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27/10/2013

Ouiquinde gastronomique braconnier

lapins de champs  pour le web.jpg

 

Les lapins de champs du Grand Gaby

 

Grand long, dégingandé, sec

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte!

Ceci en soixante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fonds du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoute ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne soit pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois...notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive la vallée des Baux, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelé et écrasé, 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépinées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés:

 

Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) Espuillé : écorché.

(3) Sartan : poêle.



Sextidi 6 brumaire 221


Illustration originale Vincent Barbantan

 

25/10/2013

La révolte des cerveaux à crampons.

grève foot.jpg

 

 

On les voit, mufle bas, errer sur un terrain,

Ils ont les pieds de plomb et des douleurs aux reins,

Ils trottinent, sans buts, et d’une cage à l’autre,

Comme à Gethsémani, Jésus sans ses apôtres.

 

Enfermés, surveillés, ne pouvant pas s’enfuir,

Ils poussent, désœuvrés, une boule de cuir

Un kapo, noir vêtu, siffle et les morigène,

Tout autour, par milliers, des kons hurlent leur haine

 

Ou bien les applaudissent pour quelques obscure action

Pour lesquelles on les paie, chaque mois, des millions.

Plaignons ces malheureux, au fond de leur cratère

 

Etranglés par l’impôt, ces damnés de la terre

Vont-ils se révolter contre le « marche ou crève » ?

Ils veulent faire grève !

 

 

Quartidi 4 brumaire 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

22/10/2013

Au bistro de la toile : gai, gai, espionnons-nous !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Taing ! T’as vu Victor, ces kons de Ricains nous espionnent sans vergogne. Tu te rends compte. Sont gonflés les kons. Nous sommes pourtant leur plus anciens et plus fidèles amis, non ?

 

- Bof. On dirait que les médias découvrent la roue. Tout le monde espionne tout le monde entre états. Nous sommes aussi espionnés par nos services. Avec moins de moyens que les Zétazuniens, c’est tout. En politique, il n’y a pas d’amis Loulle, au mieux des alliés provisoires, mais toujours des rapports de force.

 

- M’enfin, qu’ils écoutent mes conversations téléphoniques, les SMS de ma fille, ça me gonfle.

 

- Peut-être qu’ils veulent savoir comment tu dose la tomate, le perroquet ou la mauresque dans ton rade Loulle ! Laisse faire, ça ne pourra que les éduquer ces abrutis ! François prend sa tête de douairière offusquée, mais ça ne trompe personne. Non, Loulle, si Big Brother il y a, il est ailleurs.

 

- Ah bon ! Précise.

 

- Le congrès des États-Unis d’Amérique aurait adopté il y a déjà quelques temps une loi (HR 3200) qui permet de pucer l'être humain. Sous prétexte d'un accès au remboursement des soins de santé, par une identification des patients et des informations relatives à la santé, obligera l'américain moyen à se faire implanter un transpondeur à radiofréquences (qui réagira donc aux ondes radios) sous cutané capable de durer l'équivalent d'une vie.

Ce marquage, qui coûtera entre 150 et 200 dollars, touchera tout d'abord les classes moyennes et modestes puisqu'il sera a priori imposé aux personnes dépendantes du système de remboursement de la sécurité sociale américaine. Il concernera aussi les personnes âgées du programme Medicare, les anciens combattants, les malades d'Alzheimer mais aussi les blessés inconscients qui seront admis aux urgences... Si vous ne vous faites pas pucer, vous n'aurez donc pas droit aux remboursements en vigueur chez l'Oncle Sam. Vrai ? Faux ? Réalité ? Propagande ? Je n’en sais rien Loulle. Mais il faut savoir que c’est techniquement possible, et donc que ce sera fait…

 

- Putaing ! Comme les vaches. Si j’ai le choix, je préfèrerais encore l’étiquette à l’oreille. C’est plus franc du collier.

 

- Ce « pucage » est déjà en place expérimentalement Loulle. Hypocritement, par la manière ludique : il est des discothèques où on te propose de t’injecter une puce RFID de ce genre : elle te donne accès sans contrainte à la boite, comptabilise tes boissons, etc. Et les jeunes – qui ne sont jamais que des vieux kons en devenir ! – trouvent ça « branché ». Puis, ils vont nous vendre cette merde en jouant sur la sécurité : pour ne pas perdre ses enfants ou les personnes atteintes d’Alzheimer, puis ce sera l’équivalent de la carte vitale pour la santé, puis ils nous vendront ça comme une carte bancaire « intégrée » (intégrée dans ta viande !), involable, infalsifiable. Le progrès quoi. Et les bons kons marcheront. Ce n’est pas loin Loulle. Il suffira de créer – à travers des campagnes bien orchestrées par les médias à la solde des industriels et des marchands d’armes -  un bon climat de peur pour « vendre » le puçage généralisé comme LA solution sécuritaire. Exemple : les quartiers et lotissements sécurisés par des barrières, des grilles et détectant l’intrusion de toute personne non pucée !

 

- Fatche… Tu me fais gratter Victor. On a mis des années à se débarrasser des morpions, voilà qu’on voit arriver les puces…

 

- Et ce n’est pas tout Loulle. On nous vantera l’infaillibilité de ces puces mais, comme tout produit électronique, ces puces ne seront pas à l’abri de logiciels malveillants. Les données inscrites pourront être modifiés à distance. On peut imaginer là un moyen efficace de réguler les populations, de résoudre les problèmes de Sécu ou de retraite : on peut imposer à un groupe de personnes, les plus de 70 ans par exemple, un traitement pour leur santé, genre vaccin. Un traitement qui vous enverra ad patres en quelques mois…

 

- Eh ! Oh ! Tu pousses pas un peu Victor ?

 

- Je voudrais bien, mais imagine un tel instrument aux mains d’un pouvoir totalitaire – ce vers quoi on glisse si on ne se ressaisit pas - en Europe, aux USA comme partout dans ce monde fada… Les crimes contre l’humanité vont prendre des formes « branchés » Loulle… Et nous serons du bétail humain, le rêve de tout mafieu de la finance…

 

- …taing ! Tè ! Buvons un coup pour oublier Victor !

 

 

Primidi 1er brumaire 221

 

Merci à Chimulus

 

 

18/10/2013

Les fables de La Bedaine : Le trou du cul devenu roi !

Reiser trou du cul.jpg

 

 

 A Menucci, Samia Ghali, Copé, Fillon, Marine, Mélanchon, etc.

...et François!

 

 

Or donc en ce temps là, hasard ou jeu divin

Le corps humain advint.

Il fallut décider qui, de tous les organes,

Serait le chef idoine.

