Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

23/02/2015

BIG BROTHER, TE VOILA ! LE « PUÇAGE » DES SALARIÉS ARRIVE...

puce électronique visage.jpg

 

Quelle est la similitude entre ces belles vaches qui font la joie des visiteurs du Salon de l'Agriculture et les salariés de l'entreprise suédoise Epicenter ? Les deux sont identifiés, contrôlés, « gérés » comme on dit maintenant par des puces RFID implantées sous leur peau ! Big brother, te voilà...

 

Les vaches, avec les puces RFID qui les identifient, voient leur nourriture, les médicaments qui « amélioreront » leur productivité, etc. délivrés en fonction de leurs besoins (enfin, des besoins de leurs propriétaires). Les vaches n'ont pas demandé à être pucées. Mais les vaches ne sont que des machines à lait et à viande. Des esclaves.

 

Chez Epicenter, entreprise « branchée » très créative, 450 des 700 salariés ont accepté volontairement l'implantation de cette puce RFID sous leur peau ! (Ce qui reste rassurant c'est que 250 salariés ont refusé cette incroyable aliénation. Mais pour combien de temps s'ils ne veulent pas être virés ?) Les « volontaires » sont donc allés chez un tatoueur (!!??) qui leur a implanté cette «puce » électronique sous la peau, entre le pouce et l'index.

 

Pour accepter une telle sujétion il faut que cette « puce » apporte au salarié des avantages formidables j'espère ? Mouais... Ben voyons : ils n'ont plus besoin de badge, ni de clés, ni de cartes, ni de codes à se rappeler pour ouvrir les portes, se servir de la photocopieuse et payer leur café à la caféréria maison ! « Sésame, ouvre toi ! » Formidable non ? Et c'est pour ça que ces salariés acceptent cette servitude volontaire ? Aux fous !

 

Avec cette puce – qui permet la géolocalisation par satellites de l'individu porteur, qui intègre des tas de données personnelles, d'identité, d'adresse, de santé, de coordonnées bancaires, de cartes de crédit, etc. - le bétail humain devient aussi traçable que les vaches...

 

Avant qu'un nouveau « 11 septembre » fournisse le prétexte de rendre l'implantation de cette horreur obligatoire, de multiples moyens sont mis en œuvre pour préparer les « bonkons » à accepter la puce. Pour la rendre « branchée », des discothèques proposent leur implantation permettant d'entrer et sortir sans problème, payer son verre, etc. Elle peut être intégrée dans des tatouages (voir chez Epicenter), des piercings, des implants en silicones, etc. Mais la méthode la plus efficace est de la rendre désirable par les « bonkons avec des prétextes médicaux. Que n'accepterions-nous pas pour la santé ! Ainsi certains hôpitaux étazuniens incitent fortement les patients à se faire implanter une puce contenant leurs données médicales, traitements en cours, groupe sanguin, en prétextant ainsi d'éviter tout risque d'erreur d’identification et de traitement, mais aussi une surveillance médicale à distance. Séduisant, non ?

 

La surveillance par la puce RFID est déjà une réalité dans certaines écoles aux États-Unis, intégrée pour l'instant dans la carte d'identité scolaire obligatoire et dans les uniformes des élèves. Elle permet ainsi de suivre tous les mouvements des gosses ! Et comme les appareils de lecture de ces cartes fonctionnent discrètement, ils peuvent être clandestins, et permettent le pistage des élèves non seulement par les autorités de l'école mais par n'importe qui : organismes gouvernementaux, commerciaux, voire sectes...

 

Mais il y a mieux – ou pire - qui s'annonce. Ce sont des circuits électroniques intégrés dans la peau. Jusqu'à maintenant, les circuits électroniques sont durs parce que tributaires d'un support minéral. Mais des chercheurs ont mis au point un « système électronique épidermique » (EES) qui est un circuit électronique intégré sur la peau, conçu pour suivre parfaitement les mouvements de la peau, s'étirer, de tordre, se fléchir, etc. tout comme les mouvements du corps.

 

Le clivage entre l'homme et la machine est sur le point de disparaître. Ces circuits sont montés sur des substrats plastiques ultra minces, genre patchs appliqués sur la peau avec de l'eau, comme les tatouages provisoires. Il y a là des solutions médicales évidemment séduisantes (surveillance cardiaque, du métabolisme, réadaptation physique, surveillance du sommeil, lutte contre l'apnée du sommeil, soins néonataux, etc.

 

Mais aussi tous les traçages, tous les flicages possibles, voire...l'élimination discrète d'un individu devenu encombrant dans une société totalitaire comme celles que nous imposent sournoisement l'ultralibéralisme triomphant...

 

« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » disait Rabelais...

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

22/02/2015

La Bombine ardéchoise de Mamé Zizou.

Bombine pour web.jpg

 

 

Les temps de pénurie ne sont guère de mise

Et chacun, plus ou moins, peut manger à sa guise

Bien sûr, ce sont souvent des bouffes dégueulasses :

Sous vide, surgelés ou conserves fadasses.

Le pire étant bien sûr ces affreux "hambourgeois"

Dont les Zétazuniens, puritains rabat-joie,

Punissent tristement tout le reste du monde

En voulant le gaver de leur pâtée immonde :

Un peu de vache folle en tranche agglomérée

Prise entre deux éponges assaisonnées diarrhée

Pourtant, il y a peu – trois, quatre décennies –

Faire bouillir la marmite donnait des insomnies

À bien des ménagères. Mais avec presque rien,

Des patates, des restes, et du goût, ô combien!

Elles vous mitonnaient de solides gamelles

Qui régalaient le ventre mieux que des regardelles.

René-Louis Thomas, mon ami ardéchois,

Grand amateur de vins et de repas de choix

M'a préparé un jour - j'en lèche mes babines –

De sa Mamé Zizou la fameuse Bombine.

- Je t écoute Victor : comment ça se prépare,

Avec quels ingrédients, cette recette rare ?

Ce n'est pas compliqué comme tu vas le voir,

Pourtant c'est un bouquet de saveurs du terroir.

Hache fin deux ou trois cèbes de Lézignan

Que tu feras blondir dans l'huile lentement.

Quand je dis dans de l'huile, c'est d'olive bien sûr

Et non les jus douteux de quelques grains obscurs.

Ajoute des lardons, si possible un peu rances,

Ça apporte un parfum, mais évite l'outrance.

Il est temps maintenant de remplir ta toupine

De ce qui constitue le corps de la bombine :

Des rattes de l'année, entières, avec leur peau,

Mêlées de rattes vieilles, pelées et en morceaux.

Couvre juste à niveau d'eau chaude assez salée,

Met une gousse d'ail, du laurier et du thym

N'oublie pas d'ajouter un verre de bon vin,

Ferme et met en cuisson deux heures d'affilée,

À petit feu bien sûr, il faut que ça mijote.

Ce plat de fin de mois des montagnes gavottes

Te remplit le palais de fragrances rugueuses.

Il cala l'estomac des gavots et des gueuses

L'arrosant de clinton, ce cépage ardéchois

Qui te chauffe la tête et maltraite le foie.

Mais, comme dit Ferrat, il fait des centenaires

Qui ne vont pas souvent chez les apothicaires.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire.

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.



 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 ou 4 cèbes de Lézignan (ou autres oignons doux si vous n'en trouvez pas), - 2 hectos de lards (si possible un peu rance), - 1 kilo de pommes de terre rattes nouvelles, - 1 kilo de rattes vieilles, - 1 cuillerée à soupe de gros sel, - 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - 2 litres d'eau améliorée d’un verre de vin blanc.

 

Les vins conseillés:

Vous ne trouverez plus de clinton, ce cépage qui poussait sur les arides restanques ardéchoises, car, dangereux, il est interdit et c'est une bonne chose. Mais essayez un de ces rouges étonnants de fraîcheur et de parfum des Coteaux ardéchois : Saint-Désirat, Saint-Joseph, Tournon, La Roche-de-Glun ; des rouges des Corbières ; des rouges des Coteaux varois.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

21/02/2015

Ouiquinde érotique avec Marie Krysinska

Bacchanalia.jpg

 

 

Bacchanale


Sous les lampadaires verts des chênes,
La farouche et rythmique extase se déchaîne.

Les torses, aussi beaux que des ciels d'été,
Souplement ondoient. Et les seins lactés -
Ainsi que d'ivres nébuleuses -
Voguent au gué des danses amoureuses.

Et le flot du vin odorant se mêle
Aux flots des chevelures qui follement ruissellent.

Sous les lampadaires verts des chênes,
La farouche et rythmique extase se déchaîne.

Les susurrants tambourins échappent aux mains lassées.
Et de plus âpres étreintes font les formes enlacées.

Ainsi que des lianes caressantes
De frêles bras s'éprennent des épaules puissantes ;
Et le saont Délire, en tournoyantes rondes,
Constelle l'horizon rose de chairs blondes.

Le rire divin sonne de somptueux tocsins,
Les lèvres rient, aussi les yeux, aussi les seins...
Et, tandis que la fin du jour déploie ses pompes,
Les Satyres, enflant leurs joues, soufflent dans les trompes.

Marie Krysinska

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

19/02/2015

Au bistro de la toile : 49,3 et proportionnelle.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh Victor, qu'est-ce que je te sers ? Du 12,5, un 45, un 51 ou un 49,3 ?

 

- Commençons par un café. 49,3... C'est une disposition de la constitution qui permet de faire passer une décision de l'exécutif sans que les députés n'aient un mot à dire. Autrement dit une arme redoutable, voulue par De Gaulle en une époque troublée, mais destinée à sortir rapidement d'une situation dangereuse. N'oublions pas que la constitution de la 5ème a été écrite en pleine guerre d'Algérie, avec les exactions de l'OAS, et sur fond de guerre froide. Cet article n'est pas fait pour faire passer une quelconque loi qui « n'est pas la loi du siècle » comme dit François.

 

- Alors pourquoi Valls nous la ressert ?

 

- Pour soutenir son ministre de droite qui a concocté une loi de droite et que la droite elle-même ne veut pas voter alors qu'elle est foncièrement de droite ! Il s'étonne dès lors que quelques-uns des députés de gauche décident de voter contre celle loi de droite !

 

- Un vrai foutoir. Droite, gauche, c'est le bordel. Et c'est la fille du borgne qui engrange...

 

- On touche du doigt l'anachronisme de cette cinquième république, rappelons-le faite pour un géant et qui se meurt au milieu des magouilles de chacals...

 

- Alors que faire ?

 

- Changer de république, créer une constituante aux membres choisis par tirage au sort, puis revenir aux élections mais à la proportionnelle intégrale, avec une interdiction stricte de tout cumul de mandats et de mandatures.

 

- La proportionnelle, c'est l'arrivée en masse du Front national...

 

- Est-ce que la politique de l'autruche est meilleure ? Ceux qui votent pour le F.haine montent de plus en plus lors des élections qui se suivent. Les laisser en dehors de la représentation nationale est non seulement une injustice, mais surtout une konnerie. En effet, il est facile de gueuler en ne risquant pas de se salir les pognes à l'épreuve du pouvoir... C'est valable pour le F.haine comme pour le Front de gauche d'ailleurs. Est-il normal que des proportions de plus en plus importantes de couches de la population soient totalement en dehors des sphères décisionnelles ? C'est valable, répétons-le, pour le F.haine mais aussi pour la gauche vraie !

 

- La gauche vraie, comme tu dis, où est-elle ? Où est le Syriza français ? Où sont les Podemos français ? Ils se bouffent le nez entre chapelles concurrentes. Où est le Tsipras français ? Mélenchon ? Il a soulevé d'immenses espoirs par son charisme, ses qualités de tribun et son programme lors de la dernière campagne présidentielle. Puis il s'est gaspillé à Hénin je sais plus quoi... Besancenot ? Il n'existe plus, pas plus que son parti, réduit à un vague groupuscule depuis qu'il a voulu présenter une candidate islamiste aux élections ! Les Verts ? Ils ont fait illusion tant que Cohn-Bendit les tirait vers le haut. Alors on attend... On cherche, on espère notre Tsipras...

 

- En attendant, à la nôtre !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

18/02/2015

En France, en Europe, dans le monde, on est dans quoi ? DANS LA MERDE ! chante Guy Béart...

estrons gateaux.jpg

 


Vous, les grands philosophes
Qui savez tout sur tout
Assez de catastrophes
Ce soir, écoutez-nous
La vie est toujours fête
Pourquoi pleurer sans fin ?
Vous cassez pas la tête
Nous allons vous mettre au parfum
(Nous allons vous mettre au parfum !)

{Refrain:}
Où étions-nous ? (Dans la merde)
Où sommes-nous ? (Dans la merde)
Où allons-nous ? (Vers la merde)
Pourquoi y aller ?
(Pour changer de merde)
(Et puis merde, merde, merde !)

Dans la guerre affolante
(Dans la guerre affolante)
On se bat, on se marre
(On se bat, on se marre)
Le coq français ne chante
Que les pieds dans la mare !
Pour sortir des salades
(Pour sortir des salades)
Seul le rire est vainqueur
(Seul le rire est vainqueur)
Marchons dans la panade
C'est ça qui nous porte bonheur !
(C'est ça qui nous porte bonheur !)

{au Refrain}

Célibataire (C'est la merde)
Marié (C'est la merde)
À la rue (C'est la merde)
Les familles (C'est la merde)
Le boulot (C'est la merde)
Le chômage (C'est la merde)
Dans les villes (C'est la merde)
À la ferme (C'est la merde)
Pourquoi y aller ?
(Pour changer de merde)
(Et puis merde, merde, merde)

Depuis qu' le monde est monde
(Depuis qu' le monde est monde)
C'est la même chanson
(C'est la même chanson)
Des mélasses profondes
Toujours nous sortirons
Dans la crise mondiale
(Dans la crise mondiale)
Vous parlez de mourir
(Vous parlez de mourir)
Et nous, c'est un scandale
On meurt d'amour, on meurt de rire !
(On meurt d'amour, on meurt de rire !)

Ha ha ha ha
(C'est la merde !)

 

Guy Béart

 

 

vin de merde.jpg

 

 

Photos X - Droits réservés

 

**************************

 

Pour vous faire plaisir :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

17/02/2015

L'essentiel sur l'essentiel

 

varouflakis.jpg

Grèce. « Γαμήσου ! » Gamí̱sou ! Autrement dit « Va te faire foutre » ! C'est, en substance, ce qu'a répondu le ministre grec Yanis Varoufakis, au président de l'Eurogroupe le ci-devant Dijsselbloem, après que celui-ci aie retiré le texte de compromis proposé par la Commission européenne pour le remplacer par un texte imposant aux Grecs la reconduction pure et simple du « programme d'aide » honni, soit le retour de la Troïka qui contrôlerait de nouveau toutes les décisions du gouvernement, mettrait son veto sur ce qui ne lui plaît pas, imposerait de privatiser à tour de bras et continuerait à humilier tout un peuple. Bref, l'Eurogroupe, sous l'influence de Berlin, demande – sous forme d'ultimatum ! - aux Grecs de balayer tout ce pour quoi ils ont voté en masse pour Tsiripas !

« Παράλογο και απαράδεκτες » « Absurde et inacceptable » leur a répondu, avec raison, Yanis Varoufakis.

S'ils envoient le bouchon trop loin, les boutiquiers de l'U.E. pousseront la Grèce dans les bras de la Russie et de la Chine : - accord financier avec la Chine évacuant la « dette », - sortie de l'Otan, - accord militaire avec la Russie (avec une flotte russe au Pirée!!), - entrée de la Grèce dans les Bricks, etc. Donc – prenons les paris ! - les margoulins de l'Europe avaleront leur chapeau.

 

* * * * * * *

 

danemark fleurs pour tueur.jpgLes Danois découvrent avec stupeur la dure réalité : ils sont directement attaqués, sur leur sol, par les nazislamistes (des « islamofascistes » comme dit Manuel Valls). Au même titre que nous. Á part que nous, on a sur notre sol 5 à 6 millions de musulmans parce que notre histoire, pas toujours glorieuse, et les besoins des patrons nous les ont emmenés. Sans oublier le boulet psychologique d'une culpabilité un peu niaise, les générations actuelles n'étant pas responsables des exactions ni de la colonisation ni de l'esclavagisme. Mais eux, les Danois, ils sont victimes de leur générosité, de leur angélisme qui tangente la konnerie !

Société ouverte et tolérante, ils ont ouvert leur porte à tous les immigrants, à tous les réfugiés (vrais ou faux) fuyant les soubresauts d'un monde musulman où la violence et l'intolérance sont la règle. Ils sont arrivés de Turquie, de Palestine, de Somalie, du Pakistan, d'Irak, du Liban, maintenant de Syrie, de Libye. Ils représentent 5% de la population, restent regroupés en communautés, vivent de l'aide sociale de ce peuple généreux, prétendent imposer leur mode de vie, leurs usages, leurs burquas, leur charia, etc. Et les Danois, éberlués, ont vu ces gens venus d'ailleurs apporter des bouquets pour manifester leur solidarité avec le tueur de Copenhague, puis les provoquer en priant et en braillant - « Allah o akbar ! » - devant la demeure de l'assassin !

 

* * * * * * * *

 

macron.jpgChez nous, on en est à la loi Macron. Elle devrait passer aujourd'hui. Du bon et du mauvais, comme toujours. Le très mauvais a été enlevé. Il s'agissait de cet amendement sur la « sécurité du secret des affaires » qui avait pour effet principal de chasser les empêcheurs de magouiller en rond : lanceurs d'alerte, journalistes d'investigations risquaient la prison et d'énormes amendes. Ça a été évacué sous la pression populaire et des médias libres. Pour combien de temps ? Reste le travail du dimanche. Douze dimanche par an, bof, pas de quoi en faire un coffre, surtout si les travailleurs du dimanche sont payés double. Mais le problème c'est que la loi ne prévoit aucun plancher de majoration du salaire... Du bon : les transporteurs étrangers qui font du cabotage en France devront payer leurs employés, sur le territoire français, au Smic français. Mais qui va vérifier ?

 

* * * * * *

Et puis – Cocorico ! - on a enfin vendu des Rafales. Á des Égyptiens. Pas des modèles en matière de droit de l'homme. Mais ils ont l'immense avantage d'être des ennemis jurés de tous les nazislamistes. De plus, c'est le pays le plus puissant du monde musulman et le massacre de 21 de leurs ressortissants en Libye les a mis en rage. En vertu de l'adage « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », on ne va pas faire la fine gueule. Les vrais ennemis, ils sont en Arabie saoudite, au Qatar et autres poussières d 'états pétroliers.

 

* * * * * *

N'oublions pas l'Ukraine. Le cessez-le-feu tiendra-t-il longtemps ? « Ouate ainsi » comme disent les rosbifophones...

 

16/02/2015

Au bistro de la toile : rugby, injustice.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- ...teng ! Victor. On a encore pris la pâtée au rugby devant les Irlandais. Faut se rendre à l'évidence :on ne fait plus le poids.

 

- Faut pas exagérer Loulle. On a perdu ce match parce qu'on avait contre nous 15 Irlandais rugueux mais aussi, et même surtout, cette caricature d'arbitre nommée Barnes. Ce type est d'ailleurs dans le droit fil d'une réalité générale dans le rugby. Ce sport est et demeure un sport dominé et régit pas des Britanniques et autres anglo-saxons. Nous – et les Italiens - n'y sommes que tolérés comme faire-valoirs. L'arbitrage, très majoritairement anglo-saxon, nous est toujours défavorable et nous partons régulièrement avec 3 ou 4 pénalités bien placées contre nous, tant il est facile pour un arbitre de donner une pénalité de façon...arbitraire, dans les mols, le truc plaqueur-plaqué, les mêlées effondrées. Lorsque les attaquants français bataillaient devant la ligne d'essai adverse, Barnes leur a cassé la baraque en donnant une pénalité en faveur des autres. Les pénalités qu'il a accordé aux Français étaient en majorité dans notre camp, donc sans danger pour les Irlandais. Et c'était tout le contraire pour les Irlandais qui « bénéficiaient » de coups de pieds juste en face les piquets... Note qu'il en a été de même dimanche entre les Écossais et les Gallois. L'arbitre fait gagner qui il veut. C'est comme ça qu'on s'est fait voler comme dans un bois il y a quatre ans pour la coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Le sinistre Joubert, arbitre de son état, a fait ce qu'il fallait pour que les All Blacks ne soient pas battus chez eux...

 

- Ça s'appelle l'injustice. Tè ! En la matière, il est en train de s'en commettre une, d'injustice, à Montpellier, bien pire qu'un match de rugby. C'est ce type qui a fait 11 ans de taule pour un crime qu'il n'avait pas commis et que la « Justice » française refuse d'indemniser...

 

- T'as raison Loulle. C'est un beau scandale cette histoire. Rappelons les faits. Deux petits délinquants – Azzimani et El Jabri ont été condamnés de façon un peu légère pour le meurtre d'un dealer, Abdelaziz Jhilal. Procès, appel, puis procès en révision suite au revirement du principal témoin à charge et à des analyses ADN innocentant les condamnés. Ce procès en révision – très rare en France – a acquitté les deux hommes au mois de juillet. Ils sont donc enfin libre après 13 ans de taule pour l'un, 11 ans pour l'autre. Ces deux hommes, victimes et non coupables, ont eu leur vie saccagée, leur santé délabrée. Ils réclament donc une très légitime indemnisation au ministère de la Justice. En dédommagement, leurs avocats ont réclamé, devant la cour d'appel de Nîmes 3,184 millions d'euros pour El Jabri, qui a passé 13 ans et 3 jours derrière les barreaux, et 2,945 millions d'euros pour Azzimani, qui a effectué 11 ans et 7 mois de détention. Mais l'avocat de l'agent du trésor affirme que, malgré ses démarches, il n'a pas trouvé trace de la détention dans le dossier informatique de M. El Jabri ! Pour lui, rien ne prouve qu'elle ait eu lieu ! Aussi, dans ses conclusions, il affirme que l'ancien détenu n'a pas droit à indemnisation... Non mais dans quel pays vit-on ? Á qui vont-ils faire croire qu'il n'y a pas trace du passage en taule d'un type, pour 11 ans ! Non mais, qu'est-ce que c'est que ce foutoir ?

 

- Ça s'appelle un délit de sale gueule Victor... Le dénommé Dills, accusé à tort lui aussi d'un sordide meurtre d'enfants, a fait 16 ans de taule pour rien. Pour une gueule qui ne revenait pas aux enquêteurs...

 

- Mondo cane... Tè, verse-nous à boire.

 

 

**************************

 

Pour vous faire plaisir :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

15/02/2015

Ouiquinde gastronomique turc

 

femme au vent.jpg

Katy

 

J’ai rencontré Katy sur un paquebot turc

Qui reliait Marseille au pays d'Atatürk

Longue, fine, élancée, androgyne et très blonde,

En voyage de noce elle courait le monde.

 

Un regard prometteur longuement échangé,

Deux verres de raki, près du bar, partagés,

Et nous nous retrouvons, sans parole inutile,

Sur le pont, envoûtés, commençant une idylle.

 

Je cueille sur ses lèvres un baiser épicé,

Je roule entre mes doigts ses petits seins dressés

Elle m’offre, cambré, le bas de son échine

 

Et nous faisons l’amour, au rythme des machines

Nous grimpons, enlacés, vers le septième ciel

Croquant à belles dents dans sa lune de miel !

 

 

Les “ Dolma yalanci ” – Les feuilles de vignes farçies

 

Le mari de Katy, un pasteur anglican

Pratiquait avec flegme une juste devise :

“ Mieux vaut une participation sur un volcan

Que l’exclusivité d’une froide banquise ! ”

Nous nous sommes aimés de fougue et d’abondance

De Marseille à Capri, du Pirée à Byzance,

Au hasard des recoins du bateau haletant

Toujours sur le qui-vive et pressés par le temps,

Sur des bâches pliées, sur des tas de cordages,

Mais surtout dans les chaloupes de sauvetage.

Grand, solide et rougeaud, le regard ironique,

Le pasteur buvait sec du rhum de Martinique

Il connaissait les hommes, les femmes et le péché

Et savait que Katy, sa belle amourachée

Lui reviendrait bientôt, et sans perdre la boule,

Sitôt que le bateau atteindrait Istamboul…

Le pasteur généreux, grand seigneur, m’invita

Dans un resto flottant, sous le pont Galata,

Il reprit possession, avec verve et humour

De sa volage épouse, de sa poupée d’amour,

Et la gorge serrée, je dus rendre les armes

Quand Katy me quitta, sans verser une larme…

- Eh ! Victor, ici bas, chacun porte sa croix,

Et souvent, le cocu n’est pas celui qu’on croit !

Il t’a bien fait marron, le serviteur de dieu !

Mais qu’avez-vous mangé comme repas d’adieu ?

- Un plat oriental, les “ Dolma yalanci ”,

On connaît : ce sont les feuilles de vignes farcies.

Tu fais blanchir trente secondes,

Dans de l’eau bouillante et salée,

Des feuilles de vignes que tu émondes

Des nervures et parties talées.

Tu les sèches sur du sopalin

Et tu te bois un coup de vin.

Tu colores un oignon et de l’agneau haché

Dans de l’huile d’olive sans laisser attacher,

Un verre de riz sec, laisse prendre du goût,

Puis recouvre d’un doigt d’eau, citronnée surtout.

Laisse cuire dix minutes, rajoute des raisins

Secs trempés, égouttés, cannelle, pignons de pin,

Sale, poivre, cuis à absorber le liquide,

Vide ton verre plein et plains ton verre vide.

Dispose cette farce sur tes portions de feuilles

Roule-les en cylindres, c’est fait en un clin d’œil,

Et pour ne pas qu’ils s’ouvrent, avec un cure-dent

Tu rapproches les bords et tu piques dedans.

Dans le fond d’une poêle, met ces petits rouleaux,

Un peu d’huile d’olive, un demi verre d’eau,

Et fais cuire à feu doux, vingt minutes à couvert.

C’est un plat délicieux, qui rend les hommes verts !

Á nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

JVJ

 

 

Photo X - Droits réservés

 

 

 

13/02/2015

Au bistro de la toile : lueurs de paix en Ukraine.

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, t'as le pif ! Il y a quelques jours, tu nous parlais de « rumeurs de paix en Ukraine ». Ben, ça semble être fait. Chapeau. Tè ! Je mets ma tournée. C'est pas tous les jours qu'on peut lever son verre à la paix...

 

- Á la nôtre. Ces rumeurs de paix se sont transformées en lueurs de paix. Et c'est formidable en ces temps tout ce qu'il y a de perturbés... Ces accords sont ce qu'ils sont, c'est-à-dire fragiles, mais s'ils sauvent quelques vies, c'est déjà un beau résultat.

 

- Poutine a gagné, quoi, soyons réalistes.

 

- Poutine a gagné, et c'est très bien comme ça. Mais les indépendantistes de l'Est n'ont pas été officiellement partie prenante dans ces négociations. Se considéreront-ils liés entièrement à ces accords ? On verra. Et puis regardons les choses en face. Si les Ukrainiens de l'Est et leur gouvernement fantoche ont accepté toutes les concessions imposées par Poutine, c'est parce que leurs troupes régulières comme leurs milices nazies ont pris branlées sur branlées face à des « rebelles » qui se battaient pour l'existence même de leur territoire. Quant aux Atlantistes, qui, parmi eux a envie de se cogner militairement avec l'armée russe ?

 

- C'est quoi l'armée russe actuellement ?

 

- Énorme ! Les Forces armées de la Fédération de Russie comptent environ 1.150.000 soldats. Cependant, le président Poutine souhaite augmenter les effectifs de 500.000 soldats professionnels ce qui amènera son armée à environ 1.350.000 soldats professionnels d'ici 2017. Les Forces terrestres : environ 400.000 soldats, 9.000 chars (3.000 de dernière génération), 300 véhicules de soutien de chars (exclusifs à la Russie, surnommés les Russians terminators, 30.000 véhicules de transport, 500 véhicules de transports de blindés endommagés, 15.000 lance-roquettes multiples, 8.000 blindés anti-aériens (1.500 de dernière génération), 4 500 blindés tout-terrain. L'Armée de l'air : environ 180.000 soldats, 7.000 avions de combat (3.000 de dernière génération), 500 bombardiers stratégiques, 2.500 bombardiers lourds, 3.000 hélicoptères de combat (2.000 de dernière génération), 5.000 hélicoptères de transport, 2.000 avions de transport, 500 avions furtifs/d'espionnage, et environ 300 avions-radars à très longue portée. La Marine : environ 160.000 soldats, 50 destroyers, 7 porte-avions (1 en service), 200 sous-marins d'attaque (150 en service), 8.000 bâtiments de guerre, 26 porte-hélicoptères (28 en comptant les Mistral Français), 500 mouilleurs de mines, 5.000 bateaux d'intervention rapide et 5.000 bateaux de transport. Sans oublier une dizaine de milliers de missiles nucléaires à longue et moyenne portée... Qui a envie de s'attaquer à ça ???

 

- Les Ricains...

 

- C'est là le vrai danger. Ils sont tellement belliqueux, sûr de leur « bon droit », c'est-à-dire le « droit » qu'ils s'arrogent de dominer et piller le reste du monde, qu'ils sont capables de toutes les konneries. N'oublions pas qu'un autre Bush se profile à l'horizon des élections étazuniennes. En Ukraine ces dernières années, ils ont semés la merde. Mais s'ils ont été court-circuités dans ces négociations, ils l'ont en travers et vont chatouiller l'ours russe ailleurs. Ainsi l'Otan – bras armée des multinationales et de la finance yankee – envisage d'ouvrir, dans les six mois qui suivent, un centre de formation et d’entraînement en Géorgie ! Ce centre s'installera à Vaziani, à 25 km de Tbilissi, capitale de la Géorgie. Il s'y fera des exercices réguliers avec l'armée géorgienne et d'autres membres et partenaires de l'Otan. Cette présence permanente de l'Otan au flan de la Russie est une provocation de plus...

 

- Mouais... Cette fois, ce sera loin de chez nous... Allez, à la nôtre !

 

- Il y a une autre chose très positive dans ces accords: c'est qu'ils ont été menés sans les USA. Par les deux poids-lourds de l'Union européenne. Et ça c'est le signe d'une émancipation de l'UE par rapport aux USA. Reste encore à refuser le traité de vassalité Tafta. Mais c'est une autre histoire...

 

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

12/02/2015

Pour oublier la « morosité ambiante », quelques savoureuses « Desproges-rit » !

pierre-desproges_01.jpg

 

 

L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne !

 

Je ne bois jamais à outrance, je ne sais même pas où c'est.

 

 

pierre_desproges_03.jpg

 

 

Je n'ai jamais abusé de l'alcool, il a toujours été consentant. 

 

Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant... S'il vous répond, vous êtes schizophrène.

 

 

pierre_desproges_04.jpg

 

 

5 fruits et légumes par jour, ils me font marrer... Moi , à la troisième pastèque, je cale.

 

L'alcool tue mais combien sont nés grâce à lui ?

 

pierre_desproges_07 (1).jpg

 

Un jour j'irai vivre en Théorie, car en Théorie tout se passe bien.

 

La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie !

 

pierre_desproges_08.jpg

 

Dieu a donné un cerveau et un sexe à l'homme mais pas assez de sang pour irriguer les deux à la fois.

 

La lampe torche. Le PQ aussi.

 

Photos X - Droits réservés

 

 

**************************

 

Pour vous faire plaisir :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

 

 

 

08/02/2015

Gastronomie dominicale à la cuisine Jonathan SWIFT

 

enfants nourriture dessin.jpg

 

L’écrivain Jonathan Swift, pour protester contre l’effroyable misère qui sévissait alors en Irlande sous domination anglaise, a écrit en 1729 un pamphlet aussi féroce que désespéré. L’Europe et la mondialisation ultra libérale donnent une nouvelle jeunesse à ce texte. En temps de crise, à lire et à méditer ce petit chef-d’œuvre de second degré et d’ironie sarcastique:

 

(…) Un Américain très avisé que j’ai connu à Londres m’a assuré qu’un jeune enfant en bonne santé et bien nourri constitue à l’âge d’un an un mets délicieux, nutritif et sain, qu’il soit cuit en daube, au pot, rôti à la broche ou au four, et j’ai tout lieu de croire qu’il s’accommode aussi bien en fricassée ou en ragoût.

 

(…) Je porte donc humblement à l’attention du public cette proposition : sur ce chiffre estimé de cent vingt mille enfants, on en garderait vingt mille pour la reproduction, dont un quart seulement de mâles - ce qui est plus que nous n’en accordons aux moutons, aux bovins et aux porcs -, la raison en étant que ces enfants sont rarement les fruits du mariage, formalité peu prisée de nos sauvages, et qu’en conséquence un seul mâle suffira à servir quatre femelles.

 

On mettrait en vente les cent mille autres à l’âge d’un an, pour les proposer aux personnes de bien et de qualité à travers le royaume, non sans recommander à la mère de les laisser téter à satiété pendant le dernier mois, de manière à les rendre dodus et gras à souhait pour une bonne table. Si l’on reçoit, on pourra faire deux plats d’un enfant, et si l’on dîne en famille, on pourra se contenter d’un quartier, épaule ou gigot, qui, assaisonné d’un peu de sel et de poivre, sera excellent cuit au pot le quatrième jour, particulièrement en hiver.

 

J’ai calculé qu’un nouveau-né pèse en moyenne douze livres et qu’il peut, en une année solaire, s’il est convenablement nourri, atteindre vingt-huit livres.

Je reconnais que ce comestible se révélera quelque peu onéreux, en quoi il conviendra parfaitement aux propriétaires terriens qui, ayant déjà sucé la moelle des pères, semblent les mieux qualifiés pour manger la chair des enfants.

 

(…) Ainsi que je l’ai précisé plus haut, subvenir aux besoins d’un enfant de mendiant (catégorie dans laquelle j’inclus les métayers, les journaliers et les quatre cinquièmes des fermiers) revient à deux shillings par an, haillons inclus, et je crois que pas un gentleman ne rechignera à débourser dix shillings pour un nourrisson de boucherie engraissé à point, qui, je le répète, fournira quatre plats d’une viande excellente et nourrissante, que l’on traite un ami ou que l’on dîne en famille. Ainsi, les hobereaux apprendront à être de bons propriétaires et verront leur popularité croître parmi leurs métayers, les mères feront un bénéfice net de huit shillings et seront aptes au travail jusqu’à ce qu’elles produisent un autre enfant.

 

Ceux qui sont économes (ce que réclame, je dois bien l’avouer, notre époque) pourront écorcher la pièce avant de la dépecer ; la peau, traitée comme il convient, fera d’admirables gants pour dames et des bottes d’été pour messieurs raffinés.

 

Quant à notre ville de Dublin, on pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu’on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d’acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir. (...)

 

(…) Nul doute que cet aliment attirerait de nombreux clients dans les auberges dont les patrons ne manqueraient pas de mettre au point les meilleures recettes pour le préparer à la perfection, et leurs établissements seraient ainsi fréquentés par les gentilshommes les plus distingués qui s’enorgueillissent à juste titre de leur science gastronomique ; un cuisinier habile, sachant obliger ses hôtes, trouvera la façon de l’accommoder en plats aussi fastueux qu’ils les affectionnent. (…)

 

(…)Nous devrions voir naître une saine émulation chez les femmes mariées - à celle qui apportera au marché le bébé le plus gras -, les hommes deviendraient aussi attentionnés envers leurs épouses, durant le temps de leur grossesse, qu’ils le sont aujourd’hui envers leurs juments ou leurs vaches pleines, envers leur truie prête à mettre bas, et la crainte d’une fausse couche les empêcherait de distribuer (ainsi qu’ils le font trop fréquemment) coups de poing ou de pied. (…)

 

(…)Je conjure les hommes d’État qui sont opposés à ma proposition, et assez hardis peut-être pour tenter d’apporter une autre réponse, d’aller auparavant demander aux parents de ces mortels s’ils ne regarderaient pas aujourd’hui comme un grand bonheur d’avoir été vendus comme viande de boucherie à l’âge d’un an, de la manière que je prescris, et d’avoir évité ainsi toute la série d’infortunes par lesquelles ils ont passé jusqu’ici, l’oppression des propriétaires, l’impossibilité de régler leurs termes sans argent ni travail, les privations de toutes sortes, sans toit ni vêtement pour les protéger des rigueurs de l’hiver, et la perspective inévitable de léguer pareille misère, ou pis encore, à leur progéniture, génération après génération. (…)

 

 

Jonathan SWIFT - 1729

 

 

cannibale goya saturne dévorant ses enfants.jpg

 

 

 Photo X - Droits réservés

 

**************************

 

Pour vous ouvrir l'appétit :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

07/02/2015

Ouiquinde érotique avec Louis-Charles Machault

cul béni.JPG

 

 

Sophie Langelot au curé de Saint-Paul

Quoi ! lâche suppôt de l'autel !
Tu fis de l'église un bordel ;
Ainsi donc métamorphosée,
Tu vainquis mon âme abusée :
Changeant les ordres du destin,
De moi, tu fis une putain.

Te souviens-tu, monstre infernal,
De ce moment triste et fatal,
Où, succombant à tes caresses,
Je me laissai prendre les fesses,
Et que cédant trop à ta loi,
Mon con tout neuf s'ouvrit pour toi ?

Hélas ! pour prix de tant d'amour,
Ah ! quel affreux triste séjour !
Ainsi donc tu payes l'hommage
Que je te fis d'un pucelage !
Moi, de l'art de foutre entichée,
Je n'ai plus qu'un godemiché !

Ton vit cruel, affreux, ingrat,
A-t-il oublié ce combat ?
Quoi ! moi, d'une religieuse,
Je vais être la manieuse ?
Quels affreux supplices divers !
Ah ! c'est le tourment des enfers.

Mais je vais renaître au bonheur ;
J'ai le vit de mon directeur.
C'est un brave fouteur de nonne,
Qui n'a jamais raté personne :
Me branlant, je dis à part moi,
Maudit soit tout curé et toi.

 

 Photo X - Droits réservés

**************************

 

Pour vous faire plaisir :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

 

05/02/2015

Allez, rigolons un peu avec Alphonse Allais

alphonse allais citation funéraire.jpg

 

 

La BCE – cet antre de banksters élus par personne – qui tente de poignarder le tout jeune gouvernement de la Grèce, élu, lui par son peuple...

 

Un temps de chien avec un mistral noir a décorner tous les cocus de la région...

 

François qui va dégoiser on ne sait quoi...

 

Val qui a le cynisme de proposer ses « services » à un Charlie hebdo maintenant plein de tunes faute de talents pouvant égaler les trucidés d'Allah...

 

Bof... Tè, rigolons plutôt un peu avec Alphonse Allais !

 

* * * * * * * * *

 

Proposition folichonne d'un peintre un peu loufoc qui voulait entraîner une jeune femme dans des cryptes, à seule fin de lui peindre le dos avec de la couleur verte.


Je dis, mettons, vers mes passages souterrains
Jeudi, mes ton verts, mais pas sages, sous tes reins.


 

Nous nous étalons
Sur des étalons.
Et nous percherons
Sur des percherons !

 

C’est nous qui bâtons,
Á coup de bâtons,
L’âne des Gottons
Que nous dégottons !...
Mais nous l’estimons
Mieux dans les timons.

 


Nous nous marions
Á vous Marions
Riches en jambons.
Nous vous enjambons
Et nous vous chaussons,
Catins, tels chaussons !
Oh ! plutôt nichons
Chez nous des nichons !

 

Vite polissons
Les doux polissons !
Pompons les pompons
Et les repompons !
C’est nous qui poissons
Des tas de poissons.
Et qui les salons
Loin des vains salons !

 


Tout d’abord pigeons
Sept ou huit pigeons.
Du vieux Pô tirons
Quelques potirons !
Aux doux veaux rognons
Leurs tendres rognons,
Qu’alors nous oignons
Du jus des oignons !

