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15/10/2012

Au bistro de la Toile : Nobel européen.

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- Oh ! Je te salue ami nobélisé ! Chantre de la Paix ! Sers-nous une tournée générale, on l’a bien mérité Loulle !

 

- Ah ! Je te vois venir Victor, tu vas en rajouter sur les ricanements de Merluche concernant l’attribution du prix Nobel de la paix à l’Union européenne… Il est vrai que cette récompense suprême au moment au l’Europe se montre incapable de régler ses problèmes économiques ressemble plus à du sarcasme qu’à de la reconnaissance…

 

- Détrompe-toi Loulle. Il n’y a aucune ironie dans ma satisfaction de voir l’Europe enfin récompensée pour sa contribution à la paix mondiale. C’est seulement un peu tard. Il ne faut pas confondre l’idée européenne d’union économique et politique voulue par les Pères fondateurs avec ce que les droites ultralibérales en ont fait : une grosse méduse bureaucratique sans squelette ni frontière, sans idée autre que la prééminence de la finance, sans autre idéal que le fric. Nobel de la Paix oui, car voilà bientôt soixante-et-dix ans que nous vivons en PAIX entre nous, peuples européens dont l’histoire longue et tumultueuse est faite de guerres fratricides et aussi d’avancées démocratiques à vocation universelle. A rapprocher des soixante-et-dix ans précédant où la France et l’Allemagne ont par trois fois entrainés l’Europe et le monde entier dans les massacres les plus horribles.

 

- Voilà de quoi faire taire, effectivement, bien des ricanements.

 

- Cette paix, dont nous bénéficions n’est pas irréversible. Les mouvements égoïstes se multiplient en Europe : velléités d’indépendance des Flamands en Belgique, des Catalans et des basques en Espagne, des Ecossais au Royaume-Uni, etc. Ces mouvements orchestrés par les extrême-droites européennes sont préoccupants. Mais il n’y a pas danger en la demeure tant que les peuples mangent à leur faim. Cela durera-t-il ? Pas sûr… Et si, la misère attisant les rancœurs, plusieurs pays économiquement sinistrés se liguaient pour exiger des plus puissants – l’Allemagne mais aussi la France – un meilleur partage des richesses ?

 

- Il est vrai que le ressentiment des peuples, malmenés par la crise voulue et organisée par une poignée de voyous de la haute finance, envers l’Union européenne telle qu’elle existe est grand…

 

- Ces voyous dont tu parles – qui ont pris le pouvoir avec l’entrée des Anglais en Europe, funeste décision - ont dévoyé l’idée européenne. Ils en ont fait une  Europe fourre-tout, uniquement articulée autour de « l’économie de marché » et « la concurrence libre et non faussée » telle que la dessine ce traité de Lisbonne, repoussé par les Français, mais a eux imposée par les duplicités de Sarko et conforté par le traité « règle d’or » de Hollande. Que cette Europe-là crève sous son propre poids, comme autrefois les dinosaures, ne fera couler de larmes qu’aux banquiers, magouilleurs fiscaux et autres spéculateurs.

La lâcheté des gouvernements vis-à-vis de la Grèce a sonné comme un glas. Ces gouvernements de pleutres ont baissé casaque, ont abandonnés la lutte en rase campagne, sans combattre devant les insupportables diktats des « marchés ». Mais merde, c’est quoi, c’est qui les « marchés » ? Une poignée de grosses banques, de fonds spéculatifs, de traders. Une centaine de parasites tout au plus ! Et ces gens-là se permettent – avec l’argent que les Etats, donc les citoyens, leur ont donné – de foutre en bas des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne, bientôt l’Italie ? Et ça se passerait comme ça ? Sans problèmes ? Eh ! Oh ! Ça va pas non ? Les manifestations des Grecs, des Espagnols, des Italiens ne sont que les prémisses de mouvements, d’affrontements sociaux de grande ampleur qui risquent d’être sanglants et de s’étendre à toute l’Europe. Pour le malheur des peuples.

L’euro, qui nous a été vendu comme un pas décisif vers une véritable intégration européenne, vient de démontrer son caractère artificiel. Une monnaie commune implique des politiques économiques sinon communes du moins très convergentes dans les domaines de la fiscalité et des lois sociales. Comme ce n’est pas le cas et que les convergences sont battues en brèche par une concurrence débridée là où il faudrait de la solidarité, l’euro se casse la gueule…

LEurope ne repartira qu’en se resserrant. L’Europe est la plus belle idée du siècle passé. Elle a bercé nos rêves, suscité beaucoup d’espoirs. Elle est aussi – hélas – une grande déception car cette belle idée a été dévoyée. Au lieu de bâtir une Europe des solidarités, les technocrates — non élus et mis en place par les lobbies financiers multinationaux — ont établi une Europe de la concurrence sauvage non seulement entre les nations mais surtout entre les peuples qui la constituent.

Il n’est pas inutile de revenir encore une fois à ce qui a été la véritable volonté des Pères Fondateurs : la paix et la réconciliation entre l’Allemagne et la France. Ce but — ô combien difficile à seulement envisager à cette époque — est atteint au delà de toute espérance. Pour que l’Europe retrouve l’amour de ses peuples, il faut qu’elle reparte de zéro. A partir évidemment du noyau historique France-Allemagne-Bénélux-Italie. D’autres s’y raccrocheront après. Mais en écoutant les peuples et en bannissant les « élites » élues par personne, responsables devant personne représentée par l’insupportable Commission européenne et son exécrable président Barosso. Et avec une vision fédérale claire mais respectueuse des nations, clé de la puissance politique.

- A Nobel alors Victor ! Levons nos verres !


Quartidi 24 Vendémiaire 221


Merci à Chimulus

 

12/10/2012

Argent du Qatar et banlieues : les pieds dans le plat de couscous !

 

 Il n’est pas dans mon habitude de publier autre chose que mes propres billets. Mais là, faisons une exception tant elle est revigorante et tranche avec la doxa des canards laquais où grouillent et rampent tant d’ « idiots utiles » de l’islamisme. On la doit au NouvelObs. La voici in extenso :

 

 

 

Le Qatar investit dans les banlieues : une tactique pour étendre le néo-wahhabisme

Modifié le 10-10-2012 à 11h13

 

 

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Par Mezri Haddad
Philosophe et ancien ambassadeur. Lien  

 

LE PLUS. Après avoir racheté le PSG, c'est dans les banlieues françaises que le Qatar va investir. Que faut-il en penser ? Pour Mezri Haddad, philosophe et ancien ambassadeur tunisien, il faut aller au-delà des pures questions économiques et s'interroger sur l'influence religieuse des Qataris.

 

Édité par Louise Pothier   Auteur parrainé par Laurent Joffrin

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L'Emir du Qatar, Sheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, rencontre François Hollande. Le 22/08/12 à Paris (K. TRIBOUILLARD/AFP)

 

Sous couvert de globalisation, le gouvernement Sarkozy a octroyé au Qatar des avantages comme aucun autre gouvernement auparavant. Il ne s’agit pas seulement de l’achat du PSG, ou d’investissements dans des secteurs plus stratégiques. Il s’agit surtout de la loi exonérant les Qataris d’impôts sur les plus-values immobilières.

 

La gauche, héritière d'un projet nauséabond


En cela, les vierges effarouchées de l’UMP, qui critiquent l’altruisme qatari dans les banlieues, font preuve d’une amnésie bien étonnante. Rétablis de leur trouble olfactif, ils découvrent subitement que l’argent peut avoir une odeur. La gauche n’est pas à l’origine de ce projet qui affecte la souveraineté même de la France, mais elle en est l’héritière.

 

C’est en effet dans l’euphorie révolutionnaire que le Qatar, acteur majeur du printemps arabe, par sa télévision subversive et par sa diplomatie du méga-chèque, s’est cru suffisamment fort pour passer à un degré supérieur dans son amour pour la France. Mais l’achat d’un club de foot n’est pas de la même nature qu’un projet intrinsèquement communautariste. Là où un patron de club attend de sa vedette de marquer des buts contre l’adversaire, un émirat féodal et théocratique peut attendre de son frère en religion de marquer des points contre la laïcité.

