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24/05/2014

Ouiquinde érotique en bluettes

 

brigitte bardot sexy 1.JPG

 

Sonnet XXXIII

 

Deux belles s'aiment tendrement,
L'une pour l'autre s’intéresse,
Et du même trait qui les blesse
Elles souffrent également.

Sans se plaindre de leur tourment,
Toutes deux soupirent sans cesse,
Tantôt l'amant est la maîtresse,
Tantôt la maîtresse est l'amant ;

Quoi qu'elles fassent pour se plaire,
Leur cœur ne se peut satisfaire,
Elles perdent leurs plus beaux jours ;

Ces innocentes qui s'abusent
Cherchent en vain dans leurs amours
Les plaisirs qu'elles nous refusent.

 

Denis Sanguin de Saint-Pavin

 

************************

 

femme qui pète.jpg

 

Ô doux soupirs qui partez de mes fesses !
Volez, volez au nez de mon mari ;
Exprimez-lui l'excès de mes tendresses,
Et dites-moi ce qu'il aura senti.

 

Louise Françoise de Bourbon

 

********************

 

Pompeya_erótica5 Priape mosaïque.jpg

 

Epigramme

Certain abbé se manuélisait
Tous les matins, pensant à sa voisine.
son confesseur, l’interrogeant, disait :
Vertu de froc ! c’est donc beauté divine ?
Ah ! dit l'abbé, plus gente chérubine
Ne se vit donc ; c'est miracle d'amour ;
Tétons, dieu sait ! et croupe de chanoine !
Toujours j'y pense, et même encore ici
Je fais le cas*. Pardieu, lui dit le moine,
Je le crois bien, car le fais aussi.

 

*se masturber

 

Alexis Piron

 

Quintidi 5 prairial 222

Illustrations X – Droits réservés

 

23/05/2014

Au bistro de la toile : dimanche on gouverne l'Europe !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Alors, Victor, dimanche on gouverne l'Europe ! Tu vas voter toi ?

 

- Bien sûr Loulle ! Et je t'invite à faire pareil. Comment peut-on ouvrir sa gueule contre le gouvernement ou les institutions européennes si l'on ne fait pas entendre sa voix les rares fois où on nous le demande ! Abstention, piège à kons !

 

- Tu sais Victor, moi je les entends les clients à mon rade. L'Europe, beaucoup s'en tamponnent l'oigne...

 

- Ce en quoi ils ont tort. Parce que les trois-quarts des lois, règlements et décrets qui régissent notre vie quotidienne sont directement issue de l'Europe. Alors si on ne va pas voter, on n'a que le droit de fermer sa gueule.

 

- Ouais mais ces élections sont un foutoir auquel on ne comprend rien. Il y a une palanquée de listes, des régions où on ne se reconnaît pas. Tiens, moi, à l'Est du Rhône, je vote en Provence, toi, à l'Ouest du Rhône, même si c'est dans la même agglomération, tu votes avec des gens de Montpellier, Toulouse ou Bordeaux. Pfffttt...

 

- C'est vrai que la clarté n'est pas la première qualité de ce vote. Mais si on s'intéresse un peu à la chose, on sait pour quoi on doit voter. Et donc pour qui.

 

- Ah ouais ? Et pour quoi on doit voter ?

 

- Pour le Parlement européen. Mais cette institution n'a que des prérogatives réduites. Il ne peut pas proposer des directives, seule la Commission européenne ayant ce droit ! Il ne peut qu'accepter ou refuser les directives de la Commission. Il faut que ça change. Il n'empêche que c'est la seule instance européenne où l'on peut donner de la voix...

 

- Une voix dans le désert... De toute façon c'est toujours la droite ultralibérale qui impose ses vues.

 

- Exact. C'est vrai qu'on nous enfume le terrier en prétendant que le vote de dimanche désignera le président de la Commission. C'est pour nous refaire le coup du vote utile. Et puis le choix qu'on nous propose in fine, papa Schultz ou Junker, n'a rien de très bandant. C'est bonnet sale et sale bonnet. De plus, il est faux de dire que les députés européens pourront choisir le successeur de Barosso. En fait, c'est le Conseil européen, c'est-à-dire les 28 chefs d’État et de Gouvernement qui s'arrangent entre eux, avec pour seul critère leurs égoïsmes nationaux, et désignent toujours un falot qui sera aux ordres et ne fera pas de vague. Ce qui revient en fait - la raison du plus fort étant toujours la meilleure - à se coucher devant les désidératas de Fraù Bismarkel...

 

- Donc on n'est même pas sûr que ce président de la Commission sera l'un des deux favoris ?

 

- Exactement. A la suite de tractations de marchands de tapis bien cachées et sournoises, les 28 « mère Thatcher » du Conseil européen peuvent très bien nous sortir une ou un troisième larrone ou larron et le Parlement n'aura que le choix de dire oui ou non. Il est faux de prétendre que les députés pourront choir l'un ou l'autre des deux premiers. Si le Parlement dit non au choix des « mère Thatcher », le Conseil magouillera encore sournoisement pour présenter un ou une candidate faisant encore moins de vagues, encore plus béni-oui-oui, et ainsi de suite jusqu'au plus petit commun branquignole. C'est comme ça qu'on se trimballe des Barosso, Rompuy, Ashton...

 

- Mouais... Tout ça ne donner pas très envie de se déplacer...

 

- Pourtant il faut y aller ! Même imparfaite, l'Europe est notre seul moyen d'exister. Il vaut mieux essayer d'éduquer le bébé que de le jeter avec l'eau du bain.

 

- Alors, ta vas voter pour qui toi, Victor ?

 

- J'ai la chance de voter dans la circonscription où il y a José Bové pour les Verts et Jean-Luc Mélenchon pour les Rouges. Les autres, je ne sais même pas qui c'est. J'ai donc un choix cornélien. Pourtant j'ai tranché : José Bové a fait l'énorme konnerie de se monter comme cul et chemise avec le tueur Cantat. Il n'est pas question que je mêle mon bulletin avec celui d'un assassin. Je voterai donc pour Mélenchon qui, soit dit en passant, s'est montré une fois de plus le plus clair et le plus percutant hier soir au raout télévisé de Pujadas.

 

- Á la nôtre, Victor !

 

- Et du Rouge !

 

 

Quartidi 4 prairial 222

Illustration : merci à Chimulus

 

22/05/2014

Quand le teckel bouge la queue devant Merkel

ubu sarko.jpg

 

 (Ça se chante sur l'air du "Tord boyaux" de l'ami Pierrot)

 

Il a ouvert sa gueule de blaireau

Dans l’ Parisien et au Figaro

Dans Le Point aussi, et même chez les Boches

Le nabot nous refait son cinoche.

Il vient raconter comment fair’ l’Europe

Pendant cinq ans était-il myope

Lui qui a baisé

Le « Non » des Français

Il ferait bien mieux de s’écraser.

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Ils nous prenn’ pour des couillons

 

 

Il s’agit d’un parti bien crado

Où s’agglutinent les faisandeaux,

Requins et vautours, champions de l’embrouille

Des klampins qui s’en mettent plein les fouilles

Y a tous les parasites du Fouquet’s

A l’affut de pognon à piquer

On y croise les philanthropes du Medef

Qui tirent les ficelles avec benef

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Ils nous prenn’ pour des couillons

 

 

Sarko fait des pipes à Bismerkel

Lui qui s’est comporté en teckel

Cinq ans aux affaires, il l’a laissé faire

Pour qu’le pognon aille aux actionnaires

Il l’a aidée à tuer les Grecs

Il nous l’a mis profond et à sec

Et maintenant il donne des leçons

Et prend les gens pour des paillassons.

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

On t’a assez vu, fumier,

Retourne dans ton terrier

 

 

(Merci à l’ami Pierrot !)

 

Tridi 3 prairial 222

 

Illustration X – Droits réservés


 

21/05/2014

Imaginez-vous à la conférence de rédaction matinale de TF1, TF2, TF3 ou autres télés info.

plantu presse leche botte.jpg

 

- Alors les loulous et les louloutes, quoi de neuf ce matin ?

