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28/01/2017

Ouiquinde érotique avec l’inventeur du phonographe !

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Coin de tableau

Sensation de haschisch

 

Tiède et blanc était le sein

Toute blanche était la chatte.

Le sein soulevait la chatte.

La chatte griffait le sein.

 

Les oreilles de la chatte

Faisaient ombre sur le sein.

Rose était le bout du sein,

Comme le nez de la chatte.

 

Un signe noir sur le sein

Intrigua longtemps la chatte;

Puis, vers d'autres jeux, la chatte

Courut, laissant nu le sein

 

Ventre de jade blanc, poli,

Veiné de lapis-lazuli,

Comme ces coupes que Desgosffe

Peint sur un tond de lourde étoffe

 

Ventre de nacre dont nul pli

Ne ride le cintre assoupli

Je veux, paphique philosophe,

Sur ta blancheur graver ma strophe

 

Ventre de satin, emperlé

Par le frisson qui t’a frôlé,

Ventre frais, je t’aime et te baise.

 

Ventre de neige, ton nombril

Rose comme un bouton d’avril

Sourit au désir et l’apaise.

 

Guy Charles Cros

 

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Photo X – Droits réservés

 

07/01/2017

Ouiquinde érotique sous le signe de Lesbos

 

Femmes lesbiennes - bronze.jpg

 

Amours de femme


Oui, ce sont des regards de femme
Que cherche son regard brûlant,
Elle a soif de l'ardeur infâme
Qu'une autre sait mettre en son flanc.

Les yeux hagards, le trouble à l'âme,
La langue aux lèvres se collant,
Chacune tour à tour se pâme,
Se tord et retombe en râlant.

Bientôt leur tendresse lascive,
Comme une chaîne qui les rive,
Dresse dans l'ombre leurs tombeaux ;

Et sur la pierre, quand arrive
Le soir à la marche craintive,
Pleurent les filles de Lesbos.


(1884)

Albert Sémiane

 

 

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Photo X - Droits réservés

29/12/2016

Au bistro de la Toile : extases…

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- Oh Victor! T’as les yeux en couilles d’hirondelles après ces Fêtes. C’est le petit Jésus qui t’a mis dans cet état ? Où la sainte Vierge ? Où alors t’as trop tété le vin de messe ?

- Y a un peu de tout ça Loulle. Le vieux mécréant que je suis a, comme la plupart de nos compatriotes, été élevé dans la religion catholique. Chez nous, mon père jurait gras, et c’était plus une tradition qu’une conviction. Alors lorsque j’étais minot, comme tout le monde, on m’envoyait à la messe et au catéchisme, dans une chapelle plus petite que la grande église du patelin. C’était le jeudi matin. Avec mon pote Davide, nous nous installions devant la Madone et nous la fixions d’un regard extatique. Parce que nous l’aimions la belle Madone. D’un amour physique, charnel en quelque sorte. Nous trompions Saint-Joseph avec sa bourgeoise, la belle Marie, rejoignant en cela le Saint-Esprit qui devenait ainsi en quelque sorte notre beau-frère.

La chapelle en question était occupée pour moitié par le tombeau de ce brave Innocent 5 ou 6 - j’ai retenu la marque mais pas le millésime - qui, en son temps, fut pape à Avignon. C’était un monument de pierres et de stuc, haut, avec un ciel de lit ajouré par des dentelles de pierres et, allongée, mains jointes sur la poitrine, la représentation du client qui était à l’intérieur du tombeau. Il avait une bonne gueule, avec sa tiare comme un saint-honoré à la crème posée sur la tronche et qui lui donnait un petit air mystérieux devenant franchement égrillard selon la lumière. Nous lui mettions parfois une fleur à la bouche, ce qui égayait sa posture éternelle.

Allongé comme il était, Innocent – pas si innocent que ça - semblait mater sous les jupes de Marie. Une vierge superbe, polychrome, dégageant délicatement un téton pour donner la gamelle à son minot. Le mouvement qu’elle faisait pour assurer le repas au fils putatif de Joseph l’obligeait à un déhanchement bien suggéré par les plis du drapé de son long voile. Merde, on la trouvait bandante la Marie !, Davide et moi Nous nous mettions contre le tombeau d’Innocent, planqué ainsi des regards directs du curé Tressy, au boulot devant l’autel. Et nous imaginions ce qu’il y avait sous la longue robe bleue. Les nichons, le cul, le ventre, les poils, la myntch de la Marie… Autant d’images sacrilèges qui hantaient nos esprits enfiévrés. Et lorsque Brespin, l’enfant de cœur de service, secouait son machin à encens, l’odeur envoûtante nous en suggérait une autre que nous supposions bien plus capiteuse : celle qui devait régner sous les voiles de la Marie ! Immanquablement, nos habitudes reprenaient le dessus : par les poches trouées de nos pantalons courts, nous nous astiquions l’asperge en tendant nos narines frémissantes vers la belle jeune mère de famille que nous couvions de regards enamourés.

C’est là, planqué par un vieux pape complice que nous a été donnée la révélation - non pas de l’existence de dieu, on s’en foutait complètement, Davide et moi - mais du plaisir, en retirant, après un spasme délicieux, libérateur et tellement nouveau, une main poisseuse de nos premiers jus d’hommes !

- Ben, mes saguoins ! Si tu vas en enfer, tu l’auras pas volé !

- J’espère bien Loulle. J’y connaîtrais du monde. Et en plus, c’est chauffé ! Tè ! Je lui ai fait un sonnet à la belle Marie :

Tu as su, ô Marie, toi si belle, si femme,

Illuminer mon cœur, et mon corps, et mon âme.

Ta sensualité a enflammé mon sang,

Je t’ai aimé d’amour, à l’ombre d’Innocent.

 

La douceur de ton sein, la courbe de tes hanches

L’éclat malicieux de tes grands yeux pervenche

Le parfum de ta chair, ta douce carnation

Ont allumés en moi le feu de la passion.

 

Oui, j’ai joui de toi, de tes parfums intimes

Et quand viendront pour moi les angoisses ultimes

Un sourire de toi calmera mes tourments,

 

Moi qui t’aimais d’amour, moi qui fus ton amant.

Une telle passion vaut quelques privilèges,

Car quand le cœur est pur, où est le sacrilège ?



17/12/2016

Ouiquinde érotique philopyge

coeur cul.JPG

 

Contacts

Ton visage blotti au creux de mon épaule,
J'aime sentir ton corps qui sur mon corps se colle,
Souple et dur à la fois. Ondoyante liane
Qui épouse le tronc de l'arbre qu'elle gagne.

Tu presses en ondulant ton ventre sur la bosse
Qui gonfle à ce contact comme l'épée d'Athos.
Ma main serrant ton dos, amorce une caresse
Qui la conduit bientôt vers tes aimables fesses

A travers le tissu, mes doigts suivent la raie
Douce et mystérieuse qui conduit à l'entrée
Brûlante du bonheur blottie entre tes cuisses.

Ta bouche prend la mienne, délicieuses prémices,
Mélange de saveurs, délicate morsure,
Merveilleuse promesse pour d'autres ouvertures.

Moi

 

Photo X  Droits réservés

 

10/12/2016

Ouiquinde érotique animalier avec Arthur Rimbaud

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Les anciens animaux

 

Les anciens animaux saillissaient, même en course,
Avec des glands bardés de sang et d’excrément.
Nos pères étalaient leur membre fièrement
Par le pli de la gaine et le grain de la bourse.

Au Moyen Âge pour la femelle, ange ou pource,
Il fallait un gaillard de solide gréement :
Même un Kléber, d’après la culotte qui ment
Peut-être un peu, n’a pas dû manquer de ressource.

D’ailleurs l’homme au plus fier mammifère est égal ;
L’énormité de leur membre à tort nous étonne ;
Mais une heure stérile a sonné : le cheval

Et le bœuf ont bridé leurs ardeurs, et personne
N’osera plus dresser son orgueil génital
Dans les bosquets ou grouille une enfance bouffonne.

 

Arthur Rimbaud

 

Photo X - Droits réservés

 

09/12/2016

Au bistro de la toile : Clémentine éblouit et Hamon émerveille !

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- Alors Victor, t’as regardé Benoît Hamon hier soir sur l’étrange lucarne ?

- Plus ou moins. J’ai surtout regardé « La grande librairie » où je suis tombé en arrêt, comme un pointer devant une belle caille, devant l’éclat lumineux d’une merveilleuse sylphide aux cheveux de blé ondulant sous la brise et aux grands yeux pervenche, lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle…

- Oh ! Fatche ! Là, il a pris un coup sur la cafetière le Victor. Il a les yeux qui font tilt. D’ici qu’il nous fasse un orgasme au comptoir, y a pas loin. Tè, bois un coup ça te calmera.

- Eh ouais. Tu comprends pourquoi j’alternais entre Hamon chez tonton Pujadas et cette superbe écrivaine dont j’ai oublié le nom mais pas les longues jambes gainées de soie dont j’attendais qu’elles se décroisent… J’imaginais d’affriolants dessous de dentelles noires sur sa blanche peau nacrée et soyeuse…

- Oh la la ! Cette fois il est pendu le Victor. Bon. Mais Hamon tout de même ?

- Ben, je l’ai vu quelques minutes face au crâne d’œuf de Langlet. Puis surtout devant le maire FN de Beaucaire. Pugnace le Benoît. Et il sait manier à son avantage cette arme redoutable qu’est l’ironie sarcastique : « Allez-y, dégoisez les éléments de langage qu’on vous a appris… », puis « Voilà. Rangez bien vos fiches maintenant… ». Eh bien je vais te dire Loulle. Le petit Hamon, il connaît ses sujets, ne se laisse pas prendre aux embrouilles des journaleux de service et surtout, il a un programme qui semble droit sorti des élucubrations de mes blogs : il est pour la réduction du temps de travail accompagné par le revenu universel, pour la légalisation du cannabis, pour la taxation des robots afin de financer la protection sociale, pour faire bouger le mammouth de l’éducation, pour en finir avec le mythe de la croissance, pour le principe de précaution, pour le pragmatisme en Syrie, c’est-à-dire la prise en compte aussi bien des Russes que du régime de Bachar, pour faire changer l’Europe de l’intérieur en appuyant avec tout le poids de la France, cinquième ou sixième économie du monde, puissance nucléaire et première puissance militaire de l’union européenne, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, etc.

- C’est vrai qu’il s’est révélé le petit Benoît. Il était jusqu’à présent plutôt dans l’ombre de Montebourg mais il change de braquet, et il va falloir compter avec lui ! D’autant plus que les choses bougent. Voilà que MAM se met sur les rangs, prête à pourrir la vie à Fillon. Et que Bayrou va peut-être se remettre dans la course, pompant les voix de Macron. Tout ça éparpille les voix de la droite, ouvrant peut-être une fenêtre pour une gauche « de gauche » revigorée, capable de récupérer une partie des voix des travailleurs fourvoyés chez Le Pen. Rien n’est jamais perdu Victor. Un ticket Mélenchon-Hamon serait séduisant.

- Séduisant… Comme la belle Clémentine - ça y est j’ai retrouvé son nom - ce rayon de soleil qui enluminait l’émission littéraire sur la Cinq !

« Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

Je me serais damné tant j’en avais envie… »

- Ça y est, ça le reprend. Oh ! Janine, j’ai une urgence : sort le bromure !

- Allez, la vie est belle : Clémentine fait rêver et Hamon émerveille ! Mets ma tournée Loulle !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

 

 

26/11/2016

Ouiquinde érotique : le panaris et le panard.

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Le mal d'aventure (le panaris)

Alison se mourait d'un mal
Au bout du doigt, mal d'aventure.
- Va trouver le père Pascal,
Lui dit sa sœur, et plus n'endure ;
Il a fait mainte et mainte cure,
Ses remèdes sont excellents.
Il te guérira, je t'assure.
Il en a pour le mal de dents,
Pour l'écorchure et pour l'enflure ;
Il fait l'onguent pour la brûlure.
Va donc sans attendre plus tard ;
Le mal s'accroît, quand on recule.
Et donne lui le bonjour de ma part.
Elle va, frappe à la cellule
Du Révérend frère Frappart,
- Bonjour, mon frère. Dieu vous gard !
Dit-elle, ma sœur vous salue,
Et moi qui suis ici venue,
Lasse à la lin de trop souffrir ;
Mais ma sœur vient de me promettre
Que vous voudrez bien me guérir
De ce doigt qui me fera mourir ;
Non, je ne sais plus où le mettre.
— Mettez, dit Pascal, votre doigt
Les matins en certain endroit
Que vous savez. — Hélas, que sais- je ?
Répond Alix, où le mettrai-je ?
Dites-le moi, frère Pascal,
Tôt, car mon doigt me fait grand mal.
— O ! l'innocente créature !
Avez-vous la tête si dure ?
Certain endroit que connaissez ;
Puisqu'il faut que je vous le dise,
C'est l'endroit par où vous pissez.
Eh bien, m'entendez-vous, Alise ?
— Mon frère, excusez ma bêtise.
Répond Alix, baissant les yeux ;
Suffit, j'y ferai de mon mieux,
Grand merci pour votre recette ;
J'y cours, car le mal est pressé.
— Quand votre mal sera passé,
Venez me voir, Alisonnette,
Dit le frère, et n'y manquez pas.
Soir et matin à la renverse,
Suivant l'ordre du bon Pascal
Elle met remède à son mal.
Enfin l'abcès mûrit et perce ;
Alison saine va soudain
Rendre grâce à son médecin
Et du remède spécifique
Lui vante l'étonnant succès.
Pascal, d'un ton mélancolique,
Lui repart : - Un pareil abcès
Depuis quatre jours me tourmente,
Vous seriez ingrate et méchante
Si vous me refusez le bien
Que vous avez par mon moyen ;
Alix, j'ai besoin de votre aide,
Puisque vous portez le remède
Qui, sans faute, peut me guérir.
Eh quoi ! me verrez-vous mourir
Après avoir avoir bien guérie ?
— Non, dit Alix, sur ma vie,
Je ferais un trop grand péché ;
Tel crime... allons donc, je vous prie,
Guérissez-vous, frère Pascal,
Approchez vite votre mal.
A ces mots, Dom Pascal la jette,
Sans marchander, sur sa couchette,
L'étend bravement sur le dos
Et l'embrasse. - Ô Dieu ! qu'il est gros !
Dit Alix, quel doigt ! Eh ! de grâce,
Arrêtez... Je le sens qui passe.
— Ma chère Alix, attends un peu,
Je me meurs... souffre que j'achève.
— Ah ! reprit Alix tout en feu,
Vous voilà guéri, l'abcès crève.

Jacques Vergier

 

Illustration X - Droits réservés

19/11/2016

Ouiquinde érotique avec ce grivois de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais

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L'épouse à la mode


La jeune Elvire, à quatorze ans, 
Livrée à des goûts innocents,
Voit, sans en deviner l'usage,
Éclore ses appas naissants ;
Mais l'amour, effleurant ses sens,
Lui dérobe un premier hommage :
Un soupir
Vient d'ouvrir
Au plaisir
Le passage ;
Un songe a percé le nuage.


Lindor, épris de sa beauté,
Se déclare ; il est écouté :
D'un songe, d'une vaine image,
Lindor est la réalité ;
Le sein d'Elvire est agité,
Le trouble a couvert son visage.
Quel moment
Si l'amant,
Plus ardent
Ou moins sage
Pouvait hasarder davantage !


Mais quel transport vient la saisir ! 
Cet objet d'un premier désir,
Qu'avec rougeur elle envisage,
Est l'époux qu'on doit lui choisir ; 
On les unit :
Dieux ! Quel plaisir ! 
Elvire en fournit plus d'un gage.
Les ardeurs,
Les langueurs,
Les fureurs,
Tout présage
Qu'on veut un époux sans partage.


Dans le monde, un essaim flatteur 
Vivement agite son cœur ;
Lindor est devenu volage,
Lindor méconnaît son bonheur.
Elvire a fait choix d'un vengeur ;
Il la prévient, il l'encourage : 
Vengez-vous ;
Il est doux,
Quand l'époux
Se dégage,
Qu'un amant répare l'outrage.


Voilà l'outrage réparé ;
Son cœur n'est que plus altéré
Des plaisirs le fréquent usage
Rend son désir immodéré ;
Son regard fixe et déclaré
A tout amant tient ce langage
Dès ce soir,
Si l'espoir
De m'avoir
Vous engage,
Venez, je reçois votre hommage.


Elle épuise tous les excès ;
Mais, au milieu de ses succès,
L'époux meurt, et, pour héritage, 
Laisse des dettes, des procès.
Un vieux traitant demande accès :
L'or accompagne son message...
Ce coup d'œil
Est l'écueil
Ou l'orgueil
Fait naufrage :
Un écrin consomme l'ouvrage.


Dans ce fatal abus du temps
Elle a consumé son printemps ;
La coquette d'un certain âge
N'a plus d'amis, n'a plus d'amants : 
En vain, de quelques jeunes gens
Elle ébauche l'apprentissage ;
Tout est dit,
L'amour fuit,
On en rit :
Quel dommage !...
 
Pierre Augustin Caron de Beaumarchais
 
Photo X - Droits réservés

 

05/11/2016

Ouiquinde érotique avec Aristide Bruant

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Aristide Bruant (1851-1925)

 

À Grenelle


Quand j'vois des fill's de dix-sept ans,
Ça m'fait penser qu'y a ben longtemps,
Moi aussi j'l'ai été pucelle,
A Grenelle.

Mais c'est un quartier plein d'soldats,
On en renconte à tous les pas,
Jour et nuit i's'font sentinelle,
A Grenelle.

J'en ai t'i' connu des lanciers,
Des dragons et des cuirassiers,
I's m'montraient à m'tenir en selle,
A Grenelle.

Fantassins, officiers, colons
Montaient à l'aussaut d'mes mam'lons,
I' m'prenaient pour eun' citadelle,
A Grenelle.

Moi j'les prenais tous pour amants,
J'commandais tous les régiments,
On m'app'lait mam' la colonelle,
A Grenelle.

Mais ça m'rapportait que d'l'honneur,
Car si l'amour ça fait l'bonheur,
On fait pas fortune avec elle,
A Grenelle.

Bientôt j'm'aperçus qu'mes beaux yeux
Sonnaient l'extinction des feux,
On s'mirait pus dans ma prunelle
A Grenelle.

Mes bras, mes jambes, mes appas,
Tout ça foutait l'camp, à grands pas.
J'osais pus fair' la p'tit' chapelle,
A Grenelle.

Aujord'hui qu'j'ai pus d'position,
Les régiments m'font eun'pension :
On m'laiss' manger à la gamelle,
A Grenelle.

Ça prouv' que quand on est putain,
Faut s'établir Chaussé'-d'Antin,
Au lieu d'se faire eun'clientèle,
A Grenelle.

 

Ils ne pensent qu'à çà !

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A écouter ICI

 

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29/10/2016

Ouiquinde érotique sanantoniesque et pipal

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L’irremplacé Frédéric Dard a laissé une œuvre foisonnante, boulimique, formidablement créatrice. Tenez, je vais vous faire profiter de ces extraordinaires considérations sur ce qu’on appelle maintenant « l’inflation de Dati » proférées par Madame de Mouillechaglate dans l’opus « Tire m’en deux, c’est pour offrir » publié en 1979. Savourez, c’est servi chaud !

- Si je connaissais Clotaire! Cette question! Je lui faisais une pipe toutes les semaines en forêt! Il n'aimait plus que cela, à son âge. Et moi, je raffolais de cette odeur de cuir et de cheval qui se dégageait de son pantalon. Une odeur guerrière, comprenez-vous? De nos jours, les vraies odeurs se perdent. Nous ne sommes plus définis que par les déodorants chimiques. Pouâh!

Si je vous disais: l'agrément de la pipe disparaît dans les flots de l'hygiène corporelle. Vous sucez un ouvrier portugais, espérant qu'il pue le bouc, que nenni: il sent la savonnette ! Les Arabes? Pareil! Propres! Ah, ce vilain mot! Une conséquence de la civilisation! Qu'on les vaccine, je veux bien, mais qu'on leur apprenne à se laver, c’est la fin d'un folklore.

L'anonymat du paf est une calamité dont l'humanité n'a pas encore pris conscience. Et qui est en train de détruire un certain aspect passionnel de l'amour. Que deviendra-t-il l'amour, avec une fellation standardisée? Il était indispensable que l'homme sentît l'homme et non le Cadum. Je suis une femme sensuelle, moi, monsieur le commissaire. Je n'ai pas honte de mes instincts. J'appelle un chat un chat et une pipe une pipe. La liberté, c'est avant tout cela. Bon, je passe. Ne suis pas M.LF. pour autant.

La liberté ne peut s'accomplir que dans l'individualisme. Se grouper pour être libre est déjà un début de cessation de liberté, je me fais comprendre? Parfait. Donc, étant d'une grande sensualité, j'adore la fellation. Mais qui voulez-vous que je pompe? Lécher une eau de toilette? Merci bien! Je vous prends un exemple: vous. Ne sursautez pas. Vous êtes beau garçon, mon cher. Si, si. Et je gage que vous devez vous montrer bon partenaire au lit. Mais pensez-vous un instant que j'aie la moindre envie de vous faire une pipe? Pas question! Vous sortez de votre bain moussant, commissaire. Vous traînez des relents d'O.B.A.O, ou de je ne sais quoi parfumé au pin des Landes ou au citron vert. Bref, votre bite, commissaire, a ainsi perdu sa qualité première qui est de dégager des effluves animales, ou plutôt animaux, effluve étant masculin. C'est devenu de la bite aseptisée, pardonnez-moi de vous le dire. De la bite sous cellophane. Je préfèrerais sucer mon aimable cousin ici présent, dont il est clair qu'il ne surmène pas sa salle de bains. En y réfléchissant, ma dernière pipe délectable remonte au mois dernier, vous vous rendez compte? Le bénéficiaire en a été un chauffeur de taxi italien.

Quand j'ai pris place dans son G 7, j'ai été immédiatement alerté: ça sentait la ménagerie. Aussitôt je lui ai proposé cet instant de félicité. J'ai eu toutes les peines du monde à le lui faire accepter: un Italien du sud, vous pensez ! Quatre gosses plus un en route! Ils sont vertueux, ces gens. Il y a plein d'images religieuses avec leur carte du parti. J'ai dû l'inviter à laisser tourner le compteur pendant l'opération. C'était la première fois! Sa première pipe, commissaire. Il ignorait que cela existait, le chéri.

 

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23/10/2016

Ouiquinde gastronomique germain

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Ursula la Germaine avait grand appétit

De mâles vigoureux, qu’ils soient grands ou petits.

Jeannot, Bruno, Gaby goûtèrent à ses charmes

Et, tout gaillards qu’ils fussent, durent rendre les armes.

Aux fêtes de la bière, à Munich, en automne,

Les mœurs sont débridés et les femmes teutonnes

Épinglent les amants qui goûtent leurs peaux lisses

Dans une orgie de bruit, de bière et de saucisses.

Ursula convoqua deux autres walkyries

Et nos Pieds Nickelés, défendant la patrie,

Montèrent hardiment les fougueuses cavales,

Dépensant sans compter leur vaillance de mâles.

Au matin, portant haut leur vanité de coq,

Ils rentrèrent en France… avec des gonocoques !

 

Le bœuf au paprika

— Eh bien, vois-tu Victor, si tes Pieds Nickelés

Étaient sortis couverts pour mieux batifoler

Au lieu de pérorer comme des coqs minus

Ils auraient évité ces cadeaux de Vénus !

Mais qu’avaient-ils mangé pour être performants

Car les excès de bière n’aident pas les amants !

— A Munich il n’y a pas que choucroute et saucisses,

On trouve des plats hongrois qui sont de vrais délices.

Savoureux entre tous, le bœuf au paprika,

Particulièrement tonique bien que très délicat.

Coupe en portions du bœuf choisi dans la culotte,

Fais-le dorer à l’huile d’olive dans la cocotte,

À feu vif mais en tournant bien tous les morceaux

Pour qu’ils prennent couleurs recto comme verso.

Tu mets trois gousses d’ail, du coriandre en grains,

Deux feuilles de laurier, sel, poivre du moulin,

Trois grandes cuillerées à soupe de paprika.

Arrose bien tout ça d’un verre de muscat,

Rajoute de l’eau chaude, couvre et cuis vingt minutes.

Respire ces parfums s’échappant en volutes,

C’est déjà un plaisir sensuel pour le nez,

Ne sois pas impatient, ce n’est pas terminé.

Prépare six poivrons, trois rouges et trois verts,

Coupe-les en lamelles, mets-les dans ta braisière,

Rajoute trois oignons correctement hachés,

Cuis encor dix minutes, c’est le temps d’éplucher

Quelques pommes de terre, puis coupe-les en dés

Et mets-les dans ton plat, attention, sans tourner.

Tu rajoutes un peu d’eau, puis six belles tomates

Coupées en huit morceaux, saupoudrées d’aromates.

Tu vérifies que soit bien fermé ton faitout

Et finis la cuisson un quart d’heure à feu doux.

Ce plat revigorant, puissant quoique subtil

À de quoi relancer les ardeurs érectiles

D’un régiment entier de cosaques du Don,

De tes Pieds Nickelés, à plus forte raison !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

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Ingrédients et proportions pour six personnes: - 1 kilo de bœuf dans la culotte, - 3 gousses d'ail, - 12 grains de coriandre, - 2 feuilles de laurier, - 3 cuillères à soupe bombées de paprika, - 3 poivrons rouges, - 3 poivrons verts, - 3 oignons hachés, - 6 pommes de terre, - 6 grosses tomates, - 1 verre de muscat (de Beaumes-de-Venise si possible), - sel, - poivre du moulin.

 

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15/10/2016

Ouiquinde érotique bien en jambes

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Le croisement des jambes

 

Ah ! dans mes jambes… ah ! dans mes jambes qui bandent
Comme l’étau d’un double phallus sous mon ventre
Dans mes jambes ta cuisse, ta cuisse en rut, entre
Mes jambes, entre mes jambes qui se bandent.
 
Ta cuisse a chaud… Tu me brûles. Ta cuisse tremble
Et jouit, je sens qu’elle jouit, ta… ta cuisse,
Qu’elle bande, je voudrais que, qu’elle jouisse
Et les miennes, et qu’elles déchargent ensemble.
 
Mes mains, sous ton genou par-derrière… oh ! serrantes
En levier ta cuisse dans mes fesses errantes
Comme des lèvres qui baisent, et qui masturbent
 
Ta rotule, et qui masturbent toute ta jambe
Et s’affolent, et se désespèrent de stupre
Sans pouvoir téter du sperme hors de ta jambe.

 

Pierre Louÿs

 

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08/10/2016

Ouiquinde érotique: gourmands tétons !

 

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Éloge des Tétons


Chers Tetons, vous êtes l'unique et seule
Partie qui le mieux ressemble au fessier ;
Vous êtes ces collines délicates
Où au mitan, s'ils peuvent, volent les Oiseaux.

Vous êtes ce bel aspect qui console,
Car vous paraissez proprement la Voie lactée :
Heureux qui sur vous met les pattes,
Car il fond comme cire au feu !

Oh ! chers beaux attraits de la Femme !
Vous êtes ces charmes bénis
Qui font que la Moniche en plaît davantage.

Vous êtes ce bel étalage qui promet
Que dessous il y a bonne marchandise,
Car le plus souvent, à bons tétons, bon cul.

 

 Giorgio Zorzi Baffo

24/09/2016

Ouiquinde érotique: pas si austère Voltaire !

On n'est pas habitué à trouver le très sérieux Voltaire au rang des auteurs polissons. Et pourtant...

dessin Milo Manara femme.jpg

Voltaire: Polissonnerie

 

Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s'il n'est pas tondu
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.


- Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car, si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M'en faire verser d'autres.


- Quoi ! vous craignez l'évènement
De l'amoureux mystère ;
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ;
L'amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser la gazon
Sans imbiber la terre.


- Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L'amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l'être.

 

 Illustration X - Droits réservés

10/09/2016

Malherbe et l'autocoïtpalmaire !

 

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FRANÇOIS DE MALHERBE (1620)

Sonnet

Sy tost que le sommeil au matin m’a quitté,
Le premier souvenir est du Con de Nerée,
De qui la motte ferme et la motte dorée
  Égale ma fortune à l’immortalité.

Mon Vit, de qui le foutre est la félicité,
S’alonge incontinent à si douce curée,
Et d’une eschine roide au combat préparée,
Monstre que sa cholere est à l’extrémité.

La douleur que j’en ay m’oste la patience,
Car de me le branler, c’est cas de conscience ;
Ne me le branler point, ce sont mille trespas.

Je le pense flatter afin qu’il me contienne ;
Mais en l’entretenant, je ne m’appercoy pas
Qu’il me crache en la main sa fureur et la mienne !

 


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Illustrations X - Droits réservés

 

04/09/2016

Gastronomie érotique antiraciste!

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Josiane


Elle venait de Caen, moi j’arrivais de Cannes,
Ses yeux étaient d’azur, son nom était Josiane.
Au prétexte d’un cours qu’elle avait dû manquer
Je suis monté chez elle, près du quai Malaquais.

Pour gravir sept étages, aux pieds j’avais des ailes,
Josiane m’attendait, une Noire avec elle.
J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé
Quand les deux nymphomanes se sont déshabillées.

Prestement, goulûment, ces houris me dénudent
Elles m’offrent leur bouche en guise de prélude,
Une Noire, une Blanche sur mon corps excité,

Jouent une toccata d’amour et de gaieté.
Caressé, embrassé et violé sans ambages,
J’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !

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La langue d'agneau aux figues

— Ben mon cochon, Victor, faut avoir la santé
Pour un combat d’amour avec ces excitées !
Violé par deux souris… Tu réalises en somme
Le fantasme érotique que préfère les hommes !
Tous rêvent de subir les assauts sensuels,
Tous rêvent d’être un jour simple objet sexuel,
Pour deux filles en feu s’accordant sur leur corps,
De mourir de plaisir et de crier “ Encor ! ”
Une Noire, une Blanche jouant de ton archet,
Ta substance d’amour dût vite s’assécher…
Avaient-elles prévu, tes charmantes compagnes
Un repas remontant ou au moins du champagne ?
— Tout juste ! Elles avaient, pour vaincre la fatigue
Mitonné de la langue d’agneau avec des figues.
C’est un plat délicat, venu du Sénégal
Et qui fait de tout homme un amant sans égal.

Tu prends deux langues par convive,
Tu les laves bien à l’eau vive,
Tu les mets dans de l’eau salée,
Avec poivre en grains et laurier,
Clous de girofle et céleri,
Une cuillerée de curry.
Pendant que ça mijote, une heure,
Tu fais revenir dans du beurre
Quelques figues bien mures coupées
Avec du gingembre râpé.
Cinq, six minutes, c’est assez,
Après quoi, tu vas déglacer
Au lait de coco : un verre
Plus le jus de deux citrons verts,
Deux cuillers du jus de cuisson
Des langues auquel, sans façon
Tu rajoutes un verre de rhum
Qui va sublimer les arômes.
Tu sors tes langues et tu les pèles,
Tu les tranches en fines lamelles
Oblongues comme des pétales.
Dans ta sauce tu les étales,
Tu couvres et fais cuire à feu doux
Car ton appareil doit réduire
Sans que ça attache surtout,
Quinze minutes vont suffire.
Rectifie le goût avec soin,
Rajoute du sel au besoin.
Dresse sur ton plat de service
En alternant figues et langues.
Ajoute quelques grains d’anis
Et de fines tranches de mangue.
Range le tout comme une fleur :
Pétales autour et sauce au cœur.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 6 langues d'agneau, - 3 douzaines de figues, - 1 rhizome de gingembre frais, - 1 mangue, - 1 côte de céleri, - 3 cuillerées à soupe de carry, - lait de coco, - 6 citrons (verts si pos-sible), - 1 verre de rhum agricole, - sel, - poivre en grains, - laurier, - graines d'anis.

Les vins conseillés:
Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aroma-tiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret.
En vins du Languedoc, les Saint-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières.
En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.
Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds: Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux.
En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes.
En vins de Provence, les Coteaux-varois.

03/09/2016

Ouiquinde érotique: les deux paradis de Frédillo

 

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Les deux paradis

 

J’aime ce qui, semblable à quelques fleurs mystiques,

S’épanouit ainsi qu’un lotus rose et noir,

Près du val de ton sexe, Ô femme ! Et chaque soir

Je veux en effeuiller un pli problématique.

 

Avec sa porte à deux battants, son promenoir,

J’aime ton con, plus vaste et plus énigmatique,

Calice humide où pleut l’averse spermatique

Et qui sert à mon nœud de cuve et d’entonnoir.

 

Évoluant de l’un à l’autre en mes caresses,

Du dôme de ton ventre aux rondeurs de tes fesses,

J’explore le versant, le gouffre et le sommet

 

Et je crois, énervé de volupté subtile,

Entrevoir dans ton cul le ciel de Mahomet

Et dans ton con le paradis des Évangiles.

 

Frédillo

 

In: Feuilles à l’envers recueillies par un Bourguignon


 

Photo X – Droits réservés

 

20/08/2016

BIBURKINI

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BIBURKINI

 

Mais quel embrouillamini

Cette histoire de burkini 

Symbole infini

De misogynie.

Pourtant moi je trouve la tenue bandante

L'eau plaquant sur des formes abondantes

Des belles naïades ondulantes

Ces tissus aux couleurs chatoyantes

Sexy comme les tenues latex

Qui nous excitent le cortex.

Les trésors ainsi révélés

Beaucoup plus que suggérées

Ne sont-ils pas un bras d'honneur

A tous ces machos de malheur

Qui prétendent enfermer les femmes

Dans tous ces suaires infâmes !

Bikini, burkini,

Corps offerts ou bannis

Femmes,

Femmes,

Femmes,

Au diable tout blasphème :

On vous aime !

 

VictorAyoli.

 

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Photos X - Droits réservés

 

30/07/2016

Ouiquinde érotique avec Charles Cros et la sublime Brigitte

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Charles Cros : Triolets fantaisistes

Sidonie a plus d'un amant, 
C'est une chose bien connue 
Qu'elle avoue, elle, fièrement. 
Sidonie a plus d'un amant 
Parce que, pour elle, être nue 
Est son plus charmant vêtement. 
C'est une chose bien connue, 
Sidonie a plus d'un amant.



Elle en prend à ses cheveux blonds 
Comme, à sa toile, l'araignée 
Prend les mouches et les frelons. 
Elle en prend à ses cheveux blonds. 
Vers sa prunelle ensoleillée 
Ils volent, pauvres papillons. 
Comme, à sa toile, l'araignée 
Elle en prend à ses cheveux blonds.



Elle en attrape avec les dents 
Quand le rire entr'ouvre sa bouche 
Et dévore les imprudents. 
Elle en attrape avec les dents. 
Sa bouche, quand elle se couche, 
Reste rose et ses dents dedans. 
Quand le rire entr'ouvre sa bouche 
Elle en attrape avec les dents.



Elle les mène par le nez, 
Comme fait, dit-on, le crotale 
Des oiseaux qu'il a fascinés. 
Elle les mène par le nez. 
Quand dans une moue elle étale 
Sa langue à leurs yeux étonnés, 
Comme fait, dit-on, le crotale 
Elle les mène par le nez.



Sidonie a plus d'un amant, 
Qu'on le lui reproche ou l'en loue 
Elle s'en moque également. 
Sidonie a plus d'un amant. 
Aussi, jusqu'à ce qu'on la cloue 
Au sapin de l'enterrement, 
Qu'on le lui reproche ou l'en loue, 
Sidoine aura plus d'un amant.

 

Poême interprété par Brigitte Bardot, mis en musique par Jean-Max Rivière et Yani Spanos pour le film Vie privée de Louis Malle en 1962

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23/07/2016

Ouiquinde érotique avec Charles Collé et les sourires d'en-bas.

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La marchande de cons

Je vends des cons,
Bruns, noirs et blonds,
Châtains-mêlés,
Gris-pommelés,

 

Rasés,
Frisés,
Barbus,
Crépus,
Tondus,
Dodus,

 

Et peu fendus.

J'en ai d'unis
Á juste prix ;
D'autres garnis
De clitoris,

 

Qui vont
Au fond

 

Et vous le font !

Je vends des cons,
Bruns, noirs et blonds,
Châtains-mêlés,
Gris-pommelés,

 

Rasés,
Frisés,
Barbus,
Crépus,
Tondus,
Dodus,

 

Et peu fendus.

Je garantis
Qu'ils sont petits,
Et, dans tout temps,
Je les reprends,

 

Quand les gens

 

Les trouvent trop grands !

Je vends des cons,
Bruns, noirs et blonds,
Châtains-mêlés,
Gris-pommelés,

 

Rasés,
Frisés,
Barbus,
Crépus,
Tondus,
Dodus,

 

Et peu fendus.

 

 

 

Charles Collé