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15/07/2009

Puteng ! C’est le troisième été qu’on passe sous le règne d’Ubu-Sarko de Nagy Bocsa.

Profitons-en pour souhaiter de mauvaises vacances à tous ceux – 53% des électeurs exprimés – qui ont mis ce guignol à la tête du pays. Car comment ne pas rire de voir que les citoyens des classes moyennes ou populaires ont aidé à placer aux commandes de la France un homme qui – dès le lendemain de sa prise de pouvoir – a contribué à leur faire perdre leurs emplois en facilitant les délocalisations, détruire leur système de protection sociale, démolir leur système de retraite, diminuer les impôts des plus riches et augmenter ceux des plus pauvres (le nauséabond « boucler fiscal »), redistribuer leur argent (celui de l’Etat) aux banquiers pourris et aux entreprises qui, elles-mêmes, le redistribuent à leurs actionnaires, démanteler les services publics pour attribuer leurs fonctions à des sociétés privées qui s’empressent d’augmenter les prix de tous les services.

Comment ce peuple qui se prétend le plus intelligent du monde a-t-il pu se laisser abuser par ce bonimenteur de foire qui a vendu aux électeurs moyens la corde qui va sert à les pendre ? Cocteau disait que les Français étaient des Italiens en colère, Sarko, lui, c’est Berlusconi sans l’humour…

Il faut croire qu’après la malbouffe à MacDo, les feuilletons télévisés débilitants, le journalisme de complaisance et la dégradation morale du personnel politique, la connerie aura, elle aussi, dans le cadre d’une mondialisation qu’on prétend inévitable, fini par traverser l’Atlantique.

Car la France de Sarko, c’est celle des égoïstes et des mange-merde, repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leur vacances au ski ou au Maroc en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésitent pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire…


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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!

...et débarque à Toulouse, à Paris et ailleurs, des rugbymen l'on ramené d'Argentine...


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"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)

13/07/2009

Salauds de pauvre, on vous les a tout de même piquée les éconocroques que vous aviez sur votre Livret de Caisse d’épargne !


Ça les mettait en rogne, ces crapules de banquiers (pléonasme Victor, pléonasme !), de voir tout le pognon que ces salauds de pauvres arrivaient, en bouffant des patates à l’eau, à mettre sur leur « Livret de caisse d’épargne ».

C’est comme ça qu’ils disent ces fumiers de pauvres. Le livret A, c’est 46 millions de détenteurs (pour un total de 143 milliards d’euros), dont 60 % disposent de moins de 200 euros.

Mais c’est juteux ça coco ! On va pas le laisser à la caisse d’épargne et à la poste, non !qu’ils se sont dit les banquiers. Ils ont donc demandé à leurs marionnettes politique d’ouvrir le Livret A à toutes les banques. 4% qu’ils disaient ! Et les pauvres cons (terminologie brevetée Sarko) ont marché. Et puis… pfffuittt ! 1, 75% et cet été… pfffuitt ! probablement encore moins !

Cet argent était garanti, jusqu’alors, par l’Etat. Mais avec la mise en cause du monopole de la Poste et de la Caisse d’épargne, ces avantages ont pour une bonne part disparus pour le petit épargnant. La garantie de l’Etat ne porte plus en effet que sur 60 % des sommes déposées, contrairement aux 100 % de jadis. En effet, lorsqu’une banque ouvre un livret A, seulement 60 % de la somme sont centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les 40 % restants sont investis par la banque dans des actions plus juteuses, et plus risquées sur le marché des capitaux.

Les banques ont tout promis pour capter les livrets à tout prix, pour inciter ces petits ou grands épargnants - 3 millions de détenteurs de livret A ont plus de 7 000 € dessus - à ouvrir leur livret chez elles. Une fois le livret A rapatrié, le client – déçu par le nouveau taux ridicule -  est invité à vider son livret sur des placements ou des comptes qui rapportent plus. Ce matraquage est violent.  Et la démarche est d’autant plus facile lorsque le livret A et le compte courant sont dans la même banque. Un simple "oui" suffit pour faire passer l’argent d’un compte à l’autre.

La Commission européenne s’est prononcée pour l’ouverture à la concurrence après la plainte déposée par quatre banques concernant le monopole du livret A en France. Le gouvernement possèdait cependant un moyen de s’opposer à cette libéralisation : ce monopole est justifié par la nécessité de financer le logement social, qui est un Service d’intérêt économique général (Sieg), et de maintenir l’outil de bancarisation des démunis qu’est le livret A. L’Europe n’a été qu’un prétexte pour satisfaire les banques.

En bout de course, les banques ramassent le pactole, sans aucune contrepartie, sur le dos des épargnants, des ménages pauvres, des mal-logés, des usagers en zone rurale…

C’est ça la Sarkozie triomphante.



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"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)

10/07/2009

Puteng ! La terre est de plus en plus basse.

Autour de la « grotte », j’ai des velléités de faire « le jardin » (enfin, ma compagne voudrait m’y inciter plutôt). Alors, sur mon hamac, je pense…

Autrefois le paysan pouvait mettre de coté un quota de leur récolte pour la ressemer l'année d'après.
Aujourd'hui les hybrides qui sont inscrites au catalogue ne se reproduisent pas. Le paysan d'aujourd'hui est donc obligé d'acheter ses graines aux quelques producteurs d'agrotoxiques.

Question de (faussement) candide : on m'a toujours appris qu'une plante produit naturellement des graines pour la génération future, ce qui est à la fois économique et écologique. Or, aujourd'hui un agriculteur n'a pas le DROIT de récupérer les graines des semences qu'il a planté . Et quand bien même ces semences sont la plupart du temps stériles.

Pourquoi parmi les centaines de critères qui sont étudiés par l'INRA pour l'acceptation d'une nouvelle variété, il n'y a aucun critère gustatif ? On y trouve par contre des critères de résistance aux chocs ou au pourrissement qui relève d'une logique plus commerciale que d'intérêt pour le consommateur... (voir les tomates dégueulasses, mais bien rondes, biens rouges, bien fermes et immangeables !)

Il existe un catalogue officiel et impératif des semences autorisées. Il est évidemment contrôlé en sous-mais par les gros consortiums semenciers. Sa prise de contrôle par ces derniers a des raisons uniquement financières.  En mettant sur le marché des variétés qui ne peuvent se reproduire et permettre aux petits consommateurs que nous sommes de replanter dans son potager les graines récupérées, ces requins rackettent tout le monde.

Les maraîchers qui produisent et commercialisent des légumes ont obligation de ne produire que des légumes issus du catalogue officiel. Or, plus de 90% des variétés inscrites à ce catalogue officiel sont des variétés hybrides, inventées par les semenciers, qui reproduisent des graines dégénératives donc inutilisables pour reproduire la plante.
Autrement dit, le maraîcher, pour produire d'une année sur l'autre la même variété de tomate doit acheter à nouveau sa semence au semencier.

Les semenciers ont donc fait une OPA sur le catalogue officiel et s'ingénie à en évincer les variétés dites anciennes (d’où la guerre sans merci qu’ils mènent contre Kokopelli), car ces dernières reproduisent des graines parfaitement fiables pour reproduire la plante mère. Le hic, c'est que ces variétés qu'on peut re-semer ne rapportent donc plus d'argent au semenciers, qui ont donc intérêt à les faire disparaître au profit de leurs hybrides. CQFD



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09/07/2009

Boycottez les carburants verts : piège à cons fait pour affamer les pauvres…

usine éthanol.jpg



Avant de partir en transhumance vers les Hautes Terres avec mon bon vieux combi VW rescapé des somptueuses années hippies, je suis allé le désaltérer à la station service. Où on m’a proposé du « e-carburant » ou une connerie comme ça. Que j’ai évidemment refusé et que je vous invite, vous aussi, à boycotter.

Très à la mode aujourd’hui, les biocarburants – qui sont tout sauf bio ! - ont apparemment toutes les vertus. Produits à partir du maïs, du manioc ou de la canne à sucre, ils réduiront notre dépendance vis-à-vis des hydrocarbures du Moyen Orient ou de la Russie.

Moins polluants que l'essence ou le fuel, ils permettront de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre.
Belle connerie… Pour faire un litre de « carburant vert », il faut… 1 litre de pétrole, sous forme d’engrais, de pesticides et…pour faire tourner les tracteurs !

Surtout, l’éthanol est produit par de grosses multinationales, qui agissent comme de puissants groupes de pression auprès des gouvernements. Notamment la compagnie étazunienne ADM, premier producteur d’éthanol aux Etats-Unis, qui fut un très gros financier des campagnes électorales de Bush. En France ce sont les betteraviers et les céréaliers, évidemment soutenus par la FNSEA, qui mènent la danse. Ceci pour s’engraisser une fois de plus de subventions sorties de la poche du pauvre con d’automobiliste !

La moitié de l’éthanol est produit aux Etats-Unis à partir du maïs. Or, pour fabriquer suffisamment d’éthanol pour remplir un réservoir de 4x4, il faut utiliser plus de 200 kilos de maïs. Bush avait promis que l'Amérique allait en produire cinq fois plus d’ici 2017. Résultat : alléchés par les aides fiscales, les producteurs de maïs préférent vendre leur récolte aux fabricants d'éthanol plutôt qu’aux pays pauvres dont c’est une des bases alimentaires. Obama, on t’attend sur ce problème !

Conséquence: selon les calculs de l'International Food Policy Research Institute, le prix du maïs va augmenter de 41% d’ici 2020.

D’ores et déjà, au Mexique, le prix de la farine de tortilla (fabriquée à partir de maïs importé des Etats-Unis) a plus que doublé.

Autre conséquence: le prix du manioc - nourriture de base de 200 millions d'Africains - est aussi en train de flamber (+135% prévu d’ici 2020 !). Voilà une des nombreuses formes de « l’arme alimentaire » qui manie les Zétazunis.

Moralité: les plus pauvres ne pourront plus se nourrir.

On peut pourtant produire de l’éthanol à partir de végétaux, d’herbes, de cannes, de bambou, d’arbres. Mais ce n’est pas l’intérêt des rapaces empoisonneurs de l’industrie agricole.

Il y a aussi une autre solution : produire de l’huile de colza, comme le font nombre de producteurs. Il suffit de presser les graines pour produire, directement, à la ferme, une huile qui est un excellent carburant, qui fonctionne dans les moteurs classiques et qui pollue moins. Mais cette production, décentralisée, échappe aux multinationales. Donc, le gouvernement français – comme les autres d’ailleurs – est contre et taxe ce carburant démocratique et écologique de telle sorte que le litre coûte plus cher que le gazole…

Comme dit le slogan de ce site « La connerie humaine est la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini… »



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03/07/2009

Pendant les vacances, les sarko-saloperies continuent !

Gros_Banquier.gif
Pendant que Sa Lumineuse Modestie va faire le beau dans le magazine de la gôôôche bobo pour essayer de se tailler un costar présidentiel à ses (modestes) mesures, les sarko-saloperies continuent.

Sournoisement mais efficacement.

Exemple : la suppression de fait de la justice financière à travers le démantèlement des pôles financiers. Ceci avant même la « Réforme du code de la procédure pénale » dont la principale mesure consiste à supprimer le juge d’instruction. Sous prétexte d’éviter d’hypothétiques dérives genre Outreau, cette « réforme » consiste en fait à réaliser l’une des promesses de Sarko à ses amis patrons : la dépénalisation du droit des affaires. Autrement dit assurer l’impunité des criminels en col blanc.

En voilà une réforme qu’elle est populaire…parmi les patrons voyous, ceux-là même que notre Pinocchio tance d’un œil en les rassurant de l’autre. Performance digne d’un grimacier genre De Funès. C’est typique du personnage : un discours parfois digne de la meilleure gauche, mais des actions toujours marquées du sceau de la droite la plus cupide et bornée.

En effet, et avant même que le rapport de la Commission Léger chargée de préparer cette « réforme » n’ait été remis, le grand nettoyage a commencé. Au chomdu les magistrats et les policiers chargés des dossiers sensibles. Reprise en main de tous ces dossiers par les procureurs, par définition bien tenus en laisse par le ou la Garde des sceaux, donc par le pouvoir exécutif. Réduction du nombre de policiers chargés de ces enquêtes.

Ainsi le pôle financier  de Nanterre - celui-là même qui enquêtait sur le Conseil général des Hauts-de-Seine, un temps présidé par le ci-devant Sarkozy de Nagy Bosca Nicolas – a vu le nombre de ses juges d’instructions passer de neuf à trois (plus un demi !) Quant aux enquêtes qui leurs sont dévolues, elles touchent à des affaires de carte bleues volés ou de chèques bidon. Plus aucune affaire d’envergure. Serait-ce que les cols blancs se seraient achetés une conduite ? C’est plutôt que les enquêtes sont maintenant traitées sous le régime quasi discrétionnaire de « l’enquête préliminaire », c’est-à-dire sous la responsabilité exclusive des procureurs, donc du pouvoir exécutif. Ainsi, ce pouvoir peut, selon ses accointances, ses intérêts, ses amitiés, ses inimitiés, enterrer une affaire ou au contraire lui donner un relief particulier. Ainsi les procédures concernant le pittoresque couple Balkany – intime du Prince – restent au fond du tiroir du très sarko-compatible procureur Courroye. Ainsi à l’opposé le pauvre Julien Dray et sa Rolex-attitude subit depuis de longs mois les investigations de parquets aux ordres.

C’est ça la Justice vu par les sarko-trafiquants.


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01/07/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte chez Madoff.

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- Quand même, vous avez vu M’ame Chazotte, ce monsieur Madoff qui vient d’être condamné à 150 ans de prison aux Zétatzuni. J’savais pas qu’ils devenaient si vieux moi les Zétazuniens. Ils sont plus avancés que nous… Y a pas à dire. Paraît que quand il sortira, il aura 220 ans ! Ils doivent avoir de bonnes retraites là-bas pour venir si vieux !

- Mouais… Le Madoff, il fera comme les autres, il fumera les pissenlits par la racine avant de sortir… Quant aux retraites des Zétazuniens, elles sont aussi opulentes que l’intelligence d’un électeur sarkozien. Basés sur des fonds de pensions tous gérés par des maquereaux genre Madoff. Ce sont ceux-là qui rachètent les entreprises en France et ailleurs, qui leur imposent des profits à deux chiffres par le pressurage à mort des travailleurs. Les Madoff – parce que pour un qui s’est fait scraffé, il y en a mille qui se tapissent toujours la tripe de sauce chaude et onctueuse à Monaco, aux Bahamas et autres lieux parisitaires – ceux sont eux qui imposent les délocalisations, les suicides des cadres pressurés à mort, les « plans sociaux » qui jettent à la rue 2000 chômeurs par jour en France. Ces gens-là, ma brave M’ame Michu sont les dignes représentants du capitalisme financier qui – malgré les rodomontades de Sarko – n’a pas changé, car rien n’est fait pour le changer sinon de lui refiler des milliards et des milliards pris dans nos poches pour qu’il puisse continuer à sévir. Cupidité et égoïsme sont les deux mamelles du capitalisme M’ame Michu.

- Ben alors vaut mieux avoir sa retraite ici, si je vous suis bien ?

- Pour l’instant oui. Mais pour combien de temps ? Les sarko-trafiquants font le forcing pour faire suer les esclaves jusqu’à 67 ans et plus si affinité. Or les entreprises virent leurs salariés dès l’age de 55 ans. Donc ces jeunes vieux n’ont d’autres échappatoires que le chômdu juqu’à plus vivre. Et s’ils survivent, comme ils n’auront pas les trimestres, il toucheront une pension dérisoire. C’est ça le but du gouvernement : tomber par tous les moyens le volumes des pensions payées.

- Ben moi, j’attend aujourd’hui ou demain le versement de ma pension complémentaire. C’est pas beaucoup, mais ça arrange bien…

- Eh ! Tant que vous la touchez votre complémentaire, vous plaignez pas. Parce que l’Arrco - (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés) qui gère le régime de retraite complémentaire de l’ensemble des salariés du secteur privé de l’industrie, du commerce, des services et de l’agriculture, cadres compris – est elle aussi mouillée dans le scandale Madoff !

- Non !

- Ben si M’ame Michu. L'Arrco, co-gérée par les syndicats et le patronat, ne passe pourtant pas pour un repaire de spéculateurs. Les cotisations de millions de salariés lui ont permis de se constituer un solide trésor boursier : une « réserve technique de financement à moyen et long termes » de 41,87 milliards d'euros. C’est pas rien ! Et bien il en ont joué une partie de ces fonds chez Madoff et autres crapules! Oh ! Pas de quoi les mettre à genoux : 35 millions chez Madoff et 20 millions sur la banque américaine Lehman Brothers, qui a fait faillite en septembre.

- Ben alors je vais plus avoir de sous ?

- Oh ! Ça changera rien pour vous. De toute façon, avec ce qu’ils vous donnent…

- C’est ben vrai. Pas de quoi faire des extras…

- Pour les extras, v’z’irez chanter dans les rues M’ame Michu !





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17/06/2009

Paysans, consommateurs, tournez-vous, penchez-vous en avant, voilà, comme ça ! Les transformateurs de produits et la grande distribution vous « aiment » sans vaseline !

cons sots mateurs.jpg

Une page de pube dans le journal à son pote Dassault (Le Figaro), voilà la manière par laquelle M.E.Leclerc pérore en rejetant la responsabilité de la crise sur les agriculteurs, ces bouseux, ces pelés, ces galeux d’où vient tout le mal. Mais aussi sur Barnier.

