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16/01/2010

Au Bistro de la Toile : l’agneau à face humaine !

mouton humain.jpg

- - Fait-toi voir Loulle ! Tourne un peu la tête…Là. Comme ça…

 

- - Oh ! Victor, qu’est-ce que t’as ? T’es en train de virer ta cuti ou quoi ?

 

- - Non, Loulle, mais…

 

- - Mais quoi ?

 

- - Ben, je trouve qu’il te ressemble…

 

- - Qui ?

 

- L’agneau à tête humaine. T’es bien allé en vacances en Turquie il y a quelques mois ?

 

- Ben, ouais…

 

- Et en célibataire en plus ?

 

- Ben, ouais…

 

- Bè ! alors je crois que tu es père.

 

- T’es con ou quoi Victor ?

 

- Tè ! Regarde cette photo dans le journal.

 

- Mais c’est un journal anglais ! Le Daily Telegraph. Je lis pas le Rosbif moi, je le bouffe. Comme les côtelettes…

 

- Les côtelettes d’agneaux ?

 

- Ouais. J’adore. Et en Turquie, c’est pas ce qui manque.

 

- Tu es sur le chemin de l’aveu Loulle ! Regarde bien cette photo : c’est un agneau à face humaine ! Et…si, Loulle, y a quelque chose de toi ! C’est frappant.

 

- Qu’il est con ce Victor. Et qu’est-ce qu’il dit l’article ?

 

- Je te traduis : « Une brebis donne naissance à un agneau à face humaine. L’agneau est né dans un village proche de la ville d’Izmir, en Turquie. Erhan Elibol, un vétérinaire de 29 ans, a pratiqué une césarienne pour sortir un agneau mort-né, mais il a été horrifié de voir que l’agneau présentait une étonnante ressemblance – les yeux, le nez, la bouche - avec une face humaine. »

 

- Tè ! Victor, je me sens tout estransiné. Buvons un coup, c’est ma tournée…

 

- …de jeune père ! Ça me rappelle une histoire de bergers. C’est un jeune berger « citadin retour à la terre », frais émoulu de l’école de Salon, qui monte pour la première fois en estive au-dessus de Jausiers, sur le col de Restefond. Les journées sont longues et les nuits encore plus. Il demande aux autres pastres comment on fait pour… enfin pour les choses du sexe. Adrien, son « pelo », un vieux de la vieille lui dit : « Ben, les femmes, y en a pas beaucoup. Mais t’as mille brebis et douze chèvres ! Je te conseille plutôt les chèvres ». Le lendemain, au repas commun du soir, Adrien et les bergers – qui ont espinché le jeunot et l’on vu opérer, se fendent la gueule en se moquant de lui. Celui-ci, rouge de honte, leur dit :

 

- « Putaing, vous m’avez pris pour un con. C’est des conneries la légende des bergers qui se tapent leurs bêtes… Et moi, comme un bédigas, j’ai marché.

 

- Eh non, fadoli ! Mais c’est que t’as choisi le plus moche ! »

 

 

13/01/2010

Et la biodiversité Roseline ? Si ton vaccin ne soigne pas, il engraisse les requins des labos et…tue les requins chagrins !

 Bachelot seringue.jpg

« La fabrication de vaccins contre la grippe A H1N1 menace les requins.

Bien que les vaccins qui contiennent du squalène ne soient pas approuvées aux États-Unis, ils sont utilisés au Canada et en Europe et dans plusieurs autres pays.

L’Organisation mondiale de la santé a recommandé l’utilisation d’adjuvant pour la fabrication de vaccins contre la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009.

Le squalène est l’une des composantes principales de certains adjuvants comme le ASO3 du Arepanrix ou encore le MF59. C’est un précurseur du cholestérol, mais il est aussi retrouvé dans l’huile d’olive, l’huile de germe de blé ou l’huile de riz.

Mais le squalène est produit industriellement à partir d’huile de foie de requin et plus particulièrement d’espèces de requin vivant en profondeur. Les espèces de requins vivants en profondeur ont des taux de reproduction très bas et plusieurs sont des espèces menacées.

Par exemple, une importante source de squalène est le requin chagrin ou Centrophorus granulosus. Cette espèce de requin est sur la liste rouge des espèces menacées, ce qui signifie que l’espèce a un haut risque d’extinction. Une femelle prend 12 à 15 ans pour arriver à sa maturité sexuelle. Par la suite, la femelle donne naissance à un seul petit après une période de gestation de 2 ans.

Les compagnies pharmaceutiques sont peu bavardes concernant leurs sources d’approvisionnement en squalène.

La compagnie GlaxoSmithKline (GSK) a reçu des commandes pour 440 millions de doses de vaccins. On a calculé que plus de 4400 kg d’huile de foie requin seraient nécessaires pour produire ces doses de vaccin contre la grippe A H1N1.

Selon des organismes de protection des requins 'Shark Safe Network’, les méthodes de pêche en profondeur sont très dommageables pour l’écosystème.

Suite aux limites de pêche imposées pour la pêche du requin en profondeur en 2006 dans le nord-est de l’Atlantique par l’Union Européenne, la quantité de squalène disponible sur le marché s’est trouvée réduite. Malgré tout, les fournisseurs de squalène, aussi utilisé dans certains cosmétiques, continuent de solliciter les pêcheurs pour ces espèces de requins.

Bien que des méthodes alternatives de production de squalène soient à l’étude, dont une à partir de l’huile d’olive, aucune n’est actuellement suffisamment développée pour être capable de fournir du squalène de haute qualité comme celui produit à partir de l’huile de foie de requin. » 

Source : Sauve la Terre

Source en anglais: National Geographic

 

Bon. La biodiversité, c’est vaste… Peut-être que la disparition du requin chagrin ne chagrinera pas outre mesure les adeptes des piquodromes façon Bachelot, mais ceux-ci devraient être sensibles à la note présentée par les requins des labos, les masques inutilisés, les montagnes de Tamiflu obsolètes, les campagnes de pub, la rémunération des personnels piquants, la location des salles, etc. Autour de 2,5 milliards, soit trois fois le plan cancer, trois fois le déficit de tous les hôpitaux de France. Mais ce n’est pas fini ! Les toubibs, qui voyaient passer cette manne de pognon à côté de leurs narines frémissantes, vont maintenant bouffer eux aussi dans le gâteau. Roseline veut leur refiler 6,6 euros par piqouze. Tè ! Fumes ! qu’ils leur ont répondu les syndicats de toubibs : on fera payer une visite normale, soit 22, euros ! Alors, comme seulement 5 millions de Français ont été piqués, il en reste 60 millions à piquer ! Soit soixante millions de fois 22 euros, c'est-à-dire 1,32 milliards d’euros supplémentaires ! A prendre où ces montagnes de sous ? Ben ! Dans notre poche pardi !

19/12/2009

HONTE ! Les politicards toquarts fossoyeurs d’espoir à Copenhague envoient les habitants de Tuvalu aux requins…

 affiche copenhague sarko.jpg

Voici les principaux points du texte discuté à Copenhague. Cette déclaration politique a été le fruit de négociations à 26 mais menées essentiellement par les Etats-Unis, l'Inde, la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud. .  L'Union européenne elle-même a été écartée des ultimes tractations et ne s'est résolue à soutenir l'accord qu'avec réticence. Elle ne comprend pas d'objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, renvoyés à 2010, et ne prévoit pas la création d'une instance internationale.

- Une hausse des températures globales limitée à 2 °C. Dans le document politique négocié, les dirigeants prévoient de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C d'ici à 2050 par rapport aux niveaux préindustriels, l'objectif affiché de la conférence sur le climat. C'est moins ambitieux que ce que réclament les petits Etats insulaires, représentés par Grenade et les Maldives, qui militaient avec les pays les moins avancés pour une hausse maximale de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

- Pas d'objectifs de réduction des émissions de CO2. L'accord ne fixe pas d'objectifs chiffrés de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050. Pour les pays industrialisés, les objectifs de réduction d'émissions de CO2 d'ici à 2020 ne seront fixés qu'en janvier, après que chacun des pays industrialisés "aura donné par écrit" ses propres engagements, selon le président français, qui a précisé que l'Union européenne maintiendrait son objectif de réduire ses émissions de 80 % d'ici 2050. Cependant, l'UE ne reverra pas à la hausse son objectif de réduction à l'échéance 2020, qui sera de 20 % et non de 30 % comme l'espéraient certains négociateurs. Selon un calcul des Nations unies, l'addition des promesses faites à ce jour publiquement par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 °C, bien au-delà de l'objectif souhaité des 2 °C. Une proposition annexée à l'accord appelle la communauté internationale à conclure un traité contraignant d'ici la fin de l'année prochaine.

- Aide à l'adaptation des pays en développement. Les chefs d'Etat ont accepté de consacrer 100 milliards de dollars par an d'aide aux pays en développement à compter de 2020 et d'examiner pour ce faire des financements innovants. Les Etats-Unis se sont engagés à verser 3,6 milliards de dollars d'aide aux pays les plus vulnérables d'ici 2012 pour les aider à s'adapter aux impacts du changement climatique. "L'engagement collectif des pays industrialisés est d'apporter des ressources nouvelles et supplémentaires [à l'aide au développement]" d'un montant total de 30 milliards de dollars, précise le texte. L'Union européenne avait déjà promis de verser 10,6 milliards de dollars sur les années 2010, 2011 et 2012 et le Japon a annoncé à Copenhague 11 milliards de dollars sur les trois ans.

- Il n'y aura pas d'Organisation mondiale de l'environnement. L'accord ne prévoit pas la création d'une Organisation mondiale de l'environnement qui aurait pu vérifier la mise en œuvre des engagements de chacun, les contraignant légalement. Pour Nicolas Sarkozy, le volet juridique, absent de cette déclaration politique, sera à nouveau débattu lors de négociations à Bonn que la chancelière allemande Angela Merkel organisera "dans six mois" pour préparer la prochaine conférence sur le climat de Mexico, fin 2010.

Point de friction majeur, en raison notamment du rejet chinois de toute intervention extérieure, la partie du texte sur la vérification internationale du respect des engagements pris est la plus longue du projet d'accord. Elle précise que les économies émergentes doivent faire le bilan de leurs efforts et en rapporter aux Nations unies tous les deux ans. Des contrôles internationaux sont prévus pour répondre aux exigences occidentales de transparence mais le texte garantit le "respect de la souveraineté nationale". Une manière d'écarter tout contrôle contraignant.

- Protection des forêts. Le texte "reconnaît l'importance de réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, et la nécessité d'améliorer l'élimination de gaz à effet de serre par les forêts". Il prévoit des mesures "incitatives" pour financer la protection des forêts avec des fonds des pays développés.

Sources : Le Monde

Le coût de Copenhague : 143 millions d'euros.

Copenhague photo shame.jpg

08/12/2009

Au bistro de la Toile : Copenhague…

-         Ça y est. C’est parti à Copenhague pour le grand raout de la terre qui chope la fièvre. C’est tout bon pour les mastroquets ça : si les gens ont trop chaud, ils auront soif, et alors nils viendront au bistro !

 

-         T’entend Bert. Ce puteng de Loulle, finalement c’est un grand optimiste : il voit le bon côté des choses… Surtout pour son portefeuille.

 

-         Attend, Victor, ils nous gonflent les aliboffis avec des conneries qu’on n’y comprend rien. On parle de la montée du niveau de la mer en 2100, du risque d'avoir une concentration de CO2 de 850 ppm dans l'atmosphère en 2050... Moi, pour tout te dire, j’y comprend nibe et je m’en fous complètement de se qui se passera en 2100. Y a longtemps que je fumerais les pissenlits par la racine !

 

-         C’est vrai que toutes ces abstractions ne mobilisent pas trop. Tout le monde s’en fout. Seulement le bordel qui va résulter du changement climatique, ce sera du concret : une affaire de territoire, de nourriture, d’air, de terres. Le changement climatique n'a d'intérêt que pour les sociétés et les cultures. La terre s'en fout, elle, du changement climatique ! Elle en a vu d’autres. Et si l’humanité disparait, elle n’en crèvera pas pour autant ! Nos économies occidentales sont les véritables responsables de cette merde climatique. A partir du moment où, en un siècle environ, on renvoie dans l’atmosphère des gaz que la nature a mis des millions d’années à transformer en pétrole et en charbon, faut pas s’étonner si le climat tend à redevenir ce qu’il était à l’époque du carbonifère : une étuve.

 

-         Bon. On aura un peu plus chaud ? On mettra la clim. Les palmiers remplaceront les vignes ? On boira du vin de palme. Le pétrole manquera ? On roulera dans des bagnoles électriques…

 

-         Voilà. Le changement climatique est là, dans la tête des gens. Mais beaucoup, comme toi Loulle, semblent croire qu'ils pourront continuer à vivre comme ils le font aujourd'hui, s'ils consentent à quelques ajustements techniques. Ta bagnole électrique, c’est bien, mais d’où elle viendra ton électricité ? Il serait peut-être plus malin de réfléchir à l’utilité des déplacements ! De l’utilité de faire venir sur nos tables des aulx de Chine ou des raisins du Chili. De l’utilité de prendre sa bagnole pour aller se goinfrer de conneries dans ces temples de la consommation que sont les hypermarchés et les zones commerciales. De la pertinence d’avoir son lieu de vie à des dizaines de kilomètres de son lieu de travail. Tout est à repenser. Mais il est plus facile de se laisser bercer par les propos rassurants de nos gouvernants car ce que nous disent les verts et autres écolos est trop énorme. Il s'agit de conclusions révolutionnaires pour nos sociétés et les conséquences sont trop désagréables pour être abordées de front.

 

-         Bof… Et alors, qu’est-ce qu’il va se passer ?

 

-         Nous appartenons aux pays les plus riches du monde. Mais le nombre de ces « happy few » va décliner dans les années qui viennent, avec la poussée démographique mondiale. Les habitants des pays industrialisés représentent aujourd'hui environ 20% de la population mondiale, représentant 95% de la richesse mondiale. Dans 10 ans, ils ne seront plus que 17%. Qui veut abandonner ça? Nous en profitons. C'est très confortable d'être là où nous sommes. Seulement les 80% que nous pigeonnons, ben, ils veulent tout simplement faire comme nous, vivre comme nous, et si nécessaire prendre notre place. Par la force. Les réfugiés climatiques qui vont arriver, vous croyez qu’ils seront tout doux et tout gentils ? Et vous pensez que nos sociétés vieillissantes et repues seront en mesure de les arrêter ? L’avenir, il risque d’avoir un goût de sang. Mais le danger ne viendra pas seulement de l’extérieur. Tous les problèmes que nous connaissons vont s'accentuer : la pénurie de nourriture et d'eau, les inégalités... Le climat sera à l'origine des guerres du XXIe siècle. Au sein de nos sociétés, les inégalités générationnelles vont devenir conflictuelles. Parce que c'est la première fois de l'histoire moderne que nous exploitons à ce point les ressources des générations à venir. Nous vivons à crédit. En bouffant le pain de nos enfants ! Et ils nous le feront payer cher. Enfin, il y a un autre problème, plus important que tous les autres car il les soutend…

 

-         Ah ! Encore ? C’est quoi ?

 

-         C’est le lapinisme Loulle. C’est le lapinisme. Sais-tu, Loulle, et toi aussi Bert, que pour chaque battement de ton palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essaye d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre ! Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et comme ces pays, qui sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

 

-         Puteng, Victor. Tu nous la fais raide là. Tè ! Buvons un coup pour oublier…

 



 

 

25/06/2009

Guerre contre Monsanto : des nouvelles (bonnes !) du front.



monsantoland.jpg



Comment s’appelle-t-il déjà, le nouveau ministre des paysans ? Ah oui ! Bruno Le Maire. Eh ben ! Bruno, on va te surveiller de près ! Si l’on en croit Le Canard Enchaîné – et le célèbre volatile est toujours crédible – son prédécesseur, le pauvre Barnier, lui laisse sur le bureau un beau chardon, bien piquant, manifestement pas intimidé par les désherbants, fussent-ils ceux de l’empoisonneur n°1 du monde, la sinistre firme Monsanto et son non moins sinistre produit phare, le Roundup. Rappelons que le Roundup est un herbicide total et non sélectif  dont la substance active principale est le glyphosate. Ce dernier est un herbicide dérivé d’un acide aminé (la glycine) découvert et breveté par les chimistes de Monsanto en 1969.

Le Roundup, commercialisé à partir de 1975, a un principe actif qui permet l’extermination totale de toutes les plantes aspergées. En cas d’épandage de Roundup sur une plante, celle-ci va absorber le produit chimique au niveau des feuilles qui va ensuite passer dans la sève de la plante et entraîner une contamination générale de l’organisme. Le glyphosate va ensuite se concentrer au niveau des racines et perturber la production de chlorophylle et d’hormones de croissance de la plante, entraînant une nécrose des tissus végétaux conduisant à la mort de la plante. A côté de ce glyphosate, le Round-up comporte un autre élément actif, le POEA qui est un adjuvant qui augmente la pénétration du pesticide dans les cellules de la plante. Et ce poison qui trône dans toutes les grandes surfaces au rayon jardin peut-être utilisé librement et sans précaution…

Seulement voilà, il y  en France quelques solides empêcheurs d’empoisonner en rond (up). Et parmi eux un avocat parisien aussi subtil dans ses recherches que teigneux dans ses actions, le redoutable Maître Fau. C’est lui le tombeur du Régent et du Gaucho, ces pesticides tueurs d’abeilles. Mandaté par un éleveur bio, Jacques Maret et une association écolo, le « Mouvement pour le droit et le respect des générations futures », M°Fau a relevé une méchante lacune dans l’autorisation accordée au Roundup Express, au Roundup Extra 360, au Rondup GT Plus.

roundup tête de mort.jpgPour obtenir le droit de mettre en vente son pesticide, le fabricant doit prouver qu’aucun de ses ingrédients n’est toxique ou nocif pour l’environnement. Ceci en vertu d’une directive européenne (et oui, elle sert parfois l’Europe !) de 1991 que la France a mis treize ans à transposer dans notre arsenal juridique… « Doucement ! qu’il devait dire le Savoyard Barnier, Y a pas l’feu au lac d’Annecy ! »

La lacune, c’est que si Monsanto a déclaré le glyphosate comme principe actif – et obtenue l’autorisation – elle a « oublié » de déclarer l’autre composant essentiel de son poison, le POEA. Donc, l’autorisation qui permet à la firme mafieuse de vendre son Roundup n’est pas valable. M° Fau a donc envoyé à Barnier une lettre d’avocat lui demandant d’interdire désormais la vente des Roundup !

Lemaire, on t’attend au virage. Que peut faire le ministre ? Interdire le poison, ce qui serait justice. Ou faire un bras d’honneur à l’avocat pour faire plaisir à Monsanto. Auquel cas M° Fau a promis de saisir le Conseil d’Etat, sourcilleux en la matière !

Affaire à suivre.

Maître Fau ! Y a que ça de vrai !



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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!

...et débarque à Toulouse, à Paris et ailleurs...

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"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


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14/06/2009

Sexy gastronomie: Wanda la sauvageonne

sexy plage 2.jpg

Wanda

A Bauduc, en Camargue, sur le sable doré,
Wanda sculptait les bois déposés par le Rhône
Et vivait libre et nue comme une sauvageonne
Dans une simple hutte à l’orée des marais.

Sur une planche à voile, je chevauchais les flots.
Wanda voulut monter sur mon engin rétif
Mais ne pouvant lever la voile de l’esquif
Elle lâcha la corde et chuta dans les eaux.

Pour l’aider à monter je la soulève au fesses
Mais, troublé, ma poussée devient vite caresse,
Ma peau frôle sa peau et nos jambes s’emmêlent,

En un baiser salé, nos deux langues se mêlent,
Puis, au gré de la vague se redresse le mat,
Et c’est dans l’eau complice que la belle m’aimât.



Le lièvre des sansouires

— Se servir de la mer comme d’un grand plumard,
Ben ! dis donc ! T’as dû faire rougir les homards !
Les girelles devaient frétiller d’allégresse
Et l’onde bouillonner comme une bouillabaisse !
— Ce n’est pourtant pas ça que nous avons mangé
Lorsque, après nos ébats, nous avons partagé
Un excellent repas préparé par la belle,
Devant son cabanon, assis sous la tonnelle.
Wanda, fine fourchette, la veille avait fait cuire
Un régal camarguais : un lièvre des sansouires.
Dépouille l’animal, vide-le, sèche-le
Et puis ampute-le de la tête et la queue.
Coupe-le comme un lièvre en quartiers et portions,
Epluche et émince quelques jolis oignons,
Au fond d’une terrine, mets tes morceaux de viande,
Ajoute thym, laurier, romarin et amandes,
Du poivre du moulin, puis de l’huile d’olive,
Arrose à l’Armagnac de façon attentive,
Et laisse macérer, au frais, toute une nuit,
Il ne s’en ira pas, ne t’en fais pas pour lui !
Dans comme un œuf de beurre, fais dorer des lardons,
Tu égouttes et réserves. Fais blondir deux oignons
Dedans le même beurre, saupoudre de farine,
Fais revenir pour que ça prenne bonne mine.
Rajoute tes morceaux de viande macérée,
Tu remues bien le tout pour les faire dorer,
Introduis tes lardons, ail et bouquet garni ;
Mouille d’une bouteille de Costières-de-Nîmes,
Rectifie sel et poivre, que ce soit de haut goût,
Et laisse mijoter, une heure, à feu doux.
Pendant ce temps glace un quart de petits oignons
Avec un peu de beurre, du sucre et un peu d’eau,
Fais caraméliser. Saute tes champignons
De couche avec de l’huile, dore-les ventre et dos,
Rajoute, après une heure, au premier appareil,
Passe ta marinade, introduis-la pareil,
Et tu laisses frémir une bonne heure encore
Pour que les sucs expriment harmonie et accord.
Mixe le foie du lièvre, la crème et le boudin,
Mets un peu de vinaigre, du poivre du jardin.
Avec ces ingrédients, tu vas lier ta sauce
Juste avant de servir ce plat digne d’Eros.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes :
Pour la marinade: - 1 lièvre des sansouires (encore appelé ragondin), - 3 oignons émincés, - thym, - 3 feuilles de laurier, - 1 branche de romarin, - 1 poignée d'amandes sèches, - 1 cuillère à soupe de poivre grossièrement concassé, - 1quart de litre d'huile d'olive, -1 verre d'Armagnac.
Pour la cuisson du plat: - la valeur d'un œuf de beurre, - 2 hectos de lardons, - 2 oignons hachés, - 1 peu de farine, - 3 gousses d'ail épluchées et écrasées, - 1 bouquet garni, - 1 bouteille de vin rouge AOC Costières--de-Nîmes.
Pour la sauce: - 1 quart de kilo de petits oignons entiers, - 1 noix de beurre, - 1 cuillère à soupe de sucre en poudre, - 1 livre de petits champignons de Paris, - le foie du lièvre-ragondin, - 1 hecto de boudin, - 1 petit pot de crème fraîche, - 1 cuillère à soupe de bon vinaigre, - sel, - poivre du moulin.

Les vins conseillés:
Ce plat typique des mas de Camargue s'accorde tout natu-rellement avec des vins rouges frais tels, en vallée du Rhône: Costières-de-Nîmes, Domazan, Comps, Estézargues, Fournès, Montfrin, Remoulins, Saze, Saint-Hilaire-d'Ozilhan.
En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Cabrières, Cazevieille, Saint-Gély-du-Fesc, Valflaunès.
En vins de Provence: Coteaux-des-Baux, Coteaux-d'Aix, Coteaux-varois de Saint-Zacharie, Saint-Maximin, Barjols, Ste-Anastasie.


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10/06/2009

J’ai vu un slogan sur une palissade de chantier. Il dit : « Cessez de vous reproduire ! »

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L’autre soir, j’ai vu à la télé – comme beaucoup de monde -  le remarquable documentaire de Yann-Artus Bertrand sur les dégâts causés à la planète par la connerie humaine et sa composante économique : la « croissance », cette nouvelle divinité dont les dirigeants de la planète baisent servilement les pieds. Des images superbes, des commentaires un peu lénifiants pourtant, mais un effet certain sur la prise de conscience de la catastrophe vers laquelle on court.


Déforestation à outrance pour le pognon, saccage des richesses naturelles, laminage des espèces vivantes… Tout y est passé. Sauf l’essentiel : la démographie démente, cause de tous les maux. Savez-vous que pour chaque battement de notre palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essayez d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre !


Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’hcochonsquiniquent copie.jpgomo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau.


Et si ces pays sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, et veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !


Eh ! Yann-Artus, pose ton hélico, et dit à tes congénères — ce mammifère omnivore qui ne se différencie des autres animaux que par sa faculté de boire sans soif et d’être en chaleur tout au long de l’année — de se capoter le créateur ou de pratiquer l’autocoïtpalmaire !

 

Tiens! Dans le livre ci-dessous, je donne une vision de ce qui risque d'arriver en continuant comme ça!

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NOUVEAU!


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11/05/2009

Catastrophes naturelles ou attaques militaires ?

haarp1 alaska.jpg



Tè ! Si on se laissait un peu emporter sur les ailes du frisson ? Moi qui suis un incorrigible « rébroussié » (en Provence, un qui doute de tout, qui prend le contre-pied du discours politiquement correct), je viens de tomber, au hasard d’une pérégrination aléatoire sur la toile, sur une série d’informations qui m’ont parues fort intéressantes. Réalité cachée ? Menaces secrètes ? Elucubrations fantaisistes ? A vous de juger.

Dans la nuit des 25 et 27 Décembre 1999, deux tempêtes d'une violence exceptionnelle s'abattaient sur la France, alors que le pays s'apprêtait à célébrer le passage à l'An 2000. Ces tempêtes représentaient un phénomène météo très inhabituel.

Les modélisations 3D réalisées par Météo France montrent à quel point la configuration météorologique avait l'efficacité d'une machine de guerre.

Rappelons que l'existence des armes climatiques a été implicitement reconnue dans un traité international de désarmement. Un traité international adopté en 1977 sous le nom de "convention ENMOD", interdit en effet expressément le développement d'armes "de nature à influencer le climat". Le fait que ce type d'armes soit mentionné dans cet accord indique que leur existence n'est pas de la science-fiction.

anges_haarp_250.jpgCes tempêtes de décembre 1999 pourraient donc avoir été provoquées par une arme climatique, utilisée afin de sanctionner l'attitude récalcitrante de la France sur la mondialisation, les OGM, et le traité de l'AMI. (Le principe central de l'AMI est de créer tout un ensemble de droits nouveaux pour les multinationales, au détriment des états et des populations, et sans aucune obligation en contrepartie. Cet accord économique international a été négocié dans le plus grand secret depuis 1995 sous l'égide l'OCDE)

Ces " tempêtes" ont été suivies par un virage à 180 degrés de la politique du gouvernement de Lionel Jospin au sujet de la mondialisation et des OGM. La vérité est peut-être que le pays ayant été mis à genou par ces deux "tempêtes", la France a été vaincue et n'a pas eu d'autre solution qu'une discrète capitulation, à l'insu de la population qu'il était préférable de ne pas informer.

Le naufrage du pétrolier Erika, le 12 décembre 1999 (soit quelques jours à peine avant les tempêtes), naufrage dont les médias n'ont pas assez souligné les circonstances douteuses, n'était-il pas une signature des événements calamiteux qui allaient frapper la France quelques jours plus tard ? Le nom du navire Erika fait penser à un code symbolique d'identification : I AM ERIKA qui se prononce : AMERICA !

Pour l'anecdote, un cyclone tropical baptisé ERIKA dévasta la Nouvelle Calédonie le 14 Mars 2003, entraînant des frais considérables pour la France. Rappelons qu'un mois auparavant, Dominique de Villepin avait demandé que se tienne, le 14 mars justement, une séance du Conseil de sécurité à l'ONU destinée à "évaluer la situation" sur l'Irak. Inutile de dire que cette séance n'eut jamais lieu, la guerre en Irak étant devenue inévitable à cette date.
De même, faut-il interpréter comme un avertissement le tremblement de terre survenu en France le 22 février 2003, et ressenti jusqu'en Allemagne, deux pays européens largement engagé contre la logique de guerre américaine.

Et que dire du violent tremblement de terre survenu en Chine aussitôt après une visite de Colin Powell venu chercher, en vain, le soutien du gouvernement chinois.

L'histoire contemporaine regorge de ces coïncidences...

Ça vous intéresse ? Alors cliquez ci-après :
HAARP, ARME DE L'APOCALYPSE ?
http://conspiration.ca/haarp/arme_ultime.html

ou encore ICI http://bouillondecultures.blogspot.com/2007/12/lusaf-leve-une-partie-du-voile-sur.html

Ces informations ne sont pas si fantaisistes que ça puisque on les retrouve sur…le Journal Officiel des Communautés Européennes !
www.entrefilets.com/haarp.pdf


27/04/2009

Oh puteng ! Alerte à la grippe porcine ! Alerte à la peste aviaire !

cochon dents longues.jpg- Oh ! Loule ! Donne-moi tout de suite deux jaunes. Et bien tassés, c’est pour un malade.

- Casa ? Ricard ? 51 ?

- M’en fout, c’est en urgence…Sur prescription médicale. Je risque d’avoir, et la grippe aviaire, et la grippe porcine !

- ? ? ? ? ? ? ?

- Ouais. Hier, j’ai bouffé du saucisson de l’Ardèche de chez le gros Thomas, des caillettes aux herbes, puis des cailles farcies aux pruneaux et olives vertes, mijotées en cocotte au vin blanc… Si avec ça je ne veux pas choper la peste porcine et aviaire qui fleurit à Mexico, et sûrement pas que là, faut que je me désinfecte les tuyaux de dedans mes viandes avec du pastaga !

- Tè ! Victor ! Soigne-toi avant de tous nous envisper dans ce bistro ! Mais, cette peste, c’est du sérieux ou c’est une cagade de plus pour nous enfumer ?

- Puteng ! Si c’est du sérieux, tu dis ! Ça risque de nettoyer de Terre du tiers de ses habitants !

- …teng ! C’est pas bon pour la clientèle ça… Et si en plus il faut baisser de 10% le prix du café, la faillite nous guette !

- Oh ! Mastroquet, quand t’auras fini de pleurer, tu mettras ta tournée j’espère ? Pour en revenir à la peste aviaire, et à la peste porcine qui en est une variante, c’est un truc terrible. Tu tousses, tu tousses, t’as la fièvre que tu pourrais cuire un œuf dur en te le carrant dans l’oignon,, tu craches des glaviots verdâtres, gros comme des huîtres de Bouzigues, tu trembles comme si t’avais la parkinson, que chaque fois que tu vas pisser tu te fais une branlette, et puis t’as la cou qui gonfle, qui gonfle, les yeux qui te sortent de la tête comme une bogue, et puis t’as toutes les viandes qui s’avarient qu’on dirait les barbaques recyclées des hypermarchés, et tu meurs…

cochons de cochons.jpg- …teng ! Victor ! Tu déparles ou quoi ? Vé ! j’en suis tout estransiné. J’en ai les trois sueurs…

- Oh ! Fatche ! Loule, c’est comme ça que ça commence… Tiens toi loin, maître empoisonneur ! Et crache pas dans les verres ! La grippe aviaire, la peste porcine, c’est du pareil au même, mais en pire, que la grippe espagnole. Celle-là, elle a fait en un mois plus de morts que la guerre de quatorze en quatre ans : vingt millions de victimes, au moins ! Alors celle qui arrive, avec la promiscuité des grandes villes, les mecs qui se rassemblent dans les stades, dans les hypermarchés, dans les cinoches, dans les gares, ça va être un carnage. D’autant plus que les moyens de propagation de ce putain de virus sont multipliés par cent par rapport à la grippe espagnole. Avec les avions, les bateaux qui transportent leurs merdes partout dans le monde, y aura pas un coin qui sera à l’abri. Peut-être au milieu de l’Antarctique. Là, on aura les glaçons gratos – pas comme chez toi – mais ça manquera de pastis…

cochons à motos.jpg- Quand même, Victor, si y en un sur trois qui crève, il en reste deux qui vivent. Pourvu que ce soit toi et moi, ça suffit. Et puis, ça résoudra bien des problèmes : moins de chômage, plus de problèmes de retraites, moins de pollution… C’est peut-être une défense de la terre contre ce drôle de mammifère sans poils qui chie des lardons comme un CRS des coups de triques et qui salaupège tout ce qu’il touche…

- Loule ! Tu parles d’or.

cochons trois.jpg- Tè ! Je paie ma tournée. Oh ! Monsieur Riflard, venez trinquer avec nous. C’est pour se soigner. De nous trois, y en un qu’en réchappera pas. Ce sera peut-être vous !

- Sans vouloir vous offenser, monsieur Riflard, ce ne serait que justice : un banquier, si ça meurt, on peut dire que ça libère le territoire !

- A la nôtre !

23/04/2009

Les nouveaux colonisateurs s’appellent Chine, Arabie saoudite, Corée, Japon, Libye, Emirats arabes unis ! Ils font main basse sur les terres agricoles fertiles des pays les plus pauvres du monde…

acheteurs de terres.gif


La colonisation se perpétue mais elle a pris un nouveau visage : l’achat de terres arables dans les pays pauvres par des pays prédateurs bourrés de thunes. Et cette fois les Occidentaux n’y sont pour rien ! Elle est le fait de pays manquant de terres cultivables sur leur propre territoire (Corée, Japon), de pays au climat peu propice à l’agriculture (Arabie saoudite, Libye), de pays surpeuplés et ayant saccagé leurs propres terres arables (Chine).

Le moyen de cette colonisation est le pognon. On ne prend plus les terres par la force, comme au temps révolu de la colonisation occidentale, mais en achetant des territoires entiers. Les nouveaux colonisés sont le Kazakhstan, la Sibérie russe, l’Afrique.

Les motivations des nouveaux voleurs de terre sont de deux sortes : la volonté d’autosuffisance alimentaire, la spéculation. Dès 2003 plus de 7 000 hectares de terres du Kazakhstan ont été « loués » à une société mixte sino-kazakhe, et plus de 3 000 paysans chinois ont pris la route de la région d'Alakol, à la frontière chinoise, pour exploiter des champs de soja et de blé. Devant le malaise suscité par cette location - sur dix ans - d'une parcelle du territoire national, le gouvernement kazakh fait preuve d’une grande discrétion à ce sujet. Officiellement, les terres arables louées à la Chine n'existent pas. Les autorités kazakhes – qui s’engraissent évidemment sur ces spoliation officielles - craignent la réaction de la population rurale devant la concurrence déloyale représentée par l'arrivée en masse de paysans chinois, dont l'équipement agricole est supérieur au vieux matériel soviétique encore utilisé sur la plupart des exploitations kazakhes.

Pékin s'intéresse non seulement aux plaines d'Asie centrale, mais également aux terres vierges du grand voisin russe. Pour la Chine, la Russie orientale est un eldorado agricole : selon les estimations des experts russes, plus de 20 millions d'hectares de terres arables n'y sont pas exploités, et les prix y sont inférieurs à ceux pratiqués en Chine. La ruée vers les terres russes s’amplifient. Pour le moment, les autorités russes voient plutôt d'un bon œil l'exploitation de ces terres auparavant inoccupées, qui leur permettra de prélever une taxe sur l'exportation des produits agricoles. Mais l'arrivée massive de paysans chinois commence à engendrer des tensions avec la population locale, d'autant que la crise économique sévère que traverse le pays risque d'alimenter des réactions xénophobes. Selon le dernier recensement russe, quelque 35 000 Chinois vivraient en permanence dans le pays. Mais, de l'aveu même du ministère de l'intérieur, entre 400 000 et 700 000 Chinois seraient, en réalité, installés sur le territoire russe… Voilà un bref aperçu concernant la colonisation chinoise.

L’Arabie saoudite n’est pas en reste. Elle a tenté d’assurer son autosuffisance alimentaire en irriguant ses déserts avec de l’eau dessalinisée ! Aberration économique que la baisse du prix du pétrole lui a fait abandonnée pour la remplacer par des achats et des locations massives de terres à l’étranger. Un fonds 800 millions de dollars a été constitué. Les groupes agroalimentaires saoudiens ont commencé leurs prospections. Certains se sont tournés vers l'Afrique, compte tenu de sa proximité avec le royaume. C'est notamment le cas d'une entreprise du Haïl, Hadco, qui loue des milliers d'hectares au Soudan (son objectif est d'en cultiver 40.000). Cette société est aussi à la recherche d'opportunités en Turquie.

Le groupe Ben Laden – coucou ! le revoilou ! - , spécialisé dans les travaux publics, s'est engagé en Asie à la tête d'un consortium, pour gérer 500.000 hectares de rizières en Indonésie, dans le cadre d'un projet agricole de 1,6 million d'hectares comprenant la production d'agrocarburant. Le saccage des forêts indonésiennes pour produire de l’huile de palme profite ainsi en partie…à la famille Ben Laden !

La Corée s’intéresse à Madagascar. Dans cette grande île – un des pays les plus pauvres du monde - , la concession dans des circonstances opaques de 1,3 million d’hectares au conglomérat sud-coréen Daewoo, a nourri la grogne qui a abouti au renversement, le mois passé, du président Marc Ravalomanana. Celui-ci devait gratter sérieusement dans l’opération !

En Afrique encore, revoilà le pittoresque ami de Sarko, le grand défenseur des Droits de l’Homme façon Genève ou Durban, la Lumière Eblouissante des Terres à Chameaux : Kadhafi soi-même ! Au Mali, le plus gros locataire, une société liée à l’entourage de Kadhafi a contracté des baux trentenaires qui préoccupent les paysans maliens car les hectares des Libyens sont situés au début des canaux d’irrigation, et sont donc servis en eau les premiers, laissant la portion congrue aux autochtones pour leurs cultures vivrières…

Pourquoi une telle ruée vers les terres agricoles ? Deux raisons : 1 - la crise alimentaire qui incitent les gouvernements à assurer leur approvisionnement à venir ; 2 – la crise financière qui fait de l’agriculture un nouvel actif juteux pour les fonds d’investissement spéculatifs.

Merde ! Mais qu’est-ce qu’ils font ces salauds de colonisateurs occidentaux ?

18/04/2009

Vive la crise ! Bientôt un paquebot « vert » à voile !

eoseas1.jpg


Quand je vous gueule sur tous les toits que le pétrole cher, c’est le pied, ça se vérifie jour après jours. Au rayon bagnole, les gros 4x4 c’est antédiluvien. La technologie du futur, c’est la bagnole électrique et celle à air comprimé de l’ami Nègre à Nice. Et voilà que question bateau nous vient de Saint-Nazaire, des ex- chantiers de l’Atlantique, un projet de navire révolutionnaire à plus d’un titre et qui est pourtant un retour vers le passé : un paquebot de luxe géant à voiles !

Le chantier naval STX (ex-Chantiers de l’Atlantique) présentait il y a quelques semaines à Saint-Nazaire son projet Eoseas : un paquebot à voiles dont la consommation de carburant serait réduite de 50% par rapport à l’existant ! Mise à l’eau prévue d’ici 3 à 5 ans. Issu du programme Ecorizon mené depuis deux ans par STX, Eoseas affiche des mensurations à donner le mal de mer : 305 mètres de long, 3400 passagers, cinq coques, six voiles d’une superficie totale de 12.440 m². Au cœur du dispositif, des voiles semi-rigides qui contribueront à la propulsion du paquebot en fonction de la météo. Ainsi, en vents soutenus, le navire pourrait avancer uniquement sous voile tandis que par vents faibles, les voiles apporteraient 10% de l’apport énergétique du navire.

eosas2.jpg
Le paquebot intègrera aussi près de 1.000 m² de panneaux solaires qui devraient fournir l’ensemble de l’éclairage du navire. Au rayon techniques propres, citons aussi une centrale de gaz naturel liquéfié, un système de traitement des déchets fournisseur d’énergie ou une injection d’air sous la coque pour réduire le frottement de l’eau de 17% et donc la consommation de carburant. En tout, cinq brevets ont été déposés dans le cadre d’Eoseas.

Evidemment, tout cela a un prix. Le navire sera proposé à un prix supérieur de 30% par rapport à un navire traditionnel. Malgré cet handicap, STX espère convaincre les armateurs en rappelant que sur le long terme, l’équation économique plaidera en faveur de son paquebot vert.

Et en plus il est beau !

Sources : http://www.cleantechrepublic.com/2009/03/18/un-projet-de-paquebot-a-voiles-pour-reduire-la-consommation-de-carburant/


15/04/2009

Yves Cochet et la surpopulation : Pourquoi ne pas diminuer les aides versées aux familles à partir du troisième nouveau-né ?

surpopulation Reiser.jpg


Le député écolo, vient de planter une sacré zone en énonçant tout haut une vérité tabou : Le péril vert, c’est les bébés! Oh ! Puteng ! On dirait qu’il vient de péter dans la sacristie ! Il met pourtant le doigt sur une réalité qui dérange et que la bien-pensante et le politiquement correct rejettent : la surpopulation. LE MONDE (09.01.09) sous le titre « Sombres prédictions » aborde ce sujet :

« Comment s'étonner alors que beaucoup s'interrogent : et si nous étions trop nombreux, déjà, pour cette Terre ? Notre démographie n'est-elle pas la cause de nos malheurs écologiques, mais aussi politiques, sociaux, militaires, comme l'affirmait déjà l'austère Thomas Malthus en 1798 ? Les "émeutes de la faim" qui ont secoué en avril 2008 des pays très peuplés Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Egypte, Haïti, Indonésie, Maroc, Philippines, Nigeria, Sénégal ne lui donnent-ils pas raison ? Le pasteur britannique Thomas Malthus, économiste, affirmait que la population humaine croît de façon exponentielle (2, 4, 8, 16, 32) et les ressources, de manière arithmétique (1, 2, 3, 4, 5). Inévitablement, nous irions vers l'épuisement des biens, la famine, la guerre de tous contre tous. »

Ouvrez « notre-planete.info », un site proche de l'ONG « Les Amis de la Terre », tapez "surpopulation". Parmi les premiers articles : "Homo sapiens est la pire espèce invasive." Extraits : "Nous feignons d'ignorer la finitude d'un monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Il faut quelque chose de plus qu'un couple pour faire un enfant, il faut au moins une planète viable. Posséder une famille nombreuse n'est-il pas un délit environnemental, une grave atteinte à la planète et à l'avenir commun ?"

En 1948, Albert Einstein mettait solennellement en garde l'Abbé Pierre contre les "trois explosions" menaçant notre "monde mortel" : la bombe atomique, la bombe information, la bombe démographique. En 1971, dans la lignée du Club de Rome, l'écologiste Paul R. Ehrlich, spécialiste des populations d'insectes, publiait le best-seller La Bombe P (Fayard). Il y dénonçait "la prolifération humaine", qu'il assimile à un "cancer" : "Trop de voitures, trop d'usines, trop de détergents, trop de pesticides, trop d'oxyde de carbone. La cause en est toujours la même : trop de monde sur la Terre."

De fait, en moins de 200 ans, l'humanité est passée de 1 milliard d'habitants (au début du XIX° siècle) à 6 milliards (en 1999). Entre 1987 et 1999, soit en treize ans, de 5 à 6 milliards. Aujourd'hui nous tangentons les 7 milliards et beaucoup des prévisions pour 2050 tournent autour de 9 à 10 milliards de Terriens soit 3 milliards d'hommes en plus. Les démographes de l’ONU tempèrent ces sombres révisions. S’appuyant sur la baisse – réelle – de la fécondité mondiale ils estiment que la population mondiale se stabilisera autour de 10,5 milliards en 2100. Mais leur marge d’erreur est telle que…ça peut aussi bien être 30 milliards ! Ils mangeront peut-être, mais ils mangeront debout !

Aujourd'hui la natalité des pays les moins développés progresse six fois plus vite que celle des pays développés qui vieillissent et se stabilisent. En 2050, 86 % de la population mondiale habitera un pays pauvre ou émergent, la moitié en Chine et en Inde, pourtant dotés d'une politique antinataliste. Bonjour l’avenir des bidonvilles !

Mais stigmatiser l’hyper natalité du sud serait au mieux sans effet. Si nous voulons aider les pays actuellement dominés à achever plus rapidement leur transition démographique, attelons-nous en revanche à démanteler au plus vite les réseaux d’exploitation et de domination économique nord-sud, démantèlement nécessaire pour laisser place à l’autonomie et à l’émancipation individuelle dans ces régions du monde, notamment celles des femmes, autonomie et émancipation qui sont les conditions sine qua non de la modération des naissances. Et combattons enfin cette attitude criminelle – orchestrée par le FMI, la Banque mondiale et l’OMC – qui consiste a sacrifier les cultures vivrières des pays du sud au profit de cultures industrielles (coton, cacao, arachide, et. et maintenant huile de palme) destinées à gaver les populations obèses du nord !

Mais dès qu’on aborde cette question tabou de la surpopulation, on se fait taxer de « malthusiannisme », synonyme, dans la bouche de la majorité politiquement correcte de réaction fascisante au pire, d’anarchisme au mieux. Alors laissons la parole en conclusion à MONSIEUR Albert Jacquard : « […] Cette solidarité vécue met en évidence l’interdépendance de tous les hommes : l’intérêt de chacun est que l’autre, tous les autres, aient reçu une éducation leur permettant un regard lucide sur les problèmes que pose la survie de l’humanité.
Aujourd’hui elle [(l’humanité)] est menacée par son effectif. Y aurait-il des hommes, un homme de trop sur la Terre ? Si la réponse est oui, lequel ? Moi ? Cette petite fille de Bombay dont je n’ai pas oublié le regard désespéré ?
Il faut que la réponse soit non. Et en tirer les conséquences. »
Albert Jacquard (L’explosion démographique, éditions Le Pommier, 2006, dernières lignes de l’ouvrage).

05/04/2009

Ô sole mio! J'ai invité du beau monde au cabanon pour déguster...

...les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

Éclairs d'acier bleuté bondissant hors de l'onde
Pour tenter d'échapper à la dent furibonde
De quelque carnassier montant des eaux profondes
Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent...
C'est la reine des mers! Succulente et divine,
Pas la langouste, non. Simplement la sardine!
Sa réelle fonction, sa vie, son aventure
Généreuse et bornée: c'est d'être nourriture!
Les poissons s'en délectent, l'homme la met en boite,
Lui fait boucher le port si la passe est étroite...
Chez nous, dans le Midi, on l'aime tellement
Que chaque Provençal est un peu son amant.
Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,
Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.
sego-NUE--jardin.jpgPrenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,
Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque
Par la roideur arquée du petit corps luisant.
Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.
Devant le cabanon, à l'ombre de la treille,
Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,
Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"
C'est les sarments de vignes du côté de Lunel.
Un bon coup de muscat met les convives à l'aIse
Juste le temps qu'il faut pour apaiser la braise.
Sur un bout de grillage il range les sardines,
Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.
Les poissons sur la grille sont posés sur le feu
Puis retournés après une minute ou deux.
Sur un grand plateau rond, au milieu de la table
Calée par des galets pour qu'elle reste stable,
Le Pégot sert en vrac sa première tournée
Puis remet sur le feu la prochaine fournée.
Un jet d'huile d'olive dans le creux de l'assiette,
On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.
D'une pression du doigt on enlève la peau
Libérant les filets odorants et bien chauds,
La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,
La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebeleu !
On se "rabine" un peu, d'où le nom: "brulo dé"
Mais c'est tellement bon! vous n'avez pas idée.
Avec les dents du haut, on bloque la sardine,
La mâchoire du bas, retroussant les babines
Fort délicatement détache le filet
Qu'un" ggluuff" aspirera jusqu'au fond du palais.
Sous le pin parasol où s'aiment les cigales
Montent les petits bruits des gens qui se régalent.
Ca fait des: "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c'est bon !"
C'est toute la marée, plus un goût de charbon.
Toute les deux sardines on boit un coup de blanc,
De Cassis ou de Saint-Hilaire-d'Ozilhan,
On parle avec les mains, on sort la galéjade
Et la journée se passe en franche rigolade.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

aubry_sexy_maillot_lobo_lobofakes.jpg
Ingrédients et proportions pour six personnes:

Rien de plus simple: des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi kilo par personne, soit 3 kilos). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l'huile d'olive dans chaque assiette.

Les vins conseillés:

P08 sarko.jpgLa sardine est bonne fille et s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.
En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusc1an, Ventoux, Luberon, Cos-tières de Nîmes; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.
En vins du Languedoc blancs Picpoul de Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d' Aigues-mortes.
En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de--Provence et des Coteaux varois.





31/03/2009

Sarko commis voyageur au Niger d’Areva – experte en pollution et exploitations en tout genre.

carriere uranium.jpg


« Nous devons défendre les intérêts de la France, et vous défendez ceux du Niger. Mais nous pensons que dans un investissement à long terme, la seule pratique contractuelle possible, c'est celle du gagnant-gagnant » (en fait le nouveau contrat stipule que Areva paiera deux fois plus cher le minerai nigérien ; mais comme elle ne le payait presque rien, faites le calcul…).

Tout de même, quel champion de la Justice not’bon président ! On se sent fier d’être Français ! Ces fortes paroles ont été prononcées lors du très récent voyage éclair de notre Nano Empereur sur ses marches africaines du Niger. Il s’est également félicité de la « transparence » du partenariat stratégique signé à l’occasion de ce voyage par Anne Lauvergeon, la patron d’Areva, n°1 mondial des activités nucléaires avec les autorités nigérienne. Ben voyons ! Si le président dit que c’est « transparent », c’est que ça doit l’être au moins autant que les rares marigots où les populations locales soignent chaque jour leur chiasse endémique!

Présent depuis plus de quarante ans au Niger, le groupe français Areva a signé en janvier avec les autorités de Niamey un contrat pour l'exploitation à partir de 2012 de la mine géante d'uranium d'Imouraren, dans le nord du pays. Pour ce contrat, le numéro un mondial du nucléaire civil s'est engagé à investir au moins 1,2 milliard d'euros au Niger, qui fournit déjà plus du tiers du combustible utilisé dans les centrales nucléaires françaises.

areva.jpgCe que n’a pas dit notre Micro Timonier, c’est qu’Areva nourrit de nombreuses critiques, notamment des ONG, qui dénoncent les effets « catastrophiques » de ses activités sur l'environnement, la santé et les droits des populations locales, et l'accusent de « piller » les richesses du pays.

Ce dont ne se vante par Anne Lauvergeon, c’est quela championne du nucléaire s’est faite épingler l’an dernier par l’obtention haut la main des « Public Eye Awards ». Ces prix sont décernés depuis cinq ans aux entreprises les plus irresponsables en matière sociale et environnementale. Ces « oscars de la honte » lui ont été décernés pour deux sites d’extraction d’uranium au Niger, exploités par Somaïr et Cominak (dont elle est actionnaire majoritaire). Des analyses effectuées par la Criirad ont révélé un haut niveau de contamination radioactive de l’air, de l’eau, des sols et des déchets entreposés à ciel ouvert. La gestion du personnel humain est tout aussi déplorable : insuffisance d’information des mineurs et des familles, négligences dans la décontamination, encadrement médical douteux. Selon un rapport de l’organisation de défense des droits humains Sherpa, « des médecins du travail de ces complexes miniers ont avoué avoir sciemment annoncé à des travailleurs souffrant de troubles liés à l’exploitation de l’uranium qu’ils sont atteints d’autres maladies graves, telles que le sida ou la malaria ».

sarkokadafpaillasson.jpgAreva, c’est cette entreprise - que Sarko espère refiler à son pote Bouygue - et qui nous bourre le mout avec de superbes publicités dans les lucarnes à décerveler. C’est ce « fleuron » de l’industrie française que le même Sarko emmène toujours dans ses bagages lorsqu’il va vendre du « nucléaire civil » - appelé aussi usines à bombes – dans les pays les moins fiables, généralement dirigés par de sordides dictateurs (son pote Kadhafi en autres).

Cette entreprise a donc été tout aussi brillamment sacrée « entreprise la plus pourrie du monde ».


27/03/2009

Puteng ! Je fais du rab ! Je devrais être mort !

 

Puteng ! Il y a quelques jours, je viens de passer le cap des soixante et…- je sais plus combien ! - vendanges (je préfère compter en vendanges qu’en printemps comme le commun des mortels). Et je me rends compte que logiquement, avec les critères sociologiques et les normes actuels JE DEVRAIS ÊTRE MORT depuis lurette (je sais pas si elle belle celle-là…). Quand j’étais miston, il y avait des peintures au plomb partout et les tuyaux d’adduction d’eau étaient aussi en plomb. Ça faisait de jolis hernies quand il gelait, alors on appelait…le plombier ! Les prises électriques étaient évidemment sans protection, les fils de la lampe pendaient, les isolants étaient en bois et il n’y avait évidemment pas de prises de terre. On se chauffait au charbon dans une seule pièce et il n’y avait pas d’aération, sauf par les portes et fenêtres bancales. On mettait l’eau de Javel, le permanganate et le crésyl (produits indispensables et courants à l’époque) dans des bouteilles de pinard vidées généreusement. Quand aux quelques médicaments (vermifuge Lune, alunosal, élixir parégorique, cachets d’aspirine du Rhône, etc.) ils étaient sur l’étagère de la cuisine, à côté de la boite à sel et de la bouteille d’huile. On buvait l’eau au robinet ou à la pompe dans la rue, et non des bouteilles cachetées. On bouffait du pain, du beurre quand il y en avait, des gâteaux bien sucrés et on n’était pas obèses pour autant parce qu’on se bougeait le cul ! On jouait, quand il n’y avait pas école, toujours dans la rue, dans les terrains vagues, au bord du Rhône. On fabriquait des traîneaux à roulements avec des planches et on descendait à fond la caisse. Les gamelles étaient nombreuses et ça nous apprenait à vivre. On grimpait aux arbres, aux poteaux de la ville et on se cassait parfois un bras ou quelques ratiches sans faire d’histoires ni porter plainte contre le maire. On allait faucher les cerises chez les paysans ce qui nous valait parfois une volée de gros sel dans le cul. Il nous arrivait, pour des questions de « t’es pas chiche ! » de bouffer des hannetons ou des vers de terre. Sans dommage. On avait plein de potes partout : il suffisait de sortir dans la rue, tous les gosses étaient là, c’était notre terrain de jeux. Et si on allait chez un pote, on entrait nature, sans invitation, et sa mère nous faisait goûter sans histoires. On rentrait chez nous à la nuit sans que nos parents ne se tracassent la tête. Pensez donc, on n’avait même pas de portables ! Et même pas de nintendo, de play station, d’ordinateurs, de baladeurs, de télé 80 chaînes, etc. Quelle triste vie ! A l’école, dans nos classes à 40 élèves, quand un mec ne suivait pas bien, on l’aidait et s’il était trop branque, il redoublait. Sans que les « parents d’élèves » ne s’offusquent. Et si on était trop chiants et que le « maître » nous traitait par la podoculothérapie (l’art de soigner par le coup de pied au cul), les parents non seulement ne le faisaient pas mettre en taule, mais ils redoublaient la sanction podoculesque ! Pareil pour les gardes champêtres et les flics qui nous coursaient quand on faisait des conneries et nous secouaient le matricule sans qu’on soit pour autant des « victimes de la société ». On faisait les cons ? On assumait les conséquences. On roulait partout avec nos vieilles cranques de vélo, sans casque évidemment. Quant aux bagnoles, nos vieilles Deuches ou 4L n’avaient ni ceintures ni air bag, quant aux freins ils étaient plus que douteux. Et je ne vous dis pas le nombre très conséquent de verres de vin que j'ai bu tout au long de mes décennies d'existence! Tellement au delà du "premier verre qui donne le cancer" que je devrais fumer les pissenlits par la racine depuis... Pfff! panneau cimetière.jpgEt c’est pourtant notre génération qui a fait exploser les inventions qui font la réalité d’aujourd’hui ! On avait la liberté, on assumait les risques, on acceptait les échecs, on jouissait des succès, on était RESPONSABLES ! Je me rends compte que normalement, avec une vie aussi « risquée », un environnement aussi « hostile », des façons de vivre aussi « aberrantes », je devrais être mort depuis bien longtemps ! Seulement ma femme m'a menacé: "Si tu meurs, je te tue!" - Et vous nous dîtes ? - Je continue !

17/03/2009

M'ame Michu et M'ame Chazotte: "ATTENTION : PETER PEUT NUIRE A L’AVENIR DE VOS ENFANTS !"

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- Eh ! M’ame Chazotte, paraît que le réchauffement climatique, c’est dû aux pets de vaches ! Même que l’Irlande et le Danemark vont taxer leurs agriculteurs pour ces flatulences bovines. Et pas rien : 80 euros par animal !

- Eh ben ! Vont être heureux les bouseux ! Déjà qu’ils ont de la peine à boucler les fins de mois… Z’ont pas fini de nous en balancer devant les préfectures des tombereaux de fumier ! Faudra mettre les bottes M’ame Michu. Et une épingle à linge sur le tarbouif !

- Ben, c’qu’ils disent les autorités autorisés des Irlandiens et les Danemarkiens c’est que les gaz émis par ces animaux, et notamment le méthane, contribuent au réchauffement climatique. Et ce dans la mesure où les flatulences et les renvois constituent des gaz à effet de serre. Cette taxe devrait ainsi permettre d'investir dans la recherche de nouvelles technologies permettant de réduire les gaz à effet de serre. Le Danemark serait en fait un pionner en la matière. Il aurait trouvé un moyen de récupérer et de recycler les gaz émis par les cochons.

- Eh ben voilà ! Pendant des millénaires, les ruminants et autres herbivores ont pété sans que l'incidence de leurs flatulences sur le climat ait pets interdits.pngété décelé sur l'évolution du climat par la science moderne ! Je ne vous dis pas les pets de mammouths et de bisons M’ame Michu ! Même ceux de mon gendre, c’est louises de jeune fille à côté ! Mais il semblerait que la nouvelle manie des gouvernants démocratiques développés soit la punition des innocents. Manie éminemment hypocrite puisqu'elle exonère la responsabilité des activités lucratives qu'ils protègent. On taxe les animaux et on organise un marché des émissions de CO2. Et allons-y les conneries. Pourquoi pas tant qu'on y est inventer un système pour brancher les vaches et faire tourner les compteurs de gaz à l'envers. Economies d'énergie. Nous prennent pour des cons, une fois de plus.

- Ben moi, j’croyais que c’était un progrès…

levachesfontleyeuxdoux copie.jpg- Vous parlez d’un progrès ! Personne ne pense plus à ce constat très ancien: l'élevage intensif comparé à l'élevage extensif. Les bestiaux sont poussés au maximum de leurs capacités à engraisser. Un peu comme votre bagnole qui bouffe 6l/100 à 90 et de 15 l/100 à fond la caisse ! Un animal d'élevage intensif émet 10 à 20 fois plus de méthane que son homologue sauvage (boeuf - bison, porc - sanglier). Des méthodes d'élevage naturelles permettraient de diviser au moins par 2 ces émissions. Ils nous prennent pour des cons qu’je vous dis M’ame Michu.

- Moi j’ai une idée M’ame Chazotte… Et une idée qui peut rapporter des sous !

- Ben v’là autre chose. V’z’avez des idées vous maintenant. Tenons-nous aux branches…

pets qui brulent.gif- Ben voilà, faut dire aux éleveurs : « si vous voulez être exonérés de cette taxe , vous pouvez en un tourne main greffer un anus catalytique a vos bêtes. Ce système permet de filtrer les gaz ou de les stocker dans de petites bonbonnes fixées sur le côté de l’animal, mais se système requiert un contrôle technique tout les 6 mois pour 45€ par bête... »

- Eh ben vous m’espantez là M’ame Michu ! V’z’avez de l’avenir dans les affaires ! Et puis, y a pas de raison de cantonner ça aux vaches ! Faut taxer le cassoulet, taxer la soupe à l’oignon, taxer les pois chiches. Imposer des pots catalytiques à brancher aux culs des hommes et des femmes qui pètent au lit ! Et marquer sur les couches : « Péter peut nuire à l'avenir de vos enfants ! »


15/03/2009

Gastronomie printanière: L'alose d'Avignon comme ma mère

alose pour web.jpg
- Regarde bien, petit, cette superbe alose
Les anciens l'appelaient «la princesso dou Rose»
Éclair de vif argent, longue, fine et puissante
Bien que lourde des flancs, elle reste élégante.
Sais-tu que c'est l'amour dont elle est satisfaite
Qui va te l'amener, demain, dans ton assiette?
Respecte-la, petit, et débouche le vin
Car manger de l'amour est un plaisir divin.
C'est un poisson magique, délicieux à manger
En bonne compagnie. Et subtil à pêcher!
Lorsque le Rhône était le Fleuve-Dieu sauvage,
Point encore castré par digues et barrages,
Indomptable et fougueux quand le mistral le fouette,
Crainte des riverains et bonheur des poètes,
Braconniers et pêcheurs, au mois des primes roses
Armaient les vire-vire pour pêcher les aloses.
C'étaient des bateaux larges aux ailes de moulin
Arrimés à la rive par quatre gros filins.
Deux paniers grillagés, avec le courant, tournent.
Lorsque l'un est en haut, son opposé s'enfourne
Dans l'onde trouble et vive où peinent les aloses
Cherchant un abri sûr pour que leurs œufs éclosent.
Beaucoup n'arriveront jamais à leur frayère,
Cueillies par les paniers montant vers la lumière.
Enlevée dans les airs, l'alose se tortille
Dans une pluie dorée de gouttes qui scintillent.
Elle tombe, ahurie, dans le fond de la barque
Où le fil de sa vie est coupé par les Parques.
Le pêcheur, averti, en interrompt sa sieste,
Achève le poisson d'un coup de barre preste,
Bois un coup de rosé si sa gorge s'assèche,
Puis se rendort, heureux: pour lui le Rhône pêche!
Cette façon subtile, je crois unique en France
N'a pu être inventée que chez nous, en Provence!
Il paraît que certains, les nuits de pleine lune,
Jouant flûte et violon au bord de la lagune
Ont eu, comme Aristote, la fantastique chance
De voir, debout sur l'eau, les aloses qui dansent...
Les belles ménagères avaient leur opinion:
"Les meilleures sont les aloses d'Avignon."
En dessous d'Aramon, elles sentaient la vase,
Et après Caderousse, ce n'était que carcasses,
Mais dans le Rhône vif courant sur les galets
Roulés de Villeneuve, ou au pied du Palais
Des Papes d'Avignon, elles étaient à point:
Dévasées, mais encor avec de l'embonpoint.
- Et comment tu la cuis, ton alose, Victor?
- Oh ! Vaï t'en plan, pitchoun, y a pas lou fio a bord!
Sers-moi d'abord un coup de rosé du Ventoux
Ou de Côtes-du-Rhône, et je te dirais tout.
L'alose, tu la laves, tu l'écailles, la vides.
Tu réserves les œufs dans un torchon humide,
Prends-en un soin jaloux, c'est les meilleurs morceaux.
Pour les gourmets, c'est le caviar des Provençaux.
Puis tu tranches la tête et la fends en longueur,
Coupe l'alose en darnes de deux doigts d'épaisseur.
Tu auras pris chez un compère jardinier
Une brassée d'oseille, des épinards triés.
Tu vas hacher ces herbes assez grossièrement:
Elles vont te servir en accompagnement.
Tu prends une cocotte, mais une vrai, en fonte!
Des cocottes-minute n'accepte pas la honte.
Tu graisses bien le fond, mais à l'huile d'olive
C'est le nec plus ultra, faut pas que tu t'en prives.
Au tonneau de vin blanc, tu remplis un cruchon,
Puis tu places la tête, ouverte, sur le fond.
Tu recouvres d'un lit d'oseille et d'épinards
Sel, poivre noir, muscade, va-z-y, sois pas flemmard.
Tu dois y mettre aussi des oignons émincés,
Certains cuistots rajoutent... oui, du petit-salé.
De ton huile d'olive, une bonne giclée
Car pour ta réussite c'est là l'une des clés.
Mets tes darnes à plat, sur l'herbe, bien serrées,
Qu'elles ne bougent pas quand ça va macérer.
Un autre lit d'oseille, encore un de poisson
Chaque fois sel et poivre et de l'huile, un soupçon.
Lorsque tout est placé, bien délicatement,
Tu poses sur le tout les œufs avec leur poche.
N'aie pas peur de forcer sur l'assaisonnement
Car ce n'est qu'un poisson, et pas de la bidoche.
On atteint maintenant un moment crucial,
Pour réussir ton plat, voilà le principal:
Tu arroses le tout de trois verres de gnole.
Des verres de soiffards, pas des verres symboles.
Enfin tu mouilles avec du blanc sec de Laudun,
Mais pas trop tout de même: ce qui est opportun.
Tu fermes ta cocotte bien hermétiquement
Avec la mie de pain mouillée légèrement.
Arrive maintenant le temps de la cuisson,
Sa longueur fondra les arêtes du poisson.
C'est sous la cendre chaude, dans un cantoun de l'âtre
Que doit cuire l'alose, dans les braises rougeâtres.
Cuit-la huit heures au moins d'une chaleur tranquille
Le tout sera confit. Une alchimie subtile
Des herbes et de l'alcool dissoudra les arêtes.
Petit, sers-moi à boire, ou sinon je m'arrête!
C'est un plat rituel pour tous les gens du Rhône.
Enfin, écoute-moi: l'alose est très friponne,
Après tout le plaisir qu'elle te donne à table
Elle fera de toi un gaillard redoutable!
Tu seras comme un cerf quand résonne son brame:
Ce plat est souverain... pour le bonheur des dames.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Deux belles aloses d'un kilo et demi chacune, - un kilo d'oseille, - un kilo d'épinards en branches ou - mieux - de vert de blettes, à défaut, de la laitue, - trois oignons émincés, - 2 hectos de petit-salé haché, - deux verres d'huile d'olive, - trois cuillerées à soupe de sel fin, -poivre noir du moulin, - muscade (à votre appréciation, mais généreusement), - une bouteille et demi de vin blanc sec, - trois verres d' "aigarden" (eau-de-vie).

Les vins conseillés:

Ce plat de poisson à la saveur puissante, animale, s'accommode parfai-tement de vins blancs ayant du caractère:
Côtes-du-Rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Châteauneuf-du-Pape.
Coteaux du Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette de Bellegarde.
Côtes de Provence de Palette, Coteaux varois de Salernes, Saint-Maxi-min, Bellet.
Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du-Rhône d'Estézargues, Coteaux-d'Avignon, Chusc1an, Roche-gude, Saint-Mau-rice-sur-Aygues, Sablet. Costières de Nîmes. Coteaux du Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Coteaux varois de Tourves, Barjols, Nans-Ies-Pins.

24/02/2009

La Lionne veut un vélo électrique…

vélo électrique.jpg
Ma compagne, qui a parfois les côtes en long, m’a amené, l’autre jour, faire la tournée des boutiques commercialisant des vélos électriques. Bon. Pourquoi pas. Un bitard qui te permet de baruler à l’aise sans se crever le bédélet, ça paraît sympa. C’est le prix qui est moins sympa… Il varie de 900 à 1300 € environ… Alors, la Lionne continuera à pédaler allègrement sur son superbe Peugeot cadre alu à 18 vitesses, garde-boue, phare et dynamo !

Mais cette virée commerçante m’a permis de me pencher sur ce secteur d’activité : les véhicules dit « propres » marchant à l’électricité. Et ben c’est pas si évident ni réjouissant… D’abord les prix qui dépendent essentiellement de la qualité de la batterie. Celle-ci – dixit les vendeurs – doit être « au lithium ». Et, ce qu’il ne vous disent pas mais qui apparaît en tout petit dans les brochures et notices, il faut les changer au bout de 500 recharges ! Autant dire chaque année avec une utilisation pas exagérée… Mouais… Ça grève très sérieusement le prix d’utilisation de la bête !

Alors je me suis intéressé à ces fameuses batteries au lithium. Elles équipent à présent tous les téléphones portables, tous les ordinateurs portables (celui sur lequel je tape !), mais aussi toutes les bagnoles électriques présentées sur le marché !

Les producteurs de batteries au lithium s'associent avec des constructeurs automobiles comme NEC avec Nissan, Matsushita avec Toyota ou GS Yuasa avec Mitsubishi Motors. Sanyo, leader mondial dans le domaine des batteries lithium-ion, est en pourparlers avec Volkswagen. Certains pays ou entrepreneurs comme Shai Agassi, partenaire de Renault dans le développement des voitures électriques, ont d'ailleurs bâti des projets de stations de recharge de batteries comme la " Better Place ".

Tous reconnaissent les vertus de ces batteries au lithium : plus légères, plus petites et plus puissantes, elles demandent peu d'entretien et augmentent les économies de carburants.

Mais les constructeurs, de General Motors avec la Chevrolet Volt prévue en 2010, à BMW avec sa Mini électrique, en passant par Mercedes avec ses Smart électriques ou Toyota et sa nouvelle Prius, auront-ils les moyens d'alimenter leurs batteries en lithium ?

salar-de-uyuni.jpgLe lithium est un métal mou et rare, issu de flaques de sel, et essentiellement présent en Amérique du Sud. La Bolivie est l'eldorado du lithium, grâce à son lac salé Salar de Uyuni qui abrite à lui seul 40 à 50 % des réserves mondiales. Mais ce site est protégé pour sa splendeur, limitant alors les possibilités de son exploitation. C'est dans cette perspective que le président du pays Evo Morales a signé un décret pour installer un site national d'exploitation très réduit.

L'Argentine et le Chili sont aussi riches en lithium, ces trois pays recouvrant 70% des réserves mondiales.
Une polémique existe quant à l'épuisement des réserves mondiales de lithium. Les plus optimistes, comme le gouvernement américain, évaluent les réserves à 11 millions de tonnes environ, voire 14 millions selon l'expert R.Keith Evans.

Mais d'autres sources comme le cabinet français Meridian International Research limite la durée d'exploitation du métal aux environs de 2015, date à laquelle il ne restera que 234.000 tonnes de lithium, soit de quoi alimenter uniquement les téléphones mobiles ou les ordinateurs, mais pas les voitures électriques. Chaque batterie de voiture demande en effet entre 2 et 3 kilos de lithium, alors que les ordinateurs n'en réclament que quelques grammes.

auto électrique.jpgBen tout ça c’est pas très réjouissant…. A mon humble avis de béotien, c’est pas demain que les bagnoles, scooters et vélos électriques encombreront les rues et les routes… En effet, le lithium extrait pourrait servir à produire environ 8 millions d’autos (de type Chevrolet Volt) par an, ce qui en regard des 60 millions de bagnoles produites actuellement chaque année ne fait effectivement pas beaucoup !

Quant aux cours du lithium, ils suivent une évolution à la hausse exponentielle ! La demande ayant explosé, notamment pour la production de batteries en lithium-ion pour le marché de l’informatique et de la téléphonie, le prix du lithium est passé d’environ 350 dollars la tonne en 2003, à près de 3000 dollars en 2008 !

Il semble aujourd’hui évident que la technologie lithium ne pourra pas être généralisée à l’ensemble de la demande. Alors ? Les piles à combustible ? Les bagnoles à l’hydrogène ? Pas très au point tout ça.

auto Nègre.jpgRaison de plus pour développer…les bagnoles à air comprimé du père Nègre ! Une invention bien françouaise celle-là mais…Que ces cons de constructeurs français ont abandonné à…Tata, le géant indien !




20/02/2009

Il nous reste combien de temps à vivre au juste ?

mondo cane.jpgTè ! Je vais un peu vous gâcher l’apéro… Hier soir, l’émission-déprime des deux bonnes femmes de France 2 nous a montré une face de l’avenir qui fait froid dans le dos. Sous le masque bienveillant, moderniste et altruiste de la recherche de la longévité humaine, on nous a fait effleurer le monde effrayant des OGM humains et des nanotechnologies. Puteng ! Ça promet !

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait le Grand Rabelais. Merde ! Il a fallu des milliards d'années pour en arriver là où nous en sommes, à ce degré d'évolution qui a permis l'apparition de la conscience humaine; et nous, en quelques décennies de « civilisation », on fout tout par terre avec des technologies à la con irrespectueuse non seulement de l'environnement mais de la vie même. Sommes-nous cons à ce point ? Sommes-nous suicidaires? Le confort moderne nous a-t-il anesthésié les boyaux de la tête ?

Il faut regarder les choses en face : la vie est en danger de mort. Jamais dans toute l'histoire de la planète on a vu, en si peu de temps, une telle hécatombe parmi les espèces animales et végétales. La biodiversité, toute la richesse de cette planète, en prend un sacré coup! Et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant. Tout ce que nous connaissons va s'appauvrir, se rétrécir. Le monde va devenir petit. Les forêts primaires vont disparaître à jamais. En 2030, il n'en restera que de rares vestiges. Des communautés humaines ancestrales sont fauchées, victimes de la déforestation, et dans leur sillage leur connaissance directe du vivant libre. Comment vivrons-nous en 2030 ? Comme dans le fameux film « Soleil vert » ?

Eh ! Oh ! Victor, on te voit venir, tu vas nous gonfler avec le « réchauffement climatique » alors qu’on se gèle les aliboffis depuis trois mois… Alors lâche-nous les « moon-bbots » avec ça !

Chante coco ! Chante ! Ça durera pas. Si on se gèle les couilles, c’est AUSSI une conséquence du réchauffement. Si le gulf-stream se met à faire la sieste, on aura le climat du Canada, vu que Paris est à peu près à la latitude de Montréal ! La pollution de l'atmosphère est telle que la végétation et les océans ne sont plus capables aujourd'hui d'absorber l'excédent de gaz carbonique et autres gaz à effet de serre. Résultat : le réchauffement climatique bouleverse le fragile équilibre, les cyclones dévastateurs se multiplient, la désertification augmente, le climat se dérègle à la vitesse grand V... Et ça va encore aller plus vite puisque les Chinois, les Indiens ou les Brésiliens sont aussi cons que nous et veulent rouler en voiture particulière, rejetant dans l'atmosphère ce qui reste de pétrole ! Bref on ne sait pas jusqu'à quel point la température va monter. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a 250 millions d'années, 8 degrés seulement ont suffit pour anéantir 95% de la vie terrestre. Comme dit l’ami Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

Est-il encore temps ? Avons-nous encore la possibilité de choisir quel monde nous voulons pour nos enfants et les enfants de nos enfants ?

C'est tout vu : nous voulons de l'herbe, des arbres, des fleurs, du vin, des bécasses à rôtir, des dorades, du miel, des canrds gras. Nous voulons des sourires d’enfants, des belles femmes pulpeuses, des oiseaux et toutes sortes d'animaux insolites ou familiers. Nous voulons un air pur pour voir le ciel avec ses étoiles qui nous murmurent que la vie existe forcement ailleurs. Nous voulons que la magie du vivant opère grâce au respect des lois de la nature. Nous ne voulons pas qu'elle soit définitivement détrônée par un monstre absurde nommé profit à tout prix.

Il nous reste combien de temps au juste ?

Amen (…moi à boire, ça m’a donné soif !)

05/02/2009

Le réchauffement ? Ben ça alors M’ame Chazotte ! Ben moi j'me gèle...

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- Ben alors M’ame Michu, vz’achetez des tomates en cette saison ? Des haricots verts d’Afrique ? Pourquoi pas des fraises du Chili quand vous y êtes ! C’est quoi ça ? Du civisme ? Vz’avez pas honte non ! Vz’avez pas vu l’émission de Delarue hier soir ? C’est la catastrophe que vous voulez ou quoi ?

- Ben quoi M’ame Chazotte. Si, je l’ai vu l’émission sur le réchauffement. Mais y a mon petit fils qui vient manger, et il a bon appétit. Alors j’achète ce qu’il aime.

- Ben faut pas ! Faut bouffer des navets, des choux, des poireaux. Ce qui pousse ici qu’ils ont tous dit à la télé.

- Oh ben si vous le dites alors. Je vais reposer mes tomates…

- Ah ! Fallait les voir dans ce film à la con qu’ils nous ont présenté hier soir sur ce que sera la terre en 2075. Des déserts et des inondations. Et si vous êtes entre les deux, c’est là que les 10 milliards de larves humaines voudront toutes venir vivre. Ça va être gai pour nos petits ! Nous, eh ! M’ame Michu, y a un moment qu’on fumera les pissenlits par la racine…

- Moi, M’ame Chazotte, je les ai trouvés bien émouvants ces gens du film. Bien gentils, propres sur eux, polis comme tout et avec plein de bonne volonté.

- Tu parles ! Un ramassis de débiles dans des situations dégoulinantes de bien-pensance. Et puis le débat après ! Avec le Delarue qu’avait dû appuyer sur les rails, le Borloo content de lui qui nous a dit qu’il triait ses poubelles. Ils ont noyé le poisson avec des conneries mais sans parler des vrais problèmes. Le Borloo, il a dit qu’il fallait manger des produits de proximité mais ce con n’a pas réussi à faire passer la seule mesure capable de freiner le transport aberrant des marchandises : la taxe au kilomètre transporté ! C’est pour ça qu’on vous propose les haricots verts - cultivés par des esclaves – que vous achetez. Et puis ils se sont bien gardé de mettre sur le tapis la véritable cause de toute cette merde…

- Et c’est quoi la véritable cause M’ame Chazotte ?

- C’est le lapinisme M’ame Michu ! C’est le lapinisme ! Savez-vous que pour chaque battement de votre palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essayez d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre !

- Ouais. M’ame Chazotte, mais pendant ce temps, il y a beaucoup de vieux qui meurent. Ça équilibre, non ?

- D’accord, y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir…

- Ben ça alors, M’ame Chazotte. J’savais pas tout ça…

- Ah ! vous l’apprendrez pas chez Pernaut… Et comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et si ces pays sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, et veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

- Ben ça alors ! Ben ça alors !

- Ben alors le Delarue et le Borloo, z’aurez mieux fait de dire à leurs congénères – nous ! Ce mammifère omnivore qui ne se différencie des autres animaux que par sa faculté de boire sans soif et d’être en chaleur tout au long de l’année — de se capoter le créateur ou de pratiquer l’autocoïtpalmaire !

- Ben ça alors…