Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

03/04/2011

Ouiquinde gastronomique printanier: sardines

reiser votez printemps.jpg

Coquin de printemps !

 

Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

 

reiser soleil.jpg

Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

 

Éclairs d'acier bleuté bondissant hors de l'onde

Pour tenter d'échapper à la dent furibonde

De quelque carnassier montant des eaux profondes

Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent...

C'est la reine des mers! Succulente et divine,

Pas la langouste, non. Simplement la sardine!

Sa réelle fonction, sa vie, son aventure

Généreuse et bornée: c'est d'être nourriture!

Les poissons s'en délectent, l'homme la met en boite,

Lui fait boucher le port si la passe est étroite...

Chez nous, dans le Midi, on l'aime tellement

Que chaque Provençal est un peu son amant.

Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,

Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.

Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,

Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque

Par la roideur arquée du petit corps luisant.

Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.

Devant le cabanon, à l'ombre de la treille,

Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,

Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"

C'est les sarments de vignes du côté de Lunel.

Un bon coup de muscat met les convives à l'aIse

Juste le temps qu'il faut pour apaiser la braise.

Sur un bout de grillage il range les sardines,

Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.

Les poissons sur la grille sont posés sur le feu

Puis retournés après une minute ou deux.

Sur un grand plateau rond, au milieu de la table

Calée par des galets pour qu'elle reste stable,

Le Pégot sert en vrac sa première tournée

Puis remet sur le feu la prochaine fournée.

Un jet d'huile d'olive dans le creux de l'assiette,

On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.

D'une pression du doigt on enlève la peau

Libérant les filets odorants et bien chauds,

La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,

La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebeleu !

On se "rabine" un peu, d'où le nom: "brulo dé"

Mais c'est tellement bon! vous n'avez pas idée.

Avec les dents du haut, on bloque la sardine,

La mâchoire du bas, retroussant les babines

Fort délicatement détache le filet

Qu'un" ggluuff" aspirera jusqu'au fond du palais.

Sous le pin parasol où s'aiment les cigales

Montent les petits bruits des gens qui se régalent.

Ca fait des: "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c'est bon !"

C'est toute la marée, plus un goût de charbon.

Toute les deux sardines on boit un coup de blanc,

De Cassis ou de Saint-Hilaire-d'Ozilhan,

On parle avec les mains, on sort la galéjade

Et la journée se passe en franche rigolade.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Rien de plus simple: des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi kilo par personne, soit 3 kilos). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l'huile d'olive dans chaque assiette.

 

Les vins conseillés:

La sardine est bonne fille et s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.

En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusc1an, Ventoux, Luberon, Cos­tières de Nîmes; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.

En vins du Languedoc blancs Picpoul-de-Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d' Aigues-mortes.

En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de­-Provence et des Coteaux varois.

 

In « Le bonheur grâce à la cuisine de l’amour »

 

 

  

Merci à l'irremplacé Reiser 

*************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

 

VOTEZ

Quatridi 14 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

27/03/2011

Gastronomie dominicale: L'alose d' Avignon comme ma mère

alose.jpg

 

 

- Regarde bien, petit, cette superbe alose

Les anciens l'appelaient “la princesso dou Rose”

Éclair de vif argent, longue, fine et puissante

Bien que lourde des flancs, elle reste élégante.

Sais-tu que c'est l'amour dont elle est satisfaite

Qui va te l'amener, demain, dans ton assiette?

Respecte-la, petit, et débouche le vin

Car manger de l'amour est un plaisir divin.

C'est un poisson magique, délicieux à manger

En bonne compagnie. Et subtil à pêcher!

Lorsque le Rhône était le Fleuve-Dieu sauvage,

Point encore castré par digues et barrages,

Indomptable et fougueux quand le mistral le fouette,

Crainte des riverains et bonheur des poètes,

Braconniers et pêcheurs, au mois des primes roses

Armaient les vire-vire pour pêcher les aloses.

C'étaient des bateaux larges aux ailes de moulin

Arrimés à la rive par quatre gros filins.

Deux paniers grillagés, avec le courant, tournent.

Lorsque l'un est en haut, son opposé s'enfourne

Dans l'onde trouble et vive où peinent les aloses

Cherchant un abri sûr pour que leurs œufs éclosent.

Beaucoup n'arriveront jamais à leur frayère,

Cueillies par les paniers montant vers la lumière.

Enlevée dans les airs, l'alose se tortille

Dans une pluie dorée de gouttes qui scintillent.

Elle tombe, ahurie, dans le fond de la barque

Où le fil de sa vie est coupé par les Parques.

Le pêcheur, averti, en interrompt sa sieste,

Achève le poisson d'un coup de barre preste,

Bois un coup de rosé si sa gorge s'assèche,

Puis se rendort, heureux: pour lui le Rhône pêche!

Cette façon subtile, je crois unique en France

N'a pu être inventée que chez nous, en Provence!

Il paraît que certains, les nuits de pleine lune,

Jouant flûte et violon au bord de la lagune

Ont eu, comme Aristote, la fantastique chance

De voir, debout sur l'eau, les aloses qui dansent...

Les belles ménagères avaient leur opinion:

"Les meilleures sont les aloses d'Avignon."

En dessous d'Aramon, elles sentaient la vase,

Et après Caderousse, ce n'était que carcasses,

Mais dans le Rhône vif courant sur les galets

Roulés de Villeneuve, ou au pied du Palais

Des Papes d'Avignon, elles étaient à point:

Dévasées, mais encor avec de l'embonpoint.

Et comment tu la cuis, ton alose, Victor?

Oh ! Vaï t'en plan, pitchoun, y a pas lou fio a bord!

Sers-moi d'abord un coup de rosé du Ventoux

Ou de Côtes-du-Rhône, et je te dirais tout.

L'alose, tu la laves, tu l'écailles, la vides.

Tu réserves les œufs dans un torchon humide,

Prends-en un soin jaloux, c'est les meilleurs morceaux

Pour les gourmets, c'est le caviar des Provençaux.

Puis tu tranches la tête et la fends en longueur,

Coupe l'alose en darnes de deux doigts d'épaisseur.

Tu auras pris chez un compère jardinier

Une brassée d'oseille, des épinards triés.

Tu vas hacher ces herbes assez grossièrement:

Elles vont te servir en accompagnement.

Tu prends une cocotte, mais une vrai, en fonte!

Des cocottes-minute n'accepte pas la honte.

Tu graisses bien le fond, mais à l'huile d'olive

C’est le nec plus ultra, faut pas que tu t'en prives.

Au tonneau de vin blanc, tu remplis un cruchon,

Puis tu places la tête, ouverte, sur le fond.

Tu recouvres d'un lit d'oseille et d'épinards

Sel, poivre noir, muscade, va-z-y, sois pas flemmard.

Tu peux y mettre aussi des oignons émincés,

Certains cuistots rajoutent... oui, du petit-salé.

De ton huile d'olive, une bonne giclée

Car pour ta réussite c'est là l'une des clés.

Mets tes darnes à plat, sur 1'herbe, bien serrées,

Qu'elles ne bougent pas quand ça va macérer.

Un autre lit d'oseille, encore un de poisson

Chaque fois sel et poivre et de l’huile, un soupçon.

Lorsque tout est placé, bien délicatement,

Tu poses sur le tout les œufs avec leur poche.

N'aie pas peur de forcer sur l'assaisonnement

Car ce n'est qu'un poisson, et pas de la bidoche.

On atteint maintenant un moment crucial,

Pour réussir ton plat, voilà le principal:

Tu arroses le tout de trois verres de gnole.

Des verres de soiffards, pas des verres symboles.

Enfin tu mouilles avec du blanc sec de Laudun,

Mais pas trop tout de même: ce qui est opportun.

Tu fermes ta cocotte bien hermétiquement

Avec la mie de pain mouillée légèrement.

Arrive maintenant le temps de la cuisson,

Sa longueur fondra les arêtes du poisson.

C'est sous la cendre chaude, dans un cantoun de l'âtre

Que doit cuire l'alose, dans les braises rougeâtres.

Cuis-la huit heures au moins d'une chaleur tranquille.

Le tout sera confit. Une alchimie subtile

Des herbes et de l'alcool dissoudra les arêtes.

Petit, sers-moi à boire, ou sinon je m'arrête!

C'est un plat rituel pour tous les gens du Rhône.

Enfin, écoute-moi: l'alose est très friponne,

Après tout le plaisir qu'elle te donne à table

Elle fera de toi un gaillard redoutable!

Tu seras comme un cerf quand résonne son brame:

Ce plat est souverain... pour le bonheur des dames.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Deux belles aloses d'un kilo et demi chacune, - un kilo d'oseille, - un kilo d'épinards en branches ou - mieux - de vert de blettes, à défaut, de la laitue, - trois oignons émincés, - 2 hectos de petit-salé haché, - deux verres d'huile d'olive, - trois cuillerées à soupe de sel fin, - poivre noir du moulin, - muscade (à votre appréciation, mais généreusement), - une bouteille et demi de vin blanc sec, - trois verres d’"aigarden" (eau-de-vie).

 

Les vins conseillés:

Ce plat de poisson à la saveur puissante, animale, s'accommode parfai­tement de vins blancs ayant du caractère: Côtes-du-Rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Châteauneuf-du-Pape.

Côteaux du Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette de Bellegarde.

Côtes de Provence de Palette, Coteaux varois de Salernes, Saint-Maxi­min, Bellet.

Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du-Rhône d'Estézargues, Côteaux-d'Avignon, Chusclan, Rochegude, Saint-Mau­rice-sur-Aygues, Sablet. Costières de Nîmes. Côteaux du Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Côteaux varois de Tourves, Barjols, Nans-les-Pins.

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan 

in: Le bonheur et dans l'assiette et dans les ver(re)s

 

********************

 

 Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

 

VOTEZ

Septidi 7 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

26/03/2011

Ouiquinde érotique avec Léo Ferré

LEO-FERRE dessin.jpg

Ta source

Elle naît tout en bas d'un lieu géométrique
A la sentir couler je me crois à la mer
Parmi les poissons fous c'est comme une musique
C'est le printemps et c'est l'automne et c'est l'hiver
L'été ses fleurs mouillées au rythme de l'extase
Dans des bras de folie accrochent les amants
On dirait que l'amour n'a plus besoin de phrases
On dirait que les lèvres n'ont plus besoin d'enfants
Elles coulent les sources en robe ou en guenilles
Celles qui sont fermées celles qu'on n'ouvre plus
Sous des linges qu'on dit marqués du sceau des filles
Et ces marques ça me fait croire qu'il a plu
Qui que tu sois toi que je vois de ma voix triste
Microsillonne-toi et je n'en saurai rien
Coule dans ton phono ma voix de l'improviste
Ma musique te prend les reins alors tu viens
Ta dune je la vois je la sens qui m'ensable
Avec ce va-et-vient de ta mer qui s'en va
Qui s'en va et revient mieux que l'imaginable
Ta source tu le sais ne s'imagine pas
Et tu fais de ma bouche un complice estuaire
Et tes baisers mouillés dérivant de ton cygne
Ne se retourneront jamais pour voir la terre
Ta source s'est perdue au fond de ma poitrine

 

Léo Ferré  

Illustration X - droits réservés

********************

 



Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

 

VOTEZ

Sextidi 6 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

22/03/2011

Ils ont réveillé La Bête

amère soirée.jpg

 

  

Ô combien de féaux et de croquemitaines

Parachutés, joyeux, sur des terres lointaines

Et qui ont touché terre, au soir des élections,

Groggy, sonnés, cassés, le testard plein de gnons,

Au fond de mornes urnes se sont évanouis,

Et dans le triste oubli, à jamais, enfouis !

 

Combien d’Huèmepets ont sombré avec rage

Malgré leurs coups tordus et leurs tripatouillages,

Et se sont engloutis à jamais dans les flots

Entraînant avec eux esquif et matelots.

Ils ont enfin trouvé leur place naturelle,

Taillée à leur mesure, au fond d’une poubelle.

 

Nul ne plaint votre sort, pauvres têtes perdues !

C’est la vox populi qui vous a étendus.

Combien de parasites, combien de trous-du-cul

Qui, hier, vous adulaient et vous léchaient le cul

Vous ont abandonnés, sans un mot, sur la grève

Seul, nu, répudié comme un cheval qui crève.

 

Quand la France d’en bas s’est enfin réveillée

Elle vous a jeté, oh ! Quelle dérouillée !

Vous a foutu dehors des villes et des campagnes.

Cette France d’en bas, elle aime la castagne !

En vous distribuant des gnons et des torgnoles

Elle rêve de vous couper les roubignoles.

 

Disparaissez, faquins ! Retournez dans vos bauges,

Les rats vous fêteront et feront votre éloge.

Votre Patron, un jour, le sinistre Attila

S’il a besoin de reitres, vous sortira de là.

Le Pen et ses fachos peuvent faire la fête

Car vos saloperies ont réveillé la Bête.

 

 

 

********************

 



Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ

Duodi 2 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

Merci à Tropicalboy

19/03/2011

Un peu d'amour et de poésie dans ce monde de brutes

dessin femme couchée.jpg

 

 

L'occasion perdue recouverte


(...)
Par une secrette avenue,
Il fut dans son appartement,
Et la trouva nonchalamment
Dormant sur son lit étendue :
Mais, dieux ! que devint-il alors ?
En approchant de ce beau corps,
Il eut de mouvements étranges,
Lorsqu'une cuisse à découvert
Lui fit voir le bonheur des Anges
Et le ciel de l'Amour ouvert.

Dans cette agréable surprise
Où Cloris n'avait pas songé,
Elle avait assez mal rangé
Et ses jupes et sa chemise ;
Lisandre aussi, trop curieux,
Vit lors les délices des dieux,
La peine et le plaisir des hommes,
Nôtre tombe et nôtre berceau,
Ce qui nous fait ce que nous sommes
Et ce qui nous brûle dans l'eau.

Aimant de la Nature humaine,
Bijou chatouilleux et cuisant,
Précipice affreux et plaisant,
Cruel repos, aimable peine,
Remède et poison de l'amour,
Bûcher ardent, humide four
Où les hommes se doivent cuire,
Jardin d'épines et de fleurs,
Sombre fanal qui fait reluire
Nos fortunes et nos malheurs ;

Nid branlant qui nous sert de mue,
Asile où l'on est en danger,
Raccourci qui fait allonger
La chose la moins étendue,
Fort qui se donne et qui se prend,
Œil couvert qui rit en pleurant,
Bel or, beau corail, belle ivoire,
Doux canal de vie et de mort
Où, pour acquérir de la gloire,
L'on fait naufrage dans le port.

Petit trésor de la Nature, 
Etroite et charmante prison, 
Doux tyran de nôtre raison, 
Vivifiante sépulture, 
Autel que l'on sert à genoux, 
Dont l'offrande est le sang de tous, 
Sangsue avide et libérale, 
Roi de la honte et de l'honneur, 
Permettez que ma plume étale 
Ce que Lisandre eut de bonheur. 

Beau composé, belle partie,
Je sais bien que, lorsqu'il vous vit,
II n'observa dessus ce lit
Ni l'honneur ni la modestie ;
Mu d'amour et de charité
Il couvrit votre nudité,
Pour faire évaporer sa flamme,
Et savoura tous les plaisirs
Que le corps fait sentir à l'âme
Dans le transport de nos désirs

Ce beau dédale qu'il contemple
Avec des yeux étincelants
Fait naître et couler dans ses sens
Une ardeur qui n'a point d'exemple.
Ce feu qui consume son cœur
Porte partout sa vive ardeur,
Eclate enfin sur son visage.
Et ce lâche de l'autre jour (1),
Se raidissant d'un fier courage,
Ecume le feu de l'amour.

Plein d'ardeur, d'audace et de joie 
De remporter un si beau prix, 
Le galant sauta sur Cloris, 
Comme un faucon dessus sa proie, 
Quand cette belle, ouvrant les yeux, 
Vit Lisandre, victorieux, 
Forçant ses défences secrètes, 
Et, la tenant par les deux bras, 
Entrer, tout fier de ses conquêtes. 
En un lieu qu'on ne nomme pas. 
(...)

 

Jean Benech De Cantenac (1630-1714) 

 

In Poésies nouvelles et autres œuvres galantes (1662) ce poème d’amour fut attribué un temps, par erreur, à Corneille. On ne prête qu’aux riches

 

(1) dans une précédente tentative, Lisandre…resta piteusement en panne !

 

********************

 

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

 

VOTEZ

Nonidi  29 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

 

Illustration X - Droits réservés

13/03/2011

Ouiquinde érotico gastronomique comme en Crète

aphrodite statue.jpg

Perrine

 

Perrine dansait nue sur la grève luisante

Pieds légers, ondulante, bras tendus vers Phébus,

Dans les fraîches senteurs de l’aurore naissante,

Elle sacrifiait au culte de Vénus.

 

Sa taille se ployait jusqu’à frôler l’arène

Puis elle s’élançait pour caresser les cieux

Ventre offert, seins dressés, plus fière qu’une reine

Perrine avait vingt ans et tutoyait les dieux.

 

Un grand faune barbu, velu et chevelu

A la flûte de Pan rythmait la sarabande

Il dévorait des yeux le corps de son élue

 

Et savait que bientôt il aurait sa prébende.

Il sauta sur la nymphe, l’entraîna dans la mer

Où il la posséda d’une étreinte primaire.

 

 

 

 

- En ce temps là, petit, la Grèce était à terre

Ecrasée sous le joug de troufions sanguinaires :

Des colonels bornés alliés à des popes

Martyrisaient sans fin le berceau de l’Europe.

Pourtant à Matala, au fin fond de la Crête

Existait une baie retirée et discrète

Où quelques chevelus à la barbe fleurie

Vivaient en troglodytes dans de curieux abris,

Grottes aménagées dans le roc des falaises

Qui regardent la mer jusqu’au Dodécanèse.

Ils vivaient là heureux, simplement différents,

Tolérés des Crétois, oubliés des tyrans.

Sur la plage, la nuit, au son des bouzoukis

Ils dansaient jusqu’aux transes d’aériens sirtakis

Buvant force hanaps de vin à la résine

Tout en mangeant tomates, oignons et aubergines.

- Alors dis-moi, Victor, ce régime crétois

Dont on nous parle tant. Qu’est-ce que c’est d’après toi ?

Avant tout des légumes de façon exhaustive,

Du poisson, du fromage et de l’huile d’olive.

Le plat de tous les jours : la salade crétoise

Qui rappelle parfois la salade niçoise.

Tu coupes des tomates assez mures en tranches,

Des morceaux de Fêta, fromage à pâte blanche,

Tu épluches un concombre et le coupes en rondelles,

Un poivron vert coupé, sans pépins ni carpelles,

Tu éminces un oignon, cisèle des pourpiers

Et tu ranges le tout dans un grand saladier.

Ajoute une poignée de belles olives noires,

Ca apporte du goût et en plus, ça fait boire.

Tu assaisonnes avec beaucoup d’huile d’olive,

Poivre, jus de citron, fleur de sel, quelques cives.

C’est un plat délicieux, remontant, simple à faire

Et qui – c’est reconnu – fait de verts centenaires !

Voilà ce que mangeait le faune de Perrine

Avant de l’entraîner dans des amours marines.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

in: Le bonheur grace à la cuisine de l'amour

 

 

 

 

*********************



Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

 

VOTEZ

Tridi  23 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

12/03/2011

Ouiquinde érotique avec Anna de Noailles

anna de noailles.jpg

S'il y avait un paradis

 

S'il y avait un paradis,
Vous n'y seriez pas, ô Cécile,
Mais, chez les damnés, les maudits,
Chez ceux qu'un grand désir exile, 


Dans l'enfer d'amour et de sang,
Vous rôderiez, sainte bacchante !


Loin de la calme Trinité,
À ces bouches pleines de soufre,
Vous verseriez la volupté
D'un chant qui jouit et qui souffre. 


Il n'est pas d'innocents accords,
Il n'est pas de sainte harmonie,
L'extase pénètre les corps
Comme une amoureuse agonie.

 

* * * * * * * * * *

Parfois, quand j'aperçois mon flamboyant visage.

 

Parfois, quand j'aperçois mon flamboyant visage.
Lorsqu'il vient d'échapper à ta bouche et tes doigts.
Je ne reconnais pas cette exultante image.
Et je contemple avec un déférent effroi
Cette beauté que je te dois !



Comme des bleus raisins mes noirs cheveux oscillent,
Ma joue est écarlate et mon œil qui jubile
Mêle à sa calme joie un triomphant maintien ;
Je n'ai vu ce regard fleurissant et païen
Que chez les chèvres de Sicile !



Moment fier et sacré où, sevré de désir,
Mon cœur méditatif dans l'espace contemple
La seule vérité, dont nous sommes le temple ;
Car que peut-il rester dans le monde à saisir
Pour ceux qui possèdent leur univers ensemble,
Ont mis l'honneur dans le plaisir ?...

*********************



Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

 

VOTEZ

Duodi  22 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

08/03/2011

Femmes, Femmes, FEMMES

 

lamazou femmes.jpg

 

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

 

Mais…n’oublions pas :

 

Miss Maggie, du Renaut de sa grande époque…

 

Femme du monde ou bien putain
Qui bien souvent êtes les mêmes
Femme normale, star ou boudin,
Femelles en tout genre je vous aime
Même à la dernière des connes,
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N’ s’ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière, ni plus malhonnête
A part peut-être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y a pas de gonzesse ou si peu
Dans les hordes de supporters
Ces fanatiques, fous-furieux
Abreuvés de haines et de bières
Déifiant les crétins en bleu,
Insultant les salauds en vert
Y a pas de gonzesse hooligan,
Imbécile et meurtrière
Y’en a pas même en grande Bretagne
A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n’ deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y’en a qui vont jusqu’à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d’honneur de ces cons-là
Aucune femme n’est assez vulgaire
Pour l’employer à tour de bras
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc’ que la vue d’une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc’ que dans les rangs des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les Beurs,
J’ai jamais vu une femelle
Pas une femme n’est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part bien sûr Madame Thatcher

C’est pas d’un cerveau féminin
Qu’est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n’a sur les mains
Le sang des indiens d’Amérique
Palestiniens et arméniens
Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu’un génocide c’est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d’humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime surtout enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l’homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l’heure dernière,
L’enfer s’ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre,
A celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien

Si je peux rester sur la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m’offrirai Madame Thatcher

 

 

…ni, bien sûr la ci-devant LE PEN Marine

 

 

 Illustration: Merci à Titouan Lamazou



*********************



Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

 

VOTEZ

Octidi  18 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

07/03/2011

La France classée "démocratie incomplète". Merci Sarko...

dictature affiche.jpg

 

Dictature molle

 

Elle arrive, elle est là, la dictature molle

Organisée par un Ubu roi tartignole

Entouré d'une cour de lèche-cul stupides,

De  crétins obséquieux, de profiteurs cupides.

Au début le « bling-bling », le Fouquet's, les Rolex,

Puis vinrent les propos insultants, et le sexe.

Les « veautants » aimaient çà, chez nous la gaudriole

Vaut à ses laudateurs respect et gloriole.

Alors, à l'abri de ce rideau de fumée

La pieuvre totalitaire, sournoise et bien armée

Déplie ses tentacules contre les libertés

Qu'elle suce une à une, jusques à les vider

De tout leur sens formel, de toute leur substance.

La presse, la télé, les radios de la France

Tombent sous le contrôle direct du roi Ubu

Qui nomme leurs patrons, choisis dans sa tribu.

« Ah ! Ah ! Cornes au cul ! Par ma chandelle verte

Les pauv'cons je les veux abrutis et inertes ! »

Pour banquiers et patrons, Ubu a des largesses,

Il sort de sa giberne des milliards qui engraissent

Ses copains, ses coquins, ses spadassins mafieux,

Mais rien pour les chômeurs, les manards et les vieux.

Ses sbires encasqués, méprisant, provoquant

Matraquent sans vergogne lycéens ou manants,

Mettent « en examen » avec hargne et violence

Ceux qui osent gueuler contre leur arrogance.

La justice elle-même est mise sous pression,

On ampute ses droits, dirige son action.

Ubu joue les Français les uns contre les autres,

C'est dans la division qu'il jouit, qu'il se vautre :

Chômeurs contre manards, privé contre public,

Jeunes contre trop vieux, hosto contre cliniques...

Il est insatiable, il veut tous les pouvoirs,

Qui n'est pas avec lui va s'en apercevoir.

Français ! Réveille-toi ! Dénonce l'imposture !

Car elle est là, tapie, l'ignoble dictature...

 

*********************



Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

 

VOTEZ

Septidi  17 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

 

06/03/2011

Gastronomie dominicale: Le tian de haricots au cochon

tian de haricot web.jpg

En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

 Illustration originale Vincent Barbantan

in: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s

*********************



Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ

Sextidi  16 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

 

05/03/2011

ouiquine érotique avec Giorgio Zorzi Baffo: l'entrée du paradis

 

bouche-chatte.jpg

  

 

 

Et voici le troisième volet érotique de l'ami Buffo:

 

 

Éloge de la Moniche



Chère Moniche qui, entre deux colonnes,
Est mise là, ainsi qu'un chapiteau, 
Pour coupole tu as deux grosses fesses 
Et le trou du cul, au-dessus, est ton ciel. 

Parce que t'adorent toutes les personnes, 
Tu te tiens couverte d'un voile blanc, 
Et si quelqu'un te le soulève, et te montre, 
Victime sur ton autel tombe tout oiseau. 

Tu me sembles le bois sacré de Diane ; 
À l'entrée est une paire de grosses moustaches, 
Qui conduisent à l'arche de la manne. 

Nuit et jour tu opères de grands miracles, 
Car l'eau que fait jaillir ta fontaine 
Donne la vie aux morts et l'esprit aux couillons.

 

Giorgio Zorzi Baffo

 

*********************



 

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Quintidi  15 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

28/02/2011

Les fossoyeurs d'espoir

sarko-grimace.jpg

 

Ô Liberté, Egalité, Fraternité

Gravés sur les mairies de toutes nos cités

Valeurs universelles, altruistes, fécondes

Que nos fiers Sans-culottes apportèrent au monde.

Valeurs revendiquées par les Révolutions

Qui balaient les tyrans de toutes les nations

De ces peuples arabes opposant leur courage,

Leur fougue, leur union, leur jeunesse et leur rage

Aux fusils, mitrailleuses, voire…aux avions

De dictateurs pourris qu’ils ont en aversion.

 

Mais que fait donc la France avachie par Sarko ?

Que dit à ces héros ce triste bourricot ?

Que fait Alliot-Marie quand la Tunisie gronde ?

Et que dit notre diplomatie moribonde ?

On leur dit Liberté ? Ils répondent bizzness…

On dit Egalité ? Ils pensent tiroir-caisse…

On dit Fraternité ? Ils entendent pognon…

La France a honte d’eux, ils méritent des gnons.

Il est temps, nous aussi, de taire nos rancœurs

Et de crier DEGAGE au vil usurpateur !

 

 

 

 Photo X - Droits réservés

 

*********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Décadi  10 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

27/02/2011

Ouiquinde gastronomique: La daube du tueur

daube tueur pour web.jpg

 

J'ai un ami tueur, c'est vrai, je le confesse ...

Un homme plein d'humour, de rugueuse tendresse,

Apte à faire passer de la vie au trépas,

Qui n'officie jamais aux heures des repas.

Honnête travailleur, fier de son savoir-faire,

Il tue au quotidien. Tuer, c'est son affaire.

C'est au couteau qu'il tue les jours de la semaine.

Le dimanche, au fusil, mais sans aucune haine.

Mon ami Angelo, tueur aux abattoirs,

Fin chasseur, est aussi un cuistot de devoir.

Pourvoyeur naturel de produits de mangeaille,

Sa cour est composée de docteurs es-ripaille.

Son cabanon, perché au bord d'une falaise

Domine, au levant, la terre avignonnaise.

De doctes assemblées de gens de haulte graisse

En ont fait un haut-lieu consacré à l'ivresse,

Au pantagruélisme, au culte des bougresses,

Aux goinfreries sacrées, aux ventrées d'allégresse,

Aux gaillardes chansons, aux grands éclats de rire,

Aux joutes oratoires, aux poètes, au bien-dire.

I1 faut voir Angelo haranguant ses ouailles.

La panse rebondie, la moustache en bataille,

Etranglant un goulot, le touille-sauce en main.

Annonçant le menu, tel un tribun romain

Gras double, pieds-paquets, civet de marcassin,

Grives, tourdres, bécasses ont hanté ce 1ieu saint.

Mais la spécialité d'Angelo le tueur

Parangon de parfums, chef d'œuvre de saveurs,

Ce plat de paysans, velours de l'estomac,

Les experts sont d'accord: c'est sa daube au Lirac.

- Qu'a-t-elle donc, Victor, la daube d'Angelo

Pour que tu en parles avec des trémolos !

- Classique si ce n'est la qualité du vin,

Peut-être bien, aussi, un certain tour de main.

Choisis bien tes morceaux: paleron, plat de côtes,

Gallinette, jarret et un bout de culotte.

Coupés grossièrement en tronçons bien épais,

Dans un profond faitout tu les mets à tremper

Au moins toute une nuit dans du vin de Lirac,

Avec sel, poivre, thym, oignons jetés en vrac,

Met aussi un dégou de cette huile d'olive

Qui sublime les goûts, parfume et enjolive.

Sors et sèche ta viande le lendemain matin,

Passe ta marinade et jette oignons et thym.

Dans du lard de cochon fondu fais revenir

Deux cèbes du Vigan, mais ne fais pas roussir.

Tu rajoutes ta viande et tu la fais suer

Doucement, à feu doux, sans trop la remuer.

Mets un bouquet garni, sarriette et romarin,

Sale légèrement, poivre avec ton moulin,

Pendant ce temps tu chauffes ta marinade à part.

Attention ! du Lirac, pas du mauvais pinard !

Là, petit, il te faut être un peu dégourdi :

Rajoute louche à louche ton liquide tiédi

Puis fait cuire à feu doux deux heures pour le moins.

Sors du feu et réserve jusques au lendemain.

En se refroidissant, ton bœuf va se confire,

Et pour le réchauffer, deux heures vont suffire,

Mais sur un feu très doux, sous la chaude caresse

De cendres sous lesquelles couve l'ardente braise.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe ct la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la marinade: - 2 kilos de bœuf (culotte, jarret, gallinette, paleron), - 3 oignons coupés grossièrement, - 1 grosse touffe de thym, - 1 poignée de gros sel de Camargue, - poivre noir du moulin en abondance. - 1 verre d'huile d'olive, - 2 bouteilles de Lirac rouge.

Pour le plat: - 1 hecto de lard de cochon. - 2 cèbcs du Vigan (à défaut de Lézignan ou d'ailleurs, mais douces), - bouquet garni riche (thym, laurier, sarriette, romarin, persil plat), - sel, - poivre, - marinade purgée de ses légumes et tiédie.

 

Les vins conseillés:

Rien en dessous de 14° ! Mais le choix reste large. En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairann, Châteauneuf-de-Gadagne, Saint-Gervais, Vinsobres, Saint-Maurice-sur-­Aigues, Visan, Rochegude.

En vins du Languedoc et du Roussillon : Saint-Chinian, Fitou, Collioure.

En vins de Provence : Bandol. Pierrefeu, Tourves, Brignolles, Saint-­Zacharie, Les Arcs. Et, bien sûr, tous les bons vins d'ailleurs !

 

Illustration originale Vincent Barbantan.

in: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s

*********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Nonidi  9 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

26/02/2011

Ouiquinde érotique avec Giorgio Zorzi Baffo: cul.

 

quel-cul.jpg 

Vous avez aimé « les seins » de Baffo, je vous continue la série priapique de ce formidable Vénitien, ami de Casanova, dont l'œuvre essentiellement érotique fut célébrée tant par Apollinaire que par Desnos. Une référence pour ce gourmet de l'amour qui dédie ses poèmes « aux hommes et aux femmes aimant à rire et sachant regarder les choses du bon côté »

 

Éloge du Cul



Ô trou du cul, qui entre deux petites collines
En cercle te présentes, rond et parfait,
Tu me sembles un vaste plein de civette,
Mis en conserve entre tes petits plis.


Tu me sembles un melon coupé de deux tranches.
Eh ! vienne même l'architecte le plus célèbre,
Par Dieu ! il ne pourrait faire plus beau petit groupe ;
Qu'avec la Nature l'Art n'entre en parallèle.


Oh ! cher Cul ! Oh ! stupéfiante machine !
Que de choses en toi se voient en un clin d'œil,
Aussitôt qu'on lève le rideau !


On voit des montagnes, des vallées, un bois au fond,
J'ai grande sympathie pour la gent révérende,
Si en ce lieu elle fait son séjour.


Giorgio Zorzi Baffo





in: Œuvres Erotiques - Baffo (La Musardine, 1997)

 

*********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Octidi  8 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

 

Illustration X - Droits réservés

23/02/2011

Kadhafi, le bourreau impuissant

kadhafi imprécateur.jpg

 

Le despote aux abois trépigne et vocifère

Contre son peuple, enfin, qui arrache ses fers.

Ses yeux hallucinés de drogué psychopathe

Jettent des éclairs fous, et sa voix scélérate

 

Eructe de la haine, menace de tueries

Son peuple réveillé. Dans sa bouffonnerie

Le tyran gesticule comme un poulpe hors de l’eau,

Fronce son groin de porc, rajuste son calot

 

Et repart derechef dans des flots d’invectives,

De propos décousus, phrases approximatives,

Il parle de massacres, de boucheries, de sang,

 

De tripes irisées sous un soleil menteur,

Mais le tyran est nu, mais le tyran a peur

Car malgré ses diatribes, le tigre est impuissant.

 

 

kadafhifada.jpg

 

*********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Quintidi  5 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

 

Illustrations X - Droits réservés

19/02/2011

Ouiquinde érotique avec Giorgio Zorzi Baffo

 

seins.jpg

Éloge des Tétons



Chers Tetons, vous êtes l'unique et seule
Partie qui le mieux ressemble au fessier ;
Vous êtes ces collines délicates
Où au mitan, s'ils peuvent, volent les Oiseaux.


Vous êtes ce bel aspect qui console,
Car vous paraissez proprement la Voie lactée :
Heureux qui sur vous met les pattes,
Car il fond comme cire au feu !


Oh ! chers beaux attraits de la Femme !
Vous êtes ces charmes bénis
Qui font que la Moniche en plaît davantage.


Vous êtes ce bel étalage qui promet
Que dessous il y a bonne marchandise,
Car le plus souvent, à bons tétons, bon cul.

 

Giorgio Zorzi Baffo

*********************

 Photo X Droits réservés

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Primidi  1er Ventose 219 de l'ère de la Liberté

14/02/2011

Pour ma chérie

peynet colombe.jpg

 

Le temps marche sur moi, quant à toi, il t'effleure

Ma taille s'épaissit, mes cheveux ? Je les pleure...

Le temps est un voyou, un voleur de jeunesse,

Mais il transmute aussi la passion en tendresse.

 

Si le torrent fougueux de notre amour total

S'est calmé dans le lac du bonheur conjugal

Après plus de vingt ans, il n'a pas une ride,

Et s'il est moins ardent, il n'est que plus solide.

 

Pour mon cœur, pour mon corps, tu restes la plus belle,

Fière, douce et sexy, ma lionne d'amour,

Plus attirante encor que bien des jouvencelles.

 

Pour tes yeux de velours je me fais troubadour

Et, pour Saint-Valentin, te dédie ce poème

Je t'aime.

 

 

Merci au grand Peynet

*********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Sextidi  26 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté

12/02/2011

L'amour, la mer, la mort...

 

 

C'est un homme normal, c'est un monstre ordinaire,

Deux jumelles jolies, problème avec la mère,

Alessia et Livia sont ses filles chéries,

Elles sont tout pour lui, ses yeux, son cœur, sa vie

Alors il les emmène, un matin, en voyage

Vers le Sud, le soleil, la mer, les coquillages.

C'est le soir, à Marseille, ils prennent le bateau

Vers l'île de beauté que l'on verra bientôt.

Le soir, au restaurant, c'est un repas de fête,

Papa est rigolo, les vacances c'est chouette.

Plus tard, dans la cabine, il fait chaud. « - Vous venez

Mes chéries, sur le pont, on monte respirer.

Tenez, buvez d'abord cette tisane chaude.

- Ah ! Papa, c'est amer. - Mais pas du tout nigaude ! »

On monte sur le pont. Epaisse et froide nuit.

Immensité liquide, vent mauvais, peur et bruit.

« J'ai peur papa, rentrons, j'ai sommeil, je m'endors...

Moi aussi, je suis mal, je suis mal, c'est la mort... »

Livia tombe endormie, Allisia fait de même

Papa les jette à l'eau. Bien sûr, puisqu'il les aime...

Il les aime, il les tue. Alors, où est le mal ?

C'est un monstre ordinaire, c'est un homme normal...

 

*********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Quartidi  24 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté


11/02/2011

Quand Microlax 1er bavasse pour les nuls.

 

proltaireson1.jpg

 

 

Or donc en ce temps-là le tout petit satrape

Entama, de son peuple de vieux, la retape,

Banquiers, marchands de rien, voleurs et maquignons,

Ces vieux peureux et riches qui tenaient le pognon.

Il convoqua au soir, dans l'étrange lucarne

D'un bétonneur ami, chez une vieille carne

Qui depuis bien longtemps nous sert son opium

Quelques sujets dociles qu'il mit sur le podium.

Devant eux, Microlax, souriant, volubile

Put mentir à l'envie sans se faire de bile,

Pas de rudes questions, pas de contradicteurs,

Et un Monsieur Loyal lèche-cul, contempteur.

Et tandis qu'en Égypte se fabriquait l'Histoire

Notre micro-satrape, à ses faire-valoir

Bavassait sans surprise des tas de conneries,

Promesses, compassion, peur et sensiblerie.

Il mentait et son nez frétillant s'allongeait

Tandis qu'il discourait sur des trucs usagers,

Oubliant enseignants, magistrats en colère

Ministres « voyageurs » aux mœurs très bananières,

Chômeurs, crève-la-faim, surveillance, flicage

D'une société qu'il exploite et saccage...

Et tandis qu'en Egypte se fabriquait l'Histoire,

Microlax bavassait, sans hauteur, sans espoir...

N'a-t-il pas vu, ce nul que son peuple est en rage

Et qu'il va lui crier: « Allez! Basta! DEGAGE! »

 

**********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Décadi  23 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté

Illustration X - Droits réservés.

06/02/2011

Gastronomie dominicale: Le coq au vin de Ginette et Nicole

Coq au vin copie.jpg

 

« Allez, Zou ! Viens mon beau. On va tuer le coq! »

C'est ainsi que Ginette, femme du Pays d'Oc

Fit de moi son complice pour saigner "Pyjama"

Et en faire une fête pour tous nos estomacs.

« Il honore mes poules, mais il me les esquinte.

C'est "viol avec violence", si elles portent plainte! »

Je tiens solidement Pyjama par les pattes

Et lui bloque les ailes pour qu'il ne se débatte,

Elle lui tend le cou sur une casserole

Et plante franchement l'Opinel à virole.

Le sang de Pyjama s'écoule volontiers,

Un grand frémissement et il meurt sans crier...

Telle est la dure et saine loi de la nature :

Tout être est prédateur mais aussi nourriture !

En quatre mouvements, Pyjama est plumé,

Vidé et nettoyé, puis flambé et coupé

En solides portions et mis à mariner

Dans un Cairanne rouge où l'on a ajouté

Oignons piqués de clous de girofle et carottes,

Quelques baies de genièvres, sel, poivre et pas de flotte.

On laisse reposer au frais, toute une nuit.

Au matin on sort les morceaux que l'on essuie.

Au fond d'une sauteuse ou mieux d'une... cocotte,

Faites mousser du beurre dans de l'huile bien chaude,

Et faites-y dorer vos morceaux de volaille

Avec un peu d'oignon et quelques gousses d'ail.

Saupoudrez sur la fin avec de la farine

Toujours en remuant. Faut pas que ça calcine.

Flambez alors le tout avec un Armagnac,

Un marc de Châteauneuf ou bien un bon Cognac.

Puis vous passez dessus le jus de marinade,

Poivre, bouquet garni, sel (pas comme un malade).

Montez alors jusqu'à petite ébullition

Et cuisez doucement. La durée est fonction

De ce qu'est le bestiau. Pour Pyjama trois heures

Mais pour un coq d'hyper entre une et deux heures.

Préparez quelques cèpes, frais ou secs mais trempés,

Vous les sautez dans l'huile, les poivrez, les salez,

Puis vous les rajoutez à la préparation

Demi-heure avant la fin de votre cuisson.

À votre liaison il faut alors penser:

Sortez un verre de sauce, laissez-là reposer,

Puis battez-la avec jaune d'œuf et vinaigre,

De la farine en pluie. Fouettez d'un ton allègre!

Si vous l'avez gardé, vous rajoutez le sang.

Incorporez le tout dans le jus frémissant.

C'est prêt. Sans plus tarder arrêter le réchaud.

Vous buvez un canon et vous servez très chaud.

Avec des tagliatelles ou des pommes vapeur,

Et un bon Châteauneuf, on atteint le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes 

Le coq au vin est un plat qui doit mijoter. Il s'accommode donc parfaite­ment d'une volaille ayant de l'âge. Il faut une viande qui tienne aux os, et des os solides. Il vous faut donc:

Pour la marinade: - l coq ancien de deux kilos, - 2 bouteilles de bon vin rouge A.a.C., - 2 oignons pour la marinade, - 1 demi kilo de carottes coupées en rondelles, - 4 clous de girofle, - l dizaine de baies de geniè­vre, - 2 cuillerées de gros sel, - poivre du moulin.

Pour le plat: - 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - gros comme un œuf de beurre, - l oignon émincé, - 3 gousses d'ail, - un peu de farine, - l verre d'Armagnac, Cognac ou Marc de Provence, - l bouquet garni, - l cuillerée à soupe de sel fin.

Pour la sauce: - 1 jaune d' œuf, - l demi-verre de vinaigre de vin, - 2 cuillerées à soupe de farine, - le sang du coq si vous l'avez gardé, - 1 sachet de cèpes secs mis à tremper.

 

Les vins conseillés:

 Pas de demi-mesure pour le coq au vin: les meilleurs rouges de la vallée du Rhône: Côtes-Rôties, Hermitage, Croze-Hermitage, Saint-Joseph, Châteauneuf-du-Pape, Lirac, Gigondas, Vacqueyras, Cairanne, Saint­Gervais, Séguret, Vinsobres, Visan, Sainte-Cécile-Ies- Vignes, Cornillon. En Coteaux du Languedoc, les vins chaleureux de Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Corbières, Fitou.

Les Côtes du Roussillon "Villages" de Belesta, Estagel, Maury, les Col­lioure.

Les vins de Provence Coteaux des Baux, Palette, Bandol évidemment, Les Arcs, les grands rouges de Bellet.

 

 in: Le bonheur est dans l'assiette

*********

 

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Septidi 18 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté