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14/01/2009

Gloire à toi, Olivier, maire du Thor, ville interdite aux OGM !

OGM j'en veux pas.jpg- Dites ! M’ame, Michu, z’avez l’air toute guillerette ce matin ! Ce serait-y que vous auriez eu une nuit agitée ? Oh ! je le vois à vos yeux !
- Ça se voit tant que ça M’ame Chazotte ? C’est vrai que mon Jeannot, il a regardé un film cochon et qu’il m’a fait un complet que ça nous a rajeunis ! Il m’a cunnilinguée pendant que je le fellais !
- Ben ça alors ! C’est pas mon Gérard qui m’aurait fait une fleur… Ce con, il a regardé le foutebole, puis au lit, y s’est tourné, a pété et a dormi en ronflant...
- Mais y a pas que ça qui me donne le bonheur M’ame Chazotte. C’est qu’y a quelques nouvelles qu’elles sont bonnes !
- Ah bon ?
- Ben oui. C’est mon petit, le Victor, celui qui écrit dans les journaux, qui me raconte. Tè ! Chez nous, au Thor – une petite ville de 8000 habitants entre Avignon et le mont Ventoux – le maire, le bien nommé Monsieur Olivier, vient de renvoyer dans sa tanière le préfet aux ordres des lobbies pro-OGM.
- Comment ça, M’ame Michu ?
- Ben voilà, qu’il m’a raconté mon Victor : le maire du Thor, c’est un jeunot, un « vert » y paraît. Et il a fait voté à l’unanimité par son conseil municipal un arrêté interdisant la culture des OGM sur le territoire de la commune.Y a même des jolis panneaux dans la ville disant , « Le Thor : ville sans OGM ». Mais le préfet, qui est le représentant du gouvernement dans le département, a fait casser cet arrêté. Le maire s’est pas laissé faire et a porté le pet auprès du tribunal administratif.
- Eh alors ?
- Alors il a gagné ! Les juges ont estimé qu’il était dans son droit d’interdire les OGM, considérés comme dangereux.
- Ben, vrai ! En voilà ,une nouvelle qu’elle est bonne ! Ça me rappelle une histoire ancienne mais croustillante: le maire de Châteauneuf-du-Pape, il s'appelait Diffonti à l'époque, avait fait lui aussi un arrêté municipal qui disait: "Le port et l'usage de la bombe atomique sont interdits sur le territoire de la commune. Le garde-champêtre est chargé de faire respecter le présent arrêté."
- Et ca a été respecté?
- Parfaitement. A Châteauneuf, quand on fait la bombe, c'est pour faire péter les bouchons!

T’as le look Koko (pelli) !

sexylégumes1.jpgLe Potager du Roi, à Versailles, est sommé par le sinistre de l’agriculture de ne planter que des semences qui plaisent au puissant lobby des semenciers ! Allez, rompez ! Circulez, y a rien à voir.

sexylégumes2.jpgL’Alain Baraton de France Inter le samedi et le dimanche matin doit – j’espère – s’en ronger le plantoir ! En effet, le sinistre en charge a expressément interdit au potager le plus célèbre, le plus emblématique de France, de mettre en terre des semences provenant de Kokopelli, ce Don Quichotte cévenol.

sexylégumes5.jpgSeulement voilà, ces semences n’entrent pas dans le catalogue officiel qui répertorie les seules semences pouvant être commercialisées. Inutile de dire que cet organisme officiel est entièrement à la remorque des grands groupes semenciers. Qui voient d’un mauvais œil la vitrine médiatique qu’apporte à Kokopelli sa présence au Potager du Roi ! Cette association, basée à Alès, s’est spécialisée dans la production, la conservation et la diffusion auprès de ses membres (c’est une association) de variétés de fruits, légumes et arbustes anciens, originaux ou en risque de disparition. Elle est en butte à l’hostilité des semenciers qui multiplient à son encontre plaintes et procès. Avec la bienveillance des services publics…

Jardiniers, pour dire merde au lobby des empoisonneurs, procurez-vous donc des semences originales auprès de cette association : Kokopelli

08/01/2009

Beurk… Bientôt des monceaux de saumons OGM…

insolite-072.jpg
Après les excès des fêtes, vous avez décidé, courageusement, de ménager votre belle et bonne viande humaine en faisant gaffe à ce que vous bouffez, et donc en privilégiant la poiscaille sur la barbaque.

Voilà une idée qu’elle est bonne ! Sauf que…

Sauf que le poisson le plus consommé au monde, le saumon, risque de devenir un drôle « d’ami » de votre estomac ! On sait que les saumons d’élevage de Norvège, d’Ecosse et d’ailleurs sont bourrés d’antibiotiques et autres saloperies peu ragoûtantes. Mais ce n’est pas encore assez pour les empoissoneurs empoisoneurs : des scientifiques fous travaillent (sévissent !) actuellement sur la fabrication de toute une série de poiscailles et produits de la mer (crevettes, langoustes, cabillauds, saumons, etc., une vingtaine d’espèces au moins) génétiquement modifiés.

Le saumon (chiffre d’affaire mondial dépassant les 3,5 milliards de dollars) sera le premier bestiau du genre. Aqua Bounty Technologies, une boite étazunienne comme par hasard, vient de créer un saumon génétiquement modifié. Il ressemble à un saumon, il agit comme un saumon, toutes ses caractéristiques sont celles du saumon de l'Atlantique, mais c’est un drôle de bestiau : on lui a greffé un gêne d’un autre poisson qui a la particularité, vu qu’il crèche habituellement dans des eaux très froides, de fabriquer un « antigel » à poiscaille. Résultat, le sot-mont ainsi modifié, au lieu de bouffer et donc de ne grossir que six mois dans l’année, se goinfre toute l’année comme un sénateur UMP. Il bouffe tout ce qui passe à sa portée, même ses congénères ! Il atteint donc son poids de commercialisation deux fois plus vite. Que du bénéf pour les margoulins qui l’élèvent et le vendent.

bébé cancer.jpgSeulement, comme il est élevé dans des cages en pleine mer, si quelques uns s’échappent, ce qui est toujours le cas, en quelques quarante générations (pas grand chose pour de la poiscaille), il ne restera plus un seul saumon sauvage au monde…

Préparez ainsi le prochain cancer de vos enfants...

Bon appétit !


06/01/2009

Relance : après l’annus horribilis, l’anus dolorosus !

euro cul.jpg
Bon. IL a fait ses annonces de « relance » avant les Fêtes et maintenant que les lampions sont éteints, on va voir ce qu’on va voir. Ah mais !

Eh ! Les pauvres, j’ai pensé à vous : relèvement du minimum vieillesse (faut pouvoir acheter son patapon pour survivre), pension de reversion, prime à la cuve, prime à la casse pour vos estrasses de bagnoles pourries, prêts à taux zéro pour vos tanières, sans oublier la prime de « solidarité active de 200 euros, et j’en passe !

Pour 27 milliards que j’en mets ! Quoi ? Y a des mauvais esprits qui disent qu’en fait c’est à peine 5 milliards, le reste n’étant que des remboursements anticipées de dettes de l’Etat et des modification de calendriers sur des opérations déjà programmées et budgétées… Y en a même qui disent que c’est peau de zob par rapport à ce que j’ai refilé aux banques… Pfff… C’est déprimant les pauvres, pas vrai Carlita !

Ce qu’il évite soigneusement de nous dire, le Nano Timonier, c’est que le financement gigantesque de l'économie par les plans de relance, l'endettement et la baisse de la fiscalité des entreprises n'est rien dans l'aide à celles-ci par rapport à l'aide que les gouvernements – le sien comme les autres - vont apporter en fragilisant au maximum l'emploi, favorisant la baisse moyenne des salaires réels et l'augmentation du profit.

L'essentiel des plans de relance n'est donc pas dans l'aide à la consommation, solution provisoire d’ailleurs écartée par Sarko, mais dans l'aide au profit, à travers l'aide aux sous-contrats, au nom de la lutte contre le chômage, de l'emploi jeunes ou autres prétextes, par la fragilisation du statut des chômeurs, forçant de plus en plus ceux-ci à accepter des contrats de travail de plus en plus défavorables en terme de salaires, d'horaires et de stabilité.

En favorisant aussi les licenciements, qui servent autant à adapter l'emploi aux variations du marché, autrement dit à faire porter par les travailleurs seuls le prix de la crise de la surproduction, qu'à permettre à terme le remplacement des anciens contrats arrachés par des décennies de luttes sociales par des contrats adaptés aux besoins urgents de la classe capitaliste. Tout ça s’appelle cadeaux aux entreprises.

Pour donner du pognon aux entreprises, les caisses étant vides et la dette abyssale, il faudra donc trouver de l'argent. Toute augmentation de la fiscalité étant provisoirement écartée en temps de crise, la seule ressource est la réduction des dépenses. Le problème est que l'évolution du rôle de l'État dans l'économie capitaliste, depuis la seconde guerre mondiale, signifie que toutes les dépenses publiques sont orientées en faveur de la consommation, du sacro-saint marché. Ainsi les dépenses de santé publique sont-elles le débouché essentiel des puissantes industries pharmaceutiques, les allocations diverses, chômages et pensions, soutiennent-elles l'immobilier et la grande consommation, tandis que les travaux publics soutiennent la grande industrie, les dépenses militaires entre autres l’industrie de pointe, etc. Le fonctionnement de l'État lui-même constituant un marché essentiel pour les entreprises du secteur énergétique et immobilier, entre autres. Même les dépenses culturelles sont partiellement orientées vers la création d'un marché spécifique.

Il va donc falloir faire des choix, en fonction de la puissance des différents lobbys industriels, de l’importance stratégique des marchés et… de la docilité sociale !

Les dépenses qui permettent de maintenir la paix sociale, ce sont précisément les allocations, les soins de santé, les services publics, ce sont tout ce que les États ont dû céder face aux luttes des travailleurs au cours des décennies précédentes, ce que l'on appelle les "acquis sociaux". Ces acquis constituent en fait une part du salaire réel de travailleurs, la différence entre salaire brut et salaire après impôts, qui leur était donc versés sous forme de services, d'assurance, d'allocations. A ceci près que le salaire net est versé individuellement, alors que le salaire brut est versé globalement.

La destruction des acquis sociaux financera les plans économiques. La diminution des dépenses dans ce secteur se fera soit directement, par une diminution, ou un gel des allocations, une diminution des remboursements de soins de santé et des services publics, ou indirectement, en restreignant l'accès à ces allocations et remboursements: recul de l'âge de la retraite, exclusion du chômage, réduction de la durée des allocations, etc.
Avantage induit : fragiliser les travailleurs, les poussant à accepter des conditions de travail et de salaire en baisse.

Pour une fois, il n’a pas menti en nous promettant, lors de ses vœux, qu’on allait en chier !

05/01/2009

Vive la crise ! Et les AUTOREQUISITIONS ! «Face à la crise, réquisitionnons, partageons !»

cons sots mateurs.jpg- Ben dites, m’ame Chazotte, vous vous menez bien vous ! Foie gras, pintade, chocolats dans des boites qui brillent ! Vous avez gagné au morpion au quoi ?
- Boudioù ! M’en parlez pas m’ame Michu : c’est mon petit fils qui m’a apporté tout ça. Et plein d’autres choses encore.
- Votre petit-fils ? Mais je croyais qu’il était au chômage ?
- C’est vrai, mais, avec une bande de copains, ils font dans l’humanitaire.
- Ah ça c’est bien. C’est des braves petits alors. Ils vont apprendre à manger au macdo aux nègres alors ?
- Non. Pas du tout. Ils font dans l’humanitaire ici. Ils appellent ça comme une marque de voiture. « L’AUTOREDUCTION » ou « AUTOREQUISITION » ou encore « La prise au tas » qu’ils disent.
- Ils vendent des voitures ?
- Non. Ils vont dans les grands centres commerciaux aux jours et aux heures de plus grosse affluence. Ils remplissent des sacs poubelles de plein de victuailles, que des choses de première nécessité, puis ils distribuent des tracs aux clients qui disent des choses comme « Nous réquisitionnons, nous distribuons ! », ils étendent des banderoles avec marqué pareil et ils sortent.
- Sans faire la queue aux caisses ?
- Ils viennent à 40 ou 50, investissent plusieurs caisses et sortent.
- Sans payer ?
- Sans payer.
- Et les patrons sont d’accord ? Et que fait la police ?
- Les patrons font un peu la gueule, mais plutôt que de perdre beaucoup d’argent avec des caisses bloquées et de faire fuir leurs clientèle par une action policière violente ils négocient et finissent par les laisser partir, avec leurs sacs pleins ! Ils déclarent même haut et fort, comme le leur demande ces braves jeunes, qu’ils sont d’accord ! Alors les flics ne disent rien et les laissent sortir ! Ils partent alors en chantant des belles chansons que ça me donne la chair de poule :
«Oui mais, ça branle dans le manche.»
«Les mauvais jours finiront.»
«Prends garde, à la revanche.»
«Quand tous les pauvres s'y mettront.»
- C’est vrai que c’est joli ça.
propriété vol.jpg- Après, ils distribuent tout ce que le patron leur à finalement donné aux pauvres, devant l’ANPE ou des ONG de défense des pauvres. Voilà pourquoi j’ai bien mangé pour le réveillon m’ame Michu !
- Ben, dites, c’est bien ça !
- Paraît que ça se fait de plus en plus. A Paris, à Grenoble, à Rennes, même en Espagne, en Belgique, en Suisse. Parait que c’est les Italiens qu’ont inventé ça dans les années soixante !
- C’est vrai qu’ils sont dégourdis les Italiens !
- Y a même un livre qu’a été écrit sur ces pratiques : livre de Yann Collonges et Pierre-Georges Randal "Les autoréductions, grèves d'usagers et luttes de classe en France et en Italie (1972-1976)", Editions Christian Bourgois, Paris, 1976.

04/01/2009

Livret A : Y a bon, bon pognon des pauvres !

Gros_Banquier.jpg

L’annus horibilis commence bien: les sarko-trafiquants viennent de frapper, fort, sur la gueule des « pauvres cons », ceux qui, selon la terminologie présidentielle, ne sont là que pour travailler plus pour les riches, pour gagner moins.

Ces « cons », les sarko-trafiquants ne les trouvaient pas encore assez « pauvres ». Ils ont donc mis en place une procédure pour sucer leurs pauvres éconocroques au profit de qui ? Ben, des pleins de thunes, bien sûr, par l’intermédiaire de ces machines à voler que sont les banques.

Je m’explique : depuis un an, la propagande officielle bassine le bas peuple pour l’inciter à ouvrir des livrets A, ce bas de laine de la France d’en-bas. Mais de les ouvrir non pas à La Poste et à la Caisse d’épargne, selon la tradition, mais dans les banques privées. Et les bons cons, alléchés par un taux de 4% net d’impôts, se sont pressés pour ouvrir ces bas de laine. Cette manne représente 135 milliards d’euros ! Y a bon, bon pognon des pauvres ! Il va de soi que les banques privées vont tout faire pour embrouiller les « pauvres cons » en leur proposant des produits « maison » qu’ils leurs présenteront comme plus « attractifs », plus « performants ». Ouais… Mon cul… Des produits forcément adossés à la bourse, donc éminemment à risques contrairement au bon vieux livret A.

Mais ce n’est pas tout : la saloperie procède d’une connivence entre les banquiers et le gouvernement. En effet, ce dernier, vient de décider que le taux de rémunération du livret A va passer de 4% à 2,5% ! Autrement dit une rémunération inférieure à l’inflation qui, malgré les mensonges de Lagarde, tangente plus ou moins les 3%.

Donc, chaque année, votre livret A va vous faire perdre du pognon. Au profit de qui ? Des banques qui, sans rien faire, s’engraisseront sur votre (notre) dos. De plus elles prêteront, elles VOUS prêteront VOTRE pognon à des taux usuraire à travers l’escroquerie de leurs « prêts-revolving ».

Après on s’étonnera que certains « mauvais Français », de plus en plus nombreux, pensent qu’il est temps de sortir les fourches, d’aiguiser les faux, de faire provision de gros boulons, voire de repérer les branches de platanes les plus solides…

27/12/2008

Comment des entreprises voyous – avec la protection de la Commission européenne - se sucrent sur le sucre qui nous fait crever…

stévia pot.jpg- Eh ! Oh ! Tous ces treize desserts, toutes ces bûches de Noël, tous ces chocolats que vous – que nous – venons d’ingurgiter en quantités plus que convenables, paraît que ça s’attache aux côtelettes, que ça favorise le développement du râble, et même, que ça favorise l’apparition du diabète… Alors mollo, meffi !

- Oh ! Victor tu vas pas nous gonfler les aliboffis. Merde, le petit Jésus vient de naître, on va quand même pas fêter ça à l’aspartame, non ? D’autant plus que si le sucre fabrique du gras, l’aspartame, lui, donne le cancer tout en engraissant Monsanto. Ouais, les industriels voyous des OGM. Et puis, le diabète, c’est une extraordinaire rente pour les labos ! Ils vont pas se laisser supprimer cette fantastique rente ! Alors, eh !

- Pourtant, il existe un produit, naturel celui-là, qui a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre, tout en affichant zéro calorie et qui pousse dans les forêts d’Amérique du Sud. C’est la Stevia rebaudiana.

- Qu’es aco ?

- Une plante cultivée depuis deux mille ans par les Indiens d’Amérique du sud. Ses feuilles, séchées et réduites en poudre, remplacent cent fois le sucre, sans ses inconvénients.

- Et pourquoi on n’en mange pas chez nous ? Ses applications dans le gargantuesque monde du «light» sont pourtant innombrables : sauces, confiseries, boissons, plats cuisinés, produits lactés, pâtisseries…

- Exact. D’ailleurs les gougnafiers géants qui fabriquent les cocamerdes ne s’y trompent pas et s’apprêtent à utiliser l’un des composés de la plante dans leurs sodas à la con ultra sucrés. Au Japon, cette plante est consommée depuis 1975, au point d’avoir raflé 40 % du marché des édulcorants.

- Et alors pourquoi en France, elle est totalement méconnue ? Et sa vente soumise à une régulation casse-tête ?

- A cause d’une législation européenne bornée, comme d’habitude et, tu t’en doutes, à la solde des puissants lobbies sucriers ! Pour utiliser une plante en Europe, il faut qu’au moins un des pays de l’Union la consomme. Ce qui n’est pas le cas, la plante poussant en Amérique du Sud. «Stevia rebaudiana est un aliment qui n’était pas consommé de façon significative en Europe avant 1997. A ce titre elle dépend du règlement européen Novel Food, relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires (la même catégorie que les sinistres OGM !). Elle doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché», explique-t-on à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. Ainsi, une plante utilisée depuis des millénaires par les Amérindiens est considérée comme nouvelle en Europe.

- C’est magouille et compagnie de confondre une plante millénaire avec les OGM… Et enfin, on doit bien en bouffer en Guyane de cette plante. Et la Guyane, c'est la France, non? Donc un pays européen!

- Bien sûr. La Commission européenne a émis « des doutes sur l’innocuité de la plante. » Les différentes autorités françaises et européennes ont argué de son potentiel contraceptif pour interdire sa mise sur le marché… Depuis quinze ans, les études contradictoires s’enchaînent. En juin 2008, le comité d’experts de l’OMS a enfin défini une dose journalière admissible. Si la Commission européenne met des bâtons dans les roues de la Stevia c’est parce qu’elle est achetée par le lobby du sucre, prétendent, à juste titre, bien des experts. Mais, en dépit des embûches, de nombreux initiés consomment la Stevia rebaudiana en cachette. On en trouve dans les rayons cosmétiques des boutiques bio, et même telle quelle en pot. «Elle est vendue comme plante d’ornement, mais officieusement, elle est consommée à la place du sucre», explique Patrick Merland, patron de la Maison du stevia (www.lamaisondustevia.com), qui vend 4 000 à 5 000 plants par an !

- Eh ! Victor, dès que Monsanto ou une autre compagnie crapule aura « breveté » - c’est-à-dire volé aux Indiens - cette plante, il n'y aura plus de problème de commercialisation !

12/11/2008

Face aux menteurs de la mafia nucléaire : citoyens inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !

areva.jpgVous l’avez peut-être entendu ce matin sur France-Inter, la dame Lauvergeon Anne, celle qui sévit à la tête d’Areva, incontestable entreprise cheffe de fille de la mafia nucléaire. La suffisance de cette personne n’a d’agale que sa mauvaise foi.

N’a-t’elle pas, ce matin, qualifié les accidents nucléaires à répétition du Tricastin de petite « bêtise » ?!

N’a-t’elle pas nié avec désinvolture l’implication d’Areva dans la politique du Niger, pays que sa société pille et dont le gouvernement – dont elle a pourtant reconnu qu’Areva était le principal support budgétaire – massacre la rébellion des habitants des zones uranifères ? !

N’a-t’elle pas prétendu que le nucléaire était LA solution au sous-développement énergétique du tiers et du quart monde, tout en admettant…que la sûreté de telles installations impliquait des « régimes stables » et reconnu, sans le vouloir, que le nucléaire civil pouvait toujours déboucher sur la Bombe ? !

N’a-t’elle pas admis que, dans un avenir encore indéfini, la part de l’Etat dans le capital d’Areva pouvait « évoluer », donc admis que cette industrie éminemment dangereuse et stratégique pouvait tomber aux mains de « chiapacan » comme Bouygues ou Total ? ! Etc., etc.

Vous les avez obligatoirement vu les pubs d’Areva, avec une petite musique guillerette, de la belle nature, de l’urbanisme de rêve… Ouais. Bourrage de crâne pour pauvres cons obtus et surtout résignés…

L’industrie nucléaire, c’est le danger sournois, permanent mais invisible… Servi par une oligarchie issue du clan des Mines et de Polytechnique. L’opacité est la règle, la morgue et le mépris des populations est la méthode.

centrale Tricastin.jpgRappelez-vous, l’été dernier : « Des rejets d'effluents radioactifs "sans impact sur l'environnement" ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme) à la suite d'une rupture de canalisation, a annoncé vendredi à l'AFP l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). » avouaient, ne pouvant faire autrement les porte paroles de cette industrie. Ils assuraient « qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes" (Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN). "La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche", a-t-elle précisé.

Ben voyons ! Ceci est arrivé quelques jours après le rejet de 360 kg d’uranium dans la nature à Socatri.

Eh ! Victor, arrête de nous bourrer le mou, l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) a classé ces fuites au « niveau 1 » c’est à dire « incident léger ». C’est pour ça que depuis l’eau est impropre à la consommation, les baignades sont interdites, etc., etc…

Au-delà des dangers que font courir ces « incidents » à la population environnante, c’est désormais l’hallucinante opacité de la pratique de l’industrie nucléaire qui est mise en lumière. «Les procédures d’information des autorités et des populations semblent n’avoir pas rigoureusement été respectées». Ben voyons !

Dame Lauvergeon Anne a évidemment minimisé les dangers représentés par l’incapacité de la filière a dominer ses redoutables déchets, mortellement dangereux pour des centaines de milliers d’années !

Des déchets, il y en a des grands et des petits, des ingérables et des éternels à l’échelle d’une vie d’homme. Il y en a partout, ces tonnes par milliers. Dans les années 50, ne sachant que faire des plus dangereux résidus, les scientifiques du Commissariat à l’énergie atomique n’hésitaient pas à les répandre au fond des océans… Et dans les années 70, ce qui se passe au Tricastin en atteste, on en planquait des moins dangereux sous des buttes de terre. A Marcoule par exemple, l’activité actuelle principale est de sortir et de vitrifier le contenu des milliers de fûts de déchets radioactifs stockés simplement dans des bidons de 200 l genre fut d’essence, rangés les uns contre les autres sur des centaines de mètres ! Ceci depuis des décennies, sous le ruissellement qui amène bien sûr les effluents au Rhône voisin…

nucléaire non merci.jpgHeureusement il existe des trublions nécessaires au milieu de ce cénacle nucléocrate : la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad - www.criirad.org/) en est un, de même que le réseau Sortir du nucléaire. Créée au lendemain de Tchernobyl par une bande de copains scientifiques inquiets, dont Mme Rivasi, la Criirad est une organisation indépendante qui manie l’art d’emmerder l’industrie nucléaire en dévoilant ce qu’elle préférerait taire. Le réseau Sortir du nucléaire (www.sortirdunucleaire.org) en est un autre.

Citoyens, inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !


06/11/2008

PS : changer ou disparaître…et abandonner les Français aux sarko-trafiquants.


Les sarcasmes, je connais, c’est même un peu mon fond de commerce. Je pisse de l’ironie sarcastique comme un sénateur uhèmepet prostatique lancebroque son mépris du peuple. Donc je ne m’offusque pas des tombereaux de sarcasmes qui entourent le vote de ce jour pour les diverses motions du PS. Il n’empêche que les tripatouillages qui seraient risibles s’ils n’étaient décourageants entre vieux kroumirs et jeunes caniches risquent d’accélérer l’agonie politique de la gauche dite « de gouvernement ». Et de maintenir au pouvoir la nauséabonde mafia sarko-médéfienne…

bertrand devil blogduchi.jpg
Merci à Blogduchi
Il y a pourtant des gens qui pensent, qui font des propositions intelligentes, qui rassurent sur l’avenir de ce parti souvent navrant, mais pourtant incontournable. En voici un :

Liêm Hoang-Ngoc
est un économiste français d'origine vietnamienne, né en 1964 à Saïgon. Il est maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire Matisse (Unité Mixte de Recherche Paris I - CNRS). Il est membre du conseil national du Parti Socialiste depuis 2003. Il fait également partie du club de pensée « La forge », initié par Noel Mamère et Benoit Hamon ainsi que du conseil scientifique d'Attac.

« ….. » « La crise de 1929 s’était soldée, après-guerre par la naissance du compromis de 1945, déjà en germe dans la politique du New Deal, menée à partir de 1933 par Franklin Roosevelt. Dans sa variante française, ce compromis s’organisait autour de la réglementation bancaire, la constitution d’un système bancaire quasi administré finançant la politique industrielle, la négociation collective, la création d’une protection sociale obligatoire. Les accords de Bretton Woods scellaient ensuite le nouveau système monétaire international, centré sur l’hégémonie du dollar. C’est un nouveau compromis social, à l’échelle (et un compromis monétaire et réglementaire entre les trois zones) des trois principales zones monétaires (euro, dollar, yen), qui s’avère aujourd’hui nécessaire. La re-réglementation du marché financier doit se faire à l’échelle internationale. Elle doit notamment interdire la titrisation. A plus long terme, un pas en avant vers une Europe Fédérale doit être amorcé. Un budget fédéral, doté d’une personnalité juridique lui permettant de se financer par l’emprunt, comme aux Etats-Unis, est plus que jamais nécessaire. Dans l’immédiat, les socialistes pourraient proposer :

- La création d’une agence de notation publique européenne, complétant la réforme des normes comptables, nécessaire face à la défaillance des trois agences privatisées américaines et aux limites des normes comptables anglo-saxones.

- De développer l’Etat-Stratège : Le retour de l’intervention de l’Etat ne doit pas se cantonner à socialiser les pertes, en recapitalisant les acteurs financiers qui ont flambé en bourse l’argent des épargnants, pour privatiser ensuite le bien public. Les marchés financiers livrés à eux-mêmes se sont trompés. Il faut que la recapitalisation du système financier soit l’occasion de définir le périmètre d’un pôle public financier stable et solide. Celui-ci doit être mis au service de la politique industrielle, dans le cadre d’un développement durable.

- Une réforme ambitieuse de l’impôt sur le revenu, pour éviter que le financement du plan de sauvetage ne pèse sur les revenus moyens et modestes qui subissent de plein fouet la crise du pouvoir d’achat. Le bouclier fiscal doit être levé. Il faut créer un grand impôt universel et progressif sur le revenu en fusionnant l’IR et la CSG.

- La suppression définitive du pacte de stabilité. Le pacte de stabilité a d’ores et déjà été suspendu par l’Eurogroupe pour permettre aux Etats-membres d’emprunter pour financer leurs plans de sauvetage du système financier. Il doit être enterré pour ne pas devenir l’alibi de la réduction du périmètre des services publics. Les Etats doivent pouvoir utiliser la politique publique face à la récession (et consacrer les excédents au désendettement en période de plein-emploi).

- Les marges de manœuvres ainsi libérées doivent être consacrées à un véritable plan de relance, à côté de la recapitalisation des acteurs financiers. Ce plan doit soutenir l’investissement, l’innovation la recherche, la santé et l’éducation. Il doit s’accompagner d’une réforme de l’impôt sur les sociétés, autour du principe de progressivité et de modulation selon l’usage fait des bénéfices, pour stimuler l’investissement des PME.

- Une véritable conférence salariale pour organiser l’indexation des salaires sur les gains de productivité et l’inflation dans toute l’économie afin d’enrayer la montée de l’endettement des ménages à revenus moyens et modestes dont les conséquences s’avèrent dommageables dans d’autres pays ayant importé le modèle de développement anglo-saxon. »
Références

Il y a de quoi faire ? Non ?

05/11/2008

L'antifadas, le SEUL blog SANS ELECTIONS ETAZUNIENNES!


Elections.

- Eh ! Oh ! Victor, t’avais pas titré que ton bloc était sans élections étazuniennes ?
- Ben ouais. Quand je parle d’élections, c’est celles des militants du Parti Socialiste. Ceux-ci vont voter pour désigner leur patron. C’est un pissat de chat vous me direz. Et pourtant, c’est plus important qu’on ne le pense. Car, qu’on le veuille ou pas, le PS reste la seule machine politique capable de délivrer la France du carcan sarkozien. C’est presque désolant, mais c’est comme ça. Entre le sida et la chaude-pisse, le choix est vite fait…

Mais pour cela, il faut que ce parti retrouve sa personnalité, son éthique, ses valeurs pour reconquérir son électorat, le peuple de gauche : celui des ouvriers, des employés, des gens du service public, des commerçants et des chefs de petites entreprises, des retraités, bref de tous ceux qui se lèvent tôt, qui triment, qui n’ont pas de stock-options, pas d’actions en bourse autre qu’une petite assurance-vie ou un maigre PEA. Ce peuple là s’est laissé pour une part importante embobiné par les remarquables talents de bonimenteur de Sarko. Pourquoi ? Parce que les programmes de la droite et de la gauche sont les mêmes, à quelques nuances près. Parce que la gauche s'est empêtrée dans une course à la « modernité » ultra libérale qui a complètement désorienté ses électeurs traditionnels.

Electeurs qui n’ont pas compris – ni surtout oublié – ses « exploits » lorsqu’elle a été au pouvoir :
- elle a donné 230 milliards de francs de l’époque aux patrons en supprimant l’indexation des salaires sur les prix, laminant ainsi le pouvoir d’achat des salariés ;
- laissé la liberté totale de circulation des capitaux, favorisant la financiarisation de l’économie ;
- privatisé à tour de bras ; Jospin plus fort que Baladur en la matière ;
- lâché la fiscalité sur les stocks-options (merci M.Strauss-Khan)
- permis aux collectivités territoriales d’emprunter sur les produits dérivés (bravo Dexia, ex Crédit Local de France ;
- et surtout oublier la question sociale !
- etc… Cherchez vous-même, vous trouverez !

Alors espérons que l’équipe qui sortira des élections internes de ce parti aura le courage de laisser ses illusions ultra libérales au vestiaire, de se positionner clairement pour le maintien des services publics et notamment de La Poste, pour la création d’un service financier public au service du développement des PME, pour une relance keynésienne, pour des retrouvailles avec nos amis et partenaires allemands, pour une préférence communautaire décomplexée avec un protectionnisme intelligent vis à vis de certains pays, etc.

Faute de quoi, ce parti n’aura plus qu’à disparaître. Son électorat se partagera alors entre Besancenot et Bayrou… laissant ainsi aux sarko-trafiquants le monopole du pouvoir…

29/10/2008

Françaises, Français, Camarades ! Ecoutons la Voix d’en Haut !

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Notre grand lider maximo, el Sobre commandante Nicolas « Che » Sarkozy — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — a sorti son glaive étincelant pour terrasser la crise, pour abattre le chômage, pour décapiter la morosité, pour renverser la pauvreté !

Il vous propose des aventures professionnelles passionnantes, des carrières enivrantes comme de laver les couches des lardons des patrons, de récurer les cul bréneux des indigents, de promener quelques grabataires au cimetière pour repérage, de donner des cours de math aux enfants boutonneux des derniers bourgeois, de vendre des crêpes au Nutella aux mafieux russes de passage, de fliquer les esclaves des caisses des grandes surfaces, etc.

Sous la conduite éclairée de notre Guide — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent —, glissons avec joie, Camarades, dans le tiers-mondisme triomphant ! La situation des Travailleurs chinois doit être pour nous un exemple qui miroite comme une étoile à atteindre au firmament de l’Ultra libéralisme !

Notre Grand Eveillé — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — vient de réinventer la roue. Il propose de créer 100.000 emplois aidés nouveaux. Soit la moitié de ceux qu’il a allègrement supprimés ! Ceci évidemment dans le secteur non-marchand. Admirons la grande cohérence du discours et des actes de notre Phare de Neuilly — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — qui recrée des pseudos emplois préfabriqués alors qu’il lourde des dizaines de milliers de fonctionnaires ! Dans sa grande générosité, il déboursera ainsi 250 millions d’euros, à comparer aux 360 milliards trouvés pour les banques et les patrons !

