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10/06/2009

J’ai vu un slogan sur une palissade de chantier. Il dit : « Cessez de vous reproduire ! »

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L’autre soir, j’ai vu à la télé – comme beaucoup de monde -  le remarquable documentaire de Yann-Artus Bertrand sur les dégâts causés à la planète par la connerie humaine et sa composante économique : la « croissance », cette nouvelle divinité dont les dirigeants de la planète baisent servilement les pieds. Des images superbes, des commentaires un peu lénifiants pourtant, mais un effet certain sur la prise de conscience de la catastrophe vers laquelle on court.


Déforestation à outrance pour le pognon, saccage des richesses naturelles, laminage des espèces vivantes… Tout y est passé. Sauf l’essentiel : la démographie démente, cause de tous les maux. Savez-vous que pour chaque battement de notre palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essayez d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre !


Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’hcochonsquiniquent copie.jpgomo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau.


Et si ces pays sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, et veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !


Eh ! Yann-Artus, pose ton hélico, et dit à tes congénères — ce mammifère omnivore qui ne se différencie des autres animaux que par sa faculté de boire sans soif et d’être en chaleur tout au long de l’année — de se capoter le créateur ou de pratiquer l’autocoïtpalmaire !

 

Tiens! Dans le livre ci-dessous, je donne une vision de ce qui risque d'arriver en continuant comme ça!

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NOUVEAU!


image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Ouvrage disponible sur Ayoli.fr


15/05/2009

En buvant mon pastaga : les embrouilles des empoisonneurs !

Cote-de-boeuf.jpg- Eh ! Vous l’avez vu la Roselyne, évanescente et rose comme de la barbe à papa, lancer sa grande étude sur la bouffe qui portera sur les habitudes de gamelle de 500.000 Français ! Puteng ! Faudra lui dire ce qu’on bouffe, quand on le bouffe, avec qui, probablement comment on le cague ainsi que la couleur, la consistance et le fumet des derniers instants des productions de l’industrie agroalimentaire !

- Tu t’inscris toi Loule ?

- Si elle me paie la gamelle la Roselyne, pourquoi pas ! Et surtout si elle favorise l’utilisation du pastaga comme désinfectant pour la flotte !

- T’es bien un mastroquet, Loule ! Y a que le pognon qui compte pour toi.

- Non Victor, si je le fais, ce sera pour la Science ! C’est pour notre santé que ces braves gens se décarcassent ! Dans la foulée, ils sont en train de créer une Fondation, « la Fondation Française pour l'Alimentation et la Santé". Paraît même qu’elle regroupera les plus grosses têtes du milieu de la bouffe.

- Ben voyons ! Cette « fondation », Loule, c’est une création de l’I.F.N., l’Institut Français de la Nutrition, lui même faux-nez de l’ANIA, autrement dit le syndicat des industries agroalimentaire.

JO gras.jpgcurechémacdo.jpg- Bien compliqué tout ça…

- C’est voulu Loule ! C’est voulu ! C’est pour embrouiller et donner un côté altruisme, soucieux du bien-être et de la santé des gens à un machin qui n’est en fait qu’un groupe de pression, un lobbie de plus pour faire passer les lois qui arrangent les producteurs de malbouffe. Tu sais qui il y a dans ces machins ? Nestlé, Danone, Coca Cola ainsi que tous les fabricants de plats touts prêts, sous-vide, congelés, surgelés, sans oublier les grands sucriers, les fabricants de barres chocolatés, chips hydrogénés et autres saloperies. Bref, tous ceux qui sont en grande partie responsables de l’obésité, du diabète, des maladies cardio-vasculaires et de certains cancers. Et tu sais pourquoi ces gougnafiers mettent en route cette grosse machine ?

- Ben… Dis-nous Victor.

- Pour torpiller – à travers des études « scientifiques » biaisées, des « communications », des pressions auprès des élus - l’instauration de cette fameuse taxe « malbouffe » qui leur fait tant peur. Cette taxe qui – si elle passe – fera passer la TVA de 5,5 à 19,6% sur tous les produits trop sucrés, trop salés, trop gras !

- Puteng ! Qué mafia… Tè ! Je mets ma tournée. Faut boire pour oublier…

- A la nôtre !




11/05/2009

Catastrophes naturelles ou attaques militaires ?

haarp1 alaska.jpg



Tè ! Si on se laissait un peu emporter sur les ailes du frisson ? Moi qui suis un incorrigible « rébroussié » (en Provence, un qui doute de tout, qui prend le contre-pied du discours politiquement correct), je viens de tomber, au hasard d’une pérégrination aléatoire sur la toile, sur une série d’informations qui m’ont parues fort intéressantes. Réalité cachée ? Menaces secrètes ? Elucubrations fantaisistes ? A vous de juger.

Dans la nuit des 25 et 27 Décembre 1999, deux tempêtes d'une violence exceptionnelle s'abattaient sur la France, alors que le pays s'apprêtait à célébrer le passage à l'An 2000. Ces tempêtes représentaient un phénomène météo très inhabituel.

Les modélisations 3D réalisées par Météo France montrent à quel point la configuration météorologique avait l'efficacité d'une machine de guerre.

Rappelons que l'existence des armes climatiques a été implicitement reconnue dans un traité international de désarmement. Un traité international adopté en 1977 sous le nom de "convention ENMOD", interdit en effet expressément le développement d'armes "de nature à influencer le climat". Le fait que ce type d'armes soit mentionné dans cet accord indique que leur existence n'est pas de la science-fiction.

anges_haarp_250.jpgCes tempêtes de décembre 1999 pourraient donc avoir été provoquées par une arme climatique, utilisée afin de sanctionner l'attitude récalcitrante de la France sur la mondialisation, les OGM, et le traité de l'AMI. (Le principe central de l'AMI est de créer tout un ensemble de droits nouveaux pour les multinationales, au détriment des états et des populations, et sans aucune obligation en contrepartie. Cet accord économique international a été négocié dans le plus grand secret depuis 1995 sous l'égide l'OCDE)

Ces " tempêtes" ont été suivies par un virage à 180 degrés de la politique du gouvernement de Lionel Jospin au sujet de la mondialisation et des OGM. La vérité est peut-être que le pays ayant été mis à genou par ces deux "tempêtes", la France a été vaincue et n'a pas eu d'autre solution qu'une discrète capitulation, à l'insu de la population qu'il était préférable de ne pas informer.

Le naufrage du pétrolier Erika, le 12 décembre 1999 (soit quelques jours à peine avant les tempêtes), naufrage dont les médias n'ont pas assez souligné les circonstances douteuses, n'était-il pas une signature des événements calamiteux qui allaient frapper la France quelques jours plus tard ? Le nom du navire Erika fait penser à un code symbolique d'identification : I AM ERIKA qui se prononce : AMERICA !

Pour l'anecdote, un cyclone tropical baptisé ERIKA dévasta la Nouvelle Calédonie le 14 Mars 2003, entraînant des frais considérables pour la France. Rappelons qu'un mois auparavant, Dominique de Villepin avait demandé que se tienne, le 14 mars justement, une séance du Conseil de sécurité à l'ONU destinée à "évaluer la situation" sur l'Irak. Inutile de dire que cette séance n'eut jamais lieu, la guerre en Irak étant devenue inévitable à cette date.
De même, faut-il interpréter comme un avertissement le tremblement de terre survenu en France le 22 février 2003, et ressenti jusqu'en Allemagne, deux pays européens largement engagé contre la logique de guerre américaine.

Et que dire du violent tremblement de terre survenu en Chine aussitôt après une visite de Colin Powell venu chercher, en vain, le soutien du gouvernement chinois.

L'histoire contemporaine regorge de ces coïncidences...

Ça vous intéresse ? Alors cliquez ci-après :
HAARP, ARME DE L'APOCALYPSE ?
http://conspiration.ca/haarp/arme_ultime.html

ou encore ICI http://bouillondecultures.blogspot.com/2007/12/lusaf-leve-une-partie-du-voile-sur.html

Ces informations ne sont pas si fantaisistes que ça puisque on les retrouve sur…le Journal Officiel des Communautés Européennes !
www.entrefilets.com/haarp.pdf


04/05/2009

- « Oh ! Loule ! Remets ma tournée avant que ça pète ! »

poinglevé.jpg- Oh ! Monsieur Riflard, vous partez en voyage que vous menez la valise au bistro ?

- Non mais j’ai suivi un stage pour faire face à une éventuelle séquestration dans mon entreprise…

- Allez va. Vous, vous ne risquez rien. Vous êtes le patron d’une petite entreprise, vous avez mis tout votre pognon dedans, vous trimez autant que vos douze ouvriers et si vous plongez, vous serez encore plus à la rue qu’eux…

- Eh oui, mais on nous met dans le même sac que ces crapules du Cac 40 et du Medef…

- Oh ! Loule. Sert une tournée à M.Riflard. Il faut lui remonter le moral. Vous êtes un patron à l’ancienne M.Riflard. Vous ne pétez pas plus haut que votre cul, vous n’avez même pas de 4x4, emblème de la connerie triomphante. Lorsque la Révolution viendra, c’est pas les gens comme vous qu’on pendra. Vous et nous, on est sur le même bateau. Les séquestrations, M.Riflard, c’est un cri de révolte. C’est l’expression de l’attachement des ouvriers et des employés à leur bien commun : l’entreprise qui les fait vivre et qu’ils font vivre. C’est un symbole très fort. Il peut y avoir des divergences de vue entre des patrons comme vous et vos employés, des affrontements, des grèves dures. Mais le but final est le même : le bien de l’entreprise et de tous ceux qui la composent : ouvriers, employés, cadres, patrons.
Mais depuis la sinistre mère Thatcher, tour a changé. La logique d’entreprise a laissé la place à la logique financière. Dans les grosses boites, on ne sait plus qui est le patron. C’est généralement une nébuleuse d’investisseurs douteux, de fonds de pensions rapaces représentés par des grippe-sous cyniques. Ces entreprises utilisent la drogue des dividendes envers leurs actionnaires combinée avec une approche soi-disant sociale (intéressement, participation) pour enfumer les salariés dont les salaires n’ont cessé de baisser depuis vingt ans. Ceci afin de masquer la distribution de montagnes de pognon aux dirigeants qui se cooptent entre eux dans les conseils d’administration. C’est ceux-là qui morfleront M.Riflard, pas vous. Seulement ça, Monsieur Riflard, fallait y penser quand vous avez voté Sarko !

SarkoChien.jpg- C’est vrai qu’il nous a tous enfilé celui-là…

- Je ne vous le fais pas dire ! Nous, les salariés, la « France d’en bas » comme ils disent avec condescendance, on savait qu’on allait dérouiller avec cette bande de sarko-trafiquants, cette droite pétainiste avide, cupide et sans scrupules. Mais je pense que la révolte ouvrière se doublera dans les mois à venir de la révolte des classes moyennes et des classes intellectuelles. Les sarko-trafiquants n’ont de cesse d’attaquer les avocats, les avoués, les chercheurs, les enseignants, et même les chefs d’entreprise ! La politique sociale s’est mutée en politique comptable attaquant  l’hôpital et ses personnels, l’enseignement et ses maîtres, la justice et ses serviteurs, la presse et ses journalistes. C’est la mise en coupe réglé du pays au profit de la bande du Fouquet’s. Les copains et les coquins qu’on disait à l’époque de de Gaulle. Maintenant c’est pire que jamais. Avec le cynisme décomplexé des mafieux qui manient la trique à travers une police qui dérive dangereusement et une justice muselée et aux ordres. Il insulte les « pauvre cons » mais encore plus les pauvres que les cons… En plus, ce type et les mafieux qui l’entourent font honte à la France à l’étranger…
N’oubliez pas, Monsieur Riflard, que la Révolution française a été le fait  de ce qu’ils nommaient à ‘époque le Tiers-état. Et actuellement, le tiers-état, c’est les ouvriers, les employés, les petits paysans, mais aussi la classe moyenne et les intellectuels !

- Alors ça va péter Monsieur Victor ?

- Je le pense et je l’espère. Tè ! M.Riflard, je vous donne ma casquette rouge CGT ! Oh ! Loule, remet ma tournée ! Et du rouge !

23/04/2009

Les nouveaux colonisateurs s’appellent Chine, Arabie saoudite, Corée, Japon, Libye, Emirats arabes unis ! Ils font main basse sur les terres agricoles fertiles des pays les plus pauvres du monde…

acheteurs de terres.gif


La colonisation se perpétue mais elle a pris un nouveau visage : l’achat de terres arables dans les pays pauvres par des pays prédateurs bourrés de thunes. Et cette fois les Occidentaux n’y sont pour rien ! Elle est le fait de pays manquant de terres cultivables sur leur propre territoire (Corée, Japon), de pays au climat peu propice à l’agriculture (Arabie saoudite, Libye), de pays surpeuplés et ayant saccagé leurs propres terres arables (Chine).

Le moyen de cette colonisation est le pognon. On ne prend plus les terres par la force, comme au temps révolu de la colonisation occidentale, mais en achetant des territoires entiers. Les nouveaux colonisés sont le Kazakhstan, la Sibérie russe, l’Afrique.

Les motivations des nouveaux voleurs de terre sont de deux sortes : la volonté d’autosuffisance alimentaire, la spéculation. Dès 2003 plus de 7 000 hectares de terres du Kazakhstan ont été « loués » à une société mixte sino-kazakhe, et plus de 3 000 paysans chinois ont pris la route de la région d'Alakol, à la frontière chinoise, pour exploiter des champs de soja et de blé. Devant le malaise suscité par cette location - sur dix ans - d'une parcelle du territoire national, le gouvernement kazakh fait preuve d’une grande discrétion à ce sujet. Officiellement, les terres arables louées à la Chine n'existent pas. Les autorités kazakhes – qui s’engraissent évidemment sur ces spoliation officielles - craignent la réaction de la population rurale devant la concurrence déloyale représentée par l'arrivée en masse de paysans chinois, dont l'équipement agricole est supérieur au vieux matériel soviétique encore utilisé sur la plupart des exploitations kazakhes.

Pékin s'intéresse non seulement aux plaines d'Asie centrale, mais également aux terres vierges du grand voisin russe. Pour la Chine, la Russie orientale est un eldorado agricole : selon les estimations des experts russes, plus de 20 millions d'hectares de terres arables n'y sont pas exploités, et les prix y sont inférieurs à ceux pratiqués en Chine. La ruée vers les terres russes s’amplifient. Pour le moment, les autorités russes voient plutôt d'un bon œil l'exploitation de ces terres auparavant inoccupées, qui leur permettra de prélever une taxe sur l'exportation des produits agricoles. Mais l'arrivée massive de paysans chinois commence à engendrer des tensions avec la population locale, d'autant que la crise économique sévère que traverse le pays risque d'alimenter des réactions xénophobes. Selon le dernier recensement russe, quelque 35 000 Chinois vivraient en permanence dans le pays. Mais, de l'aveu même du ministère de l'intérieur, entre 400 000 et 700 000 Chinois seraient, en réalité, installés sur le territoire russe… Voilà un bref aperçu concernant la colonisation chinoise.

L’Arabie saoudite n’est pas en reste. Elle a tenté d’assurer son autosuffisance alimentaire en irriguant ses déserts avec de l’eau dessalinisée ! Aberration économique que la baisse du prix du pétrole lui a fait abandonnée pour la remplacer par des achats et des locations massives de terres à l’étranger. Un fonds 800 millions de dollars a été constitué. Les groupes agroalimentaires saoudiens ont commencé leurs prospections. Certains se sont tournés vers l'Afrique, compte tenu de sa proximité avec le royaume. C'est notamment le cas d'une entreprise du Haïl, Hadco, qui loue des milliers d'hectares au Soudan (son objectif est d'en cultiver 40.000). Cette société est aussi à la recherche d'opportunités en Turquie.

Le groupe Ben Laden – coucou ! le revoilou ! - , spécialisé dans les travaux publics, s'est engagé en Asie à la tête d'un consortium, pour gérer 500.000 hectares de rizières en Indonésie, dans le cadre d'un projet agricole de 1,6 million d'hectares comprenant la production d'agrocarburant. Le saccage des forêts indonésiennes pour produire de l’huile de palme profite ainsi en partie…à la famille Ben Laden !

La Corée s’intéresse à Madagascar. Dans cette grande île – un des pays les plus pauvres du monde - , la concession dans des circonstances opaques de 1,3 million d’hectares au conglomérat sud-coréen Daewoo, a nourri la grogne qui a abouti au renversement, le mois passé, du président Marc Ravalomanana. Celui-ci devait gratter sérieusement dans l’opération !

En Afrique encore, revoilà le pittoresque ami de Sarko, le grand défenseur des Droits de l’Homme façon Genève ou Durban, la Lumière Eblouissante des Terres à Chameaux : Kadhafi soi-même ! Au Mali, le plus gros locataire, une société liée à l’entourage de Kadhafi a contracté des baux trentenaires qui préoccupent les paysans maliens car les hectares des Libyens sont situés au début des canaux d’irrigation, et sont donc servis en eau les premiers, laissant la portion congrue aux autochtones pour leurs cultures vivrières…

Pourquoi une telle ruée vers les terres agricoles ? Deux raisons : 1 - la crise alimentaire qui incitent les gouvernements à assurer leur approvisionnement à venir ; 2 – la crise financière qui fait de l’agriculture un nouvel actif juteux pour les fonds d’investissement spéculatifs.

Merde ! Mais qu’est-ce qu’ils font ces salauds de colonisateurs occidentaux ?

19/04/2009

Tè ! Je vous ai fait une petite fiction « gastronomique »: Drôle de tête de veau !

tête de veau fleurie.jpg


Face aux dégâts humains générés par une pseudo crise soigneusement orchestrée par les oligarchies mondiales qui pressurent les bons cons – on ne fera croire à personne que les seules « subprimes » étazuniennes pussent être les véritables responsables -, la résistance des victimes s’organise et se radicalise, risquant de glisser vers des dérives...pittoresques… :

— Eh ! Les mecs, on n’a pas trop le temps de monter à Langogne pour la chercher, cette tête de veau. Faut se démerder sur place. Si on n’en trouve pas, on va passer pour des branques. Y a quinze jours qu’on les fait tous saliver avec notre spécialité !

Sébastien, organisateur du mâchon de printemps de son club de rugby, fait le point avec ses acolytes. La tête de veau, solide plat campagnard, doit être la vedette de la fête. Encore faut-il en trouver une, entière et non roulée. Ils en avaient commandé une auprès des abattoirs de Langogne, petite ville très active au milieu des élevages de la Margeride, en Lozère, mais on vient de les avertir que leur commande ne pourrait pas être honorée. Sérieux contretemps…

— J’ai vu une promotion sur les prospectus qui gonflent ma boite à lettres, signale Thierry. Il y en a, paraît-il, des entières à l’hypermarché E.Legloc de Nîmes. Mais c’est du surgelé…

— Écoutez les gars, dit Seb. On peut pas faire les difficiles. Faut faire avec. Si vous êtes d’accord, et si tu veux bien venir avec moi, Thierry, on s’en occupe cet après-midi. Comme ça on la laisse dégeler toute la nuit et demain matin on la met en cuisson.

— Banco. Je suis ton homme.

Quelques heures plus tard, nos deux solides rygbymen poussent le caddie dans les allées de l’hyper E.Legloc envahi par les acheteurs pressés du samedi.

— Tiens, c’est là. Il y en a une pleine banque surgelée. Ah ! Regarde-moi ça. Elle sont belles. Ça ne vaut pas les fraîches de Langogne, mais c’est pas mal tout de même.

— Faut jamais prendre celles de dessus, tout le monde les tripote et malgré le plastique qui les emballe, c’est pas le top. Tiens Thierry, aide-moi à bouger la première couche, on en prendra une de dessous.


— Putain c’est froid !

— Eh ! Oh ! Monsieur va pas attraper un rhume de doigts…

— Merde. Regarde celle-là. Mais…

Thierry lâche le paquet blanchi par le givre qu’il a pris en mains et s’exprime d’une voix blanche :

— Seb ! Dis-moi que c’est pas vrai…

Les deux hommes, pourtant de rudes gaillards, rejettent en hurlant leur colis dans le bac réfrigéré. Les clients voisins, surpris par l’incongruité de leur attitude, se penchent vers la banque et bientôt un attroupement médusé se crée. Un vigile — grande brute au crâne rasé et en costume noir — s’enquiert de la cause de l’incident qui rompt l’harmonie sirupeuse de l’hyper au risque de perturber la fièvre acheteuse du samedi. Il saisit le paquet que lui désignent en tremblant les clients pétrifiés et, tout comme Sébastien et Thierry, s’en débarrasse violemment, d’un geste réflexe, dès qu’il en a identifié le contenu. Il sort son téléphone portable et appelle le directeur.

Celui-ci arrive très vite tandis que résonnent dehors les Klaxons lancinants des pompiers et de la police, mandés par ses soins.

Le lieutenant Sicard est accueilli par le directeur de l’hyper, dont le visage blafard et les gestes saccadés trahissent l’émoi. Le policier fait dégager avec difficulté les abords immédiats de la banque à surgelés autour de laquelle s’agglutinent les curieux cherchant un plaisir malsain.

Le lieutenant, dans sa déjà longue carrière, en a vu des vertes et des pas mures. Il ne s’embarrasse pas de sensiblerie déplacée dans son métier et saisit le paquet surgelé qui épouvante tant de monde. Il le porte à hauteur de ses yeux et comprend en laissant échapper un petit sifflement.

Ce qu’il a en main, c’est une tête. Mais pas une tête de veau.

Une tête d’homme !

Proprement emballée, avec date de péremption et toutes indications de traçabilité.

Sortant son couteau suisse, il découpe le plastique d’emballage et en dégage le contenu. Le directeur de l’hyper, blême, fixe les yeux vitreux qui le regardent depuis leur au-delà glacé. Il se sent mal. Un gardien de la paix, pas très fier lui non plus, le soutient.

— Mais c’est…balbutie-t-il.

— Vous le connaissez ? questionne le lieutenant Sicard ?

— C’est… c’est Georges-Emile Legloc, le grand patron de la chaîne, arrive à prononcer le directeur avant de tomber dans les pommes.

Plusieurs badauds, à l’aide de leur téléphone portable, prennent des photos et de courtes vidéos de la scène. Images que l’on retrouvera, le soir même sur les écrans et le lendemain dans la presse.

Tous les hypers de la chaîne sont bouclés sur ordre direct du ministre de l’intérieur. Tous les bacs à viande sont systématiquement passés au crible par des médecins légistes.

On trouvera une jambe de feu Georges-Emile parmi des gigots d’agneau de Nouvelle-Zélande dans l’hyper de Plougastel tandis que ses pieds sont découverts au milieu de pieds de cochons surgelés, dans un hyper de Toulouse. La rumeur court que les abats et les restes de la viande leglocquienne auraient été traités en merguèses et chipolatas…

La France d’en haut commence à sérieusement paniquer tandis que dans la France d’en bas, sous les ricanements perce une certaine inquiétude…

17/04/2009

M'ame Michu et M'ame Chazotte mangent du lapin! + Etaix

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- Ben, qu’est-ce qu’il vous arrive Ma bonne M’ame Michu ? V’z’avez la figure aussi claire que la conscience d’un député UMP. V’z’êtes malade ou quoi ?

- Ben oui M’ame Chazotte, ch’uis pas bien. Ça fait quelques jours. J’ai dû manger quelqu’chose qui m’a reproché. Faudra peut-être que j’aille au docteur. Qu’y m’donne des antibiotiques…

- Pas la peine M’ame Michu ! Pas la peine ! D’abord les antibiotiques, c’est pas automatiques comme ils nous gonflent à la télé, puis ça creusera encore le trou de la Sécu et enfin, c’est pas la peine. Si vous voulez vous soigner aux antibios, mangez du lapin ! Ou du cochon. Ou du poulet. Mais le lapin, c’est le top !

- Qu’est-ce vous me dîtes M’ame Chazotte. Ch’comprend rien. C’est quoi cette affaire de lapins qui soignent ?

- Ben, l'AFSSA vient de rendre public son rapport sur la consommation des médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2007. Le tonnage d'antibiotiques a augmenté de près de 7% par rapport à l'année précédente, ce qui représente 1348 tonnes d'antibiotiques. Plus de 93% de ces antibiotiques sont utilisés pour les animaux d'élevage. Le reste, c’est pour les matous et les chien-chiens à sa mémère. Mais l’Afssa précise qu’en proportion, les plus gros consommateurs d'antibiotiques sont les lapins de chair. Pour une production de viande équivalente, il faut 7 fois plus d'antibiotiques pour l'élevage cunicole que pour l'élevage porcin et 32 fois plus que pour l'élevage de volailles !

Autrement dit, selon la gravité de votre maladie, vous avez le choix entre du poulet (qui nourrit plus que ce qu’il soigne), du cochon (qui « soigne » 7 fois plus), et du lapin d’élevage industriel qui « soigne » donc 32 fois plus ! Si avec ça vous n’êtes pas guérie M’ame Michu…

- Ben, ça alors M’ame Chazotte ! Ben, ça alors ! C’est bien ça, qu’on puisse se soigner avec du lapin. Mais faut se soigner en civet, à la gibelotte ou au four avec de la moutarde ?

- Demandez donc à quelques hôpitaux qui sont confrontées à des problèmes d’antibiorésistance grave à cause de ces conneries des gougnaffiers de l’élevage industriel ! Le 4 janvier dernier, une alerte a été donnée au CHU de Caen après la découverte d'une bactérie résistante à la plupart des antibiotiques ! Deux services ont été fermés pendant un mois pour éviter la propagation de la bactérie. Ces dernières années, les alertes se sont multipliées : Clermont Ferrand, Paris, Lille, Strasbourg, Nancy. La France détient le record du taux d'antibiorésistance ! La lutte contre les problèmes de résistance des bactéries aux antibiotiques est une priorité concernant la santé animale et la santé humaine. Voilà pourquoi je vous dit que le lapin soigne. Mais c’est vrai que le second degré et vous, M’ame Michu, ça fait deux…

- Alors c’est pas vrai que le lapin soigne ? Je me faisais déjà une joie d’un traitement à la gibelotte, avec des petits champignons ! Si je comprend bien, c’est surtout lui qu’il fait soigner…

- Ben, voilà ! Pour une fois vous comprenez bien M’ame Michu. Elevage intensif en général et élevage cunicole en particulier sont responsables. La viande de lapin représente entre 1 et 2% de la consommation totale de viande en France, contre 27% et 50% respectivement pour la viande de volaille et la viande de porc. L'élevage cunicole consomme 10,35% des antibiotiques vendus en France pour des usages vétérinaires contre 11,12% et 51,86% respectivement pour l'élevage de volailles et l'élevage porcin. L'élevage intensif est le principal consommateur de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques. L'élevage en claustration totale où les animaux vivent dans une très grande promiscuité nécessite l'apport quasi systématique de médicaments. L'élevage professionnel de lapins est un exemple symptomatique de ce que la France peut faire de pire en matière de modes d'élevage !

- Mais alors, que fait le Gouvernement ?

- Tout ce qu’il ne faut pas faire ! Malgré ces conneries dangereuse pour la santé, le gouvernement français, par l’intermédiaire de son ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, a décidé de venir en aide aux producteurs de lapins, dont la filière ne va pas très fort... En 2007, ceux-ci ont reçu 1 million d’euros, attribués pour moitié à l’élevage et pour moitié aux abattoirs. Dernièrement, une enveloppe de 395.000 euros a été octroyée, ceci sans compter les aides émanant des collectivités locales. Empoisonnez les gens, on vous refilera du pognon !

- Bon. Ben, pour me soigner, M’ame Chazotte, je vais revenir à de bonnes vieilles recettes éprouvées : je vais me mettre au vin chaud, bien poivré, avec du thym et du miel !

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Chers amis,

A quatre-vingts ans, Pierre Etaix, clown, dessinateur et cinéaste ne peut plus montrer ses films !!!

Ses cinq longs métrages (dont quatre co-écrits avec Jean-Claude Carrière) sont aujourd'hui totalement invisibles, victimes d'un imbroglio juridique scandaleux qui prive les auteurs de leurs droits et interdit toute diffusion (même gratuite) de leurs films.

Alors, si comme moi, vous souhaitez comprendre les raisons de ce rapt culturel et signer la pétition pour la ressortie des films de Pierre Etaix, visitez ce lien :

pétitionetaix


N'hésitez pas à faire suivre ce mail à tous vos contacts et amis avant le 10 mai 2009, date de remise de la pétition à Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication.

Par avance, merci de votre aide.

16/04/2009

Ça s’est dit dans mon bistrot : « Vive les pirates somaliens, ces bienfaiteurs de l’humanité ! »

pirates abordage.jpg


- Qu’est-ce que t’as à rigoler Victor en lisant le journal ? Y a pourtant pas grand chose de marrant…

- Eh ! Loule, ça dépend comment tu lis les nouvelles. Moi, ce qui me fait marrer, ce sont les exploits des pirates de Somalie. Tout miston déjà, je me délectais des abordages de Surcouf, de Jean-Bart, du Capitaine Drake. Puteng, les bandes dessinées démentes ! Avec des mecs borgnes, boiteux, toujours barbus et coiffés du bandana qui grimpaient avec des grappins sur les galions, en hurlant à pleines bulles. Le pavillon tête de mort qui flottait en haut du mat. Les nuages de poudre, les cris dans les bulles, les sabres qui s’enfoncent dans la viande des marchands… Le pied ! Et ces histoires de Somalie, ça me fait rêver. Henri de Monfreid, la Croisière du haschich… Ouarff ! L’aventura ! Toute ma jeunesse. C’est comme ça…

- Ouais, mais le pauvre mec qui s’est fait flinguer sous les yeux de sa femme et de son gosse…

- Maurin, notre ineffable ministre, a dit que ce pouvait être une bavure… Il n’empêche qu’en la matière, on est les champions des otages tués ! On vient d’être battu 3 à 2 par les Ricains pour les pirates flingués, mais on peut faire mieux !

- C’est pas assez. Faut tous les rafaler ces connards de pirates…

- Oh ! Loule, tu parles bien comme un mastroquet. Qui veux-tu flinguer ? Et comment ? En plus, les pirates, ils n'ont tué personnes, eux, jusqu'à maintenant!

Regardes, il y a sur place toutes les marines du monde. Nous, bien sûr, mais aussi les Zétazuniens qui font jamais dans la dentelle, les Rosbifs, les Allemands, même les Chinetoques et les Indiens ! C’est l’ONU des bateaux de guerre ce détroit et ce golfe. Ils se marchent dessus et…ils sont incapables de protéger les navires de tous les marchands de merde du monde !

- Tu parles, ils iraient bombarder les villages de ces crapules et ce serait vite fait ! Il ne sert à rien de se défendre contre ces pirates. Il faut les pirates astérix.jpgattaquer, bordel ! Leurs bases sont bien identifiées. Elles sont en Somalie, pays de non-droit, sans véritables gouvernants, et voué à tous les trafics. Un bombardement massif et coordonné de quelques pays occidentaux s'impose donc. Avec quelques centaines de morts parmi les pirates et la destruction de leurs bateaux et armements, la leçon devrait porter ses fruits et les occidentaux auraient gagné la tranquillité pour vingt ans au moins.

- Eh ! Il y a 3.000 km de côtes rocheuses avec plein de petites criques où peuvent se planquer les pirates. Il y a des milliers de bateaux de pêche. Alors comment on fait ? On napalme tous les villages de pêcheurs ? On coule toutes les coques de noix, tous les boutres ?

- Ouais mais quand un navire est attaqué, faut y aller et flinguer !

pirates astérix.jpg- Flinguer… T’as que ce mot à la bouche. Mais bougre de nifle, c’est grand comme la Méditerranée ! Il y a beau avoir des bateaux de guerre partout, lorsque le capitaine d’un barlu attaqué appelle, le temps que les secours arrivent, les pirates sont maîtres du bateau et menacent de flinguer – un mot qui te plait ! – les otages ! Alors comment on fait ? Un carnage ? Et puis attend, ils ont changé de vitesse les mecs. Les premiers « pirates » sont apparus dans les années 1990 : il s'agissait alors de pécheurs somaliens ruinés par la pèche industrielle illégale à laquelle se livraient les flottes sud-coréenne et japonaise, profitant de l'absence d'Etat somalien pour pénétrer impunément dans ses eaux territoriales.

Ces pécheurs ont commencé par attaquer ces connards de navires étrangers et par exiger le paiement de « taxes » compensant leur manque à gagner… Une autre explication mise en avant est le rejet de déchets toxiques dans les eaux somaliennes, là encore en raison de l'absence de contrôles.

Depuis, la piraterie a changé d'échelle, s'appuyant sur de véritables armées, bien équipées, munies de téléphones satellitaires pour leurs communications, et d'embarcations hyper rapides pour fondre par surprise sur leurs proies avant de regagner des « navires mères » ressemblant à de paisibles chalutiers ! Ni vu ni connu. Et pendant ce temps, le bateau piraté est conduit vers les côtes somaliennes sous le regard impuissant des matafs de guerre, la cargaison vendue ou échangée contre rançon. De quelques dizaines, les pirates sont devenus des centaines, et sans doute des milliers. Et les « amendes » de quelques milliers de dollars sont devenues de véritables rançons de plusieurs millions. C’est la première industrie de la région !

- Mais puteng Victor, c’est du vol tout ça !

- Tout de suite les grands mots. C’est du commerce, c’est une forme originale de commerce. Toi Loule, un patron de bistrot, tu devrais connaître ça, non ? Tè ! Remets une tournée… Et puis je vais te dire : ces pirates sont quelque part des bienfaiteurs de l’humanité et des sauveurs de la planète !

- Oh ! Victor, c’est le rosé de Tavel qui te fait déparler ? T’as la tarnavelle qui fume ou quoi ?

pirates tête de mort.jpg
- Pas du tout. Réfléchis un peu, Loule, ça te changeras. D’abord voler des voleurs, c’est pas du vol, c’est de la récupération. Ensuite, le Golfe d'Aden, situé entre Somalie et Yémen, est la voie de passage entre l'Océan Indien et la Mer rouge, l'un des axes maritimes clé de la planète. C’est le débouché obligé du canal de Suez, c’est le passage de 20.000 à 30.000 navires par an, et surtout d'un tiers des hydrocarbures consommés sur la planète ! En gênant ce trafic, les pirates font œuvre utile : - ils freinent l’arrivée du pétrole (c’est bon pour la planète !), ainsi que des milliers de tonnes de merdes venant de Chine ou d’Inde qui sont la cause des fermetures d’usines chez nous. De plus les assureurs - qui doivent, en fin de course, casquer pour ces cargaisons volés, ou détériorés lorsqu’il s’agit de consommables – augmentent considérablement leurs primes. La Lloyd fait pas de cadeau, c’est pas le genre de la maison ! Les équipages se font rares et chers. Tout ça a pour effet d’augmenter sensiblement le prix des marchandises venues par mer. Et à terme de rendre ainsi de nouveau rentables les produits de chez nous, freinant d’autant les délocalisations !

- Puteng ! Merde Victor, je voyais pas les choses comme ça. Mais où tu vas trouver tous ces trucs ?

- Dans le rosé de Tavel et le rouge des Côtes-du-Rhône !

- Tè ! Tu m’as convaincu. Vive les pirates ! Allez zou ! les mecs, approchez vos verres, c’est la tournée du patron !

08/04/2009

Le Livret A livré aux voraces: 1,5%...

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Salut à toi ! France d’en-bas !
Merci à toi France aux abois !
Toi qui compte sur ton Livret A
Pour arrondir tes fins de mois.

Nous les patrons du CacaRente
Pour que nos bonus et nos rentes
Demeurent toujours abondantes
En thunes grasses et trébuchantes,

On a convaincu nos complices
De ce gouvernement de Jocrisse
De se vautrer dans l’injustice
Pour piquer ton blé de service.

Vous les manards, et vous les vioques,
Vous pouvez chier dans vos frocs,
Pour niquer vos éconocroques,
On a trouvé un truc bien cradoque :

C’est de faire baisser le taux
Rémunérant les capitaux
Qu’en suant larmes et eaux
Vous économisez au couteau !

Votre taux de quatre pour cent,
A été un levier puissant
Pour vous faire cracher du sang
Dans l’escarcelle – c’est indécent ! –

De nos potes patrons de banques.
Un cinq pour cent ! Y a pas de manque !
Le reste, c’est nous qu’on le planque !
On vous a bien pris pour des branques…

A l’aise dans nos beaux costumes
On vous méprise et on vous plume.
Allez donc bouffer vos légumes
Assaisonnés à l’amertume !

03/04/2009

Paradis plombés : « Selon que vous serez puissants ou misérables… »

paradis fiscaux.jpgEh ! Vous les avez vu ? Menton pointé en avant, torse bombé, main sur le cœur ! Ils ont montré du doigt avec un grand courage ces états voyous capables de tuer père et mère pour attirer le pognon des riches crapules, narco trafiquants, évadés fiscaux et autres multinationales réfractaires au paiement des impôts. Et qui ont-ils montré ? Qui sont ces états nauséabonds qui méritent que le tron de dieu les cure, que la vérole leur ronge les couilles et qu’on leur impose de bouffer des hamburgers ad vitam eternam ? C’est le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l'Uruguay. Ah ! les salauds ! Ils mériteraient qu’on leur envoie le porte-avions Charles de Gaulle (à la voile ou à la rame…).

Dire que si nous sommes dans la merde, c’est à cause de ces pays fumiers qui nous pompent le sang, qui jettent à la rue nos millions de chômeurs, qui sèment le désespoir noir et poisseux dans les pauvres têtes des damnés de la terre, qui poussent au suicide des millions d’obèses privés de leur cococala, qui incitent nos braves et honorés banquiers à connaître la dèche avec des retraites dérisoires. Pensons à ce malheureux Daniel Bouton, contraint de survivre avec un ridicule million d’euros par an…

paradisfiscal1.jpgUn peu moins courageusement, nos maîtres du monde ont fait les gros yeux en leur tapotant amicalement la joue - « Attention ! Ça va pour une fois. Mais faut pas recommencer ! Compris ? Bon. Allez, ça va… » - à des pays qui seraient sur la pente montante de la repantance : Autriche, Andorre, Anguilla, Antigua et Barbuda, Aruba, Bahamas, Bahreïn, Belgique, Belize, Bermudes, Brunei, Les îles Caïmans, Chili, Les îles Cook, République dominicaine, Gibraltar, Grenade, Guatemala, Liberia, Liechtenstein, Les îles Marshall, Luxembourg, Monaco, Montserrat, Nauru, Antilles néerlandaises, Niue, Panama, Saint-Kitts et Nevis, Sainte-Lucie, Saint Vincent et les Grenadines, Samoa, Saint-Marin, Singapour, Suisse, Iles Turks et Caïques, Vanuatu, Les îles Vierges.

Et par un heureux hasard, s’échappent des listes noires ou grises les Iles Vierges britanniques, Guernesey (Royaume Uni), Ile de Man (Royaume Uni), Jersey (Royaume Uni) ainsi que La Dominique, les Maldives, les Seychelles. Tiens ! Ce sont là des paradis fiscaux sous influence britannique. Quel hasard !

Echappent également des territoires - Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer qui, selon les spécialistes, peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment. Ce sont là territoires français ou sous influence française. Quel hasard !

Ne sont nullement cités des états comme le Delaware, le Wyoming, le Nevada. Ben voyons : Ce sont des états de la fédération des Zétazunis ! Quel hasard !

Enfin, pas trace des deux plus grandes machines à laver le pognon sale d’Asie, Macau et Hong-Kong. Territoire chinois ! Quel hasard !

« Selon que vous serez puissants ou misérables
Les jugements de cour vous ferons noir ou blanc… »




Samedi 4 avril: journée sans achat!

lavenirdumonde.jpg

J'ai reçu ça et je trouve que ce n'est pas con du tout! Demain je n'achète RIEN!

"Rien n'est pire que la soumission et la résignation.

D'autres pays l'ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le prix des pâtes alimentaires pour l'Italie.. Deux jours de grève d'achats à suffit pour faire reculer l'énorme augmentation du prix des pâtes.

Même action au Liban pour le prix du pain, le lendemain de la grève d'achats le prix du pain reprenait son ancien prix.

PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL SAMEDI 4 AVRIL 2009

LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS SE SOUVIENDRONT :

Vous êtes invités, tous et toutes, ce jour-là à ne RIEN ACHETER surtout :
- L'ESSENCE - GAZOIL
- TABAC
- JEUX DE HASARD (ts jeux de la Française des Jeux)
- ALCOOL
- BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
- ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge, stop, stationnement....)

Avec un minimum d'organisation, nous pouvons tous y arriver.

Ce message n'est issu d'absolument aucun parti politique ni d'aucun syndicat.

Imaginez l'impact que ce mouvement solidaire national pourrait engendrer.

Cette action sera et c'est certain plus efficace que n'importe quelle grève ou manifestation !

CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES

DIFFUSEZ CE MAIL A TOUS VOS CONTACT INTERNET...FAITES VITE, C’EST DEMAIN !

PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLES...qui eux même préviendront à leur tour, leurs amis, familles, etc.

L' EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT

Servons nous d'internet, cette merveilleuse invention.

caddy.jpgAIDONS NOUS et nous parviendront à faire reculer la vie chère. Ne dites pas « cela ne servira à rien ».
Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à vous, grâce à nous.

Cessons de nous plaindre et

AGISSONS !"

01/04/2009

Vers la violence des « Desesperados » ?

Des patrons séquestrés, des managers molestés (pour l’instant) avec des œufs, d’autres lynchés en effigie (pour l’instant). Voilà la pente dangereuse où mène la profonde injustice que ressentent les salariés rejetés comme kleenex sales par des patrons voyous (pléonasme ?) dont l’avidité n’a d’égale que le cynisme. Qu’ont-ils à perdre ces travailleurs jetés à la rue sans ressources, sans avenir, sans espoir et qui voient leurs bourreaux se goinfrer des millions et des milliards qui leur sont volés. « Le profit, c’est le travail non payé aux ouvriers » disait Karl Marx.

Comment accepter sans broncher le cynisme de cette classe politique totalement coupée de sa base qui fait de l’injustice – bouclier fiscal, milliards pour les banques, peau de zob pour les pauvres, etc. - son outil principal ?

Dès lors que ce fossé s’approfondit entre les citoyens et leur représentation, il ne faudra pas s’étonner si, dans un avenir proche la contestation prend des formes qui seront de plus en plus violentes.

Cette conscience d’être les dindons de la face génère une lucidité qui ne demande qu’à tomber dans la radicalité. Les aveugles et autistes qui nous gouvernent (si mal) devraient réfléchir très vite et agir afin que la « crise » (qui a bon dos et camoufle toutes les magouilles ultra libérales) n’engendre pas une dérive de « desesperados ».

Je vous ai écrit une petite fiction dont j’ose espérer qu’elle restera au stade d’un poisson d’avril :


Joseph Boubakar, de son large balai, poussait sur sa pelle les détritus qui s'accumulaient dans le caniveau afin de les charger dans son petit container roulant. Le raclement agaçant de sa pelle sur l'asphalte devait réveiller les habitants de ce quartier tranquille du XIVème, mais l'homme n'en avait cure. Il tourna l'angle par lequel la rue de Lunain débouche sur le boulevard d'Alésia. Il vit alors sur le sol un panneau rond de sens interdit dont le tube porteur était coupé en biseau acéré à proximité du cercle, à la disqueuse électrique lui sembla-t-il. Joseph Boubakar ramassa le panneau, râlant intérieurement contre les vandales qui non seulement saccagent le mobilier urbain, mais l'obligent, lui, à faire un travail aussi anormal que supplémentaire. Il chercha machinalement le poteau auquel pouvait correspondre le panneau. Il se tourna, leva les yeux, poussa un cri, lâcha tout et partit en courant vers le camion de voirie garé à une centaine de pas, rue de Lunain. Quelques secondes après, accompagné de son collègue de travail Marcel Diop, il revînt avec circonspection.

Et c'est alors qu'ils le virent.

empalé.jpgLes yeux grands ouverts de l'homme reflétaient une terreur démente. Ses traits étaient déformés et figés en un rictus d'indicibles souffrances. Soudain, au grand effroi des deux éboueurs, il bougea tandis qu'une sorte de plainte s'échappait de sa bouche. Un mouvement lent de descente, d'enfoncement le long du poteau maculé de sang noir et d'excréments sur lequel il était empalé expulsait l'air de ses poumons, faisant vibrer sourdement ses cordes vocales...
En ce lundi matin de fin d'hiver, Paris s'éveillait. Les commerçants du quartier ouvraient leurs grilles. Les cadres, rasés de frais, le visage déjà empreint de ce masque soucieux d'ennui distingué et affairé qui est leur image de marque, se pressaient vers leur voiture garée à proximité. Mais leur routine matinale fût balayée par le spectacle atroce qui leur sauta à la figure sitôt atteint l'angle tragique.

Olivier, jeune directeur d'entreprise, le reconnu tout de suite :

- C’est Daniel Fuhr-Oncle, le patron de la Cupidité Générale.

On entendait, tout proche maintenant, le Klaxon impératif d'un véhicule de Police-Secours suivit de celui, plus lancinant, des pompiers. Bientôt un cordon d'agents écartait les badauds tandis que deux inspecteurs procédaient aux premières constatations, à l'interrogatoire des éboueurs africains, les deux témoins initiaux, et à la recherche d'informations parmi les habitants du quartier. Le bruit de la disqueuse coupant le poteau, les hurlements du supplicié, le ou les véhicules des tortionnaires... Forcément quelqu'un avait entendu, peut-être vu...

Soudain des voitures de journalistes, des véhicules radios, des cars de télévisions surgirent dans un crissement de pneus. Probablement avertis par les auteurs du forfait, ils arrivaient à tire d'ailes, comme un vol de vautours attiré par la charogne.

Pressé de questions par la meute, l'inspecteur mandé sur les lieux - après la série de photos habituelles et les premières constatations - demanda aux agents de dégager le supplicié. Ceux-ci, aidés des pompiers, eurent beaucoup de mal à soulever le corps qui résistait à quitter le poteau qui le traversait. Un pompier passa une sangle sous les épaules du mort, deux hommes montèrent sur le toit du véhicule de secours et tirèrent vers le haut tandis que deux autres hommes poussaient d'en bas. Le corps se dégagea enfin en se vidant car deux encoches obliques en forme de barbillons creusés par des coups de disqueuse dans la section rectangulaire du poteau arrachèrent tripes, viscères et morceaux de poumons, libérant une odeur épouvantable... Les flics et les pompiers - pourtant des durs à cuire - ne purent contenir le flot de vomi qui leur retournait l'estomac tandis que les caméras enregistraient ce spectacle grand-guignolesque.

Le pays entier put ainsi se repaître, à l'heure du repas de midi, des images sordides bien qu'édulcorées du supplice de l'un des personnages les plus puissants mais aussi les plus honnis du pays.

Une sourde inquiétude étreignit la France-d'en-haut tandis que ricanait plus ou moins discrètement la France-d'en-bas...
Les milieux politiques, syndicaux, médiatiques étaient suspendus aux résultats de l'enquête policière qui pataugeait.

Quelques habitants du quartier avaient bien entendus le crissement de la disqueuse, des bruits de portières et de moteur de voiture, mais aucun témoignage visuel direct ne pouvait aiguiller les enquêteurs qui cherchaient tous azimuts : milieux anarchistes, islamistes, syndicaux même. Vengeance ? Affaire de mœurs ?

L'enquête avait seulement montré que le personnage supplicié avait été enlevé durant le ouiquinde au cours d'une sortie privée qu'il voulait discrète. Les auteurs étaient donc parfaitement au courant de ses déplacements, voire de sa vie privée... Quelques rafles infructueuses furent organisées, des mesures furent mises en place pour la protection des grands « managers », puis en quelques semaines, de ramdam médiatique s'épuisa...

Pour un temps.




31/03/2009

Les puissants « Gévintistes » vont-ils manier le balai pour les paradis fiscaux ? Mouais… On en reparlera !


paradis-fiscal-fiscaux-tol-meyer-.jpg


Andorre, Anguilla (Royaunme Uni), Antigua et Barbuda, Aruba (pays Bas), Bahamas, Bahrein, Barbade, Belize, Iles Vierges britanniques, Iles Cook (Nouvelle Zélande), La Dominique, Gibraltar (Royaume Uni), Grenade, Guernesey (Royaume Uni), Ile de Man (Royaume Uni), Jersey (Royaume Uni), Liberia, Liechstentein, Maldives, Iles Marshall, Monaco, Montserrat (Royaume Uni), Nauru, Antilles Néerlandaises, Niue (Nouvelle Zélande), Panama, Samoa, San Marino, Seychelles, Sainte Lucie, Saint Christophe et Nevis, Saint Vincent et les Grenadines, Tonga, Turks et Caicos (Royaume Uni), Iles Vierges (USA), Vanuatu.

Ça, c’est la liste des « paradis fiscaux non coopératifs ». Donc des voyous avérés et fiers de l’être. Un simple coup d’œil montre qu’avec huit territoires catalogués « pays crapules », le Royaume Unis est, de loin, le premier et le plus important « paradis fiscal » du monde ! Le Royaume Unis fait parti des grands pays de l’Union Européenne.

Les Pays-Bas abritent deux « paradis fiscaux » non coopératifs.

Comme par hasard, ces deux pays sont à la pointe de l’ultra libéralisme en Europe. Ils abritent les plus importantes banques et multinationales européennes. Il m’étonnerait donc fort que ces deux pays voyous soutiennent la lutte de notre hyper président et de M’ame Merkel contre ces chancres économiques que sont les paradis fiscaux au G20 de jeudi à Londres.

Mais à côté de ces états confettis qui se branlent complètement des menaces de notre Centimaître du monde et de ses pairs qui vont blablater à London, il y a ceux qui font semblant d’être coopératifs, c’est-à-dire qui disent « oui, oui, on va coopérer » mais qui font plus que tirer la patte, pour la bonne raison que l’embrouille fiscale et financière est leur principal fond de commerce.

Il y a là, entre autres, le Luxembourg et la Suisse. L’essentiel de l’évasion fiscale passe par là. Mais ils se font soucis, car l’Obama, qui a déjà tordu le bras méchamment aux Helvètes, les fait un peu trembler. Celui-ci ferait bien d’envoyer en enfer son principal paradis fiscal, logé bien au chaud au sein de la fédération, l’etat du Delaware qui est un Monaco ricain, sans oublier le Nevada…

Quant aux Français – nous ! – on a aussi le cul brenneux en la matière : selon les spécialistes, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment.

Consultant auprès de l'ONU et de la Commission européenne, Michel Koutouzis est co-auteur (avec le magistrat Jean-François Thony) du « Que sais-je ? » sur le blanchiment (PUF, 2005). « Le B.A.-ba, c'est de se demander ce qu'est une place off-shore », dit-il. « C'est un endroit où existe un système économique et financier qui, pour une raison ou pour une autre, n'est pas régulé par les lois du pays auquel il appartient. »

Avec les différents régimes de défiscalisation dont ils bénéficient, les départements (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) et collectivités (Mayotte, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie Française) d'outre-mer sont dans ce cas-là, mais, en théorie, uniquement pour les contribuables français. Les COM (anciennement TOM) jouissent même d'une totale autonomie fiscale et douanière.

paradis fiscaux pauvres.jpgUn rapport sénatorial de 2002 sur « la défiscalisation dans les départements et les territoires d'outre-mer » pointait déjà l'absence de procédures de contrôle et le nombre incertain de sanctions : « Vous pouvez utiliser les niches fiscales d'outre-mer pour faire fuir des capitaux »

Prenons le cas très emblématique de Saint-Martin, une île des Antilles qui a obtenu il y a un an (comme sa voisine Saint-Barthélémy) le statut de COM, alors qu'elle dépendait auparavant du département de la Guadeloupe. La souveraineté de l'île est partagée entre la France et les Pays-Bas, mais aucune frontière ne sépare les deux territoires. Michel Koutouzis évoque la coopération entre les établissements bancaires des deux parties de l'île, et décrit des moyens très simples de blanchir de l'argent :

« Vous arrivez avec de l'argent noir dans un casino côté néerlandais. On vous dit de vous mettre à une table donnée pendant une heure. Le casino vous fait gagner une somme arrangée au préalable, une pratique courante dans les paradis fiscaux. Une fois vos gains récupérés, vous pouvez aller les investir côté français dans des projets immobiliers ou des marinas. »

Des projets immobiliers rapidement abandonnés après des faillites volontaires.

Michel Koutouzis détaille un autre circuit :

« Une fois que vous avez investi de l'argent dans un projet touristique, vous vous déclarez en faillite. Vous pouvez ensuite récupérer l'argent et le transférer non loin de là, à Curaçao par exemple, sans aucun contrôle. »

C'est ainsi que le contribuable français finance des investissements vers des paradis fiscaux.

Et n’oublions pas la Nouvelle Calédonie où les défiscalisations vont bon train. On en donne à des grandes sociétés étrangères qui y construisent des usines énormes, faisant de très gros bénéfices en exploitant les mines de nickel, détruisant au passage un lagon merveilleux tout juste classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il doit bien y avoir des comptes qui s'ouvrent avec de gros numéros dessus dans l'archipel voisin, le Vanuatu, bien connu pour son secret bancaire et le peu d'investigation quant à la provenance de l'argent déposé !

Vous voulez créer un compte off-shore ? Rien de plus simple. Et sans risque ! Allez faire un saut sur ces sites qui étalent sans vergogne le mode d’emploi pour enfiler le fisc !
http://www.comptes-offshore-fr.com/compte-offshore
http://www.france-offshore.fr/
http://www.abroad-offshore.com/

Vous voulez savoir quelles entreprises du CAC40 sont présentes dans ces paradis fiscaux? TAPEZ IÇI

Chauffe Sarko ! Du balai ! Du balai ! Profite tant que tu tiens le manche, mais pas pour nous emmancher, comme d’hab !


20/03/2009

Huummm qu’elle est belle la fraise espagnole ! Mais c’est de la merde…

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Puteng ! J’ai failli me casser une ratiche sur ces putains de « fraises » espagnoles qu’on vient de me proposer au marché ! T’as l’impression de croquer dans un bout de caoutchouc dur qui aurait un vague gout de tomates transgénique… Dégueulasse. Et les mecs, ils vendent ça en belles barquettes, à 2,5 € pièce. Comme ça paraît pas cher, que ça marque l’arivée des beaux jours, les bons cons achètent.

Seulement voilà, ces saloperies sont le nec plus ultra de la merde. Elles arrivent du sud de l’Espagnistan et ont donc parcourues au bas mot 1500 à 2000 bornes en camions crachant leur gazole à la tonne. Près de 90.000 tonnes chaque année ! À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi totalité de ces merdes poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures
seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005… ! ! !); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans papiers sous payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver. Mais c’est qu’en plus ils polluent ces cons d’esclaves mon brave, en plus d’avoir les poumons pourris par les merdes qu’ils respirent et la peau vérolées par les pesticides !

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans
la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.

Quant aux esclaves, ils sont priés de se barrer, retourner chez eux ou s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

Mangez cinq fruits et légumes par jour qu’ils nous bassinent… Vous crèverez plus tôt, ça soulagera la sécu !

14/03/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte jouent au Casino…

vamps.jpg


- Ben alors M’ame Michu, z’êtes fraîche comme une limande de chez casino. Qu’est-ce qui vous arrive ?

- Ben justement, c’t’à cause de casino. Mon gendre et ma fille ont pris une gérance dans leur quartier, à la place de l’épicier arabe. Alors le soir, je vais les aider pour rentrer les chariots, nettoyer la boutique, ranger.

- Et vous êtes payé pour ça ?

- Ben non bien sûr M’ame Chazotte, c’est pour rendre service à mes jeunes. Faut ben s’entraider non ?

- S’entraîner oui, se faire enfiler sans vaseline non… Parce qu’ils vous enfilent sans vaseline le casino. Comme votre gendre et votre fille d’ailleurs je suppose.

- Ben ils sont crevés mais ils gagnent bien leur vie.

- Ah ouais ? Combien ? Pour combien d’heures ?

- Bien sûr les heures de travail sont longues : au minimum 60 heures par semaine, pour un revenu qui correspond à 6 % du chiffre d’affaires, avec un minimum garanti : 1 935 euros brut, un SMIC et demi pour un couple, avec un logement de fonctions.

- Brut ou net ?

- Ben vous alors ! Dîtes donc M’ame Chazotte, mon gendre c’est pas une brute et il est honnête !

- Mouais… D’accord, elle a rien compris… Ça veut dire qu’un des deux cogérants travaille à moitié prix ! Profond et sans vaseline M’ame Michu ! Et ils commencent à quelle heure ?

- Ben c’est vrai, faut pas avoir les côtes en long comme on dit cheu nous. Les jours de livraisons, c’est de 5 heures du matin jusqu’à 8 heures du soir. Mais ils s’arrêtent à midi quand même ! Et demain, ils ont leur troisième inventaire. Ça compte pour leur pourcentage. Les deux premiers, ils ont eu un bonus. Les messieurs-dame de casino vont venir les aider pour faire cet inventaire.

- Et ben ils vont être contents du voyage ! M’étonnerait pas que ce troisième soit déficitaire, ce qui va commencer à creuser leur trou !

- Ma foi ! Surtout que mon gendre m’a dit que s’ils avaient un déficit, il faut qu’ils remboursent tout de suite.

- Ouais… Ils sont patrons quoi ! Patrons des dettes surtout… Ils vont vite bouffer la grenouille…

- Pour le moment ils mangent surtout beaucoup de poires, de bananes, de carottes, de choux, de fraises espagnoles. Parce que le commercial leur en impose beaucoup à prendre et que le rebus, les pertes sont à leur charge. Alors…

- Ben voyons ! C’est bon pour le teint tout ça. Et les frais bancaires, et les agios, et les impayés, c’est pour qui ?

- Ben pour eux. Ouais, mon gendre dort mal, il a des soucis, il avale du lexomil !

- Classique. Beaucoup sortent de cette affaire ruinés et cassés. Et le congés, c’est comment ?

- Ben pour le moment c’est pas prévu. Surtout qu’ils travaillent sept jours sur sept pour faire de bons chiffres…

- Eh ! ben, dites leur de prévoir un bon avocat à vos enfants. Ils risquent d’en avoir besoin sous peu ! C’est ça l’ultra libéralisme : presser le citron tant qu’on peut, puis le jeter. Le plus intelligent des esclavagistes M’ame Michu, c’est celui qui a commencé à payer ses esclaves. Juste assez pour qu’ils bouffent. Et qui leur à prêté de l’argent. Pour bien les tenir !

13/03/2009

Eloge de la Fainéantise. « Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué » (Boris Vian)

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Gus – noble vigneron qui du sang de la terre tire le nectar des dieux – me disait dans un commentaire qu’il « aimerait bien glander mais qu’il était obligé de trimer dans ses vignes ». Non ami Gus, ce que tu fais n’est pas un « travail » (du latin tripalium, instrument de torture) mais un « labeur ». Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier : et encore dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui. Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

Il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise.

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? Ils n’ont nul plaisir à ne rien faire, ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée…

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

- Merci !

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

alexandre le bienheureux.jpgSi la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

Amen (moi à boire!)

Jean-Victor Joubert de Mairdre

Maître siestologue – Athlète du hamac - Vice-président du Club des Fainéants de Villeneuve – Fondateur de l’Académie des Amoureux de l’Aïoli – Fondateur des Bistrots du Cœur – Fondateur de Buveurs sans Frontières – Fondateur de la Chorale des Bois-sans-soif – Mammifère ampélophile - ancien glorieux hippy!

26/02/2009

Galérer plus pour chômer plus

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Elle a bon dos la crise... Et Sarko qui subventionne les heures supplémentaires est le premier pourvoyeur du chômdu. Faut que les gens du fabuleux 'pole emploi" aient du boulot!

25/02/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte : « Ils ne l’emporteront plus au paradis…fiscaux ! »

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- Eh ! M’ame Michu, vous l’avez vu monsieur Obama ? Quand il tape sur la table, ça tremble dans les salles des coffres ! Z’avez vu comment qu’il a tordu le bras à la Suisse ! Il a exigé de l’UBS…

- De qui ?

- De l’Union des Banques Suisses. C’est pas pour vous M’ame Michu. Pas pour moi non plus. C’est pour ceux qui suent pas trop leur pognon… Je disais donc qu’il a exigé de ces banques qu’elles lui transmettent les dossiers bancaires de 250 contribuables étazuniens soupçonnés d’avoir fraudé le fisc, et d’avoir placé le produit de cette arnaque sur des comptes ouverts à, justement, l’Union des banques suisses (UBS), bien planqué au chaud, à l’abri du secret bancaire.

- Ben, z’ont pas dû être contents les Suisses. Y a mon beau-frère qui a paraît-il des couilles en or – ça doit pas être très pratique tout de même, faudra que je demande à ma sœur ! – qui a un compte à Genève. Il m’a même payé le voyage une fois, pour lui porter une valise qu’il avait oublié cheu nous !

- Ben ma brave M’ame Michu, avec Obama, si vous recommencez, faudra qu’on vous porte des oranges !

- Oh ! Ben ça alors, j’le ferais plus M’ame Chazotte. j’le ferais plus !

- Et v’savez comment qu’il les a secoué les Helvètes. Il a exigé qu’on lui communique les renseignements bancaires concernant ces fraudeurs, faute de quoi l’UBS serait interdite d’activité sur le territoire des Etats-Unis. Autant vous dire qu’ils ont pas trop fait les fiers les Suisskofs ! Ils se sont mis à plat ventre. La raison bancaire l’a emporté sur la raison du client et l’UBS a obtempéré. Elle a transmis les renseignements à Washington juste avant qu’un tribunal suisse ne le lui interdise, au nom du fameux secret, que la loi helvétique garantit depuis 1934 !

- Ben alors, les paradis fiscaux, c’est fini pour eux ?

- Mouais… C’est ce qu’on prétend, mais c’est que de la tchatche en fait ! On prétend ici et là que le 2 avril, le G20 en finirait avec eux. Ce qui se prépare au G20 n’est qu’une embrouille pour la galerie. Un paradis fiscal serait tenu de transmettre des informations bancaires sur un non résident, à condition que l’administration fiscale de son pays de résidence présente un solide dossier justifiant ses soupçons de fraude !

- Ben, c’est bien ça M’ame Chazotte. Non ?

- C’est un peu comme si on dispensait certains contribuables de déclarer leurs revenus, tant que le fisc n’a pas apporté lui-même la preuve que ces revenus existent ! Disons que si les paradis fiscaux deviendront un peu moins paradisiaques, ils resteront des purgatoires bien confortables !

- Ben alors, pas la peine que fasse virer ma retraite à Monaco ou aux Bahamas ?

- Pas la peine M’ame Michu. Pas la peine…

24/02/2009

La Lionne veut un vélo électrique…

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Ma compagne, qui a parfois les côtes en long, m’a amené, l’autre jour, faire la tournée des boutiques commercialisant des vélos électriques. Bon. Pourquoi pas. Un bitard qui te permet de baruler à l’aise sans se crever le bédélet, ça paraît sympa. C’est le prix qui est moins sympa… Il varie de 900 à 1300 € environ… Alors, la Lionne continuera à pédaler allègrement sur son superbe Peugeot cadre alu à 18 vitesses, garde-boue, phare et dynamo !

Mais cette virée commerçante m’a permis de me pencher sur ce secteur d’activité : les véhicules dit « propres » marchant à l’électricité. Et ben c’est pas si évident ni réjouissant… D’abord les prix qui dépendent essentiellement de la qualité de la batterie. Celle-ci – dixit les vendeurs – doit être « au lithium ». Et, ce qu’il ne vous disent pas mais qui apparaît en tout petit dans les brochures et notices, il faut les changer au bout de 500 recharges ! Autant dire chaque année avec une utilisation pas exagérée… Mouais… Ça grève très sérieusement le prix d’utilisation de la bête !

Alors je me suis intéressé à ces fameuses batteries au lithium. Elles équipent à présent tous les téléphones portables, tous les ordinateurs portables (celui sur lequel je tape !), mais aussi toutes les bagnoles électriques présentées sur le marché !

Les producteurs de batteries au lithium s'associent avec des constructeurs automobiles comme NEC avec Nissan, Matsushita avec Toyota ou GS Yuasa avec Mitsubishi Motors. Sanyo, leader mondial dans le domaine des batteries lithium-ion, est en pourparlers avec Volkswagen. Certains pays ou entrepreneurs comme Shai Agassi, partenaire de Renault dans le développement des voitures électriques, ont d'ailleurs bâti des projets de stations de recharge de batteries comme la " Better Place ".

Tous reconnaissent les vertus de ces batteries au lithium : plus légères, plus petites et plus puissantes, elles demandent peu d'entretien et augmentent les économies de carburants.

Mais les constructeurs, de General Motors avec la Chevrolet Volt prévue en 2010, à BMW avec sa Mini électrique, en passant par Mercedes avec ses Smart électriques ou Toyota et sa nouvelle Prius, auront-ils les moyens d'alimenter leurs batteries en lithium ?

salar-de-uyuni.jpgLe lithium est un métal mou et rare, issu de flaques de sel, et essentiellement présent en Amérique du Sud. La Bolivie est l'eldorado du lithium, grâce à son lac salé Salar de Uyuni qui abrite à lui seul 40 à 50 % des réserves mondiales. Mais ce site est protégé pour sa splendeur, limitant alors les possibilités de son exploitation. C'est dans cette perspective que le président du pays Evo Morales a signé un décret pour installer un site national d'exploitation très réduit.

L'Argentine et le Chili sont aussi riches en lithium, ces trois pays recouvrant 70% des réserves mondiales.
Une polémique existe quant à l'épuisement des réserves mondiales de lithium. Les plus optimistes, comme le gouvernement américain, évaluent les réserves à 11 millions de tonnes environ, voire 14 millions selon l'expert R.Keith Evans.

Mais d'autres sources comme le cabinet français Meridian International Research limite la durée d'exploitation du métal aux environs de 2015, date à laquelle il ne restera que 234.000 tonnes de lithium, soit de quoi alimenter uniquement les téléphones mobiles ou les ordinateurs, mais pas les voitures électriques. Chaque batterie de voiture demande en effet entre 2 et 3 kilos de lithium, alors que les ordinateurs n'en réclament que quelques grammes.

auto électrique.jpgBen tout ça c’est pas très réjouissant…. A mon humble avis de béotien, c’est pas demain que les bagnoles, scooters et vélos électriques encombreront les rues et les routes… En effet, le lithium extrait pourrait servir à produire environ 8 millions d’autos (de type Chevrolet Volt) par an, ce qui en regard des 60 millions de bagnoles produites actuellement chaque année ne fait effectivement pas beaucoup !

Quant aux cours du lithium, ils suivent une évolution à la hausse exponentielle ! La demande ayant explosé, notamment pour la production de batteries en lithium-ion pour le marché de l’informatique et de la téléphonie, le prix du lithium est passé d’environ 350 dollars la tonne en 2003, à près de 3000 dollars en 2008 !

Il semble aujourd’hui évident que la technologie lithium ne pourra pas être généralisée à l’ensemble de la demande. Alors ? Les piles à combustible ? Les bagnoles à l’hydrogène ? Pas très au point tout ça.

auto Nègre.jpgRaison de plus pour développer…les bagnoles à air comprimé du père Nègre ! Une invention bien françouaise celle-là mais…Que ces cons de constructeurs français ont abandonné à…Tata, le géant indien !




16/02/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte : le PIB ou le BIG ?

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- Eh ben M’ame Michu, qu’est-ce qui vous arrive. Vous faites le régime ? On dirait un estoquefiche !

- Ben non, M’ame Chazotte, mais je décrois !

- M’ame Michu qui décroit ! Ben c’est la meilleure ça. J’y crois pas qu’elle décroît…

- Ben si ! Ch’uis civique moi. Je protège la terre. Y l’a dit Monsieur Borloo ! Et puis M’ame Lagarde, elle a bien dit que le PIB y baisse ! Alors faut s’adapter…

- Le PIB ! Et la mère Lagarde en plus. Celle qui semble avoir un balai dans le cul et qui rie toujours comme une demeurée… V’savez ce que c’est le PIB, M’ame Michu ?

- Ben ch’ais pas trop. Pib, piboule, c’est un peuplier non ?

- Un peu plié le PIB ! Ça oui ! Le PIB, M’ame Michu, c’est le Produit Intérieur Brut. Un machin de technocrate qui mesure la soi-disant richesse d’un pays en ajoutant tout ce qui bouge du pognon… Aussi bien les salaires des travailleurs, des employés que les ventes d’airbus, d’armes, de blé, de pinard, etc. Tout s’ajoute ! Ainsi, quand vous bouffez des frites faites avec des patates belges, qui traversent la France et l’Espagne en camion pour être pelées au Maroc, puis qui vont en Italie pour être congelées, qui reviennent en France pour être bouffées, on ajoute le prix du transport, le coût des emballages, le coût de la distribution, etc. Tout ça pollue, mais ça compte pas qu’y disent…

- Ben c’est pas bien ça…

- Y a pire M’ame Michu. Tè, y a des mauvais Français, ce sont ces salauds d’automobilistes qui respectent le code de la route et qu’ont pas d’accidents.

- Eh ! Ça va pas M’ame Chazotte ! Pourquoi c’est des mauvais Français ?

- Parce qu’ils ne participent pas à la croissance du PIB !

- Pffuuiiittt… J’y comprend rien…

- Ben si M’ame Michu. Le bon Français, c’est le connard qui fonce avec son quatre-quatre et qui a un bel accident !

- ? ? ? ? ? ? ! ! ! ! ! ! ! ! ? ? ? ? ? ?

- Et oui ! Cet accident génère des flux de pognon qui créent du PIB. Faut payer les flics, les pompiers, les infirmières, les toubibs s’il y a des blessés, les pompes funèbres s’il y a des morts, mais aussi le dépanneur, le garagiste, les assureurs, les experts. Voilà qui est bon M’ame Michu ! Ça, ça fait de la croissance du PIB !

- Ben ça alors !

- Et les guerres ! C’est ça qu’est bon pour le PIB ! D’abord ça fait vendre des avions, des chars d’assauts, des fusées, des missiles, des bateaux, des sous-marins, des fusils, des grenades, des habits de troufions ! Et c’est encore mieux quand ça pète vraiment car ça permet de casser tous ces beaux objets pointus et durs qui coupent, qui taillent les viandes, qui brûlent, qui explosent les maisons. Et donc d’en faire d’autres, puis de reconstruire ce qui a été cassé. Ça fait tourner les usines ! En plus, ça permet de soulager la pression démographique qu’y disent les zesperts…

- Ben ça alors ! Je savez pas que c’était ça le PIB ! Ben moi, je voudrais proposer une autre manière de calculer la richesse du pays. Ce serait pas le PIB, le produit intérieur brut, mais le BIG !

- Le BIG ? Le gros ? Kézako M’ame Michu ?

- Ben ce serait le Bien-être Intérieur Gentil ! On compterait en positif tout ce qui est bon pour le bien-être des gens par exemple les écoles, les hôpitaux, les infirmières, les spectacles, les retraites, les salaires, etc. , et en négatif tout ce qui est mauvais pour ce bien-être, c’est-à-dire toute ce que vous venez de me dire ! Et vous verrez que le classement des pays les plus « riches » selon ce modèle changerait !

- Ben vous alors M’ame Michu, vz’en avez des choses dans les boyaux de la tête ! Faut vous mettre à la place de la Lagarde ! Et vous marier avec le roi du Boutang ! Parce que lui, il le met en action ce principe dans son pays !

- C’est qui ce Monsieur Boutang ? Vous croyez qu’il voudra m’épouser ?

- Ben pour ça, faudra acheter un string, ça fera monter le BIG!!!