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09/10/2011

Eh ! Marianne, bouge-toi !

coquelicot bleu blanc rouge.jpg

 

 

Marianne est à terre, écartelée, liée

Battue, pillée, volée, humiliée, violée

Et les chiens aux crocs noirs du fric et du bizness

Croquent les tendres chairs de ses seins, de ses fesses

 

Ces sinistres salauds qui lui sucent son sang

Ces sangsues sardoniques, sapajous grimaçants

Saccagent le pays, désespèrent les humbles

Attentent sans vergogne aux libertés du peuple

 

Mais ce peuple, bientôt, saisira son destin

Grâce à l’arme suprême, grâce à ce bulletin.

Dans villes et villages, dans banlieues et faubourgs

 

Françaises et Français retrouvent l’espérance

De redonner enfin son honneur à la France

Et se lèvent en masse…pour voter Montebourg !

 

 

Octidi 18 Vendémiaire 220

 

Photo X - Droits réservés

27/09/2011

Senatus Populari Vox

sarkozy marque-mal.jpg

 

 

Ô combien de féaux et de croquemitaines

Parachutés, joyeux, sur des terres lointaines

Et qui ont touché terre, au soir des élections,

Groggy, sonnés, cassés, le testard plein de gnons,

Au fond de mornes urnes se sont évanouis,

Et dans le triste oubli, à jamais, enfouis !

 

Combien d’Huèmepets ont sombré avec rage

Malgré leurs coups tordus et leurs tripatouillages,

Et se sont engloutis à jamais dans les flots

Entraînant avec eux esquif et matelots.

Ils ont enfin trouvé leur place naturelle,

Taillée à leur mesure, au fond d’une poubelle.

 

Nul ne plaint votre sort, pauvres têtes perdues !

C’est la vox populi qui vous a étendus.

Combien de petits maires, grands électeurs fourbus,

Qui, hier, vous adulaient et vous léchaient le cul

Vous ont abandonnés, sans un mot, sur la grève

Seul, nu, répudié comme un cheval qui crève.

 

Quand la France d’en bas s’est enfin réveillée

Elle vous a jeté, Oh ! Quelle dérouillée !

Aldouy en Roussillon, Jacques Blanc en Lozère

Vieux satrapes sournois enfin jetés à terre

La cambrousse ayant enfin ouvert les yeux

Le printemps sera dur pour Sarko-l’odieux

 

Disparaissez, faquins ! Retournez dans vos bauges,

Les rats vous fêteront et feront votre éloge.

Votre Patron, bientôt, le sinistre Attila

Vous rejoindra, au trou, parmi les cancrelats

Dégagez ! Dégagez ! Repoussants arnaqueurs !

Abandonnez, enfin, la place à vos vainqueurs !

 

 

Sextidi 6 Vendémiaire 220

 

 

Photo X - Droits réservés

 

22/09/2011

BONNE ANNEE REVOLUTIONNAIRE !

révolution tableau nichons drapeau.jpg 

Il est revenu le temps de la crise

Le temps des torgnoles le temps des chômeurs

Sans rien dans l’assiette

Pour les banquiers c’est le temps de la fête

Mais pour les prolos c’est le temps des pleurs

Pour éradiquer le temps de la crise

Bientôt va sonner le temps des fureurs.

 

 

Ras le cul de tous les fauteurs de crise

De tous les salauds de tous les rufians

Qui piquent l’oseille

Il est temps que le peuple se réveille

Que vienne l’espoir aux couleurs de sang

Car il a bon dos le temps de la crise

Mais bientôt la peur va changer de camp

 

 

Elle vous arrange cette sacrée crise

Sarkozy Fillon tous vos beaux discours

Et ceux de Bruxelles

C’est pas ça qui remplira nos gamelles

Avec ce que laissent vos becs de vautours

Vous regretterez le temps des valises

Lorsque vous aurez une corde au cou

 

 

Entendez le bruit du fer qu’on aiguise

Des balles qui vous laisseront au cœur

Une plaie ouverte

La Révolution qui nous est offerte

Va vous dévorer comme une tumeur

Ô Peuples debout, foules insoumises

Vous retrouverez enfin votre honneur

 

 

Primidi 1er Vendémiaire

 premier jour de l’an 220 de l’ère de la Liberté

 

 

BONNE ANNEE REPUBLICAINE

et

VIVE LA REVOLUTION

 

 

 

 

 

PETITION

pour un musée

ROBESPIERRE

 

 

 

Merci àJean-Baptiste Clément, Antoine Renard et Eugène Delacroix

15/09/2011

Sarko s’en va-t-en guerre… Sarko o akbar!

sarko guerrier.jpg

 

Sarko s’en va-t-en guerre

Les deux pieds les deux mains dans l’embrouille

Sarko s’en va-t-en guerre

N’a-t-il pas l’air d’un con…

N’a-t-il pas l’air d’un con…

 

D’un conquérant des sables

Les deux pieds les deux mains dans l’embrouille

D’un conquérant des sables

Flanqué de Cameron

Flanqué de Cameron

 

Mes ronds il me les pique

Les deux pieds les deux mains dans l’embrouille

Mes ronds il me les pique

Avec un sacré cu…

Avec un sacré cu…

 

Sacré culot d’arsouilles

Les deux pieds les deux mains dans l’embrouille

Sacré culot d’arsouille

Arrachons-lui les tripes

Arrachons-lui les tripes

 

Tripoli qui l’acclame

Les deux pieds les deux mains dans l’embrouille

Tripoli qui l’acclame

Ils peuvent le garder

Ils peuvent le garder

 

Le garder s’ils le veulent

Les deux pieds les deux mains dans l’embrouille

Le garder s’ils le veulent

On leur en fait cadeau

On leur en fait cadeau

 

Sarko caca Kadhafi

Les deux pieds les deux mains dans l’embrouille

Sarko caca Kadhafi

Cassez-vous ça suffit

Cassez-vous ça suffit !

 

Nonidi 29 fructidor 219

 

 Photo X - Droits réservés

 

 

14/09/2011

Les mallettes du père Bourgi

pieds nickelés pognon.jpg
 
 

 

On va vous chanter les mallettes

Les mallettes du père Bourgi

On va vous chanter les mallettes

Les mallettes du père Bourgi

 

Cette fameuse France-Afrique

C’est une sacrée pompe à fric

Y a du pognon dans les mallettes

Les mallettes du père Bourgi

Mais du pognon pas très honnête

Pour de Villepin et Chichi.

 

Mamadou, Fatou, Boubakar

Vous travaillez pour des tocards

Ceux qui vont remplir les mallettes

Les mallettes du père Bourgi

Qui passeront dans les cassettes

De Villepin ou de Chichi.

 

Ces crapules qui vous rackettent

Rois, dictateurs ou présidents

Ont des complices qui les guettent

Ici en France, c’est évident

Pour se gaver de ces mallettes

Qui feront d’eux des présidents

 

Pour « libérer sa conscience »

Bourgi a craché le morceau

Mais sachons que cette balance

Est un grand ami de Sarko

Mais sachons que cette balance

Est un grand ami de Sarko

 

 

Octidi 28 fructidor 219 

 

 Merci à Pellos et Gérard Lenormand

 

11/09/2011

La tour prend garde!

twintower jacobazzi.jpg
 
 
 
 

 

 

Au milieu de cette dégoulinante de bons sentiments, je ne peux résister à publier ce pamphlet que j’ai commis à l’époque de l’attaque du World Trade Center. Loin de moi l’idée de cautionner les saloperies islamistes, mais essayons d’ouvrir les yeux sur la nation qui prétend régir le monde, à son profit.

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,

Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,

Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,

Par les loques données chargées de variole.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de la nation des voleurs de vos terres …

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,

Achetés, exploités et payés au bâton,

Humiliés, niés, traités pire que bêtes

Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgés vos fers…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Salvador Allende, du fond de ton tombeau,

Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo

Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces

Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans communistes nés en Indonésie.

Vous étiez un million accusés d’hérésie,

Massacrés pour avoir soutenus Sokarno

Alors que les yankees préféraient Suharto.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Héroïques soldats paysans du Viet-Nam.

Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,

Vous avez triomphé de cette soldatesque

De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,

Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,

Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam

Massacre les civils pire qu’avec Saddam.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,

Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,

La défense du “ Droit ” fut un bon alibi :

L’ordre americana règne sur la Serbie.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Civils vitrifiés par la Bombe yankee

Rayant Hiroshima comme Nagasaki

Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre

Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques

En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

 

Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !

Libère-toi des fers, des chaînes de forçats

Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme

Par sa télé débile et son consumérisme.

Renverse le pouvoir aveugle du dollar

Et celui des banquiers et boursiers vicelards.

Rafale les “ chairmen ” des multinationales

Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.

Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,

Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !

Redevient cet ami qui nous a fait rêvé,

Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.

Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.

Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères

Afin que la statue prénommée Liberté

Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

 

Victor

 

 

Illustration originale Giaccobazzi

 

Quintidi 25 fructidor 219

 

02/09/2011

Je vous parle d’un temps…

capitalisme affiche.jpg
 

 

Je vous parle d’un temps

Que les plus de quatre ans

Risque de tous connaître

La France maintenant

Est donnée aux ruffians

Et à leur petit maître

En votant Sarkozy

Les veaux n’ont pas saisi

Dans leur crasse bovine

Qu’avec ce parvenu

Les pauvres crient famine

Et les gosses sont nus

 

Le problème, le problème

C’est que Sarko est dangereux

Le problème, le problème

C’est que les Français sont peureux

 

Tous les connards friqués

La mafia du Fouquet’s

Qui tire les ficelles

Met le pays à sac

Pire que des cosaques

Descendant de leur selle

C’est le temps des magouilles

C’est le temps des fripouilles

Aidées par la flicaille

Triomphent les voyous

Les porcs les rats d’égout

Les escrocs la canaille

 

Le problème, le problème

C’est que Sarko est dangereux

Le problème, le problème

C’est que les Français sont peureux

 

Français réveillons-nous

Cessons d’être à genoux

Fini le temps des larmes

Ces tigres de papiers

Faisons-les expier

Au besoin par les armes

Massacrons les banquiers

Pendons les financiers

Faisons tomber des têtes

D’autres ont montré la voie

Ils ont chassé les rois

A coups de baïonnettes

 

Le problème, le problème

Sera alors bien résolu

Le problème, leur système

Mettons-leur profond dans le cul.

 

 

Merci au grand Charles Aznavour

 

Illustration X - Droits réservés

 

Sextidi 16 fructidor 219

29/08/2011

Programme sarkozien : vous serez punis !

Sarko oncle sam.jpg
 
 
 

 

Françaises, Français,

Grosses niaises, gros niais,

Lèches-cul avachis et crétines soumises

Voilà plus de quatre ans que je vous sodomise

Je vous prends tout vos sous, toutes vos libertés

Je casse et foule aux pieds votre société

Et pourtant, peuple vil, ramassis d’imbéciles

Vous enfiler à sec est pour moi si facile !

Lorsque je dis « pour moi », je dis surtout « pour nous »

Pour nous les maquereaux du Medef, les voyous,

Banquiers et assureurs, traders et financiers

Aidés par juges, flics, imams, rabbins, curés.

Car vous êtes si cons que vous votez pour nous !

Vous qui nous voyez grands, vous êtes à genoux !

Et ce n’est pas fini, car en deux mille douze

Je vais vous manœuvrer grâce à tous mes barbouzes :

En agitant la crise, en suscitant la peur

Vous voterez pour moi, et pour votre malheur !

Mon bilan est de plomb, mes idées sont infâmes

Vous voulez donc savoir quel sera mon programme ?

Je vais vous en donner les dix points principaux,

Du pipo, des impôts, je vous fais un topo :

- Vous endetter beaucoup en augmentant les taxes,

Dépendance matérielle : docilité un max !

- Accroitre le chômage, truquer les statistiques,

Pour baisser les salaires, c’est toujours bien pratique.

- Contrôler les médias, l’internet, les réseaux

Pour vous manipuler en temps électoraux.

- Emmerder les blogueurs sans trêve et sans répits,

Casser les médias libres par la loi Hadopi

- Contrôler  cette peste que l’on nomme Justice

Afin que nos magouilles jamais ne se punissent.

- Casser les effectifs de la police utile

Car l’insécurité et la peur sont fertiles.

- Casser conjointement l’hôpital et l’école

Pour filer au privé ces fabuleux pactoles.

- Casser encore plus retraites et pensions :

Les assureurs privés financent nos actions.

- Laisser passer beaucoup d’émigrés clandestins

Pour casser le marché du travail des crétins.

- Favoriser au max toutes les religions :

Empêcher de penser, voilà la solution !

Françaises, Français !

Vous qui m’écoutez bavasser,

Débiles, imbéciles !

Vous baiser n’est pas difficile

Car vos représentants sont nuls et désunis

Vous donc serez punis !

 

 

 

Duodi 12 fructidor 219

 

 

 

Illustration X - Droits réservés

17/08/2011

JMC, Lourdes, ramadan, les bondieuseries dégoulinent et voilà que… Merdum ! Deus est Victor credit !

dieu proctologie geluck.jpg
 
 

 

 

 

Si j’étais Dieu

 

Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Je ferais cuire tous ces cagots

Ces insupportables bigots,

Ces punaises de sacristie,

Tous ces culs bénis abrutis,

Ces flagorneurs et ces badernes,

Ces lèche culs qui se prosternent,

Genoux ployés ou culs levés,

Pour Jésus, Allah ou Yahvé.

Ils proclament que je suis Tout,

Que je suis le Grand Manitou

Omniscient, plein de sagesse,

Généreux devant leurs faiblesses,

Et voyez, nom de Moi !,

Comment agissent- ils avec moi !

Ils me traitent comme un vieux con,

Ridicule vieillard abscons,

Fort avide de privations,

Jouissant des propitiations,

Des louanges bêlantes, des sanglants sacrifices,

Capable d’imposer de m’immoler son fils

A celui que j’aurais choisi comme prophète,

Et bavant de plaisir en cette immonde fête.

Si j’étais ce pervers, ce névrosé sadique,

Ce parano borné, ce tyran narcissique,

 

Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Et si j’étais salaud tout autant qu’ils  le sont,

Pour les gratifier d’une bonne leçon

Je leur infligerais cette terrible peine

Qu’ils ont imaginé, par bêtise et par haine,

Que j’eus pu concevoir, que je puisse appliquer :

C’est eux ! ces tristes cons, eux ! que je damnerais !

En enfer les croyants ! Satan, met du charbon !

Mais bouche-toi le nez : ils sont nauséabonds.

Leurs curés, leurs imams, leurs rabbins rabat-joie,

Infligent à tous de Moi une image d’effroi,

D’une espèce de flic, d’adjudant implacable,

Les menacent en mon nom de tourments redoutables.

Ils prétendent m’aimer avec leurs simagrées,

Leurs prières débiles, leurs rituels tarés,

Leurs cérémonials qu’ils veulent grandioses

Mais qui ne sont que le reflet de leurs névroses.

Comme si je pouvais — Moi, Dieu, Être parfait,

Suprême intelligence — être par ça bluffé ! ! !

 

Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Les athées, les sans-dieu, les non-croyants,

Ceux-qui-se-posent-des-questions, les mécréants,

Ceux qui refusent d’ingurgiter

Les réponses prêt-à-porter,

Qu’un soi-disant Elu, prétentieux allumé,

Aurait reçu de Moi ! Pauvre illuminé,

En haut d’une montagne, en quelque lieu secret

Et qu’il aurait transcris dans un livre sacré.

Ceux-là, tous ceux qui doutent, les hommes de Raison,

Ceux qui n’acceptent pas, de la foi, le poison,

Et qui ne vivent pas pour autant en bandits,

Pour ceux-là j’ouvrirais, tout grand, mon paradis.

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si je suis cet être infiniment bon,

Comment peut-on penser que je suis assez con

Pour vouloir tourmenter

Toute une éternité

Ce pauvre humain mortel qui dans son désarroi

Ne croit pas en moi !

Si je suis cette suprême intelligence

Comment peut-on penser, et par quelle aberrance,

Que j’ai créé les Hommes pour en être adoré,

Et que je prends en compte toutes leurs logorrhées !

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si j’ai donné à l’Homme la Raison,

Cet outil merveilleux pour poser des questions,

La faculté de pouvoir discerner

Si un événement est vrai,

Possible ou invraisemblable,

Il faut vraiment être minable

Pour penser que je vais punir

Tous ceux qui osent s’en servir !

 

Par chance, je ne suis pas Dieu,

Nom de Dieu…

A la santé de ceux qui refusent de croire,

Satan, verse-moi à boire !

 

Décadi 30 thermidor 219

 

Merci à Geluck

 

 

 

12/08/2011

Pendons-les par les aliboffis !

couilles de banquiers.jpg
 

 

C’est la crise…

Qui nous grise…

Là, là, là…

Rions (jaunes !) de la bêtise

Des zéconomistes dont la rouardise

Va tous nous mettre dans la mouise.

Et Sarko feint la surprise

En découvrant la balourdise

Des « puissantes » analyses

De ses dirigeants en chemise

Devant une situation si grise !

On ne va pas baisser son bénard

Devant ces bandes de connards

De traders, de banquiers roublards,

D’agences de notations bizarres,

Tous ces bâtards,

Cafards,

Têtards,

Ces cauchemars,

Ces charognards

Vont l’avoir

Pour de bon la bagarre !

A cause de tous ces gagas

Nous boufferions des rutabagas

Et eux du caviar bélouga ?

Ces connards, après leurs dégâts

Deviennent des renégats :

Ils s’attaquent aux nations

Pour corriger le tourbillon

De leurs magouilles d’histrions.

Ils nous prennent pour des couillons !

Vite ! Foutons-leur la trouille,

A ces bandes de fripouilles

Qui s’en mettent plein les fouilles

Et nous prennent pour des andouilles !

PENDONS-LES TOUS PAR LES COUILLES !

 

 Quintidi 25 thermidor 219

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

 

 

 

 

29/07/2011

« Demandez du chômeur ! Jeunes, vieux, mâles, femelles ! C’est pas cher en Sarkoland ! »

marché bestiaux.jpg
 
 

 

 

- Holà ! Sieur Paul Hamploi, qu’avez-vous en rayon ?

- De tout, dame Maidef, et des pleins bataillons !

Grace à la politique de votre ami Sarko

Les chômeurs prolifèrent comme des asticots,

Trente-trois mille en plus pour le seul mois de juin

De l’homme, de la femme, du jeune, de l’ancien,

Du Catégorie A, élevé sous la mère,

Et en plus pour pas cher, c’est vraiment des affaires.

Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !

J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,

Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,

A des prix attractifs, autant femmes que hommes

J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,

Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !

Si vous calculez bien, chaque unité de viande

Docile, bien formée, et très obéissante

Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !

Qu’est-ce qu’on dit à Sarko ? Chère Dame Maidef ?

Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise

Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !

Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,

Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !

 

- Si fait mais du senior docile et bien formé,

Pas des premières mains, mais point trop abîmés,

Pas trop vieux, ayant des besoins alimentaires,

Je peux leur confier des boulots secondaires

Mais je ne veux payer leur savoir, leur fatigue

Qu’avec quelques kopecks, quelques poignées de figues.

 

- J’ai tout ça en rayon. Pas cher. Charges comprises.

Mon meilleur pourvoyeur, grâce à vous, c’est la crise !

La crise permettant de beaux plans sociaux,

Qui met les travailleurs au niveau des bestiaux,

Pour goinfrer grassement vos amis actionnaires

Car tout licenciement rend la bourse haussière !

Qu’importe si l’Etat s’écroule sous la dette

Vous pouvez, au Fouquet’s, continuer la fête !

Qu’est-ce qu’on dit à Sarko ? Chère Dame Maidef ?

- Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

 

Photo X - Droits réservés

 

Primidi 11 thermidor 219

 

 

14/07/2011

Sarko-la-chkoumoun visite un chantier militaire en Afghanistan : 5 morts par accident du travail.

 

 Allez, fêtons plutôt le 14 juillet avec le grand Victor Hugo.

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 Célébration du 14 juillet dans la forêt.

Qu'il est joyeux aujourd'hui
Le chêne aux rameaux sans nombre,
Mystérieux point d'appui
De toute la forêt sombre !

Comme quand nous triomphons,
Il frémit, l'arbre civique ;
Il répand à plis profonds
Sa grande ombre magnifique.

D'où lui vient cette gaieté ?
D'où vient qu'il vibre et se dresse,
Et semble faire à l'été
Une plus fière caresse ?

C'est le quatorze juillet.
À pareil jour, sur la terre
La liberté s'éveillait
Et riait dans le tonnerre.

Peuple, à pareil jour râlait
Le passé, ce noir pirate ;
Paris prenait au collet
La Bastille scélérate.

À pareil jour, un décret
Chassait la nuit de la France,
Et l'infini s'éclairait
Du côté de l'espérance.

Tous les ans, à pareil jour,
Le chêne au Dieu qui nous crée
Envoie un frisson d'amour,
Et rit à l'aube sacrée.

Il se souvient, tout joyeux,
Comme on lui prenait ses branches !
L'âme humaine dans les cieux,
Fière, ouvrait ses ailes blanches.

Car le vieux chêne est gaulois :
Il hait la nuit et le cloître ;
Il ne sait pas d'autres lois
Que d'être grand et de croître.

Il est grec, il est romain ;
Sa cime monte, âpre et noire,
Au-dessus du genre humain
Dans une lueur de gloire.

Sa feuille, chère aux soldats,
Va, sans peur et sans reproche,
Du front d'Epaminondas
À l'uniforme de Hoche.

Il est le vieillard des bois ;
Il a, richesse de l'âge,
Dans sa racine Autrefois,
Et Demain dans son feuillage.

Les rayons, les vents, les eaux,
Tremblent dans toutes ses fibres ;
Comme il a besoin d'oiseaux,
Il aime les peuples libres.

C'est son jour. Il est content.
C'est l'immense anniversaire.
Paris était haletant.
La lumière était sincère.

Au loin roulait le tambour...?
Jour béni ! jour populaire,
Où l'on vit un chant d'amour
Sortir d'un cri de colère !

Il tressaille, aux vents bercé,
Colosse où dans l'ombre austère
L'avenir et le passé
Mêlent leur double mystère.

Les éclipses, s'il en est,
Ce vieux naïf les ignore.
Il sait que tout ce qui naît,
L'oeuf muet, le vent sonore,

Le nid rempli de bonheur,
La fleur sortant des décombres,
Est la parole d'honneur
Que Dieu donne aux vivants sombres.

Il sait, calme et souriant,
Sérénité formidable !
Qu'un peuple est un orient,
Et que l'astre est imperdable.

Il me salue en passant,
L'arbre auguste et centenaire ;
Et dans le bois innocent
Qui chante et que je vénère,

Étalant mille couleurs,
Autour du chêne superbe
Toutes les petites fleurs
Font leur toilette dans l'herbe.

L'aurore aux pavots dormants
Verse sa coupe enchantée ;
Le lys met ses diamants ;
La rose est décolletée.

Aux chenilles de velours
Le jasmin tend ses aiguières ;
L'arum conte ses amours,
Et la garance ses guerres.

Le moineau-franc, gai, taquin,
Dans le houx qui se pavoise,
D'un refrain républicain
Orne sa chanson grivoise.

L'ajonc rit près du chemin ;
Tous les buissons des ravines
Ont leur bouquet à la main ;
L'air est plein de voix divines.

Et ce doux monde charmant,
Heureux sous le ciel prospère,
Épanoui, dit gaiement :
C'est la fête du grand-père.

Sextidi 26 messidor 219

10/06/2011

Quel bonheur, Tonton Georges sème encore la zone dans la maison Poulaga !

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http://www.youtube.com/watch?v=n7OV-0REgzc

 

Hécatombe

 

Au marché de Briv'-la-Gaillarde
A propos de bottes d'oignons
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon
A pied, à cheval, en voiture
Les gendarmes mal inspirés
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interrompre l'échauffourée

Or, sous tous les cieux sans vergogne
C'est un usag' bien établi
Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie
Ces furies perdant tout' mesure
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous l'assure
Un spectacle assez croquignol

En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber
Moi, j'bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside
J'excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

Frénétiqu' l'un' d'elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau

La plus grasse de ses femelles
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles
Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent
Et s'lon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus bell' de tous les temps

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons
Ces furies à peine si j'ose
Le dire tellement c'est bas
Leur auraient mêm' coupé les choses
Par bonheur ils n'en avaient pas
Leur auraient mêm' coupé les choses
Par bonheur ils n'en avaient pas

 

 

Georges Brassens

 

Illustrations X - Droits réservés

 

 

 

 

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Duodi 22 prairial de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

06/06/2011

L’imagination au service de la REVOLUTION !

 

 

 

 
 
 
 
pancarte slogan rolex.jpg
 

Lu dans Agoravox :

 

 

Slogans du printemps espagnol

 

Démocratie en travaux

La rue ne se taira pas

Pour une vraie démocratie, maintenant !

Que les banquiers paient la crise

Stoppons le nouvel ordre mondial

Résistance à la dictature économique

Ils ne le savent pas encore, mais on va les dégager

Nous n’avons pas de maison, nous restons sur la place

Vous prenez l’argent, nous prenons la rue

Vous sauvez les banques, vous volez les pauvres

Nos rêves ne tiennent pas dans vos urnes

Jamais la voix du peuple ne sera illégale

Ici c’est le peuple qui commande et le gouvernement qui obéit

Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir

Ce que nous vivons, ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie !

Nous sommes réveillés ! Quelle heure est-il ? L’heure qu’ils s’en aillent

Nous ne sommes pas sur Facebook, nous sommes dans la rue

Ce n’est pas un indice de bonne santé que d’être bien adapté à une société malade

We’re not against the system. The system is against us

Yes we camp !

la libertad no es el extremo de nada ( ? )

 

Slogans de révolte brandis en France

 

Une vie = un travail = un toit

Je pense donc je gêne

Nos rêves ne rentrent pas dans vos urnes

A la recherche d’un futur

Le monde se divise entre indignes et indignés

Ne nous regardez pas, rejoignez-nous !

L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie !

Regarde bien ta Rolex, c’est l’heure de la révolte

Le marché qui oppresse les peuples ne connais pas de frontières. Notre colère non plus !

MEDIAS partout… INFO nulle part !

On ne peut pas dire la vérité à la télé ; il y a trop de monde qui regarde ( Coluche )

Il y a pire que de braquer une banque, c’est d’en fonder une ( Bertoldt Brecht)

Le pays des droits de l’homme du riche !

La violence c’est de gagner 600€ par mois !

Travail, famine, pâtes riz

Oui au dépistage précoce et systématique des délinquants politiques !

Le marché qui oppresse les peuples ne connais pas de frontières. Notre colère non plus !

Moins d’essence, plus de sens !

En grève jusqu’à la retraite

Eteignez vos télés, rejoignez les piquets !

Enrichir les financiers, c’est ça la pénibilité !

L’insécurité c’est le Medef à l’Elysée !

Elle est pas bientôt finie cette nuit du Fouquet’s ?

La guerre sociale est déclarée, les jeunes on va la gagner !

La guerre sociale est déclarée, avec internet on va la gagner !

Non aux 140 milliards d’exonérations sociales et fiscales !

De l’argent il y en a, dans les poches du patronat !

Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère !

Plumons les BETES EN COUR

Travailler TOUS pour gagner PLUS

Une seule solution : partager le temps de travail !

Pas besoin de travailler PLUS, exigeons de travailler TOUS !

Dis papy, c’était quoi la retraite ?

Concurrence libre et non faussée entre les jeunes et les vieux !

Papy m’a pris mon travail !

Papa, si tu rentrais plus tôt je trouverais peut-être du boulot !

Métro, boulot, caveau ?

Fonds de pension, piège à cons !

Pôle Emploi t’as de beaux vieux, tu sais …

Baisses d’impôts pour les riches : 100 milliards par an !

Pour la France d’en haut, des couilles en or ! Pour la France d’en bas, des nouilles encore !

Assez de cadeaux, pour la France d’en haut ! Assez de coups bas, pour la France d’en bas !

Nous refusons la privatisation des profits et la socialisation des pertes

UMP = Union des Mafieux et Profiteurs

UMP = Union Magouilles et Pognon

 

 

Photo X - Droits réservés

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Octidi 18 prairial de l'an 219 de l'ère de la Liberté

25/05/2011

Un peu de poésie dans ce monde de cons

Paul Eluard d'abord...

 

Liberté

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffées d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté

...puis un de ses dignes successeurs, Pierre Desproges 

 

Sur le collier du chien que tu laisses au mois d'août

Sur la vulgarité de tes concours de pets

Sur l'étendard nazi et sur le drapeau rouge

Sur la rosette au coin du vieillard officiel

Sur les blousons kaki, sur les képis dorés

Sur le cul blanc des féministes

Sur le mandrin des misogynes

Sur le béret obtus des chauvins aveuglés

Sur la croix des cathos, le croâ des athées

Sur tous les bulletins et sur toutes les urnes

Où les crétins votants vont se faire entuber

Sur l'espoir en la gauche

Sur la gourmette en or de mon coiffeur de droite

Sur la couenne des connes aplaties sur les plages

Sur l'asphalte encombré de cercueils à roulet­tes

Sur les flancs blancs d'acier des bombes à neutron

Que tu t'offres à prix d'or sur tes impôts forcés

Sur la sébile humiliante et dérisoire

Qu'il faut tendre pourtant à tous les carre­fours

Pour aider à freiner l'ardeur des métastases

Sur le mur de la honte et sur les barbelés

Sur les fronts dégarnis des commémorateurs

Pleurant au cimetière qu'ils ont eux-mêmes empli

Sur le petit écran qui bave encore plus blanc

Sur l'encéphalogramme éternellement plat

Des musclés, des Miss France et des publicitai­res

Sur l'étendard vainqueur de la médiocrité

Qui flotte sur les ondes hélas abandonnées

Aux moins méritants des handicapés men­taux

Sur la Bible et sur Mein Kampf

Sur le Coran frénétique

Sur le missel des marxistes

Sur les choux-fleurs en trop balancés aux ordures

Quand les enfants d'Afrique écartelés de faim

Savent que tu t'empiffres à mourir éclaté

Sur le nuage

Sur la lune

Sur le soleil atomique

Sur le cahier d'écolier de mes enfants irradiés

J'écris ton nom

HOMME.

 

 

10/05/2011

Au travail ! Feignasses d’assistés !

chimulus wauquier.jpg

 

 

 

Ah ! Quels salauds ces pauvres touchant le RSA !

Hardi ! Wauquiez ! Sus ! Sus ! Fais-en donc des forçats !

Cinq-cent-soixante-sept euros dans l’escarcelle

Chaque mois que dieu fait pour celui ou pour celle

Qui, toute honte bue, escroque ce pognon

Sans rien foutre du tout, sans se crever l’oignon !

Hardi Wauquiez ! Sus ! Sus ! Toi, la voix de ton maitre

Fais casser des cailloux à ces salauds, ces traitres,

Ces fumiers parasites, ces cancers assistés

Qui prennent le pognon des héros du Fouquet’s !

Heureusement, pour sûr, ce beau pays de France

Génère des héros comme toi, quelle chance !

Mais au fait si la France nourrit tant d’ « assistés »,

Hèrésistes, chômeurs ou pauvres retraités

N’est-ce pas de la faute de ceux qui nous gouvernent ?

Qui ruinent le pays avec leur air paterne ?

L’assistanat répond, Wauquiez et affidés

A des problèmes qui n’ont pas été traités !

 

 

Merci à Chimulus

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Primidi 21 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

06/05/2011

L’accablant bilan d’un gland gesticulant.

 

sarkozycamembertenchefia7.jpg

 

Quatre années de saccage et quatre ans de mensonges,

Les Français dégoutés et la France qui plonge,

Il est beau le bilan du sinistre sagouin

Qui fouaille le pays, comme un porc, de son groin.

Arrête, Pinocchio ! Tu mens comme tu pètes,

Tes mots sont des crachats, tes gestes des branlettes

Tu voudrais qu'on te croie, toi le copain de Bouygues,

D'Arnaud, de Lagardère, et de tant d'autres zigues

Bâtissant des fortunes par la spéculation

Sur le dos des prolos par la confiscation

Du fruit de leur savoir, leur sueur, leur travail

Et puis les rejetant tout comme vil bétail.

Avec tes airs confits de sacristain en messe

Tu t'appuies sur la crise, oubliant tes promesses

De chercher la croissance, s'il faut, avec les dents.

Et le pouvoir d'achat, Monsieur le Président !

Vous nous aviez promis qu'une fois aux affaires

Par la foi, le travail, finirait la misère.

Et les terribles nuits, seul, dehors, lorsqu'il gèle ?

Les vieux qui pour bouffer fouillent dans les poubelles ?

Et les SDF ? Et les gens qu'on expulse ?

Y avez-vous pensé ? Est-ce que ça vous révulse ?

Non ! Vous avez, en fait, profité de la crise

Pour nous faire avaler, en loucedé, par surprise

De sordides « réformes » toujours réactionnaires,

Dures pour le prolo, douces pour l'actionnaire.

Vous vouliez, disiez-vous, remettre « plus d'Etat »,

Alors que vous lourdez ses agents par gros tas.

Votre bilan est beau : régression, esclavage,

Faim et précarité, répression et chômage.

Vous remplissez les poches de vos amis patrons

Par la France d'en bas pressée comme un citron.

Vous léchez le croupion de la fille à Le Pen

Pensant récupérer les voix de ses copains...

Putaing ! Encore un an à subir le bouffon

Avant de pouvoir dire « Casse-toi, pauvre con » !

 

 

 Illustration, merci à Blogduchi

 

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Septidi 17 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

19/04/2011

Le Sarko-Circus sur les terres de ses bobards !

sarko clown casquette.jpg

 

 

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

Venez au grand Sarko-Circus !

Venez au royaume des gugusses !

Séance aujourd’hui en plein cœur des Ardennes

Terres où le Sarko a créé son antienne :

« Travaillez plus

Pour gagner plus » !

Venez ! Vous y verrez le Plus Grand Nain du monde !

Un géant du mensonge, un bobard par seconde !

Travaillez pour des clous, trimez donc les manards !

Nous on se fait du lard !

 

Et ce n’est pas tout !

Et ce n’est pas tout !

Approchez ! Approchez !

Vous y verrez la montagne des promesses non tenues

Tous ceux qui les ont crues l’ont profond dans le cul.

Hop ! Le pouvoir d’achat… Hop ! Baisse du chômage…

Hop ! L’environnement…Retard à l’allumage.

Et hop ! La république qu’on veut irréprochable

Sauf les affaires Woerth, Karachi sur le râble

Hop ! Hop ! Gugusse à dit, sautant comme un cabri :

« J’veux plus de sans-abris » !

Hop ! « Plus de déficit » Hop ! « J’veux de la croissance ».

On crève dans les rues, on jette le pognon et on ruine la France !

 

Et ce n’est pas tout !

Et ce n’est pas tout !

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

Venez au grand Sarko-Circus !

Venez au royaume des gugusses !

Vous y verrez les trop-plein-d’pèze volant

Ils volent, volent, volent, volent « nolens volens »

Vous y applaudirez les célèbres « banksters »

Ils vous feront les poches jusqu’au dernier sesterce !

 

Et ce n’est pas tout !

Et ce n’est pas tout !

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

Vous y admirerez la belle Carlita

Qui susurre, minaude, fait la dolce vita.

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

Venez au grand Sarko-Circus !

Venez au royaume des gugusses !

Vous y verrez les clowns Sarko et Kadhafi

Guerroyer pour de rire, coran et crucifix

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

Sortez votre pognon pour vous faire enfumer !

Le Grand Sarko-Circus vous a chloroformés !

 

 

Photo X - Droits réservés

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Décadi 30 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

11/04/2011

Je pars en transhumance ! A bientôt.

 

cheval-charette.jpg
 
Çà y est !  Je charge la carriole et nous partons en transhumance vers les hautes terres. Parait que les premières morilles sortent!
Donc pendant quelques jours, le temps qu'Orange me transfère l'abonnement Adsl, ce sera silence radio!
 
Alors, en ces temps de remise en cause de la laïcité, je vous ai mis ma profession de non-foi !
 
 
 

 

***********************

Si j'étais Dieu

 

Si j'étais Dieu,

Nom de Moi,

Je ferais cuire tous ces cagots

Ces insupportables bigots,

Ces punaises de sacristie,

Tous ces culs bénis abrutis,

Ces flagorneurs et ces badernes,

Ces lèche culs qui se prosternent,

Genoux ployés ou culs levés,

Pour Jésus, Allah ou Yahvé.

Ils proclament que je suis Tout,

Que je suis le Grand Manitou

Omniscient, plein de sagesse,

Généreux devant leurs faiblesses,

Et voyez, nom de Moi !,

Comment agissent- ils avec moi !

Ils me traitent comme un vieux con,

Ridicule vieillard abscons,

Fort avide de privations,

Jouissant des propitiations,

Des louanges bêlantes, des sanglants sacrifices,

Capable d'imposer de m'immoler son fils

A celui que j'aurais choisi comme prophète,

Et bavant de plaisir en cette immonde fête.

Si j'étais ce pervers, ce névrosé sadique,

Ce parano borné, ce tyran narcissique,

 

Si j'étais Dieu,

Nom de Moi,

Et si j'étais salaud tout autant qu'ils  le sont,

Pour les gratifier d'une bonne leçon

Je leur infligerais cette terrible peine

Qu'ils ont imaginé, par bêtise et par haine,

Que j'eus pu concevoir, que je puisse appliquer :

C'est eux ! ces tristes cons, eux ! que je damnerais !

En enfer les croyants ! Satan, met du charbon !

Mais bouche-toi le nez : ils sont nauséabonds.

Leurs curés, leurs imams, leurs rabbins rabat-joie,

Infligent à tous de Moi une image d'effroi,

D'une espèce de flic, d'adjudant implacable,

Les menacent en mon nom de tourments redoutables.

Ils prétendent m'aimer avec leurs simagrées,

Leurs prières débiles, leurs rituels tarés,

Leurs cérémonials qu'ils veulent grandioses

Mais qui ne sont que le reflet de leurs névroses.

Comme si je pouvais - Moi, Dieu, Être parfait,

Suprême intelligence - être par ça bluffé ! ! !

 

Si j'étais Dieu,

Nom de Moi,

Les athées, les sans-dieu, les non-croyants,

Ceux-qui-se-posent-des-questions, les mécréants,

Ceux qui refusent d'ingurgiter

Les réponses prêt-à-porter,

Qu'un soi-disant Elu, prétentieux allumé,

Aurait reçu de Moi ! Pauvre illuminé,

En haut d'une montagne, en quelque lieu secret

Et qu'il aurait transcris dans un livre sacré.

Ceux-là, tous ceux qui doutent, les hommes de Raison,

Ceux qui n'acceptent pas, de la foi, le poison,

Et qui ne vivent pas pour autant en bandits,

Pour ceux-là j'ouvrirais, tout grand, mon paradis.

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si je suis cet être infiniment bon,

Comment peut-on penser que je suis assez con

Pour vouloir tourmenter

Toute une éternité

Ce pauvre humain mortel qui dans son désarroi

Ne croit pas en moi !

Si je suis cette suprême intelligence

Comment peut-on penser, et par quelle aberrance,

Que j'ai créé les Hommes pour en être adoré,

Et que je prends en compte toutes leurs logorrhées !

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si j'ai donné à l'Homme la Raison,

Cet outil merveilleux pour poser des questions,

La faculté de pouvoir discerner

Si un événement est vrai,

Possible ou invraisemblable,

Il faut vraiment être minable

Pour penser que je vais punir

Tous ceux qui osent s'en servir !

 

Par chance, je ne suis pas Dieu,

Nom de Dieu...

A la santé de ceux qui refusent de croire,

Satan, verse-moi à boire !

 

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22/03/2011

Ils ont réveillé La Bête

amère soirée.jpg

 

  

Ô combien de féaux et de croquemitaines

Parachutés, joyeux, sur des terres lointaines

Et qui ont touché terre, au soir des élections,

Groggy, sonnés, cassés, le testard plein de gnons,

Au fond de mornes urnes se sont évanouis,

Et dans le triste oubli, à jamais, enfouis !

 

Combien d’Huèmepets ont sombré avec rage

Malgré leurs coups tordus et leurs tripatouillages,

Et se sont engloutis à jamais dans les flots

Entraînant avec eux esquif et matelots.

Ils ont enfin trouvé leur place naturelle,

Taillée à leur mesure, au fond d’une poubelle.

 

Nul ne plaint votre sort, pauvres têtes perdues !

C’est la vox populi qui vous a étendus.

Combien de parasites, combien de trous-du-cul

Qui, hier, vous adulaient et vous léchaient le cul

Vous ont abandonnés, sans un mot, sur la grève

Seul, nu, répudié comme un cheval qui crève.

 

Quand la France d’en bas s’est enfin réveillée

Elle vous a jeté, oh ! Quelle dérouillée !

Vous a foutu dehors des villes et des campagnes.

Cette France d’en bas, elle aime la castagne !

En vous distribuant des gnons et des torgnoles

Elle rêve de vous couper les roubignoles.

 

Disparaissez, faquins ! Retournez dans vos bauges,

Les rats vous fêteront et feront votre éloge.

Votre Patron, un jour, le sinistre Attila

S’il a besoin de reitres, vous sortira de là.

Le Pen et ses fachos peuvent faire la fête

Car vos saloperies ont réveillé la Bête.

 

 

 

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Merci à Tropicalboy