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06/03/2013

Comandante Chavez : l’âme et l’arme à gauche

chavez ert bolivar.jpg

 

 

L’internationale

 

Couplet 1 :

Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

 

Refrain

C’est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L’Internationale,
Sera le genre humain.

C’est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L’Internationale,
Sera le genre humain.

 

 

Couplet 2 :

Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !

 

 

Refrain

 

Couplet 3 :

L’État comprime et la loi triche,
L’impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche,
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle,
L’égalité veut d’autres lois :
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

Refrain

Couplet 4 :
Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail,
Ont-ils jamais fait autre chose,
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande,
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.

Refrain

Couplet 5 :
Les Rois nous saoulaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent, ces cannibales,
À faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Refrain

Couplet 6 :
Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

Refrain

 

Paroles de Eugène Pottier, musique de Pierre Degeyter


 

révolution


 

 

Sextidi 16 Ventôse 221

 

Illustration X – Droits réservés

22/02/2013

Taylor, on t’enc… !

taylorisme charlot.jpg

 

 

 

Vous l’avez entendu, le ci-devant Taylor, sorte de patron-crapule yankee ? Il traite les Français de grosses feignasses avinées. Ben pourquoi pas M.Taylor. Il est toujours jouissif de passer pour un con devant plus con que soit ! C’est un plaisir de gourmet. Et question connerie, il en connait un bout le père Taylor !

 

Il nous reproche de préférer de temps en temps savourer le formidable plaisir de glander ! Il ne sait même pas ce que c’est ce gros con. Avec le nom qu’il porte, ce n’est pas étonnant. Un connard qui portait le même nom n’a-t-il pas théorisé la rationalisation de l’exploitation des ouvriers ? Taylorisme vous connaissez ? C’est le Charlot des Temps Moderne, le stakhanovisme, le même boulon que l’on serre heures après heure, sans surtout penser, sans réfléchir. Et contre cette prostitution, le « patron » donne quelques poignées de figues. Assez pour ne pas crever. Et surtout pas beaucoup de temps pour glander. Surtout ne pas réfléchir ! Monsieur Taylor, sachez que les « feignasses avinées » vous conchient tout en jouissant de l’existence. Et vous pisser à la raie, à vous et à vos complices de la mondialisation ultra libérale, c’est un plaisir savoureux !

 

Cette intrusion impudente d’un patron de multinationale yankee dans la vie de notre république est une illustration caricaturale de l’horreur que nous préparent ces mêmes yankees avec la complicité de la commission européenne : le grand marché transatlantique. Obama, dans son discours de l’union, a évoqué ce machin auquel travaillent sournoisement tous les ultra libéraux qui sévissent à Bruxelles. Ce que veulent les Zétazuniens, avec le relais de leur caniche anglais, c’est la création d’une vaste zone de libre échange, d’un énorme marché à travers lequel les fermiers yankees subventionnés pourraient inonder l’Europe de poulet à l’eau de javel, de bidoche aux hormones et de céréales et autres produits aux OGM. Mais ce n’est pas tout. Derrière cette conquête économique de l’Europe se dessine clairement la mise à mort de toute tentative de création d’une Europe politique. De ça, les yankees n’en veulent surtout pas. Voilà pourquoi, depuis que leurs complices britanniques sont entrés dans l’Europe, celle-ci s’est gonflée outrancièrement, à en devenir bouffie avec 27membres et bientôt plus. Voilà pourquoi les mêmes anglo-saxons poussent à l’intégration de la Turquie, voire de l’Ukraine et plus si affinité. Ce qu’ils veulent, c’est une Europe grosse larve, à la remorque politique des Zuhessa, ou plutôt des multinationales et des mafias financières qui régissent les Zuhessas.

 

Les logorrhées verbales et épistolaires du ci-devant Taylor préfigurent cette aliénation des états européens séparés, désunis selon la volonté des Ricains et des Rosbifs. Voilà pourquoi il faut que nos députés européens se bougent le cul et rejettent cette horreur économique que serait le grand marché transatlantique.

 

Et comme on dit à l’O.M. : « Taylor ! On t’encule ! »

 

 

Quatridi 4 ventose 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Les Etats-Unis sont passés de la barbarie à la décadence sans connaître la civilisation.
Albert Einstein

21/02/2013

Que le tron de dieu me cure : j’ai raté l’aïoli !

aioli.jpg

 

 

Humilié, honteux, rongé par la vergogne

J’en ai le rouge au front et l’horreur dans la pogne

Je voudrais disparaitre, me cacher dans la boue

Et même me passer, morbleu, la corde au cou

Putaing ! Hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Pourtant l’œuf, le mortier, comme l’huile d’olive

Ont été sortis tôt, pas de façon hâtive

Mes ingrédients avaient même température

J’étais frais et dispos, même pas de biture,

Pourtant hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Le lourd mortier de marbre avec ses quatre oreilles

Le beau trisson en buis, et même la bouteille,

Les quatre gousses d’ail, la pincée de gros sel,

Mon bras était fringant, du poignet à l’aisselle…

Pourtant hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Les aulx bien écrasés en pommade odorante

J’ai voulu casser l’œuf. Ce souvenir me hante…

Maladresse fatale, le blanc m’a échappé

Au dessus du mortier ! Dès lors c’était râpé…

Putaing ! Hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

J’ai eu beau brandouiller, bourouler l’appareil

Même avec le batteur – horreur ! – c’était pareil.

J’ai vidé le mortier dans un bol, à côté

Un jaune d’œuf, de l’huile, et j’ai recommencé.

Pourrais-je, ô folie

Remonter l’aïoli ?

 

Victoire ! Ça repart, je la remonte à l’huile

Elle à la consistance, elle est ferme et ductile

Et quand j’ai rajouté mon appareil raté

Catastrophe, défaite, l’aïoli a chié…

Putaing ! Quelle chienlit

J’ai raté l’aïoli !

 

 

Tridi 3 ventose 221

 Photo X - Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est un caquou de l’Estaque, balaise comme un mangeur d’aïoli, qui a émigré au Québec. Il frappe à la porte du chef du personnel d'une entreprise de bûcherons, car il cherche du travail
- Vous avez l'air costaud. Vous avez des références ?
- Ouais ! J'ai travaillé au Sahara !
- Vous vous foutez de ma gueule ? Y'a pas d'arbres au Sahara !
- Y'a PLUS d'arbres ! 

20/02/2013

…et l’Homme devînt CON !

fin du monde dieu.jpg

 

 

Marrant tous ces cris d’orfraie (au fait vous avez souvent entendu crier une orfraie, sorte de balbuzard ? Moi non plus…) autour des bidoches pourries que le bizenesse agroalimentaire nous enfourne dans le clapoir ! Tout aussi cyniquement marrant  la « découverte » que les ouvriers, les voisins de parcelles agricoles et viticoles bourrées de pesticides chopent toutes les saloperies possibles, du cancer du foie, du pancréas à la parkinson ! Désopilant la fonte des glaciers, le saccage des forêts, la mise à mort de la biodiversité, les maladies environnementales et génétiques, la perte de fécondité (tant mieux !), les palanquées de maladies nouvelles et concoctées de toutes pièces, les cent mille molécules chimiques lâchées dans les sols, les eaux et les airs, les pesticides et biocides dans la rosée matinale et dans nos urines, les milliards de terriens souffrant chaque année les méfaits de la pollution, le recul des terres fertiles, les catastrophes « naturelles » de plus en plus nombreuses et meurtrières, et bientôt les hordes de réfugiés de l’environnement...

 

Et alors ? On découvre quoi ? Que ce poulet pelé qui se nomme – prétentiard et m’as-tu-vu – « homme sage sage » (homo sapiens sapiens) est LA calamité de la planète Terre. Il est gonflé le poulet pelé ! Ses « performances » sont particulièrement brillantes : hécatombes, holocaustes, exterminations, pogroms, génocides, guerres, invasions conquêtes à travers les siècles, puis déforestation, productivisme agricole, agro terrorisme, mort biologique des sols, désertification, sixième crise d'extinction massive d’espèces pour causes anthropiques, pollutions, réchauffement du climat, fonte des glaces, montée des océans, tarissement accéléré de toutes les ressources non-renouvelables, une planète bleue désormais en déliquescence... Cet incommensurable cortège de « réussites » est à porter à notre crédit. Et on en est fier en plus !

 

Exterminateur et invasif, Homo sapiens est la seule espèce de grande taille à avoir investi selon une croissance infernale la quasi-totalité des niches écologiques des autres espèces comme dit l’essayiste décapant Michel Tarrier  . Nous sommes ainsi les auteurs du plus effroyable laminoir de biodiversité que l’on pouvait imaginer. Nous souffrons d’une incurable cécité écologique doublée d’un besoin maniaco-dépressif d’asservir, de dominer, régner, contrôler, ordonner, gérer, intervenir, décider, nous ne sommes bons qu’à saccager, détruire, modifier, altérer, uniformiser, aligner, nettoyer, vider, couper, tailler, tondre, scalper, raser, décapiter, brûler. Bref FAIRE CHIER ! Le plus souvent sans comprendre, sans donner, sans admirer et même sans regretter. Guerres et discriminations envers et contre tout, contre soi, contre l’homme, surtout contre « l’autre » et « le différent », contre les espèces non rentables, en un mot... contre la Nature. Sexisme contre l’autre sexe, racisme contre les autres races, spécisme contre les autres espèces, pillage du vivant réduit à la notion étroitement utilitaire de ressources, saccage des paysages défigurés en autant de formes géométriques écostériles. Avec un dépassement de 30% de la biocapacité planétaire, notre humanité s’est octroyé un crédit écologique qui est une fatale fuite en avant. Où est la sagesse ? Notre politique est bien celle de la terre brûlée. Ne rien laisser derrière soi qui puisse profiter à l’ennemi est une stratégie de guerre…totale. Mais quel est donc cet ennemi si exécré, sinon nous ?!!

 

Homo sapiens doit donc sa longue et envahissante existence à sa domination, jusqu'à extinction finale, sur son frère néandertalien. Oui, tonton Neandertal, celui que l’on présente comme une sombre brute, et qui a été littéralement bouffé par son cousin Cro-Magnon parce qu’il était gentil, altruiste, pacifique ! Depuis, sapiens demens, espèce mégalomane, a construit toute sa prééminence sur l'éviction ou la maîtrise des autres espèces. Pas étonnant que le monothéisme ait été plus tard son choix spirituel : « Tu seras la terreur du Vivant » ! Il le fut, il l'est, mais plus pour très longtemps. Car ce qui est pris n'est plus à prendre.

 

Comme dit l’ami Yves Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

 

 

 

Duodi 2 ventose 221

 

 

Photo X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

La pipe du pépé

Un petit garçon est venu passé la journée chez son grand-père. Après déjeuner, celui-ci s'installe dans son fauteuil et allume sa pipe. Alors le gosse s'approche et lui demande :
- Papy ! Prête-moi ta pipe.
- Non, ce n’est pas pour les enfants.
- Papy, s’il te plaît, prête moi ta pipe !
- Non, les enfants ne fument pas.
- Mais je ne fumerai pas, je te le jure. C’est juste pour la tenir.
- Tu me promets ? Bon, alors la voilà, fais-y bien attention !

Le petit garçon prend la pipe, la jette par terre, et l’écrase à coups de talon. Stupéfait le grand-père crie :
- Mais qu’est-ce qui te prend ? Pourquoi as-tu fait ça, petit galopin ?

Et le gosse répond :
- Parce que papa dit toujours : « Quand le pépé cassera sa pipe, je t'offrirai un ordinateur et on s'achètera une belle voiture ! ».

Faites donc des gosses !

 

 

06/02/2013

M’ame Michu et M’ame Chazotte : PMA et GPA

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- Dites-moi, M’ame Chazotte, c’est quoi ces PMA et GPA dont on nous rebat les oreilles ? PMA, c’est Petite Maison Accueillante, je suppose ? Une maison de retraite où les vieux ne sont pas que de la marchandise. Et GPA, c’est quoi ? Généreux Plan d’Assistance aux vieux ? Ben ils font des progrès moi je trouve les politiques. Quand même, la gauche, c’est autre chose…

 

- Ben, je vois que vous planez toujours, M’ame Michu. « Heureux les simples d’esprit… » qu’il a parait-il dit l’Autre. Faut dire que c’est lui qui a inventé ces conneries : le mec, il serait né d’une mère porteuse supposée vierge inséminée artificiellement par le célèbre docteur Saint-Esprit ! Non, M’ame Michu, PMA, ça veut dire Procréation Médicalement Assisté.

 

- Ah ! Donc, quand j’étais jeune et que le docteur Langougnole me mettait sa…, enfin, son…, pour me soigner qu’il disait, il faisait de la PMA ?

 

- En quelque sorte M’ame Michu. Mais c’est moins romantique que les traitements pittoresques du bon docteur Langougnole. La PMA, c’est engrosser artificiellement une femme que la nature n’a pas équipé pour.

 

- Comment ça ?

 

- Comment ? Ben, au lieu d’écarter les cuisses sous un rude gaillard, comme tout le monde, elle les écarte devant un toubib qui lui refile dans la boite à bonheur un embryon congelé.

 

- Comme chez Eli alors, mon cousin paysan d’Ariège. L’inséminateur vient avec sa blouse verte, soulève la queue de la vache qui a ses chaleurs et lui enfonce une grosse seringue et même tout le bras. Et ben, je vais vous dire M’ame Chazotte, la vache n’a pas l’air très heureuse… Elle regrette l’époque de Topino. C’était le taureau d’Eli…

 

- Voilà. Vous avez tout compris M’ame Michu. C’est tout pareil. Bonjour le romantisme, bonjour l’amour…

 

- Et la GPA, c’est quoi ?

 

- La GPA, ça veut dire Gestation Pour Autrui.

 

- Compris. C’est pareil, mais pour les truies.

 

- Ah ! Ah ! Ah ! C’est beau l’humour naïf, M’ame Michu. On pourrait dire aussi GPA = Grosses Putes Avides. Ce sont des femmes avides de pognon qui louent leur ventre. Les putes, elles, ne louent que leur chatte, et pour quelques minutes seulement. Mais les « Gestationneuses Pour Oh ! Truies » louent carrément leur ventre entier pendant neuf mois, pour faire un chiard qu’elles refileront à leurs clients, contre pas mal de thunes. Au Zétazunis, on peut choisir sur catalogue !

 

- Mais c’est dégueulasse M’ame Chazotte ! C’est une sordide affaire commerciale ! Et comment qu’ils font ?

 

- Ben, ils refilent dans l’utérus de la porteuse un ovocyte de la cliente – ou d’une autre donneuse qui se fait sortir du bide ses ovules pour les vendre. Ovocyte fécondé dans des petits tubes en verres avec le foutre du mari, ou d’un vendeur de foutre si le mec a les œufs clairs !

 

- Ben ça alors ! Ben ça alors ! De mon temps, M’ame Chazotte, quand une femme ne pouvait pas se faire engrosser par son homme, elle s’arrangeait autrement, discrètement. Les facteurs, les employés de l’EDF ou du gaz portaient haut la réputation du Service public, et les plombiers celui du privé !

 

- Et ça ne coûtait rien à la Sécu…

 

- Oui mais, ces femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants, comme ça elles peuvent profiter des joies de la maternité…

 

- Egoïstement M’ame Michu. Egoïstement. Parce qu’elles veulent pour elles les – comme vous dites – « joies de la maternité ». Sans penser au devenir du gosse à venir. Elles revendiquent le droit à l’enfant, et pas les droits de l’enfant. Et puis, vous croyez ,qu’il n’y a pas assez le gosses sur Terre ? On est déjà entre sept et huit milliards par « les voies naturelles ». Faut encore en faire d’autres artificiellement ?



Septidi 17 pluviose 221


Photo X - Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute !


C'est une femme qui monte dans un autobus bondé. Elle s'approche d'un monsieur assis et lui dit : 
- Pourriez-vous me laisser votre place, s'il vous plaît, je suis enceinte.
L'homme répond : 
- Oui, bien sûr. 
Il se lève et lui laisse sa place, puis demande : 
- Mais ça ne se voit pas du tout. Ça fait combien de temps ? 
Et elle répond : 
- Dix minutes. Mais ça m'a coupé les jambes !

04/02/2013

A Davos, quand le président islandais pète dans la sacristi !

Grimmson président islande.jpg

 

 

 

La semaine dernière, le nec plus ultra des maffias de la finance, leurs complices des entreprises multinationales, leurs  marionnettes politiques et leurs lécheurs de cul des médias se gargarisaient entre eux à Davos, pour leur raout annuel. Mais au milieu du ronron d’autosatisfaction, le représentant d’un petit pays, perdu dans les brumes pré-polaires,  a, comme qui dirait pété dans la sacristi ! Ce rugueux intrépide, le président de l’Islande Olafur Ragnar Grimmsonleur a dit leur fait aux « grands » ! « Il faut penser davantage aux peuples qu'aux banques.(…) Nous avons laissé les banques faire faillite et nous nous sommes occupés des citoyens, et ça a marché ». Imaginons la gueule des « Davosiens » distingués !

 

Ecoutons quelques unes de ses phrases, recueillis par un journaliste digne de ce nom, Stephen Cole. Ecoutons-le avec d’autant plus d’intérêt et – ne cachons pas notre plaisir – de jubilation qu’aucun grand média, et surtout pas les télés et des radios, n’en a fait état.

 

Le Président Grimsson va droit au but. « Nous avons été assez sages de ne pas suivre les politiques traditionnelles qui ont prévalu normalement en Occident au cours des 30 dernières années. Nous avons introduit le contrôle des changes, nous avons laissé les banques faire faillite, nous avons soutenu les plus pauvres, nous n’avons pas adopté les mesures d’austérité comme ailleurs en Europe, et le résultat final, 4 ans plus tard, est que l’Islande a accompli des progrès et une relance très différente des autres pays européens qui ont souffert de la crise financière ».

 

Il poursuit : « Pourquoi considère-t-on que les banques sont des saintes-chapelles de l’économie moderne, et pourquoi ne peuvent-elles pas faire faillite comme les compagnies aériennes ou les entreprises de télécommunication, si elles ont été gérées d’une façon irresponsable ? La théorie que vous devez payer pour sauver les banques est une théorie selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs propres bénéfices et de leur succès, puis que les gens ordinaires payent pour leurs échecs au moyen des impôts et de l’austérité, et dans les démocraties éclairées, les gens ne l’accepteront pas sur le long terme ». 

 

Le fier Viking se réjouit : « L’une des choses que nous avons apprises après l’effondrement des banques en Islande, c’est que les banques islandaises, comme les banques britanniques ou les banques américaines, sont devenues des entreprises de haute technologie, qui recrutent des ingénieurs, des mathématiciens et des informaticiens. Et quand elles se sont effondrées, le secteur innovant de notre économie, le secteur informatique, le secteur des TI s’est mis à prospérer, et en fait, sur les trois dernières années, il a eu de bien meilleurs résultats que jamais auparavant dans son histoire. Donc la leçon à en tirer, c’est la suivante : si vous voulez que votre économie soit compétitive dans le secteur innovant du 21ème siècle, un secteur financier fort qui prend les talents de cet autre secteur, même un secteur financier qui marche bien, est en fait une mauvaise nouvelle »

 

 

Liens utiles:

http://www.franceinfo.fr/economie/d...

http://www.arretsurimages.net/conte...

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Eco...

http://www.zerohedge.com/news/2013-...

http://www.youtube.com/watch?v=2c0_...

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/discou...

 

Quintidi 15 Pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Deux esquimaux à Paris devant un cinéma:

- « Dis-donc, si on allait là ? » 
- « Oh non, on va rien comprendre. » 
- « Oui, mais y parait qu'on nous suce à l'entracte ! »

02/02/2013

Ouiquinde érotique avec Etienne Pasquier et Jean de La Fontaine

seins.jpg

 

 

Madrigal

 

Le téton de Babet est plus blanc que l’albâtre ;

Pour être ferme et rond il n’a point de pareil ;

On ne peut sans amour voir son bouton vermeil,

Faut-il donc s’étonner si j’en suis idolâtre !

Quand j’y porte la main de son consentement,

Je suis ravi d’avoir ce charmant privilège,

Mais quand elle s’oppose à mon ardent dessein,

Ô Babet ! Ô friponne, aussitôt, m’écriais-je,

Vous faites bien la fière avec votre beau sein.

Ah ! Vraiment votre sein est un beau sein de neige.

 

Etienne Pasquier


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cul béni.JPG



Sœur Jeanne


Sœur Jeanne ayant fait un poupon

Jeûnait, vivait en sainte fille ;

Etait toujours en oraison ;

Et toujours, ses sœurs à la grille

Un jour donc l’abbesse leur dit :

« Vivez comme sœur Jeanne vit,

Fuyez le monde et sa séquelle. »

Toutes reprirent à l’instant :

« Nous serons aussi sages qu’elle

Quand nous en aurons fait autant. »


La Fontaine

 

In Contes et nouvelles en vers

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Un mari dit à sa femme : « Chérie j'aimerais mettre ma bite dans ton oreille. »

 

Sa femme: « OK mais fait attention que je ne devienne pas sourde. »

 

Le mari lui répond : « Ça fait 40 ans que je te la mets dans la bouche, t'as jamais fermé ta gueule ! Et j’ai beau te la mettre dans le cul, tu fais chier quand même ! »

 

 Quartidi 14 Pluviose 221


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01/02/2013

L’Europe complice des escrocs des sectes !!!

sectes crane.jpg

 

Non mais qu’est-ce que c’est que cette connerie : la France condamnée par ce machin européen (la Cour européenne des droits de l’homme) à prendre du pognon dans mes – dans nos – poches pour les refiler à qui ? A des pauvres ? A des gens victimes de dérapages de l’Etat ? A des expulsés à tort ? Non. Vous n’y êtes pas. A DES SECTES !!! On est condamné par ce machin à la con « pour violation de la liberté de pensée, de conscience et de religion » ! On est condamné par ce machin ultra libéral pour avoir taxé comme il se doit, comme pour vous, comme pour moi, les millions de pognon que ces officines d’abrutissement et d’escroquerie que sont les sectes extorquent aux pauvres gogos qui se font avoir.

 

« La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a donné raison jeudi à trois sectes - dont celle dite du Mandarom de Castellane - en condamnant la Francepour violation de la liberté de pensée, de conscience et de religion. Les juges de Strasbourg ont invalidé des procédures fiscales intentées contre ces sectes. Ils ont condamné la France à verser, pour "préjudice matériel", 3.599.551 euros à l'Association cultuelle du temple pyramide (connue sous le nom de secte du Mandarom), 387.722 euros à l'Église évangélique missionnaire et Salaûn, et 36.886 euros à l'Association des chevaliers du lotus d'or. » Dixit : AFP. Le prétexte de cette « condamnation » au profit des sectes, selon le machin européen : « la taxation de dons manuels à laquelle elles avaient été assujetties avait porté atteinte à leur droit de manifester et d'exercer leur liberté de religion. »

 

Non mais, on cauchemarde. Foutez tous ces dangereux tarés en taule ! Cette pantalonnade ouvre la porte à tous les abus. Et pousse les défenseurs de nos valeurs – au premier rang desquelles la laïcité – à remettre en cause cette aberration qui dispense les « religions » de bien des taxes et de biens des impôts. Je refuse que mes impôts servent à financer des sectes ou des églises, catholique y compris. La croyance est du domaine privé et les impôts ne doivent financer que les biens communs du peuple. Je refuse qu'on enseigne la religion quelle qu'elle soit à l'école. Il existe des écoles confessionnelles pour cela, et c'est un choix des familles.

 

Eh ! François. On ne t’a pas élu pour se faire rouler dans la farine par ce machin européen ! Ne paie pas et dis leur merde au besoin !

 

 

 Tridi 13 pluviose 221


Illustrations X Droits réservés


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 Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre les Témoins de Jéhovah et les couilles ? 


Aucune. Ils sont toujours par deux, et on ne les laisse jamais entrer.

 

 

31/01/2013

Luttons contre la GRIPPE !

grippe masques.jpg

 

 

Si l’on en croit le GROG, la grippe rode et se jette sur les pauvres gens comme Copé sur une hostie avariée. Médications, masques et tout le saint-frusquin. Pourtant il y a des méthodes simples, écologiques et efficaces pour lutter contre la grippe : il faut réveiller notre système immunitaire.

 

1ère solution : Le vaccin (efficace à condition que celui-ci corresponde au virus).

2ème solution : Le programme d'activités suivant (beaucoup plus agréable et efficace contre tous les virus) :

 

- Marcher au moins une demi-heure par jour ;

- Prendre l'air ;

- Eliminer le stress ;

- Consommer des fruits ou du jus de fruits (vitamines) ;

- Activer notre circulation sanguine ;

- Boire une infusion tonifiante aux herbes aromatiques après les repas ;

- Prendre du repos réparateur.

 

Réalisation :

1. Je me promène jusqu'au bistro (je marche) ;

2. Je m'installe à la terrasse (je prends l’air) ;

3. Je contemple le galbe de la serveuse (j’élimine le stress) ;

4. Je commande un verre de blanc puis un deuxième (j’absorbe les vitamines) ;

5. Je prends le menu du jour arrosé d'une bouteille de Côtes-du-Rhône (j'active ma circulation)

6. Je termine le repas par un grog au rhum (infusion tonifiante) ;

7. Je fume un petit tarpé (je respire des herbes aromatiques) ;

8. Je rentre chez moi et je m'endors sur le canapé (repos réparateur).

 

Comme disait ma grand-mère : « Un p'tit coup dans le pif vaut mieux qu'une piqûre dans le cul ! »

 

 

Duodi 12 Pluviose 221

 

Illustrations X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un vieux couple à table. 

Lui: « Qu'est-ce que tu as l'air moche avec les nouvelles lunettes ! »

 
Elle: « Je n'ai pas de nouvelles lunettes... »

 
Lui: « Toi non, mais moi oui… »

26/01/2013

Ouiquinde érotique avec Frédillo

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Les deux paradis

 

J’aime ce qui, semblable à quelques fleurs mystiques,

S’épanouit ainsi qu’in lotus rose et noir,

Près du val de ton sexe, Ô femme ! Et chaque soir

Je veux en effeuiller un pli problématique.

 

Avec sa porte à deux battants, son promenoir,

J’aime ton con, plus vaste et plus énigmatique,

Calice humide où pleut l’averse spermatique

Et qui sert à mon nœud de cuve et d’entonnoir.

 

Evoluant de l’un à l’autre en mes caresses,

Du dôme de ton ventre aux rondeurs de tes fesses,

J’explore le versant, le gouffre et le sommet

 

Et je crois, énervé de volupté subtile,

Entrevoir dans ton cul le ciel de Mahomet

Et dans ton con le paradis des Evangiles.

 

Frédillo

 

In: Feuilles à l’envers recueillies par un Bourguignon

http://www.erotomane.org/erotomane/title/7667.asp

 

 

Septidi 7 Pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un petit gamin se lève pendant la nuit pour aller aux toilettes. 
En passant devant la chambre de sa grande sœur, il entend du bruit. Il colle son oreille à la porte et entend sa sœur qui dit : 
- Oh ! C'est bon ! C'est Bon...! 

Le lendemain matin, pendant le petit déjeuner avec toute la famille, il demande au copain de sa sœur : 

- Dis Pierre, c'est quoi que tu donnais à manger à Laetitia pendant la nuit, elle disait que c'était bon ? 
- C'était du chocolat 
- Menteur va ! Ce n'est pas vrai, c'était du saucisson ! J'ai retrouvé la peau sous le lit...

 

 

 

18/01/2013

Au bistro de la toile : les nazislamistes

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- Putaing ! Victor, les Algériens, ils ne font pas dans la dentelle ! On tire d’abord, on négocie après !

 

- Et ils ont bien raison. Les nazislamistes sont des ennemis redoutables. Il n’est pas question de négocier quoi que ce soit avec eux. Même si cela doit amener des situations dramatiques pour ceux qui se sont mis en situation d’être pris en otage. Car ne l’oublions pas, les otages sont des gens qui prennent leurs risques. Soit en allant gagner du pognon dans des sites dangereux, pour engraisser Areva, Bolloré, Total, Vinci et autres exploiteurs ; soit en pratiquant un tourisme irresponsable pour se la jouer aventurier. Quand au type de la Somalie, c’est un accident du travail : ce type est – était ? – un agent secret ; assez nul pour se faire repérer et choper dès son arrivée. Et la tentative pour le libérer, soldé par un fiasco retentissant, a coûté la peau à deux troufions dont c’est aussi le métier, mais qui se sont fait flinguer pour rattraper la connerie et l’incompétence de ce gros nul.

 

- Ben ! T’es pas tendre Victor.

 

- Il n’y a pas de qui l’être. Les salafistes - que j’appelle les nazislamistes car ils combinent l’idéologie fasciste des nazis avec l’obscurantisme d’une religion dévoyée – sévissent partout dans le monde. Par la force, par les attentats, par la terreur, par la provocation. Tout recul, tout « arrangement raisonnable » est pour eux une victoire qui les conforte et les renforce dans leur combat débile : imposer au monde entier la charia dans un « califat » mondial ! Tu retrouves ces abrutis partout où il y a des troubles : le « onze septembre » bien sûr, la guerre civile sanglante en Algérie, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie, le Nigéria, le dévoiement des révolutions tunisienne et égyptienne, et maintenant le Mali ; mais aussi en Asie : les attentats en Indonésie, au Timor, au sud de la Chine, au sud de la Thaïlande, etc. ; mais encore en Europe avec les attentats de Paris, Madrid, Londres etc. Sans oublier les histoires de voile, niquab, viande hallal, bordel dans les hôpitaux, les écoles, etc.

 

- Putaing… Une sacrée pieuvre assassine…

 

- Une pieuvre. Voilà la bonne image Loulle. Une pieuvre qui envoie ses tentacules partout. La pieuvre est un bestiau étonnant : chaque tentacule est régi par un cerveau accessoire mais tous obéissent au cerveau central. Les nazislamistes, c’est pareil. Tu coupes un tentacule, il repoussera. La solution, c’est de couper la tête de la pieuvre. Et en l’occurrence, la tête de la pieuvre, c’est…le Qatar et l’Arabie saoudite ! Nos grands « amis » ! Ceux que François « Normalou » reçoit en grande pompe à l’Elysée. Chez qui font faire la roue ministres et hommes d’affaires. Parce que ces pays croupions - totalement artificiels, où une infime minorité exploite sans vergogne des millions de travailleurs immigrés  – sont assis sur un tas de dollars : le sang du diable qui leur remonte sous les couilles. Je dis bien les couilles, car là-bas, seuls les couillus ont droit au chapitre. Les femmes sont encagées, niées, battues, servent d’esclaves et de trous à bite. Leur existence est totalement inféodée à leurs « males », maris, frères, pères… C’est chez ces tarés qu’est née l’idéologie salafiste. Et c’est cette idéologie débile qu’ils veulent imposer partout par la terreur. Et qui arme et abreuve de pétro dollars tous ces mouvements terroristes ? Le Qatar et l’Arabie saoudite. Mais les ulktra libéraux sont trop cupides pour l’admettre.

 

- Alors ? Quoi faire ?

 

- Si on veut vraiment se débarrasser du terrorisme, il faut frapper le salafisme à la tête. Si on veut envoyer des bombes c’est sur le Qatar et l’Arabie saoudite qu’il faut les larguer ! Et quand on y sera, on pourrait aussi libérer l’humanité de ces cancers que sont les religions « du livre ». Allez ! Rêvons un peu… Quelques belles bombes nucléaires qui vitrifieraient la Vatican, la Mecque et Jérusalem… Le monde se porterait mieux !

 

- …taing ! T’as la rabia ce matin Victor ! Tè ! Bois un coup, ça te passera…

 

 

 

Nonidi 29 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi Dieu a-t-il crée l'homme ? 
Parce qu'un vibromasseur ne sait pas tondre le gazon.

 

17/01/2013

Sanglier dans les villes : une solution.

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Nous recevons de Maître R.L.T, éminent philosophe ampélophile et suidivore ardéchois, mais aussi farouche opposant au P.I.P.I (Porc Industriel Polluant Immangeable), cette fort intéressante proposition :

 

 

« SOLUTION RADICALE ET GASTRONOMIQUE

A LA PROLIFERATION DES SANGLIERS

 

 

         Dans une partie de l’Europe, la prolifération des sangliers qui deviennent progressivement citadins est enfin prise en considération et la presse s’en fait l’écho.

 

         Les pouvoirs publics, qui ont d’autres chats à fouetter, espèrent peut-être que le phénomène se résorbera naturellement, alors que c’est tout le contraire qui se prépare.

 

         Bien nourri, de plus en plus malin et adapté, le sus crofa copule et se reproduit à grande allure et sa population est exponentielle, notamment en Ardèche !

 

         Une solution simple et radicale existe :

-         multiplication des périodes de prélèvement intensif ;

-         aménagement de corridors de tir parallèles aux semis ;

-         contrôles sanitaires sérieux mais raisonnables et gratuits ;

-         mise en place d’une filière économique.

 

         Traitée à la façon du corned beef ou selon la technique du fameux pâté breton, la viande de sanglier est une mine de protéines, assez pauvre en graisse. Et c’est très bon.

 

         Avec le label « Ardèche », ce serait encore meilleur !

 

         De plus, les musulmans pourraient s’en délecter puisque ce n’est pas du porc, le nombre de chromosomes n’étant pas le même. Ce détail est théologiquement décisif puisque c’est dans ses deux chromosomes supplémentaires que le porc recèle la femme et le diable.

 

         La filière et le lobby du P.I.P.I.  (Porc Industriel Polluant Immangeable) pourraient en prendre ombrage, mais avec une subvention compensatrice du manque à polluer et des aides ciblées à la reconversion partielle tenant compte du marché et du marché des comptes, les têtes d’œufs européennes trouveraient une solution juste, raisonnable et citoyenne. »

 

René-Louis THOMAS


Octidi 28 Nivose 221


Illustration Vincent Barbantan

 

 

 

 

 

 

 

09/01/2013

SINE MENSUEL : La presse et le fric

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Il est en kiosque depuis mercredi dernier 2 janvier 2013. Si vous l’aviez oublié par suite de cuite récurrente, cela vous sera pardonné. Et Robert est toujours là ! Même s’il répapie un peu en se croyant toujours en 2012. Tè ! Voilà sa première « zone » de l’année :


« 2 janvier 2012

C’est parti mon kiki, j’ai entamé ma 85e année ! C’est tartignole d’être vieux. C’est con. Ça n’a aucun intérêt. C’est pas vrai qu’on acquiert une certaine sagesse. On a plutôt tendance à radoter. Malgré tous nos efforts tendant à ralentir l’inexorable déchéance, on devient moche. On est perclus de douleurs. On est saturé de médicaments. On perd la mémoire. On ne bande plus. On porte des lunettes. On a de fausses dents. On devient chauve et sourdingue. On grossit. On s’avachit. On a un double menton. On a plein de rides. On est fatigué dès le réveil. On se lève quatre fois la nuit pour pisser. On perd l’appétit. On a moins envie de picoler. On ne peut  plus gambiller. Notre sex-appeal est dans nos chaussettes.

Le dessus de nos mains est tavelé de taches brunes du plus vilain effet.

Si je peux vous donner un conseil, ne vous pressez pas d’y arriver, et si vous entendez quelqu’un vanter les mérites de la vieillesse n’hésitez pas et foutez-lui un bon bourre-pif de ma part !

Bravo à mon pote Jacques Tardi qui vient de refuser la Légion d’honneur ! C’est pas si courant ! N’est-ce pas Wolinski ?

À mercredi prochain ! »


T’es pas vieux Bob ! La vieillesse, c’est plus grave quand c’est dans les boyaux de la tête que dans la viande qui s’avarie peu à peu !


Décadi 20 Nivose 221

 

03/01/2013

Propos de réveillon...

bonne annee Ceno.jpg

 

 


Proverbe : 
Si  au crépuscule 
Tu as quatre testicules 
Ne te prends  point pour Hercule... 
C'est quelqu'un qui t'encule ! 

Les 4 miracles de la femme : 
- Elle peut  mouiller sans toucher d'eau 
- Elle peut saigner sans se blesser
- Elle peut donner du lait sans manger d'herbe  
Mais  surtout, elle peut casser les couilles sans y toucher... 

Pensée : 
Les hommes sont comme... les pruneaux. 
Tu  les suces le matin et  ils te font chier toute la journée. 

Retour de soirée
4 h du  matin...  Yvan rentre au domicile conjugal un peu torché... 
-  Putain, elle ne va pas encore être contente, je vais déjà me faire un jus de citron pour masquer l'odeur d'alcool... 
Le matin,  Sonia l'engueule :  
- t'as encore bu comme un trou hier !, t'es  rentré complètement naze ! 
- Mais euh.... non, comment peux-tu  dire ça ? 
- Le canari, écrasé dans le presse-citron, il s'est  suicidé ??? 

Histoire de couple
Un homme et sa femme  s'affairent dans le jardin derrière la maison. 
Le mari dit à sa femme : 
- OUAH .... ton derrière est aussi large que le barbecue !!!  
La femme ignore la remarque désobligeante.  
Le soir venu, le  couple est au lit et l'homme commence à se coller à sa femme.
Elle le  repousse et lui dit calmement : 
- Si tu penses que je vais  faire chauffer le barbecue juste pour une si petite saucisse, tu te  trompes !!! 

Les 7 nains
Les 7 nains qui vont voir le  Pape : 
nous avons trois questions à vous  poser, mais on  préférerait que ce soit Simplet qui les pose.
- Aucun problème,  répond le Pape, je t'écoute Simplet .. 
- Votre Sainteté, est-ce  qu'au pôle Nord, il y a des bonnes sœurs ? 
- Oui Simplet,  au pôle Nord il y a des bonnes sœurs.  
- Est-ce qu'au pôle  Nord, il y a des bonnes sœurs noires ? 
- Oui Simplet, au pôle  nord il y a des bonnes sœurs noires. 
- Votre Sainteté, est-ce  qu'au pôle nord il y a des bonnes sœurs noires et naines ? 
- Ah non Simplet, il n'y a pas de bonnes sœurs noires et naines. 
A ce moment-là, les 6 autres nains crient en chœur : 
Simplet y s'est fait un pingouin ! Simplet y s'est fait un pingouin,  

Une femme chez le dentiste
Juste au moment ou le dentiste se penche vers une patiente pour la soigner, il sursaute.
- « Excusez-moi, Madame, mais ce sont mes testicules que vous tenez dans votre main....
- Je sais, répond la patiente : Nous allons tous les deux faire bien attention de ne pas faire mal à l'autre. 
D'accord ? »

 

 

Quartidi 14 Nivose 221

 

Illustration : merci à Céno 

21/12/2012

M’ame Michu et M’ame Chazotte : la P.M.A.

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- Ben alors M’ame Michu, v’z’êtes pas parti au Bugarach ? Pour la fin du monde ?

 

- Oh ! Moi, la fin du monde, c’est P.M.A…

 

- P.M.A. ? S’que vous voulez dire par ça ?

 

- Ben, PMA, c’est un mot qu’on entend tout le temps en ce moment. Je suppose que ça veut dire « Plus de Mon Age » !

 

- Ah ! Ben ça, effectivement, c’est plus de votre âge. Il y a longtemps que vous avez les œufs clairs. Ça se voit à votre moustache… Mais non M’ame Michu, PMA, ça veut dire « Procréation Médicalement Assistée ». C’est pour les bonnes femmes qui veulent faire des marmots sans hommes…

 

- Ben ça alors ! Sans homme ? C’est comment qu’elles font alors ?

 

- Ben, au lieu d’écarter les cuisses sous un homme, elles les écartent devant un toubib qui leur enfonce une seringue dans le…, dans la…, enfin, dans la chatte quoi. Et avec cette seringue, il leur met au fond du…, de la…, bref, au fond, du sperme congelé.

 

- Congelé ? Ben, ça alors… Il le passe au micro-onde j’espère. Ça me fait penser à mon cousin Elie, qui fait la vache à lait en Ariège. Les intellos de la chambre d’agriculture lui ont dit que pour être moderne, faut faire l’insémination artificielle…

 

- Eh ben ! C’est ça la PMA M’ame Michu. Mais au lieu d’être fait sur des vaches, c’est sur des femmes !

 

- Ben ça alors ! Je me rappelle ces pauvres vaches. Elles avaient l’air bien triste quand le type de la camionnette verte arrivait, avec sa blouse. Il leur soulevait la queue puis enfonçait une sorte de seringue dans le…, dans la…

 

- Ouais, compris. Là, c’est pas une chatte, c’est le tunnel sous la manche (la manche de l’inséminateur bien sûr !)

 

- Et des fois, M’ame Chazotte, la vache, elle lui chiait sur la manche à l’inséminateur ! Et ça lui coûtait cher à Elie. Et ça ne marchait pas à tous les coups, et les vaches n’étaient pas heureuses… Alors Elie, il a acheté Topino à la foire aux bestiaux de Pamiers.

 

- Topino ? Qu’es aco ?

 

- Topino, c’est un superbe taureau ! Et je peux vous dire que les vaches à Elie, elles ont repris goût à la vie ! Un sacré gaillard le Topino…

 

- Finalement, ces bonnes femmes qui veulent faire un bébé toute seule, elles feraient bien de revenir à une méthode qui a fait ses preuves. A l’ancienne. Ce ne sont pas les Topino hommes qui manquent pour un coup vite fait bien fait, sans engagement et, pourquoi pas, rémunéré ! Si ça les dégoutent vraiment plus qu’un toubib qui leur file une seringue dans le…, dans la…, elles n’ont qu’à boire quelques canons et fermer les yeux ! Finalement entre elles et les vaches du cousin Elie, les plus bêtes ne sont pas celles auxquelles on pense…

 

 

Primidi 1er Nivose 221

 

Photo X – Droits réservés

14/12/2012

Au bistro de la toile : esclavage moderne.

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- ….allo ! Attends, je te rappelle, j’ai des clients qui arrivent.

 

- Oh ! Loulle. …taing ! T’en a un beau téléphone ! Je te savais pas si « geek » !

 

- Oh ! Victor. C’est ma fille qui me l’a refilé. Elle en a acheté un plus « moderne », alors elle m’a refilé son riblon.

 

- Riblon ! Putaing ! C’est quand même un i-phone de Apple. Et, tu sais qui l’a fabriqué ce petit bijou Loulle ?

 

- Ben… Apple, c’est ricain non ?

 

- C’est ricain, mais les zétazuniens les font fabriquer en Chine. Par des esclaves modernes. Hier soir, l’émission « Envoyé spécial » a montré un tout petit volet de la manière dont ces petites merveilles sont fabriquées. Et dans quelles conditions. Par des esclaves travaillant 12 à 14 heures par jours et 7 jours sur sept, couchant dans des dortoirs sordides, bouffant juste ce qu’il faut pour ne pas crever, poussés à travailler, travailler, travailler par des « cadres » qui ne sont que des kapos. Bien des ouvriers chinois qui subissent ce régime se foutent en l’air, fuyant ces conditions sordides dans le suicide.

 

- Ils ne sont pas obligés de s’embaucher dans ces usines…

 

- Non. Mais ont-ils vraiment le choix ? Ce sont des gens des cambrousses, crevant de faim dans un environnement saccagé. Les rabatteurs de ces gros consortiums industriels viennent dans les villages, placardent de belles affiches promettant des situations alléchantes et les villageois envoient leur jeunes en ville, s’enrôler comme esclaves modernes. Et c’est là qu’ils sont fort, les ultras capitalistes chinois : les « esclaves » viennent d’eux-mêmes solliciter leur esclavage, et signent des papiers par lesquels ils acceptent des conditions léonines.

 

- Pour quelques poignées de figues je suppose.

 

- Pour quelques bols de riz. Il faudrait peut-être rétablir l’esclavage classique, authentique, par lequel un patron achète un individu pour lui soutirer sa force de travail !

 

- Oh ! Victor, tu pars en couille ou quoi ?

 

- Le plus intelligent, ou plutôt le plus roublard des esclavagistes , c’est celui qui a inventé le salariat ! En les payant (pas beaucoup) et en les gargarisant de grands mots comme « liberté », le roublard en question profite de la force de travail de ses « salariés » - c’est le nouveau nom pour esclave – sans avoir a en assurer la subsistance matérielle. Il s’est rendu compte, ce roublard, que les salariés coûtaient bien moins chers que les esclaves. L’esclave, il faut l’acheter, et ce n’est pas donné. De plus il y a pas mal de perte durant les voyages de la « marchandise » appelée alors « bois d’ébène ». Il faut ensuite le nourrir, le loger, lui assurer des conditions de travail acceptables sous peine de voir se détériorer sa santé, donc sa valeur marchande. Car l’esclave est un investissement amortissable sur une longue durée. Le patron peut évidemment le vendre, mais la valeur d’un esclave vieux ou malade n’est pas grand-chose. Deux solutions alors : l’affranchir, c'est-à-dire en lui octroyant « généreusement sa « liberté », on le jette à la rue ; ou alors on simule une évasion et on le flingue… Tu me diras l’esclave génère tout de même des produits connexes : il se reproduit et si on sait bien conduire cette reproduction - en sélectionnant les souches les plus robustes et en les croisant avec les souches les plus dociles – ça peu rapporter gros…

 

- Oh ! Putaing Victor, là t’es parti dans des élucubrations qui flairent bon la causticité et l’ironie sarcastique qui te caractérisent…

 

- Ouais. Mais crois-tu que les esclavagistes modernes n’y pensent pas ? Allez, sers-nous un canon. Pour oublier que la connerie et la saloperie humaine sont la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

 

 

Quartidi 24 Frimaire 221

 

Merci à Chimulus

11/12/2012

SINE: ses dernières volontés.

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Eh ! Vous avez pensé à acheter le dernier numéro de Siné Mensuel ? Il est en kiosque depuis bientôt une semaine. Un numéro fumant ! Dans lequel Siné présente himself ses dernières volontés. Eh ! Bob. On n’est pas pressé.

 

 

 SinéCRÉMATION AU PÈRE-LACHAISE

Tout d’abord, pour la crémation, m’allonger délicatement, vêtu de noir et de rouge, dans un cercueil en carton ondulé acheté chez Leclerc ou tout autre spécialiste des funérailles bon marché, après s’être assuré que je suis bien mort !

Pas la peine de claquer bêtement du grisbi pour partir en fumée !

Sur le cercueil, en revanche, le logo de l’anarchie, tagué à la bombe, en noir, au milieu, sera de la meilleure veine.

N’importe quel copain dessinateur fera ça très bien.

Toutes les fleurs devront être rouges et j’aimerais que tous les amis présents s’habillent en noir, pas par respect des convenances, mais pour évoquer les anars !

Cette cérémonie noire et rouge aura, j’en suis sûr, beaucoup de gueule et satisfera, à la fois, mon sens de l’esthétique et mon goût de la provoc.

Quelques morceaux de musique que je n’ai pas encore eu le temps de choisir mais dans lesquels figurera obligatoirement Try a Little Tenderness chanté par Otis Redding, seront les bienvenus et m’aideront à avaler mon bulletin de naissance et à rejoindre fissa tous les gens que j’aime et qui ont lâché la rampe avant moi ! Après, champ libre ! En général, tout le monde va bouffer et picoler à la mémoire du défunt mais, n’étant plus là pour participer avec vous aux agapes, je préfère ne pas y penser !

Mais, gaffe : même en poudre, j’ai l’oreille fine !


ENTERREMENT AU CIMETIÈRE DE MONTMARTRE

Quelques jours plus tard, selon les possibilités des uns et des autres ( je laisse le soin à Catherine, ma divine veuve, d’organiser tout ça au mieux) j’aimerais une fiesta sympa avec orchestre et buffet campagnard sur tréteaux.

Je recommande un tonnelet de beaujolais, de chez Marie-Lapierre bien sûr, plus convivial que des bouteilles et qui a l’avantage de ne pas laisser de cadavres, superflus dans un cimetière !

Évidemment, il sera servi dans des verres et non dans de sinistres gobelets en carton.

Si certains tiennent à apporter des couronnes de fleurs, de toutes les couleurs cette fois, qu’ils fassent inscrire sur les bandeaux des slogans tels que « Ni Dieu, ni maître », « Mort aux cons ! » ou « On les aura ! » selon leur inspiration et la complicité du fleuriste, pour choquer les familles catholiques éplorées qui viendront les jours suivants pleurer les leurs et liront avec horreur ces incongruités en se signant pour éloigner le démon.

Plus la peine d’être sapés en noir ce jour-là. Au contraire, des fringues couleur pétard sont souhaitées ( je n’ai rien contre les excès ni le mauvais goût).

La musique sera joyeuse, enjouée et plutôt jazzy.  Je fais une parfaite confiance à mon ami Stéphane Maggi pour réunir les musiciens adéquats qui seront payés avec un élastique et qui ne seront là que par amitié et pour boire un coup à ma santé (expression quelque peu maladroite, j’en conviens !).

À la fin, quand tout le monde sera parti, j’irai peut-être alors trinquer avec La Goulue qui a sa tombe tout à côté et il ne me restera plus qu’à attendre patiemment les suivants, car il restera encore 59 places à mes côtés dans cette concession à perpétuité achetée en commun avec Benoît Delépine et conçue pour accueillir 60 zigotos pour l’éternité.

Nous ne sommes, ni l’un ni l’autre, très satisfaits de la statue en  bronze qui ressemble plus à un cactus  qu’à un doigt d’honneur et n’est donc pas assez explicite. Il m’a promis d’y remédier mais, dommage,  je ne verrai la nouvelle version que du dessous. Tant pis !

En revanche, l’épitaphe en lettres d’or : « MOURIR ? PLUTÔT CREVER ! » tient bien la route !

Si un jour vous croisez, au hasard de vos balades, un bonobo qui me ressemble, n’ayez aucun doute, ce sera moi, réincarné !

À plus !

 

Primidi 21 Frimaire 221

 

Merci à Berh 

 

24/11/2012

De l’Amour et du Vin

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Ovaires dose

 

Ça y est c'est le temps des vins nouveaux ! Période bénis des seuls dieux que je révère: Dionysos-Bacchus et Aphrodite-Vénus.

C'est le temps de gloire du Vigneron, ce paysan sacré dont la sueur féconde les entrailles de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux, tire le sang de dieu.


Que fit dieu pour guérir nos maux

Le vieux vin et les jeunes femmes!

 

Il créa pour notre bonheur

Le sexe et le jus de la treille

 

Aussi je veux en son honneur

Chanter le con et la bouteille

 

Dans l'Olympe séjour des dieux

On boit, on patine les fesses

 

Et le nectar délicieux

N'est que le foutre des déesses!

 

Si j'y vais jamais Apollon

Ne charmera plus mon oreille

 

De Vénus je saisis le con

De Bacchus arrach'la bouteille!

 

Dans les bassinets féminins

Quand on a brûlé des amorces

 

Quelques bouteilles de vieux vin

Au vit rendent toute sa force

 

Amis, plus on boit plus on jouit

Un buveur décharge à merveille,

 

Aussi le vin pour dire tout

C'est du foutre mis en bouteille

 

On ne peut pas toujours bander

Du vit le temps borne l'usage

 

On se fatigue à décharger

Mes amis on boit à tout âge!

 

Quant au vieillard aux froids couillons

Qu'ils utilisent mieux leurs vieilles!

 

Quand on n'peut plus boucher de cons

On débouche au moins des bouteilles!

 

Mais hélas depuis longtemps

Pour punir nos fautes maudites

 

Le Bon Dieu fit les cons trop grands

Et les bouteilles trop petites!

 

Grand Dieu fais, nous t'en supplions

Par quelque nouvelle merveille

 

Toujours trouver le fond du con

Jamais celui de la bouteille!

 

Ecrit par le grand poète  catalan Alonzo Bobinar

 

Quartidi 4 Frimaire 221

 

Photo X - Droits réservés 

 

11/11/2012

Faites l’amour, pas la guerre !

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La guerre, c'est pas une mission humanitaire.

C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

 

Pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se le faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

 

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

 

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

 

 La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

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La chanson de Craône


Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain -

 

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau


Primidi 21 Brumaire 221


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18/10/2012

Pour Einstein, dieu serait-il une omelette : œufs = aime ces deux…

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Backchich nous apprend que la fameuse lettre manuscrite d’Albert Eisntein au philosophe Eric Gutkind est en vente sur…ebay ! J’ai donc cherché ce qu’il y avait dans cette lettre. C’est savoureux, rassurant et éclairant. Vive le grand Bébert qui n’hésitait pas à casser les œufs de la superstition :

« …Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes certes honorables, mais primitives et qui sont assez puériles. Pour moi, aucune interprétation aussi subtile soit-elle ne peut changer cela. Les interprétations subtiles, très torturées, n’ont souvent presque rien à voir avec le texte original. Pour moi, la religion juive comme toutes les autres religions est une incarnation de la plupart de ces superstitions puériles. Le peuple juif, auquel j’appartiens volontiers et dont j’apprécie profondément la mentalité, ne présente pas pour moi de qualités différentes des autres personnes. A en juger par mon expérience, il n’est pas meilleur que d’autres groupes humains encore qu’il soit protégé contre le pire cancer, la guerre, du fait de son manque de puissance. Je ne vois donc rien « d’élu » à son sujet….

 Maintenant que je vous ai fait part tout à fait ouvertement des différences dans nos convictions intellectuelles, il me semble clair que nous sommes très proches l’un de l’autre sur l’essentiel des choses, c’est à dire dans notre appréciation du comportement humain. Nous ne sommes séparés que par des « accessoires » intellectuels et la notion de « rationalisation » au sens Freudien. Par conséquent je pense que nous nous comprendrions parfaitement si nous parlions de choses concrètes. Avec d’aimables remerciements et mes meilleurs vœux »

Deux mois plus tard, dans une lettre du 24 mars, ce cher Albert remettra le couvert : « Ce que vous avez lu sur mes convictions est bien entendu un mensonge. Un mensonge répété systématiquement. Je ne crois pas en un Dieu personnifié et je ne l’ai jamais nié et au contraire exprimé clairement. S’il y a en moi quelque chose de religieux, alors c’est mon admiration sans borne pour la structure du monde pour autant que la science puisse nous la révéler… »


Septidi 27 Vendémiaire 221


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