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17/08/2016

Au bistro de la toile : on s’arrange entre amis lorsqu’on fait partie de la Caste des Riches…

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- Alors Victor, qu’est-ce qu’il se passe d’un peu croustillant et caché pendant qu’on nous bourre le mou avec les bourrins des Jiho ?

- Tiens, il y en a une d’histoire qui n’est pas mal. Elle concerne notre grand argentier, le ci-devant Michel Sapin.

- Celui qui rigole toujours en nous prenant nos sous ?

- Celui-là même. Notre ami Abies pectinata ?

- Qui c’est çuilà ? Abies pectinata !… teng, tu fais dans le latin maintenant Victor ?

- Ben ouais quoi, c’est une réminiscence de quand j’étais bûcheron : sapin, l’arbre, c’est un abies et il peut être pectinata, c’est-à-dire pectiné ou encore amabilis, aimable.

- Bon. Revenons à notre maître des sous des autres. Qu’est-ce qu’il a fait ?

- Il se comporte comme un oligarque, un de ces privilégiés de cette bande qui détient tous les pouvoirs, qu’ils soient politiques ou financiers et se partagent la gamelle. Par exemple, il vient d’embaucher – discrètement – comme « conseiller » un jeune « retraité ». Pas n’importe qui : le dénommé Thierry Aulagnon, énarque. Celui-ci avait déjà été son directeur de cabinet de 1992 à 1993 alors que Sapin était ministre des finances du gouvernement de Pierre Bérégovoy, ce socialiste adulé des riches pour avoir dérégulé les marchés, permettant ainsi à la finance d’asseoir son pouvoir sur l’économie et de transformer la bourse en casino. Le ci-devant Aulagnon, fort de son carnet d’adresses et des réseaux qu’il a pu se constituer à Bercy, est ensuite allé pantoufler chez l’assureur privé GAN, au poste de directeur général, puis est passé à un poste de haut dirigeant à la Société Générale.

Bercy est un panier à crabes pourri par l’idéologie ultralibérale. Ainsi les directions du Trésor et du Budget s’entourent de « banques conseil » qui profitent de leur position pour inspirer des réformes ou décisions favorables au monde de la finance ou au contraire pour étouffer dans l’œuf des réformes ou décisions contraires aux intérêts de ce même monde de la finance (voir la calamiteuse réforme bancaire à minima, ainsi que la création d’une entité bidon, la BPI, inexistante sauf pour les dépenses somptuaires de son siège !). Être agréée « banque conseil », c’est une sinécure ! Les places sont chères et font l’objet d’une débauche de concurrence feutrée entre établissements : avoir l’oreille du « Trésor », c’est avoir la main sur les manettes de l’État. Ces « banques conseils » sont écoutées par les haut fonctionnaires de Bercy avec d’autant plus d’intérêt que – outre leur identité de vue ultralibérale – ceux-ci espèrent bien en retour de celles-là de confortables situations de pantouflage à leur sortie de Bercy ! Ben voyons, ça vaut des millions leur influence dans les rouages de l’État et leur carnet d’adresses ! Le ci-devant Aulagnon en est l’exemple caricatural.

- Faut croire qu’il est compétent le mec…

- Espérons ! Manquerait plus qu’il soit une branque en plus. Mais la discrétion de Sapin s’explique par le fait que son poulain surfe allègrement avec des palanquées de « conflits d’intérêts » comme ils disent. Pour tenter d’éviter toute embrouille, Abies amabilis a envoyé une bafouille étrange à tous ses collaborateurs, avec des consignes strictes disant en substance que pour l’ensemble des questions concernant la Société Générale, Thalès, BPCE, Air-France-KLM et les sociétés We share bonds et MAB Finances, des entreprises auxquelles Thierry Aulagnon a été lié d’une manière ou d’une autre, les collaborateurs devront absolument l’ignorer et éviter de lui communiquer toute information.

- À quoi ça sert un collaborateur auquel on ne fait pas confiance ? Ça sert à quoi de le payer, grassement?

- Si Abies Sapin est si prudent, c’est parce qu’il marche sur des œufs. Mais des œufs à un prix exorbitant : 2,2 milliards d’euros.

- Fatche. Et c’est quoi cette montagne de thunes ?

- Ça remonte à l’affaire Kerviel, le mec qui aurait fait perdre 5 milliards à la Société Générale, sans que les plus hauts dirigeants ne soient au courant ! Faut pas nous prendre pour plus kon qu’on est… Et voilà où on retrouve le susnommé Aulagnon Thierry, alors ponte de la pôôvre banque « victime » de son salaud de salarié ! Parce que la banque, considérée comme « victime », a bénéficié de not' bon coeur, à travers Bercy qui a refilé à la Société Générale 2,2 milliards de crédit d’impôts. Aulagnon – qui était aux affaires de la S.G. et donc bénéficiaire au moment de cette fabuleuse ristourne – se retrouve maintenant dans le camp de ceux qui ont payé.

- Si c’est casqué on peut toujours s’aligner…

- Pas sûr Loulle. Pas sûr. Parce que cette affaire doit trouver son épilogue le 23 septembre par la décision en appel du tribunal de Versailles. Et que les largesses de Bercy étaient assorties d’une condition sine qua non : que la justice n’épingle pas les défaillances de la banque dans la faillite de ses mécanismes de contrôle. Ce que la Commission bancaire avait pourtant fait en juillet 2008 en condamnant la "SG" à une amende de 4 millions d’euros pour des "carences graves du système de contrôle interne". Ce qui fait que la S.G. risque d’avoir à rembourser ces 2,2 milliards.

- Position délicate pour le ministre qui embauche un personnage que l’on pourra soupçonner d’avoir joué contre l’institution à laquelle maintenant il émarge !

- Bof. Dan ce milieu, ce n’est pas la vergogne qui les étouffe. Ils bouffent sans états d’âme à tous les râteliers. La classe dominante n’est pas homogène, elle compte des catholiques, des protestants, des juifs. Et des sensibilités politiques diverses, de la gauche socialiste à l’UMP, en passant par le centre. C’est la même caste, la même mafia, ils sortent tous du même moule, se connaissent, se cooptent dans les conseils d’administration, se côtoient dans leurs clubs privés et passent allègrement du public au privé et vice-versa.

- Voilà donc des gens qui ont une éminente conscience de leur classe, qui sont solidaires quand la mode est à l’individualisme, qui sont organisés et mobilisés, qui défendent énergiquement leurs intérêts. Il faut suivre leur exemple ! Faisons comme eux. Battons-nous !

- Exact Loulle. Conclusion : il est temps de nettoyer les écuries d’Augias…


Illustration: merci à Chimulus


15/08/2016

Alors, ce Brexit, ç’est pour aujourd’hui ou pour demain ?

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Décidément, Albion ne tient pas à déroger à sa réputation de perfidie… J’ai entendu hier soir, dans une machine à bruits, que la nouvelle première ministre britannique compte respecter le vote de ses concitoyens, c’est-à-dire quitter l’Union Européenne. Mais pas avant… la fin 2019 ! Non mais de qui elle se fout la Miss May ?

De tout le monde. De ses électeurs d’abord, puis de ses ex-partenaires de l’U.E. ensuite et surtout. Ses électeurs, c’est le peuple, le grand oublié, toujours. Méprisé par les « zélites », ignoré par les me (r) dias, taillable et corvéable à merci, chair à trimer pour les vampires de la City. Et ce peuple a fait mentir toutes les pitoyables Pythies en votant pour la sortie de l’Europe, synonyme – hélas, trois fois hélas – d’austérité, de perte de souveraineté au profit d’une oligarchie cooptée et non élue, d’alignement sur le moins-disant social, de mépris des urgences écologiques et surtout de régression démocratique. Quel gâchis.

Elle invoque, Miss May, le flou politique engendré par les élections, en 2017 tant en France qu’en Allemagne. Elle invoque des difficultés technico-administratives, comme si les milliers de technocrates grassement payés de Bruxelles n’étaient pas capables de résoudre ces problèmes d’intendance. Elle se rend surtout compte que son pays dégringole : recul de la livre sterling, croissance en baisse, marché de l’immobilier qui plonge, baisse de la consommation sans oublier les maquereaux de la City qui toussent. Alors elle prend du temps pour négocier au mieux des intérêts de son pays, c’est-à-dire enfiler aussi profond que possible ses ex-partenaires européens. Dont certains s’y prêtent volontiers, offrant leur oigne en bénitier !

Parmi ceux-ci, on compte, évidemment l’Allemagne, complice ultralibérale de la Grande-Bretagne et vassale docile des États-Unis. Celle-là avait cédé et entraîné ses partenaires, de gré ou plutôt de force, à céder aux demandes les plus inconsidérées de Cameron, avant le référendum, afin de conforter sa position anti Brexit. Pendant ce temps, cette même Allemagne écrasait cyniquement sous ses bottes cloutées la Grèce en lui imposant des purges austéritaires insupportables. On s’écrase devant les banksters de la City et on écrase le peuple grec, poussant son président à capituler et à perdre la face. Et que dire de Hollande, va-t’en guerre en pantoufle, qui s’est écrasé dès sa première rencontre avec Frau Merkel, initiant ainsi une longue série de trahison de ses promesses électorales.

Ce ramdam autour de la sortie de la Grande-Bretagne cache le véritable problème de l’Europe devenue une colonie allemande. Ceci ne l’oublions pas, à cause de la faiblesse et du renoncement politique de la France. Frau Merkel à la baguette mène l’orchestre et la danse européenne, mais avec une musique exclusivement allemande. Avec des effets désastreux pour les nations de l’U.E. sauf… pour l’Allemagne.

Son économie est prospère ? Oui mais elle est basée sur l’exploitation éhontée de la main-d’œuvre des ex-pays de l’Est, sous payée, supportant des conditions de travail « à la chinoise ».

Elle exporte ainsi ses produits industriels avec le label « made in Germany » alors qu’ils sont souvent faits ailleurs, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, etc. et seulement assemblés voire juste étiquetés en Allemagne.

Elle fout en l’air l’industrie laitière et l’élevage des autres pays européens, en industrialisant l’agriculture, exploitant là encore la main d’œuvre détachée de ses marches de l’Est.

Ses décisions en matière de politique internationale sont catastrophiques, comme toujours lorsqu’elle se laisse griser par sa puissance.

Ainsi elle a étranglé et humilié la Grèce avec une brutalité et une morgue qu’on croyait rangées aux poubelles de l’Histoire.

Ainsi elle a ouvert toutes grandes, avec une effarante stupidité, les portes de l’Europe à une immigration sans limite… pour ensuite faire marche arrière.

Elle est allée (Frau Merkel) négocier la gestion des immigrés du Moyen-Orient - de sa propre initiative sans mandat ni même concertation de ses partenaires européens - avec le dictateur Turc Erdogan qui s’est fait une joie de lui imposer ses diktats.

Elle négocie avec la Chine ses seuls intérêts, s’implique en Ukraine comme un toutou docile des Yankees, donnant toutes facilités à l’Otan pour provoquer le voisin Russe, elle pousse à la roue pour signer au plus vite l’horreur économique qu’est le traité Tafta.

Mais elle se garde bien de s’impliquer dans les problèmes du Moyen-Orient et de l’Afrique, laissant la France s’épuiser par son effort militaire bien solitaire au profit pourtant de toute l’Europe.

Qui peut faire face à cette Allemagne à volonté hégémonique ? Comme le montre l’Histoire, seule la France est en mesure de le faire. Dès lors, l’avenir de l’Europe dépend en grande part de nous.

Encore faut-il que nous le voulions et donc que nous nous débarrassions de cette caste politique ayant amplement prouvé son incompétence, sa lâcheté, sa cupidité.


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08/08/2016

Annulation des fêtes de l’été : le couillemollisme triomphant !

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Les feux d’artifice, fleurs nocturnes de l’été, sont supprimés les uns après les autres. Risques d’incendie ? Non, couillemollisme triomphant.

Des festivals de jazz, des fêtes votives, des marchés festifs annulées. Mauvaises météos ? Non, couillemollisme triomphant.

Et voilà maintenant, cerise sur halva, Martine Aubry qui « suspend » la grande braderie de Lille ! Risque grave d’attentat ? Peut-être, mais surtout couillemollisme triomphant. Il est vrai que c’est de famille chez la maire de Lille : son père ne « les » a pas eues suffisamment gonflées pour se présenter à une élection présidentielle largement gagnable…

Pourquoi cette débandade (c’est le mot juste) générale ? La peur panique d’un attentat. C’est le syndrome de Nice. Ce risque existe-t-il réellement ? Il serait stupide de le nier, mais est-il si important qu’il faille tout annuler ? Transformer l’été français en un sombre été saoudien ? Faut-il arrêter de rire, de faire la fête, de se rencontrer, de boire quelques canons ensemble, d’assister à une manifestation que des organisateurs souvent bénévoles ont mis des mois à préparer ? Par peur de quoi ? D’un camion fou comme à Nice ? D’un fou d’allah suicidaire ? Ces risques existent, évidemment. Mais la réponse des responsables – l’annulation de ces manifestations – consacre le triomphe de ceux que l’on dit combattre : les nazis de l’état islamiste, d’al quaïda ou autres sectes se réclamant de l’islam.

Chaque annulation de fête doit être… fêtée avec force « alaouacbar » chez les barbus ! Fêtée comme autant de victoires. Parce que le couillemollisme de nos responsables assure leur triomphe ! Chaque couillemolliste devient un complice de fait des assassins enturbannés. Et chaque marche blanche, chaque Marseillaise plus bêlante que virile ânonnée par des cortèges éplorés sonnent comme des victoires pour nos ennemis. Face à un ennemi gouverné par la violence primaire, la compassion est une faiblesse mortelle.

Le Festival d’Avignon et ses foules joyeuses, les Fêtes de Bayonne, la Féria de Nîmes, etc. ont eu lieu sans problème. Parce que les autorités locales « les » avaient bien pendues et qu’elles ont pris les mesures de base les plus évidentes, pas comme à Nice.

Les déambulations de militaires en treillis camouflé, armés jusqu’aux dents, dans les rues, le long des plages, sont-ils réellement utiles ? Dissuasifs pour les uber-terroristes ? Pas sûr. Des équipes très mobiles genre « voltigeurs de Pasqua », avec un chauffeur de moto tout-terrain et un passager armé d’un Famas, prêt à défourailler sans état d’âme, seraient plus redoutés par les uber-terroristes. Parce que le danger, il ne vient pas, il ne vient plus de l’extérieur, mais de chez nous. Il est le fait de terroristes made in France, des autoentrepreneurs du massacre en quelque sorte. Si guerre il y a, c’est une guerre civile. C’est effrayant, mais c’est comme ça. Le travail, c’est sur le renseignement qu’il faut le faire. Et sur les réseaux sociaux. Facebook ne met pas deux heures pour supprimer de ses pages tout ce qui ressemble à un nichon ou à un cul, mais serait incapable de détecter les sites islamistes et de supprimer les sites appelant au meurtre ? Allons, allons… Foutons en taule pour quelques jours le directeur pour la France de cette multinationale yankee, et ça facilitera leur compréhension du problème !

Pour en revenir à la suppression des fêtes de l’été, il coûterait moins cher de, lors de manifestations festives prévues longtemps à l’avance, de mettre en place des blocs de béton pour empêcher l’irruption du camion ou de la voiture assassine. De même les abribus devraient être protégés par de solides arrêts métalliques ou en béton. Ça ne coûte pas cher. Quant aux rues adjacentes, il faut investir dans des plots métalliques escamotables. Et., etc. Ça coûte du pognon ? Et alors ? On est en guerre ou pas ?

Après ça on entend les pleureuses "économistes" se désoler du fait que « les touristes étrangers boudent la destination France ». Ben voyons. Avec un Président et un Premier ministre qui proclament à tous vents que « La France est en guerre », avec ces militaires qui font penser à des troupes d’occupation, avec ces flics armés de flingues sur les plages, il faut vraiment qu’ils nous aiment les étrangers pour « risquer leur vie » en venant dans un pays que l’on s’escrime à décrire comme étant à feu et à sang…

Banzaïe !


Illustration: merci à Savignac

06/08/2016

Si tu vas... z'à Rioooo !

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Si tu vas à Rio

N'oublie pas d'prendre ton Epo

N'oublie pas tes seringues

Ta valis' de poutchingues

Ton urine de rabio

 

Pour que tu gagnes

Il faudra que tu te magnes

Et pour sabler le Champagne

Faudra être un vrai bestiau

 

La concurrence

Elle fait pas dans l'abstinence

Plutôt dans les biosciences

Pour être première au poteau

 

Si tu vas à Rio

N'oublie pas d'prendre ton Epo

N'oublie pas tes seringues

Ta valis' de poutchingues

Ton urine de rabio

 

Les Olympiades

Une vaste mascarade

Avec de faux camarades

Cornaqués par des kapos

 

Et sur l'estrade

Des sourires de façade

Avec des fanfaronnades

Lorsque montent les drapeaux

 

Si tu vas à Rio

N'oublie pas d'prendre ton Epo

N'oublie pas tes seringues

Ta valis' de poutchingues

Ton urine de rabio

 

Vois, bien à droite

Un pays que l'on exploite

Une présidente démocrate

Victime d'un coup d'état

 

Fait par Temer

C'est le nom d'l'usurpateur

Sa devise d'affameur

C'est « Plus pourri que moi tu meurs »

 

Si tu vas à Rio

N'oublie pas d'prendre ton Epo

N'oublie pas tes seringues

Ta valis' de poutchingues

Ton urine de rabio

 

J.O carnaval

Une escroquerie mentale

Qui rapportera que dalle

Mais qui va couter un bras

 

Aux cariocas

Mais va goinfrer de pesetas

Les margoulins du coca

Du macdo de la vodka

 

Ne va pas à Rio

Ne tombe pas dans le panneau

Car derrière le sport

Y a le fric pour les sponsors

Et les gangsters du CIO

 

VictorAyoli

 

 

Photo X - Droits réservés

09:46 Publié dans Actualités, humour, Musique, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jo, rio

05/08/2016

Au bistro de la toile: Les sabres et les goupillons

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- Alors Loulle, quoi d’important dans l’actualité ?

- Ben, pour l’instant, la Une des canards, c’est surtout les Jeux Olympiques. Puis les chasseurs de Pokémons. Par contre, complètement sorti de l’actualité : les attentats et les rapprochements entre Cathos et Moslims.

- Donnez aux peuples du pain et des jeux ! Encore que du pain, est-ce vraiment nécessaire ? Revenons donc sur ce qui est sorti des lucarnes à décerveler et des canards laquais : les spectaculaires rassemblements œcuméniques.

- T’en connais des jolis mots toi Victor : « Au cul, mais nique » !

- Œcuménique Loulle. Ça veut dire selon Le Robert : « Qui rassemble des personnes ou des idéologies différentes ». C’est ce qui s’est passé avec les catholiques conviés à participer à la prière du vendredi dans quelques mosquées et, réciproquement, ces quelques centaines de musulmans qui sont allés à la messe du dimanche. C’est un rapprochement intéressant Loulle. Mais dans lequel il y a du bon et du moins bon.

- Commençons par le bon ».

- Le bon c’est évidemment que lorsque des gens se parlent, font quelques pas les uns vers les autres, essaient de se comprendre, c’est excellent. Et ça marque un changement conséquent des mentalités. Ça veut dire que l’islam est désormais reconnu dans la France « fille aînée de l’église ». Le croissant fait ainsi son entrée chez nous parmi les cadors de ces névroses collectives que sont les religions, ces pansements de l’esprit, ces opiums des peuples comme disait un moustachu célèbre. Le positif, c’est la volonté ainsi affichée des Français de culture musulmane de rejeter le terrorisme islamique, comme leurs autres concitoyens. Ce qui coupera l’herbe sous les pieds de ceux qui estiment que les musulmans sont complices passifs ou non des terroristes puisqu’ils ne les dénoncent pas. Et renverra à leurs humeurs bilieuses tous les membres souffreteux de la tribu des « Pada-Malgam ».

- Mouais. Tout ça, ce sont des mots Victor. Concrètement ça veut dire quoi ?