Ainsi dit le cerveau, je contrôle les nerfs,

C’est donc moi qui dois être le chef décisionnaire.

Ainsi dirent les yeux, c’est nous qui apportons

L’essentiel des informations,

Nous devons être chefs car c’est par nous qu’on voit.

Ainsi leur dit la bouche, tout est nourri par moi,

Il est donc naturel que j’ai le gouvernail.

Eh ! Oh ! dirent les mains, qui donc fait le travail

Pour être votre chef, n’ai-je pas le prestige ?

Car qui nourrit dirige.

Oui mais, dirent les pieds, qui donc vous tiens debout ?

Sans nous que seriez-vous sinon un tas de mou ?

Nous devons être chefs, telle est notre démarche

Car si nous nous bougeons, c’est bien grâce à la marche.

Enfin le trou du cul fit entendre sa voix

Réclamant lui aussi le pouvoir d’être roi.

Et tous de se gausser, de ricaner, de rire,

Que le cul les dirige ? Qui aurait-il de pire ?

Le trou du cul, vexé, alors se referma.

Aussitôt tout le corps glissa vers le coma.

Le cerveau fut fiévreux

Les yeux furent vitreux,

Les mains pendaient sans force

Les pieds devinrent torses

Les poumons et le cœur perdaient le goût de vivre

Le corps humain souffrait et luttait pour survivre.

Tous demandèrent alors au cerveau de céder

Et laissèrent au cul le droit de décider.

Celui-ci, en s’ouvrant, remis le corps en marche,

C’est donc lui qui devint le chef, le patriarche,

Le corps fonctionnait bien, sans à coups, simplement

Car il gérait fort bien tous les emmerdements.

 

Moralité :

 

L’on peut être, sans en être vaincu,

Dirigé par un trou du cul !

 

 VictorAyoli


Septidi 27 vendémiaire 222


Merci à l'irremplacé Reiser

 

16/10/2013

Au bistro de la toile : Gagner sa vie en travaillant ? Une idée dépassée…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- …taing ! Victor, je crois que je vais bazarder mon rade et émigrer en Suisse !

 

- Comme Johnny, comme Aznavour, comme la plupart des tennissistes et autres parasites qui ne veulent pas payer leur quote-part d’impôts dans le pays qui les a élevés, qui leur fait gagner leur flouze, qui les soigne le cas échéant… T’as beaucoup de pognon à planquer Loulle ?

 

- T’as rien compris Victor. Si je veux aller en Suisse, ce n’est pas pour une question d’impôts, c’est pour vivre enfin sans travailler !

 

- Avec tes rentes ?

 

- Non, mais avec le pognon – 2500 francs suisse, soit 2000 euros – que le gouvernement de ce pays un peu moins kon que les autres versera peut-être, dans deux ans, à tous les résidents en Suisse, y compris les immigrés, et sans condition ni contrepartie. Une pétition militant en faveur du RBI (revenu de base inconditionnel) a obtenu les 100.000 signatures nécessaires à l’organisation d’un référendum. Donc cette votation viendra devant les citoyens dans un délai de deux ans ! C’est pas chouette ça Victor !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) veut remplacer le « filet social » actuel et sa bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de « mener une existence modeste mais digne »,

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est enfin être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens, plus ou moins généreux, de partager le gâteau national afin que la machine économique – production – consommation – puisse tourner. Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas– et il n’y aura plus - de travail pour tous. On aura beau faire ce qu’on voudra, relocaliser, fermer les frontières, revenir au franc ( ?!), imposer des boulots de merde payés 1 euros de l’heure comme en Allemagne, rien n’y fera : il n’y aura jamais plus de boulot pour tous. Il faut donc mettre au point un système qui permette de donner à tous un revenu de base permettant de vivre petit bras peut-être, mais de vivre à tous. Et donc de faire tourner la machine consommation-production.

 

- Mais qui fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Et que font les retraités ? Ils ont des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société. On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Les Suisses parlent de 2000 euros ce qui correspond – compte tenu du différentiel de coût de la vie – à 1000 euros chez nous. Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliards du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Suisses !

 

Sources : lien 

 

Quintidi 25 vendémiaire 222

 

Merci à Chimulus

 

14/10/2013

Centrales nucléaires : l’âge de la retraite repoussée de dix ans ?

centrales-nucleaires dessin.jpg

 

 

 

 « Aucune décision n’est prise… », assure ce matin Moscovici concernant l’information qui tourne disant que la durée de vie des centrales nucléaires serait prolongée de 10 ans, les amenant ainsi de quarante à cinquante ans, et pourquoi pas plus si affinités... Notons que ces centrales ont initialement été conçues pour une durée de vie de 30 ans, puis allongée à 40 ans, et voilà qu’on en rajoute une couche… Au vue des problèmes récurrents de ces centrales, est-ce bien raisonnable ?

 

C’est en 2018 que les premiers réacteurs atteindront la limite des quarante ans. Si cette prolongation est actée – et malgré les atermoiements de Mosco, elle le sera – EDF devra tout de même dépenser des milliards pour que cette prolongation de vie ne soit pas synonyme de mort ! Au-delà des opérations traditionnelles de maintenance, il faudra procéder au remplacement d’un nombre important de composants essentiels et vitaux pour la bonne marche des centrales. Cette opération « grand carénage », selon le jargon EDF, doit tenir compte des nouvelles normes de sécurité imposées par l’ASN (autorité de sureté nucléaire) suite à la catastrophe de Fukushima. Elle coûtera entre 70 et 80 milliards ! Une paille…

 

Dans cette décision qui met en jeu l’existence même de toutes les régions de France et de plusieurs régions européennes aux frontières de l’hexagone, qu’est-ce qui est la motivation principale ? Une histoire de gros sous… Cela donnerait 10 ans de plus à EDF – endetté jusqu’au cou – pour « amortir » ces dépenses de remise aux normes. Avec pour effet attendu…une remontée de 10% du cours très chahuté de l’action en bourse ! Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes nucléarisé : - EDF dégagerait 800 millions d’euros par an ; - l’état – actionnaire conséquent – récupèrerait de copieux dividendes et bénéficierait de la remontée du pactole boursier ; - le consommateur en bénéficierait également (??!!) puisque la hausse des prix de l'électricité serait ainsi contenue à 20% au lieu de 30% d'ici à 2017, selon les estimations de la commission de régulation de l'énergie formulée en juillet dernier. Et le citoyen qu’y gagnerait-il ? Une bonne dose de risques de plus, mais…

Mais une telle décision devrait s’assortir de l’interdiction impérative de construction d’autres centrales de remplacement. Et donc de l’enterrement des EPR hormis celui qui est en route et constitue un gouffre financier.

Ouate Inde scie

 

Tridi 23 vendémiaire 221

 

Illustration X – Droits réservés


 

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P.S. - Pendant ce temps, la Commission européenne du sinistre Barroso nous en prépare une bien bonne !

http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/du-reste/faites-vos-...

13/10/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique bicolore

belle noire.jpg

 

 

 

Elle venait de Caen, moi j’arrivais de Cannes,

Ses yeux étaient d’azur, son nom était Josiane.

Au prétexte d’un cours qu’elle avait dû manquer

Je suis monté chez elle, près du quai Malaquais.

 

Pour gravir sept étages, aux pieds j’avais des ailes,

Josiane m’attendait, une Noire avec elle.

J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé

Quand les deux nymphomanes se sont déshabillées.

 

Prestement, goulûment, ces houris me dénudent

Elles m’offrent leur bouche en guise de prélude,

Une Noire, une Blanche sur mon corps excité,

 

Jouent une toccata d’amour et de gaieté.

Caressé, embrassé et violé sans ambages,

J’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !

 

 

siesteuse sexy.jpg

 


 La langue d'agneau aux figues

 

- Ben mon cochon, Victor, faut avoir la santé

Pour un combat d’amour avec ces excitées !

Violé par deux souris… Tu réalises en somme

Le fantasme érotique que préfèrent les hommes !

Tous rêvent de subir les assauts sensuels,

Tous rêvent d’être un jour simple objet sexuel,

Pour deux filles en feu s’accordant sur leur corps,

De mourir de plaisir et de crier “ Encor ! ”

Une Noire, une Blanche jouant de ton archet,

Ta substance d’amour dût vite s’assécher…

Avaient-elles prévu, tes charmantes compagnes

Un repas remontant ou au moins du champagne ?

- Tout juste ! Elles avaient, pour vaincre la fatigue

Mitonné de la langue d’agneau avec des figues.

C’est un plat délicat, venu du Sénégal

Et qui fait de tout homme un amant sans égal.

Tu prends deux langues par convive,

Tu les laves bien à l’eau vive,

Tu les mets dans de l’eau salée,

Avec poivre en grains et laurier,

Clous de girofle et céleri,

Une cuillerée de curry.

Pendant que ça mijote, une heure,

Tu fais revenir dans du beurre

Quelques figues bien mures coupées

Avec du gingembre râpé.

Cinq, six minutes, c’est assez,

Après quoi, tu vas déglacer

Au lait de coco : un verre

Plus le jus de deux citrons verts,

Deux cuillers du jus de cuisson

Des langues auquel, sans façon

Tu rajoutes un verre de rhum

Qui va sublimer les arômes.

Tu sors tes langues et tu les pèles,

Tu les tranches en fines lamelles

Oblongues comme des pétales.

Dans ta sauce tu les étales,

Tu couvres et fait cuire à feu doux

Car ton appareil doit réduire

Sans que ça attache surtout,

Quinze minutes vont suffire.

Rectifie le goût avec soin,

Rajoute du sel au besoin.

Dresse sur ton plat de service

En alternant figues et langue.

Ajoute quelques grains d’anis

Et de fines tranches de mangue.

Range le tout comme une fleur :

Pétales autour et sauce au cœur.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 6 langues d'agneau, - 3 douzaines de figues, - 1 rhizome de gingembre frais, - 1 mangue, - 1 côte de céleri, - 3 cuillerées à soupe de carry, - lait de coco, - 6 citrons (verts si pos­sible), - 1 verre de rhum agricole, - sel, - poivre en grains, - laurier, - graines d'anis.

 

Les vins conseillés:

Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aromatiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du-rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret.

En vins du Languedoc, les Saint-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières.

En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.

Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds: Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux.

En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes.

En vins de Provence, les Coteaux-va­rois.

 

 

VictorAyoli ©

 

Duodi 22 vendémiaire 222

 

Photos X – Droits réservés

 

12/10/2013

Ouiquinde érotique avec le père Ubu cul nu

Ubu nu par Ungerer.jpg

 

Le bain du roi



Rampant d'argent sur champ de sinople, dragon 
Fluide, au soleil de la Vistule se boursoufle. 
Or le roi de Pologne, ancien roi d'Aragon, 
Se hâte vers son bain, très nu, puissant maroufle.


Les pairs étaient douzaine : il est sans parangon. 
Son lard tremble à sa marche et la terre à son souffle ; 
Pour chacun de ses pas son orteil patagon 
Lui taille au creux du sable une neuve pantoufle.


Et couvert de son ventre ainsi que d'un écu
Il va. La redondance illustre de son cul
Affirme insuffisant le caleçon vulgaire


Où sont portraicturés en or, au naturel, 
Par derrière, un Peau-Rouge au sentier de la guerre 
Sur un cheval, et par devant, la Tour Eiffel.


Alfred Jarry

 

 

 

Primidi 21 vendémiaire 222

 

 

Illustration, merci à Ungerer

11/10/2013

Comme des rapaces, v’la les banquiers

banquiers machine à pognon.jpg

 

Allez, chantons en chœur sur l'air des Rois Mages en Galilée de Sheila!

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ils ont d’abord bouffé notre pognon

 

En spéculant jusqu’au dernier quignon

 

Après ils ont fabriqué une crise

 

Mettant l’Etat et les gens dans la mouise

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Sarko leur a filé plein de milliards

 

Pour qu’ils puissent se goinfrer de caviar

 

Creusant pour eux un abyme de dettes

 

Qu’il a évidemment mis sur nos têtes

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Puis l’Elysée valant bien une messe

 

Le « Normalou » nous a fait des promesses

 

« Mon ennemi, dit-il, c’est la finance !

 

Votez pour moi, je sauverais la France. »

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Il nous a concocté une réforme

 

Mais c’est les banquiers qui l’ont mis en forme

 

Ils se bidonnent, pour eux c’est la vendange

 

Pour ces salauds, soyez-en sûr, rien de change

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Les financiers, charognards pleins de hargne

 

Nous ont piqué mêm’ la caisse d’épargne

 

En ricanant ils se croient tout permis

 

C’est vrai qu’Moscovici est leur ami

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

 Décadi 20 vendémiaire 222


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07/10/2013

Au bistro de la toile : Afrique et Africains.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Grave Victor. Grave ces centaines de pauvres types servant de patapon aux poissons à quelques centaines de mètres de la terre promise. Non mais à quoi on joue ? Pourquoi veulent-ils venir au péril de leur peau chez nous ? Pourquoi leur laisser scintiller ce miroir aux alouettes ?

 

- Parce qu’ils crèvent de faim sur le continent potentiellement le plus riche du monde (pétrole, uranium, cuivre, métaux rares, bauxite, or, diamants, mais encore bois rares, etc.), parce que leurs richesses sont pillées sans vergogne par les multinationales, parce que ce continent n’a jamais réussi à mettre en place des gouvernements dignes de ce nom et soucieux du bien-être de leurs peuples plutôt que de s’enrichir outrageusement avec la complicité de nos gouvernants, de nos banquiers, de nos curés… Au lieu de ça, depuis les indépendances, les états et nations africaines - qui ont eu largement le temps d’organiser leur développement – se laissent piller avec la complicité de dirigeants corrompus jusqu’à la moelle. L’avenir des Africains est en Afrique et pas en Europe.

 

- N’est-ce pas les conséquences des colonisations ? On a tout de même le cul pailleux, non ?

 

- Qui a le cul pailleux ? Toi ? Moi ? Notre génération ? Pas du tout. On n’y était pas que je sache ! Ras les aliboffis de cette bienpensance dégoulinante de repentance. En politique, il n’y a pas d’amis, ce n’est qu’une question de rapports de force. Ce rapport était en faveur des peuples européens à la fin du 19° siècle. Point barre. Mais ce n’a pas toujours été le cas. Faudrait-il demander repentance aux peuples d’Afrique du nord qui sont venus, pendant des siècles, piller sans vergogne l’Espagne, l’Italie, le sud de la France – chez nous  Loulle - , brûler villes et villages, massacrer les populations, amener les femmes dans leurs bordels et leurs harems et réduire les hommes de nos contrées en esclavage ? Les saloperies ne sont pas à sens unique Loulle.

 

- Un à un, la balle au centre…

 

- Ce qui leur faudrait, aux Africains, c’est des Chavez, des Lula, des Morales, des Correa. C’est-à-dire des dirigeants qui aient les couilles bien pendus et qui osent dire : « Bon, maintenant, Basta ! Vous, les parasites occidentaux et chinois, vous les voleurs de terres des monarchies féodales du golfe persique, vous et vos multinationales, vous dégagez ! Vos usines, elles sont à nous. On prend sans compensation, vous vous êtes déjà suffisamment gavés sur notre dos. On récupère nos richesses pour en faire profiter nos peuples ! »

 

- Evidemment. Il n’y aurait plus de Lampedusa… Mais crois-tu que ces multinationales se laisseraient dépouiller sans réagir ?

 

- Il y aurait bien des soubresauts mais les Sud-américains prouvent que ce n’est pas impossible. Sans cela, les populations africaines crevant de faim, brimées et martyrisées par les dictatures qui goinfrent quelques oligarchies au service de ces multinationales, déboussolées par des rivalités religieuses plus obscurantistes les unes que les autres (islam contre sectes christiano-baptistes, etc.), ces populations continueront à rêver aux mirages de l’Europe. Quant à la politique de la porte ouverte, que préconisent les nombreuses organisations d’idiots utiles bêlant confis en repentance, elle est non seulement irréaliste, mais dangereuse car une forte arrivée d’immigrés provoquerait fatalement une montée parallèle des extrémismes et la certitude d’énormes troubles où la démocratie y laisserait la peau. Le Bête n’est pas morte, Loulle.

 

- Mouais… Tè ! Buvons au renouveau de l’Afrique, Victor !

 

 

Sextidi 16 Vendémiaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

 

05/10/2013

Ouiquinde érotique : quand Voltaire descend du train en marche !

signes amoureux.jpeg

 

 

Polissonnerie

 

Je cherche un petit bois touffu,

Que vous portez, Aminthe,

Qui couvre, s’il n’est pas tondu,

Un gentil labyrinthe.

Tous les mois, on voit quelques fleurs

Colorer le rivage ;

Laissez-moi verser quelques pleurs

Dans ce joli bocage.

 

- Allez, monsieur, portez vos pleurs

Sur un autre rivage ;

Vous pourriez bien gâter les fleurs

De mon joli bocage ;

Car si vous pleuriez tout de bon,

Des pleurs comme les vôtres

Pourraient, dans une autre saison,

M’en faire verser d’autres.

 

- Quoi ! vous craignez l’évènement

De l’amoureux mystère ;

Vous ne savez donc pas comment

On agit à Cythère ;

L’amant, modérant sa raison,

Dans cette aimable guerre,

Sait bien arroser le gazon

Sans imbiber la terre

 

Je voudrais bien, mon cher amant,

Hasarder pour vous plaire ;

Mais dans ce fortuné moment,

On ne se connaît guère.

L’amour maitrisant vos désirs,

Vous ne seriez plus maître

De retrancher de nos plaisirs

Ce qui vous donna l’être.

 

Voltaire


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04/10/2013

Au bistro de la toile : transports dangereux...

voie-ferree.jpg

 

 

- Oh ! Victor, tu l'as vu celle-là dans le journal : tè ! Je te lis : « On revenait de chez des amis, ma copine et moi n'avons pas pu résister à notre nature passionnée, et on avait envie de se procurer quelques frissons près d'une voie de chemin de fer ». Ils se sont donc envoyés en l'air sur la voie. Mais un train est arrivé et...la femme a été tuée sur le coup et son amant hospitalisé avec les jambes coupées en dessous du genou...

 

- Eh ! Ce sont les dangers des transports amoureux Loulle. Ça me rappelle une histoire...

 

- Raconte.

 

- C'est, comme tes Ukrainiens, deux jeunes qui sont follement amoureux. Ça se passe en arrivant au Grau-du-Roi, à l'endroit où la voie unique du petit train traverse la route. Les deux tourtereaux ne peuvent plus tenir, ils s'allongent sur la voie et se prouvent vigoureusement leurs sentiments réciproques. Arrive alors le train qui vient de Nîmes. Comme il ne va pas très vite, il peut freiner à temps. Ouf ! Mais les deux jeunes se font sérieusement remonter les bretelles...

 

Quelques semaines plus tard, ils passent au tribunal. Le juge les allument sérieux : « Enfin, jeunes gens, on a été jeunes nous aussi, on sait ce que c'est que la passion amoureuse, mais tout de même, vous auriez pu vous mettre ailleurs, ou au moins cesser vos transports un moment et dégager la voie ! »

 

Alors le gars répond : « Monsieur le juge, voilà. Moi, je sentais que ça arrivait. Ma copine, je sentais que ça arrivait. Le train, je sentais qu'il arrivait. Des trois, il n'y a que lui qui avait des freins : c'était donc à lui de s'arrêter ! »

 

Septidi 17 Vendémiaire 221

 

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01/10/2013

Des sous, beaucoup de sous pour les bénitiers !

grenouille de bénitier.jpg

 

 

On parle souvent des « régimes spéciaux » des cheminots, des pêcheurs, des mineurs, des militaires, puis de ceux des parlementaires. Et si on s’intéressait, comme l’a fait la Libre Pensée, au pognon que l’Etat, c’est-à-dire le contribuable, verse…aux religions ! Tè ! Je sens que ça ne va pas arranger mes affaires concernant l’entrée au paradis…

 

Savez-vous qu’à travers les municipalités, les conseils généraux, etc., nous, contribuables, finançons les religions ? Et pas qu’un peu. L'addition se monte à plus de dix milliards d'euros par an, soit un sérieux pourcentage de l'impôt sur le revenu. Le gros morceau, c'est le financement de l'enseignement catholique (97% de l'enseignement privé).

 

L'Etat et les collectivités locales versent à l'enseignement catholique 9,2 milliards d'euros au total. S'y ajoutent plus de 200 millions d'euros par an d'aides fiscales, c'est-à-dire les taxes non perçues sur des activités commerciales exercées par les associations cultuelles.

 

La Libre Pensée estime à 40 millions d’euros l'aide des salariés du régime général pour assurer les pensions et la sécurité sociale du régime spécial des cultes, la Cavimac, plus 54 millions d’euros d'aide des collectivités territoriales au logement des prêtres, plus quelque 90 millions d’euros d'aides qu'elle juge abusives pour l'entretien des lieux de culte.

 

La loi de 1905 attribue la propriété des bâtiments religieux existant aux communes, qui en assurent l'entretien sans que cela comprenne le chauffage ou le mobilier.

 

Dans les régions toujours soumises au Concordat de 1801, l'Alsace-Moselle, comme dans les territoires régis par l'ordonnance de Charles X de 1828 et les décrets Mandel de 1939 (Guyane, Wallis et Futuna, Saint Pierre et Miquelon, Polynésie française, Nouvelle Calédonie), l'Etat prend en charge les dépenses du culte.

 

Par exemple, l'évêque de Strasbourg est à l'indice 1.015 de la fonction publique, donc touche un traitement mensuel de 4.400 euros. C'est l'Etat qui paie les charges et il est assuré pour tous les risques... sauf celui d'accident du travail.

 

Et maintenant, des charlots allant de Copé à Manuel Valls voudraient que l’Etat finance les mosquées…

 

 

Bon. Ben j'irai sûrement en enfer. Très bien! Au moins je connaîtrais du monde et en plus c'est chauffé !


Quartidi 14 Vendémiaire 221


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29/09/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique luciféro-porcin !

 

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Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-Dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : “ Laisse-moi ces deux-là.

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ”

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

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- Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons “ comme chez Lucifer ”.

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Met un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, met tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds forts embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.

Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.

La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San­gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.

Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

 

Duodi 12 Vendémiaire 221

 

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28/09/2013

Ouiquinde érotique avec Gabriel Seinac de Meilhan

dessin Milo Manara femme.jpg

 

 

La Foutro-manie

Chant premier

 

(...) le plaisir est suprême !
Un joli con vaut mieux qu'un diadème !
Quand je patine un couple de tétons,
Durs, arrondis, rebelles, élastiques,
Lorsque nanti de mille appas physiques,
Mon vit, en rut, décharge à gros bouillons,
Des dieux, des rois, je méprise la gloire.
De l'Achéion je brave l'onde noire,
Aux vils cagots, aux fiers ambitieux,
Laissant le soin de la terre et des cieux,
Sots amateurs des biens, de la puissance !
Le vrai bonheur est dans la jouissance.
Pour être heureux, ô lubriques mortels !
Faut-il, hélas ! un trône et des autels ?
Pourquoi briguer un hommage, une offrande ?
Un con touffu, mutin, ingénieux, 
A deviner cent tours voluptueux, 
Des reins d’ivoire et des fesses de marbre, 
Une charnière à mobiles ressorts, 
Qui, sans quartier, m’attaquant corps à corps, 
S’unit à moi comme le lierre à l’arbre, 
Qui, secondant mes amoureux efforts, 
Aux coups de Cul répond avec adresse, 
Serre mon vit, forge les voluptés, 
Et me prodigue une adorable ivresse, 
Voilà mes Lois et mes Divinités. 
Avec le sceptre, et l’encens, et l’hommage 
Jamais paillard, jamais fouteur, ni Sage 
N’ira troquer les plaisirs enchanteurs, 
Laisser les Cons, à l’appât des honneurs. 
Quand, dans mes bras, lascivement serrée, 
Je tiens Dubois demi-morte, égarée, 
Ne renaissant que pour doubler l’assaut, 
Mon cœur content croit tenir Cyrthérée, 
Je suis de braise, et mon Vit, au plus haut , 
Fier de fourbir d'aussi superbes charmes, 
De Jupiter ne voudrait pas le sort, 
A Frédéric ne rendrait pas les armes, 
Soutient son rang, et me conduit au port. 
En la formant, la divine nature 
N’épargna rien ; l’esprit et la beauté ; 
Telle est, en bref, sa fidèle peinture. 
Au globe entier, humaine Créature 
N’eut autant l’air de divinité. 

(...)

 

 

Gabriel Seinac De Meilhan

 

 

Primidi 11 Vendémiaire 221

 

 

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25/09/2013

Je gueule, donc je suis !

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« Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas… » qu’il aurait dit le détrousseur des temples d’Angkor. Triste prévision bordel de dieu. C’est pire que tout.

 

Dans les fourgons des culs-bénis de tous poils, on voit revenir avec leurs grands pieds, tous les peine-à-jouir, tous les culs-serrés, tous les tristes de naissance, tous les faiseurs de régime, tous les buveurs d’eau, tous les emmerdeurs de vocation, bref tous les tue-la-vie,

 

Regardez-les, écoutez-les ces jocrisses, ces tartuffes. Ils grouillent, ils grenouillent, ils farfouillent tous ces pedzouilles casse-couilles, ces endeuillés du calbard, ces pères et mères-la-pudeur tristes comme un jour sans vin.

 

Le rire, la joie, le bonheur, l’amour, le plaisir, la jouissance, le cul, la bonne bouffe, l’art même, la vie quoi, tout les offusque. Regardez-les, écoutez-les, drapés dans leur dignité offusquée. Ils puent du cerveau plus encore que des pieds.

 

Rabelais, Frédéric Dard, Brassens, Choron, Reiser, Coluche, Desproges, revenez vite, cornoculdelamermole ! Non seulement ils nous les cassent mais ils veulent nous les couper. Ils castrent même les mots : un sourd, c’est un mal-entendant, un aveugle, c’est un mal-voyant, un noir, c’est un homme-de-couleur, un pédé, c’est un homosexuel, un chomeur, c'est une personne en recherche d'emploi, un vieux, c'est un sénior... Et un kon, c’est un mal-comprenant ? (Oui, j’écris « kon » avec un « K » pointu comme la konnerie universelle pour ne pas confondre avec l’entrée du paradis de nos belles compagnes)

 

Il ne faut plus rire de rien, pas faire d’humour sur personne sous peine de volées d’offusqueries, voire de procès sur le cul. Bordel de merde, moi qui ait fait mes humanités avec Hara-Kiri, Charly-Hebdo première mouture, San-Antonio, mais aussi Rabelais, Cavanna, Desnos, Jarry je commence à me sentir étranger dans ce monde gris, uniforme, où rien ne doit dépasser. J’ai toujours l’impression d’avoir pété dans la sacristi !

 

Eh ! Oh ! Basta les constipés des zygomatiques.

  

VOUS NOUS EMMERDEZ !


Nonidi 9 Vendémiaire 221


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24/09/2013

Au bistro de la toile : presse purée et canards laquais.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Alors Loulle, quoi de neuf dans les canards que tu lis chaque matin puisque tu les vends dans ton rade ?

 

- Bof. Les horreurs des tarés d’Allah au Kenya, la victoire de mamy Merkel qui donne des boutons à bien du monde, puis des trucs dramatiques ou cocasses, deux petites filles chinoises retrouvées dans la machine à laver, Bruel qui se fait allumer à Nice, Bedos (fils) interpellé par les lolli pour insultes, etc.

 

- Bref, de la bouillie pour chat prémâchée. Et c’est pareil pour les radios et télés : tous les sommaires sont les mêmes, avec un petit coup de nuance dans la peinture.

 

-  ça Victor ?

 

- Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse. Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts !) convaincus des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild et appartient à Bergé. Le Nouvel’Obs et son groupe ( Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89 appartient au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel. Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques. Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop). L’Express appartient au plus important groupe de presse purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien. Et n’oublions pas Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

- Mouais… Tous ces braves gens ne tiennent pas trop à ce que le bon populo soit trop bien informé. On comprend pourquoi on nous bourre le mou avec de l’émotionnel, de l’accessoire, du fait-divers et du sport…

 

- R’as tout compris Loulle. Les journalistes ont une position enviable mais précaire. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

 

- Ben dis donc ! T’es pas tendre avec…ta profession Victor !

 

- Parce que je la connais bien, tè ! Et tu sais que les journaux les plus – disons, « conventionnels » - sont ceux qui touchent le plus de pognon de l’Etat ?

- Parce qu’ils touchent du pognon de l’Etat ? lien  

 

- Bien sûr. Sans l’argent public, ils n’existeraient plus. Il est normal que l’Etat aide à la pluralité de l’information. Mais là encore les dés sont pipés. Le Monde touche ainsi près de 17 millions par an, Le Figaro 16 millions, Ouest-France 14 millions, La Croix 10 millions, Télérama 9,5 millions, Libération 9 millions, le Nouvel Observateur 8 millions, etc.

 

- Ils reçoivent des chèques ?

 

- C’est plus compliqué que ça. 60% de cette aide est représenté par une aide postale au niveau de la distribution. Une Commission Paritaire (profession, Etat, Poste) attribue aux titres un numéro qui leur permet de distribuer leurs titres à leurs abonnés à tarif très bas. Sans cela, ce ne serait pas viable. Mais c’est l’Etat, donc nos impôts, qui paie le différence à La Poste.

 

- Oui mais sans ça, comme tu dis, pas d’information…

 

- Là où le bât blesse, c’est qu’une grosse partie de ce pognon est capté…par des magazines hors IPG.

 

- IPG ? Qu’es aco ?

 

- Ça veut dire « Informations Politiques et Générales ». Or 46% de l’avantage postal total est capté par des titres hors IPG. C’est ainsi que 53 millions vont…à huit magazines de programmes de télévision ! Bonjour l’information pluraliste !

 

- Ouais… Tout ça sent la magouille. On comprend mieux que l’information soit diffusée par  la presse purée et les canards laquais ! A la nôtre Victor !

 

 

Octidi 9 Vendémiaire 221


Merci à Chimulus

 

 

23/09/2013

Humour o akbar : pets de femmes hallal ou haram ?

Islam pets interdits.jpg

 

 

"Au mois de mars dernier, le conseil islamique d'une ville de la province indonésienne d'Aceh, qui suit la charia, a interdit aux citoyennes de péter ostensiblement (=avec son en stéréo). 


Sayyid Yahia, maire de la ville, a déclaré aux médias que l'interdiction était nécessaire, car péter n'est pas compatible avec les valeurs islamiques de pudeur féminine : «Les femmes musulmanes ne sont pas autorisées à faire des vents sonores, c'est à l'encontre des enseignements de l'Islam », a-t-il dit. Pendant ce temps, l'Association des féministes indonésiennes a déclaré qu'elle comptait bien bloquer cette loi jugée discriminatoire. Le maire a également fait savoir que la loi vise à sauver les mœurs. « Quand vous entendez une femme faire cela, elle se comporte comme un homme. Mais si elle s'assoit sur le côté et le laisse échapper discrètement, elle ressemble à une femme», affirme Sayyid. 


Bien sûr, le projet de loi n'interdit pas le "pet silencieux", mais le passage du gaz avec le son n'est effectivement pas toujours tabou en Asie du Sud-Est, au contraire : on prétend ainsi préserver sa santé, en pétant fort. Fathima Khan, un médecin à l'hôpital islamique Al Banni, dans la capitale de l'Aceh, est catégorique : « Il n'est pas nécessaire de remettre en question cette pratique, car les gens le font pour leur santé et leur sécurité.», a-t-elle dit. 


Le maire a refusé de donner les détails de ce que la punition serait pour les contrevenants. Tandis qu'un autre membre au conseil municipal, qui a souhaité ne pas être nommé, a déclaré que si elle est reconnue coupable par le tribunal de la charia, la délinquante pourrait recevoir 20 coups de fouet pour des petits pets et jusqu'à 3 mois de temps de prison pour les plus grands. 


Notons que les savants islamiques locaux ont été principalement divisés sur la loi. Un activiste musulman bien connu comme Bshar Abdulla a exprimé son objection : «Comment faire passer le gaz n'est pas réglementée dans la charia. Il n'en est pas fait mention dans le Coran», écrit-il sur son compte Twitter. Cependant, «la tradition islamique et les valeurs de pudeur ne supporte pas les femmes qui pétent fort », a par contre déclaré Mehmood Hussain, un érudit et un partisan de la loi. 


Selon la nouvelle réglementation, seules les femmes dans l'espace public vont être surveillées. «Ce sera la responsabilité du mari de s'assurer que son épouse défend les valeurs islamiques à la maison» assure encore le maire. Il a également soutenu qu'il n'y a aucune preuve scientifique dans le coran des avantages pour la santé du pet bruyant."

 

Hoax ou pas ? Qui lo sa…


Sources:

Islamic city council bans female flatulence in Indonesia wadiyan.com http://wadiyan.com/2013/03/08/islamic-city-council-bans-female-flatulence-in-indonesia/

Malaysia today http://www.malaysia-today.net/mtcolumns/newscommentaries/...

Allez, continuons sur le ton de l’humour avec cette bluette que l’on chante au carnaval de Dunkerque et à laquelle j’ai fait un triomphe en Provence:

 

La femme qui pète au lit

 

La femme qui pète au lit

Connaît quatre jouissances

Elle bassine son lit

Elle soulage son ventre

Elle entend son cul qui chan-ante

Dans le silence de la nuit

Elle entend son cul qui chan-an-an-ante

Elle emmerde son mari.

 

Septidi 7 Vendémiaire 221

 

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 Tè ! Je ne résiste pas à vous faire un petit codicille, tant la réalité dépasse la fiction, et le filon est riche !

 

 Pour ceux qui veulent rire un peu, une page du site islamweb : 

"Peut on assimiler un fessier artificiel (sex toy) à une esclave ?"

 

Question :

Selem aleykom wa rahmatoullah wa barakatouh. Ma question est la suivante, peut-on assimiler un fessier artificiel à une esclave ? En effet, en Islam, je sais qu'il est autorisé d'avoir des relations sexuelles avec ses esclaves, donc un fessier artificiel n'est-il pas assimilable à une esclave ? Ma situation est la suivante, je suis étudiant et malgré plusieurs tentatives pour me marier je ne le suis toujours pas. Je vous écris cris en période de Ramadan, je jeûne donc et malgré cela il m'est difficile de calmer mes désirs sexuels. C'est donc bien sûr une alternative transitoire pour me permettre de patienter jusqu'à ce que je me marie. Barakallahou fikom pour vos réponses. Wasselem aleykom wa rahmatoullah wa barakatouh

Réponse :

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète. 

Il n’est pas valable de comparer ce genre de gadgets avec la femme esclave car ce n’est ni la même signification, ni inclus dans l’exception qui les concerne concernant la permission de jouissance avec elle, car Allah, le Très Haut, a dit : « Et qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer ; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs. » (Coran : 23/ 5,6 et 7). 

Cheikh al-Chinguiti a dit dans son livre « Adhwâ al-bayân » : « Allah, le Très Haut, a indiqué parmi les attributs des gens croyants et bienheureux qui vont hériter le Paradis et y demeureront éternellement, la préservation de leurs sexes (de tout rapport) : c'est-à-dire du Zina, de la sodomie et autres coïts et Allah, le Très Haut, a éclairci que cela ne concerne pas leurs femmes qui sont devenues permises grâce au mariage ou à l’esclavagisme et ainsi ils ne sont pas blâmables s’ils ne se préservent pas d'elles. Mais celui qui recherche du plaisir au-delà (des épouses et esclaves) est un transgresseur des lois divines qui ne contente pas de ce qu'Allah, exalté soit-Il, lui a rendu licite » 

Vous devez faire preuve d’endurance jusqu’à ce qu’Allah, le Très Haut, vous facilite le mariage, vous éloignez des lieux où la tentation (Fitna) est grande tels les universités mixtes car il y a une grave perversion et il n’est permis d’y étudier qu’en cas de nécessité impérieuse. 

Si vous ne pouvez vous mariez et que vous avez appliqué le conseil du Prophète (icon--1.gif) de multiplier le jeûne pour décroître l’ardeur du désir sexuel mais que cela n’a donné aucun résultat et qu’au contraire vous craignez de commettre le péché, alors dans ce cas certains oulémas ont autorisé la masturbation en cas de nécessité car il n’y a aucun doute qu’elle est moins grave que le Zina et dans le même contexte on peut inclure l’utilisation de ces gadgets. 

L’imam Ibn Taymiyya a dit : « La masturbation est illicite chez la majorité des oulémas et c’est l’avis le plus juste chez l’imam Ahmed et de ce fait celui qui la pratique doit être puni. Mais selon l’autre avis : elle est seulement abhorrée et non interdite et la majorité des oulémas (de cet avis) ne l’autorisent pas par crainte de commettre le Zina ou pour toute autre cause. Cependant nous avons appris qu’un groupe de Compagnons du Prophète (icon--1.gif) et des Tabi'în l’ont permise en cas de nécessité comme de craindre de commettre le Zina et que le concerné ne peut s’en préserver qu’en se masturbant, ou qu’il craint aussi de tomber malade s’il ne l’effectue pas ; c’est aussi l’avis de l’imam Ahmed et d’autres. Mais s’il n’y a pas nécessité je ne connais personne qui l’ait permise. » 

Et Allah sait mieux. "

 

Sources : Criminologie et système judiciaire islamique > Masturbation

Numéro de la Fetwa: 219202 - Dimanche 15-9-2013

 

 

19/09/2013

Au bistro de la toile. Honte sur les sénateurs ! Le tirage au sort plutôt que les élections ?

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- Eh ! T’as vu Victor, ils ont voté contre la limitation du cumul des mandats les sénateurs !

 

- Normal Loulle, t’as déjà vu un cochon qui décide de refuser son auge ? La gamelle est trop bonne au Sénat mais pas seulement. L’Express a établi le palmarès des élites de la cumularderie. Le champion toute catégorie,  le Teddy Riner de cette discipline spécifiquement française qu’est la cumularderie, c’est le ci-devant dunkerquois membre du PS Delebarre Michel : 26 mandats et fonctions ! Ecoute bien : sénateur du Nord, maire de Dunkerque, président de la Communauté urbaine de Dunkerque, président du Conseil de surveillance du centre hospitalier de Dunkerque, Président du Syndicat mixte pour le Scot de la région Flandre Dunkerque, Président de l'AGUR, Agence d'urbanisme et de développement de la région Flandre Dunkerque, Président de la SPAD, société publique de l'agglomération dunkerquoise, Président du SMCO, Syndicat mixte de la Côte d'Opale, Président de la S3D, Société de développement du Dunkerquois, Président de la Société coopérative de production HLM Le Cottage, Président de l'Association des communautés urbaines de France, Président de l'Association Cités Unies France, Président de TV Côte d'Opale, Président de la Mission opérationnelle transfrontalière (MOT), Administrateur de l'association AMORCE, association des collectivités et professionnels dans le domaine des déchets, de l'énergie et des réseaux de chaleur, Président de l'Association des Flandres pour l'éducation de la jeunesse et l'insertion socioprofessionnelle, Président de Dunkerque Promotion, Président du SMAERD, syndicat mixte d'alimentation en eau de la région de Dunkerque, Président du syndicat intercommunal des Dunes de Flandres, Représentant des collectivités territoriales au conseil d'orientation et de surveillance de la Caisse d’Epargne Nord France Europe, Membre du conseil d'administration du Conservatoire du littoral, Président d'Entreprendre ensemble, entreprise d'insertion, Président de Dunkerque Neptune, organisme gestionnaire des ports de plaisance, Président du réseau d'élus nordistes Rafhael, Président du conseil de surveillance d'Oxalia, réunion de 4 bailleurs sociaux régionaux, Président de la conférence de territoire du littoral.

 

- Attends, bois un coup Victor, t’as la menteuse qui enfle ! Non mais tu te rends compte, ce pauvre mec, l’activité qu’il doit avoir ! Il a combien d’heures dans sa journée ? Il a combien de cerveaux pour s’occuper réellement, efficacement de toutes ces charges ?  Et il lui faut aussi combien d’estomacs pour ingurgiter tous les gueuletons que ces mandats et fonctions impliquent ? Et il se fout de qui ce mec ? Dis, il y en a beaucoup comme ça ?

 

- Des palanquées. Tiens par chez nous, le ci-devant Estrosi, maire UMP de Nice, cumule 10 mandats ou fonctions, le ci-devant Collomb Gérard, maire PS de Lyon, cumule 9 mandats et fonctions, le ci-devant Fournier Jean-Paul, maire UMP de Nîmes cumule 7 mandats et fonctions, etc., etc. Va faire un saut sur le site de l'Express  et tu trouveras le palmarès de tous ces stakhanovistes de la razzia des prébendes et des banquets républicains !

 

- C’est bien partagé quel que soit le bord politique. Non mais ça peut plus aller ça Victor. Il est temps de passer à autre chose.

 

- Exactement. Si on ne veut pas que les fascistes arrivent LEGALEMENT au pouvoir, comme Hitler en Allemagne, il est temps de jeter à la poubelle de l’histoire cette république « des copains et des coquins » pour mettre en place une République n°6. Le problème de la démocratie, Loulle, c’est l’impuissance des peuples à contrôler ce que font leurs gouvernants. Le bulletin de vote ne revient qu’à donner un blanc-seing à ceux que nous élisons, sans possibilité de changement ou de rectification.

 

- Ouais, mais pour une sixième république, dès l’élection de la Constituante, tu vas voir arriver les mêmes vieux chevaux de retour…

- Pour parer à ce risque, il faut écouter Montaigne : « Lorsque dans la république le peuple en corps a la souveraine puissance c’est une démocratie ; lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie. » Ce géant proposait pour mettre en place par exemple une Constituante…le tirage au sort ! « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie, le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne, il laisse a chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. » Et il estimait que les lois devaient être mises à l’essai : « La constitution de Rome et d’Athènes à cet égard étoit tres sage, les arrêtsdu senat avoient force de loi pendant un an ils ne devenoient perpetuels, que par la volonté du peuple. »

- …taing ! Il avait oublié d’être kon ce Montaigne. Tout de même Victor, le tirage au sort ! C’est jouer à la politique comme au loto !

- Ça existe déjà Loulle.

- Ah bon ! Où !!!!!?????

- Ben, pour des choses très importantes : les jurés de cour d’assise sont tirés au sort parmi tous les citoyens jouissant de leurs droits civiques. Et ça marche très bien.

- Ah bè ça alors ! Tè, c’est ma tournée. Coquin de sort !

 

Tridi 3 Vendémiaire 221

 

Illustration X – Droits réservés.

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Illustration X – Droits réservés.

 

 

18/09/2013

Aujourd’hui au Sénat : Cul, mule, dément, Da !

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Un des engagements du candidat Hollande qui a fait que j’ai voté pour lui, c’était la fin du cumul des mandats. Une loi à minima est déjà passée en première lecture à l’Assemblée nationale. Précisément, le projet de loi interdit aux députés et sénateurs, d'exercer à compter des prochaines élections législatives de 2017, les fonctions suivantes : maire ou adjoint, président ou vice-président d'une intercommunalité, d'un syndicat mixte (regroupement de communes et d'autres collectivités), d'un conseil départemental ou régional, d'une société d'économie mixte ou de "toute autre collectivité territoriale créée par la loi", tels les territoires. Ils ne pourront pas non plus présider l'Assemblée des français de l'étranger, un établissement public local ou un office d'HLM.

Ce projet de loi ne propose rien concernant le cumul des mandatures. Grosse lacune. Il vient aujourd’hui devant le Sénat qui l’a déjà rejeté il y a quelques jours en commission. L’Assemblée nationale aura le dernier mot mais le jeu des amendements – qui a déjà sérieusement édulcoré le projet – risque d’en amoindrir encore la portée. Les sénateurs voudraient imposer une « exception sénatoriale », se disant les représentants nationaux des collectivités locales, oubliant pourtant que représenter une collectivité locale, cela ne veut pas dire en diriger une...

 

Les électeurs sont dans leur très grande majorité contre le cumul des mandats, système pervers qui va à l’encontre flagrante de la démocratie, en créant des mandarinats insupportables, en bloquant tout renouvellement des personnels politiques.

 

La droite, protectrice de toutes les magouilles, s’étrangle. Et à gauche ? Le PS, comme le PC regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ceux-là ne veulent pas lâcher le morceau !  Et il en est de même dans les autres formations politiques. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de connerie.

 

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme ! Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

 

Au premier mandat, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits. Au second mandat, les choses changent: le travail principal d’un élu en place, c’est de se faire réélire !  Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ». Quant au troisième mandat et plus si affinités, il est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

 

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

 

Pour que cela change, il convient de réaliser ce que la grande majorité des Français appelle de ses vœux : une restriction drastique du cumul des mandats. Les politicards professionnels, basta ! La politique n’est pas un métier, c’est – si j’ose dire, moi, athée ! – un sacerdoce.


C'est aujourd'hui que les sénateurs votent sur ce projet de loi. Attendons-nous au pire!

 

Au fait à quoi sert le Sénat sinon de fournir des sinécures grassement payées à des planqués de la République ?

 

 

Duodi 2 Vendémiaire 221

 

 

Illustration, merci à Dilem