquants.

 

Sources : Médiapart

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Septidi 27 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté


 

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16/12/2010

Au bistro de la Toile : les patrons du Caca-rente bientôt sur la paille...

chimulus bistro copie.jpg

 

- Putaing ! Quels salauds ces Smicars... Voilà où ils sont les privilégié du régime. Ils vont encore être augmentés de 1,6% qu'il nous a avoué, sous la contrainte, notre bon ministre du travail, ce monsieur célèbre pour les particularités physiques des filles de sa femme...

 

- ????!!!!...ces quoi ces particularités physiques Victor ?

 

- Eh ! Oh ! Loulle, qu'est-ce qu'on t'a appris à l'Université des Mastroquets ? Tu connais pas la chanson : « Bien l'bonjour madam'Bertrand ! Vous avez des filles, vous avez des filles... Bien l'bonjour madam'Bertrand, vous avez des filles qu'ont l'con trop grand. Ell'z'ont l'con comm' des marmites, pour les enfiler faut des grosses bites... Bien l'bonjour madam'Bertrand vous avez des filles qu'ont l'con trop grand ! »

 

- Ollé ! Victor ! ...taing ! Tu es le Pavarotti des soifards du quartier ! Pour en revenir à ton augmentation du Smic de 1,6%, ça couvre pile poil l'inflation officielle, c'est-à-dire loin de l'inflation réelle, et ça l'amène à 1365 euros par mois pour 35 heures... Autrement dit les salariés auront l'an prochain un pouvoir d'achat encore rogné par rapport à cette année... C'est pas bon pour la picole ça... C'est la ruine des mastroquets...

 

- C'est vrai que vous, le « patrons », vous êtes à plaindre... Enfin toi, pas trop, mais les pauvres patrons du Caca-rente, tu sais qu'ils ont dû subir cette année une baisse de leurs salaires ! Et pas de la bricole : 14% ! Tu te rends comptes Loulle : 14% de baisse de leurs salaires... Pendant que ces salauds de salariés se gavent avec des augmentations de 1,6%... Y a de quoi faire la révolution... Je serais Carlos Gohn, Bolloré ou Arnaud, je sortirais la fourche de mon 4x4 Cayenne.

 

- Putaing ! 14%, effectivement Victor, c'est difficile à avaler. On va en voir de plus en plus aux Restos du Cœur...

 

- Et ça fait la troisième année que ces pauvres gens subissent ces amputations terribles de leur pouvoir d'achat. Sans faire grève, eux ! Sans emmerder tout le monde. Ils touchaient 4,7 millions d'euros en moyenne en 2007, ils avaient déjà dû se contenter de 3,6 millions d'euros en 2008 et de 3,1 millions d'euros cette année. Non mais tu te rends compte Loulle, leur salaire annuel, en trois ans, est passé de 250 ans de salaires de smicard à à peine 190 ans de salaire de smicard...

 

- ...taing ! On se rend pas compte des sacrifices de ces pauvres gens. Tè ! Buvons pour oublier...

 

- A la nôtre !

 

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

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Sextidi 26 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté


 

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14/12/2010

Comment les rats des banques nous piquent notre blé.

 

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Pourquoi Eric « Ché » Cantona les fait trembler.

Un lecteur de Lantifadas, Xray, (que je remercie chaleureusement) m'a fait passé une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.  On comprend dès lors l'affolement de la mafia bankstérienne, de Lagarde à la presse aux ordres, lorsque Canto a donné son fameux coup de pied dans la fourmilière. Parce qu'il a mis le pied exactement où il fallait le Canto ! Là où ça fait mal ! Cette vidéo montre pourquoi il a raison et comment lutter contre la mafia des banques.

 A voir ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître.

Une information que l'on ne trouve nulle part et JAMAIS.

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Nous vous présentons le chef d'œuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! »


Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon et DVDtoile.com

amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

 

Voici cette vidéo :

 

L'argent dette 

http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

 

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Quartidi 24 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté

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13/12/2010

Hold-up sur le pognon des HLM

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Salauds de pauvre, on vous les a tout de même piquée les éconocroques que vous aviez sur votre Livret de Caisse d'épargne !

 

Ça les mettait en rogne, ces crapules de banquiers (pléonasme Victor, pléonasme !), de voir tout le pognon que ces salauds de pauvres arrivaient, en bouffant des patates à l'eau, à mettre sur leur « Livret de caisse d'épargne ».

 

C'est comme ça qu'ils disent ces fumiers de pauvres. Le livret A, c'est 46 millions de détenteurs (pour un total de 143 milliards d'euros), dont 60 % disposent de moins de 200 euros.

