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26/01/2016

La Chine accédant au statut « Économie de marché » : 3 millions de chômeurs de plus en Europe. Aux fous !

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L'idiot du village, le fada, le nessi, le fadoli, le babet, le simplet, bref le couillon, vous connaissez tous. C'est celui dont on se moque, que l'on ne respecte pas, à qui l'on donne des coups de tatanes en douce. Celui dont on n'a pas peur ! Qui ne se défend pas. Qui rie même stupidement avec ceux qui le tourmentent. Eh bien dans le village planétaire, le fada, l'imbécile heureux, c'est l'Europe !

 

L'Europe que se farcit avec une naïveté confondante - au prix de sa civilisation ! - les millions de « réfugiés » qui fuient des pays où sévissent la guerre ou les dictatures. Guerres fomentées, dictatures longtemps soutenues par qui ? Par les États-Unis. Les Yankees sèment la merde et nous récoltons les estrons...

 

Mais ce n'est pas tout. Nous sommes aussi le calu, l'idiot, le fadoli ,au niveau économique. La commission européenne a ouvert ces derniers jours, discrètement comme toujours, des négociations en vue de concéder à la Chine le statut « d'économie de marché ».

 

Késako? La Chine, membre depuis 2001 de l’OMC, pourrait accéder d’ici fin 2016 au statut d’économie de marché. Un statut qui empêcherait tout pays membre de l’OMC de lui opposer des mesures anti-dumping ! Bonjour les dégâts...

 

Actuellement, la Chine est considérée comme une « économie non marchande ». Subventions d’État aux entreprises chinoises, absence de concurrence, obligations des entreprises étrangères de s’associer avec des entreprises chinoises pour s’implanter en Chine, etc.. Mais si elle obtient le statut « d'économie de marché », il ne sera plus possible d'utiliser contre elle l'arsenal des outils de défense commerciale. Et notamment des mesures anti-dumping commercial et social.

 

Il y a, dans la Commission européenne, un certain nombre de fonctionnaires et d’idéologues qui sont pour l'attribution de ce statut à la Chine. À quoi jouent-ils ? Qui les soudoie ? Quels intérêts défendent-ils ? Est-ce que l’on veut que l’Europe soit l’idiot du village planétaire en étant la seule à respecter les règles ? Et puis quelle naïveté des tenants de ce changement de statut qui n’hésitent pas à dire que « ça encouragerait la Chine à se réformer ». Ben voyons... Qui va croire ça ? Leur argument principal est d'une niaiserie confondante : certaines personnes à la Commission pensent que la Chine va déverser sur l’Europe des millions et des milliards. C'est d'ailleurs ce que la Chine veut faire croire. Les industriels européens peuvent trembler... Ils sont d'ailleurs très inquiets.

 

L'Europe – cette grosse larve molle - est seule à céder aux pressions de Pékin. Le Japon, le Canada ou l’Inde sont tous opposés à cette idée. Même les États-Unis n'y sont pas favorables ! États-Unis, chantre de l'ultra-libéralisme qui, soit dit en passant, sont tout ce qu'il y a de protectionnistes ! Ainsi l'Union européenne laisse 80 % de ses marchés ouverts au « libre-échange » tandis que les États-Unis n'en ont que 40 % ! Par le « Buy American Act », le secteur public est réservé aux entreprises étazuniennes. Faites ce que je dis et pas ce que je fais... Les Yankees sont avant tout pragmatiques : libéraux ou protectionnistes selon leurs intérêts...

 

En France, on craint le porc allemand. On va « apprécier » le porc chinois à quelques centimes le kilo ! Et que dire de l'acier chinois qui – la Chine voyant sa croissance ralentir – va foutre en l'air ce que l'Indien Mittal a encore laissé aux Européens...

 

Alors, Mesdames et Messieurs les têtes d’œufs de la Commission européenne, entre 2 et 3 millions de chômeurs de plus dans l'Union, ça ne vous défrise pas ?


Photo X - Droits réservés

21/01/2016

Valls, Macron… La « gauche » française à l’assaut de Davos ! Ah mais…

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La petite station alpine des Grisons suisses, bourrée de flics, transformée en camp retranché, reçoit cette année encore le « Parasite-club » mondial. D’autres les appellent les « grands décideurs » ou encore les « maitres du monde ».

 

2.500 participants dont 1.500 chefs d'entreprise, plus de 50 chefs d'Etat y compris des pays émergents (Chine, Russie, Brésil, Mexique, etc.). Tout ce beau monde représenté par des ministres des finances, du travail ou de l'environnement. Mais aussi les patrons de Google, Facebook, Microsoft, Alibaba, Baidu, Uber et Airbnb, mais encore les représentants des principales ONG mondiales, sans oublier des universitaires, 300 journalistes et quelques guignols du chaubiz... La France est représentée par Manuel Valls et Emmanuel Macron. C’est la « gauche » française à l’assaut de Davos ! On va voir ce qu’on va voir…

 

Avec toutes ces grosses têtes, on pourrait s’attendre à ce que toutes les crises soient anticipées et réglées au mieux. Tè ! Fumes… Ils n’ont jamais rien vu venir. Ni la crise financière, ni les « printemps » arabes, ni Daech, ni la crise migratoire. A quoi servent-ils alors ? A rien. Enfin si, à échanger entre gros rapaces des cartes de visites utiles ! Á oui, j’oubliais : ils vont œuvrer à la « stabilité mondiale » !

 

Ce qu’ils appellent « stabilité mondiale », c’est le maintien sans trop de problèmes de leur mainmise sur l’économie du monde. Que les pauvres s’appauvrissent un peu plus, ils s’en branlent complètement. Mais ils ne sont pas tranquilles, comme s’il y avait des cailloux dans leur caviar. Ces cailloux, ce sont la crise des matières premières, l’effondrement du prix du pétrole, la poudrière du Moyen-Orient, le terrorisme islamique, les ratés du moteur chinois, le déferlement des migranvahisseurs, la montée de la dictaturocratie en Europe, sans oublier le bordel généré par le changement climatique. etc.

 

Parait qu’ils n’on pas le moral les davosistes. Voilà-t-il pas qu’ils fientent dans leurs calbars. Seraient ce parce qu’ils sentent et redoutent la rugosité du chanvre de la corde les « maitres du monde » ! 1 % des personnes les plus riches du monde possèdent autant que le reste de la population du monde ! Finalement, ça ne fait pas beaucoup de monde à éliminer…

 

Et ça coûte des thunes ce raout ! Beaucoup de thunes. A moins de 5 milliards de chiffre d’affaire, une entreprise ne peut prétendre à ce que son patron fasse partie du sérail. Puis il y a la cotise annuelle. C’est plus cher qu’au club bouliste de l’Estaque : 40.000 euros de cotisation annuelle versée à la Fondation Davos basée à Genève, ce qui donne droit à une entrée au Forum. Il faut encore casquer des frais d'organisation : 16.000 euros hors frais d'hébergement et de transport. Ainsi, envoyer entre deux et cinq représentants pour les quatre jours de conférence coûte de 200.000 à 400.000 euros, selon le niveau de notoriété. Mais c’est de l’investissement productif ça, Coco ! Ça permet de se claquer les salsifis directement avec les « maitres du monde » !

 

Le thème cette année, c’est « la quatrième révolution industrielle », c'est à dire ce qu’on appelle la révolution numérique Cette mutation se caractérise par sa vitesse, le changement radical des façons de travailler, l’évolution des systèmes économiques. Avec un impact sur toute l'humanité, la façon dont elle consomme, produit, échange, aime, vit… et survit pour la plus grande partie de la population mondiale. Avec évidemment des expositions sur les robots et le rapport de l'homme et de la machine qui est en train de le remplacer…

 

Mais qui sont-ils ces auto-proclamés « maitres du monde » pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ? Ils sont les représentants de quelques centaines d’officines financières et de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent au quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites. Elus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administrations ».

 

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la dérégulation sans freins, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules, la défaite des démocraties, le règne des dictatures, l’abrutissement des foules par l’obscurantisme religieux. Quant aux « politiques » qui se montrent à ce bal des sorcières, ils ne sont que les marionnettes de ces crapules.

 

Tiens ! Et s’il y avait une énorme avalanche à Davos ? On peut toujours rêver…

 

 Illustration: merci à Fred

20/01/2016

Au bistro de la toile : la dinde gavée au silicone et les canards gavés au maïs

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- Oh ! Victor, tu préfères la dinde ou la foie gras ?

- La réponse est dans la question Loulle. Non mais tu l’as vu la Pamela je ne sais quoi, une espèce de Brigitte Bardot d’entrée de gamme, une bimbo de consommation courante gavée aux silicones et au botox, venant nous faire la leçon «Je demande aux députés français d’abolir le gavage […] Le foie gras n’est pas un produit sain et n’a pas sa place dans une société civilisée […] Ces canards n’ont jamais eu un jour heureux». C'est cocasse d'entendre une Etazunienne nous parler de compassion, de bonheur animal et de société civilisée ! Venant de la représentante d’un peuple qui élève tous ses bestiaux en batterie en les bourrant d’antibiotique et d’OGM et qui torture allègrement les humains à Guantanamo et ailleurs, il y aurait de quoi se faire rigoler les boyaux si ce n’était si dramatique… Ces pisses-froids semblent oublier qu’ils sont un peuple de voleurs de terres, fondé sur le génocide de trente millions d’Amérindiens, l’esclavage de trente millions de Noirs et qui perpétue ses forfaits partout dans le monde en pillant les ressources naturelles, en salopant la planète, voire en soutenant les pires dictatures. Toujours la main sur le cœur, bien sûr, et Dieu à leur côté ! Sensiblerie vis-à-vis des animaux, massacre sans merci des humains…

- C'est vrai que l'élevage des bestiaux, chez eux, c'est pas « le bonheur est dans le pré » ! Le gavage de tous les animaux, là-bas, c'est pas au maïs ! C'est aux antibiotiques, aux hormones de croissance, aux farines animales, aux aliments tous OGM et même aux litières de volailles broyées et compostées !

- Ouais. Et c'est celle-là qui viens nous faire la morale ! Un pays qui protège les canards mais qui n’a toujours pas supprimé la peine de mort pour les humains… Fuck off…

- Et elle vient nous faire la leçon sur le bien-être des animaux !

- Cette notion, c'est le b.a.-ba de nombreux éleveurs français, qu'ils soient de volailles, de porcs ou de bovins, mais aux États-Unis, ça n'est pas exactement le souci numéro 1. La réglementation européenne encadre la protection des animaux de l'élevage à l'abattage, alors qu'aux États-Unis, on fait l'impasse sur les conditions d'élevage. Les bovins doivent se satisfaire de la "règle des 28 heures de transport au maximum", alors qu'en Europe, la durée maximale sans pause est de 14h. Un « feedlot » - un élevage à l'étazunienne - peut contenir plus de 32.000 bovins - et cela représente presque 40% de la production américaine - alors qu'en France, une exploitation "intensive" comporte en moyenne entre 60 et 200 bovins. Bonjours le bien-être animal ! Je préfèrerais être canard gras en Ariège ou dans le Gers que vache dans le Wisconsin ou au Texas !

- Le foie gras, Victor ! Tè ! Tu jettes quelques grains de fleur de sel de Camargue dans une sartan bien chaude. Lorsque le sel saute, tu poses dans la poêle une escalope de foie gras d'un demi-doigt d'épaisseur. Trente secondes d'un côté. Tu l'entends chanter ! Trente secondes de l'autre. Avec un verre de Sauternes « Château Rieussec » par exemple.

- Hum ! C'est de la poésie gustative Loulle !

- Allez ! A la nôtre ! Et laissons baver les bouffeurs de macdo.

 

 

 

 

18/01/2016

François, le chomdu et la dette.

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François va nous parler de « son plan contre le chômage ».Va-t-il nous enfumer ? Il en a l’habitude et nul ne peut nier son expertise en la matière. Il veut faire sortir 500.000 chômeurs des statistiques. En les sortant du tiroir « chômeur » pour les glisser dans le tiroir « en formation ». Ce qui ne créera aucun emploi mais fera « statistiquement » baisser la courbe, peut-être même jusqu’à « l’inverser ». Et lui permettre de se représenter ! En se foutant royalement de l’opinion des Français qui, à 75 %, ne souhaitent pas qu’il se représente. Pareil pour son alter ego, l’autre comique troupier du parti concurrent-complice.

 

Pour cela il a besoin de deux milliards d’euros. Notons en passant que des milliards, il y en a 34 qui sont dévolus chaque année à la formation. Mais presqu’exclusivement pour les salariés ayant un travail ! Pas étonnant que les chômeurs mal formés ne trouvent pas de boulot…

 

Quant on aura le temps, on le croira, le François… Parce qu’il ne gouverne rien, du moins pas grand-chose. Les pays européens, et donc la France, sont gouvernés actuellement non pas par la volonté de leurs peuples à travers leurs gouvernements élus mais par une petite mafia financière qui œuvre avec opiniâtreté dans une seule direction : la destruction de tous les acquis sociaux, la privatisation de tous les services publics, l’esclavagisation des travailleurs, le massacre de la sécu et de tous les services sociaux, etc. La « crise » étant le choc volontairement provoqué par une nébuleuse mafieuse appelée « Les marchés » afin de faire accepter de force toutes leurs saloperies. « Les marchés », ils vont tenir ces prochains jours leur conseil des parrains mafieux à Davos. On en reparlera…

 

Mais comment sortir des griffes de ces pourris ? « Les marchés » ce sont en fait quelques fonds de pension, quelques groupements bancaires, quelques fonds spéculatifs à l’abri dans des paradis fiscaux. Presque tous ricains ou rosbifs. La konnerie de nos gouvernants est d’emprunter du pognon à ces gens, se mettant ainsi à leur merci.

 

Le pognon – pour la formation mais aussi pour la modernisation de l’armée, de la police, de la justice entre autres impératifs dictés par la réalité géopolitique – il est dans le remboursement du seul intérêt de la dette : 45 milliards par an, soit l’équivalent de l’impôt sur le revenu ! Cette dette a doublée sous Sarko (1700 milliards) et est passée à 2100 avec Hollande. Et voilà les deux brillants gouvernants qui prétendent briguer nos suffrages pour « challenger » la fille du Borgne…

 

Un gouvernement qui aurait des couilles aurait vite résolu le problème. D’abord faire un audit de cette dette qui cache bien des créances illégitimes. Ça permettra déjà d’en éliminer une bonne partie. Les Islandais, les Argentins, les Equatoriens l’ont fait avec succès. Puis, sans même changer le mode de fonctionnement de la Banque Centrale Européenne - qui lui interdit stupidement de prêter du pognon directement aux états -, imposer à toutes les banques travaillant en France d’accorder des prêts obligatoires à l’Etat à concurrence des 2100 milliards de la dette. Les banques pour trouver ce pognon emprunteront – elles le peuvent, elles ! – à la BCE au taux habituel pour elles, soit 0,05 %, c’est-à-dire rien. Après quoi, l’Etat remboursera à ces banques à un taux de 0,01%. Largement suffisant pour les banques qui doublent ainsi leurs bénefs... C’est bien assez pour payer le fonctionnement de ces établissements qui se gavent sur le dos des Français avec des taux allant de 4 à 24%, dans les prêts « revolving » ! Dès lors le service de la dette diminuera drastiquement et une grosse partie des 45 milliards servira pour partie à financer les besoins réels mais aussi à rembourser réellement cette dette alors qu’actuellement il ne sert qu’à rembourser les intérêts.

 

Et s’il faut emprunter pour investir, créer de nouvelles infrastructure, il suffit de lancer un « emprunt patriotique » auprès des Français, à un taux d’un demi point au-dessus du taux du livret A. On peut aussi envisager un emprunt forcé auprès des trois millions de « millionnaires français » ! Ainsi on se sort des griffes de « Les marchés » ! Et leur triple A, ils peuvent se le foutre dans l’oigne et sans vaseline… De plus les milliards correspondant aux intérêts qu’il faudra tout de même rembourser resteront dans le circuit économique du pays, relançant d’autant la consommation et n’iront plus engraisser, comme c’est le cas actuellement, les retraités du Texas, du Wisconsin ou de Californie. L’état Japonais a une dette de 200% de son PIB et se branle complètement des ukases des « Marchés » puisque cette dette est entièrement détenue par les Japonais !

 

Serions-nous plus kons qu’eux ?

 

Illustration:merci à Burki

 

13/01/2016

En taule les syndicalistes des Goodyear ! Taubira, Gattaz, même combat ?

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Le tribunal correctionnel d’Amiens a condamné, mardi 12 janvier 2015,  huit anciens salariés de l’usine Goodyear à 24 mois de prison, dont 9 ferme, pour «séquestration». Une date à se rappeler car c'est une première. La première fois que des salariés, des représentants syndicaux sont traités comme des criminels. Et ceci, non seulement sous un régime « socialiste » mais à la demande du gouvernement, en l’occurrence le procureur de la République. Alors même que la direction de Goodyear Dunlop Tires France, ainsi que les deux cadres de l’usine concernés par les faits, avaient retiré leur plainte. À la barre, les prévenus avaient alors évoqué « un coup de colère » face à une direction qui « n’apportait aucune réponse » à la « détresse sociale » dans laquelle se trouvaient les 1.142 salariés du site. 

 

Philippe Martinez, le numéro Un de la CGT ne s'y trompe pas : « Le procureur de la République a décidé seul de demander une peine d’emprisonnement. Il est le porte-parole du gouvernement et la lourdeur de la condamnation peut nous interroger sur le fait que cette demande a été faite au plus haut niveau de l’État, de l’Élysée ou de Matignon ». Procureur directement subordonné à la citoyenne Taubira Christiane, garde des sceaux. Quelle déception à l'égard de cette ministre qui nous avait habitué à plus de courage et de lucidité...

l'ex-syndicaliste CGT des Conti, Xavier Mathieu, le charismatique lideur qui a enflammé la France entière lors du combat des Conti, ne mâche pas ses mots : « C’est écœurant, on a voulu faire un exemple. Mais en matière d’exemplarité, c’est toujours les petits qui trinquent, jamais les patrons qui ferment les entreprises illégalement, comme cela a été fait pour Continental en 2009. Au final, les Goodyear payent pour ce qui s’est passé à Air France. Le but, c’est d’intimider. Ceux qui sont responsables d’accidents mortels de salariés par manque de sécurité, pas plus que les hommes politiques qui piquent dans la caisse, eux ne font jamais de prison. C’est révoltant. Qu’ont fait les mecs de Goodyear ? Ils se sont juste révoltés contre une injustice. Ils ont juste gardé des cadres parce qu’ils n’obtenaient pas de réponses à leur question. La violence, elle n’est pas de leur côté. Ce sont les fermetures d’usine qui sont violentes. Celles qui mettent les gens dans la merde, qui les poussent vers le suicide, l’alcoolisme, la drogue, la dépression, le RSA.

«Ils sont traités comme des criminels, on ne prend pas en compte leur détresse. Quand il y a une fermeture d’usine, les salariés savent très bien vers quelle galère ils s’orientent. Ils savent qu’ils vont sûrement devoir vendre leur baraque, que leur couple va exploser… Ils ont envie de tout démonter, de tout péter. C’est un instinct de survie. Quand les patrons annoncent un plan de licenciements de 4.000 personnes, alors que quelques mois plus tôt, ils demandaient aux salariés de baisser les salaires pour sauver l’emploi, de repasser à 40 heures payées 35, comment voulez-vous qu’ils n’aient pas envie de les attraper et de leur dire leur colère. On est revenu au temps des gueux et de la grande royauté qui marche sur tout le monde. Il n’y a pas de justice. »

 

Le but c’est d’intimider. Tout est fait pour cela. C'est l'illustration d'une répression croissante contre les syndicalistes qui luttent contre la fermeture de leur usine. C’est fait pour que les gens ne se battent plus. Dans le cas des Goodyear, on est quand même face à un État qui poursuit, s’acharne contre des salariés, alors même que les plaintes ont été retirées !

 

Ce gouvernement de droite hypocrite se cachant sous un faux-nez « de gauche » à décidé de faire peur aux syndicalistes pour qu’ils cessent de se battre tandis qu'il prépare la suppression de la moitié du Code du travail. Ainsi – souhait de Gattaz - le plafonnement des indemnités de licenciement obtenues aux prud’hommes que le gouvernement veut remettre sur la table. Pourquoi les salariés iraient-ils devant les tribunaux pour obtenir trois fois rien ? Et on parle d’un gouvernement de gauche… D’autant qu’en parallèle, les gens semblent tétanisés, ils ne se révoltent pas...

 

Et les patrons, en connivence avec les politiques - reniant sans cesse leurs promesses et trahissant avec une belle constance leurs électeurs – s'en donnent à cœur joie : ainsi de l’enterrement par la direction, à l'automne 2015, du projet de Scop (Société coopérative et participative) porté par les salariés pour reprendre une partie de la production. Quelques semaines plus tard, Goodyear et Titan signaient pourtant un accord pour produire des pneus... en Russie !

 

Mais attention, les violences, lorsqu'elles commenceront, seront probablement d'un autre registre que deux cadres retenus quelques heures ou qu'une chemise arrachée...

 

Photo X - Droits réservés

12/01/2016

Pour que les Primaires ne soit pas déprimantes… Debout la France !

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«Nous refusons la passivité face à l’abstention, au vote Front national et à la droitisation de la société…. /…

«Nous n’acceptons pas que la menace du FN, le risque terroriste et l’état d’urgence permanent servent de prétexte pour refuser de débattre des défis extraordinaires auxquels notre société est confrontée…. /…

«Nous n’acceptons pas que la menace du FN, le risque terroriste et l’état d’urgence permanent servent de prétexte pour refuser de débattre des défis extraordinaires auxquels notre société est confrontée…. /… »

 

Ainsi s’exprime le manifeste pour une primaire à gauche ouverte lancé par quelques personnalités de gauche. lien . Et d’appeler à signer une pétition en ce sens sur le site notreprimaire.fr

 

C’est au parti socialiste que l’on doit cette avancée démocratique : la désignation du candidat d’une formation politique à travers une primaire. Pour une fois, saluons ! Mais c’était avant qu’il soit au pouvoir. Il a démontré qu’une primaire ouverte largement au-delà des seuls militants pouvait conduire à la désignation d’un candidat capable de gagner l’élection phare : la présidentielle. Au point d’inscrire cette procédure dans ses statuts : l’article 5.3.1 des statuts du Parti socialiste explique ainsi que «le candidat à la présidence de la République est désigné au travers de primaires citoyennes ouvertes à l’ensemble des citoyens adhérant aux valeurs de la République et de la gauche et coorganisées par les formations politiques de gauche qui souhaitent y participer». Voilà qui est clair.

 

Devant le succès incontestable des primaires à gauche – et la focalisation des médias sur le PS pendant plusieurs semaines ! – la droite, pourtant traditionnellement inféodée au culte du chef, les a adoptées.

 

Mais la tenue d’une primaire semble plus difficile à appréhender quand la participation du président sortant se pose ! Cambadélis, le patron du PS juge «positif  tout ce qui permet d’unir la gauche et les écologistes. Mais, franchement, je trouve que cette primaire, elle n’est pas impossible, mais elle est peu probable». François, le brillant président sortant, du haut de ses 23 % de Français satisfaits de son action, ne va pas se « commettre » avec la piétaille et descendre dans l’arène ! Dans l’autre camp, en 2013, les sarkozystes ont milité – sans succès - pour qu’un ex-président soit également dispensé de primaire s’il souhaitait revenir en politique ! Ben voyons…

 

Ces primaires ont un avantage important, elles permettront – espérons-le – de sortir du piège qui nous pend au nez : avoir à choisir le moins mauvais des candidats opposé à Marine Le Pen, assurée, proclame la doxa sondagière, de terminer première au premier tour. Car dans ce cas, les électeurs auraient à choisir entre Le Pen, Hollande et Sarkozy, c’est-à-dire les trois personnalités politiques les plus détestées des Français ! Bonjour l’enthousiasme démocratique !

 

Bon. Faisons une petite revue des troupes.

 

Le PS est un parti d’élus accrochés à leurs nombreux mandats comme les morbachs sur le pubis d’un moine. Le choix se fera entre des apparatchiks blanchis sous le harnois. Benoit Hamon ? Arnaud Montebourg ? Pas des poulains de la dernière portée tout de même… Christiane Taubira aurait par contre d’incontestables atouts : intègre (c’est rare), courageuse, cultivée, bonne oratrice. Et surtout…femme ! Et…noire !

 

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ? Une bérézina dans les urnes, la zizanie interne, des départs… 6,84 % aux Régionales, deux fois moins qu’en 2010 où ils étaient devenus la troisième force du pays. Mais Cécile Duflot, qui a goûté aux ors de la République, piaffe déjà dans son (petit) box de départ.

 

La Parti Communiste accepte du bout de sa décrépitude le principe des primaires, mais sans François Hollande. Cette primaire serait pour lui une alternative à la solution que certains aimeraient éviter, à savoir soutenir de nouveau Jean-Luc Mélenchon…

 

Quant à celui-ci, sa position ne change pas : la «primaire de la gauche», c’est le premier tour, avec le «suffrage universel» en juge de paix.

 

Bref, pas de quoi enthousiasmer les foules tout ça. Sauf si…

 

Sauf si c’était des primaires pour ouvrir le jeu, pas pour le fermer d’avance avec un concours de beauté entre apparatchiks.

 

Sauf si la France voyait émerger un Pablo Iglesias !

 

Sauf si des forces citoyennes au-delà des partis profitaient de cet appel à des primaires ouvertes afin d’élaborer une plateforme de propositions commune et désigner un candidat venant de la société civile, comme Podémos en Espagne.

 

Regardez ce que pense un Piketti, l’économiste que le monde entier nous envie.

 

Regardez ce que fait un Alexandre Jardin et ses « faiseux », ses Zèbres ! http://www.bleublanczebre.fr/

 

Debout la France ! Et Banzaïe !

 

 Illustration X - Droits réservés

 

08/01/2016

M'ame Michu et M'ame Chazotte en goguette

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- Alors, M’ame Chazotte, si on se payait un petit resto avec l'Hénorme augmentation de nos pensions ? Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… J’vais pas souvent au restaurant, mais avec la baisse de la TVA de Sarko reprise par Hollande, on doit pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des con-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous. Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, ça a été fait par les sarko-trafiquants pour récupérer des voix. Et François n'y a rien changé. Si bien que chaque emploi créé coûte 175.000 euros ! Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, à l’époque où elle sévissait comme ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points. De plus, le nombre des contrôleurs ont été réduit comme la conscience d’un gargotier !

 

- Ben ça alors !

 

Photo X - Droits réservés

04/01/2016

Alors, ces fameuses BOUES ROUGES, késako ?

 

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Dans les derniers jours de l’année passée, les me(r)dias mènestrime nous ont parlé de boues. Pas ragoutant la boue… Et rouges de surcroit ! Dangereux le rouge… Et à ce sujet il y a eu bagarre entre deux poids lourds du gouvernement, Valls (le patron délégué) et Ségo (l’Ex). De quoi s’agit-il ? Du déversement en Méditerranée de millions de tonnes de déchets toxiques.

Un communiqué à mis le feu aux poudres : « Stéphane Bouillon, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône, a signé le lundi 28 décembre 2015 un arrêté autorisant la société Altéo (ex-Péchiney) à continuer à exploiter à compter du 1er janvier 2016 ses usines sur le site de Gardanne et autorisant, pour une durée de six ans, le rejet dans la mer d'effluents aqueux dépassant les limites réglementaires. » Pas contente Ségolène : « L'ordre est venu du Premier ministre au préfet, direct ».

Explications de Matignon : « Le Conseil supérieur de prévention des risques technologiques - un conseil indépendant composé d'experts rattaché administrativement au ministère de l'Ecologie - a planché le 22 décembre et a soumis l'arrêté d'autorisation au vote ». La réunion s'est conclue par « un vote assez large d'une autorisation pour six ans du processus industriel proposé par Altéo » et le rejet en mer, pour 6 ans, d'effluents résultant de la production d'alumine dans le Parc national des Calanques. Bonjour l’image des parcs nationaux !

Voilà l’épisode ministériel. Mais les « boues rouges », késako ? L’affaire est ancienne. En 1893, le groupe Péchiney a construit en Provence, à Gardanne, entre Marseille et Aix, une usine afin d’exploiter le minerai de bauxite très présent dans la région. La bauxite (étymologiquement « terre des Baux ») ça sert à faire l’aluminium. Seulement les divers processus pour passer du minerai à l’aluminium génèrent des montagnes de déchets solides et liquides particulièrement toxiques. Oui mais, depuis cette époque, l’usine apporte emplois et relative prospérité dans ce coin de Provence séché par le soleil et battu par le mistral. Et depuis, l’Etat s’est toujours montré très « compréhensif » avec l’usine, particulièrement au sujet de ses déchets. « Á l’heure où l’opinion française redoute les délocalisations », il est impératif de « sauvegarder plusieurs centaines d’emplois », avaient justifié les commissaires chargés de l’enquête. L’écologie, la préservation de l’environnement, mouais… Mais les emplois, c’est autre chose. Le site de Gardanne, plus grand site mondial de production intégré d’alumines, emploie 400 salariés et 250 personnes sous-traitantes. On est dans le cas typique, caricatural du chantage à l’emploi.

Qu’est-ce qu’elle fait de ces déchets, l’usine ? Ben, au début, elle les a stockés sur des terrains alentour, « agrémentant » la région de poussières rouges ou blanchâtres… Puis, quand ça a dépassé les bornes, des têtes d’œuf ont planché sur le problème et crié « Euréka ! » Ils avaient trouvé la solution miracle : balayer les poussières sous le tapis ! En l’occurrence : foutre discrètement toute cette merde au fond de la Méditerranée. Cette brillante décision date de 1966, une époque où les soucis d’environnement n’étaient pas primordiaux…

Ainsi fut fait. Une énorme canalisation serpente depuis sur 47 km à travers la garrigue provençale de Gardanne à Cassis ! Puis ce merdoduc pénètre sous l’eau et continue sur 7,7 km encore jusqu’au fossé sous-marin dit « de Cassidaigne » où il chie ses estrons toxiques par 320 mètres de fond. Vingt millions de tonnes de sédiments toxiques se sont accumulées dans cette fosse au cœur du parc national des Calanques, sans compter tout ce qui a débordé et, au gré des courants, s’étale en couche plus ou moins épaisse du golfe de Fos à la rade de Toulon. Et le robinet à merde n’est pas prêt d’être fermé puisque Alteo a déposé en mai 2015 une demande de renouvellement de la concession d’occupation du domaine public maritime pour trente ans. Avec de fortes chances de l’obtenir… Chantage à la délocalisation en cas de refus qui signifierait arrêt de l’usine.

Ces boues rouges sont-elle dangereuses ? Actuellement, les poissons de fond ont déserté les abords de la fosse de Cassidaigne et ceux que l’on pêche sont bourrés de mercure, d’arsenic, de titane et autres délicates épices : thorium 232, uranium 238, cadmium, vanadium, plomb, soude, chrome, nickel, etc.. Et que dire du plancton, nourriture de base de la chaine alimentaire marine ? Les pathologies éventuellement liées au mercure sont très variées : psychologiques (dépression, troubles de l’humeur, etc.), neurologiques (maladie d’Alzheimer, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, épilepsie, handicaps de naissance, etc.), dermatologiques (eczéma, etc.), immunitaires (infections à répétitions, allergies, maladies auto-immunes : maladie de Crohn, maladie de Gougerot-Sjögren etc.), digestives (colite), cardio-vasculaires (tachycardie, artériosclérose, cardiopathie cardiaque dilatative) rénales, rhumatismales, et même cancers (tumeurs cérébrales : glioblastomes, plus fréquents chez les dentistes).

« Elle est fraiche ma rascasse ! Elle est bonne ma bouillabaisse ! Elle est claire mon eau ! » Ben voyons…

Bon. Mais ça – si l’on en croit les responsables d’Alteo, l’usine en question – c’est le passé. « Ça va changer ! Objectif Zéro déchet » qu’ils disent les « communicants » de l’entreprise, premier producteur mondial d’alumines spéciales entrant dans la composition de céramiques pour l’électronique, les cristaux liquides, etc. Et de fait, l’usine a cessé de balancer la totalité de ses boues rouges en Méditerranée, sauf un reliquat annuel de 84 tonnes, loin du million de tonnes annuel précédant. Mais elle veut continuer à y balancer ses effluents liquides chargés de métaux lourds dissous et de soude. Pour pouvoir cesser de balancer ses boues rouges, Alteo s’équipe de trois filtres-presses permettant la déshydratation des boues. Reste alors une matière sèche, stockée désormais sur le site de Mange-Garri (mange-rats), proche de Gardanne, balayée par les vents et lessivée par les eaux de ruissellement, que l’entreprise voudrait valoriser sous le nom de Bauxalite. A Mange-Garri, l’eau des puits est interdite non seulement à la consommation, mais encore à l’arrosage et au remplissage des piscines. Bauxalite ! C’est joli comme mot. Même l’Europe met du pognon dans ce projet au titre du soutien à « l’économie circulaire ». Pour quoi faire ? Qui lo sa… Des remblais parait-il. Mais un peu radioactifs… Les routes seront lumineuses !

Ces filtres-presses représentent un investissement de 30 millions d’euros, financés à moitié par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, donc de l’argent public ! Et – cerise sur le gâteau – Un amendement taillé sur mesure s’est glissé dans une loi rectificative de finances en 2012 qui fait que la redevance d’Alteo à cette agence, qui était de 13 millions, a été réduite à 2,6 millions en 2014.

Résultat de tout ce micmac, depuis le 1er janvier, Alteo est autorisé à rejeter en Méditerranée ses effluents liquides toxiques pour six ans… Un sacré revers pour les défenseurs de l’environnement et un coup de pied au cul à la ministre de l’écologie, Ségolène Royal.

Alteo, c’est le dernier avatar d’une cascade d’achats et de ventes plus ou moins claires. L’entreprise appartenait à Péchiney, acheté en 2003 par Alcan, lui-même acheté en 2007 par Rio Tinto, acheté en 2012 par le fond de placement étazunien HIG Capital, proche des pires politicards Républicains étazuniens…

Oui mais que la COP 21 fut belle, qui met la France à la tête des défenseurs de la planète !

Sources :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/08/22/le-dossi...

http://www.europe1.fr/politique/boues-rouges-matignon-rep...

http://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/LANDREVIE/52952

 

 

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21/12/2015

Pendant les « Fêtes », les arnaques continuent : assurances complémentaires d'entreprise.

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Dès le 1er janvier, les salariés vont « bénéficier » d'une assurance complémentaire d'entreprise. Oh ! La belle avancée sociale ! Et il y en a – des mauvaises langues ! - qui doutent que Hollande, Vals et Macron fissent une politique de gauche ! Alors qu'ils mettent en place, courageusement, une belle avancée sociale : l'assurance complémentaire obligatoire payée par les employeurs au bénéfice des salariés. Ce qui correspondra à une augmentation de salaire. Tè ! Fume...

 

En fait, cet « Accord national interprofessionnel » est tout le contraire d'une avancée sociale. Il rend obligatoire, à dater de ce 1er janvier, l'adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d'entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

 

Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrats collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un sur-complémentaire supplémentaire ! Quant à l'employeur, lui, il pourra déduire sa part de cotisations de la masse salariale au détriment des rémunérations. Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les merdias aux ordres...

 

La plupart des salariés ont déjà une assurance complémentaire. Ils ne garderont donc pas les deux, ou alors leur complémentaire habituelle leur fera miroiter les délices de souscrire, chez eux, une « sur-complémentaire ». Et la concurrence sera rude entre les chacals de l'Assurance ! Moralité, sauf peut-être dans les très grands groupes, cette konnerie coûtera plus cher aux assurés.

 

Et ki ki se frotte les mains, et la panse rebondie ? Ben, les grands groupes d'assurance privés.

 

Ce salarié qui aura vu, provisoirement, son salaire net augmenté de 60 ou 70 euros le regrettera vite. Moins d’argent dans les caisses de la sécurité sociale provoquera une nouvelle baisse des prises en charge par l’assurance maladie ou une nouvelle baisse des pensions.

 

Dans tous les cas, si ce salarié veut se soigner ou bénéficier d’une retraite convenable il devra prendre une ou des assurances complémentaires et sur-complémentaires. Les 60 euros qu’il aura gagnés n’y suffiront pas.

 

Ce que le gouvernement aura donné d’une main aux salariés, le Medef le reprendra au centuple par le biais des compagnies d’assurance et de leurs actionnaires. Il s’agit d’un vol en bande organisée. Les chefs de bande s’appellent Hollande et Gattaz.

 

Ambroise CROIZAT, fils d'ouvrier et l'un des créateurs de la Sécurité sociale disait : « La cotisation sociale c’est de la création de richesse immédiatement investie pour les citoyens, c’est le meilleur système de création de richesse sans actionnaires »… Il doit faire le ventilateur dans sa tombe Ambroise ! Parce que les cotisations versées à ces « complémentaires obligatoires » vont surtout gonfler les dividendes des actionnaires des grands groupes d'assurance. Deux fois : par les cotisations des employeurs, par celles des salariés forcés de souscrire des sur-complémentaires pour être correctement couverts.

 

Il s'agit donc d'un pas de plus dans le cadre de la stratégie de démantèlement des conquêtes sociales du C.N.R. Organisé par le patronat. Le chantre du Medef Denis Kessler avait au moins le mérite de la franchise lorsqu'il disait : « …/... La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

 

Et la gauche (??!!) n'est pas la dernière à participer à ce dépècement de l'un des fleurons de notre modèle social. Le plan massif d'allègement des cotisations sociales (plus de cotisations sociales employeur pour le smic et rabotage significatif jusqu'à 1,6 smic, etc.) sans qu'un financement ne soit trouvé est significatif de cette collusion de « J'aime l'entreprise » avec le Medef.

 

La tactique pour la mise à mort de la Sécu ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit!) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu.

 

Ah ! Au fait, ça se fait sous un gouvernement dit « de gauche ».

 

Gattaz, Seillère, Bébéar en ont rêvé, Hollande, Vals, Macron l'ont fait !

 


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17/12/2015

Au bistro de la toile : affaire de gros sous !

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- Oh, Loulle ! Tes collègues gargotiers vont tirer la gueule je crois.

 

- Pourquoi Victor ?

 

- Parce que la Cour des Comptes remet grave les pendules à l'heure concernant la baisse de la TVA concédée aux restaurateurs, passée de 19,6 à 5,5 % sous l'ère Sarko, ceci évidemment « pour soutenir l'emploi » dans un secteur gourmand de main d’œuvre. En échange, les professionnels s’étaient engagés à répercuter la baisse de TVA sur au moins sept produits, ce qui devait profiter aux consommateurs et à créer 40.000 emplois supplémentaires sur deux ans.

 

- Et alors ? Ce n'est pas le cas ?

 

- Ben, il semble bien que non ! Et que c'est même un fiasco assez scandaleux. Cette baisse ressemble à une baise. Du con-sommateur comme du con-tribuable ! Elle a surtout permis « d'améliorer la marge des entreprises du secteur », qu'ils disent les comptables de la Cour. Et à quel prix ! Cette mesure a coûté chaque année en moyenne 2,6 milliards d’euros à l’État, bien que ce taux intermédiaire ait été relevé deux fois depuis (à 7 % en 2012 puis 10 % en 2014). Et elle n’a pas eu l’effet escompté sur l’emploi. Selon les études, cette mesure aurait permis de créer de 6.000 à 9.000 emplois supplémentaires par an entre 2009 et 2012 par rapport à la tendance naturelle. Résultat, le coût par emploi créé est estimé entre 175.000 et 262.000 euros ! A rapprocher du coût, toutes charges comprises, d'un salarié au Smic, qui tourne autour de 30.000 euros par an ! Six à huit fois plus...

 

- Bonjour l'efficacité. C'est du Sarko pur jus. Note que Hollande n'a pas abrogé cette mesure... Les me(r)dias restent singulièrement discrets à ce sujet.

 

- Bof ! Sarko, Hollande, c'est « bonnet blanc et blanc bonnet ». Tè ! Il y a une autre histoire de sous, un peu plus médiatisée : c'est celle de l'abandon des « parachutes dorés » par PSA, c’est-à-dire Peugeot-Citroen. L'entreprise devrait ainsi économiser 34 millions dès cette année, et ce pognon sera distribué aux salariés à travers les primes de participation ou d’intéressement. Soit environ 450 euros par salarié. Rappelons tout de même que les salaires sont gelés depuis pas mal de temps.

 

- En voilà une nouvelle qu'elle est bonne !

 

- En effet. Et c'est assez rare pour qu'on le souligne. « Le nouveau dispositif sera plus transparent, moins coûteux et plus directement lié à la performance économique de l'entreprise » qu'il dit Louis Gallois, le président du directoire de PSA. Et les syndicats applaudissent. Difficile de ne pas approuver. Mais qu'est-ce que ça cache ? Dans ces grosses entreprises, on n'est pas habitué à l'altruisme et à la recherche de la justice dans les rapports avec les salariés...

 

- Ah ! Il y a un loup ?

 

- Eh bien, la taxe sur le montant de ces pensions haut de gamme, payée par l'employeur, est passé, grâce aux sénateurs, de 12 à 24 %.. Ainsi pour 100 euros de retraite complémentaire (net de taxes et d'impôts) payés à un ancien cadre supérieur, l'entreprise doit maintenant s'acquitter de 316 euros, contre 285 avant la taxe sénatoriale, alors que 100 euros de salaire lui en coûteraient "seulement" 256 ! Payer une rente devient ainsi très coûteux pour l'entreprise. C'est plus cher qu'un salaire...

 

- Je me disais aussi... Allez, à la nôtre.

 

14/12/2015

COP 21 : succès ou enfumage ?

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Voilà une semaine qui se termine sur deux (apparemment) bonnes nouvelles : la réussite relative de la COP 21 et l'échec du FN aux élections régionales. Laissons décanter les résultats électoraux et regardons les résultats de la COP 21.

 

Des sanglots dans la voix, Fabius, frappant de son marteau, scellait la réussite de la conférence mondiale sur la lutte contre le réchauffement climatique. Un accord « historique », selon Fafa « insuffisant » selon plusieurs organisations de la société civile.

