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16/03/2013

Ouiquinde érotique: sacré Arthur!

 

 

 

Pompeya_erótica5 Priape mosaïque.jpg

 

 

 

Les anciens animaux...

Les anciens animaux saillissaient, même en course,
Avec des glands bardés de sang et d'excrément. 
Nos pères étalaient leur membre fièrement
Par le pli de la gaine et le grain de la bourse. 

Au moyen âge pour la femelle, ange ou pource,
Il fallait un gaillard de solide gréement :
Même un Kléber, d'après la culotte qui ment
Peut-être un peu, n'a pas dû manquer de ressource. 

D'ailleurs l'homme au plus fier mammifère est égal ;
L'énormité de leur membre à tort nous étonne ;
Mais une heure stérile a sonné : le cheval 

Et le bœuf ont bridé leurs ardeurs, et personne
N'osera plus dresser son orgueil génital
Dans les bosquets ou grouille une enfance bouffonne.

 

Arthur Rimbaud

 

Cheval_en_érection.jpg

 

 Quintidi 25 Ventôse 221

 

Photos X - Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute !


Deux femmes discutent.

- Alors, cette expédition en Afrique ? 

- Il m'est arrivé un truc incroyable ! Un jour, il y a un gorille qui a surgi de la jungle et qui m'a emmenée avec lui. J'ai cru qu'il allait me dévorer toute crue, et je me suis évanouie. A mon réveil, il avait arraché mes vêtements. Il m'a alors fait l'amour 19 fois de suite, et ça pendant, snif, vingt jours, et puis mes amis m'ont retrouvé, snif...

 
- Oui, mais ne pleure plus, c'est fini tout ça... 

- Ben justement, c'est pour ça que je pleure...

 

15/03/2013

Premier tango au Vatican

chimulus nouveau pape.jpg

 

Bon. Puisque « habemus papam », il faut bien qu’on en parle un peu, non ? Celui-là, parait que c’est un fils d’immigré italien, qui, avant d’être « touché par l’aile de la grâce », a travaillé dans un labo de chimie. Et – divine surprise pour moi qui ai été un pilier de baletti, tournant le racati comme le tango braqueur – ce mec à la coule faisaient comme tous les jeunes : il allait frotter le tango dans les milongas de Buenos Aires ! Ouais, vous avez bien entendu : on a un pape qui sait danser le tango ! Y a-t-il danse plus explicitement sensuelle que le tango ? C’est la communion totale des corps qui s’imbriquent, se frottent, se tordent, s’entremêlent sulfureusement au rythme syncopé des bande-au-néon dans des tavernes lourdes de fumées douteuses et de l’odeur des corps en rut.

 

François, il parait que, dans ton Argentine natale, tu as une belle réputation de défenseur des pauvres et des opprimés. Il parait que tu as jadis proférés des paroles fortes contre le capitalisme sauvage. On te donne donc un préjugé favorable pour balayer les écuries d’Augias ! Mais on dit aussi que ton attitude lors de la terrible dictature argentine fut loin d’être exemplaire…

 

Allez, en piste pour le tango de Jésus immortalisé par Ginette Garcin dans le film ébouriffant de Jean Yanne « Tout le monde il est beau, Tout le monde il est gentil » :

 

Je vivais comme une ombre

J’avais des idées sombres

Faisant partie du nombre

Des desesperados

 

Je ne savais quoi faire

Pour chasser ma misère

Quand on est solitaire

Aïe, on a froid dans le dos

 

Quand dans une chapelle

Sous la blanche et très belle

Statue de la douce immaculée conception

J’ai senti la foi naître

Et au fond de mon être

Du seigneur Jésus-Christ

J’eus la révélation

 

Dans les bras de Jésus

Maintenant tous les jours je danse

Et désormais mon existence

Vaut la peine d’être vécue

 

Dans les bras de Jésus

Maintenant tous les jours je chante

Pour moi la vie n’est plus méchante

Et de joie je suis éperdue

Dans les bras de Jésus.

 

Dégustez cette perle savoureuse

ICI

 

 

Quartidi 24 Ventôse 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

L’ancien pape s’emmerde a la retraite. Il appelle son bras droit et lui dit: - Je vais bientôt mourir mais avant je souhaiterai faire une fois l'amour avec une femme !
- Mais, votre sainteté émérite...
- Silence ! Après une vie au service de Dieu et d'abstinence, j'ai bien le droit de faire l'amour une seule fois dans ma vie, non ?
- Bien votre sainteté émérite, quelle femme voulez vous ?
- Il y a 4 critères auxquels elle doit répondre :
Premièrement, elle doit être aveugle. Comme cela, elle ne saura pas que c'est moi.
Deuxièmement, elle doit être sourde. Comme cela, elle ne m'entendra pas.
Troisièmement, elle doit être muette. Comme cela, elle ne pourra pas raconter ce qui c'est passé.
Et quatrièmement, elle doit avoir de gros seins.
- Pour quelle raison des gros seins ?
- Parce que j'aime bien !!!

 

 

14/03/2013

En avoir ou pas.

Carte Europe 1914 Caricature.jpg

 

 

Eh ! François… Oui, toi. Le nôtre. Pas le nouveau chef des drag-queen de Rome. Si tu profitais du fait que le parlement européen vient de rejeter le budget européen d’austérité imposé par les boutiquiers rosbifs et teutons pour enfin l’ouvrir ta gueule ? C’est le moment non ? Il est vrai que tu leur as apporté sinon ta caution du moins ton acceptation peu glorieuse aux margoulins de l’austérité. Tu as tombé le bénard devant Cameron et Merkel uniquement pour pouvoir garder ton (notre ?!) gros chèque de la PAC afin de continuer à gaver les gros céréaliers au détriment des paysans modestes.

 

C’est le moment de faire voir que, comme ton homonyme de Rome, on peut dire de toi « bene pendentur », « elles pendent bien » ! Au Conseil européen d’aujourd’hui et de demain, tape sur la table nom de dieu ! Prends-la de face la Teutonne. N’hésite pas s’il le faut à lui rappeler d’où vient son pays, ce qu’il doit à la bonne volonté et à l’énorme capacité de pardon de ces pays de l’Europe qu’elle méprise (les pigs) et qu’elle pousse au désespoir avec les solutions extrémistes qui peuvent en sortir. N’oublie pas que tu représentes la France et pas Malte ou Luxembourg, autrement dit le pays qui a le plus fait pour que naisse cette Europe. Le pays majeur ayant en Europe les capacités militaires les plus conséquentes et une incomparable aura diplomatique dans le monde. Dis-lui s’il le faut que la France est un pays de jeunes tandis que l’Allemagne est un pays de vieux. Mets-lui le nez dans son caca en lui rappelant que chez elle la pauvreté est galopante, les inégalités flagrantes. Rappelle-lui que la prospérité relative de son pays est basée sur des exportations essentiellement avec ses voisins et partenaires européens et que si, par égoïsme, elle les ruine, elle plongera aussi.

 

Dis-leur à tous tes partenaires que l’Europe ne peut pas marcher telle qu’elle est. A titre d’exemple, comment fonctionnerait la France si le temps de travail était de 40 heures en Normandie, de 38 en Ile-de-France, de 35 en Auvergne ; si les charges salariales étaient de 15% en Provence-Alpes-Côte-d’azur, de 23% dans le Nord et de 30% en Alsace ; si la retraite se prenait à 60 ans en Bretagne et à 67 ans en Bourgogne ; si l’impôt sur les sociétés était de 12% en Languedoc-Roussillon et de 33% en Aquitaine ?

 

L’Europe – cette formidable utopie réussie – est de plus en plus rejetée par les Européens. Et c’est tragique. A l’amitié succède la méfiance, bientôt l’hostilité… Les tragédies du passé n’ont pas suffi non ? La faute à qui ? Aux dirigeants-salopards qui ont laissé les banquiers et les affairistes y mettre la main dessus, qui ont remplacé l’indispensable solidarité par une concurrence destructrice.

 

Eh ! François, il n’y a pas qu’au Mali qu’il faut montrer que tu en as, en Europe aussi ! Chiche ?

 

Tridi 23 Ventôse 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Après un naufrage, on trouve, sur une île déserte et merveilleuse mais perdue au milieu du Pacifique :

Deux Italiens et une Italienne. Deux Français et une Française. Deux Allemands et une Allemande. Deux Grecs et une Grecque.Deux Anglais et une Anglaise. Deux Bulgares et une Bulgare. Deux Suédois et une Suédoise. Deux Irlandais et une Irlandaise. Deux Russes et une Russe.  Deux Suisses et une Suissesse.

Trois mois plus tard sur cette merveilleuse île déserte, voici ce qui s’est passé :

a) Un Italien a fait assassiner l’autre Italien pour l’Italienne.

b) Les deux Français et la Française forment un très harmonieux ménage à trois.

c) Les deux Allemands se partagent les faveurs de l’Allemande, en respectant très scrupuleusement l’alternance hebdomadaire.

d) Les deux Grecs couchent ensemble et la Grecque fait la cuisine et le ménage.

e) Les deux Anglais attendent désespérément que quelqu’un veuille bien avoir l’obligeance de leur présenter l’Anglaise.

f) Les deux Bulgares, après avoir jeté un regard à la Bulgare et scrupuleusement observé l’horizon ont finalement décidé de tenter leur chance à la nage...

g) Les deux Suédois spéculent toujours sur les vertus du suicide alors que la Suédoise use et abuse des bains de soleil pour mettre en valeur son corps

h) Les Irlandais ont commencé par diviser l’île en Nord et Sud et ont installé une distillerie au centre. L’important pour eux, c’est que les Anglais n’en aient pas une goutte ! ! ! Quant au sexe, considérant qu’après quelques litres de whisky, il règne une sorte de brouillard épais sur l’île, la question ne se pose même pas.

i) Le premier Russe a épousé la femme russe et a divorcé peu après. Il est le meilleur client de la distillerie irlandaise. Le second Russe s’est fait un peu d’argent en tuant un des deux Italiens et en négociant les visas de sortie des deux Bulgares. Avec cet argent, il a acquis 33,3 % des parts de la distillerie irlandaise, obtenu une licence de vente exclusive pour les Anglais et a engagé un Grec comme vendeur. Il emploie de plus les Allemands comme gardes du corps pour lui et sa fiancée russe en promettant à la Bulgare le poste de nurse pour son premier enfant. Enfin, il prend régulièrement des cours d’anglais avec la Suédoise.

j) Les trois Suisses, quant à eux, ont sorti un nouveau catalogue Printemps/été.

 

12/03/2013

Presse : les canards laquais crèvent ? Bon débarras.

presse croco plantu.jpg

 

 

Ça y est. Les médias, selon leurs habitudes panurgiennes, se jettent comme la vérole sur le bas clergé sur leur os de la semaine : la fumée qui sortira de la chapelle Sixtine pour savoir si « hebemus papam » ou pas encore. Les mêmes conneries sur toutes lucarnes à décerveler, sur toutes les machines à bruits, sur tous les canards laquais. Avec une optique commune : montrer « l’universalité » de l’église catholique, et bla bla bla et bla bla bla. Eglise catholique, soit dit en passant, foncièrement du côté du manche capitaliste et de la prédation sauvage des richesses du monde par les multinationales.

 

La semaine dernière, c’était la mort de Chavez. La encore, mêmes habitudes panurgiennes : montrer à l’écran ou sur les photos un Chavez bouffi, moche, se comportant comme un clown. Jamais à son avantage. Avec des commentaires pourrissant sans vergogne son œuvre politique. Il n’est que de voir les tirs de barrages qui ont accueillis les propos du ministre Victorin Lurel (ministre des « Outre-mer » représentant la France aux obsèques de Chavez) qui a osé déclarer notamment : « Le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez... ». Il est vrai que Chavez, soit dit en passant, était foncièrement contre le capitalisme ultra libéral et contre la prédation sauvage des richesses du monde par les multinationales.

 

Deux poids, deux mesures mais un même fonctionnement : déprécier tout ce qui va à l’encontre des intérêts des prédateurs de la finance et des multinationales ; encenser tout ce qui protègent ces intérêts. Pourquoi cette attitude des médias ? Pour une raison bien simple : les médias appartiennent à des groupes financiers et à des marchands d’armes ou de béton, tous chantres et acteurs du capitalisme ultra libéral. À la Libération, sous l’égide du Conseil National de la Résistance, on ne parlait que de mettre les journaux à l’abri des puissances d’argent, de protéger leur indépendance. Mais au fil des années, cette louable ambition s’est effilochée. Aujourd’hui, les Arnault, les Dassault les Pigasse, les Lagardère, les Pinault, les Bolloré et autres « seigneurs » dont l’inévitable Tapie contrôlent la presse nationale via leurs holdings aussi opaques que rémunératrices. Notons tout de même quelques exceptions qui confirment la règle et portent à bout de bras l’honneur des journalistes : le Canard enchainé, le Monde Diplo et - ??!! –Marianne. Un espoir s’est levé récemment avec l’apparition de journaux en ligne comme Rue89, Médiapart, Agoravox. Jusqu’à quand ? Rue89 est tombé dans les pattes du Nouvel Obs qui a oublié depuis longtemps qu’il fut un exemple d’indépendance.

 

Dès lors que la grande majorité des médias est à la solde des marchands d’armes, des bétonneurs et des prédateurs financiers, les journalistes – s’ils veulent bouffer et continuer d’exercer un métier somme toute fort agréable – n’ont qu’un choix : fermer leur gueule ou lécher le cul de ceux qui les paient. Voilà pourquoi Chavez doit être sali, même mort : n’a-t-il pas eu le « culot », en foutant les pétroliers étazuniens à la porte,  de récupérer la manne pétrolière de son pays pour la distribuer aux pauvres ! Impardonnable. Voilà pourquoi il faut mettre l’accent sur l’insécurité de son pays en occultant le fait que l’analphabétisme comme la pauvreté ont reculé drastiquement, que l’éducation a fortement progressé, que les inégalités se sont réduites. Voilà pourquoi il faut se gausser du fait que Chavez aie animé une émission hebdomadaire à la télé d’état, en occultant que 95% des télés, des journaux et des radios du pays sont dans des mains privées soutenant l’opposition.

 

Alors, les médias de consommation courante, les canards laquais crèvent ? Mettons leur un pied sur la tête pour les enfoncer un peu plus dans leur merde puisqu’ils s’y complaisent. L’information, maintenant, passe par les nouveaux moyens numériques : blogs, réseaux sociaux.

 

 

Primidi 21 Ventôse 221

 

Illustration: merci à Plantu

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Après de multiples entretiens pour un job de secrétaire, le patron décide de convoquer trois finalistes en leur envoyant un courrier accompagné de 1000 euros. 
Le jour dit, la première candidate dit : 
- Monsieur, vous avez mis, par erreur, 1000 euros dans l'enveloppe. Les voici.
La seconde : 
- Merci pour l'avance. J'en avais vraiment besoin.
La troisième : 
- J'ai placé les 1000 euros en bourse et en ai retiré 1500. je vous rends 1000 euros et garde le solde. 
Question: Laquelle des postulantes a été embauchée ?
Réponse: La blonde avec des gros seins !

 

09/03/2013

Au bistro de la toile : « Allez les petits ! » comme disait Roger Couderc.

rugby gosse tricolore.jpg

 

 

- Oh ! Les gars, c’est ma tournée ! Alors, on va se les faire les Irlandoches ?

 

- On en est fort capable. L’Irlande a moins de licencié qu’une seule fédération régionale française…

 

- Ouais, mais c’est des rugueux. Et ils jouent chez eux.

 

- En rugby, les équipes actuellement se valent toutes. Gagne donc celui qui a le plus la niaque. Et puis, il y a autre chose : Saint-André, il fait comme Lièvremont, ce qu’il peut avec ce qu’il a… Et il se trouve qu’actuellement, en France, il a ramassé ce qui se fait de mieux. Mais que ce n’est tout simplement pas au niveau. Pourquoi ? Qui sait… Entre autres, le fait que le professionnalisme est passé par là et a été mal digéré. Les clubs achètent des joueurs étrangers de renom qui viennent pantoufler leur fin de carrière au détriment des jeunes formés par les clubs. Ça explique déjà bien des choses. C’est aberrant de voir autant de joueurs étrangers dans notre championnat. Cela élève notre niveau de jeu mais, aussi, cela tue notre formation. Tous les meilleurs, dans l’hémisphère Sud comme dans les îles britanniques ou en Argentine, sont fortement intéressés par la rémunération et le niveau de notre championnat qui s’élève chaque année un peu plus. Et comme la pression du résultat se fait de plus en plus forte, les clubs veulent très vite engranger des succès. Économiquement, pour prendre le moins de risque possible, c’est compréhensible. Seulement, nos espoirs, issus de nos écoles de rugby, ont de moins en moins de chances d’intégrer l’élite. Et sans expérience du haut niveau, on progresse moins vite. Cette course en avant, un moment donné, il faut la dénoncer. Le problème de l’équipe de France, il est là.

 

- C’est vrai que les grosses équipes sont formées par des mercenaires. Toulon en est l’exemple le plus flagrant.

 

- Puis, ces joueurs professionnels sont plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l’influence…de leur agent !

 

- Agent ? Késako ?

 

- Eh ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus de vulgaires foutebaleurs…

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

 

- Le professionnalisme, c'est-à-dire l’arrivée du pognon a sonné le glas du rugby cassoulet. Mais il a aussi sonné le glas du « french flair », de la spécificité française qui faisait que toutes les équipes du monde tremblaient devant les Bleus, capables de se faire parfois dérouiller mais en se battant, comme de renverser des montagnes. Rappelez-vous Dominici ridiculisant Lomu ! Plus de fulgurances comme celles de Blanco, de N’Tamak, de Lagisquet, plus de Spanghero sonnant la charge, plus de Jo Mazo et ses inspirations imprévisibles, plus de  Gachassin slalomant entre les bourrins d’en face, plus de Jean-Pierre Rive ensanglanté renversant les Gallois, sans remonter aux frères Prat et Boniface…

 

- C’est comme ça Loulle. Sans compter que le professionnalisme a probablement amené aussi ce dont on ne parle surtout pas, le dopage et autres gonflettes à la créatine. Non mais tu les a vus les bestiaux, bien sanglés dans leurs maillots serrés ! C’est plus du nourri sous la mère, avec l’abdominal-cassoulet ! C’est du bodybuildé bouffeur de salades aux « compléments alimentaires » et autres saloperies. Tè ! Rappelez-vous Castaignède. Un génie celui-là ! Un giclet capable de partir de son en-but, de traverser en zigzagant toute la défense adverse, passant sous les bras ou entre les jambes des bourrins pour aller marquer ! Le pauvre, succombant à l’appel de sirènes du fric, il est allé jouer en Angleterre. Un an après, il était méconnaissable : il avait pris 25 kg de barbaque ! Aux dépens de sa vélocité et de ses cadrages débordements qui laissaient ses adversaires sur le cul. Il était lui aussi devenu un bourrin. A tel point que – les attaches n’étant plus proportionnées aux muscles – il s’est arraché le tendon d’Achille… Foutu le mec. Et puis ces matchs deviennent emmerdants. Toutes les grosses équipes ont le même style de jeu parce qu’elles sont formées et dirigés par des entraineurs souvent venus de l’hémisphère sud et qui uniformisent le jeu.

 

- Bon. Et si on leur pardonnait leurs défaites à nos bleus ? Et si on leur laissait la chance de se racheter contre les Rouquinos ? Même chez eux ! Allez, à la nôtre !


Octidi 18 Ventôse 221


Photo X - Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute !


Une femme va voir son gynéco. Lors de l'examen il se rend compte qu'elle a à l'intérieur de chaque cuisse un tatouage ! L'un représente Dominici et l'autre Rougerie! 

Elle avoue alors être fan de rugby. 

Fan de rugby lui aussi le gynéco demande à la patiente si il peut faire un petit bisou sur chacun afin de porter chance aux bleus ! 

Elle accepte. Après s'être exécuté, le médecin se relève et la patiente s'écrie: 

- " Et Chabal, on ne l'embrasse pas?"

08/03/2013

Journée de la femme : « Une fille ne possède que son voile et sa tombe », dit un proverbe saoudien.

trique moslim.jpg

 

 

C’est toute l’année qui doit être « journée de l’égalité des droits des femmes ». Et pas seulement un jour par an. Dans nos sociétés occidentales, il a fallu des siècles et bien des combats pour que cette égalité prenne quelque consistance. Et on est loin d’être arrivé ! Elles ne votent en France que depuis la fin de la dernière guerre. Leurs salaires sont de 28% inférieur  à ceux des hommes. La représentation nationale ne leur fait une place congrue que parce que la loi est là. Etc. etc. Mais ceci n’est que pisse de chat par rapport à ce qu’est le statut de la Femme ailleurs. Dénoncé au péril de leur vie par quelques héroïnes de la vie ordinaire, de Taslima Nasreen à Ayan Hirsi Ali en passant par la petite pakistanaise Malala, le sort de la Femme en terres où les extrémistes de l'islam tiennent le haut du pavé est aussi sordide que révoltant.

 

Un article du vétérinaire et journaliste franco-tunisienRachid Barnat, dans Kapitalis éclaire fort crument ce sort des femmes.

Ecoutons-le signaler ici quelques exemples des relations bizarres de l’homme à la femme selon le salafisme wahhabite.

- La légalisation de la pédophilie, puisque le mariage des gamines parfois dès l’âge de 5 ans est possible, sous condition d’acceptation par le père, précise l’imam cathodique. Hypocrisie doublée de sadisme, comme si la gamine pouvait savoir le viol qui l’attend, alors que le père sait parfaitement.

- La polygamie : Ghannouchi veut la rétablir pour permettre aux femmes qui arrivent parfois à la quarantaine sans s’être mariée de trouver un mari à partager... Ce qui résoudrait par la même la baisse de natalité qui touche la Tunisie selon ce pseudo démographe! Hypocritement, il reconnaît que seuls les riches peuvent bénéficier de cette polygamie, puisque les célibataires désargentés et souvent au chômage ne peuvent même pas bénéficier d’un quart de femme, dit-il goguenard.

- Légalisation de l’esclavage sexuel: par des Imams visiblement machos, stupides et ignares quand ils rappellent les devoirs de la femme envers son mari. Puisqu’elle doit se tenir toujours disponible pour le plaisir de monsieur ! Si l’envie de copuler le prenait, elle doit tout lâcher pour le satisfaire. Sinon elle est justiciable de violence en cas de non exécution... et le mari est dans son droit de la battre.

- La femme et le travail : Ghannouchi dit que les femmes ne doivent pas travailler pour libérer des postes de travail mais doivent se consacrer à la procréation et à l’éducation des enfants... Ce qui résoudrait le chômage des hommes, et le problème de la dénatalité, selon lui.

- Le mariage pour le plaisir, «zaouaj el moutâa» ou la légalisation de la prostitution: le gouvernement iranien vient d’autoriser et de généraliser le mariage de plaisir. Une journée par semaine les hommes qui le désirent pourront recourir à cette prostitution légalisée sous couvert d’islam en contractant un mariage bidon juste pour le plaisir sexuel. C’est pour faire baisser les abus sexuels selon les ayatollahs qui ont légiféré sur cette question! Hypocrisie.

Le mariage pour le plaisir ou «zaouaj el moutâa», était une trouvaille des législateurs du moyen âge pour assurer une paternité aux enfants bâtards qui naissaient des relations hors mariage dans des sociétés patriarcales. A notre époque ce n’est que pure hypocrisie que de légaliser et officialiser la prostitution.

- La répudiation: il suffit à l’homme de dire à sa femme trois fois «je te divorce» devant témoins pour que le divorce soit effectif au tort de la femme.

- Le droit de cuissage: la femme au travail, considérée comme une tentation permanente aux hommes: une récente fatwa l’autorise à accorder ses charmes à son supérieur hiérarchique. Les cheikhs d’El Azhar en Egypte ont pondu cette fatwa parce que la femme au travail, au contact de l’homme, constitue une tentation permanente pour lui. C’est pourquoi «ils» légalisent son rapport sexuel avec son chef supérieur, ce qui valide son «péché» auprès de son mari pour ne pas avoir à divorcer puisque c’est «halal» (licite).

- La femme au foyer: le désir de certains hommes d’enfermer les femmes dans leurs foyers, sinon de les voiler entièrement pour les soustraire aux tentations sexuelles et au regard concupiscent des hommes. Des obsédés sexuels !

- Le droit de «corriger» sa femme: un cheikh donnait même des conseils au mari pour procéder par pallier à la correction de son épouse. S’il doit la battre, qu’il évite de la défigurer, conseille-t-il cyniquement!

- La violence à l’égard des femmes : la violence avec laquelle les sympathisants salafistes d’Ennahdha vont de ville en ville en Tunisie pour agresser les femmes non voilées dans les rues, leur intimant l’ordre de se voiler. Et par la violence et la terreur, ils y parviennent ! Allant jusqu’à inciter au viol de celles qui refuseraient de se voiler, puisqu’il devient «halal» (licite, permis…), leur dit-on!

- Le voile d’abord et maintenant la burqa et le niqab: il n’est écrit nulle part que la femme doit s’accoutrer de la sorte pour être une bonne musulmane... L’idée viendrait de couvrir la femme depuis que certains ont déclaré son corps «awra» (honteux) et donc qu’il lui faut le couvrir entièrement.

- La lapidation des femmes jusqu’à ce que mort s’en suive: châtiment suprême réservé aux fautes graves comme l’adultère. Insoutenable scène filmée de bout en bout montrant la hargne des hommes qui s’acharnent sur une jeune fille. La haine et la violence qu’ils y mettent est à la hauteur de leur frustration de mâles en rut privés de satisfaire leur désir bestial! On y voit une délectation morbide à meurtrir le corps d’une femme convoitée mais qu’ils ne pouvaient avoir.

- Les crimes d’honneur autorisés voir encouragés, dont sont victimes les femmes. Où des fois il revient au fils de tuer sa mère pour adultère ou ce qui est supposé comme tel, comme un regard porté sur un autre homme que le sien, pour laver l’honneur de la famille!

- Même la relation de la fille à son père est suspectée d’inceste par ces barbus! Ils recommandent qu’elle ne doive pas s’isoler avec son père et conseillent la présence de la mère ou de la fratrie... Décidément ces barbus sont obsédés par le sexe!

- Le savoir est réservé aux hommes : que dire de l’affirmation répétée des cheikh et des imams que le savoir doit être réservé aux hommes uniquement, car les femmes naturellement sont idiotes, donc hermétiques à tout savoir!

- Les relations nécrophiles: un autre imam rassure les nécrophiles, puisqu’il leur autorise des relations sexuelles avec leur épouse morte, mais pas au-delà de 6 h après son décès, précise-t-il!

 

Prenez le temps de lire l’intégralité de l’article ici : http://www.kapitalis.com/tribune/11249-les-islamistes-et-... 

 

Et vive la Femme, les femmes, qui sont – comme disent si bien Aragon et Ferrat – l’avenir de l’Homme.

 

Septidi 17 Ventôse 221


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Ecoute ! Ecoute !


Quelle est la lettre de l'alphabet qui représente le mieux l'homme ?

C'est le "Q" parce que c'est un gros zéro avec une petite queue.


 

07/03/2013

L'homme du recours de Colombin-les-deux-latrines

sarko caillera.jpg

 

 

Non mais écoutez-les, les Buisson, les Dassier

Machiavels de latrines du comique troupier

Qui, pendant cinq années, a saccagé la France !

Écoutez-les baver dans leur fosse d'aisance,

Sombres pourceau stupides, ô cupides menteurs

Prétendant transformer le bourreau en sauveur.

Ils vaudraient présenter comme recours ultime

Ce charlot qui a fait, hélas, tant de victimes

Dans la France d'en bas, au profit des voleurs.

Retourne dans ta bauge, gluant usurpateur

Qui prétend, du Grand Charles, détenir l’héritage

Lorsque tu n’as ni foi, ni honneur, ni courage.

Oser se comparer à Charles, ce Géant

Alors que tu n’es qu’un triste nain du néant,

Regagne donc ta place, celle de la vermine

Qui sur un membre mort, comme toi s’agglutine.

