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22/06/2013

Ouiquinde érotique: de Villon à Queneau, le dépit des barbons!

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Quand me regarde toute nue,

Et je me vois si très changée,

Pauvre, sèche, maigre, menue,

Je suis presque toute enragée.

 

Qu'est devenu ce front poli,

Cheveux blonds, ces sourcils voûtils,

Grand entrœil, ce regard joli,

Dont prenaye les plus subtils;

Ce beau nez droit grand ni petit,

Ces petites jointes oreilles,

Menton fourchu, clair vis traictis,

Et ces belles lèvres vermeilles?

 

Ces gentes épaules menues,

Ces bras longs et ces mains traictisses,

 Petits tétins, hanches charnues,

Elevées, propres, faictisses

A tenir amoureuses lisses;

Ces larges reins, ce sadinet

Assis sur grosses fermes cuisses,

Dedans son petit jardinet ?..

 

Mamelles quoi? toutes retraites.

Telles les hanches que les têtes.

Du sadiner, fi ! Quant des cuisses,

Cuisses ne sont plus, mais des cuissètes

 

Grivelées comme saucisses...


François Villon

 

 

*****************


Si tu t'imagines



Si tu t'imagines 
Si tu t'imagines 
Fillette fillette 
Si tu t'imagines 
Xa va xa va xa 
Va durer toujours 
La saison des za 
La saison des za
Saison des amours 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Si tu crois petite 
Si tu crois ah ah 
Que ton teint de rose 
Ta taille de guêpe 
Tes mignons biceps 
Tes ongles d'émail 
Ta cuisse de nymphe
Et ton pied léger 
Si tu crois petite 
Xa va xa va xa 
Va durer toujours 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Les beaux jours s'en vont 
Les beaux jours de fête
Soleils et planètes 
Tournent tous en rond
Mais toi ma petite 
Tu marches tout droit 
Vers s’que tu vois pas 
Très sournois s'approchent 
La ride véloce 
La pesante graisse 
Le menton triplé 
Le muscle avachi 
Allons cueille cueille 
Les roses les roses
Roses de la vie 
Et que leurs pétales 
Soient la mer étale 
De tous les bonheurs 
Allons cueille cueille 
Si tu le fais pas 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Raymond Queneau


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Quartidi 4 Thermidor 221

 

Photos X - Droits réservés



20/06/2013

Retraites : « Eh ! François, si tu te rappelais qui tu as été élu par le peuple de gauche ? »

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Ça y est : c'est aujourd'hui que nos têtes pensantes des organisations syndicales et patronales se réunissent pour déterminer, en deux jours, ce dont ils vont ensuite débattre. Ceci en vue d'une énième « réforme des retraites », et sous le coup d'une injonction aussi humiliante que menaçante des ultralibéraux de la Commission europenne, pressés de jeter bas le système français par répartition pour faire la part belle aux banques et assurances avec la capitalisation. L'enjeu réel, ,il est là.



Nos têtes pensantes pourraient en profiter pour faire preuve d'un peu d’imagination. La France est maintenant un pays de bas salaires, de temps partiel, d’intérim. Qui  dit bas salaires dit évidemment moins de cotisations, donc problèmes pour les retraites comme  pour la sécu. Il faut rapprocher cela du fait qu’en quelques années, la part des salaires dans le revenu national à baissé de dix points, ces sommes étant allés renforcer la part de la rétribution du capital. Ce qui fait un différentiel de 20 points ! Voilà où se trouve les causes principales des trous des retraites et de la sécu. Inverser cette tendance ne pourrait qu’avoir des effets rapidement positifs tant sur les caisses de retraites et de sécu que sur le niveau de vie des familles.

 

Par ailleurs, les têtes d’œufs nous bassinent en nous disant qu’il faut allonger le temps de travail. Mais bien sûr que bien des salariés ne demanderaient qu’à continuer à travailler un peu plus. Seulement ce ne sont pas eux qui décident, mais les patrons qui jettent comme un clinex sale les salariés de plus de cinquante balais . Sans oublier que les sarko-trafiquants au pouvoir ont supprimé, en 2008, la taxe dite Delalande qui justement pénalisait les entreprises licenciant les quinquagénaires.

 

Pour sortir de cette alternative vicieuse — réduire les retraites, ou cotiser plus — il serait juste d’élargir l’assiette du financement des retraites non pas aux seuls revenus des salaires, mais à tous les autres et surtout ceux du capital. Une sorte de CSG retraite que paieraient donc aussi ceux qui se gavent de stock options et autres dividendes d’actions. Et pourquoi ne pas faire payer les robots ? Toutes ces machines (caisses automatiques d'autoroute, d'hypermarché, etc.) qui prennent la place de personnes qui cotisaient, elles !

 

Les trois seuls leviers envisagés et utilisés sont l’allongement de l’âge ouvrant possibilité de départ à la retraite , le report de l’âge de prise de retraite sans décote et l’allongement concomitant du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Ceci a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, ils seront bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 41, 42, voire 43 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares… Et comme il n’y a pas de boulot, les « vieux » de 55 ans et plus croupiront au chômage…

 

Qu’est-ce que seront obligés de faire les générations montantes devant une perspective pareille ? Succomber aux sirènes qui leurs chantent sur tous les tons de faire leur propre plan retraite…par capitalisation. La finalité de l’affaire, elle est là : refiler aux gueules avides des grands groupes d’assurances et de banques (maintenant tellement imbriqué) l’énorme gâteau des retraites privatisées.



Pourtant à moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.



Eh ! François, si tu te rappelais qui tu as été élu par le peuple de gauche ?





2 Thermidor 221



Illustration X – Droits réservés





Ecoute ! Ecoute !



Un couple de vieux retraités achète une maison dans un village du sud-ouest et y réside depuis quelques mois quand le maire vient les voir :
- Comment allez-vous ? Vous vous plaisez dans notre commune isolée ? Vous ne vous ennuyez pas j’espère ? Que faites-vous de vos journées ?

Le papy répond :
- Ben, à 7 heures, on se réveille : activité sexuelle. Puis p’tit-déj, re-activité sexuelle. On va faire les courses au marché et à 11h retour du marché, activité sexuelle. Préparation du repas, re-activité sexuelle. Apéro, repas, et activité sexuelle en dessert. Sieste puis activité sexuelle. A 15 heures, je vais jouer aux boules et à 18h au retour : activité sexuelle.
A 19h petite soupe, fromage, activité sexuelle. A 20h vaisselle et activité sexuelle devant l’évier. Puis on regarde un peu la télé et à 10 heures du soir on va se coucher parce qu'on est un peu fatigué...


Le Maire est stupéfait et demande :
- Quel âge avez-vous ?
- Moi 86 ans et Marguerite 78 printemps…
- Félicitations, lui dit le maire inquiet, mais qu’entendez-vous par activité sexuelle exactement ?
- C’est pourtant simple : ELLE ME CASSE LES COUILLES…



 



19/06/2013

Au bistro de la Toile : plus un seul chômeur ? C'est facile...

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- …taing ! Victor, t’as vu. Le dénommé Queyranne vient de remettre à Montebourg son rapport sur la « modernisation de l’action publique ». Et il préconise des mesures qui vont foutre la zone : il tape sur les aides aux taxis, aux transporteurs, aux paysans, au cinéma, à l’outre-mer, etc. On peut prévoir de la joie !

 

- Bof. S’il y a grève des taxis, blocage des routes par les transporteurs, déversement de fumiers devant les préfectures, ça fera venir des gens dans ton rade ! Et puis attend, le Queyranne, il ne s’estrasse pas l’oignon : il y a un foutoir de 6.000 aides diverses aux entreprises. Qui ne profitent évidemment qu’à celles qui ont les moyens de les débusquer dans ce maquis. Elles coûtent 110 milliards (deux fois le budget de l’éducation nationale !) par an. Et sur cette montagne de pognon souvent jeté pour rien, le rapport dont tu parles ne prévoit d’en raboter que…3 petits milliards ! Une poignée de figues… Le rapport ne porte pourtant «que» sur 46,5 milliards d'euros d'aides, certains dispositifs comme le crédit impôt recherche ou les allègements de charges sur les bas salaires n'ayant pas été audités. Sur ce total, qui se compose de niches fiscales et sociales, de subventions, de prêts et apports en capital, les rapporteurs ont découvert que l'industrie n'en percevait que 2 milliards, contre 4 pour l'agriculture, 2 pour l'outre-mer et 1 pour la culture…

 

- Une poignée de figues, comme tu dis…

 

- Et les frais de gestion ! Toutes ces aides sont accordés par l'État, mais aussi par les régions, les départements et les communes. Et allez la gabegie ! Résultat, pas moins de 15.000 agents des collectivités locales travaillent à «aider» les entreprises. Facture? 700 millions par an. Le rapport recommande donc de donner aux régions le pilotage du développement économique, de garder une seule agence économique par région (il y en a 110 actuellement) et d'obliger les chambres de commerce à réaliser 400 millions d'économies.

 

- Il parait  que les buralistes sont visées ? Moi, je m’en cague, je ne suis que bistro…

 

 - Ceux-là, ils savent se démerder. Ils ont su pleurer, menacer et ont réussi à tirer un max à l’époque Sarko !  La cour des comptes a calculé qu'entre 2004 et 2011, le montant du soutien, toutes aides confondues, s'est élevé à 2,6 milliards d'euros !

 

- Putaing ! Mais 110 milliards par an donné aux entreprises, si on compte le coût d’un emploi au smic autour de 30.000 euros par an, ça fait… Attends je prends ma calculette… Ça fait 3 millions 666 mille emplois !

 

- Plus que le total des chômeurs de catégorie A qui ne sont « que » 3 millions 264 mille…

 

- En supprimant toutes ces aides qui ne servent généralement qu’en engraisser un peu plus les actionnaires, à changer le 4x4 des petits patrons ou le tracteur des paysans, on n’aurait plus de chômeurs en France !!! Et la consommation relancerait toute l’économie !

 

- Exact. Et les pôôôvres patrons martyrisés non seulement ne foutraient pas le camp, mais embaucheraient pour faire face à la demande !

 

- Eh ! François, écoute-le ton pote Queyranne ! La voilà ta solution !

 

 - Ouais mais, pour le patronat, plus de chômage, ça veut dire plus de moyens de peser sur les salaires. Et ça, ils n'en veulent pas !



Primidi 1er Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

15/06/2013

Ouiquinde érotique avec cette fine lame de Ronsard !

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Lance au bout d'or, qui sais poindre et oindre,

De qui jamais la roideur ne défaut,

Quand, en camp clos, bras à bras, il me faut

Toutes les nuits au doux combat me joindre ;

 

Lance, vraiment, qui ne fus jamais moindre

A ton dernier qu'à ton premier assaut,

De qui le bout, bravement dressé haut,

Est toujours près de choquer et de pondre !

 

Sans toi le Monde un Chaos se feroit

Nature manque inhabile seroit,

Sans tes combats, d'accomplir ses offices ;

 

Donc si tu es l'instrument du bonheur

Par qui l'on vit, combien à ton honneur

Doit-on de vœux combien de sacrifices ?

 

*******************************************

 

 

Je te salue, ô merveillette fente,

Qui vivement entre ces flancs reluis ;

Je te salue, ô bienheureux pertuis,

Qui rend ma vie heureusement contente !

 

C'est toi qui fais que plus ne me tourmente

L'archer volant qui causait mes ennuis ;

T'ayant tenu seulement quatre nuits,

Je sens sa force en moi déjà plus lente.

 

Ô petit trou, trou mignard, trou velu,

D'un poil follet mollement crespelu,

Qui, à ton gré dompte les plus rebelles :

 

Tous verts galants devraient, pour t'honorer,

A beaux genoux te venir adorer,

Tenant au poing leurs flambantes chandelles !

 

 

**********************************************

 

Adieu, cons rondelets, corralines fossettes,

L'entretien de Nature et de tout l'Univers ;

Adieu antres velus, plains de plaisirs divers,

Fontaines de nectar, marbrines motelettes.

 

Ores, en votre lieu sont les fesses molettes,

Et les culs blancs de chair, de tout poils découverts ;

Les culs plus que les cons sont maintenant ouverts :

Les mignons de la cour y mettent leurs lancettes.

 

Le Roi ne m'aime point, pour être trop barbu ;

Il aime ensemencer le champ qui n'est herbu,

Et, comme vrai Castor, chevaucher le derrière ;

 

Lors qu'il foute les culs, qui sont cons estrecis ;

Il tient le naturel de ceux de Médicis,

 

En prenant le devant, il imite son père !



Septidi 27 Prairial 221


Photo X - Droits réservés

11/06/2013

Au bistro de la toile : conscription

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- Oh ! Victor, hier soir, sur une lucarne à décerveler, j'ai été estomaqué : j'ai vu des mecs, et des filles, déguisés en troufions, se faire agonir par un adjupète, se vautrer dans la merde et...en redemander ! Il paraît que ce sont des cadres d'entreprises et que c'est leur patron qui les envoie – en payant pas mal de thunes en plus ! - se faire bouger le cul par des troufions de choc, trop contents d'en faire un peu baver aux pékins de civils, frustrés qu'ils sont depuis qu'il n'y a plus de conscription.



- Ça se fait. Et ça prouve une chose : tout n'était pas négatif dans la conscription qui, ne l'oublions pas, était l'expression du peuple sous les armes. Une conquête de la Révolution à partir de laquelle des armées révolutionnaires, puis plus tard napoléoniennes, ont balayé toutes les armées professionnelles de l'Europe coalisée.



- ...taing ! Je me rappelle d'une après-midi où il y avait corvée de désherbage d'un terrain proche du camp. Avec un pote de Toulon, nous avons réussi l'exploit de passer, pioche en main, tout l'après-midi autour d'une seule motte d'herbe ! A côté, ils y avait des Alsaciens, des Bretons, des Auvergnats qui mettaient une telle fougue, qui déployaient une telle compétence dans cette tache indispensable à la défense de la France, que nous aurions eu mauvaise grâce à leur enlever le travail de la pioche !



- Je reconnais bien là, Loulle, l'abnégation, la lucidité, l'altruisme des mecs du Sud ! Vous avez, toi et ton pote toulonnais, fait preuve de bien des qualités pour réussir cet « exploit » : outre la générosité qui vous a fait laisser aux autres votre part d'un travail volontairement stupide, fait pour occuper les hommes et observer comment ils s'organisent, vous avez montré de grandes capacités de camouflage (important à l'armée), de discrétion, d'initiative personnelle, d' originalité au milieu de comportements moutonniers, etc. Et puis, regarde-toi Loulle : t'as un sourire béat, réjoui en te souvenant de ton temps « sous les drapeaux ». C'est la magie du temps qui passe : on n'en retient que les bons moments...



- Ouais mais tout de même Victor, passer un an et plus pour certains à se branler les couilles comme ça, quel temps perdu...



- Pas sûr Loulle. Pas sûr ! Tu y as appris la vie en commun, tu y as accepté une hiérarchie de compétence, tu y as connu des mecs d'ailleurs, d'autres couleurs parfois, de milieux tout à fait différents. Et toutes ces différences se sont effacés pour faire face en commun soit à l'adversaire, au combat, soit plus prosaïquement à la connerie pittoresque d'un chien de quartier. Tu y as appris la force du collectif.