 

Le texte "accords de Paris" fixe un objectif : contenir le réchauffement « en deçà de 2°C, et à poursuivre les efforts pour limiter une hausse des températures en s’efforçant de limiter cette augmentation à 1,5°C ». Bon. Vœux pieux ou volonté pugnace ? Les deux mon colonel, car comment faire se retrouver l'Arabie saoudite et le Qatar, flingueurs sans vergogne de cette conférence, et le Vanuatu et le Bangladesh, qui subissent de plein fouet le changement climatique ? Une seule voie : le plus petit dénominateur commun. C'est ce dont a accouché la COP .

 

Pour réussir à contenir le réchauffement à 2°C, les experts reconnus du GIEC préconisent que, d'ici 2050, il faudra impérativement avoir réduit les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70 % ! Ils insistent aussi sur la nécessité de laisser dans le sous-sol 80 % des ressources énergétiques fossiles connues (charbon, pétrole, gaz). Allez faire comprendra ça à l'Arabie saoudite, au Qatar, voire aux Russes... Est-ce possible ? Et si oui, comment ? De toute façon, ceci n'est pas mentionné dans l'accord. Pétroliers 1, Giec 0.

 

Deux perspectives positives clairement affichées : « atteindre le pic d'émissions mondiales aussi vite que possible » et assurer un « équilibre entre les émissions anthropiques et à l’absorption de ces émissions par des puits de gaz à effet de serre » après 2050.

 

Que veut dire ce charabia ?

Le « pic d'émissions mondiales », c'est le maximum de rejet de gaz à effet de serre par toutes les populations du monde. Après quoi, ça diminuerait. Mais rien de contraignant, pas de date prévu. Ça ressemble à de l'enfumage.

Atteindre un « équilibre entre les émissions anthropiques et à l’absorption de ces émissions par des puits de gaz à effet de serre » après 2050. Ce qui veut dire qu'on pourra balancer des gaz à effet de serre tant qu'on voudra, mais à conditions de capter l'équivalent de ces émissions. Cette « neutralité climatique » est une énorme konnerie, car elle veut dire : plantation massive de forêts de résineux au détriment des forêts naturelles, et donc de la biodiversité, plantation de palmiers à huile, etc., ceci en concurrence avec les forêts primaires (Amazonie, Bornéo, Afrique). Par contre, aucun objectif n'est fixé concernant le développement des énergies renouvelables. Industriels bouffeurs de forêts 1, Giec 0.

 

Autre grave préconisation de cette COP 21, avancée celle-là par le Giec : le recours à l'énergie nucléaire ! C'est s’inoculer le sida pour guérir de la vérole !

 

Autre grand absent de l'accord : un prix du carbone qui ferait payer les pollueurs . Et qu'est-ce qu'ils ont dit les pollueurs ? « Tè ! Fume...

 

Reste la question des sous. La COP 21 entérine l'apport d'une aide de 100 milliards par an venant des pays « riches » à destination des pays « pauvres » pour les aider à respecter les objectifs des accords de Paris. Ceci à partir de 2020. Question : dans les poches de qui iront ces 100 milliards ? Qui en contrôlera l'usage ? Qui paiera et selon quel barème ?

 

Ah ! Pour savoir si ces accords sont de « bons accords », surveillons les cours en bourse des compagnies pétrolières et gazières : s'ils s'effondrent, ce sont de bons accords. S'ils restent stables ou – pire – montent, on aura compris...

 


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08/12/2015

Les hémorroïdes de la démocratie.

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Coups de mentons virils, paroles définitives, appel aux valeurs de la république... Vals et Sarko ont joué à la perfection leur rôle de duettistes. Tremblez braves gens. Où votez pour nous : la peste brune est aux portes du pouvoir ! Mais il faut raison garder et relativiser les chiffres qui sont loin de comptabiliser un ras-de-marée FN. Le premier parti de France n'est pas le parti de la SA Le Pen and C° mais le parti des grévistes de l'élection, encore appelés abstentionnistes, soit 22,4 millions des inscrits, auxquels il faut ajouter 900.000 votes blancs et nuls. D'accord, le FN arrive en tête dans six des douze grandes régions de la métropole. Il comptabilise 6 millions de voix et gagne 1,3 millions de voix par rapport aux européennes de 2014. Mais 28 % de la moitié des inscrits, cela ne fait que 14 % des Français en age de voter.

 

Malgré des succès incontestables, la montée du parti d'extrême-droite n'est pas irrésistible. Bien sûr les assassinats du 7 janvier et les attentats du 13 novembre, cristallisant les peurs, ont apporté de l'eau au moulin du FN. Mais le déni de réalité des partis classiques et surtout des partis de la gauche vrai face aux problèmes – vrais ou fantasmés – ressenti par la population concernant l'immigration et l'islam lui ouvre un boulevard. Et que dire des « idiots utiles », des crétins complices, intellos autoproclamés qui à longueur de colonnes et de plateaux télés lèchent les babouches des tueurs d'allah...

 

Mais cela n'explique pas tout. L'arbre vénéneux FN plonge ses racines ailleurs.

Au plan national :

- Un chômage qui ne cesse de progresser depuis une dizaine d'années, avec 3,6 millions de travailleurs sans aucune activité et bien plus si l'on considère ceux qui ne connaissent que de petits boulots épisodiques et mal payés.

- Des gouvernements successifs qui n'offrent d'autres perspectives que l'austérité, le saccage des services publics, le détricotage des lois sociales, la soumission aux diktats de la « concurrence libre et non faussée »...

- La mainmise vorace sur les richesses du pays par une petite fraction de la population amplifiant d'autant des inégalités devenues insupportables.

 

Au plan européen :

- Des institutions antidémocratiques au service unique de la finance et des multinationales, brutales avec les pays pauvres (le traitement de la Grèce est ahurissant) et laxistes avec les riches, Allemands en tête.

- Des membres trop nombreux, hétéroclites, incapables de proposer autre chose que d'imposer la concurrence « libre et non faussée », sociale, fiscale, économique, de conditions de travail, montant les citoyens européens les uns contre les autres.

- Aucune politique extérieure claire et cohérente face aux menaces découlant d'un foutoir géopolitique tant au Moyen-Orient qu'en Afrique où guerres civiles et régimes corrompus jette des millions de malheureux dans le désarroi et le risque de mort.

- Avec pour conséquence un flux migratoire torrentiel que l'Europe s'avère incapable de réguler. Et qui nourrit la montée des extrêmes-droites partout en Europe.

 

Mais, nous – tous ceux et celles qui prétendent vouloir proposer une alternative à ces politiques d’inégalité, d'austérité, de gestion financière de court terme – nous montrons incapables de séduire les électeurs. C'est dur à admettre, mais les urnes sont sans pitiés. Les listes de la gauche autre que socialiste (Front de gauche, écolos, communistes, etc.) ont perdus 1,2 million de voix par rapport aux régionales de 2010. Rivalités d'ego, luttes d'appareils rendent cette gauche incapable d'incarner un espoir, encore moins une alternative. La triste réalité, dure à avaler, c'est que les ouvriers, les employés, les paysans se réfugient dans l'abstention ou – pire et qui devrait interpeller méchamment les « dirigeants » - ont rejoint le F.N....

 

Pas de Syriza ni de Podemos en France... Á la place, le F.N. : les hémorroïdes de la démocratie !

 

Mondo cane...

 

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03/12/2015

Zuckerberg, Bill Gates, grands philanthropes ou cyniques filous ?

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Ils sont pas beaux ? Ils sont pas mignons ? Ah ! Quel joli petit couple étazunien avec leur premier bébé. Ils sont craquants. Et quelle formidable générosité : Mark Zuckerberg, patron fondateur de Facebook, fait don de 99 % de sa fortune à sa toute nouvelle fondation, la « Chan Zuckerberg Initiative ». Une « montagne de sucre ». 45 milliards de dollars ! Plus que le PIB du Cambodge. Et tout ça pour faire le bien dans le monde. Suivant en cela l'exemple du héros de son enfance, le très aimé philanthrope Bill Gates. Merveilleuse Amérique ! Phare du monde. Axe bienveillant de la galaxie. Modèle exemplaire pour le reste du monde. Mouais... Tè ! Fumes...

 

Tiens, parlons-en de Bill Gates et de sa « formidable » fondation. Parlons-en de cette admirable philanthropie des milliardaires étazuniens.

 

Pour les milliardaires étazuniens, il y a quelques bonnes raisons de créer une fondation philanthropique :

- Fiscalité très, très avantageuse accordée aux capitaux placés dans une fondation à caractère caritatif.

- Excellente image de marque pour le ou les fondateurs.

- Surtout l'article 501c3 du code des impôts étazunien qui permet des exonérations importantes et depuis 1981, énorme cerise sur le gâteau : elles sont seulement tenues à un minimum de distribution égal à 5 % de leur dotation !

Pour la fondation de notre bon Bill et de son adorable femme Mélinda, dotée de 100 milliards de dollars, cela représente dans les 5 milliards de dollars. Une belle somme qui va servir au « bien-être » des plus défavorisés, notamment en Afrique. Seulement il reste 95 % des capitaux de la Fondation. Autour de 95 milliards de dollars qui échappent totalement à l'impôt étazunien ! Cette montagne de thunes est gérée et investie par un cabinet propre à la fondation : « Cascade Investment LLC ». Et puisqu'il s'agit d'une fondation « caritative », ce cabinet n'est pas tenu de divulguer ce que sont ses activités !

Résultat : 5% des fonds va à des causes « humanitaires » et le reste, les 95 %, ils vont où ? Devinez ? Dans les industries pétrochimiques et pharmaceutiques. Autrement dit et pour faire simple les pesticides et les vaccins. Une part conséquente de ces fonds « caritatifs » est aussi utilisé pour la propagande au sujet des belles actions présumées de la Fondation. Ben voyons, la pube grassement mais judicieusement délivrée vous met les canards-laquais dans la poche ! Voilà qui explique la dégoulinante obséquisité des commentateurs télé et radio, bavant devant la « générosité » de Zuckerberg. Bourrage de crâne révoltant, surtout sur des antennes publiques.



La Fondation Gates, appuyée par les États-Unis, s’est opposée à une politique nutritionnelle contraignante proposée par l’ONU en vue de réduire les sucres, le sel et les matières grasses saturées dans les aliments préparés. Or la Fondation Gates possède 10 % des actions de Coca-Cola, premier responsable de l'épidémie d'obésité mondiale ! La même fondation en collaboration avec la Fondation Rockefeller promeut les semences OGM dans les pays africains auxquels elle accorde une aide agricole alors qu’elle a investi 23 millions de dollars dans l’achat de 500 000 actions Monsanto en 2010 !



On est rassuré. Les banksters internationaux, Rockfeller et les autres font partie du club et à sa tête la fondation Gates qui pousse et se focalise sur la fabrication de vaccins. Marché plus que juteux.

On peut me rétorquer que la vaccination des enfants du monde entier et surtout dans les pays pauvres sera un bien. Certes, mais les méthodes employées sont en réalité des méthodes de voyous sous des façades altruistes.

Par l'achat de 500.000 actions de Monsanto, la Fondation Bill et Melinda Gates, a complètement jeté le masque de la « philanthropie. » Encore une association qui ne surprendra guère. Il s'agit d'un mariage entre deux monopoles des plus cyniques de l'histoire industrielle : Bill Gates contrôle plus de 90 % de part du marché de l'informatique propriétaire et Monsanto environ 90 % du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde. Bonjour la philanthropie...
Où va ce pognon ? La plupart des « dons » des milliardaires à leurs fondations finissent par favoriser leurs investissements commerciaux. Quoi qu'il en soit, ce ne sont absolument pas des « dons » puisque au lieu de payer des impôts à l'État, les « Fondations » investissent les bénéfices des entreprises mères là où c'est favorable économiquement, y compris dans la propagande sur ses bonnes intentions présumées. Ces « dons » financent au contraire des projets aussi destructeurs que la géo-ingénierie ou le remplacement des médicaments de la communauté naturelle par des médicaments brevetés de haute technologie dans les régions les plus pauvres du monde.
Comme Monsanto, Gates est aussi engagé dans une tentative de destruction de l'agriculture rurale dans le monde, principalement à travers " l'Alliance pour une révolution verte en Afrique " (AGRA). Il fait office de cheval de Troie dans le but de déposséder les agriculteurs pauvres africains de leurs semences traditionnelles, afin de les remplacer d'abord par des semences de leurs compagnies, et ensuite par des semences génétiquement modifiées.
Alors des « philanthropes » comme Bill Gates et Marc Zuckerberg - patron de Facebook, fille putative de la CIA - j'en fais de biens moulés tous les matins...
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02/12/2015

Du pétrole estampillé Daech dans nos réservoirs ?

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« Lorsqu’il y a de la merde quelque part, il y a toujours du pétrole derrière ! » Partant de ce principe de réalité, il est évident que derrière l’état islamique, derrière les gesticulations aériennes de la « coalition » étazunienne, derrière les frappes russes, il y a le pétrole !

 

Et du pétrole, il y en a à profusion dans ces régions : les sites pétroliers syriens de Deir al-Zour, de Hassaka, de Mossoul, de Salahuddin. Tout ça sous contrôle de l’état islamique ! Bon, d’accord, du pétrole, il y en a, mais encore faut-il l’extraire et l’acheminer vers…les clients ! Les bombes étazuniennes semblent éviter soigneusement les puits de pétrole (Eh ! Faut pas casser ce qu’on entend bien récupérer…). Les champs pétrolifères et les installations n’appartiendraient pas à Daech, mais serait momentanément monopolisées par lui. En clair, les actionnaires privés ne seraient pas favorables à ce que cela soit pris pour cible, et risqueraient bien de se retourner contre les auteurs de bombardements en cas de destruction.

 

Quant à l’acheminement, il passe par des réseaux bien rodés datant de l’invasion étazunienne de l’Irak et de l’époque du plan « pétrole contre nourriture ». Ce plan, supervisé par l'ONU, a été mis en place pour subvenir aux besoins humanitaires des Irakiens après que le pays a été sanctionné économiquement. Entre 1996 et 2003, Bagdad pouvait vendre tous les 6 mois pour 2 milliards de dollars de barils à condition d'allouer les recettes à la population. Sauf que le gouvernement de Saddam Hussein a alors mis en place un vaste système de corruption et de réseaux pour détourner le plan. Daech – dont l’ossature s’appuie sur les cadres de l’administration et de l’armée de Saddam - ne fait qu'utiliser les anciens canaux parallèles qui existaient a cette époque. Deux tiers du pétrole de Daech passe en Turquie à travers des circuits à la tête desquels on trouverait, disent les mauvaises langues, quelques hauts dignitaires du régime turc.

 

Aujourd'hui, ces réseaux parallèles se situent en partie le long de la frontière turque. Et cela s'explique notamment par deux raisons. Premièrement parce qu'en Turquie le prix du pétrole est élevé, précise Pierre Terzian de Pétrostratégies. Selon lui, c'est d'ailleurs ce pays qui est le premier destinataire du pétrole du groupe jihadiste. « Daech a la possibilité d'écouler ses stocks en Turquie, du sud jusqu'au centre du pays.  Si de gros volumes sortent de Syrie, ils sont écoulés en Turquie ». Il est vrai que la frontière est très « poreuse » entre la Syrie et la Turquie. Maquiller l'origine d'un pétrole est très faisable. Deux solutions: soit le mélanger avec un pétrole « identifié » soit en détruisant les preuves de son origine c'est-à-dire en falsifiant le certificat d'origination. Et vu que ce dernier est délivré par les chambres de commerce locales, on imagine bien les fraudes qui peuvent exister.

 

Le pétrole est acheminé par camions vers le terminal pétrolier de Ceyhan - grand hub pétrolier turc par lequel transite également le pétrole des pays du Golfe - d’où il est chargé avec des certificats d’origine parfois un peu baroques, sur les tankers qui les livrent à leurs ultimes destinataires. Après souvent plusieurs changement de mains… Comme il est vendu à prix cassés (50 % du prix de marché), on en trouve vraisemblablement dans nos stations services !

 

La destruction par nos pilotes des convois de camions citerne partant des territoires conquis par Daech et à destination de la Turquie serait-elle tabou ?

 

Allons ! Allons ! C’est du mauvais esprit ça, Victor !

 

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01/12/2015

CHAUD ! CHAUD DEVANT ! CHAUD ! Quel développement pour l’Afrique ?

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L'Afrique est une des clés de la réussite ou non du grand raout de la COP 21. De par la progression géométrique de sa population à comparer avec la progression arithmétique de ses ressources vivrières. Avec pour conséquences évidentes une pression toujours plus grande d'une émigration d'une partie de sa population vers l'Europe. Pression migratoire qui ne pourra se réguler qu'en mettant sur pied un véritable plan de développement de l’Afrique sur place. Encore faudrait-il que ces pays soient en paix… Entre eux et à l’intérieur de chaque pays. Ce qui n’est pas le cas et même l’exception. Et ne nous faisons pas d’illusion : il n’est pas dans le pouvoir de l’Europe de pacifier ces régions. François « Normalou » Hollande en sait quelque chose. Merci à Sarkozy à qui nous devons – entre autre - le foutoir libyen.



Un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. Dehors Areva ! Où paye. Dehors Bolloré ! Ou paye. Dehors Total ! Ou paye. Dehors Nestlé ! Ou paye. Dehors Bill Gates ! Ou paye.



L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néo-colonialiste. Ces firmes-voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe. Le « progrès » des tracteurs a ruiné l'agriculture vivrière en détruisant la mince couche de terre arable patiemment fabriquée par des générations de petits cultivateurs. Oui mais ça engraisse Deutz, McCormick et autres...



Les firmes-voyous qui néo-colonalisent l'Afrique – françaises, européennes, étazuniennes et maintenant surtout chinoises - extraits les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

Á côté des firmes-voyous, il y a les états-voyous, états voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs-voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte grassement graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.



Et que dire de ce pillage des élites africaines ?! « Il y a plus de médecins béninois en région parisienne que dans tout le Bénin », disait ce matin une auditrice sur France-Inter. Il en est de même pour les ingénieurs et les techniciens pourtant indispensables au développement de ces pays.



Au lieu de cette économie de prédation, ne vaudrait-il pas mieux mettre en place une réforme agraire en expulsant les grands propriétaires terriens pour partager, avec le soutien financier et réglementaire de l’État, les terrains en petites exploitations principalement axées sur les cultures et l’élevage vivriers ?! Il y aura forcément une faible productivité, mais tant mieux : ça donnera du travail aux populations locales. Mais attention au syndrome « Zimbabwe » ou une réforme agraire de ce type mal menée a ruiné le pays…

 

Ne vaudrait-il pas mieux mettre en place de petites unités industrielles locales, directement en prise avec les besoins locaux : fabrication d’outils, de vêtements, de biens de consommation, d’habitations préfabriquées, de véhicules bon marché adaptés au pays, etc. ?! Et même les pousser à exporter mais en assortissant ce développement local d’un indispensable protectionnisme vis-à-vis de la concurrence des grands pays développés qui subventionnent leurs exportations, refilent aux Africains leurs produits de seconde zone et tuent ainsi dans l’œuf toutes les initiatives locales.

 

Ce modèle de développement, aux antipodes de celui proposé, imposé plutôt par les organisations prédatrices que sont le FMI (Fond Monétaire International), la Banque mondiale, l’OMC (Organisation mondiale du commerce), a réussi il y a quelques décennies en Corée du Sud, en Malaisie, au Vietnam.

 

Ne serait-il pas plus réaliste, et efficace, de s’inspirer de ce qui a réussi ailleurs plutôt que de laisser la bride sur le cou à toutes ces institutions, multinationales et États nuisibles ? L’acceptation les investissements des états et firmes prédatrices devrait s’assortir d’un accord de ce genre : sur 1000 que vous investissez, on vous en concède 500 pour vos cultures exportatrices, mais on vous impose d’investir 500 pour le développement de cultures vivrières à travers une aide financière et technique aux petits paysans locaux. Et idem pour les implantations industrielles venant en appui de l’artisanat et à la petite industrie locale. Pour que ça rapporte enfin aux Africains, que ça leur rende la fierté de leurs pays, et que leur enlève de l’esprit ce mirage qui les envoient, à travers déserts et Méditerranée, vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.



On nous rétorquera que l’argent de l’aide internationale coule à flot en Afrique… Mais il coule dans quelles poches ? Car peut-on envisager un tel développement positif avec des dirigeants et des administrations corrompus jusqu’à la moelle ? Mais qui dit corrompus dit corrupteurs. Et les corrupteurs, qui sont-ils ? Et où sont-ils ? Devinez… En plus, il faut relativiser cette aide financière. Elle est actuellement inférieure au transfert d'argent provenant de la diaspora africaine en Europe...



Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosée tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens.



Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Les Chinois l’on fait, les Indiens tentent de le faire. Mais, au-delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation.



Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confronter, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…



Ne jamais oublier les paroles de Boumedienne qui déclarait, en 1974 devant l'assemblée de l'ONU: « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »



Par ailleurs, et pour finir sur une note positive, merci à Borloo de se décarcasser pour donner « la lumière pour tous » les Africains.



« Chaud ! Chaud devant ! Chaud ! »

 

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13/11/2015

Les toubibs en colère en remettent une couche !

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Les médecins, mais aussi les dentistes en remettent une couche ces jours-ci contre la réforme des professions de santé, avec en ligne de mire le retrait du « tiers-payant ». C'est-à-dire le fait que le médecin serait payé non plus par le patient mais par la Sécu et les mutuelles complémentaires. Ils n'en veulent pas. Pourquoi ? Peur de ne pas être payés, peur des retards de paiement, peur d'avoir trop de paperasses à faire. Ils ont peur aussi, mais ils ne le disent pas, que ce système permette aux patients de voir réellement le montant des dépassements d'honoraires le cas échéant !

 

Une étude réalisée par le Collectif Inter-associatif Sur la Santé (CISS), s'appuyant sur un sondage BVA réalisé au mois d'octobre 2015, devrait leur donner à réfléchir. Ce sondage concerne les « déserts médicaux ». En voici les principaux résultats :

 

- Les premières difficultés que rencontrent les Français pour consulter un médecin sont les délais pour obtenir un rendez-vous. 55% en tout et 62% en zone périurbaine.

 

- Plus de 70 % des Français ont eu des problèmes pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste dans un délai raisonnable. D'abord les ophtalmologistes, puis les dermatologues et les gynécologues.

 

- Face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous dans un délai ,raisonnable, 20 % sont allés aux urgences, 15 % ont renoncé à un soin et 10 % ont eu recours à l'automédication.

 

- Près d'un Français sur 5 (19%) a déjà eu recours à un médecin pratiquant des dépassements d'honoraires parce qu'il n'arrivait pas à obtenir de rendez-vous dans un délai raisonnable.

 

- 45 % des Français craignent les conséquences pour leur santé des difficultés à obtenir un rendez-vous médical.

 

- Une majorité des Français pensent que les déserts médicaux (60 %) sont d'abord la conséquence d'une mauvaise répartition des médecins sur le territoire plutôt qu'une insuffisance de médecins formés. Ce pourcentage grimpe à 80 % en zone rurale.

 

- Plus de 7 Français sur 10 (72 %) pensent que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler la répartition des médecins libéraux sur le territoire. Une attente qui privilégie les mesures coercitives.

 

- 1/3 des Français seraient prêts à recourir à la téléconsultation (visioconférence par internet) auprès d'un spécialiste pour pallier l'insuffisance de médecins. Mais ils refusent à 80% ce système de téléconsultation concernant les généralistes.

 

Contrairement à ce qui existe pour d’autres professions libérales de santé, il n’existe aucun dispositif régulant l’installation des médecins par des critères d’encadrement tenant compte du rapport entre la densité médicale et la densité de population dans les territoires.

Pourtant, des dispositifs de ce type sont appliqués à d’autres professions de santé. Pour les infirmiers, dans le cadre d’un conventionnement avec l’Assurance maladie qui prévoit notamment qu’un infirmier envisageant de s’installer en exercice libéral dans une zone « surdotée » ne le peut que si un infirmier libéral cesse son activité dans cette même zone. Pour les pharmaciens, l’installation d’une nouvelle officine dans un territoire est conditionnée à une autorisation administrative délivrée par l’Agence régionale de Santé en fonction du nombre d’habitants. 

Des solutions existent. L'encadrement de l'installation des médecins en est une. Ce sondage montre que les Français sont 7 sur 10 à considérer à la fois que les règles de répartition des médecins sur le territoire ne prennent pas assez en compte les besoins des patients, mais aussi que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler cette répartition.

Les médecins qui se crispent sur des positions corporatistes devraient songer un peu plus à ce que souhaitent leurs patients, pardon, leurs clients...

Et rappelons-leur encore une fois que leurs études ayant été payées par la collectivité, il ne serait pas « anormal » qu'ils renvoient un tant soit peu l'ascenseur en acceptant une répartition territoriale plus conforme avec les besoins de leurs patients (pardon, de leurs clients).

 

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12/11/2015

Au bistro de la toile. Israël, Bolivie, Inde : plein de bonnes nouvelles !

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- Alors Loulle, quoi de neuf dans tes canards, à part le fait que Normalou et Sarko se sont serrés la pogne au raout du 11 novembre, ce qui – au vu du battage fait autour ce non-événement – semble pour la presse purée et les lucarnes à décerveler la nouvelle-phare de la journée d'hier ?

 

- C'est vrai qu'ils nous ont gonflé les aliboffis grave avec cette konnerie. Ben, dans ce que je trouve intéressant dans mes canards, il y a Nétanyahou qui gueule comme un putois parce que l'Europe veut signaler les produits « made in colonies israéliennes », il y a encore la venue d'un berger à l'Elysée, Moralès, président de la Bolivie et puis, bien planquée, une nouvelle fort réjouissante : l'expérience d'un revenu de base en Inde.

 

- Ah ! Ah ! Les grimaces et les vociférations de Netanyahou ont quelque chose de réjouissant ! Pourtant, ça ne va pas très loin. Mercredi matin, un document discret, concocté par un petit groupe d'expert dans les méandres des responsables européens a établi les «lignes directrices » de la Commission européenne sur l'étiquetage des produits fabriqués dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Pour une fois, j'applaudis des deux mains une décision courageuse de la Commission européenne. Et je vais m'y intéresser. Jusqu'à maintenant, je ne faisais pas réellement gaffe à la provenance des produits que j'achetais, mais à présent j'y regarderais de plus près et j'éviterais d'acheter des produits étiquetés comme provenant des territoires colonisés d’Israël, genre avocats, pamplemousse ou autre. Parce que si ce pays a le droit de vivre en paix et en sécurité, il n'a pas le droit de voler et de coloniser les terres des autres. Ce qu'il fait allègrement depuis des décennies, sans tellement gêner la « communauté internationale », c'est-à-dire les États-Unis et leurs alliés et affidés. Ce sera ma petite contribution à la lutte pour la paix dans cette région hyper merdique du monde.

 

- Et le berger à l’Élysée, qu'est-ce t'en pense ?

 

- Ce n'est pas le première fois qu'Evo Morales Ayma, président de la Bolivie depuis 2005 vient goûter les petits fours de l’Élysée. Chirac l'a reçu à une époque où les milieux d’affaires s’inquiétaient, déjà, de l’arrivée au pouvoir de ce syndicaliste, champion de la cause indienne et farouche pourfendeur du libéralisme. Morales, l'apôtre du « buen vivir » est une icône pour les uns, dont je suis, un repoussoir pour tous les ultralibéraux. Tirons notre chapeau à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) dont le conseil d’administration a décidé de distinguer Evo Morales au titre de Docteur Honoris causa lors d’une cérémonie qui s’est déroulée samedi 7 novembre à Pau, en présence de François Bayrou, maire de la ville, et de notre pote José Bové, député européen écologiste et ami du président-altermondialiste. Morales est le premier Amérindien à arriver au pouvoir en Amérique du Sud. Lui et son gouvernement ont obtenu de remarquables succès dans la lutte contre les inégalités, l’accès aux services de base (eau, éducation, santé) et les efforts engagés pour la protection de la Pachamama, la « Terre mère ». Et puis, il a foutu à la porte toutes les compagnies étazuniennes et européennes qui razziaient sans vergogne toutes les ressources de son pays. Et ça, c'est resté en travers des banksters et des multinationales qui lui vouent une haine tenace et font tout, par CIA interposée, pour le foutre en l'air.

 

- Olé ! Viva Morales ! Ah ! Et ce revenu de base en Inde, c'est quoi ?

 

- Le revenu de base, tu connais, on en a souvent parlé. C'est une sorte d'impôt à l'envers : l’État verse sans condition à chaque citoyen une certaine somme d'argent lui permettant d'assurer ses besoins de base. En Inde, ça a commencé près de Delhi, en 2010 avec un projet pilote. Les intéressés avaient le choix entre continuer de toucher des subventions pour la nourriture et l’essence et le versement d’un revenu mensuel, sans conditions, de valeur équivalente. La plupart des habitants ont opté pour la deuxième option et, face au succès rencontré par le programme, le ministre de Delhi a décidé de l’étendre à l’échelle de l’État à partir du 15 décembre 2012.

Un second test à plus grande échelle a été lancé début 2011 dans l’État de Madhya Pradesh. Chaque homme, femme et enfant, dans huit villages, recevaient un revenu individuel et inconditionnel tous les mois pendant 18 mois. Et les résultats ne se sont pas fait attendre. Bien que le rapport définitif ne soit pas encore rendu, les premières observations sont extrêmement encourageantes : une amélioration de la scolarisation et des résultats scolaires, une amélioration du statut économique et social des femmes, une meilleure alimentation, une activité économique en progression et une incidence positive sur la santé. Le plus remarquable est que le gouvernement central s’est soudainement montré favorable à ce type de transfert d’argent.



- Eh ben ! En voilà des nouvelles qu'elles sont bonnes ! Allez, à la nôtre !

 

09/11/2015

COP 21. Les Humains sont de très mauvais Terriens…

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Il se décarcasse notre François. Il veut le réussir son « COP 21 », son grand raout sur le climat. « C’est bon ça, Coco. Si on réussit le coup, même à minima, qu’en plus le chomdu baisse un peu et – chut faut pas le dire ! – si Le Pen monte, c’est du tout bon ! ». Parce qu’on peine à le croire sincère notre plus célèbre scootériste de France. On a déjà entendu Chirac, en d’autres temps, asséner au monde que « la maison brûle et nous regardons à côté »…et ne rien faire pour éteindre l’incendie. Mouais, pas de procès d’intention, Victor.

 

François a demandé à Corinne Lepage de lui faire un rapport sur « Les droits de l’humanité ». Il faudrait aussi penser aux « devoirs de l’humanité », parce que si la maison brûle, c’est bien parce que « l’humanité » lapiniste a le feu au cul et la reproduction démentielle, non ? Corinne Lepage lui a remis son rapport intitulé « Déclaration Universelle des Droits de l’humanité » au mois de septembre. Cette proposition sera présentée par le président français aux Nations Unies. Gageons qu’on en parlera aussi à COP 21.

 

Ces « Droits de l'humanité » différent des Droits de l’homme parce qu’il passe du droit de l’individu à celui de l’espèce. Il s’agit d’établir le droit « pour tous les habitants de la Terre de vivre dans un monde dont le futur n’est pas compromis par l’irresponsabilité du présent ». Ces droits nouveaux impliquent le droit au développement, le droit à la paix (le recours à la force étant interdit en droit international sauf exceptions) et le droit à l'environnement. Ce qui permet de prendre en compte les intérêts des générations à venir en matière de politique environnementale. Ce texte – s’il ne tombe pas dans les limbes -  pourrait donner un fondement à toute action en matière de lutte contre les gaz à effet de serre, inviter à trouver un statut juridique aux réfugiés climatiques, impliquer le financement de l’adaptation aux changements climatiques.

Ces droits s’appuient sur quatre principes et énoncent six droits et six devoirs de l’humanité :

Les principes :

1 - Le principe de responsabilité, d’équité et de solidarité, intragénérationnelles et intergénérationnelles, exige de la famille humaine et notamment des Etats d’œuvrer, de manière commune et différenciée, à la sauvegarde et à la préservation de l’humanité et de la terre.

2 - Le principe de dignité de l’humanité et de ses membres implique la satisfaction de leurs besoins fondamentaux ainsi que la protection de leurs droits intangibles. Chaque génération garantit le respect de ce principe dans le temps.

3 - Le principe de continuité de l’existence de l’humanité garantit la sauvegarde et la préservation de l’humanité et de la terre, à travers des activités humaines prudentes et respectueuses de la nature, notamment du vivant, humain et non humain, mettant tout en œuvre pour prévenir toutes les conséquences transgénérationnelles graves ou irréversibles.

4 - Le principe de non-discrimination à raison de l’appartenance à une génération préserve l’humanité, en particulier les générations futures et exige que les activités ou mesures entreprises par les générations présentes n’aient pas pour effet de provoquer ou de perpétuer une réduction excessive des ressources et des choix pour les générations futures.

Les droits de l’humanité :

5 - L’humanité, comme l’ensemble des espèces vivantes, a droit de vivre dans un environnement sain et écologiquement soutenable.

6 - L’humanité a droit à un développement responsable, équitable, solidaire et durable.

7 - L’humanité a droit à la protection du patrimoine commun et de son patrimoine naturel et culturel, matériel et immatériel.

8 - L’humanité a droit à la préservation des biens communs, en particulier l’air, l’eau et le sol, et à l’accès universel et effectif aux ressources vitales. Les générations futures ont droit à leur transmission.

9 - L’humanité a droit à la paix, en particulier au règlement pacifique des différends, et à la sécurité humaine, sur les plans environnemental, alimentaire, sanitaire, économique et politique. Ce droit vise, notamment, à préserver les générations successives du fléau de la guerre.

10 - L’humanité a droit au libre choix de déterminer son destin. Ce droit s’exerce par la prise en compte du long terme, et notamment des rythmes inhérents à l’humanité et à la nature, dans les choix collectifs.

Les devoirs à l’égard de l’humanité :

11 - Les générations présentes ont le devoir d’assurer le respect des droits de l’humanité, comme celui de l’ensemble des espèces vivantes. Le respect des droits de l’humanité et de l’homme, qui sont indissociables, s’appliquent à l’égard des générations successives.

12 - Les générations présentes, garantes des ressources, des équilibres écologiques, du patrimoine commun et du patrimoine naturel, culturel, matériel et immatériel, ont le devoir de faire en sorte que ce legs soit préservé et qu’il en soit fait usage avec prudence, responsabilité et équité.

13 - Afin d’assurer la pérennité de la vie sur terre, les générations présentes ont le devoir de tout mettre en œuvre pour préserver l’atmosphère et les équilibres climatiques et de faire en sorte de prévenir autant que possible les déplacements de personnes liés à des facteurs environnementaux et, à défaut, de secourir les personnes concernées et de les protéger.

14 - Les générations présentes ont le devoir d’orienter le progrès scientifique et technique vers la préservation et la santé de l’espèce humaine et des autres espèces. A cette fin, elles doivent, en particulier, assurer un accès et une utilisation des ressources biologiques et génétiques respectant la dignité humaine, les savoirs traditionnels et le maintien de la biodiversité.

15 - Les États et les autres sujets et acteurs publics et privés ont le devoir d’intégrer le long terme et de promouvoir un développement humain et durable. Celui-ci ainsi que les principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration doivent faire l’objet d’actions d’enseignements, d’éducation et de mise en œuvre.

16 - Les Etats ont le devoir d’assurer l’effectivité des principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration, y compris en organisant des mécanismes permettant d’en assurer le respect.

 

Ce rapport ambitieux – dont on peut s’étonner qu’il n’est pas été proposé plus tôt – n’entrera pas dans les négociations COP 21, mais la présence en France de l’ensemble des responsables politique de la planète est une occasion formidable de le promouvoir afin d’aboutir à une adoption du texte par l'Assemblée générale des Nations unies courant 2016. Comme il s'agit d'une déclaration, et non d'un texte contraignant, il sera plus facile à faire adopter. Á très long terme cependant, la « Déclaration universelle des droits de l'Humanité » pourrait permettre d'édicter des textes contraignants pour les États.

Soyons positif car le pessimisme de la pensée n’empêche pas l’optimisme de l’engagement.

 

Illustration: merci à Michel Ange

05/11/2015

Jeunes, vieux, mâles, femelles ! Demandez du chômeur avant que ça manque !

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- Holà ! Sieur Paul Hamploi, qu’avez-vous en rayon 

- De tout, beau sieur Medef, et des pleins bataillons !

Ils baissent bien un peu disent Valls et Hollande

Mais il y a toujours plus d'offre que de demande.

De l’homme, de la femme, du jeune, de l’ancien,

J'ai de tout en rayon, sauf peut-êtr' du Martien !

Du Catégorie A, élevé sous la mère,

Et en plus pour pas cher, c’est vraiment des affaires.

Faut êtr' compétitif, y a de la concurrence :

Travailleurs détachés, clandestins pas trop rances...

Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !

J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,

Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,

Á des prix attractifs, autant femmes que hommes

J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,

Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !

Si vous calculez bien, chaque unité de viande

Docile, bien formée, et très obéissante

Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Mon bon monsieur Medef ?

Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise

Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !

Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,

Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !

- Si fait mais du senior docile et bien formé,

Pas des premières mains, mais point trop abîmés,

Pas trop vieux, ayant des besoins alimentaires,

Je peux leur confier des boulots secondaires

Mais je ne veux payer leur savoir, leur fatigue

Qu’avec quelques kopecks, quelques poignées de figues.

- J’ai tout ça en rayon. Pas cher. Charges comprises.

Mon meilleur pourvoyeur, grâce à vous, c’est la crise !

La crise permettant de beaux plans sociaux,

Qui met les travailleurs au niveau des bestiaux,

Pour goinfrer grassement vos amis actionnaires

Car tout licenciement rend la bourse haussière !

Qu’importe si l’État s’écroule sous la dette

Vous pouvez, au Medef, continuer la fête !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Mon cher Monsieur Medef ?

- Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

 

 

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04/11/2015

Tentative de hold-up sur nos barrages. Remettons-en une couche.

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Il n'est pas inutile de dénoncer les turpitudes gouvernementales, de titiller les médias «mènestrime». Ainsi du cri de rage poussé ici même contre l'inconcevable abandon par la clique Hollande, Ségo, Valls de nos barrages aux banksters et aux multinationales. Les gens de Médiapart en a fait un article de Une creusant avec les moyens qui sont les leurs les tenants et les aboutissants de cette forfaiture. Très bien et saluons cette action.

 

On sait que c'est Fillon, sous l'ère Sarkozy qui, en 2010, s'est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Pouvait-on attendre autre chose d'un gouvernement de droite inféodés aux méfaits des idées ultralibérales ? Mais, bien pire c'est un gouvernement prétendument « de gauche » (Ayraud) qui a relancé l'opération , en promettant à la Commission européenne de privatiser nos installations hydroélectriques en échange de la « bienveillance » de la dite commission concernant nos déficits budgétaires. Notons qu'aucun État européen n'a renoncé à garder la maîtrise de ses barrages, ouvrages stratégiques s'il en est. Comment expliquer que la France soit la seule à ouvrir ses barrages hydrauliques à la concurrence, alors que tous les autres États européens en conservent un contrôle étroit ? L’Allemagne a exclu ses barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. La Suisse, candidate aussi pour reprendre des barrages en France, ne relève pas du droit européen. Lien 

 

Le gouvernement reste sourd à tous ces arguments : il a planqué la privatisation des barrages dans un recoin de loi dite de « transition énergétique ». Autrement dit un gouvernement « de gauche » joue contre son camp et dépouille les citoyens (et contribuables) français d'un de leurs plus beaux fleurons ! Pour noyer le poisson, ils prétendent que l’État reste propriétaire des ouvrages et qu'il ne met en vente que la concession d'exploitation des installations. Baratin, bourrage de crane. Il est évident que les barrages ne partiront pas à l'étranger, mais la formidable rente hydroélectrique,oui ! Ces ouvrages ont été conçus et réalisés grâce au génie et au travail des ingénieurs et des ouvriers français. Peut-on concevoir que maintenant qu'ils sons payés, amortis et très rentables on fasse cadeau de ces montagnes de thunes à des spéculateurs étrangers et à des banksters ? Tout ça pour cunilinguer cette exécrable commission européenne, repaire de technocrates - élus par personne – entièrement au service des multinationales et de la finance !

 

On doit exiger avec la plus grande vigueur de nos « responsables » irresponsables qu'ils renoncent à cette horreur économique et rejetent vertement les prétentions de la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, qui,, dans une lettre du 22 octobre, adressé à Laurent Fabius, l’informe de l’ouverture d’une enquête sur les concessions hydrauliques accordées en France à EDF. Cette lettre est ici: https://html2-f.scribdassets.com/zpkspv0744uouou/images/1-30556f4cff.jpg

 

Ce diktat doit être rejeté pour des raisons de décence. Au nom de l'utilité publique, les habitants de Tignes, de Savines ont-ils été expropriés et chassés de leurs villages pour finalement satisfaire des intérêts privés voraces ?

Il doit être rejeté pour des raisons de sécurité nationale. Ils sont indispensables à la sécurité énergétique nationale en cas de problèmes graves sur les centrales nucléaires, et à ce titre doivent rester sous juridiction nationale. Et que dire des stocks d'eau indispensables à l'agriculture, mais aussi au refroidissement des centrales nucléaires ? Peut-on les laisser dans des mains étrangères ?


Il doit être rejeté pour des raisons économiques. Ces ouvrages génèrent, en plus de l'électricité, deux milliards et demi de bénéfices. Ces bénéfices vont pour partie à l’État, baissant d'autant ses besoins d'impôts, pour partie à EDF, baissant d'autant les tarifs de l'électricité.

 

Bougeons-nous ! Ne laissons pas ce texte scélérat aller jusqu'au bout. Des élections auront lieu dans quelques semaines. Faisons connaître ce problème à tous les candidats, et sommons-les de prendre position sur ce problème crucial.

 

On peut toujours envoyer ce texte ou d'autres soulevant le problème à nos députés : ils sont sur les charbons ardents lorsqu'arrivent des élections, même si les Régionales ne les concernent pas au premier chef.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

 

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

Banzaïe !

 

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