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18/07/2013

Alors, il arrive ce Royalchiard ?

chimulus bébé kate.jpg

 

Les Rosbifs, qui ont de l'humour et le sens du spectacle, attendent toujours l'arrivée du Royalchiard ! Pendant les vacances, c'est le succès assuré. Et il ne doit pas être dopé celui-là : il a du mal à franchir le col de l'utérus !

 

Tè ! Ça me rappelle une bluette iconoclaste que j'ai commise en d'autres « royal times » ! Vous la voulez ? Ouais ? Tant pis pour vous...

 

Hommage à Lady Di

 

La Didi, La Didi, La Didi dis-donc

Avait dans la bouche la queue du pharaon.


La princess', la princess', la princess' de Galles

 N’avait plus d’intact, que son trou de balle.

 

Les papa, les papa, les paparazis

En flashant son cul, ont vu le paradis.

 

Les pompom, les pompom, les pompiers accourus

Pour le bouche à bouche, lui soufflèrent dans le cul.

 

Et le zouave, le zouazaouave du pont de l’Alma

Bandait comme un cerf devant ce cinéma.

 

La Didi je l’ai lu dans Ici Paris

Aura le Nobel de la connerie ! (bis)

 

 Nonidi 29 Messidor 221



Merci à Chimulus

 

 

15/07/2013

Au bistro de la toile : une KATASTROFE s'annonce !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing ! C'est pas possible Loulle. Je vois arriver une KATASTROFE...

 

- Quoi Victor ? Le dopage des « athlètes » et des cyclistes (enfin, certain) qui montent le Ventoux comme des motos ? Les éclisses qui se dévissent seules sur les aiguillages de la SNCF alors qu'il faut des clés d'un mètre cinquante pour les serrer ? Les militants de Greenpeace qui entrent dans la centrale du Tricastin comme dans un moulin, prouvant par là une nouvelle fois le mythe ridicule de la sécurité de ces centrales ?

 

- Non, Loulle. Bien pire...

 

- Quoi Victor ? ...taing ! Tu me files les flubes... Ils vont pas interdire le pastaga tout de même ?

 

- Je veux parler de l'inéluctable arrivée prochaine au gouvernement du ci-devant Lamy Pascal, chantre de la « mondialisation heureuse », directeur de cette officine nuisible au seul service des multinationales financières et industrielles étazuniennes, autrement dit fossoyeur de l'industrie européenne, fossoyeur de la protection sociale européenne, homme de la droite ultra-libérale la plus bornée se camouflant derrière un faux nez « socialiste ».

 

Commissaire européen au commerce extérieur, puis patron de l'OMC, il a œuvré pour l'entrée de la Chine – sans contreparties - dans cette organisation nuisible. La « mondialisation heureuse » à la Lamy ou Minc, c'est un déficit abyssal du commerce extérieur avec la ,Chine non seulement de la France (25 milliards) mais aussi de l'Allemagne (22 milliards) et de toute la zone euro (150 milliards). C'est une concurrence déloyale qui a laminé l'industrie européenne, détruisant des centaines de milliers d'emplois...

 

L'OMC de Lamy ,entend restaurer le colonialisme dans la plus perverse de ses formes : des accords internationaux contraignants. Plus besoin de contrôler des populations et des territoires. Il suffit, par l’accès au marché, d’imposer ses produits agricoles, ses produits manufacturés, ses services, et par les droits de propriété intellectuelle et les brevets, de s’approprier les variétés végétales (surtout quand elles ont des potentiels curatifs ou nutritifs).

 

Fort heureusement, les pays dits émergents on bloqué bien des propositions ultralibérales de l'organisme dirigé par Pascal Lamy, lui laissant un bilan plus que mitigé.

 

- Bon. Et alors ? Qu'est-ce qu'il vient faire l'ami Lamy en France ?

 

- Eh bien dès le 1er août, il quitte la direction de l'OMC et est donc...libre pour sévir ailleurs. Comme il a la carte du P.S. (ils accueillent vraiment n'importe qui...), on risque de le voir arriver à la tête de Bercy, c'est à dire patron de la finance française, et plus si affinités...

 

- ...taing ! Pauvre gauche... Il est vrai que même les socialistes se disent « de gauche »...

 

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Sextidi 26 Messidor 221

 

Merci à Chimulus

12/07/2013

Pendant le Tour de France, les moscosaloperies continuent...

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La taxe Tobin, vous connaissez ? Mais si, c'est cette taxe, proposée depuis des années (1972) par James Tobin, ci-devant prix Nobel d'économie. C'est une taxe très minime sur les transactions financières internationales. La Commission européenne – pour une fois bien inspirée - a présenté en février dernier un projet qui prévoit d’imposer à 0,1% les actions et les obligations et à 0,01% les produits dérivés, ce qui pourrait selon elle rapporter jusqu’à 35 milliards d’euros par an. Pas mal, bien que ça n'aille pas chier loin au niveau des taux. Pas de quoi ruiner les banquiers... Mais c'est toujours ça et ces fonds récupérés chez les spéculateurs pourraient servir à relancer la croissance et à désendetter les États.

 

Il s'agit de la première coopération renforcée entre pays européens dans le domaine de la fiscalité. La France, l'Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie en sont les premiers signataires. On pourrait penser qu'un gouvernement « socialiste », en France, devrait sauter sur l'occasion et pousser de toute sa persuasion pour que les partenaires européens signent en grand nombre la mise en place de cette taxe. Tè ! Fume...

 

«La taxe sur les transactions financières suscite des inquiétudes quant à l’avenir industriel de la place de Paris et quant au financement de l’économie française», s'est lamenté Pierre Moscovici, ci-devant ministre des finances, faisant moult courbettes et léchages de bottes devant un parterre d’acteurs de la finance, à l’occasion d’un colloque organisé par Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, au cours duquel ces pauvres banquiers et financiers lui rappelaient tout le mal qu'ils pensaient de cette taxe. Le Mosco (plus faux-cul que moi tu meurs!) leur a dit qu'il trouvait cette taxe « excessive » (voir plus haut son taux pour apprécier ces propos ministériels!) Et il s'est vautré dans la soumission la plus veule en promettant de mener «en concertation avec les acteurs du secteur financier, un travail d’amélioration de la proposition de la commission pour mettre en œuvre une taxe qui ne nuise pas au financement de l’économie». En terme clair : enterrer la taxe, selon les desideratas des financiers et banquiers.

 

Mosco, ministre d'un gouvernement « socialiste », s'aligne ainsi sur le gouvernement britannique qui est, bien entendu parti en guerre contre la TTF. Le Royaume-Uni, comme on pouvait s’en douter, n’est évidemment pas signataire de cette coopération renforcée, dispositif qui permet à des pays d’avancer sur un projet sans attendre l’unanimité des 27 membres de l’UE. Mais son ministre des Finances, George Osborne, a lancé un recours auprès de la Cour de justice européenne en vue de tuer le dispositif dans l’œuf, car la City pourrait être touchée par ricochet. Sous la chaude recommandation de la Commission européenne, la taxe viserait les titres financiers échangés «sur leur lieu d’émission», et non le «lieu de résidence» des acheteurs ou des vendeurs. Une façon d’éviter la délocalisation des transactions vers des pays non-signataires de l’accord sur la TTF. Perfides comme toujours, et plus hypocrites que des jésuites, les Rosbifs oublient qu'ils ont déjà, chez eux, une taxe équivalente, la « stamp duty » qui existe depuis 1808, et rapporte 3 milliards d’euros par an au gouvernement britannique, sans mettre en péril les profits faramineux de la City !

 

Sur la même ligne d'opposition, Mosco rejoint encore le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, qui y est allé de son opposition. «Cette taxe, dans sa forme actuelle, est très critiquable» , selon le patron de la banque centrale allemande... Ben voyons !

 

Eh ! Camarade président François, si tu profitais des périodes de bronze-cul pour te (nous!) débarrasser de cette taupe des banksters internationaux qu'est Moscovici ?

 

Quartidi 24 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un homme entre dans une banque et dit à la guichetière :
- "Je voudrais ouvrir un putain de compte dans ta banque de merde !"
- "Pardon ?" dit la dame choquée...
- "T’es bouchée ou quoi ! J’voudrais ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde !!"
- "Mais enfin monsieur, restez correct !..."
- "Kess ta, tu veux mon poing sur ta gueule ou quoi ?"
- "Écoutez monsieur, je vais appeler le directeur..."
- "C’est ça pouffiasse, appelle ton connard de directeur..."

Le directeur arrive :
- "Monsieur, il y a un problème ?"
- "J’en sais rien, j’veux ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde parce que j’ai gagné 100 millions au loto..."

 

Et le directeur répond :
-"Et cette grosse connasse vous fait chier ?" 

09/07/2013

Uhèmepets : « A votre bon cœur… »

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A vot’ bon cœur messieurs dames

Aboulez l’pognon, aboulez la came

Pendant cinq ans je vous ai enfilé

Pour mes potes la thune, pour vous les barbelés

Partout où c’est juteux, j’ai placé mes lascars

A part moi, il est vrai, ce sont tous des toquards !

Parait que j’ai triché en faisant ma campagne

Quelques petits millions, c’est pas une montagne…

Et tous ces vieux débris, les cons stitutionnels

(Pardon ? J’en fais parti de ces polichinelles ?)

Mouais, j’y vais pas souvent, à peine pour la paye

Pour voir ces vieux kroumirs qui baillent aux corneilles.

Ils ont sucré le fric à notre Uhèmepets ?

Je m’en frotte les mains : ça fait chier Copé !

Il doit faire la manche, racler tous les centimes,

Moi je me marre bien, je passe pour victime !

Non mais regardez-les, ils sont tous à mes pieds,

Faudrait être bien con pour ne pas les piller !

Eh ! Copé, si t’allais taper mamy Zinzin ?

Du pognon, elle en a, et des pleins magasins !

T’aimes mieux mettre en branle cette Pompe à Phynance :

Les « dons » qui sont payés, au deux-tiers, par…la France !

Allez, démerdez-vous, trouvez du carburant,

Moi je pars au Qatar, je reviens dans quatre ans !

 

 

Primidi 21 Messidor 221

 

Merci à Chimulus

 

********************************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

- Où se trouve la plus petite prison de France ?

- Dans la tête de Sarkozy, Il n'y a qu'une seule cellule.

 

 

08/07/2013

Au bistrot de la toile : de Viviane à l'Uhèmepets...

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- Putaing, Loulle ! Donne-moi un canon. Pour oublier...

 

 

- Tè ! Victor. C'est du Lirac. Mais qu'est-ce que tu veux oublier ?

 

 

- Ils l'ont remise en taule, Loulle... Elle avait réussi à s'évader, mais c'est difficile une cavale. Tu es seul. Tu ne peux compter sur personne. Il faut se planquer, mais il faut pourtant bouffer et donc prendre des risques. Tous ceux qui te voient, qui te reconnaissent sont des ennemis potentiels. Elle, c'est un pêcheur qui l'a repérée et s'est empressé de la balancer au flics. Alors ils sont venus. Nombreux. Armés. Et ils l'ont retrouvée, ils l'ont piquée, ils l'ont attachée, ils l'ont jetée dans une fourgonnette et ils l'ont remise en taule. Sous surveillance renforcée...

 

 

- Mais qu'est-ce qu'elle avait fait ?

 

 

- Justement, rien.

 

 

- Alors pourquoi était-elle en taule ?

 

 

- Pour le plaisir. Pour le plaisir des cons. Pour le plaisir glauque de la regarder en taule. Pour le plaisir vicelard de se repaître de sa tristesse...

 

 

- Eh ! Oh ! On est en France ici Victor. Pas dans des pays barbares comme l'Arabie saoudite ou les USA. Depuis la Révolution, les piloris et les gibets ont disparu des places des villes et des villages. Même s'ils sont mal traités, les prisonniers sont rarement maltraités, et jamais humiliés et jetés en pâture à la vindicte populaire. Mais de qui tu parles Victor ?

 

 

- Je te parle de Viviane !

 

 

- ???!!!???!!!

 

 

- Fais pas ces yeux de sardine en boite Loulle. Tu sais bien qui c'est Viviane. C'est l'ourse qui s'est évadée il y a quinze jours de la Réserve africaine de Sijean. Eh bien ça y est, ils l'ont remise en taule... Fini la liberté. Pourtant, en quinze jours, elle n'a fait de mal à personne ! Elle devait chercher l'amour...

 

 

- C'est vrai que ce ne sont pas les ours mal léché qui manquent dans la région ! Mais c'est nous, les humains, qui sommes de drôles d'animaux : on se mobilise pour remettre en gabiole une gentille ourse qui choisit de folâtrer dans les étangs déserts des marais du Languedoc et... on achète à prix d'or des ours de Slovénie pour les relâcher dans les Pyrénées ! Dommage que Viviane n'est pas « choisi la liberté » dans les étangs solognaux de La Ferté-Imbaut, elle aurait pu se nourrir de drôles de poissons à la « Fête de la violette » où les Uhèmepets font la manche pour rembourser les magouilles de leur parrain ! Paraît qu'ils ont déjà récupéré 2 millions d'euros sur les 11 qu'il leur faut. Ils sont généreux les « militants » !

 

 

- Tu parles. Si les Uhèmepets récupèrent la totalité de ce qu'ils ont paumés par leurs magouilles, soit 11 millions d'euros, c'est l'Etat, c'est à dire toi, moi, nos impôts, qui leur en donneront 7,6 millions ! Les magouilleurs à Sarko vont donc nous faire les poches, une fois de plus.

 

 

- Comment ? Qu'est-ce que tu veux dire par là Victor ?

 

 

- La réalité. Par ce système aussi stupide que pittoresque qui fait que tout don - à un parti politique comme à une quelconque association plus ou moins philanthropique - est remboursé à hauteur de 66%, les deux-tiers, sous forme de crédit d'impôts en faveur du donateur ! Donc, sur les 11 millions de l'Uhèmepets, 7,6 millions seront payés non pas par les amis à Sarko, mais par nous tous !

 

 

- Merde ! ...taing ! Y a de quoi l'avoir en travers. Allez, je mets ma tournée. Pour oublier...


Décadi 20 Messidor 221


Merci à Chimulus

 

 

05/07/2013

Au bistrot de la Toile : mauvaises et bonnes nouvelles.

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- ...taing ! Victor, il s'en passe des choses en ce moment ! Sarko, Batho, Snowden, Egypte et tutti quanti !

 

- Il s'en passe des bonnes et des mauvaises. La plus mauvaise, c'est la volonté d'assassinat d'un organe de presse LIBRE, Médiapart qui, fort de ses 75.000 abonnés, est devenu en quelques années LE média de référence. Celui sans qui les grosses « affaires » actuelles, de Bettencourt à Tapie et Cahuzac, seraient restées sous l'éteignoir, « oubliés » par les canards laquais.

 

- Assassiné ? Un bien grand mot. Par qui ?

 

- Par une décision de justice concernant l'affaire Bettencourt et condamnant ce média à des amendes telles que leur application signifierait la mort de ce journal. Sauf que ses abonnés et lecteurs ne le laisseront pas tomber...

 

- Autre mauvaise nouvelle ?

 

- Ben, Normalou qui persiste et signe dans son obéissance honteuse aux injonctions étazuniennes : non comptant de nous avoir mis sur le dos toute l'Amérique du sud, il foule aux pieds l'essence même de ce qui fait l'universalité de la France en refusant – toujours, je suppose sur le diktat d'Obama - le droit d'asile à Snowden. Ce héros qui a tout abandonné par éthique, pour s'élever contre les sordides magouilles étazuniennes espionnant tant leurs alliés que les simples particuliers et dont les Zétatzunis veulent physiquent la peau. La France qui n'a pas barguigné pour accorder ce même droit d'asile à de grands « démocrates » comme Duvallier, Khomeini, Bokassa et autres crevures du même acabit. J'ai mal à mon pays Loulle...

 

- Bois un coup, ça te passera.

 

- Ah ! Merci. Mais il y a quelques nouvelles réjouissantes tout de même. En premier lieu le renversement en Égypte de ce pouvoir, pourtant régulièrement élu, mais qui a dérivé vers une sordide dictature ultra-religieuse. Mais attention : les révolutionnaires laïques égyptiens, cocus une première fois par les « Frères musulmans », risquent de retrouver leurs cornes avec des militaires plus compétents à magouiller dans les « affaires » qu'à faire la guerre ! (Comme leurs sponsors et maîtres américains, ils ont pris une formidable estrigoussée chaque fois qu'ils se sont frottés aux israéliens, tout comme les troufions étazuniens sont partis la paille au cul du Viet-Nam, de l'Irak, de l'Afghanistan...)

 Et il y a une autre nouvelle réjouissante Loulle : c'est la décision des « sages » filant un formidable coup de pied au cul à Sarko et à sa bande ! Ces gens sont tellement imbibés d'une culture de la magouille, qu'ils s'offusquent...qu'on leur demande d'assumer leurs malversations concernant le financement de la campagne de Sarko, qui nous faisait payer à nous, contribuables, ses frais de propagande électorale !

 

- Tout de même, Copé lance une souscription pour « sauver » le soldat Uhèmepets !

 

- Tè, Loulle, je te propose de faire de ton rade un relais de cette souscription pour sauver le parti à Sarko ! En collectant non pas des sous, mais des rouleaux de papiers cul !

 

 

Septidi 17 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Au tableau de désonneur

de la servitude volontaire pro-yankee:

Le gouvernement français


qui refuse le droit d'asile à Snowden

04/07/2013

Au moins un succès incontestable pour le ci-devant Hollande François : il a rempli les nappes phréatiques !

camenbert Hollande.jpg

 

 

Veule, lâche, inconsistant et menteur...

 

A plat ventre devant Obama lui enjoignant d'interdire l'espace aérien français à un avion susceptible d'avoir à son bord un héros de la liberté, donc un ennemi des USA.

 

A plat ventre devant Merkel refusant d'un revers de main de seulement reporter de quelques jours (15!) le démarrage de ces « négociations » transatlantiques qui ne sont que l'expression de la vassalisation totale de l'Europe dessous les USA. A plat ventre devant le Teutonne sur tous les sujet d'ailleurs.

 

A plat ventre devant les banquiers qui lui ont imposé les grandes lignes de sa pseudo « réforme bancaire » qui ne réforme rien du tout, qui ne sépare nullement les activités de dépôts et de spéculation.

 

A plat ventre devant le Medef qui lui a fourgué ses fa(fu)meux accords nationaux interprofessionnels, refilant un peu plus de pognon aux patrons sans résoudre le moins du monde le chômage.

 

A plat ventre devant les députés cumulards qui se foutent ouvertement de sa gueule, repoussant toutes tentatives de moralisation de la vie politique française afin de se goinfrer tranquillement des fromages de la république.

 

A plat ventre devant tous les lobbies et en premier lieu le lobby nucléaire refusant toute remise en cause de la prépondérance nucléaire, même aux risques que l'on connaît.

 

A plat ventre devant tous les intérêts privés que la venue de la gauche au pouvoir était censé gêner...

 

Quelle désillusion... Quelle déception... On attendait Mendès-France, on a un mélange mouligas du petit père Queuille et de Guy Mollet...

 

Ci-devant Hollande François, vous m'avez définitivement chié dans les bottes. Et pas qu'à moi... Votre inconsistance va éloigner la gauche du pouvoir pour un demi siècle. Votre lâcheté va faire disparaître la France de la carte, au profit des Zétazuniens triomphants et de leur larbins rosbifs et teutons en Europe. Vos mensonges révulsent le peuple de gauche qui vous a – hélas – élu.

 

On touche là le paradoxe de nos démocraties parlementaires. Ci-devant Hollande, tu n'as pas été élu par adhésion à ton programme et à ta personne, mais CONTRE Sarkozy dont la première urgence était de s'en débarrasser.

 

Il faudrait penser à changer radicalement les règles du jeu : un premier tour proposant clairement de voter CONTRE les candidats que l'on ne veut en aucune manière. Un seuil les éliminerait définitivement et le second tour mettrait au prise tous ceux qui n'auraient pas été éliminés. La victoire revenant, comme en Angleterre, à celui qui remporterait le plus de suffrages.

 

La première erreur de casting a été les primaires socialistes. Ta mollesse souriante a enlevé le consensus : tu n'étais en aucun cas le meilleur, mais, comme disent les matheux le PPCD, le plus petit commun diviseur. Si on avait désigné Montebourg – pour qui j'ai voté – la gauche au pouvoir aurait une autre gueule.

 

Bon. Il faut tout de même te concéder quelque chose de positif : depuis que tu es au pouvoir, il pleut ! A défaut de remplir les caisses de l’État, tu as au moins rempli...les nappes phréatiques !

 

 

Sextidi 16 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés


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PETITION

pour sauver le soldat SNOWDEN

 

 

 

Au tableau de désonneur

de la servitude volontaire pro-yankee:

Manuel Valls

 

 

28/06/2013

Sommet européen : le triomphe des boutiquiers.

van-rompuy_caricature.jpg

 

 

Allez, ils sont contents nos « chefs d'états et de gouvernements », retour de leur raout sur l'Europe. Ils sont contents parce qu'ils ont trouvé – enfin – un accord sur le budget de l'Europe. Ce budget a été fixé à 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020, contre 977 milliards pour la période précédente (2007-2013). Un budget de régression, pour la première fois de son histoire ! Ce que voulaient les Britanniques et les Allemands.



Vous aimez l'austérité ? Eh bien on va vous en remettre une louche ! Ce budget est décidé jusqu’en 2020. Autrement dit le prochain Parlement européen, qui sera élu en 2014, n’aura pas son mot à dire. C’est comme si Sarkozy avait décidé des budgets du quinquennat de François Hollande ! Bonjour la cohérence !



Ce sommet européen a été, une nouvelle fois pris en otage par le Rosbif David Cameron :  on baisse l’enveloppe de la PAC, mais le calcul du chèque britannique reste le même. On s’enfonce dans le chacun pour soi. C'est le triomphe des égoïsmes nationaux au détriment de l’intérêt général européen. L'ensemble du projet européen est mis en danger par ces rivalités nationales, ces crispations, ces égoïsmes. L'Europe que l'on nous propose se limite à la mise en place d'un traité commercial transatlantique, autrement dit une vassalisation de l'Europe par rapport aux USA (succès éclatant pour la Rosbifistan, cheval de Troye des Zétazuniens) et à la protection des intêrets commerciaux allemands (succès pour la Teutonne en campagne électorale).



Et François la-dedans, où est-il ? Pas vu... Où est-elle sa volonté de réorienter l'Europe ? Elle se cantonne au fait de se rebiffer (à bon escient, mais bien mollement !) devant le sinistre Barroso. Mais les dirigeants français seraient plus efficaces s'ils arrêtaient de valider les projets que porte le président de la Commission européenne, élu par personne, certes, mais mis en place par ces mêmes chefs d’États et de gouvernements ! François, il revient content, mais il ne prend pas ses responsabilités pour réorienter l’Europe.



Bon. Cherchons un peu de positif...

* Quelques milliards (8) pour relancer l'emploi des jeunes. C'est toujours ça de pris mais pour l'ensemble des jeunes des 27 (pardon, 28 maintenant, bonjour la Croatie), ça ne va pas chercher loin.

* La possibilité que le budget puisse être revu à la hausse en 2016, si la croissance est de retour.

* Plus de souplesse dans l'utilisation du pognon. Actuellement, de nombreuses lignes budgétaires ne peuvent être utilisées en totalité et ce qui n'est pas utilisé est retourné aux États alors que d'autres lignes budgétaires sont insuffisantes. Ça devrait changer.

* La possibilité d'utiliser une partie des fonds de manière anticipée et sans cloisonnement entre les années. Cela lui permettra de lancer des projets plus importants et plus fixés sur le long terme.





Cela suffira-t-il pour renverser le terrible désamour, et même le rejet des citoyens européens envers cette Europe dévoyée de sa vocation première par les ultralibéraux qui lui ont mis leur sale pogne dessus ?





Décadi 10 Thermidor 221



Illustration X – Droits réservés



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Ecoute ! Ecoute !



 

C'est un mec que sa femme envoie consulter le médecin parce qu'il n'arrive pas à faire tout le boulot qu'il doit faire dans sa maison : tondre la pelouse, repeindre la cuisine, etc.

Le docteur lui fait un examen complet.

Lorsque tout a été passé en revue, le gars dit à son docteur :

- Allez-y, dites-moi la vérité, je suis prêt à tout entendre. Qu'est-ce que j'ai ?

Et l'homme de l'art lui répond :

- Eh bien, pour vous parler tout à fait franchement, vous êtes fainéant !

- D'accord, je préfère ça... Mais vous n'auriez pas un terme médical pour ça que je puisse donner à ma femme ?

27/06/2013

Elle est marrante l'Amarante : elle désespère Monsanto !

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Eh oui ! Cette petite plante sympa, ces longs plumets rouges que chacun connaît dans son jardin, est en train de réussir ce que des années de luttes écologistes n'ont pas encore réussi : désespérer l'ogre Monsanto !

Les fermiers amerloques, aiguillonnés par leur addiction au profit à tout prix et poussés au cul dans ce sens par Monsanto, ont foutu des satanés OGM partout. A la suite de quoi, ils arrosent à donf leurs cultures de soja d'herbicides genre Roundup, produits dangereux entre tous. Seulement voilà. Dans les champs de soja yankees pousse aussi, une sympathique plante bien marrante : notre amarante ! Et voilà-t-y pas qu'une de ces plantes – contrairement aux affirmations des pro-OGM qui ont toujours prétendu qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée, et une plante naturelle était impossible – a muté. Et est devenue totalement résistante au Roundup dont les fermiers étazuniens arrosent généreusement leurs cultures.

Bon. Une, c'est pas grave. Sauf qu'il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme et elle se multiplie rapidement. Ce qui est arrivé et continu à se passer en Géorgie américaine au départ, et s'étend maintenant à la Caroline du Sud, et du Nord, l’Arkansas, le Tennessee et le Missouri.

Allez l'amarante ! Chauffe !

En plus, elle est super sympa cette plante : chacune d'elles produit environ 12.000 graines par an, et les feuilles contiennent des vitamines A, C et des sels minéraux. Elle est même plus riche en protéine que... le soja, pourtant considéré comme champion en la matière. Et les diététiciens affirment que la protéine de l’amarante est de qualité supérieure à celle du lait de vache. Lien 

La tête des nuisibles de Monsanto !

La seule solution qu’il restait aux agriculteurs était d’arracher les plants d’amarante à la main. Sur des milliers d'hectares comme sont les exploitations étazuniennes, bonjour les tours de reins ! D'autant plus que cette petite marrante s’enracine très profondément, rendant cette solution quasi impossible à réaliser.

Du coup, les agriculteurs ont renoncé à cet arrachage. Et abandonnés purement et simplement ces champs salopés par les apprentis sorciers de Monsanto. Des milliers, des dizaines de milliers d'hectares ! Le pied !

Les bouseux ricains, ils sont comme les autres : près de leurs sous, et ils sont dans le vrai. Pour trois raisons : - les OGM sont très chers, - ils mettent ceux qui les utilisent à la merci de Monsanto puisque les fermiers doivent chaque année racheter de la semence traitée, - l'affaire de l'amarante prouve qu'ils ne sont pas efficaces. Alors ils sont de plus en plus nombreux à abandonner les OGM pour revenir à l'agriculture traditionnelle.

Et qu'est-ce qu'elle leur dit à Monsanto la marrante amarante ? Tè ! Fume...



Nonidi 9 Thermidor 221

Sources : lien 

Illustration X – Droits réservés

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Ecoute ! Ecoute !

C’est Marguerite et Marie, deux solides paysannes, qui vont ramasser les patates dans les champs.

Soudain Marguerite sort de la terre humide deux grosses patates et dit :
- Cré vindiou la Marie, on dirait les couilles au Fernand !


Marie, étonnée par la taille des tubercules s'étonne :
- Oh ! Aussi grosses ?


Et Marguerite de répondre :
- Non, aussi sales !!!

25/06/2013

« Escroquerie en bande organisée ! »

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Escroquerie en bande organisée

Et dont le chef fut à l’Élysée ?

Mais sont-ils fous, et hargneux tous ces juges

Pour nous annoncer un tel grabuge !

 

Tout ce ramdam pour quoi ? Quelques quatre-cent millions...

Faut-il donc qu'ils soient pingres ces pauvres troublions

Pour oser contester les décisions fort sages

De ce tribunal (privé!) d'arbitrage

Qui, dans sa grande lucidité,

A décidé, doctement, d'accorder

Cette poignée d'euros

A ce superbe héros,

Ce prince du grisbi

Ayant pour nom Tapie !

 

Ah! Quel beau condottiere que ce Tapie-là !

Mais que lui veulent-ils tous ces vils cancrelats

Tous ces gagne-petits, tous ces puent-la-sueur

Qui jadis furent ses veules admirateurs ?

N'a-t-il pas fait briller les couleurs Olympiennes ?

Bien sûr en achetant, tant soit peu, Valenciennes...

N'a-t-il donc pas servi la cause à Mitterrand ?

Puis celle de Sarko ? Faut bien prendre le vent...

N'a-t-il donc pas « sauvé » nombreuses entreprises ?

Les pillant, puis laissant les manards dans la mouise...

 

Quatre-cents petits millions, est-ce donc trop payer ?

Cela mérite-t-il, pour les chiens, d'aboyer ?

Juste 400 écoles, 14.000 emplois,

Un million d'hectares de bois,

Cinq Airbus 320,

Mille cargo de vin...

Non mais regardez-les ! C'est qu'ils mordraient ces cons !

Non mais écoutez-moi ces arguments abscons...

Lagarde, puis Richard et maintenant Nanard

Bientôt Guéant, pourquoi pas Sarko ? Connards...

 

Bof... On va s'en tirer. On va jouer la montre...

Faire appel, chicaner sur les pour et les contres...

L'important, c'est de ne pas rendre le pognon...

Faut ruser : elle approche la prescription !

 

 

Septidi 7 Thermidor 221

 

Illustration Merci à Christian 

 

***********************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi tous ces « puissants » ont-ils un chauffeur ?

 

Parce qu'on ne peut pas conduire avec des menottes...

24/06/2013

Normalou à Doha : pour quelques poignées de (gazo)dollars...

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Eh ! Vous l'avez vu François faire la danse du ventre devant les Zaraberiches en robe blanche du Qatar ? Il doit avoir de la peau morte sur la langue à force de leur faire des « inflations mode Dati » ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour essayer de fourguer quelques Rafales (avion dépassé dâtant de...cinquante ans!), de faire avancer quelques gros dossiers, comme le projet de métro à Doha pour lequel le groupe Vinci est en lice, ou celui du tramway de la ville nouvelle de Lusail, dans lequel s'est engagé Alstom, sans oublier qu'Airbus équipe déjà quasiment toute la flotte qatarie...

 

Il lui a fallu aussi se trémousser un peu plus du bide pour rassurer « nos partenaires et amis Qataris » quant aux réticences de plus en plus rugueuses concernant le rachat par les Bédouins des bijoux de famille de la France. Il lui a fallu notamment proposer autre chose que les monceaux de pognons que les gaziers des sables voulaient déverser sur nos banlieues pour les « aider »...avec l'aide du « progrès salafiste ». En l’occurrence, ce sera un fonds commun franco-qatari destiné à financer des PME.

 

Et puis, il a dû nous faire un grand numéro au lycée Voltaire de Doha. Cet établissement de prestige avait été inauguré en grandes pompes en janvier 2008 par Sarkozy, aux côtés du prince héritier, avec Bernard Kouchner, Christine Lagarde et Xavier Darcos... Il a fallu six mois à peine pour exaucer le vœu des Al-Thani : créer à Doha un établissement français autre que le lycée Bonaparte fréquenté par les enfants d'expatriés. Une école franco-qatarie avec cours d'arabe, d'anglais et, en option, de religion islamique. La Mission laïque, riche de son expérience d'enseignement dans 125 institutions du monde entier, a relevé le défi. Le projet pédagogique - deux cultures, trois langues - enchantait les Qataris. Dès lors, au diable l'avarice, voilà nos Qataris promus membres à part entière de la francophonie. Ben voyons, il y a autant de francophones au Qatar que de démocrates aux F.N...

 

Mouais... L'enseignement « à la française » au pays de la charia, c'est pas du loukoum ! Véronique Sanson, invitée à venir promouvoir la culture française ? Recalée : une de ses chansons parle d'Allah. Un livre d'histoire parlant de la chrétienté ? Le proviseur convoqué chez le proc et menacé de...dix ans de taule ! Au Qatar, les jeunes ne doivent pas savoir avant l'age de 18 ans qu'il peut exister d'autres religions que l'islam... Bonjour la laïcité à la française chez les barbus pleins de thunes. Résultat : la Mission laïque doit foutre le camp et la gestion ainsi que le contenu de l'enseignement du lycée Voltaire passent directement sous la coupe de ces grands démocrates de Qataris.

 

Tout ça pour la plus grande « gloire » d’une principauté moyenâgeuse du golfe arabo-persique. Un pays dont la richesse est assise sur le gaz et sur l’exploitation sans vergogne de 2 millions de quasi esclaves étrangers au profit d’une poignée de bédouins. Avec en prime une dictature féodalo-religieuse dont l’obscurantisme ferait passer le Perse Ahmadinejad pour Voltaire ! Un pays prédateur qui achète les bijoux de famille de la France avec la complicité des gouvernements en la matière aussi veules à gauche qu’à droite. Un pays bonzaïe, soutient financier et idéologique des Frères musulmans, qui prêchent ouvertement l'avènement de la charia – horreur archaïque à l'état pur – dans le monde entier, soutient également des mouvements salafistes contre lesquels la France envoie ses soldats... Avec des amis comme ça, on est tranquille !



Bof, me direz-vous, les gazo-dollars des féodaux du désert valent bien quelques « aménagements raisonnables » avec la charia..



Ben NON ! On n'a pas a vendre notre dignité (j'ai failli écrire « notre âme ») pour quelques poignées de dollars !





Sextidi 6 Thermidor 221



Illustration X – Droits réservés



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Ecoute ! Ecoute !



Deux sultans discutent de leurs femmes. Comment fais-tu le soir, demande l'un, pour choisir une femme parmi les trente que tu as dans ton harem? C'est très simple, rétorque l'autre, je les réunis toutes dans le hall et, du haut de la balustrade, je leur jette un seau d'eau. Ensuite, je prends celle qui fait le plus de vapeur! 

 

 

22/06/2013

Ouiquinde érotique: de Villon à Queneau, le dépit des barbons!

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Quand me regarde toute nue,

Et je me vois si très changée,

Pauvre, sèche, maigre, menue,

Je suis presque toute enragée.

 

Qu'est devenu ce front poli,

Cheveux blonds, ces sourcils voûtils,

Grand entrœil, ce regard joli,

Dont prenaye les plus subtils;

Ce beau nez droit grand ni petit,

Ces petites jointes oreilles,

Menton fourchu, clair vis traictis,

Et ces belles lèvres vermeilles?

 

Ces gentes épaules menues,

Ces bras longs et ces mains traictisses,

 Petits tétins, hanches charnues,

Elevées, propres, faictisses

A tenir amoureuses lisses;

Ces larges reins, ce sadinet

Assis sur grosses fermes cuisses,

Dedans son petit jardinet ?..

 

Mamelles quoi? toutes retraites.

Telles les hanches que les têtes.

Du sadiner, fi ! Quant des cuisses,

Cuisses ne sont plus, mais des cuissètes

 

Grivelées comme saucisses...


François Villon

 

 

*****************


Si tu t'imagines



Si tu t'imagines 
Si tu t'imagines 
Fillette fillette 
Si tu t'imagines 
Xa va xa va xa 
Va durer toujours 
La saison des za 
La saison des za
Saison des amours 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Si tu crois petite 
Si tu crois ah ah 
Que ton teint de rose 
Ta taille de guêpe 
Tes mignons biceps 
Tes ongles d'émail 
Ta cuisse de nymphe
Et ton pied léger 
Si tu crois petite 
Xa va xa va xa 
Va durer toujours 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Les beaux jours s'en vont 
Les beaux jours de fête
Soleils et planètes 
Tournent tous en rond
Mais toi ma petite 
Tu marches tout droit 
Vers s’que tu vois pas 
Très sournois s'approchent 
La ride véloce 
La pesante graisse 
Le menton triplé 
Le muscle avachi 
Allons cueille cueille 
Les roses les roses
Roses de la vie 
Et que leurs pétales 
Soient la mer étale 
De tous les bonheurs 
Allons cueille cueille 
Si tu le fais pas 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Raymond Queneau


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Quartidi 4 Thermidor 221

 

Photos X - Droits réservés



20/06/2013

Retraites : « Eh ! François, si tu te rappelais qui tu as été élu par le peuple de gauche ? »

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Ça y est : c'est aujourd'hui que nos têtes pensantes des organisations syndicales et patronales se réunissent pour déterminer, en deux jours, ce dont ils vont ensuite débattre. Ceci en vue d'une énième « réforme des retraites », et sous le coup d'une injonction aussi humiliante que menaçante des ultralibéraux de la Commission europenne, pressés de jeter bas le système français par répartition pour faire la part belle aux banques et assurances avec la capitalisation. L'enjeu réel, ,il est là.



Nos têtes pensantes pourraient en profiter pour faire preuve d'un peu d’imagination. La France est maintenant un pays de bas salaires, de temps partiel, d’intérim. Qui  dit bas salaires dit évidemment moins de cotisations, donc problèmes pour les retraites comme  pour la sécu. Il faut rapprocher cela du fait qu’en quelques années, la part des salaires dans le revenu national à baissé de dix points, ces sommes étant allés renforcer la part de la rétribution du capital. Ce qui fait un différentiel de 20 points ! Voilà où se trouve les causes principales des trous des retraites et de la sécu. Inverser cette tendance ne pourrait qu’avoir des effets rapidement positifs tant sur les caisses de retraites et de sécu que sur le niveau de vie des familles.

 

Par ailleurs, les têtes d’œufs nous bassinent en nous disant qu’il faut allonger le temps de travail. Mais bien sûr que bien des salariés ne demanderaient qu’à continuer à travailler un peu plus. Seulement ce ne sont pas eux qui décident, mais les patrons qui jettent comme un clinex sale les salariés de plus de cinquante balais . Sans oublier que les sarko-trafiquants au pouvoir ont supprimé, en 2008, la taxe dite Delalande qui justement pénalisait les entreprises licenciant les quinquagénaires.

 

Pour sortir de cette alternative vicieuse — réduire les retraites, ou cotiser plus — il serait juste d’élargir l’assiette du financement des retraites non pas aux seuls revenus des salaires, mais à tous les autres et surtout ceux du capital. Une sorte de CSG retraite que paieraient donc aussi ceux qui se gavent de stock options et autres dividendes d’actions. Et pourquoi ne pas faire payer les robots ? Toutes ces machines (caisses automatiques d'autoroute, d'hypermarché, etc.) qui prennent la place de personnes qui cotisaient, elles !

 

Les trois seuls leviers envisagés et utilisés sont l’allongement de l’âge ouvrant possibilité de départ à la retraite , le report de l’âge de prise de retraite sans décote et l’allongement concomitant du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Ceci a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, ils seront bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 41, 42, voire 43 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares… Et comme il n’y a pas de boulot, les « vieux » de 55 ans et plus croupiront au chômage…

 

Qu’est-ce que seront obligés de faire les générations montantes devant une perspective pareille ? Succomber aux sirènes qui leurs chantent sur tous les tons de faire leur propre plan retraite…par capitalisation. La finalité de l’affaire, elle est là : refiler aux gueules avides des grands groupes d’assurances et de banques (maintenant tellement imbriqué) l’énorme gâteau des retraites privatisées.



Pourtant à moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.



Eh ! François, si tu te rappelais qui tu as été élu par le peuple de gauche ?





2 Thermidor 221



Illustration X – Droits réservés





Ecoute ! Ecoute !



Un couple de vieux retraités achète une maison dans un village du sud-ouest et y réside depuis quelques mois quand le maire vient les voir :
- Comment allez-vous ? Vous vous plaisez dans notre commune isolée ? Vous ne vous ennuyez pas j’espère ? Que faites-vous de vos journées ?

Le papy répond :
- Ben, à 7 heures, on se réveille : activité sexuelle. Puis p’tit-déj, re-activité sexuelle. On va faire les courses au marché et à 11h retour du marché, activité sexuelle. Préparation du repas, re-activité sexuelle. Apéro, repas, et activité sexuelle en dessert. Sieste puis activité sexuelle. A 15 heures, je vais jouer aux boules et à 18h au retour : activité sexuelle.
A 19h petite soupe, fromage, activité sexuelle. A 20h vaisselle et activité sexuelle devant l’évier. Puis on regarde un peu la télé et à 10 heures du soir on va se coucher parce qu'on est un peu fatigué...


Le Maire est stupéfait et demande :
- Quel âge avez-vous ?
- Moi 86 ans et Marguerite 78 printemps…
- Félicitations, lui dit le maire inquiet, mais qu’entendez-vous par activité sexuelle exactement ?
- C’est pourtant simple : ELLE ME CASSE LES COUILLES…



 



19/06/2013

Au bistro de la Toile : plus un seul chômeur ? C'est facile...

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- …taing ! Victor, t’as vu. Le dénommé Queyranne vient de remettre à Montebourg son rapport sur la « modernisation de l’action publique ». Et il préconise des mesures qui vont foutre la zone : il tape sur les aides aux taxis, aux transporteurs, aux paysans, au cinéma, à l’outre-mer, etc. On peut prévoir de la joie !

 

- Bof. S’il y a grève des taxis, blocage des routes par les transporteurs, déversement de fumiers devant les préfectures, ça fera venir des gens dans ton rade ! Et puis attend, le Queyranne, il ne s’estrasse pas l’oignon : il y a un foutoir de 6.000 aides diverses aux entreprises. Qui ne profitent évidemment qu’à celles qui ont les moyens de les débusquer dans ce maquis. Elles coûtent 110 milliards (deux fois le budget de l’éducation nationale !) par an. Et sur cette montagne de pognon souvent jeté pour rien, le rapport dont tu parles ne prévoit d’en raboter que…3 petits milliards ! Une poignée de figues… Le rapport ne porte pourtant «que» sur 46,5 milliards d'euros d'aides, certains dispositifs comme le crédit impôt recherche ou les allègements de charges sur les bas salaires n'ayant pas été audités. Sur ce total, qui se compose de niches fiscales et sociales, de subventions, de prêts et apports en capital, les rapporteurs ont découvert que l'industrie n'en percevait que 2 milliards, contre 4 pour l'agriculture, 2 pour l'outre-mer et 1 pour la culture…

 

- Une poignée de figues, comme tu dis…

 

- Et les frais de gestion ! Toutes ces aides sont accordés par l'État, mais aussi par les régions, les départements et les communes. Et allez la gabegie ! Résultat, pas moins de 15.000 agents des collectivités locales travaillent à «aider» les entreprises. Facture? 700 millions par an. Le rapport recommande donc de donner aux régions le pilotage du développement économique, de garder une seule agence économique par région (il y en a 110 actuellement) et d'obliger les chambres de commerce à réaliser 400 millions d'économies.

 

- Il parait  que les buralistes sont visées ? Moi, je m’en cague, je ne suis que bistro…

 

 - Ceux-là, ils savent se démerder. Ils ont su pleurer, menacer et ont réussi à tirer un max à l’époque Sarko !  La cour des comptes a calculé qu'entre 2004 et 2011, le montant du soutien, toutes aides confondues, s'est élevé à 2,6 milliards d'euros !

 

- Putaing ! Mais 110 milliards par an donné aux entreprises, si on compte le coût d’un emploi au smic autour de 30.000 euros par an, ça fait… Attends je prends ma calculette… Ça fait 3 millions 666 mille emplois !

 

- Plus que le total des chômeurs de catégorie A qui ne sont « que » 3 millions 264 mille…

 

- En supprimant toutes ces aides qui ne servent généralement qu’en engraisser un peu plus les actionnaires, à changer le 4x4 des petits patrons ou le tracteur des paysans, on n’aurait plus de chômeurs en France !!! Et la consommation relancerait toute l’économie !

 

- Exact. Et les pôôôvres patrons martyrisés non seulement ne foutraient pas le camp, mais embaucheraient pour faire face à la demande !

 

- Eh ! François, écoute-le ton pote Queyranne ! La voilà ta solution !

 

 - Ouais mais, pour le patronat, plus de chômage, ça veut dire plus de moyens de peser sur les salaires. Et ça, ils n'en veulent pas !



Primidi 1er Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

15/06/2013

Ouiquinde érotique avec cette fine lame de Ronsard !

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Lance au bout d'or, qui sais poindre et oindre,

De qui jamais la roideur ne défaut,

Quand, en camp clos, bras à bras, il me faut

Toutes les nuits au doux combat me joindre ;

 

Lance, vraiment, qui ne fus jamais moindre

A ton dernier qu'à ton premier assaut,

De qui le bout, bravement dressé haut,

Est toujours près de choquer et de pondre !

 

Sans toi le Monde un Chaos se feroit

Nature manque inhabile seroit,

Sans tes combats, d'accomplir ses offices ;

 

Donc si tu es l'instrument du bonheur

Par qui l'on vit, combien à ton honneur

Doit-on de vœux combien de sacrifices ?

 

*******************************************

 

 

Je te salue, ô merveillette fente,

Qui vivement entre ces flancs reluis ;

Je te salue, ô bienheureux pertuis,

Qui rend ma vie heureusement contente !

 

C'est toi qui fais que plus ne me tourmente

L'archer volant qui causait mes ennuis ;

T'ayant tenu seulement quatre nuits,

Je sens sa force en moi déjà plus lente.

 

Ô petit trou, trou mignard, trou velu,

D'un poil follet mollement crespelu,

Qui, à ton gré dompte les plus rebelles :

 

Tous verts galants devraient, pour t'honorer,

A beaux genoux te venir adorer,

Tenant au poing leurs flambantes chandelles !

 

 

**********************************************

 

Adieu, cons rondelets, corralines fossettes,

L'entretien de Nature et de tout l'Univers ;

Adieu antres velus, plains de plaisirs divers,

Fontaines de nectar, marbrines motelettes.

 

Ores, en votre lieu sont les fesses molettes,

Et les culs blancs de chair, de tout poils découverts ;

Les culs plus que les cons sont maintenant ouverts :

Les mignons de la cour y mettent leurs lancettes.

 

Le Roi ne m'aime point, pour être trop barbu ;

Il aime ensemencer le champ qui n'est herbu,

Et, comme vrai Castor, chevaucher le derrière ;

 

Lors qu'il foute les culs, qui sont cons estrecis ;

Il tient le naturel de ceux de Médicis,

 

En prenant le devant, il imite son père !



Septidi 27 Prairial 221


Photo X - Droits réservés

11/06/2013

Au bistro de la toile : conscription

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- Oh ! Victor, hier soir, sur une lucarne à décerveler, j'ai été estomaqué : j'ai vu des mecs, et des filles, déguisés en troufions, se faire agonir par un adjupète, se vautrer dans la merde et...en redemander ! Il paraît que ce sont des cadres d'entreprises et que c'est leur patron qui les envoie – en payant pas mal de thunes en plus ! - se faire bouger le cul par des troufions de choc, trop contents d'en faire un peu baver aux pékins de civils, frustrés qu'ils sont depuis qu'il n'y a plus de conscription.



- Ça se fait. Et ça prouve une chose : tout n'était pas négatif dans la conscription qui, ne l'oublions pas, était l'expression du peuple sous les armes. Une conquête de la Révolution à partir de laquelle des armées révolutionnaires, puis plus tard napoléoniennes, ont balayé toutes les armées professionnelles de l'Europe coalisée.



- ...taing ! Je me rappelle d'une après-midi où il y avait corvée de désherbage d'un terrain proche du camp. Avec un pote de Toulon, nous avons réussi l'exploit de passer, pioche en main, tout l'après-midi autour d'une seule motte d'herbe ! A côté, ils y avait des Alsaciens, des Bretons, des Auvergnats qui mettaient une telle fougue, qui déployaient une telle compétence dans cette tache indispensable à la défense de la France, que nous aurions eu mauvaise grâce à leur enlever le travail de la pioche !



- Je reconnais bien là, Loulle, l'abnégation, la lucidité, l'altruisme des mecs du Sud ! Vous avez, toi et ton pote toulonnais, fait preuve de bien des qualités pour réussir cet « exploit » : outre la générosité qui vous a fait laisser aux autres votre part d'un travail volontairement stupide, fait pour occuper les hommes et observer comment ils s'organisent, vous avez montré de grandes capacités de camouflage (important à l'armée), de discrétion, d'initiative personnelle, d' originalité au milieu de comportements moutonniers, etc. Et puis, regarde-toi Loulle : t'as un sourire béat, réjoui en te souvenant de ton temps « sous les drapeaux ». C'est la magie du temps qui passe : on n'en retient que les bons moments...



- Ouais mais tout de même Victor, passer un an et plus pour certains à se branler les couilles comme ça, quel temps perdu...



- Pas sûr Loulle. Pas sûr ! Tu y as appris la vie en commun, tu y as accepté une hiérarchie de compétence, tu y as connu des mecs d'ailleurs, d'autres couleurs parfois, de milieux tout à fait différents. Et toutes ces différences se sont effacés pour faire face en commun soit à l'adversaire, au combat, soit plus prosaïquement à la connerie pittoresque d'un chien de quartier. Tu y as appris la force du collectif.



- Ouais... Je voyais pas ce côté des choses...



- Chirac a fait une énorme connerie en supprimant la conscription pour doter le pays d'une armée de métier, d'une armée professionnelle. Les problèmes d'intégration actuels résultent en partie de l'arrêt de la conscription. L'intégration « à la française » s'appuyait sur trois piliers solides : l'école de la République, l'usine et les syndicats, le service militaire. Il ne reste plus que l'école, et c'est trop lui demander...



- Ouais mais, le pognon que ça coûtait, toutes ces casernes, ces officiers et sousofs à payer...



- Et tu crois que les désordres résultant de cette mauvaise intégration ne coûtent pas plus ? Et les fractures sociales, communautaires ? Et la délinquance ? Et, sur une autre plan, l'animation économique des villes dans tout le pays par la présence de ces camps et casernes ? Et, plus prosaïquement, le fait que les jeunes y passaient le permis de conduire, pouvaient y apprendre un métier utilisable dans le civil et, par ce rite de passage, entraient dans la vie adulte... Enfin Loulle, une armée comprenant une majorité de troufions non professionnels, mais sortis pour un temps du peuple, est un bouclier contre toute tentative d'aventure fascisante, ce qui n'est jamais exclu avec une armée uniquement professionnelle. Même aujourd'hui ou ça fume méchamment sous certains képis !!!



- ...taing ! Pour un vieil anar, je trouve que tu trouves bien des qualités à l'armée !



- Je vais te raconter une histoire Loulle : lors du putsch des colonels, en Algérie, j'étais troufion chez les paras, au peloton EOR de Pau. Les « professionnels » étaient excités comme des poux. Ils avaient des envies de coup d'état. Nous étions équipés pour le combat, avec armes et bagages, stationnés sur la base de la BETAP, à Pau. Nous devions, selon les rumeurs qui circulaient, sauter aux environs de Paris ! Seulement voilà : nous étions des conscrits. Et nous avons débattu de ce que nous ferions si on nous larguait sur Paris. Il y avait des tarés près à tirer sur la foule. Mais pour l'essentiel, nous avons décidés, le cas échéant, de désobéir à nos chefs s'ils nous donnaient des ordres débiles, et de mettre crosse en l'air ! Mais tout ce bordel s'est heureusement dégonflé... Voilà pourquoi je suis pour l'armée du peuple et contre l'armée de métier Loulle !



- A la nôtre !



Tridi 23 Prairial 221



Merci à Chimulus



.....................



Ecoute ! Ecoute !



Quelques motifs de punitions pour les troufions:

 

- Chargé de mettre du grésil dans les toilettes, y a mis de la mauvaise volonté. 

- Lors d'une revue de casernement a cassé les vitres des fenêtres pour faire croire qu'elles étaient propres. 

- A mis du sable dans ses cheveux pour tenter de détériorer la tondeuse du coiffeur. 

- A balayé le couloir avec le manche du balai sous prétexte que cela faisait moins de poussière.

- Au réfectoire a chanté une complainte de Tino Rossi pour essayer d'attendrir sont bifteck. 

 

- Ne sait pas nager, ne fait rien pour apprendre, persiste à rester au fond de l'eau pour faire rire ses camarades. 

09/06/2013

Gastronomie estivale

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Margot

 

Margot roulait à bicyclette

Par des chemins de fruits dorés.

Dans le vent volait sa jupette

Sur de longues cuisses dorées.

 

Comme un champion du Tour de France

Moi, derrière, je salivais,

Fasciné par les abondances

Que par éclair je découvrais.

 

Percés au cœur par Cupidon

Devant son lascif abandon,

Gonflé d’amour j’ai eu l’honneur

 

De butiner cette orchidée.

Elle m’a donné du bonheur

Pour plus de mille éternités.

 

 

La Boumiane 

 

- Oh ! Victor ! Tu tirais la langue

Pour suivre ta jolie mousmée,

Tu pédalais comme une branque

Dans son sillage parfumé !

- Crois-moi, pour garder la cadence

Je n’avais pas besoin d’EPO,

J’étais fasciné par la danse

De ces jolis éclairs de peau.

Nous allions sur les bords du Rhône

Vers quelques nids d’amour discrets

Et dans ses grands yeux de Madone

J’ai découvert le Grand Secret,

Celui qui fait tourner le monde,

Celui qui peint les cœurs en bleu,

Qui fait sourire la Joconde,

Le seul vrai dieu, l’Amour, parbleu !

- Mais vivre d’amour et d’eau fraîche

Ça ne dure qu’un temps, pardi !

Quand Cupidon lance ses flèches,

Elles ouvrent aussi l’appétit !

Je te propose un plat champêtre,

Simple, léger, plein d’agréments,

Suffisant pour faire renaître

La fougue ardente des amants :

C’est la succulente Boumiane

Que vénèrent les Provençaux.

Prends quelques belles mérinjanes (1)

Que tu coupes en gros morceaux.

Tu les saupoudres de sel gros

Afin qu’elles crachent leur eau.

Au bout d’une heure tu les rinces,

Les recoupes en portions plus minces,

Puis dans une large sartan (2)

Tu les fais frire en ajoutant

Un grand verre d’huile d’olive

Et tu fais cuire à flamme vive.

Tu tournes régulièrement

Pour éviter l’attachement.

Dans une poêle séparée,

Tu cuis des tomates parées,

Les Marmandes sont les plus sûres

Mais surtout il les faut bien mûres.

Tu ajoutes un bouquet garni,

Du sel, du poivre en harmonie,

Une cuiller de sucre en poudre

Pour l’acidité à résoudre.

Lorsque le jus aura réduit

Amalgame les deux produits

Dans la plus grande de tes poêles

Et laisse cuire encore un poil.

Avant de servir tu complètes

D’un peu de piment d’Espelette,

De trois gousses d’ail écrasées.

Ça se mange chaud ou glacé.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

(1) mérinjanes: aubergines

(2) sartan: poële



VictorAyoli



Primidi 21 Prairial 221

 

 

 

 

 

 

Photo X - Droits réservés

 

05/06/2013

A moi, contes ! Un peu de tendresse : Le poussin et le motard

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Un motard de l'escorte de quelque Ubu-Roi

Fonçait à 140 sur route de campagne

Il tomba nez à nez, et avec grand effroi

Au sortir d'un virage, au sommet d'une fagne

Avec un tout petit poussin jaune et mignon.

Il tente d'éviter le joli champignon

Mais, hélas, il accroche le petit animal

Qu'il voit, dans son rétro, après un bond fatal

Étendu sur le dos, son petit bec en l'air...

Le motard est un tendre, il retourne en arrière

Et ramasse l'oiseau inconscient mais vivant.

Il le met à l'abri derrière son coupe-vent

Et le soir lui achète une petite cage

Où il l'installe au chaud, avec pain et breuvage.

Le lendemain matin, le poussin se réveille

Voit les barreaux, le pain, l'eau, pense à la veille

Et s'exclame, la tête pleine de boussignoles:

« J'ai tué le motard, et me voilà en taule! »

 

Septidi 17 Prairial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Donnons la parole au grand Rabelais :

« Mais, concluent, je dys et mantiens qu'il n'y a tel torchecul que d'un oyzon bien duveté, pourveu qu'on luy tienne la teste entre les jambes. Et m'en croyez sus mon honneur. Car vous sentez au trou du cul une volupté mirificque, tant par la doulceur d'icelluy duvet que par la chaleur tempérée de l'oizon laquelle facilement est communicquée au boyau culier et aultres intestines, jusques à venir à la region du cueur et du cerveau. »


Rabelais, Gargantua, 1534

 

 

03/06/2013

Au bistro de la toile : revue de presse.

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- Alors Loulle, les nouvelles aujourd’hui ?

 

- Ben, les Zuhèmepets ont besoin de prendre des cours du soir pour apprendre la démocratie, viscéralement inexistante dans leur parti. La grande rigolade de leur primaire en est une illustration !

 

- Ils en sont émouvants de connerie. Mais cette aversion pour la démocratie interne, de la part de ceux qui sont censés être les représentants, les guides, les modèles du peuple en matière de démocratie est tout sauf rassurant. Parce que c’est une constante dans les partis dits de gouvernements. Qu’on se rappelle les mascarades aux P.S. lorsque Ségolène s’est fait voler sa victoire pour la tête de ce parti…

 

- Ah ! Puis il y a les allocs. Faut-il les raboter pour les plus aisés ? Faut-il réduire le quotient familial ? Il parait que Normalou et Tranquilou ont pris leur décision. On verra à quelle sauce les parents « riches » seront bouffés.

 

- Je pense que la plupart de ces ménages « zézés » ne feront pas trop la gueule, ne serait-ce que par civisme. Le danger serait de casser le côté universel des prestations familiales, autrement dit de moduler le montant des allocs en fonction des revenus. Sur le plan de la justice, il n’y aurait évidemment rien à dire, mais ce serait sinon ouvrir, du moins entrouvrir la porte au démantèlement de toutes les prestations sociales. Pourquoi ne pas, dès lors, moduler les remboursements des prestations santé en fonction des moyens des citoyens ? Résultats à craindre : les riches obligés de s’assurer dans le privé pour contrebalancer la carence de la Sécu. Dès lors la santé à deux vitesses serait la réalité : une médecine pointue pour ceux qui auraient les moyens de se payer des assurances privés solides, une médecine au rabais pour les autres… Et pareil pour les retraites : la capitalisation à la place de la répartition. Le rêve des assureurs privés.

 

- Je ne voyais pas les choses sous cet angle, mais ça se tient. Ah ! Et puis, à l’international, il semble qu’on assiste au début du « printemps turc » !

 

- Ça, c’est vraiment rafraichissant ! Les Turcs sont un peuple moderne, démocratique et surtout laïc depuis Mustapha Kémal Atatürk qui n’a pas hésité à débarrasser le pays du joug de l’islam, à coups de pieds au cul si nécessaire. Or le gouvernement actuel – démocratiquement élu et réélu, c’est vrai – a pris au fil des mandats une tendance totalitaire. Et les succès économiques indéniables ne peuvent faire accepter au peuple le culbénitisme de ces gouvernements islamo-conservateurs qui prétendent « redonner à la religion sa place prépondérante », dixit Erdogan. C’est le retour du voile pour les femmes, l’interdiction de l’alcool, la persécution des journalistes, la main mise sur la presse, et. Les Turcs ne sont pas plus cons que nous : ils ne veulent ni du retour de leurs curés à eux, les imams, dans leur chambre à coucher, ni d’un régime dictatorial !

 

- Bon. Alors trinquons à leur succès !

 

 

Quintidi 15 Prairial 221

 

Merci à Chimulus

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

 

La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens paraissent brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule...

02/06/2013

Ouiquinde gastronomique : la bourride

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Nicole

 

Dans la chambre aux fenêtres closes

La vue de sa peau dénudée

Plus enivrante que la rose

Plus somptueuse que l’orchidée

 

Met mon cœur et mon corps en transes

Depuis ce si beau jour d’été

Où le ciel m’a donné la chance

D’avoir l’honneur de la goûter.

 

Nicole est une fleur sauvage

Que j’eus le bonheur de cueillir

Dans les dunes, près des rivages

 

Où Phébus la faisait fleurir.

Depuis ce jour je suis ravi :

C’est elle l’amour de ma vie.

 

 

 

 

- Compagne de ma vie en restant ma maîtresse

Elle mêle à souhait la fougue et la tendresse.

Sa peau de soie moirée, ses yeux de velours vert

Sa grâce de félin sensuel et pervers,

Le dangereux désir qui effraie et passionne

Font que je la surnomme, fièrement, La Lionne.

- Oh ! Victor ! Cette fois t’es mordu ! Qui l’eût cru ?

T’as pas peur, quand tu dors, qu’elle te bouffe cru ?

Il faut se méfier des mantes religieuses :

Elles croquent leurs mâles lorsqu’elles sont heureuses !

- Vivre heureux même si c’est dangereusement

Tel a toujours été le credo des amants.

Et puis, si ses étreintes sont longues et torrides,

Pour manger, elle préfère encore la bourride !

- A queste cop, Victor ! Voilà qui est rassurant

Car il faut savoir fuir un amour dévorant.

Maintenant sa bourride, qu’elle en est la recette ?

- C’est, en un peu plus riche, la bourride de Sète.

Première opération, prépare un court bouillon :

Deux carottes, un poireau, du fenouil, deux oignons,

Plus un zeste d’orange, du laurier et du thym,

Fleur de sel de Camargue et poivre du moulin.

Un litre et demi d’eau, demi litre de blanc

De Laudun ou Pujaut, quelques brins de safran.

Met la tête d’un congre, deux poignées de favouilles,

Fais cuire vingt minutes, à feu vif, que ça bouille.

Passe au presse légumes, puis exprime au torchon.

Pendant que ça tiédit, fais péter un bouchon.

Dans ce jus, met ta lotte dix minutes en cuisson.

Tes loups et ton colin débités en tronçons

Tu les rajoutes alors, mais pas comme une brute,

Et les cuis en faisant frissonner dix minutes.

Retire les poissons que tu réserves au chaud,

Tu reprends ton bouillon et le passe à nouveau.

Pendant que ça cuisait tu as fais l’aïoli,

Soit généreux car en manquer est impoli,

Pour la changer en rouille, une fois qu’elle est faite,

Tu va incorporer du piment d’Espelette,

Ca va te la muscler et te la colorer.

En deux portions égales ta vas la séparer.

La moitié dans un bol, pour manger le poisson,

L’autre te servira à lisser le bouillon.

Dans une casserole, pour cela incorpore

Deux ou trois jaunes d’œuf. Tu dois tourner encore

En versant doucement le bouillon toujours chaud.

Tu remets à feu doux sur le bord du réchaud

Et tu tournes comme pour une crème anglaise.

Quand la cuillère nappe, ton bouillon est à l’aise.

Tu mets dans les assiettes quelques croûtons dorés,

Frottés d’ail et couverts avec la rouille ambrée,

Que chacun mouillera comme il veut de bouillon

Et tu sers à côté le plat de tes poissons.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

VictorAyoli

 

Quartidi 14 Prairial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Qu'est-ce qui se lève quand tu t'en sers, qui s'abaisse quand tu as fini de t'en servir et qui goutte après usage ?

 

 
Un parapluie, bande d'obsédés !