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10/03/2014

Au bistro de la toile : semaine « cruciale » !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

- Alors Victor, on attaque parait-il une semaine « cruciale ». Pour la sarkozie, véritable perversion de nos institutions, pour la Crimée, haut lieu de la gesticulation internationale, pour les bonnets rouges bretons, caricatures d'une « révolution » de pissotière...

 

- Tu l'as dit Loulle. La sarkozie s'agite comme un bourricot auquel on a mis un piment dans le cul ! Espionné par son Raspoutine de consommation courante le phare de la galaxie ! Ecouté légalement par la Justice avec son bavard préféré, alors qu'eux-mêmes communiquent entre eux avec des portables ouverts sous des faux noms, comme font tous les voyous, maquereaux et autres trafiquants. Mouillé jusqu'au cou dans d'innombrables histoires vaseuses de financements de campagne et autres joyeusetés...

 

- Avec les casseroles qu'il se trimbale, leur « duche » devraient pouvoir se recycler en ouvrant une quincaillerie !

 

- Pour la Crimée Loulle, on a affaire a un match entre des joueurs de belote et un joueur d'échec. La Crimée est et restera sous domination russe et c'est normal. Pour des questions historiques et affectives : les Russes ont laissé un million de mort – 1 million, Loulle ! - pour garder Sébastopol lors de la dernière guerre mondiale. Ce n'est pas pour refiler le bébé à l'Ukraine « libérée » par des nostalgiques du nazisme, et sous forte influence allemande. Khrouchtchev avait attribué l'administration de la Crimée à l'Ukraine à une époque où les frontières entre républiques soviétiques n'étaient rien de plus que les limites administratives de nos départements. La population de Crimée est majoritairement russe et le référendum prochain entérinera un état de fait. Pas question pour les Ruskoffs de se voir couper l'accès à la Mer Noire donc à la Méditerranée et aux mers du monde. Encore moins question de voir l'Otan, coalition nuisible au service des seuls Zuessa, mettre leur groin en Crimée.

 

- Ouais mais les Zétazuniens comme les Zéropéens proclament qu'ils ne reconnaîtront pas le résultat de ce référendum.

 

- Bof. Gesticulations, paroles, paroles. Ils ne feront rien. Leurs menaces économiques, Poutine s'en tamponne joyeusement le fignedé : presque la moitié de l'énergie (gaz et pétrole) dont a besoin l'Europe vient de Russie ! Alors qui serait le plus puni ? De plus, les Allemands ont trop d'intérêts dans leur commerce avec les Ruskoffs : ils leur vendent leurs grosses bagnoles, leurs machines outils. Quant à nous, on leur fourgue des armes (deux frégates énormes en construction à Saint-Nazaire) et l'essentiel de nos produits de luxe. Alors les velléités guerrières des Ukrainiens, tè ! Fume... Et n'oublions pas que toute cette histoire est pilotée à la sournoise par les officines troubles étazuniennes qui voudraient bien mettre la main sur les gisements de gaz de l'est de l'Ukraine et sur le réseau de distribution mis en place par les Russes.

 

- Mouais... Le joueur d'échec ne lâchera pas sa tour ni ses cavaliers. Heureusement, pour se divertir, on a nos bonnets rouges bretons.

 

- Ceux-là, ils sont lamentables de konnerie. Tu les as vu avec leur drapeau à la kon, étaler leurs revendications : - suppression définitive de l'écotaxe poids lourds, - fin du dumping social (?!), - fin de l'avalanche de normes et de contraintes administratives, - relocalisation des décisions en Bretagne, mais aussi : - une Bretagne à 5 départements avec relocalisation des décisions politiques, - le développement des infrastructures et des modes alternatifs de transport, - le développement des énergies renouvelables, - une relocalisation de la finance, - l'officialisation de la langue et de la culture bretonnes, - le renforcement de l'expérimentation (c'est quoi ça?), le dialogue et la transparence (en cassant tout?), que la Bretagne se dote de ses propres médias audiovisuels et numériques.

 

- Il y a des revendications qui se sont pas idiotes...

 

- Les bonnets rouges – ramassis de râleurs téléguidés par la FNSEA et un aréopage de patrons réacs - devraient compter ce que la Bretagne apporte au reste de la France et ce que la France dépense pour la Bretagne. Le rapport est de 1 à 3. Ils reçoivent 3 fois plus qu'ils n'apportent. S'ils veulent rester entre eux, qu'ils se gardent leurs plages pourries par les algues et qu'ils bouffent leurs poulets et leurs cochons immangeables...

 

- Qu'est-ce qu'on leur dit alors aux bonnets rouges ?

 

Aux bonnets rouge : Merde ! Aux Bretons : Kenavo ! Trinquons ensemble et à la nôtre !

 

 

Nonidi 19 ventôse 222

Merci à Chimulus

 

 

09/03/2014

Ouiquinde érotico-gastronomique comme à Rôme: Les vulves de truie farcies !

aphrodite statue.jpg

 

 

Bérénice

 

Titus désirait tant la belle Bérénice 

 Que, des  Romains,  il la rêvait impératrice.

 L’empereur, pour ses yeux de geai, se consumait,

 Elle était étrangère et pourtant il l’aimait.

 

 

La rondeur de ses seins, la courbe de ses hanches

Sa crinière d’ébène, sa carnation si blanche

 Enflammaient, du monarque,  et les jours et les nuits.

 Cette princesse juive, il la voulait à lui.

 

 

 Mais c’était faire fi du racisme borné

 Qui se dressa dans Rome contre cette hyménée.

 Elle fut rejetée par le peuple et la cour,

 

 

Et Titus dût choisir : son trône ou son amour.

Tout empereur qu’il fut, il dût rendre les armes,

Noyant sa vie gâchée dans des torrents de larmes.

 

 

 

Les vulves de truie farcies

 

 

- Tout empereur qu’il fût, ton Titus est un âne !

 Lui sait comment séduire une aguichante ânesse,

 Comment en obtenir les plus tendres caresses

 En l’emmenant brouter les meilleures avoines !

 - Tu as raison, petit ! Pour avoir Bérénice,

 Pour avoir le bonheur de goûter sa peau lisse,

 Pour entrer dans son lit et croquer ses appâts

 Il eût dû mitonner, pour elle, un bon repas !

 Sur un grand triclinia mollement allongés

 L’empereur et sa belle auraient alors mangé

 Pour se faire la bouche un grand plateau d’oursins,

 Des huîtres de Lucrin et de légers gressins.

 Grillées dans l’ail pillé, des darnes de murènes,

 Les meilleures étant nourries de chair humaine.

 Puis un mulet farci de prunes, d’abricots,

 Poché dans du garum et du lait de coco.

 Pour réchauffer les sens et délier les langues.

 Viendrait un foie gras d’oie à la crème de mangue,

 Des foies de rossignols, des cervelles de paon,

 Des escargots au lait. Des trompes d’éléphants

 Que l’on servait braisées dans un bouquet de menthe

 Dont chacun reconnaît les vertus excitantes.

 Puis on aurait servi des talons de chameaux

 Que l’on confit longtemps dans un jus de pruneaux.

 Des becfigues farcis d’une rabasse noire

 Sur des fonds d’artichauts venus des bords de Loire.

 Tout ceci n’est qu’hors-d’œuvre, simplement des gustus

 Accompagnés de vins au miel et au lotus.

 Titus aurait troublé l’esprit de sa convive

 En commandant un corps de danseuses lascives,

 Des gladiateurs nus luttant avec ardeur

 Dont les muscles huilés dégageant une odeur

 De mâles étalons à têtes d’Adonis

 Auraient fort excité la belle Bérénice.

 Serait alors venu le temps de la cena

 Qui est chez les Romains le temps fort du repas.

 Mais parmi tous les mets que les Romains révèrent

 C’est la vulve de truie farcie que tous préfèrent.

 - Eh ! Oh ! Dis donc, Victor, il sont fous tes Romains !

 Car pour cuisiner ça, faut en avoir un grain !

 - Ne croit pas ça petit, ce plat était célèbre

 Dans cet immense empire, du Tigre jusqu’à l’Ebre.

 - Pour te farcir ces vulves, Victor, comment tu fais ?

 - Sers-moi d’abord à boire, je suis trop assoiffé.

 Tu haches, de la truie,  un morceau de ventrèche

 Ou bien d’échine grasse, mais pas de viande sèche,

 Deux têtes de poireaux épluchées jusqu’au blanc,

 Tu piles au mortier cumin et poivre blanc

 Ajoute du garum et des feuilles de rue

 Mais attention le nez car l’un et l’autre puent !

 Tu mélanges le tout pour en faire une farce

 Qui te sers à garnir la vulve de la garce

 Tout en y ajoutant du poivre noir en grains,

 Un soupçon de cumin et des pignons de pin.

 Par du fil à brider, tu couds les orifices.

 Pendant tout ce travail, tu prépares à l’office

 Un court bouillon léger parfumé au garum,

 Ce nuoc-mam des Romains au si puissant arôme,

 Un peu d’huile d’olive et un bouquet garni,

 Quelques graines d’aneth et de l’oignon bruni.

 Tu y poches tes vulves vingt à trente minutes.

 C’est le plat préféré des patriciens en rut !

 A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

 Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

 Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

 A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 - 2 vulves de truie d'ampleur convenable, - 9 hectos d'échine grasse de cochon, - 6 têtes de poireau, - 3 oignons, - 3 cuille­rées à dessert rase de cumin, - autant de poivre blanc, - autant de graines d'aneth, - 3 cuillerées à dessert bombées de poivre noir en grains, - 3 poignées de pignons de pin, - 12 feuilles de rue (on trouve facilement cette plante dans nos garrigues, on la reconnaît à son odeur forte plutôt fétide), - 6 cuillers à soupe de nuoc mam, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, sarriette, persil plat), - 3 cuillers à soupe d'huile d'olive, - sel, - eau, - fil à brider.

 

Les vins conseillés:

Tous les vins rosés. En vallée du Rhône: Tavel, Lirac, Jonquiè­res-St-Vincent, Chusclan, Ventoux, Luberon, Valréas, Roaix, Gaujac, Domazan, St-Victor-la-Coste, Remoulins.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Saint-Drézery, Saint-­Christol.

En vins de Provence: Côtes-de-Provence, Coteaux-varois.

Et pourquoi ne pas essayer les vins élaborés comme les Romains du Mas des Tourelles à Beaucaire, dans le Gard : le Mulsum, le Turriculae , le Carenum  ou encore le Defrutum.

 

 

Octidi 18 ventôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

08/03/2014

C’est la journée des femmes, Femmes, FEMMES

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Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

VictorAyoli

 

Mais…n’oublions pas :

 

Miss Maggie, du Renaud de sa grande époque…

 

Femme du monde ou bien putain
Qui bien souvent êtes les mêmes
Femme normale, star ou boudin,
Femelles en tout genre je vous aime
Même à la dernière des connes,
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N’ s’ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière, ni plus malhonnête
A part peut-être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y a pas de gonzesse ou si peu
Dans les hordes de supporters
Ces fanatiques, fous-furieux
Abreuvés de haines et de bières
Déifiant les crétins en bleu,
Insultant les salauds en vert
Y a pas de gonzesse hooligan,
Imbécile et meurtrière
Y’en a pas même en grande Bretagne
A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n’ deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y’en a qui vont jusqu’à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d’honneur de ces cons-là
Aucune femme n’est assez vulgaire
Pour l’employer à tour de bras
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc’ que la vue d’une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc’ que dans les rangs des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les Beurs,
J’ai jamais vu une femelle
Pas une femme n’est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part bien sûr Madame Thatcher

C’est pas d’un cerveau féminin
Qu’est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n’a sur les mains
Le sang des indiens d’Amérique
Palestiniens et arméniens
Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu’un génocide c’est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d’humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime surtout enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l’homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l’heure dernière,
L’enfer s’ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre,
A celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien

Si je peux rester sur la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m’offrirai Madame Thatcher

 

 

…ni, bien sûr la ci-devant LE PEN Marine

 

Septidi 17 ventôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

06/03/2014

On a ga-gné ! Onna gars-niais !

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J’ai rencontré ce matin au marché un ami qui se trimballait une mine de serpillère. « J’ai fêté la victoire des bleus hier soir, et j’ai l’impression que j’ai les cheveux qui poussent à l’envers… ».

 

Fêter des foutebaleurs… Quelle idée. Mais bof, pourquoi pas. Pour une fois qu’il y a une bonne occasion de se congratuler et de fêter une victoire !

 

Ce que me dit mon pote à la tronche de hareng faisandé, c’est qu’il n’a bu qu’une boutanche de Côtes-du-rhône… Ben ouais. Mais le vin, actuellement, surtout nos vins riches de soleil, ne titrent jamais moins de 14°. Assez pour qu’une seule bouteille te file une biture…

 

Les vins actuels sont trop alcoolisés et il est temps de secouer le cocotier de la routine. Les vignerons subissent une crise qu’ils ont eux-mêmes, en partie, généré. Ceci avec le système de paiement des coopérateurs au degré hecto. Ce système fait que pour un volume déterminé, plus le degré est fort, plus le vigneron gagne d’argent. Résultat : des encépagements qui pissent du degré, des vendanges en surmaturation, etc.

 

Cela commence à changer, et certains directeurs de cave privilégient la qualité de l’apport plutôt que sa teneur en sucre. Mais cette culture du degré demeure dans les têtes. Les viticulteurs rétorquent : « Oui mais le soleil… oui mais la chaleur… ». Qu’ils se débrouillent ! Qu’ils replantent des aramons ! Ce sont eux les professionnels, eux qui paient (fort cher) les services d’œnologues sortis du même moule, influencés par le déplorable Parker, le fossoyeur de la viticulture française de qualité. Ces œnologues ont fait en sorte qu’il n’y ait plus de mauvais vins, mais il n’y en a plus de grandioses…

 

Les vignerons d’antan manquaient souvent une cuvée, mais ils nous concoctaient parfois des nectars sublimes. Maintenant il n’y a plus que des vins corrects, sans plus. Et surtout qui cachent leurs défauts derrière un degré d’alcool aberrant. Les grands Pétrus ne titre pas plus de 12°…

 

Allez ! A la nôtre tout de même !

 

Quintidi 15 ventôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

05/03/2014

On n'a que le Raspoutine que l'on mérite

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Voilà que l'on apprend avec stupéfaction

 Voire, avouons-le, avec délectation

 Que l'ancien Chanoine des Latrines

 ...Avait son Raspoutine !

 

 

Un conseiller visqueux venu de l'ultra droite

 Qui mettait les propos de Sarko dans sa boite !

 Il enregistrait tout l'apprenti Machiavel

 Sa machine avalait jusqu'aux moindres nouvelles.

 

 

Sarkozy réchauffait un serpent dans son sein,

 Vipère de buisson aux petits yeux porcins,

 Espionnant nuit et jour, jusques aux lieux d'aisance

 

 

 Celui qui, cinq années, a saccagé la France.

 Oui mais c'est bien le roi, lui seul, qui a choisi

 Celui qui l'a trahi !

 

 

Quartidi 14 ventôse 222

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

04/03/2014

Hommage à la « dignité offusquée » de monsieur Copé

copé hirondelle creseveur.JPG

 

 

Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Hue-aime-pets mon fils.

 

VictorAyoli

 

 Tridi 13 ventôse 222

Illustration : merci à Creseveur

 

03/03/2014

Au bistro de la toile : alors, c'est la Troisième ? La « Big three » ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Alors, cette fois, ça sent le roussi grave Victor ! Le Poutine il a éteint les lampions des jiho, il a fini l'échauffement, quitté le survêtement et il sort les muscles ! Des muscles genre chars russes et palanquée de troufions... Alors, c'est la Troisième ?

 

- Ah ! Mais on a de quoi le faire reculer le Cosaque ! On a l'arme totale, dévastatrice, apocalyptique.

 

- Eh ! Oh ! Tu crois qu'on en est là ? Qu'on va envoyer la Bombe ?

 

- Pire Loulle. Pire. On risque, s'il continue ses gesticulations, de lui envoyer BHL ! Et si ça ne suffit pas, Sarko !

 

- Oh putaing ! Je comprends qu'il tremble le Ruskoff... Non, sérieusement comment ça va tourner cette konnerie ?

 

- Qui lo sa ? Mais il faut se mettre dans la tronche que Poutine ne laissera pas les « révolutionnaires » téléguidés par les Zétazuniens prendre le contrôle total de l'Ukraine. Ce serait pour lui une défaite grave, la fin de son rêve de refonder un empire russe et le ferment d'embrouilles intérieures. Mais il vient de montrer qu'il n'était pas question pour lui de baisser le calbar.

 

- Le calbar, c'est d'ailleurs les Yankees et nous, les Zéropéens, qui sommes en train de le baisser. On « menace » Poutine de ne pas aller au G8 ! Putaing ! Il doit en trembler Poupou... Qu'on se montre prudent me gêne d'autant moins qu'on n'a rien à cirer de ces histoires. On a assez de problèmes à résoudre en Europe et en Afrique sans se mêler des conséquences de ce coup d’État en Ukraine.

 

- Coup d’État : tu as dit le mot, Loulle. Ianoukovitch, le président lourdé, est une sinistre crapule, comme le sont tous les politicards qui razzient le pays depuis son indépendance, et en particulier la cagole Timotchenko, cette fausse blonde mais vraie prédatrice, véreuse jusqu'au bout des griffes. Mais Ianoukovitch a été démocratiquement élu – on n'a que les dirigeants que l'on mérite (nous avons bien élu Sarko, puis Normalou !) - et a été mis à la porte par l'action violente d'une faction agissante de la population qui s'est approprié le pouvoir. Ça s'appelle un coup d'Etat. Point-barre. Et il fallait être aussi naïf ou aussi stupide que nos canards laquais et nos dirigeants pour s'imaginer que ce coup d’État fomenté en sous-main par les Zétazuniens avec la complicité des Zéropéens (en particulier les Polonais et les Allemands) allait passer comme une lettre à la poste.

 

- Quel est l'intérêt supérieur qui sous-tend cette embrouille ?

 

- Les Zétazuniens à travers l'Otan, comme avant eux les Britichs, ont une constante : encercler la Russie, la couper des mers chaudes, la contenir dans ses arpents de neige. Réussir à enfumer l'Ukraine en l'arrimant à l'U.E. et donc à terme à l'Otan serait une formidable victoire pour ces va-t-en-guerre. D'autant plus que l'Ukraine regorge de richesses et a les terres les plus riches du monde. D'ailleurs les fonds prédateurs yankees, allemands, anglais et même français investissent à tour de bras, achetant des milliers d'hectares mais pas seulement. Ces dernières années des dizaines d'ONG, de fondations, d'instituts de recherche européens, américains et canadiens, ont envahi la vie politique ukrainienne, la vie culturelle et les médias. National Democratic Instituts, International Foundation for Electoral Systems, International Reserched Exchanges Board et toutes sortes d'organisations plus ou moins bidons qui sont autant de portes d'entrée pour les affairistes rapaces et les fauteurs de troubles de la CIA. Tout ce beau monde a acheté les principales chaînes de télévision et de radio du pays, tandis qu'une partie du pognon a servi aussi à financer les groupes paramilitaires que nous avons vu à l'action place Maïdan. Parce qu'à côté des révoltés sincères il y avait surtout d'authentiques fachos qui arborent sans complexe leur nostalgie nazie. C'est le parti Svoboda. Ils représentent près du tiers des manifestants de Maidan, ils sont les plus organisés, les plus violents. Actuellement ces néo-nazis sont en train de s'intégrer dans les structures de la sécurité de l'Etat comme à la police, et le fascisme devient une opinion politique légitime. Les membres de la milice nazie patrouillent maintenant dans les rues de l'Ukraine conjointement avec les unités de police.

 

- Mouais... On est loin de la vision manichéenne que nous infligent la presse purée... La victoire de la Démocratie, la Liberté et patin couffin... Bel enfumage. D'ailleurs, nos médias ne nous ont jamais montré ce qui se passait dans la partie Est russophone de l'Ukraine. Comme si plus du tiers de la population du pays n'avait pas un mot à dire, acceptait le fait accompli, bref n'existait pas.

 

- Exact. Et on semble s'étonner que Poutine, une fois dégagé des konneries de Sotchi, réagisse ! La parenté entre la Russie et l'Ukraine est une évidence historique. Depuis la chute de l'URSS, les Zoccidentaux n'ont pas cesser d'humilier les Russes. Ils les encerclent, les isolent, les menacent par l'Otan. Les Russes ont un projet pour faire contrepoids à l'Union européenne. C'est ce qu'ils appellent « l'Union eurasienne » avec la Bielorussie, le Kazakstan et donc l'Ukraine. Sans l'Ukraine, ce projet est mort-né. Ce qui donne un nouvel éclairage au soutien de l'Europe et des Zétazunis à la révolte des Ukrainiens de l'ouest. L'intérêt des Zoccidentaux est évidemment de bloquer ce projet russe de façon à étendre son marché, avoir accès aux ressources et aux matières premières ukrainiennes, puis à terme – poussé en cela par les USA, l'intégration du pays dans la grosse larve Europe-marché et enfin dans l'Otan, machine de guerre des multinationales yankees.

 

- Et ça, le Cosaque ne le laissera jamais faire.

 

- T'as tout compris Loulle. Et comme ici personne n'a envie de « mourir pour Sébastopol », on va lever le pied. La Crimée est et restera dans le giron russe. L'Ukraine évoluera peut-être vers une fédération entre Ukraine de l'ouest, associée à l'Europe, et l'Ukraine de l'est, associée à la Russie. Les Allemands vendront leurs usines à l'est, les travailleurs ukrainiens viendront remplacer les « plombiers polonais », les « tatiana » feront les belles nuits des coureurs de putes, et les Russes vendront leur gaz et leur pétrole. Quant aux Yankees, ils essaieront de foutre leur merde ailleurs. Ils ont déjà commencé au Vénézuela...

 

- Espérons que ça s'arrange comme ça Victor.

 

- Allez, à la nôtre et n'oublions pas que l'ours encerclé par une meute de chiens hurlants devient très dangereux ! « Nasdrovié tovarich !Tovarich ou gaspodin »

 

 

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Duodi 12 ventôse 222

 

Illustration : http://konigsberg.eklablog.com/

 

02/03/2014

Ouiquinde gastronomique : Le coq au vin

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« Allez, Zou ! Viens mon beau. On va tuer le coq ! »

C'est ainsi que Ginette, femme du Pays d'Oc

Fit de moi son complice pour saigner "Pyjama"

Et en faire une fête pour tous nos estomacs.

« Il honore mes poules, mais il me les esquinte.

C'est "viol avec violence", si elles portent plainte! »

Je tiens solidement Pyjama par les pattes

Et lui bloque les ailes pour qu'il ne se débatte,

Elle lui tend le cou sur une casserole

Et plante franchement l'Opinel à virole.

Le sang de Pyjama s'écoule volontiers,

Un grand frémissement et il meurt sans crier...

Telle est la dure et saine loi de la nature :

Tout être est prédateur mais aussi nourriture !

En quatre mouvements, Pyjama est plumé,

Vidé et nettoyé, puis flambé et coupé

En solides portions et mis à mariner

Dans un Cairanne rouge où l'on a ajouté

Oignons piqués de clous de girofle et carottes,

Quelques baies de genièvres, sel, poivre et pas de flotte.

On laisse reposer au frais, toute une nuit.

Au matin, on sort les morceaux que l'on essuie.

Au fond d'une sauteuse ou mieux d'une... cocotte,

Faites mousser du beurre dans de l'huile bien chaude,

Et faites-y dorer vos morceaux de volaille

Avec un peu d'oignon et quelques gousses d'ail.

Saupoudrez sur la fin avec de la farine

Toujours en remuant. Faut pas que ça calcine.

Flambez alors le tout avec un Armagnac,

Un marc de Châteauneuf ou bien un bon Cognac.

Puis vous passez dessus le jus de marinade,

Poivre, bouquet garni, sel (pas comme un malade).

Montez alors jusqu'à petite ébullition

Et cuisez doucement. La durée est fonction

De ce qu'est le bestiau. Pour Pyjama trois heures

Mais pour un coq d'hyper entre une et deux heures.

Préparez quelques cèpes, frais ou secs mais trempés,

Vous les sautez dans l'huile, les poivrez, les salez,

Puis vous les rajoutez à la préparation

Demi-heure avant la fin de votre cuisson.

À votre liaison il faut alors penser:

Sortez un verre de sauce, laissez-là reposer,

Puis battez-la avec jaune d'œuf et vinaigre,

De la farine en pluie. Fouettez d'un ton allègre!

Si vous l'avez gardé, vous rajoutez le sang.

Incorporez le tout dans le jus frémissant.

C'est prêt. Sans plus tarder arrêtez le réchaud.

Vous buvez un canon et vous servez très chaud.

Avec des tagliatelles ou des pommes vapeur,

Et un bon Châteauneuf, on atteint le bonheur !

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes

 

Le coq au vin est un plat qui doit mijoter. Il s'accommode donc parfaitement d'une volaille ayant de l'âge. Il faut une viande qui tienne aux os, et des os solides. Il vous faut donc:

Pour la marinade: - 1 coq ancien de deux kilos, - 2 bouteilles de bon vin rouge A.O.C., - 2 oignons pour la marinade, - 1 demi kilo de carottes coupées en rondelles, - 4 clous de girofle, - 1 dizaine de baies de genièvre, - 2 cuillerées de gros sel, - poivre du moulin.

Pour le plat: - 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - gros comme un œuf de beurre, - 1 oignon émincé, - 3 gousses d'ail, - un peu de farine, - 1 verre d'Armagnac, Cognac ou Marc de Provence, - 1 bouquet garni, - 1 cuillerée à soupe de sel fin.

Pour la sauce: - 1 jaune d'œuf, - 1 demi-verre de vinaigre de vin, - 2 cuillerées à soupe de farine, - le sang du coq si vous l'avez gardé, - 1 sachet de cèpes secs mis à tremper.

 

Les vins conseillés:

 

Pas de demi-mesure pour le coq au vin: les meilleurs rouges de la vallée du Rhône: Côtes-Rôties, Hermitage, Croze-Hermitage, Saint-Joseph, Châteauneuf-du-Pape, Lirac, Gigondas, Vacqueyras, Cairanne, Saint­-Gervais, Séguret, Vinsobres, Visan, Sainte-Cécile-les- Vignes, Cornillon. En Coteaux du Languedoc, les vins chaleureux de Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Corbières, Fitou.

Les Côtes du Roussillon "Villages" de Belesta, Estagel, Maury, les Col­lioure.

Les vins de Provence Coteaux des Baux, Palette, Bandol évidemment, Les Arcs, les grands rouges de Bellet.

 

 

Duodi 12 ventôse 222

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

01/03/2014

Ouiquinde érotique amoureusement callypige

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Sonnet sur le cul d'une demoiselle.

Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remportes la victoire,
Cul qui passes en blancheur et la Rose et les Lis,
Cul de qui le mérite obliges mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire!

Robert Angot de l'Éperonnière (1640)

 

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***********************

 

Et puis, le grand TONTON GEORGES !

 

 

Primidi 11 ventôse 222

 

Photos X - Droits réservés

 

 

27/02/2014

Handicap ? T'es pas cap... Ben non !

 

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Ah ! On allait voir ce qu'on allait voir ! qu'il avait dit Chichi en 2005. La France allait enfin rattraper son retard sur les autres démocraties européennes en matière de l'égalité de traitement des handicapés. D'ici 10 ans, les lieux accueillant du public, privés ou non, devaient devenir accessibles aux handicapés. C'est le principe de l'accès à tout pour tous. Mieux, des moyens de substitution devaient être mis en place dans les cas où ce serait impossible. Par exemple, aménager un tramway à défaut d'un métro, ou créer un service de livraison à domicile pour les boutiques de trop petite taille, où les transformations sont irréalisables.

 

Paroles, paroles, paroles... Trop ambitieux pour dépasser le stade des paroles et des vœux pieux. Pourtant, prendre un bus, aller chercher son pain, acheter des timbres, aller à un guichet de la Sécu ou de la mairie et tant d'autres choses de la vie ordinaire, voilà qui, dans encore bien trop de ville, est interdit à cette partie de la population qui est ainsi condamnée à la double peine.

 

Ouais, mais avec l'arrivée' de la gôôôche au pouvoir, on allait voir ce qu'on allait voir ! Ben voyons... Il y a quelques jours, l’Association des paralysés de France a rendu public son rapport annuel : à peine plus de la moitié des écoles et seulement 42% des réseaux de bus sont aujourd’hui accessibles aux personnes en fauteuil roulant. En 2012, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) évaluait à 15% seulement le nombre d’établissements recevant du public aux normes. «Lamentable» avait alors dit Marie-Arlette Carlotti, ministre chargée des Personnes handicapées qui maintenait pourtant la date butoir de 2015 pour la mise en conformité.

 

Paroles, paroles, paroles... Après quelques mois de « consultations », les services du premier ministre ont annoncé hier que ces obligations étaient reportées. Et pas de peu ! Ainsi la SNCF se voit allouer 9 années supplémentaires pour se mettre en conformité. Les grands établissements de commerce et d'hôtellerie, ainsi que les mairies et les écoles bénéficient de 6 années de répit. Moins généreux pour les cabinets médicaux et les petits commerce qui n'ont « que » 3 ans de rabio.

 

Il est vrai que ce qui n'a pas été fait pendant 12 ans (sous Chichi et Sarko) avait peu de chance d'être réalisé en 2 ans sous François...

 

Puis, après tout, ils nous font chier ces handicapés, non ? Heureusement, bientôt on va voter une loi sur l'assassinat légal, délicatement appelé euthanasie. Ça ouvre des perspectives... (second degré ! Je préfère préciser pour les constipés des boyaux de la tête)

 

Eh ! François, à quoi tu penses ? Tu es sourd ou handicapé de la comprenance ?

 

Nonidi 9 ventôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

26/02/2014

Économie : la théorie des morpions.

couilles de banquiers.jpg

 

 

Si Mosco en avait, il ferait un gros bras d’honneur à cette commission européenne aussi nocive qu’ultralibérale qui nous gonfle les aliboffis avec ses leçons à la kon. Seulement pour grimper au mât, il vaut mieux avoir le cul propre ! Mosco pourrait, devrait renvoyer dans les cordes tous ces parasites élus par personne, plus soucieux d’uniformiser la taille des lunettes de chiottes eu Europe que la fiscalité et les lois sociales des états membres. La « Commission » (la grosse commission même) nous pousse au cul pour « faire des économies », novlangue ultralibérale qui veut dire « saccager les services publics » et pour pomper encore plus de pognon par l’impôt.

 

Impôts ! Taxes ! On n’entend plus que ça…pour se récriminer bien sûr. En oubliant que les impôts sont la condition sine qua non de la démocratie. Ces récriminations sont tout de même légitimes lorsqu’on connait l’ampleur de la fraude fiscale des multinationales et des plus riches qui s’exonèrent légalement de toute contribution à la bonne marche de la nation tout en en utilisant les infrastructures et les services. Cette fraude est estimée entre 80 et 120 milliards d’euros, soit bien plus que le déficit de l’Etat et de la Sécu. Le pognon, c’est là qu’il est. Le pognon, c’est là qu’il faut le prendre. Hélas, ce n’est pas ce que fait Mosco…

 

Puisque ce gouvernement de gôôôche se refuse à aller serrer le kiki des voyous (il est vrai que pendant un an, le ministre chargé de faire ce travail était lui-même…un tricheur fiscal !), il va aller chercher le pognon ailleurs, c'est-à-dire dans notre poche.

 

La doxa ultralibérale proclame que taxer les banques, taxer les grosses entreprises, taxer les pleins de thunes pénalise l’économie. Mais si on taxe à outrance les citoyens, les salariés, les petits commerçants et artisans, les petites entreprises, cela ne pénalise pas l’économie ?

 

Qui produit les richesses ? Les banquiers par la spéculation ou les petites et moyennes entreprises à travers le dynamisme de leurs dirigeants et le travail de leurs salariés ?

 

Qui paie la TVA, source principale des recettes publiques, les quelques centaines de milliers de riches ou les dizaines de millions de salariés, petites patrons, artisans, commerçants, retraités ?

 

Par contre qui est protégé par les niches fiscales, l’évasion fiscale, « l’optimisation » fiscale, les paradis fiscaux ? La réponse est dans la question : ce ne sont pas les salariés et patrons de PME mais les requins de la finance, les mafieux des multinationales et les kleptocrates qui « s’évadent » vers la Belgique, la Suisse et la City londonienne.

 

Si un organisme est infecté par des morpions qui pompent son sang plus qu’il n’en peut produire, il mourra et…les morpions aussi ! Sauf à reprendre aux morpions le sang qu’ils ont volé et le réinjecter dans l’organisme pour lui redonner la santé.

 

Mosco, va chercher le pognon ou il est et tu pourras dire merde à Barosso la tête haute.

 

Octidi 8 ventôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

23/02/2014

Ouiquinde gastronomique bouscatier

 
 
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Zelli

 

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège           

Où la jolie Zelli cherche des champignons.

Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège

Et la belle apeurée perd le Septentrion.

 

Elle tourne, affolée et quitte le sentier

Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,

S’étale lourdement, en oublie son panier,

Ses appels au secours demeurent sans réponse.

 

Soudain elle se sent accroché par le bras,

Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,

Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

 

Éclatant en sanglot elle va se blottir

Sur le poitrail velu de son rude sauveur

Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

 

 
 
 
 

- Pour ton coupeur de bois embaumant la résine

Zelli eût plus d’attraits que la fée Mélusine !

Pour le remercier de sa protection

Elle lui a donné bien des satisfactions !

Mais pour Zelli aussi, perdue et paniquée

La force rassurante d’un homme baraqué

Était un beau cadeau, un don de la nature

Au parfum de sous bois et au goût d’aventure.

La belle a découvert au fond de la forêt

Que le brouillard sournois a parfois des attraits.

- Plus tard, dans la cabane de rondins équarris

Prosper et sa Zelli se sont aimés, ont ri,

Puis ils ont eu besoin de quelques nourritures,

Alors le bûcheron prépara la Garbure.

Ce plat emblématique des rudes Pyrénées,

Des rochers ariégeois aux terroirs béarnais,

Fabrique des géants, bouscatiers, rugbymans,

Joyeux et forts en gueules, tous solides amants.

Pour faire la garbure, petit, d’abord tu dois

Avoir du vrai confit de canard ou bien d’oie.

Retires-en la graisse ou tu feras blondir

Deux oignons émincés sans les faire roussir.

Au fond d’une cassole met confit et oignons,

Puis deux litres d’eau froide, monte à ébulition,

Quand ça bout tu rajoutes un choux coupé en quatre

Dont tu retires les feuilles dures, jaunâtres.

Tu couvres et fais cuire pour une heure et demi.

Pendant ce temps tu coupes du pain complet rassis,

Tu râpes deux hectos de tome de Bethmale,

Sec, ancien, parfumé, aux saveurs animales.

Dans un tian à hauts bords, tu disposes le pain,

Puis les feuilles de choux hachées pas trop rupin,

Le confit désossé coupé en filets minces,

Le fromage râpé de nos belles provinces,

Et puis tu recommences jusques à demi pot,

Et enfin tu arroses avec le bouillon chaud,

Tu saupoudres au dessus le reste du fromage

Et tu fais gratiner, à four chaud, sans brûlage.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

VictorAyoli


Quintidi 5 ventôse 222

 

 Illustrations X - Droits réservés

 

 

 

22/02/2014

Ouiquinde érotique aux parfums de rizière

asiatique nue 2.jpg

 

 

Au Jiho, j'ai entendu parler d'une épreuve de « half pipe » qui veut dire, si je ne m'abuse, en langue civilisée : « demi pipe ». Sans être mauvaise langue, je trouve que ça fait petit bras ce « demi ». J'ai connu au Vietnam une fleur de rizière qui, elle, ne faisait pas les choses à moitié !

 

Pipothé

 

J'ai connu, quelque part près de la baie d'Ha Long

 Une fleur des rizières qui s'appelait Huong.

 Visage de poupée sur un corps de princesse

 Elle savait jouer de la bouche et des fesses.

 

J'ai vécu auprès d'elle, heureux et envoûté

Par sa spécialité: la fellation au thé.

Huong me préparait, avec mille manières,

Du thé vert au gingembre, une pleine théière.

 

Tandis que je buvais la boisson parfumée,

Ses petits doigts agiles sur ma verge allumée

Préparaient mon phallus avec mille caresses,

Mettaient mon corps en feu et mon cœur en liesse.

 

 Huong prenait alors une gorgée de thé

 Qu'elle tournait en bouche pour en faire chuter

 Doucement la chaleur au degré idéal

 Pour les tendres muqueuses de mon engin de mâle.

 

Huong mettait mon gland dans sa petite bouche.

 Quel bonheur délicieux ! Je geignais sur ma couche.

 Une chaleur torride, proche de la brûlure,

 Envahissait mon sexe d'un volcan de luxure.

 

 Le liquide brûlant tourne autour de mon gland

 La languette de Huong lui donne mouvement,

 Elle aspire, elle pompe, elle masse, elle suce,

 Tandis qu'un de ses doigts vient me forcer l'anus,

 

Par des spasmes de joie, ma queue jouit longtemps,

Dans la bouche de Huong, douce fleur de printemps.

Elle m'embrasse alors, partageant les saveurs,

Du foutre et du thé chaud, du plaisir, du bonheur.

 

 

VictorAyoli

 


Quartidi 4 ventôse 222

Photo X – Droits réservés

 

 

21/02/2014

Au bistro de la toile : « Allez les petits !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Les gars, c’est ma tournée ! Alors, on va se les faire les Gallois ?

 

- On en est capable. Mais c’est des rugueux. Et ils jouent chez eux.

 

- En rugby, les équipes actuelles se valent toutes. Gagne donc celui qui a le plus la niaque. Et puis, il y a autre chose : Saint-André, il fait comme Lièvremont avant lui, ce qu’il peut avec ce qu’il a… Et il se trouve qu’actuellement, en France, il a ramassé ce qui se fait de mieux. Mais que ce n’est pas toujours, à tous les postes, au niveau.

 

- Pourquoi ?

 

-  Qui sait… Entre autres, le fait que le professionnalisme est passé par là et a été pas toujours bien digéré. Les clubs achètent des joueurs étrangers de renom qui viennent pantoufler leur fin de carrière au détriment des jeunes formés par les clubs. Ça explique déjà bien des choses. C’est aberrant de voir autant de joueurs étrangers dans notre championnat. Cela élève notre niveau de jeu mais, aussi, cela tue notre formation. Tous les meilleurs, dans l’hémisphère Sud comme dans les îles britanniques ou en Argentine, sont fortement intéressés par la rémunération et le niveau de notre championnat qui s’élève chaque année un peu plus. Et comme la pression du résultat se fait de plus en plus forte, les clubs veulent très vite engranger des succès. Économiquement, pour prendre le moins de risque possible, c’est compréhensible. Seulement, nos espoirs, issus de nos écoles de rugby, ont de moins en moins de chances d’intégrer l’élite. Et sans expérience du haut niveau, on progresse moins vite. Cette course en avant, un moment donné, il faut la dénoncer. Le problème de l’équipe de France, il est là.

 

- C’est vrai que les grosses équipes sont formées par des mercenaires. Toulon en est l’exemple le plus flagrant.

 

- Puis, ces joueurs professionnels sont plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l’influence…de leur agent !

 

- Agent ? Késako ?

 

- Eh ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus de vulgaires foutebaleurs…

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

 

- Le professionnalisme, c'est-à-dire l’arrivée du pognon a sonné le glas du rugby cassoulet. N’ayons pas trop de nostalgie ? Mais il a aussi sonné le glas du « french flair », de la spécificité française qui faisait que toutes les équipes du monde tremblaient devant les Bleus, capables de se faire parfois dérouiller mais en se battant, comme de renverser des montagnes. Rappelez-vous Dominici ridiculisant Lomu ! Plus de fulgurances comme celles de Blanco, de N’Tamak, de Lagisquet, plus de Spanghero sonnant la charge, plus de Jo Mazo et ses inspirations imprévisibles, plus de  Gachassin slalomant entre les bourrins d’en face, plus de Jean-Pierre Rive ensanglanté renversant les Gallois, sans remonter aux frères Prat et Boniface…

 

- C’est comme ça Loulle. Sans compter que le professionnalisme a probablement amené aussi ce dont on ne parle surtout pas, le dopage et autres gonflettes à la créatine. Non mais tu les a vus les bestiaux, bien sanglés dans leurs maillots serrés ! C’est plus du nourri sous la mère, avec l’abdominal-cassoulet ! C’est du bodybuildé bouffeur de salades aux « compléments alimentaires » et autres saloperies. Tè ! Rappelez-vous Castaignède. Un génie celui-là ! Un giclet capable de partir de son en-but, de traverser en zigzagant toute la défense adverse, passant sous les bras ou entre les jambes des bourrins pour aller marquer ! Le pauvre, succombant à l’appel de sirènes du fric, il est allé jouer en Angleterre. Un an après, il était méconnaissable : il avait pris 25 kg de barbaque ! Aux dépens de sa vélocité et de ses cadrages débordements qui laissaient ses adversaires sur le cul. Il était lui aussi devenu un bourrin. A tel point que – les attaches n’étant plus proportionnées aux muscles – il s’est arraché le tendon d’Achille… Foutu le mec. Et puis ces matchs deviennent emmerdants. Toutes les grosses équipes ont le même style de jeu parce qu’elles sont formées et dirigés par des entraineurs souvent venus de l’hémisphère sud et qui uniformisent le jeu.

 

- Bon. On va tout de même se les faire les Gallois. Même chez eux ! Allez, à la nôtre ! Et puis il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont. Tout comme les Jiho, le tournoi des Six nations est dans la droite ligne de la fameuse sentence romaine « Donner au peuple du pain et des jeux ». Occulter l’essentiel par l’anecdotique, flatter l’émotionnel du peuple au dépend du rationnel.

 

- Eh ! Tant que les bons cons de Veaux s’enthousiasment ou râlent pour un simple jeu, ils ne s’intéressent pas aux choses essentielles : chômage maintenu sournoisement par les patrons pour faire pression à la baisse sur les salaires, pouvoir d’achat rogné au profit des grandes surfaces, retraites qui passent au laminoir, précarité organisée, saccage de l’environnement, nettoyage des droits des travailleurs, flicage organisé par toutes sortes de fichages croisés, rognage des libertés individuelles, chasse aux SDF, cadeaux aux riches, etc.

 

Bon. A la nôtre quand même et « Allez les petits ! »

 

Tridi 3 ventôse 222

 

Merci à Chimulus

20/02/2014

Culture de pomme de terre sous carton. Olé ! Voilà une vrai culture pour FAINEANTS.

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Voilà ce que j'envisage pour cet été!

 

Tè ! Ça nous changera des merdes d'Ukraine, des konneries des jiho, de la Ma(rga)rine : je viens de tomber par hasard sur une des plus grandes avancées techniques de ce siècle, apte à transcender la suprématie de ces élites que sont les FAINEANTS, mes frères. Et en plus c'est écolo. J'ai nommé : la culture des patates sans rien foutre !

 

Pour vous faire partager cette grande découverte, je laisse la parole à Stéphane, sur le site « Végéculture » http://www.vegeculture.net/spip.php?article65

 

 

« Vous trouvez fastidieuse la méthode traditionnelle de culture de la pomme de terre. Et bien tentez l’expérience permaculture pour voir !!!

 

Traditionnellement, la culture des pommes de terre consiste à travailler le sol pour l’ameublir ; ensuite on fait une tranchée pour y déposer les tubercules que l’on recouvre avec la terre précédemment déplacée ; puis à quelques reprises au cours de l’été, il faut buter les rangs, ce qui consiste à prendre la terre des allées et à la ramener par dessus le rang pour faire de plus grosses buttes.

 

L’objectif du buttage est de donner plus d’espace aux plants pour faire des tubercules, garder les tubercules à l’abri de la lumière (sinon ils verdissent) et lutter contre les adventices en les recouvrant de terre.

 

Lors de la récolte, les buttes sont totalement défaites afin d’y récupérer les tubercules.

 

Cette technique occasionne plusieurs problèmes :

 

  • Favorise l’érosion du sol en le gardant à nue.

  • Accélère la décomposition de la matière organique (et l’épuisement du sol) car le travail du sol apporte de l’oxygène.

  • Le travail du sol rend la vie très difficile aux vers de terres et autres organismes du sol.

  • Le sol à nu favorise son assèchement, créant ainsi un milieu défavorable à la vie du sol, en particulier les champignons (dont les bénéfiques mycorhizes)

 

Alternative !

 

La méthode avec carton inspirée de la permaculture propose une toute autre approche.

 

Les étapes :

 

  1. Si la végétation est très haute, il faut couper l’herbe, ou du moins bien l’écraser.

  2. Recouvrir la parcelle avec de gros cartons en les faisant se chevaucher d’au moins 20 cm pour éviter que la végétation ressorte.

  3. À l’aide d’un exacto (cutter) ou d’un bon couteau, faire des petits X dans le carton pour créer une ouverture.

  4. Déposer une pomme de terre dans chacune des ouvertures afin que le tubercule soit en contact avec le sol.

  5. Replier le carton par-dessus le tubercule

  6. Recouvrir l’ensemble du carton avec une bonne couche de foin

  7. Bien arroser le tout.

  8. Lors de la récolte, il suffit d’écarter le foin et on y trouve les pommes de terre. Ne reste plus qu’à les ramasser !

 

 

Note : Si le sol est sec et qu’on ne prévoit aucune pluie pour plusieurs jours, il est recommandé d’arroser un peu à chaque étape...

 

Note2 : Au cours de l’été, selon le niveau de décomposition du foin et l’état des plants, il faut rajouter du foin à une ou deux reprises afin de s’assurer que les tubercules ne soient pas exposés à la lumière du jour.

 

La récolte se faire en poussant le mulch( ??? NDLR – Ce doit être le terreau qui se sera formé en surface)

 

Bien sûr, il faut aussi considérer l’état du sol. Par exemple un sol très argileux et compacté de donnera pas des résultats extraordinaires dès la première année. Il faut laisser le temps à la nature de faire son travail ! Même chose pour les sols très pauvres, mais au fur et à mesure que le foin se décomposera, le sol s’enrichira.

 

Si vous tenter l’expérience, nous apprécierions énormément connaître vos résultats et commentaires !

 

Voir en ligne : Voyez les étapes en images !

 

 

Ouarf ! Dès que je remonte sur les Hautes terres pour mon glandage d'été, je mets ça en pratique. Je me suis établi une solide réputation de « plus mauvais jardinier du village » à laquelle je tiens beaucoup : les autres se disent : « Ce Victor, il est bon pour nibe ! ». Et ils me portent, qui des salades, qui des haricots verts, qui des blettes, qui du persil. Peinard ! Je vais les espanter avec mes cartons à patates !

 

A diables !

 

Duodi 2 ventôse 222

 

Photo X – Droits réservés

 

16/02/2014

Ouiquinde érotico-gastronomique hellénique

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Perrine

Perrine dansait nue sur la grève luisante,
Pieds légers, ondulante, bras tendus vers Phébus,
Dans les fraîches senteurs de l’aurore naissante,
Elle sacrifiait au culte de Vénus.

Sa taille se ployait jusqu’à frôler l’arène
Puis elle s’élançait pour caresser les cieux,
Ventre offert, seins dressés, plus fière qu’une reine.
Perrine avait vingt ans et tutoyait les dieux.

Un grand faune barbu, velu et chevelu
A la flûte de Pan rythmait la sarabande.
Il dévorait des yeux le corps de son élue

Et savait que bientôt il aurait sa prébende.
Il sauta sur la nymphe, l’entraîna dans la mer
Où il la posséda d’une étreinte primaire.


La salade crétoise

— En ce temps là, petit, la Grèce était à terre,
Écrasée sous le joug de troufions sanguinaires :
Des colonels bornés alliés à des popes
Martyrisaient sans fin le berceau de l’Europe.
Pourtant à Matala, au fin fond de la Crête
Existait une baie retirée et discrète
Où quelques chevelus à la barbe fleurie
Vivaient en troglodytes dans de curieux abris,
Grottes aménagées dans le roc des falaises
Qui regardent la mer jusqu’au Dodécanèse.
Ils vivaient là heureux, simplement différents,
Tolérés des Crétois, oubliés des tyrans.
Sur la plage, la nuit, au son des bouzoukis
Ils dansaient jusqu’aux transes d’aériens sirtakis
Buvant force hanaps de vin à la résine
Tout en mangeant tomates, oignons et aubergines.
— Alors dis-moi, Victor, ce régime crétois
Dont on nous parle tant. Qu’est-ce que c’est d’après toi ?
— Avant tout des légumes de façon exhaustive,
Du poisson, du fromage et de l’huile d’olive.
Le plat de tous les jours : la salade crétoise
Qui rappelle parfois la salade niçoise.
Tu coupes des tomates assez mures en tranches,
Des morceaux de fêta, fromage à pâte blanche,
Tu épluches un concombre et le coupes en rondelles,
Un poivron vert coupé, sans pépins ni carpelles,
Tu éminces un oignon, cisèle des pourpiers
Et tu ranges le tout dans un grand saladier.
Ajoute une poignée de belles olives noires,
Ça apporte du goût et en plus, ça fait boire.
Tu assaisonnes avec beaucoup d’huile d’olive,
Poivre, jus de citron, fleur de sel, quelques cives.
C’est un plat délicieux, remontant, simple à faire
Et qui — c’est reconnu — fait de verts centenaires !
Voilà ce que mangeait le faune de Perrine
Avant de l’entraîner dans des amours marines.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !



botticelli venus.jpg

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :
- 12 tomates, - 3 concombres, - 3 poivrons verts, - 3 oignons doux, - la valeur de 3 bols de pourpiers (c'est une plante très commune, avec de petites feuilles épaisses et arrondies, presque grasses, sur des tiges un peu rosées. Les jardiniers les arrachent comme des mauvaises herbes et c'est pourtant l'une des bases du fameux régime crétois! Ne garder que les feuilles, pas les tiges.) - quelques cives si vous en avez, - 3 hectos de feta coupée en petits dés, - 3 poignées d'olives noires dénoyautées, - 1 quart de litre d'huile d'olive, - sel, - poivre, - le jus de deux citrons.

Les vins conseillés:
Les crétois boivent beaucoup de vin blanc à la résine, mais à défaut, essayez avec des vins blancs secs des Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.
En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.
En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.

 

Septidi 27 pluviôse 222

 

Illustrations X - Droits réservés

 

14/02/2014

Saint-Valentin: Plaisirs d’amour…

peynet colombe.jpg

 

 

 

 

Le temps marche sur moi, quant à toi, il t’effleure

 

Ma taille s’épaissit, mes cheveux ? Je les pleure…

 

Le temps est un voyou, un voleur de jeunesse,

 

Mais il transmute aussi la passion en tendresse.

 

 

 

Si le torrent fougueux de notre amour total

 

S’est calmé dans le lac du bonheur conjugal

 

Après trente ans pourtant, il n’a pas une ride,

 

Et s’il est moins ardent, il n’est que plus solide.

 

 

 

Pour mon cœur, pour ma queue, tu restes la plus belle,

 

Fière, douce et sexy, ma lionne d’amour,

 

Plus attirante encor que bien des jouvencelles.

 

 

 

Pour tes yeux de velours je me fais troubadour

 

Et, pour Saint-Valentin, te dédie ce poème

 

Je t’aime.

 

 

 

 

 

Sextidi 26 Pluviose 222

 

 

 

Merci à l’irremplacé Peynet

 

 

 

 

11/02/2014

Paul Hué et Paul Hueur : à la vache !

pets de vaches par Topi.jpg

 

 

On se souvient de cette étonnante nouvelle : une étable explose à cause des pets de ses vaches ! lien 

On peut toujours en rire...

 

 

- Oh là ! Sieur Paul Hué, vos vaches pètent trop

Il vous faudra réduire leurs délires ventraux

Car leurs rots et leurs pets, ce sont du gaz méthane

Qui risque de changer nos prairies en savanes.

- Oh là ! Sieur Paul Hueur, rengainez vos leçons !

Que sont nos pets de vaches comparés au boxon

Que génère sur terre l’hyper consommation

De vos sociétés, vos « civilisations »

Basées sur le paraitre et sur le racolage,

Sur l’avoir plus que l’être, et où le gaspillage

Est le mode normal de concevoir la vie,

Où l’on prend, casse et jette au gré de ses envies.

- Notre mode de vie n’est pas négociable

Vous feriez comme nous si vous étiez capables !

De quoi donc rêvez-vous dans vos sombres gourbis ?

De bagnoles, de viandes, d’alcools, de beaux habits,

De maisons confortables à l’air conditionné,

De piscines, de plages, de routes bétonnées.

D’ailleurs que faites-vous quand vous avez des thunes ?

Une station de ski au milieu de vos dunes…

- Qui nous pollue la tête avec ces âneries ?

Vos programmes télé avec leurs konneries.

N’avons-nous pas le droit d’être aussi kons que vous ?

Nous marchons sur vos traces, cependant, je l’avoue,

Ces travers me désolent et me mettent en rage

Mais avant d’arriver au niveau de carnage

Que vous faites subir à l’environnement

Nous avons de la marge pour vivre décemment.

Quand un Indien produit une tonne de carbone,

Vous, les Zétazuniens en produisez vingt tonnes

Et dix tonnes en Europe. Mais zéro en Afrique !

C’est à vous d’arrêter vos pollutions chroniques !

- De quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes bien contents,

Sûrement pas le peuple, mais vous, les dirigeants

D’accepter nos déchets à pleines palanquées

Car nous vous payons cash pour que vous les planquiez,

Qu’ils soient radioactifs, domestiques ou chimiques !

Euros, yens ou dollars, tout est bon pour vos cliques…

- Taisez votre cynisme, et gardez vos poubelles.

Car par la corruption vos actions criminelles

Saccagent nos contrées, empoisonnent nos gens,

Les poussent à émigrer pour trouver quelque argent.

C’est vous qui polluez depuis bientôt deux siècles.

Vous voudriez en plus nous imposer vos règles ?

C’est à vous de payer ! Vous tuez la nature

Et voulez que ce soit nous qui fassions ceinture ?

Le monde va crever ? Nous n’y sommes pour rien !

Si vous ne casquez pas, on ne répond de rien…

 

VictorAyoli

 

Tridi 23 pluviôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

08/02/2014

Ouiquinde érotique avec Beaumarchais

femmes fleurs.jpg

 

 

L'épouse à la mode


La jeune Elvire, à quatorze ans, 
Livrée à des goûts innocents,
Voit, sans en deviner l'usage,
Éclore ses appâts naissants ;
Mais l'amour, effleurant ses sens,
Lui dérobe un premier hommage :
Un soupir
Vient d'ouvrir
Au plaisir
Le passage ;
Un songe a percé le nuage.


Lindor, épris de sa beauté,
Se déclare ; il est écouté :
D'un songe, d'une vaine image,
Lindor est la réalité ;
Le sein d'Elvire est agité,
Le trouble a couvert son visage.
Quel moment
Si l'amant,
Plus ardent
Ou moins sage
Pouvait hasarder davantage !


Mais quel transport vient la saisir ! 
Cet objet d'un premier désir,
Qu'avec rougeur elle envisage,
Est l'époux qu'on doit lui choisir ; 
On les unit :
Dieux ! quel plaisir ! 
Elvire en fournit plus d'un gage.
Les ardeurs,
Les langueurs,
Les fureurs,
Tout présage
Qu'on veut un époux sans partage.


Dans le monde, un essaim flatteur 
Vivement agite son cœur ;
Lindor est devenu volage,
Lindor méconnaît son bonheur.
Elvire a fait choix d'un vengeur ;
Il la prévient, il l'encourage : 
Vengez-vous ;
Il est doux,
Quand l'époux
Se dégage,
Qu'un amant répare l'outrage.


Voilà l'outrage réparé ;
Son cœur n'est que plus altéré
Des plaisirs le fréquent usage
Rend son désir immodéré ;
Son regard fixe et déclaré
A tout amant tient ce langage
Dès ce soir,
Si l'espoir
De m'avoir
Vous engage,
Venez, je reçois votre hommage.


Elle épuise tous les excès ;
Mais, au milieu de ses succès,
L'époux meurt, et, pour héritage, 
Laisse des dettes, des procès.
Un vieux traitant demande accès :
L'or accompagne son message...
Ce coup d'œil
Est l'écueil
Ou l'orgueil
Fait naufrage :
Un écrin consomme l'ouvrage.


Dans ce fatal abus du temps
Elle a consumé son printemps ;
La coquette d'un certain âge
N'a plus d'amis, n'a plus d'amants : 
En vain, de quelques jeunes gens
Elle ébauche l'apprentissage ;
Tout est dit,
L'amour fuit,
On en rit :
Quel dommage !...
Elvire, il fallait être sage.

 

 

 

Pierre Augustin Caron dit BEAUMARCHAIS

 

Décadi 20 pluviôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 



 

05/02/2014

Pour sortir de la grisaille : de l’Amour et du Vin

Triomphe de Bacchus par Cornelis de Vos.jpg

 

 

 

 

Tiens, je viens de déboucher une bouteille de Côtes-du-Rhône primeur de chez David, que j’avais oubliée. Elle reste très bonne, avec un peu moins de fraîcheur, mais plus de rondeur. Révérence envers les seuls dieux que je révère : Dionysos-Bacchus et Aphrodite-Vénus. Chantons la gloire du Vigneron, ce paysan sacré dont la sueur féconde les entrailles de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux, tire le sang de dieu.

 

 

 

Que fit dieu pour guérir nos maux

 Le vieux vin et les jeunes femmes !

 Il créa pour notre bonheur

 Le sexe et le jus de la treille

 Aussi je veux en son honneur

 Chanter le con et la bouteille

 Dans l'Olympe, séjour des dieux

 On boit, on patine les fesses

 Et le nectar délicieux

N'est que le foutre des déesses !

Si j'y vais, jamais Apollon

Ne charmera plus mon oreille

De Vénus je saisis le con

De Bacchus arrach'la bouteille!

Dans les bassinets féminins

Quand on a brûlé des amorces

Quelques bouteilles de vieux vin

Au vit rendent toute sa force

Amis, plus on boit plus on jouit

Un buveur décharge à merveille,

Aussi le vin pour dire tout

C'est du foutre mis en bouteille

On ne peut pas toujours bander

Du vit le temps borne l'usage

On se fatigue à décharger

Mes amis on boit à tout âge !

Quant au vieillard aux froids couillons

Qu'ils utilisent mieux leurs vieilles !

Quand on n'peut plus boucher de cons

On débouche au moins des bouteilles !

Mais hélas depuis longtemps

Pour punir nos fautes maudites

Le Bon Dieu fit les cons trop grands

Et les bouteilles trop petites !

Grand Dieu fais, nous t'en supplions

Par quelque nouvelle merveille

Toujours trouver le fond du con

 Jamais celui de la bouteille !

 

 

Écrit par le grand poète catalan Alonzo Bobinar

 

 

 

Septidi 17 pluviôse 222

 

Illustration Cornelis de Vos