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31/01/2013

Luttons contre la GRIPPE !

grippe masques.jpg

 

 

Si l’on en croit le GROG, la grippe rode et se jette sur les pauvres gens comme Copé sur une hostie avariée. Médications, masques et tout le saint-frusquin. Pourtant il y a des méthodes simples, écologiques et efficaces pour lutter contre la grippe : il faut réveiller notre système immunitaire.

 

1ère solution : Le vaccin (efficace à condition que celui-ci corresponde au virus).

2ème solution : Le programme d'activités suivant (beaucoup plus agréable et efficace contre tous les virus) :

 

- Marcher au moins une demi-heure par jour ;

- Prendre l'air ;

- Eliminer le stress ;

- Consommer des fruits ou du jus de fruits (vitamines) ;

- Activer notre circulation sanguine ;

- Boire une infusion tonifiante aux herbes aromatiques après les repas ;

- Prendre du repos réparateur.

 

Réalisation :

1. Je me promène jusqu'au bistro (je marche) ;

2. Je m'installe à la terrasse (je prends l’air) ;

3. Je contemple le galbe de la serveuse (j’élimine le stress) ;

4. Je commande un verre de blanc puis un deuxième (j’absorbe les vitamines) ;

5. Je prends le menu du jour arrosé d'une bouteille de Côtes-du-Rhône (j'active ma circulation)

6. Je termine le repas par un grog au rhum (infusion tonifiante) ;

7. Je fume un petit tarpé (je respire des herbes aromatiques) ;

8. Je rentre chez moi et je m'endors sur le canapé (repos réparateur).

 

Comme disait ma grand-mère : « Un p'tit coup dans le pif vaut mieux qu'une piqûre dans le cul ! »

 

 

Duodi 12 Pluviose 221

 

Illustrations X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un vieux couple à table. 

Lui: « Qu'est-ce que tu as l'air moche avec les nouvelles lunettes ! »

 
Elle: « Je n'ai pas de nouvelles lunettes... »

 
Lui: « Toi non, mais moi oui… »

29/01/2013

Au bistro de la Toile : c’est du pognon qu’on veut, pas du travail !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Pendant qu’on se couvre de gloire dans les déserts africains, les « plans sociaux » - doux euphémisme pour dire « charrettes de travailleurs jetés au chomdu » – se multiplient. PSA, Renault, Goodyear  et toutes les boites, grosses ou petites, qui se débarrassent de leurs salariés parce qu’elles n’en ont plus besoin ! C’est pas plus compliqué. Dans le système capitaliste dans lequel on vit, la finalité d’une entreprise n’est pas de fournir du travail, n’est pas de répartir les richesses par le salariat, n’est même pas de produire des biens mais de générer des profits. Point barre.

  

- Dure réalité Victor…

 

- Il faut donc intégrer cette donnée : le travail des humains est de moins en moins nécessaire à la bonne marche de l’économie capitaliste. Par contre, cette économie a toujours besoin de clients. Et ces clients potentiels, pour acheter, ont besoin de pognon. Ce n’est donc pas le travail qui est indispensable pour faire tourner l’économie ultra libérale, mais le pognon. Encore faut-il que ce pognon arrive dans la poche des « Français d’en-bas », ceux qui achètent à bouffer, à s’habiller, à téléphoner, ceux qui doivent se loger, se soigner, se distraire. Vivre quoi.

 

- En d’autres temps, Ford a compris que ses ouvriers, correctement payés, deviendraient ses clients. Ce concept a eu un formidable succès, mais ce temps est révolu. Les usines peuvent tourner avec un minimum de personnel très spécialisé et beaucoup de robots. Faut trouver autre chose que le salariat généralisé pour faire tourner la machine…

 

- Exactement. Faut trouver autre chose. Imaginons un candidat proposant ceci : - « Françaises, Français, je vous propose de rejoindre dès mon élection cette élite triomphante que sont les Fainéantes et les Fainéants. Pour vous permettre d’intégrer enfin cette cohorte du savoir-bien-vivre, je m’engage à ce que mon gouvernement verse à chaque Française, à chaque Français, de sa naissance à sa mort, une allocation de 1000 euros chaque mois ! »

 

- Ah ! C’est sûr que le mec ou la meuf politique qui proposerait ça ferait un tabac ! Mais c’est pousser le bouchon un peu loin, non ?

 

- Pas du tout. Il est temps de se débarrasser de cette culture influencée par le religieux et le politique, cette horreur imposé par les parasites que sont les clergés et les puissants : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » et « travailler plus pour gagner plus ». Une telle allocation, permettait à chacun de vivre sans la contrainte du travail forcé, exploité, mais avec la perspective du travail choisi, rémunérateur, épanouissant. Le prix total de cette mesure : 1000 euros par personne et par mois, soit 12 fois 1000 multiplié par 65 millions égale 780 milliards d’euros ! Soit grosso-modo l’équivalent de toutes les allocations chômage, familiales, logements, bourse, retraite, etc. sans oublier toutes les subventions, exemptions de charges et autres fatras de niches fiscales, sans oublier non plus les économies en matière de gestion fiscale ou de sécurité. En somme, distribuer à chaque Français un revenu garanti pendant toute la vie ne coûterait pas beaucoup plus au budget de l’État-providence que le système actuel qui a réussi l’exploit de dépenser autant pour faire de la France le pays où le sentiment d’insécurité est le plus élevé. Bien loin d’être une méthode grossière et utopique de lutte contre la pauvreté, l’allocation universelle, dont le coût de distribution est négligeable au regard des dispositifs actuels, apparaît donc comme un moyen d’atteindre toutes les personnes pauvres à moindre coût. Ne serait-ce pas un énorme progrès qu’une société dont l’activité serait basée sur la passion et le volontariat plutôt que sur la contrainte ?

 

- …taing ! Victor, ça fait rêver ton système. Mais enfin, il y a des activités qui ne sont pas très bandante et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisant sont, en plus, mal payés; mais les volontaires, dans mon système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés ! Ce système n’est pas neuf : il traine dans les cartons des « zéconomistes » depuis une vingtaine d’années. Il a même été proposé à la dernière présidentielle – sous une forme édulcoré - par…des candidats de droite : Villepin et Boutin ! Eh ! François, toi qui promettais de nous apporter du rêve, il est là son levier pour nous faire enfin rêver et croire en l’avenir.

 

- En attendant, à la nôtre !

 

 Décadi 10 Pluviose 221


Merci à Chimulus

 


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 Ecoute ! Ecoute !


Savez-vous quelle est la différence entre un fonctionnaire et un chômeur ? 

Un chômeur, lui, a déjà travaillé.

 

28/01/2013

Comment Mittal nous enfume. Pour les Nuls.

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Ah ! Qu’il avait l’air malheureux, le sardar Laksmi Mittal, le 1er octobre dernier lorsqu’il annonçait, se tordant les mains de douleur que la conjoncture « l’obligeait à fermer les deux haut-fourneaux de Florange. » Le P3 et le P6 sont en veille depuis juillet 2011 pour l’un, octobre 2011 pour l’autre.

 

Et qu’est-ce qu’ils font les haut-fourneaux lorsqu’ils ne haut-fournent pas ? Humm ? Qu’est-ce qu’ils font. Allez, on va essayer d’y voir un peu plus clair. Prenez vos crayons, votre cahier de brouillon et soyez attentif, y en a besoin ! 

Marquez en haut de la page, en majuscule : FLORANGE. Très bien.


Donc,
voilà un an et demi que les entrailles de ces grosses bêtes à polluer ne produisent plus d’acier et donc – bonne nouvelle - crachent très peu de CO2 dans l’atmosphère.

 

Marquez : CO2. Et à côté vous marquez : sous, thunes, dollars, euros. A votre choix, c’est pareil. Voilà. Continuons.

 

Et qu’est-ce qu’ils ont inventé les capitalistes pourrisseurs de planète pour « lutter » justement contre cette pollution et à l’occasion se faire un moulon de thunes ? Qu’est-ce qu’ils ont inventé ? Ben, des « droits à polluer » bien sûr.

 

Marquer : Droits à polluer.