 

- Ben, Poutine est en Chine. Il est question de signer 43 accords bilatéraux dans tous les domaines commerciaux. Les échanges commerciaux se chiffrent déjà à 87 milliards de dollars. Soukhoï, le constructeur d'avions russe, a signé un accord de vente de 100 Soukhoï Superjet-10. Cet appareil de transport civila été réalisé dans le cadre d'une large coopération internationale. Les équipements électroniques sont fournis par la société française Thalès et les moteurs sont fabriqués par Power Jet, une société mixte du groupement de production russe Satourn et de Snecma français. Ce grand projet conjoint de la Russie et de la Chine renforce les positions de chacun de ces deux pays dans la concurrence avec le monopole de Boeing et d'Airbus et permet de se sentir mieux protégé contre des sanctions occidentales éventuelles.

Par ailleurs, les deux géants ont déjà organisé des exercices militaires conjoints navals et terrestres tant en Chine qu'en Russie. L'intention de Poutine est de faire des relations russo-chinoises un facteur décisif de la politique mondiale.

 

- C'est tout ? Pas beaucoup d'intérêt. Quoi encore ?

 

- Les lunettes, chef. Une étude de Que-Choisir montre qu'un opticien sur cinq magouille sur le prix des lunettes, ce qui fait monter les tarifs des mutuelles.

 

- Ben voilà. C'est plus intéressant ça. Tu m'en fais l'ouverture du journal. Mais en appuyant sur la grande honnêteté des opticiens – ce sont de bons clients pube – puisque 4 sur 5 ne magouillent pas, ou du moins le font plus discrètement. Quoi encore. Je vous écoute.

 

- En Afrique, 120 ou 150 morts par un camion piégé qui explose sur un marché. Boko Haram en cause. Au Mali, durs combats avec de nombreuses victimes à Kidal. L'armée française retarde son départ et se redéploie. En Centrafrique, on assiste à une véritable épuration ethnique : 90% des musulmans de Bangui ont été chassé de la ville.

 

- Mouais. Pas très vendeur tout ça. Pour l'Afrique, passez-moi plutôt un interview de collègues de la jeune photographe récemment trouvée morte. Avec des photos vendeuse : je veux du sourire et des nichons. Elle n'en manquait la petite. Quoi d'autres ?

 

- En Ukraine...

 

- Pas d'Ukraine, pas de Syrie. C'est du réchauffé. Autre chose.

 

- Aux Etats-Unis, les banques françaises BNP-Paribas et Société Générale risquent d'écoper de 3 à 5 milliards d'amende pour avoir commercé en dollar avec des pays sous embargo américain : Cuba, Iran, Birmanie entre autres. Ceci pour que l'administration américaine se donne bonne conscience car aucune banque étazunienne n'est, pour l'instant, blâmée et condamnée pour leurs malversations.

 

- Ouais... Quelques lignes seulement. Pas d'images. Élections européennes ?

 

- Un grand meeting à Marseille pour Le Pen père et fille, et un autre grand raout de Mélenchon à, Toulouse.

 

- Bon ça. Mettez-moi en valeur les Le Pen avec images de foule qui applaudit et quelques phrases bien senties. Pour Mélenchon, une image de quelques secondes, si possible dans une attitude bien braillarde. Démerdez-vous. Nos patrons nous paient pour ça. Quoi encore ?

 

- Un reportage sur un vigneron qui travaille ses vignes avec un cheval...

 

- Voilà ! Très bon ça. On s'étale là-dessus. Bon, allez, le journal est conçu, à vous de le réaliser.

 

 

Duodi 2 prairial 222

Illustration : merci à Plantu.

 

20/05/2014

On vous bourre le mou avec vos sous !

journaux assistés figaro mag.jpg

"C'est celui qui dit qui est!"

 

Le bourrage de crâne par les canards-laquais se fait parce que cette presse-purée est tenue par des marchands d’armes, des bétonneurs et des prédateurs financiers. Les journalistes – s’ils veulent bouffer et continuer d’exercer un métier somme toute fort agréable – n’ont qu’un choix : fermer leur gueule ou lécher les bottes de ceux qui les paient. On a vu hier comment une petite bande, à l’échine bien souple et avec de la peau morte sur la langue à force de lécher le cul de leurs patrons, squatte toutes les tribunes, tous les plateaux télés et radio.

Mais il faut aussi savoir que le (les)gouvernements(s), de quelque bord qu’ils soient, pompent dans nos fouilles pour refiler de la belle artiche aux titres qui sont soit aux ordres, soit d’un intérêt tout relatif. Eh oui ! Vous, moi, mettons la main à la poche pour permettre l’existence de cette presse purée. A travers des aides que l’Etat (nos impôts) distribue généreusement en raison inverse de l’intérêt des journaux.

Qui touche le plus de pognon ? Les titres…qui dénoncent avec le plus de véhémence le «gaspillage des deniers publics» par les plus pauvres, les plus démunis. Ecoutons plutôt Le Monde Diplomatique – carrément éjecté cette année de ces aides ! – alors qu’il est le titre français de très loin le plus vendu et le plus lu dans le monde, avec des éditions en anglais, espagnol, portugais, arabe, etc. :

 « Il faut féliciter l’État pour sa scrupuleuse impartialité : les publications les plus scandalisées par le montant des dépenses publiques, celles qui matraquent le thème du « ras-le-bol fiscal » et se montrent les plus enthousiastes quand les retraites sont gelées, n’ont pas pour autant été négligées par la « mama étatique » — une formule de l’hebdomadaire Le Point — lorsqu’elles ont tendu leurs sébiles en direction des ministères.

Le Point, justement, a continué à toucher plus de 4,5 millions d’euros, soit 22 centimes d’aide du contribuable pour chaque hebdomadaire diffusé, bien que le titre appartienne à la famille Pinault, sixième fortune de France (11 milliards d’euros). M. Serge Dassault, cinquième fortune de France (12,8 milliards d’euros), sénateur UMP et propriétaire du Figaro, a reçu, lui, 16 centimes de l’État pour chaque exemplaire vendu d’un journal qui exalte les vertus de l’austérité budgétaire. Et c’est sans doute parce que le quotidien Les Échos appartient à M. Bernard Arnault, première fortune de France (24,3 milliards d’euros), que ce quotidien économique qui, lui aussi, peste sans relâche contre les dépenses publiques, n’a reçu en 2013 que 4 millions d’euros du contribuable...

Lorsqu’une publication quitte un tableau, un palmarès, une autre s’y substitue. Coïncidence saisissante (c’en est une) : presque à la place qu’occupait Le Monde diplomatique en 2012, et pour un montant à peu près identique, L’Opinion a surgi en 2013 (177e avec 184 000 euros d’aides de l’État).

L’Opinion est ce quotidien lancé par M. Nicolas Beytout, avec des concours financiers dont la transparence n’est pas absolue, mais au service d’une ligne rédactionnelle qui, elle, ne laisse planer aucun mystère puisque c’est celle du Medef. La diffusion payée du journal de M. Beytout est confidentielle (de mille à trois mille exemplaires par jour en kiosques), mais sa seule survie permet à son créateur de naviguer d’une antenne à l’autre et d’être très généreusement cité dans la plupart des revues de presse. Ce qui, là encore, n’est pas donné à tout le monde.

Le ministère de la culture et de la communication, à qui il faut savoir gré de la publication, très pédagogique, du montant annuel des aides publiques à la presse, prétend que celles-ci « concourent à la modernisation et la diffusion partout dans le pays d’une presse pluraliste et diverse. »

Voilà. Alors pour soutenir ce titre référent, moi qui vit entre mer et Cévennes – et donc qui pourrait avoir un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l’autre – je sors mon pognon et je m’abonne au Monde diplo, comme à Médiapart, et j’achète en kiosque, parce c’est un acte militant, le Canard enchaîné et Siné-mensuel.

Eh ! Vous pouvez même faire un don ! Ça se fait beaucoup et, comme ceux qui ont fait payer au deux-tiers par l’État les millions d’amende de Sarko et de l’UMP, vous pourrez en déduire 66% de vos impôts !

 Vous pouvez voir ici la liste des deux cents titres les plus aidés

 Primidi 1er prairial 222

Photos X - Droits réservés

 

19/05/2014

« Les Nouveaux chiens de garde » sur LCP: un réquisitoire jubilatoire contre les canards-laquais !

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Moi qui dénonce à longueur de billet la connivence entre ce que j'appelle la « presse-purée », les « canards-laquais » et les puissances d'argent d'une part, la « classe politique » d'autre part, j'ai pris mon pied hier soir en regardant, que dis-je, en savourant, la remarquable émission réalisée par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat et présenté par l'excellente Emilie Aubry. Une sacrée bouffée d'air pur ! Où ça cette émission ? Oh ! Pas sur la Une, ni sur la Deux, ni sur la Trois, ni même sur Arte, ni évidemment sur les distributeurs de bouillie merdique que sont les chaînes de la TNT, mais sur la chaîne qui s'affirme de plus en plus comme LA station de référence : la...chaîne parlementaire (L.C.P.) ! Titre de l'émission : « GRAND ECRAN: LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE »

 

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur. En 1932, Paul Nizan publiait « Les Chiens de garde » pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social.

 

Tous distillent à longueur de plateaux télé ou radio la doxa ultralibérale voulue par leurs patrons, ceux qui leur mettent le collier et leur dispense leur pâtée quotidienne. Finies les loups de la presse, genre Jaurès, nous sommes au temps des chiens de garde bien gras de la fable, avec collier, chaînes et « éléments de langage » à faire gober au populo dont on a bien « préparé le cerveau pour Coca cola ». Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse.

 

Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts !) convaincus des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild et appartient à Bergé et va passé dans les pognes d'un autre requin. Le Nouvel’Obs et son groupe ( Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89)  appartenait au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel qui l'a cédé récemment aux actionnaires du « Monde », le trio Bergé-Neel-Pigasse. Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques. Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop). L’Express appartient au plus important groupe de presse purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien. Et n’oublions pas le marchand de béton Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

Tous ces braves gens ne tiennent pas trop à ce que le bon populo soit trop bien informé. On comprend pourquoi on nous bourre le mou avec de l’émotionnel, de l’accessoire, du fait-divers et du sport… Le travail de ce type de journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des puissances de l’Argent. Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

 

L'émission de LCP dénonce sans concession la collusion d'un microcosme groupant des gens sortis du même moule et grenouillant entre eux, entre « amis », entre gens du même monde. Elle cite nommément quelques-uns des plus en vue de ces trissotins de la presse (Franz-Olivier Gisberg, Duhamel, Barbier, Jospin, etc.). et tous ces « zéconomistes » distinguées qui squattent les plateaux télés en radio. Editoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : une poignée de distinguées « économistes » quadrillent l’espace médiatique et en écartent toutes les voix « dissonantes ». Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ? Par exemple, cité dans l'émission, l'incontournable Elie Cohen directeur de recherche au CNRS, un des piliers des plateaux télé et radio, mais aussi membre des conseils d'administration d'EDF énergies nouvelles, de Steria et de Pages jaunes.

 

A la fin du film « Les nouveaux chiens de garde », les ci-devant Frantz-Olivier Gisberg et Elie Cohen étaient sur le plateau en compagnie de Dominique Wolton, lui aussi directeur de recherche au CNRS (un de ses livres : Penser la communication ).

 

Ah ! Il fallait voir la gueule de « Régécolor » (c'est ainsi que je nomme Elie Cohen en voyant sa chevelure soigneusement travaillée ) qui riait jaune et s'enfonçait dans des explications ampoulées d'où ressortait ses « qualités qui en faisait un bon client pour les plateaux télés et radio ». Plus savoureux encore, la tronche de F.O.G. , traitant le film de « vieux et kon », et reconnaissant la dépendance des « ténors » de la presse(purée) vis-à-vis des patrons de presse marchands d'armes ou de béton !

 

Moralité : si vous voulez avoir des informations un peu plus fiables, cherchez-les dans internet où surnage une profusion de sites et de blogs n'ayant aucune accointance avec les requins de la finance et des multinationales ! Médiapart en est un, le Monde Diplo aussi, il y en à d'autres. Encore faut-il ne pas avoir le cerveau déjà rendu irrécupérable par TF1 et consort, en avoir la volonté et...le temps.

 

A voir là :

http://www.k-streaming.com/film-les-nouveaux-chiens-de-garde-en-streaming-gratuit/

Et ici le débat: http://www.lcp.fr/emissions/grand-ecran/vod/159107-le-deb...

 

Décadi 30 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

18/05/2014

Gastronomie érotique : allons nous faire voir chez les Grecs !

cuisine,poésie,grèce

Hélène

 

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,

Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.

Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène

Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

 

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux,

Envoya son armée châtier le filou.

Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…

Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

 

Des grecs contre des grecs, en une lutte à mort

Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.

Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

 

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,

Des guerriers, des héros, des princes et des rois

Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

 

 

 

- Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire

Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !

Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf

Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,

En guise de cerveau avaient dans le cigare

Quelques pots de yaourts brassés au goût bulgare !

Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,

Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre

Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :

C’est qu’au plus on les bats, au plus elles sont tendres !

- J’adhère à tes propos, petit, sans réticence

Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.

Tes réflexions hardies sont dignes de Silène,

Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.

Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit

S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,

Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge

En cuisinant pour elle une poulpe au vin rouge.

Le nom grec en est “ Oktapodhi krasato ”

Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.

- Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque

Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?

- C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.

Bat longuement le poulpe, sans faire de chiqué,

Tu le laves et le coupes en petites portions

Que tu sèches avec du papier à absorption.

Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olives

Dans une casserole bien antiadhésive,

Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,

Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé

Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.

Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,

Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,

Et tourne gentiment pendant que ça réduit.

Tu cisèles une branche de fenouil odorant

Dont le parfum subtil est très revigorant.

Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures

Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.

Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,

La sauce épaissira et deviendra marron.

Jette-s’y une grosse poignée d’olives noires,

Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,

Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles

Sans mettre pour autant son estomac en vrille.

Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,

Puis sert ton plat très chaud. L’effet est surprenant !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 beaux poulpes bien battus, - 1 quart d'huile d'olive, - 3 ver­res de vin rouge puissant de Roquemaure (plus un pour le cuistot), - quelques branches de fenouil ciselées, - 6 tomates bien mûres, - 2 poignées d'olives noires dénoyautées, - sel, poivre, - 3 cuillerées à dessert de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

Intéressants pour ce plat, des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire".

En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-Vignes, Côtes-du-Ventoux, Coteaux-du-Luberon, Coteaux-du­-Tricastin, Costières-de-Nîmes.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Pic-saint-Loup, Saint-­Christol, Saint-Drézery.

En vins de Provence: Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

 

Nonidi 29 floréal

 

Photo X - Droits réservés

 

17/05/2014

Ouiquinde érotique déhescannien avec Gabriel Seinac De Meilhan

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La Foutro-manie (extraits)

 

(...)

 J'aime en amour le train de la canaille
Et point les tons des gens de qualité.
Lorsque je fous, il faut qu'un Con travaille,
Qu'il me féconde, et avec volupté,
Pompant les sucs de ma couille fertile,
Dans son allure, il fait leste et facile.
Car de passer ses jarrets et ses reins
Á dérouiller le Con d'une Robine,
Qui ne demande à Dieu tous les matins,
Que le bonheur de presser des engins,
Et cependant contrefait l'enfantine,
Quand on la fout à triple carillon,
C'est se plonger dans l'abîme d'un Con.
Vous la verriez défendre son téton,
Comme à quinze ans une jeune Pucelle,
Vous rebuter pour une bagatelle,
Pour un baiser, pour un mot polisson,
En minaudant, trancher de la cruelle.
Mais offrez-lui quelque gros saucisson,
Un Vit de bronze, elle aime ce lardon;
Elle vous va livrer sa citadelle.
Les deux battants pour vous seront ouverts,
Et vous pourrez sur la froide Aridelle,
Faire expirer vos caprices divers:
Á vrai dire, vous aurez à combattre
Tous les valets, qui la foutent par quatre,
Et qui depuis environ dix-neuf ans,
Tous les neuf mois lui flanquent des enfants.
(...)

 

Octidi 28 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

13/05/2014

Au bistro de la toile : blanchiment d’argent.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh Loulle, sers-moi un rouge. Dis-moi, tu connais Tharshema Brice ?

 

- ???!!! Kissa ?

 

- Tharshema Brice. C’est une coiffeuse étazunienne, mère de six enfants, qui a défrayé la chronique chez les yankees.

 

- Et qu’est-ce qu’elle a fait d’extraordinaire cette champouineuse ?

 

- Justement, elle a utilisé ses talents de champouineuse pour blanchir, littéralement, des dollars et en multiplier la valeur !

 

- Bof. Certain barbu célèbre, en d’autres temps, a bien multiplié les pains et les poissons… Et comme elle faisait la coiffeuse ?

 

- Ben voilà. Elle dégraissait d’abord soigneusement des billets verts de cinq dollars avec un puissant détergent. Puis, avec une brosse à dents, elle effaçait soigneusement les traces d’encre qui restaient. Après séchage et repassage, elle avait donc des billets vierges, mais faits avec ce papier très spécial et les filigranes qui caractérisent les billets de banque. Il ne lui restait plus qu’à réimprimer ces papiers avec une imprimante couleur pour les transformer en coupures de cinquante et cent dollars ! Pas compliqué : il suffit de scanner des billets de ces montants et de les imprimer.

 

- Pas kon la maman ! Mais enfin, ça ne pouvait tromper que des commerçants pas très regardants. Encore que… Il y avait le craquement caractéristique du papier dollar, le filigrane. Et comment elle s’est fait gauler ?

 

- Eh bien parce qu’un caissier un peu plus rigoureux s’est aperçu qu’il avait en filigrane le président Lincoln (monsieur 5 dollars) alors qu’il aurait dû avoir les présidents Ulysse Grant (monsieur 50 dollars) ou Benjamin Franklin (monsieur 100 dollars).

- Et elle en tiré beaucoup de ces faux fafs ?

 

- Pour 20.000 dollars. Et figure-toi qu’au tribunal, on a cité son complice !

 

- Qui c’était ? Son Jules ? Son banquier ?

 

- Monsieur Hewlet-Packars, fabricant des imprimantes qui ont permis cette pittoresque embrouille !

 

- C’est beau l’artisanat tout de même…

 

- Mais ce n’est rien à côté des vrais blanchisseurs de pognon.

 

- Les banquiers avant tout…

 

- Evidemment. Mais aussi l’immobilier (tu achètes 2 millions une villa mais tu déclares un seul million, tu donnes le reste en liquide puis, quelques mois après, tu revends le bien…à son vrai prix de 2 millions, et tu as « blanchi » un million d’argent de la drogue, de la prostitution, du trafic d’organe, du trafic d’armes, de l’extorsion de fonds, de la fraude fiscale). Tu peux aussi te mettre en cheville, au besoin avec une persuasion « musclée », avec des buralistes marchands de billets de ces konneries de jeux (tu rachètes en liquide au gagnant le billet en lui donnant même un peu plus que son gain, puis tu touches légalement la somme qui est ainsi blanchie). Ou encore tu achètes des commerces qui génèrent beaucoup de recettes brutes par des ventes au comptant (restaurants, bars, boîtes de nuit, hôtels, laveries automatiques, bureaux de change et compagnies de distributeurs automatiques). Puis tu doubles les recettes honnêtes avec de l’argent sale et le tour est joué. Tu peux encore aller dans un casino où tu achètes des jetons en échange d’argent comptant pour ensuite encaisser leurs jetons sous forme de chèque.

 

- A ouais… Notre champouineuse, c’est vraiment de l’artisanat je vois.

 

- Oh ! Il y a bien plus sophistiqué et sur des sommes colossales. Mais là ça demande la complicité des banques, de sociétés de transferts de fonds, de bureaux de change, de cabinets d’avocats d’affaires marrons, etc. On change de catégorie. On « cahuzaquise », on « amazonise », on « googlise », on « pinaulise »…

 

- Bon. Compris… Tè ! C’est ma tournée. Et régulièrement déclarée !

 

Quartidi 24 floréal 222

 

Merci à Chimulus

 

09/05/2014

Au bistro de la toile : le triomphe sournois des EMPOISONNEURS.

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- Oputinkon, Loulle ! Moi qui croyais me faire la vie belle en honorant la Lionne puis en faisant des rêves pantagruéliques dans les bras de Morphée, voilà que j'apprends que pendant ce temps, je me goinfre de gentilles molécules du genre trioxyde d’antimoine, diisocyanate de toluène, aminobiphényl-4, trans-pentyl-cyclohexyl-4, tétrachloréthanes, acétone, résine d’acrylique, polymère fluoré d’amiante, azotyle de benzène, nitrile benzoïque, béryllium et composants, tétrachlorure de carbone, chlorofluorocarbones, chloroforme, chrome et composants, cobalt et composants, essence de cône, cyanite, acétamide de méthyle, formamide de méthyle, épichlorohydrine, éthers de glycol, benzène d’halogène, naphtalènes d’halogène, halons, paradichlorobenzène, composés de chlorure d’ammonium liés, hexachlorobutadiène, indium, carbone de plomb, hydrocarboné de plomb, sulfate de plomb, méthylbenzène (toluène), molybdène, composés organostanniques, rhénium, rubidium, samarium, strontium, tellérium, thallium et composants, acétate de vinyle, etc.

 

- ...taing, Victor, t'a un drôle d'appétit toi. Comment tu bouffes toutes ces merdes ?

 

- Dans mon pieu, Loulle. Dans mon pajot, dans mon plumard, dans le champ de tir du bonheur et le dernier taxi pour le néant ! Ce tas de merde, c'est ce que contient mon beau matelas, sur mon sommier modulable, qui monte les pieds ou la tête si je veux. Le nec plus ultra de l'industrie plumardière ! Et ça coûte un bras tout ça ! Ces douceurs, on me les vend sans me le dire, bien sûr, et pour mon « bien » évidemment. Ces substances que contient mon plumard sont censées lutter contre les acariens, les odeurs, l'usure, les taches, les risques d'incendie et même les puces, les punaises et les fourmis !

 

- Ouarf ! Ils s'occupent bien de ta santé les marchands de puciers...

 

- Tu rigoles Loulle. Je viens d'apprendre que je dépense mon pognon pour respirer, inhaler et faire pénétrer dans toutes les cellules de ma viande ces saloperies. Ces petites bêtes sournoises passent dans mon raisiné pendant que je dors. Elles remuent leurs petites pattes velues et vont se fixer partout dans mes organes, bousculant au passage mes bonnes vieilles cellules, leur filant une telle rogne que certaines partent en couilles et déclenchent quelques beaux petits cancers qui vont se développer à la sournoise. Pire Loulle, ces sales petits bestiaux chimiques se faufilent dans les boyaux de ma tête, s'accrochent comme des morpions sur mes neurones et leur font perdre petit à petit les caractéristiques qui font de moi un être presque censé, imaginatif, qui s'efforce d'avoir du bon sens et de partager tout ça avec ses congénères. Il paraît qu'il ne faut pas chercher plus loin l'augmentation effrayante des cas d'Altzeimer, que l'on rencontre chez des êtres de plus en plus jeunes. Même chez des jeunes ados... Et je sais de quoi je parles.

 

- ...taing Victor, tu me files le tracsir.

 

- Et il n'y en a pas que dans les matelas de ces saloperies. Elles sont partout. Dans les vêtements, dans les fauteuils, dans les rideaux, dans les moquettes, dans les meubles en panneaux compressés, dans les chaussures, dans les bagnoles, dans les produits de ménage, etc. Partout ! Des perturbateurs endocriniens genre bisphénol, des hormones dans ce qu'on bouffe, des toxiques genre mercure, aluminium, formaldhéhydes dans les vaccins qu'on nous impose, des phtalates dans les jouets de nos lardons. Pas étonnant que depuis moins de trente ans, le nombre de spermatos que fabriques nos aliboffis aient été divisé par deux ! Tu brosses Bobonne, mais t'as les œufs clairs...

 

- Fatche ! L'avenir, ce sera un monde de peine-à-jouir gâteux avant l'âge alors ?

 

- Ma foi, ça résoudra les problèmes de surpopulation... Et ceux « d'en bas » qui resteront seront bien dociles, bien disposés à obéir et « consommer » toutes les merdes que leur imposeront « ceux d'en haut » qui, eux, ont les moyens et surtout l'information pour ne pas s'intoxiquer avec ces merdes.

 

- Comment en est-on arrivé là Victor ? Qui nous fabriqué ce monde merdique ?

 

- Ce monde n’est pas le nôtre, Loulle, mais celui que des groupes d’influence ont composé à notre insu, dans ses moindres détails, pour satisfaire leur avidité et leur cupidité. La France compte aujourd’hui 7.429 agences de lobbying, soit environ 30.000 lobbyistes. À Bruxelles, on en dénombre près de 20.000. Un marché qui connaît une expansion considérable depuis les années 1990. De tels chiffres donnent une idée de la fourmilière de professionnels de l’influence qui entourent les élus, les ministères français aussi bien que le Parlement européen et les commissions qui élaborent les directives européennes.

 

- Ça sent fortement la compromission Victor.

 

- Ça pue la compromission Loulle, mais aussi l'intimidation, la corruption, la séduction éhontée par le mensonge publicitaire. Les lobbies ont des moyens financiers énormes qui leur permettent de faire passer avant l'intérêt général des intérêts économiques particuliers. Par exemple le maintien sur le marché d'un produit reconnu toxique jusqu'à épuisement des stocks existants. Les cibles sont évidemment les politiques et les hauts fonctionnaires, mais aussi les milieux de la recherche, de la santé et même les consommateurs, à travers des campagnes de propagandes biaisés aptes à influencer les législateurs, les gouvernements, les institutions concernant traités et directives.

Un lobby défend donc avant tout des intérêts économiques particuliers. Son objectif peut être de maintenir ou de développer un marché, par exemple celui de produits mis en cause pour leur toxicité, ou tout simplement de renforcer une position face à des concurrents.

 

- Si je comprends bien Victor, les scandales alimentaires et sanitaires qui se succèdent – vache folle, cheval-bœuf, mais aussi amiante et sang contaminé – ne sont pas le fruit hasard mis d'une volonté délibérée de faire passer des calculs de rentabilité sordides avant la santé publique.

 

- Ben voilà. T'as tout compris Loulle.

 

- Et où t'as appris tout ça Victor.

 

- Oh ! Pas sur TF1, TF2 ou dans les canards-laquais, bien sûr. Mais en lisant ça :

 

Roger Lenglet,
24 heures sous influences. Comment on nous tue jour après jour
© François Bourin Éditeur, avril 2013
270 pages, 20 Euros
Isbn : 978-2-84941-377-7. Code sodis : 752 501.8 

 

ou là : http://www.alterinfo.net/search/24+heures+sous+influence/

 

Décadi 20 floréal 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

04/05/2014

Gauloiseries gastronomiques

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Quand le froid et le vent des saints seins de glace nous confinent en bonne compagnie. Mangeons, buvons, chantons et racontons fariboles et gauloiseries.
Voici quelques perles dues à Jean de Milan (fin XI° - début XII°) de L'École de Salerne - traduction en vers français par Charles Meaux-Saint-Marc.


Le meilleur vin

Le vin dans les humeurs verse son influence :
Est-il noir? Dans le sang il répand l'indolence.
J'estime un vin mûri dont la chaude liqueur
Fait sauter le bouchon et ravit le buveur;
Quand sa vertu dénote une illustre vieillesse,
De ses dons généreux usons avec sagesse.
Je cherche dans un vin le brillant, la couleur,
J'y cherche plus encor le bouquet, la chaleur ;
Je veux qu'il ait du corps, une teinte écarlate,
Que pétillant, mousseux, en écume il éclate.
À l'écume le vin se jugera d'abord:
Bon, elle reste au centre, et, mauvais, court au bord.


Effets du bon vin.

Le bon vin au vieillard rend vigueur de jeunesse;
Au jeune homme un vin plat prête un air de vieillesse.
Le vin pur réjouit le cerveau contristé,
Et verse à l'estomac un ferment de gaieté.
Il chasse les vapeurs et les met en déroute,
Des viscères trop pleins il dégage la route,
De l'oreille plus fine aiguise les ressorts,
Donne à l'œil plus d'éclat, plus d'embonpoint au corps,
De l'homme plus robuste allonge l'existence,
Et de l'esprit dormant réveille la puissance.
De ta table aie bien soin d'exclure
Le pain encore chaud et le pain qui moisit,
Le dur biscuit, les pâtes en friture.
Que ton pain soit d'un bon grain, bien cuit,
Plein d’yeux et peu salé, ce pain fait un bon chyle.


Bière

La bière qui me plaît n'a point un goût acide;
Sa liqueur offre à l'œil une clarté limpide.
Faite de grains bien mûrs, meilleure en vieillissant,
Elle ne charge point l'estomac faiblissant.
Elle épaissit l'humeur, dans les veines serpente
En longs ruisseaux de sang, nourrit la chair, augmente
La force et l'embonpoint; l'urine accroît son cours;
Et du ventre amolli se gonflent les contours.


L'eau comme boisson

L'eau, fatale boisson, nuisible en un repas,
Refroidit l'estomac qui ne digère pas:
Bois-en, soit, mais très peu, si la soif te talonne;
Assez, pas trop: ainsi la sagesse l'ordonne.
D'une eau trop abondante en l'estomac noyé,
Ne va pas submerger l'aliment délayé.
Pour éteindre le feu de ta soif dévorante,
Ne bois pas à longs traits une eau froide et courante,
D'un peu d'eau fraîche humecte un gosier irrité.
Au tempérament buveur, inspirant la gaieté,
Dissolvant et cuisant tous mets, l'eau pluviale
Propice à la santé, ne craint pas la rivale.
La source, à l'est coulant, se boit avec plaisir;
Descend-elle du midi? réprime ton désir.


Des excréments, des vents et de l’urine.

Pissez six fois par jour, et dans le même temps
Rendez deux ou trois fois les plus gros excréments.
De péter en pissant ne faites pas mystère,
C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire ;
Pratiquez-le sans honte, ou bien dans l'intestin,
Reste un gaz malfaisant rapporté du festin.
En grande pompe un roi traverse-t-il la ville?
Occupé de pisser, demeurez immobile.
Ta main, pressant ton ventre empêchera souvent
Qu'il ne s'y loge à l'aise et n'y séjourne un vent;
Aux replis d'intestin sa nuisible présence
D'un mal long et secret peut hâter la naissance.


Contre l'excès de boisson

Si pour avoir trop bu la nuit,
Vers le matin il t'en cuit,
Dès le matin, reprends la bouteille:
Le remède fera merveille.

 

Quintidi 15 Floréal 222.

Illustration: Poussin

03/05/2014

Ouiquinde érotique avec un fier jouisseur : Raoul Ponchon

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À Philis


Ah ! ton corps est un jardin impérial.
Toutes les fleurs s'y donnent rendez-vous,
Les roses qu'on rêve et les œillets fous,
C'est Floréal, Germinal, Prairial.


Dans ce jardin d'amour tout embaumé
Et plein du gai tumulte du Printemps
Il est des nids perdus et palpitants
Pour les baisers ces beaux oiseaux de Mai.


Sur tes seins blancs voici les lys éclore,
J'entends tinter des muguets dans ta bouche
Et dans tes yeux où le faste se couche
S'épanouit une lointaine flore.


Et de tes pieds aux doigts de sucre rose
A tes cheveux qui passent l'hyperbole
Se mariant à mainte fleur mi-close
L'on voit grimper la grâce, vigne folle.

 

 

*********

 

Emilienne

Toi qui me montres tes deux cuisses,
Souffre que je te montre aussi les miennes
C'est le moins que faire je puisse
Car j'en ai trois,
Vu qu'il m'en pousse une troisième
Sitôt que je te vois,
Beauté que j'aime.

 

Raoul Ponchon

 

 

Quartidi 14 floréal 222

Illustration : Ce sacré Raoul en bonne compagnie

par Adolphe Léon Willette

 

 

 

02/05/2014

Fable ou histoire ?

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Un jour, maigre et sentant un royal appétit,

Un singe d'une peau de tigre se vêtit.

Le tigre avait été méchant, lui, fut atroce.

Il avait endossé le droit d'être féroce.

Il se mit à grincer des dents, criant : « Je suis

Le vainqueur des halliers, le roi sombre des nuits ! »

Il s'embusqua, brigand des bois, dans les épines ;

Il entassa l'horreur, le meurtre, les rapines,

Egorgea les passants, dévasta la forêt,

Fit tout ce qu'avait fait la peau qui le couvrait.

Il vivait dans un antre, entouré de carnage.

Chacun, voyant la peau, croyait au personnage.

Il s'écriait, poussant d'affreux rugissements :

Regardez, ma caverne est pleine d'ossements ;

Devant moi tout recule et frémit, tout émigre,

Tout tremble ; admirez-moi, voyez, je suis un tigre !

Les bêtes l'admiraient, et fuyaient à grands pas.

Un belluaire vint, le saisit dans ses bras,

Déchira cette peau comme on déchire un linge,

Mit à nu ce vainqueur, et dit : « Tu n'es qu'un singe ! »

 

Victor Hugo

 

Tridi 13 floréal 222

 

Photo X – Droits réservés

 

01/05/2014

Hourra ! Nous sommes les rois des ponts !

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Nous sommes incontestablement les rois des ponts ! Le mois de mai reste le domaine de prédilections des pontonniers hexagonaux. La fête des travailleurs du 1er, la victoire du 8, puis les fêtes des curés : Ascension puis Pentecôtes. A ces jours fériés s’ajoutent les fameux ponts.

 

Un pont, en France, ce n’est pas – d’abord – un ouvrage d’art destiné à franchir un obstacle naturel, fleuve ou talweg, c’est surtout une manière astucieuse de sauter d’un jour de congé habituel (samedi et dimanche) à un jour de congé aléatoire. Le « pont » consiste donc à s’octroyer un, voire deux jours de congés supplémentaires pour passer d’un de ces jours de congés classiques à un des jours de congés aléatoires.

 

Du point de vue des salariés, c’est une bonne chose que ces ponts. Une manière de récupérer un peu, de casser les cadences infernales, de se retrouver en famille, d’avoir une vie autre que celle de son emploi.

 

Du point de vue des entreprises, c’est une autre histoire. Production amputée, commercialisation freinée, trésorerie mise à mal. Ayant été des deux côtés de la barrière, j’apprécie le bonheur offert de quelques jours supplémentaires de glandage épicurien ; mais je me souviens de l’angoisse qui était la mienne lorsqu’arrivait ce joli mois de mai… Personne pour faire le boulot, des clients qui renvoient la signature de contrats au mois suivant ou…après les vacances d’été. Bonjour la trésorerie !

 

Allez, ça fait tout de même les choux gras du secteur du tourisme. Pour ceux qui ont un boulot et donc un peu de thunes superflues à dépenser…

 

Les marchands de vacances peuvent alors chanter :

 

« Vive les pontonniers madame,

Vive les pontonniers

Sans eux on s’rait dans la panade

Vive les pontonniers ! »

 

 

viaduc de millau.jpg

 

Duodi 12 Florial 222

 

 

Illustrations X – Droits réservés

 

 

Et puis tè! Cadeau:

 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&am...

 

 

30/04/2014

Au bistro de la toile : la cuisine à molécule, comment veux-tu, comment veux-tu que je…

chimulus bistro copie.jpg

 

- Putain, on a eu chaud Loulle ! Le coup est passé près cette fois…

- Le coup de quoi Victor. Tiens prend plutôt ce coup de rouge.

- Merci. Tè ! Ça remonte. Et au moins ça ne donne pas la chiasse ! Pas comme les jus de pipeline que servent à leurs clients aussi snobinards que friqués les restos « primés » par un obscur magazine de la « gastronomie anglaise ».

- Ouarf, Victor, « gastronomie anglaise », t’as pas peur des mots toi ! Voilà un superbe oxymore !

- C’est vrai. Pourtant c’est ce drôle de canard boiteux, né au pays du gigot bouilli à la sauce menthe et du pudding élaboré à la bétonnière, qui organise chaque année un « concours du meilleur restaurant du monde ». Ceci avec la complicité et le pognon de son « sponsor » : la multinationale de la mal-bouffe Nestlé ! Et les bons kons snobinards de la presse-purée française de colporter sans recul ce « palmarès » où le premier établissement français ne pointe qu’à la…onzième place ! Voilà pourquoi je dis que le coup est passé près ! L’honneur est sauf Loulle : aucun restaurant digne de ce nom ayant pignon sur rue en France ne figure dans le « top ten » comme ils disent. Le premier qui apparait est une gargote de Menton, donc limite frontière, et tenue par un chef argentin…

- Ce palmarès est en quelque sorte le Rantanplan de la gastronomie : il désigne les établissements où un gastronome ne mettra JAMAIS les pieds !

- Exactement Loulle. Il ne faut pas y mettre les pieds non seulement pour ne pas se gâcher les papilles mais simplement pour éviter d’aller direct de la table aux urgences de l’hosto !

- Oh ! A ce point ?

- Tiens, le Noma – c’est le nom d’une maintenant célèbre gargote danoise remportant ce terrible prix de la malbouffe pour la deuxième fois consécutive – a envoyé, en février 2013, 63 de ses clients à l’hosto avec une chiasse carabinée ! Son « chef », un dénommé Redzepi mérite bien son surnom de Microlax de la cuisine : petit, blanc et qui fait chier tout le monde ! Note que donner la chiasse à ses clients est un critère indispensable pour remporter ce grand prix des mange-merde. D’autres promus, comme le chef catalan du restaurant El Bulli, Ferran Adria, et l’anglais Heston Bluementhal, chef du Fat Duck à Bray-on-Thames, près de Londres, offrirent eux aussi à leur clients-cobayes les joies de l’intoxication alimentaire. Installé à Rosas, au nord de Barcelone, le premier vit souvent sa clientèle se plaindre de maux de ventre et de dégueulis nocturnes avant d’être hospitalisés. A l’hosto où ils étaient traités, il y avait même le « secteur El Bulli » !  Ferran Adria a fermé ses portes en 2011 pour une « période de réflexion ». Bien pire fut le cas de l’anglais Heston Bluementhal, contraint de fermer ses portes en 2009 suite à l’hospitalisation de…527 clients !

- …taing ! Victor. Quand tu sors de là, si t’as envie de pisser, meffi de pas faire des trous dans tes godasses !

- L’essentiel du palmarès de ce « concours » récompense des gargotes qui se font les champions et les chantres de la cuisine dite « moléculaire », c’est-à-dire chimique. Ces gens-là pratiquent avec une grande maestria la promotion du dégueuli moléculaire. Ils ne travaillent pas du bar de ligne, de l’entrecôte de l’Aubrac, du foie gras des Landes, des aubergines de Provence, de l’agneau de prés salés. Non ! Ils donnent le meilleur de leur art en assemblant avec subtilité des  alginates, des carraghénanes, du nitrite de potassium, de l’acide hydrochlorique, du propio­nate de calcium, de l’acide cyclamique, du ferro­-cyanure de sodium, du méthylcellulose, etc.

- On touche là le nec plus ultra de la malbouffe triomphante Victor : cette mode pour bobos fort thunés de la « cuisine moléculaire ». Celle que portent en triomphe ces « guides » prétentieux et corrompus à travers les étoiles attribuées à ces chimistes. La cuisine moléculaire, c’est 12 grammes de poisson, 400 grammes de gélifiants industriels genre E 322, E 331, E 400, E 406, E 407, E 415, E 418, E 461 et les autres "E" en "kit dégustation" aux particuliers. Quel progrès! Quels artistes! Le juste prix pour ces merdes ne devrait pas dépasser celui du sac poubelle qui a vocation à être leur dernier costume. Fort heureusement la France reste à l’abri de ces horreurs. Mais pour combien de temps…

- En fait, les konnards qui vont bouffer ces estrons et les « critiques » qui les encensent servent à légitimer une vaste offensive des industriels de la malbouffe à travers un programme appelé « Inicon », financé par l’Union européenne. Ce programme a vu le jour à Bremerhaven, dans les éprouvettes du chimiste TTZ – Technologie-Transfer-Zentrum. Son but : comment remplacer les produits agricoles par des produits de synthèse élaborés en usine, de sorte que les industriels récupèrent les fantastiques profits du fabuleux marché de la bouffe. Ce genre de « concours » est là pour habituer la clientèle à ingurgiter de la merde en l’entourant du papier doré du snobisme. Mais si les amateurs de ses expériences ne s'en rendent pas compte, il faut qu'ils sachent que cette manière de cuisiner aura pour conséquence de faire disparaitre les légumes rares, les élevages de race peu courant (l'utilité du cochon noir des Landes dans une salaison moléculaire ?), bref, prépare la cuisine de demain : mondialisée, sans attache, sans rapport avec une culture, un terroir, des savoir faire... Bref c’est du Mac-Do de « luxe », de la bouffe Monsanto…

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Primidi 11 floréal 222

Merci à Chimulus

28/04/2014

Au bistro de la toile : « Et deux saints pour le prix d'un ! On solde au Vatican ! »

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- Oh ! Victor, alors, je te sers un canon, comme d'hab ?

 

- Pas un, Loulle, deux ! En ce moment on canonise par deux.

 

- C'est vrai Victor. Les saints, c'est comme les seins, les couillons et les gendarmes, ça marche par deux ! ...taing ! C'est une affaire qui tourne la « Vatican Company Illumited ». 800.000 pèlerins qui sont venus à Rome où ils ont laissé quelques thunes, bénies bien sûr, dans les fouilles des banquiers de la « Vatican Holy Washing Machine », la machine à laver les thunes des mafias mondiales...

 

- On touche là du doigt la puissance de manipulation de ces sectes, car qu'est-ce qu'une religion sinon une secte qui a réussi. Pour une bonne manip des foules, il faut leur donner du rêve, de la promesse bien sûr intenable, de la pompe, des ors, du clinquant mais aussi de la crainte. Non mais tu les as vu les drag-queens du Vatican, avec leur robes froufroutantes et leur galurins en forme de cercueil vertical sur la tronche ? Rien de meilleur que les époques troublées pour faire son gras sur la crédulité des foules. La « foi », c'est-à-dire le contraire de la raison, s'engraisse sur le désarroi comme la mouche à merde sur un estron. Ces névroses collectives que sont les religions sont passées championnes en la matière. Les « croyants » bêlants de la place Saint-Pierre sont le pendant des « croyants » bêlant de La Mecque. Le besoin de croire, c’est-à-dire de ne pas penser, est tellement impérieux qu’on est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on croie. Ne pas penser, surtout ne pas penser ! De la pensée naît l’inquiétude, et l’inquiétude n’est pas confortable. Qu'ils croient en leurs histoires infantiles, pourquoi pas si ça les rassure devant le destin incontournable de tout vivant : la mort. Je les respecte. Mais ce que je ne supporte pas Loulle, c'est qu'ils veuillent me « sauver » malgré moi !

 

- Tout de même Victor, le cahier des charges de la canonisation implique pour l'impétrant la réussite d'au moins deux miracles reconnus !

 

- Rien que des miracles petit bras, Loulle, des petits miraclets d'entrée de gamme, c'est pas de l'AOC grand cru comme miracle la « guérison » d'une bonne sœur. Ça fait un peu magouille : elle est de la maison. Non Loulle. Moi, je crois que je réviserais mes opinions sur la « foi » si je voyais, à l'heure de grande écoute, avec de bon gros plans bien explicites, en direct au JT du soir par exemple, repousser le moignon de la jambe arrachée d'un motard salement accidenté, avec les viandes qui se reforment en boursouflant, la peau que se referme et se tend, bien neuve, bien lisse comme le cul d'une jeune fille, le type qui regarde incrédule une nouvelle jambe toute neuve repousser à côté de l'autre, broyée, sanguinolente, déjà attaquée par les mouches. Ça, ça aurait de la gueule Loulle ! De quoi faire réfléchir même un vieux mécréant comme moi Loulle. Mais ce n'est pas le cas, et ça ne le sera jamais...

 

- Ouais Victor, mais il y a l'abbé Pierre, mère Thérésa. C'est des bons ceux-là...

 

- Bien sûr Loulle. Mais ce sont de superbes alibis. Ces gens qui vouent leur vie à soulager les maux de leurs concitoyens, ou conciterriens plutôt, sont admirables sans réserve et je suis le premier à leur tirer mon chapeau. Mais je trouve inutile d'assortir ce dévouement à des dogmes infantiles. J’ai en horreur les fables, les censures, les mensonges, les fabrications de faux, les lavages de cerveaux, les inquisitions et les excommunications. Et je n’ai rien à foutre d’un dieu qui nous menace des feux de l’enfer tout en disant nous aimer !

 

- Bien dit Victor. Allez canonisons-nous. Au Châteauneuf...du pape, bien sûr !

 

Nonidi 9 floréal 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

27/04/2014

Gastronomie érotique ecclésiastique

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Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : “ Laisse-moi ces deux-là.

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ”

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

Pour Lucie : Les pieds de cochon comme chez Lucifer

 

- Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons « comme chez Lucifer ».

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel, poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Mets un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, mets tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds fort embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.

Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.

La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San­gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.

Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

 

Octidi 8 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

21/04/2014

Pâques ? Dieu ? Mangeons plutôt le gigot et trinquons à la vie ! Hic et nun…

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C’est le grand raout pascal. Si ça apporte quelques réconforts, quelques espoirs à certains, pourquoi pas. Respectons. Mais pour moi, et pour beaucoup, beaucoup de monde, les religions, toutes les religions ne sont que des névroses collectives pourvoyeuses de carnages. Névroses qui, au lieu de « relier », excluent l’autre, celui qui n’a pas la « foi » en une divinité inventée au gré des cultures et souvent imposée sous les bottes des soudards missionnaires.

 

Camus, dans « L’homme révolté », dit que la liberté implique d’abord de « tuer dieu ». Au fait, c’est quoi, c’est qui dieu ?

 

L’idée d’un dieu personnifié, « à l’image de l’homme » - puisque créé par lui pour faire face à l’angoisse de sa finitude qu’implique la conscience chez ce singe sans poils qu’est l’homme – est naïve, puérile. Et toutes les histoires racontées par les religions, qu’elles soient « du livre » ou autres ne sont que des récits mythiques, du niveau des histoires à faire peur que l’on raconte aux enfants.

 

Parce qu’il s’agit d’un concept anthropomorphiste inventé par l’humain pour tenter d’influencer son destin et lui offrir une consolation dans les moments difficiles de son existence, et particulièrement face à la conscience qu’a pris ce singe de sa mort inéluctable. Comme nous ne pouvons influer sur la nature, nous avons inventé cette idée qu’elle était organisée, gérée par un dieu « bienveillant » ou terrible, qui nous écoute, entend nos « prières », nous guide puis nous juge et éventuellement nous condamne et nous damne.

 

C’est réconfortant d’avoir ainsi un « livre » - thora, bible, coran, upanishad, etc. – qui donne la réponse, la manière de se comporter face à tous les aléas de l’existence. Le mode d’emploi. Mais ce n’est que de la paresse intellectuelle.

 

Nous créons cette illusion puérile que si nous le prions beaucoup, ce superman influera sur la nature et satisfera nos désirs.

Infantilisme.

 

Et si malgré nos prières ça ne le fait pas, comme nous ne comprenons pas qu’un dieu si bienveillant ait pu permettre des saloperies innommables, comme la Shoa par exemple, nous nous mentons encore en disant que cela doit obéir à quelques desseins mystérieux, nous courbons la tête et nous acceptons.

Lâcheté.

 

Comment peut-on penser que « dieu » ( ??!!) s’intéresse à nous ? Nous ne sommes que l’une des millions d’espèces qui occupent l’une des planètes d’une étoile secondaire d’une galaxie moyenne qui n’est elle-même qu’une des millions de milliards de galaxies qui existent dans le cosmos ! Comment peut-on avoir l’orgueil stupide de croire qu’un dieu se donnerait la peine, dans cette immensité inimaginable, de s’intéresser à chacun de nous ? Et s’il est à la fois bon et omnipotent comme le prétendent les textes dit « sacrés », comment peut-il permettre le mal ?

 

Ces deux concepts – bon et omnipotent – sont contradictoires : si « dieu » est bon, il ne peut pas être tout puissant puisqu’il n’arrive pas à éliminer le mal ; et s’il est tout puissant il ne peut être bon puisqu’il permet au mal d’exister. Chaque concept exclut l’autre.

 

Les textes du « livre » donnent l’image d’un dieu m’as-tu-vu, jaloux, vindicatif, qui inspire la crainte, qui exige une fidélité aveugle, qui exige qu’on l’adore ! Un dieu qui punit, torture, tue et se moque de sa pauvre créature.

 

Non mais qu’es-ce qu’un dieu capable de demander à Abraham de mentir, de tromper puis de tuer son propre fils, la chair de sa chair juste pour avoir la preuve que le vieux lui sera fidèle ? « Eh ! Abraham, déconne pas, c’était pour rigoler ! Ah !L’autre, il y a cru. T’es kon ou quoi ? Tiens, égorge plutôt ce mouton et allez faire un gueuleton ». Méchanceté intrinsèque, monumentale cruauté mentale. Et c’est là-dessus que sont fondées les trois religions « du livre », les pires des pires qui soient !!!

 

Preuve s’il en était besoin de la puérilité de ces religions. Car s’il est omniscient, le « dieu » en question sait parfaitement qu’Abraham lui sera fidèle. Alors pourquoi, s’il est « bon », ce test cruel ?

 

Donc ce dieu n’est pas bon. Est-il pour autant tout-puissant ? Pourquoi punit-il ses créatures pour des choses dont il est, en fin de compte, l’unique responsable ? Pour jouir de les torturer ? Qu’est-ce que ce dieu odieux ?

 

Il n’existe pas de dieu « tout puissant ». Einstein lui-même formulait par une parabole ce paradoxe : «  Si dieu est tout-puissant, il peut créer une pierre qui soit si lourde que lui-même ne peut la soulever. Mais alors s’il ne peut soulever cette pierre, il n’est pas tout-puissant ! Et s’il réussit à la soulever, il n’est pas non plus tout-puissant…puisqu’il n’a pas pu créer une pierre qu’il ne réussisse pas à soulever ! »

 

Tout est dit. Dieu est une invention de l’homme en quête de réconfort et une tentative d’explication pour ce qu’il ne comprend pas.

 

Il est impossible de prouver l’existence de dieu…comme il est impossible de prouver sa non existence. Match nul. 1 à 1, la balle au centre !

 

Le reste est du domaine non de l’intelligence et de la raison mais de la foi. Ecoutons à ce sujet le grand François Cavanna : « On a la religion ramassée au hasard de sa naissance. Pis : on a la religion imprimée par la botte à clou du soudard. Le besoin de croire, c’est-à-dire de ne pas penser, est tellement impérieux qu’on est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on croie. Ne pas penser, surtout ne pas penser ! De la pensée naît l’inquiétude, et l’inquiétude n’est pas confortable. »

 

Il dit encore : « La crédulité s'engraisse sur le désarroi comme la mouche verte sur la charogne »

 

Bien d’accord avec toi François ! Allez, trinquons à la vie ! Hic et nunc…

 

Zou ! Je vais préparer le gigot à l’ail !

 

VictorAyoli - Mécréant hédoniste

 

Duodi 2 floréal 222

 

 

19/04/2014

Ouiquinde érotique avec Beaudelaire et Verlaine

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Baudelaire - La Mort des amants...


Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;

Et plus tard un Ange, entrouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.

 

 

 

...et son pastiche par Verlaine - La mort des cochons

Nous reniflerons dans les pissotières,
Nous gougnotterons loin des lavabos,
Et nous lécherons les eaux ménagères
Au risque d’avoir des procès-verbaux.

Foulant à l’envi les pudeurs dernières,
Nous pomperons les vieillards les moins beaux,
Et fourrant nos nez au sein des derrières,
Nous humerons la candeur des bobos.

Un soir plein de foutre et de cosmétique,
Nous irons dans un lupanar antique
Tirer quelques coups longs et soucieux.

Et la maquerelle entrouvrant les portes
Viendra balayer - ange chassieux -
Les spermes éteints et les règles mortes.

 

 

 

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Nonidi 29 germinal 222

 

Illustrations X – Droits réservés

 

18/04/2014

L’eau de Valls ne vous plait pas ? Vous préféreriez la purge Copé peut-être…

copé lacombe.jpg

 

 

Non mais écoutez-les s’étrangler les dépités de gauche. Ils fulminent, menacent, font semblant de s’étrangler de rage. Non mais vous vous rendez compte, qu’ils disent, Valls nous trahit. Il fait une politique de droite. Pourquoi, parce qu’ils se prétendent de gauche les dépités socialistes ? Eh ! Oh ! Faut pas pousser… Pourquoi, ils n’étaient pas au courant de l’état du pays ? Ils sont ignares, bons à rien ou faux-cul ? Ils attendaient quoi ?

Bon, alors qu’est-ce qu’ils vont faire, les pourfendeurs à la rose ? Ben, rien, bien sûr. RIEN ! Ils vont tapoter le clou qui les blesse dans leur godillot et ils vont voter comme un seul homme (femme) pour ce que propose Hollande (et donc Valls). Parce que la gamelle est trop bonne, et qu’ils savent très bien que s’ils ne votent pas, la solution c’est la dissolution, avec à la sortie plus de deux cents dépités lourdés. Et pour la France une calamité bien pire que Valls : l’arrivée de Copé à Matignon. Bonjour la perspective. 

Bon. On commence à savoir à quelle sauce on va se faire bouffer. Il va falloir encore sortir des thunes. Mais peut-il en être autrement sauf à avoir Mélenchon à Matignon et Tsipras à la Commission européenne ?

Moi aussi, j’ai parfois les aliboffis qui gonflent. Mais il faut tout de même ne pas perdre la mémoire et se souvenir encore et encore d’où nous venons, ce que nous ont laissé Sarko et sa clique. Et ce qui reviendra en pire avec Copé.

Pour se rafraîchir les idées, voici le remarquable travail d’un blogueur.

 

Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

http://www.perdre-la-raison.com/2012/09/lheritage-le-vrai...

 

Nonidi 29 germinal 222

 

Illustration: merci à Lacombe