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01/05/2016

Ne nous laissons pas plumer ! Gastronomie ouvrière du 1er Mai : Le coq au vin !

Coq au vin copie.jpg

 

 

L’ultralibéralisme salope tout ce qu’il touche… Son crédo, sa stratégie c’est « séparer pour mieux régner ». Les jeunes contre les vieux, les actifs contre les chômeurs, le public contre le privé, les étrangers contre les Français de souche. Cette idéologie porte en elle des ferments de guerre civile.

Le 1er mai, il convient de rappeler à Gattaz, Vals et Macron (François n’existe plus) ce que c’est à ces ignares.

 

États-Unis, années 1880, la colère gronde dans un monde ouvrier soumis à des cadences de travail harassantes, 12h, parfois 14h par jour. Le 1er mai 1886, début de l'année comptable des entreprises, une grande manifestation est organisée par les syndicats de Chicago. La grève s'étend bientôt au pays tout entier et la mobilisation est telle que le mouvement obtient satisfaction : la journée de travail est réduite à 8h, mais non sans perte. Plusieurs ouvriers de la fabrique McCormick à Chicago trouvent la mort dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Sur l'une des tombes sont gravés ces quelques mots : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui".

 

De ce côté de l'Atlantique, la II ème Internationale socialiste se réunit à Paris, en 1889 pour le centenaire de la Révolution française et décide d'organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. Ici aussi, la journée de 8h (mais toujours 5 jours par semaine) est la principale revendication. Et c'est la date du 1er mai qui est retenue, en souvenir des manifestations de Chicago. Dans les années qui suivent, le 1er mai s'impose peu à peu comme un rendez-vous et un jour de grèves ouvrier, mais c'est en 1936 qu'ont lieu les plus grandes manifestations.

 

Ces manifestations du 1er mai 1936 marquent durablement l'imaginaire français. Elles contribuent en effet à l'élection de la première coalition républicaine de centre gauche, deux jours plus tard : le Front populaire. Présidée par le socialiste Léon Blum, ce gouvernement ne tarde pas à adopter des mesures historiques pour les travailleurs, la semaine de 40h, les deux premières semaines de congés payés ou la reconnaissance du droit syndical.

 

En 1941, le régime de Vichy salope cette journée émancipatrice et transforme ce rendez-vous ouvrier en jour férié, « fête du Travail et de la Concorde sociale »..

 

Le 29 avril 1947, les autorités issues de la Libération reprennent la mesure. Le 1er mai est officiellement déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises, et le restera.

 

Le sinistre borgne a tenté de récupérer ce beau jour de fraternité avec sa fête folklorique de Jeanne d’arc.

 

Attention donc à ne pas laisser ce jour symbole des luttes ouvrières à la caste familiale Le Pen et sa fête de la Pucelle !

 

Ce qui ne doit pas nous couper l'appétit !

 

Je vous propose donc de déguster deux des emblèmes de notre pays : le coq et le vin !

 

 

Le coq au vin de Ginette et Nicole

 

« Allez, Zou ! Viens mon beau. On va tuer le coq! »

C'est ainsi que Ginette, femme du Pays d'Oc

Fit de moi son complice pour saigner "Pyjama"

Et en faire une fête pour tous nos estomacs.

« Il honore mes poules, mais il me les esquinte.

C'est "viol avec violence", si elles portent plainte! »

Je tiens solidement Pyjama par les pattes

Et lui bloque les ailes pour qu'il ne se débatte,

Elle lui tend le cou sur une casserole

Et plante franchement l'Opinel à virole.

Le sang de Pyjama s'écoule volontiers,

Un grand frémissement et il meurt sans crier...

Telle est la dure et saine loi de la nature :

Tout être est prédateur mais aussi nourriture !

En quatre mouvements, Pyjama est plumé,

Vidé et nettoyé, puis flambé et coupé

En solides portions et mis à mariner

Dans un Cairanne rouge où l'on a ajouté

Oignons piqués de clous de girofle et carottes,

Quelques baies de genièvres, sel, poivre et pas de flotte.

On laisse reposer au frais, toute une nuit.

Au matin on sort les morceaux que l'on essuie.

Au fond d'une sauteuse ou mieux d'une... cocotte,

Faites mousser du beurre dans de l'huile bien chaude,

Et faites-y dorer vos morceaux de volaille

Avec un peu d'oignon et quelques gousses d'ail.

Saupoudrez sur la fin avec de la farine

Toujours en remuant. Faut pas que ça calcine.

Flambez alors le tout avec un Armagnac,

Un marc de Châteauneuf ou bien un bon Cognac.

Puis vous passez dessus le jus de marinade,

Poivre, bouquet garni, sel (pas comme un malade).

Montez alors jusqu'à petite ébullition

Et cuisez doucement. La durée est fonction

De ce qu'est le bestiau. Pour Pyjama trois heures

Mais pour un coq d'hyper entre une et deux heures.

Préparez quelques cèpes, frais ou secs mais trempés,

Vous les sautez dans l'huile, les poivrez, les salez,

Puis vous les rajoutez à la préparation

Demi-heure avant la fin de votre cuisson.

À votre liaison il faut alors penser:

Sortez un verre de sauce, laissez-là reposer,

Puis battez-la avec jaune d'œuf et vinaigre,

De la farine en pluie. Fouettez d'un ton allègre!

Si vous l'avez gardé, vous rajoutez le sang.

Incorporez le tout dans le jus frémissant.

C'est prêt. Sans plus tarder arrêter le réchaud.

Vous buvez un canon et vous servez très chaud.

Avec des tagliatelles ou des pommes vapeur,

Et un bon Châteauneuf, on atteint le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes

 

Le coq au vin est un plat qui doit mijoter. Il s'accommode donc parfaite­ment d'une volaille ayant de l'âge. Il faut une viande qui tienne aux os, et des os solides. Il vous faut donc:

Pour la marinade: - l coq ancien de deux kilos, - 2 bouteilles de bon vin rouge A.a.C., - 2 oignons pour la marinade, - 1 demi kilo de carottes coupées en rondelles, - 4 clous de girofle, - l dizaine de baies de geniè­vre, - 2 cuillerées de gros sel, - poivre du moulin.

Pour le plat: - 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - gros comme un œuf de beurre, - l oignon émincé, - 3 gousses d'ail, - un peu de farine, - l verre d'Armagnac, Cognac ou Marc de Provence, - l bouquet garni, - l cuillerée à soupe de sel fin.

Pour la sauce: - 1 jaune d' œuf, - l demi-verre de vinaigre de vin, - 2 cuillerées à soupe de farine, - le sang du coq si vous l'avez gardé, - 1 sachet de cèpes secs mis à tremper.

 

Les vins conseillés:

 

Pas de demi-mesure pour le coq au vin: les meilleurs rouges de la vallée du Rhône: Côtes-Rôties, Hermitage, Croze-Hermitage, Saint-Joseph, Chateauneuf-du-Pape, Lirac, Gigondas, Vacqueyras, Cairanne, Saint­Gervais, Séguret, Vinsobres, Visan, Sainte-Cécile-Ies- Vignes, Cornillon. En Coteaux du Languedoc, les vins chaleureux de Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Corbières, Fitou.

Les Côtes du Roussillon "Villages" de Belesta, Estagel, Maury, les Collioure.

Les vins de Provence Coteaux des Baux, Palette, Bandol évidemment, Les Arcs, les grands rouges de Bellet.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

30/04/2016

Ouiquinde érotique printanier

 

couchée dans l'herbe.jpg

 

 

Louison

 

Cette petite effrontée,

A qui je faisais l'amour,

M'allait disant, l'autre jour,

La couchant sur la montée!

« Ha, monsieur, la ! la ! la ! la !

Ah ! vous me faites cela!

 

- J'ai fermé, dis-je, la porte

Nul n'entendra mon discours. »

Mais elle criait toujours!

« Laissez-moi, las ! Je suis morte

Ah monsieur...

 

- Êtes-vous encore pucelle?

Ce serait un grand défaut.

- Las, monsieur, le cœur me faut.

- Le sentez-vous pas? dit-elle.

Ah ! monsieur...

 

- Ha! dit-elle, je me pâme!

Monsieur, attendez un peu.

Vous me mettez tout en feu!

Me voulez-vous ôter l'âme?

Ah ! monsieur....

 

Vois, je suis toute souillée...

La, la, la ! Faites tout beau!

Je m'écoule toute en eau

Et ma chemise est mouillée.

Ah ! monsieur...

 

Las! que dira ma maîtresse,

Si elle sait mes malheurs?

Ma foi, ces degrés sont durs,

Ils m'ont écorché la fesse.

Ah ! monsieur, la, la, la, la !

Ah ! vous me faires cela! »

 

 

Faucherand de Montgaillard

 

********************

couchée dans le foin.jpg

 

 

Une femme qui pile

 

Je vis ces jours passez une fort belle garce

Négligemment coiffée, assise sur du foin,

Ayant ses deux genoux l'un de l'autre si loin

Au large escarquillez qu'ils occupaient la place.

 

Ses cuisses elle ouvroit d'une si bonne grace

Qu'on voyait entre deux, vers le haut, en un coin,

Un trou large et ouvert à y mettre le pain,

Mais qui faisait, ce semble, une laide grimace.

 

Joyeuse, elle tenait à belles plaines mains

Un chose gros et long d'un quartier pour le moins

Qu'elle mettait dedans d'une mine asseurée;

 

Et, remuant tousjours, si fort elle pressoit

Que jamais en repos elle ne la laissoit

Qu'une douce liqueur elle n'en eut tirée.

 

Pierre de Larivey

 

Photos X - Droits réservés

 

29/04/2016

L'amour, le sexe, le cul : modes d'emploi.

Reiser trou du cul.jpg

L'Amour, le Sexe, bref, les saints (seins) plaisirs du Cul, nous, les Gaulois grivois, on croit que c'est naturel, que c'est inné, que c'est tellement naturel et tellement bon qu'il n'est nul besoin d'en faire des tonnes, de s'allonger longuement sur le sujet, sauf en littérature, cinéma, peintures, arts. Eh bien non. Ce n'est pas si naturel que ça puisque dans de nombreux pays, ces pratiques sont codés et font surtout l'objet d'interdits multiples et insolites.

 

Nos cousins Germains qui, dans leur grande mansuétude, ont largement ouverts leurs portes (et celles de leurs voisins…) aux migrants, ont découvert avec effarement, au Jour de l'an, que les us et coutumes sexuelles chez eux, comme chez nous, n'étaient pas évidents pour leurs nouveaux hôtes. Pragmatiques, ils ont donc édité en ligne un manuel d'éducation sexuelle à l'usage des immigrés et réfugiés. http://www.zanzu.de/de/themen/sexualit%C3%A4t

 

Son nom: "Zanzu, mon corps en mots et en images". Décliné en douze langues (il possède un nom de domaine .be), ce manuel d'éducation sexuelle en ligne explique en dessins comment se protéger, avoir des rapports amoureux "respectueux".

"C'est tout à fait normal d'informer là-dessus", explique Rudolf Henke, député CDU spécialiste Santé. "Il y a en Allemagne une tolérance pour tous les types de couple. Dire aussi que toucher quelqu'un contre sa volonté peut être puni, c'est indispensable pour que chacun puisse vivre librement ici",
se défend ce membre du parti d'Angela Merkel.

Voilà qui est dit. Mais si nous, nous avons depuis longtemps foutu les curés à la porte de nos chambres à coucher, il n'en est pas de même ailleurs. Par exemple, jusqu'à ce que, en 2003, la Cour suprême des États-Unis les déclare anticonstitutionnelles, certains états du Sud avaient des lois contre la sodomie mais aussi la fellation et le cunilingus. Elles violent le XIVe amendement de la constitution qui protège la vie privée et la liberté des citoyens américains. Treize États fédérés, situés surtout dans le sud du pays, pratiquaient jusqu’alors des lois contre la sodomie entre adultes consentants, dont quatre condamnaient aussi les fellations : le Texas, le Kansas, l’Oklahoma et le Missouri. Au fait, comment le juge fait pour savoir ?

Ce n'est pas tout. Ainsi, à Washington D.C, la seule position sexuelle tolérée est le missionnaire. Toutes les autres sont illégales. Qu'est-ce qu'ils doivent s'emmerder dans ces contrées de culs-bénis !

 

Il y a pire. Au Liban, il est formellement interdit aux hommes d'avoir des rapports sexuels avec des animaux... mâles ! Mais ils peuvent, par contre, en avoir avec des animaux femelles. Si cette loi n'est pas respectée, le coupable risque la peine de mort. Ah ! Les vaches...

 

En Indonésie, les femmes doivent être plus petites que leurs maris. Si ce n'est pas le cas, une partie des jambes devra être sectionnée. Toujours ans ce pays, si un homme se fait prendre en train de se masturber, il risque la décapitation ! C'est gênant cette manie de vouloir raccourcir.

 

Quant aux femmes de Hong Kong, elles ont le droit de vengeance grâce à une loi les autorisant à tuer leur mari en cas d'infidélité. Seulement, elles ne peuvent l'achever qu'à mains nues !

 

Eh ! Oh ! Femmes et Hommes de nos belles contrées, voilà où mène les faiblesses, les « arrangements raisonnables » avec les tenants d'une « moralité » d'un autre âge.

 

Et, comme disent nos frères italiens « Al culo, al culo, e la primavera ! »

 

Illustration: merci à l'irremplacé Reiser

 

28/04/2016

Au bistro de la toile. Qui, pour nous conduire vers la sixième république ?

chimulus bistro copie.jpg

 

- Hé ! Oh ! La tronche ! Non mais tu les as vus Loulle, tous les apparatchiks se poussant pour être sur la photo ! « A la reconquête de la gauche » qu'ils proclament. Enfin pas tous. Manquaient Macron et Ségolène…

 

- Eh ! C'est comme ça à l'approche de chaque scrutin. Les « zélus » zélés se souviennent de ceux qui les ont faits rois, ou petits satrapes locaux, mais provisoires Victor. Provisoires ! Le temps de partir à la reconquête...de ce qui constitue leur fond de commerce, leur gamelle quoi. Ils pensent qu'on a oublié les promesses avec lesquelles ils se sont torchés l'oigne. Les « mon ennemi c'est la finance », les « je vais imposer une révision des traités européens », les « je vais inverser la courbe du chômage dès fin 2013 ». Tè ! Fumes… Les promesses n'engagent que ceux qui les croient, comme disait Pasqua !

 

- Pourtant le chômage baisse, pourtant les ventes à l'export s'envolent. Il ne faut tout de même pas trop jouer les grincheux. On sait bien que la confrontation avec le pouvoir, les mains dans le cambouis imposent bien des compromis.

 

- C'est vrai. Ne crachons pas dans la soupe. Mais enfin, les promesses phares comme la mise à plat du maquis touffu de la fiscalité n'a même pas été ébauché. Le combat contre la finance s'est traduit par une capitulation en rase campagne. La remise en chantier des traités de l'Europe, c'est un président à plat ventre devant Merkel et toutou d'Obama.

 

- Et là, il y a eu effectivement tromperie sur la marchandise Loulle. On nous a vendu une politique « de gauche » et on nous a servi une tambouille de droite. Mais, nous, les électeurs, avons été naïfs. Nous nous sommes montés le bourrichon tout seuls. Parce qu'en fait, beaucoup d'électeurs n'ont pas voté POUR Hollande mais CONTRE Sarkozy ! Le programme de Hollande, qui l'a lu ? On a vaguement écouté ses promesses, mais le bulletin était en fait non pas un bulletin d'adhésion à Hollande, son programme, son entourage, mais un bulletin scalpel, pour débarrasser la France de Sarko et de sa clique. On touche là du doigt les faiblesses du système électoral de cette cinquième République, taillée sur meure pour un géant, de Gaulle, et salopée par des nains, genre Sarko et Hollande. Deux quinquennats pour des nuls. Et on se foutaient gentiment de la gueule des Italiens qui ont voté et revoté pour Berlusconi. On est au moins aussi kons qu'eux …

 

- Et le pire, c'est que ces deux comiques troupiers n'on rien compris au film. Il veulent nous rejouer le coup, sans vergogne. Sarko et Hollande sont les personnels politiques les plus déconsidérés de France. Il se vautrent aussi bien l'un que l'autre dans les profondeurs des sondages. Et ils veulent revenir nous faire chier cinq années de plus ! Mais ils sont sourds et aveugles ou quoi ? Il est impératif de changer les règles du jeu, Victor. Et pour ça, changer les prétendants perpétuels au pouvoir.

 

- Bien sûr Loulle. Une sixième république. Avec une constituante tirée au sort et travaillant une année entière sur les propositions remontant de la base, de toutes les régions. Comme pendant la Révolution. Mais faut-il passer par une révolution pour cela ? Il ne faut pas oublier que 1789 a fini par Napoléon, que la révolution russe à fini par Staline, que, récemment, les révolutions arabes, les « printemps » ont fini par des dictatures islamistes ou militaires.

 

- Alors, la révolution par les urnes ?

 

- C'est le moindre mal Loulle. Et puis je vais te dire quelque chose qui risque de te faire sauter en l'air. On peut rêver, on peut espérer un résultat électoral « à l'autrichienne ».

 

- C'est quoi ça ?

 

- Eh bien en Autriche, dimanche dernier, les électeurs viennent de jeter à la poubelle les partis classiques, dits « de gouvernements » qui, de coalitions douteuses en magouilles, gouvernaient ce pays depuis la fin de la dernière guerre. Restent face à face un candidat d'extrême droite et un candidat écolo.

 

- Et ce serait une solution pour la France ? Face à Marine Le Pen tu verrais qui ? Le Maire ? Macron ?

 

- Non. Les deux, s'ils ont l'avantage d'être jeunes, sont de purs produits de « l'establishment ». Et en plus de droite, aliénés aux États-Unis, chantres l'un comme l'autre de l'ultra libéralisme.

 

- Alors qui ?

 

- Le rejet des partis classique est tel qu'un type neuf, pas mouillé dans les magouilles électorales de la « classe politique », encore un peu utopiste, croyant en la planète, pourrait se retrouver au second tour face à la fille du Borgne. Et il gagnerait. Ce type, c'est Nicolas Hulot.

 

Hulot ? Hou là ! Pas idiot ton raisonnement Victor. Allez, à la nôtre !

 

Illustration: Merci à Chimulus

 

27/04/2016

LUXLEAKS. L'honnête homme a dit la vérité Il doit être exécuté !

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C'est ce qui se passe en ce moment devant un tribunal de la honte au service des basses œuvres d'un pays confetti particulièrement nuisible, le Luxembourg. Ce pays pirate l'Union européenne, tout comme l'Irlande et les Pays-bas. Le piratage se fait au détriment de tous les autres pays de l'Union par le biais de la pompe à phynance que constitue pour les dirigeants de ces pays la disparité des régimes fiscaux. Ils ont fait de la triche fiscale leur fond de commerce le plus juteux en mettant en place des dispositifs fiscaux fort avantageux pour les multinationales. Dispositifs nocifs mais...légaux en l'état des traités imposés aux populations européennes.

 

Accusés : les citoyens français Antoine Deltour et Edouard Perrin. L'un, employé dans une entreprise internationale, le cabinet PriceWaterhouseCooper (PWC), l'un des quatre plus puissants cabinets internationaux de magouilles « légales », fiscales et autres. L'autre est journaliste, notamment à Cash Investigation, l'excellent magazine télévisé d'Elise Lucet. Les deux ont fait acte de courage et de civisme en dévoilant les pratiques qui permettent aux plus riches firmes internationales de ne pas payer d'impôts (ou si peu) dans les pays où ils exercent leurs activités. Il s'agit en fait d'une « évasion fiscale en bande organisée » comme criaient sous les fenêtres du tribunal les manifestants venus soutenir les lanceurs d'alerte.

 

Le plaignant est le cabinet PriceWaterhouseCooper (PWC) http://www.pwc.fr/ . Antoine Deltour, employé de cette firme, avait démissionné en 2010, écoeuré par les pratiques luxembourgeoises qu'organisait son entreprise. Il avait copié sur le serveur informatique de celle-ci toute une liste d'accords fiscaux confidentiels (appelés dans le jargon abscons en usage dans ces milieux tax ruling) entre des centaines d'entreprises et l'administration fiscale luxembourgeoise. Il s'agit d'accords particuliers permettant à ces firmes de ne payer que quelques broutilles au fisc luxembourgeois tout en ne payant rien ou presque dans les pays voisins (France, Allemagne, Italie, etc.) où ils exercent. Le Luxembourg, à cette époque très récente, était dirigé par le ci-devant Juncker qui a été élu depuis...président de la Commission européenne. Celle-là même qui prétend lutter contre l'évasion fiscale. C'est comme si on demandait à un ivrogne de réprimer l'ivresse publique…

 

Ces accords révèlent comment les géants de la finance, de l'internet, des télécoms, de la grande distribution s'appuient sur les règles fiscales « compréhensives » du Luxembourg, mais aussi sur les failles de la réglementation internationale pour transférer dans ce pays leurs profits afin qu'ils ne soient pas taxés. Ils réalisent ainsi des milliards d'euros d'économie en créant une holding, une filiale, en installant un siège fictif au Luxembourg. Ceci avec peu ou pas d'activité dans ce pays, lésant ainsi les Etats où ces bénéfices sont réalisés. Ces pratiques coûtent 1.000 milliards d'euros aux Etats européens, dont 80 milliards pour la France.

 

Peut-on crier haro sur le baudet luxembourgeois, ou irlandais, ou néerlandais ? Au niveau éthique, oui, évidemment. Ces pays ne jouent pas le jeu de la solidarité. Ils sont comme des passagers clandestins sur le bateau « Union Européenne ». Mais en fait, ils ne font qu'utiliser cyniquement et sans états d'âme à leur profit les traités signés par les Etats de l'UE. Parce que ces traités, de Maastricht puis de Lisbonne (bonjour l'enfilage sans vaseline des électeurs français!), traitent de tout sauf de l'essentiel : l'harmonisation fiscale et l'harmonisation sociale. Ceci sous la pression rugueuse des Britanniques – autres passagers clandestins de l'UE – eux-mêmes relayant les désidératas étasuniens.

 

Alors si Junker veut se racheter une conduite, c'est le moment : en mettant sur la table une révision des traités incluant ces indispensables harmonisations fiscales et sociales.

 

Et qu'est-ce qu'il dit tonton Junker ? Tè ! Fumes. C'est du Luxembourgeois !

 

Illustration X - Droits réservés

 

23/04/2016

Ouiquinde jouisseur avec Raoul Ponchon

raoul ponchon.jpg

 

 

À Philis


Ah ! ton corps est un jardin impérial.
Toutes les fleurs s'y donnent rendez-vous,
Les roses qu'on rêve et les œillets fous,
C'est Floréal, Germinal, Prairial.


Dans ce jardin d'amour tout embaumé
Et plein du gai tumulte du Printemps
Il est des nids perdus et palpitants
Pour les baisers ces beaux oiseaux de Mai.


Sur tes seins blancs voici les lys éclore,
J'entends tinter des muguets dans ta bouche
Et dans tes yeux où le faste se couche
S'épanouit une lointaine flore.


Et de tes pieds aux doigts de sucre rose
A tes cheveux qui passent l'hyperbole
Se mariant à mainte fleur mi-close
L'on voit grimper la grâce, vigne folle.

 

 

*********

 

Emilienne

Toi qui me montres tes deux cuisses,
Souffre que je te montre aussi les miennes
C'est le moins que faire je puisse
Car j'en ai trois,
Vu qu'il m'en pousse une troisième
Sitôt que je te vois,
Beauté que j'aime.

 

Raoul Ponchon

 

 

 

Illustration : Ce sacré Raoul en bonne compagnie

par Adolphe Léon Willette

 

 

 

22/04/2016

Blog républicain garanti sans Reine ni Prince

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Un fils demande à son père:
Papa, c'est quoi la République ?
- Prenons par exemple notre foyer: Moi j'ai un salaire je suis le Capitalisme, ta mère le Gouvernement, toi tu serais le Peuple, la bonne serait la Classe ouvrière et ta petite sœur qui n'a qu’un an le Futur.
- Oui, Papa je crois que j ai compris, je te le dirai demain.

Le soir il est réveillé par les cris de sa petite sœur et il voit qu'elle a chié dans sa couche. Il va dans la chambre de ses parents et il voit sa mère qui dort profondément. Il regarde par le trou de la serrure de la chambre de la bonne et il voit son père qui l’enfile !

Et le lendemain:
- Papa je crois que j ai compris : Pendant que le Capitalisme enfile la Classe ouvrière, le Gouvernement est profondément endormi, le Peuple est complètement ignoré et le Futur est bien dans la merde.

 

Illustration X - Droits réservés

21/04/2016

Au bistro de la Toile. Dérouillons les zygomatiques.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, je vois que tu te dérouilles les zygomatiques en lisant ton canard. Fais-nous profiter !

 

- Attends, écoute celle-là. C'est en Californie. Un type se prend pour le père Noël et descend par la cheminée d'une maison. Le mec, qui bouffait probablement trop de hamburgers et devait se trimballer une certaine « surcharge pondérale » comme disent les gens qui savent pour parler du gras du bide, le mec donc il reste coincé dans le conduit ! Le propio arrive dans l'après-midi, allume la cheminée et vaque à ses occupations. ! Le « père Noël » se fait cramer les miches et gueule comme un cochon. Mais avant que le proprio s'en rende compte, le monte-en-l'air continue de jouer au méchoui. Lorsque les pompiers arrivent, trop tard. Le « père Noël » a joué les Jeanne d'Arc…

 

- Pleurons sur les risques du dur métier de cambrioleur…

 

- Tè ! J'en ai une autre qui est pas mal. C'est au Brésil. Le dimanche soir, lors du grand raout de destitution de la présidente Dilma Roussel, soi-disant corrompue, une femme députée vociférait et votait pour la destitution de la présidente de gauche. Elle donnait en exemple la gestion de son propre mari, maire de sa ville, ceci devant 500 députés et des millions de téléspectateurs. Manque de pot, le lendemain, le flics venaient arrêter le « maire exemplaire », de droite évidemment. Le mec, le dénommé Ruy Muniz, maire de Montes Claros dans l'Etat du Minas Gerais (sud-est), est soupçonné de « chercher à rendre impraticable le fonctionnement des hôpitaux publics » afin de « favoriser une clinique privée » qui lui appartiendrait et serait gérée par certains de ses proches et associés », a expliqué la Police fédérale brésilienne dans un communiqué en annonçant son interpellation.

 

- Et ce sont ces gens-là qui, par un coup d'état constitutionnel, veulent mettre dehors les dirigeants démocratiquement élus. Parce que ceux-ci ont l'impudence de défendre les plus défavorisés. Salauds de pauvres !

 

- Tiens. Il n'y a pas qu'au Brésil que fleurit le belle et bonne triche. Chez nous aussi. Un cadre supérieur chargé de traquer les escrocs de l'assurance-chômage en était lui-même un : il se mettait indûment dans les fouilles 5000 fifrelins par mois ! Faut dire qu'il savait comment faire Pierre Lachaise : il était inscrit comme demandeur d'emploi alors qu'il était directeur informatique d'une équipe chargée de débusquer...les fraudeurs de l'Unedic ! Il aurait ainsi pendant environ un an perçu des indemnités chômage, alors qu'il recevait bien un salaire pour le travail de cadre supérieur qu'il occupait depuis septembre 2012. C'est un salarié de l'Unedic qui s'est rendu compte de l'escroquerie en découvrant le nom de son supérieur dans une liste de chômeurs indemnisés.

 

- Pas très futé tout de même. Il comptait enterrer l'affaire le père Lachaize ?

 

- Oh ! Oh ! Oh ! Il est marrant le canard aujourd'hui. Ecoute ça : le président bolivien, Evo Morales, en visite au Vatican, a offert au pape trois livres sur les bienfaits des feuilles de coca. Faut dire que le président Amérindien de la Bolivie est en délicatesse avec les sbires du pape chez lui : l'épiscopat bolivien, à la solde de l'opposition de droite, comme toujours, aurait accusé le gouvernement de trafic de drogue.… Puteng ! Ca va fumer dans les encensoirs au Vatican !

 

- Le feuille de coca est la principale composante de la cocaïne, mais elle est aussi utilisé comme plante médicinale depuis toujours par les populations indigènes. Et Evo Morales défend la dépénalisation internationale de la consommation de la feuille de coca, pas de la cocaïne… D'ailleurs, le pape avait pu en goûter en infusion afin de prévenir le mal d'altitude, dans l'avion qui le conduisait à La Paz l'an dernier. Sacré François !

 

- Tè ! Une petite dernière Victor. En Allemagne, il existe plusieurs hôtels qui interdisent les enfants de moins de seize ans. C'est vrai que des minots qui gueulent, qui courent partout, qui jouent au ballon, qui chouignent, qui font des caprices sous les regards béats de parents niais d'admiration devant leurs enfants-tyrans, ça gonflent parfois sérieusement et ça peut te gâcher un ouiquinde…

 

- Il est vrai, Loulle, que les enfants c'est comme les pets : il n'y a que les siens que l'on supporte !

 

Illustration: merci à Chimulus

18/04/2016

Les fables de La Bedaine : Le trou du cul devenu roi !

Reiser trou du cul.jpg

 

 

Or donc en ce temps là, hasard ou jeu divin

Le corps humain advint.

Il fallut décider qui, de tous les organes,

Serait le chef idoine.

Ainsi dit le cerveau, je contrôle les nerfs,

C’est donc moi qui dois être le chef décisionnaire.

Ainsi dirent les yeux, c’est nous qui apportons

L’essentiel des informations,

Nous devons être chefs car c’est par nous qu’on voit.

Ainsi leur dit la bouche, tout est nourri par moi,

Il est donc naturel que j’ai le gouvernail.

Eh ! Oh ! dirent les mains, qui donc fait le travail

Pour être votre chef, n’ai-je pas le prestige ?

Car qui nourrit dirige.

Oui mais, dirent les pieds, qui donc vous tiens debout ?

Sans nous que seriez-vous sinon un tas de mou ?

Nous devons être chefs, telle est notre démarche

Car si nous nous bougeons, c’est bien grâce à la marche.

Enfin le trou du cul fit entendre sa voix

Réclamant lui aussi le pouvoir d’être roi.

Et tous de se gausser, de ricaner, de rire,

Que le cul les dirige ? Qui aurait-il de pire ?

Le trou du cul, vexé, alors se referma.

Aussitôt tout le corps glissa vers le coma.

Le cerveau fut fiévreux

Les yeux furent vitreux,

Les mains pendaient sans force

Les pieds devinrent torses

Les poumons et le cœur perdaient le goût de vivre

Le corps humain souffrait et luttait pour survivre.

Tous demandèrent alors au cerveau de céder

Et laissèrent au cul le droit de décider.

Celui-ci, en s’ouvrant, remis le corps en marche,

C’est donc lui qui devint le chef, le patriarche,

Le corps fonctionnait bien, sans à coups, simplement

Car il gérait fort bien tous les emmerdements.

 

Moralité :

 

L’on peut être, sans en être vaincu,

Dirigé par un trou du cul !

 

 

Illustration: merci à l'irremplacé Reiser

 

 

17/04/2016

Dans notre assiette comme au plus haut niveau politique: on fait l'ANDOUILLE !

 

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L'andouille au Côte-du-Rhône

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l’ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Photos X - Droits réservés 

 

 

16/04/2016

Aujourd'hui, je m'envoie en l'air !

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C’était au temps de la parenthèse enchantée

Du Voyage au long cours, des chants de Liberté

Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient

Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

 

C’était près de Collias, où des gorges sauvages

Creusées par le Gardon depuis le fond des âges

Accueillaient les ébats, les amours, les désirs

D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

 

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière

Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière

En éblouissement de perles de soleil

Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

 

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace

J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.

S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes

Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

 

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.

Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.

En un bond de félin je fus bientôt sur elle,

Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

 

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit

Sous les feux de Phœbus, à l’abri d’un taillis

Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme

Par les voies de Sodome…

 

Victor

 

Photo X - Droits réservés

 

15/04/2016

Honte sur le Parlement européen : Glyphosate, secret des affaires, flicage des passagers aériens...

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Les députés européens viennent, une fois de plus, de faire la démonstration de leur totale soumission aux injonctions des lobbies représentant les multinationales.

 

En l'espace de quelques heures, ils ont voté : - un blanc-seing à Monsanto pour continuer pour sept ans encore à empoisonner les populations ; - l'impossibilité pour les lanceurs d'alerte et les journalistes d'investigation de dénoncer les abus et malversations des entreprises, sous couvert de la « protection du secret des affaires » ; - le flicage ahurissant des passager aériens sous prétexte de la lutte contre le terrorisme.

 

Glyphosate. On a dû sabrer le Champagne chez les empoisonneurs ! Les eurodéputés ont en effet voté mercredi 13, en séance plénière, le renouvellement pour encore sept ans de l'autorisation d'utilisation du glyphosate, la molécule très controversée du pesticide phare de Monsanto, le Round Up. Le fait que les « études » sur lesquelles se basent les « experts » européens pour donner cette autorisation restent cachés, parce que conduites, influencées, payées par les entreprises commercialisant les produits à base de glyphosate n'a pas défrisé nos euro députés. Comme ne les a pas gêné le fait que glyphosate et OGM sont intimement liés, la plupart des OGM ayant été créés pour tolérer le glyphosate. Ce qui veut dire que ces OGM sont là non pas pour aider l'agriculture et nourrir la population mondiale pléthorique, mais pour augmenter les ventes de glyphosate. Et les eurodéputés – oubliant que les deux tiers des habitants des cinq plus grands pays de l'Union européenne sont contre l'autorisation du glyphosates - se sont allègrement torché le cul avec la pétition d'un million et demi de signatures demandant son interdiction. Y a bon beurre pour les marchands de poisons : l'utilisation du glyphosate a été multiplié par 260 durant les 40 dernières années…

 

Secret des affaires. La directive concernant la protection du « secret des affaires » a elle aussi été adoptée par une très large majorité par nos euro députés rampants. Ceci quelques jours après le scandale des « Panama papers ». En soi, se doter d'un outil législatif pour lutter contre l'espionnage industriel et le pillage économique dont sont victimes nos entreprises est louable. Mais ce qui l'est moins, c'est que cette directive fait désormais porter la charge de la preuve non plus sur l'entreprise, mais sur le lanceur d'alerte ! On voit bien qui est visé : ceux qui, courageusement, dénoncent les malversations des entreprises. Ils seront désormais passible d'amendes énormes, dissuasives tant pour les enquêteurs que pour les médias. A rapprocher de l'ouverture du procès, le 26 avril au Luxembourg, du lanceur d'alerte Antoine Deltour, qui a révélé les magouilles du Luxembourg, pays de Junker, avec les multinationales installées dans ce drôle de pays.

 

PNR – Fichage des passagers aériens. Il s'agit de collecter les données personnelles de tous les passagers du transport aérien entrant ou sortant de l'U.E. Déjà en vigueur aux Etats-Unis, ce fichage systématique a pour but – ou prétexte – la lutte contre le terrorisme. Selon la proposition de la Commission, 60 catégories de données PNR seraient ainsi enregistrées, notamment les coordonnées, les itinéraires de voyage, les adresses IP des ordinateurs utilisés pour la réservation, les réservations d’hôtel, les numéros de carte de crédit et les préférences alimentaires. On est loin du nom, prénom, adresse. Il s'agit véritablement d'un flicage à grande échelle, d'une intrusion inadmissible dans la vie privé des gens. Pas inadmissible pour les députés européens. Réclamé à corps et à cris par Manuel Valls.

 

Voilà quelques réalités qui devraient nous faire réfléchir sur le fonctionnement de cette Europe – hélas – aussi dévoyée que décevante. Mais que peut-on dire, nous qui envoyons à ce Parlement un ramassis de bras-cassés. Nous dont la délégation la plus importante est celle du Front national. Nous qui nous servons de l'Europe pour recycler nos branquignoles. Nous qui déléguons un Moscovici au poste stratégique de Commissaire européen.


Photo X - Droits réservés

 

14/04/2016

Au bistro de la toile : Allez l'O.M. !

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- Oh ! Fatche Victor. On n'y entrave plus que nibe avec toutes ces cagades. Voilà qu'ils vont nous vendre l'OM comme une bouillabaisse. Et ils sont tous là, comme des fialas à l'agachon pour se la baffrer notre belle girelle…

 

- C'est l'OM que t'appelle « belle girelle » ? On dirait plutôt une vieille rascasse qui ne mérite même pas le pèbre d'aze pour la cuire ! En tout cas, Marguerite, elle en a ras les aliboffis – pardon, ras la chucho-pelaoù – de cette équipe de chèvres même pas capables de faire de la brousse du Rove. Elle veut vendre tout le troupeau.

 

- Faudra le trouver le nessi pour sortir les lovés, elle pésuguera dégun ! Faut avoir des cèzes dans le cabestran pour mettre de l'artiche dans cette bouillave. Où alors pas craindre d'en prendre plein le tafanari ! L'OM, ça vaut plus que dalle.

 

- Pourtant il y a du boucan : on entend les blazes de Xavier Giocanti et d'Eric Cantona.

 

- Giocanti. C'est le type qui se la fait avec Christine Lagarde, la patronne du FMI ? Celle qui a aidé à refiler plus de 400 millions de boules à Tapie ?

 

- Celui-là même. Ce Corse d'origine est paraît-il bourré de thunes. Il est le patron d'un groupe genre promoteur-investisseur immobilier. Ils croûtent dans les zones franches. Le groupe compte ainsi dans ses actifs La Cité de la Cosmétique et les Bureaux du Littoral, deux lieux de référence implantés dans chacune des zones franches avec leurs centres d’affaires respectifs, Altitude 180, un site réservé aux artisans, ainsi qu’une assiette foncière de 26 ha située face au centre commercial Grand Littoral où un parc international d’entreprises spécialisées dans la mode et le textile devrait voir le jour en 2017.

 

- Ah ! C'est pas mal. Ça a au moins l'avantage d'être local. Et puis, s'il y a à le FMI derrière, ça vaut tous les émirs parisiens. Et Canto qu'est-ce qu'il viendrait faire dans cette galère ?

 

- Il serait paraît-il nommé au poste de directeur sportif.

 

- Gran ben i'é fague ! Mais c'est vrai que ça aurait de la gueule.

 

- L'importance d'un club de fouteux sur la vie d'une ville comme Marseille me laissera toujours sur le cul. C'est une attitude de villes sous-développée : on place sa fierté où l'on peut. Quand je pense qu'un Tapie – à son époque – a eu toute la ville à ses pieds ! Les Marseillais étaient prêts à lui refiler la mairie.

 

- Bof. C'est une tradition. Les politiques et la pègre ont toujours plus ou moins furé ensemble à Marseille. Rappelons-nous Gaston et les Guerrini…

 

- Sans compter qu'actuellement, la municipalité de Marseille (850.000 habitants) est championne du monde des voitures de fonction ! Elle en possède 1200, avec 40 chauffeurs, ce qui coûte 3 millions d'euros au budget municipal ! A comparer avec Turin, ville de même importance, qui en possède cinq…

 

- Et que dire des millions déversés à pleins tombereaux dans des associations bidon. Ça profite à quelques petits caïds de quartiers, d'anciens « dit-leur » qui font pression sur la population locale...

 

- Eh ! Oh ! Tu crois qu'on achète la paix sociale avec des chichi-fregi ?

 

- Allez ! Fait péter le flaille. À la nôtre.

 

 

Illustration: merci à Chimulus

12/04/2016

Cannabis : Le Guen allume les « bigots de la prohibition » !

cannabis,prohibition

 

Coucou, le revoilou ! Qui ? Ben, le cannabis. Voilà Le Guen qui rejoint, Vaillant, Duflaut et autres politiques qui – faisant la part des choses – préfèrerait le tarpé à la kalash. On peut aussi penser que cette sortie – individuelle ou en service commandé ? - du sous-ministre aux relations avec le parlement est une façon de tenter d'amadouer les jeunes en les caressant dans le sens du poil et que ça n'aura aucune suite puisque tant le président Hollande que son premier ministre Valls sont carrément contre. Carrément ? A-t-on vu une question qui soit tranchée de manière carré par l'empereur du tango (un pas en avant, deux pas en arrière) et son hidalgo ? Ouate inde scie

 

Il est toubib Le Guen. Et il dit : « Le cannabis est une très mauvaise chose pour la santé publique, en particulier chez les jeunes. Mais la prohibition n’amène pas une diminution de la consommation »…/...« les produits qui sont distribués par le trafic sont plus dangereux que le cannabis»…/... « Je propose que le Parti socialiste dise enfin la vérité, propose une vérité : l’interdit moral ne crée rien du tout, il crée beaucoup de dégâts dans la société française »…/... « Dans beaucoup de quartiers, une contre-culture s'est installée et la loi est bafouée, malgré les forces de police, malgré l'intention de la justice, depuis des décennies »…/...  « Il faut peut-être aller vers des mécanismes de légalisation contrôlée, et surtout avec des politiques d'éducation et de santé publique ».../… « Je propose que nous réfléchissions aux moyens - je ferai des propositions - pour que nous mettions fin à cette politique de prohibition. On doit avoir des levées d'interdiction très sélectives : pour les adultes, certainement pas pour les jeunes de moins de 21 ans et pour un usage privé, certainement pas un usage public ». Et il allume ses collègues : « Les bigots de la prohibition devront aussi expliquer pourquoi la mesure appliquée depuis 30 ans ne marche pas ».

 

Le président de l'Office français de lutte anti-tabac, Bertrand Dautzenberg, pneumologue, est du même avis : « La situation actuelle d'interdiction totale (...) favorise la consommation. Je suis contre le cannabis, je veux que la consommation baisse, mais pour cela il faut prendre des mesures efficaces. Il faut arrêter la bêtise actuelle qui veut qu'on soit à des kilomètres de la réalité actuelle »…/… « La fumée est toxique pour les poumons, que ce soit la fumée du diesel, la fumée du tabac ou la fumée de cannabis. Et la France est le pays d'Europe qui fume le plus. C'est aussi le pays qui utilise le plus la forme la plus sale du cannabis : c'est-à-dire le mélange de tabac et de résine de cannabis. »…/… « Si on veut diminuer la consommation de cannabis en France en terme de santé publique, il faut la mettre dans une voie légale. Ainsi on pourra la contrôler, faire de la prévention à l'école et sur le lieu de travail. Ainsi la consommation de cannabis baissera. »…/… « Le premier conseil est de ne pas mettre de tabac quand on consomme du cannabis. Il y a des herbes à fumer, des plantes qui sont décrites dans les directives du tabac avec des étiquettes spécifiques qu'on devrait pouvoir trouver facilement en France. D'autre part, il y a une autre possibilité toute aussi illégale qui est de consommer des feuilles de marijuana plutôt que de la résine, qui est beaucoup plus toxique. On voit aux Etats-Unis, par exemple, où la légalisation du cannabis a lieu dans de plus en plus d'Etats. Là-bas, la vaporisation du cannabis est le mode majoritaire de consommation, ce qui est beaucoup moins toxique. »…/… « On peut également manger du cannabis, mais cela peut avoir des inconvénients car le consommateur n'a pas vraiment d’idée de la dose ingérée ».

 

Ben dit donc, il en connaît un bout le Professeur ! Lui et le Guen ont l'avantage d'être réalistes, d'être pragmatiques.

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 


Le système de légalisation, comme au Colorado, permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs, - et...de juteuses rentrées de fric pour l’État.

 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financements des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Pas questions qu'ils disent au gouvernement ! Pourtant, si de temps en temps François ou Manu tiraient un petit tarpé ou dégustaient un savoureux « gandga cookie », ça leur déconstiperait un peu les boyaux de la tête !

 

Sources :

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/04/11/25002-20160411ARTFIG00327-le-guen-souhaite-une-reflexion-sur-la-fin-de-la-prohibition-du-cannabis.php

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160114.OBS2786/cannabis-les-recommandations-du-pr-dautzenberg-pour-fumer-propre.html

 

Tè ! C'est ma 4.000ème note ! 

 

Photo X – Droits réservés

10/04/2016

Ouiquinde gastronomique: un plat qui tient aux ventres

 

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Le Baeckeoffe d’Alsace et de Lorraine.

 

Il me souvient de grandes fêtes vigneronnes

Entre les vins d’Alsace et les Côtes-du-Rhône

Où, avec ma chorale de vigoureux soiffards,

Nos pifs enluminés jouaient les gyrophares.

Nous avons ripaillé, chanté, mangé, et bu

Avant que de sombrer, fin remplis et fourbus

Dans les bras de Morphée, de Sophie ou Gisèle

Vaincus par la bamboche plus que les demoiselles…

- Tu le sais bien Victor que le vin, s’il enflamme,

En amour est meilleur s’il est bu par les femmes !

Au cours de ces agapes, qu’avez-vous donc mangé ?

- Dans ces contrées de froid si loin de ma Provence

Nous avons dégusté, au cours de ces bombances,

Le célèbre Baeckeoffe, la potée alsacienne

Un plat qui tient au ventre, platée rabelaisienne.

Les femmes le préparaient, enfin, c’est ce qu’on dit,

Le dimanche matin pour le cuire lundi.

 

Tu tailles en gros morceaux de la viande sans os

Ton boucher, s’il est bon, te le fait rapidos,

Une livre de bœuf, gite ou paleron,

Une livre de porc et autant de mouton.

Tu fais tremper tout ça dans une marinade :

Oignons, poireau, carotte, ail, girofle, muscade,

Bouquet garni, sel, poivre et bien sûr vin d’Alsace,

Riesling ou Sylvaner sont les plus efficaces.

Tu laisses mariner, au frais, vingt-quatre heures.

Emince cinq oignons, deux kilos de patates

Comme pour préparer la truffade auvergnate.

Le « Baeckeoffe » est aussi le nom du plat en terre

Large, ovale et profond, solide, utilitaire.

Etale tes patates en couches sur le fond,

Sale, poivre et dispose au dessus les oignons,

Sel, poivre de nouveau puis dispose les viandes

Egouttées, séparées d’avec leur marinade,

Mouille avec celle-ci jusqu’à demi terrine

Complète avec du vin…et remplit ma chopine !

Pour donner du moelleux, met un pied de cochon

Ou bien un pied de veau…et verse ton cruchon !

Ajoute par-dessus ce qui a mariné

Sel, poivre du moulin et…remet ta tournée !

Ferme alors ton couvercle très hermétiquement

Avec farine et eau maniées fermement,

Ça s’appelle « luter » : fermer avec la pâte.

C’est fini, il faut cuire longuement et sans hâte,

Dans un four préchauffé, cent-quatre-vingt degrés,

Quatre heures minimum et plus si ça t’agrée.

Ce plat pourrait sauver bien des anorexiques,

Régale les gourmets, stoppe les boulimiques.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

D’un Gewurztraminer à la saveur friponne

Et  laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients pour six personnes :

½ kilo de gîte, poitrine ou paleron de bœuf sans os – ½ kilo d’épaule ou d’échine de porc sans os – ½ kilo d’épaule de mouton ou d’agneau sans os – 1 queue, 1 pied de porc ou de veau (facultatif) – 1/2 d’oignons – 1 grosse carotte - 2 gousses d’ail – 2 kg de pommes de terre – 2 blancs de poireau – 1 bouteille de Riesling ou de Sylvaner – 1 bouquet garni – girofle – sel et poivre – farine.

 

Vins conseillés :

En rouges, des Alsaces Pinot noir ; en blancs Alsace Pinot gris (Tokay), Riesling, Sylvaner ; en vins d’Allemagne Riesling, Rheingau.

 

 

Photo X - Droits réservés

08/04/2016

Après ma crise d'arthrose je me sens revivre !!!

 

Avec un thérapeute ambulant.

Je n'aurais jamais cru

que marcher avec

une autre personne

puisse être aussi motivant,

même si nous ne parlons pas trop

pendant la marche.

Mon thérapeute

marche à environ 3 mètres

devant moi

et fixe la cadence selon 

les indications du médecin.
 

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Cela fait 20 km

que je la suis

sans même utiliser ma canne !

Je me sens mieux, kilomètre après kilomètre,

et mon cœur,

ma pression artérielle et

ma respiration semblent s'améliorer.

Et cela me plaît

où que nous allions !

Après 25kms, si nous voulons continuer

 

il y a une recompense !

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Je crois que je pourrais marcher 40 km….

 

 

Illustrations: merci à bcxxGIFs

   

07/04/2016

Au bistro de la Toile. « Panama papers » : la part du feu !

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- ...teng Victor, je cherche mais je trouve pas ton blaze dans la liste des crapules qui ont fait marcher la machine à laver le pognon sale au Panama. Je suis fier de connaître quelqu'un d'honnête !

 

- Il n'y a pas le tien non plus Loulle. Nous, on est de la petite poiscaille.

 

- On y trouve des gens comme Platini, quelques membres de la Fifa, des joueurs de foot-ball, l'entourage de Poutine, de Bachar, de la Corée du Nord et même une grosse banque française, la Société générale. C'est pas de la petite poiscaille effectivement.

 

- Mais si, Loulle. C'est tout ce qu'il y a de louche cette histoire de « Panama papers ». Par principe, moi, dès que sort dans les me(r)dias une grosse info dans ce genre, je suis dubitatif. Et je cherche ce que ça cache.

Attends, Loulle. Une centaine de journalistes ont eu ces données pendant un an. Pourquoi des journalistes et pas des officiels de l'ONU par exemple ?

 

- Mouais. Peut-être parce qu'il n'existe pas d'agence internationale chargée de traquer ce genre de fraudeurs !

 

- Bien vu Loulle. Mais qui sont ces journalistes « Robin des bois », redresseurs de torts ? Ce sont des membres d'un consortium pompeux, le “International Consortium of Investigative Journalists”, qui est financé et organisé par le Center for Public Integrity des Etats-Unis, officine inondée de pognon par
Ford Foundation
, Carnegie Endowment
, Rockefeller Family Fund
, W K Kellogg Foundation, Open Society Foundation, oui celle du sulfureux milliardaire Soros.

 

- Effectivement, faut pas s'attendre à voir dénoncer les sales secrets des plus grandes multinationales ou des banksters. On jette à la populace quelques noms pour qu'elle s'offusque, ce qui permet de planquer les magouilles des vrais crapules. Tiens, pour ce qui est de la France, on aurait pu s'attendre à trouver les noms des dirigeants des entreprises du Caca-Rente. Mais que dalle. Même Tapie n'a pas eu l'honneur de ces gazettes…

 

- Il doit se sentir humilié !

 

- C'est la part du feu Loulle, ce truc. On sacrifie quelques pantins, quelques entreprises dont la pourriture est trop voyante, on jette la suspicion sur la Russie, la Syrie, l'Iran, quelques princes arabes trop voyants pour faire bonne mesure. On disqualifie un pays comme l'Islande qui a su dire merde aux capitalisme mondial. Et ainsi les gros poissons passent à travers le filet. A noter qu'il n'y a pas d'Etasuniens et pas d'entreprises étasuniennes dans les noms qui « fuitent ». Rien que ça met la puce à l'oreille !

Cette escouade de journalistes mondiaux qui ont eu un an pour fouiller dans ces infos, qu'auraient-ils trouvé s'ils avaient cherché les milliers d'entreprises qui relient les cartels de la drogue mondiaux aux leaders de la politique américaine, incluant des membres de Congrès, des gouverneurs d’Etats, des maires de villes, des membres de la Cour Suprême des Etats-Unis et une poignée d’ancien président des Etats-Unis ? Et s'ils avaient cherché sur toutes les entreprises en bourse sur toutes les places boursières du monde ? Et s'ils avaient cherché sur la liste connue des quelques milliers de milliardaires qui constituent le 1 % de ceux qui possèdent autant que les 99 % du reste des habitants de cette boule puante magnifique appelée Terre ?

 

- Mouais… Effectivement. T'as raison Victor. Cette affaire, c'est trop beau pour ne pas être louche. Au fait, qui a balancé ? Un employé de ce cabinet d'avocats panaméens ? Facile à trouver. Il a intérêt à planquer ses miches le mec ou la nana !

 

- Récolter plus d'un million de données n'est pas à la portée d'un lanceur d'alerte. Il faut des moyens. Il y aurait la patte de la CIA ou de quelque autre officine malfaisante derrière ce truc que ça ne m'étonnerait pas.

 

- Fort possible Victor. Et puis au fait, ces cent journalistes dans le secret, il seraient plus crédibles s'ils laissaient le peuple fouiller et juger par lui-même, en mettant en ligne l'ensemble de ces informations !

 

- Compte là-dessus, Loulle… En attendant, mets ma tournée !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

 

04/04/2016

Le SPORT serait-il l'ENNEMI du PEUPLE ?

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On est en plein déballage ! Les gentils visiteurs des paradis fiscaux, aussi nombreux que les morpions sur un pubis de curé pédophile. Et les sportifs farcis aux meilleures substances troubles des labos pharmaceutiques. Allez, parlons un peu de ceux-ci, on s'occupera des autres plus tard.

 

Les plumitifs du Sunday Times ont piégé le bon docteur Bonar en filmant ses révélations « à l'insu de son plein gré ». Et il est bonnard tonton Bonar. spécialiste de la lutte contre le vieillissement ! Il affirme avoir un réseau de clients secrets parmi les sportifs : cyclistes britanniques brillants sur le Tour de France, champions de la baballe des plus grands clubs anglais, joueurs de tennis, boxeurs, etc. Eh ! Oh ! Il fait seulement son boulot le Dr Bonar : « Le fait que certains de mes patients sont des athlètes professionnels est sans importance. S'ils ont des carences, je vais leur proposer un traitement. Ils sont parfaitement conscients des risques de l'utilisation de ces médicaments dans le sport professionnel, et il est de leur responsabilité de se conformer à la réglementation anti-dopage", explique-il. Imparable. Et il a raison tonton Bonar. Il soigne des « malades » avec les médicaments existants sur le marché : EPO, stéroïdes, hormone de croissance, etc. Point/barre. Reste tout de même à savoir si ces « sportifs » sont réellement malades… Mais ça, seul le toubib peut le dire, pas les journalistes.

 

Le sport spectacle porte en lui toutes ces dérives. Parce qu'il génère beaucoup de fric et qu'il est un outil puissant pour façonner l'esprit des gens. En bref, le sport nous prend pour des kons et rend kons ceux qui adhèrent à ses valeurs. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à, créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.).

 

Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso…

 

Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Et pas Fleming, Pasteur ou Einstein. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire... C'est la négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les sportifs et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans.

 

Le sport usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Les dirigeants politiques ne s'y trompent pas. Les Chinois, les Russes « élèvent » les sportifs en batterie. Mais quid des étasuniens et de leurs « étudiants » ? Quid de nos « clubs de formation » ? Certains pays ferment un peu plus les yeux que d'autres. Ils sont un peu plus hypocrites quoi.

 

Le sport serait-il l'ennemi du peuple ?

 

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03/04/2016

Cuisinez l'alose. Un vrai plat de fainéant !

 

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- Regarde bien, petit, cette superbe alose

Les anciens l'appelaient «la princesso dou Rose»,

Éclair de vif argent, longue, fine et puissante

Bien que lourde des flancs, elle reste élégante.

Sais-tu que c'est l'amour dont elle est satisfaite

Qui va te l'amener, demain, dans ton assiette?

Respecte-la, petit, et débouche le vin

Car manger de l'amour est un plaisir divin.

C'est un poisson magique, délicieux à manger

En bonne compagnie. Et subtil à pêcher!

Lorsque le Rhône était le Fleuve-Dieu sauvage,

Point encore castré par digues et barrages,

Indomptable et fougueux quand le mistral le fouette,

Crainte des riverains et bonheur des poètes,

Braconniers et pêcheurs, au mois des primes roses

Armaient les vire-vire pour pêcher les aloses.

C'étaient des bateaux larges aux ailes de moulin

Arrimés à la rive par quatre gros filins.

Deux paniers grillagés, avecque le courant, tournent.

Lorsque l'un est en haut, son opposé s'enfourne

Dans l'onde trouble et vive où peinent les aloses

Cherchant un abri sûr pour que leurs œufs éclosent.

Beaucoup n'arriveront jamais à leur frayère,

Cueillies par les paniers montant vers la lumière.

Enlevée dans les airs, l'alose se tortille

Dans une pluie dorée de gouttes qui scintillent.

Elle tombe, ahurie, dans le fond de la barque

Où le fil de sa vie est coupé par les Parques.

Le pêcheur, averti, en interrompt sa sieste,

Achève le poisson d'un coup de barre preste,

Bois un coup de rosé si sa gorge s'assèche,

Puis se rendort, heureux: pour lui le Rhône pêche!

Cette façon subtile, je crois unique en France

N'a pu être inventée que chez nous, en Provence!

Il paraît que certains, les nuits de pleine lune,

Jouant flûte et violon au bord de la lagune

Ont eu, comme Aristote, la fantastique chance

De voir, debout sur l'eau, les aloses qui dansent...

Les belles ménagères avaient leur opinion:

"Les meilleures sont les aloses d'Avignon."

En dessous d'Aramon, elles sentaient la vase,

Et après Caderousse, ce n'était que carcasses,

Mais dans le Rhône vif courant sur les galets

Roulés de Villeneuve, ou au pied du Palais

Des Papes d'Avignon, elles étaient à point:

Dévasées, mais encor avec de l'embonpoint.

- Et comment tu la cuis, ton alose, Victor?

- Oh ! Vaï t'en plan, pitchoun, y a pas lou fio a bord!

Sers-moi d'abord un coup de rosé du Ventoux

Ou de Côtes-du-rhône, et je te dirais tout.

L'alose, tu la laves, tu l'écailles, la vides.

Tu réserves les œufs dans un torchon humide,

Prends-en un soin jaloux, c'est les meilleurs morceaux.

Pour les gourmets, c'est le caviar des Provençaux.

Puis tu tranches la tête et la fends en longueur,

Coupe l'alose en darnes de deux doigts d'épaisseur.

Tu auras pris chez un compère jardinier

Une brassée d'oseille, des épinards triés.

Tu vas hacher ces herbes assez grossièrement:

Elles vont te servir en accompagnement.

Tu prends une cocotte, mais une vraie, en fonte!

Des cocottes-minute n'accepte pas la honte.

Tu graisses bien le fond, mais à l'huile d'olive

C'est le nec plus ultra, faut pas que tu t'en prives.

Au tonneau de vin blanc, tu remplis un cruchon,

Puis tu places la tête, ouverte, sur le fond.

Tu recouvres d'un lit d'oseille et d'épinards

Sel, poivre noir, muscade, va-z-y, sois pas flemmard.

Tu dois y mettre aussi des oignons émincés,

Certains cuistots rajoutent... oui, du petit-salé.

De ton huile d'olive, une bonne giclée

Car pour ta réussite c'est là l'une des clés.

Mets tes darnes à plat, sur l'herbe, bien serrées,

Qu'elles ne bougent pas quand ça va macérer.

Un autre lit d'oseille, encore un de poisson

Chaque fois sel et poivre et de l'huile, un soupçon.

Lorsque tout est placé, bien délicatement,

Tu poses sur le tout les œufs avec leur poche.

N'aie pas peur de forcer sur l'assaisonnement

Car ce n'est qu'un poisson, et pas de la bidoche.

On atteint maintenant un moment crucial,

Pour réussir ton plat, voilà le principal:

Tu arroses le tout de trois verres de gnole.

Des verres de soiffards, pas des verres symboles.

Enfin tu mouilles avec du blanc sec de Laudun,

Mais pas trop tout de même: ce qui est opportun.

Tu fermes ta cocotte bien hermétiquement

Avec la mie de pain mouillée légèrement.

Arrive maintenant le temps de la cuisson,

Sa longueur fondra les arêtes du poisson.

C'est sous la cendre chaude, dans un cantoun de l'âtre

Que doit cuire l'alose, dans les braises rougeâtres.

Cuis-la huit heures au moins d'une chaleur tranquille,

Le tout sera confit. Une alchimie subtile

Des herbes et de l'alcool dissoudra les arêtes.

Petit, sers-moi à boire, ou sinon je m'arrête!

C'est un plat rituel pour tous les gens du Rhône.

Enfin, écoute-moi: l'alose est très friponne,

Après tout le plaisir qu'elle te donne à table

Elle fera de toi un gaillard redoutable!

Tu seras comme un cerf quand résonne son brame:

Ce plat est souverain... pour le bonheur des dames.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Deux belles aloses d'un kilo et demi chacune, - un kilo d'oseille, - un kilo d'épinards en branches ou - mieux - de vert de blettes, à défaut, de la laitue, - quatre oignons émincés, - 2 hectos de petit-salé haché, - deux verres d'huile d'olive, - trois cuillerées à soupe de sel fin, -poivre noir du moulin, - muscade (à votre appréciation, mais généreusement), - une bouteille et demi de vin blanc sec, - trois verres d' "aigarden" (eau-de-vie).

 

Les vins conseillés:

Ce plat de poisson à la saveur puissante, animale, s'accommode parfaitement de vins blancs ayant du caractère:

Côtes-du-rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Chateauneuf-du-Pape.

Coteaux du Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette de Bellegarde.

Côtes de Provence de Palette, Coteaux varois de Salernes, Saint-Maxi­min, Bellet.

Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du-rhône d'Estézargues, Coteaux-d'Avignon, Chusclan, Rochegude, Saint-Mau­rice-sur-Aygues, Sablet. Costières de Nîmes. Coteaux du Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Coteaux varois de Tourves, Barjols, Nans-Ies-Pins.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

01/04/2016

François Hollande : « Pour moi ce TTIP est tout sauf top »

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Tiens. Il comprendrait enfin quelque chose ou c'est un poisson d'avril ? Parait que c'est ce qu'il aurait dit en aparté au cours du ramdam actuel à Washington sur la sureté nucléaire. Il serait temps que le fier « pourfendeur de la finance » s'intéresse plus aux besoins des cinq cent millions de citoyens européens qu'aux bénéfices des banksters et des des multinationales yankees puisque ce TTIP, ou TAFTA, c'est-à-dire le si décrié Traité Transatlantique, a pour finalité d'imposer aux Européens un statut de vassalisation de l'Europe aux Etats-Unis.

 

Puisqu'il ouvre les yeux notre phénix scootériste, il pourrait en profiter pour dire son fait à Obama concernant ce « traité ».

 

Il pourrait lui dire que l'Europe rejette l'arbitrage d'investissement (ISDS), sous toutes ses formes. Qu'aucun autre mécanisme ne doit être introduit s’il donne des droits privilégiés et l’accès à une justice dérogatoire aux investisseurs étrangers. La loi et l’accès à la justice doivent rester les mêmes pour tous.

 

Il devrait lui dire qu'il ne veut pas d’organe transatlantique de coopération réglementaire. Tous les processus de réglementation doivent s’opérer dans le cadre d’instances et de méthodes transparentes et démocratiques.

 

Il devrait lui faire savoir que l’impératif climatique doit être pris en compte. Les traités de libre-échange ne peuvent pas primer sur la lutte contre les dérèglements climatiques et les émissions de gaz à effet de serre. Dans le cadre de la COP21, les aspects les plus dangereux pour le climat - accroissement des échanges transatlantiques d’énergies fossiles, ISDS et coopération réglementaire - n’ont pas leur place dans la politique de l’UE. L’impact de l’augmentation des flux commerciaux transatlantiques sur les émissions de gaz à effet de serre mondiales doit être calculé et mentionné.

 

Il devrait lui dire que nos agriculteurs valent bien les siens. Et qu'il n'accepte pas que la suppression des barrières tarifaires concernant les productions agricoles accélère la course à l'industrialisation de l'élevage en Europe, fusille notre mode de production et nos paysans et aggrave encore la contribution de l'agriculture au dérèglement climatique.

 

Mais pour cela, il faudrait encore « qu'il en ait » !

 

Mais ça, ça semble vraiment un poisson d'avril...

 

 Illustration X - Droits réservés