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11/04/2015

Ouiquinde érotique: Malherbe, chantre de l'autocoïtpalmaire !

 

bonobos Ginette.jpg

 

 

 

Sonnet

Sy tost que le sommeil au matin m’a quitté,
Le premier souvenir est du Con de Nerée,
De qui la motte ferme et la motte dorée
Egale ma fortune à l’immortalité.

Mon Vit, de qui le foutre est la félicité,
S’alonge incontinent à si douce curée,
Et d’une eschine roide au combat préparée,
Monstre que sa cholere est à l’extrémité.

La douleur que j’en ay m’oste la patience,
Car de me le branler, c’est cas de conscience ;
Ne me le branler point, ce sont mille trespas.

Je le pense flatter afin qu’il me contienne ;
Mais en l’entretenant, je ne m’appercoy pas
Qu’il me crache en la main sa fureur et la mienne !


 

malherbe françois de.jpg
 

 François de Malherbe

 

 

 

Illustrations X - Droits réservés

10/04/2015

Au bistro de la toile : des embrouilles des Le Pen au PSG en passant par la cyber-attaque.

chimulus bistro copie.jpg

 

- ...teng ! Victor. Ils se bouffent le foie en direct les fachos père et fille ! Mais à quoi ils jouent ces kons ?

 

- Á quoi ils jouent ? Ils jouent ! C'est le mot juste. Tout ça ressemble à un scénario pensé, répété, organisé et remarquablement mis en scène.

 

- Explique-toi.

 

- Ça paraît évident. Fifille a une ambition affirmée : arriver au pouvoir. Papa Schultz Le Pen, lui, voulait surtout choquer, provoquer, faire peur, planter la merde. Il y est arrivé, bien aidé dans sa tâche par les partis de pouvoir (UNR, RPR en leurs temps, UMP, PS) qui y voyaient un repoussoir pratique et une façon efficace – pour le PS – de séparer électoralement les voix de la droite ; pour la droite « républicaine » un réservoir d'idées (!!??) et de voix. Les merdias, depuis des décennies, lui ont fait la courte échelle parce que c'est « un bon client » ! Puis Fifille vînt. Avec pour ambition de gagner. Et pour ce faire, il lui fallait faire une « honorabilité » à la boutique de la famille. Portée par des résultats électoraux incontestables, la nullité crasse des deux derniers présidents qui ont déconsidéré les partis dits « de gouvernement » lui donne des ailes. Mais pour arriver au sommet, il lui faut d'abord « dédiaboliser » son parti et donc glisser sous le tapis tous les thèmes qui ont fait son succès (racisme, antisémitisme, etc.). D'où l'opération montée avec « popo » Jean-Marie : - à lui de ressortir tous les poncifs nauséabonds qui ont fait son succès, à elle de « dénoncer » ces excès et ainsi laver son parti de tous les relents sulfureux qui lui sont attachés comme le morpion sur un pubis de moine ! En faisant leur cinéma qui enchante les canards laquais et les merdias. Objectif tactique : vider l'UMP de sa substance pour devenir le parti dominant de la droite, tremplin vers le Pouvoir. « Microlax 1er » a du souci à se faire !

 

- Où alors ils sont tous les deux sincères dans leurs idées et donc, il y a un crocodile de trop dans le marigot. Et le plus jeune veut chasser le vieux... Logique.

 

- C'est possible aussi. Á voir. Mais pas de doute là-dessus : les merdias vont en faire des tonnes.

 

- Et cette cyber-attaque, qu'est-ce que t'en pense ?

 

- C'est la guerre asymétrique. Notre monde chouté à la technologie est d'une terrible fragilité. D'après les zexperts, n'importe quel hacker un peu doué peut prendre le contrôle de systèmes complexes d'ordinateurs à distance. Avec un simple portable et une connexion internet. Alors il ne faut pas s'étonner de cette attaque. Qui pourrait en préfigurer d'autres bien plus graves: prise de contrôle d'un ministère, d'une banque, d'une tour de contrôle d'aéroport, d'une centrale nucléaire, etc. Nos sociétés dites « modernes » montrent par là leur vulnérabilité... C'est aussi du pain béni pour le gouvernement pour faire passer son projet de loi scélérate sur le renseignement, loi considérée par beaucoup comme liberticide parce qu'elle peut engendrer une surveillance de masse, et en particulier une surveillance de la vie privée à travers les sites et réseaux sociaux. Comme chez les Yankees... Dès lors, on peut se demander qui sont les mystérieux hackers qui se cachent derrière l’attaque de TV5 Monde !

 

- Ah ! Heureusement qu'il y a le foot ! Mais même là, c'est le foutoir : Ibrahimovitch se fait virer pour 4 ou 5 rencontres... Et le PSG risque donc de prendre une volée contre le Barça.

 

- Le P.S.G. ? C'est quoi ? Ah oui ! Cette équipe du Qatar composée de mercenaires aussi insupportables qu'incultes ? Ben, j'espère bien qu'ils vont prendre une volée! Une équipe comme ça ne sera jamais populaire comme Saint-Etienne ou l'O.M.. Le PSG, on s'en fout...

 

- C'est vrai finalement. On s'en fout ! Tiens, c'est ma tournée.

 


Illustration: merci à Chimulus

 

 

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07/04/2015

C'est le printemps ! Ah ! Que reviennent les petites robes légères et les jupes !

 

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Les beaux jours qui arrivent vont-ils battre enfin en brèche la dictature du pantalon et voir le retour de la jupe et des petites robes d'été ?!

 

Les femmes – LA FEMME – sont devenues des hommes comme les autres, nous présentant de la fesse uniformisée, sanglée dans ces affreux bleu-de-chauffe que les Nîmois inventèrent naguère et vendirent aux massacreurs d’Indiens étazuniens.

 

Je ne nierais pas l’intérêt que présente un beau joufflu ondulant dans un de ces « jeans » présentoirs…

 

Je ne cracherais pas sur la valeur hautement suggestive d’un falzar taille basse laissant dépasser la dentelle élastique d’un string affriolant…

 

Mais la petite robe vaporeuse, et la jupe !

 

Où danse le valseur.

 

D’où s’échappent des jambes dorées.

 

Où s’enfoncent des cuisses finement gaînées de soie ou de nylon.

 

La robe légère qui se soulève sous le souffle complice d’un mistral grivois, dévoilant l’espace d’un instant béni des rondeurs fugitives.

 

La jupe qui se relève sur des jambes que la belle croise et décroise, révélant parfois l’éclair blanc d’une petite culotte. Où le sombre mystère de tous les désirs.

 

Et la mini-jupe, ce sommet de l’érotisme lorsqu’elle est associée au seigneur porte-jarretelle !

 

Rêves, rêves, rêves…

 

Eh! Comme disait l'autre : « C'est encore la maman qui va en profiter ! »

 

 

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 Photos X - Droits réservés

 

03/04/2015

Départementales : En Vaucluse, le président élu à la VÉTUSTÉ !

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Dans ce département - qui a échappé de justesse à la chape de plomb(s!) F.Haine – les forces entre gauche et droite républicaine étant strictement égales, donc s'annulant, et aucun de ces deux camps n'ayant voulu (c'est tout en leur honneur) s'allier aux lepénistes, c'est le citoyen de droite Chabert Maurice qui a été désigné plutôt que son adversaire de gauche le citoyen Raspail Max pour présider le département. Désigné (et non élu) au bénéfice de l'âge, donc à la VÉTUSTÉ ! On pourrait penser qu'en de tels cas, le bénéfice de l'âge privilégierait l'élu ayant le plus d'années devant lui, le plus dynamique, bref, le plus jeune. Ben, non : ces assemblées gérontocratiques donnent la priorité aux plus anciens, aux plus expérimentés ?, peut-être, en tout cas aux plus vieux...