 

Kelçekça ? Pour se conformer en partie au Protocole de Kyoto, sous la pression des lobbies capitalistes, certains pays, dont l’Europe, ont mis en place un « marché carbone » qui fonctionne comme une bourse. Les entreprises polluantes reçoivent gratuitement bien sûr de la C.E., à travers le gouvernement français, des allocations annuelles de « tonnes de carbone » à rejeter. Si l’entreprise recevant cette allocation dépasse son quota, elle doit soit arrêter son activité, soit…acheter sur ce marché des « tonnes de carbone » à d’autres entreprises, plus civiques, qui ont mis en place des process plus écologiques et donc qui ont des « tonnes de carbone » à vendre. C’est ça le marché de la pollution. Autrement dit on peut se faire beaucoup de thunes en étant civique et écolo. C’est bien non ?

 

Oui. C’est bien. Seulement voilà. Ce marché donne lieu à de gigantesques magouilles touchant non seulement le carbone mais d’autres saloperies issues de l’industrie chimique (lien).

 

Et qu’est-ce qu’il vient faire Mittal la dedans ? Bonne question. Je vois qu’il y en a qui suivent.

 

Ben voilà : les allocations carbone entreprise par entreprise sont allouées par les gouvernements nationaux et sont fixés pour plusieurs années (2008-2012 pour la tranche qui nous concerne) sans tenir compte de l’activité réelle du site. Alors qu’est-ce qu’il fait le sardar Mittal ? Il va voir les gouvernements français, belge, luxembourgeois, espagnol et leur tord les couilles : « vous m’allouez tant de tonnes carbone ou je ferme mes usines chez vous ». Voilà comment le sardar Mittal touche chaque année, pour le seul site de Florange, 4 millions de tonnes de CO2.

 

Bon. Et ça veut dire quoi ?

 

Eh bien lorsqu’une usine est à l’arrêt, Mittal touche quand même ses tonnes carbone. Il les économise donc et peut les revendre sur le marché ! Voilà pourquoi le sardar ferme, puis redémarre des usines. Mettre un haut-fourneau à l’arrêt, c’est que du bonheur pour le sardar Mittal : ils thésaurise des « tonnes carbone » et les salariés sont mis au chomdu partiel payé par qui ? Par vous, par moi, et très peu par Mittal. A la sortie, ces arrêts de site lui rapportent sans rien faire beaucoup, beaucoup de sous : sur le marché, à la fin de 2012, la tonne s’échangeait à 6,4 euros. Ainsi, rien que pour Florange, Mittal peut ainsi encaisser 30,7 millions d’euros ! Mais le sardar fait pareil partout où il a mis ses billes (Arcelor bouffé à l’été 2006 par une OPA hostile, ne l’oublions pas, avec assentiment du gouvernement de l’époque). Sur ses sites européens, à coup d’arrêts partiels, Mittal a ainsi accumulé un bonus de 123 millions de tonnes de carbone. Soit l’équivalent de 1,58 milliards d’euros ! Elle est pas belle la vie ?

 

Comme on arrive au moment de l’attribution des nouvelles allocations carbone pour les 4 ans à venir, et que Mittal ne pourra pas refaire ce coup fabuleux, il ferme définitivement, fout le camp et ouvre ailleurs dans des pays qui n’ont rien à foutre du protocole de Kyoto des aciéries avec le pognon qu’il nous a pris. Et lorsqu’on aura besoin d’acier, il faudra le lui importer !

 

Vous avez suivi ? Qui est-ce qui l’a dans l’oigne ?

 

Nous.

 

Et qui est-ce qui paie la vaseline ?

 

Nous encore.

 

Bien, je vois qu’il y en a qui suivent. Fermez vos cahiers.

 

 

Nonidi 9 Pluviose 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Dans une société de services, cinq cannibales viennent d'etre embauches en tant que programmeurs.
Lors de leur arrivée, le directeur leur dit : « Vous pouvez travailler ici, gagner beaucoup d'argent et manger dans notre cantine. Mais laissez les autres collaborateurs tranquilles. »


Les cannibales promettent de n'embêter personne....
Quatre semaines plus tard le directeur revient et leur dit: « Vous travaillez très bien. Mais il nous manque une femme de ménage. Est-ce que vous savez ce qu'elle est devenue ? »


Les cannibales répondent tous par la négative et jurent n'avoir rien a faire avec cette histoire.
Dès que le directeur est parti, le chef des cannibales demande : « Quel est le con parmi vous qui a mangé la femme de ménage ? »
Le dernier au fond répond d'une petite voix: « C'est moi. »
Le chef des cannibales : « Pauvre abruti ! Depuis 4 semaines on ne se nourrit que de chefs de service et de chefs de projet, afin que personne ne remarque rien, et toi il faut que tu bouffes la femme de ménage ! »


27/01/2013

Ouiquinde gastronomique en Alsace-Lorraine

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Le Baeckeoffe d’Alsace et de Lorraine.

 

Il me souvient de grandes fêtes vigneronnes

Entre les vins d’Alsace et les Côtes-du-Rhône

Où, avec ma chorale de vigoureux soiffards,

Nos pifs enluminés jouaient les gyrophares.

Nous avons ripaillé, chanté, mangé, et bu

Avant que de sombrer, fin remplis et fourbus

Dans les bras de Morphée, de Sophie ou Gisèle

Vaincus par la bamboche plus que les demoiselles…

- Tu le sais bien Victor que le vin, s’il enflamme,

En amour est meilleur s’il est bu par les femmes !

Au cours de ces agapes, qu’avez-vous donc mangé ?

- Dans ces contrées de froid si loin de ma Provence

Nous avons dégusté, au cours de ces bombances,

Le célèbre Baeckeoffe, la potée alsacienne

Un plat qui tient au ventre, platée rabelaisienne.

Les femmes le préparaient, enfin, c’est ce qu’on dit,

Le dimanche matin pour le cuire lundi.

 

Tu tailles en gros morceaux de la viande sans os

Ton boucher, s’il est bon, te le fait rapidos,

Une livre de bœuf, gite ou paleron,

Une livre de porc et autant de mouton.

Tu fais tremper tout ça dans une marinade :

Oignons, poireau, carotte, ail, girofle, muscade,

Bouquet garni, sel, poivre et bien sûr vin d’Alsace,

Riesling ou Sylvaner sont les plus efficaces.

Tu laisses mariner, au frais, vingt-quatre heures.

Emince cinq oignons, deux kilos de patates

Comme pour préparer la truffade auvergnate.

Le « Baeckeoffe » est aussi le nom du plat en terre

Large, ovale et profond, solide, utilitaire.

Etale tes patates en couches sur le fond,

Sale, poivre et dispose au dessus les oignons,

Sel, poivre de nouveau puis dispose les viandes

Egouttées, séparées d’avec leur marinade,

Mouille avec celle-ci jusqu’à demi terrine

Complète avec du vin…et remplit ma chopine !

Pour donner du moelleux, met un pied de cochon

Ou bien un pied de veau…et verse ton cruchon !

Ajoute par-dessus ce qui a mariné

Sel, poivre du moulin et…remet ta tournée !

Ferme alors ton couvercle très hermétiquement

Avec farine et eau maniées fermement,

Ça s’appelle « luter » : fermer avec la pâte.

C’est fini, il faut cuire longuement et sans hâte,

Dans un four préchauffé, cent-quatre-vingt degrés,

Quatre heures minimum et plus si ça t’agrée.

Ce plat pourrait sauver bien des anorexiques,

Régale les gourmets, stoppe les boulimiques.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

D’un Gewurztraminer à la saveur friponne

Et  laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients pour six personnes :

½ kilo de gîte, poitrine ou paleron de bœuf sans os – ½ kilo d’épaule ou d’échine de porc sans os – ½ kilo d’épaule de mouton ou d’agneau sans os – 1 queue, 1 pied de porc ou de veau (facultatif) – 1/2 d’oignons – 1 grosse carotte - 2 gousses d’ail – 2 kg de pommes de terre – 2 blancs de poireau – 1 bouteille de Riesling ou de Sylvaner – 1 bouquet garni – girofle – sel et poivre – farine.

 

Vins conseillés :

En rouges, des Alsaces Pinot noir ; en blancs Alsace Pinot gris (Tokay), Riesling, Sylvaner ; en vins d’Allemagne Riesling, Rheingau.


