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06/05/2013

Les rois des ponts !

Pont avignon jésus.jpg

 

 

Nous sommes incontestablement les rois des ponts ! Le mois de mai reste le domaine de prédilections des pontonniers hexagonaux. La fête des travailleurs du 1er, la victoire du 8, puis les fêtes des curés : Ascension puis Pentecôtes. A ces jours fériés s’ajoutent les fameux ponts.

 

Un pont, en France, ce n’est pas – d’abord – un ouvrage d’art destiné à franchir un obstacle naturel, fleuve ou talweg, c’est surtout une manière astucieuse de sauter d’un jour de congé habituel (samedi et dimanche) à un jour de congé aléatoire. Le « pont » consiste donc à s’octroyer un, voire deux jours de congés supplémentaires pour passer d’un de ces jours de congés classiques à un des jours de congés aléatoires.

 

« Vive les pontonniers madame,

Vive les pontonniers

Ils tirent au cul comme des malades

Vive les pontonniers ! »

 

Cette idée subtile a du naître dans le cerveau fécond d’un fonctionnaire, gros bourreaux de travail comme chacun sait. Ils ont été suivis par ces autres stakhanovistes de l’effort que sont les employés de banque. Puis c’est toute la gent laborieuse qui s’est engouffrée dans la brèche.

 

Du point de vue des salariés, c’est une bonne chose que ces ponts. Une manière de récupérer un peu, de casser les cadences infernales, de se retrouver en famille, d’avoir une vie autre que celle de son emploi.

 

Du point de vue des entreprises, c’est une autre histoire. Production amputée, commercialisation freinée, trésorerie mise à mal. Ayant été des deux côtés de la barrière, j’apprécie le bonheur offert de quelques jours supplémentaires de glandage épicurien ; mais je me souviens de l’angoisse qui était la mienne lorsqu’arrivait ce joli mois de mai… Personne pour faire le boulot, des clients qui renvoient la signature de contrats au mois suivant ou…après les vacances d’été. Bonjour la trésorerie !

 

Allez, ça fait tout de même les choux gras du secteur du tourisme. Pour ceux qui ont un boulot et donc un peu de thunes superflues à dépenser…

 

Les marchands de vacances peuvent alors chanter :

 

« Vive les pontonniers madame,

Vive les pontonniers

Sans eux on s’rait dans la panade

Vive les pontonniers ! »

 

 

Septidi 17 Florial 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Jésus choisit Marseille pour revenir sur Terre. 
Afin de trouver du monde et se faire connaître, il entre dans un bistrot: 
- Salut les gars, je suis Jésus, je suis redescendu sur Terre... 
- …taing ! Je te crois pas. 
- Si, Si, je suis Jésus. 
- Prouve-le ! 

Un handicapé passait par là dans son fauteuil roulant, Jésus lui met la main sur l'épaule et le paralytique se lève et marche. 

Un aveugle buvait tranquillement son pastis, Jésus lui met la main sur les yeux et l'aveugle retrouve une vision 10/10. 

Jésus s'approche d'un troisième et l'autre crie : 
- Ne me touche pas, NE ME TOUCHE PAS ! ! ! 
- Mais pourquoi donc, je ne te veux aucun de mal, seulement te guérir. 
- Ne me touche pas, je suis fonctionnaire et il n'y a que 15 jours que je suis en arrêt maladie !

 

 

05/05/2013

Viv’ la cuisine aux molécules ! Comment veux-tu, comment veux-tu que je t’…

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Ouf ! On s’en sort bien… Pas d’établissement français dans les places "d'honneur" au classement des « meilleurs restaurants du monde » (sic) établi par…des Anglais !!! La gastronomie vue par des Anglais, c’est un peu comme la vertu vue par des pédophiles. Ce classement est sponsorisé par Nestlé et a pour finalité de promouvoir la cuisine chimique. D’ailleurs tous les gargotiers de la molécule (comment veux-tu, comment veux-tu…) se servent auprès d’un même industriel chimiste allemand. Et le pire, c’est que cette connerie est issue d’un programme sponsorisé par l’Europe : c’est la traduction sur le terrain du programme Inicon lancé par la Commission européenne en 2003, qui a confié au laboratoire de transfert de technologie de Bremerhaven (Allemagne) le soin de rendre utilisable par des restaurateurs les techniques de pointe de l'industrie chimique.


Ce classement marque un grand pas en avant vers l’infini de la connerie. C’est le nec plus ultra de la malbouffe triomphante, une mode pour bobos fort thunés car le « droit » d’ingurgiter des produits chimiques se paie fort cher. Par le portefeuille autant que pour la santé. Quand tu sors de là, si t’as envie de pisser, meffi de pas faire des trous dans tes godasses ! Ferran Adria (qui depuis a fermé boutique), le Rosbif Blumenthal, le danois Noma, tous ces « cuisiniers moléculaires » triomphants dans ce classement ont du fermer plus ou moins longtemps leurs gargotes pour avoir empoisonnés chacun plusieurs dizaines de clients-pigeons (c’est bien fait pour ces cons).


Ce qui est désolant, mais significatif de l’incompétence moutonnière des médias français, c’est que TOUS ont propagés cette nouvelle sans prendre de recul. Tous ont vu la « le déclin de la France ». La connerie humaine est vraiment la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini.


Bon. Victor. Le dimanche, tu nous régales d’une recette d’habitude ! Et alors, qu’est-ce qu’on va déguster aujourd’hui ?

 

La fricassée de pneus au benzopyrène.

 

-         Pour 6 personnes, prenez un pneu de taille raisonnable (Continental ou GoodYear si vous trouvez, ils sont élevés à la sueur et à la détresse d’ouvriers). Tranchez-le en darnes assez fine et mettez-le à mariner deux jours dans des larmes d’ouvriers lourdés.

-         Le matin du repas, sortez vos morceaux de pneus, essorez-les et réservez la marinade de larmes.

-         Dans une poêle anti adhésive, faites revenir une douzaine de benzopyrène pas trop mûrs dans un peu de fleur d’hydrocarbure polycyclique aromatique (les meilleurs sont ceux de Total, ils ont un goût prononcé de marée noire.) Réservez au chaud.

-         Epluchez une demi livre d’ovobulmine butylohydrogénée et hachez-les grossièrement puis les verser dans le précédent appareil que vous sublimisez dans de l’azote hydro butanisée. Montez en neige au fouet vigoureusement manié.

-         Dressez les darnes de pneus sur les assiettes de vos convives et versez dessus la préparation de benzopyrène. Flambez le tout au kerozène lampant. Parsemez d’oxyde d’uranium râpé. Servir à côté, en accompagnement, les tranches d’ovobulmine butylohydrogénée.

-         Priez vos invités de revêtir la tenue étanche n° 65 bis mod 04AD ainsi que le masque à gaz mod 2008 C à rétroviseur incorporé, et passez à table.

 

Ce plat subtil et relevé s’accommode parfaitement de la fragrance délicate d’un Super 95 Château Total ou, pour les connaisseurs, d’un Gazole 2000 grand crû bourgeois de chez Shell.

 

Régalez-vous et  le lendemain, observez les délicats frémissements des petits sarcomes qui poussent sur votre peau ainsi que le délicieux gargouillis de votre cancer de l’œsophage.

 

 

Sextidi 16 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

04/05/2013

Ouiquinde érotique avec Pierre Louÿs

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Pierre Louÿs

LA FEMME

 

Ex libris, nequam scriptoris

His libellus, o clitoris,

Ad limen te mittat oris.

 

Madame, vois l'ex-libris

D'un auteur français, qui peut-être

A mouillé votre clitoris

Plus d'une fois sans vous connaître.

 

L'ORCHIDÉE

 

Une fleur a mangé ton ventre jusqu'au fond

Sa tige se prolonge en dard sous les entrailles

Fouille la chair de sa racine et tu tressailles

Quand aux sursauts du cœur tu l'entends qui répond

 

C'est une fleur étrange et rare, une orchidée

Mystérieuse, à peine encore en floraison

Ma bouche l'a connue et j'ai conçu l'idée

D'asservir sous ses lois l'orgueil de ma raison.

 

C'est pourquoi, de ta fleur de chair endolorie,

Je veux faire un lys pur pour la Vierge Marie

Damasquiné d'or rouge et d'ivoire éclatant,

 

Corolle de rubis comme une fleur d'étoile

Chair de vierge fouettée avec des flots de sang

Ta Vulve rouge et blanche et toute liliale.

 

LA VULVE

 

Un rayon du soleil levant caresse et dore

Sa chair marmoréenne et les poils flavescents

Ô que vous énervez mes doigts adolescents

Grands poils blonds qui vibrez dans un frisson d'aurore.

 

Quand son corps fatigué fait fléchir les coussins

La touffe délicate éclaire sa peau blanche

Et je crois voir briller d'une clarté moins franche

Sous des cheveux moins blonds la chasteté des seins,

 

Et sous des cils moins longs les yeux dans leur cernure.

Car ses poils ont grandi dans leur odeur impure

La mousse en est légère et faite d'or vivant

 

Et j'y vois les reflets du crépuscule jaune ;

Aussi je veux prier en silence devant

Comme une Byzantine aux pieds d'un saint icône.

 

LES POILS

 

Quand j'énerve mes doigts dans vos épaisseurs claires

Grands poils blonds, agités d'un frisson lumineux,

Je crois vivre géante, aux âges fabuleux

Et broyer sous mes mains les forêts quaternaires.

 

Quand ma langue vous noue à l'entour de mes dents

Une autre nostalgie obsède mes narines :

Je crois boire l'odeur qu'ont les algues marines

Et mâcher des varechs sous les rochers ardents.

 

Mais mes yeux grands ouverts ont mieux vu qui j'adore :

C'est un peu d'océan dans un frisson d'aurore,

La mousse d'une lame, un embrun d'or vivant,

 

Flocon vague oublié par la main vénérée

Qui façonna d'écume et de soleil levant

Ta peau blanche et ton corps splendide, Cythérée !

 

LE MONT DE VÉNUS

 

Sous la fauve toison dressée en auréole

À la base du ventre obscène et triomphant,

Le Mont de Vénus, pur ainsi qu'un front d'enfant,

Brille paisiblement dans sa blancheur créole.

 

J'ose à peine le voir et l'effleurer du doigt ;

Sa pulpe a la douceur des paupières baissées

Sa pieuse clarté sublime les pensées

Et sanctifie au cœur ce que la chair y voit.

 

Ne t'étonne pas si ma pudeur m'empêche

De ternir l'épiderme exquis de cette pêche,

Si j'ai peur, si je veux l'adorer simplement

 

Et, penché peu à peu dans les cuisses ouvertes,

Baiser ton Vénusberg comme un saint sacrement

Tel que Tannhäuser baisant les branches vertes.

 

LES NYMPHES

 

Oui, des lèvres aussi, des lèvres savoureuses

Mais d'une chair plus tendre et plus fragile encor

Des rêves de chair rose à l'ombre des poils d'or

Qui palpitent légers sous les mains amoureuses.

 

Des fleurs aussi, des fleurs molles, des fleurs de nuit,

Pétales délicats alourdis de rosée

Qui fléchissent, pliés sur la fleur épuisée,

Et pleurent le désir, goutte à goutte, sans bruit.

 

Ô lèvres, versez-moi les divines salives

La volupté du sang, la chaleur des gencives

Et les frémissements enflammés du baiser

 

Ô fleurs troublantes, fleurs mystiques, fleurs divines,

Balancez vers mon cœur sans jamais l'apaiser,

L'encens mystérieux des senteurs féminines.

 

LE CLITORIS

 

Blotti sous la tiédeur des nymphes repliées

Comme un pistil de chair dans un lys douloureux

Le Clitoris, corail vivant, cœur ténébreux,

Frémit au souvenir des bouches oubliées.

 

Toute la Femme vibre et se concentre en lui

C'est la source du rut sous les doigts de la vierge

C'est le pôle éternel où le désir converge

Le paradis du spasme et le Cœur de la Nuit.

 

Ce qu'il murmure aux flancs, toutes les chairs l'entendent

À ses moindres frissons les mamelles se tendent

Et ses battements sourds mettent le corps en feu.

 

Ô Clitoris, rubis mystérieux qui bouge

Luisant comme un bijou sur le torse d'un dieu

Dresse-toi, noir de sang, devant les bouches rouges !

 

L'HYMEN

 

Vierge, c'est le témoin de ta virginité

C'est le rempart du temple intérieur, ô Sainte !

C'est le pur chevalier défenseur de l'enceinte

Où le culte du Cœur se donne à la Beauté

 

Nul phallus n'a froissé la voussure velue

Du portail triomphal par où l'on entre en Dieu

Nul homme n'a connu ton étreinte de feu

Et le rut a laissé ta pudeur impollue.

 

Mais ton hymen se meurt, ses bords se sont usés

À force, nuit et jour, d'y boire des baisers

Avec l'acharnement de la langue farouche.

 

Et quelque jour, heurtant le voile exténué,

Le membre furieux dardé hors de ma bouche

Le déchiquettera comme un mouchoir troué.

 

Pierre Louÿs

 


Quintidi 15 Floréal 221


Photo X - Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute !


 

Deux clitoris se rencontrent... l'un dit à l'autre :
- Il paraît que tu es frigide?
L'autre répond : 
- Ce sont les mauvaises langues qui disent ça.

 


 

 

03/05/2013

Daily Motion : bravo Montebourg !

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Bien sûr qu’il a raison Montebourg de refuser l’achat-pillage de Daily Motion par Yahoo. Il a raison parce que cette entreprise est une des rares qui soit brillante dans ce secteur d’activité moderne. Il a raison parce que la maison-mère, France Télécom, appartient encore en partie à l’Etat. Il a surtout raison de protéger ainsi cette entreprise du sort commun réservé aux entreprises françaises qui cèdent aux sirènes de la « mondialisation » (néologisme pour dire « étazunisation »).

 

Quel serait le sort de Daily Motion s’il était racheté par Yahoo ? Pillage de son savoir-faire, de ses brevets, de sa clientèle, pompage de sa trésorerie (Yahoo étant une entreprise étazunienne « canard boiteux ») puis, à court terme (de six mois à un an) disparition pure et simple. C’est comme ça que, au paradis ultra libéral, on élimine un concurrent. Partenariat à 50/50 d’accord, mais à 75%, c’est la mort assurée.

 

Rappelons-nous Péchiney, poids lourds mondial de l’aluminium, que l’Etat (Chirac-Raffarin) a laissé bouffé sans réagir au-delà de quelques cris de vierge effarouchée. Terminé Péchiney. Quelques milliers de chômeurs en plus…

 

Rappelons-nous Arcelor, bouffé en 2006 par le rapace Mittal sans que l’Etat (Chirac-Villepin) ne bouge le petit doigt. On y est en plein dedans. Quelques milliers de chômeurs en plus.

 

Oui mais, gueulent les chroniqueurs ultra libéraux de service, ce sont des affaires privés. Oui mais, et la libre concurrence ? Oui mais, et le développement mondial de cette entreprise ? Tè ! Fume…

 

Laisse-les gueuler citoyen Montebourg ! Tu es un des rares qui aie les aliboffis bien pendus dans ce gouvernement.

 

On ne vous a pas élu pour mener un politique de droite, bordel !

 

 

Quartidi 14 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Un couple est invité à une soirée très costumée.

 

Juste au moment de partir la femme est prise d'une violente migraine et elle dit à son mari d'aller à la fête sans elle. Le mari enfile alors son déguisement et s'en va, tandis que la femme va se coucher. Après avoir dormi un peu, elle se réveille en pleine forme. Elle décide alors d'aller rejoindre son mari à la fête, mais comme elle est un peu soupçonneuse, elle se dit qu'elle va le surprendre en se déguisant avec un autre costume que celui qu'elle avait prévu.

 

Dès son arrivée à la fête, elle repère son mari en reconnaissant son déguisement : il est en train de danser avec une fille, puis encore une autre, puis une autre encore. Elle veut en savoir plus, et voir jusqu'où il est capable d'aller… Dans la cohue, elle l'aborde et l'invite à danser.

 

Sans la reconnaître, il lui susurre à l'oreille qu'ils pourraient s'isoler un petit peu, ce qu'ils font en allant directement faire l'amour dans un des recoins de la salle.

 

L'affaire faite, la femme s'en va précipitamment et rentre chez elle. Le mari rentre un peu plus tard, et sa femme l'attend ferme derrière la porte...

 

- Alors ! Comment était la fête ?

 

Il répond :

- Ce n'était pas drôle sans toi chérie.

 

- Je ne te crois pas, je suis sûr que tu as bien rigolé !

 

- Non je t'assure. Quand je suis arrivé, il n'y avait pas d'ambiance, alors avec quelques gars qui étaient là, on a décidé d'aller jouer aux cartes au bistrot voisin...

Par contre, j'ai passé mon costume à un ami qui n'en avait pas, et il m'a téléphoné pour me remercier: il est tombé sur une sacrée salope et il parait qu'il s'est bien régalé !

 

 

02/05/2013

Au bistro de la toile : Alors, cette Europe, elle est allemande ?

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- Oh ! Victor, je t’ai entendu l’autre jour balancer grave sur la mère Merkel ! Eh ! Oh ! C’est interdit ça. Forbidden ! T’as qu’à voir le ramdam qu’ont suscité les quelques paroles « sacrilèges » prononcées par Bartolone et quelques PS qui semble redécouvrir qu’ils ont des couilles !

 

- Ach so ! Faut pas toucher à « l’amitié franco-allemande », c’est totalement irresponsable !  qu’ils gueulent les « bien-pensants » et les canards laquais. Tiens donc, ils se gênent les casques-à-boulons pour nous rouler dans la merde ! liens  

Pourtant il faut savoir leur parler haut et fort pour leur éviter de retomber dans leur vieux dilemme, celui d’un pays « trop faible pour dominer le continent européen, mais trop fort pour s’aligner sur les autres pays ». Vaincue et jetée au ban des nations par la seconde guerre mondiale, l’Allemagne s’est refait une virginité et a réussi à surmonter ce dilemme grâce à l’union européenne et en particulier à ce qu’on appelle « le couple franco-allemand ».