 

Et surtout, toujours, malgré le binôme paritaire imposé, priorité écrasante aux hommes. Huit femmes seulement ont été élues jeudi à la présidence des conseils départementaux: Sophie Pantel (PS) en Lozère, Martine Vassal (UMP) dans les Bouches-du-Rhône, Hermeline Malherbe (PS) dans les Pyrénées-Orientales, Nathalie Sarabezolles (PS) dans le Finistère, Nassimah Dindar (UDI, sortante) à La Réunion, Christine Bouquin dans le Doubs (sans étiquette soutenue par l’UMP, l’UDI et le MoDem), Valérie Simonet (UMP) dans la Creuse et Josette Borel-Lincertin (PS) en Guadeloupe. En rajoutant Josette Manin en Martinique, où il n’y a pas eu d’élection et Anne Hidalgo à Paris, cela fait seulement dix femmes présidentes sur 101 départements, 6 à gauche et 4 à droite.

 

Moi, j'ai été (un peu) rassuré que parmi les trois départements où je gravite l'hiver (Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Gard) aucun ne soit tombé dans l'escarcelle du FN. On a échappé au pire. Et j'ai une bonne occasion de jubiler et de déboucher le rouge : la Lozère, mon département d'été, est le seul a être passé de la droite vers la gauche, et qui plus est, en élisant à sa tête une femme ! Dans ce département de tradition droitière, le Front de gauche s'est solidement implanté parmi les populations cévenoles, viscéralement rebelles et a amené la victoire. Olé ! Vivent les Lozériens !

 

Une question mérite d'être posée : les conseillers départementaux ont été élus en binôme, dès lors pourquoi n'avoir pas imposé également, en toute logique, une présidence départementale par binôme ? Où est la cohérence ?

 

Ce scrutin, original et intéressant justement parce qu'il impose la parité, n'échappe toutefois pas à ce mal français récurrent, qui ronge notre démocratie : le cumul des mandats. Aux nouvelles présidences départementales, on compte 37 députés ou sénateurs dont 13 députés de droite, 5 députés de gauche, 14 sénateurs de droite, 4 sénateurs de gauche, et 1 eurodéputé de droite.

 

Mais... On croyait qu'il y avait une loi, votée en janvier 2014, qui interdisait le cumul des mandats ! Oui mais...à partir de 2017. D'ici là il en passera de l'eau au Rhône...

 

Le ci-devant Tocqueville (Alexis de) disait : «Il m'est démontré que ceux qui regardent le vote universel comme une garantie de la bonté des choix se font une illusion complète. Le vote universel a d'autres avantages, mais non celui-là.  »

 

Bon. Pas de procès d'intention. Laissons-les se mettre au charbon, après on jugera. Mais sans illusion.

 

Illustration:merci à Geluck

 

02/04/2015

N'oubliez pas d'acheter votre (notre!) SINÉ Mensuel !

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C'est pas le tout d'être « Charlie », mais il ne faut pas oublier SINÉ Mensuel, le formidable, prestigieux, iconoclaste et délicieusement mal élevé mensuel créé et animé par l'incroyable, l'increvable, le très mal embouché Siné ! Bouffeur de curés, d'imams, de rabbins, pourfendeur de la konnerie universelle triomphante, notre Don Quichotte préféré attaque le printemps avec une pêche d'enfer ! Hardi Bob ! D'ailleurs, « Fait meffi, lui on dit ses amis, si tu meurs, on te tue ! » Devant pareille perspective, inutile de vous dire que le Bob, chouté à l'oxygène, au Côtes-du-Rhône, au Beaujolpif et au bon sens pète le feu (pas que le feu d'ailleurs).

 

Au sommaire ce mois-ci :

Dossier 9-3 : Les bourgeois attaquent ! Les bobos peuvent-ils sauver la Seine-Saint-Denis ? Ces nouvelles populations au revenu plus élevé qui quittent Paris – ou l’ont déjà quitté ces dernières années – ont les moyens de revendiquer l’égalité de traitement à l’égard de tous les citoyens, égalité censée être garantie par la République. La gentrification est peut-être une solution au problème des banlieues. Par Anna Topaloff et Charlie Duplan.

Les services publics aux abonnés absents.La Seine-Saint-Denis est le département d’Île-de-France où le taux de pauvreté est le plus élevé (24,1 %) et où les services publics sont dans un état de délabrement avancé. Par Charlie Duplan.

Coups de boule :

Jean-Jacques Rue se fait Alain Soral et les écolo-bouffons. Non seulement ce dernier aime les quenelles de son horrible pote mais il se targue de sauver la planète. Si, si, l’écologie facho, ça existe.

Société :

L’édifiante histoire de Lala et Moustaf, deux sans-papiers passés de la misère des marchands de sommeil à l’enfer des bureaux de régularisation de la préfecture de police. Mais pour une fois, la fin n’est pas triste. Reportage. Par Véronique Brocard.

Yan Lindingre, dessinateur de gros nez, raconte pourquoi le délit de blasphème en vigueur en Alsace et Moselle, deux régions françaises qui vivent sous le régime du Concordat, n’existe, en fait, pas du tout… Non seulement, il lève un sacré lièvre, mais il se moque copieusement des grenouilles de bénitier de tous poils et de toutes confessions.

Notre économiste attitré nous explique que quatre personnes sur dix n’ont pas les moyens d’accéder au minimum nécessaire. La faute aux 5 % des ménages les plus aisés. Pour comprendre le mécanisme du manque de répartition des richesses, lisez l’explication de Pierre Concialdi.

Notre infiltrée est… démasquée. Gloups ! le maire UMP lisait Siné Mensuel.

S’il est un livre qui fait un lien brillant entre dérèglement climatique et capitalisme, c’est celui de la journaliste canadienne Naomi Klein. Et c’est Laure Noualhat qui le dit et le dit bien.

Un milliard de fraudes épongé par la France pour les agriculteurs. Par Antoine Lopez.

Interview : Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et militant historique de la cause palestinienne, revient dans son Manifeste pour les Palestiniens sur ses engagements. À Siné Mensuel, il prône la création d’un État unique, critique sévèrement Sarkozy et Hollande, derniers soutiens ou presque d’Israël, et considère que l’opposant Marwan Barghouti est le Mandela palestinien.

Dans nos cartes postales :

Michel Warschawski, notre correspondant en Israël, dresse un bilan catastrophique de Netanyahou qui vient d’être réélu.

Depuis la Tunisie, Willis from Tunis décrypte la situation politique. Et ne mâche pas ses mots. Pour elle, l’attaque sanglante du Bardo n’est pas une surprise. Le gouvernement islamiste d’Ennahdha – octobre 2011 à fin 2013 – a bien préparé le terrain en banalisant la violence.

Yannis Youlountas rend à Syriza ce qui lui appartient. Contrairement à ce qu’on peut lire dans la presse française, le gouvernement grec a pris des mesures fortes.

Et nos chroniqueurs :

Jean-Marie Laclavetine : « Marinade, une recette de printemps ».
Delfeil de Ton : « Pour en finir avec les condamnés à mort ».
Christophe Alévêque : « Drames en chaîne qui nous enchaînent».
Isabelle Alonso : « Pays de merde ou planète dans la merde ?»
Jackie Berroyer : « Notre avenir ».

Dans notre baz’Arts :

Comme chaque mois, des films et des livres… Avec Noël Godin, Jean-Jacques Rue, Jean-Pierre Bouyxou, Martine Laval. Au programme, on ne peut rêver mieux : la lutte des classes, l’anarchie, les Arméniens et des « navrants navets ».

Dans la bande des Siné, c’est au tour de Kap de se prêter au jeu des questions réponses et de nous offrir son dessin préféré.

Fiches conseil : Jean-Claude Ribaut avoue tout sur les fleurs comestibles, David Ramasseul donne les dix astuces pour enculer un huissier, Blandine Flipo explique comment combattre un projet d’environnement douteux, Jean-Jacques Rue donne les secrets de la « disco soupe ».

Du côté des dessinateurs :

« Banzaï » de Siné

Les pages des dessinateurs :Mix & Remix « À travail égal, salaire égal » ; Jiho « Pourvu que ça dure », Berth « Ça sent mauvais » ; Faujour « Front d’œil» ; Carali « Les cadeaux d’Alex», Lindingre « Sinon, quoi de neuf ? » ; Willem. Toujours en exclusivité, Geluck se lâche. Et le « portrait-robot » de Malingrëy.

Et dans les pages : Jiho, Berth, Mric, Lasserpe, Large, Krokus, Pakman, Lindingre, Faujour, Rousso, Arsène, Vivant, Gayrre, Desclozeaux, Willis from Tunis, Kap, Malagon, Lie.

 

Alors si vous n'avez pas un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l'autre, courez vite chez votre marchand de journaux et fendez-vous de quelques piécettes ! Ou faites comme moi : abonnez-vous !

 

Et BANZAÏE !

 

 

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01/04/2015

Lettre ouverte à notre chère Brigitte.

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Il est émouvant et dérisoire, chère Brigitte Bardot, votre combat contre la consommation de viande de cheval. Mais il va surtout à l'encontre de l'existence même des chevaux. La « plus belle conquête de l'homme » (doux euphémisme pour dire son principal esclave animal) n'existerait plus qu'à quelques dizaines de milliers d'exemplaires pour le loisir des hommes : chevaux « de courses » (animaux artificiels nés de générations de sélections eugéniques, bourrés de chimie) et chevaux « de monte » pour quelques centaines de clubs.

 

En effet, l'essentiel de la population chevaline était constituée de chevaux de traits pour les travaux agricoles, pour la traction hippomobile, pour la guerre. Balayé tout ça chère Brigitte, par l'arrivée d'abord de la machine à vapeur puis enfin le coup de grâce fut donné par le moteur à pétrole. Le cheval a été tué par l'automobile, par le tracteur et par le char d'assaut.

 

Pourtant, en traversant nos campagnes, on admire souvent dans les prairies de superbes juments à la robe rousse et à la chevelure blonde, ou d'impressionnant étalons, oreilles couchées vers l'arrière, perdus dans un rêve érotique et déployant une flamberge donnant de sombres complexes à la prétentieuse gent humaine...

 

Quelle est la destination de ces beaux animaux, chère Brigitte ? Quelques-uns sont gardés pour la reproduction, d'autres pour quelques travaux anecdotiques (labourage de vignes à l'ancienne, débardage) mais comment leurs propriétaires (eh oui ! Ces animaux, comme un meuble, une voiture ou plutôt un esclave sont « propriété privée ») rentabilisent-ils les frais que leur coûte cet élevage ? En les vendant pour la boucherie. Point/barre. Donc, chère Brigitte, sans les mangeurs de viande chevaline, plus de chevaux...

 

Mais il est un autre combat que vous devriez mener, chère Brigitte. C'est la défense des moules. Avez-vous pensé à l'existence de ces pauvres animaux ? Leur destin est au moins aussi tragique que celui des chevaux.

 

Tout enfant, ces délicates petites coquilles sont arrachées à leurs parents par des trafiquants sans cœur qui décolle ce nessain de leur rocher natal puis, sans prêter l'oreille aux cris silencieux de ces orphelins, les sortent de leur milieu et les vendent à des complices sans scrupules qui les collerons sur des cordes ou des bouchots, loin de leur rocher natal. Ils les engraisseront cyniquement pendant quelques années puis les arracheront de nouveau à leurs copains et copines pour les vendre encore une fois à d'autres complices qui les exposeront, nues, désarmées, sur des étals comme de vulgaires endives, livrées sans défense à la concupiscence de clients lubriques.

 

Leur destin, dès lors est tragiquement scellé : ces moules finiront « marinières », « farçies », brûlées en escabèches ou encore mangées crues, mutilées par le couteau, torturées par le citron ou le vinaigre à l’échalote puis déchirées vives par les crocs terrifiants de quelques gourmets voraces autant que sans cœur.

 

Voilà chère Brigitte, un combat qui vaut la peine d'être mené et qui mérite, autant que la défense des chevaux, ton flamboyant secours.

 

Bon. Je vais au marché chercher du poisson.

 

 

Photo X – Droits réservés

 

 

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30/03/2015

Au bistro de la toile : élections, foot et avions sans pilotes.

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- Oh ! Victor. T'as les moustaches qui frisent. Qu'est-ce qui motive cet air presque guilleret ?

 

- Ce matin, Loulle, j'ai un peu moins la vergogne. On a frisé la catastrophe dans le Vaucluse comme dans le Gard, mes départements. Le F.haine n'y a pas réussi son hold-up. Mais il s'en est fallu de peu, et les grenouillages pour la présidence commencent... Par contre, dans mon département d'été, la Lozère, c'est le bonheur ! Ce département rural, le moins peuplé de France mais l'un des plus beaux, est coupé idéologiquement entre les Cévennes rebelles, rouges, celle des Camisards et des maquisards et les hauts plateaux très conservateurs, travaillés depuis des générations par les curés. Eh bien ce département est passé de droite (le système Jacques Blanc) à la gauche, sous la conduite du truculent mais efficace maire de Mende, Bertrand. C'est la seule victoire de la gauche sur la droite dans toute la France ! Fêtons ça ! Mets ma tournée.

 

- ...en plus, les fouteux ont gagné. Mais sans panache. Match tristounet, emmerdant. Mais, bof... C'est mieux que rien.

 

- Ouais Loulle, mais c'était une équipe de remplaçants. Et ils ne se sont pas trop mal débrouillés. Mais on est encore loin des équipes qui tiennent le haut du pavé, comme le Brésil, l'Allemagne ou l'Argentine. Mais en Europe, il y a la place. Les Espagnols et les Portugais ne nous font pas peur, pas plus que les Anglais.

 

- Alors, et cette catastrophe de l'Airbus, où on en est ?

 

- On cherche après Titine, mais on la trouve pas... On cherche la seconde « boite noire ». Celle qui enregistre tous les paramètres de vol. Et on ne la trouve pas... Pourtant, on a trouvé le capot, la boite, ce machin orange. Et, curieusement, le mécanisme enregistreur n'était pas là... Quand on voit comment sont construites ces « boites noires », on se demande comment il est possible que ses éléments se désolidarisent. Bizarre... Et quand bien même, il suffit de chercher autour de là où a été trouvé le capot. Le reste ne doit pas être bien loin. Les détecteurs de métaux, ce n'est pas efficace ? Á moins qu'on ne veuille pas trop retrouver cet enregistreur. Pourquoi ? Parce qu'il pourrait mettre à mal la version « officielle » qui consiste à tout faire porter sur la tête malade du copilote, « ce pelé, ce galeux d'où nous vient tout le mal... ».

 

- Enfin, il était à la masse ce pauvre type. Les médicaments qu'il prenait en atteste.

 

Il était probablement à la masse. Mais pourquoi était-il chauffeur d'avion dans ce cas-là ? On touche là au « management » de ces compagnies « low cost », qui reflètent d'ailleurs la gestion actuelle des « ressources humaines ». Ce ne sont même plus des humains, mais de simple ressources, accessoirement humaines... Les pilotes sont embauchés – lorsqu'ils le sont – en CDD ; mais plus généralement, ils sont eux-mêmes, tout seul, leur entreprise, avec laquelle les transporteurs passent contrat pour tant de vol à telles conditions.

Les chauffeurs d'avions ne se connaissent pas. Ils se rencontrent généralement sur le tarmac. Ils sont totalement interchangeables. Alors qu'ils vont devoir travailler ensemble et que, dans des conditions d'urgence – ce qui peut arriver à tout moment en matière aéronautique – l'esprit d'équipe, les automatismes sont primordiaux. Mais cet esprit d'équipe, les employeurs n'en veulent surtout pas : c'est la porte ouverte à toutes revendications ! Séparer pour mieux régner...

 

- Ils n'ont qu'à mettre un seul pilote, il n'y aura plus d'embrouilles, mais alors il faudra lui fournir des couches puisqu'il n'aura plus loisir d'aller pisser !

 

- Ne dis pas ça en rigolant Loulle. Il y en a qui y pense à mettre un seul pilote. Techniquement, les dernières innovations permettent à un pilote de rester seul dans le cockpit. Lien

D'ailleurs le sulfureux Michael O'Leary, patron de Ryanair y a pensé : «Un pilote suffit, vraiment ! C'est l'ordinateur qui fait presque tout le travail », a-il expliqué. Et d'ajouter qu'en cas de problème, il suffirait au pilote de tirer une sonnette d'alarme pour être immédiatement remplacé par une hôtesse entraînée à atterrir. Ça ressemble à une boutade, mais ce n'en est pas une. L'expérience des drones militaires montre que le pilote n'est plus indispensable dans un avion.

 

...teng ! C'est pas moi qui monterait dans un de ces bouts de fer sans chauffeur !!!

 

- Voilà. Les mentalités des voyageurs ne sont pas prêtes pour ça. Mais ça viendra. Il y a bien des métros sans chauffeur, et on nous prépare la bagnole qui se conduit seule...

 

- Allez, à la nôtre ! Cette bouteille, on va la conduire en équipe!

 

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

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26/03/2015

Y a-t-il un pilote dans l'avion ?

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C'est peut-être pas si kon que ça cette hypothèse selon laquelle l'Airbus n'était plus piloté... En tout cas pas loin de la vérité qui semble se dessiner, malgré l'extrême prudence des officiels... Les dernières nouvelles laissent entendre que l'avion n'était plus piloté que par UN pilote et non deux.

 

- Cher collègue, tout va bien. Si vous voulez vous dégourdir les jambes, allez-y, je garde la boutique.

 

- C'est pas de refus. D'autant plus que j'ai une envie de pisser à remplir les soutes !

 

L'avion est à son altitude et à sa vitesse de croisière, cap vers le Nord. Le pilote automatique gère le trajet, tout se passe sans problème, la présence d'un seul pilote dans le cockpit n'a rien de rédhibitoire.

 

- Bon, j'y vais. Referme derrière moi. C'est la procédure maintenant. Je frapperais en revenant. Á tout à l'heure. Ah ! Signale notre position.

 

Et Hans (ou Philippe, ou Mustapha, ou Kevin, ou Slobodan) déverrouille la porte blindée et sort. Il demande au chef purser si tout va bien, traverse l'avion assoupi, répondant aux timides saluts de quelques passagers éveillés, flattés de ce contact direct avec l'un de ces mythiques pilotes, va faire sereinement pleurer le colosse, s'arrête pour faire un peu de gringue à Greta, une jolie hôtesse. La routine quoi.

 

Pourtant, son oreille et son œil exercés font tinter un signal dans sa tête : il se rend compte, au bruit et à l'assiette de l'avion que celui-ci a été mis dans une position de pente descendante. Kesako ! Se dit-il dans sa langue. Á grandes enjambées, il retraverse tout l'aéronef (c'est comme ça qu'on dit dans les « milieux autorisés ») et frappe à la porte. L'autre pilote, à l'intérieur, doit vérifier par une caméra qui est la personne qui demande à entrer, et déverrouiller la porte. Il ne le fait pas... Son collègue, dehors, s'impatiente et frappe encore. De plus en plus impérativement. Cause à mon cul, ma tête est malade... Rien ne sa passe. Le pilote passe par toutes les affres de l'inquiétude puis de l'angoisse. Que se passe-t-il ? Son collègue a-t-il eu un malaise ? Les instruments de bord ont-ils décelé une anomalie qui impose de prendre une assiette de descente ? Dans ce cas-là la procédure impose de quitter le couloir de vol pour ne pas risquer de collision avec les avions volants sur le même trajet mais à des niveaux de vol différents...

 

Ulla, l'hôtesse du tiers avant et Werner, le purser, partagent l'inquiétude du pilote. Quel est le problème ? Ulla tire le rideau pour que les passagers ne voient pas ce qui se passe tandis que Werner décroche la petite hache de secours et entreprend de défoncer la porte. Peine perdue, l'huis est blindé ! C'est du solide ! Kalité allemande ! Mais quelques passagers, réveillés par le bruit, manifestent une certaine inquiétude, que s'efforce d'apaiser Ulla. Certains ont vu aussi le sol qui se rapproche. Que se passe-t-il ? Ça commence à hurler dans la cabine. Pas longtemps... Car c'est le flash, le choc monumental contre le plancher escarpé des vaches alpines... Et 150 vies qui s'en vont en un éclair...

 

Que s'est-il passé dans la tête du pilote resté seul aux commandes ? Volonté de suicide d'un pilote dépressif n'hésitant pas à embarquer tout ce qui vit dans cet avion dans sa mort égoïste ? Sacrifice délibéré d'un kamikase ? Qui lo sa ?

 

Dès lors, comment ne pas trembler en pensant que le pilote tueur aurait pu diriger l'avion non pas sur des montagnes désertiques mais sur Marseille, Aix, Salon, Digne, Manosque, Avignon. Voire vers...Marcoule, Tricastin ou Cadarache. Il n'aurait fallu guère plus de temps de vol, voire moins.

 

De quoi méditer sur ces rutilants bouts de fer qui volent au-dessus de nos têtes...

 

 Illustration X - Droits réservés

 

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24/03/2015

Al culo la vecchia ! E la primavera !

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Au cul la vieille ! C’est le printemps !

 

Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Merci au grand Reiser

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre un train électrique et des seins ? 
- Y'en a pas, ils sont tous les deux faits pour les enfants et c'est papa qui joue avec. 

 

 

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23/03/2015

Au bistro de la toile : essais à transformer.

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- Puteng ! Victor. C'est quand même la vergogne...

 

- Faut relativiser Loulle. Le F.haine n'est pas « le premier parti de France »...

