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10/07/2014

Au bistro de la toile : la réforme territoriale

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- Salut Victor. T'as ton passeport pour venir ici ?

 

- Ouais Loulle. Mon passeport, fort heureusement,ce n'est que le pognon que je te file pour payer ma tournée. Mais je vois où tu veux en venir : je traverse le Rhône pour venir dans ton antre de perdition. Ce faisant, tout en restant dans la même communauté de communes (la COGA), je change de commune, de département et de région !

 

- Tu viens dans les pays de l'Est en quelque sorte.

 

- Exactement. Dans les pays de l'Est du Rhône. Et crois-moi, cette situation n'est pas toujours confortable. Tiens par exemple, pour créer une entreprise dans la partie gardoise de Grand Avignon (c'est ainsi que se nomme la communauté de communes). J'en ai l'expérience. Tu vas donc te renseigner au plus proche : à la Chambre de commerce d'Avignon. Où on te répond qu'il te faut aller à la CCI...de Nîmes. Quarante km au lieu de deux. Á Nîmes, on te regarde de loin : tu es un rhodanien, donc un Avignonnais. Presqu'un étranger. Et c'est pareil pour toutes les administrations : tribunal de commerce, sécurité sociale, conseil général, etc. Pareil pour ceux qui prennent leur retraite : ils doivent faire 40 bornes pour la plus simple des démarches, au lieu de seulement traverser le Rhône...

 

- Chez moi c'est moins compliqué Victor : je te sers sans problème du Côtes-du-Rhône aussi bien de la rive droite que de la rive gauche. Et au même prix !

 

- Tu rigoles Loulle. Mais les vignerons ont depuis longtemps effacé la stupide frontière du Rhône qui, depuis longtemps est un lien et non une séparation. Leurs instances professionnelles couvrent les deux rives du Rhône.

 

- Et bientôt Victor, pour bien des démarches, c'est à Toulouse qu'il te faudra aller !

 

- J'aime bien Toulouse Loulle, mais on touche là une aberration de ces fusions décidées d'en haut, par des énarques coupés des réalités du terrain. Nous, sur la rive droite du Rhône, nous sommes Provençaux, pas Languedociens et encore mois Midi-pyrénéens. Radio-bleu Nîmes n'arrive même pas chez nous, nous écoutons radio-bleu Vaucluse, nous regardons FR3 Provence et pas Montpellier. Les Rhodaniens envoient leurs gosses à l'école ou à l'université à Avignon, vont au spectacle à Avignon, vivent souvent sur la,rive gardoise, plus chicos, et travaillent à Avignon, etc... La « frontière » naturelle entre Provence et Languedoc ne passe pas par le Rhône, mais par le Vidourle, ce fleuve côtier célèbre par ses terribles colères (les vidourlades) et qui descend des Cévennes pour se jeter dans la Méditerranée entre la Grande-Motte et le Grau-du-Roi. Les bâtisses traditionnelles (fermes et mas) sont ouvertes en Provence, fermées en Languedoc. La langue occitane varie légèrement à partir de ce fleuve côtier. La religion (à l'époque sombre où ça comptait) aussi. Mais les distinctions sont tout de même minimes. Il y a en commun le « fé di bioù » (la foi dans les taureaux), la Camargue commune, le mistral, les crues du Rhône, le TGV aussi... Et surtout, il y a des réalités économiques : le triangle Avignon, Nîmes, Arles, c'est plus de 70.000 emplois.

 

- Alors, vous allez demander votre indépendance ?

 

- Sinon notre indépendance, du moins notre rattachement à la région Provence-Alpes-Côte-d'azur. Note que j'évite le sordide raccourci « paca » qui me donne envie de caguer.

 

- Mais les gardois « d'outre-Vidourle » ne seront peut-être pas d'accord ?

 

- Possible. Mais pourquoi ne pas scinder le département en deux, puisque de toute façon les départements sont appelés à disparaître ?

 

- Alors bienvenue chez nous Victor et, tè, je te sers deux canons : un Lirac (rive droite) et un Gigondas (rive gauche) !

 

Duodi 22 messidor 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

 

Pétition pour le rattachement du Gard à la région Provence : ICI

08/07/2014

Au bistro de la toile : syndicats...

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- Oh ! Victor, je te voyais pas ce matin, j'ai cru que tu boycottais mon rade et que tu choisissais la politique de la chaise vide.

 

- Non Loulle. On n'est plus dans la cour de l'école, on ne boude pas. Ton rade n'est-il pas l'un des derniers lieux ouverts où l'on puisse confronter dans la bonne humeur toutes les opinions ?

 

- C'est vrai Victor. La conférence sociale ici, c'est tous les jours. Pas comme là-haut, chez les « zélites », chez les décideurs qui font de la surenchère au lieu de discuter de tout, qui prenne des postures au lieu de défendre des idées.

 

- Les syndicats, Loulle, qu'ils soient ouvriers ou patronaux, sont dans la posture parce qu'ils ne sont pas représentatifs. En France, la proportion de salariés syndiqués tourne autour de 7% à 8%. La France a le plus faible taux de syndicalisation des pays de l'OCDE. Á comparer avec l'Allemagne 18,6%, le Royaume-Uni 26,5%, l'Italie 35% et la Finlande 70%. Ils sont donc tous en concurrence pour séduire le plus de monde possible, avec toutes les surenchères que cela implique.

 

- Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour augmenter le nombre de syndiqués et donc leur donner plus de puissance...

 

- ...et de responsabilité ! Il faut savoir qu'ici, Loulle, lorsque des accords sont conclus, ils s'appliquent à tous les salariés. Autrement dit, 92 à 93% des salariés bénéficient des avancées, ou subissent les reculades des syndicats, sans avoir rien fait pour.

 

- C'est bien ça ,Victor. C'est toujours les minorités agissantes qui font avancer les choses.

 

- C'est vrai. Mais ces avancées se font toujours dans la douleur, par les grèves, les mouvements sociaux, les manifestations. Ce ne sont jamais des solutions équitables résultant de négociations dures, opiniâtres mais sereines. Il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Avec toutes les rancœurs et les désirs de revanche que ça implique.

 

- Alors, tu vois une solution ? Rendre l'inscription syndicale obligatoire?

 

- Certainement pas Loulle. Mais imagine que les résultats des négociations entre syndicats salariés et patronaux ne soient applicables qu'aux seuls syndiqués, les autres se démerdant individuellement. Tu verrais que les choses changeraient vite ! Pour bénéficier des avancés obtenues par les syndicats, les salariés se presseraient pour se syndiquer ! Et idem, de leur côté, pour les petits patrons. Dès lors, avec 80% de syndiqués ou plus, les représentants syndicaux auraient un autre poids et les discussions seraient forcément plus positives. Une fois par an, à l'occasion d'une conférence sociale, les partenaires mettraient tout sur la table et, poussés par leur base énorme, ils ne sortiraient que lorsqu'un accord serait signé. Sans compter que les seules cotisations des syndiqués donneraient des moyens considérables aux syndicats, soulageant les finances publiques et mettant fin à bien des pratiques douteuses...

 

- En voilà une idée qu'elle est bonne Victor ! Tè, à la nôtre, c'est ma tournée !

 

 

Décadi 20 messidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

07/07/2014

Impunité des multinationales : le bal des faux-culs.

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Pendant le bronze-cul, le fouteballe et maintenant le tour de France, notre glorieux gouvernement de gôôôche vient de s’illustrer – comme tous les autres gouvernements européens d’ailleurs - en votant pour le maintien de l’impunité des multinationales. Découvrez cette information honteuse dans ce communiqué conjoint d’ATTAC et de AITEC :

 

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU favorable à la fin de l’impunité des multinationales. La France vote non.

par AITEC, Attac France

 

Ce jeudi 26 juin, malgré l’opposition de la France, de l’Allemagne et des États-Unis, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est prononcé en faveur d’un projet de résolution déposé par l’Équateur et l’Afrique du Sud afin d’élaborer de nouvelles normes internationales contraignantes sur les entreprises multinationales et les droits humains. Attac France et l’Aitec dénoncent le vote français contre une initiative bienvenue et justifiée, tant il est urgent de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les multinationales et garantir l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

C’est par 20 votes pour, 14 contre et 13 abstentions que la résolution en faveur d’un futur instrument légalement contraignant envers les multinationales a été adoptée au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU. Cette résolution, dont le principe avait été soutenu par 85 États de la planète en septembre dernier, ouvre une opportunité historique pour combler un manque flagrant : il n’existe pas, au niveau international, d’instrument juridiquement contraignant, pourvu de mécanisme de sanction, pour réguler et contrôler les impacts des multinationales sur les droits humains et assurer l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

Les multinationales bénéficient ainsi d’une asymétrie dans le droit international puisqu’elles disposent aujourd’hui de toute une batterie d’instruments normatifs (accords de libre-échange, traités bilatéraux sur les investissements, mécanismes d’arbitrages internationaux, etc.) qui protègent leurs droits et leurs intérêts, renforçant d’autant leur pouvoir économique et politique. Toutes les tentatives passées pour sérieusement contrôler leurs activités et leurs impacts sur les droits humains ont échoué, notamment suite à leur fort lobbying, et seuls existent aujourd’hui des codes volontaires et des principes directeurs juridiquement non-contraignants et absolument inefficaces.

Pourtant, de Bhopal au Rana Plaza en passant par le cas de Chevron en Équateur ou de Marikana en Afrique du Sud, nous ne manquons pas de cas d’études et de documentation, y compris au sein des instances internationales, pour justifier la double nécessité de destituer l’architecture d’impunité dans laquelle évoluent les multinationales, et d’introduire des dispositions contraignantes garantissant que les droits économiques, sociaux, politiques et environnementaux des populations ne puissent être violés par les multinationales, et rester impunis.

Des centaines d’organisations et de mouvements sociaux du monde entier soutiennent la proposition initiée par l’Équateur et l’Afrique du Sud et se sont mobilisés cette semaine à Genève, et ailleurs, pour faire pression sur les États membres du CDH et sensibiliser l’opinion publique internationale. En votant en bloc contre le projet de résolution, les pays européens et de l’OCDE (hormis le Chili qui s’est abstenu) ont fait passer les intérêts des multinationales au-dessus de la protection des droits humains.

Attac France et l’Aitec appellent le gouvernement français à revoir sa position, et à s’expliquer à défaut. Nous considérons en effet que le soutien français à cette résolution n’aurait contredit ni la mise en application des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits humains de l’ONU, ni le projet de loi français en cours de préparation sur la responsabilité des acteurs économiques à l’étranger, qui ne devrait comporter aucune mesure contraignante. Le lobby des multinationales françaises et le ministère de l’économie et des finances, qui étaient parvenus à grandement limiter la portée du contenu de la loi sur le développement et la solidarité internationale adoptée en février dernier [1] quant aux obligations des entreprises françaises vis à vis de leurs filiales et sous-traitants, a-t-il été plus fort que l’obligation de la France à respecter ses engagements internationaux sur les droits humains ?

Nos deux organisations suivront avec attention les suites qui seront données à cette résolution, en particulier les travaux du groupe de travail intergouvernemental qui devrait être créé d’ici 2015 pour construire des propositions plus précises. Elles s’engagent également à poursuivre leurs initiatives et mobilisations visant à réduire l’emprise du secteur privé, notamment à travers les accords de libre-échange et d’investissement, sur nos économies, sur la nature et sur nos vies.

P.-S.

 

(1)   http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0289.asp

 

 Nonidi 19 messidor 222

 

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04/07/2014

TISA prépare en loucedé la disparition de tous les services publics, Sécu comprise…

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Pendant les abrutissements foutballistiques et les sarkonneries médiatiques qui mobilisent la presse-purée et les canards-laquais, une sacrée saloperie se trame dans le plus grand secret à Genève : des tractations aussi sournoises que secrètes sur la libéralisation globale du commerce des services.

 

Ces tractations des « maîtres du monde » ont été révélées par wikileaks et relayées par L’Humanité

 

On se souvient des luttes sévères qui ont fait échouer les accords de l’OMC (cycle de Doha) sur l’accord général sur le commerce des services (l’A.G.C.S.). Suite à ce revers, un groupe de « maîtres du monde » se nommant entre eux  les « Really good friends » (les « vrais bons amis » !!??). Parmi ces « vrais bons amis », on trouve les cadors de la banque, de l’internet, de l’énergie, de l’assurance, entre autres, AIG Assurance, Microsoft, Oracle, Walmart, Google, Walt Disney, mais aussi Véolia et, évidemment, notre « grand ami » le Medef ! Leur but : contourner l’obstacle que constituaient les résistances de forces progressistes, de mouvements sociaux, de syndicats et de plusieurs pays en développement pour la conclusion d’un accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Leur finalité : permettre aux multinationales de truster, le moment venu, le commerce des produits financiers ainsi que celui de tous les services sur les grands marchés transatlantique et transpacifique, dont les négociations, avancent au même moment, dans la plus grande opacité.

Concrètement, que risque-t-on ? Eh bien, au nom de la libre concurrence les «monopoles d’État en matière de fonds de pension» – traduisez: les systèmes publics de Sécurité sociale – seraient, à terme, démantelés. Même «les assurances pour calamité naturelle» se devraient de ne plus fonctionner sous contrôle public. Voilà pourquoi Veolia, Suez, le Medef et les grands groupes d’assurance sont partie prenante dans ces magouilles.

Quoi encore ? Entre autres joyeusetés:

-         l’autorisation de « produits financiers innovants » est recherchée. Ces fameux « produits financiers innovants » comme les CDS (credit defaut swaps) au cœur de la crise qui secoue le monde depuis 2008.

-         les firmes Internet étazuniennes font pression pour transmettre sans réserve les données de leurs clients. En particulier celles qui sont présentes dans les systèmes dits «clouds» (nuages) qui permettent de stocker des documents hors du disque dur de l’ordinateur. (Il est vrai qu’il faut être plus kon que la moyenne pour mettre toutes ses informations dans les « clouds », c’est-à-dire les ordinateurs d’une grande firme étrangère !)

-         les sociétés étrangères doivent avoir accès au marché des pays signataires exactement dans les mêmes conditions que les prestataires locaux, qu’ils fournissent ou non un service public à la population. Un géant de la fourniture d’eau ou de gaz, comme les français Veolia ou GDF Suez, aurait ainsi non seulement le droit de s’installer sur un marché tiers. Mais il pourrait aussi faire jouer une clause d’engagement au respect de la concurrence pour exiger de bénéficier de subventions d’un montant égal à celui versé par l’État en question au service public de l’eau ou de l’énergie.

-         la renationalisation d’un service public privatisé, fût-il partiel, serait strictement interdit aux États signataires au nom des garanties accordées aux investisseurs. Ainsi deviendrait impossible une remunicipalisation de l’eau décidée en maints endroits en France comme à Paris, après la gabegie et l’explosion des factures des particuliers provoquées par les requins de la Générale et de la Lyonnaise des eaux, qui se sont longtemps partagé le marché de la capitale française.

 

Cet accord veut forcer les pays à ouvrir les portes à la concurrence totale. Il vise à renforcer l’emprise des multinationales sur notre vie quotidienne, la politique locale, nationale et globale. L’idée est de pousser les pays à accepter la concurrence des grands groupes avec les fournisseurs domestiques. S’il était validé, cet accord empêcherait les États et les localités de rapatrier certains secteurs en régie publique. Ainsi, au titre des profits perdus, les multinationales pourraient poursuivre en justice les gouvernements qui prennent ces mesures pour assurer l’accès universel aux services essentiels. On retrouve, en pire, les horreurs de Traité transatlantique…

 

Sources :

https://wikileaks.org/tisa-financial/

http://www.humanite.fr/laccord-top-secret-qui-doit-depece...

http://www.humanite.fr/david-boys-des-pressions-inevitabl...

 

Quintidi 15 messidor 222

 

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02/07/2014

Les « Mistral »: vent de la discorde ou de l'indépendance nationale ?

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Que la BNP se fasse étriller, ça ne me gêne pas particulièrement (voler un voleur, c'est de la récupération !). Mais quel est le fondement juridique du racket exercé par la « justice » étazunienne aux dépens d'un établissement bancaire français ? Aucun sinon la raison du plus fort. Le prétexte est un embargo ordonné ni pas l'ONU ni par la France, mais uniquement par les États-Unis. On touche là du doigt l'insupportable avantage que s'arroge ce pays à travers sa monnaie impérialiste, le dollar (« Le dollar, c'est notre monnaie, mais c'est votre problème ! »). La plupart des transactions internationales se faisant dans cette monnaie - qui n'est pas une monnaie internationale mais celle d'un seul pays qui l'utilise au mieux de ses seuls intérêts – les Etats-Unis peuvent exercer tous les chantages qu'ils veulent. C'est ce qu'ils font avec la BNP.

 

Poutine, qui est bien plus fin politique que la propagande otanusienne veut le faire croire, a bien compris ce qui se passe : « Nous sommes au courant de la pression que nos partenaires américains exercent sur la France pour qu'elle renonce à la livraison des Mistral en Russie ». C'est évident.

 

Une nation indépendante, sous la pression agressive de la loi du plus fort, doit-elle orienter sa politique étrangère, ses échanges commerciaux selon les diktats des Etats-Unis ? Les nations lâches le font. La France doit-elle se placer parmi ce ramassis de lèches-cul adeptes de la servitude volontaire ? Mais peut-elle faire autrement ?

 

Bien sûr qu'elle le peut. De Gaulle l'a fait avec panache en sortant la France du commandement de l'Otan, Chirac l'a fait en son temps en résistant aux pressions du président-fou étazunien au sujet de l'agression contre l'Irak. Mouais... Puis Sarko est venu, qui a remis totalement la France sous la coupe de l'Otan, instrument belliqueux au seul service des intérêts yankees. Et François n'a rien fait pour dénouer cette corde qui nous étrangle... Mais il se rattrape quelque peu en restant ferme sur la vente des navires type « Mistral » à la Russie. 400 marins russes sont arrivés à Saint-Nazaire pour se former à l'utilisation des deux navires. On voit mal la France les renvoyer à la maison sous la pression des Zétazuniens !

 

Doit-on succomber aux yeux doux que nous fait Poutine ? Il ne faut être ni dupe ni naïf, mais seulement réaliste. La politique est basée sur des rapports de force. En politique, il n'y a pas d'amis, juste des alliés qui fluctuent en fonction des intérêts de chaque pays. Poutine connaît l'Histoire. Il sait donc qu'un partenariat économique et militaire au niveau des ventes d'armements avec la France est hautement bénéfique pour les deux nations. Pour la Russie, qui accèdent ainsi à des technologies modernes tout en contournant le « bloc » atlantique avec la première puissance militaire d'Europe. Pour la France, qui desserre ainsi les chaînes qui la lient jusqu'à la paralysie au molosse impérialiste étazunien, qui rééquilibre par là même ses rapports avec l'Allemagne, qui reprend la main au niveau diplomatique en devenant l'interlocuteur privilégié de la Russie, incontournable sur la résolution de tous les problèmes euro-asiatiques, en approfondissant avec ce grand pays un partenariat équilibré et apaisé avec l'Europe.

 

Et en disant merde aux Yankees !

 

 

Tridi 13 messidor

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30/06/2014

Au bistro de la toile : pape et vin de messe

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- Oh ! Loulle, t'as l'air bien absorbé dans ton canard. Qu'est-ce que t'a lu d’intéressant ?

- ..taing ! François est mal barré. Parait que ça va pas fort. Fatigue générale et tout...

- Eh ! Avec toutes ses femmes, il doit se surmener notre François !

- Attend Victor, ce n'est pas du nôtre que je parle, c'est du pape. Paraît qu'il a la fièvre, et même la cagagne...

- Oh ! Ce n'est peut-être qu'une simple crise de foi. A moins que...

- Á moins que quoi Victor ?

- Ben, que le Vatican renoue avec une vieille et solide tradition : l'empoisonnement ! Comme à l'époque des Borgia. D'ailleurs lorsque nous trinquons et que nous choquons nos verres comme on fait maintenant Loulle, ça vient de cette époque.

- ???!!!???

- Eh oui ! Ne me regarde pas comme ça Loulle ! A l'époque des Borgia, au Vatican etr dans les "hautes cours", ils s'empoisonnaient tous en chœur et ils s'enfilaient tous en couronne ! Entre frères et sœurs, parents et enfants, etc. Alors lorsqu'ils buvaient ensemble, dans de solides hanaps d'argent ou d'or, ils frappaient énergiquement leurs coupes l'une contre l'autre en se souhaitant « Santé ! ». Ce faisant, le contenu de chaque hanap passait en partie dans l'autre. Si bien que si l'un des « monsignori » voulait empoisonner l'autre, les deux y passaient ! Et si l'un ou/et l'autre refusait de boire les liquides ainsi mêlés, les deux avaient compris et ne buvaient pas.

- Intéressant Victor.

- Pour en revenir à ton pape François, il dérange pas mal de monde et nombreux sont ceux qui le verrait bien monter voir son patron « au ciel » ! Les mafias calabraise, sicilienne et autres, les banquiers, notamment ceux du Vatican, les « monsignori » pédophiles et autres.

- Attend Victor, tu crois qu'ils iraient jusqu'à tuer le pape ?

- Sans états d'âme Loulle. N'oublie pas qu'il y a quelques décennies, un pape n'a occupé son poste que pendant un mois ou guère plus. Suite à une mort plus que suspecte...

- En tout cas Victor, François devra trouver autre chose que les meilleurs vins de Bourgogne pour ses vins de messe : la grêle les a une fois de plus saccagés.

- Eh ! Loulle, les choix du ciel sont parfois récurrents. Voilà trois ans que la grêle tombe sur quelques parcelles bien délimitées. Or il se trouve que les vignerons de ces régions se sont récemment équipés de systèmes anti-grêles fort performants parait-il.

- Bof. C'est rien de nouveau. Quand j'étais minot, les paysans avaient des canons anti-grêle qui envoyaient des pétards dans les nuages d'orage, en espérant ainsi créer un courant d'air repoussant la grêle...chez le voisin ! C'était d'ailleurs d'une inefficacité totale.

- Maintenant, ça a évolué Loulle. Ils ont toujours des sortes de canons, plutôt des mortiers, qui envoient dans les nuages des fusées qui les« ensemencent » d'iodure d'argent. C'est parait-il un truc que favorise la formation de grêlons. Il y en a plus mais ils sont plus petits, donc potentiellement moins dangereux.

- Attends, tu me dis que les vignerons fabriquent volontairement des grêlons ?

- Ouais. C'est ça !

- Donc, si un nuage qui passait par là sans mauvaises intentions reçoit ces « ziodures » de comme tu dis, ça lui fout la rogne et il crache ses grêlons ! Et il y a des vignerons – personnages que nous vénérons, nous, Victor – qui sont assez kons pour faire ça ?

- Il a dû passer par là quelques « conseillers » des chambres d'agriculture, du crédit agricole et de la FNSEA...

- Probable. Á la nôtre Victor. Même sans trinquer. C'est du bon !

 

Primidi 11 messidor 222

Merci à Chimulus

 

24/06/2014

Après les emmerdeurs du rail, les emmerdeurs des airs et...les emmerdempoisonneurs de la FNSEA

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Non mais vous les avez entendu les gougnafiers de l'agriculture chimico-industrielle de la FNSEA ! Ils gueulent, ils s’époumonent (enfin, ceux qui n'ont pas les éponges trop mitées...), ils bloquent la circulation, ils EMMERDENT, et vous savez pourquoi ? Parce que le gouvernement veut faire passer une loi leur interdisant de répandre leurs saloperies de pesticides à moins de 200 mètres d'une école, d'un hôpital, d'une maison de retraite, d'une habitation, d'un lieu de vie quoi !

 

Début mai, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de la Gironde ont été pris de malaises après l'épandage d'un fongicide sur des vignes situées à proximité de l'établissement. La préfecture du département avait relevé une utilisation du produit dans des « conditions inappropriées ».

 

Traiter jusque dans les cours des écoles, c'est raisonnable ça ?

 

Qui ne s’est pas énervé en traversant les nuages de pesticides généreusement pulvérisés sur les cultures, du printemps à la récolte, soit pendant quatre mois ! Oui, nous répondent les tenants de l’agriculture intensive, mais si on ne traite pas, on n’a pas de récolte correcte… Sauf que l’agriculture biologique prouve chaque jour le contraire.

 

Oui nous diront les Fnsea-boys mais le bio, c'est marginal, ce n'est pas ça qui va nourrir les foules affamées. Laissez-nous traiter « raisonnablement ».

 

Pour appuyer leurs revendications corporatistes, ils ont salopé la place de la Concorde... Leur but : Donner un « carton jaune » comme ils disent, au gouvernement pour faire pression au moment où le projet de loi d’avenir sur l’agriculture commencera à être examiné en commission à l’Assemblée nationale. Le texte passera ensuite en seconde lecture dans l’hémicycle les 7 et 8 juillet.

 

Le ministre Le Foll, faisant preuve d'une évidente mollesse des génitoires, a tenté de les rassurer mardi sur RTL, en réaffirmant qu'il n'était n’était pas prévu d’interdire les épandages de pesticides à moins de 200 mètres des habitations. Eh ! Oh ! Ci-devant ministre, faudrait savoir, non ? Tu préfères empoisonner les gosses plutôt que de faire preuve de fermeté vis-à-vis d'une bande de parpagnas gavés de subventions européennes ou nationales ?

 

Il faut savoir que 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE !

 

« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour » qu’ils nous serinent à longueur de bourrage crâne. A mon avis, c’est une manière originale pour tenter de résoudre les problèmes de surpopulation : en effet, en suivant ces judicieux conseils, vous avez toutes les chances de vous fabriquer un chou-fleur bien gaillard qui va vous envoyer ad patres en quelques  mois. Le crabe nourri aux pesticides, c’est du redoutable !

 

Quintidi 5 messidor 222

 

Photo X – Droits réservés

 

23/06/2014

L’œil de Moscou ? Non, l'Eeil de Mossoul.

 

 

Pendant qu'on se gargarise des exploits des tapeurs de ballon au Brésil, il s'en passe des choses dans le monde. Et des rugueuses. Par exemple en Irak.

 

Mouais vous allez me dire, l'Irak, ras les aliboffis. S'ils sont assez kons, assez tarés par leur religion pour s’entre-tuer au nom d'allah, qu'ils le fassent. On s'en fout !

 

Pourquoi pas. Mais peut-on réellement s'en foutre ?

 

Et d'abord qu'est-ce qu'il se passe en Irak, pays censé jouir du bonheur ultralibéral sous la pax americana ? Une guerre de religion en passe de redessiner complètement la carte du Moyen-Orient.

 

Guerre de religion entre la majorité chiite placée au pouvoir par la soldatesque étazunienne et la très grosse minorité sunnite. Celle-ci étant naturellement soutenue par le grand voisin chiite, l'Iran et par...les Etazuniens. Celle-là étant largement soutenue par les grands pays sunnites au premier rang desquels l'Arabie saoudite, grande alliée des...Etazuniens ! Bref. Un beau bordel.

 

On le doit à qui ce foutoir ? A l'administration étazunienne Bush qui, en envahissant l'Irak et en renversant la dictature de Saddam Hussein, a déclenché une évolution politique incontrôlée qui a favorisé l'arrivée de groupe djihadistes nouveaux dont l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

 

C'est pas des tendres ceux-là. A côté d'eux, les talibans et Al Quaïda sont de gentils démocrates ! Ils ont un objectif précis : instaurer un « califat islamique » basé sur les douceurs de la charia sur les zones qu'ils contrôlent. Pour cela, ils n'hésitent devant rien, et surtout pas à faire péter les frontières artificielles héritées de l'époque coloniale.

 

L’Eeil compterait plusieurs dizaines de milliers d’hommes armés, dont une partie d’étrangers venus d’Asie centrale, d’autres pays du Moyen-Orient, et même d’Europe occidentale. Plusieurs Français figurent parmi ses membres, et un certain nombre ont péri dans ses rangs.

 

L'armée régulière irakienne a foutu le camp la paille au cul devant eux, leur abandonnant de nombreux chars, des véhicules, de l'armement moderne (fourni par les Etazuniens!) et même des hélicoptères ! Vous me direz, encore faut-il savoir se servir de ces armes. Mais ils savent ! Parce qu'ils comptent dans leurs rangs la plupart des officiers de Saddam que les Etazuniens, dans leur nullité crasse habituelle, ont rejeté ! Grâce à leur lavage de cerveau religieux, ils ont aussi un large volet de « volontaires » pour des opérations suicides. Voilà pour le côté militaire.

 

Côté politique, ils veulent faire comme le Kusdistan voisin jouissant d'une très large autonomie, voire d'une indépendance de fait. Leur projet : un « Sunnitistan » englobant, la plus grande partie de la Syrie et la partie nord ouest de l'Irak. Dans leur escarcelle : les riches gisements pétroliers de la région de Kirkouk (dans l'actuel Irak) et les raffineries de Deir Ez Zor (dans l'actuelle Syrie). Ce qui ferait d'eux...l'un des plus gros producteurs du monde arabe !

 

Voilà une des raisons pour lesquelles on ne peut pas s'en foutre.

 

Il y en a d'autres. D'abord parce que cette organisation attire, entraîne, fanatise des centaines de jeunes paumés de France et d'autres pays d'Europe qui, de retour chez nous, sont autant de bombes à retardement (voir le massacre récent en Belgique). Ensuite parce que cette guerre de religion en Irak va jeter sur les routes de l'émigration clandestine des milliers, voire des centaines de milliers de réfugiés. Qui voudront venir où ? Devinez...

 

On en vient à regretter l'époque de Saddam : quelques centaines de morts par an mais un pays où cohabitaient, à la trique peut-être mais sans problèmes, les chiites, les sunnites, les chrétiens, les Kurdes...

 

Á comparer avec les 300 morts par mois actuels depuis les douceurs de la Pax Americana.

 

 

Quartidi 4 messidor 222

 

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16/06/2014

Emmerdo, ergo sum ! J'emmerde, donc je suis...

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A tort ou à raison, c'est ainsi que sont perçus les grèves dures à la SNCF d'une part, parmi les intermittents du spectacle d'autre part. Les cheminots sont perçus comme les “bonnets rouges” corporatistes du chemin de fer: ceux qui emmerdent les usagers!

 

Pour contrer cette hostilité du public, les syndicats grévistes ont le tort de ne pas expliquer les raisons de leur combat, notamment concernant le lien entre la défense de leur statut très protecteur et le service public efficace et sécure. Ce manque d'explication est d'autant plus préjudiciable que la grève a démarré alors qu'un rapport pointait du doigt les graves négligences de la SNCF dans la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge qui a coûté la vie à 7 personnes et en a blessé 32 l'an passé.

 

La Cour des comptes dans un rapport trop au vitriol pour ne pas en être suspect les considèrent comme une caste de privilégiés arc-boutée sur ses acquis sociaux et dénonce sans nuance des temps de travail inférieurs à la durée légale, des augmentations de salaires régulières, la gratuité des transports, etc. Mais peut-on reprocher aux grévistes de la SNCF de ne pas se laisser rouler dans la farine, de voir leurs conditions de travail se dégrader au prix de la sécurité, de se voir pousser vers les salaires et les conditions de travail des cheminots des compagnies ferroviaires privées (comme Euro Cargo Rail) qui sévissent déjà dans le fret ferroviaire ?

 

Derrière ce mouvement plane l'ombre menaçante de l'ouverture totale à la concurrence (fret et voyageurs) dès 2019. C'est pourquoi le cœur de la contestation est la réforme ferroviaire qui arrive devant l'Assemblée nationale demain 17 juin après deux ans de discussions et de travaux entre toutes les parties. Au centre de cette réforme, la dette colossale du secteur ferroviaire : 44 milliards d'euros!). Dette pour l'essentiel liée aux mauvais choix du « tout TGV » et en particulier au lancement simultanée de quatre lignes à grande vitesse sous financement SNCF. On paie là la mégalomanie de dirigeants qui, eux, ne risquent pas le chomdu... Cette réforme propose de regrouper sous une même entité SNCF (ceux qui roulent) et Réseau Ferré de France (ceux qui possèdent les rails). Mais c'était comme ça avant !!!

 

Actuellement, c'est un vrai bordel : RFF est censé entretenir les voies, mais elle n'en a pas les moyens et...sous-traite ce travail aux personnels de la SNCF ! Autrement RFF paie SNCF pour le travail des employés de celle-ci qui entretiennent les voies. Et SNCF paie à RFF un loyer pour que ses trains circulent sur les rails... Bonjours la simplicité, bonjour l'efficacité...

 

Un des arguments essentiels des grévistes est que la SNCF sera alors éclatée et incapable de répondre aux besoins de transport, avec de plus en plus de lignes et de gares fermées et toujours plus de camions sur les routes.

 

A noter que chaque jour de grève coûte à la SNCF, de la bouche même de Pépy, son patron, plus de 13 millions d'euros...

 

Rappelons aussi à tous ceux qui l'oublient que la SNCF est un service public et qu'elle est donc au service du public. Ce qu'elle semble avoir oublier depuis longtemps...

 

Septidi 27 prairial 222

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05/06/2014

Au bistro de la toile : la couine, le coveboye et le cosaque chez François.

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- Fatche, il va encore prendre de la ventrèche notre président ! Gueuleton à midi avec la Couine d'Angleterre, avec agneau de Sisteron sur la table puis, après une petite sieste (que j'espère améliorée avec une Julie), rebelote en fin d'après-midi avec le Bushnoir étazunien, avec probablement un biguemaque dégoulinant de quètecheupe, enfin le soir, dix de der avec le Cosaque, avec j'espère du caviar.

 

- Ses poignées d'amour vont s'épanouir. Paraît que ça plaît aux femmes. Comme il en fait un élevage, c'est tout bénef pour lui. Alors, qu'est-ce que tu crois qu'il va leur dire à ses commensaux ?

 

- Comment, sots ?

 

- Non, pas sots... Bref. Je t'expliquerais.

Bon. Á la Couine, il pourrait dire qu'il apprécierait (et nous aussi !) que l'Angleterre libère une nouvelle fois l'Europe en se cassant... Touchons du bois : il y a quelques espoirs de ce côté.

Au covebauye, il pourrait dire qu'il n'a rien à foutre de ses menaces, de ses pressions, entre autre sur une banque (pourrie, c'est vrai, mais banque et pourri, c'est un pléonasme). Il pourrait lui dire qu'il va livrer sans délai les bateaux de guerre commandés et payés par les Ruskoffs. Il pourrait lui dire qu'il n'est pas dupe des magouilles étazuniennes en Ukraine. Qu'il en a ras les aliboffis de la dictature du dollar, de l'espionnage de la NSA. Et il devrait enfin lui signifier qu'il va accorder l'asile politique à Snowden.

Avec le cosaque, il devrait trinquer puisque nous avons des intérêts mutuellement fructueux, comme on dit.
 

- Á ouais ? Quels intérêts ?

 

- D'abord ces frégates, dont la construction fait travailler des milliers d'ouvriers chez nous. Puis, il faut savoir que les avions russes les plus performants volent avec des équipements français. Ça aussi ça fait travailler du monde. Puis à Kourou, en Guyane, Russes et Français travaillent ensemble, et très bien dans le domaine spatial. Et il y a de nombreux autres intérêts communs.

 

- Ouais, Victor, mais l'invasion de la Crimée, la pression militaire à l'Est de l'Ukraine...

 

- On en a déjà parlé souvent Loulle. La Crimée est russe. L'Ukraine de Kiev est manipulée par la CIA et est tombée sous la coupe des néo-nazis. Poutine n'est pas une oie blanche mais il n'est pas responsable de ce qui se passe la-bas. Il ne fait que se prémunir contre l'encerclement belliqueux par l'Otan. N'oublie pas que lors de la chute de l'URSS, les Yankees ont d'abord imposé aux ex-pays de l'Est (pays balte, Pologne, Hongrie, etc.) l'adhésion à l'Otan, condition sine qua non pour être acceptée par l'Union européenne, marionnette ultralibérale des USA.

 

- On ne va tout de même pas rompre avec les Ricains pour se rapprocher des Ruskoffs ?

 

- Pourquoi pas ? L'U.E. est maintenant allemande et se fait contre nous. Si le traité transatlantique est signé – et il le sera – l'Europe tombera complètement sous domination étazunienne. Il serait de bonne gouvernance, pour remettre les pendules à l'heure, de faire savoir à Merkel, Cameron et aux autres européens lèche-cul des Yankees que nous pouvons très bien « envisager » un renversement d'alliance en se rapprochant des Russes au niveau de la coopération militaire - c'est déjà le cas - et diplomatique. De plus, au niveau économique et geopolitique, la France aurait tout intérêt à se rapprocher non seulement des Russes, mais des puissances montantes, des dominants de demain : les BRICS.

 

- BRICS ? Ques aco ?

 

- C'est un acronyme pour Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Ces pays sont l'avenir. La France aurait tout à gagner à s'y arrimer solidement, notamment pour créer avec eux un panel de monnaies pour commercer entre eux et le reste du monde en s’affranchissant de l’exorbitante dictature du dollar ! La France est le seul pays occidental capable de faire ça, parce que notre pays joui encore d'une aura internationale importante comme pays de la Mère des révolutions et pays des Droits de l'homme.

 

- Priviet. Dabro pajalavat gaspoudine Wladimir !

 

- Niet gaspoudine : tovaritch !

 

Sextidi 16 prairial 222

Illustration:merci à Chimulus

 

30/05/2014

Bildenberg à Copenhague: le crû 2014 de Banksters sans frontières !

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Donnez au peuple du pain et des jeux... Autrement dit, fermez-leur la gueule avec du maquedo et du poulet aux antibios, et détournez leur attention avec Rolland-Garros où des milliers de débiles en panamas ou parapluies, rangés sur des étagères chopent le torticolis en regardant deux super débiles se renvoyer jusqu'à plus soif une baballe jaune.

 
Les lucarnes à décerveler, les machines à bruits , les canards laquais, bref, la presse purée nous abreuvent de ces conneries. Rideau de fumée...

 
Pendant ce temps, à Copenhague, se réunit le nec plus ultra des chefs mafiosi du monde des « affaires » : le cercle dit de Bildenberg, officine créé à la sortie de la guerre à l'initiative d'un prince hollandais nazi, Bernhard des Pays-Bas et d'un richissime héritier pétrolier, David Rockfeller, espion à ses heures. Finalité de départ : la lutte contre le communisme ; à présent, organiser la domination du monde, avec le concours de l'OTAN au profit des grands prédateurs de la finance et des multinationales des USA.

 
Chaque année, sous haute protection policière, on ressort de sa naphtaline dorée le « capo di tutti i capi », David Rockfeller pour qu'il donne son onction aux autres capi de ce cartel mafieux. Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs.

Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80% des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu'une partie des finalités et des stratégies du Club.

Le deuxième cercle, le Steering Committee, est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales.

Au-dessus, il y a le premier cercle, le Bilderberg Advisory Committee (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de membres, les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l'organisation. Ce sont ceux-là qui décident de l'orientation du monde occidental, qui organisent les crises, voire font déclencher les guerres (voir ce qui se passe en Ukraine) au plus grand profit de leur force de frappe : les entreprises financières (banques, fonds de pension, hedges fund, agences de notation, etc.) et les holdings de multinationales.

 
C'est eux qui ont voulu, planifié, piloté à dessein la crise économique afin de transformer la société en une société postindustrielle néo-féodale, gérée par la super-entité du cartel supra-national des financiers et industriels les plus riches…

 

La crise qu'elles ont contribué à créer a rendu ces banques plus grosses et plus puissantes que jamais. Parce que le gouvernement a invoqué le vocable de « trop grosses pour échouer », elles peuvent continuer leurs manœuvres nuisibles avec l'assurance tout-risques des gouvernements : les grosses banques seront sauvées car elles sont trop importantes économiquement. Ces grosses banques ont donc intérêt à continuer de prendre des risques de plus en plus inconsidérés parce qu’elles savent qu’elles seront sauvées à la fin avec les deniers publics...

 
Ainsi, les marchés financiers spéculent sans vergogne contre la capacité des nations à rembourser le gouffre abyssal de leur dette (réelles ou magouillées) ET intérêts de leur dette. Ceci avec la complicité d’agences de notation financière qui diminuent la valeur du crédit des nations, qui spéculent sur les bons du trésor et qui plongent les pays toujours plus avant dans la crise, forçant la classe politique à imposer des mesures d’austérité et de restructuration afin de restaurer la « confiance des marchés ». Ce processus est appelé la « discipline de marché ». C'est en fait du « terrorisme financier » ou « une guerre de marché », avec le terme de « marché » se référant spécifiquement au cartel global. Quelle que soit la terminologie employée, la discipline de marché est de manière ultime un euphémisme pour guerre de classes.

 
Ce cartel global est en réunion depuis hier, sous haute surveillance policière, à Copenhague, au Danemark. Cette année, le gouvernement français, faisant le gros dos, a délégué Fleur Pellerin, secrétaire d’État au commerce extérieur. Parmi les invités français, outre évidemment le président du « cercle extérieur » de cette mafia, le ci-devant Henri de Castries, par ailleurs patron de l'assureur banquier AXA ; François Barroin, député UMP ; Nicolas Bavarez, « économiste », c'est-à-dire lobbyiste, habitué des plateaux télé et radio où il dégueule régulièrement sa bile ultralibérale ; Pierre-André de Chalendar, patron de Saint-Gobain ; Nathalie Nouguayrède, directrice du journal Le Monde, maintenant torchon ultralibéral... Et ils en sont fiers d'être « invités » par cette mafia !

 
Ces mafieux vont probablement débattre de la nouvelle donne européenne, avec le ras-le-bol affirmé et l'attitude de révolte d'une part croissante des populations européennes et leur rejet des « élites » qui les exploitent et les pressurent de plans d'austérité en casse des services publics, etc. Les salaires, les prestations sociales, le droit du travail, les services publics, la santé, la stabilité de l'emploi, l'ensemble des acquis de l'après-guerre, voilà ce qu'il faut abattre.

 

Ils phraseront probablement sur les résistances de plus en plus pugnaces à la mise sous tutelle de l'Europe par les USA à travers le Traité commercial transatlantique. Ça, c'est pour la galerie. Mais ils ne feront qu'effleurer la situation de guerre civile en Ukraine. Parce que cette situation a été créée de toutes pièces par les officines douteuses pilotés par la CIA et que ce genre de chose se décide et se traite en petit comité, au niveau du premier cercle, le Bilderberg Advisory Committee...

 

« Les tyrans ne sont grands que si nous sommes à genoux ». Alors debout, damnés de la terre, aiguisons les faux, préparons les cordes...

 

Primidi 11 prairial 222

 

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29/05/2014

Enfin un audit sur la dette de la France: ILLEGITIME à 60% !

 

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Le Collectif pour un audit citoyen de la dette de la France vient de publier une étude de cette dette édifiante. 59% de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs. Cette partie de la dette est donc illégitime.

 

Sur les soixante milliards d'intérêt que nous donnons (avec nos impôts et taxes diverses), 35 milliards sont donc illégitime. Un gouvernement les ayant « bien pendues », pourrait renégocier cette dette, demander un moratoire, voire décider de ne plus payer cette part illégitime des intérêts.

 

Voici quelques extraits de cet audit que vous pouvez trouver in extenso ici : http://france.attac.org/IMG/pdf/note-dette.pdf

 

Qui détient la dette française ? Au 3ème trimestre 2013

 Investisseurs étrangers 57,9

 Banques centrales et institutions internationales 28,9

 Banques 8,3

 Investisseurs institutionnels 20,7

 

Investisseurs nationaux 42,1

 Banque centrale 2,9

 Banques 20,2

 Investisseurs institutionnels 19,1

 

Total 100,0

 

 Qui détient la dette ? Un secret d’État.

Pour financer sa dette, l’État émet via l’Agence France Trésor (AFT) des titres financiers que des institutions financières achètent. Mais pas n’importe lesquelles: seules peuvent souscrire 19 grandes banques baptisées “spécialistes en valeur du Trésor” (SVT) qui sont ensuite chargées de les écouler sur les marchés financiers. Elles ont été sélectionnées “en fonction de leur solidité financière, de la présence à Paris de réels spécialistes, notamment d’économistes et de stratégistes, présence dans laquelle [l’AFT] voit un moyen irremplaçable pour créer et maintenir avec efficacité un fort niveau de confiance”.

Il faut noter que ces intermédiaires perçoivent une commission de 0,25 % et que la plupart d’entre elles ont été impliquées dans des scandales financiers.

Mais qui, en fin de compte, détient la dette ? Sur le site de l’AFT, la seule information disponible est un graphique. On peut seulement constater que le taux de détention par les non-résidents a atteint un maximum à 70,6 % en 2010 (contre 32 % en 1993) et qu’il a ensuite baissé jusqu’en mars 2013, avant de repartir à la hausse pour dépasser aujourd’hui les deux tiers.

Mais ces chiffres ne veulent rien dire parce que, comme l’explique Patrick Artus, “un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique”.

C’est pourquoi les trois pays qui comptent les plus gros détenteurs de la dette française seraient le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni

Les non-résidents peuvent donc être aussi de faux non-résidents, des Français détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal. Cette opacité est organisée légalement : l’article L. 228-2 du Code de commerce, le décret d’application No. 2002-803 du 3 mai 2002, ainsi que l’article L. 212-4 du Code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire) interdisent en effet de communiquer l’identité des créanciers. Par conséquent, comme l’indique la réponse faite à une question parlementaire “l’Agence France Trésor ne peut pas identifier précisément les détenteurs des obligations assimilables du Trésor (OAT), des bons du Trésor à intérêts annuels (BTAN) et des bons du trésor à taux fixe (BTF)”.

Les informations de l’AFT ne sont même pas compatibles avec celles de la base de données que le FMI vient de compiler à partir de diverses sources. Certes, l’évolution est la même, mais pas le niveau, et le FMI donne un peu plus d’informations

 

Conclusion

Tout se passe aujourd’hui comme si la réduction du déficit était le seul objectif de la politique économique menée en France, comme dans la plupart des pays européens. Il s’agit au fond de tirer parti et de prendre prétexte de la crise des dettes pour réduire l’État social autant que possible. Cette politique semble absurde puisqu’elle inflige à l’Europe une récession chronique sans même atteindre l’objectif annoncé qui était de réduire la dette publique. Son véritable sens ne peut être compris qu’en fonction d’un objectif : faire passer en force les “réformes structurelles” destinées à réduire drastiquement les dépenses publiques et le coût du travail pour relancer, peut-être, plus tard, la compétitivité européenne dans la mondialisation.

 Nous avons montré que 29 % de la dette de l’État français, soit 589 milliards d’euros en 2012, provenait des taux d’intérêts excessifs exigés pendant près de 20 ans par les créanciers.

La flambée des taux d’intérêt dans les années 1980 et 1990, provoquée notamment par les politiques du “franc fort” et par la spéculation contre les monnaies européennes en 1992-93, continue de coûter terriblement cher chaque année aux contribuables français. Par ailleurs 24 % de cette même dette, soit 488 milliards d’euros en 2012, s’expliquent par la chute des recettes publiques, provoquée par les cadeaux fiscaux (baisses d’impôts, exonérations de cotisations...) qui ont principalement bénéficié aux ménages aisés et aux actionnaires.

Au total, en cumulant les effets des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts abusifs, la partie illégitime (au regard des critères que nous avons ici adoptés) de la dette publique représente 53% du PIB, soit 59% de l’actuelle dette publique. L’évasion fiscale et la récession provoquée par la crise financière ont, elles aussi, contribué fortement à creuser la dette publique.

Tout converge : la dette publique a été provoquée par la finance et ne profite qu’à la finance.

Le constat rétrospectif présenté ici est l’ébauche d’un audit citoyen de la dette. Il permet de mieux comprendre d’où vient la dette, mais aussi où conduisent les politiques menées aujourd’hui en France et en Europe. Elles sont en effet porteuses des risques et des enchaînements suivants :

  • la priorité à la réduction des dépenses publiques engendre le risque d’un étouffement permanent de l’activité économique et d’une remise en cause significative du “modèle social” ;

  • la politique de l’offre visant à baisser les “charges” accentue la pression sur les dépenses publiques, compte tenu de l’objectif de réduction des déficits ;

  • les nouvelles règles budgétaires instituées au niveau européen (TSCG interdisant le déficit structurel) rendent impossible tout endettement public pourtant nécessaire au financement d’investissements, notamment dans le domaine de la transition écologique ;

  • la nécessité de “rassurer” les marchés financiers, seuls habilités à financer le déficit public, rend impossible toute bifurcation vers un nouveau modèle de développement.

On nous dit que les taux d’intérêt actuels, historiquement bas, montrent que la dette publique est facile à financer. On nous dit qu’il serait irresponsable “d’inquiéter les marchés” en parlant de dettes illégitimes et de restructuration. On veut étouffer tout débat sur cette question au nom de l’argument moral selon lequel qui a emprunté doit payer. On nous menace d’une flambée des taux d’intérêt si apparaissait le moindre soupçon d’un défaut souverain sur la dette.

Mais ce chantage est absurde. Ce sont les politiques actuelles, destinées à “rassurer les marchés” dont on sacralise le pouvoir, qui mènent nos sociétés à la catastrophe.

Ce processus de régression sociale et économique ne pourra être interrompu que par une remise en cause du pouvoir des marchés financiers et donc une restructuration importante de la dette publique accumulée depuis trente ans à cause de la finance. Les mesures avancées dans ce document supposent, à des degrés divers, de s’attaquer aux bénéficiaires de la financiarisation et aux règles du jeu européennes conçues pour défendre leurs intérêts et réduire à néant toute une série de conquêtes sociales. Nous avons proposé diverses pistes pour alléger substantiellement le fardeau de cette dette, qui est non seulement en grande partie illégitime, mais aussi largement insoutenable. C’est au débat démocratique de se développer afin de décider des mesures concrètes à prendre pour rendre enfin possible des politiques alternatives, libérées de l’étreinte étouffante des marchés financiers. Il s’agit de permettre aux États et à l’Union de financer une relance vigoureuse des investissements et de l’emploi par un programme européen concerté pour la réduction des inégalités et la transition écologique.

La question de la dette n’est donc pas un problème de gestion comptable mais un choix de société, qui nécessite un contrôle des citoyens et leur intervention active.

Sources :

http://www.audit-citoyen.org/

http://france.attac.org/

http://france.attac.org/IMG/pdf/note-dette.pdf

 

Décadi 10 prairial 222

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28/05/2014

Privatisations : vous avez aimé celle des autoroutes, vous allez adorer celle des barrages et...des ROUTES nationales !

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Le scandale de la privatisation des autoroutes – ces infrastructures payées par les contribuables et bradées sous Villepin aux « amis de mes amis », ces sociétés du BTP souvent fort « généreuses » avec les partis politiques - est encore dans les mémoires. Le gouvernement va...prolonger de trois ans les concessions qui permettent aux concessionnaires de s'engraisser sur le dos des usagers.

 

On a parlé ( http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/150514/aux-fou... ) de la privatisation des barrages hydrauliques, mais ce n'est encore pas suffisant. Ce sont maintenant les routes nationales, gratuites, qui sont en train d'être données au privé  , et pour lesquelles on devra peut-être un jour payer. Oh ! Pas ouvertement, mais sournoisement, par la bande.

 

Après la décentralisation qui a vu le transfert de la plupart des routes aux conseils généraux suivi d'une externalisation massive vers le privé de leur exploitation, Hollande et son gouvernement de droite continue à brader le bien public de la Nation et pousse les feux de la privatisation des routes nationales restantes. Un nouveau plan de désengagement des routes nationales après la décentralisation de 2003 est à envisager, avec l'augmentation de la part des réseaux routiers confiée à des exploitants privés (les sociétés d’autoroutes tenues par Bouygues, Vinci et Eiffage par exemple ; rétribués par la prolongation de leur concession, ou la mise en œuvre de péages urbains). Et l’externalisation massive des missions abandonnées au marché privé pour des coûts et des prix pourtant plus élevés (maitrise d’œuvre publique par exemple).

 

Sous la pression de l'Union Européenne ultralibérale - qui de par sa nature ne sert que les intérêts des marchés financiers, lançant razzia sur razzia sur les services et entreprises publics, démolissant les conquêtes sociales pour remplir les poches de l’oligarchie capitaliste – la décentralisation a confié une très large partie des routes départementales et nationales aux Conseils généraux qui dans leur grande majorité  ont décidé d’en externaliser la gestion, l’exploitation et l’ingénierie…. Ça coûte très cher mais cela fait le bonheur des copains du BTP des potentats locaux. Ces bétonneurs se pique ainsi en remplissant les poches des majors du BTP de faire du développement économique… On ne compte plus les PPP, contrat de conception réalisation etc… aussi scandaleux bien que d’échelle plus réduite que Ecomouv et les fameux portiques Ecotaxe, et donc encore moins connus.

 

 

Exploitation, maîtrise d’œuvre, déneigement sont maintenant largement confiés à des sociétés privées. Et de nombreux chantiers passés aussi sur des modes proches du PPP (par exemple modernisation des tunnels d’Ile de France) ou par des PPP (construction et entretien de bâtiments d’exploitation par exemple). Pire des sections entières du réseau Routes Nationales sont privatisées de fait : l’exploitation est confiée aus sociétés d’autoroute privées moyennant un aménagement des juteux contrats de concessions. Et le gouvernement PS semble envisager d’étendre cette politique (par exemple à Grenoble A480, dans le Nord RN42, ou en Basse Normandie RN154.)

 

 

L'Europe pour laquelle nous venons de voter est au départ de ces privatisations. On vient de voir le résultat de cette destruction systématique des modes de gestion et de fonctionnement des grandes infrastructures nationales : le rejet de cette Europe pourtant indispensable et la montée des extrémismes fascisants

 

 

Eh ! Ci-devant citoyen président Hollande François, tu as dit hier que l'Europe devait réduire ses périmètres d'action. Les routes sont des biens publics, aussi indispensables que l'eau, l'air, l'école, la santé. Si, pour une fois, tu ne te couchais pas devant la Teutonne et si tu t'imposais, au besoin en DESOBEISSANT sciemment aux directives ultralibérales de l'U.E. ?

 

 

Oui mais pour ça, il faut « en avoir ». Et ce n'est pas ce à quoi tu nous as habitué, ci-devant président.

 

 

 

Nonidi 9 prairial 222

 

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20/05/2014

On vous bourre le mou avec vos sous !

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"C'est celui qui dit qui est!"

 

Le bourrage de crâne par les canards-laquais se fait parce que cette presse-purée est tenue par des marchands d’armes, des bétonneurs et des prédateurs financiers. Les journalistes – s’ils veulent bouffer et continuer d’exercer un métier somme toute fort agréable – n’ont qu’un choix : fermer leur gueule ou lécher les bottes de ceux qui les paient. On a vu hier comment une petite bande, à l’échine bien souple et avec de la peau morte sur la langue à force de lécher le cul de leurs patrons, squatte toutes les tribunes, tous les plateaux télés et radio.

Mais il faut aussi savoir que le (les)gouvernements(s), de quelque bord qu’ils soient, pompent dans nos fouilles pour refiler de la belle artiche aux titres qui sont soit aux ordres, soit d’un intérêt tout relatif. Eh oui ! Vous, moi, mettons la main à la poche pour permettre l’existence de cette presse purée. A travers des aides que l’Etat (nos impôts) distribue généreusement en raison inverse de l’intérêt des journaux.

Qui touche le plus de pognon ? Les titres…qui dénoncent avec le plus de véhémence le «gaspillage des deniers publics» par les plus pauvres, les plus démunis. Ecoutons plutôt Le Monde Diplomatique – carrément éjecté cette année de ces aides ! – alors qu’il est le titre français de très loin le plus vendu et le plus lu dans le monde, avec des éditions en anglais, espagnol, portugais, arabe, etc. :

 « Il faut féliciter l’État pour sa scrupuleuse impartialité : les publications les plus scandalisées par le montant des dépenses publiques, celles qui matraquent le thème du « ras-le-bol fiscal » et se montrent les plus enthousiastes quand les retraites sont gelées, n’ont pas pour autant été négligées par la « mama étatique » — une formule de l’hebdomadaire Le Point — lorsqu’elles ont tendu leurs sébiles en direction des ministères.

Le Point, justement, a continué à toucher plus de 4,5 millions d’euros, soit 22 centimes d’aide du contribuable pour chaque hebdomadaire diffusé, bien que le titre appartienne à la famille Pinault, sixième fortune de France (11 milliards d’euros). M. Serge Dassault, cinquième fortune de France (12,8 milliards d’euros), sénateur UMP et propriétaire du Figaro, a reçu, lui, 16 centimes de l’État pour chaque exemplaire vendu d’un journal qui exalte les vertus de l’austérité budgétaire. Et c’est sans doute parce que le quotidien Les Échos appartient à M. Bernard Arnault, première fortune de France (24,3 milliards d’euros), que ce quotidien économique qui, lui aussi, peste sans relâche contre les dépenses publiques, n’a reçu en 2013 que 4 millions d’euros du contribuable...

Lorsqu’une publication quitte un tableau, un palmarès, une autre s’y substitue. Coïncidence saisissante (c’en est une) : presque à la place qu’occupait Le Monde diplomatique en 2012, et pour un montant à peu près identique, L’Opinion a surgi en 2013 (177e avec 184 000 euros d’aides de l’État).

L’Opinion est ce quotidien lancé par M. Nicolas Beytout, avec des concours financiers dont la transparence n’est pas absolue, mais au service d’une ligne rédactionnelle qui, elle, ne laisse planer aucun mystère puisque c’est celle du Medef. La diffusion payée du journal de M. Beytout est confidentielle (de mille à trois mille exemplaires par jour en kiosques), mais sa seule survie permet à son créateur de naviguer d’une antenne à l’autre et d’être très généreusement cité dans la plupart des revues de presse. Ce qui, là encore, n’est pas donné à tout le monde.

Le ministère de la culture et de la communication, à qui il faut savoir gré de la publication, très pédagogique, du montant annuel des aides publiques à la presse, prétend que celles-ci « concourent à la modernisation et la diffusion partout dans le pays d’une presse pluraliste et diverse. »

Voilà. Alors pour soutenir ce titre référent, moi qui vit entre mer et Cévennes – et donc qui pourrait avoir un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l’autre – je sors mon pognon et je m’abonne au Monde diplo, comme à Médiapart, et j’achète en kiosque, parce c’est un acte militant, le Canard enchaîné et Siné-mensuel.

Eh ! Vous pouvez même faire un don ! Ça se fait beaucoup et, comme ceux qui ont fait payer au deux-tiers par l’État les millions d’amende de Sarko et de l’UMP, vous pourrez en déduire 66% de vos impôts !

 Vous pouvez voir ici la liste des deux cents titres les plus aidés

 Primidi 1er prairial 222

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19/05/2014

« Les Nouveaux chiens de garde » sur LCP: un réquisitoire jubilatoire contre les canards-laquais !

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Moi qui dénonce à longueur de billet la connivence entre ce que j'appelle la « presse-purée », les « canards-laquais » et les puissances d'argent d'une part, la « classe politique » d'autre part, j'ai pris mon pied hier soir en regardant, que dis-je, en savourant, la remarquable émission réalisée par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat et présenté par l'excellente Emilie Aubry. Une sacrée bouffée d'air pur ! Où ça cette émission ? Oh ! Pas sur la Une, ni sur la Deux, ni sur la Trois, ni même sur Arte, ni évidemment sur les distributeurs de bouillie merdique que sont les chaînes de la TNT, mais sur la chaîne qui s'affirme de plus en plus comme LA station de référence : la...chaîne parlementaire (L.C.P.) ! Titre de l'émission : « GRAND ECRAN: LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE »

 

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur. En 1932, Paul Nizan publiait « Les Chiens de garde » pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social.

 

Tous distillent à longueur de plateaux télé ou radio la doxa ultralibérale voulue par leurs patrons, ceux qui leur mettent le collier et leur dispense leur pâtée quotidienne. Finies les loups de la presse, genre Jaurès, nous sommes au temps des chiens de garde bien gras de la fable, avec collier, chaînes et « éléments de langage » à faire gober au populo dont on a bien « préparé le cerveau pour Coca cola ». Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse.

 

Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts !) convaincus des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild et appartient à Bergé et va passé dans les pognes d'un autre requin. Le Nouvel’Obs et son groupe ( Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89)  appartenait au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel qui l'a cédé récemment aux actionnaires du « Monde », le trio Bergé-Neel-Pigasse. Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques. Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop). L’Express appartient au plus important groupe de presse purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien. Et n’oublions pas le marchand de béton Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

Tous ces braves gens ne tiennent pas trop à ce que le bon populo soit trop bien informé. On comprend pourquoi on nous bourre le mou avec de l’émotionnel, de l’accessoire, du fait-divers et du sport… Le travail de ce type de journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des puissances de l’Argent. Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

 

L'émission de LCP dénonce sans concession la collusion d'un microcosme groupant des gens sortis du même moule et grenouillant entre eux, entre « amis », entre gens du même monde. Elle cite nommément quelques-uns des plus en vue de ces trissotins de la presse (Franz-Olivier Gisberg, Duhamel, Barbier, Jospin, etc.). et tous ces « zéconomistes » distinguées qui squattent les plateaux télés en radio. Editoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : une poignée de distinguées « économistes » quadrillent l’espace médiatique et en écartent toutes les voix « dissonantes ». Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ? Par exemple, cité dans l'émission, l'incontournable Elie Cohen directeur de recherche au CNRS, un des piliers des plateaux télé et radio, mais aussi membre des conseils d'administration d'EDF énergies nouvelles, de Steria et de Pages jaunes.

 

A la fin du film « Les nouveaux chiens de garde », les ci-devant Frantz-Olivier Gisberg et Elie Cohen étaient sur le plateau en compagnie de Dominique Wolton, lui aussi directeur de recherche au CNRS (un de ses livres : Penser la communication ).

 

Ah ! Il fallait voir la gueule de « Régécolor » (c'est ainsi que je nomme Elie Cohen en voyant sa chevelure soigneusement travaillée ) qui riait jaune et s'enfonçait dans des explications ampoulées d'où ressortait ses « qualités qui en faisait un bon client pour les plateaux télés et radio ». Plus savoureux encore, la tronche de F.O.G. , traitant le film de « vieux et kon », et reconnaissant la dépendance des « ténors » de la presse(purée) vis-à-vis des patrons de presse marchands d'armes ou de béton !

 

Moralité : si vous voulez avoir des informations un peu plus fiables, cherchez-les dans internet où surnage une profusion de sites et de blogs n'ayant aucune accointance avec les requins de la finance et des multinationales ! Médiapart en est un, le Monde Diplo aussi, il y en à d'autres. Encore faut-il ne pas avoir le cerveau déjà rendu irrécupérable par TF1 et consort, en avoir la volonté et...le temps.

 

A voir là :

http://www.k-streaming.com/film-les-nouveaux-chiens-de-garde-en-streaming-gratuit/

Et ici le débat: http://www.lcp.fr/emissions/grand-ecran/vod/159107-le-deb...

 

Décadi 30 floréal 222

 

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15/05/2014

AUX FOUS ! François et ses complices veulent vendre NOS BARRAGES au privé !

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Pendant qu’on nous enfume avec quelques ségolènitudes, son ancien jules et ses comparses bradent les bijoux de famille de la France. Vous avez aimé le bradage des autoroutes, vous allez adorer le bradage des barrages hydroélectriques !

 

Car c’est de cela dont il s’agit. Le gouvernement Hollande-Valls prépare en loucedé la vente au privé des barrages hydroélectriques. Valls l’a promis à la Commission européenne toujours avide de privatisations. L’aveu est dissimulé dans le « programme national de réforme » que le gouvernement a envoyé le mercredi 7 mai à la Commission européenne. (Delphine Batho, ministre "remerciée", a dénoncé ces manoeuvres dans une tribune du journel "Les echos" de même que J.L.Mélenchon dans son blog.)

 

Oh ! il faut chercher, ce n’est pas explicite, mais c’est clairement dit. A la page 16 il est écrit : « Enfin, un renouvellement par mise en concurrence des concessions d’exploitation des installations hydroélectriques sera privilégié. A la page 48 : « S’agissant de l’exploitation des installations hydroélectriques, le renouvellement des concessions par mise en concurrence sera privilégié. Le périmètre des lots de barrages et le calendrier et les modalités selon lesquels ces lots seront concédés, notamment les modalités de participation des personnes publiques aux entités concessionnaires, sont à l’étude. » Et à la page 95 « Renouvellement après mise en concurrence des concessions hydroélectriques. -  En cours -  Renouvellement progressif par mise en concurrence des concessions d'installations hydroélectriques. »

 

Eh ! Les ceusses d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ou des flots d’argent avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ? Comme d’hab, l’intérêt général est sacrifié pour faire des pipes aux idéologues de l’Europe ultralibérale. Et cela avant même des élections européennes qui peuvent changer la donne. Non mais à quoi vous jouez, camarades Hollande et Valls ?

 

L’argument de la pression de la commission européenne, c’est de la bola : L'Allemagne n'a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles, pourquoi la France n'essaie-t-elle même pas ? Nous avons pourtant là, à portée de main, une énergie made in France (Oh ! Montebourg ! On ne t’entend pas !) qui pourrait être mobilisée pour soutenir vraiment les industries exposées à la concurrence internationale.

 

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tigne, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Hollande et ses nuisibles veulent brader au privé !

 

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

 

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

 

Pourtant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a refusé la mise en concurrence à l’unanimité parce que contraire aux intérêts fondamentaux de la nation. Mais cause à mon cul… Pour faire plaisir à Barroso et obtenir quelques accommodements sur les déficits, on brade… Par-dessus les citoyens, par-dessus leurs représentants élus. François, Sarko, mêmes méthodes. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Les SEM, ancêtres f(u)ameuses des Partenariats public privé c’est : responsabilité et pertes pour le public, bénéfices pour le privé…

 

Citoyens, allons-nous sans broncher livrer aux marchés et à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?

 

Sextidi 26 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

13/05/2014

Au bistro de la toile : blanchiment d’argent.

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- Oh Loulle, sers-moi un rouge. Dis-moi, tu connais Tharshema Brice ?

 

- ???!!! Kissa ?

 

- Tharshema Brice. C’est une coiffeuse étazunienne, mère de six enfants, qui a défrayé la chronique chez les yankees.

 

- Et qu’est-ce qu’elle a fait d’extraordinaire cette champouineuse ?

 

- Justement, elle a utilisé ses talents de champouineuse pour blanchir, littéralement, des dollars et en multiplier la valeur !

 

- Bof. Certain barbu célèbre, en d’autres temps, a bien multiplié les pains et les poissons… Et comme elle faisait la coiffeuse ?

 

- Ben voilà. Elle dégraissait d’abord soigneusement des billets verts de cinq dollars avec un puissant détergent. Puis, avec une brosse à dents, elle effaçait soigneusement les traces d’encre qui restaient. Après séchage et repassage, elle avait donc des billets vierges, mais faits avec ce papier très spécial et les filigranes qui caractérisent les billets de banque. Il ne lui restait plus qu’à réimprimer ces papiers avec une imprimante couleur pour les transformer en coupures de cinquante et cent dollars ! Pas compliqué : il suffit de scanner des billets de ces montants et de les imprimer.

 

- Pas kon la maman ! Mais enfin, ça ne pouvait tromper que des commerçants pas très regardants. Encore que… Il y avait le craquement caractéristique du papier dollar, le filigrane. Et comment elle s’est fait gauler ?

 

- Eh bien parce qu’un caissier un peu plus rigoureux s’est aperçu qu’il avait en filigrane le président Lincoln (monsieur 5 dollars) alors qu’il aurait dû avoir les présidents Ulysse Grant (monsieur 50 dollars) ou Benjamin Franklin (monsieur 100 dollars).

- Et elle en tiré beaucoup de ces faux fafs ?

 

- Pour 20.000 dollars. Et figure-toi qu’au tribunal, on a cité son complice !

 

- Qui c’était ? Son Jules ? Son banquier ?

 

- Monsieur Hewlet-Packars, fabricant des imprimantes qui ont permis cette pittoresque embrouille !

 

- C’est beau l’artisanat tout de même…

 

- Mais ce n’est rien à côté des vrais blanchisseurs de pognon.

 

- Les banquiers avant tout…

 

- Evidemment. Mais aussi l’immobilier (tu achètes 2 millions une villa mais tu déclares un seul million, tu donnes le reste en liquide puis, quelques mois après, tu revends le bien…à son vrai prix de 2 millions, et tu as « blanchi » un million d’argent de la drogue, de la prostitution, du trafic d’organe, du trafic d’armes, de l’extorsion de fonds, de la fraude fiscale). Tu peux aussi te mettre en cheville, au besoin avec une persuasion « musclée », avec des buralistes marchands de billets de ces konneries de jeux (tu rachètes en liquide au gagnant le billet en lui donnant même un peu plus que son gain, puis tu touches légalement la somme qui est ainsi blanchie). Ou encore tu achètes des commerces qui génèrent beaucoup de recettes brutes par des ventes au comptant (restaurants, bars, boîtes de nuit, hôtels, laveries automatiques, bureaux de change et compagnies de distributeurs automatiques). Puis tu doubles les recettes honnêtes avec de l’argent sale et le tour est joué. Tu peux encore aller dans un casino où tu achètes des jetons en échange d’argent comptant pour ensuite encaisser leurs jetons sous forme de chèque.

 

- A ouais… Notre champouineuse, c’est vraiment de l’artisanat je vois.

 

- Oh ! Il y a bien plus sophistiqué et sur des sommes colossales. Mais là ça demande la complicité des banques, de sociétés de transferts de fonds, de bureaux de change, de cabinets d’avocats d’affaires marrons, etc. On change de catégorie. On « cahuzaquise », on « amazonise », on « googlise », on « pinaulise »…

 

- Bon. Compris… Tè ! C’est ma tournée. Et régulièrement déclarée !

 

Quartidi 24 floréal 222

 

Merci à Chimulus

 

09/05/2014

Au bistro de la toile : le triomphe sournois des EMPOISONNEURS.

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- Oputinkon, Loulle ! Moi qui croyais me faire la vie belle en honorant la Lionne puis en faisant des rêves pantagruéliques dans les bras de Morphée, voilà que j'apprends que pendant ce temps, je me goinfre de gentilles molécules du genre trioxyde d’antimoine, diisocyanate de toluène, aminobiphényl-4, trans-pentyl-cyclohexyl-4, tétrachloréthanes, acétone, résine d’acrylique, polymère fluoré d’amiante, azotyle de benzène, nitrile benzoïque, béryllium et composants, tétrachlorure de carbone, chlorofluorocarbones, chloroforme, chrome et composants, cobalt et composants, essence de cône, cyanite, acétamide de méthyle, formamide de méthyle, épichlorohydrine, éthers de glycol, benzène d’halogène, naphtalènes d’halogène, halons, paradichlorobenzène, composés de chlorure d’ammonium liés, hexachlorobutadiène, indium, carbone de plomb, hydrocarboné de plomb, sulfate de plomb, méthylbenzène (toluène), molybdène, composés organostanniques, rhénium, rubidium, samarium, strontium, tellérium, thallium et composants, acétate de vinyle, etc.

 

- ...taing, Victor, t'a un drôle d'appétit toi. Comment tu bouffes toutes ces merdes ?

 

- Dans mon pieu, Loulle. Dans mon pajot, dans mon plumard, dans le champ de tir du bonheur et le dernier taxi pour le néant ! Ce tas de merde, c'est ce que contient mon beau matelas, sur mon sommier modulable, qui monte les pieds ou la tête si je veux. Le nec plus ultra de l'industrie plumardière ! Et ça coûte un bras tout ça ! Ces douceurs, on me les vend sans me le dire, bien sûr, et pour mon « bien » évidemment. Ces substances que contient mon plumard sont censées lutter contre les acariens, les odeurs, l'usure, les taches, les risques d'incendie et même les puces, les punaises et les fourmis !

 

- Ouarf ! Ils s'occupent bien de ta santé les marchands de puciers...

 

- Tu rigoles Loulle. Je viens d'apprendre que je dépense mon pognon pour respirer, inhaler et faire pénétrer dans toutes les cellules de ma viande ces saloperies. Ces petites bêtes sournoises passent dans mon raisiné pendant que je dors. Elles remuent leurs petites pattes velues et vont se fixer partout dans mes organes, bousculant au passage mes bonnes vieilles cellules, leur filant une telle rogne que certaines partent en couilles et déclenchent quelques beaux petits cancers qui vont se développer à la sournoise. Pire Loulle, ces sales petits bestiaux chimiques se faufilent dans les boyaux de ma tête, s'accrochent comme des morpions sur mes neurones et leur font perdre petit à petit les caractéristiques qui font de moi un être presque censé, imaginatif, qui s'efforce d'avoir du bon sens et de partager tout ça avec ses congénères. Il paraît qu'il ne faut pas chercher plus loin l'augmentation effrayante des cas d'Altzeimer, que l'on rencontre chez des êtres de plus en plus jeunes. Même chez des jeunes ados... Et je sais de quoi je parles.

 

- ...taing Victor, tu me files le tracsir.

 

- Et il n'y en a pas que dans les matelas de ces saloperies. Elles sont partout. Dans les vêtements, dans les fauteuils, dans les rideaux, dans les moquettes, dans les meubles en panneaux compressés, dans les chaussures, dans les bagnoles, dans les produits de ménage, etc. Partout ! Des perturbateurs endocriniens genre bisphénol, des hormones dans ce qu'on bouffe, des toxiques genre mercure, aluminium, formaldhéhydes dans les vaccins qu'on nous impose, des phtalates dans les jouets de nos lardons. Pas étonnant que depuis moins de trente ans, le nombre de spermatos que fabriques nos aliboffis aient été divisé par deux ! Tu brosses Bobonne, mais t'as les œufs clairs...

 

- Fatche ! L'avenir, ce sera un monde de peine-à-jouir gâteux avant l'âge alors ?

 

- Ma foi, ça résoudra les problèmes de surpopulation... Et ceux « d'en bas » qui resteront seront bien dociles, bien disposés à obéir et « consommer » toutes les merdes que leur imposeront « ceux d'en haut » qui, eux, ont les moyens et surtout l'information pour ne pas s'intoxiquer avec ces merdes.

 

- Comment en est-on arrivé là Victor ? Qui nous fabriqué ce monde merdique ?

 

- Ce monde n’est pas le nôtre, Loulle, mais celui que des groupes d’influence ont composé à notre insu, dans ses moindres détails, pour satisfaire leur avidité et leur cupidité. La France compte aujourd’hui 7.429 agences de lobbying, soit environ 30.000 lobbyistes. À Bruxelles, on en dénombre près de 20.000. Un marché qui connaît une expansion considérable depuis les années 1990. De tels chiffres donnent une idée de la fourmilière de professionnels de l’influence qui entourent les élus, les ministères français aussi bien que le Parlement européen et les commissions qui élaborent les directives européennes.

 

- Ça sent fortement la compromission Victor.

 

- Ça pue la compromission Loulle, mais aussi l'intimidation, la corruption, la séduction éhontée par le mensonge publicitaire. Les lobbies ont des moyens financiers énormes qui leur permettent de faire passer avant l'intérêt général des intérêts économiques particuliers. Par exemple le maintien sur le marché d'un produit reconnu toxique jusqu'à épuisement des stocks existants. Les cibles sont évidemment les politiques et les hauts fonctionnaires, mais aussi les milieux de la recherche, de la santé et même les consommateurs, à travers des campagnes de propagandes biaisés aptes à influencer les législateurs, les gouvernements, les institutions concernant traités et directives.

Un lobby défend donc avant tout des intérêts économiques particuliers. Son objectif peut être de maintenir ou de développer un marché, par exemple celui de produits mis en cause pour leur toxicité, ou tout simplement de renforcer une position face à des concurrents.

 

- Si je comprends bien Victor, les scandales alimentaires et sanitaires qui se succèdent – vache folle, cheval-bœuf, mais aussi amiante et sang contaminé – ne sont pas le fruit hasard mis d'une volonté délibérée de faire passer des calculs de rentabilité sordides avant la santé publique.

 

- Ben voilà. T'as tout compris Loulle.

 

- Et où t'as appris tout ça Victor.

 

- Oh ! Pas sur TF1, TF2 ou dans les canards-laquais, bien sûr. Mais en lisant ça :

 

Roger Lenglet,
24 heures sous influences. Comment on nous tue jour après jour
© François Bourin Éditeur, avril 2013
270 pages, 20 Euros
Isbn : 978-2-84941-377-7. Code sodis : 752 501.8 

 

ou là : http://www.alterinfo.net/search/24+heures+sous+influence/

 

Décadi 20 floréal 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

07/05/2014

Poubelle nucléaire de Bure : l’Andra revoit sa copie.

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Bure, ça vous dit quelque chose ? Ouais, c’est le site choisi comme « poubelle atomique » pour les déchets nucléaires sortant des centrales EDF. On a failli les avoir chez nous, à Marcoule compte tenu de la « culture nucléaire » de ce site des bords du Rhône. La lutte a été rugueuse mais finalement victorieuse. La poubelle est donc partie vers d’autres lieux, dans ces terres de l’Est. Mais là aussi la résistance s’est organisée et a poussé l’Andra (l’organisme en charge de cette réalisation) comme le gouvernement à revoir leur copie. Le problème principal étant la réversibilité du stockage (les colis radioactifs doivent pouvoir être retirés de leur de stockage).

La directrice générale de l’Andra, Mme Marie-Claude Dupuis,  a présenté hier les propositions de cet organisme s’efforçant de répondre aux questions émanant du débat public sur cet épineux sujet : la réversibilité du stockage, l'acheminement des colis de déchets radioactifs, le calendrier de mise en œuvre, la connaissance des coûts, etc. lien

Il ressort de ce document que l’Andra remettra en 2015 au gouvernement un « Plan directeur » évolutif, élaboré avec les parties prenantes (associations opposantes aussi ?), et exprimant son approche du projet sur un siècle ainsi que le planning prévisionnel des flux de déchets. Ce plan directeur doit faire la preuve que la conception technique du projet doit pouvoir s’adapter à un éventuel changement de politique énergétique. La demande d’autorisation de création du stockage ne sera faite qu’après discussion de ce document. Ce qui veut dire que si l’ensemble des autorisations est obtenue, dont une Loi indispensable, la réalisation commencerait vers 2020 pour le démarrage d’un pilote industriel vers 2025.

L’Andra a en effet décidé de faire précéder la réalisation définitive du site d’enfouissement des déchets radioactifs d’un pilote industriel qui devrait permettre de tester sur le terrain, en vrai situation, l’ensemble des équipements, avec de faux colis d’abord puis avec de vrais colis radioactifs représentatifs de tout ce qui devra être stocké. Ces tests devront prouver la réversibilité du procédé en montrant que tous ces colis sont récupérables durant une centaine d’année ainsi que la qualité et la durée du scellement des alvéoles de stockage. L'Andra prévoit un démarrage lent, puis une montée en cadence jusqu'au 3.000 colis par an, la vitesse de croisière visée.

Autres évolutions du projet : - l’acheminement des colis se fera uniquement par voie ferrée (avec création d’une voie finale spécifique) ; - le creusement des galeries se fera grâce à un tunnelier (technique éprouvée et meilleure maitrise des coûts) ; - les alvéoles de stockage des colis radioactifs vitrifiés pourront atteindre cent mètres ; - la descente de ces colis se fera par un système de funiculaire de façon à ce que les moteurs soient en surface donc toujours accessibles.

Ces évolutions sont positives, mais qu’en est-il de la mémoire à très long terme de ces sites ? Et que penser de la sureté du site à long terme, qui dépend uniquement des propriétés géologiques de la couche d’argile à 500 mètres de fond ?

Ouate-Inde-Scie…

 

INACTIFS AUJOURD’HUI, RADIOACTIFS DEMAIN…

 

Octidi 18 floréal 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

 

29/04/2014

« L'Europe, l'Europe, l'Europe... »

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« L'Europe, l'Europe, l'Europe... » trépignait De Gaulle en son temps. Mais en ce temps, l'Europe représentait un espoir, LE grand espoir de peuples européens ruinés, exsangues et exténués par une suite de massacres entre eux. L'Europe représentait la Paix, la prospérité, l'avenir fraternel et la puissance retrouvée.

 

Puis les choses ont changé. Elles ont changé avec l'entrée des Britanniques – cheval de Troie des USA - qui, ne pouvant pas dominer cet ensemble fragile, n'ont eu de cesse de le foutre en l'air en l’entraînant vers une construction essentiellement mercantile puis un élargissement sans limite aussi débile que destructeur. On connaît la suite. Les « élites » européennes, les classes dirigeantes de ce conglomérat de nations concurrentes ont trahi la démocratie. Plutôt que d'inventer une architecture européenne souple conjuguant respect des démocraties, besoin de frontières claires, voire économie de marché mais dans le cadre de la préférence communautaire, comme le voulaient les Fondateurs, les États d'Europe se sont frileusement groupés sous la protection d'une administration bruxelloise boutiquière comme des poules malades dans un coin de poulailler. Plus de grands desseins, plus de grandes figures européennes, uniquement un assemblage hétéroclite de populations déboussolées par une mondialisation (c'est-à-dire « étazunization ») ravageuses pour les peuples, juteuses pour les financiers.

 

A la manœuvre dans cette lutte des profiteurs (banquiers, financiers, multinationales, etc.), une Commission européenne entièrement acquise à l'ultralibéralisme, un ramassis de technocrates obtus, élus par personne, plus préoccupés de la taille des abattants de chiottes que du chômage dans les pays de l'Union. Mais cette Commission ne fait qu'appliquer la politique des chefs d’États et de gouvernements. La rendre responsable de tous les maux est évidemment tentant.

 

Que faire ? Sortir de l'Europe comme le préconise les nationalistes fascisants et les ultra souverainistes ? Konnerie inefficace. Il faut donc changer cette Europe de l'intérieur. Pour cela, loin de bouder dans une abstention stérile, il FAUT aller voter en masse de façon à se débarrasser de la majorité ultra droitiste actuelle et d'avoir enfin un président de la Commission sinon de gauche, faut pas trop fantasmer, du moins d'une droite « un peu plus à gauche », moins bornée que celle qui domine l'Europe actuelle.

 

Voter, d'accord, mais pour qui ? Qui connaît les candidats pour lesquels on devra mettre un bulletin le mois prochain ? Pas grand monde... Qui connaît les candidats à la présidence de la commission ?

 

Il y a eu il y a quelques jours à Maastricht, un premier débat qui réunissait le conservateur Jean-Claude Juncker (Luxembourgeois), le socialiste Martin Schulz (Allemand), le libéral Guy Verhofstadt (Belge) et l'écologiste Ska Keller (Allemande). Également invité au débat, le Grec Alexis Tsipras, chef du Syriza et candidat de la Gauche radicale, a décliné pour des raisons de calendrier. (Notons qu'il n'y a aucun Français dans cette compétition essentielle...). Où avons-nous vu ce débat ? Qui en a parlé dans les médias dominants ? Quelques journaux ont repris le même communiqué très sibyllin de l'AFP. Et c'est tout.

 

Le 15 mai doit avoir lieu une autre débat, LE grand débat des Européennes. Les cinq candidats à la présidence de la Commission (Martin Schulz, socialiste- Jean-Claude Juncker, droite- Guy Verhofstadt, centre - Alexis Tsipras, gauche anticapitaliste- José Bové ou Ska Keller, écologistes) s'affronteront dans un débat présidentiel. Ce débat utilisera le même réseau technique que l'Eurovision, via l'Union européenne de radiotélévision (UER) qui a en son sein notamment France Télévisions.

Or les chaînes membres de l'UER n'ont aucune obligation de diffuser ce programme, en direct ou en léger différé pour en permettre la traduction. Pire, France Télévisions estimerait que la diffusion de ce débat sur son internet suffit largement. Le Service public audiovisuel souhaiterait se concentrer sur des débats "maisons", probablement avec des candidats "français" aux élections européennes. Il est inadmissible que le Service public audiovisuel refuse par principe de diffuser un débat si important, de plus fourni gratuitement, alors que l'information sur l'Europe et la promotion du débat démocratique font partie du cœur de ses missions et de son cahier des charges. D'une part, on ne peut pas décider par avance que les Français ne sont pas intéressés par l'Europe alors qu'on ne leur a jamais proposé un vrai débat "européen". D'autre part, on se demande pourquoi France Télévisions refuse un débat où il n'y aura rien à dépenser en ces temps de réduction budgétaire. Lien

 

Et après on s'étonnera du vote F.haine ou de l’abstention...

 

Décadi 10 floréal 222

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