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22/11/2014

Le Beaujolpif et le Côtes-du-Rhône nouveaux coulent à flots. Soyons paillards!

 

 

 

ivrogne.jpg

 

Narguons les pédants, les dévots,
Qui veulent effrayer nos âmes;
Aimons en dépit des cagots
Les vins vieux et les jeunes femmes. 
Dieu créa pour notre bonheur
La beauté, le jus de la treille.

Je veux ce soir en son honneur
Chanter le con et la bouteille.

 

AphroditePan.jpg

 

 

On ne peut pas toujours bander
Au vit le temps borne l’usage.
Il n’est qu’un temps pour bien baiser;
Pour bien pinter, il n’est point d’âge.
Vieillards, avec vos froids couillons,
Sachez mieux employer vos veilles :

Quand on ne bouche plus de cons,
Il faut déboucher des bouteilles.

 

allemande sexy 2.png

 

Dans les bassinets féminins,
Quand on a brûlé trop d’amorces, 
Quelques bouteilles de vieux vins
Au vit rendent toutes ses forces.
Amis, plus on boit, plus on fout:
Un buveur décharge à merveille...

Enfin, le vin, pour dire tout,
C'est du foutre mis en bouteille.

 

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Par malheur, depuis quelque temps,
Pour punir nos fautes maudites,
Le ciel a fait les cons trop grands
Et les bouteilles trop petites !
Grands dieux, accordez-moi le don
De pouvoir, par une merveille,

Trouver toujours le fond d’un con,
Jamais celui d`une bouteille.

 

cul béni.JPG

 

 

Dans l’Olympe, séjour des dieux,
On boit, on patine des fesses,
Et ce nectar si précieux
N’est que le foutre des déesses.
Si j’y vais un jour, Apollon
Ne choquera plus mes oreilles:

A Vénus je saisis le con,
A Bacchus je prends sa bouteille.

 

 

filles de zeus.jpg

 

 

Illustrations X - Droits réservés

20/11/2014

Mistral gagnant... Mistral perdant... (à la façon de Renaud)

mistral russe.jpg

 

 

- François si tu avais

Les couilles bien pendues

Tu me livrerais

Ce qui m'est dû

 

 

Si t'avais quelque chose

De dur dans le calbar

T'enverrais chier

Tous ces konnards

 

 

Les Rosbifs les Ricains

Les Polaks la Merkel

Et les fachos de Kiel

 

 

Si on se met d'accord

Ils tomberont sur un os

Les va-t'en-guerre de l'Otan

Avec nos Mistral gagnant

 

 

 

- La France et la Russie

Ne sont pas ennemis

Pas question

De se chercher des crosses

 

 

T'as payé les bateaux

Nous les avons construits

Grâce à toi

Cinq mille ouvriers bossent

 

 

Ils font des ronds dans l'eau

Tes matafs sont formés

- Alors qu'est-ce que t'attends ?

Si t'as des couilles au cul

Tu dis merde à l'Otan

Pour nos Mistral gagnant.

 

 

 

- Oui mais y a Obama

C'est qu'il est chatouilleux

Et Merkel

Qui me fait les gros yeux

 

 

Cette affaire d'Ukraine

Là t'es pas très gentil

Ça m'agace

Tè ! J'en perds ma bedaine

 

 

- Arrête tes konneries

Et pense à tes Rafales

Qu'tu veux vendre aux Indiens

 

Françoa si tu t'affales

Ta parole n'vaut plus rien

Et c'est Mistral perdant.

 

10:42 Publié dans actualités, humour, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mistral

18/11/2014

Fonctionnaires, mais si on vous aime ! Quand vous fonctionnez...

dubout fonctionnaires.jpg

 

Je racontais, dans une chronique du 29 septembre le redoutable parcours du combattant qu'a dû effectuer un ami afin d'aider son petit-fils à s'inscrire dans un cursus d'apprentissage. Il paraît qu'on manque d'apprentis en France, que not'bon président est favorable à cette filière et qu'il a lancé un grand chantier de simplification des procédures administratives. On devrait donc s'attendre à ce que les jeunes désireux de suivre cette voie soient accueillis à bras ouverts, et facilement.

 

Mouais... Tè ! Fume...

 

Revenons au petit-fils de mon pote. Après des jours de recherche, des dizaines de coups de téléphone, des visites nombreuses dans diverses administrations, le tout avec beaucoup de bonne volonté, de pugnacité et de suite dans les idées, notre binôme petit-fils-grand-père a réussi à trouver un chef d'entreprise acceptant le jeune homme. Tout rentre donc dans l'ordre, semble-t-il. Ben, non !

 

La Chambre de commerce de Nîmes, partenaire de l'opération, envoie au chef d'entreprise non pas le contrat d'apprentissage mais...un « projet de contrat d'apprentissage ». Et oui : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Elle réclame aussi et avant toute chose un chèque de 72 euros ! Pour quoi ? Pour envoyer un formulaire de contrat tenant sur une simple feuille. Ça fait cher de la photocopie !

 

Imaginez la tête du chef de PME, qui accepte de jouer le jeu de l'apprentissage ! Il considère cette demande de pognon comme du racket et on le comprend. Il refuse donc, prend son téléphone et remonte les bretelles de ses interlocuteurs de la CCI ! Cause à mon cul, ma tête est malade... Aucun résultat.

 

Voilà donc notre jeune impétrant apprenti le cul entre deux chaises. Le grand-père (ancien chef d'entreprise) a les aliboffis qui gonfle et il se rend au CFA où il plante un peu la zone. Un responsable, pour se débarrasser de l'emmerdeur, se charge de l'affaire. Il donne deux coups de téléphone... et débloque le schmilblick ! Comme quoi ce n'était pas très difficile. Tout est bien qui finit bien. Eh ! Pas tout à fait. Vous allez voir.

 

Le contrat est signé le 4 novembre avec l'employeur, puis retour au CFA pour connaître la date de début des cours.
 

- « Jeune homme, vous commencerez le 3 novembre ». Soit...la veille du jour de signature du contrat ! Ce doit être ça la relativité, l'espace-temps d'Einstein.

 

Bon. Aux dernières nouvelles, le jeune Nils, impétrant apprenti, a commencé son apprentissage dans l'entreprise et commencera ses cours le 24 novembre... Ouf !

 

Eh ! Tonton Courteline, ça va où tu es ? Ici, rien n'a changé...

 

Illustration: merci à l'irremplaçable et irremplacé Dubout.

 

16/11/2014

Ouiquinde gastronomique au Bosphore

femme magritte.jpg

 

 

On sait être coquin du côté du Bosphore
Faire vibrer les sens et jubiler les corps,
Car au pays du grand Nasr Eddin Hodja
Ce savoureux poète, celui qui érigea
Dans son œuvre subtile un monument d’humour
Où bon sens, paillardise riment avec amour,
On aime conjuguer les plaisirs de la table
Avec ceux du divan, tout aussi agréables.
C’est ainsi que l’on mange, près du pont Galata
Les « cuisses de jolies femmes » : Kadinbudu kofta.

Faites cuire à grande eau un grand verre de riz
Et préparez le reste durant le temps qu’il cuit :
Emincez une oignon de taille convenable,
Hachez une livre de bœuf de bonne étable
Malaxez à la main tout en incorporant
Une cuillère à soupe de baies qui, au Levant
Portent le nom de kuş uzumu, à défaut
Mettez des baies de myrtes ; ça c’est une info
Me venant d’une Etoile qui connaît le pays
Pour y avoir vécu, et aimé, et joui !
Ajoutez une cuillère à café de piments
Rouges, des pignons ; salez normalement
Puis une cuillerée de poudre de cannelle
Du persil, de l’aneth pour le goût sensuel,
Vous ajoutez un œuf puis le riz égoutté
Malaxez bien le tout ; avec un doigt, goûtez,
Remontez en épices si c’est indispensable
Enfin confectionnez sur le bord de la table
Des fuseaux allongés comme cuisses de femmes
Objets de nos désirs autant que de nos flammes.
Puis dans deux œufs battus vous passez les boulettes
Un peu de chapelure et les cuisses sont prêtes.
Faites-les frire à l’huile et servez sans maraude :
Les cuisses les meilleures sont toujours les plus chaudes !
Cessons pour aujourd’hui ces contes culinaires,
Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

KADINBUDU KOFTE.jpg



Ingrédients et proportions pour six personnes :
1/2kg de viande de bœuf hachée, 1 verre à thé (100 ml) de riz, 1 oignon de taille moyenne, 1 cuillère à soupe de pignons, 1 cuillère à soupe de kuş uzumu (C'est très petit, rond et noir. C’est une petite baie comme la myrte. Les Turcs l’utilisent séchée), 1 cuillère à thé de piment rouge, 1 cuillère à thé de cannelle
1 cuillère à café de sel,1 œuf, un peu d’aneth et un peu de persil. Pour couvrir les boules avant de les frire:
2 œufs battus et de la chapelure.

Boissons conseillées :
Bien sûr le thé si on veut se la jouer à l’orientale… mais on n’est pas obligé !
Ce plat parfumé et relevé s’accorde parfaitement avec des vins rosés frais, soyeux et parfumés comme…des cuisses de femmes. N'oubliez pas, messieurs, que le vin n'est jamais autant aphrodisiaque que lorsque ce sont les femmes qui le boivent!

 

Illustrations: Magritte -  photo X - droits réservés

15/11/2014

Ouiquinde érotique avec Pierre de Larivey

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Une femme qui pile

 

Je vis ces jours passez une fort belle garce

Négligemment coiffée, assise sur du foin,

Ayant ses deux genoux l'un de l'autre si loin

Au large escarquillez qu'ils occupaient la place.

 

Ses cuisses elle ouvroit d'une si bonne grace

Qu'on voyait entre deux, vers le haut, en un coin,

Un trou large et ouvert à y mettre le pain,

Mais qui faisait, ce semble, une laide grimace.

 

Joyeuse, elle tenait à belles plaines mains

Un chose gros et long d'un quartier pour le moins

Qu'elle mettait dedans d'une mine asseurée;

 

Et, remuant tousjours, si fort elle pressoit

Que jamais en repos elle ne la laissoit

Qu'une douce liqueur elle n'en eut tirée.

 

 

Pierre de Larivey

 

 

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Photos X - Droits réservés

13/11/2014

Au bistro de la Toile : de Rosetta à Siné.

chimulus bistro copie.jpg

 

« Depuis que je suis amoureux de toi
Rosetta
Je voudrais le crier sur les toits
Oui Rosetta
Moi qui ne croyais pas à l´amour
Je deviens pour toi le troubadour... »

 

- Fatche, Victor. T'es en forme ce matin ! Qui c'est cette Rosetta qui te fait grimper aux rideaux ?

 

- Eh ! Bougre de nifle. Qu'est qu'il y a sur les canards que tu vends ? Qu'est-ce que t’entends depuis hier dans les machines à bruits ? Qu'est-ce que tu vois dans les lucarnes à décerveler ? Rosetta ! Et son miston, Philoe !

 

- Ah! Bon. Compris. Tu chantes le succès de ce frigo qu'on a envoyé sur un glaçon. Généralement c'est un glaçon dans le frigo, mais là, c'est le contraire...

 

- T'es un indécrottable terre-à-terre, mastroquet de mon cœur... Le frigo en question, le faire se poser sur le glaçon - pour me mettre à portée des boyaux de ta tête – c'est comme si un moustique arrivait à se poser sur une de tes boules pendant que tu tires dans la dernière mène d'une partie de pétanque ! Et même plus compliqué que ça. Non mais tu imagines, Loulle : réussir à faire se poser un frigo, comme tu dis, sur ce minuscule glaçon, mais à 500 millions de km d'ici Loulle ! Après un voyage de dix ans et un trajet de 6 milliards de kilomètres !

 

- ..teng! C'est vrai que c'est un truc de ouf quand on y réfléchit. Mais comment ? Comment des humains peuvent-ils guider, depuis la Terre, une telle manœuvre.

 

- J'en sais rien Loulle. Mais moi aussi ça m'espante.

 

- Eh ! Les Humains qui ont réussi ça, c'est nous ! L’Humain n'est pas qu'un chiapacan, Victor. On sait en faire des choses. De quoi retrouver un peu de fierté. D'autant plus que c'est nous, les Zeuropéoches ! Pas les Zétazuniens, les Ruskofs ou les Chinetoks. Allez, buvons à Philoe ! Je paie le jaune, puisqu'il a le glaçon !

 

- Ça change des konneries de notre petit monde de cloportes. T'as entendu, ce matin, Cazeneuve qui ramait comme d'Abboville au milieu de l'océan pour nous faire avaler qu'il n'a pas raconté des craques concernant le meurtre de ce jeune, au barrage de Sivens, la colonne vertébrale explosée par une grenade de ses archers. Lamentable.

 

- Et les autres guignols, Fillon, Jouyet, qui se réunissent dans une somptueuse gamelle. Pourquoi ? Qu'ont-ils à faire ensemble sinon profiter de leur connivence de caste - Ena et compagnie – pour fomenter je ne sais quelle magouille...

 

- Intérêts croisés entre « élus » professionnels, arrangements entre « camarades de promotion », magouilles et corruption, renvoi d'ascenseur, etc. Avec pour résultats : blocage de la démocratie, rejet de la politique et surtout des « politiques », et enfin la désespérance qui pousse à l'égoïsme corporatiste et finalement au vote FN.

 

- Allez. Buvons à Philae et à ta Rosetta.

 

« ...Oui Rosetta
Moi qui ne croyais pas à l´amour
Je deviens pour toi le troubadour... » !

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

* * * * * * * * * * * * * * * *

 Copinage:

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SINÉ ! Même un pied dans la tombe, notre flamboyant pourfendeur de la konnerie lance un SOS.

 

Son magazine – SINÉ MENSUEL – est à portée de fusil des banquiers rapaces qui veulent sa peau. Dans sa « zone »du dernier numéro, il écrit : « (…) Comme l'espoir fait vivre et qu'on n'a pas envie de baisser les bras, on a décidé d'attendre jusqu'à la dernière minute pour nous résoudre à cette extrémité (fermer la boutique). Vous pouvez encore nous sauver en envoyant vos dons fissa à www.sinemensuel.com. Si vous nous sortez de là, promis, tournée générale ! »

 

Eh ! Bob. Tiens-toi aux branches, on arrive. Et puis, meffi ! Si tu meurs, je te tue !

 

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Alors, si vous n'avez pas un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l'autre,

 

AIDEZ

SINÉ MENSUEL !

 

 

Le bulletin d'abonnement, les numéros spéciaux dont le formidable : « Ma vie, mon œuvre, mon cul », et même le tee-shirt illustré, c'est là :

 

http://www.sinemensuel.com/boutique/

 

 

12/11/2014

Ubu-Sarko et Ubu-Françoa. Mais kikinouzami des guignols pareils ?

Ubu-Roi photo personnages.jpg

 

 

Mais kikakassé le mur de Berlin ?

C’est Ubu-Sarko !

Mais kikamarché sur la Lune ?

C’est Ubu-Françoa !

Mais kikadécouvert la Relativité ?

C’est Ubu-Sarko !

Mais kika-inventé le cassoulet ?

C’est Ubu-Françoa !

Mais kika-inventé l’imprimerie ?

C’est Ubu-Sarko !

Mais kikakassé le vase de Soisson ?

C’est Ubu-Françoa !

Mais kika-écrit La princesse de Clèves ?

C’est Ubu-Sarko !

Mais kika inventé la boussole ?

C’est Ubu-Françoa !

Mais kike, s’il avait inventé la poudre

Elle ne pèterait pas fort ?

C’est Ubu-Sarko !

Et kiki tire des plombs sur la comète ?

C’est Ubu-Françoa !

Et kiki transcende la konnerie ?

C’est Ubu-Françoa et Ubu-Sarko !

Mais kika donné les clefs de la baraque

Á ces deux comiques troupiers ?

C’est nous les cocus-électeurs…

Et kiki ricane dans sa barbe ?

C’est la Bête

Que notre stupidité fait renaître…

 

 Illustration X - Droits réservés

 

09/11/2014

Ouiquinde gastronomique : l'homo parasitus en croûte.

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Prenez un homo parasitus bien gras

C’est facile à trouver, il n’y a pas d’embarras :

Banquier, patron voyou ou élu cumulard,

Curé, imam, rabbin, juge, flic ou bavard,

Faites à votre goût, ou selon l’arrivage,

Sans souci de couleurs, de sexe ou bien d’âge.

Tous sont aptes à fournir matière à bon mâchon.

Á défaut, vous pouvez vous servir d’un cochon

Il doit être saigné, vidé, émasculé

Si mâle (garder les attributs dans du lait)

Garnissez l’intérieur d’herbes aromatiques,

Thym, romarin, oignons coupés façon rustique,

Quatre ou cinq têtes d’ail, trois poignées de gros sel,

Salez bien tout le corps, cuisses, dos, fesses, aisselles,

Entourez le porc long de feuilles de fougères

Puis recouvrez le tout d’argile ménagère.

Vous avez préparé, à l’avance, un foyer

Dont le fond est garni de pierres, de galet

Chauffés à blanc par un grand feu de bois bien sec.

Dégagez-en les braises, allongez-y le mec,

Puis recouvrez de braises, de pierres et de terre,

De saisines d’huissiers, de relevés bancaires…

Laissez cuire douze heures, au moins, à l’étouffé,

Cette douce cuisson efface les méfaits.

Enfin, sortez le mets de sa croûte de gangue

Et régalez-vous en, ça craque sous la langue !

Ainsi, même les pires, retenons la leçon,

Peuvent avoir du bon : c’est question de cuisson !

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

07/11/2014

Luxembourg, pays forban de l'U.E. : Junker contre Junker !

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- Eh, Junker, ton prédécesseur, Barroso, t'a laissé un joli cadeau avant de partir : cette commission d'enquête sur les pratiques d'un pays qui a bâti sa richesse sur le maquereautage des autres pays de l'Union européenne ! Ceci à travers un régime fiscal au service de « l'optimisation fiscale » des grands groupes mondiaux. Eh ! Monsieur le président de la commission européenne, c'est un sale coup pour le Luxembourg ça.

 

- Oh, Junker, qui est-ce qui était le premier ministre du Luxembourg lorsque ces accords ont été signés ? C'est bien toi, Junker ! Alors maintenant que tu es président de la Commission, tu vas devoir faire plier Xavier Bettel, ton successeur à la tête de notre pays ! Assez cocasse comme position. Je suppose que tu ne feras pas trop de zèle pour démolir ce que tu as bâti...

 

- Junker, sache que je n'interviendrais pas dans ce bras de fer entre moi, Junker président de la Com, et le successeur de toi-moi à la tête du Luxembourg, Xavier Bettel.

 

- Eh ! Junker, tu sais comment les autres pays européens qualifie mon-ton-notre pays ? De pays-voyou, de forban de l'Europe, de maquereau.

 

- Dis, Junker, puisque c'est toi qui les as signé ces accords « scélérats » comme « ils » disent, rafraîchis-moi la mémoire. Comment ça marche cette « optimisation fiscale »

 

- Eh bien voilà, Junker. Au Luxembourg, petit État membre et l'un des fondateurs de l'Union européenne, les sociétés sont imposées à 29 %. Mais les entreprises ont la possibilité de conclure des accords au cas par cas, dits "tax rulings", avec les autorités de notre pays. Tu comprends bien, Junker, que ces négociations ne sont pas pour les PME ou les artisans. Ceux-là paient plein pot. Non, c'est pour les grands groupes mondiaux, les grandes multinationales. Celles-ci comme ceux-là mandatent de grands cabinets de conseil, au premier rang desquels PricewaterhouseCoopers. Et au final, le taux d'imposition est quasiment nul. Mais pour l’État luxembourgeois, ces quelques pour-cents de taxes laissent de très juteux revenus, étant donné l'énormité des sommes en question. L'idéal, c'est les « royalties ». Une entreprise multinationale crée une filiale chez nous, celle-ci facture à toutes les entités du groupe qui vendent un service effectif en France, en Allemagne, en Italie, bref partout, des « royalties », des redevances pour l'utilisation de la marque ! Ces redevances sont énormes et couvrent l'essentiel des bénefs de la société en question qui dès lors ne gagne plus d'argent en France, en Allemagne, en Italie ou ailleurs. Et donc ne paie pas d'impôt, ou si peu, dans les pays où elle gagne son argent, grugeant ainsi les services fiscaux locaux. Chez nous, grâce aux « tax rulings », elle paie des impôts très minimes, mais qui laissent de beaux revenu au Luxembourg.

 

- Tiens, une autre combine que tu-je as cautionné : les « pertes gagnantes ». L'entreprise, par des transferts entre filiales, se débrouille à avoir de grosses pertes, rapatriés dans sa filiale du Luxembourg, et chez nous, elle peut déduire ces pertes jusque dans ses bénéfices futurs ! Sans oublier les prêts internes d'une filiale à l'autre.

Tu n'as pas oublié tout ça Junker, maintenant que tu as monté en grade??!!

 

- Ben, tu sais Junker, maintenant que je suis président de la Commission, j'ai d'autres problèmes à résoudre alors tu comprendras que j'ai tendance à oublier ce que j'ai signé lorsque j'étais toi, premier ministre du Luxembourg

 

- Eh ! Junker, les problèmes de mémoire arrivent à tout le monde... J'espère tout de même que tu n'oublieras pas d'où tu viens, ni qui t'as fait roi ! Et que tu sauras tempérer les ardeurs des « justiciers » de ta Commission...

 

- Bien sûr, mais discrètement Junker. Discrètement...

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

06/11/2014

Au bistro de la toile : buralistes et agriculteurs.



chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Loulle, tu fais pas la manif des buralistes ?

 

- Eh ! T'as mis tes lunettes en peau de saucisson ? Tu ne t'es pas encore rendu compte que je désaltère mes clients assoiffés, je leur vends les journaux mais pas de tabac !

 

- Ça va Loulle. C'est pour un peu te faire encagner !

 

- Remarque, les buralistes qui gueulent, on peut comprendre ceux qui sont en zones frontalières. Les autres... Plus les prix augmentent, plus ils gagnent ! Sauf si la consommation baisse. Ça le fait un peu, mais pas longtemps... Actuellement, ils gueulent contre l'augmentation des taxes sur les cigares (Le Davidof est un produit de pauvres, c'est bien connu) et contre le « risque » de banalisation des paquets de cigarettes.

 

- Bof. On a là un épiphénomène strictement corporatiste. Il faut savoir que, à présent, les taxes prélevées sur le tabac vont intégralement à la Sécu. Et puis, moi, je ne fume pas. Alors, égoïstement, leur combat, je m'en fous...

 

- Ah ! Il y a les paysans aussi. Ils ont balancé, partout en France, des patates, des pommes, ils ont arrosés copieusement de lisier les rues et les établissements administratifs, ils n'ont pas été avares de fumiers les FNSEA-boy's !

 

- Leur action a été contradictoire : d'un côté ils pourrissent les rues et la ville avec leur fumier et leur lisier, de l'autre ils distribuent gratos leurs produits. D'un côté ils saccagent, de l'autre ils veulent faire jouer la fibre patriotique en demandant Français de manger « français »... Ils salopent et veulent se faire aimer...

 

- On peut comprendre leur rabia,Victor, lorsque l'on sait que les cantines d'écoles, les hôpitaux et autres restaurants de collectivités utilisent une majorité de fruits et légumes étrangers !

 

- On touche là une des stupidités de la « libre concurrence » européenne... L'école ou l’hôpital de Chateaurenard – au centre d'un des jardins de la France - sont incités à acheter des fruits espagnols et des patates allemandes !

 

- Ils gueulent aussi parce qu'ils ne gagnent plus un fifrelin à cause d'une distorsion de concurrence avec les producteurs espagnols, allemands, polonais et autres qui n'ont pas es mêmes normes sociales et environnementales.

 

- Ah ! Ces fameuses « contraintes environnementales » ! En fait Loulle, la FNSEA – syndicat productiviste s'il en est – rugit dans les brancards contre la directive Nitrates qui impose depuis l’été dernier aux exploitants d’investir du pognon pour limiter la pollution des eaux par ces dérivés d’engrais azotés qui sont les premiers responsables de la prolifération des algues vertes !

 

- Sans oublier les pesticides... Quand je vais pédaler dans la Barthelasse, je fuis vite vite quand j'entends les souffleries de ces énormes machines qui balancent des nuages de pesticides sur pommes, poires, pêches !

 

- Et tu sais ce qu'ils répondent les exploitants agricoles si tu leur parles de ça ? Et les pesticides ? « Au nom de quoi on devrait arrêter de traiter, même si ça impacte le milieu et la santé des agriculteurs ? J’ai choisi d’être agriculteur pour produire, or on ne peut pas nourrir la population sur un modèle bio, c’est réservé à une élite»,

 

- Les agriculteurs ont perdus depuis longtemps ce bon sens terrien qui faisait leur spécificité. Ils ne méritent plus le beau nom de paysans...

 

- On n'a que les syndicats que l'on mérite. Et la FNSEA ne fait rien pour inciter ses troupes à opter pour un modèle agricole différent, plus respectueux des humains comme de la nature, et surtout qui les sorte de cette course au moins disant en matière sociale et environnementale. Sans oublier qu'ils ont déjà beaucoup obtenus : abandon de l'écotaxe, agrandissement des porcheries, détaxe du gazole, etc.

 

- De toute façon, ils peuvent gueuler, casser, saccager, ils savent qu'ils ne risquent rien.

 

- S'ils sont de la FNSEA. Par contre s'ils sont de la Confédération paysanne : au trou ! Comme les déboulonneurs de l'usine aux mille vaches de la Somme...

 

- Allez ! Á la nôtre !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

* * * * * * * *

 

manitas de plata.jpg

 

 

Manitas de plata. Notre ami. Mon ami...

Ce flamboyant magicien de la guitare est aller agrémenter

les fêtes dans les vignes du seigneur.

 

Levons nos verres en sa mémoire.

 

Adios, amigo !

 

https://www.youtube.com/watch?v=lj_WZZqyMoI&index=2&a...

 

 

05/11/2014

Conquérir les grands projets inutiles : mode d'emploi.

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Le barrage de Sivens (huit millions, un mort) comme l'aéroport de Notre-dame-des-Landes illustrent jusqu'à la caricature cette passion de nos « zélus » et de nos « zélites » pour ces cathédrales modernes : les grands projets inutiles.

 

Les projecteurs sont actuellement braqués sur ce fumeux barrage de Sirvens (au sujet duquel Ségolène a décidé...de ne rien décider ! Il est vrai qu'on ne vit pas impunément des décennies avec François sans que ça déteigne...). Mais il n'est que l'un parmi tant d'autres de ces projets pharaoniques qui ne servent à rien sinon à caresser dans le sens du poil l'ego m'as-tu-vu de quelques potentats locaux. On a daubé sur les Espagnols et leurs aéroports vides, leurs lotissements vides. Mais nous aussi on jette des milliards en l'air (pardon, dans la poche de quelques grands groupes) sans aucun avantage pour la population. Ces « grands projets » sont les fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

 

Notre-Dame-des-Landes. Á tout seigneur tout honneur. Notre-Dame-des-Landes est l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul. L'aéroport actuel est loin d'être saturé et la région, en cul-de-sac, accueille déjà douze aéroports ! L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant ! Idem pour celui de Genève. En mépris du rejet par la population, les mégalos locaux viennent de recevoir le soutien de Valls...

 

La « ferme des 1.000 vaches ». Exploitée depuis septembre dans la Somme, avec un premier troupeau de 500 vaches laitières, cette « méga-ferme » se double d’un méthaniseur qui produit de l’électricité à partir des rejets des bestiaux. Une noria de camion chaque jour sur les routes pour évacuer le lait. Réalisation portée par un millionnaire du BTP. Y'a bon les subventions!

 

Le site d’enfouissement nucléaire de Bure. Porté par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), il consiste à enterrer 80.000 m3 de résidus nucléaires à haute activité et à vie longue dans le sous-sol lorrain, à partir de 2025. Une poubelle nucléaire extrêmement aléatoire voire dangereuse qui se heurte depuis dix ans à l’hostilité de militants antinucléaires français et allemands.

 

La ligne à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin. Son coût en est évalué à plus de 26 milliards d’euros dont plus de 10 milliards pour le seul tunnel sous les Alpes, long de 57 kilomètres, qui doit permettre de relier les deux métropoles en deux heures environ. Alors que la rentabilité des TGV est sérieusement remise en cause et que le réseau « normal », celui qu'utilisent « les Français d'en-bas » est laissé à l'abandon...

 

Le Grand Stade de Lyon. 640 millions d’euros pour cet équipement sportif, à Décines, en banlieue lyonnaise. Malgré 71 procédures lancés par les opposants, les travaux sont en route...

 

Et il y en a d'autres, partout. Á la lumière de ces « réussites », donnons quelques conseils aux maitres d’œuvre pour réussir au mieux à se remplir les poches avec ces projets inutiles, sur le dos des contribuables.

 

1 – Pour séduire vos interlocuteurs locaux, proposez des projets pharaoniques. La démesure doit être votre crédo. Faites jouer la concurrence entre métropoles. Tous les grands « zélus » rêvent du viaduc de Millau chez eux. Une fois que vous aurez conquis ces grands satrapes locaux, ceux-ci sauront gagner à votre cause les « zélus » secondaires (43 sur 45 conseillers généraux en faveur du barrage de Sirvens). N'oubliez pas de faire valoir de nombreux, de très nombreux emplois à la clé. Si ce n'est pas vrai, vous pourrez toujours arguer de « la crise ».

 

2 – Faites travailler des bureaux d'études sachant compliquer les choses pour rendre des dossiers indéchiffrables. Ça en impose toujours à l'élu de base de ne rien comprendre. Et ça décourage l'emmerdeur un peu trop curieux. Si ces bureaux d'études sont dans la mouvance des « zélus », c'est tout bénef.

 

3 - Mettez-vous dans la poche la presse locale. Ce n'est pas difficile : une visite de la maquette assortie d'un bon gueuleton pour les plumitifs et quelques pages publicitaires vous assureront la docilité d'alliés efficaces, aptes à encenser vos travaux et à démolir l'attitude « rétrograde » des éventuels opposants.

 

4 – Pour financer ces projets à la viabilité économique plus qu'aléatoire, proposez avec persuasion (discrète, bien ciblée, chiffrée) l'extraordinaire pompe à fric du fameux (et fumeux) Partenariat Public Privé (PPP). Á vous dès lors non seulement la construction mais aussi la maintenance, la gestion, l'exploitation de l'infrastructure en question. C'est pour vous une maîtrise complète et les collectivités n'auront plus qu'à casquer en loyers faramineux deux fois, voire trois fois plus que le prix total des travaux !

 

5 – Vous aurez à faire face à des associations d'opposants. Ce sont des amateurs : opposez à leurs arguments de bons rêveurs coupés de la dure réalité économique ceux, rigoureux, de vos spécialistes. Ridiculisez-les, brandissez l'étendard de l'intérêt national face à leur vision passéiste. N'hésitez pas à participer aux concertations publiques pour montrer votre sincérité. Noyez le poisson sous des chiffres et des termes incompréhensibles : l'alliance des « zélus » locaux et de la presse locale (annihilée par vos largesses publicitaires) feront le reste.

 

6 – Il est possible que vous deviez vous heurter à l'occupation du site en question. Á la légitimité revendiquée par les opposants – que vous devez qualifier « d'occupants » -, opposez la légalité institutionnelle. Montrez votre « détermination », assignez les organisations opposantes en justice et n'hésitez pas à faire appel à la force publique. Mais attention, cette option est délicate : des nuages de gaz lacrimo, tant que vous voulez, mais gare au syndrome de Sirvens : un mort peut tout foutre en l'air...

 

7 – Si vous perdez le gâteau, ne vous découragez pas, il y en a d'autres : stades, piscines, infrastructures sportives, centres commerciaux, tours « prestigieuses », centres hospitaliers, quartiers d'affaires, etc...

 

Enfin, n'oubliez pas l'essentiel pour vous : l'inutile, c'est très rentable !

 

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03/11/2014

PAS D'IMPÔTS pour cette grande cause nationale : l'Euro 2016 de foot-ball...

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Qui dit qu'on paie trop d'impôts en France ? Qui sont ces pisse-froid qui ne comprennent pas la beauté de l'acte de payer son écot pour le bien public en fonction de ses moyens ? Vous ? Moi? Mais alors c'est que vous, et moi, n'avons pas la chance de faire partie de cette « élite » qui, grâce au dieu foutebol, ne sortira pas un seul fifrelin en impôts – si ce n'est la TVA – au cours du grand raout foutebalistique – l'EURO 2016 - qui va sévir dans notre beau pays à l'été 2016. Et pour lequel 2,5 millions de billets seront vendus...

 

C'est le journal Les Echos de ce jour qui a révélé ce tour de passe-passe : « le gouvernement va exonérer de tout impôt les différentes entités chargées d'organiser l'Euro 2016 de football, qui se déroulera en France du 10 juin au 10 juillet 2016. En dehors de la TVA, qui est pilotée par des règles européennes, aucune taxe, aucun impôt sur les sociétés, aucune autre fiscalité française ne sera prélevée sur l'UEFA et ses filiales françaises. Pour l'événement, une structure juridique ad hoc a été créée, baptisée « Euro 2016 SAS », et détenue à 95 % par l'UEFA et à 5 % par la Fédération française de football. Elle gère toute l'organisation de la compétition, à l'exception de la construction ou de la rénovation des stades et de la sécurité. »

 

Oui, vous avez bien lu : aucune taxe, aucun impôts sur les sociétés, aucune autre fiscalité française pour les entreprises partenaires de l'UEFA. C'était la condition sine qua non, en 2010, pour obtenir cette organisation...

 

Qui sont ces heureux partenaires qui vont pouvoir se gaver sans reverser la moindre thune ? Il y a les sept « sponsors » officiels qui sont : La Française des Jeux (On les connaît ceux-là, ce sont les racketteurs officiels ; c'est une entreprise publique française datant de 1976, détenue à 72 % par l'État français qui lui a confié le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur tout son territoire), McDonald's (L'empereur mondial de la malbouffe, grand pourvoyeur d'obèses), Coca-cola (Ceux-là aussi on les connait, c'est pour eux que TF1 « prépare le cerveau de ses téléspectateurs »), Carlsberg (entreprise danois, troisième ou quatrième fabriquant de bière mondial), Continental (oui, ce fabriquant de pneus allemand qui a laissé des milliers d'ouvriers sur le carreau), Hyunday-Kia (conglomérat coréen : automobile, construction navale, militaire, électronique, écrans plats notamment), SOCAR (ceux-la, c'est la State Oil Company of Azerbaijan Republic, c'est-à-dire la compagnie nationale pétrolière et gazière d'Azerbaïdjan).

