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13/01/2016

En taule les syndicalistes des Goodyear ! Taubira, Gattaz, même combat ?

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Le tribunal correctionnel d’Amiens a condamné, mardi 12 janvier 2015,  huit anciens salariés de l’usine Goodyear à 24 mois de prison, dont 9 ferme, pour «séquestration». Une date à se rappeler car c'est une première. La première fois que des salariés, des représentants syndicaux sont traités comme des criminels. Et ceci, non seulement sous un régime « socialiste » mais à la demande du gouvernement, en l’occurrence le procureur de la République. Alors même que la direction de Goodyear Dunlop Tires France, ainsi que les deux cadres de l’usine concernés par les faits, avaient retiré leur plainte. À la barre, les prévenus avaient alors évoqué « un coup de colère » face à une direction qui « n’apportait aucune réponse » à la « détresse sociale » dans laquelle se trouvaient les 1.142 salariés du site. 

 

Philippe Martinez, le numéro Un de la CGT ne s'y trompe pas : « Le procureur de la République a décidé seul de demander une peine d’emprisonnement. Il est le porte-parole du gouvernement et la lourdeur de la condamnation peut nous interroger sur le fait que cette demande a été faite au plus haut niveau de l’État, de l’Élysée ou de Matignon ». Procureur directement subordonné à la citoyenne Taubira Christiane, garde des sceaux. Quelle déception à l'égard de cette ministre qui nous avait habitué à plus de courage et de lucidité...

l'ex-syndicaliste CGT des Conti, Xavier Mathieu, le charismatique lideur qui a enflammé la France entière lors du combat des Conti, ne mâche pas ses mots : « C’est écœurant, on a voulu faire un exemple. Mais en matière d’exemplarité, c’est toujours les petits qui trinquent, jamais les patrons qui ferment les entreprises illégalement, comme cela a été fait pour Continental en 2009. Au final, les Goodyear payent pour ce qui s’est passé à Air France. Le but, c’est d’intimider. Ceux qui sont responsables d’accidents mortels de salariés par manque de sécurité, pas plus que les hommes politiques qui piquent dans la caisse, eux ne font jamais de prison. C’est révoltant. Qu’ont fait les mecs de Goodyear ? Ils se sont juste révoltés contre une injustice. Ils ont juste gardé des cadres parce qu’ils n’obtenaient pas de réponses à leur question. La violence, elle n’est pas de leur côté. Ce sont les fermetures d’usine qui sont violentes. Celles qui mettent les gens dans la merde, qui les poussent vers le suicide, l’alcoolisme, la drogue, la dépression, le RSA.

«Ils sont traités comme des criminels, on ne prend pas en compte leur détresse. Quand il y a une fermeture d’usine, les salariés savent très bien vers quelle galère ils s’orientent. Ils savent qu’ils vont sûrement devoir vendre leur baraque, que leur couple va exploser… Ils ont envie de tout démonter, de tout péter. C’est un instinct de survie. Quand les patrons annoncent un plan de licenciements de 4.000 personnes, alors que quelques mois plus tôt, ils demandaient aux salariés de baisser les salaires pour sauver l’emploi, de repasser à 40 heures payées 35, comment voulez-vous qu’ils n’aient pas envie de les attraper et de leur dire leur colère. On est revenu au temps des gueux et de la grande royauté qui marche sur tout le monde. Il n’y a pas de justice. »

 

Le but c’est d’intimider. Tout est fait pour cela. C'est l'illustration d'une répression croissante contre les syndicalistes qui luttent contre la fermeture de leur usine. C’est fait pour que les gens ne se battent plus. Dans le cas des Goodyear, on est quand même face à un État qui poursuit, s’acharne contre des salariés, alors même que les plaintes ont été retirées !

 

Ce gouvernement de droite hypocrite se cachant sous un faux-nez « de gauche » à décidé de faire peur aux syndicalistes pour qu’ils cessent de se battre tandis qu'il prépare la suppression de la moitié du Code du travail. Ainsi – souhait de Gattaz - le plafonnement des indemnités de licenciement obtenues aux prud’hommes que le gouvernement veut remettre sur la table. Pourquoi les salariés iraient-ils devant les tribunaux pour obtenir trois fois rien ? Et on parle d’un gouvernement de gauche… D’autant qu’en parallèle, les gens semblent tétanisés, ils ne se révoltent pas...

 

Et les patrons, en connivence avec les politiques - reniant sans cesse leurs promesses et trahissant avec une belle constance leurs électeurs – s'en donnent à cœur joie : ainsi de l’enterrement par la direction, à l'automne 2015, du projet de Scop (Société coopérative et participative) porté par les salariés pour reprendre une partie de la production. Quelques semaines plus tard, Goodyear et Titan signaient pourtant un accord pour produire des pneus... en Russie !

 

Mais attention, les violences, lorsqu'elles commenceront, seront probablement d'un autre registre que deux cadres retenus quelques heures ou qu'une chemise arrachée...

 

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12/01/2016

Pour que les Primaires ne soit pas déprimantes… Debout la France !

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«Nous refusons la passivité face à l’abstention, au vote Front national et à la droitisation de la société…. /…

«Nous n’acceptons pas que la menace du FN, le risque terroriste et l’état d’urgence permanent servent de prétexte pour refuser de débattre des défis extraordinaires auxquels notre société est confrontée…. /…

«Nous n’acceptons pas que la menace du FN, le risque terroriste et l’état d’urgence permanent servent de prétexte pour refuser de débattre des défis extraordinaires auxquels notre société est confrontée…. /… »

 

Ainsi s’exprime le manifeste pour une primaire à gauche ouverte lancé par quelques personnalités de gauche. lien . Et d’appeler à signer une pétition en ce sens sur le site notreprimaire.fr

 

C’est au parti socialiste que l’on doit cette avancée démocratique : la désignation du candidat d’une formation politique à travers une primaire. Pour une fois, saluons ! Mais c’était avant qu’il soit au pouvoir. Il a démontré qu’une primaire ouverte largement au-delà des seuls militants pouvait conduire à la désignation d’un candidat capable de gagner l’élection phare : la présidentielle. Au point d’inscrire cette procédure dans ses statuts : l’article 5.3.1 des statuts du Parti socialiste explique ainsi que «le candidat à la présidence de la République est désigné au travers de primaires citoyennes ouvertes à l’ensemble des citoyens adhérant aux valeurs de la République et de la gauche et coorganisées par les formations politiques de gauche qui souhaitent y participer». Voilà qui est clair.

 

Devant le succès incontestable des primaires à gauche – et la focalisation des médias sur le PS pendant plusieurs semaines ! – la droite, pourtant traditionnellement inféodée au culte du chef, les a adoptées.

 

Mais la tenue d’une primaire semble plus difficile à appréhender quand la participation du président sortant se pose ! Cambadélis, le patron du PS juge «positif  tout ce qui permet d’unir la gauche et les écologistes. Mais, franchement, je trouve que cette primaire, elle n’est pas impossible, mais elle est peu probable». François, le brillant président sortant, du haut de ses 23 % de Français satisfaits de son action, ne va pas se « commettre » avec la piétaille et descendre dans l’arène ! Dans l’autre camp, en 2013, les sarkozystes ont milité – sans succès - pour qu’un ex-président soit également dispensé de primaire s’il souhaitait revenir en politique ! Ben voyons…

 

Ces primaires ont un avantage important, elles permettront – espérons-le – de sortir du piège qui nous pend au nez : avoir à choisir le moins mauvais des candidats opposé à Marine Le Pen, assurée, proclame la doxa sondagière, de terminer première au premier tour. Car dans ce cas, les électeurs auraient à choisir entre Le Pen, Hollande et Sarkozy, c’est-à-dire les trois personnalités politiques les plus détestées des Français ! Bonjour l’enthousiasme démocratique !

 

Bon. Faisons une petite revue des troupes.

 

Le PS est un parti d’élus accrochés à leurs nombreux mandats comme les morbachs sur le pubis d’un moine. Le choix se fera entre des apparatchiks blanchis sous le harnois. Benoit Hamon ? Arnaud Montebourg ? Pas des poulains de la dernière portée tout de même… Christiane Taubira aurait par contre d’incontestables atouts : intègre (c’est rare), courageuse, cultivée, bonne oratrice. Et surtout…femme ! Et…noire !

 

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ? Une bérézina dans les urnes, la zizanie interne, des départs… 6,84 % aux Régionales, deux fois moins qu’en 2010 où ils étaient devenus la troisième force du pays. Mais Cécile Duflot, qui a goûté aux ors de la République, piaffe déjà dans son (petit) box de départ.

 

La Parti Communiste accepte du bout de sa décrépitude le principe des primaires, mais sans François Hollande. Cette primaire serait pour lui une alternative à la solution que certains aimeraient éviter, à savoir soutenir de nouveau Jean-Luc Mélenchon…

 

Quant à celui-ci, sa position ne change pas : la «primaire de la gauche», c’est le premier tour, avec le «suffrage universel» en juge de paix.

 

Bref, pas de quoi enthousiasmer les foules tout ça. Sauf si…

 

Sauf si c’était des primaires pour ouvrir le jeu, pas pour le fermer d’avance avec un concours de beauté entre apparatchiks.

 

Sauf si la France voyait émerger un Pablo Iglesias !

 

Sauf si des forces citoyennes au-delà des partis profitaient de cet appel à des primaires ouvertes afin d’élaborer une plateforme de propositions commune et désigner un candidat venant de la société civile, comme Podémos en Espagne.

 

Regardez ce que pense un Piketti, l’économiste que le monde entier nous envie.

 

Regardez ce que fait un Alexandre Jardin et ses « faiseux », ses Zèbres ! http://www.bleublanczebre.fr/

 

Debout la France ! Et Banzaïe !

 

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08/01/2016

M'ame Michu et M'ame Chazotte en goguette

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- Alors, M’ame Chazotte, si on se payait un petit resto avec l'Hénorme augmentation de nos pensions ? Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… J’vais pas souvent au restaurant, mais avec la baisse de la TVA de Sarko reprise par Hollande, on doit pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des con-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous. Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, ça a été fait par les sarko-trafiquants pour récupérer des voix. Et François n'y a rien changé. Si bien que chaque emploi créé coûte 175.000 euros ! Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, à l’époque où elle sévissait comme ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points. De plus, le nombre des contrôleurs ont été réduit comme la conscience d’un gargotier !

 

- Ben ça alors !

 

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04/01/2016

Alors, ces fameuses BOUES ROUGES, késako ?

 

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Dans les derniers jours de l’année passée, les me(r)dias mènestrime nous ont parlé de boues. Pas ragoutant la boue… Et rouges de surcroit ! Dangereux le rouge… Et à ce sujet il y a eu bagarre entre deux poids lourds du gouvernement, Valls (le patron délégué) et Ségo (l’Ex). De quoi s’agit-il ? Du déversement en Méditerranée de millions de tonnes de déchets toxiques.

Un communiqué à mis le feu aux poudres : « Stéphane Bouillon, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône, a signé le lundi 28 décembre 2015 un arrêté autorisant la société Altéo (ex-Péchiney) à continuer à exploiter à compter du 1er janvier 2016 ses usines sur le site de Gardanne et autorisant, pour une durée de six ans, le rejet dans la mer d'effluents aqueux dépassant les limites réglementaires. » Pas contente Ségolène : « L'ordre est venu du Premier ministre au préfet, direct ».

Explications de Matignon : « Le Conseil supérieur de prévention des risques technologiques - un conseil indépendant composé d'experts rattaché administrativement au ministère de l'Ecologie - a planché le 22 décembre et a soumis l'arrêté d'autorisation au vote ». La réunion s'est conclue par « un vote assez large d'une autorisation pour six ans du processus industriel proposé par Altéo » et le rejet en mer, pour 6 ans, d'effluents résultant de la production d'alumine dans le Parc national des Calanques. Bonjour l’image des parcs nationaux !

Voilà l’épisode ministériel. Mais les « boues rouges », késako ? L’affaire est ancienne. En 1893, le groupe Péchiney a construit en Provence, à Gardanne, entre Marseille et Aix, une usine afin d’exploiter le minerai de bauxite très présent dans la région. La bauxite (étymologiquement « terre des Baux ») ça sert à faire l’aluminium. Seulement les divers processus pour passer du minerai à l’aluminium génèrent des montagnes de déchets solides et liquides particulièrement toxiques. Oui mais, depuis cette époque, l’usine apporte emplois et relative prospérité dans ce coin de Provence séché par le soleil et battu par le mistral. Et depuis, l’Etat s’est toujours montré très « compréhensif » avec l’usine, particulièrement au sujet de ses déchets. « Á l’heure où l’opinion française redoute les délocalisations », il est impératif de « sauvegarder plusieurs centaines d’emplois », avaient justifié les commissaires chargés de l’enquête. L’écologie, la préservation de l’environnement, mouais… Mais les emplois, c’est autre chose. Le site de Gardanne, plus grand site mondial de production intégré d’alumines, emploie 400 salariés et 250 personnes sous-traitantes. On est dans le cas typique, caricatural du chantage à l’emploi.

Qu’est-ce qu’elle fait de ces déchets, l’usine ? Ben, au début, elle les a stockés sur des terrains alentour, « agrémentant » la région de poussières rouges ou blanchâtres… Puis, quand ça a dépassé les bornes, des têtes d’œuf ont planché sur le problème et crié « Euréka ! » Ils avaient trouvé la solution miracle : balayer les poussières sous le tapis ! En l’occurrence : foutre discrètement toute cette merde au fond de la Méditerranée. Cette brillante décision date de 1966, une époque où les soucis d’environnement n’étaient pas primordiaux…

Ainsi fut fait. Une énorme canalisation serpente depuis sur 47 km à travers la garrigue provençale de Gardanne à Cassis ! Puis ce merdoduc pénètre sous l’eau et continue sur 7,7 km encore jusqu’au fossé sous-marin dit « de Cassidaigne » où il chie ses estrons toxiques par 320 mètres de fond. Vingt millions de tonnes de sédiments toxiques se sont accumulées dans cette fosse au cœur du parc national des Calanques, sans compter tout ce qui a débordé et, au gré des courants, s’étale en couche plus ou moins épaisse du golfe de Fos à la rade de Toulon. Et le robinet à merde n’est pas prêt d’être fermé puisque Alteo a déposé en mai 2015 une demande de renouvellement de la concession d’occupation du domaine public maritime pour trente ans. Avec de fortes chances de l’obtenir… Chantage à la délocalisation en cas de refus qui signifierait arrêt de l’usine.

Ces boues rouges sont-elle dangereuses ? Actuellement, les poissons de fond ont déserté les abords de la fosse de Cassidaigne et ceux que l’on pêche sont bourrés de mercure, d’arsenic, de titane et autres délicates épices : thorium 232, uranium 238, cadmium, vanadium, plomb, soude, chrome, nickel, etc.. Et que dire du plancton, nourriture de base de la chaine alimentaire marine ? Les pathologies éventuellement liées au mercure sont très variées : psychologiques (dépression, troubles de l’humeur, etc.), neurologiques (maladie d’Alzheimer, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, épilepsie, handicaps de naissance, etc.), dermatologiques (eczéma, etc.), immunitaires (infections à répétitions, allergies, maladies auto-immunes : maladie de Crohn, maladie de Gougerot-Sjögren etc.), digestives (colite), cardio-vasculaires (tachycardie, artériosclérose, cardiopathie cardiaque dilatative) rénales, rhumatismales, et même cancers (tumeurs cérébrales : glioblastomes, plus fréquents chez les dentistes).

« Elle est fraiche ma rascasse ! Elle est bonne ma bouillabaisse ! Elle est claire mon eau ! » Ben voyons…

Bon. Mais ça – si l’on en croit les responsables d’Alteo, l’usine en question – c’est le passé. « Ça va changer ! Objectif Zéro déchet » qu’ils disent les « communicants » de l’entreprise, premier producteur mondial d’alumines spéciales entrant dans la composition de céramiques pour l’électronique, les cristaux liquides, etc. Et de fait, l’usine a cessé de balancer la totalité de ses boues rouges en Méditerranée, sauf un reliquat annuel de 84 tonnes, loin du million de tonnes annuel précédant. Mais elle veut continuer à y balancer ses effluents liquides chargés de métaux lourds dissous et de soude. Pour pouvoir cesser de balancer ses boues rouges, Alteo s’équipe de trois filtres-presses permettant la déshydratation des boues. Reste alors une matière sèche, stockée désormais sur le site de Mange-Garri (mange-rats), proche de Gardanne, balayée par les vents et lessivée par les eaux de ruissellement, que l’entreprise voudrait valoriser sous le nom de Bauxalite. A Mange-Garri, l’eau des puits est interdite non seulement à la consommation, mais encore à l’arrosage et au remplissage des piscines. Bauxalite ! C’est joli comme mot. Même l’Europe met du pognon dans ce projet au titre du soutien à « l’économie circulaire ». Pour quoi faire ? Qui lo sa… Des remblais parait-il. Mais un peu radioactifs… Les routes seront lumineuses !

Ces filtres-presses représentent un investissement de 30 millions d’euros, financés à moitié par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, donc de l’argent public ! Et – cerise sur le gâteau – Un amendement taillé sur mesure s’est glissé dans une loi rectificative de finances en 2012 qui fait que la redevance d’Alteo à cette agence, qui était de 13 millions, a été réduite à 2,6 millions en 2014.

Résultat de tout ce micmac, depuis le 1er janvier, Alteo est autorisé à rejeter en Méditerranée ses effluents liquides toxiques pour six ans… Un sacré revers pour les défenseurs de l’environnement et un coup de pied au cul à la ministre de l’écologie, Ségolène Royal.

Alteo, c’est le dernier avatar d’une cascade d’achats et de ventes plus ou moins claires. L’entreprise appartenait à Péchiney, acheté en 2003 par Alcan, lui-même acheté en 2007 par Rio Tinto, acheté en 2012 par le fond de placement étazunien HIG Capital, proche des pires politicards Républicains étazuniens…

Oui mais que la COP 21 fut belle, qui met la France à la tête des défenseurs de la planète !

Sources :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/08/22/le-dossi...

http://www.europe1.fr/politique/boues-rouges-matignon-rep...

http://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/LANDREVIE/52952

 

 

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21/12/2015

Pendant les « Fêtes », les arnaques continuent : assurances complémentaires d'entreprise.

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Dès le 1er janvier, les salariés vont « bénéficier » d'une assurance complémentaire d'entreprise. Oh ! La belle avancée sociale ! Et il y en a – des mauvaises langues ! - qui doutent que Hollande, Vals et Macron fissent une politique de gauche ! Alors qu'ils mettent en place, courageusement, une belle avancée sociale : l'assurance complémentaire obligatoire payée par les employeurs au bénéfice des salariés. Ce qui correspondra à une augmentation de salaire. Tè ! Fume...

 

En fait, cet « Accord national interprofessionnel » est tout le contraire d'une avancée sociale. Il rend obligatoire, à dater de ce 1er janvier, l'adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d'entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

 

Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrats collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un sur-complémentaire supplémentaire ! Quant à l'employeur, lui, il pourra déduire sa part de cotisations de la masse salariale au détriment des rémunérations. Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les merdias aux ordres...

 

La plupart des salariés ont déjà une assurance complémentaire. Ils ne garderont donc pas les deux, ou alors leur complémentaire habituelle leur fera miroiter les délices de souscrire, chez eux, une « sur-complémentaire ». Et la concurrence sera rude entre les chacals de l'Assurance ! Moralité, sauf peut-être dans les très grands groupes, cette konnerie coûtera plus cher aux assurés.

 

Et ki ki se frotte les mains, et la panse rebondie ? Ben, les grands groupes d'assurance privés.

 

Ce salarié qui aura vu, provisoirement, son salaire net augmenté de 60 ou 70 euros le regrettera vite. Moins d’argent dans les caisses de la sécurité sociale provoquera une nouvelle baisse des prises en charge par l’assurance maladie ou une nouvelle baisse des pensions.

 

Dans tous les cas, si ce salarié veut se soigner ou bénéficier d’une retraite convenable il devra prendre une ou des assurances complémentaires et sur-complémentaires. Les 60 euros qu’il aura gagnés n’y suffiront pas.

 

Ce que le gouvernement aura donné d’une main aux salariés, le Medef le reprendra au centuple par le biais des compagnies d’assurance et de leurs actionnaires. Il s’agit d’un vol en bande organisée. Les chefs de bande s’appellent Hollande et Gattaz.

 

Ambroise CROIZAT, fils d'ouvrier et l'un des créateurs de la Sécurité sociale disait : « La cotisation sociale c’est de la création de richesse immédiatement investie pour les citoyens, c’est le meilleur système de création de richesse sans actionnaires »… Il doit faire le ventilateur dans sa tombe Ambroise ! Parce que les cotisations versées à ces « complémentaires obligatoires » vont surtout gonfler les dividendes des actionnaires des grands groupes d'assurance. Deux fois : par les cotisations des employeurs, par celles des salariés forcés de souscrire des sur-complémentaires pour être correctement couverts.

 

Il s'agit donc d'un pas de plus dans le cadre de la stratégie de démantèlement des conquêtes sociales du C.N.R. Organisé par le patronat. Le chantre du Medef Denis Kessler avait au moins le mérite de la franchise lorsqu'il disait : « …/... La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

 

Et la gauche (??!!) n'est pas la dernière à participer à ce dépècement de l'un des fleurons de notre modèle social. Le plan massif d'allègement des cotisations sociales (plus de cotisations sociales employeur pour le smic et rabotage significatif jusqu'à 1,6 smic, etc.) sans qu'un financement ne soit trouvé est significatif de cette collusion de « J'aime l'entreprise » avec le Medef.

 

La tactique pour la mise à mort de la Sécu ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit!) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu.

 

Ah ! Au fait, ça se fait sous un gouvernement dit « de gauche ».

 

Gattaz, Seillère, Bébéar en ont rêvé, Hollande, Vals, Macron l'ont fait !

 


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17/12/2015

Au bistro de la toile : affaire de gros sous !

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- Oh, Loulle ! Tes collègues gargotiers vont tirer la gueule je crois.

 

- Pourquoi Victor ?

 

- Parce que la Cour des Comptes remet grave les pendules à l'heure concernant la baisse de la TVA concédée aux restaurateurs, passée de 19,6 à 5,5 % sous l'ère Sarko, ceci évidemment « pour soutenir l'emploi » dans un secteur gourmand de main d’œuvre. En échange, les professionnels s’étaient engagés à répercuter la baisse de TVA sur au moins sept produits, ce qui devait profiter aux consommateurs et à créer 40.000 emplois supplémentaires sur deux ans.

 

- Et alors ? Ce n'est pas le cas ?

 

- Ben, il semble bien que non ! Et que c'est même un fiasco assez scandaleux. Cette baisse ressemble à une baise. Du con-sommateur comme du con-tribuable ! Elle a surtout permis « d'améliorer la marge des entreprises du secteur », qu'ils disent les comptables de la Cour. Et à quel prix ! Cette mesure a coûté chaque année en moyenne 2,6 milliards d’euros à l’État, bien que ce taux intermédiaire ait été relevé deux fois depuis (à 7 % en 2012 puis 10 % en 2014). Et elle n’a pas eu l’effet escompté sur l’emploi. Selon les études, cette mesure aurait permis de créer de 6.000 à 9.000 emplois supplémentaires par an entre 2009 et 2012 par rapport à la tendance naturelle. Résultat, le coût par emploi créé est estimé entre 175.000 et 262.000 euros ! A rapprocher du coût, toutes charges comprises, d'un salarié au Smic, qui tourne autour de 30.000 euros par an ! Six à huit fois plus...

 

- Bonjour l'efficacité. C'est du Sarko pur jus. Note que Hollande n'a pas abrogé cette mesure... Les me(r)dias restent singulièrement discrets à ce sujet.

 

- Bof ! Sarko, Hollande, c'est « bonnet blanc et blanc bonnet ». Tè ! Il y a une autre histoire de sous, un peu plus médiatisée : c'est celle de l'abandon des « parachutes dorés » par PSA, c’est-à-dire Peugeot-Citroen. L'entreprise devrait ainsi économiser 34 millions dès cette année, et ce pognon sera distribué aux salariés à travers les primes de participation ou d’intéressement. Soit environ 450 euros par salarié. Rappelons tout de même que les salaires sont gelés depuis pas mal de temps.

 

- En voilà une nouvelle qu'elle est bonne !

 

- En effet. Et c'est assez rare pour qu'on le souligne. « Le nouveau dispositif sera plus transparent, moins coûteux et plus directement lié à la performance économique de l'entreprise » qu'il dit Louis Gallois, le président du directoire de PSA. Et les syndicats applaudissent. Difficile de ne pas approuver. Mais qu'est-ce que ça cache ? Dans ces grosses entreprises, on n'est pas habitué à l'altruisme et à la recherche de la justice dans les rapports avec les salariés...

 

- Ah ! Il y a un loup ?

 

- Eh bien, la taxe sur le montant de ces pensions haut de gamme, payée par l'employeur, est passé, grâce aux sénateurs, de 12 à 24 %.. Ainsi pour 100 euros de retraite complémentaire (net de taxes et d'impôts) payés à un ancien cadre supérieur, l'entreprise doit maintenant s'acquitter de 316 euros, contre 285 avant la taxe sénatoriale, alors que 100 euros de salaire lui en coûteraient "seulement" 256 ! Payer une rente devient ainsi très coûteux pour l'entreprise. C'est plus cher qu'un salaire...

 

- Je me disais aussi... Allez, à la nôtre.

 

14/12/2015

COP 21 : succès ou enfumage ?

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Voilà une semaine qui se termine sur deux (apparemment) bonnes nouvelles : la réussite relative de la COP 21 et l'échec du FN aux élections régionales. Laissons décanter les résultats électoraux et regardons les résultats de la COP 21.

 

Des sanglots dans la voix, Fabius, frappant de son marteau, scellait la réussite de la conférence mondiale sur la lutte contre le réchauffement climatique. Un accord « historique », selon Fafa « insuffisant » selon plusieurs organisations de la société civile.

 

Le texte "accords de Paris" fixe un objectif : contenir le réchauffement « en deçà de 2°C, et à poursuivre les efforts pour limiter une hausse des températures en s’efforçant de limiter cette augmentation à 1,5°C ». Bon. Vœux pieux ou volonté pugnace ? Les deux mon colonel, car comment faire se retrouver l'Arabie saoudite et le Qatar, flingueurs sans vergogne de cette conférence, et le Vanuatu et le Bangladesh, qui subissent de plein fouet le changement climatique ? Une seule voie : le plus petit dénominateur commun. C'est ce dont a accouché la COP .

 

Pour réussir à contenir le réchauffement à 2°C, les experts reconnus du GIEC préconisent que, d'ici 2050, il faudra impérativement avoir réduit les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70 % ! Ils insistent aussi sur la nécessité de laisser dans le sous-sol 80 % des ressources énergétiques fossiles connues (charbon, pétrole, gaz). Allez faire comprendra ça à l'Arabie saoudite, au Qatar, voire aux Russes... Est-ce possible ? Et si oui, comment ? De toute façon, ceci n'est pas mentionné dans l'accord. Pétroliers 1, Giec 0.

 

Deux perspectives positives clairement affichées : « atteindre le pic d'émissions mondiales aussi vite que possible » et assurer un « équilibre entre les émissions anthropiques et à l’absorption de ces émissions par des puits de gaz à effet de serre » après 2050.

 

Que veut dire ce charabia ?

Le « pic d'émissions mondiales », c'est le maximum de rejet de gaz à effet de serre par toutes les populations du monde. Après quoi, ça diminuerait. Mais rien de contraignant, pas de date prévu. Ça ressemble à de l'enfumage.

Atteindre un « équilibre entre les émissions anthropiques et à l’absorption de ces émissions par des puits de gaz à effet de serre » après 2050. Ce qui veut dire qu'on pourra balancer des gaz à effet de serre tant qu'on voudra, mais à conditions de capter l'équivalent de ces émissions. Cette « neutralité climatique » est une énorme konnerie, car elle veut dire : plantation massive de forêts de résineux au détriment des forêts naturelles, et donc de la biodiversité, plantation de palmiers à huile, etc., ceci en concurrence avec les forêts primaires (Amazonie, Bornéo, Afrique). Par contre, aucun objectif n'est fixé concernant le développement des énergies renouvelables. Industriels bouffeurs de forêts 1, Giec 0.

 

Autre grave préconisation de cette COP 21, avancée celle-là par le Giec : le recours à l'énergie nucléaire ! C'est s’inoculer le sida pour guérir de la vérole !

 

Autre grand absent de l'accord : un prix du carbone qui ferait payer les pollueurs . Et qu'est-ce qu'ils ont dit les pollueurs ? « Tè ! Fume...

 

Reste la question des sous. La COP 21 entérine l'apport d'une aide de 100 milliards par an venant des pays « riches » à destination des pays « pauvres » pour les aider à respecter les objectifs des accords de Paris. Ceci à partir de 2020. Question : dans les poches de qui iront ces 100 milliards ? Qui en contrôlera l'usage ? Qui paiera et selon quel barème ?

 

Ah ! Pour savoir si ces accords sont de « bons accords », surveillons les cours en bourse des compagnies pétrolières et gazières : s'ils s'effondrent, ce sont de bons accords. S'ils restent stables ou – pire – montent, on aura compris...

 


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08/12/2015

Les hémorroïdes de la démocratie.

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Coups de mentons virils, paroles définitives, appel aux valeurs de la république... Vals et Sarko ont joué à la perfection leur rôle de duettistes. Tremblez braves gens. Où votez pour nous : la peste brune est aux portes du pouvoir ! Mais il faut raison garder et relativiser les chiffres qui sont loin de comptabiliser un ras-de-marée FN. Le premier parti de France n'est pas le parti de la SA Le Pen and C° mais le parti des grévistes de l'élection, encore appelés abstentionnistes, soit 22,4 millions des inscrits, auxquels il faut ajouter 900.000 votes blancs et nuls. D'accord, le FN arrive en tête dans six des douze grandes régions de la métropole. Il comptabilise 6 millions de voix et gagne 1,3 millions de voix par rapport aux européennes de 2014. Mais 28 % de la moitié des inscrits, cela ne fait que 14 % des Français en age de voter.

 

Malgré des succès incontestables, la montée du parti d'extrême-droite n'est pas irrésistible. Bien sûr les assassinats du 7 janvier et les attentats du 13 novembre, cristallisant les peurs, ont apporté de l'eau au moulin du FN. Mais le déni de réalité des partis classiques et surtout des partis de la gauche vrai face aux problèmes – vrais ou fantasmés – ressenti par la population concernant l'immigration et l'islam lui ouvre un boulevard. Et que dire des « idiots utiles », des crétins complices, intellos autoproclamés qui à longueur de colonnes et de plateaux télés lèchent les babouches des tueurs d'allah...

 

Mais cela n'explique pas tout. L'arbre vénéneux FN plonge ses racines ailleurs.

Au plan national :

- Un chômage qui ne cesse de progresser depuis une dizaine d'années, avec 3,6 millions de travailleurs sans aucune activité et bien plus si l'on considère ceux qui ne connaissent que de petits boulots épisodiques et mal payés.

- Des gouvernements successifs qui n'offrent d'autres perspectives que l'austérité, le saccage des services publics, le détricotage des lois sociales, la soumission aux diktats de la « concurrence libre et non faussée »...

- La mainmise vorace sur les richesses du pays par une petite fraction de la population amplifiant d'autant des inégalités devenues insupportables.

 

Au plan européen :

- Des institutions antidémocratiques au service unique de la finance et des multinationales, brutales avec les pays pauvres (le traitement de la Grèce est ahurissant) et laxistes avec les riches, Allemands en tête.

- Des membres trop nombreux, hétéroclites, incapables de proposer autre chose que d'imposer la concurrence « libre et non faussée », sociale, fiscale, économique, de conditions de travail, montant les citoyens européens les uns contre les autres.

- Aucune politique extérieure claire et cohérente face aux menaces découlant d'un foutoir géopolitique tant au Moyen-Orient qu'en Afrique où guerres civiles et régimes corrompus jette des millions de malheureux dans le désarroi et le risque de mort.

- Avec pour conséquence un flux migratoire torrentiel que l'Europe s'avère incapable de réguler. Et qui nourrit la montée des extrêmes-droites partout en Europe.

 

Mais, nous – tous ceux et celles qui prétendent vouloir proposer une alternative à ces politiques d’inégalité, d'austérité, de gestion financière de court terme – nous montrons incapables de séduire les électeurs. C'est dur à admettre, mais les urnes sont sans pitiés. Les listes de la gauche autre que socialiste (Front de gauche, écolos, communistes, etc.) ont perdus 1,2 million de voix par rapport aux régionales de 2010. Rivalités d'ego, luttes d'appareils rendent cette gauche incapable d'incarner un espoir, encore moins une alternative. La triste réalité, dure à avaler, c'est que les ouvriers, les employés, les paysans se réfugient dans l'abstention ou – pire et qui devrait interpeller méchamment les « dirigeants » - ont rejoint le F.N....

 

Pas de Syriza ni de Podemos en France... Á la place, le F.N. : les hémorroïdes de la démocratie !

 

Mondo cane...

 

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03/12/2015

Zuckerberg, Bill Gates, grands philanthropes ou cyniques filous ?

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Ils sont pas beaux ? Ils sont pas mignons ? Ah ! Quel joli petit couple étazunien avec leur premier bébé. Ils sont craquants. Et quelle formidable générosité : Mark Zuckerberg, patron fondateur de Facebook, fait don de 99 % de sa fortune à sa toute nouvelle fondation, la « Chan Zuckerberg Initiative ». Une « montagne de sucre ». 45 milliards de dollars ! Plus que le PIB du Cambodge. Et tout ça pour faire le bien dans le monde. Suivant en cela l'exemple du héros de son enfance, le très aimé philanthrope Bill Gates. Merveilleuse Amérique ! Phare du monde. Axe bienveillant de la galaxie. Modèle exemplaire pour le reste du monde. Mouais... Tè ! Fumes...

 

Tiens, parlons-en de Bill Gates et de sa « formidable » fondation. Parlons-en de cette admirable philanthropie des milliardaires étazuniens.

 

Pour les milliardaires étazuniens, il y a quelques bonnes raisons de créer une fondation philanthropique :

- Fiscalité très, très avantageuse accordée aux capitaux placés dans une fondation à caractère caritatif.

- Excellente image de marque pour le ou les fondateurs.

- Surtout l'article 501c3 du code des impôts étazunien qui permet des exonérations importantes et depuis 1981, énorme cerise sur le gâteau : elles sont seulement tenues à un minimum de distribution égal à 5 % de leur dotation !

Pour la fondation de notre bon Bill et de son adorable femme Mélinda, dotée de 100 milliards de dollars, cela représente dans les 5 milliards de dollars. Une belle somme qui va servir au « bien-être » des plus défavorisés, notamment en Afrique. Seulement il reste 95 % des capitaux de la Fondation. Autour de 95 milliards de dollars qui échappent totalement à l'impôt étazunien ! Cette montagne de thunes est gérée et investie par un cabinet propre à la fondation : « Cascade Investment LLC ». Et puisqu'il s'agit d'une fondation « caritative », ce cabinet n'est pas tenu de divulguer ce que sont ses activités !

Résultat : 5% des fonds va à des causes « humanitaires » et le reste, les 95 %, ils vont où ? Devinez ? Dans les industries pétrochimiques et pharmaceutiques. Autrement dit et pour faire simple les pesticides et les vaccins. Une part conséquente de ces fonds « caritatifs » est aussi utilisé pour la propagande au sujet des belles actions présumées de la Fondation. Ben voyons, la pube grassement mais judicieusement délivrée vous met les canards-laquais dans la poche ! Voilà qui explique la dégoulinante obséquisité des commentateurs télé et radio, bavant devant la « générosité » de Zuckerberg. Bourrage de crâne révoltant, surtout sur des antennes publiques.



La Fondation Gates, appuyée par les États-Unis, s’est opposée à une politique nutritionnelle contraignante proposée par l’ONU en vue de réduire les sucres, le sel et les matières grasses saturées dans les aliments préparés. Or la Fondation Gates possède 10 % des actions de Coca-Cola, premier responsable de l'épidémie d'obésité mondiale ! La même fondation en collaboration avec la Fondation Rockefeller promeut les semences OGM dans les pays africains auxquels elle accorde une aide agricole alors qu’elle a investi 23 millions de dollars dans l’achat de 500 000 actions Monsanto en 2010 !



On est rassuré. Les banksters internationaux, Rockfeller et les autres font partie du club et à sa tête la fondation Gates qui pousse et se focalise sur la fabrication de vaccins. Marché plus que juteux.

On peut me rétorquer que la vaccination des enfants du monde entier et surtout dans les pays pauvres sera un bien. Certes, mais les méthodes employées sont en réalité des méthodes de voyous sous des façades altruistes.

Par l'achat de 500.000 actions de Monsanto, la Fondation Bill et Melinda Gates, a complètement jeté le masque de la « philanthropie. » Encore une association qui ne surprendra guère. Il s'agit d'un mariage entre deux monopoles des plus cyniques de l'histoire industrielle : Bill Gates contrôle plus de 90 % de part du marché de l'informatique propriétaire et Monsanto environ 90 % du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde. Bonjour la philanthropie...
Où va ce pognon ? La plupart des « dons » des milliardaires à leurs fondations finissent par favoriser leurs investissements commerciaux. Quoi qu'il en soit, ce ne sont absolument pas des « dons » puisque au lieu de payer des impôts à l'État, les « Fondations » investissent les bénéfices des entreprises mères là où c'est favorable économiquement, y compris dans la propagande sur ses bonnes intentions présumées. Ces « dons » financent au contraire des projets aussi destructeurs que la géo-ingénierie ou le remplacement des médicaments de la communauté naturelle par des médicaments brevetés de haute technologie dans les régions les plus pauvres du monde.
Comme Monsanto, Gates est aussi engagé dans une tentative de destruction de l'agriculture rurale dans le monde, principalement à travers " l'Alliance pour une révolution verte en Afrique " (AGRA). Il fait office de cheval de Troie dans le but de déposséder les agriculteurs pauvres africains de leurs semences traditionnelles, afin de les remplacer d'abord par des semences de leurs compagnies, et ensuite par des semences génétiquement modifiées.
Alors des « philanthropes » comme Bill Gates et Marc Zuckerberg - patron de Facebook, fille putative de la CIA - j'en fais de biens moulés tous les matins...
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02/12/2015

Du pétrole estampillé Daech dans nos réservoirs ?

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« Lorsqu’il y a de la merde quelque part, il y a toujours du pétrole derrière ! » Partant de ce principe de réalité, il est évident que derrière l’état islamique, derrière les gesticulations aériennes de la « coalition » étazunienne, derrière les frappes russes, il y a le pétrole !

 

Et du pétrole, il y en a à profusion dans ces régions : les sites pétroliers syriens de Deir al-Zour, de Hassaka, de Mossoul, de Salahuddin. Tout ça sous contrôle de l’état islamique ! Bon, d’accord, du pétrole, il y en a, mais encore faut-il l’extraire et l’acheminer vers…les clients ! Les bombes étazuniennes semblent éviter soigneusement les puits de pétrole (Eh ! Faut pas casser ce qu’on entend bien récupérer…). Les champs pétrolifères et les installations n’appartiendraient pas à Daech, mais serait momentanément monopolisées par lui. En clair, les actionnaires privés ne seraient pas favorables à ce que cela soit pris pour cible, et risqueraient bien de se retourner contre les auteurs de bombardements en cas de destruction.

 

Quant à l’acheminement, il passe par des réseaux bien rodés datant de l’invasion étazunienne de l’Irak et de l’époque du plan « pétrole contre nourriture ». Ce plan, supervisé par l'ONU, a été mis en place pour subvenir aux besoins humanitaires des Irakiens après que le pays a été sanctionné économiquement. Entre 1996 et 2003, Bagdad pouvait vendre tous les 6 mois pour 2 milliards de dollars de barils à condition d'allouer les recettes à la population. Sauf que le gouvernement de Saddam Hussein a alors mis en place un vaste système de corruption et de réseaux pour détourner le plan. Daech – dont l’ossature s’appuie sur les cadres de l’administration et de l’armée de Saddam - ne fait qu'utiliser les anciens canaux parallèles qui existaient a cette époque. Deux tiers du pétrole de Daech passe en Turquie à travers des circuits à la tête desquels on trouverait, disent les mauvaises langues, quelques hauts dignitaires du régime turc.

 

Aujourd'hui, ces réseaux parallèles se situent en partie le long de la frontière turque. Et cela s'explique notamment par deux raisons. Premièrement parce qu'en Turquie le prix du pétrole est élevé, précise Pierre Terzian de Pétrostratégies. Selon lui, c'est d'ailleurs ce pays qui est le premier destinataire du pétrole du groupe jihadiste. « Daech a la possibilité d'écouler ses stocks en Turquie, du sud jusqu'au centre du pays.  Si de gros volumes sortent de Syrie, ils sont écoulés en Turquie ». Il est vrai que la frontière est très « poreuse » entre la Syrie et la Turquie. Maquiller l'origine d'un pétrole est très faisable. Deux solutions: soit le mélanger avec un pétrole « identifié » soit en détruisant les preuves de son origine c'est-à-dire en falsifiant le certificat d'origination. Et vu que ce dernier est délivré par les chambres de commerce locales, on imagine bien les fraudes qui peuvent exister.

 

Le pétrole est acheminé par camions vers le terminal pétrolier de Ceyhan - grand hub pétrolier turc par lequel transite également le pétrole des pays du Golfe - d’où il est chargé avec des certificats d’origine parfois un peu baroques, sur les tankers qui les livrent à leurs ultimes destinataires. Après souvent plusieurs changement de mains… Comme il est vendu à prix cassés (50 % du prix de marché), on en trouve vraisemblablement dans nos stations services !

 

La destruction par nos pilotes des convois de camions citerne partant des territoires conquis par Daech et à destination de la Turquie serait-elle tabou ?

 

Allons ! Allons ! C’est du mauvais esprit ça, Victor !

 

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01/12/2015

CHAUD ! CHAUD DEVANT ! CHAUD ! Quel développement pour l’Afrique ?

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L'Afrique est une des clés de la réussite ou non du grand raout de la COP 21. De par la progression géométrique de sa population à comparer avec la progression arithmétique de ses ressources vivrières. Avec pour conséquences évidentes une pression toujours plus grande d'une émigration d'une partie de sa population vers l'Europe. Pression migratoire qui ne pourra se réguler qu'en mettant sur pied un véritable plan de développement de l’Afrique sur place. Encore faudrait-il que ces pays soient en paix… Entre eux et à l’intérieur de chaque pays. Ce qui n’est pas le cas et même l’exception. Et ne nous faisons pas d’illusion : il n’est pas dans le pouvoir de l’Europe de pacifier ces régions. François « Normalou » Hollande en sait quelque chose. Merci à Sarkozy à qui nous devons – entre autre - le foutoir libyen.



Un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. Dehors Areva ! Où paye. Dehors Bolloré ! Ou paye. Dehors Total ! Ou paye. Dehors Nestlé ! Ou paye. Dehors Bill Gates ! Ou paye.



L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néo-colonialiste. Ces firmes-voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe. Le « progrès » des tracteurs a ruiné l'agriculture vivrière en détruisant la mince couche de terre arable patiemment fabriquée par des générations de petits cultivateurs. Oui mais ça engraisse Deutz, McCormick et autres...



Les firmes-voyous qui néo-colonalisent l'Afrique – françaises, européennes, étazuniennes et maintenant surtout chinoises - extraits les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

Á côté des firmes-voyous, il y a les états-voyous, états voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs-voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte grassement graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.



Et que dire de ce pillage des élites africaines ?! « Il y a plus de médecins béninois en région parisienne que dans tout le Bénin », disait ce matin une auditrice sur France-Inter. Il en est de même pour les ingénieurs et les techniciens pourtant indispensables au développement de ces pays.



Au lieu de cette économie de prédation, ne vaudrait-il pas mieux mettre en place une réforme agraire en expulsant les grands propriétaires terriens pour partager, avec le soutien financier et réglementaire de l’État, les terrains en petites exploitations principalement axées sur les cultures et l’élevage vivriers ?! Il y aura forcément une faible productivité, mais tant mieux : ça donnera du travail aux populations locales. Mais attention au syndrome « Zimbabwe » ou une réforme agraire de ce type mal menée a ruiné le pays…

 

Ne vaudrait-il pas mieux mettre en place de petites unités industrielles locales, directement en prise avec les besoins locaux : fabrication d’outils, de vêtements, de biens de consommation, d’habitations préfabriquées, de véhicules bon marché adaptés au pays, etc. ?! Et même les pousser à exporter mais en assortissant ce développement local d’un indispensable protectionnisme vis-à-vis de la concurrence des grands pays développés qui subventionnent leurs exportations, refilent aux Africains leurs produits de seconde zone et tuent ainsi dans l’œuf toutes les initiatives locales.

 

Ce modèle de développement, aux antipodes de celui proposé, imposé plutôt par les organisations prédatrices que sont le FMI (Fond Monétaire International), la Banque mondiale, l’OMC (Organisation mondiale du commerce), a réussi il y a quelques décennies en Corée du Sud, en Malaisie, au Vietnam.

 

Ne serait-il pas plus réaliste, et efficace, de s’inspirer de ce qui a réussi ailleurs plutôt que de laisser la bride sur le cou à toutes ces institutions, multinationales et États nuisibles ? L’acceptation les investissements des états et firmes prédatrices devrait s’assortir d’un accord de ce genre : sur 1000 que vous investissez, on vous en concède 500 pour vos cultures exportatrices, mais on vous impose d’investir 500 pour le développement de cultures vivrières à travers une aide financière et technique aux petits paysans locaux. Et idem pour les implantations industrielles venant en appui de l’artisanat et à la petite industrie locale. Pour que ça rapporte enfin aux Africains, que ça leur rende la fierté de leurs pays, et que leur enlève de l’esprit ce mirage qui les envoient, à travers déserts et Méditerranée, vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.



On nous rétorquera que l’argent de l’aide internationale coule à flot en Afrique… Mais il coule dans quelles poches ? Car peut-on envisager un tel développement positif avec des dirigeants et des administrations corrompus jusqu’à la moelle ? Mais qui dit corrompus dit corrupteurs. Et les corrupteurs, qui sont-ils ? Et où sont-ils ? Devinez… En plus, il faut relativiser cette aide financière. Elle est actuellement inférieure au transfert d'argent provenant de la diaspora africaine en Europe...



Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosée tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens.



Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Les Chinois l’on fait, les Indiens tentent de le faire. Mais, au-delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation.



Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confronter, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…



Ne jamais oublier les paroles de Boumedienne qui déclarait, en 1974 devant l'assemblée de l'ONU: « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »



Par ailleurs, et pour finir sur une note positive, merci à Borloo de se décarcasser pour donner « la lumière pour tous » les Africains.



« Chaud ! Chaud devant ! Chaud ! »

 

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13/11/2015

Les toubibs en colère en remettent une couche !

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Les médecins, mais aussi les dentistes en remettent une couche ces jours-ci contre la réforme des professions de santé, avec en ligne de mire le retrait du « tiers-payant ». C'est-à-dire le fait que le médecin serait payé non plus par le patient mais par la Sécu et les mutuelles complémentaires. Ils n'en veulent pas. Pourquoi ? Peur de ne pas être payés, peur des retards de paiement, peur d'avoir trop de paperasses à faire. Ils ont peur aussi, mais ils ne le disent pas, que ce système permette aux patients de voir réellement le montant des dépassements d'honoraires le cas échéant !

 

Une étude réalisée par le Collectif Inter-associatif Sur la Santé (CISS), s'appuyant sur un sondage BVA réalisé au mois d'octobre 2015, devrait leur donner à réfléchir. Ce sondage concerne les « déserts médicaux ». En voici les principaux résultats :

 

- Les premières difficultés que rencontrent les Français pour consulter un médecin sont les délais pour obtenir un rendez-vous. 55% en tout et 62% en zone périurbaine.

 

- Plus de 70 % des Français ont eu des problèmes pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste dans un délai raisonnable. D'abord les ophtalmologistes, puis les dermatologues et les gynécologues.

 

- Face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous dans un délai ,raisonnable, 20 % sont allés aux urgences, 15 % ont renoncé à un soin et 10 % ont eu recours à l'automédication.

 

- Près d'un Français sur 5 (19%) a déjà eu recours à un médecin pratiquant des dépassements d'honoraires parce qu'il n'arrivait pas à obtenir de rendez-vous dans un délai raisonnable.

 

- 45 % des Français craignent les conséquences pour leur santé des difficultés à obtenir un rendez-vous médical.

 

- Une majorité des Français pensent que les déserts médicaux (60 %) sont d'abord la conséquence d'une mauvaise répartition des médecins sur le territoire plutôt qu'une insuffisance de médecins formés. Ce pourcentage grimpe à 80 % en zone rurale.

 

- Plus de 7 Français sur 10 (72 %) pensent que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler la répartition des médecins libéraux sur le territoire. Une attente qui privilégie les mesures coercitives.

 

- 1/3 des Français seraient prêts à recourir à la téléconsultation (visioconférence par internet) auprès d'un spécialiste pour pallier l'insuffisance de médecins. Mais ils refusent à 80% ce système de téléconsultation concernant les généralistes.

 

Contrairement à ce qui existe pour d’autres professions libérales de santé, il n’existe aucun dispositif régulant l’installation des médecins par des critères d’encadrement tenant compte du rapport entre la densité médicale et la densité de population dans les territoires.

Pourtant, des dispositifs de ce type sont appliqués à d’autres professions de santé. Pour les infirmiers, dans le cadre d’un conventionnement avec l’Assurance maladie qui prévoit notamment qu’un infirmier envisageant de s’installer en exercice libéral dans une zone « surdotée » ne le peut que si un infirmier libéral cesse son activité dans cette même zone. Pour les pharmaciens, l’installation d’une nouvelle officine dans un territoire est conditionnée à une autorisation administrative délivrée par l’Agence régionale de Santé en fonction du nombre d’habitants. 

Des solutions existent. L'encadrement de l'installation des médecins en est une. Ce sondage montre que les Français sont 7 sur 10 à considérer à la fois que les règles de répartition des médecins sur le territoire ne prennent pas assez en compte les besoins des patients, mais aussi que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler cette répartition.

Les médecins qui se crispent sur des positions corporatistes devraient songer un peu plus à ce que souhaitent leurs patients, pardon, leurs clients...

Et rappelons-leur encore une fois que leurs études ayant été payées par la collectivité, il ne serait pas « anormal » qu'ils renvoient un tant soit peu l'ascenseur en acceptant une répartition territoriale plus conforme avec les besoins de leurs patients (pardon, de leurs clients).

 

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12/11/2015

Au bistro de la toile. Israël, Bolivie, Inde : plein de bonnes nouvelles !

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- Alors Loulle, quoi de neuf dans tes canards, à part le fait que Normalou et Sarko se sont serrés la pogne au raout du 11 novembre, ce qui – au vu du battage fait autour ce non-événement – semble pour la presse purée et les lucarnes à décerveler la nouvelle-phare de la journée d'hier ?

 

- C'est vrai qu'ils nous ont gonflé les aliboffis grave avec cette konnerie. Ben, dans ce que je trouve intéressant dans mes canards, il y a Nétanyahou qui gueule comme un putois parce que l'Europe veut signaler les produits « made in colonies israéliennes », il y a encore la venue d'un berger à l'Elysée, Moralès, président de la Bolivie et puis, bien planquée, une nouvelle fort réjouissante : l'expérience d'un revenu de base en Inde.

 

- Ah ! Ah ! Les grimaces et les vociférations de Netanyahou ont quelque chose de réjouissant ! Pourtant, ça ne va pas très loin. Mercredi matin, un document discret, concocté par un petit groupe d'expert dans les méandres des responsables européens a établi les «lignes directrices » de la Commission européenne sur l'étiquetage des produits fabriqués dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Pour une fois, j'applaudis des deux mains une décision courageuse de la Commission européenne. Et je vais m'y intéresser. Jusqu'à maintenant, je ne faisais pas réellement gaffe à la provenance des produits que j'achetais, mais à présent j'y regarderais de plus près et j'éviterais d'acheter des produits étiquetés comme provenant des territoires colonisés d’Israël, genre avocats, pamplemousse ou autre. Parce que si ce pays a le droit de vivre en paix et en sécurité, il n'a pas le droit de voler et de coloniser les terres des autres. Ce qu'il fait allègrement depuis des décennies, sans tellement gêner la « communauté internationale », c'est-à-dire les États-Unis et leurs alliés et affidés. Ce sera ma petite contribution à la lutte pour la paix dans cette région hyper merdique du monde.

 

- Et le berger à l’Élysée, qu'est-ce t'en pense ?

 

- Ce n'est pas le première fois qu'Evo Morales Ayma, président de la Bolivie depuis 2005 vient goûter les petits fours de l’Élysée. Chirac l'a reçu à une époque où les milieux d’affaires s’inquiétaient, déjà, de l’arrivée au pouvoir de ce syndicaliste, champion de la cause indienne et farouche pourfendeur du libéralisme. Morales, l'apôtre du « buen vivir » est une icône pour les uns, dont je suis, un repoussoir pour tous les ultralibéraux. Tirons notre chapeau à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) dont le conseil d’administration a décidé de distinguer Evo Morales au titre de Docteur Honoris causa lors d’une cérémonie qui s’est déroulée samedi 7 novembre à Pau, en présence de François Bayrou, maire de la ville, et de notre pote José Bové, député européen écologiste et ami du président-altermondialiste. Morales est le premier Amérindien à arriver au pouvoir en Amérique du Sud. Lui et son gouvernement ont obtenu de remarquables succès dans la lutte contre les inégalités, l’accès aux services de base (eau, éducation, santé) et les efforts engagés pour la protection de la Pachamama, la « Terre mère ». Et puis, il a foutu à la porte toutes les compagnies étazuniennes et européennes qui razziaient sans vergogne toutes les ressources de son pays. Et ça, c'est resté en travers des banksters et des multinationales qui lui vouent une haine tenace et font tout, par CIA interposée, pour le foutre en l'air.

 

- Olé ! Viva Morales ! Ah ! Et ce revenu de base en Inde, c'est quoi ?

 

- Le revenu de base, tu connais, on en a souvent parlé. C'est une sorte d'impôt à l'envers : l’État verse sans condition à chaque citoyen une certaine somme d'argent lui permettant d'assurer ses besoins de base. En Inde, ça a commencé près de Delhi, en 2010 avec un projet pilote. Les intéressés avaient le choix entre continuer de toucher des subventions pour la nourriture et l’essence et le versement d’un revenu mensuel, sans conditions, de valeur équivalente. La plupart des habitants ont opté pour la deuxième option et, face au succès rencontré par le programme, le ministre de Delhi a décidé de l’étendre à l’échelle de l’État à partir du 15 décembre 2012.

Un second test à plus grande échelle a été lancé début 2011 dans l’État de Madhya Pradesh. Chaque homme, femme et enfant, dans huit villages, recevaient un revenu individuel et inconditionnel tous les mois pendant 18 mois. Et les résultats ne se sont pas fait attendre. Bien que le rapport définitif ne soit pas encore rendu, les premières observations sont extrêmement encourageantes : une amélioration de la scolarisation et des résultats scolaires, une amélioration du statut économique et social des femmes, une meilleure alimentation, une activité économique en progression et une incidence positive sur la santé. Le plus remarquable est que le gouvernement central s’est soudainement montré favorable à ce type de transfert d’argent.



- Eh ben ! En voilà des nouvelles qu'elles sont bonnes ! Allez, à la nôtre !

 

09/11/2015

COP 21. Les Humains sont de très mauvais Terriens…

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Il se décarcasse notre François. Il veut le réussir son « COP 21 », son grand raout sur le climat. « C’est bon ça, Coco. Si on réussit le coup, même à minima, qu’en plus le chomdu baisse un peu et – chut faut pas le dire ! – si Le Pen monte, c’est du tout bon ! ». Parce qu’on peine à le croire sincère notre plus célèbre scootériste de France. On a déjà entendu Chirac, en d’autres temps, asséner au monde que « la maison brûle et nous regardons à côté »…et ne rien faire pour éteindre l’incendie. Mouais, pas de procès d’intention, Victor.

 

François a demandé à Corinne Lepage de lui faire un rapport sur « Les droits de l’humanité ». Il faudrait aussi penser aux « devoirs de l’humanité », parce que si la maison brûle, c’est bien parce que « l’humanité » lapiniste a le feu au cul et la reproduction démentielle, non ? Corinne Lepage lui a remis son rapport intitulé « Déclaration Universelle des Droits de l’humanité » au mois de septembre. Cette proposition sera présentée par le président français aux Nations Unies. Gageons qu’on en parlera aussi à COP 21.

 

Ces « Droits de l'humanité » différent des Droits de l’homme parce qu’il passe du droit de l’individu à celui de l’espèce. Il s’agit d’établir le droit « pour tous les habitants de la Terre de vivre dans un monde dont le futur n’est pas compromis par l’irresponsabilité du présent ». Ces droits nouveaux impliquent le droit au développement, le droit à la paix (le recours à la force étant interdit en droit international sauf exceptions) et le droit à l'environnement. Ce qui permet de prendre en compte les intérêts des générations à venir en matière de politique environnementale. Ce texte – s’il ne tombe pas dans les limbes -  pourrait donner un fondement à toute action en matière de lutte contre les gaz à effet de serre, inviter à trouver un statut juridique aux réfugiés climatiques, impliquer le financement de l’adaptation aux changements climatiques.

Ces droits s’appuient sur quatre principes et énoncent six droits et six devoirs de l’humanité :

Les principes :

1 - Le principe de responsabilité, d’équité et de solidarité, intragénérationnelles et intergénérationnelles, exige de la famille humaine et notamment des Etats d’œuvrer, de manière commune et différenciée, à la sauvegarde et à la préservation de l’humanité et de la terre.

2 - Le principe de dignité de l’humanité et de ses membres implique la satisfaction de leurs besoins fondamentaux ainsi que la protection de leurs droits intangibles. Chaque génération garantit le respect de ce principe dans le temps.

3 - Le principe de continuité de l’existence de l’humanité garantit la sauvegarde et la préservation de l’humanité et de la terre, à travers des activités humaines prudentes et respectueuses de la nature, notamment du vivant, humain et non humain, mettant tout en œuvre pour prévenir toutes les conséquences transgénérationnelles graves ou irréversibles.

4 - Le principe de non-discrimination à raison de l’appartenance à une génération préserve l’humanité, en particulier les générations futures et exige que les activités ou mesures entreprises par les générations présentes n’aient pas pour effet de provoquer ou de perpétuer une réduction excessive des ressources et des choix pour les générations futures.

Les droits de l’humanité :

5 - L’humanité, comme l’ensemble des espèces vivantes, a droit de vivre dans un environnement sain et écologiquement soutenable.

6 - L’humanité a droit à un développement responsable, équitable, solidaire et durable.

7 - L’humanité a droit à la protection du patrimoine commun et de son patrimoine naturel et culturel, matériel et immatériel.

8 - L’humanité a droit à la préservation des biens communs, en particulier l’air, l’eau et le sol, et à l’accès universel et effectif aux ressources vitales. Les générations futures ont droit à leur transmission.

9 - L’humanité a droit à la paix, en particulier au règlement pacifique des différends, et à la sécurité humaine, sur les plans environnemental, alimentaire, sanitaire, économique et politique. Ce droit vise, notamment, à préserver les générations successives du fléau de la guerre.

10 - L’humanité a droit au libre choix de déterminer son destin. Ce droit s’exerce par la prise en compte du long terme, et notamment des rythmes inhérents à l’humanité et à la nature, dans les choix collectifs.

Les devoirs à l’égard de l’humanité :

11 - Les générations présentes ont le devoir d’assurer le respect des droits de l’humanité, comme celui de l’ensemble des espèces vivantes. Le respect des droits de l’humanité et de l’homme, qui sont indissociables, s’appliquent à l’égard des générations successives.

12 - Les générations présentes, garantes des ressources, des équilibres écologiques, du patrimoine commun et du patrimoine naturel, culturel, matériel et immatériel, ont le devoir de faire en sorte que ce legs soit préservé et qu’il en soit fait usage avec prudence, responsabilité et équité.

13 - Afin d’assurer la pérennité de la vie sur terre, les générations présentes ont le devoir de tout mettre en œuvre pour préserver l’atmosphère et les équilibres climatiques et de faire en sorte de prévenir autant que possible les déplacements de personnes liés à des facteurs environnementaux et, à défaut, de secourir les personnes concernées et de les protéger.

14 - Les générations présentes ont le devoir d’orienter le progrès scientifique et technique vers la préservation et la santé de l’espèce humaine et des autres espèces. A cette fin, elles doivent, en particulier, assurer un accès et une utilisation des ressources biologiques et génétiques respectant la dignité humaine, les savoirs traditionnels et le maintien de la biodiversité.

15 - Les États et les autres sujets et acteurs publics et privés ont le devoir d’intégrer le long terme et de promouvoir un développement humain et durable. Celui-ci ainsi que les principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration doivent faire l’objet d’actions d’enseignements, d’éducation et de mise en œuvre.

16 - Les Etats ont le devoir d’assurer l’effectivité des principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration, y compris en organisant des mécanismes permettant d’en assurer le respect.

 

Ce rapport ambitieux – dont on peut s’étonner qu’il n’est pas été proposé plus tôt – n’entrera pas dans les négociations COP 21, mais la présence en France de l’ensemble des responsables politique de la planète est une occasion formidable de le promouvoir afin d’aboutir à une adoption du texte par l'Assemblée générale des Nations unies courant 2016. Comme il s'agit d'une déclaration, et non d'un texte contraignant, il sera plus facile à faire adopter. Á très long terme cependant, la « Déclaration universelle des droits de l'Humanité » pourrait permettre d'édicter des textes contraignants pour les États.

Soyons positif car le pessimisme de la pensée n’empêche pas l’optimisme de l’engagement.

 

Illustration: merci à Michel Ange

05/11/2015

Jeunes, vieux, mâles, femelles ! Demandez du chômeur avant que ça manque !

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- Holà ! Sieur Paul Hamploi, qu’avez-vous en rayon 

- De tout, beau sieur Medef, et des pleins bataillons !

Ils baissent bien un peu disent Valls et Hollande

Mais il y a toujours plus d'offre que de demande.

De l’homme, de la femme, du jeune, de l’ancien,

J'ai de tout en rayon, sauf peut-êtr' du Martien !

Du Catégorie A, élevé sous la mère,

Et en plus pour pas cher, c’est vraiment des affaires.

Faut êtr' compétitif, y a de la concurrence :

Travailleurs détachés, clandestins pas trop rances...

Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !

J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,

Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,

Á des prix attractifs, autant femmes que hommes

J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,

Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !

Si vous calculez bien, chaque unité de viande

Docile, bien formée, et très obéissante

Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Mon bon monsieur Medef ?

Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise

Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !

Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,

Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !

- Si fait mais du senior docile et bien formé,

Pas des premières mains, mais point trop abîmés,

Pas trop vieux, ayant des besoins alimentaires,

Je peux leur confier des boulots secondaires

Mais je ne veux payer leur savoir, leur fatigue

Qu’avec quelques kopecks, quelques poignées de figues.

- J’ai tout ça en rayon. Pas cher. Charges comprises.

Mon meilleur pourvoyeur, grâce à vous, c’est la crise !

La crise permettant de beaux plans sociaux,

Qui met les travailleurs au niveau des bestiaux,

Pour goinfrer grassement vos amis actionnaires

Car tout licenciement rend la bourse haussière !

Qu’importe si l’État s’écroule sous la dette

Vous pouvez, au Medef, continuer la fête !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Mon cher Monsieur Medef ?

- Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

 

 

 Photo X - Droits réservés

04/11/2015

Tentative de hold-up sur nos barrages. Remettons-en une couche.

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Il n'est pas inutile de dénoncer les turpitudes gouvernementales, de titiller les médias «mènestrime». Ainsi du cri de rage poussé ici même contre l'inconcevable abandon par la clique Hollande, Ségo, Valls de nos barrages aux banksters et aux multinationales. Les gens de Médiapart en a fait un article de Une creusant avec les moyens qui sont les leurs les tenants et les aboutissants de cette forfaiture. Très bien et saluons cette action.

 

On sait que c'est Fillon, sous l'ère Sarkozy qui, en 2010, s'est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Pouvait-on attendre autre chose d'un gouvernement de droite inféodés aux méfaits des idées ultralibérales ? Mais, bien pire c'est un gouvernement prétendument « de gauche » (Ayraud) qui a relancé l'opération , en promettant à la Commission européenne de privatiser nos installations hydroélectriques en échange de la « bienveillance » de la dite commission concernant nos déficits budgétaires. Notons qu'aucun État européen n'a renoncé à garder la maîtrise de ses barrages, ouvrages stratégiques s'il en est. Comment expliquer que la France soit la seule à ouvrir ses barrages hydrauliques à la concurrence, alors que tous les autres États européens en conservent un contrôle étroit ? L’Allemagne a exclu ses barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. La Suisse, candidate aussi pour reprendre des barrages en France, ne relève pas du droit européen. Lien 

 

Le gouvernement reste sourd à tous ces arguments : il a planqué la privatisation des barrages dans un recoin de loi dite de « transition énergétique ». Autrement dit un gouvernement « de gauche » joue contre son camp et dépouille les citoyens (et contribuables) français d'un de leurs plus beaux fleurons ! Pour noyer le poisson, ils prétendent que l’État reste propriétaire des ouvrages et qu'il ne met en vente que la concession d'exploitation des installations. Baratin, bourrage de crane. Il est évident que les barrages ne partiront pas à l'étranger, mais la formidable rente hydroélectrique,oui ! Ces ouvrages ont été conçus et réalisés grâce au génie et au travail des ingénieurs et des ouvriers français. Peut-on concevoir que maintenant qu'ils sons payés, amortis et très rentables on fasse cadeau de ces montagnes de thunes à des spéculateurs étrangers et à des banksters ? Tout ça pour cunilinguer cette exécrable commission européenne, repaire de technocrates - élus par personne – entièrement au service des multinationales et de la finance !

 

On doit exiger avec la plus grande vigueur de nos « responsables » irresponsables qu'ils renoncent à cette horreur économique et rejetent vertement les prétentions de la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, qui,, dans une lettre du 22 octobre, adressé à Laurent Fabius, l’informe de l’ouverture d’une enquête sur les concessions hydrauliques accordées en France à EDF. Cette lettre est ici: https://html2-f.scribdassets.com/zpkspv0744uouou/images/1-30556f4cff.jpg

 

Ce diktat doit être rejeté pour des raisons de décence. Au nom de l'utilité publique, les habitants de Tignes, de Savines ont-ils été expropriés et chassés de leurs villages pour finalement satisfaire des intérêts privés voraces ?

Il doit être rejeté pour des raisons de sécurité nationale. Ils sont indispensables à la sécurité énergétique nationale en cas de problèmes graves sur les centrales nucléaires, et à ce titre doivent rester sous juridiction nationale. Et que dire des stocks d'eau indispensables à l'agriculture, mais aussi au refroidissement des centrales nucléaires ? Peut-on les laisser dans des mains étrangères ?


Il doit être rejeté pour des raisons économiques. Ces ouvrages génèrent, en plus de l'électricité, deux milliards et demi de bénéfices. Ces bénéfices vont pour partie à l’État, baissant d'autant ses besoins d'impôts, pour partie à EDF, baissant d'autant les tarifs de l'électricité.

 

Bougeons-nous ! Ne laissons pas ce texte scélérat aller jusqu'au bout. Des élections auront lieu dans quelques semaines. Faisons connaître ce problème à tous les candidats, et sommons-les de prendre position sur ce problème crucial.

 

On peut toujours envoyer ce texte ou d'autres soulevant le problème à nos députés : ils sont sur les charbons ardents lorsqu'arrivent des élections, même si les Régionales ne les concernent pas au premier chef.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

 

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

Banzaïe !

 

Photo X - Droits réservés

 

02/11/2015

DIKTATS ! Bruxelles SOMME la France de vendre NOS BARRAGES aux banksters !

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En 2010, Fillon s’est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Comme depuis, rien n’a été fait, les satrapes de Bruxelles enjoignent la France de libéraliser les concessions hydroélectriques, actuellement confiées pour l’essentiel à l’opérateur national, EDF. « Vous avez deux mois pour mettre en vente vos concessions hydroélectriques » ! Sinon ils menacent de faire panpan-cucul aux têtes-d’œufs qui nous « gouvernent ». Privatisez ! Privatisez ! PRIVATISEZ ! qu’ils braillent les charognards de Bruxelles au service des banksters ! Et, comble du cynisme, ils prétendent même interdire à EDF de participer à l'appel d'offres!!!

 

Et qu’est-ce qu’ils vont faire nos Pinocchio (François, président et Ségo, son ex et ministre de l’écologie) qui, visitant actuellement les barrages géants en Chine pour cause de CAP 21, sont décisionnaires sur ce dossiers ? On les attend au virage. L’Allemagne, dans la même situation, a vertement envoyé paître les Euronuisibles, imposant la prééminence de ses länders au niveau de la propriété de ses barrages. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Mais ça ne suffit pas aux marionnettes bruxelloises qui veulent à toute force refiler le somptueux gâteau aux multinationales et aux consortiums financiers qui les agitent…

 

Parce qu’il est bon le gâteau national des barrages ! Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’ils savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an ! Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles ! Du fric qui nous appartient, à nous, citoyens contribuables !

 

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tignes, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que les Euronuisibles veulent brader au privé !

 

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

 

Et puis, il y a une question de sécurité. Peut-on croire, sans être d’une naïveté imbécile, que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ? Peut-on faire confiance au privé pour entretenir et investir dans l’entretien et l’équipement des barrages ? Alors que leur seul objectif est de faire des flots de thunes avec ces ouvrages ! Eh ! Ceux qui habitent en aval des barrages, achetez des gilets de sauvetages, priez si c’est votre truc ou déménagez !

 

La France va-t-elle sans broncher livrer au « marché » c’est-à-dire à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?

 

Et de notre fierté nationale !

 

Mais nos "dirigeants" savent-ils encore ce que ça veut dire ?

 

Illustration X - Droits réservés

 

28/10/2015

Haro sur la viande rouge et la charcuterie !

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Poudre aux yeux pour planquer les méfaits des perturbateurs endocriniens et...le TAFTA. On nous gonfle les aliboffis avec la viande rouge et la bonne charcutaille cochonnière qui seraient cancérogènes, on nous bassine avec les dangers du diesel et...on passe sous silence un ennemi autrement plus dangereux, plus sournois, agissant en douce sur les générations à venir : les P.E. (les Perturbateurs endocriniens). Kézako ?

 

Les perturbateurs endocriniens, vous connaissez ? Non ? Mais si voyons. Ils sont partout. On les affuble de noms bizarres : parabènes, phtalates, bisphénol A, dioxines, etc. Les gens soucieux de la bonne qualité de la viande humaine gueulent et arrivent même en en freiner l'utilisation. Comme l'affaire des biberons au bisphénol A. Ces foutoirs chimiques sont partout dans les produits de tous les jours que fabrique la toute puissante industrie pétrochimique : dans les emballages des produits alimentaires de la grande distribution, dans les bouteilles en plastiques, dans les lingettes pour bébés, dans les produits cosmétiques (crèmes, parfums), dans les produits de nettoyages, dans les vernis et peintures. Bref, partout. C'est ainsi que l'air de l'intérieur de nos habitations est plus pollué que l'air du périphérique !

 

Bon, d'accord. Mais quel sont les effets de ces petites bêtes pas très sympathiques ? Ben, elle rousiguent notre système hormonal. Agissant à très petites doses, les P.E. altèrent nos fonctions essentielle comme la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, la production, le sommeil, la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice. Le constat le plus spectaculaire étant la baisse de fertilité dû à la mauvaise qualité du sperme. Le foutre ne vaut plus rien ! Les données sont connues, brutales : la qualité du sperme s’est effondrée de moitié en cinquante ans, ou encore le nombre de diabètes a doublé en vingt ans dans les pays riches, et certains cancers explosent. Les causes ? Variées sûrement. Il n’empêche, pour la communauté scientifique, il ne fait guère de doute que ces perturbateurs endocriniens (PE) jouent un rôle essentiel.

 

Mais alors, pourquoi on ne les interdit pas ces produits ? Parce qu'on ne touche pas facilement aux redoutables industries pétrochimique et pharmaceutique. La question est : ce produit est dangereux, mais si on le retire, quel sera l'impact économique de ce retrait ? Le pognon des multinationales passe avant la santé publique de la populace ! Les données scientifiques sont là, elles sont pourtant ignorées par les décideurs publics, comme si le doute devait systématiquement profiter aux intérêts de firmes commercialisant tel spray ou tel détergent de baignoire plutôt qu’à la santé des personnes.

 

Et que fait l'Europe à ce sujet ? Ben, rien bien sûr ! La Commission européenne est littéralement assiégé par les lobbies industriels. Et l'arrivée de Junker n'a rien arrangé, on s'en doute. Les industriels ont technicisé à outrance le débat, jusqu'à le rendre incompréhensible aux yeux des citoyens. Faites donc confiance « à ceux qui savent ». Ben voyons ! La bataille a été féroce à la Commission entre les Directions de l'Environnement et de la Santé cette dernière étant acquise aux thèses des industriels. Puis finalement, la Commission (de Barroso à l'époque, juin 2013) a tranchée : elle a décidé...de ne rien décider, en demandant une énième « étude d'impact »... Depuis, on attend toujours...

 

On attend quoi ? Ben, la signature du TAFTA bien sûr ! S'il est signé, les conséquences vont être dramatiques concernant – entre autres – les perturbateurs endocriniens :

  • Renforcement de la protection de la propriété intellectuelle, alors que celle-ci est déjà de plus en plus protégée depuis une vingtaine d’années, au profit des labos pharmaceutiques et au détriment des patients.

  • Fin de la transparence sur les essais cliniques, alors que celle-ci est essentielle pour espérer éviter de nouveaux scandales sanitaires à venir.

  • Absence de régulation sur les perturbateurs endocriniens quand ceux-ci ravagent déjà la santé des Européens et une libéralisation sans contrôle des OGM, comme cerise amère sur un gâteau déjà peu ragoutant.

 

C'était notre petite chronique sur les bienfaits du traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne qu'on l'appelle TAFTA (TransAtlantic Free Trade Agreement) ou TTIP (TransAtlantic Trade on Investment Partnership), ce « machin » au service des multinationales, encensé par la Commission européenne, la droite ultralibérale et certains « socialistes », mais craint et rejeté par la majorité de la population européenne.

 Liens:

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1433273-tafta-tt...

http://www.liberation.fr/planete/2015/10/07/perturbateurs-endocriniens-comment-les-lobbys-ont-gagne_1399272

http://corporateeurope.org/sites/default/files/toxic_lobby_edc_1.pdf

 

http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Intoxication-9782707186379.html

 

 

 


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23/10/2015

François chez Tsipras : Ganelon chez Ganelon…

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On se tape dans le dos tant au FMI qu’à la Troïka parce que le Grec casque, ce qui réjouit d'autant les étrangleurs de Bruxelles et Washington ! Ses remboursements ne sont que le paiement d'intérêts, et aucunement d'une partie du principal. C'est-à-dire du pognon pompé par un « machin » sous domination étazunienne, le FMI (fonds monétaire international) dont la finalité est de contraindre les États, sous couvert « d'aides financières », à accepter privatisations à outrance, saccage de tout système social, abandon au privé de toutes les infrastructures publiques, etc.

 

Pour engraisser les banksters, Tsipras a déjà dû mettre pas mal d'eau dans son « krassi » ou sa « retszina » : reconnaissance de la dette, poursuite des privatisations mais à l'initiative de la Grèce, abrogation des taux réduits de TVA, ouverture à la concurrence du marché de l'énergie, etc.

 

Mais voilà que François arrive. Il s’entend parait-il très bien avec Tsipras. Il est vrai qu’ils ont ensemble quelques accointances, notamment un goût partagé pour la trahison… 

 

Tsipras, comme sur un marché, va pouvoir lui faire l’article :

« Bienvenue François ! Bienvenue à la grande braderie grecque ! Approchez ! Approchez ! Faites votre choix. Tout doit disparaitre. Même notre histoire, même la mémoire de nos ancêtres !

Et voici nos plages ! Il y en a partout, sur toutes nos iles. Fort potentiel pour tourisme, loisirs, résidence, golf. Beaucoup de fric à se faire. Á enlever !

Et voici nos châteaux et nos sources thermales. C’est du bon, de l’ancien, connu et apprécié depuis Aristote. Á enlever.

Et voici nos stades, dont le célèbre Stade de la Paix et de l’Amitié. Mais de la paix, y en a plus, de l’amitié, y en guère. Á enlever d’urgence !

Approchez ! Approchez ! La grande braderie grecque vous accueille ! Il y a une douzaine de nos meilleurs ports. Piraeus, Thessaloniki, Volos, Rafina, Igoumenitsa, Patras, Alexandroupoli, Iraklio, Elefsina, Lavrio, Corfu et Kavala. Mais dépéchez-vous. Les Chinois sont sur le coup : ils ont déjà acheté Piraeus Le Pirée.

Nous vous proposons aussi la Compagnie de distribution et de traitement des eaux d’Athènes. Excellente affaire : la compagnie possède les droits exclusifs concernant les services de distribution et de traitement des eaux, le tout réglementé sur 20 ans. Affaire très juteuse, à saisir !

Et n’oubliez pas nos magnifiques infrastructures olympiques, qui ont bien contribué à la ruine de notre pays ! Le Centre d’aviron Schinia, la Centre équestre Markopoulos, ainsi que le célèbre Centre olympique Galatsi ! Á enlever.

Et puis tiens. Je vous mets, par-dessus le marché, les chemins de fer, le réseau routier. Pas encore l’Acropole, mais on y pense. Quant aux aéroport, trop tard, nos « grands amis » allemands du consortium Fraport-Slentel en ont déjà accaparé 14 pour une poignée de figues sur nos plus belles destinations touristiques ! »

Allez François, laisse ça à la palanquée de patrons et de banksters que tu as emmené avec toi et tache de faire bonne impression devant les Grecs qui te reçoivent – qui reçoivent surtout la France à travers toi – avec dignité, chaleur et fraternité. Pour une fois qu’on t’applaudit, profite !

 Photo X - Droits réservés

21/10/2015

Au bistro de la toile : après les toubibs, les bavards sont dans la rue.

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- T’as vu Victor tous ces pauvres malheureux qui battent le pavé. Il y a eu les toubibs il y a quelques jours, il y a les avocats en ce moment. C’est bien triste tout ça…

 

- Eh oui, Loulle !  Voir défiler ces pauvres toubibs, voir les envols bouleversants des enrobés noirs du barreau, c’est pathétique. On a là sous les yeux toute la misère du monde !

 

- Pourquoi ils roumèguent les bavards au fait ? Ils ne sont pas les plus à plaindre, non ?

 

- C’est une question de gros sous Loulle, comme toujours. Il s’agit de ce qu’on appelle « l’aide juridictionnelle », un système qui permet aux plus démunis d’avoir tout de même un avocat pour les défendre. Ce sont généralement les nouveaux venus, pas les gros cabinets d’avocat. Ils sont payés par l’Etat selon une tarification basée sur des « U.V. » (unités de valeur), chaque unité représentant théoriquement une demi-heure de travail. Rémunérée aujourd’hui 22,84 euros, l’unité de valeur (UV) devrait passer à 24,20 euros.

 

- Ça fait tout de même dans les 50 euros de l’heure…

 

- Ouais, mais ce qui fait tousser les bavards, c’est que pour chaque prestation, le nombre d’U.V. (donc le paiement réel) va baisser. Ainsi pour un divorce avec consentement mutuel, le nombre d’UV va passer de 30 à 25,5.

 

- Ça fait tout de même, attend, voilà : 617 euros. Pour un divorce où les partenaires sont d’accord et donc où il n’y a pas grand-chose à faire !

 

- Oui mais avant, c’était 685 euros.

 

- Mouais…Ça leur trouera pas le cul aux bavards…

 

- Il y a autre chose. Pour financer la réforme, la Chancellerie prévoit également de mettre à contribution les Caisses des règlements pécuniaires des avocats (Carpa). Il s’agit des comptes bancaires sur lesquels transitent les sommes d’argent perçues par les avocats dans le cadre de leur activité. Chaque année, ces comptes – bien remplis ! - engendrent environ 75 millions d’intérêts ! La ministre a prévu de ponctionner 5 millions en 2016 puis 10 millions en 2017 sur ces intérêts afin de financer une partie de la réforme.

 

- Eh bien en voilà une idée qu’elle est bonne ! Venant d’un gouvernement de droite, c’est méritoire, non ?

 

- C’est vrai. C’est presque une mesure de gauche.

 

- Alors qu’est-ce qu’ils vont faire les bavards ? Partir ailleurs ?

 

- M’étonnerez. Et toi Loulle, tu fuirais en Belgique ou tu serais fiscalement patriote si l’Etat voulait te taxer un peu plus ?

 

- Bof. Les frites, c’est trop gras, la bière ne vaut pas le vin et ce que je sauverais ou rien, c’est pareil… Je vis en France, j’y suis né, je m’y suis éduqué, je suis râleur et plutôt anar, alors je reste solidaire. Et même si je dois payer un peu plus, ben, je n’en ferais pas un caca nerveux. De plus Victor, je n’augmenterai pas le prix des consommations !

 

- Voilà qui t’honore Loulle. Mais n’en profite pas pour nous mettre des verres plus petits !

 

- Tè ! J’ai un tuyau pour François s’il veut racler quelques milliards pour son nouveau budget. La glorieuse armée françouaise ressemble à l’armée mexicaine : il y a un officier pour 5 soldats ! Et des tombereaux  de généraux, des palanquées de colonels sans aucune affectation. Qui ne servent donc à rien. Et ces gens-là, ils touchent de bonnes payes !

 

- En voilà une idée qu’elle est bonne Loulle ! Et il y en a d’autres de tuyaux à lui donner. La niche Copé. Cet amendement présenté et défendu à la tribune par Copé, à l’époque ministre délégué au budget permet d’exonérer d'impôt sur les sociétés la revente, par une société-mère, de ses titres de participation dans une filiale. Cet énorme cadeau aux grandes entreprises et surtout aux holdings financiers a coûté des dizaines de milliard de manque à gagner pour le budget national.

 

- Et les cadeaux aux labos pharmaceutiques qui ruinent la sécu…

 

- Et les cadeaux aux gargotiers-restaurateurs-hôteliers – je ne parle pas pour toi Loulle ! – qui coûtent entre 3 et 4 milliards par an.

 

- Mouais… On pourrait aussi parler des dérogations fiscales pour les journaleux et…les faiseuses de pipes de Saint-Claude !

 

- Ce qu’on attendait de notre président et de son gouvernement, c’étaitt une réforme fiscale totale, globale, qui remette tout à plat pour repartir sur des bases justes. Et ça, comme les pipeuses de Saint-Claude, il nous a dit « Tè ! Fume… »

 

- A la nôtre Victor !