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06/10/2008

LA CRISE POUR LES NULS. Leçon 1: Comment on se fait enfiler

Gros_Banquier.jpgTonton, doit se pisser dessus de plaisir malgré sa prostate maintenant bouffée par les verts ! Ils NATIONALISENT les banques ! Quand il avait pris, lui, cette mesure de bon sens, il s’était fait pourrir !

Seulement, maintenant, c’est en catastrophe que ça se fait, et pour sauver ces établissements financiers qui ont perdus leur fonction première : servir de support et de levier à l’économie réelle, au profit d’opérations financières virtuelles et le plus souvent pourries.

Dans ce foutoir, qui comprend quelques chose ?

Allez, on va essayer d’y voir un peu plus clair. Prenez vos crayons, votre cahier de brouillon et soyez attentif, y en a besoin !

Marquez en haut de la page, en majuscule : LA CRISE. Très bien.

Donc, il était une fois, un grand pays outre Atlantique appelé les Zéta-Zuni. Ce pays aime bien les dieux. Tous les dieux, mais surtout un qui s’appelle le grand dieu FRIC. Tous les autres ne sont que des sous-fifres de celui-là. Et donc, sous l’égide de ce dieu fric, les Zéta-Zuni écrasaient le monde de leur morgue et en pompaient l’essentiel des richesses. Leur économie tournait ainsi très bien. Mais voilà qu’un jour, des gros méchants ont fait un superbe feu d’artifice avec deux tours qui étaient les phares du dieu Fric. Boum ! Badaboum ! C’était un 11 septembre. En 2001.

Notez sur vos cahier : 11 septembre : Boum ! Voilà, Très bien.

A partir de là, les Zéta-Zuniens – ce sont les habitants des Zéta-Zunis pour ceux qui ne suivent pas – ont peur.

Notez en gros PEUR.

Et quand on a peur, c’est une tradition, on achète des boites de sucre, des bouteilles d’huile, des paquets de pâtes et de riz qu’on stocke à la cave. Les plus malins ajoutent un tonneau de bon pinard !

Mais voilà, la peur, c’est pas très bon pour le commerce, pas bon pour les Konomis.

Notez bien : Les Konomis.

Et donc, pour que les Konomis repartent, voilà qu’un grand gourou nommé Alan Greenspan, qui était à l’époque le bras droit du dieu Fric, décide de filer du Fric a qui en voulait, même aux pauvres. Même aux PAUVRES !

Notez sur vos cahiers : PAUVRES.

Pour cela, il a abaissé les taux d’intérêt à que dalle, 1%. Donc les Pauvres, sollicités par les Banquiers, ont empruntés à tout va pour acheter leurs Tanières. Et ça a été le boum immobilier. La Con Sommation est repartie. Bien. Jusque là tout le monde suit ? Continuons.

Donc les Banquiers, dans leur altruisme bien connu, ont filé aux pauvres tout le pognon qu’ils voulaient, mais à des taux VARIABLES.

Notez : TAUX VARIABLES.

Ça a commencé avec des taux quasi gratuits, à 1% ou guère plus. Mais surtout, ces grands humanistes de banquiers ont toujours assortis leurs prêts d’une condition draconienne : « Eh ! Pauvres ! Meffi ! On te file du Fric, mais gagé sur ta Tanière ! Si tu ne paies pas une seule de tes mensualités, on récupère ta Tanière et hop ! à la rue ! »

Tout le monde suit ? Continuons.

Les banques, pour pouvoir distribuer tout ce pognon, se sont alors tournés vers des établissements financiers plus costauds, plus lourds, plus près du dieu FRIC et encore plus voyous : les Fonds de pension, les « Hedge Found et autres pieuvres du même acabit. Les banques ont donc vendus leurs créances sur les pauvres à ces officines. Celles-ci les ont découpées en petits morceaux qu’elles ont appelé Titres. Elles les ont mélangées avec d’autres Titres et Actions d’entreprises solides. Puis elles ont vendus ça à qui en voulait. C’est comme ça qu’il y en a dans le monde entier. Vous, moi, sur notre petite assurance-vie avec 30% d’actions, ou avec quelques parts de Sicav, on a – sans le savoir ! - de ces produits à la con des Zéta-Zuni !

Mais voilà que le gourou Greenspan, pour calmer la surchauffe économique, augmente les taux ! Augmentations immédiatement répercutées sur les taux des prêts aux Pauvres ! Résultat : plein de Pauvres ne peuvent plus payer, plein de Pauvres foutus à la rue, plein de Tanières de Pauvres mises à la vente EN MÊME TEMPS.

Résultat ? Oui ! Vous au fond. Je vous écoute. « La chute des prix de l’immobilier ». Très bien ! Y en a qui suivent.

On arrive au bout : donc chute de l’immobilier ; par suite chute de la valeur des titres gagés sur la valeur des Tanières ; et par conséquent chute de tous les portefeuilles des banques comportant de ces titres pourris appelés « subprime ». Enfin, PERTE DE CONFIANCE des clients des banques. Ça s’appelle la CRISE !

C’est compris ? Bien. Fermez vos cahiers. Plus tard nous allons voir la deuxième leçon : les résultats pour nos pommes. Vous pouvez sortir, aller pisser, fumer un pétard ou boire un canon.

A plus tard.

02/10/2008

Comment les gougnafiers de l’agroalimentaire continueront à nous faire bouffer de la merde !

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Beeuurkk!

Vous êtes conscient de l’importance sur la santé de ce que vous vous mettez dans la gueule, et dans celles de vos proches. Donc vous avez essayé de lire et tenté de déchiffrer ce qu’il y a dans un paquet de biscuits, une pizza surgelée ou un plat cuisiné « signé »(! ?) par un grand nom de la gastronomie française.

Il faut d’abord avoir de très bons yeux puis trouver sur l’emballage la face planquée ou se trouvent les indications que vous cherchez, puis déterminer une langue que vous connaissez. Après cette première épreuve, il faut s’exciter les boyaux de la tête pour tenter de comprendre. Votre malheureuse comprenaute s’efforce de naviguer parmi les écueils entre les ingrédients, les arômes, les colorants, les anti çi, les anti ça, tout cela écrit la plupart du temps sous forme de codes volontairement incompréhensibles. Alors vous abdiquez et, avec un « merde » las et dépassé, vous jetez le produit en question dans votre carriole et vous continuez.

Ce réflexe las est exactement celui voulu par les gougnafiers de l’industrie agroalimentaire : vous dégoûter de savoir ce que vous bouffez !

Pour lutter contre ces aberrations, la Commission européenne (j’en dis assez de mal d’ordinaire pour lui reconnaître parfois quelques vertus) a élaboré une directive prévoyant : - des caractères lisibles de 3 mm au minimum, - des informations écrites dans un langage clair et compréhensible et non en sigles opaques, - la mention du pays d’origine, y compris pour les ingrédients divers composant le produit.

Voilà une directive qu’elle est bonne ! Pour une fois, merci mesdames et messieurs les commissaires européens !
Il ne restait plus qu’à faire avaliser cette belle et bonne directive par les 27 ministres européens de l’agriculture.

Et alors ?

Et alors. Tè ! Fume ! Ils ont tous, TOUS ! y compris bien sûr notre lénifiant Michel Barnier voté CONTRE !

Ils ont été soudoyés par qui ? Combien de voyages, de cadeaux, de pognon ont-ils touché de la part des très puissants lobbies agroalimentaire ?

Eh ! Merde…

25/09/2008

Rabia: la Saloperie élevée au niveau de l’Art

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Quand on est pourri, on l’est jusqu’à la moelle. Et la pourriture morale et mentale des petits cons diplômés – grâce aux sous de la collectivité française – des écoles de fabrication d’escrocs encore appelés « grandes écoles de commerce », et qui s’expatrient à la City, à Londres comme « traders » ou autres conneries de ce genre, atteint un niveau qui touche à l’art.

Ces crapules – suite au dégonflage de la baudruche financière anglo-saxonne puis mondiale – se retrouvent lourdés, comme les merdes qu’elles sont. Pauvres malheureux qui se sont gavés de sommes astronomiques en spéculant…

Et que croyez-vous qu’ils font, ces raclures de bidets qui crachent sur la France « archaïque » ? Qu’ils vont s’inscrire au chomdu en Rosbifistan pour toucher environ 100 euros d’alloc chomage par semaine ? Non. Pas si cons les pourris : ils traversent la manche, retrouvent cette bonne vieille France « archaïque », travaillent une seule petite journée et – les lois française étant généreuse – vont, en Ferrari, s’inscrire au chomdu en France. Où ils ont droit à des indemnités proportionnelles à leur ancien salaire en Rosbifistan, qui était plus que gras. Ils touchent donc le plafond des assedic, soit 6366 euros par mois pendant 23 mois…

Eh ! Sarko, si tu faisais une Loi contre ces aberrations ? Pour une fois que ce serait utile. C’est vrai que - malgré tes postures moralisatrices en Ricainistan – leur modèle ultra-libéral de merde, c’est ce dont tu rêves pour nous…

22/09/2008

Virginité à vendre

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Une jeune Américaine de 22 ans, Natalie Dylan, met sa virginité aux enchères pour 1 million de dollars afin de financer ses études supérieures.

Eh ! Nathalie, ta chatte est chère !
T’as mis ton pucelage aux enchères
Un million de dollars, c’est pas une affaire…
Puteng ! Tu manques pas d’air !
Vendre son cul, c’est alimentaire
T’as rien inventé sur cette terre,
Depuis des milliers de millénaires
Les meufs monnaient leur train arrière
Sauf celles qu’ont des gueules de chaisières
Et qui restent célibataires.

Pour payer tes études étazuniennes
Toi, la petite collégienne,
Tu fais comme les péripatéticiennes
Qui vendent leur boutique sous pubienne.
Sont-elles pour autant des chiennes ?
Leur pastille vaut bien la tienne.
Ce qui m’étonne, citoyenne,
C’est qu’à vingt-deux balais t’es encore la tienne,
Je la trouve un peu ancienne
Pour ne pas dire antédiluvienne.
Vaginale ou clitoridienne,
T’as pas de maladie vénérienne ?

Tout de même, tout est marchandise
Dans ce monde où la bêtise
A terre conquise…
Quand tu lèveras ta chemise,
Quand tu feras ton strip-tease
Pour vendre la chose promise,
A un gogo pas dans la mouise,
Toi, pauvre fillette soumise
Tu mesureras la sottise
De ce monde de traîtrise
Dont la nauséabonde devise
Est : « Tout, tout, n’est que marchandise… »



Mes Frères, mes Sœurs, espérons en la Sainte Parole du Chanoine des Latrines… Amen.

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Vous l’avez entendu vous, l’Oracle de l’Elysée, nous parler de la tempête économique déclenchée par ses maîtres et modèles, les néocons (disons gros cons tout court) étazuniens ? Lui qui a toujours quelque chose à dire sur tout, sur tous, il doit avoir une extinction de voix. Mais rassurons-nous, le Chanoine des Latrines « réfléchit » paraît-il, avant de nous faire l’honneur de sa sainte parole, jeudi à Toulon…

On peut être inquiet sur ses élucubrations, quant on connaît sa vista remarquable en matière économique. Rappelez-vous ses idées de campagne visionnaires: un an avant que n'implose le marché immobilier américain, celui qui n’était encore que le candidat UMP à l'élection présidentielle préconisait avec une fulgurante intuition dans son programme quelque chose qui ressemble étrangement à des subprime à la française : «Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.»

Passée inaperçue au printemps 2007, dans le feu de la campagne présidentielle française, cette formule de «crédit hypothécaire» avait peu de chance d'émerger l'été dernier au moment où l'économie américaine commençait à subir les désastreuses conséquences de ces «prêts spécial pauvres». «Une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir !», argumentait la pythie de l'UMP pour justifier sa proposition d'emprunt immobilier pour foyers modestes.

Là encore visionnaire, Sarkozy pariait même sur le mécanisme qui a causé l'effondrement de la finance américaine : il imaginait que les banques se focaliseraient «moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué». Lors de son prochain discours, tant attendu, à Toulon le 25 septembre, le Phénix de l’Elysée osera-t-il brandir comme solution miracle à la crise du pouvoir d'achat des «subprimes» à la française ?

Vous avez veautez pour lui ? Alors ne vous plaignez pas si vous en chiez… Mais à cause de vous, nous, les 47% qui n’avons pas fait la même erreur, nous en chions aussi…

17/09/2008

Découvrez la tomate tueuse de l’Amérique du Nord

En visite à Montréal (Québec), vous décidez de commander une petite salade de tomates… Vous voici alors sur le point de faire connaissance avec la Tomate Tueuse de l’Amérique du Nord.

L’histoire de cette tomate commence au Mexique, sur une terre rachetée par une compagnie américaine. Sa graine est un hybride créé grâce aux subventions de recherche financées par le contribuable américain.

La terre en question a d’abord été aspergée de méthyle bromide, 120 fois plus nocif pour la couche d’ozone que le CFC-111. Elle a ensuite été traitée avec des pesticides produits et distribués par Monsanto l’un des plus grands pollueurs des Etats-Unis (et d’ailleurs !). Les déchets issus de la production de ces pesticides sont transportés par bateau et entreposés dans le dépotoir de produits toxiques le plus vaste du monde à Emelle, en Alabama, dont la plus grande partie des habitants vit dans la pauvreté.

Les journaliers mexicains ne sont pas protégés contre les pesticides : pas de gants, ni de masques ou de consignes de sécurité. Ils gagnent environ 2,50 dollars par jour et n’ont pas de couverture sociale.

Récoltée, la tomate est posée sur un emballage plastique et sur un plateau en plastique, puis dans des boîtes en carton. L’emballage a été manufacturé par une compagnie au Texas, ses travailleurs et habitants risquent de connaître une augmentation significative du taux de cancer, un affaiblissement du système immunitaire et des troubles de croissance à cause de leur exposition à un fort taux de dioxine. Les fibres de carton proviennent d’arbres vieux de 300 ans ayant poussé en Colombie Britannique (Canada) ; le carton est fabriqué dans la région des Grands Lacs dont on déconseille aux habitants de consommer les poissons, pollués à la dioxine ; il est ensuite expédié par voie maritime vers le Mexique.

Une fois dans les cartons, les tomates, rougies à l’éther, insipides et sans valeur nutritionnelle, sont expédiées par camions réfrigérés vers le Canada. Les camions et les centres de distribution sont équipés d’un système de réfrigération à base de CFC produit par Du Pont.

Une fois à bon port, l’emballage plastique est jeté, collecté et renvoyé aux États-Unis pour être brûlé dans un incinérateur à Detroit.

Il faut du carburant pour assurer tous ces voyages. Contribuant au réchauffement du climat, le pétrole nécessaire au ravitaillement des camions a nécessité un forage dans le Golfe Campeche au Mexique. Il a ensuite été expédié par pétrolier (entre les 3800 récifs du Golfe du Mexique) à destination des raffineries de la côte des États-Unis qui sont à elles seules responsables de la mort écologique et économique de la région. Le pétrole raffiné est redistribué aux fabricants de plastique, de pesticides, d’emballages et de véhicules, qui rendent possible le transport de cette fameuse tomate sur 3000 kilomètres !

Bienvenue en Amérique du Nord, votre salade de tomates est arrivée. Bon appétit !26a7955359764f2d7a94509fcdb4545d.jpg

Ne vous réjouissez tout de même pas trop vite de vivre de ce côté de l’Atlantique. Les tomates insipides, dures, raides et bien trop rondes pour être aimables, venus d’Espagne ou de Hollande sur les marchés…de Provence, suivent les mêmes traitements, supportent les mêmes conditionnements, subissent des transports équivalents. De plus, nous avons aussi notre alimentation irradiée au cobalt-6 et au césium-137, en grande partie issus de déchets nucléaires. Et, contrairement à ce que prévoit la directive européenne, la pratique la plus courante en Europe est l’absence d’étiquetage de cette nourriture irradiée !

Bon appétit !


Source : http://www.ecologiste.org/

http://bellaciao.org:80/fr/spip.php?article71000


Extrait d’un article de Peter Bahouth publié dans la revue L’Ecologiste n°2.

10/09/2008

Sauvons le service public de La Poste : exigeons un référendum !

Mon banquier, c’est ma sympathique postière. Au village, on n’a pas de « DAB ». Faut-il s’en plaindre ? Bof… Moi je vais au bureau de poste (oui, ils ne l’ont pas encore supprimé !), je parle champignons avec la postière, je lui refile ma carte Banque postale et elle me file le pognon dont j’ai besoin pour les quelques dépenses courantes. C’est sympa et efficace. Et…j’ai ma banque dans pratiquement tous les villages de France ! C’est pas beau ça ?

Mais un des soucis de ma postière-banquière, c’est que « s’ils installent un DAB, ils fermeront le bureau de poste… ». Eh ouais. Et alors il faudra faire comme pour le Crédit agricole : aller chercher du pognon chez…le boulanger. Un autre de ses soucis, c’est que la hiérarchie les pousse au cul pour vendre des produits dérivés bidon : enveloppes et colis pré-timbrées, et même…des DVD ! C’est ça la première approche de la privatisation.

La Banque postale, elle a déjà largement un pied dans le privé. Mais malgré tout, en comparaison avec les banques toutes aujourd'hui privatisées, elle demeure sans conteste, l'établissement bancaire le moins cher du marché (à l’exception de quelques banques par internet mais qui se rattrapent sur tout produit sortant de l’ordinaire).
Petits exemples très significatifs :- la banque postale ne pratique pas les dates de valeur sur toutes les opérations, au débit comme au crédit ; - son taux d'agios est inférieur à ceux des banques ; - l'envoi des chéquiers en recommandé est gratuit ; - le retrait en espèces par carte bancaire dans les distributeurs autres que les siens est aussi gratuit (comme en Europe) ; - les cartes bancaires sont moins chères et les accès à internet également ; enfin elle ouvre des comptes à tout le monde ! Pour l’instant…

Question : croyez-vous que mon courrier me sera livré régulièrement, chez moi, chaque jour, quel que soit le temps, pour un tarif très correct lorsque La Poste sera privatisée ? Tè ! Fumes ! La poste privatisée livrera en priorité les entreprises dans les villes où c’est plus facile, moins cher, et donc plus rentable pour ses gros cons d’actionnaires !

Alors le prochain combat qu’il faut mener, c’est celui contre la privatisation de La Poste. Les obligations européennes concoctées par ces connards d’ultra-libéraux de la Commission européenne, on se les fout au cul. En effet, les ultra-libéraux sont des crapules qui privatisent les profits et socialisent les pertes. Voir aux Zétazunis la nationalisation des deux établissements financiers pour lesquels les cons tribuables ricains vont mettre la pogne à la fouille…

On a fait reculer le pouvoir sur les OGM, sur cette salope d’Edvige. Il n’est de combats perdus que ceux que l’on n’a pas livré !

Alors, concernant La Poste, exigeons un référendum.



30/08/2008

Pour vous pourrir la santé, mangez des fruits et légumes à la sauce "Commission européenne" !


« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour » qu’ils nous serinent à longueur de bourrage crâne. A mon avis, c’est une manière originale pour tenter de résoudre les problèmes de surpopulation : en effet, en suivant ces judicieux conseils, vous avez toutes les chances de vous fabriquer une chou-fleur bien gaillard qui va vous envoyer ad patres en quelques mois. Le crabe nourri aux pesticides, c’est du redoutable !

Et à qui qu’on va dire merci ? A qui ? Ben à nos bons commissaires européens, oui, ces sinistres technocrates ultra-libéraux qui régissent la vie de 400 millions d’Européens.

4ed85ff4ee91f04116c5fd69b8ea77a4.jpgComment ? A travers un règlement européen qui fixe à partir du 1er septembre de nouveaux plafonds autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments.

Ces nouveaux seuils, qui harmonisent les normes européennes en la matière, doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national. Mais ce règlement a en réalité pour effet d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites existantes, selon les ONG.

Selon une analyse conjointe de Greenpeace et de l'ONG environnementale autrichienne Global 2000, publiée jeudi, "plusieurs centaines de limites maximales en résidus (LMR) deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs", et ce "au regard même des normes d'analyse et des méthodes d'analyses fixées par l'UE".

Au total, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE, indiquent les ONG.

Et comment ils ont faits, nos joyeux commissaires fossoyeurs ? Ben, pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes, explique Hans Muilerman, porte-parole de l'ONG néerlandaise Natuur en Milieu.

« Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés en étant exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants », ajoute-t-il. Pas de réponse de la Commission européenne, « ils sont en vacances » !

Selon le rapport de Greenpeace et Global 2000, la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait en particulier désormais poser des risques pour la santé des enfants.

« Pour un enfant pesant 16,5 kilos, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes, affirme le biochimiste Helmut Burtscher, cité par Global 2000.

Dans certains pays étudiés, comme l'Allemagne ou l'Autriche, le changement serait très préoccupant, selon ces associations.

En Autriche par exemple, 65% des pesticides utilisés verront leur taux maximal augmenter, pour certains jusqu'à 1.000 fois, alors que seuls 4% verront leur taux baisser, affirme Global 2000.

Pour les associations, la Commission européenne « n'a pas rempli son obligation de fixer des limites légales les plus basses possibles, comme le prévoyait un précédent règlement de 2005, dénonce Elliott Cannell, coordinateur du réseau environnemental PAN Europe (Pesticide Action Network).

La Commission « n'a pas non plus évalué les effets cumulatifs des pesticides sur la santé humaine », selon François Veillerette, président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), association française membre de PAN Europe.

Comment les peuples européens peuvent-ils sans sortir les fusils supporter les diktats souvent débiles, parfois dangereux de ces nuisibles à la solde des multinationales qui empoisonnent le monde ?

La connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini…

29/08/2008

Tè!Fumes! C'est du Polonium...

977e3016a148dc12ea254744ea33f396.jpgDu polonium dans le tabac : un secret bien gardé par les cigarettiers
LEMONDE.FR

Rendu célèbre par l'affaire Litvinenko, le Polonium 210 est bien moins exotique qu'il n'y paraît : l'élément radioactif – parmi les plus toxiques qui soient – qui a servi à assassiner l'ancien espion du KGB est inhalé, chaque jour, par près de 1,25 milliard de fumeurs que compte la planète. Selon une étude publiée dans le numéro de septembre de l'American Journal of Public Health citée par Le Figaro, l'industrie cigarettière connaissait depuis plus de quarante ans la présence dans les feuilles de tabac de ce composé hautement cancérigène.

Philipp Morris, British American Tobacco, RJ Reynolds et toutes les multinationales du tabac ont volontairement caché, pendant ces quarante années, cette information qui aurait pu gravement refroidir les ardeurs des fumeurs. En décortiquant plus de 60 millions de documents internes des firmes productrices – déclassifiés après un procès perdu en 1998 contre l'Etat du Minnesota –, Monique Muggli, une chercheuse de la Mayo Clinic, aux Etats-Unis, est arrivée à la conclusion que "les industriels savaient tout et n'ont rien dit", écrit Le Figaro.

12 000 MORTS PAR AN

D'après cette enquête, les industriels ont découvert la présence de polonium dans le tabac dès 1964. Selon Monique Muggli, interrogée par 20minutes.fr, les fabricants de tabac ont essayé, dans les années 1970 et 1980, de supprimer la teneur en polonium de leurs produits. Peine perdue : les dirigeants des firmes concernées ont eu peur que les différents traitements expérimentés ne "changent le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprenne les objectifs de ces recherches", explique Mme Muggli. Silence, donc. Un mémo adressé en 1978 au vice-président de Philip Morris, conseillait d'étouffer l'affaire : "Nous risquerions de réveiller un géant endormi !"

Le géant en question a en effet de quoi effrayer. "Le polonium 210 est un émetteur de radiations alpha si instable et dangereux qu'il est un des rares à n'avoir jamais été utilisé en médecine, explique Le Figaro. Il provoque des cancers du poumon par inhalation : il se dépose aux embranchements des bronches où il provoque le processus de cancérisation." Selon Monique Muggli, le polonium Po est à l'origine de 1 % de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis. Il serait responsable d'environ 12 000 morts par an dans le monde. Sa présence dans le tabac est due à l'utilisation d'engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.

Interrogée par Libération, Emanuelle Beguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme, relativise la portée de ces révélations. Pas vraiment rassurante, Mme Beguinot rappelle que le polonium "n'est qu'un des 4 000 composés toxiques d'une cigarette".
Benoît Vitkine

27/08/2008

Economie de marché ? Mon cul…



Quelle est la différence entre les dirigeants étazuniens et les curés ? Il n’y en a pas : tous prônent : « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! » On ne s’en étonnera pas, vue le « culbénitisme » des fistons de l’oncle Sam.

Ainsi, en matière économique, les Zétazuniens proclament haut et fort leur attachement sans faille aux vertus de la déréglementation totale, du non interventionnisme de l’état, de la privatisation à tout crin, de la libre concurrence, de l’autorégulation des « marchés », etc., etc., bref, toutes les antiennes de l’idéologie neo libérérale.

Et c’est sur ce modèle que les « élites » européennes bâtissent l’Europe, à mille lieux de ce que pensent et veulent les peuples qui s’efforcent de la composer. La constitution rejetée par les Français et les Hollandais prétendait même graver dans le marbre ces principes là. Les Sarkonuisibles, en trahissant le peuple, l’ont faite revenir par la fenêtre, mais, par chance, les Irlandais ne veulent rien savoir.

Quant aux Zétazuniens, ils utilisent à leur profit, avec un cynisme désarmant, les recettes mêmes qu’ils interdisent aux autres !

— Ainsi, leur banque centrale, à l’opposé de celle du pôvre Trichet (en Provence, quand on dit de quelqu’un « le pôvre Untel », ça veut dire que s’il avait inventé la poudre, elle ne péterait pas bien fort… !) a des statuts qui lui donnent pour mission de mener une politique monétaire qui assure le plein emploi, sous le contrôle du Congrès. Elle n’a donc cesse de réguler les taux d’intérêt de sorte d’éviter toute récession durable.
— Ils utilisent des déficits massifs et durables pour contrer les effets négatifs des crises.
— Ils subventionnent grassement leurs industries de pointe afin de devenir ou de rester lideurs dans les secteurs clés (informatique, communication, aéronautique, etc.) et assurent la prospérité des branches concernées par des commandes publiques.
— Ils autorisent sans états d’âme la création de champions nationaux par des fusions d’entreprises qui seraient illégales en Europe.
— Ils réservent une part importante des commandes publiques à leurs PME, leur assurant ainsi des avantages conséquents pour affronter la concurrence mondiale.
— Ils s’arrogent le droit d’interdire une OPA étrangère sur une entreprise stratégique américaine.
— Ils recourent unilatéralement aux barrières douanières dès lors qu’une industrie nationale est menacée.
— Etc., etc.

Et nous, comme des cons (je voulait écrire comme des Trichet), on s’applique des règles qu’eux édictent et imposent au reste du monde sauf…à eux !

Dans la guerre économique que nous ont imposé les « neo libéraux », les Ricains se permettent l’emplois des fusils et ne nous autorisent que les lance-pierres ! Ma foi, tant qu’on est assez stupides pour accepter… Et l’autre charlot qui ne veut surtout pas qu’on emploie le mot récession…

11/08/2008

Je préfère ne pas être malade…


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Au village où j’accroche chaque année mon hamac pour mes quartiers d’été, quelque part à près de 1300 mètres, dans le Gévaudan, depuis plusieurs mois il n’y avait plus de toubib… Dur, dur pour ce chef-lieu de canton de la cambrousse profonde… Vaut mieux être d’un acier bien trempé.

Les toubibs, dont les études ont été payées par la collectivité, par vos et mes impôts, rechignent à s’isoler dans les cambrousses. Il est plus facile de gagner du pognon en expédiant 40 clients (on ne peut plus dire patient…) par jour dans les villes du sud ou en région parigote que de se farcir les scrophules purulentes qu’il faut aller nettoyer souvent dans la gadoue, le brouillard, les merdes de vaches et parfois même la méfiance de populations isolées. Là, le 4x4 a une raison d’être…

La municipalité a pourtant bien fait les choses : l’ancienne boulangerie, sur la place, face au bistrot, a été rachetée et transformée en cabinet médical bien conçu et bien équipé. Avec un coquet appartement de fonction juste au dessus. Malgré cela, il a fallu des mois pour que ce cabinet médical trouve son toubib !

Et puis la grande nouvelle est arrivée : « Ça y est, paraît qu’ils ont trouvé un docteur ! »

Ce docteur, c’est une docteure, belle jeune femme blonde qui s’est installée. Et savez-vous d’où vient cette courageuse ? De Roumanie. Ouais. Dans nos cambrousses, les toubibs viennent d’ailleurs. Savez-vous que 45 % des médecins et assistants médicaux roumains souhaitent quitter leur pays ! Pourquoi ? Parce qu’après six années d'études, un médecin en cours de spécialisation ne touche en Roumanie qu'un salaire de base de 220 euros, moins que le salaire moyen de 350 euros affiché dans les statistiques officielles du pays.

Selon l'Ordre des médecins français, le nombre de docteurs roumains pratiquant en France a augmenté de 320 % ces dix derniers mois. Par ailleurs, depuis janvier 2008, plus de 7 000 professionnels ont sollicité, auprès du ministère roumain de la santé, une reconnaissance de leur diplôme à l'étranger. Et comme tous les Roumains éduqués parlent parfaitement le français, c’est pour nous une chance énorme.

Mais cette chance s’appuie sur le pillage d’un pays ami, éminemment francophile. Car ce sont les Roumains, pauvres parmi les Européens, qui ont investi leur pognon pour former ces toubibs. Et c’est nous, enfants gâtés gavés de l’Europe, qui profitons de ces toubibs…

Tè ! J’ai un peu honte, alors pour retrouver ma fierté, je préfère ne pas être malade !

07/08/2008

Taxer le gras !

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Cruel dilemme pour nos pauvres gouvernants en cette période de bronzeculage : lutter contre la baisse du « pouvoirdachat » ou contre cette calamité venu des Zétazuni, l’obésité.

Un rapport de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) et de l’IGF (Inspection générale des finances) préconise de taxer à 19,6% au lieu de 5,5 certains produits (des merdes…) de l’agroalimentaire qui font grassir (pas grossir, grassir !) : les aliments «trop gras, trop sucrés ou trop salés» (charcuterie, beurre, mayonnaise, ketchup, chips, biscuits…) afin d’en modérer la consommation. Voilà une idée qu’elle est bonne !

Bachelot voudrait bien, d’autant plus que le produit de cette nouvelle taxation de la merde viendrait en déduction du déficit de la sécu.

Mais le cabinet d’Eric Wœrth, ministre du Budget, assure que «l’augmentation de la TVA n’est pas à l’ordre du jour au regard de l’inflation et de la conjoncture actuelle».

Vous pariez que ça ne se fera pas ? Parce que le puissant lobby des industries agro-alimentaires va ouvrir le portefeuille pour ramener à la raison le nombre de députés et surtout de sénateurs nécessaire à faire capoter une réforme qui, pour une fois, serait bonne…

05/08/2008

Bronzons vigilants ! Vi-gi-lants ! ! !

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Mais non je ne veux pas vous gâcher les vacances ! Mais, enfin, on peut se bronzer le cul, on peut courir la gueuse, on peut chercher les champignons, aller aux festivaux (ouais, ça me plaît festivaux, j’ai pas écrit fesses-t’y-veaux) et pour autant rester vigilants sur les sarko-saloperies qui fleurissent encore plus en période de canicule.

La Sécu, on y est tous attaché, c’est une des plus grande, généreuse et belle conquête sociale du siècle passé. Et il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que les divers pouvoirs de droite s’efforcent, mandat après mandat, de la démantibuler avec pour stratégie finale de la refiler au privé, c’est-à-dire aux gros conglomérats assurance-banque.

Selon l’adage de « qui veut tuer son chien prétend qu’il a la rage », les nuisidroitiens (ouais, c’est nouveau, faut créer des mots, faire évoluer la langue !) – les gens nuisibles généralement de droite (mais n’est-ce pas un pléonasme ?) – les nuisidroitiens donc font en sorte que cette pauvre Sécu soit en déficit chronique. Et si possible fort déficit. Comment ? On en a déjà souvent parlé, mis rappelons quelques ingrédients de cette magouille : l’état ne paie pas, ou pas en totalité ses dettes, ne reverse pas, ou pas en totalité, les taxes sur l’alcool et le tabac, ne rembourse pas les cadeaux aux entreprises, etc. Dès lors, pour redresser les comptes, on détricote la Sécu pour la refiler par lots, c’est moins douloureux, aux requins de la banque et de l’assurance privé.

Dernière magouille en route : pour combler une partie du déficit 2008, les sarko-trafiquants veulent ponctionner 1 milliard aux mutuelles offrant une assurance-maladie complémentaire (on ne va pas pleurer sur ces organismes qui ont perdu depuis longtemps l’esprit de partage « mutuel » des risques pour se comporter comme les assurances privés capitalistiques). Mais en contrepartie, ces mutuelles seront associées à la gestion de l’assurance maladie ! Le pied dans la forteresse !

En même temps, l’administration de la Sécu vient de signer un accord avec les syndicats de toubibs par lequel ils créent un nouveau secteur de tarification. Entre le secteur 1, où les médecins pratiquent strictement les tarifs fixés par la Sécurité sociale (forts rares aujourd’hui !), et le secteur 2, autorisé aux dépassements (occasionnellement et partiellement remboursés par les mutuelles), le secteur « optionnel » serait accessible, d’abord aux chirurgiens, anesthésistes, gynéco-obstétriciens (ces pauvres malheureux ! faut bien les aider à changer leur 4x4 tous les six mois…), mais s’étendrait ensuite à toutes les spécialités.

Dans ce secteur optionnel les toubibs s’engageraient à réaliser 30% de leurs actes au tarif de la Sécurité sociale. Le reste de leurs honoraires pourraient être supérieurs de 50% à ce niveau et seraient pris en charge par les mutuelles. En contrepartie ces médecins se verraient offrir « certains avantages sociaux » qui ne sont évidemment pas précisés. Ben voyons !

Cerise sur le gâteau, si le passage au secteur optionnel ne leur rapporte pas plus, bien des toubibs qui s’y seront essayés repasseront au secteur 2, à dépassements libres, avec remboursement au bon vouloir des mutuelles.

Qui peut me dire se que gagneront les malades au système ? Et que vont inévitablement faire les mutuelles? Augmenter leurs cotisations! Et à la sortie, c’est encore le patient qui casquera. Ceci s’ajoute, en les alourdissant, aux franchises de 0,5 € par boite de médicament et de 2 € par transport, avec un plafond annuel de 50 €, sans oublier les déremboursements.

On arrive ainsi, petit à petit, à une médecine à deux vitesses. Pour les « pauvres cons », selon la terminologie sarkozienne, les médecins au rabais, pour les rupins qui ont les moyens de se payer des assurances complémentaires devenues très chères, les meilleurs spécialistes. C’est la dérive « américaine » chère à Sarkozy…

On nage en plein paradoxe, avec une pratique « libérale » de la médecine et un financement socialisé ! Car les professionnels de santé, qu’ils l’acceptent ou pas, sont des quasi-fonctionnaires, puisque leur rémunération de base - la seule qui soit légitime - est payée par des prélèvement obligatoire qui ne sont rien d’autre que des impôts. Pour en sortir, pourquoi ne pas envisager le paiement au forfait-patient en remplacement du paiement à l’acte ?

Quand aux riches, créons pour eux un secteur entièrement libre, mais plus du tout remboursé par l’Assurance maladie et les mutuelles. Ces bourrés de thunes pourront se faire soigner par les toubibs qui s’y risqueront sans plus avoir aucun filet pour garder leur clientèle ! Chiche !

Bonnes vacances ! Mais vigilantes ! Vi-gi-lantes !




22/07/2008

Meffi ! A Genève, réunion de l’O.M.C. (Organisation des Magouilles des Crapules)

On nous gonfle les aliboffis avec la mère Bettencourt, on nous les cruxifie avec la brillante « victoire » des faux-cul du parlement sur la « réforme » constitutionnelle, mais pendant ce temps, rien, ou pratiquement rien sur ces obscures négociations qui se pasent, depuis hier, à Genève, je veux parler des magouilles de l’O.M.C. –Organisation des Magouilles des Crapules je crois que ça veut dire…, ou un truc comme ça.

En fait il s’agit d’un machin sous domination étazunienne, même si elle est dirigée par un « socialiste » français, Laly le mal nommé. Ce machin a pour finalité de casser toutes les barrières qui empêchent les multinationales de s’engraisser en faisant suer les esclaves des pays en « voie de développement » (doux euphémisme pour parler des crève-la-faim). C’est ainsi que les cultures vivrières africaines ont été saccagées par l’arrivée à prix cassé de produits agricoles (riz, blé, lait en poudre, viande, volailles, tous les surplus bas de gamme, invendables sur les marchés des « pays riches ») largement subventionnés en Europe et, encore plus, aux Etats-Unis.

Ces négociations, censées aboutir en 2004, visent à trouver un accord, justement, sur la réduction des subventions accordées par les pays riches à leurs agricultures. En contrepartie, les pays développés demandent aux pays du Sud, parmi lesquels la Chine, l'Inde et le Brésil, d'ouvrir davantage leurs frontières à leurs biens manufacturés. Mais ces deux points font toujours débat, le Nord estimant en avoir fait assez en matière de baisse des subventions, le Sud en réclamant toujours davantage avant toute concession sur l'ouverture de ses marchés.

En jeu: les modalités des négociations, autrement dit les pourcentages précis de baisse des droits de douane sur les produits agricoles et industriels et de diminution des subventions agricoles.

Mais les chances de « succès » semblent minces. Récemment, les Etats-Unis ont envoyé un signal négatif aux pays du Sud en votant une loi accordant une enveloppe de 290 milliards de dollars aux agriculteurs. En Amérique latine, les pays du Mercosur ont d'ores et déjà qualifié les derniers textes de l'OMC "d'insuffisants et d'imprécis". Le ministre des Affaires étrangères du Brésil, Celso Amorim a dénoncé le "mythe" selon lequel les pays riches auraient déjà fait assez de concessions en terme de diminution des subventions et que ceux-ci n'attendraient plus que le bon vouloir des pays du sud sur l'ouverture de leurs marchés aux produits industriels occidentaux pour trouver un terrain d'entente. Et de se dire prêt à attendre trois ou quatre années supplémentaires afin d'obtenir un meilleur accord que celui qui est actuellement sur la table des négociations.

Eh ! En fait, les pays du nord vont mettre en place de nouvelles gondoles et les pays du sud vont se passer les poubelles pour récupérer les invendus. On va embaucher des fonctionnaires (à l’OMC) pour compter les points et des esclaves pour pousser les caddies.

Affaire à suivre de près.




09/07/2008

Fuite nucléaire de 360 kg d'uranium dans la nature au Tricastin : comme toujours l’OPACITE…

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Après la fuite de 30 m3 de liquide contenant 12 g d'uranium par litre, soit 360 kg d'uranium, voici le premier communiqué de presse de la Criirad, laboratoire indépendant de vigilance nucléaire, bête noire des apprentis sorciers d’Areva, du CEA, de Comurex, de Socatri et de toutes les entreprises qui grenouillent dans le nucléaire :

« Tricastin fuite radioactive, communiqué CRIIRAD 09/07 Site nucléaire du Tricastin : fuite radioactive sur l’installation SOCATRI (filiale AREVA)

A.La CRIIRAD rappelle la teneur de son premier communiqué de presse :

La fuite a provoqué le rejet dans l’environnement d’au moins 9 000 Mégabecquerels (MBq), soit un dépassement de plus de 100 fois la limite maximale autorisée sur l’année (71,7 MBq) et de plus de 700 fois la limite maximale mensuelle. La limite d’activité volumique a été pulvérisée : rejet de plus de 300 000 Bq/l pour une limite maximale de 50 Bq/l.

B. La CRIIRAD demande des explications sur :

1/ les délais entre la survenue de l’accident et la mise en œuvre de mesures de protection et d’information de la population et de ses représentants ;

2/ les circonstances de l’accident et la défaillance du dispositif de rétention censé garantir le confinement d’éventuelles fuites ;

3/ la publication de la composition isotopique des effluents, information normalement détenue par SOCATRI et toujours censurée ce matin : l’exploitant, l’ASN, l’IRSN et les préfectures ne mentionnent que des grammes d’uranium !

1/ Des explications sur les délais

Le communiqué des préfets de la Drôme et du Vaucluse annonçait hier que la fuite s’était produite tôt dans la matinée du 8 juillet, vers 6h30. Le délai de plus de 7 heures entre le rejet incontrôlé dans l’environnement et l’information des élus locaux (vers 13h30 pour le maire de Lapalud, après 16h pour les médias) paraissait déjà trop long.

Cependant, si l’on en croit le communiqué de l’IRSN, le débordement de la cuve se serait produit la veille au soir, le lundi 7 juillet, vers 23h00. Les formulations de l’IRSN sont relativement sibyllines et ne précisent pas le temps qui s’est écoulé entre le débordement de la cuve et la fuite au niveau du module de rétention, ni si le personnel s’est rendu compte immédiatement des dysfonctionnements (ou s’il ne l’a découvert que tardivement). S’il n’y a pas eu de délai, que la fuite s’est produite vers 23h et que les responsables locaux n’ont été informés qu’après un délai de 14h et les médias de 17h, le retard est alors considérable. Pour que les mesures de prévention soient efficaces, elles doivent être prises dans les délais les plus brefs. Qui a été informé ? Quand ? Pourquoi de tels retards ?

2/ Des explications sur la défaillance du système censé pallier les fuites

La CRIIRAD réclame toute la transparence sur le déroulement de l’accident. Comment expliquer 1/ le débordement de la cuve (un débordement d’au moins 30 000 litres !), puis la faillite du système de rétention précisément destiné à pallier un éventuel défaut d’étanchéité. L’article 22 de l’arrêté d’autorisation de rejet et prélèvement d’eau précise que « chaque réservoir (…) est muni d’un cuvelage de rétention ou d’un dispositif apportant les mêmes garanties, dont la capacité est fixée à 100% du volume du réservoir le plus grand ou 50% du volume total des réservoirs. L’étanchéité de ces rétentions est contrôlée annuellement ».

Le communiqué de l’ASN indique que des réparations étaient en cours au niveau de la rétention. Ce n’est pas une excuse, au contraire : le dispositif de rétention étant indisponible, soit la cuve ne devait plus être utilisée, soit un système alternatif devait être mis en place. Dans tous les cas, une vigilance particulière devait être apportée à l’installation.

3/ La caractérisation précise des effluents radioactifs rejetés dans l’environnement

Ni la SOCATRI, ni l’Autorité de Sûreté nucléaire, ni l’IRSN, ni les Préfectures n’ont publié la moindre information sur la composition isotopique des effluents uranifères : les isotopes de l’uranium étaient-ils les seuls produits radioactifs présents ? Quelle était la teneur en uranium 235, sachant que la SOCATRI peut traiter de l’uranium enrichi jusqu’à 5% ? S’agissait-il d’effluents issus d’uranium de retraitement, avec présence d’isotopes artificiels de l’uranium (uranium 232 et 236) ?

Ces informations sont nécessaires à l’appréciation du risque et à l’évaluation des infractions aux dispositions de l’arrêté d’autorisation qui régit l’installation. Que l’on ne nous objecte pas que ces informations ne sont pas disponibles : la SOCATRI disposait nécessairement des données de caractérisation radiologique des effluents contenus dans la cuve. Si ce n’est pas le cas, il faut que cela soit clairement établi car un palier de plus serait franchi dans les défauts de maîtrise des activités et matières à risque.

La CRIIRAD demande également des précisions sur la teneur des effluents en polluants chimiques et souhaite savoir si des émanations gazeuses ont été associées au rejet liquide.

C. La CRIIRAD va saisir la justice

1. Dysfonctionnements graves et impunité

La répétition des fuites au niveau des canalisations de rejet (avril et août 2007), des cuves de rétention (octobre 2007) et de la station de traitement de rejet (novembre 2007) traduisent un important manque de maîtrise (tout comme l’oubli en janvier dernier, d’effluents radioactifs dans une cuve de transfert impliquant des failles dans la prévention des risques de criticité)

Par ailleurs, les vérifications conduites par la CRIIRAD montrent des violations répétées et très importantes des limites de rejets de produits radioactifs dans l’atmosphère !

Ces limites sont prescrites par l’arrêté du 16 août 2005 (article 10). En 2006, la limite maximale a été dépassée d’un facteur 6 ( !) pour les rejets de tritium (hydrogène radioactif) et d’un facteur 30 ( !) pour les rejets de carbone 14. En 2007, les rejets de tritium de la SOCATRI ont dépassé la limite d’un facteur 5 et les rejets de carbone 14 d’un facteur 42 ( !)

Ces infractions à l’article 10 de l’arrêté du 16 août 2005 – arrêté pris sous l’autorité des ministres de l’Industrie, de la santé et de l’Environnement – n’ont donné lieu à aucune sanction et l’exploitant, plutôt que de travailler sur la réduction de ses rejets et sa mise en conformité, a déposé une demande pour obtenir le relèvement des limites ! La demande est en cours d’instruction … et elle a de bonnes chances d’aboutir !

2. Faire condamner AREVA NC Pierrelatte et la SOCATRI

Compte tenu du nombre et de la gravité des dysfonctionnements constatés par la CRIIRAD, compte tenu de la passivité, pour ne pas dire plus, des autorités de contrôle, le bureau de la CRIIRAD a décidé ce jour le dépôt d’une plainte en justice contre deux exploitants du Tricastin, tous deux filiales du groupe AREVA :

1/ AREVA NC (Cogéma) pour l’enfouissement de plus de 700 tonnes de déchets radioactifs dans le sol 2/ SOCATRI pour ses rejets radioactifs dans l’environnement

Le président de la CRIIRAD va contacter ce jour Me Thierry Billet, avocat de l’association, afin de déterminer la procédure à suivre.

http://www.criirad.org

17/06/2008

Le pétrole vers des sommets : quelle chance !

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Chaque matin, lorsque le bavard de service de France Inter ou d’Europe 1 prend son ton le plus consterné pour nous annoncer le hausse du « baril » de pétrole (159 litres), ça me réjouit ! Il est à 140 dollars, encore un effort, faut arriver à 200 avant la fin de l’année. Et plus si affinité ! Et oui, je suis comme ça. Ce n’est pas que j’aime les coups de pieds au cul, bien au contraire : cette hausse du pétrole impliquera forcément, et j’espère le plus tôt possible, une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix, responsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.

Savez-vous que 75% des transports par poids lourds qui encombrent routes et autoroutes ne servent strictement à rien ? Exemple : des patates cultivés dans le Limbourg belge sont expédiés au Maroc pour êtres pelées et coupées. Elles repartent en Italie pour être congelées. Puis en Hongrie pour être conditionnées. Enfin elles retournent en Belgique pour être bouffée, Un’ fois ! Environ 6000 km pour rien !

Pareil pour des crevettes pêchés en Ecosse, qui traversent la Manche, la France, l’Espagne, le détroit de Gibraltar pour aller se faire décortiquer au Maroc, qui repartent en sens inverse vers l’Italie pour être congelées, puis repartent pour être bouffés…en Ecosse !

Pareil pour les pièces de voitures qui, avec la politique dite des « flux tendus », sont stockés…dans des poids lourds, sur la route.

Pareil pour la plupart des produits courant. J’ai lu quelque part qu’un bloudjine « voyage » environ 45.000 km… La connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini.

Donc, pétrole cher = suppression de ces aberrations.

Pétrole cher = voyages en avions chers, donc moins de touristes-pouristes.

Pétrole cher = retour des ceintures vertes vivrières autour des villes (plutôt que de bouffer à Avignon ou Montpellier d’insipides aubergines ou tomates hollandaises….)

Surtout, pétrole cher = plus grande cherté des transports maritimes, cette jungle ahurissante où tous les coups sont permis, génératrice de toutes les pollutions maritimes, vecteur de toutes les délocalisations.

Pétrole cher = relocalisation de la production au plus près des marchés d’utilisation des produits.

Pétrole cher = engrais et pesticides chers donc moins utilisés.

Pétrole cher = remise en cause globale des politiques d’urbanisation, avec revitalisation des centres villes.

Pétrole cher = fin programmé de ces cancers que sont les zones commerciales péri urbaines qui défigurent dans une uniformité de laideur toutes les entrées de ville.

Pétrole cher = moindre attractivité de la grande distribution au profit de petites structures « discount » en centre ville et dans les villages.

Pétrole cher = véhicules électriques, véhicules à air comprimé (allez Nègre, on t’attend !)

Pétrole cher = production d’électricité éclatée, chaque bâtiment devenant producteur par panneaux photovoltaïques, éoliennes, hydroliennes, utilisation de la force des marées, des vagues, etc.

Je vous laisse trouver vous-même quelques autres – nombreuses – conséquences réjouissantes de cette hausse du pétrole.

Alors, ne faites pas la gueule !

Pétrole cher = l’imagination au pouvoir.

Ollé !

07/06/2008

Tentez votre chance de survie : mangez de la fraise espagnole

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Si si c'est possible de nos jours... Très instructif ! Et bon appétit !!!

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...

Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.
Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année.

Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyle et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d’œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver. Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place ...

Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré les auraient empoisonnés
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison.

Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

Y a de l'avenir pour les mange-merde et les crapules qui les nourrissent.



06/06/2008

La faim du monde…

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Parole, paroles, paroles… chantait Dalida. C’est tout ce qui restera du cinéma organisé part la FAO en Berluscoland. Le Sarko a promis 1,5 milliards d’euros. Quand on sait ce que valent ses promesses, ça dérouille les zygomatiques ! Et en plus, ce n’est qu’un effet d’annonce, ce pognon étant déjà budgété sous forme d’annulation d’intérêt de dettes, de fournitures d’armes, de saccage des économies locales africaines en inondant ces pays de surplus agricoles invendus, voire impropres à la consommation…

« L’Afrique noire est mal partie » écrivait, il y a près de quarante ans René Dumont, le premier des écolos. Mal partie parce que des crapules locales ont sauté dans les bottes chaudes des colonisateurs qui foutaient le camp…pour mieux revenir par le biais commercial ! Et ces crapules (Bongo, Bagbo, et l’autre débile aussi, « l’empereur » de Centre-Afrique, celui de diamants à Giscard, j’ai oublié son blaze…) ont exploité les Africains pour leur propre compte, et celui de leurs « protecteurs » européens.

Ce fut le début de la célèbre et sulfureuse « France-Afrique », ou encore « France-à-fric ». Un fric piqué au Africains « d’en bas » par des oligarchies sanguinaires à la solde des multinationales. Avec évidemment le soutien intéressé des partis de gouvernements français qui trouvaient là un moyen juteux de s’engraisser… Pas vrai Foccard ! Pas vrai Papamadi ! Pas vrai Pasqua !

Avec la bénédiction des institutions internationales genre FMI, Banque mondiale, OMC et autres « machins » à la con qui ont incité, à coup de pieds au cul, les Africains à abandonner leurs cultures vivrières (mil, sorgho, riz, etc.) au profit de monocultures d’exportation (cacao, arachide, café, etc.). Car la voilà la vrai raison de la famine qui s’annonce : la destruction systématique des agricultures vivrières locales et l’étouffement des embryons de mise en place de structures industrielles de transformation des produits de l’agriculture. Au profit des multinationales genre Nestlé au comportement criminel.5d50df7cbb9513d25c0ea0725544334e.jpg

Et après on s’étonne que ces multitudes affamés risquent tout pour venir se faire tabasser en Europe où ils espèrent au moins bouffer!

15/04/2008

Pourquoi Sarkozy ? Pourquoi Berlusconi ?

Il y a moins d’une décennie, les partis dits de gauche étaient au pouvoir presque dans tous les pays d’Europe. Aujourd’hui où sont-ils ? Pourquoi cette débandade ?

Pourquoi Sarkozy ? Pourquoi Berlusconi ?

La réponse n’est pas à chercher dans le succès des recettes de la droite. S’ils avaient réussi, ça se saurait… Elle est à chercher dans le désert des propositions des partis de gauche.

Nous – la gauche – avons le cul entre deux chaises : on refuse (dans les mots !) l’économie de marché, mais on propose quoi à la place ? Les recettes bolcheviques ? Ne vaudrait-il pas mieux maîtriser cette économie de marché que nous ne pouvons, de toute façon, pas tuer. Y mettre un peu plus d’humanité, de justice, de solidarité ? Pareil pour la mondialisation. Elle nous gonfle mais que faire ? Elle est là, faut faire avec…

Les gauches européennes cesseront de prendre régulièrement la pipe face à des droites dures, cyniques, foncièrement inégalitaires, s’asseyant sur la justice et faisant un doigt d’honneur à la solidarité, lorsqu’elle s’entendront pour tenter de répondre, au niveau européen à ces questions :
— Comment humaniser l’inévitable mondialisation ?
— Comment aménager l’état-providence pour en assurer la survie ?
— Quelle forme doit prendre la social-démocratie dans un monde global où la classe ouvrière, autrefois hégémonique au niveau du nombre comme de l’organisation, a perdu la main ?
— Comment répondre à la concurrence sauvage de pays émergents énormes et inondant le monde de produits fabriqués par des quasi esclaves ?
— Comment arrêter la désindustrialisation galopante?

Chaque pays est dans une situation différente, avec une culture et une histoire différentes. Il est donc normal que les systèmes sociaux soient différents. De même qu'une cellule est pourvue d'une membrane pour maintenir les conditions nécessaires à son milieu intérieur, la seule manière pour un pays de sauvegarder son système social est d'établir des barrières douanières, pour équilibrer les conditions économiques différentes des pays d'où proviennent les produits importés.

Il n'existe donc que deux solutions pour mettre fin aux délocalisations et au déclin industriel des pays occidentaux: l'alignement des conditions sociales sur celles en vigueur dans les pays émergents, ou bien, le rétablissement des barrières douanières proportionnellement aux différences de salaires, de droits sociaux, et de législation environnementale. Qui osera vaincre ce tabou du rétablissement de barrières douanières ?

La période actuelle est le dernier moment pour agir. Il n'y aura en effet plus de retour en arrière possible lorsque les machines, les capitaux, et le savoir-faire seront partis ailleurs. Il sera également trop tard lorsque la capacité d'action des états (et donc des citoyens) aura été totalement neutralisée par les accords multilatéraux, les traités européens, les systèmes genre FMI, AMI, etc., et surtout, par l'effet conjugué de l'endettement (dont le remboursement représente déjà le quart des dépenses de l'état en France) et de la réduction des recettes de l'état, du fait de la désindustrialisation et de l'appauvrissement des salariés.

Ceci ne peut se faire qu’au niveau de l’Europe. Et par des partis de gauche. D’où l’urgence de la mise en place d’une internationale de gauche réaliste au niveau européen.

Est-ce vraiment utopique?




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14/04/2008

Emeutes de la faim… Qui en est responsable et à qui profite le crime ?


La responsabilité est multiple : - démographie démentielle, - plus forte demande des nouvelles classes moyennes des pays émergents, - politiques agricoles de l’Europe et des Etats-Unis réduisant à néant les agricultures des pays du « tiers-monde » à coup de produits subventionnés, - politique du FMI, à la solde des banques et des multinationales occidentales, visant à imposer des agricultures d’exportation (arachide, café, cacao, etc.) au détriment des agricultures vivrières, - aberration du développement des « agro carburants », - activation de « l’arme agricole » par les Etats-Unis par l’action spéculative des fonds de pension investissant massivement des les matières premières agricoles, - complot orchestré par les multinationales de l’agroalimentaire pour imposer les OGM.

A qui profite les crime ?

Essentiellement aux fonds de pension spéculateurs érazuniens et aux multinationales de l’agroalimentaire et de la chimie phytosanitaire. Ce sont les mêmes tant ils sont liés.

Les fonds de pensions, secoués par l’affaire des « subprimes » étazuniennes, placent leurs énormes capitaux fluctuants sur les matières premières agricoles, blé, maïs, riz essentiellement. Ils achètent et gèlent ces matières premières pour en faire monter artificiellement les cours afin de multiplier leurs profits. Ils organisent ainsi la pénurie alimentaire mondiale.

Les multinationales agroalimentaires et semencières, étroitement liées à l’industrie chimique et financées par les fonds de pensions, orchestrent cette catastrophe alimentaire dans un but précis : imposer partout dans le monde les cultures OGM, et s’assurer ainsi une maîtrise sur la vie même de tous les Terriens par la privatisation du vivant.

CQFD