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13/12/2014

Ouiquinde érotico-humoristique avec Alphonse Allais

alphonse allais citation funéraire.jpg

 

 

 

Proposition folichonne d'un peintre un peu loufoc qui voulait entraîner une jeune femme dans des cryptes, à seule fin de lui peindre le dos avec de la couleur verte.


Je dis, mettons, vers mes passages souterrains
Jeudi, mes ton verts, mais pas sages, sous tes reins.


 

Nous nous étalons
Sur des étalons.
Et nous percherons
Sur des percherons !

 

C’est nous qui bâtons,
Á coup de bâtons,
L’âne des Gottons
Que nous dégottons !...
Mais nous l’estimons
Mieux dans les timons.

 


Nous nous marions
Á vous Marions
Riches en jambons.
Nous vous enjambons
Et nous vous chaussons,
Catins, tels chaussons !
Oh ! plutôt nichons
Chez nous des nichons !

 

Vite polissons
Les doux polissons !
Pompons les pompons
Et les repompons !
C’est nous qui poissons
Des tas de poissons.
Et qui les salons
Loin des vains salons !

 


Tout d’abord pigeons
Sept ou huit pigeons.
Du vieux Pô tirons
Quelques potirons !
Aux doux veaux rognons
Leurs tendres rognons,
Qu’alors nous oignons
Du jus des oignons !

 

Puis, enfin, bondons-
Nous de gras bondons.
Les vins ?... Avallons
D’exquis Avallons !
Après quoi, ponchons
D’odorants ponchons
Ah ! thésaurisons !

 


Vers tes horizons
Alaska, filons !
Á nous tes filons !
Pour manger, visons
Au front des visons,
Pour boire, lichons
L’âpre eau des lichons
Ce que nous savons
C’est grâce aux savons
Que nous décochons
Au gras des cochons

 

Oh ! mon chat, virons,
Car nous chavirons !

 

 

Alphonse Allais

 

Photo X - Droits réservés

 

 

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12/12/2014

Affaire Woerth. Ah ! Les zozos. Ils ont osé...

 

coq pinceau dans le cul.jpg

 

Ah ! Les zozos, ils ont osé...

 Quatre ans passées à chinoiser

 De façon a noyé le poisson,

 Á écarter tous les soupçons

 Qui pesaient sur un de leurs pairs :

 Ils ont blanchi Woerth, leur compère !

 

 

 Cette honteuse Cour d'Injustice

 Nous prend vraiment pour des Jocrisse

 Elle s'est toujours faite complice

 Des dominants et de leurs vices.

 Pas de danger pour ces puissants

 S'il n'y a pas crime de sang.

 

 

 Cette juridiction d'exception

 Dont la seule et unique fonction

 Est d'éviter de fonctionner,

 De surtout ne pas s'acharner

 Et de protéger les ministres.

 Même lorsqu'ils se montrent sinistres.

 

 

Fabius : sang contaminé

 Relaxé !

 Dufoix : sang contaminé

 Relaxée !

 Pasqua : abus de biens, complicités

 Relaxé !

 Lagarde : Tapie indûment engraissé

 Relaxée !

 Woerth : biens de la nation bradés

 Relaxé !

 

Le populo se met en rogne,

 Pain béni pour la fille du borgne...

 Comment dès lors ne pas comprendre

 Dans le Peuple cette envie de pendre

 Et de se révolter par ce cri :

 TOUS POURRIS !

 

 

VictorAyoli

 

Illustration X - Droits réservés

 

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11/12/2014

Au bistro de la toile : JE DEVRAIS ÊTRE MORT !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Normalement, Loulle, avec les critères sociologiques et les normes actuels JE DEVRAIS ÊTRE MORT depuis lurette (on dit toujours qu’elle est belle celle-là, je sais pas…).Je fais donc du rab Loulle. Je suis un de ces salauds qui bouffent le pognon de la Sécu. Et oui Loulle. Et tu es complice, toi qui me conforte, voire me pousse à lever le coude pour emplir la caisse de ton merveilleux rade de perdition !  Tu te rends compte, maître empoisonneur, de ce que tu fais ! J’ai entendu un « professeur » émérite asséner des vérités terribles comme, par exemple, que l’on risque le cancer dès le premier verre de vin !

 

- …taing ! T'as tenu jusque là, c'est donc que tu peux encore tenir quelque temps, mais, couillon,  ne bois pas le verre de vin qui donne le cancer, bois les autres !

 

- Voilà un bon conseil, Loulle. Tè. Mets ma tournée. Eh ! Maintenant, l’essentiel c’est le propre, l’inodore, le sans saveur, le « zéro risque ». Le principe de précaution institué au niveau de la Constitution !

 

- Économise-toi Victor. On a encore besoin de toi !

 

- Quand j’étais miston Loulle, il y avait des peintures au plomb partout et les tuyaux d’adduction d’eau étaient aussi en plomb. Ça faisait de jolies hernies quand il gelait, alors on appelait…le plombier !

Les prises électriques étaient évidemment sans protection, les fils de la lampe pendaient, les isolants étaient en bois et, bien sûr, il n’y avait pas de prises de terre.

On se chauffait au charbon dans une seule pièce et il n’y avait pas d’aération, sauf par les portes et fenêtres bancales.

On mettait l’eau de Javel, le permanganate et le crésyl (produits indispensables et courants à l’époque) dans des bouteilles de pinard vidées généreusement.

Quant aux quelques médicaments (vermifuge Lune, alunosal, élixir parégorique, cachets d’aspirine « usine du Rhône », etc.) ils étaient sur l’étagère de la cuisine, à côté de la boite à sel et de la bouteille d’huile.

On buvait l’eau au robinet ou à la pompe dans la rue, et non des bouteilles cachetées.

On bouffait du pain, du beurre quand il y en avait, des gâteaux bien sucrés et on n’était pas obèses pour autant parce qu’on se bougeait le cul !

On jouait, quand il n’y avait pas école, toujours dans la rue, dans les terrains vagues, au bord du Rhône.

On fabriquait des traîneaux à roulements avec des planches et des roulements à billes qu’on allait chercher chez Bébert, le garagiste, et on descendait à fond la caisse. Les gamelles étaient nombreuses et ça nous apprenait à vivre.

 

- Putaing, les genoux et les coudes écorchés soignés à l’eau oxygénée et au mercurochrome rouge !

 

- On grimpait aux arbres, aux poteaux de la ville et on se cassait parfois un bras ou quelques ratiches sans faire d’histoires ni porter plainte contre le maire.

On allait faucher les cerises chez les paysans ce qui nous valait parfois une volée de gros sel dans le cul.

Il nous arrivait, pour des questions de « t’es pas chiche ! » de bouffer des hannetons ou des vers de terre. Sans dommage.

On avait plein de potes partout : il suffisait de sortir dans la rue, tous les gosses étaient là, c’était notre terrain de jeux. Et si on allait chez un pote, on entrait nature, sans invitation, et sa mère nous faisait goûter sans histoires.

On rentrait chez nous à la nuit sans que nos parents ne se tracassent la tête.

 

- Ouais Victor, mais pense donc, on n’avait pas de portables ! Et même pas de nintendo, de play station, d’ordinateurs, de baladeurs, de télé 80 chaînes, etc. Quelle triste vie !

 

- On a pourtant survécu Loulle ! Á l’école, dans nos classes à quarante élèves, quand un mec ne suivait pas bien, on l’aidait et s’il était trop branque, il redoublait. Sans que les « parents d’élèves » ne s’offusquent. Et si on était trop chiants et que le « maître » nous traitait par la podoculothérapie (l’art de soigner par le coup de pied au cul), les parents non seulement ne le faisaient pas mettre en taule, mais ils redoublaient la sanction podoculesque !

 

- J’ai connu ça moi aussi Victor. Pareil pour les gardes champêtres et les flics qui nous coursaient quand on faisait des konneries et nous secouaient le matricule sans qu’on soit pour autant des « victimes de la société ». On faisait les kons ? On assumait les conséquences. On roulait partout avec nos vieilles cranques de vélo, sans casque évidemment. Et les bagnoles, plus tard, nos vieilles Deuches ou 4L n’avaient ni ceintures ni air bag, quant aux freins ils étaient plus que douteux.

 

- Et je te dis pas le nombre très conséquent de verres de vin que j'ai bu tout au long de mes décennies d'existence ! Tellement au-delà du "premier verre qui donne le cancer" que je devrais fumer les pissenlits par la racine depuis... Pfff! Et c’est pourtant notre génération qui a fait exploser les inventions qui font la réalité d’aujourd’hui !

 

- On avait la liberté, on assumait les risques, on acceptait les échecs, on jouissait des succès, on était RESPONSABLES ! Je me rends compte que normalement, avec une vie aussi « risquée », un environnement aussi « hostile », des façons de vivre aussi « aberrantes », je devrais être mort depuis bien longtemps ! Seulement ma femme m'a menacé: "Si tu meurs, je te tue!" Alors je me tiens à carreau…

 

- Et vous nous dîtes ?

 

- Je continue !

 

- A la nôtre !

 

Merci à Chimulus

 

09/12/2014

Au bistro de la Toile : cheminées et cyclistes.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Alors Loulle, quelles nouvelles aujourd’hui ?

 

- Ah ! Il y a des questions primordiales, d’une importance planétaire qui secouent le landerneau des canards, des machines à bruits et des lucarnes à décerveler. J’en vois deux essentielles : d’abord, en Ile-de-France, la prochaine interdiction des feux de cheminée !!! Pardon, je m’exprime mal : des feux de confort brûlant dans des lieux spécifiques appelés « cheminées » et pas des incendies.

 

- En voilà une question importante effectivement. Parait que les feux dans les cheminées polluent autant que les bagnoles à Paris ! Quels salauds ces gens qui attentent sciemment à la santé de leurs concitoyens pour se chauffer ! Quel culot ces égoïstes qui ont l’impudence de rôtir quelques cailles ou de griller quelques châtaignes sur les braises d’un foyer chaleureux !

 

- Et quels mauvais citoyens en plus ! Ces salauds, en se chauffant avec quelques buches qui crépitent allègrement, mettent en péril le bon équilibre financier des fournisseurs d’électricité par le manque-à-gagner que leur attitude scandaleuse génère ! Comment rembourser le trou financier d’Areva si ces ennemis de l’intérieur ne consomment pas les bons kilowatts fournis par nos belles centrales nucléaires ! Tiens, ce serait eux qui sèmeraient le doute et la peur avec ces drôles de drones qui survolent nos bijoux de la technologie nucléaire que ça ne m’étonnerait pas !

 

- Ouais, Victor. Mauvais citoyens et subversifs en plus. Heureusement que, dans leur grande mansuétude, les fournisseurs d’électricité ont trouvé la parade : ils proposent des cheminées électriques ! Ça ressemble à une cheminée, ça donne l’illusion de jolies flammes fuligineuses qui captivent le regard, et ça chauffe grâce à un convecteur planqué derrière.

 

- Voilà le progrès Loulle. Parait qu’il y en a même qui diffusent une odeur de bois brûlé.

 

- Formidable Victor ! Mais on peut aller plus loin : pourquoi ne pas créer une chaine de télé, sur la TNT, diffusant 24h sur 24 des images de feux de cheminée !

 

- Ou vendre des DVD montrant des incendies, des haut-fourneaux, bref, tout ce qui brûle et chauffe. Et inciter les gens à laisser toujours allumés leurs ordis, leurs télés et autres machines électriques qui génèrent de la chaleur !

 

- La konnerie humaine est la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini Loulle. Mais là, on s’envole vers des hauteurs tellement stratosphériques que Ségo, not’ bonn’ minist’ de l’écololo a déclaré que cette mesure « frisait le ridicule » ! Ça passera donc à la trappe… Bon et quelle est l’autre question primordiale dont tu me parlais ?

 

- Ben, c’est ces salauds de cyclistes qui sont sur la sellette. Haro sur le vélo !  On va te les verbaliser grave ! Ces terroristes du trottoir mettent en danger ces pauvres automobilistes, ils ont l’impudence de griller quelques feux rouges, choses réservées aux chauffeurs de bouts de fer à moteurs, que je sache ! Ils montent sur les trottoirs sous prétexte qu’il n’y a pas de pistes cyclables, semant la terreur parmi les petites vieilles. Ils coupent la route des bagnoles. Bref, ils sèment la terreur.

 

- Tu te rends compte Loulle ! Quel comportement aberrant, quelle incivilité caractérisée ! Heureusement quelques justiciers en bagnoles sont là pour leur taquiner la roue arrière tout en les gratifiant de quelques belles paroles : « Eh, connard ! Tu veux que je te bouges le cul ? Si tu sais pas conduire un vélo, achète un âne ! »

 

- C’est vrai que ces salauds de cyclistes sont sans vergogne. Tiens, quand tu ouvre ta portière pour sortir, il y en a qui t’emplâtre à pleine vitesse, et qui te tache le costard avec leur cervelle éclatée.

 

- Ça tache la cervelle de cycliste, Loulle. C’est vrai. Tiens, moi qui suis à la fois un salaud de cycliste, un fumier de motard et un crétin d’automobiliste, quand je roule à vélo, j’ai mis à l’arrière un de ces systèmes qui sort latéralement de cinquante centimètre à gauche pour attirer l’attention de l’automobiliste. Mais j’ai amélioré le système : au bout, sur le carré réfléchissant, j’ai solidement fixé un gros clou de charpentier ! Avec ça, si un conducteur de bagnole me frôle de trop près, il récoltera une belle rayure sur son bout de fer !

