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14/02/2009

Saint-Valentin HOT! Gourmandises...

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Femme ! l’image qui me hante
C’est la couture de ta fente
Le délicat ourlet de chair
Qui clôt ton ciel et ton enfer.

J’accepterais tous les martyres
Pour goûter ton rose sourire
Lèvres fendues de haut en bas,
A la fois bouche,…et repas.

Ouvre ta blessure sacrée,
Tes doux replis de chair nacrée,
Fleurant les fragrances marines
Et l’opium des nuits de Chine.

Dresse pour moi ton clitoris,
Plus fier qu’une fleur de lys,
Royal héraut de ton désir,
Détonateur de ton plaisir,

Lui qui commande la laitance
Qui jaillit de ta jouissance,
Ambroisie, divine liqueur
Qui embrase mon corps et mon cœur.

Femme, viens ! Cessons d’être sage
Mets ton minou sur mon visage
Pour un sexe-à-bouche de rois
Pour la plus charnelle des croix.

Saint-Valentin HOT! Cul… Oh ! Orifices...

gros nichons 1.jpg


J'accepterais tous les martyres
Pour goûter ton rose sourire,
Lèvres fendues de haut en bas,
A la fois bouche,...et repas.

Ouvre ta blessure sacrée,
Tes doux replis de chair nacrée,
Fleurant les fragrances marines,
Et l'opium des nuits de Chine

Dresse pour moi ton clitoris,
Plus fier qu'une fleur de lys,
Royal hérault de ton désir,
Détonateur de ton plaisir

Lui qui commande la laitance
Qui jaillit de ta jouissance,
Ambroisie, divine liqueur
Qui embrase mon corps et mon coeur.

Femme, viens! Ecartes les fesses
Ta raie du cul vaut bien des messes
Elle qui cache en son vallon
Un trou parfumé et profond

Femme, viens! Ouvre ton anus,
Comme Apollon, comme Vénus,
Fait palpiter ton oeil de bronze
Comme les fakirs et les bonzes

Les femmes, plus encor que les hommes
Aiment les plaisirs de Sodome.
Quel raffinement de palais
Qu'une femme bien enculée!







Saint-Valentin HOT! Cul… Oh !

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Femme, à ton cul ce soir, je voudrais rendre hommage,
Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.
Tes divines rondeurs de Vénus calypige
Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma tige.
Je t’imagine donc en accorte soubrette,
Petit tablier blanc et très courte jupette,
Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,
Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.
Tu te penches en avant pour allumer ton four,
Ta croupe qui se tend soulève tes atours,
Me révélant ainsi l’affriolant spectacle
De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.
Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions
A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.
Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,
Mouvement lancinant appelant la caresse.
J’ai les mains dans le dos, mais ma bouche est active,
Avec les dents j’abaisse ton string décoratif,
Mon nez fouille tes poils, hume, grume ta raie
Ma bouche se ventouse au petit trou doré,
Qui orne la forêt de ta ligne médiane.
J’aime son goût amer, d’absinthe et de gentiane,
J’admire l’abricot de ta vulve enflée,
Qui s’ouvre et qui se fend pour mon engin gonflé,
Je déguste tes jus, m’enivre de ta mouille,
Une douce chaleur me traverse les couilles.
Saoulé de tes humeurs, envoûté de tes goûts,
Je laisse enfin ta fente et me remet debout.
Tu te cambres et présente ta croupe en offrande,
Brûlant fourreau de chair pour ma bite qui bande.
J’enfonce enfin ma queue dans ton lotus ouvert,
Et je rentre, et je sors de ton volcan de chair.
La chaleur de ta chatte me fait monter aux anges,
Nos corps ne font plus qu’un, nos sexes se mélangent
Se lâchent, se reprennent en un ballet d’amour.
Notre désir atteint le point de non retour,
Aux grands coups de boutoir sur ton cul de ma queue
Tu réponds en ouvrant ton conin délicieux,
Ma queue sort, ma queue rentre,
Une douce chaleur irradie tout mon ventre
Je vais bientôt jouir, je le sens dans mes couilles,
Tu roucoules et tu geins, ta chatte aspire et mouille,
Nous perdons la notion de ce qui est autour,
Le plaisir nous submerge en un long cri d’amour,
Et mon foutre brûlant se répand dans ton antre
En un feu d’artifice au soleil de ton ventre.




07/02/2009

C'est le ouiquinde: un peu de poésie érotique dans ce monde de veaux.

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Contacts

Ton visage blotti au creux de mon épaule,
J'aime sentir ton corps qui sur mon corps se colle,
Souple et dur à la fois. Ondoyante liane
Qui épouse le tronc de l'arbre qu'elle gagne.

Tu presses en ondulant ton ventre sur la bosse
Qui gonfle à ce contact comme l'épée d'Athos.
Ma main serrant ton dos, amorce une caresse
Qui la conduit bientôt vers tes aimables fesses

A travers le tissu, mes doigts suivent la raie
Douce et mystérieuse qui conduit à l'entrée
Brûlante du bonheur blottie entre tes cuisses.

Ta bouche prend la mienne, délicieuses prémices,
Mélange de saveurs, délicate morsure,
Merveilleuse promesse pour d'autres ouvertures.

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25/01/2009

La bonne chère et la tendre chair

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Ursula

Ursula la Germaine avait grand appétit
De mâles vigoureux, qu’ils soient grands ou petits.
Jeannot, Bruno, Gaby goûtèrent à ses charmes
Et, tout gaillards qu’ils fussent, durent rendre les armes.

Aux fêtes de la bière, à Munich, en automne,
Les mœurs sont débridés et les femmes teutonnes
Epinglent les amants qui goûtent leurs peaux lisses
Dans une orgie de bruit, de bière et de saucisses.

Ursula convoqua deux autres walkyries
Et nos Pieds Nickelés, défendant la patrie,
Montèrent hardiment les fougueuses cavales,

Dépensant sans compter leur vaillance de mâles.
Au matin, portant haut leur vanité de coq,
Ils rentrèrent en France… avec des gonocoques !


Le bœuf au paprika


— Eh bien, vois-tu Victor, si tes Pieds Nickelés
Etaient sortis couverts pour mieux batifoler
Au lieu de pérorer comme des coqs minus
Ils auraient évité ces cadeaux de Vénus !
Mais qu’avaient-ils mangé pour être performants
Car les excès de bière n’aident pas les amants !
— A Munich il n’y a pas que choucroute et saucisses,
On trouve des plats hongrois qui sont de vrais délices.
Savoureux entre tous, le bœuf au paprika,
Particulièrement tonique bien que très délicat.
Coupe en portions du bœuf choisi dans la culotte,
Fais-le dorer à l’huile d’olive dans la cocotte,
À feu vif mais en tournant bien tous les morceaux
Pour qu’ils prennent couleurs recto comme verso.
Tu mets trois gousses d’ail, du coriandre en grains,
Deux feuilles de laurier, sel, poivre du moulin,
Trois grandes cuillerées à soupe de paprika.
Arrose bien tout ça d’un verre de muscat,
Rajoute de l’eau chaude, couvre et cuis vingt minutes.
Respire ces parfums s’échappant en volutes,
C’est déjà un plaisir sensuel pour le nez,
Ne sois pas impatient, ce n’est pas terminé.
Prépare six poivrons, trois rouges et trois verts,
Coupe-les en lamelles, mets-les dans ta braisière,
Rajoute trois oignons correctement hachés,
Cuis encor dix minutes, c’est le temps d’éplucher
Quelques pommes de terre, puis coupe-les en dés
Et mets-les dans ton plat, attention, sans tourner.
Tu rajoutes un peu d’eau, puis six belles tomates
Coupées en huit morceaux, saupoudrées d’aromates.
Tu vérifies que soit bien fermé ton faitout
Et finis la cuisson un quart d’heure à feu doux.
Ce plat revigorant, puissant quoique subtil
À de quoi relancer les ardeurs érectiles
D’un régiment entier de cosaques du Don,
De tes Pieds Nickelés, à plus forte raison !
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


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Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 1 kilo de bœuf dans la culotte, - 3 gousses d'ail, - 12 grains de coriandre, - 2 feuilles de laurier, - 3 cuillères à soupe bombées de paprika, - 3 poivrons rouges, - 3 poivrons verts, - 3 oignons hachés, - 6 pommes de terre, - 6 grosses tomates, - 1 verre de muscat (de Beaumes-de-Venise si possible), - sel, - poivre du moulin.

