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16/11/2013

Ouiquinde érotique gaillardement rimbaldien

 

 

 

Pompeya_erótica5 Priape mosaïque.jpg

 

 

 

Les anciens animaux...


Les anciens animaux saillissaient, même en course,
Avec des glands bardés de sang et d'excrément.
Nos pères étalaient leur membre fièrement
Par le pli de la gaine et le grain de la bourse.

Au moyen âge pour la femelle, ange ou pource,
Il fallait un gaillard de solide gréement :
Même un Kléber, d'après la culotte qui ment
Peut-être un peu, n'a pas dû manquer de ressource.

D'ailleurs l'homme au plus fier mammifère est égal ;
L'énormité de leur membre à tort nous étonne ;
Mais une heure stérile a sonné : le cheval

Et le bœuf ont bridé leurs ardeurs, et personne
N'osera plus dresser son orgueil génital
Dans les bosquets ou grouille une enfance bouffonne.

 

Arthur Rimbaud

 

Cheval_en_érection.jpg

 

 Sextidi 26 brumaire 222

 

Illustrations X - Droits réservés


**********************


Ecoute! Ecoute!



C'est une fille qui dit à sa mère :
- Maman, je suis enceinte
- Mais ma fille, où avais-tu la tête ?
- Dans le pare brise !

15/11/2013

La Commission européenne nous veut du bien : 10 nouveaux OGM autorisés…

femme six nichons.jpg

 

 

 

Qui a dit qu’elle ne travaillait pas la Commission européenne de Barroso ? Allons, allons, ça dépend pour qui. Demandez aux fabricants d’OGM s’ils ont à se plaindre des travaux méritoires (pour eux) de cette officine de technocrates (élus par personne) sensibles à toutes les influences, surtout si elles sont sonnantes et trébuchantes !

 

De même, qui peut mettre en doute la pugnacité des membres de l’EFSA (l’agence sanitaire européenne) à satisfaire les désidératas de ceux qui les paient grassement (en loucedé bien sûr) comme l’a montré la mise en lumière des conflits d’intérêts de ces gens, à tel niveau que sa présidente a été contrainte de démissionner ? lien 

 

La preuve de cette boulimie de travail : le mercredi 6 novembre, la Commission européenne a autorisé, pour l’alimentation animale et/ou humaine, dix plantes génétiquement modifiées (PGM), dites « empilées », ainsi que le pollen issu de maïs MON810. Les PGM empilées contiennent plusieurs événements de transformation. La plus emblématique est le maïs SmartStax, avec huit transgènes.


La décision d’autoriser d’un coup dix PGM et le calendrier de vote inhabituellement serré (moins de six mois) que la Commission européenne a suivi, confirment que la dynamique d’autorisations d’OGM en masse pour l’alimentation humaine et animale est relancée. Cette reprise des autorisations a été déclenchée par l’adoption, en juin 2013, du nouveau règlement sur l’évaluation des risques sanitaires liés aux OGM. Selon Inf’OGM, l’adoption de ce règlement permettait en effet à la Commission européenne de se sentir les mains libres pour relancer les procédures d’autorisations de la cinquantaine de PGM en attente. Parmi les dossiers, une trentaine concerne des demandes pour l’importation et la transformation qui pourrait aboutir rapidement.


Puteng ! Bientôt, pourvu que ces délicates plantes croissent et se multiplient aux alentours des centrales nucléaires, on aura la chance de voir naître des lardons avec quatre mains, deux tronches, prélude a des femmes à six nichons et des mecs à double bite ! Le pied quoi ! Merci Barroso. Merci les commissaires européens corrompus.

 

Sources : http://www.infogm.org/spip.php?article5563

 

Quintidi 25 brumaire 222

 

 

Photo X – Droits réservés

14/11/2013

Au bistro de la toile : « Ça va péter… »

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Ça va péter ! Victor. Ça va péter. La grogne est généralisée. Á tort ou à raison, mais c’est comme ça. Ça a commencé avec les Bretons, puis les minots des lycées, les artisans et commerçants, les parents d’élèves, les profs et instits, les flics et même les clubs de canassons !

 

- Possible Loulle. Possible. Mais si ça pète, ce ne sera pas dans le bon sens, ce ne sera pas pour le bien du peuple, ce ne sera ni pour la liberté, ni pour l’égalité, ni pour la fraternité, encore moins pour la justice. Toutes ces révoltes dont tu parles, ce sont les révoltes de toutes les droites. Révoltes corporatistes (éleveurs, paysans, transporteurs de Bretagne), révoltes obscurantistes (les anti mariage pour tous), révoltes fascistes (identitaires, groupuscules fascisant), révolte de la konnerie (ceux qui brûle les radars et les portiques écotaxes). Ce sont les révoltes d’une France réactionnaire, d’une France recroquevillée, d’une France de la peur. Peur de l’avenir qui lui fait redouter la mondialisation dans ce qu’elle a de positif, peur de l’Autre, qu’il soit différent : l’étranger, l’immigré, le gay, le rom, l’arabe, le noir, ou qu’il soit très proche : le jeune, le voisin bruyant, le pauvre (pour les uns), le riche (pour les autres). Avec pour conséquence le corporatisme, l’égoïsme, le racisme, l’anti parlementarisme..

 

- Putaing, mais pourquoi cette peur Victor ?

 

- Va-t-en savoir… Une population vieillissante peut-être, dont plus conservatrice. Un niveau de vie qui se dégrade, encore que… lorsqu’on compare notre situation à celle des Espagnols, des Grecs et même des Allemands où les riches pérorent du haut de leur morgue mais où les pauvres crèvent de faim, où les chômeurs sont poussés à accepter le travail forcé, où les travailleurs étrangers sont plus des esclaves que des ouvriers. Mais il y a autre chose Loulle, c’est la rupture entre le peuple et ses élites. Les « affaires » (Cahuzac, Bettencourt, Sarkozy, Woerth, Balkany, etc.) ont profondément irrité, foncièrement scandalisé la « France d’en-bas » comme disait l’autre. Le Français « d’en-bas » (l’électeur !) rejettent majoritairement le personnel politique dont il a le sentiment souvent justifié qu’il le trompe et s’engraisse sur son dos. Le salarié rejette le patron dont il a la preuve qu’il le considère non plus comme un partenaire mais comme une variable d’ajustement. Le plus inquiétant Loulle, c’est le rejet de l’impôt.

 

- Eh ! Quand je reçois la douloureuse, je fais comme tout le monde, j’ai la rabia…

 

- Le peuple a oublié que l’impôt est la base de la démocratie, la condition du développement harmonieux, le ciment de la cohésion sociale, le garant de l’indépendance nationale. Il rejette l’impôt parce qu’il voit qu’il est foncièrement injuste. Le pauvre kon paie tous les jours, cher, en achetant sa pitance et il voit le riche kon (Depardieu, Arnault, Aznavour, Johnny, etc.) fuir son devoir national. Il rejette l’impôt parce qu’il sait que les grandes entreprises qui les lourdent sans états d’âmes ne paient pas l’impôt grâce à leur fameuse « optimisation fiscale » tout en se gavant d’aides publiques prises…sur les impôts des cochons de payants.

 

- Oh ! François, on a voté pour toi pour que ça, change ! Où est-il le changement ?

 

- Exactement Loulle. Ce rejet du monde politique tient aussi, et beaucoup, à la désillusion ravageuse du « peuple de gauche ». On lui a promis – on nous a promis – une reforme bancaire. Résultat : que dalle ! On nous a promis la transparence et le non cumul des mandats. Que dalle ! On nous a promis une grande réforme fiscale. Que dalle ! Voilà pourquoi le « peuple de gauche » est déboussolé, abasourdi, écœuré, prêts à se laisser entraîner dans des dérives lepénistes effarantes d’horreur. Voilà pourquoi la rue a été désertée par le peuple de gauche et est devenue le domaine des nervis, des obscurantistes, des fachos, bref, de tous ceux qui, en d’autres circonstances, formèrent la phalange honteuse des collabos, de la milice, des profiteurs du marché noir. Ce n’est pas celle-là la Révolution que l’on attendait Loulle…

 

- Mondo cane… Tè ! Buvons un coup Victor. Du rouge, mais pas de celui des bonnets de la honte.

 

Quartidi 24 brumaire 222

 

 

Merci à Chimulus

12/11/2013

Beaux nez rouges de honte : les voleurs de symboles.

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Qui sont les « bonnets rouges », du rouge de la honte ?

Des pauvres malheureux, tristes laissés pour compte ?

Venus à la manif en béhème, en cat’quatre,

Si leur bonnet est rouge, leur cervelle est brunâtre.

Boutiquiers, transporteurs, tricheurs de TVA,

Paysans pollueurs et patrons scélérats,

Fachos et cagoulards venus là pour casser,

Ventre-à-choux archaïques lourds à désencrasser,

Éleveurs de poulets et de porcs immangeables,

Et puis…des ouvriers ayant pété un câble.

Tous défilent,  jacassent, saccagent en gueulant,

Conspuent la République de leurs groins flatulents,

L’objet de leur révolte ? Ou plutôt le prétexte ?

Une taxe votée dans un autre contexte,

Par un autre pouvoir, à l’unanimité,

Taxe juste pourtant, mais qui a excité

Contre elle et regroupé sous un même drapeau

Tous ces gens égoïstes réfractaires à l’impôt.

D’une mesure juste, les sombres têtes-d’œuf

Sévissant à Bercy – costard et front de bœuf –

Ont pondu une horreur, bancale, inapplicable,

Déléguant au privé une charge régale.

La FNsea mobilise ses troupes

Le Medef fait pareil, heureux de l’entourloupe,

La CGPME, l’UDB, l’UPA,

Évidemment FO et même…le NPA,

Cohorte bigarrée, rassemblement baroque

D’intérêts opposés unis dans la provoc.

Pourquoi donc les patrons lourdent leurs ouvriers ?

Pourquoi les paysans crèvent sur leur lisier ?

Parce qu’ils ont commis des erreurs stratégiques

Par un productivisme obtus et boulimique,

Parce qu’ils n’élèvent que des bestiaux bas de gamme

Parce que le goût du fric leur tient lieu de sésame.

Écoutez-les beugler ces voleurs de symboles

Ils manipulent ceux qui en ont ras-le-bol,

Agitateurs, curés, droite et extrême-droite

Conduisent la Bretagne dans une voie étroite,

Dans une économie gavée aux subventions

Aux exonérations et aux dérogations.

Ami Breton revient à ce qui fait ton charme

Unité, loyauté, courage sous les armes 

Et le supplément d’âme qu’est cette différence

Qui fait de ton pays la fierté de la France.

 

 

Duodi 22 brumaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

06/11/2013

Je suis tombé par terre, C’est la faute à Pépère

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Je suis tombé par terre,

C’est la faute à Pépère

Je rest’ sur le carreau,

C’est la faute à Ayrault

 

Les pourris des affaires

C’est la faute à Pépère

Les ultralibéraux

C’est la faute à Ayrault

 

Tout pour les actionnaires

C’est la faute à Pépère

Et rien pour les prolos

C’est la faute à Ayrault

 

Les bell’ promesses en l’air

C’est la Faute à Pépère

Les reculades en trop

C’est la faute à Ayrault

 

Nous somm’ dans la misère

C’est la faute à Pépère

Y a mêm’ plus d’apéro

C’est la faute à Ayrault

 

Les Bretons déblatèrent

C’est la faute à Pépère

Y vont plus au bistro

C’est la faute à Ayrault

 

Plus d’pinard plus de bière

C’est la faute à Pépère

S’il faut boire de l’eau

C’est la faute à Ayrault

 

La France est en colère

Fait attention Pépère

Elle cherche un bourreau

Marine est au boulot

 

Sextidi 16 brumaire 222


Illustration X - Droits réservés

05/11/2013

Au bistro de la toile : Enlevés. Flingués.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

- …taing ! Victor, fait pas bon être journaleux en ce moment en Afrique. Enlevés et flingués !

 

- Enlevés, on sait pourquoi : la valeur marchande du Français sur pied est en hausse constante. On peut même dire qu’elle atteint des sommets. 25 millions pour quatre exemplaires, ça fait du six millions et quelque par tête. Une sacrée rente ! Et encore, ce n’est que le prix du Français ordinaire, du Français travailleur dans les mines d’Arlit. De l’entrée de gamme quoi… Alors du Français A.O.C., du crû « journaliste », alors là, c’est le jackpot ! Tè ! Aubenas aurait coûté 10 millions !

 

- Pourtant je croyais que la France ne payait pas, ne payait jamais pour la libération des otages ?

 

- Mouais… Ça, c’est des mots. Eh ! Il y a des frais pour les preneurs d’otages. C’est que ça mange des otages ! Des pates, du riz et du chameau pémicanné, d’accord, c’est pas langouste et foie gras à tous les repas, mais tout de même. Et puis il y a des dépenses au niveau de la force de vente. Il faut négocier, et pour cela trouver les bons contacts, se méfier des aigrefins. Toujours le même problème des intermédiaires. C’est le producteur qui prend les risques, mais c’est rarement lui qui touche le gros paquet de pognon.

 

- Autrement dit, on peut penser que la perspective de devenir millionnaire en enlevant des ressortissants français suscite des vocations !

 

- Exactement. En tout cas, le ramdam fait autour de la libération des quatre d’Arlit, ahurissant de connerie et de sensiblerie dégoulinante, n’est probablement pas pour rien dans ce dramatique ratage. Il y a dans ces zones sans foi ni loi des tas de gens qui travaillent pour leur compte. Sous couvert de lutte idéologique, grenouille une palanquée de trafiquants de tous ordres : drogues, êtres humains, armes et…otages. On peut donc penser que ceux qui ont enlevé les deux journalistes de RFI ne sont que des ruffians amateurs. Dans le monde interlope qui gravite à Kidal, ils devaient être nombreux ceux qui savaient que deux Françaouis avaient rendez-vous tel jour, à telle heure, à telle adresse avec une pointure du MLNA. Et comme ils se bouffent allègrement le foie entre eux les rebelles, une équipe en délicatesse avec ce MLNA qui a le tort de fricoter un peu avec les Françaouis, a voulu faire d’une pierre deux coups : emmerder le MLNA et surtout se faire une sacrée prise qui, bien négociée, ferait bien des heureux !

 

- Bon. Enlevés, maintenant, je comprends. C’est une question de gros sous. Mais flingués, pourquoi ? C’est tuer la poule aux œufs d’or.

 

- Probablement parce que les enleveurs n’étaient pas des pros mais des sous-traitants amateurs. Poursuivis, ils ont paniqué. Ils devaient avoir rencart avec une autre équipe complice, venue, elle, avec le véhicule trouvée, intact et fermé, sur le lieu où on a découvert les corps des journalistes. L’affaire s’annonçait mal avec les hélicos qui arrivaient et le véhicule français qui se rapprochait. Par radio ou simple téléphone portable, des complices ont très bien pu les prévenir de la poursuite. Que faire ? Dispute ? Embrouille ? Il fallait se débarrasser de ces otages qui devenaient des bâtons merdeux. Dont acte. Après quoi les tueurs ont dû filer dare dare dans le bled le plus proche pour se fondre dans la population…

 

- Plausible. Mais pas sûr. Les pays dont on sait qu’ils ne paient pas de rançon – les Rosbifs par exemple – n’ont plus d’otages.

 

- Reste la méthode russe.

 

- C’est quoi ?

 

- Les Ruskofs, c’est pas des tendres. Il y a quelques années, quatre de leurs ressortissants ont été enlevés. Ils ont su de quel bled venaient  les ravisseurs. Ils ont fait parler les gens, déterminé quelles étaient leurs familles et ont flingués un membre, avec suite à venir si pas libération. Deux jours après les otages russes étaient libres…

 

- On pourrait s’inspirer de cette méthode. Dans ce milieu, tout se sait. Si on eut déterminer à coup sûr d’où viennent les kidnappeurs, on prend de loin, au téléobjectif, des photos de leurs proches et on les diffuse de telle sorte que les ravisseurs sachent que si leurs familles peuvent être à portée de téléobjectifs, elle pourraient aussi bien être dans l’objectif d’un tireur d’élite…

 

- Pas mal ! Á la nôtre !

 

 

Quintidi 15 brumaire 222

 

Merci à Chimulus

 

04/11/2013

« Bonnets rouges », allez vous faire foutre !

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Ah, ils s’en sont donnés à cœur joie, les médias des marchands d’armes ! On les a vu et revu les lanceurs de chrysanthèmes et de choux fleurs ! Il y avait là Sanders, Medef, FNSEA, UMP, FN et les politicards locaux. Mais – horreur qui montre l’échec des partis de gauche et des syndicats désunis – il y avait aussi des milliers d’ouvriers et d’employés, abusés par leurs patrons-exploiteurs mais surtout désespérés de la perspective du chômage dû aux choix stratégiques productivistes catastrophiques des dirigeants, chefs d’entreprises et organisations patronales, entièrement et seuls responsables de la déconfiture de l’économie bretonne. Enfin, des groupes activistes plus ou moins fachos et cléricaux (pléonasme !), les mêmes qui ont lutté contre le mariage pour tous. Tous camouflés derrière un bonnet qui n’avait de rouge que l’aspect. . Et, comble de la connerie, même le NPA (nouveau parti anticapitaliste) manifestait avec les licencieurs capitalistes ! Ce serait à se péter les boyaux de rire si ce n’était tragique.

En voilà une belle révolte ! Bien de droite, organisée par le Medef et la Fnsea, mobilisant tous les profiteurs du régime et les saccageurs de l’environnement : entrepreneurs agricoles productivistes addicts aux nitrates (résultats : algues vertes) ; transporteurs (pardon, entreprises de logistiques et de stockage pour lesquelles le transport n’est plus l’essentiel)  addicts aux exonérations; pêcheurs addicts aux dérogations (prix du fuel moins cher, mais ceux-là risquent leur peau); éleveurs de porcs dégueulasses engraissés sur leur merde, et qui font deux mille kms dans des conditions effroyables pour être tués en Allemagne (par des esclaves des pays de l’est), et transformés en salaisons de troisième zone; et surtout les volaillers !

Ah, ceux-là ! Les groupes Doux et Tilly-Sabco. Ils voudraient nous faire pleurer sur leur sort ces gougnafiers ! Ces deux groupes (2000 salariés) sont littéralement gavés depuis des décennies aux subventions européennes. Les "restitutions" constituent des aides à l'exportation du poulet congelé entier pour des marchés spécifiques, principalement la CEI (communauté des Etats indépendants, ex-URSS) le Moyen-Orient (Arabie saoudite essentiellement) et l’Afrique sub-saharienne. Pour la période juillet 2012-juin 2013, elles ont représenté un total de 55,36 millions d'euros, pour 264.754 tonnes. De source européenne, 93 % de ces fonds ont été versés à la France, qui a réalisé 94,67 % des exportations concernées. Faites le calcul : cela fait, pour 2000 salariés, 27.500 euros par salariés ! Et ces pauvres patrons pleurent. On est malheureux pour eux.  De plus ces poulets immangeables, nourris aux OGM, bourrés d’antibiotiques, saccagent les productions locales en Afrique, réduisant les paysans locaux à risquer leur peau pour venir grossir les rangs des candidats à l’émigration clandestine.

Eh ! Oh ! Les « bonnets rouges » venus à la manif en gros 4x4, BM et autres bouts de fers polluants, vous qui votez toujours à droite, voire à l’extrême-droite, vous gueulez pour quoi ? Confrontez-vous donc au « marché » et à la concurrence « libre et non faussée » que vous appelez de vos vœux ! Mais non, les lois du marché, ce n’est pas pour vous. Vous, vous voulez la protection de cet Etat que vous combattez. Vous, patrons ultralibéraux, vous en appelez sans vergogne à l’Etat pour vous « aider ».