 

S'ajoute à ces veinards le groupe suisse Kuoni, spécialisé dans l'organisation de voyages, responsable de l'hébergement pour les équipes participantes, les officiels de match, les partenaires commerciaux et de diffusion, les journalistes, les fournisseurs et équipes responsables de l'organisation de la phase finale. L'UEFA va passer encore quelques partenariats encore inconnus.

 

Nouveau venu parmi ces veinards, le traiteur Hédiard - la célèbre maison d’épicerie fine de la place de la Madeleine à Paris - qui a été retenue pour assurer les services d’« hospitalité ». C'est donc lui qui assurera les prestations organisées autour des matchs – en particulier la restauration – et qui sont vendues aux entreprises. « Deux niveaux de prestations : « Platinium » (sacré Platini, va !) pour les loges privatives; « Gold » pour les places de catégorie affaires, les « business seats » dans le jargon professionnel. Le prix moyen pour cette seconde catégorie est de l'ordre de 1.700 à 2.200 euros par place. Pour les loges, la note varie selon les stades et les matchs, le maximum étant atteint par la finale avec un montant de la prestation à l'unité de 4.270 euros. « Nous sommes dans les prix de marché », assure Jacques Lambert, le président d'Euro 2016 SAS, la structure juridique ad hoc, détenue à 95 % par l'UEFA, la Fédération française de football en possédant 5 %. » (Les Echos.)

 

Comme vous pouvez voir, pas beaucoup d'entreprises françaises parmi ces heureux « exemptés d'impôts ». Par contre l'organisation laisse à l’État et aux collectivités françaises la construction ou de la rénovation des stades et de la sécurité. Ben voyons ! Et kikiva payer pour ces beaux stades ? Et kukiva casquer pour les flics qui garderont ces stades des débordements de ces hordes de « supporters » bourrés de Carlberg (interdite aux abords des stades la kro ou les bières locales ! On se bourrera à la danoise, uniquement.) Alors qu'il n'y a pas un kopeck pour les collectivités locales, le gouvernement a prévu 2 milliards d'euros dont 1,6 euros pour les stades et 400 millions pour les accès net les transports.

 

Voilà à qui nous allons refiler ce manque-à-gagner de l’État. Eh ! Il ne faut pas être égoïstes, il faut aider les malheureux du monde...

 

Ouais, mais les retombées économiques...

 

Parlez-en aux Brésiliens !!!

 

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02/11/2014

Si je meurs, je veux qu'on me distille !

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Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putaing, Papé a bien vieilli !

 

Menez ma viande sur le plateau de Sault

Dans la lavande faites tremper mes os

Macérez bien ma queue et mes neurones

Dans un bon vin de la Côte du Rhône.

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes (arrière petits !!) enfants ébahis

Dirons : Putaing, Papé a bien vieilli !

 

Vous tirerez un demi-muy de gnole

Du jus de vie, d'humour, de gaudriole

Puis faites-y macérez mes couillons

Ça donn' un goût qui plait aux vignerons.

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes (arrière petits !!) enfants ébahis

Dirons : Putaing, Papé a bien vieilli !

 

Vous me ferez reposer à la cave

Entre un Bonneau et un blanc de chez Chave

Comme voisin mettez-moi du Lirac

Du Châteauneuf ou même un bon Paulhac

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes (arrière petits !!) enfants ébahis

Dirons : Putaing, Papé a bien vieilli !

 

Vous me boirez, ça ne fait aucun doute

Et m'aimerez jusqu’à l'ultime goutte

Quand vous trouss'rez les bell's de votre temps

C'est un peu moi qui prendrais du bon temps !

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes (arrière petits !!) enfants ébahis

Dirons : Putaing, Papé a bien vieilli !

 

Illustration: merci à l'irremplacé Dubout

 

 

01/11/2014

Seins, Toussaint, vaccin...

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Les feuilles tombent, le brouillard repousse les derniers beaux jours – bref, un temps de « tous seins » - et voilà que la pharmacienne du village m’a demandé si je fais le vaccin contre la grippe !

Ben, non ma bonne dame que je lui ai répondue. Et je lui ai expliqué ma méthode, que, je pense, ne répudierait pas le GROG (« groupement régional d’observation de la grippe » ; si,si, ça existe !)

 

Pour lutter contre la grippe, il faut construire votre système immunitaire….

 

1ère solution : Le vaccin. (Efficace à condition que celui-ci corresponde au virus).

 

2ème solution : Beaucoup plus agréable et efficace contre tous les virus.

 

Exemple de la solution 2

- Marcher au moins une demi-heure par jour,

- Prendre l’air,

- Éliminer le stress,

- Consommer des fruits ou jus de fruits (vitamines),

- Activer votre circulation sanguine,

- Boire une infusion tonifiante aux herbes aromatiques après les repas,

- Prenez du repos réparateur.

 

Mise en application de la solution 2

1 - Je me promène jusqu’au bistro ( je marche )

2 - Je m’installe à la terrasse ( je prends l’air )

3 - Je contemple le galbe de la serveuse ( j’élimine le stress )

4 - Je commande un verre de blanc puis un deuxième ( j’absorbe les vitamines )

5 - Je prends le menu du jour arrosé d’une bouteille de Côtes-du-Rhône ( j’active ma circulation )

6 - Je termine le repas par un grog au rhum ( infusion tonifiante )

7 - Je fume un joint ( je respire des herbes aromatiques )

8 - Je rentre chez moi et je m’endors sur le canapé ( repos réparateur )

 

Comme disait ma grand mère : Un p’tit coup dans l’nez vaut mieux q’une piqûre dans l’cul

 

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31/10/2014

Ah ! La vache !

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Quelles salopes, ces vaches... Ça rote comme un émir, ça pète comme un gendarme et ça pollue plus que toutes les usines à charbon de la Chine ! Ouais Mossieur ! Quelles vaches ces vaches. Savez-vous que les quelque 1,3 milliard de vaches de la planète (une vache pour cinq humains) pètent et rotent environ 300.000 milliards de litres de méthane par an ! Ce qui représente presque 20 pour cent des émissions de méthane reliées aux activités humaines. Ah ! La vache... Et après ça on me casse les burnes pour mon petit diesel...

 

Mais heureusement le Superman de la Productivité est là ! Le Zorro de la défense de l'environnement veille sur nous. On va te les surveiller ces vaches de vaches. Et de près. De l'intérieur même. Comment ? Vous allez voir.

 

Jusqu'où pousse l'avidité débridée en vue de faire le plus de pognon possible... Je vais vous parler d'un truc qui relègue la corrida au rang de distraction pour jeune fille : les vaches à hublots ! C'est une des dernières trouvailles pour « le bien de l'homme ».

 

Quésaco ?

 

Le magazine « Courrier international » a publié ceci il y a quelques mois :

 

« Vous avez l’estomac bien accroché ? Alors lisez ceci : des vaches suisses sont équipées de hublots pour mieux servir la science. Les bovins de l’Agroscope de Grangeneuve ont un trou de 15 centimètres dans le flanc. Cette ouverture permet d’accéder directement au bol alimentaire pour en analyser le contenu. Pour prélever des échantillons, il suffit de passer le bras dans le trou, comme le montre cette vidéo de la RTS. 

Grâce à cette trappe de visite en caoutchouc, les chercheurs peuvent ”tester la digestion de mélanges d’avoines expérimentaux, et à terme, obtenir une alimentation plus saine”, note la 
Tribune de Genève.

Les vaches helvètes ne sont pas les seules à bénéficier de ce traitement. En France, l’INRA travaille depuis belle lurette des lustres sur des bovins fistulés. Cette pratique permet notamment de plancher sur la production de méthane des bovins. Entre rots et pets, comme chacun sait, les ruminants libèrent une effroyable quantité de gaz à effet de serre. Voilà peu, en Allemagne, des vaches laitières ont failli faire exploser leur étable, relate le Spiegel. La réaction entre une décharge d’électricité statique émise par une machine à massage et le méthane rejeté par les herbivores a déclenché un incendie. »

 

Les Hollandais sont depuis longtemps passé au stade de la production. Grâce à ce procédé « innovant », ils arrivent à fabriquer des vaches qui pissent 100.000 lotres de lait par an. Gràace à ce trou, ils peuvent vérifier la qualité de la digestion des bestiaux, éventuellement ajouter quelques adjuvant, voir quelques hormones, quelques antibiotiques... Bref rien que de bonnes choses qui ,font la qualité des oroduits bataves, « cet autre pays du fromage » !

 

Eh ! En France, l'INRA traille sérieusement la question. Et au fait, qu'est-ce qu'on nous installe en ce moment, quelque part dans le Nord ? Une usine avec mille vaches ? Ouais. C'est ça. Sur le modèle hollandais. Eh ! Les écolos nordistes, faudra aller regarder de près ce qui s'y passe. Par le hublot ?

 

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Liens :

 

http://www.rts.ch/info/regions/fribourg/5588165-dans-le-canton-de-fribourg-les-vaches-a-hublot-intriguent.html

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/vaches-a-hublot-ou-comment-l-inra-52566

http://www.organicagcentre.ca/ResearchDatabase/res_livestock_cowmethane_f.asp

http://www.courrierinternational.com/chronique/2014/02/11...

http://www.terrafemina.com/societe/buzz/articles/34929-va...

 

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30/10/2014

Au bistro de la toile : de l'OM qui perd à l'insurrection qui approche...

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- Alors Loulle, les nouvelles aujourd'hui ?

 

- ...teng ! Tout Marseille est en deuil.... Non mais tu te rends compte Victor : l'OM battu, et battu par qui ? Par Rennes...C'est où, ça, Rennes au fait ? Attends. Cette équipe nous mange la vapeur. Elle gagne huit matchs d'affilé et là, elle se fait éliminer par des Bretons. Non mais...

 

- Tè ! Loulle. Mets ma tournée. On va boire pour oublier... Á part ça, quoi de neuf dans tes canards ?

 

- Toujours le jeune qui s'est fait dézinguer par les lollis. Les grenades offensives, c'est pas des pétards du quatorze juillet tout de même. Puteng ! Les robocops, armés et caparaçonnés comme des hannetons géants, ne sont pas capables de faire face à quelques pèlerins qui balancent des pierres et quelques canettes d'essence ? Tu as vu comme moi leurs « ennemis » : une jeune fille qui dansait devant eux, armée d'un parapluie fuschia !

 

- Et surtout pour défendre quoi ? Un ouvrage surdimentionné conçu pour répondre aux besoins de quelques gros producteurs de maïs. Conflit d'intérêts, magouilles politicardes locales, agrobusiness... Eh ! Le maïs produit de façon intensive avec des tonnes de pesticides et d'engrais chimiques n'est même pas pour les animaux, encore moins pour faire du pop corn, mais pour l'industrie agrochimique des polymères.

 

- C'est quoi ça ?

 

- Des plastiques destinées à remplacer ceux issues du pétrole. C'est ce lobby agro-industriel qui pousse au cul pour cultiver ces variétés de maïs très voraces en eau, surtout l'été, en période de sécheresse. Ça sert à faire des sacs plastiques « biodégradables », des tuyaux, des meubles de jardin, etc.

 

- Ben, c'est pas mal ça ! C'est mieux que les plastiques issus du pétrole.

 

- C'est vrai. Mais qu'on ne nous bourre pas le mou avec la défense « des petits producteurs locaux », les quelques-uns qu'on montre à la télé. Les céréaliers bénéficiaires du fameux barrage n'ont rien à voir avec les petits paysans du coin. Ce sont des industriels issus - et au service - des grands groupes chimiques.

 

- Mouais... Je vois. Intérêts croisés entre « élus » professionnels, arrangements entre amis, magouilles et corruption, renvoi d'ascenseur, blocage de la démocratie, dénigrement de tout opinion opposée, mépris du citoyen, saccage sans vergogne de la nature...

 

- Ben voilà. Avec tout de même un mort.

 

- Bon. Changeons de sujet. Tiens. C'est pas la crise pour tout le monde. Une ONG – Oxam - vient de publier un rapport disant en autres joyeusetés qu'en 2014, les 85 plus grandes fortunes du monde détiennent autant que la moitié la plus pauvre de l'humanité. Ces 85 escrocs ont « gagné » cette année un demi-million de dollars par minute.

 

- Pas mal. Chez nous, tiens, Madame Bettencourt « gagne plus d'un million par jour ». Ouais mais c'est « parce qu'elle le vaut bien » !

 

- Ça va péter ! Victor. Ça va péter. La grogne est généralisée. Á tort ou à raison, mais c’est comme ça. Ça a commencé par les Bretons, puis les minots des lycées, les artisans et commerçants, les parents d’élèves, les profs et instits, les flics et même les clubs de canassons ! Puis maintenant les écolos et les exploiteurs agricoles...

 

- Possible Loulle. Possible. Mais si ça pète, ce ne sera pas dans le bon sens, ce ne sera pas pour le bien du peuple, ce ne sera ni pour la liberté, ni pour l’égalité, ni pour la fraternité, encore moins pour la justice. Toutes ces révoltes dont tu parles, ce sont les révoltes de toutes les droites. Révoltes corporatistes (éleveurs, paysans, transporteurs de Bretagne), révoltes obscurantistes (les anti mariage pour tous), révoltes fascistes (identitaires, groupuscules fascisants), révolte de la konnerie (ceux qui brûle les radars et les portiques écotaxes). Ce sont les révoltes d’une France réactionnaire, d’une France recroquevillée, d’une France de la peur. Peur de l’avenir qui lui fait redouter la mondialisation dans ce qu’elle a de positif, peur de l’Autre, qu’il soit différent : l’étranger, l’immigré, le gay, le rom, l’arabe, le noir, ou qu’il soit très proche : le jeune, le voisin bruyant, le pauvre (pour les uns), le riche (pour les autres). Avec pour conséquence le corporatisme, l’égoïsme, le racisme, l’anti parlementarisme..

 

- Putaing, mais pourquoi cette peur Victor ?

 

- Va-t-en savoir… Une population vieillissante peut-être, dont plus conservatrice. Un niveau de vie qui se dégrade, encore que… lorsqu’on compare notre situation à celle des Espagnols, des Grecs et même des Allemands où les riches pérorent du haut de leur morgue mais où les pauvres crèvent de faim, où les chômeurs sont poussés à accepter le travail forcé, où les travailleurs étrangers sont plus des esclaves que des ouvriers. Mais il y a autre chose Loulle, c’est la rupture entre le peuple et ses élites. Les « affaires » (Cahuzac, Bettencourt, Sarkozy, Woerth, Balkany, Thevenoud, etc.) ont profondément irrité, foncièrement scandalisé la « France d’en-bas » comme disait l’autre. Le Français « d’en-bas » (l’électeur !) rejette majoritairement le personnel politique dont il a le sentiment souvent justifié qu’il le trompe et s’engraisse sur son dos. Le salarié rejette le patron dont il a la preuve qu’il le considère non plus comme un partenaire mais comme une variable d’ajustement. Le plus inquiétant Loulle, c’est le rejet de l’impôt.

 

- Eh ! La douloureuse ne fait jamais plaisir. Surtout lorsqu'on a sous les yeux l'image de l'inégalité.

 

- Ce rejet du monde politique tient aussi, et beaucoup, à la désillusion ravageuse du « peuple de gauche ». On lui a promis – on nous a promis – une reforme bancaire. Résultat : que dalle ! On nous a promis la transparence et le non-cumul des mandats. Que dalle ! On nous a promis une grande réforme fiscale. Que dalle ! Voilà pourquoi le « peuple de gauche » est déboussolé, abasourdi, écœuré, prêts à se laisser entraîner dans des dérives lepénistes effarantes d’horreur. Voilà pourquoi la rue a été désertée par le peuple de gauche et est devenue le domaine des nervis, des obscurantistes, des fachos, bref, de tous ceux qui, en d’autres circonstances, formèrent la phalange honteuse des collabos, de la milice, des profiteurs du marché noir. Ce n’est pas celle-là la Révolution que l’on attendait Loulle…

 

- Allez, à la nôtre, c'est ma tournée...

 



Illustration: merci à Chimulus

 

29/10/2014

L'Ukraine selon Monsanto et consorts.

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L’interdiction de culture des OGM dans ce pays va-t-elle être levée ? C'est fort probable et ce sera le gros lot pour Monsanto et autres multinationales étazuniennes et européennes.

 

Selon l’Oakland Institute « alors que l’Ukraine n’autorise pas l’utilisation des OGM dans l’agriculture, l’Article 404 de l’accord avec l’UE, en rapport avec l’agriculture, inclut une clause qui est généralement passée inaperçue : cette clause indique, entre autres, que les deux parties vont coopérer pour étendre l’utilisation des biotechnologies. Il ne fait aucun doute que cette clause rencontre les attentes de l’agro-industrie. Comme Michael Cox, directeur de recherche à la banque d’investissement Piper Jaffray, l’a observé, « l'Ukraine, et de manière générale l’Europe de l’Est, sont parmi les marchés en croissance les plus prometteurs pour le géant de l’équipement en matériel agricole Deere, ainsi que pour les producteurs Monsanto et Dupont ».

 

Hummm ! Y a bon l'Ukraine ! De belles et grasses terres noires parmi les plus fertiles du monde. Un pays qui fut le grenier à céréales de l'URSS et même de l'Europe. Toujours selon Oakland Institut, les conditions du prêt accordé à l’Ukraine par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà conduit à « un accroissement des investissements étrangers, qui entraînera probablement une expansion des acquisitions de terres agricoles sur une grande échelle par des compagnies étrangères et une future privatisation de l’agriculture du pays ». Ben voyons. Pourquoi se gêner ? On a maintenant un gouvernement « légal » ouvertement à la botte des USA et de l'UE, faut en profiter pour sucer jusqu'au bout les richesses de ce pays. Il y a longtemps déjà que des « fondations » étazuniennes ont mis en place les conditions de ce pillage (Maidan ne fut que la partie émergée de l'iceberg). On comprend que ce pactole excite jusqu'à l'érection les multinationales euro-atlantiques ! Et on oserait interdire les OGM ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête !

 

En mai 2013 Monsanto a investi 140 M$ dans une usine de production de semences conventionnelles en Ukraine. Ça, c'est la première étape. Mais plusieurs associations regroupant les plus gros agriculteurs ukrainiens ont fourni aux lobbies chargés de manipuler le parlement un projet d’amendement à la loi, poussant à « créer, tester, transporter et utiliser des OGM dans le cadre de la législation sur les semences génétiquement modifiées », amendements dont les termes coïncident avec l’accord d’association UE-Ukraine. Ça, c'est la seconde étape.

 

Le 13 décembre 2013, le vice-président de Monsanto, Jesus Madrazo, déclara dans une conférence U.S-Ukraine à Washington D.C. que la compagnie voyait « l’importance de la création d’un environnement favorable [en Ukraine], qui encourage l’innovation et émule le développement continu de l’agriculture. L’Ukraine a l’opportunité de développer encore plus le potentiel des cultures conventionnelles, là où nous concentrons actuellement nos efforts. Nous espérons aussi que, le moment venu, la biotechnologie sera un outil disponible pour les agriculteurs ukrainiens dans le futur ». Cet « environnement favorable », ils l'ont maintenant avec le régime godillot mis en place. Dès lors, la voie peut être largement ouverte à l'achat par les multinationales et les banksters euro-atlantiques des plus riches terres de ce pays ruiné, ainsi qu'à l'implantation des OGM.

 

Ah ! La guerre, ça a du bon. Pour les banksters et le capitalisme financier...

 

Photo X - Droits réservés

 

Sources :

http://en.interfax.com.ua/news/press-conference/173536.html

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/ukraine-pendant-que-les-fascistes-158428

http://www.oaklandinstitute.org/press-release-world-bank-and-imf-open-ukraine-western-interests

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/vague-privatisation-en-ukraine-femeture-mines-donbass-ue-usa-se-partagent-pays/

http://monsantoblog.com/2013/12/19/monsanto-and-its-commitment-to-ukraine/

 

* * * * * * * * * * * * * * *

 

Et n'oublions pas de déboucher une bouteille à la mémoire de notre cher Tonton Georges Brassens, qui est allé baguenauder dans les vignes du seigneur voilà 33 ans.

 

 

ukraine,ogm

 

http://www.youtube.com/watch?v=aOvcTl_6VpQ

 

 

 

28/10/2014

Rémi Fraisse, 20 ans, mort pour le maïs.

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Il serait mort « d’une bombe ». Dans le Tarn. De nuit. Au cours d’une manif durement réprimée par les « forces de l’ordre » contre la construction du barrage sur le Tescou, plus connu sous le vocable de « barrage de Sivens ».

 

On bombarde dans le Tarn maintenant ? Comme en Syrie ? Comme en Irak ? Pas tout à fait tout de même mais un jeune homme de 20 ans, étudiant réfléchi, conscient de ses devoirs de défense de son univers de vie, est mort. Et pas de peur…

 

Alors c’est quoi ce barrage qui tue ? Dont on n’avait jamais entendu parler hors du terroir concerné ? Il s’agit d’un mur en béton de 12 mètres de haut sur 230 mètres de large, barrant la rivière. 48 hectares de forêts et de zones humides sont ainsi sacrifiés pour pouvoir irriguer…300 hectares. Cette irrigation profitera à 20, peut-être 30 exploitants(teurs) agricoles seulement cultivant la céréale la plus vorace en eau : le maïs.

 

Tenons-nous en aux chiffres. Le coût de l’ouvrage s’élèvera à 8,5 millions d’euros. Il stockera 1.400.000 m3 d’eau. Ce qui fait plus de 6 euros le m3 d’eau stockée. Même la Saur ou Véolia n’oseraient pas vendre l’eau potable à ce prix ! Alors pour de la simple eau d’arrosage… Ça fait aussi plus de 28.000 € par hectare irrigué, à comparer au prix moyen des terres agricoles dans le Gaillacois – dans les 5.000 € (cette moyenne incluant aussi les vignobles, beaucoup plus chers que les terres à maïs !). Au fil des ans, il ne reste plus que 20 agriculteurs bénéficiaires, ce qui fait 425.000 € par exploitation ! Ben dis donc ! Ils se démerdent bien les « maïsiculteurs » (c’est leur nom) du Gers et du Tarn !

 

Les objectifs de ce barrage :

-         soutien d’étiage (30 %). En clair ça veut dire remettre de l’eau quand les maïsiculteurs en ont trop pompée

-          irrigation (30 %). C’est la constitution d’une réserve en cas de sécheresse.

 

Sécheresse : le mot est lâché. Avec les bouleversements climatiques, la sécheresse est de plus en plus présente dans le Sud-ouest. La logique et le bon sens voudraient que l’on cultive sur ces terres les plantes les moins gourmandes en eau. Oui mais ça c’est « le bon sens ». Dans la réalité, le « bon sens paysan » a depuis longtemps déserté les campagnes au profit…du profit immédiat, quel qu’en soit le prix. La culture du maïs continue donc de plus belle, avec de très fortes pressions pour introduire le pourtant honni maïs transgénique.

 

Cet ouvrage est porté à la fois par le Conseil général du Gers et par la Chambre d’agriculture de ce département. Le président de cet organisme corporatif, Henri-Bernard Cartier, est un farouche partisan de la construction du barrage.

 

Ah ! J’allais oublier : ce monsieur est aussi vice-président de la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG). La CACG appartient en partie aux Conseils généraux du Gers et du Tarn. C’est cette même CACG qui a fait les études justifiant la construction de ce barrage. Et c’est à la même CACG qu’a été attribué – entre autres - le marché de la construction de ce barrage.

 

Même les experts du ministère de l’écologie, mandatés par Ségolène Royal estime cet ouvrage surdimensionné et son utilité réservée à trop peu de bénéficiaires. Pourtant, ces « experts » considèrent que « les travaux sont trop avancés pour les interrompre ».

 

La France, état de droit ? On peut raisonnablement en douter puisqu’il suffit de mettre les « autorités » devant le fait accompli pour que ces « autorités » entérinent les décisions les plus aberrantes.

 

Tè! Mon foie gras, je l’achèterai dorénavant dans les Landes, plus dans le Gers ou le Tarn !

 

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27/10/2014

« Stress tests » des banques : bonjour l'enfumage !

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Les élections au Brésil, en Ukraine, en Tunisie, finalement on s'en fout. Ce qui intéresse nos têtes d’œuf, nos zéditorialistes, c'est que nos chères banques (très chères !) sont entrées en « résistance ». Eh ! Regardez-les, n'ont-ils pas fière allure les dirigeants du Crédit Agricole, de la BNP, de la Société générale, le front ceint du bandeau rouge, ou coiffés du béret du Ché, la kalash à la main ! Parce qu'ils ont réussi haut la main les « stress tests » de résistance des banques. Ouf. On est rassuré... Notre pognon est entre de bonnes (!!??) mains.

 

Les « stress tests », quésaco ? Une konnerie inventée pas les Etatzuniens pour enfumer (rendre confiance !!??) la populace, et qui a été reprise par la BCE. « Ces tests, conjugués à une « revue de la qualité des actifs » (AQR) des banques, visent à mesurer la capacité de résistance des banques à divers scénarios économiques, y compris un scénario « stressé » de récession, de montée du chômage, de chute des prix immobiliers et de ralentissement continu de l’inflation, pour déterminer si elles doivent lever des fonds propres afin de renforcer leur solvabilité. La BCE, qui soumet à ces tests quelque 130 banques de la zone euro, assumera à compter du 4 novembre la supervision de l’ensemble du secteur. »

 

Vous n'avez rien compris ? C'est normal, c'est fait pour ça. C'est de la novlangue. Il ne faut pas que vous compreniez des choses simples.

 

Les grosses têtes de la Banque Centrale Européenne (BCE) ont planché sur un « ratio » clé : le bien connu (!!??) chez les novlanguiens Core Tier One (CET1). C'est quoi ce truc ? Ben, simplement le pognon (fonds propres) que la banque doit avoir en caisse par rapport à ce qu'elle prête (ses engagements). Ce « ratio » (rapport) est, selon la réglementation européenne, de 8%. En clair, ça veut dire qu'une banque peut prêter 100 euros avec seulement 8 euros en caisse ! Le reste alors c'est quoi ? Ben, du vent, du bidon, de la tchatche, de la dette ! Donc, en dessous de ce ratio de 8%, la banque va au piquet ! Pas bonne la banque. Elle vend un peu trop de dettes ! Faut rester correct : pas plus de 92% de dettes !

 

Comment faire pour être dans ce « ratio » ? Il n'y a pas trente manières, il n'y en a que trois :

  • en augmentant les fonds propres grâce aux résultats bénéficiaires de la banque (c'est-à-dire en pompant au max le client) ;

  • en faisant une augmentation de capital (en faisant cracher au bassinet les actionnaires bien gras);

  • en réduisant l'encours de prêts des banques (en serrant le kiki des PME-PMI et des particuliers).

 

C'est ce troisième choix qui est le plus courant. Ainsi, pour réussir ces « stress tests », donc pour passer sous les fourches caudines de la BCE, les banques ont réduit le volume de leurs prêts, en contradiction avec la seule justification de leur existence qui est de financer l'économie. Ainsi, pour réduire leurs propres risques, les banquiers « résistants » mettent en péril les acteurs de l'économie réelle que sont les PME-PMI.

 

Au fait, qui sont ces mauvais élèves ? En France, c'est seulement la très confidentielle « Caisse de refinancement de l’habitat » (CRH). Ailleurs les principales banques recalées sont, en Italie Monte Dei Paschi, Banca Carige, Banco Popolare di Vicenza et Banco Popolare di Milano ; au Portugal la BCP, en Autriche la Österreichische Volksbanken, en Grèce la Hellenic Bank, en Irlande la TSB.

 

Eh ! Á part quelques cancres soigneusement choisis pour ne pas être dangereux, les banques les plus importantes ont toutes réussi. Parce qu'elles ne peuvent évidemment pas échouer à ces « stress tests » bidon. Eh ! Si on nous dit que la BNP, la Société générale, le Crédit agricole ou même la Banque Postale ont échoué à ces « stress tests », quel va être notre réflexe naturel, très sain d'ailleurs : se précipiter le matin même au guichet de la banque et retirer tous notre pognon ! Et qu'est-ce qu'elles font ces banques marchandes de vents ? Elles plongent dans la journée. C'était la fameuse « menace Cantona » (« retirer votre pognon, tous, le même jour » qui les à tant fait trembler. Panique générale, faillites en chaînes, renflouement par l’État impossible, bref le bordel ! Humm ! Quel rêve gourmand... Dès lors, on comprend que l'examinateur (la BCE) y regarde à deux et même trois fois avant de remballer les élèves « too big to fail ».

 

Allez, on leur fait un peu panpan-cucul aux mauvais élèves, mais on va les aider à réussir. Ben voyons, avec notre fric.

 

Illustration X - Droits réservés

 

23/10/2014

Au bistro de la toile : propos acariâtres mais lucides...

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- Alors Loulle, quelles nouvelles aujourd'hui dans tes canards ?

 

- Tè, je te lis le Midi-Libre : « C'est un coup de fil qui est venu annoncer la nouvelle à chaque famille. Trois jeunes de Lunel, dans l'Hérault, sont morts lors d'un bombardement de l'armée syrienne, le week-end dernier en Syrie, non loin de la frontière avec le Liban. Un quatrième est décédé quelques jours plus tard, des suites de ses très graves blessures. Ces quatre garçons, âgés entre 19 et 30 ans, étaient partis pour certains depuis près d'un an, quelques mois pour un autre, avec la volonté d'accomplir le Jihad en Syrie. Trois d'entre eux sont issus de familles de confession musulmane (deux sont de la même famille), le dernier était, par contre, converti. Tous leurs proches sont aujourd'hui anéantis, oscillant entre douleur et colère. Et ne sachant pas s'ils pourront, un jour, enterrer les corps des disparus. » Si c'est pas malheureux, des konneries pareilles. Aller se faire flinguer pour des idées à la kon.

 

- Eh ! Sans compter que ça fait 288 vierges qui se sont faites péter la rondelle ! Bien sûr que c'est malheureux Loulle. C'est surtout significatif d'un échec de la politique d'immigration européenne, et d'un angélisme criminel des autorités qui, depuis Giscard et son tristement fameux « regroupement familial », ont laissés se créer des ghettos où se sont regroupées des milliers et maintenant des millions de personnes dont beaucoup ne font rien pour s'intégrer au pays qui les accueille, et dont certains se déclarent ouvertement comme ennemis de ce pays. Les quatre débiles dont tu parles sont de ceux-là. Ils se sont fait flinguer ? Tant mieux. Ils ne risqueront pas de revenir massacrer chez nous. Ou de convertir à leur fanatisme des crétins attirés par la promesse de pouvoir tuer, violer, assouvir leurs pires penchants en toute impunité. Ce problème devient crucial. Il n'y a qu'à voir ce qui vient de se passer au Canada qui paie au prix fort son angélisme et sa naïveté politique. Il faut que ces connards sachent que s'ils partent « au jihad », ils ne reviendront que les pieds devant. Si on retrouve leurs pieds qui puent pourtant moins que leur cervelle...

 

- Ouais, mais tous ne se feront pas flinguer « au jihad ». Certains voudront revenir...

 

- Revenir pour quoi ? Pour massacrer ici ! Ils se sont déterminés comme ennemis de la France, l’État français doit à ses citoyens de les débarrasser de ces tueurs. On est en guerre, mais une forme de guerre nouvelle. Contre laquelle ce ne sont pas des Rafales ou même des régiments de paras qu'il faut, mais du renseignement par l'infiltration des milieux suspects et des forces spéciales sans états d'âmes pour se débarrasser définitivement des tueurs en situation de revenir sur le territoire national.

 

- Et en faire des martyrs ?

 

- Bidon... Pour lutter contre la prolifération de ces idées, il n'y a que l'éducation. Seulement il suffit de quelques poignées d'abrutis pour foutre en l'air toute une classe. Les jeunes « des quartiers » ont en mains tout ce qu'il leur faut pour s'en sortir. Tout, sauf la volonté, le courage de bosser pour honorer leurs parents qui sont venus du bled trimer en France pour, justement, que leurs enfants aient un avenir meilleur que le leur. Mais non, ils se complaisent dans une victimisation pleurnicharde, et font honte à la génération de leurs parents. Leurs vrais dieux sont le fric facile en dealant du shit, les grosses bagnoles « empruntées », les fringues « de marque » et leur sous-culture de chiotte de rap.

 

- Tu ne serais pas un peu négatif ce matin Victor ?

 

- Ouais, c'est vrai. Il n'y a pas que ces kons. Mais ce sont ceux-là que l'on voit. Et pendant ce temps, notre François-va-t'en-guerre nous implique dans le merdier du Moyen-Orient ! Comme si on avait quelque chose a y faire sinon prendre des coups, ici, en retour... On bombarde cet « État islamique » parce qu'ils sont barbares, qu'ils décapitent, qu'ils égorgent, qu'ils coupent mains et pieds, qu'ils lapident les femmes. On est donc dans cette guerre alliés de qui ? De l'Arabie saoudite ! Et qu'est-ce qu'ils font nos « amis » d'Arabie saoudite ? Ils coupent les mains et les pieds, ils égorgent, ils coupent des têtes, ils lapident... Comme les autres barbares. On s'implique donc dans une guerre entre deux sectes de cette névrose collective appelée religion... Car c'est de cela qu'il s'agit, entre autres sources de conflits : une lutte entre sunnite et chiite. Qui débouchera sur une guerre entre les sunnites de l'Arabie saoudite, des micro-états bidons du golfe (Qatar, Émirats Arabes Unis, Koweit, etc.), probablement la Turquie, et l'Iran chiite. Autrement dit on n'a rien à foutre dans ce merdier ! Qu'ils se massacrent entre eux, ce n'est pas notre affaire. Enfin, un peu : on pourra toujours vendre des armes aux deux camps !

 

- Tu manies le second degré grave ce matin Victor. Allez, à la nôtre...

 

Illustration : Merci à Chimulus