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15/06/2013

Ouiquinde érotique avec cette fine lame de Ronsard !

aphrodite tableau.jpg

 

 

Lance au bout d'or, qui sais poindre et oindre,

De qui jamais la roideur ne défaut,

Quand, en camp clos, bras à bras, il me faut

Toutes les nuits au doux combat me joindre ;

 

Lance, vraiment, qui ne fus jamais moindre

A ton dernier qu'à ton premier assaut,

De qui le bout, bravement dressé haut,

Est toujours près de choquer et de pondre !

 

Sans toi le Monde un Chaos se feroit

Nature manque inhabile seroit,

Sans tes combats, d'accomplir ses offices ;

 

Donc si tu es l'instrument du bonheur

Par qui l'on vit, combien à ton honneur

Doit-on de vœux combien de sacrifices ?

 

*******************************************

 

 

Je te salue, ô merveillette fente,

Qui vivement entre ces flancs reluis ;

Je te salue, ô bienheureux pertuis,

Qui rend ma vie heureusement contente !

 

C'est toi qui fais que plus ne me tourmente

L'archer volant qui causait mes ennuis ;

T'ayant tenu seulement quatre nuits,

Je sens sa force en moi déjà plus lente.

 

Ô petit trou, trou mignard, trou velu,

D'un poil follet mollement crespelu,

Qui, à ton gré dompte les plus rebelles :

 

Tous verts galants devraient, pour t'honorer,

A beaux genoux te venir adorer,

Tenant au poing leurs flambantes chandelles !

 

 

**********************************************

 

Adieu, cons rondelets, corralines fossettes,

L'entretien de Nature et de tout l'Univers ;

Adieu antres velus, plains de plaisirs divers,

Fontaines de nectar, marbrines motelettes.

 

Ores, en votre lieu sont les fesses molettes,

Et les culs blancs de chair, de tout poils découverts ;

Les culs plus que les cons sont maintenant ouverts :

Les mignons de la cour y mettent leurs lancettes.

 

Le Roi ne m'aime point, pour être trop barbu ;

Il aime ensemencer le champ qui n'est herbu,

Et, comme vrai Castor, chevaucher le derrière ;

 

Lors qu'il foute les culs, qui sont cons estrecis ;

Il tient le naturel de ceux de Médicis,

 

En prenant le devant, il imite son père !



Septidi 27 Prairial 221


Photo X - Droits réservés

08/06/2013

Ouiquinde érotique biblique

les filles de loth.jpg

 

 

Les filles de Loth

 

Le vieux Loth ronflait au fond de sa caverne ;
Assises à côté d'une pâle lanterne,
Ses deux filles en pleurs se rappelaient tout bas
Les plaisirs de Sodome et ne s'endormaient pas.
L'aînée avait vingt ans, une figure altière,
L'œil bleu et des cheveux rejetés en arrière,
Des trésors sous sa robe et des doigts exercés...
La plus jeune était blonde, avait seize ans passés,
Des fruits s'arrondissaient sur sa blanche poitrine
Et son poil frissonnait où l'esprit le devine ;
Les yeux pleins de langueur et de timidité
Cachaient sous leurs cils d'or l'ardente volupté.
Vierges ! Comprenez que deux filles à cet âge
N'ont pas quitté Sodome avec leur pucelage.
Elles avaient goûté le breuvage amoureux,
Et leur soif insatiable avait fait des heureux,
Jusqu'au jour redouté du divin châtiment,
Leur vie entière fut détruite en un moment,
Tous les hommes perdus, car il n'en restait pas
Qui pussent désormais jouir de leurs appas !
D'où viendra la rosée à leur bouche altérée ? ...
"Ne pleure pas ma sœur, ma sœur, que ton âme éplorée
Retrouve quelque espoir. Tiens ! Déshabillons-nous,
J'ai trouvé pour jouir, un moyen simple et doux."
Ainsi parla l'aînée. Déboutonnant sa robe,
Elle montre à sa sœur, avec un double globe
Un ventre satiné qui se trouve en bas
Par un petit triangle couvert de poils ras,
Noirs comme de l'ébène, et doux comme de la soie,
Sarah sourit, s'approche et écarte avec joie
Les lèvres de la trousse, ainsi les vieux Hébreux
Nommaient l'endroit charmant qui les rendait heureux.
" Que faut-il faire Agass ? - Du bout de ton doigt rose,
Chatouille-moi - J'y suis, attends que je me pose
Pour que mon doux bouton s'érige sous ton doigt
Et que j'écarte les cuisses comme toi. "
Et sous leur main, servie d'une amoureuse ivresse,
La symphyse se gonfle et palpite et se dresse.
Enfin n'en pouvant plus et d'amour se pâmant,
Agass donne à sa sœur un doux baiser d'amant.
Mais celle-ci lui dit : " Faisons mieux, ma charmante
Remplaçons notre doigt à la place amusante
Par une langue agile ; et tu verras, ma sœur 
Que nos attouchements auront plus de douceur.
Oui, sur ton petit ventre, attends que je me couche,
Ta bouche sur mes lèvres, ton poil dans ma bouche
Qu'une douce langue chatouille en l'excitant
Notre bouton de rose encore tout palpitant.
Que nos corps enlacés se tordent et se roulent,
Que le jus de l'amour sur nos cuisses s'écoule. "
Sitôt dit, sitôt fait, et bientôt ce doux jeu
Arrose leur trésor d'un liquide onctueux.
Mais ce sperme infécond ne rappelle les hommes
Que de manière vague. " Ah ! Sottes que nous sommes,
A quoi rêvons-nous donc quand on a ce qu'il nous faut :
Notre père est bien vieux, mais il est encore chaud.
Il peut bander encor quand les femmes sont belles,
Bien heureux qu'il n'ait pas affaire à des pucelles.
Mais il ne voudra pas, tant il est scrupuleux,
Nous donner la bouteille où jadis toutes deux
Avons puisé la vie,... où notre pauvre ère, 
Allait remplir ses fleurs, teindre son cratère.
Tâchons de l'enivrer, il aime le bon vin,
Et s'il veut nous baiser, sauvons le genre humain... "
Chacune sur le chef portait un grand voile noir ;
Loth avec sa lanterne, a demandé, hagard :
" A qui sont ces tétons dont la blancheur rayonne ?
Ces globes opalins, dont la pointe frissonne ? "
Il jette sur Agass des regards polissons,
Ecoute en soupirant les charmeuses chansons
Qu'ensemble ont commencé ses filles toutes nues,
Il croit être à Sodome et, sur ses propres filles
Haletant de planter le bâton de famille,
Il s'élance soudain. Agass l'avait prévu.
Au ventre paternel, elle saisit tout nu
Le membre recherché par l'ensemble des femmes
S'aperçoit qu'il faut encore qu'elle l'enflamme,
Et, pour mieux en jouir, elle roule à la main
L'instrument qui doit féconder le genre humain.
" J'enfanterai, dit-elle, et pour être plus sûre
Adoptons pour jouir la meilleure posture. "
Elle tombe à genoux, découvre son cul blanc ;
Le vieux Loth inclinant la tête et s'approchant
Voit le cul : Oh ! Jeune Femme ! Oh ! ma toute belle",
Dit-il alors, jetant ses deux bras autour d'elle.
Agass, poussant le cul, accroît le mouvement
Car elle connaissait l'effet du frottement.
Elle se sent mouiller. Aucune jouissance 
N'a pourtant assouvi sa brutale espérance.
Un soupir la saisit ; elle porte la main
Je ne sais où. " Tu n'es pas dans le bon chemin,
C'est à recommencer ", dit-elle à son vieux père.
Et l'ivrogne à nouveau recommence l'affaire ?
En craignant de manquer, il se laisse guider 
A travers les replis qu'il devra féconder.
Agass tressaille. Enfin tout son beau corps frissonne ;
Les os ont craqué. Le père Loth s'en étonne
" Qu'as-tu donc ? Mon enfant : va donc que je jouisse !
Si je m'en suis douté, que le ciel m'engloutisse ! "
Dit le vieux Loth. Agass dit alors à sa sœur :
" Viens goûter à ton tour la divine liqueur. "
L'autre aussitôt s'approche et dans ses douces cuisses
Elle montre à son père un doux nid de délices.
Elle chatouille alors les couilles du taureau,
Prend l'arme tout à coup et la met au fourreau.
Entre ses blanches mains, saisit la vieille épée
Pour la faire entrer plus grosse et mieux trempée.
Enfin elle se pâme, laisse tomber ses bras,
Le sceptre paternel inondant ses appas.
" Gloire à Dieu " se dit-elle, " à présent j'ai conçu. "
Loth, en se réveillant n'avait rien vu, ni su.

 

 Hendrik Goltzius "Loth et ses filles" - 1616

 

 

19/05/2013

Ouiquinde gastronomique : Sabine rime avec tajine

amours champêtres.jpg

 

 

Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

 

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachées,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, “ Ah, dis donc, Doudou ! ”

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi-heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

Décadi 30 Floréal 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Aux portes du paradis, un nouvel arrivant commence son récit: 
- Cela faisait un certain temps que je soupçonnais ma femme d’avoir une relation extra conjugale. Je suis donc rentre chez moi à l’improviste et évidemment, je l'ai trouvé complètement nue sur le lit. J’ai immédiatement fouillé l'appartement pour trouver le coupable. En vain. Et puis, je me suis souvenu qu'habitant le 15ème étage d'une tour, nous disposions d'un petit balcon. J'ai donc ouvert la porte-fenêtre et c'est la que j'ai vu cet homme suspendu dans le vide et s'agrippant à la rambarde du balcon. Je lui ai piétiné les mains pour qu'il tombe, mais il tenait bon. Alors je suis parti chercher un marteau. A grands coups sur chaque main, il a fini par lâcher prise. Mais un arbre a amorti sa chute. Voyant qu'il bougeait encore, j'ai attrapé le réfrigérateur de la cuisine et je l'ai fait basculer sur cet individu. L'effort a été si violent que j'ai succombé à une crise cardiaque. Et donc me voilà. 

- Ah bon ! Répond St Pierre passionné. C'est bon vous êtes admis au paradis.

 

Un second homme se présente peu après et commence à raconter l'histoire de sa mort a St Pierre: 
- Voyez-vous, débute-t-il, j'étais en train de repeindre mon balcon au 17ème étage d'une tour. Mon tabouret a vacillé et j'ai basculé dans le vide. Mais j'ai eu la possibilité de me rattraper à un balcon, deux étages plus bas. Je pensais être sauvé quand le propriétaire de ce balcon a commencé à me piétiner les mains puis à me casser les doigts à coups de marteau. Il était fou furieux que je m’accroche à son balcon. Et pire, lorsque j'ai lâché prise, comme je ne suis pas mort tout de suite, il m'a balancé son frigo sur la tête pour m’achever.

 

St Pierre : 
- Oui, j'ai entendu parler de cette histoire, vous pouvez entrer au paradis.

 

Un troisième homme arrive et entame, lui aussi, son récit à St Pierre: 
- Franchement, je ne sais pas comment c'est arrivé ! J’étais caché à poil dans un frigo et me voilà !!! 

 

 

18/05/2013

Ouiquinde érotique avec Sanguin et Machaud

 

arbres qui baisent.jpg

 

 

Enigme

Je vis un jour dans l'île fortunée
Un petit mont qu'on ne peut trop chérir ;
II a des fleurs tous les mois de l'année,
Et quelquefois est neuf mois sans fleurir :
Vers le penchant un sentier le partage,
Tout rebordé de roses à l'entour ;
Là, dans un temple, au milieu d'un bocage
On va traiter les mystères d'amour.

Le pèlerin peu de temps y demeure,
Pour la santé c'est un lieu dangereux ;
Si par hasard il advient qu'il y meure,
II ressuscite, et refait d'autres vœux.
De ce coteau découle une fontaine ;
On le cultive, il est ensemencé :
En y montant souvent on perd haleine,
On en descend toujours fort harassé.

 

Denis Sanguin de Saint-Pavin

 

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champignons sexy.jpg

Sonnet


Un beau jour Dom Bernard, ce disciple d'Antoine,
Qui depuis si longtemps ne connait plus l'honneur,
Qui sans bien et sans nom, sans aucun patrimoine,
Passe des Antonins pour le plus grand fouteur,

Dans un beau désespoir, fut trouver au bordel
Mimi, qui des putains n'est que la plus infâme ;
Et là, sans balancer, en sortant de l'autel
Le foutu calotin lui débita sa flamme.

De l'argent ! dit Mimi, ou sans quoi, vieux paillard,
Décampe du bousin, ou bien, lâche couillard,
Tu sauras si Mimi se regarde en novice.

Dom Bernard étonné, paya sans murmurer.
Enfin, ce qu'il obtint peut bien se figurer.
Il foutît ; mais, hélas ! gagna la chaude-pisse.

Louis-Charles Machault

 

 

Nonidi 29 Floréal 221

 

Illustrations X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

C'est une fille qui dit à sa mère : 
- Maman, je suis enceinte 
- Mais ma fille, où avais-tu la tête ?
- Dans le pare brise !

 

 

 

 

11/05/2013

Ouiquinde érotique à cheval

 

amazone cheval.jpg

 

 
 

 

La fille et le cheval



Dans un sentier passe un cheval

 

Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.

 

Marquis de Boufflers

 

cul de cheval.jpg

Duodi 22 Floréal 221


Photos X - Droits réservés


 

**************

 
Ecoute ! Ecoute !


Après une soirée, un gars ramène sa copine chez elle, dans un quartier très huppé.


Ils sont à la veille de s'embrasser pour se dire bonne nuit devant la porte d'entrée, lorsque le gars commence à se sentir excité.


Avec un air confiant, il se penche vers elle en souriant, une main accolée sur le mur, et lui dit:
- Chérie, me ferais-tu une pipe ?


Horrifiée, elle répond :
- Es-tu malade ? Mes parents pourraient nous voir !
- Oh alleeez ! Qui va nous voir à cette heure ? demande-t-il d'une voix déjà haletante.


- Non, s'il te plaît. Imagines-tu si on se fait prendre ? La fille du juge local se doit d'être exemplaire !
- Oooh alleeez! Il n'y a personne aux alentours, ils dorment tous.
- P-A-S  Q-U-E-S-T-I-O-N. C'est trop risqué !
- Oooh s'il te plaît!, s'il te plaiiiiit, je t'aime tellement ? ! ?
- Non, non, et non. Je t'aime aussi, mais je ne peux pas !
- Je t'en suppliiiiiiiiie...
- Donnes-moi une seule bonne raison, dit-elle.


Le jeune homme se lance alors dans une argumentation passionnée de dix bonnes minutes sur les besoins et pulsions masculines, d'une voix de plus en plus rauque.
Soudain, la lumière dans l'escalier s'allume, et la sœur aînée de la jeune fille apparaît en pyjama, les cheveux en bataille, les yeux bouffis, et leur annonce d'une voix endormie :


- Papa m'a dit de te dire : soit tu lui fais sa pipe, soit c'est moi qui lui fais sa pipe. En cas de besoin, maman dit qu'elle peut descendre elle-même et la lui faire. Mais par pitié, dis-lui d'enlever sa main de l'interphone...

 

04/05/2013

Ouiquinde érotique avec Pierre Louÿs

dos fin.jpg

 

 

Pierre Louÿs

LA FEMME

 

Ex libris, nequam scriptoris

His libellus, o clitoris,

Ad limen te mittat oris.

 

Madame, vois l'ex-libris

D'un auteur français, qui peut-être

A mouillé votre clitoris

Plus d'une fois sans vous connaître.

 

L'ORCHIDÉE

 

Une fleur a mangé ton ventre jusqu'au fond

Sa tige se prolonge en dard sous les entrailles

Fouille la chair de sa racine et tu tressailles

Quand aux sursauts du cœur tu l'entends qui répond

 

C'est une fleur étrange et rare, une orchidée

Mystérieuse, à peine encore en floraison

Ma bouche l'a connue et j'ai conçu l'idée

D'asservir sous ses lois l'orgueil de ma raison.

 

C'est pourquoi, de ta fleur de chair endolorie,

Je veux faire un lys pur pour la Vierge Marie

Damasquiné d'or rouge et d'ivoire éclatant,

 

Corolle de rubis comme une fleur d'étoile

Chair de vierge fouettée avec des flots de sang

Ta Vulve rouge et blanche et toute liliale.

 

LA VULVE

 

Un rayon du soleil levant caresse et dore

Sa chair marmoréenne et les poils flavescents

Ô que vous énervez mes doigts adolescents

Grands poils blonds qui vibrez dans un frisson d'aurore.

 

Quand son corps fatigué fait fléchir les coussins

La touffe délicate éclaire sa peau blanche

Et je crois voir briller d'une clarté moins franche

Sous des cheveux moins blonds la chasteté des seins,

 

Et sous des cils moins longs les yeux dans leur cernure.

Car ses poils ont grandi dans leur odeur impure

La mousse en est légère et faite d'or vivant

 

Et j'y vois les reflets du crépuscule jaune ;

Aussi je veux prier en silence devant

Comme une Byzantine aux pieds d'un saint icône.

 

LES POILS

 

Quand j'énerve mes doigts dans vos épaisseurs claires

Grands poils blonds, agités d'un frisson lumineux,

Je crois vivre géante, aux âges fabuleux

Et broyer sous mes mains les forêts quaternaires.

 

Quand ma langue vous noue à l'entour de mes dents

Une autre nostalgie obsède mes narines :

Je crois boire l'odeur qu'ont les algues marines

Et mâcher des varechs sous les rochers ardents.

 

Mais mes yeux grands ouverts ont mieux vu qui j'adore :

C'est un peu d'océan dans un frisson d'aurore,

La mousse d'une lame, un embrun d'or vivant,

 

Flocon vague oublié par la main vénérée

Qui façonna d'écume et de soleil levant

Ta peau blanche et ton corps splendide, Cythérée !

 

LE MONT DE VÉNUS

 

Sous la fauve toison dressée en auréole

À la base du ventre obscène et triomphant,

Le Mont de Vénus, pur ainsi qu'un front d'enfant,

Brille paisiblement dans sa blancheur créole.

 

J'ose à peine le voir et l'effleurer du doigt ;

Sa pulpe a la douceur des paupières baissées

Sa pieuse clarté sublime les pensées

Et sanctifie au cœur ce que la chair y voit.

 

Ne t'étonne pas si ma pudeur m'empêche

De ternir l'épiderme exquis de cette pêche,

Si j'ai peur, si je veux l'adorer simplement

 

Et, penché peu à peu dans les cuisses ouvertes,

Baiser ton Vénusberg comme un saint sacrement

Tel que Tannhäuser baisant les branches vertes.

 

LES NYMPHES

 

Oui, des lèvres aussi, des lèvres savoureuses

Mais d'une chair plus tendre et plus fragile encor

Des rêves de chair rose à l'ombre des poils d'or

Qui palpitent légers sous les mains amoureuses.

 

Des fleurs aussi, des fleurs molles, des fleurs de nuit,

Pétales délicats alourdis de rosée

Qui fléchissent, pliés sur la fleur épuisée,

Et pleurent le désir, goutte à goutte, sans bruit.

 

Ô lèvres, versez-moi les divines salives

La volupté du sang, la chaleur des gencives

Et les frémissements enflammés du baiser

 

Ô fleurs troublantes, fleurs mystiques, fleurs divines,

Balancez vers mon cœur sans jamais l'apaiser,

L'encens mystérieux des senteurs féminines.

 

LE CLITORIS

 

Blotti sous la tiédeur des nymphes repliées

Comme un pistil de chair dans un lys douloureux

Le Clitoris, corail vivant, cœur ténébreux,

Frémit au souvenir des bouches oubliées.

 

Toute la Femme vibre et se concentre en lui

C'est la source du rut sous les doigts de la vierge

C'est le pôle éternel où le désir converge

Le paradis du spasme et le Cœur de la Nuit.

 

Ce qu'il murmure aux flancs, toutes les chairs l'entendent

À ses moindres frissons les mamelles se tendent

Et ses battements sourds mettent le corps en feu.

 

Ô Clitoris, rubis mystérieux qui bouge

Luisant comme un bijou sur le torse d'un dieu

Dresse-toi, noir de sang, devant les bouches rouges !

 

L'HYMEN

 

Vierge, c'est le témoin de ta virginité

C'est le rempart du temple intérieur, ô Sainte !

C'est le pur chevalier défenseur de l'enceinte

Où le culte du Cœur se donne à la Beauté

 

Nul phallus n'a froissé la voussure velue

Du portail triomphal par où l'on entre en Dieu

Nul homme n'a connu ton étreinte de feu

Et le rut a laissé ta pudeur impollue.

 

Mais ton hymen se meurt, ses bords se sont usés

À force, nuit et jour, d'y boire des baisers

Avec l'acharnement de la langue farouche.

 

Et quelque jour, heurtant le voile exténué,

Le membre furieux dardé hors de ma bouche

Le déchiquettera comme un mouchoir troué.

 

Pierre Louÿs

 


Quintidi 15 Floréal 221


Photo X - Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute !


 

Deux clitoris se rencontrent... l'un dit à l'autre :
- Il paraît que tu es frigide?
L'autre répond : 
- Ce sont les mauvaises langues qui disent ça.

 


 

 

27/04/2013

Ouiquinde érotique : Amours de femmes

Femmes lesbiennes - bronze.jpg

 


Oui, ce sont des regards de femme
Que cherche son regard brûlant,
Elle a soif de l'ardeur infâme
Qu'une autre sait mettre en son flanc.

Les yeux hagards, le trouble à l'âme,
La langue aux lèvres se collant,
Chacune tour à tour se pâme,
Se tord et retombe en râlant.

Bientôt leur tendresse lascive,
Comme une chaîne qui les rive,
Dresse dans l'ombre leurs tombeaux ;

Et sur la pierre, quand arrive
Le soir à la marche craintive,
Pleurent les filles de Lesbos.



Albert Sémiane (1884)

 

Octidi 8 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Savez-vous comment faire crier une femme deux fois de suite en lui faisant l'amour ? 
- La première fois en la sodomisant et la seconde en s'essuyant la bite dans le rideau ! 

 

20/04/2013

Ouiquinde érotique gaillardement printanier !

femme lascive Michael Turner.jpg

 

 

Tenez ! Une gaillarderie d’Alfred Delvau qui fut le secrétaire de l’homme politique qui donna à la France le suffrage universel : Ledru-Rollin.

 

Fouterie de poète

 

La fille :

 

A quoi rêves-tu sous la couverture,

Ô mon cher poète, ô mon doux amant ?

Ne suis-je donc plus cette créature

Que tu désirais passionnément ?

 

Tu mourais pour moi d’un amour immense,

Dans des vers forts beaux…que je n’ai pas lus ;

Notre foutrerie à peine commence,

Et déjà, mon cher, tu ne bandes plus !

 

Tes couilles, je vois, se vident plus vite

Que ton encrier plein de sperme noir ;

Ta pine n’est plus qu’une humble bibite

Indigne d’entrer dans mon entonnoir !

 

Pourtant si j’en crois mes propres rivales,

Je réveillerais le plus mort des morts

D’un coup de ce cul qu’ici tu ravales

Sans en éprouver le moindre remords.

 

Ma gorge se tient mieux qu’un militaire,

Mon con est boisé comme l’est Meudon,

Afin de cacher l’autel du mystère

Où l’on officie en toute saison.

 

J’ai des cheveux roux comme des carottes,

Des yeux de faunesse émerillonnés

Qui guignent les vits au fond des culottes

Et des pantalons les mieux boutonnés.

 

Je possède l’art du casse-noisettes

Qui ferait jouir un nœud de granit ;

Un coup avec moi n’est qu’une azmusette :

Quand on est à douze, on n’a pas fini !

 

Et lorsque mon con a soif de ton sperme,

Lorsqu’il en attend dix litres au moins,

Tu sers une goutte ou deux puis tu fermes

Le doux robinet des ruisseaux divins !

 

Est-ce du mépris ou de l’impuissance ?

Es-tu pédéraste ou castrat, voyons ?

Un pareil état m’excite ou m’offense :

Donc descends du lit, ou bien rouscaillons !

 

 

Le poète :

 

Je sens les sonnets pousser sur mes lèvres

A vous contempler dans cet abandon ;

Vous me rappelez les biscuits de Sèvres

Pétris par la main du grand Clodion.

 

Corrège vous eût peinte en Antiope,

A voir votre pose et vos charmes nus.
Je vous aime ainsi, divine salope :

La Farcy n’a pas de telles Vénus !

 

Je vous chanterai dans mes hexamètres

Superbe catin dont je suis l’amant :

Des vers parfumés comme ceux des Maîtres

Qu’on lit d’une main tour en se pâmant.

 

La fille :

 

Conserve tes vers pour une autre muse

Qui se montera mieux le bourrichon ;

Ce n’est pas cela, mon cher, qui m’amuse :

Sois moins poète et beaucoup plus cochon !

 

Ingrat ! Tu m’as mis le foutre à la bouche !

J’allais presque entrer dans le paradis ;

Maintenant je suis réduite, farouche,

A me branler… Moi ! Que je te maudis !

 

Bande ta pine et débande ta lyre :

L’important au lit est de pisser droit !

La femme n’est pas au monde pour lire,

Le nœud d’un goujat vaut celui d’un roi !

 

Ah ! je n’y tiens plus ! la cul me démange !

Qu’on m’aille chercher l’Auvergnat du coin

Car je veux sentir le vit de cet ange

Enfoncer mon con comme avec un coin !



Illustration Michael Turner

 

 

Et ! Cadeau ! Une bluette d’André Gil, chansonnier célèbre en son temps à Montmartre notamment au cabaret du « Lapin A.Gil » dont il a peint l’enseigne célèbre - un lapin sortant d’une daubière - « Là, peint A.Gil » et devenu enfin « Lapin agile ».

 


Il la battait sans fiel, sans motif, sans scrupule.

Elle, expérimentée, hurlait le mot : « Crapule » !

Alors il redoublait, et, sage, cet amant

Robuste, infatigable, attentif au moment

Où, brisée à moitié, l’échine qui se cambre

Offre un fessier pareil au cul d’une jument,

La foutait toute chaude, - et l’effort de son membre

Aurait fendu le tronc d’un hêtre assurément –

Jusqu’à ce qu’inondée, exténuée et pale

De joie, elle râlait : « Oh ! que c’est bon un mâle » !

 

 

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Primidi 1er Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés.

 

 

06/04/2013

Ouiquinde érotique : Prévert ou Apollinaire ?

 

Deux monstres sacrés de la poésie française…

 

La suavité subtile de Prévert :


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Sanguine

 

La fermeture éclair a glissé sur tes reins
Et tout l’orage heureux de ton corps amoureux
Au beau milieu de l’ombre
A éclaté soudain
Et ta robe en tombant sur le parqué ciré
N’a pas fait plus de bruit
Qu’une écorce d’orange tombant sur un tapis
Mais sous nos pieds
Ses petits boutons de nacre craquaient comme des pépins
Sanguine
Joli fruit
La pointe de ton sein
A tracé une nouvelle ligne de chance
Dans le creux de ma main
Sanguine
Joli fruit
Soleil de nuit.

 

Jacques Prévert



 …ou la gourmandise très crue d’Apollinaire :

 

Rapaces-amour_1024.jpg

 

 

 

Con large comme un estuaire

 

Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
l’odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière

Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente

La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s’épanouit
On dirait d’un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu’au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton nœud fait ventouse.

 

Guillaume Apollinaire

 

 

 

Septidi 17 Germinal 221

 

Illustrations X – Droits réservés

 

30/03/2013

Ouiquinde érotique avec André Breton

 

femmes suréalistes.jpg

L'Union libre

 

Ma femme à la chevelure de feu de bois

Aux pensées d'éclairs de chaleur

A la taille de sablier

Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre

Ma femme à la bouche de cocarde et de bou­quet d'étoiles de dernière grandeur

Aux dents d'empreintes de souris blanche sur la terre blanche

A la langue d'ambre et de verre frottés

Ma femme à la langue d'hostie poignardée

A la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux

A la langue de pierre incroyable

Ma femme aux cils de bâtons d'écriture d'enfant

Aux sourcils de bord de nid d'hirondelle

Ma femme aux tempes d'ardoise de toit de serre Et de buée aux vitres

Ma femme aux épaules de champagne

Et de fontaine à têtes de dauphins sous la glace

Ma femme aux poignets d'allumettes

Ma femme aux doigts de hasard et d'as de cœur

Aux doigts de foin coupé

Ma femme aux aisselles de martre et de fênes

De nuit de la Saint-Jean

De troène et de nid de scalares

Aux bras d'écume de mer et d'écluse

Et de mélange du blé et du moulin

Ma femme aux jambes de fusée

Aux mouvements d'horlogerie et de désespoir

Ma femme aux mollets de moelle de sureau

Ma femme aux pieds d'initiales

Aux pieds de trousseaux de clés aux pieds de calfats qui boivent

Ma femme au cou d'orge imperlé

Ma femme à la gorge de Val d'or

De rendez-vous dans le lit même du torrent

Aux seins de nuit

Ma femme aux seins de taupinière marine

Ma femme aux seins de creuset du rubis

Aux seins de spectre de la rose sous la rosée

Ma femme au ventre de dépliement d'éventail des jours

Au ventre de griffe géante

Ma femme au dos d'oiseau qui fuit vertical

Au dos de vif-argent

Au dos de lumière

A la nuque de pierre roulée et de craie mouillée

Et de chute d'un verre dans lequel on vient de boire

Ma femme aux hanches de nacelle

Aux hanches de lustre et de pennes de flèche

Et de tiges de plumes de paon blanc

De balance insensible

Ma femme aux fesses de grès et d'amiante

Ma femme aux fesses de dos de cygne

Ma femme aux fesses de printemps

Au sexe de glaïeul

Ma femme au sexe de placer et d'ornithorynque

Ma femme au sexe d'algue et de bonbons anciens

Ma femme au sexe de miroir

Ma femme aux yeux pleins de larmes

Aux yeux de panoplie violette et d'aiguille aimantée

Ma femme aux yeux de savane

Ma femme aux yeux d'eau pour boire en prison

Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache

Aux yeux de niveau d'eau de niveau d'air de terre et de feu.

André Breton

 

 femme magritte.jpg

 Illustration X et Magritte - Droits réservés

 

 

Décadi 10 Germinal 221

 

Illustrations X - Droits réservés


*********************


Ecoute ! Ecoute !


C’est un mec qui a toutes les galères du monde : il vient de se faire lourder de sa boite, sa femme le trompe, son chien à la gale et son fils vient de prendre la carte des jeunes UMP. Il va dans la forêt avec une corde, la fixe à une branche et s’apprête à se la passer au cou.

Arrive un prêtre qui s’interpose : « Allons mon fils. Ne faites pas ça ! Dieu prend soin de tous ses enfants. Tenez, prenez cette bible. Ouvrez-là à n’importe quelle page et vous trouverez toujours la réponse à vos problèmes. »

Le curé, content d’avoir sauvé une vie et peut-être une âme, continue sa promenade en forêt.

Le mec prend la bible, l’ouvre au hasard et lit : « Repends-toi ! »


23/03/2013

Ouiquinde érotique rimbaldien

amour champêtre Le Titien.jpg

 

 

Elle était fort déshabillée

 

 

Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malignement, tout près, tout près.

Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains.
Sur le plancher frissonnaient d’aise
Ses petits pieds si fins, si fins.

Je regardai, couleur de cire
Un petit rayon buissonnier
Papillonner dans son sourire
Et sur son sein, – mouche ou rosier.

Je baisai ses fines chevilles.
Elle eut un doux rire brutal
Qui s’égrenait en claires trilles,
Un joli rire de cristal.

Les petits pieds sous la chemise
Se sauvèrent : “Veux-tu en finir !”
La première audace permise,
Le rire feignait de punir !

Pauvrets palpitants sous ma lèvre,
Je baisai doucement ses yeux :
Elle jeta sa tête mièvre
En arrière : “Oh ! c’est encor mieux !

Monsieur, j’ai deux mots à te dire…”
Je lui jetai le reste au sein
Dans un baiser, qui la fit rire
D’un bon rire qui voulait bien…

Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malignement, tout près, tout près. »

 

 

Arthur Rimbaud

 

 

Tridi 3 Germinal 221

 

 

Illustration Le Titien 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un petit garçon de 6 ans dit à sa sœur de 10 ans : 
- Tu sais comment on fait les enfants toi ? 
- Bien sûr, c'est fastoche ! 
- Alors vas-y, dis moi. 
- Eh bien c'est simple, le papa il met la graine dans le ventre de la maman ... 
- Et après ? 
- Et après il la pousse bien au fond avec sa bite.

 

20/03/2013

Au cul la vieille ! C’est le printemps !

reiser fou d amour.jpg

 

 

Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Nonidi 29 Ventôse 221

 

 

Merci au grand Reiser

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Quelle est la différence entre un train électrique et des seins ? 
- Y'en a pas, ils sont tous les deux faits pour les enfants et c'est papa qui joue avec. 

15/03/2013

Premier tango au Vatican

chimulus nouveau pape.jpg

 

Bon. Puisque « habemus papam », il faut bien qu’on en parle un peu, non ? Celui-là, parait que c’est un fils d’immigré italien, qui, avant d’être « touché par l’aile de la grâce », a travaillé dans un labo de chimie. Et – divine surprise pour moi qui ai été un pilier de baletti, tournant le racati comme le tango braqueur – ce mec à la coule faisaient comme tous les jeunes : il allait frotter le tango dans les milongas de Buenos Aires ! Ouais, vous avez bien entendu : on a un pape qui sait danser le tango ! Y a-t-il danse plus explicitement sensuelle que le tango ? C’est la communion totale des corps qui s’imbriquent, se frottent, se tordent, s’entremêlent sulfureusement au rythme syncopé des bande-au-néon dans des tavernes lourdes de fumées douteuses et de l’odeur des corps en rut.

 

François, il parait que, dans ton Argentine natale, tu as une belle réputation de défenseur des pauvres et des opprimés. Il parait que tu as jadis proférés des paroles fortes contre le capitalisme sauvage. On te donne donc un préjugé favorable pour balayer les écuries d’Augias ! Mais on dit aussi que ton attitude lors de la terrible dictature argentine fut loin d’être exemplaire…

 

Allez, en piste pour le tango de Jésus immortalisé par Ginette Garcin dans le film ébouriffant de Jean Yanne « Tout le monde il est beau, Tout le monde il est gentil » :

 

Je vivais comme une ombre

J’avais des idées sombres

Faisant partie du nombre

Des desesperados

 

Je ne savais quoi faire

Pour chasser ma misère

Quand on est solitaire

Aïe, on a froid dans le dos

 

Quand dans une chapelle

Sous la blanche et très belle

Statue de la douce immaculée conception

J’ai senti la foi naître

Et au fond de mon être

Du seigneur Jésus-Christ

J’eus la révélation

 

Dans les bras de Jésus

Maintenant tous les jours je danse

Et désormais mon existence

Vaut la peine d’être vécue

 

Dans les bras de Jésus

Maintenant tous les jours je chante

Pour moi la vie n’est plus méchante

Et de joie je suis éperdue

Dans les bras de Jésus.

 

Dégustez cette perle savoureuse

ICI

 

 

Quartidi 24 Ventôse 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

L’ancien pape s’emmerde a la retraite. Il appelle son bras droit et lui dit: - Je vais bientôt mourir mais avant je souhaiterai faire une fois l'amour avec une femme !
- Mais, votre sainteté émérite...
- Silence ! Après une vie au service de Dieu et d'abstinence, j'ai bien le droit de faire l'amour une seule fois dans ma vie, non ?
- Bien votre sainteté émérite, quelle femme voulez vous ?
- Il y a 4 critères auxquels elle doit répondre :
Premièrement, elle doit être aveugle. Comme cela, elle ne saura pas que c'est moi.
Deuxièmement, elle doit être sourde. Comme cela, elle ne m'entendra pas.
Troisièmement, elle doit être muette. Comme cela, elle ne pourra pas raconter ce qui c'est passé.
Et quatrièmement, elle doit avoir de gros seins.
- Pour quelle raison des gros seins ?
- Parce que j'aime bien !!!

 

 

02/03/2013

Ouiquinde gaillard pour soiffards paillards, nom de dieu !

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Ras le bol de la sinistrose, des curétailleries, de la morale peine-à-jouir. Renouons avec la saine et gaillarde paillardise à la française, cré vindiou!


Tirer un petit coup, c'est agréable



(se chante sur la musique de Félix Boyer « Boire un petit coup c'est agréable)



Tirer un p'tit coup, c'est agréable
Mais en tirer deux, c'est mieux
Mais il ne faut pas se branler sous la table
Tirer un p'tit coup, c'est agréa-able
Mais en tirer deux, c'est mieux
Un petit coup, tralalala (bis)
Un petit coup c'est doux.

 

1. Je voudrais baiser une espagnole
Je voudrais bien la baiser
Mais je risque fort
D'attraper la vérole
Je voudrais baiser une espagno-ole
Je voudrais bien la baiser.

 

2. J' voudrais fair' l'amour avec un' russe
On m'a dit qu'ell's aim'nt bien ça,
Mais j'ai bien trop peur
Qu'ell' mord' quand ell' me suce
J' voudrais fair' l'amour avec un' ru-usse
On m'a dit qu'ell's aim'nt bien ça.

 

3. "Avez-vous baisé une Suissesse ?"
Oui ma chèr', j'en ai baisée,
Quand ell's sont baisées,
Ell's demandent "Qui est-ce ?"
"Avez-vous baisé une Suisse-esse "?
Oui ma chèr', j'en ai baisée.

 

4. Ah! Baiser la croupe à une All'mande
Et puis après l'enfiler,
Et plus on les enfil',
Plus ell's en redemandent
Ah! Baiser la croupe à une All'ma-ande
Et puis après l'enfiler.

 

5. Soixant'-neuf avec une Chinoise
C'est le rêve de ma vie,
Mais il se pourrait
Qu' Mao me cherch' des noises
Soixant'-neuf avec une Chinoi-oise
J'ai bien peur pour mon vit.

 

6. Je préfèr' baiser une Française
Ce sont ell's qui bais'nt le mieux,
Plus on va profond,
Plus on se sent à l'aise
Je préfèr' baiser une Françai-aise
Ce sont ell's qui bais'nt le mieux.

 

 

Duodi 12 Ventôse 221

 

Illustration : merci à l'Hénaurme Dubout.

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Une jeune secrétaire est en train de faire des photocopies au bureau lorsqu'un de ses collègues de travail lui dit :
- Hmmm, tes cheveux sentent drôlement bon!
Aussitôt, la secrétaire va voir son chef et se plaint auprès de lui d'avoir été victime de harcèlement sexuel !
- Comment ça? demande le patron.
- Il m'a dit que mes cheveux sentaient drôlement bon... répond la fille
- Et alors, s'étonne le chef, j'aurais plutôt pensé que c'était le genre de compliment qui vous aurait fait plaisir !
- Mais patron, reprend la fille, c'est un nain...

 

 

23/02/2013

Ouiquinde érotique : retour à la nature

femme modigliani.jpg

 

 

Foin de tous ces sacs d’os, mannequins faméliques

Condamnées par la mode à rester rachitiques ;

Nous aimons l'abondance, les rondeurs parfumées

Quand les maigres sont vues, les rondes sont aimées !

 

Foin de ces chats pelés, rasés et sans beauté

Fantasmes très douteux de la puérilité ;

Nous aimons vos trésors avec du poil autour

Le mystère envoûtant des fourrures d’amour.

 

Foin  des déodorants aux odeurs de vaisselle

Que « le marché » impose aux belles jouvencelles ;

Nous aimons ces parfums sentant bons et pas bons

 

Fragrances absolues de passion et de vie

Forte odeur de marée, aromes de jambon.

Un cul, ça sent le cul comme un vit sent le vit !

 

VictorAyoli

 

 

Quintidi 5 ventose 221

 

Merci à Modigliani

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi fait-on l'amour en va et viens ? 
Parce qu’il n'y a pas assez de place pour faire demi-tour !

 

 

17/02/2013

En pleine tourmente de gamelles : Ouiquinde charcutier !

cochonsquiniquent copie.jpg

 

 

Ami Cochon, mon frère.

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Ô toi, dont le trépas annonce bonne chère,

Je te salue bien bas, toi dont le sacrifice

Fournit à nos repas fricassées et saucisses.(bis)

Merci pour ton boudin, merci pour tes jambons,

Merci, merci pour tout, car en toi tout est bon !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Tu sais rassasier nos ardeurs carnassières,

Nous aimons tout en toi, ta tripe, ta chair fraîche

Tes bajoues, tes rognons, ta langue, ta ventrèche.(bis)

Merci pour tes pâtés, merci pour tes caillettes,

Tes quatre pieds panés, ton fromage de tête.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

En humant les parfums montant de la daubière

Où mijote à feu doux dans du Côtes-du-Rhône

Les morceaux succulents que ton trépas nous donne.(bis)

Merci pour ton échine et ton  filet mignon,

Merci pour ton jésus et pour tes saucissons.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Fidèle compagnon des sorties rabassières

Où dans les bois de chêne, ton odorat subtil

Te fait trouver les truffes de décembre à avril. (bis)

Merci pour ton regard espiègle et rigolard,

Pour ton grand appétit, pour tes chants, pour ton lard.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Car toi seul assouvit nos passions charcutières,

Salé, fumé, grillé, braisé ou même cru,

Tu es le compagnon des meilleurs de nos crûs. (bis)

Merci pour les ardeurs que chez nous tu éveilles,

Car en chacun de nous, un peu de toi sommeille !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère. (bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Car ta réputation excite les rosières

Idol' des sautopafs et terreur des cocus

Tu portes le flambeau de ceux qui aim' le cul. (bis)

Merci pour les tétons et pour les rondes fesses

Pour les peaux satinées appelant les caresses.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

 

(chanson bachico-charcutière de VictorAyoli, mammifère omnivore ampélophile républicain)

 

 

Octidi 28 pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un sanglier rencontre un cochon, le regarde et lui dit :

- « Ben toi, tu dois en chier avec ta chimio... »

 

 

14/02/2013

Plaisirs d’amour…

peynet colombe.jpg

 

 

Le temps marche sur moi, quant à toi, il t’effleure

Ma taille s’épaissit, mes cheveux ? Je les pleure…

Le temps est un voyou, un voleur de jeunesse,

Mais il transmute aussi la passion en tendresse.

 

Si le torrent fougueux de notre amour total

S’est calmé dans le lac du bonheur conjugal

Après trente ans pourtant, il n’a pas une ride,

Et s’il est moins ardent, il n’est que plus solide.

 

Pour mon cœur, pour ma queue, tu restes la plus belle,

Fière, douce et sexy, ma lionne d’amour,

Plus attirante encor que bien des jouvencelles.

 

Pour tes yeux de velours je me fais troubadour

Et, pour Saint-Valentin, te dédie ce poème

Je t’aime.

 

 

Quintidi 25 Pluviose 221

 

Merci à l’irremplacé Peynet

 

 

*********************

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Deux hommes discutent…

 
A la maison, c'est moi qui commande. Hier par exemple, j'ai dit à ma femme : « Chérie, donne-moi de l'eau chaude ! »
- Et elle t'en a donné tout de suite ?
- Oui, tout de suite ! Moi, pour rien au monde, je ne ferais la vaisselle à l'eau froide !

09/02/2013

Ouiquinde érotique. Tant pis! J'ose Boris Vian.

boris vian 2.jpg

 

 

L’actualité est glauque. François baisse son calbar devant le Rosbif et la Teutonne pour sauvegarder les torrents de subvention dont se gavent les céréaliers français…

Alors changeons-nous les idées. J'ose donc vous proposer une "bluette" du grand Boris ! Et, il écrivait ça il y a plus de cinquante ans, dans une société de culs serrés ! Chapeau l'artiste !


AMIS je veux éjaculer
Tout le vieux foutre accumulé
Dans la boutique de mes couilles
Je sens se roidir mon andouille
Il n'est plus temps de reculer
Mâle, femelle, âne ou citrouille
Ce soir je vais tout enculer

C'EST à l’église que je veux
Sodomiser tous ces morveux
Enfilons nos noires soutanes
Pareils aux boules des platanes
Nos roustons noirs font les nerveux
Nous sommes nus sous nos roupanes
Passe une belle aux longs cheveux

DEGAINONS la trique violette
Qui hennit et rompt sa gourmette
Echappant à nos couturiers
Je lève mon noir tablier
La belle lèche ma quéquette
Attisant le feu meurtrier
D'une langue rose et proprette


VOICI que le corbeau croasse
Voici que mon engin bavasse
Et que déjà brament les chantres
Tantôt je sors et tantôt j'entre
Et je répands l'âcre lavasse
Issue du doigt que j'ai au ventre
Au bénitier de sa conasse

MON sperme a craché sur sa tombe
Et là mon braquemart retombe
Mais la belle sait mille tours
Et me tend son cul de velours
Cul de houri cul de colombe
Qui s'offre rose et sans détours
Et je m'y rue comme une bombe

COMME une flèche dans la cible
Comme un protestant dans la bible
Ma queue palpite de bonheur
Et la belle rit de douleur
Cul d'une courbure indicible
Plus ferme qu'un cul de facteur
De foutre il faut que je te crible

SE dégageant d'un coup de hanches
Elle se retourne et se penche
Sur le bâtonnet rabougri
Et dégoûtée de mistigri
Elle a de grands yeux de pervenche
Et me suçote mon grigri
MIRACLE ! AMIS, C'ETAIT DENTS BLANCHES !

L'APOTHEOSE alors éclate
Un beau cardinal écarlate
Encule les enfants de chœur
Qui chantent faux de tout leur cœur
Se branlant dans une tomate
Le curé décharge - vainqueur...

Un spectacle offert par COLGATE !


Boris Vian – « La messe en Jean Mineur »


 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

C'est un mec qui veut faire l'amour avec sa femme, mais 
malheureusement celle-ci a ses règles. Elle lui propose alors un petit 69. 
En pleine occupation érotique, voilà qu’un de ses potes sonne à la porte.... 
Il arrête d'un coup et par en courant lui ouvrir: 
Le pote: - « putain qu'est ce qu’il t'arrive. Tu as la figure en sang ! » 
- « Ouais. En venant t'ouvrir je me suis pris une porte dans la gueule… 
- « Eh ! Ça devais être la porte des chiottes, car t'as de la MERDE sur le NEZ... »

 

Primidi 21 pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

02/02/2013

Ouiquinde érotique avec Etienne Pasquier et Jean de La Fontaine

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Madrigal

 

Le téton de Babet est plus blanc que l’albâtre ;

Pour être ferme et rond il n’a point de pareil ;

On ne peut sans amour voir son bouton vermeil,

Faut-il donc s’étonner si j’en suis idolâtre !

Quand j’y porte la main de son consentement,

Je suis ravi d’avoir ce charmant privilège,

Mais quand elle s’oppose à mon ardent dessein,

Ô Babet ! Ô friponne, aussitôt, m’écriais-je,

Vous faites bien la fière avec votre beau sein.

Ah ! Vraiment votre sein est un beau sein de neige.

 

Etienne Pasquier


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cul béni.JPG



Sœur Jeanne


Sœur Jeanne ayant fait un poupon

Jeûnait, vivait en sainte fille ;

Etait toujours en oraison ;

Et toujours, ses sœurs à la grille

Un jour donc l’abbesse leur dit :

« Vivez comme sœur Jeanne vit,

Fuyez le monde et sa séquelle. »

Toutes reprirent à l’instant :

« Nous serons aussi sages qu’elle

Quand nous en aurons fait autant. »


La Fontaine

 

In Contes et nouvelles en vers

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Un mari dit à sa femme : « Chérie j'aimerais mettre ma bite dans ton oreille. »

 

Sa femme: « OK mais fait attention que je ne devienne pas sourde. »

 

Le mari lui répond : « Ça fait 40 ans que je te la mets dans la bouche, t'as jamais fermé ta gueule ! Et j’ai beau te la mettre dans le cul, tu fais chier quand même ! »

 

 Quartidi 14 Pluviose 221


Photos X - Droits réservés

26/01/2013

Ouiquinde érotique avec Frédillo

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Les deux paradis

 

J’aime ce qui, semblable à quelques fleurs mystiques,

S’épanouit ainsi qu’in lotus rose et noir,

Près du val de ton sexe, Ô femme ! Et chaque soir

Je veux en effeuiller un pli problématique.

 

Avec sa porte à deux battants, son promenoir,

J’aime ton con, plus vaste et plus énigmatique,

Calice humide où pleut l’averse spermatique

Et qui sert à mon nœud de cuve et d’entonnoir.

 

Evoluant de l’un à l’autre en mes caresses,

Du dôme de ton ventre aux rondeurs de tes fesses,

J’explore le versant, le gouffre et le sommet

 

Et je crois, énervé de volupté subtile,

Entrevoir dans ton cul le ciel de Mahomet

Et dans ton con le paradis des Evangiles.

 

Frédillo

 

In: Feuilles à l’envers recueillies par un Bourguignon

http://www.erotomane.org/erotomane/title/7667.asp

 

 

Septidi 7 Pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un petit gamin se lève pendant la nuit pour aller aux toilettes. 
En passant devant la chambre de sa grande sœur, il entend du bruit. Il colle son oreille à la porte et entend sa sœur qui dit : 
- Oh ! C'est bon ! C'est Bon...! 

Le lendemain matin, pendant le petit déjeuner avec toute la famille, il demande au copain de sa sœur : 

- Dis Pierre, c'est quoi que tu donnais à manger à Laetitia pendant la nuit, elle disait que c'était bon ? 
- C'était du chocolat 
- Menteur va ! Ce n'est pas vrai, c'était du saucisson ! J'ai retrouvé la peau sous le lit...