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21/03/2016

Au bistro de la Toile : roundup en Europe et risque de coup d’état au Brésil.

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- Oh ! Victor. T’as des couleurs ce matin. T’as mis du Tavel dans ton café ? T’as fait du vélo ? T’as fait le jardin ?

 

- Un peu de tout ça. Mais pour ce qui est du jardin, c’est un jour décisif : la Commission européenne, après avoir repoussé, le 8 mars, sa décision de renouveler ou non l’autorisation de mise en marché du poison chimique glyphosate, doit se décider aujourd’hui. Les commissaires européens avaient reculé devant la mobilisation populaire, mais est-ce pour mieux sauter aujourd’hui ?

 

- C’est quoi ce truc, ce glypho chez pas quoi comme tu dis ?

 

- C’est un pesticide plus connu par les  « exploitants agricoles » (note que je ne dis plus « paysan ») et par les jardiniers du dimanche sous le nom commercial de RoundUp. C’est radical : où le roundup passe, plus aucune herbe de repousse ! C’est l’Attila du chiendent ! Le Ben Laden du liseron !

 

- Mouais… Vaut mieux pas en mettre dans son café, quoi.

 

- Et pourtant, malgré les belles promesses de Ségolène, on en trouve dans toutes les jardineries… Et si les « Zeuropéens » cèdent aux pressions de Monsanto, on en aura encore pour 15 ans. Faut bien fournir en cancers l’industrie pharmaceutique, sœur jumelle de l’industrie des pesticides ! Le glyphosate, la molécule efficace du RoundUp, est classée « cancérogène probable » - délicate pudeur ! – par l’OMS (organisation mondiale de la santé) en 2015. Mais l’autorité européenne de la sécurité des aliments (AESA) qui fait, hélas, autorité en Europe, dit le contraire, d’où la volonté des instances européennes de ré-autoriser pour 15 ans ce poison. Il faut savoir que l’AESA se base, pour ses recommandations à la Commission européenne sur des évaluations fournies par le Glyphosate Task Force (GTF, groupe de travail sur le glyphosate). Ce GTF est un consortium d’entreprises agrochimiques auquel participe très activement…Monsanto, le fabricant du RoundUp, avec d’autres maitres empoisonneurs de l’agrochimie.

 

- Bon. On verra dans la journée jusqu’où va la complicité coupable des « Zeuropéens » avec le lobby des empoisonneurs… Tè. Changeons de sujet. T’as vu, les filles qui jouent au ballon à la main ont gagné leur billet pour Rio. Elles iront aux J.O. au Brésil ! Cocorico les filles !

 

- Mouais. Parlons-en du Brésil. Une campagne gigantesque de manipulation et de désinformation déferle sur ce valeureux pays. Les mé(r)dias aux ordres nous bourrent le mou avec les manifestations « géantes » des nantis demandant la destitution de la président Dilma Roussel et du héros du pays, Lula, qui a sorti le pays des griffes des multinationales étasuniennes et de leurs relais locaux, la classe aisée et les propriétaires terriens qui n’ont pas digérés de devoir cracher un peu au bassinet. Ils ont donc monté une histoire secondaire de corruption (sport national la-bas encore plus qu’ici) pour se débarrasser du gouvernement régulièrement élu. Mais ces médias évitent soigneusement de parler des manifestations en défense du gouvernement de gauche, encore plus importantes. Plus d’un million de personnes ont envahis les rues des grandes villes à travers tout le pays pour défendre la démocratie et soutenir le gouvernement en dénonçant la façon dont l’extrême-droite et les milieux d’affaire, cornaquée par les Etats-Unis et soutenue par la presse mondiale, mène une campagne de diffamation en vue de se débarrasser du gouvernement de gauche. La Fédération des Industries de Sao Paulo (FIESP, qui regroupe plus de 130.000 entreprises) annonce d’ailleurs la couleur : « Destitution, maintenant » proclame-t-elle sur une gigantesque pancarte apposée sur la façade de son siège, prenant publiquement position en faveur de la destitution de la présidente régulièrement et démocratiquement élue.

Mais au moins soixante organisations de gauche, y compris syndicats et mouvements populaires, ont participé à des rassemblements de défense du gouvernement, dans une quinzaine des plus importantes villes de ce pays gigantesque, notamment à Brasilia, Rio de Janeiro, Sao Paulo, etc. Les « sans-dents » ont défié les manifestants d’extrême-droite et les nantis en criant : « No ver ter golpe ! ». « Il n’y aura pas de coup d’état ». Parce que c’est ça qui est en route : un coup d’état « soft ». La date serait même prévue pour  début mai et le futur « président temporaire » choisi : le vice-président actuel Michel Temer, chef du parti centriste PMDB, marionnette qui assumerait le pouvoir jusqu’aux élections générales de 2018.

 

- Ben dis donc. Elles feraient mieux de rester ici nos jolies handballeuses… Allez ! Á la nôtre !

 

 Illustration: merci à Chimulus

20/03/2016

Ouiquinde gastronomique : les savoureuses quenelles !

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Comment peut-on laisser la superbe quenelle

Être dégueulassée par des kons sans cervelle ?

Cette douceur oblongue, célèbre à Nantua,

Fille de Lucullus et de Gargantua

Représente pour moi le bonheur des papilles

Et non quelque vulgaire fachos de pacotille.

- Oh ! Victor, calme-toi, tu deviens chatouilleux !

- Foin de ces konneries, redevenons sérieux.

On va donc préparer, pour ce soir, des quenelles

Ces filles de l’amour sont aussi…queue’n-elle !

Versez dans une casserole à fond épais,

Un quart de litre d’eau, un bloc de beurre frais

Une pincée de sel et montez à bouillir ;

Deux hectos de farine et tournez sans mollir

Jusqu’à ce que la pâte se dessèche un bon peu ;

Incorporez alors trois beaux œufs, hors du feu.

Lorsque la pate est tiède, faites-en un boudin

Sur un plan fariné, la roulant dans vos mains.

Sectionnez l’appareil oblong en six portions

Que vous allez rouler, avec grande attention,

Pour en faire, à la main, six accortes quenelles.

Dans de l’eau frémissante, pochez alors les belles,

Dès qu’elles remontent, seules, à la surface

Mettez-les dans un plat, disposées en rosace.

Réservez-les au chaud et attaquez la sauce.

Au mortier et pilon, et sans être flemmard,

Concassez les carcasses et pinces de homards

Dans de l’huile d’olive, cinq minutes, à feu vif,

Vous faites revenir votre dispositif,

Rajoutez de l’oignon, du poireau émincé,

Laissez cuire, en tournant, cinq minutes tassées,

Singez à la farine, puis mouillez aussitôt

Au fumet de poisson, vin blanc sec et Pineau.

Pressez trois gousses d’ail, concentré de tomate,

Du piment d’Espelette et quelques aromates

(Persil, thym et laurier), laissez cuire sans hâte.

En milieu de cuisson ajoutez poivre et sel,

Buvez un coup de blanc pour vous remettre en selle.

Un quart d’heure plus tard, vous passez au chinois

En pressant bien les ingrédients sur les parois.

Nappez de cette sauce votre plat de quenelles,

Et alors le bonheur vous prendra sous son aile.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Photo X – Droits réservés

 

19/03/2016

Ouiquinde érotique printanier

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Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Merci au grand Reiser

 

 

18/03/2016

Au bistro de la Toile : et si on se trompait sur Trump ?

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- Oh ! Victor, si t'étais Etasunien, pour qui tu voterais ? Trump ou Clinton ?



- Bof. Comme disait avec sa langue rrrocailleuse l'ami Jacques Duclos, « c'est bonnet blans et blanc bonnet ». Le système étazunien du bipartisme donne tous les quatre ans aux électeurs l'illusion de la démocratie. Au banquet des élections, ils ont à choisir entre immangeable et dégueulasse. Ça les amuse – comme nous d'ailleurs. C'est une sorte de match et les gens choisissent leur équipe. Ils ont alors le rôle de « supporter » d'un camp ou de l'autre. Avec toute la finesse que l'on connaît aux « supporters » sportifs ! Mais le lendemain, quand les lampions sont éteints, les banksters, les maquereaux des multinationales, les escrocs des fonds de pensions, le complexe militaro-industriel, bref, tous les ploutocrates du « 1 % » sablent le Champagne : ils ont réussi une fois encore à manipuler les «99 % » de façon a ce qu'un fantoche, une marionnette soutenue par eux, s'imposent à la tête du système. Ils lui demanderont alors des comptes, de renvoyer l'ascenseur. C'est le « - Qui t'a fait Duc ? - Qui t-a fait Roi ?» à la sauce électorale.



- Tout de même, cette année, ils sont particulièrement gâtés avec ce Donald Trump à nom de canard...



- Eh ! T'as vu ce qu'il se trimbale le Parti Républicain à côté du canard ? Une brelle brochette de charlots, d'incompétents, de cul-bénis, de politicards tocards.

Tè ! Jeb Bush, le frère de qui vous savez et le fiston de qui vous savez. Il a dépensé 45 millions de dollars pour faire campagne dans le seul état du New Hampshire et il a fini...quatrième ! Celui-là, s'il y avait des Jeux Olympiques de la konnerie, il est tellement kon, qu'il finirait second !

Il y avait aussi Carla Fiorina. Une sacrée cador en affaire : elle a été la patronne de Hewlett-Packard, les fabricants d'ordinateurs. Eh bien sous sa direction, l'action de sa boite a perdu la moitié de sa valeur, pourtant elle avait lourdé 30.000 employés ! Bonjour l'efficacité.

Et puis Ted Cruz, un fada d'extrême droite, hyper cul-béni.

Et encore Marco Rubio, le « latinos » de service. Un bellâtre tellement débile que pour lacer ses chaussures, il met un pied sur une chaise puis se baisse pour lacer l'autre pied.

Ah ! N'oublions pas Ben Carson, un neurochirurgien à la retraite. Celui-là, il est persuadé que les pyramides d’Égypte étaient des silos à grains.

Voilà les parfaits fumistes que présentait le Parti Républicain.



- C'est vrai que ce n'est guère mieux que le Donald ! Mais enfin, comment une démocratie comme les États-Unis peut-elle présenter des caricatures pareilles ?



- Et nous ? On aura peut-être le choix entre une facho qui se cherche une respectabilité, un ancien président « quincaillier » tellement il se trimbale de casseroles au cul, et un pseudo socialiste nullissime. Et les Italiens, ils ont bien élu et réélu plusieurs fois Berlusconi ? Ces élus ne sont que les marionnettes des oligarques de l'ultra libéralisme. Au plus ils sont nuls et souples de l'échine, au plus ils seront « aidés » par les puissances économiques, et donc au mieux ils obéiront et feront le lit des puissants qui les ont mis en place en achetant leur docilité avec leur pognon.



- Mais enfin, Trump, il parle comme un charretier, il raconte des konneries énormes : construire un mur de la honte sur des milliers de kilomètres contre les Mexicains, il veut interdire l'entrée aux États-Unis aux musulmans...



- Mais Loulle, il dit ce que pense la moitié des Étasuniens ! Seulement il le dit sans langue de bois. Brut de décoffrage, comme le promoteur immobilier qu'il est ! Et c'est ce mépris pour les formes, ce rejet du langage politiquement correct qui fait son succès. Les électeurs se reconnaissent en lui. Il parle comme un client un peu empégué d'un café « Chez Loulle » étasunien – si de tels lieux de rêve existent chez eux, ce qui m'étonnerait ! Ça les change de tous les sénateurs pompeux qui parlent « correctement » mais se remplissent les poches du pognon des lobbyistes...

Le Donald Trump, Loulle, il pense que la guerre en Irak a été une énorme konnerie. Il se proclame social-libéral, ce qui, aux États-Unis, est presque « de gauche » ! Et puis il veut faire payer les riches. Oui. Il veut faire raquer plus d'impôts aux 1 % qui maquerautent le pays.



- Tu parles...Il fera comme les autres puisque tu nous as dit que tous sont redevables de leur élection aux grandes entreprises qui donnent des montagnes de thunes pour leurs campagnes...



- Eh bien, justement non. Parce que le Trump, il paie sa campagne avec son propre fric ! Il serait donc idéalement placé pour faire rendre gorge aux banksters qui tiennent le pays puisqu'il ne leur devra rien ! Mieux que la petite madame Clinton, qui fait de la présidence du pays une affaire de famille comme le clan Bush, et se vautre dans le fric généreusement donné par les cadors de Wall Street.

Et puis, Loulle,la vrai question est celle-ci : pourrait-il être pire que George « Dobeuliou » Bush ?



- Difficile, c'est vrai qu'il a mis la barre haute celui-là. Allez, à la nôtre !

16/03/2016

Au bistro de la toile : La "loi travail" cache une sournoise attaque contre la laïcité.

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- Oh ! Loulle. Que ferais-tu si le ci-devant Ali, notre pote qui marche au son du canon (de rouge) avec nous, te demande un jour de pousser quelques tables pour pouvoir faire sa prière ?

 

- Ben, puisqu'il sera à genoux et tête basse, je lui demanderais de regarder sous les meubles s'il ne voit pas les clés que ma femme a paumées!

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Ça s'appelle allier l'utile à la tolérance ! Mais au-delà de la rigolade, ce sont des problèmes que risquent de connaître bien des patrons d'entreprises...

 

- Pourquoi ?

 

- Parce que c'est inscrit dans un article scélérat planqué dans cette fameuse Loi Travail qui fout la zone actuellement.

 

- La Loi El Khomeri ? C'est une konnerie... Explique.

 

- Tiens, je te lis l'article 6 de ce projet de loi : « La liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l'exercice d'autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l'entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. » Ça semble anodin mais ça officialise l'entrée du fait religieux dans l'entreprise ! Jusqu'à maintenant, ces problèmes étaient résolus au sein même de la boite, mais avec cette loi, si elle passe, le chef d'entreprise devra établir, preuves à l'appui, devant je ne sais quelle juridiction extérieure à la boite, que son refus de satisfaire aux demandes de caractère religieux de n'importe lequel de ses salariés est justifié...

 

- Mais alors Victor, cette loi s'assoit sur un des principes fondateurs de notre république : la laïcité.

 

- Exactement Loulle. On peut s'attendre à des offensives tous azimuts des cul-bénis de tous poils avec cet article de loi. Bonjours le foutoir... Et les emmerdements vont se multiplier. Le principal résultat de cette disposition sera de favoriser le communautarisme dans l'entreprise, et donc les embrouilles, les rivalités, les conflits voire les bagarres. Au détriment évidemment de la bonne marche de l'entreprise. On a un bon exemple de ce qui arrivera en voyant ce qui se passe à la RATP, la société qui régit le métro parisien. Des mecs qui - par "convictions religieuses" comme dit l'article 6 - refusent de serrer la main d'une collègue de travail parce que c'est une femme, qui refusent d'obéir à un supérieur si celui-ci est une femme, qui refusent même de conduire un autobus après que celui-ci aie été conduit, donc touché par une femme ! On en est là Loulle ! Voilà ce qui va arriver dans plein d'entreprises. Et qu'est-ce qu'il fera le patron ? Il sera poussé à établir lui-même une forme de communautarisme au sein de son établissement. Ségrégation entre hommes et femmes, frein à la progression des femmes dans la hiérarchie et les responsabilités, etc.

Avec un autre effet pervers qui résultera du pragmatisme du chef d'entreprise : il évitera soigneusement d'embaucher des salariés susceptibles de lui causer de tels problèmes. Et tous les Abou-pseudointellos-donneurs-de-leçons vont gueuler au « racisme », à l'islamophobie, à l'ostracisme, à la victimisation, etc. Ce sera le triomphe du communautarisme, ce chancre de la société qui salope déjà les hôpitaux. Et d'autres institutions de la république...

 

- C'est sordide cette histoire Victor. Mais enfin, les syndicats qui canardent à tout va contre cette loi vont bien lever le lièvre ?

- Eh bien non Loulle. Le retrait de cet article n’apparaît pas dans leurs revendications. Ils ont le nez dans le guidon de leurs prud’hommes, de leur temps de travail, etc. mais vont laisser passer cette horreur. Horreur au sujet de laquelle on peut se poser quelques questions : qui a imposé cet article ? Sous l'influence de qui ? Au profit de qui ?

- Fatche ! On n'est pas sorti de l'auberge Victor. Tè ! Je mets ma tournée. Et du Rouge !



13/03/2016

Ouiquinde gastronomique: Le civet de renard de l'Oncle Pinet

 

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J'ai déjà vu, petit, Maître Renard en chasse.
Il marche à pas feutrés, nez au vent, la queue basse.
Soudain Goupil se fige, tous les sens en alerte,
Laissant venir la poule, caquetant, vers sa perte.
Panache déployé, il bondit gueule ouverte,
Saisissant par le cou la belle proie offerte.
Pas de bruit, seulement une gerbe de plumes
Laissera, de la poule, une trace posthume.
Respectons le renard, c'est une noble bête
Et que l'on peut aimer jusque dans son assiette!
Bien sûr Renard n'est pas un gibier très courant
Mais ce rusé gourmet régale les gourmands!
C'est mon oncle Pinet, je dois m'en réjouir,
Qui, voilà des années, me l'a fait découvrir.
L'oncle Pin et était un gaillard remarquable,
Un savant, un chercheur des choses de la table.
Casquetté, clope au bec, l'oncle avait belle allure.
Cet humoriste heureux détestait la torture,
Or, "travail" provenant du latin "trepaliare",
Supplice du tri pal, soit dit pour les ignares,
Il avait décidé de n'y jamais toucher.
Je l'ai vu plus souvent bambocher que piocher!
Nous partagions, joyeux, des bouteilles multiples,
Et il a fait de moi, en ce sens, son disciple.
Dédaignant les lazzis des idiots qui ricanent,
Il a fait préparer à la tante Suzanne
Corneilles et corbeaux, écureuils, hérissons,
Pies, geais, blaireaux, mouettes, cigalons, limaçons.
Et la tante mettait son imagination
Culinaire au service de ces préparations.
Chasseurs et gardes-chasse, paysans, braconniers
Venaient vider chez lui leur rebut de carnier,
Et beaucoup, toujours prêts si l'on rit, boit et mange,
Acceptaient de goûter ses cuisines étranges.
À l'ombre de la treille, devant le cabanon,
On mangeait, on chantait, en buvant des canons.
- Il est des personnages avec qui l'on se marre,
- Mais ce renard, Victor, comment tu le prépares?
- L'oncle, sans se salir, dirigeait les travaux.
Ses amis s'escrimaient à enlever la peau
En se faisant larder par les milliers de puces,
De joyeux animaux qui sautent, piquent, sucent.
Puis, les mains dans le sang, ils libéraient les tripes
Chaudes et irisées qui salissaient leurs nippes.
On pendait le renard, écorché, nettoyé,
Dans un lieu frais et sec pour le mortifier
Pendant quatre ou cinq jours en fonction des saisons.
On fait toujours ainsi avec la venaison.
On le coupe en morceaux, on le fait mariner
Trois jours dans du vin rouge puissant, carabiné,
Avec sel, poivre noir, genièvre, oignon et thym.
Alors tante Suzanne prenait les choses en mains!
Égouttés, essuyés, les morceaux de renard
Sont flambés au vieux marc puis, sans aucun retard,
Fait sautés à feu vif dans du saindoux fondu,
On remue et on tourne souvent, bien entendu
Pour bien dorer la viande sur toutes ses faces,
On déglace la poêle au Noilly, une tasse,
Puis on laisse réduire sans attacher au fond.
On blondit des oignons dans un faitout profond
Puis on jette dessus les morceaux de renard,
On flambe à l'eau-de-vie, un verre de soiffard,
Sel, poivre de haut goût, bouquet garni, genièvre,
Enfin, tout ce qu'on met pour faire cuire un lièvre.
On mouille abondamment, pas dans la marinade,
Dans un rouge corsé mis en larges rasades.
On fait cuire quatre heures, à feu doux ou moyen,
Tout dépend si Goupil est jeunôt ou ancien!
Ainsi accommodé, c'est un plat délicieux,
Ceux qui le goûteront feront des envieux.
Une bonne polenta en accompagnement,
Et du vin généreux, beaucoup, évidemment.
Avec des commensaux triés sur le volet,
De solides mangeurs, jamais des gringalets,
L'Oncle Pinet régnait avec cette recette
Sur un aréopage d'amoureux de la Fête.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne!

