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01/10/2008

Aïe avé drim...

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Tiré de la Une de Siné-Hebdo n°4 en vente ce jour.

Aïe avé drim
C'est de pendre tous les banquiers,
Par les couilles ou par les pieds
Ou encor' de les fusiller
Mais, avant, de leur faire raquer
Tout le pognon qu'ils ont piqué,
Aux pauvres cons qu'ils ont niqués.

Aïe avé drim
C'est d'exploser les politiques
Sans vergogne et sans éthique,
Ces vieux cumulards prostatiques,
Résidus de fosses septiques
Dont la seule et unique tactique
Est: parasiter la République.

Aïe avé drim
C'est d'empaler tous les bigots
Ces insupportables cagots
Curés, rabbins, imams dingos
Qui se dressent sur leurs ergots
Pour abrutir tous les gogos
Et leur emplâtrer le magot.

Aïe avé drim
C'est d'arracher les deux roustons
Puis de couler dans le béton
Les marchands de merde en veston
Qui nous vendent leurs rogatons,
Viandes pourris et faux frometons
Dans leurs grandes surfaces de con.

Aïe avé drim:

La revanche de ceux qui triment...

26/09/2008

Les mots et les actes.

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Merci à Laurent

La Pythie de Neuilly a parlé à Toulon
Pas loin de Gonfaron
Là où les ânes volent,
Par devant un parterre de sombres branquignoles,
Sa servile brigade des applaudissements,
Tous des Uhèmepets réjouis lorsqu’il ment,
Ceux qui profitent à fond de son « paquet fiscal »
Par planquer leur pognon en terres tropicales.
Paroles de Pythie : « Laisser-faire, c’est fini
Le marché qui a toujours raison, c’est fini ».
Ben voyons, on te croit, toi le copain de Bouygues,
D’Arnaud, de Lagardère, et de tant d’autres zigues
Bâtissant des fortunes par la spéculation
Sur le dos des prolos par la confiscation
Du fruit de leur savoir, leur sueur, leur travail
Et puis les rejetant tout comme vil bétail.
Avec tes airs confits de sacristain en messe
Tu t’appuies sur la crise, oubliant tes promesses
De chercher la croissance, s’il faut, avec les dents.
Et le pouvoir d’achat, Monsieur le Président !
Vous nous aviez promis qu’une fois aux affaires
Par la foi, le travail, finirait la misère.
Et les terribles nuits, seul, dehors, lorsqu’il gèle ?
Les vieux qui pour bouffer fouillent dans les poubelles ?
Et les essedéhèfes ? Et les gens qu’on expulse ?
Y avez-vous pensé ? Est-ce que ça vous révulse ?
Non ! Vous voulez, en fait, profiter de la crise
Pour nous faire avaler, en loucedé, par surprise
De sordides « réformes » toujours réactionnaires,
Dures pour le prolo, douces pour l’actionnaire.
Vous voulez, dîtes-vous, remettre « plus d’Etat »,
Alors que vous lourdez ses agents par gros tas.
Votre bilan d’un an : régression, esclavage,
Faim et précarité, répression et chômage.
Vous remplissez les poches de vos amis patrons
Par la France d’en bas pressée comme un citron.
Halte ! Tristes bouffons à la grasse bedaine,
Partez avant que ne se transforme en haine,
La puissante colère qui dans le peuple monte,
Partez quand il est temps car la révolte gronde.





22/09/2008

Virginité à vendre

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Une jeune Américaine de 22 ans, Natalie Dylan, met sa virginité aux enchères pour 1 million de dollars afin de financer ses études supérieures.

Eh ! Nathalie, ta chatte est chère !
T’as mis ton pucelage aux enchères
Un million de dollars, c’est pas une affaire…
Puteng ! Tu manques pas d’air !
Vendre son cul, c’est alimentaire
T’as rien inventé sur cette terre,
Depuis des milliers de millénaires
Les meufs monnaient leur train arrière
Sauf celles qu’ont des gueules de chaisières
Et qui restent célibataires.

Pour payer tes études étazuniennes
Toi, la petite collégienne,
Tu fais comme les péripatéticiennes
Qui vendent leur boutique sous pubienne.
Sont-elles pour autant des chiennes ?
Leur pastille vaut bien la tienne.
Ce qui m’étonne, citoyenne,
C’est qu’à vingt-deux balais t’es encore la tienne,
Je la trouve un peu ancienne
Pour ne pas dire antédiluvienne.
Vaginale ou clitoridienne,
T’as pas de maladie vénérienne ?

