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22/12/2014

Question « sociétale » : que vaut-il mieux légaliser : l'assassinat légal ou le tarpé ?

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- T'as vu Victor, on parle de plus en plus de légaliser le tarpé. Serait-ce un cadeau de Noël que not'bon président nous prépare ?

 

- Faut pas rêver Loulle. Not'bon président et son homme de mains sont des pères-la-pudeur en la matière. Pourtant, en ces périodes de vaches maigres, ça rapporterait, selon Terra-Nova, près de 2 milliards à l’État. Mais, sauf à se comporter en margoulins, on ne peut pas réduire ce fait de société à une simple question de gros sous. Mais c’est un tabou. Il y a une grande hypocrisie dans la société française. Nous sommes pourtant les premiers consommateurs mondiaux de psychotropes. La classe politique ne veut pas aborder certaines questions de société qui font peur. On n’aborde pas le problème franchement. Mais ça bouge : Vaillant, Colignon, Gatignon, Peillon, Boutih, Duflaux ont déjà secoué le cocotier.

 

- Pourtant, c'est beaucoup de gros sous que ce trafic rapporte à tous ces réseaux mafieux qui font leur beurre sur cette prohibition...

 

- Exact Loulle. Ce trafic rapporte beaucoup. Il est parfaitement organisé avec les gros bonnets qui organisent la filière depuis le Maroc (production dans le Rif bénéficiant de très, très hautes protections locales), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis ce pays, soit en grosses bagnoles (go fast), soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les guetteurs qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés sont nombreux. Et se règlent à la kalach… Comme aux temps de la prohibition de l'alcool au Etats-Unis.

 

- Il faut reconnaître que la lutte contre ce trafic n'est pas une réussite étincelante...

 

- C'est même un échec très onéreux. 568 millions d’euros sont, chaque année, consacrés à la lutte contre le cannabis, dont 300 millions rien que pour les interpellations. Or la prohibition n’atteint pas son but : la part d’usagers en France est une des plus élevées d’Europe. La prévalence y atteint 8,4% chez les 15-64 ans, contre 4,5% en Allemagne, 7% aux Pays-Bas, 2,7% au Portugal, deux pays beaucoup plus tolérants. La consommation de cannabis atteint maintenant une masse de 2,6 à 4 millions de consommateurs (selon les estimations). 40% des ados de 17 ans ont testé le cannabis, ce qui démontre l’échec d’une politique de prévention plutôt absente.

 

- Qu'est-ce qu'ils proposent les « thinktankeurs » de terra Nova ?

 

- Ils envisagent trois possibilités :

* La dépénalisation de l'usage. Ce qui est le principe adopté au Portugal, en Espagne et aux Pays-Bas. Ça réduit évidemment le coût de la répression du fumeur de tarpé, mais je pense que c'est une konnerie. En effet, ceci autoriserait les consommateurs à fumer leurs tarpés sans risquer de se faire embastiller mais ils devraient se fournir…auprès des mêmes dealers ! Confortant ainsi le système !

* La légalisation dans un cadre concurrentiel. Autrement dit laisser le « marché » réguler ce nouvau commerce devenu licite. C'est ce qui progresse aux États-Unis, une vingtaine d'Etats ont légalisé la consommation de cannabis en facilitant à des degrés variés son usage thérapeutique. Deux États (le Colorado et l’État de Washington) ont franchi une étape supplémentaire en autorisant son usage récréatif, c’est-à-dire hors de l'hypocrisie de toute justification médicale. Il y aurait là, selon les auteurs, baisse des prix et augmentation de consommation. Recettes fiscales estimées : 1,7 milliard.

* La légalisation de la vente dans un monopole public. C'est le processus choisi par l'Uruguay. Ce serait la meilleure solution. Le cannabis est devenu en quelques années une consommation de masse. Il y a en France 4.000.000 de consommateurs plus ou moins réguliers, 1.200.000 qui fument au moins une fois par semaine, et environ 600.000 qui fument tous les jours. Le chichon Loulle, c'est comme toutes les bonnes choses que tu nous vends à longueur d'année : extra « avec modération » comme ils disent, dégueulasse, dépravant et dangereux si l'on abuse. On a appris à boire, avec des Maîtres comme toi, mastroquet de mon cœur, faudra apprendre à fumer le tarpé, ou le chiloum...

 

- Tu crois que ça casserait le trafic ?

 

- Si le cannabis de l’État est vraiment plus cher que celui du trafic, celui-ci continuera. Mais si c'est le même prix, le marché illégal s’asséchera. Merde, faut regarder les choses en face. Ce trafic est mortifère pour le pays. La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis : 10.000 personnes embastillées en ce moment, parfois pour des quantités ridicules. Et la France est le pays où on fume le plus (4 millions de consommateurs, 30% des jeunes, 12% des adultes). C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. Et plus les luttes pour mettre la main sur ce trafic juteux sont meurtrières.

 

- Alors comment casser cette spirale de la mort ?

 

- Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS dans les quartiers Nord de Marseille ou à Villeneuve près de Grenoble ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic... C'est l'ennemi.

Ce qu’il faut avoir le courage de faire, c’est légaliser ce produit, certes toxique comme sont toxiques le tabac et l’alcool ! Le système de légalisation permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs. 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, donc moins d’insécurité dans les villes, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financements des réseaux mafieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

Et puis, moins de jeunes en taule pour quelques grammes de shit, au contact de vrais voyous et des prêcheurs fanatiques salafistes qui récupèrent et canalisent leur haine de la société, cela ferait moins de risques de voir se multiplier de très dangereux réseaux terroristes sur notre sol.

 

- Eh ! Les flics ne sont pas tellement partant pour cette légalisation.

 

- C'est vrai que la lutte contre ce trafic justifie leur emploi ! Mais ils auraient à s'employer ailleurs. Et plus efficacement pour la Société.

 

- Allez, je te dis pas « tarpé » ou « chiloum » Victor, mais « Á la nôtre ! »

 

 

illustration : merci à Chimulus.

 

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21/12/2014

Le pudding de Noël et les treize desserts

Allez ! Cadeau.

J'ai fait jouer cette piécette plusieurs fois, c'est le succès assuré. Á vous de jouer.

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Le Christmas pudding anglais

 

 

La cuisinière anglaise :

Nous avons, nous aussi, dans la vieille Angleterre

Quelques spécialités, au plan alimentaire.

Celle que nous aimons, celle qui nous rend dingue

Lorsqu’arrive Noël : c’est « Le Chrismas pouddingue » !

Un gâteau bien épais, bien lourd, poisseux et gras,

Qui envahit la bouche et cale l’estomac !

Je vais vous révéler, peuplades autochtones

Le secret de ce savoureux joyau de la Couronne.

Allons. Listen to me ! Et prenez tous des notes

Pour goûter aux plaisirs de mes compatriotes.

Demander au boucher deux gros rognons de bœuf…

 

 

Quelqu’un l’interpelle depuis la salle :

Eh ! Oh ! Arrêtez-là ! Allez chercher les « keufs » !

Rien que d’entendre ça, j’ai la cervelle molle !

Margareth, ton pudding, c’est de la vache folle ?

 

 

La cuisinière anglaise (elle le foudroie du regard, par dessus ses lunettes, et continue sans se départir de son flegme britannique) :

— …Vous en ôtez la graisse et vous la moulinez

Avec du vieux pain sec de Guinness imbibé.

Hachez grossièrement des raisins de Corinthe,

Des écorces confites d’orange et coloquinte.

Dans une grande jatte, ajoutez la farine,

Des fruits confis hachés, un peu de gélatine,

Amandes effilées, sucre roux et mélasse…

 

 

L’interjecteur de la salle :

Arrête Margareth ! C’est trop, c’est dégueulasse…

 

 

La cuisinière anglaise (elle le foudroie de nouveau du regard) :

— …Muscade râpée fin, gingembre, et cannelle

Vous mouillez à la bière, cognac, un peu de sel.

Travaillez à la main cette pâte onctueuse…

 

 

L’interjecteur de la salle :

Margot ! Ça ira mieux avec la bétonneuse !

 

 

La cuisinière anglaise (elle le foudroie de nouveau du regard) :

— …Vous couvrez votre jatte et laissez reposer,

Huit à dix jours au moins. Chaque jour, malaxez !

 

 

L’interjecteur de la salle :

Margareth, maintenant, il te faut nous instruire :

Ce plat, tu nous le fais pour manger…ou construire ?

 

 

La cuisinière anglaise :

— …Au bout de tout ce temps, mettez des œufs battus…

 

 

L’interjecteur de la salle :

C’est pour améliorer ton tas de détritus ?