 

C’est par l’achat des cœurs que commence l’asservissement des esprits. Derrière cet intérêt pour les banlieues, il y a une tactique graduelle pour asseoir l’influence néo-wahhabite sur l’islam français. Et derrière cette tactique, une stratégie d’agir à long terme sur la politique française. Les bédouins n’ont pas besoin d’assimiler le trotskysme pour pratiquer l’entrisme. 

 

Le concept de Taqiya (dissimulation) suffit largement. Pour décrypter cette stratégie, il faut bien écouter les homélies de Qaradawi, guide spirituel de l’émirat bédouin, qui est pour le cheikh Hamad ce que Voltaire fut pour Catherine II. À chaque civilisation ses Lumières ! Cette stratégie devient intelligible si on la soumet à la casuistique islamique du dahîr (visible) et du bâtin (occulte). Le visible, c’est le pragmatisme économique, c’est l’amitié franco-qatarie, c’est l’incarnation d’un islam tolérant et l’appel au dialogue des religions. L’occulte, c’est le prosélytisme islamiste, c’est porter la voix d’Allah en terre impie, c’est distiller la haine contre les chrétiens et les juifs, c’est "sacrifier sa vie, sa progéniture et son argent pour le triomphe de l’islam", selon un hadith dont seuls les intégristes reconnaissent l’authenticité.

 

Un message sous-jacent victimaire

 

Dans chaque euro investi en France, il y a du poison néo-wahhabite. À plus forte raison dans les banlieues, où la ferveur religieuse et le bigotisme compensent le chômage, où le repli identitaire se nourrit de l’exclusion sociale et où la foi est au-dessus de la loi. L’on sait que dans la doctrine islamiste, le lien confessionnel transcende l’appartenance nationale, et que le droit de Dieu est supérieur à la loi de la République.

 

Parce que vous êtes nos frères en religion, nous sommes là pour vous aider, vous, les indigènes de la République, les laissés pour compte, les martyrs de l’islamophobie. C’est le message victimaire sous-jacent au mécénat qatari. Le capitaliste bédouin n’est pas le bon Samaritain de la sociologie politique webernienne !

 

Il serait utile de revenir aux faits et méfaits du néo-wahhabisme en France, que je distingue du wahhabisme saoudien, qui a eu son heure de gloire et qui a fini par comprendre que l’Europe n’était pas une citadelle à prendre. Le néo-wahhabisme qatari est un syncrétisme de puritanisme et de maximalisme des Frères musulmans. C’est en cela qu’il est plus pernicieux que le wahhabisme saoudien, dont Sarkozy avait d’ailleurs fait l’éloge à Riyad en 2008.

 

Qui a galvanisé les passions lorsque l’interdiction du voile s’est posée en France ? C’est Al-Jazeera. Qui a essayé de donner une dimension confessionnelle à la violence urbaine de 2005 ? Qui a transformé la toute première affaire des caricatures en crise universelle ? Ce qui n’a pas empêché le Qatar d’inviter le caricaturiste danois à un colloque sur le dialogue des religions ! Qui a altéré les propos du Pape à Ratisbonne ? Qui diffusait en temps réel les discours de Ben Laden ? Qui n’appelle jamais les criminels par leur nom mais par ceux qu’on appelle les terroristes, y compris Al-Qaïda ? Sur quelle télévision Qaradawi professait qu’Hitler a infligé aux juifs une leçon mémorable ? Sur Al-Jazeera, dont le pouvoir sur l’opinion arabe n’est pas médiatique mais hypnotique.

 

Qui finance aujourd’hui l’obscurantisme islamiste au Maghreb, en Syrie, au Nigeria, en Somalie et au Mali ? Enfin, qui a transformé le printemps arabe en hiver islamiste ?

 

De la place Tahrir, Qaradawi, guide spirituel du Qatar et imam occulté de l’UOIF, a lancé : les lumières de l’islam doivent briller sur l’Occident. Autrement dit, le printemps arabe ne s’arrêtera pas aux frontières méditerranéennes. C’est à partir de ce délire messianiste, qui voit dans le triomphe de l’islamisme un signe d’Allah, qu’il faut interpréter la bonté qatarie en terre française. Entre le messianisme et la martyrologie, il y a une causalité intrinsèque, dont le dernier démantèlement de réseaux islamistes en France n’est que la partie apparente de l’Iceberg.

 

Sources: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/649450-le-qatar-...


Primidi 21 Vendémiaire 221


Photos X - Droits réservés

 

05/10/2012

Pantaïe…

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Aïe avé drim

C'est de pendre tous les banquiers,

Par les couilles ou par les pieds

Ou encor' de les fusiller

Mais, avant, de leur faire raquer

Tout le pognon qu'ils ont piqué,

Aux pauvres cons qu'ils ont niqués.

 

Aïe avé drim

C'est d'exploser les politiques

Sans vergogne et sans éthique,

Ces vieux cumulards prostatiques,

Résidus de fosses septiques

Dont la seule et unique tactique

Est: parasiter la République.

 

Aïe avé drim

C'est d'empaler tous les bigots

Ces insupportables cagots

Curés, rabbins, imams dingos

Qui se dressent sur leurs ergots

Pour abrutir tous les gogos

Et leur emplâtrer le magot.

 

Aïe avé drim

C'est d'arracher les deux roustons

Puis de couler dans le béton

Les marchands de merde en veston

Qui nous vendent leurs rogatons,

Viandes pourris et faux frometons

Dans leurs grandes surfaces de con.

 

Aïe avé drim:

La revanche de ceux qui triment...

 

 

 Quartidi 14 Vendémiaire 221


Illustration X - Droits réservés

 

 

29/09/2012

Ouiquinde érotique avec Alfred Jarry

 

A la découverte de la femme

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Une forme nue et qui tend les bras,
Qui désire et qui dit : Est-ce possible ?
Yeux illuminés de joie indicible,
- Qui peut, diamants, nombrer vos carats !

Bras si las quand les étreintes les rompent.
Chair d'un autre corps pliée à mon gré,
Et grands yeux si francs, surtout quand ils trompent,
- Salez moins vos pleurs, car je les boirai.

Au frisson debout elle est, endormie,
Un cher oreiller en qui bat un cœur ;
Mais rien n'est plus doux que sa bouche amie,
Que sa bouche amie, et c'est le meilleur.

 

LE BAISER DE RODIN MARBRE MUSEE PARIS.jpg

 


Nos bouches, formez une seule alcôve,
Comme on unit deux cages par leurs bouts
Pour célébrer un mariage fauve
Où nos langues sont l'épouse et l'époux.

Tel Adam qu'animait une double haleine
A son réveil trouve Ève à son côté,
Mes sommeils enfuis, je découvre Hélène,
Vieux mais éternel nom de la beauté.
Au fond des temps par un cor chevroté :

- Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'Éros.
Vers Troie
La proie,
S'éploie
La joie
D'Argos.

 

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L'agile
Achille
Mutile
La ville
Où pâme
Priam.

 

 

Pompeya_erótica5 Priape mosaïque.jpg

 


Le sillon de son char qui traîne
Hector à l'entour des remparts
Encadre un miroir où la reine
Toute nue et cheveux épars,
La reine
Hélène
Se pare.

- Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Le vieux Priam implore sur la tour :

- Achille, Achille, ton cœur est plus dur
Que l'or, l'airain, le fer des armures,
Achille, Achille, plus dur que nos murs,
Que les rochers bruts de nos remparts !

 

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A son miroir Hélène se pare :

- Mais non, Priam, il n'est rien si dur
Que le bouclier d'ivoire de mes seins ;
Leur pointe s'avive au sang des blessures,
De corail comme l'œil de blancs oiseaux marins :

Dans la prunelle froide on voit l'âme écarlate.
Il n'est rien si dur, non, non, non, Priam.

Pâris archer
Comme Cupidon
S'en vient flécher
Achille au talon ;

Pâris Éros
Si blond et si rosé,
Le beau Pâris, juge des déesses,
Qui choisit d'être amant d'une femme ;
Le ravisseur d'Hélène de Grèce,
Fils de Priam,
Pâris l'archer est découvert :
Sur sa trace éperdue exulte un char de guerre,
Son sexe et ses yeux morts nourrissent les vautours :

- Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

 

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Destin, Destin, trop cruel Destin !
Le buveur du sang des mortels festoie :
Les corps hellènes jonchent la plaine de Troie,
Destin et vautours font même festin.
Trop cruel Destin, dur aïeul des dieux !

- Destin n'est qu'un mot, et les cieux sont vides.
S'il était des cieux autres que mes yeux.
Mortels, osez en scruter sans pâlir
L'abîme de bleu, l'arrêt s'y peut lire :
L'époux et l'amant, Ménélas, Pâris,
Sont morts et de morts la plaine est couverte
Pour faire à mes pieds un plus doux tapis,
Un tapis d'amour qui palpite et bouge ;
Et puis j'ai souvent une robe verte

Et... je ne sais pas... ces jours là, j'aime le rouge.

 

Alfred Jarry

Dans: Le Surmâle (chapitre 13, 1902)


 

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Octidi 8 Vendémiaire 221


Photos X - Droits réservés

22/09/2012

BONNE ANNEE REPUBLICAINE et LARGE SOIF !

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C’est aujourd’hui le premier jour de l’année 221 de l’ère de la Liberté. Le primidi 1er Vendémiaire, jour du raisin ! Alors à boire tavernier !

 

« Le calendrier étant une chose à laquelle on a si souvent recours, il faut profiter de la fréquence de cet usage, pour glisser parmi le peuple les notions rurales élémentaires, pour lui montrer les richesses de la nature, pour lui faire aimer les champs, et lui désigner, avec méthode, l'ordre des influences du ciel et des productions de la terre.

Les prêtres avaient assigné à chaque jour de l'année, la commémoration d'un prétendu saint : ce catalogue ne présentait ni utilité, ni méthode ; il était le répertoire du mensonge, de la duperie ou du charlatanisme.

Nous avons pensé que la nation, après avoir chassé cette foule de canonisés de son calendrier, devait y retrouver en place tous les objets qui composent la véritable richesse nationale, les dignes objets, sinon de son culte, au moins de sa culture ; les utiles productions de la terre, les instruments dont nous nous servons pour la cultiver, et les animaux domestiques, nos fidèles serviteurs dans ces travaux ; animaux bien plus précieux, sans doute, aux yeux de la raison, que les squelettes béatifiés tirés des catacombes de Rome.

En conséquence, nous avons rangé par ordre dans la colonne de chaque mois, les noms des vrais trésors de l'économie rurale. Les grains, les pâturages, les arbres, les racines, les fleurs, les fruits, les plantes, sont disposés dans le calendrier, de manière que la place et le quantième que chaque production occupe est précisément le temps et le jour où la nature nous en fait présent. »

 

Fabre d'Églantine,

 

A boire, à boire, à boire, à boire tavernier

Mets tes tonneaux en perce et verse volontiers

En  nos verres et nos coupes le vin de l’amitié

Que le Côtes du Rhône abreuve nos gosiers !

 

Quand août éteint ses feux, vient le temps des vendanges

De Cornas à Ampuis, de Tavel à Orange

Les garçons et les filles en colles qui trépignent

Cueillent avec ardeur les  raisins de nos vignes

 

Ils coupent en riant les grappes de soleil

Et les foulent en jus d’opale et de vermeil

Que tous les vignerons dans l’ombre des caveaux

Transmuteront en vins gouleyants et nouveaux.

 

A nous belles soubrettes, le vin vous embellit

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, dansons et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour.

 

JVJ

  

Primidi 1er Vendémiaire de l’an 221 - Jour du Raisin


Illustration Martine Benoit

19/09/2012

Au bistro de la toile : ces obscurantistes qui nous emmerdent!

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- Oh ! Victor, il y a des années que je n’achète plus Charly Hebdo, depuis qu’ils ont viré Siné exactement, mais cette semaine, je crois que je vais l’acheter. Parce qu’au milieu de l’autocensure des médias collabos qui se coupent les aliboffis devant les menaces des sinistres barbus, je trouve rafraîchissante et courageuse leur attitude de répondre par la provoc aux provocs permanentes de tous ces barjos de nazislamistes qui veulent nous imposer des manières de vivres à dégueuler. Le délit de blasphème n’existe plus en France depuis 1791. On n’est plus à l’époque où les curés passaient au barbecue tous ceux qui ne « croyaient » pas. Rappelons-nous le chevalier de La Barre, torturé et brûlé parce qu’il n’avait pas ôté son chapeau…devant une procession catholique !

 

- Absolument d’accord, Loulle. Les musulmans en sont aujourd’hui où nous en étions il y a à peine deux siècles. Fort heureusement, depuis il y a eu Voltaire, Rousseau, le marquis de Sade qui ont ouvert la voie à la Révolution française qui, elle, a fait le travail sans fioriture en mettant les curés à leur place, la sphère strictement privée. Puis les lois sur la laïcité et l’instruction publique ont permis aux gens de réfléchir par eux-mêmes et donc de se rendre compte du fatras de conneries que sont les religions, et du danger qu’elle représentent, particulièrement celles dites « du livre » qui sont des idéologies sectaires d’exclusion, de terreur, de mort. Actuellement, c’est l’islam qui gueule le plus fort, ce sont ces cons de barbus qui prétendent détenir la vérité absolue et qui veulent nous l’imposer ou nous égorger, le fait de tuer un « infidèle » valant ticket d’accès direct au paradis d’Allah…

 

- Enfin, comment peut-on avoir les boyaux de la tête assez tartrés pour se laisser dicter sa manière de vivre entière, de la façon de baiser à celle de bouffer en passant par celles de pisser et de se torcher le cul ! Et dicter par qui ? Par les écrits  traduits, déformés, interprétés de quelques illuminés analphabètes qui ne devaient pas fumer que la moquette ! Et tout ça au nom de « l’amour » bien entendu ! Surtout au profit des maquereaux qui s’engraissent sur ces croyances d’un autre âge. Asservir les pauvres ignorants, ça rapporte le pognon et le pouvoir…

 

- Le « monde arabo-musulman » comme ont dit a raté le coche à la sortie de la guerre  de 39-45. Des mouvements de libérations nationales victorieux les ont libérés du joug du colonialisme. Des partis laïques comme les partis baas, des hommes déterminés comme Nasser en Egypte, Mossadeg en Iran laissaient espérer la libération non seulement des nations, mais aussi des esprits. Ils empruntaient la même voie que Mustapha Kemal Atatürk après la guerre de 14-18 qui n’hésitait pas à chasser les ulémas, les imans et autres exploiteurs musulmans par la podoculothérapie ! Il n’y allait pas par quatre chemins le grand Mustapha qui proclamait : « L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral est un cadavre qui empoisonne nos vies ». Mais ces révolutions libératrices se sont heurtées…aux intérêts des Zétazuniens, des Rosbifs et aussi de nous-mêmes. Vous pensez, ces révolutionnaires prétendent se réapproprier leur canal de Suez et nous vendre leur pétrole que nous leur prenons gratos ! Alors l’exécuteur des basses œuvres de l’oncle Sam, la CIA et avant elle l’OSS ont tout fait pour abattre ou saccager ces régimes progressistes qui leur faisaient peur en flirtant « dangereusement » avec la puissante URSS. Pour cela, ces officines se sont appuyés sur la religion : ils ont inventé les Frères musulmans, ils ont conforté les régimes féodaux sanguinaires de l’Arabie saoudite, Qatar et autres émirats pétroliers qui propagent et arrosent de pognon partout dans le monde l’idéologie salafiste, le pire des obscurantismes. Plus tard ils ont créé, entrainés et armé les talibans afghans, et que dire des accointances financières entre les familles Bush et…Ben Laden…

 

- Donc, la solution pour se débarrasser de tous ces nazislamistes, c’est de taper fort sur l’Arabie saoudite, le Qatar et autres émirats du golfe ! Or ces féodalités sont…nos principaux alliés dans la région… Quel bordel…

 

- Un bordel qui peut très bien déboucher sur une guerre. Mais est-ce qu’une guerre gênerait les puissances de l’argent qui nous gouvernent ? Ça rapporte beaucoup, Monsieur, une guerre ! Et ça permet de réduite un peu le troupeau… Il n’empêche que, concernant les provocs des salafistes et autres intégristes de toutes obédiences, y compris chrétiennes et juives, il ne faut pas reculer d’un poil. Tout accommodement est considéré par ces extrémistes comme une faiblesse et donc une incitation à pousser plus loin le bouchon.

 

- Donc si les barbus organisent une manif comme l’autre jour à Paris, qu’est-ce qu’il doit faire Valls ?

 

- Taper. Et fort !

 

 

 4ème jour des Sansculottides de l'an 220 - Jour de l'opinion


Merci à Chimulus

01/09/2012

Ouiquinde érotico nataliste avec François de Malherbe

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Multipliez le monde en votre accouplement,
Dit la voix éternelle à notre premier père,
Et lui, tout aussitôt, désireux de le faire,
Il met sa femme bas, et la fout vitement.

Nous, qui faisons les fous, disputons sottement,
De ce Dieu tout-puissant la volonté si claire,
Par une opinion ouvertement contraire,
Nous-mêmes nous privant de ce contentement.

Pauvres ! Qu’attendons-nous d’une bonté si grande ?
Ne fait-il pas assez, puisqu’il nous le commande ?
Faut-il qu’il nous assigne et le temps et le lieu ?

Il n’a pas dit, Foutez ; mais, grossiers que nous sommes !
Multiplier le monde en langage de Dieu,
Qu’est-ce, si ce n’est Foutre en langage des hommes ?

François de Malherbe


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Sextidi 16 Fructidor 220

 

Illustration X – Droits réservés

  

25/08/2012

C'est samedi. On va à la noce ?

 

 

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La marche nuptiale

 

Mariage d'amour, mariage d'argent
J'ai vu se marier toutes sortes de gens
Des gens de basse source et des grands de la terre
Des prétendus coiffeurs, des soi-disant notaires

Quand même je vivrai jusqu'à la fin des temps

Je garderais toujours le souvenir content
Du jour de pauvre noce où mon père et ma mère
S'allèrent épouser devant Monsieur le Maire

C'est dans un char à bœufs, s'il faut parler bien franc

Tiré par les amis, poussé par les parents
Que les vieux amoureux firent leurs épousailles
Après long temps d'amour, long temps de fiançailles

Cortège nuptial hors de l'ordre courant

La foule nous couvait d'un œil protubérant
Nous étions contemplés par le monde futile
Qui n'avait jamais vu de noces de ce style

Voici le vent qui souffle emportant, crève-cœur

Le chapeau de mon père et les enfants de chœur
Voilà la pluie qui tombe en pesant bien ses gouttes
Comme pour empêcher la noc', coûte que coûte

Je n'oublierai jamais la mariée en pleurs

Berçant comme un' poupée son gros bouquet de fleurs
Moi, pour la consoler, moi, de toute ma morgue
Sur mon harmonica jouant les grandes orgues

Tous les garçons d'honneur, montrant le poing aux nues

Criaient: " Par Jupiter, la noce continue ! "
Par les homm's décriée, par les dieux contrariée
La noce continue et Viv' la mariée !

 

Georges Brassens

 

http://www.youtube.com/watch?v=y29Hm9qXQLk

 

 Octidi 8 Fructidor 220

Photo X - Droits réservés

 

 

02/07/2012

Au bistro de la toile : foie gras sulfureux !

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- …taing, Victor ! Vaut mieux vivre à Toulouse ou Cahors qu’à San-Francisco ou Los-Angeles ! Là-bas, parait que si tu bouffes du foie gras, tu risques la taule !

 

- On n’en est pas là, mais dans l’esprit, c’est pareil : les sectes de culs-bénis qui tiennent le haut du pavé chez les Zétazuniens ont réussi à faire activer une vieille loi interdisant la fabrication et la vente du foie-gras ! Tortures sur animaux qu’ils disent… Venant d’un peuple qui élève tous ses bestiaux en batterie en les bourrant d’antibiotique et d’OGM et qui torture allègrement les humains à Guantanamo et ailleurs, y aurait de quoi se faire rigoler les boyaux si ce n’était si dramatique… Ces pisses-froids semblent oublier qu’ils sont un peuple de voleurs de terres, fondé sur le génocide de trente millions d’Amérindiens, l’esclavage de trente millions de Noirs et qui perpétue ses forfaits partout dans le monde en pillant les ressources naturelles, en salopant la planète, voire en soutenant les pires dictatures. Toujours la main sur le cœur, bien sûr, et Dieu à leur côté ! Sensiblerie vis-à-vis des animaux, massacre sans merci des humains…

 

- Mouais ! Ben tu les allumes grave les machouilleurs de caoutchouc ! Eh ! Moi, si j’étais là-bas, je saurais comment me faire du beurre sur le foie-gras ! Il est interdit de gaver ? Une aubaine pour les contrebandiers ! Il existe bien des états de l’Union qui n’interdisent pas le gavage ! Et puis, comme au bon temps de la prohibition de l’alcool, des petits malins vont gaver dans des caves et, encore mieux, en acheter chez nous du foie-gras !

 

- Eh ! Tu imagines les Elliot Ness du foie-gras ! Pétoires à camenbert contre gaveuses électriques ! Sans compter que ça va faire une pube formidable pour le foie-gras ! En lui donnant la saveur sulfureuse de l’interdit ! Il va s’ouvrir des restos clandestins où, en montrant patte blanche et liasse de dollars, tu pourras t’encanailler « à la française » en bouffant du foie-gras ! Il s’en vendra sous le manteau, comme autrefois la gnole ! Et puis dans un resto, s’il est interdit de le vendre, tu le donnes ! En te rattrapant sur autre chose bien sûr…

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Tè ! Victor, si on allait monter un clandé à foie-gras à San-Francisco ?

 

- Trop dangereux de mettre les pieds dans ce pays Loulle. Pour un oui pour un non tu te retrouves au trou sans savoir pourquoi. Cette Californie de carte postale, avec ses bimbos et ses cagoles, si elle a donné au monde la parenthèse enchantée des hippies et les génies dégingandés de la Silicon Valley a tout de même produit en politique Reagan et Schwarzenegger. Un pays qui protège les canards mais qui n’a toujours pas supprimé la peine de mort pour les humains… Fuck off…

 

- Et à la nôtre !

Merci à Chimulus

07/06/2012

« Marasmius oreades »

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Bon. J’ai pas trop le temps ce matin : je mets les bottes – de véritables « Baudou » - et je vais aux champignons ! Oh ! Ce ne sont encore que les faux mousserons, les « marasmes des oréades », « marasmius oreades » dans le Solar. Ils sont petits, comme des boutons de guêtres (c’est quoi des guêtres ?), mais ils poussent en rond et quand on trouve le coin, il y en a des masses. Je les ramasse au ciseau. De quoi se faire péter le bédélet avec quelques tranches de gigots de la Margeride et du rosé bio de mon pote Alain David. Faut ce qui faut… Le pouvoir d’achat étant ce qu’il est, faut trimer dans les bois et les prairies pour chercher sa pitance…

 

Ah ! La vie est dure pour le pauvre gueux…C’est dur… Ainsi, ce matin, je vais partir pas très loin : à deux cents mètres de chez moi. Sur une pente exposé à l’ouest, là où les vaches vont chier et dormir, pas là où elles bouffent. Là où elles bouffent, ce sont de belles prairies bourrées d’engrais. Aucun champignon n’y pousse… Puis je traverse le ruisseau, je regarde s’il y a quelques morilles et je remonte sur le talus d’en face. Sous les bois, l’eau condensée la nuit par les aiguilles de pins te coule dans le cou, te mouille les brailles, te trempe les grolles. C’est pas grave. Les toiles d’araignées ornées de rosée difractent délicatement le soleil levant. Entre les branches, un geai se faufile en ricanant. Et toi tu marches, tranquille, le regard aiguisé parmi les petites nigelles bleues, les cardamines des près, les bourses à pasteur, les ficaires et les orgueilleuses ancolies.

