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08/03/2008

A MA Femme

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Lorsque tout près de moi, douce, tendre, chaude et lisse
Ma main trouve à coup sûr l’aimant de ton pubis,
Lorsque mes doigts explorent le soyeux de tes cuisses,
Et les douces rondeurs qui gonflent ta chemise,

Lorsque ton ventre offert vibre sous ma caresse
Je sens toujours en moi vivre de chaudes braises.
Tu es toujours pour moi ma lionne d’amour,
Mon océan de rêve, la rosée de mes jours,

Pour l’éclat lumineux de tes yeux de cristal,
Pour ton sourire pur qui pour moi fut fatal,
Pour vivre auprès de toi je me fais troubadour,

Ecuyer, maître-queu ou chanteur de faubourg
Et, pour fêter la Femme, te dédie ce poème,
Je t’aime !

18:30 Publié dans poésie érotique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : amour, femme

Aragon et Jean Ferrat chantent la Femme

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Portraits de Titouan Lamazou

La femme est l'avenir de l'homme

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Entre l'ancien et le nouveau
Votre lutte à tous les niveaux
De la nôtre est indivisible
Dans les hommes qui font les lois
Si les uns chantent par ma voix
D'autres décrètent par la bible

Le poète a toujours raison
Qui détruit l'ancienne oraison
L'image d'Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Pour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d'infini servage
Pèsent encor lourd sur la terre

Le poète a toujours raison
Qui annonce la floraison
D'autres amours en son royaume
Remet à l'endroit la chanson
Et déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D'une manière irréversible

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face aux autres générations
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Femmes, femmes, femmes...

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Contacts

Ton visage blotti au creux de mon épaule,
J'aime sentir ton corps qui sur mon corps se colle,
Souple et dur à la fois. Ondoyante liane
Qui épouse le tronc de l'arbre qu'elle gagne.

Tu presses en ondulant ton ventre sur la bosse
Qui gonfle à ce contact comme l'épée d'Athos.
Ma main serrant ton dos, amorce une caresse
Qui la conduit bientôt vers tes aimables fesses

A travers le tissu, mes doigts suivent la raie
Douce et mystérieuse qui conduit à l'entrée
Brûlante du bonheur blottie entre tes cuisses.

Ta bouche prend la mienne, délicieuses prémices,
Mélange de saveurs, délicate morsure,
Merveilleuse promesse pour d'autres ouvertures.

25/02/2008

Coquin d'Alfred !

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Musset


C'est la réponse que ce grand pendard d'Alfred faisait à la lettre de George Sand que vous trouverez à:

http://lantifadas.midiblogs.com/archive/2008/02/19/un-peu...

C'est joli? Bon. Maintenant, faites ce que ce chaud lapin d'Alfred suggère à sa belle dans l'avant dernier vers!

23/02/2008

HELENE DE TROIE

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Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,
Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.
Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène
Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux
Envoya son armée châtier le filou.
Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…
Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

Des Grecs contre des Grecs, en une lutte à mort
Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.
Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,
Des guerriers, des héros, des princes et des rois
Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

Jean-Victor Joubert

19/02/2008

Un peu de poésie dans ce monde de boeufs

LETTRE COQUINE DE SAND À MUSSET

Cher ami,
Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon ou je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourrez bien vite et venez me le
faire oublier. À vous je veux me sou-
mettre entièrement.
Votre poupée...




C'est jolie, n'est-ce-pas. C'est délicat.
Et bien maintenant relisez ce texte...en sautant chaque fois une ligne!

13/02/2008

Tè! Ca commence à me travailler...

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Doigts de conduite

Tes doigts cherchent leur voie dans ta broussaille d’ombre
L’un de mes doigts à moi voudrait être du nombre !
Ils ouvrent doucement ton écrin de corail…
Cré nom de dieu, je bande ! Faut que je me débraille !

Ils roulent savamment ton bouton de désir,
Apprécient la chaleur de ta grotte à plaisir,
Tu ondules des reins, tu entrouvres les cuisses…
Un moment, je finis mon verre de Chablis !

28/01/2008

Poésie coquine pour bien commencer la semaine

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A Louise Callipyge

Ce n'est point votre soueur, marquises et comtesses,
Celle qui dans mes sens fait couler le désir ;
Le robuste idéal de mon charnel loisir,
C'est une grosse fille avec de grosses fesses.

Elle a le corps poilu comme aux rudes faunesses
Et des yeux grands ouverts distillant le plaisir.
Mais dans sa belle chair, le meilleur à saisir
C'est son cul souple et dur, si frais sous les caresses ;

Plus frais qu'en juin la source et qu'aux prés le matin,
Quand il vient en levrette avec un jeu mutin
Au ventre s'adapter d'harmonieuse manière ;

Et rien alors n'est plus gai pour le chevaucher
Que de voir, dans un cadre ondoyant de blancheur,
Le joyeux va-et-vient de l'énorme derrière...

Albert Glatiny

23/03/2007

Femme à poil

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Rien n’est plus émouvant,
Rien n’est plus excitant
Rien n’est plus envoûtant
Qu’une bell’ femme à poil

Sachez mesdemoiselles
Que pour le sensuel
Que pour le sexuel
Il faut avoir du poil !

Touffe noire
Ciboire
Touffe blonde
Profonde
Touffe rousse
Qui mousse

Ecrin doux et soyeux
Du temple du désir
Toboggan broussailleux
Vers la grotte à plaisir
Le poil, le poil, le poil, le poiiiil

08/03/2007

Femmes, on vous aime: Z comme Zelli

Zelli

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège
Où la jolie Zelli cherche des champignons.
Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège
Et la belle apeurée perd le Septentrion.

Elle tourne, affolée et quitte le sentier
Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,
S’étale lourdement, en oublie son panier,
Ses appels au secours demeurent sans réponse.

Soudain elle se sent accroché par le bras,
Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,
Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

Eclatant en sanglot elle va se blottir
Sur le poitrail velu de son rude sauveur
Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

Femmes, on vous aime: Y comme Yolande

Yolande

Yolande scintillait, là-haut, près des étoiles
Perchée sur les agrès d’un chapiteau sans toile.
Son corps de caoutchouc volait de mains en mains
Porté par un courage et un cran surhumains.

Elle virevoltait, la jolie Bohémienne
Dans un rai de lumière, presque nue, aérienne,
Elle fendait les airs de son corps gracieux
Ignorait les humains et s’approchait des dieux.

Moi, perdu tout en bas parmi les spectateurs,
Ignoré de la belle, je souffrais mille peur.
Je découvrais l’Amour, ses affres hédonistes,

Sous l’aspect flamboyant de cette trapéziste.
Mon tout premier amour, Yolande, avait sept ans,
Moi, si je me souviens, j’en avais presque autant…

Femmes, on vous aime: X comme X.

X.

Précipite tes vagues, Boléro de Ravel,
Tes rythmes envoûtants, obsédants, sensuels
Entraînent les amants dans une chevauchée
Qui marie le désir au plaisir du péché.

X avait sur la peau la marque des sorcières,
Et prenait dans les rets de son charme incendiaire
Les hommes kimboisés qu’elle broyait d’amour
Puis qu’elle rejetait au temps du désamour.

X était avant tout une femme de proie
Jouissant de croquer ses victimes avec joie.
J’ai pris bien du plaisir en tenant dans mes bras

Cette fleur dangereuse au venin de cobra.
Napoléon disait, et là on peut le croire :
La fuite est très souvent une grande victoire !

Femmes, on vous aime: W comme Wanda

Wanda

A Bauduc, en Camargue, sur le sable doré
Wanda sculptait les bois déposés par le Rhône
Et vivait libre et nue comme une sauvageonne
Dans une simple hutte à l’orée des marais.

Sur une planche à voile, je chevauchais les flots,
Wanda voulut monter sur mon engin rétif
Mais ne pouvant lever la voile de l’esquif
Elle lâcha la corde et chuta dans les eaux.

Pour l’aider à monter je la soulève au fesses
Mais, troublé, ma poussée devient vite caresse,
Ma peau frôle sa peau et nos jambes s’emmêlent,

En un baiser salé, nos deux langues se mêlent,
Puis, au gré de la vague se redresse le mat,
Et c’est dans l’eau complice que la belle m’aimât.

Femmes, on vous aime: V comme Vanessa

Vanessa

La brune Vanessa chemine sur l’Aubrac.
Pressée par la nature, elle pose son sac
Et, discrète, s’épanche derrière une murette.
Soudain elle bondit en hurlant, la pauvrette…

Une vipère avait planté ses crocs pointus
Dans la partie charnue de son individu !
Foin de toute pudeur ! La malheureuse appelle,
Et je me précipite au secours de la belle.

Agenouillé près de ses trésors féminins,
Je mord, suce, aspire et crache le venin.
Pour sauver Vanessa, sans ménager ma peine,

Je presse à pleines mains la jolie lune pleine.
Pour me remercier de ce vaillant combat,
La belle offre à ma bouche son sourire d’en bas…

Femme, on vous aime: U comme Ursula

Ursula

Ursula la Germaine avait grand appétit
De mâles vigoureux, qu’ils soient grands ou petits.
Jeannot, Bruno, Gaby goûtèrent à ses charmes
Et, tout gaillards qu’ils fussent, durent rendre les armes.

Aux fêtes de la bière, à Munich, en automne,
Les mœurs sont débridés et les femmes teutonnes
Epinglent les amants qui goûtent leurs peaux lisses
Dans une orgie de bruits, de bière et de saucisses.

Ursula convoqua deux autres walkyries
Et nos Pieds Nickelés, défendant la patrie,
Montèrent hardiment les fougueuses cavales,

Dépensant sans compter leur vaillance de mâles.
Au matin, portant haut leur vanité de coq
Ils rentrèrent en France… avec des gonocoques !

Femmes, on vous aime: T comme Théry

Théry

Longue, fine, éthérée, de grands yeux clairs intenses
Théry est arrivée comme une providence
Lorsque trahi, banni, méprisé, délabré,
J’étais au bord du gouffre et prêt à y sombrer.

Avec son cœur, son corps, sa tendresse de femme
Elle a pansé les plaies que des houris infâmes
Avaient creusées à vif de leurs griffes de hyènes
Pour assouvir sur moi leurs appétits de chienne.

Théry m’a ramassé, souriante et jolie
Puis m’a ouvert ses bras, et son cœur, et son lit.
Elle fût à la fois amie, maîtresse et mère,

Goûtant sans calculer un bonheur éphémère.
Dans les recoins secrets du jardin de mon cœur,
Théry aura toujours une place d’honneur.

Femmes, on vous aime: S comme Sabine

Sabine

Dans l’été parfumé, un peu avant minuit
Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.
Sous un bouquet de pins perché sur la falaise
Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,
Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.
Emportés par l’élan de leurs folles étreintes
Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles
Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.
Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.
Plus tard lorsque la vie les aura séparés
Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

Femmes, on vous aime: R comme Regina

Regina

C’est à Porto Polo, près de Pila Canale
Que vivait Regina sur sa Corse natale
Les pouristes n’avaient pas encore envahis
Les criques parfumées de ce si beau pays

Je plongeais au corail et chassais la girelle
Dans la mer cristalline ou bien sous les tonnelles
De la guinguette bleue où, aux parfums du soir,
La jeunesse dansait quand chantaient les guitares.

Moi j’avais dix-huit ans, elle tout juste seize
Je sentais contre moi frémir son corps de braise
Elle m’a serré fort quand je l’ai caressée,

J’ai plongé dans ses yeux et je l’ai embrassé.
Le lendemain matin, c’était une autre affaire
Quand ses frères m’ont dit : “ Qu’est-ce que tu comptes faire ? ! ”

Femmes, on vous aime: P comme Perrine

Perrine

Perrine dansait nue sur la grève luisante
Pieds légers, ondulante, bras tendus vers Phébus,
Dans les fraîches senteurs de l’aurore naissante,
Elle sacrifiait au culte de Vénus.

Sa taille se ployait jusqu’à frôler l’arène
Puis elle s’élançait pour caresser les cieux
Ventre offert, seins dressés, plus fière qu’une reine
Perrine avait vingt ans et tutoyait les dieux.

Un grand faune barbu, velu et chevelu
A la flûte de Pan rythmait la sarabande
Il dévorait des yeux le corps de son élue

Et savait que bientôt il aurait sa prébende.
Il sauta sur la nymphe, l’entraîna dans la mer
Où il la posséda d’une étreinte primaire.

Femmes, on vous aime: N comme Nicole

Nicole

Dans la chambre au fenêtres closes
La vue de sa peau dénudée
Plus enivrante que la rose
Plus somptueuse que l’orchidée

Met mon cœur et mon corps en transes
Depuis ce si beau jour d’été
Où le ciel m’a donné la chance
D’avoir l’honneur de la goûter.

Nicole est une fleur sauvage
Que j’eus le bonheur de cueillir
Dans les dunes, près des rivages

Où Phébus la faisait fleurir.
Depuis ce jour je suis ravi :
C’est elle l’amour de ma vie.