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02/07/2012

Au bistro de la toile : foie gras sulfureux !

chimulus bistro copie.jpg

 


- …taing, Victor ! Vaut mieux vivre à Toulouse ou Cahors qu’à San-Francisco ou Los-Angeles ! Là-bas, parait que si tu bouffes du foie gras, tu risques la taule !

 

- On n’en est pas là, mais dans l’esprit, c’est pareil : les sectes de culs-bénis qui tiennent le haut du pavé chez les Zétazuniens ont réussi à faire activer une vieille loi interdisant la fabrication et la vente du foie-gras ! Tortures sur animaux qu’ils disent… Venant d’un peuple qui élève tous ses bestiaux en batterie en les bourrant d’antibiotique et d’OGM et qui torture allègrement les humains à Guantanamo et ailleurs, y aurait de quoi se faire rigoler les boyaux si ce n’était si dramatique… Ces pisses-froids semblent oublier qu’ils sont un peuple de voleurs de terres, fondé sur le génocide de trente millions d’Amérindiens, l’esclavage de trente millions de Noirs et qui perpétue ses forfaits partout dans le monde en pillant les ressources naturelles, en salopant la planète, voire en soutenant les pires dictatures. Toujours la main sur le cœur, bien sûr, et Dieu à leur côté ! Sensiblerie vis-à-vis des animaux, massacre sans merci des humains…

 

- Mouais ! Ben tu les allumes grave les machouilleurs de caoutchouc ! Eh ! Moi, si j’étais là-bas, je saurais comment me faire du beurre sur le foie-gras ! Il est interdit de gaver ? Une aubaine pour les contrebandiers ! Il existe bien des états de l’Union qui n’interdisent pas le gavage ! Et puis, comme au bon temps de la prohibition de l’alcool, des petits malins vont gaver dans des caves et, encore mieux, en acheter chez nous du foie-gras !

 

- Eh ! Tu imagines les Elliot Ness du foie-gras ! Pétoires à camenbert contre gaveuses électriques ! Sans compter que ça va faire une pube formidable pour le foie-gras ! En lui donnant la saveur sulfureuse de l’interdit ! Il va s’ouvrir des restos clandestins où, en montrant patte blanche et liasse de dollars, tu pourras t’encanailler « à la française » en bouffant du foie-gras ! Il s’en vendra sous le manteau, comme autrefois la gnole ! Et puis dans un resto, s’il est interdit de le vendre, tu le donnes ! En te rattrapant sur autre chose bien sûr…

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Tè ! Victor, si on allait monter un clandé à foie-gras à San-Francisco ?

 

- Trop dangereux de mettre les pieds dans ce pays Loulle. Pour un oui pour un non tu te retrouves au trou sans savoir pourquoi. Cette Californie de carte postale, avec ses bimbos et ses cagoles, si elle a donné au monde la parenthèse enchantée des hippies et les génies dégingandés de la Silicon Valley a tout de même produit en politique Reagan et Schwarzenegger. Un pays qui protège les canards mais qui n’a toujours pas supprimé la peine de mort pour les humains… Fuck off…

 

- Et à la nôtre !

Merci à Chimulus

07/06/2012

« Marasmius oreades »

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Bon. J’ai pas trop le temps ce matin : je mets les bottes – de véritables « Baudou » - et je vais aux champignons ! Oh ! Ce ne sont encore que les faux mousserons, les « marasmes des oréades », « marasmius oreades » dans le Solar. Ils sont petits, comme des boutons de guêtres (c’est quoi des guêtres ?), mais ils poussent en rond et quand on trouve le coin, il y en a des masses. Je les ramasse au ciseau. De quoi se faire péter le bédélet avec quelques tranches de gigots de la Margeride et du rosé bio de mon pote Alain David. Faut ce qui faut… Le pouvoir d’achat étant ce qu’il est, faut trimer dans les bois et les prairies pour chercher sa pitance…

 

Ah ! La vie est dure pour le pauvre gueux…C’est dur… Ainsi, ce matin, je vais partir pas très loin : à deux cents mètres de chez moi. Sur une pente exposé à l’ouest, là où les vaches vont chier et dormir, pas là où elles bouffent. Là où elles bouffent, ce sont de belles prairies bourrées d’engrais. Aucun champignon n’y pousse… Puis je traverse le ruisseau, je regarde s’il y a quelques morilles et je remonte sur le talus d’en face. Sous les bois, l’eau condensée la nuit par les aiguilles de pins te coule dans le cou, te mouille les brailles, te trempe les grolles. C’est pas grave. Les toiles d’araignées ornées de rosée difractent délicatement le soleil levant. Entre les branches, un geai se faufile en ricanant. Et toi tu marches, tranquille, le regard aiguisé parmi les petites nigelles bleues, les cardamines des près, les bourses à pasteur, les ficaires et les orgueilleuses ancolies.

 

Tè ! Voilà le premier « rond de sorcière » comme ils disent. Tu le vois de loin si t’as l’œil : l’herbe est un peu plus haute et un peu plus verte. Alors on s’assoie avec La Lionne, chacun d’un côté du rond et on remplit le panier d’osier. Le pied !

 

Puis voilà… Et puis merde ! Vous avez qu’à y aller vous aussi !

 

Après, il faut les trier, enlever l’herbe, certains ne gardent que les chapeaux, moi je mets les queues aussi. La Lionne – qui s’y connait – dit que la queue, c’est le meilleur ! Bon. J’y vais. J’élucubrerais plus tard !


 

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Décadi 20 Prairial 220

 

19/05/2012

Ouiquinde érotique avec ce sacré Malherbe, roi de l'autocoïtpalmaire!

 

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FRANÇOIS DE MALHERBE (1620)

Sonnet

Sy tost que le sommeil au matin m’a quitté,
Le premier souvenir est du Con de Nerée,
De qui la motte ferme et la motte dorée
Egale ma fortune à l’immortalité.

Mon Vit, de qui le foutre est la félicité,
S’alonge incontinent à si douce curée,
Et d’une eschine roide au combat préparée,
Monstre que sa cholere est à l’extrémité.

La douleur que j’en ay m’oste la patience,
Car de me le branler, c’est cas de conscience ;
Ne me le branler point, ce sont mille trespas.

Je le pense flatter afin qu’il me contienne ;
Mais en l’entretenant, je ne m’appercoy pas
Qu’il me crache en la main sa fureur et la mienne !


bonobos Ginette.jpg

 

Primidi 1er Germinal 220



Illustrations X - Droits réservés 

09/04/2012

Le credo d'un athée

 

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« Je crois qu’il est souhaitable et possible de connaître les lois simples qui gouvernent l’ensemble de l’univers et président à son évolution inexorable; que ces lois sont éternelles comme l’univers, objectives, extérieures à nous, invariables, universelles, et vérifiables.

 

Je crois qu’elles sont progressivement connues des humains, que ces lois ne sont pas de pures créations de leur cerveau, et qu’elles ne sont pas la propriété de l’un ou de l’autre sexe, ou de quelques cultures particulières.

 

Je crois que tous les humains peuvent y avoir accès et que, si d’aventure il y a d’autres roseaux pensants dans l’univers, ils découvriront les mêmes lois de la nature que nous et expliqueront de la même manière la naissance et la mort des étoiles, l’explosion des supernovas, la formation des trous que l’on dit noirs, et la structure des protons, des atomes ou de l’ADN.

 

Je crois que notre destin est de ce monde, où nous pourrions être seuls, et où nous avons fait irruption par la plus grande des chances et le plus incroyable des hasards.

 

Je crois comme Aristote que ce qui est engendré par hasard n’est pas engendré en vue d’un but; et je crois comme Stephen Jay Gould que les humains sur cette planète sont de simples possibles et non pas le but recherché et nécessaire de l’univers, semblables en cela aux abeilles, aux dinosaures, aux roses et aux nénuphars, aussi bien, hélas, qu’aux rats, à la mouche tsé-tsé, à la peste, à la variole et aux plantes vénéneuses.

 

Je crois comme Parménide que l’univers est incréé et éternel, je crois comme Martin Rees qu’un multivers est possible, et je crois comme Bertrand Russell qu’il est sans compagnon divin inutile.

 

Je crois comme Pascal, Lao-Tseu et le Bouddha qu’il y a un infini et que nous en ignorons la cause et la nature; et je crois comme la Bible qu’il ne faut pas invoquer le nom de dieu en vain. Je veux dire, ici, qu’il est, en effet, vain et inutile de se référer à un dieu pour expliquer le monde.

 

Je crois que la planète Terre et la vie qu’elle supporte sont pour nous ce qu’il y a de plus précieux dans l’Univers, que notre lot, notre devoir, notre souci, ou même notre mission, est de prêter vie, notre vie, si l’on peut, à cet univers pour le temps qu’il durera dans le multivers; que c’est là la plus sacrée de nos tâches de Terriens, notre joie, notre passion et notre dramatique aventure.

 

Je crois que rien de nous ne subsistera après notre mort que les descendants et les souvenirs que nous laisserons après nous, et que les atomes dont nous étions faits et qui seront recyclés dans l’Univers; je crois que nous serons éternellement anéantis, et qu’il faut accepter notre destin sans se plaindre. Pas de vaine et consolatrice espérance.

 

Je crois que nous devons nous reconnaître pour ce que nous sommes, des êtres finis et mortels qui participons tous de l’infirmité commune : rien ne pourra jamais totalement nous satisfaire, et nous serons toujours irrémédiablement ignorants du secret ultime des choses. Nobliau ou grand seigneur de l’Univers, notre destin est fait de joies et de peines terrestres passagères, et de connaissances limitées. Évitons les peines, si l’on peut, et combattons notre ignorance. Sachons nous contenter de notre condition; sortis de l’Univers, connaissons l’Univers. Là est notre tâche et notre destin, là est la sagesse humaine, là, le bonheur des Terriens.

 

Je crois que nous ne savons pas pourquoi il en est ainsi. Mais je crois qu’il en est ainsi.

 

Voilà mon credo.

 

Je ne crois pas en un Dieu qui aurait créé le Ciel et la Terre; on sait assez comment la Terre a été formée et les cieux étoilés ont été allumés au-dessus de nos têtes. Et nous n’avons pas besoin de “cette hypothèse” pour expliquer le Big Bang.

 

Je ne crois pas à la fable du dénommé Jésus-Christ, Fils unique de ce que l’on appelle le Père Éternel, qu’il ait été conçu du Saint-Esprit, et soit né d’une vierge de Palestine il y a 2000 ans pour le salut du genre humain.

 

Je peux admettre qu’un Galiléen ait souffert sous Ponce-Pilate, ou sous un autre, qu’il ait été crucifié, qu’il soit mort et ait été enseveli; ce sont là des choses que l’on peut vérifier, qui peuvent donc être vraies ou fausses, et qui arrivent lorsque l’on n’est pas raisonnable et que l’on se prend pour le fils de Dieu et le Roi des Juifs.

 

Il est absurde de dire que ce crucifié soit descendu aux enfers, qu’il soit ressuscité, et qu’il ait monté au ciel.

 

Il est prétentieux et absurde d’affirmer qu’un faux prophète de Palestine soit assis à la droite d’un être éternel, et qu’il viendra juger les vivants et les morts.

 

Il est inutile et également absurde de croire à un saint-esprit, troisième personne d’un dieu trine.

 

Je n’estime guère l’Église catholique qui se qualifie elle-même de sainte, et je lis son histoire avec tristesse, horreur, colère et indignation.

 

J’admire sans réserve les croyants en une divinité qui vouent leur vie au soulagement des maux qui affligent les Terriens, mais je trouve inutile de faire accompagner ce dévouement admirable de dogmes absurdes; j’ai en sainte horreur les fables, les censures, les mensonges, les fabrications de faux, les inquisitions et les excommunications; et je n’ai que faire d’un dieu qui nous menace des feux de l’enfer tout en disant nous aimer.

 

Je ris franchement de la communion des saints et de la résurrection de la chair, comme je ris de la transmigration des âmes, mais je crois de tout mon être en la solidarité nécessaire de tous les humains sur terre.

 

Je trouve inadmissible d’affirmer sans preuve qu’il y a une vie éternelle.

Quant à la rémission des péchés, nous avons les tribunaux pour les crimes contre l’humanité, les vols, les viols et les évasions fiscales; nous invitons les humains à se corriger de leurs défauts et à se repentir de leurs fautes, et nous faisons ce que nous pouvons pour faire progresser l’humanité et lui enlever de l’esprit de fausses et d’inutiles croyances.

 

Abandonnons ces mysticismes inquiétants qui troublent les cœurs et qui égarent les esprits, ces dogmes et ces dévotions inutiles qui distraient les humains de la vérité la plus haute: l’Univers est comme un temple et la vie est sacrée; il n’y a pas d’autre dieu à chercher; seul est véritablement religieux, qui sert, qui respecte et qui sauve les vivants.

 

Je ne vois pas ce que l’affirmation gratuite d’un dieu muet, caché, silencieux et distinct du monde, donc à toutes fins utiles inexistant, vient ajouter de lumières à ce monde ténébrescent qu´il nous faut, ombres noctiluques, illuminer de nos connaissances, de nos rêves, de nos chants, de nos désirs, de nos amours et de nos créations. »

 

Roger Léger*

 

*Roger Léger est un professeur de philosophie Québécois. D’origine acadienne et voltairien dans l’âme, à sa manière, il a participé à la déconstruction des dogmes catholiques et essayé de proposer des voies alternatives à la pensée québécoise traditionnelle. Rédacteur de la revue « Idées et pratiques alternatives », il a été un des premiers à se pencher de manière insistante sur les enjeux écologiques de la fin du XXe siècle et à publier un inventaire des applications pratiques inventives invitant le grand public à solutionner les problèmes que cette discipline naissante dénonçait. Sa pensée ne se laisse guider que par un seul dogmatisme : éviter le dogmatisme.

 

 

Primidi 21 germinal 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

22/02/2012

Athée souhaits !

 

 

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Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries

Est-elle hallal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée nait l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

Quartidi 4 ventose 220

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

04/02/2012

Ouiquinde érotique avec André Breton

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L'Union libre

 

Ma femme à la chevelure de feu de bois

Aux pensées d'éclairs de chaleur

A la taille de sablier

Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre

Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet d'étoiles de dernière grandeur

Aux dents d'empreintes de souris blanche sur la terre blanche

A la langue d'ambre et de verre frottés

Ma femme à la langue d'hostie poignardée

A la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux

A la langue de pierre incroyable

Ma femme aux cils de bâtons d'écriture d'enfant

Aux sourcils de bord de nid d'hirondelle

Ma femme aux tempes d'ardoise de toit de serre Et de buée aux vitres

Ma femme aux épaules de champagne

Et de fontaine à têtes de dauphins sous la glace

Ma femme aux poignets d'allumettes

Ma femme aux doigts de hasard et d'as de cœur

Aux doigts de foin coupé

Ma femme aux aisselles de martre et de fênes

De nuit de la Saint-Jean

De troène et de nid de scalares

Aux bras d'écume de mer et d'écluse

Et de mélange du blé et du moulin

Ma femme aux jambes de fusée

Aux mouvements d'horlogerie et de désespoir

Ma femme aux mollets de moelle de sureau

Ma femme aux pieds d'initiales

Aux pieds de trousseaux de clés aux pieds de calfats qui boivent

Ma femme au cou d'orge imperlé

Ma femme à la gorge de Val d'or

De rendez-vous dans le lit même du torrent

Aux seins de nuit

Ma femme aux seins de taupinière marine

Ma femme aux seins de creuset du rubis

Aux seins de spectre de la rose sous la rosée

Ma femme au ventre de dépliement d'éventail des jours

Au ventre de griffe géante

Ma femme au dos d'oiseau qui fuit vertical

Au dos de vif-argent

Au dos de lumière

A la nuque de pierre roulée et de craie mouillée

Et de chute d'un verre dans lequel on vient de boire

Ma femme aux hanches de nacelle

Aux hanches de lustre et de pennes de flèche

Et de tiges de plumes de paon blanc

De balance insensible

Ma femme aux fesses de grès et d'amiante

Ma femme aux fesses de dos de cygne

Ma femme aux fesses de printemps

Au sexe de glaïeul

Ma femme au sexe de placer et d'ornithorynque

Ma femme au sexe d'algue et de bonbons anciens

Ma femme au sexe de miroir

Ma femme aux yeux pleins de larmes

Aux yeux de panoplie violette et d'aiguille aimantée

Ma femme aux yeux de savane

Ma femme aux yeux d'eau pour boire en prison

Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache

Aux yeux de niveau d'eau de niveau d'air de terre et de feu.

 

ANDRÉ BRETON

 

Sextidi 16 pluviose 220

 

Illustration Picasso

04/10/2011

Nouveau Larousse (le vonou roussela)

sarko caillera.jpg

 

 

Mon amie Marielle – poète et respectée maire de la Commune Libre de Montmartre – vient de m’envoyer ces quelques perles :

 

La prochaine édition du Larousse intégrera un certain nombre de nouveaux mots issus de la langue d’aujourd’hui. Les voici.

 Balle (C’est de la) : Exprime l’enthousiasme, quelque chose de bien, de beau, de positif. Cette meuf, c’est de la balle (Je ne suis pas insensible aux charmes de cette demoiselle).

 Bouffon : Qui ne s’apparente pas au clan. Nique-lui sa race à ce bouffon ! (Rabats-lui son caquet à cet individu qui ne s’apparente pas à notre milieu !). 

 Carotte : Du verbe carotter (extorquer, voler), mais dans une forme invariable. Il m’a carotté un zedou de teuchi, l’bâtard, tu vas voir comment je vais le niquer grâve (Le scélérat m’a dérobé douze grammes de marijuana, il va s’en mordre les doigts).

 Chelou : Bizarre, inhabituel. Par extension, qui ne s’apparente pas au clan. La prof d’anglais elle a des veuch tout chelous (Ce n’est pas tous les jours que l’on voit une coupe de cheveux aussi inhabituelle et cocasse que celle de la professeur d’anglais, qui par extension ne s’apparente pas à notre milieu).

 Comment : Exprime l’intensité. Comment je lui ai niqué sa race à ce bouffon ! (Je sors indéniablement vainqueur du combat qui m’a opposé à cet individu qui ne s’apparente pas à notre style de vie, ceci dit en toute modestie, s’entend, et avec la sportivité qui s’impose en de pareilles circonstances).

 Foncedé : Se dit d’une personne qui vient de consommer de la marijuana ou une autre drogue. Je suis foncedé (Mon regard est vitreux, je perds mes mots, un mince filet de bave s’écoule sur mon menton et je rigole comme un décérébré, sans aucune raison. J’ai payé assez cher pour me mettre dans cet état. Bref : je viens de consommer du shit.)

 Gun : Arme à feu. Ziva prête moi ton gun, l’aut’batârd  y m’a manqué de respect (Pourrais-tu s’il te plaît me prêter ton arme à feu, afin que je règle son compte à l’importun qui n’a été qu’à moitié urbain à mon égard).

 Kiff (er) : Apprécier. Comment je kiffe trop son cul (Le sien postérieur n’est pas sans éveiller chez moi des pulsions bien naturelles, qui me mettent dans une humeur joviale, pour ne pas oser dire gauloise).

 Mortel : Bien, beau, dont on peut se réjouir (invariable). Elles sont trop mortelles tes Nike (Vos chausses s’entendraient fort bien avec mes pieds, aussi vous demanderai-je de m’en faire l’offrande sans opposer de résistance).

 Mito : Mensonge. Dérivé de mythomane (menteur). On me fait pas des mitos à moi, bouffon ! (Je ne suis pas le genre de crédule à qui vous ferez gober vos sornettes, individu qui n’appartient pas à notre milieu !).

 Race (sa) : Exprime le mécontentement. Sa race ! (Je suis d’humeur maussade). Sa race, c’bouffon ! (Mon anneau pylorique est complètement fermé. C’est le résultat de la proximité de cet individu).

 Sérieux : Indique que le propos est grave, solennel, et qu’il faut donc lui accorder le plus grand crédit. Sérieux, j’kiffe trop son cul à votre fille (Monsieur, j’ai l’honneur de vous demander la main de votre fille).

 Tèj : Jeter, refuser, réfuter, envoyer promener. T’aurais vu comment Jamel il a tèj la prof d’anglais ! (Le facétieux Jamel ne s’est pas laissé démonter face aux réprimandes de la professeur d’anglais !).

 Trop : Exprime l’intensité. En cela, synonyme de comment. Trop et comment peuvent éventuellement cohabiter dans la même phrase, pour exprimer une intensité très élevée. Trop la honte, ce blouson (Ce blouson est ridicule, et dans des proportions considérables). Trop comment je suis foncedé ! (J’ai fumé une quantité déraisonnable de drogue qui fait rire. Je crains que mon acuité intellectuelle en pâtisse pour la paire d’heures à venir).

 Truc-de-ouf : Désigne une chose peu commune, qui dépasse l’entendement. C’est un truc de ouf ! (Mon dieu, mon entendement est tout dépassé !).

 Zyva : Indique que la demande est pressante. Zyva, fais méfu, sale chacal (Ne sois donc pas si avare de ta cigarette purgative, et fais-en profiter ton vieil ami qui trépigne d’impatience)

Tridi 13 Vendémiaire 220

Photo X – Droits réservés

 

03/08/2011

Girolles !

Girolles Nicole.jpg
 
 
 

Hier j’ai mis mes grosses grôles

Oublié la bagnole

Et autres fariboles

Pour aller aux GIROLLES !

J’ai sauté des rigoles

Parmi les herbes folles

J’ai vu des lucioles

Des petites bestioles

Qui rampent et qui volent

Dans les airs, sur le sol.

Et alors, ma parole

Entre fayards et saules

J’ai trouvé mon pactole,

J’ai pas dit mon pétrole !

Je suis trop mariolle

Pour faire des idoles

Du sans-plomb, du gazole.

Je préfère mes guiboles

Qui font la farandole,

Avec ma belle Nicole,

Amoureuse et frivole,

Dont le doux entresol

Pousse à la gaudriole.

Zou ! Sors les casseroles

Sers-moi un coup de gnole

Et, c’est bon et c’est drole :

Dégustons les GIROLLES !

 

 

Sextidi 16 thermidor 219

 

 

 

 

25/08/2010

Pensée du philosophe chinois Chang Ying Yue :

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Celui qui, tout au long de la journée,

Est actif comme une abeille,

Est fort comme un taureau,

Bosse comme un cheval,

Et qui le soir venu est crevé comme un chien,

Devrait consulter un vétérinaire :

Il est fort probable que ce soit un âne !

 

********************************

 

A toi l'enfant qui vient de naître,

Je dois dire pour être honnête

Que ce n'est pas en travaillant

Qu'on trouve le bonheur sur Terre.

J'en veux l'exemple que mon père

Qui vit le jour d'son enterrement

Qu'il était l'plus riche du cimetière.

 

Refrain :

Sois feignant, sois feignant.

Tu vivras content.

Sois feignant, sois feignant.

Tu vivras longtemps.

 

Plutôt que d'apprendre à l'école,

Baise et collectionne les véroles :

La médecine fait quelques progrès.

On dit qu'à gagner du bagage,

Tu n'aboutirais qu'au chômage

Où déjà se sont entassés

Ceux qu'ont cru en la société.

 

 

Moins tu en fais, plus tu l'espères,

Plus ta santé déjà précaire

Te libère de ces tourments.

Gagner ta vie ne vaut pas l'coup,

Attendu que tu l'as déjà.

Le boulot, y'en a pas beaucoup,

Faut le laisser à ceux qu'aiment ça.

 

 

Si jamais tu voles un copain,

Tu en auras moins de chagrin

Que si tu n'as pas à manger.

Et si t'as la main sur le cœur,

N'hésite pas à la couper.

Tu entendras moins les moqueurs

Si c'est toi qui les as roulés.

 

 

 

Si jamais tu voles un couillon

Qui t'envoie tout droit en prison,

Dis-toi qu'il est plus mal logé.

Car pour te payer ta pitance,

Tandis que tu f'ras pénitence,

Lui, qu'est si fier de t'enfermer,

Faudra encore qu'il aille bosser.

 

 

 

Voilà, c'était mon héritage.

Comm' tu vois, j'ai fait mes bagages.

Je te laisse avec ta môman.

Tu perds rien, j'ai pas l'gros lot,

Et tant pis pour toi si je triche :

Tu s'ras pt'êt' un enfant d'salaud

Mais... Tu s'ras pas un goss' de riche !

 

 

Refrain :

Sois feignant, sois feignant.

Tu vivras content.

Sois feignant, mon enfant...

L'avenir t'attend.

Coluche

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

 

Pour tenter de la SAUVER cliquez

ICI

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

23/12/2009

"L'identité française" ne commence-t-elle pas par la langue?

L'anglais, langue unique ?

« Il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation » a dit Michel Serres : contre un anglais, langue unique, des associations s’insurgent et lancent un appel.

"Conscientes de la grave menace qui pèse sur l’avenir de la langue française, non seulement dans tous les pays francophones et partout où elle était traditionnellement enseignée et pratiquée, mais aussi et avant tout en France même, plusieurs associations de défense et de promotion de la langue française (liste ci-dessous) lancent cet appel au sursaut et à la lutte commune contre un déclin évitable.

Issus de toutes les courants politiques démocratiques, nous faisons tous ce constat : langue de la République (art. 2 de la Constitution) et de la population, support de notre culture et base évidente de notre « vivre ensemble », premier socle de notre « identité nationale » pour 80 % des personnes récemment sondées, le français est méthodiquement évincé au profit de cet anglais simplifié que promeut avec zèle l’oligarchie internationale des affaires.

Le fait ne doit rien à l’air du temps, ni ne procède d’on ne sait quel darwinisme linguistique comme d’aucuns voudraient le faire accroire pour occulter sa vraie cause dont la nature est politique. Politique, comme en témoigne, par exemple, la récente ratification du protocole de Londres qui donne valeur juridique en France aux brevets rédigés en anglais, ou l’abandon de nos prérogatives linguistiques dans les organismes européens et internationaux. Conçue en premier lieu par de puissants groupes internationaux, cette politique est complaisamment relayée par des élus hexagonaux, plus sensibles aux aspirations des financiers qu’à celles de notre société.

Voici longtemps, en effet, qu’est dépassé le stade de l’emprunt naturel d’une langue à une autre. Au-delà de la liste interminable des « coach », « manager », « discount », « trekking , « yes ! » et autres anglicismes … qui hachent notre vocabulaire quotidien, chacun peut aussi constater l’acharnement de maintes grandes entreprises à nous angliciser de manière insidieuse ou brutale. Empruntant d’abord quelques mots « techniques » à l’anglais, elles basculent désormais leurs produits et leurs enseignes commerciales du français au tout-anglais (« Carrefour Market », « Simply Market », « TGV Family » …) ; puis, en phrases entières, celles de leurs slogans publicitaires, de leurs serveurs téléphoniques, de leurs devises managériales qui rythment ironiquement la souffrance de leurs salariés (France Telecom, dorénavant sans accent, n’a-t-il pas inventé le « time to move ! » au risque de susciter la « mood » des suicides ?), suivant en cela le MEDEF qui donne le ton par sa devise « Ready for the future ! » ; celles aussi des conseils d’administration et des réunions de travail, y compris dans certains ministères de la République « française » ; et, finalement, celles de l’annonce de leur licenciement aux ouvriers de Continental-Clairoix, auxquels on a quand même concédé un traducteur : quel privilège !

Ce n’est pas tout : nos chercheurs, après avoir été à l’origine de tant d’avancées majeures et bien que prenant toute leur part aux avancées de la technologie actuelle, sont systématiquement sommés de publier en anglais. L’actuel gouvernement projette de faire enseigner certaines matières en anglais aux lycées et à l’université. Histoire sans doute de se rapprocher du peuple qu’elles sont censées représenter, nos élites politiques se forment désormais en anglais, voire en « tout-anglais » à Sciences-Po (notamment dans la nouvelle antenne rémoise de l’École) ; quant à Mme Pecresse, est-il exact qu’elle souhaite exempter l’Université des très humbles exigences de la loi Toubon ?

Pis : le refus de tout débat public accompagne cette politique linguistique inavouée portée par une élite dé-territorialisée qui, à droite comme à « gauche », méprise ouvertement ses origines et rêve d’un monde uniformisé dans lequel elle pourra enfin ressembler parfaitement à ses maîtres.

La première victime de ce rêve indécent sera la « France d’en bas », celle qui ne fera pas ses classes à Oxford ni ne passera ses vacances à Los Angeles, et qui devra éternellement s’adapter, dans sa vie privée et professionnelle, aux exigences d’une autre langue. Ont également tout à perdre à ce basculement linguistique les Francophones d’Afrique et d’ailleurs, que l’on discrimine honteusement pour tenter d’assimiler la défense du français à un purisme aux relents d’exclusion ; sans oublier le cadre moyen, dont les efforts prenants pour changer de langue et de mode de pensée ne feront jamais le poids face aux « English mother tongue » d’ores et déjà recrutés, de manière discriminatoire, pour certains postes clés.

Le débat citoyen que nous exigeons sur la place de la langue dans notre société est d’autant plus pressant que la construction européenne bruxelloise, au mépris de ses textes officiels, impose un libéralisme linguistique agressif : pour accompagner l’ultra-libéralisme économique, pour détruire ce bien commun par excellence et ce service public gratuit que constituent les langues nationales, les protections juridiques nationales faisant obstacle aux campagnes d’anglophonisation unilatérales qui sévissent partout en Europe, sont froidement démantelées.

Ce déracinement linguistique ne doit plus pouvoir s’accomplir dans l’ombre et le silence : le peuple doit prendre conscience de l’ampleur de l’agression dont il est l’objet, et faire entendre sa voix encore souveraine.

Cet appel s’adresse donc à tout citoyen soucieux de défendre sa culture et, à travers elle, toutes les cultures du monde dont la diversité est indispensable à un véritable internationalisme et au respect mutuel et multilatéral des cultures, à l’opposé d’un nivellement mondialiste insidieusement pré-totalitaire.

Cet appel dénonce aussi la glose « identitaire » de gouvernants qui accompagnent la destruction de notre langue commune ; il revient aux citoyens d’exiger une politique claire en faveur de notre langue maternelle et nationale, et plus généralement en faveur du multilinguisme : au collège et au lycée, renforcer l’enseignement du français, apprendre les bases communes des langues européennes, puis apprendre deux langues étrangères, dont la première serait autre que l’anglais ; défendre l’usage de la langue française dans les institutions internationales et européennes, réaffirmer clairement le français comme langue de l’enseignement et de la Recherche, mettre fin à l’invasion des enseignes et des publicités en anglais.

Cet appel s’adresse aux espérantistes ; aux défenseurs des langues régionales – car lorsque le français n’aura plus qu’un statut domestique (à tous les sens de ce terme !), de quelle place pourront-ils se prévaloir ? – , aux citoyens des DOM, aux travailleurs immigrés qui pensent que l’on peut vivre sereinement en français sans renier ses origines.

Il s’adresse aussi aux amoureux de l’anglais, qui ne doit pas se laisser réduire à cette « langue des affaires et de l’entreprise » dont E.-A. Seillères, alors président du syndicat patronal européen, entendait promouvoir l’usage quasi-exclusif.

Il s’adresse enfin aux chercheurs, aux écrivains, aux poètes, philosophes, enseignants, traducteurs, à tous ceux, ici et ailleurs, dont le français est la langue de création et de réflexion, l’outil de formalisation ou d’expression d’une sensibilité. Tous ceux qui savent ce que l’Histoire, ou leur histoire personnelle, doit à la langue française, à tous ceux qui sentent qu’une langue est plus qu’un simple code de communication parce qu’elle porte des valeurs et une vision du monde autant que des données et des informations.

À tous ceux qui ont compris qu’une langue unique c’est une pensée unique, et que si l’on soumet les hommes d’abord par le verbe et par la pensée, c’est aussi par eux, que les hommes résistent et se relèvent.

* Alliance Champlain – Association francophonie et avenir (AFRAV)

Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF)

Avenir de la langue française (ALF)

Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC)

CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguisitique)

– Défense de la langue française - Paris-Île-de-France (DLF Paris-IdF) – www.langue-francaise.org

Forum francophone international – France (F.F.I.-France)

Le Droit de comprendre (DDC)

Se portent garants de la signature de leur association :

Pour l’Alliance Champlain, Daniel Miroux Pour l’AFRAV, M. Régis Ravat Pour l’ASSELAF, MM. Philippe de Saint Robert et Philippe Loubière Pour A.L.F. et F.F.I.-France, M. Albert Salon Pour le C.L.E.C., M. Raymond Besson Pour le COURRIEL, M. Georges Gastaud Pour D.L.F.-Paris-Î.d.F., M. Marc Favre d’Échallens Pour D.D.C., M. Thierry Priestley

 

Sources: L'Humanité

 

Les Québécois aussi doivent lutter contre cette invasion linguistique:

www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montrea...

http://www.youtube.com/user/montrealenfrancais


 

 

21/12/2009

SOLSTICE D'HIVER. Aujourd’hui (ou demain?), c’est la JOURNEE MONDIALE DE L’ORGASME SYNCHRONISE !

 

 



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Sortez les strings, les porte-jarretelles, les slips cochons mesdames !


Bouffez du gingembre, de la cannelle, du poivre, mettez du viagra dans la salade messieurs !


Aujourd’hui, il faut s’envoyer en l’air. A deux, à trois, à plus, seul au besoin.


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Partout. Chez vous, au bureau, à l’usine, dans la rue, dans les maisons de retraite, dans le train, dans le métro, dans les vignes, dans les églises, les mosquées et les synagogues, dans les ascenseurs, même dans votre lit.


Baisez ! Baisez ! BAISEZ !


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Make love not war ! Mec lof notoire !


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L’ensemble de tous ces orgasmes dégagera des milliards d’ondes bénéfiques qui feront jouir la Terre et ramèneront la paix !



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Pour l’Amour de Gaïa,

BAISONS!

BAISEZ !

24/11/2009

Une grande avancée de la recherche concernant l'orgasme féminin: dépassé le point G, vive le point Q !

quel-cul.jpg


















-          Parait que le pognon du « grand emprunt » - qui en fait est équivalent à moins de deux mois d'emprunts « ordinaire » de l'Etat - ira pour la plus grande partie à la recherche. De Gaulle disait qu'il voulait des trouveurs plutôt que des chercheurs ! Il n'avait pas tort le Grand...


-          C'est un boulot qui a parfois du bon. Par exemple, chez les Bataves...


-          Les quoi ?


-          Les Hollandais si tu préfères, ignare. Chez les Bataves donc, des chercheurs se sont penchés sur un sujet fort intéressant et primordial : une méthode infaillible pour détecter l'orgasme féminin.


-          Huuummm ! Tu nous mets l'eau à la bouche. Alors, c'est quoi ?


-          L'équipe du Dr Rudie Kortekaas, de l'université de Groningen (Pays-Bas), a ainsi publié  les résultats d'une longue investigation débouchant sur une méthode qu'ils disent infaillibles les Zollandais pour déterminer si une femme s'envoie réellement en l'air ou fait le cinoche pour satisfaire la vanité du monsieur qui s'agite sur elle. La méthode est simple, puisqu'elle consiste à... mesurer la pression rectale.


-          La pression du trou du cul quoi !


-          Quel poète ce Loulle ! Mais en fait, c'est ça. Une relation entre le plaisir sexuel et l'extrémité du tube digestif peut intriguer au premier abord. Pourtant, les études le prouvent : l'explosion d'un orgasme provoque un sacré chambardement de toute la région périnée, c'est-à-dire dans les alentours de l'anus et des organes génitaux. Depuis les années 1960, on a scientifiquement enregistré des contractions de plusieurs muscles au cours de l'orgasme, notamment le sphincter anal, le muscle élévateur de l'anus et, chez la femme, les muscles lisses de l'utérus.


-          'Teng ! Les mecs qui étudient ça, z'ont un boulot peinard tout de même. Quoique... Les histoires de cul sentent toujours la...


-          D'accord Loulle. On a compris. Prend un peu de hauteur nom de dieu ! Je continue donc ce qu'ils disent les Bataves : « Le sphincter est situé tout autour du rectum dont il contrôle les contractions, ainsi que l'ouverture et la fermeture de l'anus (rappel anatomique : le rectum est le dernier segment de l'intestin situé juste avant la sortie, l'anus étant la sortie proprement dite). L'élévateur participe quant à lui au maintien des divers boyaux de la région, certaines de ses fibres rejoignant même celles du sphincter. D'autres muscles complètent ce réseau qui assure une certaine continuité de l'avant à l'arrière de la région pelvienne, et même sur les côtés. Voilà pourquoi le déclenchement de l'orgasme se propage, via le réseau de muscles, à des endroits a priori reculés et provoque une surpression rectale... » Avec des conséquences évidentes !


-          Je comprends pourquoi Sarko fait de la gym de l'oignon pour se muscler le périnée : c'est pour mieux nous enfiler !


-          Cette découverte donne un relief nouveau à cette bluette chantée au carnaval de Dunkerque et à laquelle j'ai contribué à faire une carrière dans le midi et qui dit :


- « La femme qui pète au lit

Connait quatre jouissances

Elle bassine son lit

Elle soulage son ventre

Elle entend son cul qui chan-an-te

Dans le silence de la nuit

Elle entend son cul qui chan-an-te

Elle emmerde son mari »



 

02/11/2009

A méditer: Le sable et la pierre.


C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. À un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : « Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle ».


Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, avec une mare d'eau claire et fraîche dans laquelle  ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.

Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre : «Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie ».


Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : « Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi? »


L'autre ami répondit:
« Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer ».

Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre.


 

06:33 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réflexion

06/09/2009

Ça y est, c'est les vendanges! Période bénis des seuls dieux que je révère: Dionysos-Bacchus et Aphrodite-Vénus.

 

 

 

Poussin_Bacchus_Peinture.jpg

Poussin: la nourriture de Bacchus

C'est le temps de gloire du Vigneron, ce paysan sacré dont la sueur féconde les entrailles de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux, tire le sang de dieu.


Que fit dieu pour guérir nos maux

Le vieux vin et les jeunes femmes!


Il créa pour notre bonheur

Le sexe et le jus de la treille


Aussi je veux en son honneur

Chanter le con et la bouteille


Dans l'Olympe séjour des dieux

On boit, on patine les fesses


Et le nectar délicieux

N'est que le foutre des déesses!


Si j'y vais jamais Apollon

Ne charmera plus mon oreille


AphroditePan.jpgDe Vénus je saisis le con

De Bacchus arrach'la bouteille!


Dans les bassinets féminins

Quand on a brûlé des amorces


Quelques bouteilles de vieux vin

Au vit rendent toute sa force


Amis, plus on boit plus on jouit

Un buveur décharge à merveille,


Aussi le vin pour dire tout

C'est du foutre mis en bouteille


On ne peut pas toujours bander

Du vit le temps borne l'usage


On se fatigue à décharger

Mes amis on boit à tout âge!


Quant au vieillard aux froids couillons

Qu'ils utilisent mieux leurs vieilles!


Quand on n'peut plus boucher de cons

On débouche au moins des bouteilles!


priape2.jpgMais hélas depuis longtemps

Pour punir nos fautes maudites


Le Bon Dieu fit les cons trop grands

Et les bouteilles trop petites!


Grand Dieu fais, nous t'en supplions

Par quelque nouvelle merveille


Toujours trouver le fond du con

Jamais celui de la bouteille!


Ecrit par : Alonzo Bobinar


 

 

 

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ILS NOUS BOURRENT LE MOU AVEC LE H1N1

MAIS LE VRAI, LE MECHANT, LE TUEUR, C'EST LE H5N1 !!!!

...et lorsqu'il arrivera, depuis le sud!

Aïe! Aïe! Aïe!


NE TOUSSEZ PAS IDIOT !

image de Une par MB.jpg

D'une actualité explosive!

"CURE US !" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Disponible 10 € franco de port France sur

http://ayoli.fr

14/07/2009

Et l’Homme devînt con…

Nous allons faire un petit voyage dans le temps. Il y a environ douze mille ans, un changement climatique important a eu lieu : la fin de la dernière glaciation dite de Würms. Fonte des glaces, recul de la toundra vers le nord, arrivée des grandes forêts, arrêt des migrations des immenses troupeaux de rennes, extinction des mammouths, des rhinocéros laineux, etc.
Je ne vais pas vous faire un cours de préhistoire, mais un petit éclairage rétrospectif  permettra de mieux comprendre l’actualité.

Il est résulté de ce changement du climat — mais aussi et surtout de la nature, de l’habitat, de la faune, — un bouleversement radical dans le mode de vie des humains. De chasseurs cueilleurs ceux-ci, par la force des choses, sont devenus pasteurs et agriculteurs. C’est ce qu’on appelle le néolithique. D’aucuns y voient le début de la « civilisation ». C’est un point de vue qu’on n’est pas obligé de partager…

C’est faire preuve d’autant de fatuité que de stupidité que de penser qu’une humanité ayant pu concevoir et réaliser des œuvres artistiques telles que les peintures rupestres de Lascaux, d’Altamira, de la grotte Chauvet, de la grotte Cosquer ne soit qu’un ramassis de brutes sanguinaires et bestiales. Ces vestiges picturaux, ainsi que divers objets de silex, de corne et d’os, permettent de penser que ces gens jouissait d’une haute civilisation qui devait se traduire dans d’autres arts que l’art pictural – danse, oralité, théâtre, etc. Mais le mode de vie essentiellement nomade de ces populations suivant les troupeaux nourriciers les obligeait à aller toujours à l’essentiel, et donc à ne pas s’encombrer d’objets superflus. Leur organisation sociale s’articulait autour du clan : un petit groupe soudé, hiérarchisé selon la compétence.

Puis l’humain, pour pallier aux effets du changement climatiques, est devenu pasteur et agriculteur. Pour cela il s’est sédentarisé. Il a clôturé les lopins de terre où il faisait pousser son épeautre et où il élevait ses mouflons devenus moutons. Il a donc inventé la propriété privé, et avec elle l’envie, la jalousie, le vol. Pour la défendre il a inventé les flics, les soldats, la hiérarchie, et enfin la guerre.

C’est la chute vers le « progrès »… C’est l’homme « moderne ».


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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!

...et débarque à Toulouse, à Paris et ailleurs, des rugbymen l'on ramené d'Argentine...


NE TOUSSEZ PAS IDIOT !


image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)

27/03/2009

Puteng ! Je fais du rab ! Je devrais être mort !

 

Puteng ! Il y a quelques jours, je viens de passer le cap des soixante et…- je sais plus combien ! - vendanges (je préfère compter en vendanges qu’en printemps comme le commun des mortels). Et je me rends compte que logiquement, avec les critères sociologiques et les normes actuels JE DEVRAIS ÊTRE MORT depuis lurette (je sais pas si elle belle celle-là…). Quand j’étais miston, il y avait des peintures au plomb partout et les tuyaux d’adduction d’eau étaient aussi en plomb. Ça faisait de jolis hernies quand il gelait, alors on appelait…le plombier ! Les prises électriques étaient évidemment sans protection, les fils de la lampe pendaient, les isolants étaient en bois et il n’y avait évidemment pas de prises de terre. On se chauffait au charbon dans une seule pièce et il n’y avait pas d’aération, sauf par les portes et fenêtres bancales. On mettait l’eau de Javel, le permanganate et le crésyl (produits indispensables et courants à l’époque) dans des bouteilles de pinard vidées généreusement. Quand aux quelques médicaments (vermifuge Lune, alunosal, élixir parégorique, cachets d’aspirine du Rhône, etc.) ils étaient sur l’étagère de la cuisine, à côté de la boite à sel et de la bouteille d’huile. On buvait l’eau au robinet ou à la pompe dans la rue, et non des bouteilles cachetées. On bouffait du pain, du beurre quand il y en avait, des gâteaux bien sucrés et on n’était pas obèses pour autant parce qu’on se bougeait le cul ! On jouait, quand il n’y avait pas école, toujours dans la rue, dans les terrains vagues, au bord du Rhône. On fabriquait des traîneaux à roulements avec des planches et on descendait à fond la caisse. Les gamelles étaient nombreuses et ça nous apprenait à vivre. On grimpait aux arbres, aux poteaux de la ville et on se cassait parfois un bras ou quelques ratiches sans faire d’histoires ni porter plainte contre le maire. On allait faucher les cerises chez les paysans ce qui nous valait parfois une volée de gros sel dans le cul. Il nous arrivait, pour des questions de « t’es pas chiche ! » de bouffer des hannetons ou des vers de terre. Sans dommage. On avait plein de potes partout : il suffisait de sortir dans la rue, tous les gosses étaient là, c’était notre terrain de jeux. Et si on allait chez un pote, on entrait nature, sans invitation, et sa mère nous faisait goûter sans histoires. On rentrait chez nous à la nuit sans que nos parents ne se tracassent la tête. Pensez donc, on n’avait même pas de portables ! Et même pas de nintendo, de play station, d’ordinateurs, de baladeurs, de télé 80 chaînes, etc. Quelle triste vie ! A l’école, dans nos classes à 40 élèves, quand un mec ne suivait pas bien, on l’aidait et s’il était trop branque, il redoublait. Sans que les « parents d’élèves » ne s’offusquent. Et si on était trop chiants et que le « maître » nous traitait par la podoculothérapie (l’art de soigner par le coup de pied au cul), les parents non seulement ne le faisaient pas mettre en taule, mais ils redoublaient la sanction podoculesque ! Pareil pour les gardes champêtres et les flics qui nous coursaient quand on faisait des conneries et nous secouaient le matricule sans qu’on soit pour autant des « victimes de la société ». On faisait les cons ? On assumait les conséquences. On roulait partout avec nos vieilles cranques de vélo, sans casque évidemment. Quant aux bagnoles, nos vieilles Deuches ou 4L n’avaient ni ceintures ni air bag, quant aux freins ils étaient plus que douteux. Et je ne vous dis pas le nombre très conséquent de verres de vin que j'ai bu tout au long de mes décennies d'existence! Tellement au delà du "premier verre qui donne le cancer" que je devrais fumer les pissenlits par la racine depuis... Pfff! panneau cimetière.jpgEt c’est pourtant notre génération qui a fait exploser les inventions qui font la réalité d’aujourd’hui ! On avait la liberté, on assumait les risques, on acceptait les échecs, on jouissait des succès, on était RESPONSABLES ! Je me rends compte que normalement, avec une vie aussi « risquée », un environnement aussi « hostile », des façons de vivre aussi « aberrantes », je devrais être mort depuis bien longtemps ! Seulement ma femme m'a menacé: "Si tu meurs, je te tue!" - Et vous nous dîtes ? - Je continue !

13/03/2009

Eloge de la Fainéantise. « Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué » (Boris Vian)

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Gus – noble vigneron qui du sang de la terre tire le nectar des dieux – me disait dans un commentaire qu’il « aimerait bien glander mais qu’il était obligé de trimer dans ses vignes ». Non ami Gus, ce que tu fais n’est pas un « travail » (du latin tripalium, instrument de torture) mais un « labeur ». Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier : et encore dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui. Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

Il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise.

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? Ils n’ont nul plaisir à ne rien faire, ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée…

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

- Merci !

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

alexandre le bienheureux.jpgSi la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

Amen (moi à boire!)

Jean-Victor Joubert de Mairdre

Maître siestologue – Athlète du hamac - Vice-président du Club des Fainéants de Villeneuve – Fondateur de l’Académie des Amoureux de l’Aïoli – Fondateur des Bistrots du Cœur – Fondateur de Buveurs sans Frontières – Fondateur de la Chorale des Bois-sans-soif – Mammifère ampélophile - ancien glorieux hippy!

12/03/2009

Gloire à nous, amis FAINEANTS, mes frères!

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Moi qui suis un énorme glandeur, un paresseux de naissance, et fier de l'être, vice président du Club des Fainéants de Villeneuve, je vous laisse méditer sur cette forte pensée du philosophe chinois Chang Ying Yue :

Celui qui, tout au long de la journée,

Est actif comme une abeille,

Est fort comme un taureau,

Bosse comme un cheval,

Et qui le soir venu est crevé comme un chien,

Devrait consulter un vétérinaire :

Il est fort probable que ce soit un âne !