 

Tè ! Voilà le premier « rond de sorcière » comme ils disent. Tu le vois de loin si t’as l’œil : l’herbe est un peu plus haute et un peu plus verte. Alors on s’assoie avec La Lionne, chacun d’un côté du rond et on remplit le panier d’osier. Le pied !

 

Puis voilà… Et puis merde ! Vous avez qu’à y aller vous aussi !

 

Après, il faut les trier, enlever l’herbe, certains ne gardent que les chapeaux, moi je mets les queues aussi. La Lionne – qui s’y connait – dit que la queue, c’est le meilleur ! Bon. J’y vais. J’élucubrerais plus tard !


 

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Décadi 20 Prairial 220

 

19/05/2012

Ouiquinde érotique avec ce sacré Malherbe, roi de l'autocoïtpalmaire!

 

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FRANÇOIS DE MALHERBE (1620)

Sonnet

Sy tost que le sommeil au matin m’a quitté,
Le premier souvenir est du Con de Nerée,
De qui la motte ferme et la motte dorée
Egale ma fortune à l’immortalité.

Mon Vit, de qui le foutre est la félicité,
S’alonge incontinent à si douce curée,
Et d’une eschine roide au combat préparée,
Monstre que sa cholere est à l’extrémité.

La douleur que j’en ay m’oste la patience,
Car de me le branler, c’est cas de conscience ;
Ne me le branler point, ce sont mille trespas.

Je le pense flatter afin qu’il me contienne ;
Mais en l’entretenant, je ne m’appercoy pas
Qu’il me crache en la main sa fureur et la mienne !


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Primidi 1er Germinal 220



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09/04/2012

Le credo d'un athée

 

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« Je crois qu’il est souhaitable et possible de connaître les lois simples qui gouvernent l’ensemble de l’univers et président à son évolution inexorable; que ces lois sont éternelles comme l’univers, objectives, extérieures à nous, invariables, universelles, et vérifiables.

 

Je crois qu’elles sont progressivement connues des humains, que ces lois ne sont pas de pures créations de leur cerveau, et qu’elles ne sont pas la propriété de l’un ou de l’autre sexe, ou de quelques cultures particulières.

 

Je crois que tous les humains peuvent y avoir accès et que, si d’aventure il y a d’autres roseaux pensants dans l’univers, ils découvriront les mêmes lois de la nature que nous et expliqueront de la même manière la naissance et la mort des étoiles, l’explosion des supernovas, la formation des trous que l’on dit noirs, et la structure des protons, des atomes ou de l’ADN.

 

Je crois que notre destin est de ce monde, où nous pourrions être seuls, et où nous avons fait irruption par la plus grande des chances et le plus incroyable des hasards.

 

Je crois comme Aristote que ce qui est engendré par hasard n’est pas engendré en vue d’un but; et je crois comme Stephen Jay Gould que les humains sur cette planète sont de simples possibles et non pas le but recherché et nécessaire de l’univers, semblables en cela aux abeilles, aux dinosaures, aux roses et aux nénuphars, aussi bien, hélas, qu’aux rats, à la mouche tsé-tsé, à la peste, à la variole et aux plantes vénéneuses.

 

Je crois comme Parménide que l’univers est incréé et éternel, je crois comme Martin Rees qu’un multivers est possible, et je crois comme Bertrand Russell qu’il est sans compagnon divin inutile.

 

Je crois comme Pascal, Lao-Tseu et le Bouddha qu’il y a un infini et que nous en ignorons la cause et la nature; et je crois comme la Bible qu’il ne faut pas invoquer le nom de dieu en vain. Je veux dire, ici, qu’il est, en effet, vain et inutile de se référer à un dieu pour expliquer le monde.

 

Je crois que la planète Terre et la vie qu’elle supporte sont pour nous ce qu’il y a de plus précieux dans l’Univers, que notre lot, notre devoir, notre souci, ou même notre mission, est de prêter vie, notre vie, si l’on peut, à cet univers pour le temps qu’il durera dans le multivers; que c’est là la plus sacrée de nos tâches de Terriens, notre joie, notre passion et notre dramatique aventure.

 

Je crois que rien de nous ne subsistera après notre mort que les descendants et les souvenirs que nous laisserons après nous, et que les atomes dont nous étions faits et qui seront recyclés dans l’Univers; je crois que nous serons éternellement anéantis, et qu’il faut accepter notre destin sans se plaindre. Pas de vaine et consolatrice espérance.

 

Je crois que nous devons nous reconnaître pour ce que nous sommes, des êtres finis et mortels qui participons tous de l’infirmité commune : rien ne pourra jamais totalement nous satisfaire, et nous serons toujours irrémédiablement ignorants du secret ultime des choses. Nobliau ou grand seigneur de l’Univers, notre destin est fait de joies et de peines terrestres passagères, et de connaissances limitées. Évitons les peines, si l’on peut, et combattons notre ignorance. Sachons nous contenter de notre condition; sortis de l’Univers, connaissons l’Univers. Là est notre tâche et notre destin, là est la sagesse humaine, là, le bonheur des Terriens.

 

Je crois que nous ne savons pas pourquoi il en est ainsi. Mais je crois qu’il en est ainsi.

 

Voilà mon credo.

 

Je ne crois pas en un Dieu qui aurait créé le Ciel et la Terre; on sait assez comment la Terre a été formée et les cieux étoilés ont été allumés au-dessus de nos têtes. Et nous n’avons pas besoin de “cette hypothèse” pour expliquer le Big Bang.

 

Je ne crois pas à la fable du dénommé Jésus-Christ, Fils unique de ce que l’on appelle le Père Éternel, qu’il ait été conçu du Saint-Esprit, et soit né d’une vierge de Palestine il y a 2000 ans pour le salut du genre humain.

 

Je peux admettre qu’un Galiléen ait souffert sous Ponce-Pilate, ou sous un autre, qu’il ait été crucifié, qu’il soit mort et ait été enseveli; ce sont là des choses que l’on peut vérifier, qui peuvent donc être vraies ou fausses, et qui arrivent lorsque l’on n’est pas raisonnable et que l’on se prend pour le fils de Dieu et le Roi des Juifs.

 

Il est absurde de dire que ce crucifié soit descendu aux enfers, qu’il soit ressuscité, et qu’il ait monté au ciel.

 

Il est prétentieux et absurde d’affirmer qu’un faux prophète de Palestine soit assis à la droite d’un être éternel, et qu’il viendra juger les vivants et les morts.

 

Il est inutile et également absurde de croire à un saint-esprit, troisième personne d’un dieu trine.

 

Je n’estime guère l’Église catholique qui se qualifie elle-même de sainte, et je lis son histoire avec tristesse, horreur, colère et indignation.

 

J’admire sans réserve les croyants en une divinité qui vouent leur vie au soulagement des maux qui affligent les Terriens, mais je trouve inutile de faire accompagner ce dévouement admirable de dogmes absurdes; j’ai en sainte horreur les fables, les censures, les mensonges, les fabrications de faux, les inquisitions et les excommunications; et je n’ai que faire d’un dieu qui nous menace des feux de l’enfer tout en disant nous aimer.

 

Je ris franchement de la communion des saints et de la résurrection de la chair, comme je ris de la transmigration des âmes, mais je crois de tout mon être en la solidarité nécessaire de tous les humains sur terre.

 

Je trouve inadmissible d’affirmer sans preuve qu’il y a une vie éternelle.

Quant à la rémission des péchés, nous avons les tribunaux pour les crimes contre l’humanité, les vols, les viols et les évasions fiscales; nous invitons les humains à se corriger de leurs défauts et à se repentir de leurs fautes, et nous faisons ce que nous pouvons pour faire progresser l’humanité et lui enlever de l’esprit de fausses et d’inutiles croyances.

 

Abandonnons ces mysticismes inquiétants qui troublent les cœurs et qui égarent les esprits, ces dogmes et ces dévotions inutiles qui distraient les humains de la vérité la plus haute: l’Univers est comme un temple et la vie est sacrée; il n’y a pas d’autre dieu à chercher; seul est véritablement religieux, qui sert, qui respecte et qui sauve les vivants.

 

Je ne vois pas ce que l’affirmation gratuite d’un dieu muet, caché, silencieux et distinct du monde, donc à toutes fins utiles inexistant, vient ajouter de lumières à ce monde ténébrescent qu´il nous faut, ombres noctiluques, illuminer de nos connaissances, de nos rêves, de nos chants, de nos désirs, de nos amours et de nos créations. »

 

Roger Léger*

 

*Roger Léger est un professeur de philosophie Québécois. D’origine acadienne et voltairien dans l’âme, à sa manière, il a participé à la déconstruction des dogmes catholiques et essayé de proposer des voies alternatives à la pensée québécoise traditionnelle. Rédacteur de la revue « Idées et pratiques alternatives », il a été un des premiers à se pencher de manière insistante sur les enjeux écologiques de la fin du XXe siècle et à publier un inventaire des applications pratiques inventives invitant le grand public à solutionner les problèmes que cette discipline naissante dénonçait. Sa pensée ne se laisse guider que par un seul dogmatisme : éviter le dogmatisme.

 

 

Primidi 21 germinal 220

 

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22/02/2012

Athée souhaits !

 

 

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Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries

Est-elle hallal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée nait l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

Quartidi 4 ventose 220

 

 

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04/10/2011

Nouveau Larousse (le vonou roussela)

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Mon amie Marielle – poète et respectée maire de la Commune Libre de Montmartre – vient de m’envoyer ces quelques perles :

 

La prochaine édition du Larousse intégrera un certain nombre de nouveaux mots issus de la langue d’aujourd’hui. Les voici.

 Balle (C’est de la) : Exprime l’enthousiasme, quelque chose de bien, de beau, de positif. Cette meuf, c’est de la balle (Je ne suis pas insensible aux charmes de cette demoiselle).

 Bouffon : Qui ne s’apparente pas au clan. Nique-lui sa race à ce bouffon ! (Rabats-lui son caquet à cet individu qui ne s’apparente pas à notre milieu !). 

 Carotte : Du verbe carotter (extorquer, voler), mais dans une forme invariable. Il m’a carotté un zedou de teuchi, l’bâtard, tu vas voir comment je vais le niquer grâve (Le scélérat m’a dérobé douze grammes de marijuana, il va s’en mordre les doigts).

 Chelou : Bizarre, inhabituel. Par extension, qui ne s’apparente pas au clan. La prof d’anglais elle a des veuch tout chelous (Ce n’est pas tous les jours que l’on voit une coupe de cheveux aussi inhabituelle et cocasse que celle de la professeur d’anglais, qui par extension ne s’apparente pas à notre milieu).

 Comment : Exprime l’intensité. Comment je lui ai niqué sa race à ce bouffon ! (Je sors indéniablement vainqueur du combat qui m’a opposé à cet individu qui ne s’apparente pas à notre style de vie, ceci dit en toute modestie, s’entend, et avec la sportivité qui s’impose en de pareilles circonstances).

 Foncedé : Se dit d’une personne qui vient de consommer de la marijuana ou une autre drogue. Je suis foncedé (Mon regard est vitreux, je perds mes mots, un mince filet de bave s’écoule sur mon menton et je rigole comme un décérébré, sans aucune raison. J’ai payé assez cher pour me mettre dans cet état. Bref : je viens de consommer du shit.)

 Gun : Arme à feu. Ziva prête moi ton gun, l’aut’batârd  y m’a manqué de respect (Pourrais-tu s’il te plaît me prêter ton arme à feu, afin que je règle son compte à l’importun qui n’a été qu’à moitié urbain à mon égard).

 Kiff (er) : Apprécier. Comment je kiffe trop son cul (Le sien postérieur n’est pas sans éveiller chez moi des pulsions bien naturelles, qui me mettent dans une humeur joviale, pour ne pas oser dire gauloise).

 Mortel : Bien, beau, dont on peut se réjouir (invariable). Elles sont trop mortelles tes Nike (Vos chausses s’entendraient fort bien avec mes pieds, aussi vous demanderai-je de m’en faire l’offrande sans opposer de résistance).

 Mito : Mensonge. Dérivé de mythomane (menteur). On me fait pas des mitos à moi, bouffon ! (Je ne suis pas le genre de crédule à qui vous ferez gober vos sornettes, individu qui n’appartient pas à notre milieu !).

 Race (sa) : Exprime le mécontentement. Sa race ! (Je suis d’humeur maussade). Sa race, c’bouffon ! (Mon anneau pylorique est complètement fermé. C’est le résultat de la proximité de cet individu).

 Sérieux : Indique que le propos est grave, solennel, et qu’il faut donc lui accorder le plus grand crédit. Sérieux, j’kiffe trop son cul à votre fille (Monsieur, j’ai l’honneur de vous demander la main de votre fille).

 Tèj : Jeter, refuser, réfuter, envoyer promener. T’aurais vu comment Jamel il a tèj la prof d’anglais ! (Le facétieux Jamel ne s’est pas laissé démonter face aux réprimandes de la professeur d’anglais !).

 Trop : Exprime l’intensité. En cela, synonyme de comment. Trop et comment peuvent éventuellement cohabiter dans la même phrase, pour exprimer une intensité très élevée. Trop la honte, ce blouson (Ce blouson est ridicule, et dans des proportions considérables). Trop comment je suis foncedé ! (J’ai fumé une quantité déraisonnable de drogue qui fait rire. Je crains que mon acuité intellectuelle en pâtisse pour la paire d’heures à venir).

 Truc-de-ouf : Désigne une chose peu commune, qui dépasse l’entendement. C’est un truc de ouf ! (Mon dieu, mon entendement est tout dépassé !).

 Zyva : Indique que la demande est pressante. Zyva, fais méfu, sale chacal (Ne sois donc pas si avare de ta cigarette purgative, et fais-en profiter ton vieil ami qui trépigne d’impatience)

Tridi 13 Vendémiaire 220

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03/08/2011

Girolles !

Girolles Nicole.jpg
 
 
 

Hier j’ai mis mes grosses grôles

Oublié la bagnole

Et autres fariboles

Pour aller aux GIROLLES !

J’ai sauté des rigoles

Parmi les herbes folles

J’ai vu des lucioles

Des petites bestioles

Qui rampent et qui volent

Dans les airs, sur le sol.

Et alors, ma parole

Entre fayards et saules

J’ai trouvé mon pactole,

J’ai pas dit mon pétrole !

Je suis trop mariolle

Pour faire des idoles

Du sans-plomb, du gazole.

Je préfère mes guiboles

Qui font la farandole,

Avec ma belle Nicole,

Amoureuse et frivole,

Dont le doux entresol

Pousse à la gaudriole.

Zou ! Sors les casseroles

Sers-moi un coup de gnole

Et, c’est bon et c’est drole :

Dégustons les GIROLLES !

 

 

Sextidi 16 thermidor 219

 

 

 

 

25/08/2010

Pensée du philosophe chinois Chang Ying Yue :

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Celui qui, tout au long de la journée,

Est actif comme une abeille,

Est fort comme un taureau,

Bosse comme un cheval,

Et qui le soir venu est crevé comme un chien,

Devrait consulter un vétérinaire :

Il est fort probable que ce soit un âne !

 

********************************

 

A toi l'enfant qui vient de naître,

Je dois dire pour être honnête

Que ce n'est pas en travaillant

Qu'on trouve le bonheur sur Terre.

J'en veux l'exemple que mon père

Qui vit le jour d'son enterrement

Qu'il était l'plus riche du cimetière.

 

Refrain :

Sois feignant, sois feignant.

Tu vivras content.

Sois feignant, sois feignant.

Tu vivras longtemps.

 

Plutôt que d'apprendre à l'école,

Baise et collectionne les véroles :

La médecine fait quelques progrès.

On dit qu'à gagner du bagage,

Tu n'aboutirais qu'au chômage

Où déjà se sont entassés

Ceux qu'ont cru en la société.

 

 

Moins tu en fais, plus tu l'espères,

Plus ta santé déjà précaire

Te libère de ces tourments.

Gagner ta vie ne vaut pas l'coup,

Attendu que tu l'as déjà.

Le boulot, y'en a pas beaucoup,

Faut le laisser à ceux qu'aiment ça.

 

 

Si jamais tu voles un copain,

Tu en auras moins de chagrin

Que si tu n'as pas à manger.

Et si t'as la main sur le cœur,

N'hésite pas à la couper.

Tu entendras moins les moqueurs

Si c'est toi qui les as roulés.

 

 

 

Si jamais tu voles un couillon

Qui t'envoie tout droit en prison,

Dis-toi qu'il est plus mal logé.

Car pour te payer ta pitance,

Tandis que tu f'ras pénitence,

Lui, qu'est si fier de t'enfermer,

Faudra encore qu'il aille bosser.

 

 

 

Voilà, c'était mon héritage.

Comm' tu vois, j'ai fait mes bagages.

Je te laisse avec ta môman.

Tu perds rien, j'ai pas l'gros lot,

Et tant pis pour toi si je triche :

Tu s'ras pt'êt' un enfant d'salaud

Mais... Tu s'ras pas un goss' de riche !

 

 

Refrain :

Sois feignant, sois feignant.

Tu vivras content.

Sois feignant, mon enfant...

L'avenir t'attend.

Coluche

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

 

Pour tenter de la SAUVER cliquez

ICI

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

23/12/2009

"L'identité française" ne commence-t-elle pas par la langue?

L'anglais, langue unique ?

« Il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation » a dit Michel Serres : contre un anglais, langue unique, des associations s’insurgent et lancent un appel.

"Conscientes de la grave menace qui pèse sur l’avenir de la langue française, non seulement dans tous les pays francophones et partout où elle était traditionnellement enseignée et pratiquée, mais aussi et avant tout en France même, plusieurs associations de défense et de promotion de la langue française (liste ci-dessous) lancent cet appel au sursaut et à la lutte commune contre un déclin évitable.

Issus de toutes les courants politiques démocratiques, nous faisons tous ce constat : langue de la République (art. 2 de la Constitution) et de la population, support de notre culture et base évidente de notre « vivre ensemble », premier socle de notre « identité nationale » pour 80 % des personnes récemment sondées, le français est méthodiquement évincé au profit de cet anglais simplifié que promeut avec zèle l’oligarchie internationale des affaires.

Le fait ne doit rien à l’air du temps, ni ne procède d’on ne sait quel darwinisme linguistique comme d’aucuns voudraient le faire accroire pour occulter sa vraie cause dont la nature est politique. Politique, comme en témoigne, par exemple, la récente ratification du protocole de Londres qui donne valeur juridique en France aux brevets rédigés en anglais, ou l’abandon de nos prérogatives linguistiques dans les organismes européens et internationaux. Conçue en premier lieu par de puissants groupes internationaux, cette politique est complaisamment relayée par des élus hexagonaux, plus sensibles aux aspirations des financiers qu’à celles de notre société.

Voici longtemps, en effet, qu’est dépassé le stade de l’emprunt naturel d’une langue à une autre. Au-delà de la liste interminable des « coach », « manager », « discount », « trekking , « yes ! » et autres anglicismes … qui hachent notre vocabulaire quotidien, chacun peut aussi constater l’acharnement de maintes grandes entreprises à nous angliciser de manière insidieuse ou brutale. Empruntant d’abord quelques mots « techniques » à l’anglais, elles basculent désormais leurs produits et leurs enseignes commerciales du français au tout-anglais (« Carrefour Market », « Simply Market », « TGV Family » …) ; puis, en phrases entières, celles de leurs slogans publicitaires, de leurs serveurs téléphoniques, de leurs devises managériales qui rythment ironiquement la souffrance de leurs salariés (France Telecom, dorénavant sans accent, n’a-t-il pas inventé le « time to move ! » au risque de susciter la « mood » des suicides ?), suivant en cela le MEDEF qui donne le ton par sa devise « Ready for the future ! » ; celles aussi des conseils d’administration et des réunions de travail, y compris dans certains ministères de la République « française » ; et, finalement, celles de l’annonce de leur licenciement aux ouvriers de Continental-Clairoix, auxquels on a quand même concédé un traducteur : quel privilège !

Ce n’est pas tout : nos chercheurs, après avoir été à l’origine de tant d’avancées majeures et bien que prenant toute leur part aux avancées de la technologie actuelle, sont systématiquement sommés de publier en anglais. L’actuel gouvernement projette de faire enseigner certaines matières en anglais aux lycées et à l’université. Histoire sans doute de se rapprocher du peuple qu’elles sont censées représenter, nos élites politiques se forment désormais en anglais, voire en « tout-anglais » à Sciences-Po (notamment dans la nouvelle antenne rémoise de l’École) ; quant à Mme Pecresse, est-il exact qu’elle souhaite exempter l’Université des très humbles exigences de la loi Toubon ?

Pis : le refus de tout débat public accompagne cette politique linguistique inavouée portée par une élite dé-territorialisée qui, à droite comme à « gauche », méprise ouvertement ses origines et rêve d’un monde uniformisé dans lequel elle pourra enfin ressembler parfaitement à ses maîtres.

La première victime de ce rêve indécent sera la « France d’en bas », celle qui ne fera pas ses classes à Oxford ni ne passera ses vacances à Los Angeles, et qui devra éternellement s’adapter, dans sa vie privée et professionnelle, aux exigences d’une autre langue. Ont également tout à perdre à ce basculement linguistique les Francophones d’Afrique et d’ailleurs, que l’on discrimine honteusement pour tenter d’assimiler la défense du français à un purisme aux relents d’exclusion ; sans oublier le cadre moyen, dont les efforts prenants pour changer de langue et de mode de pensée ne feront jamais le poids face aux « English mother tongue » d’ores et déjà recrutés, de manière discriminatoire, pour certains postes clés.

Le débat citoyen que nous exigeons sur la place de la langue dans notre société est d’autant plus pressant que la construction européenne bruxelloise, au mépris de ses textes officiels, impose un libéralisme linguistique agressif : pour accompagner l’ultra-libéralisme économique, pour détruire ce bien commun par excellence et ce service public gratuit que constituent les langues nationales, les protections juridiques nationales faisant obstacle aux campagnes d’anglophonisation unilatérales qui sévissent partout en Europe, sont froidement démantelées.

Ce déracinement linguistique ne doit plus pouvoir s’accomplir dans l’ombre et le silence : le peuple doit prendre conscience de l’ampleur de l’agression dont il est l’objet, et faire entendre sa voix encore souveraine.

Cet appel s’adresse donc à tout citoyen soucieux de défendre sa culture et, à travers elle, toutes les cultures du monde dont la diversité est indispensable à un véritable internationalisme et au respect mutuel et multilatéral des cultures, à l’opposé d’un nivellement mondialiste insidieusement pré-totalitaire.

Cet appel dénonce aussi la glose « identitaire » de gouvernants qui accompagnent la destruction de notre langue commune ; il revient aux citoyens d’exiger une politique claire en faveur de notre langue maternelle et nationale, et plus généralement en faveur du multilinguisme : au collège et au lycée, renforcer l’enseignement du français, apprendre les bases communes des langues européennes, puis apprendre deux langues étrangères, dont la première serait autre que l’anglais ; défendre l’usage de la langue française dans les institutions internationales et européennes, réaffirmer clairement le français comme langue de l’enseignement et de la Recherche, mettre fin à l’invasion des enseignes et des publicités en anglais.

Cet appel s’adresse aux espérantistes ; aux défenseurs des langues régionales – car lorsque le français n’aura plus qu’un statut domestique (à tous les sens de ce terme !), de quelle place pourront-ils se prévaloir ? – , aux citoyens des DOM, aux travailleurs immigrés qui pensent que l’on peut vivre sereinement en français sans renier ses origines.

Il s’adresse aussi aux amoureux de l’anglais, qui ne doit pas se laisser réduire à cette « langue des affaires et de l’entreprise » dont E.-A. Seillères, alors président du syndicat patronal européen, entendait promouvoir l’usage quasi-exclusif.

Il s’adresse enfin aux chercheurs, aux écrivains, aux poètes, philosophes, enseignants, traducteurs, à tous ceux, ici et ailleurs, dont le français est la langue de création et de réflexion, l’outil de formalisation ou d’expression d’une sensibilité. Tous ceux qui savent ce que l’Histoire, ou leur histoire personnelle, doit à la langue française, à tous ceux qui sentent qu’une langue est plus qu’un simple code de communication parce qu’elle porte des valeurs et une vision du monde autant que des données et des informations.

À tous ceux qui ont compris qu’une langue unique c’est une pensée unique, et que si l’on soumet les hommes d’abord par le verbe et par la pensée, c’est aussi par eux, que les hommes résistent et se relèvent.

* Alliance Champlain – Association francophonie et avenir (AFRAV)

Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF)

Avenir de la langue française (ALF)

Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC)

CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguisitique)

– Défense de la langue française - Paris-Île-de-France (DLF Paris-IdF) – www.langue-francaise.org

Forum francophone international – France (F.F.I.-France)

Le Droit de comprendre (DDC)

Se portent garants de la signature de leur association :

Pour l’Alliance Champlain, Daniel Miroux Pour l’AFRAV, M. Régis Ravat Pour l’ASSELAF, MM. Philippe de Saint Robert et Philippe Loubière Pour A.L.F. et F.F.I.-France, M. Albert Salon Pour le C.L.E.C., M. Raymond Besson Pour le COURRIEL, M. Georges Gastaud Pour D.L.F.-Paris-Î.d.F., M. Marc Favre d’Échallens Pour D.D.C., M. Thierry Priestley

 

Sources: L'Humanité

 

Les Québécois aussi doivent lutter contre cette invasion linguistique:

www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montrea...

http://www.youtube.com/user/montrealenfrancais


 

 

21/12/2009

SOLSTICE D'HIVER. Aujourd’hui (ou demain?), c’est la JOURNEE MONDIALE DE L’ORGASME SYNCHRONISE !

 

 



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Sortez les strings, les porte-jarretelles, les slips cochons mesdames !


Bouffez du gingembre, de la cannelle, du poivre, mettez du viagra dans la salade messieurs !


Aujourd’hui, il faut s’envoyer en l’air. A deux, à trois, à plus, seul au besoin.


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Partout. Chez vous, au bureau, à l’usine, dans la rue, dans les maisons de retraite, dans le train, dans le métro, dans les vignes, dans les églises, les mosquées et les synagogues, dans les ascenseurs, même dans votre lit.


Baisez ! Baisez ! BAISEZ !


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Make love not war ! Mec lof notoire !


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L’ensemble de tous ces orgasmes dégagera des milliards d’ondes bénéfiques qui feront jouir la Terre et ramèneront la paix !



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Pour l’Amour de Gaïa,

BAISONS!

BAISEZ !

24/11/2009

Une grande avancée de la recherche concernant l'orgasme féminin: dépassé le point G, vive le point Q !

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-          Parait que le pognon du « grand emprunt » - qui en fait est équivalent à moins de deux mois d'emprunts « ordinaire » de l'Etat - ira pour la plus grande partie à la recherche. De Gaulle disait qu'il voulait des trouveurs plutôt que des chercheurs ! Il n'avait pas tort le Grand...


-          C'est un boulot qui a parfois du bon. Par exemple, chez les Bataves...


-          Les quoi ?


-          Les Hollandais si tu préfères, ignare. Chez les Bataves donc, des chercheurs se sont penchés sur un sujet fort intéressant et primordial : une méthode infaillible pour détecter l'orgasme féminin.


-          Huuummm ! Tu nous mets l'eau à la bouche. Alors, c'est quoi ?


-          L'équipe du Dr Rudie Kortekaas, de l'université de Groningen (Pays-Bas), a ainsi publié  les résultats d'une longue investigation débouchant sur une méthode qu'ils disent infaillibles les Zollandais pour déterminer si une femme s'envoie réellement en l'air ou fait le cinoche pour satisfaire la vanité du monsieur qui s'agite sur elle. La méthode est simple, puisqu'elle consiste à... mesurer la pression rectale.


-          La pression du trou du cul quoi !


-          Quel poète ce Loulle ! Mais en fait, c'est ça. Une relation entre le plaisir sexuel et l'extrémité du tube digestif peut intriguer au premier abord. Pourtant, les études le prouvent : l'explosion d'un orgasme provoque un sacré chambardement de toute la région périnée, c'est-à-dire dans les alentours de l'anus et des organes génitaux. Depuis les années 1960, on a scientifiquement enregistré des contractions de plusieurs muscles au cours de l'orgasme, notamment le sphincter anal, le muscle élévateur de l'anus et, chez la femme, les muscles lisses de l'utérus.


-          'Teng ! Les mecs qui étudient ça, z'ont un boulot peinard tout de même. Quoique... Les histoires de cul sentent toujours la...


-          D'accord Loulle. On a compris. Prend un peu de hauteur nom de dieu ! Je continue donc ce qu'ils disent les Bataves : « Le sphincter est situé tout autour du rectum dont il contrôle les contractions, ainsi que l'ouverture et la fermeture de l'anus (rappel anatomique : le rectum est le dernier segment de l'intestin situé juste avant la sortie, l'anus étant la sortie proprement dite). L'élévateur participe quant à lui au maintien des divers boyaux de la région, certaines de ses fibres rejoignant même celles du sphincter. D'autres muscles complètent ce réseau qui assure une certaine continuité de l'avant à l'arrière de la région pelvienne, et même sur les côtés. Voilà pourquoi le déclenchement de l'orgasme se propage, via le réseau de muscles, à des endroits a priori reculés et provoque une surpression rectale... » Avec des conséquences évidentes !


-          Je comprends pourquoi Sarko fait de la gym de l'oignon pour se muscler le périnée : c'est pour mieux nous enfiler !


-          Cette découverte donne un relief nouveau à cette bluette chantée au carnaval de Dunkerque et à laquelle j'ai contribué à faire une carrière dans le midi et qui dit :


- « La femme qui pète au lit

Connait quatre jouissances

Elle bassine son lit

Elle soulage son ventre

Elle entend son cul qui chan-an-te

Dans le silence de la nuit

Elle entend son cul qui chan-an-te

Elle emmerde son mari »



 

02/11/2009

A méditer: Le sable et la pierre.


C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. À un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : « Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle ».


Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, avec une mare d'eau claire et fraîche dans laquelle  ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.

Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre : «Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie ».


Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : « Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi? »


L'autre ami répondit:
« Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer ».

Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre.


 

06:33 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réflexion