28/12/2008

Ski: heureuses et succulentes gamelles...

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Odile

Sur une piste noire, par un écart vexant
J’ai eu avec Odile un contact renversant.
Skis et corps emmêlés dans la neige profonde
J’ai goûté dans le froid sa chaude peau de blonde,

Et ses seins écrasés contre mes pectoraux
Ont fait monter en moi une ardeur de taureau.
Percevant mon émoi elle ondule et s’étire
Et — heureuse jeunesse ! — nous éclatons de rire.

La serrant plus encor je lui vole un baiser,
Je savoure ses lèvres et sa langue épicée.
J’ai retrouvé Odile le soir à la station

Où nous avons vécu une ardente passion.
Depuis ce jour heureux et ces moments exquis
J’espère en Cupidon lorsque je fais du ski…


La tartiflette de Roger

— Raconte-moi, Victor, Odile, ta victime
N’a pas dû t’accorder tous ses trésors intimes
Par dévotion pour tes talents contondants,
Ta façon de lui faire du rentre-dedans !
Tu as dû tout de même lui faire un peu de gringue,
L’emmener au ciné, lui acheter des fringues…
— Bien sûr allons, petit ! Faut être gentleman
Si l’on veut que ces dames nous prennent pour amant !
Je l’ai menée manger un bon menu de fête
Chez mon ami Roger, roi de la Tartiflette.
— Ques aco ?
— C’est un plat que l’on mange en Savoie
Qui te remplit la panse et qui te met en joie.
Le mot vient de « tartifle » ce qui, en provençal
Comme en latin d’ailleurs aussi bien qu’en rital
Signifie pomme-de-terre ou encore patate
Qu’elles soient fontenoy, noirmoutier ou bien rates.
La Tartiflette est donc un délicieux mélange
De patates, d’oignons, de lard et de fromage.
Tu cuis à la vapeur tes patates épluchées,
Les coupes en rondelles, puis tu vas les coucher
Dans une poêle chaude où tu vas les saisir
À l’huile et les brunir sans les faire roussir.
Coupe en dés tes lardons, émince ail et oignons,
Vivement, à la poêle, travaille leur union.
Puis dans un large plat pouvant aller au four
Mets tes deux appareils en couches, tour à tour.
Les patates d’abord, lard, oignon, ail ensuite
Sel, poivre du moulin, en nappes, ainsi de suite.
Coupe tes reblochons en deux dans l’épaisseur
Pose-les croûte en haut comme frères et sœurs.
Voilà. C’est presque prêt. Sors le tire-bouchon
Et dépucelle vite un flacon d’Apremont.
Tu vas mouiller ton plat avec un ou deux verres,
Et finir la bouteille avec quelques compères.
Tu fais dorer ton plat au four à deux cents vingt
Le temps qu’il te faudra pour achever le vin.
Le fromage, en fondant, va pénétrer le reste,
L’Apremont va le rendre moelleux et digeste,
Lorsque le Reblochon commence à gratiner,
Tu dois servir bien chaud : il est temps de dîner.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 1 kilo et demi de pommes de terre (plus si les convives sont de gros mangeurs), - 1 demi kilo de lard blanc ou de petit salé (selon le goût des convives), - 6 oignons, - 6 gousses d'ail, - 1 bouteille d'Apremont, - 3 reblochons coupés en deux, - sel, - poivre.

Les vins conseillés:
La tartiflette est un plat de grande faim et donc de large soif. Accordez-le avec des vins rouges à base de syrah, qui donnent des parfums de sous-bois, d'animal: Saint-Joseph, Cornas,
Crozes-Hermitage, Saint-Désirat, Saint-Pierre-de-Bœuf, Mau-ves, certains Lirac.
En Languedoc: Saint-Chinian, Fitou.
En Provence, Bandol, Coteaux-des-Baux.

06/12/2008

La relance, c'est l'opulence

gros nichons 2.jpgVive les Gros Nichons

On n’aime pas les oeufs au plat
Ni les planches à repasser
Nous on veux du Wonderbra
De beaux obus à baiser
Y sont souvent raplaplas
Les nénés de nos nanas
On rêve de roberts d’enfer
Qui pointe sous leurs pull-overs !

gros nichons 1.jpgRefrain :
Et vive, vive, vive les gros nichons
Les paires de seins comme des ballons
En pomme, en poire, ovales ou ronds
Faut du volume sous le téton
Et vive, vive, vive les gros nichons
Les paires de seins comme des ballons
Tant qu’y aura du monde au balcon
Ça boug’ra dans les pantalons



Plus de bonnets A, de bonnets B
Oh, libérez les décol’tés
Naturels ou siliconés
On est dingues des gros tétés

gros nichons 4.jpgRefrain
Roploplos, jolies mamelles
Oh, débordez donc des dentelles
Méga-nibards à la pelle
Vous nous rendez la vie belle


Refrain

30/11/2008

C'est dimanche: farniente, amour et bonne bouffe

Peynet.jpg

Nicole

Dans la chambre au fenêtres closes
La vue de sa peau dénudée
Plus enivrante que la rose,
Plus somptueuse que l’orchidée,

Met mon cœur et mon corps en transes
Depuis ce si beau jour d’été
Où le ciel m’a donné la chance
D’avoir l’honneur de la goûter.

Nicole est une fleur sauvage
Que j’eus le bonheur de cueillir
Dans les dunes, près des rivages

Où Phébus la faisait fleurir.
Depuis ce jour je suis ravi :
C’est elle l’amour de ma vie.


La bourride de La Lionne


— Compagne de ma vie en restant ma maîtresse
Elle mêle à souhait la fougue et la tendresse.
Sa peau de soie moirée, ses yeux de velours vert
Sa grâce de félin sensuel et pervers,
Le dangereux désir qui effraie et passionne
Font que je la surnomme, fièrement, La Lionne.
— Oh ! Victor ! Cette fois t’es mordu ! Qui l’eût cru ?
T’as pas peur, quand tu dors, qu’elle te bouffe cru ?
Il faut se méfier des mantes religieuses :
Elles croquent leurs mâles lorsqu’elles sont heureuses !
— Vivre heureux même si c’est dangereusement
Tel a toujours été le credo des amants.
Et puis, si ses étreintes sont longues et torrides,
Pour manger, elle préfère encore la bourride !
— A queste co, Victor ! Voilà qui est rassurant
Car il faut savoir fuir un amour dévorant.
Maintenant sa bourride, qu’elle en est la recette ?
— C’est, en un peu plus riche, la bourride de Sète.
Première opération, prépare un court bouillon :
Deux carottes, un poireau, du fenouil, deux oignons,
Plus un zeste d’orange, du laurier et du thym,
Fleur de sel de Camargue et poivre du moulin.
Un litre et demi d’eau, demi litre de blanc
De Laudun ou Pujaut, quelques brins de safran.
Mets la tête d’un congre, deux poignées de favouilles,
Fais cuire vingt minutes, à feu vif, que ça bouille.
Passe au presse légumes, puis exprime au torchon.
Pendant que ça tiédit, fais péter un bouchon.
Dans ce jus, mets ta lotte dix minutes en cuisson.
Tes loups et ton colin débités en tronçons
Tu les rajoutes alors, mais pas comme une brute,
Et les cuis en faisant frissonner dix minutes.
Retire les poissons que tu réserves au chaud,
Tu reprends ton bouillon et le passes à nouveau.
Pendant que ça cuisait tu as fait l’aïoli,
Soit généreux car en manquer est impoli,
Pour la changer en rouille, une fois qu’elle est faite,
Tu va incorporer du piment d’Espelette,
Ça va te la muscler et te la colorer.
En deux portions égales tu vas la séparer :
La moitié dans un bol, pour manger le poisson,
L’autre te servira à lisser le bouillon.
Dans une casserole, pour cela incorpore
Deux ou trois jaunes d’œuf. Tu dois tourner encore
En versant doucement le bouillon toujours chaud.
Tu remets à feu doux sur le bord du réchaud
Et tu tournes comme pour une crème anglaise.
Quand la cuillère nappe, ton bouillon est à l’aise.
Tu mets dans les assiettes quelques croûtons dorés,
Frottés d’ail et couverts avec la rouille ambrée,
Que chacun mouillera comme il veut de bouillon
Et tu sers à côté le plat de tes poissons.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes :
Pour le bouillon: - 6 carottes, - 3 poireaux, - 3 oignons piqués de clous de gi-rofles, - 3 branches de fenouil, - 1 gros bouquet garni, - l zeste d'orange, - 3 cuillerées à soupe rase de sel de Ca-margue, - safran, - 2 têtes de congre, - 1 kilo de petits crabes (appelés favouilles en Provence), - 1 litre de vin blanc sec.
Pour les poissons: - 3 queues de baudroie (appelées aussi lotte) coupées en tron-çons épais, - 3 loups (appelés encore bars) coupés en darnes, - 6 darnes de colin.
Pour la rouille: - 1 demi litre d’huile d'olive, - 6 gousses d'ail, - 1 jaune d' œuf.
- 1 cuillerée à café de piment d'Espelette, - sel.
Pour la liaison: - 6 jaunes d'œuf.
Pour le service: - croûtons de pain séchés au four et frottés d'ail.

Les vins conseillés:
La bourride fait bon ménage avec tous les vins blancs secs de la vallée du Rhône: Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.
En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.
En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.

08/11/2008

Classé X - Marre de la politique: c'est le ouiquende, un peu de poésie TORRIDE!


Ô cul passion !

Femme, à ton cul ce jour, je voudrais rendre hommage,
Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.
Tes divines rondeurs de Vénus calypige
Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma tige.
Je t’imagine donc en accorte soubrette,
Petit tablier blanc et très courte jupette,
Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,
Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.
Tu te penches en avant pour allumer ton four,
Ta croupe qui se tend soulève tes atours,
Me révélant ainsi l’affriolant spectacle
De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.
Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions
A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.
Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,
Mouvement lancinant appelant la caresse.
J’ai les mains dans le dos, mais ma bouche est active,
Avec les dents j’abaisse ton string décoratif,
Mon nez fouille tes poils, hume, grume ta raie
Ma bouche se ventouse au petit trou doré,
Qui orne la forêt de ta ligne médiane.
J’aime son goût amer, d’absinthe et de gentiane,
J’admire l’abricot de ta vulve enflée,
Qui s’ouvre et qui se fend pour mon engin gonflé,
Saoulé de tes humeurs, envoûté de tes goûts,
Je laisse enfin ta fente et me remet debout.
Tu te cambres et présente ta croupe en offrande,
Brûlant fourreau de chair pour ma bite qui bande.
Les mouvement mutins du petit œil de bronze
Qui s’ouvre et me dit : « viens, j’attends que tu m’enfonces »,
Un peu d’huile d’olive ou mieux d’huile d’argan
Pour y pouvoir entrer comme un doigt dans un gant
J’enfonce enfin ma queue dans ton lotus ouvert,
Et je rentre, et je sors de ton volcan de chair.
La chaleur de ton cul me fait monter aux anges,
Nos corps ne font plus qu’un, nos humeurs se mélangent
Se lâchent, se reprennent en un ballet d’amour.
Notre désir atteint le point de non retour,
Aux grands coups de boutoir sur ton cul de ma queue
Tu réponds en ouvrant ton œillet délicieux,
Ma queue sort, ma queue rentre,
Une douce chaleur irradie tout mon ventre
Je vais bientôt jouir, je le sens dans mes couilles,
Tu roucoules et tu geins, ton cul aspire et mouille,
Nous perdons la notion de ce qui est autour,
Le plaisir nous submerge en un long cri d’amour,
Et mon foutre brûlant se répand dans ton antre
En un feu d’artifice au soleil de ton ventre.


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02/11/2008

Gastronomie du sépulcre...

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Elise

On disait pis que pendre de la hautaine Elise
On la disait frigide, froide comme banquise.
Sa longue silhouette drapée de voiles noirs
Paralysait les hommes, leur ôtant tout espoir.

Des mâles dépités la présumaient lesbienne.
Tout cela m’excitait et je la voulais mienne !
J’imaginais son corps sans sa robe de geai,
Ses longues cuisses blanches et ses seins érigés,

L’arc tendu de sa croupe, le soleil de son ventre…
Je voulais, pour l’aimer, l’amener dans mon antre.
Par nuit de pleine lune, je l’ai suivie de loin

Jusques au cimetière. Tapi dans un recoin
Je l’ai vu dénudée auprès d’un vieux grimoire :
Elle servait d’autel pour une messe noire…

Les seiches au riz noir


— Ben, mon cochon, Victor ! T’as de drôles de goûts !
Ton Elise, dis donc, c’est un étrange coup !
Une mousmée maniaque, à poil, sur une tombe…
Faut être un peu fêlée… Tè, vé, les bras m’en tombent.
— Si c’est ce qu’il lui faut, cette étrange atmosphère ?
Tu sais, le paradis est proche de l’enfer…
— Alors, pour la séduire, ta Vénus des caveaux,
Faut lui faire des plats qui soient à son niveau.
Rouges sang, blancs ou gris, mais où le noir domine
Doivent être les mets pour ta belle androgyne.
En entrée, tu lui sers un grand plateau d’oursins,
Noirs et piquants dehors, mais au parfums douçains,
Dont la chair rouge sang, d’une saveur subtile,
Désarmera la belle de ses pulsions hostiles.
Puis une truffe noire, dont l’arôme puissant
Dans quelques œufs brouillés sera appétissant.
Il me vient à l’idée une recette ancienne :
Les seiches au riz noir, comme à la vénitienne.
Prends un kilo de seiches chez un bon poissonnier,
Il t’enlèvera l’os sans se faire prier.
Pour ne pas cuisiner comme le dernier cancre
Bien précieusement garde les poches d’encre.
Tes seiches, en lamelles, tu vas les lacérer,
Sauf une que tu gardes pour, en fin, décorer.
Un court-bouillon tu dois préparer à l’avance :
Poissons et crustacés épicés d’abondance.
Fais revenir à l’huile deux beaux oignons hachés,
Mélangés à tes seiches. Ne fais pas accrocher.
Mouille avec quatre louches de ton court-bouillon,
Fais cuire dix minutes à tout petit bouillon.
Jette en pluie trois hectos de riz rond de Camargue
Poussé dans les embruns que Mare Nostrum largue,
Ajoute, à ton encre, deux verres de vin blanc,
Puis mélange le tout en tournant lentement.
Arrête de tourner lorsque c’est homogène,
Enfin baisse ta flamme car un feu trop fort gène.
Au cours de la cuisson, mouille de bouillon chaud,
Sale et poivre à ton goût, mais ne sois pas manchot.
Pour savoir si c’est cuit, de temps en temps tu goûtes :
Ton riz doit être souple, sans coller, tu t’en doutes.
Tes seiches et ton riz noir, dans un large plat blanc
Vont faire leur office de canapé brûlant
Sur lequel tu déposes la seiche ronde et blanche
Reposant sur un lit de persil plat en branches.
Ce plat délicieux à l’aspect sépulcral
Poussera ton Elise au péché capital.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

faucheuse sexy 1 copie.jpg
Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 3 kilos de seiches désossées, - leurs poches d'encre;
Pour le court bouillon: - 1 kilo de poissons à soupe rouge, - 1 livre de favouilles ;
- 6 oignons hachés, - 1 demi kilo de riz rond de Camargue, - 6 verres de vin blanc de Laudun.

Les vins conseillés:

Ce plat original s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.
En vallée du Rhône : blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusclan, Ven-toux, Luberon, Costières-de-Nîmes; rouges légers de Sainte--Cécile-les-Vignes, Mirabel-aux-Baronnies, Nyons, Lafare, Costières-de-Nîmes.
En vins du Languedoc : blancs Picpoul-de-Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d'Aigues-mor-tes.
En vins de Provence : les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de-Provence et des Coteaux-varois.



28/09/2008

(classé X ! ! !) Mon dernier cadeau du Père Noël : le cul de Mado-langue-de-velours

2169633f4ce8a441ffcb37b411813939.jpg- Tu montes mon bichon!
- Non Madame!
- Ben dis-donc, t’es difficile toi... C’est pas beau ça? Tiens regarde, elles te plaisent pas mes loloches? C’est pour toi mon chéri. Tiens touche, respire, sens-moi ça. C’est-y pas appétissant?
Mado-langue-de-velours sortait pourtant le grand jeu! Ayant soulevé son pull noir, elle présentait à pleines mains une paire de roploplos superbes qu’elle mettait sous le nez cramoisi de Michel Vachard, l’heureux vainqueur du mois.
- Eh! t’es con ou quoi? T’as gagné le gros lot et tu fais ta mijorée? Allez viens, je vais te régaler. Moi, les inaugurations, j’adore ça. Tout le collège peux te le dire. Allez viens avec moi mon bichon.
- Non Madame!

Michel Vachard, front buté, genoux serrés, les deux mains croisées sur sa vertue menacée, refusait farouchement les avances pourtant fort honnêtes de la belle Mado.
- Bon allez, ça suffit Mado. Remballe le matériel. S’il veux pas se déniaiser le puceau, qu’il reste. On va retirer. Ses copains demandent que ça. Pas vrai les petits?

Madame Odette était la sous-maîtresse du Lotus Bleu, un des sympathiques petits lupanars qui fleurissaient rue de la Bourse, à Avignon. Une femme superbe, la cinquantaine fort présentable, longs cheveux blonds décolorés, décolleté opulent et cuisses fermes supportant un tafanari monté sur roulement à billes. Elle avait fait ses classes dans tous les bordels d’Indochine et d’Afrique du nord. En Indo, elle avait fait front avec succès aux corps expéditionnaires français, japonais, anglais. Elle avait appris les secrets du métier à des générations de petites putes vietnamiennes, laotiennes, cambodgiennes, bretonnes, provençales, basques...

Le Lotus Bleu, qu’elle tenait d’une main ferme mais généreuse avec Monsieur Pierre - Pierrot-le-valseur - était son bâton de maréchal, l’aboutissement d’une vie de dur labeur au service de l’amour tarifé.
Madame Odette reprit donc le chapeau de Monsieur Pierre dans lequel restaient cinq autres noms écris sur de petits bouts de papiers pliés en quatre.

- Allez, une main innocente. Tiens Nadia, c’est toi la plus jeune. Viens tirer un nom!
Madame Odette, dans sa grande bonté, orchestrait la petite cérémonie qui, chaque début de mois, lorsque nous avions touché notre prêt, nous regroupait dans son palais des délices factices, dans son paradis des jeux interdits.

Il y avait là Stéphane Degraveson, Michel Vachard, Jeannot Ladaude, Albert Singat, Philippe Ligat et moi, Victor Bouscatier. Nous faisions un pot commun des quelques sous que nous donnaient nos parents pour nos petites dépenses du mois - pains au chocolats, journaux illustrés, cinéma. Cela faisait une somme suffisante pour ouvrir à l’un d’entre nous les portes du paradis et les cuisses de l’une des pensionnaires de madame Odette ! L’heureux élu était donc tiré au sort dans le salon de velours azur du Lotus Bleu.

Mado, se désintéressant du pauvre Vachard, s’était altièrement campée devant les deux banquettes d’angle sur lesquelles se trémoussait notre belle brochette de puceaux. Mains aux hanches, elle faisait saillir sous son pull son opulente laiterie tout en ondulant des miches sur les notes jazzyfiées de “ Cerisiers roses et pommiers blancs ”, une rengaine de l’époque que distillait en sourdine le Teppaz de service.
- Eh! Le Vachard! Il est puceau! Ah! Ah! Ah! Il est puceau!

Nos lazzis à l’encontre du pauvre Michel Vachard sonnaient faux. Nous tentions de refouler par une attitude bravache la sourde angoisse et le formidable espoir qui nous chamboulaient le cœur .

Madame Odette nous couvait d’un regard attendri. Nous étions un peu les enfants qu’elle n’avait jamais eu... Sa réputation était grande parmi tous les collèges de garçons de la ville. Et sa mansuétude valait à son établissement une clientèle conséquente de jeunes boutonneux. Elle a largement contribué, de la façon le plus agréable qui soit, à l’éducation de la jeune génération, et, à ce titre, aurait largement mérité les palmes académiques voire quelques subventions gouvernementales !

Malgré la double entrée - une porte rue de la Bourse, l’autre place des Corps-Saints - et un agencement intérieur qui faisait que jamais un client délesté ne pouvait croiser un client chargé, il est arrivé qu’un fils de commerçant, de notaire ou d’employé de banque croisât aux abords du Lotus... son géniteur! Ce qui a créé bien des complicités forcées, établi bien des non-dits lourds de menaces dans les familles bien-pensantes de la ville...
Madame Odette, tenant le Borsalino gris perle de Monsieur Pierre, mélangeait les papiers. Nous étions tétanisés! Il me semblait que tout le monde devait entendre les battements effrénés de mon palpitant. Nadia - une brunette pétillante, ronde partout où ça excite l'imagination - fait durer le suspense en nous couvant d'œillades incendiaires.

- Pour qui le bonheur? Pour qui le septième ciel?
Elle prend un papier, le tend à Madame Odette. Un silence lourd, oppressant. On entendrait voler un banquier. Mado et Nadia - les deux jeunes filles lotusiennes libres - jouaient à qui roulera le plus des miches en nous offrant les plus engageants des sourires. Madame Odette pose le Borsa et déplie solennellement le papier. La tension est à son comble parmi notre fière équipe de boutonneux.

- Victor! Clame enfin Madame Odette en me regardant.
Ouarff! Le flash! Liquéfié de trac le Victor, mais heureux. J'étais transcendé par l'importance du choix qui venait de me désigner. Sans doute le doigt de dieu, mais alors du dieu Eros.
Venait maintenant le rituel du choix.

La petite Nadia, qui devait tout juste avoir vingt ans, me plaisait bien. Elle me rappelait une fille que, sur mon vélo, je croisais tous les matins mais que je n'osais pas aborder... Longs cheveux châtain clair tenus par une queue de cheval, grands yeux couleur d'iris au printemps, poitrine débordant de son court caraco rouge, taille fine, jupe noire fendue.

Mado, c'était autre chose. Plus grande, plus mûre, des cheveux noirs mi-longs coiffés en casque, avec deux accroche-cœurs partant des oreilles. Une coiffure à la "Faradiba" disait-on à l'époque. De grands yeux sombres étirés en amande par la magie du maquillage, grande bouche charnue rehaussée d'un rouge agressif. Son pull noir moulait la rassurante poitrine qu'elle venait de nous dévoiler pour décider cette andouille de Vachard. Jupe noire fendue également - c'était en quelque sorte l'uniforme des jeunes filles du pensionnat de Madame Odette -, bas nylon noirs. Elle avait belle allure et son surnom de Mado-langue-de-velours n'était-il pas une délicieuse promesse?

Et elles étaient pour moi! Je les aurais voulu toutes les deux. J'étais amoureux des deux. Mado, Nadia. Nadia, Mado. Nadia, plus jeune, plus belle... Mais avec elle, j'aurais l'impression de tromper la jeune nana que je croisais chaque matin et qui hantait mes rêves érotiques les plus secrets. Ce fût donc Mado. Mado et ses allures rassurantes de mama. Mado et ses gros seins aux larges aréoles sombres de solide nourricière.

L'élue tarifée de mon cœur, avec un sourire incendiaire et un déhanchement suggestif, me dit selon la formule consacrée:
- Tu montes, chéri !
- Oui madame !

Pas si con que Vachard...
Laissant mes complices régler la transaction avec Madame Odette, je suivais donc, le cœur chaviré et le feu entre les jambes, la belle Mado dans le petit escalier montant aux chambres. C'était mes premiers pas dans le domaine de l'interdit, dans cet antre du plaisir dont je connaissais quelques recoins par ouï dire, et qui enflammait depuis des années mon imagination de niaisard...

Deuxième porte à droite dans le couloir, me voilà dans la chambre. Une petite piaule meublée d'un lit, d'un lavabo, d'un bidet, d'une petite table et de deux chaises. Une ampoule rouge faisait vivre les kyrielles de petits Cupidon qui se coursaient sur le papier peint. Et l'odeur ! Il pesait sur cette pièce un parfum lourd, complexe, de patchouli bon marché, de tabac froid, de sueur et de permanganate. Dégoûtant ? Non, envoûtant.
Mado prend la direction des opérations. Tout de suite elle enlève son pull noir, libérant ses beaux melons chauds. Elle dégrafe sa jupe qui tombe à ses pieds. En deux coups de hanche, elle descend et enlève sa minuscule culotte noire. Elle ramasse et range ses fringues sur une chaise.

Elle est là, devant moi, à portée de mains. Nue! Vêtue seulement de ses bas noirs et de son porte-jarretelles. Nous vivions encore - sans savoir notre bonheur - la belle époque de ces harnachements féminins compliqués, mais si excitants!

Moi, j'étais figé. Mes yeux ne pouvaient se détacher de ce triangle sombre, de cette crinière de geai qui fleurissait entre ventre et cuisses, au confluent de tous les désirs.

- Eh! Alors. Qu'est-ce tu fais? Déshabille-toi!
Je me déloque maladroitement, laissant maintenant mes yeux lécher avidement tous les endroits de Mado, toute la peau de Mado, tous les seins de Mado, tous les poils de Mado. Les poils! Les poils! Quelle découverte!
Des femmes à poils, je n'en avais vu que sur les revues de cul que je piquais à la librairie familiale et qui servaient de support à d'énormes après-midi de branlettes, avec les copains de la bande, dans les recoins les plus retirés de nos jungles préférées : au Champ-de-Griollet, à la Montagne-des-Soeurs, au bord du Rhône dans les sous-bois de la Savoye. Mais les femmes à poil de mes revues - Paris-Hollywood, Régal - si elles montraient généreusement fesses et nichons, ne méritaient pas ce titre car elles nous privaient de l'essentiel : les poils! Pas de poils à la chatte à cette époque! Tabou le poil! On ne le montrait pas! Interdit le poil! Les pubis de mes belles partenaires d'autocoïtpalmaire sur papier sépia étaient donc retouchés en un vague dessin triangulaire, responsable de terribles frustrations. Les souvenirs de mes premiers touche-pipis exploratoires, avec cousines, sœurs et voisines, n'étaient pas très lointains, mais la encore, pas de poils pour cause d'enfance!

Alors, les poils de Mado, la pelouse à Mado, le tablier de sapeur de Mado, quel bonheur! A cette époque, les femmes ne jouaient pas les chichiteuses comme celles d'aujourd'hui que "se font le maillot". Si la nature faisait don à une demoiselle d'une pilosité généreuse, elle s'en accommodait. Pour le plus grand bonheur de ses amoureux, d'ailleurs.

- Ben alors, mon chéri? Qu'est-ce tu fais. Tu te déloques ou pas?
Mado me rappelle à l'ordre. Au plus délicieux des ordres. Une femme, à poil, me demande, à moi, de me foutre à poil! J'obtempère.
- Je quitte mes chaussettes aussi?
- Pourquoi? Tu baises avec tes pieds?

Elle s'approche de moi et me prend par la queue. PAR LA QUEUE!
- Ben dis donc. En voilà un beau petit frère! Viens, on va lui laver la tête.
Je me trimballe un démonte-peuneu en bronze! Faut dire qu'à cet âge, la trique au beau fixe est l'état normal...
- Ben dis donc! elle t'a pas manqué toi, ta mère! Et tu veux me mettre tout ça ? Tu vas me défoncer mon chéri !
Subtile Mado, qui sait que "tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute". D'autant plus que ces petits mensonges commerciaux précédaient la transaction complémentaire habituelle:
- Et mon petit cadeau ? minaude-t-elle en me flattant le chauve… Je savais par les amis déjà affranchis qu'il est de bon ton de donner à sa compagne éphémère un petit billet, en plus du prix perçu par Madame Odette. De la générosité de ce cadeau dépendait la qualité de la prestation. Je fouille dans mon bénard et tends à Mado une poignée de pièces. Elle éclate d'un rire clair :
- Eh ! t'as cassé la tirelire ! C'est bien. Je compte pas. T'as pas trop de sous, mais l'intention y est. T'es verni, j'ai fait une bonne journée. Et puis, c'est pas tout les jours qu'on a un beau minot qui sent encore le lait. Mes amants fleurent plus souvent les pieds crados, la couenne réfractaire à l'eau, le tabac froid et le fromage à l'ail. Viens mon chéri, je vais t'aimer comme une vrai petite fiancée !

Mado me mène par la queue - docile et fasciné - vers le petit lavabo. Elle règle la température de l'eau, fait mousser dans ses mains une petite savonnette rose et me récure la bête en faisant bien coulisser la peau.
- Oh! Ben mon salaud! Tu bandes comme un grand!
Pendant ce rituel, je me hasarde à toucher les fesses de ma compagne. Ouarf ! Le premier cul que je touche! La fesse droite, la fesse gauche, le décrochement de la vallée de tous les mystères. C'est doux, c'est chaud, c'est élastique...

Un petit coup de serviette sur le fringant et :
- Viens sur le lit mon chéri.

Pas besoin de me le dire deux fois. Je m'allonge sur le petit lit - c'est pas un cent quarante, vu que les utilisateurs sont le plus souvent superposés. Mado se couche sur le côté droit, ses hanches sur le bord du lit et, attrapant ma queue à pleines mains, m'attaque un aller-retour sur la grande bleue. Je rêve, c'est pas vrai, c'est trop. Plein de lumières dans ma tronche, plein de musiques, plein de cloches, plein de guirlandes de fleurs. C'est fête! De la main gauche, timidement, j'écarte un peu les belles, rondes fesses qui s'offrent à moi. Je me hasarde:
- Je peux La voir, Madame Mado, s'il vous plait ?
- Tu veux La voir ? Tiens, regarde, elle te crèvera pas un œil, y a pas d'épines, seulement des pines !

Mado enjambe mes épaules et me voilà la tête entre ses cuisses! ENTRE SES CUISSES ! J'en peux plus. J'écarte les larges fesses et me voilà face à l'entrée du paradis. En face d'ELLE ! Oh ! La superbe escalope à moustache ! C'est tout rose, tout lisse dans son écrin de fourrure noire. Et l’œil de bronze ! Devant mon nez ! Je respire à plein poumons pour bien m'imprégner de toutes ces effluves fantastiques...

Un nez marin, crevette rose, avec une légère nuance de pipi et de sueur, un parfum somptueux malgré une légère touche superflu de permanganate.

N'en pouvant plus, j'enfouis mon visage dans cette conque rose et nacrée. Le goût ! Ouarf ! le goût ! Une attaque en bouche franchement océane, goût de violet, avec des nuances d'anchois fraîches et de dorade grillée au fenouil. Puis viennent de délicates saveurs animales, de vieux cuir, de fauve en rut. Suivent des fragrances de charcuterie fine, rosette, jésus, avec des touches poivrées de copa, de figatelli. Enfin une somptueuse fin de bouche longue, ample, de sous bois, de truffes et de violettes.
Ah ! Mado ! Mado !

Dans la douce moiteur de tes cuisses ouvertes,
Je savoure les goûts de ta chagasse offerte,
Parfums de tabac blond, musc et saveurs marines,
De poivre, de jasmin, de charcuterie fine…

Ta bouche goulûment engame mon phallus,
Tes doigts massent mes couilles, taquinent mon anus,
Ta langue lentement longe la grande bleue
Qui souligne en longueur le dessous de ma queue

Tu as ôté tes bas, enlevée ta culotte,
Mon nez est dans ton cul, ma bouche dans ta grotte
Ma langue fait rouler ton berlingot de chair,
Je m’enivre de toi, de tes saveurs de mer.

Mon nez fouille tes poils, hume, grume ta raie
Ma bouche se ventouse au petit trou doré,
J’aime son goût amer, d’absinthe et de gentiane,
J’aspire et déglutit. Hum ! Que c’est bon ! Miam, miam !

J’admire l’abricot de ta vulve, enflée,
Qui s’ouvre et qui se fend pour ma bite gonflée,
Je déguste tes jus, je bavouille ta mouille
Une douce chaleur me traverse les couilles.

Enivrée, envoûtée par les goûts de ta chatte,
Ma bouche trouve enfin un bonheur qui l’éclate,
Saoulée par les saveurs de ce divin repas.
Puis tu offres à ma queue ton sourire d’en bas.

Allongé sur le dos je ne suis plus que mâle
Toi, à califourchon, sur ma queue tu t’empales,
Les sucs délicieux de ta chatte qui mouille
Me lubrifient la queue et m’inondent les couilles,

Ta fleur, avidement, avale mon engin,
Je tête goulûment et masse tes gros seins,
J’écarte à pleines mains les globes de tes fesses
La moiteur de ta raie dirige ma caresse.

Je m’abandonne à toi, par le plaisir vaincu
En enfonçant un doigt dans le trou de ton cul.
Et les vagues rythmées de nos corps mélangées
Transforment le désir en plaisir partagé.

Merci, Mado. Tu as su clore avec générosité mes rêves de gosses, et tu as allumé avec talent les premiers lampions de ma vie d'homme.

Dernier cadeau du Père Noël comme dit si justement Tonton George, je ne t'oublierai jamais.
.
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15/09/2008

Message érotiqueà Benito: Myriam de Collias

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C’était au temps de la parenthèse enchantée
Du Voyage au long cours, des chants de Liberté
Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient
Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

C’était près de Collias, où des gorges sauvages
Creusées par le Gardon depuis le fond des âges
Accueillaient les ébats, les amours, les désirs
D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière
Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière
En éblouissement de perles de soleil
Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace
J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.
S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes
Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.
Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.
En un bond de félin je fut bientôt sur elle
Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit
Sous les feux de Phœbus, à l’abri d’un taillis
Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme
Par les voies de Sodome…


Jean-Victor Joubert de Mairdre





31/08/2008

Gastronomie torride

Adrienne.

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,
Pervenche le matin, lilas au crépuscule,
Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.
J’en étais amoureux et je la voulais mienne.

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau
Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.
Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,
Ces courbes satinées et ces vallées profondes,

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,
Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles
Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

Je me serais damné tant j’en avais envie
Peu m’importait alors de courir à ma perte
Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.


Le gaspacho et le poulet au curry


— Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?
— Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !
La pièce était tendue de tissus de Madras,
Sur le tapis, des poufs et une table basse,
Un encens très musqué, en volutes diaphanes
Créait une atmosphère de chaude nuit persane,
Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.
Tout me semblait propice à combler mes espoirs.
J’ai servi dans les verres une douceur exquise :
Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.
A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,
J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.
Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,
Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril
Côtes de céleri débitées en lichettes
Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.
Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons
Puis passez au chinois et servez sans cuisson.
Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,
S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.
Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,
J’ai servi une bombe : le poulet au curry.
Un beau poulet fermier coupé en six portions
Auquel on fait subir quelques préparations.
Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature
Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,
Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,
Huile, ail, sel marin et sel de céleri.
Enduisez le poulet avec cet appareil,
Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.
Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,
Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie
Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.
Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,
Saisissez à feu vif en tournant constamment.
Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment
Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé
De la noix de coco en copeaux ou râpée.
Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux
Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.
Pelez et découpez quelques pommes de terre,
Découvrez et posez vos tranches maraîchères
Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,
Tout doit être immergé, et non pas à demi.
Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor
Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.
A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry
On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)
Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,
Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.
N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,
Un seul, car il permet quelques contacts courtois,
Préludant ces élans de plus grande tendresse
Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.
A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Gaspacho: - 4 tomates, - 2 oignons blancs, - 2 gousses d'ail, - 1 demi poivron rouge, - 1 poignée de basilic, - 1 poignée de persil plat, - 1 côte de céleri, - 2 cuillerées à café de sel, - 1 cuillerée à café de piment d'Espelette, - poivre du moulin, - 8 glaçons en cubes.
Poulet au curry: - 1 poulet coupé en six (les quatre quartiers, le blanc, l'arrière de la carcasse correctement parée), - 2 yaourts nature, - 3 cuillerées de poudre de curry ou 3 cuillerées de curry "Vinday" en pâte, - 3 cuillerées d'huile d'olive ou 3 cuillerées de graisse d'oie ou de canard, - 1 cuillerée de sel marin, - 1 cuillerée à café de sel de céleri, - poivre du moulin, - 4 oignons blancs, - 4 gousses d'ail, - 2 cuillerées de copeaux de noix de coco, - 4 pommes de terre, - eau.

Les vins conseillés:
La chaleur des mets commande un choix de vins propres à atténuer le feu relatif du curry.
Des vins doux naturels servis très frais feront parfaitement l' af-faire: - Beaumes-de-Venise, - Rasteau, - Frontignan, - Lunel, - Maury, - Rivesaltes.


24/08/2008

C'est dimanche: on se tape la cloche!

Margot

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Margot roulait à bicyclette
Par des chemins de fruits dorés.
Dans le vent volait sa jupette
Sur de longues cuisses dorées.

Comme un champion du Tour de France
Moi, derrière, je salivais,
Fasciné par les abondances
Que par éclair je découvrais.

Percés au cœur par Cupidon
Devant son lascif abandon,
Gonflé d’amour j’ai eu l’honneur

De butiner cette orchidée.
Elle m’a donné du bonheur
Pour plus de mille éternités.

La boumiane de tomates et d'aubergines

— Oh ! Victor ! Tu tirais la langue
Pour suivre ta jolie mousmée,
Tu pédalais comme une branque
Dans son sillage parfumé !
— Crois-moi, pour garder la cadence
Je n’avais pas besoin d’EPO,
J’étais fasciné par la danse
De ces jolis éclairs de peau.
Nous allions sur les bords du Rhône
Vers quelques nids d’amour discrets
Et dans ses grands yeux de Madone
J’ai découvert le Grand Secret,
Celui qui fait tourner le monde,
Celui qui peint les cœurs en bleu,
Qui fait sourire la Joconde,
Le seul vrai dieu, l’Amour, parbleu !
— Mais vivre d’amour et d’eau fraîche
Ça ne dure qu’un temps, pardi !
Quand Cupidon lance ses flèches,
Elles ouvrent aussi l’appétit !
Je te propose un plat champêtre,
Simple, léger, plein d’agréments,
Suffisant pour faire renaître
La fougue ardente des amants :
C’est la succulente Boumiane
Que vénèrent les Provençaux.
Prends quelques belles mérinjanes
Que tu coupes en gros morceaux.
Tu les saupoudres de sel gros
Afin qu’elles crachent leur eau.
Au bout d’une heure tu les rinces,
Les recoupes en portions plus minces,
Puis dans une large sartan
Tu les fais frire en ajoutant
Un grand verre d’huile d’olive
Et tu fais cuire à flamme vive.
Tu tournes régulièrement
Pour éviter l’attachement.
Dans une poêle séparée,
Tu cuis des tomates parées,
Les Marmande sont les plus sûres
Mais surtout il les faut bien mûres.
Tu ajoutes un bouquet garni,
Du sel, du poivre en harmonie,
Une cuiller de sucre en poudre
Pour l’acidité à résoudre.
Lorsque le jus aura réduit
Amalgame les deux produits
Dans la plus grande de tes poêles
Et laisse cuire encore un poil.
Avant de servir tu complètes
D’un peu de piment d’Espelette,
De trois gousses d’ail écrasées.
Ça se mange chaud ou glacé.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 6 aubergines (appelées en Provence merinjanes), - 12 tomates (Saint-Pierre, Marmande ou Russes ; évitez les in-sipides tomates trop belles pour être bonnes que l'on impose dans les grandes surfaces), - huile d'olive, - gros sel, - 1 beau bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 2 cuillerées à café de sucre en poudre, - 3 gousses d'ail, - 2 pointes de couteau de piment d'Espelette.

Les vins conseillés:
La boumiane est un plat de légumes qui s'accompagne idéa-lement avec des vins primeurs, des vins de soif, gouleyants, joyeux et sans chichis: Tulette, Sainte-Cécile-les-Vignes, Ro-chegude, Gaugeac, Saze.
Ventoux de Mormoiron, Caromb, Bédoin. Tricastin. Coteaux-du-Languedoc. Côtes-de-Provence.




15/08/2008

Madona.

— Mon dieu, qu'il est devenu brave votre petit, Madame Chouli. Vé ! on le reconnaît plus. Lui qui d'habitude est un droulas, un vrai chiapacan, un desmontecristian! A la messe de neuf heures, le jeudi matin, il se met au deuxième ou au troisième rang, juste en face de la statue de la vierge. Et il est sage! Il fixe la Madone avec un regard extatique, des yeux qui brillent. Il est en adoration! Vous savez, Madame Chouli, je fonde de grands espoirs sur lui: peut-être qu'il a été touché par la foi et que c'est une jeune vocation qui s'éveille !

C'est ainsi que, vers ma quarantième saison, j'étonnais le brave curé Tressy, capelan de notre village. Faut dire qu'à l'époque, les radis noirs tenaient encore le dessus du plat et que, chaque jeudi, il fallait se farcir la messe et le catéchisme...

Quarante saisons, dix ans, c'est l'âge où, dans nos culottes courtes, le goupillon commençait à s'exprimer par un état de roideur quasi permanente. Des plus grands nous avaient expliqués que ça ne servait pas qu'à pisser et nous avaient initiés à l'autocoït-palmaire.

Si nous étions si extatiques, mon pote David et moi, devant la vierge de la chapelle, c'est parce que nous l'aimions. D'un amour physique, charnel en quelque sorte. Nous trompions Saint Joseph avec sa bourgeoise, la belle Marie, rejoignant en cela le Saint Esprit qui devenait ainsi en quelque sorte notre beau-frère.

La chapelle en question était occupée pour moitié par le tombeau de ce brave Innocent 5 ou 6 - j'ai retenu la marque mais pas le millésime - qui, en son temps, fut pape à Avignon. C'était un monument de pierres et de stuc, haut, avec un ciel de lit ajouré par des dentelles de pierres et, allongée, mains jointes sur la poitrine, la représentation du client qui était à l'intérieur du tombeau. Il avait une bonne gueule, avec sa tiare comme un saint-honoré à la crème posée sur la tronche et qui lui donnait un petit air mystérieux devenant franchement égrillard selon la lumière. Nous lui mettions parfois une fleur à la bouche, ce qui égaillait sa posture éternelle. Allongé comme il était, Innocent semblait mater sous les jupes de Marie.

Une vierge superbe, polychrome, dégageant délicatement un téton pour donner la gamelle à son minot. Le mouvement qu'elle faisait pour assurer le repas au fils putatif de Joseph l'obligeait à un déhanchement bien suggéré par les plis du drapé de son long voile. Merde, on la trouvait bandante la Marie!

David et moi, nous nous mettions contre le tombeau d'Innocent, planqué ainsi des regards directs du curé Tressy, au boulot devant l'autel. Et nous imaginions ce qu'il y avait sous la longue robe bleue. Les nichons, le cul, le ventre, les poils, la myntch (c’est comme ça qu’on nommait la chatte) de la Marie... Autant d'images sacrilèges qui hantaient nos esprits enfiévrés. Et lorsque Brespin, l'enfant de cœur de service, secouait son machin à encens, l'odeur envoûtante nous en suggérait une autre que nous supposions bien plus capiteuse: celle qui devait régner sous les voiles de la Marie!

Immanquablement, nos habitudes reprenaient le dessus : par les poches trouées de nos pantalons courts, nous nous astiquions l'asperge en tendant nos narines frémissantes vers la belle jeune mère de famille que nous couvions de regards enamourées.

C'est là, planqué par un vieux pape complice que nous a été donné la révélation - non pas de l'existence de dieu, on s'en foutait complètement, David et moi - mais du plaisir, en retirant, après un spasme délicieux, libérateur et tellement nouveau, une main poisseuse de nos premiers jus d'hommes!

La pratique religieuse a parfois du bon a qui a l'esprit libre!


Tu as su, ô Marie, toi si belle, si femme,
Illuminer mon cœur, et mon corps, et mon âme.
Ta sensualité a enflammé mon sang,
Je t'ai aimé d'amour, à l'ombre d'Innocent.

La douceur de ton sein, la courbe de tes hanches
L'éclat malicieux de tes grands yeux pervenche
Le parfum de ta chair, ta douce carnation
Ont allumés en moi le feu de la passion.

Oui, j'ai joui de toi, de tes parfums intimes
Et quand viendrons pour moi les angoisses ultimes
Un sourire de toi calmera mes tourments,

Moi qui t'aimais d'amour, moi qui fut ton amant.
Une telle passion vaut quelques privilèges,
Car quand le cœur est pur, où est le sacrilège?


Jean-Victor Joubert de Mairdre








27/07/2008

FEMME A POIL !

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Rien n’est plus émouvant,
Rien n’est plus excitant
Rien n’est plus envoûtant
Qu’une bell’ femme à poil

Sachez mesdemoiselles
Que pour le sensuel
Que pour le sexuel
Il faut avoir du poil !

Touffe noire
Ciboire
Touffe blonde
Profonde
Touffe rousse
Qui mousse

Ecrin doux et soyeux
Du temple du désir
Toboggan broussailleux
Vers la grotte à plaisir
Le poil, le poil, le poil, le poiiiil

Plaisirs et fantasmes d'été

Charlotte

Lorsque l’air surchauffé tremble au soleil lion
Qui calcine la plaine au feu de ses rayons,
En émergeant de l’ombre, Charlotte vient au puits
Et plonge son amphore dans l’eau fraîche qui luit.

Cambrée, les bras au ciel, elle ôte sa chemise
D’un geste coutumier mais d’une grâce exquise.
Voluptueusement elle fait couler l’eau
Qui caresse ses seins, et ses reins, et son dos.

Pâmée, les yeux mi-clos, secouant sa crinière
Elle crée une aura de perles de lumière.
Arquée comme une harpe, elle s’offre à Phoebus.

Tapi dans un fourré, mon cœur, mes sens s’enflamment,
Fascinés de désir pour la fleur de lotus
Qui orne la vallée qui fait d’elle une femme.


La lotte au safran

— Au lieu de te planquer pour mater la Charlotte
Pourquoi pas l’inviter, Victor ? C’était plus franc !
Ce qu’il te fallait faire, c’est une queue de lotte
Que tu lui cuisinais à l’ail et au safran.
Pour séduire Charlotte en un repas intime
Il faut, évidemment, lui faire un peu de frime.
Sur le bord de son puits, pose un bouquet de fleurs !
Chante-lui une aubade ! Montre-toi enjôleur !
Mets-toi à ses genoux ! Mieux encor, fais-la rire,
C’est souvent le moyen le plus sûr pour séduire.
— Oh ! Lâche-moi la grappe, car pour le baratin
J’en remontrerais même à un Napolitain !
Dis-moi plutôt comment je fais cette baudroie,
C’est le nom de la lotte, ici, dans nos endroits.
— Prends une queue de lotte d’une livre et demi
Faut être généreux, fais pas d’économies.
Demande au poissonnier d’enlever l’os central,
Il n’y a pas d’arêtes dans ce drôle d’animal.
Au mortier tu écrases un ail et du persil
Quelques grains de cumin, du safran en pistils
Allonge l’appareil d’un peu d’huile d’olive
C’est la plus parfumée et la plus digestive.
Tu en mets à chauffer aussi dans ta cocotte.
Sur ton plan de travail, étends tes demi lottes,
Tu garnis l’intérieur de ta préparation,
Sales légèrement, reformes le poisson
Enfin, avec du fil, tu le brides serré
Tu le mets en cocotte et tu le fais dorer.
Puis tu baisses le feu et fais cuire à feu doux,
Tu le tournes et surveilles, vingt-cinq minutes en tout.
Puis tu réserves au chaud sur le plat de service.
Déglace ta cocotte au Beaumes-de-Venise
Rajoute du safran en pistils ou en poudre
Puis un jet de Cognac, mais pas un dé à coudre,
Un peu de crème fraîche pour donner du liant
Tu nappes ton poisson et sers ce plat friand.
Tu verras pétiller dans les yeux de ta belle
Des promesses de joie, d’amour et de dentelles.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 3 queues de lotte d'une livre et demi chacune, - 3 gousses d'ail, - 1 bouquet de persil plat, - 1 cuillerée à café de cumin en poudre, - 12 pistils de safran, - 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - 3 cuillerées à dessert de fleur de sel de Camargue, - 1 petit pot de crème fraîche, - 1 verre de Beaumes-de-Venise, - 1 verre de Cognac.

Les vins conseillés:
Ce plat de poisson à la saveur puissante s'accommode parfai-tement de vins blancs ayant du caractère: Côtes-du-Rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Châteauneuf--du-Pape.
Coteaux-du-Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette-de-Bellegarde.
Côtes-de-Provence de Palette, Coteaux-varois de Salernes, Saint-Maximin, Bellet.
Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du -Rhône d'Estézargues, Côteaux-d'Avignon, Chusclan, Roche-gude, Saint-Maurice-sur-Aygues, Sablet. Costières-de-Nîmes. Coteaux-du-Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Coteaux-varois de Tour-ves, Barjols, Nans-les-Pins.



20/07/2008

Farniente, ma lo fare bene!

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Regina

C’est à Porto Polo, près de Pila Canale
Que vivait Regina sur sa Corse natale.
Les pouristes n’avaient pas encore envahis
Les criques parfumées de ce si beau pays.

Je plongeais au corail et chassais la girelle
Dans la mer cristalline ou bien sous les tonnelles
De la guinguette bleue où, aux parfums du soir,
La jeunesse dansait quand chantaient les guitares.

Moi j’avais dix-huit ans, elle tout juste seize,
Je sentais contre moi frémir son corps de braise
Elle m’a serré fort quand je l’ai caressée,

J’ai plongé dans ses yeux et je l’ai embrassée.
Le lendemain matin, c’était une autre affaire
Quand ses frères m’ont dit : « Qu’est-ce que tu comptes faire ? ! »




Les rougets à la cendre


— Bon. Et alors, Victor ! Franchement, qu’as-tu fait ?
— Ils n’étaient pas méchants, ils voulaient m’esbrouffer,
Ça m’a coûté plusieurs tournées de Casanis
Si bien qu’en rien de temps, nous étions des amis.
Je suis allé chez eux et nous avons mangé
Ce que j’avais pêché : de superbes rougets.
Le père était pêcheur et s’appelait Toussaint,
Il a fait les rougets à la crème d’oursins.
Tu comptes deux poissons moyens par invité,
Alors, par les ouïes, il te faut les vider,
C’est assez délicat mais c’est indispensable,
Avec un peu de soin, tu en seras capable.
Tu vas les écailler, les rincer, les sécher,
Dans un plat les saler, poivrer et asperger
D’huile d’olive corse et puis les oublier
Pendant trente minutes, au frais, dans le cellier.
Pendant ce temps, petit, tu prépares ta farce
Tout en buvant un coup avec quelques comparses.
Un peu de mie de pain humectée dans du lait,
Des feuilles de myrte fraîche finement ciselées,
Sel, poivre, jaune d’œuf, du beurre ramolli,
Gousses d’ail écrasées comme pour l’aïoli,
Tu pistes bien le tout dans le creux d’un mortier,
Mets de l’huile d’olive et tournes pour lier.
Avec cet appareil, tu farcis tes poissons,
Toujours par les ouïes, c’est la seule façon.
Place chaque rouget sur un papier d’alu,
Saupoudre avec du sel et du poivre moulu.
Ferme tes papillotes, glisse-les sous la cendre
Chaude mais pas brûlante. Dessus tu vas épandre
Des braises rougeoyantes avec la pince en fer.
Laisse-les comme ça, un quart d’heure, sans t’en faire.
Pendant ce temps, occupe-toi de tes oursins.
Tu les ouvres au ciseau, pas comme un assassin,
Bien délicatement tu en sors le corail,
Tu récupères l’eau ainsi que la mouscaille
Qu’il te faudra filtrer finement au chinois,
Un peu d’huile d’olive et du beurre, une noix,
Tu mélanges le tout et fouettes vivement
Afin d’émulsionner ces quatre ingrédients.
Tu sers tes papillotes ouvertes sur l’assiette,
Et nappes avec ta crème d’oursins à peine tiède.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes :
Pour les poissons et leur farce:
- 12 rougets de roche vidés par les ouies, - 2 douzaines de feuilles de myrtes fraîche (à défaut prenez du basilic), - 3 jau-nes d'œuf, - gros comme un œuf de beurre ramolli (sorti du frigo une heure avant), - de la mie de pain humectée de lait (la valeur d'un bol), - 3 gousses d'ail, - 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - sel, - poivre.
Pour la sauce:
- 3 douzaines d'oursins, - 1 cuillerée à soupe d'huile d'olive, - 1 noix de beurre ramolli.

Les vins conseillés:
Les vins corses sont évidemment idéaux pour cette recette insulaire. Rosés Patrimonio, rosés de la côte orientale. Mais les Côtes-du-Rhône blancs et rosés accompagnent à la perfection ce plat souriant, parfumé, velouté au palais: Faucon, Vinsobre, Cairanne, Puyméras, Richerenches, Rousset-les-Vi-gnes, Villedieu, Visan, Beaumes-de-Venise, Camaret, Séguret, Cornillon, Vénéjean, St-Paulet-de-Caisson, St-Michel-d'Euzet, St-Étienne-des-Sorts, Montfrin, Pujaut, Saint-Hilaire-d'Ozilhan.
En vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian bien sûr, Faugères, Maury, Fitou.
En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, La Cadière-d'Azur, Coteaux-d'Aix-en-Provence, Bellet.



29/06/2008

Ô culs, objets de tous nos rêves!

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A Louise Callipyge

Ce n'est point votre soueur, marquises et comtesses,
Celle qui dans mes sens fait couler le désir ;
Le robuste idéal de mon charnel loisir,
C'est une grosse fille avec de grosses fesses.

Elle a le corps poilu comme aux rudes faunesses
Et des yeux grands ouverts distillant le plaisir.
Mais dans sa belle chair, le meilleur à saisir
C'est son cul souple et dur, si frais sous les caresses ;

Plus frais qu'en juin la source et qu'aux prés le matin,
Quand il vient en levrette avec un jeu mutin
Au ventre s'adapter d'harmonieuse manière ;

Et rien alors n'est plus gai pour le chevaucher
Que de voir, dans un cadre ondoyant de blancheur,
Le joyeux va-et-vient de l'énorme derrière...

Albert Glatiny

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28/06/2008

Un peu de poésie dans ce monde de brutes.

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Fanny

La Fanny est serveuse au café des Platanes
Elle a de ces rondeurs que les dévots condamnent
Mais que les jouisseurs lorgnent avec désir
Tant elles sont promesses de joies et de plaisirs.

Elle ondule parmi les joueurs de pétanque,
Ces acteurs naturels, ces presque saltimbanques,
Perturbe les tireurs, énerve les pointeurs,
Prive de leurs moyens ces superbes menteurs.

Sous l’effet ravageur de ses hanches qui roulent
Tous restent bouche bée et en perdent la boule
Parmi les équipiers, voilà la zizanie :

On s’insulte, on se crie, pour un point on s’encagne
On joue contre son camp, on joue à Qui-perd-gagne
Tous rêvent du Zéro… et de baiser Fanny !