Octidi 8 Pluviose 221

 Illustration X - Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

Dans un village de campagne, deux minotss espiègles sont en train de peindre la bited'un âne en blanc. 


Arrive le fermier qui leur dit: «Non mais ça va pas non ! Petits merdeux ! »

 

Les enfantss'enfuient et le fermier se met à frotter la bite pour la nettoyer.

 
Au bout d'un moment l'âne est évidemment excité et développe un instrument avantageux !

Le fermier s'écrie: «Oh 
les cons ils ont peint aussi à l'intérieur. »

 

 

26/01/2013

Ouiquinde érotique avec Frédillo

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Les deux paradis

 

J’aime ce qui, semblable à quelques fleurs mystiques,

S’épanouit ainsi qu’in lotus rose et noir,

Près du val de ton sexe, Ô femme ! Et chaque soir

Je veux en effeuiller un pli problématique.

 

Avec sa porte à deux battants, son promenoir,

J’aime ton con, plus vaste et plus énigmatique,

Calice humide où pleut l’averse spermatique

Et qui sert à mon nœud de cuve et d’entonnoir.

 

Evoluant de l’un à l’autre en mes caresses,

Du dôme de ton ventre aux rondeurs de tes fesses,

J’explore le versant, le gouffre et le sommet

 

Et je crois, énervé de volupté subtile,

Entrevoir dans ton cul le ciel de Mahomet

Et dans ton con le paradis des Evangiles.

 

Frédillo

 

In: Feuilles à l’envers recueillies par un Bourguignon

http://www.erotomane.org/erotomane/title/7667.asp

 

 

Septidi 7 Pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un petit gamin se lève pendant la nuit pour aller aux toilettes. 
En passant devant la chambre de sa grande sœur, il entend du bruit. Il colle son oreille à la porte et entend sa sœur qui dit : 
- Oh ! C'est bon ! C'est Bon...! 

Le lendemain matin, pendant le petit déjeuner avec toute la famille, il demande au copain de sa sœur : 

- Dis Pierre, c'est quoi que tu donnais à manger à Laetitia pendant la nuit, elle disait que c'était bon ? 
- C'était du chocolat 
- Menteur va ! Ce n'est pas vrai, c'était du saucisson ! J'ai retrouvé la peau sous le lit...

 

 

 

24/01/2013

Quel bonheur : on a pété sur l’Angleterre !

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Les Rosbifs se bouchent les narines ! Comme si toute la France tournait son cul vers la perfide Albion et lâchait une rafale gigantesque de millions de pets ! Pour venger Jeanne-d’Arc en quelque sorte, puisque ça vient de Rouen ! « Shocking » ! Mais les Anglais ont de l’humour.

 

Leurs cousins étazuniens par contre, seront toujours désolants. Voilà-t-y pas qu’ils viennent d’inventer le slip « Under-Ease », une horreur munie « d’un filtre multicouche en laine de verre, charbon actif et feutre, muni d’élastiques à la taille et aux cuisses ». Tout ce harnachement, vous savez pourquoi ? Pour neutraliser les pets ! Oui ! Neutraliser cet extraordinaire moyen de communication, ce support universel de la franche rigolade !

Au secours Rabelais ! Au secours Bérurier ! Ils veulent tuer le pet !

 

Il y a pourtant toute une culture du pet, une hiérarchie du pet. Alors donnons à ces culs serrés un petit cours de pétologie !

 

 

LE PET COMMUN

Le « Pet Commun » est le pet plus fréquent. C'est un proche parent du « Déchireur » (voir après) mais il est expulsé avec moins de force. Généralement il est entendu en groupes, au sein desquels les gens n'ont pas encore assez d'intimité pour péter entre eux. Dans ce cas, une personne plus audacieuse que les autres lâche une caisse et les personnes présentes pratiquent ensuite des pets de groupe sans gêne. Généralement le « Pet Commun » n'a pas d'odeur.

 

LE PET NERVEUX

Le « Pet Nerveux » est expulsé dans les endroits ou la personne ne veut pas qu'il soit entendu. Vous-même avez sans doute déjà vu des hommes et des femmes dans les bibliothèques les supermarchés et même dans la rue lâchant ce type de pets. Ils sont généralement contrôlés, peu bruyants et demandent beaucoup de dextérité pour en dominer la technique.

 

LE PET TOUSSÉ

Le « Pet Toussé » arrive quand le pétomane (le pratiquant du pet) essaye de le dissimuler avec de la toux. Une de mes amies lâche fréquemment ces pets lorsqu'elle joue au bingo. Elle va au fond de la salle pour fumer et tousse tout en lâchant simultanément un beau pet toussé. Attention cependant, cela peut être à double tranchant au cas où le « timing » n'est pas parfait ou bien que le pet est plus long que prévu.

 

LE PET MOUILLE (OU VASEUX)

Le « Pet Mouillé » possède un son aqueux. Il est généralement signe qu'un évènement se prépare, et qu'une visite aux toilettes devient plus qu'urgente et nécessaire. La variante « Vaseuse », encore dit « pet foireux »  indique qu'il est déjà trop tard.

 

LE PET RAFALE

Ce pet ressemble au « Déchireur » (voir après), mais il est accompagné d'un son plus aérien, venteux, comme une rafale.

Il est dû au fait que le pétomane veut expulser tous les gaz de façon rapide. Ce pet provoque, presque toujours, de grands rires parmi les personnes présentes. C’est le pet le plus efficace des concours de pets

 

LE PET « BOULES SERREES »

Ce pet est toujours très facile à identifier: il donne toujours l'impression que le pétomane a les boules si serrées dans son slip qu'il est sous douleur intense lorsqu'il pète.

 

LE DECHIREUR

Finalement mon préféré: le « Déchireur ».

Il est fort, intense, sonore et attire toujours l'attention de quelqu'un.

Les caractéristiques du « Déchireur » sont fréquemment rencontrées dans d'autres pets, mais ne vous y trompez pas: ce pet est un furieux flux de gaz qui émergent triomphalement du cul du pétomane. C’est par lui qu’un compétiteur conclut triomphalement une victoire


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Gode save ze gouines !

 

 

Quintidi 5 Pluviose 221

 

 

Illustrations X – Droits réservés

 

21/01/2013

Les nouvelles sont sombres ? Branchons un peu le déconographe pour commencer la semaine.

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Deux voyageurs de commerce discutent: 
- Moi, fait l'un, je traite mes clients comme mes cigarettes. 
- Comment cela ? 
- Je les roule toujours moi-même !

 

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Une dame est à la fenêtre de sa maison et voit se garer devant chez elle un camion de la DDE. 
Un premier gars en descend, prend une pelle et creuse un trou, puis va deux mètres plus loin et creuse un deuxième trou. Et ainsi de suite. 
Un deuxième gars sort alors du camion, prend une pelle et rebouche tous les trous que son collège continue de creuser. Intriguée, la dame va les voir et les interroge sur leur travail. 
Et le premier agent lui répond :
- « Je sais que ça peut paraître bizarre. D'habitude nous sommes trois dans l'équipe mais aujourd'hui le gars qui plante les arbres est en RTT ! »

 

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Deux copains discutent sur les différentes façons de faire l'amour...
- Et le sexe à la Rodéo, t'as essayé ?
- Sexe à la Rodéo? Non... C'est comment ?
- Tu te mets sur ta femme, tu la caresses et puis tu lui dis à l'oreille : ton parfum est le même que celui de ma secrétaire !
- Et après ?
- Après, tu essayes de rester 5 secondes dessus...

 

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C'est deux spermatozoïdes qui discutent: 
- Dis, c'est encore loin les ovaires ? 
- Tu parles, on en est qu'aux amygdales ! 

 

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Une prostituée va voir son gynécologue, celui-ci lui demande : 
- Vous perdez beaucoup pendant vos règles ? 
- Bof ! Quatre à cinq cents euros…

 

 

Duodi 2 Pluviose 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

20/01/2013

Gastronomie hivernale : « Li paquetoun de bioù »

paquetoun de bioù web.jpg

 

 

Voici quelques années, Septèmes-les-Vallons

Confronta en concours ses Vénus du poêlon.

« Li paquetoun de biou » (1) comme on dit à Septèmes

Ou « paupiettes de bœuf » tel en était le thème.

On les appelle encore « Alouettes sans tête »,

C'est un plat de Provence pour un repas de fête.

