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30/10/2013

Au bistro de la toile : le tango breton !

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- Oh ! Loulle, fais-moi un petit noir, tè.

 

- Non !

 

- Pourquoi ? T’es en pénurie ou ma gueule ne te reviens pas ?

 

- Pas du tout, je manifeste !

 

- Ah bon ! Et pourquoi ?

 

- Contre le prix de l’eau qui augmente. Contre le prix du café qui va augmenter à cause de la taxe éco ch’sais pas quoi.

 

- T’es aussi kon qu’un pollueur breton toi alors !

 

- Eh ! Je déconne….

 

- J’avais compris. Mais d’autres que toi vont faire le même calcul : tu gueules, tu casses et tu obtiens ce que tu veux. C’est le principe du poujadisme. Rappelle-toi la comédie des « pigeons ». Le gouvernement voulait aligner la fiscalité du capital sur celle du travail. Ce qui était à la fois juste et courageux. Mais les entrepreneurs ont monté une embrouille sur les réseaux sociaux et le gouvernement a capitulé en rase campagne, donnant ainsi des gages à ce monde de la finance qu’il prétend combattre. Maintenant c’est pareil : reculade sans combattre face aux pollueurs, qu’ils soient gros cultivateurs épandeurs de lisier, éleveurs de porcs dégueulasses ou transporteurs. Bonjour l’exemple ! Demain ce sera les gens du BTP, puis les artisans et commerçants, etc. Un gouvernement sans couilles, qui bat en retraite dès que l’on frappe des pieds. Des mous, Loulle. Des mous et des lâches. Voilà ce qu’on a mis au pouvoir. Un président qui se fait ridiculiser par une morveuse de quinze ans, qui s’aplatit devant la Bismerkel, qui tremble devant les casseurs bretons…

 

- E sé l’as, pagaras !

 

- Comme tu dis. Si on l’a, on paie ! Mais enfin, comment un peuple civilisé, qui a fait la Révolution égalitaire, qui a inventé les droits de l’homme, peut-il mettre à sa tête deux personnages aussi ridicules que nuisibles, tels Sarko et Hollande ! C’est la preuve que cette cinquième république, faite par et pour de Gaulle, est à bout de souffle. Il faut en changer.

Et pour en revenir à cette histoire d’écotaxe, cette énième reculade va nous coûter un bras. A cause de cette monstruosité appelé PPP pour Partenariat Public Privé. Cette taxe a été élaborée par les sarkozistes et votée à l’unanimité suite au Grenelle de l’environnement. Cette taxe était une bonne chose. Mais – ultralibéralisme oblige – ils ont mis en place un partenariat public privé en déléguant un service de perception fiscale. Suite à un appel d’offre, c’est une société italienne, Ecomouve, qui a tiré le gros lot. L’Etat paie à cette société 50 millions par trimestre de location de ses infrastructures (les fameux portiques) et du service rendu (facturation et perception des taxes)  à partir du 1er janvier 2014. Qu’elle perçoive du pognon ou pas, Ecomouve facture donc 200 millions d’euros pas an ! Et l’Etat, qui attendait 1 milliard d’euros de recette par an, ne touchera que dalle… Coût de cette reculade devant les pollueurs bretons ? 1,2 milliard par an. De plus, ce contrat est nul en efficacité. L’écotaxe, en Allemagne, est de 13 à 24 euros les 100 km, deux fois plus chère qu’en France, elle rapporte 4,5 milliards/an contre 1 milliard attendu en France, coûte 13% de frais de gestion en Allemagne contre 22% en France ! Plus du cinquième du produit pour sa collecte ! Du jamais vu… N’y aurait-il pas quelques juteuses rétro-commissions occultes quelque part ?

 

- Bon. Heureusement qu’il y a une bonne nouvelle : la libération de quatre otages du Niger…

 

- Réjouissons-nous pour eux et leurs familles Loulle. Mais cela doit encore nous coûter quelques thunes : le cours actuel de l’otage sur pied tourne autour de 1,5 million par tête, soit environ 20.000 euros le kg. C’est pas donné…

 

- Ouais, mais « ils » disent qu’ils n’ont pas payés.

 

- Ben voyons ! Ces « braves gens » d’Al Quaeda, sur lesquels on tape – à juste raison - à bras raccourcis, ont dû nous les rendre par grandeur d’âme ces otages ! C’est le Niger qui a été à la manœuvre. On peut donc supposer que c’est le Niger qui a payé, en se faisant rembourser par la France ou, j’espère, par Areva, ce qui serait plus normal, cette entreprise pillant sans vergogne les richesses du Niger ! Cela fera beaucoup de pognon avec lequel les terroristes pourront acheter des armes contre nous.

 

- Bon, allez, je suspends ma grève Victor. Tu veux toujours un petit noir ?

 

- Non, j’ai le clapoir qui fume, donne-moi plutôt un rouge !

 

 

Nonidi 9 brumaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

 

29/10/2013

Ecotaxe, le bal des faux-cul.

chimulus ecotaxe.jpg

 

 

Non mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? La République laisse se développer une jacquerie poujadiste orchestrée par la FNSEA et le MEDEF - qui défendent les transporteurs, même pas bretons pour beaucoup, qui travaillent essentiellement pour les hypermarchés - et incitent à la violence les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs en batterie, transporteurs. Tous largement et impunément pollueurs dans ce beau pays de Bretagne salopé par les algues vertes.

 

Au fait, cette écotaxe, c’est quoi ? Le Grenelle de l’environnement – seule action que l’on puisse mettre à l’actif  de Sarko et de sa bande – a tiré les leçons de ce constat : trop de marchandises sont véhiculées par camions en France, avec pour conséquences la congestion des routes, la pollution, l’émission de gaz à effets de serre. Le but de l’écotaxe n’est pas d’emmerder tel ou tel acteur de l’économie, mais de redonner en le modernisant de l’attraction au fret ferroviaire et au fret fluvial, mais aussi de favoriser des investissements de façon à relocaliser l’économie. Est-il normal que des crevettes bretonnes traversent la France et l’Espagne pour être décortiquées par des Marocaines exploitées, puis retraversent Espagne, France et Italie pour être surgelés avant de revenir pour être vendues dans les grandes surfaces françaises ? Il en est de même pour les porcs bretons. Voilà la stupidité ultralibérale que défendent les «révoltés» bretons !

 

L’écotaxe, comment ça marche ? Il s’agit de prélever un octroi sur les camions de plus de 3,5 tonnes – ils sont 800.000 – qui circulent sur le réseau routier français hors autoroutes payantes. Pour ce faire, des portiques sont installés sur certaines routes (et pas sur toutes) qui permettent d’identifier les véhicules et d’enregistrer leur passage. Le coût selon le tonnage du camion variera entre 8 et 14 euros pour cent kilomètres. Sur un quarante tonnes de marchandise, c’est rien, moins que rien. La France n’innove pas en la matière, il s’agit d’une directive européenne déjà appliquée dans dix pays européens.

 

Rappelons aussi que les Bretons ont déjà obtenu une minoration de 50% pour tenir compte de la localisation géographique un peu excentrée de leur territoire. De plus, l’axe autoroutier gratuit de la Bretagne (RN 164), les routes départementales et communales sont exclues du réseau taxable ! Alors ils gueulent pour quoi les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés bretons (ne faisons pas l’injure aux Bretons de les mettre tous dans le panier à crabe de ces pollueurs professionnels).

 

Rappelons encore aux Bretons que, pour désenclaver la Bretagne, l’Etat met 135 millions par an dans le financement des infrastructures de transport de leur territoire (modernisation du réseau ferroviaire ordinaire, ligne à grande vitesse Rennes-Le Mans, routes nationales 2x2 gratuites). Si la Bretagne traverse une période critique, ça n’a rien à voir avec l’écotaxe mais c’est plutôt dû à une politique de développement local pas très clairvoyant : développement productiviste et polluant de l’agriculture et de l’élevage. La Bretagne abrite cinq fois plus de porcs que d’habitants ! Du porc et du poulet bas de gamme élevé en batterie dans des conditions plus que douteuses et déversant des milliers de tonnes de merde dans la nappe phréatique, dans les rivières et sur les côtes, avec l’attrait touristique que l’on devine des plages pourries d’algues vertes nauséabondes et dangereuses… C’est celui-là le modèle économique que défendent les émeutiers, poussés par la FNSEA, qui saccagent des installations publiques ?

 

Enfin, la palme des faux-culs est à attribuer à l’UMP qui a institué cette taxe et qui maintenant demande son abrogation !

 

Eh Borloo, toi qui t’indigne avec Pécresse, Fillon et compagnie, vous qui avez signé un contrat avec Ecomouv’ l’entreprise privée chargée de l’installation et de la gestion des structures de la taxe, avec des pénalités de 800 millions d’euros (!!!) en cas de non respect du contrat, bois un coup, ça te passera !

 

 

Octidi 8 brumaire 222

 

 

Merci à Chimulus 

21/10/2013

Bolkenstein, le retour ! ITER, laboratoire de l’esclavage moderne…

 

Iter dessin esclavage.jpg

 

 

ITER, vous connaissez ? On nous en a suffisamment gonflé les aliboffis il y a une dizaine d’années. Chirac saluait dans le choix de Cadarache une grande victoire nationale. Gaudin et les autres têtes d’œufs de Provence-Alpes-Côte-d’azur en rajoutaient sur le choix du site de Cadarache. Petit rappel : Iter est le réacteur expérimental que sept pays ont décidé de construire à Cadarache (en Provence) afin de tester la possibilité de produire de l’électricité à partir de la fusion nucléaire. Ces pays sont les Etats-Unis, l’Europe, la Russie, la Corée du Sud, le Japon, la Chine et l’Inde. La revue Nature du 1erjuillet 2010 nous apprenait que la contribution européenne devait passer de 2,7 à 7,2 milliards d’euros, dont 1,4 milliard à trouver en 2012-2013 sur le budget du Septième plan de la recherche européenne. L’Europe s’est en fait engagée pour 6,5 milliards d’euros. Pour la France, la dépense représentera plus que l’ensemble des crédits (hors salaires) dont disposent tous les laboratoires de physique et de biologie pendant vingt ans !

 

Iter est un rêve de savants fous : domestiquer la bombe H, recréer dans une centrale l’énergie du soleil ! Rien que ça. Rêve de savants fous ou konnerie kolossale ? Avenir lumineux ou danger catastrophique ? C’est surtout, à l’heure actuelle, un gouffre financier et le laboratoire scientifique et social de l’esclavage moderne. On nous les a rebattues les oreilles à cette époque, en insistant sur les retombées économiques de ce projet pharaonique : des milliers d’emplois à la clé pour bâtir le site, l’équiper, le faire tourner. Du travail pour des années pour les entreprises de bâtiment locales et régionales. Le pactole, la fin du chômage dans cette région… Tè ! Fume…

 

Qu’est-ce qu’il se passe ? Ben, c’est le retour gagnant de la tristement célèbre directive Bolkenstein revue et corrigée sous le vocable de « travailleurs détachés ». Ce sont des multinationales qui obtiennent les marchés et, par le biais des sous-traitances en cascade et la recherche de main d’œuvre à bas coût, ce seront vraisemblablement des salariés précaires détachés qui feront le boulot, dans des conditions de travail, d’horaires et de logement plus que douteux. Quatar, Iter, même combat pour l’esclavage moderne ! Ces bataillons taillables et corvéables à merci seront des « travailleurs détachés » (c’est-à-dire assujettis aux salaires et conditions sociales de leur pays) arrivant de Pologne, de Roumanie, de Bulgarie, de Tchékie et autres ex-pays de l’est peut regardant sur les conditions des travailleurs et pratiquant délibérément le dumping social. Ceci avec la complicité de l’URSSAF ! Qu’on juge - à travers les curieuses pratiques en matière de conventionnement ITER/URSSAF, comme l’atteste la convention signée le 1er février 2013 - de la mansuétude de l’URSSAF concernant les éventuels contrôles de cet organisme pourquoi très sourcilleux avec les PME :

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« article 2.1 Périodicité des visites de contrôle.

Le contrôle de l’emploie se fait de façon périodique. Les contrôles auront lieu tous les trois mois. Leur date sera arrêtée un mois à l’avance sur proposition de l’URSSAF à l’Organisation ITER.

Les contrôles sont réalisés par les URSSAF, par échantillonnage, auprès des entreprises intervenantes sur le chantier le jour de leurs vérifications, basé sur une liste des personnes présentes sur le site le jour de la visite fournie à l’inspecteur par l'Organisation ITER le jour même du contrôle. »

On croit rêver ! On peut parier que ce jour-là, tout sera en règle…pour quelques heures, le temps que les inspecteurs passent en courant avant d’aller se goberger dans une bonne auberge discrète de la région avec les responsables d’ITER et des multinationales contractantes !

 

 

Décadi 30 vendémiaire 222

 

Illustrations X – Droits réservés


19/10/2013

Ouiquinde érotique avec Guy de Maupassant

amours champêtres.jpg

 

 

 

Je ne l'entendais pas, tant je la regardais.

Par sa robe entr'ouverte, au loin je me perdais.

Devinant les dessous et brûlé d'ardeurs folles;

 

 

Elle se débattait, mais je trouvai ses lèvres !

Ce fut un baiser long comme une éternité

Qui tendit nos deux corps dans l'immobilité.

Elle se renversa, râlant sous ma caresse;

Sa poitrine oppressée et dure de tendresse

Haletait fortement avec de longs sanglots.

Sa joue était brulante et ses yeux demi-clos;

Et nos bouches, et nos sens, nos soupirs se mêlèrent

Puis, dans la nuit tranquille où la campagne dort,

Un cri d'amour monta, si terrible et si fort

Que des oiseaux dans l'ombre, effarés, s'envolèrent.

 

Ainsi que deux forçats rivés aux mêmes fers

Un lien nous tenait, l'affinité des chairs.

 

 

Guy de Maupassant

 

 

Octidi 28 vendémiaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

09/10/2013

Tentez le destin, vivez au Tricastin !

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Trois salariés de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) ont été touchés lundi 7 octobre par des effluents liquides radioactifs lors de l'explosion d'une pompe hydraulique. Bof… La routine quoi. C’est par centaines que l’on compte les accidents transformés en « incidents classé au niveau 1 sur 7 » sur cette centrale qui porte haut le flambeau de la centrale nucléaire la plus dangereuse de France, que dis-je, d’Europe. Au mois de septembre, c’était une fuite de tritium dans le sol, atteignant probablement la nappe phréatique. Le tritium est de l'hydrogène radioactif, que les centrales nucléaires produisent en très grandes quantités et dont une partie est rejetée directement dans l'environnement (par voie liquide ou dans l'atmosphère), après contrôle… Ben voyons : le contrôlé est le contrôleur ! 


Le vendredi 22 mars 2013 au matin, du Vaucluse, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, dans un périmètre de 15 km, les lève-tôt ont entendu une explosion et vu un énorme arc électrique qui a illuminé le site nucléaire du Tricastin pendant dix longues minutes ! Inquiétant… Paniquant… Il s’agissait d’une rupture de ligne, d’un court-circuit sur la ligne haute tension de 225.000 volts en sortie du réacteur nucléaire n°3 de la centrale du Tricastin. Et ce n’était pas la première.


Pire : en septembre 2008, au cours d’une opération de renouvellement de combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n° 2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et sont restés suspendus pendant des semaines au-dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur. Ces assemblages pèsent chacun environ 800 kg… S’ils étaient tombés, c’était à coup sûr Tchernobyl-sur-Rhône.


Fuites, fissures dans l’enceinte de béton, vannes et systèmes défaillants, maîtrise aléatoire du pilotage des réacteurs sont à présent le lot quotidien de cette centrale nucléaire intégrée au plus grand complexe nucléaro-chimique du pays et qui menace toute la vallée du Rhône. Avec 33 années de fonctionnement pour le réacteur n°1 et 32 années pour les trois autres réacteurs, la centrale de Tricastin fait partie des plus vieilles de France et a dépassé les 30 années de fonctionnement initialement envisagées pour les réacteurs nucléaires. Elle utilise du combustible Mox, dangereux assemblage d’oxyde de plutonium et d’uranium appauvri. Ce combustible aggrave les conséquences potentielles d’un accident majeur par la présence accrue de plutonium, plus radio toxique que les autres matières rejetées en cas d’accident.

 

Cerise sur le gâteau, on entre dans cette centrale comme dans un moulin. On se souvient que plusieurs dizaines de militants de Greenpeace ont pu sans encombre y pénétrer au petit matin le lundi 15 juillet dernier, et y sont restés des heures pour certains, afin de prouver l’inefficacité de la protection de cette centrale. Imaginez à leur place un commando de terroristes…

 

Il serait temps de prendre enfin la décision de sagesse qui s’impose : fermer ces installations obsolètes et extrêmement dangereuses qui risquent de saccager pour des siècles la vallée du Rhône, mais aussi la Provence et une bonne partie du Languedoc.

 

 

« Visitez la Provence !

Ses ruines nucléaires…

Ses eaux radioactives…

Ses cancers foudroyants…

Ses enfants mutants à deux têtes et six bras…

Ses fraîches jeunes filles aux quatre nichons.

Allez-y ! Vous n’en reviendrez pas ! »

 

 Octidi 18 Vendémiaire 221


Photos X - Droits réservés

 

 

 

 

 

06/10/2013

Ouiquinde gastronomique dans les bois

cèpes farcis copie.jpg

 

 

 

Les cèpes farcis de La Lionne

 

Quand août éteint ses feux vient le temps des vendanges

De Cornas à Ampuis, de Tavel à Orange

Les garçons et les filles, en colles qui trépignent

Cueillent avec ardeur les raisins dans les vignes.

Ils coupent en riant les grappes de soleil

Et les foulent en jus d'opale ou de vermeil

Que tous les vignerons, dans l'ombre des caveaux

Transmuteront en vins gouleyants et nouveaux.

Et c'est aussi le temps où sur les hautes terres

Du Ventoux, de Provence, d'Ardèche ou de Lozère

Dans les sombres forêts que cerfs et daims recèpent

Surgit, mystérieux, Sa Majesté le Cèpe.

Mais pour le découvrir, sous sapins et fougères

Il faut expérience, œil vif et main légère.

Tôt levé le matin, dans la sylve mouillée

Le bâton d'une main, dans l'autre le panier,

Il faut marcher, ramper, jouer au sanglier,

Pour atteindre ce lieu secret et singulier:

Sa "bouletière" cachée même à ses familiers!

Le cèpe, s'il est là, tu le sais par le nez,

Son parfum délicat te le fait deviner.

Avance à quatre pattes dans les épais fourrés

Respire à petits coups, tout comme un chien d'arrêt,

Cherche sous les plus basses branches des sapins

Et si tu trouves un cèpe, cherche aussi ses copains:

Il est rarement seul le Prince des forêts.

Il te faut le couper et non le déterrer,

En respectant ainsi le cèpe et son domaine

Tu t'y retrouveras à la saison prochaine.

Range bien sur des feuilles, dans un large panier,

Ce dont tu as besoin, pour ne pas gaspiller.

Boletus Eludis procure trois plaisirs:

Le plus primordial, c'est bien de le cueillir,

Puis le plus cérébral, c'est de le cuisiner,

Enfin le plus charnel, c'est de le déguster.

Je vais te raconter comment fait La Lionne

(C'est l'élue de mon cœur, grande, fière et mignonne)

Pour préparer, farcis, les cèpes les plus gros,

Superbes dômes bruns dépassant le kilo.

Elle nettoie le cèpe sans pourtant le laver,

À la brosse, au couteau, sans jamais s'énerver.

Elle enlève la queue qu'elle hache menu,

Deux aulx, deux échalotes, du persil, revenus,

Elle poêle cent grammes de chair à saucisse,

Incorpore échalotes puis queues de cèpes; épice

Avec du sel, du poivre noir, un peu de thym,

En tournant elle y introduit la mie de pain.

Hors du feu elle lie par un œuf et du beurre.

Sa farce est terminée. Tu sens ce qu'elle fleure !

C'est alors qu'elle fait rissoler le chapeau

Environ cinq minutes de chaque côté

Un peu plus côté mousse qu'elle n'a pas ôtée,

Le fait de le saler lui fait rendre son eau.

Elle beurre le fond d'un plat à gratin rond

D'un diamètre à peine égal au champignon.

Elle garnit le fond de pâte feuilletée

Et y pose dessus son cèpe renversé

Elle étale sa farce harmonieusement

Façonnant de la sorte un dôme culminant.

Le tout est recouvert de pâte feuilletée,

Au sommet elle ménage une cheminée.

Léger nappage à l’œuf pour fournir le brillant

Qui donnera au plat un côté attrayant.

Cuisson à four moyen pendant une bonne heure.

On sert le plat sur table! C'est alors le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Un gros cèpe de 25 à 30 cm de diamètre (ils ne sont pas rares), - 2 gousses d'ail, - 3 échalotes hachées, - 2 branches de persil hachées, - 1 à 2 hectos de chair à saucisse, - 1 demi-bol de mie de pain trempée au lait, - sel, poivre noir, thym, - 1 œuf, - 3 noix de beurre, - 2 feuilles de pâte feuilletée, - 1 jaune d'œuf (pour nappage).

 

Les vins conseillés:

 

Accordez ce plat avec des vins rouges à base de syrah, qui donnent des parfums de sous-bois, d'animal. En côtes-du-rhône : Saint-Joseph, Cornas, Crozes-Hermi­lage, Saint-Désirât, Saint-Pierre-de-Bœuf, Mauves. Certains Lirac.

En vins du Languedoc: Saint-Chinian. Fitou.

En vins de Provence, Bandol. Coteaux des Baux



Quintidi 15 Vendémiaire 222


Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

27/09/2013

Le samedi 12 octobre : tous contre MONSANTO, entreprise de destruction massive.

 

Le 12 octobre 2013, pour la seconde fois de l’année, des citoyens du monde entier marcheront contre Monsanto (&Co) - la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés. Déjà le 25 mai dernier dans 52 pays, plus de 2 millions de personnes manifestaient leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants.

 On connait Monsanto pour sa volonté opiniâtre de nous faire bouffer des OGM. Mais cette firme est bien plus nuisible que ça. Jetons un coup d’œil sur le terrible « palmarès » de cette entreprise de destruction massive à travers cet article du site Les moutons enragés

 

Monsanto les 10 abominations qui n’ont jamais empêché l’entreprise de continuer à nuire

 

Dix créations issues de cerveaux malades ou génocidaires, sans qu’il n’y ait eut de véritable condamnation pour empêcher à cette société de nuire! Monsanto reste donc dans la liste des ennemis publics numéro1, qui devrait être poursuivit pour crime contre l’humanité, sauf qu’on ne touche pas aux sociétés qui font tourner l’économie de l’Oncle Sam…

 

 

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Les effets de l’agent orange au Vietnam – photo AFP / Hoang Dinh

 

1. Saccharine

En 1901, John Francis Queeny a fondé la société Monsanto Chemical Works, à St. Louis, Missouri, pour produire des substituts de sucre pour le Coca Cola . Au début des années 70, des études , dont une étude de l’Institut national du cancer Etats-Unis, a révélé que la saccharine provoque le cancer chez les rats et les autres mammifères.

 

2. BPC (biphényles polychlorés)

Dans les années 20 du siècle dernier, Monsanto a commencé à produire des biphényles polychlorés, un refroidissement des éléments pour les transformateurs électriques, les condensateurs et les moteurs électriques. Un demi-siècle plus tard, « l’Environmental Protection Agency US Environmental » a présenté des preuves que les PCB provoquent le cancer chez les animaux et chez les humains. En 1979, le Congrès américain interdit sa production. La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants  interdit les PCB dans le monde entier en 2001. En 2003, Monsanto a payé plus de 600 millions d’habitants de Anniston (Alabama) où se trouvait la production de ces produits chimiques, qui ont souffert de graves problèmes de santé comme le cancer, les maladies du foie et des maladies neurologiques. Selon la recherche menée aux États-Unis en 2011, ce produit chimique continue à apparaître dans le sang des femmes enceintes, alors que d’autres études démontreraient un lien entre les PCB et l’autisme.

 

3. Polystyrène

1941 Monsanto s’intéresse aux emballages en plastique et en synthétique pour la nourriture.

Dans les années 80, l’Environmental Protection Agency américaine l’a placé comme le cinquième produit chimiques dont la production génère des déchets les plus dangereux.

4. Les armes nucléaires et la bombe nucléaire

En 1936, Monsanto a acquis Thomas & Hochwalt laboratoires dans l’Ohio et est devenu son département central de recherche. Entre 1943 et 1945, le Ministère a coordonné ses efforts avec le Comité de recherche de l’US National Defense et l’a dédié à la purification et la production de plutonium, mais également pour affiner les produits chimiques qui sont utilisés comme déclencheurs pour les armes nucléaires.

 

5. DDT (dichloro diphényl trichloroéthane)

En 1944, Monsanto a été l’un des premiers fabricants de l’insecticide DDT pour lutter contre les moustiques qui propagent le paludisme. Le produit a été utilisé comme insecticide dans l’agriculture. Malgré des décennies de publicité par Monsanto pour convaincre que le DDT était sûr, les effets cancérogènes ont été confirmés en 1972 . DDT a été interdit partout aux États-Unis. Aujourd’hui, il est connu pour causer l’infertilité et les échecs dans le développement des embryons.

 

6. Doixina

En 1945, Monsanto a commencé à promouvoir l’utilisation de pesticides chimiques dans l’agriculture et la fabrication de l’herbicide 2,4,5-T, l’un des précurseurs de l’agent orange contenant des dioxines. Les dioxines s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans le tissu adipeux des animaux. Ils sont hautement toxiques et peuvent provoquer des problèmes de reproduction et de développement, affecter le système immunitaire, interférer avec les hormones et ainsi causer le cancer.

 

7. Agent Orange

Dans les années 60, Monsanto était l’un des fabricants de l’Agent Orange, utilisé comme arme chimique dans la guerre du Vietnam . À la suite de l’utilisation de l’agent Orange, environ 400.000 personnes ont été tuées ou mutilées, 500.000 enfants sont nés avec des malformations congénitaleset 1 million de personnes ont souffert de problèmes de santé, y compris les troupes américaines qui ont également été exposées à la substance au cours d’attaques qu’elles ont mené. Des rapports internes de Monsanto montrent que l’entreprise était au courant des effets toxiques de l’agent orange quand il l’a vendu au gouvernement américain.

 

8. « Engrais » de pétrole

En 1955, Monsanto s’est lancé dans cette pratique après l’achat d’une raffinerie de pétrole. Le problème étant que les engrais de pétrole ont stérilisé la terre, et qu’ils tuent également les micro-organismes bénéfiques du sol.

 

9. Aspartame

L’aspartame est un édulcorant non-calorique qui est 150 à 200 fois plus sucré que le sucre. Il a été découvert en 1965 par la multinationale pharmaceutique GD Searl. En 1985, Monsanto a acheté GD Searl et a commencé à commercialiser l’édulcorant sous la marque NutraSweet. En 2000 ils ont vendu la marque. NutraSweet est connue comme l’élément qui est présent dans 5.000 types de produits et est consommé par 250 millions de personnes à travers le monde. Il est déclaré sans danger pour la consommation humaine de plus de 90 pays. En Février 1994, le ministère de la Santé et des Services sociaux a publié la liste des 94 effets possibles que la substance peut avoir sur la santé humaine. En 2012, selon les données de l’Institut Ramazzini (Italie) qui a réussi à tester les effets cancérogènes de NutraSweet chez les rats, la Commission européenne a lancer un nouveau processus de réévaluation de ce composé.

 

10. Hormone de croissance bovine

La somatotropine bovine recombinante (BGH), également hormone de croissance bovine est une hormone génétiquement modifiée par Monsanto qui est injectée dans les vaches laitières pour augmenter la production de lait. Selon plusieurs enquêtes, notamment en Europe, il y a un lien entre le lait rBGH et le cancer du sein, le cancer du côlon et le cancer de la prostate chez l’homme. Il est à noter que le produit provoque des effets les plus graves chez les enfants pour deux raisons simples: ils boivent plus de lait que les adultes et ont moins de masse corporelle pour traiter des contaminants du lait. L’hormone est interdite au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Israël, dans l’UE et en Argentine.

 

Traduction et adaptation par les moutons enragés

Source: actualidad.rt.com

 

Décadi 10 Vendémiaire 221

29/08/2013

Les OGM, c’est PAS ce que j’aime

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Pour y voir plus clair avec ce qu’on achète, et notamment les produits avec ou sans OGM, voici un guide clair et bien documenté – élaboré par Greenpeace – des produits et des marques que l’on peut bouffer, de ce dont on doit se méfier, de ce qu’on doit rejeter.

 

La colonne verte liste les produits SANS OGM, la liste orange liste les produits contenant peu d’OGM, quant à la liste rouge, la plus fournie - hum ! - elle vous prépare de belles scrofules cancéreuses bien sournoises !

 

Eh ! On a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon. Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Ce guide fort pratique nous ouvre les yeux.

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Duodi 12 Fructidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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16/08/2013

Au bistro de la toile : loup y es-tu ?

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- Fatche ! Quand je vais aller aux champignons, faudra pas que je me déguise en petit chaperon rouge (quoique, ce serait un peu difficile avec mon mètre huitante et mon quasi-quintal...).

 

- Pourquoi Victor ?

 

- Pour ne pas me faire bouffer par le loup, diantre !

 

- Le loup ??!!

 

Ben ouais, Loulle. Le loup. Dans mon pays d'été, paraît que le terrible loup attaque et décime les troupeaux de moutons ! Lien

 

- J'ai l'impression qu'il a bon dos le loup...

 

- Ça y ressemble Loulle. Ça y ressemble... Le loup est un animal trouillard qui fout le camp dès qu'il sent l'homme. Il n'attaque qu'en meute. Et il n'y a pas encore de meutes de loup en Margeride. Tout au plus un loup de passage...

 

- Ouais, mais, regarde la photo dans le journal : il y a bien des moutons égorgés et moitié bouffés !

 

- Même pas moitié bouffés. Et d'après les spécialistes de l'Office National de la Chasse ce n'est pas là le mode opératoire du loup. Lorsqu'il baffre, le loup ne laisse pas de restes. Il bouffe tout, ne laissant que quelques os. Contrairement aux chiens ensauvagés qui attaquent de jour comme de nuit, plus pour massacrer que pour bouffer. Il faudrait peut-être regarder du côté des chasses, privés ou non. Dans les grandes chasses privées qui se passent dans d'immenses espaces clôturés, paraît que les chiens sont laissés libres d'une chasse à l'autre. Il y a des trous partout dans ces clôtures, et les chiens se barrent, retrouvent leurs instincts sauvages et errent en meute. Seulement si lorsqu'on veut tuer son chien on l'accuse de la rage, lorsqu'on veut éradiquer le loup, on l'accuse de tous les carnages... lien

 

- De toute façon, je suppose que les éleveurs sont indemnisés ?

 

- Tu supposes bien Loulle. Et c'est là une des clés du problème. L’État français prévoit des compensations en cas d'attaques classées "grand canidé". Nul ne peut dire, pas même les spécialistes chargés des constats, qui du loup ou du chien est responsable d'une attaque. C'est pourquoi les attaques sont classées "grand canidé" s'il n'existe pas de preuve de la responsabilité de l'un ou l'autre. Mais si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont, 100 fois plus souvent (selon France Nature Environnement), les véritables responsables. Toutes causes confondues (chiens, maladies, foudre, dérochements), on estime le nombre de moutons tués ou perdus à l’échelle nationale à 400.000 sur un total de 9 millions. La présence du loup est une contrainte, mais en aucun cas une menace économique pour l'élevage ovin.

 

- C'est de quel niveau ces compensations ?

 

- En France, l’argent provient du Fonds national pour la nature et l’environnement financé par le ministère de l’environnement : environ 100 euros par brebis tuée ou mortellement blessée, 82 euros pour un agneau et plus de 300 pour un bélier. Ces indemnisations couvrent également des dommages indirects, tels que le stress (0,70 euros par brebis, plafonnée à 300 têtes) et autres préjudices qui sont un manque à gagner pour les éleveurs. Quant à l'indemnisation des dégâts causés par les chiens errants, l'article 1384 du code civil prévoit le paiement des dommages par le propriétaire de l'animal (à condition, évidemment, de le connaître!) lien 

 

- Mouais... Je comprends mieux. Certains éleveurs risquent de se laisser aller à rendre ce pauvre loup coupable de tous les dégâts...

 

- T'as tout compris Loulle. Allez, à la nôtre !

 

- A la santé du loup !

 

- Ah ! Il est bon... Tiens, je crois que La Fontaine nous a raconté des conneries avec Le loup et l'agneau. Regarde plutôt cette vidéo !!!

 

http://www.koreus.com/video/loup-attaque-moutons.html

 

 

Nonidi 29 Thermidor 221

 

 

Merci à Chimulus

 


14/08/2013

Au bistro de la toile : du plutonium dans la cocotte minute ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, tu veux gagner quelques thunes en vendant des instruments de cuisine de ta gargotte ?

 

- Qu'est-ce que tu veux que je vende Victor. Il me faut tout mon matos pour faire croûter des galavards comme vous !

 

- Moi, ce que je t'en dis... C'est parce que je viens d'entendre dans une machine à bruits une annonce qui serait cocasse si elle n'était aussi quelque peu effrayante.

 

- Accouche Victor...

 

- Ben voilà. C'est une annonce parue dans internet et qui dit en substance que le centre de recherche nucléaire de Valduc, en Bourgogne cherche 4.000 cocottes minute pour transporter des matériaux sensibles.

 

- ...taing ! Ils doivent en avoir de la biasse à trimbaler dans cette boite. Ils ne font que bouffer quoi !

 

- Tu sais ce que c'est le centre de recherche Valduc ?

 

- ???!!!! Connais pas. Avec un nom pareil, et en Bourgogne, c'est un truc de recherche sur le pinard je suppose ?

 

- Tu supposes mal Loulle. Valduc est une base nucléaire très, très secrète, très, très protégée, bien planquée et protégée par le secret défense pour une raison évidente : c'est là que sont fabriquées les bombes atomiques de l'arsenal militaire français !

 

- Putaing ! Et qu'est-ce qu'ils veulent en faire de ces 4.000 cocottes minutes ?

 

- Justement. Là est la question. Certains pensent qu'elles vont servir à transporter (de où à où ? comment ?) des déchets nucléaires solides. 4.000 cocottes minute de 17 litres, ça fait 68.000 litres de déchets en volume. Comme la masse volumique de l'uranium, du plutonium, du tritium voisine les 20, ça fait des dizaines de tonnes de saloperies ultra dangereuses qui vont donc se trimbaler anonymement sur la route... Voilà qui est rassurant, non ?

 

- C'est des conneries ça Victor, non ? C'est un « hoax » comme disent les « geeks ».

 

- Pas du tout. Et ça existe depuis très longtemps sans qu'on n'en sache rien. D'ailleurs un délégué syndical de chez SEB, qui produit entre autre des autocuiseurs assure qu'en 37 ans de métier, son entreprise a déjà vendu plusieurs milliers de cocottes minutes à l'industrie nucléaire française !

 

- Fatche ! Quand je vais dire à Berthe qu'elle fait cuire les pieds de cochon dans un truc qui sert aussi à trimbaler des saloperies atomiques !

 

- Tè ! Sers-nous plutôt un canon... Les tiens ne sont pas dangereux !

 

 

Septidi 27 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

08/08/2013

Au bistro de la toile. Destination de vacances originale : Fukushima !

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- Attends Victor, hier, tu nous a parlé d’Hiroshima et aujourd’hui de quoi déjà ? De Fuku quoi ? Chima ? A oui, Fukushima. Tiens, ça me dit quelque chose ce nom… Ah ! Oui, un patelin loin d’ici, en Japonie je crois, où l’industrie moderne fabrique des becquerels à la tonne. C’est quoi les becquerels au fait ?

 

- Tè ! Je vais faire savant. Le « becquerel », c’est une unité qui mesure l’activité d’un radionucléide. Il correspond à une désintégration par seconde. Elle remplace le « curie ».

 

- Et c’est dangereux ces petites bêtes ?

 

- Bof. Tout dépend de la dose… La radioactivité naturelle est partout, notamment dans les pays granitiques comme la Bretagne ou la Lozère. Mais ça devient extrêmement dangereux si on en bouffe trop. Et c’est ce que font les poissons au Japon, et par conséquent les gens qui bouffent ces poissons ! Malgré tout les montages bidon effectués depuis deux ans après la catastrophe, Tepco (l’entreprise responsable) a été obligée d’admettre qu’il se déverse chaque jour dans l’océan de l’eau chargée de tritium, de strontium, de césium et d’autres éléments radioactifs. Ce qui représente parait-il quarante mille milliards de becquerels depuis mai 2011.

 

- …taing ! Ils doivent être gras les gobis, les sars et les dentis japonais ! Et facile à attraper : ils doivent être lumineux !

 

- Bof… Tepco, qui n’est pas à un mensonge près, s’efforce de  rassurer la population en déclarant que l’analyse de l’eau de mer ne montre pas d’augmentation anormale des taux de radioactivité… Ben voyons ! Le niveau de radioactivité dépasse de plusieurs dizaines de milliers de fois la dose limite admise pour l’eau de mer ! Ils ne savent pas où ça fuit, ils essaient tout et n’importe quoi comme injecter des produits chimiques dans le sol autour et sous les cuves qui fuient afin de « solidifier le sol »… Bonjour la nappe phréatique ! Passez vos vacances à Fukushima ! Sa mer radioactive, ses poissons lumineux, ses becquerels à la pelle, les mensonges des dirigeants et de la mafia nucléaire ! Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

- Fatche, Victor ! La bouillabaisse, à Fukushima, elle doit cuire toute seule ! 

 

- Ouais. Finalement, Loulle, Fukushima, on s’en fout parce que c’est loin. Mais imagine que la même catastrophe arrive ici, chez nous, par exemple au Tricastin, centrale pourrie où l’on entre comme dans un moulin ?

 

- Ah ! Et ça donnerait quoi ?

 

- Tiens, on va faire un peu de fiction. Un des réacteurs de l’usine du Tricastin vient d’exploser. Un énorme nuage radioactif s’élève au-dessus du site. Un mistral en cours de formation va pousser les nuées mortelles vers les villes du sud : Orange, Avignon, Salon, Aix, Arles et surtout Marseille ! Le nuage est trop bas pour atteindre la Méditerranée. Il va forcément s’abattre sur l’énorme agglomération marseillaise. Plus d’un million d’habitants. Impossible d’organiser l’évacuation. Trop tard. Que faire ? Pour sauver Marseille, les autorités décident… de brûler Avignon ! Il y a au Pontet, banlieue est de la cité des papes, un énorme complexe de stockage et de répartition régionale de pétrole. On y met le feu. Incendie qui se propage rapidement à la grande zone commerciale qui jouxte le site puis à toute la ville. Des dizaines de milliers d’habitants pris au piège. La chaleur du brasier crée une énorme colonne montante d’air chaud qui propulse le nuage toxique à des altitudes telles que le mistral l’amènera sur la mer… Marseille est sauvé. Avignon rayée de la carte. Allez, amusez-vous. Un peu d’imagination que diable !

 

 

Primidi 21 Thermidor 221

 

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07/08/2013

Hiroshima… Dernier jour. Apocalypse now, comme si vous y étiez !

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Il faisait un grand soleil ce matin-là sur Hiroshima. Yoko venait juste de prendre son service à l’hôpital Shima, en plein centre ville. Ouvrant en grand les fenêtres du dortoir des contagieux, elle laissa aller un regard sur la ville puis, entendant un bruit d’avions, elle leva les yeux vers le gouffre  du ciel. Un dernier regard… Alors, de la voûte azurée des cieux fondirent, en une explosion de mille soleils,  les chevaux de l’apocalypse…

 

Bombe A équipage.jpgDans le ciel radieux de ce 6 août 1945 autour de huit heures du matin, trois bombardiers américains B-29 Superfortress arrivaient sur la ville. « Enola Gay », « The great Artist » et « Necessary Evil ». Ils étaient partis vers 2 h 45 de l’île Tinian, occupée par les forces américaines, dans le Pacifique. Au commande du premier appareil, un solide gars de l’Illinois, Paul Tibbets, 40 ans. C’est lui qui avait baptisé son bombardier du nom de sa mère. Ça porte bonheur disait-il… Ça dépend pour qui. Dans sa soute : « Little Boy »… Un « petit garçon » ventru que le capitaine William Parsons arma précautionneusement dans l’heure suivant le décollage…

 

A 8 h 15, les trois appareils arrivèrent à la verticale de l’hôpital Shima, à un peu moins de 10.000 mètres d’altitude. Les équipages avaient chaussé des lunettes de précaution spéciales. Pour un dernier regard…

 

A 8 heures 16 minutes et 2 secondes, « Little Boy » était largué. Le « petit garçon » brillant fonça vers le sol. 43 secondes de chute puis des capteurs d’altitude et d’autres dispositifs automatiques déclenchèrent la mise à feu, à 580 mètres d’altitude.

 

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l'air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eut lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L'air étant transparent à ces longueurs d'onde, le rayonnement thermique pût alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2.2 km en 10 s pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d'un effet de souffle. Par convection, la boule de feu s'éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d'émettre de la lumière visible et donc cessa d'être incandescente. L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d'eau, de poussières et de débris qui se condensèrent,  formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d'altitude et s'écrasa horizontalement sur quelque 35 Km de diamètre…

 

Au sol, là où était quelques secondes plus tôt la ville de 350.000 habitants, de dessous une lourde dalle, un gros scorpion sortit, queue recourbée et dard tendu. Il avait résisté sans encombre à la Bombe, lui…

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Décadi 20 Thermidor 221


Illustrations X - Droits réservés

 

 

28/07/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique en Camargue

Femme-des-sables.jpg

 

 

A Bauduc, en Camargue, sur le sable doré

Wanda sculptait les bois déposés par le Rhône

Et vivait libre et nue comme une sauvageonne

Dans une simple hutte à l’orée des marais.

 

Sur une planche à voile, je chevauchais les flots,

Wanda voulut monter sur mon engin rétif

Mais ne pouvant lever la voile de l’esquif

Elle lâcha la corde et chuta dans les eaux.

 

Pour l’aider à monter je la soulève aux fesses

Mais, troublé, ma poussée devient vite caresse,

Ma peau frôle sa peau et nos jambes s’emmêlent,

 

En un baiser salé, nos deux langues se mêlent,

Puis, au gré de la vague se redresse le mat,

Et c’est dans l’eau complice que la belle m’aimât.

 

 

Pour Wanda : Le lièvre des sansouires

 

- Se servir de la mer comme d’un grand plumard,

Ben ! Dis donc ! T’as dû faire rougir les homards !

Les girelles devaient frétiller d’allégresse

Et l’onde bouillonner comme une bouillabaisse !

- Ce n’est pourtant pas ça que nous avons mangé

Lorsque, après nos ébats, nous avons partagé

Un excellent repas préparé par la belle,

Devant son cabanon, assis sous la tonnelle.

Wanda, fine fourchette, la veille avait fait cuire

Un régal camarguais : un lièvre des sansouires.

Dépouille l’animal, vide-le, sèche-le

Et puis ampute-le de la tête et la queue.

Coupe-le comme un lièvre en quartiers et portions,

Epluche et émince quelques jolis oignons,

Au fond d’une terrine, mets tes morceaux de viande,

Ajoute thym, laurier, romarin et amandes,

Du poivre du moulin, puis de l’huile d’olive,

Arrose à l’Armagnac de façon attentive,

Et laisse macérer, au frais, toute une nuit,

Il ne s’en ira pas, ne t’en fais pas pour lui !

Dans comme un œuf de beurre, fais dorer des lardons,

Tu égouttes et réserves. Fais blondir deux oignons

Dedans le même beurre, saupoudre de farine,

Fais revenir pour que ça prenne bonne mine.

Rajoute tes morceaux de viande macérée,

Tu remues bien le tout pour les faire dorer,

Introduis tes lardons, ail et bouquet garni ;

Mouille d’une bouteille de Costières-de-Nîmes,

Rectifie sel et poivre, que ce soit de haut goût,

Et laisse mijoter, une heure, à feu doux.

Pendant ce temps glace un quart de petits oignons

Avec un peu de beurre, du sucre et un peu d’eau,

Fais caraméliser. Saute tes champignons

De couche avec de l’huile, dore-les ventre et dos,

Rajoute, après une heure, au premier appareil,

Passe ta marinade, introduis-la pareil,

Et tu laisses frémir une bonne heure encore

Pour que les sucs expriment harmonie et accord.

Mixe le foie du lièvre, la crème et le boudin,

Mets un peu de vinaigre, du poivre du jardin.

Avec ces ingrédients, tu vas lier ta sauce

Juste avant de servir ce plat digne d’Eros.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour la marinade: - 1 lièvre des sansouires (encore appelé ragondin), - 3 oignons émincés, - thym, - 3 feuilles de laurier, - 1 branche de romarin, - 1 poignée d'amandes sèches, - 1 cuillère à soupe de poivre grossièrement concassé, - 1quart de litre d'huile d'olive, ­1 verre d'Armagnac.

Pour la cuisson du plat: - la valeur d'un œuf de beurre, - 2 hectos de lardons, - 2 oignons hachés, - 1 peu de farine, - 3 gousses d'ail épluchées et écrasées, - 1 bouquet garni, - 1 bouteille de vin rouge AOC Costières-­de-Nîmes.

Pour la sauce: - 1 quart de kilo de petits oignons entiers, - 1 noix de beurre, - 1 cuillère à soupe de sucre en poudre, - 1 livre de petits champignons de Paris, - le foie du lièvre-ragondin, - 1 hecto de boudin, - 1 petit pot de crème fraîche, - 1 cuillère à soupe de bon vinaigre, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Ce plat typique des mas de Camargue s'accorde tout naturellement avec des vins rouges frais tels, en vallée du Rhône: Costières-de-Nîmes, Domazan, Comps, Estézargues, Fournès, Montfrin, Remoulins, Saze, Saint-Hilaire-d'Ozilhan.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Cabrières, Cazevieille, Saint-Gély-du-Fesc, Valflaunès.

En vins de Provence: Coteaux-des-Baux, Coteaux-d'Aix, Coteaux-varois de Saint-Zacharie, Saint-Maximin, Barjols, Ste-Anastasie.

 

Décadi 10 Thermidor 221

 

Photo X – Droits réservés

 

************************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’est deux bites qui sont à la plage. La première dit à l’autre :

- Tu viens te baigner ?

L’autre répond :

 

- Non. Je garde les sacs…

21/07/2013

Ouiquinde gastronomico-cryptogamique

girolles 2013 copie.jpg

 

 

 

Hier j’ai mis mes grosses grôles

Oublié la bagnole

Et autres fariboles

Pour aller aux GIROLLES !

J’ai sauté des rigoles

Parmi les herbes folles

J’ai vu des lucioles

Des petites bestioles

Qui rampent et qui volent

Dans les airs, sur le sol.

Et alors, ma parole

Entre fayards et saules

J’ai trouvé mon pactole,

J’ai pas dit mon pétrole !

Je suis trop mariolle

Pour faire des idoles

Du sans-plomb, du gazole.

Je préfère mes guiboles

Qui font la farandole,

Avec ma belle Nicole,

Amoureuse et frivole,

Dont le doux entresol

Pousse à la gaudriole.

Zou ! Sors les casseroles

Sers-moi un coup de gnole

Et, c’est bon et c’est drole :

Dégustons les GIROLLES !

 

 

Mon voisin, lui, va aux cèpes…


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 ...faut dire qu'il les ramasse sur le parcours du Tour de France !


 

champignons


 

Tridi 3 Thermidor 221


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16/07/2013

Tricastin et autres centrales nucléaires : Greenpeace prouve le mythe criminel de leur « sécurité ».

tricastin greenpeace.jpg

 

 

Trente types décidés pénètrent sans aucun problème dans une centrale nucléaire française. Ces types n’ont pas de projets destructeurs: ils veulent seulement prouver que la « sécurité » de ces sites nucléaires laisse sérieusement à désirer. Ce n’est pas la première action, ce ne sera pas la dernière. Et que propose le gouvernement devant cet état de fait ? De renforcer la sécurité de ces centrales dangereuses ? De sortir enfin de ce tout nucléaire mortifère ? De fermer ces centrales obsolètes ? Tè ! Fume… Il propose…de durcir la répression contre ces lanceurs d’alerte ! François, Sarko, même àplatventrisme devant les talibans du nucléaire !

 

Mise au service de la guerre ou de la production énergétique, la fission de l’atome tue dans la violence des guerres ou des catastrophes mais elle tue aussi lentement ou pollue durablement les êtres vivants et les territoires par les radiations qu’elle génère au quotidien avec l’aval du pouvoir politique et administratif. A quoi s’ajoutent les 1000 incidents de gravité multiple recensés en France par an dans le nucléaire.

 

La Provence, la vallée de Rhône-Durance est la région la plus nucléarisée d’Europe avec une multitude d’installations nucléaires de base civiles et militaires dont la très grande majorité ne produit pas d’énergie ni pour la population ni pour les entreprises mais pour l’armée, le business de l’exportation, l’autoconsommation des installations et la folle recherche.

 

Le bilan de toutes les catastrophes nucléaires, volontaires quand les militaires les ont décidées, accidentelles quand les industriels n’ont pas su les prévenir est démentiel. Les décomptes les plus honnêtes sont terrifiants : 400.000 morts pour Hiroshima-Nagasaki, plus d’un million pour Tchernobyl, auxquels il faut ajouter ceux de Fukushima mais aussi ceux plus anciens et complètement oubliés survenus en Union soviétique, ceux des essais nucléaires (2.153 depuis 1945), ceux des travailleurs des centrales et des « liquidateurs »… Les instances internationales évaluent les mort(e)s par le nucléaire à 60 millions depuis 1945.

 

Le nucléaire se pare de la banalité du mal si on ne fait que décompter des morts, mesurer des territoires abandonnés, évaluer des coûts de réparation, même si on ajoute à ce sombre tableau les innombrables victimes handicapées, comme il arrive dans tous les crimes guerriers. Les installations nucléaires portent atteinte à notre santé, à celle de nos enfants, à nos territoires, à nos activités et nos biens collectifs et individuels.

 

C’est cela que dénoncent les lanceurs d’alerte du Tricastin. Leur intrusion prouve de façon spectaculaire les mensonges de la mafia des nucléocrates concernant la sécurité de ces installations. Qu’en serait-il si, à la place de ces trente courageux, il s’agissait d’un commando de trente terroristes décidés, armés, équipés de lances thermiques et de puissants explosifs brisants capables de percer la carapace fatiguée des réacteurs ? Un Tchernobyl ou un Fukushima sur Rhône…

 

Mais il y a encore plus simple pour foutre en l’air ces satanés centrales. Imaginez un ou deux scooters des mers bourrés d’explosifs sur le canal qui alimente les sources de refroidissement des réacteurs du Tricastin (ou de Cruas ou de toutes les centrales françaises qui sont refroidies par l’eau d’un fleuve ou par la mer, c’est kifkif). A leur guidon des kamikazes les dirigent sans coup férir vers les installations de pompage des systèmes de refroidissement des réacteurs… Je ne vous fais pas de dessin, vous avez compris : arrêt brutal de tout refroidissement, tentative de stoppage en catastrophe des réacteurs, surchauffe, explosions d’hydrogène, voir Fukushima ou Tchernobyl pour la suite du processus.

 

Eh ! Vous qui descendez en vacances sur l’A7, réfléchissez en laissant à votre droite Cruas (et son joli bébé peint sur le tour de condensation), puis un peu plus bas Tricastin. Dépêchez-vous avant que ça pète et pensez à nous qui vivons à proximité de ces merdes !

 

Tricastin dessin Nono.jpg


 

Septidi 27 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

26/06/2013

Au bistro de la toile : le Ventoux !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing, t'as vu Victor, même Jaja... Ouais, même Jalabert, ce super sympa, gouailleur, couillu, plein de panache qui aurait taté de la seringue... Comme un vulgaire Armstrong, un sinistre Contador ou un bouffi Ulrisch... Tout fout le camp Victor... Tout fout le camp...

 

- Tè ! Loulle, Sers-nous une tournée d'EPO provençal : Eau, Pastis, Olive !Eh ! A quoi on joue. Ils se sont quasiment tous boustés à un moment ou à un autre les forçats de la route. Et depuis que le cyclisme existe. Albert Londres, en son temps, a dénoncé la manipulation, l'exploitation éhonté de ces mecs qui s'éclatent, souvent au propre comme au figuré pour engraisser quelques marchands de soupe. « Pédale Kiki, avale ce qu'on te donne et surtout ferme ta gueule, sinon... ». Sinon tu seras tricard, tu ne gagneras plus une course, adieu la « gloire », adieu le pognon...

 

- Comme tu y vas Victor...

 

- C'est comme ça. Et ce qui me gonfle les aliboffis, c'est que les médias et la vox populi se focalisent uniquement sur les cyclistes. Ce sport est le plus surveillé, donc, on y détecte plus de tricheurs. Qu'ils aillent donc voir dans le foutebole, dans le tennis, dans le rugby même, dans les courses de bagnoles sans oublier l'athlétisme...

 

- Ouais, mais le vélo, c'est quand même le top à ce sujet. Simpson y a laissé la peau...

 

- Je peux t'en parler : l'étais jeune journaliste au Provençal lorsque ça s'est passé, et j'ai suivi l'affaire de près. Simpson il avait simplement un peu plus chargé que les autres. Et puis, tu sais ce que c'est le Ventoux, Loulle ?

 

- Je ne l'ai monté qu'en bagnole, mais je m'en doute...

 

- Non. Tu ne peux pas t'en douter. Il faut l'avoir fait pour savoir. D'abord, tu t'es un peu chauffé les jambes entre Carpentras et Bédouin, pour ne pas partir à froid. Puis, au sortir de ce village, tu as quelques lignes droites d'un petit pourcentage jusqu'au fameux virage de Saint-Estève. Pas de problème. Mais à partir de là, tu attaques dans le dur : du huit pour cent. Et tu pédales, tu appuies. Tu as la forme, ça se passe bien.

Tu grimpes avec ton premier souffle... Un, deux, aspirations sur deux coups de pédales, un temps mort sur un coup de pédale, un, deux, trois, tu souffles sur trois coups de pédales. Et tu recommences. Les deux, trois premières bornes se passent comme ça. Les jambes chauffent mais tournent bien, la magnéto garde un rythme élevé mais normal...

Puis tu arrives aux sept virages. Le premier, à droite, tu te sens costaud, tu le prends à la corde, d'un coup de rein rageur. Les six autres, tu élargiras de plus en plus ta trajectoire. Tu es parti avec deux ou trois collègues, mais tu es vite seul. L'un va plus vite, ne t'accroches pas, tu le reverras sûrement plus haut, l'autre colle un peu à ta roue puis lâche... La sueur. Partout. Tu lèves tes lunettes de soleil qui sont vite mascarées. La sueur te coule dans la raie du cul.

Tu as laissé depuis quelques virages ton premier souffle. C'est maintenant un, inspiration, gueule grande ouverte, deux, expiration, sur deux coups de pédales. Tu tournes sur 39x24 mais ça ne va pas durer. Te voilà dans la partie étouffante de l'ascension, dans la forêt de cèdres, de pins Lariccio, de chênes blancs, de chênes verts. La route monte, monte... Tu guettes les bornes : sommet 12 km, sommet 10 km...

Les cigales te foutent un raffut pas possible. Tchikitchikjitchikitchikitchiiiiiiii font les grosses qui s'arrêtent et repartent pour une longue phrase d'appel d'amour. Ka ka ka ka ka font les petis cigalons, plus feignants... La sueur coule et t'aveugle. Le goudron fond par plaques. Tu bois un coup de thé froid, enfin, tiédas. Tu bouffes deux abricots secs. Et c'est long, c'est long...

Puis après quelques virages à gauche, tu arrives au Chalet-Reynard. Ouf... Un petit faux plat descendant de trois cent mètres en large virage à gauche. Tu t'étires, tu soulages ton cul qui te fait mal, tu secoues tes jambes pour décontracter tant soit peu tes muscles... Puis, virage à droite et te voilà sur la Lune, ou sur Mars. De la caillasse blanche, squelette de pierres concassées.

Tu le vois enfin le sommet. La flèche de l'antenne télé. Les bâtiments de l'ancien observatoire... A main droite, tu as cette pente qui monte vers un infini minéral. A main gauche, ta vue, si elle n'est pas trop embuée, découvre les vastes plaines provençales écrasées de soleil, avec au loin le scintillement serpentin du Rhône et l'éblouissement des serres de verres...

Et voilà maintenant le vent. Il y a toujours du vent au Ventoux. Par définition. Tu l'as toujours dans le nez. Les lacets sont longs, très longs. Tu a mis le 28 depuis longtemps. Tu n'en peux plus. Tu te demandes ce que tu fous dans cette galère... Tè, voilà deux jeunots qui te doublent sans un regard... Juste devant la stèle marquant le lieu maudit où est mort Tommy...

Tu as envie de t'arrêter. Mais tu t'engueules à haure voix : « Pédale, feignasse ! Personne ne t'as forcé, alors ta gueule et appuie, connard ! » Tè ! Voilà la fontaine de la Grave qui ne coule plus. Virage à gauche, puis longues, longues lignes droites battues par le vent, assommées par ce terrible soleil-lion. 

Le sommet est presque là, mais, putaing, il semble reculer à chaque coup de pédale. Tu te fais ton cinéma pour te donner du punch. Chacun le sien. Tu imagines à vingt mètres devant toi, une belle nana à poil sur son vélo. Elle tortille du fignedé et te montre un joufflu bien fendu et bien appétissant en tournant la tête vers toi, te regardant avec un air vicelard comme pour te dire : « Attrape-moi, et tu m'auras... ». Alors tu pédales comme un calus...

 

vélo,ventoux


Voilà le col des Tempêtes. Tu tournes à gauche, le parapet, à main droite, te découvre les montagnes riantes, domestiques, humaines de la Drôme provençale. Le vent te rafraîchit. Le voilà le sommet. A quelques coups de pédales. Une pente raide de deux hectomètres, puis virage à droite et le dernier rampaillou, brutal, jusqu'au sommet ! Ouyarff! Tu gueules ta joie ! Tu oublies ta fatigue monumentale. Tu oublies cette heure et demi de torture. Ta compagne te sèches avec une serviette et te donnes un thermos de thé chaud. Le bonheur !

 

- Putaing ! Ça m'a fatigué, Victor ! Tè ! A la nôtre...

 

Octidi 8 Thermidor 221

 

 

Merci à Chimulus.

14/06/2013

Putaing, que le village est triste...

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Ça y est : je suis monté vers les Hautes terres pour fuir les canicules promises de la Provence. Mais cette année, le village des hautes terres est triste... Temps gris, brouillard, pluie mais, sous les rares rayons de soleil, les étendues laiteuses des narcisses dans les champs rivalisent de senteurs capiteuses avec l'or des genêts. J'ai dégusté ma première omelette aux champignons : mousserons vrais (tricholoma san-georgii) mêlés aux faux mousserons (marasmus oreades)...



Pourtant le village est triste. Le village est vide. Plus de merdes de vaches sur la route, de ces belles casquettes s'étalant comme des plats d'épinards odorants...

Et pour cause : les vaches ne traversent plus la rue principale pour gagner leur étable...

On n'entend plus les cris puissants, impératifs de l'un des derniers « cow-boy » du pays...

Et pour cause : il est mort. Mort et enterré...

Voilà. Le village est triste parce que mon pote Denis est mort. Il est mort à soixante ans. Terrassé la fourche à la main près de ses boules de foins... Enfin, celles qu'on ne lui avait pas « empruntées »...

Comme tout le monde, Denis voulait pouvoir vivre de son travail. Mon pote Denis, avec ses trente montbéliardes, il se levait à cinq heures du mat et à dix heures du soir, il levait encore la merde de ses vaches. A la pelle, à l'ancienne. Et ça sept jours sur sept, 365 jours par an ! Et vous savez ce qu’il gagnait mon pote Denis ? Il me l’a dit l’an dernier : « Je touche 1500 euros par mois de la vente de mon lait. Là-dessus, je dois rembourser 1000 euros pour l’engrais. Il me reste 500 euros pour faire vivre ma famille. » Et encore Denis travaillait sur une propriété familiale, donc sans foncier à rembourser, seul avec sa femme. Les vacances ? Jamais… Les sorties ? Jamais… Le restau ? Jamais… Les fringues ? Une salopette et des bottes, plus un costume du dimanche – celui de son mariage sûrement ! – qu’il mettait pour les enterrements ou pour aller « au docteur ». Celui qu'on a mis à sa dépouille pour son dernier voyage...



Denis me disait qu’il devait rembourser 1000 euros par mois d’engrais et de « produits » comme il disait ! Vrai ? Faux ? Exagéré ? Peut-être... Mais c’est un truc de fou ! Les agricolos, poussés par leurs organismes professionnels – chambres d’agricultures, FNSEA, Crédit agricole – ont perdu leur âme. Ils ont saccagé leurs champs avec le cercle vicelard engrais-pesticide. Ils ont fragilisé leurs bêtes avec le cercle vicelard insémination, vaccins, antibios et autres saloperies. Tout le pognon qu’ils gagnent – plus celui qu’ils touchent en subventions multiples ! – va dans la poche des multinationales agro-chimiques et des labos. Loin de s'entraider, ils se jalousent, à savoir qui aura le plus gros tracteur. Au lieu de s'organiser en Gaec et de mettre en commun des moyens de production chers et ne servant que peu souvent, ils s'encroument à mort, pour le plus grand profit du Crédit agricole...



Pour s’en sortir, il faudrait qu’ils organisent eux-mêmes leur filière. Qu’ils mettent en place leurs propres centrales de vente de lait, leurs propres unités de transformation au lieu de laisser ça aux industriels qui les plument sans vergogne. Pour cela, il faudrait d’abord qu’ils foutent en l’air, ou qu’ils transforment radicalement de l’intérieur leur syndicat majoritaire, cette FNSEA qui a toujours  été à la solde de l’industrie agroalimentaire et qui défend avant tout les gros céréaliers et betteraviers…et qui les poussent à voter pour la droite la plus archaïque, la plus cupide, la plus avide.



Denis, tu nous a fait un sale coup... On ne te verra plus passer, fier comme « un bar tabac » sur ton vieux tracteur bleu... On n'entendra plus ta formidable voix de bramaïre gueuler après tes vaches... Et ta femme ? Que va-t-elle devenir ? Tu devais toucher ta première mensualité de retraite de paysan : 426 euros 34...



Putaing, tu nous manques...



Sextidi 16 Prairial 221



Photo X – Droits réservés.



 



30/05/2013

Au bistro de la Toile : « Au loup ! »

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- Oh ! Victor, t’as pas peur de remonter dans tes hautes terres du Gévaudan ? …taing ! A en croire le journal, c’est l’horreur, le retour de la Bête du Gévaudan !

 

 

- Qu’est-ce que c’est que ces conneries Loulle ?

 

 

- Ben regarde, c’est dans Midi-Libre : « En Lozère, le loup attaque en plein jour ». C’est le titre. Et la bergère, elle dit : « Je surveillais les brebis, elles étaient dans un pré, elles mangeaient tranquillement, il n'y avait pas de bruit, rien. Tout à coup,  au fond du pré, les brebis se sont retournées et j'ai vu le loup derrière une brebis. » L'agricultrice a alors réagi spontanément: « J'ai crié, crié très fort, il a lâché la brebis, il est parti. Je n'ai pas eu peur, j'ai voulu protéger mon troupeau. »

 

- Bon. Ben, elle a fait son boulot de bergère, quoi ! Elle a gueulé et le cadèoù qui faisait chier ses moutons a dégagé… Pas de quoi chier un cadran solaire.

 

- Eh ! Y a la photo dans le journal. Et il a pas l’air commode le bestiau !

 

- Parce qu’en plus elle a fait une photo ?

 

- J’en sais rien, enfin, il y a une belle photo de loup en tête de l’article.

 

- Tu parles. Si tu veux faire des photos de loups, en Lozère, rien de plus facile : tu vas à Sainte-Lucie,  chez Ménataury, et tu en vois tant que tu veux ! On nage en plein fantasme avec ces histoires de loups, Loulle. Qu’il y en ait quelques uns qui se baladent, c’est probable. Qu’ils bouffent de temps en temps quelques brebis, c’est dans la tradition, mais qu’ils représentent un danger véritable pour les troupeaux et, pire, pour les humains, c’est au mieux une exagération, au pire une embrouille. D’abord parce que les éleveurs sont remboursés des dégâts avérés faits par les loups, ensuite parce qu’il n’y a pas plus trouillard que le loup, il se planque en journée et fuit la présence humaine.

 

- Alors quel est l’intérêt de ces gens à crier au loup ? Ils ont peur pour le petit Chaperon Rouge ?

 

- Des sous Loulle ! Ils veulent des sous ! Et le loup est une bonne gâche : on doit pouvoir tirer quelques subventions pour s’équiper en clôtures, payer des bergers et surtout faire passer sur le dos du bestiau légendaire tous les massacres causés par les chiens errants. Parce que l’essentiel, à 99%, des attaques contre les moutons sont faites par des chiens. Ceux-ci n’ont pas peur de l’homme, attaquent en plein jour, souvent en meutes et font des massacres ! Seulement ceux-là de dégâts, ils ne sont surement pas aussi bien remboursés !

 

- Ah ! Compris… Allez ! A la nôtre. « Tant que le loup n’est pas là ! »

 

Primidi 11 Prairial 221

 

Merci à Chimulus

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Le petit chaperon rouge va voir sa grand-mère quand, tout à coup, elle aperçoit le grand méchant loup tapi derrière un buisson.
- « 
Oh ! Comme vous avez de grands yeux », lui dit-elle. Et le loup s'enfuit sans demander son reste...


Un 
peu plus loin sur son chemin, le petit chaperon rouge voit le même loup caché derrière un arbre :
- « 
Oh ! Comme vous avez de grandes oreilles », lui dit-elle. Et le loup de s'enfuit à nouveau.

Un peu intriguée par ce comportement, le petit chaperon rouge poursuit néanmoins son chemin. Au bout de 2 km, la fillette revoit le loup, caché cette fois derrière une borne kilométrique.

- « Oh ! Comme vous avez de grandes dents », lui dit-elle.

Alors le loup se met à hurler :
- « Mais tu 
vas me laisser chier tranquille, oui ! »

 

 

 

29/05/2013

La mort nucléaire que l'on veut cacher à Bure.

 

 

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Voilà deux décennies, le site de Marcoule

Dans la vallée torride où vent et Rhône coulent,

Par quelques têtes d’œufs, avait été choisie

Pour être le théâtre d’une sombre hérésie :

On a failli l’avoir, leur merde satanique

C’est ainsi que l’on nomme leur poubelle atomique.

Les écolos, faiblards, sont devenus très forts

Dès lors qu’ils ont reçu le précieux renfort

Des rudes vignerons de la Côte-du-Rhône.

Il s’agissait en fait d'implanter sous nos terres

Une terrifiante Poubelle Nucléaire.

On vit venir l'ANDRA, experte ès-mensonges

- Questionnez à La Hague ceux que le cancer ronge -

Comme il ne fallait pas effrayer le gogo

La terrible Poubelle fût baptisée "Labo"...

Bien sûr, ça fait moins peur, ça fait même coquet :

Quelques laborantines, pourquoi pas des bouquets !

Mais en fait, dans l'esprit des sinistres guignols,

Il fallait enfouir au tréfonds de nos sols

Les déchets nucléaires les plus radioactifs,

Le danger absolu, sans fin, définitif,

Valant danger de mort pour tous nos descendants

Non pas pour cent années, mais pour trois cent mille ans !

Marcoule, pensaient-ils, n’a plus le sens critique

On lui a implanté la « culture atomique » !

Culture de mensonge, de dissimulation,

D'achat des consciences, d'actions sans précautions.

Les servants de l'atome jouaient à pleines orgues

Le grand air du Progrès, sûrs d'eux et plein de morgue,

Promettant aux crédules des villes et des champs

Opulence, bonheur et futur alléchant.

Leurs machines de fer éventrant nos garrigues,

Ils ont détruit nos vins, nos olives, nos figues.

Des terres étripées, des collines rasées,

Bientôt surgit l'Usine par l'Etat imposée

Elle jeta aux Veaux du foin et du travail,

Endormit leur bon sens, puis en fit des cobayes.

Nul ne se rebellait, car tous étaient repus,

Nul ne réfléchissait grâce à l'argent qui pue.

On déversa sur eux un prodigieux pactole,

Avec quoi ils bâtirent des routes, des écoles

Dans toute la vallée, des chantiers s'élevaient

Le béton, la ferraille et le goudron pleuvaient

Alors les Marcoulins, insidieusement

En confortant les Veaux dans leur aveuglement.

Mirent à leur profit la voie électorale,

Pour investir partout la chose communale.

Bientôt dans chaque bourg et dans chaque famille

Des hommes et des femmes, en franchissant les grilles

De l'Usine de Mort pour gagner leur pitance

Laissèrent au vestiaire bon sens et conscience.

Et puis, les yeux s’ouvrirent dans la population

Partout dans la vallée des manifestations,

Le pouvoir recula, l’Andra quitta le Rhône

Pour sévir en Lorraine, à l’est de l’hexagone.

Population docile, élus bien réceptifs…

On creusa le « labo ». Bientôt dans ces argiles

Seront stockés par tonnes des déchets uranyles

Restant radioactifs pour plus de cent mille ans !

Qui donc, dans quelques siècles, restera vigilant ?

Bientôt remontera la Mort insidieuse…

Alors ricanera la terrible Faucheuse…

Honte sur ces élus à l'épais crâne obtus

Engraissés au dépend de leur pays vendu,

Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent

Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.

Parents, quand vos enfants, crevant de leucémie

Verront bien que vous êtes leur pire ennemi

L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts

Fera de votre vie un enfer de remords.

 

 

VictorAyoli

 

 

Décadi 10 Prairial 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Allez, ça n’empêche pas de rigoler :

 

Qu'est-ce que les femmes et les préservatifs ont en commun? 
Ils passent tous les deux trop de temps dans votre portefeuille et pas assez sur votre sexe ! 

 

 

 

28/05/2013

Merkel : forte avec les faibles, faible avec les forts…

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Ah ! Il faut la voir traiter ses partenaires européens avec une morgue toute teutonne. Elle met le casque à boulon pour saigner les Grecs, les Chypriotes, les Portugais ; elle ne prend pas de gants pour imposer ses vues aux Espagnols, aux Italiens ; elle met un seul petit gant pour faire la leçon ultralibérale à François « Normalou » Hollande. « L’exemple allemand » ! On nous gonfle assez les aliboffis avec ce repoussoir…

 

Par contre, la Merkel, vous l’avez vu, hier, faire patte de velours avec le commis voyageur de la « dumping économie » chinoise ! Lamentable. A plat ventre la dame d’acier inoxydable made in Germany. Une pipe mentale qu’elle lui a faite ! Il en rigolait d’aise le mec ! Au bord de l’orgasme.

 

Pourquoi cette attitude ? Parce que le Chinois est venu la menacer. La menacer de quoi ? De rétorsions économiques si l’Europe prétend envisager de se défendre (pourtant bien mollement) contre le « dumping » chinois. En effet, la Commission Européenne a, il y a quelques jours, envisager de taxer à 47% les panneaux solaires fabriqués en Chine et vendus ici au tiers du prix de revient des mêmes panneaux fabriqués en Europe, essentiellement en Allemagne et en France. Bien timide par rapport aux Etazuniens qui, eux, n’ont pas mis de gants pour taxer ces mêmes panneaux chinois à 250% !

 

Objectif des Célestes : le monopole mondial sur ce type de produit d’avenir. Pour ce faire, le gouvernement chinois subventionne à outrance la production de ces panneaux destinés à l’exportation. Résultat : les fabricants européens ont tous baissé les bras, ruinés, dégoutés…

 

Le VRP chinois, il a dit à la Teutonne : « Si l’Europe fait passer cette directive de taxation de nos panneaux solaires, nous, Chinois, taxerons au même tarif certains produits européens. » Or, qui vend le plus de produits en Chine ? L’Allemagne, essentiellement des machines outils et des bagnoles de luxe. Vous pensez bien que Merkel, marionnette du patronat d’outre-Rhin, a vite baissé casaque ! Et a ainsi enterré de fait la première velléité de résistance de la Commission européenne…

 

Moralité : dans la jungle économique mondialisée, qui commande dans le monde ? Les Chinois et les Zétazuniens ! Et qui commande en Europe ? L’Allemagne !

 

Moralité pour François : avec l’Allemagne, il faut parler haut et fort. Mais…si on a des moyens de rétorsions puissants ! Allez, cherche, François. Cherche !

 

 

Nonidi 9 Prairial 221

 

Illustration : Merci à Baudry 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

Pourquoi le monde aurait-il été radicalement différent si Adam et Eve avaient été Chinois ? Parce qu’ils auraient mangé le serpent au lieu de la pomme.