- Ouais... Je voyais pas ce côté des choses...



- Chirac a fait une énorme connerie en supprimant la conscription pour doter le pays d'une armée de métier, d'une armée professionnelle. Les problèmes d'intégration actuels résultent en partie de l'arrêt de la conscription. L'intégration « à la française » s'appuyait sur trois piliers solides : l'école de la République, l'usine et les syndicats, le service militaire. Il ne reste plus que l'école, et c'est trop lui demander...



- Ouais mais, le pognon que ça coûtait, toutes ces casernes, ces officiers et sousofs à payer...



- Et tu crois que les désordres résultant de cette mauvaise intégration ne coûtent pas plus ? Et les fractures sociales, communautaires ? Et la délinquance ? Et, sur une autre plan, l'animation économique des villes dans tout le pays par la présence de ces camps et casernes ? Et, plus prosaïquement, le fait que les jeunes y passaient le permis de conduire, pouvaient y apprendre un métier utilisable dans le civil et, par ce rite de passage, entraient dans la vie adulte... Enfin Loulle, une armée comprenant une majorité de troufions non professionnels, mais sortis pour un temps du peuple, est un bouclier contre toute tentative d'aventure fascisante, ce qui n'est jamais exclu avec une armée uniquement professionnelle. Même aujourd'hui ou ça fume méchamment sous certains képis !!!



- ...taing ! Pour un vieil anar, je trouve que tu trouves bien des qualités à l'armée !



- Je vais te raconter une histoire Loulle : lors du putsch des colonels, en Algérie, j'étais troufion chez les paras, au peloton EOR de Pau. Les « professionnels » étaient excités comme des poux. Ils avaient des envies de coup d'état. Nous étions équipés pour le combat, avec armes et bagages, stationnés sur la base de la BETAP, à Pau. Nous devions, selon les rumeurs qui circulaient, sauter aux environs de Paris ! Seulement voilà : nous étions des conscrits. Et nous avons débattu de ce que nous ferions si on nous larguait sur Paris. Il y avait des tarés près à tirer sur la foule. Mais pour l'essentiel, nous avons décidés, le cas échéant, de désobéir à nos chefs s'ils nous donnaient des ordres débiles, et de mettre crosse en l'air ! Mais tout ce bordel s'est heureusement dégonflé... Voilà pourquoi je suis pour l'armée du peuple et contre l'armée de métier Loulle !



- A la nôtre !



Tridi 23 Prairial 221



Merci à Chimulus



.....................



Ecoute ! Ecoute !



Quelques motifs de punitions pour les troufions:

 

- Chargé de mettre du grésil dans les toilettes, y a mis de la mauvaise volonté. 

- Lors d'une revue de casernement a cassé les vitres des fenêtres pour faire croire qu'elles étaient propres. 

- A mis du sable dans ses cheveux pour tenter de détériorer la tondeuse du coiffeur. 

- A balayé le couloir avec le manche du balai sous prétexte que cela faisait moins de poussière.

- Au réfectoire a chanté une complainte de Tino Rossi pour essayer d'attendrir sont bifteck. 

 

- Ne sait pas nager, ne fait rien pour apprendre, persiste à rester au fond de l'eau pour faire rire ses camarades. 

09/06/2013

Gastronomie estivale

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Margot

 

Margot roulait à bicyclette

Par des chemins de fruits dorés.

Dans le vent volait sa jupette

Sur de longues cuisses dorées.

 

Comme un champion du Tour de France

Moi, derrière, je salivais,

Fasciné par les abondances

Que par éclair je découvrais.

 

Percés au cœur par Cupidon

Devant son lascif abandon,

Gonflé d’amour j’ai eu l’honneur

 

De butiner cette orchidée.

Elle m’a donné du bonheur

Pour plus de mille éternités.

 

 

La Boumiane 

 

- Oh ! Victor ! Tu tirais la langue

Pour suivre ta jolie mousmée,

Tu pédalais comme une branque

Dans son sillage parfumé !

- Crois-moi, pour garder la cadence

Je n’avais pas besoin d’EPO,

J’étais fasciné par la danse

De ces jolis éclairs de peau.

Nous allions sur les bords du Rhône

Vers quelques nids d’amour discrets

Et dans ses grands yeux de Madone

J’ai découvert le Grand Secret,

Celui qui fait tourner le monde,

Celui qui peint les cœurs en bleu,

Qui fait sourire la Joconde,

Le seul vrai dieu, l’Amour, parbleu !

- Mais vivre d’amour et d’eau fraîche

Ça ne dure qu’un temps, pardi !

Quand Cupidon lance ses flèches,

Elles ouvrent aussi l’appétit !

Je te propose un plat champêtre,

Simple, léger, plein d’agréments,

Suffisant pour faire renaître

La fougue ardente des amants :

C’est la succulente Boumiane

Que vénèrent les Provençaux.

Prends quelques belles mérinjanes (1)

Que tu coupes en gros morceaux.

Tu les saupoudres de sel gros

Afin qu’elles crachent leur eau.

Au bout d’une heure tu les rinces,

Les recoupes en portions plus minces,

Puis dans une large sartan (2)

Tu les fais frire en ajoutant

Un grand verre d’huile d’olive

Et tu fais cuire à flamme vive.

Tu tournes régulièrement

Pour éviter l’attachement.

Dans une poêle séparée,

Tu cuis des tomates parées,

Les Marmandes sont les plus sûres

Mais surtout il les faut bien mûres.

Tu ajoutes un bouquet garni,

Du sel, du poivre en harmonie,

Une cuiller de sucre en poudre

Pour l’acidité à résoudre.

Lorsque le jus aura réduit

Amalgame les deux produits

Dans la plus grande de tes poêles

Et laisse cuire encore un poil.

Avant de servir tu complètes

D’un peu de piment d’Espelette,

De trois gousses d’ail écrasées.

Ça se mange chaud ou glacé.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

(1) mérinjanes: aubergines

(2) sartan: poële



VictorAyoli



Primidi 21 Prairial 221

 

 

 

 

 

 

Photo X - Droits réservés

 

05/06/2013

A moi, contes ! Un peu de tendresse : Le poussin et le motard

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Un motard de l'escorte de quelque Ubu-Roi

Fonçait à 140 sur route de campagne

Il tomba nez à nez, et avec grand effroi

Au sortir d'un virage, au sommet d'une fagne

Avec un tout petit poussin jaune et mignon.

Il tente d'éviter le joli champignon

Mais, hélas, il accroche le petit animal

Qu'il voit, dans son rétro, après un bond fatal

Étendu sur le dos, son petit bec en l'air...

Le motard est un tendre, il retourne en arrière

Et ramasse l'oiseau inconscient mais vivant.

Il le met à l'abri derrière son coupe-vent

Et le soir lui achète une petite cage

Où il l'installe au chaud, avec pain et breuvage.

Le lendemain matin, le poussin se réveille

Voit les barreaux, le pain, l'eau, pense à la veille

Et s'exclame, la tête pleine de boussignoles:

« J'ai tué le motard, et me voilà en taule! »

 

Septidi 17 Prairial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Donnons la parole au grand Rabelais :

« Mais, concluent, je dys et mantiens qu'il n'y a tel torchecul que d'un oyzon bien duveté, pourveu qu'on luy tienne la teste entre les jambes. Et m'en croyez sus mon honneur. Car vous sentez au trou du cul une volupté mirificque, tant par la doulceur d'icelluy duvet que par la chaleur tempérée de l'oizon laquelle facilement est communicquée au boyau culier et aultres intestines, jusques à venir à la region du cueur et du cerveau. »


Rabelais, Gargantua, 1534

 

 

03/06/2013

Au bistro de la toile : revue de presse.

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- Alors Loulle, les nouvelles aujourd’hui ?

 

- Ben, les Zuhèmepets ont besoin de prendre des cours du soir pour apprendre la démocratie, viscéralement inexistante dans leur parti. La grande rigolade de leur primaire en est une illustration !

 

- Ils en sont émouvants de connerie. Mais cette aversion pour la démocratie interne, de la part de ceux qui sont censés être les représentants, les guides, les modèles du peuple en matière de démocratie est tout sauf rassurant. Parce que c’est une constante dans les partis dits de gouvernements. Qu’on se rappelle les mascarades aux P.S. lorsque Ségolène s’est fait voler sa victoire pour la tête de ce parti…

 

- Ah ! Puis il y a les allocs. Faut-il les raboter pour les plus aisés ? Faut-il réduire le quotient familial ? Il parait que Normalou et Tranquilou ont pris leur décision. On verra à quelle sauce les parents « riches » seront bouffés.

 

- Je pense que la plupart de ces ménages « zézés » ne feront pas trop la gueule, ne serait-ce que par civisme. Le danger serait de casser le côté universel des prestations familiales, autrement dit de moduler le montant des allocs en fonction des revenus. Sur le plan de la justice, il n’y aurait évidemment rien à dire, mais ce serait sinon ouvrir, du moins entrouvrir la porte au démantèlement de toutes les prestations sociales. Pourquoi ne pas, dès lors, moduler les remboursements des prestations santé en fonction des moyens des citoyens ? Résultats à craindre : les riches obligés de s’assurer dans le privé pour contrebalancer la carence de la Sécu. Dès lors la santé à deux vitesses serait la réalité : une médecine pointue pour ceux qui auraient les moyens de se payer des assurances privés solides, une médecine au rabais pour les autres… Et pareil pour les retraites : la capitalisation à la place de la répartition. Le rêve des assureurs privés.

 

- Je ne voyais pas les choses sous cet angle, mais ça se tient. Ah ! Et puis, à l’international, il semble qu’on assiste au début du « printemps turc » !

 

- Ça, c’est vraiment rafraichissant ! Les Turcs sont un peuple moderne, démocratique et surtout laïc depuis Mustapha Kémal Atatürk qui n’a pas hésité à débarrasser le pays du joug de l’islam, à coups de pieds au cul si nécessaire. Or le gouvernement actuel – démocratiquement élu et réélu, c’est vrai – a pris au fil des mandats une tendance totalitaire. Et les succès économiques indéniables ne peuvent faire accepter au peuple le culbénitisme de ces gouvernements islamo-conservateurs qui prétendent « redonner à la religion sa place prépondérante », dixit Erdogan. C’est le retour du voile pour les femmes, l’interdiction de l’alcool, la persécution des journalistes, la main mise sur la presse, et. Les Turcs ne sont pas plus cons que nous : ils ne veulent ni du retour de leurs curés à eux, les imams, dans leur chambre à coucher, ni d’un régime dictatorial !

 

- Bon. Alors trinquons à leur succès !

 

 

Quintidi 15 Prairial 221

 

Merci à Chimulus

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

 

La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens paraissent brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule...

02/06/2013

Ouiquinde gastronomique : la bourride

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Nicole

 

Dans la chambre aux fenêtres closes

La vue de sa peau dénudée

Plus enivrante que la rose

Plus somptueuse que l’orchidée

 

Met mon cœur et mon corps en transes

Depuis ce si beau jour d’été

Où le ciel m’a donné la chance

D’avoir l’honneur de la goûter.

 

Nicole est une fleur sauvage

Que j’eus le bonheur de cueillir

Dans les dunes, près des rivages

 

Où Phébus la faisait fleurir.

Depuis ce jour je suis ravi :

C’est elle l’amour de ma vie.

 

 

 

 

- Compagne de ma vie en restant ma maîtresse

Elle mêle à souhait la fougue et la tendresse.

Sa peau de soie moirée, ses yeux de velours vert

Sa grâce de félin sensuel et pervers,

Le dangereux désir qui effraie et passionne

Font que je la surnomme, fièrement, La Lionne.

- Oh ! Victor ! Cette fois t’es mordu ! Qui l’eût cru ?

T’as pas peur, quand tu dors, qu’elle te bouffe cru ?

Il faut se méfier des mantes religieuses :

Elles croquent leurs mâles lorsqu’elles sont heureuses !

- Vivre heureux même si c’est dangereusement

Tel a toujours été le credo des amants.

Et puis, si ses étreintes sont longues et torrides,

Pour manger, elle préfère encore la bourride !

- A queste cop, Victor ! Voilà qui est rassurant

Car il faut savoir fuir un amour dévorant.

Maintenant sa bourride, qu’elle en est la recette ?

- C’est, en un peu plus riche, la bourride de Sète.

Première opération, prépare un court bouillon :

Deux carottes, un poireau, du fenouil, deux oignons,

Plus un zeste d’orange, du laurier et du thym,

Fleur de sel de Camargue et poivre du moulin.

Un litre et demi d’eau, demi litre de blanc

De Laudun ou Pujaut, quelques brins de safran.

Met la tête d’un congre, deux poignées de favouilles,

Fais cuire vingt minutes, à feu vif, que ça bouille.

Passe au presse légumes, puis exprime au torchon.

Pendant que ça tiédit, fais péter un bouchon.

Dans ce jus, met ta lotte dix minutes en cuisson.

Tes loups et ton colin débités en tronçons

Tu les rajoutes alors, mais pas comme une brute,

Et les cuis en faisant frissonner dix minutes.

Retire les poissons que tu réserves au chaud,

Tu reprends ton bouillon et le passe à nouveau.

Pendant que ça cuisait tu as fais l’aïoli,

Soit généreux car en manquer est impoli,

Pour la changer en rouille, une fois qu’elle est faite,

Tu va incorporer du piment d’Espelette,

Ca va te la muscler et te la colorer.

En deux portions égales ta vas la séparer.

La moitié dans un bol, pour manger le poisson,

L’autre te servira à lisser le bouillon.

Dans une casserole, pour cela incorpore

Deux ou trois jaunes d’œuf. Tu dois tourner encore

En versant doucement le bouillon toujours chaud.

Tu remets à feu doux sur le bord du réchaud

Et tu tournes comme pour une crème anglaise.

Quand la cuillère nappe, ton bouillon est à l’aise.

Tu mets dans les assiettes quelques croûtons dorés,

Frottés d’ail et couverts avec la rouille ambrée,

Que chacun mouillera comme il veut de bouillon

Et tu sers à côté le plat de tes poissons.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

VictorAyoli

 

Quartidi 14 Prairial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Qu'est-ce qui se lève quand tu t'en sers, qui s'abaisse quand tu as fini de t'en servir et qui goutte après usage ?

 

 
Un parapluie, bande d'obsédés !

31/05/2013

Mauvaise foi…

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Mauvaise foi de ces patrons de grandes entreprises qui imposent à leurs fournisseurs des réductions de tarifs équivalentes…aux aides que François « Normalou » donne généreusement à toutes les entreprises, le fameux CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi). Autrement dit, ces donneurs d’ordre sans vergogne profitent de leur emprise sur les PME fournisseurs pour leur voler sciemment, cyniquement, le petit plus productivité qu’est censé leur donner le dispositif.

 

 

Mauvaise foi du lamentable Xavier Bertrand pourrissant les dirigeants actuels, responsables selon lui du chômage, oubliant qu’il fut ministre du travail pendant deux ans sous Sarko, période marquée entre autre par un emballement de ce chômage.

 

 

Mauvaise foi de ce débile d’entraineur de foute du pet-S-j’ai qui se drape dans sa dignité  parce qu’une instance disciplinaire le met au frigo pendant quelques mois pour avoir sciemment – tout le monde l’a vu à la télé – bousculé l’arbitre à la suite de je sais quelle rencontre.

 

 

Mauvaise foi des avocats de Sarko qui se disent « scandalisés » du fait qu’un (une en fait) des «experts » chargés de déterminer si Mme Béthencourt est, ou non, mamy Zinzin, parce que cet expert reconnus a des liens d’amitiés avec le juge Gentil. Ils oublient au passage que cinq personnes, et pas une seule, ont expertisé Mme Béthencourt, et que le juge Gentil n’est qu’un des trois juges…

 

Mauvaise foi du ci-devant Takiedine, l’ami de Copé, intermédiaire sulfureux de plusieurs affaires douteuses, qui se démerde à avoir un vrai-faux passeport colombien pour foutre le camp, sentant que le ciel s’assombrit et qu’il risque de gouter aux délices de la taule.

 

Mauvaise foi générale dans l’affaire des centaines de millions pompés dans nos poches pour les donner à Tapie : le juge « arbitre » si généreux, les grosses têtes de l’UMP, de Christine Lagarde à Guéant sans oublier Sarko.

 

La mauvaise foi, le cynisme, le mensonge, la magouille sévissent à tous les niveaux. Et l’on s’étonnera ensuite que gronde dans la France d’en-bas ce redoutable « tous pourris » qui fait le lit de ce F-Haine pourtant aussi pourri que les autres.

 

E vafanculo…

 

 

Duodi 12 Prairial 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

« Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent ! C'est pire ! » 

 

 

Coluche.

30/05/2013

Au bistro de la Toile : « Au loup ! »

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t’as pas peur de remonter dans tes hautes terres du Gévaudan ? …taing ! A en croire le journal, c’est l’horreur, le retour de la Bête du Gévaudan !

 

 

- Qu’est-ce que c’est que ces conneries Loulle ?

 

 

- Ben regarde, c’est dans Midi-Libre : « En Lozère, le loup attaque en plein jour ». C’est le titre. Et la bergère, elle dit : « Je surveillais les brebis, elles étaient dans un pré, elles mangeaient tranquillement, il n'y avait pas de bruit, rien. Tout à coup,  au fond du pré, les brebis se sont retournées et j'ai vu le loup derrière une brebis. » L'agricultrice a alors réagi spontanément: « J'ai crié, crié très fort, il a lâché la brebis, il est parti. Je n'ai pas eu peur, j'ai voulu protéger mon troupeau. »

 

- Bon. Ben, elle a fait son boulot de bergère, quoi ! Elle a gueulé et le cadèoù qui faisait chier ses moutons a dégagé… Pas de quoi chier un cadran solaire.

 

- Eh ! Y a la photo dans le journal. Et il a pas l’air commode le bestiau !

 

- Parce qu’en plus elle a fait une photo ?

 

- J’en sais rien, enfin, il y a une belle photo de loup en tête de l’article.

 

- Tu parles. Si tu veux faire des photos de loups, en Lozère, rien de plus facile : tu vas à Sainte-Lucie,  chez Ménataury, et tu en vois tant que tu veux ! On nage en plein fantasme avec ces histoires de loups, Loulle. Qu’il y en ait quelques uns qui se baladent, c’est probable. Qu’ils bouffent de temps en temps quelques brebis, c’est dans la tradition, mais qu’ils représentent un danger véritable pour les troupeaux et, pire, pour les humains, c’est au mieux une exagération, au pire une embrouille. D’abord parce que les éleveurs sont remboursés des dégâts avérés faits par les loups, ensuite parce qu’il n’y a pas plus trouillard que le loup, il se planque en journée et fuit la présence humaine.

 

- Alors quel est l’intérêt de ces gens à crier au loup ? Ils ont peur pour le petit Chaperon Rouge ?

 

- Des sous Loulle ! Ils veulent des sous ! Et le loup est une bonne gâche : on doit pouvoir tirer quelques subventions pour s’équiper en clôtures, payer des bergers et surtout faire passer sur le dos du bestiau légendaire tous les massacres causés par les chiens errants. Parce que l’essentiel, à 99%, des attaques contre les moutons sont faites par des chiens. Ceux-ci n’ont pas peur de l’homme, attaquent en plein jour, souvent en meutes et font des massacres ! Seulement ceux-là de dégâts, ils ne sont surement pas aussi bien remboursés !

 

- Ah ! Compris… Allez ! A la nôtre. « Tant que le loup n’est pas là ! »

 

Primidi 11 Prairial 221

 

Merci à Chimulus

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Le petit chaperon rouge va voir sa grand-mère quand, tout à coup, elle aperçoit le grand méchant loup tapi derrière un buisson.
- « 
Oh ! Comme vous avez de grands yeux », lui dit-elle. Et le loup s'enfuit sans demander son reste...


Un 
peu plus loin sur son chemin, le petit chaperon rouge voit le même loup caché derrière un arbre :
- « 
Oh ! Comme vous avez de grandes oreilles », lui dit-elle. Et le loup de s'enfuit à nouveau.

Un peu intriguée par ce comportement, le petit chaperon rouge poursuit néanmoins son chemin. Au bout de 2 km, la fillette revoit le loup, caché cette fois derrière une borne kilométrique.

- « Oh ! Comme vous avez de grandes dents », lui dit-elle.

Alors le loup se met à hurler :
- « Mais tu 
vas me laisser chier tranquille, oui ! »

 

 

 

28/05/2013

Merkel : forte avec les faibles, faible avec les forts…

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Ah ! Il faut la voir traiter ses partenaires européens avec une morgue toute teutonne. Elle met le casque à boulon pour saigner les Grecs, les Chypriotes, les Portugais ; elle ne prend pas de gants pour imposer ses vues aux Espagnols, aux Italiens ; elle met un seul petit gant pour faire la leçon ultralibérale à François « Normalou » Hollande. « L’exemple allemand » ! On nous gonfle assez les aliboffis avec ce repoussoir…

 

Par contre, la Merkel, vous l’avez vu, hier, faire patte de velours avec le commis voyageur de la « dumping économie » chinoise ! Lamentable. A plat ventre la dame d’acier inoxydable made in Germany. Une pipe mentale qu’elle lui a faite ! Il en rigolait d’aise le mec ! Au bord de l’orgasme.

 

Pourquoi cette attitude ? Parce que le Chinois est venu la menacer. La menacer de quoi ? De rétorsions économiques si l’Europe prétend envisager de se défendre (pourtant bien mollement) contre le « dumping » chinois. En effet, la Commission Européenne a, il y a quelques jours, envisager de taxer à 47% les panneaux solaires fabriqués en Chine et vendus ici au tiers du prix de revient des mêmes panneaux fabriqués en Europe, essentiellement en Allemagne et en France. Bien timide par rapport aux Etazuniens qui, eux, n’ont pas mis de gants pour taxer ces mêmes panneaux chinois à 250% !

 

Objectif des Célestes : le monopole mondial sur ce type de produit d’avenir. Pour ce faire, le gouvernement chinois subventionne à outrance la production de ces panneaux destinés à l’exportation. Résultat : les fabricants européens ont tous baissé les bras, ruinés, dégoutés…

 

Le VRP chinois, il a dit à la Teutonne : « Si l’Europe fait passer cette directive de taxation de nos panneaux solaires, nous, Chinois, taxerons au même tarif certains produits européens. » Or, qui vend le plus de produits en Chine ? L’Allemagne, essentiellement des machines outils et des bagnoles de luxe. Vous pensez bien que Merkel, marionnette du patronat d’outre-Rhin, a vite baissé casaque ! Et a ainsi enterré de fait la première velléité de résistance de la Commission européenne…

 

Moralité : dans la jungle économique mondialisée, qui commande dans le monde ? Les Chinois et les Zétazuniens ! Et qui commande en Europe ? L’Allemagne !

 

Moralité pour François : avec l’Allemagne, il faut parler haut et fort. Mais…si on a des moyens de rétorsions puissants ! Allez, cherche, François. Cherche !

 

 

Nonidi 9 Prairial 221

 

Illustration : Merci à Baudry 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

Pourquoi le monde aurait-il été radicalement différent si Adam et Eve avaient été Chinois ? Parce qu’ils auraient mangé le serpent au lieu de la pomme.

24/05/2013

Kill Mittal !

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« Kill » - tuer - est peut-être un peu outrancier, mais il faut le prendre au deuxième degré, évidemment. « Kill Mittal » est un jeu vidéo en ligne qui propose au joueur de se mettre dans la peau d’un ouvrier des aciéries fermées par le prédateur indien, de se rallier d’autres ouvriers et de lutter becs et ongles contre celui-ci, représenté sous la forme d’un robot anonyme et imperméable à toute émotion.

 

Le fric, le Fric, LE FRIC d’abord. Le fric « uber alles » !

 

Original, défoulant, provoquant mais on peut regretter que l’essentiel de l’action consiste surtout à balancer des ferrailles et des barrières sur les flics…qui n’y sont pour rien.

 

En Inde, il y a quelques mois, le patron d’une plantation de thé qui exploitait sans vergogne une main d’œuvre limite esclavage a subi un autre genre de colère : les esclaves se sont révoltés et ont foutu le feu à la somptueuse demeure de l’exploiteur. Lui et sa femme ont été transformés en merguèses… Les Indiens sont plus radicaux que le sympathique jeu vidéo en question. Lien 

 

 

Allez, essayez donc en cliquant ci-dessous :

 

KILL MITTAL

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http://www.killmittal.com/

 

 

Quintidi 5 Prairial 221

 

Illustration X – Droite réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Lakshmi Mittal  vient de décéder et arrive au paradis.

Dieu lui dit :
- Avec tout ce que tu as fait en France et surtout en Lorraine, il n’est pas question que je t’accueille au paradis. Vas directement en enfer !

Trois jours après Satan frappe à la porte du paradis et dit à Dieu :
- Eh ! Oh ! Reprends-le, il m’a déjà éteint 3 fours !

 

 

22/05/2013

Merde à l’anglais ! On en remet une couche.

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C’est aujourd’hui que les députés vont débattre de la possibilité d’enseigner en anglais à l’université. François lui-même en a touché un mot – resté totalement ignoré par les médias – dans sa conférence de presse. Soyons réaliste : on peut penser que cette loi sera acceptée par des « élites » déjà largement pollués par le « globish »… Faut-il le craindre cette officialisation d’un fait déjà accompli ? Sur le plan pratique, pas trop, et même non. Mais sur le plan humaniste oui, car cela marque un véritable abandon de pans importants, voire essentiels de ce qui fait notre civilisation, notre manière de vivre ensemble, et jusqu’à notre mode de penser. Car on ne pense pas pareil dans toutes les langues.

 

La langue, instrument de communication, véhicule aussi une culture, un mode de vie, un système économique et politique, et force est de reconnaître qu’aujourd’hui l’anglais est devenu la langue de la financiarisation du monde. Quand on parle économie ou finances, c’est soit en anglais, soit en utilisant une multitude de termes anglo-américains souvent incompréhensibles pour la plupart d’entre nous. Le langage des milieux financiers est, si l’on peut dire, un véritable charabia.

 

Car le langage que l’on prétend nous imposer « pour notre bien » évidemment, n’a pas grand-chose à voir avec celle de Shakespeare ; il s’agit du « globish », un sabir appauvri d’un millier de mots environ. Sabir capable, c’est vrai, de faciliter la communication de base (celle des aéroports, des hôtels, des offices de tourisme, des banques). Pourquoi pas? Je m'en sers aussi. Mais peut-il véhiculer un véritable savoir ? Surtout dans les matières scientifiques, ou de droit ? Peut-être, mais en mettant le plancher très bas. Quels sont les étudiants francophones aptes à intégrer toutes les finesses d’une langue étrangère ? Peu, très peu, voire aucun. Donc le langage de ces cours est obligatoirement pauvre, sans la richesse des nuances que permettent les synonymes, les tournures de phrases dans leur langue maternelle. Or l’université ne doit pas dispenser un  savoir au rabais, ce qui sera fatalement le cas ; laissons cela aux « écoles de commerce », pétouillets de margoulins. Les Anglais lettrés sont d’ailleurs bien conscients de l’appauvrissement dramatique de leur langue, salopé par les Zétazuniens.

 

Mais le processus s’accompagne d’une volonté de conquête, à la fois économique, politique et culturelle. D’où le terme d’impérialisme justifié notamment par les propos de divers responsables politiques anglo-saxons. On pense évidemment à Margaret Thatcher, qui déclarait en 2000, lors d’une conférence donnée aux États-Unis, que « le pouvoir dominant est l’Amérique, le langage dominant est l’anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon » lienOn connaît moins les propos tout aussi brutaux mais plus détaillés de David Rothkopf, un ancien responsable de l’administration Clinton, qui valent pourtant leur pesant de cacahuètes : « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualités, ces normes soient américaines; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent… Les Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir » lien.

 

Nos députés sont-ils seulement conscients de cette situation ? Accepteront-ils la colonisation de la France ? (Pays qui, par ailleurs, a fait subir à bien des langues africaines et régionales le même sort !) Les déferlantes d’américonneries qui encombrent les programmes des lucarnes à décerveler et des boites à bruits laissent supposer qu’ils s’en branlent comme de leur première magouille…


Sources : Attac

 

Tridi 3 Prairial 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Deux nanas se promènent sur la plage. Un touriste leur demande :

- Do you speak English ?
Les deux femmes hochent la tête négativement.

- Sprechen Sie Deutsch ?

Les deux femmes hochent la tête négativement. 

- Sprekt U Nederlands ?
Les deux femmes hochent la tête négativement.

- Czy mówią panie po Polsku ?
Les deux femmes hochent la tête négativement et le touriste se casse. Une des filles dit à sa copine :

- On devrait apprendre une langue étrangère.

L’autre lui répond : 
- Pour quoi faire ?  Ce mec en connait quatre et ça lui a servi à rien !

 

20/05/2013

Prenez-en de la graine ! Faites la bombe ! Bombardez !

bombe à graines.jpg

 

 

Eh ! Des bombes bien pacifiques tout de même ! Des bombes de fleurs. Ben, ouais. Pourquoi pas ? Mais ces bombes ont tout de même une cible : les multinationales grainières, genre Monsanto, qui prétendent s’accaparer et breveter le vivant. Pour se faire du fric, encore du fric, toujours plus de fric !

 

Ces entreprises biotech âpres au gain ont trouvé le moyen de "posséder" ce qui nous appartient : notre alimentation! Ils essayent de breveter nos fruits et légumes de tous les jours comme les concombres, les brocolis et les melons, forçant les agriculteurs à les payer au risque d'être poursuivis en justice. Voir entre autres : Le Monde selon Monsanto (Documentaire, ARTE)

 

Nous pouvons faire pression sur  nos élus pour lutter au niveau européen contre cette politique d’abandon du vivant aux margoulins, mais nous pouvons aussi lutter efficacement, tout en rigolant : en faisant la bombe ! Pour se battre contre Monsanto, le lobbyiste des graines, on peut agir localement, entre amis et en toute légalité…Réapproprions-nous les espaces verts publics en y plantant des graines… Un groupe de Montpellier a repris une idée de nos voisins anglais. Cela consiste à faire des boules de terreau remplies de graines, de trouver un endroit propice et d’y jeter ces "bombes à graines". Une bombe à graines est une petite boule composée d’un mélange de terreau et d’argile dans lequel nous y insérons des graines mellifères, une source d’alimentation pour butineurs et pollinisateurs. Elles sont pratiques pour atteindre les espaces délaissés derrière les clôtures ou sur les toits, elles peuvent également être dispersées directement sur le sol sans être plantées. Les graines ainsi protégées germeront dès qu’elles seront exposées à des conditions favorables.


Le lancer de bombes à graines fait partie du mouvement de « guérilla » jardinière né dans les années 90 chez les Anglo-saxons. Cet acte participe à la distribution des semences de façon ludique et engagée."

Allez, profitons de ce lundi de pentecôte, férié pour certain, pas pour d’autres, pour « faire la bombe » et ainsi emmerder (un peu ? mais c’est toujours ça) Monsanto.

BANZAÏE !

 

Primidi 1er Prairial 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

La saison de chasse au canard n'est pas encore ouverte, mais Gérard y va quand même.
Après deux heures, il tue un canard. Il s'assoit près d'un étang et il commence à le plumer.
Tout à coup il entend des pas. Alors de peur de se faire arrêter, il jette le canard a l'eau et il commence à siffler comme si rien n'était arrivé.
Un garde-chasse arrive et dit :
- Bonjour monsieur !
- Bonjour, répondit l'autre !
- Je dois vous arrêter !
- Et pourquoi ?
- La saison de chasse au canard n'est pas encore ouverte !
- Mais je ne chassais pas !
- Ah non, et c'est quoi ce petit tas de plumes a vos pieds ?
- Ça ? C'est un canard qui est parti se baigner et qui m'a demandé de garder ses vêtements ! 

 

19/05/2013

Ouiquinde gastronomique : Sabine rime avec tajine

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Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

 

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachées,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, “ Ah, dis donc, Doudou ! ”

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi-heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

Décadi 30 Floréal 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Aux portes du paradis, un nouvel arrivant commence son récit: 
- Cela faisait un certain temps que je soupçonnais ma femme d’avoir une relation extra conjugale. Je suis donc rentre chez moi à l’improviste et évidemment, je l'ai trouvé complètement nue sur le lit. J’ai immédiatement fouillé l'appartement pour trouver le coupable. En vain. Et puis, je me suis souvenu qu'habitant le 15ème étage d'une tour, nous disposions d'un petit balcon. J'ai donc ouvert la porte-fenêtre et c'est la que j'ai vu cet homme suspendu dans le vide et s'agrippant à la rambarde du balcon. Je lui ai piétiné les mains pour qu'il tombe, mais il tenait bon. Alors je suis parti chercher un marteau. A grands coups sur chaque main, il a fini par lâcher prise. Mais un arbre a amorti sa chute. Voyant qu'il bougeait encore, j'ai attrapé le réfrigérateur de la cuisine et je l'ai fait basculer sur cet individu. L'effort a été si violent que j'ai succombé à une crise cardiaque. Et donc me voilà. 

- Ah bon ! Répond St Pierre passionné. C'est bon vous êtes admis au paradis.

 

Un second homme se présente peu après et commence à raconter l'histoire de sa mort a St Pierre: 
- Voyez-vous, débute-t-il, j'étais en train de repeindre mon balcon au 17ème étage d'une tour. Mon tabouret a vacillé et j'ai basculé dans le vide. Mais j'ai eu la possibilité de me rattraper à un balcon, deux étages plus bas. Je pensais être sauvé quand le propriétaire de ce balcon a commencé à me piétiner les mains puis à me casser les doigts à coups de marteau. Il était fou furieux que je m’accroche à son balcon. Et pire, lorsque j'ai lâché prise, comme je ne suis pas mort tout de suite, il m'a balancé son frigo sur la tête pour m’achever.

 

St Pierre : 
- Oui, j'ai entendu parler de cette histoire, vous pouvez entrer au paradis.

 

Un troisième homme arrive et entame, lui aussi, son récit à St Pierre: 
- Franchement, je ne sais pas comment c'est arrivé ! J’étais caché à poil dans un frigo et me voilà !!! 

 

 

17/05/2013

Ne pas payer la vaseline pour se faire enfiler !

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Finalement, de l’avis général, il a assez bien réussi séance de parlotte notre Normalou national. C’est un pro. Un as du compromis. Comme tous ces grands fauves de la politique, il a lu les œuvres de Machiavel et possède parfaitement les 10 commandements des manipulations de masses.

Une présentation de 10 "Commandements" qui aident à imposer aux gens une société qui les prive de leurs libertés en les empêchant de s’en rendre compte, par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection. Ne soyons pas dupe de ce texte prétendument attribué à Chomsky, mais il aide tout de même à ouvrir les yeux sur ce et ceux qui nous manipulent. Cocu et battus peut-être, mais pas contents.

 

1/ La stratégie de la distraction

 

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

Le ramdam monté autour du « mariage pour tous » est un parfait exemple de cette forme de manipulation.

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

 

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

On est en plein dedans !

 

3/ La stratégie de la dégradation

 

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

Chirac, puis Sarko ont parfaitement illustrés cette stratégie.

 

4/ La stratégie du différé

 

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

Retraites ? Vous avez dit retraites ?

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

 

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

Ecoutez les pubes pour un assureur infligées chaque matin par deux débiles mentaux et vous aurez compris.

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

 

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

Otages, faits divers donnent aux lucarnes à décerveler l’occasion, à travers de « micro-trottoirs » bidonnés, de déverser des tonnes de « bons sentiments offusqués ».

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

 

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

 

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

En classe, les gamins qui marnent correctement, qui sont réceptifs, ouverts, qui réussissent sont mis à l’index, voire à l’amende. On les moque, on les traite de « bouffons »  et « d’intellos » ! Les séries télévisées font l’apologie des abrutis.

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

 

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

 

Les suicides en entreprises en découlent…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

 

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 

Les « réseaux sociaux » qui n’ont de social que le nom sont des instruments par lesquels les dominés donnent toutes leurs armes aux dominants.

 

Voilà. Ces quelques lignes permettent d’être un plus lucides et en tout cas de ne pas payer la vaseline pour se faire enfiler ! Ecoutons plutôt le grand sage Confucius qui disait :

« Si en te penchant en avant tu vois entre tes jambes deux paires de couilles, ne te prend pas pour un surhomme, c’est que tu es en train de te faire enculer. »



Sources :

http://www.pressenza.com/npermalink/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses

 

http://www.reopen911.info/News/2010/09/28/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masse/

 

http://syti.net/Topics.html

 

Octidi 28 Floréal 221

 

Illustration merci à Berth 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Mon chef, est toujours entrain de
travailler à son bureau avec assiduité et diligence, sans jamais
perdre son temps en jasant avec ces collègues. Jamais il ne
refuse de passer du temps pour aider les autres et malgré cela, il
termine ses projets à temps. Très souvent, il rallonge
ses heures pour terminer son travail, parfois même en sautant
les pauses café. C'est une personne qui n'a absolument aucune
vanité en dépit de ses accomplissements remarquables et de sa
compétence en informatique. C'est le genre d'employé de qui on
parle en grande estime et respect, le genre de personne dont on ne
peut se passer. Je crois fermement qu'il est prêt pour la
promotion qu'il demande, considérant tout ce qu'il nous ap-
porte. L'entreprise en sortira grande gagnante.

Pas mal, hein ... ??! Maintenant pour mieux comprendre, lisez le texte une ligne sur deux...

 

 

15/05/2013

Le maire et la tricoteuse.

mamy Tricot.jpg

 

 

« Dégage donc la vieille, t’as rien à faire ici ! »

« J’t’emmerde salaud ! » lui répond celle-ci.

La vieille fait partie des pauvres, ces salauds,

Ces pouilleux, ces puants, ces fainéants, ces prolos !

 

Elle a trois cents euros pour vivre chaque mois,

Alors elle tricote, dans la rue, à Sannois,

Elle vend ses tricots aux passants mal à l’aise,

Certains sont attendris, d’autres filent, à l’anglaise…

 

Pour égailler la rue, attirer le chaland

Et ainsi, ce faisant, augmenter son bilan

Mamy Tricot – Françoise – négligeant son arthrose

Au son du transistor, chante « La vie en rose ».

 

Oui mais le gougnafier qui la fait dégager

Est Yannick Paternotte (1), le maire Uhèmepets,

Un repris de justice abuseur de faiblesse,

Une « élite», un élu, plein de délicatesse.

 

Le maire a porté plainte contre la tricoteuse

Pour outrage à élu…Bien fait pour l’emmerdeuse !

Et que croyez-vous donc qu’a fait le tribunal ?

Il condamna Françoise, ses chaussettes et ses châles !

 

Prison avec sursis, amendes, autres déboires

On lui fait payer cher sa conduite « blâmable »…

Selon que vous serez puissants ou misérables

Les jugements de cour vous rendront blancs ou noir

 

 

1 - Yanick Paternotte, soutien de Jean-François Copé et président de la contestée commission nationale des recours de l'UMP, a été condamné à quinze mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel de Nanterre.

La justice lui reprochait d'avoir accepté, le 1er octobre 2004, un bien immobilier d'une valeur de 210.000 euros. Cette somme correspond aux trois-dixièmes de la propriété en indivision d'une femme décédée en 2008 après avoir été placée sous tutelle

 

Sextidi 26 Floréal 221

 

Photo X – Droits réservés.

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Fillon et Copé, pour matérialiser leur « lune de miel », ont décidé de changer le logo de l’UMP. Ils ont trouvé : c’est le préservatif.


En effet, il tolère une forte inflation, lubrifie les rapports sociaux, vide les bourses, stoppe la production, détruit la prochaine génération, protège les glands et convient parfaitement aux trous du cul.

 

14/05/2013

Le poids des mots, le choc des fautes

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Ce ouiquinde, j’ai été sollicité par une jeune personne proche de la famille pour « jeter un œil » sur un travail écrit qu’elle devait remettre dans le cadre d’une formation au métier…de formateur.

 

Le fond du travail était très correct, les idées claires et leur cheminement logique. Mais que dire de la forme ! ! ! Des fautes d’orthographe tous les deux ou trois mots (du genre « et » pour « est »), des erreurs de syntaxe aberrantes, sans parler des participés passés avec une terminaison en « er », quand à l’accord du complément d’objet direct placé avant le sujet, alors là, c’est plus que de l’hébreux, c’est de l’aztèque…

 

Cette personne – par ailleurs éduquée, intelligente, vive - était honteuse et j’en étais moi-même gêné. Des fautes, on en fait tous, et moi par le premier. Mais point trop n’en faut !

 

Comment voulez-vous que le jury d’une commission auquel vous donnez à apprécier un texte littéralement bourré de fautes puisse vous juger à votre juste valeur ?

 

« Je suis victime, m’a-t’elle dit, des méthodes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture qui avaient cours pendant ma scolarité… »

 

Ces fameuses méthodes dites « globales », « structurales » et autres conneries de ce genre qui ont fait – et continuent à faire - des générations d’analphabètes. Un enseignant avec lequel je m’entretenais à ce sujet me confia que sa hiérarchie et même ses collègues l’avaient fortement dissuadé de revenir à la traditionnelle dictée complétant la lecture, à l’analyse logique, à l’apprentissage du vocabulaire et surtout de la grammaire. « C’est dépassé, c’est ringard… ». C’est même mal vu paraît-il par la hiérarchie.

 

Mesdames et messieurs les enseignants, cessez – comme dit l’ami Brighelli – de nous fabriquer des crétins ! http://www.sauv.net/brighelli.php

 

Quintidi 25 Florial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Une fillette rentre de l’école et dit à son père :

-         Tu connais la dernière ?

-         Non.

-         Ben, c’est moi…

 

 

13/05/2013

Onnn nélé championnnnn ! Onnn nélé championnnnn ! Onn né, onn né, onn nélé championnn !

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Jusqu’à saturation ! Les machines à bruits bruissent depuis ce matin des borborygmes abiérés, avodkassés, awiskyssés des « supporters » du PSG. Ben, on le saura qu’ils ont gagné, les mercenaires !

 

On s’en branle républicainement, mais les canards laquais, les machines à bruits et les lucarnes à décerveler nous l’infligent jusqu’à plus soif la victoire de ces quelques milliardaires mononeuronaux !

 

Tout ça pour la plus grande « gloire » d’une principauté moyenâgeuse du golfe arabo-persique. Un pays dont la richesse est assise sur le gaz et sur l’exploitation sans vergogne de 2 millions de quasi esclaves étrangers au profit d’une poignée de bédouins. Avec en prime une dictature féodalo-religieuse dont l’obscurantisme ferait passer le Perse Ahmadinejad pour Voltaire ! Un pays prédateur qui achète les bijoux de famille de la France avec la complicité des gouvernements en la matière aussi veules à gauche qu’à droite.

 

Le PSG est la partie émergée de la main mise de la pieuvre qatari en France. Deux milliards d’euros pour Le Printemps, mais encore plein de millions de thunes pour acheter le prestigieux immeuble du Figaro boulevard Haussman ; mais aussi les hôtels les plus prestigieux : le Martinez à Cannes, le Palais de la Méditerranée à Nice, le Concorde Lafayette et l'hôtel du Louvre à Paris ; mais encore l'immeuble qui abrite encore le Virgin sur les Champs Élysées, l'hôtel Raffles à Paris (ex-Royal Monceau), le Centre de conférences international qui deviendra l'hôtel Peninsula, et la Société fermière des casinos de Cannes qui comprend deux casinos (Barrière Croisette et Les Princes), l'hôtel Majestic et le Gray d'Albion, etc.

 

Eh ! Pourquoi se gêneraient-ils les Zarabeuriches ? Sarko leur a taillé un régime bien juteux.  Depuis 2008, les Qataris bénéficient d'un régime fiscal particulier: ils sont exonérés de taxe sur les plus-values immobilières. Par ailleurs, un Qatari ne paie pas d'impôt sur la fortune (ISF) durant ses cinq premières années de résidence en France.

 

Mais ce n’est pas tout : le Qatar est entre autres propriétaire de 12,8% de Lagardère, de 7,5% d'EADS, de 5,6% de Vinci, de 5% de Veolia, de 3% de Total , d’un peu moins de 2% de Vivendi et de 1% de LVMH. Ils s’introduisent aussi dans les médias : la chaine sport Bein sport et bientôt la chaîne d'informations porte-parole des islamistes Al-Jazeera en français. Quant au fond d’investissement pour le développement des banlieue françaises, il est pour l’instant en sommeil, tant il sonne comme une insupportable volonté de salafiser la jeunesse en difficulté de ces « délaissés de la république ».

  

 

Enfin, faut-il rappeler que derrière tous les mouvements islamistes il y aurait plus ou moins de pognon qatari…

 

« Onnn nélé championnnnn ! Onnn nélé championnnnn ! Onn né, onn né, onn nélé championnn ! »

 

Quartidi 24 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre un crocodile et les supporters parisiens ?

Aucune, ils ont tous les deux une grande gueule et de petits bras.