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16/04/2009

Ça s’est dit dans mon bistrot : « Vive les pirates somaliens, ces bienfaiteurs de l’humanité ! »

pirates abordage.jpg


- Qu’est-ce que t’as à rigoler Victor en lisant le journal ? Y a pourtant pas grand chose de marrant…

- Eh ! Loule, ça dépend comment tu lis les nouvelles. Moi, ce qui me fait marrer, ce sont les exploits des pirates de Somalie. Tout miston déjà, je me délectais des abordages de Surcouf, de Jean-Bart, du Capitaine Drake. Puteng, les bandes dessinées démentes ! Avec des mecs borgnes, boiteux, toujours barbus et coiffés du bandana qui grimpaient avec des grappins sur les galions, en hurlant à pleines bulles. Le pavillon tête de mort qui flottait en haut du mat. Les nuages de poudre, les cris dans les bulles, les sabres qui s’enfoncent dans la viande des marchands… Le pied ! Et ces histoires de Somalie, ça me fait rêver. Henri de Monfreid, la Croisière du haschich… Ouarff ! L’aventura ! Toute ma jeunesse. C’est comme ça…

- Ouais, mais le pauvre mec qui s’est fait flinguer sous les yeux de sa femme et de son gosse…

- Maurin, notre ineffable ministre, a dit que ce pouvait être une bavure… Il n’empêche qu’en la matière, on est les champions des otages tués ! On vient d’être battu 3 à 2 par les Ricains pour les pirates flingués, mais on peut faire mieux !

- C’est pas assez. Faut tous les rafaler ces connards de pirates…

- Oh ! Loule, tu parles bien comme un mastroquet. Qui veux-tu flinguer ? Et comment ? En plus, les pirates, ils n'ont tué personnes, eux, jusqu'à maintenant!

Regardes, il y a sur place toutes les marines du monde. Nous, bien sûr, mais aussi les Zétazuniens qui font jamais dans la dentelle, les Rosbifs, les Allemands, même les Chinetoques et les Indiens ! C’est l’ONU des bateaux de guerre ce détroit et ce golfe. Ils se marchent dessus et…ils sont incapables de protéger les navires de tous les marchands de merde du monde !

- Tu parles, ils iraient bombarder les villages de ces crapules et ce serait vite fait ! Il ne sert à rien de se défendre contre ces pirates. Il faut les pirates astérix.jpgattaquer, bordel ! Leurs bases sont bien identifiées. Elles sont en Somalie, pays de non-droit, sans véritables gouvernants, et voué à tous les trafics. Un bombardement massif et coordonné de quelques pays occidentaux s'impose donc. Avec quelques centaines de morts parmi les pirates et la destruction de leurs bateaux et armements, la leçon devrait porter ses fruits et les occidentaux auraient gagné la tranquillité pour vingt ans au moins.

- Eh ! Il y a 3.000 km de côtes rocheuses avec plein de petites criques où peuvent se planquer les pirates. Il y a des milliers de bateaux de pêche. Alors comment on fait ? On napalme tous les villages de pêcheurs ? On coule toutes les coques de noix, tous les boutres ?

- Ouais mais quand un navire est attaqué, faut y aller et flinguer !

pirates astérix.jpg- Flinguer… T’as que ce mot à la bouche. Mais bougre de nifle, c’est grand comme la Méditerranée ! Il y a beau avoir des bateaux de guerre partout, lorsque le capitaine d’un barlu attaqué appelle, le temps que les secours arrivent, les pirates sont maîtres du bateau et menacent de flinguer – un mot qui te plait ! – les otages ! Alors comment on fait ? Un carnage ? Et puis attend, ils ont changé de vitesse les mecs. Les premiers « pirates » sont apparus dans les années 1990 : il s'agissait alors de pécheurs somaliens ruinés par la pèche industrielle illégale à laquelle se livraient les flottes sud-coréenne et japonaise, profitant de l'absence d'Etat somalien pour pénétrer impunément dans ses eaux territoriales.

Ces pécheurs ont commencé par attaquer ces connards de navires étrangers et par exiger le paiement de « taxes » compensant leur manque à gagner… Une autre explication mise en avant est le rejet de déchets toxiques dans les eaux somaliennes, là encore en raison de l'absence de contrôles.

Depuis, la piraterie a changé d'échelle, s'appuyant sur de véritables armées, bien équipées, munies de téléphones satellitaires pour leurs communications, et d'embarcations hyper rapides pour fondre par surprise sur leurs proies avant de regagner des « navires mères » ressemblant à de paisibles chalutiers ! Ni vu ni connu. Et pendant ce temps, le bateau piraté est conduit vers les côtes somaliennes sous le regard impuissant des matafs de guerre, la cargaison vendue ou échangée contre rançon. De quelques dizaines, les pirates sont devenus des centaines, et sans doute des milliers. Et les « amendes » de quelques milliers de dollars sont devenues de véritables rançons de plusieurs millions. C’est la première industrie de la région !

- Mais puteng Victor, c’est du vol tout ça !

- Tout de suite les grands mots. C’est du commerce, c’est une forme originale de commerce. Toi Loule, un patron de bistrot, tu devrais connaître ça, non ? Tè ! Remets une tournée… Et puis je vais te dire : ces pirates sont quelque part des bienfaiteurs de l’humanité et des sauveurs de la planète !

- Oh ! Victor, c’est le rosé de Tavel qui te fait déparler ? T’as la tarnavelle qui fume ou quoi ?

pirates tête de mort.jpg
- Pas du tout. Réfléchis un peu, Loule, ça te changeras. D’abord voler des voleurs, c’est pas du vol, c’est de la récupération. Ensuite, le Golfe d'Aden, situé entre Somalie et Yémen, est la voie de passage entre l'Océan Indien et la Mer rouge, l'un des axes maritimes clé de la planète. C’est le débouché obligé du canal de Suez, c’est le passage de 20.000 à 30.000 navires par an, et surtout d'un tiers des hydrocarbures consommés sur la planète ! En gênant ce trafic, les pirates font œuvre utile : - ils freinent l’arrivée du pétrole (c’est bon pour la planète !), ainsi que des milliers de tonnes de merdes venant de Chine ou d’Inde qui sont la cause des fermetures d’usines chez nous. De plus les assureurs - qui doivent, en fin de course, casquer pour ces cargaisons volés, ou détériorés lorsqu’il s’agit de consommables – augmentent considérablement leurs primes. La Lloyd fait pas de cadeau, c’est pas le genre de la maison ! Les équipages se font rares et chers. Tout ça a pour effet d’augmenter sensiblement le prix des marchandises venues par mer. Et à terme de rendre ainsi de nouveau rentables les produits de chez nous, freinant d’autant les délocalisations !

- Puteng ! Merde Victor, je voyais pas les choses comme ça. Mais où tu vas trouver tous ces trucs ?

- Dans le rosé de Tavel et le rouge des Côtes-du-Rhône !

- Tè ! Tu m’as convaincu. Vive les pirates ! Allez zou ! les mecs, approchez vos verres, c’est la tournée du patron !

08/04/2009

Le Livret A livré aux voraces: 1,5%...

week.gif


Salut à toi ! France d’en-bas !
Merci à toi France aux abois !
Toi qui compte sur ton Livret A
Pour arrondir tes fins de mois.

Nous les patrons du CacaRente
Pour que nos bonus et nos rentes
Demeurent toujours abondantes
En thunes grasses et trébuchantes,

On a convaincu nos complices
De ce gouvernement de Jocrisse
De se vautrer dans l’injustice
Pour piquer ton blé de service.

Vous les manards, et vous les vioques,
Vous pouvez chier dans vos frocs,
Pour niquer vos éconocroques,
On a trouvé un truc bien cradoque :

C’est de faire baisser le taux
Rémunérant les capitaux
Qu’en suant larmes et eaux
Vous économisez au couteau !

Votre taux de quatre pour cent,
A été un levier puissant
Pour vous faire cracher du sang
Dans l’escarcelle – c’est indécent ! –

De nos potes patrons de banques.
Un cinq pour cent ! Y a pas de manque !
Le reste, c’est nous qu’on le planque !
On vous a bien pris pour des branques…

A l’aise dans nos beaux costumes
On vous méprise et on vous plume.
Allez donc bouffer vos légumes
Assaisonnés à l’amertume !

03/04/2009

Paradis plombés : « Selon que vous serez puissants ou misérables… »

paradis fiscaux.jpgEh ! Vous les avez vu ? Menton pointé en avant, torse bombé, main sur le cœur ! Ils ont montré du doigt avec un grand courage ces états voyous capables de tuer père et mère pour attirer le pognon des riches crapules, narco trafiquants, évadés fiscaux et autres multinationales réfractaires au paiement des impôts. Et qui ont-ils montré ? Qui sont ces états nauséabonds qui méritent que le tron de dieu les cure, que la vérole leur ronge les couilles et qu’on leur impose de bouffer des hamburgers ad vitam eternam ? C’est le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l'Uruguay. Ah ! les salauds ! Ils mériteraient qu’on leur envoie le porte-avions Charles de Gaulle (à la voile ou à la rame…).

Dire que si nous sommes dans la merde, c’est à cause de ces pays fumiers qui nous pompent le sang, qui jettent à la rue nos millions de chômeurs, qui sèment le désespoir noir et poisseux dans les pauvres têtes des damnés de la terre, qui poussent au suicide des millions d’obèses privés de leur cococala, qui incitent nos braves et honorés banquiers à connaître la dèche avec des retraites dérisoires. Pensons à ce malheureux Daniel Bouton, contraint de survivre avec un ridicule million d’euros par an…

paradisfiscal1.jpgUn peu moins courageusement, nos maîtres du monde ont fait les gros yeux en leur tapotant amicalement la joue - « Attention ! Ça va pour une fois. Mais faut pas recommencer ! Compris ? Bon. Allez, ça va… » - à des pays qui seraient sur la pente montante de la repantance : Autriche, Andorre, Anguilla, Antigua et Barbuda, Aruba, Bahamas, Bahreïn, Belgique, Belize, Bermudes, Brunei, Les îles Caïmans, Chili, Les îles Cook, République dominicaine, Gibraltar, Grenade, Guatemala, Liberia, Liechtenstein, Les îles Marshall, Luxembourg, Monaco, Montserrat, Nauru, Antilles néerlandaises, Niue, Panama, Saint-Kitts et Nevis, Sainte-Lucie, Saint Vincent et les Grenadines, Samoa, Saint-Marin, Singapour, Suisse, Iles Turks et Caïques, Vanuatu, Les îles Vierges.

Et par un heureux hasard, s’échappent des listes noires ou grises les Iles Vierges britanniques, Guernesey (Royaume Uni), Ile de Man (Royaume Uni), Jersey (Royaume Uni) ainsi que La Dominique, les Maldives, les Seychelles. Tiens ! Ce sont là des paradis fiscaux sous influence britannique. Quel hasard !

Echappent également des territoires - Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer qui, selon les spécialistes, peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment. Ce sont là territoires français ou sous influence française. Quel hasard !

Ne sont nullement cités des états comme le Delaware, le Wyoming, le Nevada. Ben voyons : Ce sont des états de la fédération des Zétazunis ! Quel hasard !

Enfin, pas trace des deux plus grandes machines à laver le pognon sale d’Asie, Macau et Hong-Kong. Territoire chinois ! Quel hasard !

« Selon que vous serez puissants ou misérables
Les jugements de cour vous ferons noir ou blanc… »




Samedi 4 avril: journée sans achat!

lavenirdumonde.jpg

J'ai reçu ça et je trouve que ce n'est pas con du tout! Demain je n'achète RIEN!

"Rien n'est pire que la soumission et la résignation.

D'autres pays l'ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le prix des pâtes alimentaires pour l'Italie.. Deux jours de grève d'achats à suffit pour faire reculer l'énorme augmentation du prix des pâtes.

Même action au Liban pour le prix du pain, le lendemain de la grève d'achats le prix du pain reprenait son ancien prix.

PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL SAMEDI 4 AVRIL 2009

LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS SE SOUVIENDRONT :

Vous êtes invités, tous et toutes, ce jour-là à ne RIEN ACHETER surtout :
- L'ESSENCE - GAZOIL
- TABAC
- JEUX DE HASARD (ts jeux de la Française des Jeux)
- ALCOOL
- BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
- ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge, stop, stationnement....)

Avec un minimum d'organisation, nous pouvons tous y arriver.

Ce message n'est issu d'absolument aucun parti politique ni d'aucun syndicat.

Imaginez l'impact que ce mouvement solidaire national pourrait engendrer.

Cette action sera et c'est certain plus efficace que n'importe quelle grève ou manifestation !

CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES

DIFFUSEZ CE MAIL A TOUS VOS CONTACT INTERNET...FAITES VITE, C’EST DEMAIN !

PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLES...qui eux même préviendront à leur tour, leurs amis, familles, etc.

L' EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT

Servons nous d'internet, cette merveilleuse invention.

caddy.jpgAIDONS NOUS et nous parviendront à faire reculer la vie chère. Ne dites pas « cela ne servira à rien ».
Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à vous, grâce à nous.

Cessons de nous plaindre et

AGISSONS !"

01/04/2009

Vers la violence des « Desesperados » ?

Des patrons séquestrés, des managers molestés (pour l’instant) avec des œufs, d’autres lynchés en effigie (pour l’instant). Voilà la pente dangereuse où mène la profonde injustice que ressentent les salariés rejetés comme kleenex sales par des patrons voyous (pléonasme ?) dont l’avidité n’a d’égale que le cynisme. Qu’ont-ils à perdre ces travailleurs jetés à la rue sans ressources, sans avenir, sans espoir et qui voient leurs bourreaux se goinfrer des millions et des milliards qui leur sont volés. « Le profit, c’est le travail non payé aux ouvriers » disait Karl Marx.

Comment accepter sans broncher le cynisme de cette classe politique totalement coupée de sa base qui fait de l’injustice – bouclier fiscal, milliards pour les banques, peau de zob pour les pauvres, etc. - son outil principal ?

Dès lors que ce fossé s’approfondit entre les citoyens et leur représentation, il ne faudra pas s’étonner si, dans un avenir proche la contestation prend des formes qui seront de plus en plus violentes.

Cette conscience d’être les dindons de la face génère une lucidité qui ne demande qu’à tomber dans la radicalité. Les aveugles et autistes qui nous gouvernent (si mal) devraient réfléchir très vite et agir afin que la « crise » (qui a bon dos et camoufle toutes les magouilles ultra libérales) n’engendre pas une dérive de « desesperados ».

Je vous ai écrit une petite fiction dont j’ose espérer qu’elle restera au stade d’un poisson d’avril :


Joseph Boubakar, de son large balai, poussait sur sa pelle les détritus qui s'accumulaient dans le caniveau afin de les charger dans son petit container roulant. Le raclement agaçant de sa pelle sur l'asphalte devait réveiller les habitants de ce quartier tranquille du XIVème, mais l'homme n'en avait cure. Il tourna l'angle par lequel la rue de Lunain débouche sur le boulevard d'Alésia. Il vit alors sur le sol un panneau rond de sens interdit dont le tube porteur était coupé en biseau acéré à proximité du cercle, à la disqueuse électrique lui sembla-t-il. Joseph Boubakar ramassa le panneau, râlant intérieurement contre les vandales qui non seulement saccagent le mobilier urbain, mais l'obligent, lui, à faire un travail aussi anormal que supplémentaire. Il chercha machinalement le poteau auquel pouvait correspondre le panneau. Il se tourna, leva les yeux, poussa un cri, lâcha tout et partit en courant vers le camion de voirie garé à une centaine de pas, rue de Lunain. Quelques secondes après, accompagné de son collègue de travail Marcel Diop, il revînt avec circonspection.

Et c'est alors qu'ils le virent.

empalé.jpgLes yeux grands ouverts de l'homme reflétaient une terreur démente. Ses traits étaient déformés et figés en un rictus d'indicibles souffrances. Soudain, au grand effroi des deux éboueurs, il bougea tandis qu'une sorte de plainte s'échappait de sa bouche. Un mouvement lent de descente, d'enfoncement le long du poteau maculé de sang noir et d'excréments sur lequel il était empalé expulsait l'air de ses poumons, faisant vibrer sourdement ses cordes vocales...
En ce lundi matin de fin d'hiver, Paris s'éveillait. Les commerçants du quartier ouvraient leurs grilles. Les cadres, rasés de frais, le visage déjà empreint de ce masque soucieux d'ennui distingué et affairé qui est leur image de marque, se pressaient vers leur voiture garée à proximité. Mais leur routine matinale fût balayée par le spectacle atroce qui leur sauta à la figure sitôt atteint l'angle tragique.

Olivier, jeune directeur d'entreprise, le reconnu tout de suite :

- C’est Daniel Fuhr-Oncle, le patron de la Cupidité Générale.

On entendait, tout proche maintenant, le Klaxon impératif d'un véhicule de Police-Secours suivit de celui, plus lancinant, des pompiers. Bientôt un cordon d'agents écartait les badauds tandis que deux inspecteurs procédaient aux premières constatations, à l'interrogatoire des éboueurs africains, les deux témoins initiaux, et à la recherche d'informations parmi les habitants du quartier. Le bruit de la disqueuse coupant le poteau, les hurlements du supplicié, le ou les véhicules des tortionnaires... Forcément quelqu'un avait entendu, peut-être vu...

Soudain des voitures de journalistes, des véhicules radios, des cars de télévisions surgirent dans un crissement de pneus. Probablement avertis par les auteurs du forfait, ils arrivaient à tire d'ailes, comme un vol de vautours attiré par la charogne.

Pressé de questions par la meute, l'inspecteur mandé sur les lieux - après la série de photos habituelles et les premières constatations - demanda aux agents de dégager le supplicié. Ceux-ci, aidés des pompiers, eurent beaucoup de mal à soulever le corps qui résistait à quitter le poteau qui le traversait. Un pompier passa une sangle sous les épaules du mort, deux hommes montèrent sur le toit du véhicule de secours et tirèrent vers le haut tandis que deux autres hommes poussaient d'en bas. Le corps se dégagea enfin en se vidant car deux encoches obliques en forme de barbillons creusés par des coups de disqueuse dans la section rectangulaire du poteau arrachèrent tripes, viscères et morceaux de poumons, libérant une odeur épouvantable... Les flics et les pompiers - pourtant des durs à cuire - ne purent contenir le flot de vomi qui leur retournait l'estomac tandis que les caméras enregistraient ce spectacle grand-guignolesque.

Le pays entier put ainsi se repaître, à l'heure du repas de midi, des images sordides bien qu'édulcorées du supplice de l'un des personnages les plus puissants mais aussi les plus honnis du pays.

Une sourde inquiétude étreignit la France-d'en-haut tandis que ricanait plus ou moins discrètement la France-d'en-bas...
Les milieux politiques, syndicaux, médiatiques étaient suspendus aux résultats de l'enquête policière qui pataugeait.

Quelques habitants du quartier avaient bien entendus le crissement de la disqueuse, des bruits de portières et de moteur de voiture, mais aucun témoignage visuel direct ne pouvait aiguiller les enquêteurs qui cherchaient tous azimuts : milieux anarchistes, islamistes, syndicaux même. Vengeance ? Affaire de mœurs ?

L'enquête avait seulement montré que le personnage supplicié avait été enlevé durant le ouiquinde au cours d'une sortie privée qu'il voulait discrète. Les auteurs étaient donc parfaitement au courant de ses déplacements, voire de sa vie privée... Quelques rafles infructueuses furent organisées, des mesures furent mises en place pour la protection des grands « managers », puis en quelques semaines, de ramdam médiatique s'épuisa...

Pour un temps.




31/03/2009

Les puissants « Gévintistes » vont-ils manier le balai pour les paradis fiscaux ? Mouais… On en reparlera !


paradis-fiscal-fiscaux-tol-meyer-.jpg


Andorre, Anguilla (Royaunme Uni), Antigua et Barbuda, Aruba (pays Bas), Bahamas, Bahrein, Barbade, Belize, Iles Vierges britanniques, Iles Cook (Nouvelle Zélande), La Dominique, Gibraltar (Royaume Uni), Grenade, Guernesey (Royaume Uni), Ile de Man (Royaume Uni), Jersey (Royaume Uni), Liberia, Liechstentein, Maldives, Iles Marshall, Monaco, Montserrat (Royaume Uni), Nauru, Antilles Néerlandaises, Niue (Nouvelle Zélande), Panama, Samoa, San Marino, Seychelles, Sainte Lucie, Saint Christophe et Nevis, Saint Vincent et les Grenadines, Tonga, Turks et Caicos (Royaume Uni), Iles Vierges (USA), Vanuatu.

Ça, c’est la liste des « paradis fiscaux non coopératifs ». Donc des voyous avérés et fiers de l’être. Un simple coup d’œil montre qu’avec huit territoires catalogués « pays crapules », le Royaume Unis est, de loin, le premier et le plus important « paradis fiscal » du monde ! Le Royaume Unis fait parti des grands pays de l’Union Européenne.

Les Pays-Bas abritent deux « paradis fiscaux » non coopératifs.

Comme par hasard, ces deux pays sont à la pointe de l’ultra libéralisme en Europe. Ils abritent les plus importantes banques et multinationales européennes. Il m’étonnerait donc fort que ces deux pays voyous soutiennent la lutte de notre hyper président et de M’ame Merkel contre ces chancres économiques que sont les paradis fiscaux au G20 de jeudi à Londres.

Mais à côté de ces états confettis qui se branlent complètement des menaces de notre Centimaître du monde et de ses pairs qui vont blablater à London, il y a ceux qui font semblant d’être coopératifs, c’est-à-dire qui disent « oui, oui, on va coopérer » mais qui font plus que tirer la patte, pour la bonne raison que l’embrouille fiscale et financière est leur principal fond de commerce.

Il y a là, entre autres, le Luxembourg et la Suisse. L’essentiel de l’évasion fiscale passe par là. Mais ils se font soucis, car l’Obama, qui a déjà tordu le bras méchamment aux Helvètes, les fait un peu trembler. Celui-ci ferait bien d’envoyer en enfer son principal paradis fiscal, logé bien au chaud au sein de la fédération, l’etat du Delaware qui est un Monaco ricain, sans oublier le Nevada…

Quant aux Français – nous ! – on a aussi le cul brenneux en la matière : selon les spécialistes, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment.

Consultant auprès de l'ONU et de la Commission européenne, Michel Koutouzis est co-auteur (avec le magistrat Jean-François Thony) du « Que sais-je ? » sur le blanchiment (PUF, 2005). « Le B.A.-ba, c'est de se demander ce qu'est une place off-shore », dit-il. « C'est un endroit où existe un système économique et financier qui, pour une raison ou pour une autre, n'est pas régulé par les lois du pays auquel il appartient. »

Avec les différents régimes de défiscalisation dont ils bénéficient, les départements (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) et collectivités (Mayotte, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie Française) d'outre-mer sont dans ce cas-là, mais, en théorie, uniquement pour les contribuables français. Les COM (anciennement TOM) jouissent même d'une totale autonomie fiscale et douanière.

paradis fiscaux pauvres.jpgUn rapport sénatorial de 2002 sur « la défiscalisation dans les départements et les territoires d'outre-mer » pointait déjà l'absence de procédures de contrôle et le nombre incertain de sanctions : « Vous pouvez utiliser les niches fiscales d'outre-mer pour faire fuir des capitaux »

Prenons le cas très emblématique de Saint-Martin, une île des Antilles qui a obtenu il y a un an (comme sa voisine Saint-Barthélémy) le statut de COM, alors qu'elle dépendait auparavant du département de la Guadeloupe. La souveraineté de l'île est partagée entre la France et les Pays-Bas, mais aucune frontière ne sépare les deux territoires. Michel Koutouzis évoque la coopération entre les établissements bancaires des deux parties de l'île, et décrit des moyens très simples de blanchir de l'argent :

« Vous arrivez avec de l'argent noir dans un casino côté néerlandais. On vous dit de vous mettre à une table donnée pendant une heure. Le casino vous fait gagner une somme arrangée au préalable, une pratique courante dans les paradis fiscaux. Une fois vos gains récupérés, vous pouvez aller les investir côté français dans des projets immobiliers ou des marinas. »

Des projets immobiliers rapidement abandonnés après des faillites volontaires.

Michel Koutouzis détaille un autre circuit :

« Une fois que vous avez investi de l'argent dans un projet touristique, vous vous déclarez en faillite. Vous pouvez ensuite récupérer l'argent et le transférer non loin de là, à Curaçao par exemple, sans aucun contrôle. »

C'est ainsi que le contribuable français finance des investissements vers des paradis fiscaux.

Et n’oublions pas la Nouvelle Calédonie où les défiscalisations vont bon train. On en donne à des grandes sociétés étrangères qui y construisent des usines énormes, faisant de très gros bénéfices en exploitant les mines de nickel, détruisant au passage un lagon merveilleux tout juste classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il doit bien y avoir des comptes qui s'ouvrent avec de gros numéros dessus dans l'archipel voisin, le Vanuatu, bien connu pour son secret bancaire et le peu d'investigation quant à la provenance de l'argent déposé !

Vous voulez créer un compte off-shore ? Rien de plus simple. Et sans risque ! Allez faire un saut sur ces sites qui étalent sans vergogne le mode d’emploi pour enfiler le fisc !
http://www.comptes-offshore-fr.com/compte-offshore
http://www.france-offshore.fr/
http://www.abroad-offshore.com/

Vous voulez savoir quelles entreprises du CAC40 sont présentes dans ces paradis fiscaux? TAPEZ IÇI

Chauffe Sarko ! Du balai ! Du balai ! Profite tant que tu tiens le manche, mais pas pour nous emmancher, comme d’hab !


20/03/2009

Huummm qu’elle est belle la fraise espagnole ! Mais c’est de la merde…

femmeâgécolère0001.gif.jpg


Puteng ! J’ai failli me casser une ratiche sur ces putains de « fraises » espagnoles qu’on vient de me proposer au marché ! T’as l’impression de croquer dans un bout de caoutchouc dur qui aurait un vague gout de tomates transgénique… Dégueulasse. Et les mecs, ils vendent ça en belles barquettes, à 2,5 € pièce. Comme ça paraît pas cher, que ça marque l’arivée des beaux jours, les bons cons achètent.

Seulement voilà, ces saloperies sont le nec plus ultra de la merde. Elles arrivent du sud de l’Espagnistan et ont donc parcourues au bas mot 1500 à 2000 bornes en camions crachant leur gazole à la tonne. Près de 90.000 tonnes chaque année ! À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi totalité de ces merdes poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures
seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005… ! ! !); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans papiers sous payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver. Mais c’est qu’en plus ils polluent ces cons d’esclaves mon brave, en plus d’avoir les poumons pourris par les merdes qu’ils respirent et la peau vérolées par les pesticides !

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans
la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.

Quant aux esclaves, ils sont priés de se barrer, retourner chez eux ou s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

Mangez cinq fruits et légumes par jour qu’ils nous bassinent… Vous crèverez plus tôt, ça soulagera la sécu !

14/03/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte jouent au Casino…

vamps.jpg


- Ben alors M’ame Michu, z’êtes fraîche comme une limande de chez casino. Qu’est-ce qui vous arrive ?

- Ben justement, c’t’à cause de casino. Mon gendre et ma fille ont pris une gérance dans leur quartier, à la place de l’épicier arabe. Alors le soir, je vais les aider pour rentrer les chariots, nettoyer la boutique, ranger.

- Et vous êtes payé pour ça ?

- Ben non bien sûr M’ame Chazotte, c’est pour rendre service à mes jeunes. Faut ben s’entraider non ?

- S’entraîner oui, se faire enfiler sans vaseline non… Parce qu’ils vous enfilent sans vaseline le casino. Comme votre gendre et votre fille d’ailleurs je suppose.

- Ben ils sont crevés mais ils gagnent bien leur vie.

- Ah ouais ? Combien ? Pour combien d’heures ?

- Bien sûr les heures de travail sont longues : au minimum 60 heures par semaine, pour un revenu qui correspond à 6 % du chiffre d’affaires, avec un minimum garanti : 1 935 euros brut, un SMIC et demi pour un couple, avec un logement de fonctions.

- Brut ou net ?

- Ben vous alors ! Dîtes donc M’ame Chazotte, mon gendre c’est pas une brute et il est honnête !

- Mouais… D’accord, elle a rien compris… Ça veut dire qu’un des deux cogérants travaille à moitié prix ! Profond et sans vaseline M’ame Michu ! Et ils commencent à quelle heure ?

- Ben c’est vrai, faut pas avoir les côtes en long comme on dit cheu nous. Les jours de livraisons, c’est de 5 heures du matin jusqu’à 8 heures du soir. Mais ils s’arrêtent à midi quand même ! Et demain, ils ont leur troisième inventaire. Ça compte pour leur pourcentage. Les deux premiers, ils ont eu un bonus. Les messieurs-dame de casino vont venir les aider pour faire cet inventaire.

- Et ben ils vont être contents du voyage ! M’étonnerait pas que ce troisième soit déficitaire, ce qui va commencer à creuser leur trou !

- Ma foi ! Surtout que mon gendre m’a dit que s’ils avaient un déficit, il faut qu’ils remboursent tout de suite.

- Ouais… Ils sont patrons quoi ! Patrons des dettes surtout… Ils vont vite bouffer la grenouille…

- Pour le moment ils mangent surtout beaucoup de poires, de bananes, de carottes, de choux, de fraises espagnoles. Parce que le commercial leur en impose beaucoup à prendre et que le rebus, les pertes sont à leur charge. Alors…

- Ben voyons ! C’est bon pour le teint tout ça. Et les frais bancaires, et les agios, et les impayés, c’est pour qui ?

- Ben pour eux. Ouais, mon gendre dort mal, il a des soucis, il avale du lexomil !

- Classique. Beaucoup sortent de cette affaire ruinés et cassés. Et le congés, c’est comment ?

- Ben pour le moment c’est pas prévu. Surtout qu’ils travaillent sept jours sur sept pour faire de bons chiffres…

- Eh ! ben, dites leur de prévoir un bon avocat à vos enfants. Ils risquent d’en avoir besoin sous peu ! C’est ça l’ultra libéralisme : presser le citron tant qu’on peut, puis le jeter. Le plus intelligent des esclavagistes M’ame Michu, c’est celui qui a commencé à payer ses esclaves. Juste assez pour qu’ils bouffent. Et qui leur à prêté de l’argent. Pour bien les tenir !

13/03/2009

Eloge de la Fainéantise. « Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué » (Boris Vian)

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Gus – noble vigneron qui du sang de la terre tire le nectar des dieux – me disait dans un commentaire qu’il « aimerait bien glander mais qu’il était obligé de trimer dans ses vignes ». Non ami Gus, ce que tu fais n’est pas un « travail » (du latin tripalium, instrument de torture) mais un « labeur ». Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier : et encore dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui. Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

Il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise.

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? Ils n’ont nul plaisir à ne rien faire, ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée…

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

- Merci !

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

alexandre le bienheureux.jpgSi la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

Amen (moi à boire!)

Jean-Victor Joubert de Mairdre

Maître siestologue – Athlète du hamac - Vice-président du Club des Fainéants de Villeneuve – Fondateur de l’Académie des Amoureux de l’Aïoli – Fondateur des Bistrots du Cœur – Fondateur de Buveurs sans Frontières – Fondateur de la Chorale des Bois-sans-soif – Mammifère ampélophile - ancien glorieux hippy!

26/02/2009

Galérer plus pour chômer plus

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Elle a bon dos la crise... Et Sarko qui subventionne les heures supplémentaires est le premier pourvoyeur du chômdu. Faut que les gens du fabuleux 'pole emploi" aient du boulot!

25/02/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte : « Ils ne l’emporteront plus au paradis…fiscaux ! »

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- Eh ! M’ame Michu, vous l’avez vu monsieur Obama ? Quand il tape sur la table, ça tremble dans les salles des coffres ! Z’avez vu comment qu’il a tordu le bras à la Suisse ! Il a exigé de l’UBS…

- De qui ?

- De l’Union des Banques Suisses. C’est pas pour vous M’ame Michu. Pas pour moi non plus. C’est pour ceux qui suent pas trop leur pognon… Je disais donc qu’il a exigé de ces banques qu’elles lui transmettent les dossiers bancaires de 250 contribuables étazuniens soupçonnés d’avoir fraudé le fisc, et d’avoir placé le produit de cette arnaque sur des comptes ouverts à, justement, l’Union des banques suisses (UBS), bien planqué au chaud, à l’abri du secret bancaire.

- Ben, z’ont pas dû être contents les Suisses. Y a mon beau-frère qui a paraît-il des couilles en or – ça doit pas être très pratique tout de même, faudra que je demande à ma sœur ! – qui a un compte à Genève. Il m’a même payé le voyage une fois, pour lui porter une valise qu’il avait oublié cheu nous !

- Ben ma brave M’ame Michu, avec Obama, si vous recommencez, faudra qu’on vous porte des oranges !

- Oh ! Ben ça alors, j’le ferais plus M’ame Chazotte. j’le ferais plus !

- Et v’savez comment qu’il les a secoué les Helvètes. Il a exigé qu’on lui communique les renseignements bancaires concernant ces fraudeurs, faute de quoi l’UBS serait interdite d’activité sur le territoire des Etats-Unis. Autant vous dire qu’ils ont pas trop fait les fiers les Suisskofs ! Ils se sont mis à plat ventre. La raison bancaire l’a emporté sur la raison du client et l’UBS a obtempéré. Elle a transmis les renseignements à Washington juste avant qu’un tribunal suisse ne le lui interdise, au nom du fameux secret, que la loi helvétique garantit depuis 1934 !

- Ben alors, les paradis fiscaux, c’est fini pour eux ?

- Mouais… C’est ce qu’on prétend, mais c’est que de la tchatche en fait ! On prétend ici et là que le 2 avril, le G20 en finirait avec eux. Ce qui se prépare au G20 n’est qu’une embrouille pour la galerie. Un paradis fiscal serait tenu de transmettre des informations bancaires sur un non résident, à condition que l’administration fiscale de son pays de résidence présente un solide dossier justifiant ses soupçons de fraude !

- Ben, c’est bien ça M’ame Chazotte. Non ?

- C’est un peu comme si on dispensait certains contribuables de déclarer leurs revenus, tant que le fisc n’a pas apporté lui-même la preuve que ces revenus existent ! Disons que si les paradis fiscaux deviendront un peu moins paradisiaques, ils resteront des purgatoires bien confortables !

- Ben alors, pas la peine que fasse virer ma retraite à Monaco ou aux Bahamas ?

- Pas la peine M’ame Michu. Pas la peine…

24/02/2009

La Lionne veut un vélo électrique…

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Ma compagne, qui a parfois les côtes en long, m’a amené, l’autre jour, faire la tournée des boutiques commercialisant des vélos électriques. Bon. Pourquoi pas. Un bitard qui te permet de baruler à l’aise sans se crever le bédélet, ça paraît sympa. C’est le prix qui est moins sympa… Il varie de 900 à 1300 € environ… Alors, la Lionne continuera à pédaler allègrement sur son superbe Peugeot cadre alu à 18 vitesses, garde-boue, phare et dynamo !

Mais cette virée commerçante m’a permis de me pencher sur ce secteur d’activité : les véhicules dit « propres » marchant à l’électricité. Et ben c’est pas si évident ni réjouissant… D’abord les prix qui dépendent essentiellement de la qualité de la batterie. Celle-ci – dixit les vendeurs – doit être « au lithium ». Et, ce qu’il ne vous disent pas mais qui apparaît en tout petit dans les brochures et notices, il faut les changer au bout de 500 recharges ! Autant dire chaque année avec une utilisation pas exagérée… Mouais… Ça grève très sérieusement le prix d’utilisation de la bête !

Alors je me suis intéressé à ces fameuses batteries au lithium. Elles équipent à présent tous les téléphones portables, tous les ordinateurs portables (celui sur lequel je tape !), mais aussi toutes les bagnoles électriques présentées sur le marché !

Les producteurs de batteries au lithium s'associent avec des constructeurs automobiles comme NEC avec Nissan, Matsushita avec Toyota ou GS Yuasa avec Mitsubishi Motors. Sanyo, leader mondial dans le domaine des batteries lithium-ion, est en pourparlers avec Volkswagen. Certains pays ou entrepreneurs comme Shai Agassi, partenaire de Renault dans le développement des voitures électriques, ont d'ailleurs bâti des projets de stations de recharge de batteries comme la " Better Place ".

Tous reconnaissent les vertus de ces batteries au lithium : plus légères, plus petites et plus puissantes, elles demandent peu d'entretien et augmentent les économies de carburants.

Mais les constructeurs, de General Motors avec la Chevrolet Volt prévue en 2010, à BMW avec sa Mini électrique, en passant par Mercedes avec ses Smart électriques ou Toyota et sa nouvelle Prius, auront-ils les moyens d'alimenter leurs batteries en lithium ?

salar-de-uyuni.jpgLe lithium est un métal mou et rare, issu de flaques de sel, et essentiellement présent en Amérique du Sud. La Bolivie est l'eldorado du lithium, grâce à son lac salé Salar de Uyuni qui abrite à lui seul 40 à 50 % des réserves mondiales. Mais ce site est protégé pour sa splendeur, limitant alors les possibilités de son exploitation. C'est dans cette perspective que le président du pays Evo Morales a signé un décret pour installer un site national d'exploitation très réduit.

L'Argentine et le Chili sont aussi riches en lithium, ces trois pays recouvrant 70% des réserves mondiales.
Une polémique existe quant à l'épuisement des réserves mondiales de lithium. Les plus optimistes, comme le gouvernement américain, évaluent les réserves à 11 millions de tonnes environ, voire 14 millions selon l'expert R.Keith Evans.

Mais d'autres sources comme le cabinet français Meridian International Research limite la durée d'exploitation du métal aux environs de 2015, date à laquelle il ne restera que 234.000 tonnes de lithium, soit de quoi alimenter uniquement les téléphones mobiles ou les ordinateurs, mais pas les voitures électriques. Chaque batterie de voiture demande en effet entre 2 et 3 kilos de lithium, alors que les ordinateurs n'en réclament que quelques grammes.

auto électrique.jpgBen tout ça c’est pas très réjouissant…. A mon humble avis de béotien, c’est pas demain que les bagnoles, scooters et vélos électriques encombreront les rues et les routes… En effet, le lithium extrait pourrait servir à produire environ 8 millions d’autos (de type Chevrolet Volt) par an, ce qui en regard des 60 millions de bagnoles produites actuellement chaque année ne fait effectivement pas beaucoup !

Quant aux cours du lithium, ils suivent une évolution à la hausse exponentielle ! La demande ayant explosé, notamment pour la production de batteries en lithium-ion pour le marché de l’informatique et de la téléphonie, le prix du lithium est passé d’environ 350 dollars la tonne en 2003, à près de 3000 dollars en 2008 !

Il semble aujourd’hui évident que la technologie lithium ne pourra pas être généralisée à l’ensemble de la demande. Alors ? Les piles à combustible ? Les bagnoles à l’hydrogène ? Pas très au point tout ça.

auto Nègre.jpgRaison de plus pour développer…les bagnoles à air comprimé du père Nègre ! Une invention bien françouaise celle-là mais…Que ces cons de constructeurs français ont abandonné à…Tata, le géant indien !




16/02/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte : le PIB ou le BIG ?

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- Eh ben M’ame Michu, qu’est-ce qui vous arrive. Vous faites le régime ? On dirait un estoquefiche !

- Ben non, M’ame Chazotte, mais je décrois !

- M’ame Michu qui décroit ! Ben c’est la meilleure ça. J’y crois pas qu’elle décroît…

- Ben si ! Ch’uis civique moi. Je protège la terre. Y l’a dit Monsieur Borloo ! Et puis M’ame Lagarde, elle a bien dit que le PIB y baisse ! Alors faut s’adapter…

- Le PIB ! Et la mère Lagarde en plus. Celle qui semble avoir un balai dans le cul et qui rie toujours comme une demeurée… V’savez ce que c’est le PIB, M’ame Michu ?

- Ben ch’ais pas trop. Pib, piboule, c’est un peuplier non ?

- Un peu plié le PIB ! Ça oui ! Le PIB, M’ame Michu, c’est le Produit Intérieur Brut. Un machin de technocrate qui mesure la soi-disant richesse d’un pays en ajoutant tout ce qui bouge du pognon… Aussi bien les salaires des travailleurs, des employés que les ventes d’airbus, d’armes, de blé, de pinard, etc. Tout s’ajoute ! Ainsi, quand vous bouffez des frites faites avec des patates belges, qui traversent la France et l’Espagne en camion pour être pelées au Maroc, puis qui vont en Italie pour être congelées, qui reviennent en France pour être bouffées, on ajoute le prix du transport, le coût des emballages, le coût de la distribution, etc. Tout ça pollue, mais ça compte pas qu’y disent…

- Ben c’est pas bien ça…

- Y a pire M’ame Michu. Tè, y a des mauvais Français, ce sont ces salauds d’automobilistes qui respectent le code de la route et qu’ont pas d’accidents.

- Eh ! Ça va pas M’ame Chazotte ! Pourquoi c’est des mauvais Français ?

- Parce qu’ils ne participent pas à la croissance du PIB !

- Pffuuiiittt… J’y comprend rien…

- Ben si M’ame Michu. Le bon Français, c’est le connard qui fonce avec son quatre-quatre et qui a un bel accident !

- ? ? ? ? ? ? ! ! ! ! ! ! ! ! ? ? ? ? ? ?

- Et oui ! Cet accident génère des flux de pognon qui créent du PIB. Faut payer les flics, les pompiers, les infirmières, les toubibs s’il y a des blessés, les pompes funèbres s’il y a des morts, mais aussi le dépanneur, le garagiste, les assureurs, les experts. Voilà qui est bon M’ame Michu ! Ça, ça fait de la croissance du PIB !

- Ben ça alors !

- Et les guerres ! C’est ça qu’est bon pour le PIB ! D’abord ça fait vendre des avions, des chars d’assauts, des fusées, des missiles, des bateaux, des sous-marins, des fusils, des grenades, des habits de troufions ! Et c’est encore mieux quand ça pète vraiment car ça permet de casser tous ces beaux objets pointus et durs qui coupent, qui taillent les viandes, qui brûlent, qui explosent les maisons. Et donc d’en faire d’autres, puis de reconstruire ce qui a été cassé. Ça fait tourner les usines ! En plus, ça permet de soulager la pression démographique qu’y disent les zesperts…

- Ben ça alors ! Je savez pas que c’était ça le PIB ! Ben moi, je voudrais proposer une autre manière de calculer la richesse du pays. Ce serait pas le PIB, le produit intérieur brut, mais le BIG !

- Le BIG ? Le gros ? Kézako M’ame Michu ?

- Ben ce serait le Bien-être Intérieur Gentil ! On compterait en positif tout ce qui est bon pour le bien-être des gens par exemple les écoles, les hôpitaux, les infirmières, les spectacles, les retraites, les salaires, etc. , et en négatif tout ce qui est mauvais pour ce bien-être, c’est-à-dire toute ce que vous venez de me dire ! Et vous verrez que le classement des pays les plus « riches » selon ce modèle changerait !

- Ben vous alors M’ame Michu, vz’en avez des choses dans les boyaux de la tête ! Faut vous mettre à la place de la Lagarde ! Et vous marier avec le roi du Boutang ! Parce que lui, il le met en action ce principe dans son pays !

- C’est qui ce Monsieur Boutang ? Vous croyez qu’il voudra m’épouser ?

- Ben pour ça, faudra acheter un string, ça fera monter le BIG!!!

12/02/2009

Protectionnisme intelligent, c’est un gros mot ?

gorgone méduse.jpgQu’y a-t-il de plus nul qu’un économiste ? Deux économistes bien sûr ! Il suffit pour accepter cette évidence d’entendre ou de lire les conneries proférées avec une suffisance méprisante par un connard comme le dénommé Saint-Etienne ce matin sur France-Inter, ou le ci-devant Marseille qui se répand dans toutes les lucarnes à décerveler, les machines à bruits et les torchons de service.

Ce préambule pour en venir au ramdam mené autour de l’accusation majeure proférée contre la France par la Tchéquie je crois (au fait c’est quoi ? C’est où la Tchéquie ?) : PROTECTIONNISME !

Voilà. Le gros mot suprême en Ultralibéralistanie est prononcé !

- Oh ! Victor, t’as pas la gueule écorchée d’oser proférer un tel mot ?
- Ben, non !

A la sortie de la dernière grande boucherie intra européenne, des esprits lumineux, animés par une bonne volonté farouche et une foi à toute épreuve ont jeté les bases de ce qui deviendra l’Union Européenne. L’idée de base était le réconciliation entre la France et l’Allemagne. Mais un des termes essentiels du Traité de Rome était la PREFERENCE COMMUNAUTAIRE. La vision à terme des Pères Fondateurs était, après l’approche économique du Marché commun, d’arriver à une union politique, donc aussi militaire et diplomatique.

Puis les princes qui nous gouvernent ont fait LA connerie rédhibitoire : faire entrer l’Angleterre… Et depuis l’Europe part en couille car les Rosbifs – ils sont comme ça ! – lorsqu’ils entrent dans une structure, ils n’ont de cesse de vouloir soit la dominer, soit la détruire. N’ayant pu dominer l’Europe, ils l’ont vidée de sa substance. Ce peuple de boutiquiers belliqueux a réussi, en quelques décennie à tuer le rêve et à faire de l’Europe un énorme mollusque gras du bide, sans cervelle, sans vision, sans limites. Une méduse flasque. Une zone de marchands de tapis (que la grande vérole les ronge !) où le portefeuille a remplacé le rêve et où les banquiers et autres parasites avides et cupides du même acabit ont imposé leurs vues. Cette Europe-là est dirigée par une aberration démocratique : cette « Commission » de technocrates bornés, élus par personne, à la solde de tous les lobbies mafieux.

- Bon. Victor. On sait que t’aimes pas trop l’Europe ultra libérale, mais tout de même, ça a apporté pas mal de choses non ?

- Bien sûr. L’aurait manqué plus que ça ! Mais l’énorme tare de cette Europe-là, c’est d’avoir refusé – sous la pression des Britichs - l’essentiel de ce qui peut créer un esprit d’identité européenne : la justice et l’égalité entre les divers peuples qui la composent à travers une harmonisation fiscale et sociale ! A la place de ça, les ultra libéraux ( que le tron les cure !) ont institués une concurrence entre pays européens, ont institutionnalisé le dumping social. C’est l’égoïsme national exacerbé, c’est à qui piquera les productions des autres, c’est à qui baisera le plus les travailleurs au nom de la « productivité » pour engraisser une oligarchie de patrons et de financiers véreux, c’est à qui saccagera les plus les acquis sociaux, les services publics, la protection sociale, le bien-être et donc la volonté de vivre ensemble.

- Bon. Et le protectionnisme dans cette histoire, qu’est-ce qu’il devient ?

- Eh bien au lieu de gueuler contre un pseudo protectionnisme intra communautaire comme font les Tchèques, on devrait revenir à ce qui était inscrit dans le premier traité : la préférence communautaire qui implique un protectionnisme intelligent vis à vis de l’extérieur, ciblé à l’échelle non pas d’un pays (grosse connerie !) mais à l’échelle de l’Europe. Vous croyez qu’ils se gênent les Zétazuniens, les Zindiens ou les Chinetoques pour protéger leurs marchés intérieurs ? Ça passe par des normes environnementales, par des secteurs stratégiques interdits, des montagnes de difficultés administratives, mais ça existe.

Et nous, pauvres cons d’Européens, on se laisse dépouiller sans défense, sans stratégie, sans volonté. Cette Europe-là, avec la rage d’un amoureux déçu, je n’en veux pas. Et ils sont très, très nombreux ceux qui n’en veulent plus. Faudra le dire au prochain scrutin et surtout ne pas s’abstenir ! On veut l’Europe. Passionnément, mais pas celle-là !

Tè ! Je vais boire un canon, de tant gueuler, ça me donne une large soif !

10/02/2009

Bagnoles : du pognon public pour aider les constructeurs à rétrograder !

casse bagnoles.jpgSix milliards de beau et bon pognon sorti des poches des con-tribuables pour aller engraisser les actionnaires de messieurs Peugeot, Renault, Citroën et consort ! Après une autre énorme palanquée de pognon refilée aux banquiers voyous (pléonasme Victor ! Pléonasme !), voilà qui tranche avec « les caisses vides » pour augmenter les salaires et les retraites. Mais, bon, Victor, ne dit pas des conneries, c’est pour sauver l’industrie françouaiiise, donc les emplois en France. Mouais, on en reparlera…

Mais ce pognon mis à disposition des fabricants de bouts de fer qui roulent, il va servir à quoi, à part assurer les dividendes des actionnaires ? A faire de la recherche pour construire enfin des voitures simple, économiques, peu polluantes, tournant à terme le dos à cet archaïque moteur à explosions ? Tè ! Fumes ! Il faut savoir que les marges bénéficiaires maximales sont réalisées sur les modèles haut de gamme : vendre de petites voitures, pas chères, pas trop cracheuses de pollution, c’est bien – vendre des grosses (qui sont par ailleurs les plus polluantes), c’est mieux ! Enfin, dans la tête des Ghosn, Streiff et consorts.

Que croyez-vous que vont faire les constructeurs auto dans ces conditions ? Se remettre en cause, tenter de s’adapter aux mutations en cours ? Zobby ! L’industrie automobile, fortement attaché à son « droit acquis » de vendre un maximum de voitures polluantes, tente de mettre en place les outils et mécanismes lui permettant de poursuivre dans le B.A.U. (business as usual – ou « comme d’hab’ », on change rien).

Ce pognon va leur servir à développer les technologies coûteuses permettant de réduire les consommations des modèles haut de gamme, donc de les rendre à nouveau attractifs pour les consommateurs et continuer ainsi à vendre de grosses bagnoles, de stupides 4x4, avec de confortables marges bénéficiaires. Bref, plutôt que de réorienter son offre vers des modèles plus modestes, répondant de ce fait à la demande des citoyens (ce qui serait bénéfique pour l’environnement non seulement au niveau de l’utilisation, mais également de la construction : les émissions de polluants lors de la construction augmentent avec le poids du véhicule), l’industrie préfère maintenir sa gamme actuelle tout en « bourrant de high tech » les véhicules qui sont actuellement manifestement trop énergivores.

Pourtant deux facteurs « poussent » à la réorientation du marché vers les modèles modestes. D’une part, la volonté des instances européenne de mettre en place des objectifs contraignants en matière d’émissions de CO2 des voitures neuves. D’autre part, face à l’augmentation des prix du carburant, les citoyens se tournent naturellement vers des voitures plus petites, consommant moins.

Face au premier « danger » - qui s’est manifesté dès la fin 2007 - soit les velléités de la Commission de faire adopter par le Parlement et le Conseil européen un règlement sur les émissions de CO2 des voitures, l’industrie bagnolière déploie un lobbying particulièrement agressif et efficace. Faisant feu de tout bois, elle tente de mettre en place toutes les astuces permettant de vider la future législation de sa substance. Ainsi, le projet qui est actuellement sur la table du conseil européen reviendrait-il à reporter à 2015 l’objectif de réduction que l’industrie s’était engagée à atteindre en 2008 ! Soit un report de 7 ans pour que la « législation » (pour autant que ce terme ait encore un sens dans ce contexte) entérine l’évolution tendancielle du marché… Ils nous prennent pour des cons.

Pour parer au second « danger » - la dégringolade des ventes - qui a ébranlé le secteur dès la fin du premier semestre 2008, l’industrie demande une aide financière (40 milliards d’euros pour l’ensemble des constructeurs européens !), sous forme de prêts publics (par les temps qui courent, il faut être prudent…) à taux plancher. Et qui qui va casquer ? Ben, le con-tribuable, pardi !

S’il est évident qu’il faut se tracasser du déclin d’une industrie, il faut éviter de verser dans l’acharnement thérapeutique, éviter de maintenir sous perfusion un secteur d’activité que les évolutions sociétales condamnent à décroître. Une aide à la reconversion du secteur serait bien mieux venue qu’une tentative de maintien de ses activités.

auto Nègre.jpgAu fait, quid de l’aide aux vrais découvreurs de nouvelles solutions automobiles écologiques, comme la voiture à air comprimée mises au point par l’ingénieur Nègre, qui fonctionne et que…tant Peugeot que Renault ont refusé de soutenir, renvoyant ce constructeur génial chez…Tata, énorme conglomérat industriel indien ! ! !

05/02/2009

Les EPR fleurissent en Normandie. Inactifs aujourd’hui ? Radioactifs demain…

Ah ! ils font la gueule les « zélus » de Marcoule et du Tricastin ! Ils font la gueule parce l’Omniprésident a décidé, tout seul, comme un grand, de la construction d’un deuxième monstre nucléaire EPR. Attention, pas parce qu’ils s’offusquent des dangers et du coût de cette saloperie, non, parce qu’elle sera construite ailleurs, et pas chez eux ! C’est qu’ils le voulaient l’EPR les Zélus du Gard, du Vaucluse, de la Drôme. Pardi! chez eux, depuis bientôt un demi siècle, les populations sont conditionnées au fait nucléaire, elles ont une « culture nucléaire » ! Achetée à coûts de millions et de milliards par les tenants du lobby…

sarko-grimace.jpgPourtant, le 25 octobre 2007, l'Omniprésident a réussi à prononcer les mots suivants: « Nous avons l’énergie nucléaire. Même si je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires, je sais que nous ne devons pas renoncer à cette énergie. Mais je reprendrai les principes que vous proposez, notamment celui de la transparence. » Tu parles d’une transparence : le Phénix neuillytois s’est bien gardé de dire qu'un site nucléaire peut contenir de nombreuses centrales et qu'il n'est pas nécessaire de créer de nouveaux sites pour accueillir de nouvelles centrales ! Une fois de plus, il nous prend pour des cons !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la duplicité du Président de la République qui a donc annoncé un "gel" du nombre de sites nucléaires. Il s'agit là d'une annonce aussi ridicule que provocatrice. En effet, la France a déjà plusieurs centaines de sites nucléaires répartis sur tout le territoire et, de plus, les projets de nouvelles installations sont tous sur des sites déjà existants :

- le réacteur EPR est prévu sur le site de le centrale nucléaire de Flamanville (Manche)
- le réacteur ITER est prévu dans le site nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône)
- l'usine GB2 d'enrichissement de l'uranium est en construction sur le site nucléaire de Pierrelatte (Drôme)
- le site d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) a déjà été créé.

L'annonce du "gel" du nombre de sites nucléaires, par le Président de la République, est donc une cagade sarkozienne… Une de plus.

centrale Tricastin.jpgEt, vous avez entendu gueuler nos zélus à l’Assemblée vous ? Ou au Sénat ? Ou dans les assemblées territoriales ? Que dalle. A part bien sûr les organisations qui gueulent habituellement : les Verts, le pôle écologique du PS - minoritaire puisque rassemblant 1,6% des votes lors des dernières élections -, CAP 21, Sortir du nucléaire bien sûr, Greenpeace, etc. Mais ceux-là, qui les écoute ? Pas de débat public, pas d’explications, pas plus de démocratie dans ce choix que dans celui qui, il y a quelques décennies, nous a imposé les centrales nucléaires.

Par contre les zélus locaux du site concerné (Penly, dans la Seine-Maritime, en Normandie) ont salué avec enthousiasme la "bouffée d’oxygène" économique. C'est sûr, 300 emplois pérennes, 1000 emplois durant la construction, aucun élu ne peut refuser une telle aubaine.

Il faut rendre hommage à tous ces brillants politiques qui se taisent en pensant : « on va tous mourir, tout sera pollué, mais il y aura des emplois dans la Région ». Quelle leçon de politique cynique, sans aucune vision à long terme, sans aucune vision globale des problèmes de cette planète…

Les (ir)responsables qui nous gouvernent ont toujours été "informés" et "conseillés" par des lobbies, qui comme leur nom l'indique ne se soucient que de leurs intérêts. Ceux qui expliquent que les méchants écolos veulent nous faire revenir au temps de la bougie.

Une fois encore, on oublie de signaler plusieurs choses: le nucléaire est cher, la question – fondamentale - des déchets n'est pas du tout réglée, elle est même éludée dans beaucoup de pays; le retraitement est un mensonge industriel, économique et opérationnel; le nucléaire fonctionne à partir de minerais dont les ressources sont limitées; le nucléaire est dangereux et opaque et, pour finir, clairement minoritaire dans la part des modes de production d'énergie au niveau mondial.

areva.jpgLe nucléaire hypothèque l'avenir des générations futures (s'il y en a !) qui vont hériter de déchets d'individus morts il y a plusieurs milliers d'années et ces déchets seront encore dangereux quand eux-mêmes seront morts depuis des milliers d'années. Nous pouvons être fiers de ce legs, en affirmant, sans ciller, que le nucléaire c'est «l'énergie au sens propre». Nous pouvons être fiers de laisser se reproduire des choix énergétiques absurdes, sans rechercher des techniques de production d'énergie qui soit respectueuses de l'environnement et qui répondent à la demande.

La connerie humaine est la seule approche que nous puissions avoir de l’infini…

20/01/2009

Sarko a étudié « L’industrie automobile pour les nuls » !

ECOLOGIE-SARKOmobiler karinevillard.jpg Le Nano Timonier va refiler des monceaux de pognon - 5 à 6 milliards!!! - piqués dans notre poche aux constructeurs de bagnoles français. Bon. Pourquoi pas. Compte tenue de l’importance de l’économie tournant autour de ces bouts de fer (1 salarié sur 6 je crois en comptant toute la filière), ça peut se comprendre. Mais ce pognon public va aller dans les caisses de deux groupes privés qui font toujours des milliards de bénéfices ! Bénéfices qui seront généreusement distribués aux actionnaires et aux dirigeants. Cherchez l’erreur…
Merci à Karine Villard

Et en plus, les patrons de ces groupes refusent toute introduction de l’Etat dans leurs capital ! Et ce gros con de Goshn qui n'a pas vergogne de venir mendier du pognon public tout en réclamant la suppression de la taxe professionnelle! "Je veux du pognon de l'Etat, mais je ne veux pas payer ma quote-part à l'Etat. Plus faux cul tu meurs...

Ouais Victor, mais ce pognon évitera des dizaines de milliers de chômeurs et relancera la croissance.

Mon cul ! Tiens, par exemple la prime à la casse. Ça profite à qui ? Aux ouvriers français ? Que dalle. Cette prime sert essentiellement à acheter des petites bagnoles. Or ces petites bagnoles sont fabriqués à l’étranger, comme la Peugeot 107 en Slovaquie ou la Renault Twingo en Slovénie. Autrement dit Sarko va prendre dans la poche des contribuables français de la fraîche qui va lutter contre le chômage… en Slovénie, en Slovaquie, voire au Portugal, au Brésil…

D'accord pour « mobiliser beaucoup d'argent » en faveur de la filière automobile, a prévenu Nicolas Sarkozy, mais à condition que les constructeurs « gardent la production d'automobiles en France ». Tu parles ! Ces constructeurs se défendent une main sur le cœur et l’autre sur auto pédales.jpgle portefeuille. Peugeot Citroën « ne délocalise pas, mais crée de nouvelles capacités de production au Brésil et en Europe de l'Est », ben voyons ! Renault souligne que 44 % de ses voitures vendues en France y sont fabriquées, ce qui veut aussi et surtout dire que 56% des Renault vendues en France sont fabriquées dans des pays où le dumping social règne en maître et où les ouvriers sont payés à coups de lance-pierres et traités à coups de pieds dans la gueule !

La production des constructeurs français en France a reculé de 10 % au cours des neuf premiers mois de 2008 alors que leur production mondiale a augmenté de 1,8 %. Et ils osent pleurer, la sébile à la mains, ces gros cons ? ! Trop forts les lobbyistes bagnoliens : pendant des années ils nous ont imposés des options à la con dans afin de faire grimper les prix sans rechercher de nouveaux concepts et maintenant ils pleurent… Ras les couilles de tous ces gadgets qui ne servent à rien. Le succès de la Logan en est l’éclatante illustration.
casse auto.jpg
Et puis allons plus loin. Pendant des décennies, les constructeurs se sont gavés. Qu’ont-il fait de ces montagnes de pognons ?
L’ont-ils mis dans la recherche de nouveaux concepts de bagnoles ? Que dalle. Ils ont arrosés leurs actionnaires et se sont contentés de transformer des outils à se déplacer en ordinateurs roulants. Avec tous les risques de bugs que l’on sait…

Pourquoi n’ont-ils pas massivement investi dans la recherche des véhicules électriques, compte tenu de la structure particulière de la production d’énergie en France. En effet, 80% de l’électricité française est produite par les centrales nucléaires. C’est con et dangereux mais c’est comme ça… La spécificité de l’électricité nucléaire c’est qu’elle doit produite en continue car on n’arrête pas un réacteur nucléaire comme une centrale à fuel ou les turbines d’un barrage. Donc, pendant la nuit, des millions de kw sont produits et inutilisés, donc jetés. Ne serait-il pas plus malin de rentabiliser ces kWs pour charger, de nuit, des millions de voitures électriques ?

panneau cadavres.jpgEnfin pourquoi n’ont-ils pas soutenu l’ami Nègre, cet extraordinaire ingénieur qui, à Carros, près de Nice, met au point avec succès une voiture marchant…à l’air comprimé ! Cet homme génial s’étant vu rire au nez tant par Renault que par Peugeot, il a trouvé de l’aide auprès du constructeur indien Tata !

Et c’est à ces connards que le Phare de Neuilly va filer notre pognon !

Va fan culo !

16/01/2009

Entendu chez mon boucher: Le livret A comme Arnaque.

vamps.jpg

- Ben alors M’ame Michu. Z’en faites une gueule ce matin ! C’est pas cette nuit que votre Jeannot vous a faite reluire j’ai l’impression…

- M’en parlez pas M’ame Chazotte. C’est que je me suis faite, comment qu’il dit mon petit fils… Ah oui : je me suis faite « sodomisée ». Et sans vaseline, qu’il rajoute. Ch’ais pas trop ce que ça veux dire !

- Ben vous le savez peut-être pas, mais vous avez dû le sentir passer tout de même ! Donc vous vous êtes faites enculées à sec ! Ben ça alors ! Si j’avais cru ça de vous ! Vous cachez bien votre jeu, M’ame Michu !

- C’que vous dites des gros mots M’ame Chazotte… C’est pas ce que vous dites, c’est une image qu’il dit mon petit-fils…

- Ouais… Une image avec de grosses veines bleues ! Ah ! Ah ! Ah ! Sacré M’ame Michu va ! Eh ! Attention de pas perdre vos légumes maintenant. A nos âges, ça prête plus comme avant ! Ah ! Ah ! Ah !

- Mais non. C’est à cause de mon livret A. On a toutes nos économies là-dessus et, d’après mon petit-fils, not’bon président nous aurait sodomisé…

- Ah ! Ça, pour vous être faite enculée, c’est le cas de le dire !

- Mais pourtant, not’bon président, le mari de celle si jolie Madame Carla Bruni, a dit qu’il nous donnait « un coup de pouce »…

- Ouais… Dans le fion (ou dans le Fillon !) le coup de pouce. Depuis des mois, on nous bassine pour ouvrir des Livret A dans toutes les banques. Z’avez dû voir ça partout M’ame Michu : « Venez chez nous ! La banque Tartempion vous propose non pas 4% mais 6%…" Et plein de conneries comme ça. Résultats, plein de bons cons se sont laissé avoir… Et alors là, M’ame Michu, penchez-vous en avant, baissez votre valisère en coton, écartez bien les miches et Hop ! votre Sarko, vous enfile ! sans vaseline comme il dit votre petit-fils. Il baisse les taux à 2,5%. En plus, ils nous font un numéro pas possible les deux duettistes de la saloperie : le Fion proclame un taux de 2% et le Plus Grand Nain du Monde – généreux en diable ! – lui impose de rajouter 0,5% !

- Et c’est pas bien ça M’ame Chazotte ? Vous parlez comme mon petit-fils. Pourtant, ils l’ont dit dans le poste et à la télé : toutes ont dit que c’était un « coup de pouce » ! Et ils ont dit aussi que les sous des Livrets A, c’était pour construire des HLM, donc que si le taux descendait, ça permettrait d’en construire plus et pour moins cher.

- Mon cul M’ame Michu ! Avant oui, c’était comme ça. A l’époque ou seules la Poste et la Caisse d’épargne pouvaient récolter les sous des économies des pauvres, parce que tout cet argent allait aux construction de logements sociaux. Mais maintenant que toutes les banques peuvent récupérer les milliards de cette épargne, c’est autre chose.

- Et pourquoi M’ame Chazotte ?

- Parce que les banques privées ont l’autorisation des sarko-trafiquants qui nous gouvernent de garder 30% de cette collecte pour des opérations à elles, en dehors du circuit des logements sociaux. Donc, on est en pleine escroquerie : taux réduits pour les épargnants et moins de capitaux pour la construction d’HLM. C’est ça la politique « sociale » en Sarkoland !

- Ben vous en savez des choses vous M’ame Chazotte ! Mais enfin, ils l’ont bien dit dans le poste que ça rapportait quand même des sous puis que l’inflation ne serait plus que de 1% par an. Donc avec 2,5%, moi qui ait mon certificat d’études, je sais que ça fait encore 1,5% de bonus…

- Ah ! Ah ! Ah ! Et vous y croyez vous à ces conneries M’ame Michu ? Quand vous allez au supermarché, z’avez vu la baisse vous ? La baise ouais… Avec des poireaux à 3 € kilo, vous trouvez que la vie baisse vous ? Il a raison votre petit fils : ça doit vous plaire de vous faire enculez sans vaseline…

- Oh ! C’que vous parlez mal M’ame Chazotte. Mais paraît que c’est l’Insee qui l’a dit. Un organisme sérieux il paraît. Avec plein de gens à cravates, qui parlent pointu, et manient bien la calculette…

- Mouais… Des têtes d’œufs au service du gouvernement et donc qui font dire ce qu’ils veulent aux chiffres. L’inflation, elle est dans le Caddy. Et elle cavale aussi vite qu’un pet sur une toile cirée…

- Mais alors qu’est-ce qui faut faire M’ame Vchazotte ? Ch’ais plus moi…

- Serrez les fesses avant que votre « Mari de madame Carla » vous envoie un autre Scud dans le cul !



Amis blogueurs, vous pouvez, évidemment, reprendre mes textes, poésies, coups de gueule et autres élucubrations, mais merci d’avoir le « fair play » de citer la source et de mettre un lien : http://lantifadas.midiblogs.com
Merci

14/01/2009

Gloire à toi, Olivier, maire du Thor, ville interdite aux OGM !

OGM j'en veux pas.jpg- Dites ! M’ame, Michu, z’avez l’air toute guillerette ce matin ! Ce serait-y que vous auriez eu une nuit agitée ? Oh ! je le vois à vos yeux !
- Ça se voit tant que ça M’ame Chazotte ? C’est vrai que mon Jeannot, il a regardé un film cochon et qu’il m’a fait un complet que ça nous a rajeunis ! Il m’a cunnilinguée pendant que je le fellais !
- Ben ça alors ! C’est pas mon Gérard qui m’aurait fait une fleur… Ce con, il a regardé le foutebole, puis au lit, y s’est tourné, a pété et a dormi en ronflant...
- Mais y a pas que ça qui me donne le bonheur M’ame Chazotte. C’est qu’y a quelques nouvelles qu’elles sont bonnes !
- Ah bon ?
- Ben oui. C’est mon petit, le Victor, celui qui écrit dans les journaux, qui me raconte. Tè ! Chez nous, au Thor – une petite ville de 8000 habitants entre Avignon et le mont Ventoux – le maire, le bien nommé Monsieur Olivier, vient de renvoyer dans sa tanière le préfet aux ordres des lobbies pro-OGM.
- Comment ça, M’ame Michu ?
- Ben voilà, qu’il m’a raconté mon Victor : le maire du Thor, c’est un jeunot, un « vert » y paraît. Et il a fait voté à l’unanimité par son conseil municipal un arrêté interdisant la culture des OGM sur le territoire de la commune.Y a même des jolis panneaux dans la ville disant , « Le Thor : ville sans OGM ». Mais le préfet, qui est le représentant du gouvernement dans le département, a fait casser cet arrêté. Le maire s’est pas laissé faire et a porté le pet auprès du tribunal administratif.
- Eh alors ?
- Alors il a gagné ! Les juges ont estimé qu’il était dans son droit d’interdire les OGM, considérés comme dangereux.
- Ben, vrai ! En voilà ,une nouvelle qu’elle est bonne ! Ça me rappelle une histoire ancienne mais croustillante: le maire de Châteauneuf-du-Pape, il s'appelait Diffonti à l'époque, avait fait lui aussi un arrêté municipal qui disait: "Le port et l'usage de la bombe atomique sont interdits sur le territoire de la commune. Le garde-champêtre est chargé de faire respecter le présent arrêté."
- Et ca a été respecté?
- Parfaitement. A Châteauneuf, quand on fait la bombe, c'est pour faire péter les bouchons!

T’as le look Koko (pelli) !

sexylégumes1.jpgLe Potager du Roi, à Versailles, est sommé par le sinistre de l’agriculture de ne planter que des semences qui plaisent au puissant lobby des semenciers ! Allez, rompez ! Circulez, y a rien à voir.

sexylégumes2.jpgL’Alain Baraton de France Inter le samedi et le dimanche matin doit – j’espère – s’en ronger le plantoir ! En effet, le sinistre en charge a expressément interdit au potager le plus célèbre, le plus emblématique de France, de mettre en terre des semences provenant de Kokopelli, ce Don Quichotte cévenol.

sexylégumes5.jpgSeulement voilà, ces semences n’entrent pas dans le catalogue officiel qui répertorie les seules semences pouvant être commercialisées. Inutile de dire que cet organisme officiel est entièrement à la remorque des grands groupes semenciers. Qui voient d’un mauvais œil la vitrine médiatique qu’apporte à Kokopelli sa présence au Potager du Roi ! Cette association, basée à Alès, s’est spécialisée dans la production, la conservation et la diffusion auprès de ses membres (c’est une association) de variétés de fruits, légumes et arbustes anciens, originaux ou en risque de disparition. Elle est en butte à l’hostilité des semenciers qui multiplient à son encontre plaintes et procès. Avec la bienveillance des services publics…

Jardiniers, pour dire merde au lobby des empoisonneurs, procurez-vous donc des semences originales auprès de cette association : Kokopelli