Charles le Grand connut la fureur des batailles,

La terreur et la mort, et les chairs que l’on taille.

Sa valeur était d’or, son glaive était d’airain,

Sa gouvernance était celle d’un souverain.

Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,

Toi, tu choisis les tiens parmi les maquereaux.

Ses victoires sont Sécurité Sociale,

Vote aux femmes, indépendance nationale,

Réconciliation avec les Allemands

Paix avec l’Algérie et développement.

Les tiennes ? Régression jusques à l’esclavage,

Faim et précarité, répression et chômage.

Tu as rempli les poches de tes amis patrons

Par la France d’en bas pressée comme un citron.

Reste dans ton terrier et fait tes conférences

Pour ramasser des thunes, MAIS LACHE DONC LA FRANCE.

 

 

sarko

 

Merci à Chimulus


Septidi 17 Ventôse 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

En vu d’un éventuel retour de Sarko, l’Uhèmepets va, parait-il, prendre comme emblème le préservatif. En effet, la capote tolère l’inflation, vide les bourses, ralentit la production, détruit la prochaine génération et protège les glands. Enfin, il donne un sentiment de sécurité alors que vous vous faites baiser !

 

05/03/2013

Au bistro de la toile : salauds de buveurs de vin et de bière !

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Au bistro de la toile : salauds de buveurs de vin et de bière !

 

 

- Oh ! Loulle, t’as vu, t’es encore dans le collimateur des terribles buveurs-d’eau. Hier, toute la journée, les canards laquais, les lucarnes à décerveler, les machines à bruits se sont déchainés contre ces salauds, ces dépravés, ces mauvais Français qui osent encore boire quelques canons de vin ou quelques demis de bière. Culpabiliser ! Ils veulent nous culpabiliser ! Tu vas voir que bientôt tu risques de voir les argousins de la Police de la Vertu et de la Tristesse  arriver pour fermer ton antre de l’amitié, de l’art du vivre ensemble et de la débauche.

 

- Ouais. J’ai vu. Bof, c’est pas la première fois. Et les arguments de ces talibans de la picole sont toujours les mêmes : à partir d’un verre – et depuis hier d’un demi-verre d’alcool par jour - vous mettez gravement votre vie en danger. Votre vie, mais aussi celle des autres et l’équilibre de la Sécu. Et remarque que l’on montre toujours un verre de vin ou de bière. Jamais un verre de whisky, de vodka ou autre tord boyaux qui sont les véritable responsables des abus. Bourrage de crane tellement outrancier qu’il en est stupide.

 

- Ouais… Ça fait peur Loulle. Tè ! Donne-moi un canon pour me remonter… Putaing ! 10% des cancers sont dus à l’alcool.

 

- Eh ! T’affole pas Victor. Ça veut dire que 90% des cancers chez l’homme ne sont pas dus à la picole ! Voilà qui devrait te rassurer !

 

- T’as raison Loulle. A la nôtre ! D’autant plus que les Français boivent 3 ou 4 fois moins qu’hier et le nombre de cancers est 3 ou 4 fois plus important ! Ce qui veut dire qu’on nous prend pour des cons et qu’on nous empoisonne, que la toxicité des médicaments, les infections nosocomiales, l'insuffisance des connaissances et les erreurs médicales sont plus dangereuses que le vin ! Oui mais, les accidents de la route…

 

- Eh ! Victor, Desproges disait que si 10% des accidents de la route sont le fait de pochtrons, 90% de ces accidents sont commis par des buveurs d’eau ! Dangereux ces gens ! Faudrait que les bourres verbalisent aussi ceux qui, en soufflant dans le ballon, accusent leur addiction à la flotte !

 

- Pas con ça Loulle ! Cette campagne de propagande nous prépare sûrement encore une loi « peine-à-jouir », mais dans laquelle ils devraient inclure un article stipulant que la consommation d'alcool est interdite dans les établissements publics de toute nature : présidence de la république, assemblée nationale, sénat, ministères, préfectures et sous-préfectures, conseils régionaux et départementaux, mairies, structures intercommunales, gendarmeries et commissariats de police, bureaux des douanes, et plus généralement tous autres locaux recevant du public ! Sans oublier les entreprises, les maisons de retraite et tous lieux où l’on fête un départ, un anniversaire, etc. Et bientôt la Police de la Vertu et de la Tristesse, à travers les « réseaux sociaux » et, éventuellement des visites inopinées sur place, pourra, que dis-je, devra perquisitionner chez les particuliers, dans les maisons et appartements pour faire « respecter la loi » ! Ainsi, les consommateurs seront surprotégés et donc…déresponsabilisés !

 

- Le plaisir, le bonheur, la joie, voilà l’ennemi Victor. Soyez tristes, soyez rabat-joie, soyez constipés des boyaux de la tête, soyez coincés des zygomatiques et vous vivrez vieux…

 

- C’est vrai que vivre est une activité dangereuse, mortelle même et qui se finit toujours prématurément ! Et je vais te dire autre chose Loulle : cette campagne est probablement orchestrée par les labos pharmaceutiques. On a déjà vu apparaitre le Baclofène un médicament pour soigner les alcoolo-dépendants. Le « marché » de l’alcoolisme (1,5 million de dépendants et 3,5 millions de personnes en consommation excessive) est gigantesque et attise l’appétit des laboratoires pharmaceutiques. Au point que certains essaient de faire croire à des découvertes qui n’en sont pas ! lien 

 

 - Allez ! A la nôtre les futurs morts ! Tournée générale ! Tous ensemble faisons un doigt d’honneur à tous ces cons de peine-à-jouir et chantons : « C’est la cuiiiiiite finaaaaale. Saoulons-nous car demaiiiiin. Les eauuuuux minéraaaaales remplaceront le viiiiiin ! C’est la cuiiiite finaaaaaale….. »

 

 

Quintidi 15 Ventôse 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Le petit Sylvain vient de se faire prendre par son papa en train de boire de l'alcool en cachette.
Le papa décide de lui faire une leçon de morale et entraîne Sylvain dans le jardin.
Il emmène un verre de cognac et un verre d'eau.
Il prend un ver de terre et le laisse tomber dans l'alcool.
Puis il prend un autre ver et le laisse tomber dans l'eau.
Le lombric dans l'eau reste vivant alors que celui du cognac se tord sur lui-même quelques instants et meurt.
A la fin de l'expérience, le papa demande :
- Alors Sylvain, quelle leçon tires-tu de ce que je viens de te montrer?
Et Sylvain lui répond fort justement :
- Heu, ça montre que quand on boit de l'alcool, on ne risque pas d'avoir des vers...

 

 

03/03/2013

Gastronomie dominicale cochonne

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Le tian de haricots au cochon

 

En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 


Tridi 13 Ventôse 221


Illustration originale Vincent Barbantan


 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Ça se passe dans la Jungle. 
Une petite souris tombe dans un trou, elle a beau se débattre dans tous les sens, elle n'arrive pas a sortir du trou. Elle se met à crier du plus fort qu'elle peut... 
Un lion qui passait par là l’entend crier, s'approche, et lui propose de lui venir en aide. Il lui dit : 

"Je vais mettre ma queue dans le trou, tu t'accroches à ma queue, et je vais te tirer". 

Sitôt dit, sitôt fait, la petite souris sort du trou sans problème. Elle remercie le lion, et ils partent chacun de leur coté. Un peu plus tard, le lion tombe dans un trou (plus gros évidemment). Lui aussi ne peut sortir du trou. Il se met à crier, et la petite souris qui passait par là l'entend. Elle lui dit : 

"Je vais faire comme toi, je vais mettre ma queue dans le trou, tu t'accroches, et je vais te tirer". 

Sitôt dit, sitôt fait, mais évidemment, ça ne marche pas. La petite souris dit alors : 

"Pas de problème, je vais prendre mon téléphone portable, je passe un coup de fil à mon copain l’éléphant, et il va te sortir de là". 

Un peu plus tard l’éléphant se pointe, met sa trompe dans le trou, et sort le lion du trou. 

Moralité :

Quand on a une petite queue, il vaut mieux avoir un téléphone portable !


 

02/03/2013

Ouiquinde gaillard pour soiffards paillards, nom de dieu !

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Ras le bol de la sinistrose, des curétailleries, de la morale peine-à-jouir. Renouons avec la saine et gaillarde paillardise à la française, cré vindiou!


Tirer un petit coup, c'est agréable



(se chante sur la musique de Félix Boyer « Boire un petit coup c'est agréable)



Tirer un p'tit coup, c'est agréable
Mais en tirer deux, c'est mieux
Mais il ne faut pas se branler sous la table
Tirer un p'tit coup, c'est agréa-able
Mais en tirer deux, c'est mieux
Un petit coup, tralalala (bis)
Un petit coup c'est doux.

 

1. Je voudrais baiser une espagnole
Je voudrais bien la baiser
Mais je risque fort
D'attraper la vérole
Je voudrais baiser une espagno-ole
Je voudrais bien la baiser.

 

2. J' voudrais fair' l'amour avec un' russe
On m'a dit qu'ell's aim'nt bien ça,
Mais j'ai bien trop peur
Qu'ell' mord' quand ell' me suce
J' voudrais fair' l'amour avec un' ru-usse
On m'a dit qu'ell's aim'nt bien ça.

 

3. "Avez-vous baisé une Suissesse ?"
Oui ma chèr', j'en ai baisée,
Quand ell's sont baisées,
Ell's demandent "Qui est-ce ?"
"Avez-vous baisé une Suisse-esse "?
Oui ma chèr', j'en ai baisée.

 

4. Ah! Baiser la croupe à une All'mande
Et puis après l'enfiler,
Et plus on les enfil',
Plus ell's en redemandent
Ah! Baiser la croupe à une All'ma-ande
Et puis après l'enfiler.

 

5. Soixant'-neuf avec une Chinoise
C'est le rêve de ma vie,
Mais il se pourrait
Qu' Mao me cherch' des noises
Soixant'-neuf avec une Chinoi-oise
J'ai bien peur pour mon vit.

 

6. Je préfèr' baiser une Française
Ce sont ell's qui bais'nt le mieux,
Plus on va profond,
Plus on se sent à l'aise
Je préfèr' baiser une Françai-aise
Ce sont ell's qui bais'nt le mieux.

 

 

Duodi 12 Ventôse 221

 

Illustration : merci à l'Hénaurme Dubout.

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Une jeune secrétaire est en train de faire des photocopies au bureau lorsqu'un de ses collègues de travail lui dit :
- Hmmm, tes cheveux sentent drôlement bon!
Aussitôt, la secrétaire va voir son chef et se plaint auprès de lui d'avoir été victime de harcèlement sexuel !
- Comment ça? demande le patron.
- Il m'a dit que mes cheveux sentaient drôlement bon... répond la fille
- Et alors, s'étonne le chef, j'aurais plutôt pensé que c'était le genre de compliment qui vous aurait fait plaisir !
- Mais patron, reprend la fille, c'est un nain...

 

 

01/03/2013

François, si tu larguais les frusques de Guy Mollet pour essayer de te glisser dans celles de Mendès-France ?

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Cette année, l'état français va dépenser 43 milliards au titre du remboursement de la dette. Entre l'éducation nationale (60,5 milliards) et la défense (41,23 milliards). A rapprocher du déficit du budget (80,3 milliards).

 

L'austérité dont on nous rebat les oreilles comme inéluctable, sans alternative qu'ils disent résulte donc pour l'essentiel de ce service de la dette. Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence, retraites, chômage, culture, environnement...

nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Mais cette fameuse dette, dont on nous gonfle les aliboffis à longueur de journée, et que Sarkozy – Lumière de la galaxie – a doublé en un quinquennat de catastrophe, que représente-t-elle ? Qui la détient ? Omerta complète sur la question. Alors exigeons la lumière sur ce sujet crucial. Exigeons un audit de la dette

 

Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime? Qui détient ses titres et profite de l'austérité? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne?



Un gouvernement de gauche digne de ce nom devrait être en mesure regarder ce problème en face. Et de décréter une suspension du paiement de cette dette. Cela est souligné par la Commission du droit international de l’ONU : « On ne peut attendre d’un État qu’il ferme ses écoles, ses universités et ses tribunaux, qu’il abandonne les services publics de telle sorte qu’il livre sa communauté au chaos et à l’anarchie simplement pour disposer de l’argent nécessaire au remboursement de ses créanciers étrangers et nationaux. Il y a des limites à ce qu’on peut raisonnablement attendre d’un Etat. »



Un gouvernement de gauche digne de ce nom peut donc légalement suspendre le paiement de sa dette et refuser l’application des mesures d’austérité qui portent atteinte aux droits économiques, sociaux et culturels, de sa population et hypothèquent sa souveraineté. L’article 103 de la charte de l’ONU est sans ambiguïté : « En cas de conflit entre les obligations des Membres des Nations Unies en vertu de la présente charte et leurs obligations et en dehors de tout autre accord international, les premières prévaudront. » Les articles 55 et 56 de la Charte comptent parmi les obligations primordiales: « Le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et des conditions de progrès et de développement dans l’ordre économique et social. »



La Convention de Vienne de 1969, sur le droit des traités et des obligations nationales en matière de contrat dit qu'il n’existe pas d’obligation inconditionnelle de rembourser les dettes publiques (comme l’a rappelé le CNUCED en 2010). Pour cela l’audit de la dette s’avère nécessaire afin de vérifier s’il n’existe pas d’illégalité, de fraude, d’incompétence ou d’abus de droit. Ces dispositions juridiques s’imposent à tous les débiteurs et créanciers sans qu’il soit nécessaire de prouver leur consentement à y être liés.



Les gouvernements peuvent également invoquer l’état de nécessité et le changement fondamental de circonstances pour stopper unilatéralement le paiement de leurs dettes. La crise qui saccage l'Europe entre parfaitement dans ce changement fondamental des circonstances. L'exigence d'un moratoire sur le remboursement de la dette est donc parfaitement justifié et trouve là un fondement légal. Une suspension du remboursement avec évidemment gel des intérêts fait parti des risques pris par les créanciers.



L'arrivée tonitruante de Beppe Grillo dans le concert politique européen peut avoir un effet extrêmement bénéfique en ce sens que les gauches au pouvoir en Europe (France, Danemark, demain Italie) vont devoir abandonner leur coquinage-copinage avec l'ultra libéralisme qui mine le continent pour imposer une politique réellement de gauche : mettre la finance au service de l'économie et l'économie au service des populations alors qu'actuellement c'est le schéma contraire qui nous est imposé.



François, quitte vite les frusques de Guy Mollet pour essayer de te glisser dans celles de Mendès-France. Et tape sur la table pour dire à la Merkel que si l'Allemagne a toute sa place dans l'Europe, l'Europe ne sera pas allemande. Ni par la guerre militaire comme ce pays a tenter de l'imposer tragiquement dans le passé, ni par la guerre économique sans merci que ses dirigeants actuels mènent actuellement contre le reste de l'Europe et qui aboutit à une germanophobie galopante et ravageuse pour l'idée européenne.



Sources : lien 



Primidi 11 Ventôse 221



Illustration : Merci à Tropicalboy





Ecoute ! Ecoute !



En plein centre de Manhattan, une Rolls se gare devant une banque.
En descend un superbe blonde qui rentre dans l'établissement et demande un prêt de 2000 euros.
Le chargé d'affaire lui demande une garantie ainsi que la durée du prêt.
La blonde propose, comme garantie, la Rolls garée devant la banque et indique que le prêt sera remboursé à son retour de Paris dans quinze jours.
Sur ces entrefaites, la blonde s'en va, tandis que le chargé d'affaire et son directeur s’esclaffe:
« 
Il faut vraiment être un blonde pour offrir une Rolls comme garantie d'un prêt de 2000 euros ».
La semaine passe, la blonde repasse à la banque et demande à rembourser le prêt pour récupérer sa Rolls.
Le banquier rend les 2000 euros et ajoute 30 euros d'intérêts et de frais.
Pris d'un certain remord le banquier demande :
« 
Vous ne semblez pas avoir besoin de 2000 euros, alors pourquoi laisser une voiture de ce prix pour une somme dont vous n'avez apparemment pas besoin ? »
et la blonde de répondre :
« 
Parce que 30 euros est le meilleur prix que j'ai pu trouver pour garer en toute confiance ma Rolls pendant 15 jours en plein Manhattan ! »

26/02/2013

Italie : Avanti giovinezza e Vaffanculo l’« establishment »

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Politicards véreux, Vaffanculo ! C’est très bien.

 

Europe, Vaffanculo ! C’est dramatique.

 

Plus qu’une adhésion totale aux idées du parti « 5 étoiles » de Beppe Grillo, l’émergence de ce parti marque le rejet radical de la classe politique italienne mais aussi de la presse et de tous les médias. Les Italiens disent merde à ce grouillement de magouilles, de compromission avec les mafias, de détournement de fonds, de conflits d’intérêts, etc. qui sont le socle de la politique italienne. Grillo ouvre une faille dans l'immobilité politique italienne. Ces personnages vétustes qui se cooptent entre eux et se sont partagés l'Italie doivent disparaître. Et pas seulement en Italie. Ce vote est la manifestation d’un cri : BASTA ! ASSEZ ! DEGAGEZ !

 

Ils disent aussi merde à l’austérité imposée à toute l’Europe par la teutonne Merkel à travers le blême premier ministre Monti. Ils disent non à la  "Rigor Montis" (jeu de mot sur Monti et rigor mortis ou "rigidité cadavérique"). L’exemple allemand (richesse des industriels et des financiers basée sur la destruction des services publics, l’appauvrissement de la population laborieuse, la multiplication des laissés pour compte, l’écrasement économique de ses voisins et partenaire de l’Union européenne), porté aux nues par tous les politicards européens et qui débouche sur une austérité ravageuse, est rageusement rejeté.

 

L’« establishment » européen commence à avoir les aliboffis qui tremblent, lui qui balayait d’un revers de main dédaigneux le « bouffon » Grillo, comme il l’a fait avec le parti Syriza en Grèce ou encore avec Mélenchon en France. Partis « populistes » dit-il, suprême anathème… Seulement ces partis nouveaux séduisent majoritairement les jeunes ! Ils sont donc l’avenir de l’Europe. Et il faudra bien passer par eux.

 

Le rejet de l’Europe, lui, marque l’échec non pas de l’idée européenne, toujours chère au cœur des européens, mais de cette Europe ultra libérale imposée contre les peuples par les droites européennes au pouvoir depuis trop longtemps. Une Europe où la concurrence sauvage entre pays remplace la solidarité, ou les banquiers parasitent l’Union, ou l’austérité d’inspiration allemande ravage les populations.

 

L’émergence du parti de Beppe Grillo – qui fait trembler les droites en place, il suffit d’écouter les « éditorialistes » lui cracher dessus – représente un grand espoir pour toute l’Europe.

 

Et Vaffanculo à ceux à qui ça ne plait pas !



Octidi 8 ventôse 221


Phot X - Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute ! 


C'est un jeune homme qui fait de l'auto-stop sur la Nationale 7. Une Mercedes 500 SL s'arrête. Le conducteur est en smoking, avec des lunettes noires et il fume un gros Havane. 
- Avant que vous ne montiez dans ma voiture, lui dit-il, il faut que vous me disiez si vous êtes de droite ou de gauche en politique. Le jeune auto-stoppeur un peu naïf répond :

 - Je suis de gauche, monsieur. 
Et le type à la Mercedes lui répond en fermant la portière et en mettant les bouts : 
- Dommage pour vous ! 

Quelques minutes plus tard, une BMW 840i s'arrête et il se passe exactement la même chose, à croire que tous les automobilistes se sont donnés le mot.  Le conducteur demande au jeune auto-stoppeur de quel bord politique il est. 
Le jeune gars répond encore qu'il est de gauche. 
Comme pour la première fois, le type à la BMW démarre en laissant le jeune sur la route.

 

- C'est débile, se dit l'auto-stoppeur, la prochaine bagnole qui s'arrête, je lui dirai que je suis de droite et puis basta ! 
Quelques minutes après cette sage réflexion, une Porsche 911 s'arrête. Le conducteur est une conductrice, c'est même une blonde splendide, encore mieux carrossée que sa voiture. La blonde, comme les deux conducteurs précédents, lui demande de quel bord politique il est. 
Laissant son amour-propre de côté, le jeune auto-stoppeur répond qu'il est de droite. La fille l'invite alors à monter, ce qu'il fait. 
Il remarque vite que la fille porte une mini-jupe ultra courte, et qu'au moindre passage de vitesse, à la moindre accélération, la jupe remonte, remonte... L'auto-stoppeur a le regard fixé sur les cuisses et la petite culotte de sa bienfaitrice. Il est de plus en plus excité et commence à se sentir serré dans son jean. 

- Finalement, il n'y tient plus et dit à la fille: 
- C'est marrant la politique : ça fait à peine dix minutes que je suis de droite et j'ai déjà envie de baiser quelqu'un ! 

 

 

25/02/2013

Après les poisson-chat, les pois(s)on-cochon, les pois(s)on-poulet, les pois(s)ons vache ! Bon appétit.

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Moi j’aime bien le saumon. Avec la peau. Je le mets sur une vieille poêle dont je tapisse le fond de gros sel. Je fais chauffer très fort jusqu’à ce que le sel pète. Je pose alors mon pavé de saumon, côté peau sur le sel. Et je surveille la progression de la cuisson. La viande rosé devient plus claire au fur et à mesure qu’elle cuit. Lorsque cette coloration plus claire a atteint les deux-tiers, je couvre la poêle avec une autre retournée afin de former un four. J’arrête alors le feu et je laisse la cuisson se finir pendant cinq minutes. Avec un filet d’huile d’olive, c’est le pied ! 

 

Mais je crois que je ne vais plus bouffer de saumon. Celui d’élevage est devenu de la vraie merde. Antibiotiques, pesticides sont mélangés généreusement à la nourriture de ces bestiaux qui vivent les uns sur les autres dans leur merde. Et ce n’est pas tout : les saumons OGM sont en route…

 

Mais ce n’est pas tout : comble de la stupidité, les nuisibles de la Commission européenne, sous la pression des lobbies, comme d’hab, viennent d’autoriser, à partir du 1er juin, la nourriture des poissons d’élevage avec les farines animales. Oui. Celle-là même qui ont planté une merde noire il y a quinze ans (cadeau de nos « amis » anglais). Des centaines de morts humaines, près de 200.000 vaches atteintes de l'encéphalite spongieuse bovine (ESB), des milliers de troupeaux massacrés, des milliers d'éleveurs traumatisés, etc., etc.



L'interdiction de l'utilisation de ces « minerais » animaux pour la nourriture des bovins a été effective dès 1997. Il en a été de même pour les poissons en 2001. Mais, en loucedé, les « experts » des Etats membres ont approuvé en juillet 2012 une mesure autorisant le recours aux farines de porc et de volailles pour l’élevage des poissons. Trois Etats, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, s’y étaient opposés. La commission du sinistre Barosso est passé outre: la décision a été prise il y a quelques jours et publié au J.O. de l'Union européenne.



Vu que ces tonnes et ces tonnes de farines animales stockées à grands frais ne coûtent rien, on peut s'attendre à ce que les éleveurs de poissons se ruent sur cette source de profits juteux. Donc, tous les poissons d'élevage (d'ores et déjà la majorité) que nous trouveront sur nos étals dès cet été seront des poissons-vache, des poissons-porc, des poissons-poulet... Putaing, Loulle! Ta daurade elle sent la rillette !



Bon. A la limite, cela permettra d'éviter de saccager les poissons sauvages qui sont transformés actuellement en farines pour nourrir les poissons d'élevage. Mais cette autorisation pour les poissons n'est qu'un premier pas. Après les poissons, la Commission européenne prévoit de proposer en 2014 de réintroduire l’utilisation des farines animales pour les volailles et les porcs. Pour éviter le « cannibalisme », les volailles seraient nourries avec de la farine de porc, et inversement. Mais qui ira vérifier? Les magouilles de substitution de viandes de vaches et de canassons sont là pour illustrer les dérives potentielles que ce laxisme de la Commission européenne autorisent. Dès lors, on peut s'attendre à plus ou moins court terme à un retour, sous une autre forme, d'une crise équivalente à celle de la vache folle. On peut faire confiance à l'avidité des industriels de l'agro-alimentaire pour ça, et à la cupidité des fonctionnaires européens...



Bon appétit !



Septidi 7 ventôse 221



Photo X – Droits réservés



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Ecoute ! Ecoute !



Nourrir les poissons.

 

Au cours d'une croisière, une tempête fait rage. Sur le pont du bateau un marin s'approche d'une dame et dit :
- Vous ne devriez pas rester là, madame, une vague pourrait vous emporter...
Un homme qui se trouve à coté se retourne et dit au marin :
- Dites donc, occupez-vous de vos affaires, c'est ma belle-mère pas la vôtre!  



24/02/2013

Gastronomie dominicale : La daube du tueur.

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J'ai un ami tueur, c'est vrai, je le confesse ...

Un homme plein d’humour, de rugueuse tendresse,

Apte à faire passer de la vie au trépas,

Qui n'officie jamais aux heures des repas.

Honnête travailleur, fier de son savoir-faire,

Il tue au quotidien. Tuer, c'est son affaire.

C'est au couteau qu'il tue les jours de la semaine.

Le dimanche, au fusil, mais sans aucune haine.

Mon ami Angelo, tueur aux abattoirs,

Fin chasseur, est aussi un cuistot de devoir.

Pourvoyeur naturel de produits de mangeaille,

Sa cour est composée de docteurs es-ripaille.

Son cabanon, perché au bord d'une falaise

Domine, au levant, la terre avignonnaise.

De doctes assemblées de gens de haulte graisse

En ont fait un haut-lieu consacré à l'ivresse,

Au pantagruélisme, au culte des bougresses,

Aux goinfreries sacrées, aux ventrées d'allégresse,

Aux gaillardes chansons, aux grands éclats de rire,

Aux joutes oratoires, aux poètes, au bien-dire.

Il faut voir Angelo haranguant ses ouailles.

La panse rebondie, la moustache en bataille,

Etranglant un goulot, le touille-sauce en main.

Annonçant le menu, tel un tribun romain

Gras double, pieds-paquets, civet de marcassin,

Grives, tourdres, bécasses ont hanté ce lieu saint.

Mais la spécialité d'Angelo le tueur

Parangon de parfums, chef d'œuvre de saveurs,

Ce plat de paysans, velours de l'estomac,

Les experts sont d'accord: c'est sa daube au Lirac.

- Qu'a-t-elle donc, Victor, la daube d'Angelo

Pour que tu en parles avec des trémolos !

- Classique si ce n'est la qualité du vin,

Peut-être bien, aussi, un certain tour de main.

Choisis bien tes morceaux: paleron, plat de côtes,

Gallinette, jarret et un bout de culotte.

Coupés grossièrement en tronçons bien épais,

Dans un profond faitout tu les mets à tremper

Au moins toute une nuit dans du vin de Lirac,

Avec sel, poivre, thym, oignons jetés en vrac,

Mets aussi un dégou de cette huile d'olive

Qui sublime les goûts, parfume et enjolive.

Sors et sèche ta viande le lendemain matin,

Passe ta marinade et jette oignons et thym.

Dans du lard de cochon fondu fais revenir

Deux cèbes du Vigan, mais ne fais pas roussir.

Tu rajoutes ta viande et tu la fais suer

Doucement, à feu doux, sans trop la remuer.

Mets un bouquet garni, sarriette et romarin,

Sale légèrement, poivre avec ton moulin,

Pendant ce temps tu chauffes ta marinade à part.

Attention ! Du Lirac, pas du mauvais pinard !

Là, petit, il te faut être un peu dégourdi :

Rajoute louche à louche ton liquide tiédi

Puis fais cuire à feu doux deux heures pour le moins.

Sors du feu et réserve jusques au lendemain.

En se refroidissant, ton bœuf va se confire,

Et pour le réchauffer, deux heures vont suffire,

Mais sur un feu très doux, sous la chaude caresse

De cendres sous lesquelles couve l'ardente braise.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe ct la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour la marinade: - 2 kilos de bœuf (culotte, jarret, gallinette, paleron), - 3 oignons coupés grossièrement, - 1 grosse touffe de thym, - 1 poignée de gros sel de Camargue, - poivre noir du moulin en abondance. – 1 verre d'huile d’olive, - 2 bouteilles de Lirac rouge.

Pour le plat: - 1 hecto de lard de cochon. – 2 cèbcs du Vigan (à défaut de Lézignan ou d'ailleurs, mais douces), - bouquet garni riche (thym, laurier, sarriette, romarin, persil plat), - sel, - poivre, - marinade purgée de ses légumes et tiédie.

 

Les vins conseillés:

Rien en dessous de 14° ! Mais le choix reste large. En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairanne, Châteauneuf-de-Gadagne, Saint-Gervais, Vinsobres, Saint-Maurice-sur-­Aigues, Visan, Rochegude.

En vins du Languedoc et du Roussillon : Saint-Chinian, Fitou, Collioure.

En vins de Provence : Bandol. Pierrefeu, Tourves, Brignolles, Saint-­Zacharie, Les Arcs. Et, bien sûr, tous les bons vins d’ailleurs !

 

Sextidi 6 ventôse 221

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Après 20 années, trois copains se retrouvent.

Le premier dit : 
- Ma femme a une taille de guêpe et tous les soirs, je la pique, je la pique... 
Le deuxième : 
- Moi, ma femme a une taille de sauterelle, et tous les soirs, je la saute, je la saute... 
Le troisième : 
- Moi, ma femme a une taille d'éléphant, et tous les soirs, je la trompe, je la trompe...

 

 

23/02/2013

Ouiquinde érotique : retour à la nature

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Foin de tous ces sacs d’os, mannequins faméliques

Condamnées par la mode à rester rachitiques ;

Nous aimons l'abondance, les rondeurs parfumées

Quand les maigres sont vues, les rondes sont aimées !

 

Foin de ces chats pelés, rasés et sans beauté

Fantasmes très douteux de la puérilité ;

Nous aimons vos trésors avec du poil autour

Le mystère envoûtant des fourrures d’amour.

 

Foin  des déodorants aux odeurs de vaisselle

Que « le marché » impose aux belles jouvencelles ;

Nous aimons ces parfums sentant bons et pas bons

 

Fragrances absolues de passion et de vie

Forte odeur de marée, aromes de jambon.

Un cul, ça sent le cul comme un vit sent le vit !

 

VictorAyoli

 

 

Quintidi 5 ventose 221

 

Merci à Modigliani

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi fait-on l'amour en va et viens ? 
Parce qu’il n'y a pas assez de place pour faire demi-tour !

 

 

22/02/2013

Taylor, on t’enc… !

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Vous l’avez entendu, le ci-devant Taylor, sorte de patron-crapule yankee ? Il traite les Français de grosses feignasses avinées. Ben pourquoi pas M.Taylor. Il est toujours jouissif de passer pour un con devant plus con que soit ! C’est un plaisir de gourmet. Et question connerie, il en connait un bout le père Taylor !

 

Il nous reproche de préférer de temps en temps savourer le formidable plaisir de glander ! Il ne sait même pas ce que c’est ce gros con. Avec le nom qu’il porte, ce n’est pas étonnant. Un connard qui portait le même nom n’a-t-il pas théorisé la rationalisation de l’exploitation des ouvriers ? Taylorisme vous connaissez ? C’est le Charlot des Temps Moderne, le stakhanovisme, le même boulon que l’on serre heures après heure, sans surtout penser, sans réfléchir. Et contre cette prostitution, le « patron » donne quelques poignées de figues. Assez pour ne pas crever. Et surtout pas beaucoup de temps pour glander. Surtout ne pas réfléchir ! Monsieur Taylor, sachez que les « feignasses avinées » vous conchient tout en jouissant de l’existence. Et vous pisser à la raie, à vous et à vos complices de la mondialisation ultra libérale, c’est un plaisir savoureux !

 

Cette intrusion impudente d’un patron de multinationale yankee dans la vie de notre république est une illustration caricaturale de l’horreur que nous préparent ces mêmes yankees avec la complicité de la commission européenne : le grand marché transatlantique. Obama, dans son discours de l’union, a évoqué ce machin auquel travaillent sournoisement tous les ultra libéraux qui sévissent à Bruxelles. Ce que veulent les Zétazuniens, avec le relais de leur caniche anglais, c’est la création d’une vaste zone de libre échange, d’un énorme marché à travers lequel les fermiers yankees subventionnés pourraient inonder l’Europe de poulet à l’eau de javel, de bidoche aux hormones et de céréales et autres produits aux OGM. Mais ce n’est pas tout. Derrière cette conquête économique de l’Europe se dessine clairement la mise à mort de toute tentative de création d’une Europe politique. De ça, les yankees n’en veulent surtout pas. Voilà pourquoi, depuis que leurs complices britanniques sont entrés dans l’Europe, celle-ci s’est gonflée outrancièrement, à en devenir bouffie avec 27membres et bientôt plus. Voilà pourquoi les mêmes anglo-saxons poussent à l’intégration de la Turquie, voire de l’Ukraine et plus si affinité. Ce qu’ils veulent, c’est une Europe grosse larve, à la remorque politique des Zuhessa, ou plutôt des multinationales et des mafias financières qui régissent les Zuhessas.

 

Les logorrhées verbales et épistolaires du ci-devant Taylor préfigurent cette aliénation des états européens séparés, désunis selon la volonté des Ricains et des Rosbifs. Voilà pourquoi il faut que nos députés européens se bougent le cul et rejettent cette horreur économique que serait le grand marché transatlantique.

 

Et comme on dit à l’O.M. : « Taylor ! On t’encule ! »

 

 

Quatridi 4 ventose 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Les Etats-Unis sont passés de la barbarie à la décadence sans connaître la civilisation.
Albert Einstein

21/02/2013

Que le tron de dieu me cure : j’ai raté l’aïoli !

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Humilié, honteux, rongé par la vergogne

J’en ai le rouge au front et l’horreur dans la pogne

Je voudrais disparaitre, me cacher dans la boue

Et même me passer, morbleu, la corde au cou

Putaing ! Hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Pourtant l’œuf, le mortier, comme l’huile d’olive

Ont été sortis tôt, pas de façon hâtive

Mes ingrédients avaient même température

J’étais frais et dispos, même pas de biture,

Pourtant hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Le lourd mortier de marbre avec ses quatre oreilles

Le beau trisson en buis, et même la bouteille,

Les quatre gousses d’ail, la pincée de gros sel,

Mon bras était fringant, du poignet à l’aisselle…

Pourtant hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Les aulx bien écrasés en pommade odorante

J’ai voulu casser l’œuf. Ce souvenir me hante…

Maladresse fatale, le blanc m’a échappé

Au dessus du mortier ! Dès lors c’était râpé…

Putaing ! Hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

J’ai eu beau brandouiller, bourouler l’appareil

Même avec le batteur – horreur ! – c’était pareil.

J’ai vidé le mortier dans un bol, à côté

Un jaune d’œuf, de l’huile, et j’ai recommencé.

Pourrais-je, ô folie

Remonter l’aïoli ?

 

Victoire ! Ça repart, je la remonte à l’huile

Elle à la consistance, elle est ferme et ductile

Et quand j’ai rajouté mon appareil raté

Catastrophe, défaite, l’aïoli a chié…

Putaing ! Quelle chienlit

J’ai raté l’aïoli !

 

 

Tridi 3 ventose 221

 Photo X - Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est un caquou de l’Estaque, balaise comme un mangeur d’aïoli, qui a émigré au Québec. Il frappe à la porte du chef du personnel d'une entreprise de bûcherons, car il cherche du travail
- Vous avez l'air costaud. Vous avez des références ?
- Ouais ! J'ai travaillé au Sahara !
- Vous vous foutez de ma gueule ? Y'a pas d'arbres au Sahara !
- Y'a PLUS d'arbres ! 

20/02/2013

…et l’Homme devînt CON !

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Marrant tous ces cris d’orfraie (au fait vous avez souvent entendu crier une orfraie, sorte de balbuzard ? Moi non plus…) autour des bidoches pourries que le bizenesse agroalimentaire nous enfourne dans le clapoir ! Tout aussi cyniquement marrant  la « découverte » que les ouvriers, les voisins de parcelles agricoles et viticoles bourrées de pesticides chopent toutes les saloperies possibles, du cancer du foie, du pancréas à la parkinson ! Désopilant la fonte des glaciers, le saccage des forêts, la mise à mort de la biodiversité, les maladies environnementales et génétiques, la perte de fécondité (tant mieux !), les palanquées de maladies nouvelles et concoctées de toutes pièces, les cent mille molécules chimiques lâchées dans les sols, les eaux et les airs, les pesticides et biocides dans la rosée matinale et dans nos urines, les milliards de terriens souffrant chaque année les méfaits de la pollution, le recul des terres fertiles, les catastrophes « naturelles » de plus en plus nombreuses et meurtrières, et bientôt les hordes de réfugiés de l’environnement...

 

Et alors ? On découvre quoi ? Que ce poulet pelé qui se nomme – prétentiard et m’as-tu-vu – « homme sage sage » (homo sapiens sapiens) est LA calamité de la planète Terre. Il est gonflé le poulet pelé ! Ses « performances » sont particulièrement brillantes : hécatombes, holocaustes, exterminations, pogroms, génocides, guerres, invasions conquêtes à travers les siècles, puis déforestation, productivisme agricole, agro terrorisme, mort biologique des sols, désertification, sixième crise d'extinction massive d’espèces pour causes anthropiques, pollutions, réchauffement du climat, fonte des glaces, montée des océans, tarissement accéléré de toutes les ressources non-renouvelables, une planète bleue désormais en déliquescence... Cet incommensurable cortège de « réussites » est à porter à notre crédit. Et on en est fier en plus !

 

Exterminateur et invasif, Homo sapiens est la seule espèce de grande taille à avoir investi selon une croissance infernale la quasi-totalité des niches écologiques des autres espèces comme dit l’essayiste décapant Michel Tarrier  . Nous sommes ainsi les auteurs du plus effroyable laminoir de biodiversité que l’on pouvait imaginer. Nous souffrons d’une incurable cécité écologique doublée d’un besoin maniaco-dépressif d’asservir, de dominer, régner, contrôler, ordonner, gérer, intervenir, décider, nous ne sommes bons qu’à saccager, détruire, modifier, altérer, uniformiser, aligner, nettoyer, vider, couper, tailler, tondre, scalper, raser, décapiter, brûler. Bref FAIRE CHIER ! Le plus souvent sans comprendre, sans donner, sans admirer et même sans regretter. Guerres et discriminations envers et contre tout, contre soi, contre l’homme, surtout contre « l’autre » et « le différent », contre les espèces non rentables, en un mot... contre la Nature. Sexisme contre l’autre sexe, racisme contre les autres races, spécisme contre les autres espèces, pillage du vivant réduit à la notion étroitement utilitaire de ressources, saccage des paysages défigurés en autant de formes géométriques écostériles. Avec un dépassement de 30% de la biocapacité planétaire, notre humanité s’est octroyé un crédit écologique qui est une fatale fuite en avant. Où est la sagesse ? Notre politique est bien celle de la terre brûlée. Ne rien laisser derrière soi qui puisse profiter à l’ennemi est une stratégie de guerre…totale. Mais quel est donc cet ennemi si exécré, sinon nous ?!!

 

Homo sapiens doit donc sa longue et envahissante existence à sa domination, jusqu'à extinction finale, sur son frère néandertalien. Oui, tonton Neandertal, celui que l’on présente comme une sombre brute, et qui a été littéralement bouffé par son cousin Cro-Magnon parce qu’il était gentil, altruiste, pacifique ! Depuis, sapiens demens, espèce mégalomane, a construit toute sa prééminence sur l'éviction ou la maîtrise des autres espèces. Pas étonnant que le monothéisme ait été plus tard son choix spirituel : « Tu seras la terreur du Vivant » ! Il le fut, il l'est, mais plus pour très longtemps. Car ce qui est pris n'est plus à prendre.

 

Comme dit l’ami Yves Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

 

 

 

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Photo X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

La pipe du pépé

Un petit garçon est venu passé la journée chez son grand-père. Après déjeuner, celui-ci s'installe dans son fauteuil et allume sa pipe. Alors le gosse s'approche et lui demande :
- Papy ! Prête-moi ta pipe.
- Non, ce n’est pas pour les enfants.
- Papy, s’il te plaît, prête moi ta pipe !
- Non, les enfants ne fument pas.
- Mais je ne fumerai pas, je te le jure. C’est juste pour la tenir.
- Tu me promets ? Bon, alors la voilà, fais-y bien attention !

Le petit garçon prend la pipe, la jette par terre, et l’écrase à coups de talon. Stupéfait le grand-père crie :
- Mais qu’est-ce qui te prend ? Pourquoi as-tu fait ça, petit galopin ?

Et le gosse répond :
- Parce que papa dit toujours : « Quand le pépé cassera sa pipe, je t'offrirai un ordinateur et on s'achètera une belle voiture ! ».

Faites donc des gosses !

 

 

18/02/2013

Au bistro de la toile : « Tu manges avec nous, y a des lasagnes ! »

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- Oh ! Victor, ceux qui travaillent dans l’industrie de la bidoche, c’est quoi ? Des bidochons ou des mineurs ?

 

- Probablement des mineurs, puisqu’ils travaillent un « minerai » de viande. Ce « minerai », c’est tous les déchets, toute la pélangrougne des bestiaux, mauvais gras, plèvres, tendons, cartilages, bref, toutes les saloperie qu’on ne donnerait même pas aux chats. Tu sais comment ils travaillent les « mineurs » de viande ? Rue89 publie un témoignage édifiant lien 

Tiens, par exemple : « (…)on recevait des palettes de bas morceaux de marques de boucheries industrielles connues comme Bigard, qu’on décongelait dans des barattes (des sortes de monstrueuses bétonnières de deux mètres de diamètre dans lesquelles on envoie de l’eau bouillante sous pression pour décongeler tout ça en vitesse), et on y ajoutait au cours de trois malaxages successifs entre 30 et 40% du poids en graisse, plèvre, cartilages et autres collagènes. On obtenait des quantités phénoménales de purée de viande qu’on mettait dans des bacs de 10 kg et qu’on tassait à coups de poings, puis qu’on renvoyait au surgélateur par palettes de 70 caisses. Oui, car on l’ignore souvent, mais on peut surgeler de la viande plusieurs fois de suite, au contraire de la congélation classique. (…) en sortie de baratte, les ouvriers au nombre de deux ou trois piochent à la main d’énormes brassées de viande sanguinolente, qui sont transférées dans une sorte d’énorme presse avec de nombreuses « étagères ». (…) ça puait tellement la chimie qu’on avait l’impression d’être près des raffineries de l’Etang de Berre... (…) il y a eu cette fois, lors d’un arrivage manifestement avarié (la viande était violette, verte, jaune, et puait, bien que surgelée), où le patron nous a imposé de trier et d’en garder impérativement 40%. Qu’on se débrouille ! Cette viande a été mélangée à de la viande saine. Et hop ! Ni vu, ni connu, je t’embrouille. »

 

- Oh ! Putaing, Victor. Et à qui on fait bouffer cette merde ?

 

- Ben, dans tous les plats dits « cuisinés », de la plupart des marques. Avec les progrès de la chimie additionnelle, c’est devenu possible de faire quelque chose avec cette sous merde. Avec les ajouts d’arômes chimiques et d’épices, c’est presque bon à manger, ça a bonne allure. C’est ça les lasagnes, les parmentiers, les moussakas surgelés que tu trouves sous de belles étiquettes. Note au passage que cette barbaque, ce « minerai », au cours de son périple a été congelé, décongelé, recongelé plusieurs fois… Et il y aura toujours une clientèle : les gens perdent leur vie à la gagner et n’ont donc plus le temps, ni les moyens d’acheter des produits corrects et de les cuisiner. La merde industrielle a donc encore de beaux jours devant elle. Le ramdam actuel va se calmer, la Commission européenne fera semblant de pondre une directive sécurisante, et tout recommencera…

 

- Leçon : ne JAMAIS acheter des plats cuisinés ! Bon. Tu manges avec nous à midi ? Françoise fait…des lasagnes !

 

- D’accord. A la nôtre !

 

Nonidi 29 pluviose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

C’est jour de deuil à la ferme : la mule vient de tuer la belle-mère en lui balançant une bonne ruade au moment où elle lui passait devant.

Tous les paysans du coin viennent. Le curé, qui n’a jamais tant vu de monde à son église, demande à la famille de la défunte :

- « Elle devait être très appréciée cette personne pour que tant de paysans délaissent les travaux des champs pour suivre ses obsèques… »

- « Vous n’y êtes pas, Monsieur le curé. Ils ne sont pas là pour les funérailles, mais tous veulent acheter la mule ! »

 

17/02/2013

En pleine tourmente de gamelles : Ouiquinde charcutier !

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Ami Cochon, mon frère.

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Ô toi, dont le trépas annonce bonne chère,

Je te salue bien bas, toi dont le sacrifice

Fournit à nos repas fricassées et saucisses.(bis)

Merci pour ton boudin, merci pour tes jambons,

Merci, merci pour tout, car en toi tout est bon !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Tu sais rassasier nos ardeurs carnassières,

Nous aimons tout en toi, ta tripe, ta chair fraîche

Tes bajoues, tes rognons, ta langue, ta ventrèche.(bis)

Merci pour tes pâtés, merci pour tes caillettes,

Tes quatre pieds panés, ton fromage de tête.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

En humant les parfums montant de la daubière

Où mijote à feu doux dans du Côtes-du-Rhône

Les morceaux succulents que ton trépas nous donne.(bis)

Merci pour ton échine et ton  filet mignon,

Merci pour ton jésus et pour tes saucissons.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Fidèle compagnon des sorties rabassières

Où dans les bois de chêne, ton odorat subtil

Te fait trouver les truffes de décembre à avril. (bis)

Merci pour ton regard espiègle et rigolard,

Pour ton grand appétit, pour tes chants, pour ton lard.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Car toi seul assouvit nos passions charcutières,

Salé, fumé, grillé, braisé ou même cru,

Tu es le compagnon des meilleurs de nos crûs. (bis)

Merci pour les ardeurs que chez nous tu éveilles,

Car en chacun de nous, un peu de toi sommeille !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère. (bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Car ta réputation excite les rosières

Idol' des sautopafs et terreur des cocus

Tu portes le flambeau de ceux qui aim' le cul. (bis)

Merci pour les tétons et pour les rondes fesses

Pour les peaux satinées appelant les caresses.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

 

(chanson bachico-charcutière de VictorAyoli, mammifère omnivore ampélophile républicain)

 

 

Octidi 28 pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un sanglier rencontre un cochon, le regarde et lui dit :

- « Ben toi, tu dois en chier avec ta chimio... »