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08/09/2013

La cuisine de l'amour: Curry de poulet

 

 

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Adrienne.

 

 

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,

Pervenche le matin, lilas au crépuscule,

Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.

J’en étais amoureux et je la voulais mienne.


 

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau

Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.

Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,

Ces courbes satinées et ces vallées profondes,


 

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

 

 

Je me serais damné tant j’en avais envie

Peu m’importait alors de courir à ma perte

Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

 

 

 

- Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?

- Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !

La pièce était tendue de tissus de Madras,

Sur le tapis, des poufs et une table basse,

Un encens très musqué, en volutes diaphanes

Créait une atmosphère de chaude nuit persane,

Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.

Tout me semblait propice à combler mes espoirs.

J’ai servi dans les verres une douceur exquise :

Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.

A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,

J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.

Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,

Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril

Côtes de céleri débitées en lichettes

Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.

Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons

Puis passez au chinois et servez sans cuisson.

Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,

S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.

Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,

J’ai servi une bombe : le poulet au curry.

Un beau poulet fermier coupé en six portions

Auquel on fait subir quelques préparations.

Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature

Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,

Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,

Huile, ail, sel marin et sel de céleri.

Enduisez le poulet avec cet appareil,

Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.

Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,

Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie

Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.

Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,

Saisissez à feu vif en tournant constamment.

Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment

Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé

De la noix de coco en copeaux ou râpée.

Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux

Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.

Pelez et découpez quelques pommes de terre,

Découvrez et posez vos tranches maraîchères

Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,

Tout doit être immergé, et non pas à demi.

Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor

Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.

A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry

On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)

Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,

Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.

N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,

Un seul, car il permet quelques contacts courtois,

Préludant ces élans de plus grande tendresse

Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

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Duodi 22 Fructidor 221

Photos X - Droits réservés

 

05/09/2013

Tiens, c’est le jévin ! Un peu de poésie pour François, Barrack, Wladimir et les autres

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Le bain du roi

Rampant d'argent sur champ de sinople, dragon 
Fluide, au soleil de la Vistule se boursoufle. 
Or le roi de Pologne, ancien roi d'Aragon, 
Se hâte vers son bain, très nu, puissant maroufle.

Les pairs étaient douzaine : il est sans parangon. 
Son lard tremble à sa marche et la terre à son souffle ; 
Pour chacun de ses pas son orteil patagon 
Lui taille au creux du sable une neuve pantoufle.

Et couvert de son ventre ainsi que d'un écu
Il va. La redondance illustre de son cul
Affirme insuffisant le caleçon vulgaire

Où sont portraicturés en or, au naturel, 
Par derrière, un Peau-Rouge au sentier de la guerre
Sur un cheval, et par devant, la Tour Eiffel.

 

Alfred JARRY

 

Nonidi 19 Fructidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

*******************

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Pendant la visite d’un asile psychiatrique, un gros ponte du G20 demande au directeur quel est le critère qui définit la guérison d’un patient.
- ” Eh bien, dit le directeur, nous remplissons une baignoire et nous offrons une petite cuillère et une tasse à thé et nous demandons au patient de vider la baignoire. ”
- ” Je comprends, dit le brillant jévintiste… Une personne normale choisit la tasse, qui est plus grande. ”
- ” Non ! Répond le directeur. Une personne normale tire le bouchon de la baignoire. “

04/09/2013

Allez, un peu d’humour noir, ça nous changera de la Syrie et de la rentrée des classes…

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Tout se vend, tout s’achète. En France on peut facilement acheter des enfants, comme vient de le montrer le fait-divers de ces gosses rom vendus par leurs parents. Jonathan Swift, au 18° siècle, allait très loin dans l’ironie sarcastique. Aujourd'hui, il se ferait sérieusement allumer par les culs-serrés donneurs de leçon incapables d'apprécier le second degré!  Qu’on en juge :

 

(…) Un Américain très avisé que j’ai connu à Londres m’a assuré qu’un jeune enfant en bonne santé et bien nourri constitue à l’âge d’un an un mets délicieux, nutritif et sain, qu’il soit cuit en daube, au pot, rôti à la broche ou au four, et j’ai tout lieu de croire qu’il s’accommode aussi bien en fricassée ou en ragoût.

je porte donc humblement à l’attention du public cette proposition : sur ce chiffre estimé de cent vingt mille enfants, on en garderait vingt mille pour la reproduction, dont un quart seulement de mâles - ce qui est plus que nous n’en accordons aux moutons, aux bovins et aux porcs -, la raison en étant que ces enfants sont rarement les fruits du mariage, formalité peu prisée de nos sauvages, et qu’en conséquence un seul mâle suffira à servir quatre femelles. On mettrait en vente les cent mille autres à l’âge d’un an, pour les proposer aux personnes de bien et de qualité à travers le royaume, non sans recommander à la mère de les laisser téter à satiété pendant le dernier mois, de manière à les rendre dodus et gras à souhait pour une bonne table. Si l’on reçoit, on pourra faire deux plats d’un enfant, et si l’on dîne en famille, on pourra se contenter d’un quartier, épaule ou gigot, qui, assaisonné d’un peu de sel et de poivre, sera excellent cuit au pot le quatrième jour, particulièrement en hiver.

J’ai calculé qu’un nouveau-né pèse en moyenne douze livres et qu’il peut, en une année solaire, s’il est convenablement nourri, atteindre vingt-huit livres.

Je reconnais que ce comestible se révélera quelque peu onéreux, en quoi il conviendra parfaitement aux propriétaires terriens qui, ayant déjà sucé la moelle des pères, semblent les mieux qualifiés pour manger la chair des enfants. (...)

Ainsi que je l’ai précisé plus haut, subvenir aux besoins d’un enfant de mendiant (catégorie dans laquelle j’inclus les métayers, les journaliers et les quatre cinquièmes des fermiers) revient à deux shillings par an, haillons inclus, et je crois que pas un gentleman ne rechignera à débourser dix shillings pour un nourrisson de boucherie engraissé à point, qui, je le répète, fournira quatre plats d’une viande excellente et nourrissante, que l’on traite un ami ou que l’on dîne en famille. Ainsi, les hobereaux apprendront à être de bons propriétaires et verront leur popularité croître parmi leurs métayers, les mères feront un bénéfice net de huit shillings et seront aptes au travail jusqu’à ce qu’elles produisent un autre enfant.

Ceux qui sont économes (ce que réclame, je dois bien l’avouer, notre époque) pourront écorcher la pièce avant de la dépecer ; la peau, traitée comme il convient, fera d’admirables gants pour dames et des bottes d’été pour messieurs raffinés.

Quant à notre ville de Dublin, on pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu’on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d’acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir. (...)

Nul doute que cet aliment attirerait de nombreux clients dans les auberges dont les patrons ne manqueraient pas de mettre au point les meilleures recettes pour le préparer à la perfection, et leurs établissements seraient ainsi fréquentés par les gentilshommes les plus distingués qui s’enorgueillissent à juste titre de leur science gastronomique ; un cuisinier habile, sachant obliger ses hôtes, trouvera la façon de l’accommoder en plats aussi fastueux qu’ils les affectionnent.(…)

Nous devrions voir naître une saine émulation chez les femmes mariées - à celle qui apportera au marché le bébé le plus gras -, les hommes deviendraient aussi attentionnés envers leurs épouses, durant le temps de leur grossesse, qu’ils le sont aujourd’hui envers leurs juments ou leurs vaches pleines, envers leur truie prête à mettre bas, et la crainte d’une fausse couche les empêcherait de distribuer (ainsi qu’ils le font trop fréquemment) coups de poing ou de pied.(…)

Je conjure les hommes d’Etat qui sont opposés à ma proposition, et assez hardis peut-être pour tenter d’apporter une autre réponse, d’aller auparavant demander aux parents de ces mortels s’ils ne regarderaient pas aujourd’hui comme un grand bonheur d’avoir été vendus comme viande de boucherie à l’âge d’un an, de la manière que je prescris, et d’avoir évité ainsi toute la série d’infortunes par lesquelles ils ont passé jusqu’ici, l’oppression des propriétaires, l’impossibilité de régler leurs termes sans argent ni travail, les privations de toutes sortes, sans toit ni vêtement pour les protéger des rigueurs de l’hiver, et la perspective inévitable de léguer pareille misère, ou pis encore, à leur progéniture, génération après génération.