 

Puis, enfin, bondons-
Nous de gras bondons.
Les vins ?... Avallons
D’exquis Avallons !
Après quoi, ponchons
D’odorants ponchons
Ah ! thésaurisons !

 


Vers tes horizons
Alaska, filons !
Á nous tes filons !
Pour manger, visons
Au front des visons,
Pour boire, lichons
L’âpre eau des lichons
Ce que nous savons
C’est grâce aux savons
Que nous décochons
Au gras des cochons

 

Oh ! mon chat, virons,
Car nous chavirons !

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

**************************

 

Pour vous faire plaisir :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

 

 

04/02/2015

En Europe, l'espoir a un nom : Syriza. Il a un visage : Tsipras.

couilles de banquiers copie.jpg

 

Hier soir mardi, la chaîne Arte a proposé une remarquable enquête concernant la situation économique actuelle de l'Europe en montrant la genèse de la dette et son poids absolument anormal dans la vie des États et donc des gens.

 

« Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation,et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » disait, avec cynisme le ci-devant Mayer Amshel Rothschild (1743-1812).

 

Ce cynisme est illustré jusqu'à la caricature par la main-mise des « marchés financiers » sur la politiques des États, particulièrement en Europe. Qui crée la monnaie ? La BCE ? Mouais... C'est avant tout et surtout les banques qui créent ex nihilo de l'argent-dette.

 

Ainsi vous allez voir votre banquier pour obtenir de Sa Suffisance un prêt de quelques milliers d'euros pour acheter par exemple votre appartement. S'il vous l'accorde, il fabrique à partir de rien les quelques milliers d'euros qu'il vous prête. Pour lui, c'est une simple ligne d'écriture, gagée de toute façon sur le bien acheté par vous. Vous, vous allez trimer toute votre vie pour « honorer » votre dette. Elle – la banque – vous a prêté de l'argent qu'elle n'a pas (puisqu'elle peut légalement prêter 9 si elle a 1 en caisse !). Notez que vous remboursez d'abord et avant tout les intérêts que la banque s'arroge ! C'est une gigantesque escroquerie basée sur le système pyramidal à la Ponzi, comme l'a expliqué hier soir le regretté Oncle Bernard Maris... Les banques créent de la monnaie de singe avec laquelle elles escroquent ceux qui n'ont que leur force de travail, et s'approprient la seule vraie valeur : le fruit du travail des humains.

 

Les États n'ont plus la main sur cet outil essentiel de leur souveraineté qu'est la création et la gestion de sa monnaie. Ceci depuis que le banquier de Rothchild Pompidou et son complice Giscard d'Estaing ont imposé à la France, avec la loi de 1973, de passer par l'intermédiaire des banques privées pour emprunter auprès de la Banque centrale nationale. Et on a mis ce système d'escroquerie caractérisé dans les traités qui fondent l'Europe puisqu'il a été repris in extenso par le traité de Maastricht ! Dès lors le surendettement des États était évident. Il est la conséquence d'un système bancaire inepte. Et les banksters ont le cynisme de prétendre que ce sont les États qui sont responsables... Et de dire qu'il faut que ces États réduisent leurs dépenses, privatisent les meilleurs fleurons de leurs économies, détruisent leurs services publics et pressurent d'impôts les classes les plus précaires. Si les États européens n'avaient pas racheté les dettes des banques privées – dettes provenant de l'économie de casino des banquiers – ils ne seraient pas devant un endettement gigantesque qui, de toute façon, ne sera jamais remboursé mais qui engraisse jusqu'à la goinfrerie ces banksters.

 

Selon les critères des banksters (appelés dans la novlangue « les marchés »), le meilleur élève, celui qui rafle tous les « prix » est l'Allemagne. Budget à l'équilibre, fort excédent commercial, paix sociale, etc. Ben voyons ! La bonne santé économique de ce pays est la conséquence de l'effacement total de la gigantesque dette allemande consécutive aux désastres, aux ruines, aux massacres de la guerre monstrueuse menée par les dirigeants fous que les citoyens allemands s'étaient librement choisis. Il ne faut pas qu'ils l'oublient, et il ne faut surtout pas éviter de le leur rappeler. Chez ce « meilleur élève », le pouvoir politique se plie aux desideratum des grands groupes industriels champions de l'exportation. Réduction des impôts des plus riches, réduction des charges des entreprises, pression sur les salariés pour qu'ils acceptent un gel et même une baisse de leurs salaires, travail forcé pour les chômeurs. Á cela s'ajoute une exploitation éhontée de ses voisins, de ses traditionnelles « marches de l'est ». Les machines outils, les grosses bagnoles « allemandes » sont fabriquées, par pièces ou segments séparés, en Hongrie, Slovénie, Tchéquie, Pologne, Roumanie, par des ouvriers payés au lance-pierre, puis seulement assemblées en Allemagne pour bénéficier du prestigieux label « Made in Germany ». Sans oublier l'exploitation jusqu'à la limite de l'esclavagisme de la force de travail d'ouvriers et d'employés étrangers au titre de « personnels détachés », avec les abus que l'on connaît en matière de salaires, de charges, de conditions de travail. C'est cette politique économique allemande qui est responsable de la situation dramatique de nombreux pays de l'Union européenne. Mais ceci va se retourner contre elle. En effet, 60 % des exportations allemande se font dans les autres pays européens. Donc si ses principaux débouchés se contractent à cause des politiques d'austérité imposées par ses diktats arrogants, elle va en subir gravement les conséquences.

 

Que faire ? Bernard Maris préconisait de revenir au traité de Maastricht : 60 % maximum d'endettement. La manière ? Que tout l'endettement de chaque pays au-dessus de ce seuil soit « gelé », voire supprimé ou avalé par le BCE. En n'hésitant pas à faire comme les Etazuniens : faire tourner la planche à billet pour maintenir une inflation raisonnable autour de 2 %. Ce qui stimulerait les économies des autres pays de la zone euros. Sans cela, la monnaie unique n'y survivra pas.

 

Nous sommes dans un cercle vicieux : les salaires sont bas parce qu'il y a trop de chômage, et le chômage ne baisse pas parce que la demande - et donc la croissance - sont atones. Ce n'est pas l'Allemagne qui nous sortira de ce piège. Mais l'espoir vient du sud et plus particulièrement de Grèce. Il a un nom : Syriza. Il a un visage : Tsipras.

 

Aujourd'hui, le dirigeant de l'Espoir rencontre notre François, mais aussi le président de la Commission européenne et le premier ministre italien Renzi. Puisse-t-il être suffisamment convainquant – ou effrayant selon l'optique que l'on adopte – pour que les dirigeants les plus puissants d'Europe écoutent enfin le sourd grondement de la révolte qui monte. Conseil amical : que ceux qui se font des couilles en or y pensent...

 

Illustration: merci à Na

 

**************************

 

Pour vous faire plaisir :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

 

03/02/2015

Haro sur ces salauds de pauvres, voleurs de poubelles !

les animaux malades de la peste -.jpg

 

 

 

- Ah! Vraiment, ces salauds cumulent tous les vices !

Ces pauvres sont voleurs. Mais que fait la police ?

Ils s'attrapent à tout, ces voyous, ces déchets,

Ils ne travaillent pas, vivent à nos crochets...

- Oh ! je suis bien d'accord chère Marie-Charlotte,

Ils sont laids, et ils puent, ne voient jamais la flotte,

Pissent contre les murs, ces affreux malotrus,

Enfin, a-t’ont idée de dormir dans les rues ?

- Eh oui ! Cher Charles-Edouard, mais il y a la Justice,

Il y a des procureurs poursuivant leurs sévices,

Ainsi, après-midi, passent au Tribunal

De Montpellier trois de ces sinistres chacals.

Ces gueux se nomment Mike, Adrien et Léa

Ils vont, de leurs méfaits, payer les aléas.

- Quel sont donc les forfaits commis par ces crevures ?

- Ils sont allés voler des sacs de nourriture

Dans un Intermarché proche de Frontignan

De plus, écoutez-moi, c'est vraiment répugnant :

Pour voler ces salauds, ces pauvres, ces rebelles

Ils ont pénétré dans le local à poubelles

Où l'organisation de ce supermarché

Jette les aliments périmés, les déchets.

Mais alors qu'ils fuyaient, chargés de leur butin,

Pour apaiser les cris venus de l'intestin,

Ils furent arrêtés par les flics de la BAC

Qui, fort opportunément, les prirent au colback.

Fouille au corps, garde-à-vue chez les flics, et ensuite,

Voilà le procureur qui lance des poursuites

Pour avoir : « frauduleusement soustraits

Des denrées périssables avec date dépassée ».

Espérons, chère amie, que ces salauds de pauvres

Subiront, de nos juges, un très cuisant opprobre.

Rien que la prison, la taule sont capables

D'expier leur forfait. Il faut leur faire voir.

« Selon que vous serez puissants ou misérables,

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

 

 

VictorAyoli

 

Illustration X - Droits réservés

 

* * * * * * * *

 

19 h: les jeunes n'ont pas été relaxés par le tribunal, ils ont été reconnus coupables d'avoir « frauduleusement soustraits

des denrées périssables avec date dépassée » mais dispensés de peine...

 

**************************

 

Pour vous faire plaisir :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

01/02/2015

Ouiquinde gastronomique grec

diane chasseresse shaw.jpg

 

Hélène

 

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,

Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.

Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène

Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

 

 

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux

Envoya son armée châtier le filou.

Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…

Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

 

 

Des Grecs contre des Grecs, en une lutte à mort

Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.

Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

 

 

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,

Des guerriers, des héros, des princes et des rois

Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

 

 

Les poulpes au vin rouge

 

- Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire,

Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !

Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf

Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,

En guise de cerveau avaient dans le cigare

Quelques pots de yaourt brassés au goût bulgare !

Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,

Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre…

Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :

C’est qu’au plus on les bat, au plus elles sont tendres !

- J’adhère à tes propos, petit, sans réticence

Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.

Tes réflexions hardies sont dignes de Silène,

Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.

Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit

S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,

Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge

En cuisinant pour elle une poulpe au vin rouge.

Le nom grec en est « Oktapodhi krasato »

Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.

Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque

Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?

C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.

Bats longuement le poulpe, sans faire de chiqué,

Tu le laves et le coupes en petites portions

Que tu sèches avec du papier à absorption.

Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olive

Dans une casserole bien anti-adhésive,

Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,

Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé

Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.

Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,

Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,

Et tourne gentiment pendant que ça réduit.

Tu cisèles une branche de fenouil odorant

Dont le parfum subtil est très revigorant.

Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures

Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.

Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,

La sauce épaissira et deviendra marron.

Jette-z-y une grosse poignée d’olives noires,

Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,

Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles

Sans mettre pour autant son estomac en vrille.

Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,

Puis sers ton plat très chaud. L’effet est surprenant !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 3 beaux poulpes bien battus, - 1 quart d'huile d'olive, - 3 verres de vin rouge puissant de Roquemaure (plus un pour le cuistot), - quelques branches de fenouil ciselées, - 6 tomates bien mûres, - 2 poignées d'olives noires dénoyautées, - sel, poivre, - 3 cuillerées à dessert de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

Intéressants pour ce plat, des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire".

 

En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-Vignes, Côtes-du-Ventoux, Coteaux-du-Luberon, Coteaux-du-Tricastin, Costières-de-Nîmes.

 

En vins du Languedoc : Saint-Saturnin, Pic-saint-Loup, Saint-Christol, Saint-Drézery.

 

En vins de Provence : Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

Et pourquoi ne pas tenter la "retzina" grecque !

 

 Photo X - Droits réservés

 

**************************

 

Pour vous faire plaisir :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

31/01/2015

Ouiquinde érotique avec ce grand pistachier de Victor Hugo !

 

cul string.jpg

 

Le sonnet d'Arvers... à revers


Son con est sans secret, sa vulve est sans mystère,
Mais j'ai pris cette nuit, en un moment son cul.
Elle était endormie, aussi j'ai dû me taire,
Celle à qui je l'ai fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai piné près d'elle inaperçu,
Sans me l'asticoter et pourtant solitaire ;
J'aurais planté mon bout dans cette jeune terre,
Et sans rien demander elle aura tout reçu.

En elle, à qui Dieu fit la fesse douce et tendre,
Je suivrai mon chemin, me distrayant d'entendre
Ce bruit que dans la glaise on fait à chaque pas.

Au postère de voir ma semence fidèle
Elle dira, vidant son cul tout rempli d'elle :
"Quel est donc ce blanc d’œuf ?" et ne comprendra pas...

Victor Hugo - Pastiche du:


Sonnet d’Arvers

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas ;

À l'austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
« Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas.

Félix Arvers

 

Photo X - Droits réservés

 

 

**************************

 

Pour vous changer les idées :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

30/01/2015

Attention ! Une macronnerie peut en cacher une autre !

macron.jpg

Sa Suffisance Emmanuel Macron

 

On s'est largement étendu sur l'amendement scélérat de la loi Macron concernant la chasse aux donneurs d'alerte et aux journalistes d'investigations. Il a pour finalité cachée, sous prétexte de défense légitime des secrets de fabrication ou de mise en marché des entreprises, d'empêcher la diffusion auprès du public de possibles malversations ou dérives de la part des entreprises. La dénonciation de scandales tels ceux du Médiator ou de l'amiante seront-ils encore possible si cet amendement est voté ? Sûrement pas. Mais le fait d'avoir dévoilé cet article bien planqué et la levée de boucliers qui s'en est suivi donne bon espoir de faire reculer ce gouvernement de cette droite sournoise.

 

Mais ce n'est pas tout. Une macronnerie peut en cacher une autre ! Et cette autre saloperie qui est dans les tuyaux, c'est le récent rejet, par la Commission des lois de l'Assemblée nationale d'une proposition de loi sur le «devoir de vigilance » des multinationales. Il s'agissait de corriger un vide juridique en impliquant la responsabilité des entreprises donneuses d'ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants concernant les atteintes aux droits humains occasionnés par leurs activités dans d'autres pays. Exemple : les entreprises françaises qui faisaient travailler des semi-esclaves au Bangladesh, dont plusieurs centaines ont été tués dans l'effondrement de leur immeuble.

 

Le Medef comme l'AFEP (association françaises des entreprises privées), ont toujours été vent debout contre ce « devoir de vigilance ». Ben voyons... Leurs lobbies ont fait le forcing et, lors du passage en commission, les députés socialistes, ainsi qu'évidemment les UMP, se sont unis sans vergogne pour faire capoter cette disposition altruiste frappée au sceau de la justice... Prétexte : ne pas nuire à la compétitivité internationale des entreprises françaises. Ceci en s'asseyant sur les souhaits de l'opinion publique, largement favorable à une meilleure régulation des multinationales.

 

Pas de soucis de « devoir de vigilance » donc pour les grandes entreprises « françouaises » . De même, dans la loi Macron première mouture, une disposition obligeait les entreprises à gérer leurs activités « dans le respect de l'intérêt général économique, social et environnemental ». Tè ! Fumes... Supprimé cette saine disposition.

 

Le gouvernement a donc choisi de se plier aux volontés des multinationales françaises qui ne risqueront donc plus grand chose. Avec cette loi, Total n'aurait pas été emmerdé pour les dégâts causés par l'Erika...

 

C'est beau d'avoir un gouvernement socialiste...

 

Ça file surtout les boules, surtout lorsqu'on a voté pour eux...

 

Photo x – Droits réservés

Sources :http://www.bastamag.net/Le-pouvoir-exorbitant-des

 

 

**************************

 

Pour vous changer les idées :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

28/01/2015

La loi Macron, cimetière des « lanceurs d'alerte » et porte ouverte aux magouilles d'entreprises sous prétexte du « secret des affaires » ?

censure langue guillotine.jpg

 

 

En ce moment, les députés examinent les divers articles de la loi de toilettage économique dite « loi Macron ». Soyons réalistes : il n'y a pas d'inconvénients rédhibitoires à ce qu'on secoue un peu le juteux cocotier des notaires, des huissiers, à ce que certains commerces ouvrent le dimanche dans la mesure où les salariés y trouvent correctement leur compte, sans pour autant en faire la norme. Cette loi n'a rien de révolutionnaire, « ce n'est pas la loi du siècle » a même dit notre François national. Pourtant elle recèle, planquée dans un amendement vicelard, un danger réel pour le droit à l'information. C'est l'article relatif à la protection du secret des affaires.