 

- C'est pas de ça que je parle Victor. Mais des 15 points laissés en route. Á déduire des 20 points qui nous séparent des Anglais. Avec un buteur qui ne soit pas un charlot à la patte voilée, on est à 5 points. Et ça change tout. Parce qu'on aurait probablement été en tête en alternance... Au niveau de la motivation, c'est primordial. Enfin, nos mecs n'ont pas « joués les starlettes » cette fois. Mais c'est tout de même incroyable qu'on n'arrive plus à sortir des buteurs de classe internationales. Sans remonter à Albaladejo, où sont-ils les Lamaison (qui marquait comme un métronome), Yachivili, Parra ?

 

- Il y en a pourtant, Loulle. Si tu regardes le classement des meilleurs buteurs , tu verras que nos deux buteurs nationaux, à savoir Jules Plisson du Stade français et Camille Lopez de Clermont sont respectivement 5ème et 14ème ! Le meilleur marqueur du Top 14, et de loin, c'est le Grenoblois Jonathan Wisniewski (29 ans), le deuxième est un Argentin Benjamin Urdapilleta (Oyonnax), mais le troisième est le Briviste Gaëtan Germain (24 ans), suivi de Pierre Bernard (26 ans) de Bordeaux-Bègles. Ces trois jeunes laissent loin derrière eux les mercenaires qui sévissent à Clermont, Toulouse ou Toulon.

 

- Alors pourquoi ne sont-ils pas en équipe nationale ?

 

- Va-t-en savoir... Peut-être que leurs performances, leur vista dans le jeu ne sont pas jugés à la hauteur par Saint-André. Pourtant le poste de buteur est primordial dans le rugby moderne. On ne doit pas laisser passer des points, sauf transformation en coin très difficile ou pénalité de plus de 50 mètres. Tout doit rentrer dans la boite. C'est le secret des grandes équipes. Les Anglais n'ont vrillés qu'un seul tir. Le buteur doit être la pépite de l'équipe. Et une pépite, c'est rare. Il doit surtout avoir des nerfs d'acier au tungstène le mec. Ce doit être un animal à sang-froid. Comme Wilkinson, comme Yachvili, Parra et, avant, le redoutable Lamaison.

 

- Enfin, on a perdu, mais, quel match !

 

- Presque aussi beau que celui des filles. Celles-là, c'est des terribles ! Elles se sont payées, à Twickenham, les Anglaises, championnes du monde en titre ! Excusez du peu. Et avec la manière. Un rugby champagne, comme les hommes du temps de Maso, Albaladejo ou Spanghero. Quadrages-débordements, évitements, passes acrobatiques, changements d'axes. Pas seulement du rentre-dedans. Un bonheur !

 

- Extra Victor. J'ai vu la seconde mi-temps. Et puis, les gros plans sur les mêlées...Émouvant ! Bon. Et ces élections alors ?

 

- En France, malgré le battage entretenu par les canards laquais et les merdias audiovisuelles, les gars de la Marine ne sont pas « le premier parti de France ». Ils ne recueillent que moins de 12 % des inscrits. Lien.  Ça les remet à leur place réelle. Et le total des partis de gauche est équivalent à celui de la droite sarkozienne unie. Pas de gros changements au niveau de l'électorat, sauf qu'un électeur sur deux est resté chez lui... En Espagne, en Andalousie, la gauche classique arrive largement en tête, devant la droite puis arrive Podemos, avec 15% des suffrages. Ce n'est pas le ras-de-marée espéré. Mais c'est un essai, à transformer.

 

- Affaires à suivre. Allez ! C'est ma tournée. Et du rouge !

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

 

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22/03/2015

Votez « à droite », votez « à gauche », votez « au centre », mais VOTEZ !

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Soignez-vous !

 

"Les français sont des veaux qui croient aux étiquettes dont les hypocrites et les fourbes se servent pour maquiller leurs programmes toxiques et frelatés : ils ne jugent pas les idées, les contenus, le fond, mais leur mise en scène, la forme et son spectacle". De Gaulle

 

Pour être « de droite » radicalement, il suffit de se laisser aller. C'est une pente. C’est la facilité. Les idées de droite sont dans la satisfaction immédiate. C'est oui ou non. C'est les immigrés dehors, tout de suite, et non aux impôts, tout de suite, etc.

 

Être « de gauche » et démocrate, au contraire, demande un effort. C'est une construction intellectuelle, ça n'est pas instinctif. Ça demande de penser son propre désir et de le conduire à trouver les conditions les plus harmonieuses et les plus durables à son accomplissement. C’est un effort de tous les jours.

 

Être « de gauche », ou d'une droite antifasciste et respectueuse des droits, ce n'est pas forcément être meilleur, plus gentil, plus humain. C’est surtout être moins kon. C’est penser les phénomènes dans leur histoire et n’approuver que les décisions politiques qui, à terme, ne rendent impossibles ni le progrès des libertés ni l’amélioration du « vivre ensemble ». Tout le contraire du sarkozisme et du lepenisme…

 

Votez pour les candidats (ates) sarko ou marine si vous avez vocation à être cocus…

 

Votez pour les candidats hollandovallsomacroniens si vous avez vocation à avaler toutes les couleuvres...

 

Votez pour les candidats de la gauche de la gauche si vous avez encore quelque espoir au cœur. Si vous n'acceptez plus que la France, notre France soit celle des égoïstes et des bouffeurs de hamburgers (mange-merde), repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leurs vacances au ski en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision avant de planquer leur fric en Suisse, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

 

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

 

On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire…

 

Mais une vague se lève au Sud, en Grèce, en Espagne pour balayer les miasmes fétides de cette Europe confisquée par les oligarques. Notre bulletin, même au niveau très local, peut donner du volume à cet espoir.

 

Notre seule arme, actuellement, c'est notre bulletin de vote. Il serait criminel de le négliger ; ne jamais oublier qu'Hitler est parvenu au pouvoir par les urnes.

 

Illustration X – Droits réservés

 

21/03/2015

Ouiquinde érotique : éclipses de lune et de l'autre.

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La serveuse

Verger de la Christine aux relents de cloaque, 
Buisson mouillé portant quelques morpions pour baies, 
Une motte à feux roux comme la haie 
En août d'une femme sans époques. 

Mais quelles fesses, voyez-vous ! 
Fesses magistrales, comtales, princières, 
Bonnes à condamner à la dossière 
La verge ponceau des récureurs d’égouts. 

Mais la langue vive et la bouche 
Baveuse et buveuse d'orgeats ! 
Langue fourrée, langue pineuse d'entrechats 
Ou d'entre-fesses ! Et les chibres qu'elle débouche ! 

Goulot d'amour, sa poitrine fleurie, ô ses seins ! 
Mammes roussottes ! Son anus rond : mon ergastule. 
- Gare, Christine ! si jamais je pars et te décule 
Et te brise les colonnades du bassin. 

 

Arthur Rimbaud

 

* * * * * *

 

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Cul. Oh !

 

Femme, à ton cul ce soir, je voudrais rendre hommage,

Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.

Tes divines rondeurs de Vénus callipyge

Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma tige.

Je t’imagine donc en accorte soubrette,

Petit tablier blanc et très courte jupette,

Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,

Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.

Tu te penches en avant pour allumer ton four,

Ta croupe qui se tend soulève tes atours,

Me révélant ainsi l’affriolant spectacle

De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.

Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions

A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.

Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,

Mouvement lancinant appelant la caresse...

 

 

 Photos X - Droits réservés

 

20/03/2015

GROS MOTS ! « Les tyrans ne sont grands que parce nous sommes à genoux. »

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Non mais vous l'avez vu le Macron-Trissotin ?

Dans son petit costume, son air de sacristain

Toiser tous les bonkons, tout ce menu fretin

Lui dont c'est aux Rothschilde qu'il doit son destin

Il n'a jamais connu les affres du scrutin

Pourtant il fait des lois, ce triste cabotin

Faites pour saccager, prolo, ton bulletin

Pour une augmentation, tu peux faire tintin !

PEUPLE, ABRÈGERAS-TU LE RÈGNE DES CRÉTINS ?

 

 

Le cynique nabot qui se prend pour Hercule,

Droit sur ses talonnettes comme un coq ridicule,

Menteur invétéré, camelot sans scrupule

Bat de nouveau l'estrade, manœuvre et manipule

Jusques à ses féaux, ces électeurs crédules

Qu'il croque allègrement, à pleines mandibules.

C'est un sous-Ubu-roi, satrape minuscule

D'un pays avachi marchant sur les rotules.

PEUPLE, NE SENS-TU PAS QUE CES VOYOUS T'ENCULENT ?

 

 

Renvoyons à sa place la Marine le Pen

Aux chiottes de l'histoire tous ces croquemitaines

Qui mentent comme ils chient des tombereaux de haine

Repoussez leurs idées, c'est des mauvaises graines

Ils puent de la cervelle, fétide est leur haleine

A des problèmes vrais, leur réponse est malsaine

C'est le repli sur soi, la violence inhumaine

Peuple, retrouve enfin tes sources voltairiennes

ET ENVOIE AUX POUBELLES LES PROPAGEURS DE HAINE

 

 

Ras le cul des embrouilles,

Ras le cul des magouilles

Des poisseuses fripouilles,

Des sinistres arsouilles,

Des résidus de ch'touille

S'en foutant plein les fouilles

Sur le dos des pedzouilles

Marnant pour leur tambouille.

ILS NOUS CASSENT LES COUILLES !

 

 

 

Réveille-toi enfin, peuple des Sans-culotte!

Laisseras-tu longtemps ton pays sous la botte

De voyous qui se goinfrent et des sombres despotes

Donnant de gras fromages à leurs fils et leurs potes ?

Laisseras-tu longtemps aux postes de pilotes

Ces usurpateurs nuls, ces rois de la parlotte ?

Debout ! Fils de Danton. Debout les patriotes !

Redressons donc la tête, n'ayons plus les chocottes,

AVEC NOS BULLETINS, ENTAMONS LA RÉVOLTE !

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

19/03/2015

Au bistro de la toile : Tunis, Francfort...

 

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- Pas marrantes aujourd'hui les nouvelles, Victor...

 

- Comme tu dis... Aujourd'hui, nous sommes tous Tunisiens. Ce pays ami, presque frère par la culture, la langue et même une histoire commune agitée a mené une révolution exemplaire, a su répondre avec beaucoup de maturité aux provocations des extrémistes musulmans pour enfin établir une vraie démocratie. C'est cette réussite exemplaire que les nazislamistes de tous bords lui reprochent. Le massacre du Bardo est une illustration dramatique de la guerre des lâches que ces tarés mènent contre tout ce qui réfléchit, contre tout ce qui est beau, contre toute liberté, contre toute culture. Tout ça au nom d'une névrose collective de mort qu'ils prétendent imposer partout où ils peuvent sévir...

 

- Ah ! Il y a plus réjouissant tout de même : les manifs qui ont foutu une sacrée zone à Francfort, pour l'inauguration du nouveau siège de la Banque centrale européenne !

 

- Ouais ! Ça, c'est bandant ! Ils étaient venus pour faire leur teuf de goinfres les oligarques européens : chefs d’États, grands patrons, banquiers, patrons de multinationales et autres manges-pauvres. Cette fête huppée pour inaugurer le nouveau siège de la BCE : une tour de 185 mètres de haut, faite pour montrer la puissance de l'institution, pour écraser la populace de sa morgue germanique. N'oublions pas que nous sommes à Francfort... Un ouvrage démesuré qui a coûté 1,3 milliards d'euros (deux fois le prix de départ...), il y avait là tout de la provocation alors que la BCE et ses complices de la troïka, par leur politique d'austérité, saignent les peuples de l'Union au seul profit des banques en imposant aux États des politiques de blocage et même de réduction des salaires, de démantèlement des services publics, de saccage des dispositifs de protection sociale, de privatisation à outrance.

 

- Mais la teuf des parasites a pris une toute autre tournure !

 

- T'as raison ! Plus de 20.000 manifestants anti-austérité venus de toute l'Europe sont venu troubler la fête ! 10.000 flics teutons ont dû faire face aux manifestants dont certains n'étaient pas venus pour bouffer des saucisses ! Les bourres ont dégusté une sacrée infusion de caillasses, de pavés, de canettes de bières bien sûr. Quelques bagnoles de flics, quelques abribus brûlées, le classique quoi. Puis les anti-austérité ont défilé en centre-ville, ont tenu un grand rassemblement avec discours et ambiance festive. Un communiqué a été diffusé qui dit en substance : "Nous voyons le projet européen en danger de mort. Au lieu de l'austérité et des coupes sociales, nous voulons plus de démocratie et un meilleur équilibre des pouvoirs en Europe ainsi qu'au sein de la BCE et de l'Eurosystème". Á noter que le syndicat Ipso, qui représente 40% des salariés de la BCE a co-signé cette déclaration !

 

- Allez ! Buvons à la santé de ces manifestants, et à la destruction des nazislamistes.

 


Illustration:merci à Chimulus

 

15/03/2015

Ouiquinde gastronomique :un tian qui tient au ventre.

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En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

 Illustration originale Vincent Barbantan

 

11/03/2015

Au bistro de la toile : mourir pour TF1 ! Marine au pouvoir ?

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- Tout de même, Victor, ces champions, en Argentine... mourir pour TF1 ! Mou-rir pour T-F-1 !!! Quelle horreur...

 

- Eh oui Loulle. C'est la mort stupide par excellence. Mais nous sommes au siècle de l'image, de l'esbrouffe, du m'as-tu-vu-à-la-télé... C'est comme ça. Les sportifs de haut niveau, à part quelques vedettes de sports qui rapportent, vivent avec 500 euros par mois, je viens d'entendre à la radio. Alors lorsque TF1 leur propose 200.000 euros pour faire les guignols, pour eux, même en Argentine, c'est le Pérou. Mais c'est un accident. Encore que si les deux hélicos n'avaient pas volé si près l'un de l'autre, ce ne serait probablement pas arrivé. Il faut pourtant admettre que lorsqu'on monte dans une machine volante on risque toujours sa peau. Je sais de quoi je parle: je suis descendu 150 fois en marche! L'essentiel, c'est de retrouver la planète le plus doucement possible.

 

- C'est tout de même bien triste. Changeons de sujet. T'as vu Valls, il ose dire qu'il « a peur ». Un type qui a la charge de diriger 65 millions de concitoyens qui avoue sa peur ! Et peur de quoi ? De voir le Front national accéder à la présidence de la République ! Pas rassurant un chef qui tremble, et qui le dit...

 

- Ridicule, indécent et surtout bourrage de crâne. Le Front national ne gagnera jamais l'élection présidentielle. Les sondages comme les résultats des dernières élections ne veulent rien dire. 30 % des voix lorsqu'il y a 60 % d'abstentionnistes, ça ramène à 18% du corps électoral, qui ne prend pas en compte tous les Français de moins de 18 ans. C'est le score habituel des fachos... Á une élection présidentielle, même si la Marine tournait en tête, elle serait immanquablement battue au second tour, même contre les plus branques, que ce soit Sarko ou Hollande.

 

- Je te trouve bien optimiste Victor...

 

- Et quand bien même. Tiens, admettons : les électeurs ont voté par dépit, par bravade, par inconscience, par konnerie et Marine Le Pen est élue présidente de la république au printemps 2017. Que se passera-t'il ? Elle va faire sortir la France de l'Euro ? De l'Europe ? Comment ? Seulement par référendum. Et qui peut croire que - même si l'Europe telle que l'ont saccagée les ultralibéraux est très impopulaire – il se trouvera une majorité pour faire ce pas ? Tè! Fumes... Puis il lui faut un gouvernement. Bon, elle mettra Phillipot à Matignon, Golnich à l'Intérieur, Collard garde-des-sots, Marion Maréchal-Le Pen aux droits des femmes, Zemmour au ministère de la propagande et Dieudonné à la kulture !?

 

- ...teng ! On serait propre...

 

- Et puis, sauf à faire un coup d’État, il y aura, environ un mois après l'élection présidentielle, des élections législatives. Comment croire que les Français – vieux peuple rouspéteur mais foncièrement républicain – une fois digérée leur gueule de bois de la présidentielle, donneraient une majorité au Front national ? Non. Ils voteraient soit pour un certain bon sens qui rassure, donc pour une coalition centriste Juppé-Bayrou, soit, dans un sursaut de lucidité, pour la vraie gauche si tant est que les responsables de cette gauche parviennent en deux ans à s’asseoir sur leurs egos, à ne plus glisser sous le tapis les problèmes liés à l'immigration, attitude qui jette des palanquées de gens de gauche dans les bras du FHaine et à présenter un programme qui fasse (un peu !) rêver tout en étant réaliste. Comme Syriza en Grèce et Podemos en Espagne. Cela n'a rien d'irréalisable tant le PS s'est déconsidéré et risque le sort du Pasok grec.

 

- Une cohabitation alors !

 

- Ouais. Une cohabitation. Entre Marine et Juppé ou – si les Français ont encore des aliboffis - entre Marine et Mélanchon voire Autin.

 

- Ouarf ! Il y a là des perspectives qui promettent d'être marrantes !

 

- Ou dramatiques...

 

- Allez ! Á la nôtre ! C'est du rouge.

 

 

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

08/03/2015

Ouiquinde gourmand : récoltez votre viande !

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Forêt de saucissons !

 

Savourez le charme délicieusement décalé de ces esprits pétillants d'une autre époque, celle des chansonniers qui brocardaient avec talent et esprit les "grands" de l'époque, emplissaient le Théâtre des Deux-ânes et assemblaient devant le poste de TSF la famille qui dégustait comme de succulentes bouchées, à l'heure du repas du soir, les saillies, les vers de Robert Rocca, de Jacques Grello ou de Pierre-Jean Vaillard :

 

La viande se récolte.

 

Au cours d'une session du Conseil Général,

Un conseiller frappa de son poing sur la table,

Et, cherchant dans sa tête un effet théâtral,

Il prononça des mots, pour le moins, mémorables,

Abordant un sujet peu fait pour égayer

Le prix de ce bifteck qui fait notre amertume,

Et comparant alors le bétail aux légumes,

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

« La viande se récolte »... Oh ! phrase de poète !

S'il faisait beau, ma mie, nous irions tout de go

Cueillir des entrecôtes et glaner des gigots ;

Nous irions dans les bois chercher des côtelettes ;

Mais octobre et sa pluie mes jardins ont mouillés.

Dans le verger frileux, les faux-filets se penchent

Et les rognons de veau frémissent dans les branches...

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

Quand reviendra le temps où fleurit l'andouillette,

Quand nous écraserons des jambons sous nos pieds,

Quand il nous tombera des biftecks sur la tête,

Lorsque nous secouerons le tronc du bifteckier,

Je cueillerai pour toi, pour mettre à ton corsage,

Un saucisson des champs, puis au creux du sentier,

Nous ferons des bouquets d'escalopes sauvages,

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

Le soir, dans mon verger, où pousseront, superbes,

Des émincés de veau taillés comme des ifs,

Je chargerai tes bras de saucisses en gerbes,

Et nous ferons l'amour à l'ombre des rosbifs.

Enfin, nous reviendrons parmi les côtelettes,

Cueillant négligemment des grappes de gésiers ;

 Nous aurons le parfum des pieds panés en tête ;

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

« La viande se récolte ». Oh ! prends ton luth, poète,

Imagine un instant ce bouleversement.

S'il arrivait un jour de semblables cueillettes,

Que se passerait-il alors, inversement ?

Peut-être verrions-nous des troupeaux de courgettes,

Aller vers l'abattoir et, le long des sentiers,

Des troupeaux de patates agitant leurs clochettes ;

« La viande se récolte » a dit un conseiller.

 

 

Femmes, ne stockez plus, ne faites plus de chaînes ;

Messieurs les conseillers ne sont point des feignants ;

Prenez donc vos paniers et partez dans nos plaines :

Vous reviendrez, ployant sous les biftecks saignants.

Pendant ce temps, faisant des repas de misère,

Les « Messieurs compétents », d'un geste familier,

S'en iront peloter leurs tendres secrétaires...

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

Pierre-Jean Vaillard

 

* * * * * * *

Et n'oublions pas: c’est la journée des

femmes, Femmes, FEMMES

 

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

VictorAyoli

 

chansonniers,humour,poésie

 

 Photos X - Droits réservés

07/03/2015

Ouiquinde érotique avec Caroline Legault

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Le chant des vulves



Je suis le virtuose
du corps des femmes
je sais les faire vibrer
au point où…
elles n’appartiennent plus 
qu’à ces instants de grand frisson

vulvologue doué 
je suis diplômé de mes doigts
passé maître dans l’art de…
faire chanter la vulve des femmes
par mon fin doigté
et mon amour des fleurs pelviennes
d’elles émane la plus pure des essences

dans un lit
un train 
le jour, de nuit
agenouillé, couché

tel le violoniste l’archet dans sa main
le violon sous son menton
je suis l’artiste du chant vulvaire 
délicatement une jambe je lui soulève
et sur mon épaule je l’appuie
pour qu’à l’orée de mon oreille  
je la tende au diapason
mes doigts comme mille instruments de délice 
se mettent à danser sur les lèvres de ma déesse

j’entame dès lors ma symphonie    
que j’achève à l’apparition des vibrations 
ondoyantes
orgasmiques
tout au long du corps 
et dans l’antre de ma muse

je suis le musicien de ma miss
méticuleux, à l’écoute
le prodige du sexe féminin
qui transcende le temps
et transporte par délicatesses
la beauté du monde au pays de la jouissance

de la vulve je m’enivre
je suis le chantre de l’amour
en sa rose-raie.

 

Caroline Legault

Photo X - Droits réservés

05/03/2015

Au bistro de la toile : « Tu mouilles ? Tu paies... »

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- Oh ! Loulle, tu te rappelles de « Pinovent » ?

 

- Fatche ! Si je m'en rappelle, tu dis ! Toute notre jeunesse Victor ! Une bette de Martigues de cinq mètres à fond plat. On y avait monté un moteur de 201 Peugeot. Avec trois vitesses et marche arrière ! Une vraie bête notre bette... Quand on mettait plein gaz en troisième, il était jaloux Pinovent, il penchait comme le Pitalugue ! Mais ça déménageait ! On plongeait à Carro, à Carry-le-Rouet. Et autour du Frioul. Et dans les Calanques. Les moules, les langoustes, on te triait une soupe de girelles, de sarans, de rascasses à la sous-marine, sans oublier les oursins, qu'on en avait des épines plein les doigts.... Ouarf. Tu me rajeunis Victor.

 

- Putaing ! Le pied Loulle. Qu'en j'y pense... Eh bien tu sais quoi ? Maintenant, on ne pourrait plus faire ça.

 

- Qu'est-ce que tu barjaques Victor ? Pourquoi on ne pourrait plus ?

 

- On pourrait, mais on devrait payer 100 euros par jour en « droits de mouillage » en zones protégés.

 

- Qu'est-ce que c'est que cette konnerie ?

 

- Tè ! Vé ! C'est dans La Provence : « L'annonce le mois dernier d'un projet législatif de création d'une "taxe de mouillage" avait suscité une telle vague de protestations de la part des plaisanciers et des professionnels du nautisme que la commission des lois avait prudemment rejeté la mesure. Le gouvernement souhaitait en effet faire payer aux propriétaires de bateaux le fait de jeter l'ancre dans des aires marines protégées comme par exemple les eaux du Parc national des Calanques. Il leur en aurait alors coûté 100 € par jour pour une unité de 5 m et 300 € pour un voilier de 15 m, quelle que soit la durée du stationnement.

Les professionnels du nautisme pensaient donc avoir échappé à cette taxe quand celle-ci a brusquement refait surface sous une forme à peine différente. En effet, dans l'amendement à l'article 17 que le gouvernement a déposé hier dans le cadre de l'examen du projet de loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République), il est désormais question de "redevance" et non plus de "taxe". Quant à son montant, il sera précisé plus tard par décret. »

Et le montant, on le trouve ailleurs :  Art. L. 321-13. – Il peut être perçu une redevance de mouillage due pour tout navire, mouillant sur ancre ou tout dispositif équivalent reliant le navire au fond de la mer, pendant une quelconque période du 1er juin au 30 septembre en métropole, toute l’année dans les eaux ultra-marines, dans les parties non interdites du périmètre d’une aire marine protégée mentionnée à l’article L. 334-1.
Le mouillage réalisé en cas de danger grave, certain et imminent est exonéré d’une telle redevance.
 Son montant est établi en fonction notamment de la durée du mouillage et de la longueur du navire et ne peut dépasser 20 € par mètre de longueur du navire et par jour. …/...

 

- Merde, mais c'est quoi encore cette konnerie ?

 

- Eh ! Monsieur l’État à besoin de sous... Mais si on sait un peu lire entre les lignes, je pense que cette « redevance » - car ce n'est plus une taxe mais une redevance, c’est-à-dire la rémunération d'un service et non un impôt – sera dans les faits, réservée aux proprios de ces gros bateaux, de ces yachts de pleins de thunes qui, effectivement, jettent l'ancre dans les plus beaux lieux protégés, dans les Calanques par exemple, saccagent ainsi les prairies de posidonies, balancent leurs merdes, leurs eaux usées, crachent leur fioule et salope l'eau avec les peintures toxiques « anti-fouling » de leurs coques. Ceux-là, qu'on leur prenne du pognon, c'est une bonne chose.

 

- Bon. Tu me rassures un peu Victor. Mais tout de même, ce sera à la discrétion des « zautorités » chargées de percevoir cette « redevance ».

 

- Eh Oui. Donc en fait à la gueule du client...

 

- Tè ! J'ai des oursins, des moules et quelques bijus. Tu les ouvres Victor ?

 

- Pas de problèmes. Á la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

01/03/2015

Ouiquinde gastronomique :la tartiflette

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Odile

 

Sur une piste noire, par un écart vexant

J’ai eu avec Odile un contact renversant.

Skis et corps emmêlés dans la neige profonde

J’ai goûté dans le froid sa chaude peau de blonde,

 

 

Et ses seins écrasés contre mes pectoraux

Ont fait monter en moi une ardeur de taureau.

Percevant mon émoi elle ondule et s’étire

Et - heureuse jeunesse ! - nous éclatons de rire.

 

 

La serrant plus encor je lui vole un baiser,

Je savoure ses lèvres et sa langue épicée.

J’ai retrouvé Odile le soir à la station

 

 

Où nous avons vécu une ardente passion.

Depuis ce jour heureux et ces moments exquis

J’espère en Cupidon lorsque je fais du ski…

 

 

Pour Odile : La tartiflette de Roger

 

- Raconte-moi, Victor, Odile, ta victime

N’a pas dû t’accorder tous ses trésors intimes

Par dévotion pour tes talents contondants,

Ta façon de lui faire du rentre-dedans !

Tu as dû tout de même lui faire un peu de gringue,

L’emmener au ciné, lui acheter des fringues…

- Bien sûr allons, petit ! Faut être gentleman

Si l’on veut que ces dames nous prennent pour amant !

Je l'ai menée manger un bon menu de fête

Chez mon ami Roger, roi de la Tartiflette

- Ques aco ?

- C’est un plat que l’on mange en Savoie

Qui te remplit la panse et qui te met en joie.

Le mot vient de « tartifle » ce qui, en provençal

Comme en latin d’ailleurs aussi bien qu’en rital

Signifie pomme-de-terre ou encore patate

Qu’elles soient fontenoy, noirmoutier ou bien rates.

La Tartiflette est donc un délicieux mélange

De patates, d’oignons, de lard et de fromage.

Tu cuis à la vapeur tes patates épluchées,

Les coupes en rondelles, puis tu vas les coucher

Dans une poêle chaude où tu vas les saisir

À l’huile et les brunir sans les faire roussir.

Coupe en dés tes lardons, émince ail et oignons,

Vivement, à la poêle, travaille leur union.

Puis dans un large plat pouvant aller au four

Mets tes deux appareils en couches, tour à tour.

Les patates d’abord, lard, oignon, ail ensuite

Sel, poivre du moulin, en nappes, ainsi de suite.

Coupe tes Reblochons en deux dans l’épaisseur

Pose-les croûte en haut comme frères et sœurs.

Voilà. C’est presque prêt. Sors le tire-bouchon

Et dépucelle vite un flacon d’Apremont.

Tu vas mouiller ton plat avec un ou deux verres,

Et finir la bouteille avec quelques compères.

Tu fais dorer ton plat au four à deux cents vingt

Le temps qu’il te faudra pour achever le vin.

Le fromage, en fondant, va pénétrer le reste,

L’Apremont va le rendre moelleux et digeste,

Lorsque le Reblochon commence à gratiner,

Tu dois servir bien chaud : il est temps de dîner.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

1 kilo et demi de pommes de terre (plus si les convives sont de gros mangeurs), - 1 demi kilo de lard blanc ou de petit salé (selon le goût des convives), - 6 oignons, - 6 gousses d'ail, - 1 bouteille d'Apremont, - 3 Reblochons coupés en deux, - sel, - poivre.

 

 

Vins pour accompagner ce plat :

Évidemment les vins blancs secs de Savoie : Apremont bien sûr, mais aussi Abîmes, Chignin. Á défaut, tous les bons blancs secs.

 

Photo X - Droits réservés