Jonathan SWIFT – 1729

 

 

Octidi 18 Fructidor 221

 

Merci à Deligne

 

 

02/09/2013

M'ame Michu et M'ame Chazotte : au viol !

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M'ame Michu et M'ame Chazotte : au viol !

 

 

- Ben alors M'ame Michu. Vous avez l'air bien absorbée par votre journal. Qu'est-ce qui vous captive tant ? « Pépère » qui s'en va-t-en-guerre ? Les retraites qui vont prendre un coup de rabot ? Carla qui aurait acheté une boucherie chevaline au Cap Nègre (oh pardon ! Au cap homme de couleur...) ?

 

- Non, ma brave M'ame Chazotte. Je médite...

 

- Ah vous méditez... Eh ! D'habitude vous médisez plutôt !

 

- Ne vous moquez pas. Je médite sur ces femmes de la région d'Avignon.

 

- Ah ouais ! Et qu'est-ce qu'il leur est arrivé à ces braves femmes ?

 

- Ben, elles ont été violées. Et si je médite, c'est parce que ces femmes ne sont pas des jeunettes : l'une a 72 ans et l'autre 78 ans !

 

- Ah ben dite-donc ! J'comprends que vous méditassiez ! Dites plutôt que ça vous fait rêver... Voilà qui est valorisant à nos âges ! Et qui c'est ce courageux héros 

 

- Ben voilà ce qu'ils disent dans le journal : « un homme proche d’1,80m, de type africain (il aurait parlé d’origines malgaches à une victime), assez mince, portant une moustache fine, cheveux crépus plutôt courts. » Il aurait environ 29 ans et se déplacerait avec un vélo bleu... Et il aurait raccompagné sa victime chez elle

 

- Ouais ! Plutôt beau mec quoi. Sportif et galant en plus. Ben va y avoir affluence de septuagénaires en rut dans ce quartier ! Ce mec, il ne faut pas l'arrêter, il faut le décorer ! Le citer en exemple. Le montrer dans les maisons de retraite pour redonner le moral aux vieilles. Alors, qu'est-ce que vous allez faire M'ame Michu ?

 

- Ben, j'vais faire quelques achats en fonction de ces informations...

 

- Qu'est-ce que vous allez acheter ? Une bombe à gaz d'autodéfense ?

 

- Non, M'ame Chazotte. Même à nos âges, faut être prêtes. J'vais m'acheter un string !

 

 

Sextidi 16 Fructidor 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Sources: lien 

 

 

01/09/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique: la brandade de Nîmes

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Fanny

La Fanny est serveuse au café des Platanes
Elle a de ces rondeurs que les dévots condamnent
Mais que les jouisseurs lorgnent avec désir
Tant elles sont promesses de joies et de plaisirs.

Elle ondule parmi les joueurs de pétanque,
Ces acteurs naturels, ces presque saltimbanques,
Perturbe les tireurs, énerve les pointeurs,
Prive de leurs moyens ces superbes menteurs.

Sous l’effet ravageur de ses hanches qui roulent
Tous restent bouche bée et en perdent la boule
Parmi les équipiers, voilà la zizanie :

On s’insulte, on se crie, pour un point on s’encagne
On joue contre son camp, on joue à Qui-perd-gagne
Tous rêvent du Zéro… et de baiser Fanny !


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La brandade de Serge et Wladimir


— Victor ! Tes pétanqueurs qui rêvent d’embrassades
En matant les rondeurs de la belle Fanny,
Ils devraient s’entraîner à faire la brandade,
Ça calmerait un peu leur érotomanie !
Voici comment la font, pour leur table éponyme
Serge et Wladimir, restaurateurs à Nîmes.
Pour réussir ton plat, éloigne les intrus,
Une nuit, à l’eau fraîche, dessale ta morue,
En six coups de hachoir frappés sur une planche,
Sans enlever la peau, en portions tu la tranches.
Tu la mets, à l’eau froide, dans un large faitout
Que tu lèves du feu quand le liquide bout,
Et tu laisses tremper dix minutes environ, 
Le temps de te verser quelques petits canons.
Puis égoutte, essore, et lève les arêtes,
Dans une casserole, mets ta morue défaite,
Dès lors, tu vas chauffer l’ensemble au bain-marie.
A la cuillère en bois, à tour de bras, manie,
Ecrase la morue d’une main combative
En ajoutant du lait et de l’huile d’olive,
L’un et l’autre, tiédis, de façon mesurée
Pour obtenir enfin une lisse purée.
Cette crème doit être onctueuse et épaisse
Pour cela, il te faut branler fort, sans faiblesse.
Lorsque tu en es là, prends le temps de souffler,
Décontracte ton bras, laisse-le dégonfler,
Verse-toi volontiers un vin blanc des Costières
Et va faire un câlin avec la cuisinière.
Reprends ton appareil, oublie la rigolade
Si tu veux, comme un chef, réussir ta brandade.
Il faut la parfumer, la monter en saveur.
Elle doit embaumer pour chavirer les cœurs.
Ecrase, au mortier, une gousse d’ail blanc,
Râpe un peu de muscade — excellent stimulant ! —
Un zeste de citron que finement tu haches,
Un peu de poivre blanc, un soupçon de pistache,
Du sel si nécessaire, mais reste circonspect,
Enfin, lorsque tu sers, une truffe râpée.
Ce plat emblématique de Nîmes-la-Romaine
Incitera Fanny, à la dernière mène,
À laisser les vainqueurs autant que les vaincus,
Selon la tradition, lui embrasser le cul !
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Fanny3.gifIngrédients et proportions pour six personnes:
- 1 grosse morue sèche, - 1 demi litre de lait tiède, - 1 demi litre d'huile d'olive tiède, - 3 gousses d'ail de belle taille, - 1 zeste de citron, - 1 cuillerée à dessert de poivre blanc, - 1 peu de muscade râpée, - 2 graines de pistache, - 1 truffe (accessoire), - beaucoup de vigueur dans le bras (indispensable !)


culs tournés.jpgLes vins conseillés:
Profitez de ce plat gardois pour apprécier les vins rouges des Costières-de-Nîmes mais aussi les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Péray, vins tranquilles du Diois, Saint-Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ar-dèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon.
En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul-de-Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons-source-d'Argens, Brue-Auriac, Châteauvert.
Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins primeurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les-Vignes, Sabran, Codolet, Rochefort, Lirac, Laudun.


Quintidi 15 Fructidor 221


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31/08/2013

Ouiquinde érotique estival

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Contacts

Ton visage blotti au creux de mon épaule,
J'aime sentir ton corps qui sur mon corps se colle,
Souple et dur à la fois. Ondoyante liane
Qui épouse le tronc de l'arbre qu'elle gagne.

Tu presses en ondulant ton ventre sur la bosse
Qui gonfle à ce contact comme l'épée d'Athos.
Ma main serrant ton dos, amorce une caresse
Qui la conduit bientôt vers tes aimables fesses

A travers le tissu, mes doigts suivent la raie
Douce et mystérieuse qui conduit à l'entrée
Brûlante du bonheur blottie entre tes cuisses.

Ta bouche prend la mienne, délicieuses prémices,
Mélange de saveurs, délicate morsure,
Merveilleuse promesse pour d'autres ouvertures.

Moi

 

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Quartidi 14 Fructidor 221


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29/08/2013

Les OGM, c’est PAS ce que j’aime

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Pour y voir plus clair avec ce qu’on achète, et notamment les produits avec ou sans OGM, voici un guide clair et bien documenté – élaboré par Greenpeace – des produits et des marques que l’on peut bouffer, de ce dont on doit se méfier, de ce qu’on doit rejeter.

 

La colonne verte liste les produits SANS OGM, la liste orange liste les produits contenant peu d’OGM, quant à la liste rouge, la plus fournie - hum ! - elle vous prépare de belles scrofules cancéreuses bien sournoises !

 

Eh ! On a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon. Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Ce guide fort pratique nous ouvre les yeux.

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Duodi 12 Fructidor 221

 

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28/08/2013

Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui syrira aura une tapette...

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Название Бога ! 100.000 morts, 2 millions de réfugiés, la famine qui rampe. C'est assez. Cette guerre civile en Syrie dépasse maintenant les bornes. Nous, Russes, soutenons le gouvernement légitime de ce pays ami depuis bien longtemps. La Syrie est non seulement un pays ami, mais aussi un client pour notre économie, notamment en matière de fourniture militaire. Nous leur avons vendu plus d'un millier de chars, des centaines d'avions de combat, des batteries de missiles air-sol. C'est essentiel pour faire tourner nos usines et fournir du travail à nos travailleurs. De plus, ce pays ami nous ouvrent l'espace méditerranéen grâce à la base navale qu'elle nous concède à Tartous. C'est stratégique pour nous puisque c'est la seule base navale en eau libre que nous avons hors de nos frontières.

 

Au-delà de ces intérêts stratégiques et commerciaux, il y a la dimension morale. La ligne rouge a été franchie. Nous ne pouvons accepter en restant les bras croisés les horreurs perpétrée par la subversion islamiste qui a pris les armes contre le régime démocratique du président Assad. Ces terroristes – armés, soutenus financièrement, entraînés par les puissances impérialistes occidentales avec l'aide sur place des sionistes – ont franchi cette ligne rouge en envoyant des obus emplis de gaz neurotoxiques sur les populations damassines que tentent de protéger la courageuse armée régulière syrienne. Les photos prises par nos satellites, et que nous avons fournis à l'ONU, montrent clairement que ces obus au gaz proviennent des positions rebelles. Nous ne pouvons accepter cette barbarie. Nous ne pouvons laisser, sans rien faire, gazer des innocents.

 

En concertation avec d'autres démocraties de la région, en premier lieu nos voisins et amis Iraniens, nous avons décidé de « punir » ces assassins, cette racaille terroriste à la solde des puissances impérialistes occidentales. Nos missiles de croisière embarqués sur notre flotte de la Méditerranée vont entrer en action. Nos missiles stratégiques le cas échéant calmerons les ardeurs des bellicistes américains et de leurs toutous européens. Cette action aura lieu même sans l'accord du Conseil de sécurité de l'ONU, puisque cet organisme est paralysé par le veto des Etats-Unis et de leurs affidés européens, France et Grande-Bretagne.

 

Les occidentaux, malgré quelques gesticulations, ne feront rien, conscients des risques pour eux : blocus du détroit d'Ormus par nos amis Iraniens, avec le soutien de nos sous-marins nucléaires, attentats en Europe et aux Etats-Unis, etc. Ils ont trop besoin de notre gaz et du pétrole du Moyen-orient. Enfin, pas plus que nous, ils ne veulent l'arrivée des djihadistes islamistes au pouvoir en Syrie et dans tout le Moyen-orient.

 

La morale nous commande d'agir. Le bon droit guide nos décisions. Que dieu soit avec nous.


 

Et si les deux manip-bourrage-de-crânes se télescopaient ???



BOUM ! BOUM ! BOUM !


AÏE !  AÏE ! AÏE !

 

Primidi 11 Fructidor 221

 

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22/08/2013

RIGOLOTHERAPIE - Ecoute, écoute ! Tu la connais celle-là ?

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Thérapie :

 

Eh ! C’est un mec qui sort de sa salle de bain, gaulé comme un DSK. Sa femme peut apprécier sans ambigüité la solidité de ses sentiments et deviner ses intentions, mais elle lui dit :

 

- « Non, pas ce soir chéri, j’ai très mal à la tête. »

 

Le mec, pas décontenancé lui répond :

 

- « Ça tombe bien, j’ai saupoudré Coquette avec de l’aspirine. Tu le veux en cachet ou en suppositoire ? »

 

 

 

 

Négociations salariales

 

C’est Dolorès, la servante d’une cagole du XVIème qui demande une augmentation à sa patronne.

 

« Et qu’est-ce qui justifierait cette augmentation ? » demande celle-ci, énervée, à sa servante.

 

Dolorès, sans se démonter, répond :

« Pour trois raisons, madame.

 

La première, c'est parce que je repasse mieux que Madame » 
Madame: « Et qui vous dit ça ? » 
Dolorès : « C'est Monsieur qui me dit ça, madame. » 
Madame: « Oh! » 

 

« La deuxième, c'est que je cuisine mieux que Madame » continue Dolorès. 
Madame: « Billevesées! Et qui dit que vous cuisinez mieux que moi ? » 
Dolorès : « C'est Monsieur qui dit que je cuisine mieux que Madame ». 
Madame, de plus en plus énervée: « Oh! » 

 

« La troisième raison, c'est que je fais mieux l'amour que Madame » 
Madame (hors d'elle): « Et c'est encore Monsieur qui vous dit que vous faites mieux l'amour que moi ? » 
Dolorès : « Oh, Non, Madame. C'est le jardinier... ! » 

Augmentation accordée.


Quintidi 5 Fructidor 221

 

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19/08/2013

La France en 2025:Big Brother au pouvoir.

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Nous sommes en 2025, (3ème année du second mandat présidentiel de Manuel Valls).

 

L'esprit néfaste de 68 est enfin révolu. La France a repris goût au  travail. Grâce à la nouvelle loi de sécurité intérieure, le croisement des fichiers est enfin autorisé et permet, pour notre bien-être et notre  sécurité, l'affichage des informations en temps réel.

 

Illustration.

 

Voilà à quoi pourrait ressembler la commande d'une pizza en 2025.

 

  - Standardiste : « Speed-Pizza, bonjour. »

 

  - Client : Bonjour, je souhaite passer une commande s'il vous plaît.

 

  - Standardiste : Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur ?

 

  - Client : Mon Numéro d'Identification National, oui, un instant, voila,   c'est le 6102049998-45-54610.

 

  - Standardiste : Je me présente je suis Habiba Ben Said, merci Monsieur  Jacques Lavoie. Donc, nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de   téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durandest le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile  le 06 06 05 05 01. C'est bien ça Monsieur Lavoie ?

 

  - Client (timidement) : Oui !!

 

  - Standardiste : Je vois que vous appelez d'un autre numéro qui  correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique. Sachant qu'il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne  pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant  AZ25/JkPp+88.

 

  - Client : Bon, je le fais, mais d'où sortez-vous toutes ces  Informations ?

 

  - Standardiste : Nous sommes connectés au système croisé, Monsieur   Lavoie.

 

  - Client (Soupir) : Ah bon !.... Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines.

 

  - Standardiste : Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur  Lavoie.

 

  - Client : Comment ça ???...

 

  - Standardiste : Votre contrat d'assurance maladie vous interdit un  choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et d'un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D'autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé. Si la commande est maintenue, la société qui l'assure risque d'appliquer une surprime.

 

  - Client : Aïe ! Qu'est-ce que vous me proposez alors ?...

 

  - Standardiste : Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de  soja. Je suis sûre que vous l'adorerez.

 

  - Client : Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ?

 

  - Standardiste : Vous avez consulté les « Recettes gourmandes au soja » à  la bibliothèque de votre comité d'entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le  Net, en utilisant le moteur http://www.moogle.fr/ mots clefs « soja » et « alimentation ». D'où ma suggestion.

 

  - Client : Bon d'accord. Donnez m'en deux, format familial.

 

  - Standardiste : Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150mg de  Phenylseptine par100g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes. La législation nous interdit donc de vous livrer. Par contre, j'ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini.

 

  - Client : Bon, bon, ok, va pour le modèle mini. Je vous donne mon   numéro de carte de crédit.

 

  - Standardiste : Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne  soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C'est ce qu'indique le « Credicard-Satellis-Tracer. »

 

  - Client : J'irai chercher du liquide au distributeur avant que le  livreur n'arrive.

 

  - Standardiste : Ça ne marchera pas non plus Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire.

 

  - Client : Mais ? Ce n'est pas vos oignons ! Contentez-vous de m'envoyer  les pizzas ! J'aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ?

 

  - Standardiste : Compte tenu des délais liés aux contrôles de qualité,  elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique.

 

  - Client : Comment diable pouvez-vous savoir que j'ai un scooter ?

 

  - Standardiste : Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l'Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu'il a passé le contrôle technique hier et qu'il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs, j'attire votre attention sur les risques liés à votre taux d'alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails « afroblack » au Tropicalbar il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques  morphologiques, ni vous ni Mlle Denoix n'êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat.

 

  - Client : grrrr..@#%/$@&?#!...!!

 

  - Standardiste : Je vous conseille de rester poli Monsieur Lavoie. Je vous informe que notre standard est doté d'un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d'insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé. Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2022 pour outrage à  agent.

 

  - Client : (Sans voix)

 

  - Standardiste : Autre chose Monsieur Lavoie ?

 

  - Client : Non, rien. Ah si, n'oubliez pas le Coca gratuit avec les  pizzas, conformément à votre pub.

 

  - Standardiste: Je suis désolée Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids. Cependant, à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15% de remise sur une adhésion flash au contrat « Jurishelp », le contrat de protection et d'assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat  couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce. Il pourrait donc vous être utile, vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie née Girard depuis le 15/02/2018 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l'achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d'une boite de 15 préservatifs et d'un flacon de lubrifiant à usage intime. A titre promotionnel, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUR de  réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma. Toutefois, veuillez éviter les pratiques susceptibles d'irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se décharge de toute responsabilité.

 

  Bonsoir Monsieur et merci d'avoir fait appel à Speed-Pizza ».

 

**************************

 

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Il y a quelques semaines, je vous signalai les problèmes de Manitas, 92 printemps. Manitas, l'homme aux doigts d'argent qui a vendu 93 millions d'album, brassé des millions, tutoyé tous les grands de la terre. Manitas, superbe cigale qui a chanté tout son été et dépensé sans compter, est aujourd'hui seul, pauvre, ruiné, abandonné (presque) de tous. Il vit quasi grabataire dans un petit logement de 35 mètres carrés à La Grande-Motte

 

Je viens de recevoir de Nathalie, son ancienne compagne qui, elle, ne l’oublie pas, cette information le concernant :

 

« Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous informer que la création de "Manitas de Plata Association" a bien été validée par la Préfecture.
Nous sommes dorénavant en mesure de mener des actions au nom de l'Association et de récolter des dons.

 

Si vous souhaitez aider Manitas ou faire passer le message autour de vous, voici les informations nécessaires pour l'envoi d'un chèque :
à l'ordre de "Manitas de Plata Association"
Adresse : 
Manitas de Plata Association
chez Nathalie Stickelbaut
Le Temple du Soleil - Bât. F
272 rue F. Mistral
34280 LA GRANDE MOTTE

 

Nous avons entamé d'autres actions mais qui ne porteront leurs fruits qu'à plus long terme et nous avons des urgences à résoudre donc toute aide financière est bienvenue.

 

Si vous avez d'autres idées qui pourraient permettre de récolter des fonds et d'aider Manitas à continuer à vivre chez lui, n'hésitez pas à nous en faire part.

 

Vous serez informé des différentes actions que nous menons par le biais d'un site internet en cours de création. »

 

Pourquoi ne pas lui envoyer le prix d’un CD, autour de 20 euros ! Mais directement à lui à travers l’association. Au moins, ça n'engraissera pas les "majors" qui se sont gavés sur son talent...

 

En cadeau voici une bringue avec Manitas et ses amis au bistro-restaurant Les Vagues, aux Saintes-Marie-de-la-mer. J’ai eu la chance de participer à quelques uns de ces grands moments !

 

http://www.youtube.com/watch?v=iu4_nWVCBtU

 

et aussi de grands moments de concert de ce Mozart de la guitare flamenca :

 

 http://www.youtube.com/watch?v=Eex1aqbfP08



Duodi 2 Fructidor 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

18/08/2013

Ouiquinde gastronomique sous le vent de Camargue

 

Gardiane copie.jpg

 

 

La gardiane camarguaise

 

 

 

Tout Provençal se doit, au moins une fois l'an,

 D'aller se ressourcer, reprendre son élan,

 De mettre le vaisseau de sa vie au grand largue

 Dans l'eau, le sel, le vent, le soleil de Camargue.

 Terres demi-noyées, secouées de mistral

 - Jumeau du fleuve-dieu, fleuve d'air magistral - ­

 Pétries et façonnées par le Rhône et la mer,

 Puis soudain ravagées par le fleuve en colère.

 Terres où le soleil fait naître des mirages,

 Terre où le sol et l'onde hésitent leur partage,

 Terres de solitude, rivages de naufrage,

 Qui mesurent les hommes à l'aune du courage.

 Digues, lônes, marais, étangs, sables mouvants,

 Boue sèche et craquelée, cristaux étincelants

 Du sel sur la sansouire, faisceaux arachnéens

 Des tamaris en fleurs d'où s'envolent soudain

 Des millions d'oiseaux venus d'ailleurs lointains,

 Royaume incontesté des flamands africains.

 Terre des chevaux blancs et des taureaux sauvages,

 Où Mithra règne en dieu depuis le fond des âges.

 Il faut voir la Camargue lorsque 1 'hiver l'étreint

 Lorsque le ven terraù sauvage court sans frein,

 Lorsque les Camarguais déplacent la manade:

 Des milliers taureaux menés en cavalcade.

 Conduits par cent gardians, par cent puissants centaures

 Défile l'infernal troupeau de minotaures,

 Taureaux noirs, chevaux blancs, aux narines fumantes

 Remplissent la contrée d'une clameur géante.

 Taureaux dont les meilleurs combattront dans l'arène

 Face aux hommes, mains nus, que leur fierté entraîne

 Entre les noirs poignards. Pour la rouge cocarde

 Et les yeux d'une belle, ils défient la Camarde!

 Certains de ces taureaux, à l'ardeur légendaire,

 Adulées tels des dieux par la gent populaire,

 Sont enterrés debout et ont leur mausolée,

 Comme le grand Goya (1), l'immense Sanglier (2).

 Ceux qui n'ont pas le sang pour les j eux et la gloire

 Termineront leur vie dans une rôtissoire,

 Car en mangeant Mithra, les Provençaux dévorent,

 Avec sa chair, sa force. Et, ce faisant, l’honorent.

 Cette hostie des gardians s'appelle "La gardiane".

 — Oh ! Victor. Et alors, on les coupe ces couennes?

     Bien sûr, petit, mais je voulais que tu comprennes

 Que c'est un plat sacré, et qu'il en vaut la peine.

 Fais mariner trois tranches de taureau bien épaisses

 Dans le l'huile d'olive. Rajoute avec largesse

 Poivre et clous de girofle, ail, oignon, thym, laurier.

 Laisse toute la nuit, comme pour du gibier.

 Au fond de ta marmite, en fonte uniquement,

 Dispose quelques couennes, de porc évidemment,

 Sur lesquelles tu places une première tranche.