 

 

La cuisinière anglaise :

— …Beurrez soigneusement une grande terrine

Saupoudrez-là ensuite avec de la farine,

Vous y versez la pâte et vous la tassez bien…

 

 

L’interjecteur de la salle :

C’est du béton vibré, ou je n’y connais rien !

 

 

La cuisinière anglaise :

— …Enveloppez le tout avec un grand torchon

Dont vous nouerez les coins tout comme un baluchon

Plongez alors le tout dans un pot d’eau bouillante

Laissez cuire cinq heures dans cette eau frémissante.

 

 

L’interjecteur de la salle :

Tu rajoutes une pierre de margelle du puits,

Quand le caillou est tendre, Eh ! le pudding est cuit !

 

 

La cuisinière anglaise :

Retirez le pudding et laissez-le tiédir

Puis vous le retournez sur un plat à servir,

Nappez de sucre roux et flambez au Cognac

Au rhum brun de Cuba  ou au vieil Armagnac,

Et alors, n’en déplaise à ce vieillard maniaque (en désignant d’un terrible doigt accusateur son interjecteur de la salle)

Vous aimerez, je crois, les goûts de l’Union Jack !

 

 

L’interpellateur de la cuisinière anglaise vient alors sur scène

Si je vous ai « chambrée », chère amie britannique

Mon intention était simplement ironique,

Car dès lors qu’il s’agit des plaisirs de la table,

Les traditions de gueule sont toutes respectables !

Á mon tour de vous dire comment l’on fait bombance

Pour la nuit de Noël, en terres de Provence.

Les femmes ont disposé, sur les trois nappes blanches,

Les services de fêtes, les verres du dimanche,

Dans l’âtre qui flamboie, l’aïeul, le « caganis »

Chez nous, on nomme ainsi le plus jeune des fils —

Apportent une bûche d’arbre fruitier bien sec.

D’un verre de vin cuit versé avec respect

L’aïeul bénit la bûche puis, d’un ton solennel

Prononce à belle voix ces propos rituels :

« Alègre ! Alègre !

Mi bèus enfant, Dièu nous alègre !

Emé Calèndo tout bèn vèn…

Dièu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn,

E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens ! »

La famille élargie s’installe alors à table 

Réservant une place, pas très loin de la porte

Pour le pauvre transi que le malheur accable.

Cette nuit, il aura l’amour qui réconforte.

Et les femmes, dès lors, servent le Gros Souper :

Les petits escargots en sauce relevée,

Les cardons à l’anchois aux vertus curatives,

La raïto de morue et le muge aux olives,

Sorti brûlant du four, le gratin de brandade,

Et, pour faire passer, l'àpi à la pebrado.

On arrose ces mets aux grands vins de Cassis,

Car ce nectar béni est le sang du Messie.

Enfin voici venu le moment où l’on sert

Avec cérémonie tous les Treize desserts :

Voici d’abord venir les noix et les noisettes,

Voici les figues sèches, les amandes défaites,

Voici qu’arrivent dattes, mandarines, oranges,

Les pommes et les poires, les raisins sur leur branche,

Voici le nougat blanc, voici le nougat noir,

Enfin la pompe à l’huile, symbole de l’espoir !

On mange, on boit, on chante, on est plein d’allégresse,

Et lorsque minuit sonne, on va tous à la messe…

 

 

VictorAyoli

 

 

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Les treize desserts provençaux

 

 

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20/12/2014

Ouiquinde érotique avec Sophie Langelot

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Au curé de Saint-Paul


Quoi ! lâche suppôt de l'autel !
Tu fis de l'église un bordel ;
Ainsi donc métamorphosée,
Tu vainquis mon âme abusée :
Changeant les ordres du destin,
De moi, tu fis une putain.

Te souviens-tu, monstre infernal,
De ce moment triste et fatal,
Où, succombant à tes caresses, 
Je me laissai prendre les fesses,
Et que cédant trop à ta loi,
Mon con tout neuf s'ouvrit pour toi ?

Hélas ! pour prix de tant d'amour,
Ah ! quel affreux triste séjour !
Ainsi donc tu payes l'hommage
Que je te fis d'un pucelage !
Moi, de l'art de foutre entichée,
Je n'ai plus qu'un godemiché !

Ton vit cruel, affreux, ingrat,
A-t-il oublié ce combat ?
Quoi ! moi, d'une religieuse,
Je vais être la manieuse ?
Quels affreux supplices divers !
Ah ! c'est le tourment des enfers.

Mais je vais renaître au bonheur ;
J'ai le vit de mon directeur.
C'est un brave fouteur de nonne,
Qui n'a jamais raté personne :
Me branlant, je dis à part moi,
Maudit soit tout curé et toi.

 

Sophie Langelot

 

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19/12/2014

Noyés dans leur bortsch les Russes ? Rira bien qui rira le dernier...

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Je viens d'entendre Guetta - chien de garde de l'orthodoxie ultralibérale ne prenant même plus la peine de se camoufler derrière le faux-nez d'un pseudo humanisme de gauche – baver sur les propos de Wladimir Poutine au cours de sa conférence de presse d'hier. Le Russe, c'est « le méchant » qui a annexé la Crimée et qui menace la pauvre Ukraine pour Guetta. Ben voyons...

 

Il oublie de dire, Guetta, que les USA œuvrent depuis des années, sans même s'en cacher, pour pousser la Russie à la faillite, se débarrasser de Poutine pour le remplacer par un pantin à leur botte, genre Eltsine, et accessoirement appuyer la main-mise des Etazuniens sur l'Europe en saccageant les échanges commerciaux entre l'Union européenne et la Russie.

 

Il oublie de dire Guetta, que les USA ont dépensé cinq milliards de dollars pour « acheter » les politicards les plus corrompus de l'Ukraine, fomenter un coup d'Etat pour en prendre le contrôle politique et faire main basse sur les richesses de ce pays. L'Ukraine a d'énormes réserves de gaz de schiste, dernier cheval de bataille yankee, et pas de législation interdisant la fracturation. Et voilà Chevron au travail ! Le sol de l'Ukraine est l'un des plus fertiles du monde. Et voilà Cargill investissant à tour de bras : silos à céréales, aliments pour animaux, port de Novorossisk sur la Mer Noire. Et voilà les fabricants de matos agricole CNH Industrial, Pioneer DuPont, John Deere, Eli Lilly & Co. Et voilà l'inévitable Monsanto qui prévoit de construire une usine géante de semences (non OGM, bien sûr, qu'ils disent, la main sur le cœur !) dont le but est d'inonder l'Europe de leurs merdes.

 

Il oublie de dire Guetta que l'Ukraine est maintenant sous contrôle étazunien avec la nomination à des postes clés de personnes à leur solde. Qu'on en juge :

 

  • Natalie Jaresko, née aux Etats-Unis, est la nouvelle ministre des Finances de l’Ukraine. Originaire d’une famille ukrainienne et diplômée des universités de Harvard et de DePaul, Jaresko est passée du Département d’État à Kiev lorsque l’Ukraine a obtenu son indépendance de l’Union Soviétique, afin de diriger le département économique de l’ambassade américaine qui venait d’ouvrir. Trois ans plus tard, elle a quitté l’ambassade des États-Unis pour diriger le Fonds Western NIS Enterprise financé par le gouvernement des Etats-Unis. En 2004, elle a fondé sont propre fonds d’actions. En tant que partisane de la Révolution orange de 2004, elle a siégé au Conseil consultatif des investisseurs étrangers du président vainqueur de cette « révolution », Viktor Iouchtchenko.

  • Aivaras Abromavicius, banquier d’investissement lituanien est le nouveau ministre de l’Économie, plaçant la politique économique du gouvernement sous contrôle étazunien.

  • Le nouveau ministre de la Santé, Aleksandr Kvitashvili de la Géorgie, a été éduqué aux Etats-Unis et ne parle pas ukrainien. Il a occupé le poste de ministre de la santé dans sa Géorgie natale, sous la présidence du protégé des Etats-Unis de l’époque, Mikheïl Saakachvili.

 

Il oublie aussi de dire, Guetta, que dans l'accord commercial Union Européenne Ukraine dont le report a donné le signal du coup d'État manigancé par les Yankees, il y a des dispositions autorisant l'exportation sans aucune entrave ni droits de douanes dans l'UE de tous les produits agricoles ukrainiens...dont une énorme partie est maintenant sous contrôle étazuniens. Les Yankees vont se gaver et les Européens vont tirer la langue ! Demandez donc aux céréaliers qui vont subir cette concurrence à prix cassés !

 

Il oublie encore de dire, Guetta, que la prise de contrôle de l'économie ukrainienne a poussé Poutine à annuler la construction du gazoduc « South stream » qui devait alimenter l'Europe du Sud en contournant l'Ukraine. Au détriment des partenaires du russe Gaztrom : l'italien Eni, l'allemand Wintershall et le français EDF.

 

Il oublie de dire, Guetta, que Obama fait tout pour ruiner la Russie en organisant avec ses complices d'Arabie saoudite une baisse artificielle des cours du pétrole, en détournant les marchés européens du gaz et du pétrole russe, en forçant l'U.E. à adopter des sanctions contre la Russie qui se révèlent catastrophiques pour ses pays membres, et tout bénef pour les Etazuniens. Le calcul du blackbush de la maison blanche étant que le peuple russe se retourne contre Poutine et s’en débarrasse.

 

Il oublie de parler, Guetta, de la politique constante d'encerclement de la Russie par l'Otan. De la modernisation de l'arsenal nucléaire étazunien, de la mise en place d'un « bouclier nucléaire » aux frontières russes dont le seul but est de donner aux USA la capacité d'une première frappe en empêchant (illusoire!!!) les représailles russes. Ils en sont là les va-t'en-guerre étazuniens.

 

Mais il cache soigneusement, Guetta, des faits qui vont à l'encontre de la doxa occidentale :

 

  • Depuis la prise de pouvoir de Poutine, la Russie a progressivement retrouvée une démographie dynamique. En 2012, on assistait à une croissance naturelle de la population pour la première fois depuis 1992. Lors de sa prise de fonction, le revenu annuel moyen russe s'établissait à 1322 euros. Il était de 7988 euros en 2013 soit une augmentation de plus de 500% ! Le taux de pauvreté est lui passé de 35 % en 1999 à 13% en 2012. Á noter que le taux de chômage n'est que de 5,5 %. La population russe soutient d'ailleurs majoritairement son président avec plus de 80 % d'opinions favorables.

  • La voix de la Russie pèse de nouveau dans le monde autrement que par un vote négatif au Conseil de sécurité de l'ONU. Elle a permis le démantèlement des armes chimiques de Bachar El Assad, elle est indispensable dans le problème du nucléaire iranien.

  • Loin d'être isolée, la Russie a une action d’entraînement pour les Bricks (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Dans ce quinté des puissances émergentes, la Russie, avec la Chine, fait figure de leader. Alors que le monde façonné par les États-Unis et leurs alliés au sortir de la seconde guerre mondiale se trouve de plus en plus fragilisé, les puissances de demain veulent renverser l'ordre établi et redistribuer les cartes. Les Bricks ont lancé leur propre institution financière de développement pour se débarrasser du joug du FMI et de la Banque mondiale, simples appendices de la politique financière étazunienne.

  • L'imbrication de l'économie russe avec celle de la Chine – devenue première puissance économique du monde – relativise le poids des manœuvres et des « sanctions » occidentales.

  • Enfin, l'Oncle Sam est humilié dans la course aux étoiles puisque la Nasa est tributaire...des lanceurs russes pour ravitailler la station spatiale internationale ! La honte suprême...

 

Et nous la-dedans ? On se couche devant les Yankees dans l'affaire des Mistral, perdant ainsi toute fiabilité. On n'a que les dirigeants que l'on mérite...

 

 

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15/12/2014

Au bistro de la Toile : climat chaud, chaud, show à Lima

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- Ça y est. Ils sont tous contents : à Lima, « ils » se sont mis d'accord vraiment à minima mais tout de même, au grand raout de la terre qui chope la fièvre. Lien  Donc rien ne changera... C’est tout bon pour les mastroquets ça : si les gens ont trop chaud, ils auront soif, et alors ils viendront au bistro !

 

- T’entends Bert. Ce puteng de Loulle, finalement c’est un grand optimiste : il voit le bon côté des choses… Surtout pour son portefeuille.

 

- Attend, Victor, ils nous gonflent les aliboffis avec des conneries qu’on n’y comprend rien. On parle de la montée du niveau de la mer en 2100, du risque d'avoir une concentration de CO2 de 850 ppm dans l'atmosphère en 2050... Moi, pour tout te dire, j’y comprends nibe et je m’en fous complètement de se qui se passera en 2100. Y a longtemps que je fumerais les pissenlits par la racine !

 

- C’est vrai que toutes ces abstractions ne mobilisent pas trop. Tout le monde s’en fout. Seulement le bordel qui va résulter du changement climatique, ce sera du concret : une affaire de territoire, de nourriture, d’air, de terres. Le changement climatique n'a d'intérêt que pour les sociétés et les cultures. La terre s'en fout, elle, du changement climatique ! Elle en a vu d’autres. Et si l’humanité disparaît, elle n’en crèvera pas pour autant, la Terre !

Nos économies occidentales sont les véritables responsables de cette merde climatique. Á partir du moment où, en un siècle environ, on renvoie dans l’atmosphère des gaz que la nature a mis des millions d’années à transformer en pétrole et en charbon, faut pas s’étonner si le climat tend à redevenir ce qu’il était à l’époque du carbonifère : une étuve.

 

- Bon. On aura un peu plus chaud ? On mettra la clim. Les palmiers remplaceront les vignes ? On boira du vin de palme. Le pétrole manquera ? On roulera dans des bagnoles électriques…

 

- Voilà. Le changement climatique est là, dans la tête des gens. Mais beaucoup, comme toi Loulle, semblent croire qu'ils pourront continuer à vivre comme ils le font aujourd'hui, s'ils consentent à quelques ajustements techniques. Ta bagnole électrique, c’est bien, mais d’où elle viendra ton électricité ? Il serait peut-être plus malin de réfléchir à l’utilité des déplacements ! De l’utilité de faire venir sur nos tables des aulx de Chine ou des raisins du Chili. De l’utilité de prendre sa bagnole pour aller se goinfrer de conneries dans ces temples de la consommation que sont les hypermarchés et les zones commerciales. De la pertinence d’avoir son lieu de vie à des dizaines de kilomètres de son lieu de travail. Tout est à repenser. Mais il est plus facile de se laisser bercer par les propos rassurants de nos gouvernants car ce que nous disent les verts et autres écolos est trop énorme. Il s'agit de conclusions révolutionnaires pour nos sociétés et les conséquences sont trop désagréables pour être abordées de front.

 

- Bof… Et alors, qu’est-ce qu’il va se passer ?

 

- Nous appartenons aux pays les plus riches du monde. Mais le nombre de ces « happy few » va décliner dans les années qui viennent, avec la poussée démographique mondiale. Les habitants des pays industrialisés représentent aujourd'hui environ 20% de la population mondiale, mais 95% de la richesse mondiale ! Dans 10 ans, ils ne seront plus que 15 %. Qui veut abandonner ça ? Nous en profitons. C'est très confortable d'être là où nous sommes. Seulement les 80 % que nous pigeonnons, ben, ils veulent tout simplement faire comme nous, vivre comme nous, et si nécessaire prendre notre place. Par la force. Les réfugiés climatiques qui vont arriver, vous croyez qu’ils seront tout doux et tout gentils ? Et vous pensez que nos sociétés vieillissantes et repues seront en mesure de les arrêter ? L’avenir, il risque d’avoir un goût de sang. Mais le danger ne viendra pas seulement de l’extérieur. Tous les problèmes que nous connaissons vont s'accentuer : la pénurie de nourriture et d'eau, les inégalités... Le climat sera à l'origine des guerres du XXIe siècle. Au sein de nos sociétés, les inégalités générationnelles vont devenir conflictuelles. Parce que c'est la première fois de l'histoire moderne que nous exploitons à ce point les ressources des générations à venir. Nous vivons à crédit. En bouffant le pain de nos enfants ! Et ils nous le feront payer cher. Enfin, il y a un autre problème, plus important que tous les autres car il les soutend…

 

- Ah ! Encore ? C’est quoi ?

 

- C’est le lapinisme Loulle. C’est le lapinisme. Sais-tu, Loulle, et toi aussi Bert, que pour chaque battement de ton palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essaye d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre ! Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et comme ces pays, qui sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça en fait des bagnoles qui crachent leurs gaz pourris, des forêts qu’il faut couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faut pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

 

- Puteng, Victor. Tu nous la fais raide là. Tè ! Buvons un coup pour oublier…

 

- Profitons : dans 20 ans, nos successeurs dans ce rade - s'il existe toujours ! - ne boiront plus du cotes-du-rhône mais des côtes-de-stockholm ou du vin d’Écosse grand cru...

 

- Á la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

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14/12/2014

Ouiquinde gastronomique au ski.

 

 
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Odile

 

Sur une piste noire par un écart vexant

J’ai eu avec Odile un contact renversant.

Skis et corps emmêlés dans la neige profonde

J’ai goûté dans le froid sa chaude peau de blonde,

 

Et ses seins écrasés contre mes pectoraux

Ont fait monter en moi une ardeur de taureau.

Percevant mon émoi elle ondule et s’étire

Et – heureuse jeunesse ! – nous éclatons de rire.

 

La serrant plus encor je lui vole un baiser,

Je savoure ses lèvres et sa langue épicée.

J’ai retrouvé Odile le soir à la station

 

Où nous avons vécu une ardente passion.

Depuis ce jour heureux et ces moments exquis

J’espère en Cupidon lorsque je fais du ski…

 

 

La tartiflette de Roger

 

- Raconte-moi, Victor, Odile, ta victime

N’a pas dû t’accorder tous ses trésors intimes

Par dévotion pour tes talents contondants,

Ta façon de lui faire du rentre-dedans !

Tu as dû tout de même lui faire un peu de gringue,

L’emmener au ciné, lui acheter des fringues…

- Bien sûr allons, petit ! Faut être gentleman

Si l’on veut que ces dames nous prennent pour amant !

Je l'ai menée manger un bon menu de fête

Chez mon ami Roger, roi de la Tartiflette.

- Ques aco ?

- C’est un plat que l’on mange en Savoie

Qui te remplit la panse et qui te met en joie.

Le mot vient de “ tartifle ” ce qui, en provençal

Comme en latin d’ailleurs aussi bien qu’en rital

Signifie pomme-de-terre ou encore patate

Qu’elles soit fontenoy, noirmoutier ou bien rates.

La Tartiflette et donc un délicieux mélange

De patates, d’oignons, de lard et de fromage.

Tu cuis à la vapeur tes patates épluchées,

Les coupes en rondelles puis tu vas les coucher

Dans une poêle chaude ou tu vas les saisir

A l’huile et les brunir sans les faire roussir.

Coupe en dés tes lardons, émince ail et oignons

Vivement, à la poêle, travaille leur union.

Puis dans un large plat pouvant aller au four

Met tes deux appareils en couches, tour à tour.

Les patates d’abord, lard, oignon, ail ensuite

Sel, poivre du moulin, en nappes, ainsi de suite.

Coupe tes reblochons en deux dans l’épaisseur

Pose-les croûte en haut comme frères et sœurs.

Voilà. C’est presque prêt. Sors le tire-bouchon

Et dépucelle vite un flacon d’Apremont

Tu vas mouiller ton plat avec un ou deux verres,

Et finir la bouteille avec quelques compères.

Tu fais dorer ton plat au four à deux cents vingt

Le temps qu’il te faudra pour achever le vin.

Le fromage, en fondant, va pénétrer le reste,

L’Apremont va le rendre moelleux et digeste,

Lorsque le Reblochon commence à gratiner,

Tu dois servir bien chaud : il est temps de dîner.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

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13/12/2014

Ouiquinde érotico-humoristique avec Alphonse Allais

alphonse allais citation funéraire.jpg

 

 

 

Proposition folichonne d'un peintre un peu loufoc qui voulait entraîner une jeune femme dans des cryptes, à seule fin de lui peindre le dos avec de la couleur verte.


Je dis, mettons, vers mes passages souterrains
Jeudi, mes ton verts, mais pas sages, sous tes reins.


 

Nous nous étalons
Sur des étalons.
Et nous percherons
Sur des percherons !

 

C’est nous qui bâtons,
Á coup de bâtons,
L’âne des Gottons
Que nous dégottons !...
Mais nous l’estimons
Mieux dans les timons.

 


Nous nous marions
Á vous Marions
Riches en jambons.
Nous vous enjambons
Et nous vous chaussons,
Catins, tels chaussons !
Oh ! plutôt nichons
Chez nous des nichons !

 

Vite polissons
Les doux polissons !
Pompons les pompons
Et les repompons !
C’est nous qui poissons
Des tas de poissons.
Et qui les salons
Loin des vains salons !

 


Tout d’abord pigeons
Sept ou huit pigeons.
Du vieux Pô tirons
Quelques potirons !
Aux doux veaux rognons
Leurs tendres rognons,
Qu’alors nous oignons
Du jus des oignons !

 

Puis, enfin, bondons-
Nous de gras bondons.
Les vins ?... Avallons
D’exquis Avallons !
Après quoi, ponchons
D’odorants ponchons
Ah ! thésaurisons !

 


Vers tes horizons
Alaska, filons !
Á nous tes filons !
Pour manger, visons
Au front des visons,
Pour boire, lichons
L’âpre eau des lichons
Ce que nous savons
C’est grâce aux savons
Que nous décochons
Au gras des cochons

 

Oh ! mon chat, virons,
Car nous chavirons !

 

 

Alphonse Allais

 

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12/12/2014

Affaire Woerth. Ah ! Les zozos. Ils ont osé...

 

coq pinceau dans le cul.jpg

 

Ah ! Les zozos, ils ont osé...

 Quatre ans passées à chinoiser

 De façon a noyé le poisson,

 Á écarter tous les soupçons

 Qui pesaient sur un de leurs pairs :

 Ils ont blanchi Woerth, leur compère !

 

 

 Cette honteuse Cour d'Injustice

 Nous prend vraiment pour des Jocrisse

 Elle s'est toujours faite complice

 Des dominants et de leurs vices.

 Pas de danger pour ces puissants

 S'il n'y a pas crime de sang.

 

 

 Cette juridiction d'exception

 Dont la seule et unique fonction

 Est d'éviter de fonctionner,

 De surtout ne pas s'acharner

 Et de protéger les ministres.

 Même lorsqu'ils se montrent sinistres.

 

 

Fabius : sang contaminé

 Relaxé !

 Dufoix : sang contaminé

 Relaxée !

 Pasqua : abus de biens, complicités

 Relaxé !

 Lagarde : Tapie indûment engraissé

 Relaxée !

 Woerth : biens de la nation bradés

 Relaxé !

 

Le populo se met en rogne,

 Pain béni pour la fille du borgne...

 Comment dès lors ne pas comprendre

 Dans le Peuple cette envie de pendre

 Et de se révolter par ce cri :

 TOUS POURRIS !

 

 

VictorAyoli

 

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11/12/2014

Au bistro de la toile : JE DEVRAIS ÊTRE MORT !

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- Normalement, Loulle, avec les critères sociologiques et les normes actuels JE DEVRAIS ÊTRE MORT depuis lurette (on dit toujours qu’elle est belle celle-là, je sais pas…).Je fais donc du rab Loulle. Je suis un de ces salauds qui bouffent le pognon de la Sécu. Et oui Loulle. Et tu es complice, toi qui me conforte, voire me pousse à lever le coude pour emplir la caisse de ton merveilleux rade de perdition !  Tu te rends compte, maître empoisonneur, de ce que tu fais ! J’ai entendu un « professeur » émérite asséner des vérités terribles comme, par exemple, que l’on risque le cancer dès le premier verre de vin !

 

- …taing ! T'as tenu jusque là, c'est donc que tu peux encore tenir quelque temps, mais, couillon,  ne bois pas le verre de vin qui donne le cancer, bois les autres !

 

- Voilà un bon conseil, Loulle. Tè. Mets ma tournée. Eh ! Maintenant, l’essentiel c’est le propre, l’inodore, le sans saveur, le « zéro risque ». Le principe de précaution institué au niveau de la Constitution !

 

- Économise-toi Victor. On a encore besoin de toi !

 

- Quand j’étais miston Loulle, il y avait des peintures au plomb partout et les tuyaux d’adduction d’eau étaient aussi en plomb. Ça faisait de jolies hernies quand il gelait, alors on appelait…le plombier !

Les prises électriques étaient évidemment sans protection, les fils de la lampe pendaient, les isolants étaient en bois et, bien sûr, il n’y avait pas de prises de terre.

On se chauffait au charbon dans une seule pièce et il n’y avait pas d’aération, sauf par les portes et fenêtres bancales.

On mettait l’eau de Javel, le permanganate et le crésyl (produits indispensables et courants à l’époque) dans des bouteilles de pinard vidées généreusement.

Quant aux quelques médicaments (vermifuge Lune, alunosal, élixir parégorique, cachets d’aspirine « usine du Rhône », etc.) ils étaient sur l’étagère de la cuisine, à côté de la boite à sel et de la bouteille d’huile.

On buvait l’eau au robinet ou à la pompe dans la rue, et non des bouteilles cachetées.

On bouffait du pain, du beurre quand il y en avait, des gâteaux bien sucrés et on n’était pas obèses pour autant parce qu’on se bougeait le cul !

On jouait, quand il n’y avait pas école, toujours dans la rue, dans les terrains vagues, au bord du Rhône.

On fabriquait des traîneaux à roulements avec des planches et des roulements à billes qu’on allait chercher chez Bébert, le garagiste, et on descendait à fond la caisse. Les gamelles étaient nombreuses et ça nous apprenait à vivre.

 

- Putaing, les genoux et les coudes écorchés soignés à l’eau oxygénée et au mercurochrome rouge !

 

- On grimpait aux arbres, aux poteaux de la ville et on se cassait parfois un bras ou quelques ratiches sans faire d’histoires ni porter plainte contre le maire.

On allait faucher les cerises chez les paysans ce qui nous valait parfois une volée de gros sel dans le cul.

Il nous arrivait, pour des questions de « t’es pas chiche ! » de bouffer des hannetons ou des vers de terre. Sans dommage.

On avait plein de potes partout : il suffisait de sortir dans la rue, tous les gosses étaient là, c’était notre terrain de jeux. Et si on allait chez un pote, on entrait nature, sans invitation, et sa mère nous faisait goûter sans histoires.

On rentrait chez nous à la nuit sans que nos parents ne se tracassent la tête.

 

- Ouais Victor, mais pense donc, on n’avait pas de portables ! Et même pas de nintendo, de play station, d’ordinateurs, de baladeurs, de télé 80 chaînes, etc. Quelle triste vie !

 

- On a pourtant survécu Loulle ! Á l’école, dans nos classes à quarante élèves, quand un mec ne suivait pas bien, on l’aidait et s’il était trop branque, il redoublait. Sans que les « parents d’élèves » ne s’offusquent. Et si on était trop chiants et que le « maître » nous traitait par la podoculothérapie (l’art de soigner par le coup de pied au cul), les parents non seulement ne le faisaient pas mettre en taule, mais ils redoublaient la sanction podoculesque !

 

- J’ai connu ça moi aussi Victor. Pareil pour les gardes champêtres et les flics qui nous coursaient quand on faisait des konneries et nous secouaient le matricule sans qu’on soit pour autant des « victimes de la société ». On faisait les kons ? On assumait les conséquences. On roulait partout avec nos vieilles cranques de vélo, sans casque évidemment. Et les bagnoles, plus tard, nos vieilles Deuches ou 4L n’avaient ni ceintures ni air bag, quant aux freins ils étaient plus que douteux.

 

- Et je te dis pas le nombre très conséquent de verres de vin que j'ai bu tout au long de mes décennies d'existence ! Tellement au-delà du "premier verre qui donne le cancer" que je devrais fumer les pissenlits par la racine depuis... Pfff! Et c’est pourtant notre génération qui a fait exploser les inventions qui font la réalité d’aujourd’hui !

 

- On avait la liberté, on assumait les risques, on acceptait les échecs, on jouissait des succès, on était RESPONSABLES ! Je me rends compte que normalement, avec une vie aussi « risquée », un environnement aussi « hostile », des façons de vivre aussi « aberrantes », je devrais être mort depuis bien longtemps ! Seulement ma femme m'a menacé: "Si tu meurs, je te tue!" Alors je me tiens à carreau…

 

- Et vous nous dîtes ?

 

- Je continue !

 

- A la nôtre !

 

Merci à Chimulus

 

09/12/2014

Au bistro de la Toile : cheminées et cyclistes.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Alors Loulle, quelles nouvelles aujourd’hui ?

 

- Ah ! Il y a des questions primordiales, d’une importance planétaire qui secouent le landerneau des canards, des machines à bruits et des lucarnes à décerveler. J’en vois deux essentielles : d’abord, en Ile-de-France, la prochaine interdiction des feux de cheminée !!! Pardon, je m’exprime mal : des feux de confort brûlant dans des lieux spécifiques appelés « cheminées » et pas des incendies.

 

- En voilà une question importante effectivement. Parait que les feux dans les cheminées polluent autant que les bagnoles à Paris ! Quels salauds ces gens qui attentent sciemment à la santé de leurs concitoyens pour se chauffer ! Quel culot ces égoïstes qui ont l’impudence de rôtir quelques cailles ou de griller quelques châtaignes sur les braises d’un foyer chaleureux !

 

- Et quels mauvais citoyens en plus ! Ces salauds, en se chauffant avec quelques buches qui crépitent allègrement, mettent en péril le bon équilibre financier des fournisseurs d’électricité par le manque-à-gagner que leur attitude scandaleuse génère ! Comment rembourser le trou financier d’Areva si ces ennemis de l’intérieur ne consomment pas les bons kilowatts fournis par nos belles centrales nucléaires ! Tiens, ce serait eux qui sèmeraient le doute et la peur avec ces drôles de drones qui survolent nos bijoux de la technologie nucléaire que ça ne m’étonnerait pas !

 

- Ouais, Victor. Mauvais citoyens et subversifs en plus. Heureusement que, dans leur grande mansuétude, les fournisseurs d’électricité ont trouvé la parade : ils proposent des cheminées électriques ! Ça ressemble à une cheminée, ça donne l’illusion de jolies flammes fuligineuses qui captivent le regard, et ça chauffe grâce à un convecteur planqué derrière.

 

- Voilà le progrès Loulle. Parait qu’il y en a même qui diffusent une odeur de bois brûlé.

 

- Formidable Victor ! Mais on peut aller plus loin : pourquoi ne pas créer une chaine de télé, sur la TNT, diffusant 24h sur 24 des images de feux de cheminée !

 

- Ou vendre des DVD montrant des incendies, des haut-fourneaux, bref, tout ce qui brûle et chauffe. Et inciter les gens à laisser toujours allumés leurs ordis, leurs télés et autres machines électriques qui génèrent de la chaleur !

 

- La konnerie humaine est la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini Loulle. Mais là, on s’envole vers des hauteurs tellement stratosphériques que Ségo, not’ bonn’ minist’ de l’écololo a déclaré que cette mesure « frisait le ridicule » ! Ça passera donc à la trappe… Bon et quelle est l’autre question primordiale dont tu me parlais ?

 

- Ben, c’est ces salauds de cyclistes qui sont sur la sellette. Haro sur le vélo !  On va te les verbaliser grave ! Ces terroristes du trottoir mettent en danger ces pauvres automobilistes, ils ont l’impudence de griller quelques feux rouges, choses réservées aux chauffeurs de bouts de fer à moteurs, que je sache ! Ils montent sur les trottoirs sous prétexte qu’il n’y a pas de pistes cyclables, semant la terreur parmi les petites vieilles. Ils coupent la route des bagnoles. Bref, ils sèment la terreur.

 

- Tu te rends compte Loulle ! Quel comportement aberrant, quelle incivilité caractérisée ! Heureusement quelques justiciers en bagnoles sont là pour leur taquiner la roue arrière tout en les gratifiant de quelques belles paroles : « Eh, connard ! Tu veux que je te bouges le cul ? Si tu sais pas conduire un vélo, achète un âne ! »

 

- C’est vrai que ces salauds de cyclistes sont sans vergogne. Tiens, quand tu ouvre ta portière pour sortir, il y en a qui t’emplâtre à pleine vitesse, et qui te tache le costard avec leur cervelle éclatée.

 

- Ça tache la cervelle de cycliste, Loulle. C’est vrai. Tiens, moi qui suis à la fois un salaud de cycliste, un fumier de motard et un crétin d’automobiliste, quand je roule à vélo, j’ai mis à l’arrière un de ces systèmes qui sort latéralement de cinquante centimètre à gauche pour attirer l’attention de l’automobiliste. Mais j’ai amélioré le système : au bout, sur le carré réfléchissant, j’ai solidement fixé un gros clou de charpentier ! Avec ça, si un conducteur de bagnole me frôle de trop près, il récoltera une belle rayure sur son bout de fer !

 

- Ouarf ! En voilà une idée qu’elle est bonne Victor ! Allez, à la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus

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08/12/2014

Dette ZERO et déficit ZERO en six mois ? Facile et évident !

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« Ayavédrim »… Que not’bon président Fauxçois redeviennent Francçois. Qu’il montre enfin qu’il a des aliboffis et qu’enfin il renverse la table.

 

Il est au fond du trou, donc les critiques, RàB.

 

Il n’a aucune chance d’être réélu, donc les manœuvres électorales, RàB.

 

Dès lors, s’il était franc, honnête et réellement soucieux du bien-être des Français, il profiterait de ces circonstances pour débarrasser la France du principal fardeau qui obère son développement : la dette et – à la fois cause et conséquence – le déficit.

 

Ceci en partant d’un constat, d’une vérité que tout le monde connait mais que (Chut ! Faut pas le dire…) l’on cache sous le tapis : la France ne remboursera JAMAIS la dette de 2000 milliards, dont un tiers revient au seul Sarkozy, qu’on prétend lui imputer ! Dette pour une large part illégitime découlant d’un mécanisme infernal - la loi scélérate de 1973 - mise en place au profit des banques par deux politicards parmi les plus nuisibles que la France républicaine aie portés, à savoir le ci-devant Pompidou, tête de pont politique des Rothschild, et son valet de l’époque, le faux nobliaux de sous-préfecture Giscard. Ben voilà ! C’est dit !

 

François, homme cultivé qui a certainement lu Machiavel, pourrait parvenir à ces fins en deux temps.

 

1 – La signature de la France restant très bonne et elle emprunte à des taux proches de zéro. Il fait donc emprunter par les instances gouvernementales autorisés jusqu’à 500 milliards sur les « marchés » (en fait des fonds de pensions spéculatifs étazuniens et britanniques). En appuyant ces emprunts massifs sur des études concernant de grands travaux d’infrastructures, etc, etc.

 

2 – Une fois que ce pognon est engrangé, dans un grand discours grave et solennel, François fait publiquement son mea culpa, admet qu’il s’est trompé de politique, qu’il a trahi ses électeurs, qu’il s’est couché devant l’Europe de Merkel, qu’il s’est fourvoyé en suivant aveuglément les USA dans leur mauvais coups internationaux. Il annonce alors qu’il rétablit immédiatement le contrôle des changes aux frontières et qu’il nomme Mélenchon (ou Montebourg, ou même Aubry) à Matignon ! Avec une feuille de route : la suspension unilatérale immédiate du remboursement de la dette.

 

Ce serait un véritable coup de tonnerre dans le landerneau des voyous de la finance ! Cris d’orfraie, menaces, dégradation de la « note ». Rien à foutre ! Et que croyez-vous qu’il se passerait ? Les détenteurs des titres de cette dette sont à 60% des fonds de pension étazuniens ou britiches, des fonds spéculateurs planqués dans les paradis fiscaux et recyclant le fric dégueulasse des trafics d’armes, de drogues, d’êtres humains, d’organes, etc., des banques d’affaires véreuses, des fonds souverains rapaces du Golfe et de Chine.

 

Que feraient donc ces « marchés » ? Ben, en bons margoulins qu’ils sont, ils braderaient ces dettes, qui sont titrisées, jusqu’à 20% de leur valeur (nominal et intérêts compris). Et alors là, il suffirait de prendre ces « marchés » à leur propre jeu : le gouvernement français, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et des Caisses d’épargne, rachèterait ces titres de dettes à bas prix - avec les 500 milliards empruntés récemment ! - réduisant des deux tiers cette dette ! Un emprunt obligatoire à intérêt inflation + 0,5% auprès des 2,6 millions de millionnaires français jusqu’à apurement total de la dette remet le pays à flot. Les dizaines de milliards d’euros ainsi soustraient au service de la dette seraient utilisés à investir dans de grands travaux d’énergies nouvelles, de conquête d’une «nouvelle frontière» : la transition énergétique, la mer, le développement durable, une augmentation raisonnée mais conséquente des salaires, des efforts de réindustrialisation du pays, etc.

 

« Ayavédrim »… Je rêve ? Heureusement. Utopique ? Faites un référendum pour savoir ce que les Français en pense…

 

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07/12/2014

C'est dimanche, il fait froid: faites l'andouille!

 

 

andouille plaque.jpg

 

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

 

 

andouille en sauce.jpg

 

 

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes en rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l’ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le plat bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

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Et pour une bonne digestion:

 

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06/12/2014

Au bistro de la toile : accouchement...d'un livre !

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- Ça y est Loulle, je viens d'accoucher...

 

- Oh la la ! T'es mal barré ce matin Victor. M'es avis que t'as pas sucé des glaçons hier soir. D'accord, t'avais quelques rondeurs conséquentes, mais de là à être gravide et à mettre bas, il y a quelques fossés de beaujolpif ou de côte-du-rhône.

 

- Arrête, mastroquet terre à terre ! Quand je dis que j'ai accouché, c'est d'un nouveau livre !

 

- Ah bon ! Raconte.

 

- Au tournant des années soixante est apparu en Californie un mouvement formidable, une parenthèse fleurie au milieu de la grisaille mondiale : l'utopie Hippie ! Des jeunes du monde entier qui voulaient secouer le cocotier des idées étroites, du conformisme familial, qui voulaient gueuler contre la guerre du Vietnam. Leur slogan était « Peace and love ! ». « Paix et Amour. » C'est pas beau ça Loulle ? Eh bien j'étais un de ces traîne-savates qui sont partis pour le Voyage. Cheveux longs et barbe fleurie à la découverte du monde. Principalement vers l'Inde, pays de tous les fantasmes.

 

- Ouarf ! Tu nous avais caché ça Victor. Alors, ce livre, il est où ? Qu'est-ce qu'il y a dedans ?

 

- C'est un livre électronique Loulle. Un « e-book » comme ils disent maintenant. Il t'embarque – autour du chiloum et de l'herbe-qui-fait rire – pour un Voyage sur les chemins de Katmandou, sur les plages de Goa, dans les forêts du Laos, sur les rives du Mékong, dans les bouges d'Istanbul, les ruelles de Téhéran, les montagnes d'Afghanistan, l’envoûtement de l'Inde, de Bombay à Bénarès, de Srinagar à Pondichéry, les tentations de Bankok, les merveilles d'Angkor...

 

- Et comment on le trouve ce « e-book » ?

 

- Si t'as un ordinateur, une tablette ou une liseuse – tout le monde à au moins un de ces machins aujourd'hui - tu tapes ce lien :

 

CHILOUM

 

et tu pourras l'acheter pour la somme dérisoire de 2,89 euros. Á peine le prix d'un pastaga chez toi Loulle !

 

- Et si je n'ai pas de liseuse Kindle?

 

- Quand tu appuies sur "chiloum", le lien hypertexte t'ouvre la page de vente Amazon. Sur une ligne horizontale au-dessus du titre, tu trouves un lien "applications de lecture gratuites".Tu télécharges, ça dure environ 1 mn, puis tu vas dans tes téléchargements et tu trouves le fichier "kindleForPc-Installer(1).exe". Tu cliques sur "exécuter" et ça devrait marcher.

 

Mais...les mystères de l'informatique et d'interniais...Bonne chance !

 

 

- Banco ! Á ce prix-là, pas la peine de s'en priver !

 

- Allez, à la nôtre ! C'est ma tournée !

 

 

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Ouiquinde callypige

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SONNET SUR LE CUL D'UNE DEMOISELLE

Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remportes la victoire,
Cul qui passes en blancheur et la Rose et les Lis,
Cul de qui le mérite obliges mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire!

ROBERT ANGOT DE L'ÉPERONNIÈRE (1640)

 

 

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Et puis, le grand

TONTON GEORGES !

 

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01/12/2014

L'adresse à la Nation de Nicolas Sarkozy (enfin, presque...)

kasstoipovconvx0.jpg

 

 

Á l'UMP, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que

nous ne lutterons pas contre la corruption.

Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous :

L’honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.

Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que

les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.

Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que

la justice sociale sera le but principal de notre mandat.

Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que

l'on puisse continuer à gouverner

avec les ruses de la vieille politique.

Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que

soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences

nous ne permettrons d'aucune façon que

nos enfants meurent de faim

nous accomplirons nos desseins même si

les réserves économiques se vident complètement

nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que

vous aurez compris qu'à partir de maintenant

nous sommes avec Nicolas Sarkozy, cet homme nouveau.

 

 

Vous avez bien lu ? Alors recommencez, mais en partant de la dernière ligne et en remontant !

 

Illustration: merci à Jiho

 

28/11/2014

Chômage record: Gagner sa vie en travaillant ? Une idée dépassée…

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- Eh allez, t’as vu Victor : encore 30.000 chômeurs de plus… Où est-elle la si attendue inversion de la courbe du chômage ?

 

- Elle n’arrivera jamais Loulle. Il faut se faire à cette idée : le travail comme moyen de répartition des ressources du pays, c’est mort, c’est fini. Où alors il faut tendre vers la remise en service de l’esclavagisme comme chez les Anglais (avec les « contrats » à l’heure) et chez les Allemands avec le travail forcé à 1 euros de l’heure pour les chômeurs. Le plein emploi qui permet à celui qui n’a que sa force de travail pour vivre, c’est mort et enterré. Il n’y a qu’à voir le fossé de plus en plus abyssal entre ceux qui possèdent un patrimoine et ceux qui n’ont que leurs bras. Les premiers s’enrichissent à flot continu, les seconds ont pour perspective d’avenir le chomdu et la rue…

 

- Alors on fait quoi ?

 

- On change le logiciel en instituant un revenu de base universel. L’Etat paie des impôts négatifs.

 

- Attends c’est quoi ça. Les impôts, je sais ce que c’est : je donne à l’Etat pour les services public une partie de ce que je gagne par mon travail, par mon épargne, par éventuellement des actions, par mon patrimoine. Mais les impôts négatif c’est quoi ?

- C’est l’Etat qui verse à chaque citoyen un revenu inconditionnel afin de lui permettre d’assurer sa subsistance, tout en lui laissant le choix d’occuper ou non, en plus, un emploi rémunéré.

 - Tu rigoles ou quoi ? Ce serait trop chouette ça !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) veut remplacer le « filet social » actuel et sa bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de « mener une existence modeste mais digne »,

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est, enfin, être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens, plus ou moins généreux, de partager le gâteau national afin que la machine économique – production – consommation – puisse tourner. Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas – et il n’y aura plus - de travail pour tous. On aura beau faire ce qu’on voudra, relocaliser, fermer les frontières, revenir au franc (?!), imposer des boulots de merde payés 1 euros de l’heure comme en Allemagne, rien n’y fera : il n’y aura jamais plus de boulot pour tous. Il faut donc mettre au point un système qui permette de donner à tous un revenu de base permettant de vivre petit bras peut-être, mais de vivre à tous. Et donc de faire tourner la machine consommation-production tout en retrouvant la dignité.

 

- Mais qui fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Mais il y en aura du monde pour marner ! Et que font les retraités ? Ils ont des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société. On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliards du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- Y a qu’un fainéant pour inventer des trucs aussi géniaux Victor.

 

- Parce que le fainéant à l’esprit libre Loulle. Les fainéants sont une élite ! Et même s’il doit travailler, le fainéant est plus efficace : il travaille vite pour avoir plus vite fini, et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Fainéants !

 

 

Merci à Chimulus

 

27/11/2014

Ségo, meffi ! T’es le petit Chaperon Rouge que les bergers – pas le loup – veulent bouffer tout cru !

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Ils viennent avec leurs troupeaux manifester à Paris, au champ de mars où ils vont tondre les pelouses, mais aussi à Strasbourg. Même ceux de chez nous « montent » à Paris depuis la Lozère en passant par Brioude ! Leur but : faire pression sur les ministères concernés afin que le « Plan loup » leur permette de tirer des sous, le plus de thunes possibles et si possible le déclassement du statut d’espèce protégée du bestiau pour leur permette de l’abattre à vue.

 

On nage en plein fantasme avec ces histoires de loups. Qu’il y en ait quelques uns qui se baladent, c’est probable. Qu’ils bouffent de temps en temps quelques brebis, c’est dans la tradition, mais qu’ils représentent un danger véritable pour les troupeaux et, pire, pour les humains, c’est au mieux une exagération, au pire une embrouille. D’abord parce que les éleveurs sont remboursés des dégâts avérés faits par les loups, ensuite parce qu’il n’y a pas plus trouillard que le loup, il se planque en journée et fuit la présence humaine.

 

Alors quel est l’intérêt de ces gens à crier au loup ? Ils ont peur pour le petit Chaperon Rouge ?  Non ! Ils veulent des sous ! Et le loup est une bonne gâche : on doit pouvoir tirer quelques subventions pour s’équiper en clôtures, payer des bergers et surtout faire passer sur le dos du bestiau légendaire tous les massacres causés par les chiens errants. Le communiqué de la FNSEA est sans ambiguïté : «(…)  Nous prenons nos responsabilités et nous demandons à l’Etat de réinstaurer l’aide financière à toute personne qui apporte la preuve de l’abattage de ce prédateur, comme cela se pratiquait par le passé et qui avait permis d’éradiquer cette espèce. (…)  Bien que les caisses de l’Etat soient vides, des aides publiques sont disponibles pour acquérir du matériel (budget de 15 millions d’€ pour le pays). (…) ».

 

Il faut savoir que l’essentiel, à 99%, des attaques contre les moutons sont faites par des chiens. Ceux-ci n’ont pas peur de l’homme, attaquent en plein jour, souvent en meutes et se font des mâchons ! Seulement ceux-là de dégâts, ils ne sont surement pas aussi bien remboursés !

 

Des compensations financières sont prévues pour les éleveurs ayant subi des dommages de la part du loup. En France, l’argent provient du Fonds national pour la nature et l’environnement financé par le ministère de l’environnement : de 120 à 130 euros par brebis tuée ou mortellement blessée, autour de 100 euros pour un agneau et plus de 300 pour un bélier. Ces indemnisations couvrent également des dommages indirects, tels que le stress (0,70 euros par brebis, plafonnée à 300 têtes) et autres préjudices qui sont un manque à gagner pour les éleveurs.

 

En 2006, la perte de 2500 brebis a été imputée au loup dans les Alpes, en sachant que le doute profite systématiquement à l’éleveur . Parallèlement, et toutes causes confondues (chiens, maladies, foudre, dérochements), on estime à 46 000 chaque année le nombre de moutons tués ou perdus à l’échelle des Alpes françaises sur un total de 850 000 bêtes (et environ 400 000 au niveau national sur un total de 9 millions).


Le loup peut, certes, être une contrainte de plus pour les éleveurs et les bergers mais il ne représente pas une menace économique pour l’élevage ovin (au pire 8.000 moutons perdus dans l’année) qui doit faire face à des difficultés bien plus importantes. Et en particulier la concurrence des productions de Nouvelle-Zélande et d’Australie qui envahissent les étals des grandes surfaces à prix cassés.

 

L’État français prévoit des compensations en cas d'attaques classées "grand canidé". Nul ne peut dire, pas même les spécialistes chargés des constats, qui du loup ou du chien est responsable d'une attaque. C'est pourquoi les attaques sont classées "grand canidé" s'il n'existe pas de preuve de la responsabilité de l'un ou l'autre. Mais si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont (selon France Nature Environnement) 100 fois plus souvent, les véritables responsables lien. Si l’éleveur déclare une attaque de loup, il est grassement remboursé. S’il est prouvé que c’est une attaque de chien, il faut retrouver le propriétaire du ou des chiens pour faire payer son assurance ! Et ça c’est une autre histoire…

 

Partant de là, il serait bon que les pouvoirs publics se penchent sur le cas de ces chasseurs qui sur de grandes chasses privées laissent leurs chiens libres de leurs mouvements, d'une campagne à l'autre. Les chiens affamés s’échappent de ces immenses espaces (très mal) clos, se ré-ensauvagent et s'attaquent aux troupeaux. C'en est alors fini de leur tempérance à l'endroit des brebis, moutons ou autres ovins et caprins. La responsabilité de ces situations échoit souvent à des chasseurs indélicats mais quand on veut tuer le loup, on l'accuse de carnage.

 

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26/11/2014

Mistrals russes : Françoa a décidé de ne rien décider...

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Françoa, égal à lui-même dans son incapacité à décider, a décidé de ne pas décider de livrer ou non les bateaux construits pour le compte de la Russie. Un fournisseur refuse de décider de livrer ou non à son client des marchandises que celui-ci a déjà payées ! Bonjour la fiabilité commerciale. Après ça, va-t'en chercher de nouveaux clients !

 

Oui mais, ce ne sont pas des marchandises ordinaires mais des armes, et ce n'est pas un client ordinaire mais la Russie. On patauge en plein fantasme. Si Françoa décide de ne pas décider, c'est sous la pression des États-Unis, - premier marchand d'armes du monde - qui voient d'un mauvais œil d'une part un concurrent s'émanciper, de l'autre une puissance qui les ont faits trembler au temps de l'URSS relever la tête et montrer ses muscles.

 

Françoa, comme d'habitude, a tout faux. Dans la crise ukrainienne, il a engagé la France dans une politique de suivisme des USA, dont la politique est de mettre la main sur les richesses de l'Ukraine, puis de l'intégrer dans l'Otan afin de parfaire l'encerclement belliqueux de la Russie. Dès lors il a le cul entre deux chaises notre président  : en tant que membre à part entière de l'Otan (machine de guerre au seul service des intérêts des multinationales yankee), il se comporte en caniche d'Obama qui lui donne l'ordre de ne pas livrer les navires Mistral à la Russie. Mais en tant que marchand d'armes (le quatrième du monde), il se déconsidère vis-à-vis de ses clients. Avec en plus l'humiliation et la perte vraisemblable d'autres juteux marchés, notamment des Rafales aux Indes.

 

Bon. Ça c'est le conjoncturel. Puis il y a la géopolitique mondiale. Cette crise ukrainienne – une guerre au sein même de l'Europe, ne l'oublions pas – affaiblit l'ONU, incapable de lui trouver une solution acceptable. C'est une très mauvaise nouvelle. Ensuite elle jette la Russie dans les bras de la Chine, déjà – malgré les démentis d'amour-propre – première puissance économique du monde, et qui deviendrait alors, avec une alliance étroite avec la Russie, une puissance militaire équivalente à celle des USA. De quoi faire trembler et jeter dans une course à l'armement aussi bien l'Inde que...le Japon, et les autres puissances asiatiques. Avec à la clé bien des menaces dans cette partie maintenant majeure du monde. Ce résultat découlant directement de la politique cupide et aveugle dictée par les multinationales et les banksters à l'administration étasunienne. Décidément, plus kon qu'un dirigeant étasunien, il n'y a que deux dirigeants étasuniens...

 

Et l'Europe dans ce merdier ? La géographie, l'histoire, la logique économique et le simple bon sens voudraient que l'Union européenne et la Fédération de Russie travaillent à l'établissement d'une large coopération mutuellement fructueuse et gage de stabilité sur notre continent. Pour ce faire il faudrait commencer par être réaliste et ne pas tromper l'Ukraine en lui faisant miroiter une intégration européenne prochaine assortie d'une entrée dans l'Otan. Ce qui est un casus belli légitime pour la Russie. Mais comment faire cela en étant totalement inféodé aux USA ?

 

Au lieu de ça, on laisse s'établir une ligne de partage arme au pied de l'Europe, une véritable césure du continent. Une stupidité rare et porteuse de bien des dangers. D'autant plus stupide que les véritables ennemis des Européens, ce ne sont pas les Russes, mais les fondamentalistes islamistes qui menacent l'essence même de notre civilisation. Une menace à laquelle est aussi confrontée...la Russie !

 

Françoa, s'il te reste quelques neurones en état de fonctionner et un restant d'aliboffis pas trop occupé par tes conquêtes féminines, fait pression sur l'Allemagne et la Pologne pour mettre en route une négociation uniquement entre Europe et Russie sur le problème ukrainien. Et en gage d'indépendance, livre à Poutine les bateaux qu'il a commandés et payés.

 

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25/11/2014

Allo Riad ? Non mais Allo ! Merde ! Ça a coupé...

 

 

Eh oui, ça a coupé. Pas à cœur, mais à pique, couleur de la mort. Et ça coupe même sans mollir dans ce beau pays ami (!!??) qu'est l'Arabie Saoudite. Selon Human Rights Watch, cette dictature chérie des Zoccis-dentaux a déjà occis, de janvier à octobre 59 personnes. Au mois d'août, ça a usiné à fond la caisse au royaume des Chèques : 19 en 17 jours ! Et ce beau pays pourtant très moderne soutien l'artisanat : c'est à la main, au cimeterre que les « délinquants » sont occis. Eh ! Ce sont les traditions locales. Fabius, toi qui a en charge le commerce international, tu pourrais peut-être signer un contrat pour leur revendre quelques « Louise », quelques « Veuves » à défaut de Rafale. Nous, les Français, avons tout de même une expertise incontestable en matière de coupage de cigare.

 

Ouais mais Allo ! Ils avaient bien dû le mériter ce raccourcissement les mecs ou les meufs qui en ont bénéficié... Ben, à vous de juger : au doux pays des Chèques enturbannés, les motifs de raccourcissement sont aussi larges que variés : apostasie, blasphème, sorcellerie, adultère, sodomie, conduite sexuelle immorale (?), fornication, conduite irréligieuse, idolâtrie, rébellion, vol, trahison, trafic de drogue, cambriolage, etc. Autrement dit n'importe qui, sous un quelconque prétexte, peut aller au coupe-cigare dans ce beau pays, après un simulacre de justice. Le mieux c'est tout de même la « sorcellerie » ! En Arabie saoudite, on est encore en plein Moyen-âge au temps « béni » de l'Inquisition.

 

L'âge moyen du triumvirat de princes régnants est de 83ans, alors que 60 % des Saoudiens ont moins de 18 ans. Grâce à la télévision par satellite, à Internet et aux réseaux sociaux, les jeunes sont désormais parfaitement conscients de la corruption des autorités - tout comme ils savent que 40 % des Saoudiens vivent dans la pauvreté et que près de 70 % ne peuvent se payer un logement. Ces Saoudiens vivent des vies dignes du Tiers Monde, ils souffrent d'une éducation lamentable et sont incapables de trouver du travail dans un secteur privé où 90 % des employés sont des étrangers. C'est donc une poudrière.

 

Ce pays - qui dispute le titre de pays le plus obscurantiste du monde au Pakistan - légitime l'esclavage, l'inégalité homme-femme, l'intolérance religieuse, finance les mouvements fondamentalistes les plus sanguinaires (dont le « célèbre » Etat Islamiste, mais aussi Al Quaïda, Boko Haram, Aqmi, les Shebab de la corne de l'Afrique, etc.).

 

Pourtant ce paradis des Nazislamistes est notre allié. Françoa y est allé plusieurs fois, les princes-tueurs sont personna grata dans notre république, ils achètent – en concurrence avec leur concurrent en horreur cynique le Qatar - les bijoux de famille.

 

Pourquoi cette coupable complaisance ? Parce qu'ils ont le pétrole, cet excrément de la terre. Parce qu'ils achètent sans compter des armes sophistiqués qu'ils sont incapables de mettre en œuvre. Parce qu'ils sont les premiers clients des marchands de miroir aux alouettes de la place Vendôme. Enfin parce qu'ils bénéficient de la protection de ces voleurs de terre que sont Les USA et Israël.

 

Sources :

 

www.hrw.org/node/128314

 http://www.deathpenaltyworldwide.org/country-search-post.cfm?country=Saudi+Arabia

http://www.postedeveille.ca/2009/12/arabie-saoudite-un-condamn%C3%A9-est-d%C3%A9capit%C3%A9-sa-t%C3%AAte-est-resousue-puis-il-est-crucifi%C3%A9.html

 

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24/11/2014

Au bistro de la Toile: merde au sport !

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- On s'en sort bien Victor : l'OM a gagné et ses dirigeants ne sont pas en taule. Par contre, le sport hexagonal, bonjour la débandade ! Les rugbymen se sont fait ridiculiser par les danseurs de tango, quant aux tennismen français, ils n'ont pas touché beaucoup de billes face aux Suisses...

 

- Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire... La négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les sportifs et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans. Le sport usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Le sport est l'ennemi du peuple Loulle.

 

- Oh ! T'envoies pas le bouchon un peu loin, Victor ? T'as monté combien de fois le Ventoux à vélo ?

 

- Je l'ai effectivement monté souvent le Ventoux, Loulle. Et ce n'est pas de la tarte. Il faut vouloir et savoir se faire souffrir. Mais je le montais comme un jeu, comme un défi personnel, pas pour arriver avant les autres. Je pédalais, je suais, je pestais contre moi-même gratuitement, en dilettante, sans autre but que de me mettre au défi. C'est ça le jeu. Le sport, c'est autre chose. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à, créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.). Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso...

 

- T'es pas tendre Victor...

 

- Faut pas l'être Loulle. Faut être lucide : le sport nous prend pour des kons, et rend kon ceux qui adhèrent à ses « valeurs ».

 

- Oui mais le rugby tout de même ! Il y a des valeurs de jouer collectif, de sacrifice pour l'équipe.

 

- Oui. Mais les joueurs actuels sont devenus des professionnels plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l’influence…de leur agent ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus des foutebaleurs comme les autres.

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On hésite à faire la dernière passe qui permettrait à un autre de marquer l'essai...et d'être sur la photo ! On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

Quant aux tennisseurs qui ont perdu la Coupe Davis, ça me fait rigoler, et même ricaner Loulle : tous les joueurs sur le terrain étaient...résidents en Suisse ! Les membres de « l'équipe de France » - Jo-Wilfried Tsonga, Gael Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Gilles Simon – sont tous des évadés fiscaux résidents en Suisse ! Quant à BNP-Paribas, « parrain » de cet événement sportif, il est l'incontestable champion de la présence dans les paradis fiscaux où il réalise 21% de ses activités, avec 170 filiales sous tous les cieux où le fric sale est roi. Que peuvent être ces activités sinon l'évasion fiscale pour ses clients-complices et, bien sûr, pour elle-même. La messe est- dite...

 

- Allez Victor, alors c'est moi qui sers le vin de messe. Á la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus.