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18/12/2015

« Homo sapiens » ou « homo demens » ?

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Il en est fier Fafa, autant que François. N’ont-ils pas « sauvé la terre » par leur pugnacité lors de COP 21 ? Il serait temps. Mais peut-on vraiment y croire ? Bof… Les promesses rendent les enfants joyeux et rassurent les bons con-sommateurs.

 

« On va la refroidir la terre, mais si, mais si. En attendant, mangez de la merde, respirez l’air pourri et fermez vos gueules : on pense pour vous. »

 

Pourtant « ils » gueulent encore un peu. Marrant tous ces cris d’orfraie (au fait vous avez souvent entendu crier une orfraie, sorte de balbuzard ? Moi non plus…) autour des bidoches pourries que le bizenesse agroalimentaire nous enfourne dans le clapoir ! Tout aussi cyniquement marrant la « découverte » que les ouvriers, les voisins de parcelles agricoles et viticoles bourrées de pesticides chopent toutes les saloperies possibles, du cancer du foie, du pancréas à la parkinson ! Désopilant la fonte des glaciers, le saccage des forêts, la mise à mort de la biodiversité, les maladies environnementales et génétiques, la perte de fécondité (tant mieux !), les palanquées de maladies nouvelles et concoctées de toutes pièces, les cent mille molécules chimiques lâchées dans les sols, les eaux et les airs, les pesticides et biocides dans la rosée matinale et dans nos urines, les milliards de terriens souffrant chaque année les méfaits de la pollution, le recul des terres fertiles, les catastrophes « naturelles » de plus en plus nombreuses et meurtrières, et bientôt les hordes de réfugiés de l’environnement...

 

Et alors ? On découvre quoi ? Que ce poulet pelé qui se nomme – prétentiard et m’as-tu-vu – « homme sage sage » (homo sapiens sapiens) est LA calamité de la planète Terre. Il est gonflé le poulet pelé ! Ses « performances » sont particulièrement brillantes : hécatombes, holocaustes, exterminations, pogroms, génocides, guerres, invasions conquêtes à travers les siècles, puis déforestation, productivisme agricole, agro terrorisme, mort biologique des sols, désertification, sixième crise d'extinction massive d’espèces pour causes anthropiques, pollutions, réchauffement du climat, fonte des glaces, montée des océans, tarissement accéléré de toutes les ressources non-renouvelables, une planète bleue désormais en déliquescence... Cet incommensurable cortège de « réussites » est à porter à notre crédit. Et on en est fier en plus !

 

Exterminateur et invasif, Homo sapiens est la seule espèce de grande taille à avoir investi selon une croissance infernale la quasi-totalité des niches écologiques des autres espèces comme dit l’essayiste décapant Michel Tarrier. Nous sommes ainsi les auteurs du plus effroyable laminoir de biodiversité que l’on pouvait imaginer. Nous souffrons d’une incurable cécité écologique doublée d’un besoin maniaco-dépressif d’asservir, de dominer, régner, contrôler, ordonner, gérer, intervenir, décider, nous ne sommes bons qu’à saccager, détruire, modifier, altérer, uniformiser, aligner, nettoyer, vider, couper, tailler, tondre, scalper, raser, décapiter, brûler. Bref FAIRE CHIER ! Le plus souvent sans comprendre, sans donner, sans admirer et même sans regretter. Guerres et discriminations envers et contre tout, contre soi, contre l’homme, surtout contre « l’autre » et « le différent », contre les espèces non rentables, en un mot... contre la Nature. Sexisme contre l’autre sexe, racisme contre les autres races, spécisme contre les autres espèces, pillage du vivant réduit à la notion étroitement utilitaire de ressources, saccage des paysages défigurés en autant de formes géométriques écostériles. Avec un dépassement de 30% de la biocapacité planétaire, notre humanité s’est octroyé un crédit écologique qui est une fatale fuite en avant. Où est la sagesse ? Notre politique est bien celle de la terre brûlée. Ne rien laisser derrière soi qui puisse profiter à l’ennemi est une stratégie de guerre…totale. Mais quel est donc cet ennemi si exécré, sinon nous ?!!

 

Homo sapiens doit donc sa longue et envahissante existence à sa domination, jusqu'à extinction finale, sur son frère néandertalien. Oui, tonton Neandertal, celui que l’on présente comme une sombre brute, et qui a été littéralement bouffé par son cousin Cro-Magnon parce qu’il était gentil, altruiste, pacifique ! Depuis, sapiens demens, espèce mégalomane, a construit toute sa prééminence sur l'éviction ou la maîtrise des autres espèces. Pas étonnant que le monothéisme ait été plus tard son choix spirituel : « Tu seras la terreur du Vivant » ! Il le fut, il l'est, mais plus pour très longtemps. Car ce qui est pris n'est plus à prendre.

 

Comme dit l’ami Yves Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

 

 

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17/12/2015

Au bistro de la toile : affaire de gros sous !

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- Oh, Loulle ! Tes collègues gargotiers vont tirer la gueule je crois.

 

- Pourquoi Victor ?

 

- Parce que la Cour des Comptes remet grave les pendules à l'heure concernant la baisse de la TVA concédée aux restaurateurs, passée de 19,6 à 5,5 % sous l'ère Sarko, ceci évidemment « pour soutenir l'emploi » dans un secteur gourmand de main d’œuvre. En échange, les professionnels s’étaient engagés à répercuter la baisse de TVA sur au moins sept produits, ce qui devait profiter aux consommateurs et à créer 40.000 emplois supplémentaires sur deux ans.

 

- Et alors ? Ce n'est pas le cas ?

 

- Ben, il semble bien que non ! Et que c'est même un fiasco assez scandaleux. Cette baisse ressemble à une baise. Du con-sommateur comme du con-tribuable ! Elle a surtout permis « d'améliorer la marge des entreprises du secteur », qu'ils disent les comptables de la Cour. Et à quel prix ! Cette mesure a coûté chaque année en moyenne 2,6 milliards d’euros à l’État, bien que ce taux intermédiaire ait été relevé deux fois depuis (à 7 % en 2012 puis 10 % en 2014). Et elle n’a pas eu l’effet escompté sur l’emploi. Selon les études, cette mesure aurait permis de créer de 6.000 à 9.000 emplois supplémentaires par an entre 2009 et 2012 par rapport à la tendance naturelle. Résultat, le coût par emploi créé est estimé entre 175.000 et 262.000 euros ! A rapprocher du coût, toutes charges comprises, d'un salarié au Smic, qui tourne autour de 30.000 euros par an ! Six à huit fois plus...

 

- Bonjour l'efficacité. C'est du Sarko pur jus. Note que Hollande n'a pas abrogé cette mesure... Les me(r)dias restent singulièrement discrets à ce sujet.

 

- Bof ! Sarko, Hollande, c'est « bonnet blanc et blanc bonnet ». Tè ! Il y a une autre histoire de sous, un peu plus médiatisée : c'est celle de l'abandon des « parachutes dorés » par PSA, c’est-à-dire Peugeot-Citroen. L'entreprise devrait ainsi économiser 34 millions dès cette année, et ce pognon sera distribué aux salariés à travers les primes de participation ou d’intéressement. Soit environ 450 euros par salarié. Rappelons tout de même que les salaires sont gelés depuis pas mal de temps.

 

- En voilà une nouvelle qu'elle est bonne !

 

- En effet. Et c'est assez rare pour qu'on le souligne. « Le nouveau dispositif sera plus transparent, moins coûteux et plus directement lié à la performance économique de l'entreprise » qu'il dit Louis Gallois, le président du directoire de PSA. Et les syndicats applaudissent. Difficile de ne pas approuver. Mais qu'est-ce que ça cache ? Dans ces grosses entreprises, on n'est pas habitué à l'altruisme et à la recherche de la justice dans les rapports avec les salariés...

 

- Ah ! Il y a un loup ?

 

- Eh bien, la taxe sur le montant de ces pensions haut de gamme, payée par l'employeur, est passé, grâce aux sénateurs, de 12 à 24 %.. Ainsi pour 100 euros de retraite complémentaire (net de taxes et d'impôts) payés à un ancien cadre supérieur, l'entreprise doit maintenant s'acquitter de 316 euros, contre 285 avant la taxe sénatoriale, alors que 100 euros de salaire lui en coûteraient "seulement" 256 ! Payer une rente devient ainsi très coûteux pour l'entreprise. C'est plus cher qu'un salaire...

 

- Je me disais aussi... Allez, à la nôtre.

 

16/12/2015

AUX CHIOTTES « STARWAR » !

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Assez ! Basta ! Ras les aliboffis de leurs amérikonneries, de leur « starehouare ». Non mais, ils ont touché la comptée les programmateurs des radios, des télés, les rédac-chefs des canards laquais ? Depuis quelques jours TOUS nous gonflent, en ouverture de JT ou à la Une des journaux avec ce bourrage de crâne imposé par « L'Empire ». L'empire de la konnerie, ouais !

 

Même au supermarché, on te donne, sans te demander ton avis, des vignettes imbéciles vantant l'offensive de désinformation étazunienne. Et les bons kons marchent. Et les responsables de l'information lèchent le cul de leurs maîtres en imposant des séquences de pube gratos pour cette hyper konnerie étazunienne appelée « Starwar ». Á hurler !

 

La culture est une des armes principales de la volonté de colonisation du monde par les États-Unis. Les films, les séries télévisées, les musiques sont plus efficaces que les F16 pour mettre la main sur les peuples et en faire de bons kon-sommateurs de merdes inutiles épuisant la terre, pour leur faire renier leurs propres culture au profit de cette sous-culture yankee. Combien de Michel-Ange, combien de Rodin, combien de Picasso étazuniens ?

 

Ne nous y trompons pas, il s'agit d'une énième manifestation de l’impérialisme étazunien qui sévit à tous les niveaux : industriel, commercial, militaire mais aussi et surtout culturel. On nous abreuve jusqu’à l’écœurement de ces films dégoulinant de cul-béniteries vantant les "valeurs" yankee, de ces sous-merdes des séries télévisées étazuniennes, qui – largement amorties au USA - arrivent par pleins cargos à prix cassés, ruinant ainsi la création française qui n’existerait plus sans les subventions gouvernementales. On nous emmerde jusqu’à en dégueuler de ces collections de bruits abrutissantes que les programmateurs – véritables collabos - déversent à pleins seaux dans nos pauvres oreilles et qu’ils ont le culot d’appeler « musique ». Et là, cerise sur l'estron, on nous impose cette merde emblématique de la sous-culture cocacola ! Et après ce lessivage de cervelles on s'étonnera que nous soyons assez kons pour voter Le Pen, Sarko ou Hollande ?

 

J'ai les portugaises quotidiennement agressées par des sous-merdes sonores appelées « musiques » et qui ne sont que des dégueulis bruyants : à savoir les horreurs de « musiques » anglo-saxonnes que nous déversent à plein tombereaux les programmateurs «musicaux » de ces stations de radios dites généralistes. Même les chanteurs français beuglent maintenant en globish et…sont récompensés par des « victoires de la musique ». Et encore j'évite comme la vérole les stations genre NRJ ou Skyrock !

 

Mais ne nous y trompons pas. Ce bourrage de crane s’accompagne d’une volonté de conquête, à la fois économique, politique et culturelle. D’où le terme d’impérialisme justifié notamment par les propos de divers responsables politiques anglo-saxons. On pense évidemment à Margaret Thatcher, qui déclarait en 2000, lors d’une conférence donnée aux États-Unis, que « le pouvoir dominant est l’Amérique, le langage dominant est l’anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon »  On connaît moins les propos tout aussi brutaux mais plus détaillés de David Rothkopf, un ancien responsable de l’administration Clinton, qui valent pourtant leur pesant de cacahuètes : « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualités, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent… Les Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir ».

 

Bref, pour dire que cette colonisation « culturelle » et linguistique me gonfle les aliboffis à les faire éclater ! Mais dans quel pays vivons-nous ?

 

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15/12/2015

Le vent du boulet...

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"Avoir pour objectif, au premier tour de la présidentielle, d'être le deuxième derrière Marine Le Pen ! C'est à dégueuler !" C'est pourtant l'ambition de chiotte qui anime les états-majors politique des deux partis dits « de gouvernement ». Ont-ils vraiment rien compris ? Les cadors de ces partis, oui. Mais derrière, les choses changent.

 

Et ce changement vient d'où on ne l'attendait pas. Xavier Bertrand et Christian Estrosi remerciant sans barguigner les électeurs de gauche qui leur ont permis de battre le FN, c'est nouveau. Bertrand abandonnant tous ses mandats, et même sa candidature à la primaire à droite, pour se consacrer uniquement à la Région, ce n'est pas habituel. De même Estrosi rencontrant immédiatement son prédécesseur Vauzelles et exprimant sa volonté de travailler avec les élus du camp adverse qui l'a fait roi, ce n'est pas habituel non plus.

 

Ce fameux « changement » dont on nous bassine depuis des années verra-t-il le jour sous la pression marinienne ? Et pour quoi faire ? Quel est l'état des forces à la sortie de cette élection séisme ?

 

L'abstention, « premier parti de France ». Près de la moitié des électeurs ne s'est pas déplacée au premier tour, un peu moins au second. Qui sont ces abstentionnistes ? Les classes laborieuses et les jeunes. 60 % des ouvriers boudent les urnes, 70 % des jeunes de 18 à 24 ans font de même. Á l'inverse, 70 % des plus de 65 ans vont voter. Autrement dit les jeunes laissent les décisions qui concerneront leur vie à ceux qui sont en fin de parcours ! Le changement, ce serait de donner à ces classes désabusées quelques bonnes raisons d'exercer leur droit – et devoir – de voter.

 

Le F.N. Il est le battu-vainqueur de ce scrutin. Battu parce qu'il n'a gagné aucune région. Vainqueur parce qu'il a regroupé sur son nom autour de 7 millions de voix dans un scrutin pourtant boudé par presque la moitié des électeurs. C'est beaucoup. Mais pas suffisant. Le F.N. - il faut bien se reconnaître – mobilise ses électeurs plus que les autres partis. Il est sur une dynamique gagnante et la servilité des médias qui lui passe les plats lui permet de diffuser ses idées. Des idées piquées à droite et à gauche sans aucune cohérence ni fiabilité, mais qui attirent le gogo. Á côté de leur vieux fond fachisto-cul-béni, ils ont piqué le programme social du Front de gauche, la sortie de l'euro, le rejet de l'Europe des souverainistes, etc. Mais leur « programme » ne résisterait pas à la réalité du pouvoir. Ils ne franchiront jamais la dernière marche. Marine Le Pen ne sera jamais présidente de la république. Sauf si...

 

La droite. Elle est en pleine bagarre. La ligne « buissonnière » de Sarko – coller au plus près au FN pour lui siphonner son électorat – est ouvertement mise en cause par les cadors du parti. Avec 7 régions sur 12, elle a gagné. Mais deux de ses victoires sont dues...aux électeurs de gauche qui, eux, n'ont pas hésité à se salir les pognes en votant pour l'adversaire afin de l'aider à vaincre l'ennemi. Ni Bertrand, ni Estrosi, ni Pécresse n'accepteront de rester au rang de godillot au service des ambitions personnelles du grand homme à talonnettes... Et que dire de Juppé, Kossiusko-Morizet, Raffarin, Lemaire, Wauquiez ? Fini l'homme providentiel et le petit doigt sur la couture du pantalon. Un courant du parti, à trop vouloir coller au FN, sera absorbé par lui. L'autre retrouvera-t-il ses racines gaullistes en s'ouvrant à la « droite de la gauche » pour former une grande alliance d'union nationale à l'allemande ?

 

Le parti socialiste. Il n'a plus de socialiste que le nom. Son électorat n'est plus, depuis longtemps, celui des « masses laborieuses » mais celui des fonctionnaires, enseignants, classes moyennes. Plus d'ouvriers, quelques employés, plus de paysans, beaucoup de retraités, presque pas de jeunes. Ses gens « de gauche », de Montebourg à Aubry, soit ont quitté le navire, soit n'ont pas eu les couilles d'affronter la Marine ! Un parti de ramollis et de notables concernés avant tout par la conservation de leurs petits avantages. Un parti qui voit son avenir dans...Macron, le grand ami du Medef... Bonjour la dynamique « de gôôche ». Ses forces les plus à droite pourraient retrouver la « gauche » de la droite pour cette fameuse (ou fumeuse) grande alliance nationale.

 

La gauche de la gauche. Inaudible dans cette campagne. Inexistante dans les urnes. Aucune campagne commune, aucun drapeau unitaire. Mélenchon, lucide et abattu, en tire lui-même l'amer bilan : « en additionnant toutes les variétés de listes contenant tout ou partie de Front de Gauche, on arrive péniblement à 1,4 million de voix. C’est l’étiage du Front de Gauche depuis sa création. Très loin des 4 millions d’électeurs que nous avons réunis à la présidentielle en 2012. (.../...) Un tiers des électeurs du Front de Gauche qui s’était quand même déplacé aux européennes n’est plus venu voter cette fois-ci ! Là encore, c’est le taux le plus fort parmi les différents électorats. » Les écolos ne valent pas mieux, tiraillés dans des querelles d'ego et d'ambitions personnelles. Un seul de cette mouvance tire son épingle, c'est Onesta qui à la tête d'une liste d'union des gauches, a réuni 10 % des voix en Languedoc-Midi et permis à la gauche de gagner en fusionnant sa liste avec celle du parti socialiste.

 

Alors, la prochaine échéance sera-t-elle la bonne pour Marine Le Pen – et la catastrophe pour la France ? Á mon humble avis, NON ! Parce que les Français ont montré qu'ils ne voulaient pas que le FN « brise le plafond de verre » (c'est nouveau, ça vient de sortir dans la nov'langue politico-médiatique) des 50 %.

 

Sauf si les partis « de gouvernement » montrent qu'encore une fois, malgré leurs belles paroles la main sur le cœur, ils n'ont rien compris et que rien de change.

 

Et si face à la patronne du F.N. – que tout le monde semble accepter de voir arriver en tête du premier tour ! – on retrouve les duettistes les plus rejetés par les Français et qui ont fait la preuve de leur nullité : Sarkozy et Hollande.

 

 Illustration X - Droits réservés

 

14/12/2015

COP 21 : succès ou enfumage ?

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Voilà une semaine qui se termine sur deux (apparemment) bonnes nouvelles : la réussite relative de la COP 21 et l'échec du FN aux élections régionales. Laissons décanter les résultats électoraux et regardons les résultats de la COP 21.

 

Des sanglots dans la voix, Fabius, frappant de son marteau, scellait la réussite de la conférence mondiale sur la lutte contre le réchauffement climatique. Un accord « historique », selon Fafa « insuffisant » selon plusieurs organisations de la société civile.

 

Le texte "accords de Paris" fixe un objectif : contenir le réchauffement « en deçà de 2°C, et à poursuivre les efforts pour limiter une hausse des températures en s’efforçant de limiter cette augmentation à 1,5°C ». Bon. Vœux pieux ou volonté pugnace ? Les deux mon colonel, car comment faire se retrouver l'Arabie saoudite et le Qatar, flingueurs sans vergogne de cette conférence, et le Vanuatu et le Bangladesh, qui subissent de plein fouet le changement climatique ? Une seule voie : le plus petit dénominateur commun. C'est ce dont a accouché la COP .

 

Pour réussir à contenir le réchauffement à 2°C, les experts reconnus du GIEC préconisent que, d'ici 2050, il faudra impérativement avoir réduit les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70 % ! Ils insistent aussi sur la nécessité de laisser dans le sous-sol 80 % des ressources énergétiques fossiles connues (charbon, pétrole, gaz). Allez faire comprendra ça à l'Arabie saoudite, au Qatar, voire aux Russes... Est-ce possible ? Et si oui, comment ? De toute façon, ceci n'est pas mentionné dans l'accord. Pétroliers 1, Giec 0.

 

Deux perspectives positives clairement affichées : « atteindre le pic d'émissions mondiales aussi vite que possible » et assurer un « équilibre entre les émissions anthropiques et à l’absorption de ces émissions par des puits de gaz à effet de serre » après 2050.

 

Que veut dire ce charabia ?

Le « pic d'émissions mondiales », c'est le maximum de rejet de gaz à effet de serre par toutes les populations du monde. Après quoi, ça diminuerait. Mais rien de contraignant, pas de date prévu. Ça ressemble à de l'enfumage.

Atteindre un « équilibre entre les émissions anthropiques et à l’absorption de ces émissions par des puits de gaz à effet de serre » après 2050. Ce qui veut dire qu'on pourra balancer des gaz à effet de serre tant qu'on voudra, mais à conditions de capter l'équivalent de ces émissions. Cette « neutralité climatique » est une énorme konnerie, car elle veut dire : plantation massive de forêts de résineux au détriment des forêts naturelles, et donc de la biodiversité, plantation de palmiers à huile, etc., ceci en concurrence avec les forêts primaires (Amazonie, Bornéo, Afrique). Par contre, aucun objectif n'est fixé concernant le développement des énergies renouvelables. Industriels bouffeurs de forêts 1, Giec 0.

 

Autre grave préconisation de cette COP 21, avancée celle-là par le Giec : le recours à l'énergie nucléaire ! C'est s’inoculer le sida pour guérir de la vérole !

 

Autre grand absent de l'accord : un prix du carbone qui ferait payer les pollueurs . Et qu'est-ce qu'ils ont dit les pollueurs ? « Tè ! Fume...

 

Reste la question des sous. La COP 21 entérine l'apport d'une aide de 100 milliards par an venant des pays « riches » à destination des pays « pauvres » pour les aider à respecter les objectifs des accords de Paris. Ceci à partir de 2020. Question : dans les poches de qui iront ces 100 milliards ? Qui en contrôlera l'usage ? Qui paiera et selon quel barème ?

 

Ah ! Pour savoir si ces accords sont de « bons accords », surveillons les cours en bourse des compagnies pétrolières et gazières : s'ils s'effondrent, ce sont de bons accords. S'ils restent stables ou – pire – montent, on aura compris...

 


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12/12/2015

Ouiquinde érotique avec Gabriel Seinac De Meilhan

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La Foutro-manie (extraits)

 

(...)

 J'aime en amour le train de la canaille
Et point les tons des gens de qualité.
Lorsque je fous, il faut qu'un Con travaille,
Qu'il me féconde, et avec volupté,
Pompant les sucs de ma couille fertile,
Dans son allure, il fait leste et facile.
Car de passer ses jarrets et ses reins
Á dérouiller le Con d'une Robine,
Qui ne demande à Dieu tous les matins,
Que le bonheur de presser des engins,
Et cependant contrefait l'enfantine,
Quand on la fout à triple carillon,
C'est se plonger dans l'abîme d'un Con.
Vous la verriez défendre son téton,
Comme à quinze ans une jeune Pucelle,
Vous rebuter pour une bagatelle,
Pour un baiser, pour un mot polisson,
En minaudant, trancher de la cruelle.
Mais offrez-lui quelque gros saucisson,
Un Vit de bronze, elle aime ce lardon;
Elle vous va livrer sa citadelle.
Les deux battants pour vous seront ouverts,
Et vous pourrez sur la froide Aridelle,
Faire expirer vos caprices divers:
Á vrai dire, vous aurez à combattre
Tous les valets, qui la foutent par quatre,
Et qui depuis environ dix-neuf ans,
Tous les neuf mois lui flanquent des enfants.
(...)

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

11/12/2015

Pour qui veaux tétons ?

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"Les français sont des veaux qui croient aux étiquettes dont les hypocrites et les fourbes se servent pour maquiller leurs programmes toxiques et frelatés : ils ne jugent pas les idées, les contenus, le fond, mais leur mise en scène, la forme et son spectacle". De Gaulle

 

Bon. Il n’empêche que dimanche, il faudra bien aller voter. Pour la droite ? Pour la gauche ? Je viens d’entendre Vals conjurer le « peuple de gauche » de voter sans états d’âme pour la droite. Et quelle droite ! Mouais… « Il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités que de prendre son slip pour une tasse à café » lui a répondu, avec toute la saveur de son verbe, François Maurel !

 

J’ai la chance d’être « du bon côté du Rhône », la rive droite d’Avignon. Je vais donc pouvoir voter pour ceux que j’ai choisis au premier tour : la liste de gauche Onesta fusionné avec celle de la socialiste Carole Delga. Je n’aurait donc pas à risquer le dégueuli en buvant le café dans mon calbar… Si j’avais vécu de l’autre côté du pont 800 mètres), j’aurais eu le choix entre Estrosi et Marion Maréchal(nous voilà)-Le Pen. Estrosi, Marion Maréchal Le Pen, c’est « bonnet blanc et blanc bonnet » comme disait le truculent communiste Jacques Duclos (à l’époque où le PC représentait quelque chose). Eh bien si c’était le cas, je serais allé voter mais j’aurais mis les deux listes en les barrant d’un énorme « MERDE ». Vote nul, mais « A voté » ! Parce que la droite et la gauche, ce n’est pas pareil.

 

Pour être « de droite » radicalement, il suffit de se laisser aller. C'est une pente. C’est la facilité. Les idées de droite sont dans la satisfaction immédiate. C'est oui ou non. C'est les immigrés dehors, tout de suite, et non aux impôts, tout de suite, etc.

 

Être « de gauche » et démocrate, au contraire, demande un effort. Ça n'est pas instinctif, c'est le fruit d’une réflexion, une construction intellectuelle. Et c’est un effort de tous les jours. Être de gauche, ou d'une droite antifasciste et respectueuse des droits, ce n'est pas forcément être meilleur, plus gentil, plus humain. C’est surtout être moins kon. C’est penser les phénomènes dans leur histoire et n’approuver que les décisions politiques qui, à terme, ne rendent impossibles ni le progrès des libertés ni l’amélioration du « vivre ensemble ».

 

Voilà. Alors allons voter. Sans illusion mais parce que c’est un droit essentiel pour lequel nos anciens ont combattu, auquel la plus grande partie de la population du monde n’a pas accès, que voudrait nous enlever les fascismes bruns et verts qui nous guettent.

 

Ah! Là, quoi au bar !

 

 Illustration X - Droits réservés

09/12/2015

Au bistro de la toile: « Bonum vinum laetificat cor hominis ! ».

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- Ouarf ! Ils s'étranglent avec leur eau minérale les peine-à-jouir regroupés en lobby anti bonheur ! Ils avalent de travers les quelques publicités que les vignerons, enfin légèrement libérés du carcan de cette loi Evin faite pour lutter contre les alcools forts mais qui, en fait, saccage cette perle emblématique de notre civilisation : le VIN !

 

- T'as raison, Victor. Á les entendre, ces cul-serrés, le « danger » commence à partir d'un seul verre par jour ! Si leur konnerie les étranglait, ils rempliraient les cimetières... Je ne vois qu'un remède à cette constipation chronique de leurs zygomatiques : une cure de dragées Fuca !

 

- Allez, c'est ma tournée. Laissons entre eux ces tristes buveurs d'eau, risquons gaiement notre vie en levant nos verres et régalons-nous, entre bons vivants, de ces saines prescriptions des fameux médecins de l'Ecole de Salerne :

 

Le meilleur vin

 

Le vin dans les humeurs verse son influence :

Est-il noir ? Dans le sang il répand l'indolence.

J'estime un vin mûri dont la chaude liqueur

Fait sauter le bouchon et ravit le buveur ;

Quand sa vertu dénote une illustre vieillesse,

De ses dons généreux usons avec sagesse.

Je cherche dans un vin le brillant, la couleur,

J'y cherche plus encor le bouquet, la chaleur ;

Je veux qu'il ait du corps, une teinte écarlate,

Que pétillant, mousseux, en écume il éclate.

À l'écume le vin se jugera d'abord :

Bon, elle reste au centre, et, mauvais, court au bord.

 

 

Effets du bon vin.

 

Le bon vin au vieillard rend vigueur de jeunesse ;

Au jeune homme un vin plat prête un air de vieillesse.

Le vin pur réjouit le cerveau contristé,

Et verse à l'estomac un ferment de gaieté.

Il chasse les vapeurs et les met en déroute,

Des viscères trop pleins il dégage la route,

De l'oreille plus fine aiguise les ressorts,

Donne à l'œil plus d'éclat, plus d'embonpoint au corps,

De l'homme plus robuste allonge l'existence,

Et de l'esprit dormant réveille la puissance.

De ta table aie bien soin d'exclure

Le pain encore chaud et le pain qui moisit,

Le dur biscuit, les pâtes en friture.

Que ton pain soit d'un bon grain, bien cuit,

Plein d’yeux et peu salé, ce pain fait un bon chyle.

 

L'eau comme boisson

 

L'eau, fatale boisson, nuisible en un repas,

Refroidit l'estomac qui ne digère pas:

Bois-en, soit, mais très peu, si la soif te talonne ;

Assez, pas trop : ainsi la sagesse l'ordonne.

D'une eau trop abondante en l'estomac noyé,

Ne va pas submerger l'aliment délayé.

Pour éteindre le feu de ta soif dévorante,

Ne bois pas à longs traits une eau froide et courante,

D'un peu d'eau fraîche humecte un gosier irrité.

Au tempérament buveur, inspirant la gaieté,

Dissolvant et cuisant tous mets, l'eau pluviale

Propice à la santé, ne craint pas la rivale.

La source, à l'est coulant, se boit avec plaisir ;

Descend-elle du midi ? réprime ton désir.

 

 

Des excréments, des vents et de l’urine.

 

Pissez six fois par jour, et dans le même temps

Rendez deux ou trois fois les plus gros excréments.

De péter en pissant ne faites pas mystère

C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire ;

Pratiquez-le sans honte, ou bien dans l'intestin,

Reste un gaz malfaisant rapporté du festin.

En grande pompe un roi traverse-t-il la ville ?

Occupé de pisser, demeurez immobile.

Ta main, pressant ton ventre empêchera souvent

Qu'il ne s'y loge à l'aise et n'y séjourne un vent ;

Aux replis d'intestin sa nuisible présence

D'un mal long et secret peut hâter la naissance.

 

 Contre l'excès de boisson

 

Si pour avoir trop bu la nuit,

Vers le matin il t'en cuit,

Dès le matin, reprends la bouteille :

Le remède fera merveille.

 

(L'École de Salerne  - Jean de Milan (fin X1° - début XII°) -, traduction en vers français par Charles Meaux-Saint-Marc.)

 

08/12/2015

Les hémorroïdes de la démocratie.

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Coups de mentons virils, paroles définitives, appel aux valeurs de la république... Vals et Sarko ont joué à la perfection leur rôle de duettistes. Tremblez braves gens. Où votez pour nous : la peste brune est aux portes du pouvoir ! Mais il faut raison garder et relativiser les chiffres qui sont loin de comptabiliser un ras-de-marée FN. Le premier parti de France n'est pas le parti de la SA Le Pen and C° mais le parti des grévistes de l'élection, encore appelés abstentionnistes, soit 22,4 millions des inscrits, auxquels il faut ajouter 900.000 votes blancs et nuls. D'accord, le FN arrive en tête dans six des douze grandes régions de la métropole. Il comptabilise 6 millions de voix et gagne 1,3 millions de voix par rapport aux européennes de 2014. Mais 28 % de la moitié des inscrits, cela ne fait que 14 % des Français en age de voter.

 

Malgré des succès incontestables, la montée du parti d'extrême-droite n'est pas irrésistible. Bien sûr les assassinats du 7 janvier et les attentats du 13 novembre, cristallisant les peurs, ont apporté de l'eau au moulin du FN. Mais le déni de réalité des partis classiques et surtout des partis de la gauche vrai face aux problèmes – vrais ou fantasmés – ressenti par la population concernant l'immigration et l'islam lui ouvre un boulevard. Et que dire des « idiots utiles », des crétins complices, intellos autoproclamés qui à longueur de colonnes et de plateaux télés lèchent les babouches des tueurs d'allah...

 

Mais cela n'explique pas tout. L'arbre vénéneux FN plonge ses racines ailleurs.

Au plan national :

- Un chômage qui ne cesse de progresser depuis une dizaine d'années, avec 3,6 millions de travailleurs sans aucune activité et bien plus si l'on considère ceux qui ne connaissent que de petits boulots épisodiques et mal payés.

- Des gouvernements successifs qui n'offrent d'autres perspectives que l'austérité, le saccage des services publics, le détricotage des lois sociales, la soumission aux diktats de la « concurrence libre et non faussée »...

- La mainmise vorace sur les richesses du pays par une petite fraction de la population amplifiant d'autant des inégalités devenues insupportables.

 

Au plan européen :

- Des institutions antidémocratiques au service unique de la finance et des multinationales, brutales avec les pays pauvres (le traitement de la Grèce est ahurissant) et laxistes avec les riches, Allemands en tête.

- Des membres trop nombreux, hétéroclites, incapables de proposer autre chose que d'imposer la concurrence « libre et non faussée », sociale, fiscale, économique, de conditions de travail, montant les citoyens européens les uns contre les autres.

- Aucune politique extérieure claire et cohérente face aux menaces découlant d'un foutoir géopolitique tant au Moyen-Orient qu'en Afrique où guerres civiles et régimes corrompus jette des millions de malheureux dans le désarroi et le risque de mort.

- Avec pour conséquence un flux migratoire torrentiel que l'Europe s'avère incapable de réguler. Et qui nourrit la montée des extrêmes-droites partout en Europe.

 

Mais, nous – tous ceux et celles qui prétendent vouloir proposer une alternative à ces politiques d’inégalité, d'austérité, de gestion financière de court terme – nous montrons incapables de séduire les électeurs. C'est dur à admettre, mais les urnes sont sans pitiés. Les listes de la gauche autre que socialiste (Front de gauche, écolos, communistes, etc.) ont perdus 1,2 million de voix par rapport aux régionales de 2010. Rivalités d'ego, luttes d'appareils rendent cette gauche incapable d'incarner un espoir, encore moins une alternative. La triste réalité, dure à avaler, c'est que les ouvriers, les employés, les paysans se réfugient dans l'abstention ou – pire et qui devrait interpeller méchamment les « dirigeants » - ont rejoint le F.N....

 

Pas de Syriza ni de Podemos en France... Á la place, le F.N. : les hémorroïdes de la démocratie !

 

Mondo cane...

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

07/12/2015

Vague bleu marine. La part du feu...

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On va tous les entendre, la main sur le cœur, jurer de tout faire pour faire barrage à la clique Le Pen and Co. Dans le Nord - pays de Maurice Thorez, de Guy Mollet et du général De gaulle – comme en Provence, les drageons du vieil arbre vénéneux ont essaimé des pousses vigoureuses. Et la semaine prochaine, il est possible que ces deux régions soient dirigées par le F.N... Comment en est-on arrivé là ?

 

Ils ont bien joué les Le Pen and Co. Père, fillille, petite-fifille... Fifille a une ambition affirmée : arriver au pouvoir. Papa Schultz Le Pen, lui, voulait surtout choquer, provoquer, faire peur, planter la merde. Il y est arrivé, bien aidé dans sa tâche par les partis de pouvoir (UNR, RPR en leurs temps, UMP, PS) qui y voyaient un repoussoir pratique et une façon efficace – pour le PS – de séparer électoralement les voix de la droite ; pour la droite « républicaine » un réservoir d'idées (!!??) et de voix. Les merdias, depuis des décennies, lui ont fait la courte échelle parce que c'est « un bon client » !

 

Puis Fifille vînt. Avec pour ambition de gagner. Et pour ce faire, il lui fallait fabriquer une « honorabilité » à la boutique de la famille. Portée par des résultats électoraux incontestables, la nullité crasse des deux derniers présidents qui ont déconsidéré les partis dits « de gouvernement » lui donne des ailes. Mais pour arriver au sommet, il lui fallait d'abord « dédiaboliser » son parti et donc glisser sous le tapis tous les thèmes qui ont fait son succès (racisme, antisémitisme, etc.). D'où l'opération montée avec « popo » Jean-Marie : à lui de ressortir tous les poncifs nauséabonds qui ont fait son succès, à elle de « dénoncer » ces excès et ainsi laver son parti de tous les relents sulfureux qui lui sont attachés comme le morpion sur un pubis de moine ! En faisant leur cinéma qui ont enchanté les canards laquais et les merdias. Objectif tactique : vider l'UMP de sa substance pour devenir le parti dominant de la droite, tremplin vers le Pouvoir. Objectif atteint.

 

Regardez ce qu’est devenu la France avachie par Sarko puis Hollande. C’est celle des égoïstes et des bouffeurs de hamburgers (mange-merde), repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision avant de planquer leur fric en Suisse, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

« La France a peur » disait en son temps un célèbre présentateur télé. Et, en quête de protection, elle se jette dans les bras de celui – ou celle – qui montre le plus de muscles.

Elle a peur des licenciements, elle a peur de l'Europe, elle a surtout peur, depuis les massacres récents des innocents, de cette peste verdâtre montant inexorablement depuis les mondes islamiques à l'assaut de nos contrées repues.

Elle a peur que l'on change notre mode de vie, notre manière de vivre ensemble, notre façon unique de se disputer tout en trinquant ensemble, notre capacité flamboyante de dire merde à tous les dieux en éclatant de rire.

Et ça, personne parmi les partis « traditionnels » n'a voulu le prendre en compte. Le laxisme, les reculades perpétuelles devant les provocations islamistes, l'abandon de territoires entiers de la république ont déconsidéré les paretis dits « de pouvoir ».

Dès lors, comment faire semblant de découvrir qu'on a abandonné ces thèmes aux pires marchands d'illusions ? Et que cette veulerie a fait le lit du parti de la haine ?

Cette situation, hélas, n'est pas particulière à la France. Toute l'Europe voit avec stupeur la montée des partis d'extrême-droite. Une Europe sans défense, sans idées, sans frontières, sans dessein, proie juteuse pour les hordes mahométanes qui rêvent de se venger de la bataille de Lépante et du siège de Vienne.

Il faut tout de même raison garder. Le FN à la tête de deux régions ou plus ? Eh bien on les verra le nez dans le cambouis. On verra ce qu'ils sont capables de faire sans beaucoup de risques, le pouvoir des régions étant très secondaire. Et beaucoup d'enragés du bulletin bleu marine ne tarderont pas à déchanter...

C'est la part du feu. Il vaudrait mieux que ce soit dans quelques régions qu'au prochain scrutin, le seul décisif dans notre cinquième république vermoulue...

 

Illustration X - Droits réservés

06/12/2015

Ouiquinde gastronomique électoral : l'Aïoli !

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Il y a deux jours, j'ai vécu des moments terribles... Au hasard d'une de ces nombreuses émissions culinaires, je suis tombé sur une cheffe se disant Marseillaise et qui donnait la recette de l'Aïoli. J'ai donc regardé et... j'ai vécu des affres s'approchant des angoisses ultimes ! D’abord, cette brave cheffe a qualifié l'Aïoli – sauce suprême – de « mayonnaise à l’ail ». La mayonnaise est à l'Aïoli ce qu'une branlette est à une nuit d'amour avec Monica Bellucci !

Bon. Voilà que notre belle dame met dans un saladier en verre un jaune d’œuf. Correct. Puis elle ajoute...une grosse cuillère de moutarde. De la moutarde dans l'Aïoli ! Les horreurs commençaient. Elle bouroule son étrange appareil au fouet, puis ajoute – non pas en filet délicat, mais à pleine cuillère à soupe – de l'huile. Et alors les horreurs se précisent, m'occasionnant quelques extra systoles : elle préconise de l'huile...de pépins de raisin ! Elle bouroule l'ensemble, n'obtenant évidemment qu'un bouillie qui cague. Je n'étais pas au bout de mes terreurs. Voilà que la dame, pour donner quelques consistances à sa diarrhée culinaire, écrase dans une passoire une pomme de terre bouillie et l'incorpore dans sa cagade ! J'étais au bord de l'apoplexie et ce n'était pas fini... Puis la cheffe met trois gousses d'ail entière dans un mortier inox genre instrument de pharmacie, rajoute une pincée de sel, et s'efforce de casser les gousses. Elle y arrive laborieusement mais n'obtient pas cette purée lisse et onctueuse que donne le mortier provençal de marbre, à quatre oreilles, et le trisson (pilon) de bois d'olivier. Elle incorpore cette chose filamenteuse dans son appareil et, fièrement proclame : « Voilà, l'aïoli est prête ». Ayant bu le calice jusqu'à la lie, je suis allé me rincer le clapoir avec un coup de blanc Picpoul de Pinet pour me remettre de mes émotions...

 

Puis, je me suis mis en cuisine pour faire l'Aïoli authentique dont voici la recette :

 

L'Aïoli des Académiciens

 

« Aïoli! » Mot sonnant comme un salut gaillard !

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole :

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quant à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, l'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand « lou trissoun ten dré » (1),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel un Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien (1)

Il est le "Grand Aillé" (2) des Académiciens.

 

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper :

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines !

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse !

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Éloigne les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe : ou c'est tout, ou c'est rien !

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet !

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollis surtout pas. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d' œuvre, dit: « Lou trissoun ten dré » !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat ? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

(1)  « Lou trissoun »:  c'est le « pilon » la pièce de bois qui sert à piler les ingré­dients dans le mortier et à « monter » l'aïoli. Lorsque la sauce est réussie, « lou trissoun ten dré » - le pilon tient debout dans la sauce ferme et onctueuse.

(2) Quintalien : personnage de poids, ayant tourné le quintal.

(3) « Grand Aillé » : grade suprême dans la hiérarchie de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour la sauce: - six gousses d'aï !, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blanc du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra A.O.C.. Vallée des Baux.

Attention : faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem­pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a « cagué »).

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera­ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les « bioù », escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes-de-terre cuites à la vapeur.

 

 

Les vins conseillés

 

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite à pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s’accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s’accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités !

Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusclan, Valréas, Vaison-la-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

Voilà. Maintenant que c'est prêt, je peux aller voter !

 

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Illustration: Vincent Barbantant et X - Droits réservés

 

 

 

05/12/2015

Ouiquinde anti-érotique: les ravages du temps...

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Quand me regarde toute nue,

Et je me vois si très changée,

Pauvre, sèche, maigre, menue,

Je suis presque toute enragée.

 

Qu'est devenu ce front poli,

Cheveux blonds, ces sourcils voûtils,

Grand entrœil, ce regard joli,

Dont prenaye les plus subtils;

Ce beau nez droit grand ni petit,

Ces petites jointes oreilles,

Menton fourchu, clair vis traictis,

Et ces belles lèvres vermeilles?

 

Ces gentes épaules menues,

Ces bras longs et ces mains traictisses,

 Petits tétins, hanches charnues,

Elevées, propres, faictisses

A tenir amoureuses lisses;

Ces larges reins, ce sadinet

Assis sur grosses fermes cuisses,

Dedans son petit jardinet ?..

 

Mamelles quoi? toutes retraites.

Telles les hanches que les têtes.

Du sadiner, fi ! Quant des cuisses,

Cuisses ne sont plus, mais des cuissètes

Grivelées comme saucisses...

 

François Villon

 

* * * * *

 

Eh! Oh! François, ne nous fait pas flipper !

 

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Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre obliges mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remportes la victoire,
Cul qui passes en blancheur et la Rose et les Lis,
Cul de qui le mérite obliges mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire !

 

Robert Angot de l'Eperonnière

 

 

 

Photos X - Droits réservés



04/12/2015

Au bistro de la toile : Tapie, cumul des mandats...

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Oh ! Loulle, tu tires la gueule ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

 

- Ah ! Victor. Tu vois, des fois on se plaint, mais on devrait plutôt la jouer discrète lorsqu'on voit les malheurs qui frappent les autres.

 

- Ah ! Tu fais ta crise altruiste Loulle ? Tu penses à qui ? Aux malheureux qui crèvent la faim ? Aux migrants qui fuient la guerre ? Aux vieux qui fouillent les poubelles pour bouffer ?

 

- Plus poignant Victor. Je pense à ce pauvre Tapie. Un homme qui a tant fait pour son pays et qui se trouve ruiné par une décision de justice... Pauvre malheureux, va... Tè ! Je crois que je vais faire une souscription dans mon rade pour lui venir en aide.

 

- Je reconnais bien là ton grand cœur Loulle. Tè ! Je vais être le premier souscripteur : je mets un grand coup de pied au cul, et en plus un grand éclat de rire !

 

- Tu me réconfortes Victor. Ce pauvre homme avait bénéficié d'un très rigoureux jugement privé lui octroyant plus de 400 millions d'euros de bel et bon argent sorti de nos poches de contribuables. Et voilà que quelques juges gauchistes osent remettre en cause l’honnêteté de ces « arbitres » privés. Ils détruisent l'excellent travail de ce tribunal arbitral, pourtant reconnu et accepté par des gens aussi intègres que Christine Lagarde, patronne du FMI et même Nicolas Sarkozy, le plus grand président (1m 58) que la France est connu. « Je suis ruiné de chez ruiné, victime d'un complot. On me sacrifie. On me demande des sommes astronomiques que je n'ai pas», geint le pauvre Tapie. Enfin, il a bien dû en planquer un peu quelque part aux îles Caïman ou à Singapour. Une poire pour la soif pour ses vieux jours. Ne serait-ce que les 45 millions qui lui ont été octroyés pour « préjudice moral ».

 

- « Dura lex, sed lex » Victor. Cette Justice a aussi frappé une femme qui a tué son homme. Tu te rends compte Victor : elle a tué son seigneur et maître. Sous prétexte que depuis 40 ans, cet incompris la battait, la menaçait quotidiennement de mort, abusait de ses filles. Enfin tout de même, est-ce une raison pour le tuer ? Les femmes, c'est comme les poulpes : plus tu les bats, plus elles sont tendres. Mouais... Je dis ça pour déconner, t'as bien compris.

 

- Elle a pris 10 ans la pauvre femme... Á rapprocher de la mansuétude de la Justice concernant le « brave docteur Bonnemaison » qui a « aidé » une dizaine de vieux à passer l'arme à gauche.

 

- Allez, changeons de sujet. Tiens, on va voter dimanche. Je croyais qu'il y avait une loi interdisant le cumul des mandats. Pourtant...

 

- Pourtant, mon cul ! L'interdiction du cumul, on s'y assoit allègrement dessus. 107 députés et 51 sénateurs sont candidats aux élections régionales 2015... Si ce n'est pas se foutre de notre gueule, ça y ressemble. Il y a ceux qui, aujourd’hui, ne sont que député ou sénateur. Ils sont 40 là (27 députés, 13 sénateurs). Pour ceux-là, pas de problème puisque la loi les autorise à cumuler un mandat local à celui de représentant de la nation au Parlement. Et puis il y a les 84 parlementaires restants : 58 députés et 26 sénateurs cumulent déjà un autre mandat local, le plus souvent au sein d’un conseil municipal. Ils devront, s'ils sont élus président ou vice-président de Région, abandonner un mandat.

 

- Il y en a qui vont faire la gueule ! Allez, à la nôtre ! Et à celle de ce « pôvre » Bernard Tapie.

09:13 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tapie, cumul des mandats

03/12/2015

Zuckerberg, Bill Gates, grands philanthropes ou cyniques filous ?

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Ils sont pas beaux ? Ils sont pas mignons ? Ah ! Quel joli petit couple étazunien avec leur premier bébé. Ils sont craquants. Et quelle formidable générosité : Mark Zuckerberg, patron fondateur de Facebook, fait don de 99 % de sa fortune à sa toute nouvelle fondation, la « Chan Zuckerberg Initiative ». Une « montagne de sucre ». 45 milliards de dollars ! Plus que le PIB du Cambodge. Et tout ça pour faire le bien dans le monde. Suivant en cela l'exemple du héros de son enfance, le très aimé philanthrope Bill Gates. Merveilleuse Amérique ! Phare du monde. Axe bienveillant de la galaxie. Modèle exemplaire pour le reste du monde. Mouais... Tè ! Fumes...

 

Tiens, parlons-en de Bill Gates et de sa « formidable » fondation. Parlons-en de cette admirable philanthropie des milliardaires étazuniens.

 

Pour les milliardaires étazuniens, il y a quelques bonnes raisons de créer une fondation philanthropique :

- Fiscalité très, très avantageuse accordée aux capitaux placés dans une fondation à caractère caritatif.

- Excellente image de marque pour le ou les fondateurs.

- Surtout l'article 501c3 du code des impôts étazunien qui permet des exonérations importantes et depuis 1981, énorme cerise sur le gâteau : elles sont seulement tenues à un minimum de distribution égal à 5 % de leur dotation !

Pour la fondation de notre bon Bill et de son adorable femme Mélinda, dotée de 100 milliards de dollars, cela représente dans les 5 milliards de dollars. Une belle somme qui va servir au « bien-être » des plus défavorisés, notamment en Afrique. Seulement il reste 95 % des capitaux de la Fondation. Autour de 95 milliards de dollars qui échappent totalement à l'impôt étazunien ! Cette montagne de thunes est gérée et investie par un cabinet propre à la fondation : « Cascade Investment LLC ». Et puisqu'il s'agit d'une fondation « caritative », ce cabinet n'est pas tenu de divulguer ce que sont ses activités !

Résultat : 5% des fonds va à des causes « humanitaires » et le reste, les 95 %, ils vont où ? Devinez ? Dans les industries pétrochimiques et pharmaceutiques. Autrement dit et pour faire simple les pesticides et les vaccins. Une part conséquente de ces fonds « caritatifs » est aussi utilisé pour la propagande au sujet des belles actions présumées de la Fondation. Ben voyons, la pube grassement mais judicieusement délivrée vous met les canards-laquais dans la poche ! Voilà qui explique la dégoulinante obséquisité des commentateurs télé et radio, bavant devant la « générosité » de Zuckerberg. Bourrage de crâne révoltant, surtout sur des antennes publiques.



La Fondation Gates, appuyée par les États-Unis, s’est opposée à une politique nutritionnelle contraignante proposée par l’ONU en vue de réduire les sucres, le sel et les matières grasses saturées dans les aliments préparés. Or la Fondation Gates possède 10 % des actions de Coca-Cola, premier responsable de l'épidémie d'obésité mondiale ! La même fondation en collaboration avec la Fondation Rockefeller promeut les semences OGM dans les pays africains auxquels elle accorde une aide agricole alors qu’elle a investi 23 millions de dollars dans l’achat de 500 000 actions Monsanto en 2010 !



On est rassuré. Les banksters internationaux, Rockfeller et les autres font partie du club et à sa tête la fondation Gates qui pousse et se focalise sur la fabrication de vaccins. Marché plus que juteux.

On peut me rétorquer que la vaccination des enfants du monde entier et surtout dans les pays pauvres sera un bien. Certes, mais les méthodes employées sont en réalité des méthodes de voyous sous des façades altruistes.

Par l'achat de 500.000 actions de Monsanto, la Fondation Bill et Melinda Gates, a complètement jeté le masque de la « philanthropie. » Encore une association qui ne surprendra guère. Il s'agit d'un mariage entre deux monopoles des plus cyniques de l'histoire industrielle : Bill Gates contrôle plus de 90 % de part du marché de l'informatique propriétaire et Monsanto environ 90 % du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde. Bonjour la philanthropie...
Où va ce pognon ? La plupart des « dons » des milliardaires à leurs fondations finissent par favoriser leurs investissements commerciaux. Quoi qu'il en soit, ce ne sont absolument pas des « dons » puisque au lieu de payer des impôts à l'État, les « Fondations » investissent les bénéfices des entreprises mères là où c'est favorable économiquement, y compris dans la propagande sur ses bonnes intentions présumées. Ces « dons » financent au contraire des projets aussi destructeurs que la géo-ingénierie ou le remplacement des médicaments de la communauté naturelle par des médicaments brevetés de haute technologie dans les régions les plus pauvres du monde.
Comme Monsanto, Gates est aussi engagé dans une tentative de destruction de l'agriculture rurale dans le monde, principalement à travers " l'Alliance pour une révolution verte en Afrique " (AGRA). Il fait office de cheval de Troie dans le but de déposséder les agriculteurs pauvres africains de leurs semences traditionnelles, afin de les remplacer d'abord par des semences de leurs compagnies, et ensuite par des semences génétiquement modifiées.
Alors des « philanthropes » comme Bill Gates et Marc Zuckerberg - patron de Facebook, fille putative de la CIA - j'en fais de biens moulés tous les matins...
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30/11/2015

Au bistro de la Toile : COP 21, lapinisme,vin

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- Ça y est les soiffards, c’est parti pour le grand raout de la terre qui chope la fièvre. 150 chefs d’États. Un bordel pas possible à Paris. Avec l’ombre des tarés nazislamistes qui plane. Au fait, c’est tout bon pour les mastroquets le réchauffement climatique : si les gens ont trop chaud, ils auront soif, et alors ils viendront au bistro !

 

- T’entend Bert. Ce puteng de Loulle, finalement c’est un grand optimiste : il voit le bon côté des choses… Surtout pour son portefeuille.

 

- Attend, Victor, ils nous gonflent les aliboffis avec des conneries qu’on n’y comprend rien. On parle de la montée du niveau de la mer en 2100, du risque d'avoir une concentration de CO2 de 850 ppm dans l'atmosphère en 2050... Moi, pour tout te dire, j’y comprend nibe et je m’en fous complètement de se qui se passera en 2100. Y a longtemps que je fumerais les pissenlits par la racine !

 

- C’est vrai que toutes ces abstractions ne mobilisent pas trop. Tout le monde s’en fout. Seulement le bordel qui va résulter du changement climatique, ce sera du concret : une affaire de territoire, de nourriture, d’air, de terres. Le changement climatique n'a d'intérêt que pour les sociétés et les cultures. La terre s'en fout, elle, du changement climatique ! Elle en a vu d’autres. Et si l’humanité disparait, elle n’en crèvera pas pour autant ! Nos économies occidentales sont les véritables responsables de cette merde climatique. Á partir du moment où, en un siècle environ, on renvoie dans l’atmosphère des gaz que la nature a mis des millions d’années à transformer en pétrole et en charbon, faut pas s’étonner si le climat tend à redevenir ce qu’il était à l’époque du carbonifère : une étuve.

 

- Bon. On aura un peu plus chaud ? On mettra la clim. Les palmiers remplaceront les vignes ? On boira du vin de palme. Le pétrole manquera ? On roulera dans des bagnoles électriques…

 

- Voilà. Le changement climatique est là, dans la tête des gens. Mais beaucoup, comme toi Loulle, semblent croire qu'ils pourront continuer à vivre comme ils le font aujourd'hui, s'ils consentent à quelques ajustements techniques. Ta bagnole électrique, c’est bien, mais d’où elle viendra ton électricité ? Il serait peut-être plus malin de réfléchir à l’utilité des déplacements ! De l’utilité de faire venir sur nos tables de l’ail de Chine ou du raisin du Chili. De l’utilité de prendre sa bagnole pour aller se goinfrer de conneries dans ces temples de la consommation que sont les hypermarchés et les zones commerciales. De la pertinence d’avoir son lieu de vie à des dizaines de kilomètres de son lieu de travail. Tout est à repenser. Mais il est plus facile de se laisser bercer par les propos rassurants de nos gouvernants car ce que nous rabâchent depuis des années les lanceurs d’alerte est trop énorme. Il s'agit de conclusions révolutionnaires pour nos sociétés et les conséquences sont trop désagréables pour être abordées de front.

 

- Bof… Et alors, qu’est-ce qui va se passer ?

 

- Nous appartenons aux pays les plus riches du monde. Mais le nombre de ces « happy few » va décliner dans les années qui viennent, avec la poussée démographique mondiale. Les habitants des pays industrialisés représentent aujourd'hui environ 20% de la population mondiale, représentant 95% de la richesse mondiale. Dans 10 ans, ils ne seront plus que 17%. Qui veut abandonner ça ? Nous en profitons. C'est très confortable d'être là où nous sommes. Seulement les 80 % que nous pigeonnons, ben, ils sont aussi kons que nous, ils veulent tout simplement faire comme nous, vivre comme nous, se goinfrer comme nous, saloper la planète comme nous et si nécessaire prendre notre place. Par la force. On se farcir déjà les réfugiés de guerre, mais les réfugiés climatiques qui vont arriver, vous croyez qu’ils seront tout doux et tout gentils ? Et vous pensez que nos sociétés vieillissantes et repues seront en mesure de les arrêter ? L’avenir, il risque d’avoir un goût de sang. Mais le danger ne viendra pas seulement de l’extérieur. Tous les problèmes que nous connaissons vont s'accentuer : la pénurie de nourriture et d'eau, les inégalités... Le climat sera à l'origine des guerres du XXIe siècle. Au sein de nos sociétés, les inégalités générationnelles vont devenir conflictuelles. Parce que c'est la première fois de l'histoire moderne que nous exploitons à ce point les ressources des générations à venir. Nous vivons à crédit. En bouffant le pain de nos enfants ! Et ils nous le feront payer cher. Enfin, il y a un autre problème, plus important que tous les autres car il les soutend…

 

- Ah ! Encore ? C’est quoi ?

 

- C’est le lapinisme Loulle. C’est le lapinisme. L’homme et sa copine la femme ne pensent qu’à baiser ! Et c’est très bien. Mais si on baise non pas seulement pour se régaler la viande mais pour mettre la petite graine, ben, comme les lapins, on pullule (j’ai pas dis on pue Loulle !).

Sais-tu, Loulle, et toi aussi Bert, que pour chaque battement de ton palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essaye d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre ! Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et comme ces pays, qui sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’Autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

 

- Puteng, Victor. Tu nous la fais raide là. C'est vrai que ça fait du monde. Ils mangeront peut-être, mais ils mangeront debout ! Tè ! Buvons un coup pour oublier…

 

- Á la nôtre. Bientôt, Loulle, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais !

- Dieu – enfin, Bacchus! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles!

- Pas du tout Loule. Des gens de l'Inra se sont penchés sur le problème et ils estiment que la précocité des vendanges - et la teneur à l'alcool qui en résulte - sont liées au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu'au « grand chambardement ».

- Què chambardement?

- La date des vendanges est liée aux températures d'avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : l'avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c'était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n'était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c'est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c'est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c'est même du 14 et 15°. Ça pose problèmes...

- Eh! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l'heure de l'apérobic. Pauvre de moi...

- Les professionnels du vin sont inquiets. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c'est plutôt positif pour le vin. Jusqu'à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu'en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leur valeur de terroir. Mais au-delà c'est le grand chambardement. Pour les politiques, l'objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c'est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 3 ou 4 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu'on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-Bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

- Tè! Victor, l'année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

- Eh ! Ce sera peut-être bon. Á la nôtre !

 

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29/11/2015

Ouiquinde gastronomique: les lapins de garenne de Gaby

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Grand long, dégingandé, sec

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte !

Ceci en cinquante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fond du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoutes ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne sois pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois.. .notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive la vallée des Baux, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelées et écrasées, 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépi­nées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés: 

Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) Espuillé : écorché.

(3) Sartan : poêle.

 

 Illustration originale de Vincent Barbantan.

 

28/11/2015

Ouiquinde érotique cavalière

 
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Lady Godiva

 

 

La fille et le cheval


Dans un sentier passe un cheval
Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.

 

 Marquis de Boufflers

 

 

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26/11/2015

Au bistro de la toile : François chez Vladimir.

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- ...teng ! Il va avoir du mal à garder la ligne François : après les hamburgers chez Barrack, les Wurst und Brod avec Frau Merkel, voilà qu'il va devoir se farcir le bortsch avec Vladimir ! Mais qu'est-ce-qu'on ne ferait pas pour la paix !



- Tu rigoles, mais ça ne va pas être de la tarte d'amadouer le teigneux Vlad. Il a les aliboffis au bord de l'explosion. Les tueurs d'allah de l'état islamiste lui foutent en bas un avion de ligne, avec 240 personnes à bord, puis voilà que la Turquie d'Erdogan – pays voisin qu'il considérait comme ami – lui fout en bas un bombardier, dans des circonstances plus que douteuses. Alors la grande alliance que veut lui proposer François, c'est mal barré...



- Qui croit encore à l'efficacité de ces coalitions multiples, alliances de façade qui servent de paravent à la seule action politique des Etats-Unis !



- Personne. Cette coalition fait rire jaune lorsqu'on sait qu'elle compte en ses rangs les grands démocrates que sont l'Arabie saoudite et le Qatar...modèles politiques en tant qu'inventeurs du wahhabisme et bailleurs de fond des tueurs d'allah non seulement de l'état islamique, mais de toutes les bandes de tueurs fondamentalistes, donc des assassins de Paris, de Beyrouth, de Bamako, de Tunis. Cette coalition, depuis un an, n'a pas réussi à faire reculer l'E.I.. Tout juste à le contenir sur quelques secteurs précis. Le vrai boulot, au sol, est fait pas les seuls Kurdes et les troufions de Bachar. Son armée, bien qu'éprouvée, fatiguée, ne se débande pas.

 

- Alors qu'est-ce qu'il peut espérer, François, de Poutine ?

 

- Va-t'en savoir. Vladimir n'est pas marié avec Bachar mais le soutiendra tant que ça sera son intérêt : une base en Méditerranée entre autre. Tout ce que peut espérer François, c'est que Poutine concentre plus ses frappes sur Daech plutôt que sur d'autres factions terroristes sévissant en Syrie et en Irak. En tout cas, pas question pour Vlad de mettre ses troupes sous commandement des États-Unis ! Faut pas le prendre pour un kon. D'autant plus que les Turcs semblent avoir descendu l'avion russe délibérément, probablement sur des « suggestions » yankees afin de tester les réactions des Russes. Réactions qui risquent d'être plus que redoutables.

 

- Une guerre mondiale ?

 

- Non. On n'en est pas encore là. Poutine est un vrai homme d'État. Il sait garder ses nerfs. Mais s'il décide de s'attaquer réellement au problème de Daech, il ne prendra pas de gants. Selon le quotidien russe La Pravda, pour Moscou, l’Arabie Saoudite et le Qatar représentent une menace pour sa sécurité et seules des frappes directes contre ces groupes dans ces deux monarchies du Golfe pourraient stopper la déferlante de Daech et des autres mouvements terroristes de même obédience. La Russie s’acheminerait vers un élargissement du champ d’action de son armée de l’air en visant la matrice même du terrorisme islamiste, au cœur des deux pays qui en sont les principaux bailleurs de fonds depuis les années 1980. Si aucun lien direct n’est prouvé entre les régimes saoudien et qatari avec Daech, des institutions «indépendantes» dans ces deux richissimes monarchies du Golfe concourent, depuis plusieurs années déjà, au renforcement des groupes islamistes armés en Irak, en Syrie et, plus près de chez nous, en Libye et dans la région Sahel, infestée par une pléthore d’organisations terroristes.

Un autre ennemi de Moscou vient de se révéler, c'est la Turquie. Et là, c'est une autre paire de manches. Ce pays a une armée nombreuse, redoutable, bien armée par les Ricains et...il fait partie de l'Otan. Erdogan a d'ailleurs demandé « l'assistance de ses alliés de l'Otan » suite à ce qu'il appelle un « agression de la Russie ». Il ne manque pas d'estomac le mameluk. Plus c'est gros, plus ça passe. Obama, au bas mot, devrait calmer les ardeurs de l'islamiste d'Ankara. Parce que si les Russes doivent guerroyer avec la Turquie, ce sera avec TOUS leurs moyens militaires.

 

- Y compris nucléaires ?

 

- Entre vitrifier une base aérienne turque « pour l'exemple » et enliser son armée dans une guerre avec la Turquie soutenue par l'Otan, il n'y aura pas photo.

 

- Et nous dans cette histoire ?

 

- Nous ? Depuis que Sarko nous a réintégré dans le commandement de l'Otan, on obéira comme des caniches. Au risque de prendre sur la gueule quelques bombes russes.

 

- Mouais... Il a de quoi discuter le François !

 

- Espérons qu'il en aura le courage, plutôt que de se faire le petit télégraphiste d'Obama.

 

- Allez, à la nôtre !

25/11/2015

C’est la journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

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Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné.

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

Victorayoli

 

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23/11/2015

« Formez vos bataillons ! » Le retour du Service militaire ?

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Depuis ce vendredi 13 de malheur, dans les plis du drapeau tricolore revigoré, on entend retentir partout, dans les stades, dans les rues et même à l'étranger les paroles de ce chant de route des volontaires du Midi qui, à la révolution, remontaient depuis Marseille vers la capitale pour défendre le sol de la France foulé par les soudards des armées étrangères. Depuis une dizaine de jours, on nous conseille, on nous incite, on nous enjoint, on nous conjure de « former nos bataillons » et de « marcher, marcher » afin que ce fa(u)meux « centguimpur » puisse étancher la soif de nos sillons !

 

Pour cela, pour crier « Aux armes, citoyens !  », et puisque « nous sommes en guerre » comme nous le répètent sans cesse notre président comme son premier ministre, peut-être faudrait-il revenir à cette notion de « la Nation en armes », de l'armée citoyenne contrairement à l'armée professionnelle. L'armée citoyenne, l'armée des conscrits qui – ne l'oublions pas – est garante de la loyauté de l'Armée et l'a prouvé notamment lors du putsch des généraux il y un demi siècle en Algérie et en France.

 

Le service militaire n'est pas supprimé mais seulement suspendu par Chirac. Faut-il y revenir ?

C'était un temps de rencontre entre la nation et sa jeunesse. Le Service militaire avait un rôle de creuset social de cette nation. Il mettait en contact des individus venant de cadres sociaux différents, d’éducations différentes, de religions différentes ou de pas de religion du tout. Il faisait vivre ensemble quotidiennement, pendant des mois, des jeunes qui autrement n'auraient jamais eu l'occasion de se rencontrer...et de se connaître, de s'apprécier dans des conditions de vie similaires, face à des problèmes à résoudre communs, en butte éventuellement à une adversité identique, fusse-t-elle la konnerie d'un chien de quartier vindicatif !

 

Tous râlaient contre ce foutu service qu'ils considéraient comme du temps perdu, des mois de belle jeunesse confisquées. Pourtant ce temps, après coup, laisse à tous des souvenirs positifs, la mémoire de moments heureux vécus en commun. Ah ! Les copains de régiments ! Ils se sont aussi découverts capables de faire des choses qu'ils n'osaient imaginer en matière de sport et d'activités physiques : sauter en parachute, escalader des montagnes, faire de la plongée sous-marine, etc. Ils découvraient aussi les règles de la vie en commun, le respect des autres et de la hiérarchie, surtout la force de la cohésion, de la solidarité, de l'entraide, de l'esprit d'équipe.

 

L'adversité affrontée en commun balayait leurs préventions, leurs idées préconçues, leurs vantardises de matamores. Une marche de 40 km de nuit, sous la pluie, dans le froid et la gadoue leur montrait que pour s'en sortir, il valait mieux savoir lire une carte et utiliser une boussole que faire des rodéos pétaradants avec une bagnole « empruntée » dans les cités. Ils apprenaient alors que le chef, ce n'est pas celui qui fait le beau au volant d'une grosse bagnole acquise avec le pognon pourri de la drogue, mais celui qui a la compétence et en qui on peut faire confiance pour vous sortir d'un mauvais pas. Ils apprenaient que la vitesse de marche d'une section est celle du plus faible. C'est donc celui-ci qu'il fallait aider, soutenir, pour être plus efficace. De plus, ils y passaient, gratuitement, le permis de conduire et certains y apprenaient un métier. Ce temps du service militaire apportait des référents forts. Il était une école de la fraternité à la dure, un outil efficace d'intégration et d'éducation à la citoyenneté.

 

Ces référents, cette citoyenneté comprise et acceptée était forgée par quatre outils : - la famille d'abord, - l'école de la République, - l'usine et les syndicats, - enfin le service militaire.

 

La famille a trop souvent abdiquée. L'usine est de plus en plus rare et les syndicats douloureusement affaiblis. Le service militaire n'existe plus. Ne reste que l'école qui, malgré les efforts d'un personnel enseignant dans sa grande majorité plein d'abnégation et de bonne volonté, ne peut pas tout faire.

 

Dès lors, ne conviendrait-il pas de réfléchir au retour du service militaire obligatoire, filles et garçons – et pas un service civil sur la base du volontariat ? Puisqu'on parle de la création d'une Garde Nationale, elle serait tout naturellement là, dans cette conscription nouvelle manière.

 

D'accord ? Pas d'accord ?

 

« J'veux pas l'savoir ! Gaard'vous ! R'pos. Pouvez fumer » (Ah non, merde, ça c'est interdit maintenant.)