 


Ingrédients et proportions pour six à huit personnes (ayant bon appétit)

Il va de soi que l'Oncle Pinet ne faisait pas le bec fin sur la taille du renard que lui apportaient ses rabatteurs. Faites comme lui!
Il faut donc:
- Pour la marinade: - un renard mis à mortifier si possible en chambre froide quatre ou cinq jours puis coupé en morceaux, - 5 litres de vin rouge 13 ou 14°, - 5 poignées de gros sel, - 2 cuillerées à soupe de poivre noir concassé, - 20 baies de genièvre, - 5 oignons en quartiers piqués de clous de girofle, - 2 belles touffes de thym.
- Pour le civet: 2 verres d'eau-de-vie pour flamber, - 250 g de saindoux, - 1 verre de Noilly-Prat, - 5 autres oignons émincés, - 2 poignées de gros sel de Camargue, - poivre noir du moulin en abondance, - 1 gros bouquet garni, - 20 nouvelles baies de genièvre, - 3 bouteilles de bon vin rouge AO.C. 14,5°C, - 2 verres d'huile d'olive, - 2 kilos de farine de polenta pour l'accompagnement.

Les vins conseillés:

Ce plat est en lui-même suffisamment puissant, riche en fragrances animales et en goûts musqués. Il y a donc deux écoles pour le choix des vins: - soit on reste dans la tonalité du plat et il faut des vins puissants, épicés, tanniques. En Côtes-du-Rhône: Châteauneuf-du-Pape évidemment, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairanne, Rasteau et tous les rouges "Villages" ; en vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Fitou, Collioure; en vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, Barjols; - soit on joue l'opposition et l'on prend des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire". En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-Vignes, Côtes du Ventoux, Coteaux du Luberon, Coteaux du Tricastin, Costières-de-Nîmes ; en vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Pic-Saint-Loup, Saint-Christol, Saint-Drézery ; en vins de Provence: Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

10/03/2016

Nucléaire. Il y a cinq ans, Fukushima… Et en France ?

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Cinq ans. Il y a cinq ans, la centrale nucléaire de Fukushima explosait, plongeant le Japon, au-delà des horreurs d’un terrible tsunami, dans la terreur nucléaire. Depuis, les gouvernements japonais – aussi nuls que la compagnie nucléaire propriétaire du site – s’efforcent de minimiser les dégâts et d’inciter la population à retourner vivre dans la région. Tè ! Fumes…

Plus de 160.000 personnes ont été évacuées des villes situées autour de la centrale et près de 10% d'entre elles vivent dans des logements temporaires disséminés dans la circonscription territoriale de Fukushima. Seuls une douzaine de moins de trente ans sont pour l'instant revenus vivre dans la ville de Naraha, une ville rurale située à une vingtaine de kilomètres de la centrale théâtre du plus grave accident du nucléaire civil depuis Tchernobyl, en 1986.

Pour « fêter » ce sinistre anniversaire, les magistrats japonais viennent d’ordonner l'arrêt des deux centrales nucléaires qui viennent juste de redémarrer, parce que  « jugées pas assez sûres ». Une ONG nippone prévoit 10.000 cancers de plus à venir pour les habitants du site. Et l’ancien premier ministre nippon qui a eu à gérer la crise estime que d’ici quelques années, il n’y aura plus une seule centrale nucléaire en service dans le monde. Le nucléaire, c'est dépassé, le nucléaire, c’est le passé.

Et nous, les « champions » du nucléaire ? Ben, nous on dit, comme au jeu des mille euros «  Banco ! On continue ! » Sauf que nos voisins européens ne sont pas d’accord. Il est vrai que les Suisses, les Luxembourgeois, les Allemands, voisins de nos « belles » centrales, ne savent pas que les radiations ne passent pas les frontières ! Quelle ignorance, n’est-ce pas professeur Pèlerin ? Ils sont culottés ! Ils osent mettre en doute la fiabilité de notre formidable filière nucléaire et ont l’impertinence de demander l’arrêt non seulement de Fessenheim en Alsace, mais aussi de Bugey (Ain), mais encore de Cattenom (Moselle). Sous prétexte qu’elles sont vieilles, obsolètes et qu’elles mettent en danger non seulement les populations françaises mais aussi leurs propres populations. Quelle impudence! Ils sont vraiment étranges ces étrangers...

Et même chez nous, il y a des organisations hostiles à l’atome qui engagent des actions judiciaires, notamment un recours auprès du Conseil d’Etat, pour réclamer l’annulation d’un certain arrêté (https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2015/12/30/DEVP... ) concernant les équipements nucléaires sous pression. Ce sont tous les équipements contenant des fluides radioactifs comme la cuve où a lieu la fission nucléaire, les circuits de refroidissement et les générateurs de vapeur, éléments essentiels de toute centrale et donc cruciaux quant à la sécurité. Cet arrêté scélérat donne à l’exploitant un délai supplémentaire de trois ans pour se mettre en conformité avec la règlementation en vigueur depuis… 2005, donc cinq ans avant Fukushima ! Quelle peut être l’utilité d’un tel arrêté sinon de permettre aux industriels de déroger à leurs obligations de sûreté ? Ceci pour protéger l’EPR de Flamanville qui, justement, présente – en cours de construction – de graves faiblesses au niveau de la cuve, élément essentiel qui doit impérativement être sans défaut car ni changeable ni réparable une fois l’équipement en service. Quand c’est foireux, on change la loi, pas l’équipement !

Que penser d’une filière qui fait pression auprès des plus hautes autorités afin d’arracher l’autorisation de mettre en service une cuve nucléaire dont elle sait qu’elle est potentiellement dangereuse, faisant ainsi courir sciemment des risques catastrophiques à toute une population ? Les nucléocrates ça ose tout… La mauvaise foi du lobby nucléaire, elle, est inoxydable !

Cette filière industrielle du passé s’escrimant sur une énergie dépassée a pourtant un bel avenir devant elle. C’est celui du démantèlement des centrales existantes. Elle peut y mettre le savoir-faire indéniable de ses personnels au service d’une cause plus noble, infiniment plus utile et mieux acceptée par les populations.

Encore faudrait-il avoir des politiques sachant résister à la mafia nucléocrates qui sévit depuis la mise en route de cette filière, décidée par De Gaulle, ne l’oublions jamais, pas pour l’électricité, mais pour faire LA BOMBE.

 

 

Photo X - Droits réservés

09/03/2016

Au bistro de la toile : Allumez le feu !

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- Oh ! Victor, t’as pas été bloqué par les embouteillages ?

 

- Y aura-t-il des embouteillages Loulle ? « Ouate Inde scie » comme disent les rosbifophones. Les appels à la manif vont-ils être entendus ? On verra. P’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non. Mais quoi qu’il se passe, le fait que pour se faire entendre il faille passer par la rue, les manifs, les grèves, mais aussi – et c’est nouveau - les manifs virtuelles, les « e-manifs » : pétitions en lignes capables de grouper un million de signatures en quelques jours, rendez-vous organisées spontanément à travers les réseaux sociaux, etc.

On touche là du doigt le fait que la démocratie représentative n’est pas toute la démocratie. Elle est surtout celle que l’on voit et qui prend les coups. Tout ça parce que les technologie du « net » permettent de redonner du peps à cette démocratie sclérosée, confisquée par les professionnels de la politique qui forment, quels que soit leurs bord politique, une caste sortie du même moule, développant naturellement une tendance oligarchique anti-démocratique, une hégémonie des « représentants » sur les « représentés ». Avec un contrôle très épisodique – tous les cinq ou six ans – au cours de grands raouts électoraux pour donner un semblant de légitimité populaire à cette anti-démocratie.

 

- Bien vu Victor. « Elections, piège à kons ? » Mais ce bulletin, c’est notre seule arme. Il ne faut pas l’oublier.

 

- Bien sûr qu’il faut aller voter lorsque l’on nous en donne l’occasion. Mais cela appelle un élargissement de l'espace démocratique, à côté et en tension avec les mécanismes de représentation : démocratie directe, pétitions, votations, démocratie participative, démocratie délibérative, rôle des syndicats, des associations et des mouvements sociaux dans la constitution d'une espace démocratique pluraliste et conflictuel, place de médias indépendants des pouvoirs économiques et politiques, etc. La démocratie est encore largement à conquérir et n'est pas le monopole d'un pré-carré représentatif à tendance oligarchique. Voilà ce dont « ils » ont peur les « oligarques » qui confisquent le pouvoir.

 

- Intéressant. Intéressant. Bon, heureusement, il y a ces résultats « exemplaires » des Zeuropéens et des Turcs concernant le problème des migrants…

 

- Ah ! Ah ! Ah ! J’aime ton second degré, mastroquet de mon cœur ! Contrairement à ce que veulent nous faire croire les « politiques » et les me(r)dias aux ordres, cette réunion euro-turque est un échec retentissant. Pas pour les Turcs qui peuvent pavoiser et fêter leur victoire, mais pour les Européens qui se sont faits rouler dans la merde.

Les résultats ? Echange 1 pour 1 entre les migrants clandestins passés en Grèce (qui seront censés être renvoyés et accueillis par le Turquie !!??!!) et un nombre égal de « réfugiés » garantis Syriens bon teint. Qu’est-ce que ça change au niveau du volume de migrants ? Rien. Et puis t’iras les chercher les clandestins passés en Grèce, t’iras leur dire « Non non non, messieurs les clandestins. Faut pas le faire. C’est interdit. C’est réservé aux « vrais » Syriens. Allez, soyez gentils, retournez chez nos amis Turcs » ! Tè ! Fumes… qu’ils te diront.

Autre résultat : les ressortissants turcs, dès le mois de juin, vont pouvoir venir librement, sans visas, en Europe. Alors, avec la dictature islamiste qui écrase de plus en plus la Turquie, ce ne sont plus seulement les réfugiés syriens qui vont déferler, mais les réfugiés turcs, qui risquent de fuir la dictature d’Erdogan et de ses sbires par centaines de milliers et viendront - légalement ceux-là à partir de juin – dans tous les pays de l’Union européenne. Les patrons allemands (mais pas qu’eux), instigateurs de la « générosité » de Fraù Merkel, vont se frotter les mains : de la belle et bonne main d’œuvre pas chère. C’est ce qu’il faut pour mettre au pas les laborieux qui prétendent lutter contre les « avancées sociales » prônées par tous les Valls, Macron, El Komeri, Schaub et Renzi…

Enfin, résultat ahurissant à venir si la Turquie est admise dans l’U.E. : les ressortissants de tous les pays limitrophes de la Turquie – Syrie, Irak, Iran, Azerbadjian, Georgie – et par extension Afghanistan, Pakistan, etc. n’auront qu’à passer – légalement ou clandestinement - en Turquie pour être en Europe. Et donc déferler sans entraves, en toute légalité européenne selon le principe de libre circulation des personnes, sur nos grasses contrées ramollies. Bonjour les dégâts…

 

- Ben dis donc… Merci madame Merkel et son appel « généreux » qui nous met à la merci des islamistes d’Erdogan.

 

- Ce même Erdogan qui proclame à qui veut l’entendre « Nos minarets sont nos glaives et les coupoles de nos mosquées nos boucliers ». A rapprocher des paroles de Boumedienne à l’ONU en 1974 « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Avec la complicité de gaucho-islamistes et d’associations collabos pro-émigration, cette invasion rampante ouvre la porte à des mouvements violents au sein même de l'Europe (ça commence en Allemagne), et crée les conditions d'une venue au pouvoir de partis d'extrême-droite violents. Avec risque de guerres civiles en Europe et la fin de la belle idée européenne. La lâcheté devant les faibles est une des formes les plus actives, les plus subtiles et les plus mortelles de la lâcheté !

 

- A la nôtre tout de même ! Et du rouge, tant que c’est permis.

06/03/2016

Ouiquinde gastronomique sous le signe de Bacchus

 

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Triomphe de Bacchus par Cornelis de Vos

 

Le vin

 

Le vin dans les humeurs verse son influence :

Est-il noir? Dans le sang il répand l'indolence.

J'estime un vin mûri dont la chaude liqueur

Fait sauter le bouchon et ravit le buveur;

Quand sa vertu dénote une illustre vieillesse,

De ses dons généreux usons avec sagesse.

Je cherche dans un vin le brillant, la couleur,

J'y cherche plus encor le bouquet, la chaleur ;

Je veux qu'il ait du corps, une teinte écarlate,

Que pétillant, mousseux, en écume il éclate.

À l'écume le vin se jugera d'abord:

Bon, elle reste au centre, et, mauvais, court au bord.

 

 

Effets du bon vin.

 

Le bon vin au vieillard rend vigueur de jeunesse;

Au jeune homme un vin plat prête un air de vieillesse.

Le vin pur réjouit le cerveau contristé,

Et verse à l'estomac un ferment de gaieté.

Il chasse les vapeurs et les met en déroute,

Des viscères trop pleins il dégage la route,

De l'oreille plus fine aiguise les ressorts,

Donne à l'œil plus d'éclat, plus d'embonpoint au corps,

De l'homme plus robuste allonge l'existence,

Et de l'esprit dormant réveille la puissance.

De ta table aie bien soin d'exclure

Le pain encore chaud et le pain qui moisit,

Le dur biscuit, les pâtes en friture.

Que ton pain soit d'un bon grain, bien cuit,

Plein d’yeux et peu salé, ce pain fait un bon chyle.

 

Bière

 

La bière qui me plaît n'a point un goût acide;

Sa ligueur offre à l'œil une clarté limpide.

Faite de grains bien mûrs, meilleure en vieillissant,

Elle ne charge point l'estomac faiblissant.

Elle épaissit l'humeur, dans les veines serpente

En longs ruisseaux de sang, nourrit la chair, augmente

La force et l'embonpoint; l'urine accroît son cours;

Et du ventre amolli se gonflent les contours.

 

L'eau comme boisson

 

L'eau, fatale boisson, nuisible en un repas,

Refroidit l'estomac qui ne digère pas:

Bois-en, soit, mais très peu, si la soif te talonne;

Assez, pas trop: ainsi la sagesse l'ordonne.

D'une eau trop abondante en l'estomac noyé,

Ne va pas submerger l'aliment délayé.

Pour éteindre le feu de ta soif dévorante,

Ne bois pas à longs traits une eau froide et courante,

D'un peu d'eau fraîche humecte un gosier irrité.

Au tempérament buveur, inspirant la gaieté,

Dissolvant et cuisant tous mets, l'eau pluviale

Propice à la santé, ne craint pas la rivale.

La source, à l'est coulant, se boit avec plaisir;

Descend-elle du midi? réprime ton désir.

 

Des excréments, des vents et de l’urine.

 

Pissez six fois par jour, et dans le même temps

Rendez deux ou trois fois les plus gros excréments.

De péter en pissant ne faites pas mystère

C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire ;

Pratiquez-le sans honte, ou bien dans l'intestin,

Reste un gaz malfaisant rapporté du festin.

En grande pompe un roi traverse-t-il la ville?

Occupé de pisser, demeurez immobile.

Ta main, pressant ton ventre empêchera souvent

Qu'il ne s'y loge à l'aise et n'y séjourne un vent;

Aux replis d'intestin sa nuisible présence

D'un mal long et secret peut hâter la naissance.

 

Contre l'excès de boisson

 

Si pour avoir trop bu la nuit,

Vers le matin il t'en cuit,

Dès le matin, reprends la bouteille:

Le remède fera merveille.

 

 Jean de Milan - De l'École de Salerne  -  (fin XIème - début XIIème) - traduction en vers français par Charles Meaux-Saint-Marc.

 

 

05/03/2016

Ouiquinde érotique tout en jambes

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Le croisement des jambes


Ah ! dans mes jambes… ah ! dans mes jambes qui bandent
Comme l’étau d’un double phallus sous mon ventre
Dans mes jambes ta cuisse, ta cuisse en rut, entre
Mes jambes, entre mes jambes qui se bandent.
 
Ta cuisse a chaud… Tu me brûles. Ta cuisse tremble
Et jouit, je sens qu’elle jouit, ta… ta cuisse,
Qu’elle bande, je voudrais que, qu’elle jouisse
Et les miennes, et qu’elles déchargent ensemble.
 
Mes mains, sous ton genou par-derrière… oh ! serrantes
En levier ta cuisse dans mes fesses errantes
Comme des lèvres qui baisent, et qui masturbent
 
Ta rotule, et qui masturbent toute ta jambe
Et s’affolent, et se désespèrent de stupre
Sans pouvoir téter du sperme hors de ta jambe.

 

 

Photo X - Droits réservés

 

 

04/03/2016

Au bistro de la toile : voiture « auto-conduites » ; équipe de réfugiés au JO.

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- Oh ! Victor, t’as vu ça : au salon des-bouts-de-fer-qui-roulent de Genève, le nex plus ultra, parait que c’est la bagnole qui se conduit toute seule…

 

- Ah ! Mon pauvre Loulle. C’est toute une civilisation qui risque de sombrer. Avec ses échanges délicats entre conducteurs : « Tu bouges ton tas ferraille, eh ! Connard ! » « Je te pisse à la raie, sac-à-merde ! »

 

- Á moins que les têtes d’œufs mettent au point un logiciel d’engueulade entre voiture : « Pou-ssez vo-tre ca-lan-dre de là, vilai-ne voskswagen » « je suis pri-ori-taire, mi-nable ,peu-geot ». Ça dépayserait un peu moins les passagers.

 

- Ça va plus loin Loulle ! Si une bagnole auto-conduite fait une konnerie, roule trop vite, grille un stop, etc. est-ce qu’elle obtempèrera aux injonctions des flics ? « Stop ! Garez-vous là. Coupez le moteur. Papiers du véhicule… » Qui va être contraventionné ? Le proprio ? Et avec une voiture louée ? Sans compter que le responsable, disons le « chef de voiture » pourra toujours répondre au flic : « Eh ! Oh ! Monsieur l’agent, envoyez donc la contredanse à celui qui conduit, pas à moi ». Les contredanses arriveront donc dans la boite aux lettres de Monsieur Volkswagen, de Monsieur Peugeot, de Monsieur Toyota, responsables des logiciels de conduite ! Ceux-ci se retourneront contre les concepteurs des logiciels, etc. Un beau foutoir. Pareil pour les assurances en cas d’accident.

 

- Ouarf ! C’est vrai ça…

 

- Et ce n’est pas tout Loulle. Les terroristes vont se régaler : tu prends une telle voiture, volée bien sûr, bourrée d’explosifs, avec un faux conducteur mannequin pour donner le change, et tu la programmes pour que son GPS la conduise où tu auras décidé, et tu fais sauter ce que tu veux, sans « consommer » de kamikaze, denrée rare tout de même !

 

- Merde ! Pas réjouissant tout ça… Sans compter que le plaisir de conduire va passer à l’as. Les bagnoles vont toutes se suivre, à la même vitesse, cul contre cul. Chiant, très chiant ça.

 

- Et là, nos brillants ingénieurs auront réinventé…le train !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! C’est vrai. Allez, tè, j’ai une nouvelle réjouissante Victor. Il y aura une équipe de « réfugiés » au Jeux Olympiques de Rio. Sympa ça, non ?

 

- Bof. Quand on sait ce que sont les J.O. : une énorme pompe à fric régit par des mafieux, véhiculant des idées d’extrême-droite à l’image de leur « inventeur » le sinistre baron de Coubertin, admirateur d’Hitler et méprisant les Femmes, manipulant des « athlètes » plus bourrés de chimie qu’une fraise espagnole. Le C.I.O. est une multinationale au moins aussi douteuse que la Fifa pour le foutebal, bourrée de thunes, domicilié évidemment en Suisse.

 

- T’envoie le bouchon un peu loin, non ?

 

- Penses ce que tu voudras Loulle. Mais sache que les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés par les marchands de merde mondiaux appelés « sponsors ». Ils créent un système autarcique dans lequel s’impose, pour une durée déterminée, une loi d’exception, à l’image des mois antiterroristes.

Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où des robots humains programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ». Alors leur équipe de « réfugiés », ça pue la com. Une manière de redorer un peu leur image en se servant de la compassion pour les migrants… C’est de la com, Loulle, de la pube. Faut pas tomber dans le panneau.

 

- Mouais. Vu sous cet angle… Allez ! A la nôtre !

 

 

03/03/2016

LA VIANDE A LA MERDE !

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Depuis belle lurette, des vétérinaires, des bouchers et des agents de la DCCRF - l’ancienne Direction de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes qui se nomme désormais DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) - s’échangeaient l’information sous le manteau et conseillaient de ne pas donner de viande hallal aux enfants, qu’ils soient ou non musulmans. Le conseil valait notamment pour les parties avant des animaux et, surtout, les steaks hachés, qui ne contiennent souvent que des parties avant.

 

Pour le grand public, c’était motus et bouche cousue, quasiment un secret d’État ! Il était simplement fortement recommandé de manger les steaks hachés très bien cuits, ce qui sur le plan gustatif évoque plus le pâté de sciure que l’entrecôte de bœuf Angus, Kobé ou fin gras du Mézenc...

 

La viande hallal contient de la merde et, plus gravement, l’e-coli (*) qui prolifère dans le système digestif.

        

Sa présence, statistiquement inquiétante, découle directement de la technique utilisée pour l’abattage rituel. Parce que le bestiau, fou de terreur devant la mort qui s’approche, se chie dessus. Comme tout le monde quoi. Et cette merde tombe sur les parties avant. On lave bien sûr. Mais la merde, c’est malin, c’est opiniâtre, ça se glisse partout. Et il en reste.

 

Et pour ceux qui ne mangent pas hallal ?

        

C’est quasiment la même chose car, pour de sordides raisons économiques (pas d’étourdissement, ça fait des postes de dépenses en moins) de nombreux abattoirs tuent façon hallal d’innombrables bovins et ovins, ce qui entraîne pour eux une souffrance aussi effrayante qu’inutile et, pour les consommateurs, le risque de dégustation de matières fécales, dont les qualités organoleptiques restent à démontrer, ainsi que d’e-coli, dont la nocivité n’est plus à démontrer.

 

Le respect des normes sanitaires et la simple légalité sont fortement sollicitées en la « matière » tant les contrôles sont aléatoires.

 

Lorsque vous achetez du chocolat fantaisie, il suffit de chausser de bonnes lunettes pour apprendre que ce que vous allez manger « est susceptible de contenir des traces de noisette ou d’autres fruits à coque ».

        

Lorsque vous achetez de la viande, même équipé d’une grosse loupe, vous ne saurez jamais que ce que vous allez manger « est susceptible de contenir des traces de merde et quelques e-coli ».

        

Mais si vous faites très très bien cuire et surcuire votre steak haché, il n’y a pas de problème. C’est eux qui le disent !

 

Bon appétit, bonne santé et donnez du saucisson aux bébés, c’est moins dangereux.

 

         (*) E.coli (EHEC) Enterohaemorrhagic : bactérie susceptible de provoquer une maladie grave, guérissant spontanément dans la plupart des cas mais pouvant évoluer vers une forme mortelle, notamment chez les enfants et les vieillards. La charmante bestiole adore le fumier où elle peut survivre plusieurs mois.

 

 

Photo X – Droits réservés       

 

 

01/03/2016

Et les Arabes, qu’en pensent-ils des réfugiés ?

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Lucide, courageuse, pleine d’humour. Telle se présente la journaliste-écrivaine tunisienne Fawzia Zouari. Elle était invitée ce mardi 1er mars sur France Inter par Léa Salamé, caricature de ces journalistes de gôôôche lèche-barbouches. Celle-ci interrogeait l’écrivaine sur sa tribune de défense de Kamel Daoud, victime d’une « fatwa laïque » de la part de quelques « chercheurs » bobos parisiens ( voir ICI et LA )

 

Fawzia Zouari, comme Kamel Daoud, Abdelwahab Meddeb, Abdenour Bidar et tant d’autres intellectuels arabo-musulmans, fait entendre une voix autre que celles qui plaisent tant à nos « Abou » lèche-babouches qui sévissent à longueur de colonnes et de plateau télé et radio pour encenser leurs idoles islamistes. Ce sont eux qui ont inventé « l’islam modéré » (?) voire même « le salafisme modéré » (!). Eux qui ont lancé l’excommunication-fatwa « islamophobie » pour empêcher toute critique de l’islam et des musulmans. Ce sont eux qui ouvrent leurs colonnes aux pires prédicateurs islamistes. Eux qui bêlent de bien-pensance dégoulinante devant l’invasion des migrants.

 

Ils devraient, ces Jocrisse, ces Tartuffes, lire la rafraichissante chronique de Fawzia Zouari parue dans Jeune-Afrique sous le titre « Les réfugiés vus par les arabes ».

Jugez vous-même :

« Les médias occidentaux nous abreuvent de sondages d'opinion d'Européens de souche sur l'afflux de réfugiés sur leur sol. Ils oublient en revanche d'évoquer le point de vue des Arabo-Musulmans.

Pourtant il suffit de tendre un micro à « l’immigré de souche », de suivre le citoyen arabe sur une chaîne de télévision locale ou sur les réseaux sociaux pour découvrir des débats passionnés et des réactions oscillant entre l’indignation et l’humour. En voici un florilège.

Côté immigrés maghrébins, inquiétude et peur dominent. On croit dur comme fer au principe du « celui qui arrive le dernier ferme la porte à clef » : « Il faut se méfier de ces gens-là (les réfugiés moyen-orientaux). Ils vont nous poser des problèmes », geint « l’épicier arabe » des banlieues européennes. « Ma parole ! Ils prendront notre place et grignoteront sur nos droits. » Et, tout naturellement : « La France, par exemple, leur ouvre la porte alors que les Français eux-mêmes n’ont ni boulot ni logement ! »

Côté citoyens arabes, c’est un concert d’indignations contre les gens du Golfe : « Vous vous dites les gardiens de la foi et invoquez l’hospitalité comme principe de l’islam mais ce sont les chrétiens qui accueillent vos frères, les habillent, leur font de la place. Les musulmans, ce sont eux et pas vous ! » L’Europe n’est pas épargnée pour autant. Il y a ceux qui pensent qu’elle ne fait que récolter ce qu’elle a semé – « Les guerres du Golfe, les Printemps arabes, c’est elle. Et c’est normal qu’elle subisse aujourd’hui Daesh ou les réfugiés. »

Il y a aussi les adeptes de la théorie du complot : « Tout a été étudié et voulu : l’Occident provoque sciemment le chaos dans les pays arabes pour les appauvrir. Il a fomenté les récentes révolutions dans le but de détourner leur attention d’Israël. Il se réjouit de la ruine de leurs économies puisqu’il lui reviendra de les reconstruire. Il a provoqué l’exode pour vider la Syrie de ses habitants et en faire un État califal. »

Le journaliste Rachid Ali, animateur vedette de l’émission Questions audacieuses sur Al-Hayat, s’amuse pour sa part à pointer les contradictions des musulmans eux-mêmes : « Pourquoi les réfugiés syriens ne se dirigent-ils pas vers les pays musulmans les plus proches d’eux ? Pourquoi préfèrent-ils mourir en mer en tentant d’atteindre les rives des pays que leurs imams et prédicateurs religieux condamnent et déconseillent de fréquenter ? Pourquoi vont-ils dans cette Allemagne gérée par une femme mécréante ? »

Enfin, les propos, entre humour et mépris, tel que cet appel lancé par un internaute à l’adresse des candidats à l’exil : « Je vous avertis : vous allez devoir respecter les lois, ne pas jeter vos paquets de cigarettes par terre, ne pas fumer dans les lieux publics, informer la police de tout délit, fût-ce le vol d’un chat, attacher votre ceinture de sécurité, asseoir votre enfant à l’arrière de la voiture et faire sagement la queue même sur des kilomètres. Mais je pense que si vous aviez été capables de respecter toutes ces règles, vous n’auriez pas ouvert la porte aux marchands de religion ni livré vos pays aux mercenaires ! »

Voilà. J’aurai fait mon boulot en relayant le ressenti d’une partie de l’opinion arabe. L’autre partie, vous la connaissez, elle s’exprime par la voix des officiels et des militants de tout poil. »

Savoureux, non ? Merci Madame Zaouri

 

Photo X - Droits réservés

27/02/2016

Ouiquinde érotique: Huong, fleur de rizière

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Pipothé

 

J'ai connu, quelque part près de la baie d'Ha Long

 Une fleur des rizières qui s'appelait Huong.

 Visage de poupée sur un corps de princesse

 Elle savait jouer de la bouche et des fesses.

 

J'ai vécu auprès d'elle, heureux et envoûté

Par sa spécialité: la fellation au thé.

Huong me préparait, avec mille manières,

Du thé vert au gingembre, une pleine théière.

 

Tandis que je buvais la boisson parfumée,

Ses petits doigts agiles sur ma verge allumée

Préparaient mon phallus avec mille caresses,

Mettaient mon corps en feu et mon cœur en liesse.

 

 Huong prenait alors une gorgée de thé

 Qu'elle tournait en bouche pour en faire chuter

 Doucement la chaleur au degré idéal

 Pour les tendres muqueuses de mon engin de mâle.

 

Huong mettait mon gland dans sa petite bouche.

 Quel bonheur délicieux ! Je geignais sur ma couche.

 Une chaleur torride, proche de la brûlure,

 Envahissait mon sexe d'un volcan de luxure.

 

 Le liquide brûlant tourne autour de mon gland

 La languette de Huong lui donne mouvement,

 Elle aspire, elle pompe, elle masse, elle suce,

 Tandis qu'un de ses doigts vient me forcer l'anus,

 

Par des spasmes de joie, ma queue jouit longtemps,

Dans la bouche de Huong, douce fleur de printemps.

Elle m'embrasse alors, partageant les saveurs,

Du foutre et du thé chaud, du plaisir, du bonheur.

 

 

VictorAyoli

 

 

Photo X – Droits réservés

 

 

26/02/2016

Salon de l’agriculture. Chichi en rêve, « les autres » en tremblent !

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- Maman, où sont mes bottes ?

- Pour quoi faire mon ami ? Nous ne sommes pas en Corrèze

- Crénom de dieu la mère, c’est le salon de l’agriculture non ? Faut bien que quelqu’un fasse bonne figure chez les paysans, non ? Le Foll ne bande que d’une, quant à François… il me fait douter de lui. Pourtant c’était un bon élève ! Un vrai Corrézien ! Levant le coude comme un sapeur, ingurgitant du pâté aux cèpes, des caillettes aux herbes, du sauciflard ardéchois, des accras antillais. Même les tripes à la provençale, souples, onctueuses et délicieusement piquantes sur la langue ! Buvant des canons, faisant des promesses - ça mange pas d’pain ! – embrassant les gosses, se faisant photographier avec les belles bouseuses ! Tâtant le cul des vaches comme un vrai élu de la Corrèze qu’il a été comme moi ! Mon fils spirituel maman, je vous dis ! Mon fils ! Mais cette année, avec le bordel qu’il y a chez les péquenots, il risque l’entartage à la bouse de Salers, mon Françounet…

- Jacques, vous déparlez. Vous me faites honte. Vous n’avez pas l’intention de vous commettre cette année encore dans cette foire à la bouse ? Dans votre état… Vous voulez que tous les journalistes, toutes les télés montrent votre état ?

- Ah ! Ah ! Ah ! Qu’est-ce qu’il a mon état la mère ? Tenez, tâtez : je bande comme un jeune séminariste, je me trimballe un démonte-pneu de camionneur ! Ça vous étonne maman ? C’est parce que je pense à toutes ces croupes lisses, soyeuses, crémeuses, souples sous la main, à ces mamelles gonflées, si émouvantes ! Les vaches, mamans ! Les vaches et leurs cornes altières et redoutables ! Toute ma jeunesse, toute ma vie… Sans vouloir vous offenser ma chère, ça me change de vos noix tristounettes de fin de série.

- Oh ! Goujat ! Malotru ! Pour ce qui est des cornes, j’en sais quelque chose… Vous n’êtes qu’un vil cul-terreux, un homme du commun. Je retrouve bien là vos ascendances douteuses de radical-socialiste de province.

- Cause toujours la mère ! Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ! Ah ! Maman, je rêve de m’empiffrer en bonne compagnie ! Du foie gras de Gascogne, des tripes normandes, du cassoulet bien gras et onctueux, et ces superbes et si subtils pieds et paquets à la marseillaise ! Huummm ! Tout le monde me connaît, tout le monde m’attend ! Je n’ai que des amis là-bas moi ! Pas comme les autres…

- Mais votre régime Jacques ? Vos docteurs ne veulent pas que vous alliez encore vous goinfrer.

- Au diable le régime ! Au diable les toubibs ! Au point où j’en suis… Laissez-moi jouir encore un peu, vous et tous les pisse-froid, tous les peine-à-jouir qui m’étouffent sous votre direction « affectueuse ». Huummm ! Le fumé subtil d’un Haut-médoc, la fragrance d’un Pommard, la puissance d’un Gigondas, la suavité d’un Sylvaner. Et puis une bonne bibine pour faire passer le tout !

- Et votre cholestérol Jacques ? Qu’en faites-vous ?

- Cholestérol mon cul ! Ch’uis pas un buveur de coca ou de flotte moi ma chère ! Pas comme les autres.

- Jacques ! Enfin, un peu de retenue…

- Quand je pense que ces cons croient que j’ai… comment disent-ils déjà ? Ah oui ! L’Alzei…Merde, j’ai oublié…

- Vous n’irez pas Jacques ! Je vous l’interdis !

- … « C’est la cuiiiite finaaaale… Saoulons-nous car demain… Les eaux minéraaaales remplaceront le viiiin ! »

 

 Illustration X - Droits réservés

23/02/2016

Industrie nucléaire : la saga d’un fiasco.

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Heu-reux ! Heureux parce que ma facture d’électricité a baissé de façon drastique. Pas parce que le prix a baissé, non, mais parce que je ne sacrifie plus à cette aberration prônée pendant des décennies par EDF : se chauffer à l’électricité. Je suis un bon élève de la « transition énergétique » : je chauffe à l’aide d’un poêle à granulés de bois ! Chaleur douce et régulée, belle flamme, on jette les cendres une fois par saison de chauffe, et en plus chauffage totalement écololo : il ne rejette dans l’atmosphère que le gaz carbonique que les arbres lui ont pris !

 

Ben ouais, Victor. Mais ça n’arrange pas les affaires d’EDF un comportement pareil… EDF, c’est l’électricité avant tout nucléaire. Moderne ça Coco ! Pas comme tes bouts de bois transformés en granulés genre « totaliment ». Et ce n’est pas bon pour les comptes d’EDF, donc pour les bénefs des actionnaires c’est-à-dire monsieur L’État à plus de 84 % ! La valeur de l’action de ce qui fut l’un des plus beaux fleurons de l’industrie française s’enfonce dans un gouffre : elle a été divisée par 8,5 en moins de dix ans… Et ce n’est pas fini.

 

L’industrie nucléaire est une industrie du passé, du siècle dernier. Son avenir est derrière elle depuis longtemps déjà. Mais EDF, appuyé sur le puissant lobby nucléaire, n’a rien compris. Au niveau mondial, la production d’électricité nucléaire ralentit depuis l’orée de ce siècle. Les nouvelles centrales mises en service ne le sont qu’en remplacement des unités arrêtées pour obsolescence. Et la catastrophe de Fukushima n’a pas arrangé les choses, notamment au Japon et en Allemagne qui ont arrêté les frais (et les risques). Par contre l’électricité d’origine renouvelable est en expansion rapide partout dans le monde. Sauf en France. On a tout faux…

 

Tout faux parce que la consommation d’électricité n’augmente plus tant au niveau français qu’européen.

 

Tout faux parce que la loi de transition énergétique ambitionne de diviser par deux la consommation d’énergie d’ici 2050, et que l’énergie « électricité » ne restera évidemment pas à l’écart de cette baisse drastique.

 

Tout faux surtout pour les dirigeants d’EDF – en tête desquels Henri Proglio, son ancien président – qui prédisait une augmentation de la consommation électrique de 40 à 50 % d’ici 2025 ! Et donc que le passage figurant dans la loi de l’électricité nucléaire de 75 à 50 % n’entrainerait pas de fermeture de centrales nucléaire. Bonjour la compétence !

 

Tout faux parce qu’aucun pays européen ne programme d’augmenter son nombre de centrales nucléaires. L’Allemagne a arrêté les frais, la Grande-Bretagne se contente de remplacer ses trop vieilles centrales par deux EPR, et même la France limite son parc à son potentiel actuel.

 

Tout faux parce que la France est à la traine concernant les énergies électriques renouvelables telles l’éolien, le photovoltaïque, la biomasse, etc.

 

Et, cerise sur le gâteau nucléaire, la chute des prix du pétrole n’arrange pas les affaires des nucléocrates.

 

L’aveuglement tant des dirigeants d’EDF que d’AREVA – autre fleuron en faillite par l’impéritie de des dirigeants – et des gouvernements successifs, quel que soit leur bord politique est flagrant et reflète l’influence néfaste du lobby pro nucléaire à l’œuvre depuis des décennies. Leur crédo : la consommation d’électricité va augmenter, il faut donc anticiper cette augmentation; le marché mondial ouvre un bel avenir à la technique nucléaire française qui est la première du monde  Mouais…

 

Et ce fut donc l’aventure des EPR. Areva en vend un clé en mains à la Finlande et un autre à EDF à Flamanville. Fiasco sur toute la ligne. Ces deux prototypes multiplient les déboires techniques, les retards. Leur prix est multiplié par 4 et leur mise en ouvre sans cesse retardée. Aucun des deux ne fonctionne actuellement. Fonctionneront-ils d’ailleurs un jour ? Idem pour deux EPR construits en Chine. Quant à ceux soi-disant vendus aux Anglais, on en reparlera… Bref, un sacré bide !

 

Le pognon jeté dans l’EPR manque ailleurs, en notamment dans la maintenance du parc de centrales existantes, au risque de catastrophes incommensurables. La vétusté des installations fait que la disponibilité du parc est en baisse constante, d’autant plus que Fukushima est passé par là et que l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) impose à l’opérateur des mesures de mise aux nouvelles normes. C’est ce qu’ils appellent le « grand carénage », opération de rénovation dont la facture oscille de 55 milliards (selon les « organisateurs », EDF) à 100 milliards (selon « la police », la Cour des comptes). Ceci dans le but hypothétique de prolonger l’utilisation des centrales de 10 ans supplémentaires. Hypothétique parce que ces travaux excluent les éléments essentiels : la cuve et l’enceinte de confinement qui ne sont en aucune manière remplaçables. Bonjour les risques…

 

Et combien coûtera le démantèlement des centrales ? Démantèlement que les techniciens nucléaire sont incapables de mener à bien (voir Brénilis).

 

Enfin, quid du stockage des déchets, le site d’enfouissement de Bure étant loin d’être opérationnel ?

 

 

 Illustration X - Droits réservés

21/02/2016

Ouiquinde gastronomique d'hiver: la daube du tueur

 

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J'ai un ami tueur, c'est vrai, je le confesse ...

Un homme plein d’humour, de rugueuse tendresse,

Apte à faire passer de la vie au trépas,

Qui n'officie jamais aux heures des repas.

Honnête travailleur, fier de son savoir-faire,

Il tue au quotidien. Tuer, c'est son affaire.

C'est au couteau qu'il tue les jours de la semaine.

Le dimanche, au fusil, mais sans aucune haine.

Mon ami Angelo, tueur aux abattoirs,

Fin chasseur, est aussi un cuistot de devoir.

Pourvoyeur naturel de produits de mangeaille,

Sa cour est composée de docteurs es-ripaille.

Son cabanon, perché au bord d'une falaise

Domine, au levant, la terre avignonnaise.

De doctes assemblées de gens de haulte graisse

En ont fait un haut-lieu consacré à l'ivresse,

Au pantagruélisme, au culte des bougresses,

Aux goinfreries sacrées, aux ventrées d'allégresse,

Aux gaillardes chansons, aux grands éclats de rire,

Aux joutes oratoires, aux poètes, au bien-dire.

Il faut voir Angelo haranguant ses ouailles.

La panse rebondie, la moustache en bataille,

Etranglant un goulot, le touille-sauce en main.

Annonçant le menu, tel un tribun romain

Gras double, pieds-paquets, civet de marcassin,

Grives, tourdres, bécasses ont hanté ce lieu saint.

Mais la spécialité d'Angelo le tueur

Parangon de parfums, chef d'œuvre de saveurs,

Ce plat de paysans, velours de l'estomac,

Les experts sont d'accord: c'est sa daube au Lirac.

- Qu'a-t-elle donc, Victor, la daube d'Angelo

Pour que tu en parles avec des trémolos !

- Classique si ce n'est la qualité du vin,

Peut-être bien, aussi, un certain tour de main.

Choisis bien tes morceaux: paleron, plat de côtes,

Gallinette, jarret et un bout de culotte.

Coupés grossièrement en tronçons bien épais,

Dans un profond faitout tu les mets à tremper

Au moins toute une nuit dans du vin de Lirac,

Avec sel, poivre, thym, oignons jetés en vrac,

Mets aussi un dégou de cette huile d'olive

Qui sublime les goûts, parfume et enjolive.

Sors et sèche ta viande le lendemain matin,

Passe ta marinade et jette oignons et thym.

Dans du lard de cochon fondu fais revenir

Deux cèbes du Vigan, mais ne fais pas roussir.

Tu rajoutes ta viande et tu la fais suer

Doucement, à feu doux, sans trop la remuer.

Mets un bouquet garni, sarriette et romarin,

Sale légèrement, poivre avec ton moulin,

Pendant ce temps tu chauffes ta marinade à part.

Attention ! Du Lirac, pas du mauvais pinard !

Là, petit, il te faut être un peu dégourdi :

Rajoute louche à louche ton liquide tiédi

Puis fais cuire à feu doux deux heures pour le moins.

Sors du feu et réserve jusques au lendemain.

En se refroidissant, ton bœuf va se confire,

Et pour le réchauffer, deux heures vont suffire,

Mais sur un feu très doux, sous la chaude caresse

De cendres sous lesquelles couve l'ardente braise.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe ct la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la marinade: - 2 kilos de bœuf (culotte, jarret, galinette, paleron), - 3 oignons coupés grossièrement, - 1 grosse touffe de thym, - 1 poignée de gros sel de Camargue, - poivre noir du moulin en abondance. – 1 verre d'huile d’olive, - 2 bouteilles de Lirac rouge.

Pour le plat: - 1 hecto de lard de cochon. – 2 cèbcs du Vigan (à défaut de Lézignan ou d'ailleurs, mais douces), - bouquet garni riche (thym, laurier, sarriette, romarin, persil plat), - sel, - poivre, - marinade purgée de ses légumes et tiédie.

 

Les vins conseillés:

Rien en dessous de 14° ! Mais le choix reste large. En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairanne, Châteauneuf-de-Gadagne, Saint-Gervais, Vinsobres, Saint-Maurice-sur-­Aigues, Visan, Rochegude.

En vins du Languedoc et du Roussillon : Saint-Chinian, Fitou, Collioure.

En vins de Provence : Bandol. Pierrefeu, Tourves, Brignolles, Saint-­Zacharie, Les Arcs. Et, bien sûr, tous les bons vins d’ailleurs !

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

20/02/2016

Ouiquinde érotique piquant

 

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Un, deux, trois, soleil lune ! 


La puce

Au dortoir
Sur le soir
La sœur Luce
En chemise et sans mouchoir,
Cherchait du blanc au noir
A surprendre une puce.

A tâton
Du téton
A la cuisse
L'animal ne fait qu'un saut
Ensuite un peu plus haut,
Se glisse
Dans la petite ouverture,
Croyant sa retraite sûre.

De pincer
Sans danger
Il se flatte.
Luce, pour se soulager,
Y porte un doigt léger
Et gratte.

En ce lieu
Par ce jeu
Tout s'humecte.
A force de chatouiller,
Venant à se mouiller,
Elle noya l'insecte.

Mais enfin,
Ce lutin,
Qui rend l'âme,
Veut faire un dernier effort.
Luce grattant plus fort
Se pâme !

Alexis Piron

 

 

Photo X - Droits réservés 

17/02/2016

Au bistro de la toile : mani pulite, primaire à gauche, plus grand verre du monde

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- Oh ! Victor. T'as vu : les petits juges, ils n'ont pas peur des puissants ! Et voilà que je te fout en examen Microlax 1er, et voici que je te perquisitionne chez le Borgne ! Ils nous font la mani pulite à la française ou quoi ?

 

- Si ça pouvait être vrai Loulle. Si ça pouvait être vrai... « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime, et la loi qui affranchit » qu'il a dit le citoyen Lacordaire. Et étant curé, il en connaissait un bout sur l'écrasement des faibles par les forts... Ah ! Sarko « mis en examen », c'est-à-dire inculpé, c'est tout de même assez jouissif. Ce gougnafier s'est toujours cru tout permis. Et voilà que quelques magistrats sourcilleux le remettent à sa place : celle d'un délinquant. Accusé de « financement illégal de campagne ». Un dépassement de presque le double du montant permis (22 millions). Et s'il avait été élu en 2012 ? Grâce à une campagne truquée, illégale ? Voilà qui lui file un sacré coup de tatanes dans les miches au « Revenant ». Encore que... Il y a bien des électeurs qui votent et revotent pour les Balka. Alors...

 

Quant au Borgne, la perquise devient une habitude chez lui. Ses bureaux ont été visités par les flics et les juges deux fois en novembre dernier, et cette semaine encore. Cette fois, les poux qu'on lui cherche dans la tignasse concernent une vingtaine d'assistants parlementaires du FN qui seraient payés par l'Assemblée de Strasbourg mais consacreraient plus de temps au parti qu'à l'Europe... Voilà qui s'ajoute à des histoires pas claires de déclaration de patrimoine truqué, et aussi de bisbilles familiales avec sa chère fifille. Ça fait du boulot pou ses avocats !

 

- Autre chose. Cette primaire. Á gauche je veux dire. Elle aura lieu ou pas ?

 

- Qui lo sa ? François... Ben, son entourage n'en veut pas .« Pensez donc. Vous voyez le Président débattre avec Larouturou sur i-Télé ou sur RMC ? » Pourtant d'autres, parmi les grenouillards de son entourage pensent qu'il devra bien se résoudre à « y aller ». Á condition que, s'il remporte la primaire, tous se rallient à sa candidature. Parce que, à la différence de Valls, François est convaincu que, sans les voix des frondeurs et des communistes, il est sûr de perdre... Une seule candidature de plus à gauche et c'est foutu pour lui. Méluche, lui, a déjà tranché : il ira à la présidentielle tout seul... Pathétique. Le combat de trop ? Possible. Taubira ? Elle pourrait être celle qui les mets tous d'accord. Mais elle a dit qu'elle n'irait pas à la primaire... Sans elle, pas de « Podemos » à la française. Pas d'espoir pour le « peuple de gauche ». Mais les espoirs du « peuple de gauche », manifestement, ils s'en branlent tous et toutes. Seules comptent leurs petites carrières. Porco Dio !

 

- Tè ! Pour changer, j'ai une bonne nouvelle, Victor.

 

- Allez, accouche, mastroquet de mon cœur.

 

- Ben voilà: Les Chinois vont mettre en place le plus grand télescope du monde. Il fera 500 mètres de diamètre. Près du double du champion actuel, le télescope d'Arecibo, à Porto-Rico qui n'en fait que 300. Un télescope, c'est essentiellement un miroir concave, c'est-à-dire légèrement creux. Un verre quoi ! Et alors, écoute-moi bien Victor : D'après un scientifique cité par le canard britiche The Gardian, « s'il était rempli de vin, chacun des sept milliards d'habitants de la planète pourrait s'en servir cinq bouteilles ! »

 

- Ben effectivement, voilà une nouvelle réconfortante ! Allez, j'ai le clapoir qui grippe : mets ma tournée !

 

- Mes verres sont moins volumineux que celui des Chinois, mais je les remplis sans faux-col de bon rouge bien de chez nous ! Á la nôtre !



16/02/2016

BREXIT. Les Anglais vont-ils libérer une nouvelle fois l'Europe ?

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Il termine sa tournée des popotes, Cameron. Pour chercher quoi ? Que les autres Européens baissent le calbar, comme ils l'ont fait devant la Thatcher ? Est-il en mesure d'imposer quoi que ce soit ? Il s'est piégé tout seul avec sa promesse de référendum. S'il a fait cette tournée des popotes, c'est sur injonction des banksters de la City qui tremblent de perdre de leur capacité de nuisance si le Royaume-Unie sort de l'Union Européenne. Mais pour l'U.E., ce serait une bénédiction ! Un soulagement ! Les Anglais vont-ils libérer une nouvelle fois l'Europe ? On en rêve...

 

Faisons un petit retour en arrière. Á l'époque de la création du Marché Commun, la Grande-Bretagne a tout fait pour le contrer, notamment en créant parallèlement une « zone de libre- échange » avec quelques pays de l'Europe du Nord. Mais les milieux d'affaires britanniques, assistant impuissant au rapide développement économique du Marché Commun sans en profiter ont poussé les politiques à demander leur adhésion.

 

De Gaulle – qui les connaissait bien - s'est en son temps farouchement opposé à leur entrée, en 1963 puis en 1967. Pour des raisons stratégiques : il avait compris que la Grande-Bretagne serait le cheval de Troie des États-Unis. Ce en quoi, là encore, sa vision était pertinente. Mais Rothschild-Pompidou, à la solde la City de Londres, leur ouvrit les portes et, après deux ans de négociations, la Grande-Bretagne adhéra à l'Europe en 1972, amenant dans ses bagages l'Irlande et le Danemark.

 

La Grande-Bretagne s'est tout de suite opposé à la seule réalisation européenne tangible, la politique agricole commune. Et le bordel européen a commencé...

 

Souvenons-nous, en 1979, de Margaret Thatcher réclamant, telle une virago : « I want my money back ! » Et obtenant un chèque annuel de restitution de tout ce que la Grande-Bretagne verse au budget de l'Europe. Et ça dure toujours !!! De même, Thatcher s'opposa aux tentatives de Jacques Delors d'avancer vers une certaine fédéralisation, vers une Europe intégrée d’États-Nations.

 

Souvenons-nous de Leon Brittan, nommé en 1989 commissaire européen à la très sainte « Concurrence ». Ultralibéral assumé, cette brute a tout fait pour donner le pouvoir aux multinationales étasuniennes et européennes. Il est à la source d'un lobby international regroupant les multinationales, le TABD (dialogue économique transatlantique), l'ancêtre de TAFTA.

 

Souvenons-nous de John Major qui, en 1990, proclamait que « le succès économique de la Grande-Bretagne dépend de ses coûts sociaux bas, pas de chapitre social et pas de salaire minimum ». Refusant l'application d'une des rares directives sociales de la Commission européenne, concernant une limitation du temps de travail à 48 heures et 3 semaines de congés payés, il fusilla toute tentative d'Europe sociale.

 

Souvenons-nous aussi de Tony Blair, le caniche de Washington, fidèle soutien de Bush dans son invasion de l'Irak et donc, à ce titre, coresponsable du foutoir actuel au Moyen-Orient. Il aurait sa place comme accusé devant le tribunal de La Haye, tout comme Sarkozy, Obama et évidemment tous les Bush...

 

Et n'oublions pas Cameron qui nous refile son problème de migrants en roulant dans la farine Chirac et Sarkozy avec les accords du Touquet mettant la frontière britannique...à Calais!

 

C'est une constante de la politique extérieure britannique, lorsqu'elle met le pied dans une organisation, la Grande-Bretagne n'a qu'une chose en tête : la dominer et la façonner selon ses seuls intérêts ou sinon la faire capoter. Le premier terme de l'alternative n'étant pas réalisable, il fallait donc couler l'Europe, la faire échouer en tant que puissance politique, diplomatique, militaire. Ceci évidemment en étroite concertation avec les États-Unis.

 

Comment ? D'abord en poussant à un élargissement sans frein, et le plus rapidement possible. Et ça a été l'intégration catastrophique de tous les pays de l'Est... 28 États dans une organisation où les décisions se prennent à l'unanimité ! Un « machin » rigoureusement ingouvernable, donc paralysé. C'est ce qui se passe actuellement.

 

Ensuite freiner, par tous les moyens, toute avancée vers une plus grande intégration fédéraliste. Puis influer pour ouvrir cette Europe passoire à tous les vents d'une « mondialisation » façonnée par et pour les États-Unis (et leur cheval de Troie britannique).

 

Puis vint Maastricht et la création de l'Euro. Ce sont les Britanniques qui ont lutté farouchement, et avec succès, pour que la fiscalité et le social soient exclus des lois communes européennes. C'est donc à eux que l'on doit la concurrence sauvage entre pays vers le moins-disant fiscal et social. C'est à cause d'eux que des pays sans scrupules comme le Luxembourg et les Pays-Bas ont mis au point des mécanismes exploitant cette faille et livrent l'Europe aux appétits sans frein des multinationales. C'est à cause d'eux que celles-ci ne paient pas d'impôts.

 

Quant à l'euro, non seulement ils n'y sont pas entré, mais ils en profitent outrageusement grâce à la puissance financière de leurs nid de banksters qu'est la City...

 

Alors si nos « amis » britanniques veulent sortir de l'Europe, disons leur « Cassez-vous » ! Mais ne rêvons pas... Hélas. Ils savent très bien que sans l'Europe, ils ne sont plus grande chose. Et que leur partenariat privilégié avec les États-Unis bas singulièrement de l'aile, ceux-ci se tournant vers le gros gâteau asiatique, tout en faisant en sorte, sournoisement, de créer la zizanie entre l'Europe Unie et la Russie...

 

Et qu'est-ce qu'il va dire François à la prochaine réunion européenne ? Qui lo sa...



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