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17/04/2013

Attention : un obscurantisme peut en cacher un autre !

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Les Zétazuniens redécouvrent la guerre sur leur territoire… Comme le 11 septembre 2001. Attentat islamiste ? Attentat de l’extrême-droite étazunienne ? Bof. Qu’ils se démerdent…

 

Mais ce raccourci volontairement caricatural nous renvoie en miroir aux dangers qui menacent notre république : - menace islamique fomentée de l’extérieur et exécutée (quand par malheur elle se concrétise, c.f. Merah) par des gens de l’intérieur ; - menace de l’extrême-droite derrière le paravent de l’obscurantisme religieux. L’alliance de circonstance de la burqua et de la cagoule ! Chaque menace se nourrissant de l’autre.

 

La menace islamique n’est plus à prouver. Elle se concrétise par les provocations d’une partie minoritaire mais agissante des musulmans de France (foulard, burqua, viande hallal, cantines, hôpitaux, prières de rue, etc.). Son but : créer un communautarisme religieux obscurantiste par la peur. Son cheminement : abattre la laïcité par l’intimidation et la violence. C’est un fascisme.

 

Lui répond maintenant une menace "christianiste". Les plus bornés des cathos se sont glissés dans l’ombre des islamistes pour tenter d’abattre, eux aussi, leur ennemi commun : la laïcité. Ils ont trouvé un cheval de bataille : la lutte contre le mariage pour tous. Ils ameutent les factions de population qui ont toujours  existés en France : les cathos les plus bornés tendance fachos, ceux des Croix-de-feu, ceux de La Cagoule avant-guerre. On les retrouve dans les manifs anti mariage pour tous derrière des figures qui seraient pittoresques si elles n’étaient dangereuses, comme la caricaturale et bien nommée Frigide Bargeot. C’est là encore un fascisme. Avec en position du singe laissant le chat sortir les marrons du feu, le Hèfe-Haine.

 

Cette montée des fascismes n’est pas propre à la France. On la retrouve dans tous les pays d’Europe. Avec les mêmes causes : - misère galopante dû à une globalisation ultra libérale ravageuse ; - laxisme en matière d’immigration organisé par des gouvernements à la naïveté « d’idiots utiles » au profit du patronat pour peser sur les salaires, aboutissant à une situation qui fait percevoir l’Autre comme un danger, puis un bouc émissaire.

 

Il est temps de regarder les choses en face et de neutraliser radicalement, sans concession et sans faiblesse ces deux menaces. Faute de quoi, comme au siècle dernier, les démagogies défieront et confronteront les démocraties dans le sang et les larmes. L’histoire resservirait-elle les plats ?

 

 

Octidi 28 Germinal 221

Merci à Picasso


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Ecoute ! Ecoute !

 

Un fils demande à son père:
Papa, c'est quoi la république ?
- Prenons par exemple notre foyer: Moi j'ai un salaire je suis le Capitalisme, ta mère le Gouvernement, toi tu serais le Peuple, la bonne serait la Classe ouvrière et ta petite sœur qui n'a qu’un an le Futur.
- Oui, Papa je crois que j ai compris, je te le dirai demain.

Le soir il est réveillé par les cris de sa petite sœur et il voit qu'elle a chié dans sa couche. Il va dans la chambre de ses parents et il voit sa mère qui dort profondément. Il regarde par le trou de la serrure de la chambre de la bonne et il voit son père qui l’enfile !

Et le lendemain:
- Papa je crois que j ai compris : Pendant que le Capitalisme enfile la Classe ouvrière, le Gouvernement est profondément endormi, le Peuple est complètement ignoré et le Futur est bien dans la merde.

14/04/2013

Ouiquinde sur la grande bleue : Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

sardines web.jpg

 

 

Éclairs d'acier bleuté bondissant hors de l'onde

Pour tenter d'échapper à la dent furibonde

De quelque carnassier montant des eaux profondes

Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent...

C'est la reine des mers! Succulente et divine,

Pas la langouste, non. Simplement la sardine!

Sa réelle fonction, sa vie, son aventure

Généreuse et bornée: c'est d'être nourriture!

Les poissons s'en délectent, l'homme la met en boite,

Lui fait boucher le port si la passe est étroite...

Chez nous, dans le Midi, on l'aime tellement

Que chaque Provençal est un peu son amant.

Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,

Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.

Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,

Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque

Par la roideur arquée du petit corps luisant.

Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.

Devant le cabanon, à l'ombre de la treille,

Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,

Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"

C'est les sarments de vignes du côté de Lunel.

Un bon coup de muscat met les convives à l'aise

Juste le temps qu'il faut pour apaiser la braise.

Sur un bout de grillage il range les sardines,

Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.

Les poissons sur la grille sont posés sur le feu

Puis retournés après une minute ou deux.

Sur un grand plateau rond, au milieu de la table

Calée par des galets pour qu'elle reste stable,

Le Pégot sert en vrac sa première tournée

Puis remet sur le feu la prochaine fournée.

Un jet d'huile d'olive dans le creux de l'assiette,

On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.

D'une pression du doigt on enlève la peau

Libérant les filets odorants et bien chauds,

La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,

La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebleu !

On se "rabine" un peu, d'où le nom: "brulo dé"

Mais c'est tellement bon! Vous n'avez pas idée.

Avec les dents du haut, on bloque la sardine,

La mâchoire du bas, retroussant les babines

Fort délicatement détache le filet

Qu'un" ggluuff" aspirera jusqu'au fond du palais.

Sous le pin parasol où s'aiment les cigales

Montent les petits bruits des gens qui se régalent.

Ça fait des: "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c'est bon !"

C'est toute la marée, plus un goût de charbon.

Toutes les deux sardines on boit un coup de blanc,

De Cassis ou de Saint-Hilaire-d'Ozilhan,

On parle avec les mains, on sort la galéjade

Et la journée se passe en franche rigolade.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Rien de plus simple: des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi kilo par personne, soit 3 kilos). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l'huile d'olive dans chaque assiette. Prévoir aussi des peilles ou des essuie-tout pour les mains !

 

Les vins conseillés:

La sardine est bonne fille et s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.

En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusc1an, Ventoux, Luberon, Cos­tières de Nîmes; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.

En vins du Languedoc blancs Picpoul-de-Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d' Aigues-mortes.

En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de­-Provence et des Coteaux varois.

 

In « Le bonheur grâce à la cuisine de l’amour »

 

 

Quintidi 25 Germinal 221

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 

12/04/2013

Gênante pour qui la transparence ?

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Non mais regardez-les s’offusquer les « zélites » ! S’offusquer que le peuple (pouah ! C’est sale la « populasse ») puisse envisager de savoir ce qu’il y a dans la poche de ceux qui les gouvernent (si mal). Ce qu’il y a dans leur poche lorsqu’ils arrivent aux commandes, et ce qu’il y a lorsqu’ils s’en vont. La différence…fera la différence entre ceux qui auront travaillé honnêtement pour le bien public et ceux qui se seront goinfrés en utilisant à leur profit et à celui de leurs « amis » les pouvoirs que le peuple leur a momentanément délégués.

 

Le critère de l’argent ne devrait pas être de mise dans une république digne de ce nom. Et pourtant… Combien d’ouvriers à l’assemblée nationale et au sénat ? Combien d’employés ? Combien de petits commerçants ? Combien d’infirmières ? Combien de petits patrons ? Combien de chômeurs ? La réponse est simple : aucun ! Parce que plus que la compétence, c’est la position sociale, l’entregent, les réseaux d’influence qui font les « zélus ».

 

Si les élus, à tous les niveaux, de conseiller municipal à président de la république, ne pouvaient prétendre qu’à un seul mandat et surtout, une seule mandature, cela mettrait fin à cette insupportable professionnalisation de la politique. Ceci mettrait fin à cette provocation envers la démocratie qu’est l’existence d’une « classe politique », à ces dynasties d’élus écumant une région de père en fils, avec le népotisme le plus éhonté en manière d’agir normale.

 

Citoyen-président François, pour une fois tu as tapé sur la table. Alors fais-toi respecter. Vire tous ceux qui refusent cette transparence que le peuple appelle de ses vœux. Ordonne à cette girouette de Ayrault d’être inflexible, vire Bartolone s’il recommence ses conneries. Merde, c’est toi le patron, non ? Alors montre-le !

 

 

Tridi 23 Germinal 221

 

 

Illustration: merci à Deligne

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un député reproche à un de ses collègues d'un parti opposé : 
- Depuis trois ans que vous siégez parmi nous, je ne vous ai jamais vu ouvrir la bouche. 
- Pardon ! Je l'ai ouverte au moins une fois, lors de chacune de vos interventions. Pour bailler.

11/04/2013

Les fables de La Bedaine : Le trou du cul devenu roi !

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Or donc en ce temps là, hasard ou jeu divin

Le corps humain advint.

Il fallut décider qui, de tous les organes,

Serait le chef idoine.

Ainsi dit le cerveau, je contrôle les nerfs,

C’est donc moi qui dois être le chef décisionnaire.

Ainsi dirent les yeux, c’est nous qui apportons

L’essentiel des informations,

Nous devons être chefs car c’est par nous qu’on voit.

Ainsi leur dit la bouche, tout est nourri par moi,

Il est donc naturel que j’ai le gouvernail.

Eh ! Oh ! dirent les mains, qui donc fait le travail

Pour être votre chef, n’a-t-on pas le prestige ?

Car qui nourrit dirige.

Oui mais, dirent les pieds, qui donc vous tiens debout ?

Sans nous que seriez-vous sinon un tas de mou ?

Nous devons être chefs, telle est notre démarche

Car si nous nous bougeons, c’est bien grâce à la marche.

Enfin le trou du cul fit entendre sa voix

Réclamant lui aussi le pouvoir d’être roi.

Et tous de se gausser, de ricaner, de rire,

Que le cul les dirige ? Qui aurait-il de pire ?

Le trou du cul, vexé, alors se referma.

Aussitôt tout le corps glissa vers le coma.

Le cerveau fut fiévreux

Les yeux furent vitreux,

Les mains pendaient sans force

Les pieds devinrent torses

Les poumons et le cœur perdaient le goût de vivre

Le corps humain souffrait et luttait pour survivre.

Tous demandèrent alors au cerveau de céder

Et laissèrent au cul le droit de décider.

Celui-ci, en s’ouvrant, remis le corps en marche,

C’est donc lui qui devint le chef, le patriarche,

Le corps fonctionnait bien, sans à coups, simplement

Car il gérait fort bien tous les emmerdements.

 

Moralité :

 

L’on peut être, sans en être vaincu,

Dirigé par un trou du cul !

 

 VictorAyoli


Duodi 22 Germinal 221


Illustration: Merci à Sakoch

 

 

 

 

 

10/04/2013

Au bistro de la toile : la grande évasion.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Eh ! Victor, t’as vu jouer La grande évasion ?

 

- Ben, oui, mais c’est lointain. Un film étazunien de John Turgess je crois, mettant en scène la tentative d’évasion d’une palanquée d’officiers  polonais, amerloques et anglais.

 

- Bien. Je vois que t’as une culture… Mais actuellement, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’Etat, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc… Parait que ça tourne entre 60 et 80 millions par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

 

- T’as tout compris. Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs  qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

 

- Mais comment peut-on laisser faire ça ? Que font ceux qui sont chargés de lutter contre ce hold-up ?

 

- Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les haut-fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances). La France ne s’est doté ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Sais-tu que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Sais-tu que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et qui était jusqu’à ces derniers jours le ministre du Budget ? Un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur !

 

- Ouais… C’est comme si tu mettais Depardieu ministre chargé de la lutte contre l’alcoolisme !

 

- En quelque sorte. Mais un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodé à l’idéologie ultra libérale. Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complices passifs ou actifs des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant…à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, coeurs d’artichauts avec les riches…Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les première, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Sain-Flour, Carpentras ou Cahors…

 

- Enfin, ces paradis fiscaux, il me semble que Sarko avait dit que c’était fini !

 

- Ben voyons ! Il n’était pas à une sarkonnerie près celui-là. Les paradis fiscaux, pour qu’ils sortent de la liste noire, il fallait qu’ils passent un certain nombre d’accord d’échange d’informations avec d’autres pays. Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ben, bien sûr, ils ont passé ce genre d’accords entre eux ! La liste des paradis fiscaux s’est ainsi vidée à la faveur de la conclusion essentiellement formelle de conventions bilatérales par les pays concernés. Et je t’embrouille…

 

- Et l’Europe elle fait quoi la dedans ?

 

- Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux. Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, l'Autriche, Chypre, Malte, la City de Londres, les îles anglo-normandes ; parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. La politique européenne de maîtrise de l’évasion fiscale internationale reste à définir en approfondissant les progrès trop limités du « code de conduite », en réduisant les frottements fiscaux entre Etats (notamment par l’adoption de règles communes d’imposition des sociétés), et en harmonisant la lutte contre les opportunités d’évasion fiscale offertes par les pays non coopératifs ou par les excès de la dérégulation.

 

- Alors on fait quoi ?

 

- Si je le savais… Tè ! Sers-nous une tournée de rouge !

 

 

 

Primidi 21 Germinal 221

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Une infirmièrequi prend sa pause cigarette a l'entrée de l'hôpital voit deux médecins en blouse blanche en train de chercher quelque chose dans le parterre de fleurs. 

-
Excusez-moi, dit-elle, vous avez perdu quelque chose ? 

-
Non, répond un des docteurs. Mais tout a l'heure on fait une transplantation cardiaque a un inspecteur des impôts et on est a la recherche d'une pierre de taille adéquate.

09/04/2013

Elle a libéré le territoire…

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C’est triste une vieille dame qui meurt, diminuée par la maladie. C’est toujours émouvant.

 

C’est moins émouvant lorsqu’on se souvient que cette vieille dame, au sommet de sa carrière, a volontairement laissé crever dans les geôles anglaises le prisonnier politique irlandais Bobby Sands, à l’issue de 66 jours de grève de la faim et de la fin. Le chanteur de rock britannique Morissey a provoqué en son temps un beau tollé en rêvant de voir Margareth Thatcher grimper à l’échafaud :

"Les gens de bonne volonté

Ont un rêve merveilleux

Margaret sur la guillotine

Parce que des gens comme vous

Me fatiguent vraiment

Quand allez-vous mourir ?" 

 

Ben voilà. Ton rêve est exaucé Morissey… Hier soir, j’ai débouché une Guinness à la mémoire de Bobby Sands, à la mémoire des milliers de mineurs jetés à la rue, à la mémoire des troufions argentins et anglais tués pour quatre arpents de cailloux et l’orgueil nauséabond d’une dangereuse mégalo.

 

C’est moins émouvant lorsqu’on se souvient que cette dame comptait parmi ses bons amis un certain Pinochet, le dictateur-massacreur du Chili.

 

Cette femme, avec son complice étazunien Reagan, aurait du être traduite devant un tribunal international pour « crimes économiques ». C’est sous l’impulsion de ces deux créatures nuisibles que le monde a sombré dans l’ultra libéralisme, la dérégulation, le saccage des services publics, le triomphe de la finance la plus néfaste, l’enrichissement outrancier des tricheurs les plus cyniques, la misère galopante dans le monde entier. Tout ça pour le « bonheur » matériel de quelques uns – 1% - au détriment de tous les autres.

 

J’ai eu – par hasard – le bonheur…de lui écraser les arpions et de l’entendre crier « Aoh ! ». C’était au début des années 80. Elle était reçue à la mairie d’Avignon et, en tant que journaleux, j’étais invité au pince-fesse donné par les « zautorités ». A cette époque, elle saccageait les mineurs britanniques. Les mineurs d’Alès (il y en avait encore…) l’attendaient place de l’Horloge avec des sacs en papier remplis de poussier noir et très volatil qu’ils balançaient sur les CRS venus pour protéger l’Anglaise. Donc, beaucoup de monde dans la grande salle de réception de la mairie. Un verre de champ’ à la main, poussé par la foule, je recule et « AOH ! ». Je venais par inadvertance de poser mon talon et quelques 90 kilos de viande et d’os (j’étais mince à l’époque !) sur les arpions thatchériens ! Toujours galant, je lui ai répondu « Sorry ! » J’en garde un souvenir mouillé…

 

Eh ! Satan, ne la reçoit pas en enfer, elle te foutrait la merde !

 

 

Allez, chauffe Renaud !

ICI 

 

 

 

Décadi 20 Germinal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est une dame très bête et très méchante qui arrive en enfer. A son arrivée, Satan l'accueille et lui dit: "Maintenant tu vas devoir choisir la chambre dans laquelle tu resteras pour l'éternité" et Satan lui montre trois portes.
La dame passe la première porte. Elle entre dans une vaste pièce dans laquelle les gens sont tous sans exception en équilibre sur leur tête, sur du carrelage. La femme se dit en voyant ça: "Aie ! aie ! aie !, ce sol me semble un peu dur pour ma tête. Je vais essayer une autre porte".

Alors, elle essaie la deuxième porte et se retrouve dans une autre vaste pièce, dans laquelle le sol est cette fois du parquet. Là encore, tout le monde est sur la tête, en équilibre. La dame se dit: "C'est pas encore terrible, si ça tombe, on doit attraper plein d'échardes à la tête, essayons la troisième porte"

Cette fois, la pièce est remplie de personnes assises sur des chaises, tout le monde est dans la merde jusqu'aux genoux, mais les gens sont en train de boire le thé et de manger des biscuits. Notre bonne femme se dit: "Hummm, passer l'éternité sur une chaise, même si on a les genoux dans la merde, c'est toujours mieux que de la passer sur la tête, surtout quand on a à boire et à manger" 

Alors elle va voir Satan qui l'attendait et lui fait part de sa décision de choisir la troisième porte. "Très bien" dit Satan "Tu passeras donc l'éternité dans la troisième pièce" et il l'accompagne jusqu'à la porte. Lorsque la porte s'ouvre, il entend une grosse voix à l'intérieur qui hurle: "Allez là dedans, la pause thé est terminée...Tout le monde sur la tête...."

 

08/04/2013

Ben, y en a des bonnes nouvelles ce matin !

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D’abord, les Alsaciens se sont montrés à la hauteur : ils ont envoyé à la poubelle la volonté sournoise et bien cachée des technocrates de Bruxelles, avec la complicité des satrapes UMP locaux, de faire le premier pas vers le démantèlement de l’état français au profit d’euro régions plus faciles à manipuler que les puissants états-nations. Après l’Alsace, ce démantèlement aurait touché la Catalogne, le Pays Basque, voire la Bretagne…

 

Et puis les mercenaires de l’équipe de rugby de Toulon on renvoyé dans leurs brumes insulaires les mercenaires de Leicester. En fait c’est l’Anglais Wilkinson qui a battu de deux coups de pieds son compatriote et même concitoyen Flood. Mais où sont les joueurs français, largement minoritaires ? Comment s’étonner, dès lors que les équipes phares du Top 14 ne sont que des équipes de mercenaires étrangers, que le sélectionneur français Saint-André ne puisse trouver suffisamment de joueurs hexagonaux de valeur internationale ?

 

Le Sidaction a rapporté plus de sous que l’an dernier. 25% parait-il. C’est bien. Ça prouve que les Français sont généreux, altruistes, ouverts d’esprit. Mais si l’on regarde de près, ces grands élans de solidarité nationale comme le Téléthon ou le Sidaction sont en fait une manière de pousser au cul l’Etat français. Pour une raison bien simple : l’Etat paie lui-même, sous forme de déduction d’impôts, les deux-tiers de ces sommes ! Les entreprises donatrices se font donc une belle image…sur le dos des contribuables ! Autrement dit, nous avons tous payé, même si nous n’avons rien donné.

 

Enfin, le prix des asperges commence à baisser. On les paie 8 euros, les grosses, françaises môssieur, pas espagnoles ! Et on s’en fait péter l’embouligue !

 

Bon. Les mauvaises nouvelles, vous les trouverez partout…

 

Allez François, on attend de ta part le grand nettoyage de printemps !

 

 

Nonidi 19 Germinal 221

 

 

Merci à Reiser

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’est deux spermatozoïdes qui sont engagés dans la fameuse course à l’ovule. Puis l’un dit à l’autre :

« Eh ! C’est pas la peine de courir : on est dans la merde ! »

 

07/04/2013

Gastronomie dominicale. Un vrai plat de fainéants : l'alose d'Avignon

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- Regarde bien, petit, cette superbe alose

Les anciens l'appelaient «la princesso dou Rose»,

Éclair de vif argent, longue, fine et puissante

Bien que lourde des flancs, elle reste élégante.

Sais-tu que c'est l'amour dont elle est satisfaite

Qui va te l'amener, demain, dans ton assiette?

Respecte-la, petit, et débouche le vin

Car manger de l'amour est un plaisir divin.

C'est un poisson magique, délicieux à manger

En bonne compagnie. Et subtil à pêcher!

Lorsque le Rhône était le Fleuve-Dieu sauvage,

Point encore castré par digues et barrages,

Indomptable et fougueux quand le mistral le fouette,

Crainte des riverains et bonheur des poètes,

Braconniers et pêcheurs, au mois des primes roses

Armaient les vire-vire pour pêcher les aloses.

C'étaient des bateaux larges aux ailes de moulin

Arrimés à la rive par quatre gros filins.

Deux paniers grillagés, avecque le courant, tournent.

Lorsque l'un est en haut, son opposé s'enfourne

Dans l'onde trouble et vive où peinent les aloses

Cherchant un abri sûr pour que leurs œufs éclosent.

Beaucoup n'arriveront jamais à leur frayère,

Cueillies par les paniers montant vers la lumière.

Enlevée dans les airs, l'alose se tortille

Dans une pluie dorée de gouttes qui scintillent.

Elle tombe, ahurie, dans le fond de la barque

Où le fil de sa vie est coupé par les Parques.

Le pêcheur, averti, en interrompt sa sieste,

Achève le poisson d'un coup de barre preste,

Bois un coup de rosé si sa gorge s'assèche,

Puis se rendort, heureux: pour lui le Rhône pêche!

Cette façon subtile, je crois unique en France

N'a pu être inventée que chez nous, en Provence!

Il paraît que certains, les nuits de pleine lune,

Jouant flûte et violon au bord de la lagune

Ont eu, comme Aristote, la fantastique chance

De voir, debout sur l'eau, les aloses qui dansent...

Les belles ménagères avaient leur opinion:

"Les meilleures sont les aloses d'Avignon."

En dessous d'Aramon, elles sentaient la vase,

Et après Caderousse, ce n'était que carcasses,

Mais dans le Rhône vif courant sur les galets

Roulés de Villeneuve, ou au pied du Palais

Des Papes d'Avignon, elles étaient à point:

Dévasées, mais encor avec de l'embonpoint.

- Et comment tu la cuis, ton alose, Victor?

- Oh ! Vaï t'en plan, pitchoun, y a pas lou fio a bord!

Sers-moi d'abord un coup de rosé du Ventoux

Ou de Côtes-du-rhône, et je te dirais tout.

L'alose, tu la laves, tu l'écailles, la vides.

Tu réserves les œufs dans un torchon humide,

Prends-en un soin jaloux, c'est les meilleurs morceaux.

Pour les gourmets, c'est le caviar des Provençaux.

Puis tu tranches la tête et la fends en longueur,

Coupe l'alose en darnes de deux doigts d'épaisseur.

Tu auras pris chez un compère jardinier

Une brassée d'oseille, des épinards triés.

Tu vas hacher ces herbes assez grossièrement:

Elles vont te servir en accompagnement.

Tu prends une cocotte, mais une vraie, en fonte!

Des cocottes-minute n'accepte pas la honte.

Tu graisses bien le fond, mais à l'huile d'olive

C'est le nec plus ultra, faut pas que tu t'en prives.

Au tonneau de vin blanc, tu remplis un cruchon,

Puis tu places la tête, ouverte, sur le fond.

Tu recouvres d'un lit d'oseille et d'épinards

Sel, poivre noir, muscade, va-z-y, sois pas flemmard.

Tu dois y mettre aussi des oignons émincés,

Certains cuistots rajoutent... oui, du petit-salé.

De ton huile d'olive, une bonne giclée

Car pour ta réussite c'est là l'une des clés.

Mets tes darnes à plat, sur l'herbe, bien serrées,

Qu'elles ne bougent pas quand ça va macérer.

Un autre lit d'oseille, encore un de poisson

Chaque fois sel et poivre et de l'huile, un soupçon.

Lorsque tout est placé, bien délicatement,

Tu poses sur le tout les œufs avec leur poche.

N'aie pas peur de forcer sur l'assaisonnement

Car ce n'est qu'un poisson, et pas de la bidoche.

On atteint maintenant un moment crucial,

Pour réussir ton plat, voilà le principal:

Tu arroses le tout de trois verres de gnole.

Des verres de soiffards, pas des verres symboles.

Enfin tu mouilles avec du blanc sec de Laudun,

Mais pas trop tout de même: ce qui est opportun.

Tu fermes ta cocotte bien hermétiquement

Avec la mie de pain mouillée légèrement.

Arrive maintenant le temps de la cuisson,

Sa longueur fondra les arêtes du poisson.

C'est sous la cendre chaude, dans un cantoun de l'âtre

Que doit cuire l'alose, dans les braises rougeâtres.

Cuis-la huit heures au moins d'une chaleur tranquille,

Le tout sera confit. Une alchimie subtile

Des herbes et de l'alcool dissoudra les arêtes.

Petit, sers-moi à boire, ou sinon je m'arrête!

C'est un plat rituel pour tous les gens du Rhône.

Enfin, écoute-moi: l'alose est très friponne,

Après tout le plaisir qu'elle te donne à table

Elle fera de toi un gaillard redoutable!

Tu seras comme un cerf quand résonne son brame:

Ce plat est souverain... pour le bonheur des dames.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Deux belles aloses d'un kilo et demi chacune, - un kilo d'oseille, - un kilo d'épinards en branches ou - mieux - de vert de blettes, à défaut, de la laitue, - quatre oignons émincés, - 2 hectos de petit-salé haché, - deux verres d'huile d'olive, - trois cuillerées à soupe de sel fin, -poivre noir du moulin, - muscade (à votre appréciation, mais généreusement), - une bouteille et demi de vin blanc sec, - trois verres d' "aigarden" (eau-de-vie).

 

Les vins conseillés:

 

Ce plat de poisson à la saveur puissante, animale, s'accommode parfaitement de vins blancs ayant du caractère:

Côtes-du-rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Chateauneuf-du-Pape.

Coteaux du Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette de Bellegarde.

Côtes de Provence de Palette, Coteaux varois de Salernes, Saint-Maxi­min, Bellet.

Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du-rhône d'Estézargues, Coteaux-d'Avignon, Chusclan, Rochegude, Saint-Mau­rice-sur-Aygues, Sablet. Costières de Nîmes. Coteaux du Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Coteaux varois de Tourves, Barjols, Nans-Ies-Pins.

 

 

Octidi 18 Germinal 221

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Quel est le meilleur cuisinier, l’homme ou la femme et pourquoi ?

L'homme car il fait de la béchamel en 5 minutes et la femme de la sauce tomate en 28 jours !

 

 

 

05/04/2013

Alors ci-devant président, aux poubelles de l'histoire ou gagnant dans la sixième ?

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Le dernier député élu, l’UMP Jean-François Mancel l’a été avec…15% des inscrits ! Avec quelques dizaines de voix d’avance sur sa suivante (FN !) et une abstention dépassant au second tour les 65% ! Et ce type-là représente la France ? Voilà où mène le bourbier nauséabond dans lequel crève la cinquième république, pourrie par les affaires, déshonorée par des personnels politiques ne pensant qu'à leur carrière, impuissante à lutter contre toutes les compromissions. Évasions fiscales organisées, hauts fonctionnaires au service des financiers, ministres tricheurs, ex présidents condamnés ou mis en examen, confiscation des institutions par des « professionnels » de la politique se partageant le gâteau, etc.



Le scandale Cahuzac met le projecteur sur une évidence : il faut karchériser les écuries d'Augias. En dissolvant cette république fossile pour repartir – à travers les travaux d'une assemblée constituante – sur une sixième république entièrement nouvelle.



A défaut de cette sixième république espérée, le pouvoir actuel doit frapper fort, sauf à sombrer dans le ridicule et à entraîner dans son naufrage la France qui sera immanquablement livrée aux fascistes copéo-mariniens.



Il peut, que dis-je, il DOIT entamer une lutte à mort contre cette évasion fiscale qui engraisse les plus nantis, les plus voyous avec la complicité passive ou active de hauts fonctionnaires de Bercy plus soucieux des intérêts de leurs « amis » bien placés (en en espérant un juteux pantouflage) que de ceux de la république.



Il peut, il DOIT imposer immédiatement le non cumul des mandats, source de tous les maux. La politique n'est pas un métier, c'est un honneur, une responsabilité, quasiment un sacerdoce. Il faut donc mettre à bas cette « professionnalisation » de la politique en imposant drastiquement un seul mandat et une seule mandature. Car autant que le cumul des mandats, c'est la succession des mandatures qui est responsable de ces dérives mortelles de la république. Chacun sait – les élus ne s'en cachent même pas – que l'essentiel des forces d'un élu est consacré...à être réélu. Il est trop bon le fromage !



Les élus redeviendraient honnêtes et efficaces s'ils avaient la certitude de ne pas avoir à être réélus, du moins dirctement à la suite de leur mandat. Ailleurs ou après, pourquoi pas, mais jamais deux mandats consécutifs. Il pourraient consacrer leurs forces à faire ce pour quoi ils auraient été choisis et mandatés par le peuple. Et cela permettrait un renouvellement des élites, un brassage d'idées, une émergence de la jeunesse.



Ci-devant président François, le changement, c'est vraiment maintenant qu'il faut le faire ! Sinon, tu finiras au mieux aux poubelles de l'histoire, au pire... N'y pensons pas...





Sextidi 16 Germinal 221



Illustration X – Droits réservés







Ecoute ! Ecoute !



Quelle est la différence entre un cambrioleur et un politicien ? 
- Le cambrioleur ne vole qu'une personne à la fois.





 

04/04/2013

Oh là là ! L’hallali !

chimulus on compte les cahuzac.jpg 

 

« On lèche, on lâche, on lynche » disait Jean-François Khan

Cahuzac aujourd’hui, hier Woerth et Strauss-Khan.

La roche Tarpéienne proche du Capitole…

Les canards de Panurge dézinguent leurs idoles…

 

Télés fêlées, radios bobos, canards laquais

Pataugent dans leur merde, attendant la béquée.

Leurs patrons marchands d’armes, de béton ou de thunes

Ne veulent surtout pas de remous à la Une.

 

Il existe pourtant quelques médias à part

Au premier rang desquels le site Médiapart

Où les lecteurs dénoncent, comme les journalistes,

 

Les erreurs, les excès, les scandales qu’on cache,

L’omerta des puissants, les magouilles des lâches.

Les médias lèche-cul font le jeu des fascistes.

 

 

JVJ

 

 

Quintidi 15 Germinal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !   

 

 

Comment appelle-t'on un politicien qui a perdu une élection ? 
- Un consultant

 

03/04/2013

Força Pinocchio !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- …taing, Victor ! Pinocchio pas mort ! T’as vu cette histoire Cahuzac… Le mec chargé de lutter contre les fraudes fiscales, tant à la Commission des finances de l’Assemblée que, plus tard, au Gouvernement, fini par avouer qu’il est lui-même un fraudeur de haut vol…

 

- Et le pire, c’est que ce mec ajoute le mépris au détournement des deniers publics (tes sous, les miens, Loulle). En effet, sans vergogne et avec un bel aplomb, il a rejeté d’un revers de main, en pleine assemblée nationale, toutes les accusations. C’est tout simplement de la forfaiture !

 

- Accusations, soit dit en passant qui n’auraient jamais existé sans le courage, la compétence et la pugnacité des journaleux de Médiapart !

 

- Là, tu me fais boire du petit lait Loulle ! Enfin, quand je dis « petit lait », c’est une image osée. Et je suis fier d’être un abonné de la première heure de Médiapart, et un blogueur régulier (lien). Ceci prouve que la presse n’est pas obligée de toujours lécher le cul des puissants. Cela veut dire que l’information finit par sortir lorsqu’on la cherche et qu’on a les aliboffis bien pendu. Pourtant, Médiapart a été pourri dans les grandes largeurs tant par les canards laquais que par les dinosaures à la langue râpeuse qui sévissent dans les lucarnes à décerveler et dans les boites à bruits. Médiapart est l’honneur de la presse comme le Canard enchainé (encore que, sur ce coup, ils ont eu du retard à l’allumage), comme (à moindre titre tout de même)  Marianne, comme « Lou Ravi » à Marseille, et d’autres, mais de peu d’influence, hélas. C’est Médiapart qui a sorti l’affaire Cahuzac, mais aussi les affaires Bettencourt, Karachi, Woerth, Sarkozi, Tapie… Chapeau ! Non ?

 

- Comment des gens qui représentent le pays, qui devraient être exemplaire pour la démocratie, peuvent-ils enfumer ainsi tous les échelons du monde politique ? Du parti auquel ils appartiennent jusqu’aux plus hautes instances ?

 

- Par carriérisme Loulle. Par ambition. Pour la gloriole, pour le pognon mais surtout pour cette drogue dure : le pouvoir ! Pourquoi et comment peuvent-ils ainsi sévir et salir la démocratie ? Par le CUMUL DES MANDATS ET DES MANDATURES ! Lors d’un premier mandat, une femme ou un homme politique a des idées, une volonté de bien faire, un entourage volontaire et efficace. Après quoi, la drogue du pouvoir faisant son office ravageur, l’essentiel de son énergie est mobilisée pour se faire réélire et non pour assurer le bien-être public. Après… Le clientélisme est maitre : « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? »

 

- Allez. A la nôtre !

 

 

Quartidi 14 Germinal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Allez, Cahu, ça te rassurera un peu…

 

Un jour, un bûcheron était occupé à couper une branche qui s'élevait au-dessus de la rivière. Soudain la hache tomba dans la rivière. L'homme pleurait si amèrement que Dieu lui apparût et lui demanda la raison de son désespoir. Le bûcheron lui expliqua alors que sa hache était tombée dans la rivière. A sa grande surprise il vit Dieu plonger dans la rivière et remonter une hache d'or à la main : 
- Est-ce là ta hache?, Lui demanda-t-il.
Le bûcheron lui répondit : 
- Non.
Aussitôt Dieu retourna dans l'eau et revint cette fois avec une hache en argent :
- Est-ce là ta hache?, Lui demanda-t-il à nouveau.
A nouveau le bûcheron lui dit: "Non".
A la troisième tentative, Dieu revint avec une hache en fer, et lui demanda à nouveau :
- Est-ce là ta hache?
-Oui!, Lui répondit cette fois le bûcheron.

 

Dieu, touché par l'honnêteté de l'homme, lui donna les trois haches. Le bûcheron rentra tout heureux à la maison. Quelques jours plus tard, le bûcheron longeait la rivière en compagnie de son épouse. Soudain celle-ci tomba à l'eau. Comme l'homme se mit à pleurer, Dieu lui apparût à nouveau et lui demanda la raison de son chagrin. 
- Ma femme est tombée dans la rivière, lui répondit l'homme en sanglotant.
Alors Dieu plongea dans la rivière et réapparut avec Jennifer Lopez dans les bras: 
- Est-ce là ta femme ?, lui demanda-t-il.
- Oui! hurla l'homme. Dieu, furieux, fustigea l'homme:
- Tu prends le risque de me mentir ? Je devrais te damner!
Le bûcheron l'implora: 
- S'il te plaît, Dieu, pardonne moi! Comment aurais-je dû répondre? Si j'avais dit, non à Jennifer Lopez, la fois prochaine tu serais remonté avec Catherine Zeta-Jones. Si, à nouveau, j'avais dit non, tu serais revenu avec mon épouse et j'aurais dit oui. A ce moment là, tu me les aurais données toutes les trois. Mais je suis pauvre et pas du tout en mesure de nourrir trois femmes. Ce n'est que pour cette raison là que j'ai dit « Oui » la première fois. 


La morale de cette histoire ? Finalement, les hommes ne mentent que pour des raisons parfaitement honnêtes et totalement compréhensibles !

 

31/03/2013

Ouiquinde gastronomique: L’agneau pascal en cuisson douce.

gigot agneau.jpeg

 

 

Moi qui suis un athée très anticlérical

Lorsque vient le printemps, j’aime l’agneau pascal.

J’aime sa chair gorgée de toutes les fragrances

Qu’exhalent les collines entre Rhône et Durance,

J’aime le jus coulant de cette peau dorée

Fleurant l’ail et le thym. J’aime le dévorer,

Oui mais avant cela, encor faut-il le cuire

Comme on fait en Provence. Je m’en vais vous le dire.

Prenez donc un gigot d’agneau de Sisteron

D’environ deux kilos, au cuissot doux et rond.

Coupez six gousses d’ail dégermées en lamelles,

Glissez-les sous la peau avec votre Opinel ;

Dans un hecto de beurre fondu demi sel

Vous mélanger cumin, thym, poivre, pas de sel ;

Enduisez le gigot avec cette pommade,

Et laissez reposer dans  cette marinade

Trois heures de pendule ; mieux : la nuit au frigo,

Pour que tous ces parfums pénètrent le gigot.

Placé votre appareil dans un plat bien beurré

Dans votre four réglé sur cent-trente degrés.

Laissez cuire deux heures en le tournant souvent

Il va se colorer et cuire doucement,

Puis baisser votre four sur 110 ou sur Un

Tournez et arrosez lorsque c’est opportun,

Laissez encore cuire pour une heure et demie

Sur la fin vous salez avec parcimonie.

Cette cuisson très douce va sublimer la viande

Qui restera rosée, bien juteuse et gourmande.

Coupez « à la française » : angle droit avec l’os,

Pour que ça reste chaud, vous servez rapidos

Avec des flageolets réchauffés dans le jus

Mais cèpes et girolles sont aussi bienvenus !

Buvez très largement de la tété d’automne

Ces vins de large soif de la Côte-du-Rhône,

Et pour laisser le monde des maigres, des sans-goûts,

Alors RESSERVEZ-VOUS !

 

 

Primidi 11 Germinal 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

La mère de Jésus reçoit son bulletin de note… Des bulles partout ! La Marie passe un sacré savon à son fiston :

 

« Enfin Jésus, tu te fous de nous ou quoi ? On se décarcasse avec ton père pour t’envoyer à l’école et voilà les résultats :

·       Calcul : zéro – multiplie les pains et les poissons pour faire son intéressant.

·       Physique et chimie : zéro – change l’eau en vin.

·       Gymnastique : zéro – marche sur l’eau pour faire rire ses camarades.

 

Et c’est pareil partout. Mais qu’est-ce que tu as dans la tête ? C’est comme ça que tu prépares ton avenir ? Puisque c’est comme ça, sur tes vacances de Pâques, TU PEUX Y FAIRE UNE CROIX !

 

28/03/2013

En avant première : le discours du président ! (enfin, presque…)

françois hollande volontaire.jpg

 

 

Françoises, François,

 

Je ne vous promets pas des larmes et du sang

Mais pas non plus des jours toujours beaux et dansants

Si vous m’avez élu, c’est, avant toute chose,

Parce que de Sarkozy vous aviez l’overdose,

Mais c’est moi qui hérite du terrible bilan

D’un pays ravagé par les sombres ruffians

Qui cinq années durant ont saccagé la France,

L’ont pillé, l’on volé pour se gaver la panse.

Leur héritage ? C’est des millions de chômeurs,

Des usines parties se faire voir ailleurs,

Des riches qui se goinfrent et des pauvres qui crèvent,

Des banquiers qui s’empiffrent, des travailleurs en grève,

Et partout l’ostracisme et l’insécurité

Tristes enfants bâtards de l’inégalité.

Alors qu’attendez-vous ? Que me faut-il vous dire ?

Que l’on rase gratis ? Que tout va refleurir 

Quand reviens le printemps ? C’est faux, vous le savez.

On va tous en chier, on va tous en baver.

Mais on s’en sortira si on combat ensemble

Debout dans la tourmente, et sans que la main tremble !

Terrasser le chômage n’est pas une utopie

Si nous faisons enfin renaître l’industrie

Que des patrons-voyous ont délocalisée

Pour que leurs actionnaires soient de fric arrosés.

Pour cela nous allons rétablir des frontières

Contre tous les produits que des pays gangsters

Font faire à des esclaves traités comme des chiens

Puis nous vendent en dessous de leur prix de revient.

Relancer la recherche, revoir l’éducation,

Redonner à chacun l’espoir en son action,

Ressouder le pays et croire en sa nation.

Redonner au Français plus de pouvoir de vivre

En débarquant enfin de ce gros bateau ivre

Qu’est un pays dans le service de la dette,

Première dépense que le pays budgète,

Gaspille, chaque année, à des fonds étrangers

Quarante gros milliards qu’il faut bien allonger.

Pour cela, citoyens, mobilisons l’épargne

Et rachetons la dette, avec constance et hargne,

Pour que tous ces milliards ne partent pas ailleurs

Mais servent à relancer, et l’emploi, et le beurre.

Mais pour ça, citoyens, que pouvons-nous tout seuls

Sinon, c’est évident, aller au casse-gueule ?

C’est avec plus d’Europe que nous réussirons,

Non pas de cette Europe de corrompus poltrons

Au service des banques, des multinationales

Et de toutes leurs merdes ultra libérales,

Mais d’une Europe unie au service des Hommes,

Solidaire, puissante, respectée, autonome,

Capable s’il le faut de taper sur la table,

Et pas cette limace impuissante et minable

Qui se couche en bavant devant tous les diktats

Des Ricains, des Chinois, des nations scélérates

Qui pillent son pognon, ses actifs, son savoir.

Pour cela, citoyens, je ferais mon devoir :

Faire face à Merkel, rembarrer Cameron,

Foutre la zizanie dans cette Commission

De boutiquiers marrons se laissant enfiler

Par les lobbies voraces émanant du privé.

Mes chers concitoyens, vous voulez un patron ?

Je serais celui-là, couillu et pas poltron !

Françoises, François, avec moi, sus à la canaille !

Et crions :

BANZAÏE !

 

 

Octidi 8 Germinal 221

 

27/03/2013

Référendum en Alsace : Achtung ! Menace grave pour la République !

alsace carte.jpg

 

 

Eh ! Savez-vous que le 7 avril, il va y avoir un référendum en France ? Vous ne le saviez pas ? Ben, alors c’est que vous habitez en France peut-être, mais ailleurs qu’en Alsace. Parce que ce référendum aura lieu uniquement dans cette région française. La question à laquelle devront répondre les seuls Alsaciens, en totale contradiction avec l’unicité de la République, est celle-ci : «Approuvez-vous le projet de création d’une Collectivité Territoriale d’Alsace, par fusion du Conseil régional d’Alsace, du Conseil général du Bas-Rhin et du Conseil général du Haut-Rhin ? »


Cette question somme toute anodine semble aller dans le sens d’une simplification administrative. Ouais… Tè ! Fume… Dans les explications du référendum, on trouve une volonté de rapprochement avec les régions frontalière allemandes et suisse. Cette future éventuelle nouvelle entité entre directement dans le cadre de la politique de Bruxelles de mise en avant et de développement de l’Europe des Régions.

 

Europe des régions ? Késako ? Bruxelles préconise depuis longtemps des coopérations transfrontalières entre régions d’Etats voisins (Catalogne espagnole et française, Savoie italienne et française, Pays basques espagnols et français, etc. Ceci impliquant des transferts de compétence de l’Etat vers ces nouvelles entités et la mobilisation de fonds européens directement par ces entités. Il s’agit d’une manière sournoise, camouflée, de démanteler les Etats. Ce n’est pas une idée nouvelle. Il existe même une revue glacée, payée par l’Union européenne, vantant les mérites de ces « Euro-régions ». Le but inavoué est de démanteler encore plus les Etats-nation au profit d’entités régionales plus petites et donc plus faciles à contrôler ! Ainsi l’Alsace nouvelle mouture qui sortira de ce référendum sera fondue à terme avec son puissant voisin allemand du Pays de Bade (Bade-Wurtemberg). Et c’est pour en arriver là qu’on a fait deux guerres qui ont massacré des millions de Français. Eh ! Les Alsaciens, vous le savez ce que vous voulez ? Ça ne vous suffit pas d’avoir un système dérogatoire révoltant en matière de religion ?

 

En fait, cette aberration est un laboratoire pour les eurocrates. Sous couvert d’une prétendue simplification et de pseudo-économies, il s’agit en réalité de fusionner à termes des régions de pays différents pour les mettre sous contrôle de Bruxelles et ainsi de fractionner les Etats Nations. On commence avec cette région qui a une culture, un passé, une langue proches de ses voisins. En continuera ailleurs si ça marche ! Pour le profit de qui ? Ben, des multinationales bien sûr, qui pourront plus facilement manœuvrer des entités régionales que des Etats-nation puissant.


Qui veut ça ? Qui organise ça ? Cette Europe qui a trahit ses fondateurs. Cette Europe de technocrates élus par personnes. Cette Europe dirigée par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études…aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve qui s’étale (en juillet, voilà la Bosnie qui arrive ! Vous avez aimé la Roumanie et la Bulgarie ? Vous allez adorer la Bosnie et bientôt…la Turquie !) sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre échange qui s’annoncent. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons.

 

Bon. Arrêtons… Eh ! Les Alsacos, réfléchissez avant de voter oui à cette proposition qui fera de vous à terme…des Allemands. C'est ce que vous voulez? Vous avez suffisamment prouvé dans votre histoire tumultueuse votre attachement à la mère-patrie (française ) pour ne pas vous laisser rouler dans la farine par quelques politiciens aussi sournois que véreux.

 

Si vous aimez la France, vous voterez « NON » ! Si vous votez « oui », le reste de la France n’oubliera pas.

 

Septidi 7 Germinal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Allez, un peu d’humour noir !

 

Ils viennent d'embaucher un nouvel apprenti aux Pompes Funèbres.
Celui-ci est en train de préparer un cadavre lorsqu'il appelle un employé plus ancien que lui dans le boulot:
- Eh ! Regarde ma morte: elle a une crevette à la place du sexe !
Le préparateur plus ancien dans le métier vient voir ce que veut lui montrer le jeunot et dit:
- C'est pas une crevette, espèce de débile c'est son clitoris!

Alors le plus jeune reprend :
- Son clitoris? Vraiment? Pourtant je t'assure que ça a le goût de la crevette !

 

26/03/2013

Mélenchon : connaissez-vous « L’ECOSOCIALISME » ?

Mélenchon sérieux.jpg

 

 

Ce matin, j’ai pris le temps d’écouter, avec autant d’intérêt que de gourmandise, Jean-Luc Mélenchon, en entrevue avec le journaliste de France-Inter. Comme d’hab, Cohen s’est empressé de brancher Mélenchon sur ses « outrances verbales », sur le « salopards », sur ses attaques virulentes de la pensée financière de Mosco. Et on a perdu beaucoup des précieuses minutes accordées à JLM en cacophonie inintelligible. Puis sont arrivés Bernard Marris et Bernard Guetta. Tous deux forts éloignés de la doxa ultra libérale. Ils ont cherché des crosses à JLM sur sa position au sujet de Chypre : refuser la ponction sur les dépôts les banques chypriote, c’est vouloir faire payer aux contribuables européens pour conforter le pognon sale des oligarques russes. Là, je trouve que Mélenchon s’égare un peu. Les banques chypriotes acceptent, planquent puis recyclent des monceaux de pognon pourri pour un montant égal à 80 fois je crois le PIB de l’île ! Pour une fois que les technocrates de Bruxelles prennent une décision courageuse et lucide, il convient de ne pas leur cracher dessus par pure idéologie ! Mais je rejoins JLM lorsqu’il propose de donner un coup de balai sur d’autres paradis fiscaux comme le Luxembourg (encours bancaires égaux à 220 fois le PIB) et surtout la City de Londres.

 

Mais, dans la cacophonie ambiante, on n’a pas avancé, on n’a pas entendu ce que propose le Front de gauche et notamment – ce que JLM a vainement tenté d’aborder – le « Manifeste éco socialiste ». Effectivement, les médias à la solde des marchands d’armes ou de béton pas plus que les canards laquais ne nous ont donné connaissance de ces propositions. Pour pallier cette carence, les médias alternatifs, modestes mais nombreux, que nous sommes se doivent de faire connaitre ces propositions :

 

« L’écosocialisme n’est pas une utopie à laquelle le réel devrait se conformer. C’est la réponse humaine raisonnée à la double impasse dans laquelle est enfermée dorénavant l’humanité en raison des modes de production et de consommation de notre temps qui épuisent l’être humain et l'environnement. Elle appelle une pensée et une action politique radicale, au sens où elle doit aller à la racine des causes. Nous combattons donc les deux moteurs du système actuel : le capitalisme et le productivisme. Le capitalisme impose la marchandisation pour faire de toute chose une nouvelle source de dividendes. Il est ainsi responsable du creusement des inégalités sociales et de la mondialisation à l’œuvre, libérale et liberticide, où règne le dumping social et environnemental avec la délocalisation des pollutions et des altérations de l'écosystème. Le productivisme épuise les ressources naturelles et perturbe le climat. L'idéologie consumériste est son corollaire. Elle élève l'accumulation matérielle au rang de loi, à grands coups de publicité pour générer des besoins jamais rassasiés. Nous désignons les vrais coupables de ce système : l'oligarchie financière mondialisée, les gouvernements soumis aux lobbies des multinationales sans contrôle démocratique, les idéologues de la concurrence

« libre et non faussée », du capitalisme vert et du libre échange. Face à eux, l'écosocialisme est une alternative pour sortir de la crise et imposer l'intérêt général humain : partager les richesses sans attendre, fonder une nouvelle économie des besoins et de la sobriété, préserver le climat, l'écosystème et sa biodiversité. »

 

Après cette définition de l’Ecosocialisme, prenez donc connaissance de ces fort intéressantes propositions mélenchoniennes

ICI

 

 

Sextidi 6 Germinal 221

 

Illustration X – Droits réservés

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Ecoute ! Ecoute !

 

Quel est le comble pour un banquier chypriote ?

C’est de prêter à rire alors qu’il trouve sa vie sans intérêt… 

 

24/03/2013

Gastronomie dominicale en Camargue

Eh ! Vous n'en avez pas marre de toujours bouffer, pour les bringues des Rameaux et de Pâques, le sempiternel gigot d'agneau ou de chevreau?

Faîtes plutôt un plat rugueux, solide mais succulent, un plat qui te donne des cojones.


Ce plat, c'est :

 

Gardiane copie.jpg



La gardiane camarguaise

Tout Provençal se doit, au moins une fois l'an, 
D'aller se ressourcer, reprendre son élan,
De mettre le vaisseau de sa vie au grand largue 
Dans l'eau, le sel, le vent, le soleil de Camargue. 
Terres demi noyées, secouées de mistral
- Jumeau du fleuve-dieu, fleuve d'air magistral - -
Pétries et façonnées par le Rhône et la mer,
Puis soudain ravagées par le fleuve en colère. 
Terres où le soleil fait naître des mirages,
Terre où le sol et l'onde hésitent leur partage, 
Terres de solitude, rivages de naufrage,
Qui mesurent les hommes à l'aune du courage.
Digues, lônes, marais, étangs, sables mouvants, 
Boue sèche et craquelée, cristaux étincelants
Du sel sur la sansouire, faisceaux arachnéens
Des tamaris en fleurs d'où s'envolent soudain
Des millions d'oiseaux venus d'ailleurs lointains, 
Royaume incontesté des flamands africains.
Terre des chevaux blancs et des taureaux sauvages, 
Où Mitrhra règne en dieu depuis le fond des âges. 
Il faut voir la Camargue lorsque 1 'hiver l'étreint 
Lorsque le ven terraù sauvage court sans frein, 
Lorsque les Camarguais déplacent la manade:
Des milliers taureaux menés en cavalcade.
Conduits par cent gardians, par cent puissants centaures 
Défile l'infernal troupeau de minotaures,
Taureaux noirs, chevaux blancs, aux narines fumantes 
Remplissent la contrée d'une clameur géante. 
Taureaux dont les meilleurs combattront dans l'arène 
Face aux hommes, mains nus, que leur fierté entraîne 
Entre les noirs poignards. Pour la rouge cocarde
Et les yeux d'une belle, ils défient la Camarde! 
Certains de ces taureaux, à l'ardeur légendaire, 
Adulées tels des dieux par la gent populaire,
Sont enterrés debout et ont leur mausolée,
Comme le grand Goya (1), l'immense Sanglier (2). 
Ceux qui n'ont pas le sang pour les j eux et la gloire 
Termineront leur vie dans une rôtissoire,
Car en mangeant Mytrhra, les Provençaux dévorent, 
Avec sa chair, sa force. Et, ce faisant, l’honorent.
Cette hostie des gardians s'appelle "La gardiane".
— Oh ! Victor. Et alors, on les coupe ces couennes? 
— Bien sûr, petit, mais je voulais que tu comprennes 
Que c'est un plat sacré, et qu'il en vaut la peine.
Fais mariner trois tranches de taureau bien épaisses 
Dans le l'huile d'olive. Rajoute avec largesse
Poivre et clous de girofle, ail, oignon, thym, laurier. 
Laisse toute la nuit, comme pour du gibier.
Au fond de ta marmite, en fonte uniquement,
Dispose quelques couennes, de porc évidemment,
Sur lesquelles tu places une première tranche.
Couvre avec de l'oignon et de l'ail effilés,
Carottes en rondelles et du persil en branche,
Sel, poivre du moulin, un anchois en filets.
Tu fais ainsi trois couches. Enfin, pour terminer, 
Zeste d'orange séché, girofle, laurier, thym,
Puis tu mouilles avec six grands verres de bon vin, 
Du Costières de Nîmes, rouge carabiné.
Met ta marmite au four, fermée soigneusement,
Et fais cuire cinq heures, doucement, lentement.
Ce taureau parfumé, tendre, confis, moelleux, 
Découvre-le sur table, et accompagne-le
D'une jatte fumante de long riz camarguais.
Dans les verres tu sers un Gallician bien gai.
Mais attention, petit, le riz est un plat riche,
N'en fais pas - c'est courant - de la colle d'affiche. 
Pour qu'il ne colle pas, tu dois bien le laver,
C'est donc tout l'amidon qu'il te faut enlever.
Dans une jatte creuse ou un plat similaire,
Tu frottes entre tes mains le riz dans de l'eau claire, 
Tu changes et recommences dès que ton eau blanchit, 
Après quoi tu égouttes, tu bois et réfléchis:
Il y a plusieurs façons de cuire le riz blanc,
Comme les Espagnols, comme les Catalans, 
Comme les Vietnamiens ou comme les Créoles, 
Surtout pas comme les Français de métropole!
À Saïgon ou Vientiane, à Pnom Pen ou... Paris 
C'est deux mesures d'eau par mesure de riz,
Tu couvres quand ça bout et tu réduis la flamme,
Si ça attache au fond, tu n'en fais pas un drame,
Tu ne sales pas l'eau, tu ne remues jamais,
Et tu laisses gonfler en tenant bien fermé.
Mais comme à Fort-de-France ou bien à Pointe-à-Pitre, 
Tu fais bouillir ton riz dans de l'eau, plusieurs litres, 
Légèrement salée. Quand c'est cuit tu égouttes,
Puis tu réserves au chaud, du beurre tu ajoutes. 
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre 
D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc
Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

Jean-Victor Joubert 
in: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s - Le Grand Bramaïre

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Trois tranches épaisses de taureau à braiser, environ un kilo, - 4 ou cinq couennes de porc, - 1 kilo d'oignons paille émincés, - 2 têtes d'ail éplu-chées et également émincées, - 1 kilo de carottes découpées en rondel-les, - 4 ou 5 branches de persil non frisé, - 3 anchois en filets, - 3 verres d'huile d'olive, - 3 cuillerées à soupe de sel de Camargue, - poivre noir du moulin à la demande, - 6 clous de girofle, - 4 feuilles de laurier, - 3 cuillerées à soupe de sommités sèches de thym ou 3 ou 4 belles bran-ches de thym frais, - 1 zeste d'écorce d'orange séché, - 1 bouteille de bon vin rouge, - 500 grammes de riz long de Camargue.

Les vins conseillés:

La gardianne est un plat de haut goût qui demande des vins rouges puissants, épicés, tanniques. De grands Costières de Nîmes, comme
les Gallician font parfaitement l'affaire. Mais on l'accompagnera éga-lement avec bonheur d'un Côtes-du-Rhône de Saint-Joseph, d'un Croze-Hermitage, d'un Vacqueyras, d'un Gigondas, d'un Lirac ou d'un des nombreux crus "Villages" des Côtes-du-Rhône.
En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Mi-nervois, Fitou, Collioure.
En vins de Provence: Bandol, Bellet, Palette, Pierrefeu, Gonfaron.

(1) (2) "Goya ", "Sanglier": noms de taureaux cocardiers célèbres. "Goya" a une statue à Beaucaire, "Sanglier" un mausolée à l'entrée de Le Cailar, en Camargue.

 

Quartidi 4 Germinal 221

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Trois moines et un mécréant sont réunis dans une pièce; la théologie va de bon train.
Soudain, panne d'électricité...
Le Franciscain s'agenouille et demande "la Lumière" au Seigneur.
Le Bénédictin récite son bréviaire qu'il connaît par cœur, persuadé que le Seigneur lui fera grâce.
Le Dominicain se lance sur une rhétorique de la Lumière et de l'obscurité de ce monde.
La lumière revient… mais où est le mécréant ? Lui aussi revient… Il était allé changer les plombs…

23/03/2013

Ouiquinde érotique rimbaldien

amour champêtre Le Titien.jpg

 

 

Elle était fort déshabillée

 

 

Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malignement, tout près, tout près.

Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains.
Sur le plancher frissonnaient d’aise
Ses petits pieds si fins, si fins.

Je regardai, couleur de cire
Un petit rayon buissonnier
Papillonner dans son sourire
Et sur son sein, – mouche ou rosier.

Je baisai ses fines chevilles.
Elle eut un doux rire brutal
Qui s’égrenait en claires trilles,
Un joli rire de cristal.

Les petits pieds sous la chemise
Se sauvèrent : “Veux-tu en finir !”
La première audace permise,
Le rire feignait de punir !

Pauvrets palpitants sous ma lèvre,
Je baisai doucement ses yeux :
Elle jeta sa tête mièvre
En arrière : “Oh ! c’est encor mieux !

Monsieur, j’ai deux mots à te dire…”
Je lui jetai le reste au sein
Dans un baiser, qui la fit rire
D’un bon rire qui voulait bien…

Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malignement, tout près, tout près. »

 

 

Arthur Rimbaud

 

 

Tridi 3 Germinal 221

 

 

Illustration Le Titien 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un petit garçon de 6 ans dit à sa sœur de 10 ans : 
- Tu sais comment on fait les enfants toi ? 
- Bien sûr, c'est fastoche ! 
- Alors vas-y, dis moi. 
- Eh bien c'est simple, le papa il met la graine dans le ventre de la maman ... 
- Et après ? 
- Et après il la pousse bien au fond avec sa bite.

 

22/03/2013

« Je t’apporterai des oranges Chouchou ! »

chimulus sarko chez le juge.jpg

 

 

 

- Merde, qu’est-ce qu’il m’arrive. Moi, mis en examen !

Pour avoir ponctionner, un peu, Mamy Zinzin.

Eh ! Oh ! Quoi ! Le pognon, faut le prendre où il est !

Elle me l’a filé, je lui ai pas volé.

Dédé, avant Mamy, était très généreux

Il filait de la thune à tous les sulfureux

Qui pesaient quelque chose au cirque politique

Droite, gauche, centre mou, c’était automatique

Il achetait ainsi, et sans beaucoup de frais,

Près de tous les partis, une neutralité

Précieuse lorsque l’on est dans les affaires

Non seulement en France mais sur toute la terre.

Alors quand il est mort, le généreux Dédé,

On a tous fait pareil auprès de la mémé !

Et puis quoi, du pognon, elle en a des montagnes

Tiens, appuies la dessus pour voir ce que tu gagnes

Par rapport au pognon de Mémé Bettencourt !

Un, deux, cinq, dix millions, ça la prend pas de court !

C’est un pet de lapin pour ces bourrés de thunes

Qui ne connaissent pas le fond de leur fortune.

Et, ne nous trompons pas, parce que, assurément,

Cet argent est pour eux un investissement !

En arrosant ainsi le monde politique

Ils prennent en quelque sorte un antibiotique.

- Sûr, il n’est pas gentil ce magistrat Gentil !

Si c’était à Paris, tu serais mieux loti…

- Pas gentil ? Carlita, mais c’est un vrai pittbull

Vaut mieux pas lui tomber entre les mandibules !

- Attends, tous tes amis vont crier au complot

Pour déconsidérer ce juge de Bordeaux…

- Les amis politiques, Carlita, j’vais te dire,

Quand tu es dans la merde, ce sont ceux-là les pires !

- T’en fais pas mon chouchou, tu auras des oranges

Si tu vas en prison. Et des slips de rechange.

 

 

Duodi 2 Germinal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Où se trouve la plus petite prison de France ?

 - Dans la tête de Sarkozy, Il n'y a qu'une seule cellule.

 

20/03/2013

Au cul la vieille ! C’est le printemps !

reiser fou d amour.jpg

 

 

Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Nonidi 29 Ventôse 221

 

 

Merci au grand Reiser

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Quelle est la différence entre un train électrique et des seins ? 
- Y'en a pas, ils sont tous les deux faits pour les enfants et c'est papa qui joue avec. 

19/03/2013

Au bistro de la Toile : Chypre, panique chez les banksters!

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, toi qui vend aussi les journaux dans ton rade, qu’elle bonne nouvelle aujourd’hui ?

 

- Ben, à part le pape, c’est l’Europe qui fait les poches des Chypriotes. …taing ! Ils font la gueule les mecs ! Et y a de quoi merde. Tu mets le pognon que tu gagnes en te levant le cul à la banque, parce que c’est obligatoire et, du jour au lendemain, monsieur L’état t’en pique une partie !

 

- Eh ! Oh ! Loulle. C’est pas comme ça que ça marche. La première mouture (6,75% pour les comptes sur lesquels sont déposés moins de 100.000 euros, 9,9% au-delà) a été revu dans le sens de la justice : un peu plus de 15% de taxe sur les dépôts en banque mais seulement pour les comptes dépassant les 100.000 euros. T’as plus de 100.000 euros sur ton compte en banque toi Loulle ? Moi non… Et puis, du moment que ça fait chier à la fois Poutine et les Anglais de la City, c’est que ça doit être une bonne chose…

- Ah ! Ça change les choses. Mais ceux qui ont beaucoup de pognon, ils vont l’avoir solide dans l’oigne !

- Et c’est une excellente chose. Pour une fois, l’Europe a pris une bonne décision. Et pour une fois, bravo à Mme Merkel qui a fait le forcing pour que la lutte contre le blanchiment d’argent sale à Chypre fasse partie intégrante du plan de sauvegarde. Parce que Chypre, il faut savoir ce que c’est : une ile qui a un secteur bancaire hypertrophié et qui est devenu la machine à laver – enfin, une des machines à laver – de l’argent sale en Europe. Comme Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Irlande et autres. Le système bancaire chypriote abrite 69 milliards d’euros, dont 37% sont détenus par des non-résidents. Au moins 20 milliards d’euros appartiendraient à des citoyens russes et une bonne partie à de riches Rosbifs retraités en or de la City qui vivent dans l’opulence sur les plages de Chypre seulement avec les intérêts du pognon placé. Et qu’est-ce que c’est ce pognon ? Pour les Russes, l’argent des mafias issues du pillage du pays sous Eltsine et qui se poursuit sous Poutine. Tout le pognon des trafics d’armes, de drogues, d’êtres humains et autres saloperies financières. Voilà ce que c’est ce pognon. Pour les Rosbifs, les parachutes dorés et les palanquées de thunes piquées dans l’économie réelle pour le filer dans les poches des spéculateurs. Alors qu’on parle de hold-up, de vol, ça me fait doucement rigoler. Parce que voler des voleurs, ce n’est que de la récupération. Attend ! Non seulement les banques-lessiveuses chypriotes blanchissent tous le pognon sale, mais en plus, servent à ses « possesseurs » une rente de 10% en bons euros sonnants et trébuchants ! Le paradis en Méditerranée non ?

 

- Ça éclaire les choses Victor. Ce n’est pas ce qu’on dit dans les canards…

 

- Dans les canards laquais, bien sûr, tous tenus par des marchands d’armes, de béton ou des spéculateurs financiers. Alors… Assisterait-on enfin à un réveil de l’Europe ? Cette grosse larve bouffie se transformerait-elle enfin en papillon ou plutôt en mante religieuse sortant ses griffes ? Après Chypre, c’est aux autres paradis fiscaux qu’il faut s’attaquer : Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni et, hors U.E, Suisse, Monaco et autres micro-états voyous. Avec enfin un but précis : l’harmonisation fiscale des pays de l’Europe-Unie.

 

- On peut toujours rêver… A la nôtre !


Merci à Chimulus


Octidi 28 Ventôse 221


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Ecoute ! Ecoute !


A Londres, un banquier de la city, très élégant avec chapeau melon, parapluie canne et costume noir rencontre un punk avec les cheveux rouges et verts à un arrêt de bus. Le vieux banquier regarde le punk d'un air de dédain. Le punk lui demande : 
- Vous avez un problème ? A vous voir, je me doute que vous n'avez jamais rien fait d’excentrique de votre vie. 
Le banquier le considère un instant : 
- A vrai dire jeune homme, si. Une fois j'ai enculé un perroquet et je me demandais justement si vous ne pourriez pas etre mon fils.