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07/08/2014

(In)justice dans le « pacte de responsabilité » : le Conseil constitutionnel a encore frappé.

chimulus bistro copie.jpg

 

- …taing ! Victor. François va pas pouvoir profiter de ses vacances à la Lanterne (« Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira ! »). Le Conseil constitutionnel, selon une habitude maintenant bien établie, vient de lui sabrer la seule mesure – mesurette ! - sociale de son fameux « pacte de responsabilité ». C’est quoi cette mesure qui hérisse les « Sages » ?

 

- Il s’agit, pour faire illusion face aux cadeaux énormes faits aux entreprises, d’une réduction de cotisations salariales (maladie et vieillesse), soit un allègement dégressif sur les salaires compris entre 1 et 1,3 smic. Pour faire simple, le salaire brut reste le même mais avec cet allègement le salaire net augmente. Ça fait un bonus de 500 euros par an pour chaque bénéficiaire et ça touche 5,2 millions de salariés et 2,2 millions de fonctionnaires. Coût de l’opération : 2,5 milliards d’euros à comparer aux 42 milliards d’allègement de cotisation patronales, donc de cadeaux aux entreprises.

 

 - Merde ! Mais c’était une bonne mesure ça ! Pour une fois… Pourquoi ils l’ont sabré les fameux « sages » ?

 

- Eux, ils jugent en fonction d’un seul critère – qu’ils disent ! - : à savoir si la loi est compatible avec la Constitution ou non. Et là, ils disent que la loi « méconnait le principe d’égalité ». Ben voyons. Mais leurs jugement sont toujours à sens unique et donc plus politiques que « sages ».

 

- Ce n’est pas la première fois qu’ils sabrent les lois issues des gouvernements de François…

 

- C’est même devenu une habitude. Tiens, la fameuse tranche d’impôt à 75% pour faire payer un peu plus les plein de thunes ? Sabrée par les « sages ». Concernant l’évasion fiscale : les « sages » ont sabré les dispositions qui auraient permis au fisc de poursuivre plus facilement les entreprises et les particuliers plein de thunes qui se livrent à des magouilles acrobatiques pour payer le moins d’impôts possible. Ils ont aussi sabré les dispositions qui durcissaient les conditions d’évasion fiscale des entreprises grâce aux magouilles des « prix de transfert ». Ils ont aussi sabré l’obligation de déclarer au fisc les astucieux montages d’optimisation concoctée par des palanquées de cabinets d’avocats d’affaires dont la fonction et seule utilité est d’aider les entreprises à baiser le fisc.

 

- Cette dernière saloperie : sabrer ce qui pourrait donner un peu plus de fric aux plus pauvres va donc dans le même sens. Si je comprends bien, le Conseil constitutionnel sabre systématiquement toute mesure de gauche. Puteng mais c’est quoi ce « machin ? C’est qui ces personnages qui sabrent systématiquement tout ce qui peut aller vers plus de justice ?

 

- Tiens, en voilà la liste :

2013-2016 du 14 mars 2013 au 5 mars 2016

Président : Jean-Louis Debré.

Membres nommés par le président de la République :

Jean-Louis Debré, nommé par Jacques Chirac en 2007,

Michel Charasse, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010,

Nicole Maestracci, nommée par François Hollande en 2013,

Membres nommés par le président du Sénat :

Renaud Denoix de Saint Marc, nommé par Christian Poncelet en 2007,

Hubert Haenel, nommé par Gérard Larcher en 2010,

Nicole Belloubet, nommée par Jean-Pierre Bel en 201318,

Membres nommés par le président de l'Assemblée nationale :

Guy Canivet, nommé par Jean-Louis Debré en 2007,

Jacques Barrot, nommé par Bernard Accoyer en 2010,

Claire Bazy-Malaurie, nommée par Claude Bartolone en 201319.

Membres de droit :

Valéry Giscard d'Estaing,

Jacques Chirac (ne siège plus à partir de mars 2011),

Nicolas Sarkozy (refuse de siéger à partir de juillet 2013)

Voilà les "sages" (!!!???) à qui les magouilleurs fiscaux, les patrons et la droite la plus bornée  peuvent dire merci ! Il suffit de regarder qui ils sont, d’où ils viennent, qui les a nommés pour comprendre que leurs jugements sont fortement teintés de favoritisme politique, toujours en faveur de la droite évidemment...

 

Nonidi 19 thermidor 222

Illustration: merci à Chimulus

 

01/08/2014

Investissez dans un marché porteur : l'enfant d'occasion !

Au milieu de la morosité ambiante, il y a un marché prometteur qui vient de naître aux USA – pays d'où vient toujours la « modernité » et l'audace commerciale. Il s'agit du florissant et prometteur marché de l'enfant d'occasion.

 

Eh ! Oh ! Le Victor, il a dû bouffer d'autres champignons que des girolles, que vous devait vous dire. Détrompez-vous. Tenez, si vous lisez l'english, voilà ce que l'on trouve sur le site de vente d'enfants d'occasion WIAA

 

Meet Caleb

 

enfants d occasion Caleb.JPGCaleb is a 9 year old boy who was adopted from the foster care system.  Caleb is an energetic, active young boy who is in need of a new adoptive home.

 

He loves playing golf, riding his bike, camping, playing with Legos, fishing and reading.  He also likes playing with his friends. He gets a lot of invitations to parties because he is very well liked. He is intelligent and does well in school.  He does not have an IEP because he does so well in school.  Academically, he does well in all his subjects.

 

Caleb has been in a large family with 6 siblings “stair-stepped” above him. All his siblings are also adopted except for one 4 year old boy who is a biological son of the family.

 

His current parents are looking to place him with a family with either no children or no more than one other child.  They would like Caleb to be the youngest child in the family.  The family should have an active lifestyle so they can keep up with Caleb.

 

Caleb has a Title IV-E adoption subsidy which is supposed to follow him in a new adoption. Continued therapy is strongly recommended, perhaps in a family therapy.

 

For more information on Caleb, please email us at secondchance@wiaa.org

 

This is a private adoption, so a state or foster homestudy would not work. A state authorized private domestic or international homestudy would be required.  Due to state laws, we are not able to place him in NY, CO, IL, CT, MA, or DE.  If you would like to receive additional information on him, please contact us at secondchance@wiaa.org

 

Adoption is a legal process so there are some costs for this adoption.  This adoption qualifies for the IRS Adoption Tax Credit.

 

 

Meet Tina

 

enfants d occasion Tina.JPGTina, age 11, was originally adopted from Russia at age 5. She is in need of a new home.
 She is a girly-girl who loves pretty clothes and looking good.  She is an active child who loves gymnastics, soccer, fishing, baking, crafts and reading.

 

Tina needs to be either the youngest child or the only child in a home where she is able to get ongoing therapy for RAD and other needs.

 

Due to state laws, we are not able to place her in NY, CO, IL, CT, MA, or DE.

 

This is a private adoption, so a state or foster homestudy would not work. A private domestic or international homestudy by a state licensed adoption agency or adoption social worker would be required.

 

Adoption is a legal process so there are costs.

 

If you would like to receive additional information on her, please contact us at secondchance@wiaa.org 

 

Il y a ceux qui font l'enfant à l'ancienne manière, avec un monsieur qui monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Pas « moderne » ça, coco !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur droit à l'enfant, soit d'acheter un enfant tout fait. En terme commercial, ça s'appelle "l'adoption". On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à vos risques et périls.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ».

 

Et puis il y a les petits malins : ceux qui ont découvert le marché de l'enfant de troisième main. L'inconvénient, c'est comme les soldes : ni reprise, ni garantie. Mais les prix sont particulièrement avantageux. Autour de 3500 $ de frais d'agence, autour de 2000 $ de frais d'avocat pour rédiger le bon contrat, plus les frais de voyage vers le Minnesota, l'état étazunien pionnier dans le marché du produit-enfant d'occase. Allez, ça ramène le prix TTC de l'enfant autour de 7000 à 8000 $. Ce n'est pas donné, mais c'est une excellente affaire par rapport à l'adoption de deuxième main (voir plus haut). Évidemment, avec le « low cost », il ne faut pas s'attendre à de la première classe et rester vigilant sur les éventuelles malfaçons. S'ils sont remis sur le marché de l'occasion, c'est que ces produits-enfants n'ont pas donné entière satisfaction à leur premier propriétaire. Ils ont peut-être quelques défauts, quelques vices cachés, problèmes génétiques, maladies des boyaux de la tête, troubles psychologiques, maladies orphelines qui coûtent les yeux de la tête à traiter, etc. Eh ! C'est de l'occase... Réclamez donc le certificat de Contrôle technique. Ça s'appelle « bilan médical et bilan psychologique complet ». Vérifier sa validité. Cette sage précaution protégera votre investissement si le produit-enfant ne vous donne pas entière satisfaction et que vous vouliez par la suite le remettre sur le marché de l'occasion. C'est de la saine gestion. Á savoir : aux USA, certains de ces frais sont déductibles de vos impôts (This adoption qualifies for the IRS Adoption Tax Credit. ). Il faudra voir à réclamer pareil en France.

 

Ah ! Au fait, ce qu'il demande par-dessus tout un enfant, qu'il soit de première, de deuxième ou de troisième mais, c'est DE L'AMOUR.

 

Mondo cane...

 

Tridi 13 thermidor 222

 

Illustration: merci à Deligne

 

31/07/2014

Et si la France rejoignait les BRICS pour se débarrasser des diktats financiers et politiques étazuniens ?

BRICS sommer 2014.jpg

 

La mafia politico-financière étazunienne a échoué dans sa volonté d'humilier et de saigner l'Argentine, par l'intermédiaire de ses complices de la « justice ». Les représentants de ce pays courageux ont refusé de céder aux oukases étazuniens.

 

De quoi s'agit-il ?

 

En 2001 l’Argentine, saignée par la finance étazunienne, se déclare en cessation de paiement. Plus une thune, no mas dinero ! Et alors, libéré du carcan de cette dette, le pays s'est redressé, sa situation sociale a fortement évolué en bien. Il est parvenu à se débarrasser de la pression des officines financière nuisibles dominées par les USA tels que le FMI et la Banque Mondiale. Puis il a imposé à ses créanciers privés (banques et fonds de pension étazuniens essentiellement) de « restructurer » une partie de cette dette (90 milliards de dollars). En réalité, les Argentins ont dit aux rapaces de la finance étazunienne : « Vous vous asseyez sur 70% de vos créances. Nous vous paieront le reste en plusieurs années. C'est à prendre ou à laisser ». 92% des détenteurs de bons argentins ont accepté (ce qui prouve qu'ils savaient bien que les 70% perdus étaient plus que douteux!). Mais les 8% restants ont refusé cet accord et continuent de réclamer la totalité de leurs prétentions. Ce sont ces charognards de la finance appelés « fonds vautours », qui fondent sur les pays à terre pour les dépouiller. Ainsi les charognards Elliot Investment Management et Aurelius Capital Management ont acheté à prix bradés quelques fonds argentins alors que l'Argentine était en cessation de paiement. Maintenant que le pays s'est redressé, ils réclament la totalité de leur rapine, mais avec une plus-value de 1600% par rapport au prix d'achat ! Ils se font pas chier les salauds ! Ils ont porté l'affaire devant des tribunaux...étazuniens qui leur ont, évidemment, donné raison, condamnant l'Argentine à payer 1,3 milliards de dollars.

 

C'est que dalle en fait et le pays pourrait payer. Mais ce serait alors la porte ouverte à la remise en cause des accords acceptés par les 92% ! Inacceptable pour l'Argentine qui leur a donc dit « merde » ! Bravo. La délégation argentine n’a rien cédé. Elle leur propose de faire comme les autres : accepter une décote de 70% de ce qu'ils réclament. Ce qui représenterait tout de même 300% de bénef pour les vautours !!!

 

Ces péripéties, ainsi que le racket d'une banque française, mettent en lumière la nécessité de se sortir des griffes du dollar. Cette monnaie est à la fois celle d'un pays, les USA, ET le moyen de paiement international principal. Ce qui donne au pays qui le manipule un avantage commercial hallucinant ! Les Zétazunis, avec un cynisme assumé (« Le dollar est notre monnaie mais c'est votre problème » !) accumulent ainsi des déficits commerciaux abyssaux, faussant totalement la concurrence internationale, mais ils s'en foutent car ils font fluctuer la valeur du dollar au gré de leurs intérêts en imprimant du billet vert lorsqu'ils en ont besoin. Pire encore, comme le prouve l'affaire de la BNP-Paribas et l'affaire de l'Argentine, ils se servent du dollar pour imposer au reste du monde leurs lois exclusivement au service de leur politique nationale égoïste.

 

Mais ça bouge. La remise en cause de la suprématie monétaire étasunienne est en route. Au cours du récent sommet des BRICS qui s'est tenu ce mois de juillet à Fortaleza, au Brésil: la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie ont monté une banque concurrente du FMI dotée de 100 milliards de dollars. Cette Nouvelle Banque de Développement est basée en Chine et présidée par un Indien.

 

Eh ! François, puisque l'euro a fait un bide, si tu impliquais la France dans cette avancée salutaire pour se débarrasser de l'hégémonie étazunienne ? Lien

 

Duodi 12 thermidor 222

 

Photo X - Droits réservés

 

29/07/2014

Au bistro de la toile : chiens dangereux et députés liberticides

chimulus bistro copie.jpg

 

- ...taing ! Victor. Le Canigou, c'est bien de la nourriture pour chien ?

 

- Eh ouais Loulle... Tout comme Picasso est une bagnole moche. Les voleurs de mots n'ont aucune vergogne. Le Canigou, Loulle, c'est le pendant catalan de notre Ventoux : une formidable montagne qui a les pieds dans les flots de la Mare Nostrum et la tête dans les étoiles, à 2800 mètres d'altitude. Mais pourquoi tu me parles du Canigou Loulle?

 

- Parce que dans cette montagne, Victor, il y a des chiens qui doivent justement en manquer, de « Canigou »...

 

- ???!!!

 

- Ouais : des tchinas ont attaqué des touristes suédois qui se baladaient sur ce massif. Et ils ont rousigué sérieusement les fesses dodues d'une Suédoise, par ailleurs journaliste qui effectuait un reportage sur les Pyrénées.

 

- Eh bien, ça fera de la pube en Suède... Après ça les propriétaires des troupeaux gueulent après le loup, voire l'ours. Cette attaque de chiens agissant en meute illustre parfaitement cette substitution de responsabilité voulue : ce sont des chiens errants, abandonnés par des chasseurs, voire lâchés volontairement par des éleveurs qui ne gardent pas leurs bêtes à l'estive, qui sont les principaux responsables des attaques de troupeaux. Mais il est plus facile, et surtout bien plus rentable de désigner ce pauvre trouillard de loup de tous les maux : si les éleveurs déclarent une attaque de loup, chaque bête tuée est remboursée par l’État (toi, moi) à hauteur d'environ 80 euros. Mais si c'est une attaque de chiens, il faut retrouver le propriétaire du chien et faire payer son assurance. Autrement dit aucune chance d'obtenir quelque remboursement que ce soit ! S'il s'était avéré que c'était un loup qui avait rousigué le culcul de la belle suédiche, qu'est-ce qu'on aurait entendu ! « Cet animal sauvage met en péril le tourisme dans la région », « ils vont attaquer nos enfants », « allons-nous tolérer le retour de la Bête du Gévaudan ? », et patati et patata... Bof. Pendant qu'on enfume le populo avec ça, les saloperies hollando-vallsiennes continuent en loucedé...

 

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

 

- L'été, le temps du bronze-cul est la période préférée des politicards véreux (pléonasme !) pour faire adopter des lois scélérates. Et cette année ne déroge pas à la règle. Ainsi le groupe socialiste a déposé le 16 juillet sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi instaurant un délit de « violation du secret des affaires ». Autrement dit organisant l'omerta sur les délits des voyous en col blanc. Le Medef et les sarkotrafiquants en ont rêvé, les traîtres hollando-vallsiens veulent le faire ! Sous le prétexte de lutter contre l'espionnage économique dont les entreprises peuvent être victime, cette loi, si elle passe, constituera surtout une impossibilité pour les journalistes d'investigations et pour les lanceurs d'alerte et tous les citoyens de dénoncer les magouilles et les dérives des entreprises et des groupes financiers. Il s'agit de protéger les entreprises et les banksters de la légitime curiosité des citoyens. C'est une grave menace contre le droit à l'information.

 

- Tout ça sous un gouvernement de gôôôche...

 

- Eh oui Loulle. On est cocus, battus mais pas contents. Ces salopards ne font que reprendre une proposition de loi du député UMP Carayon qui a failli aboutir sous Sarko. Faute d'avoir pu obtenir la dépénalisation du droit des affaires – leur rêve – ils veulent pénaliser...ceux qui dénoncent ces magouilles.

 

- Putaing ! Les chiens, c'est pas au Canigou qu'ils sont le plus dangereux.

 

- T'as raison ! Allez, à la nôtre...

 

 

Décadi 10 thermidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

16/07/2014

Dumping fiscal, paradis fiscaux, croissance... On t'attend là, euro-citoyen Junker !

junker par A Botella.jpg

 

 

Barosso va ENFIN libéré le territoire. N'épiloguons pas sur les méfaits de ce personnage nuisible parmi les nuisibles et essayons d'avancer. La commission européenne s'est donc donnée un nouveau patron, le Luxembourgeois Jean-Claude Junker, créateur, lorsqu'il dirigeait son micro-pays, du « paradis fiscal le plus nuisible d'Europe » dixit Eva Joly qui connaît bien la question. Ce n'est pas un perdreau de l'année mais une vieille carne politique qui gravite depuis des décennies dans les milieux « responsables » de l'Europe. Il était le candidat du parti arrivé en tête aux dernières élections européennes, il est donc logique qu'il prenne la tête du pilier de l'Union : la Commission.

 

Il faut faire avec, ne lui faisons donc pas de procès d'intention. Mais on va vite voir comment il se comporte et au profit de qui il roule. En particulier dans la lutte contre...les paradis fiscaux, c'est-à-dire, en Europe, la lutte contre le dumping fiscal et les contorsions des multinationales qui jouent de ces distorsions pour « optimiser » leur fiscalité. En parlant clair, pour ne pas payer les impôts que les États dans lesquels ces entreprises prédatrices font leurs bénéfices sont légitimement en position d'attendre. On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Une des combines de ces multinationales s'appuie sur les « prix de transferts ». Il s'agit de transferts de pognon entre filiales d'une même multinationale installée dans le monde entier. Ainsi, en affectant des tarifs « pittoresques » à divers services et produits échangées entre ces filiales, les multinationales s'arrangent pour être déficitaires ou très peu bénéficiaires dans les pays à fort taux d'imposition, et ainsi faire passer l'essentiel de leurs bénéfices dans des pays « accueillants » en matière fiscale. Ainsi, Apple, Google, Dell, IBM, Starbucks et autres multinationales yankees reversent la quasi-totalité de leurs bénéfices effectués en France, en Allemagne, en Italie et dans toute l'U.E., sous forme de « royalties », à leur filiale Irlandaise dans laquelle elles concentrent la propriété des brevets et donc de tous les droits d'utilisation. Et voilà comment je t'embrouille !

 

Mais il n'y a pas que l'Irlande comme état-pirate en Europe, le Luxembourg – pays de Junker – en est un autre, et pas des moindres. Il concentre les sièges ou les filiales financières de beaucoup d'entreprises multinationales, et par des accords secrets entre l’État luxembourgeois (mais aussi hollandais, belge, britannique) et ces multinationales (les « tax ruling », se montre très accommodant sur les taxations... Junker s'est engagé durant sa campagne à « faire du droit comparé positif » (??!!) pour en finir avec cette concurrence fiscale entre États de l'Union, et à « revoir la fiscalité des entreprises ». On va voir... D'autant plus que dans l'U.E. toute décision concernant la fiscalité doit être prise à l'unanimité des 28 membres ! Bonjour l'efficacité, et merci aux Rosbifs qui ont imposé cette directive scélérate pour protéger les intérêts des vautours de la City. Il y a donc toujours un pays qui met son veto pour bloquer toute avancée conséquente en la matière. On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Les banques vont être très prochainement obligées lien à déclarer, entre autres, le nombre des personnels qu'elles emploient pays par pays, les bénéfices qu'elles réalisent pays par pays, le montant de l'impôt qu'elles y paient, pays par pays encore. On verra si Junker propose d'étendre cette excellente directive aux multinationales ! On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Junker s'est prononcé clairement, au cours de sa campagne électorale, pour la création d'un registre sur lequel il serait obligatoire d'enregistrer les noms et coordonnées de tous les bénéficiaires des trusts, edges-funds et autres officines opaques qui participent à l'évasion fiscale et au blanchiment d'argent. Registre contre lequel ferraillent entre autres les Pays-Bas et...le Luxembourg ! lien On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Ah ! C'est vrai, Junker a promis 300 milliards sur 3 ans pour relancer la « croissance ». Soit 100 milliards par an. Pour 500 millions de citoyens européens, cela fait 200 euros par citoyen. Un bon repas en famille au resto... Ma foi, c'est toujours bon à prendre. On t'attend, là encore, euro-citoyen Junker.

 

 

Octidi 28 messidor 222

 

Illustration : merci à A.Botella

 

15/07/2014

« FAIT MAISON » : le triomphe des gargotiers

logo Fait maison.jpg

 

Ah ! Quel bonheur ! Á partir d'aujourd'hui, au resto, on pourra savoir si ce qui arrive dans notre assiette provient du savoir-faire du cuisinier à partir de produits frais du terroir, ou bien des usines de l'industrie agroalimentaire.

 

Tè ! Fume...

 

Les gargotiers triomphent. Ils gagnent haut la main la coupe du monde de la Malbouffe. Ceci grâce aux efforts et au pognon du puissant lobby de l'agroalimentaire qui a su circonvenir sénateurs et députés pour faire passer une loi bidon. Qu'on en juge.

 

Ah ! L'emballage est beau : le logo « fait maison » a été créé pour valoriser « les plats cuisinés entièrement sur place à partir de produits bruts ou de produits traditionnels de cuisine ». Eh bien voilà. C'est bien ça ! Voilà qui va rassurer les clients et relancer la production de ces bons produits du terroir qui font que la gastronomie française – fierté nationale ! - a été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Ben voyons... Continuons la lecture du décret :

 

« Peuvent entrer dans la composition d’un plat “fait maison” les produits qui ont été réceptionnés par le professionnel :
- épluchés, à l’exception des pommes de terre, pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés ;
- fumés, salés ;
- réfrigérés, congelés, surgelés, conditionnés sous vide. »

 

Autrement dit le gargotier qui « réceptionne » (directement de chez Metro, Brake ou autre distributeur de l'industrie agroalimentaire) du bœuf déjà cuit, qui y rajoute un sachet de carottes surgelées, une sauce toute faite (puisqu'il peut « sous réserve d’en informer par écrit le consommateur », se procurer ses « fonds blancs, bruns et fumets »), du sel et du poivre pour personnaliser le met, pourra marquer sur sa carte :  daube « fait maison ».

 

Pareil pour son confrère spécialisé dans la cuisine de la mer : il va « réceptionner » du cabillaud sous vide, en déchirer l'emballage – ce qui requiert un grand savoir-faire – le réchauffer au micro-ondes, y rajouter deux feuilles de salade sous vide également, l'agrémenter une mayonnaise industrielle (pour des raisons de sécurité alimentaire !) et lui aussi le vendre sous l’appellation « fait maison ».

 

Pourquoi se gênerait-il, le gargotier puisque un plat composé d’un produit qui ne serait pas fait sur place « peut être présenté comme “fait maison” dès lors que la marque du produit ou le nom du professionnel qui l’a fabriqué est expressément indiqué ».

 

Autrement dit, il peut vendre n'importe quelle merde, à condition d'en « informer le consommateur ». Mouais... Loin au bas de la carte, en caractères six illisibles, en renvoi d'astérisques minuscules !

 

Comme foutage de gueule, on ne fait pas mieux.

 

Pire : le vrai cuisinier qui confectionnera vraiment lui-même une purée de pommes-de-terre ou une tarte tatin devra, pour y apposer le logo « fait maison », en apporter la preuve en montrant ses livres de compte, en désignant ses fournisseurs, en ouvrant sa cuisine à des inspecteurs pointilleux, tandis que les autres, les ouvreurs de boites, les réchauffeurs de surgelés, les déchireurs de sachets plastiques pourront continuer sans problèmes leur peu ragoutante mais si rentable tambouille.

 

Que demandait le consommateur ?

 

- Que soit apposée un logo clair, explicite, indiquant la nature industrielle de tel ou tel plat. Eh ! Oh ! Puis quoi encore... Ce serait foutre en l'air la juteuse tambouille des « réchauffeurs » (80% des restaurants de France).

 

- Que l'appellation « Restaurant » soit réservées aux établissements faisant travailler de vrais cuisiniers et utilisant des produits frais. Tout comme les boulangers ont réussi à interdire l'appellatiuon « Boulangerie » aux réchauffeurs de pâtons surgelés.

 

Mais c'est encore trop demander...

 

Les gargotiers ont gagné, les consommateurs ont perdus.

 

Quant aux sénateurs et députés qui ont chié cette loi, ils prouvent par là qu'ils cumulent non seulement les mandats, mais aussi la konnerie, la duplicité et la corruption.

 

Septidi 27messidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

11/07/2014

Le foot ! Le foot ! Le foot ! Ras-les-aliboffis…

foot urtikan Mutio.jpg

 

Ils nous les gonflent jusqu’à les faire éclater avec leur konnerie de foot.  Les lucarnes à décerveler s’en donnent à cœur joie, suivies par les machines-à-bruit et les canards-laquais. « Drame national au Brésil » « Et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne », et patin-coufin.

 

Distraire la « populasse » avec des niaiseries afin qu’elle ne voit pas le zob qui l’enfile sans vaseline !

 

Cet enfumage organisé, mondialisé, va dans le sens d’un des objectifs des néo-cons (et kons tout courts) qui nous gouvernent :

- Empêcher le public de réfléchir et de se poser intelligemment des questions sur sa condition, et sur la manière dont la société est organisée et dirigée.

- Rendre le public plus facilement manipulable en affaiblissant ses capacités d'analyse et de sens critique.

        

Pour ce faire, Le Lay a, en son temps, avec une étonnante franchise, reconnu que la finalité de TF1 est de « rendre les cerveaux disponible pour CocaMerde ».

 

Les moyens pour atteindre ces objectifs sont connus :

- Diffuser massivement des programmes TV débilitants et premier lieu le sport, les jeux débiles et les téléréalités.

- Noyer les informations et connaissances importantes dans un flot d'informations insignifiantes. C’est la censure par le trop-plein d'informations.

- Promouvoir des loisirs de masse débilitants. Le foot ! Le foot ! Le foot !

- Encourager la consommation de tranquillisants et somnifères. Un peuple abruti et accro ferme sa gueule.

- Autoriser sans restriction la consommation d'alcool, et le vendre à un prix accessible aux plus défavorisés.

- Faire en sorte que l'éducation donnée aux "couches inférieures" soit du plus bas niveau possible. Et faire en sorte qu’elles soient fieres de leur inculture en donnant le bac à 9 « candidats » sur 10. (Pour ne pas l’avoir, c’est compliqué, il faut en faire la demande bien à l’avance et si possible être pistonné !)

- Réduire le budget de l'éducation publique, et laisser se développer dans les écoles des conditions de chaos et d'insécurité qui rendent impossible un enseignement de qualité. Afin que les « zélites » friquées se retrouvent entre elles dans des instituts privés.

- Limiter la diffusion des connaissances scientifiques (en particulier dans les domaines de la physique quantique, de la neurobiologie, et surtout de la cybernétique - la science du contrôle des systèmes vivants ou non-vivants).

- Limiter aussi la diffusion des concepts les plus puissants concernant l'économie, la sociologie, ou la philosophie. BHL et Finkelkrot plutôt que Bourdieu ou Généreux.

- Parler au public de technologie plutôt que de science. Etc., etc.

 

Prendre conscience de la manière dont les crapules – tant politiques qu’économiques ou religieuses - qui nous gouvernent nous manipulent, c’est déjà faire acte de résistance !

 

Tridi 23 messidor 222

 

Illustration: merci à Mutio

 

10/07/2014

Au bistro de la toile : la réforme territoriale

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- Salut Victor. T'as ton passeport pour venir ici ?

 

- Ouais Loulle. Mon passeport, fort heureusement,ce n'est que le pognon que je te file pour payer ma tournée. Mais je vois où tu veux en venir : je traverse le Rhône pour venir dans ton antre de perdition. Ce faisant, tout en restant dans la même communauté de communes (la COGA), je change de commune, de département et de région !

 

- Tu viens dans les pays de l'Est en quelque sorte.

 

- Exactement. Dans les pays de l'Est du Rhône. Et crois-moi, cette situation n'est pas toujours confortable. Tiens par exemple, pour créer une entreprise dans la partie gardoise de Grand Avignon (c'est ainsi que se nomme la communauté de communes). J'en ai l'expérience. Tu vas donc te renseigner au plus proche : à la Chambre de commerce d'Avignon. Où on te répond qu'il te faut aller à la CCI...de Nîmes. Quarante km au lieu de deux. Á Nîmes, on te regarde de loin : tu es un rhodanien, donc un Avignonnais. Presqu'un étranger. Et c'est pareil pour toutes les administrations : tribunal de commerce, sécurité sociale, conseil général, etc. Pareil pour ceux qui prennent leur retraite : ils doivent faire 40 bornes pour la plus simple des démarches, au lieu de seulement traverser le Rhône...

 

- Chez moi c'est moins compliqué Victor : je te sers sans problème du Côtes-du-Rhône aussi bien de la rive droite que de la rive gauche. Et au même prix !

 

- Tu rigoles Loulle. Mais les vignerons ont depuis longtemps effacé la stupide frontière du Rhône qui, depuis longtemps est un lien et non une séparation. Leurs instances professionnelles couvrent les deux rives du Rhône.

 

- Et bientôt Victor, pour bien des démarches, c'est à Toulouse qu'il te faudra aller !

 

- J'aime bien Toulouse Loulle, mais on touche là une aberration de ces fusions décidées d'en haut, par des énarques coupés des réalités du terrain. Nous, sur la rive droite du Rhône, nous sommes Provençaux, pas Languedociens et encore mois Midi-pyrénéens. Radio-bleu Nîmes n'arrive même pas chez nous, nous écoutons radio-bleu Vaucluse, nous regardons FR3 Provence et pas Montpellier. Les Rhodaniens envoient leurs gosses à l'école ou à l'université à Avignon, vont au spectacle à Avignon, vivent souvent sur la,rive gardoise, plus chicos, et travaillent à Avignon, etc... La « frontière » naturelle entre Provence et Languedoc ne passe pas par le Rhône, mais par le Vidourle, ce fleuve côtier célèbre par ses terribles colères (les vidourlades) et qui descend des Cévennes pour se jeter dans la Méditerranée entre la Grande-Motte et le Grau-du-Roi. Les bâtisses traditionnelles (fermes et mas) sont ouvertes en Provence, fermées en Languedoc. La langue occitane varie légèrement à partir de ce fleuve côtier. La religion (à l'époque sombre où ça comptait) aussi. Mais les distinctions sont tout de même minimes. Il y a en commun le « fé di bioù » (la foi dans les taureaux), la Camargue commune, le mistral, les crues du Rhône, le TGV aussi... Et surtout, il y a des réalités économiques : le triangle Avignon, Nîmes, Arles, c'est plus de 70.000 emplois.

 

- Alors, vous allez demander votre indépendance ?

 

- Sinon notre indépendance, du moins notre rattachement à la région Provence-Alpes-Côte-d'azur. Note que j'évite le sordide raccourci « paca » qui me donne envie de caguer.

 

- Mais les gardois « d'outre-Vidourle » ne seront peut-être pas d'accord ?

 

- Possible. Mais pourquoi ne pas scinder le département en deux, puisque de toute façon les départements sont appelés à disparaître ?

 

- Alors bienvenue chez nous Victor et, tè, je te sers deux canons : un Lirac (rive droite) et un Gigondas (rive gauche) !

 

Duodi 22 messidor 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

 

Pétition pour le rattachement du Gard à la région Provence : ICI

08/07/2014

Au bistro de la toile : syndicats...

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- Oh ! Victor, je te voyais pas ce matin, j'ai cru que tu boycottais mon rade et que tu choisissais la politique de la chaise vide.

 

- Non Loulle. On n'est plus dans la cour de l'école, on ne boude pas. Ton rade n'est-il pas l'un des derniers lieux ouverts où l'on puisse confronter dans la bonne humeur toutes les opinions ?

 

- C'est vrai Victor. La conférence sociale ici, c'est tous les jours. Pas comme là-haut, chez les « zélites », chez les décideurs qui font de la surenchère au lieu de discuter de tout, qui prenne des postures au lieu de défendre des idées.

 

- Les syndicats, Loulle, qu'ils soient ouvriers ou patronaux, sont dans la posture parce qu'ils ne sont pas représentatifs. En France, la proportion de salariés syndiqués tourne autour de 7% à 8%. La France a le plus faible taux de syndicalisation des pays de l'OCDE. Á comparer avec l'Allemagne 18,6%, le Royaume-Uni 26,5%, l'Italie 35% et la Finlande 70%. Ils sont donc tous en concurrence pour séduire le plus de monde possible, avec toutes les surenchères que cela implique.

 

- Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour augmenter le nombre de syndiqués et donc leur donner plus de puissance...

 

- ...et de responsabilité ! Il faut savoir qu'ici, Loulle, lorsque des accords sont conclus, ils s'appliquent à tous les salariés. Autrement dit, 92 à 93% des salariés bénéficient des avancées, ou subissent les reculades des syndicats, sans avoir rien fait pour.

 

- C'est bien ça ,Victor. C'est toujours les minorités agissantes qui font avancer les choses.

 

- C'est vrai. Mais ces avancées se font toujours dans la douleur, par les grèves, les mouvements sociaux, les manifestations. Ce ne sont jamais des solutions équitables résultant de négociations dures, opiniâtres mais sereines. Il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Avec toutes les rancœurs et les désirs de revanche que ça implique.

 

- Alors, tu vois une solution ? Rendre l'inscription syndicale obligatoire?

 

- Certainement pas Loulle. Mais imagine que les résultats des négociations entre syndicats salariés et patronaux ne soient applicables qu'aux seuls syndiqués, les autres se démerdant individuellement. Tu verrais que les choses changeraient vite ! Pour bénéficier des avancés obtenues par les syndicats, les salariés se presseraient pour se syndiquer ! Et idem, de leur côté, pour les petits patrons. Dès lors, avec 80% de syndiqués ou plus, les représentants syndicaux auraient un autre poids et les discussions seraient forcément plus positives. Une fois par an, à l'occasion d'une conférence sociale, les partenaires mettraient tout sur la table et, poussés par leur base énorme, ils ne sortiraient que lorsqu'un accord serait signé. Sans compter que les seules cotisations des syndiqués donneraient des moyens considérables aux syndicats, soulageant les finances publiques et mettant fin à bien des pratiques douteuses...

 

- En voilà une idée qu'elle est bonne Victor ! Tè, à la nôtre, c'est ma tournée !

 

 

Décadi 20 messidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

07/07/2014

Impunité des multinationales : le bal des faux-culs.

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Pendant le bronze-cul, le fouteballe et maintenant le tour de France, notre glorieux gouvernement de gôôôche vient de s’illustrer – comme tous les autres gouvernements européens d’ailleurs - en votant pour le maintien de l’impunité des multinationales. Découvrez cette information honteuse dans ce communiqué conjoint d’ATTAC et de AITEC :

 

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU favorable à la fin de l’impunité des multinationales. La France vote non.

par AITEC, Attac France

 

Ce jeudi 26 juin, malgré l’opposition de la France, de l’Allemagne et des États-Unis, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est prononcé en faveur d’un projet de résolution déposé par l’Équateur et l’Afrique du Sud afin d’élaborer de nouvelles normes internationales contraignantes sur les entreprises multinationales et les droits humains. Attac France et l’Aitec dénoncent le vote français contre une initiative bienvenue et justifiée, tant il est urgent de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les multinationales et garantir l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

C’est par 20 votes pour, 14 contre et 13 abstentions que la résolution en faveur d’un futur instrument légalement contraignant envers les multinationales a été adoptée au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU. Cette résolution, dont le principe avait été soutenu par 85 États de la planète en septembre dernier, ouvre une opportunité historique pour combler un manque flagrant : il n’existe pas, au niveau international, d’instrument juridiquement contraignant, pourvu de mécanisme de sanction, pour réguler et contrôler les impacts des multinationales sur les droits humains et assurer l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

Les multinationales bénéficient ainsi d’une asymétrie dans le droit international puisqu’elles disposent aujourd’hui de toute une batterie d’instruments normatifs (accords de libre-échange, traités bilatéraux sur les investissements, mécanismes d’arbitrages internationaux, etc.) qui protègent leurs droits et leurs intérêts, renforçant d’autant leur pouvoir économique et politique. Toutes les tentatives passées pour sérieusement contrôler leurs activités et leurs impacts sur les droits humains ont échoué, notamment suite à leur fort lobbying, et seuls existent aujourd’hui des codes volontaires et des principes directeurs juridiquement non-contraignants et absolument inefficaces.

Pourtant, de Bhopal au Rana Plaza en passant par le cas de Chevron en Équateur ou de Marikana en Afrique du Sud, nous ne manquons pas de cas d’études et de documentation, y compris au sein des instances internationales, pour justifier la double nécessité de destituer l’architecture d’impunité dans laquelle évoluent les multinationales, et d’introduire des dispositions contraignantes garantissant que les droits économiques, sociaux, politiques et environnementaux des populations ne puissent être violés par les multinationales, et rester impunis.

Des centaines d’organisations et de mouvements sociaux du monde entier soutiennent la proposition initiée par l’Équateur et l’Afrique du Sud et se sont mobilisés cette semaine à Genève, et ailleurs, pour faire pression sur les États membres du CDH et sensibiliser l’opinion publique internationale. En votant en bloc contre le projet de résolution, les pays européens et de l’OCDE (hormis le Chili qui s’est abstenu) ont fait passer les intérêts des multinationales au-dessus de la protection des droits humains.

Attac France et l’Aitec appellent le gouvernement français à revoir sa position, et à s’expliquer à défaut. Nous considérons en effet que le soutien français à cette résolution n’aurait contredit ni la mise en application des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits humains de l’ONU, ni le projet de loi français en cours de préparation sur la responsabilité des acteurs économiques à l’étranger, qui ne devrait comporter aucune mesure contraignante. Le lobby des multinationales françaises et le ministère de l’économie et des finances, qui étaient parvenus à grandement limiter la portée du contenu de la loi sur le développement et la solidarité internationale adoptée en février dernier [1] quant aux obligations des entreprises françaises vis à vis de leurs filiales et sous-traitants, a-t-il été plus fort que l’obligation de la France à respecter ses engagements internationaux sur les droits humains ?

Nos deux organisations suivront avec attention les suites qui seront données à cette résolution, en particulier les travaux du groupe de travail intergouvernemental qui devrait être créé d’ici 2015 pour construire des propositions plus précises. Elles s’engagent également à poursuivre leurs initiatives et mobilisations visant à réduire l’emprise du secteur privé, notamment à travers les accords de libre-échange et d’investissement, sur nos économies, sur la nature et sur nos vies.

P.-S.

 

(1)   http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0289.asp

 

 Nonidi 19 messidor 222

 

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04/07/2014

TISA prépare en loucedé la disparition de tous les services publics, Sécu comprise…

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Pendant les abrutissements foutballistiques et les sarkonneries médiatiques qui mobilisent la presse-purée et les canards-laquais, une sacrée saloperie se trame dans le plus grand secret à Genève : des tractations aussi sournoises que secrètes sur la libéralisation globale du commerce des services.

 

Ces tractations des « maîtres du monde » ont été révélées par wikileaks et relayées par L’Humanité

 

On se souvient des luttes sévères qui ont fait échouer les accords de l’OMC (cycle de Doha) sur l’accord général sur le commerce des services (l’A.G.C.S.). Suite à ce revers, un groupe de « maîtres du monde » se nommant entre eux  les « Really good friends » (les « vrais bons amis » !!??). Parmi ces « vrais bons amis », on trouve les cadors de la banque, de l’internet, de l’énergie, de l’assurance, entre autres, AIG Assurance, Microsoft, Oracle, Walmart, Google, Walt Disney, mais aussi Véolia et, évidemment, notre « grand ami » le Medef ! Leur but : contourner l’obstacle que constituaient les résistances de forces progressistes, de mouvements sociaux, de syndicats et de plusieurs pays en développement pour la conclusion d’un accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Leur finalité : permettre aux multinationales de truster, le moment venu, le commerce des produits financiers ainsi que celui de tous les services sur les grands marchés transatlantique et transpacifique, dont les négociations, avancent au même moment, dans la plus grande opacité.

Concrètement, que risque-t-on ? Eh bien, au nom de la libre concurrence les «monopoles d’État en matière de fonds de pension» – traduisez: les systèmes publics de Sécurité sociale – seraient, à terme, démantelés. Même «les assurances pour calamité naturelle» se devraient de ne plus fonctionner sous contrôle public. Voilà pourquoi Veolia, Suez, le Medef et les grands groupes d’assurance sont partie prenante dans ces magouilles.

Quoi encore ? Entre autres joyeusetés:

-         l’autorisation de « produits financiers innovants » est recherchée. Ces fameux « produits financiers innovants » comme les CDS (credit defaut swaps) au cœur de la crise qui secoue le monde depuis 2008.

-         les firmes Internet étazuniennes font pression pour transmettre sans réserve les données de leurs clients. En particulier celles qui sont présentes dans les systèmes dits «clouds» (nuages) qui permettent de stocker des documents hors du disque dur de l’ordinateur. (Il est vrai qu’il faut être plus kon que la moyenne pour mettre toutes ses informations dans les « clouds », c’est-à-dire les ordinateurs d’une grande firme étrangère !)

-         les sociétés étrangères doivent avoir accès au marché des pays signataires exactement dans les mêmes conditions que les prestataires locaux, qu’ils fournissent ou non un service public à la population. Un géant de la fourniture d’eau ou de gaz, comme les français Veolia ou GDF Suez, aurait ainsi non seulement le droit de s’installer sur un marché tiers. Mais il pourrait aussi faire jouer une clause d’engagement au respect de la concurrence pour exiger de bénéficier de subventions d’un montant égal à celui versé par l’État en question au service public de l’eau ou de l’énergie.

-         la renationalisation d’un service public privatisé, fût-il partiel, serait strictement interdit aux États signataires au nom des garanties accordées aux investisseurs. Ainsi deviendrait impossible une remunicipalisation de l’eau décidée en maints endroits en France comme à Paris, après la gabegie et l’explosion des factures des particuliers provoquées par les requins de la Générale et de la Lyonnaise des eaux, qui se sont longtemps partagé le marché de la capitale française.

 

Cet accord veut forcer les pays à ouvrir les portes à la concurrence totale. Il vise à renforcer l’emprise des multinationales sur notre vie quotidienne, la politique locale, nationale et globale. L’idée est de pousser les pays à accepter la concurrence des grands groupes avec les fournisseurs domestiques. S’il était validé, cet accord empêcherait les États et les localités de rapatrier certains secteurs en régie publique. Ainsi, au titre des profits perdus, les multinationales pourraient poursuivre en justice les gouvernements qui prennent ces mesures pour assurer l’accès universel aux services essentiels. On retrouve, en pire, les horreurs de Traité transatlantique…

 

Sources :

https://wikileaks.org/tisa-financial/

http://www.humanite.fr/laccord-top-secret-qui-doit-depece...

http://www.humanite.fr/david-boys-des-pressions-inevitabl...

 

Quintidi 15 messidor 222

 

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02/07/2014

Les « Mistral »: vent de la discorde ou de l'indépendance nationale ?

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Que la BNP se fasse étriller, ça ne me gêne pas particulièrement (voler un voleur, c'est de la récupération !). Mais quel est le fondement juridique du racket exercé par la « justice » étazunienne aux dépens d'un établissement bancaire français ? Aucun sinon la raison du plus fort. Le prétexte est un embargo ordonné ni pas l'ONU ni par la France, mais uniquement par les États-Unis. On touche là du doigt l'insupportable avantage que s'arroge ce pays à travers sa monnaie impérialiste, le dollar (« Le dollar, c'est notre monnaie, mais c'est votre problème ! »). La plupart des transactions internationales se faisant dans cette monnaie - qui n'est pas une monnaie internationale mais celle d'un seul pays qui l'utilise au mieux de ses seuls intérêts – les Etats-Unis peuvent exercer tous les chantages qu'ils veulent. C'est ce qu'ils font avec la BNP.

 

Poutine, qui est bien plus fin politique que la propagande otanusienne veut le faire croire, a bien compris ce qui se passe : « Nous sommes au courant de la pression que nos partenaires américains exercent sur la France pour qu'elle renonce à la livraison des Mistral en Russie ». C'est évident.

 

Une nation indépendante, sous la pression agressive de la loi du plus fort, doit-elle orienter sa politique étrangère, ses échanges commerciaux selon les diktats des Etats-Unis ? Les nations lâches le font. La France doit-elle se placer parmi ce ramassis de lèches-cul adeptes de la servitude volontaire ? Mais peut-elle faire autrement ?

 

Bien sûr qu'elle le peut. De Gaulle l'a fait avec panache en sortant la France du commandement de l'Otan, Chirac l'a fait en son temps en résistant aux pressions du président-fou étazunien au sujet de l'agression contre l'Irak. Mouais... Puis Sarko est venu, qui a remis totalement la France sous la coupe de l'Otan, instrument belliqueux au seul service des intérêts yankees. Et François n'a rien fait pour dénouer cette corde qui nous étrangle... Mais il se rattrape quelque peu en restant ferme sur la vente des navires type « Mistral » à la Russie. 400 marins russes sont arrivés à Saint-Nazaire pour se former à l'utilisation des deux navires. On voit mal la France les renvoyer à la maison sous la pression des Zétazuniens !

 

Doit-on succomber aux yeux doux que nous fait Poutine ? Il ne faut être ni dupe ni naïf, mais seulement réaliste. La politique est basée sur des rapports de force. En politique, il n'y a pas d'amis, juste des alliés qui fluctuent en fonction des intérêts de chaque pays. Poutine connaît l'Histoire. Il sait donc qu'un partenariat économique et militaire au niveau des ventes d'armements avec la France est hautement bénéfique pour les deux nations. Pour la Russie, qui accèdent ainsi à des technologies modernes tout en contournant le « bloc » atlantique avec la première puissance militaire d'Europe. Pour la France, qui desserre ainsi les chaînes qui la lient jusqu'à la paralysie au molosse impérialiste étazunien, qui rééquilibre par là même ses rapports avec l'Allemagne, qui reprend la main au niveau diplomatique en devenant l'interlocuteur privilégié de la Russie, incontournable sur la résolution de tous les problèmes euro-asiatiques, en approfondissant avec ce grand pays un partenariat équilibré et apaisé avec l'Europe.

 

Et en disant merde aux Yankees !

 

 

Tridi 13 messidor

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30/06/2014

Au bistro de la toile : pape et vin de messe

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- Oh ! Loulle, t'as l'air bien absorbé dans ton canard. Qu'est-ce que t'a lu d’intéressant ?

- ..taing ! François est mal barré. Parait que ça va pas fort. Fatigue générale et tout...

- Eh ! Avec toutes ses femmes, il doit se surmener notre François !

- Attend Victor, ce n'est pas du nôtre que je parle, c'est du pape. Paraît qu'il a la fièvre, et même la cagagne...

- Oh ! Ce n'est peut-être qu'une simple crise de foi. A moins que...

- Á moins que quoi Victor ?

- Ben, que le Vatican renoue avec une vieille et solide tradition : l'empoisonnement ! Comme à l'époque des Borgia. D'ailleurs lorsque nous trinquons et que nous choquons nos verres comme on fait maintenant Loulle, ça vient de cette époque.

- ???!!!???

- Eh oui ! Ne me regarde pas comme ça Loulle ! A l'époque des Borgia, au Vatican etr dans les "hautes cours", ils s'empoisonnaient tous en chœur et ils s'enfilaient tous en couronne ! Entre frères et sœurs, parents et enfants, etc. Alors lorsqu'ils buvaient ensemble, dans de solides hanaps d'argent ou d'or, ils frappaient énergiquement leurs coupes l'une contre l'autre en se souhaitant « Santé ! ». Ce faisant, le contenu de chaque hanap passait en partie dans l'autre. Si bien que si l'un des « monsignori » voulait empoisonner l'autre, les deux y passaient ! Et si l'un ou/et l'autre refusait de boire les liquides ainsi mêlés, les deux avaient compris et ne buvaient pas.

- Intéressant Victor.

- Pour en revenir à ton pape François, il dérange pas mal de monde et nombreux sont ceux qui le verrait bien monter voir son patron « au ciel » ! Les mafias calabraise, sicilienne et autres, les banquiers, notamment ceux du Vatican, les « monsignori » pédophiles et autres.

- Attend Victor, tu crois qu'ils iraient jusqu'à tuer le pape ?

- Sans états d'âme Loulle. N'oublie pas qu'il y a quelques décennies, un pape n'a occupé son poste que pendant un mois ou guère plus. Suite à une mort plus que suspecte...

- En tout cas Victor, François devra trouver autre chose que les meilleurs vins de Bourgogne pour ses vins de messe : la grêle les a une fois de plus saccagés.

- Eh ! Loulle, les choix du ciel sont parfois récurrents. Voilà trois ans que la grêle tombe sur quelques parcelles bien délimitées. Or il se trouve que les vignerons de ces régions se sont récemment équipés de systèmes anti-grêles fort performants parait-il.

- Bof. C'est rien de nouveau. Quand j'étais minot, les paysans avaient des canons anti-grêle qui envoyaient des pétards dans les nuages d'orage, en espérant ainsi créer un courant d'air repoussant la grêle...chez le voisin ! C'était d'ailleurs d'une inefficacité totale.

- Maintenant, ça a évolué Loulle. Ils ont toujours des sortes de canons, plutôt des mortiers, qui envoient dans les nuages des fusées qui les« ensemencent » d'iodure d'argent. C'est parait-il un truc que favorise la formation de grêlons. Il y en a plus mais ils sont plus petits, donc potentiellement moins dangereux.

- Attends, tu me dis que les vignerons fabriquent volontairement des grêlons ?

- Ouais. C'est ça !

- Donc, si un nuage qui passait par là sans mauvaises intentions reçoit ces « ziodures » de comme tu dis, ça lui fout la rogne et il crache ses grêlons ! Et il y a des vignerons – personnages que nous vénérons, nous, Victor – qui sont assez kons pour faire ça ?

- Il a dû passer par là quelques « conseillers » des chambres d'agriculture, du crédit agricole et de la FNSEA...

- Probable. Á la nôtre Victor. Même sans trinquer. C'est du bon !

 

Primidi 11 messidor 222

Merci à Chimulus

 

24/06/2014

Après les emmerdeurs du rail, les emmerdeurs des airs et...les emmerdempoisonneurs de la FNSEA

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Non mais vous les avez entendu les gougnafiers de l'agriculture chimico-industrielle de la FNSEA ! Ils gueulent, ils s’époumonent (enfin, ceux qui n'ont pas les éponges trop mitées...), ils bloquent la circulation, ils EMMERDENT, et vous savez pourquoi ? Parce que le gouvernement veut faire passer une loi leur interdisant de répandre leurs saloperies de pesticides à moins de 200 mètres d'une école, d'un hôpital, d'une maison de retraite, d'une habitation, d'un lieu de vie quoi !

 

Début mai, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de la Gironde ont été pris de malaises après l'épandage d'un fongicide sur des vignes situées à proximité de l'établissement. La préfecture du département avait relevé une utilisation du produit dans des « conditions inappropriées ».

 

Traiter jusque dans les cours des écoles, c'est raisonnable ça ?

 

Qui ne s’est pas énervé en traversant les nuages de pesticides généreusement pulvérisés sur les cultures, du printemps à la récolte, soit pendant quatre mois ! Oui, nous répondent les tenants de l’agriculture intensive, mais si on ne traite pas, on n’a pas de récolte correcte… Sauf que l’agriculture biologique prouve chaque jour le contraire.

 

Oui nous diront les Fnsea-boys mais le bio, c'est marginal, ce n'est pas ça qui va nourrir les foules affamées. Laissez-nous traiter « raisonnablement ».

 

Pour appuyer leurs revendications corporatistes, ils ont salopé la place de la Concorde... Leur but : Donner un « carton jaune » comme ils disent, au gouvernement pour faire pression au moment où le projet de loi d’avenir sur l’agriculture commencera à être examiné en commission à l’Assemblée nationale. Le texte passera ensuite en seconde lecture dans l’hémicycle les 7 et 8 juillet.

 

Le ministre Le Foll, faisant preuve d'une évidente mollesse des génitoires, a tenté de les rassurer mardi sur RTL, en réaffirmant qu'il n'était n’était pas prévu d’interdire les épandages de pesticides à moins de 200 mètres des habitations. Eh ! Oh ! Ci-devant ministre, faudrait savoir, non ? Tu préfères empoisonner les gosses plutôt que de faire preuve de fermeté vis-à-vis d'une bande de parpagnas gavés de subventions européennes ou nationales ?

 

Il faut savoir que 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE !

 

« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour » qu’ils nous serinent à longueur de bourrage crâne. A mon avis, c’est une manière originale pour tenter de résoudre les problèmes de surpopulation : en effet, en suivant ces judicieux conseils, vous avez toutes les chances de vous fabriquer un chou-fleur bien gaillard qui va vous envoyer ad patres en quelques  mois. Le crabe nourri aux pesticides, c’est du redoutable !

 

Quintidi 5 messidor 222

 

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23/06/2014

L’œil de Moscou ? Non, l'Eeil de Mossoul.

 

 

Pendant qu'on se gargarise des exploits des tapeurs de ballon au Brésil, il s'en passe des choses dans le monde. Et des rugueuses. Par exemple en Irak.

 

Mouais vous allez me dire, l'Irak, ras les aliboffis. S'ils sont assez kons, assez tarés par leur religion pour s’entre-tuer au nom d'allah, qu'ils le fassent. On s'en fout !

 

Pourquoi pas. Mais peut-on réellement s'en foutre ?

 

Et d'abord qu'est-ce qu'il se passe en Irak, pays censé jouir du bonheur ultralibéral sous la pax americana ? Une guerre de religion en passe de redessiner complètement la carte du Moyen-Orient.

 

Guerre de religion entre la majorité chiite placée au pouvoir par la soldatesque étazunienne et la très grosse minorité sunnite. Celle-ci étant naturellement soutenue par le grand voisin chiite, l'Iran et par...les Etazuniens. Celle-là étant largement soutenue par les grands pays sunnites au premier rang desquels l'Arabie saoudite, grande alliée des...Etazuniens ! Bref. Un beau bordel.

 

On le doit à qui ce foutoir ? A l'administration étazunienne Bush qui, en envahissant l'Irak et en renversant la dictature de Saddam Hussein, a déclenché une évolution politique incontrôlée qui a favorisé l'arrivée de groupe djihadistes nouveaux dont l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

 

C'est pas des tendres ceux-là. A côté d'eux, les talibans et Al Quaïda sont de gentils démocrates ! Ils ont un objectif précis : instaurer un « califat islamique » basé sur les douceurs de la charia sur les zones qu'ils contrôlent. Pour cela, ils n'hésitent devant rien, et surtout pas à faire péter les frontières artificielles héritées de l'époque coloniale.

 

L’Eeil compterait plusieurs dizaines de milliers d’hommes armés, dont une partie d’étrangers venus d’Asie centrale, d’autres pays du Moyen-Orient, et même d’Europe occidentale. Plusieurs Français figurent parmi ses membres, et un certain nombre ont péri dans ses rangs.

 

L'armée régulière irakienne a foutu le camp la paille au cul devant eux, leur abandonnant de nombreux chars, des véhicules, de l'armement moderne (fourni par les Etazuniens!) et même des hélicoptères ! Vous me direz, encore faut-il savoir se servir de ces armes. Mais ils savent ! Parce qu'ils comptent dans leurs rangs la plupart des officiers de Saddam que les Etazuniens, dans leur nullité crasse habituelle, ont rejeté ! Grâce à leur lavage de cerveau religieux, ils ont aussi un large volet de « volontaires » pour des opérations suicides. Voilà pour le côté militaire.

 

Côté politique, ils veulent faire comme le Kusdistan voisin jouissant d'une très large autonomie, voire d'une indépendance de fait. Leur projet : un « Sunnitistan » englobant, la plus grande partie de la Syrie et la partie nord ouest de l'Irak. Dans leur escarcelle : les riches gisements pétroliers de la région de Kirkouk (dans l'actuel Irak) et les raffineries de Deir Ez Zor (dans l'actuelle Syrie). Ce qui ferait d'eux...l'un des plus gros producteurs du monde arabe !

 

Voilà une des raisons pour lesquelles on ne peut pas s'en foutre.

 

Il y en a d'autres. D'abord parce que cette organisation attire, entraîne, fanatise des centaines de jeunes paumés de France et d'autres pays d'Europe qui, de retour chez nous, sont autant de bombes à retardement (voir le massacre récent en Belgique). Ensuite parce que cette guerre de religion en Irak va jeter sur les routes de l'émigration clandestine des milliers, voire des centaines de milliers de réfugiés. Qui voudront venir où ? Devinez...

 

On en vient à regretter l'époque de Saddam : quelques centaines de morts par an mais un pays où cohabitaient, à la trique peut-être mais sans problèmes, les chiites, les sunnites, les chrétiens, les Kurdes...

 

Á comparer avec les 300 morts par mois actuels depuis les douceurs de la Pax Americana.

 

 

Quartidi 4 messidor 222

 

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16/06/2014

Emmerdo, ergo sum ! J'emmerde, donc je suis...

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A tort ou à raison, c'est ainsi que sont perçus les grèves dures à la SNCF d'une part, parmi les intermittents du spectacle d'autre part. Les cheminots sont perçus comme les “bonnets rouges” corporatistes du chemin de fer: ceux qui emmerdent les usagers!

 

Pour contrer cette hostilité du public, les syndicats grévistes ont le tort de ne pas expliquer les raisons de leur combat, notamment concernant le lien entre la défense de leur statut très protecteur et le service public efficace et sécure. Ce manque d'explication est d'autant plus préjudiciable que la grève a démarré alors qu'un rapport pointait du doigt les graves négligences de la SNCF dans la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge qui a coûté la vie à 7 personnes et en a blessé 32 l'an passé.

 

La Cour des comptes dans un rapport trop au vitriol pour ne pas en être suspect les considèrent comme une caste de privilégiés arc-boutée sur ses acquis sociaux et dénonce sans nuance des temps de travail inférieurs à la durée légale, des augmentations de salaires régulières, la gratuité des transports, etc. Mais peut-on reprocher aux grévistes de la SNCF de ne pas se laisser rouler dans la farine, de voir leurs conditions de travail se dégrader au prix de la sécurité, de se voir pousser vers les salaires et les conditions de travail des cheminots des compagnies ferroviaires privées (comme Euro Cargo Rail) qui sévissent déjà dans le fret ferroviaire ?

 

Derrière ce mouvement plane l'ombre menaçante de l'ouverture totale à la concurrence (fret et voyageurs) dès 2019. C'est pourquoi le cœur de la contestation est la réforme ferroviaire qui arrive devant l'Assemblée nationale demain 17 juin après deux ans de discussions et de travaux entre toutes les parties. Au centre de cette réforme, la dette colossale du secteur ferroviaire : 44 milliards d'euros!). Dette pour l'essentiel liée aux mauvais choix du « tout TGV » et en particulier au lancement simultanée de quatre lignes à grande vitesse sous financement SNCF. On paie là la mégalomanie de dirigeants qui, eux, ne risquent pas le chomdu... Cette réforme propose de regrouper sous une même entité SNCF (ceux qui roulent) et Réseau Ferré de France (ceux qui possèdent les rails). Mais c'était comme ça avant !!!

 

Actuellement, c'est un vrai bordel : RFF est censé entretenir les voies, mais elle n'en a pas les moyens et...sous-traite ce travail aux personnels de la SNCF ! Autrement RFF paie SNCF pour le travail des employés de celle-ci qui entretiennent les voies. Et SNCF paie à RFF un loyer pour que ses trains circulent sur les rails... Bonjours la simplicité, bonjour l'efficacité...

 

Un des arguments essentiels des grévistes est que la SNCF sera alors éclatée et incapable de répondre aux besoins de transport, avec de plus en plus de lignes et de gares fermées et toujours plus de camions sur les routes.

 

A noter que chaque jour de grève coûte à la SNCF, de la bouche même de Pépy, son patron, plus de 13 millions d'euros...

 

Rappelons aussi à tous ceux qui l'oublient que la SNCF est un service public et qu'elle est donc au service du public. Ce qu'elle semble avoir oublier depuis longtemps...

 

Septidi 27 prairial 222

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05/06/2014

Au bistro de la toile : la couine, le coveboye et le cosaque chez François.

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- Fatche, il va encore prendre de la ventrèche notre président ! Gueuleton à midi avec la Couine d'Angleterre, avec agneau de Sisteron sur la table puis, après une petite sieste (que j'espère améliorée avec une Julie), rebelote en fin d'après-midi avec le Bushnoir étazunien, avec probablement un biguemaque dégoulinant de quètecheupe, enfin le soir, dix de der avec le Cosaque, avec j'espère du caviar.

 

- Ses poignées d'amour vont s'épanouir. Paraît que ça plaît aux femmes. Comme il en fait un élevage, c'est tout bénef pour lui. Alors, qu'est-ce que tu crois qu'il va leur dire à ses commensaux ?

 

- Comment, sots ?

 

- Non, pas sots... Bref. Je t'expliquerais.

Bon. Á la Couine, il pourrait dire qu'il apprécierait (et nous aussi !) que l'Angleterre libère une nouvelle fois l'Europe en se cassant... Touchons du bois : il y a quelques espoirs de ce côté.

Au covebauye, il pourrait dire qu'il n'a rien à foutre de ses menaces, de ses pressions, entre autre sur une banque (pourrie, c'est vrai, mais banque et pourri, c'est un pléonasme). Il pourrait lui dire qu'il va livrer sans délai les bateaux de guerre commandés et payés par les Ruskoffs. Il pourrait lui dire qu'il n'est pas dupe des magouilles étazuniennes en Ukraine. Qu'il en a ras les aliboffis de la dictature du dollar, de l'espionnage de la NSA. Et il devrait enfin lui signifier qu'il va accorder l'asile politique à Snowden.

Avec le cosaque, il devrait trinquer puisque nous avons des intérêts mutuellement fructueux, comme on dit.
 

- Á ouais ? Quels intérêts ?

 

- D'abord ces frégates, dont la construction fait travailler des milliers d'ouvriers chez nous. Puis, il faut savoir que les avions russes les plus performants volent avec des équipements français. Ça aussi ça fait travailler du monde. Puis à Kourou, en Guyane, Russes et Français travaillent ensemble, et très bien dans le domaine spatial. Et il y a de nombreux autres intérêts communs.

 

- Ouais, Victor, mais l'invasion de la Crimée, la pression militaire à l'Est de l'Ukraine...

 

- On en a déjà parlé souvent Loulle. La Crimée est russe. L'Ukraine de Kiev est manipulée par la CIA et est tombée sous la coupe des néo-nazis. Poutine n'est pas une oie blanche mais il n'est pas responsable de ce qui se passe la-bas. Il ne fait que se prémunir contre l'encerclement belliqueux par l'Otan. N'oublie pas que lors de la chute de l'URSS, les Yankees ont d'abord imposé aux ex-pays de l'Est (pays balte, Pologne, Hongrie, etc.) l'adhésion à l'Otan, condition sine qua non pour être acceptée par l'Union européenne, marionnette ultralibérale des USA.

 

- On ne va tout de même pas rompre avec les Ricains pour se rapprocher des Ruskoffs ?

 

- Pourquoi pas ? L'U.E. est maintenant allemande et se fait contre nous. Si le traité transatlantique est signé – et il le sera – l'Europe tombera complètement sous domination étazunienne. Il serait de bonne gouvernance, pour remettre les pendules à l'heure, de faire savoir à Merkel, Cameron et aux autres européens lèche-cul des Yankees que nous pouvons très bien « envisager » un renversement d'alliance en se rapprochant des Russes au niveau de la coopération militaire - c'est déjà le cas - et diplomatique. De plus, au niveau économique et geopolitique, la France aurait tout intérêt à se rapprocher non seulement des Russes, mais des puissances montantes, des dominants de demain : les BRICS.

 

- BRICS ? Ques aco ?

 

- C'est un acronyme pour Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Ces pays sont l'avenir. La France aurait tout à gagner à s'y arrimer solidement, notamment pour créer avec eux un panel de monnaies pour commercer entre eux et le reste du monde en s’affranchissant de l’exorbitante dictature du dollar ! La France est le seul pays occidental capable de faire ça, parce que notre pays joui encore d'une aura internationale importante comme pays de la Mère des révolutions et pays des Droits de l'homme.

 

- Priviet. Dabro pajalavat gaspoudine Wladimir !

 

- Niet gaspoudine : tovaritch !

 

Sextidi 16 prairial 222

Illustration:merci à Chimulus

 

30/05/2014

Bildenberg à Copenhague: le crû 2014 de Banksters sans frontières !

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Donnez au peuple du pain et des jeux... Autrement dit, fermez-leur la gueule avec du maquedo et du poulet aux antibios, et détournez leur attention avec Rolland-Garros où des milliers de débiles en panamas ou parapluies, rangés sur des étagères chopent le torticolis en regardant deux super débiles se renvoyer jusqu'à plus soif une baballe jaune.

 
Les lucarnes à décerveler, les machines à bruits , les canards laquais, bref, la presse purée nous abreuvent de ces conneries. Rideau de fumée...

 
Pendant ce temps, à Copenhague, se réunit le nec plus ultra des chefs mafiosi du monde des « affaires » : le cercle dit de Bildenberg, officine créé à la sortie de la guerre à l'initiative d'un prince hollandais nazi, Bernhard des Pays-Bas et d'un richissime héritier pétrolier, David Rockfeller, espion à ses heures. Finalité de départ : la lutte contre le communisme ; à présent, organiser la domination du monde, avec le concours de l'OTAN au profit des grands prédateurs de la finance et des multinationales des USA.

 
Chaque année, sous haute protection policière, on ressort de sa naphtaline dorée le « capo di tutti i capi », David Rockfeller pour qu'il donne son onction aux autres capi de ce cartel mafieux. Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs.

Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80% des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu'une partie des finalités et des stratégies du Club.

Le deuxième cercle, le Steering Committee, est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales.

Au-dessus, il y a le premier cercle, le Bilderberg Advisory Committee (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de membres, les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l'organisation. Ce sont ceux-là qui décident de l'orientation du monde occidental, qui organisent les crises, voire font déclencher les guerres (voir ce qui se passe en Ukraine) au plus grand profit de leur force de frappe : les entreprises financières (banques, fonds de pension, hedges fund, agences de notation, etc.) et les holdings de multinationales.

 
C'est eux qui ont voulu, planifié, piloté à dessein la crise économique afin de transformer la société en une société postindustrielle néo-féodale, gérée par la super-entité du cartel supra-national des financiers et industriels les plus riches…

 

La crise qu'elles ont contribué à créer a rendu ces banques plus grosses et plus puissantes que jamais. Parce que le gouvernement a invoqué le vocable de « trop grosses pour échouer », elles peuvent continuer leurs manœuvres nuisibles avec l'assurance tout-risques des gouvernements : les grosses banques seront sauvées car elles sont trop importantes économiquement. Ces grosses banques ont donc intérêt à continuer de prendre des risques de plus en plus inconsidérés parce qu’elles savent qu’elles seront sauvées à la fin avec les deniers publics...

 
Ainsi, les marchés financiers spéculent sans vergogne contre la capacité des nations à rembourser le gouffre abyssal de leur dette (réelles ou magouillées) ET intérêts de leur dette. Ceci avec la complicité d’agences de notation financière qui diminuent la valeur du crédit des nations, qui spéculent sur les bons du trésor et qui plongent les pays toujours plus avant dans la crise, forçant la classe politique à imposer des mesures d’austérité et de restructuration afin de restaurer la « confiance des marchés ». Ce processus est appelé la « discipline de marché ». C'est en fait du « terrorisme financier » ou « une guerre de marché », avec le terme de « marché » se référant spécifiquement au cartel global. Quelle que soit la terminologie employée, la discipline de marché est de manière ultime un euphémisme pour guerre de classes.

 
Ce cartel global est en réunion depuis hier, sous haute surveillance policière, à Copenhague, au Danemark. Cette année, le gouvernement français, faisant le gros dos, a délégué Fleur Pellerin, secrétaire d’État au commerce extérieur. Parmi les invités français, outre évidemment le président du « cercle extérieur » de cette mafia, le ci-devant Henri de Castries, par ailleurs patron de l'assureur banquier AXA ; François Barroin, député UMP ; Nicolas Bavarez, « économiste », c'est-à-dire lobbyiste, habitué des plateaux télé et radio où il dégueule régulièrement sa bile ultralibérale ; Pierre-André de Chalendar, patron de Saint-Gobain ; Nathalie Nouguayrède, directrice du journal Le Monde, maintenant torchon ultralibéral... Et ils en sont fiers d'être « invités » par cette mafia !

 
Ces mafieux vont probablement débattre de la nouvelle donne européenne, avec le ras-le-bol affirmé et l'attitude de révolte d'une part croissante des populations européennes et leur rejet des « élites » qui les exploitent et les pressurent de plans d'austérité en casse des services publics, etc. Les salaires, les prestations sociales, le droit du travail, les services publics, la santé, la stabilité de l'emploi, l'ensemble des acquis de l'après-guerre, voilà ce qu'il faut abattre.

 

Ils phraseront probablement sur les résistances de plus en plus pugnaces à la mise sous tutelle de l'Europe par les USA à travers le Traité commercial transatlantique. Ça, c'est pour la galerie. Mais ils ne feront qu'effleurer la situation de guerre civile en Ukraine. Parce que cette situation a été créée de toutes pièces par les officines douteuses pilotés par la CIA et que ce genre de chose se décide et se traite en petit comité, au niveau du premier cercle, le Bilderberg Advisory Committee...

 

« Les tyrans ne sont grands que si nous sommes à genoux ». Alors debout, damnés de la terre, aiguisons les faux, préparons les cordes...

 

Primidi 11 prairial 222

 

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29/05/2014

Enfin un audit sur la dette de la France: ILLEGITIME à 60% !

 

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Le Collectif pour un audit citoyen de la dette de la France vient de publier une étude de cette dette édifiante. 59% de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs. Cette partie de la dette est donc illégitime.

 

Sur les soixante milliards d'intérêt que nous donnons (avec nos impôts et taxes diverses), 35 milliards sont donc illégitime. Un gouvernement les ayant « bien pendues », pourrait renégocier cette dette, demander un moratoire, voire décider de ne plus payer cette part illégitime des intérêts.

 

Voici quelques extraits de cet audit que vous pouvez trouver in extenso ici : http://france.attac.org/IMG/pdf/note-dette.pdf

 

Qui détient la dette française ? Au 3ème trimestre 2013

 Investisseurs étrangers 57,9

 Banques centrales et institutions internationales 28,9

 Banques 8,3

 Investisseurs institutionnels 20,7

 

Investisseurs nationaux 42,1

 Banque centrale 2,9

 Banques 20,2

 Investisseurs institutionnels 19,1

 

Total 100,0

 

 Qui détient la dette ? Un secret d’État.

Pour financer sa dette, l’État émet via l’Agence France Trésor (AFT) des titres financiers que des institutions financières achètent. Mais pas n’importe lesquelles: seules peuvent souscrire 19 grandes banques baptisées “spécialistes en valeur du Trésor” (SVT) qui sont ensuite chargées de les écouler sur les marchés financiers. Elles ont été sélectionnées “en fonction de leur solidité financière, de la présence à Paris de réels spécialistes, notamment d’économistes et de stratégistes, présence dans laquelle [l’AFT] voit un moyen irremplaçable pour créer et maintenir avec efficacité un fort niveau de confiance”.

Il faut noter que ces intermédiaires perçoivent une commission de 0,25 % et que la plupart d’entre elles ont été impliquées dans des scandales financiers.

Mais qui, en fin de compte, détient la dette ? Sur le site de l’AFT, la seule information disponible est un graphique. On peut seulement constater que le taux de détention par les non-résidents a atteint un maximum à 70,6 % en 2010 (contre 32 % en 1993) et qu’il a ensuite baissé jusqu’en mars 2013, avant de repartir à la hausse pour dépasser aujourd’hui les deux tiers.

Mais ces chiffres ne veulent rien dire parce que, comme l’explique Patrick Artus, “un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique”.

C’est pourquoi les trois pays qui comptent les plus gros détenteurs de la dette française seraient le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni

Les non-résidents peuvent donc être aussi de faux non-résidents, des Français détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal. Cette opacité est organisée légalement : l’article L. 228-2 du Code de commerce, le décret d’application No. 2002-803 du 3 mai 2002, ainsi que l’article L. 212-4 du Code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire) interdisent en effet de communiquer l’identité des créanciers. Par conséquent, comme l’indique la réponse faite à une question parlementaire “l’Agence France Trésor ne peut pas identifier précisément les détenteurs des obligations assimilables du Trésor (OAT), des bons du Trésor à intérêts annuels (BTAN) et des bons du trésor à taux fixe (BTF)”.

Les informations de l’AFT ne sont même pas compatibles avec celles de la base de données que le FMI vient de compiler à partir de diverses sources. Certes, l’évolution est la même, mais pas le niveau, et le FMI donne un peu plus d’informations

 

Conclusion

Tout se passe aujourd’hui comme si la réduction du déficit était le seul objectif de la politique économique menée en France, comme dans la plupart des pays européens. Il s’agit au fond de tirer parti et de prendre prétexte de la crise des dettes pour réduire l’État social autant que possible. Cette politique semble absurde puisqu’elle inflige à l’Europe une récession chronique sans même atteindre l’objectif annoncé qui était de réduire la dette publique. Son véritable sens ne peut être compris qu’en fonction d’un objectif : faire passer en force les “réformes structurelles” destinées à réduire drastiquement les dépenses publiques et le coût du travail pour relancer, peut-être, plus tard, la compétitivité européenne dans la mondialisation.

 Nous avons montré que 29 % de la dette de l’État français, soit 589 milliards d’euros en 2012, provenait des taux d’intérêts excessifs exigés pendant près de 20 ans par les créanciers.

La flambée des taux d’intérêt dans les années 1980 et 1990, provoquée notamment par les politiques du “franc fort” et par la spéculation contre les monnaies européennes en 1992-93, continue de coûter terriblement cher chaque année aux contribuables français. Par ailleurs 24 % de cette même dette, soit 488 milliards d’euros en 2012, s’expliquent par la chute des recettes publiques, provoquée par les cadeaux fiscaux (baisses d’impôts, exonérations de cotisations...) qui ont principalement bénéficié aux ménages aisés et aux actionnaires.

Au total, en cumulant les effets des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts abusifs, la partie illégitime (au regard des critères que nous avons ici adoptés) de la dette publique représente 53% du PIB, soit 59% de l’actuelle dette publique. L’évasion fiscale et la récession provoquée par la crise financière ont, elles aussi, contribué fortement à creuser la dette publique.

Tout converge : la dette publique a été provoquée par la finance et ne profite qu’à la finance.

Le constat rétrospectif présenté ici est l’ébauche d’un audit citoyen de la dette. Il permet de mieux comprendre d’où vient la dette, mais aussi où conduisent les politiques menées aujourd’hui en France et en Europe. Elles sont en effet porteuses des risques et des enchaînements suivants :

  • la priorité à la réduction des dépenses publiques engendre le risque d’un étouffement permanent de l’activité économique et d’une remise en cause significative du “modèle social” ;

  • la politique de l’offre visant à baisser les “charges” accentue la pression sur les dépenses publiques, compte tenu de l’objectif de réduction des déficits ;

  • les nouvelles règles budgétaires instituées au niveau européen (TSCG interdisant le déficit structurel) rendent impossible tout endettement public pourtant nécessaire au financement d’investissements, notamment dans le domaine de la transition écologique ;

  • la nécessité de “rassurer” les marchés financiers, seuls habilités à financer le déficit public, rend impossible toute bifurcation vers un nouveau modèle de développement.

On nous dit que les taux d’intérêt actuels, historiquement bas, montrent que la dette publique est facile à financer. On nous dit qu’il serait irresponsable “d’inquiéter les marchés” en parlant de dettes illégitimes et de restructuration. On veut étouffer tout débat sur cette question au nom de l’argument moral selon lequel qui a emprunté doit payer. On nous menace d’une flambée des taux d’intérêt si apparaissait le moindre soupçon d’un défaut souverain sur la dette.

Mais ce chantage est absurde. Ce sont les politiques actuelles, destinées à “rassurer les marchés” dont on sacralise le pouvoir, qui mènent nos sociétés à la catastrophe.

Ce processus de régression sociale et économique ne pourra être interrompu que par une remise en cause du pouvoir des marchés financiers et donc une restructuration importante de la dette publique accumulée depuis trente ans à cause de la finance. Les mesures avancées dans ce document supposent, à des degrés divers, de s’attaquer aux bénéficiaires de la financiarisation et aux règles du jeu européennes conçues pour défendre leurs intérêts et réduire à néant toute une série de conquêtes sociales. Nous avons proposé diverses pistes pour alléger substantiellement le fardeau de cette dette, qui est non seulement en grande partie illégitime, mais aussi largement insoutenable. C’est au débat démocratique de se développer afin de décider des mesures concrètes à prendre pour rendre enfin possible des politiques alternatives, libérées de l’étreinte étouffante des marchés financiers. Il s’agit de permettre aux États et à l’Union de financer une relance vigoureuse des investissements et de l’emploi par un programme européen concerté pour la réduction des inégalités et la transition écologique.

La question de la dette n’est donc pas un problème de gestion comptable mais un choix de société, qui nécessite un contrôle des citoyens et leur intervention active.

Sources :

http://www.audit-citoyen.org/

http://france.attac.org/

http://france.attac.org/IMG/pdf/note-dette.pdf

 

Décadi 10 prairial 222

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28/05/2014

Privatisations : vous avez aimé celle des autoroutes, vous allez adorer celle des barrages et...des ROUTES nationales !

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Le scandale de la privatisation des autoroutes – ces infrastructures payées par les contribuables et bradées sous Villepin aux « amis de mes amis », ces sociétés du BTP souvent fort « généreuses » avec les partis politiques - est encore dans les mémoires. Le gouvernement va...prolonger de trois ans les concessions qui permettent aux concessionnaires de s'engraisser sur le dos des usagers.

 

On a parlé ( http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/150514/aux-fou... ) de la privatisation des barrages hydrauliques, mais ce n'est encore pas suffisant. Ce sont maintenant les routes nationales, gratuites, qui sont en train d'être données au privé  , et pour lesquelles on devra peut-être un jour payer. Oh ! Pas ouvertement, mais sournoisement, par la bande.

 

Après la décentralisation qui a vu le transfert de la plupart des routes aux conseils généraux suivi d'une externalisation massive vers le privé de leur exploitation, Hollande et son gouvernement de droite continue à brader le bien public de la Nation et pousse les feux de la privatisation des routes nationales restantes. Un nouveau plan de désengagement des routes nationales après la décentralisation de 2003 est à envisager, avec l'augmentation de la part des réseaux routiers confiée à des exploitants privés (les sociétés d’autoroutes tenues par Bouygues, Vinci et Eiffage par exemple ; rétribués par la prolongation de leur concession, ou la mise en œuvre de péages urbains). Et l’externalisation massive des missions abandonnées au marché privé pour des coûts et des prix pourtant plus élevés (maitrise d’œuvre publique par exemple).

 

Sous la pression de l'Union Européenne ultralibérale - qui de par sa nature ne sert que les intérêts des marchés financiers, lançant razzia sur razzia sur les services et entreprises publics, démolissant les conquêtes sociales pour remplir les poches de l’oligarchie capitaliste – la décentralisation a confié une très large partie des routes départementales et nationales aux Conseils généraux qui dans leur grande majorité  ont décidé d’en externaliser la gestion, l’exploitation et l’ingénierie…. Ça coûte très cher mais cela fait le bonheur des copains du BTP des potentats locaux. Ces bétonneurs se pique ainsi en remplissant les poches des majors du BTP de faire du développement économique… On ne compte plus les PPP, contrat de conception réalisation etc… aussi scandaleux bien que d’échelle plus réduite que Ecomouv et les fameux portiques Ecotaxe, et donc encore moins connus.

 

 

Exploitation, maîtrise d’œuvre, déneigement sont maintenant largement confiés à des sociétés privées. Et de nombreux chantiers passés aussi sur des modes proches du PPP (par exemple modernisation des tunnels d’Ile de France) ou par des PPP (construction et entretien de bâtiments d’exploitation par exemple). Pire des sections entières du réseau Routes Nationales sont privatisées de fait : l’exploitation est confiée aus sociétés d’autoroute privées moyennant un aménagement des juteux contrats de concessions. Et le gouvernement PS semble envisager d’étendre cette politique (par exemple à Grenoble A480, dans le Nord RN42, ou en Basse Normandie RN154.)

 

 

L'Europe pour laquelle nous venons de voter est au départ de ces privatisations. On vient de voir le résultat de cette destruction systématique des modes de gestion et de fonctionnement des grandes infrastructures nationales : le rejet de cette Europe pourtant indispensable et la montée des extrémismes fascisants

 

 

Eh ! Ci-devant citoyen président Hollande François, tu as dit hier que l'Europe devait réduire ses périmètres d'action. Les routes sont des biens publics, aussi indispensables que l'eau, l'air, l'école, la santé. Si, pour une fois, tu ne te couchais pas devant la Teutonne et si tu t'imposais, au besoin en DESOBEISSANT sciemment aux directives ultralibérales de l'U.E. ?

 

 

Oui mais pour ça, il faut « en avoir ». Et ce n'est pas ce à quoi tu nous as habitué, ci-devant président.

 

 

 

Nonidi 9 prairial 222

 

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