Allez vous faire foutre !

 

 Quartidi 14 brumaire 222


Merci à Deligne 

 

02/11/2013

Si je meurs, je veux qu'on me distille !

Buveurs copie.jpg

 

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

 Ma liqueur embaumera la ville

 Chaque année mes enfants ébahis

 Dirons : Putaing, Papé a bien vieilli !

 

 

 Menez ma viande sur le plateau de Sault

 Dans la lavande faites tremper mes os

 Macérez bien ma queue et mes neurones

 Dans un bon vin de la Côte du Rhône.

 

 

 Si je meurs, je veux qu'on me distille

 Ma liqueur embaumera la ville

 Chaque année mes enfants ébahis

 Dirons : Putaing, Papé a bien vieilli !

 

 

Vous tirerez un demi-muy de gnole

 Du jus de vie, d'humour, de gaudriole

 Puis faites-y macérez mes couillons

 Ça donn' un goût qui plait aux vignerons.

 

 

 Si je meurs, je veux qu'on me distille

 Ma liqueur embaumera la ville

 Chaque année mes enfants ébahis

 Dirons : Putaing, Papé a bien vieilli !

 

 

Vous me ferez reposer à la cave

 Entre un Bonneau et un blanc de chez Chave

 Comme voisin mettez-moi du Lirac

 Du Châteauneuf ou même un bon Paulhac

 

 

 Si je meurs, je veux qu'on me distille

 Ma liqueur embaumera la ville

 Chaque année mes enfants ébahis

 Dirons : Putaing, Papé a bien vieilli !

 

 

 Vous me boirez, ça ne fait aucun doute

 Et m'aimerez jusqu’à l'ultime goutte

 Quand vous trouss'rez les bell's de votre temps

 C'est un peu moi qui prendrais du bon temps !

 

 

 Si je meurs, je veux qu'on me distille

 Ma liqueur embaumera la ville

 Chaque année mes enfants ébahis

 Dirons : Putaing, Papé a bien vieilli !



Duodi 12 brumaire 222


Illustration originale

 

 Et puis écoutez donc Tonton Georges !


01/11/2013

C’est « Tous seins »...

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 ...mais c'est aussi le temps de la grippe!

Les feuilles tombent, le brouillard repousse les derniers beaux jours – bref, un temps de « tous seins » - et voilà que la pharmacienne du village m’a demandé si je fais le vaccin contre la grippe !

Ben, non ma bonne dame que je lui ai répondu. Et je lui ai expliqué ma méthode, que, je pense, ne répudierait pas le GROG (« groupement régional d’observation de la grippe » ; si,si, ça existe !)

 

Pour lutter contre la grippe, il faut construire votre système immunitaire….

 

1ère solution : Le vaccin. (Efficace à condition que celui-ci corresponde au virus).

 

2ème solution : Beaucoup plus agréable et efficace contre tous les virus.

 

Exemple de la solution 2

- Marcher au moins une demi-heure par jour,

- Prendre l’air,

- Eliminer le stress,

- Consommer des fruits ou jus de fruits (vitamines),

- Activer votre circulation sanguine,

- Boire une infusion tonifiante aux herbes aromatiques après les repas,

- Prenez du repos réparateur.

 

Mise en application de la solution 2

1 - Je me promène jusqu’au bistro ( je marche )

2 - Je m’installe à la terrasse ( je prends l’air )

3 - Je contemple le galbe de la serveuse ( j’élimine le stress )

4 - Je commande un verre de blanc puis un deuxième ( j’absorbe les vitamines )

5 - Je prends le menu du jour arrosé d’une bouteille de Côtes-du-Rhône ( j’active ma circulation )

6 - Je termine le repas par un grog au rhum ( infusion tonifiante )

7 - Je fume un joint ( je respire des herbes aromatiques )

8 - Je rentre chez moi et je m’endors sur le canapé en faisant un rêve cochon ( repos réparateur )

 

Comme disait ma grand mère : Un p’tit coup dans l’nez vaut mieux q’une piqûre dans l’cul !


Primidi 11 brumaire 222


Photos X - Droits réservés

 

 

31/10/2013

Otages : Aux larmes citoyens !

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Si l’on va au Sahel, mieux vaut n’être point pris

Car pour sa liberté, il faut mettre le prix !

25 millions d’euros, le coût de quatre otages,

Jetés dans le désert… De quoi se mettre en rage.

25 millions : 800 smicards pendant un an,

Oui ! Et c’est aussi plus de sept fois le montant

De l’aide alimentaire de la France au Niger !

Pour quelques mercenaires du travail, c’est très cher !

Areva et Vinci ont dû mettre le fric.

Pillant impunément les richesses d’Afrique

Ces multinationales néo-colonialistes

Suscitent bien des vocations terroristes.

Les otages ? Ce sont de vrais machine-à-sous,

Les Français paient toujours, ils ne sont pas picsous

Pourquoi donc se gêner ? Les caisses sont ouvertes,

Un otage français ? C’est la richesse offerte !

Armés, fanatisés, c’est 1000 terroristes

Qui pourront rançonner travailleurs et touristes.

Qui pourront investir, nos villes, nos campagnes

Pour venir "égorger nos fils et nos compagnes

Aux larmes citoyens ! Sortez votre pognon !

Casquons, casquons,

Les gens trop purs sont pris pour des couillons !"



Décadi 10 brumaire 222


Merci à Chimulus

 

30/10/2013

Au bistro de la toile : le tango breton !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

 

- Oh ! Loulle, fais-moi un petit noir, tè.

 

- Non !

 

- Pourquoi ? T’es en pénurie ou ma gueule ne te reviens pas ?

 

- Pas du tout, je manifeste !

 

- Ah bon ! Et pourquoi ?

 

- Contre le prix de l’eau qui augmente. Contre le prix du café qui va augmenter à cause de la taxe éco ch’sais pas quoi.

 

- T’es aussi kon qu’un pollueur breton toi alors !

 

- Eh ! Je déconne….

 

- J’avais compris. Mais d’autres que toi vont faire le même calcul : tu gueules, tu casses et tu obtiens ce que tu veux. C’est le principe du poujadisme. Rappelle-toi la comédie des « pigeons ». Le gouvernement voulait aligner la fiscalité du capital sur celle du travail. Ce qui était à la fois juste et courageux. Mais les entrepreneurs ont monté une embrouille sur les réseaux sociaux et le gouvernement a capitulé en rase campagne, donnant ainsi des gages à ce monde de la finance qu’il prétend combattre. Maintenant c’est pareil : reculade sans combattre face aux pollueurs, qu’ils soient gros cultivateurs épandeurs de lisier, éleveurs de porcs dégueulasses ou transporteurs. Bonjour l’exemple ! Demain ce sera les gens du BTP, puis les artisans et commerçants, etc. Un gouvernement sans couilles, qui bat en retraite dès que l’on frappe des pieds. Des mous, Loulle. Des mous et des lâches. Voilà ce qu’on a mis au pouvoir. Un président qui se fait ridiculiser par une morveuse de quinze ans, qui s’aplatit devant la Bismerkel, qui tremble devant les casseurs bretons…

 

- E sé l’as, pagaras !

 

- Comme tu dis. Si on l’a, on paie ! Mais enfin, comment un peuple civilisé, qui a fait la Révolution égalitaire, qui a inventé les droits de l’homme, peut-il mettre à sa tête deux personnages aussi ridicules que nuisibles, tels Sarko et Hollande ! C’est la preuve que cette cinquième république, faite par et pour de Gaulle, est à bout de souffle. Il faut en changer.

Et pour en revenir à cette histoire d’écotaxe, cette énième reculade va nous coûter un bras. A cause de cette monstruosité appelé PPP pour Partenariat Public Privé. Cette taxe a été élaborée par les sarkozistes et votée à l’unanimité suite au Grenelle de l’environnement. Cette taxe était une bonne chose. Mais – ultralibéralisme oblige – ils ont mis en place un partenariat public privé en déléguant un service de perception fiscale. Suite à un appel d’offre, c’est une société italienne, Ecomouve, qui a tiré le gros lot. L’Etat paie à cette société 50 millions par trimestre de location de ses infrastructures (les fameux portiques) et du service rendu (facturation et perception des taxes)  à partir du 1er janvier 2014. Qu’elle perçoive du pognon ou pas, Ecomouve facture donc 200 millions d’euros pas an ! Et l’Etat, qui attendait 1 milliard d’euros de recette par an, ne touchera que dalle… Coût de cette reculade devant les pollueurs bretons ? 1,2 milliard par an. De plus, ce contrat est nul en efficacité. L’écotaxe, en Allemagne, est de 13 à 24 euros les 100 km, deux fois plus chère qu’en France, elle rapporte 4,5 milliards/an contre 1 milliard attendu en France, coûte 13% de frais de gestion en Allemagne contre 22% en France ! Plus du cinquième du produit pour sa collecte ! Du jamais vu… N’y aurait-il pas quelques juteuses rétro-commissions occultes quelque part ?

 

- Bon. Heureusement qu’il y a une bonne nouvelle : la libération de quatre otages du Niger…

 

- Réjouissons-nous pour eux et leurs familles Loulle. Mais cela doit encore nous coûter quelques thunes : le cours actuel de l’otage sur pied tourne autour de 1,5 million par tête, soit environ 20.000 euros le kg. C’est pas donné…

 

- Ouais, mais « ils » disent qu’ils n’ont pas payés.

 

- Ben voyons ! Ces « braves gens » d’Al Quaeda, sur lesquels on tape – à juste raison - à bras raccourcis, ont dû nous les rendre par grandeur d’âme ces otages ! C’est le Niger qui a été à la manœuvre. On peut donc supposer que c’est le Niger qui a payé, en se faisant rembourser par la France ou, j’espère, par Areva, ce qui serait plus normal, cette entreprise pillant sans vergogne les richesses du Niger ! Cela fera beaucoup de pognon avec lequel les terroristes pourront acheter des armes contre nous.

 

- Bon, allez, je suspends ma grève Victor. Tu veux toujours un petit noir ?

 

- Non, j’ai le clapoir qui fume, donne-moi plutôt un rouge !

 

 

Nonidi 9 brumaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

 

29/10/2013

Ecotaxe, le bal des faux-cul.

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Non mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? La République laisse se développer une jacquerie poujadiste orchestrée par la FNSEA et le MEDEF - qui défendent les transporteurs, même pas bretons pour beaucoup, qui travaillent essentiellement pour les hypermarchés - et incitent à la violence les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs en batterie, transporteurs. Tous largement et impunément pollueurs dans ce beau pays de Bretagne salopé par les algues vertes.

 

Au fait, cette écotaxe, c’est quoi ? Le Grenelle de l’environnement – seule action que l’on puisse mettre à l’actif  de Sarko et de sa bande – a tiré les leçons de ce constat : trop de marchandises sont véhiculées par camions en France, avec pour conséquences la congestion des routes, la pollution, l’émission de gaz à effets de serre. Le but de l’écotaxe n’est pas d’emmerder tel ou tel acteur de l’économie, mais de redonner en le modernisant de l’attraction au fret ferroviaire et au fret fluvial, mais aussi de favoriser des investissements de façon à relocaliser l’économie. Est-il normal que des crevettes bretonnes traversent la France et l’Espagne pour être décortiquées par des Marocaines exploitées, puis retraversent Espagne, France et Italie pour être surgelés avant de revenir pour être vendues dans les grandes surfaces françaises ? Il en est de même pour les porcs bretons. Voilà la stupidité ultralibérale que défendent les «révoltés» bretons !

 

L’écotaxe, comment ça marche ? Il s’agit de prélever un octroi sur les camions de plus de 3,5 tonnes – ils sont 800.000 – qui circulent sur le réseau routier français hors autoroutes payantes. Pour ce faire, des portiques sont installés sur certaines routes (et pas sur toutes) qui permettent d’identifier les véhicules et d’enregistrer leur passage. Le coût selon le tonnage du camion variera entre 8 et 14 euros pour cent kilomètres. Sur un quarante tonnes de marchandise, c’est rien, moins que rien. La France n’innove pas en la matière, il s’agit d’une directive européenne déjà appliquée dans dix pays européens.

 

Rappelons aussi que les Bretons ont déjà obtenu une minoration de 50% pour tenir compte de la localisation géographique un peu excentrée de leur territoire. De plus, l’axe autoroutier gratuit de la Bretagne (RN 164), les routes départementales et communales sont exclues du réseau taxable ! Alors ils gueulent pour quoi les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés bretons (ne faisons pas l’injure aux Bretons de les mettre tous dans le panier à crabe de ces pollueurs professionnels).

 

Rappelons encore aux Bretons que, pour désenclaver la Bretagne, l’Etat met 135 millions par an dans le financement des infrastructures de transport de leur territoire (modernisation du réseau ferroviaire ordinaire, ligne à grande vitesse Rennes-Le Mans, routes nationales 2x2 gratuites). Si la Bretagne traverse une période critique, ça n’a rien à voir avec l’écotaxe mais c’est plutôt dû à une politique de développement local pas très clairvoyant : développement productiviste et polluant de l’agriculture et de l’élevage. La Bretagne abrite cinq fois plus de porcs que d’habitants ! Du porc et du poulet bas de gamme élevé en batterie dans des conditions plus que douteuses et déversant des milliers de tonnes de merde dans la nappe phréatique, dans les rivières et sur les côtes, avec l’attrait touristique que l’on devine des plages pourries d’algues vertes nauséabondes et dangereuses… C’est celui-là le modèle économique que défendent les émeutiers, poussés par la FNSEA, qui saccagent des installations publiques ?

 

Enfin, la palme des faux-culs est à attribuer à l’UMP qui a institué cette taxe et qui maintenant demande son abrogation !

 

Eh Borloo, toi qui t’indigne avec Pécresse, Fillon et compagnie, vous qui avez signé un contrat avec Ecomouv’ l’entreprise privée chargée de l’installation et de la gestion des structures de la taxe, avec des pénalités de 800 millions d’euros (!!!) en cas de non respect du contrat, bois un coup, ça te passera !

 

 

Octidi 8 brumaire 222

 

 

Merci à Chimulus 

25/10/2013

La révolte des cerveaux à crampons.

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On les voit, mufle bas, errer sur un terrain,

Ils ont les pieds de plomb et des douleurs aux reins,

Ils trottinent, sans buts, et d’une cage à l’autre,

Comme à Gethsémani, Jésus sans ses apôtres.

 

Enfermés, surveillés, ne pouvant pas s’enfuir,

Ils poussent, désœuvrés, une boule de cuir

Un kapo, noir vêtu, siffle et les morigène,

Tout autour, par milliers, des kons hurlent leur haine

 

Ou bien les applaudissent pour quelques obscure action

Pour lesquelles on les paie, chaque mois, des millions.

Plaignons ces malheureux, au fond de leur cratère

 

Etranglés par l’impôt, ces damnés de la terre

Vont-ils se révolter contre le « marche ou crève » ?

Ils veulent faire grève !

 

 

Quartidi 4 brumaire 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

22/10/2013

Au bistro de la toile : gai, gai, espionnons-nous !

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- Taing ! T’as vu Victor, ces kons de Ricains nous espionnent sans vergogne. Tu te rends compte. Sont gonflés les kons. Nous sommes pourtant leur plus anciens et plus fidèles amis, non ?

 

- Bof. On dirait que les médias découvrent la roue. Tout le monde espionne tout le monde entre états. Nous sommes aussi espionnés par nos services. Avec moins de moyens que les Zétazuniens, c’est tout. En politique, il n’y a pas d’amis Loulle, au mieux des alliés provisoires, mais toujours des rapports de force.

 

- M’enfin, qu’ils écoutent mes conversations téléphoniques, les SMS de ma fille, ça me gonfle.

 

- Peut-être qu’ils veulent savoir comment tu dose la tomate, le perroquet ou la mauresque dans ton rade Loulle ! Laisse faire, ça ne pourra que les éduquer ces abrutis ! François prend sa tête de douairière offusquée, mais ça ne trompe personne. Non, Loulle, si Big Brother il y a, il est ailleurs.

 

- Ah bon ! Précise.

 

- Le congrès des États-Unis d’Amérique aurait adopté il y a déjà quelques temps une loi (HR 3200) qui permet de pucer l'être humain. Sous prétexte d'un accès au remboursement des soins de santé, par une identification des patients et des informations relatives à la santé, obligera l'américain moyen à se faire implanter un transpondeur à radiofréquences (qui réagira donc aux ondes radios) sous cutané capable de durer l'équivalent d'une vie.

Ce marquage, qui coûtera entre 150 et 200 dollars, touchera tout d'abord les classes moyennes et modestes puisqu'il sera a priori imposé aux personnes dépendantes du système de remboursement de la sécurité sociale américaine. Il concernera aussi les personnes âgées du programme Medicare, les anciens combattants, les malades d'Alzheimer mais aussi les blessés inconscients qui seront admis aux urgences... Si vous ne vous faites pas pucer, vous n'aurez donc pas droit aux remboursements en vigueur chez l'Oncle Sam. Vrai ? Faux ? Réalité ? Propagande ? Je n’en sais rien Loulle. Mais il faut savoir que c’est techniquement possible, et donc que ce sera fait…

 

- Putaing ! Comme les vaches. Si j’ai le choix, je préfèrerais encore l’étiquette à l’oreille. C’est plus franc du collier.

 

- Ce « pucage » est déjà en place expérimentalement Loulle. Hypocritement, par la manière ludique : il est des discothèques où on te propose de t’injecter une puce RFID de ce genre : elle te donne accès sans contrainte à la boite, comptabilise tes boissons, etc. Et les jeunes – qui ne sont jamais que des vieux kons en devenir ! – trouvent ça « branché ». Puis, ils vont nous vendre cette merde en jouant sur la sécurité : pour ne pas perdre ses enfants ou les personnes atteintes d’Alzheimer, puis ce sera l’équivalent de la carte vitale pour la santé, puis ils nous vendront ça comme une carte bancaire « intégrée » (intégrée dans ta viande !), involable, infalsifiable. Le progrès quoi. Et les bons kons marcheront. Ce n’est pas loin Loulle. Il suffira de créer – à travers des campagnes bien orchestrées par les médias à la solde des industriels et des marchands d’armes -  un bon climat de peur pour « vendre » le puçage généralisé comme LA solution sécuritaire. Exemple : les quartiers et lotissements sécurisés par des barrières, des grilles et détectant l’intrusion de toute personne non pucée !

 

- Fatche… Tu me fais gratter Victor. On a mis des années à se débarrasser des morpions, voilà qu’on voit arriver les puces…

 

- Et ce n’est pas tout Loulle. On nous vantera l’infaillibilité de ces puces mais, comme tout produit électronique, ces puces ne seront pas à l’abri de logiciels malveillants. Les données inscrites pourront être modifiés à distance. On peut imaginer là un moyen efficace de réguler les populations, de résoudre les problèmes de Sécu ou de retraite : on peut imposer à un groupe de personnes, les plus de 70 ans par exemple, un traitement pour leur santé, genre vaccin. Un traitement qui vous enverra ad patres en quelques mois…

 

- Eh ! Oh ! Tu pousses pas un peu Victor ?

 

- Je voudrais bien, mais imagine un tel instrument aux mains d’un pouvoir totalitaire – ce vers quoi on glisse si on ne se ressaisit pas - en Europe, aux USA comme partout dans ce monde fada… Les crimes contre l’humanité vont prendre des formes « branchés » Loulle… Et nous serons du bétail humain, le rêve de tout mafieu de la finance…

 

- …taing ! Tè ! Buvons un coup pour oublier Victor !

 

 

Primidi 1er brumaire 221

 

Merci à Chimulus

 

 

18/10/2013

Les fables de La Bedaine : Le trou du cul devenu roi !

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 A Menucci, Samia Ghali, Copé, Fillon, Marine, Mélanchon, etc.

...et François!

 

 

Or donc en ce temps là, hasard ou jeu divin

Le corps humain advint.

Il fallut décider qui, de tous les organes,

Serait le chef idoine.

Ainsi dit le cerveau, je contrôle les nerfs,

C’est donc moi qui dois être le chef décisionnaire.

Ainsi dirent les yeux, c’est nous qui apportons

L’essentiel des informations,

Nous devons être chefs car c’est par nous qu’on voit.

Ainsi leur dit la bouche, tout est nourri par moi,

Il est donc naturel que j’ai le gouvernail.

Eh ! Oh ! dirent les mains, qui donc fait le travail

Pour être votre chef, n’ai-je pas le prestige ?

Car qui nourrit dirige.

Oui mais, dirent les pieds, qui donc vous tiens debout ?

Sans nous que seriez-vous sinon un tas de mou ?

Nous devons être chefs, telle est notre démarche

Car si nous nous bougeons, c’est bien grâce à la marche.

Enfin le trou du cul fit entendre sa voix

Réclamant lui aussi le pouvoir d’être roi.

Et tous de se gausser, de ricaner, de rire,

Que le cul les dirige ? Qui aurait-il de pire ?

Le trou du cul, vexé, alors se referma.

Aussitôt tout le corps glissa vers le coma.

Le cerveau fut fiévreux

Les yeux furent vitreux,

Les mains pendaient sans force

Les pieds devinrent torses

Les poumons et le cœur perdaient le goût de vivre

Le corps humain souffrait et luttait pour survivre.

Tous demandèrent alors au cerveau de céder

Et laissèrent au cul le droit de décider.

Celui-ci, en s’ouvrant, remis le corps en marche,

C’est donc lui qui devint le chef, le patriarche,

Le corps fonctionnait bien, sans à coups, simplement

Car il gérait fort bien tous les emmerdements.

 

Moralité :

 

L’on peut être, sans en être vaincu,

Dirigé par un trou du cul !

 

 VictorAyoli


Septidi 27 vendémiaire 222


Merci à l'irremplacé Reiser

 

16/10/2013

Au bistro de la toile : Gagner sa vie en travaillant ? Une idée dépassée…

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- …taing ! Victor, je crois que je vais bazarder mon rade et émigrer en Suisse !

 

- Comme Johnny, comme Aznavour, comme la plupart des tennissistes et autres parasites qui ne veulent pas payer leur quote-part d’impôts dans le pays qui les a élevés, qui leur fait gagner leur flouze, qui les soigne le cas échéant… T’as beaucoup de pognon à planquer Loulle ?

 

- T’as rien compris Victor. Si je veux aller en Suisse, ce n’est pas pour une question d’impôts, c’est pour vivre enfin sans travailler !

 

- Avec tes rentes ?

 

- Non, mais avec le pognon – 2500 francs suisse, soit 2000 euros – que le gouvernement de ce pays un peu moins kon que les autres versera peut-être, dans deux ans, à tous les résidents en Suisse, y compris les immigrés, et sans condition ni contrepartie. Une pétition militant en faveur du RBI (revenu de base inconditionnel) a obtenu les 100.000 signatures nécessaires à l’organisation d’un référendum. Donc cette votation viendra devant les citoyens dans un délai de deux ans ! C’est pas chouette ça Victor !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) veut remplacer le « filet social » actuel et sa bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de « mener une existence modeste mais digne »,

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est enfin être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens, plus ou moins généreux, de partager le gâteau national afin que la machine économique – production – consommation – puisse tourner. Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas– et il n’y aura plus - de travail pour tous. On aura beau faire ce qu’on voudra, relocaliser, fermer les frontières, revenir au franc ( ?!), imposer des boulots de merde payés 1 euros de l’heure comme en Allemagne, rien n’y fera : il n’y aura jamais plus de boulot pour tous. Il faut donc mettre au point un système qui permette de donner à tous un revenu de base permettant de vivre petit bras peut-être, mais de vivre à tous. Et donc de faire tourner la machine consommation-production.

 

- Mais qui fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Et que font les retraités ? Ils ont des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société. On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Les Suisses parlent de 2000 euros ce qui correspond – compte tenu du différentiel de coût de la vie – à 1000 euros chez nous. Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliards du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Suisses !

 

Sources : lien 

 

Quintidi 25 vendémiaire 222

 

Merci à Chimulus

 

14/10/2013

Centrales nucléaires : l’âge de la retraite repoussée de dix ans ?

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 « Aucune décision n’est prise… », assure ce matin Moscovici concernant l’information qui tourne disant que la durée de vie des centrales nucléaires serait prolongée de 10 ans, les amenant ainsi de quarante à cinquante ans, et pourquoi pas plus si affinités... Notons que ces centrales ont initialement été conçues pour une durée de vie de 30 ans, puis allongée à 40 ans, et voilà qu’on en rajoute une couche… Au vue des problèmes récurrents de ces centrales, est-ce bien raisonnable ?

 

C’est en 2018 que les premiers réacteurs atteindront la limite des quarante ans. Si cette prolongation est actée – et malgré les atermoiements de Mosco, elle le sera – EDF devra tout de même dépenser des milliards pour que cette prolongation de vie ne soit pas synonyme de mort ! Au-delà des opérations traditionnelles de maintenance, il faudra procéder au remplacement d’un nombre important de composants essentiels et vitaux pour la bonne marche des centrales. Cette opération « grand carénage », selon le jargon EDF, doit tenir compte des nouvelles normes de sécurité imposées par l’ASN (autorité de sureté nucléaire) suite à la catastrophe de Fukushima. Elle coûtera entre 70 et 80 milliards ! Une paille…

 

Dans cette décision qui met en jeu l’existence même de toutes les régions de France et de plusieurs régions européennes aux frontières de l’hexagone, qu’est-ce qui est la motivation principale ? Une histoire de gros sous… Cela donnerait 10 ans de plus à EDF – endetté jusqu’au cou – pour « amortir » ces dépenses de remise aux normes. Avec pour effet attendu…une remontée de 10% du cours très chahuté de l’action en bourse ! Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes nucléarisé : - EDF dégagerait 800 millions d’euros par an ; - l’état – actionnaire conséquent – récupèrerait de copieux dividendes et bénéficierait de la remontée du pactole boursier ; - le consommateur en bénéficierait également (??!!) puisque la hausse des prix de l'électricité serait ainsi contenue à 20% au lieu de 30% d'ici à 2017, selon les estimations de la commission de régulation de l'énergie formulée en juillet dernier. Et le citoyen qu’y gagnerait-il ? Une bonne dose de risques de plus, mais…

Mais une telle décision devrait s’assortir de l’interdiction impérative de construction d’autres centrales de remplacement. Et donc de l’enterrement des EPR hormis celui qui est en route et constitue un gouffre financier.

Ouate Inde scie

 

Tridi 23 vendémiaire 221

 

Illustration X – Droits réservés


 

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P.S. - Pendant ce temps, la Commission européenne du sinistre Barroso nous en prépare une bien bonne !

http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/du-reste/faites-vos-...

13/10/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique bicolore

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Elle venait de Caen, moi j’arrivais de Cannes,

Ses yeux étaient d’azur, son nom était Josiane.

Au prétexte d’un cours qu’elle avait dû manquer

Je suis monté chez elle, près du quai Malaquais.

 

Pour gravir sept étages, aux pieds j’avais des ailes,

Josiane m’attendait, une Noire avec elle.

J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé

Quand les deux nymphomanes se sont déshabillées.

 

Prestement, goulûment, ces houris me dénudent

Elles m’offrent leur bouche en guise de prélude,

Une Noire, une Blanche sur mon corps excité,

 

Jouent une toccata d’amour et de gaieté.

Caressé, embrassé et violé sans ambages,

J’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !

 

 

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 La langue d'agneau aux figues

 

- Ben mon cochon, Victor, faut avoir la santé

Pour un combat d’amour avec ces excitées !

Violé par deux souris… Tu réalises en somme

Le fantasme érotique que préfèrent les hommes !

Tous rêvent de subir les assauts sensuels,

Tous rêvent d’être un jour simple objet sexuel,

Pour deux filles en feu s’accordant sur leur corps,

De mourir de plaisir et de crier “ Encor ! ”

Une Noire, une Blanche jouant de ton archet,

Ta substance d’amour dût vite s’assécher…

Avaient-elles prévu, tes charmantes compagnes

Un repas remontant ou au moins du champagne ?

- Tout juste ! Elles avaient, pour vaincre la fatigue

Mitonné de la langue d’agneau avec des figues.

C’est un plat délicat, venu du Sénégal

Et qui fait de tout homme un amant sans égal.

Tu prends deux langues par convive,

Tu les laves bien à l’eau vive,

Tu les mets dans de l’eau salée,

Avec poivre en grains et laurier,

Clous de girofle et céleri,

Une cuillerée de curry.

Pendant que ça mijote, une heure,

Tu fais revenir dans du beurre

Quelques figues bien mures coupées

Avec du gingembre râpé.

Cinq, six minutes, c’est assez,

Après quoi, tu vas déglacer

Au lait de coco : un verre

Plus le jus de deux citrons verts,

Deux cuillers du jus de cuisson

Des langues auquel, sans façon

Tu rajoutes un verre de rhum

Qui va sublimer les arômes.

Tu sors tes langues et tu les pèles,

Tu les tranches en fines lamelles

Oblongues comme des pétales.

Dans ta sauce tu les étales,

Tu couvres et fait cuire à feu doux

Car ton appareil doit réduire

Sans que ça attache surtout,

Quinze minutes vont suffire.

Rectifie le goût avec soin,

Rajoute du sel au besoin.

Dresse sur ton plat de service

En alternant figues et langue.

Ajoute quelques grains d’anis

Et de fines tranches de mangue.

Range le tout comme une fleur :

Pétales autour et sauce au cœur.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 6 langues d'agneau, - 3 douzaines de figues, - 1 rhizome de gingembre frais, - 1 mangue, - 1 côte de céleri, - 3 cuillerées à soupe de carry, - lait de coco, - 6 citrons (verts si pos­sible), - 1 verre de rhum agricole, - sel, - poivre en grains, - laurier, - graines d'anis.

 

Les vins conseillés:

Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aromatiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du-rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret.

En vins du Languedoc, les Saint-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières.

En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.

Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds: Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux.

En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes.

En vins de Provence, les Coteaux-va­rois.

 

 

VictorAyoli ©

 

Duodi 22 vendémiaire 222

 

Photos X – Droits réservés

 

12/10/2013

Ouiquinde érotique avec le père Ubu cul nu

Ubu nu par Ungerer.jpg

 

Le bain du roi



Rampant d'argent sur champ de sinople, dragon 
Fluide, au soleil de la Vistule se boursoufle. 
Or le roi de Pologne, ancien roi d'Aragon, 
Se hâte vers son bain, très nu, puissant maroufle.


Les pairs étaient douzaine : il est sans parangon. 
Son lard tremble à sa marche et la terre à son souffle ; 
Pour chacun de ses pas son orteil patagon 
Lui taille au creux du sable une neuve pantoufle.


Et couvert de son ventre ainsi que d'un écu
Il va. La redondance illustre de son cul
Affirme insuffisant le caleçon vulgaire


Où sont portraicturés en or, au naturel, 
Par derrière, un Peau-Rouge au sentier de la guerre 
Sur un cheval, et par devant, la Tour Eiffel.


Alfred Jarry

 

 

 

Primidi 21 vendémiaire 222

 

 

Illustration, merci à Ungerer

11/10/2013

Comme des rapaces, v’la les banquiers

banquiers machine à pognon.jpg

 

Allez, chantons en chœur sur l'air des Rois Mages en Galilée de Sheila!

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ils ont d’abord bouffé notre pognon

 

En spéculant jusqu’au dernier quignon

 

Après ils ont fabriqué une crise

 

Mettant l’Etat et les gens dans la mouise

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Sarko leur a filé plein de milliards

 

Pour qu’ils puissent se goinfrer de caviar

 

Creusant pour eux un abyme de dettes

 

Qu’il a évidemment mis sur nos têtes

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Puis l’Elysée valant bien une messe

 

Le « Normalou » nous a fait des promesses

 

« Mon ennemi, dit-il, c’est la finance !

 

Votez pour moi, je sauverais la France. »

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Il nous a concocté une réforme

 

Mais c’est les banquiers qui l’ont mis en forme

 

Ils se bidonnent, pour eux c’est la vendange

 

Pour ces salauds, soyez-en sûr, rien de change

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Les financiers, charognards pleins de hargne

 

Nous ont piqué mêm’ la caisse d’épargne

 

En ricanant ils se croient tout permis

 

C’est vrai qu’Moscovici est leur ami

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

 Décadi 20 vendémiaire 222


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