Dans sa grande vision, notre Lumière de l’Europe — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — redécouvre le contrat de transition professionnelle (CTP), créé en avril 2006 sous Dominique de Villepin, réservé aux entreprises de moins de 1000 personnes et pourtant expérimenté depuis plus de deux ans ! Mais depuis sa création, cette usine à gaz ne compte plus dans le circuit qu’un gros millier de demandeurs d’emploi, et n’a jamais concerné plus de 4000 salariés licenciés. Il faut dire que le CTP a un défaut: il coûte très cher. Avec un conseiller pour suivre 30 chômeurs (contre un pour 150 à 200 à l’ANPE), et un maintien du salaire net pendant un an, le CTP pourrait mettre à mal les finances publiques en cas de généralisation. Autre problème: il ne concerne que les licenciés économiques - les plus médiatisés -, soit moins 5% des nouveaux entrants à l’ANPE.

Pour les autres, notre Homme aux Six Cerveaux — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — propose la fusion Unédic-ANPE, rebaptisé grâce aux 500.000 € donné à une agence de com amie du pouvoir !, le Pôle emploi, dont les premiers guichets uniques devraient voir le jour à l’été 2009.

Pour lutter contre le cholestérol des feignasses qui bouffent trop au repas de famille dominical, notre Etoile de l’Elysée — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — propose l’ouverture généralisée le dimanche des boutiquiers, et donc surtout des grandes surfaces, avec, à la clé, sa banalisation et donc son paiement non majoré.

Pour permettre aux salariés de goûter avec bonheur et joie aux bienfaits de la précarité, notre Limpidité suprême — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — autorise ses amis patrons de PME de recourir plus largement aux CDD. N’écoutons pas les mauvais esprits qui crachent fielleusement que Sarkozy compte profiter de ces mesures « d'aide à l'emploi » pour faire passer en loucedé cette nouvelle infamie : le déverrouillage de l'accès au CDD pour les employeurs, jusqu'à présent limité à 7 cas.

Notre éclairé Caudillo — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — a ouvert la chasse à ces salauds de fraudeurs, de faux chômeurs, de pauvres, de malades et autres parasites du grand paradis ultra libéral avant de convoquer, dans sa grande mansuétude, ces suppôts du bolchevisme que sont les organisations syndicales.

Et enfin, sans heureusement remettre en cause le paquet fiscal qui transfère dans les coffres des riches l’argent piqué dans la poche des pauvres, notre Vigoureux Justicier — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — refuse toute augmentation des salaires, toute remise à niveau des pensions des retraités, puis baisse le taux de rémunération du livret A.

L’Unité nationale est en route !




28/10/2008

La grande ambition sociale du camarade « Che » Sarko : livrer les journaux à domicile !

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Merci à Tropicalboy

Hugo Chavez ne s’y est pas trompé, qui a souhaité « bienvenue au club » au camarade Nicolas « Che » Sarkosy. Celui-ci, menton en avant, a déclaré : « L'idéologie de la dictature des marchés et de l'impuissance publique est morte avec la crise financière. » Il en a appelé à « un Etat plus actif dans l'économie, qui assume ses responsabilités, qui entreprend et qui investit ». Il constate que « Nous risquons d'être confrontés partout à la révolte des classes populaires et des classes moyennes qui rejetteront une mondialisation qu'elles ne vivent plus comme une promesse mais comme une menace ».

Bref, un discours authentiquement socialiste qui tranche avec les mièvreries des représentants de la boutique officielle.

Ouais. Bon. Ben, pour moi qui suis un « rébroussier » compulsif, ça, c’est pour la galerie, c’est du Guaino dans le texte… Relisons ces discours à travers le prisme des faits et comparons les paroles et les actes.

Le fameux « plan de sauvetage des banques », à côté d’une « autorisation à déconner » de 360 milliards d’euros, s'est notamment traduit par l'annonce, le 20 octobre, du versement de 10 milliards d'euros de quasi-fonds propres aux principales banques françaises. Là, ce sont de vraies thunes, pas des cautions, et qui s’ajoutent au 3 milliards refilés à Dexia. Contrairement à ce que Brown a fait au Royaume-Uni, la France a renoncé à ses prérogatives d'actionnaire, privant ainsi l'Etat d'une place au conseil d'administration des banques et d'une option sur des plus-values futures.

C’est donc un cadeau aux banques, avec du pognon pris dans nos poches. C’est ça Rantanplan-Sarko : faire le contraire de ce qu’on proclame.

Les mouvements de menton et les invectives contre les patrons qui s'enrichissent sans endosser la pleine responsabilité des désastres financiers ou stratégiques : « Les bonus sans les malus », c’est le même pipeau. En effet le gouvernement ne légiférera pas sur les parachutes dorés. Alors que d'autres pays plus libéraux comme les Pays-Bas les ont encadrés depuis longtemps, le gouvernement français a choisi de se contenter, le 6 octobre, du « code de bonne conduite proposé par le Medef ». Une formule qui permettra bien des arrangements au sein des conseils d'administration !

Chacun sait qu’on peut faire toute confiance au Medef, comme le prouve les turpitudes et les magouilles de l’UIMP… C’est donc un cadeau aux patrons. C’est ça Pinocchio-Sarko…

L'exonération de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements – et non sur l’emploi - est un autre cadeau aux patrons qui va se traduire par un surcoût budgétaire annuel de 1 milliard d'euros pour l'Etat puisqu'il va devoir compenser le manque à gagner auprès des collectivités locales !

Mais le fera-t-il ? Où obligera-t-il les collectivités locales à augmenter les impôts locaux ? C’est ça Machiavel-Sarko.

Et puis, foin des « caisses vides », il a aussi annoncé « plus de 175 milliards d'euros d'investissements directs de l'Etat en trois ans » à travers un plan massif d'investissement dans l'enseignement supérieur, la défense, les infrastructures de transport en commun et les énergies nouvelles.

C’est ça Magic-Sarko.

Enfin, aujourd’hui, après les centaines de milliards trouvés (on ne sait où ?) pour les banquiers et les patrons, le camarade Che Sarko est allé parler aux ouvriers, à la France-qui-se-lève-tôt.

Il a parlé de « Sécurité sociale professionnelle » ! En voilà une belle formule qui pue son cabinet de com ! Et qui a-t-il la derrière ? Une augmentation des salaires ? Une revalorisation des retraites ? Tè ! Fumes ! Seulement un recours encore plus large aux contrats à durée déterminée, augmentant ainsi la précarité ; le retour aux « emplois aidés » qu’il s’était empressé de supprimer ; il a fait les gros yeux aux méchants patrons qui « profiteraient de la crise pour licencier »; il va autoriser largement le travail le dimanche et enfin il a révélé sa grande ambition sociale pour lutter contre le chômage galopant (40.000 chômeurs de plus par mois !) : « livrer les journaux à domicile » !

C’est ça Sarko-Pipeau…



27/10/2008

FMI : Eh ! Doumé, si tu reboutonnais ta braguette et que tu commences à faire fumer les boyaux de ta tête !

DSK rie.jpgOuf ! On est rassuré : DSK reste à la direction du FMI ! On s’en sort bien : si les culs-bénis étazuniens l’avaient viré pour une modeste histoire de cul, serait revenu nous gonfler les aliboffis…

Et puis, il est bien au FMI. Il faut savoir ce qu’est cette institution ultra ultra ultra-libérale. Ce qui se fait de pire en matière d’organisation nuisible !

Bravo l’artiste.

Le FMI (Fonds Monétaire International), cible favorite et traditionnelle des altermondialistes, s’est même attiré les critiques de la Banque mondiale qui, un comble, juge trop « à droite » le FMI qui, par ses politiques, rudement imposées, d’« ajustement structurel », visant à tout privatiser et à réduire les dépenses et services publics, a ruiné et accablé sous la dette nombre de pays du Sud, sans parler de l’Argentine que son action a conduite à la catastrophe économique.

DSK a pris la place - traditionnellement réservée à un Européen - laissée vacante par la démission de Rodrigo Rato de son poste de directeur général de ce « machin » qu’est le sinistre FMI. Position éminente, grand prestige, gros salaire (sans compter les avantages en nature, le droit de cuissage, etc.), jet privé, prébendes à distribuer, etc…

Les Directeurs généraux se suivent et se ressemblent. Rodrigo Rato, le prédécesseur espagnol de notre as de la pointe, a un profil intéressant dans la mesure où il est typique de la fonction. Économiste, il est entré en politique dans l’Alliance populaire, parti fondé en 1976 par les anciens ministres de Franco et il en est devenu l’un des dirigeants majeurs. R. Rato n’a jamais hésité à se définir lui-même comme un ultra-libéral, dont les maîtres mots furent « restrictions », « privatisation » et « libéralisation ». En somme un vrai homme de gauche, comme DSK !

Les deux plus récents Français à ce poste ont aussi des profils intéressants et conformes au modèle exigé. Jacques de la Rosière (énarque, inspecteur des finances) et Michel Camdessus (13 ans de FMI !), énarque aussi (Trésor), catholique militant, membre du Conseil Pontifical « Justice et paix ». Tout un programme ! Plus réac, tu meurs…

Au fait, vous avez entendu quelque chose, émanant du FMI concernant la crise ? Vous avez eu connaissance d’une quelconque condamnation de l’affairisme coupable des mafieux responsables de la merde financière actuelle ? Vous avez lu un quelconque plan mondial de sortie de crise ? Moi non plus…

Eh ! Doumé, si tu reboutonnais ta braguette et que tu commences à faire fumer les boyaux de ta tête !



24/10/2008

Sarko, le Rantanplan du gauchisme !

révolution poing.jpg« Du passé, faisons table ra-a-ase, Foule esclave, debout ! debout ! » Devant les foules de travailleurs debout, le poing levé, galvanisés, les paroles d’espoir, de fraternité, de renouveau, de Révolution sortaient de la bouche virile du (petit !) Grand Homme. Voilà, enfin, prononcée devant les travailleurs savoyards, les phrases qu’attendait la France d’en bas, la France qui se lève tôt, la France qui veut travailler plus pour gagner plus, la France des vrais gens ! Et ces paroles c’est le Camarade Nicolas Sarkozy qui a osé les prononcer !

Eh ! Oh ! Victor, t’as pas un peu trop appuyé sur le blanc de Savoie d’Apremont ce matin ? Où sur le Picpoul de Pinet, ou sur le Muscadet ?

Le Sarko, ce dangereux gauchiste, il a pourtant dit deux choses intéressantes : - l’exonération de la taxe professionnelles pour les entreprises qui investissent ; - la création d’un « fonds souverain » pour protéger les fleurons de notre industrie de la prédation extérieure.

Sur celui-ci, entièrement d’accord. Encore faut-il avoir où il trouvera le pognon et selon quels critères ce fonds agira.

Sur celle-là – l’exonération de T.P. pour les investissements – y a à boire et à manger. La T.P. (taxe professionnelle, inventée il y a bien longtemps par un certain Chirac) est un impôt stupide puisqu’il est assis sur les investissements ET SURTOUT sur la masse salariale. Autrement dit, plus une entreprise embauche, plus elle est pénalisée par cette taxe (par ailleurs indispensable au budget des communes !)

Or, le gauchiste Sarko a parlé d’exonération concernant, non pas les salaires, mais les investissements, donc les machines !

Faisons travailler un peu les boyaux de la tête. L’inégalité sociale augmente. Les licenciements et la précarité du travail font baisser le pouvoir d’achat et avec lui la consommation. La richesse ne circule plus, l’endettement des ménages augmente au point d’être à l’origine de véritables crises économiques internationales. Tout le monde se demande aujourd’hui où trouver le pognon pour financer les retraites, les logements, la protection sociale, l’éducation...

Certes, l’explosion démographique et la concurrence due à la mondialisation, la spéculation boursière, la fraude et les paradis fiscaux y sont pour quelque chose. Mais la cause la plus flagrante, le problème fondamental dont on ne parle pas assez, me semble être le développement exponentiel des technologies et l’automatisation du travail.

L’économie a de moins en moins besoin du travail humain. Les machines l’ont remplacé et vont continuer dans ce sens : on ne peut pas arrêter le « progrès » ( ? !) mais on peut réfléchir enfin à des critères de régulation pour que la technologie reste au service de l’homme, et pas l’inverse. Devons-nous nous résigner à devenir les esclaves modernes des patrons qui ont les moyens d’investir dans la mécanisation, dans la robotisation ?

Pourquoi ceux qui exploitent le travail des machines - cela se passe désormais à presque tous les niveaux de l’activité économique - sont-ils exonérés des contributions sociales qu’ils paieraient à la collectivité s’ils employaient le travail humain ?

Pourquoi ne pas faire cotiser les machines proportionnellement à leur capacité de production ?


Mouais… C’est tout le contraire qu’a proposé Sarko, le Rantanplan du gauchisme…

23/10/2008

« Les banques, je les ferrrme, les banquiers, je les enferrrme ! » Vincent Auriol.


Eh ! Les cocus, vous savez a qui il confie les 360 milliards qu’il piquera fatalement, au bout du compte, dans nos poches l’Eveillé de Neuilly ? Ben, à des banquiers bien sûr ! C’est un peu comme si, dans un match de foot, on confiait le sifflet de l’arbitre au furher d’un clan d’Ultra !

Et quels banquiers ! La crème des crèmes.

Il a créé une « société de refinancement des banques » dont on ignore tout. Quelle sera sa nature juridique ? Quel sera son capital ? Comment sera organisé son organe d'administration ? C’est le flou le plus absolu. Par contre on sait qu’elle sera dirigée par les ci-devant Camdessus Michel et Coste Thierry. Quand on connaît les zozos, on peut se faire du soucis pour nos sous !

Camdessus Michel, c’est ce cul-béni qui a sévi longtemps à la tête du FMI (salut, DSK !). C'est lui qui imposa un plan de rigueur à l'Asie du Sud-est qui plongea des millions d'habitants de ces pays dans une misère totale. Pur produit de la « haute » administration françouaise, arrogant, suffisant et donnant des leçons à la terre entière. En 1997, il se gargarisait du fameux slogan des ultra libéraux : « Si ça ne marche pas c'est que nous ne sommes pas allés assez loin et assez vite. » On lui doit les fameux plans d'ajustement structurels que le FMI avait mis en place pour les pays sous-développés et qui les ont littéralement ruinés et livrés au pillage des multinationales les plus rapaces. Il dirigea aussi le Club de Paris, qui « renégociait » les dettes que ces pauvres pays avaient douloureusement contractées… Avec toute la mansuétude du bourreau.

Coste Thierry, lui, est moins connu. Il dirigeait « Crédit Agricole Asset Management », un fonds d'investissement adossé au Crédit agricole. Ce fonds qui devait gagner à tous les coups, est devenu très contre-performant. Ses actifs se sont dépréciés de quelques 80% entre début 2007 et fin 2008 ! Certes, le Crédit agricole, grace à ses dépôts – nos sous ! – reste une grosse banque solide, bien qu’il affiche cette année des pertes de plus de huit milliards d'euros… Son résultat d'exploitation est en chute de 65% ; son produit net de 18.5% Mais chacun sait que ce n'est pas la faute du Crédit agricole, et encore moins de ses dirigeants, mais des « marchés » parfois bien facétieux...

Voilà les pèlerins auxquels Lagarde et le gauchiste Sarko vont confier des montagnes de pognon. Et que croyez-vous que l’Etat réclame en compensation ?

Rien. Nibe. Que dalle.

La ministre a en effet annoncé que les banques détiendraient la majorité de ladite structure et que l'Etat disposerait d'une simple minorité de blocage !

Je vous disais il y a quelques jours, dans une précédente lucidélucubration que cette crise marquait la victoire du capitalisme financier (qui fait payer ses saloperies par le contribuable). En voilà une preuve de plus…

vincent auriol.jpgVincent Auriol, ancien président de la République disait avec son accent rocailleux des bords de la Dordogne :

« Les banques, je les ferrrme, les banquiers, je les enferrrme ! »

On pourrait aussi en pendre quelques-uns en place de grève…


22/10/2008

Paradis fiscaux : Chauffe Sarko ! Du balai ! Du balai !

Soeur Emmanuelle, notre envoyée spéciale au Paradis, nous communique:
paradisfiscal2.jpg

Andorre
Anguilla (Royaunme Uni)
Antigua et Barbuda
Aruba (pays Bas)
Bahamas
Bahrein
Barbade
Belize
Iles Vierges britanniques
Iles Cook (Nouvelle Zélande)
La Dominique
Gibraltar (Royaume Uni)
Grenade
Guernesey (Royaume Uni)
Ile de Man (Royaume Uni)
Jersey (Royaume Uni)
Liberia
Liechstentein
Maldives
Iles Marshall
Monaco
Montserrat (Royaume Uni)
Nauru
Antilles Néerlandaises
Niue (Nouvelle Zélande)
Panama
Samoa
San Marino
Seychelles
Sainte Lucie
Saint Christophe et Nevis
Saint Vincent et les Grenadines
Tonga
Turks et Caicos (Royaume Uni)
Iles Vierges (USA)
Vanuatu

Ça, c’est la liste des « paradis fiscaux non coopératifs ». Donc des voyous avérés et fiers de l’être. Un simple coup d’œil montre qu’avec huit territoires catalogués « pays crapules », le Royaume Unis est, de loin, le premier et le plus important « paradis fiscal » du monde ! Le Royaume Unis fait parti des grands pays de l’Union Européenne.

Les Pays-Bas abritent deux « paradis fiscaux » non coopératifs.

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Comme par hasard, ces deux pays sont à la pointe de l’ultra libéralisme en Europe. Ils abritent les plus importantes banques et multinationales européennes. Il m’étonnerait donc fort que ces deux pays voyous soutiennent la lutte de notre hyper président contre ces chancres économiques que sont les paradis fiscaux.

Mais à côté de ces états confettis qui se branlent complètement des menaces de notre Centimaître du monde, il y a ceux qui font semblant d’être coopératifs, c’est-à-dire qui disent « oui, oui, on va coopérer » mais qui font plus que tirer la patte, pour la bonne raison que l’embrouille fiscale et financière est leur principal fond de commerce.

Il y a là, entre autres, le Luxembourg et la Suisse. Fallait voir la gueule du premier ministre luxembougeois hier soir sur la lucarne à décerveler ! Pas content le mec ! Et…il a invité la France à balayer ses propres merdes ! Parce que la France aussi abrite des paradis fiscaux !

Selon les spécialistes, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment.

Consultant auprès de l'ONU et de la Commission européenne, Michel Koutouzis est co-auteur (avec le magistrat Jean-François Thony) du « Que sais-je ? » sur le blanchiment (PUF, 2005). « Le B.A.-ba, c'est de se demander ce qu'est une place off-shore », dit-il. « C'est un endroit où existe un système économique et financier qui, pour une raison ou pour une autre, n'est pas régulé par les lois du pays auquel il appartient. »

Avec les différents régimes de défiscalisation dont ils bénéficient, les départements (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) et collectivités (Mayotte, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie Française) d'outre-mer sont dans ce cas-là, mais, en théorie, uniquement pour les contribuables français. Les COM (anciennement TOM) jouissent même d'une totale autonomie fiscale et douanière.

Un rapport sénatorial de 2002 sur « la défiscalisation dans les départements et les territoires d'outre-mer » pointait déjà l'absence de procédures de contrôle et le nombre incertain de sanctions : « Vous pouvez utiliser les niches fiscales d'outre-mer pour faire fuir des capitaux »

Prenons le cas très emblématique de Saint-Martin, une île des Antilles qui a obtenu il y a un an (comme sa voisine Saint-Barthélémy) le statut de COM, alors qu'elle dépendait auparavant du département de la Guadeloupe.

La souveraineté de l'île est partagée entre la France et les Pays-Bas, mais aucune frontière ne sépare les deux territoires. Michel Koutouzis évoque la coopération entre les établissements bancaires des deux parties de l'île, et décrit des moyens très simples de blanchir de l'argent :

« Vous arrivez avec de l'argent noir dans un casino côté néerlandais. On vous dit de vous mettre à une table donnée pendant une heure. Le casino vous fait gagner une somme arrangée au préalable, une pratique courante dans les paradis fiscaux. Une fois vos gains récupérés, vous pouvez aller les investir côté français dans des projets immobiliers ou des marinas. »

Des projets immobiliers abandonnés après des faillites volontaires.

Michel Koutouzis détaille un autre circuit :

« Une fois que vous avez investi de l'argent dans un projet touristique, vous vous déclarez en faillite. Vous pouvez ensuite récupérer l'argent et le transférer non loin de là, à Curaçao par exemple, sans aucun contrôle. » (source: Rue89)

C'est ainsi que le contribuable français finance des investissements vers des paradis fiscaux.

Et n’oublions pas la Nouvelle Calédonie où les défiscalisations vont bon train. On en donne à des grandes sociétés étrangères qui y construisent des usines énormes, faisant de très gros bénéfices en exploitant les mines de nickel, détruisant au passage un lagon merveilleux tout juste classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il doit bien y avoir des comptes qui s'ouvrent avec de gros numéros dessus dans l'archipel voisin, le Vanuatu, bien connu pour son secret bancaire et le peu d'investigation quant à la provenance de l'argent déposé !

Chauffe Sarko ! Du balai ! Du balai ! Profite tant que tu tiens le manche, mais pas pour nous emmancher, comme d’hab !

21/10/2008

Trader fou des Caisses d’Epargne : à qui profite le crime ?

caisse d'épargne.jpgDu haut de ses talonnette, avec un mouvement de menton viril et péremptoire, notre Demi-mètre du monde a fusillé les trois principaux dirigeants de la Caisse d’Epargne. Ah ! Mais ! Faut pas la lui faire au grand homme. Dégagez… Enfin, pas très loin, on les replanque ailleurs les pôôvres.

Moi, je suis un sale con de fouille-merde: chaque fois qu’on me fout sous le nez un truc un peu gros, je doute, et je cherche où est l’embrouille cachée.

Regardons d’un peu plus près comment l’Ecureuil s’est fait bouffer 700 millions d’euros.

On nage en pleine gadoue et l’histoire est trop dingue pour être « claire ».

La CNCE (Caisse nationale des caisses d’épargne) fait ce qu'on appelle de la gestion pour compte propre, c'est-à-dire qu'elle utilise ses fonds propres pour gagner sur les marchés. Comme toutes les autres banques.

En avril 2008, Julien Carmona, membre du directoire chargé des finances et des risques, décide d'arrêter cette activité. Décision entérinée par le directoire de la banque en juillet 2008, et notifiée à la Banque de France un mois plus tard. Donc, depuis cette date, la Caisse d’Epargne est censée être en dehors des coups fourrés qui ont foutus bien de ses consœurs dans le rouge.

Hors, pour une raison encore indéterminée, le 6 octobre, l’un des trois traders plus particulièrement chargé des produits dérivés se met à prendre des positions sur des indices de volatilité (un produit dérivé qui consiste à jouer sur l'évaluation de l'amplitude des cours) de plusieurs bourses européennes. Le trader parie sur la hausse du marché après l’annonce du plan Paulson. Mais, le marché s’effondre ! Comme tous les joueurs, le trader, âgé d’une trentaine d’année, espère se refaire, et dépasse toutes les limites. Une semaine plus tard, le 13 octobre au matin, à 11h, il offre sa démission à sa hiérarchie qui commence à s’inquiéter. Il était temps… La direction de la banque mutualiste se rend compte de l’étendue des dégats et apprend alors que sa salle de marché a passé outre l'interdiction d'agir sur ces marchés ! Bonjour la qualité des contrôles !

Pour sortir de cette opération de « trading », les Caisses d'épargne doivent trouver, sur le marché, des contreparties acceptant de reprendre ses positions malencontreuses. Opération qui se fait de gré à gré. Deux banques sont en mesure de reprendre ses positions : BNP Paribas, et la Société Générale. Celles-ci marcheront et gagneront de 4 ou 5 millions d'euros de marge sur cette opération. (source : Nouvelobs.com).

Voilà, schématisée, comment s’est passée l’histoire. Maintenant, cherchons à qui le crime profite.

Les Caisses d’Epargne, jusqu’à une « réforme » récente des sarko-trafiquants, étaient les seules, à égalité avec la Banque Postale, a pouvoir délivrer et gérer les fameux Livrets A, les livrets d’épargne que pratiquement tous les petits Français reçoivent à leur naissance. C’est le produit préféré des petits épargnants. Un produit sûr, géré par des établissements irréprochables en lesquels les petits épargnants ont toute confiance.

Confiance ! C’est le mot magique pour tout ce qui touche au pognon.

Hors, depuis la « réforme » chiée par le gouvernement sous la pression du très puissant lobby des banques, toutes les banques commerciales vont pouvoir ouvrir et gérer les Livrets A ! Oh ! N’ayons que peu d’illusion, ces banques, par le hameçon de ce Livret A, alpaguerons les clients pour les baratiner et les diriger vers d’autres produits maisons plus rentables pour elles. Mais, pour cela, il faut décider les épargnants à sortir leur Livret A des Caisses d’Epargne ou de La Poste pour les rouvrir…dans une de ces banques commerciales !

Donc, ce fiasco retentissant des Caisses d’Epargne est pain béni pour foutre en l’air la CONFIANCE des épargnants !

Voilà pourquoi, avec mon esprit tordu, je me laisse allé à penser que ce ou ces trois traders fous pourraient avoir agis sous l’influence de… Bref, à vous de penser la suite.

Au fait, s’il y en a qui sont bien placés pour suivre la future carrière de ce « trader » fou après quelques temps de mise au vert, lorsque la sauce médiatique sera retombée, ils pourront peut-être savoir à qui le crime a profité…en regardant qui l’embauche !



17/10/2008

Vive la crise : profitons-en pour balayer les ordures !

sarko banque.jpg


La bourse replonge. Faut-il s’en plaindre ? Moi, personnellement, je m’en fous complètement, mais cette situation va mettre dans la merde des milliers de petites entreprises et donc des millions de salariés, sans parler des retraités… La faute à qui ? A cette idéologie ultra libérale pourrie héritée de deux dangereux criminels contre l’économie que furent en leur (triste) temps Thatcher et Reagan. Système que la France, malgré ses réticences, a accepté dans le sillage de l’Europe. Système de l'économie-casino, du tout-marché, de l'empire de la finance.

Vous les entendez reconnaître qu’ils se sont plantés le doigts au cul vous, les connards qui, dans toutes les lucarnes à décerveler, dans toutes les boites à mensonges, dans tous torchons à bobards nous gonflaient les aliboffis jusqu’il y a à peine quinze jours – les Baverez, Marseille, Joffrin, Cohen, et autres charlots bavassant à longueur de temps dans le poste ? « La bourse, la dérégulation, la compétition sans frein, la mondialisation, mais c’est ça qu’est moderne coco, qu’ils nous disaient. Les services publics, le code du travail, la sécurité sociale, mais c’est archaïque ça, coco… Laissons faire le Marché. Il s’autorégulera, il se moralisera et de toute façon, il n’y a pas d’alternatives… »

Qui sont les cons de l’histoire ? Les cochons de contribuables, comme d’hab ! Et que fait le pouvoir politique ? Les sarko-trafiquants qui réclament « l’union sacré » ? Qu’attendent-ils pour reprendre la main pour sortir de ce système toxique ? Et que fait la Banque centrale européenne ? Et la Fed étazunienne ? Ils se décarcassent, sur le dos des cochons de payants, pour renflouer qui ? Les banques ! Autrement dit ils demandent aux victimes de payer leurs bourreaux !

Les gouvernements trouvent, en deux coups de cuillère à pots, des centaines de milliards pour renflouer les crapules. Et qu’obtiennent-ils en échange ? Rien ! Que dalle ! Cadeau ! Gratuit ! Chèque en blanc !

Les règles à imposer aux banques ne sont pourtant pas compliquées, elles relèvent du simple bon sens et pas besoin de sortir de l’ENA pour les comprendre :
- pas d'opérations bancaires hors bilan,
- des ratios de crédit strictement imposés,
- arrêt et abandon de toutes ces escroqueries que sont les marchés des produits dérivés,
- mettre fin à ce « socialisme pour riches » qui privatise les profits et fait payer les pertes aux contribuables,
- pas d’aide de quelque sorte que ce soit pour les banques ayant quelques rapports que ce soit avec des paradis fiscaux,
- ne pas permettre qu’une banque qui est « trop grande pour faire faillite » - et donc qui est dangereuse pour la santé économique d’un pays – reste dans le secteur privé !
Enfin, plutôt soutenir les ménages qui ont emprunté pour acheter leur piaule et les PME étranglés par les banques que ceux qui leur ont prêté puis qui coupent les vivres.

Ben quoi ! C’est pas compliqué : même un blogueur lambda comme moi peut y penser ! Alors, nos brillantes têtes d’œufs…



14/10/2008

Des centaines de milliards pour conforter les banquiers-voyous !

voler les pauvres.jpg

Merci à Bar

Qu’on ne s’y trompe pas, l’accord ( ! ?) des pays de l’Eurogroupe pour garantir les transactions interbancaires et pour recapitaliser si nécessaire les banques en risque de faillite, cet accord donc de 1700 milliards( ! ! ! ! !) pour l’ensemble de ces pays, dont 370 pour le seule France, est une grande victoire pour les mafias bancaires et une défaite en rase campagne pour ceux qui croient encore aux vertus de la morale, du labeur, de l’épargne.

Loin d’être un retour vers ces valeurs, c’est le triomphe des crapules. En effet, le système bancaire - malgré ses errements coupables, ses dérives délictueuses, l’avidité sans scrupules de ses dirigeants – se trouve conforté et encouragé à multiplier encore ses saloperies, à décupler ses malversations, à engraisser encore plus ses dirigeants mafieux. Comment ? Tout simplement parce qu’à présent, l’Etat – avec nos sous ! ! ! – va couvrir toutes les conneries des banquiers ! C’est ça la grande victoire des dirigeants européens ? Ben mes salauds, z’avez pas beaucoup de vergogne.

Connaissez-vous une activité marchande, une branche professionnelle bénéficiant de cette ahurissante protection ? De cette totale assurance-conneries ? Il n’y en a pas. Vous, moi, si vous ne pouvez pas honorer une échéance, nous morflons, sans concession à attendre. Un petit patron de PME qui a des difficultés, il peut numéroter ses abatis. Son parcours sera : arrêt des concours bancaires, dépôt de bilan, au mieux redressement judiciaire, avec généralement au bout liquidation judiciaire. Il sera traîné comme un criminel devant un tribunal de commerce sans compassion. Et comme les banquiers lui ont fait signer une caution totale sur ses biens propres, ce sera pour lui la ruine, l’opprobre, la honte, la rue et pour certains le suicide…

Rien de tel pour les banquiers-voyous : c’est nous qui paierons pour leurs conneries, leurs magouilles, leurs vols. Et, en face de ce plan de « sauvegarde », croyez-vous que l’Etat, les Etats européens imposent une refonte complète du système ? Imposent des garde-fous ? Interdisent les marchés à terme? Imposent de n'avoir aucun contact avec les paradis fiscaux? Tè ! Fumes ! Rien. A part tout de même le service minimum : virer (pour les recaser ailleurs !) les dirigeants voyous…

Et merde.

13/10/2008

Conforter les crapules…

couteau entre dents.jpgOputincon ! Voilà que la France est gouvernée par un dangereux gauchiste, un bolchevique le couteau entre les dents, le verbe haut et la menace claire à l’encontre des patrons voyous et des salauds de banquiers magouilleurs ! Tremblons, tremblons, congénères privilégiés. Faisons, si nous en avons le temps, nos valoches vite fait et fuyons dans des terres d’asile, à Monaco, à San Marin, aux îles Anglo-Normande, aux îles Caïman. Nous allons connaître la dure condition de l’Exilé, du Proscrit. A nous Victor Hugo !

Eh ! Oh ! Victor, t’es con ou quoi ? Accoyer, tu connais ? Ouais, c’est ce lémure à tronche de cocker qui « préside » l’Assemblée nationale. Oui, oui, celui-là même qui est un fervent défenseur des OGM de Monsanto et consort. Et bien, cet homme au grand cœur, il a fait une proposition raisonnable, saine, altruiste et de bon sens : « Amnistions tous les fraudeurs qui sont allés planquer leur pognon dans des paradis fiscaux ! Ils reviendront et ramèneront tout ce bel et bon argent ! » C’est-y pas une bonne idée ça coco ? ! Trichez mes amis, trichons, trichons, magouillons, rapinons et prenons les « pauvres cons » pour ce qu’ils sont : des couillons ! Eh ! C’est pas n’importe qui dit ça, c’est le troisième personnage de l’Etat ! Ce n’est donc pas une idée en l’air, c’est un produit élaboré de la morale sarkozienne. Dans la même veine que la juridiction Tapie : on privatise la Justice pour mieux baiser l’Etat.

paradis fiscaux.jpgEt pourtant, c’est cet Etat que le Ravachol de l’Elysée encense maintenant. C’est cet Etat qu’il appelle à la rescousse pour renflouer ces archétypes de l’inutilité nuisible que sont les banques et autres officines financières ! Et pour cela - en accord avec ces autres redoutables gauchistes que sont ses congénères européens – il va piquer le pognon où ? Dans nos poches bien sûr…

L’ultra libéralisme vient de prouver sa stupide nocivité. Il faut le foutre en bas et pas le sauver ! Pourquoi « sauver » les banques ? Laissons-les crever et nationalisons-les ! Leur fonction ne doit être que de faciliter l’économie, pas de spéculer. A quoi vont servir les milliards qu’on va leur refiler si c’est pour laisser ce système pourri en l’état ? L’Etat leur apporte sa garantie ? Ouais, avec nos sous ! Alors exigeons aussi que ce même Etat garantisse les emprunts des particuliers et des PME. Ce sera plus efficace et plus moral que de conforter les crapules !