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18/01/2013

Au bistro de la toile : les nazislamistes

chimulus bistro copie.jpg

 

- Putaing ! Victor, les Algériens, ils ne font pas dans la dentelle ! On tire d’abord, on négocie après !

 

- Et ils ont bien raison. Les nazislamistes sont des ennemis redoutables. Il n’est pas question de négocier quoi que ce soit avec eux. Même si cela doit amener des situations dramatiques pour ceux qui se sont mis en situation d’être pris en otage. Car ne l’oublions pas, les otages sont des gens qui prennent leurs risques. Soit en allant gagner du pognon dans des sites dangereux, pour engraisser Areva, Bolloré, Total, Vinci et autres exploiteurs ; soit en pratiquant un tourisme irresponsable pour se la jouer aventurier. Quand au type de la Somalie, c’est un accident du travail : ce type est – était ? – un agent secret ; assez nul pour se faire repérer et choper dès son arrivée. Et la tentative pour le libérer, soldé par un fiasco retentissant, a coûté la peau à deux troufions dont c’est aussi le métier, mais qui se sont fait flinguer pour rattraper la connerie et l’incompétence de ce gros nul.

 

- Ben ! T’es pas tendre Victor.

 

- Il n’y a pas de qui l’être. Les salafistes - que j’appelle les nazislamistes car ils combinent l’idéologie fasciste des nazis avec l’obscurantisme d’une religion dévoyée – sévissent partout dans le monde. Par la force, par les attentats, par la terreur, par la provocation. Tout recul, tout « arrangement raisonnable » est pour eux une victoire qui les conforte et les renforce dans leur combat débile : imposer au monde entier la charia dans un « califat » mondial ! Tu retrouves ces abrutis partout où il y a des troubles : le « onze septembre » bien sûr, la guerre civile sanglante en Algérie, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie, le Nigéria, le dévoiement des révolutions tunisienne et égyptienne, et maintenant le Mali ; mais aussi en Asie : les attentats en Indonésie, au Timor, au sud de la Chine, au sud de la Thaïlande, etc. ; mais encore en Europe avec les attentats de Paris, Madrid, Londres etc. Sans oublier les histoires de voile, niquab, viande hallal, bordel dans les hôpitaux, les écoles, etc.

 

- Putaing… Une sacrée pieuvre assassine…

 

- Une pieuvre. Voilà la bonne image Loulle. Une pieuvre qui envoie ses tentacules partout. La pieuvre est un bestiau étonnant : chaque tentacule est régi par un cerveau accessoire mais tous obéissent au cerveau central. Les nazislamistes, c’est pareil. Tu coupes un tentacule, il repoussera. La solution, c’est de couper la tête de la pieuvre. Et en l’occurrence, la tête de la pieuvre, c’est…le Qatar et l’Arabie saoudite ! Nos grands « amis » ! Ceux que François « Normalou » reçoit en grande pompe à l’Elysée. Chez qui font faire la roue ministres et hommes d’affaires. Parce que ces pays croupions - totalement artificiels, où une infime minorité exploite sans vergogne des millions de travailleurs immigrés  – sont assis sur un tas de dollars : le sang du diable qui leur remonte sous les couilles. Je dis bien les couilles, car là-bas, seuls les couillus ont droit au chapitre. Les femmes sont encagées, niées, battues, servent d’esclaves et de trous à bite. Leur existence est totalement inféodée à leurs « males », maris, frères, pères… C’est chez ces tarés qu’est née l’idéologie salafiste. Et c’est cette idéologie débile qu’ils veulent imposer partout par la terreur. Et qui arme et abreuve de pétro dollars tous ces mouvements terroristes ? Le Qatar et l’Arabie saoudite. Mais les ulktra libéraux sont trop cupides pour l’admettre.

 

- Alors ? Quoi faire ?

 

- Si on veut vraiment se débarrasser du terrorisme, il faut frapper le salafisme à la tête. Si on veut envoyer des bombes c’est sur le Qatar et l’Arabie saoudite qu’il faut les larguer ! Et quand on y sera, on pourrait aussi libérer l’humanité de ces cancers que sont les religions « du livre ». Allez ! Rêvons un peu… Quelques belles bombes nucléaires qui vitrifieraient la Vatican, la Mecque et Jérusalem… Le monde se porterait mieux !

 

- …taing ! T’as la rabia ce matin Victor ! Tè ! Bois un coup, ça te passera…

 

 

 

Nonidi 29 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi Dieu a-t-il crée l'homme ? 
Parce qu'un vibromasseur ne sait pas tondre le gazon.

 

17/01/2013

Sanglier dans les villes : une solution.

Le civet de sanglier.jpg

 

 

Nous recevons de Maître R.L.T, éminent philosophe ampélophile et suidivore ardéchois, mais aussi farouche opposant au P.I.P.I (Porc Industriel Polluant Immangeable), cette fort intéressante proposition :

 

 

« SOLUTION RADICALE ET GASTRONOMIQUE

A LA PROLIFERATION DES SANGLIERS

 

 

         Dans une partie de l’Europe, la prolifération des sangliers qui deviennent progressivement citadins est enfin prise en considération et la presse s’en fait l’écho.

 

         Les pouvoirs publics, qui ont d’autres chats à fouetter, espèrent peut-être que le phénomène se résorbera naturellement, alors que c’est tout le contraire qui se prépare.

 

         Bien nourri, de plus en plus malin et adapté, le sus crofa copule et se reproduit à grande allure et sa population est exponentielle, notamment en Ardèche !

 

         Une solution simple et radicale existe :

-         multiplication des périodes de prélèvement intensif ;

-         aménagement de corridors de tir parallèles aux semis ;

-         contrôles sanitaires sérieux mais raisonnables et gratuits ;

-         mise en place d’une filière économique.

 

         Traitée à la façon du corned beef ou selon la technique du fameux pâté breton, la viande de sanglier est une mine de protéines, assez pauvre en graisse. Et c’est très bon.

 

         Avec le label « Ardèche », ce serait encore meilleur !

 

         De plus, les musulmans pourraient s’en délecter puisque ce n’est pas du porc, le nombre de chromosomes n’étant pas le même. Ce détail est théologiquement décisif puisque c’est dans ses deux chromosomes supplémentaires que le porc recèle la femme et le diable.

 

         La filière et le lobby du P.I.P.I.  (Porc Industriel Polluant Immangeable) pourraient en prendre ombrage, mais avec une subvention compensatrice du manque à polluer et des aides ciblées à la reconversion partielle tenant compte du marché et du marché des comptes, les têtes d’œufs européennes trouveraient une solution juste, raisonnable et citoyenne. »

 

René-Louis THOMAS


Octidi 28 Nivose 221


Illustration Vincent Barbantan

 

 

 

 

 

 

 

16/01/2013

Méli mélo au Mali Slam

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Ce méli mélo au Mali

Dont on nous gonfle au saut du lit

Même si ce n’est pas poli

Malgré la francophilie

De nos cousins noirs du Mali

Il ne faudrait pas qu’on l’oublie

C’est pas la guerre en patchouli

Mais un véritable conflit.

Là, y a pas de mâchicoulis

Mais de dangereux tassilis,

Du sable et des éboulis

Où les barjots de la folie

Ces fous d’Allah très avilis

Nous ont poussés dans ce conflit.

 

Mais s’ils avaient pris Bamako

Les tarés d’Allah toxicos

Ça t’en foutrait un sirocco

Dans tous ces pays tropicaux !

Poussons de grands Cocoricos

Les Mirages, les hélicos

De ces Françaouis amicaux

Grace à leurs tirs chirurgicaux

Ont arrêté ces bourricots

Surarmés dans leurs vieux tacots.

Maintenant, plus de quiproquo :

C’est à eux, les troufions locaux

De se bouger le haricot

Sinon, on court droit au fiasco.

 

 

 Septidi 27 Nivose 221


Illustration : Merci à Anheuser-Busch Inc.

 

15/01/2013

Au bistro de la toile: François s'en va-t'en-guerre.

chimulus bistro copie.jpg

 

"François s’en va-t’en-guerre

Les deux pieds, les deux mains dans la merde.

François s’en va-t’en-guerre

Ne sait quand reviendra…"

 

- …taing ! T’as un bel organe Loulle ! Mouais. Quand on « s’en-va-t’en-guerre », on sait quand et comment ça commence, mais jamais quand et comment ça finit…

 

- Alors ? Fallait y aller ou pas ? Il a eu raison François ou il s’est bâché ?

 

- Il a eu raison bien sûr. Oh ! Cette intervention n’est pas qu’altruiste, ne soyons pas trop bizounours. On n’envoie pas nos troufions uniquement pour défendre un régime politique malien déliquescent, corrompu, faible, pourri. Il y a aussi en fond d’écran les intérêts de madame Areva, de monsieur Total, de monsieur Bolloré, de madame Vinci, etc. S’il y a 6.000 ressortissants français vivant à Bamako, cde n’est pas pour rien.

 

- Donc, notre intervention est surtout bassement mercantile.

 

- Il y a un peu et même beaucoup de ça Loulle. Mais pas seulement. Le foutoir du nord Mali est, en partie, directement lié à la guerre de Sarko en Libye : la chute du pittoresque campeur des Champs-Elysées a été suivie de la fuite de bon nombre de ses mercenaires Targui (ou Touereg si tu veux, ce mot étant le singulier du premier) avec armes et bagages. Des armes nombreuses, modernes, puissantes pillées dans les énormes entrepôts de Kadhafi. Ces nomades – qui réclament depuis toujours un territoire à eux – se sont accoquinés, de gré ou de force, à toutes les racailles plus mafieuses que religieuses issues d’Al-Qaeda d’un côté, des restes des Groupes Islamiques Armés, les GIA algériens, étrillés au cours d’une guerre longue et sanglante par l’armée algérienne de l’autre. Tous ces gens trafiquent drogues, êtres humains, armes, argent sale, etc. En toute impunité. Leur vernis « religieux » en fait un centre d’attraction pour tous les fanatiques salafistes qui prétendent imposer un califat mondial. Nous luttons donc contre des fanatiques islamistes et des trafiquants opportunistes.

 

- Mais pourquoi nous ?

 

- Parce qu’il faut le faire. L’Europe ne peut pas laisser sur son flanc sud se développer un cancer mortel. Pourquoi nous ? Parce que personne d’autre que nous ne veut le faire. Parce que nous avons une responsabilité historique qu’on ne peut effacer (colonialisme, tracé de frontières aberrantes, dette de sang envers les parents et grands parents des Maliens qui se sont fait tuer pour nous libérer, langue commune, etc.). Parce que nous avons des moyens militaires sur place.Parce qu’un pays ami nous appelle au secours. Enfin parce que si les nazislamistes avaient pris Bamako, les choses auraient changées de nature.

 

- Comment ?

 

- Comment ? Trois mille tueurs barjots armés jusqu’aux dents auraient suffit pour mettre en place l’horreur de la charia dans une grande capitale, avec métastases rapides dans tous les pays voisins. Quel serait le premier résultat, en tout cas celui qui nous concernerait en premier lieu ? Des dizaines, des centaines de milliers de types qui fuiraient la terreur islamiste par tous les moyens. Et pour venir où ?

 

- En France bien sûr. Bien vu, Victor. Finalement, cette intervention est au moins autant égoïste qu’altruiste. Allez ! Buvons un coup au succès de nos armes !

 

 

Sextidi 26 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

  

13/01/2013

Gastronomie de la Capitale européenne de la Culture : La bouillabaisse de Juvénal.

bouillabaisse web.jpg

 

 

 « Pour faire une bonne bouillabaisse

Il faut se lever de bon matin

Préparer le pastis et sans cesse

Raconter des blagues avec les mains…

 

Ainsi dit le refrain devenu immortel

Depuis qu'il fut chanté par le grand Fernandel.

Avec beaucoup d'humour, talent et allégresse

Il dit tout ce qu'il faut pour une bouillabaisse.

Ce fleuron flamboyant des tables de Marseille

Populaire partout au pays de Mireille.

Je vais vous raconter celle de Juvénal

Qui, bien que président auprès du Tribunal,

Était un personnage hautement sympathique

Dont les seules rigueurs étaient gastronomiques.

Devant le Roucas-blanc, des amis dévoués

Installaient son quintal dedans le tranvoué.

A l’époque, il roulait encore sur des rails,

Ses passagers riaient, galégeaient, sentaient l'ail.

 Les trous de la chaussée remuaient les wagons,

Particulièrement le dernier des fourgons,

À tel point qu'à Marseille, en parlant d'une fille

Ayant l'arrière-train sur roulement à billes

On disait: « Celle-là elle bouge les miches

Presqu'autant que le tranvoué de la Corniche! »

 

Arrivé au Vieux Port, Juvénal descendait

Et, suivant sa bedaine, en quelques embardées,

Saluant les chalands sans faire de façons,

Il gagnait le superbe marché aux poissons

Où pointus marseillais (1) et bettes martéguales (2)

Débarquaient la marée du profond de leurs cales.

Juvénal inspectait l'étal des poissonnières,

De solides matrones, fortes en gueule et fières,

Justement redoutées par clients et pêcheurs

Parce qu'intransigeantes sur l'état de fraîcheur

Des poissons colorés qu'elles mettaient en vente.

Leurs bordées de paroles pouvaient être violentes!

Juvénal s'arrêtait devant Berthe Chouli

Une maîtresse femme nourrie aux raviolis,

À la pastasciuta (3) et aux chichi-frégi (4),

Aussi large que haute: cent kilos d'énergie.

Ils se congratulaient de façon très mondaine

En se claquant le dos, ventre contre bedaine.

Juvénal commandait à sa chère acolyte :

- « Berthy, servez-moi bien: ce soir j’ai mes petites !

- Je vous mets un beau loup, des vives et du fiala (5),

Une queue de baudroie, un saint-pierre un peu là !

Des roucaou (6), des rascasses, un kilo de favouilles (7)

Qui donnent si bon goût quand on les écrabouille,

Deux langoustes en vie. Vé ! Si elles sont belles !

Et puis, zou ! en cadeau, deux poignées de girelles.

- Aco vaï ben (8), Berthy. Je vous aime beaucoup !

Vous me préparez ça, le temps de boire un coup ... »

Juvénal s'en allait vers les terrasses peintes

Déguster un violet en buvant son absinthe.

Enfin, l'air réjoui, content de ses emplettes,

Il reprenait le tram vers son repas de fête.

Maître de la cuisine pour cette bouillabaisse,

Il chassait ses "petites" en leur claquant les fesses

Affectueusement. Chantonnant l'Opéra,

Sans quitter son chapeau, la canne sur le bras,

Il vidait, écaillait et lavait les  poissons.

Selon leur gabarit les coupait en tronçons.

Puis lorsque tous étaient nettoyés et parés

Enfin il les rangeait en deux plats séparés.

Dans l'un les poissons tendres à la chair délicate:

Loups, Saint-Pierre, roucaou, poissons aristocrates.

Dans l'autre les plus fermes: fiela, vives, baudroie,

Langoustes et favouilles, poissons que l'on rudoie.

Au fond d'une marmite, Juvénal disposait

Trois oignons émincés, beaucoup d'ail écrasé,

Trois tomates pelées, écrasées au mortier,

Férigoule et fenouil, zest d'orange et laurier,

Dessus il déposait son choix de poissons fermes,

Un verre de bonne huile d'olive de la ferme,

Du poivre du moulin et du safran en brins,

Quelques grosses pincées de bon gros sel marin.

Il mouillait tout cela avec de l'eau bouillante,

Juste un doigt au dessus, c'est la valeur courante.

Il enlevait alors les ronds de la "Rosières" (9),

Pour que la flamme entoure son oulo (10) presqu'entière.

Il montait ça au bouilh (11), cinq minutes, à feu vif,

Alors il ajoutait les poissons de récifs.

Encore cinq minutes de grosse ébullition

Pour bien amalgamer l'huile avec le bouillon.

- « Ma bouillabaisse est prête. Humez-moi ce parfum !

C'est toute la Provence, la mer et ses embruns! »

Il versait le bouillon, fumant dans la soupière,

Sur du pain frotté d'ail et en tranches entières.

Il servait les poissons à part, sur un grand plat.

Et tous appréciaient ce repas de gala.

Un grand Châteauneuf blanc servi dans du cristal

Sublimait les saveurs du plat de Juvénal.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 VictorAyoli

 in "Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s"

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

3 petits loups (un kilo en tout), - 1 demi kilo de fiala (congre) pris dans le ventre. - 1 kilo de poissons de roches (vives, girelles, roucaou ),

saint-pierre (5 à 700 g), - l queue de baudroie (800 g), - l kilo de favouilles (petits crabes), - 1 langouste (pas obligatoire), - 3 ou 4 tomates, - 3 oignons, - 4 gousses d'ail, - 3 cuillères à soupe de gros sel marin, - poivre noir du moulin, - safran en brins, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 3 branches de fenouil. - 1 zeste d'orange. - un grand verre d’huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

Les vins blancs frais, joyeux et embaumés de Cassis sont le complément naturel de la bouillabaisse. On peut les remplacer avec bonheur par des blancs de Bandol, de La Ciotat, de Draguignan, de Vidauban, de Pierrefeu. Tous les grands vins blancs secs de la vallée du Rhône: Saint-Peray, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Gervais, Uchaux, Laudun, Villedieu, Saint­Victor-Lacoste, Pujaut.

Les blancs puissants et parfumés des Coteaux du Languedoc de Quatourze, La Clape, La Méjanelle, Picpoul de Pinet

 

 

(1) Pointus marseillais: bateau de pêche à étrave pointue e tfond en forme. Commun à tous les pêcheurs de la Méditerranée. Une forme qui n'a pas changé depuis les phéniciens et les grecs.

(2) Bette martégua!e : bateau de pêche pointu mais à fond plat, originaire de Martigues.

(3) Pastacciuta : plat de pâtes à l’italienne.

(4) Chichi-frégi : beignet marseillais enforme de boudin à hase de farine de pois-chiche cl l'origine, de froment à présent.

(5) Fiala : congre.

(6) Roucaoû : poisson de roche .

(7) Favouilles : petits crabes de la Méditerranée.

(8) Aco vaï bèn : ça va bien.

(9) Rosières : marque de cuisinière en fonte.

(10) Oulo : récipient de cuisson métallique profond, qu’on suspend au dessus de la cheminée ou que l’on pose sur la cuisinière.

(11) Bouilh : ébullition.

 

 Quartidi 24 Nivose 221


Illustration originale Vincent Barbantan

12/01/2013

Ouiquinde érotique avec Jean Benech De Cantenac

bouche-chatte.jpg

 

L'occasion perdue recouverte 


(...)
Par une secrette avenue,
Il fut dans son appartement,
Et la trouva nonchalamment
Dormant sur son lit étendue :
Mais, dieux ! que devint-il alors ?
En approchant de ce beau corps,
Il eut de mouvements étranges,
Lorsqu'une cuisse à découvert
Lui fit voir le bonheur des Anges
Et le ciel de l'Amour ouvert.

Dans cette agréable surprise
Où Cloris n'avait pas songé,
Elle avait assez mal rangé
Et ses jupes et sa chemise ;
Lisandre aussi, trop curieux,
Vit lors les délices des dieux,
La peine et le plaisir des hommes,
Nôtre tombe et nôtre berceau,
Ce qui nous fait ce que nous sommes
Et ce qui nous brûle dans l'eau.

Aimant de la Nature humaine,
Bijou chatouilleux et cuisant,
Précipice affreux et plaisant,
Cruel repos, aimable peine,
Remède et poison de l'amour,
Bûcher ardent, humide four
Où les hommes se doivent cuire,
Jardin d'épines et de fleurs,
Sombre fanal qui fait reluire
Nos fortunes et nos malheurs ;

Nid branlant qui nous sert de mue,
Asile où l'on est en danger,
Raccourci qui fait allonger
La chose la moins étendue,
Fort qui se donne et qui se prend,
Œil couvert qui rit en pleurant,
Bel or, beau corail, belle ivoire,
Doux canal de vie et de mort
Où, pour acquérir de la gloire,
L'on fait naufrage dans le port.

Petit trésor de la Nature, 
Etroite et charmante prison, 
Doux tyran de nôtre raison, 
Vivifiante sépulture, 
Autel que l'on sert à genoux, 
Dont l'offrande est le sang de tous, 
Sangsue avide et libérale, 
Roi de la honte et de l'honneur, 
Permettez que ma plume étale 
Ce que Lisandre eut de bonheur. 

Beau composé, belle partie,
Je sais bien que, lorsqu'il vous vit,
II n'observa dessus ce lit
Ni l'honneur ni la modestie ;
Mu d'amour et de charité
Il couvrit votre nudité,
Pour faire évaporer sa flamme,
Et savoura tous les plaisirs
Que le corps fait sentir à l'âme
Dans le transport de nos désirs

Ce beau dédale qu'il contemple
Avec des yeux étincelants
Fait naître et couler dans ses sens
Une ardeur qui n'a point d'exemple.
Ce feu qui consume son cœur
Porte partout sa vive ardeur,
Eclate enfin sur son visage.
Et ce lâche de l'autre jour (1),
Se raidissant d'un fier courage,
Ecume le feu de l'amour.

Plein d'ardeur, d'audace et de joie 
De remporter un si beau prix, 
Le galant sauta sur Cloris, 
Comme un faucon dessus sa proie, 
Quand cette belle, ouvrant les yeux, 
Vit Lisandre, victorieux, 
Forçant ses défences secrètes, 
Et, la tenant par les deux bras, 
Entrer, tout fier de ses conquêtes. 
En un lieu qu'on ne nomme pas. 
(...)

 

Jean Benech De Cantenac (1630-1714) 

 

In Poésies nouvelles et autres œuvres galantes (1662) ce poème d’amour fut attribué un temps, par erreur, à Corneille. On ne prête qu’aux riches

 

(1) dans une précédente tentative, Lisandre…resta piteusement en panne !

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

Tridi 23 Nivose 221

11/01/2013

Au bistro de la toile : taxis…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle. Quelle galère hier pour circuler…

 

- T’avais qu’à prendre un taxi !

 

- Ben voyons. C’est eux qui bloquaient la circulation, partout.

 

- Eh ! Ils défendent leur gamelle, Victor. Comme tout le monde… S’ils ne transportent plus les malades, ils disent qu’ils vont perdre au moins 30% de leur chiffre d’affaire. Ils ont évidemment le droit de défendre leur gamelle, mais les dessous de ces manifs restent suspects. La Cour des Comptes a sèchement allumé la Sécu, lui reprochant un vrai foutoir dans le remboursement des transports des malades. Cela va de l’utilisation abusive de transports par ambulances qui coûtent un bras à la Sécu, à la prise en charge de plusieurs personnes en même temps, ce qui est louable au niveau environnement et économie d’énergie mais ce qui l’est moins, c’est de facturer séparément et donc plusieurs fois la même course, sans oublier de tempsen temps la facturation de courses fictives, le gonflement des kilométrages, etc. L’imagination est prolixe en la matière… Pourtant il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont : une course en taxi même à 40 ou 50 euros pour aller chercher un malade à l’hôpital revient infiniment moins cher qu’une journée à l’hosto de plus, sans nécessité médicale, de ce même malade, à plus de 1000 euros la journée !

 

- D’accord Victor. D’autant plus d’accord que toute fraude à la Sécu est payée par tout le monde. Voler la Sécu, ou la Caf, c’est me faire et te faire les poches… Mais c’est aux fonctionnaires de ces organismes de se bouger le cul ! Les taxis, il faut pourtant qu’ils gagnent leur vie. Le prix de la bagnole, le prix de la licence, le prix des carburants…

 

- Eh ! Oh ! Loulle, quand j’aurais le temps, je pleurerais sur leur sort. C’est une profession devenue archaïque, protégée par un numerus clausus. Faire rouler une grosse bagnole pour un seul client, c’est une aberration aussi bien économique qu’écologique. Ils encombrent les rues, ils polluent pour un service cher et souvent mal rendu. Mais ils se tiennent, constituent un lobby puissant et ont jusqu’ici toujours réussi à bloquer toute concurrence, que ce soit les taxis collectifs et même les vélos taxis ! Et puis, enfin, la vocation de la Sécu – que nous payons tous – n’est pas d’assurer le chiffre d’affaire ou même la survie d’une profession.

 

- T‘as pas l’air de les aimer Victor.

 

- Pas du tout. Je m’en fous complètement. Mais j’ai pas mal voyagé dans le monde et je peux te dire qu’on se déplace beaucoup plus facilement à Istanbul, avec les « dolmüs », à Beyrouth, avec les « services », et même à Bombay, avec les « rickshaws ». Et pour beaucoup moins cher…

 

- Eh ! Prépare-toi à une autre galère avec les manifs des curetons…

 

- Mouais… On en reparlera Loulle. En attendant, mets ma tournée. Et pas du vin de messe !

 

Duodi 22 Nivose 221


Merci à Chimulus

09/01/2013

SINE MENSUEL : La presse et le fric

sine-mensuel-16.jpg

 

Il est en kiosque depuis mercredi dernier 2 janvier 2013. Si vous l’aviez oublié par suite de cuite récurrente, cela vous sera pardonné. Et Robert est toujours là ! Même s’il répapie un peu en se croyant toujours en 2012. Tè ! Voilà sa première « zone » de l’année :


« 2 janvier 2012

C’est parti mon kiki, j’ai entamé ma 85e année ! C’est tartignole d’être vieux. C’est con. Ça n’a aucun intérêt. C’est pas vrai qu’on acquiert une certaine sagesse. On a plutôt tendance à radoter. Malgré tous nos efforts tendant à ralentir l’inexorable déchéance, on devient moche. On est perclus de douleurs. On est saturé de médicaments. On perd la mémoire. On ne bande plus. On porte des lunettes. On a de fausses dents. On devient chauve et sourdingue. On grossit. On s’avachit. On a un double menton. On a plein de rides. On est fatigué dès le réveil. On se lève quatre fois la nuit pour pisser. On perd l’appétit. On a moins envie de picoler. On ne peut  plus gambiller. Notre sex-appeal est dans nos chaussettes.

Le dessus de nos mains est tavelé de taches brunes du plus vilain effet.

Si je peux vous donner un conseil, ne vous pressez pas d’y arriver, et si vous entendez quelqu’un vanter les mérites de la vieillesse n’hésitez pas et foutez-lui un bon bourre-pif de ma part !

Bravo à mon pote Jacques Tardi qui vient de refuser la Légion d’honneur ! C’est pas si courant ! N’est-ce pas Wolinski ?

À mercredi prochain ! »


T’es pas vieux Bob ! La vieillesse, c’est plus grave quand c’est dans les boyaux de la tête que dans la viande qui s’avarie peu à peu !


Décadi 20 Nivose 221

 

08/01/2013

SOCIETE PROTECTRICE DES RICHES : APPEL AUX DONS

riche sur son pognon Lardon.jpg

 

 

Durement frappées par la crise, certaines banques ainsi que de nombreuses entreprises du Caca-rente sont «obligées» de licencier du personnel. Les banques ont parait-il des difficultés de trésorerie ! Et ces pauvres riches sont obligés de s’exiler. Ah ! Il y a bien des malheureux dans ce monde…

 

Salaires annuels de certains dirigeants :

Le président du géant des cosmétiques L'Oréal, Jean-Paul Agon, a touché en 2010 10,7 M€, Bernard Arnault (LVMH) et Carlos Ghosn (Renault) 9,7 M€, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) 9,5 M€, Franck Riboud (Danone) 7,7 M€, Maurice Lévy (Publicis) 6,2 M€, Christophe Viehbacher (Sanofi-Aventis) 6,1 M€, Arnaud Lagardère (groupe Lagardère) et Henri de Castries (Axa) 4,9 M€ et Lars Olofsson (Carrefour) 4,8 M€.

Ces chiffres sous-évaluent la rémunération totale puisqu'ils n'incluent pas le complément de retraite dont ils bénéficient presque tous sans informer sur leur coût pour l'entreprise. 

 

 

Grille des Salaires mensuels en France républicaine :

·                    Infirmière : 1.500 euros pour le bien-être et la santé de nos vies

·                    Instituteur : 1.600 euros pour préparer à la vie

·                    Militaire en Afghanistan : 1.700 euros pour risquer sa vie

·                    Pompier professionnel : 1.800 euros pour sauver des vies

·                    Médecin : 5.000 euros pour maintenir en vie

·                    Sénateur : 19.000 euros pour profiter de la vie

·                    Ministre : 30.000 euros pour nous pourrir la vie

 

Voilà l’échelle des valeurs républicaines et humaines en France.

 

Salauds de pauvres, vous n’avez pas honte de mettre en péril la goinfrerie médéfienne ?

 

Salauds de retraités, vous n’avez pas honte d’être encore là ? Allez ! Dans la rue ! Comme cette nonagénaire abandonnée devant les urgences d’un hosto…

 

Eh ! François, qu’est-ce qu’il y a de marqué sur le fronton de toutes les mairies ? Liberté (fliquée), égalité (ben voyons !), fraternité (entre gougnafiers qui se goinfrent puis désertent et portent le pognon qu’ils nous ont piqué en Suisse, Belgique, Grande-Bretagne, Luxembourg, Pays-Bas, autant de paradis fiscaux à l’intérieur de l’Union européenne).

 

Bon. On les sort les fourches ? On la ressort Louisette ?

 

salaires riches,salaires pauvres

 

Nonidi 19 Nivose 221


Illustration: merci à Lardon et à Soulcié

07/01/2013

Au Bistro de la toile : Loulle demande la nationalité russe !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing…La bière a augmenté. Ras les aliboffis de toutes ces taxes.

 

 

- Eh ! Loulle, si t’en a marre de casquer dans « ce pays de merde », t’as qu’à faire comme tout le monde : demande la nationalité russe ! Dans cette « belle démocratie » tu pourras ouvrir un autre rade comme celui-ci. Et même si tu n’as que la clientèle du gros Gégé, avec ce qu’il picole, tu pourras vivre !

 

 

- En voilà une idée qu’elle est bonne !

 

 

- Mais il te faut apprendre à dire l’essentiel dans cette langue : « таверне пить » qui se prononce « taverne pit’ » et qui veut dire « A boire, tavernier » ! Au fait, tu sais pourquoi on appelle ton antre de perdition un « bistro » ?

 

 

- Ben, non ??? 

 

 

- Ça vient, parait-il, du temps de l’occupation de Paris par les Ruskofs après la pâtée du Corsico à Waterloo. Dans les estaminets, les tavernes et autres rades, ces grands soiffards, pour se faire servir plus vite, gueulaient « быстро » qui se prononce « bistro » et veut dire « vite » ! Les  cosaques sont partis, mais le nom est resté !

 

 

- Ouais ! Super ! Ben, avec ça j’ai les bases : je peux demander la nationalité russe. Je ne suis pas plus con que Depardieu ou la mère Bardot, non !

 

- Faut tout de même être « ami » avec ce grand démocrate de Poutine… Le gros Gégé pourra lui demander de libérer ses collègues artistes des Pussy Riot, embastillés pour crime de lèse-Poutine. Il sera satisfait de savoir que les (faibles) impôts qu’il paiera (13%) agrémenteront quelques bonnes œuvres de Poutine : augmentation du traitements des Tchéquistes, les tueurs du régime, mais aussi des bourres matraqueurs de jeunes, des procureurs, des juges à la solde de son pote qui laissent taper sur les femmes, les vieux, les gosses. Il sera plus près de son pote Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie, protégé de Poutine et autre grand démocrate, soupçonné entre autres exploits, d’être impliqué dans l’assassinat de la journaliste Natalia Estemirova. Il sera plus proche aussi de son autre grand pote Islom Abdouganievitch Karimov, président-patron de l’Ouzbékistan, sans cesse réélu depuis 1990 à des scores compris entre 88,1% et 100%. Parmi les réjouissantes caractéristiques que lui attribue le news magazine américain Newsweek, Karimov est accusé de faire bouillir les gens jusqu’à ce que mort s’ensuive. Avec des carottes, des navets et quelques épices, voilà quelques idées de rapprochement culinaires. Le pire crime qui lui est attribué est d’avoir fait massacrer plusieurs centaines de manifestants pacifiques à la mitrailleuse lourde à Andijan, le 13 mai 2005.

 

- Ouais mais tout de même, Dipardiou n’est pas responsable de ces saloperies.

 

- Il n’en est pas responsable, mais il les cautionnent et en tant que Français très connu, cette attitude salie la France entière.

 

- Bof. Donnons aux choses l’importance qu’elles ont. Ce sont les canards laquais qui en font des tas, détournant ainsi l’attention des bons cons des vrais problèmes (chômage, magouilles, guerre scolaire qui s’annonce, etc.) Après tout Victor, Dipardiou n’est qu’un acteur…

 

- Tu as raison Loulle. Gégé n’est qu’un acteur, et qu’un acteur de cinéma. Autrement dit rien. Rien que de la poudre aux yeux. Je prétends que n’importe qui peut faire « acteur » de cinéma. N’importe qui. Toi. Moi. Il suffit d’avoir la chance d’être dans le milieu, par hasard, par coucheries, par filiation, par notoriété acquise ailleurs. Regarde les chanteurs, les chanteuses, et tous et toutes les fils et filles de. Les scènes ne durent que quelques secondes. Elles sont refaites le nombre de fois qu’il faut.

 

- Tout de même Victor, Gabin, Ventura, et même Depardieu, étaient ou sont de sacrés acteurs !

 

- Bof… Gabin a toujours fait du Gabin, Ventura du Ventura et Gégé du Depardieu. Au lieu de se glisser dans la peau du personnage qu’ils incarnent, ils modulent ce personnage à leur image. C’est tout. Les acteurs de théâtre, là, c’est autre chose.

 

- Bon. A la nôtre. Vodka ? Gospodine…

 

- Niet gospodine. Tovaritch !

 

 

Octidi 18 Nivose 221


Merci à Chimulus

 

 

06/01/2013

Ouiquinde gastronomico musical !

bouche mange femme.jpg

 

 

Ouiquinde gastronomico musical !

 

Nicooooole

Nicooooole

La bouff’ c’est pas de la bricooole

Notre amour atteint de hauts niveaux

Surtout quand tu me fais la têêêtee

Mais la têteee de veau.


J'aime manger les langoustines

 Le foie gras et le cassoulet

J’adore aussi les aubergines

Pourtant je n’oublierai jamais…

 

Nicooooole

Nicooooole

La bouff’ c’est pas de la bricooole

Notre amour atteint de hauts niveaux

Surtout quand tu me fais la têêêtee

Mais la têteee de veau.

 

Quand tu me fais de la blanquette

De la daube ou de l’aligot

J’ai le cœur et la tripe en fête

Oui mais ce qui me rend dingo…

 

Nicooooole

Nicooooole

La bouff’ c’est pas de la bricooole

Notre amour atteint de hauts niveaux

Surtout quand tu me fais la têêêtee

Mais la têteee de veau.

 

Un week-end d’amour à Venise

A Jonquières ou à Pujaut

Procurent des heures exquises

Mais moi ce qui me rend barjo…

 

Nicooooole

Nicooooole

La bouff’ c’est pas de la bricooole

Notre amour atteint de hauts niveaux

Surtout quand tu me fais la têêêtee

Mais la têteee de veau.

 

tete de veau nez langue.jpg

 

Septidi 17 Nivose 221

 

Photos X - Droits réservés


05/01/2013

Ouiquinde érotico culturel avec Alfred de Musset

belle noire.jpg

 

 

Gamiani ou deux nuits d’excès


Chantez, chantez encor, rêveurs mélancoliques,
Vos doucereux amours et vos beautés mystiques
Qui baissent les deux yeux ;
Des paroles du cœur vantez-nous la puissance,
Et la virginité des robes d’innocence,
Et les premiers aveux.

Ce qu’il me faut à moi, c’est la brutale orgie,
La brune courtisane à la lèvre rougie
Qui se pâme et se tord ;
Qui s’enlace à vos bras, dans sa fougueuse ivresse,
Qui laisse ses cheveux se dérouler en tresse,
Vous étreint et vous mord !

C’est une femme ardente autant qu’une Espagnole,
Dont les transports d’amour rendent la tête folle
Et font craquer le lit ;
C’est une passion forte comme une fièvre,
Une lèvre de feu qui s’attache à ma lèvre
Pendant toute une nuit !

C’est une cuisse blanche à la mienne enlacée,
Une lèvre de feu d’où jaillit la pensée ;
Ce sont surtout deux seins
Fruits d’amour arrondis par une main divine,
Qui tous deux à la fois vibrent sur la poitrine,
Qu’on prend à pleines mains !

Eh bien ! venez encor me vanter vos pucelles
Avec leurs regards froids, avec leurs tailles frêles,
Frêles comme un roseau ;
Qui n’osent du doigt vous toucher, ni rien dire,
Qui n’osent regarder et craignent de sourire,
Ne boivent que de l’eau !

Non ! vous ne valez pas, ô tendre jeune fille
Au teint frais et si pur caché sous la mantille,
Et dans le blanc satin
Les femmes du grand ton. En tout tant que vous êtes,
Non ! vous ne valez pas, ô mes femmes honnêtes
Un amour de catin !

Alfred De Musset

 

Sextidi 16 Nivose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

03/01/2013

Propos de réveillon...

bonne annee Ceno.jpg

 

 


Proverbe : 
Si  au crépuscule 
Tu as quatre testicules 
Ne te prends  point pour Hercule... 
C'est quelqu'un qui t'encule ! 

Les 4 miracles de la femme : 
- Elle peut  mouiller sans toucher d'eau 
- Elle peut saigner sans se blesser
- Elle peut donner du lait sans manger d'herbe  
Mais  surtout, elle peut casser les couilles sans y toucher... 

Pensée : 
Les hommes sont comme... les pruneaux. 
Tu  les suces le matin et  ils te font chier toute la journée. 

Retour de soirée
4 h du  matin...  Yvan rentre au domicile conjugal un peu torché... 
-  Putain, elle ne va pas encore être contente, je vais déjà me faire un jus de citron pour masquer l'odeur d'alcool... 
Le matin,  Sonia l'engueule :  
- t'as encore bu comme un trou hier !, t'es  rentré complètement naze ! 
- Mais euh.... non, comment peux-tu  dire ça ? 
- Le canari, écrasé dans le presse-citron, il s'est  suicidé ??? 

Histoire de couple
Un homme et sa femme  s'affairent dans le jardin derrière la maison. 
Le mari dit à sa femme : 
- OUAH .... ton derrière est aussi large que le barbecue !!!  
La femme ignore la remarque désobligeante.  
Le soir venu, le  couple est au lit et l'homme commence à se coller à sa femme.
Elle le  repousse et lui dit calmement : 
- Si tu penses que je vais  faire chauffer le barbecue juste pour une si petite saucisse, tu te  trompes !!! 

Les 7 nains
Les 7 nains qui vont voir le  Pape : 
nous avons trois questions à vous  poser, mais on  préférerait que ce soit Simplet qui les pose.
- Aucun problème,  répond le Pape, je t'écoute Simplet .. 
- Votre Sainteté, est-ce  qu'au pôle Nord, il y a des bonnes sœurs ? 
- Oui Simplet,  au pôle Nord il y a des bonnes sœurs.  
- Est-ce qu'au pôle  Nord, il y a des bonnes sœurs noires ? 
- Oui Simplet, au pôle  nord il y a des bonnes sœurs noires. 
- Votre Sainteté, est-ce  qu'au pôle nord il y a des bonnes sœurs noires et naines ? 
- Ah non Simplet, il n'y a pas de bonnes sœurs noires et naines. 
A ce moment-là, les 6 autres nains crient en chœur : 
Simplet y s'est fait un pingouin ! Simplet y s'est fait un pingouin,  

Une femme chez le dentiste
Juste au moment ou le dentiste se penche vers une patiente pour la soigner, il sursaute.
- « Excusez-moi, Madame, mais ce sont mes testicules que vous tenez dans votre main....
- Je sais, répond la patiente : Nous allons tous les deux faire bien attention de ne pas faire mal à l'autre. 
D'accord ? »

 

 

Quartidi 14 Nivose 221

 

Illustration : merci à Céno 

01/01/2013

Je VŒUX 2013

voeux chat deluck.jpg

 

 

Je nous souhaite non pas une bonne année, c’est trop restrictif, mais de BONNES ANNEES !

 

Je nous souhaite que notre viande – pas celle qui nous nourrit, celle qui nous constitue - soit saine. Enfin, la plus saine possible.

 

Je nous souhaite que nos cervelles fument bien.

 

Je nous souhaite que la bouffe soit bonne, abondante et variée.

 

Je nous souhaite que notre très large soif  puisse toujours s’étancher avec les meilleurs de nos vins.

 

Je nous souhaite que l’amitié, la générosité, la tolérance nous réchauffent.

 

Je nous souhaite que l’amour nous fasse chanter la viande dans une lumière bleue où crépitent des étincelles d’or.

 

Je nous souhaite à tous, nous les Humains, poussières d’étoiles ou fiente du cosmos, des palanquées de bonheurs.

 

Le bonheur, toujours furtif, dont on s’aperçoit – comme disait Prévert - qu’il existe au bruit qu’il fait lorsqu’il s’en va.

 

Bonnes années et longo maï.

A l’an qué vèn

E qué si sian pas maï, o men siguèn pas mens !


Duodi 12 Nivose 221


Illustration: merci à Geluck

31/12/2012

Epatez vos amis avec un repas de réveillon original : bouffez du riche !

dali cannibalisme 2.jpeg

 

 

Prenez un riche bien gras et dodu. De la variété française, c'est les mieux nourris. S'il se fait rare, achetez-le (ou mieux, chassez-le) en Belgique, en Suisse, en Angleterre, à Monaco. Du fouteux (mais c'est filandreux), du showbizzeux (mais c'est gras et ça a un gout de coke prononcé), du patron. Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque, à égalité avec l’Exiléfiscal, surtout celui du genre Pigeonvautour-déserteur-fiscal. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop durs à cuire.


Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer. Coupez lui immédiatement les génitoires s’il en a : les laisser donne mauvais goût à la viande.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer ces morceaux dans une marinade faite de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

Et bon réveillon !

 

dali cannibalisme.jpeg

  Illustrations Salvator Dali - Centre Pompidou 


Primidi 11 Nivose 221

29/12/2012

Ouiquinde de fin d’année classé X : Ô cul passion !

cul N&B.jpg

 



Femme, à ton cul ce jour, je voudrais rendre hommage,
Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.
Tes divines rondeurs de Vénus callipyge
Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma tige.
Je t’imagine donc en accorte soubrette,
Petit tablier blanc et très courte jupette,
Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,
Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.
Tu te penches en avant pour allumer ton four,
Ta croupe qui se tend soulève tes atours,
Me révélant ainsi l’affriolant spectacle
De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.
Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions
A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.
Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,
Mouvement lancinant appelant la caresse.
J’ai les mains dans le dos, mais ma bouche est active,
Avec les dents j’abaisse ton string décoratif,
Mon nez fouille tes poils, hume, grume ta raie
Ma bouche se ventouse au petit trou doré,
Qui orne la forêt de ta ligne médiane.
J’aime son goût amer, d’absinthe et de gentiane,
J’admire l’abricot de ta vulve enflée,
Qui s’ouvre et qui se fend pour mon engin gonflé,
Saoulé de tes humeurs, envoûté de tes goûts,
Je laisse enfin ta fente et me remet debout.
Tu te cambres et présente ta croupe en offrande,
Brûlant fourreau de chair pour ma bite qui bande.
Les mouvement mutins du petit œil de bronze
Qui s’ouvre et qui me dit : « j’attends que tu m’enfonces »,
Un peu d’huile d’olive ou mieux d’huile d’argan
Pour y pouvoir entrer comme un doigt dans un gant
J’enfonce enfin ma queue dans ton lotus ouvert,
Et je rentre, et je sors de ton volcan de chair.
La chaleur de ton cul me fait monter aux anges,
Nos corps ne font plus qu’un, nos humeurs se mélangent
Se lâchent, se reprennent en un ballet d’amour.
Notre désir atteint le point de non retour,
Aux grands coups de boutoir sur ton cul de ma queue
Tu réponds en ouvrant ton œillet délicieux,
Ma queue sort, ma queue rentre,
Une douce chaleur irradie tout mon ventre
Je vais bientôt jouir, je le sens dans mes couilles,
Tu roucoules et tu geins, ton cul aspire et mouille,
Nous perdons la notion de ce qui est autour,
Le plaisir nous submerge en un long cri d’amour,
Et mon foutre brûlant se répand dans ton antre
En un feu d’artifice au soleil de ton ventre. 


 

cul,amour



Nonidi 9 Nivose 221


Photo X - Droits réservés

27/12/2012

« Normalou » chez les louchebems de Rungis.

normalou mange.jpg

 

 

- Ah ! Lesieumic président, nous sommes flattés que vous aimiez la tripe. Vous larlépem le louchebem ? Non ? C’est le parler des bouchers, monsieur le président. Aussi incompréhensible aux profanes que le sabir de vos énarques ! Enfin, nous sommes heureux que vous aimiez le lorpic, la charcutaille, la bonne cochonnaille bien de chez nous. Et aussi, nous sommes fiers que vous acceptiez de jaffer la tête de veau  avec des loufs comme nous, comme le faisait un de vos célèbres prédécesseurs, corrézien lui aussi !

 

- Ah ! Mes amis (le président, inquiet, regarde à droite, à gauche, derrière lui. De solides gardes du corps seulement. La redoutable Valérie n’est pas là). Quel bonheur ! Je suis des vôtres. Aheueueu…

 

- Le président s’assoie parmi les bouchers, une accorte lamfé du lafécaisse lui noue une grande serviette à carreaux rouges et blancs autour du cou, et la fête commence. Deux louchebems sortent de la grande bassine fumante un drap noué en baluchon et l’égouttent dans la rigole. Dans un nuage de vapeur odorante, ils posent la tête de veau sur une large table. Tandis qu’on décore le chef fumant de persil dans les oreilles et les narines, le patron des louchebems, le ventre opulent barré d’un grand tablier (encore) blanc se prépare à officier. En quatre coups sonores sur son fusil, il donne à son couteau de découpe le tranchant idéal et attaque. Les joues souples et grasses qui fument et tressautent, le dedans du palais, la langue et la glotte, les viandes délicates, mousseuses, du cou, les oreilles craquantes, les muscles des bajoues, les yeux aux muscles si délicats. Enfin le bonheur des gourmets : la pointe du museau avec les trous de nez qu’il offre au président dont les yeux brillent !

 

Normalou, sans faire d’histoire, pique à la fourchette dans le plat, travaille du laguiole et s’enfourne de belles portions de viande gélatineuse. Les louchebems lui font une ovation. Le côtes du Rhône coule à flot et bientôt toute l’assemblée entonne à pleine voix ce morceau de bravoure : « La femme qui pète au lit… » :

 

« La femme qui pète au lit

Connait quatre jouissances

Elle bassine son lit

Elle soulage son ventre

Elle entend son cul qui chante,

Dans le silence de la nuit.

Elle entend son cul qui chante

Elle emmerde son mari ».

 

Bon. C’est peut-être pas vrai, mais ça pourrait l’être. On n’en sait rien puisque les journaleux n’étaient pas acceptés à cette visite de Rungis…

 

A la nôtre !

 

 Septidi 7 Nivose 221


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22/12/2012

Ouiquinde érotique à…Bugarach !

femme poulpe.jpg

 

 

Ils étaient partout les flics, les pompiers, les tracassés des neurones aussi. Et ils empêchaient les « findumondistes » de s’approcher du mont. Moi, dans une autre vie, j’y ai coupé et aussi planté des centaines d’arbres sur les pentes menant aux cathédrales de pierre du Bugarach. Et j’ai donc pu, sans problèmes autres que la difficulté de la marche et de l’escalade, grimper  jusqu’au sommet du mont devenu l’un des plus célèbres du monde. J’ai attendu la nuit. Et alors, Elle est arrivée.

 

La soucoupe volante. Elle s’est tenue, sans bruit, au-dessus de la plateforme rocheuse où je dégustais un vieux vin des Corbières. Pas métallique la soucoupe. Diaphane plutôt. Des formes vibrantes. Et, sans savoir comment, je me suis retrouvé  chez Eux. Parmi Eux. Ils ressemblaient à des scarabées brillants. Ils étaient quatre. Ils parlaient comme des tuyaux bouchés, mais je les comprenais parfaitement. Ils m’ont invité à bord de leur soucoupe. C’était plein de lumières étranges, rougeâtres, vertes, jaunes. Pas de cadrans, mais des signes incompréhensibles pour moi qui se formaient et se succédaient sur les parois de la soucoupe. Les scarabées m’ont fait asseoir sur rien. Et je tenais. Il y avait là-dedans une odeur délicate, légèrement musquée. Lorsqu’ils se parlaient, les odeurs changeaient et des couleurs différentes allaient de l’un à l’autre à partir de leurs antennes. Ils m’ont mis sur la tête un casque comme une tête de hanneton. Avec des antennes. Et je comprenais leur langage. C’étaient des idées qui passaient de l’un à l’autre. Des idées globales, non formulées par un langage, mais directement attachées à un concept.

 

Puis on est parti. Il n’y avait pas de hublot comme dans nos avions. Mais je voyais tout très distinctement à travers les parois qui semblaient des rideaux diaphanes de lumière translucide. J’ai vu tout le Bugarach comme en plein jour. Et pourtant c’était nuit. Puis j’ai vu toute l’Aude, jusqu’à la mer. Avec le Canigou et les Pyrénées immaculés. Puis la France, l’Espagne, toute la Méditerranée. Puis j’ai vu la Terre toute bleue, toute belle, séduisante comme les yeux de velours de ma Lionne. Les hannetons me souriaient avec leurs sourires de hannetons. On a fait un petit tour de Terre, un petit tour de Lune, on s’est approché du Soleil.

 

C’est alors que je L’ai vue. Elle me regardait en tournant vers moi ses quatre visages. Oui. Quatre visages, comme les gigantesques statues du Taprohm, à Angkor, au Cambodge. Elle avait sur ces quatre faces tous les attributs des femmes de chez nous. Du moins c’est ainsi que je La percevais. Et donc huit seins, huit bras, huit jambes, quatre sexes. Elle ressemblait à…une sorte de poulpe merveilleuse. Follement attirante. Sa chair translucide laissait apparaître des impulsions électriques de couleurs merveilleuses. Bleue, rouge, verte, jaune. Dans toutes les nuances. Un peu comme ces étranges créatures des grands fonds marins. Elle m’a pris dans ses…, comment dire. Bras ? Jambes ? Non plutôt tentacules. Et ces contacts sur la peau, loin d’être répugnants, étaient d’un érotisme torride. Mélange de chatouilles délicieusement insupportables et de frissons. Puis elle a empalé l’un de ses sexes sur mon engin tendu comme un obélisque. Ses mouvements délicieux m’élevaient vers des sommets de plaisirs inconnus et insoupçonnés. A chaque va et vient, elle changeait de sexe, m’offrant à chaque fois des sensations autres. Ses pensées pénétraient ma tête éblouie comme autant de caresses musicales, entre la Petite musique de nuit de Mozart et le Boléro de Ravel. Alors, j’ai laissé éclater en elle mon énorme plaisir en un feu d’artifice de bonheur. J’ai alors sombré dans les bras de ma Polyaphrodita céleste.

 

Je l’ai rêvée si fort…que mes draps s’en souviennent.

 

VictorAyoli

 

Duodi 2 Nivose 221


Illustration X - Droits réservés

21/12/2012

M’ame Michu et M’ame Chazotte : la P.M.A.

vamps.jpg

 

 

- Ben alors M’ame Michu, v’z’êtes pas parti au Bugarach ? Pour la fin du monde ?

 

- Oh ! Moi, la fin du monde, c’est P.M.A…

 

- P.M.A. ? S’que vous voulez dire par ça ?

 

- Ben, PMA, c’est un mot qu’on entend tout le temps en ce moment. Je suppose que ça veut dire « Plus de Mon Age » !

 

- Ah ! Ben ça, effectivement, c’est plus de votre âge. Il y a longtemps que vous avez les œufs clairs. Ça se voit à votre moustache… Mais non M’ame Michu, PMA, ça veut dire « Procréation Médicalement Assistée ». C’est pour les bonnes femmes qui veulent faire des marmots sans hommes…

 

- Ben ça alors ! Sans homme ? C’est comment qu’elles font alors ?

 

- Ben, au lieu d’écarter les cuisses sous un homme, elles les écartent devant un toubib qui leur enfonce une seringue dans le…, dans la…, enfin, dans la chatte quoi. Et avec cette seringue, il leur met au fond du…, de la…, bref, au fond, du sperme congelé.

 

- Congelé ? Ben, ça alors… Il le passe au micro-onde j’espère. Ça me fait penser à mon cousin Elie, qui fait la vache à lait en Ariège. Les intellos de la chambre d’agriculture lui ont dit que pour être moderne, faut faire l’insémination artificielle…

 

- Eh ben ! C’est ça la PMA M’ame Michu. Mais au lieu d’être fait sur des vaches, c’est sur des femmes !

 

- Ben ça alors ! Je me rappelle ces pauvres vaches. Elles avaient l’air bien triste quand le type de la camionnette verte arrivait, avec sa blouse. Il leur soulevait la queue puis enfonçait une sorte de seringue dans le…, dans la…

 

- Ouais, compris. Là, c’est pas une chatte, c’est le tunnel sous la manche (la manche de l’inséminateur bien sûr !)

 

- Et des fois, M’ame Chazotte, la vache, elle lui chiait sur la manche à l’inséminateur ! Et ça lui coûtait cher à Elie. Et ça ne marchait pas à tous les coups, et les vaches n’étaient pas heureuses… Alors Elie, il a acheté Topino à la foire aux bestiaux de Pamiers.

 

- Topino ? Qu’es aco ?

 

- Topino, c’est un superbe taureau ! Et je peux vous dire que les vaches à Elie, elles ont repris goût à la vie ! Un sacré gaillard le Topino…

 

- Finalement, ces bonnes femmes qui veulent faire un bébé toute seule, elles feraient bien de revenir à une méthode qui a fait ses preuves. A l’ancienne. Ce ne sont pas les Topino hommes qui manquent pour un coup vite fait bien fait, sans engagement et, pourquoi pas, rémunéré ! Si ça les dégoutent vraiment plus qu’un toubib qui leur file une seringue dans le…, dans la…, elles n’ont qu’à boire quelques canons et fermer les yeux ! Finalement entre elles et les vaches du cousin Elie, les plus bêtes ne sont pas celles auxquelles on pense…

 

 

Primidi 1er Nivose 221

 

Photo X – Droits réservés

20/12/2012

Réforme : les banquiers se bidonnent…

banquiers banksters.jpg

(Ça peut se chanter sur l'air des "rois mages en Galilée!) 


Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ils ont d’abord bouffé notre pognon

En spéculant jusqu’au dernier quignon

Après ils ont fabriqué une crise

Mettant l’Etat et les gens dans la mouise

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Sarko leur a filé plein de milliards

Pour qu’ils puissent se goinfrer de caviar

Creusant pour eux un abyme de dettes

Qu’il a évidemment mis sur nos têtes

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Puis l’Elysée valant bien une messe

Le « Normalou » nous a fait des promesses

« Mon ennemi, dit-il, c’est la finance !

Votez pour moi, je sauverais la France. »

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Il nous a concocté une réforme

Mais c’est les banquiers qui l’ont mise en forme

Ils se bidonnent, pour eux c’est la vendange

Pour ces salauds, soyez-en sûr, rien de change

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

Décadi 30 Frimaire 221

 

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