 

Mais c'est juteux ça coco ! On va pas le laisser à la caisse d'épargne et à la poste, non ! qu'ils se sont dit les banquiers. Ils ont donc demandé à leurs marionnettes politiques d'ouvrir le Livret A à toutes les banques. 4% qu'ils disaient ! Et les pauvres cons (terminologie brevetée Sarko) ont marché. Et puis... pfffuittt ! 1, 75%...

Cet argent était garanti, jusqu'alors, par l'Etat. Mais avec la mise en cause du monopole de la Poste et de la Caisse d'épargne, ces avantages ont pour une bonne part disparus pour le petit épargnant. La garantie de l'Etat ne porte plus en effet que sur 60 % des sommes déposées, contrairement aux 100 % de jadis. En effet, lorsqu'une banque ouvre un livret A, seulement 60 % de la somme sont centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les 40 % restants sont investis par la banque dans des actions plus juteuses, et plus risquées sur le marché des capitaux.

 

Les banques ont tout promis pour capter les livrets à tout prix, pour inciter ces petits ou grands épargnants - 3 millions de détenteurs de livret A ont plus de 7 000 € dessus - à ouvrir leur livret chez elles. Une fois le livret A rapatrié, le client - déçu par le nouveau taux ridicule -  est invité à vider son livret sur des placements ou des comptes qui rapportent plus. Ce matraquage est violent.  Et la démarche est d'autant plus facile lorsque le livret A et le compte courant sont dans la même banque. Un simple "oui" suffit pour faire passer l'argent d'un compte à l'autre.

 

La Commission européenne s'est prononcée pour l'ouverture à la concurrence après la plainte déposée par quatre banques concernant le monopole du livret A en France. Le gouvernement possédait cependant un moyen de s'opposer à cette libéralisation : ce monopole est justifié par la nécessité de financer le logement social, qui est un Service d'intérêt économique général (Sieg), et de maintenir l'outil de bancarisation des démunis qu'est le livret A. L'Europe n'a été qu'un prétexte pour satisfaire les banques.

 

En bout de course, les banques ramassent le pactole, sans aucune contrepartie, sur le dos des épargnants, des ménages pauvres, des mal-logés, des usagers en zone rurale...

 

C'est ça la Sarkozie triomphante. Mais ce n'est pas fini, ce n'est pas suffisant pour les requins de la finance et leurs larbins sarko-nuisibles. Jusqu'à présent, l'outil Livret A collecté par La Poste et les Caisses d'Epargne, permettait à l'Etat de satisfaire deux missions importantes : la rémunération « protégée » de l'épargne populaire (la « poire pour la soif » de la France d'en bas) et le financement du logement social, c'est-à-dire la construction des HLM. En effet, le produit de la collecte de l'épargne Livret A était entièrement centralisé par la Caisse des dépôts et Consignation (CDC) afin de financer les emprunts des opérateurs du logement social. Sarko , en 2008, a ajouté à ces deux missions le financement de plan Université ainsi que certaines grandes infrastructures (le grand Paris entre autres). Bonne décision en soi mais...

 

Mais les banques privées lorgnaient sur ce gâteau. D'où les pressions intenses organisées par les banques privées, sous la houlette de... François Pérol, à l'époque (2006) chez Rothschild mais aussi aux Banques Populaires avant de devenir « conseiller » du citoyen président Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy. Le Pérol en question a poussé les Caisses d' Epargne à sortir du giron de la CDC pour s'acoquiner avec les Banques populaires pour créer - avec le succès que l'on sait - Natixis, cette « réussite » qui a bouffé sur le marché des subprimes étazuniennes le pognon des Français d'en-bas et coûté plusieurs dizaines de milliards aux contribuables pour la renflouer. Avec à sa tête Pérol, placé par le citoyen président Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa !

 

La banalisation du Livret A est une grande victoire de la maffia bancaire. Désormais les banques privées peuvent collecter l'épargne des pauvres. Mais 30 à 40% du montant de cette épargne est désormais détournée de sa fonction première : le logement social (d'où la crise du logement) pour partir dans les circuits spéculatifs ! Unr quote-part de 70% de l'ensemble de la collecte devant tout de même revenir à la CDC pour le logement social. Tè ! Fumes...

 

Ce n'est pas suffisant encore. La « loi de modernisation de l'économie » balaie sournoisement cette clause. Plutôt que de s'engager sur ce taux de centralisation de 70%, pourtant promis par le gouvernement, la loi donne seulement un engagement de centralisation en valeur de 160 milliards d'euros. Et il est prévu que si la collecte sur le Livret A augmente, ce seront les banques privées qui en disposeront. Ce que la loi organise, sans vraiment le dire, c'est donc le siphonnage des fonds d'épargne au profit des banques privées et au détriment du logement social. Le taux de centralisation au profit de la CDC commence aussitôt à baisser spectaculairement tout au long des années 2008 et 2009, pour finalement tomber à près de 63% en cette fin d'année 2010. Alors que la citoyenne Lagarde, ci-devant ministre des finances avait juré que cela n'adviendrait jamais...

 

L'Observatoire de l'épargne réglementée note dans son rapport : «D'après les données recensées par l'Observatoire de l'épargne réglementée, les fonds restant au bilan des établissements de crédit ont augmenté de 12,4 milliards d'euros entre fin 2008 et fin 2009. Les encours de prêts aux PME ont, quant à eux, progressé de 6,4 milliards d'euros au cours de la même période.» En résumé, les banques ont gardé pour elles 6 milliards d'euros. Un pactole dont a été privé le logement social et qui pour autant n'est pas venu financer les PME... Allez vous étonner ensuite que les banques affichent des profits mirobolants !

 

C'est donc tout l'avenir du logement social qui est menacé par le décret scélérat que prépare la sinistre Lagarde pour fin 2011, sous l'influence de Pérol, propagandiste virulent du saccage du service public dans toutes les machines à bruits et lucarnes à décerveler.

 

Sources : Médiapart

 

Tridi le 23 Frimaire de l'an 219 de l'ère de la Liberté.

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07/12/2010

Europe ultralibérale : il y a un demi-siècle, Verneuil et Gabin avaient tout vu !

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L’immigré Achod Malakian - vrai nom d’Henri Verneuil – est un monument du cinéma français. Ses créations laissent loin derrière les diarrhées de violence ou les sodomies de diptères germanopratines actuelles. Henri Verneuil, en 1961, dans son film de politique-fiction « Le Président », démonte sans concession les magouilles politicardes. L’extraordinaire scène – signée évidemment Michel Audiard - dans laquelle Gabin, à la tribune de la Chambre des députés, harangue l’Assemblée, a une incroyable valeur prémonitoire sur ce qu’est devenue l’Europe.

 

Vous pouvez la voir

 

ICI

 

Appréciez, régalez-vous, passez-vous la en boucle, faites-en profiter vos amis, assénez-là à vos ennemis !

 

Ça  c’est du talent ! Pas étonnant qu’on ne voit jamais ce film

 sur les lucarnes à décerveler…

 

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01/12/2010

PIQURE DE RAPPEL: Le programme du CONSEIL NATIONAL de la Résistance que s'acharnent à détruire Sarko et le Medef

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Les Jours Heureux - Le programme du C.N.R.

Pour mesurer ce que les sarko-trafiquants nous arrachent, pour relever enfin la tête, voici – indispensable piqure de rappel – le programme du Conseil National de la Résistance élaboré dans une France encore occupée, celui-là même que le Medef et ses marionnettes sarko-nuisibles s’efforcent de détruire. C’est un peu long, mais c’est un document de référence.

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

Cette partie a essentiellement trait à l'organisation de la France dans la guerre
On peut le retrouver ICI



II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

le respect de la personne humaine ;

l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE



Ce programme de combat est la source du préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958 :

Préambule de la Constitution de 1946


1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

3.
La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

8. Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

11. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

12. La Nation proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

13.
La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.

14. La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

15. Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix.

16.
La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

17. L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

18. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.


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30/11/2010

Au bistro de la Toile : « Y aura-t-il assez de platanes pour pendre tous les banquiers ? »

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- Quatre vingt cinq milliards  pour les Irlandais ! Et qui va payer ?...

- Ben, toujours les mêmes Loulle. Mais c'est pas pour les Irlandais, c'est pour les banquiers irlandais. Nuance. Il y a deux ans, les têtes d'œuf de l'Europe, du monde et de la France ont trouvés en quelques jours des centaines de milliards d'euros ou de dollars pour « sauver les banques ». Pour les crève-la-faim, y a pas une thune, mais c'est un autre problème. Fallait sauver le système bancaire qu'ils disaient, sinon ce sont nos éconocroques qui seront menacées... Bon. Tout ça c'est compliqué alors, on a baissé la tronche et on a accepté non sans rouméguer les « plans d'austérité » indispensables pour « sauver les banques ». Autrement dit on a accepté que les ultra libéraux qui mènent la danse tapent largement dans nos poches pour renflouer les banques responsables de la fameuse « crise ». Donc les Etats ont empruntés...aux banques du pognon qu'elles refilent...aux banques. Elles s'encroument à mort, obérant ainsi l'intérêt général pour sauver des intérêts particuliers ! Et satisfaire ainsi aux diktats des « marchés » qui attaquent les Etats !

- Mais qui c'est ces putaing de « marchés » ? Des fonds de pension étazuniens, des fonds spéculatifs chinois ?

- Un peu, mais pour l'essentiel, la zone euro est attaquée non de l'extérieur mais de l'intérieur. Par ses propres banques, assurances, fonds de pension, gérants de patrimoine, établissements financiers divers qui gèrent l'épargne des particuliers (notre assurance-vie, par exemple, ou notre livret A), des entreprises et leurs propres fonds. Ce sont eux qui possèdent la très grande majorité de la dette européenne. Eux qui font grimper les taux d'intérêt, acculant certains pays de la zone à la faillite.

- Si je comprends bien Victor, ces arlésiennes prédatrices et nuisibles que l'on appelle « les marchés» qui déstabilisent la zone euro sont donc, pour l'essentiel, ses propres banques, pourtant sauvées par l'endettement des Etats, endettement auprès d'elles et qu'elles leur reprochent désormais ! Ce sont elles qui mettent en péril, au nom de la défense de l'épargne qu'elles collectent, l'économie de ces pays, voire la survie de la monnaie unique. Attends, c'est un calcul de boutiquier : si l'euro se casse la gueule et si les économies européennes plongent, qu'est-ce qui restera du pognon que ces putaings de banques sont censées protéger ? Que dalle... Plus con qu'un banquier, je ne vois que deux banquiers ! Pourtant l'Irlande... On nous a assez gonflés avec le « miracle économique » de ce petit pays, élève modèle de l'Europe... En dix ans, les Irlandais sont passés du statut de plus pauvre peuple de l'U.E à celui de deuxième plus riche...

- Mouais... Avec des méthodes de rufians. En tirant sur toutes les ficelles ultra libérales, en dérégulant tout. L'Irlande a reçu un fleuve de pognon venant de l'Europe (essentiellement des Allemands et des Français, premiers contributeurs), et elle a attiré des tas d'entreprises, de multinationales avec un dumping fiscal « attractifs » pour les entreprises voyous : 12,5% d'impôts sur les sociétés contre 33 1/3 % en France... Les banques irlandaises se sont gavées, ont perdu tout bon sens et ont accordé des crédits à qui voulait du pognon, d'où des programmes immobiliers pharaoniques et...vides ! La crise est passée, les banques se sont retrouvées avec des créances pourries, irrécupérables et ont appelés au secours...l'Etat ! Qui s'est endetté jusqu'au cou. Et qui maintenant est obligé de tendre la main à l'Europe tout en écrasant son peuple... C'est pourtant avec admiration que les responsables de l'Europe ultra libérale ont accueilli le nouveau plan d'austérité de l'Irlande : suppression de 25.000 emplois dans la fonction publique, réduction de 10% des dépenses sociales, réduction du salaire minimum : les sarko-trafiquants du Fouquet's, la commission européenne de Barosso et le FMI de DSK doivent être au bord de l'éjaculation ! Quant aux 85 milliards refilés à ces rufians, ils le sont sans la contrepartie que l'on était en droit d'attendre : le relèvement significatif de l'impôt sur les sociétés (12,5% en Irlande, 26% pour la moyenne européenne, 33,3% en France) ! Et, à Bruxelles, certains ne doutent pas que les mesures irlandaises deviennent l'exemple à suivre pour le reste de l'Europe.

- Attends. Il y a quand même un truc qui m'échappe : on a une monnaie commune, on a une banque centrale commune. Pourquoi cette banque centrale européenne ne soutient-elle pas les Etats en difficultés ponctuelles ? Avec des prêts à taux zéro assortis de contraintes fiscales précises et de remboursement à long terme ?

banqiers pourris Ylar.jpg- Trop simple, trop européens, trop fédéral Loulle ! La banque européenne, dans ses statuts, n'a pas le droit de prêter directement aux Etats. * Elle doit passer par les banques de ces Etats ! En gros, les gouvernements doivent emprunter aux banques privées à des taux allant de 4 à 9% (et bien plus pour la Grèce) quand ces mêmes banques pour nous prêter empruntent à la Banque centrale européenne à un taux de 1%, la différence c'est du bénèf pour les banques privées !

- ...taing ! Eh Victor, y aura-t-il assez de platanes pour pendre tous les banquiers ?

- Vincent Auriol disait avec son superbe accent rrrocailleux: « Les banques je les ferrrme, les banquiers je les enferrrrment... »

* Article 123
1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

Pour les illustrations, merci à
Chimulus et à Ylar

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