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21/10/2013

Bolkenstein, le retour ! ITER, laboratoire de l’esclavage moderne…

 

Iter dessin esclavage.jpg

 

 

ITER, vous connaissez ? On nous en a suffisamment gonflé les aliboffis il y a une dizaine d’années. Chirac saluait dans le choix de Cadarache une grande victoire nationale. Gaudin et les autres têtes d’œufs de Provence-Alpes-Côte-d’azur en rajoutaient sur le choix du site de Cadarache. Petit rappel : Iter est le réacteur expérimental que sept pays ont décidé de construire à Cadarache (en Provence) afin de tester la possibilité de produire de l’électricité à partir de la fusion nucléaire. Ces pays sont les Etats-Unis, l’Europe, la Russie, la Corée du Sud, le Japon, la Chine et l’Inde. La revue Nature du 1erjuillet 2010 nous apprenait que la contribution européenne devait passer de 2,7 à 7,2 milliards d’euros, dont 1,4 milliard à trouver en 2012-2013 sur le budget du Septième plan de la recherche européenne. L’Europe s’est en fait engagée pour 6,5 milliards d’euros. Pour la France, la dépense représentera plus que l’ensemble des crédits (hors salaires) dont disposent tous les laboratoires de physique et de biologie pendant vingt ans !

 

Iter est un rêve de savants fous : domestiquer la bombe H, recréer dans une centrale l’énergie du soleil ! Rien que ça. Rêve de savants fous ou konnerie kolossale ? Avenir lumineux ou danger catastrophique ? C’est surtout, à l’heure actuelle, un gouffre financier et le laboratoire scientifique et social de l’esclavage moderne. On nous les a rebattues les oreilles à cette époque, en insistant sur les retombées économiques de ce projet pharaonique : des milliers d’emplois à la clé pour bâtir le site, l’équiper, le faire tourner. Du travail pour des années pour les entreprises de bâtiment locales et régionales. Le pactole, la fin du chômage dans cette région… Tè ! Fume…

 

Qu’est-ce qu’il se passe ? Ben, c’est le retour gagnant de la tristement célèbre directive Bolkenstein revue et corrigée sous le vocable de « travailleurs détachés ». Ce sont des multinationales qui obtiennent les marchés et, par le biais des sous-traitances en cascade et la recherche de main d’œuvre à bas coût, ce seront vraisemblablement des salariés précaires détachés qui feront le boulot, dans des conditions de travail, d’horaires et de logement plus que douteux. Quatar, Iter, même combat pour l’esclavage moderne ! Ces bataillons taillables et corvéables à merci seront des « travailleurs détachés » (c’est-à-dire assujettis aux salaires et conditions sociales de leur pays) arrivant de Pologne, de Roumanie, de Bulgarie, de Tchékie et autres ex-pays de l’est peut regardant sur les conditions des travailleurs et pratiquant délibérément le dumping social. Ceci avec la complicité de l’URSSAF ! Qu’on juge - à travers les curieuses pratiques en matière de conventionnement ITER/URSSAF, comme l’atteste la convention signée le 1er février 2013 - de la mansuétude de l’URSSAF concernant les éventuels contrôles de cet organisme pourquoi très sourcilleux avec les PME :

Iter Urssaf.jpg

« article 2.1 Périodicité des visites de contrôle.

Le contrôle de l’emploie se fait de façon périodique. Les contrôles auront lieu tous les trois mois. Leur date sera arrêtée un mois à l’avance sur proposition de l’URSSAF à l’Organisation ITER.

Les contrôles sont réalisés par les URSSAF, par échantillonnage, auprès des entreprises intervenantes sur le chantier le jour de leurs vérifications, basé sur une liste des personnes présentes sur le site le jour de la visite fournie à l’inspecteur par l'Organisation ITER le jour même du contrôle. »

On croit rêver ! On peut parier que ce jour-là, tout sera en règle…pour quelques heures, le temps que les inspecteurs passent en courant avant d’aller se goberger dans une bonne auberge discrète de la région avec les responsables d’ITER et des multinationales contractantes !

 

 

Décadi 30 vendémiaire 222

 

Illustrations X – Droits réservés


16/10/2013

Au bistro de la toile : Gagner sa vie en travaillant ? Une idée dépassée…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- …taing ! Victor, je crois que je vais bazarder mon rade et émigrer en Suisse !

 

- Comme Johnny, comme Aznavour, comme la plupart des tennissistes et autres parasites qui ne veulent pas payer leur quote-part d’impôts dans le pays qui les a élevés, qui leur fait gagner leur flouze, qui les soigne le cas échéant… T’as beaucoup de pognon à planquer Loulle ?

 

- T’as rien compris Victor. Si je veux aller en Suisse, ce n’est pas pour une question d’impôts, c’est pour vivre enfin sans travailler !

 

- Avec tes rentes ?

 

- Non, mais avec le pognon – 2500 francs suisse, soit 2000 euros – que le gouvernement de ce pays un peu moins kon que les autres versera peut-être, dans deux ans, à tous les résidents en Suisse, y compris les immigrés, et sans condition ni contrepartie. Une pétition militant en faveur du RBI (revenu de base inconditionnel) a obtenu les 100.000 signatures nécessaires à l’organisation d’un référendum. Donc cette votation viendra devant les citoyens dans un délai de deux ans ! C’est pas chouette ça Victor !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) veut remplacer le « filet social » actuel et sa bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de « mener une existence modeste mais digne »,

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est enfin être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens, plus ou moins généreux, de partager le gâteau national afin que la machine économique – production – consommation – puisse tourner. Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas– et il n’y aura plus - de travail pour tous. On aura beau faire ce qu’on voudra, relocaliser, fermer les frontières, revenir au franc ( ?!), imposer des boulots de merde payés 1 euros de l’heure comme en Allemagne, rien n’y fera : il n’y aura jamais plus de boulot pour tous. Il faut donc mettre au point un système qui permette de donner à tous un revenu de base permettant de vivre petit bras peut-être, mais de vivre à tous. Et donc de faire tourner la machine consommation-production.

 

- Mais qui fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Et que font les retraités ? Ils ont des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société. On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Les Suisses parlent de 2000 euros ce qui correspond – compte tenu du différentiel de coût de la vie – à 1000 euros chez nous. Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliards du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Suisses !

 

Sources : lien 

 

Quintidi 25 vendémiaire 222

 

Merci à Chimulus

 

15/10/2013

Plutôt foireuse cette Allemagne dont on nous rebat les oreilles en nous la montrant en exemple !

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Foireuse et perfide concernant la lutte contre les émissions de CO2 responsables des changements climatiques plus qu’inquiétants. Ainsi, suite à une décision des autorités européennes, il était convenu qu’à l’horizon 2020, tous les constructeurs de voitures devaient commercialiser des véhicules dont l’émission de CO2 ne devait pas dépasser 95g/km. Or Angela Merkel est récemment intervenue auprès de ses partenaires européens pour tenter de modifier le texte ou du moins de repousser l’échéance de 2020. Pourquoi ? Parce les grosses caisses produites par l’industrie germanique (Daimler, BMW, VW, Opel) pédalent dans la choucroute pour atteindre cette limite et qu’ils rechignent à faire les difficiles études et les couteux investissements nécessaire et que leurs principaux concurrents – français en tête – ont déjà consentis. Faux-cul, nos voisins germains proposent bien de respecter les 95g en 2020 mais…sur un pourcentage de leur production seulement ! Ceci pour exempter leurs grosses bagnoles techniquement obsolètes, bouffeuses de pétrole et chieuses de palanquées de CO2 !

 

Et qu’est-ce que vous croyez ? Merkel, commis voyageur de l’industrie automobile Allemagne, a réussi à faire repousser de six mois la décision concernant l’objectif 95g. Six mois qui vont lui permettre de mettre en place un deal avec les Britanniques : - tu me soutiens sur l’abrogation de cette loi des 95g et je te soutiens dans ton action contre l’Europe ! Et qui sera baisé dans cette embrouille ? Ben, les constructeurs français et italien qui – eux – n’auront pas de problèmes pour être dans les clous mais qui ne pourront pas mettre en avant cet argument de vente vertueux…tandis que les Germains pourront continuer à vendre leurs grosses poubelles roulantes !

 

Foireuse et techniquement indigente concernant le fameux système GPS européen Galileo. Ce système a connu retards sur retards. Il devait être opérationnel dès 2012. Tè ! Fume… Pourquoi ? Par l’incapacité de l’industriel allemand choisi ( ??!!) par la commission européenne du nullissime Barroso de fabriquer en temps et heure les satellites nécessaires. La Commission européenne a choisi, en 2010, la PME allemande OHB pour l'attribution d'un lot de quatorze satellites du futur GPS européen. Ceci au aux dépens d'EADS Astrium, grosse structure ayant à la fois la compétence et le potentiel technique. Et en 2012, la même C.E. a réitéré ses erreurs en confiant la construction de 8 nouveaux satellites à cette même boite allemande incapable de livrer ! Incompétence crasse ? Magouille dissimulée ?

Deux audits - l'un de l'ESA, l'autre de Roland Berger Allemagne pour le compte de l'UE - ont été diligentés pour connaître l'étendue des déboires chez OHB... que cherchent absolument à minimiser aussi bien l'Union européenne que l'ESA, l'Allemagne et bien sûr l'industriel. L'audit de Roland Berger aurait pointé la gestion défaillante du programme Galileo par OHB, qui aurait cumulé de nombreuses erreurs en terme de choix de technologies (des composants non adaptés) et de management. OHB, fleuron de l’industrie allemande, pédalant elle aussi dans la choucroute, Astrium - EADS, le rival malheureux dans les deux compétitions organisées par l'Union européenne en janvier 2010 (14 satellites) puis en février 2012 (8), ainsi que Thales Alenia Space (TAS), ont été appelés au début de l'été pour jouer les pompiers de service à la demande de l'ESA et de l'UE pour aider OHB à remettre le programme sur les rails ! On croit rêver…

Bonjour « l’excellence » allemande dont on nous gonfle les aliboffis. Quant à Merkel, trois semaines après les élections qui ont vu son « triomphe », elle n’a toujours pas réussi à former un gouvernement !

 

Quartidi 24 vendémiaire 221

 

Photo X – Droits réservés

 

10/10/2013

Enfilez vos compatriotes : volez sur les ailes de voleurs !

Ryanair-peuchere_Ysope3.jpg

 

J'ai un ami qui est allé passer le ouiquinde au Maroc. En avion, au départ de Marseille. Pas cher, vraiment pas cher ! Quelques dizaines d'euros à peine... Par Ryanair, compagnie bas-coût qui défraie le chronique. Pourtant l'avion m'a-t'il dit était moderne, bien entretenu à visto de naz et l'équipage semblait compétent. Bien sûr pas de fioriture, pas de gueuleton durant le voyage, pas de superflu. Mais cet avion a livré à Marrakech plusieurs centaines de touristes...

 

Cette compagnie aérienne bas-coût a été condamnée mercredi 2 octobre à une amende de 200 000 euros et à près de dix millions d’euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour travail dissimulé sur sa base de l’aéroport de Marseille-Provence. L’entreprise avait ouvert un centre d’activités à Marseille en 2007, sans jamais avoir déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l’Urssaf. Gaudin, maire de Marseille a réclamé sans broncher, à l'époque des faits, que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France. Parce que c’est bien de truandage dont il est question. Le problème marseillais vient d’une condamnation de la compagnie pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, donc sans payer de charges en France. C’est du Bolkeinstein dans sa plus belle acception. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu'ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur... qui les facturerait nettement plus cher que ce qu'elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme 360 euros... Ceci explique en partie celà, c'est-à-dire le coût ridiculement bas payé par le voyageur. Mais là n'est pas le principal.

 

Ryanair, tout comme Easy-jet, ne seraient pas gênés de proposer leurs voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu'ils voyagent sur leurs lignes ! Ça leur ferait une sacrée pub ! En effet, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal. Car le modèle économique des compagnies à bas coût diffère totalement de celui des compagnies classiques. Ces dernières vendent un service (le transport) à des passagers. Ici, le transporteur vend un produit (une quantité de voyageurs, exprimée en « unités ») aux gestionnaires d’aéroport — en général, des collectivités locales — en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence. Autrement dit, lorsque mon ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l'avion qui paient son voyage !

 

Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et largement ouvert les cordons de la bourse de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont costaux : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions...Mais ces collectivités locales commencent à l'avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à cette compagnie aérienne sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans... Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux ?

 

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200 000 et 500 000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

 

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole la Sécu et l’Etat français, ainsi que des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! Autre combine juteuse, le versement de ce que la compagnie voyou appelle des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! Et à des tarifs plus qu'exorbitants. C’est du racket.

 

Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales et les passagers qui empruntent ses lignes sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

 

 

Nonidi 19 vendémiaire 221

Illustration:merci à Ysope 

 

08/10/2013

La guerre de Gibraltar aura-t-elle lieu ?

gibraltar singe.jpg

 

 


Qui a dit que le colonialisme était un crime contre l’humanité ?

 

Possible et même probable. En tout cas une belle saloperie. La colonisation des Zétazunis par les Anglais et d’autres Européens = génocide de 30 millions d’Amérindiens. La colonisation de l’Amérique du sud par les Espagnols et les Portugais = massacre équivalent, éradication de civilisations brillantes, etc. La colonisation de l’immense zone désertique de l’Inde à L’Espagne par les Arabo-musulmans = saccage et éradication de toutes les civilisations précédentes. La colonisation de l’Afrique du Nord par les Ottomans = exploitation de toutes les richesses de ces contrées au seul profit de ce qu’on appelait alors « La Porte », soit les Turcs. La colonisation de l’Afrique par les Anglais, les Français et les Belges = pillage d’un continent, exploitation éhontée des « indigènes », création de frontières artificielles responsables des conflits actuels, etc. Avec en corollaire, chaque fois, la destruction des valeurs spirituelles des peuples colonisés pour les remplacer par l’idéologie, c’est-à-dire la religion du vainqueur. Etc. etc. Et l’on peut continuer à l’infini.

 

La décolonisation a été un formidable mouvement de libération des peuples recouvrant enfin, avec leurs territoires, leur dignité. Cette décolonisation est-elle terminée ? Que nenni…

 

Que dire de Gibraltar, terre espagnole occupée, colonisée par l’Angleterre depuis 300 ans ?

Que dire, à quelques kilomètres au sud, de Ceùta, territoire marocain occupé, colonisé par l’Espagne depuis des lustres ?

 

Qui a dit qu’une guerre entre démocraties européennes n’était même plus envisageable ?

 

Ben voyons… La frégate britannique Westminster croise depuis quelques jours devant le rocher de Gibraltar. Pas morte la politique de la canonnière. Et entre PAYS EUROPEENS ! Les autorités coloniales de Gibraltar multiplient les provocations vis-à-vis de l’Espagne : elles ont provoqué la colère de Madrid en coulant dans la Méditerranée, en baie d’Algesiras, des blocs de béton formant un récif artificiel, pour tenter de mettre fin aux incursions dont elles accusent les pêcheurs espagnols dans des eaux qu’ils considèrent, à juste titre comme les leurs.

 

Le dossier est débattu mollement et depuis longtemps aux Nations Unies, au sein du Comité dit « des 24 », chargé de l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Reconnaissant qu'il s'agit d'un problème de décolonisation, le Premier ministre de Gibraltar, le social-démocrate Peter Caruana, a revendiqué devant le Comité des 24 le droit à l'autodétermination des Gibraltariens (actuellement, ils veulent rester britanniques), ce droit étant jusqu'à présent le principe de base de tout processus de décolonisation.

 

Madrid affirme que la décolonisation de Gibraltar doit répondre au principe d'intégrité territoriale et non à celui de l'autodétermination des peuples, comme prétendent les Britanniques, ce peuple de boutiquiers vindicatifs. Pardi : la colonie est entièrement peuplée de « sujet de sa majesté » qui s’engraissent avec toutes sortes de trafics plus ou moins mafieux sur ce territoire à la fois paradis fiscal, nid d’espions et carrefour de tous les trafics (drogues, êtres humains, armes, etc.).

 

Si les Espagnols investissaient militairement cette partie occupée de leur territoire pour enfin le libérer ? Que se passerait-il ? Les Britanniques nous referaient probablement le coup de la guerre des Malouines… Donc une guerre entre pays membres de l’Union Européenne.

 

Au fait, quel serait l’état d’esprit de la France si ces mêmes Rosbifs occupaient toujours…Calais ?



Septidi 17 Vendémiaire 222


Photo X - Droits réservés

 

 

23/08/2013

Comment les banksters nous font les poches.

 

banquiers,gangsters,dette

Comment les rats des banques nous piquent notre blé ?

 

Les banquiers et affidés (agences de notation, hedge funds, FMI, OMC, paradis fiscaux, etc.) dictent leurs désidératas aux gouvernements ultralibéraux qu’ils manipulent comme des marionnettes.  La dette est un moyen pour réduire inexorablement les moyens des états et donc leurs capacités d’action, dans le droit fil du projet ultralibéral. L’accroissement de la dette amène les états au bord de la faillite, les obligeant à réduire drastiquement les services publics et les prestations sociales et à privatiser pour…rembourser les seuls intérêts colossaux de cette dette ! Ce n’est pas un hasard si ce sont les gouvernements de droite – avec une mention toute particulière pour Sarkozy, ministre des finances puis président (+650 milliards en cinq ans!) - qui ont fait exploser la dette des états. 

 

Ci-dessous, voici une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre ce qu’on ne nous a jamais expliquer, ni à l’école, ni à l’université, ni dans les médias : comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.

 

 

 

Cette vidéo montre comment lutter contre la mafia des banques.

 

A VOIR ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître. Une information que l’on ne trouve nulle part et JAMAIS.

 

 

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D’où vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Nous vous présentons le chef d'œuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! »

 

Installez-vous tranquillement, prenez votre temps et INFORMEZ-VOUS enfin !

 

 

Pour voir cette vidéo, cliquez ci-dessous :

L’argent dette  

Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon : amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

et DVDtoile.com : dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

04/08/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique en Crête.

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Perrine

Perrine dansait nue sur la grève luisante,
Pieds légers, ondulante, bras tendus vers Phébus,
Dans les fraîches senteurs de l’aurore naissante,
Elle sacrifiait au culte de Vénus.

Sa taille se ployait jusqu’à frôler l’arène
Puis elle s’élançait pour caresser les cieux,
Ventre offert, seins dressés, plus fière qu’une reine.
Perrine avait vingt ans et tutoyait les dieux.

Un grand faune barbu, velu et chevelu
A la flûte de Pan rythmait la sarabande.
Il dévorait des yeux le corps de son élue

Et savait que bientôt il aurait sa prébende.
Il sauta sur la nymphe, l’entraîna dans la mer
Où il la posséda d’une étreinte primaire.


La salade crétoise

— En ce temps là, petit, la Grèce était à terre
Ecrasée sous le joug de troufions sanguinaires :
Des colonels bornés alliés à des popes
Martyrisaient sans fin le berceau de l’Europe.
Pourtant à Matala, au fin fond de la Crête
Existait une baie retirée et discrète
Où quelques chevelus à la barbe fleurie
Vivaient en troglodytes dans de curieux abris,
Grottes aménagées dans le roc des falaises
Qui regardent la mer jusqu’au Dodécanèse.
Ils vivaient là heureux, simplement différents,
Tolérés des Crétois, oubliés des tyrans.
Sur la plage, la nuit, au son des bouzoukis
Ils dansaient jusqu’aux transes d’aériens sirtakis
Buvant force hanaps de vin à la résine
Tout en mangeant tomates, oignons et aubergines.
— Alors dis-moi, Victor, ce régime crétois
Dont on nous parle tant. Qu’est-ce que c’est d’après toi ?
— Avant tout des légumes de façon exhaustive,
Du poisson, du fromage et de l’huile d’olive.
Le plat de tous les jours : la salade crétoise
Qui rappelle parfois la salade niçoise.
Tu coupes des tomates assez mures en tranches,
Des morceaux de fêta, fromage à pâte blanche,
Tu épluches un concombre et le coupes en rondelles,
Un poivron vert coupé, sans pépins ni carpelles,
Tu éminces un oignon, cisèle des pourpiers
Et tu ranges le tout dans un grand saladier.
Ajoute une poignée de belles olives noires,
Ça apporte du goût et en plus, ça fait boire.
Tu assaisonnes avec beaucoup d’huile d’olive,
Poivre, jus de citron, fleur de sel, quelques cives.
C’est un plat délicieux, remontant, simple à faire
Et qui — c’est reconnu — fait de verts centenaires !
Voilà ce que mangeait le faune de Perrine
Avant de l’entraîner dans des amours marines.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !



botticelli venus.jpg

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :
- 12 tomates, - 3 concombres, - 3 poivrons verts, - 3 oignons doux, - la valeur de 3 bols de pourpiers (c'est une plante très commune, avec de petites feuilles épaisses et arrondies, presque grasses, sur des tiges un peu rosées. Les jardiniers les arrachent comme des mauvaises herbes et c'est pourtant l'une des bases du fameux régime crétois! Ne garder que les feuilles, pas les tiges.) - quelques cives si vous en avez, - 3 hectos de feta coupée en petits dés, - 3 poignées d'olives noires dénoyautées, - 1 quart de litre d'huile d'olive, - sel, - poivre, - le jus de deux citrons.

Les vins conseillés:
Les crétois boivent beaucoup de vin blanc à la résine, mais à défaut, essayez avec des vins blancs secs des Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.
En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.
En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.


Septidi 17 Thermidor 221


Illustrations X - Droits réservés


02/08/2013

OGM ? Conseil d’Etat ? Mais c’est quoi ce « machin » ?

 

ogm,conseil d'état


« Faisant application du droit de l'Union européenne, tel qu'interprété par la cour de justice de l'Union européenne, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêté du ministre de l'Agriculture du 16 mars 2012, Il ressort en effet de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qu'une telle mesure ne peut être prise par un Etat membre qu'en cas d'urgence et en présence d'une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l'environnement » explique le Conseil d’état.

 

La législation européenne à la Barroso a toujours été établit de façon à favoriser les firmes. Il convient d’en changer. Mais ce n’est pas avec Barroso – qui pousse au cul pour ouvrir au plus vite les négociations dites du « grand marché transatlantique », donc un plus grand laxisme vis-à-vis des firmes multinationales – qu’on y parviendra. José Bové, député européen, estime qu’ «il faut effectivement une législation nouvelle. Et qu'elle soit étendue à de nouvelles variétés mises en place par les firmes qui préparent des plantes résistantes à des herbicides non plus par la transgénèse mais par la mutagénèse. Les firmes sélectionnent des gènes de résistance à des herbicides et les développent de manière massive dans leurs semences. Cette nouvelle technologie n'est pas évaluée. Si rien n'est mis en place, on va se retrouver face à un nouveau risque d'OGM sans que ces plantes rentrent dans une législation. »

 

A ce jour, huit pays européens ont instauré un moratoire national pour interdire la culture du MON 810 sur leur sol : l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg et la Pologne. La France était le neuvième mais le Conseil d’état en a jugé autrement. Eh ! Normalou, Tranquilou et toi ci-devant Philippe Martin, nouveau ministre de l’écologie, qu’est-ce qu’on fait ? On vous fait confiance dans votre volonté d’interdire à becs et ongles les OGM ,en France, ou on aiguise les faux.

 

Cet épisode nous engage a regarder de plus près ce qu’est ce nébuleux Conseil d’Etat. C’est quoi ? C’est qui le Conseil d’Etat qui se permet de faire et de défaire des lois votées par les représentants élus du peuple ? Vous avez voté pour le Conseil d’Etat vous ? Moi non plus... Alors j’ai un peu cherché ce qu’était ce « machin.

 

Il s’agit de la réminiscence d’une de ces institutions fantoches créées en 1799 sous le Consulat par le dictateur Napoléon, avec le Tribunat, le Corps Législatif et le Sénat. La Vème République a conservé cette vieillerie, relique du pouvoir personnel de Napo ! Les membres sont nommés à vie par les gouvernements, mais sans aucune confirmation de la part des chambres élues ! Cette juridiction est encore plus conservatrice que le Sénat. Elle s'était opposée par exemple à l'élection au suffrage universel du président de la République.

 

Le Conseil d'État comprend 300 membres et 390 agents, soit près de 700 salariés, sans parler des 3.600 fonctionnaires des cours administratives. La sécurité de l'emploi est totale avec avancements réguliers basés, non pas sur la performance, mais sur l'ancienneté. Les salaires de plus de 10.000 euros par mois sont courants. Ben, en voilà un beau fromage de la république !

 

Il fut un temps où le Conseil d’Etat était présidé par le Chef de l’Etat, mais ça faisait un peu craignos et il y a maintenant un vice-président qui est, aujourd’hui le ci-devant Jean-Marc Sauvé. Les membres du Conseil d’Etat sont presque tous issus de l’ENA (école nationale d’administration). Ceux qui ne sont pas nommés par le Chef de l'État, sont recrutés directement à la sortie de l'ENA ! On a donc affaire a un véritable état dans l’état dominé par une caste d'énarques qui se cooptent entre eux. Le Conseil d’Etat étant défini comme une juridiction, il fait donc partie du pouvoir Judiciaire. Un des principes fondamentaux de la démocratie est la séparation des pouvoirs. Or, les membres du Conseil d’Etat sont présents dans tous les ministères, à des postes clés comme directeurs de cabinet ou adjoint de ceux-ci ! Ce mélange douteux entre le pouvoir Judiciaire (les conseillers d’Etat) et le pouvoir Exécutif (les postes de décision dans les cabinets ministériels) est une transgression majeure de l’esprit même de la démocratie.

 

Eh ! François, puisque « le changement, c’est maintenant » et qu’il te faut faire des économies, qu’est-ce que t’attend pour envoyer cette institution aussi inutile que parasitaire aux poubelles de l’Histoire ?

 

Sources :

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Quintidi 15 Thermidor 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

01/08/2013

Faire chier les Zozo-tomo-bilistes ? En voilà une idée qu’elle est bonne !

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Eh ! Ils vont faire la gueule les enragés du macadam, les choutés au 98, les inconditionnels de la sacro sainte bagnole ! La raison ? Ils risquent de devoir payer leurs contredanses lorsqu’ils feront des excès de vitesse…en Espagne ! Ici, on roumègue contre les étrangers qui roulent à fond la caisse sur nos autoroutes sans risquer de payer leurs contredanses. Mais en Espagne, l’été, c’est 40% des flachages de radars qui sont le fait…d’automobilistes français !

 

Des radars ! Nous voulons des radars ! Partout. En ville comme sur les autoroutes et surtout les petites routes de campagne. Des visibles, des planqués, des aux feux rouges, des embarqués. Partout! Partant du principe que plus con qu’un automobiliste il n’y a que deux automobilistes, il convient de les empêcher de faire des ravages avec leurs bouts de fer. Et le meilleurs moyen, c’est de les taper là où ça fait mal : au portefeuille.

 

« Non mais vous vous rendez compte ! « Ils » veulent nous piéger encore plus avec leurs radars à la con. Tout ça pour prendre du pognon ». Eh non Ducon. Ils veulent sauver des vies et peut-être la tienne. Qu’est-ce que tu dirais si tu devais aller reconnaître les morceaux sanglants de ton fils, de ta fille, de ta femme, de ta mère envoyés « ad patres » par un triple connard qui assimile son tas de ferraille à sa bite ?

 

J’ai connu un gars qui avait laissé sa belle béhèmevé à son fils âgé de 18 balais. Le jeune est allé en boite avec son correspondant australien venu en France pour les vacances. Bourrés et à fond la caisse, ils se sont plantés. Le jeune français, depuis, est dans un fauteuil roulant. Quant au jeune australien, imaginez le père de famille français propriétaire de la béhèmevé téléphonant en Australie et disant, dans un mauvais anglais scolaire, à son homologue australien : « I am sorry, but your son is dead. He has been killed in a crash car… Have a good day anyway ! »

 

Tout ce qui brime, tout ce qui fait chier les Zozo-tomo-bilistes qui ne respectent pas le vivre-ensemble sur la route et dans les rues, c’est-à-dire le Code de la route, est bon. Parole de vieil anar !

 

Quartidi 14 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus


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Ecoute ! Ecoute !


Un gars dit à son ami :

« Ça y est, c'est décidé, je change de voiture et de femme. »

 
Son ami demande pourquoi et il répond :

 « L'une suce trop, l'autre pas assez » ! 

 

 

29/07/2013

Pendant le bronze-cul, les euro-saloperies continuent.

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Inutile d’épiloguer sur la duplicité des fonctionnaires européens, totalement inféodés aux intérêts privés des multinationales et des mafias financières.

 

Cette sinistre réalité vient d’être illustrée, une fois de plus par La Cour de Justice de l’Union Européenne qui a confirmé le 12 juillet dernier l'interdiction de commercialiser les semences de variétés traditionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel. Autrement dit, si votre voisin a de superbes tomates, bien savoureuses, il peut vous donner quelques graines. Mais si, sollicité par bien des gourmets désireux eux aussi de se régaler de ces tomates hors du commun, votre voisin estime normal de faire un tant soit peu rémunérer ses efforts en vendant ses formidables graines, il risque…les foudres de la loi !

 

Ainsi, des associations bien connues des jardiniers, comme Kokopelli  ou Semailles, qui collectent, protègent et distribuent ce type de semences, se retrouvent dans l’illégalité et à ce titre régulièrement poursuivis devant les tribunaux. Leur crime : commercialiser des semences de légumes et de fruits oubliés, qui font le bonheur des jardiniers mais…qui ne paient pas de redevance (de racket plutôt) aux semenciers. Ceci avec la complicité des pouvoirs publics à la solde des lobbys multinationaux qui sont derrière les semenciers. Ainsi les décisions de Bruxelles ont essentiellement pour but de protéger les profits des grosses multinationales semencières (Monsanto, Pionner, DuPont, Sygenta, Limagrain-Vilmorin, KWS, etc.)

 

Les semenciers ont pour cela fait une OPA sur le catalogue officiel et s'ingénie à en évincer les variétés dites anciennes, car ces dernières reproduisent des graines parfaitement fiables pour reproduire la plante mère. Le hic, c'est que ces variétés qu'on peut ressemer ne rapportent donc plus d'argent au semenciers, qui ont donc intérêt à les faire disparaître au profit de leurs hybrides ! CQFD.

 

Il suffirait pourtant d'inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrites au catalogue (ce qui coûte très cher !), elles en sont éliminées. A cause de cette réglementation, plus de 80% de la biodiversité en matière de semences a disparu…

 

Et il y a d’autres barrages : Il ne suffit pas de payer pour inscrire une semence au catalogue officiel, il faut aussi que l'espèce réponde aux critères de Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Ces critères impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles.

 

Les lobbys semenciers, aidés par l’Europe mais aussi par les Etats de l’U.E., pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe.

 

Les maraîchers qui produisent et commercialisent des légumes ont obligation de ne produire que des légumes issus du catalogue officiel. Or plus de 90% des variétés inscrites à ce catalogue officiel sont des variétés hybrides, inventées par les semenciers, qui reproduisent des graines dégénératives donc inutilisables pour reproduire la plante.
Autrement dit, le maraîcher, pour produire d'une année sur l'autre la même variété de tomate doit acheter à nouveau sa semence au semencier.

 

E vafanculo…


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Primidi 11 Thermidor 221

 

Illustrations X – Droits réservés

17/07/2013

Je raque, tu raques, ils rackettent...

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Ah qu'il était fier François « Normalou » de son « Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi », le fameux CICE qui consiste à faire un cadeau de plus aux entreprises. Et pas rien : 20 milliards d'euros par an ! C'est la mesure phare du pacte de compétitivité annoncé en novembre par le gouvernement qui doit permettre de réduire le coût de la masse salariale des entreprises en dessous de 2,5 smics de 4 % en 2014 puis de 6 % en 2015. Bon. Ça va donner de l'air aux entreprises et donc créer des emplois. Tè ! Fume...

 

En France, il y a de grands groupes, dans l'énergie, le transport, la santé, l'industrie, etc. Et autour de ces mastodontes – qui généralement ne paient que 8% d'impôts en « optimisant leur fiscalité » - il y a une myriade de petites et moyennes entreprises qui travaillent en tant que fournisseurs ou prestataires de services pour ces grosses boites. Avec des rapports non pas de complémentarité mais de diktat du fort au faible. « Tu fais ce que je veux, au prix que je veux sinon je ne renouvelle pas le contrat ». C'est la base des rapports entre les donneurs d'ordres des grandes entreprises et les petits patrons qui, eux, triment et mettent tout leur potentiel, tout leur temps, toutes leurs économies dans leur boite. Et qui paient plein pot leurs impôts.

 

Le fameux CICE de François, il est fait pour aider ces petits patrons. Et que se passe-t-il en réalité ? Eh bien certains dirigeants des achats des grands groupes rackettent sans vergogne leur fournisseurs et prestataires en leur tenant à peu près ce langage : « Vous avez touché à travers le CICE un bonus d'environ 4%, nous exigeons que vous nous ristourniez entre 2 et 3% de ce bonus. Sinon nous serons dans l'obligation de nous passer de vos services... »

 

On nous gonfle régulièrement les aliboffis en comparant nos manières de travailler avec celles des Allemands. En l'occurence, les grands groupes allemands travaillent la main dans la main avec leurs sous-traitants. Lorsqu'ils signent un contrat de sous-traitance, ils négocient durement, mais une fois signé, ce contrat est rigoureusement respecté. C'est même un des secrets de leur réussite. Ici, c'est tout le contraire : les donneurs d'ordre tiennent leurs sous-traitants dans l'angoisse perpétuelle en allongeant les délais de paiement, en rompant brutalement un contrat, en piquant sans vergogne les brevets d'un produit ou service, en mettant toujours leurs sous-traitants sous la menace d'un non renouvellement de commande, etc. Ce racket à la CICE se rajoute à ce déjà lourd contentieux.

 

Voilà où vont nos impôts ! Parce que ces 20 milliards du CICE, ils viennent évidemment de nos poches ! Notre sémillant ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a promis de prendre son téléphone pour souffler directement dans les bronches des racketteurs. On va voir.

 

 

Octidi 28 Messidor 221

 

Illustration Le Parisien

 

15/07/2013

Au bistro de la toile : une KATASTROFE s'annonce !

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- Putaing ! C'est pas possible Loulle. Je vois arriver une KATASTROFE...

 

- Quoi Victor ? Le dopage des « athlètes » et des cyclistes (enfin, certain) qui montent le Ventoux comme des motos ? Les éclisses qui se dévissent seules sur les aiguillages de la SNCF alors qu'il faut des clés d'un mètre cinquante pour les serrer ? Les militants de Greenpeace qui entrent dans la centrale du Tricastin comme dans un moulin, prouvant par là une nouvelle fois le mythe ridicule de la sécurité de ces centrales ?

 

- Non, Loulle. Bien pire...

 

- Quoi Victor ? ...taing ! Tu me files les flubes... Ils vont pas interdire le pastaga tout de même ?

 

- Je veux parler de l'inéluctable arrivée prochaine au gouvernement du ci-devant Lamy Pascal, chantre de la « mondialisation heureuse », directeur de cette officine nuisible au seul service des multinationales financières et industrielles étazuniennes, autrement dit fossoyeur de l'industrie européenne, fossoyeur de la protection sociale européenne, homme de la droite ultra-libérale la plus bornée se camouflant derrière un faux nez « socialiste ».

 

Commissaire européen au commerce extérieur, puis patron de l'OMC, il a œuvré pour l'entrée de la Chine – sans contreparties - dans cette organisation nuisible. La « mondialisation heureuse » à la Lamy ou Minc, c'est un déficit abyssal du commerce extérieur avec la ,Chine non seulement de la France (25 milliards) mais aussi de l'Allemagne (22 milliards) et de toute la zone euro (150 milliards). C'est une concurrence déloyale qui a laminé l'industrie européenne, détruisant des centaines de milliers d'emplois...

 

L'OMC de Lamy ,entend restaurer le colonialisme dans la plus perverse de ses formes : des accords internationaux contraignants. Plus besoin de contrôler des populations et des territoires. Il suffit, par l’accès au marché, d’imposer ses produits agricoles, ses produits manufacturés, ses services, et par les droits de propriété intellectuelle et les brevets, de s’approprier les variétés végétales (surtout quand elles ont des potentiels curatifs ou nutritifs).

 

Fort heureusement, les pays dits émergents on bloqué bien des propositions ultralibérales de l'organisme dirigé par Pascal Lamy, lui laissant un bilan plus que mitigé.

 

- Bon. Et alors ? Qu'est-ce qu'il vient faire l'ami Lamy en France ?

 

- Eh bien dès le 1er août, il quitte la direction de l'OMC et est donc...libre pour sévir ailleurs. Comme il a la carte du P.S. (ils accueillent vraiment n'importe qui...), on risque de le voir arriver à la tête de Bercy, c'est à dire patron de la finance française, et plus si affinités...

 

- ...taing ! Pauvre gauche... Il est vrai que même les socialistes se disent « de gauche »...

 

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Sextidi 26 Messidor 221

 

Merci à Chimulus

12/07/2013

Pendant le Tour de France, les moscosaloperies continuent...

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La taxe Tobin, vous connaissez ? Mais si, c'est cette taxe, proposée depuis des années (1972) par James Tobin, ci-devant prix Nobel d'économie. C'est une taxe très minime sur les transactions financières internationales. La Commission européenne – pour une fois bien inspirée - a présenté en février dernier un projet qui prévoit d’imposer à 0,1% les actions et les obligations et à 0,01% les produits dérivés, ce qui pourrait selon elle rapporter jusqu’à 35 milliards d’euros par an. Pas mal, bien que ça n'aille pas chier loin au niveau des taux. Pas de quoi ruiner les banquiers... Mais c'est toujours ça et ces fonds récupérés chez les spéculateurs pourraient servir à relancer la croissance et à désendetter les États.

 

Il s'agit de la première coopération renforcée entre pays européens dans le domaine de la fiscalité. La France, l'Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie en sont les premiers signataires. On pourrait penser qu'un gouvernement « socialiste », en France, devrait sauter sur l'occasion et pousser de toute sa persuasion pour que les partenaires européens signent en grand nombre la mise en place de cette taxe. Tè ! Fume...

 

«La taxe sur les transactions financières suscite des inquiétudes quant à l’avenir industriel de la place de Paris et quant au financement de l’économie française», s'est lamenté Pierre Moscovici, ci-devant ministre des finances, faisant moult courbettes et léchages de bottes devant un parterre d’acteurs de la finance, à l’occasion d’un colloque organisé par Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, au cours duquel ces pauvres banquiers et financiers lui rappelaient tout le mal qu'ils pensaient de cette taxe. Le Mosco (plus faux-cul que moi tu meurs!) leur a dit qu'il trouvait cette taxe « excessive » (voir plus haut son taux pour apprécier ces propos ministériels!) Et il s'est vautré dans la soumission la plus veule en promettant de mener «en concertation avec les acteurs du secteur financier, un travail d’amélioration de la proposition de la commission pour mettre en œuvre une taxe qui ne nuise pas au financement de l’économie». En terme clair : enterrer la taxe, selon les desideratas des financiers et banquiers.

 

Mosco, ministre d'un gouvernement « socialiste », s'aligne ainsi sur le gouvernement britannique qui est, bien entendu parti en guerre contre la TTF. Le Royaume-Uni, comme on pouvait s’en douter, n’est évidemment pas signataire de cette coopération renforcée, dispositif qui permet à des pays d’avancer sur un projet sans attendre l’unanimité des 27 membres de l’UE. Mais son ministre des Finances, George Osborne, a lancé un recours auprès de la Cour de justice européenne en vue de tuer le dispositif dans l’œuf, car la City pourrait être touchée par ricochet. Sous la chaude recommandation de la Commission européenne, la taxe viserait les titres financiers échangés «sur leur lieu d’émission», et non le «lieu de résidence» des acheteurs ou des vendeurs. Une façon d’éviter la délocalisation des transactions vers des pays non-signataires de l’accord sur la TTF. Perfides comme toujours, et plus hypocrites que des jésuites, les Rosbifs oublient qu'ils ont déjà, chez eux, une taxe équivalente, la « stamp duty » qui existe depuis 1808, et rapporte 3 milliards d’euros par an au gouvernement britannique, sans mettre en péril les profits faramineux de la City !

 

Sur la même ligne d'opposition, Mosco rejoint encore le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, qui y est allé de son opposition. «Cette taxe, dans sa forme actuelle, est très critiquable» , selon le patron de la banque centrale allemande... Ben voyons !

 

Eh ! Camarade président François, si tu profitais des périodes de bronze-cul pour te (nous!) débarrasser de cette taupe des banksters internationaux qu'est Moscovici ?

 

Quartidi 24 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un homme entre dans une banque et dit à la guichetière :
- "Je voudrais ouvrir un putain de compte dans ta banque de merde !"
- "Pardon ?" dit la dame choquée...
- "T’es bouchée ou quoi ! J’voudrais ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde !!"
- "Mais enfin monsieur, restez correct !..."
- "Kess ta, tu veux mon poing sur ta gueule ou quoi ?"
- "Écoutez monsieur, je vais appeler le directeur..."
- "C’est ça pouffiasse, appelle ton connard de directeur..."

Le directeur arrive :
- "Monsieur, il y a un problème ?"
- "J’en sais rien, j’veux ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde parce que j’ai gagné 100 millions au loto..."

 

Et le directeur répond :
-"Et cette grosse connasse vous fait chier ?" 

01/07/2013

L'espi-on a dit...la vé-ri-té... Il doit être exé-cu-té...

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"L'espi-on a dit...la vé-ri-té...

Il doit être exé-cu-té..."


 

Même parmi les espions, on trouverait des gens qui auraient une éthique ? Qui ne s'accommoderaient pas aveuglément des ordres aberrants, voire révoltants imposés par la « raison d'état » de leur pays ? Et aux Zétazunis en plus ? Ben, oui. Il semble... Après Assange et le militaire étazunien, voilà Edward Snowden qui se révolte contre les turpitudes de son pays et qui balance ! Et du gras : l'espionnage généralisé de tout ce qui se dit d'important dans le monde, dans les chancelleries mais – et surtout – dans les entreprises. Pillage systématique des entreprises, espionnage des diplomates et dirigeants tant au niveau de l'Europe en temps qu’institution qu'au niveau des états qui la composent.

 

L'Europe espionnée ? Bof... Les Zétazuniens ont-ils vraiment besoin de se casser l'oignon a placer des micros ? A éplucher conversations téléphoniques et courriels ? Ont-ils les moyens de les éplucher ces millions d'informations ? Pas sûr...

 

Et puis, concernant l'Europe, en ont-ils réellement besoin ? Ne soyons pas naïfs. Ils n'en ont pas besoin puisqu'au cœur même des institutions européennes, ils ont leurs « espions » officiels : Caméron (et ses prédécesseurs comme ses futurs successeurs), Ashton (vous ne savez pas qui c'est ? Si, cette insipide anglaise qui est censée « diriger » la diplomatie européenne), et Barroso, a plat ventre devant ses maîtres étazuniens, jouant systématiquement contre son camp et qui compte bien sur ses « maîtres » pour poursuivre sa carrière nuisible : « ils » lui font miroiter, contre ses bonnes grâces, le hochet de la présidence de l'OMC ou même de l'ONU, postes bientôt libérés. Bonjour les dégâts...

 

Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Que peut-on faire à part se draper dans sa dignité offensée ? Pas grand chose. Une seule rétorsion vient à l'esprit : mettre un coup d'arrêt aux négociations du traité de libre échange transatlantique. Mais à part quelques coups de mentons, il n'en sera rien. Parce que dans cette négociation, les Anglais monnaient la place de la City dans le finance mondiale et y sont donc favorables ; et les Allemands, fort de leur implantation industrielle grandissante aux USA, veulent à travers cet accord pénétrer le monde « dollar » après avoir épuisé le monde « euro ». Le cocu de l'histoire, ce sera..nous, la France. Ce qu'ils veulent nous sucrer (aussi bien les Ricains que les Rosbifs et les Boches), c'est notre siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU et, sinon le démantèlement, du moins la réduction de notre force nucléaire. A retords, retords et demi : pour leur rabattre leur caquet, il suffirait d'envisager...un renversement d'alliances (en se tournant vers la Chine et la Russie. On l'a déjà fait souvent dans l'Histoire).

 

Et Edward Snowden, qu'est-ce qu'on en fait de ce héros ? Mélenchon propose de lui accorder l'asile politique en France. Ce serait un geste fort, fier, un signe d'indépendance. Mais, hélas, la France n'a plus les moyens de ces beaux gestes qui ont fait qu'elle garde toujours une aura internationale de pays des droits de l'homme, de pays de la liberté, de pays de la Révolution. Parce que ses armées ont besoin de drones...étazuniens, comme d'avions ravitailleurs...étazuniens, comme de satellites espions...étazuniens.

 

Sans compter que si la France, à la suite d'une élection, retourne dans le giron de la droite maintenant extrême-droite, sous sa composante UMP ou FN, on ne donnerait pas cher du pauvre Snowden ! Edward, il serait plus prudent pour toi d'aller réchauffer tes os menacés au soleil de l'Equateur !

 

 

Tridi 13 Thermidor 221

 

 

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28/06/2013

Sommet européen : le triomphe des boutiquiers.

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Allez, ils sont contents nos « chefs d'états et de gouvernements », retour de leur raout sur l'Europe. Ils sont contents parce qu'ils ont trouvé – enfin – un accord sur le budget de l'Europe. Ce budget a été fixé à 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020, contre 977 milliards pour la période précédente (2007-2013). Un budget de régression, pour la première fois de son histoire ! Ce que voulaient les Britanniques et les Allemands.



Vous aimez l'austérité ? Eh bien on va vous en remettre une louche ! Ce budget est décidé jusqu’en 2020. Autrement dit le prochain Parlement européen, qui sera élu en 2014, n’aura pas son mot à dire. C’est comme si Sarkozy avait décidé des budgets du quinquennat de François Hollande ! Bonjour la cohérence !



Ce sommet européen a été, une nouvelle fois pris en otage par le Rosbif David Cameron :  on baisse l’enveloppe de la PAC, mais le calcul du chèque britannique reste le même. On s’enfonce dans le chacun pour soi. C'est le triomphe des égoïsmes nationaux au détriment de l’intérêt général européen. L'ensemble du projet européen est mis en danger par ces rivalités nationales, ces crispations, ces égoïsmes. L'Europe que l'on nous propose se limite à la mise en place d'un traité commercial transatlantique, autrement dit une vassalisation de l'Europe par rapport aux USA (succès éclatant pour la Rosbifistan, cheval de Troye des Zétazuniens) et à la protection des intêrets commerciaux allemands (succès pour la Teutonne en campagne électorale).



Et François la-dedans, où est-il ? Pas vu... Où est-elle sa volonté de réorienter l'Europe ? Elle se cantonne au fait de se rebiffer (à bon escient, mais bien mollement !) devant le sinistre Barroso. Mais les dirigeants français seraient plus efficaces s'ils arrêtaient de valider les projets que porte le président de la Commission européenne, élu par personne, certes, mais mis en place par ces mêmes chefs d’États et de gouvernements ! François, il revient content, mais il ne prend pas ses responsabilités pour réorienter l’Europe.



Bon. Cherchons un peu de positif...

* Quelques milliards (8) pour relancer l'emploi des jeunes. C'est toujours ça de pris mais pour l'ensemble des jeunes des 27 (pardon, 28 maintenant, bonjour la Croatie), ça ne va pas chercher loin.

* La possibilité que le budget puisse être revu à la hausse en 2016, si la croissance est de retour.

* Plus de souplesse dans l'utilisation du pognon. Actuellement, de nombreuses lignes budgétaires ne peuvent être utilisées en totalité et ce qui n'est pas utilisé est retourné aux États alors que d'autres lignes budgétaires sont insuffisantes. Ça devrait changer.

* La possibilité d'utiliser une partie des fonds de manière anticipée et sans cloisonnement entre les années. Cela lui permettra de lancer des projets plus importants et plus fixés sur le long terme.





Cela suffira-t-il pour renverser le terrible désamour, et même le rejet des citoyens européens envers cette Europe dévoyée de sa vocation première par les ultralibéraux qui lui ont mis leur sale pogne dessus ?





Décadi 10 Thermidor 221



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Ecoute ! Ecoute !



 

C'est un mec que sa femme envoie consulter le médecin parce qu'il n'arrive pas à faire tout le boulot qu'il doit faire dans sa maison : tondre la pelouse, repeindre la cuisine, etc.

Le docteur lui fait un examen complet.

Lorsque tout a été passé en revue, le gars dit à son docteur :

- Allez-y, dites-moi la vérité, je suis prêt à tout entendre. Qu'est-ce que j'ai ?

Et l'homme de l'art lui répond :

- Eh bien, pour vous parler tout à fait franchement, vous êtes fainéant !

- D'accord, je préfère ça... Mais vous n'auriez pas un terme médical pour ça que je puisse donner à ma femme ?

18/06/2013

Se débarrasser de Barroso...

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Non mais, qu'est-ce-qu'il faudra faire pour se débarrasser de ce sinistre Barroso ? Rappelons que ce type, qui dirigeait le Portugal à l’époque de la crise de l’Irak, était un farouche partisan de la guerre de Bush, comme l’Espagnol Aznard – viré depuis – le rosbif Blair – viré depuis – et évidemment le criminel Bush – viré depuis. Ce nuisible a été placé et maintenu à la tête de l’exécutif européen grâce aux magouilles des Anglais. Ce type est non seulement nuisible, mais il est dangereux. Il voudrait nous faire haïr l’Europe qu'il ne s’y prendrait pas autrement.

 

La Commission est responsable de l'hostilité des citoyens des états membres à la construction européenne ! Elle nous emmerde avec ses directives sur la chasse aux canards ou le fromage au lait cru mais elle s'est montrée d'une nullité absolue pour lutter contre le dumping fiscal et social entre pays de l’Union, les paradis fiscaux, la protection des industries européennes contre le dumping des pays tiers, etc. Et maintenant, contre le mandat qui lui a été donné, Bartosso remet sur le tapis l'exception culturelle non seulement française, mais européenne dans les discussions qui vont s'ouvrir afin d'inféoder un peu plus l'Europe aux États-Unis. En clair, pas question pour Paris, attaché aux subventions et aux quotas de diffusion, de laisser la culture devenir une marchandise comme les autres, et de se laisser noyer par les pleins cargos de sous merdes étazuniennes. Le président de la commission européenne, le ci-devantBarroso José Manuel, ne l'a pas digéré. L'attitude « anti-mondialisation » de la France est « totalement réactionnaire », n'a-t-il pas hésité à tacler lundi daans les colonnes de l'International Herald Tribune.


Artistes et réalisateurs français sont montés aux créneaux. Costa-Gavras, ne mâche pas ses mots : « Monsieur Barroso est un homme dangereux pour la culture européenne ». Même Rachida Dati, qui exige sa démission en estimant qu'il « se couche devant les Etats-Unis ». Pour une fois qu'elle dit quelque chose de censé... François - de manière un peu trop diplomatique à mon goût, mais c'est sa manière – a remis les pendules à l'heure en rappelant que la Commission doit s'en tenir à son mandat, et seulement à son mandat.


Non mais pour qui il se prend ce type élu par personne ? Son attitude crispe les populations européenne contre cette Europe dégueulasse du fric et du mépris du peuple. Malgré la faillite du système, les ayatollahs de la commission continuent leur couplet ultra libéral en faveur du libre échange contre l'intérêt et les aspirations des citoyens européens. En pleine crise gravissime, ils n'ont pas bougé d'un iota de leur dogme. Un tel fanatisme pour la concurrence et le libre échange des grosses boites en ce moment, chapeau! Avec de pareils négociateurs, on peut s'attendre à une capitulation en rase atlantique dans ces redoutables « négociations » sur un possible traité de libre échange entre l'Europe et les États-Unis...


Bientôt on va voter pour cette Europe. Faut faire en sorte que se dégage une majorité qui sera en mesure de virer ce néfaste et de réformer cette insupportable commission. Sinon les égoïsmes nationaux déferont ce qui se construit dans la douleur mais aussi l’espoir depuis le traité de Rome. L’Histoire nous a appris ce qui en résultait… On n’est à l’abri de rien !

 

Décadi 30 Prairial 221

 

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13/06/2013

Ellas, hélas...

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Ils ont tué l'information publique...

Qui ça « ils » ? Cette clique

De collabos au service de la Troïka

Qui désespère Plaka.

Ces docteurs Diafoirus du tout austéritaire

Saignent à blanc la Grèce, lui donnent moult clystères

Pour mener à la mort leur malade « guéri ».

Ont-ils quelque culture, ces margoulins pourris ?

Et savent-ils au moins qu'Europe (Εὐρώπη ) est fille grecque ?

Qu'au pays d'Epicure, eux n'étaient que métèques ?

Savent-ils seulement que la démocratie (δημοκρατία )

N'est pas née à Berlin, ni à Londres ou ici

Mais sur les agoras de Patras ou d'Athènes

Par les voix de Socrate, Platon ou Démosthène.

Pousser au désespoir un peuple à l'agonie

Est toujours dangereux pour le bourreau honni.

Les ultralibéraux les ont mis dans la merde,

Les Grecs sont dans la rue, ils n'ont plus rien à perdre.

Et que dit l'Italie, fille aînée des Hellènes ?

Et la France oubliant ses sources phocéennes ?

Sinon rien pas grand chose, des paroles, des mots

Bien faibles pour sauver la Grèce de ses maux.

Ces maux ? Les armateurs, banquiers et proprios,

Les popes gras et gros qui s'exemptent d’impôts,

Tous les Papandréou, tous les Caramanlis

Politicards véreux, venant de père en fils,

Saccager sans vergogne le pays de Platon.

Mais ils paieront un jour, ces sinistres gloutons...

Puis viennent les vautours au hideux cou pelé,

Fouailler les tripes chaudes du lion affalé :

Marchands d'armes, banquiers de l'Europe du nord,

Ils déchirent la Grèce avec leur groin de porc.

C'est la sainte curée, le bal des branquignoles,

Les Chinois au Pirée, les Boches à l'Acropole...

Et nous on laisserait faire tous ces sagouins ?

François, tape du poing !

 

 

Victorayoli


Quintidi 25 Prairial 221


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04/06/2013

Une horreur en route : le Traité transatlantique de libre-échange

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On a lutté contre l’A.M.I. (donner des droits exorbitants aux multinationales au détriment des Etats et des populations, comme par exemple la possibilité pour une multinationale de trainer un Etat devant une obscure juridiction internationale à la solde de ces multinationales, dès lors que cet Etat met, chez lui, des règlementations qui entravent la main mise de la finance et des multinationales).

 

On a repoussé cette horreur. Mais…

 

On a lutté contre ACTA (accord liberticide camouflant sa nocivité derrière un concept : renforcer la coopération internationale dans la lutte contre la contrefaçon mais en fait contournant les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement essentiellement étazuniennes).

 

On a fait reculer cette horreur. Mais…

 

Mais elles risquent de revenir, à la puissance 10 avec le Traité transatlantique de libre-échange. Il s’agit du projet d'un accord entre l'Union Européenne et les U.S.A pour la libéralisation générale du commerce entre les deux ensembles. Et cette fois, ce n'est pas un accord commercial classique mais un véritable marché global intégré et dérégulé qui se prépare dans notre dos. L'initiative de remettre en route ce projet qui était tapis dans l'ombre est venue d'Angela Merkel (tiens donc !) et d'Obama.

Un véritable marché de dupes entre une puissance toujours dominatrice – les USA – et une grosse larve molle, sans projet, sans frontières, sans représentation réellement démocratique – L’Union Européenne. Ce qui reviendra à accepter les conditions et les normes étaziniennes. Aux U.S, les normes environnementales sont moins élaborées qu'en Europe, il faudra donc encore s'aligner sur le moins-disant : bœuf aux hormones, volailles lavées au chlore, forage pour les gaz de schiste, intrants chimiques, etc... Comme toujours, la logique néolibérale reviendra à la baisse sur ces normes sacrifiées sur l'autel de la libre concurrence. Les droits de douane étant globalement moins élevées pour les importations U.S qu’elles ne le sont aux Etats-Unis pour nos produits, cet accord se fera unilatéralement en leur faveur. Sinon, eh ! tè, fume ! les américains sont pragmatiques, ils ne le feraient pas... En fait, l'enjeu stratégique est pour les étazuniens de prendre de vitesse le déclin de leur influence dans le monde, en s'aliénant économiquement l'Europe contre le bloc des pays émergents et en particulier la Chine.

Pour qu’il y ait accord, les Européens devront renoncer à un grand nombre de leurs normes (juridiques, environnementales, sanitaires, culturelles…). Ce sont tous les pans des sociétés européennes qui sont visés : cadres juridiques, sanitaires, environnementaux, jusqu’au droit du travail. Bonjour les dégâts ! Avec…le retour de l’A.M.I. puisque dans le mandat de négociation de la Commission, il y a une réelle menace d’autoriser un règlement des différends entre Etats et multinationales – c’est-à-dire le droit pour les multinationales et les investisseurs de porter plainte contre les Etats pour exiger des dommages et intérêts, quand une politique publique ne leur plaira pas… 

L’Europe politique, l’Europe puissance a toujours été la hantise des Etazuniens. Cet accord, ficelant les économies européennes aux USA, la diluera dans une vaste zone de libre-échange, aux plus grands profits des multinationales U.S. Cela complètera la mise sous tutelle politique résultant du principe inscrit noir sur blanc dans le Traité de Lisbonne disant que la défense de l’Union européenne se fait dans le cadre de l’OTAN, cette alliance créée en d’autres temps à présent révolus (guerre froide avec l’URSS), donc sans objet actuellement sinon d’imposer la tutelle étazunienne sur les armées européennes. Et Sarko, puis Hollande ont réintégré, la queue entre les jambes, ce machin aussi agressif qu’inefficace (voir en Afghanistan).

Alors mobilisons-nous ! Repoussons cette saloperie ! Les élections européennes, c’est pour bientôt…

 

Sextidi 16 Prairial 221

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Ecoute ! Ecoute !

Quelle est la différence entre un yaourt et un Etazunien?

Un jour, le yaourt finira par développer une certaine culture.

 

 

 

 

 

 

28/05/2013

Merkel : forte avec les faibles, faible avec les forts…

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Ah ! Il faut la voir traiter ses partenaires européens avec une morgue toute teutonne. Elle met le casque à boulon pour saigner les Grecs, les Chypriotes, les Portugais ; elle ne prend pas de gants pour imposer ses vues aux Espagnols, aux Italiens ; elle met un seul petit gant pour faire la leçon ultralibérale à François « Normalou » Hollande. « L’exemple allemand » ! On nous gonfle assez les aliboffis avec ce repoussoir…

 

Par contre, la Merkel, vous l’avez vu, hier, faire patte de velours avec le commis voyageur de la « dumping économie » chinoise ! Lamentable. A plat ventre la dame d’acier inoxydable made in Germany. Une pipe mentale qu’elle lui a faite ! Il en rigolait d’aise le mec ! Au bord de l’orgasme.

 

Pourquoi cette attitude ? Parce que le Chinois est venu la menacer. La menacer de quoi ? De rétorsions économiques si l’Europe prétend envisager de se défendre (pourtant bien mollement) contre le « dumping » chinois. En effet, la Commission Européenne a, il y a quelques jours, envisager de taxer à 47% les panneaux solaires fabriqués en Chine et vendus ici au tiers du prix de revient des mêmes panneaux fabriqués en Europe, essentiellement en Allemagne et en France. Bien timide par rapport aux Etazuniens qui, eux, n’ont pas mis de gants pour taxer ces mêmes panneaux chinois à 250% !

 

Objectif des Célestes : le monopole mondial sur ce type de produit d’avenir. Pour ce faire, le gouvernement chinois subventionne à outrance la production de ces panneaux destinés à l’exportation. Résultat : les fabricants européens ont tous baissé les bras, ruinés, dégoutés…

 

Le VRP chinois, il a dit à la Teutonne : « Si l’Europe fait passer cette directive de taxation de nos panneaux solaires, nous, Chinois, taxerons au même tarif certains produits européens. » Or, qui vend le plus de produits en Chine ? L’Allemagne, essentiellement des machines outils et des bagnoles de luxe. Vous pensez bien que Merkel, marionnette du patronat d’outre-Rhin, a vite baissé casaque ! Et a ainsi enterré de fait la première velléité de résistance de la Commission européenne…

 

Moralité : dans la jungle économique mondialisée, qui commande dans le monde ? Les Chinois et les Zétazuniens ! Et qui commande en Europe ? L’Allemagne !

 

Moralité pour François : avec l’Allemagne, il faut parler haut et fort. Mais…si on a des moyens de rétorsions puissants ! Allez, cherche, François. Cherche !

 

 

Nonidi 9 Prairial 221

 

Illustration : Merci à Baudry 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

Pourquoi le monde aurait-il été radicalement différent si Adam et Eve avaient été Chinois ? Parce qu’ils auraient mangé le serpent au lieu de la pomme.

23/05/2013

Les tueurs de dieu.

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Ils ont bien mérité le paradis d’Allah

Pour avoir massacré à coups de coutelas

Un troufion britannique, en civil et sans armes

Plongeant tout le pays dans la rage et les larmes.

Tout ça au nom de dieu, ce cancer de l’esprit,

Cataplasme de l’âme, suprême duperie.

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries,

Est-elle hallal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée nait l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse,

Fuis comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuis tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne crois en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

Quatridi 4 Prairial 221

 

 

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