 

Cet article pose le principe de l'interdiction de violer le secret des affaires et prévoit des peines très lourdes – de 3 jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et de 375.000 à 750.000 euros d'amende – pour toute personne qui « prend connaissance, révèle sans autorisation ou détourne toute information protégée au titre du secret des affaires ». Personne ne peut nier l'impératif, pour les entreprises de protéger leurs secrets de fabrication, leur stratégie marketing, leurs négociations commerciales. L'espionnage industriel est une réalité dont de nombreuses entreprises françaises ont fait les frais. Le monde des affaires n'est pas celui des bisounours comme on dit maintenant.

 

Une clarification des règles en la matière est donc bienvenue, d'autant plus que le droit communautaire va bientôt l'imposer (proposition de directive du 28 novembre 2013). Pour autant, les considérations économiques ne doivent pas prendre l'ascendant sur l'exigence démocratique qui impose de garantir la liberté d'expression et le droit à l'information concernant certaines pratiques douteuses de certaines entreprises ou acteurs économiques. Voir les affaires du Médiator, de l'amiante, du Crédit Lyonnais, des magouilles des multinationales au Luxembourg, etc. Or c'est ce qui risque d'arriver.

 

Les dispositions de cette loi destinées à contrecarrer les pratiques d'une concurrence sans scrupules ni éthique pourraient en effet être détournées pour empêcher la publication juste et légitime d'informations qui pourraient être dérangeantes... D'autant plus que c'est la valeur économique de l'information qui entre en ligne de compte plus que sa nature même, ce qui autorise les entreprises à étendre à leur guise le champ de la confidentialité d'une information, du « secret des affaires ». Dès lors la porte est ouverte à l'utilisation abusive de ces interdictions, procédures, sanctions, ceci au détriment de l'information légitime non seulement des journalistes, mais aussi des syndicalistes et des lanceurs d'alerte. Et la lourdeur des sanctions incitera évidemment ces chercheurs de vérité à...l'autocensure. « Ferme ta gueule ou je t'envoie en taule ! » Un boulevard pour toutes les magouilles. De plus, le texte de loi prévoit la saisie ou le séquestre des exemplaires d'un journal dont un article divulguerait des informations entrant dans le cadre de ce « secret des affaires ». Le champ d'application est si large et si flou que bien des articles peuvent donner lieu à une telle mesure, commercialement catastrophique pour un journal. D'où l'autocensure qui deviendra la règle. Idem pour les journaux en ligne voire les blogs.

 

Et puis, cerise sur le gâteau, il sera possible pour une entreprise d'exiger le huis clos pour les éventuelles audiences concernant les litiges impliquant le « secret des affaires ». Écartant ainsi les journalistes et les privant du droit légitime de rapporter le contenu de ces audiences.

 

« Je veux dissiper votre interrogation concernant les amendements sur le secret des affaires. Il s'agit seulement de mieux protéger nos entreprises en protégeant leur capital stratégique et en luttant contre l'espionnage industriel » a déclaré Manuel Valls lors de ses voeux à la presse.

 

Ben voyons ! Pouvons-nous, devons-nous lui faire confiance à ce sujet ? Pas évident.

 

Sources : Challenges

 

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

**************************

 

Pour vous changer les idées :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

27/01/2015

Au bistro de la toile : Grèce, Allemagne, qui doit du pognon à l'autre ?

chimulus bistro copie.jpg

 

- Salut Loulle. T'as vu ça hier ? On les a tous entendu pousser les cris d'une pucelle à qui un lascar met la main au panier ! Le représentant de Banque européenne, les charlots de la Commission européenne genre Mosco et Junker, et puis, cerise sur le gâteau, ceux qui devraient le plus fermer leur grande gueule : les Allemands. Ceux-là, à la télé, on aurait dit le politburo, tous raides comme s'ils avaient un casque à pointe dans le cul, clamer d'une seule voix qu'il n'était pas question d'effacer le moindre centime de la dette grecque. Ah mais ! On a sa fierté outre-Rhin ! Ce qu'ils oublient, c'est qu'eux-mêmes doivent leur richesse actuelle (richesse d'une petite partie de la population seulement), au fait que leurs propres dettes, énormes, ont été effacées par les alliés vainqueurs parce qu'ils y voyaient un intérêt stratégique face à l'empire soviétique. Ce qu'ils oublient, c'est qu'eux-même doivent beaucoup de thunes aux pays européens saccagés et ruinés par la folie nazie, donc par leur folie. Le pognon, le travail, les richesses pompés de force dans les pays occupés tout comme les frais liés à l'occupation n'ont jamais été remboursés. Concernant spécifiquement les Grecs, les Allemands ont pris toutes les réserves d'or de la banque de Grèce et ne l'ont jamais rendu. Ils ont imposé à la Grèce un « prêt » pour « participation à l'effort de guerre » dont le montant, actualisé avec un intérêt normal de 3%, correspond actuellement à plus de 160 milliards !

 

- Soit la moitié de la dette actuelle qui est de 320 milliards...

 

- Exactement. De plus, cette dette n'était que de 120 milliards il y a quatre ans, au début de la « crise » grecque. Or qui gouverne la Grèce depuis, à travers les gouvernements fantoches mis en place par l'Union européenne ? C'est la fameuse et honnie « troïka » : un représentant du FMI (organisme de pillage mondial des banksters étazuniens), un représentant de la banque centrale européenne (présidé par un ex de Goldman-Sachs, LA multinationale des banksters étazuniens), enfin un représentant de l'Union européenne (dominée par les Allemands). Autrement dit ces « zexperts » sont responsables d'un accroissement de 200 milliards de cette dette ! En quatre ans ! Faut le faire... Parce que le torrent pognon « prêté » à la Grèce ne sert pas à remonter le pays, à réformer ses institutions, à invertir dans des infrastructures, à dynamiser son économie. Non. Il sert à rembourser les banques – essentiellement allemandes et françaises – moyennant des intérêts véritablement usuraires, approchant parfois les 20 % ! C'est un pillage organisé. Avec pour résultat une baisse de 25 % du PIB du pays, une baisse des salaires de 30 %, des pensions de 50 %, une ruine des services publics et particulièrement de santé de telle sorte que la mortalité infantile à augmenté de 43 % ! C'est ça la solidarité européenne à la mode ultralibérale ? Enfin, la dette initiale de 120 milliards correspondait pour beaucoup à des achats d'armes auprès de l'Allemagne, de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Les Allemands leur ont même refilé des sous-marins qui ne marchent pas mais qui sont pittoresques : comme le Pitalugue de Monsieur Brun, c'est le sous-marin qui a tendance à tourner autour de son hélice ! Ach so ! Kalité industrielle allemande !

 

- La qualité industrielle allemande, on la fête aujourd'hui, avec les manifestations autour du camp d'extermination d'Auschwitz. Cette kalité allemande, ils l'ont mise au service de l'industrie de l'extermination de plus d'un million de juifs, de tziganes, de résistants, d'homosexuels dans ce seul camp. Organisation allemande, efficacité allemande. Et responsabilité allemande aussi, non ?

 

- Il serait temps de le leur rappeler, en appuyant où ça fait mal.

 

- En plus, à ces manifestations du souvenir, ils ont « oubliés », les « vainqueurs », d'inviter les libérateurs de ce camp de la mort, ils ont « oubliés » d'inviter Poutine ou Medvedev alors que ce sont les Russes qui ont battu les hordes d'Hitler, ce sont les Russes qui ont payé le plus lourd tribu - 30 de millions de mort - pour notre liberté. Pour un soldat américain mort en 39-45, il y a eu 30 soldats russes tués. Et on leur dit qu'ils sont mort pour rien. J'ai honte. Ils n'oublieront pas cet insupportable affront les Russes. Par contre, les « vainqueurs » de 45, plus les vaincus allemands, s'accordent pour soutenir les néo-nazis ukrainiens.

 

- Allez. Á la nôtre. Buvons pour oublier. « Para kalo, Loulle kraci kokino » ! S'il-te-plait, Loulle, du vin rouge !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

**************************

 

Pour vous changer les idées :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !