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16/09/2014

M’ame Michu et M’ame Chazotte : histoires de poulets.

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- Alors M’ame Michu. C’est quoi que je vois dans votre cabas ?

 

- C’est un poulet fumé. C’est bien emballé, presque appétissant, et c’est pratique quand on doit manger à plusieurs dans les bois, à la recherche d’hypothétiques champignons.

 

- Eh ben ! V’z’êtes pas dégoûtés vous. Ne m’amenez pas aux champignons !

 

- Bè ! je viens de recevoir une info – vrai ou faux, j’en sais rien - montrant des chinoiseries pas très ragoutantes.

 

- Ah ? Et c’est quoi ?

 

- Ben ! Votre beau poulet fumé, il vient peut-être de Chine. Et il a – peut-être encore – une origine plus que douteuse…

 

- Ah bon ! Racontez-moi ?

 

- J’ai eu connaissance d’un truc pas très ragoutant concernant ces poulets fumés : parait qu’en Chine, dans les cambrousses, chaque matin, des équipes de mecs à motos font le tour des fermes et des élevages où ils récupèrent tous les poulets morts. Y en a des paquets… Ils les centralisent dans une cour ou sous un hangar, les foutent dans de l’eau bouillante pour les plumer, puis les trempent dans une solution de produits chimiques – chlore et autres saloperies – de façon à les décontaminer, puis ils les foutent dans un bain coloré pour leur donner meilleure mine. Les cadavres passent ensuite au fumoir puis sont très joliment emballés et hop ! En voiture Simone : ça fera un conteneur réfrigéré pour ces cons d’Européens ! Le prix du poulet passe, après conditionnement, de 1 à 10 ! Avant la marge du super marché !

 

- Ben ça alors ! Mais comment savoir si ça viens de Chine ou pas ? C’est pas marqué sur l’emballage.

 

- Si, c’est marqué, mais de telle sorte que le con-sot-mateur ne puisse pas le déchiffrer. Le gouvernement et les services  associés ne tiennent pas à renseigner les consommateurs  sur ce sujet.

 

- Ah ? Et comment savoir si ça viens de France, de Chine, des Etats-Unis, de Thaïlande ou de Tataouine ?

 

- Laissez-moi vous dire comment faire... C’est indiqué sur le code barre. Les 3 premiers chiffres du code-barres d'un produit indiquent en fait le code du pays où le produit a été fait. Tous les codes qui commencent par : par exemple 690, 691, 692 jusqu'à 695 indiquent des produits venant de la Chine.

 

- V’z’en savez des choses vous, M’ame Chazotte !

 

- Mouais… Enfin, je me renseigne. Tè, je vais vous donner un tuyau qui vous évitera d’acheter idiot.

 

Voici les principaux codes-barres utilisés :   


00  à  13   : Etats-Unis et Canada  
30  à  37   : France 
40  à  44   : Allemagne 
49             : Japon
50             : Grande-Bretagne
57             : Danemark 
64             : Finlande 
76             : Suisse et Liechtenstein 
628           : Arabie Saoudite 
629           : Émirats Arabes Unis

690 à 695 : Chine 

729        : Israël
740 à 745 : Amérique Centrale 
480 à 489 : Philippines

etc. 

 

09/09/2014

La BCE instaure des « Intérêts négatifs ». Quésaco ? Un formidable espoir.

cochon capitaliste.jpg

 

Quel est le principal poste de dépenses budgétaire de la France ? L'intérêt de la dette.

 

A qui demande-t-on de se serrer la ceinture pour réduire le déficit budgétaire et donc de freiner la progression de cette dette ? Aux contribuables et surtout à « la France d'en-bas » y compris les « sans-dents ».

 

A qui profite cette dette depuis la catastrophique loi Pompidou-Rotschild de 1973 ? Aux banques.

 

De Gaulle disait : « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Mouais... Depuis cette loi, c'est pourtant le cas, l’État ayant abandonné l'un de ses pouvoirs régaliens – sa monnaie – à des banquiers privés.

 

« Mon ennemi, c'est la finance » proclamait Ganelon. « La finance », c'est quoi au fait ? C'est toutes les institutions qui s'engraissent par la seule rentabilité du capital. Lorsqu'une monnaie rapporte des thunes grace à des taux d'intérêts confortables, les détenteurs de capitaux les gardent pour gagner ainsi de l'argent sans travail et sans risques. Mais si ces capitaux, cette monnaie ne rapporte plus rien à cause de taux d'intérêts faibles, ses possesseurs n'ont plus intérêt à la garder, elle circule donc et retrouve sa fonction première de moyen d'échange. Thésauriser de l'argent devient une aberration contre-productive. Les excès de monnaie sont donc naturellement réinvestis dans l'économie réelle, dans l'industrie, dans la production de biens et de services.

 

Ces principes de base étant établis, que se passe-t-il actuellement ? Pendant qu'on nous enfume avec les « révélations » trierweliennes et autres konneries insignifiantes, il s'est passé quelque chose de primordial : la Banque Centrale Européenne (BCE) a baissé le principal taux directeur à 0,05 %, et le taux de facilité des dépôts de -0,10 % à -0,20 % (lemonde.fr, 04-09-2014). La BCE prête donc aux banques privées tout l'argent qu'elles veulent à taux zéro (0,05!), ces mêmes banques devant à, contrario payer (taux négatifs) pour confier de l'argent à la BCE !

 

Dès lors, il semblerait logique que la BCE autorise les prêts directs aux États, sans passer par le racket des banques privées ! En effet, avec le système Pompidou-Rotschild repris par les traités européens de Maestricht et de Lisbonne, quand un État émet des obligations, dont la vente sera assortie d’intérêts financiers, celui qui achète ces obligations (les institutions financières, banques, fonds spéculatifs, bref, « le marché ») s’enrichit sans justification : il obtient de l’argent à taux négatif et le prête à l’État à des taux positifs, spoliant ainsi de façon inique la population de cet État, qui aura à en payer le prix !

 

C'est le fameux budget de « l'intérêt de la dette ». C'est la pression pour faire des « économies », c'est le saccage des services publics, des conditions de travail, la pression sur les salaires grâce au chômage hypocritement entretenu, la privatisation des secteurs étatiques les plus juteux (autoroutes, télécoms, etc.), c'est l'augmentation des impôts, c'est tout ce qu'on met dans « l'austérité ». Bref, c'est l'horreur ultralibérale.

 

Or, le prêt direct d'argent de la BCE aux États, permettrait à ces derniers, grâce aux taux négatifs, de résorber la dette, baissant ainsi le poste « intérêts » et permettant de réaliser des économies budgétaires très importantes, repoussant ainsi les affres de l'austérité. Mais pour cela, il faudrait que la puissance publique soit de nouveau autorisée à « battre monnaie », donc que ce pouvoir régalien soit rendu au peuple pour que le politique reprenne le pouvoir sur le financier, au lieu d'être inféodé à une caste d'intérêts privés dévolue aux actionnaires et se foutant comme d'une guigne de l'intérêt général.

 

Ci-devant président Hollande François, tu as là un chantier à imposer à l'Europe. Et si tu le réussis, TOUT te sera pardonné !

 

Tridi 23 fructidor 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

03/09/2014

Vignerons français, serrez les miches ! Bientôt les vins belges, anglais et suédois ?

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« Á boire, à boire, à boiiiire

 Á boire Tavernier! »

 

- Oh ! Victor, t'as un bel organe ! C'est le temps des vendanges qui te met de bonne humeur je suppose !

 

- Eh! Loule, y a de ça. Il est bon ton rouge. Après t'avoir caressé le clapoir, il te glisse délicieusement vers le cimetière à andouillettes en te réchauffant les tuyaux que c'en est un bonheur.

 

- Côtes-du-Rhône Victor! Côtes-du-Rhône!

 

- Seulement, en sortant de ton merveilleux antre de perdition après deux canons, je risque – si je conduis et me fais contrôler par les lollis – d'y laisser le permis...

 

- Tu risques pas grand chose: tout ce que tu conduis, c'est tes panards qui marchent en canard! Tè! A la tienne!

 

- Ce que je reproche à mes potes vignerons, c'est de faire des vins trop forts en alcool. Le moindre Côtes-du-Rhône titre 14°. Trop lourd.

 

- Moi, je préfèrerais proposer des vins à 11 ou 12°. Mais ça se trouve de moins en moins, et jamais en A.O.C. Il y a vingt ans, seuls les Châteauneuf-du-pape et les Gigondas titraient 14°. Maintenant, c'est la majorité des vins. Je vends ce que j'ai...

 

- Bientôt, Loule, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais!

 

- Dieu – enfin, Bacchus! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles!

 

- Pas du tout Loule. Des gens de l'Inra se sont penchés sur le problème et ils estiment que la précocité des vendanges - et la teneur à l'alcool qui en résulte - sont liées au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu'au « grand chambardement ».

 

- Què chambardement?

 

- La date des vendanges est liée aux températures d'avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : l'avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c'était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n'était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c'est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c'est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c'est même du 14 et 15°. Ça pose problèmes...

 

- Eh! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l'heure de l'apérobic. Pauvre de moi...

 

- Les professionnels du vin sont inquiets. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c'est plutôt positif pour le vin. Jusqu'à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu'en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leur valeur de terroir. Mais au-delà c'est le grand chambardement. Pour les politiques, l'objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c'est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 5 ou 6 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu'on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

 

- Tè! Victor, l'année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

 

 

Septidi 17 fructidor 222

 

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02/09/2014

Allez ! Pour changer de Gaza, de l'Ukraine, de la Syrie, on va dire un peu de mal du nucléaire !

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Vous croyez qu'il la fermera la centrale pourrie de Fessenheim Toto ? Il a une telle conception du respect de ses promesses qu'on peut en douter... Mais ces belles centrales nucléaires, qui nous fournissent cette bonne électricité que l'on peut gaspiller allègrement, elles ne fonctionnent pas avec des peaux de saucissons ! Il leur faut de l'uranium. Et de l'uranium, on en a eu un peu chez nous, on l'a donc utilisé puis on s'est arrêté de l'exploiter parce que c'est dangereux. Mouais... C'est dangereux chez nous, peut-être, mais ailleurs, au Niger par exemple, on s'en fout !

 

Le Niger est l'un des principaux fournisseurs de minerai d'uranium du monde. Il est aussi l'un des pays les plus pauvres du monde ! Y a un schmilblik là, non ? Ben, non... Depuis quarante ans Areva pille sans vergogne l'uranium de ce pays, en lui ristournant une poignée de figues, dont une bonne partie va d'ailleurs dans les poches de son président, le dénommé Mahamadou Issoufou, ancien cadre d'Aréva !

 

Dernièrement, au mois de mai, de nouveaux accords ont été signés entre Areva et les dirigeants du Niger qui, tout en faisant mine de défendre les intérêts du pays, ont à nouveau offert à la France des tarifs dérisoires pour l'enlèvement de l'uranium du Niger. Un peu plus qu'avant, mais toujours du domaine de la poignée de figues. Voilà ce qu'en dit Areva :

« Ce 26 Mai 2014, à Niamey, MM. Omar Hamidou Tchiana, Ministre d’Etat, Ministre des Mines et du Développement industriel du Niger, Gilles Baillet, Ministre des Finances du Niger, et Luc Oursel, Président du Directoire d’AREVA, ont signé un accord renouvelant le partenariat stratégique entre l’Etat du Niger et le groupe AREVA.

L’accord inscrit le renouvellement des conventions minières des sociétés SOMAÏR et COMINAK dans le cadre de la loi minière nigérienne de 2006. Les deux parties prendront les mesures nécessaires pour assurer la rentabilité économique et financière de ces entreprises et privilégier le maintien de l'emploi.

L’Etat du Niger et AREVA ont convenu de la nigérisation des postes de Directeurs Généraux de SOMAÏR et COMINAK respectivement en 2014 et 2016, ce qui représente pour le Niger un pas très important dans sa participation à la gouvernance des sociétés.

Les prix actuels de l'uranium ne permettant pas la rentabilité de l'exploitation du gisement d’Imouraren, l’Etat du Niger et AREVA mettront en place un comité stratégique paritaire qui décidera du calendrier de sa mise en production en fonction de l'évolution du marché.

AREVA va apporter son soutien financier à des projets d'infrastructures et de développement local :

 

  • le financement de la route Tahoua-Arlit à hauteur de 90 millions d’euros (environ 60 milliards FCFA);

  • la construction d'un immeuble d'une valeur de 10 millions d'euros (6,5 millards CFA) pour abriter les sociétés minières et dont le Niger sera propriétaire;

  • l'accélération de la mise en valeur de la vallée de l’Irhazer pour 17 millions d’euros (11 milliards FCFA). »

 

François « Toto » Hollande est allé, au mois de juillet, se gargariser de ces accords. Une visite bien tranquille : en effet, la plupart des animateurs de la société civile nigérienne, et en particulier ceux qui critiquent le business de l'uranium par lequel la France nucléaire pille littéralement le Niger, ont été arrêtés dans le cadre d'une véritable rafle ! Lien

 

Arlit, ça ne vous dit rien ? Mais si voyons. Une prise d'otage au cours de laquelle des expatriés français ont été enlevés dans cette ville minière d'Areva. Ils ont été libérés après paiement d'une rançon estimée à 20 millions d'euros ! Sortis des poches d'Areva, donc de nos poches, puisque l’État français est actionnaire à 80%. Eh bien à Arlit, la population locale a hérité de 50 millions de tonnes de résidus radioactifs stockés et Areva continue de pomper gratuitement 20 millions de mètres cubes d'eau par an pendant que la population meurent de soif ! Les rues, les habitations de la ville sont construits à l'aide de résidus radioactifs, la nappe phréatique est archi-contaminée et s'assèche suite aux pompages d'Areva. Qui, évidemment, la main sur le cœur, nie tout cela. Est-ce qu'on lui a raconté ces petits détails cocasses à Toto ?

 

Mais patatras, suite à des manifs rugueuses, ce beau schéma d'exploitation est remis en cause ! Lien  « Décidément, ils ne sont pas reconnaissants ces noirs, mon bon monsieur... »

 

Derrière les troubles dans lesquels l'armée française est engagée au Sahel, n'y aurait-il pas, entre autres, l'exploitation néo-coloniale des ressources du Niger ?

 

Sextidi 16 fructidor 222

 

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28/08/2014

Bilderberg gouverne la France !

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Cette fois, on y est. Je viens de subir le dégueulis ultralibéral de France-Inter, de Seux à Legrand, sans oublier évidemment Cohen plus Léa je sais pas quoi et Guetta. On voit que le premier sinistre donne le ton : c'est à droite toute... Salut Mermet ! Tu as été pendant des années la seule bouffée d'air frais de ces machines à décerveler, mais c'est pourtant sous un gouvernement de gôôche qu'a été supprimé ton émission qui, dans les têtes d’œufs qui nous pressurent à défaut de nous gouverner, n'était qu'un alibi. Alors, en rogne, je passe sur France-Culture : et je subis...Gattaz ! Merde.

 

Tè ! Je vais vous parler de la nouvelle coqueluche de ces médiahrées, Emmanuel Macron. Gueule de premier de la classe, propre sur lui, formaté chez Rothschild – tout comme Pompidou, le très nuisible « inventeur » en 1973 de la loi bancaire dite « loi Rothschild » qui a livré l'économie française aux banksters. Ce brillant jeune homme a été élevé chez les jésuites, ces maîtres es-hypocrisie. L'éducation des « bons pères » dirige vers le conservatisme le plus étroit. C'est le système de l'obéissance absolue qui supprime toute liberté de penser, toute spontanéité, toute originalité. Chez les « jèzes » il est inconcevable d'ouvrir des voies nouvelles. Macron, c'est l'allégeance absolue au Medef et pire, aux mafias de la finance internationale, du groupe Rothschild à Goldman & Sachs. Voilà déjà un solide brevet de républicanisme ! Bonjour les dégâts...

 

Remarquez il n'est pas le seul : son patron, Valls, sort du même moule jésuitique. Macron, c'est aussi l'ENA, cette machine à fabriquer des parasites incompétents. Et puis, tiens, tiens ! Que trouve-t-on en regardant la liste des participants français de l'édition 2014 du groupe Bilderberg qui s'est tenue au Danemark en mai ? Et bien on trouve « Macron Emmanuel – Deputy Secretary General of the Presidency » et, un peu plus loin, on trouve « Pellerin Fleur – State Secretary for Foreign Trade ». Eh ! Ça promotionne sérieux d'être adoubé par la mafia de Bilderberg ! Tu parles : Bill Clinton, Lionel Jospin, José Manuel Barroso ont été systématiquement invités l’année précédente de leur élection ou de leur nomination.

 

Au fait, Bilderberg, quésaco ? Le Groupe de Bilderberg est un groupe discret, presque secret, qui a été fondé par en 1954  à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien Nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller. Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, des responsables de l'armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. C’est un véritable gouvernement mondial occulte. Ses orientations stratégiques peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

 

Les « Maîtres du Monde » — c’est ainsi qu’ils se nomment entre eux ! — considèrent qu'une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique. Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution.

 

Une solution serait que l'humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu'elle permet de générer. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est inacceptable.

 

Une seconde solution serait que l'humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l'environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d'instabilité sociale. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est aussi inacceptable.

 

Les « Maîtres du Monde » ont donc choisi une troisième solution : permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d'une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l'environnement et les risques d'instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins d’un tiers de ce qu’elle est actuellement avant la fin du 21ème siècle.

 

Grâce à la robotisation, à l'informatique, et à l'intelligence artificielle, la production et le transport de l'énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l'élimination de la population inutile.

 

Une guerre d'élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l'accès à l'espace vital, à la nourriture, à la santé, à l'éducation, à l'information et à l'énergie. L'accaparement des terres agricoles du monde, la fluctuation à la hausse des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d'éducation et de santé publique et la privatisation du marché de l'électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

 

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide.

 

La population en excès pourra aussi être éliminée par des épidémies (dissémination délibérée de virus dans l'air, l'eau ou l'alimentation industrielle) et par des guerres.

 

Ça ne vous rappelle pas des événements très actuels ? Ebola, H1N1... Gaza, Ukraine, Syrie, Irak...

 

Au fait, VALLS Emmanuel, tout comme avant lui HOLLANDE François ont eux aussi été « invités » et adoubés à Bilderberg...

 

Primidi 11 fructidor 222

 

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27/08/2014

La Légion Rothschild saute sur Bercy !

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- C'est Matignon ? Allo Manu ? Ici Gattaz.

Nous t'attendons ce soir à Jouy-en-Josas,

Et avec du Champagne ! Frérot, on va trinquer !

Comment tu l'as lourdé Montebourg, mon biquet !

Mon Manu, t'auras pas affaire à des ingrats,

Incognito, bien sûr, on te fera du gras...

- Eh ! J'apprécierais fort d'assurer mes arrières

Mais avec discrétion Pierrot car j'y joue ma carrière...

Je ne veux pas finir comm' mon pote Cahuzac.

- Pas de soucis, Manu, pour ça, on est des cracks.

Bon. Puisque tout est clair, allez, parlons affaire.

Pour donner le sourire à tous nos actionnaires,

Il faut nous allonger autour de cent milliards,

Les quarante prévus, ça manque un peu de lard.

Et puis il faut casser ce code du travail

Qui fait la part trop belle à toute la canaille.

Il faut encore plus de flexibilité

Pour pouvoir embaucher, il faut pouvoir lourder.

Et le Smic, mon Manu, il te faut le baisser,

- Oh là ! Toucher au Smic, j'vais me faire casser !

- Mais non Manu : tu parles « compétitivité »,

Défense de l'emploi, partage, équité,

Il te faut l'aligner sur le taux que les Boches

Vont mettre l'an prochain. Le reste : dans nos poches.

Bon allez, je te laisse. On voit tout ça ce soir.

Fait la bise à Macron, ça c'est un vrai lascar !

Formaté chez Rothschild, c'est une référence !

Allez salut Manu. Et vive la finance !

 

Décadi 10 fructidor 222

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24/08/2014

Ouiquinde gastronomique: les pieds et paquets.

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Je viens de régaler quelques épicuriens

Des mangeurs de cadavres, pas des végétariens

D'un plat que l'on ne peut décemment oublier:

Les très fameux pieds et paquets marseillais.

Écoute bien, petit, et débouche une quille,

La subtile recette du père Bonnefille,

Grand pêcheur, bambocheur, joyeux et fin cuistot

Adepte du premier des pêchés capitaux.

À moins que vous n'ayez des façons de puriste

Demandez au boucher de vous confectionner

Les délicats paquets avec ses doigts d'artiste

Sinon vous risquez fort d'y passer la journée...

Mais pour votre gouverne, en voici le principe:

Il faut emprisonner dans un carré de tripe

Large de quatre doigts, une portion de farce

Faite de boyau gras et de petit-salé,

D'ail frais et de persil, bien poivrée et salée

Et hachée à la main de manière efficace.

En repliant trois pointes on fabrique une poche

Serrée pour éviter que la farce bavoche

Puis on passe le tout dans une boutonnière

De la dernière pointe. Tout est dans la manière !

Quand aux pieds, prenez-les de moutons ou d'agneaux,

Refendez-les en long, d'un coup sur le billot,

Blanchissez cinq minutes dans de l'eau vinaigrée

Puis rincez, égouttez, réservez et couvrez.

Faites alors revenir, jusqu'au premier roussi

Deux oignons émincés, carotte, ail et persil,

Ajoutez un bouquet garni, bien entendu,

Dans un hecto de lard auparavant fondu.

Deux bonnes cuillerées de coulis de tomates,

Deux verres de vin blanc sur tous ces aromates,

Puis vous laissez réduire, doucement, en tournant

Tout en vous humectant d'un bon gorge on de blanc.

Au fond d'une cocotte ou autre plat idoine

Mais profond et en fonte, disposez une couenne

Sur laquelle vous rangez soigneusement les pieds

Ainsi que les paquets. Faites moitié-moitié.

Une couche de votre précédent appareil,

Sel, poivre du moulin. Recommencez pareil

En couches successives, puis mettez au dessus

Un demi-pied de veau, bien moelleux et ossu,

Quatre clous de girofle piqués dans un oignon,

Puis mouillez de vin blanc allongé de bouillon.

Le père Bonnefille les fait cuire en deux fois:

Quatre heures au moins la veille du jour où il reçoit,

Il laisse refroidir, et dégraisse au besoin,

Puis cuit quatre heures encor, doucement, avec soin,

Le jour de réception. Il faut voir son sourire

D'épicurien heureux, lorsque sans plus mot dire

Il apporte son plat fumant et odorant.

C'est un feu d'artifices de parfums attirants,

De fragrances subtiles, de délicats arômes

Sublimés par un verre de bon Côtes-du-Rhône.

En accompagnement, quelques pommes vapeur

Écrasées dans le jus prendront belle saveur.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Comptez 6 paquets par personnes, soit 36 paquets à commander à vo­tre boucher. Allez, disons une quarantaine; - 3 pieds par personnes, soit 18, disons 20 pieds d'agneaux, - 1 pied de veau, - 1 large couenne de cochon, - 1 hecto de lard à fondre, - 2 gros oignons émincés, - 1 demi­ kilo de carottes émincées, - 6 gousses d'ail écrasées, - 3 branches de persil plat haché, - 1 verre de vinaigre, - 1 bouquet garni, - 2 ou 3 cuille­rées à soupe de coulis de tomates, - 1 bouteille de vin blanc, - 2 cuillerées à soupe de sel fin, - poivre du moulin en abondance, - 1 oignon entier piqué de 3 clous de girofle, - 1 demi-litre de bouillon de viande, - 1 kilo et demi de pommes de terre (à cuire séparément à la vapeur).

 

Les vins conseillés:

 

Les Côtes-du-Rhône Villages rouge accompagnent à la perfection ce plat souriant, parfumé, velouté au palais: Faucon, Vinsobre, Cairanne, Puyméras, Richerenches, Rousset-Ies-Vignes, Villedieu, Visan, Beaumes­-de-Venise, Camaret, Séguret, Cornillon, Vénéjean, St-Paulet-de-Caisson, St-Michel-d'Euzet, St-Étienne-des-Sorts, Montfrin, Pujaut, Hilaire­d'Ozilhan.

En vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian bien sûr, Faugères, Maury, Fitou.

En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, La Cadière-d'Azur, Coteaux­d'Aix-en-Provence, Bellet.

 

 

In : Le bonheur est dans l’assiette et dans les ver(re)s

 

Septidi 7 fructidor 222

 


 

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13/08/2014

Et si on reparlait des OGM ?

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L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger – ce grand « humaniste » responsable, entre autres méfaits de la mise au pouvoir de Pinochet au Chili - a dit : « si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez les nations, mais si vous contrôlez l'alimentation, vous contrôlez les personnes. » Pour s’assurer le contrôle de l’alimentation des peuples, les USA ont inventé et s’efforcent d’imposer une arme redoutable : les OGM. Et des entreprises spécialisées dans le bio-terrorisme dont le chef de file est Monsanto.

 

Mais cette entreprise est la partie émergée d’un iceberg politico-financier. Derrière, dessous, il y a des institutions sournoises : les fondations étazuniennes et en particulier Rockfeller et Bill Gates. La famille Rockefeller, magnat du pétrole, a entrepris de contrôler l'agriculture mondiale par le biais de la « révolution verte » dépendant de l'industrie pétrochimique. Quant à Bill Gates, sa fondation « philanthropique » est un des actionnaires majeur de…Monsanto !

 

Pour réussir cette mainmise sur les populations du tiers-monde, il convient d’abord d’éradiquer l’agriculture vivrière en réduisant au maximum le rôle des petits agriculteurs. Ceci se fait avec la complicité active de dirigeants corrompus grâce à un flot généreux de « billets verts ». Ainsi, en Inde les petites exploitations représentent 92 % des exploitations et occupent environ 40 % de toutes les terres agricoles. Ils forment le socle de la production alimentaire. Cependant, il y a un effort concerté pour éliminer les agriculteurs de la terre et les remplacer par de grandes sociétés utilisant à fond…les OGM. Monsanto contrôle déjà l'industrie du coton en Inde et façonne de plus la mentalité des entrepreneurs en finançant la recherche agricole dans les universités et les instituts publics. Ses pratiques de colonisation des institutions de ce grand pays lui valent d’être appelé la « Contemporary East India Company » - la « Compagnie des Indes de l’Est » contemporaine.

 

Ceci évolue dans le cadre du programme de contrôle des peuples par l’alimentation établi par Kissinger. Les OGM représentent désormais la mainmise ultime sur la nourriture grâce à la technologie de semences «Terminator», le brevetage des semences et des droits de propriété intellectuelle.

 

Rockfeller, Bill Gates…et derrière encore le groupe Bildenberg dont l’un des principaux soucis est la réduction du troupeau humain dans les pays du tiers-monde ! (Peu leur importe qu’un Etazunien gaspille et pollue la Terre 20 fois plus qu’un Indien ou un Africain). On approche de la « solution finale » à travers l’eugénisme qui est probablement la forme la plus fondamentale et la plus efficace de contrôle social. Cette philosophie vise entre autres à réduire la capacité de reproduction des personnes les « moins désirées ». Eh bien sachez qu’en 2001, Monsanto et DuPont ont acheté une petite entreprise de biotechnologie nommée Epicyte qui avait créé un gène causant la stérilité chez l’homme et la femme !

 

Nous avons de quoi nous inquiéter, non seulement des conséquences néfastes des monopoles des semences et des OGM sur la santé et l’environnement mais aussi des types de gènes pouvant se trouver à notre insu dans notre nourriture !

 

 

Quintidi 25 thermidor 222

Illustration X – Droits réservés

 

07/08/2014

(In)justice dans le « pacte de responsabilité » : le Conseil constitutionnel a encore frappé.

chimulus bistro copie.jpg

 

- …taing ! Victor. François va pas pouvoir profiter de ses vacances à la Lanterne (« Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira ! »). Le Conseil constitutionnel, selon une habitude maintenant bien établie, vient de lui sabrer la seule mesure – mesurette ! - sociale de son fameux « pacte de responsabilité ». C’est quoi cette mesure qui hérisse les « Sages » ?

 

- Il s’agit, pour faire illusion face aux cadeaux énormes faits aux entreprises, d’une réduction de cotisations salariales (maladie et vieillesse), soit un allègement dégressif sur les salaires compris entre 1 et 1,3 smic. Pour faire simple, le salaire brut reste le même mais avec cet allègement le salaire net augmente. Ça fait un bonus de 500 euros par an pour chaque bénéficiaire et ça touche 5,2 millions de salariés et 2,2 millions de fonctionnaires. Coût de l’opération : 2,5 milliards d’euros à comparer aux 42 milliards d’allègement de cotisation patronales, donc de cadeaux aux entreprises.

 

 - Merde ! Mais c’était une bonne mesure ça ! Pour une fois… Pourquoi ils l’ont sabré les fameux « sages » ?

 

- Eux, ils jugent en fonction d’un seul critère – qu’ils disent ! - : à savoir si la loi est compatible avec la Constitution ou non. Et là, ils disent que la loi « méconnait le principe d’égalité ». Ben voyons. Mais leurs jugement sont toujours à sens unique et donc plus politiques que « sages ».

 

- Ce n’est pas la première fois qu’ils sabrent les lois issues des gouvernements de François…

 

- C’est même devenu une habitude. Tiens, la fameuse tranche d’impôt à 75% pour faire payer un peu plus les plein de thunes ? Sabrée par les « sages ». Concernant l’évasion fiscale : les « sages » ont sabré les dispositions qui auraient permis au fisc de poursuivre plus facilement les entreprises et les particuliers plein de thunes qui se livrent à des magouilles acrobatiques pour payer le moins d’impôts possible. Ils ont aussi sabré les dispositions qui durcissaient les conditions d’évasion fiscale des entreprises grâce aux magouilles des « prix de transfert ». Ils ont aussi sabré l’obligation de déclarer au fisc les astucieux montages d’optimisation concoctée par des palanquées de cabinets d’avocats d’affaires dont la fonction et seule utilité est d’aider les entreprises à baiser le fisc.

 

- Cette dernière saloperie : sabrer ce qui pourrait donner un peu plus de fric aux plus pauvres va donc dans le même sens. Si je comprends bien, le Conseil constitutionnel sabre systématiquement toute mesure de gauche. Puteng mais c’est quoi ce « machin ? C’est qui ces personnages qui sabrent systématiquement tout ce qui peut aller vers plus de justice ?

 

- Tiens, en voilà la liste :

2013-2016 du 14 mars 2013 au 5 mars 2016

Président : Jean-Louis Debré.

Membres nommés par le président de la République :

Jean-Louis Debré, nommé par Jacques Chirac en 2007,

Michel Charasse, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010,

Nicole Maestracci, nommée par François Hollande en 2013,

Membres nommés par le président du Sénat :

Renaud Denoix de Saint Marc, nommé par Christian Poncelet en 2007,

Hubert Haenel, nommé par Gérard Larcher en 2010,

Nicole Belloubet, nommée par Jean-Pierre Bel en 201318,

Membres nommés par le président de l'Assemblée nationale :

Guy Canivet, nommé par Jean-Louis Debré en 2007,

Jacques Barrot, nommé par Bernard Accoyer en 2010,

Claire Bazy-Malaurie, nommée par Claude Bartolone en 201319.

Membres de droit :

Valéry Giscard d'Estaing,

Jacques Chirac (ne siège plus à partir de mars 2011),

Nicolas Sarkozy (refuse de siéger à partir de juillet 2013)

Voilà les "sages" (!!!???) à qui les magouilleurs fiscaux, les patrons et la droite la plus bornée  peuvent dire merci ! Il suffit de regarder qui ils sont, d’où ils viennent, qui les a nommés pour comprendre que leurs jugements sont fortement teintés de favoritisme politique, toujours en faveur de la droite évidemment...

 

Nonidi 19 thermidor 222

Illustration: merci à Chimulus

 

01/08/2014

Investissez dans un marché porteur : l'enfant d'occasion !

Au milieu de la morosité ambiante, il y a un marché prometteur qui vient de naître aux USA – pays d'où vient toujours la « modernité » et l'audace commerciale. Il s'agit du florissant et prometteur marché de l'enfant d'occasion.

 

Eh ! Oh ! Le Victor, il a dû bouffer d'autres champignons que des girolles, que vous devait vous dire. Détrompez-vous. Tenez, si vous lisez l'english, voilà ce que l'on trouve sur le site de vente d'enfants d'occasion WIAA

 

Meet Caleb

 

enfants d occasion Caleb.JPGCaleb is a 9 year old boy who was adopted from the foster care system.  Caleb is an energetic, active young boy who is in need of a new adoptive home.

 

He loves playing golf, riding his bike, camping, playing with Legos, fishing and reading.  He also likes playing with his friends. He gets a lot of invitations to parties because he is very well liked. He is intelligent and does well in school.  He does not have an IEP because he does so well in school.  Academically, he does well in all his subjects.

 

Caleb has been in a large family with 6 siblings “stair-stepped” above him. All his siblings are also adopted except for one 4 year old boy who is a biological son of the family.

 

His current parents are looking to place him with a family with either no children or no more than one other child.  They would like Caleb to be the youngest child in the family.  The family should have an active lifestyle so they can keep up with Caleb.

 

Caleb has a Title IV-E adoption subsidy which is supposed to follow him in a new adoption. Continued therapy is strongly recommended, perhaps in a family therapy.

 

For more information on Caleb, please email us at secondchance@wiaa.org

 

This is a private adoption, so a state or foster homestudy would not work. A state authorized private domestic or international homestudy would be required.  Due to state laws, we are not able to place him in NY, CO, IL, CT, MA, or DE.  If you would like to receive additional information on him, please contact us at secondchance@wiaa.org

 

Adoption is a legal process so there are some costs for this adoption.  This adoption qualifies for the IRS Adoption Tax Credit.

 

 

Meet Tina

 

enfants d occasion Tina.JPGTina, age 11, was originally adopted from Russia at age 5. She is in need of a new home.
 She is a girly-girl who loves pretty clothes and looking good.  She is an active child who loves gymnastics, soccer, fishing, baking, crafts and reading.

 

Tina needs to be either the youngest child or the only child in a home where she is able to get ongoing therapy for RAD and other needs.

 

Due to state laws, we are not able to place her in NY, CO, IL, CT, MA, or DE.

 

This is a private adoption, so a state or foster homestudy would not work. A private domestic or international homestudy by a state licensed adoption agency or adoption social worker would be required.

 

Adoption is a legal process so there are costs.

 

If you would like to receive additional information on her, please contact us at secondchance@wiaa.org 

 

Il y a ceux qui font l'enfant à l'ancienne manière, avec un monsieur qui monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Pas « moderne » ça, coco !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur droit à l'enfant, soit d'acheter un enfant tout fait. En terme commercial, ça s'appelle "l'adoption". On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à vos risques et périls.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ».

 

Et puis il y a les petits malins : ceux qui ont découvert le marché de l'enfant de troisième main. L'inconvénient, c'est comme les soldes : ni reprise, ni garantie. Mais les prix sont particulièrement avantageux. Autour de 3500 $ de frais d'agence, autour de 2000 $ de frais d'avocat pour rédiger le bon contrat, plus les frais de voyage vers le Minnesota, l'état étazunien pionnier dans le marché du produit-enfant d'occase. Allez, ça ramène le prix TTC de l'enfant autour de 7000 à 8000 $. Ce n'est pas donné, mais c'est une excellente affaire par rapport à l'adoption de deuxième main (voir plus haut). Évidemment, avec le « low cost », il ne faut pas s'attendre à de la première classe et rester vigilant sur les éventuelles malfaçons. S'ils sont remis sur le marché de l'occasion, c'est que ces produits-enfants n'ont pas donné entière satisfaction à leur premier propriétaire. Ils ont peut-être quelques défauts, quelques vices cachés, problèmes génétiques, maladies des boyaux de la tête, troubles psychologiques, maladies orphelines qui coûtent les yeux de la tête à traiter, etc. Eh ! C'est de l'occase... Réclamez donc le certificat de Contrôle technique. Ça s'appelle « bilan médical et bilan psychologique complet ». Vérifier sa validité. Cette sage précaution protégera votre investissement si le produit-enfant ne vous donne pas entière satisfaction et que vous vouliez par la suite le remettre sur le marché de l'occasion. C'est de la saine gestion. Á savoir : aux USA, certains de ces frais sont déductibles de vos impôts (This adoption qualifies for the IRS Adoption Tax Credit. ). Il faudra voir à réclamer pareil en France.

 

Ah ! Au fait, ce qu'il demande par-dessus tout un enfant, qu'il soit de première, de deuxième ou de troisième mais, c'est DE L'AMOUR.

 

Mondo cane...

 

Tridi 13 thermidor 222

 

Illustration: merci à Deligne

 

31/07/2014

Et si la France rejoignait les BRICS pour se débarrasser des diktats financiers et politiques étazuniens ?

BRICS sommer 2014.jpg

 

La mafia politico-financière étazunienne a échoué dans sa volonté d'humilier et de saigner l'Argentine, par l'intermédiaire de ses complices de la « justice ». Les représentants de ce pays courageux ont refusé de céder aux oukases étazuniens.

 

De quoi s'agit-il ?

 

En 2001 l’Argentine, saignée par la finance étazunienne, se déclare en cessation de paiement. Plus une thune, no mas dinero ! Et alors, libéré du carcan de cette dette, le pays s'est redressé, sa situation sociale a fortement évolué en bien. Il est parvenu à se débarrasser de la pression des officines financière nuisibles dominées par les USA tels que le FMI et la Banque Mondiale. Puis il a imposé à ses créanciers privés (banques et fonds de pension étazuniens essentiellement) de « restructurer » une partie de cette dette (90 milliards de dollars). En réalité, les Argentins ont dit aux rapaces de la finance étazunienne : « Vous vous asseyez sur 70% de vos créances. Nous vous paieront le reste en plusieurs années. C'est à prendre ou à laisser ». 92% des détenteurs de bons argentins ont accepté (ce qui prouve qu'ils savaient bien que les 70% perdus étaient plus que douteux!). Mais les 8% restants ont refusé cet accord et continuent de réclamer la totalité de leurs prétentions. Ce sont ces charognards de la finance appelés « fonds vautours », qui fondent sur les pays à terre pour les dépouiller. Ainsi les charognards Elliot Investment Management et Aurelius Capital Management ont acheté à prix bradés quelques fonds argentins alors que l'Argentine était en cessation de paiement. Maintenant que le pays s'est redressé, ils réclament la totalité de leur rapine, mais avec une plus-value de 1600% par rapport au prix d'achat ! Ils se font pas chier les salauds ! Ils ont porté l'affaire devant des tribunaux...étazuniens qui leur ont, évidemment, donné raison, condamnant l'Argentine à payer 1,3 milliards de dollars.

 

C'est que dalle en fait et le pays pourrait payer. Mais ce serait alors la porte ouverte à la remise en cause des accords acceptés par les 92% ! Inacceptable pour l'Argentine qui leur a donc dit « merde » ! Bravo. La délégation argentine n’a rien cédé. Elle leur propose de faire comme les autres : accepter une décote de 70% de ce qu'ils réclament. Ce qui représenterait tout de même 300% de bénef pour les vautours !!!

 

Ces péripéties, ainsi que le racket d'une banque française, mettent en lumière la nécessité de se sortir des griffes du dollar. Cette monnaie est à la fois celle d'un pays, les USA, ET le moyen de paiement international principal. Ce qui donne au pays qui le manipule un avantage commercial hallucinant ! Les Zétazunis, avec un cynisme assumé (« Le dollar est notre monnaie mais c'est votre problème » !) accumulent ainsi des déficits commerciaux abyssaux, faussant totalement la concurrence internationale, mais ils s'en foutent car ils font fluctuer la valeur du dollar au gré de leurs intérêts en imprimant du billet vert lorsqu'ils en ont besoin. Pire encore, comme le prouve l'affaire de la BNP-Paribas et l'affaire de l'Argentine, ils se servent du dollar pour imposer au reste du monde leurs lois exclusivement au service de leur politique nationale égoïste.

 

Mais ça bouge. La remise en cause de la suprématie monétaire étasunienne est en route. Au cours du récent sommet des BRICS qui s'est tenu ce mois de juillet à Fortaleza, au Brésil: la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie ont monté une banque concurrente du FMI dotée de 100 milliards de dollars. Cette Nouvelle Banque de Développement est basée en Chine et présidée par un Indien.

 

Eh ! François, puisque l'euro a fait un bide, si tu impliquais la France dans cette avancée salutaire pour se débarrasser de l'hégémonie étazunienne ? Lien

 

Duodi 12 thermidor 222

 

Photo X - Droits réservés

 

29/07/2014

Au bistro de la toile : chiens dangereux et députés liberticides

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- ...taing ! Victor. Le Canigou, c'est bien de la nourriture pour chien ?

 

- Eh ouais Loulle... Tout comme Picasso est une bagnole moche. Les voleurs de mots n'ont aucune vergogne. Le Canigou, Loulle, c'est le pendant catalan de notre Ventoux : une formidable montagne qui a les pieds dans les flots de la Mare Nostrum et la tête dans les étoiles, à 2800 mètres d'altitude. Mais pourquoi tu me parles du Canigou Loulle?

 

- Parce que dans cette montagne, Victor, il y a des chiens qui doivent justement en manquer, de « Canigou »...

 

- ???!!!

 

- Ouais : des tchinas ont attaqué des touristes suédois qui se baladaient sur ce massif. Et ils ont rousigué sérieusement les fesses dodues d'une Suédoise, par ailleurs journaliste qui effectuait un reportage sur les Pyrénées.

 

- Eh bien, ça fera de la pube en Suède... Après ça les propriétaires des troupeaux gueulent après le loup, voire l'ours. Cette attaque de chiens agissant en meute illustre parfaitement cette substitution de responsabilité voulue : ce sont des chiens errants, abandonnés par des chasseurs, voire lâchés volontairement par des éleveurs qui ne gardent pas leurs bêtes à l'estive, qui sont les principaux responsables des attaques de troupeaux. Mais il est plus facile, et surtout bien plus rentable de désigner ce pauvre trouillard de loup de tous les maux : si les éleveurs déclarent une attaque de loup, chaque bête tuée est remboursée par l’État (toi, moi) à hauteur d'environ 80 euros. Mais si c'est une attaque de chiens, il faut retrouver le propriétaire du chien et faire payer son assurance. Autrement dit aucune chance d'obtenir quelque remboursement que ce soit ! S'il s'était avéré que c'était un loup qui avait rousigué le culcul de la belle suédiche, qu'est-ce qu'on aurait entendu ! « Cet animal sauvage met en péril le tourisme dans la région », « ils vont attaquer nos enfants », « allons-nous tolérer le retour de la Bête du Gévaudan ? », et patati et patata... Bof. Pendant qu'on enfume le populo avec ça, les saloperies hollando-vallsiennes continuent en loucedé...

 

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

 

- L'été, le temps du bronze-cul est la période préférée des politicards véreux (pléonasme !) pour faire adopter des lois scélérates. Et cette année ne déroge pas à la règle. Ainsi le groupe socialiste a déposé le 16 juillet sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi instaurant un délit de « violation du secret des affaires ». Autrement dit organisant l'omerta sur les délits des voyous en col blanc. Le Medef et les sarkotrafiquants en ont rêvé, les traîtres hollando-vallsiens veulent le faire ! Sous le prétexte de lutter contre l'espionnage économique dont les entreprises peuvent être victime, cette loi, si elle passe, constituera surtout une impossibilité pour les journalistes d'investigations et pour les lanceurs d'alerte et tous les citoyens de dénoncer les magouilles et les dérives des entreprises et des groupes financiers. Il s'agit de protéger les entreprises et les banksters de la légitime curiosité des citoyens. C'est une grave menace contre le droit à l'information.

 

- Tout ça sous un gouvernement de gôôôche...

 

- Eh oui Loulle. On est cocus, battus mais pas contents. Ces salopards ne font que reprendre une proposition de loi du député UMP Carayon qui a failli aboutir sous Sarko. Faute d'avoir pu obtenir la dépénalisation du droit des affaires – leur rêve – ils veulent pénaliser...ceux qui dénoncent ces magouilles.

 

- Putaing ! Les chiens, c'est pas au Canigou qu'ils sont le plus dangereux.

 

- T'as raison ! Allez, à la nôtre...

 

 

Décadi 10 thermidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

16/07/2014

Dumping fiscal, paradis fiscaux, croissance... On t'attend là, euro-citoyen Junker !

junker par A Botella.jpg

 

 

Barosso va ENFIN libéré le territoire. N'épiloguons pas sur les méfaits de ce personnage nuisible parmi les nuisibles et essayons d'avancer. La commission européenne s'est donc donnée un nouveau patron, le Luxembourgeois Jean-Claude Junker, créateur, lorsqu'il dirigeait son micro-pays, du « paradis fiscal le plus nuisible d'Europe » dixit Eva Joly qui connaît bien la question. Ce n'est pas un perdreau de l'année mais une vieille carne politique qui gravite depuis des décennies dans les milieux « responsables » de l'Europe. Il était le candidat du parti arrivé en tête aux dernières élections européennes, il est donc logique qu'il prenne la tête du pilier de l'Union : la Commission.

 

Il faut faire avec, ne lui faisons donc pas de procès d'intention. Mais on va vite voir comment il se comporte et au profit de qui il roule. En particulier dans la lutte contre...les paradis fiscaux, c'est-à-dire, en Europe, la lutte contre le dumping fiscal et les contorsions des multinationales qui jouent de ces distorsions pour « optimiser » leur fiscalité. En parlant clair, pour ne pas payer les impôts que les États dans lesquels ces entreprises prédatrices font leurs bénéfices sont légitimement en position d'attendre. On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Une des combines de ces multinationales s'appuie sur les « prix de transferts ». Il s'agit de transferts de pognon entre filiales d'une même multinationale installée dans le monde entier. Ainsi, en affectant des tarifs « pittoresques » à divers services et produits échangées entre ces filiales, les multinationales s'arrangent pour être déficitaires ou très peu bénéficiaires dans les pays à fort taux d'imposition, et ainsi faire passer l'essentiel de leurs bénéfices dans des pays « accueillants » en matière fiscale. Ainsi, Apple, Google, Dell, IBM, Starbucks et autres multinationales yankees reversent la quasi-totalité de leurs bénéfices effectués en France, en Allemagne, en Italie et dans toute l'U.E., sous forme de « royalties », à leur filiale Irlandaise dans laquelle elles concentrent la propriété des brevets et donc de tous les droits d'utilisation. Et voilà comment je t'embrouille !

 

Mais il n'y a pas que l'Irlande comme état-pirate en Europe, le Luxembourg – pays de Junker – en est un autre, et pas des moindres. Il concentre les sièges ou les filiales financières de beaucoup d'entreprises multinationales, et par des accords secrets entre l’État luxembourgeois (mais aussi hollandais, belge, britannique) et ces multinationales (les « tax ruling », se montre très accommodant sur les taxations... Junker s'est engagé durant sa campagne à « faire du droit comparé positif » (??!!) pour en finir avec cette concurrence fiscale entre États de l'Union, et à « revoir la fiscalité des entreprises ». On va voir... D'autant plus que dans l'U.E. toute décision concernant la fiscalité doit être prise à l'unanimité des 28 membres ! Bonjour l'efficacité, et merci aux Rosbifs qui ont imposé cette directive scélérate pour protéger les intérêts des vautours de la City. Il y a donc toujours un pays qui met son veto pour bloquer toute avancée conséquente en la matière. On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Les banques vont être très prochainement obligées lien à déclarer, entre autres, le nombre des personnels qu'elles emploient pays par pays, les bénéfices qu'elles réalisent pays par pays, le montant de l'impôt qu'elles y paient, pays par pays encore. On verra si Junker propose d'étendre cette excellente directive aux multinationales ! On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Junker s'est prononcé clairement, au cours de sa campagne électorale, pour la création d'un registre sur lequel il serait obligatoire d'enregistrer les noms et coordonnées de tous les bénéficiaires des trusts, edges-funds et autres officines opaques qui participent à l'évasion fiscale et au blanchiment d'argent. Registre contre lequel ferraillent entre autres les Pays-Bas et...le Luxembourg ! lien On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Ah ! C'est vrai, Junker a promis 300 milliards sur 3 ans pour relancer la « croissance ». Soit 100 milliards par an. Pour 500 millions de citoyens européens, cela fait 200 euros par citoyen. Un bon repas en famille au resto... Ma foi, c'est toujours bon à prendre. On t'attend, là encore, euro-citoyen Junker.

 

 

Octidi 28 messidor 222

 

Illustration : merci à A.Botella

 

15/07/2014

« FAIT MAISON » : le triomphe des gargotiers

logo Fait maison.jpg

 

Ah ! Quel bonheur ! Á partir d'aujourd'hui, au resto, on pourra savoir si ce qui arrive dans notre assiette provient du savoir-faire du cuisinier à partir de produits frais du terroir, ou bien des usines de l'industrie agroalimentaire.

 

Tè ! Fume...

 

Les gargotiers triomphent. Ils gagnent haut la main la coupe du monde de la Malbouffe. Ceci grâce aux efforts et au pognon du puissant lobby de l'agroalimentaire qui a su circonvenir sénateurs et députés pour faire passer une loi bidon. Qu'on en juge.

 

Ah ! L'emballage est beau : le logo « fait maison » a été créé pour valoriser « les plats cuisinés entièrement sur place à partir de produits bruts ou de produits traditionnels de cuisine ». Eh bien voilà. C'est bien ça ! Voilà qui va rassurer les clients et relancer la production de ces bons produits du terroir qui font que la gastronomie française – fierté nationale ! - a été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Ben voyons... Continuons la lecture du décret :

 

« Peuvent entrer dans la composition d’un plat “fait maison” les produits qui ont été réceptionnés par le professionnel :
- épluchés, à l’exception des pommes de terre, pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés ;
- fumés, salés ;
- réfrigérés, congelés, surgelés, conditionnés sous vide. »

 

Autrement dit le gargotier qui « réceptionne » (directement de chez Metro, Brake ou autre distributeur de l'industrie agroalimentaire) du bœuf déjà cuit, qui y rajoute un sachet de carottes surgelées, une sauce toute faite (puisqu'il peut « sous réserve d’en informer par écrit le consommateur », se procurer ses « fonds blancs, bruns et fumets »), du sel et du poivre pour personnaliser le met, pourra marquer sur sa carte :  daube « fait maison ».

 

Pareil pour son confrère spécialisé dans la cuisine de la mer : il va « réceptionner » du cabillaud sous vide, en déchirer l'emballage – ce qui requiert un grand savoir-faire – le réchauffer au micro-ondes, y rajouter deux feuilles de salade sous vide également, l'agrémenter une mayonnaise industrielle (pour des raisons de sécurité alimentaire !) et lui aussi le vendre sous l’appellation « fait maison ».

 

Pourquoi se gênerait-il, le gargotier puisque un plat composé d’un produit qui ne serait pas fait sur place « peut être présenté comme “fait maison” dès lors que la marque du produit ou le nom du professionnel qui l’a fabriqué est expressément indiqué ».

 

Autrement dit, il peut vendre n'importe quelle merde, à condition d'en « informer le consommateur ». Mouais... Loin au bas de la carte, en caractères six illisibles, en renvoi d'astérisques minuscules !

 

Comme foutage de gueule, on ne fait pas mieux.

 

Pire : le vrai cuisinier qui confectionnera vraiment lui-même une purée de pommes-de-terre ou une tarte tatin devra, pour y apposer le logo « fait maison », en apporter la preuve en montrant ses livres de compte, en désignant ses fournisseurs, en ouvrant sa cuisine à des inspecteurs pointilleux, tandis que les autres, les ouvreurs de boites, les réchauffeurs de surgelés, les déchireurs de sachets plastiques pourront continuer sans problèmes leur peu ragoutante mais si rentable tambouille.

 

Que demandait le consommateur ?

 

- Que soit apposée un logo clair, explicite, indiquant la nature industrielle de tel ou tel plat. Eh ! Oh ! Puis quoi encore... Ce serait foutre en l'air la juteuse tambouille des « réchauffeurs » (80% des restaurants de France).

 

- Que l'appellation « Restaurant » soit réservées aux établissements faisant travailler de vrais cuisiniers et utilisant des produits frais. Tout comme les boulangers ont réussi à interdire l'appellatiuon « Boulangerie » aux réchauffeurs de pâtons surgelés.

 

Mais c'est encore trop demander...

 

Les gargotiers ont gagné, les consommateurs ont perdus.

 

Quant aux sénateurs et députés qui ont chié cette loi, ils prouvent par là qu'ils cumulent non seulement les mandats, mais aussi la konnerie, la duplicité et la corruption.

 

Septidi 27messidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

11/07/2014

Le foot ! Le foot ! Le foot ! Ras-les-aliboffis…

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Ils nous les gonflent jusqu’à les faire éclater avec leur konnerie de foot.  Les lucarnes à décerveler s’en donnent à cœur joie, suivies par les machines-à-bruit et les canards-laquais. « Drame national au Brésil » « Et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne », et patin-coufin.

 

Distraire la « populasse » avec des niaiseries afin qu’elle ne voit pas le zob qui l’enfile sans vaseline !

 

Cet enfumage organisé, mondialisé, va dans le sens d’un des objectifs des néo-cons (et kons tout courts) qui nous gouvernent :

- Empêcher le public de réfléchir et de se poser intelligemment des questions sur sa condition, et sur la manière dont la société est organisée et dirigée.

- Rendre le public plus facilement manipulable en affaiblissant ses capacités d'analyse et de sens critique.

        

Pour ce faire, Le Lay a, en son temps, avec une étonnante franchise, reconnu que la finalité de TF1 est de « rendre les cerveaux disponible pour CocaMerde ».

 

Les moyens pour atteindre ces objectifs sont connus :

- Diffuser massivement des programmes TV débilitants et premier lieu le sport, les jeux débiles et les téléréalités.

- Noyer les informations et connaissances importantes dans un flot d'informations insignifiantes. C’est la censure par le trop-plein d'informations.

- Promouvoir des loisirs de masse débilitants. Le foot ! Le foot ! Le foot !

- Encourager la consommation de tranquillisants et somnifères. Un peuple abruti et accro ferme sa gueule.

- Autoriser sans restriction la consommation d'alcool, et le vendre à un prix accessible aux plus défavorisés.

- Faire en sorte que l'éducation donnée aux "couches inférieures" soit du plus bas niveau possible. Et faire en sorte qu’elles soient fieres de leur inculture en donnant le bac à 9 « candidats » sur 10. (Pour ne pas l’avoir, c’est compliqué, il faut en faire la demande bien à l’avance et si possible être pistonné !)

- Réduire le budget de l'éducation publique, et laisser se développer dans les écoles des conditions de chaos et d'insécurité qui rendent impossible un enseignement de qualité. Afin que les « zélites » friquées se retrouvent entre elles dans des instituts privés.

- Limiter la diffusion des connaissances scientifiques (en particulier dans les domaines de la physique quantique, de la neurobiologie, et surtout de la cybernétique - la science du contrôle des systèmes vivants ou non-vivants).

- Limiter aussi la diffusion des concepts les plus puissants concernant l'économie, la sociologie, ou la philosophie. BHL et Finkelkrot plutôt que Bourdieu ou Généreux.

- Parler au public de technologie plutôt que de science. Etc., etc.

 

Prendre conscience de la manière dont les crapules – tant politiques qu’économiques ou religieuses - qui nous gouvernent nous manipulent, c’est déjà faire acte de résistance !

 

Tridi 23 messidor 222

 

Illustration: merci à Mutio

 

10/07/2014

Au bistro de la toile : la réforme territoriale

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- Salut Victor. T'as ton passeport pour venir ici ?

 

- Ouais Loulle. Mon passeport, fort heureusement,ce n'est que le pognon que je te file pour payer ma tournée. Mais je vois où tu veux en venir : je traverse le Rhône pour venir dans ton antre de perdition. Ce faisant, tout en restant dans la même communauté de communes (la COGA), je change de commune, de département et de région !

 

- Tu viens dans les pays de l'Est en quelque sorte.

 

- Exactement. Dans les pays de l'Est du Rhône. Et crois-moi, cette situation n'est pas toujours confortable. Tiens par exemple, pour créer une entreprise dans la partie gardoise de Grand Avignon (c'est ainsi que se nomme la communauté de communes). J'en ai l'expérience. Tu vas donc te renseigner au plus proche : à la Chambre de commerce d'Avignon. Où on te répond qu'il te faut aller à la CCI...de Nîmes. Quarante km au lieu de deux. Á Nîmes, on te regarde de loin : tu es un rhodanien, donc un Avignonnais. Presqu'un étranger. Et c'est pareil pour toutes les administrations : tribunal de commerce, sécurité sociale, conseil général, etc. Pareil pour ceux qui prennent leur retraite : ils doivent faire 40 bornes pour la plus simple des démarches, au lieu de seulement traverser le Rhône...

 

- Chez moi c'est moins compliqué Victor : je te sers sans problème du Côtes-du-Rhône aussi bien de la rive droite que de la rive gauche. Et au même prix !

 

- Tu rigoles Loulle. Mais les vignerons ont depuis longtemps effacé la stupide frontière du Rhône qui, depuis longtemps est un lien et non une séparation. Leurs instances professionnelles couvrent les deux rives du Rhône.

 

- Et bientôt Victor, pour bien des démarches, c'est à Toulouse qu'il te faudra aller !

 

- J'aime bien Toulouse Loulle, mais on touche là une aberration de ces fusions décidées d'en haut, par des énarques coupés des réalités du terrain. Nous, sur la rive droite du Rhône, nous sommes Provençaux, pas Languedociens et encore mois Midi-pyrénéens. Radio-bleu Nîmes n'arrive même pas chez nous, nous écoutons radio-bleu Vaucluse, nous regardons FR3 Provence et pas Montpellier. Les Rhodaniens envoient leurs gosses à l'école ou à l'université à Avignon, vont au spectacle à Avignon, vivent souvent sur la,rive gardoise, plus chicos, et travaillent à Avignon, etc... La « frontière » naturelle entre Provence et Languedoc ne passe pas par le Rhône, mais par le Vidourle, ce fleuve côtier célèbre par ses terribles colères (les vidourlades) et qui descend des Cévennes pour se jeter dans la Méditerranée entre la Grande-Motte et le Grau-du-Roi. Les bâtisses traditionnelles (fermes et mas) sont ouvertes en Provence, fermées en Languedoc. La langue occitane varie légèrement à partir de ce fleuve côtier. La religion (à l'époque sombre où ça comptait) aussi. Mais les distinctions sont tout de même minimes. Il y a en commun le « fé di bioù » (la foi dans les taureaux), la Camargue commune, le mistral, les crues du Rhône, le TGV aussi... Et surtout, il y a des réalités économiques : le triangle Avignon, Nîmes, Arles, c'est plus de 70.000 emplois.

 

- Alors, vous allez demander votre indépendance ?

 

- Sinon notre indépendance, du moins notre rattachement à la région Provence-Alpes-Côte-d'azur. Note que j'évite le sordide raccourci « paca » qui me donne envie de caguer.

 

- Mais les gardois « d'outre-Vidourle » ne seront peut-être pas d'accord ?

 

- Possible. Mais pourquoi ne pas scinder le département en deux, puisque de toute façon les départements sont appelés à disparaître ?

 

- Alors bienvenue chez nous Victor et, tè, je te sers deux canons : un Lirac (rive droite) et un Gigondas (rive gauche) !

 

Duodi 22 messidor 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

 

Pétition pour le rattachement du Gard à la région Provence : ICI

08/07/2014

Au bistro de la toile : syndicats...

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- Oh ! Victor, je te voyais pas ce matin, j'ai cru que tu boycottais mon rade et que tu choisissais la politique de la chaise vide.

 

- Non Loulle. On n'est plus dans la cour de l'école, on ne boude pas. Ton rade n'est-il pas l'un des derniers lieux ouverts où l'on puisse confronter dans la bonne humeur toutes les opinions ?

 

- C'est vrai Victor. La conférence sociale ici, c'est tous les jours. Pas comme là-haut, chez les « zélites », chez les décideurs qui font de la surenchère au lieu de discuter de tout, qui prenne des postures au lieu de défendre des idées.

 

- Les syndicats, Loulle, qu'ils soient ouvriers ou patronaux, sont dans la posture parce qu'ils ne sont pas représentatifs. En France, la proportion de salariés syndiqués tourne autour de 7% à 8%. La France a le plus faible taux de syndicalisation des pays de l'OCDE. Á comparer avec l'Allemagne 18,6%, le Royaume-Uni 26,5%, l'Italie 35% et la Finlande 70%. Ils sont donc tous en concurrence pour séduire le plus de monde possible, avec toutes les surenchères que cela implique.

 

- Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour augmenter le nombre de syndiqués et donc leur donner plus de puissance...

 

- ...et de responsabilité ! Il faut savoir qu'ici, Loulle, lorsque des accords sont conclus, ils s'appliquent à tous les salariés. Autrement dit, 92 à 93% des salariés bénéficient des avancées, ou subissent les reculades des syndicats, sans avoir rien fait pour.

 

- C'est bien ça ,Victor. C'est toujours les minorités agissantes qui font avancer les choses.

 

- C'est vrai. Mais ces avancées se font toujours dans la douleur, par les grèves, les mouvements sociaux, les manifestations. Ce ne sont jamais des solutions équitables résultant de négociations dures, opiniâtres mais sereines. Il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Avec toutes les rancœurs et les désirs de revanche que ça implique.

 

- Alors, tu vois une solution ? Rendre l'inscription syndicale obligatoire?

 

- Certainement pas Loulle. Mais imagine que les résultats des négociations entre syndicats salariés et patronaux ne soient applicables qu'aux seuls syndiqués, les autres se démerdant individuellement. Tu verrais que les choses changeraient vite ! Pour bénéficier des avancés obtenues par les syndicats, les salariés se presseraient pour se syndiquer ! Et idem, de leur côté, pour les petits patrons. Dès lors, avec 80% de syndiqués ou plus, les représentants syndicaux auraient un autre poids et les discussions seraient forcément plus positives. Une fois par an, à l'occasion d'une conférence sociale, les partenaires mettraient tout sur la table et, poussés par leur base énorme, ils ne sortiraient que lorsqu'un accord serait signé. Sans compter que les seules cotisations des syndiqués donneraient des moyens considérables aux syndicats, soulageant les finances publiques et mettant fin à bien des pratiques douteuses...

 

- En voilà une idée qu'elle est bonne Victor ! Tè, à la nôtre, c'est ma tournée !

 

 

Décadi 20 messidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

07/07/2014

Impunité des multinationales : le bal des faux-culs.

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Pendant le bronze-cul, le fouteballe et maintenant le tour de France, notre glorieux gouvernement de gôôôche vient de s’illustrer – comme tous les autres gouvernements européens d’ailleurs - en votant pour le maintien de l’impunité des multinationales. Découvrez cette information honteuse dans ce communiqué conjoint d’ATTAC et de AITEC :

 

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU favorable à la fin de l’impunité des multinationales. La France vote non.

par AITEC, Attac France

 

Ce jeudi 26 juin, malgré l’opposition de la France, de l’Allemagne et des États-Unis, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est prononcé en faveur d’un projet de résolution déposé par l’Équateur et l’Afrique du Sud afin d’élaborer de nouvelles normes internationales contraignantes sur les entreprises multinationales et les droits humains. Attac France et l’Aitec dénoncent le vote français contre une initiative bienvenue et justifiée, tant il est urgent de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les multinationales et garantir l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

C’est par 20 votes pour, 14 contre et 13 abstentions que la résolution en faveur d’un futur instrument légalement contraignant envers les multinationales a été adoptée au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU. Cette résolution, dont le principe avait été soutenu par 85 États de la planète en septembre dernier, ouvre une opportunité historique pour combler un manque flagrant : il n’existe pas, au niveau international, d’instrument juridiquement contraignant, pourvu de mécanisme de sanction, pour réguler et contrôler les impacts des multinationales sur les droits humains et assurer l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

Les multinationales bénéficient ainsi d’une asymétrie dans le droit international puisqu’elles disposent aujourd’hui de toute une batterie d’instruments normatifs (accords de libre-échange, traités bilatéraux sur les investissements, mécanismes d’arbitrages internationaux, etc.) qui protègent leurs droits et leurs intérêts, renforçant d’autant leur pouvoir économique et politique. Toutes les tentatives passées pour sérieusement contrôler leurs activités et leurs impacts sur les droits humains ont échoué, notamment suite à leur fort lobbying, et seuls existent aujourd’hui des codes volontaires et des principes directeurs juridiquement non-contraignants et absolument inefficaces.

Pourtant, de Bhopal au Rana Plaza en passant par le cas de Chevron en Équateur ou de Marikana en Afrique du Sud, nous ne manquons pas de cas d’études et de documentation, y compris au sein des instances internationales, pour justifier la double nécessité de destituer l’architecture d’impunité dans laquelle évoluent les multinationales, et d’introduire des dispositions contraignantes garantissant que les droits économiques, sociaux, politiques et environnementaux des populations ne puissent être violés par les multinationales, et rester impunis.

Des centaines d’organisations et de mouvements sociaux du monde entier soutiennent la proposition initiée par l’Équateur et l’Afrique du Sud et se sont mobilisés cette semaine à Genève, et ailleurs, pour faire pression sur les États membres du CDH et sensibiliser l’opinion publique internationale. En votant en bloc contre le projet de résolution, les pays européens et de l’OCDE (hormis le Chili qui s’est abstenu) ont fait passer les intérêts des multinationales au-dessus de la protection des droits humains.

Attac France et l’Aitec appellent le gouvernement français à revoir sa position, et à s’expliquer à défaut. Nous considérons en effet que le soutien français à cette résolution n’aurait contredit ni la mise en application des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits humains de l’ONU, ni le projet de loi français en cours de préparation sur la responsabilité des acteurs économiques à l’étranger, qui ne devrait comporter aucune mesure contraignante. Le lobby des multinationales françaises et le ministère de l’économie et des finances, qui étaient parvenus à grandement limiter la portée du contenu de la loi sur le développement et la solidarité internationale adoptée en février dernier [1] quant aux obligations des entreprises françaises vis à vis de leurs filiales et sous-traitants, a-t-il été plus fort que l’obligation de la France à respecter ses engagements internationaux sur les droits humains ?

Nos deux organisations suivront avec attention les suites qui seront données à cette résolution, en particulier les travaux du groupe de travail intergouvernemental qui devrait être créé d’ici 2015 pour construire des propositions plus précises. Elles s’engagent également à poursuivre leurs initiatives et mobilisations visant à réduire l’emprise du secteur privé, notamment à travers les accords de libre-échange et d’investissement, sur nos économies, sur la nature et sur nos vies.

P.-S.

 

(1)   http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0289.asp

 

 Nonidi 19 messidor 222

 

Photo X - Droits réservés

04/07/2014

TISA prépare en loucedé la disparition de tous les services publics, Sécu comprise…

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Pendant les abrutissements foutballistiques et les sarkonneries médiatiques qui mobilisent la presse-purée et les canards-laquais, une sacrée saloperie se trame dans le plus grand secret à Genève : des tractations aussi sournoises que secrètes sur la libéralisation globale du commerce des services.

 

Ces tractations des « maîtres du monde » ont été révélées par wikileaks et relayées par L’Humanité

 

On se souvient des luttes sévères qui ont fait échouer les accords de l’OMC (cycle de Doha) sur l’accord général sur le commerce des services (l’A.G.C.S.). Suite à ce revers, un groupe de « maîtres du monde » se nommant entre eux  les « Really good friends » (les « vrais bons amis » !!??). Parmi ces « vrais bons amis », on trouve les cadors de la banque, de l’internet, de l’énergie, de l’assurance, entre autres, AIG Assurance, Microsoft, Oracle, Walmart, Google, Walt Disney, mais aussi Véolia et, évidemment, notre « grand ami » le Medef ! Leur but : contourner l’obstacle que constituaient les résistances de forces progressistes, de mouvements sociaux, de syndicats et de plusieurs pays en développement pour la conclusion d’un accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Leur finalité : permettre aux multinationales de truster, le moment venu, le commerce des produits financiers ainsi que celui de tous les services sur les grands marchés transatlantique et transpacifique, dont les négociations, avancent au même moment, dans la plus grande opacité.

Concrètement, que risque-t-on ? Eh bien, au nom de la libre concurrence les «monopoles d’État en matière de fonds de pension» – traduisez: les systèmes publics de Sécurité sociale – seraient, à terme, démantelés. Même «les assurances pour calamité naturelle» se devraient de ne plus fonctionner sous contrôle public. Voilà pourquoi Veolia, Suez, le Medef et les grands groupes d’assurance sont partie prenante dans ces magouilles.

Quoi encore ? Entre autres joyeusetés:

-         l’autorisation de « produits financiers innovants » est recherchée. Ces fameux « produits financiers innovants » comme les CDS (credit defaut swaps) au cœur de la crise qui secoue le monde depuis 2008.

-         les firmes Internet étazuniennes font pression pour transmettre sans réserve les données de leurs clients. En particulier celles qui sont présentes dans les systèmes dits «clouds» (nuages) qui permettent de stocker des documents hors du disque dur de l’ordinateur. (Il est vrai qu’il faut être plus kon que la moyenne pour mettre toutes ses informations dans les « clouds », c’est-à-dire les ordinateurs d’une grande firme étrangère !)

-         les sociétés étrangères doivent avoir accès au marché des pays signataires exactement dans les mêmes conditions que les prestataires locaux, qu’ils fournissent ou non un service public à la population. Un géant de la fourniture d’eau ou de gaz, comme les français Veolia ou GDF Suez, aurait ainsi non seulement le droit de s’installer sur un marché tiers. Mais il pourrait aussi faire jouer une clause d’engagement au respect de la concurrence pour exiger de bénéficier de subventions d’un montant égal à celui versé par l’État en question au service public de l’eau ou de l’énergie.

-         la renationalisation d’un service public privatisé, fût-il partiel, serait strictement interdit aux États signataires au nom des garanties accordées aux investisseurs. Ainsi deviendrait impossible une remunicipalisation de l’eau décidée en maints endroits en France comme à Paris, après la gabegie et l’explosion des factures des particuliers provoquées par les requins de la Générale et de la Lyonnaise des eaux, qui se sont longtemps partagé le marché de la capitale française.

 

Cet accord veut forcer les pays à ouvrir les portes à la concurrence totale. Il vise à renforcer l’emprise des multinationales sur notre vie quotidienne, la politique locale, nationale et globale. L’idée est de pousser les pays à accepter la concurrence des grands groupes avec les fournisseurs domestiques. S’il était validé, cet accord empêcherait les États et les localités de rapatrier certains secteurs en régie publique. Ainsi, au titre des profits perdus, les multinationales pourraient poursuivre en justice les gouvernements qui prennent ces mesures pour assurer l’accès universel aux services essentiels. On retrouve, en pire, les horreurs de Traité transatlantique…

 

Sources :

https://wikileaks.org/tisa-financial/

http://www.humanite.fr/laccord-top-secret-qui-doit-depece...

http://www.humanite.fr/david-boys-des-pressions-inevitabl...

 

Quintidi 15 messidor 222

 

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02/07/2014

Les « Mistral »: vent de la discorde ou de l'indépendance nationale ?

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Que la BNP se fasse étriller, ça ne me gêne pas particulièrement (voler un voleur, c'est de la récupération !). Mais quel est le fondement juridique du racket exercé par la « justice » étazunienne aux dépens d'un établissement bancaire français ? Aucun sinon la raison du plus fort. Le prétexte est un embargo ordonné ni pas l'ONU ni par la France, mais uniquement par les États-Unis. On touche là du doigt l'insupportable avantage que s'arroge ce pays à travers sa monnaie impérialiste, le dollar (« Le dollar, c'est notre monnaie, mais c'est votre problème ! »). La plupart des transactions internationales se faisant dans cette monnaie - qui n'est pas une monnaie internationale mais celle d'un seul pays qui l'utilise au mieux de ses seuls intérêts – les Etats-Unis peuvent exercer tous les chantages qu'ils veulent. C'est ce qu'ils font avec la BNP.

 

Poutine, qui est bien plus fin politique que la propagande otanusienne veut le faire croire, a bien compris ce qui se passe : « Nous sommes au courant de la pression que nos partenaires américains exercent sur la France pour qu'elle renonce à la livraison des Mistral en Russie ». C'est évident.

 

Une nation indépendante, sous la pression agressive de la loi du plus fort, doit-elle orienter sa politique étrangère, ses échanges commerciaux selon les diktats des Etats-Unis ? Les nations lâches le font. La France doit-elle se placer parmi ce ramassis de lèches-cul adeptes de la servitude volontaire ? Mais peut-elle faire autrement ?

 

Bien sûr qu'elle le peut. De Gaulle l'a fait avec panache en sortant la France du commandement de l'Otan, Chirac l'a fait en son temps en résistant aux pressions du président-fou étazunien au sujet de l'agression contre l'Irak. Mouais... Puis Sarko est venu, qui a remis totalement la France sous la coupe de l'Otan, instrument belliqueux au seul service des intérêts yankees. Et François n'a rien fait pour dénouer cette corde qui nous étrangle... Mais il se rattrape quelque peu en restant ferme sur la vente des navires type « Mistral » à la Russie. 400 marins russes sont arrivés à Saint-Nazaire pour se former à l'utilisation des deux navires. On voit mal la France les renvoyer à la maison sous la pression des Zétazuniens !

 

Doit-on succomber aux yeux doux que nous fait Poutine ? Il ne faut être ni dupe ni naïf, mais seulement réaliste. La politique est basée sur des rapports de force. En politique, il n'y a pas d'amis, juste des alliés qui fluctuent en fonction des intérêts de chaque pays. Poutine connaît l'Histoire. Il sait donc qu'un partenariat économique et militaire au niveau des ventes d'armements avec la France est hautement bénéfique pour les deux nations. Pour la Russie, qui accèdent ainsi à des technologies modernes tout en contournant le « bloc » atlantique avec la première puissance militaire d'Europe. Pour la France, qui desserre ainsi les chaînes qui la lient jusqu'à la paralysie au molosse impérialiste étazunien, qui rééquilibre par là même ses rapports avec l'Allemagne, qui reprend la main au niveau diplomatique en devenant l'interlocuteur privilégié de la Russie, incontournable sur la résolution de tous les problèmes euro-asiatiques, en approfondissant avec ce grand pays un partenariat équilibré et apaisé avec l'Europe.

 

Et en disant merde aux Yankees !

 

 

Tridi 13 messidor

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