 

 

- Il n’empêche qu’ils dominent l’Europe… Même au football !

 

- Ils dominent parce qu’ils sont plus nombreux et plus puissants en matière économique. Mais est-ce que c’est durable ? Ils sont les plus nombreux, mais leur démographie s’effondre et dans vingt ans la France sera plus peuplée que l’Allemagne, avec une population plus jeune. Economique, parce que la santé économique allemande est basée sur les exportations, principalement vers ses partenaires européens, donc si ses partenaires s’effondrent, l’Allemagne plongera aussi. Un des plus grands penseurs et philosophes allemands, Jürgen Habermas les met d’ailleurs sévèrement garde : « Le “leadership” dont a hérité aujourd’hui l’Allemagne pour des raisons démographiques et économiques non seulement réveille les fantômes historiques tout autour de nous, mais nous soumet à la tentation de choisir la voie nationale unilatérale ou même de succomber aux rêves de puissance d’une “Europe allemande” plutôt qu’une “Allemagne en Europe”. (…)Nous, Allemands, devrions avoir appris des catastrophes de la première moitié du XXe siècle qu’il est dans notre intérêt national d’éviter en permanence le dilemme du statut semi-hégémonique, qui ne peut pas être endossé sans dériver vers des conflits. » (…) « Jusque-là, l’Allemagne a tiré le plus grand bénéfice de la monnaie unique, à travers ses exportations. A cause des excédents, l’Allemagne contribue en retour à aggraver les déséquilibres économiques dans la zone euro, et fait donc partie du problème. Au final, l’Allemagne profite elle-même de la crise, parce que la hausse des taux d’intérêt sur les obligations des pays frappés par la crise a pour contrepartie une baisse des taux d’intérêt sur les obligations allemandes. (…) Un tel effort demandera à l’Allemagne et à quelques autres pays d’accepter, à court terme, des effets négatifs en termes de redistribution, mais dans leur intérêt à plus long terme : un exemple classique de solidarité. » lien 

 

- Lucide le mec…

 

- C’est le moins qu’on puisse dire. Donc, il faut dire ses quatre vérités à Merkel, qui n’est pas l’Allemagne, mais la dirigeante actuelle de ce pays, et seulement ça. Et seule la France peut lui parler d’égal à égal. On lui disant qu’elle peut beaucoup pour sortir l’Europe de son marasme : créer enfin un salaire minimum, augmenter ses salaires pour relancer sa consommation, avancer vers un gouvernement économique européen, sortir de ses crispations stériles concernant le calendrier de retour à l’équilibre budgétaire, respecter un peu plus ses partenaires européens, etc.

 

- Eh bien camarade président François, voilà ce qu’il te faut dire. Mais avant, pour parler  d’égal à égal, il te faudrait rallier à ces idées d’autres pays européens.

 

- Exactement. Au lieu d’aller faire de l’esprit aux Muraux, il ferait mieux de prendre son bâton de pèlerin et de faire une « tournée des popotes » : aller voir, l’un après l’autre tous les pays de l’Union. De façon à avoir un rapport de force en sa faveur. Car n’en déplaise aux chantres du déclin de la France, les autres européens attendent de la France – seule à pourvoir le faire – qu’elle infléchisse la politique allemande.

Tridi 13 Floréal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre un milliardaire et un clochard ?
Le milliardaire, il change de Ferrari tous les jours et le clodo, il change de porche tous les jours.

29/04/2013

Tiens ! Y en auraient-ils qui ont des aliboffis au P.S. ?

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Enfin !

 

Enfin quelques voix s’élèvent au parti socialiste pour appeler un chat un chat et Angela Merkel une égoïste bornée uniquement préoccupée par sa réélection. Bartolone, puis Cambadélis et d’autres ténors socialistes n’y vont pas par quatre chemins pour s’élever contre la politique européenne imposée à la schlak par la chancelière. Evidemment, les couillemollistes de service – Ayrault et Valls – se sont empressés de d’éteindre le prurit prévisible de la Teutonne à grands coups de langue râpeuse ! Rejoint bien sûr par les collabos de vocation de la droite.

 

Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause la relation pacifique patiemment tissée depuis soixante ans avec nos voisins d’outre-Rhin (eux, comme nous, connaissons trop bien les conséquences du contraire). Mais une bonne relation n’implique pas de se coucher devant les diktats de l’autre mais au contraire une franchise salutaire sous peine de voir ces relations se détériorer sournoisement jusqu’au point de non retour.

 

Ce qu’il faut lui dire à Merkel, c’est que la politique d’austérité imposée depuis trois ans à toute l’Europe est une faillite.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que l’Europe, c’est autre chose que la défense de  l'épargne des déposants outre-Rhin et de la balance commerciale de l’Allemagne.

 

Ce qu’il faut lui dire c’est qu’on se fout complètement de son avenir électoral.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que la prospérité relative de son pays dépend de la santé économique de ses partenaires européens puisque  l’essentiel de ses exportations se fait avec ceux-ci.

 

Ce qu’il faut lui mettre sous le nez, c’est que son « modèle allemand», s’il est une sinécure pour les rentiers et les patrons, est un repoussoir pour le peuple : pas de salaire minimum ; 6,5 millions de travailleurs sous le seuil de pauvreté ; précarité de l’emploi, temps partiel, intérim et petits boulots, 6,5 millions de « mini-jobers » avec des emplois à 400 euros pour 60 h par mois ; baisse des salaires de 4,2% en dix ans ; baisse de l’espérance de vie pour les travailleurs pauvres; une seule année de chômage indemnisée et des jobs à 1 euro qui ressemblent à des travaux forcés; etc.  Gardez votre « modèle » Mme Merkthatcher !

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que son égoïsme intransigeant à saccagé l’idée même de l’Europe : 72 % des Espagnols, 69 % des Britanniques, 59 % des Allemands, 56 % des Français et 53 % des Italiens disent ne plus avoir confiance dans l’Europe. Bonjour les dégâts.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que l’alliance de circonstance entre son égoïsme national et la conception minimaliste d’Europe à la carte de l’Anglais Cameron met en grand danger le projet communautaire européen.

 

Ce qu’il faut enfin lui dire à Mme Bismarkel, c’est que sa morgue méprisante a réveillé des démons effrayants : une germanophobie qui déferle sur toute l’Europe, mettant à bas plus de six décennies de laborieux efforts pour passer la brosse sur un passé dévastateur.

 

Entre amis, on doit se dire les choses. Même si elles ne sont pas jouissives…

 

 

Décadi 10 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Qui a inventé la mini jupe?
Un japonais : le professeur Haraduku Takamaté 

 

 

 

27/04/2013

Ouiquinde érotique : Amours de femmes

Femmes lesbiennes - bronze.jpg

 


Oui, ce sont des regards de femme
Que cherche son regard brûlant,
Elle a soif de l'ardeur infâme
Qu'une autre sait mettre en son flanc.

Les yeux hagards, le trouble à l'âme,
La langue aux lèvres se collant,
Chacune tour à tour se pâme,
Se tord et retombe en râlant.

Bientôt leur tendresse lascive,
Comme une chaîne qui les rive,
Dresse dans l'ombre leurs tombeaux ;

Et sur la pierre, quand arrive
Le soir à la marche craintive,
Pleurent les filles de Lesbos.



Albert Sémiane (1884)

 

Octidi 8 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Savez-vous comment faire crier une femme deux fois de suite en lui faisant l'amour ? 
- La première fois en la sodomisant et la seconde en s'essuyant la bite dans le rideau ! 

 

24/04/2013

HOMOS ! Vous avez dit HOMOS ?

mots.jpg

 

 

J’ai reçu cette subtile fantaisie sur notre belle langue et ses singularités. Singularités qui en font la beauté et…le casse-tête des pauvres étudiants étrangers !

 

Savez-vous ce que sont les  « homographes non homophones » ? Ce sont des mots qui s’écrivent de la même façon mais se prononcent différemment selon le sens.

 

Exemples :

 

Sortant de l’abbaye où les poules du couvent couvent.

 

Je vis ces vis.

 

Nous portions nos portions, lorsque mes fils ont cassé les fils.

 

Je suis content qu’ils vous content  cette histoire. Mon premier fils est de l’Est, il est fier et l’on peut s’y fier.

 

Ils n’ont pas un caractère violent et ne  violent pas leurs promesses.

 

Leurs femmes se parent de fleurs pour leur parent. Elles ne se négligent pas, je suis plus négligent.

 

Elles excellent à composer un excellent repas avec des poissons qui affluent de l’affluent.

 

Il  convient qu’elles convient leurs amis, elles expédient une lettre pour les inviter, c’est un bon expédient.

 

Il serait  bien que nous éditions cette histoire pour en réaliser de  belles éditions.

 

 


Puis il y a les homographes homophones, c'est-à-dire des mots qui s’écrivent, se prononcent pareil mais ont un sens très différent. Avec toutes nos excuses un peu goguenardes, cher amis étrangers !

 

Exemples :

 

Cette dame qui dame le sol, je vais d'abord te dire qu'elle est d'abord agréable.

 

 A Calais, où je calais ma voiture, le mousse grattait la mousse de la coque.

 

Le bruit dérangea une grue, elle alla se percher sur la grue.

 

 On ne badine pas avec une badine en mangeant des  éclairs au chocolat à la lueur des éclairs.

 

En découvrant le palais royal, il en eut le palais asséché, je ne pense pas qu'il faille relever la faille de mon raisonnement.

Enfin, cette perle :

 

En écoutant des vers, le ver allait vers le verre vert

 

 

mots,langue française,homo



Quintidi 5 Floréal 221

 

 

Illustrations X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi les moines n'arrivent pas a dormir ?
- Parce que Jésus cris (Jésus Christ) 

 

23/04/2013

Au bistro de la Toile : Merkel contre le Smic

 

 

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- Ben dis donc Victor, la Teutonne, elle n’y va pas par quatre chemins : Selon elle, les emmerdements des Grecs, des Espagnol et même de nous, c’est la faute…au SMIC ! Ils sont trop payés ces feignasses, qu’elle proclame pour satisfaire son électorat ultra libéral ! Salauds de pauvres…

 

- Tu l’as dit Loulle. La Merkthatcher, elle est en pleine campagne électorale… Ce qui peut expliquer quelques conneries. Mais j’aimerai bien que notre citoyen-président ait le courage enfin de lui mettre le nez dans sa bouse à la Teutonne.

 

- Allez, précise Victor.

 

- Accroche-toi et tu verras à quoi ressemble le fameux « modèle allemand » dont on nous gonfle les aliboffis :

 

-          Pas de salaire minimum : plus de 6,55 millions de personnes en Allemagne touchent moins de 10 euros brut de l’heure, 2 millions d’employés gagnent moins de 6 euros de l’heure, et ils sont nombreux à vivre avec moins de 4 euros par heure, c’est-à-dire moins de 720 euros par mois pour un temps complet.

 

-          Pauvreté : 6,5 millions de travailleurs, c’est à dire 22% des actifs, vivent sous le seuil de pauvreté. Les 10% des travailleurs les plus pauvres ne gagnent que 259 euros par mois. Les 10% d’au dessus gagnent seulement 614 euros par mois. Il y a 12 millions de pauvres,  et entre 1992 et 2006, le revenu des 10% les plus pauvres a baissé de 13%, tandis que celui des plus riches s’est accru d’un tiers. En février 2010, le droit au “minimum vital digne” garanti par la constitution est passé de 359 euros par personne à 374 euros.., 80% des actifs ont perdu du pouvoir d’achat entre 2000 et 2010.

 

-          Précarité de l’emploi, explosion du temps partiel et de l’intérim : les réformes ont conduit à une telle multiplication des petits boulots, de 5 ou 8 heures par semaine, que la durée moyenne du travail est tombée à 30,3 heures. Création des contrats “Minijobs” (contrat de travail précaire, de courte durée et moins taxé) et des contrats “Midijobs” (salaire compris entre 400 et 800 euros par mois). Jusqu’à 400 euros, le patron est exonéré de charges. Le salarié aussi, mais du coup il ne cotise pas pour la retraite et l’assurance-maladie. En cas de perte de ce boulot, il n’a pas de droit à l’allocation chômage. Il y a 6,5 millions de « mini-jobers » avec des emplois à 400 euros pour 60 h par mois et 7,84 millions d’emplois à temps partiel. En dix ans, l’Allemagne a créé deux millions d’emplois à temps partiel, de courte durée : 18,3 heures en moyenne. Il y a 1 million d’intérimaires ; pour exemple, l’usine BMW de Spandau n’a pas embauché de CDI depuis 2001, et 26% de ses salariés sont intérimaires.

 

-          Baisse des salaires : le salaire moyen a baissé de 4,2% en dix ans. L’espérance de vie des personnes aux plus faibles revenus est passée de 77,9 ans à 74,1 ans en seulement 9 ans (2001 à 2010). Seulement 26,4% des personnes âgées de 60 à 64 ans occupaient en mars 2011 un emploi soumis à cotisations sociales. Moins de 19% occupaient un emploi à temps plein. Rappelons que ces mêmes séniors ont vu l’âge de départ en retraite reculer… sans pour autant trouver du travail. Le développement de l’épargne-retraite privée est par ailleurs encouragé avec la mise en place d’un système complémentaire de pensions privées par capitalisation avec incitations fiscales. Selon le ministère des affaires sociales, plus de 660 000 séniors de 65 à 74 ans ont un emploi à temps partiel pour compléter leur pension.

 

-          Le chômage : Seule la 1ère année de chômage est indemnisée. La 1ère année de chômage est indexée sur le dernier salaire ; ne peut toucher cette allocation que celui qui dispose de moins de 9750 euros d’économies, sinon il faut vivre sur ses avoirs. Les chômeurs de moins de 25 ans qui vivent chez leurs parents voient leur indemnité baisser de 20%. Au-delà d’une année, les chômeurs ont droit à une allocation de 370 euros, somme modulée en fonction des revenus du couple, de son patrimoine et du nombre d’enfants – une partie du loyer et du chauffage est remboursée par l’agence pour l’emploi – à condition d’accepter les emplois qui leur sont proposés. L’allocation est réduite de 60% en cas de deux refus la même année. Elle est supprimée au troisième refus. Y compris si l’emploi est en dessous de la qualification. La prostitution étant légale en Allemagne, une chômeuse a été radiée pour avoir refusé d’être secrétaire dans un bordel…

 

-          Les « Jobs à 1 euro de l’heure » ne peuvent être refusés par les chômeurs (qui du coup sortent des statistiques du chômage). Un service de l’emploi scandaleusement intrusif : des agents s’invitent au domicile des chômeurs, épluchent les relevés de compte, ouvrent les frigos pour voir si il y a des dépenses inconsidérées, vérifient que vous êtes bien en colocation et non en couple…

 

-          Des écoles qui préparent les enfants à une vie de précaire: dans une école spécialisée pour enfants en difficulté à Bochum, les enfants et ados apprennent comment composer un petit déjeuner pas cher en utilisant les promotions, à meubler un appartement de 40m2…

 

-          Cerise sur le gâteau, l’Organisation internationale du travail affirme dans un rapport récemment publié que la politique allemande de compétitivité est « la cause structurelle » de la crise en zone euro ! Voilà ce que c’est le modèle allemand Loulle. Qui pense qu’on doit suivre cet exemple à part les patrons voyous ? Il faut refuser de suivre cette voie !

 

- …taing ! T’as raison. Finalement, les femmes politiques sont des hommes politiques comme les autres…

 

- Voire pires : Golda Meïr, une guerre ; Indira Gandhi, une guerre ; Margareth Thatcher, une guerre ; Merkel, une guerre économique, mais guerre quand même…

 

- Allez, à la nôtre !

 

 

Sources : Spiegel, Organisation internationale du travail, OCDE, Deutsches Institut fürWirtschaftsforschung, Ministère du travail allemand, Rue 89, Marianne, CIDAL, Conscience citoyenne.

 

 

 

Quartidi 4 Floréal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est un Allemand, un Japonais et un Français qui sont au resto. On entend une sonnerie et l'Allemand place son petit doigt devant la bouche et le pouce devant l'oreille et parle... puis finit. le Japonais le voit et lui dit :
- C'est bien ça c'est quoi? 
- Et bien c'est un émetteur dans le petit doigt et un récepteur dans le pouce, comme ça, si on me téléphone je réponds tout de suite.


Deux minutes plus tard, autre sonnerie: le Japonais commence à parler tout seul puis arrête. L'Allemand lui demande :
- Et ça c'est quoi?
Le Japonais répond: 
- Et bien j'ai un émetteur dans la bouche et un récepteur dans l'oreille et je n'ai même pas besoin de mes doigts pour téléphoner... 


L'Allemand est super étonné quand tout à coup le Français fait le pet de la mort: PRRRRRRROOOUUUUUUTTTTTTTTTTTT!!!!!!!!!

Le Japonais et l'Allemand le regardent et le Français répond: 
- Vous auriez du papier? je reçois un fax !

 

22/04/2013

On a volé le Pont-du-Gard !

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On ne le voit plus ! A-t-il disparu ? Quelque voleur de terres serait-il parti en l’emportant sous le bras ?

 

Il a marqué la jeunesse de tous les Gardois. Nous, qui vivions aux bords du Rhône, nous faisions, dès le 1er mai, 45 km aller-retour à bicyclette ou avec la Mob bleue, plus tard avec la Deuche, pour y prendre les premiers bains de l’année. Les courageux – j’en étais – le traversaient au plus haut, en marchant sur les larges dalles de pierres qui recouvraient plus ou moins le couloir de l’aqueduc resserré par les impressionnantes couches de calcaires déposées au cours des siècles de fonction de ce formidable ouvrage. Un ouvrage que nous considérions comme nôtre. N’avait-il pas été construit au prix de leur sueur et souvent de leur vie par nos ancêtres les Gaulois, nos ancêtres les Ibères, nos ancêtres les Ligures selon les plans et sous les coups de triques de nos ancêtres les Romains ? Cette majestueuse falaise de dentelles minérale a abrité les premiers amours, les premiers émois de bien des jeunes ! On s’y baignait, on s’y aimait, on s’y noyait hélas aussi parfois, les plus téméraires plongeaient du premier étage…

 

C’est fini tout ça. Le Pont-du-Gard est toujours là, évidemment. Mais on l’a volé au peuple ! On l’a volé puisque nul ne peut plus le voir sans mettre la main au portefeuille. « Laisser un tel chef-d’œuvre à la populace ? Qu’elle aberration ! Vous n’y pensez pas ma chère ! » Alors, après bien des péripéties plus ou moins privées, plus ou moins douteuses, le célèbre monument, classé par l’Unesco au patrimoine mondial, a été confisqué à la vue. Ce fut d’abord un énorme parking obligatoire, cher. Agrémenté d’un musée, de salles de réception souvent vides, de marchands du temple agréés. Bon. Pourquoi pas. Ceci mettait un terme à l’anarchie des bagnoles garées partout. D’autant plus que des conditions avantageuses – discriminatoires d’ailleurs et probablement illégales - étaient concédées aux gens du coin. Mais on pouvait toujours accéder au monument à pied, à cheval, à bicyclette. Gratos bien sûr. Terminé !

 

Terminé depuis que le ci-devant Dumas William, président de l’Etablissement Public de Coopération Culturelle qui a mis la patte sur le fameux pont, a décidé de faire les poches de ceux qui prétendaient voir le Pont-du-Gard sans lâcher de thunes : dorénavant, piétons comme cyclistes doivent payer 10 euros ( !!!) pour avoir le droit d’approcher ce monument qui appartient à tous ! Le ci-devant Dumas William, ancien employé de banque, est ce qu’on appelle un « professionnel de la politique ». C’est de père en fils dans la famille. Son père était conseiller général, lui a pris sa suite puis a fait prospérer une belle carrière de cumulard en étant élu député, vice président du conseil général du Gard, maire de son village. Sans oublier, évidemment la présidence de l’EPCC du Pont-du-Gard. La porte ouverte à bien des cahuzaqueries…

 

Eh ! Monsieur le cumulard, est-ce ringard de vouloir jeter un regard peinard sur le Pont-du-Gard ? On s’égare, mais gare à la bagarre…

 

 

Tridi 3 Floréal 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

- Qu’est-ce qui est aussi grand que le Pont-du-Gard et qui ne pèse rien ?

- Son ombre !

21/04/2013

Gastronomie dominicale légumes et soleil

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Margot roulait à bicyclette

Par des chemins de fruits dorés.

Dans le vent volait sa jupette

Sur de longues cuisses dorées.

 

Comme un champion du Tour de France

Moi, derrière, je salivais,

Fasciné par les abondances

Que par éclair je découvrais.

 

Percés au cœur par Cupidon

Devant son lascif abandon,

Gonflé d’amour j’ai eu l’honneur

 

De butiner cette orchidée.

Elle m’a donné du bonheur

Pour plus de mille éternités.

 

 

 

 

La boumiane de tomates et d'aubergines

 

- Oh ! Victor ! Tu tirais la langue

Pour suivre ta jolie mousmée,

Tu pédalais comme une branque

Dans son sillage parfumé !

- Crois-moi, pour garder la cadence

Je n’avais pas besoin d’EPO,

J’étais fasciné par la danse

De ces jolis éclairs de peau.

Nous allions sur les bords du Rhône

Vers quelques nids d’amour discrets

Et dans ses grands yeux de Madone

J’ai découvert le Grand Secret,

Celui qui fait tourner le monde,

Celui qui peint les cœurs en bleu,

Qui fait sourire la Joconde,

Le seul vrai dieu, l’Amour, parbleu !

- Mais vivre d’amour et d’eau fraîche

Ça ne dure qu’un temps, pardi !

Quand Cupidon lance ses flèches,

Elles ouvrent aussi l’appétit !

Je te propose un plat champêtre,

Simple, léger, plein d’agréments,

Suffisant pour faire renaître

La fougue ardente des amants :

C’est la succulente Boumiane

Que vénèrent les Provençaux.

Prends quelques belles mérinjanes

Que tu coupes en gros morceaux.

Tu les saupoudres de sel gros

Afin qu’elles crachent leur eau.

Au bout d’une heure tu les rinces,

Les recoupes en portions plus minces,

Puis dans une large sartan

Tu les fais frire en ajoutant

Un grand verre d’huile d’olive

Et tu fais cuire à flamme vive.

Tu tournes régulièrement

Pour éviter l’attachement.

Dans une poêle séparée,

Tu cuis des tomates parées,

Les Marmande sont les plus sûres

Mais surtout il les faut bien mûres.

Tu ajoutes un bouquet garni,

Du sel, du poivre en harmonie,

Une cuiller de sucre en poudre

Pour l’acidité à résoudre.

Lorsque le jus aura réduit

Amalgame les deux produits

Dans la plus grande de tes poêles

Et laisse cuire encore un poil.

Avant de servir tu complètes

D’un peu de piment d’Espelette,

De trois gousses d’ail écrasées.

Ça se mange chaud ou glacé.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 6 aubergines (appelées en Provence merinjanes), - 12 tomates (Saint-Pierre, Marmande ou Russes ; évitez les insipides tomates trop belles pour être bonnes que l'on impose dans les grandes surfaces), - huile d'olive, - gros sel, - 1 beau bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 2 cuillerées à café de sucre en poudre, - 3 gousses d'ail, - 2 pointes de couteau de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

La boumiane est un plat de légumes qui s'accompagne idéa­lement avec des vins primeurs, des vins de soif, gouleyants, joyeux et sans chichis: Tulette, Sainte-Cécile-les-Vignes, Ro­chegude, Gaugeac, Saze.

Ventoux de Mormoiron, Caromb, Bédoin. Tricastin. Coteaux-du-Languedoc. Côtes-de-Provence.

 

 

Duodi 2 Floréal 221

 

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est Frigide Barjot  et Béatrice Bourges qui font une balade à bicyclette. 


Béatrice descend de sa bicyclette et se met à dégonfler ses deux pneus. 


- Mais qu'est-ce que tu fabriques ? demande Frigide Barjot. 
- Mon siège est trop haut, lui répond l'autre. 


Aussitôt, Frigide descend de sa bicyclette, met son siège à la place de son guidon et son guidon à la place de son siège. 


Béatrice Bourges, étonnée, lui demande à son tour 
- Et toi ? Que fais-tu ? 
- Je retourne chez moi, t'es trop conne....

 

20/04/2013

Ouiquinde érotique gaillardement printanier !

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Tenez ! Une gaillarderie d’Alfred Delvau qui fut le secrétaire de l’homme politique qui donna à la France le suffrage universel : Ledru-Rollin.

 

Fouterie de poète

 

La fille :

 

A quoi rêves-tu sous la couverture,

Ô mon cher poète, ô mon doux amant ?

Ne suis-je donc plus cette créature

Que tu désirais passionnément ?

 

Tu mourais pour moi d’un amour immense,

Dans des vers forts beaux…que je n’ai pas lus ;

Notre foutrerie à peine commence,

Et déjà, mon cher, tu ne bandes plus !

 

Tes couilles, je vois, se vident plus vite

Que ton encrier plein de sperme noir ;

Ta pine n’est plus qu’une humble bibite

Indigne d’entrer dans mon entonnoir !

 

Pourtant si j’en crois mes propres rivales,

Je réveillerais le plus mort des morts

D’un coup de ce cul qu’ici tu ravales

Sans en éprouver le moindre remords.

 

Ma gorge se tient mieux qu’un militaire,

Mon con est boisé comme l’est Meudon,

Afin de cacher l’autel du mystère

Où l’on officie en toute saison.

 

J’ai des cheveux roux comme des carottes,

Des yeux de faunesse émerillonnés

Qui guignent les vits au fond des culottes

Et des pantalons les mieux boutonnés.

 

Je possède l’art du casse-noisettes

Qui ferait jouir un nœud de granit ;

Un coup avec moi n’est qu’une azmusette :

Quand on est à douze, on n’a pas fini !

 

Et lorsque mon con a soif de ton sperme,

Lorsqu’il en attend dix litres au moins,

Tu sers une goutte ou deux puis tu fermes

Le doux robinet des ruisseaux divins !

 

Est-ce du mépris ou de l’impuissance ?

Es-tu pédéraste ou castrat, voyons ?

Un pareil état m’excite ou m’offense :

Donc descends du lit, ou bien rouscaillons !

 

 

Le poète :

 

Je sens les sonnets pousser sur mes lèvres

A vous contempler dans cet abandon ;

Vous me rappelez les biscuits de Sèvres

Pétris par la main du grand Clodion.

 

Corrège vous eût peinte en Antiope,

A voir votre pose et vos charmes nus.
Je vous aime ainsi, divine salope :

La Farcy n’a pas de telles Vénus !

 

Je vous chanterai dans mes hexamètres

Superbe catin dont je suis l’amant :

Des vers parfumés comme ceux des Maîtres

Qu’on lit d’une main tour en se pâmant.

 

La fille :

 

Conserve tes vers pour une autre muse

Qui se montera mieux le bourrichon ;

Ce n’est pas cela, mon cher, qui m’amuse :

Sois moins poète et beaucoup plus cochon !

 

Ingrat ! Tu m’as mis le foutre à la bouche !

J’allais presque entrer dans le paradis ;

Maintenant je suis réduite, farouche,

A me branler… Moi ! Que je te maudis !

 

Bande ta pine et débande ta lyre :

L’important au lit est de pisser droit !

La femme n’est pas au monde pour lire,

Le nœud d’un goujat vaut celui d’un roi !

 

Ah ! je n’y tiens plus ! la cul me démange !

Qu’on m’aille chercher l’Auvergnat du coin

Car je veux sentir le vit de cet ange

Enfoncer mon con comme avec un coin !



Illustration Michael Turner

 

 

Et ! Cadeau ! Une bluette d’André Gil, chansonnier célèbre en son temps à Montmartre notamment au cabaret du « Lapin A.Gil » dont il a peint l’enseigne célèbre - un lapin sortant d’une daubière - « Là, peint A.Gil » et devenu enfin « Lapin agile ».

 


Il la battait sans fiel, sans motif, sans scrupule.

Elle, expérimentée, hurlait le mot : « Crapule » !

Alors il redoublait, et, sage, cet amant

Robuste, infatigable, attentif au moment

Où, brisée à moitié, l’échine qui se cambre

Offre un fessier pareil au cul d’une jument,

La foutait toute chaude, - et l’effort de son membre

Aurait fendu le tronc d’un hêtre assurément –

Jusqu’à ce qu’inondée, exténuée et pale

De joie, elle râlait : « Oh ! que c’est bon un mâle » !

 

 

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Primidi 1er Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés.

 

 

19/04/2013

Bébés marchandise…

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- Allo. Bonjour. Baby-Market à votre service.

 

- Oui. Bonjour madame. Voilà je voudrais quelques informations concernant l’achat d’un bébé.

 

- Vous ne pouviez pas mieux choisir madame. Nous sommes lideur dans ce domaine. Quel est votre cahier de charge. Enfin, disons votre souhait ? Blanc, Noir, Asiatique ? A concevoir et réaliser sur mesure ou à choisir parmi notre large sélection de bébés prêts à l’emploi ? Fournissez-vous les ovocytes et les spermatozoïdes ou faut-il prévoir l’achat de ces matériaux de base ?

 

- Ben, ch’sais pas trop moi madame. Ce sera mon premier achat de bébé, alors je suis un peu émue…

 

- Je vous comprends Madame, je vous comprends. Mais rassurez-vous, notre firme allie le plus grand sérieux avec une discrétion exemplaire. Nous avons un large panel d’ovocytes, de sperme et de ventres porteurs correspondant à tous les besoins. C’est vous et votre compagnon ou votre compagne qui êtes le maître d’œuvre. Nous avons aussi le service Premium par lequel vous pouvez faire une précommande avec un cahier des charges précis. Nous nous efforcerons de vous satisfaire.

 

- Ben… Il y a aussi une question de prix. Vous pouvez me donner une idée ?

 

- Volontiers. Baby-Market est fier de proposer une ligne complète de gestation externe et de donation d’œufs. En général, le coût pour une gestation externe, (incluant tous les frais d'agence, frais d'avocat, le dépistage et les frais de remplacement et les frais médicaux et d'assurance) varient de 60.000 à 100.000 euros selon le programme choisi. Le programme Garantie est plus cher, autour de 125.000 euros mais il offre aux parents potentiels un niveau de sécurité au dessus du niveau standard.

 

- Eh ! Ce n’est pas donné. Il faut qu’on y réfléchisse. C’est le prix d’une grosse voiture de luxe…

 

- Y a-t-il une acquisition qui vous apportera autant de joies et de bonheur Madame ? Mais on peut discuter. En ce moment nous avons des promotions : je peux vous proposer des ventres porteurs haïtiens à prix très attractifs. Ah ! Evidemment ça n’a pas la qualité d’un ventre californien, ukrainien ou polonais, mais c’est d’un excellent rapport qualité-prix.

 

- Ben, ouais mais, c’est…des Noires ?

 

- Madame, cela n’a aucune influence sur le produit fini. Nous avons aussi, à des prix très abordables, des ventres indiens. C’est vous qui décidez chère Madame.

 

- Bon. Eh ben, on va y réfléchir.

 

- A votre service chère Madame. Baby-Market reste à votre service !

 

 

Sources :

http://mother-surrogate.com/

http://www.circlesurrogacy.com/costs

http://www.surrogacycentreindia.com/

 

 

Décadi 30 Germinal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un médecin a une aventure extra-conjugale avec son infirmière. Elle lui annonce un matin qu'elle est enceinte.
Comme le médecin ne veut pas que son épouse ait le moindre doute, il remet à l'infirmière une bonne somme d'argent pour lui payer un long voyage en Italie.
- Mais comment vais-je te faire savoir que le bébé est né ? lui demande-t-elle.
- C'est simple lui répond-il. Fais-moi parvenir une carte postale et écris juste SPAGHETTI sur celle-ci.
Six mois plus tard, son épouse lui téléphone au bureau et lui dit qu'il a reçu une étrange carte postale d'Italie.
- Lorsque je serai à la maison ce soir, je t'expliquerai...
En soirée, en arrivant à la maison, il regarde la carte et tombe au sol, victime d'un arrêt cardiaque.
Les ambulanciers, tout en lui donnant les soins appropriés et le préparant à son transport à l'hôpital demandent à son épouse :
- Comment l'accident cardiaque est arrivée ?
Elle leur explique que c'est à la lecture de la carte postale qu'il s'est effondrée et leur lit le texte : 
- SPAGHETTI, SPAGHETTI, SPAGHETTI, SPAGHETTI, deux avec des boulettes et deux sans boulettes !

 

18/04/2013

Alors ci-devant Ayrault, on les nettoie ces écuries d’Augias ?

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Je n’ai pas regardé les patrimoines des ministres. Je m’en fous. Être pauvre n’est pas un gage d’honnêteté pas plus qu’être riche n’est une suspicion de cupidité. Victor Hugo était fils d’un général d’empire, Jean Jaurès sortait d’une famille de la bourgeoisie de province et, pour ne pas remonter si loin, Henri Emmanuelli est un ancien banquier chez les frères Rothschild. Ce qui compte, ce n’est pas le niveau du patrimoine, mais le comparatif entre celui de la prise de mandat et celui de la sortie de mandat ou, mieux sa vérification en cours de mandat. C’est là qu’on pourra voir qui s’en fout plein les fouilles, et comment.

 

On glose sur la fortune de Fabius, autour de six millions. Bof… Six petits millions ! C’est six jours, oui, six jours de revenus de madame Bettencourt (à travers une entreprise brillante fondée par un ponte de la Cagoule !). Et que dire des 420 millions que vous, nous, moi avons généreusement donné, bien « qu’à l’insu de notre plein gré » à Tapie !

 

On attend les propositions de « moralisation de la vie politique » promise par Ayrault pour le 24 avril. Mais rien ne pourra être plus efficace que l’interdiction drastique de tout cumul non seulement de mandats électifs politiques, mais aussi et surtout de toutes « présidences » de sociétés d’économie mixte, partenariat public privé, offices d’hlm, communautés de communes et autres « machins » ouvrant la porte à bien des « arrangements » synonymes de corruption.

 

C’est non seulement les députés et sénateurs qu’il faut «moraliser », ci-devant Ayrault, mais tous les niveaux de pouvoir, du plus petit au plus grand.

 

Il va falloir en fabriquer des balais pour nettoyer toutes ces écuries d’Augias ! Ça créera des emplois !

 

 

Nonidi 29 Germinal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Après 20 années, trois copains se retrouvent. Le premier dit : 
- Ma femme a une taille de guêpe et tous les soirs, je la pique, je la pique... 
Le deuxième : 
- Moi, ma femme a une taille de sauterelle, et tous les soirs, je la saute, je la saute... 
Le troisième : 
- Moi, ma femme a une taille d'éléphant, et tous les soirs, je la trompe, je la trompe...

 

 

17/04/2013

Attention : un obscurantisme peut en cacher un autre !

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Les Zétazuniens redécouvrent la guerre sur leur territoire… Comme le 11 septembre 2001. Attentat islamiste ? Attentat de l’extrême-droite étazunienne ? Bof. Qu’ils se démerdent…

 

Mais ce raccourci volontairement caricatural nous renvoie en miroir aux dangers qui menacent notre république : - menace islamique fomentée de l’extérieur et exécutée (quand par malheur elle se concrétise, c.f. Merah) par des gens de l’intérieur ; - menace de l’extrême-droite derrière le paravent de l’obscurantisme religieux. L’alliance de circonstance de la burqua et de la cagoule ! Chaque menace se nourrissant de l’autre.

 

La menace islamique n’est plus à prouver. Elle se concrétise par les provocations d’une partie minoritaire mais agissante des musulmans de France (foulard, burqua, viande hallal, cantines, hôpitaux, prières de rue, etc.). Son but : créer un communautarisme religieux obscurantiste par la peur. Son cheminement : abattre la laïcité par l’intimidation et la violence. C’est un fascisme.

 

Lui répond maintenant une menace "christianiste". Les plus bornés des cathos se sont glissés dans l’ombre des islamistes pour tenter d’abattre, eux aussi, leur ennemi commun : la laïcité. Ils ont trouvé un cheval de bataille : la lutte contre le mariage pour tous. Ils ameutent les factions de population qui ont toujours  existés en France : les cathos les plus bornés tendance fachos, ceux des Croix-de-feu, ceux de La Cagoule avant-guerre. On les retrouve dans les manifs anti mariage pour tous derrière des figures qui seraient pittoresques si elles n’étaient dangereuses, comme la caricaturale et bien nommée Frigide Bargeot. C’est là encore un fascisme. Avec en position du singe laissant le chat sortir les marrons du feu, le Hèfe-Haine.

 

Cette montée des fascismes n’est pas propre à la France. On la retrouve dans tous les pays d’Europe. Avec les mêmes causes : - misère galopante dû à une globalisation ultra libérale ravageuse ; - laxisme en matière d’immigration organisé par des gouvernements à la naïveté « d’idiots utiles » au profit du patronat pour peser sur les salaires, aboutissant à une situation qui fait percevoir l’Autre comme un danger, puis un bouc émissaire.

 

Il est temps de regarder les choses en face et de neutraliser radicalement, sans concession et sans faiblesse ces deux menaces. Faute de quoi, comme au siècle dernier, les démagogies défieront et confronteront les démocraties dans le sang et les larmes. L’histoire resservirait-elle les plats ?

 

 

Octidi 28 Germinal 221

Merci à Picasso


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Ecoute ! Ecoute !

 

Un fils demande à son père:
Papa, c'est quoi la république ?
- Prenons par exemple notre foyer: Moi j'ai un salaire je suis le Capitalisme, ta mère le Gouvernement, toi tu serais le Peuple, la bonne serait la Classe ouvrière et ta petite sœur qui n'a qu’un an le Futur.
- Oui, Papa je crois que j ai compris, je te le dirai demain.

Le soir il est réveillé par les cris de sa petite sœur et il voit qu'elle a chié dans sa couche. Il va dans la chambre de ses parents et il voit sa mère qui dort profondément. Il regarde par le trou de la serrure de la chambre de la bonne et il voit son père qui l’enfile !

Et le lendemain:
- Papa je crois que j ai compris : Pendant que le Capitalisme enfile la Classe ouvrière, le Gouvernement est profondément endormi, le Peuple est complètement ignoré et le Futur est bien dans la merde.

14/04/2013

Ouiquinde sur la grande bleue : Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

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Éclairs d'acier bleuté bondissant hors de l'onde

Pour tenter d'échapper à la dent furibonde

De quelque carnassier montant des eaux profondes

Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent...

C'est la reine des mers! Succulente et divine,

Pas la langouste, non. Simplement la sardine!

Sa réelle fonction, sa vie, son aventure

Généreuse et bornée: c'est d'être nourriture!

Les poissons s'en délectent, l'homme la met en boite,

Lui fait boucher le port si la passe est étroite...

Chez nous, dans le Midi, on l'aime tellement

Que chaque Provençal est un peu son amant.

Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,

Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.

Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,

Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque

Par la roideur arquée du petit corps luisant.

Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.

Devant le cabanon, à l'ombre de la treille,

Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,

Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"

C'est les sarments de vignes du côté de Lunel.

Un bon coup de muscat met les convives à l'aise

Juste le temps qu'il faut pour apaiser la braise.

Sur un bout de grillage il range les sardines,

Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.

Les poissons sur la grille sont posés sur le feu

Puis retournés après une minute ou deux.

Sur un grand plateau rond, au milieu de la table

Calée par des galets pour qu'elle reste stable,

Le Pégot sert en vrac sa première tournée

Puis remet sur le feu la prochaine fournée.

Un jet d'huile d'olive dans le creux de l'assiette,

On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.

D'une pression du doigt on enlève la peau

Libérant les filets odorants et bien chauds,

La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,

La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebleu !

On se "rabine" un peu, d'où le nom: "brulo dé"

Mais c'est tellement bon! Vous n'avez pas idée.

Avec les dents du haut, on bloque la sardine,

La mâchoire du bas, retroussant les babines

Fort délicatement détache le filet

Qu'un" ggluuff" aspirera jusqu'au fond du palais.

Sous le pin parasol où s'aiment les cigales

Montent les petits bruits des gens qui se régalent.

Ça fait des: "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c'est bon !"

C'est toute la marée, plus un goût de charbon.

Toutes les deux sardines on boit un coup de blanc,

De Cassis ou de Saint-Hilaire-d'Ozilhan,

On parle avec les mains, on sort la galéjade

Et la journée se passe en franche rigolade.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Rien de plus simple: des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi kilo par personne, soit 3 kilos). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l'huile d'olive dans chaque assiette. Prévoir aussi des peilles ou des essuie-tout pour les mains !

 

Les vins conseillés:

La sardine est bonne fille et s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.

En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusc1an, Ventoux, Luberon, Cos­tières de Nîmes; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.

En vins du Languedoc blancs Picpoul-de-Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d' Aigues-mortes.

En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de­-Provence et des Coteaux varois.

 

In « Le bonheur grâce à la cuisine de l’amour »

 

 

Quintidi 25 Germinal 221

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 

12/04/2013

Gênante pour qui la transparence ?

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Non mais regardez-les s’offusquer les « zélites » ! S’offusquer que le peuple (pouah ! C’est sale la « populasse ») puisse envisager de savoir ce qu’il y a dans la poche de ceux qui les gouvernent (si mal). Ce qu’il y a dans leur poche lorsqu’ils arrivent aux commandes, et ce qu’il y a lorsqu’ils s’en vont. La différence…fera la différence entre ceux qui auront travaillé honnêtement pour le bien public et ceux qui se seront goinfrés en utilisant à leur profit et à celui de leurs « amis » les pouvoirs que le peuple leur a momentanément délégués.

 

Le critère de l’argent ne devrait pas être de mise dans une république digne de ce nom. Et pourtant… Combien d’ouvriers à l’assemblée nationale et au sénat ? Combien d’employés ? Combien de petits commerçants ? Combien d’infirmières ? Combien de petits patrons ? Combien de chômeurs ? La réponse est simple : aucun ! Parce que plus que la compétence, c’est la position sociale, l’entregent, les réseaux d’influence qui font les « zélus ».

 

Si les élus, à tous les niveaux, de conseiller municipal à président de la république, ne pouvaient prétendre qu’à un seul mandat et surtout, une seule mandature, cela mettrait fin à cette insupportable professionnalisation de la politique. Ceci mettrait fin à cette provocation envers la démocratie qu’est l’existence d’une « classe politique », à ces dynasties d’élus écumant une région de père en fils, avec le népotisme le plus éhonté en manière d’agir normale.

 

Citoyen-président François, pour une fois tu as tapé sur la table. Alors fais-toi respecter. Vire tous ceux qui refusent cette transparence que le peuple appelle de ses vœux. Ordonne à cette girouette de Ayrault d’être inflexible, vire Bartolone s’il recommence ses conneries. Merde, c’est toi le patron, non ? Alors montre-le !

 

 

Tridi 23 Germinal 221

 

 

Illustration: merci à Deligne

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un député reproche à un de ses collègues d'un parti opposé : 
- Depuis trois ans que vous siégez parmi nous, je ne vous ai jamais vu ouvrir la bouche. 
- Pardon ! Je l'ai ouverte au moins une fois, lors de chacune de vos interventions. Pour bailler.

11/04/2013

Les fables de La Bedaine : Le trou du cul devenu roi !

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Or donc en ce temps là, hasard ou jeu divin

Le corps humain advint.

Il fallut décider qui, de tous les organes,

Serait le chef idoine.

Ainsi dit le cerveau, je contrôle les nerfs,

C’est donc moi qui dois être le chef décisionnaire.

Ainsi dirent les yeux, c’est nous qui apportons

L’essentiel des informations,

Nous devons être chefs car c’est par nous qu’on voit.

Ainsi leur dit la bouche, tout est nourri par moi,

Il est donc naturel que j’ai le gouvernail.

Eh ! Oh ! dirent les mains, qui donc fait le travail

Pour être votre chef, n’a-t-on pas le prestige ?

Car qui nourrit dirige.

Oui mais, dirent les pieds, qui donc vous tiens debout ?

Sans nous que seriez-vous sinon un tas de mou ?

Nous devons être chefs, telle est notre démarche

Car si nous nous bougeons, c’est bien grâce à la marche.

Enfin le trou du cul fit entendre sa voix

Réclamant lui aussi le pouvoir d’être roi.

Et tous de se gausser, de ricaner, de rire,

Que le cul les dirige ? Qui aurait-il de pire ?

Le trou du cul, vexé, alors se referma.

Aussitôt tout le corps glissa vers le coma.

Le cerveau fut fiévreux

Les yeux furent vitreux,

Les mains pendaient sans force

Les pieds devinrent torses

Les poumons et le cœur perdaient le goût de vivre

Le corps humain souffrait et luttait pour survivre.

Tous demandèrent alors au cerveau de céder

Et laissèrent au cul le droit de décider.

Celui-ci, en s’ouvrant, remis le corps en marche,

C’est donc lui qui devint le chef, le patriarche,

Le corps fonctionnait bien, sans à coups, simplement

Car il gérait fort bien tous les emmerdements.

 

Moralité :

 

L’on peut être, sans en être vaincu,

Dirigé par un trou du cul !

 

 VictorAyoli


Duodi 22 Germinal 221


Illustration: Merci à Sakoch

 

 

 

 

 

10/04/2013

Au bistro de la toile : la grande évasion.

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- Eh ! Victor, t’as vu jouer La grande évasion ?

 

- Ben, oui, mais c’est lointain. Un film étazunien de John Turgess je crois, mettant en scène la tentative d’évasion d’une palanquée d’officiers  polonais, amerloques et anglais.

 

- Bien. Je vois que t’as une culture… Mais actuellement, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’Etat, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc… Parait que ça tourne entre 60 et 80 millions par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

 

- T’as tout compris. Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs  qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

 

- Mais comment peut-on laisser faire ça ? Que font ceux qui sont chargés de lutter contre ce hold-up ?

 

- Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les haut-fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances). La France ne s’est doté ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Sais-tu que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Sais-tu que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et qui était jusqu’à ces derniers jours le ministre du Budget ? Un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur !

 

- Ouais… C’est comme si tu mettais Depardieu ministre chargé de la lutte contre l’alcoolisme !

 

- En quelque sorte. Mais un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodé à l’idéologie ultra libérale. Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complices passifs ou actifs des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant…à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, coeurs d’artichauts avec les riches…Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les première, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Sain-Flour, Carpentras ou Cahors…

 

- Enfin, ces paradis fiscaux, il me semble que Sarko avait dit que c’était fini !

 

- Ben voyons ! Il n’était pas à une sarkonnerie près celui-là. Les paradis fiscaux, pour qu’ils sortent de la liste noire, il fallait qu’ils passent un certain nombre d’accord d’échange d’informations avec d’autres pays. Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ben, bien sûr, ils ont passé ce genre d’accords entre eux ! La liste des paradis fiscaux s’est ainsi vidée à la faveur de la conclusion essentiellement formelle de conventions bilatérales par les pays concernés. Et je t’embrouille…

 

- Et l’Europe elle fait quoi la dedans ?

 

- Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux. Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, l'Autriche, Chypre, Malte, la City de Londres, les îles anglo-normandes ; parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. La politique européenne de maîtrise de l’évasion fiscale internationale reste à définir en approfondissant les progrès trop limités du « code de conduite », en réduisant les frottements fiscaux entre Etats (notamment par l’adoption de règles communes d’imposition des sociétés), et en harmonisant la lutte contre les opportunités d’évasion fiscale offertes par les pays non coopératifs ou par les excès de la dérégulation.

 

- Alors on fait quoi ?

 

- Si je le savais… Tè ! Sers-nous une tournée de rouge !

 

 

 

Primidi 21 Germinal 221

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Une infirmièrequi prend sa pause cigarette a l'entrée de l'hôpital voit deux médecins en blouse blanche en train de chercher quelque chose dans le parterre de fleurs. 

-
Excusez-moi, dit-elle, vous avez perdu quelque chose ? 

-
Non, répond un des docteurs. Mais tout a l'heure on fait une transplantation cardiaque a un inspecteur des impôts et on est a la recherche d'une pierre de taille adéquate.

09/04/2013

Elle a libéré le territoire…

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C’est triste une vieille dame qui meurt, diminuée par la maladie. C’est toujours émouvant.

 

C’est moins émouvant lorsqu’on se souvient que cette vieille dame, au sommet de sa carrière, a volontairement laissé crever dans les geôles anglaises le prisonnier politique irlandais Bobby Sands, à l’issue de 66 jours de grève de la faim et de la fin. Le chanteur de rock britannique Morissey a provoqué en son temps un beau tollé en rêvant de voir Margareth Thatcher grimper à l’échafaud :

"Les gens de bonne volonté

Ont un rêve merveilleux

Margaret sur la guillotine

Parce que des gens comme vous

Me fatiguent vraiment

Quand allez-vous mourir ?" 

 

Ben voilà. Ton rêve est exaucé Morissey… Hier soir, j’ai débouché une Guinness à la mémoire de Bobby Sands, à la mémoire des milliers de mineurs jetés à la rue, à la mémoire des troufions argentins et anglais tués pour quatre arpents de cailloux et l’orgueil nauséabond d’une dangereuse mégalo.

 

C’est moins émouvant lorsqu’on se souvient que cette dame comptait parmi ses bons amis un certain Pinochet, le dictateur-massacreur du Chili.

 

Cette femme, avec son complice étazunien Reagan, aurait du être traduite devant un tribunal international pour « crimes économiques ». C’est sous l’impulsion de ces deux créatures nuisibles que le monde a sombré dans l’ultra libéralisme, la dérégulation, le saccage des services publics, le triomphe de la finance la plus néfaste, l’enrichissement outrancier des tricheurs les plus cyniques, la misère galopante dans le monde entier. Tout ça pour le « bonheur » matériel de quelques uns – 1% - au détriment de tous les autres.

 

J’ai eu – par hasard – le bonheur…de lui écraser les arpions et de l’entendre crier « Aoh ! ». C’était au début des années 80. Elle était reçue à la mairie d’Avignon et, en tant que journaleux, j’étais invité au pince-fesse donné par les « zautorités ». A cette époque, elle saccageait les mineurs britanniques. Les mineurs d’Alès (il y en avait encore…) l’attendaient place de l’Horloge avec des sacs en papier remplis de poussier noir et très volatil qu’ils balançaient sur les CRS venus pour protéger l’Anglaise. Donc, beaucoup de monde dans la grande salle de réception de la mairie. Un verre de champ’ à la main, poussé par la foule, je recule et « AOH ! ». Je venais par inadvertance de poser mon talon et quelques 90 kilos de viande et d’os (j’étais mince à l’époque !) sur les arpions thatchériens ! Toujours galant, je lui ai répondu « Sorry ! » J’en garde un souvenir mouillé…

 

Eh ! Satan, ne la reçoit pas en enfer, elle te foutrait la merde !

 

 

Allez, chauffe Renaud !

ICI 

 

 

 

Décadi 20 Germinal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est une dame très bête et très méchante qui arrive en enfer. A son arrivée, Satan l'accueille et lui dit: "Maintenant tu vas devoir choisir la chambre dans laquelle tu resteras pour l'éternité" et Satan lui montre trois portes.
La dame passe la première porte. Elle entre dans une vaste pièce dans laquelle les gens sont tous sans exception en équilibre sur leur tête, sur du carrelage. La femme se dit en voyant ça: "Aie ! aie ! aie !, ce sol me semble un peu dur pour ma tête. Je vais essayer une autre porte".

Alors, elle essaie la deuxième porte et se retrouve dans une autre vaste pièce, dans laquelle le sol est cette fois du parquet. Là encore, tout le monde est sur la tête, en équilibre. La dame se dit: "C'est pas encore terrible, si ça tombe, on doit attraper plein d'échardes à la tête, essayons la troisième porte"

Cette fois, la pièce est remplie de personnes assises sur des chaises, tout le monde est dans la merde jusqu'aux genoux, mais les gens sont en train de boire le thé et de manger des biscuits. Notre bonne femme se dit: "Hummm, passer l'éternité sur une chaise, même si on a les genoux dans la merde, c'est toujours mieux que de la passer sur la tête, surtout quand on a à boire et à manger" 

Alors elle va voir Satan qui l'attendait et lui fait part de sa décision de choisir la troisième porte. "Très bien" dit Satan "Tu passeras donc l'éternité dans la troisième pièce" et il l'accompagne jusqu'à la porte. Lorsque la porte s'ouvre, il entend une grosse voix à l'intérieur qui hurle: "Allez là dedans, la pause thé est terminée...Tout le monde sur la tête...."