Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

14/09/2014

Ouiquinde gastronomique corse

femme de sable.jpg

 

Regina

 

C’est à Porto Polo, près de Pila Canale

Que vivait Regina sur sa Corse natale.

Les pouristes n’avaient pas encore envahis

Les criques parfumées de ce si beau pays.

 

Je plongeais au corail et chassais la girelle

Dans la mer cristalline ou bien sous les tonnelles

De la guinguette bleue où, aux parfums du soir,

La jeunesse dansait quand chantaient les guitares.

 

Moi j’avais dix-huit ans, elle tout juste seize,

Je sentais contre moi frémir son corps de braise

Elle m’a serré fort quand je l’ai caressée,

 

J’ai plongé dans ses yeux et je l’ai embrassée.

Le lendemain matin, c’était une autre affaire 

Quand ses frères m’ont dit : « Qu’est-ce que tu comptes faire ? ! »

 

 

Les rougets à la cendre

 

— Bon. Et alors, Victor ! Franchement, qu’as-tu fait ?

— Ils n’étaient pas méchants, ils voulaient m’esbrouffer,

Ça m’a coûté plusieurs tournées de Casanis

Si bien qu’en rien de temps, nous étions des amis.

Je suis allé chez eux et nous avons mangé

Ce que j’avais pêché : de superbes rougets.

Le père était pêcheur et s’appelait Toussaint,

Il a fait les rougets à la crème d’oursins.

Tu comptes deux poissons moyens par invité,

Alors, par les ouïes, il te faut les vider,

C’est assez délicat mais c’est indispensable,

Avec un peu de soin, tu en seras capable.

Tu vas les écailler, les rincer, les sécher,

Dans un plat les saler, poivrer et asperger

D’huile d’olive corse et puis les oublier

Pendant trente minutes, au frais, dans le cellier.

Pendant ce temps, petit, tu prépares ta farce

Tout en buvant un coup avec quelques comparses.

Un peu de mie de pain humectée dans du lait,

Des feuilles de myrte fraîches finement ciselées,

Sel, poivre, jaune d’œuf, du beurre ramolli,

Gousses d’ail écrasées comme pour l’aïoli,

Tu pistes bien le tout dans le creux d’un mortier,

Mets de l’huile d’olive et tournes pour lier.

Avec cet appareil, tu farcis tes poissons,

Toujours par les ouïes, c’est la seule façon.

Place chaque rouget sur un papier d’alu,

Saupoudre avec du sel et du poivre moulu.

Ferme tes papillotes, glisse-les sous la cendre

Chaude mais pas brûlante. Dessus tu vas épandre

Des braises rougeoyantes avec la pince en fer.

Laisse-les comme ça, un quart d’heure, sans t’en faire.

Pendant ce temps, occupe-toi de tes oursins.

Tu les ouvres au ciseau, pas comme un assassin,

Bien délicatement tu en sors le corail,

Tu récupères l’eau ainsi que la mouscaille

Qu’il te faudra filtrer finement au chinois,

Un peu d’huile d’olive et du beurre, une noix,

Tu mélanges le tout et fouettes vivement

Afin d’émulsionner ces quatre ingrédients.

Tu sers tes papillotes ouvertes sur l’assiette,

Et nappes avec ta crème d’oursins à peine tiède.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

VictorAyoli

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les poissons et leur farce:

- 12 rougets de roche vidés par les ouies, - 2 douzaines de feuilles de myrtes fraîche (à défaut prenez du basilic), - 3 jau­nes d'œuf, - gros comme un œuf de beurre ramolli (sorti du frigo une heure avant), - de la mie de pain humectée de lait (la valeur d'un bol), - 3 gousses d'ail, - 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - sel, - poivre.

Pour la sauce:

- 3 douzaines d'oursins, - 1 cuillerée à soupe d'huile d'olive, - 1 noix de beurre ramolli.

 

Les vins conseillés:

Les vins corses sont évidemment idéaux pour cette recette insulaire. Rosés Patrimonio, rosés de la côte orientale. Mais les Côtes-du-Rhône blancs et rosés accompagnent à la perfection ce plat souriant, parfumé, velouté au palais: Faucon, Vinsobre, Cairanne, Puyméras, Richerenches, Rousset-les-Vi­gnes, Villedieu, Visan, Beaumes-de-Venise, Camaret, Séguret, Cornillon, Vénéjean, St-Paulet-de-Caisson, St-Michel-d'Euzet, St-Étienne-des-Sorts, Montfrin, Pujaut, Saint-Hilaire-d'Ozilhan.

En vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian bien sûr, Faugères, Maury, Fitou.

En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, La Cadière-d'Azur, Coteaux-d'Aix-en-Provence, Bellet.

 

 

Octidi 28 fructidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

13/09/2014

Eros, de Villon à Queneau: les ravages du temps...

cul string rouge.jpg

 

 

Quand me regarde toute nue,

Et je me vois si très changée,

Pauvre, sèche, maigre, menue,

Je suis presque toute enragée.

 

Qu'est devenu ce front poli,

Cheveux blonds, ces sourcils voûtils,

Grand entrœil, ce regard joli,

Dont prenaye les plus subtils;

Ce beau nez droit grand ni petit,

Ces petites jointes oreilles,

Menton fourchu, clair vis traictis,

Et ces belles lèvres vermeilles?

 

Ces gentes épaules menues,

Ces bras longs et ces mains traictisses,

 Petits tétins, hanches charnues,

Elevées, propres, faictisses

A tenir amoureuses lisses;

Ces larges reins, ce sadinet

Assis sur grosses fermes cuisses,

Dedans son petit jardinet ?..

 

Mamelles quoi? toutes retraites.

Telles les hanches que les têtes.

Du sadiner, fi ! Quant des cuisses,

Cuisses ne sont plus, mais des cuissètes

 

Grivelées comme saucisses...

 

François Villon

 

 

*****************

 

Si tu t'imagines



Si tu t'imagines 
Si tu t'imagines 
Fillette fillette 
Si tu t'imagines 
Xa va xa va xa 
Va durer toujours 
La saison des za 
La saison des za
Saison des amours 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Si tu crois petite 
Si tu crois ah ah 
Que ton teint de rose 
Ta taille de guêpe 
Tes mignons biceps 
Tes ongles d'émail 
Ta cuisse de nymphe
Et ton pied léger 
Si tu crois petite 
Xa va xa va xa 
Va durer toujours 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Les beaux jours s'en vont 
Les beaux jours de fête
Soleils et planètes 
Tournent tous en rond
Mais toi ma petite 
Tu marches tout droit 
Vers s’que tu vois pas 
Très sournois s'approchent 
La ride véloce 
La pesante graisse 
Le menton triplé 
Le muscle avachi 
Allons cueille cueille 
Les roses les roses
Roses de la vie 
Et que leurs pétales 
Soient la mer étale 
De tous les bonheurs 
Allons cueille cueille 
Si tu le fais pas 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Raymond Queneau

 

cul cellulite.jpg

 

 

Septidi 27 fructidor 222

 

Photos X - Droits réservés



10/09/2014

Au bistro de la Toile : « machinutiles » et « détecteurs de kons »

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh! Victor, fais voir ta montre... Ah ! T'es décidément pas dans le coup, mon pauvre. T'as une vieille tocante de goulamas. Ça ressemble à rien. Maintenant, faut avoir une montre « branchée », qui te permet de savoir le temps qu'il fait, de connaître les boutiques qui peuvent te vendre des produits dont tu n'as pas besoin, d'envoyer des essémèsses à des amis auxquels tu ne dis même pas bonjour quand tu les croises dans la rue, etc., etc.

 

- Ouais, je te vois venir Loulle. Tu veux parler de ce raout médiatique auquel succombe avec une bonne dose de masochisme la presse-purée concernant le lancement d'une nouvelle « machinutile ». Masochisme parce que les marchands de soupe qui convoquent les plumitifs à ce genre de raout se paient ainsi gratos des pages et du temps de pub. Sans dépenser un rond ! « Plus kon que moi tu meurs », qu'ils peuvent dire les rédac'chefs de ces médiarrhées !

 

- Bien vu Victor !

 

- En fait, la nouvelle machinutile mise sur le marché a un nom et une fonction finalement assez saine si l'on prend un peu de recul. Le nom c'est : « D.D.K. » pour « détecteur de kons ». La fonction : signaler, dans la rue, le degré de haute konnerie de nos concitoyens. On a déjà subi la konnerie de ces demi-conversations bruyamment infligées, dans les trains, dans les bistros, par des goujats débiles ; on subit à présent les étranges gratouillis de ces personnes qui semblent vouloir soulager le prurit impératif d'une petite machine rectangulaire ; bientôt, on va donc se régaler de voir des débiles « branchés » se foutre la gueule dans une pancarte, dans un agent de police, dans un platane, trop occupés qu'ils seront à gratouiller la montre « branchée » de leur poignet !

 

- Pas mal, pas mal. Effectivement cet ustensile qui arrive sera bien un D.D.K. un Détecteur de Kons !

 

- D'autant plus kons que cette machinutile est aussi et surtout un implacable espion de la vie personnelle de son utilisateur. Le GPS qui y est intégré permet à Google et autres rufians « branchés » de vous suivre à la trace, et les programmes planqués dans la bête permettent de savoir qui vous appelez, de traquer vos goûts, vos affinités, de connaître vos amis, vos ennemis, vos opinions politiques et religieuses, vos inclinations sentimentales et sexuelles, etc. C'est tout simplement « little Big Brother » à son poignet !

 

- Et le pire, Victor, c'est que les kons paient, et cher, pour cette servitude volontaire !

 

-Eh oui, Loulle. La konnerie humaine est vraiment la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini ! Allez ! Á la nôtre !

 

Quartidi 24 fructidor 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

09/09/2014

La BCE instaure des « Intérêts négatifs ». Quésaco ? Un formidable espoir.

cochon capitaliste.jpg

 

Quel est le principal poste de dépenses budgétaire de la France ? L'intérêt de la dette.

 

A qui demande-t-on de se serrer la ceinture pour réduire le déficit budgétaire et donc de freiner la progression de cette dette ? Aux contribuables et surtout à « la France d'en-bas » y compris les « sans-dents ».

 

A qui profite cette dette depuis la catastrophique loi Pompidou-Rotschild de 1973 ? Aux banques.

 

De Gaulle disait : « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Mouais... Depuis cette loi, c'est pourtant le cas, l’État ayant abandonné l'un de ses pouvoirs régaliens – sa monnaie – à des banquiers privés.

 

« Mon ennemi, c'est la finance » proclamait Ganelon. « La finance », c'est quoi au fait ? C'est toutes les institutions qui s'engraissent par la seule rentabilité du capital. Lorsqu'une monnaie rapporte des thunes grace à des taux d'intérêts confortables, les détenteurs de capitaux les gardent pour gagner ainsi de l'argent sans travail et sans risques. Mais si ces capitaux, cette monnaie ne rapporte plus rien à cause de taux d'intérêts faibles, ses possesseurs n'ont plus intérêt à la garder, elle circule donc et retrouve sa fonction première de moyen d'échange. Thésauriser de l'argent devient une aberration contre-productive. Les excès de monnaie sont donc naturellement réinvestis dans l'économie réelle, dans l'industrie, dans la production de biens et de services.

 

Ces principes de base étant établis, que se passe-t-il actuellement ? Pendant qu'on nous enfume avec les « révélations » trierweliennes et autres konneries insignifiantes, il s'est passé quelque chose de primordial : la Banque Centrale Européenne (BCE) a baissé le principal taux directeur à 0,05 %, et le taux de facilité des dépôts de -0,10 % à -0,20 % (lemonde.fr, 04-09-2014). La BCE prête donc aux banques privées tout l'argent qu'elles veulent à taux zéro (0,05!), ces mêmes banques devant à, contrario payer (taux négatifs) pour confier de l'argent à la BCE !

 

Dès lors, il semblerait logique que la BCE autorise les prêts directs aux États, sans passer par le racket des banques privées ! En effet, avec le système Pompidou-Rotschild repris par les traités européens de Maestricht et de Lisbonne, quand un État émet des obligations, dont la vente sera assortie d’intérêts financiers, celui qui achète ces obligations (les institutions financières, banques, fonds spéculatifs, bref, « le marché ») s’enrichit sans justification : il obtient de l’argent à taux négatif et le prête à l’État à des taux positifs, spoliant ainsi de façon inique la population de cet État, qui aura à en payer le prix !

 

C'est le fameux budget de « l'intérêt de la dette ». C'est la pression pour faire des « économies », c'est le saccage des services publics, des conditions de travail, la pression sur les salaires grâce au chômage hypocritement entretenu, la privatisation des secteurs étatiques les plus juteux (autoroutes, télécoms, etc.), c'est l'augmentation des impôts, c'est tout ce qu'on met dans « l'austérité ». Bref, c'est l'horreur ultralibérale.

 

Or, le prêt direct d'argent de la BCE aux États, permettrait à ces derniers, grâce aux taux négatifs, de résorber la dette, baissant ainsi le poste « intérêts » et permettant de réaliser des économies budgétaires très importantes, repoussant ainsi les affres de l'austérité. Mais pour cela, il faudrait que la puissance publique soit de nouveau autorisée à « battre monnaie », donc que ce pouvoir régalien soit rendu au peuple pour que le politique reprenne le pouvoir sur le financier, au lieu d'être inféodé à une caste d'intérêts privés dévolue aux actionnaires et se foutant comme d'une guigne de l'intérêt général.

 

Ci-devant président Hollande François, tu as là un chantier à imposer à l'Europe. Et si tu le réussis, TOUT te sera pardonné !

 

Tridi 23 fructidor 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

08/09/2014

Les Rosbifs sont-ils en meilleure posture que les Grenouilles ?

écossais à la corde.jpg

 

Pas sûr… Ils risquent, dans quelques jours, de perdre 8% de leur population, un tiers de leur territoire, la manne du pétrole de la mer du Nord et…le whiskey. Tout ça d’un coup ? Oui, mais – et c’est tout en leur honneur – sans effusion de sang, sans révolution, par la seule puissance d’un bulletin de vote.

 

Un premier réflexe est de ricaner devant cette situation qui risque de rabattre sérieusement le caquet de nos « amis » Anglais. « Ça leur fera les pieds à ces valets des Ricains… ». Ça, c’est le réflexe du cerveau reptilien, mais à y regarder de plus près, c’est loin d’être si réjouissant que ça. Parce que ça annonce la mise en action d’une vieille volonté soigneusement cachée des dirigeants sous influence US de l’UE : casser l’Europe des nations au profit d’une Europe des régions, beaucoup plus faciles à dominer pour le plus grand profit des lobbies de la finance et des multinationales. Plus facile de faire entendre « raison » (ultralibérale) à l’Écosse indépendante qu’au Royaume Uni, à la Catalogne qu’à l’Espagne et…aux possibles futures entités Alsace-Bade-Wurtenberg, Roussillon-Catalogne, Bretagne-Irlande, Savoie-Piemont, etc. qu’à la France !

 

La mondialisation à la sauce Étasunienne imposée à coups de pieds au cul aux populations de la vieille Europe a pour effet de balancier de resserrer les populations autour de leurs racines. Á cette tendance populaire, les « élites » régionales, petits satrapes locaux en mal de puissance, ajoutent l’égoïsme des nantis ne voulant pas partager le gâteau. Ce sont les régions riches qui veulent leur indépendance. C’est ainsi l’Écosse qui veut utiliser pour elle seule les thunes du pétrole. C’est la Catalogne qui ne veut plus partager ses revenus industriels avec la Mancha ou l’Extremadura, l’Italie du Nord qui ne veut pas casquer pour ces « fainéants » du Mezzogiorno, c’est les fourmis de la Flandre belge qui ne veulent pas payer les retraites des cigales wallonnes, etc, etc. C’est le retour aux fiefs féodaux, avec leurs alliances fluctuantes, leurs conflits, leurs taxes et impôts locaux, pourquoi pas la réouverture des « octrois », et toutes joyeusetés…pour le plus grand profit de « l’Empire » !

 

L’Europe des nations fières, aux personnalités marquées, façonnées par des siècles d’histoire (hélas souvent sanglante) risque ainsi de disparaître au profit d’un assemblage d’égoïsmes régionaux, beaucoup plus facile à dominer pour les Eurocrates. On commence par diviser (pour mieux régner) les plus faciles (Ecosse, Catalogne, Belgique) avant de s’attaquer aux plus rugueux (France, Italie, Allemagne). Ce morcellement de l’Europe se traduira par des pays amputés devenant de simples régions européennes, des gouvernements sans pouvoirs, ceux-ci étant entièrement captés par une Commission européenne non élu.

 

Pour le profit de qui ? Ben, des multinationales bien sûr, qui pourront plus facilement manœuvrer des entités régionales que des États-nations puissants. Qui veut ça ? Qui organise ça ? Cette Europe qui a trahit ses fondateurs. Cette Europe de technocrates élus par personne. Cette Europe dirigées par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études…aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre échange qui s’annoncent. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons…

 

Voilà quelques raisons de ne pas trop se réjouir des problèmes de nos frères-ennemis anglais.

 

 

Duodi 22 fructidor 222

 

Photo X - Droits réservés

 

05/09/2014

L'armée russe à 300 km de Paris ! Que va faire le capitaine de pédalo ?

marins russes en france dessin Chaunu.jpg

 

Á plat ventre devant Barrack Blackbush, à plat ventre devant Bismarkel, notre président risque d'avoir à se redresser pour endosser son uniforme de chef de guerre... Contre l'armée russe ! Excusez du peu...

 

En effet, il y a en France 400 soldats de l'armée russe : ce sont les 400 marins qui, depuis plusieurs semaines, prennent possession, s’entraînent, apprennent à faire fonctionner et à maîtriser le navire Vladivostock. Ces militaires sont nos hôtes mais peut-on oublier qu'ils sont directement aux ordres du Kremlin ?

 

Poutine est un redoutable joueur d'échec qui sait qu'il a un cavalier bien planqué, à un coup de mettre échec et mat le roi adverse, plutôt adepte du jeu de dames !

 

Imaginons donc que Poutine donne l'ordre à ses marins d'appareiller avec ce navire qu'ils ont payé, qui est donc le leur et dont ils peuvent user et abuser comme bon leur semble. Imaginons que pour donner tout le poids nécessaire à cet ordre d'appareiller, on voit émerger, dans la baie de Saint-Nazaire, un, deux, voire trois sous-marins nucléaires russes. Que fera notre redoutable chef de guerre ? Á la tête du pédalo-amiral de la flotte des pédalos de la base de Brest, il viendra s'opposer aux Russes ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête ? Autrement dit il fera ce qu'il sait le mieux faire : se mettre à plat ventre et accepter, traînant la France dans la boue de son incompétence et de sa veulerie... Une humiliation dont il ne se relèvera jamais, et le pays avec lui.

 

Tout ça pour n'avoir pas le cran de se désolidariser des manœuvres belliqueuses des USA et de leur caniche britannique à travers l'Otan, machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète.

 

En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face.

 

Les Français et les Allemands vont-ils enfin comprendre que les Etazuniens les mènent au chaos ? Si un pays sortait de l'Otan, la coalition se lézarderait sérieusement, personne en Europe n'ayant intérêt à un conflit armé avec la Russie. Ce pays ne peut-être que la France. De Gaulle l'avait bien compris, mais le déplorable Sarko s'est allègrement torché l'oigne avec l'héritage gaulliste et la France se trouve embringuée derrière toutes les folies étazuniennes, pays devenu fou par le pouvoir absolu qu'il prétend s’arroger sur la planète.

 

L'intérêt de la France, jeté hors des centres décisionnels de l'Europe par une Allemagne redevenue aussi arrogante qu'hégémonique, n'est-il pas de sortir de cette alliance nuisible et de se rapprocher sérieusement de la Russie ? L’Allemagne, coincée entre la France et la Russie, puissances économiques conséquentes, puissances militaires nucléaires, membres du Conseil de sécurité de l'Onu, comprendrait vite où est son intérêt. Et se constituerait un axe France, Allemagne, Russie capable de faire revenir à la raison les fous de Washington et leurs vassaux de Londres.

 

Ouais mais c'est pas politiquement correct ça, coco !

 

Nonidi 19 fructidor 222

Illustration: merci à Chaunu

 

04/09/2014

Ganelon m'a chié dans les bottes.

Hollande mains jointes.jpg

 

 

Que vois-tu, Ganelon, passant devant ta glace ?

Peux-tu, sans sourciller, te regarder en face ?

L'image que t'envoie le terrible miroir

Est celle d'un menteur, d'un fossoyeur d'espoir.

Trahir ! Trahir ! Trahir !

Dissimuler, mentir.

 

N'as-tu pas proclamé, pour conquérir la France

« Mon ennemi, à moi, eh bien c'est la finance ! »

Alors, pour mépriser le populo inquiet

Tu places, à Bercy, un « Rothschild », un banquier...

Trahir ! Trahir ! Trahir !

Dissimuler, mentir.

 

« Nous allons inverser la courbe du chômage

Dès la fin de l'année », disais-tu, sans ambages.

Et que fait ton ministre, ton larbin sans honneur ?

Il déclare la guerre et la traque aux chômeurs...

Trahir ! Trahir ! Trahir !

Dissimuler, mentir.

 

De Gaulle, Mitterrand, grands serviteurs de France

Veillaient jalousement sur notre indépendance.

Toi tu lèches le cul des Yankees, de l'Otan

Larbin sans dignité, pantin inconsistant

Trahir ! Trahir ! Trahir !

Dissimuler, mentir.

 

Que dire de l'affront que tu fais à Poutine...

Tu lui dois deux bateaux, et pas quelques sardines !

Tu perds un bon client, qui de plus paie comptant,

Saccageant le crédit du pays pour longtemps.

Trahir ! Trahir ! Trahir !

Dissimuler, mentir.

 

Tu as même trahi, humilié ta femme,

Te montrant sans honneur, un vil goujat infâme.

Et tu m'as trahi MOI, ton fidèle électeur !

Un parmi des millions, qui feront ton malheur.

Tu peux bien nous trahir,

Pas nous anéantir !

 

Octidi 18 fructidor 222

 

Photo X - Droits réservés

 

03/09/2014

Vignerons français, serrez les miches ! Bientôt les vins belges, anglais et suédois ?

chimulus bistro copie.jpg

 

« Á boire, à boire, à boiiiire

 Á boire Tavernier! »

 

- Oh ! Victor, t'as un bel organe ! C'est le temps des vendanges qui te met de bonne humeur je suppose !

 

- Eh! Loule, y a de ça. Il est bon ton rouge. Après t'avoir caressé le clapoir, il te glisse délicieusement vers le cimetière à andouillettes en te réchauffant les tuyaux que c'en est un bonheur.

 

- Côtes-du-Rhône Victor! Côtes-du-Rhône!

 

- Seulement, en sortant de ton merveilleux antre de perdition après deux canons, je risque – si je conduis et me fais contrôler par les lollis – d'y laisser le permis...

 

- Tu risques pas grand chose: tout ce que tu conduis, c'est tes panards qui marchent en canard! Tè! A la tienne!

 

- Ce que je reproche à mes potes vignerons, c'est de faire des vins trop forts en alcool. Le moindre Côtes-du-Rhône titre 14°. Trop lourd.

 

- Moi, je préfèrerais proposer des vins à 11 ou 12°. Mais ça se trouve de moins en moins, et jamais en A.O.C. Il y a vingt ans, seuls les Châteauneuf-du-pape et les Gigondas titraient 14°. Maintenant, c'est la majorité des vins. Je vends ce que j'ai...

 

- Bientôt, Loule, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais!

 

- Dieu – enfin, Bacchus! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles!

 

- Pas du tout Loule. Des gens de l'Inra se sont penchés sur le problème et ils estiment que la précocité des vendanges - et la teneur à l'alcool qui en résulte - sont liées au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu'au « grand chambardement ».

 

- Què chambardement?

 

- La date des vendanges est liée aux températures d'avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : l'avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c'était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n'était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c'est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c'est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c'est même du 14 et 15°. Ça pose problèmes...

 

- Eh! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l'heure de l'apérobic. Pauvre de moi...

 

- Les professionnels du vin sont inquiets. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c'est plutôt positif pour le vin. Jusqu'à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu'en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leur valeur de terroir. Mais au-delà c'est le grand chambardement. Pour les politiques, l'objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c'est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 5 ou 6 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu'on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

 

- Tè! Victor, l'année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

 

 

Septidi 17 fructidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

02/09/2014

Allez ! Pour changer de Gaza, de l'Ukraine, de la Syrie, on va dire un peu de mal du nucléaire !

areva mines niger.JPG

 

 

Vous croyez qu'il la fermera la centrale pourrie de Fessenheim Toto ? Il a une telle conception du respect de ses promesses qu'on peut en douter... Mais ces belles centrales nucléaires, qui nous fournissent cette bonne électricité que l'on peut gaspiller allègrement, elles ne fonctionnent pas avec des peaux de saucissons ! Il leur faut de l'uranium. Et de l'uranium, on en a eu un peu chez nous, on l'a donc utilisé puis on s'est arrêté de l'exploiter parce que c'est dangereux. Mouais... C'est dangereux chez nous, peut-être, mais ailleurs, au Niger par exemple, on s'en fout !

 

Le Niger est l'un des principaux fournisseurs de minerai d'uranium du monde. Il est aussi l'un des pays les plus pauvres du monde ! Y a un schmilblik là, non ? Ben, non... Depuis quarante ans Areva pille sans vergogne l'uranium de ce pays, en lui ristournant une poignée de figues, dont une bonne partie va d'ailleurs dans les poches de son président, le dénommé Mahamadou Issoufou, ancien cadre d'Aréva !

 

Dernièrement, au mois de mai, de nouveaux accords ont été signés entre Areva et les dirigeants du Niger qui, tout en faisant mine de défendre les intérêts du pays, ont à nouveau offert à la France des tarifs dérisoires pour l'enlèvement de l'uranium du Niger. Un peu plus qu'avant, mais toujours du domaine de la poignée de figues. Voilà ce qu'en dit Areva :

« Ce 26 Mai 2014, à Niamey, MM. Omar Hamidou Tchiana, Ministre d’Etat, Ministre des Mines et du Développement industriel du Niger, Gilles Baillet, Ministre des Finances du Niger, et Luc Oursel, Président du Directoire d’AREVA, ont signé un accord renouvelant le partenariat stratégique entre l’Etat du Niger et le groupe AREVA.

L’accord inscrit le renouvellement des conventions minières des sociétés SOMAÏR et COMINAK dans le cadre de la loi minière nigérienne de 2006. Les deux parties prendront les mesures nécessaires pour assurer la rentabilité économique et financière de ces entreprises et privilégier le maintien de l'emploi.

L’Etat du Niger et AREVA ont convenu de la nigérisation des postes de Directeurs Généraux de SOMAÏR et COMINAK respectivement en 2014 et 2016, ce qui représente pour le Niger un pas très important dans sa participation à la gouvernance des sociétés.

Les prix actuels de l'uranium ne permettant pas la rentabilité de l'exploitation du gisement d’Imouraren, l’Etat du Niger et AREVA mettront en place un comité stratégique paritaire qui décidera du calendrier de sa mise en production en fonction de l'évolution du marché.

AREVA va apporter son soutien financier à des projets d'infrastructures et de développement local :

 

  • le financement de la route Tahoua-Arlit à hauteur de 90 millions d’euros (environ 60 milliards FCFA);

  • la construction d'un immeuble d'une valeur de 10 millions d'euros (6,5 millards CFA) pour abriter les sociétés minières et dont le Niger sera propriétaire;

  • l'accélération de la mise en valeur de la vallée de l’Irhazer pour 17 millions d’euros (11 milliards FCFA). »

 

François « Toto » Hollande est allé, au mois de juillet, se gargariser de ces accords. Une visite bien tranquille : en effet, la plupart des animateurs de la société civile nigérienne, et en particulier ceux qui critiquent le business de l'uranium par lequel la France nucléaire pille littéralement le Niger, ont été arrêtés dans le cadre d'une véritable rafle ! Lien

 

Arlit, ça ne vous dit rien ? Mais si voyons. Une prise d'otage au cours de laquelle des expatriés français ont été enlevés dans cette ville minière d'Areva. Ils ont été libérés après paiement d'une rançon estimée à 20 millions d'euros ! Sortis des poches d'Areva, donc de nos poches, puisque l’État français est actionnaire à 80%. Eh bien à Arlit, la population locale a hérité de 50 millions de tonnes de résidus radioactifs stockés et Areva continue de pomper gratuitement 20 millions de mètres cubes d'eau par an pendant que la population meurent de soif ! Les rues, les habitations de la ville sont construits à l'aide de résidus radioactifs, la nappe phréatique est archi-contaminée et s'assèche suite aux pompages d'Areva. Qui, évidemment, la main sur le cœur, nie tout cela. Est-ce qu'on lui a raconté ces petits détails cocasses à Toto ?

 

Mais patatras, suite à des manifs rugueuses, ce beau schéma d'exploitation est remis en cause ! Lien  « Décidément, ils ne sont pas reconnaissants ces noirs, mon bon monsieur... »

 

Derrière les troubles dans lesquels l'armée française est engagée au Sahel, n'y aurait-il pas, entre autres, l'exploitation néo-coloniale des ressources du Niger ?

 

Sextidi 16 fructidor 222

 

Photo X – Droits réservés

30/08/2014

Ouiquinde érotique avec de foutus beaux oiseaux !

chatte tatouée.jpg

 

 

Mysticis umbraculis

 

Elle dormait: son doigt tremblait, sans améthyste

Et nu, sous sa chemise, après un soupir triste

Il s'arrêta, levant au nombril la batiste.

 

Et son ventre sembla de la neige où serait,

Cependant qu'un rayon redore la forêt,

Tombé le nid moussu d'un gai chardonneret.

 

Stéphane Mallarmé

 

* * * * * * *

Sonnet pour une jeune dame


Le Pigeon fout la Colombelle,

Le coq fout la poule souvent,

Et le moyneau, moins continent,

Fout et refout la passerelle.

 

Ceste mignarde Tourterelle

Á foutre a du contentement,

Le cheval saute la Jument,

Le taureau la Génisse appelle.

 

Il n'est animal montagnard,

Tygre, Grifon, ny Leopard,

Lyon, ne Dragon, qui ne foute.

 

Pourquoy avons nous des Couillons,

Sinon pour foutre, compagnons,

Suyvans de nos Pères la route ?

 

Pierre Motin

 

* * * * *

 

Du pucelage

 

Philis, me voyant désolé,

M'avoit promis son pucelage,

Mais l'oiseau s'était envolé,

Je n'ai plus trouvé que la cage.

 

Sans mentir, aimable Isabeau,

Il faut que vostre pucelage,

Soit un fier et farouche oiseau;

L'on n'ose approcher de sa cage.

 

C'est-à-dire, en autre langage,

Aimable et charmante Nanon,

Que si vous n'estiez pas si sage

On pouroit vous prendre le con.

 

Gardez-le bien, ce pucelage,

Puisque c'est un si bel oiseau,

Mais pour le moins, jeune Isabeau,

Laissez-moi toucher à sa cage.

 

Le cas me paraît impossible,

Sans choquer la droite raison,

Ton con sent, belle Louison,

Et pourtant il est insensible.

 

Levons ta jupe, Louison,

- Arestez-vous, estes-vous sage?

Monsieur vous perdez la raison...

- Et roi tu perds ton pucelage.

 

- Á quel jeu, belle Janeton,

As-tu perdu ton pucelage?

- Au doux jeu du vit et du con.

- Mon Dieu! Le plaisant assemblage!

 

 

François de Maucroix

 

 

Tridi 13 fructidor 222

 

Photo X – Droits réservés

 

27/08/2014

La Légion Rothschild saute sur Bercy !

rothschild bannière.gif

 

 

- C'est Matignon ? Allo Manu ? Ici Gattaz.

Nous t'attendons ce soir à Jouy-en-Josas,

Et avec du Champagne ! Frérot, on va trinquer !

Comment tu l'as lourdé Montebourg, mon biquet !

Mon Manu, t'auras pas affaire à des ingrats,

Incognito, bien sûr, on te fera du gras...

- Eh ! J'apprécierais fort d'assurer mes arrières

Mais avec discrétion Pierrot car j'y joue ma carrière...

Je ne veux pas finir comm' mon pote Cahuzac.

- Pas de soucis, Manu, pour ça, on est des cracks.

Bon. Puisque tout est clair, allez, parlons affaire.

Pour donner le sourire à tous nos actionnaires,

Il faut nous allonger autour de cent milliards,

Les quarante prévus, ça manque un peu de lard.

Et puis il faut casser ce code du travail

Qui fait la part trop belle à toute la canaille.

Il faut encore plus de flexibilité

Pour pouvoir embaucher, il faut pouvoir lourder.

Et le Smic, mon Manu, il te faut le baisser,

- Oh là ! Toucher au Smic, j'vais me faire casser !

- Mais non Manu : tu parles « compétitivité »,

Défense de l'emploi, partage, équité,

Il te faut l'aligner sur le taux que les Boches

Vont mettre l'an prochain. Le reste : dans nos poches.

Bon allez, je te laisse. On voit tout ça ce soir.

Fait la bise à Macron, ça c'est un vrai lascar !

Formaté chez Rothschild, c'est une référence !

Allez salut Manu. Et vive la finance !

 

Décadi 10 fructidor 222

Illustration X - Droits réservés

 

26/08/2014

Au bistro de la toile: "Montebourg s'en va-t'en guerre..."

chimulus bistro copie.jpg

 

 

« Montebourg s'en va t'en gueeerre

Les deux pieds les deux mains dans la merde

Montebourg s'en va t'en gueeerre

Ne sait s'il gagnera,

Ne sait s'il gagnera... »

 

- Oh ! Loulle. T'as un bel organe... Tu es le Pavarotti de la Scala de Barbentane !

 

- Alors, qu'est-ce que t'en pense de ce foutoir déclenché par Montebourg ?

 

- C'est une excellente chose !

 

- ???!!!

 

- Ben ouais. La gauche n'existe plus en tant que parti de gouvernement prenant en compte les intérêts du peuple, des « classes laborieuses » comme on dit. Hollande a été élu pour faire barrage à Sarkozy et à sa politique de droite « décomplexée » au service unique du patronat, des rentiers et des nantis. Or François fait la même politique que son prédécesseur, en pire ! Il a donc trahi ses électeurs. Il ne peut plus se prévaloir d'être le représentant de la gauche.

 

- Mais tu dis que cette gauche n'existe plus...

 

- C'est un simple constat. La gauche dite radicale, celle de Mélenchon, de Poutou, de Besancenot a été rejetée par les urnes. Il faut en chercher la cause... Les écolos, absorbés part leurs luttes internes et leurs rivalités d'égo, n'ont que peu de temps pour penser à l'écologie. Quant aux socialistes, c'est un parti de notables locaux rompus à toutes les compromissions. Ils sont ficelés au gouvernement de droite Valls-Hollande pour le meilleur et pour le pire. Et le pire, ils y arrivent : en effet, lorsque Hollande va dissoudre l'Assemblée nationale (ce qui risque d'arriver très vite puisqu'il n'aura pas de majorité stable), la plupart de ces satrapes cumulards vont passer à la trappe. Donc la gauche est à reconstruire.

 

- Avec qui ?

 

- Avec tous ceux qui pensent que la politique n'est pas un métier mais une mission, que la défense de l'intérêt public est supérieur à celle de l'intérêt privé, que l'épanouissement de l'Humain est supérieur au culte du fric, que la France n'a pas à être le larbin de l'Allemagne et le caniche des USA.

 

- Et où tu vas les trouver ces héros ?

 

- Pas des héros, Loulle, simplement des gens honnêtes. Ils existent chez les sympathisants du Front de gauche, du parti Communiste, du NPA, des Ecolos, de tous les Indignés. Mais ils existent aussi chez les socialistes dits « de gauche », oui, on en trouve encore. Les Frondeurs sont de ceux-là. La palette va donc de Besancenot à Martine Aubry en passant évidemment par Montebourg et Amont. Si les nostalgiques du « Grand soir » - qui n'arrivera jamais – s'assoient sur leurs intransigeances et leur « splendide isolement » stériles (le verdict des urnes a été suffisamment explicite !), si les socialos frondeurs ne prétendent pas à l'hégémonie, toutes ces sensibilités de gauche auront deux ans de « cohabitation » pour structurer et proposer aux électeurs cette Sixième République à laquelle la population aspire.

 

- Et Montebourg dans cette perspective ?

 

- Á lui de prouver qu'il peut être le chef de file, le fer de lance, bref, le candidat unique de cette nouvelle gauche à la présidentielle de 2017. De remotiver les électeurs pour les ramener aux urnes. Faute de quoi on aura la KriegMarine...

 

Nonidi 9 fructidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

25/08/2014

Quand l'humain commença sa chute vers le « progrès »…

art préhistorique le-panneau-des-lions.jpg

 

 

Eh oui ! C'est la rentrée... Á la morosité de l'esprit s'ajoute la morosité du temps. Du temps qui passe, ou plus exactement devant lequel on passe, mais aussi le temps qu'il fait (au fait qui c'est ce « il » ?). Ce temps qui a été pourri tout l'été. C'est comme ça... Depuis qu'on nous parle du changement climatique, on le touche du doigt ! Et l'histoire des humains nous montre que lorsque le climat change, ce n'est pas anodin. Loin de là.

 

Nous allons faire un petit voyage dans le temps. Il y a environ douze mille ans, un changement climatique important a eu lieu : la fin de la dernière glaciation dite de Würms. Fonte des glaces, recul de la toundra vers le nord, arrivée des grandes forêts, arrêt des migrations des immenses troupeaux de rennes, extinction des mammouths, des rhinocéros laineux, etc.

 

Je ne vais pas vous faire un cours de préhistoire, mais un petit éclairage rétrospectif permettra de mieux comprendre l’actualité.

 

Il est résulté de ce changement du climat — mais aussi et surtout de la nature, de l’habitat, de la faune, — un bouleversement radical dans le mode de vie des humains. De chasseurs cueilleurs ceux-ci, par la force des choses, sont devenus pasteurs et agriculteurs. C’est ce qu’on appelle le « néolithique ». D’aucuns y voient le début de la « civilisation ». C’est un point de vue qu’on n’est pas obligé de partager… Personnellement, j'estime que ce fut la plus terrible des catastrophes.

 

Je m'explique. C’est faire preuve d’autant de fatuité que de stupidité que de penser qu’une humanité ayant pu concevoir et réaliser des œuvres artistiques telles que les peintures rupestres de Lascaux, d’Altamira, de la grotte Chauvet, de la grotte Cosquer ne soit qu’un ramassis de brutes sanguinaires et bestiales. Ces vestiges picturaux, ainsi que divers objets de silex, de corne et d’os, permettent de penser que ces gens jouissait d’une haute civilisation qui devait se traduire dans d’autres arts que l’art pictural – danse, oralité, théâtre, etc. Mais le mode de vie essentiellement nomade de ces populations suivant les troupeaux nourriciers les obligeait à aller toujours à l’essentiel, et donc à ne pas s’encombrer d’objets superflus. Leur organisation sociale s’articulait autour du clan : un petit groupe soudé, hiérarchisé selon la compétence.

 

Puis l’humain, pour pallier les effets du changement climatique, est devenu pasteur et agriculteur. Pour cela il s’est sédentarisé. Il a clôturé les lopins de terre où il faisait pousser son épeautre et où il élevait ses mouflons devenus moutons. Il a donc inventé la propriété privé, et avec elle l’envie, la jalousie, le vol. Pour la défendre il a inventé les flics, les soldats, les curés, la hiérarchie, et enfin la guerre.

 

L’Homme est alors devenu kon. C’est l’homme « moderne ».

 

 

Octidi 8 fructidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

24/08/2014

Ouiquinde gastronomique: les pieds et paquets.

pieds paquets.jpg
 
 

Je viens de régaler quelques épicuriens

Des mangeurs de cadavres, pas des végétariens

D'un plat que l'on ne peut décemment oublier:

Les très fameux pieds et paquets marseillais.

Écoute bien, petit, et débouche une quille,

La subtile recette du père Bonnefille,

Grand pêcheur, bambocheur, joyeux et fin cuistot

Adepte du premier des pêchés capitaux.

À moins que vous n'ayez des façons de puriste

Demandez au boucher de vous confectionner

Les délicats paquets avec ses doigts d'artiste

Sinon vous risquez fort d'y passer la journée...

Mais pour votre gouverne, en voici le principe:

Il faut emprisonner dans un carré de tripe

Large de quatre doigts, une portion de farce

Faite de boyau gras et de petit-salé,

D'ail frais et de persil, bien poivrée et salée

Et hachée à la main de manière efficace.

En repliant trois pointes on fabrique une poche

Serrée pour éviter que la farce bavoche

Puis on passe le tout dans une boutonnière

De la dernière pointe. Tout est dans la manière !

Quand aux pieds, prenez-les de moutons ou d'agneaux,

Refendez-les en long, d'un coup sur le billot,

Blanchissez cinq minutes dans de l'eau vinaigrée

Puis rincez, égouttez, réservez et couvrez.

Faites alors revenir, jusqu'au premier roussi

Deux oignons émincés, carotte, ail et persil,

Ajoutez un bouquet garni, bien entendu,

Dans un hecto de lard auparavant fondu.

Deux bonnes cuillerées de coulis de tomates,

Deux verres de vin blanc sur tous ces aromates,

Puis vous laissez réduire, doucement, en tournant

Tout en vous humectant d'un bon gorge on de blanc.

Au fond d'une cocotte ou autre plat idoine

Mais profond et en fonte, disposez une couenne

Sur laquelle vous rangez soigneusement les pieds

Ainsi que les paquets. Faites moitié-moitié.

Une couche de votre précédent appareil,

Sel, poivre du moulin. Recommencez pareil

En couches successives, puis mettez au dessus

Un demi-pied de veau, bien moelleux et ossu,

Quatre clous de girofle piqués dans un oignon,

Puis mouillez de vin blanc allongé de bouillon.

Le père Bonnefille les fait cuire en deux fois:

Quatre heures au moins la veille du jour où il reçoit,

Il laisse refroidir, et dégraisse au besoin,

Puis cuit quatre heures encor, doucement, avec soin,

Le jour de réception. Il faut voir son sourire

D'épicurien heureux, lorsque sans plus mot dire

Il apporte son plat fumant et odorant.

C'est un feu d'artifices de parfums attirants,

De fragrances subtiles, de délicats arômes

Sublimés par un verre de bon Côtes-du-Rhône.

En accompagnement, quelques pommes vapeur

Écrasées dans le jus prendront belle saveur.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Comptez 6 paquets par personnes, soit 36 paquets à commander à vo­tre boucher. Allez, disons une quarantaine; - 3 pieds par personnes, soit 18, disons 20 pieds d'agneaux, - 1 pied de veau, - 1 large couenne de cochon, - 1 hecto de lard à fondre, - 2 gros oignons émincés, - 1 demi­ kilo de carottes émincées, - 6 gousses d'ail écrasées, - 3 branches de persil plat haché, - 1 verre de vinaigre, - 1 bouquet garni, - 2 ou 3 cuille­rées à soupe de coulis de tomates, - 1 bouteille de vin blanc, - 2 cuillerées à soupe de sel fin, - poivre du moulin en abondance, - 1 oignon entier piqué de 3 clous de girofle, - 1 demi-litre de bouillon de viande, - 1 kilo et demi de pommes de terre (à cuire séparément à la vapeur).

 

Les vins conseillés:

 

Les Côtes-du-Rhône Villages rouge accompagnent à la perfection ce plat souriant, parfumé, velouté au palais: Faucon, Vinsobre, Cairanne, Puyméras, Richerenches, Rousset-Ies-Vignes, Villedieu, Visan, Beaumes­-de-Venise, Camaret, Séguret, Cornillon, Vénéjean, St-Paulet-de-Caisson, St-Michel-d'Euzet, St-Étienne-des-Sorts, Montfrin, Pujaut, Hilaire­d'Ozilhan.

En vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian bien sûr, Faugères, Maury, Fitou.

En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, La Cadière-d'Azur, Coteaux­d'Aix-en-Provence, Bellet.

 

 

In : Le bonheur est dans l’assiette et dans les ver(re)s

 

Septidi 7 fructidor 222

 


 

 Photo X - Droits réservés

 


 

22/08/2014

Les contes de mon hamac. Tè ! En langue provençale !

pâtre rosa bonheur.jpg

 

Lou bédigas que se vaù marida.

 

De plus malérous que ièou, n’i a dji

Aï maùgri d’un quintaù dins l’afaïre d’un mes !

E bouto ! li boulangié podoun ben faïre grèvo,

Aco me faï rèn ! Aï ni paoù, ni trèvo !

Mangé plù. Dormé plù. Beuvé plù.

Sieù sec coume un claveù.

Si ere pas qu’aï vougu prendre part a la festo

Me sarieù, contre un mur, vin cop brisa la testo.

Plouré coume un foù, plouré touti li nieù.

Remplissé un baseù.

Veses, l’aùtré matin, la chambre ero pleno.

E tout aco per qué ? Per qué aï dji de féno.

Me voudrieù marida. Maï sieù tan tarnagas

Que qouro volé ié parla, me risoun touti o nas,

Me mandoun promena come une veillo barico d’anchoïo !

Me disoun : de tù n’en farian un fio de joio !

O ! Se savias de qu’eï d’estre vieil garcoun !

Faù faïre sa biasso, planta si boutoun, coùdura si braïo.

E lou plu terrible : faù resta soulé sur lou champ de sa bataillo.

La nieù, quand dourmé pas, me faù ploura soulé,

E que de marri sang dedin ma ciboulo.

E quand duro des cops que plouré a peire fendre,

S’avié un poù de cor, uno pourrié m’entendre

E n’en pourrié juja de moun sort malérous.

Encaro couprendrieù s’ero un poù difficilo.

Mé bouto, lou sieù pas !

E maï siguesso boussudo,

Panardo, sourdo o mudo,

E maï siguesse un ome, s’aguesse de coutillouns,

Lou prendrieù d’afection sin faïre reflexioun,

E me crérieù lou plu heùrous dou moundo !

Maï, que aï besoun de cerca, maugré tout

Sinoun es vieil garçoun que ma faudra resta.

E cerco que cercaras ! Y avié bèn un ermito

Que me l’avié proumès. Maï es mort de mort subito…

A trento sies dounavo coumisioun !

N’aï placarda d’afficho din tout lou village,

Escrivoun sur li journaù e sur li armana

Qu’avan la fin doù mes vous anan marida…

N’en aï pas maï trouva que de meloun per pasco !

Qu’aco vous foutes pas la masco !

Aco poù plu dura.

N’en perdraï la boussolo !

Me vole marida !

A maï siguesse amé ma miolo !

 

Quintidi 5 fructidor 222

Illustration X - Droits réservés

 

 

21/08/2014

Les fables de mon hamac

singe-et-tigre.jpg

 

 

Le singe et le tigre

 

Un jour, maigre et sentant un royal appétit,

Un singe d'une peau de tigre se vêtit.

Le tigre avait été méchant, lui, fut atroce.

Il avait endossé le droit d'être féroce.

Il se mit à grincer des dents, criant : « Je suis

Le vainqueur des halliers, le roi sombre des nuits ! »

Il s'embusqua, brigand des bois, dans les épines ;

Il entassa l'horreur, le meurtre, les rapines,

Egorgea les passants, dévasta la forêt,

Fit tout ce qu'avait fait la peau qui le couvrait.

Il vivait dans un antre, entouré de carnage.

Chacun, voyant la peau, croyait au personnage.

Il s'écriait, poussant d'affreux rugissements :

Regardez, ma caverne est pleine d'ossements ;

Devant moi tout recule et frémit, tout émigre,

Tout tremble ; admirez-moi, voyez, je suis un tigre !

Les bêtes l'admiraient, et fuyaient à grands pas.

Un belluaire vint, le saisit dans ses bras,

Déchira cette peau comme on déchire un linge,

Mit à nu ce vainqueur, et dit : « Tu n'es qu'un singe ! »

 

Victor Hugo

 

Quartidi 4 fructidor 222

Photo X - Droits réservés

 

09:19 Publié dans art de vivre, humour, poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : conte

20/08/2014

Conte : Le bûcheron et les vérités à la carte.

bucheron.jpg

 

Un jour, un bûcheron était occupé à couper une branche qui s'élevait au-dessus de la rivière. Soudain la hache tomba dans la rivière. L'homme pleurait si amèrement que Dieu lui apparût et lui demanda la raison de son désespoir. Le bûcheron lui expliqua alors que sa hache était tombée dans la rivière. Á sa grande surprise il vit Dieu plonger dans la rivière et remonter une hache d'or à la main : 

 

- Est-ce là ta hache ?, Lui demanda-t-il.
Le bûcheron lui répondit : 
- Non.
Aussitôt Dieu retourna dans l'eau et revint cette fois avec une hache en argent :
- Est-ce là ta hache ?, Lui demanda-t-il à nouveau.
Á nouveau le bûcheron lui dit: "Non".
Á la troisième tentative, Dieu revint avec une hache en fer, et lui demanda à nouveau :
- Est-ce là ta hache ?
- Oui!, Lui répondit cette fois le bûcheron. 

 

Dieu, touché par l'honnêteté de l'homme, lui donna les trois haches. Le bûcheron rentra tout heureux à la maison.

 

 

Quelques jours plus tard, le bûcheron longeait la rivière en compagnie de son épouse. Soudain celle-ci tomba à l'eau. Comme l'homme se mit à pleurer, Dieu lui apparût à nouveau et lui demanda la raison de son chagrin. 
- Ma femme est tombée dans la rivière, lui répondit l'homme en sanglotant.
Alors Dieu plongea dans la rivière et réapparut avec Jennifer Lopez dans les bras: 
- Est-ce là ta femme ?, lui demanda-t-il.
- Oui! hurla l'homme. Dieu, furieux, fustigea l'homme:
- Tu prends le risque de me mentir ? Je devrais te damner !


 

Le bûcheron l'implora : 
- S'il te plaît, Dieu, pardonne moi! Comment aurais-je dû répondre ? Si j'avais dit non à Jennifer Lopez, la fois prochaine tu serais remonté avec Catherine Zeta-Jones. Si, à nouveau, j'avais dit non, tu serais revenu avec mon épouse et j'aurais dit oui. Á ce moment-là tu me les aurais données toutes les trois. Mais je suis pauvre et pas du tout en mesure de nourrir trois femmes. Ce n'est que pour cette raison là que j'ai dit « Oui » la première fois. 


 

La morale de cette histoire ? Finalement, les hommes ne mentent que pour des raisons parfaitement honnêtes et totalement compréhensibles !

 

Tridi 3 fructidor

 

Illustration X - Droits réservés

 

19/08/2014

Les Bédouins razziés en plein Paname ! Olè !

bédouins Tissot.jpg

 

La smala du bédouin

Fout un beau tintouin

Au cœur de Paname

 

Les bagnoles du bédouin

Ça a fait du foin

Sont parties en flamme

 

Le pognon du bédouin

Est parti au loin

C’est rien pour l’Infâme

 

De Clichy à Saint-Ouen

On rigole bien

De ce polygame

 

Qui, vert-bleu de pétoche

S’est fait emplâtrer

Son argent de poche

 

Etc. A vous de continuer…

 

Eh ! Il est des jours comme ça. Où on se lève sur une bonne nouvelle ! Et ça réjouit pour toute la journée ! Le bédouin qui se fait razzier en plein Paname ! L’arroseur arrosé !

 

Bof. 250.000 euros, c’est même pas l’argent de poche de sa quinzième femme-esclave au Kon-Prinz… Mais c’est le symbole qui est beau. Huit ou neuf grosses limousines aux vitres teintées, dont certaines devaient être emplies de gros mastards garde du corps armés jusqu’au keffieh, arrêtés par deux bagnoles ! Et en quelques secondes, ces véritables polytechniciens de la truanderie ont dépouillé les « zaltesses » de leur argent de poche, mais aussi de documents qu’ils pourront revendre au plus offrant. Sans violence, sans un coup de feu. Chapeau les artistes !

 

Tout de même ! Faire ça à nos grands « amis » de l’Arabie saoudite… Ça la fout mal. Ces « amis » saoudiens, tout comme leurs concurrents qataris, mettent en application ce que la casuistique islamique appelle le « dahir » (le visible) et le « bâtin » (l’occulte). Le Dahir, c’est le pragmatisme économique, le commerce, l’achat des bijoux de famille de la république, la pénétration financière dans ses plus grandes entreprises, c’est les Airbus, les écoles cogérées ( !!??), les musées, etc. Le Bâtin, c’est l’achat des consciences et des influences en finançant certaines campagnes électorales, c’est le prosélytisme islamique en douce, en investissant dans les cités, c’est le financement des mosquées et des imams chargés de porter la voix d’Allah en terre de mission, c’est insuffler sournoisement la haine contre les chrétiens et les juifs, c’est mettre en place, insidieusement, des filières envoyant de pauvres  jeunes déboussolés se former au Jihad et Syrie, en Irak pour ensuite revenir former cette armée de l’ombre prête à sacrifier sa vie pour le « triomphe de l’islam », etc.

 

L’Arabie saoudite, c’est aussi le soutient financier et idéologique des Frères musulmans, qui prêchent ouvertement l'avènement de la charia – horreur archaïque à l'état pur – dans le monde entier, c’est le soutient de ce « califat islamique » qui plante la merde en Syrie et en Irak et contre lequel on envoie des armes (!!), c’est également le soutien financier des mouvements salafistes contre lesquels la France envoie ses soldats...

 

Avec des amis comme ça, on est tranquille !

 

La smala du bédouin

Fout un beau tintouin

Au cœur de Paname

 

Etc.etc.etc…

 

Olé ! Que du bonheur.

 

Duodi 2 fructidor 222

 

Illustration James Tissot – Droits réservés

 

18/08/2014

Au bistro de la toile : revue de presse.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, quoi de neuf dans ta revue de presse ?

 

- Ben, le bordel au Kurdistan irakien. On n'y comprend plus rien. D'où ils sortent ces tarés de l'EEIL avec leur konnerie de califat ?

 

- C'est un ramassis de brutes sanguinaires venues de tous les mondes arabo-musulmans, y compris de chez nous. Sous couvert de religiosité ils tuent, rançonnent, volent. Ils massacrent tous ceux qui n'ont pas leur conception apocalyptique de l'islam. Ils sont super armés puisqu'ils ont récupéré tout l'armement étazunien de l'armée régulière irakienne qui est partie des régions du nord-est la paille au cul, sans combattre. Ils sont bourrés de fric puisqu'ils sont soutenus par...nos grands « amis » du Qatar ! De plus, ils sont dirigés par des officiers professionnels : tous ceux qui formaient l'ossature de l'armée de Saddam Hussein que les Yankees ont, avec leur stupidité congénitale, mis à la porte ! Enfin, ils ont mis la main sur les régions pétrolières du nord-est de l'Irak.

 

- On comprend mieux pourquoi les Ricains, sous couvert d'action humanitaire, les bombardent !

 

- T'as tout compris : y a du pétrole ! Il faut savoir aussi que ces tarés de l'EEIL ont vu le jour avec la bénédiction de ces mêmes Ricains ! Tout comme les talibans en Afghanistan. Car les Yankees avaient dans la tête de « réorganiser » le Proche et Moyen Orient autour d'un « Etat islamique » en Egypte. D'où leur soutien aux Frères musulmans lorsque ceux-ci ont pris le pouvoir dans ce pays charnière. Ils ont été pris de court par l'armée égyptienne et depuis ont laissé se créer cet EEIL en Syrie contre Bacher el Assad. Mais leur frankeinstein s'est émancipée et...s'est emparé des puits de pétrole itrakien ! Là, ça ne va plus et voilà nos « défenseurs de la démocratie » qui se retrouvent alliés objectifs de...Bachar el Assad !

 

- Décidément, plus kon qu'un Ricain, il n'y a que deux Ricains... Mouais... Et en Ukraine, c'est un sacré foutoir là encore !

 

- Foutoir où l'on retrouve la patte sale de ces mêmes Etazuniens. C'est la CIA et les ONG douteuses chapeautés par les Ricains qui ont fomenté les troubles à Kiev. C'est l'Otan, bras armé des multinationales et de la finance yankee qui est le problème, pas les Russes. Ceux-ci viennent en aide, avec beaucoup de retenue, à ces populations de l'Est ukrainien massacrées par l'armée de leur propre pays. Donetz, c'est Guernica sur Dombass ! Imaginons qu'un coup d'État orchestré par la CIA portent au pouvoir en Belgique une clique flamingante facho. Imagine que cette clique interdise l'usage de la langue française en Wallonie et restreignent les libertés et les droits civiques des Wallons. Imagine que ceux-ci se rebellent légitimement. Imagine que des milices flamingantes érigées en « armée nationale » bombardent les villes de Liège, Namur, Charleroi. Imagine que les Wallons massacrés réclament l'aide de la France. Tu crois qu'on pourrait rester longtemps les bras croisés à regarder l'extermination de nos frères ? Eh bien c'est pareil pour les Russes.

 

- Moais... Tout ça n'est pas très réjouissant. Heureusement qu'il y a le sport. ...taing ! Ils nous ont espantés les athlètes français !

 

- L'athlétisme reste encore du domaine de l'amateurisme. Les filles et les mecs courent, sautent, lancent pour le plaisir et pour quelques médailles en chocolat. Enfin, au niveau des compétitions moyennes comme ces championnats d'Europe. Lorsqu'on arrive aux J.O., c'est autre chose...

 

- Eh ! Et ce mec que les « zofficiels » ont privé de sa victoire en 3000 m stiple parce qu'il avait entamé un stripetise avant la ligne !

 

- Les « zofficiels », comme tu dis, ont statué sur une plainte de la fédération espagnole. Ceci pour faire monter sur le podium un Espanche plus que douteux : il a déjà été suspendu de compétition pendant deux ans pour...dopage ! Il est vrai que les toutes fédérations sportives espagnoles ont une façon pour le moins pittoresque de lutter contre de dopage... Et comme ça se passe en Suisse, pays de Novartis, de Roche et autres puissants et généreux labos pharmaceutiques...

 

- Et, toujours en sport, une mention particulière pour nos rugbywomen qui se sont arrachées et ont battu les Irlandaises !

 

- Ces nanas ont été formidables. Je n'ai pas manqué un seul de leurs matchs. Enthousiasme, solidarité, imagination, émotion, respect de l'adversaire, évitement, du jeu, du jeu, toujours du jeu. Ça change des matchs des mecs qui se restreignent à des chocs de bourrins et des coups de pieds de pénalité. Chez nos filles, c'est ce secteur du pied qui laisse à désirer... Et puis, quoi de plus émouvant que ces mêlées, avec des gros plans sur ces puissants fessiers tendus sous l'effort ! Un bonheur !

 

- Allez ! Á la nôtre et vivent les filles !

 

Décadi 30 thermidor 222

Merci à Chimulus

 

17/08/2014

Gastronomie estivale : La soupe au pistou

soupe pistou pour blogs.jpg

 

Comment peut-on servir, les soirs de canicule

Une soupe brûlante sans être ridicule?

Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,

Il en existe une: c'est la soupe au pistou.

Nous l'avons héritée de nos amis niçois,

Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.

C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,

Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.

« Pistar », c'est « écraser » en langue provençale.

Et le fameux « pistou » dont chacun se régale

C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés

Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.

Le basilic, chez nous, ce n'est pas le « pistou »

Mais c'est « lou balicot ». Voilà. Un point, c'est tout !

-        Oh ! Doucement, Victor ! Tu as les arcanettes ? (1)

Respire, bois un coup et dis-moi ta recette !

- Tu as raison, petit, fais péter le bouchon !

Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.

Une couenne, un pied, un petit jambonneau

Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau

Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.

Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.

Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:

Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.

Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates

Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.

Dans ta viande qui bout, mets tes légumes entiers,

Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.

Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,

Qu'avecque ton pilon, cet emblème phallique,

Tu écrases en pommade. En tournant vivement

Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.

Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,

Enfin du parmesan ou de l'édam râpé.

Vérifie si la viande est correctement cuite,

Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:

Avec une écumoire, sors patates, courgettes

Que tu vas écraser avec une fourchette.

Elles te serviront de liant pour ta soupe.

Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes

Tu les tastes souvent et tu les cuis « al dente ».

Quand c'est prêt, hors du feu, dans l'oulo qui chuinte,

Introduis ton pistou en mélange homogène

Directement à table, comme l'on fait à Gênes.

Respire ce parfum d'ail et de balicot,

Qui transcende cochon, tomates, haricots !

Cette soupe est un plat complet à elle seule,

Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courgettes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.

Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d'edam râpé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale ! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gouleyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.

En Côtes-du-rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirât, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint­-Pantaléon-les-Vignes.

En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbiè­res.

En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

 

(1) Avoir les arcanettes .. faire preuve d'une certaine irritation.

 

Nonidi 29 thermidor 222

Illustration originale Vincent Barbantan