 

- Ouarf ! En voilà une idée qu’elle est bonne Victor ! Allez, à la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus

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08/12/2014

Dette ZERO et déficit ZERO en six mois ? Facile et évident !

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« Ayavédrim »… Que not’bon président Fauxçois redeviennent Francçois. Qu’il montre enfin qu’il a des aliboffis et qu’enfin il renverse la table.

 

Il est au fond du trou, donc les critiques, RàB.

 

Il n’a aucune chance d’être réélu, donc les manœuvres électorales, RàB.

 

Dès lors, s’il était franc, honnête et réellement soucieux du bien-être des Français, il profiterait de ces circonstances pour débarrasser la France du principal fardeau qui obère son développement : la dette et – à la fois cause et conséquence – le déficit.

 

Ceci en partant d’un constat, d’une vérité que tout le monde connait mais que (Chut ! Faut pas le dire…) l’on cache sous le tapis : la France ne remboursera JAMAIS la dette de 2000 milliards, dont un tiers revient au seul Sarkozy, qu’on prétend lui imputer ! Dette pour une large part illégitime découlant d’un mécanisme infernal - la loi scélérate de 1973 - mise en place au profit des banques par deux politicards parmi les plus nuisibles que la France républicaine aie portés, à savoir le ci-devant Pompidou, tête de pont politique des Rothschild, et son valet de l’époque, le faux nobliaux de sous-préfecture Giscard. Ben voilà ! C’est dit !

 

François, homme cultivé qui a certainement lu Machiavel, pourrait parvenir à ces fins en deux temps.

 

1 – La signature de la France restant très bonne et elle emprunte à des taux proches de zéro. Il fait donc emprunter par les instances gouvernementales autorisés jusqu’à 500 milliards sur les « marchés » (en fait des fonds de pensions spéculatifs étazuniens et britanniques). En appuyant ces emprunts massifs sur des études concernant de grands travaux d’infrastructures, etc, etc.

 

2 – Une fois que ce pognon est engrangé, dans un grand discours grave et solennel, François fait publiquement son mea culpa, admet qu’il s’est trompé de politique, qu’il a trahi ses électeurs, qu’il s’est couché devant l’Europe de Merkel, qu’il s’est fourvoyé en suivant aveuglément les USA dans leur mauvais coups internationaux. Il annonce alors qu’il rétablit immédiatement le contrôle des changes aux frontières et qu’il nomme Mélenchon (ou Montebourg, ou même Aubry) à Matignon ! Avec une feuille de route : la suspension unilatérale immédiate du remboursement de la dette.

 

Ce serait un véritable coup de tonnerre dans le landerneau des voyous de la finance ! Cris d’orfraie, menaces, dégradation de la « note ». Rien à foutre ! Et que croyez-vous qu’il se passerait ? Les détenteurs des titres de cette dette sont à 60% des fonds de pension étazuniens ou britiches, des fonds spéculateurs planqués dans les paradis fiscaux et recyclant le fric dégueulasse des trafics d’armes, de drogues, d’êtres humains, d’organes, etc., des banques d’affaires véreuses, des fonds souverains rapaces du Golfe et de Chine.

 

Que feraient donc ces « marchés » ? Ben, en bons margoulins qu’ils sont, ils braderaient ces dettes, qui sont titrisées, jusqu’à 20% de leur valeur (nominal et intérêts compris). Et alors là, il suffirait de prendre ces « marchés » à leur propre jeu : le gouvernement français, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et des Caisses d’épargne, rachèterait ces titres de dettes à bas prix - avec les 500 milliards empruntés récemment ! - réduisant des deux tiers cette dette ! Un emprunt obligatoire à intérêt inflation + 0,5% auprès des 2,6 millions de millionnaires français jusqu’à apurement total de la dette remet le pays à flot. Les dizaines de milliards d’euros ainsi soustraient au service de la dette seraient utilisés à investir dans de grands travaux d’énergies nouvelles, de conquête d’une «nouvelle frontière» : la transition énergétique, la mer, le développement durable, une augmentation raisonnée mais conséquente des salaires, des efforts de réindustrialisation du pays, etc.

 

« Ayavédrim »… Je rêve ? Heureusement. Utopique ? Faites un référendum pour savoir ce que les Français en pense…

 

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07/12/2014

C'est dimanche, il fait froid: faites l'andouille!

 

 

andouille plaque.jpg

 

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

 

 

andouille en sauce.jpg

 

 

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes en rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l’ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le plat bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

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Et pour une bonne digestion:

 

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06/12/2014

Au bistro de la toile : accouchement...d'un livre !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Ça y est Loulle, je viens d'accoucher...

 

- Oh la la ! T'es mal barré ce matin Victor. M'es avis que t'as pas sucé des glaçons hier soir. D'accord, t'avais quelques rondeurs conséquentes, mais de là à être gravide et à mettre bas, il y a quelques fossés de beaujolpif ou de côte-du-rhône.

 

- Arrête, mastroquet terre à terre ! Quand je dis que j'ai accouché, c'est d'un nouveau livre !

 

- Ah bon ! Raconte.

 

- Au tournant des années soixante est apparu en Californie un mouvement formidable, une parenthèse fleurie au milieu de la grisaille mondiale : l'utopie Hippie ! Des jeunes du monde entier qui voulaient secouer le cocotier des idées étroites, du conformisme familial, qui voulaient gueuler contre la guerre du Vietnam. Leur slogan était « Peace and love ! ». « Paix et Amour. » C'est pas beau ça Loulle ? Eh bien j'étais un de ces traîne-savates qui sont partis pour le Voyage. Cheveux longs et barbe fleurie à la découverte du monde. Principalement vers l'Inde, pays de tous les fantasmes.

 

- Ouarf ! Tu nous avais caché ça Victor. Alors, ce livre, il est où ? Qu'est-ce qu'il y a dedans ?

 

- C'est un livre électronique Loulle. Un « e-book » comme ils disent maintenant. Il t'embarque – autour du chiloum et de l'herbe-qui-fait rire – pour un Voyage sur les chemins de Katmandou, sur les plages de Goa, dans les forêts du Laos, sur les rives du Mékong, dans les bouges d'Istanbul, les ruelles de Téhéran, les montagnes d'Afghanistan, l’envoûtement de l'Inde, de Bombay à Bénarès, de Srinagar à Pondichéry, les tentations de Bankok, les merveilles d'Angkor...

 

- Et comment on le trouve ce « e-book » ?

 

- Si t'as un ordinateur, une tablette ou une liseuse – tout le monde à au moins un de ces machins aujourd'hui - tu tapes ce lien :

 

CHILOUM

 

et tu pourras l'acheter pour la somme dérisoire de 2,89 euros. Á peine le prix d'un pastaga chez toi Loulle !

 

- Et si je n'ai pas de liseuse Kindle?

 

- Quand tu appuies sur "chiloum", le lien hypertexte t'ouvre la page de vente Amazon. Sur une ligne horizontale au-dessus du titre, tu trouves un lien "applications de lecture gratuites".Tu télécharges, ça dure environ 1 mn, puis tu vas dans tes téléchargements et tu trouves le fichier "kindleForPc-Installer(1).exe". Tu cliques sur "exécuter" et ça devrait marcher.

 

Mais...les mystères de l'informatique et d'interniais...Bonne chance !

 

 

- Banco ! Á ce prix-là, pas la peine de s'en priver !

 

- Allez, à la nôtre ! C'est ma tournée !

 

 

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Ouiquinde callypige

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SONNET SUR LE CUL D'UNE DEMOISELLE

Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remportes la victoire,
Cul qui passes en blancheur et la Rose et les Lis,
Cul de qui le mérite obliges mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire!

ROBERT ANGOT DE L'ÉPERONNIÈRE (1640)

 

 

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Et puis, le grand

TONTON GEORGES !

 

 Photos X - Droits réservés

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01/12/2014

L'adresse à la Nation de Nicolas Sarkozy (enfin, presque...)

kasstoipovconvx0.jpg

 

 

Á l'UMP, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que

nous ne lutterons pas contre la corruption.

Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous :

L’honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.

Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que

les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.

Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que

la justice sociale sera le but principal de notre mandat.

Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que

l'on puisse continuer à gouverner

avec les ruses de la vieille politique.

Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que

soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences

nous ne permettrons d'aucune façon que

nos enfants meurent de faim

nous accomplirons nos desseins même si

les réserves économiques se vident complètement

nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que

vous aurez compris qu'à partir de maintenant

nous sommes avec Nicolas Sarkozy, cet homme nouveau.

 

 

Vous avez bien lu ? Alors recommencez, mais en partant de la dernière ligne et en remontant !

 

Illustration: merci à Jiho

 

30/11/2014

Ben, mon cochon ! Gastronomie érotique.


cochonsquiniquent copie.jpg

  

« Des chercheurs britanniques et australiens ont étudié la santé de trois groupes de cochons. Les premiers étaient à l’extérieur, pouvant se salir à loisir. Les seconds étaient ensemble, à l’intérieur d’un bâtiment. Les troisièmes étaient à l’isolement et bourrés d’antibiotiques.

 

Résultat sur la part de bactéries intestinales renforçant l’immunité et la résistance de l’organisme porcin aux maladies : 90% pour le premier groupe, 70% pour le second, 50% pour le troisième. Moralité : mieux vaut soumettre son corps à rude épreuve que le protéger à outrance. Un porc en bonne santé est un porc sale. »

 

Pour moi qui suis aussi cochonophile que cochonophage, voilà une info qu’elle est sympa !

 

Le cochon – gloire à lui – est un animal fort propre et bien organisé. Dans une autre vie, alors que j’étais bucheron dans l’Ariège, j’ai élevé un cochon. Pompidou on l’appelait et sa maison était tout naturellement dénommée Élysée. Tous les dimanches, j’invitais quelques rudes amis coupeurs de bois ou paysans à trinquer chez Pompon à l’Élysée. Pompon avait le coin où il dormait, dans de la paille très propre ; le coin où il mangeait, correct bien qu’il laissât parfois quelques reliefs qu’il n’appréciait pas ; enfin l’endroit où il chiait, éloigné des deux premiers. Faut dire qu’il avait de la place. Et il n’était pas malade le  bougre ! Nous avons aimé Pompon jusqu’au bout, jusqu’à la dernière rondelle de saucisson.

 

Lorsque je trainais mon Nikon au Vietnam, les troufions ricains - dont pratiquement toute la nourriture arrivait des Zuhessa et qui chassaient la bactérie plus efficacement que le Viet – choppaient toutes les maladies qui passaient. Moi, bouffeur de tout, pas du tout intégriste de l’hygiène, je n’ai jamais été malade. Même pas des amibes, juste une traditionnelle chaude-lance…

 

Alors, lavons-nous les mains bien sûr, mais ne nous cassons pas trop le cul pour ces questions de « propreté ». D’autant plus qu’il faut économiser l’eau ! Encore qu'en ce moment, chez nous...ça tombe!

 

Pour ça, je suis exemplaire : je ne bois que du vin.

-         « Et pour te laver me direz-vous, comment tu fais Victor ».

-         Ben ! C’est simple, je pratique le nettoyage à sec.

-          ????? C’est quoi ça ????

-         Je me gratte…

 

 

* * * * * * * * *

 

Gastronomie érotique ecclésiastique

 

cochon,amour,cuisine,poésie

Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : “ Laisse-moi ces deux-là.

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ”

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

 

Pour Lucie : Les pieds de cochon comme chez Lucifer

 

- Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons « comme chez Lucifer ».

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel, poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Mets un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, mets tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds fort embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

 

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.

Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

 

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.

La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San­gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.

Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

Ou encore avec des Beaujolais nouveaux, c'est l'époque.

 

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29/11/2014

Ouiquinde érotique avec un Voltaire bien polisson !

On n'est pas habitué à trouver le très sérieux Voltaire au rang des auteurs polissons. Et pourtant...

 

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Voltaire: Polissonnerie

 

Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s'il n'est pas tondu
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.



- Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car, si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M'en faire verser d'autres.



- Quoi ! vous craignez l'évènement
De l'amoureux mystère ;
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ;
L'amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser la gazon
Sans imbiber la terre.



- Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L'amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l'être.

 

 

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28/11/2014

Chômage record: Gagner sa vie en travaillant ? Une idée dépassée…

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- Eh allez, t’as vu Victor : encore 30.000 chômeurs de plus… Où est-elle la si attendue inversion de la courbe du chômage ?

 

- Elle n’arrivera jamais Loulle. Il faut se faire à cette idée : le travail comme moyen de répartition des ressources du pays, c’est mort, c’est fini. Où alors il faut tendre vers la remise en service de l’esclavagisme comme chez les Anglais (avec les « contrats » à l’heure) et chez les Allemands avec le travail forcé à 1 euros de l’heure pour les chômeurs. Le plein emploi qui permet à celui qui n’a que sa force de travail pour vivre, c’est mort et enterré. Il n’y a qu’à voir le fossé de plus en plus abyssal entre ceux qui possèdent un patrimoine et ceux qui n’ont que leurs bras. Les premiers s’enrichissent à flot continu, les seconds ont pour perspective d’avenir le chomdu et la rue…

 

- Alors on fait quoi ?

 

- On change le logiciel en instituant un revenu de base universel. L’Etat paie des impôts négatifs.

 

- Attends c’est quoi ça. Les impôts, je sais ce que c’est : je donne à l’Etat pour les services public une partie de ce que je gagne par mon travail, par mon épargne, par éventuellement des actions, par mon patrimoine. Mais les impôts négatif c’est quoi ?

- C’est l’Etat qui verse à chaque citoyen un revenu inconditionnel afin de lui permettre d’assurer sa subsistance, tout en lui laissant le choix d’occuper ou non, en plus, un emploi rémunéré.

 - Tu rigoles ou quoi ? Ce serait trop chouette ça !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) veut remplacer le « filet social » actuel et sa bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de « mener une existence modeste mais digne »,

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est, enfin, être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens, plus ou moins généreux, de partager le gâteau national afin que la machine économique – production – consommation – puisse tourner. Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas – et il n’y aura plus - de travail pour tous. On aura beau faire ce qu’on voudra, relocaliser, fermer les frontières, revenir au franc (?!), imposer des boulots de merde payés 1 euros de l’heure comme en Allemagne, rien n’y fera : il n’y aura jamais plus de boulot pour tous. Il faut donc mettre au point un système qui permette de donner à tous un revenu de base permettant de vivre petit bras peut-être, mais de vivre à tous. Et donc de faire tourner la machine consommation-production tout en retrouvant la dignité.

 

- Mais qui fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Mais il y en aura du monde pour marner ! Et que font les retraités ? Ils ont des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société. On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliards du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- Y a qu’un fainéant pour inventer des trucs aussi géniaux Victor.

 

- Parce que le fainéant à l’esprit libre Loulle. Les fainéants sont une élite ! Et même s’il doit travailler, le fainéant est plus efficace : il travaille vite pour avoir plus vite fini, et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Fainéants !

 

 

Merci à Chimulus

 

27/11/2014

Ségo, meffi ! T’es le petit Chaperon Rouge que les bergers – pas le loup – veulent bouffer tout cru !

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Ils viennent avec leurs troupeaux manifester à Paris, au champ de mars où ils vont tondre les pelouses, mais aussi à Strasbourg. Même ceux de chez nous « montent » à Paris depuis la Lozère en passant par Brioude ! Leur but : faire pression sur les ministères concernés afin que le « Plan loup » leur permette de tirer des sous, le plus de thunes possibles et si possible le déclassement du statut d’espèce protégée du bestiau pour leur permette de l’abattre à vue.

 

On nage en plein fantasme avec ces histoires de loups. Qu’il y en ait quelques uns qui se baladent, c’est probable. Qu’ils bouffent de temps en temps quelques brebis, c’est dans la tradition, mais qu’ils représentent un danger véritable pour les troupeaux et, pire, pour les humains, c’est au mieux une exagération, au pire une embrouille. D’abord parce que les éleveurs sont remboursés des dégâts avérés faits par les loups, ensuite parce qu’il n’y a pas plus trouillard que le loup, il se planque en journée et fuit la présence humaine.

 

Alors quel est l’intérêt de ces gens à crier au loup ? Ils ont peur pour le petit Chaperon Rouge ?  Non ! Ils veulent des sous ! Et le loup est une bonne gâche : on doit pouvoir tirer quelques subventions pour s’équiper en clôtures, payer des bergers et surtout faire passer sur le dos du bestiau légendaire tous les massacres causés par les chiens errants. Le communiqué de la FNSEA est sans ambiguïté : «(…)  Nous prenons nos responsabilités et nous demandons à l’Etat de réinstaurer l’aide financière à toute personne qui apporte la preuve de l’abattage de ce prédateur, comme cela se pratiquait par le passé et qui avait permis d’éradiquer cette espèce. (…)  Bien que les caisses de l’Etat soient vides, des aides publiques sont disponibles pour acquérir du matériel (budget de 15 millions d’€ pour le pays). (…) ».

 

Il faut savoir que l’essentiel, à 99%, des attaques contre les moutons sont faites par des chiens. Ceux-ci n’ont pas peur de l’homme, attaquent en plein jour, souvent en meutes et se font des mâchons ! Seulement ceux-là de dégâts, ils ne sont surement pas aussi bien remboursés !

 

Des compensations financières sont prévues pour les éleveurs ayant subi des dommages de la part du loup. En France, l’argent provient du Fonds national pour la nature et l’environnement financé par le ministère de l’environnement : de 120 à 130 euros par brebis tuée ou mortellement blessée, autour de 100 euros pour un agneau et plus de 300 pour un bélier. Ces indemnisations couvrent également des dommages indirects, tels que le stress (0,70 euros par brebis, plafonnée à 300 têtes) et autres préjudices qui sont un manque à gagner pour les éleveurs.

 

En 2006, la perte de 2500 brebis a été imputée au loup dans les Alpes, en sachant que le doute profite systématiquement à l’éleveur . Parallèlement, et toutes causes confondues (chiens, maladies, foudre, dérochements), on estime à 46 000 chaque année le nombre de moutons tués ou perdus à l’échelle des Alpes françaises sur un total de 850 000 bêtes (et environ 400 000 au niveau national sur un total de 9 millions).


Le loup peut, certes, être une contrainte de plus pour les éleveurs et les bergers mais il ne représente pas une menace économique pour l’élevage ovin (au pire 8.000 moutons perdus dans l’année) qui doit faire face à des difficultés bien plus importantes. Et en particulier la concurrence des productions de Nouvelle-Zélande et d’Australie qui envahissent les étals des grandes surfaces à prix cassés.

 

L’État français prévoit des compensations en cas d'attaques classées "grand canidé". Nul ne peut dire, pas même les spécialistes chargés des constats, qui du loup ou du chien est responsable d'une attaque. C'est pourquoi les attaques sont classées "grand canidé" s'il n'existe pas de preuve de la responsabilité de l'un ou l'autre. Mais si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont (selon France Nature Environnement) 100 fois plus souvent, les véritables responsables lien. Si l’éleveur déclare une attaque de loup, il est grassement remboursé. S’il est prouvé que c’est une attaque de chien, il faut retrouver le propriétaire du ou des chiens pour faire payer son assurance ! Et ça c’est une autre histoire…

 

Partant de là, il serait bon que les pouvoirs publics se penchent sur le cas de ces chasseurs qui sur de grandes chasses privées laissent leurs chiens libres de leurs mouvements, d'une campagne à l'autre. Les chiens affamés s’échappent de ces immenses espaces (très mal) clos, se ré-ensauvagent et s'attaquent aux troupeaux. C'en est alors fini de leur tempérance à l'endroit des brebis, moutons ou autres ovins et caprins. La responsabilité de ces situations échoit souvent à des chasseurs indélicats mais quand on veut tuer le loup, on l'accuse de carnage.

 

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26/11/2014

Mistrals russes : Françoa a décidé de ne rien décider...

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Françoa, égal à lui-même dans son incapacité à décider, a décidé de ne pas décider de livrer ou non les bateaux construits pour le compte de la Russie. Un fournisseur refuse de décider de livrer ou non à son client des marchandises que celui-ci a déjà payées ! Bonjour la fiabilité commerciale. Après ça, va-t'en chercher de nouveaux clients !

 

Oui mais, ce ne sont pas des marchandises ordinaires mais des armes, et ce n'est pas un client ordinaire mais la Russie. On patauge en plein fantasme. Si Françoa décide de ne pas décider, c'est sous la pression des États-Unis, - premier marchand d'armes du monde - qui voient d'un mauvais œil d'une part un concurrent s'émanciper, de l'autre une puissance qui les ont faits trembler au temps de l'URSS relever la tête et montrer ses muscles.

 

Françoa, comme d'habitude, a tout faux. Dans la crise ukrainienne, il a engagé la France dans une politique de suivisme des USA, dont la politique est de mettre la main sur les richesses de l'Ukraine, puis de l'intégrer dans l'Otan afin de parfaire l'encerclement belliqueux de la Russie. Dès lors il a le cul entre deux chaises notre président  : en tant que membre à part entière de l'Otan (machine de guerre au seul service des intérêts des multinationales yankee), il se comporte en caniche d'Obama qui lui donne l'ordre de ne pas livrer les navires Mistral à la Russie. Mais en tant que marchand d'armes (le quatrième du monde), il se déconsidère vis-à-vis de ses clients. Avec en plus l'humiliation et la perte vraisemblable d'autres juteux marchés, notamment des Rafales aux Indes.

 

Bon. Ça c'est le conjoncturel. Puis il y a la géopolitique mondiale. Cette crise ukrainienne – une guerre au sein même de l'Europe, ne l'oublions pas – affaiblit l'ONU, incapable de lui trouver une solution acceptable. C'est une très mauvaise nouvelle. Ensuite elle jette la Russie dans les bras de la Chine, déjà – malgré les démentis d'amour-propre – première puissance économique du monde, et qui deviendrait alors, avec une alliance étroite avec la Russie, une puissance militaire équivalente à celle des USA. De quoi faire trembler et jeter dans une course à l'armement aussi bien l'Inde que...le Japon, et les autres puissances asiatiques. Avec à la clé bien des menaces dans cette partie maintenant majeure du monde. Ce résultat découlant directement de la politique cupide et aveugle dictée par les multinationales et les banksters à l'administration étasunienne. Décidément, plus kon qu'un dirigeant étasunien, il n'y a que deux dirigeants étasuniens...

 

Et l'Europe dans ce merdier ? La géographie, l'histoire, la logique économique et le simple bon sens voudraient que l'Union européenne et la Fédération de Russie travaillent à l'établissement d'une large coopération mutuellement fructueuse et gage de stabilité sur notre continent. Pour ce faire il faudrait commencer par être réaliste et ne pas tromper l'Ukraine en lui faisant miroiter une intégration européenne prochaine assortie d'une entrée dans l'Otan. Ce qui est un casus belli légitime pour la Russie. Mais comment faire cela en étant totalement inféodé aux USA ?

 

Au lieu de ça, on laisse s'établir une ligne de partage arme au pied de l'Europe, une véritable césure du continent. Une stupidité rare et porteuse de bien des dangers. D'autant plus stupide que les véritables ennemis des Européens, ce ne sont pas les Russes, mais les fondamentalistes islamistes qui menacent l'essence même de notre civilisation. Une menace à laquelle est aussi confrontée...la Russie !

 

Françoa, s'il te reste quelques neurones en état de fonctionner et un restant d'aliboffis pas trop occupé par tes conquêtes féminines, fait pression sur l'Allemagne et la Pologne pour mettre en route une négociation uniquement entre Europe et Russie sur le problème ukrainien. Et en gage d'indépendance, livre à Poutine les bateaux qu'il a commandés et payés.

 

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25/11/2014

Allo Riad ? Non mais Allo ! Merde ! Ça a coupé...

 

 

Eh oui, ça a coupé. Pas à cœur, mais à pique, couleur de la mort. Et ça coupe même sans mollir dans ce beau pays ami (!!??) qu'est l'Arabie Saoudite. Selon Human Rights Watch, cette dictature chérie des Zoccis-dentaux a déjà occis, de janvier à octobre 59 personnes. Au mois d'août, ça a usiné à fond la caisse au royaume des Chèques : 19 en 17 jours ! Et ce beau pays pourtant très moderne soutien l'artisanat : c'est à la main, au cimeterre que les « délinquants » sont occis. Eh ! Ce sont les traditions locales. Fabius, toi qui a en charge le commerce international, tu pourrais peut-être signer un contrat pour leur revendre quelques « Louise », quelques « Veuves » à défaut de Rafale. Nous, les Français, avons tout de même une expertise incontestable en matière de coupage de cigare.

 

Ouais mais Allo ! Ils avaient bien dû le mériter ce raccourcissement les mecs ou les meufs qui en ont bénéficié... Ben, à vous de juger : au doux pays des Chèques enturbannés, les motifs de raccourcissement sont aussi larges que variés : apostasie, blasphème, sorcellerie, adultère, sodomie, conduite sexuelle immorale (?), fornication, conduite irréligieuse, idolâtrie, rébellion, vol, trahison, trafic de drogue, cambriolage, etc. Autrement dit n'importe qui, sous un quelconque prétexte, peut aller au coupe-cigare dans ce beau pays, après un simulacre de justice. Le mieux c'est tout de même la « sorcellerie » ! En Arabie saoudite, on est encore en plein Moyen-âge au temps « béni » de l'Inquisition.

 

L'âge moyen du triumvirat de princes régnants est de 83ans, alors que 60 % des Saoudiens ont moins de 18 ans. Grâce à la télévision par satellite, à Internet et aux réseaux sociaux, les jeunes sont désormais parfaitement conscients de la corruption des autorités - tout comme ils savent que 40 % des Saoudiens vivent dans la pauvreté et que près de 70 % ne peuvent se payer un logement. Ces Saoudiens vivent des vies dignes du Tiers Monde, ils souffrent d'une éducation lamentable et sont incapables de trouver du travail dans un secteur privé où 90 % des employés sont des étrangers. C'est donc une poudrière.

 

Ce pays - qui dispute le titre de pays le plus obscurantiste du monde au Pakistan - légitime l'esclavage, l'inégalité homme-femme, l'intolérance religieuse, finance les mouvements fondamentalistes les plus sanguinaires (dont le « célèbre » Etat Islamiste, mais aussi Al Quaïda, Boko Haram, Aqmi, les Shebab de la corne de l'Afrique, etc.).

 

Pourtant ce paradis des Nazislamistes est notre allié. Françoa y est allé plusieurs fois, les princes-tueurs sont personna grata dans notre république, ils achètent – en concurrence avec leur concurrent en horreur cynique le Qatar - les bijoux de famille.

 

Pourquoi cette coupable complaisance ? Parce qu'ils ont le pétrole, cet excrément de la terre. Parce qu'ils achètent sans compter des armes sophistiqués qu'ils sont incapables de mettre en œuvre. Parce qu'ils sont les premiers clients des marchands de miroir aux alouettes de la place Vendôme. Enfin parce qu'ils bénéficient de la protection de ces voleurs de terre que sont Les USA et Israël.

 

Sources :

 

www.hrw.org/node/128314

 http://www.deathpenaltyworldwide.org/country-search-post.cfm?country=Saudi+Arabia

http://www.postedeveille.ca/2009/12/arabie-saoudite-un-condamn%C3%A9-est-d%C3%A9capit%C3%A9-sa-t%C3%AAte-est-resousue-puis-il-est-crucifi%C3%A9.html

 

Photo X - Droits réservés

 

24/11/2014

Au bistro de la Toile: merde au sport !

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- On s'en sort bien Victor : l'OM a gagné et ses dirigeants ne sont pas en taule. Par contre, le sport hexagonal, bonjour la débandade ! Les rugbymen se sont fait ridiculiser par les danseurs de tango, quant aux tennismen français, ils n'ont pas touché beaucoup de billes face aux Suisses...

 

- Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire... La négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les sportifs et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans. Le sport usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Le sport est l'ennemi du peuple Loulle.

 

- Oh ! T'envoies pas le bouchon un peu loin, Victor ? T'as monté combien de fois le Ventoux à vélo ?

 

- Je l'ai effectivement monté souvent le Ventoux, Loulle. Et ce n'est pas de la tarte. Il faut vouloir et savoir se faire souffrir. Mais je le montais comme un jeu, comme un défi personnel, pas pour arriver avant les autres. Je pédalais, je suais, je pestais contre moi-même gratuitement, en dilettante, sans autre but que de me mettre au défi. C'est ça le jeu. Le sport, c'est autre chose. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à, créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.). Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso...

 

- T'es pas tendre Victor...

 

- Faut pas l'être Loulle. Faut être lucide : le sport nous prend pour des kons, et rend kon ceux qui adhèrent à ses « valeurs ».

 

- Oui mais le rugby tout de même ! Il y a des valeurs de jouer collectif, de sacrifice pour l'équipe.

 

- Oui. Mais les joueurs actuels sont devenus des professionnels plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l’influence…de leur agent ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus des foutebaleurs comme les autres.

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On hésite à faire la dernière passe qui permettrait à un autre de marquer l'essai...et d'être sur la photo ! On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

Quant aux tennisseurs qui ont perdu la Coupe Davis, ça me fait rigoler, et même ricaner Loulle : tous les joueurs sur le terrain étaient...résidents en Suisse ! Les membres de « l'équipe de France » - Jo-Wilfried Tsonga, Gael Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Gilles Simon – sont tous des évadés fiscaux résidents en Suisse ! Quant à BNP-Paribas, « parrain » de cet événement sportif, il est l'incontestable champion de la présence dans les paradis fiscaux où il réalise 21% de ses activités, avec 170 filiales sous tous les cieux où le fric sale est roi. Que peuvent être ces activités sinon l'évasion fiscale pour ses clients-complices et, bien sûr, pour elle-même. La messe est- dite...

 

- Allez Victor, alors c'est moi qui sers le vin de messe. Á la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

23/11/2014

Ouiquinde bacchique: des goûts et des liqueurs.

Triomphe de Bacchus par Cornelis de Vos.jpg

 

Le meilleur vin

 

Le vin dans les humeurs verse son influence :

Est-il noir? Dans le sang il répand l'indolence.

J'estime un vin mûri dont la chaude liqueur

Fait sauter le bouchon et ravit le buveur;

Quand sa vertu dénote une illustre vieillesse,

De ses dons généreux usons avec sagesse.

Je cherche dans un vin le brillant, la couleur,

J'y cherche plus encor le bouquet, la chaleur ;

Je veux qu'il ait du corps, une teinte écarlate,

Que pétillant, mousseux, en écume il éclate.

À l'écume le vin se jugera d'abord:

Bon, elle reste au centre, et, mauvais, court au bord.

 

 

Effets du bon vin.

 

Le bon vin au vieillard rend vigueur de jeunesse;

Au jeune homme un vin plat prête un air de vieillesse.

Le vin pur réjouit le cerveau contristé,

Et verse à l'estomac un ferment de gaieté.

Il chasse les vapeurs et les met en déroute,

Des viscères trop pleins il dégage la route,

De l'oreille plus fine aiguise les ressorts,

Donne à l'œil plus d'éclat, plus d'embonpoint au corps,

De l'homme plus robuste allonge l'existence,

Et de l'esprit dormant réveille la puissance.

De ta table aie bien soin d'exclure

Le pain encore chaud et le pain qui moisit,

Le dur biscuit, les pâtes en friture.

Que ton pain soit d'un bon grain, bien cuit,

Plein d’yeux et peu salé, ce pain fait un bon chyle.

 

 

Bière

 

La bière qui me plaît n'a point un goût acide;

Sa ligueur offre à l'œil une clarté limpide.

Faite de grains bien mûrs, meilleure en vieillissant,

Elle ne charge point l'estomac faiblissant.

Elle épaissit l'humeur, dans les veines serpente

En longs ruisseaux de sang, nourrit la chair, augmente

La force et l'embonpoint; l'urine accroît son cours;

Et du ventre amolli se gonflent les contours.

 

 

L'eau comme boisson

 

L'eau, fatale boisson, nuisible en un repas,

Refroidit l'estomac qui ne digère pas:

Bois-en, soit, mais très peu, si la soif te talonne;

Assez, pas trop: ainsi la sagesse l'ordonne.

D'une eau trop abondante en l'estomac noyé,

Ne va pas submerger l'aliment délayé.

Pour éteindre le feu de ta soif dévorante,

Ne bois pas à longs traits une eau froide et courante,

D'un peu d'eau fraîche humecte un gosier irrité.

Au tempérament buveur, inspirant la gaieté,

Dissolvant et cuisant tous mets, l'eau pluviale

Propice à la santé, ne craint pas la rivale.

La source, à l'est coulant, se boit avec plaisir;

Descend-elle du midi? réprime ton désir.

 

 

Des excréments, des vents et de l’urine.

 

Pissez six fois par jour, et dans le même temps

Rendez deux ou trois fois les plus gros excréments.

De péter en pissant ne faites pas mystère

C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire ;

Pratiquez-le sans honte, ou bien dans l'intestin,

Reste un gaz malfaisant rapporté du festin.

En grande pompe un roi traverse-t-il la ville?

Occupé de pisser, demeurez immobile.

Ta main, pressant ton ventre empêchera souvent

Qu'il ne s'y loge à l'aise et n'y séjourne un vent;

Aux replis d'intestin sa nuisible présence

D'un mal long et secret peut hâter la naissance.

 

 

Contre l'excès de boisson

 

Si pour avoir trop bu la nuit,

Vers le matin il t'en cuit,

Dès le matin, reprends la bouteille:

Le remède fera merveille.

 

 Jean de Milan - De l'École de Salerne  -  (fin XIème - début XIIème) - traduction en vers français par Charles Meaux-Saint-Marc.

 

 Photo X - Droits réservés

 

22/11/2014

Le Beaujolpif et le Côtes-du-Rhône nouveaux coulent à flots. Soyons paillards!

 

 

 

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Narguons les pédants, les dévots,
Qui veulent effrayer nos âmes;
Aimons en dépit des cagots
Les vins vieux et les jeunes femmes. 
Dieu créa pour notre bonheur
La beauté, le jus de la treille.

Je veux ce soir en son honneur
Chanter le con et la bouteille.

 

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On ne peut pas toujours bander
Au vit le temps borne l’usage.
Il n’est qu’un temps pour bien baiser;
Pour bien pinter, il n’est point d’âge.
Vieillards, avec vos froids couillons,
Sachez mieux employer vos veilles :

Quand on ne bouche plus de cons,
Il faut déboucher des bouteilles.

 

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Dans les bassinets féminins,
Quand on a brûlé trop d’amorces, 
Quelques bouteilles de vieux vins
Au vit rendent toutes ses forces.
Amis, plus on boit, plus on fout:
Un buveur décharge à merveille...

Enfin, le vin, pour dire tout,
C'est du foutre mis en bouteille.

 

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Par malheur, depuis quelque temps,
Pour punir nos fautes maudites,
Le ciel a fait les cons trop grands
Et les bouteilles trop petites !
Grands dieux, accordez-moi le don
De pouvoir, par une merveille,

Trouver toujours le fond d’un con,
Jamais celui d`une bouteille.

 

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Dans l’Olympe, séjour des dieux,
On boit, on patine des fesses,
Et ce nectar si précieux
N’est que le foutre des déesses.
Si j’y vais un jour, Apollon
Ne choquera plus mes oreilles:

A Vénus je saisis le con,
A Bacchus je prends sa bouteille.

 

 

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Illustrations X - Droits réservés

20/11/2014

Mistral gagnant... Mistral perdant... (à la façon de Renaud)

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- François si tu avais

Les couilles bien pendues

Tu me livrerais

Ce qui m'est dû

 

 

Si t'avais quelque chose

De dur dans le calbar

T'enverrais chier

Tous ces konnards

 

 

Les Rosbifs les Ricains

Les Polaks la Merkel

Et les fachos de Kiel

 

 

Si on se met d'accord

Ils tomberont sur un os

Les va-t'en-guerre de l'Otan

Avec nos Mistral gagnant

 

 

 

- La France et la Russie

Ne sont pas ennemis

Pas question

De se chercher des crosses

 

 

T'as payé les bateaux

Nous les avons construits

Grâce à toi

Cinq mille ouvriers bossent

 

 

Ils font des ronds dans l'eau

Tes matafs sont formés

- Alors qu'est-ce que t'attends ?

Si t'as des couilles au cul

Tu dis merde à l'Otan

Pour nos Mistral gagnant.

 

 

 

- Oui mais y a Obama

C'est qu'il est chatouilleux

Et Merkel

Qui me fait les gros yeux

 

 

Cette affaire d'Ukraine

Là t'es pas très gentil

Ça m'agace

Tè ! J'en perds ma bedaine

 

 

- Arrête tes konneries

Et pense à tes Rafales

Qu'tu veux vendre aux Indiens

 

Françoa si tu t'affales

Ta parole n'vaut plus rien

Et c'est Mistral perdant.

 

10:42 Publié dans actualités, humour, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mistral

18/11/2014

Fonctionnaires, mais si on vous aime ! Quand vous fonctionnez...

dubout fonctionnaires.jpg

 

Je racontais, dans une chronique du 29 septembre le redoutable parcours du combattant qu'a dû effectuer un ami afin d'aider son petit-fils à s'inscrire dans un cursus d'apprentissage. Il paraît qu'on manque d'apprentis en France, que not'bon président est favorable à cette filière et qu'il a lancé un grand chantier de simplification des procédures administratives. On devrait donc s'attendre à ce que les jeunes désireux de suivre cette voie soient accueillis à bras ouverts, et facilement.

 

Mouais... Tè ! Fume...

 

Revenons au petit-fils de mon pote. Après des jours de recherche, des dizaines de coups de téléphone, des visites nombreuses dans diverses administrations, le tout avec beaucoup de bonne volonté, de pugnacité et de suite dans les idées, notre binôme petit-fils-grand-père a réussi à trouver un chef d'entreprise acceptant le jeune homme. Tout rentre donc dans l'ordre, semble-t-il. Ben, non !

 

La Chambre de commerce de Nîmes, partenaire de l'opération, envoie au chef d'entreprise non pas le contrat d'apprentissage mais...un « projet de contrat d'apprentissage ». Et oui : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Elle réclame aussi et avant toute chose un chèque de 72 euros ! Pour quoi ? Pour envoyer un formulaire de contrat tenant sur une simple feuille. Ça fait cher de la photocopie !

 

Imaginez la tête du chef de PME, qui accepte de jouer le jeu de l'apprentissage ! Il considère cette demande de pognon comme du racket et on le comprend. Il refuse donc, prend son téléphone et remonte les bretelles de ses interlocuteurs de la CCI ! Cause à mon cul, ma tête est malade... Aucun résultat.

 

Voilà donc notre jeune impétrant apprenti le cul entre deux chaises. Le grand-père (ancien chef d'entreprise) a les aliboffis qui gonfle et il se rend au CFA où il plante un peu la zone. Un responsable, pour se débarrasser de l'emmerdeur, se charge de l'affaire. Il donne deux coups de téléphone... et débloque le schmilblick ! Comme quoi ce n'était pas très difficile. Tout est bien qui finit bien. Eh ! Pas tout à fait. Vous allez voir.

 

Le contrat est signé le 4 novembre avec l'employeur, puis retour au CFA pour connaître la date de début des cours.
 

- « Jeune homme, vous commencerez le 3 novembre ». Soit...la veille du jour de signature du contrat ! Ce doit être ça la relativité, l'espace-temps d'Einstein.

 

Bon. Aux dernières nouvelles, le jeune Nils, impétrant apprenti, a commencé son apprentissage dans l'entreprise et commencera ses cours le 24 novembre... Ouf !

 

Eh ! Tonton Courteline, ça va où tu es ? Ici, rien n'a changé...

 

Illustration: merci à l'irremplaçable et irremplacé Dubout.