Mais ce qu’il oublie de dire, c’est que lui et ses complices de la grande distribution traînent des panards pour participer activement à l’observatoire des marges établi en 2008 à la demande des producteurs, un observatoire précisément mis en place pour associer la grande distribution à l’élaboration de prix raisonnables. Cet « observatoire » qui a la vue courte et n’observe rien était pourtant une pièce essentielle de la fameuse ( ! ! ? ?) Loi de Modernisation de l’Economie, la L.M.E., encore appelé « Loi Michel Edouard Leclerc ». Une loi qui permet aux grandes surfaces de s’étaler et de se vautrer un peu plus, sans limitation.

Ce qu’il oublie de dire c’est que les grands distributeurs semblent s’entendre pour maximiser leurs marges en profitant d’une situation d’hégémonie de quelques grandes centrales d’achat. Il nous ferait presque pleurer le bougre en disant que ses marges sont extrêmement serrées sur les produits de grande marque et de grande diffusion comme le Coca et autres saloperies.

Mais il oublie de2cochons.jpg dire qu’il se gave sur le lait (jusqu’à cinq fois le prix d’achat pour le lait bio !), et pareil sur la viande, sur les fruits et légumes, sur le poisson, etc. Bref, avec toutes les denrées pour lesquelles les producteurs n’ont pas la taille ni les moyens de négocier les prix.

 

Les agriculteurs sont pris pour des cons, très concrètement, par les gens qui transforment leurs produits et par les gens qui les vendent...

Et à la sortie c’est le cochon de payant – le consommateur final, vous, moi  – qui casque !






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16/06/2009

Trou de la Sécu : mensonges et traficotages. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage…

Vous les avez entendu les gougnafiers « économistes » délégués auprès des lucarnes à décerveler ? Tous – aux ordres du pouvoir je présume – énoncent que le « trou de la Sécu » est devenu un gouffre. 20 milliards de déficit qu’ils disent. Et de mettre ça sur le compte de « la crise ». Elle a bon dos la crise… Et les pseudo journalistes lécheurs de bottes de prendre un air éploré devant ce « grand malade » en état de mort clinique.

Saloperies, menteries que tout ça ! Allez voir le rapport de la Cour des comptes à ce sujet, il est édifiant.

Exemple :  « (…) Pour les recettes, le fait saillant est, en 2008 comme les années précédentes, la poursuite de la baisse des recettes fiscales nettes de l’Etat.
D’un niveau de 260 Md€, elles sont de 11,7 Md€ inférieures à celui de 2005. En 2008, ce n’est pas principalement l’impact de la crise qui explique la baisse des recettes fiscales de l’Etat (-6,7 Md€) par rapport à
2007, mais la poursuite de la politique d’allégements fiscaux (7,6 Md€) non gagés par des réductions de dépenses, et les transferts de recettes aux collect
ivités territoriales et à la sécurité sociale (6,1 Md€). Le coût de la
dégradation de la conjoncture économique est demeuré limité à un maximum de 4 Md€. (…)D’autre part, l’Etat ne s’est pas acquitté en 2008 d’une partie de ses dettes à l’égard de tiers, pourtant exigibles, dont le montant atteint au moins 5,9 Md€ fin 2008 et dont le paiement a été reporté de facto sur les exercices suivants. Il s’agit, en particulier, des dettes envers la sécurité sociale (3,6 Md€) »

Ce fameux trou de 20 milliards d'Euro existe-t-il vraiment ? Faux ! Archi faux !
Voyez plutôt :

- Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 7,8 milliards.
- Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 3,5 milliards.
- La partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 1,6 milliards.
- La partie de la taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 1,2 milliards.
- La part de TVA destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 2 milliards.
- Retard de paiement à la Sécurité Sociale pour les contrats aidés - 2,1 milliards.
- Retard de paiement par les entreprises - 1,9 milliards.
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre pharamineux de 20,1 milliards d'euros.
Conclusion, si les responsables de la Sécurité Sociale et certains hauts politiciens avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9,1 milliards d'excédent.
Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu. Pour vous permettre de vérifier par vous même vous pourrez lire les conclusions du rapport de la cour des comptes "Déficit de l'état en juin 2009" qui précise que l'état n'a pas reversé 3,6 Milliards d'Euros à la Sécurité Sociale (le fameux trou de la sécu... C'est la poule qui chante qui a fait l'oeuf...!) et 7,6 Milliard d'allègements fiscaux qui sont bien sur au bénéfice des plus riches....! Ainsi que le 'Rapport 2008 Conclusion Cour des comptes p 22". http://www.contribuables.org/actualite/l-actualite/conclusions-de-la-cour-des-comptes-la-crise-a-bon-dos/

Sources: Rapport de la cour des comptes

Tout ceci procède d’une volonté à long terme de foutre en bas ce dernier bastion de la solidarité à la française au profit des assurances privées. Bébéar et sa clique en rêvent, laisserons-nous les sarko-trafiquants le faire ?

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage…


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10/06/2009

J’ai vu un slogan sur une palissade de chantier. Il dit : « Cessez de vous reproduire ! »

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L’autre soir, j’ai vu à la télé – comme beaucoup de monde -  le remarquable documentaire de Yann-Artus Bertrand sur les dégâts causés à la planète par la connerie humaine et sa composante économique : la « croissance », cette nouvelle divinité dont les dirigeants de la planète baisent servilement les pieds. Des images superbes, des commentaires un peu lénifiants pourtant, mais un effet certain sur la prise de conscience de la catastrophe vers laquelle on court.


Déforestation à outrance pour le pognon, saccage des richesses naturelles, laminage des espèces vivantes… Tout y est passé. Sauf l’essentiel : la démographie démente, cause de tous les maux. Savez-vous que pour chaque battement de notre palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essayez d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre !


Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’hcochonsquiniquent copie.jpgomo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau.


Et si ces pays sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, et veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !


Eh ! Yann-Artus, pose ton hélico, et dit à tes congénères — ce mammifère omnivore qui ne se différencie des autres animaux que par sa faculté de boire sans soif et d’être en chaleur tout au long de l’année — de se capoter le créateur ou de pratiquer l’autocoïtpalmaire !

 

Tiens! Dans le livre ci-dessous, je donne une vision de ce qui risque d'arriver en continuant comme ça!

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NOUVEAU!


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15/05/2009

En buvant mon pastaga : les embrouilles des empoisonneurs !

Cote-de-boeuf.jpg- Eh ! Vous l’avez vu la Roselyne, évanescente et rose comme de la barbe à papa, lancer sa grande étude sur la bouffe qui portera sur les habitudes de gamelle de 500.000 Français ! Puteng ! Faudra lui dire ce qu’on bouffe, quand on le bouffe, avec qui, probablement comment on le cague ainsi que la couleur, la consistance et le fumet des derniers instants des productions de l’industrie agroalimentaire !

- Tu t’inscris toi Loule ?

- Si elle me paie la gamelle la Roselyne, pourquoi pas ! Et surtout si elle favorise l’utilisation du pastaga comme désinfectant pour la flotte !

- T’es bien un mastroquet, Loule ! Y a que le pognon qui compte pour toi.

- Non Victor, si je le fais, ce sera pour la Science ! C’est pour notre santé que ces braves gens se décarcassent ! Dans la foulée, ils sont en train de créer une Fondation, « la Fondation Française pour l'Alimentation et la Santé". Paraît même qu’elle regroupera les plus grosses têtes du milieu de la bouffe.

- Ben voyons ! Cette « fondation », Loule, c’est une création de l’I.F.N., l’Institut Français de la Nutrition, lui même faux-nez de l’ANIA, autrement dit le syndicat des industries agroalimentaire.

JO gras.jpgcurechémacdo.jpg- Bien compliqué tout ça…

- C’est voulu Loule ! C’est voulu ! C’est pour embrouiller et donner un côté altruisme, soucieux du bien-être et de la santé des gens à un machin qui n’est en fait qu’un groupe de pression, un lobbie de plus pour faire passer les lois qui arrangent les producteurs de malbouffe. Tu sais qui il y a dans ces machins ? Nestlé, Danone, Coca Cola ainsi que tous les fabricants de plats touts prêts, sous-vide, congelés, surgelés, sans oublier les grands sucriers, les fabricants de barres chocolatés, chips hydrogénés et autres saloperies. Bref, tous ceux qui sont en grande partie responsables de l’obésité, du diabète, des maladies cardio-vasculaires et de certains cancers. Et tu sais pourquoi ces gougnafiers mettent en route cette grosse machine ?

- Ben… Dis-nous Victor.

- Pour torpiller – à travers des études « scientifiques » biaisées, des « communications », des pressions auprès des élus - l’instauration de cette fameuse taxe « malbouffe » qui leur fait tant peur. Cette taxe qui – si elle passe – fera passer la TVA de 5,5 à 19,6% sur tous les produits trop sucrés, trop salés, trop gras !

- Puteng ! Qué mafia… Tè ! Je mets ma tournée. Faut boire pour oublier…

- A la nôtre !




11/05/2009

Catastrophes naturelles ou attaques militaires ?

haarp1 alaska.jpg



Tè ! Si on se laissait un peu emporter sur les ailes du frisson ? Moi qui suis un incorrigible « rébroussié » (en Provence, un qui doute de tout, qui prend le contre-pied du discours politiquement correct), je viens de tomber, au hasard d’une pérégrination aléatoire sur la toile, sur une série d’informations qui m’ont parues fort intéressantes. Réalité cachée ? Menaces secrètes ? Elucubrations fantaisistes ? A vous de juger.

Dans la nuit des 25 et 27 Décembre 1999, deux tempêtes d'une violence exceptionnelle s'abattaient sur la France, alors que le pays s'apprêtait à célébrer le passage à l'An 2000. Ces tempêtes représentaient un phénomène météo très inhabituel.

Les modélisations 3D réalisées par Météo France montrent à quel point la configuration météorologique avait l'efficacité d'une machine de guerre.

Rappelons que l'existence des armes climatiques a été implicitement reconnue dans un traité international de désarmement. Un traité international adopté en 1977 sous le nom de "convention ENMOD", interdit en effet expressément le développement d'armes "de nature à influencer le climat". Le fait que ce type d'armes soit mentionné dans cet accord indique que leur existence n'est pas de la science-fiction.

anges_haarp_250.jpgCes tempêtes de décembre 1999 pourraient donc avoir été provoquées par une arme climatique, utilisée afin de sanctionner l'attitude récalcitrante de la France sur la mondialisation, les OGM, et le traité de l'AMI. (Le principe central de l'AMI est de créer tout un ensemble de droits nouveaux pour les multinationales, au détriment des états et des populations, et sans aucune obligation en contrepartie. Cet accord économique international a été négocié dans le plus grand secret depuis 1995 sous l'égide l'OCDE)

Ces " tempêtes" ont été suivies par un virage à 180 degrés de la politique du gouvernement de Lionel Jospin au sujet de la mondialisation et des OGM. La vérité est peut-être que le pays ayant été mis à genou par ces deux "tempêtes", la France a été vaincue et n'a pas eu d'autre solution qu'une discrète capitulation, à l'insu de la population qu'il était préférable de ne pas informer.

Le naufrage du pétrolier Erika, le 12 décembre 1999 (soit quelques jours à peine avant les tempêtes), naufrage dont les médias n'ont pas assez souligné les circonstances douteuses, n'était-il pas une signature des événements calamiteux qui allaient frapper la France quelques jours plus tard ? Le nom du navire Erika fait penser à un code symbolique d'identification : I AM ERIKA qui se prononce : AMERICA !

Pour l'anecdote, un cyclone tropical baptisé ERIKA dévasta la Nouvelle Calédonie le 14 Mars 2003, entraînant des frais considérables pour la France. Rappelons qu'un mois auparavant, Dominique de Villepin avait demandé que se tienne, le 14 mars justement, une séance du Conseil de sécurité à l'ONU destinée à "évaluer la situation" sur l'Irak. Inutile de dire que cette séance n'eut jamais lieu, la guerre en Irak étant devenue inévitable à cette date.
De même, faut-il interpréter comme un avertissement le tremblement de terre survenu en France le 22 février 2003, et ressenti jusqu'en Allemagne, deux pays européens largement engagé contre la logique de guerre américaine.

Et que dire du violent tremblement de terre survenu en Chine aussitôt après une visite de Colin Powell venu chercher, en vain, le soutien du gouvernement chinois.

L'histoire contemporaine regorge de ces coïncidences...

Ça vous intéresse ? Alors cliquez ci-après :
HAARP, ARME DE L'APOCALYPSE ?
http://conspiration.ca/haarp/arme_ultime.html

ou encore ICI http://bouillondecultures.blogspot.com/2007/12/lusaf-leve-une-partie-du-voile-sur.html

Ces informations ne sont pas si fantaisistes que ça puisque on les retrouve sur…le Journal Officiel des Communautés Européennes !
www.entrefilets.com/haarp.pdf


04/05/2009

- « Oh ! Loule ! Remets ma tournée avant que ça pète ! »

poinglevé.jpg- Oh ! Monsieur Riflard, vous partez en voyage que vous menez la valise au bistro ?

- Non mais j’ai suivi un stage pour faire face à une éventuelle séquestration dans mon entreprise…

- Allez va. Vous, vous ne risquez rien. Vous êtes le patron d’une petite entreprise, vous avez mis tout votre pognon dedans, vous trimez autant que vos douze ouvriers et si vous plongez, vous serez encore plus à la rue qu’eux…

- Eh oui, mais on nous met dans le même sac que ces crapules du Cac 40 et du Medef…

- Oh ! Loule. Sert une tournée à M.Riflard. Il faut lui remonter le moral. Vous êtes un patron à l’ancienne M.Riflard. Vous ne pétez pas plus haut que votre cul, vous n’avez même pas de 4x4, emblème de la connerie triomphante. Lorsque la Révolution viendra, c’est pas les gens comme vous qu’on pendra. Vous et nous, on est sur le même bateau. Les séquestrations, M.Riflard, c’est un cri de révolte. C’est l’expression de l’attachement des ouvriers et des employés à leur bien commun : l’entreprise qui les fait vivre et qu’ils font vivre. C’est un symbole très fort. Il peut y avoir des divergences de vue entre des patrons comme vous et vos employés, des affrontements, des grèves dures. Mais le but final est le même : le bien de l’entreprise et de tous ceux qui la composent : ouvriers, employés, cadres, patrons.
Mais depuis la sinistre mère Thatcher, tour a changé. La logique d’entreprise a laissé la place à la logique financière. Dans les grosses boites, on ne sait plus qui est le patron. C’est généralement une nébuleuse d’investisseurs douteux, de fonds de pensions rapaces représentés par des grippe-sous cyniques. Ces entreprises utilisent la drogue des dividendes envers leurs actionnaires combinée avec une approche soi-disant sociale (intéressement, participation) pour enfumer les salariés dont les salaires n’ont cessé de baisser depuis vingt ans. Ceci afin de masquer la distribution de montagnes de pognon aux dirigeants qui se cooptent entre eux dans les conseils d’administration. C’est ceux-là qui morfleront M.Riflard, pas vous. Seulement ça, Monsieur Riflard, fallait y penser quand vous avez voté Sarko !

SarkoChien.jpg- C’est vrai qu’il nous a tous enfilé celui-là…

- Je ne vous le fais pas dire ! Nous, les salariés, la « France d’en bas » comme ils disent avec condescendance, on savait qu’on allait dérouiller avec cette bande de sarko-trafiquants, cette droite pétainiste avide, cupide et sans scrupules. Mais je pense que la révolte ouvrière se doublera dans les mois à venir de la révolte des classes moyennes et des classes intellectuelles. Les sarko-trafiquants n’ont de cesse d’attaquer les avocats, les avoués, les chercheurs, les enseignants, et même les chefs d’entreprise ! La politique sociale s’est mutée en politique comptable attaquant  l’hôpital et ses personnels, l’enseignement et ses maîtres, la justice et ses serviteurs, la presse et ses journalistes. C’est la mise en coupe réglé du pays au profit de la bande du Fouquet’s. Les copains et les coquins qu’on disait à l’époque de de Gaulle. Maintenant c’est pire que jamais. Avec le cynisme décomplexé des mafieux qui manient la trique à travers une police qui dérive dangereusement et une justice muselée et aux ordres. Il insulte les « pauvre cons » mais encore plus les pauvres que les cons… En plus, ce type et les mafieux qui l’entourent font honte à la France à l’étranger…
N’oubliez pas, Monsieur Riflard, que la Révolution française a été le fait  de ce qu’ils nommaient à ‘époque le Tiers-état. Et actuellement, le tiers-état, c’est les ouvriers, les employés, les petits paysans, mais aussi la classe moyenne et les intellectuels !

- Alors ça va péter Monsieur Victor ?

- Je le pense et je l’espère. Tè ! M.Riflard, je vous donne ma casquette rouge CGT ! Oh ! Loule, remet ma tournée ! Et du rouge !

23/04/2009

Les nouveaux colonisateurs s’appellent Chine, Arabie saoudite, Corée, Japon, Libye, Emirats arabes unis ! Ils font main basse sur les terres agricoles fertiles des pays les plus pauvres du monde…

acheteurs de terres.gif


La colonisation se perpétue mais elle a pris un nouveau visage : l’achat de terres arables dans les pays pauvres par des pays prédateurs bourrés de thunes. Et cette fois les Occidentaux n’y sont pour rien ! Elle est le fait de pays manquant de terres cultivables sur leur propre territoire (Corée, Japon), de pays au climat peu propice à l’agriculture (Arabie saoudite, Libye), de pays surpeuplés et ayant saccagé leurs propres terres arables (Chine).

Le moyen de cette colonisation est le pognon. On ne prend plus les terres par la force, comme au temps révolu de la colonisation occidentale, mais en achetant des territoires entiers. Les nouveaux colonisés sont le Kazakhstan, la Sibérie russe, l’Afrique.

Les motivations des nouveaux voleurs de terre sont de deux sortes : la volonté d’autosuffisance alimentaire, la spéculation. Dès 2003 plus de 7 000 hectares de terres du Kazakhstan ont été « loués » à une société mixte sino-kazakhe, et plus de 3 000 paysans chinois ont pris la route de la région d'Alakol, à la frontière chinoise, pour exploiter des champs de soja et de blé. Devant le malaise suscité par cette location - sur dix ans - d'une parcelle du territoire national, le gouvernement kazakh fait preuve d’une grande discrétion à ce sujet. Officiellement, les terres arables louées à la Chine n'existent pas. Les autorités kazakhes – qui s’engraissent évidemment sur ces spoliation officielles - craignent la réaction de la population rurale devant la concurrence déloyale représentée par l'arrivée en masse de paysans chinois, dont l'équipement agricole est supérieur au vieux matériel soviétique encore utilisé sur la plupart des exploitations kazakhes.

Pékin s'intéresse non seulement aux plaines d'Asie centrale, mais également aux terres vierges du grand voisin russe. Pour la Chine, la Russie orientale est un eldorado agricole : selon les estimations des experts russes, plus de 20 millions d'hectares de terres arables n'y sont pas exploités, et les prix y sont inférieurs à ceux pratiqués en Chine. La ruée vers les terres russes s’amplifient. Pour le moment, les autorités russes voient plutôt d'un bon œil l'exploitation de ces terres auparavant inoccupées, qui leur permettra de prélever une taxe sur l'exportation des produits agricoles. Mais l'arrivée massive de paysans chinois commence à engendrer des tensions avec la population locale, d'autant que la crise économique sévère que traverse le pays risque d'alimenter des réactions xénophobes. Selon le dernier recensement russe, quelque 35 000 Chinois vivraient en permanence dans le pays. Mais, de l'aveu même du ministère de l'intérieur, entre 400 000 et 700 000 Chinois seraient, en réalité, installés sur le territoire russe… Voilà un bref aperçu concernant la colonisation chinoise.

L’Arabie saoudite n’est pas en reste. Elle a tenté d’assurer son autosuffisance alimentaire en irriguant ses déserts avec de l’eau dessalinisée ! Aberration économique que la baisse du prix du pétrole lui a fait abandonnée pour la remplacer par des achats et des locations massives de terres à l’étranger. Un fonds 800 millions de dollars a été constitué. Les groupes agroalimentaires saoudiens ont commencé leurs prospections. Certains se sont tournés vers l'Afrique, compte tenu de sa proximité avec le royaume. C'est notamment le cas d'une entreprise du Haïl, Hadco, qui loue des milliers d'hectares au Soudan (son objectif est d'en cultiver 40.000). Cette société est aussi à la recherche d'opportunités en Turquie.

Le groupe Ben Laden – coucou ! le revoilou ! - , spécialisé dans les travaux publics, s'est engagé en Asie à la tête d'un consortium, pour gérer 500.000 hectares de rizières en Indonésie, dans le cadre d'un projet agricole de 1,6 million d'hectares comprenant la production d'agrocarburant. Le saccage des forêts indonésiennes pour produire de l’huile de palme profite ainsi en partie…à la famille Ben Laden !

La Corée s’intéresse à Madagascar. Dans cette grande île – un des pays les plus pauvres du monde - , la concession dans des circonstances opaques de 1,3 million d’hectares au conglomérat sud-coréen Daewoo, a nourri la grogne qui a abouti au renversement, le mois passé, du président Marc Ravalomanana. Celui-ci devait gratter sérieusement dans l’opération !

En Afrique encore, revoilà le pittoresque ami de Sarko, le grand défenseur des Droits de l’Homme façon Genève ou Durban, la Lumière Eblouissante des Terres à Chameaux : Kadhafi soi-même ! Au Mali, le plus gros locataire, une société liée à l’entourage de Kadhafi a contracté des baux trentenaires qui préoccupent les paysans maliens car les hectares des Libyens sont situés au début des canaux d’irrigation, et sont donc servis en eau les premiers, laissant la portion congrue aux autochtones pour leurs cultures vivrières…

Pourquoi une telle ruée vers les terres agricoles ? Deux raisons : 1 - la crise alimentaire qui incitent les gouvernements à assurer leur approvisionnement à venir ; 2 – la crise financière qui fait de l’agriculture un nouvel actif juteux pour les fonds d’investissement spéculatifs.

Merde ! Mais qu’est-ce qu’ils font ces salauds de colonisateurs occidentaux ?

19/04/2009

Tè ! Je vous ai fait une petite fiction « gastronomique »: Drôle de tête de veau !

tête de veau fleurie.jpg


Face aux dégâts humains générés par une pseudo crise soigneusement orchestrée par les oligarchies mondiales qui pressurent les bons cons – on ne fera croire à personne que les seules « subprimes » étazuniennes pussent être les véritables responsables -, la résistance des victimes s’organise et se radicalise, risquant de glisser vers des dérives...pittoresques… :

— Eh ! Les mecs, on n’a pas trop le temps de monter à Langogne pour la chercher, cette tête de veau. Faut se démerder sur place. Si on n’en trouve pas, on va passer pour des branques. Y a quinze jours qu’on les fait tous saliver avec notre spécialité !

Sébastien, organisateur du mâchon de printemps de son club de rugby, fait le point avec ses acolytes. La tête de veau, solide plat campagnard, doit être la vedette de la fête. Encore faut-il en trouver une, entière et non roulée. Ils en avaient commandé une auprès des abattoirs de Langogne, petite ville très active au milieu des élevages de la Margeride, en Lozère, mais on vient de les avertir que leur commande ne pourrait pas être honorée. Sérieux contretemps…

— J’ai vu une promotion sur les prospectus qui gonflent ma boite à lettres, signale Thierry. Il y en a, paraît-il, des entières à l’hypermarché E.Legloc de Nîmes. Mais c’est du surgelé…

— Écoutez les gars, dit Seb. On peut pas faire les difficiles. Faut faire avec. Si vous êtes d’accord, et si tu veux bien venir avec moi, Thierry, on s’en occupe cet après-midi. Comme ça on la laisse dégeler toute la nuit et demain matin on la met en cuisson.

— Banco. Je suis ton homme.

Quelques heures plus tard, nos deux solides rygbymen poussent le caddie dans les allées de l’hyper E.Legloc envahi par les acheteurs pressés du samedi.

— Tiens, c’est là. Il y en a une pleine banque surgelée. Ah ! Regarde-moi ça. Elle sont belles. Ça ne vaut pas les fraîches de Langogne, mais c’est pas mal tout de même.

— Faut jamais prendre celles de dessus, tout le monde les tripote et malgré le plastique qui les emballe, c’est pas le top. Tiens Thierry, aide-moi à bouger la première couche, on en prendra une de dessous.


— Putain c’est froid !

— Eh ! Oh ! Monsieur va pas attraper un rhume de doigts…

— Merde. Regarde celle-là. Mais…

Thierry lâche le paquet blanchi par le givre qu’il a pris en mains et s’exprime d’une voix blanche :

— Seb ! Dis-moi que c’est pas vrai…

Les deux hommes, pourtant de rudes gaillards, rejettent en hurlant leur colis dans le bac réfrigéré. Les clients voisins, surpris par l’incongruité de leur attitude, se penchent vers la banque et bientôt un attroupement médusé se crée. Un vigile — grande brute au crâne rasé et en costume noir — s’enquiert de la cause de l’incident qui rompt l’harmonie sirupeuse de l’hyper au risque de perturber la fièvre acheteuse du samedi. Il saisit le paquet que lui désignent en tremblant les clients pétrifiés et, tout comme Sébastien et Thierry, s’en débarrasse violemment, d’un geste réflexe, dès qu’il en a identifié le contenu. Il sort son téléphone portable et appelle le directeur.

Celui-ci arrive très vite tandis que résonnent dehors les Klaxons lancinants des pompiers et de la police, mandés par ses soins.

Le lieutenant Sicard est accueilli par le directeur de l’hyper, dont le visage blafard et les gestes saccadés trahissent l’émoi. Le policier fait dégager avec difficulté les abords immédiats de la banque à surgelés autour de laquelle s’agglutinent les curieux cherchant un plaisir malsain.

Le lieutenant, dans sa déjà longue carrière, en a vu des vertes et des pas mures. Il ne s’embarrasse pas de sensiblerie déplacée dans son métier et saisit le paquet surgelé qui épouvante tant de monde. Il le porte à hauteur de ses yeux et comprend en laissant échapper un petit sifflement.

Ce qu’il a en main, c’est une tête. Mais pas une tête de veau.

Une tête d’homme !

Proprement emballée, avec date de péremption et toutes indications de traçabilité.

Sortant son couteau suisse, il découpe le plastique d’emballage et en dégage le contenu. Le directeur de l’hyper, blême, fixe les yeux vitreux qui le regardent depuis leur au-delà glacé. Il se sent mal. Un gardien de la paix, pas très fier lui non plus, le soutient.

