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10/09/2008

Sauvons le service public de La Poste : exigeons un référendum !

Mon banquier, c’est ma sympathique postière. Au village, on n’a pas de « DAB ». Faut-il s’en plaindre ? Bof… Moi je vais au bureau de poste (oui, ils ne l’ont pas encore supprimé !), je parle champignons avec la postière, je lui refile ma carte Banque postale et elle me file le pognon dont j’ai besoin pour les quelques dépenses courantes. C’est sympa et efficace. Et…j’ai ma banque dans pratiquement tous les villages de France ! C’est pas beau ça ?

Mais un des soucis de ma postière-banquière, c’est que « s’ils installent un DAB, ils fermeront le bureau de poste… ». Eh ouais. Et alors il faudra faire comme pour le Crédit agricole : aller chercher du pognon chez…le boulanger. Un autre de ses soucis, c’est que la hiérarchie les pousse au cul pour vendre des produits dérivés bidon : enveloppes et colis pré-timbrées, et même…des DVD ! C’est ça la première approche de la privatisation.

La Banque postale, elle a déjà largement un pied dans le privé. Mais malgré tout, en comparaison avec les banques toutes aujourd'hui privatisées, elle demeure sans conteste, l'établissement bancaire le moins cher du marché (à l’exception de quelques banques par internet mais qui se rattrapent sur tout produit sortant de l’ordinaire).
Petits exemples très significatifs :- la banque postale ne pratique pas les dates de valeur sur toutes les opérations, au débit comme au crédit ; - son taux d'agios est inférieur à ceux des banques ; - l'envoi des chéquiers en recommandé est gratuit ; - le retrait en espèces par carte bancaire dans les distributeurs autres que les siens est aussi gratuit (comme en Europe) ; - les cartes bancaires sont moins chères et les accès à internet également ; enfin elle ouvre des comptes à tout le monde ! Pour l’instant…

Question : croyez-vous que mon courrier me sera livré régulièrement, chez moi, chaque jour, quel que soit le temps, pour un tarif très correct lorsque La Poste sera privatisée ? Tè ! Fumes ! La poste privatisée livrera en priorité les entreprises dans les villes où c’est plus facile, moins cher, et donc plus rentable pour ses gros cons d’actionnaires !

Alors le prochain combat qu’il faut mener, c’est celui contre la privatisation de La Poste. Les obligations européennes concoctées par ces connards d’ultra-libéraux de la Commission européenne, on se les fout au cul. En effet, les ultra-libéraux sont des crapules qui privatisent les profits et socialisent les pertes. Voir aux Zétazunis la nationalisation des deux établissements financiers pour lesquels les cons tribuables ricains vont mettre la pogne à la fouille…

On a fait reculer le pouvoir sur les OGM, sur cette salope d’Edvige. Il n’est de combats perdus que ceux que l’on n’a pas livré !

Alors, concernant La Poste, exigeons un référendum.



30/08/2008

Pour vous pourrir la santé, mangez des fruits et légumes à la sauce "Commission européenne" !


« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour » qu’ils nous serinent à longueur de bourrage crâne. A mon avis, c’est une manière originale pour tenter de résoudre les problèmes de surpopulation : en effet, en suivant ces judicieux conseils, vous avez toutes les chances de vous fabriquer une chou-fleur bien gaillard qui va vous envoyer ad patres en quelques mois. Le crabe nourri aux pesticides, c’est du redoutable !

Et à qui qu’on va dire merci ? A qui ? Ben à nos bons commissaires européens, oui, ces sinistres technocrates ultra-libéraux qui régissent la vie de 400 millions d’Européens.

4ed85ff4ee91f04116c5fd69b8ea77a4.jpgComment ? A travers un règlement européen qui fixe à partir du 1er septembre de nouveaux plafonds autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments.

Ces nouveaux seuils, qui harmonisent les normes européennes en la matière, doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national. Mais ce règlement a en réalité pour effet d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites existantes, selon les ONG.

Selon une analyse conjointe de Greenpeace et de l'ONG environnementale autrichienne Global 2000, publiée jeudi, "plusieurs centaines de limites maximales en résidus (LMR) deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs", et ce "au regard même des normes d'analyse et des méthodes d'analyses fixées par l'UE".

Au total, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE, indiquent les ONG.

Et comment ils ont faits, nos joyeux commissaires fossoyeurs ? Ben, pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes, explique Hans Muilerman, porte-parole de l'ONG néerlandaise Natuur en Milieu.

« Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés en étant exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants », ajoute-t-il. Pas de réponse de la Commission européenne, « ils sont en vacances » !

Selon le rapport de Greenpeace et Global 2000, la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait en particulier désormais poser des risques pour la santé des enfants.

« Pour un enfant pesant 16,5 kilos, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes, affirme le biochimiste Helmut Burtscher, cité par Global 2000.

Dans certains pays étudiés, comme l'Allemagne ou l'Autriche, le changement serait très préoccupant, selon ces associations.

En Autriche par exemple, 65% des pesticides utilisés verront leur taux maximal augmenter, pour certains jusqu'à 1.000 fois, alors que seuls 4% verront leur taux baisser, affirme Global 2000.

Pour les associations, la Commission européenne « n'a pas rempli son obligation de fixer des limites légales les plus basses possibles, comme le prévoyait un précédent règlement de 2005, dénonce Elliott Cannell, coordinateur du réseau environnemental PAN Europe (Pesticide Action Network).

La Commission « n'a pas non plus évalué les effets cumulatifs des pesticides sur la santé humaine », selon François Veillerette, président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), association française membre de PAN Europe.

Comment les peuples européens peuvent-ils sans sortir les fusils supporter les diktats souvent débiles, parfois dangereux de ces nuisibles à la solde des multinationales qui empoisonnent le monde ?

La connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini…

29/08/2008

Tè!Fumes! C'est du Polonium...

977e3016a148dc12ea254744ea33f396.jpgDu polonium dans le tabac : un secret bien gardé par les cigarettiers
LEMONDE.FR

Rendu célèbre par l'affaire Litvinenko, le Polonium 210 est bien moins exotique qu'il n'y paraît : l'élément radioactif – parmi les plus toxiques qui soient – qui a servi à assassiner l'ancien espion du KGB est inhalé, chaque jour, par près de 1,25 milliard de fumeurs que compte la planète. Selon une étude publiée dans le numéro de septembre de l'American Journal of Public Health citée par Le Figaro, l'industrie cigarettière connaissait depuis plus de quarante ans la présence dans les feuilles de tabac de ce composé hautement cancérigène.

Philipp Morris, British American Tobacco, RJ Reynolds et toutes les multinationales du tabac ont volontairement caché, pendant ces quarante années, cette information qui aurait pu gravement refroidir les ardeurs des fumeurs. En décortiquant plus de 60 millions de documents internes des firmes productrices – déclassifiés après un procès perdu en 1998 contre l'Etat du Minnesota –, Monique Muggli, une chercheuse de la Mayo Clinic, aux Etats-Unis, est arrivée à la conclusion que "les industriels savaient tout et n'ont rien dit", écrit Le Figaro.

12 000 MORTS PAR AN

D'après cette enquête, les industriels ont découvert la présence de polonium dans le tabac dès 1964. Selon Monique Muggli, interrogée par 20minutes.fr, les fabricants de tabac ont essayé, dans les années 1970 et 1980, de supprimer la teneur en polonium de leurs produits. Peine perdue : les dirigeants des firmes concernées ont eu peur que les différents traitements expérimentés ne "changent le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprenne les objectifs de ces recherches", explique Mme Muggli. Silence, donc. Un mémo adressé en 1978 au vice-président de Philip Morris, conseillait d'étouffer l'affaire : "Nous risquerions de réveiller un géant endormi !"

Le géant en question a en effet de quoi effrayer. "Le polonium 210 est un émetteur de radiations alpha si instable et dangereux qu'il est un des rares à n'avoir jamais été utilisé en médecine, explique Le Figaro. Il provoque des cancers du poumon par inhalation : il se dépose aux embranchements des bronches où il provoque le processus de cancérisation." Selon Monique Muggli, le polonium Po est à l'origine de 1 % de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis. Il serait responsable d'environ 12 000 morts par an dans le monde. Sa présence dans le tabac est due à l'utilisation d'engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.

Interrogée par Libération, Emanuelle Beguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme, relativise la portée de ces révélations. Pas vraiment rassurante, Mme Beguinot rappelle que le polonium "n'est qu'un des 4 000 composés toxiques d'une cigarette".
Benoît Vitkine

27/08/2008

Economie de marché ? Mon cul…



Quelle est la différence entre les dirigeants étazuniens et les curés ? Il n’y en a pas : tous prônent : « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! » On ne s’en étonnera pas, vue le « culbénitisme » des fistons de l’oncle Sam.

Ainsi, en matière économique, les Zétazuniens proclament haut et fort leur attachement sans faille aux vertus de la déréglementation totale, du non interventionnisme de l’état, de la privatisation à tout crin, de la libre concurrence, de l’autorégulation des « marchés », etc., etc., bref, toutes les antiennes de l’idéologie neo libérérale.

Et c’est sur ce modèle que les « élites » européennes bâtissent l’Europe, à mille lieux de ce que pensent et veulent les peuples qui s’efforcent de la composer. La constitution rejetée par les Français et les Hollandais prétendait même graver dans le marbre ces principes là. Les Sarkonuisibles, en trahissant le peuple, l’ont faite revenir par la fenêtre, mais, par chance, les Irlandais ne veulent rien savoir.

Quant aux Zétazuniens, ils utilisent à leur profit, avec un cynisme désarmant, les recettes mêmes qu’ils interdisent aux autres !

— Ainsi, leur banque centrale, à l’opposé de celle du pôvre Trichet (en Provence, quand on dit de quelqu’un « le pôvre Untel », ça veut dire que s’il avait inventé la poudre, elle ne péterait pas bien fort… !) a des statuts qui lui donnent pour mission de mener une politique monétaire qui assure le plein emploi, sous le contrôle du Congrès. Elle n’a donc cesse de réguler les taux d’intérêt de sorte d’éviter toute récession durable.
— Ils utilisent des déficits massifs et durables pour contrer les effets négatifs des crises.
— Ils subventionnent grassement leurs industries de pointe afin de devenir ou de rester lideurs dans les secteurs clés (informatique, communication, aéronautique, etc.) et assurent la prospérité des branches concernées par des commandes publiques.
— Ils autorisent sans états d’âme la création de champions nationaux par des fusions d’entreprises qui seraient illégales en Europe.
— Ils réservent une part importante des commandes publiques à leurs PME, leur assurant ainsi des avantages conséquents pour affronter la concurrence mondiale.
— Ils s’arrogent le droit d’interdire une OPA étrangère sur une entreprise stratégique américaine.
— Ils recourent unilatéralement aux barrières douanières dès lors qu’une industrie nationale est menacée.
— Etc., etc.

Et nous, comme des cons (je voulait écrire comme des Trichet), on s’applique des règles qu’eux édictent et imposent au reste du monde sauf…à eux !

Dans la guerre économique que nous ont imposé les « neo libéraux », les Ricains se permettent l’emplois des fusils et ne nous autorisent que les lance-pierres ! Ma foi, tant qu’on est assez stupides pour accepter… Et l’autre charlot qui ne veut surtout pas qu’on emploie le mot récession…

11/08/2008

Je préfère ne pas être malade…


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Au village où j’accroche chaque année mon hamac pour mes quartiers d’été, quelque part à près de 1300 mètres, dans le Gévaudan, depuis plusieurs mois il n’y avait plus de toubib… Dur, dur pour ce chef-lieu de canton de la cambrousse profonde… Vaut mieux être d’un acier bien trempé.

Les toubibs, dont les études ont été payées par la collectivité, par vos et mes impôts, rechignent à s’isoler dans les cambrousses. Il est plus facile de gagner du pognon en expédiant 40 clients (on ne peut plus dire patient…) par jour dans les villes du sud ou en région parigote que de se farcir les scrophules purulentes qu’il faut aller nettoyer souvent dans la gadoue, le brouillard, les merdes de vaches et parfois même la méfiance de populations isolées. Là, le 4x4 a une raison d’être…

La municipalité a pourtant bien fait les choses : l’ancienne boulangerie, sur la place, face au bistrot, a été rachetée et transformée en cabinet médical bien conçu et bien équipé. Avec un coquet appartement de fonction juste au dessus. Malgré cela, il a fallu des mois pour que ce cabinet médical trouve son toubib !

Et puis la grande nouvelle est arrivée : « Ça y est, paraît qu’ils ont trouvé un docteur ! »

Ce docteur, c’est une docteure, belle jeune femme blonde qui s’est installée. Et savez-vous d’où vient cette courageuse ? De Roumanie. Ouais. Dans nos cambrousses, les toubibs viennent d’ailleurs. Savez-vous que 45 % des médecins et assistants médicaux roumains souhaitent quitter leur pays ! Pourquoi ? Parce qu’après six années d'études, un médecin en cours de spécialisation ne touche en Roumanie qu'un salaire de base de 220 euros, moins que le salaire moyen de 350 euros affiché dans les statistiques officielles du pays.

Selon l'Ordre des médecins français, le nombre de docteurs roumains pratiquant en France a augmenté de 320 % ces dix derniers mois. Par ailleurs, depuis janvier 2008, plus de 7 000 professionnels ont sollicité, auprès du ministère roumain de la santé, une reconnaissance de leur diplôme à l'étranger. Et comme tous les Roumains éduqués parlent parfaitement le français, c’est pour nous une chance énorme.

Mais cette chance s’appuie sur le pillage d’un pays ami, éminemment francophile. Car ce sont les Roumains, pauvres parmi les Européens, qui ont investi leur pognon pour former ces toubibs. Et c’est nous, enfants gâtés gavés de l’Europe, qui profitons de ces toubibs…

Tè ! J’ai un peu honte, alors pour retrouver ma fierté, je préfère ne pas être malade !

07/08/2008

Taxer le gras !

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Cruel dilemme pour nos pauvres gouvernants en cette période de bronzeculage : lutter contre la baisse du « pouvoirdachat » ou contre cette calamité venu des Zétazuni, l’obésité.

Un rapport de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) et de l’IGF (Inspection générale des finances) préconise de taxer à 19,6% au lieu de 5,5 certains produits (des merdes…) de l’agroalimentaire qui font grassir (pas grossir, grassir !) : les aliments «trop gras, trop sucrés ou trop salés» (charcuterie, beurre, mayonnaise, ketchup, chips, biscuits…) afin d’en modérer la consommation. Voilà une idée qu’elle est bonne !

Bachelot voudrait bien, d’autant plus que le produit de cette nouvelle taxation de la merde viendrait en déduction du déficit de la sécu.

Mais le cabinet d’Eric Wœrth, ministre du Budget, assure que «l’augmentation de la TVA n’est pas à l’ordre du jour au regard de l’inflation et de la conjoncture actuelle».

Vous pariez que ça ne se fera pas ? Parce que le puissant lobby des industries agro-alimentaires va ouvrir le portefeuille pour ramener à la raison le nombre de députés et surtout de sénateurs nécessaire à faire capoter une réforme qui, pour une fois, serait bonne…

05/08/2008

Bronzons vigilants ! Vi-gi-lants ! ! !

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Mais non je ne veux pas vous gâcher les vacances ! Mais, enfin, on peut se bronzer le cul, on peut courir la gueuse, on peut chercher les champignons, aller aux festivaux (ouais, ça me plaît festivaux, j’ai pas écrit fesses-t’y-veaux) et pour autant rester vigilants sur les sarko-saloperies qui fleurissent encore plus en période de canicule.

La Sécu, on y est tous attaché, c’est une des plus grande, généreuse et belle conquête sociale du siècle passé. Et il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que les divers pouvoirs de droite s’efforcent, mandat après mandat, de la démantibuler avec pour stratégie finale de la refiler au privé, c’est-à-dire aux gros conglomérats assurance-banque.

Selon l’adage de « qui veut tuer son chien prétend qu’il a la rage », les nuisidroitiens (ouais, c’est nouveau, faut créer des mots, faire évoluer la langue !) – les gens nuisibles généralement de droite (mais n’est-ce pas un pléonasme ?) – les nuisidroitiens donc font en sorte que cette pauvre Sécu soit en déficit chronique. Et si possible fort déficit. Comment ? On en a déjà souvent parlé, mis rappelons quelques ingrédients de cette magouille : l’état ne paie pas, ou pas en totalité ses dettes, ne reverse pas, ou pas en totalité, les taxes sur l’alcool et le tabac, ne rembourse pas les cadeaux aux entreprises, etc. Dès lors, pour redresser les comptes, on détricote la Sécu pour la refiler par lots, c’est moins douloureux, aux requins de la banque et de l’assurance privé.

Dernière magouille en route : pour combler une partie du déficit 2008, les sarko-trafiquants veulent ponctionner 1 milliard aux mutuelles offrant une assurance-maladie complémentaire (on ne va pas pleurer sur ces organismes qui ont perdu depuis longtemps l’esprit de partage « mutuel » des risques pour se comporter comme les assurances privés capitalistiques). Mais en contrepartie, ces mutuelles seront associées à la gestion de l’assurance maladie ! Le pied dans la forteresse !

En même temps, l’administration de la Sécu vient de signer un accord avec les syndicats de toubibs par lequel ils créent un nouveau secteur de tarification. Entre le secteur 1, où les médecins pratiquent strictement les tarifs fixés par la Sécurité sociale (forts rares aujourd’hui !), et le secteur 2, autorisé aux dépassements (occasionnellement et partiellement remboursés par les mutuelles), le secteur « optionnel » serait accessible, d’abord aux chirurgiens, anesthésistes, gynéco-obstétriciens (ces pauvres malheureux ! faut bien les aider à changer leur 4x4 tous les six mois…), mais s’étendrait ensuite à toutes les spécialités.

Dans ce secteur optionnel les toubibs s’engageraient à réaliser 30% de leurs actes au tarif de la Sécurité sociale. Le reste de leurs honoraires pourraient être supérieurs de 50% à ce niveau et seraient pris en charge par les mutuelles. En contrepartie ces médecins se verraient offrir « certains avantages sociaux » qui ne sont évidemment pas précisés. Ben voyons !

Cerise sur le gâteau, si le passage au secteur optionnel ne leur rapporte pas plus, bien des toubibs qui s’y seront essayés repasseront au secteur 2, à dépassements libres, avec remboursement au bon vouloir des mutuelles.

Qui peut me dire se que gagneront les malades au système ? Et que vont inévitablement faire les mutuelles? Augmenter leurs cotisations! Et à la sortie, c’est encore le patient qui casquera. Ceci s’ajoute, en les alourdissant, aux franchises de 0,5 € par boite de médicament et de 2 € par transport, avec un plafond annuel de 50 €, sans oublier les déremboursements.

On arrive ainsi, petit à petit, à une médecine à deux vitesses. Pour les « pauvres cons », selon la terminologie sarkozienne, les médecins au rabais, pour les rupins qui ont les moyens de se payer des assurances complémentaires devenues très chères, les meilleurs spécialistes. C’est la dérive « américaine » chère à Sarkozy…

On nage en plein paradoxe, avec une pratique « libérale » de la médecine et un financement socialisé ! Car les professionnels de santé, qu’ils l’acceptent ou pas, sont des quasi-fonctionnaires, puisque leur rémunération de base - la seule qui soit légitime - est payée par des prélèvement obligatoire qui ne sont rien d’autre que des impôts. Pour en sortir, pourquoi ne pas envisager le paiement au forfait-patient en remplacement du paiement à l’acte ?

Quand aux riches, créons pour eux un secteur entièrement libre, mais plus du tout remboursé par l’Assurance maladie et les mutuelles. Ces bourrés de thunes pourront se faire soigner par les toubibs qui s’y risqueront sans plus avoir aucun filet pour garder leur clientèle ! Chiche !

Bonnes vacances ! Mais vigilantes ! Vi-gi-lantes !




22/07/2008

Meffi ! A Genève, réunion de l’O.M.C. (Organisation des Magouilles des Crapules)

On nous gonfle les aliboffis avec la mère Bettencourt, on nous les cruxifie avec la brillante « victoire » des faux-cul du parlement sur la « réforme » constitutionnelle, mais pendant ce temps, rien, ou pratiquement rien sur ces obscures négociations qui se pasent, depuis hier, à Genève, je veux parler des magouilles de l’O.M.C. –Organisation des Magouilles des Crapules je crois que ça veut dire…, ou un truc comme ça.

En fait il s’agit d’un machin sous domination étazunienne, même si elle est dirigée par un « socialiste » français, Laly le mal nommé. Ce machin a pour finalité de casser toutes les barrières qui empêchent les multinationales de s’engraisser en faisant suer les esclaves des pays en « voie de développement » (doux euphémisme pour parler des crève-la-faim). C’est ainsi que les cultures vivrières africaines ont été saccagées par l’arrivée à prix cassé de produits agricoles (riz, blé, lait en poudre, viande, volailles, tous les surplus bas de gamme, invendables sur les marchés des « pays riches ») largement subventionnés en Europe et, encore plus, aux Etats-Unis.

Ces négociations, censées aboutir en 2004, visent à trouver un accord, justement, sur la réduction des subventions accordées par les pays riches à leurs agricultures. En contrepartie, les pays développés demandent aux pays du Sud, parmi lesquels la Chine, l'Inde et le Brésil, d'ouvrir davantage leurs frontières à leurs biens manufacturés. Mais ces deux points font toujours débat, le Nord estimant en avoir fait assez en matière de baisse des subventions, le Sud en réclamant toujours davantage avant toute concession sur l'ouverture de ses marchés.

En jeu: les modalités des négociations, autrement dit les pourcentages précis de baisse des droits de douane sur les produits agricoles et industriels et de diminution des subventions agricoles.

Mais les chances de « succès » semblent minces. Récemment, les Etats-Unis ont envoyé un signal négatif aux pays du Sud en votant une loi accordant une enveloppe de 290 milliards de dollars aux agriculteurs. En Amérique latine, les pays du Mercosur ont d'ores et déjà qualifié les derniers textes de l'OMC "d'insuffisants et d'imprécis". Le ministre des Affaires étrangères du Brésil, Celso Amorim a dénoncé le "mythe" selon lequel les pays riches auraient déjà fait assez de concessions en terme de diminution des subventions et que ceux-ci n'attendraient plus que le bon vouloir des pays du sud sur l'ouverture de leurs marchés aux produits industriels occidentaux pour trouver un terrain d'entente. Et de se dire prêt à attendre trois ou quatre années supplémentaires afin d'obtenir un meilleur accord que celui qui est actuellement sur la table des négociations.

Eh ! En fait, les pays du nord vont mettre en place de nouvelles gondoles et les pays du sud vont se passer les poubelles pour récupérer les invendus. On va embaucher des fonctionnaires (à l’OMC) pour compter les points et des esclaves pour pousser les caddies.

Affaire à suivre de près.




09/07/2008

Fuite nucléaire de 360 kg d'uranium dans la nature au Tricastin : comme toujours l’OPACITE…

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Après la fuite de 30 m3 de liquide contenant 12 g d'uranium par litre, soit 360 kg d'uranium, voici le premier communiqué de presse de la Criirad, laboratoire indépendant de vigilance nucléaire, bête noire des apprentis sorciers d’Areva, du CEA, de Comurex, de Socatri et de toutes les entreprises qui grenouillent dans le nucléaire :

« Tricastin fuite radioactive, communiqué CRIIRAD 09/07 Site nucléaire du Tricastin : fuite radioactive sur l’installation SOCATRI (filiale AREVA)

A.La CRIIRAD rappelle la teneur de son premier communiqué de presse :

La fuite a provoqué le rejet dans l’environnement d’au moins 9 000 Mégabecquerels (MBq), soit un dépassement de plus de 100 fois la limite maximale autorisée sur l’année (71,7 MBq) et de plus de 700 fois la limite maximale mensuelle. La limite d’activité volumique a été pulvérisée : rejet de plus de 300 000 Bq/l pour une limite maximale de 50 Bq/l.

B. La CRIIRAD demande des explications sur :

1/ les délais entre la survenue de l’accident et la mise en œuvre de mesures de protection et d’information de la population et de ses représentants ;

2/ les circonstances de l’accident et la défaillance du dispositif de rétention censé garantir le confinement d’éventuelles fuites ;

3/ la publication de la composition isotopique des effluents, information normalement détenue par SOCATRI et toujours censurée ce matin : l’exploitant, l’ASN, l’IRSN et les préfectures ne mentionnent que des grammes d’uranium !

1/ Des explications sur les délais

Le communiqué des préfets de la Drôme et du Vaucluse annonçait hier que la fuite s’était produite tôt dans la matinée du 8 juillet, vers 6h30. Le délai de plus de 7 heures entre le rejet incontrôlé dans l’environnement et l’information des élus locaux (vers 13h30 pour le maire de Lapalud, après 16h pour les médias) paraissait déjà trop long.

Cependant, si l’on en croit le communiqué de l’IRSN, le débordement de la cuve se serait produit la veille au soir, le lundi 7 juillet, vers 23h00. Les formulations de l’IRSN sont relativement sibyllines et ne précisent pas le temps qui s’est écoulé entre le débordement de la cuve et la fuite au niveau du module de rétention, ni si le personnel s’est rendu compte immédiatement des dysfonctionnements (ou s’il ne l’a découvert que tardivement). S’il n’y a pas eu de délai, que la fuite s’est produite vers 23h et que les responsables locaux n’ont été informés qu’après un délai de 14h et les médias de 17h, le retard est alors considérable. Pour que les mesures de prévention soient efficaces, elles doivent être prises dans les délais les plus brefs. Qui a été informé ? Quand ? Pourquoi de tels retards ?

2/ Des explications sur la défaillance du système censé pallier les fuites

La CRIIRAD réclame toute la transparence sur le déroulement de l’accident. Comment expliquer 1/ le débordement de la cuve (un débordement d’au moins 30 000 litres !), puis la faillite du système de rétention précisément destiné à pallier un éventuel défaut d’étanchéité. L’article 22 de l’arrêté d’autorisation de rejet et prélèvement d’eau précise que « chaque réservoir (…) est muni d’un cuvelage de rétention ou d’un dispositif apportant les mêmes garanties, dont la capacité est fixée à 100% du volume du réservoir le plus grand ou 50% du volume total des réservoirs. L’étanchéité de ces rétentions est contrôlée annuellement ».

Le communiqué de l’ASN indique que des réparations étaient en cours au niveau de la rétention. Ce n’est pas une excuse, au contraire : le dispositif de rétention étant indisponible, soit la cuve ne devait plus être utilisée, soit un système alternatif devait être mis en place. Dans tous les cas, une vigilance particulière devait être apportée à l’installation.

3/ La caractérisation précise des effluents radioactifs rejetés dans l’environnement

Ni la SOCATRI, ni l’Autorité de Sûreté nucléaire, ni l’IRSN, ni les Préfectures n’ont publié la moindre information sur la composition isotopique des effluents uranifères : les isotopes de l’uranium étaient-ils les seuls produits radioactifs présents ? Quelle était la teneur en uranium 235, sachant que la SOCATRI peut traiter de l’uranium enrichi jusqu’à 5% ? S’agissait-il d’effluents issus d’uranium de retraitement, avec présence d’isotopes artificiels de l’uranium (uranium 232 et 236) ?

Ces informations sont nécessaires à l’appréciation du risque et à l’évaluation des infractions aux dispositions de l’arrêté d’autorisation qui régit l’installation. Que l’on ne nous objecte pas que ces informations ne sont pas disponibles : la SOCATRI disposait nécessairement des données de caractérisation radiologique des effluents contenus dans la cuve. Si ce n’est pas le cas, il faut que cela soit clairement établi car un palier de plus serait franchi dans les défauts de maîtrise des activités et matières à risque.

La CRIIRAD demande également des précisions sur la teneur des effluents en polluants chimiques et souhaite savoir si des émanations gazeuses ont été associées au rejet liquide.

C. La CRIIRAD va saisir la justice

1. Dysfonctionnements graves et impunité

La répétition des fuites au niveau des canalisations de rejet (avril et août 2007), des cuves de rétention (octobre 2007) et de la station de traitement de rejet (novembre 2007) traduisent un important manque de maîtrise (tout comme l’oubli en janvier dernier, d’effluents radioactifs dans une cuve de transfert impliquant des failles dans la prévention des risques de criticité)

Par ailleurs, les vérifications conduites par la CRIIRAD montrent des violations répétées et très importantes des limites de rejets de produits radioactifs dans l’atmosphère !

Ces limites sont prescrites par l’arrêté du 16 août 2005 (article 10). En 2006, la limite maximale a été dépassée d’un facteur 6 ( !) pour les rejets de tritium (hydrogène radioactif) et d’un facteur 30 ( !) pour les rejets de carbone 14. En 2007, les rejets de tritium de la SOCATRI ont dépassé la limite d’un facteur 5 et les rejets de carbone 14 d’un facteur 42 ( !)

Ces infractions à l’article 10 de l’arrêté du 16 août 2005 – arrêté pris sous l’autorité des ministres de l’Industrie, de la santé et de l’Environnement – n’ont donné lieu à aucune sanction et l’exploitant, plutôt que de travailler sur la réduction de ses rejets et sa mise en conformité, a déposé une demande pour obtenir le relèvement des limites ! La demande est en cours d’instruction … et elle a de bonnes chances d’aboutir !

2. Faire condamner AREVA NC Pierrelatte et la SOCATRI

Compte tenu du nombre et de la gravité des dysfonctionnements constatés par la CRIIRAD, compte tenu de la passivité, pour ne pas dire plus, des autorités de contrôle, le bureau de la CRIIRAD a décidé ce jour le dépôt d’une plainte en justice contre deux exploitants du Tricastin, tous deux filiales du groupe AREVA :

1/ AREVA NC (Cogéma) pour l’enfouissement de plus de 700 tonnes de déchets radioactifs dans le sol 2/ SOCATRI pour ses rejets radioactifs dans l’environnement

Le président de la CRIIRAD va contacter ce jour Me Thierry Billet, avocat de l’association, afin de déterminer la procédure à suivre.

http://www.criirad.org

17/06/2008

Le pétrole vers des sommets : quelle chance !

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Chaque matin, lorsque le bavard de service de France Inter ou d’Europe 1 prend son ton le plus consterné pour nous annoncer le hausse du « baril » de pétrole (159 litres), ça me réjouit ! Il est à 140 dollars, encore un effort, faut arriver à 200 avant la fin de l’année. Et plus si affinité ! Et oui, je suis comme ça. Ce n’est pas que j’aime les coups de pieds au cul, bien au contraire : cette hausse du pétrole impliquera forcément, et j’espère le plus tôt possible, une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix, responsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.

Savez-vous que 75% des transports par poids lourds qui encombrent routes et autoroutes ne servent strictement à rien ? Exemple : des patates cultivés dans le Limbourg belge sont expédiés au Maroc pour êtres pelées et coupées. Elles repartent en Italie pour être congelées. Puis en Hongrie pour être conditionnées. Enfin elles retournent en Belgique pour être bouffée, Un’ fois ! Environ 6000 km pour rien !

Pareil pour des crevettes pêchés en Ecosse, qui traversent la Manche, la France, l’Espagne, le détroit de Gibraltar pour aller se faire décortiquer au Maroc, qui repartent en sens inverse vers l’Italie pour être congelées, puis repartent pour être bouffés…en Ecosse !

Pareil pour les pièces de voitures qui, avec la politique dite des « flux tendus », sont stockés…dans des poids lourds, sur la route.

Pareil pour la plupart des produits courant. J’ai lu quelque part qu’un bloudjine « voyage » environ 45.000 km… La connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini.

Donc, pétrole cher = suppression de ces aberrations.

Pétrole cher = voyages en avions chers, donc moins de touristes-pouristes.

Pétrole cher = retour des ceintures vertes vivrières autour des villes (plutôt que de bouffer à Avignon ou Montpellier d’insipides aubergines ou tomates hollandaises….)

Surtout, pétrole cher = plus grande cherté des transports maritimes, cette jungle ahurissante où tous les coups sont permis, génératrice de toutes les pollutions maritimes, vecteur de toutes les délocalisations.

Pétrole cher = relocalisation de la production au plus près des marchés d’utilisation des produits.

Pétrole cher = engrais et pesticides chers donc moins utilisés.

Pétrole cher = remise en cause globale des politiques d’urbanisation, avec revitalisation des centres villes.

Pétrole cher = fin programmé de ces cancers que sont les zones commerciales péri urbaines qui défigurent dans une uniformité de laideur toutes les entrées de ville.

Pétrole cher = moindre attractivité de la grande distribution au profit de petites structures « discount » en centre ville et dans les villages.

Pétrole cher = véhicules électriques, véhicules à air comprimé (allez Nègre, on t’attend !)

Pétrole cher = production d’électricité éclatée, chaque bâtiment devenant producteur par panneaux photovoltaïques, éoliennes, hydroliennes, utilisation de la force des marées, des vagues, etc.

Je vous laisse trouver vous-même quelques autres – nombreuses – conséquences réjouissantes de cette hausse du pétrole.

Alors, ne faites pas la gueule !

Pétrole cher = l’imagination au pouvoir.

Ollé !

07/06/2008

Tentez votre chance de survie : mangez de la fraise espagnole

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Si si c'est possible de nos jours... Très instructif ! Et bon appétit !!!

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...

Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.
Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année.

Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyle et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d’œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver. Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place ...

Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré les auraient empoisonnés
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison.

Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

Y a de l'avenir pour les mange-merde et les crapules qui les nourrissent.



06/06/2008

La faim du monde…

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Parole, paroles, paroles… chantait Dalida. C’est tout ce qui restera du cinéma organisé part la FAO en Berluscoland. Le Sarko a promis 1,5 milliards d’euros. Quand on sait ce que valent ses promesses, ça dérouille les zygomatiques ! Et en plus, ce n’est qu’un effet d’annonce, ce pognon étant déjà budgété sous forme d’annulation d’intérêt de dettes, de fournitures d’armes, de saccage des économies locales africaines en inondant ces pays de surplus agricoles invendus, voire impropres à la consommation…

« L’Afrique noire est mal partie » écrivait, il y a près de quarante ans René Dumont, le premier des écolos. Mal partie parce que des crapules locales ont sauté dans les bottes chaudes des colonisateurs qui foutaient le camp…pour mieux revenir par le biais commercial ! Et ces crapules (Bongo, Bagbo, et l’autre débile aussi, « l’empereur » de Centre-Afrique, celui de diamants à Giscard, j’ai oublié son blaze…) ont exploité les Africains pour leur propre compte, et celui de leurs « protecteurs » européens.

Ce fut le début de la célèbre et sulfureuse « France-Afrique », ou encore « France-à-fric ». Un fric piqué au Africains « d’en bas » par des oligarchies sanguinaires à la solde des multinationales. Avec évidemment le soutien intéressé des partis de gouvernements français qui trouvaient là un moyen juteux de s’engraisser… Pas vrai Foccard ! Pas vrai Papamadi ! Pas vrai Pasqua !

Avec la bénédiction des institutions internationales genre FMI, Banque mondiale, OMC et autres « machins » à la con qui ont incité, à coup de pieds au cul, les Africains à abandonner leurs cultures vivrières (mil, sorgho, riz, etc.) au profit de monocultures d’exportation (cacao, arachide, café, etc.). Car la voilà la vrai raison de la famine qui s’annonce : la destruction systématique des agricultures vivrières locales et l’étouffement des embryons de mise en place de structures industrielles de transformation des produits de l’agriculture. Au profit des multinationales genre Nestlé au comportement criminel.5d50df7cbb9513d25c0ea0725544334e.jpg

Et après on s’étonne que ces multitudes affamés risquent tout pour venir se faire tabasser en Europe où ils espèrent au moins bouffer!

15/04/2008

Pourquoi Sarkozy ? Pourquoi Berlusconi ?

Il y a moins d’une décennie, les partis dits de gauche étaient au pouvoir presque dans tous les pays d’Europe. Aujourd’hui où sont-ils ? Pourquoi cette débandade ?

Pourquoi Sarkozy ? Pourquoi Berlusconi ?

La réponse n’est pas à chercher dans le succès des recettes de la droite. S’ils avaient réussi, ça se saurait… Elle est à chercher dans le désert des propositions des partis de gauche.

Nous – la gauche – avons le cul entre deux chaises : on refuse (dans les mots !) l’économie de marché, mais on propose quoi à la place ? Les recettes bolcheviques ? Ne vaudrait-il pas mieux maîtriser cette économie de marché que nous ne pouvons, de toute façon, pas tuer. Y mettre un peu plus d’humanité, de justice, de solidarité ? Pareil pour la mondialisation. Elle nous gonfle mais que faire ? Elle est là, faut faire avec…

Les gauches européennes cesseront de prendre régulièrement la pipe face à des droites dures, cyniques, foncièrement inégalitaires, s’asseyant sur la justice et faisant un doigt d’honneur à la solidarité, lorsqu’elle s’entendront pour tenter de répondre, au niveau européen à ces questions :
— Comment humaniser l’inévitable mondialisation ?
— Comment aménager l’état-providence pour en assurer la survie ?
— Quelle forme doit prendre la social-démocratie dans un monde global où la classe ouvrière, autrefois hégémonique au niveau du nombre comme de l’organisation, a perdu la main ?
— Comment répondre à la concurrence sauvage de pays émergents énormes et inondant le monde de produits fabriqués par des quasi esclaves ?
— Comment arrêter la désindustrialisation galopante?

Chaque pays est dans une situation différente, avec une culture et une histoire différentes. Il est donc normal que les systèmes sociaux soient différents. De même qu'une cellule est pourvue d'une membrane pour maintenir les conditions nécessaires à son milieu intérieur, la seule manière pour un pays de sauvegarder son système social est d'établir des barrières douanières, pour équilibrer les conditions économiques différentes des pays d'où proviennent les produits importés.

Il n'existe donc que deux solutions pour mettre fin aux délocalisations et au déclin industriel des pays occidentaux: l'alignement des conditions sociales sur celles en vigueur dans les pays émergents, ou bien, le rétablissement des barrières douanières proportionnellement aux différences de salaires, de droits sociaux, et de législation environnementale. Qui osera vaincre ce tabou du rétablissement de barrières douanières ?

La période actuelle est le dernier moment pour agir. Il n'y aura en effet plus de retour en arrière possible lorsque les machines, les capitaux, et le savoir-faire seront partis ailleurs. Il sera également trop tard lorsque la capacité d'action des états (et donc des citoyens) aura été totalement neutralisée par les accords multilatéraux, les traités européens, les systèmes genre FMI, AMI, etc., et surtout, par l'effet conjugué de l'endettement (dont le remboursement représente déjà le quart des dépenses de l'état en France) et de la réduction des recettes de l'état, du fait de la désindustrialisation et de l'appauvrissement des salariés.

Ceci ne peut se faire qu’au niveau de l’Europe. Et par des partis de gauche. D’où l’urgence de la mise en place d’une internationale de gauche réaliste au niveau européen.

Est-ce vraiment utopique?




23e22bd3a44e58ad6315212284e6a74b.jpgEh ! Vous êtes plus de deux cents à venir, chaque jour, sur ce blog ! Soyez-en remerciés. Et faites un petit signe de temps en temps dans la rubrique commentaire ! Ça encourage ceux qui s’occupent réellement de leur blog !
Merci!

14/04/2008

Emeutes de la faim… Qui en est responsable et à qui profite le crime ?


La responsabilité est multiple : - démographie démentielle, - plus forte demande des nouvelles classes moyennes des pays émergents, - politiques agricoles de l’Europe et des Etats-Unis réduisant à néant les agricultures des pays du « tiers-monde » à coup de produits subventionnés, - politique du FMI, à la solde des banques et des multinationales occidentales, visant à imposer des agricultures d’exportation (arachide, café, cacao, etc.) au détriment des agricultures vivrières, - aberration du développement des « agro carburants », - activation de « l’arme agricole » par les Etats-Unis par l’action spéculative des fonds de pension investissant massivement des les matières premières agricoles, - complot orchestré par les multinationales de l’agroalimentaire pour imposer les OGM.

A qui profite les crime ?

Essentiellement aux fonds de pension spéculateurs érazuniens et aux multinationales de l’agroalimentaire et de la chimie phytosanitaire. Ce sont les mêmes tant ils sont liés.

Les fonds de pensions, secoués par l’affaire des « subprimes » étazuniennes, placent leurs énormes capitaux fluctuants sur les matières premières agricoles, blé, maïs, riz essentiellement. Ils achètent et gèlent ces matières premières pour en faire monter artificiellement les cours afin de multiplier leurs profits. Ils organisent ainsi la pénurie alimentaire mondiale.

Les multinationales agroalimentaires et semencières, étroitement liées à l’industrie chimique et financées par les fonds de pensions, orchestrent cette catastrophe alimentaire dans un but précis : imposer partout dans le monde les cultures OGM, et s’assurer ainsi une maîtrise sur la vie même de tous les Terriens par la privatisation du vivant.

CQFD

11/04/2008

Morano contre les familles nombreuses : « plus con que moi, tu meurs ! »

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On savait qu’à la distribution de connerie, elle était devant, mais là, elle vient de faire fort. La stupidité à ce niveau est du domaine de l’art.

Explication de texte. La Nadine Morano, récente sous-ministre de je ne sais quoi, a l’intention de supprimer les cartes de réductions de la SNCF à l’usage des familles nombreuses.

Connerie gigogne :

- Si l’Etat (nos impôts), par ses administrations sociales « économise » ainsi 70 millions d’euros (sur le dos des moins favorisés, à comparer aux 15 milliards donnés chaque année, pour rien, aux plus riches), l’Etat actionnaire unique de la SNCF devra bien compenser (avec nos impôts) le manque à gagner de 70 millions de celle-ci si, comme elle l’a indiqué, elle « trouve d’autres formules pour maintenir la carte » !

- Comment vont voyager les familles nombreuses (3 enfants et plus) ? Dans de grosses bagnoles bouffeuses de pétrole et cracheuses de C02. Eh ! Borloo, ne te gratte pas les couilles comme ça en tournant le dos…

- Ces parents généreux de la pointe vont s’abstenir de mettre bas, foutant en l’air l’une des composantes les plus dynamiques de la France, sa démographie.

Sarko, Fillon, d’où vous l’avez sortie celle-là ? Si elle fait une portée, gardez m’en un pour ma collection de cons !

09/04/2008

Le gaz augmente… pour engraisser les futurs actionnaires de la privatisation de GDF !

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La privatisation de Gaz de France — entreprise publique, et donc nous appartenant (un peu ! ! !) — est toujours dans les tuyaux des tronches d’œuf du Sarkoland. L’opération (j’allais dire la magouille ) doit se faire sur la base de l’échange à prix égal action par action. Or à ce jour (notez que je n’ai pas dit l’horripilant « au jour d’aujourd’hui », ce pléonasme stupide qui étale la connerie abyssale de ceux qui l’emploient !), l’action de GDF cote 40,64 € tandis que celle de Suez est à 44,08 € (je viens de vérifier). Ça se rapproche mais il y a donc un différentiel de 4 € par action en défaveur de GDF.

Que faut-il faire pour satisfaire les actionnaires, espèce nuisible mais bien protégée ? Faire remonter dare-dare le prix de l’action GDF ou bien, au moment de la réalisation de l’opération (j’allais dire la spoliation), il faudra bien que l’état sarkozinien nous fasse les poches pour combler ce différentiel (avec nos impôts, bien sûr !)

Pour éviter cette mesure qui serait peut-être mal vu (bien qu’on puisse faire confiance à la presse couchée du Sarkozistan pour étouffer le coup), on concocte donc une solide hausse bien saucissonnée pour la rendre plus digeste des tarifs du gaz ! Une manière toute dans la finesse sarkozienne de lutter contre la baisse du pouvoir d’achat !

Les cervelles gazeuses de la direction ont demandé - et obtenu - sans broncher une augmentation de 5,5% qui vient s’ajouter au 3% extorqués en janvier et précédant une augmentation de X% probablement en juillet.

Voilà qui devrait ragaillardir les pauvres actionnaires !

Cochons de payants, retournez vos poches.

Et puis après tout, vous l’avez voulu (enfin la majorité des veautants !) l’état sarkozien !

Alors raquez, moi je me chauffe au bois !







03/04/2008

La Révision Générale des Politiques Publiques, la RGPP, vous connaissez ?

Niet. Et pourtant si le gouvernement va au bout de ses intentions, la France va connaitre un des bouleversements les plus radicaux de son histoire.
Les grands "médias" le découvrent aujourd'hui. L'Anti fadas vous en parlait dès le 20 mars! Je vous remets la note...

Une à deux fois par semaine, un tout petit comité se réunit et pilote une palanquée d’auditeurs issus de la haute fonction publique mais aussi de cabinets privés ainsi que les services de Bercy et passe au crible les budgets et les structures des trois fonctions publiques mais aussi les comptes sociaux. Présidé par Claude Guéant, secrétaire général de L’Elysée et Jean-Paul Faugère, directeur du cabinet du premier ministre, ce comité de suivi comprend notamment, le ministre du budget, Eric Woerth, le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Gilles Carrez, et son homologue du Sénat, Philippe Marini, le receveur général des Finances, Philippe Parini, et Michel Pébereau, banquier et homme d’affaires.

L’objectif financier de l’exercice est clairement fixé. La France n’honorant pas son engagement européen d’amener ses finances publiques à l’équilibre en 2010, elle doit y parvenir au plus tard en 2012. Objectif : 150 milliards d'euros ! On est loin des 20 milliards d’euros qu’avance la gauche pour le plan de rigueur attendu…

Trois éléments sous-tendent ce plan :
Premièrement, la situation économique internationale bien plus dégradée que ne le pensait le gouvernement : un baril à plus de 110 dollars, un euro qui a grimpé jusqu'à 1,55 dollar et une croissance française qui ne devrait guère dépasser 1,5%.
Deuxièmement, une dette publique de 1.100 milliards d’euros… Gigantesque gouffre dont le seul service de l’intérêt de la dette représente l’un des tout premiers postes budgétaires chaque année !
Troisièmement, nos partenaires européens commencent à s’impatienter et ne supportent plus la morgue désinvolte de la France, d’autant plus qu’elle va prendre dans quelques mois la présidence tournante de l’Europe.

Cette RGPP prétend « porter le fer sur toutes les interventions publiques et notamment sur toutes les aides sociales ». Voilà qui va encore aider au pouvoir d’achat !

Et ça va aller vite : dès cet automne il est prévu une négociation avec les syndicats sur l’unification des trois fonctions publiques autour de la notion de métiers, cassant ainsi les 1.000 statuts particuliers qui composent aujourd’hui l’administration.

On va en chier, c’est sûr. Mais il faut néanmoins saluer le courage d’une volonté de remettre un peu d’efficacité dans une administration publique aussi pléthorique que sclérosée.

02/04/2008

OGM : cocu Borloo ?

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Il était pathétique dans ses explications emberlificotés. Il m’a presque fait de la peine, Borloo, questionné sans ménagement par les journalistes de France-Inter sur le devenir de sa loi concernant les OGM. Il a même reconnu qu’elle était dénaturé par les sénateurs et a affirmé sa volonté de tenter d’imposer sa première mouture. Mouais… On verra.

Ce doute est conforté par les paroles sans langue de bois signé dans Le Monde (voir son article dans une note précédente) par le député UMP François Grosdidier :

« Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre. »

14/03/2008

Mondialisation = délocalisations = piège à cons…

Ils sont venus en bus manifester devant le siège d’Electrolux, la multinationale qui possède leur usine. Ils sont venus la peur au ventre, la colère rentrée et les drapeaux rouges CGT en tête. Le but de cette manifestation ? La crainte de plus en plus fondée d’être « délocalisés » en Europe de l’est…
Scénario classique dû à la mondialisation.

La mondialisation libérale consiste principalement en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l'emploi et les profits sans précédent des multinationales. Au risque de causer la désindustrialisation et le déclin géopolitique des pays occidentaux...

Pour maximiser le profit des entreprises, la solution la plus facile et la plus efficace est de faire baisser le "coût du travail". Il existe d'autres moyens pour accroître les profits (l'innovation, la recherche et développement...), mais leurs résultats sont incertains et ne peuvent être obtenus qu'à long terme, alors que la réduction du "coût du travail" permet de générer une augmentation des profits de façon certaine et immédiate.
La baisse du "coût du travail" est obtenue en réduisant les salaires et les charges sociales, et en augmentant le temps de travail.
Et pour que les salariés acceptent des conditions moins avantageuses, il est nécessaire d'augmenter la concurrence sur le marché du travail.

Le but central de la mondialisation est d’augmenter la concurrence sur le marché du travail. Les délocalisations et les chantages à l'emploi en ont révélé l'objectif principal : instituer un nouvel esclavage en mettant en concurrence directe les salariés de tous les pays, grâce à la suppression des barrières douanières et des restrictions à la circulation des capitaux.

A travers une série d'accords internationaux (établis depuis 1995 dans le cadre de l'OMC), cette déréglementation a permis aux multinationales de dissocier totalement le lieu de production du lieu de vente, en délocalisant les usines en Chine pour vendre les produits en Amérique du Nord ou en Europe, là où se trouvaient les consommateurs et le pouvoir d'achat.

Au début, les délocalisations ne concernaient que les emplois industriels. Aujourd'hui, elles touchent tous les secteurs, y compris le tertiaire (comptabilité, services informatiques, call-centers...) la haute technologie, ou la recherche et développement.

4cf56203aefe5bea08aa03739307cd1e.jpgLes délocalisations continueront tant que les entreprises auront le moindre profit à y gagner, c'est à dire tant que le salarié européen ou nord-américain n'aura pas accepté les mêmes conditions que le salarié chinois, en travaillant 70 heures par semaine, 6 jours sur 7, avec une semaine de vacances par an, sans protection sociale, le tout pour un salaire de moins de 150 euros par mois. Voilà l’avenir que nous promet Sarkozy et ses « réformes » concoctées par le Medef et mises en musique par Atali.

Certains espèrent qu'avec le temps, les salaires des pays émergents rejoindront ceux des pays occidentaux. Mais cet espoir est illusoire tant que l'absence de démocratie dans les pays émergents empêche toute revendication sociale pour l'amélioration des salaires et des conditions de travail. De même, tant que la surpopulation assure une surabondance de main d'œuvre disponible, l'égalisation des conditions de travail et des salaires ne peut se faire que par le bas.

Cette baisse massive et durable du coût du travail pour les entreprises rend moins utiles les investissements dans la robotisation des moyens de production, les esclaves coûtant encore moins cher que les robots. Ainsi, les usines délocalisées en Europe de l'Est ou en Chine ressemblent aux usines des années 70, avec un retour au travail à la chaîne des ouvriers.

Voilà le résultat de la « révolution Reagan-Thatcher ». Voilà où mènent les idées prônées par Sarko et sa clique néo-libérale.

Mais les délocalisations n'auraient pas été possibles sans l'inconscience et l'irresponsabilité des consommateurs – vous, moi - qui achètent des produits sans se soucier des conditions de production et de leurs conséquences.
Pourtant nous, citoyens, avons encore le moyen de mettre en échec les délocalisations en boycottant totalement les productions délocalisées, ce qui implique une grève quasi totale de la consommation de produits manufacturés (produits électroniques et informatiques, vêtements, chaussures, articles de sport, de jouets, etc). Le lieu de fabrication est indiqué sur les produits. La mention "made in PRC" (signifiant "Popular Republic of China") est souvent utilisée pour dissimuler l'origine chinoise au consommateur non-averti.

Pour être efficace, cette grève doit avoir lieu tant que les consommateurs occidentaux représentent encore la part majoritaire du chiffre d'affaire des multinationales.

Merde, ce putain d’ordinateur sur lequel je tape mes élucubrations, il vient d’où ? C’est marqué HP dessus…




28/02/2008

BON APPETIT ! BEEUUURRRKKK !!!!!

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BBEEEUUURRRKKK !!! Cliquez, sur BBeeuurrkk et vous verrez (ou vous dégueulerez!)