- Mao disait que « les révolutionnaires doivent être dans le peuple comme des poissons dans l’eau ». Pour choper les poissons, il y a deux solutions : ou on vide toute l’eau, c’est ce que préconisent les tarés à front de bœuf qui taguent « la valise ou le cercueil », ou on chauffe l’eau, ce qui cuit les poissons ! Et l’eau sera sacrément chaude pour les terroristes salafistes si les tous Français de culture musulmane font leur devoir de citoyen en signalant aux autorités compétentes de la République les imams douteux, les jeunes qui dérivent, les organisations dangereuses. Ce n’est pas de la balance, mais simplement de la citoyenneté républicaine bien comprise. Et l’eau sera bouillante si, dans le cadre de l’état d’urgence, les flics pourrissent la vie des gros trafiquants de drogues comme de tous ces petits délinquants et dealers qui sont le terreau des recruteurs salafistes. Les perquises à toute heure du jour et surtout de la nuit, c’est pas bon pour les affaires ça ! Puis, après un temps de pression, proposer aux caïds une sorte de patches : « vous nous débarrassez définitivement des connards salafistes et on fermera un peu les yeux sur votre bizness ». C’est pas très orthodoxe, mais c’est efficace. À la guerre comme à la guerre.

- Ça se défend. Et le mauvais ?

- Le mauvais, c’est que les dévots culs-bénis de tous bords, qu’ils portent la croix, le turban ou la kippa, ont un ennemi commun : la laïcité. Ils se haïssent, s’entre-tuent depuis des siècles mais ils sont prêts à se donner la main dans une alliance de circonstance pour jeter à bas cette expression de la tolérance, de l’intelligence, de la Raison qu’est la Laïcité. Voilà le danger Loulle. Il ne faut pas donner aux religions une importance qu’elles n’ont pas. En France, 40 % se déclarent sans religion, sans dieu, athée. C’est la majorité, trop silencieuse. Et moins de 30 % se déclarent croyant pratiquants. Alors ça file sérieusement les boules les tentatives de ce faux-cul de Valls de rétablir une forme de concordat pour les musulmans, et – horreur intégrale – de faire financer la construction des mosquées par des fonds publics.

- T’as raison Victor. Ça me faciliterait énormément le transit intestinal que mes sous, de quelque manière que ce soit, finance une quelconque religion… Et puis, concernant le manque de lieux de culte pour les musulmans, il n’y a qu’à leur permettre de prier dans des endroits existants et dont c’est la vocation : les églises !

- Alors ça Loulle, c’est une excellente idée ! Il existe en France des milliers de lieux dévolus aux manifestations spirituelles, dans chaque village, dans chaque ville, ce sont les églises. Ces lieux appartiennent aux municipalités - donc à la collectivité - qui en assurent l’entretien avec les impôts de tous les citoyens. Il est donc non seulement anormal mais profondément injuste que ces bâtiments superbes, nombreux, toujours idéalement situés ne servent qu’à une partie de la population, à l’exclusion de tous les autres qui pourtant paient ! Pourquoi ne pas en faire officiellement des lieux de rencontre œcuméniques, loués aux différents cultes, avec obligation d’en laisser l’aspect et la décoration telles qu’ils sont actuellement. Les chrétiens utilisent ces bâtiments presque uniquement le dimanche, jour de leur seigneur, les juifs pourraient donc les utiliser le samedi, jour de leur sabbat, les musulmans le vendredi, jour de leur grande prière. Il reste encore quatre jours, pour les bouddhistes, les animistes mais aussi les agnostiques et les athées. Oui, les athées – les plus nombreux en France, ne l'oublions jamais !!! - ont eux aussi droit à leur lieu de rencontre, de discussion, de réflexion, de cérémonie éventuellement. Tiens, moi par exemple, lorsque je vais casser ma pipe, j’aimerais bien que mes amis se réunissent en un lieu digne, beau. J’aimerais qu’ils boivent les meilleurs crus de ma cave en ma mémoire, j’aimerais qu’ils chantent des chansons à boire et même des chansons grivoises comme si j’étais là ! Mais où faire ça ? Les églises reconverties en lieux de spiritualité œcuméniques feraient parfaitement l’affaire !

- Extra Victor. Allez, à la nôtre !


Illustration: merci à Chimulus

 

 

 

 

02/08/2016

TAFTA gueule à la récrée !

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En voilà une nouvelle qu’elle est bonne : il semblerait que le très exécré TAFTA aie du plomb dans l’aile ! Pourquoi ? Parce que les peuples, tant d’Europe que des États-Unis n’en veulent pas. Et que nous sommes en période électorale des deux côtés de l’Atlantique. Or, les politiciens ne respectent les volontés des peuples que lorsqu’ils ont besoin de leurs voix pour parvenir au pouvoir. Si bien que, en France par exemple, le président dit qu’en l’état des choses, la France ne signera pas les accords, même si Frau Merkel, dont le pays est ligoté aux États-Unis, poussée aux fesses par Obama, voudrait que l’U.E. signe ces accords scélérats avant la fin de l’année. Mais ses électeurs ne sont pas d’accord et les manifestations anti-Tafta qui ont perturbé la récente venue d’Obama outre-Rhin doivent lui donner à réfléchir. Ils étaient quelque 35 000, selon la police, à Hanovre au mois d’avril à demander l’abandon du traité de libre-échange. C’était la veille de la rencontre entre Barack Obama et Angela Merkel, lesquels s’entendent très bien sur le dossier. Ils ont pourtant du mal à convaincre les citoyens et les politiques, que ce soit en Europe ou aux USA, où les rangs des opposants au traité transatlantique grossissent.

Il n’est pas inutile, encore et encore, de dénoncer la nocivité de ce projet d’accord. TAFTA, on connait maintenant. C’est ce traité de vassalisation de l’Union Européenne – donc de la France – aux États-Unis. Vassalisation économique s’entend, les vassalisations politique et militaire étant depuis longtemps réalisées avec l’Otan. Ainsi, en matière d’agriculture par exemple : si TAFTA est signé, on abandonne le mécanisme de régulation des marchés. Les prix plongent. Les Américains, eux, sont protégés par le Farm Bill. Ici en Europe, que ce soit en matière de lait, de céréale ou de viande, tout accord avec les USA ferait plonger les prix et ne protégerait pas les producteurs. Sortons de l’épouvantail du poulet aux hormones lavé à l’eau de javel et regardons les choses en face : que pourront faire les fermiers, les éleveurs français et européens avec leurs productions « raisonnables » face aux gigantesques usines à fabriquer de la barbaque étasunienne ? C’est dans de véritables fermes usines - les feedlots - que sont produites 95 % de la viande bovine aux États-Unis. Des parcs d’engraissement industriels au sein desquels les considérations de « bien-être animal » liées à la production de viande sont beaucoup moins prégnantes qu’en France et en Europe. Les dés sont pipés.

Au-delà de cela, les mécanismes de règlement privé des conflits entre les multinationales et les États, seront utilisés pour attaquer des lois protectrices de l’environnement, les lois sociales et les lois de santé publique. Un des points les plus contestés de ces « accords », c’est l’établissement de tribunaux privés chargés de régler les litiges entre multinationales et États. Cette privatisation de la justice, au seul profit des entreprises et au détriment des peuples et des États qu’ils se sont choisis, est scandaleuse. Elle est rejetée par toutes les populations formant l’U.E.

Dans les faits, à travers de telles juridictions privées, composées d’avocats d’affaires et de juristes au service des entreprises, les multinationales peuvent attaquer un gouvernement qui, prendrait, par exemple, des décisions contre le tabagisme, et réclamer des sommes fabuleuses pour « compenser » leur manque à gagner. Juridictions sans appel possible. Depuis qu’ils ont eu connaissance de ces horreurs ultralibérales les peuples de l’Union Européenne font entendre leur voix farouchement contre. À tel point que le gouvernement français a annoncé, à plusieurs reprises, son opposition à ces juridictions privées, menaçant même de refuser de signer TAFTA si ces tribunaux privés étaient retenus. On ne peut que se féliciter de cette fermeté.

Sauf que, par ailleurs, la France prône tout le contraire à l’intérieur même de l’Europe ! Il existe quelque 200 traités bilatéraux régissant le commerce entre les membres les plus anciens de l’Europe et ceux qui ont été récemment intégrés. Bruxelles souhaite – à raison – supprimer tous ces traités, vestiges d’autres temps et incompatibles avec le droit européen. Mais plusieurs pays de l’Union – dont la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande – se disent d’accord pour abroger ces traités obsolètes à condition de sauvegarder le mécanisme de règlement des différends investisseurs-États qui est une juridiction arbitrale privée vers laquelle les entreprises peuvent se tourner au lieu des tribunaux nationaux ! C’est exactement le mécanisme farouchement combattu dans le TAFTA ! Les arguments avancés sont exactement ceux du lobby patronal « Business Europe »

On peut légitimement se demander pour qui travaille le gouvernement : pour les citoyens et les consommateurs français ou pour les multinationales ? Il est vrai que François, le Rantanplan de la politique, nous a depuis longtemps habitués à faire l’exact contraire de ce qu’il proclame.

Mais si le TAFTA a du plomb dans l’aile, ce plomb est tiré depuis l’autre côté de l’Atlantique : en effet, les deux candidats à la succession d’Obama, Hillary Clinton et Donald Trump, se sont prononcés contre le TAFTA. Pour cela, ils ont regardé les résultats catastrophiques de l’ALENA, ces accords équivalents au TAFTA mais pour le continent américain, qui ont généré des millions de chômeurs tant aux USA que dans les autres pays de l’accord, au profit des multinationales.

La défense des multinationales ne fait pas une élection. Alors « Ouate Inde Scie ». Mais ne nous leurrons pas : si ce TAFTA est enterré, il reviendra dans quelques années, sous une autre forme, mais avec un fond équivalent.


photo X - Droits réservés

 

24/07/2016

Ouiquinde gastronomique: Les pavés de sandre au beurre rouge.

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Connaissez-vous le sandre ?

Un poisson carnassier assez facile à prendre

Pour mon ami Alain, ce pirate du Rhône

Qui, parfois, fanfaronne

En m'apportant, heureux, l’œil frisant de plaisir

Plusieurs de ces poissons qu'il me laisse choisir.

Un autre mien ami m'a offert la recette

Qui va faire du sandre un prince de l'assiette :

C'est les pavés de sandre en sauce au beurre rouge.

Hum ! J'en ai déjà les moustaches qui bougent !

Prenez un beau poisson d'environ un kilo

Dont il vous faut lever les filets et la peau,

Détaillez en portions de 150 grammes

Mais si c'est en peu plus, n'en faites pas un drame.

Pour cuire le poisson, il y a deux écoles :

Au cuit-vapeur pour ceux qui ont du cholestérol,

Ou bien au four avec sel, poivre du moulin,

Un demi verre d'eau, comme pour le colin,

Recouvrez l'appareil d'une feuille d'alu

Mais enfin, ce n'est pas un besoin absolu.

Four à 180 et cuisson 20 minutes

Et attaquez la sauce sans perdre une minute.

Dans une casserole, réduisez à feu vif

Un flacon de vin rouge de Saumur-Champigny

Musclé de deux cuillers de vinaigre de vin.

Réduisez des deux-tiers ce mélange angevin.

Ciselez finement deux belles échalotes

Mais pas des hollandaises, c'est de la camelote.

Ajoutez-les alors à votre réduction

Ainsi qu'un pot de crème. Tournez sans componction.

Incorporez deux hectos de beurre ramolli

En le montant au fouet, comme pour l'aïoli.

Assaisonnez le tout par le sel et le poivre

Puis passez l'appareil dedans une passoire.

Servez avec fierté, juste après l'apéro,

Nappé de sauce rouge, votre sandre bien chaud

Que vous dégusterez en bonne compagnie,

Accompagné bien sûr de Saumur Champigny.

Cessons pour aujourd'hui ces contes culinaires

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

D'un grand vin rouge ou blanc de nos terroirs de France

Synonyme d'amour, plaisir et abondance.

 

Illustration X - Droits réservés

 

23/07/2016

Ouiquinde érotique avec Charles Collé et les sourires d'en-bas.

bouche-chatte.jpg

 

 

La marchande de cons

Je vends des cons,
Bruns, noirs et blonds,
Châtains-mêlés,
Gris-pommelés,

 

Rasés,
Frisés,
Barbus,
Crépus,
Tondus,
Dodus,

 

Et peu fendus.

J'en ai d'unis
Á juste prix ;
D'autres garnis
De clitoris,

 

Qui vont
Au fond

 

Et vous le font !

Je vends des cons,
Bruns, noirs et blonds,
Châtains-mêlés,
Gris-pommelés,

 

Rasés,
Frisés,
Barbus,
Crépus,
Tondus,
Dodus,

 

Et peu fendus.

Je garantis
Qu'ils sont petits,
Et, dans tout temps,
Je les reprends,

 

Quand les gens

 

Les trouvent trop grands !

Je vends des cons,
Bruns, noirs et blonds,
Châtains-mêlés,
Gris-pommelés,

 

Rasés,
Frisés,
Barbus,
Crépus,
Tondus,
Dodus,

 

Et peu fendus.

 

 

 

Charles Collé

 

21/07/2016

Tour de France : L'Ennui, maillot jaune !

Bobet Izoard.jpg

 

Je suis accro. Au tour de France. Lorsque j'étais miston, j'étais Bobet ou Rivière appuyant comme un fada sur les pédales de ma vieille cranque. Mes potes étaient Kubler ou Van Stenberguen, certains osaient même être Fausto Copi, le dieu ! Les résultats du jour étaient affichés dans tous les bistros du pays. Il n'y avait pas la télé mais on écoutait, béats, les retransmissions s de Georges Briquet. J'ai vu Bobet gagner à Avignon, sur les Allées de Loulle, devant Malléjac, après avoir battu tous ses concurrents dans la montée du Ventoux. Plus tard, jeune journaliste, j'ai suivi de près le drame de Simpson crevant sous le soleil menteur de ce même Ventoux et j'ai eu la chance et l'honneur de boire des canons avec Antoine Blondin. Bref, j'ai toujours été accro à cette formidable aventure qu'est le Tour de France.

Eh bien depuis plusieurs années, le Tour me gonfle les aliboffis. Pire, il m'emmerde profondément tellement il est devenu soporifique, prévisible, sans surprise. Heureusement il reste ce formidable survol de notre beau pays, et des pays limitrophes visités. Au fait, et si le Tour, je veux dire la course, n'était plus qu'un prétexte pour faire découvrir au monde entier les paysages somptueux de notre beau pays, filmés avec des débauches de moyens, nous faire découvrir des lieux discrets, retrouver des stars du paysage français comme le Mont-St-Michel, les Gorges de l'Ardèche ou le Mont-Blanc, les grandes cathédrales, les châteaux chargés d'histoire, s'extasier devant la beauté intimidante des grandes montagnes, lieux mystérieux entre tous, où se forgent les légendes.

Oui mais… Et la course ?

Le Tour, c'est aussi et surtout une grande caravane publicitaire, un outil gigantesque de bourrage de crâne commercial camouflé derrière un raout folklorique et festif. Pourquoi pas ? Mais le sport la-dedans ?

Le sport ? La course ?

Elle se résume à une confrontation plus ou moins virulente entre quelques équipes qui sont des machines de guerre au seul service du lideur, du chef. Il y a celles qui jouent en première division, les Sky de Froome, les Astana de Nibali, la Tinkoff de Contador et. Puis il y a les autres...

Les Sky, c'est l'équivalent en budget (20 millions) de celui de l'Agence mondiale antidopage (AMA) ! Astana, c'est 15 millions et l'appui d'un pays à la morale « pittoresque », le Kazakhstan dont la capitale se nomme...Astana ! Quant à Tinkoff, elle appartient à un bankster milliardaire russe...

Ces équipes sont là pour gagner, pas pour soulever l’enthousiasme, encore moins pour faire rêver. Le Tour, pour eux, c'est du business. Il faut gagner, et tous les moyens sont bons.

Les moyens organisationnels : embaucher les meilleurs coureurs qui doivent dès lors, moyennant des salaires conséquents, renoncer à toute ambition sportive individuelle pour se mettre au service exclusif de leur lideur. Ces machines à rouler tuent la course en neutralisant toute tentative de bagarre. C'et ce qui se passe dans tous les cols, c'est ce qui se passe même sur les étapes de plat où les machines à rouler se mettent au service du sprinter maison. Et puis ces sordides « oreillettes » qui enlèvent toute initiative aux coureurs...

Plus de grandes chevauchés solitaires, plus de Koblet tenant – seul - à distance, pendant 140 kilomètres une meute de poursuivants ayant nom Bobet, Coppi, Ockers, Kubler, excusez du peu, lors d'une étape de légende entre Brive et Agen. Plus de Fausto Coppi et de Gino Bartali arrivant au pied des Alpes avec 30 minutes de retard sur le maillot jaune et prenant le maillot le soir. Plus de Bobet attaquant dans Vars, soutenu dans la Vallée du Guil pat son fidèle Deledda parti dès le départ de Gap, puis réussissant une formidable chevauchée solitaire, survolant les terribles cols de Vars et d'Izoard.

Maintenant, on s'emmerde…

Les moyens physiologiques : on se demande pourquoi ces gaillards sportifs jeunes, en pleine forme, ont besoin d'être suivis par des escouades de « médecins »... Le soupçon (??!!) de dopage est toujours là. Comme dans tous les sports professionnels d'ailleurs, football, tennis, rugby, athlétisme et autres. Pourquoi les autobus des grosses équipes sont-ils protégés par des vitres fumées et fermés comme des coffre-forts ? Les voleurs ayant toujours une longueur d'avance sur les gendarmes, beaucoup de traitement sont indétectables. Les « médecins » sont là pour faire en sorte que les coureurs « traités » respectent les périodes d'incubation, que les « traitements » se fassent dans des périodes précises avant les courses. Pas vu, pas pris. Et seuls les crétins se font prendre. Et pas question de balancer ! Sinon les lendemains seront durs pour la balance. Pareil pour les anciens champions s'ils ne veulent pas être éjectés du milieu qui est toute leur vie... Quant aux médias, les journalistes « sportifs » restent désespérément discret à ce sujet…

Les moyens techniques : Cette année, il y a commissaires à moto qui, paraît-il, détectent au moyen d'étranges tablettes, les éventuels moteurs électriques. Il est vrai que cette année, on n'a pas encore vu Froome faire comme l'an passé, dans la montée vers la Pierre-Saint-Martin, lorsqu’il a démarré comme s'il avait une mobylette ! Comme il l'avait fait au Ventoux en 2013. Ça donne à réfléchir. Les vélos peuvent être changés sans contrôle en cours de course. Ils sont rarement vérifiés à l'arrivée où, dans la cohue, il est très facile de remplacer un vélo « motorisé » par un vélo « propre…

Est-ce vraiment nouveau ? C'était mieux avant ? Plus propre ? Ça faisait rêver ? Le rêve n'a plus de raison d'être dans le monde du fric-roi. Et puis soyons honnêtes : où sont les champions, les « campionissimo » d'avant ? La plupart sont...morts, jeunes ! Bobet : mort. Coppi : mort. Koblet : mort. Anquetil : mort. Fignon : mort. Etc. Restent tout de même Poulidor, Thevenet et Mercx. Il faut croire qu'ils sont plus solides que les autres…

Bon. Allez, il n'empêche que je vais regarder l'étape de montagne contre la montre ! On peut toujours espérer…

 

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19/07/2016

Le Frexit ou le fric : conseils d’un cochon de payant au ci-devant président !

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Le ci-devant Valls Manuel, Premier ministre s’est fait confortablement huer lors de la dégoulinante compassionnelle de Nice. Le ci-devant Hollande François, président de la République, plus finaud, a, quant à lui, évité de se rendre à Nice. Pas bon tout ça avant la Mère de toutes les élections, la présidentielle. François, comme Manu, navigue dans les abysses sondagiers. Eh bien moi, simple pékin, je vais vous donner quelques tuyaux pour faire un rebond spectaculaire dans les sondages et remporter confortablement le prochain scrutin!

 

C’est le Brexit qui m’a donné la solution, Camarade président ! Les Britanniques ont réussi, depuis leur entrée dans l’Europe, à se tailler un costard à leur taille : ils ont toute sorte d’avantages et évitent l’essentiel des inconvénients. Peut-on le leur reprocher ? Et, pour éviter le Brexit, les (ir) responsables de l’U.E. ont encore accepté toute de demandes extravagantes de Cameron. Malgré cela, le Peuple britannique a voté pour le Brexit.

 

Partant de ce constat factuel, voilà ce que j’ose me permettre de te conseiller, camarade Président.

 

1er conseil : La France contribue chaque année au budget de l’Union Européenne au niveau de 22,6 milliards d’euros. Elle bénéficie des financements européens au niveau de 14,2 milliards d’euros. Le différentiel est donc de 8,4 milliards d’euros. Premier conseil : François, fait comme Maâme Thatcher en son temps : tape sur la table en gueulant « Je veux récupérer mon pognon ! » comme la dame de ferraille criait « I want my money back ! ». Ce que les Anglais ont obtenu, arguant de leur situation économique difficile de l’époque, tu dois pouvoir l’obtenir, eu égard à la nôtre de situation économique, pas très brillante. Voilà comment récupérer déjà plus de 8 milliards chaque année. Il va de soi qu’il te faut, pour obtenir gain de cause, agiter la menace d’un Frexit, d’un référendum proposant la sortie de la France de l’U.E. Car sans la Grande-Bretagne, l’U.E. peut vivre, mais sans la France, elle est définitivement morte. Alors les milliers d’eurocrates grassement payés de Bruxelles seront autant d’alliés de circonstances pour te soutenir.

 

2ème conseil : La France est le seul pays de l’U.E. (avec les Britanniques, mais ceux-ci sont maintenant hors-jeu) à lutter de manière significative dans le monde contre la menace terroriste qui est présente dans toute l’Europe. Un porte-avions contre les djihadistes, des frappes aériennes en Irak, la traque des terroristes au Sahel, le maintien de la paix en Centrafrique… Avec environ 9 000 hommes déployés en mission à l’étranger, la France est sur tous les fronts et ses « opérations extérieures », ou Opex, ont rarement coûté aussi cher. Indispensable projection de force à l’étranger, elles n’en posent donc pas moins un problème financier des plus épineux au gouvernement par ces temps de disette budgétaire.

Notre République dépense donc son argent (enfin, le nôtre !) pour défendre l’ensemble de l’Europe. Et ça coûte cher tout ça. Les autorités militaires annoncent un budget de 450 millions d’euros. La Cour des comptes dénonce des fantaisies comptables permettant d’arriver à ce montant, mais parle plutôt d’une somme qui dépasse chaque année le milliard d’euros. Cette dépense française étant faite pour le bénéfice de toute l’Europe, il serait normal que l’ensemble des pays de l’Union européenne participe à ces frais de défense. Voilà un milliard de plus à récupérer. On en est déjà à neuf. Eh ! Il n’y a pas de petits profits, ci-devant François ! Mais ce n’est pas tout.

 

3ème conseil : La France, de par son action militaire, expose ses citoyens soldats aux aléas de la guerre : les blessures physiques et morales, les amputations, la mort. On compte actuellement 627 morts et des centaines de blessés, traumatisés a vie. C’est le prix du sang. Il a un coût.

De même, l’action militaire de la France pour défendre l’ensemble de l’Europe en fait une cible pour les attentats. La tuerie de Nice, après celles du Bataclan et des terrasses parisiennes, après celles de Charly Hebdo et du super-casher et d’autres encore ont déjà fait plus de 300 morts. C’est le prix du risque. Il a un coût.

Comment calculer ce coût ? Il serait logique de l’aligner sur le coût du préjudice moral le plus élevé accordé à une victime en France. C’est celui accordé au ci-devant Tapie Bernard. Il est de 45 millions d’euros. Soit pour environ un millier de victimes, une somme de 45 milliards. À réclamer évidemment à l’Europe puisque ces victimes ont laissé leur vie pour la défense de l’U.E.

 

Tiens, prends ta calculette, citoyen président. Ça fait 8 + 1 + 45 = 54 milliards ! Un pactole qui te permettra de supprimer le déficit du pays, de moderniser l’Armée, la Police, la Justice.

 

Il suffit d’agiter la menace du Frexit. Seulement voilà, pour ça, encore faudrait-il en avoir…

 

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18/07/2016

Au bistro de la toile : les Pieds Nickelés font un coup d'Etat !

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- Ben dis donc, Victor. Il s’en passe des choses cet été. Et pas très réjouissantes… Chez nous, c’est l’insécurité qui devient la règle. Avec son cortège de méfiance, de suspicion, de risque de dérives. Chez les Yankees, les argousins se font flinguer et chez les Turcs, les troufions sortent de leurs casernes, font un coup d'État… et se font promptement rembarrer puis embastiller par les partisans du sultan!

 

- C’est vrai que ce coup d'État, ça pourrait ressembler à une franche rigolade s’il n’y avait près de 300 morts et, surtout, une répression terrible qui mène ce pays redoutable vers un régime dictatorial. Si les putschistes ont voulu stopper la dérive islamiste d’Erdogan et son autoritarisme, c’est raté. Leur action brouillonne conforte plutôt le pouvoir autocratique de ce mégalo qui se rêve en sultan d’un Empire ottoman ressuscité ! Leur action manquée suite à la descente dans la rue des partisans d’Erdogan semble prouver, au contraire, que celui-ci bénéficie d’un large soutien populaire – ce qui est vrai puisqu’il a été élu démocratiquement.

 

- D’après les images qu’on nous a montrées, les foules descendues dans la rue contre les troufions putschistes étaient surtout composées d’hommes, jeunes, souvent barbus. Bref, la frange radicale, islamiste du pays. Ça ne fait pas un soulèvement populaire global.

 

- Bien observé Loulle. Ce putsch ressemble à une embrouille menée par des incompétents, par les Pieds Nickelés du coup d'État ! Parce qu’en matière de coups d’État, l’armée turque a pourtant un indéniable « savoir-faire » ! Si bien que si l’on n’est pas trop naïf, on peut légitimement penser que ce putsch d’amateurs a té téléguidé par le pouvoir, organisé par quelques officiers manipulés à leur insu par Erdogan, réalisés par quelques milliers de troufions pas très motivés. S’ils avaient vraiment voulu, les putschistes seraient allés, avant tout, arrêter Erdogan qui était en vacances au bord de la Méditerranée, à Gokcek. Au lieu de ça, ils ont fait vrombir quelques avions dans le ciel d’Istanbul, ont envoyés quelques chars d’assaut sur les ponts et devant l’aéroport et fait diffuser un communiqué à la télé. L’autre, comme s’il s’y attendait, a téléphoné à une chaîne de télé privée, comme par hasard pas occupée par les Pieds Nickelés, et appelé ses partisans à descendre dans la rue au moyen de son téléphone portable. Mort de rire ! Ça pue la manip bien huilée !

 

- Effectivement, ce n’est pas très crédible. Mais enfin, il y a eu tout de même 260 morts.

 

- Et tu crois que ça peut arrêter un dictateur, 260 morts ? Au contraire, ça donne de la crédibilité au putsch. Et c’est ce qu’on appelle dans le langage fleuri des « puissants » des dommages collatéraux… Maintenant, l’islamiste Erdogan a les coudées franches pour détruire toutes les avancées laïques d’Atatürk. Celui-ci, fondateur de la Turquie moderne, laïque, avait fait de l’armée la garante de la Constitution et de la Laïcité. Erdogan veut effacer tout ce qui reste de son illustre prédécesseur. Il a commencé une purge gigantesque dans tout ce qui pouvait lui résister. L’armée est épurée comme il dit, de même que la magistrature. Ne resteront que les officiers de son bord et les magistrats qui lui font allégeance. Les autres sont embastillés par le fait du prince (enfin, du sultan), en attendant d’être passés par les armes, puisque ce grand démocrate - amie de Frau Merkel qui se prosterne devant lui - envisage de rétablir la peine de mort. Quant à la presse, celle qui va avoir le droit de s’exprimer sera obligatoirement sous la coupe du pouvoir. Les journalistes les plus critiques sont déjà en taule… La prochaine étape sera de dissoudre le Parlement et de changer la Constitution afin de légitimer sa prise de pouvoir autocratique sur la Turquie.

 

- Après tout, ça les regarde, les Turcs. On a suffisamment de problèmes chez nous pour s’occuper de ceux des autres.

 

- Ne crois pas ça Loulle. La Turquie est en passe d’entrer dans l’Union Européenne. Merkel, de son propre chef, a promis à Erdogan de supprimer les visas pour les Turcs voulant venir en Europe. Elle pompe notre fric – six milliards – pour le refiler à Erdogan. Elle a fait pression sur le Commission européenne pour accélérer les négociations d’admission de la Turquie. J’espère que les évènements actuels vont définitivement stopper cette ineptie monstrueuse que serait l’entrée de la Turquie – et de ses 80 millions de musulmans – dans l’E.U.

 

- Mouais. Comme dit Memet, mon maçon, Erdogan yok taman ! A la nôtre tout de même. Chéréfé arkadech Victor ! Charab çök güzel !

 

 Illustration: merci à Chimulus

12/07/2016

Au bistro de la toile. Et Vlan ! Sacré Portugais va !

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- Portos nous l'Aramis Athos, dans l'os et sans Vanaos !

- Eh, Victor, les Portos méritaient autant que nous de gagner. Et puis ils sont sympas les Porto, ce sont des frères. Notre vraie victoire, c'est d'avoir remis à leur place les Allemands.

- Eh, Loulle, c'est pas de foot dont je te parle. Mais d'un Portos particulièrement nuisible, le dénommé Barosso.

- C’est un remplaçant ?

- Ne joue pas au kon Loulle, Barosso, c’est ce personnage qui a dirigé la Commission européenne pendant 10 ans, qui a donc eu une influence considérable sur la conduite de la politique et de l’économie de l’Europe. Et ce type a été embauché par la pire organisation de Banksters qui soit, la banque Goldman Sachs. Président « non exécutif » du conseil d’administration de Goldman Sachs International (GSI) et également conseiller auprès de cette pieuvre de la pire finance internationale à Wall Street. Il sera basé évidemment à la City de Londres, avec pour « mission » « d’atténuer les effets du Brexit » pour le compte de ses employeurs.

- Ben ! C’est une belle reconversion.

- Mais un sacré coup de pied dans la crédibilité déjà bien basse de cette Commission européenne qu’il aura fortement contribué à faire honnir par les Européens… Surtout juste après le Brexit. Goldman Sachs continue ainsi, sans vergogne, d’établir sa main mise sur les institutions européennes. Parce que ce poste était occupé jusqu’à mai 2015 par l’Irlandais Peter Sutherland, ex-président du GATT, puis de l’OMC, et ancien commissaire européen à la concurrence.

- Puteng ! Tu voudrais ridiculiser la Commission pour l’éternité, tu ne t’y prendrais pas autrement.

- Mais attend, le Barosso, c’est pas son premier pantouflage. On peut dire qu’il a bien profité de son passage catastrophique à la Commission pour se préparer son beurre. Il est, parmi 22 postes qu’il a accepté, rémunérés ou non, président d’honneur du European Business Summit, une conférence annuelle organisée par le lobby européen des grandes entreprises et membre du groupe de pilotage des conférences Bilderberg.

- Coucou ! Les revoilou ceux-là ! Mais enfin Victor, il n’y a pas de règles dans les rouages de l’Europe régissant ces pantouflages ?

- Mouais… Il a été mis en place, seulement en 2010, un « code de conduite » pour surveiller les pantouflages des anciens commissaires. Mais elles sont très mal appliquées et ne concernent que les 18 mois suivant le départ des intéressés. Or Barosso a quitté son poste à la tête de la Commission fin octobre 2014. Il peut donc faire ce qu’il veut… Et il va mettre ses connaissances des gens influents et des rouages de la mécanique européenne au service de la pire organisation financière qu’il soit, notamment dans le cadre des négociations pour le nouveau statut de la Grande-Bretagne vis-à-vis de l’Europe et de l’accès aux marchés financiers européennes pour les banques de la City. On ne peut être plus traître à sa fonction.

Mais le cas Barosso, s’il est le plus choquant, n’est qu’un parmi d’autres passages du public u privé pour les responsables européens. Ils appellent ça les « portes tournantes », les « revolving doors ». Ainsi en 2014, la députée européenne Sharon Bowles, ex-présidente de la Commission des affaires économiques et financières, un poste clé pendant la crise financière de 2008, a rejoint… la City de Londres, repaire mondial des banksters. Ainsi la Néerlandaise Neelie Kroes, qui était commissaire à la concurrence, puis au marché numérique, durant les mandats de Barroso, est allé « conseiller pour les affaires européennes » la puissante institution étsunienne Bank of America Merrill Lynch… avant d’aller cher la très sulfureuse multinationale yankee de voitures avec chauffeur Uber ! Ainsi le Belge Karel de Gucht, ex-commissaire au commerce, celui qui a lancé les transactions TAFTA en 2013 pantoufle au groupe de télécommunication Belgacom. Et il y en a d’autres…

- Mais qu’est-ce que c’est que ce Goldman Sachs qui semble avoir un tel attrait pour les Eurocrates ?

- C’est simplement ne banque étasunienne. Mais d’une puissance telle qu’elle est, dans le monde ultralibéral actuel, « intouchable », « too bid to fail » comme ils disent. Cette banque est le symbole de toutes les mauvaises pratique de la corporation. Elle est absolument sans vergogne lorsqu’il s’agit de faire de la thune, et tous les moyens lui sont bons. C’est elle qui est à la base de la crise des « subprimes » au États-Unis, cette magouille qui a ruiné des centaines de milliers d’Étasuniens parmi les plus fragiles, et qui a déclenché a crise financière puis économique mondiale. Elle se vantait d’voir gagné 51 millions de dollars en un jour en pariant sur l’effondrement des titre « subprimes » à risques qu’elle avait contribué a créer ! Elle a dans cette embrouille bénéficié de plusieurs milliards de dollars d’aide de la part du Trésor américain ! Pourris jusqu’à la moelle. C’est elle qui a « conseillé les gouvernements grecs de droite pour magouiller leurs comptes afin d’être admis dans l’Euro groupe. C’est elle qui, ensuite, a spéculé contre cette même Grèce au abois. Des crapules intégrales. C’est elle qui jugeait bon de conseiller à la France de baisser tous les salaires du pays de 30 % pour enrayer la crise et de privatiser tous les services publics.

- Et c’est chez ces mafieux que Barosso va travailler ?

- Il n’est pas le seul membre de la pieuvre a sévir en Europe. La plupart des personnes qui ont géré la crise de la zone euro sont passés, ou ont été recrutés par la suite par la pieuvre étasunienne. Ainsi Mario Monti, à la tête du gouvernement italien en pleine crise politique dans la péninsule, fut conseiller international de Goldman Sachs de 2005 à 2011 ; Monti avait lui aussi été commissaire européen à la concurrence de1999 à 2004. Et comme Barroso aujourd’hui, son travail à l’époque consistait à « ouvrir les portes » de l’Europe pour Goldman Sachs. Un autre Italien, Mario Draghi, est également concerné : l’actuel président de la Banque centrale européenne (BCE) fut vice-président de Goldman Sachs International pour l’Europe entre 2002 et 2005. Quant à Lucas Papademos, ex-gouverneur de la banque centrale grecque et ex-premier ministre de la Grèce, il est soupçonné d’avoir joué un rôle de premier plan dans le maquillage des comptes publics de la Grèce, avec la complicité de Goldman Sachs.

- Il est finalement « normal » qu’un type comme Barosso, après avoir bien servi, à la tête de la Commission, les intérêts de cette banque de crapules, aille toucher… ses commissions !

- D’autant plus que le même Barosso, lorsqu’il était premier ministre du Portugal, a été un des plus fervents supports en Europe pour le déclenchement de la guerre de Bush en Irak. Les États-Unis lui doivent bien ça…

- Tous ces « responsables européens ne sont que les marionnettes des lobbies financiers et des multinationales US. Avec ces représentants et cette commission non élue, il n’est pas étonnant que cette Europe, simulacre de démocratie, soit rejetée par les peuples qui la compose. Et ça, c’est criminel, car l’idée européenne est formidable. Mais elle a été laissée aux mains des margoulins, de boutiquiers et des mafias étasuniennes.

- Alors, il faut faire comme les Rosbifs ?

- Certainement pas. Il ne faut pas la quitter, encore moins la casser, mais la refonder, sur une base confédérale, à partir du noyau dur des pays fondateurs, et en mettant en principe économique de base la solidarité à la place de la concurrence « libre et non faussée ».

- Ce qui veut dire renverser la table… Pas évident. A la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

10/07/2016

Ouiquinde gastronomique au Bosphore

 

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Katy

 

J’ai rencontré Katy sur un paquebot turc

Qui reliait Marseille au pays d’Atatürk

Longue, fine, élancée, androgyne et très blonde,

En voyage de noce elle courait le monde.

 

Un regard prometteur longuement échangé,

Deux verres de raki, près du bar, partagés,

Et nous nous retrouvons, sans parole inutile,

Sur le pont, envoûtés, commençant une idylle.

 

Je cueille sur ses lèvres un baiser épicé,

Je roule entre mes doigts ses petits seins dressés

Elle m’offre, cambré, le bas de son échine

 

Et nous faisons l’amour, au rythme des machines

Nous grimpons, enlacés, vers le septième ciel

Croquant à belles dents dans sa lune de miel !

 

 

Les “ Dolma yalanci ” – Les feuilles de vignes farçies

 

Le mari de Katy, un pasteur anglican

Pratiquait avec flegme une juste devise :

“ Mieux vaut une participation sur un volcan

Que l’exclusivité d’une froide banquise ! ”

Nous nous sommes aimés de fougue et d’abondance

De Marseille à Capri, du Pirée à Byzance,

Au hasard des recoins du bateau haletant

Toujours sur le qui-vive et pressés par le temps,

Sur des bâches pliées, sur des tas de cordages,

Mais surtout dans les chaloupes de sauvetage.

Grand, solide et rougeaud, le regard ironique,

Le pasteur buvait sec du rhum de Martinique

Il connaissait les hommes, les femmes et le péché

Et savait que Katy, sa belle amourachée

Lui reviendrait bientôt, et sans perdre la boule,

Sitôt que le bateau atteindrait Istamboul…

Le pasteur généreux, grand seigneur, m’invita

Dans un resto flottant, sous le pont Galata,

Il reprit possession, avec verve et humour

De sa volage épouse, de sa poupée d’amour,

Et la gorge serrée, je dus rendre les armes

Quand Katy me quitta, sans verser une larme…

- Eh ! Victor, ici bas, chacun porte sa croix,

Et souvent, le cocu n’est pas celui qu’on croit !

Il t’a bien fait marron, le serviteur de dieu !

Mais qu’avez-vous mangé comme repas d’adieu ?

- Un plat oriental, les “ Dolma yalanci ”,

On connaît : ce sont les feuilles de vignes farcies.

Tu fais blanchir trente secondes,

Dans de l’eau bouillante et salée,

Des feuilles de vignes que tu émondes

Des nervures et parties talées.

Tu les sèches sur du sopalin

Et tu te bois un coup de vin.

Tu colores un oignon et de l’agneau haché

Dans de l’huile d’olive sans laisser attacher,

Un verre de riz sec, laisse prendre du goût,

Puis recouvre d’un doigt d’eau, citronnée surtout.

Laisse cuire dix minutes, rajoute des raisins

Secs trempés, égouttés, cannelle, pignons de pin,

Sale, poivre, cuis à absorber le liquide,

Vide ton verre plein et plains ton verre vide.

Dispose cette farce sur tes portions de feuilles

Roule-les en cylindres, c’est fait en un clin d’œil,

Et pour ne pas qu’ils s’ouvrent, avec un cure-dent

Tu rapproches les bords et tu piques dedans.

Dans le fond d’une poêle, met ces petits rouleaux,

Un peu d’huile d’olives, un demi verre d’eau,

Et fais cuire à feu doux, vingt minutes à couvert.

C’est un plat délicieux, qui rend les hommes verts !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

JVJ

 

 

Photo X - Droits réservés

 


 

08/07/2016

OTAN : les Charlots en manœuvre !

Blog exempt de fièvre fouteuse !

 

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Après les exercices BALTOPS 16 et Saber Strike 16 qui se sont déroulés du 3 au 19 juin, et impliquaient plus de 6 000 militaires de 15 pays membres de l’Otan, ainsi que des soldats suédois et finlandais ; après les exercices Saber Strike, qui ont réuni 13 Etats, et ont eu lieu en Lettonie, en Lituanie et en Estonie du 27 mai jusqu’au 22 juin, les États-Unis, à travers leur machine de guerre Otan, continuent leurs provocs aux frontières de la Russie. En Géorgie cette fois. Bof. Pas de quoi intimider l’ours russe !

 

Ce vendredi se retrouvent à Varsovie tous les pontes de cette alliance belliqueuse. La présence d’un prix Nobel de la paix, Barrack « Blackbush » Obama, donne à cette réunion des plus grands fauteurs de guerre du monde un côté cocasse ! A note que John Kerry, secrétaire d’état étasunien, rejoint cet aréopage après sa tournée en Georgie et en Ukraine où ils est allé porter la bonne parole « otanienne », laissant entendre notamment à la Géorgie la possibilité une prochaine intégration à l’Otan et… à l’Union Européenne. Non mais de quoi je me mêle ? Ce qui donne une surprenante idée de l’indépendance de l’U.E. par rapport aux États-Unis…

 

L’Otan est une machine de guerre n’ayant plus d’autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d’hégémonie mondiale et de pillage de la planète. L’Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étasunien en pleine déconfiture, conduit le monde à la guerre en soutenant les rodomontades des ex-pays de l’Est, Pologne, pays baltes, Ukraine, et maintenant Géorgie.

 

La France, sous De Gaulle, avait pris avec panache ses distances par rapport à l’Otan. Le Grand Charles ne transigeait pas lorsqu’il s’agissait de l’indépendance de la France. Depuis Sarkozy, suivi par Hollande, la France a réintégré, tel un toutou docile, la niche de l’Otan. Les conséquences négatives de cet alignement l’emportent largement sur les bénéfices escomptés en matière d’influence.

 

Notre retour dans le giron étasunien compromet gravement toute idée de défense européenne. Parce qu’il ne faut pas se leurrer : payant la moitié des dépenses et fournissant les trois-quarts des moyens militaires, les États-Unis imposent leur direction et le service avant tout de leurs intérêts, déterminant par cela la politique extérieure de leurs « alliés », de leurs vassaux plutôt. L’U.E. abdique par là même toute aspiration à jouer pleinement un rôle politique international, se contentant d’être une grosse larve promise à tous les pillages, ouverte à toutes les invasions.

 

Quant à nous, notre présence dans l’Otan présente des risques conséquents. Nous risquons d’être entraînés dans un conflit dont ne voulons pas, et sans que nos intérêts primordiaux ne soient menacés. Nous risquons de cautionner des décisions otaniennes, c’est-à-dire étasuniennes pouvant être considérés comme des provocations contre la Russie. C’est déjà le cas avec les déploiements de forces de l’Otan à proximité immédiate de la Russie, comme c’est le cas dans les Pays Baltes. C’est aussi le cas avec le déploiement de systèmes balistiques antimissiles en Pologne et en Roumanie… Et que dire de l’image de la France, ont l’influence planétaire était basée sur son indépendance ? Elle en a déjà pris un sacré coup.

 

Un gouvernement français digne de ce nom devrait commencer par s’opposer à tout élargissement de l’Otan, notamment à la Géorgie, l’Ukraine, voire bientôt le Monténégro et le Kosovo. Ceci afin de ne pas exacerber les tensions avec la Russie qui, il faut le rappeler, ne menace en aucune manière nos intérêts vitaux. Le fait d’avoir réintégré pleinement l’Otan donne à la France un droit de veto et donc la possibilité d’empêcher ces nouvelles entrées.

 

Mais pour cela, encore faudrait-il en avoir la volonté politique.

 

Enfin, les rodomontades étasuniennes doivent doucement faire rire Poutine, tant les forces en présence sont disproportionnées. En faveur des Russes.

Forces russes : voir http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/manoeuvres-b....

 

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05/07/2016

Au bistro de la Toile : Bravo l'Islande !

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- Bravo l'Islande ! Olé pour les Islandais !

 

- Oh ! Victor, t'est devenu fouteux maintenant ?

 

- Je pourrais le devenir en voyant perdre avec panache ces coiffeurs, ces ouvriers, ces pêcheurs et autres dentistes islandais ne baissant jamais les bras devant les machines fouteuses bourrées de thunes des autres équipes de cet Euro de football. Mais si je suis un « fan » des Islandais, c'est pour autre chose Loulle, bien plus importante, pourtant illustrée à la marge par le comportement exemplaire tant des joueurs que des « supporters » de ce petit pays : le courage, l'imagination, la ténacité, la solidarité.

 

- Accouche.

 

- Eh bien, ce cailloux boréal juché sur des volcans, peuplé des descendants vikings d'Eric le Rouge, est un pays qui a su dire un retentissant MERDE aux banksters, MERDE au FMI, MERDE aux injonctions de la finance internationale.

Lors de la « crise » commencée en 2008, dans cette Islande laminée elle aussi par les banksters internationaux, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé, à l’issue de deux référendums, de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière. Et, cerise sur le gâteau, elle a mis en taule ces banquiers gangsters ainsi que quelques politicards complices !

Résultat, ce pays a renoué avec la croissance et les investisseurs se pressent à ses portes. De plus elle a proclamé une nouvelle constitution basée sur la démocratie la plus directe possible. Elle a été concoctée et rédigée par une Assemblée constituante de 25 citoyens élus au suffrage universel parmi 522 candidats ; elle se compose de 9 chapitres et de 114 articles ; elle a été adoptée en 2011. Cette Constitution prévoit un droit à l’information, avec un accès public pour les documents officiels (Article 15), la création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du gouvernement (Article 63), un droit à la consultation directe (Article 65), un droit de veto sur les lois puisque 10 % des électeurs peuvent demander un référendum sur des lois votées par le Parlement, un droit d'initiative populaire puisque 2 % des électeurs peuvent soumettre une question au Parlement, etc. Cette constitution est véritablement révolutionnaire. Mais on n'en parle pas dans les me(r)dias. Trop dangereux, trop mauvais exemple. Vaut mieux exalter les fouteux !

 

- Continue, Victor, tu m'intéresses.

 

- Lorsqu’a éclatée la crise concoctée par les banksters étsuniens, en 2008, et contrairement aux autres nations européennes à plat ventre devant le FMI exigeant une austérité criminelle comme en Grèce, en Irlande, en Espagne, en Italie, l'Islande a choisi une autre voie. Les trois principales banques du pays, Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing se sont effondrées, mais l’État islandais a refusé d’y injecter des fonds publics, comme dans le reste de l’Europe, et comme Sarko chez nous qui nous a fait les poches pour renflouer les banksters. Chez eux, au contraire l’État a nationalisé ces banques coupables.

Ce n'est pas tout. Par deux fois, en 2010 et 2011, un référendum est organisé pour demander au peuple s'il faut ou non payer la dette illégitime imposée au pays par les banquiers irresponsables. La réponse est évidement par deux fois NON. Et les responsables, banquiers et dirigeants marrons ont été mis en taule !

 

- Ouarf ! C'est des bons, de sacrés couillus ces Islandais !

 

- Tu l'as dit Loulle. Et ces remèdes de cheval ont porté leurs fruits : le pays est en pleine croissance, les investisseurs s'y pressent, le chômage est au plus bas et… ils dament le pion, balle au pied, aux plus grandes nations d'Europe.

 

- T'as raison Victor : vive les Islandais. Et pas seulement parce qu'ils jouent bien au foot

 

- Allez, Sköll ! A leur santé, et à la nôtre aussi.

 

Illustration : merci à Chimulus

 

02/07/2016

Ouiquinde érotique. Enfin c’est l’été. Au poil !

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Et voici revenu le temps des plages, le temps des belles alanguies sur le sable, dévoilant leur troublante quasi nudité. Et que remarque-t-on ? Le retour de la fourrure naturelle de nos compagnes, cette « touffe de noir Jésus » : le poil ! Enfin ! Des vedettes mondiales s’élèvent contre la dictature de la chatte rasée : Julia Roberts, Britney Spears, Drew Barrymore, Laetitia Casta, Kate Winslet reviennent, paraît-il, à la Nature ! Olé ! La victoire est en marche.

Foin de cette mode aux relents pédophiles qui transforment les femmes en petites filles aux allures d’actrices de films pornos, foin de ce diktat marketing de l’épilation à tous crins pour faire des jeunes des consommateurs moutonniers, foin de ces pseudos arguments d’hygiène imposant une aseptisation contre nature, le poil étant au contraire un rempart contre les invasions extérieures, un régulateur de la sudation, un terrain de sport pour les délicats morpions, un support pour les phéromones et les fragrances les plus intimes !

S’arracher des poils est bel et bien une mutilation, peu importe le prétexte : beauté (??), santé, soi-disant hygiène. S’arracher des poils ce n’est pas naturel, ça fait atrocement mal…

A quoi rime cette torture volontairement infligée ? La norme de beauté actuelle est d’être glabre. On est même en train d’essayer de ressembler à des œufs. Exit poils aux jambes, pubis, aisselles, visage, bras, tétons, ventre… Le poil n’est pas (plus) reconnu comme sexy... Or une femme belle et sexy est une femme qui n’a aucun complexe avec son propre corps. Elle dégage une violente attraction de par le bien-être qui émane d’elle. Alors « être femme » n’est-ce pas accepter le corps de la femme… Tout le corps ?

Refusons ce projet de société aseptisée, asexuée, faisant l’apologie des corps glabres, imberbes, lisses et profondément ennuyeux.

Refusons d’être pris pour des kons – le poil ça gratte, c’est sale, ça pue – les femmes n’ayant jamais eu de problèmes de cet ordre pendant des millénaires.

Vive le poil, le Poil, le POIL

 

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Femme à poils

 

Rien n’est plus émouvant,

Rien n’est plus excitant

Rien n’est plus envoûtant

Qu’une bell' femme à poil

 

Sachez mesdemoiselles

Que pour le sensuel

Que pour le sexuel

Il faut avoir du poil !

 

Touffe noire

Ciboire

Touffe blonde

Profonde

Touffe rousse

Qui mousse

 

Écrin doux et soyeux

Du temple du désir

Toboggan broussailleux

Vers la grotte à plaisir

Le poil, le poil, le poil, le poiiiil

 

 

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26/06/2016

Gastronomie dominicale : le Brexit Pudding

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Pas moyen d’y couper, tous les médias s’excitent

Autour de ce bonheur issu de leur « Brexit »

Moi, j’aime le Rosbif bien rouge et bien saignant !

J’ai connu Margaret, dont le corps enseignant

M’a donné quelques cours d’amour et de…cuisine !

Voici une recette venue de ma copine :

 

— Nous avons, nous aussi, dans la vieille Angleterre

Quelques spécialités, au plan alimentaire.

Celle que nous aimons, celle qui nous rend dingue

Même avec le « Brexit »: c’est Le Royal pouddingue !

Un gâteau bien épais, bien lourd, poisseux et gras,

Qui envahit la bouche et cale l’estomac !

Je vais vous révéler, peuplades autochtones

Le secret de ce savoureux joyau de la Couronne.

Allons. Listen to me ! Et prenez tous des notes

Pour goûter aux plaisirs de mes compatriotes.

Demander au boucher deux gros rognons de bœuf…

— Eh ! Oh ! Arrêtez-là ! Allez chercher les « keufs » !

Rien que d’entendre ça, j’ai la cervelle molle !

Margareth, ton pudding, c’est de la vache folle ?

— …Vous en ôtez la graisse et vous la moulinez

Avec du vieux pain sec de Guinness imbibé.

Hachez grossièrement des raisins de Corinthe,

Des écorces confites d’orange et coloquinte.

Dans une grande jatte, ajoutez la farine,

Des fruits confis hachés, un peu de gélatine,

Amandes effilées, sucre roux et mélasse…

— Arrête Margareth ! C’est trop, c’est dégueulasse…

— …Muscade râpée fin, gingembre, et cannelle

Vous mouillez à la bière, cognac, un peu de sel.

Travaillez à la main cette pâte onctueuse…

— Margot ! Ça ira mieux avec la bétonneuse !

— …Vous couvrez votre jatte et laissez reposer,

Huit à dix jours au moins. Chaque jour, malaxez !

— Margareth, maintenant, il te faut nous instruire :

Ce plat, tu nous le fais pour manger…ou construire ?

— …Au bout de tout ce temps, mettez des œufs battus…

— C’est pour améliorer ton tas de détritus ?

— …Beurrez soigneusement une grande terrine

Saupoudrez-là ensuite avec de la farine,

Vous y versez la pâte et vous la tassez bien…

— C’est du béton vibré, ou je n’y connais rien !

— …Enveloppez le tout avec un grand torchon

Dont vous nouerez les coins tout comme un baluchon

Plongez alors le tout dans un pot d’eau bouillante

Laissez cuire cinq heures dans cette eau frémissante.

— Tu rajoutes une pierre de margelle du puits,

Quand le caillou est tendre, Eh ! Le pudding est cuit !

— Retirez le pudding et laissez-le tiédir

Puis vous le retournez sur un plat à servir,

Nappez de sucre roux et flambez au Cognac

Au rhum brun de Cuba  ou au vieil Armagnac,

Et alors, n’en déplaise à ce vieillard maniaque

Vous aimerez, je crois, les goûts de l’Union Jack !

 

VictorAyoli

 

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21/06/2016

Euro 2016 : gazon maudit pour nos très chers stades !

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Bien sûr ça fait rigoler cette pelouse peinte pour qu’elle soit plus « télé visuelle ». Ce qui s’est passé à Lille, ville devenue célèbre ces jours derniers pour les artistiques gamelles des fouteux, n’est pourtant pas très rigolo ni pour les joueurs, ni pour l’image de la ville à travers son stade Pierre Maurois. C’est l’UEFA qui a exigé le changement de la pelouse de ce stade – qui pourtant donnait satisfaction – pour la remplacer, fin mai, par une pelouse « UEFA » fournie par l’entreprise autrichienne Richter Rasen. Quelles magouilles se cachent derrière cette coûteuse opération, au frais du gestionnaire. Notons qu’une même opération de changement de pelouse a été imposée par l’UEFA aux stades de Marseille et Nice… L’herbe rapporte plus aux pelouseurs « agréés UEFA » qu’aux paysans de Lozère ou d’Ariège…

 

Cette péripétie qui serait cocasse si elle n’était si coûteuse, donne l’occasion d’aller voir d’un peu plus près ce qu’il y a derrière la construction de ces stades pharaoniques. Combien ça coûte, qui paie et pour quoi ?

 

Ainsi ce fameux stade de Lille, baptisé du nom de l’ancien maire de Lille Pierre Maurois, compte 50 000 places, il est doté d’un toit ouvrant et d’une pelouse rétractable (?!). Il coûte 324 millions auxquels s’ajoutent 161 millions d’aménagements autour du stade (parking, voies d’accès, etc.). Il appartient à la Métropole européenne de Lille (MEL) et est géré par la société Eiffage. Enfin, il appartiendra à la MEL à l’issue du remboursement des loyers, pendant trente ans, à Eiffage dans le cadre du Partenariat Public Privé (PPP).

 

Il y a déjà plusieurs embrouilles en cours. La société Eiffage réclame en justice 167 millions supplémentaires pour des travaux non prévus, genre normes parasismiques et autres couleurs de moquette des loges privés ! Ce n’est pas tout. Un juge d’instruction (le juge Gentil) enquête sur l’attribution à Eiffage alors que l’offre de Bouygues était plus compétitive (10,7 millions de loyer annuel pour l’un, 14,2 pour l’autre. Et c’est le plus cher qui a été choisi… Bizarre, bizarre. La différence, sur 30 ans que durera le contrat, est de 108 millions qui sortira des poches des assimilés Lillois de la MEL. De plus, si le club hôte – le LOSC – descend en ligue 2, le loyer annuel qu’il paie tombera de 4,7 millions à un seul petit million… La ville a intérêt à ce qu’ils soient bon, les fouteux du LOSC !

 

A Marseille, le Stade vélodrome – qui n’avait plus de piste cycliste depuis bien longtemps – a été agrandi, rénové et en partie couvert, pour un coût prévu oscillant entre 120 et 160 millions d’euros. Les estimations de coût étant comme les quenelles qui gonflent, qui gonflent, ce sera finalement 268 millions dont 43,5 millions pour la ville de Marseille et 90 millions pour l’État et les autres collectivités locales. Le reste est financé là encore par un PPP juteux pour Arema, filiale de Bouygues : la mairie va lui signer chaque année un chèque de 12 millions, pendant 35 ans. Montant que la Chambre régionale des Comptes estime à plutôt 14,6 millions… Ce PPP a été voté par la municipalité phocéenne sur la promesse que l’OM paie un loyer annuel de 7 à 8 millions. Or le club a tapé sur la table et a fait ramener le loyer à 3 millions pour 2015, et 4 millions les deux années suivantes. Après, on verra… Que penser de l’énormité dans la konnerie d’un conseil municipal qui signe un PPP énorme sur la simple promesse verbale du montant du loyer du club résident ? C’est vrai qu’il y a aussi une part de 20 % des recettes de la billetterie. Donc, là encore, ils ont intérêt à être bons les fouteux marseillais (ce qui n’est pas le cas) parce que lorsqu’ils perdent, il y a moins de monde et c’est le contribuable qui paie…

 

Ailleurs (Nice, Saint-Etienne, Bordeaux, etc.), cherchez vous-même.

 

Ouais, mais les stades sont les cathédrales modernes. Est-ce qu’on se soucie du coût de la cathédrale de Chartres ou de Notre-Dame de Paris ?

Sans compter que, à défaut d’élever l’âme, ces « cathédrales » modernes vibrent aussi de leurs cantiques « Oh Hisse ! Enculé… »

 

Et puis, les stades peuvent être facilement recyclés. Comme au Vel’d’Hiv ?

 

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sources: http://www.bastamag.net/Euro-2016-de-nouveaux-stades-trop...

19/06/2016

Gastronomie bien française: on fait l'andouille !

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L'andouille au Côte-du-Rhône

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l’ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

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17/06/2016

Au bistro de la toile : Martinez chez El Khomry

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- Alors ! Victor, tu crois qu'ils vont se rouler une pelle ?

 

- Qui ça ?

 

- Ben, M'ame El Komry et le camarade Martinez, ci-devant moustachu de la CGT.

 

- C'est vrai qu'ils se rencontrent ce matin. Si leurs négociations durent jusqu'à demain , ce qui voudrait dire que ça avance positivement, et qu'ils se se fassent une salade de museau pour fêter ça, on pourra dire que c'est « la pelle du 18 juin » !

 

- Il doit y avoir tarpé parce que les kroumirs vindicatifs du Sénat sont en train de lui filer de sacrés suppositoires au cul à cette Loi El Komry pour la bouster ! Sous sa version actuelle, elle leur semble trop « gauchiste ». Ils ont même voté l'abandon des 35 heures.

 

- Le Sénat, après un bref passage à gôôôche, a retrouvé sa vocation : être la grosse caisse de tout ce que la droite la plus bornée peut proposer. Ainsi, le fameux article 2, celui qui préconise l'inversion des normes leur semble encore trop favorable aux manards…

 

- Et qu'est-ce qu'il dit cet article ? C'est quoi « inverser les normes » ?

 

- En matière de négociations entre syndicats et patronat la règle est que ces négociations se passent au niveau des « branches ». Les branches, ce sont les organisations professionnelles qui regroupent les entreprises œuvrant dans un même secteur. La branche textile regroupe ainsi toutes les boites qui marnent dans le tissu, la branche métallurgie regroupent toutes celles qui sont dans la ferraille, etc. Ce système donne un certain poids à ces « branches », poids que n'auraient évidemment pas les entreprises prises séparément. Ce sont les « accords de branche » d'où découlent les « conventions collectives » qui régissent les rapports entre patrons et salariés.

La Loi El Komry, sur diktat du patronat, veut donc casser ce rapport de force. « Inverser les normes » consiste à donner priorité aux accords directs entre salariés et patrons au sein des entreprises, sans passer par les « branches », bien trop puissantes pour les patrons. Note que cette inversion des normes comme ils disent dans leur jargon est dictée par la Commission Européenne qui l'a déjà exigée de la Belgique, l'Espagne, l'Italie, pays qui avaient des accords équivalents aux nôtres.

 

- Et ça va changer quoi ?

 

- Ben, si cette loi passe, une entreprise pourra désormais négocier avec ses salariés des conditions moins favorables que la convention collective de branche, ce qui ouvre la porte au dumping social. Les salariés, seuls, avec l'épée de Damoclès du chomdu sur leur tête, seront des proies plus faciles à plumer par les patrons. Voilà ce que Martinez refuse.

 

- Oui mais la CFDT est pourtant d'accord pour signer ces accords ? Pour eux les négociations ont été positives...

 

- Bof. Comme disent les slogans des manifs, « Si le Medef voulaient instaurer l'esclavage, la CFDT négocierait le poids des chaines »…

 

- Bon. En attendant le résultats des négociations, levons nos verres !

 

- A la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus