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01/02/2015

Ouiquinde gastronomique grec

diane chasseresse shaw.jpg

 

Hélène

 

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,

Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.

Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène

Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

 

 

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux

Envoya son armée châtier le filou.

Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…

Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

 

 

Des Grecs contre des Grecs, en une lutte à mort

Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.

Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

 

 

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,

Des guerriers, des héros, des princes et des rois

Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

 

 

Les poulpes au vin rouge

 

- Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire,

Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !

Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf

Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,

En guise de cerveau avaient dans le cigare

Quelques pots de yaourt brassés au goût bulgare !

Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,

Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre…

Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :

C’est qu’au plus on les bat, au plus elles sont tendres !

- J’adhère à tes propos, petit, sans réticence

Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.

Tes réflexions hardies sont dignes de Silène,

Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.

Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit

S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,

Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge

En cuisinant pour elle une poulpe au vin rouge.

Le nom grec en est « Oktapodhi krasato »

Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.

Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque

Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?

C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.

Bats longuement le poulpe, sans faire de chiqué,

Tu le laves et le coupes en petites portions

Que tu sèches avec du papier à absorption.

Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olive

Dans une casserole bien anti-adhésive,

Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,

Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé

Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.

Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,

Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,

Et tourne gentiment pendant que ça réduit.

Tu cisèles une branche de fenouil odorant

Dont le parfum subtil est très revigorant.

Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures

Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.

Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,

La sauce épaissira et deviendra marron.

Jette-z-y une grosse poignée d’olives noires,

Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,

Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles

Sans mettre pour autant son estomac en vrille.

Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,

Puis sers ton plat très chaud. L’effet est surprenant !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 3 beaux poulpes bien battus, - 1 quart d'huile d'olive, - 3 verres de vin rouge puissant de Roquemaure (plus un pour le cuistot), - quelques branches de fenouil ciselées, - 6 tomates bien mûres, - 2 poignées d'olives noires dénoyautées, - sel, poivre, - 3 cuillerées à dessert de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

Intéressants pour ce plat, des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire".

 

En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-Vignes, Côtes-du-Ventoux, Coteaux-du-Luberon, Coteaux-du-Tricastin, Costières-de-Nîmes.

 

En vins du Languedoc : Saint-Saturnin, Pic-saint-Loup, Saint-Christol, Saint-Drézery.

 

En vins de Provence : Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

Et pourquoi ne pas tenter la "retzina" grecque !

 

 Photo X - Droits réservés

 

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31/01/2015

Ouiquinde érotique avec ce grand pistachier de Victor Hugo !

 

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Le sonnet d'Arvers... à revers


Son con est sans secret, sa vulve est sans mystère,
Mais j'ai pris cette nuit, en un moment son cul.
Elle était endormie, aussi j'ai dû me taire,
Celle à qui je l'ai fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai piné près d'elle inaperçu,
Sans me l'asticoter et pourtant solitaire ;
J'aurais planté mon bout dans cette jeune terre,
Et sans rien demander elle aura tout reçu.

En elle, à qui Dieu fit la fesse douce et tendre,
Je suivrai mon chemin, me distrayant d'entendre
Ce bruit que dans la glaise on fait à chaque pas.

Au postère de voir ma semence fidèle
Elle dira, vidant son cul tout rempli d'elle :
"Quel est donc ce blanc d’œuf ?" et ne comprendra pas...

Victor Hugo - Pastiche du:


Sonnet d’Arvers

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas ;

À l'austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
« Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas.

Félix Arvers

 

Photo X - Droits réservés

 

 

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30/01/2015

Attention ! Une macronnerie peut en cacher une autre !

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Sa Suffisance Emmanuel Macron

 

On s'est largement étendu sur l'amendement scélérat de la loi Macron concernant la chasse aux donneurs d'alerte et aux journalistes d'investigations. Il a pour finalité cachée, sous prétexte de défense légitime des secrets de fabrication ou de mise en marché des entreprises, d'empêcher la diffusion auprès du public de possibles malversations ou dérives de la part des entreprises. La dénonciation de scandales tels ceux du Médiator ou de l'amiante seront-ils encore possible si cet amendement est voté ? Sûrement pas. Mais le fait d'avoir dévoilé cet article bien planqué et la levée de boucliers qui s'en est suivi donne bon espoir de faire reculer ce gouvernement de cette droite sournoise.

 

Mais ce n'est pas tout. Une macronnerie peut en cacher une autre ! Et cette autre saloperie qui est dans les tuyaux, c'est le récent rejet, par la Commission des lois de l'Assemblée nationale d'une proposition de loi sur le «devoir de vigilance » des multinationales. Il s'agissait de corriger un vide juridique en impliquant la responsabilité des entreprises donneuses d'ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants concernant les atteintes aux droits humains occasionnés par leurs activités dans d'autres pays. Exemple : les entreprises françaises qui faisaient travailler des semi-esclaves au Bangladesh, dont plusieurs centaines ont été tués dans l'effondrement de leur immeuble.

 

Le Medef comme l'AFEP (association françaises des entreprises privées), ont toujours été vent debout contre ce « devoir de vigilance ». Ben voyons... Leurs lobbies ont fait le forcing et, lors du passage en commission, les députés socialistes, ainsi qu'évidemment les UMP, se sont unis sans vergogne pour faire capoter cette disposition altruiste frappée au sceau de la justice... Prétexte : ne pas nuire à la compétitivité internationale des entreprises françaises. Ceci en s'asseyant sur les souhaits de l'opinion publique, largement favorable à une meilleure régulation des multinationales.

 

Pas de soucis de « devoir de vigilance » donc pour les grandes entreprises « françouaises » . De même, dans la loi Macron première mouture, une disposition obligeait les entreprises à gérer leurs activités « dans le respect de l'intérêt général économique, social et environnemental ». Tè ! Fumes... Supprimé cette saine disposition.

 

Le gouvernement a donc choisi de se plier aux volontés des multinationales françaises qui ne risqueront donc plus grand chose. Avec cette loi, Total n'aurait pas été emmerdé pour les dégâts causés par l'Erika...

 

C'est beau d'avoir un gouvernement socialiste...

 

Ça file surtout les boules, surtout lorsqu'on a voté pour eux...

 

Photo x – Droits réservés

Sources :http://www.bastamag.net/Le-pouvoir-exorbitant-des

 

 

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28/01/2015

La loi Macron, cimetière des « lanceurs d'alerte » et porte ouverte aux magouilles d'entreprises sous prétexte du « secret des affaires » ?

censure langue guillotine.jpg

 

 

En ce moment, les députés examinent les divers articles de la loi de toilettage économique dite « loi Macron ». Soyons réalistes : il n'y a pas d'inconvénients rédhibitoires à ce qu'on secoue un peu le juteux cocotier des notaires, des huissiers, à ce que certains commerces ouvrent le dimanche dans la mesure où les salariés y trouvent correctement leur compte, sans pour autant en faire la norme. Cette loi n'a rien de révolutionnaire, « ce n'est pas la loi du siècle » a même dit notre François national. Pourtant elle recèle, planquée dans un amendement vicelard, un danger réel pour le droit à l'information. C'est l'article relatif à la protection du secret des affaires.

 

Cet article pose le principe de l'interdiction de violer le secret des affaires et prévoit des peines très lourdes – de 3 jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et de 375.000 à 750.000 euros d'amende – pour toute personne qui « prend connaissance, révèle sans autorisation ou détourne toute information protégée au titre du secret des affaires ». Personne ne peut nier l'impératif, pour les entreprises de protéger leurs secrets de fabrication, leur stratégie marketing, leurs négociations commerciales. L'espionnage industriel est une réalité dont de nombreuses entreprises françaises ont fait les frais. Le monde des affaires n'est pas celui des bisounours comme on dit maintenant.

 

Une clarification des règles en la matière est donc bienvenue, d'autant plus que le droit communautaire va bientôt l'imposer (proposition de directive du 28 novembre 2013). Pour autant, les considérations économiques ne doivent pas prendre l'ascendant sur l'exigence démocratique qui impose de garantir la liberté d'expression et le droit à l'information concernant certaines pratiques douteuses de certaines entreprises ou acteurs économiques. Voir les affaires du Médiator, de l'amiante, du Crédit Lyonnais, des magouilles des multinationales au Luxembourg, etc. Or c'est ce qui risque d'arriver.

 

Les dispositions de cette loi destinées à contrecarrer les pratiques d'une concurrence sans scrupules ni éthique pourraient en effet être détournées pour empêcher la publication juste et légitime d'informations qui pourraient être dérangeantes... D'autant plus que c'est la valeur économique de l'information qui entre en ligne de compte plus que sa nature même, ce qui autorise les entreprises à étendre à leur guise le champ de la confidentialité d'une information, du « secret des affaires ». Dès lors la porte est ouverte à l'utilisation abusive de ces interdictions, procédures, sanctions, ceci au détriment de l'information légitime non seulement des journalistes, mais aussi des syndicalistes et des lanceurs d'alerte. Et la lourdeur des sanctions incitera évidemment ces chercheurs de vérité à...l'autocensure. « Ferme ta gueule ou je t'envoie en taule ! » Un boulevard pour toutes les magouilles. De plus, le texte de loi prévoit la saisie ou le séquestre des exemplaires d'un journal dont un article divulguerait des informations entrant dans le cadre de ce « secret des affaires ». Le champ d'application est si large et si flou que bien des articles peuvent donner lieu à une telle mesure, commercialement catastrophique pour un journal. D'où l'autocensure qui deviendra la règle. Idem pour les journaux en ligne voire les blogs.

 

Et puis, cerise sur le gâteau, il sera possible pour une entreprise d'exiger le huis clos pour les éventuelles audiences concernant les litiges impliquant le « secret des affaires ». Écartant ainsi les journalistes et les privant du droit légitime de rapporter le contenu de ces audiences.

 

« Je veux dissiper votre interrogation concernant les amendements sur le secret des affaires. Il s'agit seulement de mieux protéger nos entreprises en protégeant leur capital stratégique et en luttant contre l'espionnage industriel » a déclaré Manuel Valls lors de ses voeux à la presse.

 

Ben voyons ! Pouvons-nous, devons-nous lui faire confiance à ce sujet ? Pas évident.

 

Sources : Challenges

 

 

 

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27/01/2015

Au bistro de la toile : Grèce, Allemagne, qui doit du pognon à l'autre ?

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- Salut Loulle. T'as vu ça hier ? On les a tous entendu pousser les cris d'une pucelle à qui un lascar met la main au panier ! Le représentant de Banque européenne, les charlots de la Commission européenne genre Mosco et Junker, et puis, cerise sur le gâteau, ceux qui devraient le plus fermer leur grande gueule : les Allemands. Ceux-là, à la télé, on aurait dit le politburo, tous raides comme s'ils avaient un casque à pointe dans le cul, clamer d'une seule voix qu'il n'était pas question d'effacer le moindre centime de la dette grecque. Ah mais ! On a sa fierté outre-Rhin ! Ce qu'ils oublient, c'est qu'eux-mêmes doivent leur richesse actuelle (richesse d'une petite partie de la population seulement), au fait que leurs propres dettes, énormes, ont été effacées par les alliés vainqueurs parce qu'ils y voyaient un intérêt stratégique face à l'empire soviétique. Ce qu'ils oublient, c'est qu'eux-même doivent beaucoup de thunes aux pays européens saccagés et ruinés par la folie nazie, donc par leur folie. Le pognon, le travail, les richesses pompés de force dans les pays occupés tout comme les frais liés à l'occupation n'ont jamais été remboursés. Concernant spécifiquement les Grecs, les Allemands ont pris toutes les réserves d'or de la banque de Grèce et ne l'ont jamais rendu. Ils ont imposé à la Grèce un « prêt » pour « participation à l'effort de guerre » dont le montant, actualisé avec un intérêt normal de 3%, correspond actuellement à plus de 160 milliards !

 

- Soit la moitié de la dette actuelle qui est de 320 milliards...

 

- Exactement. De plus, cette dette n'était que de 120 milliards il y a quatre ans, au début de la « crise » grecque. Or qui gouverne la Grèce depuis, à travers les gouvernements fantoches mis en place par l'Union européenne ? C'est la fameuse et honnie « troïka » : un représentant du FMI (organisme de pillage mondial des banksters étazuniens), un représentant de la banque centrale européenne (présidé par un ex de Goldman-Sachs, LA multinationale des banksters étazuniens), enfin un représentant de l'Union européenne (dominée par les Allemands). Autrement dit ces « zexperts » sont responsables d'un accroissement de 200 milliards de cette dette ! En quatre ans ! Faut le faire... Parce que le torrent pognon « prêté » à la Grèce ne sert pas à remonter le pays, à réformer ses institutions, à invertir dans des infrastructures, à dynamiser son économie. Non. Il sert à rembourser les banques – essentiellement allemandes et françaises – moyennant des intérêts véritablement usuraires, approchant parfois les 20 % ! C'est un pillage organisé. Avec pour résultat une baisse de 25 % du PIB du pays, une baisse des salaires de 30 %, des pensions de 50 %, une ruine des services publics et particulièrement de santé de telle sorte que la mortalité infantile à augmenté de 43 % ! C'est ça la solidarité européenne à la mode ultralibérale ? Enfin, la dette initiale de 120 milliards correspondait pour beaucoup à des achats d'armes auprès de l'Allemagne, de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Les Allemands leur ont même refilé des sous-marins qui ne marchent pas mais qui sont pittoresques : comme le Pitalugue de Monsieur Brun, c'est le sous-marin qui a tendance à tourner autour de son hélice ! Ach so ! Kalité industrielle allemande !

 

- La qualité industrielle allemande, on la fête aujourd'hui, avec les manifestations autour du camp d'extermination d'Auschwitz. Cette kalité allemande, ils l'ont mise au service de l'industrie de l'extermination de plus d'un million de juifs, de tziganes, de résistants, d'homosexuels dans ce seul camp. Organisation allemande, efficacité allemande. Et responsabilité allemande aussi, non ?

 

- Il serait temps de le leur rappeler, en appuyant où ça fait mal.

 

- En plus, à ces manifestations du souvenir, ils ont « oubliés », les « vainqueurs », d'inviter les libérateurs de ce camp de la mort, ils ont « oubliés » d'inviter Poutine ou Medvedev alors que ce sont les Russes qui ont battu les hordes d'Hitler, ce sont les Russes qui ont payé le plus lourd tribu - 30 de millions de mort - pour notre liberté. Pour un soldat américain mort en 39-45, il y a eu 30 soldats russes tués. Et on leur dit qu'ils sont mort pour rien. J'ai honte. Ils n'oublieront pas cet insupportable affront les Russes. Par contre, les « vainqueurs » de 45, plus les vaincus allemands, s'accordent pour soutenir les néo-nazis ukrainiens.

 

- Allez. Á la nôtre. Buvons pour oublier. « Para kalo, Loulle kraci kokino » ! S'il-te-plait, Loulle, du vin rouge !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

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26/01/2015

L'espoir soulève l'Europe. Merci la Grèce !

 

merkel boude tsipras rit.jpg

 

 

 

Ils ont voté les Grecs : Espoir et Dignité.

Ils ont voté les Grecs : Fierté et Liberté.

Ils ont voté les Grecs pour se débarrasser

De tous les corrompus qui ont dégueulassé

Le pays qui a inventé la République.

Ils ont botté le cul de cette clique

De collabos au service de la Troïka

Qui désespère Plaka.

Ces docteurs Diafoirus du tout austéritaire

Saignant à blanc la Grèce, lui donnant moult clystères

Pour mener à la mort leur malade « guéri ».

Ont-ils quelque culture, ces margoulins pourris ?

Et savent-ils au moins qu'Europe (Εὐρώπη ) est fille grecque ?

Qu'au pays d’Épicure, eux n'étaient que métèques ?

Savent-ils seulement que la démocratie (δημοκρατία )

N'est pas née à Berlin, ni à Londres ou ici

Mais sur les agoras de Patras ou d'Athènes

Par les voix de Socrate, Platon ou Démosthène.

Pousser au désespoir un peuple à l'agonie

Est toujours dangereux pour le bourreau honni.

Les ultralibéraux les ont mis dans la merde,

Les Grecs sont dans la rue, ils n'ont plus rien à perdre.

Et que dit l'Italie, fille aînée des Hellènes ?

Et la France oubliant ses sources phocéennes ?

Sinon rien pas grand-chose, des paroles, des mots

Bien faibles pour sauver la Grèce de ses maux.

Ces maux ? Les armateurs, banquiers et proprios,

Les popes gras et gros qui s'exemptent d’impôts,

Tous les Papandréou, tous les Caramanlis

Politicards véreux, venant de père en fils,

Saccager sans vergogne le pays de Platon.

Mais ils paieront un jour, ces sinistres gloutons...

Puis viennent les vautours au hideux cou pelé,

Fouailler les tripes chaudes du lion affalé :

Marchands d'armes, banquiers de l'Europe du nord,

Ils déchirent la Grèce avec leur groin de porc.

C'est la sainte curée, le bal des branquignoles,

Les Chinois au Pirée, les Boches à l'Acropole...

Et nous on a laissé faire tous ces sagouins

Sans que François, tape du poing !

Mais le lion blessé s'est enfin relevé

Par le vote il libère ses membres entravés.

Savourons les grimaces de dépit de Merkel

Et celles de Junker, son dévoué teckel !

Merci, merci les Grecs ! Et suivons votre exemple

Qu'en Espagne, au printemps, la victoire soit ample,

Et puis que l'Italie, et surtout que la France

Sachent ouvrir les yeux, saisir enfin la chance

De retrouver enfin leurs racines de gauche

Et d'oser dire « MERDE » aux diktats de la Bôche.

 

 

 

Photo X - Droits réservés

 

 

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25/01/2015

ON TUE LE COCHON !

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En nettoyant l'étable, avec pelle et fourchon,

Élie m'a dit : « Demain, c'est le jour du cochon !

Il fait froid, il fait sec, il y aura du monde,

Le « Monsieur » est bien gras, il a la cuisse ronde,

On attaque à huit heures, on peut compter sur toi ?

Sûr, mon beau ! Je descends juste après le caoua ! »

Le lendemain matin, la tribu est en place

On a posé la mée auprès de la terrasse,

Alors Élie pénètre, seul, dans le cochonnier,

Le Monsieur a compris, il commence à crier,

Une lutte s'engage entre l'homme et la bête,

Lui bloquant la mâchoire avec sa cordelette,

Élie tire dehors le cochon qui se bat

En hurlant de fureur, mais vain est son combat.

Empoigné, soulevé par quatre hommes solides,

Puis couché sur la mée. Tout est alors rapide :

Alfred, maître-tueur, plonge son long couteau

Dans la gorge du porc. Le sang gicle aussitôt.

Il est récupéré au creux d'une bassine

Puis brassé à la main et mené en cuisine.

Le cochon lutte encore de ses puissants cuissots

Puis il passe, enfin, d'un dernier soubresaut.

On le pousse par terre, on retourne la mée

Dans laquelle on replace la bête inanimée.

On l'arrose, alors, avec de l'eau bouillante

Et l'on gratte les poils de la couenne fumante.

 

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Puis le porc est hissé par les pattes arrières

Et pendu, tête en bas, dépouille carnassière...

Alfred ouvre le ventre et en sort les boyaux

Qui seront retournés et rincés au ruisseau.

Il dégage le cœur, les poumons et le foie,

Ces abats trouveront très bientôt leur emploi.

Avec force et adresse, Alfred coupe la tête

Puis, à coups de hachette, partage en deux la bête.

Les femmes, à la cuisine, préparent le boudin :

Le sang, sel, poivre, thym et un peu de cumin,

Sont mis dans les boyaux soigneusement grattés.

Rangé en larges tours, le boudin apprêté

Est plongé dans de l'eau à peine frémissante.

On plonge, on soulève pour une cuisson lente,

On perce d'une aiguille pour voir lorsque c'est cuit,

Puis on suspend au frais. Fin du premier circuit.

 

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Le lendemain, à l'aube, dans la brume glacée,

L'équipe cochonnière arrive, espacée.

Dans le froid du hangar, les tâches charcutières

Sont réparties selon ce que chacun sait faire.

C'est Alfred et René qui taillent dans la viande,

Les jambons pour le sel, le reste à la demande,

Puis il faut désosser et découenner les chairs,

Trier dans des bassines cette viande porchère :

Saucisse, saucisson, couenne, viande à caillette

Que l'on cuira plus tard avec du vert de blette.

Le travail va bon train, la rigolade aussi !

Et zou les blagues grasses ! Et zou les facéties !

Les jambons sont parés, très poivrés près de l'os

Puis recouverts de sel et serrés rapidos

Dans un linge cousu, puis portés au séchoir.

Dans le hachoir à viande, on passe les morceaux

Qui seront embossés plus tard dans les boyaux.

Saucisses d'un côté, et saucissons de l'autre

Car l'assaisonnement varie de l'un à l'autre.

On plaisante gaillard sur Nicole et Ginette

Qui, de leurs douces mains, d'une habile branlette

Façonnent la saucisse au sortir du hachoir,

Leurs gestes délicats suscitent des espoirs !

On garde les filets pour faire des rôtis,

Rien ne sera jeté, tout fera du frichti.

Puis, le travail fini vient le temps du mâchon

On mange, on boit, on chante en l'honneur du cochon.

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Ô toi, dont le trépas annonce bonne chère,

Je te salue bien bas, toi dont le sacrifice

Fournit à nos repas fricassées et saucisses.

Merci pour ton boudin, merci pour tes jambons,

Merci, merci pour tout, car en toi tout est bon !

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Tu sais rassasier nos ardeurs carnassières,

Nous aimons tout en toi, ta tripe, ta chair fraîche

Tes bajoues, tes rognons, ta langue, ta ventrèche.

Merci pour tes pâtés, merci pour tes caillettes,

Tes quatre pieds panés, ton fromage de tête.

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Car toi seul assouvit nos passions charcutières,

Salé, fumé, grillé, braisé ou même cru,

Tu es le compagnon des meilleurs de nos crûs.

Merci pour les ardeurs que chez nous tu éveilles,

Car en chacun de nous, un peu de toi sommeille !

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis ras-bord mon verre

De ce nectar divin de la côte-du-rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

VictorAyoli

 

 

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Et n'oublions pas:

 

ΜΟΝΙΜΗ ΕΛΛΗΝΙΚΗ ΦΙΛΟΙ !

DEBOUT AMIS GRECS !

24/01/2015

Ouiquinde érotique avec Pierre Louÿs

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Pierre Louÿs

LA FEMME

 

Ex libris, nequam scriptoris

His libellus, o clitoris,

Ad limen te mittat oris.

 

Madame, vois l'ex-libris

D'un auteur français, qui peut-être

A mouillé votre clitoris

Plus d'une fois sans vous connaître.

 

L'ORCHIDÉE

 

Une fleur a mangé ton ventre jusqu'au fond

Sa tige se prolonge en dard sous les entrailles

Fouille la chair de sa racine et tu tressailles

Quand aux sursauts du cœur tu l'entends qui répond

 

C'est une fleur étrange et rare, une orchidée

Mystérieuse, à peine encore en floraison

Ma bouche l'a connue et j'ai conçu l'idée

D'asservir sous ses lois l'orgueil de ma raison.

 

C'est pourquoi, de ta fleur de chair endolorie,

Je veux faire un lys pur pour la Vierge Marie

Damasquiné d'or rouge et d'ivoire éclatant,

 

Corolle de rubis comme une fleur d'étoile

Chair de vierge fouettée avec des flots de sang

Ta Vulve rouge et blanche et toute liliale.

 

LA VULVE

 

I. LES POILS

 

Un rayon du soleil levant caresse et dore

Sa chair marmoréenne et les poils flavescents

Ô que vous énervez mes doigts adolescents

Grands poils blonds qui vibrez dans un frisson d'aurore.

 

Quand son corps fatigué fait fléchir les coussins

La touffe délicate éclaire sa peau blanche

Et je crois voir briller d'une clarté moins franche

Sous des cheveux moins blonds la chasteté des seins,

 

Et sous des cils moins longs les yeux dans leur cernure.

Car ses poils ont grandi dans leur odeur impure

La mousse en est légère et faite d'or vivant

 

Et j'y vois les reflets du crépuscule jaune ;

Aussi je veux prier en silence devant

Comme une Byzantine aux pieds d'un saint icône.

 

II. LES POILS

 

Quand j'énerve mes doigts dans vos épaisseurs claires

Grands poils blonds, agités d'un frisson lumineux,

Je crois vivre géante, aux âges fabuleux

Et broyer sous mes mains les forêts quaternaires.

 

Quand ma langue vous noue à l'entour de mes dents

Une autre nostalgie obsède mes narines :

Je crois boire l'odeur qu'ont les algues marines

Et mâcher des varechs sous les rochers ardents.

 

Mais mes yeux grands ouverts ont mieux vu qui j'adore :

C'est un peu d'océan dans un frisson d'aurore,

La mousse d'une lame, un embrun d'or vivant,

 

Flocon vague oublié par la main vénérée

Qui façonna d'écume et de soleil levant

Ta peau blanche et ton corps splendide, Cythérée !

 

III. LE MONT DE VÉNUS

 

Sous la fauve toison dressée en auréole

À la base du ventre obscène et triomphant,

Le Mont de Vénus, pur ainsi qu'un front d'enfant,

Brille paisiblement dans sa blancheur créole.

 

J'ose à peine le voir et l'effleurer du doigt ;

Sa pulpe a la douceur des paupières baissées

Sa pieuse clarté sublime les pensées

Et sanctifie au cœur ce que la chair y voit.

 

Ne t'étonne pas si ma pudeur m'empêche

De ternir l'épiderme exquis de cette pêche,

Si j'ai peur, si je veux l'adorer simplement

 

Et, penché peu à peu dans les cuisses ouvertes,

Baiser ton Vénusberg comme un saint sacrement

Tel que Tannhäuser baisant les branches vertes.

 

IV. LES NYMPHES

 

Oui, des lèvres aussi, des lèvres savoureuses

Mais d'une chair plus tendre et plus fragile encor

Des rêves de chair rose à l'ombre des poils d'or

Qui palpitent légers sous les mains amoureuses.

 

Des fleurs aussi, des fleurs molles, des fleurs de nuit,

Pétales délicats alourdis de rosée

Qui fléchissent, pliés sur la fleur épuisée,

Et pleurent le désir, goutte à goutte, sans bruit.

 

Ô lèvres, versez-moi les divines salives

La volupté du sang, la chaleur des gencives

Et les frémissements enflammés du baiser

 

Ô fleurs troublantes, fleurs mystiques, fleurs divines,

Balancez vers mon cœur sans jamais l'apaiser,

L'encens mystérieux des senteurs féminines.

 

V. LE CLITORIS

 

Blotti sous la tiédeur des nymphes repliées

Comme un pistil de chair dans un lys douloureux

Le Clitoris, corail vivant, cœur ténébreux,

Frémit au souvenir des bouches oubliées.

 

Toute la Femme vibre et se concentre en lui

C'est la source du rut sous les doigts de la vierge

C'est le pôle éternel où le désir converge

Le paradis du spasme et le Cœur de la Nuit.

 

Ce qu'il murmure aux flancs, toutes les chairs l'entendent

À ses moindres frissons les mamelles se tendent

Et ses battements sourds mettent le corps en feu.

 

Ô Clitoris, rubis mystérieux qui bouge

Luisant comme un bijou sur le torse d'un dieu

Dresse-toi, noir de sang, devant les bouches rouges !

 

VI. L'HYMEN

 

Vierge, c'est le témoin de ta virginité

C'est le rempart du temple intérieur, ô Sainte !

C'est le pur chevalier défenseur de l'enceinte

Où le culte du Cœur se donne à la Beauté

 

Nul phallus n'a froissé la voussure velue

Du portail triomphal par où l'on entre en Dieu

Nul homme n'a connu ton étreinte de feu

Et le rut a laissé ta pudeur impollue.

 

Mais ton hymen se meurt, ses bords se sont usés

À force, nuit et jour, d'y boire des baisers

Avec l'acharnement de la langue farouche.

 

Et quelque jour, heurtant le voile exténué,

Le membre furieux dardé hors de ma bouche

Le déchiquettera comme un mouchoir troué.

 

Pierre Louÿs

 

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23/01/2015

Au bistro de la toile : Arabie, école de la république, Grèce, nichons.

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- Alors, Loulle, quoi de neuf aujourd'hui dans les canards, laquais ou non ?

 

- Tiens, le roi est mort... Le ci-devant roi d'Arabie saoudite a passé l'arme à gauche.

 

- Il a libéré le territoire. C'est méritoire de sa part, mais il n'y a pas grand-chose qui va changer dans ce royaume médiéval, source de toutes les dérives doctrinales qui ensanglantent le monde. Ce pays est mis en coupe réglée par une famille, un clan qui pompe à son seul profit toutes les richesses de cette fiente de la terre qu'est le pétrole. Il appuie sa main-mise sur le monde arabe en se comportant comme le PDG des lieux saints musulmans d'où – tout en bouffant sans vergogne les éconocroques des pèlerins musulmans du monde entier – il exporte non seulement son pétrole mais aussi le wahhabisme, cette doctrine rétrograde, sanguinaire, référence de tous les salafistes, de tous les terroristes islamistes. C'est de ce trou du cul du monde que viennent toutes ces idées noires mortifères, l'irrespect des libertés au nom d'une croyance obligatoire sans critique possible, mais aussi les flots de pognons qui arment les djihadistes, les imams salafistes qui pourrissent nos jeunes, les fatwas aussi stupides que haineuses qui imposent à chaque croyant de se faire bourreau. Ce pays restera dirigé par quelques cheikhs pervers venant se vautrer dans le stupre, l'alcool et la fornication dans les palaces de cet Occident qu'ils honnissent... Tant qu'il n'y aura pas de révolution populaire dans ce pays, tant qu'il restera plongé dans un moyen-âge barbare, le monde arabo-musulman ne pourra pas évoluer. L'échec des « printemps arabes » - à l'exception à confirmer de la Tunisie – en est une illustration dramatique.Ben voilà ! C'est dit, Victor. Voilà une belle oraison funèbre !

 

- Autre chose, t'as vu hier soir l'émission-débat « des paroles et des actes » ?

 

- Pas tout, mais j'ai vu la partie avec les profs et Finkelkrot. L'aura des profs ne sort pas grandie de ces débats... Entre les imprécations d'une houri « sociologue » et celles d'une cagole s'égosillant pour tenter de culpabiliser non pas les quelques konnards qui pourrissent les écoles des banlieues, mais la société qui les « ostracisent », Finkelkrot a réussi tout de même à faire entendre une réalité : la seule arme pour lutter efficacement contre les idées perverses des salafistes, c'est l'éducation laïque, mais comment faire avec des jeunes dont le vocabulaire oscille entre deux et cinq cents mots ? Il en est sorti une évidence : apprendre aux élèves la langue de leur pays. Non pas seulement à ânonner quelques rimes de rap, mais à lire, parler, écrire et surtout comprendre notre belle langue. Ce qui leur permettait de réfléchir par eux-mêmes plutôt que d'avaler les idées prêt-à-porter de tous les beaux parleurs extrémistes.

 

- Mouais... Y a du boulot Victor. Enfin, fait faire avec. On parle aussi de la Grèce dans les canards...

 

- Là, il y a un immense espoir pour l'Europe. Si, malgré tous les coups bas, le parti de la gauche vraie Syriza emporte les élections législatives dimanche, les choses changeront non seulement en Grèce, mais dans toute l'Europe. Parce que la dictature ultralibérale sous la férule de Merkel et du FMI en prendra un coup dans l'aile. D'autant plus que la Banque centrale européenne change son fusil d'épaule. Y a du bon que se profile à l'horizon Loulle !

 

- Voilà donc une bonne nouvelle. Tiens, j'en vois une autre de nouvelle réjouissante dans les canards : le retour des nichons ! Oui, le retour des nichons en page trois d'un canard rosbif qui, chaque jour, publie la photo d'une superbe nana armée de son sourire et de ses deux obus ! Figure-toi que des ligues de défense de je ne sais quelles vertus avaient réussi à faire interdire ces somptueux nichons ! Eh bien le courage des dirigeants de ce journal rejoint en quelque sorte celui des Charlie : ils ne sont pas laissés impressionner par les milices de la vertu et de la pensée et ont remis en page l'habituelle playmate et ses nichons de rêve !

 

- Vive les gros nichons Loulle ! Et sers ma tournée !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

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22/01/2015

Davos : Les riches Charlots font du ski !

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"Complex pile", un énorme estron du Californien Paul McCarthy

 

Ah ! Ils ont bonne mine les « maîtres du monde » qui, chaque année à Davos, viennent baver leurs fiel ! 3.500 flics pour les protéger, une barrière de 18 km ! Et des mètres de neige… Enfermons-les ! Mettons-les au congélateur ! Parait que cette année c’est calme. Les flics se contentent de faire le pied de grue en se gelant les couilles et de relever les identités des marque-mal.

 

Parait qu’ils ont découvert quelque chose cette année les « maîtres du monde ». Ils ont tous lu Piketty et aurait donc appris que le monde est inégalitaire ! Quelle découverte ! Quelle perspicacité ! Dans son livre, l'économiste français Thomas Piketty démontre que la croissance ne s'accompagne pas spontanément d'une meilleure répartition des richesses, et prône un impôt mondial sur la fortune pour corriger les inégalités. ). Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera en 2016 celui des 99% restants, c'est-à-dire que 70 millions de personnes – ça fait tout de même beaucoup de monde – possèdent autant que les 7 milliards d’autres – ce qui fait encore beaucoup, beaucoup, beaucoup plus de monde !

 

Alors ils vont discuter de ça les riches Charlots de Davos. Pour réduire cet écart ? Ou pour combiner comment leur en prendre un peu plus de thunes, à ces malotrus… Le thème, cette année, c’est « thenewglobalcontext », ce qui veut dire « le nouvel environnement mondial » en nov’langue davosienne. Autrement dit, ils ont les flubes les « maitres du monde », marionnettes des multinationales. Leurs agissements belliqueux, leur avidité, leur cupidité ont créé un monde instable, avec des guéguerres partout, une insécurité partout, une montée des idéologies fascisantes : neo nazi en Ukraine, nazislamiste dans le monde arabo-musulman. Alors ils ne sont pas tranquilles, mais rassurez-vous, ils vont gamberger comment en tirer profit : on va y parler de cybersécurité (c’est le nom politiquement correct pour parler de l’espionnage généralisé), et aussi, en douce, d’armées privées (les Etazuniens sont en pointe pour ça avec CACI  les tortionnaires d’Abou ,Grahib en Irak,  Blackwater qui a changé son nom pour Academy et forme, épaule, arme les milices neo nazis de Kiev, et.).

 

Klaus Schwab, le fondateur de ces rencontres de Davos, bêle que « le capitalisme a perdu ses repères » et souhaite regagner la confiance de l’opinion publique. Ben voyons, Kiki, on va te croire. Voilà-t-il pas qu’ils fientent dans leurs calbars parce qu’ils sentent et redoutent la rugosité du chanvre de la corde, les « maitres du monde » !

 

Ils sont là-haut quelques 2500. Ils sont entièrement responsables de la merde économique dans laquelle le monde entier se débat. Ils prétendent pourtant continuer à régir l’existence de 7 milliards d’individus. Qui sont-ils pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ?

 

Les réponses sont simples.

 

Ils sont les représentants de quelques dizaines de mafias financières, de quelques centaines de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent en quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites. Elus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administrations ».

 

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules.

 

Ah ! Au fait, François – le nôtre, le « populaire », pas le drag queen boxeur de Rome – y va demain. Qu’est-ce qu’il va y faire ? Ah oui. Peut-être vendre des abonnements pour Charlie-hebdo.

 

Et s’il y avait une énorme avalanche sur Davos ? On peut toujours rêver.

 

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21/01/2015

Au bistro de la toile : routiers en grève

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, t'as pas été bloqué par les routiers ?

 

- Non Loulle. Ma reccette : du 44 fillette, et tu passes partout...

 

- Il n'empêche que ceux qui doivent marner et qui restent bloqués par ces gros culs, ils ont de quoi l'avoir en travers. C'est vrai que chacun défend sous bout de gras, mais le potentiel d'emmerdement d'une colonne de camions est bien supérieur à celui, par exemple, d'une brochette d'infirmières...

 

- C'est le principe du « J'emmerde donc je suis » ! Mais sur ce coup-là, Loulle, je suis d'accord avec les chauffeurs routiers. Parce que c'est une grève de prolos, pas de patrons routiers. Les chauffeurs ont des horaires de fadas, et ils sont payés à coups de lance-pierre. Lorsqu'ils touchent le smic ou un peu plus, ils sont vernis. Ils réclament 100 euros de plus par mois, c'est pas le bout du monde pour la responsabilité qui est la leur, les dangers qu'ils courent et font courir aux autres, l'importance du services qu'ils rendent, leurs conditions de travail. Pourtant les patrons des entreprises de transports françaises sont sincères lorsqu'ils disent qu'ils ne peuvent pas accorder une telle augmentation.

 

- Et Pourquoi ?

 

- Parce que l'Europe ultralibérale autorise maintenant ce qu'ils appellent « le cabotage ».

 

- Kézako ?

 

- Eh bien voilà. Les transporteurs étrangers – polonais, bulgares, roumains, lituaniens, etc. - qui traversent l'Europe pour livrer des produits venus de l'Est de l'Europe, ou d'Angleterre ou d'ailleurs et qui doivent, livraisons faite, retourner à leur base à vide, ont le droit, désormais, de faire en France trois chargements dits « de cabotages », c’est-à-dire de charger des produits dans une ville de France pour le livrer dans une autre ville de France.

 

- C'est pas kon ça Victor. En tout cas moins kon que de polluer la planète avec ces gros culs roulant à vide !

 

- Bien sûr que c'est pas kon Loulle, seulement voilà : ce « cabotage », c'est Bolkeinstein sur la route. Parce que les chauffeurs bulgares, roumains, polonais ou autres sont payés comme dans leur pays d'origine, à des niveaux du tiers ou du quart des chauffeurs français. Et idem pour les charges qui sont payés dans le pays d'origine et à des niveaux n'ayant rien à voir avec ce qui se fait chez nous. Partant de là, ils proposent aux clients des tarifs archi-bradés ! Et les clients marchent, bien sûr.

 

- Ouais, mais enfin, trois voyages par semaines, bof...

 

- Ne crois pas ça Loulle. D'abord ces trois « cabotages » sont à multiplier par les milliers de camions étrangers qui sillonnent la France qui, rappelons-le, par sa position géographique, est un point de passage obligé pour tous les trafics nord-sud et est-ouest. De plus, ces quotas sont largement dépassés puisqu'il n'y a aucun contrôle sérieux. Et il est très facile pour eux de trouver du fret de cabotage : il existe des applications sur leurs i-phones qui mettent en contacts camionneurs et chargeurs.

 

- Je comprends mieux pourquoi les patrons routiers font la gueule...

 

- Mais eux-mêmes ne sont pas les derniers à embaucher des chauffeurs polonais, roumains ou bulgares qui conduisent des barlus français avec un régime de « travailleurs détachés ».

 

- Bref, l'ultralibéralisme de l'Union européenne frappa encore...

 

- Exactement. Allez, sers ma tournée !

 

 

Merci à Chimulus

 

 

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18/01/2015

Mortifié, humilié, couvert de honte: j'ai raté l'aïoli...

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Humilié, honteux, rongé par la vergogne

J’en ai le rouge au front et l’horreur dans la pogne

Je voudrais disparaitre, me cacher dans la boue

Et même me passer, morbleu, la corde au cou

Putaing ! Hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Pourtant l’œuf, le mortier, comme l’huile d’olive

Ont été sortis tôt, pas de façon hâtive

Mes ingrédients avaient même température

J’étais frais et dispos, même pas de biture,

Pourtant hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Le lourd mortier de marbre avec ses quatre oreilles

Le beau trisson en buis, et même la bouteille,

Les quatre gousses d’ail, la pincée de gros sel,

Mon bras était fringant, du poignet à l’aisselle…

Pourtant hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Les aulx bien écrasés en pommade odorante

J’ai voulu casser l’œuf. Ce souvenir me hante…

Maladresse fatale, le blanc m’a échappé

Au dessus du mortier ! Dès lors c’était râpé…

Putaing ! Hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

J’ai eu beau brandouiller, bourouler l’appareil

Même avec le batteur – horreur ! – c’était pareil.

J’ai vidé le mortier dans un bol, à côté.

Un jaune d’œuf, de l’huile, et j’ai recommencé.

Pourrais-je, ô folie

Remonter l’aïoli ?

 

Victoire ! Ça repart, je la remonte à l’huile

Elle à la consistance, elle est ferme et ductile

Et quand j’ai rajouté mon appareil raté

Catastrophe, défaite, l’aïoli a chié…

Putaing ! Quelle chienlit

J’ai raté l’aïoli !

 

Comment puis-je, dès lors donner une recette

Moi qui viens d'essuyer cette dure défaite...

Pas de cuisine donc, ce serait indécent,

Et surtout, oui, surtout...pas de canard au sang !

 

 Photo Moi

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est un caquou de l’Estaque, balaise comme un mangeur d’aïoli, qui a émigré au Québec. Il frappe à la porte du chef du personnel d'une entreprise de bûcherons, car il cherche du travail
- Vous avez l'air costaud. Vous avez des références ?
- Ouais ! J'ai travaillé au Sahara !
- Vous vous foutez de ma gueule ? Y'a pas d'arbres au Sahara !
- Y'a PLUS d'arbres !

 

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17/01/2015

Ouiquinde gaillard avec notre grand Rabelais.

torchecul.jpg

 

 

Revenons aux fondamentaux, retrouvons notre grand Rabelais, immense philosophe, chercheur en hédonisme. Changeons-nous les idées et délectons-nous avec ses expériences torcheculières :

 

 

« Les cents et une manières de se torcher le cul.

 

J'ay (respondit Gargantua) par longue et curieuse experience inventé un moyen de me torcher le cul, le plus seigneurial, le plus expedient que jamais feut veu.


- Quel ? dict Grandgousier.


- Comme vous le raconteray (dist Gargantua) presentement.
« Je me torchay une foys d'un cachelet de velours de une damoiselle, et le trouvay bon, car la mollice de sa soye me causoit au fondement une volupté bien grande;
« une aultre foys d'un chapron d'ycelles, et feut de mesmes;
« une aultre foys d'un cache coul;
« une aultre foys des aureillettes de satin cramoysi, mais la dorure d'un tas de spheres de merde qui y estoient m'escorcherent tout le derrière; que le feu sainct Antoine arde le boyau cullier de l'orfebvre qui les feist et de la damoiselle qui les portoit!
« Ce mal passa me torchant d'un bonnet de paige, bien emplumé à la Souice.
« Puis, fiantant derrière un buisson, trouvay un chat de Mars; d'icelluy me torchay, mais ses gryphes me exulcererent tout le perinée.
« De ce me gueryz au lendemain, me torchant des guands de ma mere, bien parfumez de maujoin.
« Puis me torchay de saulge, de fenoil, de l'aneth, de marjolaine, de roses, de fueilles de courles, de choulx, de bettes, de pampre, de guymaulves, de verbasce (qui est escarlatte de cul), de lactues et de fueilles de espinards, - le tout me feist grand bien à ma jambe, - de mercuriale, de persiguire, de orties, de consolde; mais j'en eu la cacquesangue de Lombard, dont feu gary me torchant de ma braguette.
« Puis me torchay aux linceux, à la couverture, aux rideaulx, d'un coissin, d'un tapiz, d'un verd, d'une mappe, d'une serviette, d'un mouschenez, d'un peignouoir. En tout je trouvay de plaisir plus que ne ont les roigneux quand on les estrille.

 
- Voyre, mais (dist Grandgousier) lequel torchecul trouvas tu meilleur ?

 
- Je y estois (dist Gargantua), et bien toust en sçaurez le tu autem. Je me torchay de foin, de paille, de bauduffe, de bourre, de laine, de papier. Mais
Tousjours laisse aux couillons esmorche
Qui son hord cul de papier torche.


- Quoy ! (dist Grandgousier) mon petit couillon, as tu prins au pot, veu que tu rimes desjà ?


- Ouy dea (respondit Gargantua), mon roy, je rime tant et plus, et en rimant souvent m'enrime. Escoutez que dict nostre retraict aux fianteurs :
Chiart,
Foirart,
Petart,
Brenous,
Ton lard
Chappart
S'espart
Sur nous.
Hordous,
Merdous,
Esgous,
Le feu de sainct Antoine te ard!
Sy tous
Tes trous
Esclous
Tu ne torche avant ton depart !
« En voulez vous dadventaige ?


- Ouy dea, respondit Grandgousier.


- Adoncq dist Gargantua :

 


RONDEAU
En chiant l'aultre hyer senty
La guabelle que à mon cul doibs;
L'odeur feut aultre que cuydois :
J'en feuz du tout empuanty.
O ! si quelc'un eust consenty
M'amener une que attendoys
En chiant !
Car je luy eusse assimenty
Son trou d'urine à mon lourdoys;
Cependant eust avec ses doigtz
Mon trou de merde guarenty
En chiant.

 
- « Or dictes maintenant que je n'y sçay rien! Par la mer Dé, je ne les ay faict mie, mais les oyant reciter à dame grand que voyez cy, les ay retenu en la gibbessiere de ma memoire.

 

- Retournons (dist Grandgousier) à nostre propos.


- Quel ? (dist Gargantua) chier ?

 

- Non (dist Grandgousier), mais torcher le cul.

 

- Mais (dist Gargantua) voulez vous payer un bussart de vin Breton si je vous foys quinault en ce propos ?


- Ouy vrayement, dist Grandgousier.


- Il n'est (dist Gargantua) poinct besoing torcher cul, sinon qu'il y ayt ordure; ordure n' y peut estre si on n'a chié; chier doncques nous fault davant que le cul torcher.


- O (dist Grangousier) que tu as bon sens, petit guarsonnet! Ces premiers jours je te feray passer docteur en gaie science, par Dieu! car tu as de raison plus que d'aage. Or poursuiz ce propos torcheculatif, je t'en prie. Et, par ma barbe! pour un bussart tu auras soixante pippes, j'entends de ce bon vin Breton, lequel poinct ne croist en Bretaigne, mais en ce bon pays de Verron.


- Je me torchay après (dist Gargantua) d'un couvre chief, d'un aureiller, d'ugne pantophle, d'ugne gibbessiere, d'un panier, - mais ô le mal plaisant torchecul! - puis d'un chappeau. Et notez que les chappeaulx, les uns sont ras, les aultres à poil, les aultres veloutez, les aultres taffetasser, les aultres satinizez. Le meilleur de tous est celluy de poil, car il faict très bonne abstersion de la matiere fecale.
« Puis me torchay d'une poulle, d'un coq, d'un poulet, de la peau d'un veau, d'un lievre, d'un pigeon, d'un cormoran, d'un sac d'advocat, d'une barbute, d'une coyphe, d'un leurre.
« Mais, concluent, je dys et mantiens qu'il n'y a tel torchecul que d'un oyzon bien dumeté, pourveu qu'on luy tienne la teste entre les jambes. Et m'en croyez sus mon honneur. Car vous sentez au trou du cul une volupté mirificque, tant par la doulceur d'icelluy dumet que par la chaleur temperée de l'oizon, laquelle facilement est communicquée au boyau culier et aultres intestines, jusques à venir à la region du cuers et du cerveau. Et ne pensez que la beatitude des heroes et semi dieux, qui sont par les Champs Elysiens, soit en leur asphodele, ou ambrosie, ou nectar, comme disent ces vieilles ycy. Elle est (scelon mon opinion) en ce qu'ilz se torchent le cul d'un oyzon, et telle est l'opinion de Maistre Jehan d'Escosse. »

 

Illustration X - Droits réservés

 

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14/01/2015

Charlimages

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Ben, voilà un renfort de taille !

 

charlie dessin mouton.jpg

 

Les vautours restent en embuscade...

 

 

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On ne nous empêchera pas de gueuler !

 

 

charlie en israel photo sans femmes  montage.png

 

 

Dans une journal israélien, les femmes ne sont pas les bienvenues ! Exit Mme Merkel, exit Mme Hidalgo ! Sacré photoshop...

 

 

Charlie blasphème.jpg

 

Chassons tous les obscurantismes assassins...

 

 

Illustrations X - Droits réservés

11/01/2015

Ouiquinde gastronomique : Nourrissons-nous l'esprit avec Omar Kháyyám et François Cavanna.

omar khayam et fille.jpg

 

Si assuré et ferme que tu sois, ne cause de peine à personne ; 
Que personne n’ait à subir le poids de ta colère.
Si le désir est en toi de la paix éternelle,
Souffre seul, sans que l’on puisse, ô victime, te traiter de bourreau. 

 

 

Combien de temps jetterai-je des pierres dans la mer !
Je suis écœuré des idolâtres de la pagode :
Kháyyám ! Qui peut assurer qu’il habitera l’Enfer ?
Qui donc jamais visita l’Enfer ? Qui, jamais, revint du Ciel ?

Omar Kayyam

 

 

cavanna françois.jpg

 

 

Peu importe

 

Peu importe que la vie soit un accident, une chimie de hasard,

Peu importe que se soient condensées galaxies et soleil, planètes et satelittes,

Peu importe que quelques molécules se soient accolées en uhe première gelée vivante,

Peu importe que la vie ai emplie les océans, et puis en soit sortie, et puis soit devenue crapeau, lézard, singe et enfin homme,

Peu importe,

Tu es là.

Au bout de tout cela,

Tu es là.

Tout cela s'est fait pour toi.

Ces milliards d'années, ces univers, ces hécatombes,

Tout cela pour aboutir à toi.

Et voilà : tu es là.

Toi tout seul.

Tu es un point infime de l'espace, un instant fugitif du temps,

Mais tu es toi,

Toi tout seul.

Tu n'es pas la continuation de ton père, ni du père de ton père, ni des pères des pères de tes pères.

Tu n'as pas demandé à être là,

Mais tu y es,

Tu es là,

Tu es toi,

Toi tout seul.

Tu ne dois rien à personne ni à rien.

Tu ne peux savoir pourquoi tu es là, ni si quelqu'un t'y a mis, pas même s'il y a un « pourquoi » ni s'il y a un « quelqu'un »,

Et qu'importe ?

Tu es là.

N'écoute pas les menteurs.

N'écoute pas les peureux.

N'écoute pas la peur au fond de toi,

N'écoute pas la tentation de la peur au fond de toi,

N'écoute pas les profiteurs de la peur.

Surtout,

Surtout,

Ne crois pas.

Ne crois en rien, jamais,

Ni par peur,

Ni par amour,

Ni par pitié,

Ni par faiblesse,

Ni par convenance.

 

Ne crois pas !

 

François Cavanna

 



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Tu n’as pas aujourd’hui de pouvoir sur demain ;
L’anxiété du lendemain est inutile.
Si ton cœur n’est pas insensé, ne te soucies même pas du présent ;
Sais-tu ce que vaudront les jours qu’il te reste à vivre ? 

 

Sache ceci : que de ton âme tu seras séparé,
Tu passeras derrière le rideau des secrets de Dieu.
Sois heureux…tu ne sais pas d’où tu es venu;
Bois du vin…tu ne sais où tu iras.

 



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Œcuménisme

 

Qu'ont en commun les inquisiteurs, les brûleurs de sorcières, les masacreurs de populations au nom de la foi (soixante mille égorgés lors de la prise de Jérusalem pendant la première Croisade), les bénisseurs d'armées, les pendeurs d'hérétiques, les incitateurs à l'assassinat pieu, les lapideurs de femmes adultères, les qui-vont-à-la-messe, bouffent du foie gras et laisse un abbé Pierre leur astiquer la bonne conscience en se faisant le bouc émissaire de la charité ?

 

Ils ont en commun le mot clé de tous les culs-bénits :

 

AMOUR

 

 

 Illustrations X - Droits réservés

10/01/2015

Ouiquinde (tout de même) érotique avec Charlie Baudelaire et Charlie Paul Verlaine

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La Mort des amants

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;

Et plus tard un Ange, entrouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.

 

Charlie Baudelaire

 

...et son pastiche par Charlie Paul Verlaine

 

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La mort des cochons

 

Nous reniflerons dans les pissotières,
Nous gougnotterons loin des lavabos,
Et nous lècherons les eaux ménagères
Au risque d’avoir des procès-verbaux.

Foulant à l’envi les pudeurs dernières,
Nous pomperons les vieillards les moins beaux,
Et fourrant nos nez au sein des derrières,
Nous humerons la candeur des bobos.

Un soir plein de foutre et de cosmétique,
Nous irons dans un lupanar antique
Tirer quelques coups longs et soucieux.

Et la maquerelle entrouvrant les portes
Viendra balayer - ange chassieux -
Les spermes éteints et les règles mortes.

 

Charlie Paul Verlaine

 

Illustrations X - Droits réservés

 

09/01/2015

Dieu aussi est-il Charlie ?

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Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Je ferais cuire tous ces cagots

Ces insupportables bigots,

Ces punaises de sacristie,

Tous ces culs bénis abrutis,

Ces flagorneurs et ces badernes,

Ces lèche culs qui se prosternent

Genoux ployés ou culs levés,

Pour Jésus, Allah ou Yahvé.

Ils proclament que je suis Tout,

Que je suis le Grand Manitou

Omniscient, plein de sagesse,

Généreux devant leurs faiblesses,

Et voyez, nom de Moi !,

Comment agissent-ils avec moi !

Ils me traitent comme un vieux kon,

Ridicule vieillard abscons,

Fort avide de privations,

Jouissant des propitiations,

Des louanges bêlantes, des sanglants sacrifices,

Capable d’imposer de m’immoler son fils

Á celui que j’aurais choisi comme prophète,

Et bavant de plaisir en cette immonde fête.

Si j’étais ce pervers, ce névrosé sadique,

Ce parano borné, ce tyran narcissique.

 

Si j’étais Dieu,

 Nom de Moi,

Et si j’étais salaud tout autant qu’ils  le sont,

Pour les gratifier d’une bonne leçon

Je leur infligerais cette terrible peine

Qu’ils ont imaginé, par bêtise et par haine,

Que j’eus pu concevoir, que je puisse appliquer :

C’est eux ! ces tristes kons, eux ! que je damnerais !

En enfer les croyants ! Satan, met du charbon !

Mais bouche-toi le nez : ils sont nauséabonds.

Leurs curés, leurs imams, leurs rabbins rabat-joie,

Infligent à tous de Moi une image d’effroi,

D’une espèce de flic, d’adjudant implacable,

Les menacent en mon nom de tourments redoutables.

Ils prétendent m’aimer avec leurs simagrées,

Leurs prières débiles, leurs rituels tarés,

Leurs cérémonials qu’ils veulent grandioses

Mais qui ne sont que le reflet de leurs névroses.

Comme si je pouvais — Moi, Dieu, Être parfait,

Suprême intelligence — être par ça bluffé ! ! !

 

Si j'étais Allah,

Oh ! La la...

Je punirais ces assassins

Qui tuent pour quelques dessins

Qui massacrent en mon nom

Au fusil, au couteau, au canon

Qui prétendent, ces allumés

Venger Mahomet !

Comme s'il ne pouvait le faire lui-même.

Ces sinistres gangsters

Ont tué les fils de Voltaire.

Et ces salauds prétendent qu'ils m'aiment ?

Pour baiser soixante-et-dix vierges ?

Ils ne sont pas sortis de l'auberge.

En récompense, ces sinistres rats

Seront sodomisés par des verrats.

Mon langage serait-il abscons ?

C'est dur d'être aimé par des kons...

 

Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Les athées, les sans-dieu, les non-croyants,

Ceux-qui-se-posent-des-questions, les mécréants,

Ceux qui refusent d’ingurgiter

Les réponses prêt-à-porter,

Qu’un soi-disant Élu, prétentieux allumé,

Aurait reçu de Moi ! Pauvre illuminé,

En haut d’une montagne, en quelque lieu secret

Et qu’il aurait transcris dans un livre sacré.

Ceux-là, tous ceux qui doutent, les hommes de Raison,

Ceux qui n’acceptent pas, de la foi, le poison,

Et qui ne vivent pas pour autant en bandits,

Pour ceux-là j’ouvrirais, tout grand, mon paradis.

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si je suis cet être infiniment bon,

Comment peut-on penser que je suis assez kon

Pour vouloir tourmenter

Toute une éternité

Ce pauvre humain mortel qui dans son désarroi

Ne croit pas en moi !

Si je suis cette suprême intelligence

Comment peut-on penser, et par quelle aberrance,

Que j’ai créé les Hommes pour en être adoré,

Et que je prends en compte toutes leurs logorrhées !

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si j’ai donné à l’Homme la Raison,

Cet outil merveilleux pour poser des questions,

La faculté de pouvoir discerner

Si un événement est vrai,

Possible ou invraisemblable,

Il faut vraiment être minable

Pour penser que je vais punir

Tous ceux qui osent s’en servir !

 

 

Par chance, je ne suis pas Dieu,

Nom de Dieu…

Á la santé de ceux qui refusent de croire,

 

Satan, verse-moi à boire !

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

07/01/2015

Les arnaques bien camouflées du « plan de relance Junker »

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Pendant que les houellebecqonneries occupent les médiarhées, les canards laquais et les lucarnes à décerveler, les « zéconomistes distinguées » se gargarisent avec le « changement », la merveille des merveilles – Ah ! mais, on va voir ce qu'on va voir. - j'ai nommé : le plan de relance Junker. Du nom du nouveau président de la Commission européenne, alias le maître-évadeur-fiscal luxembourgeois, celui dont les magouilles à la tête de son micro pays voyou ont fait perdre des centaines de milliards d'impôts aux États de l'Union. Plan assortit, « en échange » (??!!) d'une « réduction de la bureaucratie », c’est-à-dire de faire sauter les réglementations qui encadrent l’investissement dans les secteurs de l’énergie et des transports, secteurs principaux choisis pour ce « plan » !

 

Ce fameux plan de relance de Junker, il s’agit d’une rafale de grosses arnaques ! Le financement sera assuré par une garantie du budget européen de 16 milliards d’euros sur les emprunts et de 5 milliards apportés par la BEI. Donc sur les 315 milliards annoncés (un pet de lapin au niveau des 28 états de l'U.E.), il n’y en a que 5 avancés réellement qui soient nouveaux. Et encore, ils viennent de la Banque Européenne d’Investissement dont 4,5 milliards seront empruntés sur les marchés ! Les 315 milliards annoncés en grande pompe par la commission Juncker sont donc basés sur...500 millions de cash et 314,5 milliards d’emprunts potentiels ! Á condition évidemment que les investisseurs s’intéressent aux différents projets et répondent présents.

 

Il n’y a absolument aucune garantie qu’un tel montant soit réellement « investit » dans les infrastructures européennes ! Ce sera donc une garantie donnée pour des investissements publics ou privés acquis par l’emprunt auprès des banques privées. En termes clairs : l’Europe se porte caution pour 315 milliards d’investissements privés ! Autrement dit : elle assume le risque de ces investissements. C’est le nouveau capitalisme à la sauce européenne ! Junker a en effet débarrassé le capitalisme de son principal inconvénient pour les actionnaires des banques : le risque !

 

Ici, à hauteur de 315 milliards, ce risque est tout simplement annulé. Il est totalement pris en charge par la collectivité. Junker : quel bonheur pour les banques !

 

Comme si ça ne suffisait pas, le père Noël Junker fait un autre cadeau à ses comparses banksters : les banques pourront titriser les prêts qu'elles feront sous garantie de l'U.E. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'elles pourront les répartir en petits lots dans des bons et des titres qu'elles refourgueront à leurs clients comme « bons placements ». Le même système que les « subprimes » aux USA qui ont déclenchées la crise de 2008. Donc si un de ces magnifiques montages venait à s’effondrer, la partie titrisée serait à charge de qui ? De la banque qui les a créés ? Tè. Fume... De la collectivité !

 

Allez, pour bien commencer l'année, voilà une autre « bonne » nouvelle. Si les États mettent de la thune nationale dans ce fonds d’investissement, la somme qui y viendra ne sera pas comptée dans les déficits publics. Pour savourer cette idée, souvenons-nous que les investissements nationaux, eux, sont comptés dans les déficits !

 

Il reste cependant une solution que connaît bien M Juncker pour l’avoir pratiquée au Luxembourg : mettre au point un mécanisme de défiscalisation afin d’attirer les « investisseurs », ce serait un joli cadeau de Noël pour les milieux financiers…

 

Il est vrai que dans Junker, il y a « junk », qui signifie quelque chose comme « pourri » en globish, et que Junker rime avec banksters.

 

Sources:

Lien1 

Lien2 

 

 

Photo X – Droits réservés

 

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06/01/2015

Au bistro de la toile : toubibs, la grève de la honte.

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- Ah ! Ah ! Ah !

 

- Pourquoi tu rigoles Victor ?

 

- Ah le jocrisse ! Je viens d'entendre Guetta carrément feller Syriza et Podemos, leur trouvant toutes les qualités, presque réclamer leur venue au pouvoir ! Guetta encensant la « gauche extrême », on aura tout vu, ou plutôt tout entendu ! Il faut vraiment que ça leur trou le cul aux « zélites » ultralibérales pour qu'ils envoient un de leurs plus écouté porte-mensonges relativiser le « danger » que représentera – sauf énorme magouille pas à exclure - la victoire de Syriza en Grèce, puis celle de Podemos en Espagne ! Hardi les Grecs, arriba Espagna ! Et nous, qu'est-ce qu'on fait ?

 

- Ben, nous, on a un gouvernement socialiste, non ?

 

- Mouais... Le socialisme à la François, c'est un peu comme le macdo par rapport à la gastronomie : de la merde entourée de papier doré.

 

- Et qui fait descendre même les toubibs dans la rue !

 

- Alors là, on nage en plein délire. Après les notaires et les huissiers, voilà les toubibs qui font grève ! C'est eux le nouveau prolétariat ! Faut les voir aller à la manif en 4x4 rutilant ! Á les voir, on a conscience d'avoir sous les yeux toute la misère du monde...

 

- Au fait, ils gueulent contre quoi les toubibs ?

 

- La ministre de la santé, Marisol Touraine, propose de généraliser le Tiers Payant, qui permettrait aux patients de ne plus avancer les frais de la consultation, le toubib se faisant rembourser directement par la sécurité sociale. Comme les pharmaciens, comme les infirmières. Ce qui est une bonne chose. Il faut savoir qu'il y a deux secteurs chez les toubibs : le secteur 1, conventionné avec la Sécu, dans lequel tu paies les tarifs sécu, soit 23 euros la visite chez un généraliste ; et le secteur 2, dit secteur « libre » où les toubibs sont autorisés à appliquer des dépassements d'honoraires, très souvent aussi abusifs qu'injustifiés. Avec la généralisation du Tiers Payant, rien ne changera pour les toubibs du secteur 1 : tu paies 23, la sécu et les complémentaires te remboursent 23. C'est clair. Mais pour les toubibs du secteur 2, ceux qui « dépassent », ils factureront à la sécu le montant secteur 1 et ne feront payer au client que le montant du dépassement ! Ainsi, le client (on ne peut plus parler de patient) verra immédiatement et clairement de combien son toubib « dépasse » ! Et ça, les toubibs préfèrent que ça reste bien flou, bien caché... Leur grève est donc simplement un combat corporatiste plus que douteux, motivé par le seul fric !

 

- Mouais... Je comprends mieux les choses...

 

- Et puis, Loulle, en France la médecine est organisée de façon paradoxale : fonctionnement totalement libéral mais avec un financement public. Résultat : certaines régions ont vu la moitié de leurs cabinets fermer. Á l’horizon 2025 il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd’hui. Les jeunes étudiants délaissent la spécialité « généraliste » pour d'autres plus glorieuses, plus rémunératrices. Sont-ils réellement à plaindre, ces enfants gâtés de notre société ? La collectivité – donc nos sous - paie leurs longues études. Ne serait-il pas normal qu'en retour les toubibs acceptent au moins pour quelques années de s'installer là où leur présence serait la plus nécessaire ? Mais il est plus « sexy », plus confortable, plus rémunérateur de s'installer à Paris, Nice, Aix ou Avignon plutôt que dans le Nord, la Creuse ou la Lozère... Alors, lorsqu'on aura le temps, on les plaindra... Ils réclament 25 euros par consultation plutôt que 23, pourquoi pas. Á raison de 12 minutes en moyenne, cela fait tout de même 125 euros de l'heure, soit de 500 à 1000 euros par jour ! Avec un paiement assuré à 100 %. Á rapprocher des, environ, 1000 euros par mois du smicard et des 1500 euros par mois d'un enseignant débutant. Eh! Oh! Faut bien changer le 4X4 chaque année ! Et vive le trou de la Sécu: 20 milliards environ, soit le prix d'un tunnel sous la Manche chaque année.

 

- Qu'est-ce qu'il faut faire ?

 

- Surtout ne pas céder devant ces privilégiés. Sous peine de voir la France devenir, à court terme, un désert médical. Il faut supprimer le secteur 2 (celui des dépassements de tarifs), supprimer le numerus clausus qui apporte une rente de situation et, compte tenu de la gratuité de la formation, payée par l’État et donc par nous, avec nos impôts, faire signer un contrat par le futur toubib, l'obligeant à exercer au moins cinq années dans un secteur géographique imposé.

 

- C'est vrai que cette grève est indigne. Ne pas vouloir prendre la carte Vitale pour emmerder la Sécu, c'est surtout emmerder les malades.

 

- Exactement. Pour les contrer, il faudrait que les patients refusent de payer si leur toubib refuse leur carte Vitale. Et leur dire : « Je vous signe une reconnaissance de dette concernant la visite, et je vous paierai lorsque je serais remboursé ! » Tu verras qu'ils la prendront la Vitale !

 

- C'est une caste les toubibs. Une caste puissante...

 

- C'est vrai. Ils obtiennent tout ce qu'ils veulent parce qu'ils sont en position de force. Parce qu'ils sont nombreux sur les bancs du Sénat et de la Chambre des députés ; parce que le numerus clausus imbécile organise la pénurie.

 

- Bon. Le mieux Loulle, c'est encore de manger bon, boire dru, brosser madame, respirer un air pur et encore gratuit en écoutant les petits oiseaux...

 

- Á la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

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04/01/2015

Gastronomie dominicale: le renard

 

 

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Le civet de renard de l'Oncle Pinet

J'ai déjà vu, petit, Maître Renard en chasse.
Il marche à pas feutrés, nez au vent, la queue basse.
Soudain Goupil se fige, tous les sens en alerte,
Laissant venir la poule, caquetant, vers sa perte.
Panache déployé, il bondit gueule ouverte,
Saisissant par le cou la belle proie offerte.
Pas de bruit, seulement une gerbe de plumes
Laissera, de la poule, une trace posthume.
Respectons le renard, c'est une noble bête
Et que l'on peut aimer. " jusque dans son assiette!
Bien sûr Renard n'est pas un gibier très courant
Mais ce rusé gourmet régale les gourmands!
C'est mon oncle Pinet, je dois m'en réjouir,
Qui, voilà des années, me l'a fait découvrir.
L'oncle Pin et était un gaillard remarquable,
Un savant, un chercheur des choses de la table.
Casquetté, clope au bec, l'oncle avait belle allure.
Cet humoriste heureux détestait la torture,
Or, "travail" provenant du latin "trepaliare",
Supplice du tri pal, soit dit pour les ignares,
Il avait décidé de n'y jamais toucher.
Je l'ai vu plus souvent bambocher que piocher!
Nous partagions, joyeux, des bouteilles multiples,
Et il a fait de moi, en ce sens, son disciple.
Dédaignant les lazzis des idiots qui ricanent,
Il a fait préparer à la tante Suzanne
Corneilles et corbeaux, écureuils, hérissons,
Pies, geais, blaireaux, mouettes, cigalons, limaçons.
Et la tante mettait son imagination
Culinaire au service de ces préparations.
Chasseurs et gardes-chasse, paysans, braconniers
Venaient vider chez lui leur rebut de carnier,
Et beaucoup, toujours prêts si l'on rit, boit et mange,
Acceptaient de goûter ses cuisines étranges.
À l'ombre de la treille, devant le cabanon,
On mangeait, on chantait, en buvant des canons.
- Il est des personnages avec qui l'on se marre,
- Mais ce renard, Victor, comment tu le prépares?
- L'oncle, sans se salir, dirigeait les travaux.
Ses amis s'escrimaient à enlever la peau
En se faisant larder par les milliers de puces,
De joyeux animaux qui sautent, piquent, sucent.
Puis, les mains dans le sang, ils libéraient les tripes
Chaudes et irisées qui salissaient leurs nippes.
On pendait le renard, écorché, nettoyé,
Dans un lieu frais et sec pour le mortifier
Pendant quatre ou cinq jours en fonction des saisons.
On fait toujours ainsi avec la venaison.
On le coupe en morceaux, on le fait mariner
Trois jours dans du vin rouge puissant, carabiné,
Avec sel, poivre noir, genièvre, oignon et thym.
Alors tante Suzanne prenait les choses en mains!
Égouttés, essuyés, les morceaux de renard
Sont flambés au vieux marc puis, sans aucun retard,
Fait sautés à feu vif dans du saindoux fondu,
On remue et on tourne souvent, bien entendu
Pour bien dorer la viande sur toutes ses faces,
On déglace la poêle au Noilly, une tasse,
Puis on laisse réduire sans attacher au fond.
On blondit des oignons dans un faitout profond
Puis on jette dessus les morceaux de renard,
On flambe à l'eau-de-vie, un verre de soiffard,
Sel, poivre de haut goût, bouquet garni, genièvre,
Enfin, tout ce qu'on met pour faire cuire un lièvre.
On mouille abondamment, pas dans la marinade,
Dans un rouge corsé mis en larges rasades.
On fait cuire quatre heures, à feu doux ou moyen,
Tout dépend si Goupil est jeunôt ou ancien!
Ainsi accommodé, c'est un plat délicieux,
Ceux qui le goûteront feront des envieux.
Une bonne polenta en accompagnement,
Et du vin généreux, beaucoup, évidemment.
Avec des commensaux triés sur le volet,
De solides mangeurs, jamais des gringalets,
L'Oncle Pinet régnait avec cette recette
Sur un aréopage d'amoureux de la Fête.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne!

 


Ingrédients et proportions pour six à huit personnes (ayant bon appétit)

Il va de soi que l'Oncle Pinet ne faisait pas le bec fin sur la taille du renard que lui apportaient ses rabatteurs. Faites comme lui!
Il faut donc:
- Pour la marinade: - un renard mis à mortifier si possible en chambre froide quatre ou cinq jours puis coupé en morceaux, - 5 litres de vin rouge 13 ou 14°, - 5 poignées de gros sel, - 2 cuillerées à soupe de poivre noir concassé, - 20 baies de genièvre, - 5 oignons en quartiers piqués de clous de girofle, - 2 belles touffes de thym.
- Pour le civet: 2 verres d'eau-de-vie pour flamber, - 250 g de sain-doux, - 1 verre de Noilly-Prat, - 5 autres oignons émincés, - 2 poignées de gros sel de Camargue, - poivre noir du moulin en abondance, - 1 gros bouquet garni, - 20 nouvelles baies de genièvre, - 3 bouteilles de bon vin rouge AO.C. 14,5°C, - 2 verres d'huile d'olive, - 2 kilos de farine de polenta pour l'accompagnement.

Les vins conseillés:

Ce plat est en lui-même suffisamment puissant, riche en fragrances ani-males et en goûts musqués. Il y a donc deux écoles pour le choix des vins: - soit on reste dans la tonalité du plat et il faut des vins puissants, épicés, tanniques. En Côtes-du-Rhône: Châteauneuf-du-Pape évidemment, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairanne, Rasteau et tous les rouges "Villages" ; en vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Fitou, Collioure; en vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, Barjols; - soit on joue l'opposition et l'on prend des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire". En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-Vi-gnes, Côtes du Ventoux, Coteaux du Luberon, Coteaux du Tricastin, Costières-de-Nîmes ; en vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Pic-saint-Loup, Saint-Christol, Saint-Drézery ; en vins de Provence: Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

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