 Couvre avec de l'oignon et de l'ail effilés,

 Carottes en rondelles et du persil en branche,

 Sel, poivre du moulin, un anchois en filets.

 Tu fais ainsi trois couches. Enfin, pour terminer,

 Zeste d'orange séché, girofle, laurier, thym,

 Puis tu mouilles avec six grands verres de bon vin,

 Du Costières de Nîmes, rouge carabiné.

 Met ta marmite au four, fermée soigneusement,

 Et fais cuire cinq heures, doucement, lentement.

 Ce taureau parfumé, tendre, confis, moelleux,

 Découvre-le sur table, et accompagne-le

 D'une jatte fumante de long riz camarguais.

 Dans les verres tu sers un Gallician bien gai.

 Mais attention, petit, le riz est un plat riche,

 N'en fais pas - c'est courant - de la colle d'affiche.

 Pour qu'il ne colle pas, tu dois bien le laver,

 C'est donc tout l'amidon qu'il te faut enlever.

 Dans une jatte creuse ou un plat similaire,

 Tu frottes entre tes mains le riz dans de l'eau claire,

 Tu changes et recommences dès que ton eau blanchit,

 Après quoi tu égouttes, tu bois et réfléchis:

 Il y a plusieurs façons de cuire le riz blanc,

 Comme les Espagnols, comme les Catalans,

 Comme les Vietnamiens ou comme les Créoles,

 Surtout pas comme les Français de métropole!

 À Saigon ou Vientiane, à Phnom Pen ou... Paris

 C'est deux mesures d'eau par mesure de riz,

 Tu couvres quand ça bout et tu réduis la flamme,

 Si ça attache au fond, tu n'en fais pas un drame,

 Tu ne sales pas l'eau, tu ne remues jamais,

 Et tu laisses gonfler en tenant bien fermé.

 Mais comme à Fort-de-France ou bien à Pointe-à-Pitre,

 Tu fais bouillir ton riz dans de l'eau, plusieurs litres,

 Légèrement salée. Quand c'est cuit tu égouttes,

 Puis tu réserves au chaud, du beurre tu ajoutes.

 Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

 Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

 D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

 Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Trois tranches épaisses de taureau à braiser, environ un kilo, - 4 ou cinq couennes de porc, - 1 kilo d'oignons paille émincés, - 2 têtes d'ail éplu­chées et également émincées, - 1 kilo de carottes découpées en rondel­les, - 4 ou 5 branches de persil non frisé, - 3 anchois en filets, - 3 verres d'huile d'olive, - 3 cuillerées à soupe de sel de Camargue, - poivre noir du moulin à la demande, - 6 clous de girofle, - 4 feuilles de laurier, - 3 cuillerées à soupe de sommités sèches de thym ou 3 ou 4 belles bran­ches de thym frais, - 1 zeste d'écorce d'orange séché, - 1 bouteille de bon vin rouge, - 500 grammes de riz long de Camargue.

 

 Les vins conseillés:

 

La gardianne est un plat de haut goût qui demande des vins rouges puissants, épicés, tanniques. De grands Costières de Nîmes, comme les Gallician font parfaitement l'affaire. Mais on l'accompagnera éga­lement avec bonheur d'un Côtes-du-Rhône de Saint-Joseph, d'un Croze­Hermitage, d'un Vacqueyras, d'un Gigondas, d'un Lirac ou d'un des nombreux crus "Villages" des Côtes-du-Rhône.

 

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Mi­nervois, Fitou, Collioure.

 

En vins de Provence: Bandol, Bellet, Palette, Pierrefeu, Gonfaron.

 

(1)    (2) "Goya ", "Sanglier": noms de taureaux cocardiers célèbres. "Goya" a une statue à Beaucaire, "Sanglier" un mausolée à l'entrée de Le Cailar, en Camargue.

 

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manitas de plata.jpg


Il y a quelques semaines, je vous signalai les problèmes de Manitas, 92 printemps. Manitas, l'homme aux doigts d'argent qui a vendu 93 millions d'album, brassé des millions, tutoyé tous les grands de la terre. Manitas, superbe cigale qui a chanté tout son été et dépensé sans compter, est aujourd'hui seul, pauvre, ruiné, abandonné (presque) de tous. Il vit quasi grabataire dans un petit logement de 35 mètres carrés à La Grande-Motte

 

Je viens de recevoir de Nathalie, son ancienne compagne qui, elle, ne l’oublie pas, cette information le concernant :

 

« Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous informer que la création de "Manitas de Plata Association" a bien été validée par la Préfecture.
Nous sommes dorénavant en mesure de mener des actions au nom de l'Association et de récolter des dons.

 

Si vous souhaitez aider Manitas ou faire passer le message autour de vous, voici les informations nécessaires pour l'envoi d'un chèque :
à l'ordre de "Manitas de Plata Association"
Adresse : 
Manitas de Plata Association
chez Nathalie Stickelbaut
Le Temple du Soleil - Bât. F
272 rue F. Mistral
34280 LA GRANDE MOTTE

 

Nous avons entamé d'autres actions mais qui ne porteront leurs fruits qu'à plus long terme et nous avons des urgences à résoudre donc toute aide financière est bienvenue.

 

Si vous avez d'autres idées qui pourraient permettre de récolter des fonds et d'aider Manitas à continuer à vivre chez lui, n'hésitez pas à nous en faire part.

 

Vous serez informé des différentes actions que nous menons par le biais d'un site internet en cours de création. »

 

Pourquoi ne pas lui envoyer le prix d’un CD, autour de 20 euros ! Mais directement à lui à travers l’association. Au moins, ça n'engraissera pas les "majors" qui se sont gavés sur son talent...

 

En cadeau voici une bringue avec Manitas et ses amis au bistro-restaurant Les Vagues, aux Saintes-Marie-de-la-mer. J’ai eu la chance de participer à quelques uns de ces grands moments !

 

http://www.youtube.com/watch?v=iu4_nWVCBtU

 

et aussi de grands moments de concert de ce Mozart de la guitare flamenca :

 

 http://www.youtube.com/watch?v=Eex1aqbfP08

 

 Primidi 1er Fructidor 221


Illustration Vincent Barbantan

Photo X - Droits réservés

16/08/2013

Au bistro de la toile : loup y es-tu ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Fatche ! Quand je vais aller aux champignons, faudra pas que je me déguise en petit chaperon rouge (quoique, ce serait un peu difficile avec mon mètre huitante et mon quasi-quintal...).

 

- Pourquoi Victor ?

 

- Pour ne pas me faire bouffer par le loup, diantre !

 

- Le loup ??!!

 

Ben ouais, Loulle. Le loup. Dans mon pays d'été, paraît que le terrible loup attaque et décime les troupeaux de moutons ! Lien

 

- J'ai l'impression qu'il a bon dos le loup...

 

- Ça y ressemble Loulle. Ça y ressemble... Le loup est un animal trouillard qui fout le camp dès qu'il sent l'homme. Il n'attaque qu'en meute. Et il n'y a pas encore de meutes de loup en Margeride. Tout au plus un loup de passage...

 

- Ouais, mais, regarde la photo dans le journal : il y a bien des moutons égorgés et moitié bouffés !

 

- Même pas moitié bouffés. Et d'après les spécialistes de l'Office National de la Chasse ce n'est pas là le mode opératoire du loup. Lorsqu'il baffre, le loup ne laisse pas de restes. Il bouffe tout, ne laissant que quelques os. Contrairement aux chiens ensauvagés qui attaquent de jour comme de nuit, plus pour massacrer que pour bouffer. Il faudrait peut-être regarder du côté des chasses, privés ou non. Dans les grandes chasses privées qui se passent dans d'immenses espaces clôturés, paraît que les chiens sont laissés libres d'une chasse à l'autre. Il y a des trous partout dans ces clôtures, et les chiens se barrent, retrouvent leurs instincts sauvages et errent en meute. Seulement si lorsqu'on veut tuer son chien on l'accuse de la rage, lorsqu'on veut éradiquer le loup, on l'accuse de tous les carnages... lien

 

- De toute façon, je suppose que les éleveurs sont indemnisés ?

 

- Tu supposes bien Loulle. Et c'est là une des clés du problème. L’État français prévoit des compensations en cas d'attaques classées "grand canidé". Nul ne peut dire, pas même les spécialistes chargés des constats, qui du loup ou du chien est responsable d'une attaque. C'est pourquoi les attaques sont classées "grand canidé" s'il n'existe pas de preuve de la responsabilité de l'un ou l'autre. Mais si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont, 100 fois plus souvent (selon France Nature Environnement), les véritables responsables. Toutes causes confondues (chiens, maladies, foudre, dérochements), on estime le nombre de moutons tués ou perdus à l’échelle nationale à 400.000 sur un total de 9 millions. La présence du loup est une contrainte, mais en aucun cas une menace économique pour l'élevage ovin.

 

- C'est de quel niveau ces compensations ?

 

- En France, l’argent provient du Fonds national pour la nature et l’environnement financé par le ministère de l’environnement : environ 100 euros par brebis tuée ou mortellement blessée, 82 euros pour un agneau et plus de 300 pour un bélier. Ces indemnisations couvrent également des dommages indirects, tels que le stress (0,70 euros par brebis, plafonnée à 300 têtes) et autres préjudices qui sont un manque à gagner pour les éleveurs. Quant à l'indemnisation des dégâts causés par les chiens errants, l'article 1384 du code civil prévoit le paiement des dommages par le propriétaire de l'animal (à condition, évidemment, de le connaître!) lien 

 

- Mouais... Je comprends mieux. Certains éleveurs risquent de se laisser aller à rendre ce pauvre loup coupable de tous les dégâts...

 

- T'as tout compris Loulle. Allez, à la nôtre !

 

- A la santé du loup !

 

- Ah ! Il est bon... Tiens, je crois que La Fontaine nous a raconté des conneries avec Le loup et l'agneau. Regarde plutôt cette vidéo !!!

 

http://www.koreus.com/video/loup-attaque-moutons.html

 

 

Nonidi 29 Thermidor 221

 

 

Merci à Chimulus

 


14/08/2013

Au bistro de la toile : du plutonium dans la cocotte minute ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, tu veux gagner quelques thunes en vendant des instruments de cuisine de ta gargotte ?

 

- Qu'est-ce que tu veux que je vende Victor. Il me faut tout mon matos pour faire croûter des galavards comme vous !

 

- Moi, ce que je t'en dis... C'est parce que je viens d'entendre dans une machine à bruits une annonce qui serait cocasse si elle n'était aussi quelque peu effrayante.

 

- Accouche Victor...

 

- Ben voilà. C'est une annonce parue dans internet et qui dit en substance que le centre de recherche nucléaire de Valduc, en Bourgogne cherche 4.000 cocottes minute pour transporter des matériaux sensibles.

 

- ...taing ! Ils doivent en avoir de la biasse à trimbaler dans cette boite. Ils ne font que bouffer quoi !

 

- Tu sais ce que c'est le centre de recherche Valduc ?

 

- ???!!!! Connais pas. Avec un nom pareil, et en Bourgogne, c'est un truc de recherche sur le pinard je suppose ?

 

- Tu supposes mal Loulle. Valduc est une base nucléaire très, très secrète, très, très protégée, bien planquée et protégée par le secret défense pour une raison évidente : c'est là que sont fabriquées les bombes atomiques de l'arsenal militaire français !

 

- Putaing ! Et qu'est-ce qu'ils veulent en faire de ces 4.000 cocottes minutes ?

 

- Justement. Là est la question. Certains pensent qu'elles vont servir à transporter (de où à où ? comment ?) des déchets nucléaires solides. 4.000 cocottes minute de 17 litres, ça fait 68.000 litres de déchets en volume. Comme la masse volumique de l'uranium, du plutonium, du tritium voisine les 20, ça fait des dizaines de tonnes de saloperies ultra dangereuses qui vont donc se trimbaler anonymement sur la route... Voilà qui est rassurant, non ?

 

- C'est des conneries ça Victor, non ? C'est un « hoax » comme disent les « geeks ».

 

- Pas du tout. Et ça existe depuis très longtemps sans qu'on n'en sache rien. D'ailleurs un délégué syndical de chez SEB, qui produit entre autre des autocuiseurs assure qu'en 37 ans de métier, son entreprise a déjà vendu plusieurs milliers de cocottes minutes à l'industrie nucléaire française !

 

- Fatche ! Quand je vais dire à Berthe qu'elle fait cuire les pieds de cochon dans un truc qui sert aussi à trimbaler des saloperies atomiques !

 

- Tè ! Sers-nous plutôt un canon... Les tiens ne sont pas dangereux !

 

 

Septidi 27 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

11/08/2013

Ouiquinde gastronomique : un python dépité

 

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La terrible Quouang Li, chinoise du Sinkiang

Régnait sur une armée de plus de cent ruffians

Qui trafiquaient l’opium dans le Triangle d’or

Où Karens et Méos plantent l’herbe de mort.

 

Debout sur un radeau de bambous assemblés,

Je traversais les jungles de ce pays troublé

Sur le fleuve Nam Ka aux eaux tumultueuses

Quand giclèrent vers moi des fruits de mitrailleuse.

 

Kalachnikovs braquées, des truands m’ordonnaient

D’accoster puis, canons dans le dos, m’emmenaient

Près de leur chef de bande. Je sentais la panique

 

Qui enflammait mes veines. Enfin voilà Quouang Li

Je dus plaire à la belle. Etais-je si exotique ?

Probable car le soir, elle m’ouvrit son lit !

 

 

JVJ jungle.jpg

 

Eh! Ouais! C'est moi


Le python à la birmane


- Oh ! Victor, dans la tête faut avoir un fromage

Pour traverser tout seul ces pays de sauvages !

- Non mais il faut avoir envie de se trouver,

Car en voyageant loin, il faut bien l’avouer,

C’est soi-même qu’on cherche. Et pour se découvrir

Faire face au danger vaut mieux que discourir.

Ce jour-là, le danger, dans la jungle birmane

C’était les trafiquants que les opiomanes

Génèrent par leur vice en donnant du crédit

Au suc brun d’une fleur que la loi interdit.

Cent dangereux ruffians et autant de mulets

Transportaient en forêt tout l’opium volé

Aux paysans forcés de faire cette culture

Au détriment de celle procurant nourriture.

Bien entendu ces gens n’aimaient pas les témoins

Et flinguaient sans procès les intrus. Néanmoins

S’ils m’ont laissé la vie je le dois sans conteste

A la belle Quouang Li. L’amour a fait le reste…

C’est une moustiquaire qui nous servi d’alcôve

Avec pour ciel de lit une Kalachnikov !

J’ai honoré sa couche, cajolé ses appâts,

J’ai aussi, plusieurs fois, partagé ses repas.

D’abord, le riz gluant. C’est la base de tout.

On le bourre dans une section de bambou

Que chacun portera accrochée à l’épaule.

Pour les soldats Viêt-Cong, c’était tout un symbole.

On le mange en boulettes, avec sel et piment.

Quouang Li l’accompagnait, et j’en étais gourmand,

De grosses larves blanches qui fondent sur la langue

Avec un goût exquis de noisette et de mangue.

Puis quelques sauterelles amputées des élytres

Qui craquent sous la dent et ont un parfum d’huîtres.

Mais le met principal, le plat le plus dopant,

Le plus original, ce fut un gros serpent.

Un soldat marmiton nous l’amena bien vif,

Il l’écorcha vivant puis, comme apéritif,

Lui arracha le foie que Quouang Li pris en bouche

Et que nous partageâmes en un baiser farouche.

Puis, coupé en tronçons, il en fit un ragoût

Mêlé à des bananes. On retrouve le goût

De nos grosses anguilles ou bien de ces couleuvres

Que l’on mange en Camargue en guise de hors d’œuvres.

Pour accompagner ça, pas de Côtes-du-rhône

Mais la bière de riz, la boisson autochtone.

Dans une haute jarre, on met à fermenter

Du riz avec de l’eau. Quelques heures et c’est fait.

Un bambou évidé nous sert de chalumeau,

Lorsque le niveau baisse, on rajoute de l’eau.

Il faut boire beaucoup pour atteindre l’ivresse

Puis goûter, de Quouang Li, les savantes caresses…

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les hors d'œuvre :

- 3 douzaines de grosses larves blanches de hannetons ou de cigales (on les trouve facilement dans les champs labourés et sous les écorces d'arbres abattus par la tempête), - 3 douzaines de sauterelles, ce sont les criquets de nos prairies, (pour les uns comme pour les autres, prévoir plus si les invités aiment, moins sinon...)

Pour le plat principal:

1 python de taille convenable (pas moins de deux mètres), à défaut une grosse couleuvre, - 2 douzaines de bananes, - huile d'olive, - 3 cuillers à soupe de carry Vinday (on le trouve dans toutes les boutiques asiatiques authentiques, mais rarement dans les grandes surfaces).

 

Les vins conseillés:

Évidemment, en pleine jungle, on se contente de bière de riz, mais ici, enfin! Rien en dessous de 14° ! Mais le choix reste large.

En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairanne, Châteauneuf-de-Gadagne, Saint-Gervais, Vinsobres, St-Maurice-sur-Aygues, Visan, Rochegude.

En vins du Languedoc et du Roussillon, Saint-Chinian, Fitou, Collioure.

En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, Tourves, Brignoles, Sainte-Zacharie, Les Arcs, Bellet.


Quartidi 24 Thermidor 221


Photo X - Droits réservés

 

 

05/08/2013

Fainéants de tous les pays, unissez-vous !

feignants français.png

 

Salut à toi, ami estivalier qui, le temps de quelques semaines, va t’initier à ce subtil bonheur : glander ! Marcher avec le temps au lieu de le laisser te dévorer par lui. Ecouter ta vie. En ex-Indochine, un proverbe dit : « Les Vietnamiens plantent le riz, les Cambodgiens le regardent pousser, les Laotiens l’écoutent pousser ». Toute une philosophie de vie qui désacralise le « travail ». « Travail » (du latin tripalium, instrument de torture). Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

 

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a eu cinq longues et sombres année durant un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

 

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

 

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  («Tu te nourriras à la sueur de ton front ! ») se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier ou/et actionnaires ! Dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui, c’est-à-dire vous, moi, les cochons de payants de la France d’en-bas.

 

Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner. Et pourtant ! Dans une autre vie, j’ai même été « chef d’entreprise ». Et je n’embauchais que des fainéants avoués. Ils sont les plus fiables, les plus efficaces des collaborateurs : un fainéant œuvre vite pour avoir plus vite fini et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

 

Dans le système capitaliste d’exploitation de l’humain, il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour le profit d’un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

 

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise. Encore que ! Certaines entreprises découvrent les bienfaits de la sieste !

 

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? C’est malheureux mais la plupart n’a nul plaisir à ne rien faire. Ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée, sans oublier les formidables rêves érotiques !

 

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

 

- Merci !

 

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

 

Si la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

 

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

 

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

 

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

 

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

 

 

Victor - Maître siestologue – Athlète du saint Hamac - Vice-président du Club des Fainéants de Villeneuve – Fondateur de l’Académie des Amoureux de l’Aïoli – Fondateur des Bistrots du Cœur – Fondateur de Buveurs sans Frontières – Fondateur de la Chorale des Bois-sans-soif – Mammifère ampélophile.

 

 

Octidi 18 Thermidor 221

 

 

Illustration X - Droits réservés

30/07/2013

M’ame Michu et M’ame Chazotte se paient le resto !

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- Alors, M’ame Chazotte, avec l’été, on va pouvoir aller au restaurant dépenser notre petite cagnotte ! Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… J’vais pas souvent au restaurant, mais avec la baisse de la TVA de Sarko reprise par Hollande, on doit pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des cons-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous. Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, ça a été fait par les sarko-trafiquants pour récupérer des voix. Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, à l’époque où elle sévissait comme ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points. De plus, le nombre des contrôleurs ont été réduit comme la conscience d’un gargotier !

 

- Ben ça alors !

 

- Fort heureusement, M’ame Michu, il y a encore de vrais restaurants, avec de vrais cuisiniers. Et c’est ceux-ci qu’il faut mettre en avant et aider. Comment ? En modulant la TVA selon un critère simple : cuisine faite « maison », par de vrais cuistots, avec des produits frais, provenant de producteurs locaux, respectant la saisonnalité. Pour ceux-ci, TVA à 5,5%. Pour les autres, tous les autres, indépendants comme chaines, 19,6%. Et imposer de signaler clairement sur la carte le fait que tel plat, tel met provient ou non de l’industrie agroalimentaire. De plus, comme pour les boulangers, il faudrait imposer par la loi une distinction sémantique claire et précise au niveau de la dénomination des établissements. Point-barre. 

- On en parle il me semble, on, en parle…

 

- Ouais M’ame Michu, on en parle. C’est tout.

  

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Ecoute ! Ecoute !

 

C’est un mec dans une gargote d’été. Il est en rogne :

- Garçon, il y a une mouche dans ma soupe !

 

Le serveur :

- Oh ! Je suis vraiment désolé monsieur, je pensais les avoir toutes retirées avant de vous la servir…

 

27/07/2013

« Avignon : une campeuse est réveillée par un inconnu qui lui lèche l'anus »

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Eh ! Vous allez dire : « Victor, il fait dans l’annus horribilis ! ». Pas du tout, c’est simplement un titre de notre quotidien régional préféré Midi-Libre. Saluons cette liberté de ton !

 

On comprend pourquoi les campings avignonnais ne désemplissent pas ! On y trouve – à en croire cet article léché – à la fois un accueil original mais aussi une pratique de l’hygiène intime pittoresque. Surtout en cette période de festival où les gargotes éphémères qui sévissent génèrent parfois une « turista » généreuse !

 

Faut-il s’offusquer de cette pratique et cul-pabiliser le personnage qui s’y livre et qui, finalement, ne fait que reprendre à son compte une manière éprouvée d’actionner l’ascenseur social dans les entreprises, les administrations, en politique, dans le spectacle, etc. Certains doivent avoir de la peau morte sur la langue à force de s’y livrer !

 

Allez ! Voilà un article qui restera dans les annales !

 

Approchons-nous plutôt de la belle Myriam :

 

 

Myriam

 

C’était au temps de la parenthèse enchantée

Du Voyage au long cours, des chants de Liberté

Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient

Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

 

C’était près de Collias, où des gorges sauvages

Creusées par le Gardon depuis le fond des âges

Accueillaient les ébats, les amours, les désirs

D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

 

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière

Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière

En éblouissement de perles de soleil

Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

 

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace

J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.

S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes

Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

 

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.

Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.

En un bond de félin je fus bientôt sur elle,

Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

 

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit

Sous les feux de Phébus, à l’abri d’un taillis

Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme

Par les voies de Sodome…

 

Victor 

 

Nonidi 9 Thermidor 221

 

Merci à l’inégalé Reiser                 

 

 

26/07/2013

On se moque souvent du Q.I. des huitres! Tè... Ecoutez leurs amours!

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Ce qui me manque, dans ma cambrousse lozérienne d’été, ce sont les fruits de mer. L’autre jour, j’ai acheté des moules…et j’ai dû en jeter la moitié. Quant aux huîtres, vaut mieux ne pas y penser. Alors l’autre jour, en remontant, je me suis arrêté chez mon pote Jeannot, à Mèze et j’ai acheté une belle caissette d’huitres de Thau. Mais des vraies, un peu laiteuse à cette époque sans « R », mais foutrement bonnes.

 

Pourquoi, me direz-vous, il y a des « vraies » huitres et des « pas vraies » ? Ben ouais… Mais pour comprendre, je vais vous raconter les amours des huitres. Le pied !

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisées, les plus salopes dévoilent impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamikaze pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur Huitre, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intimes de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans « R ». Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre, ELLE CHANGE DE SEXE ! Elle devient monsieur Huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben vous allez me dire, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur Huitre, après avoir tiré son coup, IL CHANGE DE SEXE ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subi le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches sur une invention étazunienne. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». On en trouve de temps en temps de ces dépravées. Donc pas OGM : on ne manipule pas les gènes, on augmente le nombre de chromosomes…Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, n’a donc pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, et est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Ces « choses » occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% !

 

A côté des margoulins qui font de la triploïde, il existe pourtant des ostréiculteurs traditionnels (O.T.) qui élèvent des coquillages nés en pleine mer et non en écloserie. Ceux-là ont levé l’étendard de la révolte contre la triploïde. Ils soupçonnent cette création artificielle d’affaiblir le capital immunitaire de l’huitre, donc de la rendre sensible à toute maladie. Il la soupçonne aussi d’être à l’origine de la mutation du virus qui ravage des parcs depuis 2008. Enfin, ils ont peur de perdre leur indépendance comme aux Etats-Unis où les écloseries ont mis la main sur toute la filière…

 

Alors lorsque vous achetez des huitres en été, prenez les laiteuses et refusez les « quatre-saisons » qui sont ces triploïdes dégueulasses. Le marchand, qui verra ainsi que vous êtes au courant, ne vous prendra pas pour un gogo et vous sortira ses bons produits ! Demandez plutôt des  « huitres nées en mer ».

 

Tè ! Je fais péter la bouteille de Picpoul de Pinet ! A notre santé.

 



Octidi 8 thermidor de l'an 221 de l'ère de la liberté.


Photo Moi.



 

 

24/07/2013

Je croa, tu croas, ils croient ?

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Non mais regardez-les, tous ces bobos-cathos bêler devant leur idole ! Ils sont bien propres sur eux, sortent des beaux quartiers et ont les moyens de se payer un petit voyage culte-urel au Brésil. On leur organise même des visites guidées de favelas (choisies sur le volet !). On s’efforce de leur éviter de voir les manifs hostiles.

Ils se sont requinqués avec cette histoire de mariage pour tous, les adorateurs d’un instrument de torture. Ils vont pouvoir forger leur intolérance, leur rejet de tous ceux qui ne pensent pas dans les clous. Penser ! Enfin, quelle question ! A-t-on besoin de penser lorsqu’on a la « foi ». Non, lorsqu’on a « les foies », lorsqu’on a peur de la mort, on se raccroche à n’importe quelle planche, fusse-telle pourrie.

Bon. Au fait, dans la Bible qu’est-ce qu’on dit concernant les zomos ? C’est pas mal, c’est pas mal… Jugez vous-même.

 

Le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 (Verset 22) dit: "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination". D'après l’article 20.13, les deux coupables doivent être punis de mort. Ben voyons…

 

En cherchant un peu dans la Bible, on trouve quelques perles. Il faudra que je demande conseil au curé du village lorsque je le rencontrerai au bistro, chez Loulle.

 

* Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. À votre avis, quel serait le meilleur prix ?

 

* Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Que me conseillez-vous, des Grecs, des Portugais ou des Espagnols ?

 

* J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, Chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d'une quelconque manière ?

 

* Le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse car je n’ai pas de mutuelle ?

 

* Un dernier conseil Monsieur le curé. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de cultures différentes dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? C’est l’été, certains font les moissons, d’autres sont en vacances, difficile de réunis tout le village… Ne pourrait-on pas plutôt les brûler vifs au cours d'une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ? Je me confie pleinement à votre aide, Monsieur le curé.

 

Eh ! Chez les musulmans, ils ne sont pas mal non plus. La surenchère de la connerie bat son plein… Concernant l’homosexualité, Mahomet a dit : « Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l’actif » (al-Tirmidhi, 1456; Abou Daoud , 4462; Ibn Maajah, 2561). Le seul point sur lequel divergent les « savants » musulmans, c’est la façon de tuer les homosexuels. Pour certains, il faut les jeter du haut d’une montagne, pour d’autres, il faut les lapider ou les brûler vifs. Ou encore, chez les Iraniens, les pendre. En cas de lapidation, le choix de la taille des pierres est crucial.

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Allez, soyons sport. En matière de connerie, de faux-culterie, de méchanceté, toutes les religions se valent.

1 à 1, la balle au centre. 



Sextidi 6 Thermidor 221


Merci à Siné

Photo X - Droits réservés

 

 

23/07/2013

Au bistro de la toile : vive le roi ? Le roi des quoi ?

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- Oh ! Victor, t'as mis la chemise bleue. Si ça avait été une fille, t'aurais mis la chemise rose ?

 

- Oh ! Qu'est-ce tu dis, pichepois ! J'entrave nibe à tes salades...

 

- Ta liquette bleue, c'est parce que le Royalchiard rosbif est un garçon, je suppose...

 

- Tu supposes mal Loulle. En plus, ça me gonfle sérieusement les aliboffis ces conneries. Que les Rosbifs s'intéressent à la translation de intra à extra utérus du produit d'un coup de chibre princier, ça les regarde. Mais que les connards des lucarnes à décerveler et les machines à bruits gaspillent nos redevances pour nous faciliter le transit intestinal avec ces conneries, ça me les gonfle méchant. Pendant un quart d'heure, montre en main, hier soir le guignol de service à TF2 nous a bassiné avec ces niaiseries... Ça, plus le pape et les bobo-cathos provoquant les crève-la-faim du Brésil, ça fait beaucoup...

 

- Bof, ils sont comme ça les Rosbifs...

 

- Mais je m'en fous des Rosbifs Loulle. Ils font ce qu'ils veulent. S'ils acceptent cette suprême injure à la liberté et à l'égalité, ça les regarde... Ce qui me gonfle c'est qu'on nous inflige ces estronnades à nous, fils de la Mère des Révolutions !

 

- Explique-toi.

 

- C'est simple. Avoir un roi, ou une reine, ça signifie accepter qu'il existe, dans son pays, des gens qui vous sont supérieurs, de qui vous ne pourrez jamais être les égaux. Je ne parle pas de la supériorité liée à la compétence ou au talent, mais de la supériorité lié...à la naissance ! Une famille s'arroge le privilège exorbitant de se prétendre au-dessus des autres. Et ceux-ci, cocus, battus, contents, acceptent en bêlant de connerie d'être de simples « sujets » ! Des sujets Loulle. C'est à dire des soumis, acceptant d'être sous la dépendance d'une autorité « supérieure ». Non mais ou on va Loulle ? Pas en France. Ici, les rois, on les raccourcit. Pour couper toute sujétion à un prétendu « droit divin ». Ben voyons, le revoilà celui-là : dieu...

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, d'escroquerie sur le livret A, de léchage de cul des banques, etc...

 

- T'as la rabia Victor. Je le vois bien. Tiens, goûte-moi ce rosé de Tavel. Il vient de chez Roudil-Jouffret !

 

- ...taing ! Ça réconcilie avec l'existence Loulle. Et vive le roi !

 

- Quoi ?

 

- Vive le roi des rosés, Loulle. Le Tavel !

 

 

Quintidi 5 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus