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23/01/2015

Au bistro de la toile : Arabie, école de la république, Grèce, nichons.

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- Alors, Loulle, quoi de neuf aujourd'hui dans les canards, laquais ou non ?

 

- Tiens, le roi est mort... Le ci-devant roi d'Arabie saoudite a passé l'arme à gauche.

 

- Il a libéré le territoire. C'est méritoire de sa part, mais il n'y a pas grand-chose qui va changer dans ce royaume médiéval, source de toutes les dérives doctrinales qui ensanglantent le monde. Ce pays est mis en coupe réglée par une famille, un clan qui pompe à son seul profit toutes les richesses de cette fiente de la terre qu'est le pétrole. Il appuie sa main-mise sur le monde arabe en se comportant comme le PDG des lieux saints musulmans d'où – tout en bouffant sans vergogne les éconocroques des pèlerins musulmans du monde entier – il exporte non seulement son pétrole mais aussi le wahhabisme, cette doctrine rétrograde, sanguinaire, référence de tous les salafistes, de tous les terroristes islamistes. C'est de ce trou du cul du monde que viennent toutes ces idées noires mortifères, l'irrespect des libertés au nom d'une croyance obligatoire sans critique possible, mais aussi les flots de pognons qui arment les djihadistes, les imams salafistes qui pourrissent nos jeunes, les fatwas aussi stupides que haineuses qui imposent à chaque croyant de se faire bourreau. Ce pays restera dirigé par quelques cheikhs pervers venant se vautrer dans le stupre, l'alcool et la fornication dans les palaces de cet Occident qu'ils honnissent... Tant qu'il n'y aura pas de révolution populaire dans ce pays, tant qu'il restera plongé dans un moyen-âge barbare, le monde arabo-musulman ne pourra pas évoluer. L'échec des « printemps arabes » - à l'exception à confirmer de la Tunisie – en est une illustration dramatique.Ben voilà ! C'est dit, Victor. Voilà une belle oraison funèbre !

 

- Autre chose, t'as vu hier soir l'émission-débat « des paroles et des actes » ?

 

- Pas tout, mais j'ai vu la partie avec les profs et Finkelkrot. L'aura des profs ne sort pas grandie de ces débats... Entre les imprécations d'une houri « sociologue » et celles d'une cagole s'égosillant pour tenter de culpabiliser non pas les quelques konnards qui pourrissent les écoles des banlieues, mais la société qui les « ostracisent », Finkelkrot a réussi tout de même à faire entendre une réalité : la seule arme pour lutter efficacement contre les idées perverses des salafistes, c'est l'éducation laïque, mais comment faire avec des jeunes dont le vocabulaire oscille entre deux et cinq cents mots ? Il en est sorti une évidence : apprendre aux élèves la langue de leur pays. Non pas seulement à ânonner quelques rimes de rap, mais à lire, parler, écrire et surtout comprendre notre belle langue. Ce qui leur permettait de réfléchir par eux-mêmes plutôt que d'avaler les idées prêt-à-porter de tous les beaux parleurs extrémistes.

 

- Mouais... Y a du boulot Victor. Enfin, fait faire avec. On parle aussi de la Grèce dans les canards...

 

- Là, il y a un immense espoir pour l'Europe. Si, malgré tous les coups bas, le parti de la gauche vraie Syriza emporte les élections législatives dimanche, les choses changeront non seulement en Grèce, mais dans toute l'Europe. Parce que la dictature ultralibérale sous la férule de Merkel et du FMI en prendra un coup dans l'aile. D'autant plus que la Banque centrale européenne change son fusil d'épaule. Y a du bon que se profile à l'horizon Loulle !

 

- Voilà donc une bonne nouvelle. Tiens, j'en vois une autre de nouvelle réjouissante dans les canards : le retour des nichons ! Oui, le retour des nichons en page trois d'un canard rosbif qui, chaque jour, publie la photo d'une superbe nana armée de son sourire et de ses deux obus ! Figure-toi que des ligues de défense de je ne sais quelles vertus avaient réussi à faire interdire ces somptueux nichons ! Eh bien le courage des dirigeants de ce journal rejoint en quelque sorte celui des Charlie : ils ne sont pas laissés impressionner par les milices de la vertu et de la pensée et ont remis en page l'habituelle playmate et ses nichons de rêve !

 

- Vive les gros nichons Loulle ! Et sers ma tournée !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

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21/01/2015

Au bistro de la toile : routiers en grève

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- Oh ! Victor, t'as pas été bloqué par les routiers ?

 

- Non Loulle. Ma reccette : du 44 fillette, et tu passes partout...

 

- Il n'empêche que ceux qui doivent marner et qui restent bloqués par ces gros culs, ils ont de quoi l'avoir en travers. C'est vrai que chacun défend sous bout de gras, mais le potentiel d'emmerdement d'une colonne de camions est bien supérieur à celui, par exemple, d'une brochette d'infirmières...

 

- C'est le principe du « J'emmerde donc je suis » ! Mais sur ce coup-là, Loulle, je suis d'accord avec les chauffeurs routiers. Parce que c'est une grève de prolos, pas de patrons routiers. Les chauffeurs ont des horaires de fadas, et ils sont payés à coups de lance-pierre. Lorsqu'ils touchent le smic ou un peu plus, ils sont vernis. Ils réclament 100 euros de plus par mois, c'est pas le bout du monde pour la responsabilité qui est la leur, les dangers qu'ils courent et font courir aux autres, l'importance du services qu'ils rendent, leurs conditions de travail. Pourtant les patrons des entreprises de transports françaises sont sincères lorsqu'ils disent qu'ils ne peuvent pas accorder une telle augmentation.

 

- Et Pourquoi ?

 

- Parce que l'Europe ultralibérale autorise maintenant ce qu'ils appellent « le cabotage ».

 

- Kézako ?

 

- Eh bien voilà. Les transporteurs étrangers – polonais, bulgares, roumains, lituaniens, etc. - qui traversent l'Europe pour livrer des produits venus de l'Est de l'Europe, ou d'Angleterre ou d'ailleurs et qui doivent, livraisons faite, retourner à leur base à vide, ont le droit, désormais, de faire en France trois chargements dits « de cabotages », c’est-à-dire de charger des produits dans une ville de France pour le livrer dans une autre ville de France.

 

- C'est pas kon ça Victor. En tout cas moins kon que de polluer la planète avec ces gros culs roulant à vide !

 

- Bien sûr que c'est pas kon Loulle, seulement voilà : ce « cabotage », c'est Bolkeinstein sur la route. Parce que les chauffeurs bulgares, roumains, polonais ou autres sont payés comme dans leur pays d'origine, à des niveaux du tiers ou du quart des chauffeurs français. Et idem pour les charges qui sont payés dans le pays d'origine et à des niveaux n'ayant rien à voir avec ce qui se fait chez nous. Partant de là, ils proposent aux clients des tarifs archi-bradés ! Et les clients marchent, bien sûr.

 

- Ouais, mais enfin, trois voyages par semaines, bof...

 

- Ne crois pas ça Loulle. D'abord ces trois « cabotages » sont à multiplier par les milliers de camions étrangers qui sillonnent la France qui, rappelons-le, par sa position géographique, est un point de passage obligé pour tous les trafics nord-sud et est-ouest. De plus, ces quotas sont largement dépassés puisqu'il n'y a aucun contrôle sérieux. Et il est très facile pour eux de trouver du fret de cabotage : il existe des applications sur leurs i-phones qui mettent en contacts camionneurs et chargeurs.

 

- Je comprends mieux pourquoi les patrons routiers font la gueule...

 

- Mais eux-mêmes ne sont pas les derniers à embaucher des chauffeurs polonais, roumains ou bulgares qui conduisent des barlus français avec un régime de « travailleurs détachés ».

 

- Bref, l'ultralibéralisme de l'Union européenne frappa encore...

 

- Exactement. Allez, sers ma tournée !

 

 

Merci à Chimulus

 

 

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16/01/2015

Tremblez, braves gens ! Les menaces islamistes intérieures sont bien réelles...

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On semble s'étonner et découvrir avec inquiétude, voire effroi la réalité des attentats aveugles qui menacent nos sociétés occidentales. Massacres à Paris, attentats déjoués de justesse en Belgique, etc. Des idiots utiles gaucho-islamistes sévissent tant dans la presse que dans les blogosphères. Toujours prompts à dénoncer comme « islamophobes » ceux qui osent ouvrir les yeux.

 

Pourtant la connaissance de ces menaces est accessible à qui se donne la peine de chercher un peu. Il existe un magazine en langue anglaise qui se veut la voix quasi officielle d'Al Quaïda : « Inspire » 

 

Tenez, voilà ce qu'on y trouve. Tremblez, braves gens. Ou réagissez !

 

« …/...

Le gouvernement américain a été incapable de protéger ses citoyens de bombes cocottes-minute transportées dans des sacs à dos [au Marathon de Boston de 2013] ; je me demande s´ils seront capables de déjouer des voitures piégées ! Par conséquent, au nom de notre responsabilité envers la oumma musulmane en général et envers les musulmans résidant en Amérique en particulier, le magazine Inspire vous présente humblement une recette-maison simple et improvisée pour fabriquer la voiture piégée de Shahzad.

 

Et, bonne nouvelle, vous pouvez aussi la confectionner dans la cuisine de maman [référence au célèbre ‘Fabriquez une bombe dans la cuisine de maman’, article paru dans le numéro d´été 2010 d’Inspire].

 

Dans sa rubrique "Open Source Jihad, Inspire propose un manuel de fabrication de voitures piégées aux États-Unis et une liste de cibles potentielles aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France.

 

"Ce type de voiture piégée est conçu pour tuer des personneset non pour détruire des bâtiments ; par conséquent, cherchez une foule dense. Faites preuve de créativité dans votre djihad, et  apprenez à avoir l’esprit large" recommande Inspire.

 

Surprenez l´ennemi, ne suivez pas de protocole particulier. Croyez-moi, il n´existe pas de permis pour le type de voiture que vous conduisez.

 

Déguisez-vous pour l'opération, paraissez gros (ajoutez des couches de vêtements), changez de teint, soyez un clone, utilisez n’importe quel masque (croyez-moi, la peur du ridicule sera la dernière chose de vos considérations), portez un masque adapté aux fêtes, une barbe blanche le 25 décembre. Dans l'ensemble, soyez créatifs, Frères ! La partie la plus importante à cacher, c’est les yeux et leur contour.

 

Choisir le bon endroit et le bon moment est un facteur crucial de réussite de toute opération. Choisissez des cibles dans votre propre pays. Vous connaissez mieux l'ennemi, vous agissez de l’intérieur. Nous vous suggérons quelques cibles générales et spécifiques à titre d´exemple

 

Des lieux et restaurants [fréquentés par] des personnalités de haut rang. Habituellement, ces personnes se rendent au restaurant pendant le week-end: Arlington, Alexandrie, restaurants et bars de la rue M à Washington [DC]. 

 

Les stades de tennis : ils sont fréquentés par des milliers de personnes, et des personnalités de haut rang, notamment pour l'US Open... 

 

 [Perpétrer ces attentats est recommandé pendant] la saison des élections, tant présidentielles que du Congrès. Pendant Noël et la Saint-Sylvestre, les 25 et 31 décembre. "

 

Inspire dresse une liste de cibles à Washington DC, New York, Chicago, Los Angeles

 

"L'Amérique est notre première cible, suivie par le Royaume-Uni, la Franceet les autres pays de croisés. Quant au champ d’action pour une voiture piégée, il y a des endroits inondés de gens, par exemple les événements sportifs auxquels des dizaines de milliers de personnes participent, les campagnes électorales, les festivals et autres rassemblements. L'important est que vous cibliez des gens et non des bâtiments.

 

Washington est la capitale, et New York est l´ancienne capitale. Toutes deux revêtent une importance symbolique pour le peuple et le gouvernement américain. Par ailleurs, la Maison Blanche se trouve à Washington, qui abrite environ 347 000 employés du gouvernement fédéral, et de nombreuses personnalités importantes du gouvernement y vivent. Quant à New York, elle est connue pour son statut de centre financier, culturel, ses transports et ses usines ; c’est le centre de la Banque, des finances et de la communication des États-Unis.

 

La Virginie du Nord : Elle jouit d’une grande présence militaire ; presque toutes les bases militaires sont situées dans cet Etat, à l´exception de l´Armée de l´Air, qui se trouve à Chicago. Il y a des organismes fédéraux en Virginie du Nord, dont le siège du ministère de la Défense et de la CIA, et des installations militaires à Hampton Roads, site du principal port de la région. La Virginie attire généralement les touristes.

 

- Chicago : Elle est au centre des États-Unis, c’est une plaque tournante des transports. Elle joue un rôle important dans la distribution mondiale, est le troisième plus grand port intermodal du monde. C’est également un important centre commercial mondial. La ville abrite le deuxième plus grand centre financier américain. Parmi ses structures financières les plus importantes : Sears Tower, un gratte-ciel de 108 étages, qui a détenu le titre du plus haut bâtiment du monde pendant environ 25 ans. [Et] le Chicago Board du Trade Building.

 

- Los Angeles : La ville la plus peuplée de l´État de Californie, et la deuxième plus peuplée des Etats-Unis. C’est également le plus grand centre de production de l´ouest américain. C’est aussi le foyer d’Hollywood ».

 

- Au Royaume-Uni : Plusieurs moments et lieux sont propices à un attentat. Vous avez les stades de football, en particulier pendant les matchs de la Première Ligue et de la coupe de la FA. Ils bénéficient d’une couverture médiatique internationale. Le meilleur moment, c’est après le coup de sifflet final, quand les foules quittent le stade et font la fête autour des entrées.

 

Au début de l'été, nous avons Cheltenham, et à la fin de l'été, nous avons Epsom, où les courses de chevaux sont suivies par des milliers de gens à travers le royaume, y compris par la reine. Il y a aussi les tournois de tennis.

 

Mentionnons une cible plus spécifique, l´hôtel Savoy, situé sur The Strand, au centre de Londres. Vers 22 heures GMT, des hommes d´affaires et des cibles de premier plan quittent l´hôtel. C´est le lieu et le moment idéal pour faire exploser votre voiture piégée... »

 

Avec plus de 82 millions de touristes étrangers par an, la France est classée première destination touristique du monde : plages et cités balnéaires, stations de ski et zones rurales que beaucoup apprécient pour leur beauté et leur tranquillité (tourisme vert).

 

Les stations du Transport express régional (TER). Les heures de pointe feront toujours l’affaire. La vallée de la Dordogne, pendant les étés. Faire d’une pierre deux coups ; [frapper] les Anglais et les Français.

 

La Coupe de la Ligue ; ouvert uniquement aux clubs professionnels. Attendre des foules immenses de supporters devant des entrées.

 

La parade militaire du Jour de la Bastille : le matin du 14 juillet chaque année à Paris. »

 

Pendant l´exposition spéciale au musée du Louvre : le musée d’art le plus visité au monde et un monument historique. 

 

 [Et] la Côte d´Azur

 

Inspire fournit un manuel détaillé de fabrication de voitures piégées : "C’est tout à fait simple - et nous le simplifions encore pour vous..."

 

L'objectif du magazine Inspire est de donner aux jeunes musulmans les moyens d’agir. Or comment peut-on agir sans force, puissance et intelligence ?

 

Dans cette rubrique, nous vous vous donnons force, puissance et intelligence. Croyez-moi, le recours aux voitures piégées vous apporte tout cela. 

 

C’est tout à fait simple. Et nous simplifions encore les choses pour vous... afin que chaque musulman qui aime Allah et Son messager, et qui veut précipiter la victoire de l'Islam, se prépare à [en] fabriquer, même si c´est la première fois qu’il a affaire à une arme.

 

Cette recette vous donne la possibilité de fabriquer une voiture piégée, même dans des pays sous haute sécurité et surveillance. La raison : des matières premières très accessibles et qui n’éveillent pas les soupçons. Ce ne sont pas des explosifs à l’origine. Mais après les avoir assemblés et préparés, ils deviennent une bombe prête à détruire... 

 

Le mérite de cette méthode est que vous pouvez préparer une voiture piégée en quelques heures, dès que les matières premières se trouvent à votre disposition. Donc, vous avez moins de soucis à vous faire pour votre sécurité personnelle. 

 

Mon frère musulman, avant de commencer à lire ces instructions, n´oublie pas que dans ce type d´opération, si elle bien préparée et que la cible est bien choisie, Allah te promet le succès. L´histoire ne l´oubliera jamais. On s’en souviendra comme d’une cuisante défaite imposée aux ennemis de l´Islam. »

 

Sources :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inspire_%28magazine%29

http://www.slate.fr/story/70479/inspire-al-qaida.

http://www.nuitdorient.com/dernart20.htm

 

07/01/2015

Les arnaques bien camouflées du « plan de relance Junker »

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Pendant que les houellebecqonneries occupent les médiarhées, les canards laquais et les lucarnes à décerveler, les « zéconomistes distinguées » se gargarisent avec le « changement », la merveille des merveilles – Ah ! mais, on va voir ce qu'on va voir. - j'ai nommé : le plan de relance Junker. Du nom du nouveau président de la Commission européenne, alias le maître-évadeur-fiscal luxembourgeois, celui dont les magouilles à la tête de son micro pays voyou ont fait perdre des centaines de milliards d'impôts aux États de l'Union. Plan assortit, « en échange » (??!!) d'une « réduction de la bureaucratie », c’est-à-dire de faire sauter les réglementations qui encadrent l’investissement dans les secteurs de l’énergie et des transports, secteurs principaux choisis pour ce « plan » !

 

Ce fameux plan de relance de Junker, il s’agit d’une rafale de grosses arnaques ! Le financement sera assuré par une garantie du budget européen de 16 milliards d’euros sur les emprunts et de 5 milliards apportés par la BEI. Donc sur les 315 milliards annoncés (un pet de lapin au niveau des 28 états de l'U.E.), il n’y en a que 5 avancés réellement qui soient nouveaux. Et encore, ils viennent de la Banque Européenne d’Investissement dont 4,5 milliards seront empruntés sur les marchés ! Les 315 milliards annoncés en grande pompe par la commission Juncker sont donc basés sur...500 millions de cash et 314,5 milliards d’emprunts potentiels ! Á condition évidemment que les investisseurs s’intéressent aux différents projets et répondent présents.

 

Il n’y a absolument aucune garantie qu’un tel montant soit réellement « investit » dans les infrastructures européennes ! Ce sera donc une garantie donnée pour des investissements publics ou privés acquis par l’emprunt auprès des banques privées. En termes clairs : l’Europe se porte caution pour 315 milliards d’investissements privés ! Autrement dit : elle assume le risque de ces investissements. C’est le nouveau capitalisme à la sauce européenne ! Junker a en effet débarrassé le capitalisme de son principal inconvénient pour les actionnaires des banques : le risque !

 

Ici, à hauteur de 315 milliards, ce risque est tout simplement annulé. Il est totalement pris en charge par la collectivité. Junker : quel bonheur pour les banques !

 

Comme si ça ne suffisait pas, le père Noël Junker fait un autre cadeau à ses comparses banksters : les banques pourront titriser les prêts qu'elles feront sous garantie de l'U.E. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'elles pourront les répartir en petits lots dans des bons et des titres qu'elles refourgueront à leurs clients comme « bons placements ». Le même système que les « subprimes » aux USA qui ont déclenchées la crise de 2008. Donc si un de ces magnifiques montages venait à s’effondrer, la partie titrisée serait à charge de qui ? De la banque qui les a créés ? Tè. Fume... De la collectivité !

 

Allez, pour bien commencer l'année, voilà une autre « bonne » nouvelle. Si les États mettent de la thune nationale dans ce fonds d’investissement, la somme qui y viendra ne sera pas comptée dans les déficits publics. Pour savourer cette idée, souvenons-nous que les investissements nationaux, eux, sont comptés dans les déficits !

 

Il reste cependant une solution que connaît bien M Juncker pour l’avoir pratiquée au Luxembourg : mettre au point un mécanisme de défiscalisation afin d’attirer les « investisseurs », ce serait un joli cadeau de Noël pour les milieux financiers…

 

Il est vrai que dans Junker, il y a « junk », qui signifie quelque chose comme « pourri » en globish, et que Junker rime avec banksters.

 

Sources:

Lien1 

Lien2 

 

 

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05/01/2015

INSUPPORTABLE ! La pression de l'Allemagne sur les électeurs grecs.

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Angela Merkel, frau fürher d'Allemagne, se dit prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où Syriza - si ce parti de la gauche vraie arrive au pouvoir le 25 janvier - remettrait en cause la désastreuse politique d'austérité qui étrangle ce pays. Non mais de quoi je me mêle ? Elle ne manque pas d'air la Teutonne ! Elle se prend pour qui ? Elle croit que l'euro lui appartient ? Il est vrai que devant le couillemollisme désespérant de François, elle peut évidemment croire que la monnaie européenne, calquée sur le mark et aux conditions allemandes, est sa « chose ». Paraît même que 97 % des Français l'aiment... On doit être maso !

Cette insupportable pression sur les électeurs grecs marque pourtant bien le désarroi et la trouille qui agitent les parasites ultralibéraux qui gouvernent – si mal – l'Europe. La presse allemande en rajoute : « Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie (de la Grèce) de la zone euro, si le chef de l'opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections (législatives), abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays » (Der Spiegel). Quant à Wolfgang Schäuble, il y va de ses oukases : « Quel que soit le résultat du futur scrutin, la Grèce est tenue « sans aucune alternative » de continuer sur la voie des réformes déjà engagées. » C'est-à-dire de pousser son peuple dans la misère et le désespoir pour rembourser une « dette » pour beaucoup illégitime. Parce que c'est de ça qu'ils ont une peur bleue, les rentiers allemands : ne plus toucher les intérêts aberrants qui étranglent la Grèce.

Certes les magouilles de la classe politique grecque – avant tout de droite –, la corruption, les mensonges, les aberrations fiscales (exemptions d’impôts pour les armateurs milliardaires et le richissime clergé grec entre autres) sont des réalités mais aussi de très utiles alibis pour mettre ce pays sous tutelle, y tuer la démocratie et réduire son peuple à une alternative dramatique : crever de faim ou se révolter dans la rue ! Dangereuse extrémité ! Nos dirigeants ultralibéraux ne devraient pas l’oublier…

Poussés par l’Allemagne de Merkel avec la complicité de Sarkozy alors au pouvoir, les instances de l’Europe se sont comportées comme des tortionnaires à l’égard de ce pays frère. Une « troïka » de Besatzungsmacht se comporte comme des troupes d’occupation, humiliant profondément les Grecs et faisant remonter à la surface bien des souvenirs dramatiques et bien des frustrations. L’Allemagne devrait faire preuve d’un peu plus de modestie et de discrétion…

On peut leur mettre le nez dans leur scheiße à ces arrogants donneurs de leçons et rabattre leur insupportable morgue. Car elle en a bénéficié plus que d'autres l'Allemagne, de l'annulation d'une Hénaurme dette publique ! En 1953, une conférence internationale, à Londres, a passé l'éponge sur les deux tiers de la dette allemande ! Celle d’avant-guerre a été réduite de 22,6 milliards à 7,5 milliards de Marks. Et celle d’après-guerre de 16,2 milliards à 7 milliards de Marks. En valeur de l’époque. Les « économistes distinguées » peuvent faire le calcul en euros, ça doit être plutôt salé... Et ne parlons même pas des dégâts causés par la guerre dans les pays ravagés par la folie nazie... Parmi les créanciers généreux, il y avait la Grèce, pays qui a le plus souffert de la barbarie allemande après l'URSS et la Pologne.

Pour continuer à leur mettre le nez dans leur Mist, il faut savoir que les compensations qu'a touchées la Grèce à cette époque ne tenait pas compte d'une autre dette, facilement chiffrable puisqu'il s'agit d'un prêt forcé de 476 millions de reichsmarks que la Banque centrale de la Grèce occupée avait été contrainte de verser à Berlin, en 1941, au titre des contributions « à l'effort de guerre allemand ». Un emprunt dont la Grèce est en droit de demander le remboursement. Or, selon les calculs des «économistes distinguées », la somme libellée en reichsmarks correspond aujourd'hui à 14 milliards de dollars, environ 10 milliards d'euros. De plus, si on affecte ce montant nominal d'un taux d'intérêt classique de 3 % sur 66 ans, on parvient à un total de 95 milliards de dollars, 68 milliards d'euros, soit un cinquième de la dette grecque !

On peut continuer : d'après Handelsblatt, la vérité - Die Wahrheit - de la dette allemande est bien cachée. Officiellement, la dette allemande en 2011 était de 2000 milliards d’euros. Mais ce n'est qu'une demi-vérité, car la majeure partie des dépenses prévues pour les retraités, les malades et les personnes dépendantes ne sont pas inclues dans le calcul. D'après des nouveaux chiffres, la véritable dette se chiffrerait à 5000 milliards d'euros supplémentaires ! L’Allemagne serait donc endettée à hauteur de 185 % de son produit intérieur brut et non pas 83 % comme officiellement annoncé ! Par comparaison, la dette grecque devrait être de 186 % du PIB en 2012, et la dette italienne est actuellement de 120 %. Le seuil critique au-delà duquel la dette écrase la croissance est de 90 %. Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, Angela Merkel, « a créé autant de nouvelles dettes que tous les chanceliers des quatre dernières décennies réunis », remarque l'économiste en chef du quotidien économique. « Ces 7000 milliards d'euros sont un chèque sans provision que nous avons signé et que nos enfants et petits enfants devront payer. » Hast du verstanden, Frau Merkel ? Compris, madame Merkel ?

Au fait, elle doit bien rapporter de la thune à quelqu'un cette fameuse dette ? Ben oui, bien sûr : aux Banques et...à la Banque Centrale Européenne. Quand une banque achète des titres de dette elle ne les range pas dans son coffre. Elle les revend ou les intègre dans des fonds de placement. Les titres de dettes grecs ont été revendus jusqu’à 25 % seulement de leur valeur faciale. La valeur faciale, c’est celle qui est marquée sur le titre. Un titre de dette de cent euros a donc pu être vendu jusqu’à 25 euros seulement à mesure qu’il circulait de main en main. Ainsi une banque a pu racheter à 25 euros un titre et le revendre à la banque centrale européenne qui le lui achetait à 30 ou 50. Á chaque tour de piste du même titre, les banques se sont gavées. Et maintenant, ces titres sont dans le bilan de la Banque centrale européenne. Laquelle en encaisse les intérêts et réclame le remboursement à la valeur faciale, acheté 25 et exigé à 100, comme un vulgaire fonds vautour !!! lien 

Et si les autres membres de la zone euro « conseillaient » plutôt à l’Allemagne de Merkel de sortir, elle, de la zone euro ! Beaucoup en rêvent outre-Rhin. Cela changerait bien des choses : - dévaluation immédiate de l’euro qui reviendrait à un niveau normal, peu ou prou au niveau du dollar, donnant un formidable coup de fouet aux économies de cette zone sans l’Allemagne, et permettant à la Grèce de sortir plus facilement de son gouffre ; - réévaluation concomitante du nouveau mark, plombant d’autant les fameuses exportations de l’Allemagne, qui ne devrait pas oublier que 60% de ses exportations se font en Europe.

Alors ? Chiche ! Frau Merkel ?

Soutenons Syriza, soutenons ce formidable espoir qui se lève en Grèce.

Illustration X - Droits réservés

 

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30/12/2014

ΕΥΧΑΡΙΣΤΟΥΜΕ ΕΛΛΆΔΑ ! MERCI LA GRECE !

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Photo X - Droits réservés

 

 

ILS TREMBLENT !

Ils en mouillent leur calbar de leur fiente fétide.

Ils tremblent devant le formidable espoir qui se lève en Grèce.

 

Qui ?

Les caciques de cette Europe ultralibérale qui a eu le cynisme de mettre à la tête de la Commission le « maitre-évadeur-fiscal » luxembourgois Junker.

Merkel, la donneuse de leçon, grande prêtresse de l'austérité qui mène la Merkeleuropa à la misère.

Le FMI, la Banque mondiale, la BCE, bref cette troïka dictatoriale qui saigne la Grèce.

L'Allemand Wolfgang Schaüble, expert en égoïsme nationaliste.

Le rénégat Moscovici, carpette de cette commission européenne, ramassis de boutiquiers arrogants.

Et puis « les marchés » ! Ah ! Les marchés ! Ils ont magouillé et se sont gavés jusqu'à plus soif sur la misère des Grecs, ces buveurs de sang.

 

Ils tremblent tous devant cette bouffée d'espoir qui se lève en Grèce, pays saigné par les mêmes. En effet, hier les députés grecs, en ne pouvant pas élire un président de la république, ont signé la dissolution du Parlement, et donc lancé des élections législatives anticipées dans les semaines qui viennent. Élections qui ont toutes les chances d'être remporté par le parti de gauche véritable Syriza, farouchement opposé à la politique d'austérité imposé par la Merkeleuropa !

 

Ils tremblent mais le chef de Syriza, Alexis Tsipras, de son côté, jubile. « …/... Et avec la volonté de notre peuple, d'ici quelques jours, les mémorandums d'austérité feront aussi partie du passé. » Il sera bien obligé de composer à la marge Tsipas, de faire grincer quelques dents parmi les plus sectaires à gauche, mais tout de même, il ne lâchera pas sur l'essentiel: la dette.

 

Une des mesures essentielles de son programme est en effet de se dégager de la dette qui étrangle son pays. En refusant clairement de faire payer aux forces vives laborieuses des dettes illégitimes contractées par les gouvernements voyous, de droite comme de gauche, qui ont conduits ce pays dans le gouffre. Il n'est que d'entendre, dès ce matin, les "zexperts" nous asséner leurs vérité bidonnées: "C'est nous, les Italiens, les Allemands qui allons payer..."

 

C'est un grand espoir non seulement pour la Grèce, mais pour tous les peuples d'Europe. En effet, l'année qui vient, le Portugal, puis l'Espagne vont renouveler leurs parlements. Peu après le vote, l'Espagnol Pablos Iglesias, le leader de Podemos, a d'ailleurs envoyé un message d'encouragement à Alexis Tsipras via Twitter : « 2015 sera l'année du changement en Espagne et en Europe. On commence par la Grèce. En avant Alexis ! En avant Syriza ! » Il est certain qu'une victoire de Syriza le 25 janvier lancerait en Europe un mouvement d'espoir, une dynamique qui pourrait tout changer, et surtout les orientations des Junker-Merkel-boys !

 

Quant à notre président – qui a la qualité d'être pragmatique et de prendre le vent comme toute bonne girouette – il devra se souvenir que c'est le peuple de gauche qui l'a élu ! Et agir en conséquence. Idem pour Renzi en Italie.

 

L'ESPOIR est là, à portée de main.

 

Epharisto poli Ellada ! Merci beaucoup la Grèce !

 

* * * * * * * * *

 

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19/12/2014

Noyés dans leur bortsch les Russes ? Rira bien qui rira le dernier...

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Je viens d'entendre Guetta - chien de garde de l'orthodoxie ultralibérale ne prenant même plus la peine de se camoufler derrière le faux-nez d'un pseudo humanisme de gauche – baver sur les propos de Wladimir Poutine au cours de sa conférence de presse d'hier. Le Russe, c'est « le méchant » qui a annexé la Crimée et qui menace la pauvre Ukraine pour Guetta. Ben voyons...

 

Il oublie de dire, Guetta, que les USA œuvrent depuis des années, sans même s'en cacher, pour pousser la Russie à la faillite, se débarrasser de Poutine pour le remplacer par un pantin à leur botte, genre Eltsine, et accessoirement appuyer la main-mise des Etazuniens sur l'Europe en saccageant les échanges commerciaux entre l'Union européenne et la Russie.

 

Il oublie de dire Guetta, que les USA ont dépensé cinq milliards de dollars pour « acheter » les politicards les plus corrompus de l'Ukraine, fomenter un coup d'Etat pour en prendre le contrôle politique et faire main basse sur les richesses de ce pays. L'Ukraine a d'énormes réserves de gaz de schiste, dernier cheval de bataille yankee, et pas de législation interdisant la fracturation. Et voilà Chevron au travail ! Le sol de l'Ukraine est l'un des plus fertiles du monde. Et voilà Cargill investissant à tour de bras : silos à céréales, aliments pour animaux, port de Novorossisk sur la Mer Noire. Et voilà les fabricants de matos agricole CNH Industrial, Pioneer DuPont, John Deere, Eli Lilly & Co. Et voilà l'inévitable Monsanto qui prévoit de construire une usine géante de semences (non OGM, bien sûr, qu'ils disent, la main sur le cœur !) dont le but est d'inonder l'Europe de leurs merdes.

 

Il oublie de dire Guetta que l'Ukraine est maintenant sous contrôle étazunien avec la nomination à des postes clés de personnes à leur solde. Qu'on en juge :

 

  • Natalie Jaresko, née aux Etats-Unis, est la nouvelle ministre des Finances de l’Ukraine. Originaire d’une famille ukrainienne et diplômée des universités de Harvard et de DePaul, Jaresko est passée du Département d’État à Kiev lorsque l’Ukraine a obtenu son indépendance de l’Union Soviétique, afin de diriger le département économique de l’ambassade américaine qui venait d’ouvrir. Trois ans plus tard, elle a quitté l’ambassade des États-Unis pour diriger le Fonds Western NIS Enterprise financé par le gouvernement des Etats-Unis. En 2004, elle a fondé sont propre fonds d’actions. En tant que partisane de la Révolution orange de 2004, elle a siégé au Conseil consultatif des investisseurs étrangers du président vainqueur de cette « révolution », Viktor Iouchtchenko.

  • Aivaras Abromavicius, banquier d’investissement lituanien est le nouveau ministre de l’Économie, plaçant la politique économique du gouvernement sous contrôle étazunien.

  • Le nouveau ministre de la Santé, Aleksandr Kvitashvili de la Géorgie, a été éduqué aux Etats-Unis et ne parle pas ukrainien. Il a occupé le poste de ministre de la santé dans sa Géorgie natale, sous la présidence du protégé des Etats-Unis de l’époque, Mikheïl Saakachvili.

 

Il oublie aussi de dire, Guetta, que dans l'accord commercial Union Européenne Ukraine dont le report a donné le signal du coup d'État manigancé par les Yankees, il y a des dispositions autorisant l'exportation sans aucune entrave ni droits de douanes dans l'UE de tous les produits agricoles ukrainiens...dont une énorme partie est maintenant sous contrôle étazuniens. Les Yankees vont se gaver et les Européens vont tirer la langue ! Demandez donc aux céréaliers qui vont subir cette concurrence à prix cassés !

 

Il oublie encore de dire, Guetta, que la prise de contrôle de l'économie ukrainienne a poussé Poutine à annuler la construction du gazoduc « South stream » qui devait alimenter l'Europe du Sud en contournant l'Ukraine. Au détriment des partenaires du russe Gaztrom : l'italien Eni, l'allemand Wintershall et le français EDF.

 

Il oublie de dire, Guetta, que Obama fait tout pour ruiner la Russie en organisant avec ses complices d'Arabie saoudite une baisse artificielle des cours du pétrole, en détournant les marchés européens du gaz et du pétrole russe, en forçant l'U.E. à adopter des sanctions contre la Russie qui se révèlent catastrophiques pour ses pays membres, et tout bénef pour les Etazuniens. Le calcul du blackbush de la maison blanche étant que le peuple russe se retourne contre Poutine et s’en débarrasse.

 

Il oublie de parler, Guetta, de la politique constante d'encerclement de la Russie par l'Otan. De la modernisation de l'arsenal nucléaire étazunien, de la mise en place d'un « bouclier nucléaire » aux frontières russes dont le seul but est de donner aux USA la capacité d'une première frappe en empêchant (illusoire!!!) les représailles russes. Ils en sont là les va-t'en-guerre étazuniens.

 

Mais il cache soigneusement, Guetta, des faits qui vont à l'encontre de la doxa occidentale :

 

  • Depuis la prise de pouvoir de Poutine, la Russie a progressivement retrouvée une démographie dynamique. En 2012, on assistait à une croissance naturelle de la population pour la première fois depuis 1992. Lors de sa prise de fonction, le revenu annuel moyen russe s'établissait à 1322 euros. Il était de 7988 euros en 2013 soit une augmentation de plus de 500% ! Le taux de pauvreté est lui passé de 35 % en 1999 à 13% en 2012. Á noter que le taux de chômage n'est que de 5,5 %. La population russe soutient d'ailleurs majoritairement son président avec plus de 80 % d'opinions favorables.

  • La voix de la Russie pèse de nouveau dans le monde autrement que par un vote négatif au Conseil de sécurité de l'ONU. Elle a permis le démantèlement des armes chimiques de Bachar El Assad, elle est indispensable dans le problème du nucléaire iranien.

  • Loin d'être isolée, la Russie a une action d’entraînement pour les Bricks (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Dans ce quinté des puissances émergentes, la Russie, avec la Chine, fait figure de leader. Alors que le monde façonné par les États-Unis et leurs alliés au sortir de la seconde guerre mondiale se trouve de plus en plus fragilisé, les puissances de demain veulent renverser l'ordre établi et redistribuer les cartes. Les Bricks ont lancé leur propre institution financière de développement pour se débarrasser du joug du FMI et de la Banque mondiale, simples appendices de la politique financière étazunienne.

  • L'imbrication de l'économie russe avec celle de la Chine – devenue première puissance économique du monde – relativise le poids des manœuvres et des « sanctions » occidentales.

  • Enfin, l'Oncle Sam est humilié dans la course aux étoiles puisque la Nasa est tributaire...des lanceurs russes pour ravitailler la station spatiale internationale ! La honte suprême...

 

Et nous la-dedans ? On se couche devant les Yankees dans l'affaire des Mistral, perdant ainsi toute fiabilité. On n'a que les dirigeants que l'on mérite...

 

 

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16/12/2014

La taxe Taubin sent le Sapin...

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La taxe Tobin, vous connaissez ? Mais si, c'est cette taxe, proposée depuis des années (1972) par James Tobin, ci-devant prix Nobel d'économie. C'est une taxe très minime sur les transactions financières internationales. La Commission européenne – pour une fois bien inspirée - a présenté en février dernier un projet qui prévoit d’imposer à 0,1 % les actions et les obligations et à 0,01 % les produits dérivés, ce qui pourrait selon elle rapporter jusqu’à 35 milliards d’euros par an. Pas mal, bien que ça n'aille pas chier loin au niveau des taux. Pas de quoi ruiner les banquiers... Mais c'est toujours ça et ces fonds récupérés chez les spéculateurs pourraient servir à relancer la croissance et à désendetter les États.

 

Il s'agit de la première coopération renforcée entre pays européens dans le domaine de la fiscalité. La France, l'Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie en sont les premiers signataires. On pourrait penser qu'un gouvernement « socialiste », en France, devrait sauter sur l'occasion et pousser de toute sa persuasion pour que les partenaires européens signent en grand nombre la mise en place de cette taxe. Tè ! Fume...

 

Mosco, lorsqu'il sévissait à Bercy, s'est vautré dans la soumission la plus veule en promettant de mener «en concertation avec les acteurs du secteur financier, un travail d’amélioration de la proposition de la commission pour mettre en œuvre une taxe qui ne nuise pas au financement de l’économie ». En terme clair : enterrer la taxe, selon les desiderata des financiers et banquiers.

 

Exit Mosco, qui est allé sévir au niveau de l'Europe. Voilà Sapin. Les ministres passent, mais les satrapes élus par personne de Bercy sont toujours là. Ce panier à crabe de « haut fonctionnaires » ultralibéraux fait la pluie et le beau temps dans ce ministère-clé. Et le beau temps, pour eux, c'est celui voulu par les banquiers. Car leur passage à Bercy est pour ces « grands serviteurs de l’État » (???) un tremplin efficace, il leur procure un carnet d'adresse prestigieux pour entamer enfin leur véritable carrière : le pantouflage dans le monde feutré, sournois et juteux de la finance où ils pourront jouer pour le privé, contre les intérêts publics.

 

Exemple ? Le ci-devant Benoît de La Chapelle vient de rejoindre la Fédération bancaire française (FBF), puissant lobby des banques, adversaire farouche de la taxe Tobin. Ce Bercy-boy était, depuis 2010, responsable des « affaires financières et monétaires » à la représentation permanente française auprès des institutions européennes. Il avait à ce titre un pouvoir d'influence conséquent dans les négociations sur la taxe Tobin. Il fut aussi directeur de cabinet adjoint de Jean-Pierre Jouyet, lorsque ce dernier était secrétaire d'État aux affaires européennes.

 

Les décisions des Bercy-boys, spécialement celles de la Direction du Trésor sont édifiantes. Écoutons plutôt Ludovic Lamant, dans Médiapart :

 

« 1/ vis à vis des banques : Affaire Crédit Lyonnais, Affaire Crédit Foncier, arbitrages sur l'épargne et l'information financière toujours défavorables à la Caisse des dépôts (publique) et toujours favorables aux banques (privées) les plus spéculatives ; refus, malgré les enseignements de la crise de 2008, de restaurer la séparation indispensable entre banques de dépôts et banques d'affaires ; sabotage constant de la taxe Tobin ; etc...

2/ en matière d'entreprises publiques et de privatisation : refus des nécessaires dotations en capital des entreprises publiques pour assurer leur croissance ; recherche systématique de privatisation ; Vente à perte des licences audiovisuelles, vente à perte des Autoroutes ; etc ... Et çà continue avec l'aéroport de Toulouse et plein d'autres dossiers en instance.

3/ en matière de dettes : assujettissement, contraire à l'intérêt et l'indépendance de la Nation, de la dette publique aux agences anglo-saxonnes de notation, avec refus de faire appel spécifiquement à l'épargne nationale ; refus de consolider la dette des grandes entreprises publiques (dont RFF/SNCF) sur les fonds d'épargne disponibles dans les banques comme à la CDC, afin de pousser à leur privatisation.

4/ en matière de "politique sociale" : appui systématique aux aides imbéciles à "effet d'aubaine" pour le secteur privé dans les domaines de l'énergie, du Logement et de la Santé publique. De multiples exemples peuvent être cités, de l'APL aux aides aux éoliennnes en passant par les remboursements de la SS. »

 

Et Sapin, qu'est-ce qu'il fait ? En complicité avec le Rothschild-boy Macron, le mois dernier, il a proposé une taxe réduite aux seules actions et à quelques contrats d'assurance CDS. Mais surtout pas de taxer l'essentiel de ce qui fait la spéculation, les fameux produits dérivés. La taxe Taubin risque donc d'être enterrée par la France, alors que le candidat François Hollande en avait fait un des axes de son programme...

 

Depuis, le candidat Franc-çois est de venu le président Faux-çois...

 

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04/12/2014

L'Ukraine, nouvelle colonie étazunienne, construit un mur de la honte.

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L'Ukraine, ça vous dit quelque chose ? C'est vrai qu'on oublie vite mais tout de même. On vient d'en reparler à deux occasions :

 

  • Le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a semé mercredi la panique dans les médias occidentaux en annonçant qu'un accident s'était produit à la centrale nucléaire de Zaporojie, la plus puissante d'Europe, située dans le sud-est de l'Ukraine. Information démentie par la suite et ramenée à un simple et banal court-circuit.

  • La construction d'un nouveau « mur de la honte » - alors que l'on fête le démantèlement de celui de Berlin – par les autorités de Kiev pour isoler les provinces de l'est.

 

Passons sur la première nouvelle, faite pour effrayer les médias occidentaux avec les pseudos déboires d'une centrale nucléaire située...à l'est du pays. Nous, ça ne peut pas nous toucher puisque l'on sait depuis Tchernobyl que les nuages, fussent-ils nucléaires, ne franchissent pas nos frontières. Et puis question péril nucléaire, on a ce qu'il faut chez nous...

 

Donc, le mur. Le président ukrainien Piotr Porochenko a déclaré que Kiev installerait sur la frontière avec la Russie un complexe de fortifications moderne et puissant. Plus tard, le Premier ministre ukrainien Iatseniouk, encore plus belliqueux, a annoncé la construction d'une « véritable frontière avec la Fédération de Russie », notamment le projet intitulé Mur, dont la mise en œuvre prendra six mois. La longueur de la frontière entre la Russie et l'Ukraine est d'environ 2300 km. Lien 

 

Voilà qui ne va pas arranger les choses et qui entérine de fait la séparation du pays en deux entités. Séparation réalisée déjà au niveau administratif puisque les autorités de Kiev ont arrêté toutes actions administratives dans les provinces « séparatistes » : plus d'état-civil, plus de paiement des fonctionnaires, des retraites, etc.

 

Il ne reste plus qu'à établir juridiquement cette séparation de fait.

 

Faut-il s'en réjouir ? Certainement pas mais que faire, nous, Européens, sinon se mordre les doigts d'avoir suivi les menées sournoises des États-Unis ! Comment a-t-on pu être aussi aveugles pour succomber aux sirènes belliqueuses de ce pays prédateur en proposant à l'Ukraine (de Kiev) un accord d'association exclusif, en écartant la Russie de ces négociations ? Avec en point de mire l'intégration dans l'Otan, cette machine de guerre au service des seuls intérêts étazuniens...

 

Que ça plaise ou non, l'histoire de l'Ukraine est liée à celle de la Russie. Les langues sont très proches et la langue la plus parlée est le Surzhik, mélange d'ukrainien et de russe. La religion – orthodoxe pour les deux peuples - ne pose pas de véritables problème. Ce pays n'a pas vocation a être une séparation entre l'Europe et la Russie mais au contraire une liaison, une sorte de marche entre deux entités puissantes et complémentaires. De Gaulle, toujours visionnaire, parlait de l'Europe de l'Atlantique à l'Oural ». Mitterand a tenté de lancer l'idée d'une Confédération européenne, capable de se passer de la tutelle étazunienne et d'intégrer à terme la Russie qui était encore l'URSS.

 

Au lieu de ça, la construction européenne s'est faite sous l'influence appuyé des USA avec l'intégration des anciennes républiques de l'est dans ces deux organisations sous domination étazunienne que sont l'OTAN (organisation du traité de l'Atlantique nord) et l'OSCE (organisation pour la sécurité et la coopération européenne). Dès lors la « pax americana » ne peut se faire que contre la Russie par le « containment », l'encerclement de ce pays par les bases de l'Otan.

 

Preuve s'il en était besoin de la mise sus tutelle de l'Ukraine de Kiev par les États-Unis : le nouveau gouvernement de l'Ukraine comprend...une Américaine. En effet, la nouvelle ministre des Finances, Natalie Jaresko, est une Américaine d’origine ukrainienne qui a travaillé pour le département d’État américain et dirige actuellement le Fonds d’investissement ukrainien basé à Kiev « Horizon Capital » (créé et financé par le Congrès américain via l’agence américaine pour le développement international - USAID - faux nez de la CIA) ainsi qu’un autre fonds ukrainien, le Western NIS Enterprise Fund (WNISEF) depuis 2001. En 1992-1995, Mme Jaresko a été la première cheffe de la Section économique de l’ambassade américaine en Ukraine.


Tout est dit...

 

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07/11/2014

Luxembourg, pays forban de l'U.E. : Junker contre Junker !

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- Eh, Junker, ton prédécesseur, Barroso, t'a laissé un joli cadeau avant de partir : cette commission d'enquête sur les pratiques d'un pays qui a bâti sa richesse sur le maquereautage des autres pays de l'Union européenne ! Ceci à travers un régime fiscal au service de « l'optimisation fiscale » des grands groupes mondiaux. Eh ! Monsieur le président de la commission européenne, c'est un sale coup pour le Luxembourg ça.

 

- Oh, Junker, qui est-ce qui était le premier ministre du Luxembourg lorsque ces accords ont été signés ? C'est bien toi, Junker ! Alors maintenant que tu es président de la Commission, tu vas devoir faire plier Xavier Bettel, ton successeur à la tête de notre pays ! Assez cocasse comme position. Je suppose que tu ne feras pas trop de zèle pour démolir ce que tu as bâti...

 

- Junker, sache que je n'interviendrais pas dans ce bras de fer entre moi, Junker président de la Com, et le successeur de toi-moi à la tête du Luxembourg, Xavier Bettel.

 

- Eh ! Junker, tu sais comment les autres pays européens qualifie mon-ton-notre pays ? De pays-voyou, de forban de l'Europe, de maquereau.

 

- Dis, Junker, puisque c'est toi qui les as signé ces accords « scélérats » comme « ils » disent, rafraîchis-moi la mémoire. Comment ça marche cette « optimisation fiscale »

 

- Eh bien voilà, Junker. Au Luxembourg, petit État membre et l'un des fondateurs de l'Union européenne, les sociétés sont imposées à 29 %. Mais les entreprises ont la possibilité de conclure des accords au cas par cas, dits "tax rulings", avec les autorités de notre pays. Tu comprends bien, Junker, que ces négociations ne sont pas pour les PME ou les artisans. Ceux-là paient plein pot. Non, c'est pour les grands groupes mondiaux, les grandes multinationales. Celles-ci comme ceux-là mandatent de grands cabinets de conseil, au premier rang desquels PricewaterhouseCoopers. Et au final, le taux d'imposition est quasiment nul. Mais pour l’État luxembourgeois, ces quelques pour-cents de taxes laissent de très juteux revenus, étant donné l'énormité des sommes en question. L'idéal, c'est les « royalties ». Une entreprise multinationale crée une filiale chez nous, celle-ci facture à toutes les entités du groupe qui vendent un service effectif en France, en Allemagne, en Italie, bref partout, des « royalties », des redevances pour l'utilisation de la marque ! Ces redevances sont énormes et couvrent l'essentiel des bénefs de la société en question qui dès lors ne gagne plus d'argent en France, en Allemagne, en Italie ou ailleurs. Et donc ne paie pas d'impôt, ou si peu, dans les pays où elle gagne son argent, grugeant ainsi les services fiscaux locaux. Chez nous, grâce aux « tax rulings », elle paie des impôts très minimes, mais qui laissent de beaux revenu au Luxembourg.

 

- Tiens, une autre combine que tu-je as cautionné : les « pertes gagnantes ». L'entreprise, par des transferts entre filiales, se débrouille à avoir de grosses pertes, rapatriés dans sa filiale du Luxembourg, et chez nous, elle peut déduire ces pertes jusque dans ses bénéfices futurs ! Sans oublier les prêts internes d'une filiale à l'autre.

Tu n'as pas oublié tout ça Junker, maintenant que tu as monté en grade??!!

 

- Ben, tu sais Junker, maintenant que je suis président de la Commission, j'ai d'autres problèmes à résoudre alors tu comprendras que j'ai tendance à oublier ce que j'ai signé lorsque j'étais toi, premier ministre du Luxembourg

 

- Eh ! Junker, les problèmes de mémoire arrivent à tout le monde... J'espère tout de même que tu n'oublieras pas d'où tu viens, ni qui t'as fait roi ! Et que tu sauras tempérer les ardeurs des « justiciers » de ta Commission...

 

- Bien sûr, mais discrètement Junker. Discrètement...

 

 

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03/11/2014

PAS D'IMPÔTS pour cette grande cause nationale : l'Euro 2016 de foot-ball...

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Qui dit qu'on paie trop d'impôts en France ? Qui sont ces pisse-froid qui ne comprennent pas la beauté de l'acte de payer son écot pour le bien public en fonction de ses moyens ? Vous ? Moi? Mais alors c'est que vous, et moi, n'avons pas la chance de faire partie de cette « élite » qui, grâce au dieu foutebol, ne sortira pas un seul fifrelin en impôts – si ce n'est la TVA – au cours du grand raout foutebalistique – l'EURO 2016 - qui va sévir dans notre beau pays à l'été 2016. Et pour lequel 2,5 millions de billets seront vendus...

 

C'est le journal Les Echos de ce jour qui a révélé ce tour de passe-passe : « le gouvernement va exonérer de tout impôt les différentes entités chargées d'organiser l'Euro 2016 de football, qui se déroulera en France du 10 juin au 10 juillet 2016. En dehors de la TVA, qui est pilotée par des règles européennes, aucune taxe, aucun impôt sur les sociétés, aucune autre fiscalité française ne sera prélevée sur l'UEFA et ses filiales françaises. Pour l'événement, une structure juridique ad hoc a été créée, baptisée « Euro 2016 SAS », et détenue à 95 % par l'UEFA et à 5 % par la Fédération française de football. Elle gère toute l'organisation de la compétition, à l'exception de la construction ou de la rénovation des stades et de la sécurité. »

 

Oui, vous avez bien lu : aucune taxe, aucun impôts sur les sociétés, aucune autre fiscalité française pour les entreprises partenaires de l'UEFA. C'était la condition sine qua non, en 2010, pour obtenir cette organisation...

 

Qui sont ces heureux partenaires qui vont pouvoir se gaver sans reverser la moindre thune ? Il y a les sept « sponsors » officiels qui sont : La Française des Jeux (On les connaît ceux-là, ce sont les racketteurs officiels ; c'est une entreprise publique française datant de 1976, détenue à 72 % par l'État français qui lui a confié le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur tout son territoire), McDonald's (L'empereur mondial de la malbouffe, grand pourvoyeur d'obèses), Coca-cola (Ceux-là aussi on les connait, c'est pour eux que TF1 « prépare le cerveau de ses téléspectateurs »), Carlsberg (entreprise danois, troisième ou quatrième fabriquant de bière mondial), Continental (oui, ce fabriquant de pneus allemand qui a laissé des milliers d'ouvriers sur le carreau), Hyunday-Kia (conglomérat coréen : automobile, construction navale, militaire, électronique, écrans plats notamment), SOCAR (ceux-la, c'est la State Oil Company of Azerbaijan Republic, c'est-à-dire la compagnie nationale pétrolière et gazière d'Azerbaïdjan).

 

S'ajoute à ces veinards le groupe suisse Kuoni, spécialisé dans l'organisation de voyages, responsable de l'hébergement pour les équipes participantes, les officiels de match, les partenaires commerciaux et de diffusion, les journalistes, les fournisseurs et équipes responsables de l'organisation de la phase finale. L'UEFA va passer encore quelques partenariats encore inconnus.

 

Nouveau venu parmi ces veinards, le traiteur Hédiard - la célèbre maison d’épicerie fine de la place de la Madeleine à Paris - qui a été retenue pour assurer les services d’« hospitalité ». C'est donc lui qui assurera les prestations organisées autour des matchs – en particulier la restauration – et qui sont vendues aux entreprises. « Deux niveaux de prestations : « Platinium » (sacré Platini, va !) pour les loges privatives; « Gold » pour les places de catégorie affaires, les « business seats » dans le jargon professionnel. Le prix moyen pour cette seconde catégorie est de l'ordre de 1.700 à 2.200 euros par place. Pour les loges, la note varie selon les stades et les matchs, le maximum étant atteint par la finale avec un montant de la prestation à l'unité de 4.270 euros. « Nous sommes dans les prix de marché », assure Jacques Lambert, le président d'Euro 2016 SAS, la structure juridique ad hoc, détenue à 95 % par l'UEFA, la Fédération française de football en possédant 5 %. » (Les Echos.)

 

Comme vous pouvez voir, pas beaucoup d'entreprises françaises parmi ces heureux « exemptés d'impôts ». Par contre l'organisation laisse à l’État et aux collectivités françaises la construction ou de la rénovation des stades et de la sécurité. Ben voyons ! Et kikiva payer pour ces beaux stades ? Et kukiva casquer pour les flics qui garderont ces stades des débordements de ces hordes de « supporters » bourrés de Carlberg (interdite aux abords des stades la kro ou les bières locales ! On se bourrera à la danoise, uniquement.) Alors qu'il n'y a pas un kopeck pour les collectivités locales, le gouvernement a prévu 2 milliards d'euros dont 1,6 euros pour les stades et 400 millions pour les accès net les transports.

 

Voilà à qui nous allons refiler ce manque-à-gagner de l’État. Eh ! Il ne faut pas être égoïstes, il faut aider les malheureux du monde...

 

Ouais, mais les retombées économiques...

 

Parlez-en aux Brésiliens !!!

 

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29/10/2014

L'Ukraine selon Monsanto et consorts.

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L’interdiction de culture des OGM dans ce pays va-t-elle être levée ? C'est fort probable et ce sera le gros lot pour Monsanto et autres multinationales étazuniennes et européennes.

 

Selon l’Oakland Institute « alors que l’Ukraine n’autorise pas l’utilisation des OGM dans l’agriculture, l’Article 404 de l’accord avec l’UE, en rapport avec l’agriculture, inclut une clause qui est généralement passée inaperçue : cette clause indique, entre autres, que les deux parties vont coopérer pour étendre l’utilisation des biotechnologies. Il ne fait aucun doute que cette clause rencontre les attentes de l’agro-industrie. Comme Michael Cox, directeur de recherche à la banque d’investissement Piper Jaffray, l’a observé, « l'Ukraine, et de manière générale l’Europe de l’Est, sont parmi les marchés en croissance les plus prometteurs pour le géant de l’équipement en matériel agricole Deere, ainsi que pour les producteurs Monsanto et Dupont ».

 

Hummm ! Y a bon l'Ukraine ! De belles et grasses terres noires parmi les plus fertiles du monde. Un pays qui fut le grenier à céréales de l'URSS et même de l'Europe. Toujours selon Oakland Institut, les conditions du prêt accordé à l’Ukraine par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà conduit à « un accroissement des investissements étrangers, qui entraînera probablement une expansion des acquisitions de terres agricoles sur une grande échelle par des compagnies étrangères et une future privatisation de l’agriculture du pays ». Ben voyons. Pourquoi se gêner ? On a maintenant un gouvernement « légal » ouvertement à la botte des USA et de l'UE, faut en profiter pour sucer jusqu'au bout les richesses de ce pays. Il y a longtemps déjà que des « fondations » étazuniennes ont mis en place les conditions de ce pillage (Maidan ne fut que la partie émergée de l'iceberg). On comprend que ce pactole excite jusqu'à l'érection les multinationales euro-atlantiques ! Et on oserait interdire les OGM ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête !

 

En mai 2013 Monsanto a investi 140 M$ dans une usine de production de semences conventionnelles en Ukraine. Ça, c'est la première étape. Mais plusieurs associations regroupant les plus gros agriculteurs ukrainiens ont fourni aux lobbies chargés de manipuler le parlement un projet d’amendement à la loi, poussant à « créer, tester, transporter et utiliser des OGM dans le cadre de la législation sur les semences génétiquement modifiées », amendements dont les termes coïncident avec l’accord d’association UE-Ukraine. Ça, c'est la seconde étape.

 

Le 13 décembre 2013, le vice-président de Monsanto, Jesus Madrazo, déclara dans une conférence U.S-Ukraine à Washington D.C. que la compagnie voyait « l’importance de la création d’un environnement favorable [en Ukraine], qui encourage l’innovation et émule le développement continu de l’agriculture. L’Ukraine a l’opportunité de développer encore plus le potentiel des cultures conventionnelles, là où nous concentrons actuellement nos efforts. Nous espérons aussi que, le moment venu, la biotechnologie sera un outil disponible pour les agriculteurs ukrainiens dans le futur ». Cet « environnement favorable », ils l'ont maintenant avec le régime godillot mis en place. Dès lors, la voie peut être largement ouverte à l'achat par les multinationales et les banksters euro-atlantiques des plus riches terres de ce pays ruiné, ainsi qu'à l'implantation des OGM.

 

Ah ! La guerre, ça a du bon. Pour les banksters et le capitalisme financier...

 

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Sources :

http://en.interfax.com.ua/news/press-conference/173536.html

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/ukraine-pendant-que-les-fascistes-158428

http://www.oaklandinstitute.org/press-release-world-bank-and-imf-open-ukraine-western-interests

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/vague-privatisation-en-ukraine-femeture-mines-donbass-ue-usa-se-partagent-pays/

http://monsantoblog.com/2013/12/19/monsanto-and-its-commitment-to-ukraine/

 

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Et n'oublions pas de déboucher une bouteille à la mémoire de notre cher Tonton Georges Brassens, qui est allé baguenauder dans les vignes du seigneur voilà 33 ans.

 

 

ukraine,ogm

 

http://www.youtube.com/watch?v=aOvcTl_6VpQ

 

 

 

27/10/2014

« Stress tests » des banques : bonjour l'enfumage !

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Les élections au Brésil, en Ukraine, en Tunisie, finalement on s'en fout. Ce qui intéresse nos têtes d’œuf, nos zéditorialistes, c'est que nos chères banques (très chères !) sont entrées en « résistance ». Eh ! Regardez-les, n'ont-ils pas fière allure les dirigeants du Crédit Agricole, de la BNP, de la Société générale, le front ceint du bandeau rouge, ou coiffés du béret du Ché, la kalash à la main ! Parce qu'ils ont réussi haut la main les « stress tests » de résistance des banques. Ouf. On est rassuré... Notre pognon est entre de bonnes (!!??) mains.

 

Les « stress tests », quésaco ? Une konnerie inventée pas les Etatzuniens pour enfumer (rendre confiance !!??) la populace, et qui a été reprise par la BCE. « Ces tests, conjugués à une « revue de la qualité des actifs » (AQR) des banques, visent à mesurer la capacité de résistance des banques à divers scénarios économiques, y compris un scénario « stressé » de récession, de montée du chômage, de chute des prix immobiliers et de ralentissement continu de l’inflation, pour déterminer si elles doivent lever des fonds propres afin de renforcer leur solvabilité. La BCE, qui soumet à ces tests quelque 130 banques de la zone euro, assumera à compter du 4 novembre la supervision de l’ensemble du secteur. »

 

Vous n'avez rien compris ? C'est normal, c'est fait pour ça. C'est de la novlangue. Il ne faut pas que vous compreniez des choses simples.

 

Les grosses têtes de la Banque Centrale Européenne (BCE) ont planché sur un « ratio » clé : le bien connu (!!??) chez les novlanguiens Core Tier One (CET1). C'est quoi ce truc ? Ben, simplement le pognon (fonds propres) que la banque doit avoir en caisse par rapport à ce qu'elle prête (ses engagements). Ce « ratio » (rapport) est, selon la réglementation européenne, de 8%. En clair, ça veut dire qu'une banque peut prêter 100 euros avec seulement 8 euros en caisse ! Le reste alors c'est quoi ? Ben, du vent, du bidon, de la tchatche, de la dette ! Donc, en dessous de ce ratio de 8%, la banque va au piquet ! Pas bonne la banque. Elle vend un peu trop de dettes ! Faut rester correct : pas plus de 92% de dettes !

 

Comment faire pour être dans ce « ratio » ? Il n'y a pas trente manières, il n'y en a que trois :

  • en augmentant les fonds propres grâce aux résultats bénéficiaires de la banque (c'est-à-dire en pompant au max le client) ;

  • en faisant une augmentation de capital (en faisant cracher au bassinet les actionnaires bien gras);

  • en réduisant l'encours de prêts des banques (en serrant le kiki des PME-PMI et des particuliers).

 

C'est ce troisième choix qui est le plus courant. Ainsi, pour réussir ces « stress tests », donc pour passer sous les fourches caudines de la BCE, les banques ont réduit le volume de leurs prêts, en contradiction avec la seule justification de leur existence qui est de financer l'économie. Ainsi, pour réduire leurs propres risques, les banquiers « résistants » mettent en péril les acteurs de l'économie réelle que sont les PME-PMI.

 

Au fait, qui sont ces mauvais élèves ? En France, c'est seulement la très confidentielle « Caisse de refinancement de l’habitat » (CRH). Ailleurs les principales banques recalées sont, en Italie Monte Dei Paschi, Banca Carige, Banco Popolare di Vicenza et Banco Popolare di Milano ; au Portugal la BCP, en Autriche la Österreichische Volksbanken, en Grèce la Hellenic Bank, en Irlande la TSB.

 

Eh ! Á part quelques cancres soigneusement choisis pour ne pas être dangereux, les banques les plus importantes ont toutes réussi. Parce qu'elles ne peuvent évidemment pas échouer à ces « stress tests » bidon. Eh ! Si on nous dit que la BNP, la Société générale, le Crédit agricole ou même la Banque Postale ont échoué à ces « stress tests », quel va être notre réflexe naturel, très sain d'ailleurs : se précipiter le matin même au guichet de la banque et retirer tous notre pognon ! Et qu'est-ce qu'elles font ces banques marchandes de vents ? Elles plongent dans la journée. C'était la fameuse « menace Cantona » (« retirer votre pognon, tous, le même jour » qui les à tant fait trembler. Panique générale, faillites en chaînes, renflouement par l’État impossible, bref le bordel ! Humm ! Quel rêve gourmand... Dès lors, on comprend que l'examinateur (la BCE) y regarde à deux et même trois fois avant de remballer les élèves « too big to fail ».

 

Allez, on leur fait un peu panpan-cucul aux mauvais élèves, mais on va les aider à réussir. Ben voyons, avec notre fric.

 

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24/10/2014

Toubib or not toubib ? Je préfère ne pas être malade…

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Au village où j’accroche chaque année mon hamac pour mes quartiers d’été, quelque part à près de 1300 mètres, dans le Gévaudan, on a de nouveau un toubib. Espagnol. Fort compétent et éminemment sympathique. Podimos hablar castillan ambos… On est soulagé au village car il y a deux ans, on était resté des mois sans toubib. Dur, dur pour ce chef-lieu de canton de la cambrousse profonde… Vaut mieux être d’un acier bien trempé.

 

Il y a trois ans il était venu une docteure roumaine. Bien reçu car la municipalité a bien fait les choses : l’ancienne boulangerie, sur la place, face au bistrot, a été rachetée et transformée en cabinet médical bien conçu et bien équipé. Avec un coquet appartement de fonction juste au dessus. Malgré cela, il a fallu des mois pour que ce cabinet médical trouve son toubib, et la belle Roumaine n’y a pas fait de vieux os ! Après un an, elle a foutu le camp pour écumer d’autres cieux cambroussards. C’est un filon en Roumanistan : aller bosser en France. Savez-vous que 45 % des médecins et assistants médicaux roumains souhaitent quitter leur pays ! Pourquoi ? Parce qu’après six années d'études, un médecin en cours de spécialisation ne touche en Roumanie qu'un salaire de base de 220 euros, moins que le salaire moyen de 350 euros affiché dans les statistiques officielles du pays.

 

Selon l'Ordre des médecins français, le nombre de docteurs roumains pratiquant en France se multiplie à vitesse grand V. Par ailleurs, des milliers de professionnels sollicitent auprès du ministère roumain de la santé, une reconnaissance de leur diplôme à l'étranger. Et comme tous les Roumains éduqués parlent parfaitement le français, c’est pour nous une chance énorme.

 

Mais cette chance s’appuie sur le pillage d’un pays ami, éminemment francophile. Car ce sont les Roumains, pauvres parmi les Européens, qui ont investi leur pognon pour former ces toubibs. Et c’est nous, enfants gâtés gavés de l’Europe, qui profitons de ces toubibs…

 

Les mauvaises langues disent aussi que bien de ces toubibs d’importation sont des produits d’entrée de gamme : l’achat de diplômes bidonnés serait fréquent en Roumanistan…

 

Chez nous, les toubibs, dont les études ont été payées par la collectivité, donc par vos et mes impôts, rechignent à s’isoler dans les cambrousses. Il est plus facile de gagner du pognon en expédiant 40 clients (on ne peut plus dire patient…) par jour dans les villes du sud ou en région parigote que de se farcir les scrofules purulentes qu’il faut aller nettoyer souvent dans la gadoue, le brouillard, les merdes de vaches et parfois même la méfiance de populations isolées. Là, le 4x4 a une raison d’être…

 

Tè ! J’ai la rabia et même un peu la vergogne, alors pour retrouver ma fierté, je préfère ne pas être malade !

 

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17/10/2014

La guerre par le pétrole fait rage !

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Bien sûr, on se s’en rend pas trop compte à la pompe, mais le prix du pétrole baisse ! Olé ! Ben, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne. Mouais. P’têt ben qu’oui, P’têt ben qu’non !

 

Qu’est-ce qui fait baisser le prix du pétrole ?

 

Plusieurs causes. D’abord la demande qui fléchit parce que l’économie mondiale mollit. Ensuite parce que l’offre est pléthorique. Pour des raisons multiples. - Les USA achètent de moins en moins sur le marché mondial et exportent même puisque – au prix du saccage de leur pays – ils favorisent l’extraction chez eux du pétrole et du gaz de schiste. – L’Opep (organisation des pays producteurs de pétrole) est désuni. Son membre le plus important, l’Arabie saoudite, est opposé à toute réduction de sa production, compensant la faiblesse des cours par une production multipliée.

 

Ça, ce sont les raisons « techniques » de cette baisse. Mais il y en a d’autres, restant discrètes mais seulement pour ceux qui ne veulent pas voir. Principale raison : le pétrole utilisé comme arme de guerre contre deux pays : la Russie et l’Iran. Á la manœuvre, évidemment les USA avec leur complice l’Arabie saoudite. Ce type de guerre a déjà fait ses preuves : c’est comme ça que l’URSS a été abattue. Rappelez-vous : en septembre 1985, le ministre du pétrole saoudien, le cheikh Yamani, a décrété que son pays allait quadrupler sa production. En est résulté un effondrement durable des cours du pétrole. Résultat : l’URSS – premier producteur mondial de pétrole – a vu ses ressources s’effondrer au même niveau. Elle ne pouvait tout simplement plus survivre…

 

Ce qui a marché une fois, se disent les « stratèges » étazuniens, devrait marcher une autre fois. Quatre des principaux producteurs de pétrole – l’Irak, la Syrie, la Libye, le Nigéria – sont dans le chaos. Un cinquième, l’Iran, est bloqué par les sanctions « internationales ». Cette situation, en d’autres temps, auraient généré une flambée des cours du pétrole. Mais aujourd’hui, du fait des raisons « techniques » vues plus haut, c’est la baisse conséquente des cours. Mêmes causes, mêmes conséquences : la Russie voit sa principale ressource s’effondrer. De là à mettre Poutine à genoux, il y a de l’espace !

 

Parce que c’est un vrai foutoir dans lequel des intérêts contradictoires se confrontent autant qu’ils se confortent. Ainsi les USA et leur complice Saoudien mènent actuellement une guerre contre l’autoproclamé « Etat islamiste ». Or cet « Etat » a été généré par la folie de Bush et la stupidité incommensurable des USA en Irak : ils ont envoyé dans les bras d’une petite secte terroriste tous les cadres de l’armée de Saddam ! Ceci, combiné à la nullité de l’armée régulière irakienne, a transformé cette bande terroriste en une armée redoutable, puissamment armée des chars Abraham, des lance-missiles, des transports blindés pris sans combat à…l’armée du régime fantoche de Bagdad !

 

Cerise sur le gâteau, cet État islamique a longtemps été financé par…l’Arabie saoudite. Et maintenant cette monarchie féodale tremble de se faire bouffer par sa créature. Imaginons l’avenir avec l’État islamique maitre des lieux saints de l’Islam et…ayant fait main basse sur les 300 avions, les milliers de chars et tout l’arsenal que les Occidentaux – et nous en bonne position – ont vendu aux potentats saoudiens. Pour ajouter à ce foutoir du Moyen-Orient, l’État islamique vend sur le marché mondial des milliers de barils du pétrole qu’il possède à présent. Ceci à prix cassé (de 30 à 40%), avec la complicité de…la Turquie et des marchands de pétroles étazuniens !!! Et…pour contenir ce fameux État islamique, les alliés objectifs des USA sont…l’Iran et la Syrie de Bachar el Assad ! Vous parlez d’un foutoir.

 

Á côté de ce merdier, le foutoir ukrainien, c’est de la pisse de lapin. Mais c’est le même schéma qui est mis en œuvre par les Yankees. Détourner la clientèle du pétrole et du gaz russe vers d’autres fournisseurs pour ruiner l’économie russe. Á part que Poutine n’a pas attendu pour trouver d’autres clients à l’Est et…qu’il tient les Européens – et surtout la Teutonne – par les couilles (si l’on peut dire concernant Bismerkel )! Il ne s’est pas gêné, dès ce matin, à Milan, pour calmer les ardeurs  des Européens en maniant l’arme du robinet à gaz, juste avant l’hiver ! De plus, la baisse des cours de l’énergie pèse sur…l’inflation en Europe, menaçant l’UE d’entrer en déflation. On touche là du doigt l’immense konnerie et la fragilité de ce système : la Banque européenne a pour mission principale, à l’instigation des Allemands, de lutter contre l’inflation, mais lorsque cette inflation est nulle, c’est la panique ! Plus bordélique que ce capitalisme financier, tu meurs…

 

Voilà quelques éléments dont les tronche-d’œufs qui prétendent nous gouverner vont avoir à débattre, à partir d’aujourd’hui à Milan. Bon courage les gars ! Nous, on va boire pour oublier…

 

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13/10/2014

L’Ukraine. Vous avez entendu parler ?

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Ben, non… Jeté hors des étranges lucarnes ; sortie de l’actualité. Maintenant, c’est à la frontière turque que ça se passe. C’est ringard l’Ukraine Coco. Faut autre chose. Pourtant ça existe toujours, mais hors des projecteurs. Ce qui n’est peut-être pas plus mal.

 

Pourtant il s’y en passe des choses. Tiens : le « président » de Kiev Porochenko a viré dimanche son ministre de la défense Valéri Gueleteï, nommé en juillet. Il faut dire que l’armée de Kiev s’est faite secouée partout où elle a sévi, d’où la demande de cessez-le-feu qui tient plus ou moins, mais c’est toujours ça. Autre chose très importante : le président russe Vladimir Poutine a ordonné ce dimanche le retrait des 17600 soldats russes déployés à la frontière avec l’Ukraine pour des manœuvres depuis l’été. De plus les deux présidents vont se rencontrer, dans les jours qui suivent, à Milan. Les choses semblent se débloquer. Il serait donc temps, pour les média(rhées) de cesser de débloquer.

Pour commencer, il conviendrait de balayer quelques fables.

L’Ukraine, contrairement à ce que veut faire croire la propagande atlantiste, n’est pas un vieux pays, n’est pas un peuple uni, une nation soudée. C’est un pays qui a longtemps été divisé aux niveaux ethnique, linguistique, religieux, culturel, économique et évidemment politique. Le territoire a longtemps été l’objet de sanglantes rivalités entre Russes, Polonais, Allemands. Donc la lutte héroïque du « Peuple ukrainien » pour se libérer du joug de son grand voisin russe, tient plus du mythe que de la réalité.

 

Lorsqu’en novembre 2013, L’Union Européenne, poussée par les Étasuniens, a proposé au président élu de l’Ukraine Viktor Ianoukovitch, une forme d’association avec l’UE, ce n’était pas sans arrière-pensées. En échange d’un peu de pognon, l’UE – et les Etazuniens ! – prétendaient imposer des mesures dans le droit fil de l’ultralibéralisme ravageur : mesures d’austérités drastiques, restriction des relations économiques avec la Russie mais aussi – plus grave – incitation insistante d’adhésion aux politiques atlantiques militaire et de sécurité, autrement dit « Faut choisir : on vous file du pognon, mais vous coupez les ponts avec les Ruskofs et vous adhérez, à terme, à l’Otan. » Comme on peut le voir, ce n’est pas Poutine l’agresseur, mais, d’une manière « soft » et hypocrite, les atlantistes… Les manifestations de Maidan, noyautées par les neo-nazis travaillés depuis des années par la CIA et le fric de « fondations » étazuniennes, n’ont été que de la poudre aux yeux.

 

Ces mouvements ont débouché sur un véritable coup d’état. Le président élu – pourri jusqu’à la moelle, d’accord, mais régulièrement élu – a du fuir en Russie et les manifestants les plus violents, les plus fascisants, ont pris le pouvoir à Kiev, sans tenir aucun compte de l’opinion du tiers Est du pays, pas du tout d’accord. Washington et Bruxelles ont approuvé ce coup d’Etat ce qui fut une grave erreur. Dès lors, Poutine – pour lequel l’arrivée de l’Otan en Ukraine est un casus belli – se devait de réagir. Ce fut l’annexion de la Crimée et le soutien à la rébellion des villes et territoires russophones de l’Est de l’Ukraine. Et, en opposition, le massacre des populations de l’Est par les milices fascistes de Kiev, le bombardement des civils par l’armée. Bref, l’escalade, la guerre civile.

 

Il ne faut pas oublier que, à la suite de la chute de l’URSS, les Etasuniens ont constamment et lourdement humiliés la Russie, traitées comme une nation vaincue. Colonisation économique à l’intérieur par des multinationales voraces, rejet « out of the map » dans toutes négociations internationales, expansion de l’Otan jusque dans les zones de sécurités traditionnelles de la Russie, avec notamment le « deal » incroyablement agressif avec les ex pays de l’Est : « si vous voulez entrer dans l’Union européenne, il vous faut aussi adhérer à l’Otan. » Ceci en s’asseyant sur les promesses formelles faites à Gorbatchev… L’arrimage de l’Ukraine à l’Ouest et à l’Otan étant dès lors le « chef d’œuvre » de cette politique d’encerclement de la Russie.

 

Ce qui a marché avec l’ivrogne Eltsine ne marche plus avec Poutine. Il serait prudent que l’U.E. cesse d’agir comme le supplétif des USA. Et de prendre enfin en compte la réalité russe. D’autant plus que la Russie est indispensable pour résoudre d’autres problèmes, plus cruciaux, notamment face à la menace islamiste…

 

Eh ! François, maintenant que les Russes évacuent leurs forces de la frontière ukrainienne, qu’est-ce qui t’empêche de leur livrer les navires Mistral qu’ils ont commandés et payés ?! Rien, sinon la soumission aux Yankees. Celle du vassal à son suzerain. De Gaulle doit faire le moulin à vent dans sa tombe…

 

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24/09/2014

Grève Air France : la révolte des nantis ? Pas si sûr...

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Illustration: merci à Deligne

 

La rabia ! Les aliboffis qui gonflent ! C'était, hier le premier réflexe en voyant ces nantis de pilotes d'Air France (17.000 euros par mois) parader dans leur ridicule uniforme d'opérette devant l'Assemblée nationale pour influencer les députés. Et ils semblent avoir gagnés... Gueulez, vous serez entendus. Bloquez les transports aériens, vous serez écoutés. Enfin, pas sûr. On est en plein couac entre le ministre et la direction d'Air France.

 

Ça, c'est la première attitude d'irritation. Basée, comme d'habitude plus sur l'émotionnel entretenu par la dictature de l'image que sur le rationnel. Mais il faut prendre un peu de recul. La cause du conflit : la mise en place par Air France d'une structure de transport aérien parallèle basée sur la logique économique ultralibérale du « low cost ». Avec comme modèle Ryanair ou Easy-Jet. C'est ça ou crever ! Comme la Panam, comme TWA, comme Swiss-Air... Cruel dilemme...

 

La logique des compagnies classiques et des compagnies bas-coût sont tout à fait différentes. Les premières (les « classiques ») vendent un service - le transport - à des passagers. Les secondes (les « low-cost » ou « bas-coût » ) vendent un produit - une quantité de voyageurs, exprimée en « unités » - aux gestionnaires d’aéroport, en général, des collectivités locales, en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence.

 

A la limite, Ryanair, tout comme Easy-jet et les autres compagnies bas-coût, ne seraient pas gênés de proposer leurs voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu'ils voyagent sur leurs lignes ! Ça leur ferait une sacrée pub ! En effet, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal.

 

Comment ça marche ? Comme disait l'autre. Eh bien voilà. Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et paient cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et ont largement ouvert les cordons de la bourse...de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont balaises : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. Á Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions...

 

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200.000 et 500.000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Autre combine juteuse, le versement de ce que ces compagnies pirates appellent des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de ces compagnies bas-coût ont obligation de prendre sur le site internet de ces compagnies ! Et à des tarifs plus qu'exorbitants. C’est du racket. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

 

Mais ces collectivités locales commencent à l'avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à ces compagnies aériennes sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans... Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux ?

 

Ainsi, lorsque un mien ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil en payant quelques dizaines d'euros pour aller se la faire belle au Maroc, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l'avion qui paient son voyage !

 

La lutte des pilotes d'Air France peut dès lors être regardée différemment.

 

Tridi 3 vendémiaire 223

 

09/09/2014

La BCE instaure des « Intérêts négatifs ». Quésaco ? Un formidable espoir.

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Quel est le principal poste de dépenses budgétaire de la France ? L'intérêt de la dette.

 

A qui demande-t-on de se serrer la ceinture pour réduire le déficit budgétaire et donc de freiner la progression de cette dette ? Aux contribuables et surtout à « la France d'en-bas » y compris les « sans-dents ».

 

A qui profite cette dette depuis la catastrophique loi Pompidou-Rotschild de 1973 ? Aux banques.

 

De Gaulle disait : « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Mouais... Depuis cette loi, c'est pourtant le cas, l’État ayant abandonné l'un de ses pouvoirs régaliens – sa monnaie – à des banquiers privés.

 

« Mon ennemi, c'est la finance » proclamait Ganelon. « La finance », c'est quoi au fait ? C'est toutes les institutions qui s'engraissent par la seule rentabilité du capital. Lorsqu'une monnaie rapporte des thunes grace à des taux d'intérêts confortables, les détenteurs de capitaux les gardent pour gagner ainsi de l'argent sans travail et sans risques. Mais si ces capitaux, cette monnaie ne rapporte plus rien à cause de taux d'intérêts faibles, ses possesseurs n'ont plus intérêt à la garder, elle circule donc et retrouve sa fonction première de moyen d'échange. Thésauriser de l'argent devient une aberration contre-productive. Les excès de monnaie sont donc naturellement réinvestis dans l'économie réelle, dans l'industrie, dans la production de biens et de services.

 

Ces principes de base étant établis, que se passe-t-il actuellement ? Pendant qu'on nous enfume avec les « révélations » trierweliennes et autres konneries insignifiantes, il s'est passé quelque chose de primordial : la Banque Centrale Européenne (BCE) a baissé le principal taux directeur à 0,05 %, et le taux de facilité des dépôts de -0,10 % à -0,20 % (lemonde.fr, 04-09-2014). La BCE prête donc aux banques privées tout l'argent qu'elles veulent à taux zéro (0,05!), ces mêmes banques devant à, contrario payer (taux négatifs) pour confier de l'argent à la BCE !

 

Dès lors, il semblerait logique que la BCE autorise les prêts directs aux États, sans passer par le racket des banques privées ! En effet, avec le système Pompidou-Rotschild repris par les traités européens de Maestricht et de Lisbonne, quand un État émet des obligations, dont la vente sera assortie d’intérêts financiers, celui qui achète ces obligations (les institutions financières, banques, fonds spéculatifs, bref, « le marché ») s’enrichit sans justification : il obtient de l’argent à taux négatif et le prête à l’État à des taux positifs, spoliant ainsi de façon inique la population de cet État, qui aura à en payer le prix !

 

C'est le fameux budget de « l'intérêt de la dette ». C'est la pression pour faire des « économies », c'est le saccage des services publics, des conditions de travail, la pression sur les salaires grâce au chômage hypocritement entretenu, la privatisation des secteurs étatiques les plus juteux (autoroutes, télécoms, etc.), c'est l'augmentation des impôts, c'est tout ce qu'on met dans « l'austérité ». Bref, c'est l'horreur ultralibérale.

 

Or, le prêt direct d'argent de la BCE aux États, permettrait à ces derniers, grâce aux taux négatifs, de résorber la dette, baissant ainsi le poste « intérêts » et permettant de réaliser des économies budgétaires très importantes, repoussant ainsi les affres de l'austérité. Mais pour cela, il faudrait que la puissance publique soit de nouveau autorisée à « battre monnaie », donc que ce pouvoir régalien soit rendu au peuple pour que le politique reprenne le pouvoir sur le financier, au lieu d'être inféodé à une caste d'intérêts privés dévolue aux actionnaires et se foutant comme d'une guigne de l'intérêt général.

 

Ci-devant président Hollande François, tu as là un chantier à imposer à l'Europe. Et si tu le réussis, TOUT te sera pardonné !

 

Tridi 23 fructidor 222

 

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08/09/2014

Les Rosbifs sont-ils en meilleure posture que les Grenouilles ?

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Pas sûr… Ils risquent, dans quelques jours, de perdre 8% de leur population, un tiers de leur territoire, la manne du pétrole de la mer du Nord et…le whiskey. Tout ça d’un coup ? Oui, mais – et c’est tout en leur honneur – sans effusion de sang, sans révolution, par la seule puissance d’un bulletin de vote.

 

Un premier réflexe est de ricaner devant cette situation qui risque de rabattre sérieusement le caquet de nos « amis » Anglais. « Ça leur fera les pieds à ces valets des Ricains… ». Ça, c’est le réflexe du cerveau reptilien, mais à y regarder de plus près, c’est loin d’être si réjouissant que ça. Parce que ça annonce la mise en action d’une vieille volonté soigneusement cachée des dirigeants sous influence US de l’UE : casser l’Europe des nations au profit d’une Europe des régions, beaucoup plus faciles à dominer pour le plus grand profit des lobbies de la finance et des multinationales. Plus facile de faire entendre « raison » (ultralibérale) à l’Écosse indépendante qu’au Royaume Uni, à la Catalogne qu’à l’Espagne et…aux possibles futures entités Alsace-Bade-Wurtenberg, Roussillon-Catalogne, Bretagne-Irlande, Savoie-Piemont, etc. qu’à la France !

 

La mondialisation à la sauce Étasunienne imposée à coups de pieds au cul aux populations de la vieille Europe a pour effet de balancier de resserrer les populations autour de leurs racines. Á cette tendance populaire, les « élites » régionales, petits satrapes locaux en mal de puissance, ajoutent l’égoïsme des nantis ne voulant pas partager le gâteau. Ce sont les régions riches qui veulent leur indépendance. C’est ainsi l’Écosse qui veut utiliser pour elle seule les thunes du pétrole. C’est la Catalogne qui ne veut plus partager ses revenus industriels avec la Mancha ou l’Extremadura, l’Italie du Nord qui ne veut pas casquer pour ces « fainéants » du Mezzogiorno, c’est les fourmis de la Flandre belge qui ne veulent pas payer les retraites des cigales wallonnes, etc, etc. C’est le retour aux fiefs féodaux, avec leurs alliances fluctuantes, leurs conflits, leurs taxes et impôts locaux, pourquoi pas la réouverture des « octrois », et toutes joyeusetés…pour le plus grand profit de « l’Empire » !

 

L’Europe des nations fières, aux personnalités marquées, façonnées par des siècles d’histoire (hélas souvent sanglante) risque ainsi de disparaître au profit d’un assemblage d’égoïsmes régionaux, beaucoup plus facile à dominer pour les Eurocrates. On commence par diviser (pour mieux régner) les plus faciles (Ecosse, Catalogne, Belgique) avant de s’attaquer aux plus rugueux (France, Italie, Allemagne). Ce morcellement de l’Europe se traduira par des pays amputés devenant de simples régions européennes, des gouvernements sans pouvoirs, ceux-ci étant entièrement captés par une Commission européenne non élu.

 

Pour le profit de qui ? Ben, des multinationales bien sûr, qui pourront plus facilement manœuvrer des entités régionales que des États-nations puissants. Qui veut ça ? Qui organise ça ? Cette Europe qui a trahit ses fondateurs. Cette Europe de technocrates élus par personne. Cette Europe dirigées par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études…aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre échange qui s’annoncent. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons…

 

Voilà quelques raisons de ne pas trop se réjouir des problèmes de nos frères-ennemis anglais.

 

 

Duodi 22 fructidor 222

 

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05/09/2014

L'armée russe à 300 km de Paris ! Que va faire le capitaine de pédalo ?

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Á plat ventre devant Barrack Blackbush, à plat ventre devant Bismarkel, notre président risque d'avoir à se redresser pour endosser son uniforme de chef de guerre... Contre l'armée russe ! Excusez du peu...

 

En effet, il y a en France 400 soldats de l'armée russe : ce sont les 400 marins qui, depuis plusieurs semaines, prennent possession, s’entraînent, apprennent à faire fonctionner et à maîtriser le navire Vladivostock. Ces militaires sont nos hôtes mais peut-on oublier qu'ils sont directement aux ordres du Kremlin ?

 

Poutine est un redoutable joueur d'échec qui sait qu'il a un cavalier bien planqué, à un coup de mettre échec et mat le roi adverse, plutôt adepte du jeu de dames !

 

Imaginons donc que Poutine donne l'ordre à ses marins d'appareiller avec ce navire qu'ils ont payé, qui est donc le leur et dont ils peuvent user et abuser comme bon leur semble. Imaginons que pour donner tout le poids nécessaire à cet ordre d'appareiller, on voit émerger, dans la baie de Saint-Nazaire, un, deux, voire trois sous-marins nucléaires russes. Que fera notre redoutable chef de guerre ? Á la tête du pédalo-amiral de la flotte des pédalos de la base de Brest, il viendra s'opposer aux Russes ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête ? Autrement dit il fera ce qu'il sait le mieux faire : se mettre à plat ventre et accepter, traînant la France dans la boue de son incompétence et de sa veulerie... Une humiliation dont il ne se relèvera jamais, et le pays avec lui.

 

Tout ça pour n'avoir pas le cran de se désolidariser des manœuvres belliqueuses des USA et de leur caniche britannique à travers l'Otan, machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète.

 

En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face.

 

Les Français et les Allemands vont-ils enfin comprendre que les Etazuniens les mènent au chaos ? Si un pays sortait de l'Otan, la coalition se lézarderait sérieusement, personne en Europe n'ayant intérêt à un conflit armé avec la Russie. Ce pays ne peut-être que la France. De Gaulle l'avait bien compris, mais le déplorable Sarko s'est allègrement torché l'oigne avec l'héritage gaulliste et la France se trouve embringuée derrière toutes les folies étazuniennes, pays devenu fou par le pouvoir absolu qu'il prétend s’arroger sur la planète.

 

L'intérêt de la France, jeté hors des centres décisionnels de l'Europe par une Allemagne redevenue aussi arrogante qu'hégémonique, n'est-il pas de sortir de cette alliance nuisible et de se rapprocher sérieusement de la Russie ? L’Allemagne, coincée entre la France et la Russie, puissances économiques conséquentes, puissances militaires nucléaires, membres du Conseil de sécurité de l'Onu, comprendrait vite où est son intérêt. Et se constituerait un axe France, Allemagne, Russie capable de faire revenir à la raison les fous de Washington et leurs vassaux de Londres.

 

Ouais mais c'est pas politiquement correct ça, coco !

 

Nonidi 19 fructidor 222

Illustration: merci à Chaunu