— Mais c’est…balbutie-t-il.

— Vous le connaissez ? questionne le lieutenant Sicard ?

— C’est… c’est Georges-Emile Legloc, le grand patron de la chaîne, arrive à prononcer le directeur avant de tomber dans les pommes.

Plusieurs badauds, à l’aide de leur téléphone portable, prennent des photos et de courtes vidéos de la scène. Images que l’on retrouvera, le soir même sur les écrans et le lendemain dans la presse.

Tous les hypers de la chaîne sont bouclés sur ordre direct du ministre de l’intérieur. Tous les bacs à viande sont systématiquement passés au crible par des médecins légistes.

On trouvera une jambe de feu Georges-Emile parmi des gigots d’agneau de Nouvelle-Zélande dans l’hyper de Plougastel tandis que ses pieds sont découverts au milieu de pieds de cochons surgelés, dans un hyper de Toulouse. La rumeur court que les abats et les restes de la viande leglocquienne auraient été traités en merguèses et chipolatas…

La France d’en haut commence à sérieusement paniquer tandis que dans la France d’en bas, sous les ricanements perce une certaine inquiétude…

17/04/2009

M'ame Michu et M'ame Chazotte mangent du lapin! + Etaix

vamps.jpg


- Ben, qu’est-ce qu’il vous arrive Ma bonne M’ame Michu ? V’z’avez la figure aussi claire que la conscience d’un député UMP. V’z’êtes malade ou quoi ?

- Ben oui M’ame Chazotte, ch’uis pas bien. Ça fait quelques jours. J’ai dû manger quelqu’chose qui m’a reproché. Faudra peut-être que j’aille au docteur. Qu’y m’donne des antibiotiques…

- Pas la peine M’ame Michu ! Pas la peine ! D’abord les antibiotiques, c’est pas automatiques comme ils nous gonflent à la télé, puis ça creusera encore le trou de la Sécu et enfin, c’est pas la peine. Si vous voulez vous soigner aux antibios, mangez du lapin ! Ou du cochon. Ou du poulet. Mais le lapin, c’est le top !

- Qu’est-ce vous me dîtes M’ame Chazotte. Ch’comprend rien. C’est quoi cette affaire de lapins qui soignent ?

- Ben, l'AFSSA vient de rendre public son rapport sur la consommation des médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2007. Le tonnage d'antibiotiques a augmenté de près de 7% par rapport à l'année précédente, ce qui représente 1348 tonnes d'antibiotiques. Plus de 93% de ces antibiotiques sont utilisés pour les animaux d'élevage. Le reste, c’est pour les matous et les chien-chiens à sa mémère. Mais l’Afssa précise qu’en proportion, les plus gros consommateurs d'antibiotiques sont les lapins de chair. Pour une production de viande équivalente, il faut 7 fois plus d'antibiotiques pour l'élevage cunicole que pour l'élevage porcin et 32 fois plus que pour l'élevage de volailles !

Autrement dit, selon la gravité de votre maladie, vous avez le choix entre du poulet (qui nourrit plus que ce qu’il soigne), du cochon (qui « soigne » 7 fois plus), et du lapin d’élevage industriel qui « soigne » donc 32 fois plus ! Si avec ça vous n’êtes pas guérie M’ame Michu…

- Ben, ça alors M’ame Chazotte ! Ben, ça alors ! C’est bien ça, qu’on puisse se soigner avec du lapin. Mais faut se soigner en civet, à la gibelotte ou au four avec de la moutarde ?

- Demandez donc à quelques hôpitaux qui sont confrontées à des problèmes d’antibiorésistance grave à cause de ces conneries des gougnaffiers de l’élevage industriel ! Le 4 janvier dernier, une alerte a été donnée au CHU de Caen après la découverte d'une bactérie résistante à la plupart des antibiotiques ! Deux services ont été fermés pendant un mois pour éviter la propagation de la bactérie. Ces dernières années, les alertes se sont multipliées : Clermont Ferrand, Paris, Lille, Strasbourg, Nancy. La France détient le record du taux d'antibiorésistance ! La lutte contre les problèmes de résistance des bactéries aux antibiotiques est une priorité concernant la santé animale et la santé humaine. Voilà pourquoi je vous dit que le lapin soigne. Mais c’est vrai que le second degré et vous, M’ame Michu, ça fait deux…

- Alors c’est pas vrai que le lapin soigne ? Je me faisais déjà une joie d’un traitement à la gibelotte, avec des petits champignons ! Si je comprend bien, c’est surtout lui qu’il fait soigner…

- Ben, voilà ! Pour une fois vous comprenez bien M’ame Michu. Elevage intensif en général et élevage cunicole en particulier sont responsables. La viande de lapin représente entre 1 et 2% de la consommation totale de viande en France, contre 27% et 50% respectivement pour la viande de volaille et la viande de porc. L'élevage cunicole consomme 10,35% des antibiotiques vendus en France pour des usages vétérinaires contre 11,12% et 51,86% respectivement pour l'élevage de volailles et l'élevage porcin. L'élevage intensif est le principal consommateur de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques. L'élevage en claustration totale où les animaux vivent dans une très grande promiscuité nécessite l'apport quasi systématique de médicaments. L'élevage professionnel de lapins est un exemple symptomatique de ce que la France peut faire de pire en matière de modes d'élevage !

- Mais alors, que fait le Gouvernement ?

- Tout ce qu’il ne faut pas faire ! Malgré ces conneries dangereuse pour la santé, le gouvernement français, par l’intermédiaire de son ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, a décidé de venir en aide aux producteurs de lapins, dont la filière ne va pas très fort... En 2007, ceux-ci ont reçu 1 million d’euros, attribués pour moitié à l’élevage et pour moitié aux abattoirs. Dernièrement, une enveloppe de 395.000 euros a été octroyée, ceci sans compter les aides émanant des collectivités locales. Empoisonnez les gens, on vous refilera du pognon !

- Bon. Ben, pour me soigner, M’ame Chazotte, je vais revenir à de bonnes vieilles recettes éprouvées : je vais me mettre au vin chaud, bien poivré, avec du thym et du miel !

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Chers amis,

A quatre-vingts ans, Pierre Etaix, clown, dessinateur et cinéaste ne peut plus montrer ses films !!!

Ses cinq longs métrages (dont quatre co-écrits avec Jean-Claude Carrière) sont aujourd'hui totalement invisibles, victimes d'un imbroglio juridique scandaleux qui prive les auteurs de leurs droits et interdit toute diffusion (même gratuite) de leurs films.

Alors, si comme moi, vous souhaitez comprendre les raisons de ce rapt culturel et signer la pétition pour la ressortie des films de Pierre Etaix, visitez ce lien :

pétitionetaix


N'hésitez pas à faire suivre ce mail à tous vos contacts et amis avant le 10 mai 2009, date de remise de la pétition à Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication.

Par avance, merci de votre aide.

16/04/2009

Ça s’est dit dans mon bistrot : « Vive les pirates somaliens, ces bienfaiteurs de l’humanité ! »

pirates abordage.jpg


- Qu’est-ce que t’as à rigoler Victor en lisant le journal ? Y a pourtant pas grand chose de marrant…

- Eh ! Loule, ça dépend comment tu lis les nouvelles. Moi, ce qui me fait marrer, ce sont les exploits des pirates de Somalie. Tout miston déjà, je me délectais des abordages de Surcouf, de Jean-Bart, du Capitaine Drake. Puteng, les bandes dessinées démentes ! Avec des mecs borgnes, boiteux, toujours barbus et coiffés du bandana qui grimpaient avec des grappins sur les galions, en hurlant à pleines bulles. Le pavillon tête de mort qui flottait en haut du mat. Les nuages de poudre, les cris dans les bulles, les sabres qui s’enfoncent dans la viande des marchands… Le pied ! Et ces histoires de Somalie, ça me fait rêver. Henri de Monfreid, la Croisière du haschich… Ouarff ! L’aventura ! Toute ma jeunesse. C’est comme ça…

- Ouais, mais le pauvre mec qui s’est fait flinguer sous les yeux de sa femme et de son gosse…

- Maurin, notre ineffable ministre, a dit que ce pouvait être une bavure… Il n’empêche qu’en la matière, on est les champions des otages tués ! On vient d’être battu 3 à 2 par les Ricains pour les pirates flingués, mais on peut faire mieux !

- C’est pas assez. Faut tous les rafaler ces connards de pirates…

- Oh ! Loule, tu parles bien comme un mastroquet. Qui veux-tu flinguer ? Et comment ? En plus, les pirates, ils n'ont tué personnes, eux, jusqu'à maintenant!

Regardes, il y a sur place toutes les marines du monde. Nous, bien sûr, mais aussi les Zétazuniens qui font jamais dans la dentelle, les Rosbifs, les Allemands, même les Chinetoques et les Indiens ! C’est l’ONU des bateaux de guerre ce détroit et ce golfe. Ils se marchent dessus et…ils sont incapables de protéger les navires de tous les marchands de merde du monde !

- Tu parles, ils iraient bombarder les villages de ces crapules et ce serait vite fait ! Il ne sert à rien de se défendre contre ces pirates. Il faut les pirates astérix.jpgattaquer, bordel ! Leurs bases sont bien identifiées. Elles sont en Somalie, pays de non-droit, sans véritables gouvernants, et voué à tous les trafics. Un bombardement massif et coordonné de quelques pays occidentaux s'impose donc. Avec quelques centaines de morts parmi les pirates et la destruction de leurs bateaux et armements, la leçon devrait porter ses fruits et les occidentaux auraient gagné la tranquillité pour vingt ans au moins.

- Eh ! Il y a 3.000 km de côtes rocheuses avec plein de petites criques où peuvent se planquer les pirates. Il y a des milliers de bateaux de pêche. Alors comment on fait ? On napalme tous les villages de pêcheurs ? On coule toutes les coques de noix, tous les boutres ?

- Ouais mais quand un navire est attaqué, faut y aller et flinguer !

pirates astérix.jpg- Flinguer… T’as que ce mot à la bouche. Mais bougre de nifle, c’est grand comme la Méditerranée ! Il y a beau avoir des bateaux de guerre partout, lorsque le capitaine d’un barlu attaqué appelle, le temps que les secours arrivent, les pirates sont maîtres du bateau et menacent de flinguer – un mot qui te plait ! – les otages ! Alors comment on fait ? Un carnage ? Et puis attend, ils ont changé de vitesse les mecs. Les premiers « pirates » sont apparus dans les années 1990 : il s'agissait alors de pécheurs somaliens ruinés par la pèche industrielle illégale à laquelle se livraient les flottes sud-coréenne et japonaise, profitant de l'absence d'Etat somalien pour pénétrer impunément dans ses eaux territoriales.

Ces pécheurs ont commencé par attaquer ces connards de navires étrangers et par exiger le paiement de « taxes » compensant leur manque à gagner… Une autre explication mise en avant est le rejet de déchets toxiques dans les eaux somaliennes, là encore en raison de l'absence de contrôles.

Depuis, la piraterie a changé d'échelle, s'appuyant sur de véritables armées, bien équipées, munies de téléphones satellitaires pour leurs communications, et d'embarcations hyper rapides pour fondre par surprise sur leurs proies avant de regagner des « navires mères » ressemblant à de paisibles chalutiers ! Ni vu ni connu. Et pendant ce temps, le bateau piraté est conduit vers les côtes somaliennes sous le regard impuissant des matafs de guerre, la cargaison vendue ou échangée contre rançon. De quelques dizaines, les pirates sont devenus des centaines, et sans doute des milliers. Et les « amendes » de quelques milliers de dollars sont devenues de véritables rançons de plusieurs millions. C’est la première industrie de la région !

- Mais puteng Victor, c’est du vol tout ça !

- Tout de suite les grands mots. C’est du commerce, c’est une forme originale de commerce. Toi Loule, un patron de bistrot, tu devrais connaître ça, non ? Tè ! Remets une tournée… Et puis je vais te dire : ces pirates sont quelque part des bienfaiteurs de l’humanité et des sauveurs de la planète !

- Oh ! Victor, c’est le rosé de Tavel qui te fait déparler ? T’as la tarnavelle qui fume ou quoi ?

pirates tête de mort.jpg
- Pas du tout. Réfléchis un peu, Loule, ça te changeras. D’abord voler des voleurs, c’est pas du vol, c’est de la récupération. Ensuite, le Golfe d'Aden, situé entre Somalie et Yémen, est la voie de passage entre l'Océan Indien et la Mer rouge, l'un des axes maritimes clé de la planète. C’est le débouché obligé du canal de Suez, c’est le passage de 20.000 à 30.000 navires par an, et surtout d'un tiers des hydrocarbures consommés sur la planète ! En gênant ce trafic, les pirates font œuvre utile : - ils freinent l’arrivée du pétrole (c’est bon pour la planète !), ainsi que des milliers de tonnes de merdes venant de Chine ou d’Inde qui sont la cause des fermetures d’usines chez nous. De plus les assureurs - qui doivent, en fin de course, casquer pour ces cargaisons volés, ou détériorés lorsqu’il s’agit de consommables – augmentent considérablement leurs primes. La Lloyd fait pas de cadeau, c’est pas le genre de la maison ! Les équipages se font rares et chers. Tout ça a pour effet d’augmenter sensiblement le prix des marchandises venues par mer. Et à terme de rendre ainsi de nouveau rentables les produits de chez nous, freinant d’autant les délocalisations !

- Puteng ! Merde Victor, je voyais pas les choses comme ça. Mais où tu vas trouver tous ces trucs ?

- Dans le rosé de Tavel et le rouge des Côtes-du-Rhône !

- Tè ! Tu m’as convaincu. Vive les pirates ! Allez zou ! les mecs, approchez vos verres, c’est la tournée du patron !

08/04/2009

Le Livret A livré aux voraces: 1,5%...

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Salut à toi ! France d’en-bas !
Merci à toi France aux abois !
Toi qui compte sur ton Livret A
Pour arrondir tes fins de mois.

Nous les patrons du CacaRente
Pour que nos bonus et nos rentes
Demeurent toujours abondantes
En thunes grasses et trébuchantes,

On a convaincu nos complices
De ce gouvernement de Jocrisse
De se vautrer dans l’injustice
Pour piquer ton blé de service.

Vous les manards, et vous les vioques,
Vous pouvez chier dans vos frocs,
Pour niquer vos éconocroques,
On a trouvé un truc bien cradoque :

C’est de faire baisser le taux
Rémunérant les capitaux
Qu’en suant larmes et eaux
Vous économisez au couteau !

Votre taux de quatre pour cent,
A été un levier puissant
Pour vous faire cracher du sang
Dans l’escarcelle – c’est indécent ! –

De nos potes patrons de banques.
Un cinq pour cent ! Y a pas de manque !
Le reste, c’est nous qu’on le planque !
On vous a bien pris pour des branques…

A l’aise dans nos beaux costumes
On vous méprise et on vous plume.
Allez donc bouffer vos légumes
Assaisonnés à l’amertume !

03/04/2009

Paradis plombés : « Selon que vous serez puissants ou misérables… »

paradis fiscaux.jpgEh ! Vous les avez vu ? Menton pointé en avant, torse bombé, main sur le cœur ! Ils ont montré du doigt avec un grand courage ces états voyous capables de tuer père et mère pour attirer le pognon des riches crapules, narco trafiquants, évadés fiscaux et autres multinationales réfractaires au paiement des impôts. Et qui ont-ils montré ? Qui sont ces états nauséabonds qui méritent que le tron de dieu les cure, que la vérole leur ronge les couilles et qu’on leur impose de bouffer des hamburgers ad vitam eternam ? C’est le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l'Uruguay. Ah ! les salauds ! Ils mériteraient qu’on leur envoie le porte-avions Charles de Gaulle (à la voile ou à la rame…).

Dire que si nous sommes dans la merde, c’est à cause de ces pays fumiers qui nous pompent le sang, qui jettent à la rue nos millions de chômeurs, qui sèment le désespoir noir et poisseux dans les pauvres têtes des damnés de la terre, qui poussent au suicide des millions d’obèses privés de leur cococala, qui incitent nos braves et honorés banquiers à connaître la dèche avec des retraites dérisoires. Pensons à ce malheureux Daniel Bouton, contraint de survivre avec un ridicule million d’euros par an…

paradisfiscal1.jpgUn peu moins courageusement, nos maîtres du monde ont fait les gros yeux en leur tapotant amicalement la joue - « Attention ! Ça va pour une fois. Mais faut pas recommencer ! Compris ? Bon. Allez, ça va… » - à des pays qui seraient sur la pente montante de la repantance : Autriche, Andorre, Anguilla, Antigua et Barbuda, Aruba, Bahamas, Bahreïn, Belgique, Belize, Bermudes, Brunei, Les îles Caïmans, Chili, Les îles Cook, République dominicaine, Gibraltar, Grenade, Guatemala, Liberia, Liechtenstein, Les îles Marshall, Luxembourg, Monaco, Montserrat, Nauru, Antilles néerlandaises, Niue, Panama, Saint-Kitts et Nevis, Sainte-Lucie, Saint Vincent et les Grenadines, Samoa, Saint-Marin, Singapour, Suisse, Iles Turks et Caïques, Vanuatu, Les îles Vierges.

Et par un heureux hasard, s’échappent des listes noires ou grises les Iles Vierges britanniques, Guernesey (Royaume Uni), Ile de Man (Royaume Uni), Jersey (Royaume Uni) ainsi que La Dominique, les Maldives, les Seychelles. Tiens ! Ce sont là des paradis fiscaux sous influence britannique. Quel hasard !

Echappent également des territoires - Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer qui, selon les spécialistes, peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment. Ce sont là territoires français ou sous influence française. Quel hasard !

Ne sont nullement cités des états comme le Delaware, le Wyoming, le Nevada. Ben voyons : Ce sont des états de la fédération des Zétazunis ! Quel hasard !

Enfin, pas trace des deux plus grandes machines à laver le pognon sale d’Asie, Macau et Hong-Kong. Territoire chinois ! Quel hasard !

« Selon que vous serez puissants ou misérables
Les jugements de cour vous ferons noir ou blanc… »




Samedi 4 avril: journée sans achat!

lavenirdumonde.jpg

J'ai reçu ça et je trouve que ce n'est pas con du tout! Demain je n'achète RIEN!

"Rien n'est pire que la soumission et la résignation.

D'autres pays l'ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le prix des pâtes alimentaires pour l'Italie.. Deux jours de grève d'achats à suffit pour faire reculer l'énorme augmentation du prix des pâtes.

Même action au Liban pour le prix du pain, le lendemain de la grève d'achats le prix du pain reprenait son ancien prix.

PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL SAMEDI 4 AVRIL 2009

LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS SE SOUVIENDRONT :

Vous êtes invités, tous et toutes, ce jour-là à ne RIEN ACHETER surtout :
- L'ESSENCE - GAZOIL
- TABAC
- JEUX DE HASARD (ts jeux de la Française des Jeux)
- ALCOOL
- BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
- ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge, stop, stationnement....)

Avec un minimum d'organisation, nous pouvons tous y arriver.

Ce message n'est issu d'absolument aucun parti politique ni d'aucun syndicat.

Imaginez l'impact que ce mouvement solidaire national pourrait engendrer.

Cette action sera et c'est certain plus efficace que n'importe quelle grève ou manifestation !

CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES

DIFFUSEZ CE MAIL A TOUS VOS CONTACT INTERNET...FAITES VITE, C’EST DEMAIN !

PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLES...qui eux même préviendront à leur tour, leurs amis, familles, etc.

L' EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT

Servons nous d'internet, cette merveilleuse invention.

caddy.jpgAIDONS NOUS et nous parviendront à faire reculer la vie chère. Ne dites pas « cela ne servira à rien ».
Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à vous, grâce à nous.

Cessons de nous plaindre et

AGISSONS !"

01/04/2009

Vers la violence des « Desesperados » ?

Des patrons séquestrés, des managers molestés (pour l’instant) avec des œufs, d’autres lynchés en effigie (pour l’instant). Voilà la pente dangereuse où mène la profonde injustice que ressentent les salariés rejetés comme kleenex sales par des patrons voyous (pléonasme ?) dont l’avidité n’a d’égale que le cynisme. Qu’ont-ils à perdre ces travailleurs jetés à la rue sans ressources, sans avenir, sans espoir et qui voient leurs bourreaux se goinfrer des millions et des milliards qui leur sont volés. « Le profit, c’est le travail non payé aux ouvriers » disait Karl Marx.

Comment accepter sans broncher le cynisme de cette classe politique totalement coupée de sa base qui fait de l’injustice – bouclier fiscal, milliards pour les banques, peau de zob pour les pauvres, etc. - son outil principal ?

Dès lors que ce fossé s’approfondit entre les citoyens et leur représentation, il ne faudra pas s’étonner si, dans un avenir proche la contestation prend des formes qui seront de plus en plus violentes.

Cette conscience d’être les dindons de la face génère une lucidité qui ne demande qu’à tomber dans la radicalité. Les aveugles et autistes qui nous gouvernent (si mal) devraient réfléchir très vite et agir afin que la « crise » (qui a bon dos et camoufle toutes les magouilles ultra libérales) n’engendre pas une dérive de « desesperados ».

Je vous ai écrit une petite fiction dont j’ose espérer qu’elle restera au stade d’un poisson d’avril :


Joseph Boubakar, de son large balai, poussait sur sa pelle les détritus qui s'accumulaient dans le caniveau afin de les charger dans son petit container roulant. Le raclement agaçant de sa pelle sur l'asphalte devait réveiller les habitants de ce quartier tranquille du XIVème, mais l'homme n'en avait cure. Il tourna l'angle par lequel la rue de Lunain débouche sur le boulevard d'Alésia. Il vit alors sur le sol un panneau rond de sens interdit dont le tube porteur était coupé en biseau acéré à proximité du cercle, à la disqueuse électrique lui sembla-t-il. Joseph Boubakar ramassa le panneau, râlant intérieurement contre les vandales qui non seulement saccagent le mobilier urbain, mais l'obligent, lui, à faire un travail aussi anormal que supplémentaire. Il chercha machinalement le poteau auquel pouvait correspondre le panneau. Il se tourna, leva les yeux, poussa un cri, lâcha tout et partit en courant vers le camion de voirie garé à une centaine de pas, rue de Lunain. Quelques secondes après, accompagné de son collègue de travail Marcel Diop, il revînt avec circonspection.

Et c'est alors qu'ils le virent.

empalé.jpgLes yeux grands ouverts de l'homme reflétaient une terreur démente. Ses traits étaient déformés et figés en un rictus d'indicibles souffrances. Soudain, au grand effroi des deux éboueurs, il bougea tandis qu'une sorte de plainte s'échappait de sa bouche. Un mouvement lent de descente, d'enfoncement le long du poteau maculé de sang noir et d'excréments sur lequel il était empalé expulsait l'air de ses poumons, faisant vibrer sourdement ses cordes vocales...
En ce lundi matin de fin d'hiver, Paris s'éveillait. Les commerçants du quartier ouvraient leurs grilles. Les cadres, rasés de frais, le visage déjà empreint de ce masque soucieux d'ennui distingué et affairé qui est leur image de marque, se pressaient vers leur voiture garée à proximité. Mais leur routine matinale fût balayée par le spectacle atroce qui leur sauta à la figure sitôt atteint l'angle tragique.

Olivier, jeune directeur d'entreprise, le reconnu tout de suite :

- C’est Daniel Fuhr-Oncle, le patron de la Cupidité Générale.

On entendait, tout proche maintenant, le Klaxon impératif d'un véhicule de Police-Secours suivit de celui, plus lancinant, des pompiers. Bientôt un cordon d'agents écartait les badauds tandis que deux inspecteurs procédaient aux premières constatations, à l'interrogatoire des éboueurs africains, les deux témoins initiaux, et à la recherche d'informations parmi les habitants du quartier. Le bruit de la disqueuse coupant le poteau, les hurlements du supplicié, le ou les véhicules des tortionnaires... Forcément quelqu'un avait entendu, peut-être vu...

Soudain des voitures de journalistes, des véhicules radios, des cars de télévisions surgirent dans un crissement de pneus. Probablement avertis par les auteurs du forfait, ils arrivaient à tire d'ailes, comme un vol de vautours attiré par la charogne.

Pressé de questions par la meute, l'inspecteur mandé sur les lieux - après la série de photos habituelles et les premières constatations - demanda aux agents de dégager le supplicié. Ceux-ci, aidés des pompiers, eurent beaucoup de mal à soulever le corps qui résistait à quitter le poteau qui le traversait. Un pompier passa une sangle sous les épaules du mort, deux hommes montèrent sur le toit du véhicule de secours et tirèrent vers le haut tandis que deux autres hommes poussaient d'en bas. Le corps se dégagea enfin en se vidant car deux encoches obliques en forme de barbillons creusés par des coups de disqueuse dans la section rectangulaire du poteau arrachèrent tripes, viscères et morceaux de poumons, libérant une odeur épouvantable... Les flics et les pompiers - pourtant des durs à cuire - ne purent contenir le flot de vomi qui leur retournait l'estomac tandis que les caméras enregistraient ce spectacle grand-guignolesque.

Le pays entier put ainsi se repaître, à l'heure du repas de midi, des images sordides bien qu'édulcorées du supplice de l'un des personnages les plus puissants mais aussi les plus honnis du pays.

Une sourde inquiétude étreignit la France-d'en-haut tandis que ricanait plus ou moins discrètement la France-d'en-bas...
Les milieux politiques, syndicaux, médiatiques étaient suspendus aux résultats de l'enquête policière qui pataugeait.

Quelques habitants du quartier avaient bien entendus le crissement de la disqueuse, des bruits de portières et de moteur de voiture, mais aucun témoignage visuel direct ne pouvait aiguiller les enquêteurs qui cherchaient tous azimuts : milieux anarchistes, islamistes, syndicaux même. Vengeance ? Affaire de mœurs ?

L'enquête avait seulement montré que le personnage supplicié avait été enlevé durant le ouiquinde au cours d'une sortie privée qu'il voulait discrète. Les auteurs étaient donc parfaitement au courant de ses déplacements, voire de sa vie privée... Quelques rafles infructueuses furent organisées, des mesures furent mises en place pour la protection des grands « managers », puis en quelques semaines, de ramdam médiatique s'épuisa...

Pour un temps.