Montant en procession vers la vieille chapelle

Les jolies ménagères embaumaient les ruelles

Des multiples fragrances de leurs préparations

Quelles allaient livrer, non sans quelqu’émotion

Aux subtiles papilles d'un jury redoutable,

Fait de professionnels des plaisirs de la table,

Présidé gentiment par Maître Guy Gedda

Pape des fourneaux de Bormes-les-Mimosas.

Sert un canon, petit, car ma gorge languit:

Voilà les « Paquetoun de bioù » de Maistre Guy !

Prépare les paquets et ensuite la sauce,

C'est la cuisson finale qui scellera les noces

De tous les ingrédients habilement mêlés,

Offrant aux commensaux du bonheur au palais.

Commande à ton boucher du paleron en tranches

Minces que tu aplatiras bien sur la planche.

Prend du petit salé et coupe-le en dés

Mélange bien le tout et poivre à la demande,

Fais-en de petits tas sur tes tranches de viande.

Emprisonne le tout en roulant chaque tranche

Pour que ton appareil fasse une poche étanche

Que tu feras glisser dans une boutonnière.

Si tu n’y parviens pas: du fil de couturière.

Dans un large rondeau où chante du saindoux,

Fais raidir tes paupiettes trente minutes en tout.

Tu les retourneras avec délicatesse,

Elles sont bien fragiles, alors tu les caresses.

Entre temps tu épluches et haches trois oignons,

De l'ail et du persil, quelques petits lardons.

Puis, amoureusement, enlève tes paupiettes.

Pour bien y arriver, sers-toi de deux fourchettes.

A présent, pour la sauce, en route compagnon !

Dans le jus frissonnant, fais blondir les oignons,

Rajoute des tomates, ail, persil, thym, laurier,

Tu sales de haut goût et poivres volontiers,

Mouille d'un bon demi de vin blanc de Provence,

Laisse réduire un peu, puis un quart d'eau de France.

Fais cuire demi-heure, passe à la moulinette,

Enfin dans le rondeau, tu remets tes paupiettes,

Verse dessus ta sauce, Couvre et met à feu doux.

Pendant deux heures au moins, fait mijoter le tout.

Avec la polenta, les pâtes ou la purée,

Tes « paquetoun de biou » vont fort bien figurer.

Accompagne ce plat d'un rosé de Tavel,

Du Ventoux ou d'ailleurs, mais prend un bon label.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour les « paquetoun »: - 1,5 kg de palerons de bœuf coupé en 24 tranches minces, - 4 hectos de petit-salé, - 12 gousses d'ail épluchées et hachées, - 1 bouquet de persil haché, - 1 cuillerée de saindoux.

Pour la sauce: - 4 oignons, - 4 tomates pelées, mondées, épépinées, - 6 gousses d'ail hachées, - 1 bouquet de persil haché, - 3 feuilles de laurier, - 2 cuillerées à café de sel, - poivre blanc du moulin à la demande mais assez abondant. - 1 demi-litre de vin blanc sec.

 

Les vins conseillés:

 

Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aromatiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du­-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret. En vins du Languedoc, les Saint­-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières. En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.

Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds:

Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux. En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes. En vins de Provence, les Coteaux varois.

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est une carotte, une patate et une bite qui discutent des difficultés de leurs vies. 

La carotte dit: « Ah, c'est terrible, on me coupe en rondelles, on me met de la vinaigrette sur la gueule, quelle vie! » 

La patate, à son tour, dit: « Moi, c'est pire, on me coupe en rondelles, on me plonge dans un bain d'huile bouillant ou alors, on me coupe en dés ! » 

La bite dit: « Oh ! Il y en a pour tout le monde, vous savez… Moi, on me fout la gueule dans un sac plastique et on me fait faire des pompes jusqu'à ce que je dégueule… »


Primidi 1er Pluviose 221


Illustration originale Vincent Barbantan

19/01/2013

Ouiquinde érotique avec Théophile Gautier

 

 

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Le signe de la croix

 

Adorez la croix de l'amour

Qui se forme de quatre roses,

Deux en bouton, et deux écloses,

Trois fleurs de nuit, une de jour.

 

Voici pour ce Dieu que j'honore

Le symbole qui dit: Je crois!

Quatre baisers donnés en croix

Sur les quatre fleurs qu'il colore :

 

Sur les lèvres, dont le carmin

Fait honte aux roses purpurines,

Où deux beaux rangs de perles fines

Brillent, comme dans un écrin;

 

Puis, en descendant de la bouche

A gauche, à droite tour à tour,

Sur deux seins dont le pur contour

Frémit du baiser qui les touche;

 

Et plus bas, sur celle des fleurs

Qui ne reçoit, tendre et craintive,

L'ardent baiser d'une foi vive

Qu'en y répondant par des pleurs.

 

De ce culte tel est l'emblème,

Quand finit, quand renaît le jour,

Signez-vous de la croix d'amour

Devant la beauté qui vous aime.

 

Théophile Gautier

 

 

Décadi 30 Nivose 221

 

Photo X – Droits réservés

 


Ecoute ! Ecoute ! 

Pourquoi Jésus ne peut pas mettre de suppositoire ? 
Parce que les voies du Seigneur sont impénétrables !

18/01/2013

Au bistro de la toile : les nazislamistes

chimulus bistro copie.jpg

 

- Putaing ! Victor, les Algériens, ils ne font pas dans la dentelle ! On tire d’abord, on négocie après !

 

- Et ils ont bien raison. Les nazislamistes sont des ennemis redoutables. Il n’est pas question de négocier quoi que ce soit avec eux. Même si cela doit amener des situations dramatiques pour ceux qui se sont mis en situation d’être pris en otage. Car ne l’oublions pas, les otages sont des gens qui prennent leurs risques. Soit en allant gagner du pognon dans des sites dangereux, pour engraisser Areva, Bolloré, Total, Vinci et autres exploiteurs ; soit en pratiquant un tourisme irresponsable pour se la jouer aventurier. Quand au type de la Somalie, c’est un accident du travail : ce type est – était ? – un agent secret ; assez nul pour se faire repérer et choper dès son arrivée. Et la tentative pour le libérer, soldé par un fiasco retentissant, a coûté la peau à deux troufions dont c’est aussi le métier, mais qui se sont fait flinguer pour rattraper la connerie et l’incompétence de ce gros nul.

 

- Ben ! T’es pas tendre Victor.

 

- Il n’y a pas de qui l’être. Les salafistes - que j’appelle les nazislamistes car ils combinent l’idéologie fasciste des nazis avec l’obscurantisme d’une religion dévoyée – sévissent partout dans le monde. Par la force, par les attentats, par la terreur, par la provocation. Tout recul, tout « arrangement raisonnable » est pour eux une victoire qui les conforte et les renforce dans leur combat débile : imposer au monde entier la charia dans un « califat » mondial ! Tu retrouves ces abrutis partout où il y a des troubles : le « onze septembre » bien sûr, la guerre civile sanglante en Algérie, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie, le Nigéria, le dévoiement des révolutions tunisienne et égyptienne, et maintenant le Mali ; mais aussi en Asie : les attentats en Indonésie, au Timor, au sud de la Chine, au sud de la Thaïlande, etc. ; mais encore en Europe avec les attentats de Paris, Madrid, Londres etc. Sans oublier les histoires de voile, niquab, viande hallal, bordel dans les hôpitaux, les écoles, etc.

 

- Putaing… Une sacrée pieuvre assassine…

 

- Une pieuvre. Voilà la bonne image Loulle. Une pieuvre qui envoie ses tentacules partout. La pieuvre est un bestiau étonnant : chaque tentacule est régi par un cerveau accessoire mais tous obéissent au cerveau central. Les nazislamistes, c’est pareil. Tu coupes un tentacule, il repoussera. La solution, c’est de couper la tête de la pieuvre. Et en l’occurrence, la tête de la pieuvre, c’est…le Qatar et l’Arabie saoudite ! Nos grands « amis » ! Ceux que François « Normalou » reçoit en grande pompe à l’Elysée. Chez qui font faire la roue ministres et hommes d’affaires. Parce que ces pays croupions - totalement artificiels, où une infime minorité exploite sans vergogne des millions de travailleurs immigrés  – sont assis sur un tas de dollars : le sang du diable qui leur remonte sous les couilles. Je dis bien les couilles, car là-bas, seuls les couillus ont droit au chapitre. Les femmes sont encagées, niées, battues, servent d’esclaves et de trous à bite. Leur existence est totalement inféodée à leurs « males », maris, frères, pères… C’est chez ces tarés qu’est née l’idéologie salafiste. Et c’est cette idéologie débile qu’ils veulent imposer partout par la terreur. Et qui arme et abreuve de pétro dollars tous ces mouvements terroristes ? Le Qatar et l’Arabie saoudite. Mais les ulktra libéraux sont trop cupides pour l’admettre.

 

- Alors ? Quoi faire ?

 

- Si on veut vraiment se débarrasser du terrorisme, il faut frapper le salafisme à la tête. Si on veut envoyer des bombes c’est sur le Qatar et l’Arabie saoudite qu’il faut les larguer ! Et quand on y sera, on pourrait aussi libérer l’humanité de ces cancers que sont les religions « du livre ». Allez ! Rêvons un peu… Quelques belles bombes nucléaires qui vitrifieraient la Vatican, la Mecque et Jérusalem… Le monde se porterait mieux !

 

- …taing ! T’as la rabia ce matin Victor ! Tè ! Bois un coup, ça te passera…

 

 

 

Nonidi 29 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi Dieu a-t-il crée l'homme ? 
Parce qu'un vibromasseur ne sait pas tondre le gazon.

 

17/01/2013

Sanglier dans les villes : une solution.

Le civet de sanglier.jpg

 

 

Nous recevons de Maître R.L.T, éminent philosophe ampélophile et suidivore ardéchois, mais aussi farouche opposant au P.I.P.I (Porc Industriel Polluant Immangeable), cette fort intéressante proposition :

 

 

« SOLUTION RADICALE ET GASTRONOMIQUE

A LA PROLIFERATION DES SANGLIERS

 

 

         Dans une partie de l’Europe, la prolifération des sangliers qui deviennent progressivement citadins est enfin prise en considération et la presse s’en fait l’écho.

 

         Les pouvoirs publics, qui ont d’autres chats à fouetter, espèrent peut-être que le phénomène se résorbera naturellement, alors que c’est tout le contraire qui se prépare.

 

         Bien nourri, de plus en plus malin et adapté, le sus crofa copule et se reproduit à grande allure et sa population est exponentielle, notamment en Ardèche !

 

         Une solution simple et radicale existe :

-         multiplication des périodes de prélèvement intensif ;

-         aménagement de corridors de tir parallèles aux semis ;

-         contrôles sanitaires sérieux mais raisonnables et gratuits ;

-         mise en place d’une filière économique.

 

         Traitée à la façon du corned beef ou selon la technique du fameux pâté breton, la viande de sanglier est une mine de protéines, assez pauvre en graisse. Et c’est très bon.

 

         Avec le label « Ardèche », ce serait encore meilleur !

 

         De plus, les musulmans pourraient s’en délecter puisque ce n’est pas du porc, le nombre de chromosomes n’étant pas le même. Ce détail est théologiquement décisif puisque c’est dans ses deux chromosomes supplémentaires que le porc recèle la femme et le diable.

 

         La filière et le lobby du P.I.P.I.  (Porc Industriel Polluant Immangeable) pourraient en prendre ombrage, mais avec une subvention compensatrice du manque à polluer et des aides ciblées à la reconversion partielle tenant compte du marché et du marché des comptes, les têtes d’œufs européennes trouveraient une solution juste, raisonnable et citoyenne. »

 

René-Louis THOMAS


Octidi 28 Nivose 221


Illustration Vincent Barbantan

 

 

 

 

 

 

 

16/01/2013

Méli mélo au Mali Slam

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Ce méli mélo au Mali

Dont on nous gonfle au saut du lit

Même si ce n’est pas poli

Malgré la francophilie

De nos cousins noirs du Mali

Il ne faudrait pas qu’on l’oublie

C’est pas la guerre en patchouli

Mais un véritable conflit.

Là, y a pas de mâchicoulis

Mais de dangereux tassilis,

Du sable et des éboulis

Où les barjots de la folie

Ces fous d’Allah très avilis

Nous ont poussés dans ce conflit.

 

Mais s’ils avaient pris Bamako

Les tarés d’Allah toxicos

Ça t’en foutrait un sirocco

Dans tous ces pays tropicaux !

Poussons de grands Cocoricos

Les Mirages, les hélicos

De ces Françaouis amicaux

Grace à leurs tirs chirurgicaux

Ont arrêté ces bourricots

Surarmés dans leurs vieux tacots.

Maintenant, plus de quiproquo :

C’est à eux, les troufions locaux

De se bouger le haricot

Sinon, on court droit au fiasco.

 

 

 Septidi 27 Nivose 221


Illustration : Merci à Anheuser-Busch Inc.

 

15/01/2013

Au bistro de la toile: François s'en va-t'en-guerre.

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"François s’en va-t’en-guerre

Les deux pieds, les deux mains dans la merde.

François s’en va-t’en-guerre

Ne sait quand reviendra…"

 

- …taing ! T’as un bel organe Loulle ! Mouais. Quand on « s’en-va-t’en-guerre », on sait quand et comment ça commence, mais jamais quand et comment ça finit…

 

- Alors ? Fallait y aller ou pas ? Il a eu raison François ou il s’est bâché ?

 

- Il a eu raison bien sûr. Oh ! Cette intervention n’est pas qu’altruiste, ne soyons pas trop bizounours. On n’envoie pas nos troufions uniquement pour défendre un régime politique malien déliquescent, corrompu, faible, pourri. Il y a aussi en fond d’écran les intérêts de madame Areva, de monsieur Total, de monsieur Bolloré, de madame Vinci, etc. S’il y a 6.000 ressortissants français vivant à Bamako, cde n’est pas pour rien.

 

- Donc, notre intervention est surtout bassement mercantile.

 

- Il y a un peu et même beaucoup de ça Loulle. Mais pas seulement. Le foutoir du nord Mali est, en partie, directement lié à la guerre de Sarko en Libye : la chute du pittoresque campeur des Champs-Elysées a été suivie de la fuite de bon nombre de ses mercenaires Targui (ou Touereg si tu veux, ce mot étant le singulier du premier) avec armes et bagages. Des armes nombreuses, modernes, puissantes pillées dans les énormes entrepôts de Kadhafi. Ces nomades – qui réclament depuis toujours un territoire à eux – se sont accoquinés, de gré ou de force, à toutes les racailles plus mafieuses que religieuses issues d’Al-Qaeda d’un côté, des restes des Groupes Islamiques Armés, les GIA algériens, étrillés au cours d’une guerre longue et sanglante par l’armée algérienne de l’autre. Tous ces gens trafiquent drogues, êtres humains, armes, argent sale, etc. En toute impunité. Leur vernis « religieux » en fait un centre d’attraction pour tous les fanatiques salafistes qui prétendent imposer un califat mondial. Nous luttons donc contre des fanatiques islamistes et des trafiquants opportunistes.

 

- Mais pourquoi nous ?

 

- Parce qu’il faut le faire. L’Europe ne peut pas laisser sur son flanc sud se développer un cancer mortel. Pourquoi nous ? Parce que personne d’autre que nous ne veut le faire. Parce que nous avons une responsabilité historique qu’on ne peut effacer (colonialisme, tracé de frontières aberrantes, dette de sang envers les parents et grands parents des Maliens qui se sont fait tuer pour nous libérer, langue commune, etc.). Parce que nous avons des moyens militaires sur place.Parce qu’un pays ami nous appelle au secours. Enfin parce que si les nazislamistes avaient pris Bamako, les choses auraient changées de nature.

 

- Comment ?

 

- Comment ? Trois mille tueurs barjots armés jusqu’aux dents auraient suffit pour mettre en place l’horreur de la charia dans une grande capitale, avec métastases rapides dans tous les pays voisins. Quel serait le premier résultat, en tout cas celui qui nous concernerait en premier lieu ? Des dizaines, des centaines de milliers de types qui fuiraient la terreur islamiste par tous les moyens. Et pour venir où ?

 

- En France bien sûr. Bien vu, Victor. Finalement, cette intervention est au moins autant égoïste qu’altruiste. Allez ! Buvons un coup au succès de nos armes !

 

 

Sextidi 26 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

  

13/01/2013

Gastronomie de la Capitale européenne de la Culture : La bouillabaisse de Juvénal.

bouillabaisse web.jpg

 

 

 « Pour faire une bonne bouillabaisse

Il faut se lever de bon matin

Préparer le pastis et sans cesse

Raconter des blagues avec les mains…

 

Ainsi dit le refrain devenu immortel

Depuis qu'il fut chanté par le grand Fernandel.

Avec beaucoup d'humour, talent et allégresse

Il dit tout ce qu'il faut pour une bouillabaisse.

Ce fleuron flamboyant des tables de Marseille

Populaire partout au pays de Mireille.

Je vais vous raconter celle de Juvénal

Qui, bien que président auprès du Tribunal,

Était un personnage hautement sympathique

Dont les seules rigueurs étaient gastronomiques.

Devant le Roucas-blanc, des amis dévoués

Installaient son quintal dedans le tranvoué.

A l’époque, il roulait encore sur des rails,

Ses passagers riaient, galégeaient, sentaient l'ail.

 Les trous de la chaussée remuaient les wagons,

Particulièrement le dernier des fourgons,

À tel point qu'à Marseille, en parlant d'une fille

Ayant l'arrière-train sur roulement à billes

On disait: « Celle-là elle bouge les miches

Presqu'autant que le tranvoué de la Corniche! »

 

Arrivé au Vieux Port, Juvénal descendait

Et, suivant sa bedaine, en quelques embardées,

Saluant les chalands sans faire de façons,

Il gagnait le superbe marché aux poissons

Où pointus marseillais (1) et bettes martéguales (2)

Débarquaient la marée du profond de leurs cales.

Juvénal inspectait l'étal des poissonnières,

De solides matrones, fortes en gueule et fières,

Justement redoutées par clients et pêcheurs

Parce qu'intransigeantes sur l'état de fraîcheur

Des poissons colorés qu'elles mettaient en vente.

Leurs bordées de paroles pouvaient être violentes!

Juvénal s'arrêtait devant Berthe Chouli

Une maîtresse femme nourrie aux raviolis,

À la pastasciuta (3) et aux chichi-frégi (4),

Aussi large que haute: cent kilos d'énergie.

Ils se congratulaient de façon très mondaine

En se claquant le dos, ventre contre bedaine.

Juvénal commandait à sa chère acolyte :

- « Berthy, servez-moi bien: ce soir j’ai mes petites !

- Je vous mets un beau loup, des vives et du fiala (5),

Une queue de baudroie, un saint-pierre un peu là !

Des roucaou (6), des rascasses, un kilo de favouilles (7)

Qui donnent si bon goût quand on les écrabouille,

Deux langoustes en vie. Vé ! Si elles sont belles !

Et puis, zou ! en cadeau, deux poignées de girelles.

- Aco vaï ben (8), Berthy. Je vous aime beaucoup !

Vous me préparez ça, le temps de boire un coup ... »

Juvénal s'en allait vers les terrasses peintes

Déguster un violet en buvant son absinthe.

Enfin, l'air réjoui, content de ses emplettes,

Il reprenait le tram vers son repas de fête.

Maître de la cuisine pour cette bouillabaisse,

Il chassait ses "petites" en leur claquant les fesses

Affectueusement. Chantonnant l'Opéra,

Sans quitter son chapeau, la canne sur le bras,

Il vidait, écaillait et lavait les  poissons.

Selon leur gabarit les coupait en tronçons.

Puis lorsque tous étaient nettoyés et parés

Enfin il les rangeait en deux plats séparés.

Dans l'un les poissons tendres à la chair délicate:

Loups, Saint-Pierre, roucaou, poissons aristocrates.

Dans l'autre les plus fermes: fiela, vives, baudroie,

Langoustes et favouilles, poissons que l'on rudoie.

Au fond d'une marmite, Juvénal disposait

Trois oignons émincés, beaucoup d'ail écrasé,

Trois tomates pelées, écrasées au mortier,

Férigoule et fenouil, zest d'orange et laurier,

Dessus il déposait son choix de poissons fermes,

Un verre de bonne huile d'olive de la ferme,

Du poivre du moulin et du safran en brins,

Quelques grosses pincées de bon gros sel marin.

Il mouillait tout cela avec de l'eau bouillante,

Juste un doigt au dessus, c'est la valeur courante.

Il enlevait alors les ronds de la "Rosières" (9),

Pour que la flamme entoure son oulo (10) presqu'entière.

Il montait ça au bouilh (11), cinq minutes, à feu vif,

Alors il ajoutait les poissons de récifs.

Encore cinq minutes de grosse ébullition

Pour bien amalgamer l'huile avec le bouillon.

- « Ma bouillabaisse est prête. Humez-moi ce parfum !

C'est toute la Provence, la mer et ses embruns! »

Il versait le bouillon, fumant dans la soupière,

Sur du pain frotté d'ail et en tranches entières.

Il servait les poissons à part, sur un grand plat.

Et tous appréciaient ce repas de gala.

Un grand Châteauneuf blanc servi dans du cristal

Sublimait les saveurs du plat de Juvénal.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 VictorAyoli

 in "Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s"

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

3 petits loups (un kilo en tout), - 1 demi kilo de fiala (congre) pris dans le ventre. - 1 kilo de poissons de roches (vives, girelles, roucaou ),

saint-pierre (5 à 700 g), - l queue de baudroie (800 g), - l kilo de favouilles (petits crabes), - 1 langouste (pas obligatoire), - 3 ou 4 tomates, - 3 oignons, - 4 gousses d'ail, - 3 cuillères à soupe de gros sel marin, - poivre noir du moulin, - safran en brins, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 3 branches de fenouil. - 1 zeste d'orange. - un grand verre d’huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

Les vins blancs frais, joyeux et embaumés de Cassis sont le complément naturel de la bouillabaisse. On peut les remplacer avec bonheur par des blancs de Bandol, de La Ciotat, de Draguignan, de Vidauban, de Pierrefeu. Tous les grands vins blancs secs de la vallée du Rhône: Saint-Peray, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Gervais, Uchaux, Laudun, Villedieu, Saint­Victor-Lacoste, Pujaut.

Les blancs puissants et parfumés des Coteaux du Languedoc de Quatourze, La Clape, La Méjanelle, Picpoul de Pinet

 

 

(1) Pointus marseillais: bateau de pêche à étrave pointue e tfond en forme. Commun à tous les pêcheurs de la Méditerranée. Une forme qui n'a pas changé depuis les phéniciens et les grecs.

(2) Bette martégua!e : bateau de pêche pointu mais à fond plat, originaire de Martigues.

(3) Pastacciuta : plat de pâtes à l’italienne.

(4) Chichi-frégi : beignet marseillais enforme de boudin à hase de farine de pois-chiche cl l'origine, de froment à présent.

(5) Fiala : congre.

(6) Roucaoû : poisson de roche .

(7) Favouilles : petits crabes de la Méditerranée.

(8) Aco vaï bèn : ça va bien.

(9) Rosières : marque de cuisinière en fonte.

(10) Oulo : récipient de cuisson métallique profond, qu’on suspend au dessus de la cheminée ou que l’on pose sur la cuisinière.

(11) Bouilh : ébullition.

 

 Quartidi 24 Nivose 221


Illustration originale Vincent Barbantan

12/01/2013

Ouiquinde érotique avec Jean Benech De Cantenac

bouche-chatte.jpg

 

L'occasion perdue recouverte 


(...)
Par une secrette avenue,
Il fut dans son appartement,
Et la trouva nonchalamment
Dormant sur son lit étendue :
Mais, dieux ! que devint-il alors ?
En approchant de ce beau corps,
Il eut de mouvements étranges,
Lorsqu'une cuisse à découvert
Lui fit voir le bonheur des Anges
Et le ciel de l'Amour ouvert.

Dans cette agréable surprise
Où Cloris n'avait pas songé,
Elle avait assez mal rangé
Et ses jupes et sa chemise ;
Lisandre aussi, trop curieux,
Vit lors les délices des dieux,
La peine et le plaisir des hommes,
Nôtre tombe et nôtre berceau,
Ce qui nous fait ce que nous sommes
Et ce qui nous brûle dans l'eau.

Aimant de la Nature humaine,
Bijou chatouilleux et cuisant,
Précipice affreux et plaisant,
Cruel repos, aimable peine,
Remède et poison de l'amour,
Bûcher ardent, humide four
Où les hommes se doivent cuire,
Jardin d'épines et de fleurs,
Sombre fanal qui fait reluire
Nos fortunes et nos malheurs ;

Nid branlant qui nous sert de mue,
Asile où l'on est en danger,
Raccourci qui fait allonger
La chose la moins étendue,
Fort qui se donne et qui se prend,
Œil couvert qui rit en pleurant,
Bel or, beau corail, belle ivoire,
Doux canal de vie et de mort
Où, pour acquérir de la gloire,
L'on fait naufrage dans le port.

Petit trésor de la Nature, 
Etroite et charmante prison, 
Doux tyran de nôtre raison, 
Vivifiante sépulture, 
Autel que l'on sert à genoux, 
Dont l'offrande est le sang de tous, 
Sangsue avide et libérale, 
Roi de la honte et de l'honneur, 
Permettez que ma plume étale 
Ce que Lisandre eut de bonheur. 

Beau composé, belle partie,
Je sais bien que, lorsqu'il vous vit,
II n'observa dessus ce lit
Ni l'honneur ni la modestie ;
Mu d'amour et de charité
Il couvrit votre nudité,
Pour faire évaporer sa flamme,
Et savoura tous les plaisirs
Que le corps fait sentir à l'âme
Dans le transport de nos désirs

Ce beau dédale qu'il contemple
Avec des yeux étincelants
Fait naître et couler dans ses sens
Une ardeur qui n'a point d'exemple.
Ce feu qui consume son cœur
Porte partout sa vive ardeur,
Eclate enfin sur son visage.
Et ce lâche de l'autre jour (1),
Se raidissant d'un fier courage,
Ecume le feu de l'amour.

Plein d'ardeur, d'audace et de joie 
De remporter un si beau prix, 
Le galant sauta sur Cloris, 
Comme un faucon dessus sa proie, 
Quand cette belle, ouvrant les yeux, 
Vit Lisandre, victorieux, 
Forçant ses défences secrètes, 
Et, la tenant par les deux bras, 
Entrer, tout fier de ses conquêtes. 
En un lieu qu'on ne nomme pas. 
(...)

 

Jean Benech De Cantenac (1630-1714) 

 

In Poésies nouvelles et autres œuvres galantes (1662) ce poème d’amour fut attribué un temps, par erreur, à Corneille. On ne prête qu’aux riches

 

(1) dans une précédente tentative, Lisandre…resta piteusement en panne !

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

Tridi 23 Nivose 221

11/01/2013

Au bistro de la toile : taxis…

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- Oh ! Loulle. Quelle galère hier pour circuler…

 

- T’avais qu’à prendre un taxi !

 

- Ben voyons. C’est eux qui bloquaient la circulation, partout.

 

- Eh ! Ils défendent leur gamelle, Victor. Comme tout le monde… S’ils ne transportent plus les malades, ils disent qu’ils vont perdre au moins 30% de leur chiffre d’affaire. Ils ont évidemment le droit de défendre leur gamelle, mais les dessous de ces manifs restent suspects. La Cour des Comptes a sèchement allumé la Sécu, lui reprochant un vrai foutoir dans le remboursement des transports des malades. Cela va de l’utilisation abusive de transports par ambulances qui coûtent un bras à la Sécu, à la prise en charge de plusieurs personnes en même temps, ce qui est louable au niveau environnement et économie d’énergie mais ce qui l’est moins, c’est de facturer séparément et donc plusieurs fois la même course, sans oublier de tempsen temps la facturation de courses fictives, le gonflement des kilométrages, etc. L’imagination est prolixe en la matière… Pourtant il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont : une course en taxi même à 40 ou 50 euros pour aller chercher un malade à l’hôpital revient infiniment moins cher qu’une journée à l’hosto de plus, sans nécessité médicale, de ce même malade, à plus de 1000 euros la journée !

 

- D’accord Victor. D’autant plus d’accord que toute fraude à la Sécu est payée par tout le monde. Voler la Sécu, ou la Caf, c’est me faire et te faire les poches… Mais c’est aux fonctionnaires de ces organismes de se bouger le cul ! Les taxis, il faut pourtant qu’ils gagnent leur vie. Le prix de la bagnole, le prix de la licence, le prix des carburants…

 

- Eh ! Oh ! Loulle, quand j’aurais le temps, je pleurerais sur leur sort. C’est une profession devenue archaïque, protégée par un numerus clausus. Faire rouler une grosse bagnole pour un seul client, c’est une aberration aussi bien économique qu’écologique. Ils encombrent les rues, ils polluent pour un service cher et souvent mal rendu. Mais ils se tiennent, constituent un lobby puissant et ont jusqu’ici toujours réussi à bloquer toute concurrence, que ce soit les taxis collectifs et même les vélos taxis ! Et puis, enfin, la vocation de la Sécu – que nous payons tous – n’est pas d’assurer le chiffre d’affaire ou même la survie d’une profession.

 

- T‘as pas l’air de les aimer Victor.

 

- Pas du tout. Je m’en fous complètement. Mais j’ai pas mal voyagé dans le monde et je peux te dire qu’on se déplace beaucoup plus facilement à Istanbul, avec les « dolmüs », à Beyrouth, avec les « services », et même à Bombay, avec les « rickshaws ». Et pour beaucoup moins cher…

 

- Eh ! Prépare-toi à une autre galère avec les manifs des curetons…

 

- Mouais… On en reparlera Loulle. En attendant, mets ma tournée. Et pas du vin de messe !

 

Duodi 22 Nivose 221


Merci à Chimulus

09/01/2013

SINE MENSUEL : La presse et le fric

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Il est en kiosque depuis mercredi dernier 2 janvier 2013. Si vous l’aviez oublié par suite de cuite récurrente, cela vous sera pardonné. Et Robert est toujours là ! Même s’il répapie un peu en se croyant toujours en 2012. Tè ! Voilà sa première « zone » de l’année :


« 2 janvier 2012

C’est parti mon kiki, j’ai entamé ma 85e année ! C’est tartignole d’être vieux. C’est con. Ça n’a aucun intérêt. C’est pas vrai qu’on acquiert une certaine sagesse. On a plutôt tendance à radoter. Malgré tous nos efforts tendant à ralentir l’inexorable déchéance, on devient moche. On est perclus de douleurs. On est saturé de médicaments. On perd la mémoire. On ne bande plus. On porte des lunettes. On a de fausses dents. On devient chauve et sourdingue. On grossit. On s’avachit. On a un double menton. On a plein de rides. On est fatigué dès le réveil. On se lève quatre fois la nuit pour pisser. On perd l’appétit. On a moins envie de picoler. On ne peut  plus gambiller. Notre sex-appeal est dans nos chaussettes.

Le dessus de nos mains est tavelé de taches brunes du plus vilain effet.

Si je peux vous donner un conseil, ne vous pressez pas d’y arriver, et si vous entendez quelqu’un vanter les mérites de la vieillesse n’hésitez pas et foutez-lui un bon bourre-pif de ma part !

Bravo à mon pote Jacques Tardi qui vient de refuser la Légion d’honneur ! C’est pas si courant ! N’est-ce pas Wolinski ?

À mercredi prochain ! »


T’es pas vieux Bob ! La vieillesse, c’est plus grave quand c’est dans les boyaux de la tête que dans la viande qui s’avarie peu à peu !


Décadi 20 Nivose 221

 

08/01/2013

SOCIETE PROTECTRICE DES RICHES : APPEL AUX DONS

riche sur son pognon Lardon.jpg

 

 

Durement frappées par la crise, certaines banques ainsi que de nombreuses entreprises du Caca-rente sont «obligées» de licencier du personnel. Les banques ont parait-il des difficultés de trésorerie ! Et ces pauvres riches sont obligés de s’exiler. Ah ! Il y a bien des malheureux dans ce monde…

 

Salaires annuels de certains dirigeants :

Le président du géant des cosmétiques L'Oréal, Jean-Paul Agon, a touché en 2010 10,7 M€, Bernard Arnault (LVMH) et Carlos Ghosn (Renault) 9,7 M€, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) 9,5 M€, Franck Riboud (Danone) 7,7 M€, Maurice Lévy (Publicis) 6,2 M€, Christophe Viehbacher (Sanofi-Aventis) 6,1 M€, Arnaud Lagardère (groupe Lagardère) et Henri de Castries (Axa) 4,9 M€ et Lars Olofsson (Carrefour) 4,8 M€.

Ces chiffres sous-évaluent la rémunération totale puisqu'ils n'incluent pas le complément de retraite dont ils bénéficient presque tous sans informer sur leur coût pour l'entreprise. 

 

 

Grille des Salaires mensuels en France républicaine :

·                    Infirmière : 1.500 euros pour le bien-être et la santé de nos vies

·                    Instituteur : 1.600 euros pour préparer à la vie

·                    Militaire en Afghanistan : 1.700 euros pour risquer sa vie

·                    Pompier professionnel : 1.800 euros pour sauver des vies

·                    Médecin : 5.000 euros pour maintenir en vie

·                    Sénateur : 19.000 euros pour profiter de la vie

·                    Ministre : 30.000 euros pour nous pourrir la vie

 

Voilà l’échelle des valeurs républicaines et humaines en France.

 

Salauds de pauvres, vous n’avez pas honte de mettre en péril la goinfrerie médéfienne ?

 

Salauds de retraités, vous n’avez pas honte d’être encore là ? Allez ! Dans la rue ! Comme cette nonagénaire abandonnée devant les urgences d’un hosto…

 

Eh ! François, qu’est-ce qu’il y a de marqué sur le fronton de toutes les mairies ? Liberté (fliquée), égalité (ben voyons !), fraternité (entre gougnafiers qui se goinfrent puis désertent et portent le pognon qu’ils nous ont piqué en Suisse, Belgique, Grande-Bretagne, Luxembourg, Pays-Bas, autant de paradis fiscaux à l’intérieur de l’Union européenne).

 

Bon. On les sort les fourches ? On la ressort Louisette ?

 

salaires riches,salaires pauvres

 

Nonidi 19 Nivose 221


Illustration: merci à Lardon et à Soulcié

07/01/2013

Au Bistro de la toile : Loulle demande la nationalité russe !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing…La bière a augmenté. Ras les aliboffis de toutes ces taxes.

 

 

- Eh ! Loulle, si t’en a marre de casquer dans « ce pays de merde », t’as qu’à faire comme tout le monde : demande la nationalité russe ! Dans cette « belle démocratie » tu pourras ouvrir un autre rade comme celui-ci. Et même si tu n’as que la clientèle du gros Gégé, avec ce qu’il picole, tu pourras vivre !

 

 

- En voilà une idée qu’elle est bonne !

 

 

- Mais il te faut apprendre à dire l’essentiel dans cette langue : « таверне пить » qui se prononce « taverne pit’ » et qui veut dire « A boire, tavernier » ! Au fait, tu sais pourquoi on appelle ton antre de perdition un « bistro » ?

 

 

- Ben, non ??? 

 

 

- Ça vient, parait-il, du temps de l’occupation de Paris par les Ruskofs après la pâtée du Corsico à Waterloo. Dans les estaminets, les tavernes et autres rades, ces grands soiffards, pour se faire servir plus vite, gueulaient « быстро » qui se prononce « bistro » et veut dire « vite » ! Les  cosaques sont partis, mais le nom est resté !

 

 

- Ouais ! Super ! Ben, avec ça j’ai les bases : je peux demander la nationalité russe. Je ne suis pas plus con que Depardieu ou la mère Bardot, non !

 

- Faut tout de même être « ami » avec ce grand démocrate de Poutine… Le gros Gégé pourra lui demander de libérer ses collègues artistes des Pussy Riot, embastillés pour crime de lèse-Poutine. Il sera satisfait de savoir que les (faibles) impôts qu’il paiera (13%) agrémenteront quelques bonnes œuvres de Poutine : augmentation du traitements des Tchéquistes, les tueurs du régime, mais aussi des bourres matraqueurs de jeunes, des procureurs, des juges à la solde de son pote qui laissent taper sur les femmes, les vieux, les gosses. Il sera plus près de son pote Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie, protégé de Poutine et autre grand démocrate, soupçonné entre autres exploits, d’être impliqué dans l’assassinat de la journaliste Natalia Estemirova. Il sera plus proche aussi de son autre grand pote Islom Abdouganievitch Karimov, président-patron de l’Ouzbékistan, sans cesse réélu depuis 1990 à des scores compris entre 88,1% et 100%. Parmi les réjouissantes caractéristiques que lui attribue le news magazine américain Newsweek, Karimov est accusé de faire bouillir les gens jusqu’à ce que mort s’ensuive. Avec des carottes, des navets et quelques épices, voilà quelques idées de rapprochement culinaires. Le pire crime qui lui est attribué est d’avoir fait massacrer plusieurs centaines de manifestants pacifiques à la mitrailleuse lourde à Andijan, le 13 mai 2005.

 

- Ouais mais tout de même, Dipardiou n’est pas responsable de ces saloperies.

 

- Il n’en est pas responsable, mais il les cautionnent et en tant que Français très connu, cette attitude salie la France entière.

 

- Bof. Donnons aux choses l’importance qu’elles ont. Ce sont les canards laquais qui en font des tas, détournant ainsi l’attention des bons cons des vrais problèmes (chômage, magouilles, guerre scolaire qui s’annonce, etc.) Après tout Victor, Dipardiou n’est qu’un acteur…

 

- Tu as raison Loulle. Gégé n’est qu’un acteur, et qu’un acteur de cinéma. Autrement dit rien. Rien que de la poudre aux yeux. Je prétends que n’importe qui peut faire « acteur » de cinéma. N’importe qui. Toi. Moi. Il suffit d’avoir la chance d’être dans le milieu, par hasard, par coucheries, par filiation, par notoriété acquise ailleurs. Regarde les chanteurs, les chanteuses, et tous et toutes les fils et filles de. Les scènes ne durent que quelques secondes. Elles sont refaites le nombre de fois qu’il faut.

 

- Tout de même Victor, Gabin, Ventura, et même Depardieu, étaient ou sont de sacrés acteurs !

 

- Bof… Gabin a toujours fait du Gabin, Ventura du Ventura et Gégé du Depardieu. Au lieu de se glisser dans la peau du personnage qu’ils incarnent, ils modulent ce personnage à leur image. C’est tout. Les acteurs de théâtre, là, c’est autre chose.

 

- Bon. A la nôtre. Vodka ? Gospodine…

 

- Niet gospodine. Tovaritch !

 

 

Octidi 18 Nivose 221


Merci à Chimulus

 

 

06/01/2013

Ouiquinde gastronomico musical !

bouche mange femme.jpg

 

 

Ouiquinde gastronomico musical !

 

Nicooooole

Nicooooole

La bouff’ c’est pas de la bricooole

Notre amour atteint de hauts niveaux

Surtout quand tu me fais la têêêtee

Mais la têteee de veau.


J'aime manger les langoustines

 Le foie gras et le cassoulet

J’adore aussi les aubergines

Pourtant je n’oublierai jamais…

 

Nicooooole

Nicooooole

La bouff’ c’est pas de la bricooole

Notre amour atteint de hauts niveaux

Surtout quand tu me fais la têêêtee

Mais la têteee de veau.

 

Quand tu me fais de la blanquette

De la daube ou de l’aligot

J’ai le cœur et la tripe en fête

Oui mais ce qui me rend dingo…

 

Nicooooole

Nicooooole

La bouff’ c’est pas de la bricooole

Notre amour atteint de hauts niveaux

Surtout quand tu me fais la têêêtee

Mais la têteee de veau.

 

Un week-end d’amour à Venise

A Jonquières ou à Pujaut

Procurent des heures exquises

Mais moi ce qui me rend barjo…

 

Nicooooole

Nicooooole

La bouff’ c’est pas de la bricooole

Notre amour atteint de hauts niveaux

Surtout quand tu me fais la têêêtee

Mais la têteee de veau.

 

tete de veau nez langue.jpg

 

Septidi 17 Nivose 221

 

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