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02/07/2010

30 millions pris dans nos poches pour Betancourt... U.M.P. = Unis pour Manger les Pauvres

 

 

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Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Hue-aime-pets mon fils.

**************************************************

Courage et lucidité: cliquez ICI

 

Au bistro de la Toile : primaires à gauche.

 

 

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- Eh ! Loulle, t’as vu, le Che sort de la naphtaline : il pense que « si la situation politique le demande », il pourrait se présenter à l’élection présidentielle de 2012… Ça en fera un de plus qui facilitera la réélection – putaing, j’ose pas y penser – du Vertueux de l’Elysée. Il y a déjà en piste le parti communiste (enfin, ce qu’il en reste), les Mélanchon’boys du parti de gauche, le MPC, les Verts,  Europe écologie, Lutte ouvrière, le NPA de Besancenot et peut-être encore d’autres. Sans oublier bien sûr le ou la candidate qui sortira des fameuses « primaires à gauche » que veulent les Socialistes.

 

- Concernant ces primaires, on risque de tomber dans la connerie qui vient d’arriver aux Démocrates aux Zuessa, en Caroline du Sud ou un parfait inconnu, qui n’a pratiquement pas fait campagne, ni collecté de fonds, vient de remporter l’investiture démocrate pour l’élection sénatoriale de novembre prochain. Un certain Alvin Green a battu l’élu local pourtant favori en obtenant 60 % des suffrages, soit plus de 100.000 voix. Le Parti Démocrate en vient à se demander si ce résultat n’est pas dû à « un complot » du Parti Républicain qui, en participant massivement à ces primaires, aurait fait élire un individu démocrate susceptible de ne pas inquiéter le candidat républicain aux élections sénatoriales de novembre.

 

- Effectivement… Pour pouvoir voter à ces primaires socialistes, il suffira de signer une attestation sur l’honneur que l’on adhère aux valeurs de la gauche et que l’on paie…un euro ! Moi si j’étais Uhèmepets, j’enverrai, dans tous les bureaux de votes socialistes, une palanquée de mecs et de meufs qui jureront sur leurs grands dieux qu’ils ont des convictions de gauche bien ancrées, qui « investiront » un euro, et qui voteront…pour le ou la candidate qui sera le plus facile à battre pour le candidat Uhèmepet !

 

- Elémentaire mon cher Watson ! Ces primaires – qui ne seront qu’un combat entre socialistes – sont donc une connerie… Sans compter que, si on fait signer une attestation d’adhésion aux valeurs de gauche aux électeurs, il serait peut-être bon aussi de faire signer une pareille attestation…aux candidats !

 

Tè ! DSK, patron du FMI, l’organisation ultralibérale la plus nuisible après l’OMC, elle aussi tenu par un autre « socialiste », Lamy. Le Strauss-Khan ami des grands patrons, grand privatiseur, est à la gauche ce que Kadhafi est à la démocratie.

 

Aubry ? Elle chie tout les matins sur la laïcité, elle qui a – en un temps – institué l’apartheid sexiste à Lille en instaurant des horaires séparés pour hommes et femmes dans les piscines. Faut dire que son homme, maître Brochen, est l’avocat des islamistes. Sans oublier son « élection » trafiquée à la tête du P.S. Bonjour les valeurs de gauche.

 

Ségolène ? Elle ferait une excellente candidate pour les Uhèmepets. Ils lui ont déjà flanqué une belle branlée en 2007…

 

Delanoë ? Encore un fier défenseur de la laïcité… Il laisse chaque vendredi des rues de Paris bloquées pour des cérémonies de curétaillerie moyen-ageuse tout en refilant des dizaines de millions de pognon des contribuables parisiens  dans un « institut des cultures musulmanes ». Salut les valeurs de Jaurès et Blum !

 

- Avec leurs conneries, on risque de se farcir encore cinq ans le sinistre fossoyeur des valeurs républicaines.

 

- Si les institutions démocratiques sont à ce point vérolées, que reste-t-il ?

 

- Sortir les fourches…

 

01/07/2010

La Sarkozie telle qu'elle est...

 

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La Sarkozie tout entière grogne dans sa bauge, engluée dans ses tombereaux de mensonges, de magouilles, de fric pourri. Une odeur nauséabonde de fin de règne...

 

Merci à Chimulus

 

29/06/2010

M’ame Michu et M’ame Chazotte : un an après les cadeaux aux gargotiers.

 

 

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- Alors, M’ame Chazotte, avec l’été, on va pouvoir aller au restaurant dépenser notre petite cagnotte ! Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… Avec la baisse de la TVA, on va pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des cons-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous ! M’enfin, ils votent Sarko, quand ce n’est pas Le Pen. Bertrand leur a envoyé 120.000 lettres avec bulletin d’adhésion à l’UMP ! Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, c’est pour empocher des voix. Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières française ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, ci-devant ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points.

 

- Ben ça alors !

 

- Ainsi, les gargotiers ont déjà touché quelques trois milliards en réductions de charges, dérogations sur les horaires de leurs employés – j’ose pas dire esclaves, mais ça s’approche de ça avec les palanquées de clandestins exploités par cette profession. Vous croyez que ce système dérogatoire a été supprimé ? M’étonnerait beaucoup… Et en plus, ils bénéficient maintenant d’une TVA préférentielle. Un an après sa mise en place et en pleine période de rigueur budgétaire, on peut constater que ce cadeau fiscal n'a pas eu les répercussions promises pour les clients, les salariés et l'économie du pays. Aujourd'hui, on entend Novelli, les organisations patronales du secteur et certains restaurateurs s'évertuer à accommoder à leur sauce certaines statistiques pour défendre cette opération, mais tout n'est que mensonge et propagande. L'Insee dévoile que les prix en 2009 ont progressé de 1,6% dans la restauration alors que l'inflation été négative de 0,1%.

- Ouais mais ils ont augmenté les salaires de leurs employés…

- Ben voyons ! Si, suite à d'âpres négociations, une prime annuelle maximum de 500 euros brut sera versée à certains salariés et que le Smic dans ce secteur sera supérieur de six centimes d'euros bruts au Smic général, la branche de la restauration rapide, qui profite pleinement de la baisse de la TVA, n'a rien voulu octroyer à ses salariés qui restent pourtant les plus mal lotis de tout le secteur.

- Justement, la baisse de la TVA, qu’il dit le mari de Carla, c’était pour que la restauration traditionnelle soit aligner sur la restauration rapide…

- Baratin. La restauration rapide ne bénéficiait pas d'un taux de TVA différent de celui de la restauration traditionnelle, que l'on aille chez McDonald ou Bocuse, le « sur place » était facturé à 19,6% et le « à emporter » à 5,5%. Seulement les marchands de merde de la restauration rapide ne faisaient aucune distinction entre le « sur place » et le « à emporter ». Ce qu’il aurait fallu faire, pour équilibrer la concurrence, c’était mettre tout à 19,6%, que ce soit à emporter ou à manger sur place.

- Ouais mais, les restaurateurs ont embauché…

- Tè ! Fumes ! En réalité, 8 000 emplois net ont été créés depuis le 1er juillet 2009 pour l'ensemble des CHR, soit un coût de 375.000 euros par poste ! Ils nous coûtent cher ces emplois M’ame Michu….

- Ben alors qu’est-ce qu’il faut faire M’ame Chazotte ?

 

- Mangez le patapon de votre chat…

 

Sources : Eco89


 

Exilés fiscaux… Mais que fait donc Woerth ?

A l'aube d'une période d'austérité et d'un plan de rigueur pour la France, il peut être intéressant de connaître la liste (non exhaustive, tirée du «Nouvel Observateur n° 2359 du 21 Janvier 2010) des personnalités qui ont fui fiscalement le pays pour s'installer en Suisse, ou dans un autre paradis fiscal. S'ils l'ont fait en toute légalité (achat d'une résidence en Suisse, séjour inférieur à 6 mois sur le sol français), il est par contre inadmissible que certains d'entre eux continuent à s'immiscer dans la vie politique française, en participant activement aux campagnes électorales, pour soutenir tel ou tel candidat, ou pire, en étant officiellement investi par l'Etat pour représenter la France à l'étranger, comme c'est le cas actuellement pour Alain Delon qui est le parrain officiel du pavillon français à l'exposition universelle de Shanghai.


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Parmi les plus actifs ans ce domaine, il y a donc Alain Delon, mais aussi Johnny Hallyday (le premier résidant à Genève depuis 1999 et le second à Gstaad depuis 2006), sans oublier Charles Aznavour (résidant à Genève), Patricia Kaas, Daniel Auteuil, Marc Levy et Michel Houellebecq.

Parmi les sportifs on peut citer Alain Prost, Jean Alesi, Richard Virenque, et les tennismen Guy Forget, Richard Gasquet, Henri Leconte, Amélie Mauresmo, Gaël Monfils, Cédric Pioline, et Jo-Wilfried Tsonga qui payent tous leurs impôts en Suisse.


Moins étonnant, mais encore plus scandaleux, des personnalités des affaires qui exercent actuellement (ou ont exercé récemment) un pouvoir politique économique ou financier en France, parmi eux : Antoine Zacharias (Vinci), Claude Berda (AB groupe, TF1), Daniel Hechter (couturier) et Jean-Louis David (salons de coiffure, cosmétiques). Mais aussi des rentiers et des héritiers, dont les fortunes ont été créées en France, avec la participation de centaines de milliers d'ouvriers français : Eric Peugeot, Jean Taittinger (PDG de la société du Louvre, ancien ministre de la justice et député de la Marne), Philippe Hersant (patron de presse du Groupe Hersant), Corinne Bouyques (héritière de la fortune Bouygues), les familles Defforey (Carrefour), Mulliez (Auchan) et Halley (Promodès), tous résidant à Genève ou aux environs.


Si ces gens n'aiment pas (fiscalement) la France, qu'ils la quittent et qu'ils l'oublient, et surtout qu'ils n'en profitent pas quand ils en ont besoin (comme par exemple pour venir s'y faire soigner).

 

 

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Sources : Ancêtre - http://forum.orange.fr/messages/index/39179/sujet-libre-les-exiles-fiscaux.html

 

Plus d’info : http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/dossier/089811/le-cercle-des-riches-disparus.html

18/06/2010

Retraites : c’est la GUERRE !

 

 

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Préparez-vous les manards. Vous allez travaillez plus, plus longtemps, pour moins de pognon. C’est ça la réalité de la « réforme » (contre-réforme, régression) dont les sarko-trafiquants viennent de dévoiler les grandes lignes ( Texte complet du projet gouvernemental et contre-projet socialiste ).

 

L’enjeu de l’évolution nécessaire du système de retraite est de surmonter les problèmes démographiques (papy-boumeurs) qui risquent de mettre à mal la retraite par répartition. Pour cela, il convient évidemment de mettre à contribution le travail ET le capital. De manière équilibrée. Tè ! Fumes ! Sarko a tranché, en bonne petite marionnette du Medef : le travail est accablé tandis que le capital est quasiment épargné, les mesurettes dérisoires le touchant n’étant que des leurres et des instruments de communication. C’est là-dessus que nous allons entendre baver des sarko-trafiquants de service sur les médias à la botte.

 

Selon Eric Aubin, responsable des retraites à la CGT : "Les mesures qui seraient imposées aux salariés seraient de l'ordre de 22,6 milliards d'euros alors que les mesures demandées aux ménages plus aisés et aux entreprises seraient de l'ordre de 4,4 milliards". Soit un effort demandé touchant cinq fois plus les salariés que les riches et les entreprises !

 

Le but n’est pas réellement de mettre en place un système de retraite viable et juste, mais avant tout d’envoyer un signal aux marchés et aux partenaires européens. Pour cela, Microlax 1er a choisi de faire payer les pauvres et ceux qui ont commencé à travailler tôt en épargnant actionnaires, entreprises et pleins de thunes. On ne pouvait évidemment pas attendre autre chose de cette bande de nuisibles inféodés aux financiers véreux et aux patrons voyous.

 

La riposte doit être massive, puissante, multiple. Il faut évidemment aller en masse à la manif prévue par les syndicats le 24 juin. Mais chacun de nous peut aussi agir auprès du député de sa circonscription. Le texte viendra en débat à l’Assemblée et septembre. D’ici là, chacun de nous peut interpeller, pas lettre, par courriel, son député et lui faire clairement savoir que sa réélection (dans deux ans) sera largement conditionnée par son attitude et son vote lors du débat.

 

C’est la guerre (des classes). Tous les moyens sont bons pour la gagner. Sarko compte sur cette « mère de toutes les réformes » pour se refaire la cerise et nous en remettre pour cinq ans de bagne. Il faut donc faire échouer cette « réforme » inique, scandaleuse afin qu’il soit enfin renvoyer à sa vraie place, aux poubelles de l’histoire.

 

Banzaïe !

 

 

15/06/2010

Traders : La Saloperie élevée au niveau de l’Art


insolite-072.jpgQuand on est pourri, on l’est jusqu’à la moelle. Et la pourriture morale et mentale des petits cons diplômés – grâce aux sous de la collectivité française – des écoles de fabrication d’escrocs encore appelés « grandes écoles de commerce », et qui s’expatrient à la City, à Londres comme « traders » ou autres conneries de ce genre, atteint un niveau qui touche à l’art.

 

Ces crapules – suite au dégonflage de la baudruche financière anglo-saxonne puis mondiale – se retrouvent lourdés, comme les merdes qu’elles sont. Pauvres malheureux qui se sont gavés de sommes astronomiques  en spéculant…

 

Et que croyez-vous qu’ils font, ces raclures de bidets qui crachent sur la France « archaïque » ? Qu’ils vont s’inscrire au chomdu en Rosbifistan pour toucher environ 100 euros d’alloc chômage par semaine ? Non. Pas si cons les pourris : ils traversent la manche, retrouvent cette bonne vieille France « archaïque », travaillent une seule petite journée à MacDo par exemple et – les lois française étant généreuse – vont, en Ferrari,  s’inscrire au chomdu en France. Où ils ont droit à des indemnités proportionnelles à leur ancien salaire en Rosbifistan, qui était plus que gras. Ils touchent donc le plafond des assedic, soit 6400 euros par mois pendant deux ans… Sans avoir cotisé une seule thune !

 

Spécialiste du droit du travail, le député socialiste Alain Vidalies a donc questionné le ministère de l'économie dès février 2009; il vient tout juste de décrocher une réponse – encore partielle. Pour daigner communiquer leurs statistiques, les services de Christine Lagarde ont attendu que le parlementaire dégaine, le 25 mai, l'artillerie lourde, c'est-à-dire la procédure dite des «questions signalées», qui permet depuis 1994 aux députés d'exiger de n'importe quel ministre, dans un délai de 10 jours, des réponses circonstanciées à des interrogations d'ordre juridique ou financier. Alain Vidalies a précisément demandé à Christine Lagarde «de bien vouloir lui préciser, pour l'année 2009, le nombre de ces heureux bénéficiaires et le montant ainsi déboursé par l'Unedic». La réponse de Lagarde est un modèle de langue-de-bois jésuitique : «La situation décrite, qui reste très marginale, ne constitue pas un cas de fraude mais s'apparente davantage à une optimisation du système de protection sociale applicable aux travailleurs migrants». Les Bercy-boys-and-girls lâchent du bout des lèvres qu’ils seraient 33 ces heureux bénéficiaires de « l’archaïsme » français. Ce qui coûtera sur deux ans près de 5 millions aux caisses de chômage…

 

Eh ! Sarko, si tu faisais une Loi contre ces aberrations ? Pour une fois que ce serait utile. C’est vrai que - malgré tes postures moralisatrices – le modèle ultra-libéral de merde des Rosbifs et des Zétazuniens, c’est ce dont tu rêves pour nous…

 

(Sources : Lantifadas – Médiapart)

 

11/06/2010

Pendant la Coupe du monde, les sarko-saloperies continuent : Bolkestein, le retour en douce…

 

 

Bolkestein_meprisGP.JPGBolkestein, ça vous dit quelque chose. C’est le nom de l’ultralibéral qui a pondu la directive éponyme qui prévoit de permettre aux entreprises européennes d'appliquer les réglementations de leur pays d'origine plutôt que celles des pays où elles sont installées. Mais la directive Bolkestein va plus loin encore, en rendant concrètement impossible l'application de toute réglementation aux entreprises. Pour cela, elle prévoit de confier également au "pays d'origine" de l'entreprise le contrôle de l'application des lois. Cette mesure est donc un véritable acte de sabotage contre toute réglementation applicable aux entreprises.

Devant les tollés qu’elle a suscités, on la croyait morte et enterrée… Tè ! Fumes ! Le 4 avril 2006, la Commission européenne a finalement entériné le texte voté par le parlement mais – sous la pression des milliers de salariés venus manifester de toute l’Europe à Bruxelles et Strasbourg - le parlement a amendé le texte en supprimant le principe du "pays d'origine".

Échaudé par la mobilisation citoyenne, en 2005, contre ce texte menaçant les services publics et encourageant le dumping social, les sarko-trafiquants qui nous gouvernent ont préféré la discrétion pour procéder à sa transposition dans le droit français. Pas de loi-cadre, donc, mais une modification graduelle de la législation. Dans son rapport d’information sur l’état de la transposition de la directive services, le sénateur (UMP) de la Manche, Jean Bizet, justifie ce choix dans des termes ahurissants : « L'abandon par le gouvernement français d'une loi-cadre de transposition conduit à instiller plusieurs dispositions de nature technique à l'occasion de l'examen de différents projets ou propositions de loi afin de mettre la législation française en conformité avec les prescriptions de la directive. Cette méthode est sans doute moins lisible, tant pour les parlementaires que pour l'opinion publique, mais elle permet, en « technicisant » la transposition, d'éviter l'apparition de polémiques stériles. » (rapport Bizet du Sénat, juin 2009). Pour ce sarko-trafiquant sans vergogne, le débat démocratique s’appelle « polémiques stériles »…

Il y en a qui l’appliquent déjà, et dans toute son horreur cette directive honnie. Entre autres le sulfureux irlandais Michael O'Leary, patron du transporteur aérien à bas prix (Pardi, ce sont les collectivités locales, donc nos impôts locaux, qui paient !)  Ryanair, qui menace de fermer son escale de Marseille si les poursuites judiciaires engagées contre sa compagnie pour travail illégal ne sont pas abandonnées ! Carrément du chantage à l’emploi : 120 salariés travaillent sur la base Ryanair à Marseille et paient leurs cotisations sociales et leurs impôts… en Irlande. Une situation contraire à la législation française. En vertu d'un décret de novembre 2006, toute compagnie qui ouvre une base en France doit en effet s'acquitter des charges sociales françaises. Il s’en fout le O’Chez pas quoi. En matière de conditions de travail ou de respect des droits syndicaux, la compagnie irlandaise multiplie les provocations, entraînant des conflits un peu partout en Europe, notamment en Belgique et en Suède.

Les juges d’Aix-en-Provence, en charge du dossier, doivent être débordés…

 

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(Sources : L’Humanité)

 

10/06/2010

Capitalistes de tous les pays, investissez à Bhopal : la vie humaine est soldée, un demi euro le mort ! Qui dit mieux ! Approchez, approchez, il y en aura pour tout le monde !

 

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Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, entre 3000 et 4000 personnes, essentiellement des habitants des quartiers défavorisés de Bhopal, ont péri après une fuite de gaz Sevin, un pesticide efficace… et mortel. Dans la semaine qui a suivi, 20.000 pauvres types y ont laissé leur peau. Et actuellement, 26 ans après, 300.000 personnes subissent encore les effets irréversibles de leur empoisonnement par la multinationale étazunienne Union Carbide (aujourd’hui Dow Chemical).

 

Lundi 7 juin, le tribunal de Bhopal, dans le centre de l’Inde, a condamné à deux ans de prison et 1.800 euros d’amende sept anciens dirigeants locaux de l’usine de pesticides. Reconnus coupables de « négligence entraînant la mort » dans ce qui demeure la plus grande catastrophe industrielle de l’histoire, ils ont été aussitôt libérés sous caution et devraient faire appel. Parmi les accusés figurait l’ancien président de la branche indienne d’Union Carbide, Keshub Mahindra, aujourd’hui à la tête du constructeur automobile indien Mahindra et Mahindra. La filiale, qui n’existe plus, a été condamnée pour sa part à verser 9.000 euros d’amende. Warren Anderson, le PDG d’Union Carbide à l’époque, s’était enfui aux Etats-Unis après la catastrophe. New Delhi demande en vain son extradition depuis 1993.

25.000 morts et 300.000 malades reviennent à 1800 euros x 7 = 12.600 euros. Soit 0,50 euros la pièce. Les 300.000 éclopés et malades qui crèvent chaque jour, c’est bakchich… Un demi euros la  vie humaine pour une multinationale, c’est très très rentable, non ? D'abord accusés d'homicide, les dirigeants de Union Carbide ont finalement été reconnus par le tribunal coupables de simple «négligence ayant entraîné la mort». Ben voyons, à ce prix là, on va pas s’emmerder la vie à  installer des systèmes de sécurité qui coûtent les yeux de la tête ! Ça va pas, non !

Rachna Dhingra, membre de l'International Campaign for Justice in Bhopal ne cache pas sa rage impuissante : «Les gens se sentent abandonnés par le gouvernement, trahis par la justice de leur pays. Une tragédie qui a fait près de 30.000 morts a été traitée par les magistrats comme un simple accident de la route». Tout ça pour ne « pas décourager les capitaux étrangers de s’investir en Inde »…

Le capitalisme sauvage issu de l’ultralibéralisme s’exprime là dans toute son horreur…

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(Sources AFP)

 

P.S.- Putaing ! Siné est à l’hosto. Buvons, amis, à son prompt rétablissement !

http://lazone.sinehebdo.eu/zone-6.html

08/06/2010

Eh ! Pancho ! Ne ramène pas ta fraise ! C’est de la merde…

 

fraises.jpgJe viens d’acheter deux barquettes de superbes fraises de Provence. Humm ! Un petit producteur, en ayant ras le cul de se faire exploiter par les grandes surfaces, les vends à un prix très correct au cul de sa camionnette. Et les clients ne s’y trompent pas !  Ça change de ces putains de « fraises » espagnoles qu’on trouve aux supermarchés ! T’as l’impression de croquer dans un bout de caoutchouc dur qui aurait un vague gout de tomates transgénique… Dégueulasse. Et les mecs, ils vendent ça en belles barquettes, à 2,5 € pièce. Comme ça paraît pas cher, les bons cons achètent.

 

Seulement voilà, ces saloperies sont le nec plus ultra de la  merde. Elles arrivent du sud de l’Espagne et ont donc parcourues au bas mot 1500 à 2000 bornes en camions crachant leur gazole à la tonne. Près de 90.000 tonnes chaque année ! À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi totalité de ces merdes poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

 

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et

stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005… ! ! !); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

 

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans papiers sous payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver. Mais c’est qu’en plus ils polluent ces cons d’esclaves mon brave, en plus d’avoir les poumons pourris par les merdes qu’ils resporent et la peau vérolées par les pesticides !

 

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

 

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.

 

estron.jpgQuant aux esclaves, ils sont priés de se barrer, retourner chez eux ou s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

 

La production et l'exportation de la fraise espagnole représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

 

Mangez cinq fruits et légumes par jour qu’ils nous bassinent… Vous crèverez plus tôt, ça soulagera la sécu !

 

 

Sous le soleil printanier, les sarko-saloperies continuent !


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Qu’est-ce qui a foutu le bordel il y a deux ans aux Zuessa puis dans le reste du monde ? Les « subprimes », c'est-à-dire la possibilité donnée aux banques de noyer leurs créances immobilières pourries, en les « titrisant » (en les incluant dans des « titres », des « obligations » vendues ensuite sur le « marché »). C’est ainsi que des épargnants du Crédit Agricole, de la Société générale et autres se sont trouvées propriétaires, à travers des sicav ou des fonds de placements, de ces créances véreuses jusqu’à l’os.


Notre génie national, Sarko 1er, s’était alors vertement élevé contre ces manières de faire : « Ce qu’on appelle la titrisation, c'est-à-dire que chaque jour les banques (étazuniennes) consentaient un prêt immobilier à 10 heures, le revendaient à 17 heures, prenaient la commission, le déstockaient. »


Non mais ! Pas de ça chez nous ! qu’il avait proclamé notre père-la-vertu-financière.


Mouais… Le travail de sape du lobby des banques a eu raison de la fière « détermination » de Microlax 1er. Le projet de loi « Régulation bancaire et financière » porté par Lagarde et qui sera débattu cette semaine à l’Assemblée dit pourtant tout le contraire des bonnes résolutions sarkoziennes. Son chapitre V crée en effet les « Sociétés de financement de l’habitat » à travers lesquelles les banques auront la possibilité, contre des obligations, de céder leurs créances immobilières, par paquets, aux compagnies d’assurances et aux sicav. Dès lors, elles ne seront plus directement responsables des mauvais payeurs. Leurs mauvaises créances n’apparaissant plus dans leur bilan, elles seront incitées à prêter sans beaucoup de discernement… C’est ni plus ni moins que la titrisation à l’américaine que dénonçait Sarko !


Et dire que la presse léche-cul a pourri Martine Aubry pour avoir osé comparer l’Axe de la galaxie - ce génie qui a triplé le déficit et plombé la dette de 750 milliards d’euros - à Maadoff ! C’est désobligeant pour Maadoff : celui-ci n’a volé que les riches, alors que les saloperies sarkoziennes volent avant tout les pauvres…


Sources : Marianne n°685

 

04/06/2010

Le roi du rabot Fillon aurait-il des idées ?

 

fillon faillitaire.jpg

Il vient – enfin ! – d’admettre que les trop fameuses « niches fiscales » devraient être « rabotées » afin de financer, un tout petit peu, les retraites. Evidemment le coup de rabot sera sélectif et probablement léger du coude. Pourtant il y en a du pognon a récupérer dans ces niches pour qui aurait le courage d’en sortir les pitbulls qui les gardent jalousement !

 

Une commission de députés a planché la dessus et a publié un rapport édifiant la dessus. On y apprend que notre beau pays compte... 486 niches fiscales ! Corse, réservistes, débits de boissons, prix littéraires, pipeuses de St-Claude, journalistes, députés, chevaux de course, investissements outre mer, restaurateurs, etc. C'est plus que le nombre de fromages d'un pays jugé ingouvernable par le général de Gaulle, et à peine moins que son nombre de députés !

 

Comment avons-nous pu arriver à une telle aberration ? D'abord, notre impôt sur le revenu est décrépi. Fondé en 1914, refondu en 1948, il a été boursouflé d'abattements, de décotes, de minorations, de boucliers et autres exemptions au fil des décennies. Et la dernière – énorme boursouflure - est le grand œuvre de notre Phénix de Neuilly, le fameux bouclier fiscal de 15 milliards chaque année refilé aux plus bourrés de thunes ! Une profession à cajoler, des électeurs à remercier, une région à préserver ? Hop ! Une dérogation, un abattement, une exonération.

 

L'Etat redonne de la main gauche ce qu'il prend de la main droite. Il comprime certaines dépenses pour tenir sa promesse, mais accorde en échange des baisses d'impôt très ciblées. Autrement dit, il crée de nouvelles niches.

75 milliards d'euros de niches pour cette année, alors que l'impôt sur le revenu devrait rapporter 60 milliards, moins que l’intérêt de la dette !

 

Etrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Champions du monde ! Nous sommes le pays de l'OCDE où l'impôt sur le revenu est de loin le plus faible, autour de 3 % du PIB. Aux Etats-Unis, l'impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapporte 8,5 % du PIB, plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark !  Eh ! Kiki me répondra un heureux planqué, c’est parce que nous sommes plus malins que les autres, planqués dans des niches permettant d'échapper au regard inquisiteur du percepteur !

 

Alors que la France se gargarise d'égalité et de modèle social, elle vit en réalité dans l'inégalité et le chacun pour soi.

 

Ce système est profondément injuste. Car les taxes les plus lourdes, comme la TVA avec 180 milliards d'euros de rentrées prévues en 2009, la CSG et la CRDS avec près de 90 milliards (un chiffre tellement énorme qu'il faut aller le chercher au fond d'un rapport abscons, aucun ministère ne jugeant opportun de le publier) et les cotisations sociales, sont toutes proportionnelles. Les pauvres paient autant que les riches.

 

C'est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 : « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »


France, pays des Droits de l’Homme, Mon Cul…

 

02/06/2010

Honneur à José qui a chié dans la colle (à viande !)

 

Jose_bove_portrait-1.jpgJosé (Bové bien sûr) et ses collègues du Parlement européen ont fait un doigt d’honneur aux chiapacans de la Commission en refusant d’autoriser – comme celle-ci le demandait - l’utilisation de la « colle à viande » - la thrombine - pour faire bouffer aux pauvres les déchets de viande pour animaux. La Commission voulait harmoniser les législations nationales, puisque la thrombine est déjà autorisée en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, mais les députés européens, sous la conduite des députés Verts, ont opposé leur véto. La France, pays de la gastronomie où les gargotiers sont rois, était…pour ! Elle avait même anticipé sur cette directive européenne rejetée en autorisant cette merde par un arrêté provisoire entre 2003 et 2005, ceci à la suite de deux avis positifs de l'Afssa, l'Agence de sécurité sanitaire des aliments ! On peut s'interroger sur l'indépendance des membres de cet organisme qui a la charge d'autoriser ou non tel ou tel produit sur le marché...

 

De la « colle à viande », de la « thrombine » ? Kézako ? La thrombine est un enzyme qui accélère la coagulation du sang et qui, mélangée avec de la thromboplastine issue des muscles des animaux, donne une sorte de colle alimentaire. Autrement dit du plasma sanguin de porc ou de vache mélangé à des bouts de muscles finement broyés.

 

Quel est l’intérêt de cet ingrédient ? Avant tout de faire gagner encore plus de pognon aux gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire. Comment ? En agglomérant avec cette colle tous les bas morceaux invendables en l’état et que l’on trouve au rayon « viande pour animaux » dans les grandes surfaces. Vous voulez la méthode ? Vous broyez en copeaux toutes les « pélangrougnes » (bas morceaux de barbaque en Provence), dans un bac, vous les mélangez avec cette « colle », vous laissez reposer quelques heures au frais et vous obtenez des morceaux de « viande » presque présentable vendus sous plastique avec, en tout petit, tout petit, la mention « produit carné ». Un régal pour les salmonelles !

 

Vous trouvez ces merdes dans les plats cuisinés, les raviolis, les boulettes de viande, les jambons cuits bon marché « reconstitué », les « jambons de poulet », etc.

 

Les députés européens ont dit Niet à la Commission. Mais celle-ci, sous la pression des puissants lobbies de l’agroalimentaire, va revenir à la charge, en noyant la « colle » dans une vingtaine de demande d’autorisation pour des additifs alimentaires.

 

Donc : meffi et vive José et ses potes verts du parlement européen !

 


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27/05/2010

Tous à la manif pour faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

 

 

sine retraite.pngLe gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote…) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen – niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

Signer la pétition | Voir tous les signataires|

Sources : http://blog.exigences-citoyennes-retraites.net/?p=1#more-...

 

 

 

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25/05/2010

Au Bistro de la Toile : Faut-il pendre tous les banquiers ?

 

 

 

 

hermes.jpg

 

 

 

- Eh ! Loulle, tu connais Hermès ?

 

- Oh ! Victor, c’est pas parce que je suis mastroquet que je suis ignare. C’est, chez les Grecs, le dieu du commerce. Donc un peu le mien.

 

- Exact. Mais c’est aussi le dieu des voleurs ! C’est significatif que, depuis bien longtemps, depuis toujours en fait, commerce et vol sont comme cul et chemise…

 

- Bon. Tu veux en venir où Victor ? Est-ce que je te vole moi ?

 

- Toi, peut-être pas sciemment, mais tes verres bien épais et dont la forme trompe sur la quantité de liquide que tu nous sers, oui… Mais c’est pas de ça que je veux parler. Je vais te raconter une histoire ordinaire de banquiers.

Depuis, bien longtemps, ma banque habituelle, ce sont les CCP. Très bon service, avec une succursale bancaire dans tous les villages de France, des tarifs presque honnêtes. Bref. Un établissement financier correct, rassurant, inspirant confiance. Mouais… Sauf que, depuis, les CCP sont devenus la Banque Postale, établissement financier de droit privé, comme les autres banques. Et ça change tout.

 

- Et alors, qu’est-ce qu’ils t’on fait Victor ?

 

- J’ai vendu un véhicule et j’ai donc déposé le chèque de mon acheteur – 6000 euros – à mon bureau de poste habituel. C’était le 14 mai. Huit jours après, toujours rien sur mon compte que je consulte quotidiennement par l’internet. Je téléphone au service financier concerné et, après plusieurs tentatives infructueuses agrémentées de l’horripilante musiquette, un « conseiller » à qui je demande s’il y a un problème concernant ce chèque me répond que non, que je serais crédité le lendemain matin. Le lendemain, 21 mai, rien… Nouveau coup de téléphone et un autre « conseiller » m’apprend que le paiement de ce chèque est « différé jusqu’au 31 mai ». Sans autre explication.

Un peu inquiet, je téléphone à l’émetteur du chèque qui fait immédiatement son enquête et m’apprend que ce chèque lui a été débité…depuis deux jours ! Les aliboffis commençant à présenter un gonflement alarmant, je vais donc à mon bureau de poste où je rencontre une accorte conseillère financière – silhouette de mannequin et regard de velours – qui me connait et m’a à la bonne. Je la mets au courant. Elle téléphone elle-même. On lui fait la même réponse qu’à moi. Plutôt gênée aux entournures, elle écrit un fax demandant d’activer ce paiement, le signe, me le fait signer et l’envoie… Ce matin 25, toujours rien…

 

Autrement dit la Banque Postale a encaissé ce chèque, l’a mis sur un compte à elle et fait travailler MON pognon, pour ELLE pendant douze jours !  Multiplié par des centaines de milliers d'opérations du même genre, ça fait beaucoup de fric piqué aux clients... Ce sont des manières qui tangentent l’escroquerie.


- Tu vois Victor, quand tu dis qu’il n’y aura jamais assez de platanes pour pendre tous les banquiers, tu es dans le vrai. Tè ! Bois un coup, ça te remontera ! C’est ma tournée…

 

 

 

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18/05/2010

Au Bistro de la Toile : retraites, Reiss, Domenech…

 

- Eh ! Victor, t’as vu, le Sarko, il a encore reculé : il va faire payer les riches pour les retraites !

 

- Mouais… Saluons ce coup de pied dans le cul qui oblige les sarko-trafiquants à penser ( !!!) à prendre un peu de pognon à leurs amis et commanditaires du Fouquet’s. Mais faut pas trop se faire d’illusions, ça ressemble à un enfumage, comme d’hab… Rien n’est chiffré, aucun mécanisme n’est expliqué. Donc, comme dans le pâté aux grives, il y aura beaucoup de cochon (l’allongement des annuités et le recul du départ à la retraite) et un tout petit peu de grives (une taxe symbolique sur le capital), pour l’étiquette…

 

- T’as peut-être raison… Bon. Buvons tout de même à la libération de la petite Reiss que les sinistres barbus de Téhéran ont enfin lâchée !

 

- A la nôtre ! Encore que la petite Reiss, comme tu dis Loulle, on l’a payé ! 280.000 euros de rançon ! Bon, ça, c’est pas bien grave. Mais ce qui l’est plus, c’est qu’on l’a surtout échangée contre un assassin féroce et contre un trafiquant d’armes ! Encore une fois, c’est le pâté aux grives… Et ils nous prennent vraiment pour des cons en prétendant, comme Kouchner, qu'il n'y a pas eu tractation!

 

- La grive, en l’occurrence, elle serait tout de même un peu espionne, non ?

 

- Peut-être, mais vraisemblablement à son insu. C’est tentant pour les barbouzes de la DGSE  de manipuler une petite étudiante qui a l’avantage de parler le persan et d’être bien intégrée dans le milieu étudiant iranien, turbulent malgré la férocité du régime. Mais ce qui est parfaitement choquant, ce sont les dégoisages de ce vieux con d’ancien sous dirlo de la DGSE qui se répand dans les boites à bourrage de crâne en prétendant que la petite était une espionne ! Mais si c’est vrai,  qu’est-ce que c’est ce type qui balance ses sources ? Qui grille ses agents ? Tout ça pour faire la promo d’un bouquin qu’il vient de faire pondre probablement pas un nègre ?

 

- Un homme de couleur, Victor. Un homme de couleur. On ne doit plus dire nègre.

 

- Le mot nègre, en l’occurrence, désigne quelqu’un qui écrit, dans l’ombre, pour un autre qui, lui, signe dans la lumière. C’est ce que font la plupart des hommes politiques, des débiles du chauve-bis ou du sport…

 

- Bon. Heureusement qu’on a le foute pour se défouler. On peut toujours taper sur ce con de Domenech…

 

- Ben ! Moi je l’aime bien Domenech ! Un type cultivé, qui sait lire, qui fait du théâtre, qui a une activité humanitaire discrète, qui a même une certaine forme d’humour caustique… Ça change dans ce monde de bœufs ! Et puis, soyons objectif : en 2004, le Raymond, il a bien amené l’équipe de France en finale de la coupe non ? On allait gagner, c’était sûr. Et c’est ce con de Zidane qui nous a fait perdre ! Pas le Raymond ! Ensuite, rappelez-vous Mémé Jacquet en 98. Tout le monde le pourrissait, à commencer par L’Equipe. Et il nous fait gagner… Après quoi, il leur à mis le doigt dans l’oigne profond le mémé ! Et sans vaseline… Si Raymond fait pareil, tous ceux qui le roulent dans la merde viendront à genoux pour le feller…

 

- Pour le quoi ?

 

- Pour lui faire des pipes… Allez ! Mets ma tournée.

 


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12/05/2010

Kevin-Georges Marché nous parle !

 

 

cochonsquiniquent copie.jpg


"Salut les clampins ! Je m’appelle Kevin-Georges. Kevin-Georges Marché ! Avec mes frangins Stephen-Bankster Marché, Tony-Hedge-Fund Marché, Jimmy-Insurance Marché, Jef-Notation-Agency Marché et le grand Jeremy-Trader Marché on se la pète au champagne comme jamais ! On se goinfre que vous pouvez pas savoir. Faut dire que pour vous le mettre sans vaseline, on est les meilleurs. Champions du monde !!! Et ça fait deux fois en moins de deux ans ! Attendez : vous êtres tellement cons, que ne pas vous enculer, ce ne serait pas raisonnable.

 

Tiens. On s’est arrangé pour foutre la merde en Grèce, maillon faible de la zone euro. Ceci en jouant à la fois sur le dénigrement de la dette des buveurs d’ouzo pour faire monter les taux d’intérêt, et sur le prix de l’assurance garantissant ces dettes. Gagnants à tous les coups ! On en a acheté tant qu’on pouvait de ces dettes pourries des bouffeurs de moussaka. Et ça a foutu la panique au-delà de toutes nos espérances. La walkyrie Merkel ne voulant pas casquer malgré les pétards mouillés du nain dressé tous ergots dehors sur son tas de fumier, ça s’est enlisé… Alors, nous, la famille Marché, on a appuyé le pied sur la tronche de la pauvre Hellène jusqu’à ce qu’elle suffoque. On leur à joué le grand air du Titanic : toutes les bourses qu’on a fait plonger sciemment, et consciemment. Alors on a acheté à vil prix de belles en bonnes actions à côté des dettes d’états. Les autres pichepois de la zone euros se sont alors estrassés l’oignon pour sortir leur bel et bon pognon. 750 milliards qu’ils ont sortis ! Enfin, qu’ils ont mis en caution…des dettes pourries non seulement de la Grèce, mais de tous les autres Pigs de l’Europe ! Même Trichet – quel beau nom pour un banquier ! – a bouffé son chapeau en acceptant que la Banque centrale européenne achète directement les créances les plus pourries ! Autrement dit, pour nous, c’est une assurance tous risques : la garantie des états pour les dettes à venir, et on va refourguer les sacs de merde de la dette grecque, portos on espanche à la BCE qui s’est engagé à les racheter ! C’est-y pas beau ça ! Eh ! Vous avez vu la bourse ? En quelques heures, on vient de se gaver ! On est pas des cadors dans le genre ruffians dans la famille Marché ?

 

Hardi les mecs ! Mettez-vous en rang, tournez-vous, cambrez vos culs en offrande et ouvrez les miches ! On va vous enfiler avec toute la RIGUEUR voulue ! C’est très bon ca pour « spieler » à nouveau sur l’euro. Car la rigueur qui va vous étrangler, pauv’cons, va encore alimenter l’écart entre les pays qui triment comme l’Allemagne et ses voisins de la zone euro/mark comme la Finlande, les Pays-Bas ou l’Autriche, et ceux qui glandent, nos excellents clients et  amis les PIGS (Portugal, Espagne et Grèce), la France elle-même reste le cul entre deux chaises. Le grand écart de l'euro-groupe est à tout les coups intenable, et ce n’est pas l’embryon de "gouvernement économique" annoncé à grand renfort de communiqués triomphants qui y changera quelque chose.

D’abord, qu’est-ce qui a été décidé à Bruxelles le 10 mai ? Je vais vous le dire :

Première étape : les Etats d’Europe du sud doivent emprunter sur les marchés internationaux des centaines de milliards d’euros.

Deuxième étape : les banques privées achètent ces obligations des Etats d’Europe du sud. C’est le marché primaire.

Troisième étape : les banques privées de ces Etats du sud refourguent ces obligations pourries à la Banque Centrale Européenne. C’est le marché secondaire.

Bilan de l’opération : Les banques privées vont gagner des milliards d’euros ! Et la BCE sera plombée pendant des années par ces dettes de merde.

Et kikiva casquer à la fin ? Et kikiva y laisser ses couilles ? Ben vous bien sûr. Vous les CONtribuables, vous les CONsommateurs. A nous les thunes, à nous les femmes siliconées qui pètent dans la soie, à vous le chômage, les retraites de merde, les conditions de travail dégueulasses, la privatisation des parties les plus juteuses des services publics, l’abandon des avancées sociales…

Quoi ? Qu’est-ce que j’entends ? Le peuple risque de se révolter ? Ttsss… Allons, allons. On leur donne des jeux au peuple : le foot, le tiercé, le loto, etc. Ils préfèrent mettre le peu de pognon qu’on leur laisse là que dans leur gamelle, alors… Et puis, qui est-ce qui tient la Force : les flics, l’armée ? Ben c’est nous évidemment à travers nos marionnettes genre Sarko, Merkel ou Berlusconi. Vous les avez élus ? Alors vous fermez vos gueules. Pinochet, ça ne vous dit rien ? Les plus cocus, ce sont tout de même vous, les Français : vous avez voté contre la constitution européenne où toutes nos embrouilles existaient en filigrane, puis vous avez voté pour notre pote du Fouquet’s qui vous a refilé le même plat, à l’insu de votre plein gré !

Cocus, battus, contents…

Allez, la famille Marché débouche une autre boutanche de Champ’, vous rote dans la gueule et vous endoffe profond sans vaseline !"

 

 

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06/05/2010

Faut-il porter le deuil de l'Europe ?

 

obese2.jpgOui. Faut-il porter le deuil de l’Europe ? De cette Europe obèse résultant d’une boulimie mortelle, gangrénée par les Anglais jusqu’à en faire une entité sans frontières, sans vision d’avenir, uniquement assujettie au dieu pognon, une Europe où la comptabilité prime sur la solidarité ? Assurément oui.

 

Obèse, elle estime ne pas encore l’être suffisamment : sa goinfrerie la pousse à envisager d’intégrer toujours plus… La Turquie, la Bosnie, la Serbie… Pourquoi pas le Maroc, l’Algérie, la Tunisie… Pourquoi pas l’Ukraine, l’Azerbaïdjan, la Géorgie… Une Europe fourre-tout, uniquement articulée autour de « l’économie de marché » «  et « la concurrence libre et non faussée » telle que la dessine ce traité de Lisbonne, repoussé par les Français, mais a eux imposée par les duplicités de Sarko.  Que cette Europe-là crève sous son propre poids, comme autrefois les dinosaures, ne fera couler de larmes qu’aux banquiers, magouilleurs fiscaux et autres spéculateurs.

 

La lâcheté des gouvernements vis-à-vis de la Grèce a sonné comme un glas. Ces gouvernements de pleutres ont baissé casaques, ont abandonnés la lutte en rase campagne, sans combattre devant les insupportables diktats des « marchés ». Mais merde, c’est quoi, c’est qui les « marchés » ? Une poignée de grosses banques, de fonds spéculatifs, de traders. Une centaine de parasites tout au plus ! Et ces gens-là se permettent – avec l’argent que les états, donc les citoyens leur ont donné – de foutre en bas des pays comme la Grèce, le Portugal, bientôt l’Espagne ? Et ça se passerait comme ça ? Sans problèmes ? Eh ! Oh ! Ça va pas non ? Les manifestations des Grecs ne sont que les prémisses de mouvements, d’affrontements sociaux de grande ampleur qui risquent d’être sanglants et de s’étendre à toute l’Europe. Pour le malheur des peuples.

 

L’euro, qui nous a été vendu comme un pas décisif vers une véritable intégration européenne, vient de démontrer son caractère artificiel. Une monnaie commune implique des politiques économiques sinon communes du moins très convergentes dans les domaines de la fiscalité et des lois sociales. Comme ce n’est pas le cas et que les convergences sont battues en brèche par une concurrence débridée là où il faudrait de la solidarité, l’euro se casse la gueule…

 

L’Europe ne repartira qu’en se resserrant. L’Europe est la plus belle idée du siècle passé. Elle a bercé nos rêves, suscité beaucoup d’espoirs. Elle est aussi – hélas – une grande déception car cette belle idée a été dévoyée. Au lieu de bâtir une Europe des solidarités, les technocrates — non élus et mis en place par les lobbies financiers multinationaux — ont établi une Europe de la concurrence sauvage non seulement entre les nations mais surtout entre les peuples qui la constituent.

 

Il n’est pas inutile de revenir à ce qui a été la véritable volonté des Pères Fondateurs : la paix et la réconciliation entre l’Allemagne et la France. Ce but — ô combien difficile à seulement envisager à cette époque — est atteint au delà de toute espérance. Pour que l’Europe retrouve l’amour de ses peuples, il faut qu’elle reparte de zéro. A partir évidemment du noyau historique France-Allemagne-Bénélux-Italie. D’autres, en nombre restreint, s’y raccrocheront après. Mais en écoutant les peuples et en bannissant les « élites » élues par personne, responsables devant personne représentée par l’insupportable Commission européenne et son exécrable président Barosso. Et avec une vision fédérale claire, clé de la puissance politique.

 

 

 

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04/05/2010

Au bistro de la Toile : aller se faire voir chez les Grecs.

-         Alors ça y est ? On va nous pomper 6 milliards et quelques pour mettre dans la poche des Grecs ! C'est encore nous qu'on va casquer. Nous et encore plus les Allemands. Qui en ont d'ailleurs ras les aliboffis qu'on les prenne pour les vaches à lait. Ils triment, ils vendent leurs cames parce qu'elles sont de bonne qualité, ils se serrent la ceinture et on leur demande de renflouer le « Club Med » comme ils disent...

-          Ils leur ont même demandé de vendre l'acropole... C'est des conneries. D'abord on ne va pas te pomper à toi, ni à moi, 6 milliards. Les institutions financières françaises - comme allemandes d'ailleurs - vont emprunter sur le marché ce pognon entre 2 et 3% d'intérêt et vontacropole.jpgensuite le prêter aux Grecs à 5% ! Autrement dit, on va encore se faire du beurre sur leur dos. Quand aux « vertueux » Allemands, ces « bons élèves » de l'Europe ultra libérale, écoute ce qu'en dit Cohn-Bendit, qui connait quand même la question : « Je suis persuadé que le gouvernement allemand, en laissant pourrir la situation grecque, a sciemment voulu faire une dévaluation compétitive de l'euro afin de favoriser son commerce extérieur. Il savait qu'en hésitant à venir en aide à la Grèce, il pousserait les marchés, toujours inquiets, à vendre de l'euro. » En plus, ce problème grec, c'est à peine 1,6% du PIB de l'Europe. Un pissat de chat ! Les grippe-sous qui dirigent l'Allemagne s'en prennent à la Grèce pour faire peur aux autres pays européens. Parce que c'est plus facile de s'en prendre à la Grèce qu'à la France ou à l'Italie. En 2008, les exportations allemandes vers la Grèce se sont élevées à 8,3 milliards d'euros. En sens inverse, les ventes de la Grèce à l'Allemagne n'ont pas dépassé 1,9 milliard d'euros. Ça veut dire « Meffi ! C'est nous qu'on a le pognon, alors c'est nous qu'on dirige ! » Et cette attitude de l'Allemagne, cette tentation du cavalier seul, cette morgue retrouvée est une très, très, très mauvaise chose... Pas besoin de dessins. Il leur aura fallu cinquante ans pour faire oublier (un peu !) leurs conneries passées, vont-ils prendre le risque de réveiller la méfiance des autres Européens pour quelques sous ?

-          Si l'Allemand redevenait le Boche dans l'esprit des gens, ce serait effectivement une catastrophe et la fin du rêve des Pères Fondateursde l'Europe. On n'en est tout de même pas là. Mais enfin, qu'est-ce que c'est que cette Europe capable en trois jours de trouver des milliers de milliards pour renflouer les banques responsables de la merde économique actuelle et incapable de sortir 30, 45 ou même 120 milliards pour un de ses membres ? Et quand on finit par les trouver, c'est à des taux d'intérêts aberrants, et assorti de conditions ultra libérales made in FMI qui vont saloper la vie des Grecs. Parce ça veut dire : renforcement de l'austérité, pression sur les salaires, démolition des acquis sociaux, privatisation des services publics, augmentation des impôts des particuliers. C'est ça la famille européenne ? Si ton frère, ta fille, ta mère ont un jour besoin d'un petit coup de mains, tu leur demande un intérêt ?

-         Les Allemands sont assez pragmatiques pour ne pas glisser vers cette dérive infernale. Sans compter que ce n'est pas leur intérêt de mettre en difficulté leurs partenaires. Faut pas oublier que si la Grèce ne représente pas grand chose pour eux en termes d'échange, il n'en est pas de même de l'Espagne, de l'Italie, de la France, premier client et premier fournisseur des Allemands. L'ultralibéralisme financier est incompatible avec la solidarité européenne, avec l'idée même d'une Europe unie. Encore moins d'une Europe des peuples. L'Europe a toujours avancée à la faveur de crises. Celle-ci permettra-t-elle de foutre aux poubelles cet ultra libéralisme dévastateur ?

-         Qui lo sa ? Mais pas avec Barosso et tout cas...


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26/04/2010

Taxe carbone, éco-taxe poids-lourds… Aux chiottes !

 

poids-lourds.gifVous vous souvenez des bouilles de candidats à l’oral du brevet des collèges des postulants à la magistrature suprême, en 2007, lorsqu’ils défilaient les uns après les autres pour signer la Charte de protection de l’environnement de Nicolas Hulot ? Ah ! Qu’ils étaient beaux ! On aurait dit des santibelli ! Tous ne juraient que par leur volonté de défendre la Mère Nature ! Plus écolos que moi, tu meurs !

 

C’est le Sarko qui a le mieux su enfumer les électeurs et donc, sitôt élu, il a lancé avec Borloo, à grands renforts de médias, le « Grenelle de l’environnement ».  On allait voir ce qu’on allait voir ! Épatés, on a vu des travaux nombreux, quasi consensuels, débouchant sur des décisions multiples. « Merde, il est bluffant ce Sarko » qu’on disait, même chez ses adversaires…

 

Que reste-t-il de ce bel enthousiasme ? Que reste-t-il de ce fameux Grenelle de l’environnement ? Rien. Nibe. Que dalle. Peau de zob…

 

La taxe carbone ? « Ça commence à bien faire ces histoires d’environnements » a déclamé l’Axe de la Pensée Galactique. « On ne fera cette taxe carbone que lorsque toute l’Europe la fera ».  Autrement dit, la taxe carbone, aux chiottes…

 

Restait l’éco-taxe poids-lourds ou éco-redevance kilométrique. Une taxe intelligence qui a pour but d’inciter à un report du transport des marchandises par la route vers des modes plus respectueux de l’environnement, comme le rail, les canaux de navigation ou la mer. Son principe est (était ?) d’internaliser une partie de l’impact environnemental de la route à travers une éco-redevance kilométrique qui financerait des infrastructures de transport plus durables. L’éco-taxe devra (devrait ?) être acquittée par les poids-lourds de plus de 3,5 tonnes qui empruntent le réseau routier national non concédé (non privatisé) et des routes départementales susceptibles de subir un report de trafic. La loi de Finances de 2009 annonce (annonçait ?) une fourchette de taxation comprise entre 0,015 € et 0,2 € par essieu et par kilomètre. Ainsi, la taxe touchera (toucherait ?) tous les poids-lourds, quelle que soit leur nationalité et sera (serait ?) fonction de leur taille (nombre d’essieux) et de la distance parcourue, en application du principe du pollueur-payeur. Voilà qui était un énorme progrès, attendu depuis longtemps, déjà mis en place en Allemagne.

 

Prévue initialement pour 2010 et déjà reportée une fois pour 2011, la mise en application de cette éco-taxe est désormais reportée à 2012, soit… après les prochaines élections présidentielles ! Autrement dit, le prochain taulier de l’Elysée se démerdera…

 

Eh ! Nicolas (Hulot) qu’est-ce que t’en penses des belles promesses de Nicolas (l’autre..) ?

 

« V’rigolez ou quoi ? Moi j’vais vous dire… J’ai fait le Grenelle de l’environnement pour me mettre les écolos dans la poche… Résultat, pas une voix de ces pauv’ cons… Alors, tè ! fumes ! »

 

 

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