Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

06/11/2008

PS : changer ou disparaître…et abandonner les Français aux sarko-trafiquants.


Les sarcasmes, je connais, c’est même un peu mon fond de commerce. Je pisse de l’ironie sarcastique comme un sénateur uhèmepet prostatique lancebroque son mépris du peuple. Donc je ne m’offusque pas des tombereaux de sarcasmes qui entourent le vote de ce jour pour les diverses motions du PS. Il n’empêche que les tripatouillages qui seraient risibles s’ils n’étaient décourageants entre vieux kroumirs et jeunes caniches risquent d’accélérer l’agonie politique de la gauche dite « de gouvernement ». Et de maintenir au pouvoir la nauséabonde mafia sarko-médéfienne…

bertrand devil blogduchi.jpg
Merci à Blogduchi
Il y a pourtant des gens qui pensent, qui font des propositions intelligentes, qui rassurent sur l’avenir de ce parti souvent navrant, mais pourtant incontournable. En voici un :

Liêm Hoang-Ngoc
est un économiste français d'origine vietnamienne, né en 1964 à Saïgon. Il est maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire Matisse (Unité Mixte de Recherche Paris I - CNRS). Il est membre du conseil national du Parti Socialiste depuis 2003. Il fait également partie du club de pensée « La forge », initié par Noel Mamère et Benoit Hamon ainsi que du conseil scientifique d'Attac.

« ….. » « La crise de 1929 s’était soldée, après-guerre par la naissance du compromis de 1945, déjà en germe dans la politique du New Deal, menée à partir de 1933 par Franklin Roosevelt. Dans sa variante française, ce compromis s’organisait autour de la réglementation bancaire, la constitution d’un système bancaire quasi administré finançant la politique industrielle, la négociation collective, la création d’une protection sociale obligatoire. Les accords de Bretton Woods scellaient ensuite le nouveau système monétaire international, centré sur l’hégémonie du dollar. C’est un nouveau compromis social, à l’échelle (et un compromis monétaire et réglementaire entre les trois zones) des trois principales zones monétaires (euro, dollar, yen), qui s’avère aujourd’hui nécessaire. La re-réglementation du marché financier doit se faire à l’échelle internationale. Elle doit notamment interdire la titrisation. A plus long terme, un pas en avant vers une Europe Fédérale doit être amorcé. Un budget fédéral, doté d’une personnalité juridique lui permettant de se financer par l’emprunt, comme aux Etats-Unis, est plus que jamais nécessaire. Dans l’immédiat, les socialistes pourraient proposer :

- La création d’une agence de notation publique européenne, complétant la réforme des normes comptables, nécessaire face à la défaillance des trois agences privatisées américaines et aux limites des normes comptables anglo-saxones.

- De développer l’Etat-Stratège : Le retour de l’intervention de l’Etat ne doit pas se cantonner à socialiser les pertes, en recapitalisant les acteurs financiers qui ont flambé en bourse l’argent des épargnants, pour privatiser ensuite le bien public. Les marchés financiers livrés à eux-mêmes se sont trompés. Il faut que la recapitalisation du système financier soit l’occasion de définir le périmètre d’un pôle public financier stable et solide. Celui-ci doit être mis au service de la politique industrielle, dans le cadre d’un développement durable.

- Une réforme ambitieuse de l’impôt sur le revenu, pour éviter que le financement du plan de sauvetage ne pèse sur les revenus moyens et modestes qui subissent de plein fouet la crise du pouvoir d’achat. Le bouclier fiscal doit être levé. Il faut créer un grand impôt universel et progressif sur le revenu en fusionnant l’IR et la CSG.

- La suppression définitive du pacte de stabilité. Le pacte de stabilité a d’ores et déjà été suspendu par l’Eurogroupe pour permettre aux Etats-membres d’emprunter pour financer leurs plans de sauvetage du système financier. Il doit être enterré pour ne pas devenir l’alibi de la réduction du périmètre des services publics. Les Etats doivent pouvoir utiliser la politique publique face à la récession (et consacrer les excédents au désendettement en période de plein-emploi).

- Les marges de manœuvres ainsi libérées doivent être consacrées à un véritable plan de relance, à côté de la recapitalisation des acteurs financiers. Ce plan doit soutenir l’investissement, l’innovation la recherche, la santé et l’éducation. Il doit s’accompagner d’une réforme de l’impôt sur les sociétés, autour du principe de progressivité et de modulation selon l’usage fait des bénéfices, pour stimuler l’investissement des PME.

- Une véritable conférence salariale pour organiser l’indexation des salaires sur les gains de productivité et l’inflation dans toute l’économie afin d’enrayer la montée de l’endettement des ménages à revenus moyens et modestes dont les conséquences s’avèrent dommageables dans d’autres pays ayant importé le modèle de développement anglo-saxon. »
Références

Il y a de quoi faire ? Non ?

05/11/2008

L'antifadas, le SEUL blog SANS ELECTIONS ETAZUNIENNES!


Elections.

- Eh ! Oh ! Victor, t’avais pas titré que ton bloc était sans élections étazuniennes ?
- Ben ouais. Quand je parle d’élections, c’est celles des militants du Parti Socialiste. Ceux-ci vont voter pour désigner leur patron. C’est un pissat de chat vous me direz. Et pourtant, c’est plus important qu’on ne le pense. Car, qu’on le veuille ou pas, le PS reste la seule machine politique capable de délivrer la France du carcan sarkozien. C’est presque désolant, mais c’est comme ça. Entre le sida et la chaude-pisse, le choix est vite fait…

Mais pour cela, il faut que ce parti retrouve sa personnalité, son éthique, ses valeurs pour reconquérir son électorat, le peuple de gauche : celui des ouvriers, des employés, des gens du service public, des commerçants et des chefs de petites entreprises, des retraités, bref de tous ceux qui se lèvent tôt, qui triment, qui n’ont pas de stock-options, pas d’actions en bourse autre qu’une petite assurance-vie ou un maigre PEA. Ce peuple là s’est laissé pour une part importante embobiné par les remarquables talents de bonimenteur de Sarko. Pourquoi ? Parce que les programmes de la droite et de la gauche sont les mêmes, à quelques nuances près. Parce que la gauche s'est empêtrée dans une course à la « modernité » ultra libérale qui a complètement désorienté ses électeurs traditionnels.

Electeurs qui n’ont pas compris – ni surtout oublié – ses « exploits » lorsqu’elle a été au pouvoir :
- elle a donné 230 milliards de francs de l’époque aux patrons en supprimant l’indexation des salaires sur les prix, laminant ainsi le pouvoir d’achat des salariés ;
- laissé la liberté totale de circulation des capitaux, favorisant la financiarisation de l’économie ;
- privatisé à tour de bras ; Jospin plus fort que Baladur en la matière ;
- lâché la fiscalité sur les stocks-options (merci M.Strauss-Khan)
- permis aux collectivités territoriales d’emprunter sur les produits dérivés (bravo Dexia, ex Crédit Local de France ;
- et surtout oublier la question sociale !
- etc… Cherchez vous-même, vous trouverez !

Alors espérons que l’équipe qui sortira des élections internes de ce parti aura le courage de laisser ses illusions ultra libérales au vestiaire, de se positionner clairement pour le maintien des services publics et notamment de La Poste, pour la création d’un service financier public au service du développement des PME, pour une relance keynésienne, pour des retrouvailles avec nos amis et partenaires allemands, pour une préférence communautaire décomplexée avec un protectionnisme intelligent vis à vis de certains pays, etc.

Faute de quoi, ce parti n’aura plus qu’à disparaître. Son électorat se partagera alors entre Besancenot et Bayrou… laissant ainsi aux sarko-trafiquants le monopole du pouvoir…

29/10/2008

Françaises, Français, Camarades ! Ecoutons la Voix d’en Haut !

sarkomaitredumondexz6 copie.jpg


Notre grand lider maximo, el Sobre commandante Nicolas « Che » Sarkozy — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — a sorti son glaive étincelant pour terrasser la crise, pour abattre le chômage, pour décapiter la morosité, pour renverser la pauvreté !

Il vous propose des aventures professionnelles passionnantes, des carrières enivrantes comme de laver les couches des lardons des patrons, de récurer les cul bréneux des indigents, de promener quelques grabataires au cimetière pour repérage, de donner des cours de math aux enfants boutonneux des derniers bourgeois, de vendre des crêpes au Nutella aux mafieux russes de passage, de fliquer les esclaves des caisses des grandes surfaces, etc.

Sous la conduite éclairée de notre Guide — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent —, glissons avec joie, Camarades, dans le tiers-mondisme triomphant ! La situation des Travailleurs chinois doit être pour nous un exemple qui miroite comme une étoile à atteindre au firmament de l’Ultra libéralisme !

Notre Grand Eveillé — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — vient de réinventer la roue. Il propose de créer 100.000 emplois aidés nouveaux. Soit la moitié de ceux qu’il a allègrement supprimés ! Ceci évidemment dans le secteur non-marchand. Admirons la grande cohérence du discours et des actes de notre Phare de Neuilly — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — qui recrée des pseudos emplois préfabriqués alors qu’il lourde des dizaines de milliers de fonctionnaires ! Dans sa grande générosité, il déboursera ainsi 250 millions d’euros, à comparer aux 360 milliards trouvés pour les banques et les patrons !

Dans sa grande vision, notre Lumière de l’Europe — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — redécouvre le contrat de transition professionnelle (CTP), créé en avril 2006 sous Dominique de Villepin, réservé aux entreprises de moins de 1000 personnes et pourtant expérimenté depuis plus de deux ans ! Mais depuis sa création, cette usine à gaz ne compte plus dans le circuit qu’un gros millier de demandeurs d’emploi, et n’a jamais concerné plus de 4000 salariés licenciés. Il faut dire que le CTP a un défaut: il coûte très cher. Avec un conseiller pour suivre 30 chômeurs (contre un pour 150 à 200 à l’ANPE), et un maintien du salaire net pendant un an, le CTP pourrait mettre à mal les finances publiques en cas de généralisation. Autre problème: il ne concerne que les licenciés économiques - les plus médiatisés -, soit moins 5% des nouveaux entrants à l’ANPE.

Pour les autres, notre Homme aux Six Cerveaux — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — propose la fusion Unédic-ANPE, rebaptisé grâce aux 500.000 € donné à une agence de com amie du pouvoir !, le Pôle emploi, dont les premiers guichets uniques devraient voir le jour à l’été 2009.

Pour lutter contre le cholestérol des feignasses qui bouffent trop au repas de famille dominical, notre Etoile de l’Elysée — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — propose l’ouverture généralisée le dimanche des boutiquiers, et donc surtout des grandes surfaces, avec, à la clé, sa banalisation et donc son paiement non majoré.

Pour permettre aux salariés de goûter avec bonheur et joie aux bienfaits de la précarité, notre Limpidité suprême — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — autorise ses amis patrons de PME de recourir plus largement aux CDD. N’écoutons pas les mauvais esprits qui crachent fielleusement que Sarkozy compte profiter de ces mesures « d'aide à l'emploi » pour faire passer en loucedé cette nouvelle infamie : le déverrouillage de l'accès au CDD pour les employeurs, jusqu'à présent limité à 7 cas.

Notre éclairé Caudillo — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — a ouvert la chasse à ces salauds de fraudeurs, de faux chômeurs, de pauvres, de malades et autres parasites du grand paradis ultra libéral avant de convoquer, dans sa grande mansuétude, ces suppôts du bolchevisme que sont les organisations syndicales.

Et enfin, sans heureusement remettre en cause le paquet fiscal qui transfère dans les coffres des riches l’argent piqué dans la poche des pauvres, notre Vigoureux Justicier — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — refuse toute augmentation des salaires, toute remise à niveau des pensions des retraités, puis baisse le taux de rémunération du livret A.

L’Unité nationale est en route !




28/10/2008

La grande ambition sociale du camarade « Che » Sarko : livrer les journaux à domicile !

magic sarko.jpg
Merci à Tropicalboy

Hugo Chavez ne s’y est pas trompé, qui a souhaité « bienvenue au club » au camarade Nicolas « Che » Sarkosy. Celui-ci, menton en avant, a déclaré : « L'idéologie de la dictature des marchés et de l'impuissance publique est morte avec la crise financière. » Il en a appelé à « un Etat plus actif dans l'économie, qui assume ses responsabilités, qui entreprend et qui investit ». Il constate que « Nous risquons d'être confrontés partout à la révolte des classes populaires et des classes moyennes qui rejetteront une mondialisation qu'elles ne vivent plus comme une promesse mais comme une menace ».

Bref, un discours authentiquement socialiste qui tranche avec les mièvreries des représentants de la boutique officielle.

Ouais. Bon. Ben, pour moi qui suis un « rébroussier » compulsif, ça, c’est pour la galerie, c’est du Guaino dans le texte… Relisons ces discours à travers le prisme des faits et comparons les paroles et les actes.

Le fameux « plan de sauvetage des banques », à côté d’une « autorisation à déconner » de 360 milliards d’euros, s'est notamment traduit par l'annonce, le 20 octobre, du versement de 10 milliards d'euros de quasi-fonds propres aux principales banques françaises. Là, ce sont de vraies thunes, pas des cautions, et qui s’ajoutent au 3 milliards refilés à Dexia. Contrairement à ce que Brown a fait au Royaume-Uni, la France a renoncé à ses prérogatives d'actionnaire, privant ainsi l'Etat d'une place au conseil d'administration des banques et d'une option sur des plus-values futures.

C’est donc un cadeau aux banques, avec du pognon pris dans nos poches. C’est ça Rantanplan-Sarko : faire le contraire de ce qu’on proclame.

Les mouvements de menton et les invectives contre les patrons qui s'enrichissent sans endosser la pleine responsabilité des désastres financiers ou stratégiques : « Les bonus sans les malus », c’est le même pipeau. En effet le gouvernement ne légiférera pas sur les parachutes dorés. Alors que d'autres pays plus libéraux comme les Pays-Bas les ont encadrés depuis longtemps, le gouvernement français a choisi de se contenter, le 6 octobre, du « code de bonne conduite proposé par le Medef ». Une formule qui permettra bien des arrangements au sein des conseils d'administration !

Chacun sait qu’on peut faire toute confiance au Medef, comme le prouve les turpitudes et les magouilles de l’UIMP… C’est donc un cadeau aux patrons. C’est ça Pinocchio-Sarko…

L'exonération de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements – et non sur l’emploi - est un autre cadeau aux patrons qui va se traduire par un surcoût budgétaire annuel de 1 milliard d'euros pour l'Etat puisqu'il va devoir compenser le manque à gagner auprès des collectivités locales !

Mais le fera-t-il ? Où obligera-t-il les collectivités locales à augmenter les impôts locaux ? C’est ça Machiavel-Sarko.

Et puis, foin des « caisses vides », il a aussi annoncé « plus de 175 milliards d'euros d'investissements directs de l'Etat en trois ans » à travers un plan massif d'investissement dans l'enseignement supérieur, la défense, les infrastructures de transport en commun et les énergies nouvelles.

C’est ça Magic-Sarko.

Enfin, aujourd’hui, après les centaines de milliards trouvés (on ne sait où ?) pour les banquiers et les patrons, le camarade Che Sarko est allé parler aux ouvriers, à la France-qui-se-lève-tôt.

Il a parlé de « Sécurité sociale professionnelle » ! En voilà une belle formule qui pue son cabinet de com ! Et qui a-t-il la derrière ? Une augmentation des salaires ? Une revalorisation des retraites ? Tè ! Fumes ! Seulement un recours encore plus large aux contrats à durée déterminée, augmentant ainsi la précarité ; le retour aux « emplois aidés » qu’il s’était empressé de supprimer ; il a fait les gros yeux aux méchants patrons qui « profiteraient de la crise pour licencier »; il va autoriser largement le travail le dimanche et enfin il a révélé sa grande ambition sociale pour lutter contre le chômage galopant (40.000 chômeurs de plus par mois !) : « livrer les journaux à domicile » !

C’est ça Sarko-Pipeau…



27/10/2008

FMI : Eh ! Doumé, si tu reboutonnais ta braguette et que tu commences à faire fumer les boyaux de ta tête !

DSK rie.jpgOuf ! On est rassuré : DSK reste à la direction du FMI ! On s’en sort bien : si les culs-bénis étazuniens l’avaient viré pour une modeste histoire de cul, serait revenu nous gonfler les aliboffis…

Et puis, il est bien au FMI. Il faut savoir ce qu’est cette institution ultra ultra ultra-libérale. Ce qui se fait de pire en matière d’organisation nuisible !

Bravo l’artiste.

Le FMI (Fonds Monétaire International), cible favorite et traditionnelle des altermondialistes, s’est même attiré les critiques de la Banque mondiale qui, un comble, juge trop « à droite » le FMI qui, par ses politiques, rudement imposées, d’« ajustement structurel », visant à tout privatiser et à réduire les dépenses et services publics, a ruiné et accablé sous la dette nombre de pays du Sud, sans parler de l’Argentine que son action a conduite à la catastrophe économique.

DSK a pris la place - traditionnellement réservée à un Européen - laissée vacante par la démission de Rodrigo Rato de son poste de directeur général de ce « machin » qu’est le sinistre FMI. Position éminente, grand prestige, gros salaire (sans compter les avantages en nature, le droit de cuissage, etc.), jet privé, prébendes à distribuer, etc…

Les Directeurs généraux se suivent et se ressemblent. Rodrigo Rato, le prédécesseur espagnol de notre as de la pointe, a un profil intéressant dans la mesure où il est typique de la fonction. Économiste, il est entré en politique dans l’Alliance populaire, parti fondé en 1976 par les anciens ministres de Franco et il en est devenu l’un des dirigeants majeurs. R. Rato n’a jamais hésité à se définir lui-même comme un ultra-libéral, dont les maîtres mots furent « restrictions », « privatisation » et « libéralisation ». En somme un vrai homme de gauche, comme DSK !

Les deux plus récents Français à ce poste ont aussi des profils intéressants et conformes au modèle exigé. Jacques de la Rosière (énarque, inspecteur des finances) et Michel Camdessus (13 ans de FMI !), énarque aussi (Trésor), catholique militant, membre du Conseil Pontifical « Justice et paix ». Tout un programme ! Plus réac, tu meurs…

Au fait, vous avez entendu quelque chose, émanant du FMI concernant la crise ? Vous avez eu connaissance d’une quelconque condamnation de l’affairisme coupable des mafieux responsables de la merde financière actuelle ? Vous avez lu un quelconque plan mondial de sortie de crise ? Moi non plus…

Eh ! Doumé, si tu reboutonnais ta braguette et que tu commences à faire fumer les boyaux de ta tête !



24/10/2008

Sarko, le Rantanplan du gauchisme !

révolution poing.jpg« Du passé, faisons table ra-a-ase, Foule esclave, debout ! debout ! » Devant les foules de travailleurs debout, le poing levé, galvanisés, les paroles d’espoir, de fraternité, de renouveau, de Révolution sortaient de la bouche virile du (petit !) Grand Homme. Voilà, enfin, prononcée devant les travailleurs savoyards, les phrases qu’attendait la France d’en bas, la France qui se lève tôt, la France qui veut travailler plus pour gagner plus, la France des vrais gens ! Et ces paroles c’est le Camarade Nicolas Sarkozy qui a osé les prononcer !

Eh ! Oh ! Victor, t’as pas un peu trop appuyé sur le blanc de Savoie d’Apremont ce matin ? Où sur le Picpoul de Pinet, ou sur le Muscadet ?

Le Sarko, ce dangereux gauchiste, il a pourtant dit deux choses intéressantes : - l’exonération de la taxe professionnelles pour les entreprises qui investissent ; - la création d’un « fonds souverain » pour protéger les fleurons de notre industrie de la prédation extérieure.

Sur celui-ci, entièrement d’accord. Encore faut-il avoir où il trouvera le pognon et selon quels critères ce fonds agira.

Sur celle-là – l’exonération de T.P. pour les investissements – y a à boire et à manger. La T.P. (taxe professionnelle, inventée il y a bien longtemps par un certain Chirac) est un impôt stupide puisqu’il est assis sur les investissements ET SURTOUT sur la masse salariale. Autrement dit, plus une entreprise embauche, plus elle est pénalisée par cette taxe (par ailleurs indispensable au budget des communes !)

Or, le gauchiste Sarko a parlé d’exonération concernant, non pas les salaires, mais les investissements, donc les machines !

Faisons travailler un peu les boyaux de la tête. L’inégalité sociale augmente. Les licenciements et la précarité du travail font baisser le pouvoir d’achat et avec lui la consommation. La richesse ne circule plus, l’endettement des ménages augmente au point d’être à l’origine de véritables crises économiques internationales. Tout le monde se demande aujourd’hui où trouver le pognon pour financer les retraites, les logements, la protection sociale, l’éducation...

Certes, l’explosion démographique et la concurrence due à la mondialisation, la spéculation boursière, la fraude et les paradis fiscaux y sont pour quelque chose. Mais la cause la plus flagrante, le problème fondamental dont on ne parle pas assez, me semble être le développement exponentiel des technologies et l’automatisation du travail.

L’économie a de moins en moins besoin du travail humain. Les machines l’ont remplacé et vont continuer dans ce sens : on ne peut pas arrêter le « progrès » ( ? !) mais on peut réfléchir enfin à des critères de régulation pour que la technologie reste au service de l’homme, et pas l’inverse. Devons-nous nous résigner à devenir les esclaves modernes des patrons qui ont les moyens d’investir dans la mécanisation, dans la robotisation ?

Pourquoi ceux qui exploitent le travail des machines - cela se passe désormais à presque tous les niveaux de l’activité économique - sont-ils exonérés des contributions sociales qu’ils paieraient à la collectivité s’ils employaient le travail humain ?

Pourquoi ne pas faire cotiser les machines proportionnellement à leur capacité de production ?


Mouais… C’est tout le contraire qu’a proposé Sarko, le Rantanplan du gauchisme…

23/10/2008

« Les banques, je les ferrrme, les banquiers, je les enferrrme ! » Vincent Auriol.


Eh ! Les cocus, vous savez a qui il confie les 360 milliards qu’il piquera fatalement, au bout du compte, dans nos poches l’Eveillé de Neuilly ? Ben, à des banquiers bien sûr ! C’est un peu comme si, dans un match de foot, on confiait le sifflet de l’arbitre au furher d’un clan d’Ultra !

Et quels banquiers ! La crème des crèmes.

Il a créé une « société de refinancement des banques » dont on ignore tout. Quelle sera sa nature juridique ? Quel sera son capital ? Comment sera organisé son organe d'administration ? C’est le flou le plus absolu. Par contre on sait qu’elle sera dirigée par les ci-devant Camdessus Michel et Coste Thierry. Quand on connaît les zozos, on peut se faire du soucis pour nos sous !

Camdessus Michel, c’est ce cul-béni qui a sévi longtemps à la tête du FMI (salut, DSK !). C'est lui qui imposa un plan de rigueur à l'Asie du Sud-est qui plongea des millions d'habitants de ces pays dans une misère totale. Pur produit de la « haute » administration françouaise, arrogant, suffisant et donnant des leçons à la terre entière. En 1997, il se gargarisait du fameux slogan des ultra libéraux : « Si ça ne marche pas c'est que nous ne sommes pas allés assez loin et assez vite. » On lui doit les fameux plans d'ajustement structurels que le FMI avait mis en place pour les pays sous-développés et qui les ont littéralement ruinés et livrés au pillage des multinationales les plus rapaces. Il dirigea aussi le Club de Paris, qui « renégociait » les dettes que ces pauvres pays avaient douloureusement contractées… Avec toute la mansuétude du bourreau.

Coste Thierry, lui, est moins connu. Il dirigeait « Crédit Agricole Asset Management », un fonds d'investissement adossé au Crédit agricole. Ce fonds qui devait gagner à tous les coups, est devenu très contre-performant. Ses actifs se sont dépréciés de quelques 80% entre début 2007 et fin 2008 ! Certes, le Crédit agricole, grace à ses dépôts – nos sous ! – reste une grosse banque solide, bien qu’il affiche cette année des pertes de plus de huit milliards d'euros… Son résultat d'exploitation est en chute de 65% ; son produit net de 18.5% Mais chacun sait que ce n'est pas la faute du Crédit agricole, et encore moins de ses dirigeants, mais des « marchés » parfois bien facétieux...

Voilà les pèlerins auxquels Lagarde et le gauchiste Sarko vont confier des montagnes de pognon. Et que croyez-vous que l’Etat réclame en compensation ?

Rien. Nibe. Que dalle.

La ministre a en effet annoncé que les banques détiendraient la majorité de ladite structure et que l'Etat disposerait d'une simple minorité de blocage !

Je vous disais il y a quelques jours, dans une précédente lucidélucubration que cette crise marquait la victoire du capitalisme financier (qui fait payer ses saloperies par le contribuable). En voilà une preuve de plus…

vincent auriol.jpgVincent Auriol, ancien président de la République disait avec son accent rocailleux des bords de la Dordogne :

« Les banques, je les ferrrme, les banquiers, je les enferrrme ! »

On pourrait aussi en pendre quelques-uns en place de grève…


22/10/2008

Paradis fiscaux : Chauffe Sarko ! Du balai ! Du balai !

Soeur Emmanuelle, notre envoyée spéciale au Paradis, nous communique:
paradisfiscal2.jpg

Andorre
Anguilla (Royaunme Uni)
Antigua et Barbuda
Aruba (pays Bas)
Bahamas
Bahrein
Barbade
Belize
Iles Vierges britanniques
Iles Cook (Nouvelle Zélande)
La Dominique
Gibraltar (Royaume Uni)
Grenade
Guernesey (Royaume Uni)
Ile de Man (Royaume Uni)
Jersey (Royaume Uni)
Liberia
Liechstentein
Maldives
Iles Marshall
Monaco
Montserrat (Royaume Uni)
Nauru
Antilles Néerlandaises
Niue (Nouvelle Zélande)
Panama
Samoa
San Marino
Seychelles
Sainte Lucie
Saint Christophe et Nevis
Saint Vincent et les Grenadines
Tonga
Turks et Caicos (Royaume Uni)
Iles Vierges (USA)
Vanuatu

Ça, c’est la liste des « paradis fiscaux non coopératifs ». Donc des voyous avérés et fiers de l’être. Un simple coup d’œil montre qu’avec huit territoires catalogués « pays crapules », le Royaume Unis est, de loin, le premier et le plus important « paradis fiscal » du monde ! Le Royaume Unis fait parti des grands pays de l’Union Européenne.

Les Pays-Bas abritent deux « paradis fiscaux » non coopératifs.

paradisfiscal1.jpg
Comme par hasard, ces deux pays sont à la pointe de l’ultra libéralisme en Europe. Ils abritent les plus importantes banques et multinationales européennes. Il m’étonnerait donc fort que ces deux pays voyous soutiennent la lutte de notre hyper président contre ces chancres économiques que sont les paradis fiscaux.

Mais à côté de ces états confettis qui se branlent complètement des menaces de notre Centimaître du monde, il y a ceux qui font semblant d’être coopératifs, c’est-à-dire qui disent « oui, oui, on va coopérer » mais qui font plus que tirer la patte, pour la bonne raison que l’embrouille fiscale et financière est leur principal fond de commerce.

Il y a là, entre autres, le Luxembourg et la Suisse. Fallait voir la gueule du premier ministre luxembougeois hier soir sur la lucarne à décerveler ! Pas content le mec ! Et…il a invité la France à balayer ses propres merdes ! Parce que la France aussi abrite des paradis fiscaux !

Selon les spécialistes, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment.

Consultant auprès de l'ONU et de la Commission européenne, Michel Koutouzis est co-auteur (avec le magistrat Jean-François Thony) du « Que sais-je ? » sur le blanchiment (PUF, 2005). « Le B.A.-ba, c'est de se demander ce qu'est une place off-shore », dit-il. « C'est un endroit où existe un système économique et financier qui, pour une raison ou pour une autre, n'est pas régulé par les lois du pays auquel il appartient. »

Avec les différents régimes de défiscalisation dont ils bénéficient, les départements (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) et collectivités (Mayotte, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie Française) d'outre-mer sont dans ce cas-là, mais, en théorie, uniquement pour les contribuables français. Les COM (anciennement TOM) jouissent même d'une totale autonomie fiscale et douanière.

Un rapport sénatorial de 2002 sur « la défiscalisation dans les départements et les territoires d'outre-mer » pointait déjà l'absence de procédures de contrôle et le nombre incertain de sanctions : « Vous pouvez utiliser les niches fiscales d'outre-mer pour faire fuir des capitaux »

Prenons le cas très emblématique de Saint-Martin, une île des Antilles qui a obtenu il y a un an (comme sa voisine Saint-Barthélémy) le statut de COM, alors qu'elle dépendait auparavant du département de la Guadeloupe.

La souveraineté de l'île est partagée entre la France et les Pays-Bas, mais aucune frontière ne sépare les deux territoires. Michel Koutouzis évoque la coopération entre les établissements bancaires des deux parties de l'île, et décrit des moyens très simples de blanchir de l'argent :

« Vous arrivez avec de l'argent noir dans un casino côté néerlandais. On vous dit de vous mettre à une table donnée pendant une heure. Le casino vous fait gagner une somme arrangée au préalable, une pratique courante dans les paradis fiscaux. Une fois vos gains récupérés, vous pouvez aller les investir côté français dans des projets immobiliers ou des marinas. »

Des projets immobiliers abandonnés après des faillites volontaires.

Michel Koutouzis détaille un autre circuit :

« Une fois que vous avez investi de l'argent dans un projet touristique, vous vous déclarez en faillite. Vous pouvez ensuite récupérer l'argent et le transférer non loin de là, à Curaçao par exemple, sans aucun contrôle. » (source: Rue89)

C'est ainsi que le contribuable français finance des investissements vers des paradis fiscaux.

Et n’oublions pas la Nouvelle Calédonie où les défiscalisations vont bon train. On en donne à des grandes sociétés étrangères qui y construisent des usines énormes, faisant de très gros bénéfices en exploitant les mines de nickel, détruisant au passage un lagon merveilleux tout juste classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il doit bien y avoir des comptes qui s'ouvrent avec de gros numéros dessus dans l'archipel voisin, le Vanuatu, bien connu pour son secret bancaire et le peu d'investigation quant à la provenance de l'argent déposé !

Chauffe Sarko ! Du balai ! Du balai ! Profite tant que tu tiens le manche, mais pas pour nous emmancher, comme d’hab !

21/10/2008

Trader fou des Caisses d’Epargne : à qui profite le crime ?

caisse d'épargne.jpgDu haut de ses talonnette, avec un mouvement de menton viril et péremptoire, notre Demi-mètre du monde a fusillé les trois principaux dirigeants de la Caisse d’Epargne. Ah ! Mais ! Faut pas la lui faire au grand homme. Dégagez… Enfin, pas très loin, on les replanque ailleurs les pôôvres.

Moi, je suis un sale con de fouille-merde: chaque fois qu’on me fout sous le nez un truc un peu gros, je doute, et je cherche où est l’embrouille cachée.

Regardons d’un peu plus près comment l’Ecureuil s’est fait bouffer 700 millions d’euros.

On nage en pleine gadoue et l’histoire est trop dingue pour être « claire ».

La CNCE (Caisse nationale des caisses d’épargne) fait ce qu'on appelle de la gestion pour compte propre, c'est-à-dire qu'elle utilise ses fonds propres pour gagner sur les marchés. Comme toutes les autres banques.

En avril 2008, Julien Carmona, membre du directoire chargé des finances et des risques, décide d'arrêter cette activité. Décision entérinée par le directoire de la banque en juillet 2008, et notifiée à la Banque de France un mois plus tard. Donc, depuis cette date, la Caisse d’Epargne est censée être en dehors des coups fourrés qui ont foutus bien de ses consœurs dans le rouge.

Hors, pour une raison encore indéterminée, le 6 octobre, l’un des trois traders plus particulièrement chargé des produits dérivés se met à prendre des positions sur des indices de volatilité (un produit dérivé qui consiste à jouer sur l'évaluation de l'amplitude des cours) de plusieurs bourses européennes. Le trader parie sur la hausse du marché après l’annonce du plan Paulson. Mais, le marché s’effondre ! Comme tous les joueurs, le trader, âgé d’une trentaine d’année, espère se refaire, et dépasse toutes les limites. Une semaine plus tard, le 13 octobre au matin, à 11h, il offre sa démission à sa hiérarchie qui commence à s’inquiéter. Il était temps… La direction de la banque mutualiste se rend compte de l’étendue des dégats et apprend alors que sa salle de marché a passé outre l'interdiction d'agir sur ces marchés ! Bonjour la qualité des contrôles !

Pour sortir de cette opération de « trading », les Caisses d'épargne doivent trouver, sur le marché, des contreparties acceptant de reprendre ses positions malencontreuses. Opération qui se fait de gré à gré. Deux banques sont en mesure de reprendre ses positions : BNP Paribas, et la Société Générale. Celles-ci marcheront et gagneront de 4 ou 5 millions d'euros de marge sur cette opération. (source : Nouvelobs.com).

Voilà, schématisée, comment s’est passée l’histoire. Maintenant, cherchons à qui le crime profite.

Les Caisses d’Epargne, jusqu’à une « réforme » récente des sarko-trafiquants, étaient les seules, à égalité avec la Banque Postale, a pouvoir délivrer et gérer les fameux Livrets A, les livrets d’épargne que pratiquement tous les petits Français reçoivent à leur naissance. C’est le produit préféré des petits épargnants. Un produit sûr, géré par des établissements irréprochables en lesquels les petits épargnants ont toute confiance.

Confiance ! C’est le mot magique pour tout ce qui touche au pognon.

Hors, depuis la « réforme » chiée par le gouvernement sous la pression du très puissant lobby des banques, toutes les banques commerciales vont pouvoir ouvrir et gérer les Livrets A ! Oh ! N’ayons que peu d’illusion, ces banques, par le hameçon de ce Livret A, alpaguerons les clients pour les baratiner et les diriger vers d’autres produits maisons plus rentables pour elles. Mais, pour cela, il faut décider les épargnants à sortir leur Livret A des Caisses d’Epargne ou de La Poste pour les rouvrir…dans une de ces banques commerciales !

Donc, ce fiasco retentissant des Caisses d’Epargne est pain béni pour foutre en l’air la CONFIANCE des épargnants !

Voilà pourquoi, avec mon esprit tordu, je me laisse allé à penser que ce ou ces trois traders fous pourraient avoir agis sous l’influence de… Bref, à vous de penser la suite.

Au fait, s’il y en a qui sont bien placés pour suivre la future carrière de ce « trader » fou après quelques temps de mise au vert, lorsque la sauce médiatique sera retombée, ils pourront peut-être savoir à qui le crime a profité…en regardant qui l’embauche !



17/10/2008

Vive la crise : profitons-en pour balayer les ordures !

sarko banque.jpg


La bourse replonge. Faut-il s’en plaindre ? Moi, personnellement, je m’en fous complètement, mais cette situation va mettre dans la merde des milliers de petites entreprises et donc des millions de salariés, sans parler des retraités… La faute à qui ? A cette idéologie ultra libérale pourrie héritée de deux dangereux criminels contre l’économie que furent en leur (triste) temps Thatcher et Reagan. Système que la France, malgré ses réticences, a accepté dans le sillage de l’Europe. Système de l'économie-casino, du tout-marché, de l'empire de la finance.

Vous les entendez reconnaître qu’ils se sont plantés le doigts au cul vous, les connards qui, dans toutes les lucarnes à décerveler, dans toutes les boites à mensonges, dans tous torchons à bobards nous gonflaient les aliboffis jusqu’il y a à peine quinze jours – les Baverez, Marseille, Joffrin, Cohen, et autres charlots bavassant à longueur de temps dans le poste ? « La bourse, la dérégulation, la compétition sans frein, la mondialisation, mais c’est ça qu’est moderne coco, qu’ils nous disaient. Les services publics, le code du travail, la sécurité sociale, mais c’est archaïque ça, coco… Laissons faire le Marché. Il s’autorégulera, il se moralisera et de toute façon, il n’y a pas d’alternatives… »

Qui sont les cons de l’histoire ? Les cochons de contribuables, comme d’hab ! Et que fait le pouvoir politique ? Les sarko-trafiquants qui réclament « l’union sacré » ? Qu’attendent-ils pour reprendre la main pour sortir de ce système toxique ? Et que fait la Banque centrale européenne ? Et la Fed étazunienne ? Ils se décarcassent, sur le dos des cochons de payants, pour renflouer qui ? Les banques ! Autrement dit ils demandent aux victimes de payer leurs bourreaux !

Les gouvernements trouvent, en deux coups de cuillère à pots, des centaines de milliards pour renflouer les crapules. Et qu’obtiennent-ils en échange ? Rien ! Que dalle ! Cadeau ! Gratuit ! Chèque en blanc !

Les règles à imposer aux banques ne sont pourtant pas compliquées, elles relèvent du simple bon sens et pas besoin de sortir de l’ENA pour les comprendre :
- pas d'opérations bancaires hors bilan,
- des ratios de crédit strictement imposés,
- arrêt et abandon de toutes ces escroqueries que sont les marchés des produits dérivés,
- mettre fin à ce « socialisme pour riches » qui privatise les profits et fait payer les pertes aux contribuables,
- pas d’aide de quelque sorte que ce soit pour les banques ayant quelques rapports que ce soit avec des paradis fiscaux,
- ne pas permettre qu’une banque qui est « trop grande pour faire faillite » - et donc qui est dangereuse pour la santé économique d’un pays – reste dans le secteur privé !
Enfin, plutôt soutenir les ménages qui ont emprunté pour acheter leur piaule et les PME étranglés par les banques que ceux qui leur ont prêté puis qui coupent les vivres.

Ben quoi ! C’est pas compliqué : même un blogueur lambda comme moi peut y penser ! Alors, nos brillantes têtes d’œufs…



14/10/2008

Des centaines de milliards pour conforter les banquiers-voyous !

voler les pauvres.jpg

Merci à Bar

Qu’on ne s’y trompe pas, l’accord ( ! ?) des pays de l’Eurogroupe pour garantir les transactions interbancaires et pour recapitaliser si nécessaire les banques en risque de faillite, cet accord donc de 1700 milliards( ! ! ! ! !) pour l’ensemble de ces pays, dont 370 pour le seule France, est une grande victoire pour les mafias bancaires et une défaite en rase campagne pour ceux qui croient encore aux vertus de la morale, du labeur, de l’épargne.

Loin d’être un retour vers ces valeurs, c’est le triomphe des crapules. En effet, le système bancaire - malgré ses errements coupables, ses dérives délictueuses, l’avidité sans scrupules de ses dirigeants – se trouve conforté et encouragé à multiplier encore ses saloperies, à décupler ses malversations, à engraisser encore plus ses dirigeants mafieux. Comment ? Tout simplement parce qu’à présent, l’Etat – avec nos sous ! ! ! – va couvrir toutes les conneries des banquiers ! C’est ça la grande victoire des dirigeants européens ? Ben mes salauds, z’avez pas beaucoup de vergogne.

Connaissez-vous une activité marchande, une branche professionnelle bénéficiant de cette ahurissante protection ? De cette totale assurance-conneries ? Il n’y en a pas. Vous, moi, si vous ne pouvez pas honorer une échéance, nous morflons, sans concession à attendre. Un petit patron de PME qui a des difficultés, il peut numéroter ses abatis. Son parcours sera : arrêt des concours bancaires, dépôt de bilan, au mieux redressement judiciaire, avec généralement au bout liquidation judiciaire. Il sera traîné comme un criminel devant un tribunal de commerce sans compassion. Et comme les banquiers lui ont fait signer une caution totale sur ses biens propres, ce sera pour lui la ruine, l’opprobre, la honte, la rue et pour certains le suicide…

Rien de tel pour les banquiers-voyous : c’est nous qui paierons pour leurs conneries, leurs magouilles, leurs vols. Et, en face de ce plan de « sauvegarde », croyez-vous que l’Etat, les Etats européens imposent une refonte complète du système ? Imposent des garde-fous ? Interdisent les marchés à terme? Imposent de n'avoir aucun contact avec les paradis fiscaux? Tè ! Fumes ! Rien. A part tout de même le service minimum : virer (pour les recaser ailleurs !) les dirigeants voyous…

Et merde.

13/10/2008

Conforter les crapules…

couteau entre dents.jpgOputincon ! Voilà que la France est gouvernée par un dangereux gauchiste, un bolchevique le couteau entre les dents, le verbe haut et la menace claire à l’encontre des patrons voyous et des salauds de banquiers magouilleurs ! Tremblons, tremblons, congénères privilégiés. Faisons, si nous en avons le temps, nos valoches vite fait et fuyons dans des terres d’asile, à Monaco, à San Marin, aux îles Anglo-Normande, aux îles Caïman. Nous allons connaître la dure condition de l’Exilé, du Proscrit. A nous Victor Hugo !

Eh ! Oh ! Victor, t’es con ou quoi ? Accoyer, tu connais ? Ouais, c’est ce lémure à tronche de cocker qui « préside » l’Assemblée nationale. Oui, oui, celui-là même qui est un fervent défenseur des OGM de Monsanto et consort. Et bien, cet homme au grand cœur, il a fait une proposition raisonnable, saine, altruiste et de bon sens : « Amnistions tous les fraudeurs qui sont allés planquer leur pognon dans des paradis fiscaux ! Ils reviendront et ramèneront tout ce bel et bon argent ! » C’est-y pas une bonne idée ça coco ? ! Trichez mes amis, trichons, trichons, magouillons, rapinons et prenons les « pauvres cons » pour ce qu’ils sont : des couillons ! Eh ! C’est pas n’importe qui dit ça, c’est le troisième personnage de l’Etat ! Ce n’est donc pas une idée en l’air, c’est un produit élaboré de la morale sarkozienne. Dans la même veine que la juridiction Tapie : on privatise la Justice pour mieux baiser l’Etat.

paradis fiscaux.jpgEt pourtant, c’est cet Etat que le Ravachol de l’Elysée encense maintenant. C’est cet Etat qu’il appelle à la rescousse pour renflouer ces archétypes de l’inutilité nuisible que sont les banques et autres officines financières ! Et pour cela - en accord avec ces autres redoutables gauchistes que sont ses congénères européens – il va piquer le pognon où ? Dans nos poches bien sûr…

L’ultra libéralisme vient de prouver sa stupide nocivité. Il faut le foutre en bas et pas le sauver ! Pourquoi « sauver » les banques ? Laissons-les crever et nationalisons-les ! Leur fonction ne doit être que de faciliter l’économie, pas de spéculer. A quoi vont servir les milliards qu’on va leur refiler si c’est pour laisser ce système pourri en l’état ? L’Etat leur apporte sa garantie ? Ouais, avec nos sous ! Alors exigeons aussi que ce même Etat garantisse les emprunts des particuliers et des PME. Ce sera plus efficace et plus moral que de conforter les crapules !

09/10/2008

LA CRISE POUR LES NULS - leçon 3 : ON S’EN FOUT ! Laissons crever la bête !

banquier gras.jpgAllez, prenez vos cahiers et écrivez en gros : ON S’EN FOUT !

Les lucarnes à décérébrer, les radios à mensonges, les torchons quotidiens nous disent à longueur de journées et même d’heures que c’est la CRISE, que ces pauvres banquiers sont au bord du gouffre. Quoi faire ? Oui ? Vous la devant : « Leur donner un coup de pied au cul pour les foutre dans le gouffre ». C’est une saine réaction. Mais encore ? Ouais ! Vous au fond : « Les nationaliser ». C’est aussi une solution.

Marquez donc sur vos cahiers : NATIONALISATION.

C’est quoi cette bête? La « nationalisation » n'est rien d'autre qu'un transfert de pouvoir économique détenu par quelques personnes vers la détention collective de ce pouvoir par quelques autres personnes faisant partie de l'appareil de l'État, afin de servir des objectifs supposés d'intérêt général. C’est ce qu’ils disent dans les encyclopédies.

Mais Meffi ! La propriété par l'État — qui devient juge et partie — ne favorise pas forcément plus de transparence de l'information, cela dépend de la façon dont ces services sont organisés, mais, le service dépendant de la collectivité et non plus d'intérêts privés, les obligations d'information seront dans la plupart des pays plus importants. Mouais… Dans certains pays peu démocratiques ce sera l'inverse.

« Eh ! M’sieur, le Crédit Lyonnais, il était bien nationalisé, non ? » Exact. Mais en l’occurrence, les représentants de l’Etat-actionnaire au conseil d’administration étaient des branquignoles qui ne foutaient rien. On a vu le résultat : vous, moi, continuons de casquer pour les conneries de ces cons. « Ça risquera de se reproduire alors si on nationalise ces banques foireuses? » Faudra faire meffi ! Car la nationalisation-sauvetage, qui met le contribuable au service du capitaliste défaillant, est politiquement délicate. Qu’on leur file un coup de main provisoire, sous forme de prêt par exemple, et Basta !

« Eh ! M’sieur, si je comprend bien, nationaliser, ça veut dire qu’on va prendre du pognon dans nos poches pour corriger les conneries faites par ces gros gougnafiers de banquiers ? Eh ! Oh ! Ils peuvent crever, et leurs banques avec, et leur système capitaliste avec ! Moi, si mon chien mord tout le monde, c'est à qui qu’on file un coup de fusil ? A mon chien ou à tout le monde? Depuis des années on a lâché les chiens, ou plutôt les hyènes et les vautours, et maintenant qu'il n'y a plus rien à manger c'est à nous de les nourrir ? »

C’est un peu ça. Mais l'impôt ne doit pas financer ces nationalisations. « Oh ! Que les sarko-boys & girl’s se démerdent pour créer des bons spéciaux ou des obligations, je m'en fiche, mais il est hors de question que je paye involontairement le moindre centime pour des gens qui me rackettent depuis des années en allant jusqu'à me faire payer un retrait ! Non mais, ils servent à quoi alors ces économistes distingués s’ils sont pas capables d’anticiper leur crise à la con ?»

Les Zéconomistes, c’est comme Rantanplan, le chien à Lucky Lucke : ils préconisent toujours le contraire de ce qu’il faut faire. Puis ils nous prennent pour des cons du haut de leur morgue, les Sylvestre, les Cohen, les Bavarès, les Marseille et autres fifres. Mais de qui ces zéconomistes se foutent-ils! Pour la plupart, ils ont voulu la dérégulation du marché avec un minimum d'intervention étatiste (les hommes et les femmes politiques n'ont pas fait beaucoup de résistance d'ailleurs! Y a qu’à voir la fameuse loi sur la modernisation de l'économie). « La mondialisation libérale sera profitable à tous », qu’ils disaient. Il est vrai qu’il y a chaque année quelques centaines de milliardaires en plus, et quelques milliards de crève-la-faim en surplus !

« Alors comme on fait M’sieur ? On laisse crever la Bête ou on sort les fusils ? » Ça peut s’envisager, mais pour des frappes chirurgicales alors !

07/10/2008

LA CRISE POUR LES NULS. Leçon 2 : Comment les gouvernants menteurs vous nous faire les poches.

saucisses.jpg
Puteng ! Mon boucher, il part en couille. Sa saucisse, c’est plus ce que c’était. Jusqu’à ces derniers temps, elle était parfumée, moelleuse, souple sous la dent, bref, délicieuse. J’en achetais souvent pour bouffer avec des lentilles du Puy ou un gratin dauphinois à la crème, et je conseillais mon boucher à tous mes amis. Maintenant, c’est plus pareil. Elle est rêche en bouche, trop salée – le sel camouflant le reste – et surtout, on trouve sous la dent pas mal de bouts de pélangrougne, ces morceaux de barbaque pour chiens mais qui, bien hachés, passent dans la saucisse et se vendent au prix de la viande noble.

Résultat : j’estime que mon boucher me prend pour un con, donc non seulement je vais chercher un autre boucher mais je vais lui casser la baraque auprès de mes amis.

Conséquence : je n’ai PLUS CONFIANCE en mon boucher !

Bon. Prenez vos cahiers et écrivez, en haut et en gros : PERTE DE CONFIANCE.

Mon banquier, c’est comme mon boucher : il a mis dans ses produits financiers (ses saucisses ), un peu trop de produits pourris genre subprime zétazunien (la pélangrougne). Donc j’ai PERDU CONFIANCE. Et qu’est-ce que je fais ? Vous là-bas, au fond ? « Je bouffe des hamburgers ? » Ouais. C’est vrai que quand on est dans la merde, on bouffe de la merde. Qu’est-ce-que je fais ? Vous, la devant. « Je change de banque ». Bien. Voilà. Mais avant de changer de banque, qu’est-ce que je fais ? « Foutre le feu ? Pendre le banquier par les couilles ? » Attendez, vous allez un peu trop vite. Chaque chose en son temps. « Je récupère mes sous ». Voilà. Je récupère mon pognon, tout mon pognon. Pour le mettre dans un établissement sûr. Oui, mais quel établissement bancaire est sûr… Ben ! Voilà une question piège… Y a bien la Banque Postale, mais pour combien de temps ? Les connards de sarko-trafiquants veulent fourguer La Poste et sa banque au secteur privé, oui, celui-là même qui est dans une merde noire, qui étale sa cupidité, qui se vautre dans sa nullité, et qui veut nous faire les poches !

Oui, mais Sarko, il a dit que l’Etat – tiens ! Voilà qu’il lui trouve quelques qualités à celui-là ? – apporterait sa GARANTIE à tous les dépôts des épargnants ! Jusqu’à 70.000 €. Bon. Ça va, je suis largement en dessous de ce seuil.

Reprenons. Marquez sur votre cahier GARANTIE GOUVERNEMENTALE.

Bien. Alors qu’est-ce que vous allez faire maintenant, tous ensemble (« Ouais ! Ouais ! Tous ensemble ! Tous ensemble !») « Enlevez mes sous ». Voilà. Et qu’est-ce qu’elle fait la banque si tous les épargnants qui ne lui font plus confiance viennent récupérer leur pognon ? Eh ! Qu’est-ce qu’elle fait ? Elle fait fa-illi-te !

Marquez sur votre cahier FAILLITE.

Ouais ! Mais il y a le fonds de garantie qui va nous rembourser à hauteur de ce qu’il a dit Sarko, 70.000 €. Tsst ! Tsst ! Tsst ! Combien il a de sou dans sa caisse, Monsieur Fonds de Garantie ? 1,8 milliards d’euros. Ça fait combien de privilégiés, si on divise par le montant maxi ? Pas beaucoup. Et les autres alors. On va y venir.

Mais. Et votre voisin, votre fille, votre grand-père, ils ont eux aussi un compte ou plusieurs dans d’autres banques. Qu’est-ce qu’ils vont faire ? Comme vous : retirer leur pognon de leurs banques respectives. Résultat ? Oui. Vous, là « Faillite générale ». Voilà. Y en a qui suivent je vois.

Et qu’est-ce qu’il fait alors Monsieur l’Etat ? Il a promis quoi Monsieur l’Etat ? Il renfloue les banques crapules pour qu’elles puissent soit vous rembourser, soit – mieux – pour qu’elles retrouvent votre confiance et que vous leur laissiez vos thunes.

Ouais. Mais où il va le prendre ce pognon, Monsieur l’Etat, puisque – Sarko le proclame sur tous les tons - les caisses sont vides. Devinez ! Oui. Vous qui levez la main là-bas. « Dans nos poches ! ». Et voilà ! Vous avez tout compris.

Monsieur l’Etat – c’est-à-dire Sarko – va donner d’une main aux pauvres cons d’épargnants le pognon que son autre main leur piquera dans les poches !

Comment ? Ben voyons, en augmentant les taxes qui pénalisent les pauvres et épargnent ses amis les riches : la TVA ou/et la CGS !

Allez ! Fermez vos cahiers et allez voir votre boucher !

06/10/2008

LA CRISE POUR LES NULS. Leçon 1: Comment on se fait enfiler

Gros_Banquier.jpgTonton, doit se pisser dessus de plaisir malgré sa prostate maintenant bouffée par les verts ! Ils NATIONALISENT les banques ! Quand il avait pris, lui, cette mesure de bon sens, il s’était fait pourrir !

Seulement, maintenant, c’est en catastrophe que ça se fait, et pour sauver ces établissements financiers qui ont perdus leur fonction première : servir de support et de levier à l’économie réelle, au profit d’opérations financières virtuelles et le plus souvent pourries.

Dans ce foutoir, qui comprend quelques chose ?

Allez, on va essayer d’y voir un peu plus clair. Prenez vos crayons, votre cahier de brouillon et soyez attentif, y en a besoin !

Marquez en haut de la page, en majuscule : LA CRISE. Très bien.

Donc, il était une fois, un grand pays outre Atlantique appelé les Zéta-Zuni. Ce pays aime bien les dieux. Tous les dieux, mais surtout un qui s’appelle le grand dieu FRIC. Tous les autres ne sont que des sous-fifres de celui-là. Et donc, sous l’égide de ce dieu fric, les Zéta-Zuni écrasaient le monde de leur morgue et en pompaient l’essentiel des richesses. Leur économie tournait ainsi très bien. Mais voilà qu’un jour, des gros méchants ont fait un superbe feu d’artifice avec deux tours qui étaient les phares du dieu Fric. Boum ! Badaboum ! C’était un 11 septembre. En 2001.

Notez sur vos cahier : 11 septembre : Boum ! Voilà, Très bien.

A partir de là, les Zéta-Zuniens – ce sont les habitants des Zéta-Zunis pour ceux qui ne suivent pas – ont peur.

Notez en gros PEUR.

Et quand on a peur, c’est une tradition, on achète des boites de sucre, des bouteilles d’huile, des paquets de pâtes et de riz qu’on stocke à la cave. Les plus malins ajoutent un tonneau de bon pinard !

Mais voilà, la peur, c’est pas très bon pour le commerce, pas bon pour les Konomis.

Notez bien : Les Konomis.

Et donc, pour que les Konomis repartent, voilà qu’un grand gourou nommé Alan Greenspan, qui était à l’époque le bras droit du dieu Fric, décide de filer du Fric a qui en voulait, même aux pauvres. Même aux PAUVRES !

Notez sur vos cahiers : PAUVRES.

Pour cela, il a abaissé les taux d’intérêt à que dalle, 1%. Donc les Pauvres, sollicités par les Banquiers, ont empruntés à tout va pour acheter leurs Tanières. Et ça a été le boum immobilier. La Con Sommation est repartie. Bien. Jusque là tout le monde suit ? Continuons.

Donc les Banquiers, dans leur altruisme bien connu, ont filé aux pauvres tout le pognon qu’ils voulaient, mais à des taux VARIABLES.

Notez : TAUX VARIABLES.

Ça a commencé avec des taux quasi gratuits, à 1% ou guère plus. Mais surtout, ces grands humanistes de banquiers ont toujours assortis leurs prêts d’une condition draconienne : « Eh ! Pauvres ! Meffi ! On te file du Fric, mais gagé sur ta Tanière ! Si tu ne paies pas une seule de tes mensualités, on récupère ta Tanière et hop ! à la rue ! »

Tout le monde suit ? Continuons.

Les banques, pour pouvoir distribuer tout ce pognon, se sont alors tournés vers des établissements financiers plus costauds, plus lourds, plus près du dieu FRIC et encore plus voyous : les Fonds de pension, les « Hedge Found et autres pieuvres du même acabit. Les banques ont donc vendus leurs créances sur les pauvres à ces officines. Celles-ci les ont découpées en petits morceaux qu’elles ont appelé Titres. Elles les ont mélangées avec d’autres Titres et Actions d’entreprises solides. Puis elles ont vendus ça à qui en voulait. C’est comme ça qu’il y en a dans le monde entier. Vous, moi, sur notre petite assurance-vie avec 30% d’actions, ou avec quelques parts de Sicav, on a – sans le savoir ! - de ces produits à la con des Zéta-Zuni !

Mais voilà que le gourou Greenspan, pour calmer la surchauffe économique, augmente les taux ! Augmentations immédiatement répercutées sur les taux des prêts aux Pauvres ! Résultat : plein de Pauvres ne peuvent plus payer, plein de Pauvres foutus à la rue, plein de Tanières de Pauvres mises à la vente EN MÊME TEMPS.

Résultat ? Oui ! Vous au fond. Je vous écoute. « La chute des prix de l’immobilier ». Très bien ! Y en a qui suivent.

On arrive au bout : donc chute de l’immobilier ; par suite chute de la valeur des titres gagés sur la valeur des Tanières ; et par conséquent chute de tous les portefeuilles des banques comportant de ces titres pourris appelés « subprime ». Enfin, PERTE DE CONFIANCE des clients des banques. Ça s’appelle la CRISE !

C’est compris ? Bien. Fermez vos cahiers. Plus tard nous allons voir la deuxième leçon : les résultats pour nos pommes. Vous pouvez sortir, aller pisser, fumer un pétard ou boire un canon.

A plus tard.

02/10/2008

Comment les gougnafiers de l’agroalimentaire continueront à nous faire bouffer de la merde !

9df94a8da2cf5a43b4ec23ec42737d26.jpg
Beeuurkk!

Vous êtes conscient de l’importance sur la santé de ce que vous vous mettez dans la gueule, et dans celles de vos proches. Donc vous avez essayé de lire et tenté de déchiffrer ce qu’il y a dans un paquet de biscuits, une pizza surgelée ou un plat cuisiné « signé »(! ?) par un grand nom de la gastronomie française.

Il faut d’abord avoir de très bons yeux puis trouver sur l’emballage la face planquée ou se trouvent les indications que vous cherchez, puis déterminer une langue que vous connaissez. Après cette première épreuve, il faut s’exciter les boyaux de la tête pour tenter de comprendre. Votre malheureuse comprenaute s’efforce de naviguer parmi les écueils entre les ingrédients, les arômes, les colorants, les anti çi, les anti ça, tout cela écrit la plupart du temps sous forme de codes volontairement incompréhensibles. Alors vous abdiquez et, avec un « merde » las et dépassé, vous jetez le produit en question dans votre carriole et vous continuez.

Ce réflexe las est exactement celui voulu par les gougnafiers de l’industrie agroalimentaire : vous dégoûter de savoir ce que vous bouffez !

Pour lutter contre ces aberrations, la Commission européenne (j’en dis assez de mal d’ordinaire pour lui reconnaître parfois quelques vertus) a élaboré une directive prévoyant : - des caractères lisibles de 3 mm au minimum, - des informations écrites dans un langage clair et compréhensible et non en sigles opaques, - la mention du pays d’origine, y compris pour les ingrédients divers composant le produit.

Voilà une directive qu’elle est bonne ! Pour une fois, merci mesdames et messieurs les commissaires européens !
Il ne restait plus qu’à faire avaliser cette belle et bonne directive par les 27 ministres européens de l’agriculture.

Et alors ?

Et alors. Tè ! Fume ! Ils ont tous, TOUS ! y compris bien sûr notre lénifiant Michel Barnier voté CONTRE !

Ils ont été soudoyés par qui ? Combien de voyages, de cadeaux, de pognon ont-ils touché de la part des très puissants lobbies agroalimentaire ?

Eh ! Merde…

25/09/2008

Rabia: la Saloperie élevée au niveau de l’Art

d10389806fb9643115b51ad2e681a348.jpg


Quand on est pourri, on l’est jusqu’à la moelle. Et la pourriture morale et mentale des petits cons diplômés – grâce aux sous de la collectivité française – des écoles de fabrication d’escrocs encore appelés « grandes écoles de commerce », et qui s’expatrient à la City, à Londres comme « traders » ou autres conneries de ce genre, atteint un niveau qui touche à l’art.

Ces crapules – suite au dégonflage de la baudruche financière anglo-saxonne puis mondiale – se retrouvent lourdés, comme les merdes qu’elles sont. Pauvres malheureux qui se sont gavés de sommes astronomiques en spéculant…

Et que croyez-vous qu’ils font, ces raclures de bidets qui crachent sur la France « archaïque » ? Qu’ils vont s’inscrire au chomdu en Rosbifistan pour toucher environ 100 euros d’alloc chomage par semaine ? Non. Pas si cons les pourris : ils traversent la manche, retrouvent cette bonne vieille France « archaïque », travaillent une seule petite journée et – les lois française étant généreuse – vont, en Ferrari, s’inscrire au chomdu en France. Où ils ont droit à des indemnités proportionnelles à leur ancien salaire en Rosbifistan, qui était plus que gras. Ils touchent donc le plafond des assedic, soit 6366 euros par mois pendant 23 mois…

Eh ! Sarko, si tu faisais une Loi contre ces aberrations ? Pour une fois que ce serait utile. C’est vrai que - malgré tes postures moralisatrices en Ricainistan – leur modèle ultra-libéral de merde, c’est ce dont tu rêves pour nous…

22/09/2008

Virginité à vendre

27128a8f970e7d0482ca5f0181f4ffe0.jpg

Une jeune Américaine de 22 ans, Natalie Dylan, met sa virginité aux enchères pour 1 million de dollars afin de financer ses études supérieures.

Eh ! Nathalie, ta chatte est chère !
T’as mis ton pucelage aux enchères
Un million de dollars, c’est pas une affaire…
Puteng ! Tu manques pas d’air !
Vendre son cul, c’est alimentaire
T’as rien inventé sur cette terre,
Depuis des milliers de millénaires
Les meufs monnaient leur train arrière
Sauf celles qu’ont des gueules de chaisières
Et qui restent célibataires.

Pour payer tes études étazuniennes
Toi, la petite collégienne,
Tu fais comme les péripatéticiennes
Qui vendent leur boutique sous pubienne.
Sont-elles pour autant des chiennes ?
Leur pastille vaut bien la tienne.
Ce qui m’étonne, citoyenne,
C’est qu’à vingt-deux balais t’es encore la tienne,
Je la trouve un peu ancienne
Pour ne pas dire antédiluvienne.
Vaginale ou clitoridienne,
T’as pas de maladie vénérienne ?

Tout de même, tout est marchandise
Dans ce monde où la bêtise
A terre conquise…
Quand tu lèveras ta chemise,
Quand tu feras ton strip-tease
Pour vendre la chose promise,
A un gogo pas dans la mouise,
Toi, pauvre fillette soumise
Tu mesureras la sottise
De ce monde de traîtrise
Dont la nauséabonde devise
Est : « Tout, tout, n’est que marchandise… »



Mes Frères, mes Sœurs, espérons en la Sainte Parole du Chanoine des Latrines… Amen.

6329e49e5c10e86ca9d6e0c26643487b.jpg

Vous l’avez entendu vous, l’Oracle de l’Elysée, nous parler de la tempête économique déclenchée par ses maîtres et modèles, les néocons (disons gros cons tout court) étazuniens ? Lui qui a toujours quelque chose à dire sur tout, sur tous, il doit avoir une extinction de voix. Mais rassurons-nous, le Chanoine des Latrines « réfléchit » paraît-il, avant de nous faire l’honneur de sa sainte parole, jeudi à Toulon…

On peut être inquiet sur ses élucubrations, quant on connaît sa vista remarquable en matière économique. Rappelez-vous ses idées de campagne visionnaires: un an avant que n'implose le marché immobilier américain, celui qui n’était encore que le candidat UMP à l'élection présidentielle préconisait avec une fulgurante intuition dans son programme quelque chose qui ressemble étrangement à des subprime à la française : «Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.»

Passée inaperçue au printemps 2007, dans le feu de la campagne présidentielle française, cette formule de «crédit hypothécaire» avait peu de chance d'émerger l'été dernier au moment où l'économie américaine commençait à subir les désastreuses conséquences de ces «prêts spécial pauvres». «Une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir !», argumentait la pythie de l'UMP pour justifier sa proposition d'emprunt immobilier pour foyers modestes.

Là encore visionnaire, Sarkozy pariait même sur le mécanisme qui a causé l'effondrement de la finance américaine : il imaginait que les banques se focaliseraient «moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué». Lors de son prochain discours, tant attendu, à Toulon le 25 septembre, le Phénix de l’Elysée osera-t-il brandir comme solution miracle à la crise du pouvoir d'achat des «subprimes» à la française ?

Vous avez veautez pour lui ? Alors ne vous plaignez pas si vous en chiez… Mais à cause de vous, nous, les 47% qui n’avons pas fait la même erreur, nous en chions aussi…

17/09/2008

Découvrez la tomate tueuse de l’Amérique du Nord

En visite à Montréal (Québec), vous décidez de commander une petite salade de tomates… Vous voici alors sur le point de faire connaissance avec la Tomate Tueuse de l’Amérique du Nord.

L’histoire de cette tomate commence au Mexique, sur une terre rachetée par une compagnie américaine. Sa graine est un hybride créé grâce aux subventions de recherche financées par le contribuable américain.

La terre en question a d’abord été aspergée de méthyle bromide, 120 fois plus nocif pour la couche d’ozone que le CFC-111. Elle a ensuite été traitée avec des pesticides produits et distribués par Monsanto l’un des plus grands pollueurs des Etats-Unis (et d’ailleurs !). Les déchets issus de la production de ces pesticides sont transportés par bateau et entreposés dans le dépotoir de produits toxiques le plus vaste du monde à Emelle, en Alabama, dont la plus grande partie des habitants vit dans la pauvreté.

Les journaliers mexicains ne sont pas protégés contre les pesticides : pas de gants, ni de masques ou de consignes de sécurité. Ils gagnent environ 2,50 dollars par jour et n’ont pas de couverture sociale.

Récoltée, la tomate est posée sur un emballage plastique et sur un plateau en plastique, puis dans des boîtes en carton. L’emballage a été manufacturé par une compagnie au Texas, ses travailleurs et habitants risquent de connaître une augmentation significative du taux de cancer, un affaiblissement du système immunitaire et des troubles de croissance à cause de leur exposition à un fort taux de dioxine. Les fibres de carton proviennent d’arbres vieux de 300 ans ayant poussé en Colombie Britannique (Canada) ; le carton est fabriqué dans la région des Grands Lacs dont on déconseille aux habitants de consommer les poissons, pollués à la dioxine ; il est ensuite expédié par voie maritime vers le Mexique.

Une fois dans les cartons, les tomates, rougies à l’éther, insipides et sans valeur nutritionnelle, sont expédiées par camions réfrigérés vers le Canada. Les camions et les centres de distribution sont équipés d’un système de réfrigération à base de CFC produit par Du Pont.

Une fois à bon port, l’emballage plastique est jeté, collecté et renvoyé aux États-Unis pour être brûlé dans un incinérateur à Detroit.

Il faut du carburant pour assurer tous ces voyages. Contribuant au réchauffement du climat, le pétrole nécessaire au ravitaillement des camions a nécessité un forage dans le Golfe Campeche au Mexique. Il a ensuite été expédié par pétrolier (entre les 3800 récifs du Golfe du Mexique) à destination des raffineries de la côte des États-Unis qui sont à elles seules responsables de la mort écologique et économique de la région. Le pétrole raffiné est redistribué aux fabricants de plastique, de pesticides, d’emballages et de véhicules, qui rendent possible le transport de cette fameuse tomate sur 3000 kilomètres !

Bienvenue en Amérique du Nord, votre salade de tomates est arrivée. Bon appétit !26a7955359764f2d7a94509fcdb4545d.jpg

Ne vous réjouissez tout de même pas trop vite de vivre de ce côté de l’Atlantique. Les tomates insipides, dures, raides et bien trop rondes pour être aimables, venus d’Espagne ou de Hollande sur les marchés…de Provence, suivent les mêmes traitements, supportent les mêmes conditionnements, subissent des transports équivalents. De plus, nous avons aussi notre alimentation irradiée au cobalt-6 et au césium-137, en grande partie issus de déchets nucléaires. Et, contrairement à ce que prévoit la directive européenne, la pratique la plus courante en Europe est l’absence d’étiquetage de cette nourriture irradiée !

Bon appétit !


Source : http://www.ecologiste.org/

http://bellaciao.org:80/fr/spip.php?article71000


Extrait d’un article de Peter Bahouth publié dans la revue L’Ecologiste n°2.