Tout de même, tout est marchandise
Dans ce monde où la bêtise
A terre conquise…
Quand tu lèveras ta chemise,
Quand tu feras ton strip-tease
Pour vendre la chose promise,
A un gogo pas dans la mouise,
Toi, pauvre fillette soumise
Tu mesureras la sottise
De ce monde de traîtrise
Dont la nauséabonde devise
Est : « Tout, tout, n’est que marchandise… »



16/09/2008

Les tyrans ne sont grands que si nous sommes à genoux.

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Ils ne changeront pas, ils ont ça dans la peau,
Les barreaux des prisons dessinent leur drapeau,
Partout où l’on conteste leur volonté rapace,
Où un chef courageux se montre coriace,
Ils fomentent des coups tordus, des attentats,
Révoltes de nantis, séditions, coups d’état.
Partout où des richesses échappent à leur contrôle :
Les matières premières, la drogue ou le pétrole,
Leurs sbires sont tapis dans l’ombre, dans la boue,
Pour abattre les chefs et leurs peuples debout.
Ils ne changeront pas, ils ont ça dans la peau,
Ces cul bénits mielleux, vêtus des oripeaux
Des croisés du fric-roi. L’ultra libéralisme
Qui leur tient lieu de croix, les poussent avec cynisme
A soutenir partout les chiens de l’affairisme.
Dans leur collimateur, le Venezuela
Dont le patron, Chavez, les vire avec éclat,
La Bolivie aussi où Evo Moralès
Nationalise les mines de cuivre et manganèse.
Ces métèques indiens n’ont-ils pas le culot
De leur botter le cul, et avec quel brio !
Ils ont foutu dehors leur con d’ambassadeur
Qui tentait, par dessous, de semer la terreur.
Partout où naissent et vivent quelques alternatives
Crédibles au pognon-roi, leurs cliques agressives
Tentent par les coups bas, le chaos, la menace
De remettre au pas la vile « populace »,
Au nom d’une « croisade » ultra capitaliste
Au profit de voleurs, d’assassins, de papistes.
Et après ils s’étonnent d’être partout haïs !
Ils salopent l’image de la Démocratie…
Sarko, c’est ce modèle que tu voudrais pour nous ?
Les tyrans ne sont grands que si nous sommes à genoux…







15/09/2008

Eh! Benito seize, je te fais un petit cadeau, une perle du grand Tonton Georges qui devrait te faire plaisir:

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Tempête dans un bénitier
Paroles et Musique: Georges Brassens 1976 © Editions musicales 57


Tempête dans un bénitier
Le souverain pontife avecque
Les évêques, les archevêques
Nous font un satané chantier

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
A la fête liturgique
Plus de grand's pompes, soudain
Sans le latin, sans le latin
Plus de mystère magique
Le rite qui nous envoûte
S'avère alors anodin
Sans le latin, sans le latin
Et les fidèl's s'en foutent
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

Je ne suis pas le seul, morbleu
Depuis que ces règles sévissent
A ne plus me rendre à l'office
Dominical que quand il pleut

Il ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
En renonçant à l'occulte
Faudra qu'ils fassent tintin
Sans le latin, sans le latin
Pour le denier du culte
A la saison printanière
Suisse, bedeau, sacristain
Sans le latin, sans le latin
F'ront l'églis' buissonnière
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin.

Ces oiseaux sont des enragés
Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent
La saine et bonne vieille branche
De la croix où ils sont perchés

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
Le vin du sacré calice
Se change en eau de boudin
Sans le latin, sans le latin
Et ses vertus faiblissent
A Lourdes, Sète ou bien Parme
Comme à Quimper Corentin
Le presbytère sans le latin
A perdu de son charme
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

13/09/2008

Aux salmigondis de Benito et de Sarko, je préfère...

...Le mécréant (de tonton Georges Brassens)

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Est-il en notre temps rien de plus odieux,
De plus désespérant, que de n' pas croire en Dieu?
J' voudrais avoir la foi, la foi d' mon charbonnier,
Qui' est heureux comme un pape et con comme un panier.
Mon voisin du dessus, un certain Blais' Pascal,
M'a gentiment donné ce conseil amical:
«Mettez-vous à genoux, priez et implorez,
Faites semblant de croire, et bientôt vous croirez. »
J' me mis à débiter, les rotules à terr',
Tous les Ave Maria, tous les Pater Noster,
Dans les ru's, les cafés, les trains, les autobus,
Tous les de profundis, tous les morpionibus...
Sur ces entrefait's là, trouvant dans les orti's
Un' soutane à ma taill', je m'en suis travesti
Et, tonsuré de frais, ma guitare à la main,
Vers la foi salvatric' je me mis en chemin.
J' tombai sur un boisseau d' punais's de sacristi'
Me prenant pour un autre, en chœur, elles m'ont dit:
«Mon Pér', chantez-nous donc quelque refrain sacré,
Quelque sainte chanson dont vous avez l' secret! »
Grattant avec ferveur les cordes sous mes doigts.
J'entonnai «le Gorille» avec «Putain de toi ».
Criant à l'imposteur, au traître, au papelard,
Ell's veul'nt me fair' subir le supplic’ d'Abélard,
Je vais grossir les rangs des muets du sérail,
Les bell's ne viendront plus se pendre à mon poitrail.
Grâce à ma voix coupé' j'aurai la plac' de choix
Au milieu des Petits chanteurs à la croix d' bois.
Attiré' par le bruit, un' dam' de Charité,
Leur dit: «Que faites-vous? Malheureus's arrêtez!
Y'a tant d'homm's aujourd'hui qui' ont un penchant pervers
A prendre obstinément Cupidon à l'envers,
Tant d'hommes dépourvus de leurs virils appats,
A ceux qui' en ont encor' ne les enlevons pas! »
Ces arguments massues firent un' grosse impression,
On me laissa partir avec des ovations.
Mais, su' l' chemin du ciel, je n' ferai plus un pas,
La foi viendra d'ell' même ou ell' ne viendra pas.
Je n'ai jamais tué, jamais violé non plus,
Y'a déjà quelque temps que je ne vole plus,
Si l'Éternel existe, en fin de compte, il voit
Qu' je m' conduis guér' plus mal que si j'avais la foi.


11/09/2008

ANNIVERSAIRES: assassinat de la Liberté au Chili; et autres

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œuvre originale de Giaccobazzi


God blesse America

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,
Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,
Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,
Par les loques données chargées de variole.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,
Orgueil de la nation des voleurs de vos terres …

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,
Achetés, exploités et payés au bâton,
Humiliés, niés, traités pire que bêtes
Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,
Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgés vos fers…

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Salvador Allende, du fond de ton tombeau,
Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo
Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces
Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,
Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Paysans communistes nés en Indonésie.
Vous étiez un million accusés d’hérésie,
Massacrés pour avoir soutenus Sokarno
Alors que les yankees préféraient Suharto.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,
Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Héroïques soldats paysans du Viet-Nam.
Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,
Vous avez triomphé de cette soldatesque
De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,
Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,
Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,
Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam
Massacre les civils pire qu’au temps de Saddam.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,
Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,
Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,
La défense du “ Droit ” fut un bon alibi :
L’ordre americana règne sur la Serbie.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,
Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Civils vitrifiés par la Bombe yankee
Rayant Hiroshima comme Nagasaki
Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre
Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques
En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !
Libère-toi des fers, des chaînes de forçats
Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme
Par sa télé débile et son consumérisme.
Renverse le pouvoir aveugle du dollar
Et celui des banquiers et boursiers vicelards.
Rafale les “ chairmen ” des multinationales
Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.
Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,
Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !
Redevient cet ami qui nous a fait rêvé,
Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.
Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.
Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères
Afin que la statue prénommée Liberté
Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

Jean-Victor Joubert.







04/09/2008

DEGAGEZ !

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DEGAGEZ !

Quand les lampions s’allument au grand bal des menteurs,
Des calomniateurs, des manipulateurs
Qui ruinent et salissent l’honneur de la France
Et traînent le pays dans leur fosse d’aisance,

Quand ceux qui sont censés gouverner le pays
S’étripent comme chiens autour d’un os pourri,
Aubry, Delanoë, Moscovici, Royal,
Eléphants qui aboient comme chien et chacal,

Quand le peuple excédé d’être ainsi humilié
Et méprisé par ceux qui semblent oublier -
Tant leurs rivalités haineuses, leur arrogance

Saccage leur crédit, ravage la confiance –
Que le peuple de France, quand il est enragé
Sait faire tomber les têtes, nous hurlons :
« DEGAGEZ ! »




09/08/2008

Chantons pour les J.O.: "LE MANDARIN"

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Dans un grand pays lointain (bis)
Il y avait un mandarin (bis)
Entouré de mandarines
Qui lui pignolait la pine
Ah qu’il est beau le mandrin
Le mandrin du mandarin
Ah qu’il est beau le mandrin
Le mandrin du mandarin

Y’en a la queue qu’est molle et qu’est foutue
Y’a qu’à couper la quiquette aux cocus


En mangeant son bol de riz (bis)
Il s’astiquait le céleri (bis)
Puis il leur faisait minette
Toujours avec des baguettes
Tout en branlant le mandrin
Le mandrin du mandarin
Tout en branlant le mandrin
Le mandrin du mandarin

Refrain

Il leur fourinait la mangue (bis)
Sur les bords du Yang Tsé Kiang
Sur les bords du Yang Tsé Kiang
Nuit de Chine nuit câline
Soupiraient les mandarines
Tout en pipant le mandrin
Le mandrin du mandarin
Tout en pipant le mandrin
Le mandrin du mandarin

Refrain

Il rencontra une geishas (bis)
Qu’sauvagement il troncha (bis)
Il lui défonça l’échine
Pour la gloire de la Chine
Puis se fit hara-kiri
Du trou du cul au nombril
Puis se fit hara-kiri
Du trou du cul au nombril

Refrain

P.S. 1: après chaque couplet, on fait une courte pose (un temps ou deux) pendant laquelle le ou la « kapellmeister » indique à voix noble mais résolue, et en roulant les « r », le mot « refrain » !

P.S. 2: la phrase générique "Y’en a la queue qu’est molle et qu’est foutue" peut être remplacée avantageusement par une phrase adaptée à votre goût, du genre "Marko ta queue, l'est molle et l'est foutue", (le nom est au choix évidemment!)

14/07/2008

14 juillet, je fais comme Tonton Georges: à table!

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La mauvaise réputation

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

17/04/2008

Honte aux salauds qui font des lois scélérates

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Merci à Charb

Nous, qui ne voulons pas bouffer des OGM
La FNSEA nous jette l’anathème,
Nous traite de crétins, de gogos passéistes
Entravant le triomphe du choix productiviste…

Tous les Monsanto-boys nous jouent à pleines orgues
Le grand air du Progrès, sûrs d'eux et plein de morgue,
Promettant aux crédules des villes et des champs
Opulence, bonheur et futur alléchant.

Le monde est en furie, les manants crient famine
En Afrique, en Egypte, en Thaïlande et en Chine
« Nous pouvons, disent-ils, résoudre ces problèmes,
Il suffit de planter, partout des OGM ! »

La pieuvre Monsanto, tueuse mondiale
Corrompt, par son pognon, toute fibre morale,
Elle jette à ces Veaux du foin et du travail,
Elle endort leur bon sens, fait de nous des cobayes.

Achète députés, gras sénateurs repus
Scientistes marrons grace à l’argent qui pue,
Culture de mensonge, de dissimulation,
D'achat des consciences, d'actions sans précautions.

Honte sur ces élus à l'épais crâne obtus
Engraissés au dépend de leur pays vendu
Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent
Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.

Salauds, quand vos enfants, crevant de leucémie
Verront bien que vous êtes leur pire ennemi
L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts
Fera de votre vie un enfer de remords.

Jean-Victor Joubert

08/04/2008

Slam olympique: Paris s'est réveillé

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Paris s'est réveillé,
Paris a gueulé,
Paris s'est rebellé,
Paris a grondé,
Paris s'est souvenu qu'il est père des droits de l'Homme
Et a englouti dans un maeltrom
De colère généreuse
Les vélléiés honteuses
De cacher au monde
Les massacres immondes
Que la dictature chinoise perpétue
Quand sa soldatesque élimine et tue
Le peuple du Tibet et lui substitue
Des colons Han venus d’ailleurs
Dans les fourgons de l’agresseur.

Paris s'est réveillé,
Paris a gueulé,
Paris s'est rebellé,
Paris a grondé,
Paris s’est souvenu qu’il a réinventé l’Olympisme
Et qu’il est donc en position morale de charisme
Pour contrer le crétinisme
Du bolchévisme
Qui anéantit la philosophie du bouddisme
Fleurissant pacifiquement sur les monts éternels
D’un pays qui tutoie le ciel.
Vils dictateurs
Tueurs
Vos actions sont de plomb, vos idées sont de fiel.

06/04/2008

C'est dimanche: un peu de Tonton George!

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Ceux qui ne pensent pas comme nous

Quand on est pas d'accord avec le fort en thème
Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,
On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,
Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »
Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,
Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,
Si sa forme a changé le fond reste identique:
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Refrain

Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.


Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide
­Que l'on ne se conformât point à son avis:
"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Si ça n'entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,
Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

La morale de ma petite ritournelle,
Il me semble superflu de vous l'expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle,
Faut choisir entre deux éventualités.
En fait d'alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Georges Brassens
Extrait de "l'oeuvre complète" de jean-paul Liègeois (cherche-midi)

05/04/2008

Slam à Ingrid

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Ils te trouvent ingénu
En fait t’es un roi nu
Toi qui tombe des nues
Ingrid reste détenue…

Tu t’prends pour un monarque
Toi le roi de l’arnaque
Les enculés des Farcs
Te prennent pour un branque…

Malgré ta roublardise
Avec ta balourdise
Tes fausses analyses
La Ingrid agonise…

Les Farcs sont des fumiers
Qui ont embastillé
Une femme qui criait
La Liberté grillée…

Dans cette barbarie
Dans cette connerie
La vie a peu de prix
Entend Ingrid qui crie…

04/04/2008

Slam à Sarko : War c’est war


War c’est War
Il n’y a plus d’espoir
Sarko a le pouvoir
A nous les abattoirs

En Afghanistan il envoie nos bidasses
S’faire trouer la viandasse
Pour plaire au gros dégueulasse
Qui sévi à White House

Dans les zones tribales
Règnent des cannibales
Dont l’accueil amical
Se traduit par des balles

Mais malgré les embûches
Que ces guerriers farouches
Balancent à pleines louches
Faut lécher l’cul à Bush

Sarko, t’as la menteuse
Qui doit être râpeuse
Pour bouffer la raie crasseuse
Du cow-boy des Rocheuses

Homme sans conscience
Sarko tue l’espérance
Fini l’indépendance
Altière de la France

Car dans moins que longtemps
Sarko le charlatan
Veule et incompétent
S’aplatira devant l’Otan…







17:45 Publié dans poésie de combat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : slam, sarko, war

20/12/2007

Tu seras UMP mon fils...

Je ne vais pas vous raconter l’histoire de ce pauvre chef de cabinet de la ministre des non logés, Christine Boutin, cul bénie qui met - comme tous les cathos amis de Mickey, le Chanoine des Latrines et de Monseigneur Bigard, cardinal des Couilles – la charité consentie et dégradante à la place de la justice due.
Je ne vais pas vous raconter le sac d’embrouilles qui secoue le panier à crabes qui sévit à la mairie de Nîmes (fausses factures, trafic d’influence, favoritisme, etc.)
Mais je voudrais tout de même vous faire constater que ces pratiques émanent d’un clan pour lequel la sacro sainte Magouille est une manière normale de penser, d’être et de se comporter…


« Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir
Si tu peux magouiller sans peur de te salir
Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire
Et si tu es capable de tuer père et mère,

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles
Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe
Et priver l’ouvrier du plus petit bénef
Tout en léchant le cul des patrons du Medef

Si tu peux trafiquer en restant populaire
Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,
Si tu peux générer les plus basses actions
Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,
Leur rendre des services et bien fermer ta gueule
Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien
Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

Si tu peux sans vergogne renier ta parole
Trimbaler à ton cul des tas de casseroles
Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,
Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire
Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir
Enfiler tes semblables par tous tes orifices,
Tu seras UMP mon fils. »

13/12/2007

Ballade pour deux tueurs en Gévaudan

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On la chante sur un air célèbre de tonton Brassens

C'est à Châteauneuf-de-Randon
Un villag' pas bidon
C'est le célèbre patelin
Où est mort Du Guesclin
C'est le célèbre patelin
Où est mort Du Guesclin

Non pas par des Anglois salauds
Mais en buvant de l'eau
Chos' qui ne m'arrivera pas
Pour comprendre pourquoi
C'est pas besoin d'être devin
Je ne bois que du vin.

A ce village un jour il vint
De bien beaux assassins
Un couple de gens pas d'içi
Arrivant en taxi
Un couple de gens pas d'içi
Arrivant en taxi

Au bistrot pour se réchauffer
Ils ont bu un café
La patronn' qui les a servis
Les trouva bien polis
Ils voulaient s'en aller au Puy
Par la Quatre-vingt-huit

Mais les archers étaient planqués
Et ils les ont plaqués
Au sol et les ont désarmés
Puis les ont amenés.
L'marchand d'essence qu'a tout maté
En est estransiné.

On a appris dans les gazettes
Les raisons de la fête:
Paraît qu'sur un parking des Landes
Cette funeste bande
A fusillé deux alguazils
De la Guardia Civil

Pendant qu'les hommes les menaçaient
La femme les trucidait
Elle leur a mis c'est pas honnête
Trois balles dans la tête,
Les laissant baigner dans leur sang
Ils ont foutu le camp.

A pied, en voiture, à cheval
Ils ont pris la cavale
Après bien des péripéties,
Sont arrivés içi
Où les bourrins s'les sont farçis
Et c'est très bien ainsi.

Mais ils étaient trois argousins
Les fameux assassins
Y en a donc un qui court toujours
Alors depuis ce jour
On craint qu'en terre de Lozère
Quelque part il se terre

Depuis tous les gens du pays
Dès que tombe la nuit
Ferment leur porte à double tour
Jusqu'au retour du jour
Et craignent que revienne le temps
D'la Bête du Gévaudan
Et craignent que revienne le temps
D'la Bête du Gévaudan

Jean-Victor Joubert

12/04/2007

Poésie de combat : L’usurpateur

Sombre pourceau stupide, ô cupide menteur
Retourne dans ta bauge, gluant usurpateur
Qui prétend, du Grand Charles, détenir l’héritage
Lorsque tu n’a ni foi, ni honneur, ni courage.
Toi qui ose parler au nom de ce Géant
Alors que n’est qu’un triste nain du néant,
Regagne donc ta place, celle de la vermine
Qui sur un membre mort, comme toi s’agglutine.
Charles le Grand connut la fureur des batailles,
La terreur et la mort, et les chairs que l’on taille.
Sa valeur était d’or, son glaive était d’airain,
Sa gouvernance était celle d’un souverain.
Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,
Toi, tu choisis les tiens parmi les maquereaux.
Ses victoires sont Sécurité Sociale,
Vote aux femmes, indépendance nationale,
Réconciliation avec les Allemands
Paix avec l’Algérie et développement.
Les tiennes sont régression jusques à l’esclavage,
Faim et précarité, répression et chômage.
Toi, tu remplis les poches de tes amis patrons
Par la France d’en bas pressée comme un citron.
Part donc, triste bouffon à la grasse bedaine,
Part donc avant que ne se transforme en haine,
La puissante colère qui dans le peuple monte,
Part donc quand il est temps car la révolte gronde.

Jean-Victor Joubert

29/03/2007

Omar, on t'aime

Pour faire réfléchir les cul bénis enturbannés et autres, ce quatrain d’Omar Khayam :
« Sur la route où je vais, en mille endroits, tu mets des pièges.
Tu dis : « je te prendrais si tu y mets le pied ! »
Pas un atome du monde n’échappe à ton pouvoir,
Tu ordonnes toutes choses, et tu m’appelles révolté ! »

08/03/2007

Femmes, on vous aime: A comme Adrienne

C'est la journée de la Femme.
Femmes, on vous aime. Pour vous le dire, je ne vais pas tenter un record comme mon ami Pierrot, mais je vais vous faire un Poème d'Amour pour chaque lettre de l'alphabet.

C'est parti:

Adrienne.

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,
Pervenche le matin, lilas au crépuscule,
Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.
J’en étais amoureux et je la voulais mienne.

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau
Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.
Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,
Ces courbes satinées et ces vallées profondes,

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,
Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles
Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

Je me serais damné tant j’en avais envie
Peu m’importait alors de courir à ma perte
Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.